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Bigoodi chez les Corses - fin mai 2013 English translation pending
05/2013 - Petite escapade de printemps : boucle Bastia/Bastia en 8 jours- fin mai 2013
– 4 adultes – Les prix indiqués plus bas sont mentionnés pour 2
Nous étions déjà venus plus longtemps il y a une vingtaine d’année (eh oui…) et avions adoré, cette fois ci nous refaisons un tour « express », histoire de donner un aperçu de l’île à ma sœur et à ma Môôôman : pas de randonnées en vue cette fois-ci.
Hébergement : aucune réservation faite à l’avance
Avion Lyon-Bastia réservé mi février (environ 3 mois plus tôt) sur internet : easyjet 90€ aller/retour par personne sans bagage en soute
Voiture réservée deux gros mois à l’avance via autoescape : 227€ pour 7 jours pleins, assurance tous risques, km illimités, franchise de 800 €. J’avais prévu une 5 portes éco (un peu + cher que le tout 1er prix de base) et nous avons eu de la chance : à l’aéroport Europcar nous a upgradé et nous avons eu un partner peugeot (genre kangoo) avec de la place et un grand coffre à Tip top ! merci Europcar ! Aucun souci, intérêt de passer par autoescape : le prix, et ils prennent les chèques vacances.
20/5 : Bastia – St Florent – Cap Corse ouest – Canari- 133 km. Arrivée à Bastia fin de matinée, sans encombre ni retard, aucun souci pour récupérer la voiture. Nous partons direction Bastia centre en voulant passer par la lagune de l’étang de Biruglia, mais le Prince Albert de Monaco, venu célébrer sainte Dévote nous bloque la route… Tant pis, nous partons par la route principale, direction le centre. C’est férié aujourd’hui (pentecôte) et nous n’avons aucun problème pour nous garer, gratuitement qui plus est à proximité de la gare et du port. Malheureusement il pleut et c’est sous les parapluies que nous faisons un petit tour (place Napoléon, vieux port…). Nous ne nous attardons pas et partons direction le Cap corse… Enfin, à l’origine, j’avais prévu de monter par la route de corniche au nord de Bastia et redescendre sur la côte à hauteur de Erbalunga… Mais, nous nous sommes retrouvés à St Florent… J’ai du rater un croisement… La pluie s’est arrêtée et il est bien agréable de flâner à St Florent jusqu’à la citadelle (jolie vue), nous achetons quelques biscuits corses parfum châtaigne (évidemment)… Un peu étouffe-chrétien mais parfait pour les petits creux ! Cap au nord pour le cap corse, côte ouest : un premier arrêt à Nonza, petit village très mignon avec une tour génoise. La vue sur la mer et la plage de sable gris en contrebas est chouette, le petit magasin à l’intérieur de la tour aussi. Nous tentons une chambre d’hôtes mais c’est malheureusement complet. Nous poursuivons donc vers le nord, j’avais repéré une chambre d’hôtes à Conchigliu au nord est de Canari, mais il n’ont pas de place pour 4, ils nous conseillent de monter un peu plus haut (à l’intérieur) vers Canelle et de demander au couvent. Arrivés là haut, c’est beau aussi et le couvent ‘I Fioretti’ est grand : c’est là que nous resterons, les chambres sont simples mais propres et la vue sur le clocher, le maquis et la mer est jolie (70€ par chambre de 2 avec les 2 petits dej)…. http://www.canarivillage.com/...uvent-saint-fran... Mais attention ! Ils ne prennent pas les cartes et nous disent que les distributeurs les plus proches sont soit à Bastia, soit à St Florent !!! Heureusement, nous avions un chèque de dépannage. à A savoir soyez prévoyants dans les campagnes corses et emportez le chéquier ou du liquide…
Nous avions repéré un resto quelques kilomètres après Nonza (mais là aussi l’hôtel à proximité était fermé), nous y repartons tranquillement (sinon, plus proche du couvent, nous aurions pu aussi aller au chat qui pêche en bord de route en contrebas du village ou a l’hôtel restaurant sur la place de l’église). Le ‘Morganti’ est bien sympa : virée sur la plage, apéro sur la terrasse entre les Enooooooooormes tamaris et repas en salle. Nous sommes plutôt incités à prendre la carte bien qu’il y ait un menu, c’est donc un peu cher mais très bon et le vin excellent. Pour ma part des spaghettis accompagnés d’une monumentale araignée de mer (avec bavette spéciale et rince doigts en prime) je m’en suis sortie ! ravie en plus ! Les moules farcies et le poisson était bon aussi, tout comme le gateau chataigne/brocciu à je recommande ! 204 € à 4 (à la carte avec entrée, plat, dessert et avec le vin). http://morganti.pagesperso-orange.fr/ Retour au couvent et dodo !
21/05 : Cap corse nord et est – Casinca – Moriani- 170 km. Petit dej classique et sympa avec confiture de myrthe. La discrète et timide Sandra nous parle de la région et nous conseille sur les prochaines étapes. Nous repartons tranquillement en direction de Centuri. Centuri port est franchement agréable : c’était trop loin hier soir mais ça ferait aussi une étape bien sympa pour une prochaine fois (sur le Cap corse c’est là que je resterai si je reviens). Un petit port de pêche joliment animé et entouré de beaux paysages… Capitale de la langouste qui plus est !!! Mais bon, ce n’est pas l’heure du repas, nous repartons après avoir flâné un peu, et traversons le cap d’est en ouest (nous ne nous sommes pas arrêté tout en haut du cap à Barcaggio, j’ai encore dû rater un panneau )… Stop à Macinaggio, c’est plus ‘balnéaire / touristique’, nous ne nous attardons pas trop et remettons le cap au sud (côte Est donc, cette fois). Nous voilà un peu plus tard à Erbalunga (ouf, la poste a un distributeur !). C’est un autre petit village agréable où nous nous promenons rapidement (la pluie guette et le tour est vite fait). Nous repassons par Bastia, sans nous arrêter cette fois et finissons enfin par passer par cette fameuse route de lagune (Albert est parti !). Le temps n’est pas franchement au beau fixe, et c’est en fait assez décevant hormis l’église tout au sud. Nous poursuivons donc par la casinca, ses petites routes tortueuses parsemées de jolis villages avec vue sur la cote est, forêts, cimetières et beaux tombeaux. A venzolasca, Nous nous arrêtons à ‘U fragnu’ qui semble réputé mais ils ne font que resto et c’est fermé ce soir. Nous redescendons donc doucement sur la N 198 (la route ‘rapide qui longe la cote est), coté plage et partons en quête d’un logis… le 1er que nous trouvons, fort sympathique à priori, le domaine de Valle à Querciolo est malheureusement complet, mais ils nous indiquent une autre chambre d’hôtes en direction de Moriani plage : le B&B la rivière, à Folleli. http://bb.corsica.free.fr/...mp;id=2&Itemid=7 Nous sommes accueillis par les vraiment très sympathiques Michel et Siggi. Nous avons un petit studio pour 4 (1 salon kitchenette + 1 chambre + 1 salle de bain) à 90€ pour nous 4 avec les petits dej : simple mais propre, c’est parfait ! La chambre d’hôtes est en bordure de rivière, au calme… Nous aurions pu y rester plus longtemps sans problème… Après un petit tour sur la plage (pas très belle), nous allons diner à la ferme auberge La bergerie (en direction de la mer), bon rapport qualité-prix : 120 euros pour 4 avec le vin, cuisine familiale très correcte mais ne vous attendez pas à trouver ici les petits produits corses de derrière les fagots… Une prochaine fois je tenterais surement la ferme auberge la Mandria à Talasani, un peu au sud de Folleli.
22/05 Castagnica - Vale d’Allesani – Orezza – col du Prato – Corte- 185 km. Le petit dej est très copieux et Siggi toujours aussi souriante, nous reprenons donc la route un peu à regret, direction la montagne ! Détours et contours par Valle d’Alessani, (barrage en contrebas, chouette), halte à la source gazeuse d’Orezza vers Piedicroce (accès libre à un petit kiosque qui explique l’histoire du site et le process de fabrication), et nous voila repartis pour Ponte Leccia par le col du Prato. Nous nous arrêtons dans une fabrique/magasin de laine (un peu rêche). La commerçante est très sympa, puis poursuivons notre route par la d39… beau mais un peu long… Nous sommes contents d’arriver à Corte. J’avais repéré une chambre d’hôtes (Osteria di l’orta, la grande maison bleue à la sortie nord de Corte), mais c’est plein… Toutefois, nous pourrons revenir diner, le ‘papi’ nous a mis l’eau à la bouche ! Nous visitons 3 autres chambres d’hôtes sur la route en direction d’Aléria, mais elles sont soit chères, soit complètes, soit la proprio ne revient que plus tard… Nous finissons par tomber sur le motel ‘A vigna’, toujours du coté nord de la ville : le centre est accessible à pied facilement, on peut se garer sans problème et nous trouvons 2 chambres-studio à 70€ la chambre. Le petit dej n’est pas inclus mais il y a un frigo, de la vaisselle, une cafetière et même du café : pile poil ce qu’il nous fallait, une bonne adresse à retenir, bon rapport qualité prix pour Corte. http://www.tripadvisor.fr/...e_Corse_Corsica.html Petit tour en ville jusqu’à la citadelle et il est temps d’aller nous restaurer chez Antoine à l’osteria di l’orta. S’il y a de la place, ils servent aussi des repas à des clients comme nous, qui ne dorment pas sur place. Et nous avons bien fait : ici c’est de la bonne cuisine familiale et Antoine et père ne chôment pas pour vous faire partager leurs histoires et ‘l’esprit corse’. Nous nous sommes régalés pour 120€ apéro et vin compris à 4. Une très bonne adresse à ne pas rater si vous passez par ici ! http://www.osteria-di-l-orta.com/...-en-corse/in...
23/05- Col de Sorba – Venaco – Vivario – Ghisoni - Zicavo – Col de la Vaccia – Aullène – Ste Lucie de Tallano- A Pignata. 146 km Aujourd’hui nous mettons cap au sud par la N 193, puis la D69 et faisons halte dans les petits villages que nous traversons. Nous nous arrêtons boire un coup à Zicavo, et tentons d’appeler la ferme auberge A Pignata que j’avais repérée sur un guide : c’est à coté de Levie, ils ont de la place (2 chambres pour 2) et acceptent gentiment de nous faire une petite remise (formule demie pension). C’est donc booké ! Nous voilà partis par la route vers Aullène et le col de la Vaccia.
Un arrêt dans le joli village de Ste Lucie de Tallano, et il est encore tôt dans l’après midi quand nous arrivons et ça tombe bien : les chambres sont très jolies, design, le site superbe et la piscine intérieure je ne vous dit pas !!! (sans parler du sauna). Voyez vous mêmes : http://www.apignata.com/ Bref, on se la coule douce… Mais c’est déjà l’heure de l’apéro : nous prenons un petit verre de muscat dans les fauteuils club du salon bien cosy et chaleureux. On passe à table, à coté de la cheminée, et là encore c’est le top charcuterie corse (je n’ai jamais mangé de jambon cru aussi bon) : agneau de 7H (cuit à l’étouffée), cannellonis au Brocciu bien sûr, bon choix de fromage et les desserts … Je ne vous dit que ça ! Sans parler du vin (un rouge de Figari avec une tête maure sur l’étiquette, je regrette de ne pas avoir relevé le nom…). Bref : un seul mot, 2 en fait : Allez YYYYYYYYYYYY !!!!!!!!!!!!!!! On peut aussi faire des randos à cheval avec leur centre équestre, un très bel endroit pour rester plusieurs jours quand on a des sous ! (Si un jour je suis riche, j’en ferai mon quartier général pour visiter la corse du sud).
24/05 - Levie – Zonza – aiguilles de Bavella – Porto Vecchio- Palombaggia – Bonifacio -167 km Le petit déjeuner est copieux et excellent (fromage, laitages, plusieurs choix de gâteaux…) mais il faut bien partir (snif)… D’autant qu’une très belle route nous attend : nous prenons direction Est et nous arrêtons dans les petits villages de Levie et Zonza, puis nous voilà sur la magnifique route des aiguilles de Bavella, il fait un vent à décorner les bœufs mais c’est splendide. Nous nous retrouvons coté est un peu plus haut que Porto Vecchio vers Solenzara : le vent est moins fort et nous prenons un café en bord de plage (à 2€ quand même, mais la mer est turquoise et c’est très chouette). Visite de Porto Vecchio, plutôt sympa, mais ça doit être l’enfer de conduire et se garer ici en été (comme sans doute, dans beaucoup d’endroits en Corse d’ailleurs). Nous continuons vers le sud : plage de Palombaggia (mais toujours beaucoup de vent), et nous nous retrouvons en vue de Bonifacio. On nous avait conseillé un petit hôtel en bord de mer au nord de la ville, l’hotel du golfe. En Effet, c’est sympa, le cadre est chouette sur le golfe de Santa Manza, la mer est juste en face, c’est calme, on peut se garer facilement et c’est à 10-15mn du centre de Bonifacio en voiture. Par contre ils ne proposent qu’une formule ½ pension et nous découvrirons plus tard que le repas est bien moyen, en plus les lits de l’une de nos 2 chambres étaient complètement HS… Je ne conseille donc pas cette adresse sauf si vous négociez la chambre seule et après avoir vérifié le sommier…Nous nous en sommes tirés avec les vins et apéros pour 160€ par chambre de 2. Visite de Bonifacio (parking payant 3.5€ pour 2-3H) , c’est toujours aussi chouette, puis retour à l’hôtel pour le repas (pas extraordinaire mais dans Bonifacio, aucune carte n’avait l’air révolutionnaire non plus dans cette gamme de prix).
25/05 - Pointe de Pertusato – Roccapina – Sartène – Propriano – Porto Pollo- Ajaccio – iles Sanguinaires – 212 km Petit déjeuner ‘continental’ et nous voilà repartis après un petit détour à la pointe de Pertusato vers le phare… pour Voir Bonifacio et ses falaises de loin (ça vaut le coup d’autant plus qu’avec le vent qu’il faisait il n’était pas question de sortie en mer pour nous !). Nous voilà partis direction Sartène après un petit arrêt pour adimer les rochers de roccapina, la ville est sympa mais il pleut assez fort quand nous arrivons. Ca finit par se calmer le temps de quelques achats à l’épicerie U Maggiu : c’est bon mais le saucisson est un peu trop poivré à mon goût, celui qu’on trouve à la maison est au moins aussi bon… Nous repartons et faisons halte à Propriano en bord de mer. Nous y avions passé quelques jours il ya bientôt 20 ans et ça a bien changé ! C’est vraiment très touristique maintenant et animé. Nous faisons le tour du golfe de Valinco pour pique niquer en face de Propriano à Porto Pollo (très sympa) et nous voilà en route pour Ajaccio. Il n’est pas trop tard quand nous arrivons mais ça bouchonne, nous essayons plusieurs complexes hôteliers en repartant sur la route des sanguinaires tous complets : c’est samedi soir et avec le vent, certains départs en bateau semblent avoir été annulés… Nous finissons par trouver un petit appart pour 4 à l’hôtel les Calanques (un salon avec canapé lit une chambre une kitchenette une salle de bain 136€ pour 4 sans petit dej) http://www.residence-lescalanques.fr/. Nous avons une petite terrasse et une jolie vue sur mer, il y a aussi une piscine mais le vent est trop froid pour être tentés par la baignade, nous optons plutôt pour un petit tour aux sanguinaires : ce serait dommage de rater ça surtout un jour de forte houle ! Mais c’est (encore) l’heure de l’apéro !!! Cette fois ci nous faisons quelques provisions à la superette du coin et trinquons face à la mer dans notre petit salon. Nous en avons profité pour réserver au resto Le Beau Rivage un peu plus loin en repartant sur Ajaccio. Il ne restait plus qu’une table et on comprend pourquoi : d’abord la salle est sympa, en bord de mer, on se croirait sur un bateau et le repas est parfait : 3 langoustes grillées (pour info 15€ les 100g, environ 1KG pour 4) et un menu à la carte : Loup au foie gras, et 4 desserts. Bon vin blanc à prix correct c’est cher, mais pas hors de prix vu la qualité de ce que nous avons eu dans les assiettes. Très bon comme ils diraient sur Paris première ! http://www.ajaccio-tourisme.com/Restaurants/BEAU...
26/05 – Golfe de Sagone, Cargèse – Piana – Calanches – Porto – Calvi – Algajola – Ile Rousse – 213 km L’hôtel aurait été parfait si des c… n’avaient pas fait la java à l’étage au dessus pratiquement toute la nuit… Tant pis, Petit déj sur la terrasse et c’est reparti ! Nous ne visitons finalement pas Ajaccio et nous voilà direction Calvi par le golfe de sagone, Cargèse, Piana, puis la route des calanche : c’est splendide et il n’y a pas trop de monde, ce qui fait qu’on peut s’arrêter facilement pour les photos. Nous faisons ensuite un tour à Porto : c’est bien un coin où une petite étape pour la nuit doit être agréable, mais nous nous contenterons d’un café face à la tour… C’est déjà bien ! Pour Calvi nous avons pris l’option ‘bord de mer’ après Galéria, la 81B: la route n’est pas refaite et très sinueuse, c’est beau, mais je pense que cela aurait été plus rapide par les terres par la 81… Le chauffeur commence d’en avoir ras les biscottos ! J’avais repéré un petit hôtel à Algojala, l’hôtel St Joseph http://hotel-algajola.com/ : nous nous arrêtons donc là et 2 chambres sont libres. Elles ont été refaites, les salles de bains sont nickel, nous sommes à 2 pas de la mer, au calme, il y a quelques tables pour prendre l’apéro dehors et c’est 70€ avec un petit dej très correct… Que demander de plus ??? Comme c’est le retour demain et que nous n’aurons pas beaucoup de temps, nous décidons de visiter Calvi ce soir et de diner là bas. Nous trouvons un resto correct mais sans plus U Fuconne 102€ pour 4 (menus à 20€), dommage pour la dernière soirée après avoir si bien mangé en Corse… Nous aurions sans doute dû suivre les conseils de la patronne de l’hôtel et diner au fournil à Algajola (ils ne font pas seulement pizza et ce sont les meilleurs du coin selon elle).
27/05 C’est l’heure du départ. L’avion ne décolle qu’à 11H30 nous avons le temps mais le cœur n’est plus à la visite, nous passons par la 197 via Ponte Lecchia et arrivons environ 1h30 plus tard à l’aéroport. Aucun souci pour rendre rapidement la voiture chez europcar. L’avion Easyjet est beaucoup plus rempli que pour l’aller. Ils tentent bien de me ‘coincer’ en me faisant passer ma valise dans le gabarit… Mais en basculant les roulettes ça passe ! Ouf !!! Ils n’auront pas mes 40 ou 50 euros supplémentaires ! C’est quand même à savoir si vous avez le doute sur vos bagages, il vaut peut être mieux en faire enregistrer un lors de la réservation en ligne, c’est moins cher et vous ne risquez pas de vous faire retoquer au dernier moment….
En résumé, ce fut une semaine bien trop rapide mais c’est toujours aussi beau et j’espère bien avoir l’occasion d’y retourner un jour (toujours hors saison) en prenant davantage le temps. Et n’en déplaisent aux mauvaises langues, les corses sont tops même si, à mon goût, ils conduisent un peu comme des fangios ! Pensez au fait qu'il n'y a pas de réseau ni de distributerus partout dans la campagne, et la plupart des commerces ferment entre 12h et 15h. On mange (et on boit) vraiment très bien. Les fermes auberges sont à retenir et A Pignata est inoubliable. Coté paysages, les routes de Bavella et des Calanches sortent du lot, mais il y a de beaux coins de partout, pas seulement en bord de mer d’ailleurs. Si je reviens, je ferai étape à Centuri au cap corse, à Porto sur la côte ouest, je passerai plus de temps à Corté et dans ses environs et je visiterai le niolo, la restonica, les pozziones, l’ostricani et la Scandola. Et bien sûr, je reviendrai à A Pignataaaa !!!!!!!!!!!!!!! (non, non, je n’ai pas d’actions chez eux !)
Pour info budget total de 740 euros par personne tout compris
– 4 adultes – Les prix indiqués plus bas sont mentionnés pour 2
Nous étions déjà venus plus longtemps il y a une vingtaine d’année (eh oui…) et avions adoré, cette fois ci nous refaisons un tour « express », histoire de donner un aperçu de l’île à ma sœur et à ma Môôôman : pas de randonnées en vue cette fois-ci.
Hébergement : aucune réservation faite à l’avance
Avion Lyon-Bastia réservé mi février (environ 3 mois plus tôt) sur internet : easyjet 90€ aller/retour par personne sans bagage en soute
Voiture réservée deux gros mois à l’avance via autoescape : 227€ pour 7 jours pleins, assurance tous risques, km illimités, franchise de 800 €. J’avais prévu une 5 portes éco (un peu + cher que le tout 1er prix de base) et nous avons eu de la chance : à l’aéroport Europcar nous a upgradé et nous avons eu un partner peugeot (genre kangoo) avec de la place et un grand coffre à Tip top ! merci Europcar ! Aucun souci, intérêt de passer par autoescape : le prix, et ils prennent les chèques vacances.
20/5 : Bastia – St Florent – Cap Corse ouest – Canari- 133 km. Arrivée à Bastia fin de matinée, sans encombre ni retard, aucun souci pour récupérer la voiture. Nous partons direction Bastia centre en voulant passer par la lagune de l’étang de Biruglia, mais le Prince Albert de Monaco, venu célébrer sainte Dévote nous bloque la route… Tant pis, nous partons par la route principale, direction le centre. C’est férié aujourd’hui (pentecôte) et nous n’avons aucun problème pour nous garer, gratuitement qui plus est à proximité de la gare et du port. Malheureusement il pleut et c’est sous les parapluies que nous faisons un petit tour (place Napoléon, vieux port…). Nous ne nous attardons pas et partons direction le Cap corse… Enfin, à l’origine, j’avais prévu de monter par la route de corniche au nord de Bastia et redescendre sur la côte à hauteur de Erbalunga… Mais, nous nous sommes retrouvés à St Florent… J’ai du rater un croisement… La pluie s’est arrêtée et il est bien agréable de flâner à St Florent jusqu’à la citadelle (jolie vue), nous achetons quelques biscuits corses parfum châtaigne (évidemment)… Un peu étouffe-chrétien mais parfait pour les petits creux ! Cap au nord pour le cap corse, côte ouest : un premier arrêt à Nonza, petit village très mignon avec une tour génoise. La vue sur la mer et la plage de sable gris en contrebas est chouette, le petit magasin à l’intérieur de la tour aussi. Nous tentons une chambre d’hôtes mais c’est malheureusement complet. Nous poursuivons donc vers le nord, j’avais repéré une chambre d’hôtes à Conchigliu au nord est de Canari, mais il n’ont pas de place pour 4, ils nous conseillent de monter un peu plus haut (à l’intérieur) vers Canelle et de demander au couvent. Arrivés là haut, c’est beau aussi et le couvent ‘I Fioretti’ est grand : c’est là que nous resterons, les chambres sont simples mais propres et la vue sur le clocher, le maquis et la mer est jolie (70€ par chambre de 2 avec les 2 petits dej)…. http://www.canarivillage.com/...uvent-saint-fran... Mais attention ! Ils ne prennent pas les cartes et nous disent que les distributeurs les plus proches sont soit à Bastia, soit à St Florent !!! Heureusement, nous avions un chèque de dépannage. à A savoir soyez prévoyants dans les campagnes corses et emportez le chéquier ou du liquide…
Nous avions repéré un resto quelques kilomètres après Nonza (mais là aussi l’hôtel à proximité était fermé), nous y repartons tranquillement (sinon, plus proche du couvent, nous aurions pu aussi aller au chat qui pêche en bord de route en contrebas du village ou a l’hôtel restaurant sur la place de l’église). Le ‘Morganti’ est bien sympa : virée sur la plage, apéro sur la terrasse entre les Enooooooooormes tamaris et repas en salle. Nous sommes plutôt incités à prendre la carte bien qu’il y ait un menu, c’est donc un peu cher mais très bon et le vin excellent. Pour ma part des spaghettis accompagnés d’une monumentale araignée de mer (avec bavette spéciale et rince doigts en prime) je m’en suis sortie ! ravie en plus ! Les moules farcies et le poisson était bon aussi, tout comme le gateau chataigne/brocciu à je recommande ! 204 € à 4 (à la carte avec entrée, plat, dessert et avec le vin). http://morganti.pagesperso-orange.fr/ Retour au couvent et dodo !
21/05 : Cap corse nord et est – Casinca – Moriani- 170 km. Petit dej classique et sympa avec confiture de myrthe. La discrète et timide Sandra nous parle de la région et nous conseille sur les prochaines étapes. Nous repartons tranquillement en direction de Centuri. Centuri port est franchement agréable : c’était trop loin hier soir mais ça ferait aussi une étape bien sympa pour une prochaine fois (sur le Cap corse c’est là que je resterai si je reviens). Un petit port de pêche joliment animé et entouré de beaux paysages… Capitale de la langouste qui plus est !!! Mais bon, ce n’est pas l’heure du repas, nous repartons après avoir flâné un peu, et traversons le cap d’est en ouest (nous ne nous sommes pas arrêté tout en haut du cap à Barcaggio, j’ai encore dû rater un panneau )… Stop à Macinaggio, c’est plus ‘balnéaire / touristique’, nous ne nous attardons pas trop et remettons le cap au sud (côte Est donc, cette fois). Nous voilà un peu plus tard à Erbalunga (ouf, la poste a un distributeur !). C’est un autre petit village agréable où nous nous promenons rapidement (la pluie guette et le tour est vite fait). Nous repassons par Bastia, sans nous arrêter cette fois et finissons enfin par passer par cette fameuse route de lagune (Albert est parti !). Le temps n’est pas franchement au beau fixe, et c’est en fait assez décevant hormis l’église tout au sud. Nous poursuivons donc par la casinca, ses petites routes tortueuses parsemées de jolis villages avec vue sur la cote est, forêts, cimetières et beaux tombeaux. A venzolasca, Nous nous arrêtons à ‘U fragnu’ qui semble réputé mais ils ne font que resto et c’est fermé ce soir. Nous redescendons donc doucement sur la N 198 (la route ‘rapide qui longe la cote est), coté plage et partons en quête d’un logis… le 1er que nous trouvons, fort sympathique à priori, le domaine de Valle à Querciolo est malheureusement complet, mais ils nous indiquent une autre chambre d’hôtes en direction de Moriani plage : le B&B la rivière, à Folleli. http://bb.corsica.free.fr/...mp;id=2&Itemid=7 Nous sommes accueillis par les vraiment très sympathiques Michel et Siggi. Nous avons un petit studio pour 4 (1 salon kitchenette + 1 chambre + 1 salle de bain) à 90€ pour nous 4 avec les petits dej : simple mais propre, c’est parfait ! La chambre d’hôtes est en bordure de rivière, au calme… Nous aurions pu y rester plus longtemps sans problème… Après un petit tour sur la plage (pas très belle), nous allons diner à la ferme auberge La bergerie (en direction de la mer), bon rapport qualité-prix : 120 euros pour 4 avec le vin, cuisine familiale très correcte mais ne vous attendez pas à trouver ici les petits produits corses de derrière les fagots… Une prochaine fois je tenterais surement la ferme auberge la Mandria à Talasani, un peu au sud de Folleli.
22/05 Castagnica - Vale d’Allesani – Orezza – col du Prato – Corte- 185 km. Le petit dej est très copieux et Siggi toujours aussi souriante, nous reprenons donc la route un peu à regret, direction la montagne ! Détours et contours par Valle d’Alessani, (barrage en contrebas, chouette), halte à la source gazeuse d’Orezza vers Piedicroce (accès libre à un petit kiosque qui explique l’histoire du site et le process de fabrication), et nous voila repartis pour Ponte Leccia par le col du Prato. Nous nous arrêtons dans une fabrique/magasin de laine (un peu rêche). La commerçante est très sympa, puis poursuivons notre route par la d39… beau mais un peu long… Nous sommes contents d’arriver à Corte. J’avais repéré une chambre d’hôtes (Osteria di l’orta, la grande maison bleue à la sortie nord de Corte), mais c’est plein… Toutefois, nous pourrons revenir diner, le ‘papi’ nous a mis l’eau à la bouche ! Nous visitons 3 autres chambres d’hôtes sur la route en direction d’Aléria, mais elles sont soit chères, soit complètes, soit la proprio ne revient que plus tard… Nous finissons par tomber sur le motel ‘A vigna’, toujours du coté nord de la ville : le centre est accessible à pied facilement, on peut se garer sans problème et nous trouvons 2 chambres-studio à 70€ la chambre. Le petit dej n’est pas inclus mais il y a un frigo, de la vaisselle, une cafetière et même du café : pile poil ce qu’il nous fallait, une bonne adresse à retenir, bon rapport qualité prix pour Corte. http://www.tripadvisor.fr/...e_Corse_Corsica.html Petit tour en ville jusqu’à la citadelle et il est temps d’aller nous restaurer chez Antoine à l’osteria di l’orta. S’il y a de la place, ils servent aussi des repas à des clients comme nous, qui ne dorment pas sur place. Et nous avons bien fait : ici c’est de la bonne cuisine familiale et Antoine et père ne chôment pas pour vous faire partager leurs histoires et ‘l’esprit corse’. Nous nous sommes régalés pour 120€ apéro et vin compris à 4. Une très bonne adresse à ne pas rater si vous passez par ici ! http://www.osteria-di-l-orta.com/...-en-corse/in...
23/05- Col de Sorba – Venaco – Vivario – Ghisoni - Zicavo – Col de la Vaccia – Aullène – Ste Lucie de Tallano- A Pignata. 146 km Aujourd’hui nous mettons cap au sud par la N 193, puis la D69 et faisons halte dans les petits villages que nous traversons. Nous nous arrêtons boire un coup à Zicavo, et tentons d’appeler la ferme auberge A Pignata que j’avais repérée sur un guide : c’est à coté de Levie, ils ont de la place (2 chambres pour 2) et acceptent gentiment de nous faire une petite remise (formule demie pension). C’est donc booké ! Nous voilà partis par la route vers Aullène et le col de la Vaccia.
Un arrêt dans le joli village de Ste Lucie de Tallano, et il est encore tôt dans l’après midi quand nous arrivons et ça tombe bien : les chambres sont très jolies, design, le site superbe et la piscine intérieure je ne vous dit pas !!! (sans parler du sauna). Voyez vous mêmes : http://www.apignata.com/ Bref, on se la coule douce… Mais c’est déjà l’heure de l’apéro : nous prenons un petit verre de muscat dans les fauteuils club du salon bien cosy et chaleureux. On passe à table, à coté de la cheminée, et là encore c’est le top charcuterie corse (je n’ai jamais mangé de jambon cru aussi bon) : agneau de 7H (cuit à l’étouffée), cannellonis au Brocciu bien sûr, bon choix de fromage et les desserts … Je ne vous dit que ça ! Sans parler du vin (un rouge de Figari avec une tête maure sur l’étiquette, je regrette de ne pas avoir relevé le nom…). Bref : un seul mot, 2 en fait : Allez YYYYYYYYYYYY !!!!!!!!!!!!!!! On peut aussi faire des randos à cheval avec leur centre équestre, un très bel endroit pour rester plusieurs jours quand on a des sous ! (Si un jour je suis riche, j’en ferai mon quartier général pour visiter la corse du sud).
24/05 - Levie – Zonza – aiguilles de Bavella – Porto Vecchio- Palombaggia – Bonifacio -167 km Le petit déjeuner est copieux et excellent (fromage, laitages, plusieurs choix de gâteaux…) mais il faut bien partir (snif)… D’autant qu’une très belle route nous attend : nous prenons direction Est et nous arrêtons dans les petits villages de Levie et Zonza, puis nous voilà sur la magnifique route des aiguilles de Bavella, il fait un vent à décorner les bœufs mais c’est splendide. Nous nous retrouvons coté est un peu plus haut que Porto Vecchio vers Solenzara : le vent est moins fort et nous prenons un café en bord de plage (à 2€ quand même, mais la mer est turquoise et c’est très chouette). Visite de Porto Vecchio, plutôt sympa, mais ça doit être l’enfer de conduire et se garer ici en été (comme sans doute, dans beaucoup d’endroits en Corse d’ailleurs). Nous continuons vers le sud : plage de Palombaggia (mais toujours beaucoup de vent), et nous nous retrouvons en vue de Bonifacio. On nous avait conseillé un petit hôtel en bord de mer au nord de la ville, l’hotel du golfe. En Effet, c’est sympa, le cadre est chouette sur le golfe de Santa Manza, la mer est juste en face, c’est calme, on peut se garer facilement et c’est à 10-15mn du centre de Bonifacio en voiture. Par contre ils ne proposent qu’une formule ½ pension et nous découvrirons plus tard que le repas est bien moyen, en plus les lits de l’une de nos 2 chambres étaient complètement HS… Je ne conseille donc pas cette adresse sauf si vous négociez la chambre seule et après avoir vérifié le sommier…Nous nous en sommes tirés avec les vins et apéros pour 160€ par chambre de 2. Visite de Bonifacio (parking payant 3.5€ pour 2-3H) , c’est toujours aussi chouette, puis retour à l’hôtel pour le repas (pas extraordinaire mais dans Bonifacio, aucune carte n’avait l’air révolutionnaire non plus dans cette gamme de prix).
25/05 - Pointe de Pertusato – Roccapina – Sartène – Propriano – Porto Pollo- Ajaccio – iles Sanguinaires – 212 km Petit déjeuner ‘continental’ et nous voilà repartis après un petit détour à la pointe de Pertusato vers le phare… pour Voir Bonifacio et ses falaises de loin (ça vaut le coup d’autant plus qu’avec le vent qu’il faisait il n’était pas question de sortie en mer pour nous !). Nous voilà partis direction Sartène après un petit arrêt pour adimer les rochers de roccapina, la ville est sympa mais il pleut assez fort quand nous arrivons. Ca finit par se calmer le temps de quelques achats à l’épicerie U Maggiu : c’est bon mais le saucisson est un peu trop poivré à mon goût, celui qu’on trouve à la maison est au moins aussi bon… Nous repartons et faisons halte à Propriano en bord de mer. Nous y avions passé quelques jours il ya bientôt 20 ans et ça a bien changé ! C’est vraiment très touristique maintenant et animé. Nous faisons le tour du golfe de Valinco pour pique niquer en face de Propriano à Porto Pollo (très sympa) et nous voilà en route pour Ajaccio. Il n’est pas trop tard quand nous arrivons mais ça bouchonne, nous essayons plusieurs complexes hôteliers en repartant sur la route des sanguinaires tous complets : c’est samedi soir et avec le vent, certains départs en bateau semblent avoir été annulés… Nous finissons par trouver un petit appart pour 4 à l’hôtel les Calanques (un salon avec canapé lit une chambre une kitchenette une salle de bain 136€ pour 4 sans petit dej) http://www.residence-lescalanques.fr/. Nous avons une petite terrasse et une jolie vue sur mer, il y a aussi une piscine mais le vent est trop froid pour être tentés par la baignade, nous optons plutôt pour un petit tour aux sanguinaires : ce serait dommage de rater ça surtout un jour de forte houle ! Mais c’est (encore) l’heure de l’apéro !!! Cette fois ci nous faisons quelques provisions à la superette du coin et trinquons face à la mer dans notre petit salon. Nous en avons profité pour réserver au resto Le Beau Rivage un peu plus loin en repartant sur Ajaccio. Il ne restait plus qu’une table et on comprend pourquoi : d’abord la salle est sympa, en bord de mer, on se croirait sur un bateau et le repas est parfait : 3 langoustes grillées (pour info 15€ les 100g, environ 1KG pour 4) et un menu à la carte : Loup au foie gras, et 4 desserts. Bon vin blanc à prix correct c’est cher, mais pas hors de prix vu la qualité de ce que nous avons eu dans les assiettes. Très bon comme ils diraient sur Paris première ! http://www.ajaccio-tourisme.com/Restaurants/BEAU...
26/05 – Golfe de Sagone, Cargèse – Piana – Calanches – Porto – Calvi – Algajola – Ile Rousse – 213 km L’hôtel aurait été parfait si des c… n’avaient pas fait la java à l’étage au dessus pratiquement toute la nuit… Tant pis, Petit déj sur la terrasse et c’est reparti ! Nous ne visitons finalement pas Ajaccio et nous voilà direction Calvi par le golfe de sagone, Cargèse, Piana, puis la route des calanche : c’est splendide et il n’y a pas trop de monde, ce qui fait qu’on peut s’arrêter facilement pour les photos. Nous faisons ensuite un tour à Porto : c’est bien un coin où une petite étape pour la nuit doit être agréable, mais nous nous contenterons d’un café face à la tour… C’est déjà bien ! Pour Calvi nous avons pris l’option ‘bord de mer’ après Galéria, la 81B: la route n’est pas refaite et très sinueuse, c’est beau, mais je pense que cela aurait été plus rapide par les terres par la 81… Le chauffeur commence d’en avoir ras les biscottos ! J’avais repéré un petit hôtel à Algojala, l’hôtel St Joseph http://hotel-algajola.com/ : nous nous arrêtons donc là et 2 chambres sont libres. Elles ont été refaites, les salles de bains sont nickel, nous sommes à 2 pas de la mer, au calme, il y a quelques tables pour prendre l’apéro dehors et c’est 70€ avec un petit dej très correct… Que demander de plus ??? Comme c’est le retour demain et que nous n’aurons pas beaucoup de temps, nous décidons de visiter Calvi ce soir et de diner là bas. Nous trouvons un resto correct mais sans plus U Fuconne 102€ pour 4 (menus à 20€), dommage pour la dernière soirée après avoir si bien mangé en Corse… Nous aurions sans doute dû suivre les conseils de la patronne de l’hôtel et diner au fournil à Algajola (ils ne font pas seulement pizza et ce sont les meilleurs du coin selon elle).
27/05 C’est l’heure du départ. L’avion ne décolle qu’à 11H30 nous avons le temps mais le cœur n’est plus à la visite, nous passons par la 197 via Ponte Lecchia et arrivons environ 1h30 plus tard à l’aéroport. Aucun souci pour rendre rapidement la voiture chez europcar. L’avion Easyjet est beaucoup plus rempli que pour l’aller. Ils tentent bien de me ‘coincer’ en me faisant passer ma valise dans le gabarit… Mais en basculant les roulettes ça passe ! Ouf !!! Ils n’auront pas mes 40 ou 50 euros supplémentaires ! C’est quand même à savoir si vous avez le doute sur vos bagages, il vaut peut être mieux en faire enregistrer un lors de la réservation en ligne, c’est moins cher et vous ne risquez pas de vous faire retoquer au dernier moment….
En résumé, ce fut une semaine bien trop rapide mais c’est toujours aussi beau et j’espère bien avoir l’occasion d’y retourner un jour (toujours hors saison) en prenant davantage le temps. Et n’en déplaisent aux mauvaises langues, les corses sont tops même si, à mon goût, ils conduisent un peu comme des fangios ! Pensez au fait qu'il n'y a pas de réseau ni de distributerus partout dans la campagne, et la plupart des commerces ferment entre 12h et 15h. On mange (et on boit) vraiment très bien. Les fermes auberges sont à retenir et A Pignata est inoubliable. Coté paysages, les routes de Bavella et des Calanches sortent du lot, mais il y a de beaux coins de partout, pas seulement en bord de mer d’ailleurs. Si je reviens, je ferai étape à Centuri au cap corse, à Porto sur la côte ouest, je passerai plus de temps à Corté et dans ses environs et je visiterai le niolo, la restonica, les pozziones, l’ostricani et la Scandola. Et bien sûr, je reviendrai à A Pignataaaa !!!!!!!!!!!!!!! (non, non, je n’ai pas d’actions chez eux !)
Pour info budget total de 740 euros par personne tout compris
Katsepy Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Besoin d'une petite info, on prévoit de faire un petit saut à Katsepy. Je lis beaucoup de choses sur la beauté du paysage vu du phare, sur les lémuriens du parc, sur le parc Antrema, mais ça manque d'info pratique. Concrètement, est-ce que quelqu'un pourrait me dire:
1) quels jours le bac vers Katsepy n'est pas fonctionnel ?
2) à quelle distance du débarquement se situe le phare en question (en heure de route peut-être, mais pas en km vu la vitesse tortuesque qu'on doit prendre sur les routes de Mada 🙂) Et déjà est-ce que c'est accessible en voiture légère ou uniquement en 4x4 ?
3) la station forestière Antrema est-ce que c'est la forêt directement autour du phare ? ou bien il faut rouler combien de temps pour y arriver ?
4) quels sont les choses à ne pas rater lors de la visite de cette station Antrema ? et il faut prévoir combien de temps ?
5) ah oui, et est-ce que vous nous conseillez de prendre notre véhicule même ou pas ? certains disent que la traversée est périlleuse, que les voitures descendent du bac quasiment en position verticale !
Beaucoup de petites questions ! en fait, c'est qu'on voudrait optimiser le séjour et ne pas passer à côté de choses intéressantes juste par manque de planification
Merci d'avance de votre aide !
Guest house sur Nilaveli English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 3 jours sur la côté Est vers Nilaveli et cherche un endroit sympa pour me poser en bord de plage. Tous les hotels semblent être pleins !
Avez-vous une petite adresse de Guest house à me recommender ?
Merci de votre aide,
Rachel
Fraude carte bancaire et réservation AirAsia... English translation pending
Bonjour à tous,
Petite mésaventure lors de mon dernier voyage en Thaïlande : on vient d'utiliser frauduleusement les renseignements de ma carte bancaire (carte non volée) pour effectuer 5 transactions via internet pour un préjudice de 1 200 euros. En fait au total ce sont 8 opérations effectuées, mais 3 ont été annulés par des sites qui ont repéré la fraude (client sur liste noire). Je suis en train d'effectuer ma petite enquête personnelle, mais rien jusqu'à présent ne m'assure que cette fraude a démarré là-bas.
Néanmoins, 2 faits troublants me laissent perplexe. Le premier est que lors de ma réservation de 2 billets d'avion via le site internet airasia.com, un ami expatrié vivant à Phuket m'a indiqué que quelques jours après avoir réservé sur ce site, sa carte a été utilisée frauduleusement et son compte débité de 600 euros uniquement en achats effectués via internet. Et boum ça m'arrive ... coïncidence ou pas ? ... De plus, 5 des 8 opérations concernent des réservations pour des vols d'avion et billets de train, chacune pour des passagers différents, ce qui laisserait supposer que le fraudeur travaillerait dans une compagnie aérienne ou une agence de voyage et proposerait directement des billets à bas prix à ses clients (en payant avec ma carte bleue évidemment). Le bon point est que de cette façon je peux tenter de récupérer les factures et billets électroniques de ces réservations en donnant tous les renseignements sur le paiement (numéro de réservation ou de transaction visibles sur mon compte en banque et toutes les données de ma carte bleue).
Pour l'instant, j'ai pu récupérer 2 billets (1 avion et 1 train) avec le nom et l'adresse des passagers mais je n'ai aucun numéro de téléphone pour les contacter. 2 autres demandent sont en cours auprès des compagnies de transport. Et pour la dernière transaction, la compagnie a refusé de me donner les renseignements et m'a indiqué que seul INTERPOL peut les exiger.
J'aimerai donc savoir si une telle mésaventure vous est arrivée en Thaïlande ou si vous avez déjà entendu de tels faits en rapport avec une réservation en ligne sur airasia.com. Je ne voudrai pas incriminer cette agence de voyage trop tôt, mais je n'ai que 2 options si la fraude s'est faite en Thaïlande : soit leur site n'est pas si sécurisé que ça (au niveau interne de la société), soit c'est ma petite amie thai qui a subtilisé à mon insu les renseignements de ma carte pour les donner ou revendre à quelqu'un d'autre qui aurait effectué les transactions (au vu des dates de transactions, elle n'aurait pas pu les effectuer elle-même). Je n'envisage aucun autre procédé de fraude car je n'effectue aucun paiement avec ma carte bleue en Thaïlande, ormis 1 ou 2 retraits via un DAB. Le reste du temps, ma carte dort tranquillement dans le coffre-fort d'une amie expatriée. Sauf pendant 1 jour lors de mon dernier voyage, puisque j'ai du la sortir pour réserver nos billets d'avion.
Je n'ose imaginer que ce puisse être ma petite amie thai. Cela fait 1 an que nous nous fréquentons et notre relation devient bien engagée après 4 voyages que j'ai effectué en moins d'1 an là-bas. Mais pour lever tous les doutes, je dois continuer à chercher ...
Merci pour votre aide ou suggestions que vous voudrez bien formuler ici ;)
Petite mésaventure lors de mon dernier voyage en Thaïlande : on vient d'utiliser frauduleusement les renseignements de ma carte bancaire (carte non volée) pour effectuer 5 transactions via internet pour un préjudice de 1 200 euros. En fait au total ce sont 8 opérations effectuées, mais 3 ont été annulés par des sites qui ont repéré la fraude (client sur liste noire). Je suis en train d'effectuer ma petite enquête personnelle, mais rien jusqu'à présent ne m'assure que cette fraude a démarré là-bas.
Néanmoins, 2 faits troublants me laissent perplexe. Le premier est que lors de ma réservation de 2 billets d'avion via le site internet airasia.com, un ami expatrié vivant à Phuket m'a indiqué que quelques jours après avoir réservé sur ce site, sa carte a été utilisée frauduleusement et son compte débité de 600 euros uniquement en achats effectués via internet. Et boum ça m'arrive ... coïncidence ou pas ? ... De plus, 5 des 8 opérations concernent des réservations pour des vols d'avion et billets de train, chacune pour des passagers différents, ce qui laisserait supposer que le fraudeur travaillerait dans une compagnie aérienne ou une agence de voyage et proposerait directement des billets à bas prix à ses clients (en payant avec ma carte bleue évidemment). Le bon point est que de cette façon je peux tenter de récupérer les factures et billets électroniques de ces réservations en donnant tous les renseignements sur le paiement (numéro de réservation ou de transaction visibles sur mon compte en banque et toutes les données de ma carte bleue).
Pour l'instant, j'ai pu récupérer 2 billets (1 avion et 1 train) avec le nom et l'adresse des passagers mais je n'ai aucun numéro de téléphone pour les contacter. 2 autres demandent sont en cours auprès des compagnies de transport. Et pour la dernière transaction, la compagnie a refusé de me donner les renseignements et m'a indiqué que seul INTERPOL peut les exiger.
J'aimerai donc savoir si une telle mésaventure vous est arrivée en Thaïlande ou si vous avez déjà entendu de tels faits en rapport avec une réservation en ligne sur airasia.com. Je ne voudrai pas incriminer cette agence de voyage trop tôt, mais je n'ai que 2 options si la fraude s'est faite en Thaïlande : soit leur site n'est pas si sécurisé que ça (au niveau interne de la société), soit c'est ma petite amie thai qui a subtilisé à mon insu les renseignements de ma carte pour les donner ou revendre à quelqu'un d'autre qui aurait effectué les transactions (au vu des dates de transactions, elle n'aurait pas pu les effectuer elle-même). Je n'envisage aucun autre procédé de fraude car je n'effectue aucun paiement avec ma carte bleue en Thaïlande, ormis 1 ou 2 retraits via un DAB. Le reste du temps, ma carte dort tranquillement dans le coffre-fort d'une amie expatriée. Sauf pendant 1 jour lors de mon dernier voyage, puisque j'ai du la sortir pour réserver nos billets d'avion.
Je n'ose imaginer que ce puisse être ma petite amie thai. Cela fait 1 an que nous nous fréquentons et notre relation devient bien engagée après 4 voyages que j'ai effectué en moins d'1 an là-bas. Mais pour lever tous les doutes, je dois continuer à chercher ...
Merci pour votre aide ou suggestions que vous voudrez bien formuler ici ;)
Que visiter entre San José et le Nicaragua? English translation pending
bonjour
je vais avoir une petite semaine a passer entre San José et le Nicaragua et je me demandais ce qu' il ne fallait pas manquer ?
A lire ce forum sur le CR on retient surtout qu'il faut payer un peu partout ....
J' attends donc des conseils avec impatience . Merci d' avance .
Moyen le plus économique pour un vol Toulon - Bangkok? English translation pending
Salut, Pour la petite histoire j'avais réservé un vol chez ebooker avec la compagnie Qatar airways, de Paris CDG à Bangkok pour le 17 septembre, j'ai payé 645 euros (assurance annulation comprise dans le prix).
Ensuite j'ai eu un soucis, j'ai fais le con je suis devenu un peu dingue, je me suis pressé pour annulé mon billet... le truc annulation marche seulement pour les maladies etc... mais vu que j'avais acheté le billet le jour même, ils m'ont remboursé la quasi totalité du billet (j'ai perdu environs 60euros dans l'histoire...). Au passage, j'ai pu testé Opodo et Ebooker, et pour moi Ebooker est largement mieux, j'ai appelé 3 fois, 3 fois c'était rapide clair et précis.
Bon, ensuite j'ai regretté mon geste et j'ai réglé mon soucis, évidemment pas moyen de revenir en arrière une fois annulé c'est mort. 😉
La je repense a y aller car après septembre, j'irais sûrement pas pendant très longtemps... j'avais déjà un budget assez serré mais là en ayant perdu 60euros, il va être encore plus serré...
Puis j'ai pensé à un truc, pourquoi me rendre a chaque fois a Paris pour mon avion... je suis de Toulon, y aurait-il un moyen plus simple ? car j'ai également les billets de train a payer pour me rendre à paris, c'est assez cher...
Je pourrais très bien partir d'un aéroport plus près de chez moi pour payer moins, du genre Nice.
Mais ensuite faut aller a Nice et je doute que le train me laisse pas loin de l'aéroport, Nice étant une grande ville ça pourrais vite être un calvaire... je trouve des vols pas cher avec air France de Nice, mais il y a un stop également a Amsterdam, je crois qu'il est géant cet aéroport non ? j'étais bien mieux avec mon petit Qatar airways et son transit à Doha 🙁
Voilà en gros, je cherche le moyen le plus économique et le plus simple pour partir...
Si quelqu'un à des idées ?
merci !
Bon, ensuite j'ai regretté mon geste et j'ai réglé mon soucis, évidemment pas moyen de revenir en arrière une fois annulé c'est mort. 😉
La je repense a y aller car après septembre, j'irais sûrement pas pendant très longtemps... j'avais déjà un budget assez serré mais là en ayant perdu 60euros, il va être encore plus serré...
Puis j'ai pensé à un truc, pourquoi me rendre a chaque fois a Paris pour mon avion... je suis de Toulon, y aurait-il un moyen plus simple ? car j'ai également les billets de train a payer pour me rendre à paris, c'est assez cher...
Je pourrais très bien partir d'un aéroport plus près de chez moi pour payer moins, du genre Nice.
Mais ensuite faut aller a Nice et je doute que le train me laisse pas loin de l'aéroport, Nice étant une grande ville ça pourrais vite être un calvaire... je trouve des vols pas cher avec air France de Nice, mais il y a un stop également a Amsterdam, je crois qu'il est géant cet aéroport non ? j'étais bien mieux avec mon petit Qatar airways et son transit à Doha 🙁
Voilà en gros, je cherche le moyen le plus économique et le plus simple pour partir...
Si quelqu'un à des idées ?
merci !
La Sardaigne en moto en octobre English translation pending
Bonjour,
je souhaiterais organiser une petite virée de 5 jours en Sardaigne vers le 20 octobre.(arrivée en avion et location moto sur place) Est ce que c'est envisageable sur une si courte durée, que voir? la periode est elle appropriée niveau meteo. merci d'avance pour votre aide et vos avis precieux...🙂
Itinéraire de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
nous allons partir cet été avec ma petite femme 18 Jours dans l'ouest des Etats Unis. Nous arriverons à Las Vegas puis nous repartirons de San Francisco.
Nous commencerons par Vegas puis Bryce, ZION, monument Valley et le grand Canyon. Puis nous irons certainement à Los Angeles.
Ma question est pour remonté à San Francisco. 2 possibilités : soit par la cote pour voir Santa Barbara, San Simeon...Soit nous remontons par l'intérieur pour voir Death Valley et mammoth lakes...
Que me conseillez vous, la death valley vaut elle le coup d'y consacrer une journée ou voyez vous d'autres itinéraires?
je vous remercie de vos conseils.
@+
Boog
nous allons partir cet été avec ma petite femme 18 Jours dans l'ouest des Etats Unis. Nous arriverons à Las Vegas puis nous repartirons de San Francisco.
Nous commencerons par Vegas puis Bryce, ZION, monument Valley et le grand Canyon. Puis nous irons certainement à Los Angeles.
Ma question est pour remonté à San Francisco. 2 possibilités : soit par la cote pour voir Santa Barbara, San Simeon...Soit nous remontons par l'intérieur pour voir Death Valley et mammoth lakes...
Que me conseillez vous, la death valley vaut elle le coup d'y consacrer une journée ou voyez vous d'autres itinéraires?
je vous remercie de vos conseils.
@+
Boog
Aller à Bigelow Cholla Garden Wilderness (Californie) English translation pending
Bonsoir,
Je souhaiterai faire une petite halte à Cholla Garden Wilderness sur mon trajet entre Barstow et Williams.
Cependant Google Maps n'indique aucune route pour s'y rendre.
La piste est-elle facilement faisable avec un SUV? Si oui, elle commence où? :p
Merci !
Je souhaiterai faire une petite halte à Cholla Garden Wilderness sur mon trajet entre Barstow et Williams.
Cependant Google Maps n'indique aucune route pour s'y rendre.
La piste est-elle facilement faisable avec un SUV? Si oui, elle commence où? :p
Merci !
Quelle île combiner avec la Dominique? English translation pending
Bonsoir,
Nous sommes une petite famille qui envisage un voyage aux antilles en janvier 2014. Nous sommes d'ores et déjà attirés par la Dominique et souhaitons y séjourner une semaine. Mais nous souhaiterions la combiner avec au moins une autre île (sachant qu'il s'agirait d'un séjour d'environ 20 jours) plus "belle plage et snorkelling" : Sainte lucie, Martinique, Guadeloupe, Marie-Galante ou la Désirade ? Saint Vincent nous semble plus compliquée d'accès ...mais nous tenterait bien...Difficile de choisir.. Attendons petits conseils pour se décider ! merci d'avance Julia
Nous sommes une petite famille qui envisage un voyage aux antilles en janvier 2014. Nous sommes d'ores et déjà attirés par la Dominique et souhaitons y séjourner une semaine. Mais nous souhaiterions la combiner avec au moins une autre île (sachant qu'il s'agirait d'un séjour d'environ 20 jours) plus "belle plage et snorkelling" : Sainte lucie, Martinique, Guadeloupe, Marie-Galante ou la Désirade ? Saint Vincent nous semble plus compliquée d'accès ...mais nous tenterait bien...Difficile de choisir.. Attendons petits conseils pour se décider ! merci d'avance Julia
Projet de voyage en direction de l'Amérique du Sud English translation pending
Bonjour à toutes et à tous :).
Avant toute chose petite présentation oblige^^. Je m'appelle Bastien, j'ai 21 ans et je travaille en tant que vendeur pépinière dans une jardinerie à Bordeaux. Je suis originaire des Alpes à proximité de Grenoble.
Depuis octobre 2012 je mets un peu d'argent de côté tous les mois afin de partir à l'aventure et de me découvrir. Il s'agirait d'un voyage sac à dos avec petit Budget. J'envisagerai un départ autour d'octobre 2013 éventuellement un peu décalé si imprévus. Alors mon délire serait vraiment de trouver le contact avec la nature et la population essentiellement en milieux montagnard ainsi que découvrir de nouveaux horizons et cultures. Mon budget de départ ne dépassera pas 5000 euros.
Financièrement prendre l'avion depuis le Portugal pour le continent sud Américain semble être plus attractif. Peut être avez vous des bons plans concernant les vols?
Pour le moment je n'ai pas de circuit précis en tête, je suis donc ouvert à toutes vos idées ainsi que vos expérience pour m'aiguiller :).
Je suis également preneur d'informations concernant le matériel de base qu'il est vraiment nécessaire d'apporter, ainsi que sur la culture et les choses à faire et ne pas faire.
Quelles sont également les possibilités d'embauche en Argentine ou au Chili si il est nécessaire de faire une pause travail pour réalimenter le Budget?
Une dernière question, combien de temps faut il compter pour obtenir le visa pour l'Argentine? J'ai également cru comprendre que le visa moins de trois mois pour l'Argentine est gratuit?
Je précise également, je suis à la recherche d'une personne qui aimerait suivre ce genre d'aventure et qui peut être n'ose pas se lancer seule. :)
Je vous remercie infiniment d'avance et vous souhaite une agréable journée.
Avant toute chose petite présentation oblige^^. Je m'appelle Bastien, j'ai 21 ans et je travaille en tant que vendeur pépinière dans une jardinerie à Bordeaux. Je suis originaire des Alpes à proximité de Grenoble.
Depuis octobre 2012 je mets un peu d'argent de côté tous les mois afin de partir à l'aventure et de me découvrir. Il s'agirait d'un voyage sac à dos avec petit Budget. J'envisagerai un départ autour d'octobre 2013 éventuellement un peu décalé si imprévus. Alors mon délire serait vraiment de trouver le contact avec la nature et la population essentiellement en milieux montagnard ainsi que découvrir de nouveaux horizons et cultures. Mon budget de départ ne dépassera pas 5000 euros.
Financièrement prendre l'avion depuis le Portugal pour le continent sud Américain semble être plus attractif. Peut être avez vous des bons plans concernant les vols?
Pour le moment je n'ai pas de circuit précis en tête, je suis donc ouvert à toutes vos idées ainsi que vos expérience pour m'aiguiller :).
Je suis également preneur d'informations concernant le matériel de base qu'il est vraiment nécessaire d'apporter, ainsi que sur la culture et les choses à faire et ne pas faire.
Quelles sont également les possibilités d'embauche en Argentine ou au Chili si il est nécessaire de faire une pause travail pour réalimenter le Budget?
Une dernière question, combien de temps faut il compter pour obtenir le visa pour l'Argentine? J'ai également cru comprendre que le visa moins de trois mois pour l'Argentine est gratuit?
Je précise également, je suis à la recherche d'une personne qui aimerait suivre ce genre d'aventure et qui peut être n'ose pas se lancer seule. :)
Je vous remercie infiniment d'avance et vous souhaite une agréable journée.
Bangkok: faire le marché de Chatuchak avant le vol du retour? English translation pending
Bonjour à tous!🙂
alors petite question si mon avion de retour décolle à 14h50 est ce que si je me lève super tôt (genre 5h) j'ai le temps de faire le marché de chatuchak avant de partir? vous me conseillez de loger près du marché ou près de l’aéroport Suvarnabhumi?
Ou alors si je fais ça je risque vraiment de louper mon avion? lol
alors petite question si mon avion de retour décolle à 14h50 est ce que si je me lève super tôt (genre 5h) j'ai le temps de faire le marché de chatuchak avant de partir? vous me conseillez de loger près du marché ou près de l’aéroport Suvarnabhumi?
Ou alors si je fais ça je risque vraiment de louper mon avion? lol
Îles Andamans: tuyaux, hébergement et ferry? English translation pending
Hello,
Nous serons aux iles Andamans fin mai pour une petite semaine (je sais c'est court)...
Nous pensons nous concentrer sur Havelock pour ne pas perdre trop de temps dans les transports. Savez vous s'il est possible d'avoir sur le net ou à l'avance les horaires des bateaux?
Avez vous des bonnes adresses coté hébergement sur Havelock (hebergement genre guest house)? Savez vous s'il est possible de loger chez l'habitant?
POur faire du masque et tuba: trouve t on le matériel sur place: à l'achat? en location?
Quid du climat fin mai? Beaucoup de risque de pluie? Beaucoup de moustiques ou mouche des sables à cette période?
Toute autre info bienvenue of course.
D'avance merci
Nous serons aux iles Andamans fin mai pour une petite semaine (je sais c'est court)...
Nous pensons nous concentrer sur Havelock pour ne pas perdre trop de temps dans les transports. Savez vous s'il est possible d'avoir sur le net ou à l'avance les horaires des bateaux?
Avez vous des bonnes adresses coté hébergement sur Havelock (hebergement genre guest house)? Savez vous s'il est possible de loger chez l'habitant?
POur faire du masque et tuba: trouve t on le matériel sur place: à l'achat? en location?
Quid du climat fin mai? Beaucoup de risque de pluie? Beaucoup de moustiques ou mouche des sables à cette période?
Toute autre info bienvenue of course.
D'avance merci
Je recherche renseignements sur le Chili English translation pending
Bonjour. Je voudrais aider la petite amie de mon fils. Elle est chilienne d'origine, adoptée par des parents français, et a soif de découvrir ses origines. Sachant que sur le plan politique, l'histoire du pays c'est chaud chaud chaud, j'ai pensé que peut-être l'histoire de la vie spirituelle pourrait être plus positive. Quels sont les divinités, les religions majoritaires, initiales même du pays ? Y a-t-il une communauté par exemple Amérindienne forte des pratiques ritualistes guérisseuses ou que sais-je ? Au niveau artistique quels seraient les points forts ? Quelles ont été les impressions des voyageurs y étant allés récemment ? Les conditions de vie du peuple ? Merci d'avance. (C'est super super ce site de partage autour du voyage. Merci à ceux qui l'ont ouvert).
Grèce: accessibilité aux guichets pour retraits euros English translation pending
Bonjour ,
une petite question , nous partons en Grece ( athenes , paros et santorin ) en juin prochain ( 2013 ) et nos hotels sont déja tous payés donc nous allons payer les dépenses là bas , en euros la plupart du temps. Afin d, éviter d'apporter trop d'argent comptant la-bas, j, aimerais savoir si l'accessibilité aux Guichets automatiques sont faciles sur les Cyclades ? ON vient du Québec
Merci
Julliette
Un secteur pour s'installer une semaine au Costa Rica? English translation pending
Bonjour,
Je regarde pour une petite semaine de vacances au Costa Rica dans les prochains jours. Le vol est à distination de Libéria.
Est-ce que vous avez des suggestions de villes ou de secteur pour se poser toute la semaine dans le nord du Costa Rica ?
Je suis aussi preneur pour des suggestions d'hébergements :)
Merci
Pascal
Je regarde pour une petite semaine de vacances au Costa Rica dans les prochains jours. Le vol est à distination de Libéria.
Est-ce que vous avez des suggestions de villes ou de secteur pour se poser toute la semaine dans le nord du Costa Rica ?
Je suis aussi preneur pour des suggestions d'hébergements :)
Merci
Pascal
Voyager en Sardaigne en famille English translation pending
Nous envisageonsde partir une petite semaine en avril en Sardaigne en famille (10, 11 et 17 ans) nous ne connaissons pas encore cette ile. Que nous conseillez vous en terme de logement et de sites de vistes. Je suppose qu il faut choisir le nord ou le sud pour ne pas passer son temps en voiture. Quels sont les sites incontournables? Merci pour vos precieux conseils
Rocheuses canadiennes début avril ou début mai? English translation pending
Bonjour ,
J ai une petite question je compte faire un petit séjour dans les rocheuses canadiennes. Quelle est la meilleure période début avril ou début mai? Et avez vous des itinéraires à conseiller pour un petit trip de 5 à 7 jours avec départ et retour à Vancouver.
Merci d avance pour vos conseils
J ai une petite question je compte faire un petit séjour dans les rocheuses canadiennes. Quelle est la meilleure période début avril ou début mai? Et avez vous des itinéraires à conseiller pour un petit trip de 5 à 7 jours avec départ et retour à Vancouver.
Merci d avance pour vos conseils
Hôtel Casa Marina Beach à Sosua English translation pending
Bonjour voyageur, petite info sur le Casa Marina Beach Resort .
Nous désirons y aller une semaine en février. Es une place a party, la plage, bouff, ma douce aime faire du monokini es posible.
Merci
Nous désirons y aller une semaine en février. Es une place a party, la plage, bouff, ma douce aime faire du monokini es posible.
Merci
Météo sur Trincomalee en février? (Sri Lanka) English translation pending
bonjour à tous,
j'aimerai savoir le temps actuel de la cote est en particulier la region de trincomalee ou une petite mousson est prévue, notre parcours pour le moment partirait de l'aeroport à kandy ou sigiriya ou vice versa, et donc on irait ou vers l'est à mon avis moins touristik que le sud(plages)ns partons mi fevrier, merci d'avance pour des reponses actuel si vs y etes, et si vs avez des plans gh pas chers on est preneurs, chaque année ns allons en general aux iles andamans(neil island) et cette année ns changeons de destinations, et on essaye de trouver un coin paisible avec les locaux, merci encore !!!
Meilleure période pour partir en Croatie? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai une petite question (histoire de rêver la Croatie vu les -6 degrés dehors...)
Je souhaite partir cet été donc en Croatie et éviter un peu le monde... et les prix pleine saison !!
Quelle période est préférable : - 2 premières de juillet ou - dernière semaine d'août et première de septembre
Je ne pourrait pas avoir 2 semaines hors vacances scolaires ... 🏴☠️
Merci !
J'ai une petite question (histoire de rêver la Croatie vu les -6 degrés dehors...)
Je souhaite partir cet été donc en Croatie et éviter un peu le monde... et les prix pleine saison !!
Quelle période est préférable : - 2 premières de juillet ou - dernière semaine d'août et première de septembre
Je ne pourrait pas avoir 2 semaines hors vacances scolaires ... 🏴☠️
Merci !
Impôts: dérogation et anticipation de la baisse des revenus English translation pending
Bonjour à tous,
une petite question pour les TDMistes: avez vous essayé d'anticiper la baisse de vos revenus en étalant les impots sur 2 ans? Je suis persuadé d'avoir lu un témoignage en ce sens sur VF, mais impossible de remettre la main sur ce post 🙁.
Je m'explique un peu plus: - comme tout le monde le sait, les TDMistes sont des gens"chanceux" et "plein aux as" puisqu'ils partent voyager alors que tout le monde reste bosser en France (oui, je l'ai déjà entendu 😐). Donc vous avez gagné de l'argent en 2012, en 2013 les impôts ne vont pas vous louper. - Sauf qu'en 2013, vous êtes en voyage et les 10000€ d'impots que vous aurez à payer vous seraient bien plus utiles (oui le hilton tous les soirs ce n'est pas donné 😏). - C'est d'autant plus rageant qu'en 2014, vous n'aurez presque rien à payer puisque vos revenus de 2013 seront à peine plus hauts que les paquerettes des prairies au printemps.
Le TDMiste étant malin et rusé, il se dit que ça serait pas mal s'il pouvait payer 5000€ d'impots en 2013 puis en 2014, plutôt que 10000 d'un coup en 2013 et rien en 2014. En effet, en 2014 il aura repris son boulot de trader, ça ne sera pas un problème. Et ça lui fera 5000€ de plus pour son voyage en 2013, soit 5 bonnes bouteilles de champagne en plus! (oui, c'est pas donné une bonne bouteille!)
Sauf que voilà, cette petite combine ne rentre dans aucune case des impôts... bien que je sois sûr d'avoir trouvé des témoignages dans ce sans sur VF et dans les blogs. Nous sommes allés aux impôts, évidemment nous sommes tombés sur les grincheuses de l'accueil qui nous ont répondu "non" avant même d'avoir entendu la question (véridique!). Pas grave, nous avons envoyé un courier pour tomber sur pas beaucoup mieux. Ils ont compris que nous souhaitions anticiper une baisse de revenus sur 2012 (et pas à sur 2013 à venir). Bref, ils ont répondu à coté de la plaque 😕.
- Alors déjà, ça vous parle ce que je raconte? - Avez vous déjà eu vent de cette façon de procéder? - Si oui, qu'avez vous fait?
Merci à vous 🙂
Ti'Pol
Je m'explique un peu plus: - comme tout le monde le sait, les TDMistes sont des gens"chanceux" et "plein aux as" puisqu'ils partent voyager alors que tout le monde reste bosser en France (oui, je l'ai déjà entendu 😐). Donc vous avez gagné de l'argent en 2012, en 2013 les impôts ne vont pas vous louper. - Sauf qu'en 2013, vous êtes en voyage et les 10000€ d'impots que vous aurez à payer vous seraient bien plus utiles (oui le hilton tous les soirs ce n'est pas donné 😏). - C'est d'autant plus rageant qu'en 2014, vous n'aurez presque rien à payer puisque vos revenus de 2013 seront à peine plus hauts que les paquerettes des prairies au printemps.
Le TDMiste étant malin et rusé, il se dit que ça serait pas mal s'il pouvait payer 5000€ d'impots en 2013 puis en 2014, plutôt que 10000 d'un coup en 2013 et rien en 2014. En effet, en 2014 il aura repris son boulot de trader, ça ne sera pas un problème. Et ça lui fera 5000€ de plus pour son voyage en 2013, soit 5 bonnes bouteilles de champagne en plus! (oui, c'est pas donné une bonne bouteille!)
Sauf que voilà, cette petite combine ne rentre dans aucune case des impôts... bien que je sois sûr d'avoir trouvé des témoignages dans ce sans sur VF et dans les blogs. Nous sommes allés aux impôts, évidemment nous sommes tombés sur les grincheuses de l'accueil qui nous ont répondu "non" avant même d'avoir entendu la question (véridique!). Pas grave, nous avons envoyé un courier pour tomber sur pas beaucoup mieux. Ils ont compris que nous souhaitions anticiper une baisse de revenus sur 2012 (et pas à sur 2013 à venir). Bref, ils ont répondu à coté de la plaque 😕.
- Alors déjà, ça vous parle ce que je raconte? - Avez vous déjà eu vent de cette façon de procéder? - Si oui, qu'avez vous fait?
Merci à vous 🙂
Ti'Pol
Faire plus avec moins: la solution, le mini fourgon English translation pending
Bonjour.
Petite contribution à la question: à l'approche de la soixantaine, peut-on voyager en couple sans posséder un porte avion-nucléaire, un vaisseau spatial ou un Panzer 4X4 ? 😉
Oui si les lombaires l'autorisent ! 😎
Un petit fourgon pour voyager hors Schengen.
Un utilitaire basique, compact, léger, discret, furtif, sobre, fiable. Choix à contre-courant de la tendance actuelle, rustique et dépouillé, moins d'électronique.
Commandé sans aucune option: motorisation la moins puissante, pas de clim, pas de régulateur, pas de radar de recul, de GPS, d’ordinateur de bord, de lecteur machin-chose …… Maniable et passe-partout, il permet d’aller là où d’autres renoncent.
Un fourgon d’artisan qui avec 1,92 m de haut et 4,78 de long ne se remarque pas. Economique à l'usage, seulement 6,7 L/100. Avec 193 gr de CO2, bilan carbone imbattable : à part en vélo, difficile de faire mieux. Aménagé par nos soins l’hiver 2009.


DOSSIER COMPLET en images: aménagement, vie à bord, contraintes, atouts .....
C'est ici : http://sdrv.ms/V6oPIP
Cordialement S & B
Oui si les lombaires l'autorisent ! 😎
Un petit fourgon pour voyager hors Schengen.
Un utilitaire basique, compact, léger, discret, furtif, sobre, fiable. Choix à contre-courant de la tendance actuelle, rustique et dépouillé, moins d'électronique.
Commandé sans aucune option: motorisation la moins puissante, pas de clim, pas de régulateur, pas de radar de recul, de GPS, d’ordinateur de bord, de lecteur machin-chose …… Maniable et passe-partout, il permet d’aller là où d’autres renoncent.
Un fourgon d’artisan qui avec 1,92 m de haut et 4,78 de long ne se remarque pas. Economique à l'usage, seulement 6,7 L/100. Avec 193 gr de CO2, bilan carbone imbattable : à part en vélo, difficile de faire mieux. Aménagé par nos soins l’hiver 2009.


DOSSIER COMPLET en images: aménagement, vie à bord, contraintes, atouts .....
C'est ici : http://sdrv.ms/V6oPIP
Cordialement S & B
Café moulu en Thailande? English translation pending
Bonjour à tous,
Petite question bête du samedi matin😏:
Trouve t-on du café moulu un peu partout en Thailande ou plutôt du café en grain?
Merci d'avance Morgan
Merci d'avance Morgan
Marché aux animaux à Guelmime? English translation pending
Bonjour bonjour
Jai une petite question pr les connaisseurs du Maroc
- Y a til tjs le marche aux zanimaux a Guelmime ? + d infos svp? Transports en commun, logement, manger aussi, ...faut petet tuer la bete?
Merciiii
Tempête tropicale "Pablo" attendue sur Mindanao et les Visayas (Philippines) English translation pending
Les Cambodgiens l'ont appelé Bopha (petite fille). Il s'appelera Pablo dès rentré dans la zone de surveillance des Philippines, probablement lundi matin.

wundergrund.com La trajectoire semble être la même que "Sendong" qui avait ravagé Cagayan de Oro et Iligan l'année dernière (1,342 victimes et disparus en décembre 2011). La région n'était pas préparé, il n'y était passé que 8 typhons en 15 ans. Cette fois, Cagayan de Oro se dit prête d'après le journal Inquirer
Sauf que cette tempête tropicale va devenir un typhon, voire même un super typhon plus violent que Sendong... A surveiller de près !

wundergrund.com La trajectoire semble être la même que "Sendong" qui avait ravagé Cagayan de Oro et Iligan l'année dernière (1,342 victimes et disparus en décembre 2011). La région n'était pas préparé, il n'y était passé que 8 typhons en 15 ans. Cette fois, Cagayan de Oro se dit prête d'après le journal Inquirer
Sauf que cette tempête tropicale va devenir un typhon, voire même un super typhon plus violent que Sendong... A surveiller de près !
Change pour Saint-Martin (escale de croisière)? English translation pending
Bonjour,
Juste une petite question, en croisière "Perles des Antilles" du 15/12 au 22/12 avec une escale à St MARTIN, je ne pensais pas faire de change et payer tout en €, mais j'ai lu qu'il était préférable de payer en $.
Pour l'escale en République Dominicaine je ne me pose pas la question ayant passer 1 semaine en 2010, ils préféraient des € au lieu des $.
Vous en pensez quoi ?
Par avance, merci pour vos réponses.
Vous en pensez quoi ?
Par avance, merci pour vos réponses.
Itinéraire États-Unis - Canada en camping-car (2014) English translation pending
Bonjour,
Avec ma petite famille, mon mari et mes deux enfants, nous préparons un voyage de plusieurs mois aux Etats-unis en Camping-car, sûrement pour 2014 mais rien n'est encore arrêté et cela pourrait être pour Juillet 2013, mais moins sûr quand même, trop de choses à régler avant, dont la vente de notre appartement.
On va donc dire que le départ se ferait entre janvier et juillet 2014.
Depuis plusieurs jours, je parcours les différents posts sur le sujet et j'ai déjà pu avoir quelques réponses à mes diverses interrogations. Toutefois, là où j'ai un peu plus de difficultés c'est concernant l'itinéraire, bien différent selon le mois au cours duquel débuterait notre périple:
1/ pour un départ en Janvier, je me disais qu'une arrivée en Floride est plus appropriée mais après j'ai un peu peur que ce ne soit pas l'idéal au niveau de l'itinéraire. Continuer vers la côte ouest puis retour sur la côte Est avec un départ du Canada peut-être. Dans ce cas, il faudrait que nous fassions certains parcs de l'ouest vers début mai mais cela risque de faire court pour le reste du périple? Nous partirions alors vers la mi-Août.
2/ Pour un départ en juillet, je verrais plutôt alors une arrivée par le Canada puis descente en Floride, puis côte ouest et après je ne sais pas.
Maintenant, vu que rien n'est encore fixé, si vous avez des dates de départ, autres que janvier ou juillet, avec des itinéraires qui optimisent bien les distances et les visites, et agréables au regard de la météo sur le parcours, je suis volontiers preneuse car de notre ville de départ dépendra beaucoup d'autres choses.
Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider dans la préparation de ce projet 😏
Julia
Avec ma petite famille, mon mari et mes deux enfants, nous préparons un voyage de plusieurs mois aux Etats-unis en Camping-car, sûrement pour 2014 mais rien n'est encore arrêté et cela pourrait être pour Juillet 2013, mais moins sûr quand même, trop de choses à régler avant, dont la vente de notre appartement.
On va donc dire que le départ se ferait entre janvier et juillet 2014.
Depuis plusieurs jours, je parcours les différents posts sur le sujet et j'ai déjà pu avoir quelques réponses à mes diverses interrogations. Toutefois, là où j'ai un peu plus de difficultés c'est concernant l'itinéraire, bien différent selon le mois au cours duquel débuterait notre périple:
1/ pour un départ en Janvier, je me disais qu'une arrivée en Floride est plus appropriée mais après j'ai un peu peur que ce ne soit pas l'idéal au niveau de l'itinéraire. Continuer vers la côte ouest puis retour sur la côte Est avec un départ du Canada peut-être. Dans ce cas, il faudrait que nous fassions certains parcs de l'ouest vers début mai mais cela risque de faire court pour le reste du périple? Nous partirions alors vers la mi-Août.
2/ Pour un départ en juillet, je verrais plutôt alors une arrivée par le Canada puis descente en Floride, puis côte ouest et après je ne sais pas.
Maintenant, vu que rien n'est encore fixé, si vous avez des dates de départ, autres que janvier ou juillet, avec des itinéraires qui optimisent bien les distances et les visites, et agréables au regard de la météo sur le parcours, je suis volontiers preneuse car de notre ville de départ dépendra beaucoup d'autres choses.
Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'aider dans la préparation de ce projet 😏
Julia
Perte de bagages avec la compagnie Vietnam Airlines English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai une petite anecdote à vous raconter et qui vient de m'arriver.
Je suis rentrée d'avant-hier d'un séjour de 15 jours à Hanoi et ses environs. Cela fait 4 fois en 4 ans que je prends cette Compagnie et tout s'était bien passé jusqu'alors sauf que vendredi à 6h20 mn à l'arrivée à ROISSY eh bien... pas de valise.
Il est vrai que lorsque je suis passée à l'enregistrement à Hanoi, cela a duré presque une heure ; c'était un tel bazar....il y avait un monde fou...qui attendait dans l'aérogare pour faire leur enregistrement et déposer leurs bagages. Les tapis étaient bloqués et les valises s'en allaient au compte goutte. Pourquoi ??? panne de tapis, problème de personnels, scan de toutes les valises.... aucune information. Une fois dans la zone d'embarquement, nous devions nous rendre à la porte d'embarquement 3A et tout d'un coup, on nous a fait signe pour nous rendre à la porte 3 (juste à côté) sans explication, juste en nous faisant signe (la porte 3A ayant été attribuée pour Bangkok (Quatar).
Enfin bref, pas de valise en arrivant à Roissy. J'ai aussitôt fait une réclamation et l'on m'a indiqué que je pouvais suivre l'évolution de mon dossier par internet. J'ai bien entendu regardé plusieurs fois dans l'après-midi et un message est apparu le soir tard par lequel ma valise était revenue à l'aéroport. J'ai téléphoné samedi matin tôt au numéro que l'on m'avait donné et l'on m'a répondu que ma valise ne me serait livrée que mardi !!! presque 5 jours pour récupérer une valise, c'est quand même un peu fort, d'autant plus que je n'avais aucune escale puisque j'ai choisi un vol PARIS/HANOI et HANOI/PARIS direct !!!! La personne à l'accueil m'a tout simplement dit que Chronopost ne fonctionnait pas le week-end alors je devais attendre mardi pour la récupérer !!! (au moins les bananes et les mangues que je ramenais auront le temps de mûrir...😉)
Je pense que cela peut arriver avec n'importe quelle compagnie mais j'ai toujours privilégié cette Compagnie qui m'a cette fois-ci déçue🙁 et je voulais le signaler.
Mavn
J'ai une petite anecdote à vous raconter et qui vient de m'arriver.
Je suis rentrée d'avant-hier d'un séjour de 15 jours à Hanoi et ses environs. Cela fait 4 fois en 4 ans que je prends cette Compagnie et tout s'était bien passé jusqu'alors sauf que vendredi à 6h20 mn à l'arrivée à ROISSY eh bien... pas de valise.
Il est vrai que lorsque je suis passée à l'enregistrement à Hanoi, cela a duré presque une heure ; c'était un tel bazar....il y avait un monde fou...qui attendait dans l'aérogare pour faire leur enregistrement et déposer leurs bagages. Les tapis étaient bloqués et les valises s'en allaient au compte goutte. Pourquoi ??? panne de tapis, problème de personnels, scan de toutes les valises.... aucune information. Une fois dans la zone d'embarquement, nous devions nous rendre à la porte d'embarquement 3A et tout d'un coup, on nous a fait signe pour nous rendre à la porte 3 (juste à côté) sans explication, juste en nous faisant signe (la porte 3A ayant été attribuée pour Bangkok (Quatar).
Enfin bref, pas de valise en arrivant à Roissy. J'ai aussitôt fait une réclamation et l'on m'a indiqué que je pouvais suivre l'évolution de mon dossier par internet. J'ai bien entendu regardé plusieurs fois dans l'après-midi et un message est apparu le soir tard par lequel ma valise était revenue à l'aéroport. J'ai téléphoné samedi matin tôt au numéro que l'on m'avait donné et l'on m'a répondu que ma valise ne me serait livrée que mardi !!! presque 5 jours pour récupérer une valise, c'est quand même un peu fort, d'autant plus que je n'avais aucune escale puisque j'ai choisi un vol PARIS/HANOI et HANOI/PARIS direct !!!! La personne à l'accueil m'a tout simplement dit que Chronopost ne fonctionnait pas le week-end alors je devais attendre mardi pour la récupérer !!! (au moins les bananes et les mangues que je ramenais auront le temps de mûrir...😉)
Je pense que cela peut arriver avec n'importe quelle compagnie mais j'ai toujours privilégié cette Compagnie qui m'a cette fois-ci déçue🙁 et je voulais le signaler.
Mavn
Out of Namibia English translation pending
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?
Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.
On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.
La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?
Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.
Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.
Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.
Jeudi 20 et vendredi 21 septembre
Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.
L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.
Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.
A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.
Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.
Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.
Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.
Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.
Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...
Samedi 22 septembre
Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.
Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.
A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.
Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.
Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.
Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.
Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.
Dimanche 23 septembre
Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.
Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.
Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.
Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.
Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont tr��s propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.
A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.
Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.
Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.
Lundi 24 septembre
Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.
Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.
Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.
Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.
Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.
Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.
Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.
Mardi 25 septembre
A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.
D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.
Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.
Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.
Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.
De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.
Mercredi 26 septembre
Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.
Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.
Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.
Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.
Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.
Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.
Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.
C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.
De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.
Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre
Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.
Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.
Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.
Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.
Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.
Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.
Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.
Vendredi 28 septembre
Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.
Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.
Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.
Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.
Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.
Samedi 29 septembre
Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.
Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.
A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.
Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.
Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.
Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.
Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.
Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.
Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.
Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !
Dimanche 30 septembre
Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.
Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.
Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.
Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.
Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.
Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.
Lundi 1er octobre
Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.
Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.
Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.
Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.
Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.
Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...
Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.
Mardi 2 octobre
Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.
C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.
Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.
Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.
Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.
Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...
La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.
Mercredi 3 octobre
Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.
Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.
A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?
Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.
Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.
Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.
A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.
Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.
Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.
Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.
Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 4 octobre
Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.
Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.
A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.
Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.
Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.
A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.
Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...
Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.
Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.
Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.
De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.
Vendredi 5 octobre
Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.
A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.
Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.
Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.
A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.
Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...
Samedi 6 octobre
En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.
160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.
C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.
Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...
Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.
De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.
2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.
Dimanche 7 octobre
Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.
En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.
Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.
Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, �� la recherche de nourriture facile.
Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.
Lundi 8 octobre
Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.
En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.
Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.
Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.
Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.
Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.
Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.
La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.
Mardi 9 octobre
Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.
Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.
Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.
Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.
Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.
Mercredi 10 octobre
Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.
Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.
Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.
Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.
Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.
Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.
Jeudi 11 octobre
On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.
Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.
Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.
Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.
Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.
Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.
Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.
De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.
L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.
Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.
Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.
Exceptionnel, jouissif.
La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.
Exceptionnel, jouissif.
Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.
On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.
La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?
Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.
Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.
Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.
Jeudi 20 et vendredi 21 septembre
Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.
L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.
Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.
A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.
Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.
Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.
Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.
Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.
Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...
Samedi 22 septembre
Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.
Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.
A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.
Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.
Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.
Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.
Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.
Dimanche 23 septembre
Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.
Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.
Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.
Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.
Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont tr��s propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.
A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.
Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.
Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.
Lundi 24 septembre
Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.
Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.
Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.
Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.
Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.
Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.
Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.
Mardi 25 septembre
A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.
D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.
Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.
Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.
Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.
De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.
Mercredi 26 septembre
Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.
Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.
Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.
Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.
Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.
Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.
Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.
C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.
De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.
Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre
Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.
Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.
Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.
Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.
Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.
Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.
Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.
Vendredi 28 septembre
Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.
Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.
Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.
Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.
Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.
Samedi 29 septembre
Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.
Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.
A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.
Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.
Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.
Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.
Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.
Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.
Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.
Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !
Dimanche 30 septembre
Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.
Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.
Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.
Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.
Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.
Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.
Lundi 1er octobre
Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.
Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.
Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.
Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.
Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.
Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...
Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.
Mardi 2 octobre
Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.
C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.
Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.
Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.
Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.
Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...
La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.
Mercredi 3 octobre
Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.
Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.
A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?
Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.
Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.
Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.
A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.
Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.
Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.
Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.
Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.
Jeudi 4 octobre
Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.
Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.
A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.
Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.
Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.
A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.
Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...
Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.
Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.
Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.
De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.
Vendredi 5 octobre
Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.
A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.
Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.
Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.
A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.
Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...
Samedi 6 octobre
En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.
160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.
C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.
Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...
Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.
De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.
2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.
Dimanche 7 octobre
Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.
En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.
Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.
Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, �� la recherche de nourriture facile.
Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.
Lundi 8 octobre
Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.
En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.
Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.
Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.
Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.
Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.
Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.
La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.
Mardi 9 octobre
Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.
Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.
Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.
Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.
Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.
Mercredi 10 octobre
Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.
Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.
Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.
Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.
Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.
Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.
Jeudi 11 octobre
On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.
Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.
Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.
Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.
Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.
Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.
Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.
De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.
L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.
Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.
Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.
Exceptionnel, jouissif.
La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.
Exceptionnel, jouissif.