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Trek du M'Goun au Maroc English translation pending
Mon premier 4000 Le M’Goun 4071m
lundi 29 juin J'arrive à l'aéroport de Toulouse-Blagnac à 9 h 30 et j'attends les quatre autres trèkeurs venant du Pays basque ( Gisèle, Élisabeth, Henri et Jacques). Ils sont là quelques minutes après moi ; nous enregistrons les bagages et prenons place dans l'avion qui va nous conduire à Marrakech. Deux heures et 15 minutes plus tard nous nous posons à quelques kilomètres du centre-ville sous une chaleur étouffante. Le guide de "Visage" Mohamed de notre agence locale nous attend et nous conduit avec un minibus à notre hôtel. Nous déposons les bagages et allons immédiatement nous rafraîchir à la piscine. Vers 18 heures, nous prenons un taxi pour le centre-ville vers la célèbre place Jama El Fna.
Notre guide nous y attend à 20 heures au restaurant Ali et nous faisons le point sur la semaine qui nous attend. Après cette entrevue, nous mangeons sur la terrasse de succulents plats marocains à volonté.
Mardi 30 juin : 8.5km Debout sept heures, petit déjeuner à l'hôtel et départ vers le Haut Atlas à huit heures dans un minibus avec notre guide Mohamed. Nous effectuons une pause à Azilal, suivie d'une autre pause pour le repas vers 12 heures.
Nous continuons notre route jusqu'au village d'Agouti dans la vallée heureuse, mais auparavant nous avions traversé une zone quasi désertique avec quelques villages ici et là se trouvant au moins à deux heures de marche de la route ; nous quittons la route pour la piste jusqu'au village d'Arous où les muletiers nous attendent. Le minibus est déchargé et tout le matériel tentes pour dormir, tente mess et tente de cuisine ainsi que nos sacs sont chargés sur les quatre mules. Nous gardons notre sac à dos avec le nécessaire pour la journée. Le trek commence en suivant une superbe vallée, pour arriver à un plateau nommé Azis n'ikkis après 2h30 de marche où nous montons les tentes. Nous prenons l'apéritif et avons un très grand choix : Pastis, Whisky ou Porto. Repas du soir en plein air avec soupe, légumes, viandes et fruits, nous avions une table et des petits tabourets pour nous asseoir. Ma première nuit se passe relativement bien sous la tente, je me réveille très souvent mais me rendors aussitôt. Mercredi 1er juillet 23 km Nous continuerons notre montée pendant trois heures vers le col de Tizi n'Tardeki qui culmine à 3450 m ; pas très loin du sommet le guide nous propose une grande quantité de fruits secs et des dattes. Arrivés au sommet, nous apercevons face à nous le M’Goun qui culmine à 4071 m. Nous redescendons vers le plateau de Tardeki qui se situe lui à 2900 m d'altitude, un plateau de 500 à 800 m de large sur 4 km de long; il est peuplé tout l'été de nomades berbères venant du désert avec des milliers de têtes de bétail (chèvres et moutons). Ils resteront là jusqu'à fin septembre. Nous arrivons au plateau vers 13 heures où un thé à la menthe nous est servi; il faut préciser que les mules bien que chargées jusqu'à 160 kilos avancent nettement plus vite que nous. Après le thé à la menthe, il nous est servi une magnifique salade composée de toutes sortes de crudités et présentée comme dans un très bon restaurant.
Sur ce plateau il y a un gîte où nous allons tous prendre une douche qui nous fera le plus grand bien. Vers 19 heures, nous subissons un orage de courte durée qui ne nous perturbera pas. Le repas du soir est toujours composé de légumes et parfois de viande précédés d'une très bonne soupe et suivi de fruits. La nuit je dors très mal, c'est ma première nuit à 2900 m d'altitude et je suis la majeure partie du temps éveillé.
Jeudi 2 juillet ! Le grand jour !!! 31km Nous nous levons à 4h30 et partons à 5h à la frontale dans la nuit noire ; au bout d'une centaine de mètres nous attaquons une première montée qui est difficile à aborder, il s'ensuit plusieurs faux plats pour arriver à un véritable mur de plus de 800 m de dénivelé avec un vent très violent de face de plus de 80 kmh. Nous faisons une pause aux environs de 3800 m et le guide nous propose toujours des fruits secs et des dattes que nous apprécions énormément. La montée continue et je ferme la marche avec Henri. Nous arrivons sur la crête qui va nous conduire au M’Goun, nous le voyons droit devant nous à plus de 4 km. Je regarde le GPS qui indique 4004m ; un tressaillement traverse mon corps et mes yeux brillent. Pour la première fois je passe 4000 m ; j'ai ressenti un ralentissement de ma respiration à partir de 3800 m mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous continuons notre marche vers le M’Goun. Sur cette crête qui varie de 4 m à 10 m de large, le vent est nettement plus faible que pendant la montée. De chaque côté c'est le grand vide avec aux environs de 800 m d’un dénivelé abrupt. Nous rencontrons un groupe de Français qui arrivent au M’Goun par une autre piste, celle par laquelle nous allons redescendre. Le sommet est là à quelques mètres et c'est la joie, les embrassades et les accolades, il est 11h15. Pour certains, dont moi les yeux brillent tellement l'émotion est intense. Nous sommes au deuxième point culminant du Maroc, l'autre le Toubkal culmine à 4167 m. J'avais amené dans mon sac à dos du limoncello et tous ensemble sauf le guide, nous trinquons. Après une pause d'une bonne demi-heure nous entamons la descente relativement difficile dans des pierriers sur plus de 800 m de dénivelé. Les mules ne nous ont pas suivies ; elles ont marché sur le plateau et ont contourné le M’Goun, pour nous attendre plusieurs kilomètres plus loin. Pour le repas du midi, nous nous contenterons ce jour-là de bons sandwiches à la tomate et aux sardines ainsi que des fromages et des oranges, mais ce soir ce sera l’apothéose. Nous continuons notre route et arrivons dans la vallée d’Oililimt. Nous progressons dans le lit de la rivière que nous avons traversé à maintes reprises, mais elle n'est pas large. Nous rencontrons des nomades qui sont venus passer ici l'été, leurs enfants essaient de nous vendre des cailloux qu’ils ont trouvé dans la rivière. Nous arrivons à notre camp où le thé à la menthe et des gâteaux que le cuisinier vient de confectionner nous attendent. Les tentes sont déjà montées, nous nous lavons comme nous pouvons avec l'eau de la rivière qui est relativement froide et après l'apéritif nous passons à table, un succulent couscous nous a été préparé par le cuisinier comme dans un très grand restaurant ; honnêtement nous nous demandons comment il arrive à réaliser un tel plat. Nous avons droit aussi à l'orage un peu plus fort que celui de la veille mais qui ne nous gêne pas pour dormir sous la tente. Ayant très mal dormi la nuit précédente je décide de prendre un somnifère (très grave erreur !!!)
Vendredi 3 juillet : 32km Debout 6 h 30 départ 7 h 30 ; nous enchaînons une série de petites montées et descentes que j'effectue avec peine, je me sens fatigué et vaseux. Nous nous retrouvons au moyen âge !! Nous rencontrons sans cesse des nomades qui se sont installés pour l'été dans des baraques en pierre ; ils reviennent chaque année au même endroit et ce, depuis plusieurs générations. Nous devons traverser à plusieurs reprises la rivière, un passage est relativement difficile, heureusement les muletiers l'avaient prévu et ont fait rouler d’énormes blocs de rocher dans le lit de celle-ci pour nous permettre de la traverser. À midi, nous arrivons dans le premier village habité Tighrent n’Alt Ahmed, les muletiers et le cuisinier sont déjà là et une superbe salade, du fromage et des fruits nous attendent. Les enfants du village sont autour de nous, à la fin du repas le guide leur donne le plat de crudités que nous n'avons pas terminé et une dizaine d'enfants mangent avec les doigts autour de ce plat, des mets qu'ils ne connaissaient sans doute pas. Nous allons continuer à traverser des villages espacés maximum 500 m les uns des autres situés entre 2200 et 2000 m d'altitude sans eau et sans électricité ; les gens vivent comme au moyen âge. Les effets du somnifère disparu, je retrouve la forme et je marche sans aucun problème jusqu'à notre étape If qirne. Dans un village un habitant me demande si je n’ai pas un médicament contre le mal de tête, j’ouvre ma pharmacie et lui donne 5 aspègic 1000 ; je lui explique que ce n’est pas pour un enfant et qu’il ne faut pas en prendre plus de 3 par jour. On aperçoit quelques panneaux solaires, sans doute réservés au chef du village, mais ils sont rares. Je donne des bonbons et des stylos aux petits enfants qui sont très heureux. Dans tous les terrains cultivables nous pouvons voir toutes sortes de légumes et céréales, pommes de terre, avoine, orge, maïs, blé etc. À mi-chemin le guide a demandé dans un village à l’une de ses connaissances comment était l'eau dans la traversée des gorges du M’Goun dans la vallée des roses. L'interlocuteur lui répond que nous pouvons passer sans difficulté. Nous apercevons la première parabole. L’accès à ces villages n’est accessible qu’à pied ou avec des mules, aucun véhicule à moteur ne peux y accéder. Arrivés à destination, nous montons les tentes, à peine terminé un gros orage éclate, le plus fort depuis que nous sommes au Maroc ; le guide décide de nous faire dormir chez l'habitant et trouve deux excellentes chambres où des nattes ont été posées à même le sol où nous déposons nos matelas. Après le repas nous les retrouvons et passons une bonne nuit , la meilleure que j’ai passé (Si ce n'était mes ronflements qui ont perturbé Jacques !!!)
Samedi 4 juillet 35km Ne pouvant continuer vers les gorges du N’Goun, l’orage a été trop violent et a duré très longtemps, nous faisons demi-tour, (nous ne verrons pas les magnifiques gorges, l’eau est trop haute) jusqu'au village Tighrent n’Alt Ahmed où nous avions mangé la veille à midi, là nous bifurquons vers la droite en direction du col d’Ait Imi (2920 m) ; je suis en très grande forme et j'avale la montée sans difficulté et arrive le premier au sommet; il est vrai que je suis le seul à avoir 2, 5 l d’eau et avec la chaleur, avant le sommet du col j’ai tout bu. Incroyable, inimaginable, au sommet du col le cuisinier est en train de peler des légumes, le thé à la menthe est prêt et la cocotte-minute tourne pour nous préparer un succulent repas. Descente vers le village d’Ait Imi, nous subissons un gros orage avant l'arrivée au village, où pour la dernière nuit de trek, le gîte chez Moha nous attend avec de vraies chambres et de vrais lits et une bonne douche chaude. Après le thé à la menthe quotidien et la douche chaude, nous allons nous promener dans le village où je distribue mes derniers stylos pour la plus grande joie des enfants. Après l'apéritif nous avons droit à une soupe, des légumes, des frites, du poulet, des fruits et pour terminer le repas comme tous les soirs nous avons de la verveine.
Dimanche 5 juillet retour vers Marrakech. Le minibus nous attend à moins de 15 minutes de marche sur la piste. Les muletiers chargent le matériel dans celui-ci et nous disent au revoir ; ils rentrent chez eux à dos de mule. Le trek est terminé, nous nous arrêtons au bout de quelques kilomètres au marché d’un village. La veille en montant le col d’Ait Imi, nous avons rencontré quantité de personnes avec leurs mules qui se rendaient au marché qui devaient parcourir au moins 35 km, donc ils partaient la veille. La route inondée par l’orage Après une visite d'un quart d'heure nous reprîmes le minibus et arrivâmes à Marrakech à 15 heures sous une chaleur étouffante ; rapidement nous allons à la piscine de l'hôtel, les filles partent en ville vers 17 heures 30 pour leurs emplettes. Nous les retrouverons à 20 heures pour prendre le repas au restaurant chez Omar et terminer ce formidable périple.
lundi 6 juillet Debout 4h30, départ 5h30 pour l'aéroport avec notre guide Mohamed qui restera avec nous jusqu'à l'enregistrement des bagages, chose relativement rare d'après les initiés.
Épilogue : Je garderai un immense souvenir de ce trek dans un pays d’un autre monde. Je ne remercierai jamais assez les muletiers pour leur gentillesse, leur amabilité, leur dévouement en notre faveur, Brahim le cuisinier pour ses talents exceptionnels, ce qu'il réalise dans des conditions extrêmes avec rien comme matériel dépasse l'entendement. Je terminerai en saluant Mohamed, un guide hors du commun, d'une gentillesse et d'un sens du devoir poussé à l'extrême, il était toujours présent, toujours prêt à répondre à nos questions et à nos demandes. Merci Mohamed
Alain Fabre Données GPS : Distance = 129.5km Dénivelé positif =4572 m Dénivelé négatif = 4644m
lundi 29 juin J'arrive à l'aéroport de Toulouse-Blagnac à 9 h 30 et j'attends les quatre autres trèkeurs venant du Pays basque ( Gisèle, Élisabeth, Henri et Jacques). Ils sont là quelques minutes après moi ; nous enregistrons les bagages et prenons place dans l'avion qui va nous conduire à Marrakech. Deux heures et 15 minutes plus tard nous nous posons à quelques kilomètres du centre-ville sous une chaleur étouffante. Le guide de "Visage" Mohamed de notre agence locale nous attend et nous conduit avec un minibus à notre hôtel. Nous déposons les bagages et allons immédiatement nous rafraîchir à la piscine. Vers 18 heures, nous prenons un taxi pour le centre-ville vers la célèbre place Jama El Fna.
Notre guide nous y attend à 20 heures au restaurant Ali et nous faisons le point sur la semaine qui nous attend. Après cette entrevue, nous mangeons sur la terrasse de succulents plats marocains à volonté.
Mardi 30 juin : 8.5km Debout sept heures, petit déjeuner à l'hôtel et départ vers le Haut Atlas à huit heures dans un minibus avec notre guide Mohamed. Nous effectuons une pause à Azilal, suivie d'une autre pause pour le repas vers 12 heures.
Nous continuons notre route jusqu'au village d'Agouti dans la vallée heureuse, mais auparavant nous avions traversé une zone quasi désertique avec quelques villages ici et là se trouvant au moins à deux heures de marche de la route ; nous quittons la route pour la piste jusqu'au village d'Arous où les muletiers nous attendent. Le minibus est déchargé et tout le matériel tentes pour dormir, tente mess et tente de cuisine ainsi que nos sacs sont chargés sur les quatre mules. Nous gardons notre sac à dos avec le nécessaire pour la journée. Le trek commence en suivant une superbe vallée, pour arriver à un plateau nommé Azis n'ikkis après 2h30 de marche où nous montons les tentes. Nous prenons l'apéritif et avons un très grand choix : Pastis, Whisky ou Porto. Repas du soir en plein air avec soupe, légumes, viandes et fruits, nous avions une table et des petits tabourets pour nous asseoir. Ma première nuit se passe relativement bien sous la tente, je me réveille très souvent mais me rendors aussitôt. Mercredi 1er juillet 23 km Nous continuerons notre montée pendant trois heures vers le col de Tizi n'Tardeki qui culmine à 3450 m ; pas très loin du sommet le guide nous propose une grande quantité de fruits secs et des dattes. Arrivés au sommet, nous apercevons face à nous le M’Goun qui culmine à 4071 m. Nous redescendons vers le plateau de Tardeki qui se situe lui à 2900 m d'altitude, un plateau de 500 à 800 m de large sur 4 km de long; il est peuplé tout l'été de nomades berbères venant du désert avec des milliers de têtes de bétail (chèvres et moutons). Ils resteront là jusqu'à fin septembre. Nous arrivons au plateau vers 13 heures où un thé à la menthe nous est servi; il faut préciser que les mules bien que chargées jusqu'à 160 kilos avancent nettement plus vite que nous. Après le thé à la menthe, il nous est servi une magnifique salade composée de toutes sortes de crudités et présentée comme dans un très bon restaurant.
Sur ce plateau il y a un gîte où nous allons tous prendre une douche qui nous fera le plus grand bien. Vers 19 heures, nous subissons un orage de courte durée qui ne nous perturbera pas. Le repas du soir est toujours composé de légumes et parfois de viande précédés d'une très bonne soupe et suivi de fruits. La nuit je dors très mal, c'est ma première nuit à 2900 m d'altitude et je suis la majeure partie du temps éveillé.
Jeudi 2 juillet ! Le grand jour !!! 31km Nous nous levons à 4h30 et partons à 5h à la frontale dans la nuit noire ; au bout d'une centaine de mètres nous attaquons une première montée qui est difficile à aborder, il s'ensuit plusieurs faux plats pour arriver à un véritable mur de plus de 800 m de dénivelé avec un vent très violent de face de plus de 80 kmh. Nous faisons une pause aux environs de 3800 m et le guide nous propose toujours des fruits secs et des dattes que nous apprécions énormément. La montée continue et je ferme la marche avec Henri. Nous arrivons sur la crête qui va nous conduire au M’Goun, nous le voyons droit devant nous à plus de 4 km. Je regarde le GPS qui indique 4004m ; un tressaillement traverse mon corps et mes yeux brillent. Pour la première fois je passe 4000 m ; j'ai ressenti un ralentissement de ma respiration à partir de 3800 m mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous continuons notre marche vers le M’Goun. Sur cette crête qui varie de 4 m à 10 m de large, le vent est nettement plus faible que pendant la montée. De chaque côté c'est le grand vide avec aux environs de 800 m d’un dénivelé abrupt. Nous rencontrons un groupe de Français qui arrivent au M’Goun par une autre piste, celle par laquelle nous allons redescendre. Le sommet est là à quelques mètres et c'est la joie, les embrassades et les accolades, il est 11h15. Pour certains, dont moi les yeux brillent tellement l'émotion est intense. Nous sommes au deuxième point culminant du Maroc, l'autre le Toubkal culmine à 4167 m. J'avais amené dans mon sac à dos du limoncello et tous ensemble sauf le guide, nous trinquons. Après une pause d'une bonne demi-heure nous entamons la descente relativement difficile dans des pierriers sur plus de 800 m de dénivelé. Les mules ne nous ont pas suivies ; elles ont marché sur le plateau et ont contourné le M’Goun, pour nous attendre plusieurs kilomètres plus loin. Pour le repas du midi, nous nous contenterons ce jour-là de bons sandwiches à la tomate et aux sardines ainsi que des fromages et des oranges, mais ce soir ce sera l’apothéose. Nous continuons notre route et arrivons dans la vallée d’Oililimt. Nous progressons dans le lit de la rivière que nous avons traversé à maintes reprises, mais elle n'est pas large. Nous rencontrons des nomades qui sont venus passer ici l'été, leurs enfants essaient de nous vendre des cailloux qu’ils ont trouvé dans la rivière. Nous arrivons à notre camp où le thé à la menthe et des gâteaux que le cuisinier vient de confectionner nous attendent. Les tentes sont déjà montées, nous nous lavons comme nous pouvons avec l'eau de la rivière qui est relativement froide et après l'apéritif nous passons à table, un succulent couscous nous a été préparé par le cuisinier comme dans un très grand restaurant ; honnêtement nous nous demandons comment il arrive à réaliser un tel plat. Nous avons droit aussi à l'orage un peu plus fort que celui de la veille mais qui ne nous gêne pas pour dormir sous la tente. Ayant très mal dormi la nuit précédente je décide de prendre un somnifère (très grave erreur !!!)
Vendredi 3 juillet : 32km Debout 6 h 30 départ 7 h 30 ; nous enchaînons une série de petites montées et descentes que j'effectue avec peine, je me sens fatigué et vaseux. Nous nous retrouvons au moyen âge !! Nous rencontrons sans cesse des nomades qui se sont installés pour l'été dans des baraques en pierre ; ils reviennent chaque année au même endroit et ce, depuis plusieurs générations. Nous devons traverser à plusieurs reprises la rivière, un passage est relativement difficile, heureusement les muletiers l'avaient prévu et ont fait rouler d’énormes blocs de rocher dans le lit de celle-ci pour nous permettre de la traverser. À midi, nous arrivons dans le premier village habité Tighrent n’Alt Ahmed, les muletiers et le cuisinier sont déjà là et une superbe salade, du fromage et des fruits nous attendent. Les enfants du village sont autour de nous, à la fin du repas le guide leur donne le plat de crudités que nous n'avons pas terminé et une dizaine d'enfants mangent avec les doigts autour de ce plat, des mets qu'ils ne connaissaient sans doute pas. Nous allons continuer à traverser des villages espacés maximum 500 m les uns des autres situés entre 2200 et 2000 m d'altitude sans eau et sans électricité ; les gens vivent comme au moyen âge. Les effets du somnifère disparu, je retrouve la forme et je marche sans aucun problème jusqu'à notre étape If qirne. Dans un village un habitant me demande si je n’ai pas un médicament contre le mal de tête, j’ouvre ma pharmacie et lui donne 5 aspègic 1000 ; je lui explique que ce n’est pas pour un enfant et qu’il ne faut pas en prendre plus de 3 par jour. On aperçoit quelques panneaux solaires, sans doute réservés au chef du village, mais ils sont rares. Je donne des bonbons et des stylos aux petits enfants qui sont très heureux. Dans tous les terrains cultivables nous pouvons voir toutes sortes de légumes et céréales, pommes de terre, avoine, orge, maïs, blé etc. À mi-chemin le guide a demandé dans un village à l’une de ses connaissances comment était l'eau dans la traversée des gorges du M’Goun dans la vallée des roses. L'interlocuteur lui répond que nous pouvons passer sans difficulté. Nous apercevons la première parabole. L’accès à ces villages n’est accessible qu’à pied ou avec des mules, aucun véhicule à moteur ne peux y accéder. Arrivés à destination, nous montons les tentes, à peine terminé un gros orage éclate, le plus fort depuis que nous sommes au Maroc ; le guide décide de nous faire dormir chez l'habitant et trouve deux excellentes chambres où des nattes ont été posées à même le sol où nous déposons nos matelas. Après le repas nous les retrouvons et passons une bonne nuit , la meilleure que j’ai passé (Si ce n'était mes ronflements qui ont perturbé Jacques !!!)
Samedi 4 juillet 35km Ne pouvant continuer vers les gorges du N’Goun, l’orage a été trop violent et a duré très longtemps, nous faisons demi-tour, (nous ne verrons pas les magnifiques gorges, l’eau est trop haute) jusqu'au village Tighrent n’Alt Ahmed où nous avions mangé la veille à midi, là nous bifurquons vers la droite en direction du col d’Ait Imi (2920 m) ; je suis en très grande forme et j'avale la montée sans difficulté et arrive le premier au sommet; il est vrai que je suis le seul à avoir 2, 5 l d’eau et avec la chaleur, avant le sommet du col j’ai tout bu. Incroyable, inimaginable, au sommet du col le cuisinier est en train de peler des légumes, le thé à la menthe est prêt et la cocotte-minute tourne pour nous préparer un succulent repas. Descente vers le village d’Ait Imi, nous subissons un gros orage avant l'arrivée au village, où pour la dernière nuit de trek, le gîte chez Moha nous attend avec de vraies chambres et de vrais lits et une bonne douche chaude. Après le thé à la menthe quotidien et la douche chaude, nous allons nous promener dans le village où je distribue mes derniers stylos pour la plus grande joie des enfants. Après l'apéritif nous avons droit à une soupe, des légumes, des frites, du poulet, des fruits et pour terminer le repas comme tous les soirs nous avons de la verveine.
Dimanche 5 juillet retour vers Marrakech. Le minibus nous attend à moins de 15 minutes de marche sur la piste. Les muletiers chargent le matériel dans celui-ci et nous disent au revoir ; ils rentrent chez eux à dos de mule. Le trek est terminé, nous nous arrêtons au bout de quelques kilomètres au marché d’un village. La veille en montant le col d’Ait Imi, nous avons rencontré quantité de personnes avec leurs mules qui se rendaient au marché qui devaient parcourir au moins 35 km, donc ils partaient la veille. La route inondée par l’orage Après une visite d'un quart d'heure nous reprîmes le minibus et arrivâmes à Marrakech à 15 heures sous une chaleur étouffante ; rapidement nous allons à la piscine de l'hôtel, les filles partent en ville vers 17 heures 30 pour leurs emplettes. Nous les retrouverons à 20 heures pour prendre le repas au restaurant chez Omar et terminer ce formidable périple.
lundi 6 juillet Debout 4h30, départ 5h30 pour l'aéroport avec notre guide Mohamed qui restera avec nous jusqu'à l'enregistrement des bagages, chose relativement rare d'après les initiés.
Épilogue : Je garderai un immense souvenir de ce trek dans un pays d’un autre monde. Je ne remercierai jamais assez les muletiers pour leur gentillesse, leur amabilité, leur dévouement en notre faveur, Brahim le cuisinier pour ses talents exceptionnels, ce qu'il réalise dans des conditions extrêmes avec rien comme matériel dépasse l'entendement. Je terminerai en saluant Mohamed, un guide hors du commun, d'une gentillesse et d'un sens du devoir poussé à l'extrême, il était toujours présent, toujours prêt à répondre à nos questions et à nos demandes. Merci Mohamed
Alain Fabre Données GPS : Distance = 129.5km Dénivelé positif =4572 m Dénivelé négatif = 4644m
Site sur les randonnées à Madère? English translation pending
Salut!
Est-ce que vous connaitriez un site repertoriant les randonnées sur Madère? Ou au moins les randos qu'il faut a tout prix faire quand on a 10jours la bas:)
Merci!
Croisière Bleu de France dans les Caraïbes English translation pending
Bonjour, je suis nouvelle, sur le site et sur la Croisière
Croisière que j'effectue pour la 1ère fois sur le bateau bleu de france le nouveau Pacific Dream pouvez vous me donner des infos sur les excursions, à savoir si je dois passer par la croisière ou par mes propres moyens
merci d'avance😊😛
Deux/trois jours à Milan: incontournables, restaurants? English translation pending
Salut!
Je pars vers Milan en Aout et je me demandais quels sont les incontournables a faire en 2-3 jours dans cette ville. Si quelqu'un a des adresses de restos sympas a me conseiller, n'hésitez pas! Je suis cuisinier et aimerais découvrir la nourriture locale. Nous irons ensuite en Corse, je me demandais si ça valait la peine de rester une journée a Pise ou Livourne afin de me rendre en Corse le lendemain en ferry. A notre retour en Italie, nous hésitons entre allez voire Rome ou encore se rendre a Venise pour ensuite aller a Innsbruck en Autriche. Donc, Rome ou Innsbruck?
Je ne connais pas vraiment la Corse non plus, bien sure, je vais faire des recherches mais se faire conseiller par des gens qui y sont déja aller, j'aime bien! Nous allons donc passé 3 jours en Corse et nous arrivons a Bastia. Quel coin du pays devrais-je visiter en considérant que je n'ai que 3 jours? Je me déplacerai probablement en bus, sinon quel est le meilleur moyen de transport pour se rendre aux endroits magnifiques?
Toutes informations sont apprécié, plus j'en ai, mieux c'est!!! 😏
Merci
Je pars vers Milan en Aout et je me demandais quels sont les incontournables a faire en 2-3 jours dans cette ville. Si quelqu'un a des adresses de restos sympas a me conseiller, n'hésitez pas! Je suis cuisinier et aimerais découvrir la nourriture locale. Nous irons ensuite en Corse, je me demandais si ça valait la peine de rester une journée a Pise ou Livourne afin de me rendre en Corse le lendemain en ferry. A notre retour en Italie, nous hésitons entre allez voire Rome ou encore se rendre a Venise pour ensuite aller a Innsbruck en Autriche. Donc, Rome ou Innsbruck?
Je ne connais pas vraiment la Corse non plus, bien sure, je vais faire des recherches mais se faire conseiller par des gens qui y sont déja aller, j'aime bien! Nous allons donc passé 3 jours en Corse et nous arrivons a Bastia. Quel coin du pays devrais-je visiter en considérant que je n'ai que 3 jours? Je me déplacerai probablement en bus, sinon quel est le meilleur moyen de transport pour se rendre aux endroits magnifiques?
Toutes informations sont apprécié, plus j'en ai, mieux c'est!!! 😏
Merci
Route Transamazonica reliant l'est du Brésil au Pérou? English translation pending
Est-ce que la route Transamazonica qui relie l'est du Bresil au Perou est Finie et Praticable???
Rando avec un âne et un euro symbolique English translation pending
Habituée à voyager avec un âne bâté (traversée de la France en 2005 / plusieurs randos sur le thème des ponts en 2006 / 300 km dans la région Centre avec 2 ados en 2008...), j'ai décidé pour l'année 2009 de me lancer un nouveau défi : randonner avec seulement 1 euro symbolique en poche. Je pars avec des sacoches remplies en provisions et en livres, mais pas d'argent, ni carnet de chèque, ni carte bleue... Les livres, dont je suis l'auteur seront troqués ou vendus en chemin. Le premier : " Du soleil dans les yeux et le pas de l'âne comme un cœur qui bat" est le journal de bord de ma traversée de la France, le second : Silences et non dits de l'histoire antique, a un thème bien différent. Il y aura aussi une bâche sur laquelle on pourra me laisser des messages, moyennant une petite pièce.
Départ le 24 Juillet (à confirmer) d'un endroit symbolique, puisqu'il s'agit d'un des centres géographiques de la France (qui a été d'une manière imprévue le point d'arrivée de ma dernière rando asinienne). Ensuite, je fais les volcans d'Auvergne, et descends sur le Puy en Velay, où je récupère un moment le chemin de Compostelle. Mais je pique vers le Sud et fais un passage à la Grande-Motte où j'ai un premier contact. Je remonte ensuite sur Arles, Salon de Provence et Aix en Provence (pour éviter Marseille), puis descends sur Toulon ; là je tente d'embarquer pour la Corse pour l'Ile Rousse. De là, je descends en longeant la côte jusqu'à Porto, où j'ai un deuxième contact, et si je peux, je vais jusqu'à Ajaccio, pour reprendre le bateau et arriver cette fois à Nice. De Nice, je fais la Côte d'Azur, en allant vers l'ouest, et pourquoi pas jusqu'à St trop. ? (là on sera arrivé en septembre).
Vous avez compris ; pas possible de réussir cette randonnée asinienne si je ne reçois pas quelques coups de mains et propositions d'accueil... J'espère ainsi pouvoir prouver que le voyage peut-être aussi l'histoire d'une solidarité entre ceux qui bougent et ceux qui sont sur place.
Peut-être serez-vous dans le coin, voire sur mon itinéraire au moment de mon passage ; si vous avez envie de m'accueillir avec un âne, le temps d'une étape, laissez-moi un message... Sinon, vous pouvez aussi donner votre avis.
A bientôt peut-être sur les chemins...
Départ le 24 Juillet (à confirmer) d'un endroit symbolique, puisqu'il s'agit d'un des centres géographiques de la France (qui a été d'une manière imprévue le point d'arrivée de ma dernière rando asinienne). Ensuite, je fais les volcans d'Auvergne, et descends sur le Puy en Velay, où je récupère un moment le chemin de Compostelle. Mais je pique vers le Sud et fais un passage à la Grande-Motte où j'ai un premier contact. Je remonte ensuite sur Arles, Salon de Provence et Aix en Provence (pour éviter Marseille), puis descends sur Toulon ; là je tente d'embarquer pour la Corse pour l'Ile Rousse. De là, je descends en longeant la côte jusqu'à Porto, où j'ai un deuxième contact, et si je peux, je vais jusqu'à Ajaccio, pour reprendre le bateau et arriver cette fois à Nice. De Nice, je fais la Côte d'Azur, en allant vers l'ouest, et pourquoi pas jusqu'à St trop. ? (là on sera arrivé en septembre).
Vous avez compris ; pas possible de réussir cette randonnée asinienne si je ne reçois pas quelques coups de mains et propositions d'accueil... J'espère ainsi pouvoir prouver que le voyage peut-être aussi l'histoire d'une solidarité entre ceux qui bougent et ceux qui sont sur place.
Peut-être serez-vous dans le coin, voire sur mon itinéraire au moment de mon passage ; si vous avez envie de m'accueillir avec un âne, le temps d'une étape, laissez-moi un message... Sinon, vous pouvez aussi donner votre avis.
A bientôt peut-être sur les chemins...
Compte rendu d'un vol Beauvais-Glasgow by Ryanair English translation pending
Bonjour à tous !
Voici le trip report de mon premier voyage effectué sur Ryanair en mai dernier. Cette compagnie n'est pas spécialement celle dont j'ai la meilleure image, mais poussé par un autre membre de ce forum (il se reconnaitra), j'ai décidé de me lancer !
Le voyage a donc été : Paris (Beauvais) - Glasgow (Prestwick) Tarif : - aller : 2.50 EUR Taxes incluses - retour : 2.50 EUR Taxes incluses - frais de carte bancaire : 10 EUR - enregistrement en ligne, bagage cabine uniquement, soit 15 EUR taxes et frais annexes inclus pour l'aller retour, soit un tarif imbattable de 7.50 EUR le vol !
Le voyage a commencé Porte Maillot, départ de la gare routiere facilement accessible (M1, RER C, bus 73, PC1, PC3...). Trajet en car pour 13 EUR et 1h30 de voyage, assez confortable mais un peu long, l'organisation à la Porte Maillot est assez efficace.

L'aéroport de Beauvais est tres simple, fonctionnel. C'est meme étonnant quand on sait qu'il y a 2 millions de PAX par an qui y transitent ! La zone de check in avec 1 à 2 guichets par vol.

L'acces à la zone d'embarquement se fait apres le passage d'un premier filtre où TOUS les bagages cabine doivent être testés dans les testeurs. En cas d'échec, 30 EUR de pénalité et mise du bagage en soute. Passage de l'immigration puis arrivée en salle d'embarquement. La séparation Schengen/Non Schengen se fait avant le filtre, la salle d'embarquement n'étant pas séparée en fonction des flux... Un tampon "Schengen" de la PAF sur la carte d'embarquement atteste des formalités d'immigration pour les PAX non schengen... procédure originale et étonnante !

La vue n'est pas idéale pour la prise de photos sur le parking... Outre Ryanair, Wizzair (ici un vol pour la Roumanie) et Blue Air désservent également l'aéroport.

Arrivée du Boeing 737-800 de Porto repartant sur Glasgow Prestwick. L'arrivée de l'avion entraine le début de l'embarquement, avec attente sous des tentes !

Embarquement à la low cost...

Pour la premiere fois, j'embarque à bord de Ryanair...

Aussitôt les portes fermées, pushback et roulage !

Pas de safetycard, les informations de sécurité sont collées au dossier du siege !

Vue de la cabine, avec publicités sur les coffres à bagages !

Temps assez couvert en cette fin de mai, le vol a cependant été assez calme !

Pas de pochette dans le siège, la carte a été distribuée par les PNC puis reprise à la fin du vol


Descente sur Glasgow

Arrivée à Prestwick, passage de l'immigration : un premier filtre traditionnel, un deuxième filtre avec des officiers de la police locale et un interrogatoire beaucoup plus serré, un peu à l'américaine : que venez vous faire, ou allez vous, qui allez vous rencontrer... Etonnant pour un voyage à l'intérieur de l'Union Européene !
L'aéroport de Prestwick est tres simple, agréable. Un passage supérieur conduit à la gare de Prestwick Airport, d'ou partent les trains de la compagnie locale Scotrail vers Glasgow : 2 à 3 trains par heure cadencés. Les passagers aériens bénéficient de 50% de réduction, voir même gratuité les 6 premiers mois d'exploitation d'une nouvelle ligne aérienne. Pas de guichet à prestwick, mais du personnel Scotrail est présent en journée. £3.20 pour environ 40 minutes de trajet à bord d'un train assez confortable ! Le "service public à l'anglaise"...


Séjour agréable à Glasgow, malgré un temps assez couvert et gris... Très bons sandwichs et jus d'orange dans une chaine locale, un délice !!

L'aérogare de Prestwick comporte une petite boutique de spécialités locales, un starbucks. Apres le passage à la sécurité, possible une fois le "test" du bagage dans la gabari passé avec succès, contrôle d'émigration, aussi "poussé" qu'à l'arrivée "qui avez vous vu, combien de temps etes vous restés, ou etes vous allez, pourquoi allez vous à beauvais...", attente dans une salle assez bondée sans fenêtre. Préembarquement dans un long couloir, puis embarquement. Un des PNC de l'avion participe à ces opérations.

Aussitôt l'embarquement terminé, départ autonome puis roulage.

Décollage, service identique à l'aller. Même si le personnel est aimable, la qualité est tout de même très inférieure que sur d'autres compagnies, y compris sur Easyjet. Croisement d'un vol Emirates en vol.

Traversée de la Manche

Arrivée en France, dans la région des falaises d'Etretat.

Arrivée à Beauvais, toucher et freinage energique ! Vue sur le terminal

... et roulage d'un autre appareil ! Même si Beauvais n'est pas une base de la compagnie, le nombre de vols est assez important, à des fréquences tres disparatres, de quelques vols par semaine (Alicante) à plusieurs vols par jour (Glasgow Prestwick, Dublin).

Retour en bus sur Paris, environ 1h30 de trajet.
Bilan de ce premier voyage Ryanair : - Bien que n'étant pas un grand fan de cette compagnie, la qualité est acceptable vu le prix payé. - Je suis toujours aussi critique sur la politique commericale, les nombreux frais annexes ainsi que les pénalités (30€ pour refus d'un bagage cabine, 40€ pour une carte d'embarquement non imprimée, 15€ le kilo de bagage au dela des 15kgs de "franchise" déja payante) et sur la politique de communication tres provocante. Cependant, lorsque l'on arrive à jongler avec les différents frais annexes, le voyage peut etre intéressant, même si le trajet jusqu'à Beauvais est assez long et pénible. - Je prefere néanmoins payer un peu plus cher pour voyager sans surprise, sans frais cachés, avec tous les services de base (j'entends aussi par la attribution du siege, enregistrement des bagages, boisson à bord) inclus, rendant ainsi le voyage beaucoup plus agréable.
Pour résumer, ce voyage donne un peu l'impression d'un voyage de "jeune routard", qui se faisaient avant par car eurolines et auberge de jeunesse.... Peut etre suis je passé à autre chose !
Voici le trip report de mon premier voyage effectué sur Ryanair en mai dernier. Cette compagnie n'est pas spécialement celle dont j'ai la meilleure image, mais poussé par un autre membre de ce forum (il se reconnaitra), j'ai décidé de me lancer !
Le voyage a donc été : Paris (Beauvais) - Glasgow (Prestwick) Tarif : - aller : 2.50 EUR Taxes incluses - retour : 2.50 EUR Taxes incluses - frais de carte bancaire : 10 EUR - enregistrement en ligne, bagage cabine uniquement, soit 15 EUR taxes et frais annexes inclus pour l'aller retour, soit un tarif imbattable de 7.50 EUR le vol !
Le voyage a commencé Porte Maillot, départ de la gare routiere facilement accessible (M1, RER C, bus 73, PC1, PC3...). Trajet en car pour 13 EUR et 1h30 de voyage, assez confortable mais un peu long, l'organisation à la Porte Maillot est assez efficace.

L'aéroport de Beauvais est tres simple, fonctionnel. C'est meme étonnant quand on sait qu'il y a 2 millions de PAX par an qui y transitent ! La zone de check in avec 1 à 2 guichets par vol.

L'acces à la zone d'embarquement se fait apres le passage d'un premier filtre où TOUS les bagages cabine doivent être testés dans les testeurs. En cas d'échec, 30 EUR de pénalité et mise du bagage en soute. Passage de l'immigration puis arrivée en salle d'embarquement. La séparation Schengen/Non Schengen se fait avant le filtre, la salle d'embarquement n'étant pas séparée en fonction des flux... Un tampon "Schengen" de la PAF sur la carte d'embarquement atteste des formalités d'immigration pour les PAX non schengen... procédure originale et étonnante !

La vue n'est pas idéale pour la prise de photos sur le parking... Outre Ryanair, Wizzair (ici un vol pour la Roumanie) et Blue Air désservent également l'aéroport.

Arrivée du Boeing 737-800 de Porto repartant sur Glasgow Prestwick. L'arrivée de l'avion entraine le début de l'embarquement, avec attente sous des tentes !

Embarquement à la low cost...

Pour la premiere fois, j'embarque à bord de Ryanair...

Aussitôt les portes fermées, pushback et roulage !

Pas de safetycard, les informations de sécurité sont collées au dossier du siege !

Vue de la cabine, avec publicités sur les coffres à bagages !

Temps assez couvert en cette fin de mai, le vol a cependant été assez calme !

Pas de pochette dans le siège, la carte a été distribuée par les PNC puis reprise à la fin du vol


Descente sur Glasgow

Arrivée à Prestwick, passage de l'immigration : un premier filtre traditionnel, un deuxième filtre avec des officiers de la police locale et un interrogatoire beaucoup plus serré, un peu à l'américaine : que venez vous faire, ou allez vous, qui allez vous rencontrer... Etonnant pour un voyage à l'intérieur de l'Union Européene !
L'aéroport de Prestwick est tres simple, agréable. Un passage supérieur conduit à la gare de Prestwick Airport, d'ou partent les trains de la compagnie locale Scotrail vers Glasgow : 2 à 3 trains par heure cadencés. Les passagers aériens bénéficient de 50% de réduction, voir même gratuité les 6 premiers mois d'exploitation d'une nouvelle ligne aérienne. Pas de guichet à prestwick, mais du personnel Scotrail est présent en journée. £3.20 pour environ 40 minutes de trajet à bord d'un train assez confortable ! Le "service public à l'anglaise"...


Séjour agréable à Glasgow, malgré un temps assez couvert et gris... Très bons sandwichs et jus d'orange dans une chaine locale, un délice !!

L'aérogare de Prestwick comporte une petite boutique de spécialités locales, un starbucks. Apres le passage à la sécurité, possible une fois le "test" du bagage dans la gabari passé avec succès, contrôle d'émigration, aussi "poussé" qu'à l'arrivée "qui avez vous vu, combien de temps etes vous restés, ou etes vous allez, pourquoi allez vous à beauvais...", attente dans une salle assez bondée sans fenêtre. Préembarquement dans un long couloir, puis embarquement. Un des PNC de l'avion participe à ces opérations.

Aussitôt l'embarquement terminé, départ autonome puis roulage.

Décollage, service identique à l'aller. Même si le personnel est aimable, la qualité est tout de même très inférieure que sur d'autres compagnies, y compris sur Easyjet. Croisement d'un vol Emirates en vol.

Traversée de la Manche

Arrivée en France, dans la région des falaises d'Etretat.

Arrivée à Beauvais, toucher et freinage energique ! Vue sur le terminal

... et roulage d'un autre appareil ! Même si Beauvais n'est pas une base de la compagnie, le nombre de vols est assez important, à des fréquences tres disparatres, de quelques vols par semaine (Alicante) à plusieurs vols par jour (Glasgow Prestwick, Dublin).

Retour en bus sur Paris, environ 1h30 de trajet.
Bilan de ce premier voyage Ryanair : - Bien que n'étant pas un grand fan de cette compagnie, la qualité est acceptable vu le prix payé. - Je suis toujours aussi critique sur la politique commericale, les nombreux frais annexes ainsi que les pénalités (30€ pour refus d'un bagage cabine, 40€ pour une carte d'embarquement non imprimée, 15€ le kilo de bagage au dela des 15kgs de "franchise" déja payante) et sur la politique de communication tres provocante. Cependant, lorsque l'on arrive à jongler avec les différents frais annexes, le voyage peut etre intéressant, même si le trajet jusqu'à Beauvais est assez long et pénible. - Je prefere néanmoins payer un peu plus cher pour voyager sans surprise, sans frais cachés, avec tous les services de base (j'entends aussi par la attribution du siege, enregistrement des bagages, boisson à bord) inclus, rendant ainsi le voyage beaucoup plus agréable.
Pour résumer, ce voyage donne un peu l'impression d'un voyage de "jeune routard", qui se faisaient avant par car eurolines et auberge de jeunesse.... Peut etre suis je passé à autre chose !
Ryanair et ses prix invraisemblables English translation pending
Bonjour,
En faisant quelques recherches sur internet, afin de trouver un moyen de transport peu coûteux pour Paris vers Barcelone, j'ai trouvé un billet d'avion sur Ryanair pour.... 0 euro....! En fait, le tout reviendrais à 10 Euros (5 euro pour l'enregistrement en ligne et 5 Euros pour les taxes). Puis-je réellement faire confiance à Ryanair? Un tel prix semble invraisemblable... et je trouve que ça sent l'arnaque !
Merci d'avance pour vos réponses
http://www.bookryanair.com/SkySales/FRSelect.aspx (voici le vol en question)
En faisant quelques recherches sur internet, afin de trouver un moyen de transport peu coûteux pour Paris vers Barcelone, j'ai trouvé un billet d'avion sur Ryanair pour.... 0 euro....! En fait, le tout reviendrais à 10 Euros (5 euro pour l'enregistrement en ligne et 5 Euros pour les taxes). Puis-je réellement faire confiance à Ryanair? Un tel prix semble invraisemblable... et je trouve que ça sent l'arnaque !
Merci d'avance pour vos réponses
http://www.bookryanair.com/SkySales/FRSelect.aspx (voici le vol en question)
Turquie du 31 mai au 13 juin 2009 en autocar English translation pending
😉31/05 : Ingwiller/Ancone (Italie)/en mer
1 heure du matin l'autocar de la Sté Mugler, basée à Ingwiller (67), est là. Mickael est notre chauffeur jusqu'à Lugano. En cours de route nous prenons des passagers, ainsi que notre conducteur pour tout le circuit soient 19 passagers et François. La traversée de la Suisse est sans problème, tout le monde dort. Les couvertures douillettes fournies par Mugler sont les bienvenues, il fait un peu frais. A Lugano, Mickael part pour l'Alsace en train et François prend le volant. Nous longeons le lac de Lugano puis passage en Italie. Arrêt petit déj dans un resto d'autoroute. La pluie est du voyage, rien de bien agréable avec une circulation très dense sur l'autoroute qui contourne Milan, Parme, Modène, Bologne. Nous arrivons le long de l'Adriatique. Mais l'horizon se confond avec la mer et la pluie redouble. A chaque villes importantes, François nous fait un commentaire bref mais intéressant
50 kms avant Ancone, STOP. Arrêt déjeuner dans un resto route. Le repas est compris dans le prix du voyage. Il faut donc prendre garde à ce qu'aucune autre personne s'intercalle dans notre groupe. François à la caisse et devinez Capucine qui fait la "police" à l'arrière car ils ne vont pas vite pour choisir leur repas nos alsaciens ! et les italiens commencent à s'énerver. Tout celà me rappelle de bons moments! Bon, tout le monde à table. Le repas est rapide car nous avons hate d'être en vue d'Ancone et de notre ferry. La pluie redouble, les derniers kilomètres se font prudemment car il y a beaucoup de circulation : campings cars, caravanes, camions, etc...qui se dirigent comme nous vers le port.
"ANCONE - porto - ferries", c'est pour nous. Il est là l' EUROPA PALACE de la MINOAN LINE.
Nous attendons sagement François qui est parti chercher les documents de passage. Rapides les formalités ! Il nous distribue nos boarding pass avec le n° de cabine. Le bateau est assez imposant : 214 m de long, 22 m de large. Nous embarquons avec un petit bagage. Le gros des valises reste en soutes. Dans un bruit assourdissant, les véhicules s'engouffrent dans les entrailles du bateau. Nous sommes le seul car français.
Après un bref contrôle des tickets, nous allons à la réception où l'on nous remets nos cartes de cabines. Un employé nous dirige vers nos cabine au pont 7, en extérieure. Celle-ci est assez spacieuse et est composé de 4 lits dont 2 supperposés, d'une table et d'un fauteuil, la cabine de douche n'est pas très grande : douche, lavabo et wc, climatisation, grandement suffisant pour une nuit ! Une douche et me voilà partie explorer le bateau. Il peut transporter 1922 passagers et il y a 732 lits. Les routards sont assez nombreux ainsi que les chauffeurs routiers. Ils couchent soit en cabine soit dans une salle aménagée de fauteuils inclinables. Les aménagements sont les mêmes que sur les bateaux de croisières mais en plus petit : une très belle réception avec au moins 2 personnes parlant français, 2 bars/salons, 2 boutiques, un casino, une discothèque, un écran géant TV, un self service et un restaurant "A la Carte". Le ferry a été construit en 2002 à Gêne. Je prends quelques photos, je retourne à la cabine. Bernard, malgré l'étroitesse de la douche ( le "Monsieur" 1, 90 m / 120 kgs) est propre comme un sou neuf . Nous décidons d'aller boire un verre avant le dîner à 19 h 30. Attention ! changement d'heure nous sommes en Grèce donc + 1 heure. A 18 h le bateau lève l'ancre et vogue la galère.
Le dîner au restaurant se déroule très bien, le menu est correct. Le personnel ne parle pas un mot de français mais nous sommes habitués et nous avons l'eau et le vin, d'ailleurs bien bon, sans soucis. Le restaurant est très bien, très lumineux et nous admirons la mer en dînant. Le repas terminé nous partons tous nous coucher, demain réveil à 7 H et depuis ce matin 1 h c'est long ! Bonne nuit. Capucine 18
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
Vos coups de coeur du Péloponnèse? English translation pending
Bonjour
Nous partons en Grêce cet été pour 3 semaines et nous sommes à la recherche d'adresses de camping, chez l'habitant, auberges, de curiosités...
Nous ferions une boucle : athenes argolide (epidaure, ermioni) mycenes elafonissos rando dans le massif de taygète le magne la messenie delphes Athenes
cet itinéraire est à l'état de trame qui reste modifiable par vos expériences, vous avez peut être des coups de coeur à conseiller !
Toutes vos suggestions seront les bienvenues, nous serions surtout heureux de savoir ce qui vous a plu sur cette île.
A bientôt
Eva&David
Nous partons en Grêce cet été pour 3 semaines et nous sommes à la recherche d'adresses de camping, chez l'habitant, auberges, de curiosités...
Nous ferions une boucle : athenes argolide (epidaure, ermioni) mycenes elafonissos rando dans le massif de taygète le magne la messenie delphes Athenes
cet itinéraire est à l'état de trame qui reste modifiable par vos expériences, vous avez peut être des coups de coeur à conseiller !
Toutes vos suggestions seront les bienvenues, nous serions surtout heureux de savoir ce qui vous a plu sur cette île.
A bientôt
Eva&David
Hébergement à Paraty? (Brésil) English translation pending
Bonjour à tous
Départ au brésil en juillet ; arrivée à Rio et voiture vers la Costa verde et Paraty, puis Iguaçu et le Pantanal
Avez -vous de bons plans hébergement : pousada bien et pas trop chère ou camping (on emporte une tente et des duvets) . Nous sommes un couple de quinquas routards ...
Merci
Itinéraires de randonnées en Corse English translation pending
Bonjour a tous,
j'aimerais avoir l'avis des experts des randos en Corse. J'ai 2 itineraires semblables mais qui varie un peu, j'aimerais vos avis sur le plus interessant (paysage, nombre de randonneurs, etc ..).
1 itineraire : Corte - sega - camping tuani - pietra piena - manganu - Ciotulu di i mori - Evisa - Ota - Serriera - Osani - Galeria (de la reprendre le bus jusque calvi puis le train jusque corte pour reprendre ma voiture (qui reste dans un camping a la ferme)
2é itineraire : corte - sega - Manganu - Ciotulu - Tuarelli - Galeria - Osani - Serriera - Ota - Evisa - Verghio (prendre le bus jsuque corte)
Je prefere le premier itineraire car il nous permet de voire la restonica et l'etape Pietra piena.
Mais le retour me parait plus compliquer et de plus l'etape Petra Piena me fait un peu peur ... Nous n'avons pas d'expereince de la montagne (on dit que 2000 m en corse equivaut a + de 2500 m dans les alpes. De plus d'apres mes lectures bcp de passage dangereux sur cette etape Mais dans le dernier compte rendu j'ai pu lire qu'il y avait une variante bcp moins dangereuse.. mais je la retrouve nulle part.
D'un autre cote, de sega a Manganu il parait aussi que c'est magnifique ... mais le passage entre ciotulu et tuarelli reste un mystere pour moi (paysage, difficulte, temps de marches ? )
Donc voila, normalement ce sera l'un de ses 2 itineraires sauf si vous me proposer d'autre idees ...
merci bcp
j'aimerais avoir l'avis des experts des randos en Corse. J'ai 2 itineraires semblables mais qui varie un peu, j'aimerais vos avis sur le plus interessant (paysage, nombre de randonneurs, etc ..).
1 itineraire : Corte - sega - camping tuani - pietra piena - manganu - Ciotulu di i mori - Evisa - Ota - Serriera - Osani - Galeria (de la reprendre le bus jusque calvi puis le train jusque corte pour reprendre ma voiture (qui reste dans un camping a la ferme)
2é itineraire : corte - sega - Manganu - Ciotulu - Tuarelli - Galeria - Osani - Serriera - Ota - Evisa - Verghio (prendre le bus jsuque corte)
Je prefere le premier itineraire car il nous permet de voire la restonica et l'etape Pietra piena.
Mais le retour me parait plus compliquer et de plus l'etape Petra Piena me fait un peu peur ... Nous n'avons pas d'expereince de la montagne (on dit que 2000 m en corse equivaut a + de 2500 m dans les alpes. De plus d'apres mes lectures bcp de passage dangereux sur cette etape Mais dans le dernier compte rendu j'ai pu lire qu'il y avait une variante bcp moins dangereuse.. mais je la retrouve nulle part.
D'un autre cote, de sega a Manganu il parait aussi que c'est magnifique ... mais le passage entre ciotulu et tuarelli reste un mystere pour moi (paysage, difficulte, temps de marches ? )
Donc voila, normalement ce sera l'un de ses 2 itineraires sauf si vous me proposer d'autre idees ...
merci bcp
Carte identité périmée pour la Suisse English translation pending
Quelques jours avant mon départ, je me rends compte que ma carte d'identité nationale est périmée de quinze jours. Trop tard pour la faire refaire. Celà va - t il poser problème lors de mon passage en Suisse et en Italie ?
Merci de vos réponses
Quel hôtel choisir à Playa del Carmen? English translation pending
bonjour j aimerais savoir quel hotel prendre a la playa del carmen ? genre 4 etoiles et demi et pouvez vous me dire coment es la plage la bas? merci
Livre: "Moins occidental" English translation pending
Bonjour, je me permets de vous signaler la parution de mon livre Moins occidental pour lequel j'ai passé toute l'année 2008 au Bénin.

Il est destiné aux voyageurs qui préparent leur voyage. La dernière newsletter de Point-Afrique y consacre sa rubrique La bibliothèque du voyageur.
Pourquoi « moins occidental » ? Parce que le monde occidental moderne court vite, mais on ne sait vers où. Parce que l'Afrique subsaharienne s'échine à copier ce modèle d'une fuite éperdue, alors qu'en elle se trouvent les valeurs qui pourraient au contraire nous aider à retrouver le sens perdu. Parce que, enfin, le voyageur occidental, en dehors de l'Occident, doit lui-même devenir « moins occidental » s'il veut comprendre ceux qui l'entourent.
L'intégralité du livre est de plus en accès libre sur mon site et je suis très intéressé par les retours de mes lecteurs.

Il est destiné aux voyageurs qui préparent leur voyage. La dernière newsletter de Point-Afrique y consacre sa rubrique La bibliothèque du voyageur.
Pourquoi « moins occidental » ? Parce que le monde occidental moderne court vite, mais on ne sait vers où. Parce que l'Afrique subsaharienne s'échine à copier ce modèle d'une fuite éperdue, alors qu'en elle se trouvent les valeurs qui pourraient au contraire nous aider à retrouver le sens perdu. Parce que, enfin, le voyageur occidental, en dehors de l'Occident, doit lui-même devenir « moins occidental » s'il veut comprendre ceux qui l'entourent.
L'intégralité du livre est de plus en accès libre sur mon site et je suis très intéressé par les retours de mes lecteurs.
Croisière sur le Solstice: jour de l'An sur le bateau? English translation pending
Bonjour,
Ma famille et moi allons fêter le jour de l'an 2010 sur le SOLSTICE, et je voudrais savoir c'est quoi les féstivités. Va t'il y avoir quelque chose de bien spécial, ou juste un bon repas? Je ne sais pas comment ca se passe un réveillon sur un bateau. Pouvez vous me donner des informations à ce sujet? Merci de me repondre. Mimi.
Trek de Leticia (Colombie) à Tabatinga (Brésil) English translation pending
Bonjour,
Je voudrais quelques infos pratiques sur le treck que je prevois de faire de Leticia (Colombie) jusqu'a Tabatinga (Bresil). Nous sommes deux bons marcheurs, combien faut t'il de temps pour le faire? Est il possible de le faire en jeep ou en moto ? Trouve t'on facilement des guides-cuisiniers a Leticia et a quel prix ? Faut il prevoir des tentes et sac de couchages ou peut on les louer avec le guide ? Le retour sur iquitos en bateau rapide est il possible depuis Tabatinga ?
Merci a tous.
Je voudrais quelques infos pratiques sur le treck que je prevois de faire de Leticia (Colombie) jusqu'a Tabatinga (Bresil). Nous sommes deux bons marcheurs, combien faut t'il de temps pour le faire? Est il possible de le faire en jeep ou en moto ? Trouve t'on facilement des guides-cuisiniers a Leticia et a quel prix ? Faut il prevoir des tentes et sac de couchages ou peut on les louer avec le guide ? Le retour sur iquitos en bateau rapide est il possible depuis Tabatinga ?
Merci a tous.
Traverser le Nigeria depuis Cotonou jusqu'à la frontière du Cameroun? English translation pending
Hello !
J'ai eu plusieurs sons de cloches pour la traversée du Nigéria en venant de Cotonou et pour rejoindre le Cameroun.
Ma question est :
- Même si le Nigéria est un pays sensible au niveau sécuritaire, peut on le traverser en 4x4 ?
Je ne compte pas y faire du tourisme mais juste rejoindre le Cameroun. Je sais qu'il est impossible de le faire en une seule journée (de jour) et compte passer la frontière Bénin/Nigéria le matin à la première heure, m'arrêter pour dormir à l'hôtel à Enugu et faire le reste le lendemain.
Je l'ai fait il y a 20 ans mais depuis...
Merci de vos infos.
Camper en Corse pour la première fois et avec des enfants English translation pending
bonjour,
ca y est, c'est fait! les billets pour le bateau sont pris, le 18 juillet prochain, nous serons en corse pour 15 jours.
Nous pensons camper avec nos 2 enfants, et j'aimerai diviser mon séjour en 2 étapes, me conseillez vous de visiter le nord/sud (en faisant calvi / propriano) ou plutot l'est/ouest(portho vecchio / ajaccio);
j'ai bien l'intention de visiter l'extreme sud (bonifaccio), mais dans le cadre d'une excursion d'une journée car il parait que c'est tres touristique et je prefere les bords de mer calmes.
N'étant jamais allé en corse, je suis preneuse de toutes vos idées et je suis prete a revoir toute mon organisation, rien de tel que vos avis pour m'aider a organiser ces vacances au mieux.
Mes enfants ont 4 et 2 ans, il faudrait que ce voyage soit quand meme un peu reposant pour eux et un peu "decouverte" pour nous.
Si vous avez des commentaires sur les campings, je suis preneuses!
Merci pour vos conseils.
Dianna
Quelle destination pour une maman seule avec une adolescente de 12ans? English translation pending
Bonjour,
Mes vacances ne coïncidant pas avec celles de mon mari, je suis contrainte de partir seule avec ma fille de 12 ans.
Mais je ne sais encore où et sous quel formule.
Une ado, ça s'ennuie avec sa maman, souvent ça ne veut pas trop bouger; Je cherche éventuellement un club avec des activités qui pourraient lui convenir.
Pouvoir visiter aussi.
je pensais peut être quelque part sur le Bassin Méditerranéen pour ne pas faire trop d'avion (j'en suis pas fan).
pouvez vous me conseiller?
Merci pour votre aide.
barbara
Merci pour votre aide.
barbara
Itinéraire de deux semaines au Costa Rica (du 29 juillet au 13 août) English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami nous aprtons en sac à dos durant deux semaines au Costa Rica. J'ai pu relever quelques informations dans d'autres messages. Mais j'ai tout de même plusieurs questions.
J'ai essayé de programmer notre voyage mais je me demande si ce n'est pas trop :
Jour 1 : arrivé à St José à 14h. Départ pour Samara... Mais arrivée à 23h. Cela pose-t-il problème ? Ou vaut-il mieux aller jusqu'à Puntarenas et reprendre la route le lendemain ?
Jours 2/3/4 : Samara et les plages environnantes + plongée.
Jours 5/6/7 Monteverde.
Jours 8/9/10volcan Arenal, TABACON et ses sources d'eaux chaudes, cascades, rafting ?
Jours 11/12: Tortuguero.
Jour 13/14 : Puerto Limon. Est-ce que ça vaut le coup ? Ou vaut-il mieux pas s'arrêter à Viejo de Sarapiqui ?
Jour 14/15 : départ
Bonne journée et merci !
Jour 1 : arrivé à St José à 14h. Départ pour Samara... Mais arrivée à 23h. Cela pose-t-il problème ? Ou vaut-il mieux aller jusqu'à Puntarenas et reprendre la route le lendemain ?
Jours 2/3/4 : Samara et les plages environnantes + plongée.
Jours 5/6/7 Monteverde.
Jours 8/9/10volcan Arenal, TABACON et ses sources d'eaux chaudes, cascades, rafting ?
Jours 11/12: Tortuguero.
Jour 13/14 : Puerto Limon. Est-ce que ça vaut le coup ? Ou vaut-il mieux pas s'arrêter à Viejo de Sarapiqui ?
Jour 14/15 : départ
Bonne journée et merci !
Puerto Rico en janvier avec deux enfants? English translation pending
bonjour,
Nous serons de passage à puerto Rico en janvier 2010 avec nos deux enfants de 4 et 5 ans. Cependant mis a part le fait que la simple evocation fasse rever, je ne sais pas grand chose de cette destination.
Est-ce adapté avec des enfants de cette age ? Est-ce la bonne perode pour visiter cette ile, quelle météo s'attendre ??? Voiture ?? condition de conduite ????? que faire ??? que voir ???? combien de temps ????
Bref si vous l'aurez compris "help"
merci bonne journée
Nous serons de passage à puerto Rico en janvier 2010 avec nos deux enfants de 4 et 5 ans. Cependant mis a part le fait que la simple evocation fasse rever, je ne sais pas grand chose de cette destination.
Est-ce adapté avec des enfants de cette age ? Est-ce la bonne perode pour visiter cette ile, quelle météo s'attendre ??? Voiture ?? condition de conduite ????? que faire ??? que voir ???? combien de temps ????
Bref si vous l'aurez compris "help"
merci bonne journée
Itinéraire en camping-car Bordeaux Portugal? English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs,
je vous demande votre avis concernant l'itinéraire de Bordeaux au Portugal que nous allons faire au mois d'Aout.
Nous sommes un groupe répartit en 5 camping car et l'idée est de surfer visiter et decouvrir de magnifique paysage.
Nous effectuons notre voyage sur 15 jours, l'idée est de prendre le volant tous les 2-3 jours.
Je voulais donc avoir tous vos avis sur les villes, plages, villages, visites incontournables.
Nous ne recherchons pas de camping ou autre car nous desirons rester en mode "aventurier".
J'attends vos commentaires et votre aide.
Merci
je vous demande votre avis concernant l'itinéraire de Bordeaux au Portugal que nous allons faire au mois d'Aout.
Nous sommes un groupe répartit en 5 camping car et l'idée est de surfer visiter et decouvrir de magnifique paysage.
Nous effectuons notre voyage sur 15 jours, l'idée est de prendre le volant tous les 2-3 jours.
Je voulais donc avoir tous vos avis sur les villes, plages, villages, visites incontournables.
Nous ne recherchons pas de camping ou autre car nous desirons rester en mode "aventurier".
J'attends vos commentaires et votre aide.
Merci
Passeport français pour voyager aux États-Unis? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de voyager aux États-Unis d'ici 1 mois pour un séjour touristique d'environ 2 semaines, pour cela j'aimerais avoir des infos sur les formalités d'entrée sur leur territoire qui sont variantes d'un site à un autre.
Je dispose d'un passeport français tout simple sans lecture optique délivré le 11 avril 2006 (donc après octobre 2005). De plus, j'ai contacté ma Mairie et ne sait pas me répondre et me précise que de toute manière ils n'ont pas encore les biométriques.
Dois-je changer mon passeport pour une lecture optique ? ou/et dois-je avoir un visa ? ou/et dois-je remplir le formulaire ESTA ?
Merci d'avance pour tous vos renseignements.
Je dispose d'un passeport français tout simple sans lecture optique délivré le 11 avril 2006 (donc après octobre 2005). De plus, j'ai contacté ma Mairie et ne sait pas me répondre et me précise que de toute manière ils n'ont pas encore les biométriques.
Dois-je changer mon passeport pour une lecture optique ? ou/et dois-je avoir un visa ? ou/et dois-je remplir le formulaire ESTA ?
Merci d'avance pour tous vos renseignements.
Circuits touristiques Nice - Rome? English translation pending
Bonjour,
A la mi-septembre, nous planifions ma conjointe et moi, un voyage en auto de 7 à 10 jours entre Nice et Rome... Nous aimerions connaître un circuit touristique comprenant le nombre de jours suggérés par endroit ainsi que des hébergements abordables et pittoresques..Merci
A la mi-septembre, nous planifions ma conjointe et moi, un voyage en auto de 7 à 10 jours entre Nice et Rome... Nous aimerions connaître un circuit touristique comprenant le nombre de jours suggérés par endroit ainsi que des hébergements abordables et pittoresques..Merci
Hôtels Sol Cayo Largo? English translation pending
Bonjour
Ma question est pour ceux qui sont deja allé à Cayo LArgo.
Est-ce que l'on peut aller au SOl Cayo Largo si on a réserver au SOl Pélicano ?
exemple: aller prendre un verre le soir ou aller diner le jour en promenade sur la plage ????
merci pour les infos je suis déja aller à Cayo LArgo mais à l'ancien Barcelo il y a 2 ans
merci Calinda
Ma question est pour ceux qui sont deja allé à Cayo LArgo.
Est-ce que l'on peut aller au SOl Cayo Largo si on a réserver au SOl Pélicano ?
exemple: aller prendre un verre le soir ou aller diner le jour en promenade sur la plage ????
merci pour les infos je suis déja aller à Cayo LArgo mais à l'ancien Barcelo il y a 2 ans
merci Calinda
Itinéraire de dix jours entre Thessalonique et Péloponnèse (Grèce) English translation pending
Bonour à tous,
j'aimerais soumettre ce projet d'itinéraire en Grèce, pour avis sur les choses à voir en priorité, et conseils sur les logements et tavernes dans les différentes villes ... Aller et retour en voiture depuis Thessalonique, du 10 au 19 Aout ( oui c'est très court mais on est limité en temps !)
Jour 1 Route Thessalonique - Litochoro (mont Olympe) Jour 2 Route Lithochoro - Thermopyles -AráchovaRando à l'Antre CorycienLogement Pension Nostos à Arachova ? Jour 3 Visite Delphes Route Delphes - Thèbes - Perachóra Visite Cap Héraion de PerachóraCamping / pension vers Perachóra ? Jour 4 Route Perachóra - Corinthe Visite Acrocorinthe Route Corinthe - Mystra(Détour par Nauplie Tyrinthe ?) Camping Castel View à Mystra Jour5 Visite Mistrás Route Mistrás - Sparte - Monemvasía Ballade Mont Taygète (+arret Gythion ?) Pension Géfyra Jour 6 Visite MonemvasiaRoute Monemvasía - Geroliménas Ballade villages du Magne Logement entre Gérolimènas et Mésséni Jour 7 Route Vers Geroliménas - Messène visite Messène (Plus Asklepion ?) Route Messène - Koróni Logement vers Koróni ou Methoni ? Jour 8 Visite Palais du Roi Nestor Pylos (+ Temple de Vassés (Bassae) ?) Route Pylos - Mycènes (3h00)Camping Atreus à Mycènes Jour 9Mycénes Route Mycènes - Météores (6h00)Camping à kastraki Jour 10Visite MétéoresRoute Météores -Thessalonique Un grand merci d'avance pour toute remarque, Olive.
j'aimerais soumettre ce projet d'itinéraire en Grèce, pour avis sur les choses à voir en priorité, et conseils sur les logements et tavernes dans les différentes villes ... Aller et retour en voiture depuis Thessalonique, du 10 au 19 Aout ( oui c'est très court mais on est limité en temps !)
Jour 1 Route Thessalonique - Litochoro (mont Olympe) Jour 2 Route Lithochoro - Thermopyles -AráchovaRando à l'Antre CorycienLogement Pension Nostos à Arachova ? Jour 3 Visite Delphes Route Delphes - Thèbes - Perachóra Visite Cap Héraion de PerachóraCamping / pension vers Perachóra ? Jour 4 Route Perachóra - Corinthe Visite Acrocorinthe Route Corinthe - Mystra(Détour par Nauplie Tyrinthe ?) Camping Castel View à Mystra Jour5 Visite Mistrás Route Mistrás - Sparte - Monemvasía Ballade Mont Taygète (+arret Gythion ?) Pension Géfyra Jour 6 Visite MonemvasiaRoute Monemvasía - Geroliménas Ballade villages du Magne Logement entre Gérolimènas et Mésséni Jour 7 Route Vers Geroliménas - Messène visite Messène (Plus Asklepion ?) Route Messène - Koróni Logement vers Koróni ou Methoni ? Jour 8 Visite Palais du Roi Nestor Pylos (+ Temple de Vassés (Bassae) ?) Route Pylos - Mycènes (3h00)Camping Atreus à Mycènes Jour 9Mycénes Route Mycènes - Météores (6h00)Camping à kastraki Jour 10Visite MétéoresRoute Météores -Thessalonique Un grand merci d'avance pour toute remarque, Olive.
Randonnée en Corse: région de Calacuccia ou de la Restonica? English translation pending
Au cours de notre itinéraire en Corse le mois prochain, nous avons réservé une journée pour une rando dans le centre, (d'autres sont prévues ailleurs), mais nous hésitons entre 2 coins (sachant que de toute façon, nous passerons dans les 2): région de Calacuccia ou de la Restonica? Avez vous des conseils pour une ballade à la journée? Merci
Madère, l’île aux fleurs English translation pending
Madère, l'île aux fleurs: escapade d'une semaine, début avril.
Vous trouverez ce carnet réécris de manière plus lisible, ici: http://sites.google.com/site/maderelileauxfleurs/

Cela s’est décidé à la dernière minute et en moins d’une semaine nous étions assis dans l’avion. Le voyage pris sur « lastminute.com » nous a permis de bénéficier de plus de 50 % de réduction. Evidemment, nous devrons partir de Paris. Pas de problème, nous ferons la route de Lyon jusqu’à Roissy le samedi. Jeudi midi, je reçois l’info, nous sommes convoqués samedi, mais ……à 4h30 du matin ! Branle-bas de combat, il faudra partir dans l’urgence. Un peu de stress, un peu d’adrénaline et en voiture !
Le vol charter, sans histoire, partira à l’heure. L’hôtel, simple, avec petits déjeuners sous forme de buffets (formule très appréciée des uns et des autres plus familiers du camping !) nous a permis d’avoir un point d’attache à Funchal, la ville principale .Nous avions tout à découvrir de cette fameuse île que nous connaissions fort peu, que l’on nomme « l’île aux fleurs » ou « le jardin flottant », appellations qui ne sont effectivement pas usurpées.

Un climat printanier plutôt agréable, des fleurs à profusion, un réseau extrêmement ingénieux appelé « levadas » et qui permet d’acheminer l’eau de la forêt primitive (seul vestige au monde du tertiaire épargnée par la grande glaciation qui a suivie) vers les régions plus sèches. Ceci permet aussi au randonneur de pénétrer au plus profond de cette jungle aux multiples précipices par les chemins qui suivent ces canaux (le réseau total s’étendant à 1500 kilomètres !).
En matière d’ingéniosité, il me faut faire une parenthèse et évoquer la piste de l’aéroport. Comment se poser quand aucun espace plan n’est disponible sur une île volcanique? Là encore le cerveau humain a travaillé à plein régime : la solution fut trouvée sous forme d’une plate-forme gigantesque. Et sous les pylônes, on utilise l’espace pour des terrains de sport, des concerts…. Extraordinaire !



En route !
Nous apprendrons très rapidement à quel point la place est importante ici. Chaque centimètre carré est utilisé. Il faut dire qu’il a fallut la conquérir cette île et l’apprivoiser ! Un énorme caillou volcanique.
Les premiers colons y brûlèrent la forêt puis utilisèrent la culture en terrasses (appelée ici « poïos »), seul moyen face à ces montagnes aux pentes extrêmement abruptes.


La terre fut acheminée à dos d’homme et le problème de l’eau résolu avec les levadas.
Ne comptez pas trouver de trottoirs au bord des routes, tout espace étant utilisé, les trottoirs ont laissé la place à des jardins, des potagers, des bananiers et…. le réseau d’irrigation.
Système D pour se croiser et se garer, mais cela se passe sans encombres et de manière courtoise. Le fair-play est de mise ici.
Les espaces aménagés pour l’arrêt de la voiture sur les bas-côtés se comptent sur le bout des doigts, pas facile de faire des photos hors des points de vue« officiels ».
De plus, il faut espérer quand même bénéficier d’une voiture avec un moteur un tantinet puissant, car la montagne….ça se gagne, peut-être ici plus qu’ailleurs tellement les pentes peuvent être importantes.
Adeptes du camping-car, il faut oublier !
Nous arrivons donc à Funchal aux environs de10 heures. Après prise de possession de la voiture de location à l’aéroport et installation dans les chambres, nous explorons les environs et découvrons juste en face de l’hôtel, LE supermarché où nous nous fournirons désormais pour nos pique-niques du midi.
Nous sommes dans la zone balnéaire certes pas désagréable, mais ultra-touristique. 
Qu’à cela ne tienne, nous partirons découvrir les trésors cachés de l’île dans les coins les plus reculés. Nous commençons donc par un sympathique point de vue non loin de Funchal, le Pico dos Barcelos.
Nous traversons nos premières forêts d’eucalyptus et l’air embaume déjà le mimosa.

Nous découvrons en contrebas, le village de Curral das Freiras, refuge de nonnes au XVIème siècle, fuyant des pirates qui n’ont pas réussi à les poursuivre à travers les chemins escarpés.


Elles atteignirent cet ancien cratère de volcan et s’y établirent.

Dimanche
Programme du jour : Ribeiro Frio au cœur de la forêt laurifère (primitive), rando levada vers Portela et fin dans les piscines naturelles de Porto da Cruz.
Arrivée à Ribeiro Frio extra ! Le temps est super. Nous pique-niquons à côté des truitières.


Nous nous équipons de pied en cape pour la rando d’environ 4 heures : chaussures, sac à dos, eau, coupe-vent, bâtons…nous voilà enfin prêts, impatients et joyeux. La décision a été prise : le trajet n’étant pas une boucle nous prendrons un taxi à la fin des 10 kilomètres pour le retour. On est organisés, parés, c’est parti !....pour 50 mètres environ ! Une porte avec une pancarte bloque le chemin : réfection de la levada ! Horreur, malheur, désespoir, la mort dans l’âme nous montons au belvédère "des Balcoes ", souvent nuageux.
La chance sera ce coup-ci avec nous, c’est à peu près dégagé et la vue est belle.
Bon nous avons été coupés dans notre élan, mais qu’à cela ne tienne, nous irons donc directement aux piscines naturelles de Porto da Cruz (pour celles-ci, cela consiste en piscines en bord de mer remplies d’eau salée). Préparez vos maillots de bain les enfants ! Ce fut hélas un jour noir ! Les piscines sont vides !
Vues de Porto da Cruz
On regarde un peu les vagues et puis on va noyer notre spleen à la terrasse d’un restaurant ! On finira donc la journée à la pointe de Sao Lourenço. C’est très venteux, mais très sauvage, recouvert d’herbe rase et au final très beau !

Lundi
Avec une certaine appréhension, nous emportons les chaussures de marche, vont-elles servir aujourd’hui? Oh oui, elles ont servi !
Le programme du jour, c’est la route au nord vers Santana et la fameuse rando Caldeirao Verde (donnée dans le guide rando que nous avons acheté comme 4H1/2 aller/retour, nous mettrons plus !)
maison typique de Santana
Fameuse, elle le fut ! On se croyait dans un film « d’Indiana Jones ». Chemins glissants longeant des ravins abrupts au milieu de la forêt tropicale, traversées de tunnels d’un noir abyssal (ne pas oublier la lampe torche sinon la traversée est presque impossible), passages sous des cascades.
Un vrai bonheur pour les grands comme pour les plus jeunes. Nous arrivons en bout de course dans une caldeira (ancien cratère de volcan) où coule une très belle chute d’eau.

Malgré les quelques protestations des enfants, la rando est si belle que nous décidons d’enchaîner sur la Caldeirao do Inferno qui doit nous rajouter environ deux heures, réservée aux randonneurs expérimentés et cela par temps sec. Le temps est clément, nous décidons de la tenter, si ça s’avère trop dangereux, nous ferons simplement demi-tour. Elle est finalement interdite ! Nous croisons des randonneurs qui en reviennent. Après prise d’infos, c’est bon, on y va !
C’est vrai que le pas doit être sûr, voire même très sûr et qu’il ne faut en aucun cas être sujet au vertige ! Nous longeons des précipices, que dis-je, des abîmes, que dis-je le vide sans aucune protection, sur un chemin qui fait environ trente centimètres de large. Puis nous marchons sur d’anciens rails d’un petit « train de mine » en veillant à ne pas tomber dans la levada qui nous suit tout au long du parcours. Au final, après avoir affronté tout cela, nous voilà bloqués ! Plus moyen de trouver le chemin, à droite, à gauche, en haut….rien ! Nous croisons deux autres groupes de randonneurs perdus aussi. Avec les infos des uns et des autres et un peu de déduction la solution sera trouvée : il nous faut en fait, comme dans « Tintin et le temple du soleil », passer sous la cascade pour pouvoir continuer notre route !

Nous cheminerons un petit moment avec deux des personnes. Il faut franchir quatre tunnels totalement obscurs et nous profiterons de leurs lampes beaucoup plus puissantes que la notre, toute petite pour une famille de cinq. L’arrivée dans la vallée encaissée au milieu de parois qui nous surplombent avec un à-pic impressionnant est très belle, mais c’est certainement le chemin pour y parvenir et le fait que ça se mérite qui nous a le plus enchantés.
Bon, hommage aux enfants, car à part un arrêt pique-nique de trente minutes, c’est en fait dix heures de marche que nous avons effectuées. Et quand les pieds et les rotules commençaient sérieusement à ressentir la fatigue, une petite pluie tropicale nous accompagna sur la fin. Ce soir-là, ce fut un restau bien mérité !
Cette journée fut aussi marquée par la chute la plus spectaculaire du voyage. Tous yeux au paysage fabuleux, j’eus l’imprudence de ne pas surveiller mes pieds et la racine est traitre ! Objectif photo en avant, suivi par les dents, les mains et les genoux, c’est ventre à terre que je décidais de poursuivre la rando. Me voilà quitte pour un genou enflé et couronné, retour en arrière à l’âge de mes 8 ans. Pour le reste, après quelques soins, tout est rentré dans l’ordre rapidement.
Un autre piège perfide, outre les racines, c’est dans les tunnels. A contrario le malheureux qui guette le sol dans la faible lueur de la lampe peut se voir infliger une sanction immédiate à la tête cette fois-ci pour motif de plafond très bas !
Mardi
Pas de rando ! Les muscles sont meurtris. L’histoire nous dira que nous en ferons une quand même ! 
Dans l’avion, les enfants ont lié connaissance avec trois comparses et nous ferons de même avec leurs parents. Robin les surnommera durant tout le voyage « nos amis ». Ce matin-là, il était indispensable et totalement obligatoire d’aller à la piscine avec « nos amis ». (nos six enfants seront les seuls durant tout le séjour à avoir prisé cette eau encore bien frisquette en ce début avril !) Nous avons donc attendu que les enfants batifolent dans et hors de la piscine et nous avons déjà bien entamé la journée.
Il n’est pas loin de midi lorsque nous partons pour le plateau Paul da Serra, souvent dans le brouillard dit-on. Il sera à la hauteur de sa réputation !
Pour une mère qui a soif d’aventures, tous les moyens sont bons et quelques paquets de « m&m’s » sauront rallier l’ensemble des enfants à ma cause ! Après le plateau que nous atteindrons en voiture, nous finirons par la rando de la levada des 25 fontaines ; ce n’est que 3 heures de marche !
Nous voilà donc partis une première fois ! Zut, Lucas a oublié son sac avec ses affaires de rando. Retour au point de départ.
Nous voilà partis une deuxième fois, et nous atteignons le village de pêcheurs de Câmara de Lobos .
D’étranges voilent ornent des vaisseaux fantômes. Ce sont en fait des poissons (gatas) qui sèchent.
Zut, Gilles a oublié son sac également avec tous ses papiers et son appareil photo. Retour pour lui au point de départ ! Nous resterons avec les enfants à baguenauder dans le village, observant les enfants pêcher à la balance et les hommes jouer aux cartes, loisir semble-t-il très prisé ici. Partout où l’on peut jouer : sur un coin de table, des marches….on joue !
Les femmes, elles, semblent avoir déserté le village !

3ème départ. Nous atteignons enfin les falaises de Cabo Girao, les deuxièmes falaises les plus hautes d’Europe se jetant dans la mer, après arrêts à de multiples points de vue.
Les enfants découvrent les bananiers et les cannes à sucre.
A force de départs à répétition, de points de vue et de piscine, il est tard quand nous atteignons le plateau.
Le peu que nous en verrons est désert, même les moutons et les vaches semblent l’avoir abandonné !
Nous voyons se profiler la rando des 25 fontaines ou du moins, nous distinguons dans un épais brouillard ce qui semble en être le départ.
Hauts-les-cœurs, on ne voit rien et pour pimenter le tout, il pleut, une pluie froide et pénétrante Il est déjà quatre heures et tout le monde rentre ! Nous, on commence !
Nous sommes à deux doigts de baisser les bras. Je vais prendre mes informations auprès de 2 randonneurs allemands qui terminent. Ce n’est pas le grand beau, mais le temps est bien meilleur plus bas.
Allez zou, on enfile les chaussures, c’est parti !
Cela commence durement par une route goudronnée de deux kilomètres. A cet endroit-là, le seul de l’île dans notre périple, ils ont su trouver le filon. La route est coupée à la circulation et les gens qui le souhaitent peuvent prendre la navette municipale !
Je suis verte, la route descend à pic et je sais qu’au retour, bien fatigués et bien tard, il faudra la remonter. J’arrête la navette pour connaître la dernière heure possible et les tarifs. Oups ! 15 € pour 5 pour le retour uniquement, je crains fort qu’on n’en profite guère.
La rando n’est pas très longue, mais le chemin est difficile « à souhaits », ça descend sec et la marche n’est pas confortable du tout : chemin étroit et très irrégulier, pierreux, boueux et humide. Sur la fin, nous attend « l’escalier de la mort », une remontée de marches en pierre avec une pente très aigue ! Et juste derrière les deux kilomètres de route à gravir !
L’objectif final de cette balade, ce sont les 25 fontaines, c’est assez sympa.
Après quelques barrages des enfants sur le lieu-dit, il est temps de repartir, il est tard. Gilles devra descendre deux fois le fameux escalier et le remonter pour attendre une partie des troupes (soit Lucas et moi), très sûrs de leur affaire, qui avaient pris un autre chemin. Mais, il a bien fallu se rendre à la raison, la partie des troupes sûre d’elle était dans l’erreur !
Ce fameux escalier aura raison de moi. Je m’offrais honteusement la navette pour le retour. L’équipe masculine dans sa totalité décida de remonter la pente par ses propres moyens (tout en se soulageant de tous les sacs à dos).
Quel mal leur en a pris, j’en étais malade. Il était sept heures, arrivée dans un froid de canard et dans un brouillard de plus en plus épais, il ne restait que notre voiture sur le parking et la navette avait terminée sa journée. Nous étions seuls au monde.
J’ai bien du m’inquiéter dix minutes et je les ai vus déboucher du brouillard, fringuant et dans une forme olympienne.
Une autre épreuve nous attendait : le voyant d’essence nous rappela sa présence !
Nous étions au fin fond de nulle part, sans jamais croiser personne, mais heureusement en descente totale. Nous atteindrons finalement une station service, sans encombre, au niveau de la mer.
Nous retournerons à notre hôtel par la route côtière que je surnommerai « la route des bananiers ». Nous resterons raisonnables, ce soir pizzas dans la chambre.
Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2565506;#2565506
Vous trouverez ce carnet réécris de manière plus lisible, ici: http://sites.google.com/site/maderelileauxfleurs/

Cela s’est décidé à la dernière minute et en moins d’une semaine nous étions assis dans l’avion. Le voyage pris sur « lastminute.com » nous a permis de bénéficier de plus de 50 % de réduction. Evidemment, nous devrons partir de Paris. Pas de problème, nous ferons la route de Lyon jusqu’à Roissy le samedi. Jeudi midi, je reçois l’info, nous sommes convoqués samedi, mais ……à 4h30 du matin ! Branle-bas de combat, il faudra partir dans l’urgence. Un peu de stress, un peu d’adrénaline et en voiture !

Le vol charter, sans histoire, partira à l’heure. L’hôtel, simple, avec petits déjeuners sous forme de buffets (formule très appréciée des uns et des autres plus familiers du camping !) nous a permis d’avoir un point d’attache à Funchal, la ville principale .Nous avions tout à découvrir de cette fameuse île que nous connaissions fort peu, que l’on nomme « l’île aux fleurs » ou « le jardin flottant », appellations qui ne sont effectivement pas usurpées.

Un climat printanier plutôt agréable, des fleurs à profusion, un réseau extrêmement ingénieux appelé « levadas » et qui permet d’acheminer l’eau de la forêt primitive (seul vestige au monde du tertiaire épargnée par la grande glaciation qui a suivie) vers les régions plus sèches. Ceci permet aussi au randonneur de pénétrer au plus profond de cette jungle aux multiples précipices par les chemins qui suivent ces canaux (le réseau total s’étendant à 1500 kilomètres !).
En matière d’ingéniosité, il me faut faire une parenthèse et évoquer la piste de l’aéroport. Comment se poser quand aucun espace plan n’est disponible sur une île volcanique? Là encore le cerveau humain a travaillé à plein régime : la solution fut trouvée sous forme d’une plate-forme gigantesque. Et sous les pylônes, on utilise l’espace pour des terrains de sport, des concerts…. Extraordinaire !



En route !

Nous apprendrons très rapidement à quel point la place est importante ici. Chaque centimètre carré est utilisé. Il faut dire qu’il a fallut la conquérir cette île et l’apprivoiser ! Un énorme caillou volcanique.
Les premiers colons y brûlèrent la forêt puis utilisèrent la culture en terrasses (appelée ici « poïos »), seul moyen face à ces montagnes aux pentes extrêmement abruptes.


La terre fut acheminée à dos d’homme et le problème de l’eau résolu avec les levadas.
Ne comptez pas trouver de trottoirs au bord des routes, tout espace étant utilisé, les trottoirs ont laissé la place à des jardins, des potagers, des bananiers et…. le réseau d’irrigation.
Système D pour se croiser et se garer, mais cela se passe sans encombres et de manière courtoise. Le fair-play est de mise ici.
Les espaces aménagés pour l’arrêt de la voiture sur les bas-côtés se comptent sur le bout des doigts, pas facile de faire des photos hors des points de vue« officiels ».
De plus, il faut espérer quand même bénéficier d’une voiture avec un moteur un tantinet puissant, car la montagne….ça se gagne, peut-être ici plus qu’ailleurs tellement les pentes peuvent être importantes.
Adeptes du camping-car, il faut oublier !
Nous arrivons donc à Funchal aux environs de10 heures. Après prise de possession de la voiture de location à l’aéroport et installation dans les chambres, nous explorons les environs et découvrons juste en face de l’hôtel, LE supermarché où nous nous fournirons désormais pour nos pique-niques du midi.
Nous sommes dans la zone balnéaire certes pas désagréable, mais ultra-touristique. 
Qu’à cela ne tienne, nous partirons découvrir les trésors cachés de l’île dans les coins les plus reculés. Nous commençons donc par un sympathique point de vue non loin de Funchal, le Pico dos Barcelos.

Nous traversons nos premières forêts d’eucalyptus et l’air embaume déjà le mimosa.

Nous découvrons en contrebas, le village de Curral das Freiras, refuge de nonnes au XVIème siècle, fuyant des pirates qui n’ont pas réussi à les poursuivre à travers les chemins escarpés.


Elles atteignirent cet ancien cratère de volcan et s’y établirent.

Dimanche

Programme du jour : Ribeiro Frio au cœur de la forêt laurifère (primitive), rando levada vers Portela et fin dans les piscines naturelles de Porto da Cruz.
Arrivée à Ribeiro Frio extra ! Le temps est super. Nous pique-niquons à côté des truitières.


Nous nous équipons de pied en cape pour la rando d’environ 4 heures : chaussures, sac à dos, eau, coupe-vent, bâtons…nous voilà enfin prêts, impatients et joyeux. La décision a été prise : le trajet n’étant pas une boucle nous prendrons un taxi à la fin des 10 kilomètres pour le retour. On est organisés, parés, c’est parti !....pour 50 mètres environ ! Une porte avec une pancarte bloque le chemin : réfection de la levada ! Horreur, malheur, désespoir, la mort dans l’âme nous montons au belvédère "des Balcoes ", souvent nuageux.

La chance sera ce coup-ci avec nous, c’est à peu près dégagé et la vue est belle.

Bon nous avons été coupés dans notre élan, mais qu’à cela ne tienne, nous irons donc directement aux piscines naturelles de Porto da Cruz (pour celles-ci, cela consiste en piscines en bord de mer remplies d’eau salée). Préparez vos maillots de bain les enfants ! Ce fut hélas un jour noir ! Les piscines sont vides !
Vues de Porto da CruzOn regarde un peu les vagues et puis on va noyer notre spleen à la terrasse d’un restaurant ! On finira donc la journée à la pointe de Sao Lourenço. C’est très venteux, mais très sauvage, recouvert d’herbe rase et au final très beau !

Lundi
Avec une certaine appréhension, nous emportons les chaussures de marche, vont-elles servir aujourd’hui? Oh oui, elles ont servi !
Le programme du jour, c’est la route au nord vers Santana et la fameuse rando Caldeirao Verde (donnée dans le guide rando que nous avons acheté comme 4H1/2 aller/retour, nous mettrons plus !)
maison typique de SantanaFameuse, elle le fut ! On se croyait dans un film « d’Indiana Jones ». Chemins glissants longeant des ravins abrupts au milieu de la forêt tropicale, traversées de tunnels d’un noir abyssal (ne pas oublier la lampe torche sinon la traversée est presque impossible), passages sous des cascades.

Un vrai bonheur pour les grands comme pour les plus jeunes. Nous arrivons en bout de course dans une caldeira (ancien cratère de volcan) où coule une très belle chute d’eau.

Malgré les quelques protestations des enfants, la rando est si belle que nous décidons d’enchaîner sur la Caldeirao do Inferno qui doit nous rajouter environ deux heures, réservée aux randonneurs expérimentés et cela par temps sec. Le temps est clément, nous décidons de la tenter, si ça s’avère trop dangereux, nous ferons simplement demi-tour. Elle est finalement interdite ! Nous croisons des randonneurs qui en reviennent. Après prise d’infos, c’est bon, on y va !

C’est vrai que le pas doit être sûr, voire même très sûr et qu’il ne faut en aucun cas être sujet au vertige ! Nous longeons des précipices, que dis-je, des abîmes, que dis-je le vide sans aucune protection, sur un chemin qui fait environ trente centimètres de large. Puis nous marchons sur d’anciens rails d’un petit « train de mine » en veillant à ne pas tomber dans la levada qui nous suit tout au long du parcours. Au final, après avoir affronté tout cela, nous voilà bloqués ! Plus moyen de trouver le chemin, à droite, à gauche, en haut….rien ! Nous croisons deux autres groupes de randonneurs perdus aussi. Avec les infos des uns et des autres et un peu de déduction la solution sera trouvée : il nous faut en fait, comme dans « Tintin et le temple du soleil », passer sous la cascade pour pouvoir continuer notre route !

Nous cheminerons un petit moment avec deux des personnes. Il faut franchir quatre tunnels totalement obscurs et nous profiterons de leurs lampes beaucoup plus puissantes que la notre, toute petite pour une famille de cinq. L’arrivée dans la vallée encaissée au milieu de parois qui nous surplombent avec un à-pic impressionnant est très belle, mais c’est certainement le chemin pour y parvenir et le fait que ça se mérite qui nous a le plus enchantés.
Bon, hommage aux enfants, car à part un arrêt pique-nique de trente minutes, c’est en fait dix heures de marche que nous avons effectuées. Et quand les pieds et les rotules commençaient sérieusement à ressentir la fatigue, une petite pluie tropicale nous accompagna sur la fin. Ce soir-là, ce fut un restau bien mérité !
Cette journée fut aussi marquée par la chute la plus spectaculaire du voyage. Tous yeux au paysage fabuleux, j’eus l’imprudence de ne pas surveiller mes pieds et la racine est traitre ! Objectif photo en avant, suivi par les dents, les mains et les genoux, c’est ventre à terre que je décidais de poursuivre la rando. Me voilà quitte pour un genou enflé et couronné, retour en arrière à l’âge de mes 8 ans. Pour le reste, après quelques soins, tout est rentré dans l’ordre rapidement.
Un autre piège perfide, outre les racines, c’est dans les tunnels. A contrario le malheureux qui guette le sol dans la faible lueur de la lampe peut se voir infliger une sanction immédiate à la tête cette fois-ci pour motif de plafond très bas !
Mardi
Pas de rando ! Les muscles sont meurtris. L’histoire nous dira que nous en ferons une quand même ! 
Dans l’avion, les enfants ont lié connaissance avec trois comparses et nous ferons de même avec leurs parents. Robin les surnommera durant tout le voyage « nos amis ». Ce matin-là, il était indispensable et totalement obligatoire d’aller à la piscine avec « nos amis ». (nos six enfants seront les seuls durant tout le séjour à avoir prisé cette eau encore bien frisquette en ce début avril !) Nous avons donc attendu que les enfants batifolent dans et hors de la piscine et nous avons déjà bien entamé la journée.
Il n’est pas loin de midi lorsque nous partons pour le plateau Paul da Serra, souvent dans le brouillard dit-on. Il sera à la hauteur de sa réputation !
Pour une mère qui a soif d’aventures, tous les moyens sont bons et quelques paquets de « m&m’s » sauront rallier l’ensemble des enfants à ma cause ! Après le plateau que nous atteindrons en voiture, nous finirons par la rando de la levada des 25 fontaines ; ce n’est que 3 heures de marche !
Nous voilà donc partis une première fois ! Zut, Lucas a oublié son sac avec ses affaires de rando. Retour au point de départ.
Nous voilà partis une deuxième fois, et nous atteignons le village de pêcheurs de Câmara de Lobos .
D’étranges voilent ornent des vaisseaux fantômes. Ce sont en fait des poissons (gatas) qui sèchent.
Zut, Gilles a oublié son sac également avec tous ses papiers et son appareil photo. Retour pour lui au point de départ ! Nous resterons avec les enfants à baguenauder dans le village, observant les enfants pêcher à la balance et les hommes jouer aux cartes, loisir semble-t-il très prisé ici. Partout où l’on peut jouer : sur un coin de table, des marches….on joue !
Les femmes, elles, semblent avoir déserté le village !

3ème départ. Nous atteignons enfin les falaises de Cabo Girao, les deuxièmes falaises les plus hautes d’Europe se jetant dans la mer, après arrêts à de multiples points de vue.
Les enfants découvrent les bananiers et les cannes à sucre.
A force de départs à répétition, de points de vue et de piscine, il est tard quand nous atteignons le plateau.
Le peu que nous en verrons est désert, même les moutons et les vaches semblent l’avoir abandonné !
Nous voyons se profiler la rando des 25 fontaines ou du moins, nous distinguons dans un épais brouillard ce qui semble en être le départ.
Hauts-les-cœurs, on ne voit rien et pour pimenter le tout, il pleut, une pluie froide et pénétrante Il est déjà quatre heures et tout le monde rentre ! Nous, on commence !
Nous sommes à deux doigts de baisser les bras. Je vais prendre mes informations auprès de 2 randonneurs allemands qui terminent. Ce n’est pas le grand beau, mais le temps est bien meilleur plus bas.
Allez zou, on enfile les chaussures, c’est parti !
Cela commence durement par une route goudronnée de deux kilomètres. A cet endroit-là, le seul de l’île dans notre périple, ils ont su trouver le filon. La route est coupée à la circulation et les gens qui le souhaitent peuvent prendre la navette municipale !
Je suis verte, la route descend à pic et je sais qu’au retour, bien fatigués et bien tard, il faudra la remonter. J’arrête la navette pour connaître la dernière heure possible et les tarifs. Oups ! 15 € pour 5 pour le retour uniquement, je crains fort qu’on n’en profite guère.
La rando n’est pas très longue, mais le chemin est difficile « à souhaits », ça descend sec et la marche n’est pas confortable du tout : chemin étroit et très irrégulier, pierreux, boueux et humide. Sur la fin, nous attend « l’escalier de la mort », une remontée de marches en pierre avec une pente très aigue ! Et juste derrière les deux kilomètres de route à gravir !
L’objectif final de cette balade, ce sont les 25 fontaines, c’est assez sympa.
Après quelques barrages des enfants sur le lieu-dit, il est temps de repartir, il est tard. Gilles devra descendre deux fois le fameux escalier et le remonter pour attendre une partie des troupes (soit Lucas et moi), très sûrs de leur affaire, qui avaient pris un autre chemin. Mais, il a bien fallu se rendre à la raison, la partie des troupes sûre d’elle était dans l’erreur !
Ce fameux escalier aura raison de moi. Je m’offrais honteusement la navette pour le retour. L’équipe masculine dans sa totalité décida de remonter la pente par ses propres moyens (tout en se soulageant de tous les sacs à dos).
Quel mal leur en a pris, j’en étais malade. Il était sept heures, arrivée dans un froid de canard et dans un brouillard de plus en plus épais, il ne restait que notre voiture sur le parking et la navette avait terminée sa journée. Nous étions seuls au monde.
J’ai bien du m’inquiéter dix minutes et je les ai vus déboucher du brouillard, fringuant et dans une forme olympienne.
Une autre épreuve nous attendait : le voyant d’essence nous rappela sa présence !
Nous étions au fin fond de nulle part, sans jamais croiser personne, mais heureusement en descente totale. Nous atteindrons finalement une station service, sans encombre, au niveau de la mer.
Nous retournerons à notre hôtel par la route côtière que je surnommerai « la route des bananiers ». Nous resterons raisonnables, ce soir pizzas dans la chambre.Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2565506;#2565506
Itinéraires d'environ un mois et demi pour parcourir l'Espagne et le Portugal à vélo? English translation pending
Salut à tous,
Nous cherchons des idées d’itinéraires sympas pour rallier le pays basque à Gibraltar cet été. Eventuellement, via le Portugal (il y fera peut-être un peu moins chaud…)
On ne cherche pas forcément la ligne droite... car nous aurons environ 1 mois et demi.
Par contre notre objectif est d’éviter à tout prix les grandes routes dangereuses : on préfère largement les petites routes, voire même les chemins de terre.
Avis à la population ! Qui peut nous aider et nous donner des idées d’itinéraires, même partiels ? Merci, merci, merci !
Avis à la population ! Qui peut nous aider et nous donner des idées d’itinéraires, même partiels ? Merci, merci, merci !