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Cinq mois au pays du sourire (Thaïlande) pour la première fois English translation pending
by Freeman83 · 2010-06-13 · 132 replies
Bonjour, pour commencer je vais me présenter, je m’appelle Christophe J’ai 26 ans habitant dans le var, commerciale j’ai décidé cette année d’arrêter mon travail à plein temps et de revenir en france pour la saison. Je souhaite vivre au pays du Sourire du 8 Novembre au 15 Mars . C’est la première fois que je vais voyager hors des sentiers battus, d’où une certaine appréhension. Je n’ai jamais visité la Thaïlande mais à lire vos différents posts , la gentillesse des personnes que ce soit des thaïs ou des expats à l’air vraiment super.

Dans un premier temps je part avec une amie pour 3 semaines et j’ai envie de lui faire découvrir le plus de choses possible ; la culture thaï , les paysages extraordinaires , les plages ect …

Je souhaiterai si vous le voulez bien me faire partager vos Road Book ainsi que vos bonne adresses GH et Hotels pas trop cher, je passe mon temps à lire vos posts et me perd un peu , mon amie n’a pas un budget démentielle et va beaucoup ce privé pour ce voyage et pour moi je doit assez économiser pour la suite de mon voyage.

Par ou commencer Bangkok et ses temples, puis partir faire le triangle d’or , Chiang May et descendre dans le sud , Koh Samui , Koh Chang , Phuket ( même si pour cette dernière dans beaucoup de posts j’ai noté que cette région étaient très touristiques et par conséquent les arnaques étaient aussi nombreuses aux rendez vous et donc que cette région ne représente pas vraiment la Thaïlande).

Après le départ de mon amie , je vais devoir chercher un endroit ou m’installer , de préférence dans le sud ( on change pas tous quand même :D) Je souhaitais apprendre a surfer mais aux vue de mes recherches ça n’a pas l’air d’être le pays le mieux équipés pour cela. Alors

- A votre avis qu’elle est le meilleur endroit ou ce poser sachant que je suis plongeur et passionné du monde marin.et mes critères sont une connexion internet , une clim , un hamac des gens agréables locaux ou voyageurs. Koh Chang vers l’ile Kut ?, Koh Samui, Koh Phangan, Koh lanta

- J’ai un budget de 6000€ est ce faisable pour logement , nourritures et quelques extras ?

- Le visas pour 6 mois ca ce passe comment ? J’ai lu un visa touristique de 60 jours et prendre extension dois je faire ce ci avant de partir, faut-il si prendre beaucoup de temps à l’avance ? L’extension est-elle possible a toutes endroits en Thaïlande ?

- Dois-je prendre mon billet d’avion retour à l’avance ?

- Existe-t-il des écoles pour les grands enfants qui veulent apprendre à parler thai ? Cette langue est-elle difficile à apprendre en comparaison de l’anglais ?

- Je suis preneur de toutes informations relatives au transports , étapes, lieux de transitions , personnes à découvrir

Je pense que je me pose beaucoup trop questions , la peur de l’inconnue mais pour moi c’est un grand changement dans ma vie alors merci de ne pas me descendre.

Alors je remercie d’avance la communauté pour leurs aides et ne manqueraient pas à mon tour une fois mes expériences réalisées d’en faire profité à qui le voudra. khõp·khoun

Christophe
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
by Tomas3 · 2009-04-09 · 64 replies
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps

Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...

31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:

« préambule d'une longue marche de printemps »

Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.

A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...

Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.

La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).

Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)

le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.

J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »

ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...

J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.

La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...

Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..

2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »

Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...

L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.

Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..

3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet

La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.

L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)

ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...

Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...

3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »

je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...

il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.

J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)

4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:

on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...

Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...

5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »

je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...

Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...

Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)

FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?

Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...

Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.

Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.

Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...

6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »

si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.

Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».

Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...

Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.

Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.

L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.

7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne

Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...

I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...

Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?

Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.

La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Tomber en amour avec les filles à Phuket English translation pending
by Machtock · 2007-02-01 · 483 replies
Bonjour à tous, Nous revennons de passer 15 jours en Thailande, ou nous avons passé un séjour de reve, nous sommes rentré la tete pleine d'images et de couleurs avec des souvenirs exceptionnels. Nous savions que ce pays aller nous plaire, mais pas a ce point la. De plus nous avions été mis en garde sur les Love story Thai, un homme avertis en valant deux, sur quatres gars 2 sont tombés " amoureux "( je suis l'un d'entre eux comme par hazar ). Voila le but de ce post: savoir qu'elle sont les risques et les piéges s'il y en a, à entretenir une relation amoureuse avec une jeune fille Thai ? sachant que nous sommes residents Français, mais que nous avons le projet de revenir 2 fois par an la bas ? Je ne dois pas etre le premier à poser ce genre de question, mais je n'ai pas trouvé de post à ce sujet sur le forum. Merci à tous pour vos avis, vos onseils et peut etre meme vos experiences perso. 😇
24 jours dans le Far West English translation pending
by MycoVtt · 2014-08-15 · 147 replies
Bonjour à tous,

après avoir suivi de nombreux carnets, profité de nombreuses infos glanées sur ce forum, je me suis dit que faire partager notre dernier trip aux US était un minimum... Il s'agissait de mon 7ème voyage dans l'ouest. Le premier avait eu lieu en 1995, le second en 1997, puis j'ai du attendre loooooongtemps avant d'y revenir. Se sont ensuite enchaînés 8 jours de VTT en 2010 (Utah, Colorado), 8 jours de VTT en 2011 ( Nevada, Utah), 22 jours en famille en juin-juillet 2012 (Nevada, Utah, Arizona, Californie), 8 jours seul pour un trip photo en octobre 2013 (Nevada, Utah, Arizona). En août 2013, nous décidons de remettre ça en 2014. Désireux de découvrir Yellowstone, je savais qu'il fallait s'y prendre longtemps à l'avance. Début septembre 2013, 3 hôtels (ou cabins) sur les 4 que je voulais étaient déjà full aux dates décidées... D'où la nécessité de passer par une agence (Connections à Namur), juste pour réserver via une centrale de réservation. Les centrales ont des quantités importantes de chambres réservées à l'année. Les prix sont parfois même un peu plus intéressants. Les prix sont aussi plus intéressants pour les vols qu'en passant par le net, si longtemps à l'avance. Nous proposons à V., la meilleur amie de Valérie, ma compagne, de nous accompagner avec son fils, H. Il a le même âge que Basile notre plus grand de 14 ans. Tom, notre fils de 10 ans, est le 6ème membre de l'expédition. Nous serons donc 6, et voyager à 6 sur plus de 5000 kms prévus, ce n'est pas rien. Je voulais arriver à Salt Lake, et redécoller de Las Vegas. Hors, à 6, nous devons louer un premium SUV. Et il n'est pas possible, que cela soit via agence ou par le net, de faire un "One Way" avec un premium SUV. Ce n'est pas logique, mais c'est comme ça. La première journée du périple sera donc perdue à faire Las Vegas - Salt Lake City. On pouvait aussi arriver à Salt Lake City et faire cette journée "obligatoire" à la fin, mais je pense que cela aurait été plus fatiguant.

Edit : Quelques mois plus tard, un dropoff était possible, mais tout cela change tout le temps...

Donc je commence début septembre à concevoir l'itinéraire, choisir les hôtels, etc... Je vais même à Anvers chez un importateur juste pour mesurer le coffre d'un Suburban, histoire d'envisager le nombre de bagages adéquat et leur taille. Tout en décidé en 2 semaines, tout est booké en plusieurs semaines, car pour les vols et la voiture il y a un délai minimum avant la réservation.

Je suis plus matheux que littéraire, donc vous excuserez la qualité de l'écriture... Par contre j'illustrerai au fur et à mesure mes "racontages"... J'ai fait 5700 photos, le tri a été dur... Les albums Pixum sont faits et arrivés, les posters sur Forex arrivent ce lundi (120x80 et 150x50 pano)... Le plus dur va être de trouver de la place sur les murs, déjà pas mal de posters Forex de juillet 2012...

Place au carnet proprement dit...

Mardi 09 juillet. Bxl/JFK - JFK/LAS. Las Vegas - Mesquite

Le vol démarre à 10:45 de Zaventem, ce n'est pas trop tôt, on ne doit pas se lever aux aurores... J'ai pris, comme à chaque fois, une navette qui vient nous chercher @ home. POur 6 personnes (2 voitures normalement) et 23 jours, c'est bôôôôôcoup moins cher que de laisser les voitures à l'aéroport. On vole avec Delta Airlines. le vol est à l'heure, le premier sera très confortable (écrans bien lisibles, port USB, pas mal de choses en français). Le traditionnel "chicken or pasta" fait partie du voyage. Les enfants sont sages. Quand je dis enfants, Basile, à 14 ans, fait son 1m75... 2h à JFK, juste bien pour prendre son temps, grignoter, et repartir pour Las vegas. Chaleur supportable à l'arrivée, et direction Alamo. 7 Premium SUV's sont dispo. Des GMC Yukon XL, des Suburban... Je regarde dessous, pas de 4x4, mais même en 4x2, pour lepeu de pistes que nous ferons, ça tient bien même sur le sable... J'ouvre la porte du dernier Suburban qui me paraît diffférent... Bingo !! 😎 un modèle 2015 ! Un peu plus de 1000 kms au compteur, bourré d'électronique, des ports USB pour charger un peu partout (9 je crois), et de la place....

Et c'est parti ... On ne fait que traverser Las Vegas, en passant par le Strip quand-même... histoire de montrer à V. et H. ce qu'ils verront plus en détail en fin de séjour. 5ème fois pour moi à LV, et 2ème pour le reste de la famille, on connait un peu... On s'arrête à un Burger King avant de sortir de LV. Pas que j'aime ça, loin de là, mais j'adooooooore les Sweet Fries Potatoes, et il y en avait dans les BK lors de mes derniers passages... Pas de chance, ils n'en font plus, sauf en Californie (en discutant un peu avec l'employée)... On avale un truc en vitesse et on repart sur Mesquite. J'ai choisi Mesquite, car c'est faile, le Holliday Inn n'est pas loin de la Highway, et il y a un Wallmart géant juste à côté. Ce qui facilite l'achat des "trucs de base" du premier jour. On y passe prendre un frigobox (sur roulettes, manche-et-tout-et-tout, pour 6 c'est un minimum...) qui prendra place sur la dernière banquette à l'arrière, des boissons en quantité, de quoi grignoter, et on commence à regarder les T-shirts.. Oui, nous sommes fans de The Big Bang Theory, une série US amusante, et notre mission est de trouver un maximum de T-shirts portés par Sheldon dans la série. Ce sont des T-shirts de geek qu'on trouve en Wallmart, etc... (Flash Gordon, Captain America, Green Lantern, etc...) Nous ne trouverons ce soir que des Captain America, à 7$... (hors taxes 😎).

Temps de se coucher, le trajet a été long, ça fait un paquet d'heures que nous sommes debout, et comme d'habitude je n'ai pas dormi dans l'avion...

Le Holliday Inn est confortable, et le petit-déj. est copieux... Il y a même une machine-à-gaufres-que-j'adore !!

Quelques photos, et seconde journée dans un prochain Post...

J'ajoute une image de l'itinéraire, qui vous donnera une idée de ce que vous allez lire...







L'île de Sal (Cap-vert), sea, sun and fun... English translation pending
by Tomas3 · 2011-05-24 · 46 replies
L’île de Sal(archipel des îles du Cap-Vert): sea, sun and fun:

Vivre un jour entier à l’aéroport Charles de Gaulle dans l’improvisation d’une panne(1)

La TACV, la compagnie aérienne des îles du Cap-Vert, qui dessert les dix îles de l’archipel située à 450 kms de Dakar, dessert l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy le lundi matin à 11 h 40 pour un atterrissage à 14 h 50(trois heures de décalage horaire déduit)

Ce jour-là, tout irait de travers: le vol apparut « delayed », en même temps que ceux de Zurich et d’Istanbul…

Praia, Zurich et Istanbul apparaissaient en rouge sur l’écran bleu des vols internationaux… Les bording(enregistrements) narguaient les vols « delayed« …

Praia fut bientôt le seul vol retardé au milieu des OSLO, BOSTON et DJAKARTA…

Le dernier vol retardé Praia se cala bientôt au bord gauche des écrans avec cette mention: « décollage espéré à 22 heures »…

La journée ne se passerait pas à 10.000 mètres d’altitude entre l’Europe et le Nordeste brésilien, mais entre les étages 4 et 5 du Terminal 1 du grand aéroport…

La TACV leur offrirait des bons de boissons et de sandwichs à échanger chez brioche dorée…Ulysse épuiserait les éditions du matin et du soir des grands quotidiens nationaux, puis se rapprocherait des Cap-Verdiens en détresse dans cette lost-translation…

Il les repérait non pas à la couleur de leur peau, mais au poids de leurs impressionnantes valises…Et le pauvre Ulysse, qui n’avait que 14 kgs de bagages aurait à repousser les assauts des Mama Benz dont les valises frôlaient les 60 kgs d’excédents…
Planning a bike trip?
by Janodou · 2009-11-29 · 721 replies
Who are you? Where are you from? Where are you going?

Like last year at this time, a post about bike travel ideas.

How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.

What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?

May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Vietnam 2004 English translation pending
by Dju · 2008-10-30 · 3 replies
Vendredi 23 Janvier 2004. Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? » Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine. Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir! Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule. Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée. Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement. Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class. Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure. Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau. Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer. L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier. C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes. Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement. Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel. Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant. Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï. Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial. Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part. Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live. De retour au Plaza je m'enfile quelques bières. J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire. Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale! Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes. D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même. En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète. Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif). L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60. C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's. C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent. Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début. Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue. Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières. Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages. Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce? Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon! Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage. Je débarque enfin, CA Y EST!!!! Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas. Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide... Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles. J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport. Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants... Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!! Il me trouve un taxi pour 10 dollars. Direction Hanoï! La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus. Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide. En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand. Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres. Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route. Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé. La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours. Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $. Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ». J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi. Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre. Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat. Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel. Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30. C'est épuisant de voyager. Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur. Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices. Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.

Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.

Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.

La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.

Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.

J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.

Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.

Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.

Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.

Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.

Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.

Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.

Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.

Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.

Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.

D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!

Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Laos - Novembre 2005 English translation pending
by Nancy · 2005-12-21 · 33 replies
Je rentre d'un voyage de 3 semaines au Laos. Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.

Voyage particulier, qui ne nous ressemble pas ... Ici, au Laos, il faut accepter de se poser, profiter de l'instant présent, des scènes de la vie, du paysage. Inutile de courir pour boucler un programme, inutile de vouloir tout voir. L'exhaustivité, ici encore plus qu'ailleurs, n'a aucun sens. On n'a pas vu la plaine des Jarres, on n'a pas vu les minorités du Nord, on n'a pas vu Tat Lo dans les Bolovens ... et ça m'est bien égal. Ce qu'on a vu m'a remplie de bonheur. Et après avoir bien profité des nombreux posts sur VF (et je remercie en particulier Sawaddeekha), j'ai plaisir à partager ce moment avec vous.

NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :

Ven 11 Nov - Vols Thai Airways Paris/Bkk/Ubon Ratchathani Sam - Arrivée à Paksé à 18h - Nuit à Paksé Dim - Ban Sapaï (tuk tuk : 4$ pour nous 2 - 1/2h) - Don Kho (bac : 3$AR pour nous 2 - 5min !) - Retour Paksé (sawngthaew : 4$ pour nous 2 - 1/2h) - Nuit à Paksé Lun - Tad Fan (sawngthaew : 1$/p - 1h) - Nuit à Tad Fan Mar - Retour à Paksé - Nuit à Paksé Mer - Champassak (pirogue à moteur : 3$/p à 8 - 1h30) - Vat Phou (vélo : 1, 5$/j/p) - Nuit à Champassak Jeu - Champassak - Nuit à ChampassakVen - Route vers Don Khong (sawngthaew:10$/p à 6 - 2h30 + bac:1$/p) - Nuit à Don Khong Sam - Don Khon (pirogue à moteur : 4$/p - 1h) - Nuit à Don Khon Dim - Don Khon et Don Det (vélo : 1$/j/p) - A la recherche des dauphins du Mékong (8$/boat - 1h15) - Nuit à Don Khon Lun - Remontée vers le Nord : pirogue vers Ban Nakasang (5$ pour nous 2 depuis Don Khong) + sawngthaew vers Paksé (3$/p - 3h) + bus VIP de nuit (13$/p - 10h) - Nuit dans le bus Mar - Arrivée à Vientiane à 6h00 du matin - Nuit à VientianeMer - Route vers Vang Vieng (bus VIP : 5, 5$/p - 3h30) - Nuit à Vang Vieng Jeu - Journée fun : tubbing, trekking, kayaking, jumping (8$/p) - Nuit à Vang ViengVen - Route vers Luang Prabang (bus VIP : 7, 5$/p - 5h) - Nuit à Luang Prabang Sam - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Dim - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Lun - Grottes de Pak Ou (bateau : 5$/p) - Nuit à Luang Prabang Mar - Luang Prabang - Nuit à Luang PrabangMer-Tad Kouang Si (tuk tuk : 12$ pour nous 2 - 4h) - Nuit à Luang Prabang Jeu - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Ven - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Sam 3 Déc - Vols Luang Prabang/Bkk/Paris

BUDGET :

Aucun problème pour changer des $ en Kip. Nous avons changé plusieurs fois, dans des banques, à Paksé et à Luang Prabang à un taux variant de 10 750 à 10 807 Kips pour 1$. Nous avons tout payé en liquide, soit en Kip soit en $, très bien accepté partout. Le taux appliqué lors des achats payés en $ est légèrement plus désavantageux : 1$ pour 10 000 Kips. La carte bancaire est néanmoins acceptée dans les boutiques d'artisanat plus chics et dans les hôtels de plus haut de gamme. Je ne peux pas vous dire si une commission est appliquée.

Sur place (et pour nous 2) 969 $ dépensés, répartis en 241 $ d'hébergement en guesthouse pour 20 nuits 728 $ de repas, boissons, transport, entrées de sites (une poignée de $) ... (je ne compte pas les achats personnels d'artisanat) soit 23 $/j/p sans se priver.

En proportion, ce sont les petits trajets privés qui coûtent le plus cher (course en ville en tuk tuk, bac pour traverser le Mékong, ...). Budget hébergement dérisoire (et on peut faire encore bien plus économique que nous), la nourriture aussi (voir les § correspondants). Quand ils sont payants, les sites (temples, musées, cascades) sont chers (toujours en proportion bien sûr). Mais, la majorité des temples de Luang Prabang sont gratuits ...

GUIDES :

Lonely Planet version française 5è édition (stupa doré du Pha That Luang de Vientiane en couverture) - Tous les tarifs sont sous-estimés (ajouter 30% à chaque fois) - Plan de Vang Vieng totalement faux - Plan de Luang Prabang plus pratique dans le GdR. Guide du Routard 2006-2007 (!) - Les prix sont à jour, les plans corrects, les commentaires intéressants et engagés comme d'habitude. Mais que c'est maigre ...

TRANSPORTS :

1 - Vols Nous avons acheté nos vols directement auprès de la Thai Airways fin juin www.thaiairways.fr/france/magazine.htm Réservés par téléphone et récupérés sans frais à leur agence sur les Champs Elysées, 2 jours plus tard. Prix = 873 Euros ttc l'A/R (environ 730 Paris/Bkk + 40 Bkk/Ubon Ratchathani + 100 Luang Prabang/Bkk) Autant les escales à Singapour peuvent être agréables, autant l'aéroport de Bangkok est tristounet ... Nous avons reconfirmé (gratuitement et rapidement) nos vols de retour à Luang Prabang dans une des nombreuses petites agences de la rue Sisavang Vong. Taxe d'aéroport au retour : 10 $/p à Luang Prabang à payer après le check-in en présentant le boarding pass.

Attention : petit désagrément à la douane de Luang Prabang. Les bagages sont passés aux Rayons X avant l'enregistrement. Un douanier m'interpelle : Vous avez acheté une tête de Bouddha ? Oui Vous avez un reçu ? (tu parles !) Non, acheté sur le Night Market Vous l'avez payé combien ? 17 $ Il me présente alors un papier précisant qu'il est interdit de sortir du Laos toute image de Bouddha (ancienne ou neuve, en bois, en marbre, en bronze ...) et qu'ils sont en droit de la confisquer sans un mot d'excuse. J'ai lu, bon, ok. Je le laisse venir ... Si mon responsable vient, il peut vous le confisquer ... ... mais avec 5$, il ne viendra pas ... Voila comment mon Bouddha m'a finalement coûté 22 $ ...😕

2 - Passage de la frontière Nous sommes arrivés à Ubon Ratchathani, dans l'Est de la Thaïlande, vers 14h. A l'extérieur de l'aéroport, nous trouvons facilement un taxi pour nous conduire jusqu'à Chong Mek, à la frontière. 900 baths (environ 22$) pour nous 2. Environ 1h30. On passe le bureau d'émigration de la Thaïlande (rappel : visa thaïlandais inutile). Quelques pas, il fait chaud ... on arrive au bureau d'immigration du Laos. Et comme on est samedi, on paie leurs heures supplémentaires : 140 Baths (soit 4$). Nous avions notre visa. Encore quelques pas, nous sommes maintenant à Vang Tao, au Laos. Nous sortons du village et trouvons une vieille gimbarde conduite par un ancêtre aussi cabossé que sa voiture. Il va nous conduire à Paksé en ¾h pour 9$. Nous arriverons à Paksé vers 18h. Donc, 4 heures au total pour récupérer les bagages à l'aéroport, faire la route et passer les 2 bureaux. Encore merci à Sawaddeekha pour les conseils qu'elle m'a apportés sur ce point précis. Ca nous avait bien rassurés 🙂. PS - On peut sans doute faire tout ça en bus et sawngthaew pour beaucoup moins cher (mais plus long).

3 - Sawngthaew et tuk tuk Au début on s'y perd un peu. Si j'ai bien compris, les tuk tuk ont trois roues, les sangthaews en ont 4 mais il y a des exceptions. Plus clairement, les tuk tuk sont faits pour les petites distances et peuvent transporter 3 à 5 ou 6 personnes (selon le nombre d'occidentaux !), les sawngthaews (qu'ils appellent aussi bus tout simplement) transportent beaucoup plus de monde (!) et d'objets et conviennent aux longues distances. Ce sont des camionnettes aménagées de bancs où l'on s'entasse. On les reconnaît très facilement. Ils partent des gares routières et s'arrêtent à la demande. C'est dans ces bus que vous partagerez quelques moments très agréables avec la population locale, qui vous accueillera avec de grands sourires et se poussera toujours pour vous faire asseoir. Bien sûr, on est serré, mal assis, c'est hyper salissant quand la route se transforme en piste sablonneuse (comme vers Si Phan Don), c'est fatiguant car les amortisseurs ne sont pas toujours de première jeunesse, c'est écoeurant parfois quand les vapeurs d'essence sont mal évacuées ... mais quel bonheur d'avoir les cheveux au vent, d'échanger des sourires avec des gamins timides, de voir défiler les paysages ruraux et de traverser des villages pittoresques. Une gamine nous a même offert spontanément la rose qu'elle emportait à l'école ! Les groupes de Japonais qui s'y risquent portent eux des masques sur le nez ...😏

J'ai indiqué dans le planning le prix des transferts en sawngthaew (prix par personne). Quant aux courses en tuk tuk en ville, ça variait de 5 000 à 10 000 kip par personne selon la distance. A Luang Prabang, on payait 10 000 Kip pour nous 2. Et on a payé 3$ pour nous 2 pour aller jusqu'à l'aéroport. Voila, ça vous donne une idée. Comme toujours, on discute un peu le prix avant. Négociation de rigueur mais pas acharnée dès que vous connaissez les habitudes.

4 - Bus VIP Pour les longs trajets, c'est agréable. Ceux qui partent de Paksé pour Vientiane partent du marché central, à côté du Champassak Plazza Shopping Center. Les agences s'arrachent les touristes ... Les prix sont identiques : 13$, départ à 20h ou 20h30. Nous, on a choisi un peu au hasard. Bus confortables, sièges inclinables, vidéo et karaoké à donf jusque minuit, musique douce après (si, si !). Un arrêt à 1h du mat' dans une gare. Toujours ces ambiances surréalistes : néons blafards, voyageurs ensommeillés se dégourdissant les jambes, leur couverture sur le dos et ces milliers d'insectes énormes en pleine activité. WC propres et payants (dame pipi). Arrivée à Vientiane à 6h du mat. Il fait froid, attention ! Pour le transfert, Vientiane à Vang Vieng, nous nous sommes adressés à l'hôtel pour le billet de bus. Pas d'arnaque. Enfin, toutes les agences proposent le transfert Vang Vieng/Luang Prabang pour 7 ou 8$. Ils affrètent en fonction des besoins. Paysages magnifiques.

5 - Bateaux sur le Mékong Paksé - Champassak : Le 16 Novembre, il n'y avait pas de bateaux pour Champassak (fête). Zut ! Mais comme en Asie, il y a toujours une solution simple, avec 6 autres touristes, nous avons loué les services d'une pirogue à moteur pour 3$/p. 1h30 de descente, sagement alignés les uns derrière les autres dans cette toute petite embarcation, qui n'était ni bruyante, ni trop rapide. Ne confondez pas les pirogues à moteur et les speed boats. Nous avons vu des speed boats à Luang Prabang, il faut mettre un casque, c'est très rapide (mais c'est quoi l'intérêt pour nous voyageurs ?), extrêmement bruyant et parait-il assez dangeureux. Une horreur. Pas testé ! Donc, ici, une bien belle balade au fil de l'eau brune du Mékong. C'est vraiment magique d'être sur ce fleuve et d'en prendre conscience : «je suis sur le Mékong, fleuve mythique s'il en est» ! Le piroguier nous a débarqués à la An Uxa Guesthouse. Chouette, justement celle conseillée par Sawaddheeka. On était donc à pied d'oeuvre ! Don Khong-Don Khon : Encore une pirogue à moteur (à vrai dire, on n'a utilisé que cela, pas de bateau lent, pas eu l'occasion et pas vraiment cherché) affrétée pour les touristes par la Pon's GH. La Pon's GH organise des tours à la journée vers les autres îles. Nous, nous avions pris un aller simple (4$/p) ...

6 - Vélo Généralement 1$/j/p Nous en avons loué à Champassak, à Don Khong, à Don Khon, à Luang Prabang. Ca s'y prête particulièrement bien dans les îles.

HEBERGEMENT :

C'est une bonne surprise : beaucoup de choix, vraiment pas cher et toujours propre. Nous avons privilégié les petites guesthouses (GH). Les petits déjeuners sont rarement inclus. Nous avons payé en Kips ou en $ selon le montant. Paksé : Sabaidy 2 GH (4, 50 $ et 5, 20 $ avec douche privée) - ref GdR et LP Chambre très simple aux parois de bambou avec ou sans sdb privée. Les sanitaires communs sont très propres. Moustiquaires, ventilo et, dans la chambre à 5, 20$ A/C. Petite cour ombragée sur le devant. Tad Fan : Tad Fan Resort (28 $ sans le petit déj) - ref LP Trop cher pour être un coup de coeur. Seule possibilité d'hébergement à Tad Fan. Ils en profitent et les prix flambent. Certes, la chambre est belle, spacieuse, tout en bois, face à la cascade, dans une végétation luxuriante. Sdb privée. D'une façon assez surprenante, le restaurant est bon et les prix corrects. C'est véritablement un havre de paix, mais cela vaut-il vraiment 28$ ?... Attention, si vous le pouvez, réservez. Nous n'avions pas réservé et c'était limite. Ils demandent à être payés d'avance ; j'ai accepté de payer seulement la première nuit sur les 2 prévues. Bien nous en a pris, puisque nous sommes partis dès le lendemain. En effet, nous étions trop mal équipés pour pouvoir trekker, le sol était vraiment trop glissant. Une seule journée nous a donc suffi pour profiter de la cascade (voir plus bas pour détails). Champassak : An Uxa GH (10 $) - ref LP 🙂 En bord de Mékong, des petites chambres à différents prix. Nous avons choisi une chambre en dur, très spacieuse, sdb privée, ventilo et A/C. Négociée 10$ si on n'utilisait pas l'A/C. On s'en est privé sans difficulté. Cadre très agréable, quelques hamacs face au Mékong, bon restaurant quasiment au dessus de l'eau, location de vélo, service de sawngthaew pour aller jusqu'à Si Phan Don. Patron souriant, entouré de toute sa marmaille (An Uxa est le prénom de son dernier fils d'ailleurs). Nous avons eu droit à un magnifique lever de pleine lune. Féerique ! Halte tellement agréable que nous y avons passé une journée à buller ...

Don Khong : Villa Kang Khong (6 $) - ref LP et GdR Grande maison traditionnelle en teck tout ouverte sur un beau jardin. Chambre n°6 spacieuse bourrée de charme désuet, sdb privée (un peu vieillotte quand même, seule restriction pour que ce soit un coup de coeur). Pas d'eau chaude, pas gênant. Don Khon : Auberge Sala Don Khone (18$ pdj super copieux inclus) - ref LP et GdR Notre gros coup de coeur 🙂🙂. Plutôt qu'une chambre dans l'ancien hôpital, nous avons préféré celle des habitations sur pilotis, tout en bois, plus petite mais vraiment pleine de charme et, en plus, moins chère. Sdb privée. Electricité de 18h à 22h. Avez-vous déjà goûté au charme de prendre une douche à la lueur d'une bougie ? C'est fort agréable.

Vientiane : Vayakorn GH (15$ pdj inclus) - ref GdR Hotel standard impersonnel, chambre quelconque mais spacieuse, ultra propre, sdb privée, bon confort, télé avec TV5 ( !!). Pour une nuit ...

Vang Vieng : Les Jardins de Vang Vieng (13$) - raccolés dès la sortie du bus, par la propriétaire chaleureuse dont le dynamisme nous étourdit ... Bungalows sur pilotis en bois et bambou, un peu à l'écart de la ville, idéalement situés face à la rivière Nam Song et aux montagnes karstiques. Mais manque d'entretien : nous avons dû appeler pour faire réparer une fenêtre qui ne fermait pas, puis la porte, puis changer un drap plein de saletés provenant de l'A/C toute neuve, puis la lumière ... le tuyau de douche fuyait, les WC étaient cassés, la moustiquaire toute trouée ... Epique ! Mais ça reste un bon souvenir tellement la vue était belle ! Enfin, 13$ ... on la paye, cette vue !

Luang Prabang : View Khem Khong GH (12$) - ref GdR Un seul défaut, mais de taille (si j'ose dire !) : les chambres sont minuscules. 2 lits jumeaux (ou un double) et 50 cm autour, c'est tout. En dehors de ça : chambre lumineuse (elles ne le sont pas toutes à Luang Prabang), sdb privée avec eau chaude (et là, ça sert !!), ventilo (qui lui ne sert à rien), fenêtres avec moustiquaire, très bien située, au bord du Mékong, à 2 pas de la Sisavang Vong Road. Propriétaire sympathique, hilare du matin au soir, très accro aux dessins animés de la télé allumée du matin au soir. Service de laundry (10 000 Kip/kg - on peut trouver 8 000 Kip/kg en ville). Location de vélo. Pas de coin cosy où se reposer (là où on écrit son carnet de voyage par exemple 😛) mais tout un choix de restau juste en face, le long du Mékong. Dont le restau de la GH. Juste la rue à traverser. On a passé 8 nuits dans cet endroit où on a très vite trouvé nos marques. C'est clair, il faut obligatoirement s'astreindre à un peu d'ordre dans la chambre ... Donc, une très bonne adresse si vous êtes capable de gérer vos affaires dans votre sac ... Attention, à notre arrivée en ville, nous avons visité 2 GH, toutes 2 complètes, avant de trouver celle-ci. Nous avons cherché ensuite (histoire de voir si on trouvait mieux puisqu'on devait y rester longtemps) et beaucoup étaient complètes. Au final, on n'a pas bougé, notre GH nous convenait (bon rapport qualité/prix/situation). Pour satisfaire notre curiosité, nous sommes allés voir la Thongbay GH. Pour 18$, vous avez un magnifique bungalow sur pilotis face à la Nam Kane, avec sdb privée superbe. C'est vraiment très très beau, pas très cher, mais complètement excentré, ce qui est un inconvénient majeur pour Luang Prabang (voir plus bas).

REPAS :

Là encore (comme souvent en Asie), on mange bien, facilement, et à un prix dérisoire.

Petit déjeuner : on trouve très facilement de la baguette, vieux reste de la présence française au Laos.

Bonne adresse : Scandinavian Bakery à Luang Prabang dans la Sisavang Vong Road - Elle sert des viennoiseries variées, un délicieux chocolat mousseux et épais, des salades, des sandwichs. Ce n'est pas très local (pas du tout même) mais c'est très bon. Et c'est ouvert dès 7h, donc, juste après l'aumône des bonzes. Nous en avions pour 45 000 kips environ pour nous 2 (c'était parfois notre repas le plus cher de la journée).

Déjeuner et diner : les petits restaurants ne manquent pas. Ils servent un peu tous la même chose : fried rice, fried noodle, noddle soup, fried ou fresh springrolls, et quelques plats thaïlandais ... Une des spécialités laotiennes est le laap, viande ou poisson finement haché et mélangé à des herbes. C'est bon mais sec ... Egalement beaucoup de légumes verts : des petites aubergines rondes, des liserons d'eau (morning glory), de la citronnelle, des haricots ... Le green curry (mélange de légumes cuits) servi avec du riz est un régal. Le riz est proposé vapeur (steam) ou gluant (sticky). Enfin, sur toutes les tables de la moindre gargotte, vous trouverez la sauce soja, à ne pas confondre avec la sauce de poissons plus ... parfumée (on reconnaît à l'odeur !). La pâte de crevettes séduira les plus téméraires !

1 canette de Coca : 5 000 Kips. Pepsi est très présent et supplante parfois Coca. Pour moi qui suis une inconditionnelle, j'ai dû parfois chercher un peu ... 1 lao Beer (640ml) : 5 à 10 000 Kips L'eau est généralement offerte. On vous apportera systématiquement un verre d'eau dans les restaurants. C'est de l'eau purifiée propre à notre consommation. Les GH mettent également souvent des bouteilles à disposition. Enfin, vous aurez aussi une bouteille dans les bus lors des voyages assez longs. Les dépenses en eau sont du coup très limitées ... 1 litre d'eau purifiée en épicerie : 2 000 kips. 1, 5 litre d'eau minérale : 5 000 Kips. Le lao lao est l'alcool local (3 à 10 000 kips selon l'endroit), trop fort à mon goût pour être avalé tel quel, mais qui additionné d'un jus de citron devient très agréable. Ils ne comprennent pas tous cette notion de cocktail et j'ai souvent eu mon lao lao dans un verre et mon jus de citron dans un autre. Je faisais ma toutouille moi-même ...

Entre une petite gargotte de bord de rue ou un restaurant un peu plus traditionnel (et plus chic), les prix varient beaucoup. 1 steam ou sticky rice : 2 à 5 000 Kip 1 fried rice/noddle with veg. = 10 à 15 000 Kip Les poissons cuits dans des feuilles de bananiers sont délicieux (grilled ou steamed fish in banana leaves). Goûtez-y ! C'est plus cher : entre 30 et 50 000 Kips mais ça les vaut. Ainsi, un repas simple dans une petite gargotte nous revenait pour nous 2, hors boisson à 30 à 50 000 kips. Un "repas de fête" à Luang Prabang nous a coûté jusqu'à 15$ (au Couleur Café par exemple).

Bonnes adresses : A Don Khong, l'auberge Sala Don Khong. J'y ai mangé le meilleur poisson grillé dans des feuilles de bananiers (50 000 kips). Poisson entier, pas haché. Réservé l'apm pour le soir. Un super souvenir.

A Don Khon, au Bamboo Restaurant. Le poisson cuit au sel et pommes de terre des Bolovens (50 000 Kips). Mon meilleur repas. En plus, le restau est sympa, on est vraiment à fleur d'eau ...

A Vang Vieng, l'Organic Farm Café a l'avantage de ne pas avoir de télé ! En plus la nourriture est excellente. Curry de légumes du jardin (Harvest Curry Veg) pour 12 000 Kips. Tous les amateurs de calme de Vang Vieng viennent chercher refuge ici. Et ils sont plus nombreux qu'on ne l'imagine, c'est très vite plein.

A Luang Prabang, le Naun Na Pha Restaurant propose une cuisine simple, pas chère et gouteuse. Notamment le Green Curry (je n'ai pas noté le prix mais ce n'est pas cher) Le soir, le long du marché de nuit sur la Sisavang Vong Road se tient un buffet végétarien. Une seule grande table sur le trottoir. 5 000 Kips le buffet à volonté. Pas testé mais c'était toujours plein et ça donnait envie ... Beaucoup de restaurants plus chics et très bons : Couleur Café, Tum Tum Cheng, Bamboo Restaurant ... Comptez alors 5 à 7$ par personne. Le Nazim est un restau indien à l'ambiance froide (néons) mais très bon ... (pas cher)

Et aussi à Paksé, le Jasmine Restaurant. C'est aussi un indien, sans surprise. Délicieux et copieux biryanis. Avant de trouver ses marques sur la cuisine lao, si vous arrivez comme nous par Paksé .... Nous avons passé aussi de longues heures au café Sinouk à Paksé, en attendant le bus de nuit ou en attendant de laisser passer les heures chaudes de la mi-journée. Ambiance coloniale très conviviale, gros ventilos qui brassent l'air, tentures devant les portes pour empêcher la chaleur d'entrer, nombreuses revues en français qui invitent à la lecture. Et puis surtout, des cafés frappés parfumés à la banane ou à l'ananas ou tout simplement des cappuccinos frappés ! C'est original et délicieux (même moi qui déteste le café, je me suis régalée !). Autour de 15 000 kips le grand verre.

SITES CULTURELS :

Pas de grands sites prestigieux comme Angkor ou Bagan, pas de vieux temples au bois patiné par le temps comme en Birmanie, pas de merveilles architecturales comme en Inde ... il ne faut pas venir au Laos pour assouvir un besoin de visites culturelles. Vous seriez déçus. Les atouts du Laos se cachent ailleurs. Voir plus bas. Néanmoins quelques infos sur les sites quand même ...

Budget total entrées des sites : pas vraiment calculé. Une poignée de $, c'est négligeable dans le budget - Aucun supplément n'est demandé pour les appareils photo.

Champassak Wat Phou : 30 000 Kips Depuis la An Uxa GH, nous y sommes allés en vélo. Bon, ça fait quand même un bout ... surtout quand il fait chaud. Mais ça se fait, c'est plat et on traverse Champassak, joli petit village tout fleuri, tout mimi ... Prenez de l'eau. Le Wat Phou est un site pré-angkorien. C'est assez petit, on en fait le tour en 3-4 heures (à pied, sans les vélos, qu'on laisse à l'entrée). Ceux qui ont lu mon carnet sur Angkor savent à quel point nous avons été envoutés par la magie de ses temples. Alors, forcément, le Wat Phou nous a un peu laissés sur notre faim. C'est petit et les apsaras ne sont pas bien nombreuses. Mais, n'allons pas jouer les blasés ou les rabat-joie ! Les frangipaniers en fleurs apportaient une touche de fraîcheur, de couleur et d'odeur bien agréables. Aucun doute, c'est mignon, c'est incontournable mais pas la peine de prévoir 2 jours de visite (c'est ce qu'on avait planifié, amoureux des vieilles pierres comme on l'est !). En ½ journée, c'est vu. Et bien vu.

Vientiane Une seule journée consacrée à Vientiane. C'est une jolie petite capitale, bien préservée. On peut assez peu en parler néanmoins.

Sisaket Museum : 5 000 Kips Magnifique temple où l'on flâne plus de 2 heures. Le cloître est garni de centaines de statues de Bouddhas magnifiques. Nous serons tous les 2 atterrés d'entendre une Française d'un groupe se lamenter «oh, du Bouddha, du Bouddha, encore du Bouddha !» ... Qu'est-elle donc venue faire ici ?... Comment peut-on à ce point se tromper de voyage. Il lui fallait un All Inclusive en RD !... Non, non, arrêtez, je ne lance pas de débat !! C'est juste un clin d'oeil 😛...

Ho Phra Keo Museum : 5 000 Kips Juste en face, ancien temple transformé en musée qui regroupe quelques belles pièces mais envahi par les groupes de touristes. Il faut jouer des coudes, ce n'est pas très agréable.

Phra That Luang Museum : 5 000 Kips Je n'y ai vu absolument aucun intérêt. C'est lourd et moche. A choisir le Vat Sisaket a beaucoup plus de charme et d'intérêt. Affaire de goût ?...

Luang Prabang Grottes de Pak Ou : 10 000 Kips On part de Luang Prabang en pirogue à moteur (5$/p, nous sommes une dizaine de touristes) vers 8h30. Premier arrêt à un petit village pour y voir du tissage. Deuxième arrêt pour voir la fabrication de l'alcool local, le lao lao. Enfin, on arrive à 11h à Pak Ou où nous aurons ½h (!) pour voir les 2 grottes. On se moque de nous 😠 ! Un autre touriste réplique d'ailleurs qu'il reviendra quand il aura fini. Bon, allez, on va pas se fâcher, jamais en vacances. On y va .... On grimpe la volée de marches blanches, on paie nos entrées et nous voici dans la petite grotte, assez peu profonde, remplie de statuettes de Bouddhas. Bon ... Sur la gauche les escaliers s'élèvent vers la seconde grotte. Allez, on court ... combien de temps ? 22 minutes !... Après environ 200 marches (quand même !) on arrive à la seconde grotte, beaucoup plus profonde. Elle n'est pas éclairée, des torches sont louées à l'entrée si vous n'avez pas prévu. Elle abrite quelques bouddhas, assez peu par rapport à celle d'en bas. Et sous la lueur d'une torche, on apprécie mal. Redescente des 200 marches. Combien de temps ? 7 minutes ... Retour dans la grotte inférieure. Photo ? ben ... non 😕... On redescend au bateau. Combien de temps ? 1 minute ! ½h, ça suffit finalement ! Vous l'aurez compris. Ca ne nous a pas transportés. D'abord les grottes sont pauvrettes ... Ensuite, la formule. L'expédition en groupe, ah non, c'est vraiment ch... Pour 20$ (avant négo), on aurait pu avoir un bateau pour nous 2 et choisir nos arrêts et leur durée. A vrai dire, s'il y a bien une chose que je ne supporte pas en voyage, c'est qu'on organise mon temps ! Je subis ça toute l'année au boulot, alors, en voyage, c'est moi qui décide. Quand même. Mais finalement, est-ce que Pak Ou méritait 20$ (au lieu de 10 en groupe) ? Pas sûre ...😕

Musée du palais royal : 20 000 Kips Vraiment sympa. La salle des cadeaux est amusante. S'y cotoient les précieux cadeaux de nombreaux pays, rivalisant de finesse et de valeur. Et au milieu de tout ça, des pin's offerts par l'URSS. Désopilant ! Le ballet du palais royal est assez cher (place à 6, 10 et 15$) et assez décevant si vous connaissez les danses balinaises.

Wat Xieng Thong : 10 000 Kips Aux chapelles couvertes de mosaïques

Wat May : 5 000 Kips A la façade toute dorée Pour ne citer qu'eux ....

Luang Prabang regorge de temples, tous assez jolis. Seuls certains (les plus beaux) sont payants mais uniquement pour visiter l'intérieur. Si votre budget est serré, sachez que les intérieurs se ressemblent tous un peu et que, par ailleurs, le soir, au moment de la prière, les portes sont ouvertes ...

SITES NATURELS :

Tad Fan Notre seule incursion dans le plateau des Bolovens. Le sawngthaew nous laisse sur la route, à l'entrée d'une piste rouge. 800m pour atteindre le resort. Belle vue sur la cascade mais on ne réussira pas à s'en approcher. Il faut parait-il prévoir 1 journée pour aller jusqu'en bas et surtout il faut de vraies bonnes chaussures de marche. En effet, le sol est très très glissant. Philippe en fera les frais lors de la balade qu'on entreprendra pour arriver à un point de vue. Belles glissades ! Nos sandales sont insuffisantes pour aller plus loin. Nous n'y passerons donc qu'une seule journée. Du coup, je ne suis pas totalement convaincue de la pertinence de notre excursion : c'était trop court ou trop long. Qu'avons-nous vu des Bolovens ?... Pour repartir, on se poste sur la route. Un sawngthaew ne tarde pas, on lève la main et on s'entasse. 1 heure plus tard, on est à Paksé. Que c'est facile, l'Asie !

Si Phan Don Les 4 000 îles. Don = île. Comme le conseillait Alan (merci Alan 🙂 !), nous avons rejoint les îles par la route et non par bateau pour être du bon côté. Conseil très judicieux effectivement. Le sawngthaew qui nous a amenés était celui de la GH de Champassak, affreté tout spécialement pour les 6 clients que nous étions à vouloir descendre vers les îles. 10$/p incluant le passage en bac à Champassak pour rejoindre la route n°13 et 2h30 de route. Le chauffeur nous pose à Hat Xai Khun où nous prenons un bac, à pied cette fois, 1$/p pour traverser le bras du Mékong et arriver sur l'Ile de Don Khong à Muang Khong. 1 journée pleine nous a permis de faire une boucle (la petite boucle du sud) à vélo pour en découvrir toute sa sérénité et sa beauté. Villages ruraux, paysans dans les rizières, enfants et animaux vivant ensemble, en belle harmonie. Le lendemain, en hésitant un peu, on décide d'élire domicile sur Don Khon (sans G, ah oui, il s'agit de bien prononcer !), moins grande, plus sauvage encore parait-il. Une pirogue à moteur réservée auprès de la Pon's GH nous y conduit en 1h. Notre plus belle balade sur le Mékong, c'est ici ! On longe des îles verdoyantes dont les rives sont cultivées consciencieusement. Parfois de gros rochers émergent de l'eau brune. Des plages de sable fin inviteraient presque à la baignade. Et cette végétation, des cocotiers immenses, droits, fiers ! Et ces arbres dont je ne saurai jamais le nom, en bord de fleuve dont les racines aériennes tentaculaires plongent vers le Mékong. Des paysages paradisiaques et un fleuve incroyablement large mais toujours aussi brun, aussi puissant, aussi impressionnant. Le souffle est coupé. Séquence émotion où se mèlent le respect et l'emerveillement. Trop vite nous arrivons à Don Khon. Plus aucun doute, nous avons eu raison de quitter Don Khong, pourtant déjà fort jolie. Car ici, la nature l'emporte encore davantage. Pas de bitume, les routes sont des pistes sablonneuses. Beaucoup plus d'arbres, des maisons pour la plupart en bois et bambous. Ici, les GH sont au bord de l'eau. Les chambres donnent sur le fleuve et chaque terrasse dispose de hamacs. Nombreux restaurants les pieds dans l'eau. Tout invite au repos. Carpe Diem. On cherche une GH, il fait vraiment chaud pour porter des sacs ! On trouve très vite. Un premier tour dans l'île, à pied, pour repérer la plage "embarcadère" pour la "balade des dauphins". Les villages sont de toutes beauté, voués aux touristes pour les loger, les nourrir, les blanchir, les distraire mais sans perte d'identité. Les fermes côtoient les GH, les rizières côtoient les restaurants. Le lendemain, à vélo nous ferons le tour complet de l'île, traverserons par le pont et rejoindrons Don Det, à l'ambiance un peu plus space mais peut-être encore plus jolie, je ne sais plus, on touche à la perfection ! Souvenirs inoubliables. Peut-être, sans doute même, aurions-nous dû privilégier Don Khon dès le début et plutôt que buller à Champassak, nous aurions dû attendre d'être ici. Mais nous ne le savions pas ! Vous les chanceux qui préparez votre prochain voyage, vous le savez maintenant ! Si vous aimez profiter de l'instant présent, allez à Don Khon et posez-vous. A elle seule, Don Khon justifie un voyage au Laos.

Un mot encore sur la balade des dauphins. La veille, nous croisons au restau (Bamboo restau, super !) une des touristes avec qui nous venions de Champassak. Elle avait fait la balade le matin et avait vu de nombreux dauphins. Pleins d'espoir, nous y allons en fin de journée (meilleure heure d'après les guides). On discute un peu et on finit par se mettre d'accord sur 8$ pour le bateau. On n'est que tous les 2. C'est romantique ! Là encore, un paysage époustouflant. Nous longeons la frontière cambodgienne. Paysages de mangroves, d'arbres engloutis par le fleuve, d'îles aux forêts sombres et épaisses, et une estampe de montagnes voilées en toile de fond. La recherche de dauphins sera infructueuse. Le piroguier sera navré et gêné d'accepter notre argent. Pourtant, nous sommes enchantés et nous ne cessons de lui répéter. Mais lui est tout déçu de ne pas avoir pu nous montrer ses dauphins. Qu'importe les dauphins ! On était déjà au 7ème ciel ! Tout ça pour dire que la balade en bateau (1h15 environ) vaut par elle-même. Encore faut-il prendre le bateau à Kong Ngay, à l'Ouest de lîle et non pas à Ban Hang Khon, au Sud (vous comprendrez tout de suite avec le plan du Lonely Planet p.250).

Les chutes de Li Phi sont accessibles à vélo. Elles sont payantes, je ne sais plus combien, 10 000 kips peut-être. Elles sont très impressionnantes. Nous ne sommes pas allés aux chutes de Khon Phapheng

Presque une page sur Don Khon, vous avez compris : c'est extraordinaire 🙂😮!! (et pourtant, pas de vieilles pierres 😛!)

Vang Vieng Nous avions lu «Vang Vieng, on adore ou on déteste». Mmmh ... bon. C'est donc un peu circonspects qu'on y arrive. La ville est délabrée, il faut l'avouer ... Les rues sont défoncées, des tas de GH poussent juste à côté d'autres qui tombent en ruine. Les bords du fleuve sont hérissés de parasols trop colorés où les touristes s'entassent en écoutant de la musique qui braille ... La ville n'existe que par le tourisme : GH, agences proposant toutes sortes d'activités sportives, quelques magasins de fringues et de nombreux restaurants où de jeunes, de très jeunes touristes sont affalés sur de grands divans face à des télés qui débitent bruyamment des soap operas ... Et puis, des pizzerias dont les murs aux dessins psychédéliques ainsi que le sourire entendu des patrons nous font rapidement comprendre ce que les happy pizzas ont de si happy ... Ambiance un peu bizarre. On ne se sent pas vraiment à notre place, trop vieux, trop sages, trop ... ou pas assez peut-être. Bref. Mais puisqu'on y est ... on va essayer de trouver chaussure à notre pied et pagaie à notre main. Car en effet ici, de nombreuses activités nautiques sont proposées. Et le kayak, ça nous tente bien ... Très vite, on trouve une agence, la TCK Amazing Tour, près de la poste dont le dynamisme et l'accroche de Lam nous séduisent. Il nous propose, pour 8$/p, une journée de tubbing, trekking, kayaking double, jumping. Pas trop physique ? Non, non. Allez, vendu. Bien sûr, on sait bien qu'on ne sera pas seul. Pourvu que les autres ne soient pas des jeunes kékés branchés blasés surdoués ... Le lendemain, on rencontrera 2 couples francophones (canadiens et belges) super sympas, bien sûr plus jeunes que nous mais ni kéké ni branchés ni blasés ni surdoués. Ouf, tout va bien. Et ce fut une excellente journée d'activités sportives et ludiques : découverte d'une grotte sous-marine, tous engoncés dans une chambre à air de tracteur à évoluer à la lueur de nos lampes frontales, accrochés par les pieds les uns aux autres, comme une grande chenille ; repas simple mais bon (brochettes cuites sur place) pour sécher ; promenade d'1 heure au milieu des montagnes dentelées, escarpées qui nous font penser à la Chine (qu'on ne connait pas mais qu'on imagine comme ça !) pour rejoindre le point d'embarquement des kayaks. Quelques conseils basiques pour les 6 néophytes que nous étions. Et c'est parti pour 2 heures de kayak, sur les eaux claires et vives de la Nam Song (à croire que seules les eaux du Mékong sont brunes de limon !). Quelques rapides sans difficulté aucune. Nous doublons de nombreux touristes ayant opté pour une activité plus longue de tubbing (descente de la Nam Sang dans la chambre à air). Un peu trop passif à notre goût. Faut aimer flotter et ne pas craindre les coups de soleil ... La dernière activité sera un saut depuis une haute plate forme dans la rivère, à la Tarzan. C'est cela, oui !! Nous on a regardé le Belge qui s'est vraiment éclaté. C'est bien, vas-y, vas-y mon gars !! Moi, j'suis mieux là ... je garde tes affaires 😛 ! Bref, une journée bien pleine, bien sympathique, plus ludique que véritablement sportive ! Enfin, quand même ... on a bien dormi ! Et chose amusante, le soir, on a retrouvé le couple canadien à l'Organic Farm Restaurant qui eux aussi cherchaient le calme. Comme quoi, qui se rassemblent s'assemblent. Et ça se fait naturellement, tout seul. L'activité qui nous a tentés a attiré 2 autres couples aux mêmes ambitions. Les kékés et autres blasés auront sans aucun doute trouvé une autre formule plus adaptée à leurs besoins. Et tout le monde est heureux ! Nous n'avons pas adoré Vang Vieng, non, mais nous avons beaucoup aimé la journée qu'on y a passée dans un décor grandiose.

Luang Prabang Ca peut paraître totalement abusif de classer une ville dans une rubrique "site naturels" et pourtant, et pourtant .... Lors de tous nos voyages, nous fuyons les villes. Nous habitons en banlieue parisienne et s'il est une ambiance que l'on ne cherche pas à retrouver c'est bien l'ambiance citadine. Rien de telle à Luang Prabang. Ville hors du temps, hors du monde. D'abord, aucun grand bâtiment, peu de circulation, pas de klaxon, pas de néons, pas de magasins, pas de MacDo. Que des maisons, souvent en bois et bambous, beaucoup, énormément de végétation (il faut monter sur le Mont Phousi pour s'en rendre vraiment compte), 2 fleuves, le Mékong boueux qui avale les eaux claires de la Nam Kane, bordent une péninsule où se situe l'activité principale de la ville, et des venelles au charme incroyable. Toutes de briques, fleuries avec soin, éclairés par des lampes dans des poteries ajourées. Nous y sommes restés 8 jours sans jamais nous y ennuyer. En arrivant à Luang Prabang, on sait tout de suite qu'on y sera bien.

La ville s'éveille doucement vers 6h, quand l'aumônedes bonzes s'organise. Les moines quittent leur monastère pour se regrouper tous au bout de la péninsule. Ensuite, en une très longue file orange, ils parcourent, pieds nus, la rue principale. Des groupes de touristes asiatiques les attendent pour leur donner, chacun leur tour, la boule de riz gluant ou le billet qu'ils ont préparés. Parfois s'y mèlent quelques touristes occidentaux. Même si c'est un peu dénaturé par l'organisation, cette pratique reste assez spectaculaire de par le nombre de bonzes et le calme empreint de respect. Pour du plus authentique mais moins grandiose, postez-vous à la sortie du temple le plus proche de votre GH dès 6h¼. Là, vous verrez sortir les moines par petits groupes et recevoir l'aumône des gens du quartier. Il sera alors temps de vous rapprocher de la Sisavang Vong Road pour découvrir le long cortège. La plus belle image, à notre goût, est la procession en face du Wat Sene. A la nuit tombée, vers 17h45, chaque temple rassemble sa communauté de bonzes pour la prière menée par un plus ancien. Les portes sont ouvertes, et si vous savez vous faire discrets et respectueux, personne ne vous empêchera d'assister à cette cérémonie extrêmement touchante. Personnellement, nous avons particulièrement apprécié la prière au temple Wat Shoum Kong, psalmodies envoutantes et lancinantes de ces jeunes gens à la fois studieux et reccueillis.

Le soir à partir de 17h, des femmes Hmongs installent le Night Market le long de la Sisavang Vong Road, alors fermée à la circulation, pour vendre leur artisanat. Principalement du textile, des contonnades, des soieries. Ce marché se tient jusque 21h environ. Attention, à la lumière des ampoules, le marché dégage une très belle ambiance mais les couleurs sont un peu faussées. Pour choisir le tissu qui va bien, il vaut mieux le repérer de jour ... D'ailleurs, la plupart des étalages se retrouvent de jour au marché artisanal situé au bout de la Sisavang Vong Road, à côté de la Poste. Si vous restez plusieurs jours, vous pourrez remarquer que le marché de nuit évolue. Certains étalages apparaissent ou disparaissent. Négociation de rigueur. On obtient facilement et en douceur au moins 30 à 50% de rabais.

Pour rejoindre la cascade de Tad Kouang Si, nous louons les services d'un tuk tuk pour nous 2. 12$ (2, 5$/p en minibus pour un groupe organisé). Nous quittons Luang Prabang vers 13h. 1h de tape cul dans une campagne toujours aussi belle. On traverse des villages bourrés de gamins. On finit d'ailleurs par en charger quelques-uns qui se rendaient à l'école. Petits costumes sobres, bien coiffés, bien proprets, bien polis. Enfin, nous voici à Tad Kouang Si. Le site est aménagé pour recevoir du monde mais ce jour là, personne ... 15 000 kips/p. La piste vers la chute est tracée dans une végétation luxuriante. Elle passe d'abord par un enclos où évoluent des ours noirs d'Asie orphelins puis un deuxième avec un grand tigre que nous aurons la chance de toucher, avec la bénédiction de son gardien. Juste le bout de sa patte mais quand même ... c'est quelque chose ! Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt pour rejoindre le torrent et le remonter jusqu'à la chute. Suivez-le, évitez la route aux échoppes qui bien-sûr mène aussi à la chute mais elle n'a pas l'intérêt de la piste. Nous en avons fait la malheureuse expérience ... La cascade est magnifique dans un cadre joliment aménagé, encore très sauvage, fleuri. Des vasques étincelantes de calcite recueillent une eau bleu turquoise. Certaines d'entre elles sont propices à la baignade même si l'eau n'est pas chaude chaude !! Des petites cabanes de bois permettent d'ailleurs de se changer facilement. C'est un très joli site, bien aménagé, mais pas trop non plus, où nous avons flâné plus de 2 heures (sans nous baigner ... pas très courageux ... mais nous avons presque regretté ...). Cette grande balade peut s'effectuer à vélo depuis Luang Prabang mais il faut veiller dans ce cas à avoir un très bon vélo (genre VTT) en bon état, partir tôt, prévoir de l'eau et avoir les mollets préparés. Ca grimpe vraiment bien. Cela dit, pour des cyclistes aguerris et avec du bon matériel, c'est une magnifique balade.

Luang Prabang est classée au patrimoine mondial de l'Unesco. On ne s'en étonne pas. La France participe toujours beaucoup à sa conservation. C'est tant mieux.

DIVERS :

Logistique : encore une destination facile pour peu qu'on accepte un peu d'inconfort. Facile de trouver bus, tuk tuk, vélo, bateau ... Les gens sont adorables et ne demandent qu'à vous aider. Les matelas des lits sont généralement bien minces et posés sur une planche. On finit par rêver d'un bon sommier à lattes ... Nombreux cyber cafés. Le climat à cette époque : très chaud dans le Sud (Paksé, les Bolovens, les îles) ; beaucoup plus frais à Luang Prabang, on a apprécié un bon sweat parfois jusqu'à 10h30. Quelques gouttes (plutôt de la bruine) à Luang Prabang. Protégez-vous des moustiques attirés par les ampoules du Night Market à partir de 18h. Les massages : peut-on venir au Laos sans essayer un massage ? C'est parce que mes amis m'avaient mis une pression d'enfer que je m'y suis résolue, moi la grande timide pudique 😊. Pour commencer doucement, j'ai testé à Paksé un foot massage, pas trop invasif, pas trop compromettant. Le pantalon est trop serré pour être remonté au-dessus des mollets ? Pas grave, ils vous prêtent un large pantalon de coton qu'on enfile dans une cabine. Une fois installée et détendue (le plus dur pour moi !), ce n'est plus que du bonheur ! 35 000 kips l'heure de massage. Je vais finalement y prendre vraiment goût et en faire quasiment une habitude à Luang Prabang, au Lotus du Laos, dans la rue principale (Sisavang Vong Road), mon préféré, un peu plus feutré que les autres que j'ai testés. Des petites pièces individuelles pour les body massages avec une douche permettant de se laver avant d'être massée, de la musique douce, une jolie décoration. Autour de 5$ l'heure. C'est propre, professionnel, sans ambiguité et fait avec toujours le souci de préserver votre pudeur. Les femmes massent les femmes, les hommes massent les hommes (c'est moins systématique pour les foot massages). N'hésitez pas un seul instant et essayez toutes les variantes. Les photos : ça y est ! nous sommes passés au numérique. Premier essai. On a besoin d'apprivoiser notre nouvel appareil (un reflex Canon pour pouvoir conserver nos vieux mais fidèles objectifs). C'est plus simple, pas de pelloches à trimballer, on change la sensibilité du film à volonté, on multiplie les prises pour ne garder que la meilleure. Facile ! Aucun problème pour recharger la batterie, les prises électriques ici sont compatibles. Et puis, un énorme avantage qu'on ne soupçonne pas : le plaisir partagé de montrer à un Lao le portrait qu'on vient de faire de lui ! Son sourire, ses yeux qui s'allument, son regard heureux. Cette fois, il voit vraiment le cadeau qu'il nous a fait en acceptant, toujours de bonne grâce, de se faire tirer le portrait. J'ai même été jusqu'à montrer aux vendeurs leurs étalages de légumes que je photographiais au marché. En fait, ça fournit une occasion de partager. Globalement, nous avons été un peu déçus par le résultat. Manque de maîtrise d'une nouvelle technologie sans doute, mais aussi une atmosphère chargée d'humidité, un ciel qui n'a pas été d'un bleu pétant, des villages et un Mékong couleur terre ... Qu'importe, ce qu'on a gardé dans nos yeux, nos têtes et nos coeurs, restera éblouissant ! Le palu : aucun conseil en la matière, on n'a rien pris et ça n'engage que nous. Pour plus de détails : www.pasteur.fr/externe La grippe aviaire : à suivre ... www.diplomatie.gouv.fr/...aos_12274/index.html. et www.grippeaviaire.gouv.fr/ Ne partez pas en espérant éviter la volaille, il y en a partout. Les Laotiens vivent au milieu des poulets, des dindons, des oies, des canards .... Nous avions pris la sage résolution d'éviter les marchés aux oiseaux. Sur place, nous avons dû faire preuve de fatalisme !... A l'arrivée à Roissy, distribution individuelle de recommandations sur la conduite à tenir en cas de symptômes. Cela étant dit, ça ne nous a pas alarmés une seule seconde, ni avant, ni pendant, ni après ... L'artisanat : vous trouverez tout à Luang Prabang. De 12 kg à l'arrivée, nous sommes repartis avec 25 kg !! Tissus (coton et soie), bouddhas, papier "sa" (en écorce de mûrier), pipe à opium, aquarelles, paniers ... nous avons même acheté une énorme hotte, de celles qu'ils utilisent pour leur récolte et qu'ils portent grâce à un bandeau sur le front. Enveloppée chichement, elle a malgré tout survécu à tous les bagagistes des aéroports (bien forcés de la mettre en soute !). Mais nos plus beaux souvenirs sont encore ceux qu'on garde au fond de nous !

On a beaucoup aimé : 🙂 La gentillesse, l'accueil chaleureux et désintéressé des Laotiens. La beauté des maisons de bambous sur pilotis L'impétuosité du Mékong Les îles du Sud Les paysages entre Vang Vieng et Luang Prabang La douceur de vivre à Luang Prabang La nourriture, particulièrement le poisson

On a moins aimé : 😕 La nécessité de se déchausser partout (temples, maisons, GH ...). Evitez les lacets, les sandales à scratch sont idéales. On est bien d'accord, c'est du détail ... En conclusion ... Cette expérience nous a apporté une autre vision du voyage, nous a fait évoluer, nous a appris à profiter autrement ; de nouvelles portes se sont ouvertes. Comme pour l'Inde où nous avons attendu d'être prêts, je pense qu'il faut aussi savoir ce que l'on va rechercher au Laos, et surtout ce que l'on n'y trouvera pas. Pas ou peu de vieilles pierres, mais des scènes de vie magnifiques, du spirituel avec des bonzes omniprésents, une douceur de vivre au quotidien, des contacts faciles et agréables. On revient avec une vraie richesse intérieure et une multitude de souvenirs d'ambiances. Le Laos, c'est le sourire nostalique qui accompagne le moindre souvenir qui revient ... des choses plus difficiles à raconter. Voila peut-être pourquoi j'ai mis plus longtemps que d'habitude à sortir ce carnet. Raconter le Laos, c'est se livrer.
Visites, sorties, restaurants à Los Angeles, Las Vegas et San Francisco English translation pending
by Chrichri40 · 2008-03-05 · 5 replies
Bonjour à tous, nous partons (ma copine et moi) 15 jours dans l'ouest americain (SF - L.A - GC - LV ) Nous recherchons un maximum de bons plans à Los Angeles, Las Vegas et San Francisco

Aussi bien des tips pour bien manger, bien boire, des chouettes magasins à voir et surtout des choses à ne pas manquer (autre que les endroits super touristique).

Nous attendons vos bons plans.

Merci d'avance
Bons restaurants à Walt Disney World? English translation pending
by Bravo · 2008-06-20 · 20 replies
Bonjour, Je suis à réserver mes repas pour mon séjour à Walt Disney du 12 au 19 septembre prochain. Il y en a tellement que je ne sais plus quel choisir. Selon vous, quel restaurant (en incluant les souper-spectacles), il ne faut surtout pas manquer?

Merci et bon été
Circuit au Pérou, en Bolivie et retour par l'Argentine English translation pending
by Oryxnc · 2018-04-29 · 1 reply
Août, septembre et octobre 2017

Départ le 27 aout de Nouméa. Vol Air New Zetland NOUMEA/AUCKLAND/BUENOS AIRES Vol Latam BUENOS AIRES/LIMA/SANTA CRUZ. Nous avons choisi ce vol Lufthansa tour du monde qui offre un tarif très avantageux et permet des stops le long du parcours, deux stops étant compris dans le tarif, arrivée prévue dans une ville d’Europe via Frankfurt, les arrêts supplémentaires étant facturés en sus. Arrivée à LIMA ce dimanche à minuit après 30 heures de voyage Nous logerons pour quelques heures dans l'hôtel à la sortie de l'aéroport. Lundi 28 août : Départ vers la Bolivie. Grosse chaleur à l'arrivée dans cette ville. Change 100 USD à l’aéroport, taxi 70 bol = 10 usd (paiement USD accepté). Nous logeons à l'Hôtel boutique Cosmopolitano au centre-ville, réservé avec Booking.com. La première nuit est facturée à 70 usd, les 3 nuits supplémentaires seront facturées plus chères. Dîner dans un restaurant, au menu : « empanadas » chausson de viande, salade pomme verte et céleri arrosés de bières boliviennes : 120 bol. Mardi 29 aout : Santa Cruz de la Sierra Départ en « colectivo » vers Samaipata 80 km à 1800 m d’altitude. Route très encombrée, conduite anarchique, ce qui contribue à décourager François à louer un véhicule ce qui était initialement prévu. Visite du musée du Village montagnard de Samaipata, (50 bol/pers tarif étrangers). Des panneaux explicatifs sur la culture des peuples pré-Inca et la collection d’objets usuels en poterie rendent cette visite très intéressante. Nous poursuivons vers El FUERTE, site préhispanique mystérieux occupée par les espagnoles pour installations de leur armée au 16ème siècle. Point de vue magnifique sur le parc national Amboro. Retour dans la soirée à Santa Cruz. Mercredi 30 aout : Santa Cruz de la Sierra Visite du centre de la ville : place du 24 septembre entourée de constructions préhispaniques anciennes, marché de la ville occupé essentiellement par des stalles de restauration. Cette gastronomie ne nous attire pas et surtout nous craignons pour nos estomacs fragiles. Repas à la pizzeria LABELLA NAPOLI 177 bol/p 2. Nous expédions par Western Union les 500 usd réclamés par l'agence TUPIZA TOURS. Retrait de dollars possible avec une carte de crédit dans les distributeurs. Cette monnaie étant nécessaire pour le règlement du solde du circuit réservé avec cette agence pour l'altiplano Bolivien, excursion que nous effectuerons à la fin de ce voyage. Soirée au restaurant « la Casa de Camba », renommée par sa cuisine typique de la région de Chiquitania. Les tables sont installées pour des familles boliviennes, toutes les générations sont présentes, plus de 20 convives par groupes familiaux. Établissement à recommander car authentique et sans connotation touristique. Jeudi 31 aout : Départ vers les missions jésuites - Nuit à Concepcion Nous préférons effectuer un circuit de 2jrs vers deux missions jésuites au nord de Santa Cruz, avec un chauffeur guide; ce dernier rencontré à l’hôtel nous a proposé cette formule pour 3000 bol tout compris (420 USD).

Nous traversons la Chiquitania -très belle région verte et ombragée - occupée par de grandes estancias d'élevage de bovins et de buffalos, route en partie asphaltée. REGION CHIQUITANIA Les missions Jésuites de cette région ont été créées au XVIIIème siècle :

Nous visiterons deux missions Jésuites de Chiquitos classées au patrimoine mondial de l’humanité dans les villages de - Saint Javier à 220 km au nord de SANTA CRUZ. Église restaurée en 1980. Visite avec guide. - Concepcion à 300 km au nord de SANTA CRUZ où nous assistons à la messe de 19 h. Eglise de la Conception restaurée dans les années 1980. Nuit dans un hostal réservé et réglé par le guide.

Vendredi 1er septembre CONCEPTION et retour vers SANTA CRUZ DE LA SIER Visite de la mission de La Conception accompagnés par le conservateur du musée de ce village. Il est l’auteur des peintures illustrant le chemin de croix de cette église, chacune d’elle comporte un message écologique : des scènes de coupes de grumes d’arbres chargées sur des camions, des forêts calcinées…. Cette visite sera passionnante dans la mesure où cette personne, d'origine indienne, a participé à la restauration de cette église en bois, elle nous fournira en outre beaucoup d'informations sur le rôle évangélisateur et pacificateur des jésuites, de l'organisation sociale des villages, de la formation des indiens au travail du bois et la confection des instruments de musique, jusqu'à l'apprentissage du violon.

Repas à San Javier, jus de fruits maracuya (fruits de la passion), soupe et riz au « charque » (viande de lama séchée), retour sur Santa-Cruz dans l'après-midi. Sur la route nous croisons deux jeunes hommes blonds en salopette, sur une carriole tirée par des chevaux. Le guide nous explique que ce sont des mennonites. Le mennonitisme est un mouvement religieux. Ses membres sont conservateurs et traditionnalistes, ils refusent le modernisme. Le gouvernement bolivien leur a attribué des dérogations pour leur installation dans cette région pour laquelle ils contribuent au développement économique surtout dans le domaine agricole. Ils sont les principaux producteurs de fromage.

Ce circuit et la découverte de l'histoire de cette région de l'Amérique du sud restera notre coup de cœur de ce voyage. Samedi 2 septembre : Arrivée LIMA Départ sur lima avec Latam. Taxi réservé au kiosque dans l’aéroport de LIMA : 60 soles. Installation à l’hostal "del patio" dans le quartier Miraflores. Nous dînons sur une terrasse du restaurant EL Parequito pour 121 soles de coquilles st Jacques gratinées, d'un ceviche de poisson, d'un "anticuchos" (brochettes de cœur), le tout délicieux.

Nous attendons Monique qui arrive depuis Marseille pour participer à notre circuit. Le gérant de l'hôtel nous propose de lui envoyer un taxi dont il utilise régulièrement les services pour l'accueillir à l'aéroport de Lima. Monique nous rejoint donc vers 20 h à l'hôtel. L’heure est au repos pour récupérer du décalage horaire et de la fatigue de ce long voyage. Dimanche 3 septembre : LIMA LE MATIN, nous faisons le point sur l’organisation du voyage. Nous nous organisons pour le suivi du voyage, Monique gèrera l’alimentation, pour ma part, ce sera le reste, étant responsable au premier chef de ce voyage en tant qu’organisatrice. François est chargé du retrait des fonds dans les distributeurs ou du change des euros et des dollars.

Pour la préparation du circuit, J’avais établi des tableaux prévisionnels des coûts de chaque poste de dépenses. Les tableaux joints en annexe ont été actualisés au fur et à mesure pour indiquer les coûts réels : - Trois fichiers joints à ce compte rendu reprennent les coûts des hôtels, des transports et des excursions pour nous trois. - Quelques indications de coûts sont données pour les repas afin de donner une moyenne du prix des repas. A noter que la majorité des hôtels offrent des petits déjeuners copieux. Le repas principal étant pris assez tard dans la journée, nous nous contenterons le soir d’une collation.

Ce matin nous procéderons à l’achat de billets auprès de la Compagnie de bus « Cruz Del Sur » pour assurer les trajets Lima/Paracas et Ica/Arequipa, les jours suivants.

Nestor, taximan, après nous avoir conduits à la gare, nous propose un tour du centre-ville et des quartiers historiques (180 soles). - Visite du centre historique, du palais présidentiel avec la relève de la garde présidentielle en fanfare. - Des groupes folkloriques défilent le long de la place Mayor, les danseurs sont vêtus de magnifiques costumes très colorés. - Promenade dans les rues, les maisons ont gardés leur caractère hispanique. Certaines sont délabrées. - Nous poursuivons le long du bord de mer jusqu’au quartier cochillos, Nestor nous conduit dans un resto de famille. Dégustation d’un pisco saur accompagné de divers plats : « conchas » gratinées au parmesan (coquille st Jacques), poisson cru servi en ceviche, crevettes et poulpes. Délicieux. Coût pour les 4 : 220 soles. - Découverte du vieux quartier Barranco. Retour à l’hostal. Lundi 4 septembre – LIMA vers PARACAS Nestor nous conduit très tôt au terminal des bus de la compagnie Cruz del Sur (15 s) cette Cie est très connue car elle dessert plusieurs pays d’Amérique du sud. Route LIMA/PARACAS: 5 h. A l’arrivée au terminal des bus, un taxi nous attend (10 s) Hôtel Santa Maria. . A l’hôtel, Le point est fait sur le programme à venir : chambre + excursion des Ilas Ballestas ( coût 250s). Cette excursion est offerte avec le prix de la chambre triple. Nous réservons pour l’après-midi le tour privé pour le parc national 90 s, à notre charge. Réservation pour le lendemain d’un taxi Paracas/ gare routière Cruz Del Sur d’ICA (150 s) Hostal à recommander fortement, George francophone très professionnel a organisé le séjour. Pas de surprise dans les tarifs indiqués sur les échanges par messagerie. Contact : "reservas_santamaria@hotmail.com" "www.hostalsantamariaparacasExcursion parc national de Paracas : Départ immédiat, Entrée parc national 5 s/p + Tour privé 90 soles pour les trois payé au gérant de l’hôtel.

Le chauffeur au départ, nous propose une extension de l’excursion sur une côte plus éloignée (+60 s). 3 h de route sur des pistes sableuses, paysage aride, dunes de sables….Nous le suivons. Repas dans un resto dans la presque île proposé par le guide, nous sommes déçus par la qualité des plats de poissons surtout sur ce site marin. (Trop touristique). Mardi 5 septembre : Excursion îles Ballestas Départ 8 h vers l’embarquement. Des « lanchas » attendent les centaines de touristes. Nous sommes surpris que cette petite ville qui semblait endormie en accueille autant. Boletos : 5 s/P Des barques avec 36 personnes filent vers les îles occupées par des milliers d’oiseaux, quelques phoques paraissent sur les rochers. Les prises de vue sont difficiles compte tenu du nombre de passagers et des nombreuses barques navigant autour des îles. Retour 10 h. Belle excursion toutefois à recommander. Avant de prendre la route vers ICA nous déjeunons dans un resto sur le front de mer d’un « Ceviche » de poisson (spécialité nationale) et d’une petite friture de poisson, excellent, coût 95 s. Recette du ceviche : 1 kg de filet de poisson très frais à chair ferme, 1 oignons rouge, 1 patate douce, 1 gousse d'ail, 1 piment oiseau, coriandre haché. Cuire la patate qui servira d'accompagnement. Découper en dés le poisson, ajouter le jus du citron, laissé reposer 10 mn. Ajouter à la préparation l'oignon coupé en lamelles, la gousse d'ail écrasée au mortier, le piment découpé en fine lamelles (doser en fonction de votre goût), la coriandre ciselée. Laisser reposer 5 mn et servir accompagné de la patate douce. On peut ajouter des grains de maïs toastés. On peut compléter le « ceviche » de poisson de fruits de mer comme la coquille saint jacques etc…. Départ à 13h vers ICA en taxi privé. Le paysage est désertique, plusieurs plantations d’asperges sur des terres arides et sablonneuses et de nombreuses serres bordent la route. Arrêt à la cave de production de Pisco, courte présentation de la méthode de vinification et distillation. Une dégustation de Pisco et de cocktails nous est offerte. Impossible de résister à ce doux breuvage (à consommer avec modération) Nous poursuivons vers ICA ville brouillonne, avec une circulation anarchique. Le taximan nous dépose au terminal de Bus de Cruz Del Sur : voyage de nuit avec inclinaison des sièges à 160°, voyage confortable, mais plateau repas minable, un verre de coca ou de thé, pas de petit déjeuner. Nous sommes très loin du confort des trajets en bus en Argentine. Mercredi 6 au samedi 16 septembre : AREQUIPA Long séjour nécessaire pour l’adaptation à l’altitude (Conseil de notre médecin). Arrivée à 8h à la gare routière : taxi 12 soles jusqu’à l’hôtel la Casa de Ana dans le quartier de Yanahuara proche du centre-ville. Tarif avantageux compte tenu du séjour de 10 nuits 46 USD/n au lieu de 56 USD pour une chambre triple confortable et spacieuse. Excellent et copieux petit déjeuner : fruits, pains, confiture, œufs, « empanadas », pris sur la terrasse avec la vue sur le volcan Misti….. Accueil chaleureux de la maman d'Ana et de ses employées, toujours attentives, prêtes à satisfaire et à apporter des conseils à ses clients. Nous serons choyés tout au long du séjour, profitant de la terrasse et de la cuisine mises à disposition. Je vous conseille vivement ce B&B, vous ne serez pas déçus.

Découverte d’Arequipa au cours de ces 10 jours : - Visite de la ville en bus panoramique : 25 s/p. De très beaux édifices de l'époque coloniale donnent un cachet particulier à cette ville construite en sillar ( pierres volcaniques de couleur blanche). - Visite guidée du Monastère de Santa Catalina (40 s/p + 20 s guide). - A ne pas manquer son marché haut en couleur : échoppes de viandes de poulets, de lamas etc exposées sur des étals rustiques loin des conditions sanitaires usuelles en Europe.

- Un arrêt aux stalles de fruits exotiques pour déguster un délicieux jus de fruits 100 % naturel (30 soles). Des échoppes offrant des pommes de terre de nombreuses variétés, festival de couleurs, de goûts et de formes : 5000 espèces existent, 3500 sont originaires du Pérou, 75 espèces y sont cultivées. Nous découvrons des stands de plantes et de fleurs médicinales, de fœtus de lamas, destinés aux cérémonies de croyances traditionnelles.

Les déplacements dans la ville coûtententre 5 et 10 soles en taxi.

Circuit touristique des environs en bus durant 5 h : 465 s p. 3. Intéressant dans la mesure où nous traversons les villages campagnards à la périphérie de la ville, avec leur culture en terrasse. Arrêt aux points de vue sur les vallées traversées de torrents. Visite du musée consacré aux combats de taureaux et tout spécialement à leur champion MENELIK. Des combats sont organisés tous les dimanches dans les villages alentour.

Restaurants recommandés : - La terraza, vue sur la Plaza de Armas. - la picanteria de Nuevo Palomino dans Yanahuara, cuisine traditionnelle servie dans une jolie cour décorée par des ustensiles de cuisine à l’ancien temps. - Chicha : dans un bâtiment historique en « sillar », resto très chic, mets délicieux du terroir prépares par le chef Gaston Acurio. - Dimas, rue Santa Catalina, au fond du patio. Excellente carte d’une douzaine de plats, délicieux, décor sobre dans des alcôves en « sillar ». Goûtez le mojito revisité aux fruits de la passion. Coût très raisonnable pour cette qualité et pour ce cadre. - Zig-zag en face de l'église San Francisco, plats originaux, bien présentés. - Dans les échoppes autour de la place de Yanahuara dégustation d’« helado de queso », glace parfumée à la cannelle. Des jeunes filles en costumes traditionnelles les préparent dans une bassine de cuivre reposant sur une cuve de glace. Samedi 16 septembre : départ vers le canyon de Colca – YANQUE Trajet touristique en minibus, 100 soles/p, plusieurs arrêts en chemin pour observer alpagas, lamas, vicunias. Accès au canyon (boleto) 70 s p.p La route passe par le col de Patapampa à 4910 m d'altitude, arrêt au point de vue d'où il est impossible de voir les trois volcans masqués par les nuages, le temps est froid avec la neige qui commence à tomber. Descente avec une vue magnifique vers le canyon de Colca à Chivay où un buffet est servi dans le restaurant « El Turko » 25 s/p, tous les plats sont délicieux.

L’après- midi sous la pluie nous allons aux thermes de Yanque, après la traversée d’un petit pont suspendu (entrée 15 s/p) nous accédons à plusieurs bassins à t° différentes, les cabines pour se changer sont très rustiques, nous entrons dans les bassins d’eau très chaude pour passer un agréable moment .

Au retour le bus nous laisse à l’hôtel réservé à Yanque au « Miskywasi » 75 USD p3, petit déjeuner compris. Nous y resterons deux nuits l’hôtel est très confortable. Les propriétaires sont très attentionnés, les repas servis sont excellents : pour les deux dîners et le déjeuner 84 euros apéritifs compris. Le petit déjeuner est très copieux. Hôtel à recommander. Dimanche 17 septembre - YANQUE Marche de 4 h a/r au départ de l’hôtel vers le site précolombien UyoUyo sur le versant opposé du Canyon. Traversée d’un pont suspendu, rencontre avec des villageois qui escaladent d'un pas rapide les montagnes en direction de leur village, alors que nous peinons sur les sentiers caillouteux.

Rencontre sur le chemin de cet alpaga, qui nous a approchés menaçant, cabré sur ses pattes arrière. Il nous a poursuivis à l’intérieur du mini musée….. Heureusement le gardien l’a refoulé et nous avons pu passer. Lundi 18 septembre –CANON DE COLCA – RETOUR AREQUIPA Nous poursuivons le circuit du canyon de Colca avec l’agence d’Arequipa, le bus passe nous prendre sur la place du village, nous rejoignons un groupe de touristes partis très tôt d’Arequipa. Arrêt dans le village de Maca caractérisé par son église. Puis au mirador de La Croix des condors. Des dizaines de bus et des centaines de touristes stationnent pour observer le vol des condors. Ils sont rares, une dizaine au plus. Déception pour certains, pour notre part, nous en avions déjà vu à plusieurs reprises lors de notre grand circuit en 2014. Ce site ne mérite pas à mon sens sa renommée.

Les deux versants du canyon sont occupés de terrasses agricoles étagées, ce qui donnent un panorama extraordinaire. Excursion à ne pas rater.

Retour sur Arequipa après une pause repas dans un resto campagnard. Sur le retour qq arrêts pour apercevoir alpacas et lamas broutant l’herbe des lagunas. Nous rentrons à la casa de Anna pour récupérer les bagages et rejoindre le terminal des bus : bus de nuit vers Cusco avec la Cie Oltursa au prix de 103 soles/p. Le bus est confortable mais le plateau repas est nul. Un conseil, prendre son repas avant de monter dans le bus. Du Mardi 19 au 25 septembre : Cusco et la vallée Sacrée. Arrivée à 7 h à Cusco. Nous allons chez William, un français marié à une péruvienne. Parents de deux jumeaux très sages, ils louent des chambres dans leur appartement. Après deux nuits nous préférons ns installer dans un Hôtel au centre-ville, formule plus impersonnelle qui nous convient mieux. L’hôtel Amerinka dans la rue piétonne -rue Marques- est à 400 m de place d’Armes. 1 er jour : Cusco : Plaza de ARMAS et Monolithe équarri aux 12 angles Cette journée sera consacrée à l’organisation du séjour d’une semaine : achat des boletos (billets d’entrée) :-boleto 10 sites et 5 musées ns permettra de visiter les sites les plus importants : 130 soles /p - entrée Machupichu 152 soles/p - paiement des billets de train chez Inka Rail, réservé par internet : 463 USD réglés par carte de crédit. 2 ème jour : site Inca SAQSAYHUAMAN Avec un taxi nous allons découvrir le site inca Saqsayhuamàn, forteresse construite dans un but défensif, les blocs constituant les murs sont impressionnants, l’esplanade est grandiose. Nous redescendons à pieds vers la ville. Visite du musée de l’Inka (10 s/p), les panneaux informatifs sur le monde inca et sur l’environnement sont très instructifs. A ne pas louper même si ce site n'est pas repris dans la liste des 5 musées pour lesquels nous avons payé l'entrée 3ème jour : Site Inca PISAQ Nous arrêtons un taxi pour aller à la gare pour prendre un bus allant à Pisaq. Le chauffeur nous propose de nous conduire directement à Pisaq et vers d’autres sites pour la somme de 160 soles/jour. Nous acceptons cette offre et la renouvellerons les jours suivants pour découvrir les sites Inca de la Vallée Sacrée. Nous apprécierons la formule « taxi », les déplacements étant bien plus faciles conduits par un chauffeur connaissant bien la région, gardant les sacs à dos pendant les visites pour une somme relativement raisonnable. Après la visite des trois premiers sites : visite du site Q’engo, Tambomachayet Puca Pukara, ces deux derniers étant assez proches, nous roulons pendant une ½ h vers le village de Pisaq, ns grimpons vers le site Inka de Pissaq où notre chauffeur se faufile entre van et mini bus, grosses affluence de touristes. Nous découvrons ce site grandiose sous un vent violent : cultures en étage et fort inca. 4 ème jour : Sites des Salinas de MARAS et de MORAY Ns poursuivons avec notre chauffeur José qui ns conduit aux salines de Maras : plus de 300 bassins pour recueillir le sel (entrée 10 /p), le site est magnifique, nous n’arrêtons pas de prendre des photos.

Ensuite nous allons vers Moray. Ns descendons vers les cultures étagées et suivons le chemin balisé.

Ces terrasses agricoles inca de forme circulaire avaient pour objet de créer des microclimats pour cultiver de nombreuses variétés de plantes des Andes, des milieux tempérés et des Yungas (végétation tropicale). Sur le retour vers Cusco nous nous arrêtons à Chicheros, village renommé pour ses tisseuses traditionnelles, nous écoutons les explications d'une petite jeune femme sur les tissages, les teintures etc…. Nous poursuivons vers les ruines inca de ce village qui abrite une magnifique église comportant des plafonds en bois et des murs peints de l'époque du XVIème siècle, c’est tout simplement magnifique. Nous contemplons ces merveilles assis sur un banc (il est interdit de prendre des photos), Considérant notre intérêt, le conservateur nous donne son sentiment sur son appartenance au peuple quechuas et sur l'histoire du pays conquis par les espagnols. Il nous explique que son peuple a su conserver sa langue bien qu’à l’école c’était en espagnol qu’il fallait s’exprimer. 5 ème jour : CUSCO Cette Journée est consacrée aux musées et à une promenade dans la ville. Nous rencontrons deux classes d’enfants venant d’un village éloigné dans la Vallée sacrée, très timides, leurs joues portent des traces de brûlures causées par leur exposition au froid. Ils sontaccompagnés de leurs instituteurs. Ils viennent découvrir la capitale, ils sont regroupés pour la pause pique- nique. Nous demandons l’autorisation de les prendre en photo charmés par ces enfants vivant encore de façon traditionnelle. Dernière soirée à CUSCO, nous allons au restaurant « l’Inkagrille » avec musique andine. Les plats sont excellents, beaucoup de créativité pour présenter les mets locaux 6ème jour : OLLANTAYTAMBO José vient ns chercher et nous emmène à Ollantaytambo, point de départ pour Aguas Calientes. Un site inca à découvrir, flânerie dans le village qui comporte des ruelles étroites bordées de constructions dont la base est composée d’énormes blocs taillés, semblables à ceux de CUSCO.

Nous prenons le train vers Aguas Calientes. C’est dans une cohue incontrôlée que nous cherchons des indications, enfin des employés d’inca Trail brandissent des panneaux et les fixent sur les wagons. Nous montons dans le train pour une 1 h 40. Nuit à l’hostal Cusiqoylloy, un hôtel propre est correct pour une nuit 113 soles /n pour 2, nous prendrons deux chambres. Nous allons acheter nos tickets de bus pour le lendemain, ne pas oublier son passeport. Nous paierons en USD. Rapide tour dans la ville occupée essentiellement par des commerces touristiques pour rechercher un resto, ce soir ce sera une soupe. 7ème jour – MACHU PICHU Levée à 4 h30, petit déjeuner basique, à 5 h nous arrivons le long de la rivière, une longue queue nous attend pour monter dans le bus, attente 1 h20. A 7 h nous passons les contrôles d’entrées du Machu Pichu. Pas de chance, une petite pluie fine et la brume voilent le paysage. Nous optons pour le circuit 2 (plus accessible pour nous) impressionnés par le chemin constitué d‘escaliers pavés conduisant aux terrasses et au mirador du circuit 1. Nous suivons le parcours complet du deuxième secteur avec ses nombreuses marches en descente et en montée et son escalier vertigineux en descente.

Vers 11 h, le temps se découvre et, après réflexion (c’est un moment exceptionnel, un site exceptionnel, nous ne reviendrons jamais au Machu Pichu, alors autant mobiliser notre énergie) nous décidons de tenter le circuit 1 avec pour objectif d’admirer la cité dans son ensemble, de réaliser des photos marquantes et de s’imprégner de l’ambiance particulière de ce site unique. Ns repassons le contrôle à l’entrée et entamons la montée, lentement aidés de nos bâtons de marche. Nous serons récompensés de nos efforts

Un peu d’histoire : La citée inca du MACHU PICHU où vivait un souverain (en présence d’une cour et d’une garnison), était composée de maisons et de greniers -dont les ruines sont visibles- de cultures en terrasse, etc. Les incas construisirent tout un système de terrasses et de canalisations pour contrôler les pluies torrentielles qui tombent sur la région à la végétation dense. Nous en aurons un aperçu dans l’après-midi. Les espagnols n’ont jamais découvert cette citée inaccessible, enfouies dans la végétation. Le MACHU PICHU, citée inca, perchées à 3100 m d’altitude, appartient à la famille des grandes citées perdues.

Une pluie torrentielle se déverse au retour vers le village. Nous reprenons le train vers Poroy. José le taxi nous attend à la gare pour nous ramener à notre hôtel. Mardi 26 Septembre : Puno Nous avons opté pour le circuit touristique avec Tourismomer www.turismomer.com qui nous conduira de Cusco à Puno, au bord du lac Titicaca avec 5 arrêts touristiques dont un arrêt au restaurant LA PESCANA.

Village d’Andahuaylillas qui possède La magnifique église De San Pedro nommée « La chapelle Sixtine d’Amérique". À visiter sans hésitation, vous serez émerveillés par les sculptures, les peintures des fresques. Son plafond est recouvert par une décoration de style « mudéjar » avec des motifs de fleurs de fruits. Village de Raqchi (alt 3500m) et ses ruines pré-Inca. Village de Pukara : le Musée du village de Pukara expose desœuvres en pierres, une grande collection de monolithes, de céramiques et d’autres objets de cette grande culture pré- inca. Pour notre part vivant dans le Pacifique sud nous reconnaissons le style des statues polynésiennes et maories, ce qui nous laisse perplexes. Col de La RAYA à 4338 m d’altitude où nous attendent de nombreux vendeurs de souvenirs accompagnés d’alpagas. Mercredi 27 septembre Puno –Lac Titicaca Sa longueur est de 190 kilomètres, sa largeur de 80 kilomètres. Pour les Aymaras et les Quechuas, le lac Titicaca (3800 m d’alt.) est le berceau de la vie et de ses eaux est sorti le dieu Viracocha pour créer le monde.

Sur une journée, le seul circuit possible réservé auprès d’une agence de Puno (50 usd p.p) nous permet de naviguer vers les îles Taquine et Uros (50 usd p.p).

Sur l’île Taquine, nous ferons une longue marche à la rencontre du peuple Aymaras pour arriver en haut de l’île, nous avançons lentement le souffle court. Un court exposé sur la vie au confort spartiate des habitants dans cet espace réduit. Les femmes sont penchées sur leur tissage, les hommes tricotent sans cesse. Un maté de coca nous est servi, nous rejoindrons le bateau au nord de l’île en poursuivant notre marche. Cette île est connue pour son artisanat et ses tissages. Les Aymaras proposent à la vente leurs ouvrages : ceintures, bonnets, etc.

Poursuite de la navigation jusqu’au rivage de la péninsule de Capa chica où nous assistons après une mini cérémonie à l’adresse de la Pacha Mama, à la préparation du repas : viandes et légumes cuits dans un four tapissé de pierres chaudes à même le sol. Nous sommes familiarisés à ce type de cuisson dans le pacifique avec les Canaques, les polynésiens, etc… Poursuite vers les îles Uros, îles flotantes.

Celles-ci sont fabriquées à partir de roseaux flottants (jonc Totora) et sont devenues une étape touristique presque « obligatoire », ce qui permet aux habitants de vivre en partie de ce tourisme. L’attente des locaux qui ont étalé leurs travaux est notable, cela me gêne. Quelques touristes font une petite navigation sur une jonque en roseaux. Jeudi 28 septembre : Trajet en bus Puno-Copacabana- La Paz Le bus longe le lac Titicaca. Après deux heures de route, nous arrivons aux postes frontières, après avoir effectué les formalités de passage, arrêt 3 H à Copacabana en attendant la prochaine étape. Nous faisons une petite balade dans ce village style baroudeurs, qui ne nous plaît pas du tout. À 14 h nous montons dans un bus qui se remplit rapidement de touristes de tout âge. Surprise, une heure plus tard on nous invite à descendre pour traverser un détroit, le détroit de TIQUINA (3810 m altitude). Les voyageurs sont conduits vers de petites embarcations, le bus est chargé sur une barge qui tangue sérieusement tout au long de la traversée sous la houle. Moment épique.

Arrivée à LA PAZ, le chauffeur refuse d'aller au terminal et nous dépose devant son agence, chacun doit se débrouiller pour se rendre à son hôtel ou au terminal pour ceux qui doivent poursuivre leur voyage vers Uyuni, pas de taxi libre. Heureusement notre hôtel se situe une rue plus loin, il faut tirer les bagages sur la rue pavée et pentue, moment désagréable. Installation pour deux nuits à hôtel Alta vista. Hôtel correct. La chambre triple ne correspondant pas à l’offre de Booking, la propriétaire nous installe dans deux chambres plus confortables. Le petit déjeuner est servi au dernier étage qui offre une vue sur La Paz, ville surprenante par sa configuration et ses constructions, rouges en brique, accrochées sur les différents versants des collines. Vendredi 29 septembre au mercredi 4 octobre – La Paz Nous passons le troisième jour à l’hôtel TerrAndes tout près dans la rue Illampi du quartier historique et du marché des sorcières appelé aussi « mercado de hechicerias » lieu de vente d’objets rituels (fœtus de lamas séché, herbes, poudre magique, insectes séchés) et de pratiques de rites magiques de la culture Aymaras pour offrandes à la Pacha Mama. La marche y est ardue en raison du relief des rues, de l’état des trottoirs encombrés des stalles de petits marchands de toutes sortes. L’hôtel est agréable, le petit déjeuner pris au 8ème étage offre une vue splendide sur la ville et sur le quartier « El Alto » perché en haut de la ville à 4000 m d’altitude. Les journées seront occupées par des promenades dans les différents quartiers de la ville qui diffèrent totalement du centre historique, relativement pauvre. Nous découvrirons des quartiers aisés, de belles maisons, de beaux immeubles modernes. Plusieurs déplacements en téléphérique, le rouge pour El Alto, le jaune et le vert pour les quartiers riches du Sud de la ville, l’orange -inauguré trois jours plus tôt – pour Miraflores. La première sortie en téléphérique est réservée avec le tour « hanaqPacha Travel » Réservée sur tripadvisor au tarif de 195 bob/3 p.

Une soirée passée à l’ALTO pour assister aux combats de catch des Cholitas

Les repas seront pris dans les petits restos offrant pizzas et pâtes dans la rue Illampipour 8 à 10 euro p/p boissons comprises. Nous nous offrons un repas au restaurant « la Comédie » à Sopocachi pour 55 euro à trois avec des mets raffinés et un excellent service.

Les taxis se négocient à 12 bob le trajet. Les Micros bus transportent d’un quartier à l’autre, c’est prendre un risque à les utiliser sans connaître précisément les trajets empruntés et les quartiers traversés. Belle expérience, nous les avons utilisés plusieurs fois, ayant repéré quelques destinations, le coût est dérisoire (5 cts d’Euro). Mercredi 4 octobre – Vol La Paz-Sucre Avec BOA ns prenons le vol à l’aéroport d’EL ALTO 41OO m d’altitude, le passage coûte 50 USD /p.

Nous sommes attendus par Christophe, consul honoraire de France à Sucre. Nous logerons chez lui dans deux petites chambres assez vétustes (220 bol), pour un prix modique, il est vrai. Peu de confort, nous sommes près du centre-ville, la maison ancienne est construite autour de deux patios, nous avions fait ce choix en tenant compte du fait que Christophe a son agence de voyage. Ce qui nous a facilité l’organisation du déplacement privé à la découverte de l’arrière-pays et surtout le circuit de MARAGUA. Jeudi 5 au lundi 9 Octobre – SUCRE SUCRE est une ville très paisible, agréable, le centre est propre, les maisons chaulées de blanc ont conservé l’architecture hispanique. Visite dans le quartier Récoleta, du musée des arts autochtones et du textile des ethnies des villages environnants. À ne pas rater. Pause agréable sur le mirador de Recoleta à la sortie du musée tout proche. Restaurants de la ville : bons repas à « La Posada » et « El Solar » à des prix très raisonnables 40 bob le menu + boissons. Vendredi 6 octobre – Excursion à Macara En véhicule privé avec chauffeur et guide -excursion réservée auprès de Christophe- nous partons vers la cordillère de Los Frailes. Arrêt à Chataquilla, point de départ du sentier Inca (alt 3600 m) qui descend sur 4,5 km vers Chaunaca avec un dénivellement important. La randonnée offre des vues panoramiques sur la cordillère andine. François et Monique accompagnés du guide descendront pendant plus de 3 h moi je les attends à l’abri au bout du chemin. J’ai opté pour le trajet en véhicule sur une piste très sinueuse. Monique voulant marcher au rythme du guide et de François n’avait pas le temps de bien récupérer, elle peinera pour atteindre le bout du sentier. Mais l’honneur est sauf, elle est arrivée au bout fière d’elle. Premiers pas sur le sentier inca … Dans cette région sont installées les Jalq’a, communauté autochtone de Bolivie. Leurs tissages caractéristiques, toujours de couleur noire et rouge, représentent les Enfers ou le monde ‘d’en bas ‘. Dimanche 8 octobre- VillageTarabuco Il faut prendre un bus touristique 35 bob/p le dimanche matin 8h30 devant la cathédrale. Un marché paysan se tient le dimanche dans ce village : légumes, fruits, viandes, laine brutes, colorants pour les fils, pelotes de laine, vaisselle, vêtements enfin tout le nécessaire pour la vie en montagne. Des cantines offrent poulets frits, soupes, Des villageois en costumes authentiques -chapeaux casque, capes de laine- font leurs achats, impossible de les prendre en photos, refus catégorique.

Autour de la place et le long des ruelles, des boutiques de souvenirs, l’intérêt ici ce sont les sacs et les tissages manuels représentant La pacha Mama ou des scènes de croyances andines. Les prix sont plus élevés qu’à Sucre. Le Côté touristiques ne ns plait pas trop. Nous retournons au resto Wasi où un menu à 40 bob est servi, clôturé par un petit spectacle de danse bolivienne. Mardi 10 octobre Départ vers Tupiza Départ vers Tupiza à 7 h du matin. Nous avons opté pour un taxi privé car il aurait fallu prendre un bus de nuit ou aller en taxi à Potosí et y prendre un bus pour Tupiza, trop aléatoire, les bus boliviens ne sont pas de tout confort.

TAXI PRIVE : Le coût est de 170 usd. Pour sa réservation, aller en face au terminal des bus, des chauffeurs proposent des transports vers le sud, pour la ville de TARIJA. Nous négocions le trajet pour Tupiza, le chauffeur promet de prendre son van (véhicule très récent) et de nous conduire en personne. Une avance de 200 bob est versée avec remise d’une quittance. Le matin du départ, horaire respecté, mais ce n’est pas le même chauffeur et pas le même véhicule….. Déçus, nous embarquons néanmoins. Il s’avèrera que le jeune chauffeur, de bonne volonté, ne connait pas du tout la route de Tupiza, habitué à conduire autour de sa ville de TARIJA, il faudra tempérer sa conduite.

Le trajet est très agréable, nous longeons des rivières bordées de pâturages.

Nous arrivons à POTOSI (4090 m d’altitude). Nous faisons une petite incursion dans la ville pour visiter la Casa de la Moneda et la place centrale qui est occupée par des manifestants.

La mine de Potosi, El Cerro Rico (la montagne d’argent), a été exploitée pendant 3 siècles par les espagnols, au prix d’un génocide de 8 millions d’indiens aymaras, quechuas, et esclaves venus d’Afrique. Elle contribua à l’enrichissement de l’Espagne coloniale pendant plusieurs siècles. Ces mines sont toujours exploitées par des mineurs boliviens. Une suite sera consacrée pour l'Altiplano Bolivien et le retour via Villazon/Quiaca au nord de l'Argentine.
Madagascar: ce jour le 9 février 2009 English translation pending
by Jipi · 2009-02-09 · 541 replies
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise a plus
Thaïlande et Birmanie (deuxième partie) English translation pending
by Exposure · 2008-01-14 · 3 replies
Hello,

En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. --> ICI La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé --> ICI La dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. --> ICI Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.

Yvan

20 décembre 2007 - Départ pour Yangoon (Birmanie)



3h30, c’est tôt pour un réveil en vacances. Je commence une nouvelle journée et, sur Khaosan road, certains n’ont pas fini leur journée de la veille. Petite surprise à l’aéroport, j’ai 3 kilo de trop. Mes fringues d’hiver me coute 500THB. Petit déjeuner car j’ai quand même un peu de mal ce matin et c’est 300THB. En 15 minutes dans l’aéroport j’ai dépensé plus que 2 nuits de mon hôtel sur Khaosan road. Il faut dire qu’il était vraiment pas cher. A l’arrivée, nous somme le seul avion sur l’aéroport. La douane ne pose aucun problème. La première chose frappante est que presque tous le monde porte le longyi, une sorte de drap fin noué autour de la taille. Aussi bien les femmes que les hommes.

En sortant de l’aéroport un gars d’un gh se propose de me déposer a la gh mother land 2. Je l’avais note et j’accepte. Avec moi se trouve Dieter un allemand d’une 50aine d’année qui vie en Australie et Phil en anglais d’un 30aine d’années qui vie en Norvège. Dieter pense rester au Myanmar pendant un ou deux mois et phil au moins 4 mois. Autant dire que j’ai l’air ridicule avec mon mois de vacances. Pour Dieter, cela fait 3 ans qu’il est parti de l’Australie pour sillonner le monde, 2 mois par ci, 2 mois par la. Phil, lui trouve un job de prof d’anglais pour pouvoir rester a un endroit puis rentre en Norvège de temps en temps.

Une fois a la guesthouse ils decident de partager une chambre, 5usd chacun. La mienne est a 9usd mais avec une salle de bain et de l’eau chaude. Petit déjeuner en terrasse ou l’on fait le tour du monde et surtout l’Asie en mangeant. Tantôt le Népal, tantôt le Tibet, le Cambodge, le Laos… C’est extra.

Après le petit déjeuner, phil pars se reposer et je pars avec Dieter pour une première découverte de Yangoon. Dieter passe son temps a dire que Yangoon ressemble a l’inde il y a 30 ans. J’étais a peine ne. Mais cette ville a un vrai charme et vie a un rythme tres lent. Les tuk tuk de bangkok font place a des vélos side car, les taxis flashy sont de vielles toyota blanche. Par endroit on retrouve de vieux bâtiments coloniaux, a d’autres des répliques d’architecture vietnamienne ou de grands buildings fraichement sortis de terre dans le style de ceux que l’on peux voir a pékin. Il y a très peu de trafic, c’est super agréable. Nous déambulons comme ça près de 2 heures un peu au gré du vent et de routes barrées par la police soit disant parce que le fleuve a débordè, en fait c’est la rue ou se trouve Ang San Su Kyi en résidence surveillée. Finalement, nous nous arrêtons au milieu de la rue pour manger un morceau. Personne ne parle un mot d’anglais mais on arrive a nous faire comprendre. Un des gars qui mange cherche a nous marier avec les femmes qui sont la, ça fait rire tous le monde. Les quelques photos que nous prenons font aussi rire tous le monde. La star ensuite était une toute petite fille d’un an a peine, le spectacle s’est arrêté lorsqu’elle a fait pipi sur la table. Il faut dire que dans ce restaurant il n’y a qu’une grande planche de bois carre qui fait office de table et en même temps de présentoir pour la nourriture toute prête. Juste derrière, une cuisine assez sommaire se résumant a deux casseroles brulante sur du charbon a même le sol. Ce repas nous aura coute 800kts chacun et ce fut un grand moment.

Nous poursuivons notre balade et arrivons a la paya botatoung, une des 3 pagodes de yangoon ou seraient conserve des cheveux du bouddha. Elle a des cotés très kitch et d’autres plus classique et l’ensemble est d’une extrême beauté. Il est possible d’aller a l’intérieur du shedi. Il est complètement sculpte d’or et chaque pièce contient des bouddhas ou des représentations des pagodes du pays. L’entrée est payante, dieter décide de rester dehors. Finalement, je le retrouve a l’intérieur sans avoir payé.

Nous continuons notre chemin a travers Yangoon. Nous prenons un café qui est très agréable et poursuivons. Régulièrement nous sommes interpelés par des hello ou de mini discussions en anglais. En poursuivant, nous arrivons au jardin mahabandoola en passant devant l’ambassade indienne dans un magnifique bâtiment de début 1900. L’entrée du parc est payante (1500kts), nous trouvons ça trop cher et le prix tombe a 300kts. Nous contournons le parc et arrivons devant la paya sule.

L’entrée n’est plus payante mais il faut faire une donation. Ce que l’on veut mais pas moins de 1000kts. La paya sule se trouve au milieu d’un rond point, elle est légèrement surélevée. Elle aussi abrite un cheveu de bouddha. Elle est vraiment très très jolie. A l’intérieur, il y a de l’or partout, du carrelage au sol… Par endroit des gens prient, a d’autres des moines brules de l’encens… Je retrouve phil a l’intérieur puis nous rejoignons Dieter qui nous attends dehors.

Dans le quartier nous essayons de faire du change au marche noir a cause des taux prohibitifs des banques. Pour ça ce n’est pas bien dur car nous sommes accostes régulièrement. Nous négocions le taux et arrivons a 1300kts pour un usd contre 1220 a l’hôtel. Le gars nous emmène dans une petite boutique d’une petite ruelle qui semble pas très safe. Pour moi, le gars compte les billets, ça semble correct et je lui donne 100usd. Puis je recompte et m’aperçoit qu’il en manque. Lui recompte par dizaine et saute volontairement une dizaine. Du coup pris un peu au dépourvu par ma réaction il rajoute les billets manquant et me demande a nouveau 100usd. Petite panique en lui expliquant que je lui ai déjà donné car il ne veut pas me croire. Le gars que nous avons croisé intervient et lui demande de bien vérifier, finalement un peu énervé c’est bon mais ça met mal a l’aise.

Nous continuons notre balade jusqu’au marche bogyoke. Un gars nous interpelle pour faire du change, il est super marrant, il chante, danse dans la rue, joue avec ses lunettes de soleil mais devient vite collant. Un autre apprenant que je parle français me dit en français que je suis mal rasé. Il se marre et tous le monde avec. Pour la peine, je ne me rase plus jusqu’à ce que je rentre… Dieter est fatigué et nous abandonne ici. Nous continuons notre balade ou le vent nous emmène avec des hello et des mini discussion pendant notre chemin. Nous nous arrêtons manger près d’un temple hindou a nouveau au bord de la route. Cette fois la dame parle très bien anglais et ça nous coutera 600kts. Ensuite nous avons une discussion avec un moine qui nous parle de football français, c’est marrant. Et c’est surprenant comme les gens viennent facilement vers vous. Je propose a phil d’aller a la swedagon pagoda demain a 6h du matin sachant qu’il y a 45 minutes a pied. Il est partant, c’est cool mais je pense que j’y serai aller seul de toute façon.

Une fois a l’hotel Dieter nous annonce qu’il est partant aussi puis la reception nous dit qu’a cette heure se sera gratuit. Mauvaise nouvelle pour cette fin de journee, il semble qu’il manque 40000kts a Dieter. Je refais le compte, chez moi c’est bon mais c’est rageant. Finalement pendant cette superbe journee nous n’avons vu aucun europeen et j’aurai depense 10usd dont 9 pour la chambre.

21 décembre 2007 - L'émouvante pagode Shwedagon



Il est 5h30 et je monte dans un taxi avec phil. Dieter a préféré rester coucher. Le tarif est de 2000 kiats. Notre taxi roule doucement, la limitation est de 30 km/h puis la route est pleine de trou. Nous sommes au pied de la porte est à 6h. Il fait encore nuit, la pagode est illuminée et d’où je suis elle est vraiment impressionnante. Juste ou le taxi nous a déposé il y a un magnifique temple qui semble flotter sur l’eau.

En remontant vers la pagode, deux très jeunes filles nous accostent. Elles doivent avoir entre 6 et 8 ans. Elles nous offrent deux sacs en plastique pour que l’on puisse mettre nos chaussures. On essai de faire un peu les idiots pour les amuser et l’on reçoit des millions de sourires en échange.

La porte est vraiment fabuleuse, elle est complètement couverte d’un toit en or, l’intérieur est constitué de centaines de colonnes en or, les murs sont bordeaux très foncé avec des motifs en or et des fresques sculptées représentant des scènes de la vie de bouddha.

Une fois en haut et à l’intérieur de la pagode je suis subjugué par la vision que j’ai sous les yeux. Tout est soit en or soit couvert de blanc. Autour du gigantesque stuppa principal visible depuis presque partout dans yangoon, il y en a plein de plus petit en or hébergeant des statues de bouddha et contenant le symbole d’une planète et un animal. Cela correspond aux jours de naissances. Autour de la pagode mais sur l’extérieur, il y a plein de temples contenant des bouddhas plus ou moins grands et plus ou moins nombreux. Entre ces deux parties, c’est un espace de carrelage ou les gens marchent en priant ou en discutant. Le cœur de la vie de Yangoon semble être ici.

Des gens se prosterne pour prier, d’autres marchent en priant, des gens discutent dans un coin par ci, par là, des enfants jouent. C’est incroyable. On ne peut rester insensible en venant ici. Doucement, le soleil se lève et ses couleurs renforce la beauté de ce lieux magique.

En marchant, nous sommes accostés par des moines qui souhaitent juste discuter en anglais. Ils nous invitent à nous assoir avec eux dans l’un des nombreux petits temples qu’il y a tout autour de la pagode. En tout nous resterons 4 heures dans la pagode avec une seule envie en ce qui me concerne, revenir.

Kipling écrivait, “un mystère doré… Une belle et miroitante merveille”, c’est bien plus que ça pour moi.

Nous redescendons par la porte est, et au milieu de l’escalier, ou se trouve une route, nous faisons le tour à pied. Juste à coté, il y a un petit parc avec un temple qui se reflète au milieu de son lac. Au bout du parc, la porte est fermé et il y a un mini camp militaire qui surveille l’avenue qui vient de la ville, celle ou a eu lieu les manifestations de septembre. Dès que les militaires nous ont vu, ils nous ont demandé de partir en nous indiquons de manière très autoritaire l’autre porte que nous pouvions utiliser.

Tout au long de cette longue route que nous avons tristement pu voir à la télévision et qui mène au centre ville, nous apercevons des militaires armés positionnés derrière le portail des maisons. Cela donne une impression bien étrange.

Nous arrivons en ville par la station de trai de Pha Yar road. De là, nous rejoignons tranquillement l’hôtel. La température s’élève très vite et la relative fraicheur de ce matin est bien loin.

Breakfast à l’hôtel ou nous retrouvons Peter qui vient de se lever. Avec toute cette marche et ce réveil bien matinal, je me pose et me réveil vers 14 heures.

Avec Phil, nous décidons d’aller manger un morceau tandis que Peter nous attends à l’hôtel. Sur la route, pas très loin de l’hôtel, il y a une femme qui fait cuire des samosa et des sortes de spring rolls. On en profite pour tester et s’assoir dans un café improvisé au milieu de la rue avec un thé Birmans. C’est que l’on appel un tea shop ici. Habituellement je ne bois pas de thé mais le thé birmans est tout simplement fabuleux, c’est une sorte de thé au lait avec du lait concentré.

Pendant notre pause, un camion benne s’arrête et un homme est presque jeté à terre. Il est emmené de force par 5 ou 6 personnes au fond de la boutique qui se trouve derrière nous. Un homme en ressort 10 minutes plus tard dans une tenue de policier vraiment impressionnante. En fait de boutique, il s’agit d’un poste des forces de police et tous les gens avec qui nous discutons depuis 20 minutes sont tous policiers. Deux policiers sortent à nouveau et enfourchent deux magnifiques VTT flambant neuf tandis qu’un énorme 4*4 jaune de star américaine passe à coté de nous. Ces étranges de voir ça ici quand on sait que la majorité des gens se déplace à pied faute de moyen. C’est étrange également ce que j’ai ressenti à ce moment là, en pensant aux évènements de septembre aux moines que j’ai rencontré ce matin et ces gens en face de moi qui ont l’air si agréable et pacifique, peut-être étaient ils face à face pendant les évènements j’ai du mal à l’imaginer et j’en suis mal à l’aise. Nos thés sont offerts et nous retournons à l’hôtel retrouver Peter.

Il est déjà parti et nous prenons un taxi pour aller voir le grand bouddha couché. Il est vraiment impressionnant avec ses presque 60 mètres de long et 15 mètres de haut. Il semble récent de part sa couleur blanche et sa texture brillante. Il est recouvert d’un drap qui donne l’impression d’être en or et des franges qui semble être en diamands.

Tout autour du bouddha recouvert par une sorte de hangar pas très joli, il y a une mini ville monastère ou des milliers de moines semble vivre. Nous quittons ce bouddha en traversant cette petite ville à l’intérieur de Yangoon pour retourner à la Swedagon Pagoda.

Une fois sur place c’est toujours aussi grandiose. Après avoir fait une fois le tour, nous sommes invité à nous assoir parmi 2 moines et leurs 4 élèves et seront rapidement rejoins par 4 autres jeunes filles également étudiantes. Tous parlent très bien anglais et nous discutons de tout et de rien sans jamais refaire le monde, surtout pas. De temps en temps deux nouvelles personnes s’invitent juste pour écouter et repartent 5 minutes après parfois même en déplaçant nos hôtes pour mieux écouter, c’est étrange. Les principales questions que nous avons droit concernent les études en Europe, le football, la vie en Europe, nos occupations, pourquoi nous sommes célibataires, etc. Une question étrange m’a été posé par une jeune étudiante, qu’elle est la différence entre une simple amie et l’amour. Je n’ai pas vraiment su quoi répondre tellement j’étais étonné par cette question. La nuit tombe et nous continuons nos discussions, nos éclats de rires, nos échanges de sourires, c’est tout simplement magique. Je n’ai jamais rencontré un endroit qui dégage autant de positivité et de bien être. Il est maintenant 21 heures et cela fait 4 heures que nous discutons.

En repartant, nous prenons un bus qui va à Paya Sule, 100 kiats à deux. Un homme retiens la porte qui sinon s’ouvrirai toute seule. Par endroit des fils dépassent, il n’y a plus de vitres aux fenêtres, tous semble pouvoir se briser instantanément mais c’est extra.

Une fois à Paya Sule nous reprenons le chemin de la veille et mangeons au même endroit que la veille, dans un restaurant de rue assis sur des chaises en plastique de maternelle près du temple hindoue. La femme qui tient le restaurant nous raconte un peu sa vie, que sont marie est chinois, qu’elle est birmanes et qu’elle a 3 enfants. Régulièrement autour de nous un très jeune garçon nous apporte du thé chinois. Elle nous explique que ces deux parents sont morts et qu’elle s’occupe de lui. C’est touchant et triste, malgré tout il ne reste pas une seconde sans sourire à tous le monde.

Cette journée fait sans doute partie des journées qui m’ont le plus marquée dans ma vie. Je crois que je pourrais rester dans cette pagode pendant toute la durée de mon séjour.

22 décembre 2007 - Le peuple le plus attachant du monde (Yangoon)



Aujourd’hui est une journée calme ou je me repose et réfléchi à ce que je pourrais faire ensuite. Partir sur Mandalay aujourd’hui m’est impossible car les bus sont pleins. Eventuellement, je pourrai aller au rocher d’or et revenir par Bago mais le prix me semble élevé même si l’on m’a proposé de partager un taxi. Une autre possibilité est d’aller à Ngwe Saung (une plage de l’ouest de Yangoon) avant de partir sur Mandalay pour le 26 décembre. Bref, je suis indécis, il y a tellement de chose à voir et à faire.

Je pars me balader à nouveau dans les rues de Yangoon. Je mange avec Phil qui lui pars sur Mandalay dans l’après-midi avec un couple d’américain. Nous mangeons comme d’habitude dans un petit restaurant improvisé dans la rue. C’est vraiment très agréable ces endroits. Toute la vie semble se trouver ici. Notre présence attire toujours pleins de gens qui veulent juste discuter en anglais ou aider la serveuse qui ne parle pas toujours bien anglais. Les plats, en fonction des restaurants sont sensiblement les même, du riz et du moutons, du boeuf, du poisson ou du porc cuit en curry plus ou moins épicé en fonction de l’endroit ou l’on se trouve et peut-être aussi de la proximité avec le temple Hindoue. Par endroit, il est possible de trouver des nouilles faites en soupes ou à la mode thaïlandaise, Pad Thai. Lorsque l’on a choisit ou simplement montré du doigt ce que l’on souhaite manger, il suffit de s’assoir autour d’une petite table sur des tabourets en plastique de maternelle. Là, il y a toujours un gamin adorable qui vient déposer une tasse ainsi qu’une théière de thé chinois lorsque celle-ci n’est pas déjà sur la table. Puis une jeune femme ravissante vous apporte une assiette de riz, une petite assiette de légume, une sorte de soupe et finalement ce que vous avez choisit. Le petit garçon vient souvent vérifier qu’il y a du thé en vous échangeant quelques sourires. Puis la jeune femme vient s’assurer que vous ne manquer de rien et vous propose à chaque fois un peu plus de riz. Pendant ce temps, les taxi roulent doucement autour de vous, les vélos side car passent tout prêt et de nombreuses personnes s’arrêtent pour vous saluer. C’est simple, magique est vraiment attachant.Ici, il flotte quelques sentiments étranges, la population semble être indienne d’apparence mais Laotienne ou Cambodgienne dans leurs façon de vivre. Ce mélange est divin.

Après manger, j’abandonne Phil qui va prendre le bus pour Mandalay. je rencontre Dieter en ville. Il est avec un moine chez qui il a passé la matinée très à l’écart de la ville. Je leur explique que je cherche des livres sur l’histoire de la Birmanie. Le moine se propose de venir avec moi pour m’aider à trouver ce livre. Dieter quand à lui, retourne à l’hôtel pour se reposer. Me voici à marcher avec ce moine dans les rues de Yangoon jusqu’à une boutique qui se trouve dans le centre ville (n°100 de la 37ème rue). Pendant le trajet nous parlons de chose et d’autre et je lui retourne systématiquement toutes les questions qu’il me pose. J’apprends ainsi qu’il a 37 ans, un frère et une sœur et qu’il vit dans ce monastère depuis l’age de 4 ans. J’aimerai lui poser plein de question mais je ne veux pas le mettre dans l’embarras.

Nous passons devant un très grand et joli bâtiment qui me fait penser à une ambassade des années 1920. Ce qui est étrange c’est que ce bâtiment semble être complètement à l’abandon et, malgré les grilles d’origine assez imposante, ce bâtiment est entouré d’un très gros grillage de barbelé qui n’apparait pas très ancien. Autour de ce bâtiment, la ville semble comme vide.

Plus loin, la vie reprend avec ses boutiques, les pinces servant de boites aux lettres qui pendent depuis les balcons et les vendeurs ambulants un peu partout. La boutique de livre se trouvent dans la 37ème rue. C’est marrant car il y a des livres entassés partout mais j’ai l’impression d’entrer dans une sorte de librairie des années 50. Ici, il y a pratiquement que de vieux livres ou des livres reconstitués en photocopie avec des très épaisses couvertures. Un seul livre attire vraiment mon attention, mais il est composé de 5 grands volumes qu’il me sera impossible de transporter. En sortant de la boutique, je laisse le moine continuer son chemin vers la pagode Shwedagon.

En fin de journée, je pars manger dans la rue avec Dieter. A l’emplacement ou nous sommes nous assistons aux mêmes instants que le midi, c’est toujours aussi formidable. Au milieu du repas, une jeune femme s’approche de moi avec un bébé, il me fait bonjour de la main puis elle l’approche de moi pour qu’il me fasse un bisou sur les joues puis sur la bouche. Ensuite il m’envoi plein de bisous avec la main. C’est tellement émouvant que j’en ai les larmes au yeux.

Pour finir cette journée, nous prenons un thé birmans, fabuleux puis rentre et me couche à l’hôtel avec de nombreux instants fabuleux gravés à jamais dans ma tête.

23 décembre 2007 - Une journée très calme (Yangoon)



Finalement, aujourd’hui je n’ai rien fais de spécial. Aller à Bago me semblait un peu long avec le risque de ne pas y voir grand chose. J’essaierai d’y aller lors de mon retour à Yangoon début janvier. Résultat, je me suis couché super tard et ça fait un grand bien. Quelques discussions à l’hôtel avec des voyageurs et particulièrement sur le Laos et le Myanmar. En effet, je discute avec Laurence, une française qui va aller au Laos et qui a raté son bus pour Bago, puis un québécois qui est déjà venu plusieurs fois au myanmar.

En fin de journée, je retourne à la pagode Shwedagon. Cet endroit est toujours aussi magique même si aujourd’hui quelques groupes organisés de touristes se sont visiblement donné rendez-vous. Je discute à nouveau avec des moines et l’un d’eux s’amuse avec mon appareil photo. Il semble vraiment apprécier la photographie et vu comme il utilise mon appareil il semble déjà a guéri à sa manipulation.

Je rentre à pied à l’hôtel la nuit tombé, c’est géant. Je retourne manger près de la 54ème rue et près du temple Hindoue. Ce soir je n’ai pas très faim même si je n’ai rien mangéde la journée. Peut-être un coup de blue lié à mon départ de Yangoon demain matin.

24 décembre 2007 - Un gout de plage (Chaung Tha)



Réveil à 4 heure du matin un peu difficile. Je pars avec Dieter et un couple de russes en direction de Chaung Tha une petite plage à l’ouest de Yangoon. La station de bus se trouve à une bonne heure de Yangoon. Le bus est plutôt étrange voir insalubre. Il semble venir de Chine mais à déjà du servir pendant très longtemps. Les fils pendent de partout, certaines vitres sont fêlés. Une télévision a été placé au milieu un peu à la va vite et beaucoup de gens se cognent dessus. Il fait très froid, les gens viennent de partout.

Le bus pars 30 minutes en avance. Je suis au premier rang juste à coté de la porte qui reste ouverte. Régulièrement pendant le trajet, tout en roulant, un gars sors la tête par cette porte qui reste ouverte, pour annoncer notre passage et faire écarter les véhicules. A chaque fois qu’il fait ça, je reçois du vent frais qui est très désagréable. Pendant le trajet, le Karaoké joue à tue tête et avec l’état de la route il saute régulièrement.

Le jour se lève doucement sur la campagne de Yangoon et laisse apparaitre les rizières et les bosqués de palmier qui baigne dans une brume matinal très épaisse. Le spectacle est splendide.

Par moment, le bus s’arrête comme pour aller payer un péage, je pense qu’il s’agit du changement d’état. En sortant de Yangoon, la police demande à voir nos passeports. La route est horrible, le bus donne l’impression d’aller à toute vitesse, à la limite de se disloquer. Lorsqu’il passe les ponts un peu surélevés, il donne l’impression de décoller des quatre roues et se repose en faisant cinq rebonds avant de continuer sa route.

Au bout d’une heure, il s’arrête pour prendre quelqu’un en uniforme qui attend sur le bord de la route dans le siège d’un tri-shaw. Cette personne s’assied à l’avant à la place d’un des membres de notre équipage étrange. A partir de là, notre bus va beaucoup plus doucement mais je ne peux savoir s’il s’agit d’une coïncidence.

Après 4 heures de route plus difficile que ce que j’ai connu en Inde, notre bus arrive à Pathein dans le delta de l’Ayeyarwadi, nous sommes à 220 kilomètres de Yangoon. Beaucoup de personnes descendent ici et nous poursuivons sur une piste en terre jalonnée de ponts en bois assez sommaire. Lors d’un passage rapide d’un de ses ponts, le bus atterri trop fort et percute le sol avec une grande violence. Tous l’équipage descend pour faire le tour du véhicule. La roue de secours placée sous l’avant du véhicule a amorti le choc mais elle est complètement détruite et dans une position qui nous empêche de continuer. L’équipage s’occupe à l’enlever pour la mettre à l’arrière et le chauffeur s’amuse avec le klaxon qui se trouve juste en dessous du bus ou un membre de l’équipage essai une réparation de fortune.

Pendant cette petite pause forcée, nous sommes au beau milieu de pleins de rizières. Le décor ressemble beaucoup aux environs de Kompong Cham au Cambodge avec une terre beaucoup moins rouge. En continuant, nous croisons de nombreux bus ayant crevé, je croise les doigts car nous n’avons plus de roue de secours. Très vite le décor change et se transforme en montagne. La piste en terre devient très sinueuse et prend des pentes très impressionnantes. Les ponts que l’on franchi semble ne pas pouvoir résister au poids de notre bus mais ça passe. Les croisements d’autres bus sont impressionnant et lors des virages le bus semble chasser et vouloir partir dans le décor. En ligne droite, la terre parait tellement glissante que le bas coté nous attire tous le temps, le chauffeur corrige sans cesse et le bus se balance de gauche à droite en permanence.

Deux heures et des milliers de ponts et de virages plus tard, nous arrivons à Chaung Tha. Le premier arrêt du bus se fait au Shwe Hin Twa hôtel. Il est indiqué dans mon guide et nous arrivons à négocier une chambre à 5USD. C’est une sorte de bungalow assez sympathique mais ça ne casse pas des briques. Je pars avec Dieter me balader sur la plage. C’est marrant, cette plage n’est pas très grande, plein de petits bungalow qui lui font face et, au milieu sur le sable, il y a un temple avec son stuppa. Au bout de la plage, il y a un petit village ravissant. Tout y est fait de bois et une grande partie sur pilotis. Par endroit, il y a des cochons qui trainent, à d’autres du poisson qui sèche, des gamins qui jouent dans la boue. Au bout de ce village, il y a une des nombreuses rivières qui se jette dans la mer d’Andaman. A cette endroit, se trouve quelques vieux bateaux de pêcheurs échoués et attendant la prochaine marée.

Le temps m’étant malheureusement compté, je décide de repartir demain matin. J’abandonne Dieter dans ce charmant village pour aller réserver mon ticket de bus et aller m’assoir sur la plage pour assister au coucher de soleil. Assis sur cette jolie plage de sable fin, je peux voir de toutes petites iles pas très loin du large dont White Sand qui ressemble à un gros banc de sable avec quelques palmiers au milieu. Tout autour de moi, des palmiers se recourbent comme pour saluer la mer. L’eau n’est pas très transparente puis avec la marée elle est un peu éloigné du bord mais l’ensemble est ravissant. J’enlève mes tong que je prend à la main pour aller marcher dans l’eau avant que le soleil se couche.

Nous sommes le 24 décembre et le soleil que je vois juste en face de moi doit être juste au dessus de la France, j’aime beaucoup cette sensation, l’impression que le sable et l’eau qui roulent sous mes pieds m’emmènent dans un rêve qui ressemble à l’idée que l’on peut se faire du paradis sur terre. A ce moment là, une énorme sensation de bien être m’envahis et j’ai une pensée pour ces gens restés à Paris pour passer noël en famille souvent à contre-cœur.

Le soleil se couche et je m’asseoi sur le sable pour le regarder lentement descendre sur l’horizon. Je pense à ces gens qui vivent ici, aux livres que j’ai lu, à certaines images que j’ai vu à Yangoon. Tout semble si calme et si paisible ici…

Pour manger j’emmène Dieter dans ce qui ressemble à la petite ville de Chaung Tha. Saturant un peu du riz en curry, je prends des gambas grillés. Le budget n’est pas le même que d’habitude mais c’est divin. Certains enfants en vendent sur des batonnets sur la plage.

Après ce petit repas, nous retournons marcher sur la plage. Chaung Tha n’est pas un endroit pour touristes étrangers. Ici, il n’y a que des Birmans de Yangoon. Sur la plage, les vendeurs ambulant vendent des mini feux d’artifices que l’on voit partir d’un peu partout sur la plage.

Aujourd’hui, c’est la pleine lune est également le début de la full moon party à Koh Pha Ngan en Thaïlande. Ici, tout est extrêmement calme. Nous croisons des jeunes qui improvise une montgolfière avec un simple sac en plastique et du fil de fer qui maintiens un bout de bois. Ils allument avec une bougie et la laisse s’envoler en frappant des mains. Cette montgolfière va rejoindre le temps de quelques instants les dizaines d’autres qui sont déjà dans le ciel très clair avec la lune dans le fond.

Nous quittons la plage pour rejoindre le bungalow et discuter une dernière fois de nos expériences de voyage. Juste à coté de nous 3 Birmans sont en vacances pour quelques jours. Nous échangeons un peu d’alcool local, de moules un peu épicé et discutons de la région. Le froid de la nuit s’est bien installé et je vais me coucher.

25 décembre 2007 - De Chaung Tha à Mandalay (Mandalay)



Réveil à 5h30 largement passé avec un petit déjeuner sur la terrasse du bungalow pour ne pas réveiller Dieter. A 6 heures, je suis devant l’hôtel à attendre mon bus dans une sorte de tea shop sur le bord de la route. Plusieurs personnes m’interroge pour savoir d’où je viens et ou je vais puis pour m’indiquer quel bus prendre. Un gars de l’hôtel vient me voir et nous discutons en anglais et un tout petit peu en français pendant près d’une demi-heure.

Un bus s’arrête, ce n’est pas le mien mais il y a un espagnol avec qui je discute des plages des environs. Pour lui, l’intérêt de Chaung Tha est le charmant petit village, l’intérêt de Ngwe Saung est sa superbe plage mais malheureusement avec rien autour.

Finalement, mon bus arrive vers 7 heures et donc avec une heure de retard. L’équipage et le bus sont exactement les même que la veille et me sourit en me voyant. le trajet est tout aussi chaotique que la veille.

Sur la piste par endroit je pouvais voir des enfants casser des cailloux avec des outils assez sommaire puis transporter ces gravats sur leurs têtes dans des paniers de rotin pour venir les verser dans un trou creusé préalablement par des femmes. Ils étaient tous enveloppés dans des sortes de chiffons avec les visage couvert d’une espèce de crème solaire jaune qu’ils appellent le Tanaka. Recouvert de la sorte, cette crème sur le visage, ces pierres sur la tête et un regard vide vers le bus donnait l’impression de voir des fantômes surveillés par un contremaitre. Ici, cela s’appel le Town Act. et le Village Act. qui permet de réquisitionner des gens pour les travaux publique.

Nous arrivons à Yangoon à 14 heures. De là, je demande à un taxi de m’emmener directement à l’aéroport pour essayer de prendre un avion pour Mandalay. En sortant du taxi, j’ai droit aux habituelles question, d’ou je viens, comment je m’appel et ou je vais. A force, je ne sais plus si c’est un interrogatoire ou une simple courtoisie. Il doit y avoir des deux et de toute façon, il m’est impossible de faire la différence tellement tous ces gens sont agréable. Je précise que je souhaite aller à Mandalay mais que je n’ai pas de billet. Un gars me demande de le suivre me disant que le dernier vol est à 15h30 et que l’on a le temps de prendre un billet puis d’aller à l’embarquement. Un autre prend mon sac et me voici quelques minutes plus tard dans un bureau assez livide avec une femme pas très souriante qui me prépare mon billet. Quelques minutes après, je me retrouve dans la salle d’embarquement tout en ayant passer la douane. L’avion que je prends est un avion à hélice bizarrement immatriculé en France.

A 17h30, je me retrouve à Mandalay à observer un magnifique couché de soleil depuis l’aéroport puis le taxi. Le taxi est très cher ici mais le choix est lui aussi limité. Sur le trajet, j’ai un premier aperçu de Mandalay. C’est bien différent de Yangoon. par endroit, il y a des magasins à l’européenne, le trafic semble beaucoup plus dense, les constructions à étages aussi et la ville parait énorme à coté de Yangoon.

Mon hôtel est la Royal Guest House sur la 25ème rue, entre la 82ème et la 83ème. Pour se repérer ici c’est très simple, les routes est-ouest sont numérotée jusqu’à 40 du nord vers le sud et les routes nord-sud de 60 à 80 de l’est vers l’ouest. Une fois à l’hôtel, la nuit est tombée et je décide d’aller jusqu’au marché de nuit qui se trouve juste à coté en passant par la tour de la cloche, comme dans les villes indiennes.

Ce marché est marrant, au début il y a des mini-boutiques qui vendent des cartes ou des films X, c’est étrange. Plus loin, plein d’étalages de chose en vrac, des films, des poster, des ceintures, des chaussures, le tout mélangé avec des petits restaurants de rue. Tout au bout, il y a de vrai boutiques fermées à cette heure et dans le noir complet. J’y ai rencontré un gonfleur de pneu. Sur son petit stand, il a 2 pompes à main et regonfle tous ce qui peut se regonfler. Je m’arrête pour manger une soupe de nouille avec des œufs et du poissons qui est vraiment délicieuse. Sur mon retour, je regarde ces moines emmitouflés qui fouillent sur les étalages du marchés. Leurs tenues et leurs apparences me fait penser à la fillette afghane de Steeve McCurry.

En rentrant, un gars se fixe devant moi, me barrant la route, me posant les questions habituelles mais sur un ton bien inhabituelle. Il finit par me serrer la main gauche pendant plus de 10 secondes puis se décalle tout en maintenant ma main, en regardant le bout de la rue et en me disant “Good day”. Ça met plutôt mal à l’aise.

A l’hôtel, je découvre que Laurence que j’ai croisé à Yangoon et Nicole que j’ai croisé sur un forum voyage sont là. Il semble que Laurence veuille partager un taxi pour Amapura, donc se sera probablement mon programme de demain.

26 décembre 2007 - Amarapura, Sagaing et Inwa (Mandalay)



Petit déjeuner à 7h30 ou je croise Nicole. Nous discutons quelques instants sur ce que nous avons déjà fait jusqu’à maintenant. Vers 8h, je croise Christine. Décidément il n’y a que des français ici. Jusqu’à un membre de l’hôtel qui apprend le français depuis 4 mois. Il se débrouille extrêmement bien. Nous retrouvons Laurence puis partageons à 3 un taxi pour Amarapura. Nicole pars car elle est attendue. 15USD de taxi pour une balade d’une journée dans un tout petit pick-up Mazda bleue d’au moins 40 ans.

En sortant de Mandalay, nous apercevons la colline de Sagaing de l’autre coté de l’Ayayarwadi. C’est très impressionnant, elle est recouverte de stuppa blanc avec le sommet en or. Il y en a même derrière nous, c’est hallucinant.

Nous traversons le pont d’Awa qui semble bien récent. Juste à coté, il y a un deuxième pont, tout aussi récent. Notre chauffeur nous dépose à un endroit qui nous évite de payer le droit d’entrée de 3USD. En haut d’un très long escalier recouvert d’un toit en bois, de scène de bouddha peintes et bordé de banc, nous arrivons près d’un grand stuppa au milieu du temple en haut de la colline. La vue d’ici est fabuleuse. Nous surplombons le fleuve avec à droite les deux ponts et, tout autour des stuppa à perte de vue. Chaque minuscule colline contient son stuppa blanc et or.

Le temple ou nous sommes est très agréable, . Il contient un grand hall avec un énorme Bouddha blanc et or typique du Myanmar ainsi qu’une sorte de cour intérieur. Tout autour de cet ensemble il y a de grands balcons qui donnent tous sur des vues splendides. La plaine est recouverte d’une légère brume qui rend l’ambiance un peu mystérieuse.

Une fois redescendu nous rejoignons Inwa avec notre taxi. Pour aller à Inwa, il faut prendre un petit férie, ou plutôt une grosse barque avec un moteur comme ceux de la chao praya à Bangkok, cette sorte d’hélice que le chauffeur balade à l’arrière du bateau. Le tarif n’est pas négociable, c’est 3000 kiats. De part et d’autres de l’embarcadère, des gamins parlant français veulent nous vendre plein de truc. De l’autre coté, il faut prendre une carriole avec un cheval. Notre chauffeur nous ayant annoncé 3000 kiats, malgré un panneau qui annonce 4000 kiats, nous tenons tête et partons à pied. Très vite une carriole nous rattrape et accepte à 3000 kiats.

Nous voici donc partie à 3 dans cette carriole. Le décor est fantastique et bien différent de la ville de Mandalay. Nous traversons quelques petits villages fabriquant des carrioles puis des rizières bordées de palmiers. Le riz à déjà été enlevé et les rizières reflètent le ciel, les palmiers et les pagodes. Nous nous arrêtons sur les ruines d’un ancien temple non prévu au programme. En fait, en passant devant, nous demandons à notre chauffeur de s’arrêter. Ce temple est composé de 5 stuppas en briques dont le plus grand se trouve au centre.

Plus loin nous visitons un autre temple dans le même style. Ce dernier contient une sorte de bâtiment avec des colonnes intérieures et un grand bouddha en pierres. il y a un second bouddha identique plus loin au pied du stuppa du centre. Près de ce temple des femmes travail à couper du bambou et confectionnent des tissages qui serviront aux habitations. La campagne tout autour est vraiment fabuleuse et d’un cadre extraordinaire.

Ensuite nous visitons le monastère Bagawaw. Il est fait entièrement en teck et sur pilotis. Par moment, je me pince les doigts de pieds entre les lattes mais cette construction est fascinante. Actuellement, elle héberge plus vraiment de moines mais une école de très jeunes enfants dont quelques moines.

En continuant dans les rizières nous arrivons à la tour de la cloche. Cette tour est complètement bancale mais l’accès au sommet est facile. Le premier escalier est presque horizontal. Le deuxième escalier est plus raide, pas droit et avec une rambarde comportant seulement quelques barreaux. De toute façon c’est tellement bancale que cette rambarde ne sert plus à grand chose. Le troisième escalier est à l’intérieur et ressemble plus à une échelle. Après les deux premiers escaliers il y a des balcons en bois qui entourent la tour. Après le 3ème escalier c’est le sommet couvert d’un toit en bois rappelant certains style vietnamien comme la cité interdite de Hué. Une fois en haut, quelques jeunes semble jouer au poker, c’est très marrant. D’en haut, la vue est à nouveau splendide. Cette tour se trouve à l’intérieur de remparts en brique rouge qui faisait partis d’un ancien palais.

Notre dernier point de visite à Inwa est le monastère de Maha Aung Mye Bon Zan. Il est bien différent de tous ce que l’on a pu voir jusque là. Il est en pierre, d’apparence jaune, sur plusieurs niveau et avec des sculptures partout. Les portes intérieures sont en teck et fonctionnent toutes. La manipulation de ces portes crée un bruit dans le temple qui est extra-ordinaire. Au bout du monastère, il y a quelques stuppa récent. Comme le précédent, ce monastère semble vide.

Après cette visite, nous quittons l’ile d’Inwa et mangeons un morceau avant de rejoindre Amarapura. L’intérêt d’Amarapura réside dans le pont d’U bein qui est en teck et fait 1, 2 kilomètre de long en deux morceaux formant un V sur le lac. De part et d’autre, il y a des pêcheurs, des éleveurs de canard et des champs en train d’être préparés. Au loin, il y a toujours ces stuppa blanc qui se reflètent dans le lac depuis leur petite colline. Bien que moins impressionnant que le pont en bambou de Kratie au Cambodge, celui-ci est beaucoup plus grand et imposant. Dessus circule des familles en balades, des moines, des gens qui font du taï chi, d’autres qui se reposent sur les bancs.

Après le pont, il y a la pagode de Tokyauktaw. Au milieu de cette pagode se trouve un grand bouddha birmans et tout autour dans des alcôves une quinzaine de bouddha alignés sur 2 ranger regardent le grand bouddha du centre.

En revenant vers le pont, il y a un autre temple assez bizarre car il semble représenter différents éléments d’autres temples comme le rocher d’or. Avec le temps qui tourne très vite, nous arrivons juste trop tard pour le coucher de soleil. En remontant le pont nous contemplons la couleur magique de l’après coucher de soleil.

Avec le retour à la Royal Guesthouse on se reprend la polution et la poussière en plein visage. A la Guesthouse, nous retrouvons Nicole. Avec Laurence, nous tentons de réserver un bus de nuit pour allerà Bagan dès demain soir. Finalement, nous partons tous les 4 faire un tour au marché de nuit. J’en profite pour acheter des tongs car les miennes ont lâchées. Sur un des restaurants de rue, une femme fait cuire des crèpes avec oeufs et tomates. Personne n’a vraiment faim mais finalement tous le monde en mangera sauf Laurence qui ne se sens pas très bien. Pendant le repas les gens du coin sont surpris de nous voir et je discute des plus belles plages birmanes carte à l’appui avec quelqu’un du coin qui s’installe à coté de nous.

En rentrant, je leur demande de regarder les mini-stands de l’entrée du marché. Surprise d’abord, puis éclats de rires, il s’agit de sex-toys.

A SUIVRE...
Martine from DD in Arizona and New Mexico
by Marcalamar · 2025-12-26 · 64 replies
Good evening everyone! 🙂

We’re back from our September 2025 road trip, this time to explore Arizona and New Mexico, and it’s time for me to start my travel journal—especially since everything’s already booked for another trip in September 2026 (to California), and I need to get started on the planning.

I was a little worried this new visit to Uncle Sam’s country might not be as "wow" as the others, but we still discovered some incredible places.

For those who don’t know us, we’re a couple in our seventies who speak very little English, but that didn’t stop us from fully enjoying our stay.

For this 6th road trip in the U.S., we spent 21 nights there, drove 4,160 km by car, and walked nearly 160 km in a loop starting from Phoenix.

We’d been to Arizona before (but not this side) and never to New Mexico. This whole road trip was a huge discovery for us.

In the prices mentioned (some in euros, others in dollars), bank fees and exchange charges are included. The flights, car rental, and parking were all paid for in December 2024 when we booked.

We’d downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app, but there wasn’t a dedicated line at Phoenix Airport. Still, we got through quickly with friendly, smiling agents.

I don’t drive at all (I hate it), so the stops were chosen based on activities but also, for some, to limit daily mileage for the sole driver. The kilometers listed in the itinerary are the daily distances.

We traveled from September 9th to 22nd, unfortunately once again without our dear friends Mimi and Maumau.

The itinerary



Day 1: Flight Marseille-Paris-Phoenix, then Gold Canyon (133 km) Day 2: Tucson (271 km) Lost Dutchman State Park Day 3: Tucson (155 km) Day 4: Tucson (34 km) Day 5: Bisbee (182 km) Day 6: Lordsburg (345 km) Day 7: Las Cruces (253 km) Day 8: Alamogordo (162 km) Day 9: Roswell (264 km) Day 10: Tucumcari (369 km) Day 11: Las Vegas (281 km) – the one in New Mexico Day 12: Taos (213 km) Day 13: Santa Fe (224 km) Day 14: Albuquerque (123 km) Day 15: Gallup (246 km) Day 16: Holbrook (224 km) Day 17: Flagstaff (179 km) Day 18: Sedona (118 km) Day 19: Sedona (48 km) Day 20: Sedona (41 km) Day 21: Phoenix (256 km) Day 22: Phoenix Airport (35 km)

📊 **Budget**: A little over 7,500 € for both of us, all included. The exchange rate was in our favor (1.17 dollars to 1 €). 📊 **Flights**: Marseille-Paris Charles de Gaulle-Phoenix: 1,787 € for two, with one checked bag each (Air France) 📊 **ESTA**: $42 📊 **America the Beautiful Pass**: $80 📊 **Parking**: 134 € (super eco at Marseille) 📊 **Car rental (Hertz)**: 865 €. Since there were no SUVs left in the reserved category (Nissan Rogue), we got an upgrade (4x4 Ford Explorer). We booked through Air France (15% discount). We’d originally reserved it in December for 1,140 €, but since prices dropped in March, we canceled and rebooked for 865 €. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives you priority counter service when picking up the car. 📊 **Accommodation**: 2,400 € We stayed in hotels and motels of varying standards (from 60 to 203 € per night, depending on the city), all booked through Booking.com or Hotels.com. Out of 21 nights, only two didn’t include breakfast in the price. Booking.com sometimes offers slightly cheaper rates if you book by phone using the mobile app, and our Genius 3 status on the site also got us some preferential rates. 📊 **Supplementary insurance**: AVA 200 € for medical care if needed 📊 **Cash**: $2,078. We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals of $500. This cash covered: - Evening restaurants and tips - Midday picnics - Gas: $298 for 4,160 km - Museum and private park entries (per person): - Lost Dutchman: $10 - Arizona-Sonora Desert Museum: $28 - Bird Cage Theater: $16 - Tombstone Shootout: $8 - New Mexico Farm & Ranch Museum: $12 - Roswell International UFO Museum: $5 - Billy the Kid Museum: $7 - Rancho de Taos: $22 - West Fork Oak Creek Trail entry: $15 We got a few discounts thanks to our senior age (+65). - Souvenirs and little treats

Like on our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We got around using offline GPS apps Here WeGo and Organic Maps, with maps of the states we visited downloaded before we left (on our phones).

❤️❤️❤️ **Highlights** (there are so many!) 📍 Goldfield Ghost Town (even if it’s a reconstruction) 📍 The standing army of Saguaro cacti at Saguaro National Park West 📍 Diving into the cowboy universe of Tombstone 📍 The welcome from Rick and Henry at our guesthouse in Bisbee (Garden at Mile High Ranch) 📍 The tangled rocks of Chiricahua National Monument 📍 The flavored pistachios from Dwayne’s Fresh Jerky and Mac Ginnis Pistachioland 📍 Restaurants: La Posta (Las Cruces), Diner 66 (Albuquerque), and the Haunted Hamburger (Jerome) 📍 The old plazas of New Mexico 📍 The solitude and beauty of the white dunes at White Sands National Park 📍 Stepping back in time at the Billy the Kid Museum (Fort Stanton) 📍 Sections of historic Route 66 and the old motels of Tucumcari, especially at night when all the neon lights are on 📍 Taos Pueblo and diving into Native American culture 📍 After the Rio Grande Bridge, the descent via NM 567 to the very bottom of the Rio Grande Gorge, then the road along the riverbanks to Taos 📍 The tranquility of the Chimayo Sanctuary 📍 Discovering the ingenious native dwellings at Bandelier National Monument and Walnut Canyon National Park 📍 The small towns along the Turquoise Trail 📍 The red rocks of Red Rock Park and the Painted Desert 📍 The extraordinary colors of the petrified trees at Petrified Forest National Park 📍 Sedona, its red rocks, and the reward of the viewpoints at the end of hikes (Devil’s Bridge, The Subway, and West Fork Oak Creek) 📍 The immersion in Mexico when visiting Tlaquepaque 📍 The almost-ghost town of Jerome and its terraced streets 📍 The incredible kindness of Americans, always ready to help and up for a chat ❤️

☹️☹️☹️ **Flops** (there are very few) 📍 Several museums and churches being closed, so we couldn’t visit them 📍 Some museums and visitor centers opening late (10 AM) and closing early (4 PM) 📍 A 64 € phone roaming charge because we got near the Mexican border and picked up their cell tower 📍 The outrageous price ($5.99) for a gallon of gas at the Shell near Phoenix Airport

I hope this helps! Anyway, thanks for reading my long post. Don’t hesitate to reach out, even via PM, if you see I haven’t replied and you’d like more details. Have a great evening, everyone! 🙂
Hong Kong avec deux enfants de 8 et 10 ans English translation pending
by Badiane1 · 2012-01-29 · 11 replies
Bonjour,

Nous envisageons de partir 1 semaine à Hong kong avec nos 2 garçons de 8 et 10 ans début avril. Nous avons la chance d'être hébergé chez un ami sur place. Hong Kong n'est pas vraiment une destination "familiale" et je trouve donc assez peu de chose sur internet concernant les choses à faire dans cette ville avec des enfants. Je suis donc à la recherche de témoignages des personnes qui y sont allées avec des enfants. J'aimerais savoir ce qui a intéressé vos enfants et si vous avez trouvé que c'était une ville sympa à faire avec des enfants. Nous avons un peu peur de la foule et souhaiterions pouvoir faire aussi des balades en dehors de l'agitation de la ville.

Merci d'avance pour votre aide.
Rencontre VF à Annecy le 9 février 2007 English translation pending
by Phoebie · 2007-01-04 · 85 replies
A force de consulter les rencontres de VFistes qui se font un peu partout en France, je me dis qu'on pourrait peut-être aussi en organiser une sur ANnecy. Est ce qu'il y aurait des personnes intéressées dans un premier temps? Si oui, on fixe la date dans un deuxième temps... par exemple, vendredi soir, 09 février. Je trouve qu'il serait sympa à terme de créer une association de voyageurs avec rencontres régulières, projection de diaporama par les adhérents, échange d'infos... Y a t il des gens qui sont partants??? Hasta la proxima Phoebie
Charlotte et Nico partent à l'Ouest: de Denver à Las Vegas English translation pending
by Damcharlotte · 2015-04-05 · 203 replies
Salut tout le monde !

Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.

Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.

Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.

Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté

Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $

14 Septembre 2014 : La maison - Paris

Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪

Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.

Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport. Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !

15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ

Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.

Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).



9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.

L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).

Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.



Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !



Japon 2014: BD, architecture et animaux... English translation pending
by Masterpo · 2014-09-07 · 142 replies
Jour 0 - Introduction

L'avantage d'aller régulièrement au Japon, c'est que l'on peut s'affranchir des sentiers battus. Dans ce carnet, vous ne verrez donc ni Skytree, ni Kinkakuji. Le dernier séjour s'articulait autour de deux objectifs, Manabeshima dans la mer de Seto et l'Eglise de Lumière à Ibaraki, près d'Osaka.

Je vous inviterai donc à découvrir le paisible port de Honmura :



Honmura est le port principal de Manabeshima... Les amoureux du Japon connaissent certainement les oeuvres de Florent Chavouet. Pour les autres, il s'agit d'un jeune dessinateur qui après avoir passé plusieurs mois à Tokyo, s'est isolé deux mois sur une petite île de la mer intérieure. De ces séjours, sont sortis deux ouvrages, Tokyo Sanpo et Manabeshima.



C'est un vrai bonheur de lire ces chroniques si divertissantes, pleines d'humour et de détails. Si vous ne les avez pas lues, foncez.

L'autre objectif est Tadao Ando. On connaît bien sûr Kenzo Tange (mairie de Tokyo par exemple) et Shigeru Ban (surtout depuis le centre Pompidou de Metz) mais l'oeuvre de Tadao Ando est fascinante.



J'avais pu passer une nuit exceptionnelle au Benesse en 2011, et visiter la villa Asahi en 2012. Cette année, j'ai prévu de voir d'autres de ses oeuvres dans la préfecture de Hyogo.

Et puis le Japon, pour moi, ce sont les chats. Ceux de Manabeshima, ceux de Kyoto. Mais il y aura aussi des chiens, des hérons, des cygnes, des carpes.

Comment ?



Oui, des lapins aussi, bien sûr. Et même un tanuki !

Bon, y aura également pas mal de pluie...
Galère avec Marao Madatouring et Aurélien (Madagascar) English translation pending
by Patrick · 2013-06-21 · 60 replies
Bonjour, Actuellement à Madagascar avec MARAO et Aurélien nous n'avons depuis notre arrivée le 2/06/13 que des problèmes. Le circuit était établi et validé avec Aurélien depuis février et un accompte versé. Le solde a été payé à notre arrivée au moment de la signature du contrat. Le circuit était très précis, jour par jour avec les visites et les excusions prévues. Aurélien devait venir nous chercher à l'aéroport. A notre arrivée, personne ! Nous avons du prendre un taxi pour rejoindre l'hotel à minuit ! Ensuite nous devions avoir un minibus personnel pour faire Tananarive à Ste Marie. En réalité nous avons eu un minibus jusqu'à Foulpointe puis ensuite nous avons du prendre le bus local pour aller jusqu'à l'embarquadère et nous avons du payer un supplément (100 000 Ar) au minibus personnel pour faire 30km autour de Foulpointe pour visiter. Sur Ste Marie nous devions partir au bout de 2 jours pour rejoindre Mananara en 4x4. Le bureau de MARAO n'a pas réservé le 4x4 et nous avons du rester un 3ième jour sur Ste Marie et perdre un jour de visite à Mananara pour récupérer leur erreur. Nous n'avons pas pu visiter le parc alors que nous avons fait 2 jours de piste très dure en 4x4 pour cela. Arrivée à Maroantsetra l'hotel (très bien) ne nous attendait pas pour le diner, nous sommes arrivés à 21h après plus de 12 heures de piste très difficile. Personne ne les avait prévenus ! Nous n'avons pas pu manger le soir. Pour le transfert entre Maroantsetra et Sambava nous avons pris l'avion, notre guide devait venir avec nous, mais son billet n'était pas payé et le bureau Marao ne lui avait pas transféré l'argent pour l'acheter, ni pour la suite du voyage. Nous avons failli rater l'avion à force d'attendre le transfert d'argent ! Un jour nous sommes arrivé "au bout du monde" dans un petit village où normalement un hotel correct était réservé, en réalité le bureau qui s'occupe de la réservation avait réservé un hotel à 5h de piste de l'endroit prévu ! Nous avons du dormir dans un hotel malgache (cases sans aucun confort ni eau ni électricté). Pour le repas il a fallu aller acheter dans une petite épicerie une boite de sardine et des pates puis trouver quelqu'un dans le village pour nous les faire cuire. Heureusement que notre guide est débrouillard. D'une manière générale, MARAO gère trés mal l'argent avec ses guides. Tous les jours nous perdons beaucoup de temps à attendre que les fonds soient versés avant de partir, ce qui fait que nous perdons tous les jours une partie de la journée. Le pire pour l'instant est arrivé à Diégo où nous attendons depuis 2 jours le bon vouloir de MARAO pour le versement d'argent, le guide n'en a plus et nous sommes coincé à l'hotel nous ne pouvons plus continuer notre voyage ! j'ai déjà du avancer près de 300 000 Ar environ 110€ (essence + entrées des parcs + guides + restaurant +....) pour ne pas perdre la journée d'hier alors que nous avons tout payé à notre arrivée pour être tranquilles. Surtout ne passer pas par l'agence MARAO ils sont incapables de gérer correctement un voyage. De plus Aurélien n'est jamais joignable et c'est lui qui décide ou non d'envoyer l'argent. Ce voyage est une véritable galère et notre pauvre guide ne sait plus quoi faire car il est dépendant du bureau de l'agence. Il est de plus en plus stressé quand il est obligé de venir nous dire qu'il faut attendre, que nous allons encore predre du temps car il n'a plus d'argent pour continuer.

Eviter à tout prix MARAO si vous voulez voyager correctement à Madagascar. Aurélien avait peut être une bonne réputation avant, mais de plus en plus celle-ci change quand on parle autour de nous. Ses guides le quittent les uns après les autres et il n'est jamais joignable.
Patagonie, entre Argentine et Chili English translation pending
by Mjp · 2010-03-23 · 17 replies
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.

La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.

Pour voir les photos:
http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html

30 et 31 janvier

Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.

1er février

Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.

2 février

Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…

3 février

Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.

4 février

Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.

5 février

Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.

C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.

6 février

Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.

7 février

La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.

8 février

La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.

9 février

Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.

10 février

Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.

11 février

Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.

12 février

Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.

13 février

Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.

14 février

Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.

15 février

C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.

16 février

Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.

17 février

Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.

18 février

La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.

19 février

L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.

20 février

Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.

21 février

Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.

22 février

C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.

L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.

23 février

Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.

C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.

24 février

C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.

25 février

Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.

26 février

Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.

27 février

Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Parc du Pantanal et Parc de la Chapada Diamantina (Brésil) English translation pending
by Evanet · 2004-04-04 · 260 replies
🙂Bonjour à tous,

Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇

Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.

Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .

Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Retour sur un voyage au Kenya en sac à dos English translation pending
by Zob · 2019-05-17 · 5 replies
Nous avons passé 1 mois à visiter le Kenya en essayant de fuir les coins trop touristiques, sur un budget assez restreint (mais le Kenya reste une destination chère, particulièrement les parcs nationaux, pour lesquels il faut prévoir une centaine d’€/jour/personne pour les frais d’entrée et de transport). Déplacements en Matatus (prévoir approximativement ksh 100/heure de trajet), nuits dans des hôtels non répertoriés sur les Lonely Planet ni Bookings pour Ksh 500 à 1500 en fonction du niveau de confort/propreté pour des chambres double.

Meru National Parc: bien que pas très chauds pour les destinations touristiques, un voyage au Kenya sans safari aurait été un blasphème! Nous avons donc choisi ce parc peu couru, possédant une mauvaise réputation liée au braconnage, loin des sentiers touristiques du trio "Masaï Mara, Amboseli, Tsavo". Une journée de safari au milieu des girafes, zèbres, éléphants, hippopotames, zébus, impalas et même rhinocéros, animaux rares mais qui bénéficient d'un programme de réinsertion dans ce parc. En tentant de faire au moins cher, on a passé la première matinée en voiture classique pour ksh 3500 (pour 2 personnes), pas du tout adaptée à ces chemins chaotiques. Le chauffeur a fini par crever sans roue de secours, en plein milieu du parc, au top! Aprèm avec un véhicule plus adapté, un gros Defender avec toit ouvrant. Guides: Vous pouvez contacter Charles (07 24 39 35 17) situé à Maua et obtenir un tarif à Ksh5 000 pour une demi journée ou ksh 8 000 pour la journée complète. Simon (scientifique travaillant dans le parc, qui pourra vous organiser transport et sait où se trouvent les animaux) au 07 25 22 97 72 Shabrack (de l’association Born Free travaillant dans le parc, qui pourra vous organiser transport et sait où se trouvent les animaux) au 07 14 15 28 19

Lac Naivasha : Une des zones les plus touristiques du Kenya, de par sa proximité avec Nairobi, mais la beauté de ses paysages le justifie grandement. Un lac immense, entouré d'une végétation tropicale, et à proximité 2 parcs nationaux : -Mont Longonot et son cratère magnifique : 35 km de vélo depuis Naivasha sur des pistes (mais vous pouvez y aller en Matatu aussi, bcp moins fatiguant), 4h de marche autour du cratère avec un joli petit dénivelé, assez éreintant mais ça vaut le détour. -Hell's Gate National Park : un des seuls parcs nationaux que l'on peut parcourir en vélo puisqu'il n'y a pas de prédateurs. Rouler au milieu des zèbres, des girafes, des zébus, des phacochères et autres animaux à corne est une expérience grandiose

Nous avons dormi au Top camp, en face du Fisherman Camps (même propriétaire mais moins cher: ksh5 000/3nuits). Possibilité de louer des vélos dans les camps (nous avons payé ksh700/jour/2 bons vélos) ou à l’intersection vers Hell’s Gate.

Diani: Nous avons monté une ferme de spiruline à Muhaka, à proximité d’Ukunda, et passons donc pas mal de temps à Diani pour aller à la plage, faire du kite et aller manger au resto. Kite: Diani est un endroit assez approprié au kite (lagon, eau peu profonde, vent régulier bien que pas très fort - 15/25 noeuds) et quelques écoles officient. Elles offrent toutes les mêmes services, aux mêmes prix. Je suis venu avec mon matos (9 et 12m2, un twin et un surf. Une 14m2 est même conseillée parfois, 9m2 pour le foil et parfois en twin tip) mais Je me suis rapproché d’une école de kite, Kenya Kitesurfing school, dirigée par un kenyan vraiment sympa, Good Luke, et dont l’approche d’enseignement m’a semblée intéressante et avec lequel il y a moyen de négocier. Son numéro +254 721 173699 / www.kenyakitesurfingschool.com. -Jamie Hockley - Quest Kiteboarding - Diani Beach

Restaurants: Beaucoup de restaurants pour Muzungus à Diani, pratiquant des prix limite européens. A ce jeu, le restaurant de Nomads tire vraiment son épingle du jeu: nourriture fraiche, locale, raffinée dans un cadre vraiment sympa. Le restaurant japonais sur la route de Diani est lui aussi très bon. En mode local, Swahili Pot, essayez leur Biriani et les frites Massalah. Pareil pour le Tsunami Café à Ukunda.

Mont Kenya: Etant donné que nous avons eu du mal à trouver des informations sur l’ascension du mont Kenya, je vais essayer de retranscrire ce que nous avons pu constater, comprendre et les difficultés que nous avons rencontrées pour réaliser cette ascension avec un petit budget et sans tour opérateur.

Voies d’accès: Comme les guides de voyage l’indiquent, il y a 3 voies principales pour l’ascension du mont Kenya: -Naro Moru : la plus directe et la plus empruntée -Sirimon : ascension plus douce -Chogoria : réputée la plus belle mais un incendie en mars 2019 a ravagé ce versant de la montagne (entre le point d’entrée à 2500m d’altitude et Minto’s hut à 4200m, ce qui équivaut à une journée de marche dans des paysages brûlés) rendant l’ascension peu agréable. J’ai peur qu’il faille au moins une année pour que la montagne se remette de cet incendie. Nous nous sommes faits vendre cette ascension par un guide peu scrupuleux (le fameux Tony recommandé par le guide Lonely Planet, qui officie au transit Motel à Chogoria) qui nous a juré qu’il n’y avait aucun problème et que de toute façon toutes les voies avaient été touchées par l’incendie, ce qui est totalement faux. -Mais il existe aussi 2 autres voies : Timau et Burguret.

Durée de la randonnée et haltes : Tous les guides vous diront qu’il faut 5 jours, voire une semaine, pour tous ces chemins. Ceci étant tout benef. pour eux dans la mesure où le client paye pendant 5 jours des sommes considérables et souvent pour ne marcher que quelques heures la première et la dernière journée. Possibilité de réaliser la randonnée en 3 jours (4 si on veut réaliser le Summit Circuit), à condition d’avoir un bon niveau physique et si possible d’être entraîné à l’altitude et ainsi éviter le mal des montagnes (mais de toute façon celui-ci est difficilement évitable à ces altitudes et aléatoire. Boire bcp d’eau, être bien reposé et bien équipé contre le froid). Jour 1 : Les frais de parc de 52$/jour courant sur 24h, possibilité d’attaquer l’ascension vers 13/14h (cela implique de rentrer dans le parc à 13/14h et d’en sortir ¾ jours plus tard à la même heure et ainsi ne payer que ¾ jours et non 4/5 jours comme le font payer bcp d’agences. Reste à négocier avec vos accompagnants pour les frais) pour marcher une demi journée et dormir à 3000/3500m d’altitude et ainsi s’acclimater (Met Station Hut pour la voie Naro Moru, Old Moses Hut pour Sirimon, entrée du parc ou Road Head pour Chogoria). Jour 2 : ascension jusqu’au camp de base à 4200M (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) et nuit sur place. Jour 3 : Lever à 4h pour le lever du soleil au Point Lenana (à 4895m) et redescente jusqu’au camp de base (arrivé vers 10h, ce qui implique une journée à ne rien faire à 4200m et une nuit très fraiche). Nous conseillons donc de descendre jusqu’à la sortie pour éviter de payer un jour de plus et passer une nuit à se cailler à 4200m d’altitude. Jour 3/4, optionnel : une fois au point Lenana, possibilité de réaliser le summit circuit, splendide, mais sacrément physique après l’ascension du point lenana, puisque cela représente 4/6h de marche supplémentaires, entre 4300 et 4800m d’altitude, avec un D+ estimé à 1500m! La redescente jusqu’à l’entrée du parc dans la même journée devient alors un sacré défi physique (c’est ce que nous avons fait : départ de Minto’s Hut à 4h du matin, ascension du Point Lenana, Summit Circuit, arrivés à Minto’s à 15h puis à l’entrée du parc à 19h, 13h de marche avec plus de 2 000m de D+, 3 000 de D-, vraiment éreintant!).

Possibilité de redescendre par une autre voie : Il est possible de redescendre par une autre voie que celle de la montée (montée par Sirimon et descente par Naro Moru par exemple). Exemple pour le jour 3 : départ pour le Point Lenana à 4h du matin depuis le camp de base de la voie de la montée (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria). Pendant ce temps, l’équipe de porteurs/cuisiniers empaque tout et vous rejoindra au camp de base de la voie de la descente (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) pour enchaîner sur la redescente. Un couple rencontré à Nanyuki ont fait l’ascension par la voie Burguret et sont descendus par Sirimon (descente en 1 journée), ce qui implique 3 jours de frais de parc.

Pour nous l’idéal aurait été de réaliser le parcours ainsi : Jour 1 : entrée dans le parc à 13/14h et montée par la voie de Burguret pour dormir à 3200m = acclimatation. Jour 2 : montée au camp de base de Burguret à 4200m Jour 3 : Ascension du point Lenana puis Summit circuit (parcours très physique) pour rejoindre l’équipe de porteurs au camp de base de Sirimon (old Moses Hut) Jour 4 : descente par la voie de Sirimon et sortie du parc avant 14h, ce qui implique 4 jours de frais de parc (ou 3 jours si vous décidez de ne pas faire le Summit Circuit)

Aspect financier : Un marché très lucratif s’est développé autour de cette ascension (comme partout), ce qui est bien pour certains puisque c’est une manne financière considérable, mais malheureusement, seul une infime partie en profite (les guides et agences), exploitant les plus faibles (porteurs, cuisiniers…). A savoir que l’on vous demande 30/25/20$/jour pour un guide/cuisinier/porteur, mais que les cuisiniers/porteurs ne sont pas payés plus de 50/40$ pour la totalité de l’ascension (le salaire moyen au Kenya est de 200$ / mois, à prendre en compte, même s’ils ne réalisent pas cette ascension tous les jours et qu’il faut lisser sur l’année avec des périodes creuses). De même pour les pourboires, énormissimes par rapport à ce que gagne un kenyan (on vous demande souvent 20 à 50$ pour un cuisinier/porteur et souvent le double pour le guide, qui s’en est déjà mis un paquet dans les poches avec les sommes payées). Nous étions 2 et avons payé 100$/jour/personne avec les frais de parc pour un cuisinier et 2 porteurs, mais avec tout le matériel (tente, sacs de couchage -18°C, matelas, vestes chaudes, vêtements de pluie…). C’est peu par rapport à ce que certains déboursent (on a vu des prix sur internet ahurissants) mais beaucoup par rapport par rapport au niveau de vie kenyan. Il doit y avoir moyen de bien mettre les choses au clair avec le guide, bien s’assurer que les porteurs et cuisiniers soient bien payés par rapport aux sommes versées. S’assurer aussi que les déchets soient bien ramenés en ville. Certains endroits, notamment autour des campements, sont recouverts d’immondices. Tous les plats sont recouverts de papier alu, pour conserver la chaleur, mais ce papier finit dans la nature.

Guides pour l’ascension : Comme indiqué, nous avons eu affaire à Anthony, qui officie au Transit Motel de Chogoria et avons été très déçus par son comportement. Il a cherché à nous vendre absolument l’ascension par Chogoria en nous certifiant que la voie n’avait pas subi les effets du feu alors que tout était brûlé. D’autre part il nous a déconseillé de descendre par une autre voie (Sirimon en l'occurrence) dans la mesure où toutes les voies avaient été brûlées, ce qui est faux! Nous avons rencontré plusieurs guides qui semblaient sérieux et honnêtes, à vous de négocier: John Abbas (nous l’avons rencontré sur la voie de Chogoria et il avait l’air très bien et très pro) - johnabasi736@gmail.com / 07 12 16 67 99 Francis Maina (de l’agence Montana Trek Agency à Nanyuki) - info@montanatrekks.com / 07 22 89 12 28 - 06 22 03 72 31 Julius (met in Nanyuki) - jmicanjo@yahoo.com Douglas - 07 11 86 95 10

Nuits avant ascencion: A Chogoria, le Lonely Planet vous conseille le Transit Motel, assez cher, mais le Safari Hotel, en ville, est très bien, et le resto Lenana sert de la très bonne nourriture.

MaTt +336 95 77 71 08 (via Whatsapp)
D'Epupa à Aus: premier voyage à 6 et sans 4x4 (Namibie) English translation pending
by Adumas4 · 2018-08-02 · 90 replies
Nous voila rentrés depuis hier de notre road trip en Namibie. Je voulais vraiment remercier tous les membres du forum pour leur conseils avisés et leur aide dans l’organisation de ce grand voyage mais aussi tous ceux qui ont mis en ligne des carnets, grande source d’inspiration.

C’est donc mon tour (naturellement) de raconter notre voyage, il n’a rien d’orignal (à part peut être le fait de voyage à 6 et sans 4X4), je ne suis pas une grande narratrice et nos photos n’auront rien de nouveau non plus mais si je peux aider à mon tour ou répondre à des questions se sera un juste retour.

Nous avons voyagé du 9/07 au 1/08 avec nos 4 enfants S. 4ans en Namibie N. 9 ans M. 14 ans et A. 16ans, nous 41 ans (moi aussi en Namibie). Nous avons découvert le roadtrip en camping l’année dernières dans l’ouest américain (et on a aimé !).

Le voyage a été préparé en octobre, je l’ai fait seule car les agences ne voulaient pas organiser notre trip car nous n’avions pas de 4x4 (seulement 3 véhicules tout terrain 8 places dispo à la loc sur Windhoek déjà pris pour nos dates) aucun problème particulier sur les réservations seules par internet, seule la petite angoisse de savoir que si on a un pb sur place on n’aura pas de contact.

Le parcours a été allongé en mars suite à un changement de billets d’avion, 2 jours de plus mais comme tout était complet nous avons seulement pu ajouter 2 jours à la fin de notre voyage (descendre jusqu’à Aus) impossible d’ajouter les jour au milieu du trip de de tout décaller. Voici notre parcours prévu et réalisé (enfin presque) : Arrivée Windhoek 8h40 le 10/07 nuit à Windhoek Garden guest house 11/07 nuit Otjiwarango Hadassa guest house 12/07 visite de l'école péri naua nuit camping Namutoni 13/07 nuit Okaukuejo camping 14/07 nuit Olifantrus camping 15/07 nuit Opuwo country lodge camping 16/07 17/07 nuit Epupa Omarunga camping 18/07 nuit Ongongo camping 19/07 nuit Grootberg loodge 20/07 nuit Brandberg white lady camping 21/07 nuit Spitkoppe camping 22/07 23/07 nuit Swakopmund auberge jeunesse 24/07 nuit camp gecko 25/07 nuit camping Sesriem 26/07 27/07 nuit Namibrand family camping 28/07 29/07nuit Aus Desert horse inn camping 30/07 nuit à Mariental Bastion Farm 31/07 vol à 18h55

Compagnie aérienne (suite au changement en mars) Eurowings, départ de Munich (nous y sommes allés en voiture 800km en 2 fois à l’aller) les horaires sont bons au niveau du service c’est du low cost mais on le savait, aucun soucis.

Notre voiture, en camping avec tout le matériel pas d’autre choix que la van Toyota Quantum (14 places) nous n’avons gardé que 6 sièges et avec tout le matériel (surtout les matelas TOP mais qui prennent beaucoup de place) le coffre était plein. Il n’était pas tout neuf mais aucun gros problème. Par contre on a vraiment du roulé doucement (au départ moins de 60 km/h sur pas mal de piste) les temps de trajets que j’avais prévu larges ne l’étaient pas encore assez. Je pense que le 4X4 même s’il n’est pas indispensable et bien mieux en confort et fait gagner en temps de route. Société de location Desert car hire (peu d’avis sur internet, merci à Guillemine pour ses conseils) rien à dire sur la société ils ont été réactif quand on a eu besoin d’eux et pas embétant lors de la remise du véhicule (malgré un éclat sur le pare brise – nous n’avions pas pris l’assurance complémentaire).

Les TOPs adultes : Epupa / Etosha / Namibrand (moi) et Swakopmund (sortie à la journée pour Monsieur) Les TOPs enfants : Etosha / Namibrand / Swakopmund

Le financier : - Billet d’avion en mars 3600E pour nous 6 (avec 2 bagages en soute et des repas pour le retour) - Location voiture 22jours : 2950E - Logement 2100E pour 21 nuits (1 lodge / 2 auberge jeunesse / 2 guest house / 1 ferme /15 camping) - Restau : 370E (1 buffet lodge / 6 restaux / 1 petit dej) - Visite : 760E - Essence : 340E - Courses : 500E (dont 1 braii pack) - Divers : 300E (souvenirs, dont école, cout à boire, pourboire ….) Total 11000 E pour 21 nuit à 6 (même budget que pour les USA)

Utilisation uniquement de la carte revolut (sauf pour le paiement de la location carte gold pour l’assurance) aucun problème accepté partout. Pour infos nous avions retiré 7500$ à l’aéroport puis encore 3000$ au cours du voyage.

PS j'ai oublié de vous parler des températures : nous avons eu froid la nuit un peu au début Etosha en camping puis à Aus : une nuit à 4°C (nous avions les duvets de l'agence + des couvertures supplémentaires qu'ils nous avaient donné et une autre couverture que j'avais amené, chacun) sinon dans la journée aucun soucis même à Swakopmund, entre 23 et 30°C. Le matériel de camping mêm si pas neuf était très complets, il manquait seulement un économe, ouvre boite et j'avais aussi pris 2 tupperware qui nous ont été utiles (sinon il y avait différentes sorte de couteaux / tire bouchon) Voila pour le global, bientôt le récit (il faut trier les photos …)
En Norvège, avis totalement subjectifs et des prix objectifs English translation pending
by Sissi57 · 2014-08-04 · 4 replies
De retour d'un voyage en Norvège en fourgon aménagé- nous avons passé 3 pleines semaines sur place-je ne vais pas vous détailler mes moindres faits et gestes. Je voulais juste donner des avis subjectifs sur ce qui nous a plu, beaucoup plu ou pas beaucoup plu...D'ailleurs, en parlant de plu, il n'a presque pas plu: 1 jour humide à Oslo, un autre sur la côte ouest et sinon du soleil, du soleil et 25 à 30C.Mon mari s'est baigné aux Lofoten. Et comme les prix sont un sujet je mettrai quelques prix des denrées courantes tels que constatés dans les supermarchés.

Alors qu'est ce qui nous a plu??Je vais dans l'ordre chronologique de notre voyage, sans hiérarchie particulière:

Oslo: les musées de Bygdoy, celui des bateaux vikings bien sûr, mais le Fram-sur l'exploration polaire- méritent une longue visite et le Folkmuseet- écomusée- est une bonne introduction à la visite de la Norvège, et bien sûr pour sa stavkirke. En ville d'Oslo, la mairie, bâtiment Art Nouveau, siège de la remise du Prix Nobel de la paix

Roros: ville minière, classée à l'Unesco. C'est bien à cause de l'Unesco que je l'avais mise dans le trajet, car à la bas, une ville minière, ça ne me tentait pas trop. Erreur... beaucoup de charme, une église totalement originale, une bonne pâtisserie ( pas fréquent en Norvège)

La route E6: les guides papier manquent d'enthousiasme à son propos, je partage cet avis jusqu'à Steinkjer, ensuite les paysages deviennent très beaux, je n'ai pas du tout regretté de la parcourir plusieurs jours. Par contre ne pas être pressé., ce n'est pas une autoroute, il y a beaucoup de tronçons limités à 60km/h hors agglomération ( là c'est 5okm/h), il y a aussi des travaux.

Les Lofoten: combien d'étoiles peut on mettre à une destination? 4, 5, 6?? Les Lofoten les méritent . Tout y est beau, beau étant un adjectif qui ne rend pas justice à ces paysages . Nous y avons vu le soleil de minuit sur une plage de sable blanc, la mer y est turquoise, on ne se lasse pas d'en prendre plein les yeux. J'ai bien aimé la visite du musée viking, muséographie dernier cri, commentaires en français ( par audioguide) de toutes les pièces exposées, et une belle reconstruction d'une longue maison de chef viking. Le musée de la morue à A mérite aussi le détour

Fjords: ils sont tous beaux, mais au bout d'un moment quand même un air de ressemblance entre eux.. Tout ça pour dire que si on n'a pas le temps de tous les voir, ce n'est pas trop grave. Nous avons pris le ferry-croisière qui fait Valldal-Geiranger ( être à l'embarcadère environ 2h avant le départ) c'est magnifique et une bonne manière de voir un fjord depuis un bateau pour ceux qui ne font pas un croisière. Nous avons préféré le Geirangerfjord aux autres. En voiture les routes qui suivent les fjords peuvent être parfois très étroites, des single tracks comme en Ecosse, avec des zones de croisement à intervalles réguliers, mais avec une visibilité parfois nulle dans les virages. Certaines routes sont inadaptées aux gros campingcars.

Les Stavkirke: c'est totalement norvégien, l'odeur est prenante et ces édifices sont d'une parfaite beauté. Les intérieurs sont tous différents, en tout cas pour les 5 que nous avons vues.Vraiment à ne pas manquer

La route 55 du Sognefjell entre Lom et le Lustrafjord: pas beaucoup de tapage dans les guides sur cette route et pourtant...rien qu'elle (et les Lofoten )justifie un voyage en Norvège. On roule dans un environnement de glaciers, des paysages qu'on ne voit pas ailleurs en Europe ( je ne connais pas l'Islande, alors peut être là bas??) c'est indescriptible, mais allez y absolument.

Bergen: nous avons eu la chance d'y avoir le soleil, 30C et que ce soit le week end de la Tall Ships Race, ( l'équivalent de l'Armada de Rouen), qui a lieu tous les 4 ans. le port était rempli de vieux grééments. Alors bon le marché aux poissons bof bof bof, le quai de Bryggen c'est beau, mais petit, le musée de la Hanse, très bien (visite guidée en français à 14h30) le panorama depuis le funiculaire incontournable, mais ce que j'ai préféré à Bergen ce sont tous ces quartiers de petites maisons en planches, que ce soit entre Bryggen et le départ du funiculaire o de l'autre côté du bassin du vieux port. Il faut se perdre dans ces ruelles d'un autre temps.Pour moi le charme de Bergen est là.

le Hardangervidda: sur une partie du trajet Bergen Oslo, un autre monde, de pierres, de lacs, de mousses... des volutes de brumes ...envoutant

Les déceptions:

La route 17 de la côte: d'accord, c'est là que nous avons eu un de nos jours de pluie et de brouillard, on n'y voyait rien., mais surtout j'ai trouvé très mal organisé.L'office du tourisme Norvégien et les guides en disent monts et merveille mais l'infrastructure n'est pas à la hauteur. Nous avions prévu 3 jours pour la descendre, de Bodo à Namsos. Les ferries ont une (très) petite capacité, donc on attend longtemps pour passer et au lieu d'admirer la côte on fait du sur place sur des parkings.Les horaires sont censés permettre de suivre la route, mais en pratique c'est faux. comment faire avec un ferry qui déverse 60 voitures quand le suivant n'a une capacité que de 30 véhicules???En plus pas d'infos sur le temps d'attente à prévoir. Pour moi, on paie cher pour s'embêter sur des parkings. Au deuxième jour, quand un ferry a eu une avarie électrique et que la compagnie était incapable de dire si un bateau de remplacement allait venir ou si on stagnait là jusqu'au lendemain, nous avons raccroché la E6 pour redescendre. Pour apprécier cette route il faut soit être à moto- pas d'attente pour les ferries- soit avoir tout son temps et pourvoir y consacrer une semaine.

La route de l'Atlantique: oui bon, il y a quelques ponts assez audacieux et des digues d'un îlot à l'autre, mais le tronçon vraiment spectaculaire fait à peine quelques km et c'est assez excentré pour s'y rendre. Pour qui a vu quelques côtes sauvages en Bretagne, pas de quoi faire le détour.

le train Flam-Myrdal: là aussi l'office du tourisme et les guides sortent les flonflons et les superlatifs. Je veux bien croire que pour un ingénieur c'est une prouesse technique passionnante, mais pour le touriste lambda, c'est une montée en train dont la moitié dans des tunnels et l'autre moitié dans des paysages qui ne sont pas les plus beaux de Norvège, tout ça à un prix rédhibitoire.( 300 NOK/P pour 1heure en aller simple) Nous avons fait toute la descente à pied ( 21km quand même) , les paysages moyens, par rapport à ce qu'on peut voir ailleurs et la balade aux 3/4 sur route asphaltée, entouré de vttétistes lancés à pleine vitesse.

Oslo: en dehors de ce que j'ai mentionné plus haut, la ville est assez quelconque.

Les prix....

Ticket de bus 1 course à Oslo: 50NOK, carte journalière 100Nok. A Bergen le ticket est à 31Nok.

Diesel entre 11.9 NOK ( vu 1 seul fois) et 14.8 Nok. Plus on monte au nord, plus c'est cher. L'essence coûte toujours 1 Nok de plus que le diesel ( donc entre 13 et 15.8 NOK)

Les campings: il y en a partout, beaucoup plus ( 2x plus) que ceux répertoriés par le NAF.Certains font tente. hytte et campingcar/caravane, certains l'un ou l'autre.Si on arrive vers 17h il y a toujours de la place, plus tard ça peut coincer dans les endroits très touristiques. En général autour de 220 à 250NOK avec électricité. Les douches sont le plus souvent payantes 10 NOK, les lessives facilement 5o NOK la machine...donc emmener assez d'habits. Pour la nourriture: On trouve de tout. Nous sommes remontés jusqu'aux Lofoten, plus loin je ne sais pas, mais nous avons vu pour les fruits, pomme, bananes, fraises, framboises, myrtilles, cerises, ananas, kiwi, mangue, melon, nectarine. Pour les légumes moins de choix. Pour les prix, en NOK/kg : banane env 20- pommes 24- nectarines 19-25, fraises 23-39 les 450gr, framboises env 23 les 300gr- myrtilles 19 les 150gr- cerises entre 89 et 149 (!!!!!!) le kg tomates 22-33 kg, concombre 17-19 pièce, pommes de terre: 24 le kg ( re !!!!)

Saumon frais 39.90 pour 300gr ( barquette conditionnée, en libre service). Saumon fumé ou gravadlax, 30 le sachet de 150gr- Filet de poulet 300gr 49.90 2 côtes de porc 31.30 salami de renne 100gr 35.90

Fromage en tube à tartiner: 28-35 le tube, fromage norvégien en tranches: 45 les 200gr. Pain très variable de 17 à 37 NOK pour 750gr. Viennoiseries entre 8 et 15 NOK pièce Biscuits 18 à 30 le paquet

Bière entre 27 et 35 la canette de o.5l pour les bières en vente en supermarché.Cidre idem. Nous n'avons pas été au Vinmonopolet.

nescafé 110 le pot de 200gr ( prenez assez de café!), thé très cher aussi. riz 1 kg uncle ben's 49nok Pâtes environ 25 les 5oogr Boites de tomate nature 8Nok, les sauces toutes prêtes sont bien plus chères Pizza surgelée: env 110-120 NOK ( re-re !!!), pas testé. Au restaurant , où nous n'avons été qu'une fois, mais j'ai regardé les prix affichés, il faut compter à partir de 90NOK pour un hamburger, jusqu'à 250 300 NOK pour un plat de viande ou de poisson élaboré dans un joli resto, les salades sont autours de 125-150 NOK, comme les pizzas. Une bière au resto: 50 NOK à 80 NOK Le café est à 20 Nok la tasse. Un café et un pancake ou une gaufre c'est en général 50. La boule de glace : à partir de 30, voire 33 NOK. Yaourt environ 12 NOK le yaourt nature basique 150gr.

Les entrées dans les musées et les églises sont chères. 50NOK pour une stavkirke, 100 à 110 les musés, 160 pour le Viking aux Lofoten. Pour les ferries, notre CC mesurant 5.99 nous avons payé le tarif voiture. Pour les plus grands, on passe d'assez cher à exhorbitant car c'est vite le double pour les péages routiers, et rapidement progressif pour les ferries.

Si vous avez des questions...
Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" English translation pending
by Krikri6792 · 2010-08-04 · 93 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.

Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.

La version complète avec davantage de photos est ici :

sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/

Bonne lecture à tous !



Présentation

L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !

Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.

Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !

Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.

Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.

A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.

Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.

Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.

Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.

A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !

Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.

Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions

J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10

C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).

C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).

Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.

Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.

Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.

Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !

Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !

J3 : Mar 01/06/10

Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.

A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.

Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !

En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.

Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.

Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !

Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.

Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.

Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !

Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.

Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !

Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock

J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.

Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.

Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.

Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.

Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !

Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.

A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.

C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !

A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.

Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.

Nous découvrons une à une ces merveilles.

Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.

Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.

A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.

Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !

Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !

Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock

J5 : Jeu 03/06/10

Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !

Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.

Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.

Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.

Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.

Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.

D’abord un coup d’œil aux peintures !

Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.

Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.

A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.

Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !

Balanced Rocks ?

Elephant Rock ?

A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !

Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.

Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.

Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.

Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !

Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !

D… O… D… O !

Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10

Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.

Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.

Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.

Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.

Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !

Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !

Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.

J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?

Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.

Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.

La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !

En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.

Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.

Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !

Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !

De plus près ! Bad look !

Repu sur la berge !

Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!

En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !

Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.

Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !

Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !

Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.

Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !

Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !

Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.

Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10

Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.

Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?

Vues de part et d’autre du pont.

Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.

Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls

Ça y est ! On y arrive enfin !

Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.

Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !

En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.

En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.

A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.

A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !

A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.

Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Fermeture de l'hôtel des Thermes à Antsirabe dès le 9 décembre (Madagascar) English translation pending
by Nogir · 2009-11-12 · 36 replies
Bonjour, à signaler que l'hôtel des Thermes à Antsirabe a annoncé sa fermeture pour 3 mois à dater du 9 décembre à cause du manque de clients.
Meilleure période du point de vue climat et budget pour partir en Floride? English translation pending
by Roxy06 · 2009-08-21 · 24 replies
Bonjour, Je sais que le sujet a déjà été évoqué maintes fois, mais j'aimerai avoir votre avis. Voilà, nous pensions organiser un séjour d'une vingtaine de jours en Floride et nous avons la possibilité de poser nos vacances entre Juillet et Décembre (voire peut être Janvier). Je voudrais savoir quel serait le meilleur mois pour partir (sachant que ce n'est déjà pas la meilleure période pour aller en Floride) d'un point de vue climat mais aussi budget ? Pour information, nous pensions faire la boucle complète Miami, Key West, la côte ouest, Orlando et ses parcs et retour Miami par côte Est. Par avance, je vous en remercie. Roxy
Canyons, Arches, Red Rock et wilderness: 4 semaines de rando entre Utah et Arizona English translation pending
by Ju45 · 2017-10-12 · 123 replies
Hello,

3ème voyage dans l'Ouest, qui est devenu une vraie passion. L'objectif cette année est d’approfondir les coins survolés lors de notre premier voyage, de découvrir des endroits moins connus et peu voire très peu fréquentés.... Au programme rando, rando et rando.

Beaucoup de préparation en amont (repérage, topo, traces GPX, road book, lecture de carnets sur VF) et une bonne condition physique nous permettent de partir sereinement.

Départ le 22 mai 2017, retour le 18 juin. Boucle au départ de Las Vegas avec dans les grandes lignes Valley Of Fire, Red rock Canyon, Snow canyon, White domes, Yant Flat, Grand staircase, des ruines, des canyons, et d'autres.

Pour davantage de clarté, je modifie le post en rajoutant le programme théorique: J1: arrivée Las Vegas J2: Red Rock canyon / Las Vegas J3: Valley Of Fire / St George J4: Snow canyon SP / The bowl J5: Water canyon + white domes J6: Red mountain overlook / Red cliffs / Yant flat J7: Cedar Breaks / Red canyon / Willis Creek / Bull Valley Gorge / Tropic J8: Bryce Canyon / Cottonwood canyon Rd/ Yellow rock J9: The Volcano / Hole in the Rock Rd / Escalante J10: journée HITRR J11: Burr trail Rd / Strike valley overlook / Torrey J12: Capitol Reef J13: Little wild horse canyon / Wild horse window / Dirty devil overlook J14: Crack canyon / Leprechaun / Goblin Valley SP J15: Natural bridges NM / Citadel ruins / Valley of the gods J16: The needles Chesler loop / Arch canyon overlook J17: Mule canyon / Bluff / Horseshoe Bend / Page J18: Sidestep & colorful canyons / Nautilus / Toadstool hoodoos J19:Stud horse point / wiregrass canyon / Smoky mountain + Alstrom point J20: Marble canyon / Cathedral wash + Spencer trail / Kanab / Coral Pink SD J21: Buckskin gulch + Edmaier + West clark bench J22: Exploration alentours Kanab J23: Zion / St George J24: Zion secteur Kolob / Kanarra creek J25: Zion secteur Kolob Terrace / Best of St George J26: Retour Vegas via Lake mead J27: Las Vegas et alentours J28: Retour France

Vol A/R: 560€ par personne Location SUV alamo: 901€ (j'ai trouvé ça plus cher que les autres années) Réservations effectuées fin 2016

Les haltes sont classiques: Las Vegas, St George, Tropic, Escalante, Torrey, Caineville, Blanding, Page, Kanab, à nouveau St George et fin à Las Vegas) (photo du road book, de mauvaise qualité mais sinon refusée par VF)



Pas moins de 2 nuits au même endroit pour ne pas trop courir et pouvoir profiter..ou récupérer

C'est parti.

J1: Lundi 22 mai:

Après une nuit à Roissy (Ibis Budget, basique mais convenable) afin d'éviter un trajet trop matinal, réveil à 6h45. Navette gratuite, devant l'hôtel à 7h45, archi blindée. 8h10, on arrive au terminus gare TGV. 8h30, on est dans la file pour l'enregistrement chez American Airlines. Beaucoup de monde. Les valises sont pesées: 17,5 et 16,5kg. On a de la marge pour le retour (23kg max). 10h10, début de l'embarquement pour un décollage à 11h, comme prévu. Soulagement quand ça démarre sans couac! Avion basique, pas d'écran. Bon côté des choses, on va peut-être dormir 😉 ! Arrivée à NY, JFK à 13h45, 30' de retard à cause des fortes pluies.... L'avion a dû patienter en tournant au dessus de l'aéroport. Arrivée à l'immigration en 15' et là c'est interminable. 1h45 d'attente, notre escale de 5h (en théorie...) va nous paraitre moins longue!! Peu de guichets ouverts, cela nous parait moins bien rodée que nos fois précédentes. 15h45, récupération des bagages et 16h30, on est devant la porte d'embarquement. Pas de changement de terminal donc hyper rapide. Pas encore d'avion à notre porte d'embarquement, et on doit embarquer à 18h pour décoller à 18h30. En fait, tous les avions sont retardés à cause du mauvais temps. On tente une sieste. On décolle finalement à 21h30, soit 2h30 de retard.

La journée commence à être longue, il est 3h30 du mat' en France. Reste à arriver à Las Vegas, choisir la voiture de loc chez Alamo en croisant les doigts qu'un SUV digne de ce nom sera dispo et arriver à l'hôtel tout en traversant cette petite bourgade... easy!

Presque 6 h de vol. Arrivée à Las Vegas à 23h30, il fait chaud! Récupération rapide des valises. Déjà les machines à sous dans l'aéroport, on est dans le bain!

Minuit, navette pour rejoindre les loueurs, bien indiquée et pas d'attente. Je fais toujours le check-in en ligne avant de partir comme ça on évite le comptoir. Avec notre état de fatigue avancé, c'est pas du luxe... Ma crainte est de ne pas avoir de choix de SUV car le programme du voyage en dépend, avec beaucoup de pistes. Verdict: seulement 2 voitures dans la catégorie SUV Midsize (un Nissan Rogue et un Chevrolet Equinox) et nous sommes 2 clients!! un autre français. Après les politesses d'usage, je me lance. Pas de 4x4 mais les pneus sont en bon état, il est propre, il y a une vraie roue de secours. Je ne commets pas les mêmes erreurs qu'à Denver en 2015. On prend donc le "Chevy".

On lance l'appli avec Openstreetmap sur le téléphone (cartes et points d'intérêt chargés avant le départ, tout est offline donc pas de mauvaise surprise avec la data à l'étranger). Passage par le strip, circulation fluide (heureusement, nous sommes en semaine). Finalement, assez en forme pour l'heure tardive. On a fait le choix de dormir dans Downtown, car n'ayant pas eu de coup de foudre avec le strip en 2014, on préfère ce quartier.

Check-in à 1h du matin au California hotel de Fremont. Dodo à 2h.

Bilan du jour: Journée très longue, avec en plus le retard des avions. Long passage à l'immigration. Bon plan de dormir à Roissy, on gagne des heures précieuses de sommeil. Alamo toujours sans mauvaise surprise. Je savais que le choix de SUV serait moins important à LV qu'à Denver mais la position est plus centrale pour notre programme. California hotel Fremont, très bien, chambre spacieuse et bien équipée, parking gratuit (de plus en plus rare). Rare aussi, un frigo et gratuit.. Excellent rapport qualité prix

A suivre
Makalu 2015: exploration du glacier du Barun et ascension du Kamepe Ri English translation pending
by Gazipach9 · 2015-11-19 · 27 replies
Du 8 au 27 octobre 2015

Avant-Propos:

Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l'Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu'au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m et admirer le Barun Tse.

J'avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m'en a pris puisque l'individu m'abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l'avenir, prêter plus d'attention à la sélection des candidats à l'aventure!

Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De plus, l'extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s'est découverte sous un superbe soleil d'automne.

Par chance, j'arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie... Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!



Les trekkeurs seront plus nombreux qu'en Mai 2014 sur les chemins du camp de base. Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J'aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu'avec certains touristes fort exigeants et parfois irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d'ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).

Préparation:

Le même matériel est utilisé qu'en mai 2014. J'embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d'autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l'eau et l'essence (c'est trop, mon dos s'en ressentira).

Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d'habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d'éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose...

Situation:

Accès et Budget:

Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues... Au retour, nous arriverons avec plus d'une heure de retard à Delhi mais l'avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J'ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari - Num (600Rs à l'aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!

Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d'autonomie "gratuits"). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s'élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l'on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!

Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local ;-)

Agenda:

Altitude à l'étape:

Altitude = f(Distance):

Dénivelé Total Quotidien:

Le Trek au Jour le Jour:

Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa -

départ 11h35 - arrivée à 17h55 - altitude 1564m

Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C'est un appel à l'aventure!

Ce n'est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n'est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l'Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.



Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon

Voilà trois jours d'interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l'avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.



Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon

Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m

La marche est facile aujourd'hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu'il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l'année a commencé et l'activité bat son plein dans les champs.

J'en profite pour visiter l'école de Tashigaon, récemment équipée. L'accueil est chaleureux. Le temps s'est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m'installe dans le seul lodge ouvert.



Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma

Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30, altitude 3614m

Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l'hiver.

Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l'ascension de 1450m qu'il impose. Le "partenaire" montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu'elle est réversible. C'est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j'arriverai à le traîner jusqu'au glacier du Barun...

Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642, E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C'est une affaire de famille sur toute la route jusqu'au camp de base...

Je repère l'embranchement probable du chemin pour la vallée d'Isuwa (Ishuwa) sur la crête (N 27.647117° E 87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n'est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.

Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m'installant dans le plus ancien.

Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m'affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C'est pratique. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "partenaire" m'apprend qu'il m'abandonne à mon triste sort...



Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma

La pluie a remplacé la neige dés le matin. J'avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd'hui, en négligeant l'acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu'il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.

Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu'à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement... Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.

Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato

levé 6h15 - T intérieure 7°C - départ 7h20 - arrivée 13h30 - altitude 3900m

Comme j'ai l'habitude à Kongma et au-dessus, c'est une course perdue à l'avance contre la montre avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s'arrachent déjà des coteaux gorgés d'humidité. Celles-ci montent pour s'accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J'aperçois encore la chaîne de montagnes à l'Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu'on le voit d'ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d'Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.

Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu'à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l'année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J'attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l'acclimatation d'hier. Un cachet d'ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m'abritant sous le toit d'un bâtiment nouvellement construit.



La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m'accueille avec sa bonne humeur. Nous déjeunons ensemble d'un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.

Vendredi 16 Octobre - Acclimatation forcée à Dobato

Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C'est plus qu'un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores... Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J'essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s'écoule pas trop lentement. L'arrivée de trekkeurs, dans l'après-midi, me donne l'occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. L'un d'entre eux m'apostrophe brutalement car il trouve honteux d'utiliser les services d'enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J'ai beau essayer d'argumenter en lui disant qu'il devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n'y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n'y fait mais le temps passe et c'est le principal. Voir annexe "la vieille trekkeuse et ses porteurs".

Samedi 17 Octobre - de Dobato à Yangle kharka

levé 6h - T intérieure -1°C - départ 7h - arrivée 13h40 - Altitude 3620m

Comme pour me rassurer des doutes d'hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J'ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d'ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.







La brume monte de l'Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d'espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.

fin partie 1

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