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Le Maroc à moto: première expérience English translation pending
by Jé13 · 2006-04-04 · 38 replies
Bonjour, je souhaiterai partir dans le nord du maroc a moto et c'est ma grande première, un peu d'appréhention... j'aimerai avoir des conseils notamment en ce qui concerne la conduite las-bas, l'états des routes, la sécurité...et toutes sorte d'infos pouvant m'aider.ATTENTION, je ne pars pas dans l'optique manger de la piste et du sable toute la journée avec ma tout-terrain d'ailleurs c'est un p'tit chopper😛. je souhaite prendre mon temps, visiter. Je vous remercie de votre aide.
Angkor, Cambodge, derrière la carte postale English translation pending
by LeTigre · 2006-03-18 · 60 replies
Salut à tous, j'ai vu hier soir le reportage du même nom sur la chaine Voyage, il ya certaines choses qui ont déja été évoqué ici, notament l'hopital du toubib suisse qui s'occuppe des enfants mais je ne peux que vous incitez a le reagarder, le ton est tout sauf politiquement correct .

Une des phrases prononcé par le médecin et qui résume tout : " ce qui fait mal c'est qu'a quelques centaines de mètre d'ici il ya des hotels ou les touristes paient 340$ pour UNE nuit alors qu'il suffit de 170$ pour sauver la vie d'un enfant ... ( Je ne me souviens plus de quel maladie je crois que c'est de la tuberculose )

Regardez l'émission et vous comprendrez pourquoi aller à Angkor & Siem Reap coute si cher alors que le cambodge est un des pays les plus pauvres du monde et que les gens continue de crever de faim malgré la manne touristque ...

Le reportage parle vrai et on aimerait en voir des comme ça + souvent ...
Notre voyage en Thaïlande fin 2005 English translation pending
by LeTigre · 2006-02-20 · 63 replies
Salut a tous. Comparé à beaucoup de carnets de voyage qui sont posté ici, mon récit n’a rien d’aventureux ni de très exotique, il n’est qu’un carnet de vacances de nos deux semaines en Thailande du 19 décembre 2005 au 3 janvier 2006. C’est le récit que j’ai écrit pour mon site mais comme je sais que la majorité d’ entre nous ne clique jamais sur le lien en signature et que le récit est assezlong je vous propose d'en mettre une partie ici chaque jour avec une photo. Si vous êtes impatient ou que vous voulez voir toutes les photos, (et il y en a un paquet ! ) tout est sur mon site !

Let's go :

Mardi 20 décembre 2005 On se pose à BKK (Bangkok) à 6h30 locale (Il y a 6 heures de plus en Thaïlande qu'en France), le vol a duré 10h45 et bien que nous n'ayons pas dormi nous n'avons quasiment pas vu passer ce long vol, qu'on redoutait un peu pourtant Les "impressions de temps" sont parfois bizarres Arnaud m'a réservé des places sur un des vols Bangkok – Chiang Mai de la Thai Airways et du coup on n'a même pas à récupérer nos valises, elles suivent sur les deux vols. En attendant que notre vol décolle, on traîne un peu dans l'aéroport. A part les boutiques qui vendent des orchidées en boites, il n'y a rien de bien différent des autres aéroports et pour l'instant on n'est guère dépaysé ! L'avion pour CM (Chiang Mai) est également un 747-400 et malgré les seulement 45 minutes du vol, la Thai réussit encore à nous faire manger! La réputation d'excellence du service de cette compagnie n'est vraiment pas usurpée ! On verra bien la différence au retour sur Gulf Air... Une fois à Chiang Mai on passe le service d'immigration, comme dans tous les pays ou nous sommes allés il faut regarder la caméra puis le fonctionnaire nous agrafe une feuille dans les passeports. On récupère nos valises qui sont déjà arrivées et on part dans le pick-up-taxi que la GH a envoyé comme prévu pour nous récupérer. Il fait beau, le soleil brille, seule surprise il fait un peu moins chaud que ce à quoi je m'attendais, il doit y avoir "seulement" 18°...

Nous arrivons une quinzaine de minutes plus tard à la guest house. Celle là je ne l'ai pas trouvé sur VF (Voyage Forum), mais sur le forum du Routard ou les deux frères français qui la tiennent sont très actifs. Ils m'ont filé quelques renseignements sur la Thaïlande et comme ils étaient sympas je me suis dit que pour commencer ce voyage sans stresser autant aller chez des français. Ils nous font préparer un des Bungalows de la Guest House que j'ai réservé et payé depuis plusieurs mois. Je le précise car c'est la seule GH ou l'on m'a demandé de régler à la réservation. Ici nous payons 500 Baths (10 €) la nuit pour un bungalow avec lit double et salle de bains avec eau chaude plus 100B (2€) pour un lit d'appoint soit un total de 600B/nuits. Le plus grand des deux frères semble sympa bien que bavard et hâbleur, la guest house est jolie, tout en bois, décorés avec des objets Thaïs, il y a quelques statues dans le jardin, un petit bassin où nagent des poissons, c'est sympa, on dirait que j'ai eu raison de réserver ici. A midi précis, comme prévu, un gars de chez Budget m'amène la voiture qu'on a louée pour 2 semaines. Au départ on pensait louer une voiture tout simple mais vu la faible différence de prix on s'était finalement laisser tenter par un gros pick-up 4x4 Toyota avec un moteur de 3.0 litres et une boite automatique... Soyons fou ! On prend notre premier repas thaïlandais à la GH, du poulet cuit dans du lait de noix de coco. Avec du riz bien sur. Je ne me souviens plus du nom du plat mais je me rappel bien que c'était franchement bon ! Le grand nous vante les treks de la GH « qu'ils ont monté eux même à la sueur de leurs fronts »… Krys et moi échangeons un regard puis je plonge le nez dans ma bière, là il en fait vraiment trop ! De toutes façons pas de « treks » pour nous et la question ne s'était pas réellement posé, nous ne restions pas assez longtemps à CM pour voir ce que j'avais envie de visiter aux alentours et pour en plus faire un … « trek » J'hésite sur le terme trek car il y a dans ce mot une idée de difficulté sportive qui est, à mon avis presque toujours absente des randonnées proposées à Chiang Mai. Comment je le sais alors que je n'en ai pas fait ? Simple, ces treks sont au programme de tous les séjours organisés à CM et si vous voulez vendre quelque chose au plus grand nombre ça ne peut être difficile … Le «trek» classique se compose d'une marche dans la forêt, d'une ballade sur un éléphant, d'une descente de rivière sur un radeau en bambou et d'une nuit dans la jungle. On le trouve souvent allié avec la visite à telle ou telle minorité ethnique. Bien que le gars de la GH nie que ces villages soient des « zoos humains » entretenus pour montrer de l'indigène au gentil touriste ( ce dernier étant un grand pourvoyeur de deniers auprès des organisateurs de treks), tout ce que j'ai lu et vu à ce sujet m'a convaincu du contraire et j'ai préféré m'abstenir, de toutes façons à partir du moment où tout le monde fait la même chose j'ai du mal à imaginer que ça puisse rester « authentique » bien longtemps.

Histoire de profiter de la demi-journée restante nous allons au Wat Phrathat Doi Suthep un des temples les plus sacrés du Nord de la Thaïlande, à une quinzaine de km au N/O de CM. C'est moyen comme trajet de prise en main du 4x4, je m'en aperçois vite, car la conduite du paquebot à gauche sur les petites routes en lacets qui montent au temple ajouté à la fatigue qui commence à se faire sentir, c'est assez rude mais tout ce passe bien et on y arrive sans encombres. Le Wat Phrathat ( Wat = temple ) est posé sur les flancs du Doi Suthep. (Doi = Mont ) qui culmine à 1685 mètres. La légende raconte qu'au XIV° siècle, un moine apporta à la cour du Roi des reliques du Bouddha. Elles furent placées sur un éléphant blanc qui entama l'ascension du Doi Suthep. Avant le sommet le pachyderme s'arrêta, barrit et tomba raide mort. A cet endroit on construisit un chedi pour abriter les saintes reliques. ( Un « chedi » désigne un bâtiment en forme de cloche pointue qui abrite dans ses fondations des reliques. On le nomme aussi parfois « stupa ») L'édification du chedi et du temple commença à la fin du XIV°. Aujourd'hui le chedi, de style Lan Na ( un style architectural qui émergea au XI° siècle) est toujours le joyau du wat. On passe entre les deux superbes nagas (des serpents légendaires à multiples têtes, génies des eaux, qui auraient protégé Bouddha d'un déluge ) qui gardent le grand escalier de plus de 300 marches qui permet d'accéder au temple. En haut on est dirigé vers la caisse pour payer quelques centaines de baths de droits d'entrée et on accède au temple. On ne voit pas encore le chedi mais on peut admirer les chapelles et les autels eux aussi de style Lan Na. La déco est chargée, à base de nagas, de dorures, de couleurs vives et éclatantes et de mosaïques de petits morceaux de miroir colorés qui brillent de milles feux. De grands arbres ceinturés d'étoffes multicolores étendent leurs ombres au-dessus des bâtiments … Tout ça est superbe et photogénique même s'il y a pas mal de monde. Nous nous déchaussons pour pénétrer dans le saint du saint du temple. Là il y a VRAIMENT beaucoup de monde et une vision frappante s'offre à nous : autour du chedi brillant tourne une marée humaine composée de fidèles et de simples visiteurs. La plupart des gens s'arrêtent devant les différents autels, allument une bougie ou posent une fleur de lotus avant de s'agenouiller et de se recueillir tandis que quelques pignoufs photographient dans tous les sens et vont presque jusqu'a shooter les fidèles et les moines sous le nez. Il parait que tout ça ne les dérange pas trop... Mouais … J'ai tout de même du mal à penser que ça ne dérange pas qui que ce soit d'être photographié comme un animal curieux...

(... à suivre)

Les nagas qui garde l'accés au Doi Suthep :
Hôtel Ocean Bavaro Spa & Beach Resort à Punta Cana English translation pending
by Soniarall · 2006-01-05 · 45 replies
coucou me revoilà, je pars début mars dans cet hotel. quelqu'un qui y a séjourné pourrait-il me dire à combien s'élève la location par jour du coffre-fort (payant!!). y a-t-il des moustiques aumois de mars? comment sont les prestations pour les massages? merci d'avance pour vos réponses.😉à + sonia
Laos - Novembre 2005 English translation pending
by Nancy · 2005-12-21 · 33 replies
Je rentre d'un voyage de 3 semaines au Laos. Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.

Voyage particulier, qui ne nous ressemble pas ... Ici, au Laos, il faut accepter de se poser, profiter de l'instant présent, des scènes de la vie, du paysage. Inutile de courir pour boucler un programme, inutile de vouloir tout voir. L'exhaustivité, ici encore plus qu'ailleurs, n'a aucun sens. On n'a pas vu la plaine des Jarres, on n'a pas vu les minorités du Nord, on n'a pas vu Tat Lo dans les Bolovens ... et ça m'est bien égal. Ce qu'on a vu m'a remplie de bonheur. Et après avoir bien profité des nombreux posts sur VF (et je remercie en particulier Sawaddeekha), j'ai plaisir à partager ce moment avec vous.

NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :

Ven 11 Nov - Vols Thai Airways Paris/Bkk/Ubon Ratchathani Sam - Arrivée à Paksé à 18h - Nuit à Paksé Dim - Ban Sapaï (tuk tuk : 4$ pour nous 2 - 1/2h) - Don Kho (bac : 3$AR pour nous 2 - 5min !) - Retour Paksé (sawngthaew : 4$ pour nous 2 - 1/2h) - Nuit à Paksé Lun - Tad Fan (sawngthaew : 1$/p - 1h) - Nuit à Tad Fan Mar - Retour à Paksé - Nuit à Paksé Mer - Champassak (pirogue à moteur : 3$/p à 8 - 1h30) - Vat Phou (vélo : 1, 5$/j/p) - Nuit à Champassak Jeu - Champassak - Nuit à ChampassakVen - Route vers Don Khong (sawngthaew:10$/p à 6 - 2h30 + bac:1$/p) - Nuit à Don Khong Sam - Don Khon (pirogue à moteur : 4$/p - 1h) - Nuit à Don Khon Dim - Don Khon et Don Det (vélo : 1$/j/p) - A la recherche des dauphins du Mékong (8$/boat - 1h15) - Nuit à Don Khon Lun - Remontée vers le Nord : pirogue vers Ban Nakasang (5$ pour nous 2 depuis Don Khong) + sawngthaew vers Paksé (3$/p - 3h) + bus VIP de nuit (13$/p - 10h) - Nuit dans le bus Mar - Arrivée à Vientiane à 6h00 du matin - Nuit à VientianeMer - Route vers Vang Vieng (bus VIP : 5, 5$/p - 3h30) - Nuit à Vang Vieng Jeu - Journée fun : tubbing, trekking, kayaking, jumping (8$/p) - Nuit à Vang ViengVen - Route vers Luang Prabang (bus VIP : 7, 5$/p - 5h) - Nuit à Luang Prabang Sam - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Dim - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Lun - Grottes de Pak Ou (bateau : 5$/p) - Nuit à Luang Prabang Mar - Luang Prabang - Nuit à Luang PrabangMer-Tad Kouang Si (tuk tuk : 12$ pour nous 2 - 4h) - Nuit à Luang Prabang Jeu - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Ven - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Sam 3 Déc - Vols Luang Prabang/Bkk/Paris

BUDGET :

Aucun problème pour changer des $ en Kip. Nous avons changé plusieurs fois, dans des banques, à Paksé et à Luang Prabang à un taux variant de 10 750 à 10 807 Kips pour 1$. Nous avons tout payé en liquide, soit en Kip soit en $, très bien accepté partout. Le taux appliqué lors des achats payés en $ est légèrement plus désavantageux : 1$ pour 10 000 Kips. La carte bancaire est néanmoins acceptée dans les boutiques d'artisanat plus chics et dans les hôtels de plus haut de gamme. Je ne peux pas vous dire si une commission est appliquée.

Sur place (et pour nous 2) 969 $ dépensés, répartis en 241 $ d'hébergement en guesthouse pour 20 nuits 728 $ de repas, boissons, transport, entrées de sites (une poignée de $) ... (je ne compte pas les achats personnels d'artisanat) soit 23 $/j/p sans se priver.

En proportion, ce sont les petits trajets privés qui coûtent le plus cher (course en ville en tuk tuk, bac pour traverser le Mékong, ...). Budget hébergement dérisoire (et on peut faire encore bien plus économique que nous), la nourriture aussi (voir les § correspondants). Quand ils sont payants, les sites (temples, musées, cascades) sont chers (toujours en proportion bien sûr). Mais, la majorité des temples de Luang Prabang sont gratuits ...

GUIDES :

Lonely Planet version française 5è édition (stupa doré du Pha That Luang de Vientiane en couverture) - Tous les tarifs sont sous-estimés (ajouter 30% à chaque fois) - Plan de Vang Vieng totalement faux - Plan de Luang Prabang plus pratique dans le GdR. Guide du Routard 2006-2007 (!) - Les prix sont à jour, les plans corrects, les commentaires intéressants et engagés comme d'habitude. Mais que c'est maigre ...

TRANSPORTS :

1 - Vols Nous avons acheté nos vols directement auprès de la Thai Airways fin juin www.thaiairways.fr/france/magazine.htm Réservés par téléphone et récupérés sans frais à leur agence sur les Champs Elysées, 2 jours plus tard. Prix = 873 Euros ttc l'A/R (environ 730 Paris/Bkk + 40 Bkk/Ubon Ratchathani + 100 Luang Prabang/Bkk) Autant les escales à Singapour peuvent être agréables, autant l'aéroport de Bangkok est tristounet ... Nous avons reconfirmé (gratuitement et rapidement) nos vols de retour à Luang Prabang dans une des nombreuses petites agences de la rue Sisavang Vong. Taxe d'aéroport au retour : 10 $/p à Luang Prabang à payer après le check-in en présentant le boarding pass.

Attention : petit désagrément à la douane de Luang Prabang. Les bagages sont passés aux Rayons X avant l'enregistrement. Un douanier m'interpelle : Vous avez acheté une tête de Bouddha ? Oui Vous avez un reçu ? (tu parles !) Non, acheté sur le Night Market Vous l'avez payé combien ? 17 $ Il me présente alors un papier précisant qu'il est interdit de sortir du Laos toute image de Bouddha (ancienne ou neuve, en bois, en marbre, en bronze ...) et qu'ils sont en droit de la confisquer sans un mot d'excuse. J'ai lu, bon, ok. Je le laisse venir ... Si mon responsable vient, il peut vous le confisquer ... ... mais avec 5$, il ne viendra pas ... Voila comment mon Bouddha m'a finalement coûté 22 $ ...😕

2 - Passage de la frontière Nous sommes arrivés à Ubon Ratchathani, dans l'Est de la Thaïlande, vers 14h. A l'extérieur de l'aéroport, nous trouvons facilement un taxi pour nous conduire jusqu'à Chong Mek, à la frontière. 900 baths (environ 22$) pour nous 2. Environ 1h30. On passe le bureau d'émigration de la Thaïlande (rappel : visa thaïlandais inutile). Quelques pas, il fait chaud ... on arrive au bureau d'immigration du Laos. Et comme on est samedi, on paie leurs heures supplémentaires : 140 Baths (soit 4$). Nous avions notre visa. Encore quelques pas, nous sommes maintenant à Vang Tao, au Laos. Nous sortons du village et trouvons une vieille gimbarde conduite par un ancêtre aussi cabossé que sa voiture. Il va nous conduire à Paksé en ¾h pour 9$. Nous arriverons à Paksé vers 18h. Donc, 4 heures au total pour récupérer les bagages à l'aéroport, faire la route et passer les 2 bureaux. Encore merci à Sawaddeekha pour les conseils qu'elle m'a apportés sur ce point précis. Ca nous avait bien rassurés 🙂. PS - On peut sans doute faire tout ça en bus et sawngthaew pour beaucoup moins cher (mais plus long).

3 - Sawngthaew et tuk tuk Au début on s'y perd un peu. Si j'ai bien compris, les tuk tuk ont trois roues, les sangthaews en ont 4 mais il y a des exceptions. Plus clairement, les tuk tuk sont faits pour les petites distances et peuvent transporter 3 à 5 ou 6 personnes (selon le nombre d'occidentaux !), les sawngthaews (qu'ils appellent aussi bus tout simplement) transportent beaucoup plus de monde (!) et d'objets et conviennent aux longues distances. Ce sont des camionnettes aménagées de bancs où l'on s'entasse. On les reconnaît très facilement. Ils partent des gares routières et s'arrêtent à la demande. C'est dans ces bus que vous partagerez quelques moments très agréables avec la population locale, qui vous accueillera avec de grands sourires et se poussera toujours pour vous faire asseoir. Bien sûr, on est serré, mal assis, c'est hyper salissant quand la route se transforme en piste sablonneuse (comme vers Si Phan Don), c'est fatiguant car les amortisseurs ne sont pas toujours de première jeunesse, c'est écoeurant parfois quand les vapeurs d'essence sont mal évacuées ... mais quel bonheur d'avoir les cheveux au vent, d'échanger des sourires avec des gamins timides, de voir défiler les paysages ruraux et de traverser des villages pittoresques. Une gamine nous a même offert spontanément la rose qu'elle emportait à l'école ! Les groupes de Japonais qui s'y risquent portent eux des masques sur le nez ...😏

J'ai indiqué dans le planning le prix des transferts en sawngthaew (prix par personne). Quant aux courses en tuk tuk en ville, ça variait de 5 000 à 10 000 kip par personne selon la distance. A Luang Prabang, on payait 10 000 Kip pour nous 2. Et on a payé 3$ pour nous 2 pour aller jusqu'à l'aéroport. Voila, ça vous donne une idée. Comme toujours, on discute un peu le prix avant. Négociation de rigueur mais pas acharnée dès que vous connaissez les habitudes.

4 - Bus VIP Pour les longs trajets, c'est agréable. Ceux qui partent de Paksé pour Vientiane partent du marché central, à côté du Champassak Plazza Shopping Center. Les agences s'arrachent les touristes ... Les prix sont identiques : 13$, départ à 20h ou 20h30. Nous, on a choisi un peu au hasard. Bus confortables, sièges inclinables, vidéo et karaoké à donf jusque minuit, musique douce après (si, si !). Un arrêt à 1h du mat' dans une gare. Toujours ces ambiances surréalistes : néons blafards, voyageurs ensommeillés se dégourdissant les jambes, leur couverture sur le dos et ces milliers d'insectes énormes en pleine activité. WC propres et payants (dame pipi). Arrivée à Vientiane à 6h du mat. Il fait froid, attention ! Pour le transfert, Vientiane à Vang Vieng, nous nous sommes adressés à l'hôtel pour le billet de bus. Pas d'arnaque. Enfin, toutes les agences proposent le transfert Vang Vieng/Luang Prabang pour 7 ou 8$. Ils affrètent en fonction des besoins. Paysages magnifiques.

5 - Bateaux sur le Mékong Paksé - Champassak : Le 16 Novembre, il n'y avait pas de bateaux pour Champassak (fête). Zut ! Mais comme en Asie, il y a toujours une solution simple, avec 6 autres touristes, nous avons loué les services d'une pirogue à moteur pour 3$/p. 1h30 de descente, sagement alignés les uns derrière les autres dans cette toute petite embarcation, qui n'était ni bruyante, ni trop rapide. Ne confondez pas les pirogues à moteur et les speed boats. Nous avons vu des speed boats à Luang Prabang, il faut mettre un casque, c'est très rapide (mais c'est quoi l'intérêt pour nous voyageurs ?), extrêmement bruyant et parait-il assez dangeureux. Une horreur. Pas testé ! Donc, ici, une bien belle balade au fil de l'eau brune du Mékong. C'est vraiment magique d'être sur ce fleuve et d'en prendre conscience : «je suis sur le Mékong, fleuve mythique s'il en est» ! Le piroguier nous a débarqués à la An Uxa Guesthouse. Chouette, justement celle conseillée par Sawaddheeka. On était donc à pied d'oeuvre ! Don Khong-Don Khon : Encore une pirogue à moteur (à vrai dire, on n'a utilisé que cela, pas de bateau lent, pas eu l'occasion et pas vraiment cherché) affrétée pour les touristes par la Pon's GH. La Pon's GH organise des tours à la journée vers les autres îles. Nous, nous avions pris un aller simple (4$/p) ...

6 - Vélo Généralement 1$/j/p Nous en avons loué à Champassak, à Don Khong, à Don Khon, à Luang Prabang. Ca s'y prête particulièrement bien dans les îles.

HEBERGEMENT :

C'est une bonne surprise : beaucoup de choix, vraiment pas cher et toujours propre. Nous avons privilégié les petites guesthouses (GH). Les petits déjeuners sont rarement inclus. Nous avons payé en Kips ou en $ selon le montant. Paksé : Sabaidy 2 GH (4, 50 $ et 5, 20 $ avec douche privée) - ref GdR et LP Chambre très simple aux parois de bambou avec ou sans sdb privée. Les sanitaires communs sont très propres. Moustiquaires, ventilo et, dans la chambre à 5, 20$ A/C. Petite cour ombragée sur le devant. Tad Fan : Tad Fan Resort (28 $ sans le petit déj) - ref LP Trop cher pour être un coup de coeur. Seule possibilité d'hébergement à Tad Fan. Ils en profitent et les prix flambent. Certes, la chambre est belle, spacieuse, tout en bois, face à la cascade, dans une végétation luxuriante. Sdb privée. D'une façon assez surprenante, le restaurant est bon et les prix corrects. C'est véritablement un havre de paix, mais cela vaut-il vraiment 28$ ?... Attention, si vous le pouvez, réservez. Nous n'avions pas réservé et c'était limite. Ils demandent à être payés d'avance ; j'ai accepté de payer seulement la première nuit sur les 2 prévues. Bien nous en a pris, puisque nous sommes partis dès le lendemain. En effet, nous étions trop mal équipés pour pouvoir trekker, le sol était vraiment trop glissant. Une seule journée nous a donc suffi pour profiter de la cascade (voir plus bas pour détails). Champassak : An Uxa GH (10 $) - ref LP 🙂 En bord de Mékong, des petites chambres à différents prix. Nous avons choisi une chambre en dur, très spacieuse, sdb privée, ventilo et A/C. Négociée 10$ si on n'utilisait pas l'A/C. On s'en est privé sans difficulté. Cadre très agréable, quelques hamacs face au Mékong, bon restaurant quasiment au dessus de l'eau, location de vélo, service de sawngthaew pour aller jusqu'à Si Phan Don. Patron souriant, entouré de toute sa marmaille (An Uxa est le prénom de son dernier fils d'ailleurs). Nous avons eu droit à un magnifique lever de pleine lune. Féerique ! Halte tellement agréable que nous y avons passé une journée à buller ...

Don Khong : Villa Kang Khong (6 $) - ref LP et GdR Grande maison traditionnelle en teck tout ouverte sur un beau jardin. Chambre n°6 spacieuse bourrée de charme désuet, sdb privée (un peu vieillotte quand même, seule restriction pour que ce soit un coup de coeur). Pas d'eau chaude, pas gênant. Don Khon : Auberge Sala Don Khone (18$ pdj super copieux inclus) - ref LP et GdR Notre gros coup de coeur 🙂🙂. Plutôt qu'une chambre dans l'ancien hôpital, nous avons préféré celle des habitations sur pilotis, tout en bois, plus petite mais vraiment pleine de charme et, en plus, moins chère. Sdb privée. Electricité de 18h à 22h. Avez-vous déjà goûté au charme de prendre une douche à la lueur d'une bougie ? C'est fort agréable.

Vientiane : Vayakorn GH (15$ pdj inclus) - ref GdR Hotel standard impersonnel, chambre quelconque mais spacieuse, ultra propre, sdb privée, bon confort, télé avec TV5 ( !!). Pour une nuit ...

Vang Vieng : Les Jardins de Vang Vieng (13$) - raccolés dès la sortie du bus, par la propriétaire chaleureuse dont le dynamisme nous étourdit ... Bungalows sur pilotis en bois et bambou, un peu à l'écart de la ville, idéalement situés face à la rivière Nam Song et aux montagnes karstiques. Mais manque d'entretien : nous avons dû appeler pour faire réparer une fenêtre qui ne fermait pas, puis la porte, puis changer un drap plein de saletés provenant de l'A/C toute neuve, puis la lumière ... le tuyau de douche fuyait, les WC étaient cassés, la moustiquaire toute trouée ... Epique ! Mais ça reste un bon souvenir tellement la vue était belle ! Enfin, 13$ ... on la paye, cette vue !

Luang Prabang : View Khem Khong GH (12$) - ref GdR Un seul défaut, mais de taille (si j'ose dire !) : les chambres sont minuscules. 2 lits jumeaux (ou un double) et 50 cm autour, c'est tout. En dehors de ça : chambre lumineuse (elles ne le sont pas toutes à Luang Prabang), sdb privée avec eau chaude (et là, ça sert !!), ventilo (qui lui ne sert à rien), fenêtres avec moustiquaire, très bien située, au bord du Mékong, à 2 pas de la Sisavang Vong Road. Propriétaire sympathique, hilare du matin au soir, très accro aux dessins animés de la télé allumée du matin au soir. Service de laundry (10 000 Kip/kg - on peut trouver 8 000 Kip/kg en ville). Location de vélo. Pas de coin cosy où se reposer (là où on écrit son carnet de voyage par exemple 😛) mais tout un choix de restau juste en face, le long du Mékong. Dont le restau de la GH. Juste la rue à traverser. On a passé 8 nuits dans cet endroit où on a très vite trouvé nos marques. C'est clair, il faut obligatoirement s'astreindre à un peu d'ordre dans la chambre ... Donc, une très bonne adresse si vous êtes capable de gérer vos affaires dans votre sac ... Attention, à notre arrivée en ville, nous avons visité 2 GH, toutes 2 complètes, avant de trouver celle-ci. Nous avons cherché ensuite (histoire de voir si on trouvait mieux puisqu'on devait y rester longtemps) et beaucoup étaient complètes. Au final, on n'a pas bougé, notre GH nous convenait (bon rapport qualité/prix/situation). Pour satisfaire notre curiosité, nous sommes allés voir la Thongbay GH. Pour 18$, vous avez un magnifique bungalow sur pilotis face à la Nam Kane, avec sdb privée superbe. C'est vraiment très très beau, pas très cher, mais complètement excentré, ce qui est un inconvénient majeur pour Luang Prabang (voir plus bas).

REPAS :

Là encore (comme souvent en Asie), on mange bien, facilement, et à un prix dérisoire.

Petit déjeuner : on trouve très facilement de la baguette, vieux reste de la présence française au Laos.

Bonne adresse : Scandinavian Bakery à Luang Prabang dans la Sisavang Vong Road - Elle sert des viennoiseries variées, un délicieux chocolat mousseux et épais, des salades, des sandwichs. Ce n'est pas très local (pas du tout même) mais c'est très bon. Et c'est ouvert dès 7h, donc, juste après l'aumône des bonzes. Nous en avions pour 45 000 kips environ pour nous 2 (c'était parfois notre repas le plus cher de la journée).

Déjeuner et diner : les petits restaurants ne manquent pas. Ils servent un peu tous la même chose : fried rice, fried noodle, noddle soup, fried ou fresh springrolls, et quelques plats thaïlandais ... Une des spécialités laotiennes est le laap, viande ou poisson finement haché et mélangé à des herbes. C'est bon mais sec ... Egalement beaucoup de légumes verts : des petites aubergines rondes, des liserons d'eau (morning glory), de la citronnelle, des haricots ... Le green curry (mélange de légumes cuits) servi avec du riz est un régal. Le riz est proposé vapeur (steam) ou gluant (sticky). Enfin, sur toutes les tables de la moindre gargotte, vous trouverez la sauce soja, à ne pas confondre avec la sauce de poissons plus ... parfumée (on reconnaît à l'odeur !). La pâte de crevettes séduira les plus téméraires !

1 canette de Coca : 5 000 Kips. Pepsi est très présent et supplante parfois Coca. Pour moi qui suis une inconditionnelle, j'ai dû parfois chercher un peu ... 1 lao Beer (640ml) : 5 à 10 000 Kips L'eau est généralement offerte. On vous apportera systématiquement un verre d'eau dans les restaurants. C'est de l'eau purifiée propre à notre consommation. Les GH mettent également souvent des bouteilles à disposition. Enfin, vous aurez aussi une bouteille dans les bus lors des voyages assez longs. Les dépenses en eau sont du coup très limitées ... 1 litre d'eau purifiée en épicerie : 2 000 kips. 1, 5 litre d'eau minérale : 5 000 Kips. Le lao lao est l'alcool local (3 à 10 000 kips selon l'endroit), trop fort à mon goût pour être avalé tel quel, mais qui additionné d'un jus de citron devient très agréable. Ils ne comprennent pas tous cette notion de cocktail et j'ai souvent eu mon lao lao dans un verre et mon jus de citron dans un autre. Je faisais ma toutouille moi-même ...

Entre une petite gargotte de bord de rue ou un restaurant un peu plus traditionnel (et plus chic), les prix varient beaucoup. 1 steam ou sticky rice : 2 à 5 000 Kip 1 fried rice/noddle with veg. = 10 à 15 000 Kip Les poissons cuits dans des feuilles de bananiers sont délicieux (grilled ou steamed fish in banana leaves). Goûtez-y ! C'est plus cher : entre 30 et 50 000 Kips mais ça les vaut. Ainsi, un repas simple dans une petite gargotte nous revenait pour nous 2, hors boisson à 30 à 50 000 kips. Un "repas de fête" à Luang Prabang nous a coûté jusqu'à 15$ (au Couleur Café par exemple).

Bonnes adresses : A Don Khong, l'auberge Sala Don Khong. J'y ai mangé le meilleur poisson grillé dans des feuilles de bananiers (50 000 kips). Poisson entier, pas haché. Réservé l'apm pour le soir. Un super souvenir.

A Don Khon, au Bamboo Restaurant. Le poisson cuit au sel et pommes de terre des Bolovens (50 000 Kips). Mon meilleur repas. En plus, le restau est sympa, on est vraiment à fleur d'eau ...

A Vang Vieng, l'Organic Farm Café a l'avantage de ne pas avoir de télé ! En plus la nourriture est excellente. Curry de légumes du jardin (Harvest Curry Veg) pour 12 000 Kips. Tous les amateurs de calme de Vang Vieng viennent chercher refuge ici. Et ils sont plus nombreux qu'on ne l'imagine, c'est très vite plein.

A Luang Prabang, le Naun Na Pha Restaurant propose une cuisine simple, pas chère et gouteuse. Notamment le Green Curry (je n'ai pas noté le prix mais ce n'est pas cher) Le soir, le long du marché de nuit sur la Sisavang Vong Road se tient un buffet végétarien. Une seule grande table sur le trottoir. 5 000 Kips le buffet à volonté. Pas testé mais c'était toujours plein et ça donnait envie ... Beaucoup de restaurants plus chics et très bons : Couleur Café, Tum Tum Cheng, Bamboo Restaurant ... Comptez alors 5 à 7$ par personne. Le Nazim est un restau indien à l'ambiance froide (néons) mais très bon ... (pas cher)

Et aussi à Paksé, le Jasmine Restaurant. C'est aussi un indien, sans surprise. Délicieux et copieux biryanis. Avant de trouver ses marques sur la cuisine lao, si vous arrivez comme nous par Paksé .... Nous avons passé aussi de longues heures au café Sinouk à Paksé, en attendant le bus de nuit ou en attendant de laisser passer les heures chaudes de la mi-journée. Ambiance coloniale très conviviale, gros ventilos qui brassent l'air, tentures devant les portes pour empêcher la chaleur d'entrer, nombreuses revues en français qui invitent à la lecture. Et puis surtout, des cafés frappés parfumés à la banane ou à l'ananas ou tout simplement des cappuccinos frappés ! C'est original et délicieux (même moi qui déteste le café, je me suis régalée !). Autour de 15 000 kips le grand verre.

SITES CULTURELS :

Pas de grands sites prestigieux comme Angkor ou Bagan, pas de vieux temples au bois patiné par le temps comme en Birmanie, pas de merveilles architecturales comme en Inde ... il ne faut pas venir au Laos pour assouvir un besoin de visites culturelles. Vous seriez déçus. Les atouts du Laos se cachent ailleurs. Voir plus bas. Néanmoins quelques infos sur les sites quand même ...

Budget total entrées des sites : pas vraiment calculé. Une poignée de $, c'est négligeable dans le budget - Aucun supplément n'est demandé pour les appareils photo.

Champassak Wat Phou : 30 000 Kips Depuis la An Uxa GH, nous y sommes allés en vélo. Bon, ça fait quand même un bout ... surtout quand il fait chaud. Mais ça se fait, c'est plat et on traverse Champassak, joli petit village tout fleuri, tout mimi ... Prenez de l'eau. Le Wat Phou est un site pré-angkorien. C'est assez petit, on en fait le tour en 3-4 heures (à pied, sans les vélos, qu'on laisse à l'entrée). Ceux qui ont lu mon carnet sur Angkor savent à quel point nous avons été envoutés par la magie de ses temples. Alors, forcément, le Wat Phou nous a un peu laissés sur notre faim. C'est petit et les apsaras ne sont pas bien nombreuses. Mais, n'allons pas jouer les blasés ou les rabat-joie ! Les frangipaniers en fleurs apportaient une touche de fraîcheur, de couleur et d'odeur bien agréables. Aucun doute, c'est mignon, c'est incontournable mais pas la peine de prévoir 2 jours de visite (c'est ce qu'on avait planifié, amoureux des vieilles pierres comme on l'est !). En ½ journée, c'est vu. Et bien vu.

Vientiane Une seule journée consacrée à Vientiane. C'est une jolie petite capitale, bien préservée. On peut assez peu en parler néanmoins.

Sisaket Museum : 5 000 Kips Magnifique temple où l'on flâne plus de 2 heures. Le cloître est garni de centaines de statues de Bouddhas magnifiques. Nous serons tous les 2 atterrés d'entendre une Française d'un groupe se lamenter «oh, du Bouddha, du Bouddha, encore du Bouddha !» ... Qu'est-elle donc venue faire ici ?... Comment peut-on à ce point se tromper de voyage. Il lui fallait un All Inclusive en RD !... Non, non, arrêtez, je ne lance pas de débat !! C'est juste un clin d'oeil 😛...

Ho Phra Keo Museum : 5 000 Kips Juste en face, ancien temple transformé en musée qui regroupe quelques belles pièces mais envahi par les groupes de touristes. Il faut jouer des coudes, ce n'est pas très agréable.

Phra That Luang Museum : 5 000 Kips Je n'y ai vu absolument aucun intérêt. C'est lourd et moche. A choisir le Vat Sisaket a beaucoup plus de charme et d'intérêt. Affaire de goût ?...

Luang Prabang Grottes de Pak Ou : 10 000 Kips On part de Luang Prabang en pirogue à moteur (5$/p, nous sommes une dizaine de touristes) vers 8h30. Premier arrêt à un petit village pour y voir du tissage. Deuxième arrêt pour voir la fabrication de l'alcool local, le lao lao. Enfin, on arrive à 11h à Pak Ou où nous aurons ½h (!) pour voir les 2 grottes. On se moque de nous 😠 ! Un autre touriste réplique d'ailleurs qu'il reviendra quand il aura fini. Bon, allez, on va pas se fâcher, jamais en vacances. On y va .... On grimpe la volée de marches blanches, on paie nos entrées et nous voici dans la petite grotte, assez peu profonde, remplie de statuettes de Bouddhas. Bon ... Sur la gauche les escaliers s'élèvent vers la seconde grotte. Allez, on court ... combien de temps ? 22 minutes !... Après environ 200 marches (quand même !) on arrive à la seconde grotte, beaucoup plus profonde. Elle n'est pas éclairée, des torches sont louées à l'entrée si vous n'avez pas prévu. Elle abrite quelques bouddhas, assez peu par rapport à celle d'en bas. Et sous la lueur d'une torche, on apprécie mal. Redescente des 200 marches. Combien de temps ? 7 minutes ... Retour dans la grotte inférieure. Photo ? ben ... non 😕... On redescend au bateau. Combien de temps ? 1 minute ! ½h, ça suffit finalement ! Vous l'aurez compris. Ca ne nous a pas transportés. D'abord les grottes sont pauvrettes ... Ensuite, la formule. L'expédition en groupe, ah non, c'est vraiment ch... Pour 20$ (avant négo), on aurait pu avoir un bateau pour nous 2 et choisir nos arrêts et leur durée. A vrai dire, s'il y a bien une chose que je ne supporte pas en voyage, c'est qu'on organise mon temps ! Je subis ça toute l'année au boulot, alors, en voyage, c'est moi qui décide. Quand même. Mais finalement, est-ce que Pak Ou méritait 20$ (au lieu de 10 en groupe) ? Pas sûre ...😕

Musée du palais royal : 20 000 Kips Vraiment sympa. La salle des cadeaux est amusante. S'y cotoient les précieux cadeaux de nombreaux pays, rivalisant de finesse et de valeur. Et au milieu de tout ça, des pin's offerts par l'URSS. Désopilant ! Le ballet du palais royal est assez cher (place à 6, 10 et 15$) et assez décevant si vous connaissez les danses balinaises.

Wat Xieng Thong : 10 000 Kips Aux chapelles couvertes de mosaïques

Wat May : 5 000 Kips A la façade toute dorée Pour ne citer qu'eux ....

Luang Prabang regorge de temples, tous assez jolis. Seuls certains (les plus beaux) sont payants mais uniquement pour visiter l'intérieur. Si votre budget est serré, sachez que les intérieurs se ressemblent tous un peu et que, par ailleurs, le soir, au moment de la prière, les portes sont ouvertes ...

SITES NATURELS :

Tad Fan Notre seule incursion dans le plateau des Bolovens. Le sawngthaew nous laisse sur la route, à l'entrée d'une piste rouge. 800m pour atteindre le resort. Belle vue sur la cascade mais on ne réussira pas à s'en approcher. Il faut parait-il prévoir 1 journée pour aller jusqu'en bas et surtout il faut de vraies bonnes chaussures de marche. En effet, le sol est très très glissant. Philippe en fera les frais lors de la balade qu'on entreprendra pour arriver à un point de vue. Belles glissades ! Nos sandales sont insuffisantes pour aller plus loin. Nous n'y passerons donc qu'une seule journée. Du coup, je ne suis pas totalement convaincue de la pertinence de notre excursion : c'était trop court ou trop long. Qu'avons-nous vu des Bolovens ?... Pour repartir, on se poste sur la route. Un sawngthaew ne tarde pas, on lève la main et on s'entasse. 1 heure plus tard, on est à Paksé. Que c'est facile, l'Asie !

Si Phan Don Les 4 000 îles. Don = île. Comme le conseillait Alan (merci Alan 🙂 !), nous avons rejoint les îles par la route et non par bateau pour être du bon côté. Conseil très judicieux effectivement. Le sawngthaew qui nous a amenés était celui de la GH de Champassak, affreté tout spécialement pour les 6 clients que nous étions à vouloir descendre vers les îles. 10$/p incluant le passage en bac à Champassak pour rejoindre la route n°13 et 2h30 de route. Le chauffeur nous pose à Hat Xai Khun où nous prenons un bac, à pied cette fois, 1$/p pour traverser le bras du Mékong et arriver sur l'Ile de Don Khong à Muang Khong. 1 journée pleine nous a permis de faire une boucle (la petite boucle du sud) à vélo pour en découvrir toute sa sérénité et sa beauté. Villages ruraux, paysans dans les rizières, enfants et animaux vivant ensemble, en belle harmonie. Le lendemain, en hésitant un peu, on décide d'élire domicile sur Don Khon (sans G, ah oui, il s'agit de bien prononcer !), moins grande, plus sauvage encore parait-il. Une pirogue à moteur réservée auprès de la Pon's GH nous y conduit en 1h. Notre plus belle balade sur le Mékong, c'est ici ! On longe des îles verdoyantes dont les rives sont cultivées consciencieusement. Parfois de gros rochers émergent de l'eau brune. Des plages de sable fin inviteraient presque à la baignade. Et cette végétation, des cocotiers immenses, droits, fiers ! Et ces arbres dont je ne saurai jamais le nom, en bord de fleuve dont les racines aériennes tentaculaires plongent vers le Mékong. Des paysages paradisiaques et un fleuve incroyablement large mais toujours aussi brun, aussi puissant, aussi impressionnant. Le souffle est coupé. Séquence émotion où se mèlent le respect et l'emerveillement. Trop vite nous arrivons à Don Khon. Plus aucun doute, nous avons eu raison de quitter Don Khong, pourtant déjà fort jolie. Car ici, la nature l'emporte encore davantage. Pas de bitume, les routes sont des pistes sablonneuses. Beaucoup plus d'arbres, des maisons pour la plupart en bois et bambous. Ici, les GH sont au bord de l'eau. Les chambres donnent sur le fleuve et chaque terrasse dispose de hamacs. Nombreux restaurants les pieds dans l'eau. Tout invite au repos. Carpe Diem. On cherche une GH, il fait vraiment chaud pour porter des sacs ! On trouve très vite. Un premier tour dans l'île, à pied, pour repérer la plage "embarcadère" pour la "balade des dauphins". Les villages sont de toutes beauté, voués aux touristes pour les loger, les nourrir, les blanchir, les distraire mais sans perte d'identité. Les fermes côtoient les GH, les rizières côtoient les restaurants. Le lendemain, à vélo nous ferons le tour complet de l'île, traverserons par le pont et rejoindrons Don Det, à l'ambiance un peu plus space mais peut-être encore plus jolie, je ne sais plus, on touche à la perfection ! Souvenirs inoubliables. Peut-être, sans doute même, aurions-nous dû privilégier Don Khon dès le début et plutôt que buller à Champassak, nous aurions dû attendre d'être ici. Mais nous ne le savions pas ! Vous les chanceux qui préparez votre prochain voyage, vous le savez maintenant ! Si vous aimez profiter de l'instant présent, allez à Don Khon et posez-vous. A elle seule, Don Khon justifie un voyage au Laos.

Un mot encore sur la balade des dauphins. La veille, nous croisons au restau (Bamboo restau, super !) une des touristes avec qui nous venions de Champassak. Elle avait fait la balade le matin et avait vu de nombreux dauphins. Pleins d'espoir, nous y allons en fin de journée (meilleure heure d'après les guides). On discute un peu et on finit par se mettre d'accord sur 8$ pour le bateau. On n'est que tous les 2. C'est romantique ! Là encore, un paysage époustouflant. Nous longeons la frontière cambodgienne. Paysages de mangroves, d'arbres engloutis par le fleuve, d'îles aux forêts sombres et épaisses, et une estampe de montagnes voilées en toile de fond. La recherche de dauphins sera infructueuse. Le piroguier sera navré et gêné d'accepter notre argent. Pourtant, nous sommes enchantés et nous ne cessons de lui répéter. Mais lui est tout déçu de ne pas avoir pu nous montrer ses dauphins. Qu'importe les dauphins ! On était déjà au 7ème ciel ! Tout ça pour dire que la balade en bateau (1h15 environ) vaut par elle-même. Encore faut-il prendre le bateau à Kong Ngay, à l'Ouest de lîle et non pas à Ban Hang Khon, au Sud (vous comprendrez tout de suite avec le plan du Lonely Planet p.250).

Les chutes de Li Phi sont accessibles à vélo. Elles sont payantes, je ne sais plus combien, 10 000 kips peut-être. Elles sont très impressionnantes. Nous ne sommes pas allés aux chutes de Khon Phapheng

Presque une page sur Don Khon, vous avez compris : c'est extraordinaire 🙂😮!! (et pourtant, pas de vieilles pierres 😛!)

Vang Vieng Nous avions lu «Vang Vieng, on adore ou on déteste». Mmmh ... bon. C'est donc un peu circonspects qu'on y arrive. La ville est délabrée, il faut l'avouer ... Les rues sont défoncées, des tas de GH poussent juste à côté d'autres qui tombent en ruine. Les bords du fleuve sont hérissés de parasols trop colorés où les touristes s'entassent en écoutant de la musique qui braille ... La ville n'existe que par le tourisme : GH, agences proposant toutes sortes d'activités sportives, quelques magasins de fringues et de nombreux restaurants où de jeunes, de très jeunes touristes sont affalés sur de grands divans face à des télés qui débitent bruyamment des soap operas ... Et puis, des pizzerias dont les murs aux dessins psychédéliques ainsi que le sourire entendu des patrons nous font rapidement comprendre ce que les happy pizzas ont de si happy ... Ambiance un peu bizarre. On ne se sent pas vraiment à notre place, trop vieux, trop sages, trop ... ou pas assez peut-être. Bref. Mais puisqu'on y est ... on va essayer de trouver chaussure à notre pied et pagaie à notre main. Car en effet ici, de nombreuses activités nautiques sont proposées. Et le kayak, ça nous tente bien ... Très vite, on trouve une agence, la TCK Amazing Tour, près de la poste dont le dynamisme et l'accroche de Lam nous séduisent. Il nous propose, pour 8$/p, une journée de tubbing, trekking, kayaking double, jumping. Pas trop physique ? Non, non. Allez, vendu. Bien sûr, on sait bien qu'on ne sera pas seul. Pourvu que les autres ne soient pas des jeunes kékés branchés blasés surdoués ... Le lendemain, on rencontrera 2 couples francophones (canadiens et belges) super sympas, bien sûr plus jeunes que nous mais ni kéké ni branchés ni blasés ni surdoués. Ouf, tout va bien. Et ce fut une excellente journée d'activités sportives et ludiques : découverte d'une grotte sous-marine, tous engoncés dans une chambre à air de tracteur à évoluer à la lueur de nos lampes frontales, accrochés par les pieds les uns aux autres, comme une grande chenille ; repas simple mais bon (brochettes cuites sur place) pour sécher ; promenade d'1 heure au milieu des montagnes dentelées, escarpées qui nous font penser à la Chine (qu'on ne connait pas mais qu'on imagine comme ça !) pour rejoindre le point d'embarquement des kayaks. Quelques conseils basiques pour les 6 néophytes que nous étions. Et c'est parti pour 2 heures de kayak, sur les eaux claires et vives de la Nam Song (à croire que seules les eaux du Mékong sont brunes de limon !). Quelques rapides sans difficulté aucune. Nous doublons de nombreux touristes ayant opté pour une activité plus longue de tubbing (descente de la Nam Sang dans la chambre à air). Un peu trop passif à notre goût. Faut aimer flotter et ne pas craindre les coups de soleil ... La dernière activité sera un saut depuis une haute plate forme dans la rivère, à la Tarzan. C'est cela, oui !! Nous on a regardé le Belge qui s'est vraiment éclaté. C'est bien, vas-y, vas-y mon gars !! Moi, j'suis mieux là ... je garde tes affaires 😛 ! Bref, une journée bien pleine, bien sympathique, plus ludique que véritablement sportive ! Enfin, quand même ... on a bien dormi ! Et chose amusante, le soir, on a retrouvé le couple canadien à l'Organic Farm Restaurant qui eux aussi cherchaient le calme. Comme quoi, qui se rassemblent s'assemblent. Et ça se fait naturellement, tout seul. L'activité qui nous a tentés a attiré 2 autres couples aux mêmes ambitions. Les kékés et autres blasés auront sans aucun doute trouvé une autre formule plus adaptée à leurs besoins. Et tout le monde est heureux ! Nous n'avons pas adoré Vang Vieng, non, mais nous avons beaucoup aimé la journée qu'on y a passée dans un décor grandiose.

Luang Prabang Ca peut paraître totalement abusif de classer une ville dans une rubrique "site naturels" et pourtant, et pourtant .... Lors de tous nos voyages, nous fuyons les villes. Nous habitons en banlieue parisienne et s'il est une ambiance que l'on ne cherche pas à retrouver c'est bien l'ambiance citadine. Rien de telle à Luang Prabang. Ville hors du temps, hors du monde. D'abord, aucun grand bâtiment, peu de circulation, pas de klaxon, pas de néons, pas de magasins, pas de MacDo. Que des maisons, souvent en bois et bambous, beaucoup, énormément de végétation (il faut monter sur le Mont Phousi pour s'en rendre vraiment compte), 2 fleuves, le Mékong boueux qui avale les eaux claires de la Nam Kane, bordent une péninsule où se situe l'activité principale de la ville, et des venelles au charme incroyable. Toutes de briques, fleuries avec soin, éclairés par des lampes dans des poteries ajourées. Nous y sommes restés 8 jours sans jamais nous y ennuyer. En arrivant à Luang Prabang, on sait tout de suite qu'on y sera bien.

La ville s'éveille doucement vers 6h, quand l'aumônedes bonzes s'organise. Les moines quittent leur monastère pour se regrouper tous au bout de la péninsule. Ensuite, en une très longue file orange, ils parcourent, pieds nus, la rue principale. Des groupes de touristes asiatiques les attendent pour leur donner, chacun leur tour, la boule de riz gluant ou le billet qu'ils ont préparés. Parfois s'y mèlent quelques touristes occidentaux. Même si c'est un peu dénaturé par l'organisation, cette pratique reste assez spectaculaire de par le nombre de bonzes et le calme empreint de respect. Pour du plus authentique mais moins grandiose, postez-vous à la sortie du temple le plus proche de votre GH dès 6h¼. Là, vous verrez sortir les moines par petits groupes et recevoir l'aumône des gens du quartier. Il sera alors temps de vous rapprocher de la Sisavang Vong Road pour découvrir le long cortège. La plus belle image, à notre goût, est la procession en face du Wat Sene. A la nuit tombée, vers 17h45, chaque temple rassemble sa communauté de bonzes pour la prière menée par un plus ancien. Les portes sont ouvertes, et si vous savez vous faire discrets et respectueux, personne ne vous empêchera d'assister à cette cérémonie extrêmement touchante. Personnellement, nous avons particulièrement apprécié la prière au temple Wat Shoum Kong, psalmodies envoutantes et lancinantes de ces jeunes gens à la fois studieux et reccueillis.

Le soir à partir de 17h, des femmes Hmongs installent le Night Market le long de la Sisavang Vong Road, alors fermée à la circulation, pour vendre leur artisanat. Principalement du textile, des contonnades, des soieries. Ce marché se tient jusque 21h environ. Attention, à la lumière des ampoules, le marché dégage une très belle ambiance mais les couleurs sont un peu faussées. Pour choisir le tissu qui va bien, il vaut mieux le repérer de jour ... D'ailleurs, la plupart des étalages se retrouvent de jour au marché artisanal situé au bout de la Sisavang Vong Road, à côté de la Poste. Si vous restez plusieurs jours, vous pourrez remarquer que le marché de nuit évolue. Certains étalages apparaissent ou disparaissent. Négociation de rigueur. On obtient facilement et en douceur au moins 30 à 50% de rabais.

Pour rejoindre la cascade de Tad Kouang Si, nous louons les services d'un tuk tuk pour nous 2. 12$ (2, 5$/p en minibus pour un groupe organisé). Nous quittons Luang Prabang vers 13h. 1h de tape cul dans une campagne toujours aussi belle. On traverse des villages bourrés de gamins. On finit d'ailleurs par en charger quelques-uns qui se rendaient à l'école. Petits costumes sobres, bien coiffés, bien proprets, bien polis. Enfin, nous voici à Tad Kouang Si. Le site est aménagé pour recevoir du monde mais ce jour là, personne ... 15 000 kips/p. La piste vers la chute est tracée dans une végétation luxuriante. Elle passe d'abord par un enclos où évoluent des ours noirs d'Asie orphelins puis un deuxième avec un grand tigre que nous aurons la chance de toucher, avec la bénédiction de son gardien. Juste le bout de sa patte mais quand même ... c'est quelque chose ! Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt pour rejoindre le torrent et le remonter jusqu'à la chute. Suivez-le, évitez la route aux échoppes qui bien-sûr mène aussi à la chute mais elle n'a pas l'intérêt de la piste. Nous en avons fait la malheureuse expérience ... La cascade est magnifique dans un cadre joliment aménagé, encore très sauvage, fleuri. Des vasques étincelantes de calcite recueillent une eau bleu turquoise. Certaines d'entre elles sont propices à la baignade même si l'eau n'est pas chaude chaude !! Des petites cabanes de bois permettent d'ailleurs de se changer facilement. C'est un très joli site, bien aménagé, mais pas trop non plus, où nous avons flâné plus de 2 heures (sans nous baigner ... pas très courageux ... mais nous avons presque regretté ...). Cette grande balade peut s'effectuer à vélo depuis Luang Prabang mais il faut veiller dans ce cas à avoir un très bon vélo (genre VTT) en bon état, partir tôt, prévoir de l'eau et avoir les mollets préparés. Ca grimpe vraiment bien. Cela dit, pour des cyclistes aguerris et avec du bon matériel, c'est une magnifique balade.

Luang Prabang est classée au patrimoine mondial de l'Unesco. On ne s'en étonne pas. La France participe toujours beaucoup à sa conservation. C'est tant mieux.

DIVERS :

Logistique : encore une destination facile pour peu qu'on accepte un peu d'inconfort. Facile de trouver bus, tuk tuk, vélo, bateau ... Les gens sont adorables et ne demandent qu'à vous aider. Les matelas des lits sont généralement bien minces et posés sur une planche. On finit par rêver d'un bon sommier à lattes ... Nombreux cyber cafés. Le climat à cette époque : très chaud dans le Sud (Paksé, les Bolovens, les îles) ; beaucoup plus frais à Luang Prabang, on a apprécié un bon sweat parfois jusqu'à 10h30. Quelques gouttes (plutôt de la bruine) à Luang Prabang. Protégez-vous des moustiques attirés par les ampoules du Night Market à partir de 18h. Les massages : peut-on venir au Laos sans essayer un massage ? C'est parce que mes amis m'avaient mis une pression d'enfer que je m'y suis résolue, moi la grande timide pudique 😊. Pour commencer doucement, j'ai testé à Paksé un foot massage, pas trop invasif, pas trop compromettant. Le pantalon est trop serré pour être remonté au-dessus des mollets ? Pas grave, ils vous prêtent un large pantalon de coton qu'on enfile dans une cabine. Une fois installée et détendue (le plus dur pour moi !), ce n'est plus que du bonheur ! 35 000 kips l'heure de massage. Je vais finalement y prendre vraiment goût et en faire quasiment une habitude à Luang Prabang, au Lotus du Laos, dans la rue principale (Sisavang Vong Road), mon préféré, un peu plus feutré que les autres que j'ai testés. Des petites pièces individuelles pour les body massages avec une douche permettant de se laver avant d'être massée, de la musique douce, une jolie décoration. Autour de 5$ l'heure. C'est propre, professionnel, sans ambiguité et fait avec toujours le souci de préserver votre pudeur. Les femmes massent les femmes, les hommes massent les hommes (c'est moins systématique pour les foot massages). N'hésitez pas un seul instant et essayez toutes les variantes. Les photos : ça y est ! nous sommes passés au numérique. Premier essai. On a besoin d'apprivoiser notre nouvel appareil (un reflex Canon pour pouvoir conserver nos vieux mais fidèles objectifs). C'est plus simple, pas de pelloches à trimballer, on change la sensibilité du film à volonté, on multiplie les prises pour ne garder que la meilleure. Facile ! Aucun problème pour recharger la batterie, les prises électriques ici sont compatibles. Et puis, un énorme avantage qu'on ne soupçonne pas : le plaisir partagé de montrer à un Lao le portrait qu'on vient de faire de lui ! Son sourire, ses yeux qui s'allument, son regard heureux. Cette fois, il voit vraiment le cadeau qu'il nous a fait en acceptant, toujours de bonne grâce, de se faire tirer le portrait. J'ai même été jusqu'à montrer aux vendeurs leurs étalages de légumes que je photographiais au marché. En fait, ça fournit une occasion de partager. Globalement, nous avons été un peu déçus par le résultat. Manque de maîtrise d'une nouvelle technologie sans doute, mais aussi une atmosphère chargée d'humidité, un ciel qui n'a pas été d'un bleu pétant, des villages et un Mékong couleur terre ... Qu'importe, ce qu'on a gardé dans nos yeux, nos têtes et nos coeurs, restera éblouissant ! Le palu : aucun conseil en la matière, on n'a rien pris et ça n'engage que nous. Pour plus de détails : www.pasteur.fr/externe La grippe aviaire : à suivre ... www.diplomatie.gouv.fr/...aos_12274/index.html. et www.grippeaviaire.gouv.fr/ Ne partez pas en espérant éviter la volaille, il y en a partout. Les Laotiens vivent au milieu des poulets, des dindons, des oies, des canards .... Nous avions pris la sage résolution d'éviter les marchés aux oiseaux. Sur place, nous avons dû faire preuve de fatalisme !... A l'arrivée à Roissy, distribution individuelle de recommandations sur la conduite à tenir en cas de symptômes. Cela étant dit, ça ne nous a pas alarmés une seule seconde, ni avant, ni pendant, ni après ... L'artisanat : vous trouverez tout à Luang Prabang. De 12 kg à l'arrivée, nous sommes repartis avec 25 kg !! Tissus (coton et soie), bouddhas, papier "sa" (en écorce de mûrier), pipe à opium, aquarelles, paniers ... nous avons même acheté une énorme hotte, de celles qu'ils utilisent pour leur récolte et qu'ils portent grâce à un bandeau sur le front. Enveloppée chichement, elle a malgré tout survécu à tous les bagagistes des aéroports (bien forcés de la mettre en soute !). Mais nos plus beaux souvenirs sont encore ceux qu'on garde au fond de nous !

On a beaucoup aimé : 🙂 La gentillesse, l'accueil chaleureux et désintéressé des Laotiens. La beauté des maisons de bambous sur pilotis L'impétuosité du Mékong Les îles du Sud Les paysages entre Vang Vieng et Luang Prabang La douceur de vivre à Luang Prabang La nourriture, particulièrement le poisson

On a moins aimé : 😕 La nécessité de se déchausser partout (temples, maisons, GH ...). Evitez les lacets, les sandales à scratch sont idéales. On est bien d'accord, c'est du détail ... En conclusion ... Cette expérience nous a apporté une autre vision du voyage, nous a fait évoluer, nous a appris à profiter autrement ; de nouvelles portes se sont ouvertes. Comme pour l'Inde où nous avons attendu d'être prêts, je pense qu'il faut aussi savoir ce que l'on va rechercher au Laos, et surtout ce que l'on n'y trouvera pas. Pas ou peu de vieilles pierres, mais des scènes de vie magnifiques, du spirituel avec des bonzes omniprésents, une douceur de vivre au quotidien, des contacts faciles et agréables. On revient avec une vraie richesse intérieure et une multitude de souvenirs d'ambiances. Le Laos, c'est le sourire nostalique qui accompagne le moindre souvenir qui revient ... des choses plus difficiles à raconter. Voila peut-être pourquoi j'ai mis plus longtemps que d'habitude à sortir ce carnet. Raconter le Laos, c'est se livrer.
Fifth wheel en Europe English translation pending
by Grospif · 2005-10-12 · 341 replies
salut à tous En surfant pour trouver des plans pour une cellule amovible, je viens de decouvrir les fifth whell et je me demande: est ce qu'il y en a en europe? (vu leurs poids j'en doute) un petit tour la pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle http://www.nuwa.com/ http://www.wrv.com/html/alpenlitefw_about.html

ce type de mecanisme d'attelage est il autorisé en europe (hors poids lourd bien sur)

j'imagine bien un "mini" fifth wheel deriere mon navara (3500 kg ca limite...)

Au vu de tout ca, cellules amovibles, fifth wheel et caravanes, je me dit que l'on a pas la meme notion du confort de chaque coté de l'atlantique.

merci pour vos lumieres et vos avis.
Turquie - Istanbul et rêveries ottomanes English translation pending
by Fabricia · 2005-09-19 · 27 replies
A la fois lointaine et proche, objet de mes nombreuses lectures et si riche en vestiges historiques, la Turquie* est, sauf erreur, le seul pays qui soit situé sur deux continents, l'Europe et l'Asie.

Istanbul est une ville fascinante à laquelle j'ai consacré deux visites, car la première fut si brève que j'avais eu la nette impression d'avoir manqué ce rendez-vous. Un nouveau séjour est décidé quelques mois plus tard. J'avais tant rêvé de cette cité mythique, ancienne Byzance puis Constantinople : je voulais revivre ses mystères en flânant lentement au hasard des vieux quartiers où s'était déroulée l'histoire de l'empire ottoman.

Pierre Loti, un de mes écrivains préférés, éprouvait une grande passion pour Istanbul et a raconté ses nombreux séjours dans cette ville au début du 20ème siècle. Je sais que je ne retrouverai pas le charme mystérieux de la Turquie d'antan et qu'il faudra beaucoup d'imagination pour se souvenir de ce que fut la toute puissance des sultans...

Un vol Nice-Istanbul direct nous dépose un après-midi d'octobre sur le tarmac stambouliote. Notre hôtel est situé dans le centre historique de la ville, à l'écart du grand boulevard central sillonné par un tramway bruyant, surchargé de voyageurs à toute heure du jour. A la nuit tombée, nous traversons le pont de Galata qui enjambe la Corne d'or pour admirer la vue sur les minarets illuminés des mille mosquées qui se reflètent comme des bougies géantes dans les eaux du détroit.

Dès les premiers rayons du soleil, nous grimpons dans le tramway déjà comble : de nombreux turcs qui travaillent dans la zone touristique et dans le Grand Bazar migrent ainsi chaque jour de l'ouest vers l'est de la ville, pour revenir chaque soir chez eux dans le sens inverse. Serrés comme des parisiens dans le métro matinal, nous inaugurons ce nouveau moyen de transport qui était encore en chantier lors de notre précédente visite.

Deux tourelles aux toits pointus entourent la porte principale du palais de Topkapi, ornée de créneaux d'inspiration médiévale. Au sommet d'une flèche, le drapeau turc, fond rouge avec croissant de lune étoilé, se déploie sur le ciel bleu. De part et d'autre du portail, deux niches sont creusées dans la muraille : c'est là qu'étaient exposées les têtes coupées des rebelles qui avaient eu le mauvais goût d'affronter le sultan. Il faut arriver très tôt le matin, avant l'ouverture du palais, pour entrer les premiers dans le harem avant l'invasion des foules. Lorsqu'on pénètre enfin dans ces lieux déserts et silencieux, des ombres impalpables flottent dans le sombre corridor où une faible lueur perce à travers une étroite lucarne. Les battants de la porte se sont refermés. Prison dorée pour l'éternité : dans ce harem d'autrefois, les captives qu'on amenait ici savaient qu'elles n'en ressortiraient qu'après leur mort. Pour égayer un peu cette vie de recluses, quelques tableaux peints sur les murs représentent des paysages fleuris au détour des couloirs. Les fêtes se déroulaient dans l'immense salle du Diwan, somptueusement décorée de mosaïques, dais précieux sous lequel s'asseyait le souverain, tapis de soie, candélabres d'argent ciselés, et sur les galeries surélevées, dominant l'assemblée masculine, des musiciens accompagnaient de leurs instruments des danseuses choisies pour leur beauté. Dissimulées derrière des moucharabiehs, les favorites invisibles contemplaient l'assistance qui ne devait jamais lever les yeux vers elles. Un dédale de galeries mène aux chambres des concubines, minuscules pièces où le soleil ne pénétrait jamais. Glacial et terrifiant destin pour ces femmes qui n'étaient là que pour le plaisir fugace d'un impitoyable despote.

Nous sommes les deux seuls visiteurs dans cet immense palais, que nous parcourons lentement, goûtant le charme et le silence. Le gentil gardien qui nous accompagne referme les portes de chaque pièce après nous avoir laissé tout le temps de rêver et de prendre plusieurs photos...

A la sortie de cette terrible prison, on retrouve la cour principale avec ses jardins et le musée qui renferme des trophées : céramiques et porcelaines de Chine, céladons, lourds bijoux rehaussés d'énormes diamants, poignard serti d'émeraudes, armes et lourds caftans de soies brodées de motifs d'or et d'argent, manuscrits et calligraphies délicates... et le plus précieux de tous ces objets, un poil de la barbe du prophète dans une vitrine protégée jour et nuit par des gardiens vigilants... Pour reprendre goût à la vie, nous dégustons un repas de poissons sur une place ensoleillée, à Kumkapi, au bord de la mer Marmara, entourés de chats affamés qui se précipitent, toutes griffes dehors, sur les morceaux qu'on leur offre. Des myriades de bateaux venant du monde entier naviguent sur les eaux du Bosphore dans un mouvement ininterrompu.

Toute rose, la basilique Aya Sofia (Sainte Sophie) resplendit au milieu d'un parc verdoyant. De dimensions gigantesques, elle a été convertie en mosquée puis en musée. A l'intérieur, la double présence du catholicisme et de l'islam cohabite harmonieusement sous l'aspect de médaillons gravés d'arabesques et d'images pieuses peintes sur les murs des galeries supérieures. L'église St-Sauveur-in-Chora, très ancienne chapelle chrétienne, a été transformée elle aussi en mosquée, qui porte maintenant le nom de Karyié-Camii. Ses magnifiques fresques byzantines sont considérées comme les plus belles du monde. Dans les petites rues qui entourent l'hôtel, de nombreux forains exposent leurs marchandises étalées sur les trottoirs : tissus, tricots, quincaillerie, outils... Et le soir venu, ils remballent tout dans des bâches ficelées qu'ils surveillent toute la nuit, dormant sur place blottis dans des amoncellements de couvertures.

* Il faut lire : "Istanbul (et non la Turquie) est, sauf erreur, une des rares villes situées sur deux continents."
Arnaque à l'hôtel Karthago (Djerba)? English translation pending
by Annepascal · 2005-06-29 · 55 replies
Bonjour à tous,

Je recherche des personnes qui renviennent du Karthago. Il paraît que suite au changement de direction, l'hôtel ne vaut plus du tout ses 4* mais à peine un 2*

Qu'est-il réellement ? Merci pour votre aide.

a+
Canada 2002 English translation pending
by Dimitri75 · 2005-03-22 · 6 replies
JOUR 1. SAMEDI 31 AOUT 2002.

Nous arrivons à Orly Sud à 10 heures 30. Le vol CRL 900 pour Montréal Mirabel est annoncé à l’heure pour 13 heures 45. Nous nous rendons à l’enregistrement des bagages, en évitant la file d’attente, grâce aux guichets réservés classe “grand large”. Toutefois les passagers en partance pour Montréal sont facilement reconnaissables, ils n’ont pas de cartons emballés à la va-vite, ni d’excédents de bagages, comme aux files d’à côté : Fort de France à droite, Pointe à Pitre à gauche ! Cette fois ci, ce n’est pas pour nous. Enregistrement très rapide des deux valises à roulettes et du sac à dos. On nous remet nos cartes d’embarquement : Sièges 70 K et 70 H comme prévu, rendez vous pour 12 heures 15 à la porte F34. Après quelques prises de vue de la terrasse, nous prenons un petit déjeuner : chocolat liégeois pour l’un, thé pour l’autre. A 11 heures 30, l’ A330-200 immatriculé F-HCAT de la compagnie Corsair se présente sur le tarmac. Il s’agit de l’un des deux Airbus détenus par Corsair, celui-ci étant le plus récent, sa livraison et sa mise en exploitation datant de 2000. C’est un biréacteur pouvant contenir 355 passagers, dont 18 en classe grand large, il a une autonomie de 13 heures et 10800 kilomètres : c’est le bimoteur au plus grand rayon d’action au monde. Nous avons hâte d’être à bord ! Après un dernier coup de fil à la famille depuis la salle d’embarquement, nous embarquons à 13 heures. Nous nous installons, l’accueil et le confort sont exceptionnels. Une coupe de champagne nous est offerte en guise de bienvenue. Retard de 30 minutes au décollage pour l’attente de quarante passagers ayant rencontré des problèmes aux formalités de police. Le décollage se déroule sans incidents, vers l’ouest. Nous apercevons Paris et la Tour Eiffel sur notre droite. L’apéritif ( jus de tomate/jus d’orange ) avec amuse-gueule nous est servi à 14 heures 30. Nous survolons Calais, puis Londres par un ciel totalement dégagé. Le déjeuner, avec lotte, saumon, riz et légumes est servi avec salade et vin blanc. Le plateau fromage et dessert est distinct. L’A330 offre un téléviseur numérique individuel à chaque siège, permettant de visionner un film au choix parmi quatre, d’accéder à la “géovision” (position de l’avion dans le ciel, altitude, température et distance restant à parcourir), ainsi qu’à différents jeux ( solitaire...). Nous suivons “Spiderman” sorti récemment en salles, après avoir survolé l‘Irlande. Apercevant le Groenland et quelques icebergs, nous “mettons le cap” sur Terre Neuve. Un en-cas nous est proposé : jus d’orange, vin blanc, foie gras, mini-sandwich, tartelettes et thé à la menthe. Nous survolons à présent le Saint Laurent. Il est 14 heures, 20 heures à Paris. L’atterrissage à lieu à 15 heures 40 sur les pistes de Mirabel International . Il fait beau, pas un nuage, et 23 degrés. Récupération très rapide des bagages, puis passage à la douane. Nous devons certifier n’importer aucune denrée alimentaire, les autorités canadiennes jugeant que les produits laitiers européens ne répondent pas à leurs règles sanitaires. Nous nous rendons aussitôt au stand Avis, où nous prenons possession des clés d’une Chevrolet “Malibu” verte. Une fois le chargement des bagages effectué, nous écoutons les conseils du préposé d’Avis pour le fonctionnement de la boite de vitesse automatique. Nous empruntons ensuite l’Autoroute 50, vers Montréal, puis la numéro 15 sud nommée “autoroute Décarie”. Une erreur d’interprétation de signalisation nous retarde, mais nous regagnons finalement l’avenue Atwater puis le Boulevard René Levesque Ouest. L‘hôtel y est situé au numéro 50. Nous l’atteignons à 17 heures 30. Un accueil moyen de la part du réceptionniste, anglophone de surcroît, qui nous informe que le parking de l’hôtel est complet. Nous devons donc stationner la voiture sur un parking privé typiquement nord-américain, à l’angle du boulevard Saint-Laurent. Cela nous en coûte 15 $ canadiens ( 1 dollar canadien = 0.66 E = 4.33 FRF ). L’hôtel est situé en plein quartier chinois, mais surtout en plein centre ville, proche de tout. La chambre n° 728 au 7ème étage est petite mais confortable, bien équipée et propre. Nous nous installons rapidement, puis sortons pour une première ballade nocturne dans Montréal. Petit tour du quartier chinois par les rues Clark et de la Gauchetière, puis nous atteignons la rue Sainte Catherine. Il y a un concert en plein air à l’occasion du festival du film du monde à la place des Arts. Mais nous sommes très fatigués : nous sommes éveillés depuis plus de vingt heures. Après avoir difficilement trouvé un accès à la Ville Souterraine ( les stations de métro sont moins bien signalées qu’à Paris ), nous traversons le “Complexe Desjardins”, une infime partie de l’immense centre commercial que promet d’être cette ville souterraine. Nous regagnons rapidement l’hôtel, nous endormons, puis sommes réveillés en pleine nuit ( 4 heures 30) à cause du décalage horaire. Nous devons nous lever bientôt, et n’étant plus fatigués, nous levons.

JOUR 2. DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2002.

Nous sommes prêts à 7 heures. Nous regagnons le véhicule puis tentons de sortir de Montréal. C’est en fait très simple, l’autoroute “Ville Marie”, véritable tranchée couverte urbaine de deux fois cinq voies nous mène sur l’autoroute n° 20 en direction de l’Aéroport de Dorval et de Toronto. Au programme aujourd’hui : rejoindre Gananoque, en s’arrêtant visiter en cours de route “Upper Canada Village” et de se reposer le temps d’une croisière sur le Saint-Laurent dans la région des Mille Iles. Nous quittons le Québec et franchissons la -future- frontière avec l’Ontario (Qui sait ? Le premier ministre a promis un référendum sur l’indépendance dans 1000 jours ) à 8 heures. Nous marquons une courte pause sur une aire d’autoroute, ou nous avalons notre premier petit déjeuner “made in America” : oeufs brouillés, saucisses, toasts, chocolat chaud et jus de pomme. Nous arrivons à 9 heures 30 à Upper Canada Village, pour l’ouverture. Ce village reconstitué c’est un peu l’ancien temps en temps réel. Des personnages pittoresques en costume d’époque redonnent la vie à des activités domestiques et agricoles, à l’éducation et aux techniques d’une collectivité rurale du milieu du XIX ° siècle. Nous réglons nos entrées à 30 $, puis débutons par un tour du village en calèche. Ensuite, nous visitons la boulangerie, la fromagerie ( le fromage y est d’ailleurs toujours fabriqué et est vendu aux visiteurs dans la boutique ), une taverne, l’imprimerie, ainsi que le moulin, des ateliers, l’école... Un fantastique travail de reconstitution. A 11 heures nous faisons un tour à la boutique, où nous relevons plusieurs idées de cadeaux. Nous reprenons l’autoroute 401 ( pardon, la “highway” 401 west). Nous arrivons à 13 heures à Gananoque que nous traversons par King Street East. Nous nous rendons à l’embarcadère pour les “Mille Iles“ où nous nous procurons deux billets pour 35 $. Nous naviguerons à bord d’un navire de la Ganaoque Boat Line, pour un circuit de trois heures. Nous prenons place à l’avant du bateau, au pont inférieur du “Gananoque Thousand Islands 2“, et après avoir dégusté un hot dog accompagné de son Pepsi, nous mettons le cap sur la rive américaine du Saint Laurent. En remontant la voie maritime, nous passons sous les portées américaine et canadienne du pont international des Mille Iles. Au bout de 2 heures de navigation nous contournons le château de Boldt, bâtisse réalisée par un richissime expatrié allemand en 1904. Construit sur une île dans les eaux territoriales américaines, nous ne pouvons accoster, faute de visa. Il existe en réalité plus de 1600 îlots, compte tenu qu’il suffit d’un arbre sur six pieds carrés de terre pour faire une île. Certaines maisons sont plus grandes que l’île elle même. Nous sommes de retour sur la terre ferme à 17 heures, et regagnons la voiture, stationnée en plein soleil. Heureusement, la climatisation fonctionne vite et bien, et malgré les 30 degrés, nous nous mettons à la recherche de l’hôtel. Celui-ci est situé au 780 King Street West. Après s’être installés dans la chambre 38 du “Colonial Resort”, où nous constatons une amélioration par rapport à l’hôtel de la veille, avec toutefois une décoration vieillotte, très années trente... Un court moment de repos nous redonne le courage d’aller visiter le centre ville, où nous retirons 500 $ au guichet automatique de la banque Canada Trust. Nous prenons notre dîner chez Kentucky Fried Chicken. Un petit tour de “Gananoque by night” en voiture et nous sommes de retour à l’hôtel. Nous nous endormons vers 21 heures. Nous avons cette fois digéré le décalage horaire.

JOUR 3. LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002.

Le petit déjeuner nous est aujourd’hui offert à l’hôtel. Simple ( Muffins et Thé ) mais sucré et moins lourd qu’hier. Nous quittons Gananoque à 8 heures pour Kingston. Nous traversons cette ville qui fut capitale du Canada de 1841 à 1844 et qui abrite l’ Old Fort Henry, un bastion britannique, restauré en musée militaire. Nous ne le visitons pas, et nous quittons rapidement Kingston, surtout célèbre aujourd’hui pour ses pénitenciers. Les portes en étant bien refermées, nous reprenons la highway 401 en direction de Toronto. Nous marquons une pause à Newcastle peu avant Oshawa pour un plein d’essence chez Esso, le litre de sans plomb coûte 0.70 $ ( soit 3 FRF le litre !!!), la facture s’élève à 30 $. Le déjeuner est pris chez Wendy’s, une chaîne de fast-food encore inconnue en France. La traversée de Toronto est longue et embouteillée, nous avions le choix entre un boulevard parsemé de feux tricolores et la seule autoroute à péage du pays. Si notre choix se révèle économique il est loin d’être le plus rapide. Nous apercevons enfin la CN Tower, la “tour Eiffel” de Toronto et le lac Ontario. Il est 11 H. Une fois sur la Queen Elisabeth Way ( l’autoroute qui relie Toronto aux Etats Unis via les chutes du Niagara ), nous filons vers Hamilton et Niagara on the lake. Sortis de l’autoroute à Ste Catharines, nous sommes immobilisés vingt minutes pour laisser passer un bateau sous un pont levant aux écluses du canal Welland. Niagara on the lake est une petite ville très cosy, très “british”, très touristique aussi, style village “Disneyland“. Nous ne faisons que passer car tout ou presque y est fermé pour cause de fête du travail. Nous empruntons à présent la Niagara Parkway, route touristique surplombant la rivière. Il est 13 heures lorsque nous apercevons enfin les fameuses chutes. Malgré les innombrables parkings, tous complets, et très onéreux de surcroît, nous devons nous résigner à aller stationner à l’hôtel en premier. Le “Ramada Coral Inn” est un hôtel de luxe, situé 7429 lundy’s lane, face à un immense centre commercial, style magasins d’usine. Les prix y sont très intéressants : 80 $ la paire de baskets Nike, c’est moitié moins cher qu’en France. Mais les jours fériés, les boutiques ferment tôt, et il faut faire un choix entre les chutes et les boutiques. La question ne se posant en réalité même pas, nous nous installons dans notre chambre, très spacieuse, avec deux lits doubles. A la réception, nous achetons deux billets de bus (une navette reliant les hôtels aux chutes). La direction des bus n’étant pas indiquée, et notre anglais laissant à désirer, il est aisé d’en déduire que nous nous égarons, et perdons une heure de notre précieux temps. Retrouvant à présent sous une chaleur étouffante notre chemin, nous réglons 25 $ de billets pour le “Maid of the Mist”. C’est une croisière de trente minutes, une véritable séance de brumisateur, à bord d’un bateau équipé de moteurs surpuissants permettant d’approcher au plus près des chutes. Les traditionnels imperméables bleus en PVC nous sont remis, et nous voilà partis pour en prendre plein la vue. C’est tout simplement éblouissant, entre la puissance de l’eau, et la douceur des arcs en ciel, nos émotions nous serrent le ventre. N’étant pas sûrs de la réussite des photos et de la vidéo, nous achetons le très commercial et très touristique guide de Niagara Falls, édition française, pour 10 $. Nous décidons ensuite de prendre un peu de hauteur, depuis la Skylon Tower, tour d’observation en béton armé aussi haute que la tour Montparnasse : 236 mètres. Le prix est raisonnable : 20 $. Les ascenseurs jaunes situés à l’extérieur ne sont pas très rapides et ne procurent aucune sensation. Rien d’impressionnant, donc. Mais cependant, un très bon point de vue du haut de la tour sur les deux chutes, le “fer à cheval” -côté canadien- et le “pipi de chat” américain. Une fois à terre de nouveau, nous traversons le parc Queen Victoria, bordant l’allée - promenade des chutes ; très fleuri, des pelouses d’un vert resplendissant, le plaisir des yeux est à la fête aujourd’hui. Mais peu après, nous arrivons sur Clifton Hill. Une rue à flanc de coteau, bordée de commerces inutiles, d’enseignes tapageuses, de salles de jeux ringardes... Nous ne sommes pas intéressés par la vue de la femme aux quatre seins, ni par l’homme à la tête de gorille ; les boutiques de souvenirs attrape-touristes non plus, et aucun restaurant digne de ce nom à vingt cinq kilomètres à la ronde. Nous nous résignons à dîner chez Burger King (Mc Do en pire... si, si, c’est possible !). Une longue marche s’en suivra pour trouver l’arrêt de la navette bus... et pour digérer ! Nous sommes de retour à l’hôtel à 20 heures.   JOUR 4. MARDI 3 SEPTEMBRE 2002.

Dès 8 heures, nous sommes debout afin de retourner à Niagara on the lake pour y voir ce que nous n’avions pas pu la veille. Nous optons pour un petit déjeuner dans une ambiance très cosy et servi à la table : pankakes et sirop d’érable ( maple syrup ), accompagnés de chocolat chaud. Le tout pour 15 $, car contrairement aux fast food, le service n’est pas compris. Il faut systématiquement ajouter 15 % à la note. Avec les taxes ( fédérales et provinciales ) de 15 % elles aussi, et ce sur tous les produits -l’équivalent de notre TVA-, le prix affiché en vitrine grimpe aussitôt d’un tiers. C’est un réflexe à prendre... Nous rejoignons donc l’autoroute QEW, et arrivons à 11 heures 30 dans la métropole canadienne. Nous tentons de stationner au parking situé sous la CN Tower afin d’en faire l’ascension, mais les tarifs prohibitifs dudit parking nous incitent à faire marche arrière, et ce avec la complicité du sympathique gardien -antillais- du parc de stationnement. Nous atteignons sans mal l’hôtel “Quality” situé 111 Lombard street, en plein centre ville, perpendiculaire à Yonge street, l’artère principale de Toronto. Nous nous y installons après avoir réglé 30 $ de frais de parking pour 48 heures. La chambre, n° 510 est très classe, le niveau de qualité s’améliore de jour en jour ! Nous repartons aussitôt pour le quartier du port, où nous visitons la gare, jetons un oeil sur le royal York hôtel, un de ces palaces construits au début du siècle par la compagnie ferroviaire Canadian National ( CN ) à l’image du château Laurier d’Ottawa et du Frontenac à Québec. Nous voici à présent au pied de la CN Tower, la plus haute structure autoportante du monde : 553 mètres d’altitude, érigée en 1970. Les billets ; comprenant l’ascension en ascenseur panoramique, l’accès au plancher de verre, et au “Skypod”, le point d’observation le plus haut du monde, situé à 447 mètres, l’équivalent de près de 150 étages ; nous reviennent à 50 $. Après un passage sous des portique de détection de métaux et une désinfection en règle, on nous invite à une prise de vue très commerciale. Nous n’achèterons pas la photo. L’ascenseur n°3 nous mène en quelques secondes à l’étage du plancher de verre (346 m), sur lequel peu de visiteurs osent s’aventurer ! Effectivement, il ne faut pas avoir le vertige ! Du Skypod, nous apercevons toute l’immensité de Toronto, du lac Ontario, véritable mer intérieure... et les piétons, de la taille d’une fourmi. Faisant confiance au guide “Voir”, nous suivons à présent leur itinéraire de découverte de Toronto “pas à pas”: le Skydôme, sorte de Palais Omnisports de Bercy à la sauce nord-américaine, puis le port. Nous prenons le Tramway, mais pour une seule station seulement, car contrairement à Paris, on ne peut acheter au Canada des titres de transport qu’en fournissant l’appoint ! Aucun rendu de monnaie n’est effectué par le personnel, dont la priorité est le respect des règles de circulation routière, donc la sécurité. N’ayant pas les 4.50 $ réclamés, le traminot nous invite à redescendre. Nous nous dirigeons donc vers le centre ville, à pied. Mais la chaleur et le lointain petit déjeuner réveillent notre soif et notre faim, et nous mettent à espérer rencontrer un Mc Do le plus vite possible ! Quelques minutes plus tard, face à l’Art Gallery of Ontario que nous avons prévu de visiter ensuite, un centre commercial nous ouvre ses portes. A l’intérieur, le système “américain”, pour une fois très sympa : toutes les enseignes de restauration rapide ( du traiteur chinois au Mc do en passant par la pizzeria ) autour d’une place où est aménagée la salle de repas. Chacun peut donc manger différemment et selon ses goûts, mais à la même table ! Assoiffés et déshydratés ( presque !) nous avalons un triple menu big mac avec son litre de coca, puis visitons ensuite l’AGO. Ce musée possède une collection très riche, notamment de sculptures ( une salle entière est dédiée à Henry Moore ), mais aussi, et cela fut une révélation, une impressionnante collection d’art canadien, dont le Groupe des Sept -Tom Thomson et Lawren Harris entre autres- traduisant à merveille des scènes de paysages canadiens. L’art inuit y est également présent, à travers des objets symbolisant la vie quotidienne, et un étage est consacré à l’art européen, essentiellement contemporain, avec une exposition temporaire sur Duchamp, et le courant “dada”. Une fois la visite à notre rythme terminée, nous nous rendons à la librairie du musée, avec l’espoir -vain- de trouver un ouvrage sur la collection permanente. Nous nous promenons ensuite à Nathan Philip Square et descendons visiter une station de métro. Le métro de Toronto ressemble à celui de New York, mais ce qui nous frappe le plus, c’est la discipline des usagers. Taux de fraude zéro, mendicité zéro, les gens font même la queue pour accéder chacun son tour aux quais : pas de bousculades ; très propre également, on croit rêver ! Aucun de doute, nous ne sommes pas à Barbès. Dehors, nous apercevons l’hôtel de ville, datant des années 1960, mais au style architectural tellement précurseur, qu’il semble aujourd’hui encore, neuf. Il est composé de deux tours curvilignes, mélanges de béton et de verre. Face à lui, son prédécesseur, édifié au XIX ° siècle. La fin de journée approchant, nous nous rendons à Eaton Center, un des plus grands centres commerciaux du monde ! Boutiques, grands magasins, restaurants et services à profusion. Un dîner allégé chez Mc Do, puis nous sommes de retour à l’hôtel, fatigués, mais devant reprendre des forces pour le lendemain!

JOUR 5. MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002.

Nous prenons notre petit déjeuner très copieux dans la salle de restauration de l’hôtel, puis à 9 heures, regagnons la station de métro Queen Street où nous achetons deux passes à la journée pour 15 $. A Toronto, pour éviter une trop grande affluence aux heures de pointe, les titres “touristiques” ( 1 jour ou 3 jours ) ne sont utilisables qu’à partir de 9h30. Très bonne idée là encore, mais qui nous oblige à rejoindre Queen’s Park à pied. Situé derrière le parlement d’Ontario, masse de grès rose datant de 1893 qui symbolise l’importance de la province au sein de l’empire britannique. Une imposante statue d’Edouard VII trône dans le parc, où de charmants petits écureuils se promènent en toute quiétude. A 10 heures précises, nous sommes présents pour l’ouverture du ROM, le Royal Ontario Museum, le “Louvre” canadien, démesurément grand, et pour lequel un mois jour et nuit, ne suffirait sans doute pas pour tout voir consciencieusement. Les deux entrées nous reviennent à 35 $. Au deuxième étage, figurent des oeuvres d’art européennes, ainsi que les salles d’expositions temporaires. Une gigantesque galerie nous fait découvrir les sciences de la vie au premier étage, avec l’imposante galerie des dinosaures et une grotte de chauves souris. Les techniques d’animations utilisées sont telles que l’on se croirait à Jurassic Park ! De nombreuses salles d’art asiatique jalonnent le rez-de-chaussée avec une cour dédiée aux sculptures chinoises. Après 3 heures de visite, estimant avoir vu ce qui nous intéressait, nous sortons pour aller au Bata Shoe Museum. Ce musée de la chaussure renferme une extraordinaire variété de modèles. Outre les chaussures -uniques- réalisées à la demande de Marylin ou d’Elton John, on se rend surtout compte de l’influence des inuits et des amérindiens dans le travail du cuir... Peu après, repas au Mc Do de Bloor street, puis nous prenons le métro jusqu’à la station Pape, où nous empruntons la ligne de bus n° 25 pour nous rendre à l’Ontario Science Center. Pour 25 $ nous avons droit à la copie conforme ( à moins que ce ne soit la France qui ait copié !) de la cité de sciences de la Villette. Les mêmes expériences interactives sur la terre, l’espace, le corps et les lois physiques, cependant très bien conçu. Bref un savant mélange de palais de la découverte et de la Villette. Nous en profitons pour nous amuser un peu, en voyant ces enfants les cheveux dressés sur la tête grâce à l’accélérateur de Graaff. Une fois de retour au centre ville, nous repartons à pied, tramway et métro à la découverte des quartiers inexplorés de la ville. Le quartier chinois, tout d’abord, véritable ville dans la ville, une Chinatown de 250000 habitants, 6 % de la population. Nous avons momentanément quitté le Canada pour Hong Kong, nous cherchons la star !!! Le quartier jouxte celui de Kensington Market, le Barbès de Toronto, cosmopolite et plein d’activité. Les boutiques de vêtements d’occasion côtoient l’épicier pakistanais. Les odeurs y sont fortes, celles de poisson pourri et de fruits exotiques trop mûrs chatouillent nos fragiles estomacs. Nous retournons donc finir la journée dans Eaton Center, car la ballade initialement prévue à Ontario Place est impossible, c’est fermé pour cause de rentrée scolaire ! Suit le dîner chez KFC où nous dégustons enfin quelque chose d’original : un Twister Combo, plat Tex - Mex arrangé à la sauce fast-food. Nous allons nous coucher pour notre deuxième nuit à l’hôtel Quality.

JOUR 6. JEUDI 5 SEPTEMBRE 2002.

Comme hier, le petit déjeuner est offert par l’hôtel. Jus de pomme et d’Orange, muffins, toasts beurrés et confiture, banane, c’est copieux et cela nous permettra de tenir avant le repas de midi. Quelques embouteillages à la sortie de Toronto ne nous empêcherons pas de regagner la highway 401 puis d’arriver aux portes du Zoo pour 9 heures. Effectivement, nous y serons les premiers ( à 8 h 50 ), et, de ce fait les péagers du parking n’étant pas encore à leur poste, nous économiserons les frais de stationnement. Une fois s’étant acquittés des droits d’entrée au zoo à 35 $, nous sommes accueillis par un bénévole du parc qui nous félicite d’être si matinaux pour venir visiter un zoo. Il nous invite à nous rendre tout d’abord voir les koalas, éveillés seulement 3 heures par jour, et en l’occurrence, en ce moment. Ce zoo est immense, magnifique, et les superlatifs ne manqueraient pas pour le qualifier. Il est organisé en quatre grandes sections, dont la visite de chacune dure environ 2 heures. La faune eurasienne tout d’abord ou nous remarquerons des kangourous, des chameaux et des tigres en quantités impressionnantes, mais surtout bénéficiant d’un espace remarquable. La seconde partie est consacrée aux Amériques, où les bisons côtoient les ours, et les lamas. Une excursion dans la forêt canadienne ensuite, qui nous permettra de voir des loups blancs comme jamais nous n’en avions vu. Puis, la savane africaine, véritable invitation au safari, mise en scène dans un décor époustouflant, où lions, éléphants, gorilles, zèbres et rhinocéros s’épanouissent en toute quiétude, tant les moyens dont disposent le zoo leur permettent de vivre comme dans leur milieu original. Le zoo de Toronto est sans aucun doute l’un des plus grands et des plus beaux du monde. Nous en terminerons la visite enchantés vers 13 heures, en espérant pouvoir y revenir un jour, tant ce zoo surclasse tout ce que nous avions pu voir se réclamant de zoo, tel celui de Vincennes, dont nous invitons les dirigeants à se rendre à Toronto, pour prendre conscience de la souffrance qu’il font endurer à leurs animaux en parquant par exemple un éléphant dans un enclos de 100m ! Nous regagnons à présent la voiture puis l’autoroute nous fait à nouveau traverser les régions et paysages découverts le deuxième jour de notre périple, et aux alentours de Kingston, nous nous arrêtons pour déjeuner chez Wendy’s. Le repas -doit-on préciser qu’il s’agit d’un énième fast-food ?- nous revient à 15 $, et le plein d’essence dans la Chevrolet à 30 $ chez Esso. Nous mettons désormais le cap sur Ottawa, la capitale fédérale. La highway 416 nous mène en plein centre ville, et nous atteignons l’hôtel “Capital hill”, à 17 heures 30. C’est un hôtel de luxe, un quatre étoiles à deux pas de la colline du parlement, et une suite (un véritable appartement, avec chambre, séjour, cuisine, salle de bains et toilettes ), la n° 702 nous est proposée. C’est sans conteste la meilleure chambre depuis le début. Une fois rafraîchis, nous sortons faire un tour de ville à pied, voir notamment le Canal rideau, voie d’eau artificielle qui rejoint le Saint Laurent à Kigston à la rivière des Outaouais ( Ottawa river ), en traversant la dite Capitale. Un grand centre commercial le longe et porte son nom ( rideau center ), et de part et d’autre de la rue rideau, le quartier très animé de Byward Market. Un peu d’histoire, Ottawa, s’appelait autrefois Bytown, du nom du colonel By, chargé de la construction du canal en 1826. C’est seulement en 1855 que la ville changera définitivement de nom. Byward Market, tirant son nom du même colonel By, est en fait le centre névralgique de la ville. Bureaux et commerces, marché et restaurants, où une foule cosmopolite et multi-culturelle se côtoient. C’est surtout à cet instant que nous nous sommes retrouvés “en France” ! Enfin, en territoire francophone. Tout est inscrit en deux langues. Partout. Pour les noms de rues, cela donne notamment “Rue Rideau Street”. Nous continuons notre ballade jusqu’au pont Alexandra, qui franchit Ottawa river, et en fait relie l’Ontario au Québec. De là, superbe vue sur les édifices du parlement d’un côté et sur Hull et son musée des civilisations de l’autre. De magnifiques pistes cyclables jalonnent les rues, les bâtiments officiels ( musées, ambassades ) sont tous de splendides réalisations architecturales ; bref, Ottawa est une ville qui nous plaît. Décidant de faire confiance au “guide du routard”, nous dînons au restaurant “Mama Grizzis”, restaurant italien situé dans une cour intérieure au cadre raffiné et à l’ambiance détendue en plein coeur de Byward Market. Le repas est néanmoins très moyen, pour une facture est de 30 $, taxes et service compris. Nous nous offrons une petite glace en cornet chez un glacier fabricant, puis nous regagnons l’hôtel, car il fait soudain très froid. Plus de 25° la journée, moins de 10° en soirée, bonjour l’amplitude thermique !

JOUR 7. VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 7 heures, nous partons pour la colline du parlement. Mais il fait décidément trop froid, et nous faisons demi-tour vers l’hôtel pour s’habiller plus chaudement. Nous profitons de ce contre-temps pour retirer de nouveau 500 $ au guichet automatique de Canada Trust. C’est donc munis de pulls que nous visitons le Parlement, et plus particulièrement le Sénat. Malheureusement, les visites sont guidées, et nous nous retrouvons au sein d’un groupe de Français dont les états d’âme de certaines sur les coiffes de la Reine d’Angleterre, et les conversations philosophiques de certains sur l’ordre dans lequel sont votées les lois ( Sénat avant Chambre des députés ), nous exaspèrent, et nous confortent dans notre choix d’avoir évité le “tour organisé en autocar” ! Nous apercevons cependant brièvement le trône d’Elisabeth II, ainsi qu’une mini exposition sur la bibliothèque du parlement. La visite était gratuite et en Français, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Ne nous plaignons pas. Une courte pause le long des écluses du Canal Rideau, et nous mettons le cap sur le musée des beaux arts du Canada, LE musée d’Ottawa. Nous y déjeunons à la cafétéria puis entamons la visite. Il s’agit d’un musée national, donc la visite des collections permanentes est gratuite. Nous débutons par le deuxième étage, entièrement dédié à l’art contemporain. Nous y découvrons notamment les oeuvres de Claude Tousignant, les couleurs et le style de Mondrian, mais avec des cercles. Le premier étage, présente la plus importante collection d’art canadien au monde, avec entre autres plusieurs salles pour le fameux Groupe des Sept découvert à Toronto, et le célèbre tableau de Tom Thomson, “le Pin de Banks”. Nous traversons rapidement ensuite les fastidieuses salles sur l’art européen du moyen-âge et de la renaissance -ce n’est pas notre tasse de thé- pour nous rendre au sous-sol, réservé à l’art inuit. Leurs sculptures représentant des scènes de pêche, de chasse et des animaux sont pures et traduisent à merveille leur vie quotidienne. Réellement enthousiasmés par cette visite, nous achetons le guide du musée. De retour dans Byward Market, nous retournons rendre visite au glacier. Ayant fait le tour des découvertes au centre ville, nous préférons aller nous reposer un peu, tant nos jambes commencent à souffrir. Nous annulons la visite initialement prévue au musée des sciences & technologies, de crainte de retrouver les expositions présentées à l’Ontario Science Center et de fait... à la Villette ! A 16 heures, bien reposés, nous voilà partis -à pied- pour Hull, de l’autre côté de la rivière, afin de visiter cette ville qui abrite, outre le musée canadien des civilisations, l’université du Québec. Hull sera pour nous une grosse déception. Trois pauvres bars sur une misérable place bordée d’immeubles en brique rouge pour seul véritable intérêt. Cette place s’appelle la “place Aubry“, aucun rapport avec notre Martine nationale, si ce n’est la beauté des lieux, comparable aux faubourgs de sa cité Nordique ! Nous y verrons également des prostituées, des maisons construites à la va-vite dans le style “ruée vers l’or” de Lucky Luke... Il ne manque plus que les Dalton ! Non, franchement, pas de quoi y consacrer du temps, nous revenons sur nos pas. Nous terminerons la journée dans Rideau Center, où nous achetons quelques pellicules et autres gourmandises chez “Drug Mart”. Le dîner s’effectue ce soir chez Burger King, leurs “Whooper” sont toujours aussi infects. Seconde nuit à l’hôtel Capital Hill.

JOUR 8. SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 8 heures, nous procédons à l’habituel “check out”, ce qui signifie rendre les clefs de la chambre et régler les “extra” ( téléphone, parking) -et traduit en Français à la sauce Québec “avez vous checké ?”-! ; réglons donc les 25 $ de frais de stationnement pour les deux jours, et partons pour le Québec. Le musée des civilisations au programme aujourd’hui n’ouvrant ses portes qu’à 10 heures, nous nous rendons au Casino de Hull, où nous prenons notre petit déjeuner. Il nous en coûte 10 $, puis partons à la découverte de l’immense salle des machines à sous, surplombant le lac Leamy. Le casino, récemment ouvert à proximité d’un hôtel Hilton, est une véritable invitation au jeu... Nous retournons à présent au Musée Canadien des Civilisations, première “attraction culturelle du pays” selon la formule consacrée. Les deux entrées nous reviennent à 15 $. Nous débutons par la Grande Galerie, ornée de totems amérindiens, et donnant accès à la visite de plusieurs reconstitutions d’habitations amérindiennes et inuits. Une exposition d’art inuit nous permet d’approfondir nos découvertes d’hier. Au premier étage, le musée est divisé en plusieurs univers : il abrite tout d’abord le musée de la Poste Canadienne, laissant une large part à l’histoire de la Vente par correspondance ; et exposant la totalité des timbres canadiens depuis l’origine de la confédération. Plus loin, c’est le monde des enfants, car nous pénétrons dans l’antre du “musée des Enfants”, dans lequel les parents en visite peuvent laisser leurs bambins s’instruire et se divertir sous la surveillance d’animatrices. Cela nous fait -encore ?- penser à la cité des enfants de... la Villette ! Trois expositions temporaires se partagent le reste de la surface : une sur les Vikings, premiers explorateurs du Canada, une autre sur l’art islamique à travers le monde, puis une dernière sur le rayonnement de la musique francophone, laissant toutefois une large part aux musiques franco-africaines. Le clou de la visite se situe au deuxième étage du bâtiment : la salle du Canada. Une journée de visite à elle seule, toute l’histoire du Canada expliquée, décortiquée, montrée à travers expositions, documentation et reconstitutions... Les caméras vidéo n’y étant pas interdites, nous en garderons des images sur bande. Nous achetons ensuite le guide du musée et déjeunons à la cafétéria. Nous prenons désormais la route pour Trois Rivières, capitale de la région touristique de Mauricie non sans avoir réglé 10 $ pour le parking sous le musée. Pas d’autoroute aujourd’hui, mais les routes 148, 158 et 138, ce qui nous permet de contourner Montréal, et de traverser de somptueux paysages. C’est après un nouveau plein de carburant chez Esso pour 40 $ que nous arrivons à 17 heures 30 à l’hôtel Gouverneur de Trois Rivières. Une fois installés, nous partons pour un tour de ville à pied, où nous découvrons le port et la jetée le long du Saint Laurent, la vieille ville et les rues commerçantes très animées en ce samedi soir. A la recherche d’un restaurant, nous nous arrêtons chez Subway, qui propose d’étranges “Sous-Marins” ( traduisez des sandwiches ), proposés en deux tailles (6 et 12 pouces ), et agrémentés de sauce “dijonnaise” ( de la simple moutarde !). Repas original qui nous satisfait tant cela change des McDo... De retour à l’hôtel, nous ne pourrons goûter aux joies de la piscine, celle-ci étant fermée car non chauffée. Courte nuit de repos. Demain, il faut se lever tôt !

JOUR 9. DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002.

Exceptionnellement, nous nous levons à 5 heures 30. Ayant “checké” à l’hôtel, nous empruntons l’autoroute 55 qui se transforme plus loin en route 155. Nous nous arrêtons déjeuner chez... Mc Do, à Chambord. Cette route est splendide : une succession de rivières, de lacs et de forêts où nous admirons enfin ce fameux “été indien”. Des étendues d’arbres à perte de vue offrant toute la palette de jaunes, d’oranges, de rouges et de verts possibles et inimaginables. Du grand spectacle ! Du grand désert aussi, plus de 130 kilomètres sans le moindre village, sans la moindre habitation : des forêts, de l’eau, et des animaux sauvages. La nature dans toute sa splendeur ! Nous arrivons à Val Jalbert à 10 heures. Il s’agit d’un village fantôme, car déserté en 1927. En effet, situé près de la chute Ouiatchouane qui alimentait une usine de fabrication de pâte à papier ( une pulperie ), le village n’était habité que par les familles des employés de la compagnie. Celle-ci, concurrencée par l’arrivée de pâtes à papier chimiques provenant d’Allemagne sur le marché, elle périclita et fit faillite en 1927. Tout le personnel dût alors quitter les lieux pour aller trouver du travail ailleurs. Restauré progressivement depuis quelques années, le village se visite, soit à pied soit avec un petit bus, et nous permet de voir l’école, les maisons, les magasins, et l’usine. Une partie d’entre eux sont reconstitués, une autre laissée en l’état de quartiers-fantômes. Derrière les bâtiments de la pulperie, un téléphérique permet l’ascension au dessus de la chute, d’où un belvédère offre un panorama exceptionnel. Nous redescendons à pied les innombrables marches puis nous dirigeons vers Roberval. Installés à l’hôtel “Château” ( qui n’a rien d’un château mais offrant néanmoins un accueil, un confort, et une piscine intérieure remarquables ) à midi, nous déjeunons chez PFK. Eh oui, au Québec, on ne parle pas Anglais. Pas un mot ! La chaîne de fast-food KFC (pour “Kentucky Fried Chicken”) pourtant présente en France sous ce nom, à du se plier aux exigences de Québec et... se nommer PFK (pour “ Poulet Frit à la Kentucky”). Si, si ! Après ce repas, où nous constatons à quel point l’obésité fait des ravages dans ce pays... nous nous dirigeons vers Saint Félicien, pour la visite du Zoo Sauvage. Pour 35 $, c’est un concept inédit de visite d’un zoo. Pour une fois, les animaux sont en liberté et les humains en cage. Thoiry, mais sans le côté “réserve Africaine”. Seuls les animaux composant la faune canadienne se retrouvent dans ce zoo. La visite, intitulée “les sentiers de la nature”, s’effectue en petit train, grillagé, avec lequel on part pour 1 heure 30 de safari canadien. Seul hic, il se met à pleuvoir, nos premières gouttes du voyage. La visite, commentée, est passionnante, jamais nous n’aurons côtoyé des Ours, des Orignaux, des Caribous, des Bisons et des Chiens de prairie d’aussi près. Jamais nous n’en avions vu autant ! Les animaux sont en réelle liberté, seules des zones de non-prédation ont été aménagées afin d’éviter que ces chers animaux ne se mangent entre eux. Mais pendant ce temps, l’orage redouble d’intensité, et une fois le circuit en train terminé, nous courons trouver refuge au restaurant pour une pause “séchage des vêtements” dans les toilettes... Nous profitons d’une petite accalmie pour poursuivre la visite à pied, puis retournons à la voiture à 16 heures. Nous nous dirigeons donc vers Mashteuiatsh, village où vit une communauté amérindienne, (des Montagnais) et abritant un musée. Le retour sur Roberval a été contrarié par une longue attente à un passage à niveau, passage sur lequel le convoi a déraillé lors de son passage. Du jamais vu ! S’agissant d’un train de marchandises, et au vu de sa longueur, les opérations de levage, et de déblaiement ne pouvant intervenir que le lendemain, nous avons du faire demi-tour. C’est après des tours et des détours par des chemins et des routes caillouteuses que nous avons retrouvé notre hôtel. Un supermarché, IGA, ouvert 7 jours sur 7, jouxtant l’hôtel, nous y avons fit quelques emplettes. Après une baignade dans la piscine et le bain tourbillonnant, nous avons dîné chez Mc Do, une fois de plus.

JOUR 10. LUNDI 9 SEPTEMBRE 2002.

Nous nous levons à 7 heures, et partons pour Chicoutimi, la métropole de la région Saguenay / Lac St Jean. La route 169, longe le Lac Saint Jean, une mer intérieure dont on ne voit pas l’autre rive... A Chicoutimi, ville qui compte soi-disant 60 % de femmes - dont une grosse part est inévitablement célibataire !-, nous visitons le vieux port et le marché des halles. Nous nous rendons au point “infotouriste“, où l’on nous remet un plan de la ville, puis nous entamons un ballade matinale rue Racine, la rue commerçante et vivante de la ville. Un petit déjeuner sucré chez Subway, puis nous reprenons la route, la 172, sur l’autre rive. Nous longeons à présent le fjord du Saguenay, où nous admirons de nouveau des paysages se fondant dans un décor magnifique. Un plein d’essence à 20 $ avant une nouvelle traversée de désert ( 100 kilomètres sans la moindre activité ), puis nous effectuons un petit détour pour traverser Ste Rose du Nord. C’est un petit village de pêcheurs, tout à fait dans le style “breton”. Nous arrivons à Tadoussac à midi. Nous nous installons chez Georges, (c’est le nom du motel ) où l’accueil est irréprochable. Nicole, l’hôtesse, nous propose de réserver pour nous, et sans frais, notre croisière aux baleines de l’après-midi. Pour 120 $, nous allons approcher les baleines à bord d’un zodiac. Rendez vous est donné à la marina pour la préparation à 13 heures 30 chez AML croisières. On nous prête deux combinaisons de survie, ainsi que deux pantalons imperméables, que nous enfilons avant d’embarquer sur notre zodiac jaune, petit bateau pneumatique sur lequel peuvent monter une vingtaine de personnes. Nous sommes pourtant chaudement couverts, mais le brouillard sur le fjord et le grand froid au large ( les baleines se plaisent dans une eau entre 0° et 5° ) commencent à nous geler... Dans l’ordre, Rorquals, Bélugas et quelques Phoques se succèdent à l’horizon. Les téléobjectifs sont braqués sur l’eau, et les caméras vidéo attendent l’instant T pour immortaliser les sorties hors de l’eau des plus gros mammifères au monde. C’est la “séquence émotion” du voyage ! Le clou du circuit. Trois heures de pur plaisir ( malgré le grand froid et les besoins naturels insatisfaits ). Une fois revenus sur la terre ferme, nous approfondissons nos connaissances du monde marin, en visitant le CIMM (Centre d’Interprétation des Mammifères Marins ). Nous poursuivons notre ballade dans Tadoussac, paisible bourgade de 750 habitants, en découvrant tour à tour la maison Chauvin, qui fut le premier poste de traite des fourrures au Canada - datant du 17ème siècle- ; et la “chapelle des indiens”, petite église en bois, qui fut, elle aussi la première chapelle chrétienne en Amérique, symbole du “travail” effectué par ces religieux colons... De retour à l’hôtel, après un bref repos devant le journal télévisé de Daniel Bilalian grâce à TV5, nous soupons au restaurant du motel... Escargots, Crevettes, Homards et Noix de pétoncles, le tout, agrémenté de vin blanc et de desserts. Enfin de la grande cuisine... mais elle a un prix ! 65 $, service inclus. Nous nous endormons ensuite pour notre première nuit avec du chauffage dans la chambre.

JOUR 11. MARDI 10 SEPTEMBRE 2002.

Le départ d’aujourd’hui ne se fera pas par la route, mais en bateau. En effet, à Tadoussac, la route 138 s’arrête sur un embarcadère, où les voitures montent à bord d’un bac. Le fameux “traversier”, bateau passeur de son état, gratuit, et qui relie la rive nord du Saguenay à la rive sud, à Baie Sainte Catherine. Vingt minutes, embarquement et débarquement inclus, et nous voici enfin dans la fameuse région touristique de Charlevoix, où la 138 offre un panorama format cinémascope derrière le pare-brise. Après un petit déjeuner chez Subway à La Malbaie, nous effectuons un détour par la route 362 et “les éboulements” pour longer de plus près le Saint Laurent. Nous arrivons à un rythme de croisière à Baie Saint Paul, puis nous dirigeons vers Beaupré. Sainte Anne de Beaupré est la plus importante cathédrale d’Amérique du Nord, lieu de pèlerinage de tous les catholiques d’outre Atlantique, c’est le Lourdes local, avec béquilles et autres fauteuils roulants laissés pour preuve de guérison ! Nous repartons par la route dite de la “nouvelle France”, la Voie Royale, empruntée par les Français au seizième siècle. Celle-ci nous conduit au parc de la chute Montmorency. Moins impressionnante que Niagara, elle est toutefois plus haute, et surtout mise en valeur dans un cadre et un décor “protégés”, loin de toute animation festive. Après avoir photographié et filmé ce qui nous impressionnait depuis notamment le pont suspendu, nous terminons cette visite par une ballade dans le parc. N’ayant pas trouvé la route 369 censée nous conduire à Wendake, nous nous retrouvons en plein centre de Québec. Nous décidons d’aller nous installer préalablement à l’hôtel, situé rue St Vallier Ouest. Certes dans Québec, mais à 20mn en bus du centre historique, et de plus dans un quartier populaire et peu engageant. Néanmoins, le parking est gratuit, et surtout, l’accueil est irréprochable. La réceptionniste nous a formidablement reçus, puis elle s’est momentanément transformée en guide touristique, sortant de son bureau plans, cartes et guides, afin de nous expliquer que voir, que faire, et comment le faire ! Après installation dans une chambre dont l’état et le confort ne resteront pas gravés dans nos souvenirs, nous partons pour Wendake en suivant ses conseils. Wendake est une réserve Amérindienne où vivent des Hurons Wendat, communauté vivant à l’origine dans la région des grands lacs, mais chassés par les Anglais, et confinés là par les jésuites Français. Leur village ressemble à tout autre, avec pour seul signe distinctif les panneaux de nom de rues en bois. Wendake (prononcer wen‘-da-ki), abrite surtout un site traditionnel huron, avec restaurant et boutiques. L’entrée est à 20 $ pour deux, et le repas, copieux et composé de soupe, de viande de bison et brochettes de caribou, accompagné de maïs et d’un succulent dessert arrosé de crème d’érable, nous revient à 40 $. C’est sans doute le repas qui nous aura le plus plu de ce voyage. Un guide -huron- nous a été ensuite attribué afin de suivre la visite du site, passionnante où nous avons appris les modes de vie ancestraux et l’histoire des premières Nations, racontés par des autochtones. Nous avons ensuite procédé à de nombreux achats dans leur boutique, l’argent revenant intégralement à la communauté, les objets étant fabriqués sur place, et le tout hors taxes, les “autochtones” n’étant pas soumis à l’impôt. Une fois de retour à l’hôtel, nous sommes allés acheter quatre tickets de bus à l’épicerie et avons pris le bus n°1, le seul desservant ce quartier au rythme d’un par heure ! C’est sous la pluie que nous découvrons le vieux Québec, et la météo en annonce aussi pour demain. Aïe ! Une fois nos repères pris pour la “vraie” visite prévue demain, nous allons retirer nos derniers 500 $ à la banque Desjardins, puis allons dîner chez Subway. De nouveau une ballade de Québec “by night” dont nous profitons car la pluie s’est arrêtée. Nous restons sans voix devant l’imposant château Frontenac, illuminé. C’est avec nos têtes remplies de ces images que nous retournons à l’hôtel.

JOUR 12. MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2002.

Le réveil ce matin se fait d’une part en écoutant la pluie fouetter la fenêtre, et d’autre part en regardant à la télévision des images déjà diffusée en boucle un an plus tôt. Nous quittons donc la chambre vers 8 heures 30 pour aller prendre le petit-déjeuner. Celui-ci sera “familial” dirons nous tant le manque de professionnalisme des patrons se fait sentir. Toasts beurrés, beurre d’arachide et jus d’orange très moyens, comme l’hôtel d’ailleurs. Nous retournons à l’épicerie acheter de nouveau 4 tickets de bus, puis attendons le bus n°1, sous une pluie battante. Imperméables et parapluies sont de rigueur. Arrivés quelques minutes en avance devant le Musée de la Civilisation, nous attendons patiemment l’ouverture à 10 heures en compagnie de nombreux touristes pour qui le musée sera le refuge d’une journée pluvieuse. Les deux entrées nous reviennent à 25 $. Le musée est constitué d’expositions temporaires, et, c’est là tout son intérêt, on peut en faire la visite chaque année, on ne reverra jamais la même chose. Chaque exposition est très riche, et la plus importante en cette fin d’été, est consacrée aux Cow-Boys. Leur histoire, leur mode de vie, le cheval, les selles, les vaches, les cow-boys au cinéma et en bande dessinée ; tout y est. Ensuite, nous ne faisons que passer dans une salle dédiée à la chasse et la pêche au Canada, véritables sports nationaux. A l’étage supérieur, nous découvrons un projet sur le satellite du futur, sorte de message laissé par les humains du XXI ème siècle à nos éventuels survivants dans 50000 ans. Ce satellite reviendra donc sur terre en 52002 ! Plus tard, nous visitons “Mémoires”, espace représentant le souvenir au Québec. Qui sommes nous? D’où venons nous? Quelle est notre histoire? Nous apprendrons ainsi que la devise figurant sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures “Je me souviens”, correspond à ce devoir de mémoire historique inculqué à chaque Québécois. Nous terminons notre visite par deux expositions plus courtes, la première, sur le droit à la différence des handicapés. Il faut reconnaître qu’à leur sujet, la Canada a une longueur d’avance sur les pays européens. Dans chaque lieu public, des rampes pour fauteuils, des ascenseurs, des aires de repos... Nous nous dirigeons enfin vers l’ultime salle, celle sur l’histoire des premières nations, Amérindiens et Inuits, où nous ne nous attarderons pas, ayant déjà beaucoup appris à Hull et à Wendake. Désirant manger sur place à la cafétéria, nous aurons la désagréable surprise de constater après avoir fait la queue, qu’ils n’ont plus de plats chauds à servir... Déçus, nous quittons ces lieux, affamés ! Nous repartons à pied et toujours sous la pluie en direction de la ville haute à la recherche d’un restaurant. Nous trouverons “Mikes”, sorte d’Hippopotamus local, dans lequel outre un plat copieux et appétissant à base de boeuf, nous ingurgitons avec gourmandise de savoureux desserts glacés. La note, de 40 $ se révèlera correcte. De 15 heures à 17 heures, nous effectuons de nouveau un tour de ville pédestre où nous tentons de photographier et de filmer ce qui peut l’être à travers les gouttes. La citadelle, le Château Frontenac, les remparts, la promenade des gouverneurs, la terrasse Dufferin (les “planches” de Québec ), le quartier du petit Champlain, la basilique Notre Dame, sans oublier la place Royale et une ascension en funiculaire. Le tout, très “vieille France”, trop (?) propre, et éminemment touristique ! La place du tertre à Montmartre en plus classe... cela donne une idée. Nous sommes de retour à l’hôtel à 18 heures, achetons de quoi dîner dans la chambre à l’épicerie, puis débutons une soirée télé au lit... Mais vers 20 heures, la pluie ayant cessé, et un splendide coucher de soleil faisant son apparition, nous décidons de retourner, en voiture cette fois, s’offrir un dernier tour de Québec la nuit. Nous alimentons la Malibu de 20 $ de carburant, trouvons une place de stationnement gratuite sur le vieux port, puis tentons quelques prises de vue de nuit dans la vieille ville. Heureux de cette ultime sortie, nous allons cette fois dormir, pour de bon.

JOUR 13. JEUDI 12 SEPTEMBRE 2002.

Cet “hôtel du Nord” est vraiment bas de gamme et familial. On se demande comment ils ont obtenu leurs 3 étoiles... Enfin, nous quittons les lieux peu après 7 heures pour rejoindre Montréal. L’autoroute 40 ouest, est le chemin le plus rapide pour y parvenir, 3 heures non-stop rythmées par un “zapping” radio où l’on aura eu droit à l’intégrale Céline Dion ! Nous arrivons à 11 heures boulevard René Levèsque, où nous nous faisons poliment éconduire de l’hôtel Travelodge car nous arrivons trop tôt. Nous sommes quittes pour payer un parcmètre Bd St Laurent jusqu’à midi. Nous effectuons un petit tour du vieux Montréal. Après un court repas chez Mc Do pour 15 $, nous découvrons la basilique Notre Dame, l’Hôtel de Ville et le Château Ramezay. A midi, nous prenons enfin possession d’une place de parking souterrain et de notre chambre, toujours au 7ème étage, et toujours aussi petite. Nous repartons illico pour le musée des beaux arts, avec un détour par la gare centrale, une incursion dans la “ville souterraine”, et un arrêt chez Nouvelles Frontières afin de re-confirmer le vol retour. Le vol Corsair 901 sera assuré par un Boeing 747-300 et décollera à 17 heures 50. L’agent de NF nous invite à nous présenter 3 heures à l’avance à Mirabel. Nous déambulons à présent rue sainte Catherine, rue Créscent et rue Sherbrooke. Ce sont des rues commerçantes, très animées, bordées de nombreux bars, restaurants et boutiques. L’entrée au Musée des Beaux Arts est gratuite, et nous visitons l’intégralité des salles exposant les collections permanentes. Art contemporain et Art européen sont les principaux attraits de ce musée, affilié à la réunion des musées Nationaux Français. Il est composé de deux bâtiments se faisant face reliés entre eux par un passage souterrain agrémenté par la présentation d’objets d’arts décoratifs. Nous nous rendons ensuite à la bibliothèque, très riche, où nous achetons de nombreux ouvrages. Nous nous offrons ensuite un long périple dans la Ville Souterraine et notamment la place Montréal Trust, le métro Peel, le centre Eaton, la place Ville Marie et la place Bonnaventure. Un dédale de galeries commerciales sur 5 niveaux de sous-sol. C’est la visite à ne pas manquer pour les inconditionnels du Forum des Halles. En mieux, bien évidemment, car là comme à Toronto, aucune délinquance, aucun phénomène de bandes ; on s’y sent en totale sécurité. Nous repérons les boutiques où l’on pourra venir faire quelques emplettes le lendemain, puis retournons à l’hôtel, plus que fatigués vers 17 heures. Quelque peu reposés, nous ressortons une heure plus tard pour une nouvelle ballade, à notre rythme dans le Vieux Montréal et sur le Vieux Port. Nous dînons rue Clark à deux pas de notre hôtel en plein quartier Chinois, où nous nous offrons un menu pour deux plus que copieux (décidément, ces Canadiens, ils doivent avoir peur de mourir de faim ), pour 25 $. C’est non seulement copieux, mais c’est aussi et surtout très, très bon. De retour dans notre chambre, nous nous “habillons” quelque peu afin de sortir ce soir. Nous nous lançons à la recherche d’un lieu où l’on pourrait danser, boire et écouter de la musique live, et pour cela, nous promenons rue Saint Denis, dans le quartier Berri-UQAM (Université du Québec à Montréal), rue de l’Ontario, Place des Arts et rue Ste Catherine, où nous serons témoins du seul acte de délinquance criminelle de notre voyage, une tentative de meurtre par balles en pleine rue ( règlement de comptes à première vue ). Nous aurons pu constater la façon dont les secours sont bien organisés dans ce pays, en moins de cinq minutes, plusieurs véhicules de police, de pompiers et d’ambulances seront sur place, la rue bouclée et les badauds virés par les forces de l’ordre. Le jeune homme visé s’en sortira finalement avec la vie sauve. Ayant dû faire demi-tour car la rue étant fermée, nous passons devant un club Cubain, où nous osons nous aventurer. Ce que nous n’avons pas regretté tant cette fin de soirée se sera bien passée (cocktails, salsa et bonne ambiance ).

JOUR 14. VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2002.

C’est au réveil que nous avons décidé de chambouler le programme initial des deux derniers jours, et de les “mixer”. Nous partons donc pour le Parc Olympique, après avoir acheté un titre de transport journalier à la station de métro Saint Laurent. Nous empruntons la “ligne verte” jusqu’à la station Pie IX, à bord d’une rame de type métro parisien, sur pneus, compte tenu que la RATP a réalisé les études d’ingénierie du métro de Montréal dans les années 60. Elle y a donc exporté son savoir “fer (!)” Arrivés sur place, nous nous dirigeons vers le Jardin botanique où nous nous procurons des entrées combinées où pour 45 $ à deux, nous pouvons accéder au Jardin botanique, à l’insectarium, à la Tour olympique et au Biôdome. Nous effectuons une rapide visite du jardin, mais toutefois plus axé sur les arbres que sur les fleurs ; un tour du parc en petit train ; puis de l’insectarium, petit espace consacré aux papillons, aux abeilles, et autres insectes en tous genres. N’ayant pas -ni l’un ni l’autre- de fibre “écolo-biologique” ultra développée, nous nous rendons faire l’ascension de la Tour de Montréal, érigée pour les Jeux de 1976, et qui a la particularité d’être la plus haute tour inclinée du monde. L’ascension s’effectue en funiculaire, très lent et n’offrant qu’une visibilité limitée, ce qui n’a rien de très impressionnant. Une fois au sommet, le poste d’observation offre un joli point de vue sur le Parc, les ex-installations sportives et sur le fleuve St Laurent, mais nous sommes quelque peu déçus car la tour ne se situant pas en centre ville, elle souffre de la comparaison avec la CN Tower de Toronto. Arrivés au Biodôme, nous avalons un petit déjeuner -tardif- salé, puis entamons la visite. Et là, c’est une très bonne surprise. Car ne sachant pas trop à quoi nous attendre, ce lieu (ex-vélodrome olympique réaménagé ) est d’un dépaysement le plus total. Moitié zoo, moitié serre, c’est en fait la reconstitution sous bulle des quatre écosystèmes américains : la forêt tropicale, la forêt des Laurentides, le St Laurent aquatique et le milieu polaire. La faune et la flore y sont à chaque fois présents. Le clou de la visite est évidemment la rencontre avec les pingouins jouant à plonger de leur banquise reconstituée. Pour retourner au centre ville. Nous empruntons cette fois le métro de la station Viau à la station Place des Arts, où nous sortons afin de visiter le Musée d’Art Contemporain. Pour 15 $, la visite se révèle très courte compte tenu du peu de “matière” à admirer. Seules de nouvelles oeuvres de C. Tousignant et une étonnante réalisation constituée d’entrelacements de magnétophones des années 60 trouveront grâce à nos yeux. Nous retournons à l’hôtel déposer nos affaires, appareil photo et caméra vidéo notamment, qui ne nous avaient pas quitté depuis le début ; afin de terminer notre journée ( et par là même ) notre séjour, dans la Ville Souterraine. S’en suit un repas chez PFK, où nous découvrons les frites “Poutine”, c’est à dire agrémentées d’une sauce chaude et de fromage fondu. Nous effectuons à présent une ultime promenade dans Montréal, puisque nous crapahutons jusqu’au Mont Royal ( qui a donné son nom à la Ville ), immense parc urbain surplombant tout le centre ville. Le plateau Mont Royal, à proximité, est lui un quartier à la fois résidentiel et cosmopolite sur lequel la nuit tombe pour (en ce qui nous concerne ) la dernière fois... Sans trop de nostalgie, nous décidons de passer la soirée au Casino de l’Île Sainte Hélène. Pour cela, nous empruntons les lignes orange et jaune du métro, et débouchons dans le Parc Jean Drapeau, du nom de l’ancien maire de Montréal, décédé en 1999, et surtout grand instigateur du métro. L’île sur laquelle a été construit le Casino est un îlot artificiel sorti de terre grâce au déblais du métro, pour l’expo’67. Nous jouons et perdons 10 $ dans ce Casino, encore plus grand et plus beau que tous ceux que nous avions vu auparavant. Nous assistons -sans jouer- à quelques parties de black jack, de roulette, ou d’autres vices de “tapis vert” ; puis regagnons en métro la place d’Armes. Nous dînons pour la dernière fois chez Mc Donald’s, puis allons nous coucher.

JOUR 15. SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 9 heures, nous préparons les bagages, réorganisons et équilibrons valises et sacs, afin de n’avoir que les deux valises et le sac de voyage à enregistrer. Nous restituons les clés, chargeons la voiture et réglons les frais de parking : 25 $. C’est enfin le départ de Montréal pour Laval, en banlieue Nord, par l’Autoroute 15, en direction de l’Aéroport. Compte tenu de l’heure ( il n’est que 11 heures ), nous décidons de sortir dans un centre commercial afin de magasiner ( terme québécois de “shopping” ) une dernière fois. Nous nous rendons chez Wal Mart, équivalent et néanmoins concurrent américain de Carrefour. Au vu du prix des travaux photos ( développement et tirage en double pour 7 $ la pellicule ), et ce, en une heure, nous retournons à la voiture chercher les 7 pellicules de 25 poses réalisées pendant ces quinze jours. Nous les déposons en attendant 13 heures pour les récupérer. Pendant ce temps, nous allons déjeuner dans un restaurant nous proposant un repas de “smoked meat”, spécialité Montréalaise de viande fumée, style palette à la diable. Ce bon repas nous revient à 15 $. Nous quittons, après avoir récupéré nos photos, ravis, Wal Mart en direction de Mirabel. Nous arrivons à 14 heures à l’Aéroport, stationnons notre Chevrolet Malibu à la place 27 de l’aire réservée aux véhicules Avis, puis nous dirigeons vers la zone d’enregistrement. La disposition des sièges en cabine Grand Large à bord d’un 747 étant différente de celle d’un A330, nous n’obtenons pas les places initialement attribuées. Nous serons aux sièges A et C de la rangée 73 ( au pont supérieur ). Faisant part de ses doléances à la responsable locale de la compagnie Corsair, celle-ci lui répond que le 747 assurera les rotations Paris - Montréal pour la saison hivernale, et ce à partir du 14 Septembre... Nous nous dirigeons à présent vers le stand Avis, où l’on nous facture, outre le dernier plein d’essence -ce qui était prévu-, des taxes sur l’air conditionné et la climatisation du véhicule, taxes votées dans un souci de préservation de l’environnement : 60 $. Cet aéroport est désespérément désert, car seuls Corsair et Air Transat exploitent encore des vols dans cette aérogare, condamnée à fermer son activité passagers à la fin de l’année 2002, au profit de l’aéroport de Dorval, plus proche du centre ville. Cette tentative -ratée- d’éloignement des terminaux aéroportuaires devraient faire réfléchir nos éminences Françaises quant à l’ineptie d’un “troisième aéroport” parisien... Bref, afin de contribuer à l’amélioration des aéroports canadiens, nous réglons 30 $ de taxes supplémentaires, et obligatoires, avant de franchir les formalités douanières et de police. Nous effectuons quelques achats en “duty-free” ( hors taxes ) dans la salle d’embarquement en “vidant” nos poches, et en ne conservant qu’un exemplaire de chaque pièce en souvenir ( du 0.01 $ aux 2 $ ). A 15 heures 30, le 747 immatriculé F-GSUN ( les trois 747-300 de Corsair se nommant respectivement -et humoristiquement- F-GSEA, F-GSEX et F-GSUN ), arrive en provenance de Paris. Nous embarquerons à l’heure, à 17 heures précises, en empruntant un curieux véhicule monté sur vérins hydrauliques permettant l’accès direct à bord des passagers. Nous sommes accueillis par un personnel de nouveau très courtois, et nous invitant à rejoindre le pont supérieur de l ‘appareil. Les fauteuils sont quasi - similaires à ceux du vol aller, avec toutefois moins de place aux jambes. Le chef de cabine a réussi le tour de force de faire rire et de se faire applaudir par tous les passagers tant son humour était le bienvenu. Tout au long du vol, il saura agrémenter les messages de sécurité de pointes d’humour très agréables, et qui ont eu le mérite de rendre les voyageurs attentifs... Trois coupes de Champagne plus tard, il est 18 heures, soit minuit à Paris, nous sommes donc déjà demain !

JOUR 16. DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2002.

Le décollage s’étant effectué à l’heure, le commandant de bord nous annonce une arrivée prévue à Paris / Orly Sud à 6 heures 10. Le personnel de bord -des hôtesses cette fois, contrairement aux stewards de l’aller- est toutefois plus guindé, mais nous sert avec professionnalisme nos dîners, au choix entre poisson et Boeuf Bourguignon. Le plateau de Fromages et de Desserts est moins appétissant qu’à l’aller, mais nous mangeons de la cuisine Française, cela suffit à notre bonheur. Une fois la nuit perceptible des hublots, nous regardons le film “Le Boulet”, succès comique sorti en salles au printemps. Film loin d’être transcendant mais qui nous offre cependant quelques franches rigolades. Nous survolons à présent l’Irlande, il est 4 heures 45. Les villes de Shannon et de Galway, repérées par le système de géovision sont illuminées. Le petit déjeuner nous est servi alors que nous n’avons pas vraiment faim, tout en traversant la manche entre Portsmouth et Deauville. Pains au chocolat, croissants, Boissons chaudes et froides à volonté, pas de doute, nous sommes en France ! Après un survol des Yvelines et de l’Essonne, notre paquebot de l’air se pose sur les pistes d’Orly Sud à 6 heures 10, comme prévu. L’aéroport ouvrant au public à 6 heures, notre appareil est le premier à s’y poser en ce 15 Septembre. Après un débarquement rapide et un passage aux formalités de police rapides, nous récupérons, en priorité nos bagages. Ensuite, c’est le retour dans l’univers RATP : Orlybus, RER, et Métro.
Donne infos Turquie English translation pending
by Calou33 · 2005-01-23 · 24 replies
je suis allée en turquie en août dernier avec une fille rencontrée sur ce forum. Programme de 3 semaines : Istanbul, cappadocce et côte lycéenne. Si vous voulez des infos, n'hésitez pas.

bises - calou
Deux mois en Amérique Centrale: que choisir? English translation pending
by Ameriklatina · 2004-10-07 · 21 replies
Bonjour,

nous sommes Patrice et Carine de Toulouse et partons l'été prochain visiter l'Amérique centrale pendant deux mois. Normalement nous arriverons a Cancun (Beurk) avant de rejoindre le Belize, le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama (puis retour case départ). Je suis en train de préparer une petite boucle sympa, mais en deux mois il faut bien faire des choix! Donc si jamais vous avez une bonne experience des voyages en amerique centrale peut etre pouvez vous nous conseiller quelques endroits fantastiques a ne pas louper (voir un circuit possible sans vouloir abuser...)

Merci d'avance!
Les tribulations d'un Vfestiste en Chine English translation pending
by Philobate · 2004-08-27 · 225 replies
Bonsoir a tous ...

Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....

19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄

Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...

Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...

Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)

Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏

Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)

Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....

Pleins de gros bisous à tous ...

Philo
Mon Paris-Hendaye stoppé au but de 2 jours: récit English translation pending
by Cyclomoulin · 2004-08-16 · 35 replies
Un Paris-Hendaye en solo, 13-14 août 2004, stoppé le deuxième jour- Récit

J’étais sur le depart depuis deux-trois jours. Des courriers à faire, des factures à payer, des bricoles pour le voyage…

Finalement je suis parti vendredi très tard, le soir vers 18-19 heures.

j’étais très decalé dans mes heures de sommeil ces derniers jours, et considerant que s’il me fallait patienter jusqu’au retablissement d’horaires normaux, l’arrêt des orages, ceci cela, bref : je suis parti.

Le tracé de mon parcours fût tout simple, trop simple : j’ai tracé une ligne droite entre Paris-Porte de St Cloud et Hendaye. j’ai voulu faire au plus court.

J’ai ensuite choisi les voies semblant les moins frequentées par les autos quand c’était possible à proximité de cette ligne.

j’ai essayé d’éviter la forêt de Meudon menant à Velizy, pour ceux qui connaisent, à cause de fortes côte incompatibles avec les rapports de vitesse sur mon vélo.

Je n’ai pas les rapports plateaux/pignons qu’il me faudrait pour rouler sans forcer dans ce genre de côtes.

Je suis donc passé par le Pont de Billancourt (Boulogne-Issy les Moulineaux), puis pris une côte relativement modeste pour quelqu’un d’un peu entrainé comme moi, mais ne m’obligeant pas trop forcer sur mes pauvres genoux à cause des lacunes de mon vélo. c’est un des Hics dans ce voyage. vélo pas fait pour ça.

Clamart, Plessis Robinson, Bievres, Igny, Saclay et ça a commencé à me plaire beaucoup car c’est là il me semble que j’ai vu mon premier champs, la campagne, l’espace, la lumière !

moi qui vit dans un environnement hyper urbain, complètement saturé par les voitures, le bruit, dans l’ombre des immeubles.

J’ai suivi une piste cyclable longeant une departementale à vitesse rapide, à moins que ce ne soit une autoroute. C’est décidement tres long de sortir de la grande ville tentaculaire.

Gif sur Yvette (j’espere qu’il prennent leur pied tous les 2 au moins), puis je passe dans la forêt : St Rémy de Chevreuse, - C’est beau ! je comprends maintenant pourquoi tant de cyclistes parisiens vont rouler là-bas. La route est tres belle. Des côtes ‘sympas ‘ aussi.

Les Molières, Limours, encore des bois … apres j’ai un trou, je sais que je suis passé dans Ablis, puis pres de St Arnoult.

Le temps a été parfait pour rouler. Un ciel un peu menaçant mais par conséquent pas de chaleur etouffante, pas trop de vent. j'ai eu droit à un magnifique arc-en-ciel que j’ai pris en photo. Quelques gouttes de pluie, rien de méchant.

Que du bonheur. la belle lumière de la fin du jour sur les paysages : un régal pour les yeux.

j'etais compeletement euphorique dans l’effort .

Vers Ablis/St Arnoult donc il faisait presque nuit. Il devait être dans les 21h30.

Plus que temps de me poser la question ‘ où vais je planter la tente ?’

En réalité tout en roulant j’avais envisagé de camper dans la nature, mais quelque chose me poussait chaque fois à continuer ma route. Probablement mon départ en fin de journée,

mais aussi le fait que je n’avais pas envie de me retrouvé isolé pour ma premiere nuit dehors.

Au bord de la route, dans Ablis, je vois un homme chaussant des pantoufles roses promener un petit chien . Savez-vous s’il y aurait un camping dans le coin svp ? Oui, il y en a un tout pres. vous continuer, à droite. J’aime beaucoup vos pantoufles roses Ce sont celles de ma femme Ah je vois.

J’ai peut-être parcouru 1 km et je suis tombé sur l’entrée d’un petit camping. C’était comme magique. il faisait presque nuit, je n’avais aucune idée d’où j’allais bivouaquer, et d’un coup je me trouve tout étonné devant l’entrée d’un camping !

Ce camping se trouve apparament dasn la localité de St Arnoult (cachet sur la facture).

j'ai monté ma tente - ultralight T2 Decath - avec l’aide du gars du camping, et d’une jeune fille qui nous a gentiment eclairés avec une grosse lampe.

Je suis aller faire un tour histoire de me frotter un peu au groupe d’humains.

Les gens étaient réunis dans un coin-pétanque. J’ai un peu bavardé, puis je suis allé me preparer de délicieuses pâtes complètes dans mon bol/popotte. Degustation sous les étoiles, abrité du froids par une veste de cycliste epaisse, qui venait alourdir pas mal mes bagages mais qui se revelait mainetenant bien indispensable.

J’avais aussi emmené un pull fin au cas où. Le fameux principe du ‘muticouches’ à vélo.

J’ai évoqué mes problèmes de synchro question sommeil. Je me suis donc forcé à dormir.

Le résultat fût un mauvais sommeil de quelques heures seulement dans cette situation tres inhabituelle pour moi en outre. Dormir sous une tente exigüe, moi qui suit legerment claustrophobe.

Les conséquences furent catastrophique pour le lendemain.

Reveil bien avant le lever du jour.

J’allais me faire du thé, mais la boîte d’allumette était fichue, trempée. De l’eau avait dégouliné du sac plastique contenant le bol/gamelle apres la vaisselle du soir.

Je n’ai pas fait de scoutisme dans ma jeunesse moi. Les erreurs du débutant j’imagine.

Pas de pain. Pas envie de manger des sardines à l’huile sans pain à 7 heures du mat.

Tout le monde dort autour de moi. Je vais me laver.

J’aurais du le faire avant de me coucher. Grosse erreur.

C’est mieux avant de se glisser dans le sac de couchage je pense. Dorenavent je me doucherai le soir quitte à eventuellment omettre de le faire le matin, me dis-je.

Ah oui, j’ai oublié le petit sac avec le (demi) savon, la brosse à dent à la maison.

Zut.

Mais tout ceci ne stoppe pas un véritable aventurier, n’est ce pas ?

Je me douche sans savon.

Je me seche avec une sorte de torchon que j’ai pris à la place d’une serviette dans le but d’alleger le paquetage (lu sur le web).

Je jette le truc à la poubelle en me disant que c’était une mauvaise idée. C’est nul, ça sèche pas et ça brûle la peau ce machin. J’acheterai une petite serviette à la premère occasion

je remonte sur mon velo sans trop de mal, mais pas du tout reveillé. En réalité complètement endormi.

Ensuite 10 km contre le vent à une vitesse d'escargot et dans la souffrance.

Manque de sommeil implique pas d'influx nerveux. Les muscles fonctionnent mais l’electronique, les commandes de la machine sont défaillantes. C’est ce qui arrive par exemple quand on fait la nouba et qu’on va travailler le lendemain sans avoir dormi : c’est l’horreur, le moindre geste est penible, le moindre bruit raisonne dans la tête.

Bon, là je suis à Ablis donc. J’ai fait 10 Km en 45 minutes !

la journée commence tres mal pour moi.

C’est samedi matin, y’a pratiquement personnne sur cette jolie place.

je hèle un jeune gars devant la poste. Lui demande s’il accepterait de me vendre un briquet. il me l'offre.

je me fais du thé dans le bol en alu qui me sers à la fois de gamelle et de bol (attention : l’alu pèse moins que l’inox, mais c’est probablement tres nefaste pour notre santé. Je déconseille. La conso d’alu augmenterait considérablement les risques d’Alzheimer à la longue.

en plus il n’est pas tres secure ce bol. la base est etroite et je risque de m’eboullanté en cas de chute. Mauvaise pioche).

Là je constate que vu la température matinale plus que fraîche mon rechaud met beoucoup de temps à chauffer le bol d’eau.

le garçon au briquet m’a dit que tout était fermé ! boulangerie, supermarché …

C’est catastrophique. Moi qui rêve depuis le levé d’acheter du pain et de me taper un enorme sandwich. quand je suis crevé je dévore !

En plus je devrais probablement dévier de ma route sur des km pour trouver un magasin, me dis-je. ReZut.

Je bois goulument un thé tres sucré.

Hummm ! c’est bon. Ça rechauffe, ça reveille.

C’est alors que je prends soudain conscience de quelque chose de tres important :

j’ai roulé avec un cuissard court – plus ma chaude veste de vélo - mais je suis en réalité mort de froid.

je réalise que j’ai froid, que j’ai faim, et que j’ai sommeil ! ! !

La totale.

Incroyable : Je ne m’en étais pas rendu compte jusque là, à cause de mon état d’endormissement.

Alors je retire mon cuissard - en slip au milieu de la place du village ! hihi - et j’enfile mon cuissard long.

Oh là ! ça va mieux. J’étais vraiment transis de froid.

Je ressens intensément un bien être.

Quelques autochtones apparaissent et se dirigent vers le grand supermarché du village que l’on voit depuis la grande place. Le jeune au briquet s’est trompé.

Je suis drôlement content, je vais pouvoir acheter de la nourriture et de l’eau ! super.

Apres avoir avalé un second bol de thé, il est 9 heures 10, le supermarché est ouvert, je m’y rends. Je rentre le vélo dans le magasin et apres un premier regard sevère la responsable fait preuve de comprehension vu l’impressionant volume de bagages sur le vélo. Impossible de tout decharger, attacher le vélo, tout porter dans le magasin. Et pas question de le laisser dehors sans surveillance. Jamais.

En principe je prends toujours la sacoche-avant avec moi (appareil photo, parpiers…) mais là je suis à coté de mes pompes, il faut bien le reconnaître.

j'achète de l'eau, du pain, des abricots, un petit savon de maseille, (vendu par deux. j'en abandonne un sur un banc après), brosse à dent ( dont j'ai coupé la moitié du manche), une boîte de spaghetti bolognese pas terrible par definition à la sauce tomate grasse…(que je devore froid avec du pain plus tard sur la place comme un festin) .

j'achète un petit tube de dentifrice à la pharmacie huste après, et quand la phamacienne charmante me donne un detail sans interêt à propos de du produit – j’ai demandé un tube de petite taille – je lui dit retorque avec un ton sec ‘J’men fiche, j’veux juste me brosser les dents avec !’

Oh là ! qu’est ce qui m’arrive ? J’ajoute immediatement ‘Excusez-moi, je manque de sommeil’

J’ai les nerfs en vrilles, c’est clair.

Finalement je repars.

Au fait : la boussole c'est génial. faut pas oublier la boussole. on navigue super bien à la boussole une fois qu’on connais le cap (environ 220 degré dans mon cas).

je l'avais oubliée l'année derniere en rando en Normandie, ça m’avait joué des tours.

Erreurs de routes, pertes de temps. Avec une boussole c’est parfait. Pas la peine d’en prendre une grosse encombrante… encore que si on n’a pas les dregrés dessus … hmmm, à voir.

samedi j'ai donc vécu UNE DES PIRES JOURNEE DE MON EXISTENCE

mais maintenant je réalise la chance que j’ai eu !

J’expliquerai plus loin.

J’ai souffert d’un impitoyable manque de sommeil, donc, allié au fait que j’ai roulé à travers ce qu’on appelle ….

… la Beauce.

des routes départementales peu frequentées, pratiquement toutes droites, pas trop de pente mais interminables avce un paysage monotone : Des champs immenses, de blé la plupart du temps, et un vent (de face dans mon cas) tout le temps, tout le temps, tout le temps

LE DESERT ! PAS UN ENDROIT OU S’ALLONGER D0 L'OMBRE, PAS UN ARBRE ! RIEN ! et bien sûr le cagnard total dès 10 heures du mat ce samedi 14 août !

de temps en temps on passe dans un petit village, presque desert à cette epoque de l’année apparament.

A un moment donné, éxtenué, je suis entré dans une immense ferme, à pied avec le velo à la main. je pressentait LE chien qui allait m'aggresser, comme d’hab. quoi.

finalement un enorme mollosse m’aboyais dessus appuyé sur la porte grllagée d’une sorte de chenil où il était enfermé heureusement.

à par lui, personne. je voulais demander la permission de m’allonger un moment sur un coin d'herbe ombragé.

je repars sous les aboiements menaçants.

je vois des humains passer dans la cours d’une petite maison. je demande à une dame s’il elle connaitrait un endroit où je pourrais m’allonger un moment à l’ombre car je tombe de fatigue.

elle me dit ‘NON’ avec une voix détruite de fumeuse inveterée.

je lui demande, lui suggere à demi-mot si je ne pourrais pas eventuellement m'allonger dans sa cours. ‘Et vous n’auriez pas un coin d’herbe dans votre cours ?… " quelque chose comme ça:

elle dit NON. ‘je ne reçois personne chez moi !’

elle se dirige vers la porte de la maison et lance à son compagnon, j’imagine, , toujours de sa voix ‘destroy’ (p etre la cousine de Dark Vador jene sais pas) quelque chose comme " he, tu sais quoi : y’a un mec qui veut venir s’allonger chez nous ! "

Misère !

La situation ne s’ameliore pas pour moi on dirait.

Je remonte en selle, dépité, en marmonant sans forces un ‘Mais non madame, je n’ai pas dis ça. Excuser-moi pour le dérangement’

Le calvaire continue, dans cette chaleur étouffante.

je roule, j'en peux plus, mais que faire d'autre sous ce soleil de plomb, au mileu de nulle pars ?

c'est ‘marche où crève’.

je demande à Dieu de m'éviter une crevaison : ce serait le sommet de l'horreur.

Je crois que le cagnard a débuté vers 10 h. c'est à dire 8 heures du matin heures solaire !

En effet en été lheure officilelle se situe 2 heures avant la ‘vraie’ heure solaire.

C’est à dire quele soleil est la verticale à 14 heures et non à midi heure oficielle en fait ).

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé quand j’ai vu un agriculteur travaillant son champs près de la route coté opposé.

je l'ai interpelé en levant peniblement la main, un peu comme quand on lève le doigt à l’école.

c'était un homme jeune et apparament ouvert.

je lui dit mon problème, et lui demande la permission de m’allonger un moment entre son champs et le voisin.

il me dit ‘pas de probleme’, et que le proprio d'à coté à son avis "s'en fiche aussi certainement’.

Le coup de chance si je puis dire c’est qu’il y avait une sorte de chemin de 5-6 metres de large entre ces deux champs. D’un coté du maïs, de l’autreet là … je ne sais pas, moi qui suit de la ville.

A part ce chemin marqué par les passages d’un gros tracteur, rien, aucun endroit où camper.

mais je me repete.

La Beauce quoi !

J’ai laborieusement poussé mon vélo dans le passage jusqu’à atteindre unn certaine distance, afin de m’éloigner un peu de la route.

Et j’ai monter la tente, oui, car que faire d'autre pour m'abriter, essayer de dormir un peu ?

J’y ai mis toutes mes affaires, sacoches, etc, attaché le velo.

je me suis allongé en sous vêtement dans minuscule tente : une vraie fournaise !

Un peu de ce vent qui me ralentissait dans ma progression venait me rafraichir un petiti peu de temps à autre, mais c'était pas terrible.

Voilà. J’'étais en slip, allongé dans une minuscule tente de randonneur, sous le cagnard, avec un air etouffant, au milieu de nulle part et c’etéiat INSUPPORTABLE !

je n'arrivais pas apaiser les pensées qui s'entrechoquaient dans mon esprit, ma nervosité m'enpechait de me reposer, de trouver un appaisement.

C’est comme ça que je fonctionne. Quand je suis privé de sommeil je deviens super nerveux comme ‘pour assurer’.

Je sentais aussi les rayons du soleil sur ma peau, si bien que j’ai pensé mettre ma carte (IGN 1 :100 000) sur moi. Ce que je fit. Mais j’aurais pu faire beaucoup mieux : J’avais une couverture de survie au fond d’une sacoche ! j’y ai pas pensé. Il paraît que c’est tres efficace.

apres un certain temps dans cette situation etrange - peut-être une heure, ou peut-être un

peu moins - apres une espece de mauvais sommeil plein de pensées bizarres, angoissantes, j'ai soudain eu la sensation intense d'etouffer, et le sentiment que j’allais mourrir de suite !!!

je me redresse, je me parle à haute voie pour me rassurer. je me rhabille lentement il est midi. toujours ce soleil qui m'écrase.

toujours ce ciel bleu gigantesques nuages blancs comme du coton, presque tous identiques alignées comme sur du paier peint.

Je regarde au loin et on dirait que ce groupe de nuages bougent les uns par rapport aux autres ! s’éloignent d’une façon biezarre. C’est comme dans certaines effets spéciaux à la télé !

Ma parole j’ai des hallucination ou quoi ?

C’est la fatigue. Quelle galère, j’te jure.

Je ne regarde plus les nuages, ça me fait flipper.

je defais la tente, remet tout le paquetage sur le vélo et repars doucement.

je sens quand même un certain mieux en me remettant à pédaler apres ce repos

alors pendant un temps qui me semble infini je roule face au vent à une vitesse de limace, ne dépassant jamais les 12-15 km/h, le vent me freine toujours.

le cauchemard continue.

dans ma tête je me demande si je ne devrais pas abandonner completement mon voyage jusqu'en Espagne ! avec ces conditions climatiques, ce vélo qui me fait des douleurs au dessus des genoux- oui j’ai oublié d’en parler, j’avais déjà forcé avant de partir, et j’avais déjà des reserves je n’étais pas dutout sur de moi à cause de ces problemes musculaires et tendineux, car j’ai aussi des sequelles de tendinites aux 2 coudes qui m’ont obligé à stopper complement tout sport durant 5 mois. J’ai repris le vélo il y a 1 mois et demi environ.

Le fait qu’il n’y ait pas de rapports de vitesses suffisement connfortables sur ma machine pour les pentes tres raides semble donc décidement redhibitoire.

je suis finalement arrivé au croisement d'une nationale qui me permettrait de remonter vers la ville de Chartres si je le décidais. Qui dit ville, dit gare sncf.

Que faire ? j'hésite.

je suis trop épuisé. je décide de rentrer chez moi, de rallier mon Q.G. !

je suit donc la Nationale 154 et me tape 20 km horriblement penibles là encore j'avais du vent, une progression toujours aussi minable. J’ai dû mêttre au moins une heure et demi je pense.

C’est une nationale que je déconseille aux cyclistes

Je n’en ai croisé aucun d’ailleurs, ni là ni sur les departementale. y’a peu d’inconscients comme moi apparament !

Je ne connaissais pas ‘la Beauce’. c’est chose faite.

La N 154 est trés etroite, de nombreuses voitures qui roulaient à des vitesses de fusées ce week end du 15 août ! sûrement des departs vers la mer. Y’avait même un effet de souffle sur moi et mon velo avec les vehicule de gros gabarit.

Heureusemlent j’ai un truc formidable : un gilet jaune fluo, avec des bandes reflechissantes pour la nuit, dit gilet ‘haute visibilité’

N’en cherchez pas dans le magasins de sport : y’en a pas. Ça se trouve dans le magasins de ‘vêtements professionnels’, environ 15 €, et c’est vachement efficace !

mettez ce gilet et vous verrez de suite la difference sur les routes. La plupart des automobilistes se tiennent naturellement à distance. Ça les interpellent de voir un gars avec ça. Ils se posent pas plus de question, l gardent des distances.

Le vêtement n’est pas vraiment beau, mais je m’en fiche. Ce que je veux c’est resté en vie.

Quand on sent la puissance des voitures lancée à des vitesse delirantes - bien au delà des autorisées - on est forcés d’avoir la frousse. Un choc et la fête est finie pour de bon.

En arrivant sur Chartres il y a avait un ralentissement !

Je suis entré dans un MacDo et moi qui ne mange habituellment que du poulet et ne bois que de l‘eau et du thé - en fait plus par necessisté que par vertu car j’ai des problemes d’estomac - là j’ai devoré une enorme BeukMac (gras + sucre) avec un grand Caca Cola.

Je me sentais comme un nauvragé ayant dérivé pendant des jours sur un radeau perdu au milieu de l’océan et venant d’être miraculeusment hissé sur un navire de passage.

Ensuite j’ai à nouveau commandé la même chose !

ça allait mieux : mon esprit critique était de retour.

J’essayais d’imiter les aboiements grotesques de la responsable du MacDo surses subalternes dociles en lui passant la commande.

(Si vous ne me croyez pas allez y elle y est surement encore).

Elle ne semblait pas comprendre mon message. Alors je terminais pas un " Garde à vous ! "

en regardant ailleurs. Pardon ? " me dit-elle enfin. Rien, je plaisante.

J’imaginais les employés à sa botte, lui hurlant un ‘Chef !Oui Chef !’ au garde à vous, façon meurinzs U.S. !

La réalité depasse tres souvvent la fiction.

Apres m’être grassement restauré je suis repartie sur le boulevard peripherique de Chartres, une ville toute en pente, au sommet de laquelle trône une cathédrale tres ancienne. Ils rouletn comme des ouf là aussi.

J’ai remarqué plein de mobylettes et scooters avec des pots d’chappements trafiqués faisant un tintammare infernal. et aussi des decoletés affolant chez pluesieurs gamines e 14-16 ans (dans 2 quartiers diffrents). Doit y avoir une mode en ce moment là-bas je suppose.

Je decidais finalement de chercher un hebergement et de faire un tour le lendemain.

mais je quittais la ville dès le lendemain matin finalement apres une ballade improvisée autour de la cathedrale le soir même.

Je suis allé à l’auberge de jeunesse de Chartres, toute proche de là où je me trouvait alors.

J’y ai i pris une douche brûlante - oui, en été l’eau est bouillante dans les douches de cet etablissement.

En revanche ils ont un ingenieux système permettant de fermer les portes des chambres et des toilettes automatiquement.

Ça fonctionne tres bien.

La seule chose c’est que quand vous essayez de dormir ….vous entendez les portes claquer sans arrêt jusqu’à une heure tardive : ‘PRRRRRRRR’ !

mais il est possible d’empêcher la porte de claquer si on souhaite menager le voisinage des voyageurs fatigués. Suffit de la retenir… et une fois que la porte est presque close … ‘PRRRRRRRR!’ euh … oui, c’est pratiquement impossible d’empecher le truc. Ça ne sert à rien. Ça claque. Hihi !

Enfin perso je ne me plains pas car j’ai eu la chance d’avoir une chambre avec seulement un voisin de lit. Un jeune homme musulman tres pratiquant. je respecte.

Quand je sus entré dans la chambre il priait assis sur un beau tapis devant la fenêtre.

Comme chacun sait les chambres des ADJ en France sont souvent minuscules avec 3 lits superposés double (6 lits en tout) dans 9m². ça s’appelle une cage à lapin quoi.

En plus on crevait de chaud là-dedans, mais mon colocataire d’un soir ne voulait pas dormir fenêtre ouverte à cause ‘du bruit le matin’.

Malgré mon respect pour le sacré je dois dire qu’il m’a legerement incommodé quand même quand il a refait une prière avant de se coucher – je dormais quand il est rentré – lumiere allumée et malgré qu’il recitait à voie basse. Ça a duré 10 environ minutes.

Ce sont des choses qui arrivent.

(Un ami musulman m’expliqué hier qu’il doivent faire 5 prières quoridienne)

Mais donc avant ça, je suis sorti me ballader aux alentours de la cathédrale apres ma douche, avec dusavon cette fois.

J’ai pris quelques photos.

Je suis rentré à l’ADJ et me suis collé une demi heure devant les idioties habituelles de la télé, le samedi soir, avant d’aller me coucher car je m ‘endormais.

Sur la Une justement un animateur-producteur tres connu introduit en ce moment le concept de la troupe de nanas sexys, concept qui sévitt au quotidien dur les chaines italiennes berlusconienns notamment. Le spectacteur-voyeurs-mâle prends ainsi progressivement la malsaine habitude d’allumer le poste dans le but de se rincer l’œil abondament et libidineusement.

Regardez une chaine italienne du câble, vous comprendrez. C’est pas désagréable d’ailleurs.

Donc je pense que ça ça va marcher en France.

Merci à ces gens qui nous encouragent dans ce qui il y a de meilleur en nous.

Justement la troupe de danceuses-potiches-idiotes-sexy dont je parlais su Tf1 est grimée en meurinzs US et crie en cheour tous les samedis " Chef, oui Chef ! " à cet Ani-Mateur, en réponse à une question pretexte. lui même semble tres libidineux. Dans la version quotidienne de ce ‘jeu’ il met constament les mains sur les candidates !

C’est vrai j’invente rien : regardez par vous même.

Enfin ça rassure de se planter devant la télé apres une journée pareille.

je dois dire que pour ma part j’ai recement fichue mon poste de télé à la poubelle car je suis moi-même un être faible.

Si je me contente de la mettre en quarantaine il y a toujours un bon pretexte qui apparaît pour la remettre en place et la rallumer. Mais j’ai enormement de mal à l’éteindre.

une methode radicale s’imposait en consequence.

Pour en revenir à mon périple, je suis rentré dimanche matin. J’ai limpression d’être parti une semaine !

Pour fini, mes conclusions :

1 - Mon vélo ne me permet pas de réaliser ce voyage sans me faire mal. (Genoux) manque un troisieme plateau plus petit, plus grand pignon. Déjà l’énnée derniere, le dernier jour d’une semaine de vélo en Normandie j’avais une douleur au genoux. Y’a un soucis avec le matos.

2 - Je pense partir la prochaine fois au printemps ou en automne (en septembre ou octobre) pour un voyage au long court pour eviter de crever de chaleur. C’est insupportable.

3- Le sommeil est aussi important que la nourriture, l’eau, la temperature.

Et je ne peux pas faire un voyage pareil si je suis incapable de dormir à des heures ‘normales‘.

4 - J‘ai mal choisi mon itineraire. Pas de bois, pas un arbre sur des km, donc pas d’ombre pour s’abriter le cas echeant.

5 - Partir avec déjà des (petites) douleurs musculaires et/ou articulaires est insensé.

6 - Qu’est ce qu’on peut passer comme temps sur un ordinateur à relater un petit periple qui n’interrdse probablement que soi d’ailleurs.

7 - j’aime pas Arthur.

8 - Au final, etonnement, je réalise que j’ai une grande chance d’avoir vécue cette journée infernale.

J’en ressors avec une super envie de VIVRE, et j’ai beaucoup appris sur moi-même.

Bien sûr je ne dis qu’il faut se faire volontairement du mal à ce point là . Ce serait absurde.

je ne fais pas de la rando pour me détruire au contraire, faut que je m’amuse, même s’ il y a parfois des journées dures, ça reste globalement du bonheur. c’est pourquoi j’ai stoppé mon ‘aventure’. Reportée plus exactement.

‘L’envie’ de Goldman (c'est chanté par ’Jauni à l’idée’)

Qu'on me donne l'obscurité puis la lumière Qu'on me donne la faim la soif puis un festin Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire Que Je retrouve le prix de la vie... enfin !

Qu'on me donne la peine pour que j'aime domir Qu'on me donne le froid pour que j'aime la flamme Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil Et qu'on m'enferme un an pour rêver à... des femmes !

On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi.. qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie... qu'on allume ma vie !

Qu'on me donne la haine pour que j'aime l'Amour La solitude aussi pour que j'aime les gens Pour que j'aime le silence qu'on me fasse des discours Et toucher la misère pour respecter... l'argent !

Pour que j'aime etre sain, vaincre la maladie Qu'on me donne la nuit pour que j'aime le jour Qu'on me donne le jour pour que j'aime la nuit Pour que j'aime aujourd'hui oublier les... "toujours" !

On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi... qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie, qu'on... Rallume ma vie !
Egypte & Petra 2001 - 3 semaines en solo English translation pending
by Phil64 · 2004-07-28 · 10 replies
Salut à tous,

Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)

SAMEDI 18 AOUT 2001

Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...

Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !

Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !

Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !

Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !

Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.

C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...

Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...

DIMANCHE 19 AOUT

Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...

Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...

Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...

Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??

Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bond�� que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...

Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !

«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...

Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !

Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.

Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !

Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...

Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...

Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...

Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….

J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...

D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !

Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...

6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !

Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !

Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...

Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)

Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !

Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Rues du monde... English translation pending
by Yann · 2004-04-20 · 111 replies
Salu à tous😉,

Si on faisait maintenant un tour du monde des rues.....allez! je commence....

yann
Prix essence au Canada English translation pending
by Tanss · 2003-11-25 · 39 replies
Petite question aux Québécois présents sur ce forum: quel est le prix actuel de l'essence au Canada ? Merci
Breathtaking Kyrgyzstan!
by Attila · 2026-07-04 · 301 replies
This trip had been on my mind for about fifteen years.

But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.

And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!

The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.

A bit of Kazakhstan? Not in the end.

The south or not the south? Yes, in the end.

Pre-book or go with the flow? Only two stops were a leap into the unknown.

To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).

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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?

Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.

Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)



You’ll find here a post with some practical information.

And here, the version of the travel journal without comments.

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As a supplement, the route track. Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...

From Bishkek to Karakol:



From Karakol to Kochkor:



From Kochkor to Baetov:



From Baetov to Kara-Köl:



From Kara-Köl to Bishkek:



Page by Page on the Assisi Way – 1,200 km on Foot
by RichardXI · 2026-07-08 · 94 replies
Preamble

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.



In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?

And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.

Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.

This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.

Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

Discussion: Bridges of the World July 2026
by Rouquine38 · 2026-07-01 · 347 replies
This is where you can chat about bridges... let’s get the conversation started! 😊

Trip to Thailand and Laos
by Kate · 2026-02-05 · 358 replies
Hello! 🙂

January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).

In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Kattegat Tour and Norway’s Majestic Fjords – 32 Days (Denmark, Sweden, Norway)
by Cendryon · 2025-07-09 · 57 replies
Kattegat isn’t just the name of the village in the TV series *Vikings*—it’s also the stretch of water separating Denmark from Sweden... the sea, basically! And further north, you’ve got Norway and its fjords! Originally, I’d planned to just do a loop around Kattegat, with the *Under* restaurant in Lindesnes as our anniversary treat... but along the way, we thought, why not "push" a little further north, keeping an eye on the budget since we’d chosen to travel by car in June 2025 through Scandinavia.

Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises? Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip. We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple. For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!). In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos! Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another! In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June! If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!
Mixed (even disappointed) review of the NCL Sky Indian Ocean cruise from April 19 to May 3, 2025
by Alfre99410 · 2025-05-08 · 70 replies
Hi everyone,

I’m back from this “mixed” two-week cruise in the Indian Ocean on the Norwegian Sky.

Originally, I had booked a cruise with AIDA (also in the Indian Ocean), but unfortunately, the company decided to cancel it and offered us other options, which we declined because the dates didn’t work for us.

Since my wife really wants to do a cruise in the Indian Ocean, but very few companies offer this destination, it’s a bit complicated—especially when the dates don’t line up. Finding a good compromise between companies and timing is tough. Retirement can’t come soon enough!!!

After some research, I found a really great itinerary with Silversea (a luxury cruise line) for a 19-day cruise from Cape Town to Victoria, stopping in Madagascar (2 days), Praslin, La Digue... But my wife couldn’t get the time off. Not only was the itinerary amazing, but the price was unbeatable (5,200 € per person for a balcony suite, all-inclusive). What a shame—I would’ve loved to try this company, but maybe next time (if we’re lucky enough to have the chance).

My wife tried to take unpaid leave but wasn’t successful... Oh well!

On my end, I have more flexibility with vacation time since I travel a lot for work, so I can accumulate my days off and take them when it suits me.

So, we settled for this cruise (the only one that matched my wife’s vacation dates). Sure, we weren’t thrilled about the ship, but the itinerary wasn’t bad. We figured, why not?

I requested a quote from Logitravel, and after a discount, we paid 2,600 € per person for a balcony cabin (category BA) with the More At Sea package, which includes: 300 minutes of internet, premium drinks, 5 restaurants, and discounts on excursions...

The itinerary:

Day 1 Dubai (UAE) Boarding 11:59 PM Day 2 Abu Dhabi (UAE) 7:00 AM Day 3 Abu Dhabi (UAE) 2:00 PM Day 4 Sea day Day 5 Sea day Day 6 Sea day Day 7 Sea day Day 8 La Digue (Seychelles) 10:00 AM 8:00 PM Day 9 Mahé (Seychelles) 7:00 AM 8:00 PM Day 10 Sea day Day 11 Antsiranana (Madagascar) 7:00 AM 6:00 PM Day 12 Sea day Day 13 Pointe des Galets (Réunion) 8:00 AM 9:00 PM Day 14 Port Louis (Mauritius) 7:00 AM Day 15 Port Louis (Mauritius) 8:00 AM

After booking the cruise, I started looking for flights (Paris/Dubai and Mauritius/Paris). It’s peak Easter vacation time, so tickets are crazy expensive... I ran several simulations on Skyscanner and was shocked by the prices.

A direct flight from Paris to Dubai with Emirates is 1,400 € per person (one way), and the return from Mauritius to Paris (also with Emirates via Dubai) is 1,350 € per person.

Given these outrageous prices, I decided to book a flight with a layover. The best value I found was with Qatar (via Doha) for 650 € per person, with a 2.5-hour layover in Doha, and a direct flight from Mauritius to Paris with Corsair for 750 € per person.

With the More At Sea package, we had a 300 € credit per person for flight tickets (as long as we booked through NCL).

I requested a quote, and they offered: OUTBOUND: April 18, 2025 – Egyptair CDG-CAIRO 10:05 PM-2:30 AM February 19, 2025 – CAIRO-DUBAI 5:30 AM-10:55 AM RETURN: May 3, 2025 – Kenya Airways Port Louis-Nairobi 6:50 PM-10:10 PM, Nairobi-CDG 11:50 PM(+1)-7:30 AM (price: 950 € per person).

Sure, the price was good, but we didn’t want to fly with those airlines, and NCL didn’t have any other options. So, we booked our flights ourselves.

D-Day: Departure from Paris on April 18 with Qatar via Doha:

Two days before leaving, I checked in online and took the opportunity to buy seats near the emergency exits since my wife tends to get swollen legs on long flights. So, she prefers having extra legroom (cost: 132 € per person). It’s a bit pricey, but peace of mind is priceless.

Usually, when I have an early flight from Roissy, I always book a hotel the night before (near the airport) to avoid stress and not miss my flight. But since it was school vacation time and Good Friday, we decided to leave very early from home...

The flight was scheduled for 9:05 AM. We live 70 km from the airport and had to be there by 7:05 AM.

We barely slept... Up at 4:30 AM, and by 5:45 AM, our Uber was outside. We arrived at the airport (Roissy Terminal 1) by 6:50 AM.

Check-in was smooth—less than 10 minutes, and our bags were dropped off with boarding passes in hand.

This was my first time flying out of Roissy Terminal 1 since it was renovated for the Olympics. Wow, it’s a huge improvement—nothing like the old “camembert box” we used to know!

A few photos:

















Coming up: Layover in Doha
Trip report: Coron and Palawan in the Philippines
by Larri · 2025-03-23 · 46 replies
Hi everyone, We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan. Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.

Preparations

We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later. Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.

International flights

The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical. Note that not all airlines serve Cebu. Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).

Domestic flights

For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.

Day 1: We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.

Day 2: After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).



The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.



The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers. He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.







We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back. The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
Skyscrapers, Markets, Ice Cubes, Tourism, and Waterfalls... Thailand's Excesses
by Marien33 · 2025-03-20 · 249 replies


A somewhat lengthy title... I could have simply written: from Bangkok to Chiang Rai, via Chiang Mai, since that was my route. But when poets embellish our travel journals with their verbal flourishes, you’ve got to try not to be too ordinary.

Skyscrapers of excess? You’ll have gathered that from the photo illustrating this journal—though it might change as the trip goes on.

The excess of markets—not so much in their size, though... Chatuchak... But in their sheer number. Day markets, night markets, floating markets, fresh produce markets, fish markets, meat markets, spice markets, fabric markets... and even... amulet markets... For luck, good fortune, protection. Not to mention, sadly, the market for girls—and boys, incidentally. I’ve even heard they’re displayed in windows. I’ve heard about that one, like you have, but I didn’t set foot in it, so I can’t say anything about it. Some even claim there’s a black-market trade in children. Disgusting! It reminded me of the book *The Parcel* by Anosh Irani, which I recommended in another journal. The story is set in India, but I’ve been told it exists in Thailand too. So, the "famous Thai markets" we’re bombarded with in paper and online guides—sure, they amazed me in the first few days, and I don’t regret visiting them. But no matter how big they were, I quickly got my fill since you saw the same things at every stall...

I had a market overdose.

Excess of tourism? I should say *tourists*, since I saw them literally swarming in the streets and those famous markets. I’d forgotten about them. I’d lost the habit, living in an Indian city for so long...

Waterfalls are a bit like markets. At this time of year, they’re not particularly spectacular, but they’re everywhere. There are the ones everyone goes to see. For example, Erawan, which I decided to skip even though it was in my original itinerary—I guessed it’d be a nightmare with the selfie circus. On the other hand, you come across them all over the place, hidden in the mountains and forests, not listed in any guide. Not to mention the ones you can find in temples or even private homes... Yes, really! Thais love waterfalls, so they install them in their gardens—and I even saw one in the middle of the city, right on the street! Sometimes they’re tiny, but very photogenic.

But what do ice cubes have to do with this? Why the excess of ice cubes? Not only are they everywhere by the ton, but they put them in *everything* you drink. You’d think they’d even put them in soup! And it’s not just one or two ice cubes—no! They fill the container to the brim, whatever it is, then pour the liquid on top to fill the gaps. They’ll make you an excellent coffee right in front of you, piping hot, then—bam! An avalanche of ice cubes in the glass. Okay, I’m exaggerating a little. They *do* sometimes ask if you prefer your coffee—or tea—hot. Everything edible, and especially everything drinkable, is refrigerated: vegetables, fruit, hot drinks (I mean, drinks that are *usually* hot), but meat and fish are left out in the open. They just wave a little whisk to shoo away the flies when they get too eager. Mind you, I never put fruit, cheese, eggs, or water in the fridge in France, but I do in India. And I refrigerate meat and fish too... Though sometimes one of those little flies sneaks into the fridge...

You won’t find practical or technical details in this journal, like addresses or prices. Others do that better than me. You also won’t find the names of obscure or unknown places I discovered, or directions to get there.

I don’t really feel like recounting what I saw day by day, following my schedule and route. There might be flashbacks, projections into the future. It’ll depend on my memories, what I felt, what I hated, what comes back to me—and maybe your questions and our exchanges. And for those who’ve never read me before, you’ll have to get used to my parentheses and digressions, maybe on a completely different subject, as my thoughts wander. Stories within stories. There’ll also be long, endless sentences—but still punctuated, so you can follow along. Though I used to curse Proust and his sentences that started on one page and ended on the next, sometimes even further. I’d have to reread them twenty times to follow and understand what he was saying. I hated Proust. But hey, I was 20. Maybe I’d like him now?

See? The digressions are starting already. Forgive me.

You’ll find few photos here. First, the number is limited, and second, photos aren’t the main purpose of either VF or a travel journal. They’re too often used to mask the poverty of the text. And, sorry to say it, but so many of them are just plain ugly! If you really want to see photos, I’ll share some links where you can browse them at your leisure
Northern Chile, Andean impressions.
by Attila · 2024-12-02 · 184 replies
Alright, this year, we're heading back to South America!

The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.

Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.

So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!

Not to Argentina, though...

Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!

In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.

Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.

Is the suitcase packed with all-season clothes?

Are the driver’s license and passport ready?

Bank cards and a few euros too?

Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!



--/--

To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!

1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco

2- Around San Pedro



3- From San Pedro to Cariquima



4- From Cariquima to Putre



5 - From Putre to Arica



Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Six weeks in Réunion in January/February
by Reist · 2024-11-10 · 10 replies
Hello, we’re a couple over 70 and will be spending about six weeks in Réunion next January/February, staying first in Saint-Leu and then in Saint-Pierre, each time in independent accommodations. We’ll have a car and enjoy hiking, though nothing too strenuous. Otherwise, we live quietly—cooking our own meals and exploring at a relaxed pace. Our goal is simply to escape the harshest part of the European winter in good conditions. Can anyone share some great tips, easy hikes, must-see spots, or surprising activities? In return, we’d be happy to share insights about Valais in Switzerland—a sunny but chilly winter destination! Best, Bernard.
Review of a magnificent cruise in the Pacific Islands with the Royal Princess
by Alfre99410 · 2024-10-29 · 73 replies
Great to see VF back in action! However, is it normal that we can’t upload more than 10 photos per post? If so, that’s a real shame!

Looks like I’m the first to post a review, but I’m sure others will follow to keep this forum—our forum—alive. Once again, a BIG thank you for bringing it back!

I got home yesterday but still can’t sleep, so I’d rather share this amazing cruise I just took on the Royal Princess.

Last year, I did almost the same itinerary on the Ovation OTS (Royal Caribbean), and it was mixed at best—let’s just say it was disappointing.

The itinerary: - Los Angeles - 5 days at sea - Honolulu - Hilo (replaced by Kona) - 5 days at sea - Papeete - Papeete - Moorea - 3 days at sea - Pago Pago (Samoa Islands) = canceled - 1 day at sea - International Date Line crossing - 1 day at sea - Tauranga - Tauranga - Auckland

I booked this cruise over a year in advance through the Logitravel agency. I chose a Balcony Category D cabin because the Cat B cabins on this ship class don’t have a sofa. I like having a couch in the cabin so I don’t have to sit directly on the bed when I come in.

My last cruise with Princess was years ago, and after last year’s disappointment with Royal Caribbean (Ovation OTS), I decided to give Princess another try. Not only did I love the itinerary, but the cruise was longer, and there was a new port for me—Pago Pago—which unfortunately got canceled.

Honestly, I can tell you I didn’t regret my choice for a second—this cruise will stay with me forever. Everything, or almost everything, was PERFECT!

After Oceania, I’d rank Princess in second place, and I think their service is a notch above Celebrity. You’ll see why as you read this review.

From what I remember, Catherine Isa and others have already tried this ship class and loved it.

Here we go! Day 1: Departure from Roissy to Los Angeles on an Air France flight.





Last year, I flew Air Tahiti Nui (ATN) for the same route, and I can tell you it was WAY better than AF in terms of comfort and service. Unfortunately, ATN now flies very few routes to Los Angeles, preferring to transit through Seattle to get to Papeete. So, I had to go with AF. Back in 2018, I did a Paris/Papeete flight with AF and was a bit disappointed with the 24-hour journey. Anyway!

During this flight, we had one meal and a snack before landing in LA. Drinks were available throughout the flight. We arrived on time in LA.

Before taking off from Roissy, I downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app—a mobile app for travelers with an ESTA to save time at customs (only for those returning to the U.S. at least a second time). It lets eligible travelers skip the long lines at customs when arriving in the U.S. After filling out a form and answering a few questions about your trip in advance, you get a ticket that lets you access a special line with shorter wait times. Unfortunately, I didn’t get the ticket, so I had to wait in the regular line. Thirty minutes later, I got the ticket, but it was too late—I was already in the visitor line. It took us 1.5 hours to get through immigration.

Since I’m traveling again in January next year, I’ll try MPC again to see if it works.

After leaving the airport, I took a taxi to my hotel on Hollywood Blvd, but the driver tried to scam me to make more money. Last year, the same ride cost $50, but this time, he took a long detour to run up the meter. When I saw it hit $80, I told him that last year the same trip cost $50, and we weren’t even there yet. He said, “You’re going to a hotel on Hollywood Blvd, and you’re quibbling over a few dollars?” I told him I wouldn’t pay that much because I saw he took a longer route (via Google Maps), and if needed, I’d call the police. Then he said, “Let’s work something out.” I told him I’d pay $50, just like last year—not a cent more. When we arrived, he said, “Give me $60, and we’ll call it even.” So, I gave him $60. If I hadn’t said anything, he would’ve charged me over $100. Oh well!

Our hotel (Lowes Hotel) is on Hollywood Blvd. It’s a really nice hotel with a rooftop pool. That said, it’s not worth 330 € per night plus 30 € per person for breakfast. But since we’re on Hollywood Blvd, everything’s overpriced.













We checked into our room with a view of the Hollywood Sign (as requested). We dropped off our things, then relaxed by the pool with a drink before taking a stroll down Hollywood Blvd.





That evening, we went to dinner at the Roosevelt Hotel, just 100 meters from our hotel—a legendary Hollywood hotel where Marilyn Monroe used to stay regularly. In fact, her suite still bears her name. Honestly, the hotel is really old, and I didn’t think much of it—or the dinner. We headed back to our hotel for a good night’s sleep because tomorrow we had a tour booked to see the stars’ houses and Beverly Hills.

To be continued: Beverly Hills/Hollywood tour and embarkation.
La Bretagne avec le Jacques Cartier "Ponant" du 18 au 25 juillet 2020 English translation pending
by PapiJP35 · 2020-08-28 · 183 replies
Bonjour J'avais envisagé d'attendre début Octobre et notre retour à Rennes pour faire le C/R de notre croisière " La Bretagne : entre côtes sauvages et phares " Mais tout compte fait , je change d'avis et démarre ce C/R dès maintenant : Au retour de notre 20 ème croisière , fin Novembre 2019 , ( Transat de Marseille à Miami sur le MSC Divina ) , nous avions décidé de faire une (petite ) pause pour les croisières et donc de ne rien réserver avant plusieurs mois . Sage décision en fait au vu des évènements sanitaires du Printemps puisque nous avons échappé aux problèmes subis par nombre de touristes qui se sont retrouvés avec des avoirs qu'il ne pourront utiliser ( au mieux ) que dans plusieurs mois . A la fin de l'an dernier , je m'étais inscrit à la newsletter de Ponant , plus pour rêver qu'autre chose . Mais début Juin , alors que toutes les croisières sont annulées les unes après les autres , Ponant , profitant notamment de la capacité réduite de ses navires et du retour en France métropolitaine de presque tous , met en place 2 itinéraires en Méditerranée et 3 en Manche et Atlantique . La croisière au départ de Nice pour contourner la Corse nous plaisait bien mais rejoindre Nice posait , à ce moment là , problème . Nous décidons donc de nous rabattre sur la croisière au départ de St Malo car là , pas de souci pour nous y rendre 🙂 Les raisons de notre choix : de mémoire , St Malo est fréquemment une ville d'escale pour les bateaux de croisière mais quasiment jamais une ville d'embarquement ( et là aussi de débarquement ) , donc autant en profiter . De plus l'itinéraire nous plait avec la visite d'iles connues ( mais que nous reverrons avec plaisir ) et de vraies découvertes dont les Scilly , au large de la Cornouaille britannique . Mi Juin , nous décidons de réserver la croisière au départ de St Malo du 18 Juillet , sachant que nous avons la possibilité d'annuler , sans pénalités , jusqu'à 72 heures avant le départ . L'annulation , nous y avons pensé quand , fin Juin , nous avons appris que l'escale aux Scilly était supprimée 😠 , remplacée par Ouessant , une escale à Groix se substituant à celle de Hoëdic . Toutes les autres croisières étaient aussi affectées par la suppression des escales à l'étranger pour raisons sanitaires ( jours de quarantaine ) Nous trouverons donc peut-être une autre occasion pour nous rendre aux Scilly Comme d'habitude , je m'égare avec ce préambule un peu long . Je vais donc faire une pause avant de vous embarquer sur le Jacques Cartier . A plus Jean-Pierre
Choix de tente pour un voyage à vélo English translation pending
by Mademtravel · 2020-08-17 · 33 replies
Bonjour 🙂 Je prépare actuellement une traversée de l'Europe et de l'Asie à vélo (départ prévu pour Avril 2021 sauf si contre-indication du COVID).

Je me pose aujourd'hui la question du choix de la tente qui m'accompagnera. Pour mettre un peu de contexte, je vais voyager seul, pour une durée indéterminée et je compte dormir 100% du temps en tente (camping sauvage tous les soirs).

Je me suis déjà renseigné de mon côté et voici mes attentes quant au choix de la tente : - suffisament d'espace pour pouvoir accueillir mes sacoches et moi (donc tentes 2 places) - au moins une abside permettant de stocker un peu de matériel et surtout de pouvoir allumer mon réchaud (même si c'est pas très conseillé) en cas de forte pluie - capable de me protéger de la pluie (même en cas de grosse averse durant toute une nuit - forcément, je serais regardant sur le poids de la tente (je me fixe un 3 kg grand max) -je n'ai aucune contrainte de prix

Après avoir écumé les blogs de de voyageurs et sites de ventes en ligne, j'en suis arrivé à la conclusion que la tente Hubba Hubba NX de MSR semblait être un choix judicieux :
https://www.aventurenordique.com/tente-msr-hubba-hubba-nx.html

J'aimerais cependant avoir votre avis quant au choix de cette tente. Avez-vous déja eu l'occasion de la tester en condition de voyage réel ? Quels sont vos retours (surtout les points négatifs) ?

Ma plus grosse inquiétude repose sur l'imperméabilité (1200 mm pour le double toit et 3000 mm pour le sol). N'étant pas un fin connaisseur, ces caractéristiques vous semblent-elles suffisantes pour pouvoir passer la nuit au sec en cas de gros orages qui persisterait toute la nuit ? J'ai vu qu'il est possible d'ajouter une bâche de sol supplémentaire ? (est ce là un choix ou un élément supreflus ?)

J'ai également une 2ème interrogation quant au stockage de mon vélo la nuit. Le fait de laisser le vélo dehors ne risque t-il pas de l'endommager sur le long terme ? Comment faites vous habituellement ? Laissez-vous le vélo dehors sans protection, ajoutez vous- une bâche ? Ou préférez-vous vous munir d'une tente avec une plus grande abside pour pouvoir le rentrer dedans ?

Cordialement, 🙂
Discussion parallèle au concours photo d'août: "Noir & Blanc" English translation pending
by Kate · 2020-08-01 · 762 replies
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre et s'amuser 😛

Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487

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