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Deux semaines et demie dans l'Ouest américain English translation pending
by Lexie3 · 2012-02-14 · 23 replies
Bonjour à tous, Après de nombreuses tentatives, ca y est je part enfin dans l'ouest américain en septembre. Plusieurs idées de projets ont ete avances et finalement nous partons à 2 copines du 29 aout au 15 septembre et restons sur un trajet assez classique que voici:

J1: vol Paris los Angeles J2: Los Angeles J3: Los Angeles J4: Los Angeles J5: fin visites Los Angeles puis départ pour Needles J6: Needles Grand canyon via route 66 J7: Grand Canyon Page J8: Page monument Valley J9: Monument Valley Moab J10: Moab J11: Moab torrey J12: Torrey Bryce J13: Bryce Las Vegas J14: Las Vegas J15: vol interne le matin Las Vegas San Francisco J16: San Francisco J17: San Francisco J18: vol retour San Francisco Paris

Passer pas mal de temps à Los Angeles est vraiment indispensable car nous sommes grandes fan de séries télé et films, donc en plus des studios universal nous prévoyons la visite des studios Warner, ainsi que la visite de certains lieux de tournages( entre autre). Je sais qu'il manque une journée complète sur Moab, j'imagine réussir a partir tôt le J9 de monument Valley, faire donc le trajet et la rando delicate Arch le soir du J9. Le J10 faire le parc de Arch (et dead horse point pour le sunset??) et le J11 faire canonyonland puis un départ en milieu d'après midi pour torrey. Est ce que je rêve totalement en prévoyant cela? Nous ne sommes pas de grandes fan de randonnée, donc nous prévoyons de faire quelques points de vue et des "ballades" ou randonnées de 2/3h. Les vols ne sont pas encore réservé, nous les trouvons un peu cher cet année et prenons donc le paris d'attendre, quitte a les voir augmenter, mais nous nous laissons encore du temps avant de nous décider. Mes vacances étant accordé, je vais commencer mes résa d'hôtel et là j'ai quelques interrogations, Il n'y a plus rien de dispo dans Bryce est ce que dormir a Tropic est gênant pour les sunset et sunrise? est ont très loin du bord de la rim ou est faisable? Et la copine avec qui je part souhaite voir une ville fantôme, comme pas de passage par Yosemite, je ne peux pas lui faire découvrir bodie, je ne vois que Calico comme seconde option mais j'ai lu pas mal d'avis un peu négatif sur cette ville, avez vous une autre ville a me conseiller?

Merci à vous, pour vos conseils et carnets de voyage extra! Marlène
Premier voyage spirituel au Népal English translation pending
by Paul24 · 2012-02-02 · 17 replies
Bonjour,

je m'appelle Paul j'ai 25 ans, et j'envisage de quitter mon chez moi pour partir pendant une période (j'ai pas encore décidé probablement 2 mois) au Népal. Je vais vous décrire comment je vois idéalement les choses et je compte sur ceux qui ont une expérience de voyage pour me dire dans quelles mesures mes aspirations seront réalisables. Donc je commence... J'aimerai vagabonder dans des décors magnifiques et naturels (je pense à la montagne). J'aimerai dormir en tente. J'aimerai rencontrer des maitres spirituels et connaitre la vie dans un temple auprès de moines. Je n'ai pas envie de jouer au touriste je veux seulement me ressourcer, apprécier la beauté des paysages et des gens. J'aimerai méditer. Je souhaite partir seul avec mon sac à dos et ma tente. Je me pose toutefois des questions d'ordre pratique et matériel... Quelle est la meilleure solution pour disposer d'argent quotidiennement ? Peut on avoir facilement accès à l'eau potable ? Quel visa puis je obtenir et à quel prix ? Y a t il des vaccins à faire ? Que faut il prévoir pour s'éviter trop de soucis une fois sur place ?

Si vous avez l'expérience du Népal pouvez vous me conseiller sur le parcours à réaliser sur les préparatifs et sur les choses à prévoir pour ce voyage de manière à ce qu'il réponde au mieux à mes attentes.

Je vous remercie beaucoup,

Chaleureusement, Paul
Retour de la croisière sur le Costa Serena du 8 au 19 janvier 2012 English translation pending
by Ronron56 · 2012-01-22 · 33 replies
BONJOURS , je suis a votre disposition si vous avez des questions nous sommes rentré le 19 janvier 2012 d'une magnifique croisiere sur le costa serena. nous avons fait grece , turquie , israel, italie. nous avions un forfait extra all inclusive (super forfait!!!)
Croisière sur le MSC Melody, départ le 10 août 2012 English translation pending
by PatrickC69 · 2012-01-18 · 271 replies
bonjour nous (moi et ma femme) avons réservé la croisière sur le MSC Melody du 10 au 21 aout 2012 (italie egypte israel chypre et gréce)

j'ai quelques questions qui me trotte dans la tête

Faut-il faire des demandes quelconques pour l'assurance santé ?

concernant le visa ?: (obligatoire je crois pour l'Egypte et l'Israel)apparemment selon le service de réservation, pas besoin, le service dans le bateau s'occupe des formalitées

Concernant les excursion ?: pour info j'ai recu la liste des excursions (20 pour Rome, 5 pour Alexandrie, 3 pour Limassol, 4 pour Haïfa et 12 pour Katakolon)

pour Rome, vous avez des infos ? ce qui est prévu par le croisièriste, c'est nous parachuter sur la place St Pierre pour alexandrie, pas intérréssant ce qui propose pour Limassol, (c'est ok ) pour Haïfa, il propose des trucs pas mal...vous avez des infos? pour ce qu'il faut voir Pour Katakolon, (c'est ok) quand je mets ok, c'est que j'ai pris le package excursion + boissons à bord

Merci de vos réponses
Compte rendu de croisière Costa aux Caraïbes du 19 décembre 2011 English translation pending
by 69Eric · 2011-12-31 · 127 replies
Bonsoir,

Rentré depuis 24H00, et avant même de trier mes 1871 photos (si, si 1871), je me lance dans la rédaction de mon premier compte-rendu.

Vendredi 16.12.11 LYON. FRANCE Grosse angoisse avant même de partir! la grève des agents de sécurité de l'aéroport de Lyon cloue les avions au sol. Aucun avion n'a décollé cet après-midi et le notre devrait partir demain matin à 7H00 pour Bruxelles, puis redécoller pour Miami à 10H40.

A 20H00, un ami nous téléphone. Il vient de se faire refouler de l'aéroport et nous apprend que la grève continue demain...

Il faut envisager d'autres solutions: - Le train? Il n'y en a pas avant 8H30 et il faut compter 4H00 de trajet. - L'avion malgré tout? et prier pour que l'avion décolle avec moins de 2H00 de retard pour ne pas rater la correspondance à Bruxelles à 10H40. - Attendre que la grève se tasse? Et faire une croix sur nos 2 jours à Miami avec un hôtel déjà payé. - La voiture? techniquement, c'est jouable! Il faut 7H00, mais cela engendre des frais qui n'étaient pas prévus (carburant 150 euros aller-retour + péages 56 euros aller-retour + parking à Bruxelles 126 euros), sans parler de la fatigue d'une nuit blanche après une journée de boulot...

Que feriez vous à notre place?

Samedi 17.12.11 LYON. FRANCE 00H30. La décision est prise! Ce sera la voiture! Merci les grévistes!

Après une dernière check-list (...la 4ème en 2 jours!) et sans oublier les numéros de cabines que nous nous sommes échangés avec les 9 autres membres VF qui partageront notre croisière, nous chargeons la voiture: 2 grosses valise + 1 petite valise-cabine + 1 petit sac à dos.

Habituellement, nous voyageons légers (1 valise + 1 sac à dos), mais là, il faut prévoir les tenues de soirée pour les dîners de gala que nous avons estimées, un peu au hasard, au nombre de 2 (une pour le commandant + une pour Noël?)

Une petite astuce que les habitués connaissent bien: Ne faites pas une valise pour Madame et une valise pour Monsieur... Mélangez!! en effet, lors de notre dernière croisière Costa, en 2008, nous avons eu la désagréable surprise de constater que l'une de nos 2 valises ne nous avait pas suivi jusqu'en Guadeloupe! Elle ne nous a rejoint que 2 jours plus tard. Mais le "mélange des genres" nous a permis de "survivre" avec une seule valise!

Nous prenons la route à 1h00 du matin et arrivons épuisés à l'aéroport de Bruxelles à 9H00. La neige aux alentours de Lièges nous a fait perdre 1H00.

A 10H00, nous embarquons dans un Boeing 767 d'US Airlines. Pas d'écran individuels, juste un pauvre écran central où 2 films seront diffusés après vous avoir vendu les écouteurs pour 4.50$ (alors que les écouteurs de MP3 conviennent parfaitement). Encore une escale à Philadelphie et nous atterrissons à Miami à 18H00, heure locale, soit 24H00 après notre départ de Lyon!!

Un taxi nous conduit pour 33$ à notre Hôtel, le TROPICS HOTEL, situé au 1550 Collins Avenue.

Nous avons choisi cet hôtel par internet pour son rapport situation/prix: 161 euros pour 3 et pour 2 nuits!! Il est situé au Nord de Miami Beach (le sud étant plutôt pour les fêtards et donc plutôt bruyant). Malheureusement, à ce prix là, on ne peut pas s'attendre à mieux que ce que nous avons eu. C'est à dire un hôtel propre et acceuillant certes, mais vieillissant et d'un confort très sommaire... Pour ceux qui séjourneront à Miami avant de faire cette croisière, n'oubliez pas de prendre un adaptateur pour prises électriques. De toute façon après une telle journée, nous n'avons qu'une envie: Dormir! Ce que nous ne tarderons pas à faire après une douche rapide et un dîner tout aussi rapide dans le 1er restaurant trouvé à la sortie de l'hôtel...

A suivre... Bon réveillon à tous!
Ascensions en Amérique du Sud accessibles pour un débutant? English translation pending
by Zeloutre · 2011-12-18 · 18 replies
Bonjour!

Je suis en train de préparer un voyage de quelques mois en Amérique du Sud très prochainement (sur 6-8 mois environ, l'itinéraire n'est pas encore bien défini mais au minima Pérou, Chili, Bolivie, Argentine, Brésil...) et je suis très tenté de faire quelques ascensions à l'occasion.

J'ai un bon niveau de forme physique et j'ai déjà fait randos en montagne et quelques trecks sans trop de soucis, par contre je n'ai aucune expérience de l'alpinisme (jamais mis de crampons, jamais mis le pied sur un glacier, aucune connaissance technique...). Comme je ne veux évidemment pas faire n'importe quoi (je sais combien c'est un milieu dangereux), et que je préfère avoir également l'avis de voyageurs plutôt que de me fier uniquement aux conseils des agences sur place, je voulais savoir si vous sauriez me conseiller sur des ascensions accessible pour quelqu'un comme moi, sans aucune expérience préalable mais avec une forte envie d'apprendre et de découvrir! (en Amérique du Sud, quelque soit le pays)

Merci d'avance pour vos conseils!
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin) English translation pending
by LeSpartiate · 2011-11-27 · 180 replies
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus

Le 6 juin : Au plus profond

En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...

Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.

Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.



On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!

Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.



Au tréfonds de l'antre de la bête...





Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.





CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola

La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.

Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »

L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.













Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.





Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »





Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.



Le 8 juin : Du vert à l'aride

Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.

Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.

















Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.



ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.

Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)







Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.

une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...



A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.

HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli

Le 9 juin : Royal

Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.





Raie Manta souriante...





Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.

Les chevaliers de la table ronde



Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »



J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.





Sublime désolation...



La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !

Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.

Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.

Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮

L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.

Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »

Un dragon venu du tréfonds des âges...



Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.





Shadow in wilderness...





Moon through arch...



Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.

Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.

Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...

FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !

En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.

Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.







OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana

Le 11 juin : Bloc in the roc

Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !

Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !

MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca

La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.





Empreintes... d'un autre temps



un autre dragon venu du fond des âges...

Western Collared Lizard

Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.









Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »

En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴‍☠️



Le 12 juin : Hummer tour

Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.

Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.









En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.





Alien guette...







Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.

Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.

Direction « Thousand Pocket »

Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!

« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.







Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.



Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel

Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.

La dure loi du far west...





Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.













Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.







Guimauve hoodoo









Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement



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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !

ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii

Le 14 juin : C'est Coton !

Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.





Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !





Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !



Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.

Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.



Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)

PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora

Le 15 juin : Plongées

Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?

Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.

Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?





Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.

D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.

Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.









Le 16 juin : Surprise et inquiétudes

Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.

Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.

Around... Castle Rock



Et Red Top









Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !

Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.



Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...



Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...

FEROCACTUS Echinocactus polycephalus

Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !

Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !

La descente vers le paradis

Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.

7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.

Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...



Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !

Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.

Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.





La remontée vers l’enfer

Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.

D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.

Première alerte

Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.

Deuxième alerte

La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...

Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.

Perdus !

Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.

Troisième alerte

Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.

Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)

Ultime ressource, dernière chance

Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.

Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.

Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.

Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.

Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.

Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!

La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.

C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !

Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.

Conclusion :

Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.

Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.



Le 18 juin : Coucou... C'est nous

Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.

















Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.

Le 19 juin : Hasard à Las Vegas

Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.

Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.

Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE

L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!

Conclusion:

Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.

Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .

Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.

Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.

Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

Croisiere MSC Splendida du 17 au 24 février 2012 au départ de Marseille English translation pending
by Babytoum · 2011-11-10 · 68 replies
Bonjour, nous partons en croisière à bord du msc splendida au départ de Marseille du 17 février au 24 février 2012 ( serons cabine 9160) qui envisage de faire cette croisière, et pour ceux qui l'on faite quels sont vos impressions, prix des boissons à bord, excursions etc . Les forfaits boissons prix a bord sont ils intéressant. Merci et à bientôt
Australie: concrètement quel est le coût de la vie? English translation pending
by RedSky22 · 2011-11-04 · 22 replies
Bonjour

Je sais qu'il y a beaucoup de topics sur le sujet. Seulement pas autant d'infos clair que sa.

L'Australie cout relativement haut pour les logements, mieux payé qu'en France, ok mais concretement

- le cout de la vie par rapport aux salaires Australiens (et non pas Francais, sa on s'en fout puisque on sera en Australie)

J'ai eu des retours d'amis qui sont allez en Australie pendant des vacances (entre 3 sem et 2 mois). Tous m'ont dis * 1 mois de travail = 2 mois tranquille

Même s'ils ont arrondi ce que j'y ai compris c'est simplement que les salaires sont largement plus élevé que le cout de la vie la bas. En somme est il possible la bas de mettre de l'argent de coté? Ce qui est compliqué en France lorsque l"on est dans la classe moyenne.

Je poses la question puisque je compte partir l'été prochain, 1 an en Australie, principalement pour apprendre l'anglais, pour changer d'air, et forcément pour vivre aisément (ici je dois me priver, et serrer la ceinture), le tout en travaillant. Et j'essaye d'évaluer au mieux mon parcours une fois les pieds posé la bas, je vais travailler assez rapidement je penses, mais j'aimerais travailler un bon coup quitte à ne plus voir le jour, et amassé assez pour avoir une réserve. Car je partirais vraiment limite niveau budget. Dans les 3000 €

Par exemple un salaire pour employé moyen c'est combien environ?

Surtout en prenant compte du taux de change ce qui est rarement le cas. J'ai lu

La moyenne de Sydney est a $50K annuel par personne, alors qu'a Paris il n'est pas au dessus de 30K euros.

Ok mais donc avec la conversion en euros, sa revient quasiment au meme.

Donc concretement?
Carnet de voyage Pérou/Bolivie été 2011 English translation pending
by Merluchi · 2011-11-01 · 14 replies
Voyage Pérou / Bolivie été 2011

D’abord un grand merci à tous les forumistes qui nous ont permis de préparer ce nouveau voyage. Ma fille Zoé est toute excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent, ses étendues sauvages, ses montagnes majestueuses et sa culture inca encore bien présente et enfin respectée, après avoir été quasiment anéantie par les Conquistadores voleurs pilleurs. lundi 18 juillet

départ tôt le matin mal réveillés mais très excités. Vol Ibéria via Madrid. Après 4h d’attente nous embarquons pour Lima dans un “vieux” A340 bondé. Le survol de l’Amazonie puis de la Cordillère des Andes au soleil couchant nous donne un avant goût prometteur de ce qui nous attend. Ce sera la brume épaisse qui recouvre Lima! comme une mer de nuages dont les îles sont les sommets environnants, léchés par la chaleur du couchant. Les formalités douanières achevées avec nonchalance, nous sommes recueillis par César, chauffeur débonnaire et débrouillard, dépêché par nos hôtes, chargé de nous amener à nôtre point de chute dans le quartier de Chorrillos, au bord de l’océan, en dehors des endroits fréquentés. A la frontière des “favellas” du sud.

Cette maison d’hôtes a appartenu à un de mes amis et les nouveaux propriétaires veulent garder l’esprit d’accueil instauré par mon pote. Ca commence bien, même si c’est tout nouveau pour eux.

mardi 19 juillet

Après un bon petit déjeuner revigorant (on en a besoin car le décalage horaire fait des siennes), nous nous plongeons dans le quartier, accompagnés de notre hôtesse Elsita (qui ne parle qu’espagnol) pour changer argent et acheter une puce pour le téléphone mobile. Notre espagnol n’étant que très rudimentaire, c’est avec force gestes que nous nous faisons comprendre. Mais l’apprentissage de la langue se fera facilement au cours du voyage.... A noter que pour retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, certaines banques prennent des commissions et d’autres pas. Ces obligations étant réalisées, le reste de la journée est dédié à la découverte de Lima emmitouflée dans son manteau de brume hivernale. Nous jetons notre dévolu sur le “centre historique” et la Plaza de Armas fourmillant de touristes alpagués par des “guides locaux” attirés par les dollars mais surveillés par une police débonnaire. Journée passée à marcher, visiter et découvrir une ville très attachante.

mercredi 20 juillet

Après une nouvelle nuit passée à Chorrillos, quartier grouillant et coloré, nous prenons un bus local en direction de Pisco. Ce dernier nous déposera sur la Panamericana Sur après 4h de trajet (20 soles/personne) puis un taxi jusqu’à Paracas. A noter que la compagnie Cruz del Sur assure ce trajet en direct mais l’agence que nous avions contactée à Lima n’était pas au courant (en fait, le bus reliant Lima à Ica s’arrête à Paracas!). Hôtel puis balade sur la plage, suivis par les pélicans en partie nourris par des pêcheurs du coin qui soulagent les touristes de quelques soles en échange d’une photo “inoubliable” prise en compagnie des palmidés gourmands gobant les poissons lancés à la volée. scénario convenu “attrape touristes” imaginé par les pêcheurs. Classique.



jeudi 21 juillet

Ce matin nous partons en bateau faire le tour des îles Ballestas. Balade touristique mais plaisante malgré le ciel voilé qui donne une teinte terne aux rochers couverts de guano. Peut importe, les colonies d’oiseaux et d’éléphants de mers répondent présent et se laissent photographier sans relâche affichant une certaine nonchalance. L’après-midi est consacré à musarder dans le petit village touristique, la balade au sein de la réserve nous ayant été déconseillée par des routards rencontrés... et le LP!

Le soir venu nous prenons le “fameux” bus Cruz del Sur pour Arequipa via Ica. A noter que la gare routière de Paracas est à 100m de notre Hôtel! Trajet de nuit, confortable.

vendredi 22 juillet

Arrivée par un matin frais et ensoleillé à Aréquipa. A peine sortis du bus nous sautons dans un taxi qui nous dépose à la Casa de Avila qui sera notre point de replis pour les jours suivants. Immense bâtiment entourant un grand et paisible jardin. Accueil chaleureux, chambres spacieuses et simples. A 5 mn à pied de la Plaza de Armas. Une fois douchés et restaurés nous partons à la découverte de cette ville attachante qui s’étend au pied du Misti, magnifique volcan conique coiffé de neige. Sous un soleil qui chauffe rapidement notre peau. Visite troublante et instructive du museo Santury où se trouve la Princesse des glaces. Après un déjeuner dans un restaurant où on nous arnaque avec le sourire, nous partons visiter le couvent Santa Catalina, ville dans la ville, à ne pas rater. Puis nous écumons la rue Jerusalen qui concentre les agences de trekking. C’est à Colca Trek que nous rencontrons une personne parlant parfaitement français qui nous conseillera très bien. En effet, je désire nous acclimater au mieux car ma fille de 13 ans n’est pas habituée à randonner au delà de 3000m, même si nous nous sommes déjà retrouvés au dessus des 4000m en Indes il y a 3 ans. Nuit fraîche mais agréable. Sommeil réparateur.

samedi 23 juillet

Nous partons en taxi privé (négocié avec l’hôtel à un prix correct) pour Chiguata, petit village peu fréquenté à 40 mn d’Arequipa. Pendant que le chauffeur nous attend, lézardant au soleil sur l’inévitable plaza de armas, nous partons randonner à la découverte de la campagne paisible, au hasard des chemins qui traversent de petits hameaux de paysans. Nous arriverons quasiment au pied du Misti à plus de 3000m. Jolie balade qui s’avère être une bonne “mise en bouche” pour notre acclimatation. Nous ne croiserons que des paysans surpris de nous voir et des animaux de bât. De retour à Arequipa, nous poursuivons notre visite de la ville et planifions la suite du voyage.

dimanche 24 juillet

Levés rudement à 2h30 pour partir dans le canyon de Colca à la Cruz del Condor. Trajet en mini bus peu confortable où nous tentons de “finir” notre nuit, malgré une personne malade. Je passe les détails! Petit déjeuner réparateur à Chivay avant de reprendre la piste alors que le soleil se lève. On avale les km et la poussière, en faisant quelques pauses photos/lama/pièges à touristes convenus jusqu’au Cruz del Condor surplombant quelques 1200m d’à pic dans le cañon. Nous sommes alors à 3600m et l’altitude se fait sentir, surtout dès que l’on marche pour trouver le spot idéal pour photographier ces superbes oiseaux. Parmi le flot de touristes ayant colonisés le promontoire... Tels des piafs patauds caquetants sur un îlot perdu! Malgré l’affluence, ça vaut le coup. En témoigne le nombre de photos que j’ai pu réaliser! Retour sur Chivay où nous allons nous prélasser dans des thermes d’eau sulfureuse, en plein soleil. Hmm c’est bon! le déjeuner, local et copieux se prend dans un restaurant où se concentrent les touristes venus “faire” l’excursion. Puis retour sur Arequipa en passant par la Reserva Salinas et un col à 4960m. Somptueux panorama sur les volcans alentours. Je marche difficilement contre le vent violent, sous l’effet de l’altitude. Les autres occupants du bus ont préféré rester blottis et à l’abri!

Durant la descente, nous croiserons lamas, alpacas et vigognes dans des paysages magnifiques et sauvages.

Ce soir nous prenons le bus pour Cusco.

lundi 25 juillet

Arrivée plus que matinale à Cusco, le soleil venant à peine de se lever. La fraîcheur de l’aube est palpable. le taxi nous emmène sur la place de l’église à San Blas, quartier sur les hauteurs de la ville. Mais il faut encore marcher sur l’escalier qui monte raide. Les sacs paraissent plus lourds que d’habitude à cette altitude (3300m)! Zoé est rapidement essoufflée et je n’en mène pas large... avec 21kg sur le dos+ le sac photo! Nous arrivons enfin à l’hospedaje del artesiano où nous passerons nos prochaines nuits. Sympathique auberge avec un grand patio qui s’éclaire au soleil du matin. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons prendre un petit dèj qui devrait bien nous réchauffer. Sur les conseils de Fredi le gérant de l’auberge, nous descendons une ruelle raide, étroite et pavée jusqu’au bon Pasteur, boulangerie dont les effluves parfument la rue. Un régal. Puis nous remontons à l’auberge, prendre une douche chaude et réparatrice pour, ensuite... redescendre explorer la ville!... Ca c’est le meilleur moyen de poursuivre notre acclimatation!... vive les ruelles, fort agréables au demeurant, du quartier San Blas! Propres et restaurés nous partons donc à la découverte de Cusco, sous un grand soleil revigorant. Bien que pleine de touristes et autres “zonards européens”, cette ville est attachante. nous nous perdons dans les ruelles et les marchés d’artisanat où nous nous faisons régulièrement accoster pour nous vendre toutes sortes de choses en “pur alpaca”. Il faut vraiment faire attention, comparer les prix et marchander, pour ne pas trop se “faire arnaquer”... ce qui est humain!... surtout quand on sait que les revenus des cusquenios proviennent quasi exclusivement du tourisme. Sur la plaza de armas, nous assistons au défilés des écoles pour la fête nationale péruvienne; chaque jour durant la semaine vont défiler différents corps de métiers, pour finir par les militaires. Puis nous organisons les jours suivants dont la visite du Machu Picchu. Heureusement que nous avons Fredi et Allan (à l’auberge) qui vont nous tirer d’un mauvais pas. En effet, si j’ai réservé les billets de train pour le Machu (et 6 semaines avant le départ c’était déjà trop juste!) je n’avais pu le faire pour les billets d’entrée, car le site internet était trop lent (surchargé?) et donc il n’y avait plus de place pour le 28/07!... venir jusqu’ici, avoir le train mais pas les entrées au Machu... nous étions effondrés! Mais Allan, travaillant aussi pour une agence locale a pu me trouver les 2 dernières places (dans le lot des pré-réservées des agences!)... ceci a été finalisé 20mn avant la clôture des réservations!! OUF! Nous convenons de la location d’un taxi/guide pour nous emmener de site en site le long de la Vallée Sacrée sur les 2 jours suivants (200 soles/j, correct).

mardi 26 juillet

Après un petit dèj au bon Pasteur, désormais incontournable, nous retrouvons notre chauffeur fort sympathique qui sera donc notre guide pour la journée. Nous allons à Pisacq, visiter les ruines. Quelques haltes sont prévues pour faire des achats (si on veut!), des photos, ... il est intarissable, nous racontant l’histoire des lieux visités agrémentés d’anecdotes... Arrivés à Pisacq en fin de matinée, nous sommes surpris par le nombre de touristes (il est peut-être préférable d’y aller plus tôt... ou plus tard dans l’après-midi). Nous nous frayons un passage entre les groupes guidés qui font la queue, pour essayer de trouver un peu de calme. Nous sommes alors en plein soleil et à près de 3000m d’altitude. Malgré la fréquentation, les ruines de la citadelle inca valent le détour. Nous marcherons 2 bonnes heures durant, le retour à la voiture se faisant par un chemin inédit et ardu ... nous étions seuls! A noter que si vous choisissez cette option, demandez à votre chauffeur de vous attendre au village et prenez le chemin descendant de la citadelle au village de Pisacq. Super balade assurée!

Nous retournons ensuite sur Cusco en s’arrêtant à Tambo Machay, Qenko et surtout les imposantes ruines de Saqsaywaman qui surplombent Cusco.

Après un dîner réparateur, nous allons nous coucher. A noter que le mal de tête a disparu et que les escaliers ne sont plus un calvaire!

mercredi 27 juillet

Contre toute attente “on” nous a changé de chauffeur. mais le nouveau étant un copain du premier, nous ne perdrons rien au change. Direction Chinchero, village agréable et ensoleillé, sur un plateau cerné de hauts sommets enneigés. Tout est paisible, hormis la ruelle concentrant les boutiques à touristes et la place... de l’église où les marchands à la sauvette ont installé leur bardas à même le sol. Ambiance plus sympathique qu’ailleurs. A noter que ce n’est pas jour de marché. l’église est magnifique, murs et plafonds entièrement recouverts de fresques racontant la vie des saints et de Jésus, telles une immense BD! A ne pas manquer! Nous nous dirigeons vers les très connues Salinas, spectaculaire site à flan de montagne où on extrait le sel depuis l’époque inca. Les touristes sont accueillis “comme il se doit” mais le lieu vaut vraiment la peine d’être arpenté.



Nous poursuivons notre visite de la Vallée Sacrée par les terrasses de Moray, à quelques km du petit village de Maras où se déroule le traditionnel défilé de la fête nationale, tous les gamins sont en uniforme repassé mais poussiéreux (en fait une partie des enfants vient de Moray et environs à pied par la piste!... 9 bons km!). Bel endroit mais nous y arrivons peu après un bus de touristes beuglants au centre des terrasses en gradins très bien restaurées. A noter qu’il existe d’autres terrasses en ruines ignorées des touristes séparées des premières par un relief du terrain... Nous y étions seuls, au soleil chauffant du midi. Un régal.

Nous traversons de nouveau Maras très animé en direction d’Urubamba où nous irons déjeuner au marché ( je regrette de ne pas être resté à Maras pour manger sur la Plaza de armas au milieu des villageois). Nous sommes les seuls étrangers, les bus bondés de touristes s’arrêtant aux restaurants alignés le long de la route principale. enfin, nous atteignons Ollantaytambo, terme de notre journée où nous posons les sacs dans une “hospedaje” à l’entrée de la petite ville, au calme au fond d’un jardin fleuri. Nous nous retrouvons alors faisant la queue pour monter les terrasses escarpées qui gardent les ruines incas. Des dizaines de bus déversant des flots de touristes bruyants. La tour de Babel c’est ici!

jeudi 28 juillet

Ce matin nous prenons le train pour le Machu Picchu. Petit dèj à la gare d’Ollanta. On a le temps car le train part à 8h30 (pas de train plus tôt car je m’y suis pris trop tard pour la réservation: 6 semaines avant de partir pourtant!). Sur le quai, touristes et vendeurs des sempiternels souvenirs. Habituel. Arrivée à Aguas Calientes, village qui semble née du tourisme: les hôtels alternent avec les pizzerias et les magasins de souvenirs. Les rues peuplées de touristes partant ou revenant du Machu Picchu. Bus hors de prix pour monter au site (ne sachant pas si Zoé était capable d’enchaîner la montée à pied et la balade, d’autant plus que nous n’avions pas pu partir tôt, j’ai opté pour le bus). Queue pour déposer un sac à la consigne, queue pour pénétrer dans l’enceinte, queue pour grimper les escaliers escarpés. Mais quel endroit!! Inoubliable... Incontournable... malgré la fréquentation. Il paraît d’ailleurs que pour préserver le site il ne faudrait pas plus de 1000 à 1500 visiteurs/j alors qu’il en passe entre 2000 et 2500! Nous sommes rentrés en fin d’après midi à Aguas exténués et ravis, malgré un ciel plus que couvert... mais qu’importe!

Nous partons à la recherche d’un hôtel car pas de retour possible sur Ollanta le jour même!... Il faut vraiment réserver très tôt ses billets de train et d’entrée au Machu TRES longtemps à l’avance, quitte à adapter le reste du voyage! Bon c’est facile car on a l’impression qu’ici il y a plus d’hôtels que de chiens errant! Nous trouvons vite. hospedaje sobre et propre mais cher (40$US la nuit+ petit dèj!). La nuit sera très bruyante. Je n’ai pas aimé ce village... du moins ce que le tourisme excessif en a fait... car ce lieu niché au creux de montagnes comme des pains de sucre emmitouflés d’une forêt de nuages devait être beau et paisible... à l’Origine!

vendredi 29 juillet

Retour sur Cusco. Avant de prendre le bus pour Copacabana et la Bolivie via Puno, nous visitons l’église de San Blas et la cathédrale. Superbe édifice mais les commentaires de l’audio guide me laissent un peu perplexe...

Samedi 30 juillet

Halte ennuyeuse et froide dans la gare routière de Puno. Le soleil se lève avec une odeur tenace de poisson. Le lac Titicaca est à 2 pas. Nous repartons dans un bus poussif, longeant le lac aux teintes changeantes au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel d’un bleu profond et pur. Nous sommes à plus de 3800m d’altitude. Les montagnes sculptées de glaciers de la Cordillère Real sont comme incrustées dans l’azur. C’est magnifique et j’en oublie la nuit difficile passée de le bus (pourtant “cama”) plus que vieillissant. Zoé dort à points fermés. On passe la frontière à pied entre 2 bus. Attente modérée pour changer de l’argent (en boutique ou dans la rue c’est le même taux) puis pour “tamponner” les passeports. Enfin on arrive à Copacabana sous un soleil déjà chaud. Estival! Galère pour trouver une chambre vu qu’on a rien réservé! En fait il est préférable de réserver si l’on veut directement prendre le bateau pour l’Isla del Sol à l’embarcadère du port (ils partent vers 13h30). On finit par trouver notre bonheur à Las Olas (grâce à un désistement de dernière minute), cadre superbe pour un prix “modique” : 40$US la nuit petit dèj compris avec vue imprenable sur le lac (pour mémoire, c’est ce que l’on a payé à Aguas Calientes!).

On descend vers l’embarcadère pour malgré tout tenter une excursion vers l’Isla del Sol, même si les bateaux sont tous partis (il est 15h). Mais le prix pour une embarcation privée est exorbitant. Engageant la conversation avec des “touristes bolivien” on se retrouve à partager un bateau pour visiter des îles flottantes bien artificielles construites pour les touristes qui y viennent pêcher des truites dans un bassin pour les manger. C’est l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques. De retour à notre chambre, Zoé s’endort dans le hamac, exténuée par la balade à une telle altitude, tandis que je prépare le feu dans le poêle à bois... il fait froid la nuit!

Dimanche 31 juillet

C’est LA journée de transport. Longue, ennuyeuse. Exténuante. On se lève “tôt” dans le froid matinal pour aller prendre le petit dèj au marché, parmi les locaux, avant de prendre le bus pour La Paz où, théoriquement, nous attendent Lisa et Johann. Le petit bus démarre à 8h du matin, dévalant la route en longs méandres surplombant la rive du lac Titicaca, dans la fraîche clarté du matin. Puis l’on stoppe pour embarquer dans un canot qui nous fait traverser un des nombreux recoins du lac, tandis que le bus vide emprunte une barge. Puis nous reprenons la route jusqu’à la gare routière “du cimetière” de La Paz. Ville que nous prendrons le temps de découvrir à notre retour de “trek”. Un taxi plus loin et nous nous retrouvons à la gare centrale. A peine les bagages en main, nous voyons arriver Lisa... Quelle ponctualité, pour un rendez-vous donné par mail il y a plus de 15j!... sans nous connaître autrement que par le web! Petit dèj dans les courants d’air glacial de la gare routière, durant lequel on fait connaissance. Beaucoup de mendiants, “zonards” et agents de sécurité dans cette gare où il faut donc surveiller étroitement ses bagages. Billets de bus (encore!) pour Oruro d’où nous prendrons le train de nuit pour Tupiza, pré réservé par Tupiza Tour. Bus local où nous sommes les seuls étrangers. Inconfortable. Voyage agrémenté par des films de série Z que tonitrue une TV d’un autre âge. Têtes pleines du cahotement du bus agrémenté du brouhaha strident de la TV, saupoudré du ronflement de quelques passagers. Arrivée à Oruro dans la brume glaciale du crépuscule, un taxi nous jette à la gare où nous nous engouffrons dans le train. La plupart des passagers sont des touristes étrangers. Nous ne verrons quasiment rien d’un paysage a priori superbe. Dîner dans le wagon restaurant bringuebalant, où toute tentative de porter la fourchette à la bouche relève d’un exploit... Puis film DVD sur TV “géante” avant de plonger dans un sommeil saccadé.

Lundi 1er Août

Arrivée à Tupiza. Le soleil matinal ne parvient pas à nous réchauffer, tant le vent soutenu nous glace la couenne, projetant des milliers de grains de sable qui nous mitraillent le visage. On se croirait dans un western. Notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’agence. Discussion car il est possible que nous ne puissions réaliser le circuit prévu en raison d’une neige abondante et inhabituelle tombée il y a 3 semaines. Le vent continu ayant formé des congères! Nous partons à “l’aventure” dans un toy land cruiser en bon état, accompagnés d’une cuisinière. Mais après une demi heure de route, une pierre vicieuse perfore le radiateur!

Nous attendons 2 heures dans le vent mais avec une vue splendide sur la “quebrada de Palala” ravines ocre/rouge aux reflets bleutés ciselées par le vent (encore lui!) et les pluies. Enfin un nouveau 4X4 arrive. Le temps de transférer les bagages et les réserves d’essence et nous repartons sur une piste sinueuse et déserte.



Nous faisons halte dans un “hameau” à l’entrée d’une petite vallée pour déjeuner dans une petite épicerie qui propose l’essentiel pour dépanner un voyageur étourdi... ou un “routier” dans le besoin. Elle est tenue par 3 indiennes sans âge qui nous regardent manger, un sourire édenté et débonnaire accroché à leurs lèvres.

Nous repartons rapidement sur une route toujours déserte, traversant des cañons déserts et sauvages, animés par un vent tourbillonnant. Notre chauffeur nous permettant régulièrement de marcher durant 30 à 40 minutes pour nous dégourdir les jambes et nous imprégner de ces lieux changeant au gré des rayons du soleil se jouant des rochers et du sable en mouvement. On arrive à San Antonio de Lipez village perdu à 4200m, surgi au détour d’un méandre du torrent asséché que nous suivons. Sous un soleil rougi, comme préparant sa couche sur ce paysage aride. Désert le village. Nous nous aventurons dans la rue principale, les sens en éveils. Bruits du vent entre les maisons. Puis nous croisons des enfants surpris de nous voir (autant que nous!) sortant de nulle part, joueurs et hilares. Nous retournons sur la place de l’église où nous avait laissé notre 4X4, accompagnés des gamins. Nous arriverons à notre auberge rustique et spartiate, alors que la nuit est tombée. Dans un froid sec qui nous hérisse l’échine. Les doudounes sont les bienvenues. Toujours seuls. Nous installons nos duvets dans notre chambre qui se réduit à l’essentiel et nous préparons au goûter, thé brûlant et biscuits secs, installé par notre cuisinière qui va préparer le dîner dans une cuisine attenante. Poêle à bois et terre battue.

Bon repas copieux et réparateur. Notre chauffer nous briefe sur le trajet de demain. Partie de cartes endiablée. Puis c’est l’épreuve du coucher: se déshabiller en un éclair avant de s’engouffrer dans le duvet... et garder les vêtements au chaud pour le lever!... à la lumière de nos frontales!

Mardi 2 Août

Nuit très froide. Réveil à l’aube. Personne n’ose aventurer ne serait ce qu’une main hors du duvet. Vu que nous avons tous le bout du nez glacé! Petit dèj’ rapidement englouti et nous voilà de nouveau sur la route. Soleil et froid toujours au rendez-vous. Paysages toujours superbes et changeants. Stop au “vieux” village fantôme de San Antonio où les conquistadores ont longtemps exploité les mines d’argent... et les habitants..... Seuls les viskashs (kangourous andins) ont recolonisé l’endroit. Ce sont de gros lapins avec des pattes arrières surdimensionnées et une queue d’écureuil... comme de gros chinchillas quoi! On est toujours seuls. On poursuit le périple sur des pistes cahoteuses entre 4000 et 5000m. Nous nous approchons du volcan Uturuncu sans pouvoir le gravir (ce qui était initialement prévu) en raison du vent et des congères qui se sont formées. Trop dangereux. En effet, même si la neige a fondu et la piste globalement dégagée, les faces nord sont encore bien blanches et les gués souvent glacés. On est parfois obligé de dégager les torrents de leur couverture instable pour ne pas déchirer les pneus en traversant le manteau glacé qui s’effondre sous le poids du 4X4.

Pose à la superbe Laguna Celeste, en partie recouverte d’une épaisse couche de glace. Nous y restons une bonne heure à déambuler dans ce paysage magique et désolé.

Arrivée en fin d’après midi à notre gîte étape, toujours aussi spartiate que le précédent. Ici aussi l’eau, quand il y en a, est glacée. Mais la douche ne fonctionne pas... de toute façon personne n’avait envie de se doucher à l’eau froide... à 4300m et à 5°C environ! Goûter et bon repas. J’emmène Zoé braver la nuit glaciale et planter notre regard dans le ciel lacté d’étoiles. On se croirait en plein espace. Dans la navette spatiale! Puis de nouveau l’épreuve du couchage.... A noter que nous ne sommes plus seuls... Deux 4X4 on déversé leur contenu de touristes (tout comme nous!) avec qui nous échangeons nos impressions.

Mercredi 3 Août Réveil glacé... on se prépare vite. Question d’entraînement. Petit dèj partagé avec les autres groupes. Les autres trekkeurs sont aussi transis que nous... cherchant un réconfort dans le café du matin. Les véhicules s’ébrouent et nous partons en convoi peu après l’aube. Luminosité contrastée caractéristique du matin en altitude. On s’en lasse pas! Après quelques passages de gués on aborde la laguna Hedionda vert orangé en raison du soufre dissout dans l’eau. En partie gelée. Tout le monde reste sur la “plage” enneigée. Je m’aventure sur la glace tout en la testant du pied.... sauf qu’elle cède brutalement! J’ai eu juste le temps de prendre une photo!... je me débats, de l’eau jusqu’aux cuisses.... étrangement tiède l’eau!... tout en protégeant l’appareil photo je m’extirpe de la laguna, sous les rires des autres et le regard inquiet de ma fille. Hors de l’eau il fait soudainement froid! je me change rapidement et nous continuons notre route, traversant des paysages lunaires saupoudrés de neige. Arrivée cahoteuse sur la rive de la Laguna Verde. d’un vert turquoise saisissant, battue d’écume soulevée par le vent quasi permanent . Au loin, le Licancabur que nous ne pourrons pas non plus gravir. Sempiternels vent et congères. Nous ferons halte au bord de la Laguna Kollpa (si je ne me trompe pas!) où se déverse une eau chaude volcanique. Une “piscine” de pierres accueille les touristes. Nous déjeunons dans une grande salle bruyante et quelconque. Une indienne vend des produits de première nécessité. Nous reprenons la piste qui est de plus en plus fréquentée. Elle grimpe à Sol de Manana (près de 5000m) où on se retrouve au milieu de geyser bruyants crachant leurs volutes soufrées. Entre les bulles boueuses qui donnent vie aux cratères. Paysages d’Origine du Monde.

Notre gîte étape est aussi basique que les précédents... eau congelée dans les conduites, plus d’électricité... seul luxe un poêle à bois qui fuit où je peux tenter de faire sécher mes chaussures. Nous repartons vite pour assister au coucher du soleil sur la Laguna Colorada, lac rougeoyant au pied d’un volcan éteint. Roche noire maculée de neige découpant un ciel bleu intense. Spectacle somptueux qui nous laisse sans voix. Les flamants roses et les lamas animent ce décors digne d’un film fantastique. Nous passons quelques heures à déambuler sur les rives de cette apparition. Imprégnés de la magie du lieu.

Nous attendons le coucher du soleil et sommes les derniers à regagner le gîte. Dîner bon enfant. Nous échangeons nos plats avec les autres groupes. Faut dire que les cuisinières se surpassent quotidiennement, préparant une abondante nourriture locale et goûteuse. On en oublie le froid qui atteint un niveau inégalé. Emmitouflés dans nos doudounes comme des scaphandres d’astronautes, nous sortons du gîte pour nous vautrer dans le ciel cristallin. Et, comme le chantent les indiens, ouvrir les yeux pour cueillir les étoiles. Nous nous couchons avec la rapidité d’un ravitaillement de F1!

Jeudi 4 Août

Nous sommes les derniers à partir. Les autres ont eu le courage de se réveiller à l’aube pour assister au lever du soleil sur la Laguna Colorada. Pas de chauffage dans le 4X4. On roule à vue au travers d’un pare brise occulté par le gel. Nous descendons progressivement vers la Laguna Negra et le désert de Siloli, parsemé de rocs comme en suspension. Le volcan Ollagüe imprime l’horizon du haut de ses 5865m fumants. Mais impossible à gravir. Vent et congères.... Toujours. La piste nous bringuebale jusqu’à la voie ferrée westernienne transportant minerais et sel de la Bolivie au Chili. Contrôle militaire débonnaire.

Nous pénétrons le Salar de Chiguana en traversant un entrelacs de coraux et d’algues fossilisés témoins d’un ancien lac... il y a quelques millions d’années.... à 3600m d’altitude environ. Halte à la gruta de las galaxias, grotte couverte d’algues fossilisées, jouxtant la cueva del diablo, grotte contenant des tombes Chullpas pillées. Le tout coiffé de cactus pétrifiés.



Le soleil couchant éclaire notre arrivée à l’hôtel de sel qui sera notre point de chute de la nuit. Sur une rive du Salar de Uyuni. Hormis le fait qu’il soit entièrement construit de briques de sel, sa qualité première est que l’on peut bénéficier d’une douche chaude!.... Si si... même s’il faut débourser 10 bolivianos et que l’attente ressemble à celle endurée dans une administration bien de chez nous. Mais la douche est longuement fêtée... Comme une résurrection! La nuit étoilée est presque tiède, comparée aux précédentes... il est vrai que nous sommes à 3600m et sans vent!... Il fera même trop chaud dans mon duvet...

Vendredi 5 Août

Après une “grasse matinée” (lever 7h!), nous roulons enfin sur la piste du Salar de Uyuni. Crissements et craquèlements sous les pneus du 4X4. Le soleil déjà haut joue avec les cristaux de sel... rien que pour nous éblouir. Ombres contrastées des îles de rocs sur cette immensité d’un blanc scintillant. Yeux écarquillés derrière les lunettes de soleil. Emerveillés.... et c’est que le début! Halte sur l’Isla Incahuasi, recouverte de cactus tendus comme des doigts de géants. Nous sommes quasiment seuls car les autres touristes, arrivés plus tôt, on déjà visité l’île et en sont à la pause près des 4X4 alignés sur la grève, comme des bateaux posés à marée basse. Nous en profitons pour déambuler sur les chemins et faire chauffer les cartes mémoire des appareils photo.

Nous repartons vers le volcan Tunupa que nous apercevons au loin... difficile d’apprécier les distances sur une telle étendue!... on roule bon train et pourtant on à l’impression de faire du sur place! Arrivée saisissante sur l’île en traversant un gué car l’eau crée un fin nappage sur le sel où tout se reflète... Impression d’être en suspension. On perd du temps à trouver un gîte dans le petit village de Coquesa car ceux espérés par notre chauffeur sont tous pleins. On jette notre dévolu sur un bâtisse de sel, très spartiate.... pas de douche... Pas grave on est propres d’hier! Nous prenons possession de la chambre et repartons sur une piste cahoteuse pour enfin grimper un volcan. petite altercation avec notre chauffeur et la cuisinière qui n’ont “pas compris” notre demande de panier repas pour nous restaurer en cours de rando (ils s’imaginaient qu’on déjeunerait au retour)... Munis de nos sandwiches, biscuits et bouteilles de maté de coca (légère collation au vu de ce qui nous attend!) nous débutons l’ascension du Tunupa. Pente très raide et caillouteuse qui débute à 3800m. Le soleil tape dur à cette altitude et l’air sec nous ramone les bronches. Zoé est vite essoufflée... mais courageuse, continue sa rude progression tel le Sisyphe de la mythologie...La pente s’adoucit enfin. Le pas se fait moins lourd et les poumons ne sont plus des soufflets de forge. On s’arrête à plus de 4500m pour admirer le paysage saisissant tout en dévorant notre pitance. Il se fait tard mais nous décidons de poursuivre un peu l’ascension. On ne peut se résigner à redescendre de suite! Mais nous ne pourrons atteindre le “balcon” du volcan à 5000m car le soleil rougeoie et Zoé a tout donné. je la comprend et suis fier d’elle! Le pic sommital du Tunupa, à 5400m, nous enveloppe de son ombre.

Il est temps de rebrousser chemin. Le retour est bien plus facile même s’il est “casse pattes”. On se régale de la lumière qui enveloppe les îles au loin et donne cet atmosphère ouaté au Salar. Nous arrivons au 4X4, les cuisses éreintées, les genoux surchauffés. A peine de retour au gîte, le chauffeur nous propose une balade sur le Salar pour regarder le couchant sur le Tunupa. Je suis seul à accepter l’invitation. Il stoppe le 4X4 à quelques km de l’île. Je déambule sur le Salar... plein du silence profond. Comme irrigué de son flux. Surprenante situation... seule la lumière changeante du couchant paraît mobile. Vivante. le village de Coquesa paraît inhabité. je reste là 2 heures à regarder le soleil retoucher ce paysage d’un autre âge comme un peintre modifiant une toile qu’il ne finira jamais. Le froid m’imprègne peu à peu mais je ne le ressens pas. Comme anesthésié... sensation irréelle. J’en oublie parfois de prendre des photos... Le soleil est maintenant couché. Le froid est bien présent et nous retournons au gîte où 2 groupes nous ont rejoints. La nuit sera “douce” comparée aux précédentes. Mais je serai réveillé par une courte, dense et intrigante pluie... puis par les aboiements d’un chien... ça c’est tout comme chez nous!

Samedi 6 Août

Nous partons après le lever du soleil que nous ne pourrons donc pas admirer. Nous roulons vers Colchani puis Uyuni. C’est donc le dernier jour de notre circuit... Semaine trop vite passée. Au milieu de “nulle part” le chauffeur stoppe. Nous voyons le Tunupa se dessiné sur l’horizon, tout comme les reliefs environnants... comme encore embrumés de la nuit passée. Moteur coupé, le silence est encore une fois saisissant. Presque pesant. Le Salar est vraiment un lieu fascinant où l’on ressent l’emprise du minéral. Comme plongé dans la Préhistoire. Drôle de saut dans le temps!

Après quelques achats réalisés auprès des petits marchands de Colchani, nous roulons sur Uyuni. Le vent vigoureux tournoie entre les maisons. Poussière et déchets comme en suspension. Nous visitons le traditionnel cimetière de locomotives et pénétrons dans cette ville toute surgie d’un western de série B. Nous quittons chauffeur et cuisinière et attendons notre bus qui doit nos ramener à La Paz. Le quartier de la “gare routière” s’anime à la nuit tombée, dans le froid venteux. impression de pauvreté omniprésente. Nous embarquons dans un bus qui doit avoir quelques milliers d’aller/retours su la capitale, à en juger par son état très fatigué... proche du délabrement. Le trajet s’avère mouvementé. Sportif même. Durant les premières heures, la piste en tôle ondulée torture le bus et nos pauvres vertèbres. Ma tête heurtant régulièrement la fenêtre qui reste entrouverte laissant passer le froid poussiéreux. Un ou deux gués ferons gîter et tanguer dangereusement notre bus qui couine, geint et grince de toutes parts... Puis c’est au tour des WC chimiques de rendre l’âme et déverser une odeur nauséabonde dans la travée. Arrêt pipi dans un bled sans nom surgit de la nuit poussiéreuse et sans étoiles. Un passager se fait courser par un chien errant...

Dimanche 7 Août

Nous arrivons enfin à La Paz dans le froid matinal, fourbus et endoloris, pas fâchés de marcher enfin sur un sol ferme... comme après une longue traversée océanique. Hostal Naira que j’avais pris soin de réserver (la veille!) sur les conseils de l’agence de Tupiza. Nous passons tous sous une douche revigorante. Puis balade en ville où nous découvrons le quartier des vendeuses de foetus de lama et autres décoctions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Zoé est à la fois fascinée et dégoûtée. Nous allons déjeuner dans un restaurant argentin qui se remplit de locaux venus en famille. Ambiance chaleureuse et repas pantagruélique. L’heure des adieux est venue. Nous laissons Lisa et Johann poursuivre leurs aventures vers Arequipa et la Cordillère Blanche. Super semaine avec ce couple “démarché” sur VF... merci VF!! Nous continuons notre découverte de la ville. Derniers cadeaux. Nuit bruyantissime dans l’Hostal pourtant sympa et confortable.

Lundi 8 Août

Avion LAN pour Lima. Voyage un peu long car escale à Santa Cruz. Mais confortable. César nous récupère à l’aéroport de Lima. Il fait nuit. Accueil toujours aussi chaleureux à l’auberge. Repas délicieux et nuit réparatrice.

Mardi 9 Août

Journée dédiée à la poursuite de la découverte de Lima. Le ciel est toujours aussi couvert, le gris bleuté métallique du ciel se mélangeant au gris vert de l’océan. Mise en jambe matinale avant la visite des musées. Le taxi que nous hélons ne sait en fait pas où se trouve le musée d’archéologie et d’anthropologie et nous perd dans les rues de Pueblo Libre. Puis nous allons découvrir le MALi (Museo de Arte de Lima) qui est en partie en réfection. L’après-midi sera passé à nous promener au hasard dans Miraflores avant de regagner “notre” quartier Chorillos.

Mercredi 10 Août

C’est le départ. Adieux à nos hôtes, L'immuable César nous accompagne à l’aéroport. Puis galère Ibéria jusqu’à Bordeaux: Attentes interminables à Lima puis Madrid. Personnel fermé et peu aimable, ne sachant que dire “on embarque bientôt”.Carrément “Je m’en foutiste” à Madrid. Attitude qu’on peut “laisser passer” à une compagnie Low Cost... mais vu le prix payé pour le vol.... j’ai jamais vu ça! Bref j’en fais quand même pas une affaire d’état!... Chacun doit avoir des histoires croustillantes au sujet des compagnies aériennes!

Arrivée à Bordeaux. bien secoués par le jet lag. C’est quand qu’on repart???
Le Fram vers l'Antarctique English translation pending
by Toilapol · 2011-10-03 · 169 replies
Bonjour,

Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement. à Uummannaq en août 2007

Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Qatar VS Cathay pour les Philippines? English translation pending
by Fab8867 · 2011-10-01 · 26 replies
Bonjour

Voila je prépare notre second voyage au Phillipines, et je suis à la recherche du billet d'avions. Départ prévu, le 16 avril pour un retour le 30 avril, on arriverai à Cebu, pour repartir de Manille. 2 Compagnies proposent ont retenu notre attention, quatar et cathay, les 2 proposent les même tarifs (à 5€ près) et quasiment les mêmes horaires. A ceci près que le trajet dure 3 H de moins chez Cathay, par contre je connais pas du tout cette compagnie. On a voyagé l'année dernière sur Quatar pour aller sur Cebu, rien à redire.

Mais comme le vol et un peu plus court sur cathay, on hésite. Pouvez vous me donner votre avis sur ces 2 compagnies. Le truc sympa sur cathay c'est de voir Hong-Kong, même de haut, le truc un peu moins , c'est que l'on a que 2 heures d'escale, et on ne connait pas u tout l'aeroport de Hong-Kong, (ça suffit 2H pour changer trouvez tranquillement la porte d'embarcation). A doha en 25 minutes c'etait fait la dernière fois mais bon.

Voila je suis preneur de tous vos avis (place au niveau des sièges , repas, systeme video etc...)

Merci

Fabien
Compte rendu "Retour en Terre Sainte" Costa Pacifica du 12 au 23 septembre 2011 English translation pending
by Leonnorg · 2011-10-01 · 185 replies
Oyé du bateau, Bonjour,

Je vais essayer de faire un récit circonstancier de cette belle croisière «Retour en Terre Sainte » bien sûr se sera notre propre ressenti et évidemment il peut être différent pour d’autres passagers ; nous avons choisie cette croisière pour les 2 escales en Israël (Ashdod et Haïfa) puisque toutes les autres nous les connaissons déjà , en plus, 1 mois avant le départ, il y avait une promotion très intéressante pour cette date ; comme à chaque fois pour nous la 1ère destination c’est déjà le bateau !!!

Dimanche 11 septembre : arrivé la veille à Nice, par TGV, nous avions réservé une chambre à l’hôtel Trocadéro proche de la gare (simple pas cher et bien).

Lundi 12 septembre : jour du départ nous étions devant la gare à 10h10 et le 1er bus (47 passagers), pour le Pacifica, part à 10h30 (il y en avait d’autres pour le Concordia) trajet jusqu'à Savone 3h (au lieu de 2) bouchon à cause de travaux sur l’autoroute Italienne ; dans le Palacrocière, au comptoir clients, on change notre ticket n°17 contre un n°1 (privilège carte Gold Pearl) file indépendante du reste de l’embarquement qui avait déjà commencé, formalités rapides…, photos…, dépose des passeports dans l’atrium, nous prenons possession de notre cabine avec balcon 7422, à l’arrière bâbord du bateau, bouteille de prosecco sur la table, documents sur le lit mais manque les invitations pour le restaurant Club, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self service « La Paloma », commandons pack eaux et boys & girls ; au retour les valises sont déjà là puisque marquées prioritaires, déballage rangement dans les placards, notre cabinier Elmer (Honduras) se présente parle un peu français, ouvre le frigo, petit pourboire pour qu’il nous change un peignoir trop étroit pour moi ! arrive la livraison des roses rouges (bonne qualité, elles dureront tout le voyage) que j’avais commandé, par internet, pour madame, très surprise et enchantée !!! 16h45 exercice d’abandon du navire, comme toujours un peu dans la pagaille, assez long puisque explications en 5 langues et en même temps le bateau quitte le port, ensuite Marion notre hôtesse francophone fait la réunion d’information (700 francophones sur une totalité de 3200 passagers) beaucoup de primocroisièristes : rien de nouveau on sait déjà tout ! 21h diner au restaurant « New York. New York » table 321 à la poupe du bateau, tranquille moins bruyant, table de 8 nous ne seront que tout les 2 pour ce soir, notre serveur José (Pérou) parle un français impeccable, il fini cette croisière en même temps que nous pour aller se marié dans son pays, fait extraordinaire pendant toute la croisière nous y avons vu quelques messieurs en shorts !!! 23h spectacle unique pour les 2 services « Varièty Show » par la troupe du bateau « Afro Arimba », 7 danseuses, 4 danseurs, 1 chanteuse et 1 chanteur toujours en anglais, ça n’est pas le Lido mais ça reste agréable à regarder. 23h50 dodo sous la couette dans cet immense et confortable lit, sur celui-ci : billets d’excursions pour Jérusalem & Bethléem, to day pour le lendemain, fiche pour le petit dèj. que l’on remplie immédiatement et accroche à la poignée de porte (prévu pour 8h30/9h) le service est encore gratuit !!! invitation VIP pour demain 10h30 au bar « Wien Wien » mais toujours pas celles pour le resto Club ! (Amanda la responsable du Costa club n’a jamais été à la hauteur de sa tâche pendant toute la croisière)

@+ pour la suite
L'Ouest américain autrement: de Seattle à San Diego English translation pending
by Maguiloma · 2011-09-14 · 86 replies
Bonjour,

Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.

Présentation du voyage

Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?

Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.

Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.

Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les goûts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !

Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.

Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Hôtel Sahara Beach à Skanes avec Marmara English translation pending
by Bruno06220 · 2011-09-11 · 33 replies
bonjour à tous.

nous partons le 17 septemble de marseille avec la compagnie nouvelair. départ 19h55.

nous serons logés en hôtel 3 *** au sahara beach a skanès à proximité de monastir. nous seront en all inclusive.

toutes vos infos et avis sur ce séjour sont les bienvenues.

à mon retour, je ferais un petit compte rendu pour vous dire comment ca c'est passé.

nous avons bénéficier d'un tarif défiant toute concurrence en 1eres minutes. réglement de la totalité du voyage à la résa, non annulable et non modifiable après réservation confirmée.

le prix : 498 € hors assurances pour deux. tout compris. cadeau non ?

à ce prix la, on ne s'attend pas à un palais mais bon, on verra bien.

merci à tous pour vos messages.
Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible English translation pending
by Oltean · 2011-09-02 · 165 replies
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...

Alors voilà, here we go...:)

Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.

Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.

Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.

La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.



Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?

L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.

La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.



En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.



En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.



Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.

A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.



Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.



Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Afrique du Sud - Août 2011 English translation pending
by Nancy · 2011-09-02 · 15 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Après une belle expérience en Namibie en 2005 (carnet ici : clic … mais il date un peu …), nous avons eu envie de retrouver les animaux d'Afrique. Et d'y ajouter, puisque le pays s'y prête, une nouvelle expérience : celle du camping car. 2 courtes semaines dans cet immense pays. Comme toujours, on se limite énormément, préférant se donner du temps et faire la part belle à Blyde River Canyon et Kruger.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Ven 5 Août– Vol de nuit AF Paris CDG / Johannesburg Sam – Arrivée à JNB à 9h50 – Prise en main du camping car – Courses au supermarché SPAR voisin - Nuit à Benoni Dim – Botshabelo - Nuit à Sabie Lun– Mac Mac Pools – Mac Mac Falls – The Pinnacle – God's Window - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Mar – Rando dans le canyon, belle boucle depuis le camping - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Mer– Bourke's Luck Potholes – Pilgrim's Rest – Potholes bis - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Jeu – Route vers le Nord via Louis Trichardt – Mapungubwe NP pour réserver le tour du lendemain matin - Nuit au Dongola Ranch Ven – Mapungubwe NP - Nuit à Tshipise Sam– Entrée dans le Parc Kruger par Pafuri Gate – Nuit à Punda Maria Dim– Parc Kruger J2 – Nuit à Tsendze, camp satellite de Mopani Lun– Parc Kruger J3 - Nuit à Letaba Mar– Parc Kruger J4 - Nuit à Skukuza Mer – Parc Kruger J5 - Nuit à Berg en Dal Jeu – Parc Kruger J6 - Nuit à Berg en Dal Ven – Parc Kruger J7 – Sortie du Parc par Phabeni Gate - En route vers JNB - Nuit à Waterval Onder Sam 20 Août – Restitution du CC - Vol AF retour vers Paris

BUDGET : Cours : 10 Rands = 1,06 €

Dépenses préalables : Vols réguliers AF Paris/JNB : 1017 €/p l'A/R 50% de la location du camping car (CC par la suite) payé un mois avant notre départ : 9840 R (1043 €)

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Solde de la location du CC : 1043 € Essence (diesel) : 307 € Péages autoroutes : 23 € Campings : 247 € Entrées des sites : 290 € Autres (essentiellement restau + alimentation) : 500 €

Budget total tout compris (hors achats perso) : 5487 € pour nous 2 Remarque : pas d'achats perso (sauf une paire de béquilles !). Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Pour 2, la location d'un CC n'est pas rentable. J'y reviendrai dans un paragraphe spécifique.

GUIDES : Lonely Planet Afrique du Sud – Edition française Guide Neos - Et sur internet pour préparer Kruger :
http://www.krugerpark.co.za/ http://www.sanparks.org/parks/kruger/

LE CAMPING CAR : Pourquoi un CC ? A 2, ce n'est pas vraiment rentable. Alors ?... Nous avions envie de tenter cette nouvelle expérience. Il fallait un pays qui s'y prête. Et puis, en Namibie, nous avions envié ceux qui pouvaient se poser face à un point d'eau et continuer à vivre confortablement. C'est d'ailleurs pour la grande baie vitrée arrière que nous avons choisi ce modèle. Et de fait, ce furent nos meilleurs moments : prendre le petit déjeuner face à un point d'eau, en regardant les impalas ou les hippos s'abreuver ou dormir tranquillement ! On s'est vraiment régalé … Et tant qu'à faire, tant qu'à tenter l'expérience, tant qu'à péter la tirelire, nous avons opté pour un spacieux CC prévu pour 4. Pour plus de confort. Car, même avec le lit ouvert, nous disposions encore d'une table. J'y ai écrit mon carnet de voyage tous les soirs pendant que Philippe lisait au lit. Un vrai plaisir !

Nous avons choisi Bobo Campers, de bonne réputation sur VF, et nous avons bien fait. 6 mois à l'avance, je réserve un Discoverer 4. Communications faciles et courtoises par mail. http://www.bobocampers.com/...discoverer%204Fr.htm Photos et vidéos ne sont pas trompeuses. Tarif : 1300 R/j + 180 R pour l'accueil à l'aéroport et le transfert jusqu'à leur dépôt. Le transfert au retour est gratuit. Nous ne prendrons ni l'option km illimité (inutile pour notre court périple), ni les assurances de rachat de franchise, ni la location GPS ; choix faits à la réception du CC. Coût final : 1300 X 15 + 180 = 19 680 R. J'avais payé 50% 1 mois avant le départ. Paiement du solde sur place par CB. A cela, on va rajouter un atlas routier édité par Bobo Campers (que je recommande vivement) à 85 R, ainsi que 7 pastilles chimiques à 15 R chaque. Les pastilles seront rendues et remboursées au retour puisque nous n'utiliserons finalement jamais les wc du CC. Donc, aucune mauvaise surprise, aucune embrouille, aucune mesquinerie de leur part (du style, oui, mais là, il y a une petite rayure …). Pourtant, n'ayant pas pris les assurances complémentaires, je m'attendais à un peu de tatillonnage. Pas du tout ! Bref, vraiment une bonne compagnie. Bien sûr, j'ai annoncé et payé les 2 verres que nous avions cassés …

A la réception, nous passerons près de 2 heures à suivre attentivement les explications in situ de "Mme Bobo". Elle parle clairement et lentement. On prendra le temps ensuite de refaire le tour complet du CC seuls avant de partir pour vérifier qu'on a bien tout compris et tout retenu. Et de fait, on ne savait plus comment ouvrir le réservoir d'eau … Ah, oui, il faut appuyer tout en tournant. On aurait pu y penser … Bref, tout ça pour dire qu'on vous met très à l'aise pour que vous preniez votre temps avant de partir pour être tranquille après. Pour nous, c'était une 1ère, on découvrait plein de choses … Enfin, une petite brochure très bien faite nous a été remise pour servir de pense-bête … Pas eu besoin, nous avions tout compris ! En conclusion, n'hésitez pas si vous n'avez jamais fait. Ca n'est pas réservé aux pros : il n'y a rien de compliqué ou d'insurmontable !

Cabine : pour 2, c'est vraiment royal. Très spacieuse, très confortable, très bien agencée. Nous aurions même pu laisser le lit fait ; nous avons préféré consacrer 5 minutes chaque matin à le démonter pour mieux profiter de l'espace et de la baie vitrée. Un chauffage d'appoint (petit ventilo) est fourni et pour nous, a été indispensable et suffisant. Nous n'avons jamais testé la climatisation. On aurait aimé … 2 prises électriques permettent de brancher le petit ventilo et de recharger votre APN. Attention, ces prises ne fonctionnent que si le CC est branché à un powerpoint. Prises compatibles, adaptateur non nécessaire. Les campings sont très bien aménagés, très fonctionnels, très propres (j'en reparlerai). C'est pourquoi, nous n'avons au final jamais utilisé ni la douche, ni les wc du CC, préférant quand même ceux des camps, plus spacieux. Nous n'avons donc jamais eu non plus besoin de vider le bassin des wc (chouette !). L'évier (comme la douche) est directement évacuée sur le sol.

Cockpit : énorme avantage, la hauteur ! On est assis beaucoup plus haut que dans une voiture. Résultat : on débusque mieux les animaux et on peut aussi se placer à côté d'une voiture sans être gêné, on passe au-dessus … Dans Kruger, c'est un avantage fabuleux. Inconvénient, si on est au premier plan, on bouche la vue très facilement … de tout le monde !! Mais avec un peu de courtoisie et de patience tout se passe très bien.

Conduite : puissant, très maniable (un rayon de braquage incroyable), fiable, souple et confortable. Nous l'avons conduit tous les 2 (option conducteur additionnel gratuite) avec un très grand plaisir. A la location, il faut présenter le permis national + international. Conduite à gauche. Routes, parkings, villes, tout se prêtait très bien (dans notre périple) à ce grand camion. Parce que quand même, c'est vraiment grand !

Inconvénients : - Une fois installés dans le camping, on ne dispose plus de véhicule … On n'a pas pu, comme on l'a fait en Namibie avec la tente, décider de se séparer : l'un qui se pose, l'autre qui repart. - On a vaiment hésité à s'engager sur les gravel roads. En effet, les plus mauvaises se transforment en tôle ondulée. Et là, tout vibre dans le CC. Une véritable cacophonie ! Ce n'est vraiment pas agréable. Sans oublier la grosse crainte de crever (ce qui ne nous arrivera pas) car changer une roue de CC ce n'est pas comme sur une 206 Peugeot … Déjà que … - N'ayant pas pris les assurances complémentaires, Bobo fait une demande d'autorisation pour la totalité de la franchise soit 39 000 R sur la CB de Philippe. Le compte n'est pas débité, néanmoins, la demande d'autorisation a suffi, vu le montant, à bloquer pendant quelques jours la carte en paiement commerçant. Il faut le savoir et prévoir une autre CB.

CAMPINGS : Bobo Campers nous a offert une brochure présentant un grand nombre de campings. Ca nous a bien aidés. J'avais aussi imprimé les quelques pages concernant le Limpopo et le Mpumalanga depuis le site suivant : http://www.linx.co.za/...vinces/kw43camp.html On a recoupé les infos. Et bien sûr pour Kruger : http://www.sanparks.org/parks/kruger/

Aucune réservation préalable nulle part. On a eu tort, pour Kruger seulement.

Dans tous les campings (sauf à Tsendze), à la réception, en nous montrant sur un petit plan l'aire (ou les aires) réservées aux CC et aux tentes, on nous dit "installez-vous où vous voulez". Bon … Selon les campings, les emplacements sont plus ou moins bien délimités. Dans les mieux équipés (Forever Resorts de Blyde Canyon par ex), l'emplacement est clairement identifiable, voire numéroté et il offre un powerpoint, un braï (le bbq), un robinet, une grande poubelle, une table et des bancs. Là, c'est super facile et royal. Il ne reste plus qu'à choisir sa place en fonction de la platitude du sol, de la proximité du bloc sanitaires ou de la taille de l'arbre qui agrémente l'emplacement. C'est facile … Mais parfois, c'est vraiment le bordel, passez-moi l'expression, il n'y en a pas d'autres. Pour moi qui suis d'une nature à aimer ce qui est structuré et organisé (trop, je sais !), j'ai halluciné ! Pas d'emplacement fixe, juste des blocs de powerpoints auxquels se branchent les CC et les caravanes. On se pose là où on peut, là où on veut, selon la longueur de sa rallonge électrique … Le pompon est détenu par Letaba où l'on s'est branché à un powerpoint alors que normalement ils étaient tous réservés … Avons-nous lésé qqn ? … non, on a surveillé jusqu'après la fermeture du camp, il restait encore des powerpoints dispo … Cela dit, on s'en sort toujours évidemment ! Dans tous, nous avons disposé de douches chaudes et de wc, parfois un peu vétustes, mais toujours d'une propreté remarquable. Dans la plupart, nous avions aussi un coin évier, des réchauds (électriques ou au gaz), un coin buanderie. Bref, on a vu des Sud-Africains s'installer de véritables résidences secondaires dans ces campings ! On sentait là des accros à ce mode de vie ! Pendant une séance vaisselle, une famille nous disait qu'elle venait dans Kruger chaque année depuis 25 ans !... Bien sûr, vie avec le soleil : ça s'anime à partir de 5h30 le matin. En fin d'après-midi, avant la tombée de la nuit, vers 17h30, chacun lance son feu de bois (qu'ils y fassent ou non griller de la viande). Vers 18h30, il faisait nuit noire. Le camp n'était plus alors éclairé que par quelques lampadaires et surtout par les feux des uns et des autres. Chacun dîne dans le calme. Vers 20h30, tout le monde est couché ! On a trouvé dans ces campings beaucoup de discrétion, un grand respect mutuel, et une énorme solidarité entre campeurs (dont on a vraiment bénéficié quand Philippe s'est cassé le pied. Nos voisins campeurs, portant beau leurs 70 ans bien tassés, se sont mis en 4 pour nous aider). Et quel grand souvenir aussi que cette mamie avec son improbable robe de chambre rose, son petit nécessaire à toilette sous le bras, qui part vers les douches à 6h du mat'. Il fait froid. Pourtant elle s'arrête près de moi pour faire la causette, savoir d'où l'on vient et où l'on va. J'ai adoré ces contacts faciles et simples, sans chichi ni lourdeur.

Nos coups de cœur : Dongola (magnifique et luxueux !), Forever Resorts de Blyde et Tsendze qui, bien que rustique (sans électricité du tout) était super bien aménagé et très au calme.

BENONI : Acacia Thorn Tree Campervan Park http://www.acaciacampervanpark.co.za/index.html 200 R (je donne ici le prix de l'emplacement pour nous 2) - Powerpoint Préconisé par Bobo Campers, avec un bon plan pour y aller, à moins de 10km du dépôt Une option pratique s'il est déjà tard pour ne pas avoir à trop rouler dès le 1er jour. Tout petit camping d'appoint – Rien d'exceptionnel, juste pratique …

SABIE : Merry Pebbles http://www.merrypebbles.co.za/ 220 R – Powerpoint Grande structure – Piscine extérieure chauffée dont on a profité avec bonheur – Restaurant très agréable dont on a aussi profité avec délices ! Emplacements très réduits mais vu qu'il n'y avait personne c'était royal. En pleine période, je pense qu'il doit se transformer en usine et manquer de charme.

BLYDE CANYON : Forever Resorts http://www.foreverblydecanyon.co.za/index.php?page=accomm 165 R – Powerpoint Enorme resort avec tout type de bungalows. Les emplacements y sont vraiment chouettes. Sous les flamboyants (?), ce doit être magnifique quand ils sont en fleur. Enorme avantage : de belles randonnées en boucle vers le canyon, au départ du camp. Un de nos préférés.

MAPUNGUBWE : Dongola Ranch pas de lien internet 220 R – Grand confort A 30 km à l'est du Mapungubwe National Park, sur la R572. On a préféré cette option au Mazhou Camping Site proposé par le Mapungubwe NP, à 40 km à l'Ouest, pour éviter 12km de piste. Des emplacements immenses et tout confort avec, pour chaque emplacement, toutes les commodités privées dans une rondavel : douche, wc, coin évier, powerpoint, bbq – Superbe et unique ! Le plus beau camping, de très très loin. Au même prix que Merry Pebbles ….

TSHIPISE : Forever Resorts http://www.forevertshipise.co.za/index.php?page=accomm 190 R – Powerpoint C'est une véritable usine, aucun charme. Piscine chauffée extérieure dont on a bien profité néanmoins. Beaucoup de retraités sud-africains viennent soulager leurs rhumatismes dans les eaux chaudes naturelles.

KRUGER : Punda Maria http://www.sanparks.org/...ps/punda/default.php 165 R – Powerpoint Camping assez petit, pas très sympa. Evitez si vous pouvez. Accueil glacial … Pour notre arrivée dans Kruger, c'était bien peu engageant ! C'est ici que j'ai réservé tous les autres campings de notre traversée de Kruger, à la réception, avec "l'aide" de l'hôtesse d'accueil. Ce fut vraiment pénible : nous, un peu dans la panade, elle, qui n'y mettait vraiment pas du sien et n'apportait aucune aide, aucune idée, aucune suggestion. Laborieux ! Gros coup de blues après ça ! C'est ici que j'ai le plus regretté d'avoir trop peu préparé notre visite de Kruger. J'étais trop confiante, je pensais que ça se ferait tout seul.

KRUGER : Tsendze http://www.sanparks.org/.../tsendze/default.php 185 R – Sans powerpoint Check-in à Mopani (dont Tsendze est le "rustic" camp site) où l'on nous remet un numéro d'emplacement – En soirée, Roger viendra vérifier nos identités. Perdu dans la nature – Coin cuisine avec des réchauds au gaz – Aucune alimentation électrique (on ne peut donc pas recharger ses batteries d'APN, attention) – Ni réception, ni boutique, ni restau : autonomie obligatoire. Emplacements vastes, numérotés, bien isolés les uns des autres. Une expérience vraiment sympa

KRUGER : Letaba http://www.sanparks.org/...s/letaba/default.php 150 R – Sans powerpoint (mais on s'est branché quand même … pas bien compris …)

KRUGER : Skukuza http://www.sanparks.org/.../skukuza/default.php 165 R – Avec powerpoint Grand camp (le plus grand je crois) Super restaurant dans l'ancienne gare, on s'y régale. Et un musée de l'éléphant qu'on visite trop rapidement car il fermait. Emplacements un peu mieux délimités qu'ailleurs

KRUGER : Berg en Dal http://www.sanparks.org/...g-en-dal/default.php 165 R – Avec powerpoint

Les Main Rest Camps de Kruger se ressemblent un peu tous. On trouve le même type de restaurants et de boutiques. Dans les Tree Restaurant, offrant souvent une jolie vue, la Grilled Chicken Salad à 50 R est vraiment bien. Evitez par contre les pizzas, infectes. Vous trouverez aussi un restaurant (Wooden Banana) vendant des plats préparés à emporter. Et une petite boutique pour les provisions de base.

WATERVAL ONDER : Elangedi Holiday Resort http://www.elangeni-resort.co.za/ 150 R – Avec powerpoint Nous y étions seuls dans la grande partie camping ! Confortable – De beaux emplacements – Avantage : tout près de la N4, c'est une bonne option pour la dernière nuit avant de rendre le CC Inconvénient : tout près de la N4, donc un peu bruyant. Mais ça se calme vite avec la tombée de la nuit.

REPAS : Les supermarchés SPAR sont nombreux et nous ont permis de nous réapprovisionner régulièrement. Il y en a un à une dizaine de km du dépôt de Bobo Campers. A ce propos, le CC est fourni vide de toute alimentation de base (ni sel, ni poivre …). Les boutiques des campings ne sont pas beaucoup plus chères que les SPAR mais elles ne fournissent que l'essentiel.

Chez SPAR : 1l de jus de fruit : 14 R 750 gr de muesli en sac vrac : 40 R Crackers Crispbread Provita Multigrain 500 gr : 30 R (super pour l'apéro et pour remplacer le pain, se conserve très très bien) Pot de yaourt 500 gr : 12 R Pot de cottage cheese 250 gr : 14 R 500 gr de pâtes : 10R 1 cannette de coca light : 6.50 R 1 friand au poulet ou au mouton : 10 R (vendu chaud dans le rayon traiteur des SPAR, c'est un bon plan car même froid, c'est très bon) Magnum au choco : 15 R (ben quoi !? c'est notre péché mignon des vacances !!)

Nos 3 meilleurs souvenirs de restaurants : Merry Pebbles Restaurant (à Sabie) : On s'y régalera de truite de la rivière Sabie (80 R le plat) accompagné d'un Sauvignon blanc à 80 R servi bien frais. Belle ambiance chaleureuse. Harries Pancakes (à Graskop) : 215 R pour nous 2 avec, pour chacun, 1 crêpe salée + 1 crêpe sucrée + 1 cannette de cidre. Selati (à Skukuza, Kruger ) : Restaurant installé sur le quai de l'ancienne gare. Bourré de charme et d'originalité. Excellente cuisine. Plat à moins de 100 R, vin (pinotage) à 110 R

L’ITINERAIRE : Il est très léger. C'était voulu. J'avais commencé par envisager, en plus de Blyde River Canyon et du Parc Kruger, le Drakensberg avec une montée au Lesotho par la Sani Pass, les réserves de Hluhluwe et Imfolosi, Santa Lucia et la traversée du Swaziland. C'est l'option choisie par beaucoup de voyageurs. Mais nous voulions faire la part belle à Kruger donc, on a coupé très très largement. Et on a ajouté une originalité : la réserve de Mapungubwe dans l'extrême Nord qui recèle de magnifiques baobabs.

Donc, seulement 3 grandes étapes pour notre périple :

Blyde River Canyon Entre Sabie et le camping Forever Resorts qui sera notre point de chute pour 3 nuits, la belle route 532 longe le canyon et est ponctuée de plusieurs arrêts pour profiter de ce paysage grandiose. On commence gentiment par Mac-Mac Pools (10R/p) qui offre un cadre idyllique pour pique-niquer. Mac-Mac Falls (10R/p) est une belle chute d'eau mais elle ne me laissera pas un grand souvenir. Graskop est une petite ville animée, sympathique où l'on trouve tout : un supermarché SPAR, de l'essence, des restaurants ainsi que de nombreuses boutiques d'artisanat local (attention, vous ne trouverez pas l'équivalent dans Kruger). L'arrêt suivant est The Pinnacle : un pic rocheux qui se dresse fièrement au milieu du canyon. Ne vous contentez pas de la vue sur The Pinnacle, poussez à droite jusqu'au ruisseau qui se jette dans le canyon et traversez-le pour pouvoir passer de l'autre côté du ravin. De là, vous aurez une bien jolie vue sur la cascade. On reprend la route, on continue à monter. God's Window permet d'avoir de jolies vues sur le canyon mais propose aussi (et surtout) une balade très agréable dans la Rain Forest. Enfin, nous arrivons aux fameux Bourke's Luck Potholes. La raison pour laquelle on est ici, dans cette région ! Des photos qui m'ont littéralement suffoquée ! Je piaffe d'impatience dans le CC. Nous y voici. Tiens, des chaînes ferment l'entrée … ? Et tout un attroupement … On comprend vite : grève du personnel. Argh !! On prend aussitôt la décision de se redonner une chance : il faudra revenir ! Après tout, nous avons du temps, profitons-en. Nous reprenons la route, un peu déçus et contrariés mais conscients que tout espoir n'est pas perdu. Nous passons devant le point de vue des 3 Sisters. Il est tard, nous décidons d'y revenir un autre jour. Nous arrivons au Forever Resorts. Il est quasiment vide. On s'installe. Et on organise notre plan de bataille. Enorme avantage du Forever Resort : de nombreuses randos pédestres partent de là. Un petit plan est remis à la réception. Randos en boucle bien fléchées. On se réveille le lendemain avec un magnifique soleil (chouette !). Du coup, on décide de consacrer la journée aux randos proposées. Et en une journée, on a largement le temps de parcourir la totalité des boucles. Les randos au départ du Forever Resorts : Les explications qui suivent prendront tout leur sens avec le plan fourni. On démarre de Worlds End, un petit coup d'œil à l'Upper Lookout (A2 sur le plan) qui offre une splendide vue sur les 3 Sisters mais il est trop tôt, la lumière n'est pas bonne. On prévoit d'y revenir au coucher du soleil. Le sentier A1 (Leopard Trail) est magnifique : de hautes parois rouges, du coton sauvage, de belles vues sur le canyon, la Blyde, les Sisters … Un régal ! C'est sur ce sentier qu'on s'est dit que cette journée justifiait à elle seule le voyage. C'est dire ! On arrive à l'intersection du sentier B1 (Guinea Fowl Trail) qu'on prend à rebrousse poil jusqu'à tomber sur le départ du sentier B2 (Loerie Trail). On l'emprunte. Le Loerie Trail est moins pratiqué, on cherche les marques un peu plus souvent mais on finit par les trouver et … ça vaut vraiment le coup de les chercher !!! Ici, finis les points de vue spectaculaires, on est au cœur de la forêt, on longe la rivière Kadishi qu'on va traverser plusieurs fois. C'est parfois un peu délicat, jamais dangereux, jamais infaisable. J'hésite un peu sur la dernière traversée : le rondin de bois me parait moins stable. Pourtant Philippe passe aisément, mais voilà … moi, nigaude, j'hésite !... Ni une, ni deux, je me déchausse, je traverse fièrement, les chaussures à la main, dans 15 cm d'une eau claire et fraîche et je me rechausse sur l'autre rive sous les regards incrédules et moqueurs de Philippe. M'en fous ! Le ridicule ne tue pas, et j'ai les pieds au sec. Lui aussi me dit-il ! Bref !... C'est au milieu de ce parcours du Loerie que nous faisons notre arrêt pique nique. La rivière est bordée de roseaux, je vais y laver mes pommes. L'endroit est superbe ; mon imagination débordante travaille et j'imagine un crocodile surgir des roseaux pendant que je suis accroupie, occupée à rincer mes pommes. Du coup, j'abrège le rinçage, ça va comme ça, elles sont propres … Non, non, il n'y a évidemment pas de crocos ici !! Cette rando vaut vraiment le coup et on est vraiment récompensé de l'effort qu'il faut faire, à 2 ou 3 reprises, pour trouver les balisages. En fait, les marques sont bien là, bien entretenues mais pas là où on les attend … donc, on avance trop confiant et … oups … du coup, ½ tour et recherche plus attentive. Le B2 rejoint le B1 qu'on emprunte jusqu'à la route. Et plutôt que de rentrer par l'asphalte, on emprunte le sentier C (Tufa Trail) qui passe par une superbe cascade, pas bien haute mais nichée dans un bel écrin de verdure. Le Tufa Trail se termine dans le camping à côté du chalet 64. Nous avons bouclé ! Une bonne ½ journée (4h30 de marche) suffit pour faire cette belle grande boucle qui enchaîne toutes les randos proposées par le camping. Aucune difficulté particulière. C'est accessible à tous. Retour à l'Upper Lookout vers 17h avec le soleil couchant. Nous y étions seuls. Magnifique spectacle ! Incontournable si vous êtes ici. Du coup, le lendemain, nous ne nous sommes pas arrêtés au point de vue des 3 Sisters sur la route, nous avions eu largement notre lot. Le lendemain, nous redescendons vers Graskop pour retenter notre chance aux Bourcke's Luck Potholes. Bingo, cette fois, c'est ouvert. 25 R/p + 5 R/CC. Nous sommes les premiers, la lumière est froide, dommage. Quel chef d'œuvre de la nature. Voilà encore bien une création de génie, due à l'érosion de l'eau et du vent. Le site est plus grand que je l'imaginais, on va s'y promener dans le calme pendant près d'une heure. Nombreuses photos, ça s'y prête. En partant, nous vérifions auprès du caissier à l'entrée la possibilité de repasser en fin d'après midi sans avoir à repayer. Ca marche, on le fera. Et en fin d'après midi une jolie lumière dorée nous laissait espérer de bien meilleurs clichés. Eh bien, il n'en fut rien, car avec la lumière rasante, les ombres sont bien plus marquées. Nos photos du matin sont plus belles. Pilgrim's Rest se situe à quelques km à l'Ouest de Graskop. C'est une ancienne ville de mineurs. Une partie haute et une basse, séparées par plusieurs km. Ca ne nous a pas beaucoup plu. Mais, n'en tirez pas de conclusions, je pense qu'on a raté notre visite, tout seuls comme des grands. On n'a pas su par quel bout la prendre, où était la partie haute, où la basse, si ça valait le coup de visiter ou non les maisons payantes … Les autres maisons sont toutes reconverties en boutiques ou en restau, on a un peu eu l'impression d'être dans Main Street chez Disney, avec la même foule d'ailleurs. Manque d'authenticité, trop de monde … Et pour finir, on retrouve notre CC propre comme un sou neuf, lavé de haut en bas. Racket compréhensible mais agaçant … Bref, je grognonne … Voilà comment on passe à côté d'un moment qui aurait pu être sympa. Nous avions prévu d'y manger, aucun restau ne nous tente … On a fui Pilgrim's Rest, il n'y a pas d'autres mots, mais encore une fois, je pense qu'on n'était pas disposé. J'imagine qu'on a tous connu ça un jour en voyage : une petite contrariété, une mauvaise nuit, un accueil trop glacial, une n-ième journée de pluie … et hop, ça part en sucette … et on rate la visite prévue. Nous, dans ces cas-là (bien rares heureusement), on n'insiste pas. C'est foiré, tant pis. On abandonne, on passe à autre chose. En l'occurrence, on se réfugie avec bonheur au Harries' Pancakes de Graskop ! Pour manger, on est toujours de bonne humeur !

Ce qu'on a fait ici en 3 jours peut largement se faire en 2 jours. La grève aux Potholes nous a donné un prétexte supplémentaire pour prendre notre temps.

Mapungubwe et l'extrême Nord La montée dans le Nord nous a permis de découvrir de fabuleux paysages de savane parsemée de baobabs majestueux. Au départ, nous voulions faire un tour dans la Messina Nature Reserve mais nous abandonnons devant les petites pistes de sable qu'il fallait y emprunter. Ici, mieux vaut un petit 4X4 maniable qu'un gros CC … Bonne décision, puisque nous verrons beaucoup de baobabs sur la route goudronnée de Mapungubwe … Nous y arrivons vers 15h. Nous réservons l'Heritage Site Tour & Walk (100 R/p pour l'entrée du parc + 150R/p pour le tour) pour le lendemain matin 10h. Le camping proposé par le Park ne nous convient pas, il est à 40 km dont 12 de piste. Nous retournons à Dongola Ranch, que nous avions dépassé sur la route. Le lendemain à 10h, nous voici partis avec Cédric au volant d'un grand 4X4. Nous sommes 3 couples de touristes (dont un autre couple de Français qui détient à ce jour le record d'antipathie). Après 20 min de très mauvaise piste, nous descendons dans un paysage grandiose. Nous avons une journée magnifique, les baobabs se détachent superbement sur le ciel bleu pétant. 15 minutes de marche nous conduisent au site, plus symbolique que vraiment spectaculaire. C'est là que Cédric nous explique l'histoire de cette grande civilisation dans un très bon Anglais mais c'est long et parfois un peu technique, il faut s'accrocher un peu … Puis, nous grimpons en haut d'une belle colline proche par un escalier de bois aménagé pour notre confort entre 2 énormes rochers. De là-haut, belle vue à 360° sur la plaine. A l'arrière-plan, le Zimbabwe et le Botswana. Je mentirais si je disais que cette sortie est passionnante d'un point de vue culturel, mais la beauté des lieux compense largement le reste. Maintenant, vu le prix (500R pour nous 2 quand même), ça reste optionnel.

Kruger On y entre par la Pafuri Gate, on en sort par la Phabeni Gate. Du Nord au Sud.

On a fini par abandonner les gravel roads, insupportables avec le CC tant elles nous secouaient, nous et tout l'équipement de cuisine. On ne pouvait plus parler tellement le concert des couverts et des casseroles couvraient nos voix ! Ca a fini par nous saouler d'autant plus que nous n'avons pas trouvé dans ces gravel roads d'autre intérêt que celui d'une plus jolie photo avec une jolie piste de sable orangé plutôt qu'un bête ruban de goudron. Le parc Kruger est beau, et ce, avec ou sans animaux et c'est sans doute la différence majeure avec Etosha en Namibie. Ici, la végétation, les collines, les escarpements, la savane, les grandes herbes dorées et fauves, les rivières, les rochers dans les rivières (ah pardon, il bouge, c'est un hippo !), les arbres, tout est sujet à émerveillement avec une belle évolution du paysage du Nord au Sud. Il fait donc bon s'y promener et c'est tant mieux car, nous allions y passer quelques heures !!

Les journées sont faites d'observation, à 50 km/h maxi. On scrute le paysage, on se fatigue les yeux à force de se concentrer pour débusquer le lion dans ces herbes fauves. Pas facile. Et puis, arrive la rencontre : une famille de rhino, une hyène en train de dévorer une patte d'impala, un immense troupeau de buffles traversant la route (bon, ben, on va attendre … ), un éléphant s'amusant à faire reculer les voitures toute oreille battante, des vautours perchés sur un arbre mort qui ont sans aucun doute un jour inspiré les dessinateurs de Disney, des hippos avachis sur la berge d'une mare, mêlés aux crocos endormis gueule béante … Cette rencontre, c'est pour elle que tout le jour on roule. Elle paye de l'effort, de la concentration, de la patience.

Ce qu'on a préféré : s'arrêter à un point d'eau ou le long d'une rivière, CC retourné pour profiter de la baie vitrée arrière et y prendre notre petit déjeuner ou notre thé l'après-midi. De très loin, nos meilleurs moments.

Conditions tarifaires : dès notre entrée dans Kruger, on nous remet un permis qu'il faudra soigneusement conserver. Nous aurons à le présenter à chaque camping et à la sortie. Le "conservation fee", le droit d'accès au Parc se paie par jour : 180 R/j/p. Une Wild Card peut être intéressante si on reste assez longtemps. Nous avons choisi le paiement à la journée. On a donc payé 360 R à Pafuri Gate, puis 360 R à chaque camping les jours suivants. On ne l'a pas payé à la sortie (je suppose donc que c'est pour chaque nuit passée dans le parc). Ca chiffre vite, pour 6 nuits : 2160 R quand même …

Un petit mot sur Botshabelo (25 R/p) Ce fut pour nous l'occasion d'une petite halte sympathique en allant vers Sabie. Il s'agit au départ d'un village créé par un missionnaire allemand. Transformé depuis en musée en plein air. Puis, un peu plus loin, sur la hauteur d'une colline, quelques rondavels ont été bâties et peintes dans la tradition des Ndébélé. C'est une reconstitution, rien d'authentique, mais ça permet de comprendre l'évolution de l'architecture et des peintures. Visite intéressante, sans être immanquable. Le LP n'en parle même pas … C'est sur la route N11, à une quinzaine de km au Nord de Middleburg.

ET SI C'ETAIT A REFAIRE : - la période : certes, l'observation des animaux est facilitée par des herbes moins hautes. C'est la raison de notre choix. Mais beaucoup d'arbres sont nus, dépouillés de leurs feuilles et de leurs fleurs. Et là, je pense qu'on a beaucoup perdu. J'imagine la beauté du camping Forever Resorts à Blyde Canyon au printemps ! Il faut savoir ce qu'on gagne et ce qu'on perd … Et puis, l'eau à cette époque est abondante dans Kruger, du coup, les animaux n'éprouvent pas la nécessité de se rendre aux points d'eau pour s'abreuver, du coup … plus difficiles à débusquer. - les campings dans Kruger : avec la location du CC, nous avons voulu pousser la liberté jusqu'au bout et ne rien réserver. Nulle part, pas même dans Kruger. J'avais d'ailleurs lu tout et son contraire … donc, on hésite, on se concerte et on choisit l'option liberté. On a eu tort. Dès notre entrée dans Kruger, à la porte Pafuri, le ranger nous annonce que Shingwedzi est plein, idem pour Satara, idem pour …! là, on a senti que ça merdait. Du coup, plus le choix, et réservations obligées des nuits suivantes dans les rares campings où il restait de la place. Au final, ce sont les campings qui ont défini notre itinéraire dans Kruger et pas l'inverse … Et nous n'avons jamais pu dormir à Satara, le camping central, où j'avais imaginé passer au moins 2 ou 3 nuits. Donc, tant qu'à être contraints, autant choisir ses contraintes et, si c'était à refaire, je réserverais la totalité de mes campings à Kruger (uniquement là, pour le reste, c'était largement dispo).

DIVERS : L’accueil : Magnifique entraide de la part des campeurs sud africains. On a pu le vérifier de nombreuses fois ! La carte bancaire : Les retraits dans les ATM (ABSA bien répandus) sont limités à 3 000 R par transaction. Les paiements par CB sont largement acceptés mais refusés pour l'essence et les péages d'autoroute. Le climat à cette époque : Les soirées et les matins sont frais, voire froids. En moyenne 12-15°C dans la journée. Dans le Nord, on a eu quelques très belles journées à 25°C. Une polaire est indispensable. Nous le savions et étions bien équipés pour parer au froid. Malheureusement pour nous, nous avons eu trop souvent (aux dires mêmes des SudAf') des journées maussades, pluvieuses, couvertes, avec un affreux ciel blanc. On s'attendait à de belles journées certes froides, mais ensoleillées et sèches. Elles furent trop rares. Vêtements : Polaire indispensable mais vous pouvez laisser chez vous les gants, bonnets, écharpes. L’affluence touristique à cette époque : Pas grand monde en dehors de Kruger où on a surtout rencontré des retraités sud africains qui adorent le camping et la vie dans le bush. Les problèmes de santé : Aucun en dehors d'un pied cassé pour Philippe (qui aurait pu lui arriver n'importe où !). Les moustiques : Très très peu. Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Pour photographier les animaux, rien ne remplace le bon reflex numérique classique avec un grand objectif. Certes, c'est lourd et volumineux, et depuis l'arrivée et la qualité des petits APN compacts, on a perdu l'habitude de s'encombrer de cette façon. Mais là, c'est indispensable, et on retrouve bien vite le plaisir de coller son œil au viseur pour faire des photos impossibles avec les petits compacts (bien utiles par ailleurs). Les 2 appareils sont complémentaires. L'artisanat : On pensait avoir le temps … On pensait avoir le choix dans Kruger … On ne voulait pas se précipiter. Ainsi nous contentons-nous dans les boutiques de Graskop, de Pilgrim's Rest ou sur les étals le long de la route de Blyde de repérer ce que nous pensions acheter plus tard dans Kruger. Erreur fatale ! Les boutiques de Kruger proposent tout à fait autre chose. Nous ne retrouverons pas cet artisanat local, ce travail du bois et du tissu. Tant pis, dommage. Nous ne rapportons qu'un ensemble de couverts à salade acheté … à l'aéroport. Dommage !

On a beaucoup aimé : 🙂 L'expérience CC Les petits déjeuners devant les points d'eau dans Kruger La journée de rando à Blyde L'ambiance dans les campings : simple et détendue tout en étant respectueuse et discrète

On a moins aimé : 😕 Le climat (pas de chance ?...) : trop de journées couvertes avec un affreux ciel blanc

En conclusion : Voyage perfectible : j'avais mal préparé Kruger, nous aurions dû y réserver nos campings. Un temps trop maussade pour la saison, des lions trop discrets dans Kruger qu'on n'a pas réussi à débusquer, nous avons joué de malchance. Un petit goût de frustration donc … Mais nous gardons néanmoins des souvenirs inoubliables de paysages grandioses, que ce soit dans Blyde, dans le Nord ou dans Kruger. L'expérience du CC nous a enchantés et a été salutaire pour le pied cassé de Philippe. Comment aurions-nous pu faire si nous avions été en bus local avec sac à dos … Ca tombait bien, si j'ose dire …
Croisière "Odyssée mauresque" sur l'Orient Queen de Louis Cruise English translation pending
by Meloti · 2011-08-24 · 42 replies
Bonjour,

Mon mari et moi-même embarquons le 16octobre 2011sur L'Orient Queen pour l'Odyssée Mauresque.Notre voyage a pour but de nous échapper de notre quotidien, car nous avons notre enfant qui est atteint d 'une maladie chronique grave.....Aussi mon mari et moi avons besoin de nous retrouver et de profiter pleinement de ce séjour!!Aussi j'aimerai avoir toutes les meilleures informations au sujet de cette croisière.Ceci est notre première croisière.les excursions vaut il mieux le faire avec la compagnie??par nos propres moyens??les astuces sur le bateau, le budget à prévoir, les soirées et animations..Bref toutes vos remarques et renseignements seront les bienvenus pour nous permettre de nous ressourcer au mieux.Merci d'avance!!!
Retour de Bali avec bébé de 11 mois English translation pending
by Nessou75 · 2011-07-05 · 3 replies
Re: Retour de Bali avec bébé de 11mois (en réponse à...) 4 juillet 2011 à 16:22 Citer Répondre Enfin de retour de bali, le voyage fut long.................... Pour la nourriture je vous conseille d'emnener tous ce que vous pouvez avec vous.

Au carreufour de KUTA et au HARDY'S de SANUR idem Il y a des pots de le marque HEINZ mais les gouts sont completement different de l'europe il y a que 4gouts en dessert et en plats 2gouts(fraise au riz, oeuf au riz ect........) et pour le prix c'est pas donné de 3 a 6euros le pot. les bébé de Bali n'ont pas du tout la même alimentation que nos enfants, tous leurs plats sont à base de riz et en portion c'est à peu pret la moitier de ce que mon fils mangé, et il ne prenne pas de dessert donc les pots en supermarcher sont destinés aux touristes. Pour le lait: il y a plein de marque mais aucune française, mois j'ai enmener 3boites avec moi pour 1mois et c'était bien calculer (bibi matin et gouter).

Pour l'eau: pas de probleme on trouve de l'evian partout mais un peu cher 3e la bouteille. mais il y a d'autre marque (danone et nestlé) qui sont moins cher.

Pour les couches: elles sont moins cher la bas 8e le paquet pampers de 35 couches et j'ai eu le 2eme paquet à moins 50% (a carrefour)

Voila bonne vacances à tous
Retour de croisière "Islande et Nord Extrême" sur le Costa Pacifica (9 au 26 juin 2011) English translation pending
by Escargotine · 2011-06-26 · 60 replies
Bonjour, je rentre de la croisière à bord du Costa Pacifica du 9 au 26 juin 2011 : Islande et Nord extrême. Iles Schetland, Islande, Spitzberg, Norvège Il s'agit de ma première croisière. Si je peux vous apporter quelques informations, n'hésitez pas à me demander, je tenterai de vous faire part de mon ressenti en essayant d'être toujours objective. A bientôt
Déménagement au Mexique en famille English translation pending
by Lilluberine · 2011-06-21 · 13 replies
Bonjour à tous,

pour être brève, nous envisageons de quitter la pays dans lequel nous vivons depuis maintenant deux ans (le Maroc) pour partir en découvrir un nouveau. Et nous sommes très tentés par le Mexique. Comme nous l'avons fait lors de notre premier voyage, nous souhaiterions avoir quelques témoignages et pistes avant d'envisager concrètement ce déménagement.

Parents de deux bambins adorables de 8 et 2 ans et demi, nous ne pouvons envisager ce voyage comme une aventure sans filet.... et oui :-) Alors, si vous avez fait le grand saut récemment et bien je serais ravie de discuter avec vous de la vie, de l'état d'esprit, des opportunités d'emploi, de l'adaptation des enfants, des contraintes....

Nous en sommes au balbutiements, mais le projet existe bel et bien. J'envisage d'être la première à trouver un emploi pour le départ (je parle espagnol, français et anglais), pour lui le reste se ferra naturellement, comme se fut le cas pour moi au Maroc.

Alors voilà, j'ai hâte de vous lire et d'échanger.
Bolivie-Chili-Argentine: entre lagunes, salars, geysers et volcans English translation pending
by Krikri6792 · 2011-06-15 · 175 replies
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !

Le récit accompagné de photos est ici :

https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/



Présentation

En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?

C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.

Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !

En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !

Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.

La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.

Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.

Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.

Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…

Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.

Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.

Alors, prêts à suivre nos aventures ?

Notre parcours



La Paz ou le mal des montagnes

J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11

Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie… ça aide à supporter !

Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !

A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.

Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !

Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !

Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.

La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !

Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.

Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.

La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…

Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama

J3 : Sam 30/04/11

Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !

Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.

Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !

Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.

C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.

Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !

Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.

Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.

Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?

Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.

Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !

Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !

Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.

Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !

De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?

C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.

A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.

Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !

Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !

J4 : Dim 01/05/11

La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.

A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !

Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…

… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.

Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,

… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !

Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.

Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.

Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !

Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…

On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.

D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !

Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.

La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !

Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !

Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !

Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.

Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.

Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.

Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.

Deuxième nuit à Tomarapi !

Une journée de galère pour passer la frontière

J5 : Lun 02/05/11

Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.

La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !

Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…

Voici ce qu’on a loupé !

Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.

En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????

Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.

Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??

Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.

Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.

Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.

En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.

Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !

Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).

Zoom sur son sommet !

Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.

Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.

Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.

La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !

Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.

C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.

Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !

Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !

A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga

J6 : Mar 03/05/11

C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.

Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.

Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.

Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.

A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.

Cherchez l’animal !

En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !

En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !

Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».

Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu

Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.

Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !

Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.

Hervé en profite pour explorer le campanile.

Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !

Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.

Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !

Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.

Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !

Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !

Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.

Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.

Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.

Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.

Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.

Vigognes dans le PN Las Vicuñas



La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga

J7 : Mer 04/05/11

Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !

A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.

Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.

Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.

D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !

Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.

Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !

C’est un flamant andin !

Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.

Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !

Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.

Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».

Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !

A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.

Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.

Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !

Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en l’occurrence !

Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…

Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !

Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !

Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.

Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !

Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.

La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.

"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !

Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !

Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !

Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !

Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !

J8 : Jeu 05/05/11

Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !

L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.

La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.

Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !

Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.

Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.

Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !

En passant, quelques belles fresques de street art !

A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.

Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.

Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.

Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.

Voici une des œuvres exposées !

Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !

Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !

Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.

La vue depuis notre terrasse !

La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!

J9 : Vend 06/05/11

En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !

Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !

Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !

Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !

Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.

Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.

Nous partageons la crique avec quelques condors !

La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !

Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio

J10 : Sam 07/05/11

Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.

Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !

Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.

Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.

Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.

Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !

En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.

Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.

Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.

Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.

Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !

Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.

Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.

Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.

Eglise de Chiu Chiu



J11 : Dim 08/05/11

Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.

On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.

Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !

En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.

Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !

Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.

Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.

En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.

Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !

Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.

Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !

C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.

Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !

Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !

Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !

Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.

Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.

Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.

Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.

Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.

En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.

Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.

Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.

Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.

A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.

C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !

Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers

J12 : Lun 09/05/11

A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).

Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.

Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !

Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !

Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !

Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.

Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !

Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…

… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.

Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !

Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.

La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !

La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.

En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.

Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !

Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.

On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !

Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !

Le soleil revient timidement !

Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.

Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !

Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.

Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !

Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !

Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !

Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !

La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.

Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.

Dans la Vallée de la Lune



Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel

J13 : 10/05/11

Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.

A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.

Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !

Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !

Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.

Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !

A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.

Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).

Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !

A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.

Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.

Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !

A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !

Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.

Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?

Nous nous y faufilons aussitôt.

Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !

Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…

… en nous attardant sur quelques tableaux !

Celui-ci est tout simplement fascinant !

Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?

Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !

La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !

Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres

J14 : Mer 11/05/11

Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.

Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.

En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.

Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.

Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.

Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.

La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.

Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel

Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.

Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !

La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.

C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.

Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !

Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.

Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !

Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.

Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.

En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…

J15 : Jeu 12/05/11

Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.

Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…

Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.

Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !

C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.

Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.

A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.

4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.

5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.

5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.

La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.

10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !

Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !

11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.

Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.

12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.

Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?

Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.

12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.

Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !

12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !

Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !

Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.

Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".

A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.

Un bel alignement !

Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.

Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !

La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…

A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !

Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.

Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara

J16 : Ven 13/05/11

Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.

Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !

Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.

Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !

Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !

Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !

… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !

A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.

Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.

Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !

Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.

Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)

Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.

Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.

Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !

Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".

Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.

Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.

Un décor de rêve !

A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.

Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.

Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !

Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !

La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.

Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?

Monjes de la Pacana



De Susques à Salta par la Ruta 40

J17 : Sam 14/05/11

Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.

L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.

Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.

Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.

A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.

Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.

L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.

Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?

Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !

Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.

Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…

Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !

Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !

Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.

La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.

Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !

Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.

Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.

Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.

A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.

Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.

Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !

La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.

Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).

Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara

J18 : Dim 15/05/11

Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.

Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).

Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.

Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.

Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.

Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !

Vue sur Purmarcara depuis le mirador.

Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !

Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.

Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).

Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.

Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.

Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,

Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.

Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.

J19 : Lun 16/05/11

Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !

Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.

Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !

En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).

Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !

Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?

Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.

Vue générale du site.

On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.

Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.

A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?

En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.

Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.

De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?

En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !

Deuxième nuit au Cerro Chico !

De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro

J20 : Mar 17/05/11

Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?

Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.

Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !

Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !

Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.

La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !

Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !

En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !

Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !

Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.

Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.

Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !

A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !

Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !

Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !

Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !

Puis des à-pics impressionnants !

Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !

Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…

Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !

Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.

Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.

J21 : Mer 18/05/11

Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.

Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !

Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.

"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !

La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !

Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !

Ça y est, le village est en vue !

Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.

Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !

Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.

Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?

De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !

Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !

Deuxième nuit au Federico III.

Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo

J22 : Jeu 19/05/11

A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.

Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.

Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.

Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.

Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.

Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !

Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.

Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?

Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !

Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.

Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.

Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !

Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !

Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !

Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.

Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !

Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.

Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.

Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.

En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.

Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !

Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.

Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…

La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.

Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".

Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !

Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons

J 23 : Ven 20/05/11

Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.

Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.

Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !

Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !

Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.

Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.

Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.

Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.

Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !

Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.

Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !

La cathédrale

Une "tienda de bicicletas"

Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !

Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !

A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.

J24 : Sam 21/05/11

C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.

C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.

Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !

Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !

Serait-ce lui, l'Inca ?

Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !

Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !

Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !

50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.

200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !

Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.

Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !

Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !

Et une armée de pénitents ?

A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !

La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.

Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !

Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas

J25 : Dim 22/05/11

Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.

Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !

Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !

Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.

Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !

La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !

Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.

J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.

Voilà le 4X4 loin devant nous !

De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !

Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !

En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.

Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !

A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !

Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.

Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.

Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?

Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !

Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.

Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !

Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.

Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.

En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !

Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.

El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.

Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !

Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.

Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !

En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.

Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.

En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.

Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.

Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.

J26 : Lun 23/05/11

J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !

Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !

Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !

L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !

Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !

Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.

Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.

Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !

Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !

Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !

Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !

4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.

Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !

Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.

Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.

Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.

En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.

Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !

Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !

Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !

L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.

Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.

Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.

Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.

Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.

Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs

J27 : Mar 24/05/11

Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.

En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.

Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.

Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.

Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !

Le bodefal voisin du village fantôme !

Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !

La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.

Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.

Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.

Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.

Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.

L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.

Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !

Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.

Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.

Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !

On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.

En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.

Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!

Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !

Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.

Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !

Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !

Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres

Colorada, la plus colorée des lagunes

J28 : Mer 25/05/11

- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.

Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.

Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.

Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.

En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !

Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !

A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !

Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !

Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.

Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !

En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.

La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.

Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.

Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !

Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !

Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé

J29 : Jeu 26/05/11

- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !

Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.

Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.

Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.

Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.

Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.

Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).

La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !

En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.

Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L

Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.

Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.

Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !

Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.

Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.

Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.

Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.

En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.

Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !

Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.

Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.

On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.

Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.

Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.

Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !

Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.

Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.

Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.

Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !

Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.

Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.

Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.

J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.

Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.

En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !

Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !

Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.

Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.

Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.

Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.

Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.

Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.

Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.

D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?

Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.

Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.

Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".

De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.

Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.

Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.

Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.

Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.

Deuxième nuit à la Petite Porte.

Potosi la rude et Sucre la douce

J31 : Sam 28/05/11

Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.

Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.

Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.

Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !

De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.

Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.

A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.

En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !

Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !

Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !

Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !

Dim 29/05/11

Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.

Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.

La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale

Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !

La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.

Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.

Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !

Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…

Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.

Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.

Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.

En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.

Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.

Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !

J33 : Lun 30/05/11

Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.

Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.

Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.

A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.

Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.

Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.

Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz

J34 : Mar 31/05/11

Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.

Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.

A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.

Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !

Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.

Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.

La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.

A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :

De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.

Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !

Et partout, des enchevêtrements de fils électriques

Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !

J35 : Mer 01/06/2011

A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.

Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.

De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.

Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.

Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.

La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.

Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.

Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.

Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !

Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.

En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.

Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.

Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.

En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.

Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.

Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !

S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !

Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !

En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".

Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.

Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !

J36 : Jeu 02/06/2011

Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.

De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.

Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.

J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale

A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !

La plaza Murillo devant la cathédrale

La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale

Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.

En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.

C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !

Marché de la Paz



En conclusion

Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !

Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !

Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.

Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.

Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.

Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)

FIN...

Cerro Hornocal... encore !
Croisière "Odyssée mauresque" sur l'Orient Queen le 3 juillet 2011 English translation pending
by Angele62 · 2011-06-12 · 115 replies
Bonjour,

Nous allons partir pour notre première croisière le 03 juillet 2011 pour l'odysée mauresque sur l'orient queen. J'ai fait quelques recherches sur le net mais je commence à avoir un peut peur 😕, car j'ai vu quelques vidéos et commentaires qui ne me rassure pas du tout !!! est ce que quelqu'un à déjà fait cette croisière cette année et peut me donner ses impressions

Merci à tous
Retour du Grand Palladium (10 au 24 mai 2011) English translation pending
by Norton · 2011-05-28 · 1 reply
hola! me voici rentrée du palladium kantenah il y a quelques jours. J'y étais du 10 au 24 mai 2011. le temps à été super! vers la fin du séjour l'humidité était plus présente et les mosticos aussi😠 Je connaissais déja l'hotel pour y avoir séjourné en 2004. pas de changement malgré les années qui passent. On a fait l'excursion de chichen itza et ek balam avec mimi. très belle journée et bon petit groupe. il a fait très chaud et la route est un peu pénible mais ça vaut le coup. le seul bémol c'est la baignade en cenote proposée par mimi.... eau verte et franchement la cenote n'est pas belle. la nourriture à l'hotel.. bon sans plus. en comparaison au grand bahia de punta cana c'est moins bien.. les cocktails... c'est presque tous pareil.. finalement je buvais au cosmopolitan! il était bon cela dépendait du bar.. le bar du kantenah était le meilleur, le bar de la piscine du kantenah/colonial le pire!!!!! le service est d'ailleurs médiocre. la chambre ( 4519) était bien. j'avais demandé le bloc 45 et pas au rez de chaussée donc j'étais contente. La clientèle était +/- 50% usa 30% hispanique et le reste un peu de tout. Encore une fois la clientèle USA comme d'hab.. bruyante, des assiettes remplies qu'on fini par laisser.. donneur de pourboire à gogo..ect. ( encore une fois y en a marre à la fin, on donne un pourboire si on a été content du service et non pas pour être bien servi!!!! tout est payé alors faut arréter ce genre de pratique dans ce genre d'hotel😠 au final on va être obligé de donner et j'ai déja remarqué ce problème à punta cana. enfin bref. c'était un détail.) on a également fait une excursion en catamaran à isla mujeres.. c'était très bien!! l'éclate! et on a très bien mangé sur l'île.. voilà si vous avez des questions je suis là.🙂
Coût de la vie en Europe de l'Est? English translation pending
by VincentNguon · 2011-05-02 · 17 replies
Bonjour tout le monde,

Ayant mi-Juillet à Août de libre cette année, je prévois de partir quelque temps (encore indéfini) en road trip en Europe de l'Est avec plusieurs amis. Etant étudiant, je sollicite la communauté pour savoir dans quels pays le coût de la vie est encore "bon marché" pour des petits français.

L'Europe de l'est ayant de plus en plus la cote en ce moment, des pays comme la Croatie sont attractifs pour les jeunes mais peut-être devenu cher.

L'objectif de ce road trip étant bien sur de s'arrêter le long de notre chemin pour visiter, se baigner, faire la fête et ramener des supers souvenirs ;)

De plus, si vous avez des bons plans (genre louer des villas à plusieurs dans tel pays) qui reviennent à pas cher, je suis plus que preneur.

Je vous remercie d'avance pour vos réponses,

Vincent
Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain English translation pending
by Ninou98 · 2011-04-15 · 750 replies
Hello, Hello,

Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.

Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !

Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Air Cubana English translation pending
by Chantou73 · 2011-03-25 · 55 replies
Bonjour,

Je viens de réserver mon voyage avec Air Cubana, ça sera ma 1ière fois avec eux..

De petites questions...

- Horaire respecté ? - Repas à bord ? - Divertissement ? - Grosseur des appareils ? - Personel parle français ?

Merci beaucoup 😉
Je suis une "croisiérolique"! English translation pending
by Caro2828 · 2011-03-01 · 162 replies
Bonjour à vous tous,

Je m'appelle Caroline, j'ai 29 ans, je demeure au Québec et je dois admettre que je suis une croisièrolique!! 😛 En décembre dernier, j'ai fait mon premier voyage à vie sur le Carnival Freedom et je suis tombé amoureuse de ces gigantesques bateaux. Nous avons fait une croisière de 8 jours dans l'est des caraïbes. Le 24 mars 2012, nous repartons sur le Carnival Liberty pour faire l'ouest des caraïbes.

Mon gros problème c'est que je ne peux m'arrêter de penser à ce voyage, je voudrais voyager à l'année longue. Je déprime juste à penser que je dois attendre 13 longs mois avant de repartir 😕. Pourtant, début décembre prochain, nous partons avec nos filles à Varadero pour un tout inclus, pour une première fois. Je ne suis même pas fébrile pour ce voyage.....j'ai juste mon bateau en tête.

Est-ce qu'il y a des gens ici, qui comme moi, avez cette passion des croisières?? J'aimerais bien trouver des gens comme moi pour pouvoir discuter, surtout si vous aussi êtes en attente d'un autre voyage! Au secours, j'ai besoin d'aide!!😄 Au plaisir, caro😎
Bigoodi en Indonésie: Java, Bali et Lombok en novembre 2010 English translation pending
by Bigoodi · 2011-01-15 · 13 replies
Carnet de voyage de 6 semaines : Voyage individuel en couple, nous n’avons rien réservé à l’avance hormis le billet d’avion, la voiture avec chauffeur-guide pour Java, et la 1ère nuit à Jakarta. Nous connaissons déjà l’Indonésie mais quelques grandes villes principalement, et le sud de Bali, il y a une douzaine d’années. Java d’ouest en est pendant 17 jours, Bali (sauf le sud) pendant 10 petits jours et Lombok également environ 10 jours.

PREPARATION :

-Guides : Lonely Planet indonésie, guide voir Bali et Lombok, et site du Rough guide pour Bali (en anglais)
http://www.roughguides.com/travel/asia/bali.aspx

-Sites internet : - Google maps : itinéraires pour le calcul approximatif des distances et du temps de déplacement (globalement satisfaisant) - Très bon site et beaucoup d’infos pratiques sur http://www.voyageindonesie.net/info.html - De belles photos de l’ensemble du pays : http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=787780 - carnet de voyage sympa : http://www.court-circuit.ch/...ecit_java_jour_1.php

-Billet d’avion : aller retour Lyon-jakarta pris en juin sur le net, directement sur Lufthansa : 882€ par personne toutes taxes comprises… Mais il faut tout de même rajouter les taxes d’aéroport àJakarta pour le retour : 150 000 IDR à payer en cash au moment du check in

-Visa : nous restons dans le pays + de 30 jours sans ressortir, nous avons donc pris par correspondance auprès du consulat de Marseille le visa de 60 jours : 40 euros par personne + 43 euros de Chronopost. Nous les avons reçu en 15 jours environ, le consulat a bien répondu à nos questions par téléphone pour compléter le formulaire. http://konindo.pagesperso-orange.fr/visa_formalite.html

-Déplacements : JAVA : location de voiture avec guide chauffeur Souhaitant parcourir Java de façon assez approfondie, et pas seulement entre grands points touristiques, j’opte pour la recherche d’une location de voiture avec chauffeur. Cela demande de s’y prendre à l’avance pour pouvoir donner un aperçu de l’itinéraire souhaité lors des demandes de cotation. J’ai envoyé 5-6 demandes et mon choix s’est finalement porté sur Nivori ****: Il a toujours été prompt pour répondre et clair dans ses réponses. Par ailleurs, il m’était assez difficile d’anticiper la durée exacte du voyage sur Java et il a été très flexible : au lieu des 19 jours prévus initialement, la durée de location n’aura au final été que de 17 jours sur la base de 625 000 IDR par jour tout compris (voiture, guide dont ses repas et hôtels, essence, parking, péages). Nous ne payons que nos entrées touristiques + d’autres véhicules avec chauffeur pour les visites du Bromo et de Ijen. Email : nivory_boy@yahoo.com.sg Portable : +62 812 963 9223 Nivori a toujours été ponctuel, attentif, patient aussi... par exemple, lorsqu'il fallait parfois tourner un peu longtemps le soir pour trouver le bon hôtel En outre il nous a fait découvrir des facettes de Java que nous n'avions pas prévues au départ : gastronomie, culture, jolis coins... Il est véritablement un guide tout autant qu’un chauffeur. Et tout ça dans un très bon français avec une bonne dose de drôlerie, et l'envie de partager tout simplement... Bref, n'hésitez pas à faire appel à ses services, vous ne le regretterez pas, foi de Bigoodi ! Il est basé à Jakarta, mais peut aussi vous récupérer à Jogjakarta ou Bali. Nivory et le Nivobus

BALI : scooter, bus, taxis et chauffeurs – guides à la journée, bateau rapide jusqu’à Gili trawangan LOMBOK : scooter et voiture conduite nous-mêmes. Retour à Jakarta depuis Mataram-Ampenam par vol Garuda pris environ 1 mois à l’avance dans un bureau Garuda.

-Hotels : Comme d’habitude, nous préférons réserver au jour le jour pour plus de souplesse, ce que nous ne regretterons pas (itinéraire plus ou moins rapide que prévu selon les moments et négociation bien plus efficace sur place !). Je n’ai réservé depuis la France que la 1ere nuit à Jakarta (arrivée vers 17h30). Les prix indiqués ci-après sont pour une chambre double, la plupart du temps avec petit déjeuner et âprement négociés ! Le plus souvent nous ne sommes pas dans les catégories routard mais plutôt bon moyen de gamme, et parfois Deluxe ! les "***" ci après correspondent à mon échelle de valeur personnelle.

-Argent : Comme nous devons payer Nivori en cash dont 4 000 000 IDR au départ, 4 000 000 en milieu de voyage et le solde à la fin, j’ai prévu 1000 euros en billets, 1000 euros en travellers et nous avons 3 cartes bancaires (visa et mastercard). Il y a des distributeurs a peu près partout (sauf à Amed, attention à faire le plein avant de vous y rendre), des money changers quasiment partout aussi (mais le cours des travellers est toujours moins bon que celui des billets), et les hôtels moyens de gammes acceptent pratiquement tous les paiements par carte. Un bémol toutefois à Bali : pratiquement tous les hôtels demandent une commission de 2.5 à 3% si vous payez par carte, ce qui finit par revenir cher quand on y rajoute la commission bancaire… -Cours de la roupie : pendant le voyage le cours a oscillé entre 11 500 et 12 000 IDR pour 1 euro. Pour suivre le cours de la roupie : http://www.oanda.com/.../currency/converter/ -Petit point de situation sur le change lors de l’arrivée On m’avait dit que le taux de change était mauvais à l’aéroport de jakarta…ce qui est souvent le cas dans les aéroports à priori, mais finalement c’est là que j’aurais du retirer : Le money changer aéroport proposait 12 300 IDR pour 1 euro sans commissions Un retrait carte de 2 000 000 m’est revenu à 11 858 IDR toutes commissions inclues Un autre de 4 000 000 m’est revenu à 12 019 IDR Un paiement carte visa (même jour) de 45 euros m’est revenu à 12 164 IDR Les money changers de Jalan jaksa (centre ville) proposaient 11 800 IDR pour les meilleurs Bref, évitez de changer à jalan jaksa en arrivant, préférez les money changers de l’aéroport, le paiement carte ou un gros retrait carte au distributeur.

Voila pour les infos génériques… Passons au détail du voyage :

JAVA http://maps.google.fr/...4d7ca2bd97bc&z=6

Dimanche 31/10 : nous arrivons aux alentours de 17h50 à l’aéroport comme prévu. A noter : une escale technique à Singapour avec internet et ordinateur gratuits dans la salle de transit 🙂, c’est assez rare pour être signalé (quand on pense aux chariots à consigne 1€- top pratiques- de Lyon St Exupery par exemple… Grrrrrrrrr😠) Récupération des bagages et passage à l’immigration rapides. Nous prenons un taxi à l’un des guichets extérieurs : 190 000 IDR (sans doute un peu cher, pas négocié) pour aller jusqu’au quartier de jalan Jaksa, à l’Ibis Arcadia***. http://www.ibishotel.com/...-jakarta/index.shtml C’est dimanche soir, donc pas d’embouteillages, et nous arrivons sans encombre, la chambre est très correcte (du type des ibis France), bien insonorisée, l’emplacement est central, petit déjeuner buffet pour 480 000 IDR, je reviendrai sans doute dans cet hôtel si je repasse par Jakarta. Un petit tour du quartier, puis nous allons manger un murtabak – genre de beignet farci + 2 vrais mangos juice (hummmm !) au resto « Papa » sur jalan jaksa (38 000 idr) et achetons dans la rue 10 satay pour 10 000 IDR (hummmmmmmmm, un vrai plaisir de retrouver les satay, petites brochettes de poulet ou autre et leur sauce cacahuète).

Lundi 01/11 : Nous nous réveillons assez tôt. Le rdv avec Nivori est prévu à 9h00, mais nous sommes prêts à 8h00 et ça tombe bien car il est déjà là : il est parti tôt de chez lui, à 40km de là, pour éviter les sempiternels embouteillages de Jakarta, à noter qu’il sera aussi ponctuel tout au long du voyage… c’est bien simple, nous n’avons jamais eu à l’attendre, ne serait-ce que 10 minutes ! Nous découvrons le Nivobus… Je ne l’imaginais pas aussi spacieux pour seulement nous trois, mais il s’est avéré fiable et bien confortable (et sa clim très appréciable). Sur mon itinéraire j’avais prévu directement de partir sur l’ouest mais Nivori nous propose de visiter la grande mosquée et le vieux port de Jakarta. Je n’avais encore vu ni l’un ni l’autre, et c’est vrai que cela aurait été dommage de passer par là sans s’y arrêter. Miracle, nous passons par batavia (quartier hollandais) et la circulation dans le centre n’est pas aussi pénible que ce que j’aurais pu penser (coup de bol ? Nivory semble le croire en tous cas)… En fin de matinée nous partons en direction d’Anyer, à l’ouest. Environ 45 mn plus tard, notre Nivo qui a du se lever très tôt pour être à l’heure prends un petit coup de pompe et décide de s’arrêter pour se dégourdir les jambes et fumer sa clope girofle… sur la bande d’urgence de la voie rapide…gloups… sur le coup ça fait drôle ! Nous lui proposons d’aller prendre un café sur la prochaine aire d’autoroute (enfin, son équivalent indonésien). Café genre nescafé, Nivori nous fait gouter du tofu (bof, c’est l’un des rares trucs qui m’aura laissée assez perplexe à chaque fois que j’aurai essayé), et un œuf dur bleu, très salé de canne (cuit dans la cendre si je me souviens bien). Et Hop ! c’est reparti… nous arrivons à Anyer en début d’après midi, je pensais à une station balnéaire, mais en fait c’est une route et des commerces, des maisons, de parts et d’autres, nous nous posons sur l’une des plages (parking payant négocié 20 000 IDR sans ticket, ce qui est cher pour le pays). Il s’agit en fait d’une sorte de « zone récréative » où les indonésiens viennent passer la journée, dans de petites cahutes ombragées en bord de mer. C’est là que pour la 1ère fois Nivory nous explique que les amoureux viennent ici pour « se cacher »… ces 2 mots reviendront très souvent tout au long du voyage (jardins botaniques, plages, parcs etc…). Je crois que désormais à chaque fois que je les entendrai, je penserai à lui… Nous nous relaxons là (sans nous cacher), en prenant un en-cas dans une gargote (38 000 IDR pour vous donner une idée des prix), face au Krakatau qui fume (le Mérapi est très actif en ce moment), et 2 jours plus tard, nous apprendrons à la TV que le Krakatau se réveille aussi, et qu’un périmètre de sécurité est mis en place tout autour, il faut dire que nous avions trouvé l’eau de mer plutôt chaude en nous trempant les pieds, et effectivement, il parait qu’elle est montée de plusieurs degrés, mais nous n’avions pas d’éléments de comparaison... Un peu plus tard, nous partons chercher un hôtel plus au sud à Carita : le 1er, krakatau surf, ne nous inspire pas trop : belle vue sur mer mais chambre un peu défraichie. Puis nous trouvons le Mutiara***négocié à 400 000 IDR sans petit déjeuner http://www.mutiara-carita.com/ jolie chambre dans un jardin, belle piscine face au Krakatoa où nous serons seuls à nous baigner sous un beau ciel étoilé – eh oui, la nuit tombe vite ! Une 1ère étape ma fois fort sympathique ! Nous allons diner dans un warung dans la rue : 2 nasi goreng (riz frit avec divers ingrédients), un thé, un coca avec glace (oui, je sais, pas très prudent, mais c’est passé…) 23 000 IDR le tout : pour vous dire qu’en Indonésie, on peut manger très bon marché, ici c’est un peu l’extrême vers le bas (petit resto de rue), à noter que sur les 6 semaines, nous n’avons jamais été malades… Même quand on passe sur des restos de gamme supérieure, on mange très bien pour pas très cher par rapport à nos prix européens.

02/11 : Nous partons pour le sud ouest de java. Petit déjeuner « porridge » avec Nivori au bord de la route (riz gluant avec toute sorte d’ingrédients…ça tient au ventre !). La route est assez défoncée mais très jolie, nous nous arrêtons pour regarder des ouvriers agricoles décortiquer des noix de coco sur des pieux pointus… bonjour le dos à la fin de la journée ! Après Malingping, la route devient vraiment splendide : rizières en terrasse d’un coté, plages et cocotiers de l’autre… wouahh ! Ensuite avant d’arriver à cimaja, nous passons par la « montagne », ça tournicote mais c’est très vert, il y a des petits estancots accrochés en flanc de colline qui donnent sur la cote… Rien que pour la route d’aujourd’hui, ça valait le coup de venir découvrir cette partie sud-ouest de java. Nous arrivons à Cimaja et écumons les hôtels le long de la route entre Cimaja et Pelabuhan Ratu, ville un peu plus animée : la pluparts sont chers (> 450 000 IDR) et moches, nous revenons finalement à l’entrée de Cimaja à spéciale dédicace à Nivori ! Entre la route difficile aujourd’hui et l’étape de ce soir où nous aurons sans doute le plus tourné avant de trouver, il as su rester zen et souriant jusqu’au bout ! Nous nous posons à l’Hotel Desa**, genre « vieillot chic » avec douche qui sort d’un bout de bambou, et murs en faux (vrai ?) torchis fissuré, très jolie piscine. 273 000 idr avec petit déjeuner, rien à dire ! http://desaresort.com/mm_page/home.php Resto en face au surf shop, car il fait nuit et la route n’est pas éclairée, nous n’avons pas eu le temps de repérer ce qu’il y avait en arrivant, la terrasse est sympa mais la rapport qualité prix laisse à désirer. Pour info, ce sera pratiquement toujours le cas lorsque nous irons manger dans des restos au look un peu plus occidental…

03/11 : Un petit tour au port et au marché aux poissons de Pelabuhan Ratu, puis nous remontons vers le nord, direction Bogor. La route est plutôt bonne, sur le papier nous ne devrions pas en avoir pour très longtemps mais c’est sans compter les embouteillages en arrivant avant Bogor. Nous en profitons pour casser la croute et j’achète un poncho, Bogor étant réputée pour ses averses. Nous arrivons enfin en ville, le 1er hôtel est plein, nous posons vite nos affaires à l’hôtel Mirah***, sympa et très confortable (600 000 IDR avec 2 pdj buffet, mais eau chaude limite !) http://www.mirahhotelbogor.com/ puis piquons un sprint pour pouvoir rentrer au jardin botanique avant la fermeture à 16h00 (le jardin reste ensuite ouvert, mais on ne peut plus entrer). Nous arrivons in extremis (le problème, c’est qu’en semaine, seule l’entrée sud est ouverte, ce qui nous oblige à faire tout le tour). Le jardin vaut la visite (20 000 idr pour 2) et nous échappons à l’averse. Quelques jeunes nous demandent de faire une photo avec eux (ce sera très souvent le cas tout au long du voyage, on se prendrait presque pour des vedettes). Il se met à pleuvoir lorsque nous sortons : direction le centre commercial, Mac Do, quelques courses, puis retour à l’hôtel pour profiter de sa belle piscine… sous la pluie !

04/11 : Direction Bandung par la jolie route du col de Puncak (pas de difficultés, ce qui n’aurait sans doute pas été le cas si c’était le week end). Nous visitons une plantation de thé avec vue panoramique sur les environs en route, puis Nivori nous emmène déjeuner dans un très bon petit troquet avant de prendre la route de Cihideung, pas très loin, où toutes sortes d’horticulteurs vendent leurs plantes alignées le long du chemin. C’est joli, ce n’est pas dans les guides, et il y a toutes sortes de plantes que nous ne connaissons pas en France. Dans mon projet de départ, je voulais éviter Bandung et filer directement sur Lembang pour visiter les alentours et notamment le Tangkuban perahu ou le papandayan. Nivori insiste pour nous emmener voir un spectacle à Bandung. Il commence à pleuvoir, nous nous laissons convaincre. 160 000 IDR l’entrée quand même (pour 2), nous nous installons, des groupes de touristes sont là aussi. Le spectacle commence avec les marionnettes traditionnelles… On se regarde, si c’est comme ça pendant 2H, on va trouver le temps long 😐! Il pleut à verses maintenant, ce qui nous fait regretter un peu moins la visite du volcan mais bon… Au bout du compte, nous passerons un très bon moment : les démonstrations de musique, de danses et de folklore traditionnels s’enchainent rapidement, puis le public est mis à contribution pour jouer des morceaux modernes sur des angklungs (instrument en bambou). C’est drôle, et finalement, le temps passe très vite, je vous recommande le détour…même s’il fait beau 🙂! http://www.angklung-udjo.co.id/visit-us/ Lorsque nous sortons il pleut toujours et la nuit tombe, nous optons pour l’hôtel Kedaton**, correct et central, 488 000 IDR avec les petit déjeuners http://www.kedatonhotel.com/ et nous allons diner dans un bon resto chinois (Braga quelque chose) en haut de la rue Braga, rue commerçante et sympa pas très loin à 130 000 IDR pour 2 avec 2 grandes Bintang (bière indonésienne) !

05/11 : C’est aujourd’hui que nous allons voir le Tangkuban perahu : on peut accèder en voiture à proximité du cratère (un volcan pour les touristes flemmards, comme dirait Nivori). Entrée 115 000 IDR pour 2. Nous y sommes à 9h30, la vue est sympa même si c’est très touristique. Nous poursuivons sur Ciater une heure plus tard, sources thermales chaudes bien entretenues (45 000 pour 2 et un peu + si vous voulez tester l’une des piscines d’eau sulfureuse : pour info il y a des cabines). Nous passons ensuite par le Candi Cangkuan, petit temple tranquille au milieu d’un lac (60 000 pour 2 avec la traversée en bateau). Le temple lui-même n’est pas spectaculaire, mais la campagne environnante est jolie (on peut y voir des cidomos : carioles tirées par des chevaux), et la traversée à la rame fut un moment empreint de sérénité. Le temps tourne de nouveau à la pluie et il se fait tard, nous ne verrons pas le Papandayan, la route n’est pas très bonne pour y aller et en plus les volcans de Java sont toujours énervés au moment où nous passons, le Merapi fait des siennes, et il n’est pas très prudent d’aller au Papandayan très actif aussi. Direction Cipanas pour trouver l’hôtel. Nous nous arrêtons au Tirtagangga* qui a l’air correct http://www.tirtagangga-hotel.com/ mais il n’y a aucune insonorisation : entre la rue et les hauts parleurs de la mosquée d’a coté, la nuit n’aura pas été très tranquille. A noter : il dispose d’une grande piscine d’eau de source chaude (40 degrés, un peu chaud quand même pour y rester longtemps, en plus nous sommes vendredi et pour une fois il y a du monde !).425 000 IDR avec les pdj, je chercherais autre chose si je revenais un jour par là. Il se remet à pleuvoir assez fort, nous dinons au 1er warung que nous trouvons à coté de l’hôtel : 30 000 IDR pour 2 nasi goreng et 2 thés.

06/11 Nous poursuivons vers le sud et nous arrêtons en route à Kampung Naga. Un guide local nous fait visiter ce joli village traditionnel et nous explique la construction des maisons, la vie du village (sans électricité), il nous invite à boire un thé chez lui, c’est sympa mais on ne peut pas dire que les villageois soient très souriants… Nous poursuivons jusqu’au mont Galunggung (12 000 IDR pour 2+voiture) après une rude montée d’escaliers, nous arrivons au bord du cratère, un lac turquoise git au fond, ce n’est pas très spectaculaire mais la route pour venir valait le coup. Nous plaisantons et faisons des photos avec un groupe d’indonésiens « apprentis guérisseurs » si j’ai bien compris, qui vient là pour faire le tour du cratère et puiser la force du volcan. Mais le temps se couvre et nous sommes moins courageux, retour au Nivobus direction la mer et Pangandaran. Il fait bientôt nuit et la route n’est pas très bonne entre Banjar et Pangadaran. Nous décidons donc de nous arrêter à Banjar, ville moyenne qui semble assez animée. Le tour des hôtels est vite fait, il n’y en un qu’un seul moyen de gamme : le Banjar indah 355 000 idr avec pdj, c’est un peu bruyant mais propre. L’étape n’est pas très intéressante, en cas rapide à la patisserie d’en face et passage au warnet (cyber café) pour 3000 idr l’heure (nous ne sommes pas dans un coin touristique et ce sera le moins cher du voyage).

07/11 Nous prenons la route vers Pangandaran cette fois et faisons halte avant d’arriver sur la plage de Karang nini (15 000 idr l’entrée pour 2 + la voiture), puis à Batu hiu, le rocher du requin où les familles viennent se promener et d’où la vue sur la cote est assez large (25 000 idr). Nous allons ensuite au Green canyon (75 000 idr) où nous prenons un bateau pour remonter la rivière jusqu’à des gorges assez étroite. C’est assez joli, sans plus, et les moteurs sont du genre très pétaradants : on a un peu l’impression de se promener sur une tondeuse à gazon en pleine action🤪…. Nous terminons la journée par green canyon 2 ou sungai citumang. C’est un peu difficile à trouver et la route est parsemée de « péages » à chaque petit village, ça énerve un peu, mais au bout du compte nous n’aurons pas dépensé plus de 25 000 idr jusqu’aux gamins qui insistent pour nous escorter jusqu’aux chutes d’eau en trimballant des gilets de sauvetage. La fin du chemin au bord de l’eau est très jolie et invite à la baignade, si j’avais su j’aurais sans doute prévu de passer un peu plus de temps ici pour faire trempette ou d’y casser la croute. C’est même plus sympa que green canyon finalement et malgré tous les péages. Assez de visites pour aujourd’hui, nous repartons en « ville » et le 1er hotel proposé par Nivori sera le bon : Nyiur resort***, http://www.nyiurresorthotel.com/ sympa et bien placé, genre hotel pour groupes 375 000 idr avec le pdj buffet. Nous allons nous balader du coté de la plage, le tour est assez vite fait, nous passons au money changer. La commerçante est sympa mais nous dit que toutes la région de jJgjakarta est difficile d’accès à cause du Mérapi (cela ne s’avérera finalement pas vrai)… Bon, on improvisera… c’est aussi ça l’avantage de ne pas réserver à l’avance…

08/11 La route est longue aujourd’hui : nous remontons sur le centre direction Wonosobo. Nivori nous propose de prendre le bateau et de venir nous rejoindre à Cilacap, mais nous préférons rester en voiture, ce sera plus rapide. En route, nous visitons un atelier de poteries, et nous arrêtons pour notre pause café habituelle du milieu de matinée. Nous ne sommes pas loin d’une école et le professeur vient nous voir pour nous proposer de rendre visite à ses élèves et de parler un peu anglais avec eux. La 1ère classe est une classe de filles d’une quinzaine d’années, elles font les timides au début puis se dégourdissent et nous posent quelques questions : sommes nous mariés, avons-nous des enfants, que faisons nous en Indonésie, quels conseils leur donnerions nous pour leur vie future etc etc etc… Même chose dans une deuxième classe, puis séance générale de photos dans la cour. Cela restera dans nos mémoires un moment ma foi bien sympathique ! Bon c’est pas le tout mais on a encore pas mal de route ! Nous arrivons à Wonosobo en début de soirée. Hotel suryia Asia*, correct et proche du centre, 325 000 idr avec pdj http://www.suryaasia.com/, nous faisons un tout en ville et dinons très bien au resto chinois Murni Rasa, situé un peu plus haut que l’hôtel en direction du centre 131 000 idr toujours avec 2 grandes bintang !

09/11 Dieng n’est qu’à 26 km (environ 1 Heure de route) mais sur les conseils de Nivori, nous partons à 7h30 pour éviter le brouillard (la route du retour lui donnera raison). Ce serait dommage de ne pas profiter du panorama : collines et potagers en terrasse. Arrivés à Dieng, nous prenons à pied le chemin qui passe par le complexe d’arjuna (temples), Nivori nous rejoint un peu plus haut et nous conduit au cratère bouillonnant et boueux de kawah sikidang, puis nous faisons un tour au lac turquoise et aux grottes de telaga warna. Là encore, nous sommes les seuls touristes blancs, et nous n’échappons pas aux demandes de photos des groupes scolaires en goguette. Cette visite nous a bien plu pour l’environnement et la route pour rejoindre Dieng, même si au regard de certains temples d’inde du sud le site lui-même n’est pas exceptionnel. Je conseille ! Par contre les points d’intérêts sont assez distants et peut être pas très faciles d’accès sans voiture…(environ 65 000 idr pour 2 pour l’ensemble des visites). Nous repartons par la même route puis prenons la direction de Borobudur, la paysage devient poussiéreux, puis carrément gris… une grosse couche de cendre grise recouvre tout, a cassé les branches des palmiers, ambiance de fin du monde, même Nivori n’a jamais vu ça… Si vous avez vu le film « la route » c’est tout à fait ça. Borobudur est fermé, je prends une photo de loin, à travers les grilles, un masque sur le visage. Ça fait très bizarre, d’autant plus qu’un peu plus au sud, à Jogjakarta, tout à l’air normal. Bon j’avais bien prévu de passer par Kaliurang pour profiter de la vue sur le Mérapi mais ce n’est pas le moment !!! Nous n’aurons donc pas visité Borobudur mais quelque part, nous avons du bol quand même car si tout avait été normal, nous tombions à Jogjakarta en même temps que Obama… et là, les hotels ça n’aurait pas été la même !!!! En effet, l’aéroport de Jogjakarta est fermé, de nombreux touristes ont pris d’autres direction, du coup nous tentons le superbe Phoenix hôtel 🙂🙂🙂🙂🙂********… et nous voila partis pour 2 nuits à 700 000 idr chacune avec un petit dej comme je n’en ai vu nulle part ailleurs, et une belle chambre deluxe avec terrasse donnant sur la piscine http://www.accorhotels.com/...gyakarta/index.shtml La piscine est très chouette, nous ne sommes pas très loin à pied du quartier animé de sosrowikjayan… il y a même un fil à étendage dans la salle de bain, tout va bien ! Après une petite baignade, il se met à pleuvoir à verses, nous allons diner au FM café sous nos ponchos de pluie… bof, ça ne valait pas tant d’efforts !

10/11 Il fait beau ce matin, après un copieux petit dej (on ne sait plus où donner de la tête tellement il y a de buffets), nous voilà partis pour visiter le Kraton (50 000 idr pour 2 avec un guide) sympa. Ensuite, nous allons au Taman sari (bains du sultan) 15 000 idr, à la mosquée souterraine, puis au marché aux oiseaux. Il est encore tôt, du coup Nivori nous conduit à prambanam, à environ 30 mn de jogjakarta. La visite du temple est assez rapide, car une bonne partie du site est en cours de restauration. Il fait vraiment très chaud et nous n’aspirons qu’à une seule chose… ze piscine 😛 !!! Lorsque nous sortons, le temps tourne à nouveau à la pluie du coup ce soir nous n’allons pas loin : ce sera Mac Do !!! (72 000 idr pour 2 menus du genre big mac + 1 hamburger gratuit en prime !). A noter : dans pas mal de Mac Do en indonesie, des postes internet sont à disposition si on consomme (pas très rapide en général, mais mieux que le wifi lorsqu’on voyage sans PC).

11/11 Gros Petit dej re-belote… miam ! puis nous mettons le cap au sud pour aller voir la plage de parangtritis. On y est assez vite, la plage est immense, mais c’est le désert, il n’y a que quelques cahutes ouvertes et apparemment pas grand-chose en hébergement, en plus avec l’activité volcanique soutenue en ce moment, Nivori n’est pas très rassuré concernant les tsunamis… Bref, on ne se voit pas trop rester là toute la journée, du coup nous repartons direction Solo (Surakarta). En route, Nivori nous arrête dans une cour où une indonésienne fabrique des chips à base d’une sorte d’amandes qui poussent dans les arbres alentours, puis nous allons voir le temple Plaosan, perdu dans une jolie campagne que je n’avais pas mis au programme non plus… c’est sympa. Nous arrivons à Solo assez tôt dans l’après midi et visitons le marché avec Nivori comme guide (un vrai plus : ça aide vraiment de l’avoir pour savoir ce que l’on voit, comment ça se mange, ou comment ça se cuisine…), puis nous allons au marché aux antiquités, touristique mais sympa. Aujourd’hui encore il fait très chaud malgré la clim du nivobus et nous nous jetons non sans volupté dans la grande et belle piscine de l’IBIS ! Cet hotel est d’un rapport qualité prix tip top ****: 230 000 idr pour 2 sans le pdj, chambre avec grande baie vitrée donnant sur la ville, couleurs un peu plus flashy et déco plus sympa (plus moderne) que dans les ibis standard, PC internet gratuit dans le lobby, hotel bien placé dans la ville…que demande le peuple ??? c’est sur, si je reviens à Solo, je reviendrai là direct! http://www.ibishotel.com/...bis-solo/index.shtml Nous allons diner dans un resto italien pour changer, (o sole mio, pas loin de l’ibis) mais une fois encore, le look est sympa, mais le rapport qualité prix très médiocre pour le pays.

12/11 Avant de poursuivre vers l’est, nous allons visiter le palais. La guide est très sympa, et même si je ne suis pas fan de vieilleries ni de monuments historiques, il aurait été dommage de l’éviter (et, au passage, de rater la ceinture de chasteté pour homme !) 45 000 idr. Ensuite, nous allons à Candi Ceto, un très joli temple près du mont lawu, qui ne ressemble pas à ceux que nous avons déjà vus. C’est très calme et la vue sur les environs est splendide (20000 idr). Ensuite nous visitons le candi sukuh (20 000 idr), pas très loin. Le temple est à voir aussi, mais l’ambiance n’est pas du tout la même… Les voisins devaient préparer la fête du village ou je ne sais quoi et testaient la sono à plein régime… bref rien à voir avec la sérénité de candi ceto ! Nous retrouvons un peu de paix pour le déjeuner : Nivori nous emmène au sukuh cottage, la terrasse qui donne sur le jardin est splendide (vue panoramique), nous mangeons très bien, une petite fontaine coule à coté, c’est paisible et le propriétaire est fort sympathique… allez y ! (il font hôtel aussi mais c’était trop tôt pour nous) http://sukuh-cottage.com/ Nous repartons sur tawangmangu et allons faire un tour à la cascade grojogan (sympa – 38 000 idr). Ensuite il nous faut trouver un hotel, et là ça se complique, il n’y a pas grand-chose en moyen de gamme et il serait dommage de continuer plus loin car la route qui suit est jolie le matin de bonne heure et à cette heure ci, si nous continuons, nous allons louper le panorama. Nous finissons par trouver le pondok indah*, simple, mais pas si mal finalement, un peu éloigné de la route 287 000 avec pdj (toasts) http://hotelindahpalace.com/tawangmangu/contact-us/ Il fait sombre à la nuit tombée, nous ne voulons pas marcher dans le noir sur une route avec tout de même pas mal de trafic et nous allons donc manger 2 nasi goreng dans un warung non loin de l’hotel (11 000 idr). L’accueil est sympa … mais contrairement à ce que nous avons vu jusque là, il n’y a pas de table avec un banc, une paillasse sur le sol… et une espèce de « banquette » recouverte de la toile cirée… on hésite un peu, se demandant s’il faut s’asseoir sur la banquette😐… la « patronne » ne parle pas anglais… Finalement, non, nous finissons par comprendre qu’en fait c’est ça la table ! Donc maintenant, vous saurez en pareil cas : asseyez vous sur la paillasse (enlevez vos chaussures), et mangez sur la « banquette » !

13/11 Une longue route nous attend aujourd’hui. Nous partons assez tôt pour profiter du très chouette paysage entre tawangmangu et semarang avant que le brouillard ne se lève. Puis nous poursuivons sur Pacitan, là aussi la route est pleine de virages, mais l’on se trouve dans des coins vallonnés avec rivières et forêt… c’est très sympa. Nous allons directement voir Goa gong en arrivant car il pleut, comme ça nous serons a l’abri ! (à environ 45 mn du village). Ce sont des grottes, comme tant d’autres me direz vous, mais ce que j’ai trouvé sympa, c’est que pour la 1ère fois, on nous laisse seuls faire le parcours : nous évitons donc les sempiternels commentaires sur la crème glacée, les formes parfois équivoques des formations calcaires ou le traditionnel cours sur la formation des stalag mites et tiques😕. C’était donc sympa : 13 000 idr avec location d’une grosse lampe de poche. En plus il ne pleut plus quand nous sortons. Un petit en-cas, et direction Pacitan centro. Nous passons d’abord par la grande et jolie plage de pantai Ria teleng (10 000 idr). Nivori me fait essayer le nivobus (avec vitesses au volant… ça me rappelle un peu ma bonne vieille 4L). Pendant ce temps, Franck essaie de trouver une chambre dans les bungalows en bordure de plage (sans succès, tout est plein). Nous allons donc dans le centre, le 1er hotel ne nous inspire guère… Là non plus il n’y a pas grand-chose en milieu de gamme… Nous optons finalement pour la « queen suite » du Srikandi**. C’est très bien, calme, entre 2 jolies rizières. Il faut juste s’expliquer un peu pour avoir drap du dessous + drap du dessus à la place de la couverture ! 300 000 idr avec pdj (pancake). Leur resto est délicieux lui aussi et super bonus, la carte est traduite en anglais et assortie de photos ! 94 000 idr pour 3 plats et du riz… et un lassi à la bière… nous avions d’abord cru qu’il s’agissait d’une appellation déguisée pour « bintang », mais non… c’est spécial mais finalement ça se boit ! http://www.eastjava.com/...n/accommodation.html

14/11 Je me lève tôt (en fait, dans quasiment toutes les chambres, le jour nous réveille de très bonne heure) pour prendre quelques photos du lever de soleil sur les rizières autour de l’hotel. La route est encore longue aujourd’hui. Tout d’abord Nivori nous emmène à nouveau à environ 30mn aller vers l’ouest pour voir la magnifique Srau beach😮 que je n’avais pas prévue (ça vaut franchement le détour, c’est sans doute la plus belle plage que nous ayons vue a Java) 8000 idr, pour ceux que ça tente, sachez toutefois qu’il n’y a pas d’hébergement sur place. Initialement, à partir de Pacitan, je voulais aller sur Blitar, voir le temple de penataran et le gunung kelud (volcan) à proximité. Mais apparemment cette route est très mauvaise et Nivori nous suggère plutôt d’aller sur Batu, avant Malang. Je ne sais pas si nous avons bien fait car cette étape n’aura pas été d’un grand intérêt : la route entre Pacitan et Ponorogo est toujours jolie mais nous l’avions déjà prise à l’aller, et ensuite, il n’y a plus grand-chose d’intéressant jusqu’à Batu où nous arrivons tard (enfin, il fait déjà nuit, donc nous ne pouvons pas voir grand chose). Si quelqu’un connaît la route pacitan-blitar je suis preneuse d’infos histoire d’en avoir le cœur net… Un truc par contre que Nivori nous montre et que je n'avais jamais vu : la "maison des hirondelles" : des bâtiments, assez hauts, sans fenêtre, climatisés et surveillés, sensés reproduire l'intérieur de grottes où les hirondelles aiment s'installer : si ça marche, c'est le jack pot avec la récolte des nids...mais ça ne marche pas toujours.... A Batu nous nous posons dans un hotel sympa mais assez cher pour le niveau et pour le pays, par rapport à ce que nous avons eu jusque là. Kartika wijaya** 575 000 idr avec pdj + PC internet gratuits + jolie piscine. http://www.kartikawijaya.com/ Nous allons diner dans un warung à coté (avec table et bancs cette fois !) bons petits satays, riz et thé pour 28 000 IDR.

15/11 Ce matin nous commençons par aller voir les sources de sumber brantas (6000 idr). Un local nous indique un petit chemin qui nous conduit au bord de la rivière chaude et dans un coin où il n’y a personne, une petite cascade un peu plus haut…c’est très sympa (à droite en bas des escaliers puis encore a droite sur un tout petit sentier, à 5mn des escaliers). Sinon, ça ressemble un peu à Ciater : des piscines où les indonésiens viennent se tremper… et Nivori qui goute l’eau de la piscine pour savoir si elle est sulfureuse 😐 !!! Nous prenons ensuite la direction de Malang, nous arrêtons sur la place principale (alun alun) et allons prendre un verre dans un restaurant hollandais qui a gardé son aspect colonial le Toko oen, apparemment une institution…pleine de guides et de touristes mais bon ! http://www.toko-oen.nl/index.php Quoi qu’il en soit j’en profite pour gouter un jus d’avocat : en Indonésie ça se boit sucré… et c’est délicieux ! Nous nous arrêtons ensuite au temple de Singosari (5000 idr), puis prenons la longue route vers le Bromo. Nous arrivons en fin d’après midi, au départ Nivori nous propose un hotel bien en amont de Cemoro lawang… Le problème c’est que c’est désert, pas très cher, mais il n’y aura pas moyen de négocier la jeep et ça fait loin pour le réveil du lendemain. Nous décidons donc de poursuivre sans trop savoir ce qui nous attend. Nous allons voir yoshi guest house**, le 1er hotel avant cemoro lawang (village « terminal » avant la piste pour le Bromo). C’est très sympa, (déco un peu rococo), il y a du monde : nous nous arrêtons là. Chambre + resto +petit déjeuner nous reviennent à 451 000 idr. En plus nous faisons la rencontre d’une française gemmologue et passionnée de volcans : soirée intéressante ! Au départ, je n’avais pas envie de faire le tour au lever de soleil pour éviter la foule. Le problème, c’est que si nous voulons aller au point de vue plus tard, il nous faut réserver une jeep pour 2, ça coute 350 000 idr alors qu’en partageant la jeep avec d’autres, cela nous revient à 90 000 idr par personne (+ 25 000 idr de permis qu’on paie dans tous les cas). Nous prenons donc finalement la 2ème solution avec départ à 3h30 de yoshi…(pas de problème, ils vous réveillent à l’heure !).

16/11 Lever de bonne heure donc, et direction le point de vue sur le Bromo à 6 dans la jeep avec le chauffeur. Nous arrivons au point de vue (Penanjakan) un peu avant le lever de soleil… je ne suis pas sure qu’on puisse faire autrement pour arriver là qu’en louant ces jeeps…je n’ai pas vu d’autre véhicule en tous cas. Bon arrivé là haut, c’est un peu décevant, il y a effectivement beaucoup de monde (je n’imagine même pas ce que ça doit être en haute saison), c’est quand même assez étendu pour que chacun puisse admirer le point de vue, mais le lever de soleil est plutôt gris et ça ne sera surement pas la photo du siècle ! A noter aussi, il ne fait pas aussi froid que ça (peut etre 10 degrés ?) : un tee shirt, un sweat et une polaire suffisent si vous êtes « normalement frileux », si vous avez un doute ne vous chargez pas trop dans les bagages car ils louent des doudounes sur place de toutes façons. En redescendant pour aller sur la caldeira, nous nous arrêtons à un autre point de vue que je trouve plus chouette : en plus la lumière est un peu plus dorée maintenant. Cela confirme ma 1ère idée, si vous arrivez suffisamment tôt la veille pour trouver d’autres touristes ou négocier directement avec un chauffeur, partez plus tard ! (ceci dit il y a peut être de très beaux levers de soleil aussi, mais pour ma part, c’est ce que je referais avec le recul). La jeep nous emmène ensuite dans la caldeira, et nous marchons environ 30mn (vous pouvez prendre un cheval) + escaliers pour arriver tout au bord du cratère du Bromo : on l’entend gronder et on voit très bien sortir la fumée… Quelques jours plus tard d’ailleurs, l’accès sera interdit car il s’énerve un peu trop lui aussi ! La vue sur la caldeira avec les nuages qui commencent de s’y déverser est presque plus chouette que celle du volcan lui-même… C’est à voir ! Nous nous retrouvons au Yoshi vers 10h00 pour le petit déjeuner puis reprenons la route. J’ai demandé à Nivori de nous emmener à Kalibaru plutôt qu’à Sempol pour aller voir le Kawah ijen le lendemain : la route et les accommodations semblaient plus sympas. En effet, nous nous arrêtons en route voir les plantations de cacao et d’arbres pour faire la térébenthine (je ne sais plus le nom), et nous trouvons un joli hôtel où nous sommes encore une fois tous seuls à profiter de la jolie piscine. Margo Utomo cottage , 575 000 idr avec un casse croute inclus car nous allons encore devoir nous lever tôt demain… http://www.margoutomo.com/...tomo-facilities.html Nous dinons à l’hôtel 144 000 idr, correct.

17/11 Lever à 4h30 pour ne pas arriver trop tard à Ijen (apparemment c’est tôt aussi depuis sempol…). Les villageois sont des lève-tôt aussi, on voit les maisons s’éclairer les unes après les autres… Il faut dire que c’est un jour spécial, l’équivalent indonésien de l’Aïd el Kebir (fête du sacrifice). C’est férié aujourd’hui et on voit beaucoup de monde se diriger vers les mosquées… Le problème c’est que c’est désert aussi lorsque nous arrivons à Licin à 6h15 (village terminus avant la piste pour Pos Paltuding). Ca tombe mal, il n’y a qu’une jeep qui accepte de nous emmener pour 450 000 idr (gloups !🏴‍☠️ ). C’est cher et on a bien l’impression d’être les pigeons du jour, mais nous n’avons pas le choix. En temps normal les prix peuvent se négocier autour de 300 000 – 400 000 idr la jeep. Bref… Nous arrivons à Pos Paltuding à 7h15, prenons le permis (60 000 idr avec le permis photo), et partons sur le long sentier qui conduit au cratère. Ca grimpe ! Nous y sommes vers 8h30. Pas trop de monde là haut ! Au début c’est très couvert et les vapeurs de souffre montent jusque là, au bord du cratère c’est assez comique, il ya un panneau directionnel qui montre que c’est interdit de descendre… par là ! De toutes façons il n’y a pas beaucoup de porteurs de souffre aujourd’hui… mais même sans ça, je ne pense pas que je serais descendue, de crainte de me retrouver dans leurs pattes… ils ont mieux à faire que d’éviter les touristes je pense. Regardez plutôt ce très bon documentaire les concernant : http://documentaires.france5.fr/...es-forcats-du-volcan Par moment le cratère jaune, et le lac d’acide turquoise se découvrent, c’est splendide, sans doute plus spectaculaire que le Bromo… en tous cas ça valait bien l’effort. En redescendant nous déjeunons avec les box remises par l’hôtel puis retrouvons la jeep à 10h15, et Licin à 11h15… Nous n’avons pas eu envie de nous arrêter voir les plantations de caféiers en route. A noter pour ceux qui souhaitent se lever moins tôt : l’ijen resort n’est pas loin de Licin (mais un peu cher et il n’y a rien d’autre à coté, je ne sais pas si on peut négocier facilement en arrivant à l’improviste) http://www.ijendiscovery.com/ Dernière étape avec Nivori jusqu’à Ketapang… En terme de timing sachez que vous pouvez faire tout ça et arriver tranquillement au ferry à 14h30. Nous allons dans un dernier resto avec vue sur Bali, histoire de ne pas se dire au revoir bêtement sur un parking, puis Nivori nous accompagne au ferry. Il mettra 2 jours pour rentrer chez lui, et pour moi les adieux sont toujours aussi durs, je crois que je ne m’y habituerai jamais… Triiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiste !!!!!!!!!!!!!!! 🙁🙁🙁🙁🙁🙁

BALI http://maps.google.fr/...06,0.110378&z=13

La traversée vers Bali dure environ 30mn (11 400 idr pour 2). Nous arrivons à Gilimanuk…et là… je m’attendais à des taxis, des bémos mais non ! i ! n’y a rien au débarcadère… Un premier policier nous demande si on veut un taxi et propose 400 000 idr pour aller à Pemuteran (heureusement que Nivori nous avait donné une idée des prix), nous passons une espèce de douane où 2 autres agents finissent pas appeler un copain (policier) qui nous emmène (en dehors de son service) pour 160 000 idr après négociation démarrée à 300 000, et 2-3 coups de fils, c’est à même pas 30mn, la route est bonne, mais il doit faire le retour aussi… Nous n’avons rien réservé et lui avons demandé de nous arrêter dans plusieurs hôtels si le 1er ne nous convient pas (Pemuteran est assez étendu). Finalement, le 1er sera le bon : Pondok Sari***, pur style balinais comme on l’imagine, très jolie piscine d’où l’on peut voir les oiseaux se promener sur les nénuphars dans le bassin juste à coté, accès à la plage, petit –petit déjeuner- ce sera toujours le cas à Bali : ils sont rapiats sur les petits déj et aiment bien le cash, une commission de 2.5 à 3% est souvent demandée si vous voulez payer par carte ! http://pondoksaribungalow.com/ 540 000 idr. Par contre ça change tout de suite de l’ambiance javanaise où nous étions souvent les seuls blancs… le nord de Bali a beau ne pas être très touristique le contraste nous surprend ! Nous mangeons très très bien en face de l’hotel au restaurant suka sari 135 000 idr barracuda frais et 2 bintangs. A savoir (nous ne nous en sommes pas aperçu tout de suite), il ya 1H de plus à Bali qu’à Java (changement de fuseau horaire)!!!

18/11 Nous avons envie de nous reposer un peu et avons repéré la veille le Taman Sari***, similaire et un peu moins cher (450 000 idr, piscine et chambre sont légèrement moins sympa qu’au Pondok, mais tout à fait correctes). C’est là que nous resterons les 2 nuits suivantes. http://www.balitamansari.com/cottages-acc.htm Nous flemmardons et louons un scooter l’après midi 40 000 idr pour aller voir les alentours. Nous louons le scooter chez une dame qui habite à coté de l’hôtel et nous le propose depuis sa fenêtre… il y a 2 casques, mais il ne faut pas compter sur l’assurance (ce sera toujours le cas), et la jauge n’est pas très fiable mais bon…il y a des « stations » service de partout : des gargotes avec des bouteilles en verre de 1 litre : c’est 5000 idr le litre ici, ou 4500 dans les « grandes » stations… mais bizarrement pour un pays producteur, les stations sont assez régulièrement à sec à Bali… A savoir ! Nouveau diner au suka sari : nous sommes abonnés maintenant !

19/11 Le patron du suka sari nous a négocié le tour de snorkeling sur l’ile Menjangan (300 000 idr pour 2), il nous a préparé le pic nic de midi et nous emmène lui-même au débarcadère vers 9h00(pas très bien indiqué si on ne connaît pas, mais ce doit être faisable en scooter). Nous embarquons avec un petit groupe d’australiennes fort sympathiques et commençons par un spot sur le sud de l’ile. Ca faisait un moment que je n’avais pas fait de snorkeling, et comme le vent souffle, nous partons directement du bateau, ça brasse et c’est un peu hard pour une reprise ! Les coraux sont sympas mais la mer est par endroit jonchée de sacs plastiques… pas très glamour… Heureusement, Nivori nous avait conseillé de négocier aussi le coral garden dans le package. Nous déjeunons sur l’ile puis le bateau nous emmène a Coral Garden, effectivement, de ce coté là c’est calme et propre… on se laisse tranquillement porter par le courant jusqu’au temple de ganesh en admirant les coraux et les poissons de toutes sortes… là c’est sympa ! Retour à 14h00, fin d’après midi tranquille à l’hôtel et nouveau repas …au Suka sari bien sûr !

20/11 A l’hôtel nous avons fait la rencontre d’un charmant couple de retraités suisses qui connaissent bien Bali et nous ont donné des tas d’infos sur le secteur. Nous avons donc réservé l’hotel qu’ils nous conseillaient à Lovina. Il y en a pour à peu près une heure de route, c’est étendu donc nous y serions allé en taxi si nous avions eu l’hotel à trouver pour ne pas avoir à marcher dans la chaleur avec les sacs à dos, mais là on se dit, on va prendre le bus. A peine arrivés sur la route qu’il y en a justement un qui arrive (il suffit de faire signe, il n’y a pas de « station »). C’est un « grand » bus, mais assez bondé… L’assistant du chauffeur, n’est pas très grand mais costaud ! Il grimpe sur le toit et hisse d’un bras le gros sac de Franck, on installe mon sac à dos où on peut, je trouve une place assise, mais Franck sera debout tout le long (la route est plutôt droite mais il n’y a pas de clim et il fait chaud !). On arrive en se demandant bien comment on va pouvoir descendre entre les sacs de riz, les gens debout dans l’allée centrale, mais « l’assistant » est tip top, il nous arrête à coté de l’hôtel, m’aide à descendre mon sac, et descend celui du toit. 50 000 idr pour 2 + les sacs. Nous faisons notre check-in au Malamun***. Les suisses avaient raison, c’est l’un de nos meilleurs rapport qualité prix à Bali : jolies chambres modernes et calmes donnant sur la piscine et le jardin, pas très loin du centre, thé et café à volonté, personnel charmant, Suzie, la propriétaire australienne est très sympa, bref, notez cette adresse si vous allez à Lovina ! Du coup nous restons 2 nuits ! (350 000 idr la nuit avec petit dej) http://www.hotelmelamun.com/ Nous allons faire un tour sur la plage à deux pas de là, mais elle n’incite pas franchement à la baignade…(sable noir, eau pas très claire…), il fait très chaud, nous glandouillons à la piscine après nous être renseignés sans grand succès sur les locations de voitures sans chauffeur avec restitution ailleurs qu’à Lovina…On verra ça plus tard puisque nous restons 2 jours ici. Nous en profitons pour faire faire une grosse lessive dans une boutique dans la rue (60 000 idr pour peut être 4-5 kilos sans le repassage). Diner dans la même rue que l’hotel, resto le plus proche de la plage le « dolphin », bintang, king prawns (miam) et musique live pour 220 000 idr

21/11 Dernier jour à Lovina. Nous n’avons pas envie d’aller voir les dauphins (tour habituel ici), car il parait que beaucoup de bateaux à moteurs leur tournent autour et les dérangent, je n’adhère pas franchement… Donc aujourd’hui nous louons un scooter à l’un des employés du Melamun (40 000 idr la journée). Nous commençons par faire un tour à la cascade de singsing, assez sympa, il y a une 2ème cascade un peu plus haut, pas très loin. A savoir : en face des lieux touristiques, il y a en général toujours une gargote où vous payez à peu près 2000 idr pour les scooters (ça ne craint rien à Bali). Nous prenons ensuite la route de Munduk. Il n’y a pas beaucoup de panneaux (ou ils sont souvent cachés par les arbres), mais en scooter c’est facile de s’arrêter pour demander, nous n’avons pas eu besoin d’acheter une carte, le Lonely planet et le guide voir nous ont toujours suffit. Nous nous retrouvons au pas dans une procession hindouiste. C’est sympa, les balinais nous proposent de prendre des photos. Puis nous continuons à grimper, le paysage est très vert, très chouette, et plus on monte, plus ça se rafraichit… Nous nous arrêtons visiter une autre cascade juste avant Munduk, mais bientôt, le temps tourne à la pluie… Nous verrons les lacs Tambligan et Buyan dans la grisaille, mais c’est sympa quand même (beaucoup de champs d’hortensias bleus revendus pour les offrandes dans ce secteur). Nous rejoignons ensuite la « grand route » direction Singaraja, nous mettons à l’abri d’une grosse averse dans un resto juste en face de la cascade Gitgit (celle-ci est la plus jolie des 3 vues ce jour là, avec un petit temple devant). Si vous venez du sud, comme nous, la « vraie » cascade n’est pas celle correspondant aux 1ers panneaux que vous verrez, mais peut être 1 ou 2 km plus bas sur la route (escaliers en béton sur la gauche 5000 idr par personne). Nous arrivons à Singaraja… On commence d’avoir un peu mal aux fesses mais puisque nous sommes dans le coin nous allons voit un peu plus à l’est à Sangsit les très jolis temples pura beji, pura dalem et le pura meduwe karang où l’accueil est franchement moins sympa (un espèce de jeune prêtre qui dormait quand nous sommes arrivés et qui a du se lever du pied gauche…). Là aussi, pour tous les temples que nous avons vus, la plupart du temps un bermuda qui descend en dessous du genou suffit pour rentrer, parfois on vous demande de passer une ceinture (plus rarement un sarong), compris dans la donation ou le prix de l’entrée : ne vous embêtez donc pas à trimballer un sarong avec vous ou à porter un pantalon (il fait chaud !). La journée était chouette. Mais après 120 km de scoot (3 litres d’essence), sur les petites routes balinaises, nous sommes de retour à Lovina un peu avant 17h00 en avons plein le … dos !🤪 Piscine et Dolphin et dodo !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

22/11 Puisque nous n’avons pas trouvé de voiture que nous pouvions conduire nous-mêmes, via les employés du Melamun nous prenons les services d’un chauffeur à la journée : pour 320 000 idr ce sera plus souple et que la « navette » vers Ubud (160 000 idr pour 2). Nous négocions de passer par la jolie route pupuan-antosari, d’aller voir tanah lot, mengwi, puis de tourner pour chercher un hotel à Ubud. Nous perdons un peu de temps en partant pour trouver une station approvisionnée, la route vers antosari est magnifique : nous surplombons des rizières, nous arrêtons dans un joli temple très calme (vihara darma giri), puis allons faire un tour à Tanah lot, le temple qui donne sur la mer, chouette (25 000 idr pour 2). Mengwi est à voir aussi (6000 idr pour 2), il se met à pleuvoir quand nous en partons. Nous voulions aller au alam indah au sud de la monkey forest mais c’est plein, nous nous rabattons sur le swasti cottage non loin de là 403 000 idr la nuit avec pdj. Sur le coup ça nous parait bien : chambre avec jolie terrasse donnant sur le jardin et la piscine. Mais finalement je déconseillerai : sans la clim nous avons très mal dormi pendant 3 jours. Nous avons fait quelques autres hotels, en fait, Ubud n’est pas d’un bon rapport qualité prix pour l’hébergement, mais à la réflexion nous aurions sans doute du rester au Artini 3… Nous longeons la monkey forest à pied à la nuit tombée avec une petite lampe de poche (c’est sur que nous ne le ferions pas tous les pays !), remontons monkey forest road, très « commerçante » c’est le moins que l’on puisse dire, rien ne me rappelle ce que j’avais vu il y a une 12zaine d’année, mais ce n’est pas désagréable. Nous allons manger le babi guling (toutes sortes de morceaux de cochon) au fameux warung « Ibu oka », en face du palais. 12 000 idr, très bon rapport qualité prix, mais pas aussi exceptionnel que ce à quoi je m’attendais…

23/11 Scooter le retour 😛! 60 000 idr en face de l’hôtel pour 2 jours (ils proposent toujours 50 000/ jour au départ). Nous partons voir Goa gajah à l’est (sympa 30 000 idr pour 2), puis revenons par mas (artisanat) direction sayang et les rizières en terrasse dans la vallée de l’ayung au nord ouest d’ubud. Fin d’après midi à la pistache et direction le bebek bengil *** !!!!!!!! C’est cher (268 000 idr, avec 2 bières) mais très joli (on se croirait le soir dans un jardin des milles et unes nuits, alors que la façade ne paie pas spécialement de mine), et le crispy duck est très bon (quoi que pas très copieux)…si j’avais su j’aurais pris la commande spéciale de canard entier mijoté à réserver la veille… allez y absolument ! http://www.agungraka.com/bebekbengil/default.asp

24/11 Re-scooter, cette fois ci nous remontons vers le nord pour aller voir le pura danu bratan comme « posé » sur le lac bratan, juste après bedugul (22 000 idr pour 2). Pour revenir nous passons par la petite route qui traverse les rizières en terrasses autour de jatiluwih, puis par la encore plus petite route qui retombe sur Marga (un conseil pour vos postérieurs : ne suivez pas les panneaux, faites confiance aux locaux, même si ça parait plus long sur la carte !). Nous dinons en face du bebek, dans un très bon resto qui propose de délicieuses ribs sauce balinaise ! (150 000 idr)

25/11 Hier nous avons négocié un chauffeur à la journée sur monkey forest road. Nous sommes tombés sur Made Mangku 🙂🙂🙂 qui nous emmène à Amed en passant par le mont Batur pour 350 000 idr. Il est très pro et très sympa, parle bien anglais, n’hésitez pas à faire appel à ses services : gd_mangku@yahoo.com – tel 62 (0) 81-338 348 383. Il nous arrête d’abord au money changer. Le meilleur que nous ayons trouvé à ubud est le dernier avant le stade en remontant monkey forest road, mais ils n’acceptent de ne changer que 200 euros par jours, soyez prévoyants ! (à Amed, pas de distributeur et les cours dans les boutiques ne sont pas très favorables). Nous quittons ubud par une très jolie petite route de campagne, nous nous arrêtons dans une plantation de café sympa où Made nous montre différents arbres, nous dégustons plusieurs thés et cafés, je goute enfin le fameux rambutan (fruit très parfumé), ils ne sont pas insistants pour nous pousser à acheter, c’est agréable, et la vue sur la forêt est très chouette. Nous continuons sur Penelokan, vue panoramique sur le Batur (lac et volcan). Puis nous voila partis sur Amed. La route est jolie, amed est en fait le 1er village au nord de de la cote est, nous continuons un peu plus loin et essayons le Santai 440 000 idr avec pdj. Le personnel est très sympa, le bungalow à priori agréable, la piscine assez chouette et l’hotel donne sur la mer, avec coraux à portée de brasse. Tout semble donc pour le mieux…à part que notre bungalow est tout près de la route et que la nuit, on a l’impression de dormir fenêtres ouvertes au dessus du périph… Le resto qu’un couple de français nous avait conseillé s’avèrera lui aussi très moyen…

26/11 Nous louons donc un scoot (50 000 idr la journée) et allons visiter les hôtels alentours. Nous ne tournons pas longtemps avant d’opter pour le Arya amed resort****, un peu plus au sud sur la route : c’est tranquille, belle piscine, jolie chambre avec bonne literie, et super clim pour 400 000 idr la nuit avec pdj (prix négocié sur la base de 3 nuits). http://www.tripadvisor.fr/...esort-Amed_Bali.html Ils viennent me chercher avec les bagages pendant que Franck suit à scooter. Puis nous partons en scooter, nager un peu plus bas sur la cote au « japanese garden » (en face de l’hotel kiriku ou quelque chose comme ça, avec un hippocampe. Le site est très chouette : beaucoup de coraux, et surtout, une épave que l’on peut voir en snorkeling en partant de la cote… c’est assez rare pour être signalé. Sinon le snorkeling sur la gauche du arya amed (quand on regarde la mer) est très sympa aussi, il faut juste marcher un peu sur la plage de galets avant d’atteindre les coraux (face à l’hotel apak abar à peu près). Ce soir nous avons réservé au « sails » sur la route du japanese garden, qui nous propose le free pick up. La vue et le cadre sont chouettes mais la cuisine s’avèrera d’un rapport qualité prix malheureusement très médiocre… je ne vous conseille pas.

27/11 Glandouille, snorkeling en face de l’hotel et diner à la vie en rose, petit resto sympa en terrasse, pas très loin du santai. 150 000 idr le poisson frais avec musique live (nous sommes samedi !)

28/11 Allez, encore un petit tour en scooter : nous longeons la jolie route cotière vers le sud, puis prenons direction la campagne de Sidemen. C’est un peu long, en plus le temps tourne à la pluie et sur le chemin du retour, nous manquons de nous foutre en l’air… pneu crevé sous la pluie au milieu de … rien (route et forêt, vous voyez le genre ?)… Gloups🤪. Nous poussons le scooter sur peut être bien… 200 mètres avant de tomber sur une gargote où on nous indique qu’il ya justement un « mécanic » 50 mètres plus loin… 😛😛😛😛La chance !!!!!!!!!!!!! ¼ d’heure et 30 000 roupies plus tard, nous repartons avec une chambre à air neuve ! Nous terminons la journée au bord de la piscine et allons manger cette fois au warung « c’est bon » (à coté et même genre que la vie en rose). 154 000 idr.

LOMBOK http://maps.google.fr/...847,1.766052&z=9

29/11 Le Arya Resort nous a vendu les billets du fast boat pour Gili un bon prix : 325 000 idr par personne, négocié avec le manager (bien moins cher que ce que j’avais repéré sur internet avant de venir, je suis contente de n’avoir pas réservé). Un taxi vient nous chercher à l’hotel et nous emmène au petit embarcadère à Amed. Nous devons grimper sur la navette depuis la plage, les pieds dans l’eau. Des indonésiennes nous aident à porter les bagages. Nous arrivons environ 1h plus tard à Gili trawangan, dans le centre. L’arrivée est tout de suite sympa, encore une autre ambiance : rue en sable, calèches (cidomos) et vélos, pas de moteur ! Nous n’avons pas envie de rester sur le centre un peu trop animé à notre goût et partons vers le nord à pied en nous arrêtant visiter quelques hotels ou bungalows. La jolie piscine de la villa Unggul***, pas très loin du centre, mais dans un coin plus calme http://villaunggul.com/gallery/ nous attire l’œil, et c’est là que nous restons dans une jolie chambre bien climatisée, avec eau douce (j’avais lu qu’il n’y avait que des douches à l’eau de mer sur Gili T, mais pas du tout…) donnant sur le jardin (très calme) pour 700 000 idr avec petit déj buffet (ah ! on retrouve enfin les « vrais » bons petits dej à Lombok !...en plus ils prennent les cartes sans commission supplémentaire !)… Nous allons explorer le nord de l’ile à pied et en profitons pour repérer quelques autres hotels… Si vous cherchez quelque chose de très calme vous pouvez rester dans ce coin, pour notre part, le secteur au nord du centre nous a paru d’un meilleur compromis calme – proximité des boutiques et restos. Après quelques visites le karma kayak est nous a semblé d’un bon rapport qualité prix (500 000 avec la clim), mais le plus beau, et plus cher, est sans conteste le villa grasia (850 000) http://www.villagrasia-lombok.com/ Nous tentons un petit coup de snorkeling de ce coté, mais on a de l’eau seulement jusqu’aux genoux jusque très loin du rivage : pas tip top pour accèder aux coraux. Nous repartons donc en face de notre hotel (avec sa plage et ses transats bien sur), et là le snorkeling est bien sympa en partant du bord : on est vite sur les coraux, puis on tombe sur un a-pic. Pas de courant fort, des poissons, des tortues…c’est sympa ! on va rester plusieurs jours !!! Resto café fortuna sympa en repartant vers le centre : poisson grillé et salade variée à volonté + bières pour 190 000 idr

30/11 et 01/12 Nous avons repéré un autre hotel juste à coté du villa Unggul : le villa almarick***, légèrement plus haut de gamme pour le même prix (700 000 idr, et entre autres, nutella au petit dej !) http://www.almarik-lombok.com/fr/resort.html Glandouille et snorkeling 1er soir, Re café fortuna : calamar et king prawns et salade variée à volonté + bières pour 230 000 idr. Très copieux ! 2ème soir on en a un peu mlarre du poisson et allons plus bas dans le centre manger… une pizza pas mémorable (oui… je sais !). Nous réservons aussi le ticket pour le bateau + minibus pour Senggigi le lendemain (150 000 idr pour 2)

02/12 Le bateau « des touristes » part à 8h15. On embarque (encore une fois les pieds dans l’eau), et arrivons à peu près 1h plus tard à Bangsal. Et là, pas de minibus… On se fait avoir comme des bleus : un chauffeur de cidomo nous dit que le parking des bus est loin, il nous emmène avec sa charrette bien… 200 mètres plus loin ! 20000 idr le tour en cidomo, tout ça pour attendre le minibus pendant ½ heures. Bref, si vous y passez vous êtes prévenus ! Enh arrivant à l’entrée de Senggigi le chauffeur du bus veut absolument nous laisser vers des copains « tourist info » à lui qui vont bien sur nous aider à trouver un hôtel. Nous refusons de descendre et lui disons que nous avons déjà réservé au villa Santosa (ce qui n’est pas vrai, mais il nous lâche la grappe et nous rapproche du centre). Bref, entre l’accueil à l’arrivée du bateau et le chauffeur du bus, on ne peut pas dire que Lombok nous donne une super bonne 1ère impression… Nous tentons le Santosa***, qui fait un peu grand hotel pour groupes, ils nous donnent une chambre standard sans grand charme, mais calme pour 500 000 idr la nuit avec pdj buffet. http://www.lombokhotelsandvillas.com/...antosa-senggigi.html La piscine, par contre, est gigantesque et très agréable (nous sommes tous seuls en plus). Nous restons dans le coin, repas du soir du coté du marché touristique (vers le nord), au bord de la mer au coco loco (sympa 164000 idr)

03/12 Nous demandons à l’hôtel de rester 2 nuits de plus, mais problème : un groupe arrive et ils n’ont plus de chambres standard. Après négociation avec le manager, il accepte de nous « upgrader » dans le bungalow deluxe, face à la mer, pour le même prix…Sympa 😉! En fin de matinée, nous louons un scooter pour 1.5 jour, 60 000 idr. Nous partons vers le sud : Joli temple de Batu bolong donnant sur la mer (Lombok est à la fois hindouiste et musulmane, mais les mosquées sont plus présentes), puis nous passons par ampenam, la « capitale », avant de poursuivre la petite route cotière qui rejoint la pointe sud ouest de l’ile, vers bangko bangko. Nous n’irons pas jusqu’au bout, la route n’est pas très bonne (il a plu), et en scooter ça fait long, même si certains portions le long de la mer sont assez chouettes. Au retour, durant la traversée d’un village, 100 mètres devant nous un chien traverse sans prévenir et fait tomber un jeune en scooter… Il se relève tout de suite et semble avoir eu plus de peur que de mal, mais ça calme🏴‍☠️ ! Nous avons rencontré une française au cyber café qui s’était mangé le goudron elle aussi en dérapant dans une zone où la route était en travaux. Encore une fois méfiance en scooter !!!! D’une façon générale à Lombok, les routes principales sont assez bonnes, mais dès qu’on part sur les routes secondaires, notamment au sud de l’ile, ça se corse ! On en a une fois de plus plein le dos en rentrant : piscine et resto dans le mêm coin qu’hier au lotus bayview. Le cadre est chouette, le personnel sympa, mais ils font croire qu’ils ont du Ayam betutu (poulet farci grillé, avec légumes, tapioca et noix de coco) alors qu’il s’agit de vulgaires blancs de poulet vaguement épicés…

04/12 Aujourd’hui nous partons en direction du nord. La route cotière est très jolie (plages et rizières). De chouettes complexes hoteliers sont dispersés tout au long de la cote, et il semble y avoir du bon snorkeling ici… Par contre il vous faut un moyen de transport pour aller en ville, c’est pourquoi nous avons préféré rester à Senggigi. Nous remontons jusqu'à Tanjung puis revenons, accompagnés par les écoliers en uniformes en « camion de ramassage scolaire », c’est l’heure de la sortie ! Fin d’après midi à la pisbaque et 3ème resto dans le même coin qui nous plait bien en bord de mer, « de Quake » sympa aussi 180 000 idr.

05/12 Nous voulons aller au sud de l’île, à Kuta. Hier nous avons négocié la location d’une jeep « jimmy » à conduire nous-mêmes pour 3 jours, au même endroit où nous avions loué le scoot. : 405 000 idr les 3 jours à comparer aux 5 ou 600 000 idr pour 2 en « shuttle » kuta-senggigi aller retour. En plus nous aurons notre moyen de transport sur place. Moyen de transport, il faut le dire vite, le coffre ne s’ouvre pas, l’assurance est limite (comme pour le scoot) et ça grince un peu de tous les cotés mais ça roule, c’est le principal… En route ! Nous changeons de l’argent au meilleur money changer de senggigi, à gauche en partant vers le sud de la ville, juste avant la sortie et la montée. Nous partons par le centre, dans la région du Rinjani, vers tetebatu. La saison des pluies est malheureusement commencée (il pleut pratiquement toutes les nuits), et ce n’est pas la bonne période pour l’excursion… Ce sera peut être pour une autre fois car ça à l’air très chouette. De la cote est (tanjung luar) à Kuta la route est plutot mauvaise, nous arrivons en milieu d’après midi et essayons le Novotel********** …(qui ne tente rien n’à rien)… Bingo ! Ils nous upgradent dans une chambre supérieure (avec terrasse) pour 600 000 idr par nuit. Cet hotel est un coup de cœur, la chambre est calme et très jolie, l’hotel ressemble de loin à un village aux toits de chaume et le site est splendide : magnifique plage arrondie entourée de petites collines. La piscine à débordement donne sur la plage et la mer… On se croirait au paradis… http://www.novotel.com/...l-lombok/index.shtml On se trouve plus que bien ici, et nous resterons diner ce soir (294 000 idr 2 plats et bières)

06/12 Petit dej, buffet, copieux, varié et délicieux … et agrémenté d’une attraction inattendue… Good et Morning, 2 vaches qui viennent ratisser le sable sur la plage devant le resto…Allez, je ne résiste pas à l’envie de vous passer la photo. Bon d’accord, c’est hyper « touristique » mais j’ai trouvé l’idée géniale !

Nous partons à pied voir la plage derrière la falaise (toutes les plages sont belles dans ce coin), celle-ci est plus « surf » avec de gros rouleaux par rapport à celle de l’hôtel, bien plus calme. Puis nous prenons la voiture vers l’est, jusqu’à Gerupuk, petit village de pêcheurs où ils cultivent aussi les algues. Là aussi la route est défoncée, mais la plage de tanjung aan, juste avant vaut de détour : sable blanc, eaux turquoises, aucune construction…c’est beau!!!! Retour à l’hôtel, on ne se fait pas prier pour en profiter… Ce soir, c’est buffet brochettes, adjugé ! 500 000 idr avec les bières mais ça les vaut… en plus devinez quoi… il y a du roquefort ! Nous nous ruons dessus dès l’entrée et nous avons bien fait… Ils n’ont pas réapprovisionné et le stock a vite été épuisé !!! Un spectacle de danses locales est organisé pendant le diner, sympa… et drôle : le commentateur qui commente les coutumes locales nous explique qu’ici, il faut des enfants pour assurer ses vieux jours, ce n’est pas comme en occident où les pauvres petits vieux qui n’ont pas pu avoir d’enfants bénéficient d’une assurance pour les aider !

07/12 Dernier jour au paradis… Cette fois ci nous partons à l’ouest, la route est encore plus défoncée mais la vue depuis les collines au dessus de Kuta est splendide, nous nous arrêtons pour admirer plusieurs jolies plages puis reprenons vers le nord à partir de selong blanak, la route est plus longue, guère meilleure que la route côtière en fait, mais ça change. Nous passons devant le futur aéroport international flambant neuf mais encore pas en service. Il faut dire que dans ce coin on trouve de partout des panneaux proposant du foncier à vendre…ça à l’air de durer depuis de nombreuses années…espérons que le coin ne deviendra pas trop bétonné et qu’ils sauront préserver leur littoral ! On a trop mangé ces derniers jours, pas de buffet ce soir : ce soir nous allons dans le village, au « lombok lounge » (ce n’est pas sur la route donnant sur la plage, plus a l’intérieur en partant vers l’ouest). J’opte pour un chili crab qu’on me présente vivant… Miaam ! Dommage qu’il y ait tant de moustiques (j’ai oublié le répulsif), mais le patron est très sympa et le crabe est délicieux, épicé juste comme il faut… En tous cas évitez de mettre une chemise blanche si vous y allez ! (258 000 idr). Nous partons en pleine coupure de courant, pas très facile pour l’addition ! Il parait que c’est…courant justement à Lombok, quand il pleut. Nous ne nous en étions pas aperçus au Novotel qui dispose d’un groupe électrogène.

08/12 dernier petit déj et adieu beau Novotel 😕!!! Nous mettons bien 3h pour revenir sur Senggigi. Nous avions réservé la dernière nuit au Santosa, toujours pour le même prix, mais pas en deluxe cette fois ! Nous rendons la voiture, son proprio avait l’air de s’inquiéter, et nous négocions avec lui le taxi pour l’aéroport le lendemain (50 000 idr). Piscine et dernier diner à nouveau au "quake" en bord de mer : je prends un bacam ayam, super bon poulet croustillant et mariné dans une sauce genre « ribs » (181 000 idr avec nos 2 dernières grandes bintang)

09/12 Fini la belle vie !!!!!!!!!!!!!! Le taxi nous emmène comme prévu à l’aéroport, le chauffeur, sachant qu’il a affaire à des français, n’arrête pas de nous dire « oh la la » tout au long du trajet. L’embarquement et le vol Garuda se passent sans encombre. J’avais pris un peu de marge au cas où, et nous arrivons à l’aéroport de Jakarta environ 15 mn avant l’ouverture du chek in pour le retour sur l’Europe. Nous sommes donc seuls quand le comptoir ouvre. L’employé nous dit qu’il y a un petit problème : les vols de Lufthansa de Singapour à francfort et de francfort à Lyon n’ont pas de problème…mais celui de Jakarta à Singapour est annulé ! Gloups, on va pas y aller à la nage ! En fait cela est du à la neige tombée à Francfort qui a retardé le départ de l’avion qui fait d’habitude la navette… Là je dis chapeau Lufthansa🙂🙂🙂 ! Je ne sais pas comment ça ce serait passé si nous étions arrivés avec le gros des troupes à embarquer, mais là l’employé nous a accompagné d’abord jusqu’à Singapour airlines qui finalement n’avait plus de place, puis chez Garuda où il nous a attendu jusqu’à ce que nous ayons reçu les cartes d’embarquement, en s’assurant bien que les bagages étaient enregistrés jusqu’à Lyon. Le vol de Garuda nous laissait cependant très peu de temps à Singapour (45 mn) mais nous n’avons pas le choix : il nous dit que l’avion pour Francfort nous attendra… nous sommes perplexes et persuadés qu’en tous cas les bagages ne suivront pas… En fait dès la sortie de l’avion, on nous attend avec une voiturette électrique qui nous emmène illico à l’embarquement pour Francfort, de l’autre coté de l’aéroport… vavavoum !!! L’embarquement est en pleine action quand nous arrivons, même pas en retard ! Moi je dis Bravo Singapour airport, Garuda et Lufthansa 🙂🙂🙂🙂! (en plus nous avons même eu nos bagages à l’arrivée). Il faut dire qu’en arrivant à francfort, c’est assez impressionnant, des centaines de lits de camp sont alignés dans le hall… on imagine aisément ce que ça a du être comme pagaille la veille !

En résumé : C'était presque 3 voyages en un seul - Java plus authentique, Bali plus commerciale mais agréable aussi, Lombok relax et encore préservée pour le moment... - De partout -sauf à l’arrivée à Lombok- les indonésiens sont accueillants, souriants et ouverts 🙂🙂🙂🙂 - Dommage qu’il fasse nuit si tôt - Saison des pluies : j'hésitais un peu sur le choix de la destination à cette période sensée être pluvieuse. Finalement, pas de regrets : la pluie tombait plutôt le soir et la nuit, nous n'avons jamais eu de journée entière de pluie... Mais c'est peut être un coup de chance ! -Budget total : 2800 euros par personne tout compris. Très bon rapport qualité prix de l’hôtellerie et des restos pour des occidentaux. Un beau voyage !
Circuit organisé de quinze jours au Sri Lanka English translation pending
by Toune38 · 2010-12-30 · 14 replies
Bonjour, Nous partons (2) pour le SL le 6 mars pour 15 jours avec Jet Tours, circuit connaissance du SL, si vous connaissez merci de me donner vos impressions.

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