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Récit de notre second voyage en famille en Thaïlande (du 30 juin au 17 juillet 2011) English translation pending
by Makassi · 2011-07-19 · 6 replies
Bonjour,

Voici un bref compte-rendu de notre second voyage en famille en Thaïlande (du 30 juin au 17 juillet 2011) :

Arrivée à BKK le soir. L’idée était d’enchaîner directement avec le train de nuit pour nous rendre dans la province de Nan. J’avais acheté les billets à l’avance via l’agence thailandtrainticket (très professionnels). Suite à un concours de circonstances (avion en retard, vendredi soir, avant-veille des élections, pluies diluviennes), nous ratons le train. Première nuit à BKK donc et nous sommes contraints de changer de programme car il n’est plus possible de trouver un moyen de transport vers de nord dans les jours qui suivent. Nous prenons donc un taxi pour Khao Yai après avoir réservé auprès de Green Leef GH le tour de 1,5 jour (1500 bts). Dès notre arrivée, nous posons nos sacs dans les chambres (nous choisissons les plus confortables à 300 bts : impec) et commençons de suite la ½ journée qui commence en fait à 15h. Au programme : baignade à proximité d’une source, visite d’une grotte avec des tas de bebetes dedans (chauve-souris, tarentules, araignées scorpion etc.) et nous assistons au spectacle incroyable de 2 millions de chauve-souris qui sortent d’une autre grotte. Cette entrée en matière était vraiment top et cela est surtout du à notre guide, Joe, qui est vraiment exceptionnel. Nous mangeons dans la GH gérée en fait par toute une famille. La nourriture est très bonne et à des prix dérisoires. Le lendemain, nous partons pour la journée complète dans le parc avec un autre guide, Birdman Nine (dont le GDR parle d’ailleurs). Grâce à lui, nous passons une merveilleuse journée à observer une multitude d’animaux dans la jungle (des oiseaux bien sûr, sa passion mais aussi des éléphants, des serpents, des singes (quelle merveille, le chant des gibbons), des scorpions, etc.). Nous avons été enchantés de notre séjour au Green Leef GH : les guides sont passionnés par leur boulot et ça c’est précieux, les chambres sont très agréables, la nourriture et l’ambiance également très chouettes.

Lors de notre séjour à Khao Yai, nous apprenons qu’il y a des inondations terribles à Nan, on ne comprend pas tout mais on voit qques photos et on décide à regret de changer de cap. Nous voulons toujours aller dans le nord : ce sera donc Chiang Mai malgré mon appréhension. Nous sommes maintenant le lendemain des élections et il n’y a plus aucune place disponible dans les trains… Nous retentons notre chance au guichet de la gare de Pak Chong et hourra, des trains supplémentaires viennent d’être rajoutés. Nous prenons donc un bus pour Lopburi (il existe un direct) où nous passons la soirée au milieu des rats à défaut de singes… Dans le train, organisation de la suite du séjour. Nous avions envie de faire un trek. J’aimerais poursuivre jusqu’à Mae Sariang et trouver qqchose là-bas mais le reste de la famille fait usage de son droit de veto : marre de la route. Nous optons donc pour Pooh Eco Trekking avec un départ le lendemain matin. Direction : Mae Sariang… ;-). Nous avons choisi le trek de 3 jours et c’était absolument génial. Le prix varie en fonction de la taille du groupe. Un couple d’Allemands s’est joint à nous et nous avons alors payé 3300 bts par adulte. Il parait qu’un trek commercial coûte environ 1100 bts par pers mais je pense que l’intérêt (s’il existe) est bien moindre. A nouveau, nous avons la chance d’avoir un guide extraordinaire , Tin. Le premier jour, nous avons marché jusqu’au village Karen en passant par les cultures. Arrivés au village, nous pénétrons dans le village tout doucement, Tin prend la peine de s’arrêter à chaque maison et de nous présenter. Nous sommes une attraction (amusant de voir que le couple de jeunes Allemands qui est avec nous semble de pas exister à côté de notre famille). Nous rencontrons ensuite la famille qui va nous héberger et nous posons nos affaires dans leur chambre. Pooh change de famille à chaque fois qu’ils viennent dans le village. Si on a bien compris, une famille héberge donc des touristes deux fois par an. En tout cas, on sent bien que cela reste un événement (agréable). Nous partageons la vie simple de la famille pendant la soirée. Nous cuisinons et discutons autour du foyer , nous allons boire le « thé » avec les amis de Tin et nous allons nous coucher de bonne heure. Les enfants de la maison observent nos coutumes bizarres et se rapprochent lorsque nous nous sommes couchés et échangent leurs commentaires juste au dessus de nos têtes comme s’ils nous bordaient… Nous passons une nuit mémorable (on avait oublié que le bois c’était si dur et on est pris de compassion pour les harengs fumés). Le lendemain, nous passons quelques heures dans le village. On aime les jeunes mamans fières comme des paons qui discutent innocemment devant la maison pour faire admirer leur bébé, les petits garçons espiègles qui mitraillent tout ce qui bouge avec leur sarbacane, le saké à 9h du mat accompagné d’un morceau de rat fumé ;-)…

Nous partons ensuite pour quelques heures de marche le long d’une rivière que nous devons traverser par trois fois (séquence émotion car il a énormément plu les derniers jours). Nous sommes accompagnés de quatre jeunes hommes du village (en plus du guide). On ne comprend pas très bien pourquoi ils nous accompagnent au début mais on comprend à la première traversée de la rivière… Nous arrivons ensuite au campement de Pooh le long de la rivière. L’endroit est magnifique, nous disposons d’une petite cascade avec bassin jacuzzi et nous faisons le remake de la pub de Tahiti douche. Le bonheur ! Les karens qui nous accompagnent travaillent pendant des heures et font preuve d’une grande dextérité pour transformer les tiges de bambous en bol (là, je bois mon thé dedans), baguettes, cuillères, casseroles, plats, flambeaux etc. Nous participons à la confection du repas et nous allons tôt au « lit ». Le lendemain, nous nous sommes vraiment pris pour Indiana Jones, nous avons remonté une petite rivière-torrent pendant quelques heures, c’était vraiment extraordinaire, un environnement magique et l’impression de dépasser nos limites (là, on comprend à fond pourquoi les Karens nous accompagnent). Nous traversons au flambeau une grotte que traverse la rivière et nous remontons ensuite dans un autre village. Ensuite, retour à Chiang Mai. Si tout s’est passé aussi bien, c’est bien grâce à notre guide et à l’approche de l’agence. Nous leur sommes très reconnaissants. J’appréhendais ce trek parce que je craignais de me retrouver dans un trip dénué de sens. Ce fût tout l’inverse.

Nous avons apprécié le grand respect montré par notre guide envers les villageois (ou grande habileté, ne soyons pas trop naïf) et nous avons eu l’impression que l’ensemble du village bénéficiait de la collaboration avec l’agence.

En tout cas, les gens étaient contents de nous voir. Nous n’avons jamais eu l’impression de ne pas être à notre place. Tout s’est déroulé dans le respect de chacun et tout en douceur et simplicité.

Arrivés à Chiang Mai, nos Allemands préférés nous indiquent leur GH qui se trouve à 50 m de l’agence. Il paraît qu’il y a un lit dans la chambre et qu’il y a même moyen de prendre une douche : cet endroit a vraiment l’air extraordinaire ;-). Il s’agit de JJ Guesthouse (juste à côté de Julie GH). Les chambres sont à 250 bts avec sdb. Cette GH est situé dans un quartier hyper touristique, jamais vu ça. Cette GH est fréquentée principalement par des jeunes qui ont envie de faire la fête et qui se comportent exactement comme s’ils étaient à Torremolinos. J’ai bien souvent honte. Je me demande quand même pourquoi ils sont là, uniquement à cause du coût de la vie moins élevé ? A part ça, la GH est agréable. Nous avons été frappé par l’excellent rapport qualité-prix des prestations à CM (GH, transports, massages, nourriture). La concurrence semble être acharnée. Nous nous rendons vite compte que les touristes restent parqués dans certaines rues et il suffit de marcher 100m pour se retrouver en Thailande à nouveau (il y a un super marché de nuit alimentaire tout près de la GH). Nous sentons cependant pour la première fois en Thailande qu’une partie des personnes rencontrées ont un a priori négatif en nous voyant (on comprend pourquoi). Nous nous rendons aussi à la prison des femmes pour un massage effectué par les détenues en fin de peine (l’argent leur est remis à leur sortie). Excellent massage avec son lot de souffrances mais aussi avec (merci les autres touristes) l’introduction d’un concept normalement totalement absent du massage thai : la douceur. Tout près de la prison, quelques cantines (chinois ?) servant une nourriture délicieuse et nouvelle pour nous.

Départ de CM pour BKK en train de nuit. Nous passons la journée à BKK (dépôts des sacs à la consigne de la gare : 70 bts par sac). Au programme : ballade sur les klongs avec Thuan et ensuite balade dans les quartiers indiens et chinois. Le soir, nous reprenons un train de nuit pour Chumphon. Je réserve par tel nos places sur le bateau de Lomprayah à 7h du mat le lendemain. Arrivée à Koh Tao à 8h45. Je voulais loger à Ao Leuk mais rien de dispo à moins de 1500 bts. Nous logeons donc sur Ao Tanote au Diamond Beach resort (très bien, 600 bts). La plage est très jolie et les constructions sont relativement bien intégrée. Il y a juste ce qu’il faut comme activité. Peu de gens mais quand même un restaurant bar avec de la bonne musique. Par contre, quelle consternation en mettant nos têtes dans l’eau : tout le corail est mort ou en phase terminale. Nous en avons la gorge serrée à chaque fois. Après on est quand même content de voir les jolis poissons qui restent encore mais quel gâchis. J’imagine que la situation s’est dégradée très rapidement. Nous sommes allés sur Koh Tao car l’année dernière, nous avons passé qques jours à Koh Samet et fait une excursion au cours de laquelle nous avions admiré de jolis jardins de coraux avec quelques jolis poissons. On avait vraiment trouvé cela chouette et on s’est dit que cela valait le coup de faire l’effort de se rendre sur l’île référence en cette saison. Au final, j’ai nettement préféré ce que nous avons vu l’année dernière : deux fois moins d’espèces de poissons mais dans un environnement relativement préservé. C’est vraiment ridicule qu’il n’y ait pas de mesures de gestion qui soient prises (crèmes solaires, gestion des déchets, …) car dans quelques années, tout le potentiel de l’ile aura disparu (en tout cas pour le snorkeling, je ne sais pas ce qu’il en est de la plongéé). On n’est vraiment pas fiers d’avoir participé à ce carnage. Nous retournons avec joie à Chumphon manger de bons petits plats au milieu des Thais. Re train de nuit et dernière journée à BKK. Nous nous posons à Your place GH, près de la gare et juste à la sortie du métro (très bien 600 bts). Direction Chatuchak (génial) et MBK etc. Et voilà la fin de notre beau voyage !
Mon récit de voyage de vingt-deux jours toute seule au Costa Rica en mai English translation pending
by Hibiscus88 · 2011-06-09 · 14 replies
Bonjour à tous!

Durant un an environ j'ai demandé des conseils sur ce site dans la préparation de mon voyage au Costa Rica. Je voudrais remercier tout ceux qui m'ont aidé, car j'ai passé un merveilleux voyage! J'espère maintenant pouvoir aider d'autres personnes...Alors voici mon récit :)

Premièrement je m'étais fait un itinéraire que je n'ai absolument pas suivi 😄 Mais ça, c'est pas grave, écoutez-vous et dites vous que ça vous fera une raison d'y retourner car il y a des choses que vous vouliez voir et que vous n'avez pas vu! Par contre, de belles choses inatendu arrivent et ont en profites. Vivre le moment présent!😉

Je suis partie 22 jours toute seule, durant le mois de mai...Supposément le début de la saison des pluies. Je n'ai pratiquement pas eu de pluie! Que du beau temps et un gros soleil toute la journée! Pour ceux qui se demande si c'est un pays sécuritaire...Je vous dis tout de suite, de mon point de vue, OUI! N'ayez pas peur, il faut seulement prendre les précautions habituelles...Ne pas se promener seule le soir par exemple. En pasant j'ai 22 ans, je suis une fille, et c'était mon premier voyage seule 😎

J'ai amener des choses inutiles....Comme deux gros gilets chaud et des guêtres (trucs qu'on mets sur les chevilles pour ne pas se salire en randonnée)

Une chose que j'aurais dû amener....Mon masque et mon tuba à moi. Car le matériel prêté n'est pas toujours géniale...

L'internet fonctionne très bien un peu partout...et il y a même du wifi dans les restos...

Au niveau de la langue...Ne vous empêché pas d'y aller à cause de ça! Moi je suis québécoise, donc je parle français...Je n'étais pas très bonne en anglais, mais je me suis bien débrouillé...L'espagnol, j'étais nul, mais avec le gestuelle et quelques mots on s'en sort et c'est drôle dans le fond!

Pour ce qu'il est des insectes, serpents... N'ayez pas peur, c'est eux qui ont peur de vous 😛 C'est sûr que je vous conseil de toujous regarder dans vos souliers avant de les mettres...Regardez où vous marchez et faites une inspection de votre chambre avant de vous coucher..Il arrive d'avoir des surprises 😏

La monnaie c'est les colonne ou bien us. Personnelement j'avais ma carte de crédit et j'allais sortir de l'argent à la banque lorsque j'en avais besoin...très simple. Moi j'avais mis plus d'argent sur ma carte pour éviter d'utiliser mon crédit... et aussi pour éviter des fraies.

Bon alors...Mon itinéraire :

Je suis surtout resté sur la cote Caraibe, parce que le temps était merveilleux et j'adorais l'ambiance! Très relax...Musique reggea...Vous pouvez marcher sur les plages durant des kilomètre et rencontrer aucunes personnes. En fait, je trouvais que c'était comme sur les cartes postales : paradisiaque! 🙂

Lorsque je suis arrivée à l'aéroport du Costa Rica...J'ai pris un taxi jusqu'au terminus de bus "el terminal del caribe" j'ai payer 30$ (très cher!!! Il y a des bus proche de l'aeroport, et ce n'est pas cher...Moi j'ai pris le taxi pour me sécurisé etant donner que je n'étais pas habitué)

J'ai pris le bus en direction de puerto Viejo de Talamanca, près de 5h de bus et ça ma couté 9,15$ us

Ne sachant pas trop où je m'en allais...je ne savais pas trop si je devais dire des indications au chauffeur de bus...mais non. Il arrête à Limon, puis à Cahuita, puis a Puerto Viejo. Moi je suis arriver et il faisait noir. Le soleil se couche vers 5h30 à tout les soirs. Si vous suivez la route longeant la côte vers la droite...vous irez vers Cocles (Environ à 6km) puis Manzanillo environ à 10km de cocles....Il y a des "taxis" n'ayez pas peur de diller le prix qu'il vous dit...En passant, ne payer pas plus de 6$ pour aller a Cocles....

Je vous conseil fortement la Casa Moabi à Cocles !!! Moi j'ai payer 125$ par semaine. Je susi très satisfaite! J'étais pratiquement seule durant tout mon voyage, mais une famille ticos vie juste à côté. Raphael se fera un plaisir de vous faire connaître la jungle et les animaux qui y vivent. J'ai vu un paresseux de telementprès que je lui ai toucher...des singes...serpens...insectes...hiboux, chauves souris....etc..etc. www.casitamoabi.com

Je sais que plusieurs ici sont au courant que Juan René est décédé.... C'était à lui la casa moabi. Il aidait beaucoup les gens sur ce site, dans la planification de leur voyage... Il est toujours possible d'aller à la Casa Moabi, Raphael son ami costaricain, est toujours là pour s'occuper de vous, et se sont les enfants de juan René qui ont pris la relève, Fanny et Tom. Sincèrement c'est un petit paradis cet endroit!

Je suis allée au refuge de faune sauvage de playa chiquita 15 $ us. J'ai adoré !!! J'ai pris des singes 😏 !!! J'y ai vu des caimans, singes, félin, paresseux, oiseaux, grenouilles, serpents, etc... Il est possible d'avoir un guide en anglais ou en espagnol. Pas besoin de réserver à l'avance. Il y a un tour a 9h30 am et un autre à 11h30 am. Facile à trouver..directement sur la route principale entre puerto Viejo et Manzanillo...Il y a un panneau indicateur.

Il y a beaucoup de bons restos, j'ai toujours aimé! pizzas, pâtes, sushi, tortillas, etc. Les jue naturelles, wow!! miam! 🙂 Je vous conseil fortement le "Chiquita Café" Situé sur la route principale à mi chemin entre puerto viejo et manzanillo. Si vous partez de Puerto Viejo, c'est à droite de la route. C'est a Cocles en fait... C'est pas cher et très bon. C'est une costa ricaine et un italien qui ont ça. Très bon panini, accueille chaleureux 😎 essayer le thé chai sur glace, miam! ouvert de 7h am à 7h pm.

Il y a quelques épiceries à puerto Viejo...

J'ai ensuite fait le parc de Cahuita, j'ai pris un guide sur place. (Sachez que si vous allez à la Casa Moabi, Raphael peut vous faire des lift, et c, est moins cher qu'Un taxi. Vous pouvez aussi louer un vélo pour 4$ par jour)

Le parc de Cahuita...Vous donnez comme vous voulez à l'entrée, moi j'ai donné 7$. C'est un sentier de 8,4km longeant la cote, très facile et vous pouvez y voir beaucoup d'animaux, surtout au début du sentier en partant de Cahuita... Moi j, ai pris un guide et je suis bien contente car je n'aurais rien vu sinon...Des fois il me pointait des choses...et je ne les voyais pas avant d, avoir le nez dessus 😛 Le guide coûte 20$ et si vous faites toute le sentier...vous arriverez a un petit resto très bien : Boca chica (Rodolpho) Vous pouvez voir dans le sentier...singe..coati, iguane, serpents, caiman, etc. Il est possible de se baigner en route...faite attention, moi jai piler sur une bébé raie... Aussi moi jai du traverser des rivières...j'avais de l'eau en haut des hanches....mettez des souliers deau...le sentier est facile, jaurais pas du mettre des bottes de randonnée... Faites seulement l'allée...Il y a u arrêt bus près du resto de rodolpho..sur la route principale...ou demander à quelqun de venir vous chercher. Mettez du chasse moustique...il y a un deux kilomètre incroyable!! Trop de moustiques 🤪

J'ai fait la canopy près de Cahuita, jai u un prix car j'avais rencontré des gens...je ne sais pas le vrai prix...moi j'ai payer40$ pour le transport aller retour et pour la faire... J'ai beaucoup aimé. Accessible pour les jeunes enfants...Un bébé de un an l'a fait !😛
http://www.terraventuras.com/ Ce n'est pas la plus grosse canopy...La plus grosse est a monteverde...

Je suis aussi aller passer un avant midi dans une cascade d'eau pproche de la ville bribri...Mais ca c'était un tur avec la casa moabi. 25 $ J'ai ien aimé! Une petite mrche dans la jungle puis baignade. J'ai vu un gros serpent là!

je suis allée passer une nuit au village des yorkins, 90$, pour deux jours et une nuit, transport et repas. J'ai aimé ça, mais sachez que si vous le faite, c'est pour relaxer... On voit la fabrication du chocolat...on tire à l'arc... on apprends sur les plantes médicinales...c'est très calme...pas de voiture, on dois y aller en pirogue par la rivière. Encore là j'avais organisé ce tour avec la Casa Moabi.

Je suis allée à Bocas Del Toro au Panama. Une chose très importante! Amener votre preuve que vous avez un billet d'avion de retour. Moi je suis un peu resté prise à la frontière au retour...ils ne voulaient pas me laisser revenir au Costa Rica parce que je n'avais pas mon billet d'avion.... Bref, j'ai fini par savoir que je pouvais acheter un billet d'autobus pour le panama...un billet qe je n'utiserais pas..mais ça prouve que je ne reste pas au pays bref... j'ai dû payé deux billets d'autobus...aller et retour...au coût de 12 $ us chaque et il y a un 3 $ de taxes aller puis un autre 3 $ revenir...payable du côté du panama. Sérieusement Ce trip c'est vriament un cuop de coeur pour moi! j'y suis resté deux nuits...c'est pas assez. Aussi ne vous casser pas la tête pour les transport...c'est proche de la frontière l'endroit où on dois prendre un bateau pour aller à boca town... Un taxi c'est trente dollars, donc si vos êtes trois, ça fait pas cher. Vous aller passr par une ville " Chinguaola" Je ne sais pas si ça s'écrit comme ça. Ark! C'est un endroit, avec pleins de petites boutiques...genre provenant de chine..pas cher mais cheap! Ne perdez pas de temps là. Allez tout de suite à Bocas town. Le petit bateau pour s'y rendre c'est 7$. Oubliex pas de demander l'aller retour, sinon vous aller payer deux fois 7$. Vous allez voir...c'est dégueulasse à cette endroit là...Les toillette directement dans l'Océan 😠 Mais plus loin...c'est jolie. Vous pouvez avoir un hotel a 12$ la nuit... Moi j'ai pris une chambre à 35$, on était 3 adultes et un bébé. Très propre! l'hotel Cristina. Ensite vous avez le choix...il y a plusieurs tours possible... Moi j'ai pris un tour sur un catamaran de 9h30 am à 4h30 pm, pour 37$ repas fournie et brevages. GENIALE!!!😉 j'AI VU DES DAUPHINS! eT J'AI VÉCU MON MEILLEUR SNORKELING À VIE!!! J'ai toucher même à une méduse woww! www.bocassailing.com

Il y a plusieurs autres tours possibles....

J'ai adoré Bocas!!! Je veux y retourner un jours!

À travers tout ça...j'ai rencontrer pleins de personnes géniales! Des costa ricains, mais aussi des voyageurs 😄

J'ai fait du snorkeling à plusieurs endroits... Manzanillo c'est jolie, punta uva aussi. (cote caraibe)

J'ai manger chez l'habitant du poisson et de la langouste que nous avions pêché! 😛

À manzanillo il y a un petit resto de crème glacé Gelato, miam! 😉 Pas dure à trouver...car c'est très petit manzanillo.

À la fin de mon voyage je suis partie en bus vers San Jose au terminal del caribe. De là, j'ai pris un taxi (nous étions trois dans le taxi, 2$ chaque) pour aller à un autre terminus de bus..Je ne sais pas e nom...mais c, est l'endroit pour prendre un bus vers alajuela. J'ai trouver un hotel à 5 minutes de l'aéroport: www.malekuhostel.com

Vraiment très bien!!! internet gratuit, pas cher..Il y a des chambre privée..mais moi j, ai pris une chambre a 6 personnes (malgré tout très tranquille) 12$ la nuit. Jy ai pris deux nuits. Et le tranport est compris pour aller a l'aéroport... Un taxi vient te chercher 😎

Par cet endroit, j'ai pris un tour guidé pour ma derniere journée. 93$ deux repas compris, transport et guide qui parle espagnol et anglais. Je suis allée visité une plantation de café, ensuite je suis allée au volcan poas puis au waterfall garden où j'ai vu pleins d'animaux! J'ai nourri un toucan, j'ai vu pleins de félins... Plein de papillon, morpho bleu, Il y avait aussi pleins de colibri en liberté, c'était magique! J'aurais pu les photographier durant des heures, et il y en a telement qu'il est possible de faire de belles photos, style carte postale 🙂 Tu visite aussi des chutes d'eau et tu es durant tout ce temps dans une rain forest, donc une forêt très dense et impressionnante!🙂

Vous pouvez aller au volcan poas par l'autobus, c, est pas compliquer et pas cher...Il s vous expliquerons à l'hotel.

Il est temps de partir... j'étais triste et jespère y retournerun jour!

N'oublier pas de payer la taxe de 26$ à l'aéroport... Garder vous un peu d'argent pour ça. Vous rentrez dans l'aéroport et c'est à droite..

Un voyage qui m'a coûter 2300$ canadien tout compris pour trois semaines. Je repayerais ce montant n'importe quand, car ça vaut la peine! D'ailleurs, je ne mesuis pas privée 😎

N'hésitez pas si vous avez des questions, sur ce ....

😉 PURA VIDA! 😉
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°6) English translation pending
by Sedonax · 2010-11-05 · 26 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument

Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.

Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.

Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.

En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.

Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.

Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouillé tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.

Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.

Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :



Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.



Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.

Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.





Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…





…mais il offre une belle lumière réfléchie….









…avant de devenir encore plus sombre et resserré.





Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.

Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !





Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».

La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.

J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.

Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.



J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.

C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !

Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.

Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….









Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.











Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.

La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.

























Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.





Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.







Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.

JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument

Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.

Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.





La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.









Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.

En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.

La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !

L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.





Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.



Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.

J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…

Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.



Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…



Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.

Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.





Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.

Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.

















A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.



Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.













Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…



Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.

Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….

Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :





Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.

Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.



Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.







Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.

De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.



Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…







… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !





D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.













Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.





Un dernier coup d’œil de la Highway 12…



… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.

JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef

Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….



… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.





L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.

















De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.

Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).









Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.

La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.

La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).

Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».

Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d’un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.





A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.

L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).







La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…





… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.







Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).

Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.

Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.











En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …



… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …



… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …



… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.









Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.

A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Malaisie: trois semaines en famille en été 2010 English translation pending
by Voyageur08 · 2010-10-31 · 11 replies
Comme j'ai pas mal utilisé ce site pour construire mon voyage, il me semble normal à mon tour d'en faire profiter les autres. Voilà le récit de 3 semaines passées en Malaisie : nous sommes une famille de 4, avec é enfants de 10 et 13 ans. Pour la version avec les photos, rendez vous sur mon site : http://voyageur.over-blog.com

Le voyage s’est effectué quatre étapes, du Nord au Sud. D’abord 10 jours dans les très reposantes et très agréables îles Perhentian pour mêler tranquillement plage, snorkeling et plongée. Dépaysement garanti avec une température de 30° dans l’air… et dans l’eau ! Ensuite direction la jungle de Bornéo le long de la rivière Kinabatangan pour découvrir oiseaux et singes de la forêt. Puis l’exceptionnel Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley, au milieu de la forêt primaire pour partir à la rencontre des orang-outans. Enfin, nous avons fini sur l’île de Kapalaï, tout près de Mabul et Sipadan, mondialement renommé pour ses sites de plongée.

Iles Perhentian – du 1 au 9 aout

A l'arrivée à Kuala Lumpur, nous enchainons avec un vol Air Asia pour Kota Bahru. L’hôtel à Kota Bahru (Hôtel Crystal Lodge – 298 RM pour 2 chambres) est quelconque et n’est de toute façon qu’une étape pour rejoindre Kuala Besut le lendemain matin en taxi (une heure ¼ de route – 70 RM), point de départ des navettes pour les îles Perhentian. Après 30 minutes d’un gros bateau à moteur, nous y voilà enfin ! Nous débarquons sur Perhentian Besar, dite Big Island (par opposition à Perhentian Kecil, dite Small Island), à Abdul Chalet.

Abdul Chalet, c’est un petit coin de paradis : nos chalets sont « sur » la plage, avec la mer juste devant nous… la plage est de sable blanc, avec les cocotiers pour avoir de l’ombre, des hamacs pour se reposer et la forêt vierge en toile de fond… quant à l’eau, elle est chaude et claire ! L’endroit est vraiment très très tranquille ! Le ciel sera souvent nuageux, particulièrement dans l’après midi (comme pendant tout le séjour), mais avec une température constante de 30° toute la journée, on s’en accommode très bien ! Nous passerons également quelques jours à Bayu Dive Lodge, mais qui n’est pas du tout comparable ni en termes de plage, de tranquillité ou d’amabilité.

Nous avons fini le PADI (commencé en France) à Universal Diver, très sympa avec des instructeurs dans différentes langues européennes, dont le français. A 10-12 mètres de profondeur, la visibilité sur l’ensemble des sites n’est pas extraordinaire, et sera bien meilleure sur les sites de snorkeling à Tiga Ruang, Shark Point ou D-Lagoon où l’eau est cristalline jusqu’à 5 mètres de profondeur. Rien de plus facile pour rejoindre ces sites avec un taxi boat qui vous y amène en 5 minutes pour quelques ringitts, et même vous attend (c'est mieux pour rentrer) pour quelques dizaines de ringgits !

Nous voyons nos premières raies (les immenses grises et les petites à points bleus), les poissons tropicaux « typiques » comme les rabbitfish, triggerfish, angelfish ou parrotfish, les drôles de poissons coffre, et les fameux poissons clown (les « Nemo » orange et blanc, mais aussi leurs cousins avec d’autres couleurs) et même quelques tortues (à Turtle Point) et timides requins à pointe noire (à Shark Point).

Outre Universal Diver, nous avons plongé avec Alu alu divers (très bien) et aussi UrbanIsland Divers (très bien).

Rivière Kinabatangan – du 10 au 12 août

Il est temps de quitter les îles Perhentian et d’entamer la 2ème partie de notre séjour sur l’île de Bornéo. La partie Nord de l’ile (état de Sabbah) fait partie de la Malaisie, tandis que la partie Sud fait partie de l’Indonésie. Il nous faut une journée complète pour quitter les Perhentian, rejoindre Kota Bahru pour prendre l’avion pour Kuala Lumpur puis pour Sandakan, point de départ de notre prochaine étape sur la rivière Kinabatangan.

A Sandakan, nous passons la nuit dans un lodge très sympa, le Sepilok Forest Edge, dans une ambiance très luxuriante qui nous donne un avant goût prometteur des prochains jours.

A partir de là, pour arriver au Kinabatangan Jungle Camp sur la rivière Kinabatangan, il faut rouler 2 heures, et traverser les immenses étendues de palmiers qui recouvrent le territoire à perte de vue. La rivière est un des sanctuaires sauvages de l’île avec la forêt tropicale préservée tout le long du cours d’eau, sur une bande plus ou moins large en fonction de l’empiètement des champs de palmiers. Ici, il s’agit d’une forêt secondaire, par opposition à une forêt primaire. Pour faire simple, quand c’est très vieux, avec des arbres très grands (60 mètres et +), c’est une forêt primaire…quand c’est moins vieux, avec des arbres moins gros, c’est une forêt secondaire.

Autant dire que la forêt tropicale est tout simplement inextricable et impénétrable. A un mètre, on ne voit absolument plus rien derrière la végétation. La seule possibilité pour voir les animaux est donc d’attendre qu’ils sortent de la forêt pour venir au bord de la rivière ou sur la cime d’un arbre. Avec les singes, on a un (léger) indice supplémentaire avec les branches qui bougent quand ils sautent d’un arbre à l’autre. C’est donc en barque à moteur que se font les « drive », en remontant ou descendant la rivière.

Ce n’est pas l’Afrique pour le palmarès animalier, mais nous faisons quand même quelques belles rencontres. Pour les oiseaux, pas mal de calaos (hornbill), de nombreuses aigrettes, de superbes hérons pourpre dans des pauses surprenantes, des anhingas, de jolies cigognes ou des très beaux oiseaux comme le martin pêcheur à oreilles bleues ou le guêpier à gorge bleue.

Nous voyons également quelques jolis rapaces tels que le Brahminy kite, Wallace hawk eagle, le crested serpent eagle.

Avec les oiseaux, ce sont les singes que nous voyons le plus : quelques troupes de macaques, mais surtout des groupes de nasiques, célèbres pour l’énorme nez des mâles. Ils sont impressionnants quand ils se déplacent avec leurs grands sauts dans le vide pour passer d’un arbre à l’autre.

Le premier soir, nous apercevons furtivement dans la pénombre un orang outan alors qu’il va dans son nid pour la nuit. Par contre, nous suivrons pendant presque 20 minutes deux gibbons en train de vocaliser bruyamment pour s’appeler (ou s’intimider) de part et d’autre d’un bras de rivière qu’ils ne peuvent pas traverser.

Danum Valley – du 13 au 16 août

Après Kinabatangan, nous prenons un bus-taxi qui nous emmène à Lahad Datu. Ce sont des mini bus qui font la liaison entre deux points, en s’arrêtant au bord de la route à chaque fois que quelqu’un les interpelle ou veut descendre. Nous sommes 4 au départ et jusqu’à 15 pendant le trajet, là où il y a normalement 8 places assises ! Heureusement, le réseau routier de Malaisie est de très bonne qualité ; en Inde, on aurait probablement eu beaucoup plus de frayeurs ! Le transfert vers Lahad Datu se passe beaucoup plus vite que prévu et nous sommes donc installés dans notre hôtel (Asia Hotel – 316 RM pour 2 chambres) vers 15 heures. Pas grand-chose à faire jusqu’au soir, si ce n’est aller au KFC d’en face, déambuler dans le « mall » de la ville, qui s’avèrera être un bazar de taille moyenne parcouru en ½ heure, puis retourner au KFC…

Les choses sérieuses commencent le lendemain matin avec le transfert vers le Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley. La Danum Valley est une forêt primaire (donc pas secondaire), qui fait partie d’une énorme concession de 1 Million d’hectares cédée par le gouvernement à la fondation Sabbah (Sabbah est le nom de la région de Bornéo appartenant à la Malaisie) pour protéger la zone de la déforestation. Il faut 2 heures ½ pour faire les 80 kms de piste qui amènent au lodge.

Quel spectacle magnifique à l’arrivée ! Le lodge est comme posé au milieu de la forêt tropicale, entouré de collines sauvages à la végétation luxuriante. Que ce soient dans les chalets ou le bâtiment principal pour les repas, nous sommes plongés au beau milieu des bruits et des couleurs de la jungle. Comme le lodge est grand luxe, c’est l’alliance parfaite du luxe et du primitif ! Les 2 derniers jours, nous avons même un chalet devant la rivière, au pied de la montagne. Superbe !

Il fait toujours chaud avec beaucoup d’humidité. Le matin, l’humidité de la forêt crée une épaisse brume qui se dissipe rapidement avec les premiers rayons du soleil.

Dans la journée, comme souvent depuis le début du séjour, il y a une averse. Le dernier jour, ce sont carrément des trombes d’eau qui s’abattent sur nous pendant 2 heures ! Dans la rivière devant le lodge, cela donnera lieu à une jolie scène avec un héron et un anhinga en train de se disputer la meilleure place pour pêcher le poisson.

Danum Valley est un sanctuaire de la biodiversité animale, mais cela s’avèrera très compliqué d’en profiter. En effet, la vie animale se trouve à la cime des arbres, à plus de 40 ou 50 mètres de hauteur. A partir du sol, c’est donc absolument impossible de voir quoi que ce soit ! Le Canopy Walk, une série de ponts suspendus à 30 mètres au-dessus du sol, est impressionnant mais ne donne pas beaucoup plus de chance !

A Danum Valley il faut savoir se contenter d’une patte de cerf (sic), d’une paire d’yeux brillants en pleine nuit ou du cri lointain des gibbons ! La devise du lodge est parfaitement respectée « Hope for everything, Expect nothing ». Pour ceux que cela intéresse, d’après le manager du lodge, la meilleure saison pour venir au BRL est la « mass fruiting season » d’Avril à Juin lorsque les fruits sont murs, ce qui provoque la concentration des animaux. En attendant, nous ferons des rencontres plus originales qu’à l’habitude, avec de très jolis insectes ou grenouilles et quelques oiseaux.

"Malgré cela", nous passerons 4 jours excellents à BRL ! D’abord pour le cadre évidemment ! Ensuite pour l'étonnante végétation de la forêt tropicale, avec les "elephant plan" de 3 mètres de haut, les "shy grass" qui se referment dès qu'on les effleure, les célèbres arbres figuiers assassins ou encore les arbres dont le bas du tronc peut servir de corne de brume !

Danum Valley, ce sont surtout les marches éprouvantes dans l’ambiance moite de la forêt tropicale, dont celle mémorable jusqu’au « viewpoint » de la montagne d’en face. Ce jour là, nous aurons enchaîné 4 marches pour un total de 8 heures ! Et attention aux sangsues, particulièrement actives les 2 derniers jours lorsqu’il a plu à verse…

Enfin, même si la faune fut discrète, nous avons quand même vu celui que tout le monde cherche dans la jungle de Malaisie : l’orang outan. Nous verrons deux groupes d’orang-outans, à chaque fois 2 femelles et un petit. Voir les orang-outans, c’est 1) prendre une bonne paire de jumelles, 2) s’enfoncer au cœur de la forêt et 3) attraper un mal de cou en se tordant dans tous les sens pour essayer de les prendre correctement en photo parmi toute cette végétation ou à 40 mètres de haut. Si BRL offre des très bonnes chances de voir des orangs-outans, c’est parce qu’un centre scientifique est installé non loin, et les grands singes sont pistés quotidiennement par les rangers : heureusement… car à 40 mètres de haut, il n’y a absolument aucune chance de les voir « par hasard ».

Au chapitre des bons souvenirs, il y aura également la descente de la rivière en « tubing ». C’est une énorme bouée en caoutchouc sur laquelle on s’assied, et il suffit de se laisser porter par le courant en pagayant avec ses tongues pour se diriger. Pour aller au point de départ en amont de la rivière, nous ne pouvons pas être en baskets, du coup, c’est la psychose de la sangsue car il venait juste de pleuvoir. Autre conséquence, le courant de la rivière était beaucoup plus fort qu’à l’habitude et il y en a même quelques uns qui ont dessalé !

Lors du retour du BRL sur Lahad Datu, nous aurons une chance incroyable en voyant un sur la route un bébé éléphant pygmée de Bornéo, qui ira tout de suite se réfugier dans la forêt épaisse. On entendra sa mère barir pour l’appeler, et on verra les branches des arbres bouger, mais malheureusement le troupeau ne sortira pas pour pointer son nez…euh sa trompe !

Sipadan – du 17 au 22 août

Dernière étape de notre séjour : Sipadan Kapalai Resort, sur l’îlot de Kapalaï, tout près des îles de Mabul et Sipadan.

Après le retour de BRL sur Lahad Datu, nous prenons un taxi (200 RM) qui nous amène à Sempernau après une heure ½ de route. Nous passons la nuit au Seafest Hotel (330 RM pour 2 chambres) et le lendemain matin, embarquons sur un énorme bateau à moteur jusqu'à Sipadan Kapalaï Resort. Posé sur un îlot au beau milieu de la mer, ce lodge est constitué d’une trentaine de chalets de luxe et l’activité principale de l’endroit est très claire : plongée, plongée et plongée !

Et effectivement, dès qu’on met la tête sous l’eau, le spectacle est sans commune mesure avec celui des iles Perhentian. La visibilité est bien meilleure et les poissons sont beaucoup plus nombreux et plus colorés. En snorkeling ou en plongée juste devant le resort, on en prend déjà plein les yeux !

L’attrait de cette destination est Sipadan, réputé comme un des 10 plus beaux sites de plongée au Monde. Notre expérience sur le sujet est limitée, mais clairement, le spectacle fut grandiose ! A Barracuda Point ou à South Point, la visibilité est extraordinaire (20-30 mètres ?), l’eau est d’un bleu marine intense, et on se croirait dans un véritable aquarium tellement il y a de coraux et de poissons de toutes les couleurs. Les images ont l’air tout droit sorties d’un documentaire télé : le banc de centaines d’énormes barracudas en chasse, le banc d’énormes poissons perroquets (bumperheah parrotfish) en patrouille ou encore les tortues nageant gracieusement… idem pour les nombreux requins à pointes blanches ou à pointes noires.

Le site est très réputé car il est constitué d’un plateau à quelques mètres sous l’eau et d’un abîme à pic jusqu’à 600 mètres de profondeur, ce qui crée apparemment des conditions idéales pour les poissons. Quand on nage au bord du plateau, et qu’on a en dessous le noir de l’abîme, cela fait des sensations très étranges ! Nous ne plongerons qu’une journée (4 plongées) à Sipadan car le nombre de plongeurs par jour est limité pour protéger l’endroit. Mabul Island, tout près, a également offert de très bons sites de plongée.

Le 22 août à midi, c’est le début du retour. Assez pénible il faut dire, car ce n’est que 33 heures plus tard que nous toucherons terre à Paris ! Nus avons enchaîné le bateau, le bus, les avions avec des escales à Kuala Lumpur et Doha … longues… très longues !

Hébergements

Voilà notre avis sur les différents endroits où nous sommes restés : Abdul Chalet : les chalets avec vue sur la mer sont parfaits, pour 220 RM par jour. La vue est magnifique et avec les cocotiers, on a une vraie ambiance de plage tropicale. L’endroit est très calme, du au petit nombre de chalets. Pour les repas, Abdul Chalet était très bien pour les petits-déjeuners et les déjeuners sur le pouce, tandis que nous allions au plus sophistiqué Tuna Bay pour le dîner, à moins de 5 minutes de marche. Seul bémol, sur le côté droit, il y a l’embarcadère en béton où débarquaient les anciens gros bateaux qui assuraient la liaison avec le continent. Il faut donc regarder tout droit ou à gauche, mais pas à droite ! Ceci dit, il y a aussi un embarcadère à Perhentian Island Resort, réputé avoir, à raison, la plus belle plage de l’île. Mais c’est beaucoup plus « tourisme de masse » qu’à Abdul !Bayu Dive Lodge : notre seule réelle déconvenue du séjour. Nous déconseillons très fortement car très bruyant à partir de 19-20 heures (le seaview chalet donne également sur la terrasse du restaurant et sur la cuisine du restaurant d’à côté… donc bruit infernal assuré jusqu’à 23 heures, et ensuite ce sont les moteurs de compression du club de plongée qui prennent le relais), un service totalement impersonnel et une plage beaucoup moins agréable qu’à Abdul Chalet. Kinabatangan Jungle Camp : parfaitement situé au bord de la rivière, mais très basique pour les chambres (austère, style dortoir militaire) et surtout une impression de laisser aller dans l’ambiance d’ensemble : le chemin d’accès est fait de planches de chantier, du matériel de chantier traine un peu partout, l’embarcadère des bateaux donne sur le linge du personnel du lodge, … Est-ce lié ou pas, mais en attendant, tous les gens présents étaient vraiment amateurs de faune et on a probablement échappé aux touristes « de base » des autres lodges. Avis moyen, surtout par rapport au prix. Borneo Rainforest Lodge : 20 sur 20 ! Le lodge est situé dans un endroit incroyable… et le contact direct avec la jungle tropicale est si extraordinaire, même si les animaux sont rares. Le service est irréprochable et les chalets sont grand luxe ! C’est pas donné, mais c’est à faire ! Sipadan Kapalaï Resort : L’endroit est luxueux et parfait pour la plongée. Mais il est dit qu’un diving center a du mal à appliquer à l’hébergement les mêmes standards qu’il applique à la plongée ! On ne va pas cracher dans la soupe, mais le niveau des prestations était celui d’un bon hôtel, pas d’un hôtel de luxe. Pour la plongée, par contre, rien à dire ! Le constat serait probablement identique pour les autres resorts du même style. Comme lieux de passage, nous nous sommes aussi arrêtés au Crystal Lodge à Kota Bahru, au Asia Hotel à Lahad Datu at au Seafest Hotel à Sempornau. Même s’ils étaient quelconques, ces hôtels étaient à chaque fois propres et calmes, et ont donc correctement rempli leur fonction d’hôtel de transit.

Pour les déplacements, nous avons utilisé 2 modes de transport : l'avion, en volant sur Air Asia, qui offre des tarifs défiant toute concurrence si on s'y prend à l'avance. Par exemple, Kuala Lumpur -> Kota Bahru nous a coûtés 90 RM, en réservant en novembre pour l'été suivant le taxi, plutôt pas cher : 20 à 30 RM pour se rendre de l'aéroport au lodge, 70 RM pour faire Kota Bahru -> Kuala Besut, 150 RM pour faire Sukau -> Lahad Datu et 200 RM pour faire Lahad Datu -> Sempernau.
Bangkok: est ce que ça craint de partir au mois de mai? English translation pending
by Vetmat37 · 2010-04-24 · 20 replies
Bonjour,

Pas de chance, nous avions prévu un voyage en thailande 3 semaines au mois de mai en sac à dos. nous sommes vert car l'actualité n'est pas trop réjouissante; Y ' aurait il quelqu'un sur place qui pourrait nous conseiller sur ce départ. pourra t'on profiter sans trop de soucis : voyage en train, en avion?, Nous comptions monter sur Chiang Mai, est que ca craint?

merci d'avance pour toutes vos réponses

a +😉
A Donsol (Philippines), l'équipe Cousteau présente: Le requin-baleine! English translation pending
by Simplybrice · 2010-03-05 · 11 replies
L'impatience n'est bonne qu'à être assouvie. C'est par cette maxime digne d'un éphéméride météorologique que je t'invites à me suivre dans les profondeurs exquises des Philippines dont je quitte enfin la capitale. A Manille, c'est pollué, c'est gris et ça sent le pêché capital à longueur de rue avec une tendance certaine pour la luxure échangeable en pesos. En province, c'est calme, c'est vert et ça sent aussi le pêché capital avec, cette fois-ci, une préférence assumée pour la paresse partagée gratuitement.

Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.

En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!

Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.

Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.

Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!

Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.

Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.

Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.

A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!

En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...

Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!

En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?

En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!

C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.

Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.

Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!

Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.

Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!

Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.

Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!

Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.

J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Circuit de 21 jours au départ de Chennai en août 2010? English translation pending
by Franklin85 · 2010-01-12 · 18 replies
Bonjour à tous,

Nous aimerions partir en Inde du Sud pour 3 semaines en aout. A priori, l'atterrisage se ferait à Chennai ! Oui mais voilà, quel pourrait être notre circuit d'une vingtaine de jours ? ... étapes incontournables, lieux peu connus mais extraordinaires, rencontres, découvertes des écoles par l'intermédiaire d'une association... Voilà un peu toutes nos interrogations et ce qui pourrait constituer notre voyage.

L'inde du Sud est-elle appropriée à ce que nous recherchons ? la période (aout) aussi ? Notre itinéraire doit-il se faire exclusivement dans Le Kerala et le Tamil Nadu ? Peut-on faire un crochet par le Sri lanka ?

Merci d'avance pour tous vos éléments de réponses qui nous aiderons à préparer notre voyage... parce que la on est a la ramasse !!!

PS : nous serions 3 à partir voir 4.
Pratiques douanières malgaches! English translation pending
by Mfrey974 · 2009-10-15 · 9 replies
voilà j'ai un Ami de la Réunion qui a débarquer pour la première Fois à Mada ce Mercredi 14 octobre 2009 à l'aéroport de Tananarive en début de soirée - je l'ai eu au Téléphone - il m'as expliquer avoir eu des soucis avec les Douaniers - on lui a réclamer de l'argent et donc fais en quelque sorte du chantage - si on peut dire çà comme çà - avant de lui remettre son visa (son passeport étant parfaitement valable je précise )- alors que comme tout le Monde le sait le visa est Gratuit jusqu'à la Fin de l'année pour tous les touristes séjournant 30 jours maximum - ensuite un autre douanier lui a reprocher d'avoir 1 kilo de viande séché parfaitement emballé dans du papier aluminium et dans un sachet - qui lui a t'il dit est interdit - ce qui bien sûr est Faux à mon sens - on n'a plus le droit de ramener un truc comme çà à offrir sur place ? j'y crois pas 1 seul instant - nouveau prétexte pour soutirer quelque chose selon Moi - mon ami n'avait plus d'argent sur lui - il a du donner une Bouteille de whisky au douanier (équivalent à la moitié de son salaire là bas - Bouteille que mon ami devais offrir en cadeau sur place) - et il a laisser mon ami passer comme par hasard bien sûr ironiquement parlant cela va de soit - j'ai déjà voyager moi même à Mada et j'ai pu constater ces pratiques douanières qui semblent courantes et qui fatalement semble être normal pour tous ceux qui connaissent et qui diront que çà a toujours été comme çà - D'accord ils ont un salaire très modeste mais soutirer de cette façon les touristes qui débarquent surtout pour la première fois alors que le Pays est en Mal de Tourisme franchement ce n'est pas Bien de faire çà - mais peine perdue selon Moi - qu'en pensez vous ?
Thaïlande: votre expérience sur Earthlodge Khao Sok National Park et Siam Safari? English translation pending
by Laviestbelle · 2009-09-10 · 12 replies
Salut, alors voila je suis intéressé à passer une nuit au Khao Sok national park et j'aimerais bien avoir des commentaires de quelqu'un qui y est allé. Quelqu'un connait?

Merci!
Avis sur circuit Utah - Wyoming - South Dakota - Colorado en été 2010 English translation pending
by Itat · 2009-09-05 · 259 replies
Après avoir bossé dessus (mais quel plaisir) je vous soumets ma première version du circuit que je compte (que j'espère! si tout va bien) faire l'été prochain (sans doute fin juin/ début juillet 2010).

D'avance, merci pour toutes les remarques, suggestions que vous pourrez me faire. J'ai essayé de détailler le plus possible, mais bien sûr, rien n'est coulé dans le marbre, le mieux c'est quand même d'aviser sur place (notamment pour les marches dans les parcs). J'aime prendre mon temps et ne pas courir, seule une partie du trajet sera baclée à mon goût mais je pense que je peux difficilement faire autrement sachant que j'ai 2 endroits inamovibles les stars du voyage que sont Yellowstone et Moab! Bon, c'est parti:

Jour 1: Vol Paris - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)

D'après ce que j'ai vu seul Delta Airlines assure des vols directs. Pour la location de voiture on verra plus tard.

Jour 2: Salt Lake City - Jackson (Nuit Jackson)

Le trajet se fera sans doute par l'US89 (via Logan, Montpelier...) plutôt que par l'I15. Ça a l'air plus sympa.

Jour 3: Journée à Grand Teton National Park (Nuit Jackson)

AM: Parcourir les Scenic Drive qui jalonnent le parc: Teton Park Road, Jenny Lake Scenic et Signal Mountain Road PM: Une petite rando, par exemple Taggart Lake (vu dans un carnet de voyages)

Jour 4: Jackson - Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)

AM: West Thumb PM: Old Faithful, Castle Geyser, Morning Glory Pool

Jour 5: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)

AM: Lower Geyser Basin, Fountain Paint Pots, Grand Prismatic Spring, Midway Geyser Basin PM: Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Emerald Pool, Black Sand Basin

Jour 6: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)

AM: Firehole Falls, Gibbon River falls, Terrace Spring PM: Monument Geyser Basin, Norris Geyser Basin

Jour 7: Yellowstone (Nuit Gardiner)

AM: Roaring Mountain, Golden Gate, The Hoodoos, Rustic Falls PM: Mammoth Hot Springs

Jour 8: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)

AM: Lower Falls, Upper Falls, Inspiration Point & Artist Point PM: Lamar Valley pour voir les animaux

Jour 9: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)

AM: Sulphur Caldron, Mud Volcano, Yellowstone Lake PM: Hayden Valley pour voir les animaux

Jour 10: Yellowstone - Beartooth Highway - Red Lodge - Cody (Nuit Cody)

Jour 11: Cody - Devil's Tower National Monument (Nuit Hulett)

Jour 12: Hulett - Keystone (Nuit Keystone)

AM: Arrêt à Deadwood PM: Mont Rushmore National Memorial

Jour 13: Journée à Badlands National Park

AM: Badlands Loop Road et une petite marche style Notch Trail PM: Badlands Loop Road puis retour à Keystone via Custer et Custer State Park

Jour 14: Keystone - Estes Park (Nuit Estes Park)

Grosse journée de voiture, on est 2 conducteurs

Jour 15: Estes Park - Moab (Nuit Moab)

Deuxième journée consécutive de voiture, traversée du Rocky Mountain National Park (pas de marche prévue) et UT128

Jour 16: Arches National Park (Nuit Moab)

AM: Park Avenue Viewpoint & Trail, Courthouse Tower Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Balances Rock, The Windows, Double Arch PM: (En fin d'après-midi pour laisser passer la vraisemblable grosse chaleur) Delicate Arch Trail

Jour 17: Canyonlands National Park - Island In The Sky (Nuit Moab)

AM: Mesa Arch, Shafer Canyon Overlook, Grand View Point, White Rim Overlook, Green River Overlook PM: (en fin d'aprem) Dead Horse Point State Park

Jour 18: Arches National Park (Nuit Moab)

AM: Sand Dune Arch, Devils Garden Trail PM: Fisher Towers sur UT128

Jour 19: Canyonlands National Park - The Needles (Nuit Moab)

AM: Needles & Anticline Overllok PM: Newspaper Rock, Wooden Shoe Overlook, Pothole Point Trail, Cave Spring, Big Spring Canyon Overlook

Jour 20: Moab - Torrey (Nuit Torrey)

AM: Goblin Valley State Park PM: Goosenecks Overlook + Sunset Point (Capitol Reef National Park)

Jour 21: Capitol Reef National Park (Nuit Torrey)

AM: Hickman Bridge Trail PM: Scenic Drive, Capitol Gorge Trail

Jour 22: Torrey - Escalante (Nuit Escalante)

AM: Burr Trail à Boulder PM: UT12 de Boulder à Escalante

Jour 23: Grand Staircase National Monument (Nuit Escalante)

AM: Hole In The Rock Road jusqu'à Devil's Garden PM: Kodachrome Basin State Park + Cottowood Canyon Road (Grovesnor Arch & Cottonwood Canyon)

Jour 24: Escalante - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)

Jour 25: Vol Salt Lake City - Paris

The End 😛
Prime de départ d'un commandant de bord Air France? English translation pending
by Satu · 2009-08-14 · 144 replies
Ca doit avoir une incidence sur le prix du billet ? Non ?
Travailler en expat à Lagos au Nigeria English translation pending
by Triad · 2009-02-18 · 28 replies
Bonjour à toutes et à tous, Voilà le mois prochain je démarre une nouvelle aventure, je m'en vais passer 1an et demi à Lagos en tant qu'expat. Sa fait 2 semaines que je cherche un peu partout des infos sur le pays, les conditions de vie, les choses à voir etc, etc.... Bref j'ai eu pas mal d'infos autant de mes collégues qui y ont déjà travaillé que des infos prises par ci par là sur le net. Mais il me reste encore énormément d'interrogations, notament sur la sécurité, l'hygiéne locale, les possibilités de déplacement, les moyens de communication, les sorties, les communautés sur place. A côté de sa j'ai aussi pas mal de questions à poser sur les conditions de rémunération pour des contrats d'expats, je suis dans le domaine pétrolier et j'y vais en tant que prestataire, j'aimerais savoir à combien je pe prétendre et ce que je dois demander comme supplément de rémunération et d'allocation de frais de vie. Si quelqu'un parmis vous a déjà vécu la même experience j'aimerais beaucoup qu'il me fasse partager son experience, et sincerment vous pourrez compter sur moi pour vous tenir au courant réguliérement du quotidien de Lagos. Merci.
Petit retour d'expérience après deux semaines au Népal (janvier 2009) English translation pending
by Lamaloulou · 2009-01-22 · 17 replies
Bonjour a tous,

J'ai commence un tour du monde et beaucoup de posts de ce forum m'ont beaucoup aide ... a mon tour maintenant !

Je ne suis pas experte en marchandage mais ca peut donner une idee, surtout quand on a un guide qui date de 2006 !

Arrivee le 03 janvier, atterrissage a minuit.> Attention, un couvre-feu est instaure a partir de 22h le soir. Il est possible de sortir, mais tous les restaus, hotels, boutiques, doivent etre ferme a 22h. Nous avons pourtant insiste aupres de notre chauffeur de taxi (qui voulait nous emmener dans Thamel) pour aller dans freek Street. forcement, tout ferme, meme en appelant. Nous nous sommes finaleemnt laisse guide par notre chauffeur de taxi pour aller dans Thamel dans un mauvais hotel cher pour le prix (10$). Prix de la course : 400 Rps (les taxis officiels etaient a 700 Rps je crois). Mais dans la journee, il doit etre possible de negocier a 300 (ce que nous avons paye pour le retour le dernier jour).

Les 3 nuits suivantes a Patan (beaucoup plus calme que Thamel, et surtout beaucoup moins de touristes et donc de rabatteurs le soir) au Cafe de Patan si vous avez le Lonely (a cote d'un des coins de Durban Square). -> chambre double (=twins) negociee a 450 Rps, salle de bain partagee : erreur vu que les nepalais passent leur temps a faire de la lessive ... dans la SDB ... et que nous n'avons pas vraiment les meme criteres d'hygiene (Nepal comparable a l'Inde ). Le taxi Patan-Katmandou (Thamel ou autre) peut se negocier a 200 Rps.

* ******Bus pour Pokhara : 500 Rps/pers (le plus cher pour etre sur qu'il soit bien pour ceux qui sont tres grands !). La femme de l'agence nous a assure qu'il y avait en plus des toilettes a l'interieur et nous a montre une photo... rien a voir avec le veritable bus que nous avons eu !

* ******Hotels a Pokhara (Lakeside) : 1ere nuit dans un hotel dont j'ai oublie le nom mais notre chamnre n'etait pas au soleil (ce qui change enormement la temperature de la piece le soir), donc on a change, pour le Board Road Guest House (petite rue parallele a la principale) pas trop loin du "port" ou on prend les bateaux pour aller sur le temple au milieu du lac), 550 Rps la nuit

Le premier hotel se situe dans une des petites rues paralleles a la rue principale bien avant le "centre" de Lakeside, et il y a une boulangerie allemande dans la rue si ca peut vous aider. Il a l'avantage de proposer un gros petit dejeuner a un prix moindre qu'ailleurs (prenez le "simple breakfast", avec en plus du muesli with curd (du yaourt super bon) avec du miel et vous serz combles ! Dans cette petite rue, il y a plein de petits restaurants familieux, donc un qui fait des momos au fromage delicieux ... seule fois ou nous avons trouve des momos au fromage ! Le temps d'attente est long (la cuisine est au feu de bois) mais je prefere attendre la plutot qu'aller dans le restaurants de la rue principale qui pratiquent des prix tres chers pour le pays. Autre detail gastronomique : au petit dejeuner, aller dans un petit "restaurant familial" tibetain dans la rue principale mais beaucoup loin, au nord de lakeside, et prenez du pain tibetain avec du miel dessus ... un delice, qui vous cale pour une bonne partie de la journee !! (on faisait 2 repas par jour, le petit dej et le diner). Taxi depuis Lakeside pour Saranghot : 550 Rps Entree dans Saranghot : 50 Rps/pers.

* **** Chitwan A Pokhara, nous avons finalemet choisi de prendre un tour dans agence pour le Chitwan. Beaucoup plus rentable que d'y aller par soi-meme. 5000 Rps par pers, pour 4 jours / 3 nuits, bus aller / retour vers KH compris. Rien a voir avec les prix des agences ou il y a des occidentaux (env 100 dollars) et si ca ne vous fait pas peut que le confort soit plus oriente "nepalais" que "occidental", je vous la recommande ! Son nom Rainbow Safari Resort. L'hotel est compose de petits bungalows particuliers dans le jardin. je dis confort sobre car la douche n'etait pas brulante mais les temperatures sont plus elevees dans le chitwan qu'a KH, donc ca se fait sans pb !

Pendant le tour : je deconseille le safari de 4h en 4X4 qu'on vous propose en supplement : ils ont beau vous dire que en 4X4, on a plus le temps de s'enfoncer dans le parc, ca reste un 4X4, qui reste sur la route et fait du bruit. Et ne pensez pas que vous serez les seuls en jeep ! Nous etions 4 pour le tour... dans une jeep, donc mais il y a avait 6 autres des autres agences, donc largement le temps de faire fuir tous les animaux ! J'exagere, on a vu des daims, et des cochons sauvages mais vous en verrez si vous faites le safari de 2h a dos d'elephant (generalemebt compris dans le tour), car l'elephant passe a travers la jungle, fait moins de bruit, et en plus vous etes plus haut donc vous voyez mieux ! concernant le safari a dos d'elephant : les groupes se succedent toutes les 2h. Evitez de faire partie du groupe qui commence le matin (a 6h30) car vous allez surement comme nous partir en elephant depuis le village de sauhara et non depuis l'entree du parc, donc vos 2h de safari sont largement entamees par la traversee du village a dos d'elephant (30 mn). Bref, en milieu de matinee ou en debut d'apres mini, c'est mieux !!

* ****KH A KH, nous nous sommes alles dans un hotel dans Thamel : plus pratique pour les taxis car nous avons fait : 1 journee a Bakhtapur (550 Rps le trajet en taxi, 750 Rps l'entree / pers) 1 journee a Pashupatinath puis a Bodhnath (200 Rps le trajet en taxi pour Pashupatinath, entree Pashupatinath : 250Rps/pers, entree Bodhnath : 100 Rps/pers) L'hotel dans Thamel etait le Khangsar GuestHouse, belle chambre au soleil (tour au bout du couloir) pour 450 Rps/nuit ... ce a quoi ils ont ajoute 10%a la fin (ce qui ne se fait pas, quand tu negocie le prix c'est evidemment le prix total) mais je le recommende quand meme car la chambre etait vraiment douillette le soir.-- au niveau des achats 1 Tangkha : 2300 Rps -> surement beaucoup trop cher, prenez votre temps avant d'acheter, vous verrez des dizaines de boutiques) 1 polaire "Northface" a Pokhara (celles qui sont composees de 21 polaires cousues ensemble, donc reversible) : 500 Rps-- surtout, penser a apporter : 1 lampe frontale vu les coupures d'electricite a tout moment de la journee 1 sac de couchage ou un sac a viande en soie pour les nuits froides (au moins en janvier !) 1 rouleau de PQ (sans commentaire !)-- surtout, surtout surement chacun a son opinion la-dessus mais ne donnez pas d'argent, de bonbons, ou de chocolat aux enfants, meme pour les prendre en photo ! vous trouverz plein d'associations humanitaires ou faire un don, faites un don dans le temple de Pashupatinath qui est reutilise comme centre d'accueil des personnes ages indigentes (ca m'a beaucoup touche et je regrette vraiment de n'avoir rien donne) mais le nombre d'enfants qui s'accroche a vous pour vous demander des roupies ou n'importe quoi d'autres est vraiment fatiguant car tres repetitif ! Certains enfants que nous avons croise a Pokhara en redescendant a pied de Saranghot etaient meme agressif ! Et nous avons vu des affiches qui disent de ne pas donner d'argent aux enfants car ils l'utilisent pour acheter de la colle. Vous remarquerez que la majorite des quemandeurs, surtout les enfants accostent beaucoup plus les touristes occidentaux que les touristes indiens ou asiatiques !

voila, j'espere que ce post n'a pas ete trop indigeste ! POur donner une derniere indication financiere, nous avons depense 48000 rps pour 2 pour 17 jours.

Bon voyage au Nepal pour les veinards !
Les Hmongs au Laos English translation pending
by Cod11 · 2008-12-02 · 36 replies
Bonjour,

Je prépare un séjour chez les Hmongs au Laos, je cherche des infos sur ce peuple car Google ne donne pas grand chose.

Merci de vos expériences.
Rajasthan novembre/décembre 2008 (la suite) English translation pending
by Marcomarco · 2008-11-28 · 23 replies
De retour ;-)

Depuis plusieurs jours j’essaye de fuir cette contrée pleine de rabatteurs, des gens louches, des rikshaws qui courent apres . Pourtant une region tres belle.

D’abord Orchha. Enfin !!! Enfin un endroit calme, meme si on croise pas mal de touristes (c’est tres petit, donc tout le monde se croise) Une chambre tres nikel, l’eau chaude !!! (pour la premiere fois depuis 10 jours). 300 roupies















FIER DE SON FILS

(j adore cette photo, c est l ume de les preferes)

Bon, je suis un touriste chiant, car je sors dehors vers 6h30-7h - et les hotels (tous) sont a cette heure ci fermés, il faut retrouver le gars, le reveiller, etc. Mais, dehors, la vie a déjà bien demarrée (et nos chers touristes sont encore sous la couette, tant pis pour eux) Je decouvre un petit village tres sympa, fais qqs photos au soleil levant. Je passe devant une petite demeure avec une porte minuscule tout peint en bleu (photo) – une femme tres souriante m’appelle « viens boire un tchai ! » . Oui, c’est l’heure ! Je franchie cette mini porte qui donne sur une court minuscule, puis j’entre dans la maison. Maison… C’est pas comme « chez nous ». Elle prepare un tchai sur un feu au coin de sa cuisine, on essaye de discuter, mais la barriere de langue est malheuresement trop importante pour se bien comprendre. Elle me montre sa maison, sa famille – un mari + un fils 6 ans et fille de 12 ans, tous en train de se lever –ils dorment tous ensemble sur un lit « indien ». Les enfants me posent de miliers de question, avec le père on fume des bidis, on boit encore un tchai. Puis, elle m’invite a venir manger a 10 heures. Vous savez ce qu’on a dans l’esprit dans ces moments la. Malgre la gentillesse de gens on ne peut pas s’empecher de penser a tout sorte d’arnaques. Mais il faut voir la vie de bon coté. Apres une visite de Orchha je fais mon sac et je reviens dans cette famille, mais pas les mains vides, bien sur. Un bon sac de sweets, surtout ceux a 5 roupies la piece, c’est pas tous le monde qui peut se payer ca tous les jours. Bref. Elle prepare les chiapatis directement devant moi, un plat de thali, une salade de tomates+radis, un repas DELICIEUX ! Je mange tout seul, apres moi c’est le tour du père. En partant, le petit me dit « money » - sa mere est en colere et le frappe, en lui disant que c’est honteux de mendier, etc. J’offre un peu de sous a la mere (pour un robe a la petite, la sienne est bien dechirée de partout), qui rougit et a l’air embarrassée, mais heureuse. Un moment de petit bonheur qui fait oublier tout ce qui était avant pendant mon periple.

voici









Et mon periple continue, ça va etre hard. Pour sortir de Orchha je prends un rikshaw collectif (tempo) pour 10 roupies pour aller a Jhansi. Ah, quel bonheur ! A l’arriere d’un rikshaw, sur mon sac a dos, la route disparait devant moi, j’ai toujours envie de faire un bras d’honneur a ceux qui nous suivent et nous doublent, le soleil, paysages magnifiqes, c’est ça la vie !, meme si on a presque cinquante balays…

Direction Gwalior (prononcer gawalior) et Datia (datiya). Pas de bol, les bus sont annulés et pendant plusieurs jours a cause des elections. Parfois en passant par certains villages on voit une foule immense qui cours dans tous les sens, ça a l’air en peu craignos. Je tourne en rond, les rikshaws m’attaquent de tous les cotés, allez, tant pis, je m’en vais. Je suis a la gare, quoi faire… Je demande au pif au guichet le train pour …Agra. Il est la, pour 60 roupies. Vite, je monte, c’est la general, sieges en bois, par terre des tonnes de dechets. Peu importe, je tombe sur des gens tres sympas, ils m’offrent des bidis, des sucreries. Le train roule vite pendant 30 min puis s’arrete. Une heure au milieu de champs… Puis, on recommence. Cette fois ci 1h 30 d’arret…Je fais le trajet en ..6 heures ! Arrivé a Agra a la tombé de nuit un rikshaw, hotel ..Sai baba qqchose. Des touristes partout . Des francais, comme d’hab, sympa comme une porte de prison. Je discute par contre pas mal avec des italiens, belges et autres, eux pas pareil. Je monte sur la terrasse…Une vision irreélle – au dessus de la ville – le Taj, on dirait un decor en carton ! Mais, que ça fout là ??! Un truc tellement lisse, geometrique, symetrique a vomir dans cette realité indienne ou le chaos et est un mot gentil… La nuit tres froide, putain, je suis venu en Inde pour me cailler, je regrette vraiment de ne pas avoir un sac de couchage.

Bon, je fais quoi, je visite ou pas ? Déjà 750 roupies, ça fait chier. Tant pis, tant que je suis. Au petit matin a pieds direction Taj. Une petite queue, un sikh qui me controlle, tres sympa, il me felicite mon tatoo, puis, dans la foule de français, russes, japonais, qqs pas et je vois la bete. Difficile de faire des photos, ils sont partout avec leurs cameras et appareils, on dirait qu’ils travaillent tous pour des agences vu leur matos … ;-)

Allez, un petit festival de symetrie !







Yes, I did it ! 😎

Ganja Mahal ...???





Ah, mes amis les routards ...la mode from Paris









Interieur sans interet. Petit tour, et je m’en vais. Direction, et voila, je sais pas trop. Au fait je passe par Agra pour aller vers le Sud, donc vers Udaipur. Il me tarde de trouver un endroit sympa, calme pour me poser. Mais, pour l’instant ça continue. Un bus pour Jaipur, arrivé presque la nuit. Un hotel tres banal a 300 rps, Pour la premiere fois j’ai la tele dans ma chambre, je profite, j’allume. Des clips, des news, tout un coup : Breaking news – les attentats a Mumbai. On se demande toujours et encore : a qui profite le crime … Meme les gens a la gare, putain, j’aurai pu etre la moi aussi.

le matin vite la visite au Fort Amber, c’est assez beau, impressionnant, mais encore infesté par les groupes de touristes qui, evidement sont btres heureux sur le dos d’elephant… NE FAITEZ JAMAIS CA !!!! Les pauvres animaux, il suffit de voir leur mine, leur regard, on comprens tout. Mais, les autres cons rigolent… Jaipur a l’air d’une ville assez interessante, moi j’adore les grandes villes indiennes « sans interet »

Encore un bus, pour Bundi. 6 heures sur un siege arriere… On connait ça, a eviter. Arrivé la nuit a Bundi – premiere image : le château et les remparts illuminés au milieu du ciel noir, tres beau ! Ici, personne ne t emmerde, c est vraiment un endroit tres calme. Pour finir, un accent si connus a tous, une petite tourista (enfin, je desesperais ;-), samosas de Jaipur, bon appetit a tous ! Dommage que j’ai cette putain de creve depuis 2 semaines, je tousse a fond, le nez qui coule, la fievre, malgre leurs antibiotiques ça continue. Ce matin j’ai vu une clinique ayurvedique, je vais y aller laisser qqs roupies, on verra.

Ce soir peut etre des images de Jaipur...

a continuer …
Un carnet au Botswana (septembre 2008) English translation pending
by Francky4 · 2008-09-29 · 49 replies
Hello tous.

Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.

Je vous dois bien ceci à mon tour :

CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.

Préparation Les cartes : -
http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS

Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !

Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.

Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...

Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...

On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.

Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.

Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...

En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.

D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls... 00 Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.

Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...

Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.

Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...

Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !

Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE

Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta

Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport

On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...

L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...

530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.

01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...

Okavango River Lodge – camp site

On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).

MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !

On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.

ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.

D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.

ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.

Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉 02 - Quel poteau électrique ? On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.

On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! » 03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.

Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire. 04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...

On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh ! 05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)

On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.

On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...

Moremi – Third Bridge

Le Camping

S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... ! 06a - Proximité – Promiscuité !

Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... ! 06b - C’est qui la bête ?

Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).

Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem

Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383

La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.

Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ». 07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...

C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.

Moremi - Khwaï

La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?

Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !

Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...

J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !

Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.

Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !

Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.

Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !

Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert. 08 - Rien à dire... ! Admirer...

La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.

Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...

Les animaux La plupart sont réellement charmants... 09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?

Et les expériences super impressionnantes... :

Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...) 10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?

Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?

- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !

- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.

- mais il est où ? - Je sais pas...

Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !

J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.

- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.

- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !

Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !

Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !

On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.

J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa tête grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... ! 11 - Gros c... !

On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !

Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...

La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.

Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.

Les autres animaux sont impossibles à lister.

Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien... 12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !

Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si ! 13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??

Des él��phants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...

A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !

Savuti

Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !

La Piste

En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.

Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?

C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).

En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.

Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.

Game

On passera la fin d’après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur. 14 - Et une photo carte postale, une !

On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...

Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊

Chobe

La Piste

Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes... 15 - Du bonheur vous dis-je... !

On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)

Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.

A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...

Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.

Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »

On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !

Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.

Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux. 16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idée

Le game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.

Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.

Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !

Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts. 17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?

Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...

KUBU Lodge - Lodge

Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.

Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!

Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !

Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !

On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !

18 19 20

21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !

On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.

KUBU Lodge – Camp Site

On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)

Zambie – Zambezi Water Front

La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...

La frontière RàS... ? Menteur !

Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.

Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... ! 24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !

Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !

En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)

Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.

La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.

Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.

Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».

Zam – Zim ?

Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)

D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !

Hélicoptère

Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime... 25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !

Retour au Kubu Lodge – Camp Site

Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.

Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !

Départ pour la Namibie.

La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !

Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...

Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !

Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.

On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !

Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.

On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !

On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...

Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.

Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe. 26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !

Traversée de Caprivi

Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé. 27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !

...

Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.

On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...

Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... ! 28

Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !

Goma Lagoon – camp Site

La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !

La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...

On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...

Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !

Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... ! 29 Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !

Maun – le retour

On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.

On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.

Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00. 30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !

On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.

On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !

On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.

Vol au dessus du delta

Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !

Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin... 31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...

Même s’il y a l’envers du décor... 32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !

Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !

On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...

Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !

Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !

Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !

Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux

Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.

Allez... Vivement la brousse... !

33 - Horloge africaine... !

L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...

Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...

Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!

Bises à tous Franck et Elisabeth
Marche pacifique pour le Tibet à Paris le 10 mai English translation pending
by Azia35 · 2008-04-29 · 20 replies
Samedi 10 mai (14h30 - 19h) Manifestation nationale - Marche de la Liberté pour le Tibet

Départ à 14h30 Place Denfert Rochereau Arrivée à 19h au Champs de Mars - Mur de la Paix Appel de la Communauté tibétaine de France - source: www.tibet-info.net

Tashi Delek Isabelle
Retour du Rajasthan (29 février-17 mars 2008) English translation pending
by Gobo69 · 2008-03-24 · 30 replies
Je plagie avec beaucoup de respect le feedback de Thierry qui m'a aidé à trouver l'agence en Inde et aussi à construire l'itinéraire. Un grand merci. Pour les photos et videos, je vous invite à parcourir mon carnet de voyage sur le site BeeNoot.

Retour de voyage en Inde du Nord (29 février-17 mars 2008) Contexte : 1er contact avec l'Inde dates : 29 février au 17 mars 2008 (16 jours en Inde) 2 adultes Etapes : Delhi - Mandawa - Bikaner - Désert du Thar (Kaku) - Jaisalmer - Jodhpur - Ranakpur -Udaipur - Bundi - Jaipur - Agra – Delhi Préparation du voyage : Guide Bleu Gallimard Rajasthan, LP Inde du Nord et Routard Inde du Nord Choix des hotels : Retours de voyages, Trip Advisor, VF, le guide du routard et le n° d'Ulysse sur le Rajasthan Hôtels très haut de gamme, Trajet en Toyota Innova (type Espace) avec chauffeur Agence : Atithi voyages, contact: Rajeev, Chauffeur: Sube Budget: 1286€ pour les vols (Air Italia bookés sur Go Voyages), 2100€ pour les hôtels en petit dej, voiture avec chauffeur, nuit en pension complète dans le désert, balade en dromadaire, bateau sur le lac à Udaipur, diner de départ, 600€ pour les frais sur place (boissons et repas - 1 par jour / pourboires divers dont chauffeur (150 roupies par jour) / monuments et sorties / achats perso et cadeau divers => en gros 1990€ par personne tout compris

Retour sur l'agence Atithi voyages (contact : Rajeev, info@atithivoyages.com) Très pro, très accommodant. a répondu rapidement à chaque mails de préparation, a accepté tous nos choix d'hôtel même ceux avec lesquels elle n'avait pas l'habitude de travailler positionnement meilleur prix parmi les 13 agences consultées (française et indienne) avec des écarts du simple au triple pour la même prestation (pour les mêmes prestations, à titre d’ex : 1050€/pers pour Atithi jusqu’à 2500€/pers pour Objectif Asie l'un des max) a accepté un paiement à l'arrivée en Inde en euros en liquide (en fournissant un reçu en échange) a proposé une très bonne solution pour la nuit dans le désert. a proposé quelques services supplémentaires gratuits non négligeables (ballade en Jeep à Jaipur, en bateaux sur le lac Picchola, en chameaux à Jaisalmer, et dîner de fin de séjour à Delhi très classieux) un contact de l’agence est venu en personne nous chercher à l'aéroport de Delhi en pleine nuit et nous a raccompagné jusqu’à l’aéroport pour le retour Si c'était à refaire : j'irais de nouveau avec Atithi les yeux fermés

Retour sur le chauffeur (Sube) : Conduit prudemment (ce qui est très important dans ce pays) et efficacement Assez intrusif au début en choisissant le parcours des visites puis après mise au point, dés le 2éme jour, nous a permis de visiter comme on l’entendait dans l’ordre voulu les différents sites rencontrés. Il a accepté tous nos choix de parcours et tous les lieux de visites sans aucunes difficultés. Il a rapidement vu que nous avions bien préparé ce voyage et qu’on avait une idée très précise de ce que l’on voulait faire chaque jour (ce qui ne doit être le cas pour tous les touristes qu’il conduit et ce qui doit l’amener assez souvent à plus ou moins choisir et suggérer des balades) Pas de pression pour nous amener dans des magasins / restau. Le chauffeur nous arrêtait à mis parcours dans un restau à touristes (2 à 3 fois plus cher qu'ailleurs et pas forcement très bon), comme cela nous profitions de toilettes propres, nous prenions un coca, il mangeait et se reposait et au bout de 30 à 45 mn nous repartions. Pour les magasins, il nous amené dans trois magasins commissionnés avec notre accord à chaque fois et sans nous mettre de pression pour les achats. Au global nous avons été satisfaits de ses services.

Retour sur les Etapes : Entre chaque étape c’est 4 à 6h de route avec une vitesse moyenne est de 60km/h. Les routes sont assez bon état la plupart du temps et la conduite est rendu difficile surtout à cause des autres véhicules et des innombrables animaux qui traversent sans prévenir ou qui occupent la chaussée. Delhi (arrivée 1/03 23h - départ 2/03 9h): nous avions volontairement choisi de ne pas visiter Delhi dés l’arrivée sur place. Ce qui me paraît aujourd’hui avoir été une très bonne idée. Nous avons pu ainsi nous mettre dans l’ambiance de manière très progressive, sans l’agressivité et le caractère oppressif que peut amener les grosses villes. Mandawa (arrivée 2/03 16h – départ 3/03 9h) : premier contact avec la population locale. D’emblée un jeune guide monte dans le véhicule et nous propose en français de nous faire découvrir la ville. On hésite, on réfléchit et malgré les recommandations de ne pas prendre de guide, on accepte. Peut être par craintes de visiter seuls, de se perdre. La visite s’avère agréable et ce guide sympathique. On visite des lieux très peu touristiques contre qq roupies. Les Haveli sont magnifiques mais bien dégradés. En sortant de la vieille ville, on commence à sentir les regards insistants mais nous ne sommes pas harcelés. Les touristes sont quasi absents de la ville. Nous visitons le lendemain Fatehpur à 15 min de Mandawa, la ville et ses différents Haveli mais surtout le Haveli Cultural Centre (à ne pas manquer), un Haveli superbement restauré par une artiste française Nadine LePrince. La visite est peu onéreuse et très intéressante (une guide française est prévue dans le coût de la visite). Bikaner (arrivée 3/03 14h – départ 3/03 12h30) : très bonne surprise. Nous visitons l’après midi de notre arrivée les environs de notre hôtel le Lallgarh Palace et le lendemain matin avec un guide francophone et un rickshaw la vieille ville (temple jain, Haveli) puis le Fort de Bikaner. Notre premier fort est sans doute l’un des plus beaux du voyage. Absence de touristes, lieux magnifiquement restauré, propre, guide intéressant. Nous visitons l’après midi le temple de Desnoke. Un lieux pittoresque rempli de petits rats. L’endroit est assez décevant, sale, très peu accueillant malgré son côté surnaturel du fait de la présence de tous ces rongeurs. La ferveur religieuse est par contre fascinante. Kaku (arrivée 4/03 14h – départ 5/03 8h30) (nuit dans le désert du Thar) : un très grand moment, pour moi le plus grand du voyage. Nous sommes accueillis à l’arrivé à 14h pour manger chez l’habitant et on nous demande si on veut un ou des chameaux. Surpris, je pensais que l’on allait sur le site dans le désert en jeep. Qq heures plus tard, on nous présente nos montures. On choisit de monter à deux sur le même chameau et c’est parti pour 2h de balade. Nous sommes simplement à deux avec 4 indiens. Arrivé en plein désert du Thar, ils déchargent l’autre chameau et monte rien que pour nous deux sur une dune les tentes. Le soir même une famille vient jouer et chanter pour nous. Un moment assez incroyable. Jaisalmer (arrivée 5/03 14h30 – départ 7/03 9h) : La route en plein désert est très dépaysant et brutalement on tombe sur cette superbe forteresse dorée, Jaisalmer. Nous avons été conquis par cette ville à taille humaine. On se balade l’après midi dans la citadelle, conquis. Nous visitons le lendemain avant les hordes de touristes les temples jains puis le palais du Rajmahal. Un guide audio proposé qui suffit largement. On visite les Haveli dans la ville basse et on retrouve vers 16h notre chauffeur qui nous emmène à Amar Sagar (temple jain très reposant)et Bara Bagh (ancienne nécropole en plein désert). On termine la journée certainement pas par le meilleur. Notre chauffeur nous emmène à Sam Dunes. Pour la rituelle balade à dromadaire au coucher du soleil (balade offerte par l’agence). Les dunes sont superbes mais le lieu est envahi de déchets et de centaines de vendeurs très agressifs (se jetant littéralement sur chaque véhicule pour proposer chameau boisson…) C’est la première fois que l’on voit cela et ça donne la nausée. On part rapidement. Un bon conseil, éviter ce lieux et privilégier d’autres sites à proximité (si vous voulez voir les dunes, il y a les Dunes de Khuri). Autre conseil, le très bon lassi chez Mohan Juice à quelque pas de la porte Akhay Pol, un des tous meilleurs lassi du voyage. Jodhpur (arrivée 7/03 17h – départ 9/03 9h) : Nous faisons deux haltes très intéressantes sur la route de Jaisalmer-Jodhpur. La première à Osian (à 3h de Jailsalmer) pour la visite des différents temples indou et jain de la ville puis à Mandore (juste avant Jodhpur) très beau parc avec cénotaphes, singes. La visite des parcs, jardins sont à chaque fois une occasion de rencontrer les indiens. Très souriants, discutant facilement, venant vers nous, les indiens sont en général bien plus abordables dans ces lieux que dans la ville. Le lendemain est consacré à la ville de Jodhpur. La visite du fort de Meherangarh est très intéressante : lieu exceptionnel, audioguide de qualité (commentaires un rien pompeux) mais le nombre de touristes ternissent un peu cette visite. On déjeune copieusement à la gare de Jodhpur pour 90 Roupies (soit 1.5euros pour 2). Ce lieu est surprenant et mérite le coup d’œil voire de fourchettes. L’après midi est consacré à la découverte de ville, son bazar. Le lassi pris au niveau de la porte du bazar à 15 Roupies est le meilleur du voyage (le makania lassi) Ranakpur (arrivée 9/03 13h – départ 10/03 9h) : le complexe jain d’Adinath est exceptionnel. 3h suffisent à peine pour contempler ce joyau d’architecture et s’immerger dans cette ambiance de sérénité et d’équilibre. Nous passons la nuit sur place contrairement à la plupart des touristes qui filent directement à Udaipur. Ce petit coin de nature est très dépaysant. On passe la fin d’après midi à se balader seuls dans cette végétation très sèche, luxuriante. L’hôtel parle de singes mais où sont-ils ? Et puis d’un seul coup, on tombe nez à nez dans un coin calme, en pleine nature, sur une centaine de singes accompagnés d’un troupeau d’antilope et entourés d’oiseaux de multiples couleurs. On s’observe, on s’apprivoise, on admire. Nous passons la nuit dans un hôtel d’une quarantaine de petits bungalows et nous sommes seulement 2 couples à résider cette nuit là. Udaipur (arrivée 10/03 15h – départ 12/03 9h): Nous passons la matinée à Kumbalgarh (à 1h30 de Ranakpur). La route en pleine montagne, tantôt verdoyante, tantôt désertique est fantastique. Les paysans au travail, les enfants partant à l’école, les animaux omniprésents défilent sous nos yeux ébahis. On aurait envie d’y rester. Le fort est impressionnant et l’endroit charmant. On arrive à Udaipur rassasié. On découvre la ville l’après midi à pied, lieu magique, pittoresque, encore très différent de ce que l’on a pu appréhender jusqu’à maintenant. Nous passons la soirée en ville et on assiste à un superbe spectacle de danses traditionnelles et marionnettes. Très professionnel et spectaculaires, je conseille ce spectacle qui à lieu chaque soir de 19h à 20h à la Bagore Ki Haveli Museum. On consacre la journée du lendemain à la visite de la ville. Le City Palace nous déçoit : visite courte, pièces très abimées. Le temple janish à qq pas est sublime malgré la présence pesante des différents rabatteurs et pseudos guides. On consacre l’après midi à Ahar, sites remplis de cénotaphes gigantesques. Le lieux s’avère moins charmant qu’espéré, assez petit, une horrible odeur dégout envahi le lieux (peut être la pire du séjour). On termine la journée par les jardins de Sahelion-ki-Bari, très reposant, très agréable. Encore une occasion de rencontrer, d’échanger. Bundi (arrivée 12/03 16h – départ 13/03 7h30) : Nous passons la matinée à Chittorgarh (à 1h30 d’udaipur), la plus grande citadelle du Rajasthan est complètement démesurée et mérite le détours. Les touristes sont très présents mais uniquement indiens. Le lieu est gigantesque et fascinant historiquement, visuellement. Moins charmant que Kumbalgarh et moins restaurés aussi. Nous arrivons à Bundi vers 16h affamé. On visite l’après midi le palace de Bundi, palais désert, abandonné et non restauré. On s’imagine l’incroyable vie qui devait y régner. Nous sommes les quasi seuls touristes, très appréciable après Udaipur. Jaipur (arrivée 13/03 11h – départ 14/03 9h) : Nous avions choisi de passer une seule nuit dans la capitale du Rajasthan, l’endroit est souvent décrit de manière paradoxale comme bruyant, agressif ou au contraire mystérieux et charmant. On préfère consacrer plus de temps aux lieux peu touristiques même si j’imagine à Jaipur il existe des lieux peu touristiques. Au final, on regrette un peu l’empressement que nous avons dut avoir pour visiter un minimum la ville. Le matin est consacré au City Palace de Jaipur et l’après midi au Fort d’Amber. Le City Palace est bien plus charmant que ce que j’ai put lire dans les différents guides. Les cours sont très belles et les différents lieux d’expos très divers et redonnant une idée assez exhaustive de la vie des maharajas. Le fort est par contre décevant, sale, en pleine rénovation, le site est en piteuse état. Seul intérêt, les différents vues du fort sur les montagnes arides environnantes. Agra (arrivée 14/03 16h – départ 15/03 11h): On s’arrête à Fathepur Sikri (à 30min d’Agra) la visite grandiose prend environ 3h. C’est superbe. On termine l’après midi par la visite du Fort Rouge d’Agra. Endroit splendide, désert à qq heures de la fermeture. On regarde fasciné le coucher de soleil au loin sur le Taj. Le lendemain lever aux aurores et visite du Taj dès 6h30. Un conseil, arrivé sur place dés 6h avec le moins de choses possibles sinon vous devrez passer à la consigne (les guides de voyages, l’alimentation…ne sont pas autorisés à l’intérieur). Le Taj est cher mais le lieu magique, l’ambiance surprenante, fascinante. Delhi (arrivée 15-03 – départ 17/03 4h) : on termine ce voyage par la visite de Dehli. Nous dépensons nos derniers roupies à qq pas de Connaught Place. Le lendemain est consacrée à la visite du Delhi mongole, le Qutb Minar (gigantesques minaret) et de l’Humayun’s Tomb.

Au final très satisfait sur le déroulement du voyage et sur l’itinéraire choisi. Seule modif : un jour de plus à Jaipur.

Retour sur les Hotels Dehli / Silver Ferns (
http://www.silverfernsindia.com/ ) : Propre, calme, moderne, classique Note de satisfaction : 3 sur 5

Mandawa / Desert Resort (http://www.castlemandawa.com/...rtresort_intro.shtml): En dehors de la ville, aux portes du désert. Les chambres sont dans des huttes « traditionnelles » très confortables, spacieuses, et bien décorées. Il y a une piscine et c’est très calme. Le ptit dej est quelconque. Surtout ne pas prendre le diner, un buffet spectacle. Une arnaque (trois fois plus cher qu’ailleurs et pas bon). Note de satisfaction : 4 sur 5

Kaku / Nuit dans le désert du Thar (http://kakusafari.com/features.htm ) Moment extraordinaire, 2h de chameaux pour atteindre les plus hautes dunes et avoir une vue à 360 sur le désert, soirée animée par un spectacle familiale et de grands moments de rigolade quand les hommes se mettent à danser et à nous inviter. Note de satisfaction : 4 sur 5

Bikaner / Hotel Laxmi Niwas Palace (http://www.laxminiwaspalace.com/info.php) : Ancien palais de maharadja, lieux gigantesques, fascinants, chambres confortables. Mais un peu vielllote. Le diner vaut son prix astronomique, le buffet et le spectacle sont de bonnes qualité Note de satisfaction : 5 sur 5

Jaisalmer / Hotel Killa Bhawan (http://www.killabhawan.com/history/jaislamer ): Petit hôtel situé dans la citadelle dorée. Adresse très charmante, sublime vue à partir des terrasses sur la ville de Jaisalmer. Accueil très sympa et avenant. Chambre bien aménagée rempli d’objet traditionnel. Note de satisfaction : 5 sur 5

Jodhpur / Hotel Ranbanka (Club Room) (http://ranbankahotels.com/gallery.htm): Grand hôtel, très classe, calme, piscine hollywoodienne, chambres très confortables, très simples. Super petit déjeuner Note de satisfaction : 4 sur 5

Ranakpur/ Hotel Maharani Bagh Orchid Bonne adresse, une quarantaine de petits bungalows bien aménagés en pleine nature. Seul bémol, le prix de la nourriture et sa qualité. Note de satisfaction : 4 sur 5

Udaipur / Hotel ram Pratap Palace(http://www.hotelrampratap.com/reservation.htm ) : En bord du deuxième lac, chambre veillotte, bruyant, accueil non avenant Note de satisfaction : 2 sur 5

Bundi / Braj Brushanjee (http://www.kiplingsbundi.com/ ) : Le meilleur hôtel de Bundi est dans une ancienne Haveli très bien décorée. Accueil sympathique, efficace et chaleureux. Chambres propres, agréable, très bien aménagé. Une très bonne adresse, un lieux charmant. Note de satisfaction : 4 sur 5

Jaipur / Samode Haveli (http://www.samode.com/home/haveli/index.htm ): Grand confort, chambre très agréable, au calme. Accueil très chaleureux et attentif. Petit déj buffet d’exception (je n’ai jamais vu autant d’aliments pour un petit déj. A qq pas du city palace et du bazaz. Note de satisfaction : 5 sur 5

Agra / Hôtel Trident Hilton (http://www1.hilton.com/...-Agra-hotel/index.do ): Hôtel d’exception, grand confort. Déco moderne et classieuse, hôtel avec beaucoup de charme. Personnel accueillant, soucieux de vous rendre service. Repas onéreux mais de qualité. Petit déj d’exception. A environ 15 min en rickshaw du Taj Mahal et qq min de la viielle ville. Note de satisfaction : 5 sur 5

Delhi / Connaught Hotel Chambre et hôtel défraichis, assez moyen mais à proximité de Connaught Place et plutôt fonctionnel. Note de satisfaction : 3 sur 5

Voilà si ce feedback vous a intéressé, merci de me laisser un message.

Arnaud
Ramener en France une yourte de Mongolie English translation pending
by Aowa · 2008-01-19 · 14 replies
Bonjour,

Me revoilà partie pour la mongolie en juin et juillet 2008...Une idée saugrenue m'est passée par la tête: Ramener une yourte de Mongolie, dans laquelle je pourrai vivre au moins pour les 2 années qui viennent.

J'ai commencé à me renseigner, et apparemment il n'est pas vraiment évident de trouver une yourte "entière"; il faudrait acheter les pièces une à une aux différents artisans, en vérifiant qu'elles s'emboitent bien...

Quelqu'un a-t-il tenté l'expérience? Avez-vous des notions du prix d'une ger là-bas?

Biensûr je devrai me renseigner sur toute la logistique transport envisageable, les frais de port et ...un projet de longue haleine!!😉

Merci à vous
Itinéraire de deux mois en Malaisie? English translation pending
by Dvina · 2008-01-15 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je trouve qu'il y a pas beaucoup de renseignements sur la Malaisie.

Pouvez-vous me conseiller sur 1 itinéraire de 2 mois et m'indiquer les sites a aller voir car pour l'instant j'ai pas beaucoup de succès. J'ai vu klk blog mais ils datent de 2 ans déjà. J'ai déjà des peties idées, mais le parcours ne se suit pas....

Nous sommes 2, notre budget est 2000 euros par mois.

J'ai envie d'en voir le plus possible tout en me reposant.

Meric à tous.
Cinq jours à Yellowstone en juin: logement et visites? English translation pending
by Jeanke · 2007-12-10 · 17 replies
Bonjour,

Durant notre prochain voyage aux USA en juin 2008 nous avons prévu 5 jours à Yellowstone. Il grand temps de réserver les chambres. Nous comptons faire plusieurs hotel dans le parc afin d'être à chaque fois à proximité des endroits à visiter.

Quelles sont les zones du parc qui méritent plusieurs jours de visite? Avez-vous des trails à proposer? Comment établiriez-vous un séjour de 5 jours?

Nous arriverons par Jackson et repartirons par West Yellowstone.

Merci d'avance

Jeanke
Notre séjour à Las Vegas, Zion, Bryce, Powell, Chelly, Monument Valley et Grand Canyon English translation pending
by Shinozu · 2007-09-21 · 9 replies
Bonjour à tous, Un long post pour vous faire profiter de notre expérience ce qui est un juste retour des choses étant donné que nous avions sollicité vos conseils sur ce forum courant mai. Nous avons bien écouté vos conseils et les avis que nous avions récoltés. Cela nous a permi de mieux nous préparer et de faire des choix plus judicieux. Et vraiment ce fut : EXTRAORDINAIRE Et je pèse mes mots.

Nous avons fait un auto tour Las Vegas, Zion, Bryce, Powell, Chelly, Monument Valley, Grand Canyon, Las Vegas en 10 jours, 9 nuits. A l'origine le projet comportait deux étapes supplémentaires que nous avons enlevés sur vos conseils avisés.

Nous avons fait des étapes de route de 2h30 à 3 heures, généralement le matin. Je vous conseille de partir tranquillement vers 9 heures pour l'étape du jour si vous êtes en voiture. 2 700 kilomètres couverts en 9 jours et plein les mirettes.

Zion: Cela a été notre première étape, un mot : EXTRA Lieux de séjour : Zion Lodge, au fond du canyon, très prisé, mais très occupé, prenez vous y à l'avance (2 mois) La cuisine y est excellente, le site superbe, un peu blindé de touristes qui débarquent en bus, mais vraiment quand on part en ballade c'est geant. Un detail, à l'entrée du parc, précisez que vous êtes français, ils ont de la documentation dans notre langue, et notamment la description des sentiers de randonnée : niveau de difficulté, durée, longueur etc ... Le site est superbe, et si vous arrivez avant le check-in à l'hotel qui est à 15 heures, vous avez le temps de faire la emerald trail, qui est une ballade très sympa, et pas difficile si vous n'êtes pas randonneur. Le restau du lodge fournir un excellent service et une très bonne cuisine, notamment des entrecotes geantes très très bien préparés. Les chambres sont impecs, et font très chalet alpins. Quand vous partez de Zion vers Bryce, vous allez monter sur le plateau, et franchement : c'est geant ! Il y a plein de spots à découvrir en route, arretez vous à un ou deux en chemin et mattez ! c'est beau ! Avant de partir, il y une petite ville à coté, Springdale, nous avons pris le petit dej dans une sorte de petite boutique, la dernière avant l'entrée dans le parc, avec un grand parking en gravier. Des gens agreables et accueillants, et tres bon petit dej, ça met en forme dès le matin.

Bryce: Très différent de Zion, mais vraiment phénoménal, c'est incontournable Prenez vraiment le temps, deux à trois heures si vous y passez une aprem, pour fureter dans le canyon, les sentiers sont très accessibles, et franchement, ça décoiffe. Couleurs superbes. A la fin de votre ballade, prenez votre voiture, et balladez vous sur la route en direction du sud, il y a de nombreux spots, et je pense que Natural Bridge est un point à voir. Il y a aussi de nombreux animaux en liberté, surveillez le bord des routes et ne roulez pas trop vite ! Nous avons loggé au Best Western, c'est très sympa au niveau des chambres, mais par contre reception + restau ça fait un peu cantine, et il y a du monde, surement par ce que la cuisne y est très bonne. C'est aussi l'un des rares hotels si proche de l'entrée du parc. Le cadre est très bien. Les services complets : un supermarché, station essence (pratique pour faire le plein pour l'etape d'après le matin), boutiques, etc ... Je vous conseille de traverser la route et d'aller voir les autres boutiques, nous y avons rencontré des gens charmants, et très accueillants. A ne pas manquer non plus : quelques arrets dans le Red Canyon, avant Bryce, c'est un très beau site aussi, au couleurs magnifiques, il y a des points de vue pour les photographes, ça vaut le coup de s'y arreter et de profiter un peu.

Powell: C'est un site bien pour faire une petite transition. Le lac est très beau. Je vous conseille d'éviter la partie sud si vous souhaitez faire trempette, et d'opter plutot pour la route nord, celle qui passe par le barrage. La route Coppermine road ou SR98, au sud, vous emmènera par contre sur deux canyons intéressants : upper antelope, et lower antelope. Visitez ces sites sur les coups de 11h ou Midi et allez vous baigner ensuite du coté de Wahweap, en passant par la route qui part du barrage et longe le lac. Pour le petit dej: oubliez l'hotel et allez au Beans Coffee Shop ! C'est super sympa Coté hotel, on a testé le Courtyard Marriott, je ne saurais vous dire pour le restau vu que nous avons diné en ville, mais les chambres sont tres bien tenues, le lieu agreable (sauf que pour fumer c'est en dehors de l'hotel ce qui est passablement ennuyeux...) Visitez aussi le barrage en arrivant sur Page, au pire ça prend une heure, mais je vous promet que c'est pas du temps perdu, et il y a une très jolie vue. Par contre, fouille systématique à l'entrée du site. Dans Page, il y a pas mal de restaus, dont un tres bon mexicain sur la route principale, à recommander. Sinon, vous trouverez aussi, sur la route principale en sortant du barrage, à 10 mn, un wallmart, pratique pour faire quelques achats en chemin et c'est bien fourni ! Powell n'est pas incontournable, mais c'est une etape de transition sympa.

Canyon de Chelly: Souvent négligé, mais, je le dis haut et fort : A TORT ! C'est un lieu vraiment superbe ! D'abord c'est l'un des rares parc gratuit, ensuite c'est un canyon spectaculaire, et il y a beaucoup de culture indienne. Pour descendre au fond du canyon : un unique chemin, le White House Trail Comptez environ 2 heures aller retour sur un mode tranquille, prévoyez de l'eau, et des pauses si vous n'avez pas l'habitude, au retour ça grimpe sec ! Au fond du canyon, vous verrez des ruines anasazi après un petit pont, c'est les seules qui vous serons accessibles. Pour les autres ruines, vous devrez être accompagné d'un guide. Chelly est quasiment incontournable par ce qu'il représente de typiquement canyonesque, c'est franchement domage qu'il soit plus ou moins oublié, car c'est aussi beau que Zion. Nous avons loggé à l'Holiday Inn, c'est plutot un bon hotel, les prestations y sont bonnes, le restau est tres bien aussi, petit dejeuner impeccable, sans toutefois être exceptionnel comme à Zion. Avantage : à moins de 3 minutes de l'entrée du parc. Au parc, passez quelques temps au visitor center, il y a beaucoup d'infos, et un musée de culture indienne assez sympa pour découvrir, personnel très aimable également et volontaire. Il y a un hogan a l'extérieur à voir aussi.

Monument Valley : Il y a tant à dire sur ce site. Si vous loggez au Gouldings : visitez le musée, pour quelques dollars vous voyez des truc extras, et ils ont de la doc en français je crois. Nous ne l'avons pas regretté, c'est plein de vieilleries extra !! Préferrez -demandez le à la réception- une chambre à l'étage dans le batiment en bas, vous aurez la meilleure vue !!! Nous leur avons demandez, et il nous ont degoter une tres belle chambre pile poil au milieu ! La vue est superbe, on y passerait des heures en grillant sa cloppe et avec un bon café. Ah, détail pratique : beaucoup d'hotels fournissent des cafetières et choix de café dans les chambres, ce qui est pratique et sympa le soir. Sinon, ne perdez pas trop de temps au visitor center du site, c'est blindé de monde, si vous êtes en voiture, faite une pause (évitez la boutique, c'est très cher par rapport aux prix qu'on a vu en dehors du site) et filez directement sur la piste qui descend et faites le tour de Monument Valley. ça décoiffe, mais soyez prudent, surtout les premier 100 ou 200 metres, la pente est plus forte et plutot cabossée. Mais vous ne le regreterez pas. Le tour prend facile deux heures. Il y a plein de scenic views, je crois que tous valent le coup d'un arret. Pour les ballades à cheval : je vous recommande chaudement le guide navajo qui opére depuis un arrêt (comptez 20 mn de piste avant d'y arriver) sur le circuit de visite. D'une part, c'est assez pitoresque, ensuite, il est vraiment super aimable et très cool comme guide, et enfin, il est moins cher que les guides qui officient sur le visitor center. On a payé 55 dollars par personne pour 1 h 30 de ballade (qui en a duré presque 2). Les tarifs pour la meme durée sur le visitor center sont de 65 à 75 dollars. Il vous fera un super tour, garanti ! vous en prendrez plein les yeux ! Aussi, si vous n'avez pas l'habitude ou si comme moi, vous montez pour la première fois, précisez le d'emblée, il vous choisira une monture adapté à votre experience. 1 h 30 c'est une bonne durée si c'est votre première fois à cheval (bin oui, ça fait mal au C..... ). Et préferrez votre ballade sur les coups de 16 heures, c'est une excellente heure pour bien en profiter sans souffrir de la chaleur. Le guide possède trois chiens qui vous suivent pendant la ballade, et courrent après les lapins. Il vous fera des pauses avec des explications sur les lieux qu'il aura choisit de vous faire voir. Quand la ballade est finie, vers 18h, vous allez remonter en profitant du coucher de soleil :) c'est geant ! Vraiment, si vous êtes en voiture, faites le circuit en piste, c'est vraiment domage de ne rester que sur le visitor center vous rateriez 80% des choses à voir.

Grand Canyon : ENORME ! Un conseil : c'est archi blindé de monde, prenez la voiture et éloignez vers d'autres points de vue plus calmes. je vous conseil de commencer par Desert View (ne manquez pas la Watch Tower et son interieur en style Hopi), à l'entrée EST, à environ 45 bornes de Grand Canyon Village et du visitor center, et de suivre tranquillement la route. Autre conseil : si vous voulez aller au fond du canyon, ne le faite pas en un jour. Organisez votre expédition à l'aide d'un ranger au visitor center. Comptez au moins 5 heures de marche pour arriver en bas ! il existe des sentiers à mi-pente qu'on peut faire, aller retour en trois ou quatre heures. Autre conseil : les hotels du parc sont blindés de monde, la qualité, certes très bonne, peu en souffrir, ne serait ce que trouver une place de parking, etc ... Notre cas : nous avons loggé au Grand Hotel, a Tusayan à l'exterieur du parc (5 minutes) Tres bon hotel, excellentes prestations, chambres impeccables, et detail : moustiquaire sur les fenètres. Restaurant : nous y avons diné, il y a des spectacles durant le diner : des danses indiennes ou un chanteur country (dates des animations à l'accueil). C'est sympa. Le repas est de tres bonne qualité. Personnel un peu à l'Ouest quand il y a du monde. Nous avons testé : Le Diner Buffet du Quality Inn (traversez la route, 5 mn à pieds) : vraiment super bon !!! et personnel top cool ! le buffet est d'excellente qualité pour 19 dollars par personne, et le decors très soigné et tres chouette. Il y a du monde, mais le service est particulièrement bien fait. Après la station service, il y a un internet coffee shop, prenez y le petit dej, c'est extra !! Vous pouvez emprunter des magazines, les lire sur place, etc .. tres bon choix de muffins pour les gourmands. Tusayan, presente peu d'attraits, mais c'est un bon point de chute pour rayonner, à proximité de l'entrée sud. Ballade en helico : c'est assez cher, dans les 149 dollars par personne pour 30 mns.... Les Jeep Tours : dans chaque hotel, vous avez un contact, nous avons choisi d'en faire un en fin d'apres midi. Pour 50 à 70 dollars par personne, les tours sont variés, et nous avons eu la chance d'avoir un guide vraiment hors norme (celui du jeep tour canyon). Il vous fera une visite de la foret de kaibab, flore et faune (nous avons eu la chance de croiser un coyotte sur le bord de la route) avec des explications et anecdotes (si vous avez un bon niveau d'anglais, allez-y, c'est tres intéressant à entendre). Nous avons fait une expedition d'une demi journée au meteor crater pres de flagstaff. Comptez 4 heures de route aller et retour, deux heures sur place. C'est un site intéressant, sans être incontournable, si vous passez à proximité, profitez en, c'est à voir. Grand canyon sky walk : comptez 5 heures de route depuis Tusayan. Alors, on avait prévu de le faire, mais on ne l'a pas fait. Pourquoi ? Parce que les conditions sur le site sont plutôt draconiennes : il faut aller vite, et surtout, on a pas le droit de prendre des photos (dixit les rangers du parc...) On s'est dit que si c'est comme ça, autant fureter sur d'autres points de vue si on ne peut pas immortaliser cet instant. Le sky walk est très tourist trap comme on nous a dit, ils profitent vraiment de la situation. Mais nous ne sommes pas allé vérifier. Animaux : il y en a partout, et ils se laissent facilement approcher, toutefois, soyez prudents ! Encore une chose, si vous allez du coté de l'entrée EST, faites quelques bornes en plus, sortez du parc, et allez à Little Colorado River, l'accès est payant (2 dollars) mais vraiment ça en vaut le coup !!! le site est superbe, et vous y trouverez des échoppes navajos avec de très bon prix ! On y a fait quleques emplettes, on a pas regretté ! C'est une bonne mise en bouche pour ceux qui abordent le grand canyon par l'Est. Le Grand Canyon est INCONTOURNABLE, nous y sommes resté deux jours en tout.out

Las Vegas : On a loggé au Circus Circus. Alors, demandez à logger dans la West tower dans les etage supérieurs à 30 coté strip (las vegas boulevard) la vue est super, surtout le soir !!! le personnel est très aimable, ils accèdent facilement à vos requètes. Detail rare : les chambres sont fumeurs, vous pouvez le demander à la réception. L'hotel n'est pas exceptionnel, mais il est très bon. On y a juste pris le petit dej, un peu cher, mais tres bon choix et copieux à souhaits. l'organisation des parkings est déroutante au debut, mais on pige assez vite le truc. On a diné au Mirage, au restaurant italien : 90 dollars tout compris pour deux, (une entrée + plat + boisson) Repas d'excellente qualité, super bon, decor fantastique. je vous recommande specialement les succulente pennes avec une sauce extra, des gambas, des crevettes et des noix de saint jacques. Fabuleux ! Un chose à Vegas : on bouffe super bien pour pas cher !!!! Les plats sont tres copieux !! On est souvent deja callé dès l'entré. On a aussi diné, tres tardivement, au Luxor. Et franchement, s'il y a un hotel casino a voir, c'est celui la. Le service est un peu long (on est arrivé vers 23 heures) mais le repas tres bon, et le site exceptionnel. Sinon, tous les guides vous expliciteront les choses à voir et à faire. Un conseil: Si vous souhaitez faire des emplettes, allez dans un des factory outlet au Nord de vegas, par las vegas boulevard (tout droit, et prenez main street, puis bonneville boulevard), comptez 15 minutes en voiture depuis le Mirage, et très honnetement : vous ne le regretterez pas ! On y fait de très excellentes affaires ! Les produits de marques sont a des prix défiant toute concurrence. Autre conseil : Sur le strip, les prix varient, dans les boutiques, en fonction de la fréquentation... preferrez les boutiques plus au sud par rapport au ceasar's palace (par exemple, le paquet de cloppe perd 20%, 100 m plus bas ...)

Voilà pour mes petits conseils et les quelques idées et infos sur notre experience.

Enfin, une dernière chose, j'ai mis plus 500 photos de notre voyage ici :

http://picasaweb.google.fr/CanyonsLands

En espérant vous avoir été utile et en remerciant ceux qui nous ont fournir des infos quelques mois auparavant lors de la préparation de notre séjour
Voyage longue durée au Maroc en camping-car English translation pending
by Bridom · 2007-07-13 · 41 replies
Bonjour, Nous sommes jeunes retraités et envisageons une méga randonnée autour du Maroc . Départ de Tarbes fin octobre. Etape en espagne. Voyage aller: côte atlantique pour Noël à Agadir. voyage sud: jusqu'à Tantan voir plus bas. voyage retour: Ar Rachidia, Marrakech, Fes... Pas de prise de tête, rouler ensemble mais pas à la queue leuleu, être autonome à l'étape, se donner rendez vous pour l'étape suivante. L'essentiel est la bonne humeur et la sécurité. Tous les campings propres ont été recensés et identifiés GPS. Les ravitaillement carburant, gaz et eau sont en cours de réalisation.
Appareil photo perdu dans un taxi à Bangkok English translation pending
by Batnadou · 2007-06-24 · 27 replies
au secours, les vacances s'annoncent mal. je viens de perdre mom appareil photo dans un taxi, sans numero, impossible de faire quoi que ce soit. quelqu'un aurait-il une solution ?
Recherches contacts de classes francophones/instituteurs en Thaïlande/Vietnam/Cambodge/Laos English translation pending
by Sourireagir · 2007-06-20 · 125 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de donner un cadre beaucoup plus global à mon voyage de 6 mois en Asie du Sud Est (départ novembre prochain), en phase avec mes engagements et convictions personnelles.

Je suis donc en train de monter une association dont l'objectif est de sensibiliser à l'action écologique (écologie dans le sens global: environnement, société etc.) car il me semble que le noeud du problème réside dans le passage de la sensibilisation à l'action. Et ce en activant des leviers très divers: le témoignage, la participation, l'engagement, l'art, l'éducation..

Le voyage constitue la première étape, dans laquelle je serais une observatrice itinérante (et surtout pas un experte: en effet, l'idée est de reconquérir notre capacité de sentir, voir, écouter etc..et AGIR!), observatrice des créativités déployées en termes d'écologie, mais aussi autour du thème de l'éco-tourisme.

Mon premier outil (avant de monter des évènements de sensibilisation ici à mon retour) serait un blog à double entrée: adulte et enfants.

Concernant les enfants, j'aimerais mettre en correspondance des classes ici, avec des classes francophones en Thailande, Vietnam, Laos, Cambodge. Pour que les enfants échangent entre eux, découvrent l'autre dans sa vie (autant ici qu'en Asie), avec un thème central qui serait l'apprentissage de comportements écologiques.

QUESTION: avez-vous des contacts dans l'éducation avec qui je pourrais me mettre en relation, et proposer cet échange?

Vos idées, suggestions sont les bienvenues.

Un grand merci Zineb
Inde: "Pekin Express"... dégradant English translation pending
by Christaline · 2007-04-26 · 59 replies
Bonjour

Pékin Express ! voila le jeu televisé qui m'enerve un peu on va dire ...

En ce moment cela se passe en Inde, et je trouve que pas mal de candidat dans la quete de la victoire voir meme de l'argent mis en jeux pour les finalistes se trouvent quelques peu agressif et non comprehensif envers la population local.

Je trouve ca meme honteux parfois que des candidats s'impossent dans les transports notemment les bus et ne payent pas ! J'ai pu le voir ! avec au final des disputes avant de quitter le bus car pas d'argent ...du coup les pauvres indiens qui luttent pour payer leurs propres trajets se cotisent pour payer la place des candidats ... du foutage de gueule !!! entendre les candidats dire ' no money ! no money !" ...pfffffff les indiens se disent etres pris pour des cons ! et C normal !!! que va t'on dire apres des francais qui voyagent dans le pays ...
Des Africains en Inde? English translation pending
by JLogan · 2007-03-20 · 63 replies
Bonjour à tous c'est mon premier message sur ce forum.

J'ai une amie, originaire de Côte d'ivoire, qui à le projet de suivre son mari en mission en Inde, mais, victime de racisme à Paris, elle se demande comment elle sera reçue là bas.

Quelqu'un à t'il des infos ?

Merci de votre aide
Dédé et Martine en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Marcalamar · 2006-11-08 · 22 replies
Bonsoir 🙂

Comme promis je mets sur le forum le récit de notre voyage en Océanie du 23 sept au 18 oct 2006 en espérant qu'il pourra servir à ceux qui ont l'intention d'y passer quelques semaines

Marcalamar

Carnet de voyage de notre séjour en Nouvelle Calédonie du 23 sept au 18 oct 2006 Nous avons fait un séjour inoubliable en Nouvelle Calédonie. Nous avons voyagé avec le tour opérator « australie tour », séjour « papayes et coquillages » auquel nous avons fait enlever les nuits d’hôtel à Nouméa (nous logions chez des amis), rajouter Ouvéa ainsi que 7 jours chez ces mêmes amis en fin de séjour . Nous avons voyagé avec Air France et Air Calin avec escale à Tokyo Nous avons payé 7922 euros pour 2 personnes tout compris (vols, transferts, assurances, taxes ) en hôtel et petits déjeuners ( 14 nuitées) avec 6 jours de location de voiture sur Grande Terre. Les amis qui nous recevaient avaient réservé pour nous de Nouméa une voiture de location pour 1 jour sur chacune des îles : Ouvéa, Mare, Lifou, l’ île des pins. Nous étions un peu trop tôt dans la saison surtout que l’été a été long à venir cette année et nous avons eu du vent et de la pluie ce qui ne nous a tout de même pas trop dérangé pour les activités Nous avons gagné pour ce voyage plus de 27800 miles par Air France

Recommandations générales Si arrivée à 7h25, ne pas se coucher avant le soir pour prendre le rythme de la Nouvelle Calédonie Toujours réserver pour manger quelque part Ne pas attendre d’être sur la réserve pour refaire le plein d‘essence (pompes pas toujours approvisionnées) Bien ralentir dans les villages et aux abords des tribus (enfants, animaux) Attention aux trous dans les routes Toujours faire un signe de la main quand vous croisez piétons ou voitures (hors Nouméa et grandes villes)Ne pas hésiter à faire du stop ou à proposer aux gens qui marchent au bord des routes de monter dans la voitureNe pas aller dans l’eau sans chaussuresLes prix sont donnés en francs calédoniens pour les avoir en euros il faut diviser par 119 (ou par 18, 18 pour les avoir en francs français)Pour téléphoner en France, achetez une carte de téléphone izi dans un bureau de poste et faites l’indicatif 1933 (3 fois plus de temps qu’avec le 0033)

OUVEA 2 nuits au « Paradis d’Ouvéa » Extrêmement surfait. Son seul avantage est d’être à côté du pont de Mouli d’où on peut voir des raies et des tortues et il a une magnifique plage de sable blanc fin comme de la farine .Le personnel kanak qui y travaille est super sympa comme dans tous les hôtels où nous avons dormi mais tout y est très cher (repas, location de vélo etc…..) A Ouvéa, on nous a pris en stop simplement parce qu’on marchait au bord de la route et les gens n’hésitent pas à faire un détour pour nous conduire plus loin . Nous avons mangé au snack « Fasi » à côté du pont de Mouli (600cfp le plat), au snack Beau rivage à Fayaoue (900 cfp le repas) et au gîte Beaupré (tel 45 71 32) un super repas complet de crabe de cocotier (82 euros pour deux personnes) Des gens qui ont logé au gîte Beaupré en ont été très satisfaits Nous aurions pu faire du snorkelling à la pointe de Mouli (beau panorama) mais la pointe est très isolée et comme je ne nage pas super bien et que nous étions tout seuls mon mari et moi nous avons préféré ne pas prendre de risque et nous nous sommes contenté de faire des photos Avec la voiture louée pour 7000cfp la journée à Locasud (45 70 13) nous avons fait le tour de l’ îleTrou à tortues (près de saint Joseph) :beau, trouvé avec beaucoup de difficultés et aucune tortue visible Falaises de Lénine (près du pont de Mouli) : le guide qui devait nous accompagner sur les falaises était parti aux jeudis de Nouméa donc nous sommes allés tout seuls à marée basse jusqu’au pied des falaises .Spectacle magnifique à ne pas raterTrou bleu d’Anawa (col du casse cou) :les 1000cfp donnés à la guide doivent servir à financer la réalisation d’un gîte à cet endroit .Possibilité de se baigner dans le trou bleuQuai de Wadrilla nous y avons vu des pêcheurs pêcher à l’épervier et nous avons visité la savonnerie d’Ouvéa

GRANDE TERRE Après une nuit passée chez nos amis au retour d’Ouvéa départ pour 5 nuits sur Grande Terre Prévoir de la monnaie pour payer les objets vendus tous seuls sur les étals Toute la côte ouest est consacrée à l’élevage (grands troupeaux de bovins avec leur pique bœufs (oiseaux) perchés sur le dos) . Paysages de plus en plus sec en remontant vers le nord Compter un peu plus de deux heures pour aller jusqu’à Bourail Visite du jardin derrière le syndicat d’initiative de la Foa superbes sculptures dans un magnifique jardin BOURAIL Nous logions à « la Nera « pour une nuit (style motel USA) Belle vue sur la rivière en contrebas (marée basse et marée haute sur la rivière).Le matin du départ visite d’une partie de la propriété (1000cfp par personne) avec le propriétaire (chevaux, porcs, bœufs :intéressant mais cher pour ce que c’est .) Repas du soir à l’hôtel pour 6000cfp pour deux (succulent ragoût de cerf) Nous avons fait du snorkelling à la plage de Poe (protection par la barrière de corail) Visite du Bonhomme, de la Roche percée et de la Baie des tortues(danger à cause des courants) Panorama magnifique à partir du Belvédère (qui surplombe le Bonhomme et la baie des tortues) Visite du musée de Bourail (petit musée sympa sur l’histoire de Bourail pour 200cfp par per) Départ le matin tôt pour Malabou: vue sur les massifs montagneux, les plaines .Le cœur de Voh est très peu visible à part en avion Route très longue pour arriver à Malabou mais elle est agréable .La vitesse y est limitée à 110 km/h La France a du leur refourguer tous ses anciens panneaux de limitation de vitesse quand on est passé à 90 km/ h C’est vraiment du n’importe quoi !!!!!! MALABOU Nous logions au « Malabou beach » pour deux nuits Bon repas du soir pour 3000 cfp par personne et copieux petit déjeuner Nous sommes allés jusqu’à Boat Pass ( l’extrême nord de Grande terre) et nous avons mangé le midi au gîte de Poingam après réservation (47 92 12 ) pour 7600 cfp pour deux personnes A faire le midi et par temps sec car les 23 km de piste pour y arriver (à partir de Poum) sont impraticables par temps de pluie .Très bon accueil, excellent repas. Nous avons vu pêcher les trois chiens du gîte . Très beau paysage, forêts de niaouli Nous sommes passés par Poum et entrés sans y prendre garde dans la tribu de Titch où nous avons pu faire des photos d’enfants et de leurs abris bus peints en peinture naive Ensuite nous sommes revenus par le col d’Arama (d’où on voit les deux côtes) Départ le matin tôt pour Hienghène: Nous sommes passés par la route nationale (transversale Koumac-Ouega). Il y a beaucoup de virages mais les paysages sont magnifiques, très verdoyants .On passe de la luxuriance de l’Asie au paysage doucement vallonné de la Suisse .A voir sur la route:Abris bus colorés (tous différents y lire les maximes)Etals entre Pouebo et PaniéSculptures en pierres à savonCoquillagesFruits, fleurs, légumes Prévoir de la monnaie pour payer si personne à l’étalCascade de Tao (200 cfp par personne) chemin super bien balisé à travers les rochers pour monter jusqu’au sommet et on peut se baigner dans les multiples trous d’eau (génial !!!!)Estuaire de la Ouaième à prendre en photo du haut de la côte juste avant le bacBac de la Ouaième HIENGHENE Nous logions au club Med pour deux nuits Très jolis bungalows, dans une cocoteraie . Photos de la Poule et du Sphynx avec meilleure vue au panorama; Promenade en pirogue le long de la lagune de Lindéralique(pas top) Au village, nous avons pris la direction de la tribu de Tiendanite pour longer la rivière jusqu’au mémorial de l’attentat contre les frères Djibaou(carcasses des voitures, tissus de deuil) le paysage y est très beau avec de nombreux bambous et des chevaux en liberté Nous avons réservé par le biais du syndicat d’initiative (42 43 57) un bougnat au poulet chez Yvette à la tribu de Werap .Nous y avons eu un excellent accueil, la famille nous a fait goûté les huîtres de rivière qu’ils avaient préparé pour leur repas .Le bougnat était tellement copieux qu’Yvette est venue le partager avec nous (3000cfp pour 2 personnes avec salade et dessert)

Comme nous devions rendre la voiture à Magenta avant de nous envoler pour Mare à 17h50 nous avons quitté Hienghène dès 7h30 pour longer la côte Est jusqu’à la transversale « KOUAOUA-LA FOA » Superbes paysages à travers les mines où se mêlent le bleu du ciel, le rouge de la terre et le vert de la végétation Arrêt et visite de la distillerie de niaouli de Boulouris (achat d’extrait de niaoulis contre le rhume et les maux de tête) Stop chez nos amis pour rendre la glacière, déposer les achats et le sable que nous avions ramassé sur chaque plage et boire un petit café avant de repartir pour Magenta Nous avons pris plusieurs fois des auto stoppeurs avec lesquels nous avons pu partager un petit moment de vie .Les kanaks sont souriants et loquaces .Ils sont préoccupés par l’image que leur pays et ses habitants donnent aux touristes .Ce sont des gens adorables, toujours prêts à rendre service

MARE Nous logions pour 2 nuits à l’hôtel Nengone Les chambres sont belles et le site très joli .La barrière de corail est très près de la plage c’est bien pour le snorkelling Nous n’avions qu’une journée pleine à Mare et nous avons fait le tour de l’île à bord d’une voiture louée 6300cfp à K3000 (45 00 44) Impossible de trouver le bone de la Léproserie Jolies plages à Patho, Kurine et Pede Magnifique baie de Nir i(couleurs à couper le souffle) Nous avons roulé jusqu’au saut du guerrier (pas facile à trouver ) nous sommes allés sur l’avancée dans la mer et ……..nous avons filmé et pris en photos le mauvais côté de la falaise!!!!Quoi qu’il en soit les couleurs du lagon étaient magnifiques Visite du trou de bone (résurgence) Aquarium naturel :à voir absolument (secteur de Tadine) trou d’eau transparente plein de coraux et de poissons exotiques dans un écrin de verdure Nous avons mangé un soir chez Léon Duhnara (3000cfp par personne pour un repas complet) dans un fare chauffé par un feu de noix de coco avec un accueil super et une excellente nourriture et un soir au resto de l’hôtel (7035cfp pour 2) Nous avons même fait l’essence chez l’épicier !!!!!!! Avec des bidons en plastique et un e bouteille de soda comme entonnoir (les pompes à essence étaient vides suite à des grèves sur Nouméa)

LIFOU Nous logions pour deux nuits au Drehu village Belles chambres, belle plage, et bon resto pour 3000cfp par personne Secteur de WE, il y a des snacks et des épiceries tout autour l’hotel qui est en plein centre ville (un peu trop en ville) mais Lifou est si belle ailleurs Voiture louée à Alizée location (45 07 67 ) pour 6500 cfp pour visiter l’ îleDirection falaises de Xodre (sud de l’ île) .Arrêt à la plage de Luengoni avec son sable hyper blanc et son rocher au milieu de l’eau Il y a des superbes cases dans des cocoteraies tout le long de la route vers les falaises Tout est net, fleuri et très propreDirection de Nathalo pour entrer dans la seule case de grande chefferie (deux portes ) que l’on peut visiter :nous avions prévu le manou (acheté le premier jour au quartier chinois de Nouméa), les cigarettes et le billet pour faire la coutume mais le grand chef n’était pas là et son fils nous a donné l’autorisation de la visiter sans vouloir le paréoDirection les falaises de Jokin :aller jusqu’au fare (Fare falaise) puis prendre le petit chemin derrière la grande chefferie Jokin pour descendre les marches jusqu’à l’eau (magnifique)Repas réservé à la vanilleraie de Fabrice Bolle (45 07 69) :excellent repas, bien décoré pour 3000cfp pour 2 personnes .Il faut absolument faire la conversation avec Solange Bolle, petite jeune fille adorable de 22 ans qui nous a tenu compagnie, assise à côté de nous pendant le repas parce qu’elle préfère « parler aux touristes pour améliorer son français plutôt que sortir s’amuser » Elle nous a fait visiter la vanilleraie après le repas et elle a parlé de ses plantes avec beaucoup de conviction . Elle était trop mimi et nous lui avons laissé le paréo prévu pour la coutumeSite de Easo : le panorama depuis la chapelle vaut le coup d’œil et snorkelling dans la baie de Jinek (ponton et marches jusque dans l’eau: beaux poissons, beaux coraux)

L’ILE DES PINS

Nous logions trois nuits à l’Oure Lodge :fabuleux aussi bien par le site enchanteur (baie de Kanumera) que par les chambres, les jardins et le resto .Mérite vraiment ses trois étoiles !!!!!!Excursion par l’hôtel: 2 heures de navigation en pirogue sur la baie d’Upi :on navigue à la voile entre d’immenses rochers posés sur l’eau avec tous les tons possible de bleu et de vert bercés par le clapotis des vagues et le bruit du vent puis 1h30 de marche facile pour atteindre la piscine naturelle d’Oro et là le bonheur : poissons et coraux à foison dans un lieu enchanteur et pour finir repas langouste au « Kougny » (46 95 45 si réservation sans passer par l’hôtel ).Que c’était bon !!!! Si quelque un pouvait me donner de bonnes nouvelles d’une toute petite chatte écaille de tortue super câline(c‘était un bébé au mois d‘octobre), handicapée de sa patte arrière, qui suit en boitant les touristes pour grapiller un peu de nourriture auprès des amateurs de langoustes Puis retour par la navette de l’hôtel Je ne me souviens plus exactement du prix de la journée (1700 la pirogue, 1700 le transfert et le repas langouste dans les 4000cfp je crois par personne )mais si le budget suit il faut le faire Le lendemain, location de la voiture (7350cfp ) pour visiter l’île :Arrêt aux différents vestiges du bagne (cimetière, hôpital etc..)Visite de la grotte de la reine Hortense (prévoir une lampe très puissante car la grotte est très profonde ).Très belle végétation autour de la grotte, belles concrétions, banians. :200cfp par pers à déposer dans la boîte car personne à qui payer l’entréePlage de saint Maurice et ses totemsPlage de saint Joseph et ses piroguesCoucher de soleil sur la baie de KanuméraSnorkelling dans la forêt de corail sur la plage de l’Oure lodge On mange super bien pour pas cher (poulet, panini, sandwich, milk shake) au petit snack face aux vestiges du bagne à Mo (épicerie à côté)

NOUMEA ET LE SUD Pendant les sept jours que nous avons passé chez nos amis à Nouméa le temps n’était pas trop beau (pluie, vent ) et nous avons renoncé à faire certaines visitesLe marché quai de la Moselle :on y trouve des souvenirs (artisanat), des fruits et des légumes, de la viande et du poissonIlot canard: réserve protégée face à l’anse vata Un taxi boat vous y conduit pour 900cfp aller retour Véritable aquarium naturel avec randonnée sous marine balisée de façon à connaître coraux et poissons A faire absolument (avec masque et tuba uniquement) -îlot Casy Réserve naturelle dans la baie de Prony où on peut faire du snorkelling (2500 cfp aller retour pour y accéder depuis la baie en taxi boat: 27 47 77 pour réserver le bateau) Promenade sur l’îlot on y a découvert des plantes carnivores, des orchidées et des énormes banians -village de Prony Enorme banian au village sur les vestiges d’un bagne .On visite le village en allant passer la journée à l’îlot Casy Paysages magnifiques en allant de Nouméa à Prony -Centre Djibaou Très intéressant pour connaître l’histoire, la culture et les légendes de la Nouvelle Calédonie -Parc forestier On y a vu les roussettes ( chauve souris), tous les oiseaux des îles et des plantes endémiques de la Nouvelle Calédonie -Gite IYA à Yaté Paysages superbes pour y accéder (on longe le lac de Yaté) Possibilité d’y dormir A marée basse la visite du platier est fabuleuse On se promène dans un jardin avec des bouquets de coraux multicolores (des durs, des mous ), des bénitiers de toutes les couleurs, des vaches de mer etc.; tout cela recouvert d’à peine quelques centimètres d’eau A faire ABSOLUEMENT +++++Les jeudis de Nouméa Tous les jeudis à partir de 18 h se tient, place des cocotiers, un marché où les habitants d’une ville donnée viennent vendre leurs produits (bougna, confitures, légumes, sculptures etc ….)et ça change chaque jeudi Lorsque nous y étions c’était la ville de Bourail qui exposait, un autre jeudi ce sera les habitants d’Ouvéa puis d’une autre villeBuffet du méridien à Nouméa Nous avons réservé pour manger au buffet de la mer du Méridien (12050cfp pour deux personnes ) si le budget le permet c’est la cerise sur le gâteau)Creator Pour se payer (ou se faire offrir)une belle perle de Tahiti .Les bijoux sont superbes (7ème km :plus grand et centre ville) www.creator.nc

Voilà résumé notre séjour au paradis Nous avons adoré ces 24 jours passés en Océanie, nous y avons découverts des gens adorables, souriants, toujours prêts à nous aider, nous, les touristes dans des paysages aussi magnifiques, insolites que variés C’est vraiment une destination à faire et à conseiller

Un grand merci à tous ceux qui, par le récit de leur expérience ou la réponse à mes questions, m’ont permis d’organiser au mieux ce voyage Un grand merci à Coco et Pietro nos amis de Nouméa qui nous ont accueilli et peaufiné le séjour Enfin un grand merci à la population qui nous a montré une gentillesse de tous les instants

Je ferme momentanément le dossier Nouvelle Calédonie pour préparer notre prochain voyage direction le Québec

Martine et André

PS si quelque un veut des précisions il ne faut pas hésiter à me contacter
Malana (Manali): Athènes de l'Himalaya English translation pending
by Douz · 2006-10-07 · 39 replies
Note à l'attention du lecteur :

Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.

En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.

Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.

Malana, Athènes de l'Himalaya

Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.

À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.

Faciès occidental

"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.

Métèques

Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.

Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…

Sénat et chambre basse

Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.

À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.

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