Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°6)
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Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument

Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.

Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.

Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.

En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.

Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.

Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouillé tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.

Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.

Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :



Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.



Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.

Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.





Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…





…mais il offre une belle lumière réfléchie….









…avant de devenir encore plus sombre et resserré.





Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.

Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !





Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».

La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.

J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.

Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.



J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.

C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !

Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.

Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….









Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.











Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.

La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.

























Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.





Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.







Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.

JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument

Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.

Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.





La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.









Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.

En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.

La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !

L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.





Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.



Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.

J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…

Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.



Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…



Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.

Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.





Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.

Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.

















A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.



Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.













Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…



Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.

Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….

Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :





Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.

Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.



Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.







Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.

De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.



Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…







… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !





D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.













Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.





Un dernier coup d’œil de la Highway 12…



… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.

JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef

Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….



… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.





L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.

















De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.

Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).









Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.

La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.

La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).

Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».

Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d’un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.





A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.

L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).







La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…





… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.







Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).

Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.

Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.











En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …



… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …



… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …



… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.









Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.

A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
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NI Ninou98 Veteran ·
😎😎 J'étais pleine de bonnes résolutions... pas de lecture ce soir, dormir... Et regardez ce qui vient de paraître... Je sens que ça va être un régal

Merci Philippe

Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T. Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
NI Ninou98 Veteran ·
😄 M A G I Q U E 😏

On dévore ce sixième chapitre d'un bout à l'autre, totalement sous le charme. Les anecdotes toujours joliment racontées m'ont fait trembler plusieurs fois dans ce récit. Je ne veux rien dévoiler en les commentant ici, laissons à chacun le plaisir de les découvrir tout au long de la lecture.

Et puis quel succès, mon Cher, il te devient de plus en plus difficile de voyager incognito. La nouvelle star de l'Ouest notre Philippe à nous. Les anciens avaient John Wayne, nous t'avons toi.

Les photos du Devil's Garden autant au crépuscule qu'au lever du soleil sont si belles ! C'est le passage qui charge le mieux, avec Volcano - photos somptueuses aussi, la couleur de ce sable semble presque irréelle !

Au début et surtout à la fin, comme souvent à cette heure-ci malheureusement, les photos ont du mal à s'afficher : petit carré croix rouge / images tronquées.

Heureusement celles que j'ai vues étaient si éblouissantes que je peux aller retrouver mes rêves.

Comme je n'ai pas tout vu, je reviendrai demain 😉.

Merci Philippe, Beaux rêves d'Ouest Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T. Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
IT Itat Globetrotter ·
Salut Philippe

Je me suis encore régalé à lire d'un trait cette nouvelle partie de ton carnet 2009. Les deux parties que j'ai préférées sont The Volcano et Devil's Garden. Devil's Garden c'est pas une surprise car je l'ai vu quelques fois dans les carnets et c'est toujours aussi beau. The Volcano par contre c'est nouveau et c'est à la fois original et beau. Et que dire de ces cailloux ronds, Les moqui marbles. Inouï ce que la nature peut créer!

Une petite pensée à Ninou à la vue des serpents, surtout le 1er qui n'avait pas l'air commode du tout 🤪. Enfin je fais le malin, mais moi non plus j'en aurais pas mené large 😛.

@++
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonsoir Philippe, Quelle chance tu as eue de tomber non seulement sur un nid dans Zebra Slot, mais en plus un nid "habité"!! Et donc tellement vulnérable avec les serpents à sonnette qui arpentent les canyons... J'aime beaucoup aussi la photo du Gopher qui inspecte ton dessous de caisse (enfin, plutôt celui du 4 x 4 😉 😎).

Les moqui marbles m'ont rappelé quelque chose, tu t'en souviens? Une fois que vous mangiez à la maison je t'avais montré notre petite réserve, ignorant totalement qu'il était interdit d'en ramasser 😛. A White Pocket, en 2007, avec Kent et Sue, c'était la première fois qu'on en voyait et on avait été scotchés par ces cailloux de fer aux formes extraordinaires!

Sinon, je me répète de partie en partie: photos sublimes avec des premiers plans souvent exceptionnels – j'adore la photo à Devil's Garden avec les souches –, toute cette partie baigne dans une lumière magnifique, et en plus c'est un coin que j'aime particulièrement; The Volcano, comme une perle dans son écrin de grès. Au fait, tu en connais l'origine? Et toutes ces anecdotes qui se lisent d'un trait, heureuses ou malheureuses mais qui finissent toujours bien... Je ne m'en lasse pas 🙂.

@+,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
LA Lauryane Regular ·
Bonjour

Comme d'habitude, que du bonheur! Photos superbes et récit très plaisant? Très envie de partir! Merci encore... Lauryane
SE Sedonax Globetrotter ·
Bonjour Lauryane,

Merci pour ton message.

J'espère que tu pourras également concrétiser ton prrojet de voyage dans l'Ouest.

Philippe
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AI Aiassa Veteran ·
Voilà, j'ai enfin tranquillement lu les deux derniers chapitres de tes aventures, car c'est comme cela que l'on peut les appeler sans exagérer. Il y a des moments où l'on a des sueurs froides et où l'on craint pour toi... C'était passionnant de relire en détail certains évènements que j'avais eu le privilège d'entendre racontés de vive-voix par l'auteur en chair et en os fin août, remember?

Bon, comme d'hab, j’aurais envie de foncer pour aller revoir tout cela à la minute!

Je me rends compte à quel point les photos peuvent varier d'une visite à l'autre suivant les conditions climatiques et aussi d'une heure à l'autre ou même moins en cas de menace d'orage! Nous allons souvent dans les déserts de l'ouest parce qu'ils nous surprennent toujours et revêtent si souvent un nouvel aspect totalement inattendu.

Et quel bonheur de se rendre compte, à voir ton expérience qu'il y a beaucoup de trésors que tu connais et que nous pourrons un jour découvrir. Et que chacun de nous a sa chance de trouver des merveilles tout seul pour peu qu'il soit curieux et un peu audacieux!

J'admire beaucoup tes photos et te remercie de nous en faire profiter. J'aime les partageux... Heureusement que tu ne gardes pas tout pour toi comme notre Michael Fatali. Quand on devient commerçant on attend les sous à la boutique et l'on n'a plus le temps d'aller errer dans les déserts pour découvrir de nouveaux lieux magiques. Annie
http://notreamerique.fr/ http://monameriqueamoi.wordpress.com/ https://baladesenitalie.wordpress.com/ https://baladesenfrancelenezauventsite.wordpress.com/
SE Sedonax Globetrotter ·
Hello Thibaud,

Tant mieux si tu as également apprécéié cette sixième partie et que tu ne t'es pas encore lasssé !

A Devil's Garden, j'ai eu la chance de bénéficier d'une très belle lumière. Effectivement, The Volcano est vraiment original et mérite une visite !

Bon week end.

Philippe
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SE Sedonax Globetrotter ·
Hello Ninou,

Merci beaucoup pour ton commentaire, aussi bien en ce qui concerne les anecdotes que les photos (j'espère que tu as finalement pu les voir toutes). Cela m'encourage à poursuivre les parties restantes quand je trouverai du temps...

Pour la couleur du sable dans The Volcano, elle était particulièrement dense parce que le sable était encore mouillé en raison des orages de jours pércédents.

Bon week end !

Philippe
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NI Ninou98 Veteran ·
Hello Philippe,

Cela m'encourage à poursuivre les parties restantes quand je trouverai du temps...

Quand tu peux, mais je crois qu'on est assez nombreux à guetter la suite...

Bon week end Bises et Beaux rêves d'Ouest Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T. Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
SE Sedonax Globetrotter ·
Hello Annie,

Je m'aperçois que j'avais oublié de te répondre, sorry...

C'était passionnant de relire en détail certains évènements que j'avais eu le privilège d'entendre racontés de vive-voix par l'auteur en chair et en os fin août, remember?

I remember notre fort agréable séjour en Drôme Provençale 🙂 Tu as au moins pu comparer la version orale et la version écrite 😉

Bon, comme d'hab, j’aurais envie de foncer pour aller revoir tout cela à la minute!

A défaut de "à la minute" cela va être dans quelques mois si vos projets se concrétisent.

Nous allons souvent dans les déserts de l'ouest parce qu'ils nous surprennent toujours et revêtent si souvent un nouvel aspect totalement inattendu.

C'est aussi une des raisons pour lesquelles je ne m'en lasse pas...

Et quel bonheur de se rendre compte, à voir ton expérience qu'il y a beaucoup de trésors que tu connais et que nous pourrons un jour découvrir.

C'est tout ce que je vous souhaite !

J'admire beaucoup tes photos et te remercie de nous en faire profiter. J'aime les partageux...

Merci pour ton appréciation, surtout venant d'une photographe que j'ai en haute estime !

Heureusement que tu ne gardes pas tout pour toi comme notre Michael Fatali. Quand on devient commerçant on attend les sous à la boutique et l'on n'a plus le temps d'aller errer dans les déserts pour découvrir de nouveaux lieux magiques.

J'avoue que cela m'a surpris venant de lui car il a vraiment fait des découvertes. Mais d'autres photographes professionnels de nature américaine, comme Tom Till, sont toujours sur le terrain en quête de nouveautés.

Bon week end à vous 2

Philippe
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LE LeTigre Globetrotter ·
Salut Sedo.

Sachant qu'au début de ton récit tu dis :

en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009

et qu'a la fin du 6eme épisode tu en est au

JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef

il reste encore de nombreux épisodes à venir !! 🙂🙂

Comme je te l'ai expliqué j'ai finalement trouvé un moyen pour lire dans de bonnes conditions les carnets très imagé et du coup j'ai repris tout ton récit depuis le départ.

Et je dis bien récit car un carnet, je sais ce que c'est, j'en ai beaucoup lu ces dernières semaines (et je n'ai pas fait de commentaires dans tous les carnets que j'ai lu ! 😛 ) mais je suis souvent resté sur ma faim car j'ai maintes fois trouvé ça trop succinct. Avec tes z'aventures, je me régale, tu parles des sites, tu parles de toi 😉 mais tu parles aussi de ce/ceux que tu rencontre, ton carnet n'est pas qu'un simple carnet de voyage, c'est une veritable histoire.

Je sais le temps que ça prends et merci de prendre le temps de nous la raconter. Juste une idée qui me traverse l'esprit, j'espère que tu as une sauvegarde de tout ça, si un jour VF plante, disparait ou supprime une partie de ces archives, il serait dommage que tout ceci se perde.

En ce qui concerne le récit en lui même, je crois que ce que je t'envie VRAIMENT, plus que les spot secret que tu connais c'est cette faculté que tu semble avoir de discuter avec tout le monde !! 😎😎

Ah si encore une chose qui apparement n'a étonné personne : comment as tu vu qu'il y avait un serpent ( Gopher snake si j'ai tout suivi ? ) qui tentait de monter SOUS ta voiture ???

Et enfin : c'est quand la suite ? 😐😐😉
Patrick.
LA Laurence49b Veteran ·
Hello Philippe,

Que rajouter de plus 🤪🤪:

Les dévoreurs de tes carnets si agréables à parcourir ont déjà tout résumé et le disent si bien... Puis j'ai l'impression de t'avoir tout dit précédemment...Béatitude...Bonheur...Beauté...Enchantement

Attends, laisse-moi encore un peu de temps...

Tes leçons qu'elles soient dans tes relations sociales, de contact sont toujours riches et reflètent ton immense besoin de reconnaissance ( largement et grandement mérité !!!😊 c'est indéniable!)

puis celles contenues dans tes récits sont amplement riches d'enseignement et dignes d'une excellente leçon SVT j'aime beaucoup "ta leçon rattlesnake"; elle m'a presque réconciliée avec les reptiles même si je cherche encore le sourire du Bull snake et encore plus la façon de les différencier de leur confrères si vénimeux

puis ta dernière leçon celle-ci plus "minérale" sur les moqui marbles, elle m'a éblouie par les caractéristiques énigmatiques de cette vie minérale! Toujours très intéressant, ce Philippe! 😎😎

Parlons Photos, maintenant..discussion basée uniquement sur mes impressions et non sur les questions techniques qui pour l'instant restent savamment indigestes et très floues

Elles sont vivantes, époustouflantes et rayonnantes; la recherche de la meilleure luminosité et lumière y est plusque présente et très réussie notamment celles de Devil's Garden avec sa Metate Arch... Sublime😊

et celles des parois de The Volcano, elles sont légères fluides et artistiques, j'adore ...😊

puis je suis restée en béatitude 😊devant tes clichés des Badlands -un régal caramélisé- celle à la sortie de Long Canyon et celle de la vue depuis les hauteurs de Chimney Rock

Dans le registre tu fais des envieux😄😏😛🙂!: tu as retenu toute mon attention sur le site Aetschi Baetschi Valley que j'ai collé dans les plans B de la Hole in The Rock...

Un grand MERCI pour TOUT ça!

Bonne soirée à toi, Laurence
SE Sedonax Globetrotter ·
Salut Patrick,

il reste encore de nombreux épisodes à venir !! 🙂🙂

Il en reste au moins 4, mais en ce moment j'ai arrété de me consacrer à ce carnet de voyages, pris par autre chose... et il faut bien que je commence à m'intéresser à mon prochain voyage dans l'Ouest. Mais je le terminerai un jour !

Avec tes z'aventures, je me régale, tu parles des sites, tu parles de toi 😉 mais tu parles aussi de ce/ceux que tu rencontre, ton carnet n'est pas qu'un simple carnet de voyage, c'est une veritable histoire.

Merci, c'était mon intention puisque je ne veux faire qu'un seul carnet de voyage pour les USA et c'est aussi pour cela que c'est si long à venir...

Juste une idée qui me traverse l'esprit, j'espère que tu as une sauvegarde de tout ça, si un jour VF plante, disparait ou supprime une partie de ces archives, il serait dommage que tout ceci se perde.

Oui, car c'est le contenu d'un fichier Word que je copie/colle dans l'éditeur de base du post VF.

En ce qui concerne le récit en lui même, je crois que ce que je t'envie VRAIMENT, plus que les spot secret que tu connais c'est cette faculté que tu semble avoir de discuter avec tout le monde !! 😎😎

C'est dans ma nature et aussi dans celle des américains donc cela tombe bien et c'est aussi une des raisons pour lesquelles j'aime particulièrement voyager dans ce pays et que je m'y sens bien.

Ah si encore une chose qui apparement n'a étonné personne : comment as tu vu qu'il y avait un serpent ( Gopher snake si j'ai tout suivi ? ) qui tentait de monter SOUS ta voiture ???

En fait il était sur ce petit parking isolé en pleine nature et ils se dorait au soleil. Quand j'ai voulu le photographier il a voulu se planquer et la seule possibilité aux environs immédiats était de se cacher sous la voiture. Mais comme je le poursuivais toujours avec mon appareil photo, il a essayé de se planquer dans les interstices du dessous de caisse, j'ai finalement du le faire partir à l'aidre d'un bout de bois. C'était ma première rencontre avec un serpent auto-stoppeur insistant.

Et enfin : c'est quand la suite ? 😐😐😉

Sachant que nous sommes le 27 décembre, je peux répondre sans risque "l'année prochaine".

A+

Philippe
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LE LeTigre Globetrotter ·
Sachant que nous sommes le 27 décembre, je peux répondre sans risque "l'année prochaine".

Faciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiilleee !! 😉😉😉
Patrick.
SE Sedonax Globetrotter ·
Hello Laurence,

Nos échanges en MP m'avaient fait oublier de répondre à ton sympahique et généreux message sur cette 6ème partie de mon carnet, alors que j'aurais du me confondre en remerciements de tant de compliments argumentés si bien écrits qu'ils me font rougir 😊.

Quelques réponses ponctuelles :

j'aime beaucoup "ta leçon rattlesnake"; elle m'a presque réconciliée avec les reptiles même si je cherche encore le sourire du Bull snake et encore plus la façon de les différencier de leur confrères si vénimeux

Le bull snake fait tout ce qu'il peut pour ressembler à un rattlesnake mais le bout de sa queue est "standard" car il n'a pas les caractéristiques anneaux de peau durcie qui permettent au rattlesnake de faire ce bruit de crécelle qui s'entend de loin.

puis ta dernière leçon celle-ci plus "minérale" sur les moqui marbles, elle m'a éblouie par les caractéristiques énigmatiques de cette vie minérale!

Le moqui marbles ont toujours eu un côté fascinant, que ce soit pour les Indiens, les géologues, les silmples touristes, et même ceux qui en tirent profit en les parant de multiples vertus pour les vendre.

Parlons Photos, maintenant..discussion basée uniquement sur mes impressions et non sur les questions techniques qui pour l'instant restent savamment indigestes et très floues. Elles sont vivantes, époustouflantes et rayonnantes; la recherche de la meilleure luminosité et lumière y est plusque présente et très réussie

Effectivement, la recherche de la meilleure luminosité pour chaque sujet, et notamment de la lumière réfléchie, compte pour beaucoup dans le résultat final. Mais une connaissance de la gestion de l'exposition et du contraste est nécessaire pour pouvoir la capter au mieux, pour par exemple éviter les zones d'ombres bouchées et une tendance naturelle des appareils photos à surexposer par défaut dans certaines conditions. J'ai encore une bonne marge de progrès et je sais que pour bien faire il me faudrait souvent utiliser le trépied et faire plusieurs expositions successives pour ensuite les combiner en utilsant la technique du "HDR" mais sur place je préfère me contenter de photographier à main levée car je ne veux pas qu'une trop grande attention et un trop long temps dévolus à la photographie ne vienne vampiriser le plaisir et la disponibilité consacrés à la découverte et au ressenti des sites visités.

tu as retenu toute mon attention sur le site Aetschi Baetschi Valley que j'ai collé dans les plans B de la Hole in The Rock...

Ce site est intéressant et hors des sentiers battus mais les formations rocheuses (à part la grande "tour") restent moins esthétiques que celles de Devil's Garden.

A+

Philippe
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SE Sedonax Globetrotter ·
Hello Pascale,

Désolé pour cette réponse hyper tardive, c'est en faisant un couper coller pour répondre à une question sur Chimney Rock que je me suis aperçu de mon oubli.

Quelle chance tu as eue de tomber non seulement sur un nid dans Zebra Slot, mais en plus un nid "habité"!

C'est effectivement un coup de chance car je n'avais jamais vu de photo de Zebra slot avec un nid habité. Il n'y a pas que les rattlesnakes qui auraient pu gober cet oeuf mais également le spécialiste de la survie de Man vs Wild comme il l'a fait dans l'épisode sur les canyons de l'Utah près de Moab.

J'aime beaucoup aussi la photo du Gopher qui inspecte ton dessous de caisse (enfin, plutôt celui du 4 x 4 😉 😎).

Heureusement que ceux qui me louent les SUV n'inspectent pas aussi bien les dessous de caisse, ils auraient du mal à croire que j'ai respecté leurs interdictions et que je n'ai pas roulé sur des pistes.

Les moqui marbles m'ont rappelé quelque chose, tu t'en souviens? Une fois que vous mangiez à la maison je t'avais montré notre petite réserve, ignorant totalement qu'il était interdit d'en ramasser 😛

Quand on se sait pas que c'est interdit on a une tendance naturelle à en ramener quelques unes, d'ailleurs beaucoup de visiteurs ne résistent pas non plus même quand ils le savent.

Sinon, je me répète de partie en partie: photos sublimes avec des premiers plans souvent exceptionnels – j'adore la photo à Devil's Garden avec les souches –, toute cette partie baigne dans une lumière magnifique, et en plus c'est un coin que j'aime particulièrement;

Merci 😊 ! J'ai effectivement bénéficié d'une très belle lumière à Devil's Garden.

The Volcano, comme une perle dans son écrin de grès. Au fait, tu en connais l'origine?

Franchement non, à part que cela n'a rien de volcanique !

Et toutes ces anecdotes qui se lisent d'un trait, heureuses ou malheureuses mais qui finissent toujours bien... Je ne m'en lasse pas 🙂.

Tant mieux, car je sais bien qu'il y a aussi des lecteurs que cela n'intéresse pas et qui voudraient plus de renseignements pratiques pour préparer leur propre voyage.

A+

Philippe
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NI Ninou98 Veteran ·
Tant mieux, car je sais bien qu'il y a aussi des lecteurs que cela n'intéresse pas et qui voudraient plus de renseignements pratiques pour préparer leur propre voyage.

A+

Philippe

Taratata ! Tout le monde aime bien tes anecdotes ! Surtout ne change rien à ton rythme et à ton style ! Et si on veut des info pratiques, ben on cherche et quand on ne trouve pas ... on t'écrit 😛

Bon week end Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T. Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
TR Trois14 Globetrotter ·
Bonsoir Philippe

Je viens de constater, effaré, que les parties 5 et 6 de ton voyage 2009 sont enfin publiées, et depuis longtemps, et que je ne m'en étais pas rendu compte.

Mais heureusement rien n'a été perdu, et j'ai passé une partie de ma nuit à les revivre en détail, toujours ébloui par les magnifiques photos, et captivé par tous les aspects de ton voyage (rencontres en particulier, mais aussi cotés pratiques). Une soirée hors du temps.

Je lis ton compte rendu de manière très personnelle, et intéressée.

Chaque site est catalogué dans l'une des boites suivantes :lieux connus, parfois vus et revus souvent, mais toujours revisités grace à toi avec délice, car magnifiés ; en particulier, tes photos montrent bien l'intérêt de la recherche du meilleur éclairage (malheureusement, et comme par hasard, en général tard le soir ou tôt le matin, loin de tout !)lieux non encore visités mais déjà sur ma liste d'attente. Certains qui n'y figuraient pas encore, y seront désormais.lieux définitivement trop compliqués, ou inaccessibles raisonnablement pour moi. Mais tes images nous permettent d'en rêver quand même.Le fleuron de cette catégorie 2 est incontestablement Little Finland, que m'a fait découvrir Eric Courtade il y a peu (je n'avais pas encore lu ton texte, ni détaillé le passage correspondant de PTS). Mais tu l'as tellement bien rendu ici que Little Finland. devient maintenant une priorité. D'ailleurs tes recommandations recoupent celle d'Eric : il faut y être tard le soir et tôt le matin = > ce qui signifie coucher sur place = > ce qui signifie réserver ce site pour un voyage que je ferai seul (car jamais je ne pourrais faire coucher mon épouse dans le SUV).

Le serpent sous la voiture, par contre, j'ai aimé moyen 🤪 !

Une question si tu le permets. Je suis surpris, au moins dans ce que tu nous a décrit dans ces 6 parties, que tu fréquentes très majoritairement des lieux retirés, mais occasionnellement aussi des N.P. (quelques heures par ci à Bryce, quelques heures par là à Zion et Springdale). Cela ne justifie pas de prendre le pass à 80$ ; ou bien en gardes tu systématiquement un en état de marche, pour le cas où ?

Encore bravo ! JP
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533

Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
SE Sedonax Globetrotter ·
Hello JP,

Mais heureusement rien n'a été perdu, et j'ai passé une partie de ma nuit à les revivre en détail, toujours ébloui par les magnifiques photos, et captivé par tous les aspects de ton voyage

Merci beaucoup pour ton très sympathique message ! Je suis content d'y lire que ce que tu as lu et vu dans ces 2 parties t'a plu et a pu t'être utile bien que tu sois toi même un spécialiste de l'Ouest.

Mais tu l'as tellement bien rendu ici que Little Finland. devient maintenant une priorité. D'ailleurs tes recommandations recoupent celle d'Eric : il faut y être tard le soir et tôt le matin = > ce qui signifie coucher sur place = > ce qui signifie réserver ce site pour un voyage que je ferai seul (car jamais je ne pourrais faire coucher mon épouse dans le SUV).

Pour Little Finland, une seconde partie d'après midi jusqu'à un peu avant le coucher du soleil peut être déjà une première approche, à condition d'être à une période où on voit encore un certain temps après le coucher du soleil (comme en mai-juin) ce qui permet de revenir par la piste en voyant encore, le reste de la petite route goudronnée jusqu'à Mesquite (où il y a des hotels/casino) se faisant de nuit (prudemment à cause des nids de poule).

Le serpent sous la voiture, par contre, j'ai aimé moyen 🤪 !

C'était plutôt amusant puisque le serpent n'était pas venimeux.

Une question si tu le permets. Je suis surpris, au moins dans ce que tu nous a décrit dans ces 6 parties, que tu fréquentes très majoritairement des lieux retirés, mais occasionnellement aussi des N.P. (quelques heures par ci à Bryce, quelques heures par là à Zion et Springdale). Cela ne justifie pas de prendre le pass à 80$ ; ou bien en gardes tu systématiquement un en état de marche, pour le cas où ?

Quand j'ai acheté le premier pass avec le système des 2 signatures, j'en ai fait profiter des amis après mon retour. Mais ces 2 dernières années j'ai profité du pass (qui n'avait qu'une seule signature) que m'ont gentiiment donné après leur voyage des personnes que j'avais beaucoup conseillées lors de la préparation de leur trip, ce qui tombait bien car je passais rarement dans les National Parks & Monuments.

Pour mon trip de cette année, on ne m'a pas donné de pass donc j'en acheterai un même si c'est à peine "rentable" par rapport au paiement par parc car je serai assez peu dans les NP.

A+

Philippe
www.phschuler.com et www.ouestusa.fr, pour une vision de l'Ouest en dehors des sentiers battus. Carnet de voyage Ouest USA 2009
NI Ninou98 Veteran ·
Le serpent sous la voiture, par contre, j'ai aimé moyen 🤪 !

C'était plutôt amusant puisque le serpent n'était pas venimeux.

Philippe

Hello Philippe,

Je vais me méfier maintenant quand tu diras que quelque chose est "amusant" LOL

Bises Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T. Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
DI Diamina Globetrotter ·
salut Sedonax,

Je suis entrain de fureter ton carnet pour un prochain voyage dans l'ouest en fin d'hiver, cette fois ci (fin février début mars). Et j'ai vu cette photo; Jusqu'où le serpent a-t-il accès par là? Que faut-il vérifier dans ce genre d'endroits? sont-ils aussi présents en hiver?

A bientôt!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
VE Veileen Veteran ·
Il faudra attendre que Philippe rentre pour te répondre : il n'est pas là pour le moment. Cette photo m'avais bien marqué aussi la première fois que je l'avais vue 😮 Je crois que les serpents hibernent en hiver ce qui réduit fortement tes chances d'en voir à cette période... Quant à savoir jusqu'où ils montent dans la voiture ? 🏴‍☠️ Ca je ne saurais dire !
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
DI Diamina Globetrotter ·
Merci, Veileen, de m'avoir répondu. J'envisage sérieusement de partir, et je pense atterrir à Denver. Crois-tu que le Painted Mines Interpretive Park puisse être intéressant en mars? Je pense déjà allé au garden of the gods.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
KA Kashtin Globetrotter ·
Hello Diamina!

Veileen m'a devancée: Philippe rentrera le week-end prochain et il te faudra donc patienter pour savoir si oui ou non un serpent pourrait éventuellement venir te chatouiller les pieds 😉.

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
DI Diamina Globetrotter ·
salut Kashtin,

il te faudra donc patienter pour savoir si oui ou non un serpent pourrait éventuellement venir te chatouiller les pieds

Bah, s'il ne fait que chatouiller. Moi ça me va: j'aime bien les animaux en général, et les serpents n'y font pas exception!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie

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