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Pourquoi un tel ostracisme contre la chasse? English translation pending
by Hasard85 · 2012-04-25 · 69 replies
Il semblerait qu'il s'agisse d'un sujet presque tabou sur ce forum ou ailleurs.. Les guides de voyage n'indiquent jamais les réserves de chasse..ou les possibilités du moins à ma connaissance.Quant aux offices de tourisme, à quelques exceptions près comme le Mexique la rubrique chasse n'existe pas. Pourtant la chasse est une des plus anciennes activités de l'homme. Perderions nous nos instincts naturels?? Bien entendu je suis à la recherche de lieux de chasse à travers le monde afin d'associer" voyage" et quelques jours "chasse" et ce entre les mois d'octobre et mars.
Un mois au Pérou en septembre 2011 (Nazca Arequipa Lac Titicaca Cuzco Trujillo Lima) English translation pending
by Aude238 · 2012-04-24 · 15 replies
Nous avons choisi d'aller au Pérou cette année-là car une amie nous a envoyé une carte postale du Machu Picchu et nous sommes tombés amoureux de la vue. Nous avions aussi le souvenir du dessin-animé de notre enfance "Les mystérieuses cités d'Or". Nous avons décidé d'inclure absolument dans notre voyage la cité Inca et le lac Titicaca mais aussi les lignes de Nazca et le vol des condors. Nous avons voyagé sac au dos, en routard. Nous avons effectué les trajets longue distance en bus grande classe et nous avons logé dans de petits hostels.

Jour 0 : Vol au départ de Marseille. Arrivée Lima en fin de soirée

Notre périple débute par un lever très matinal (4h 30) de chez une copine, trop sympa, avec un bon petit dej. Puis elle nous dépose à l’aéroport de Marseille pour notre vol à 6h pour Lima via Amsterdam (environ 20 h de trajet).

Arrivés à Lima très fatigués car nous avons très peu dormi. L’atmosphère est étouffante, lourde et pesante et le ciel n’est pas de la partie. Mais nous sommes très enthousiastes pour notre périple et tous ces beaux jours que nous allons passer au Pérou. Nous trouvons facilement un taxi "officiel" de l’aéroport, vu le nombre énorme de chauffeurs qui accueillent ou accostent les touristes dès leur sortie d’avion. Nous préférons jouer la sécurité dans notre premier trajet pour aller à notre hôtel.

Pour notre première nuit à Lima, nous dormons dans le quartier San Isidro, dans un hôtel 3 étoiles proche de la gare routière (Cruz del Sur). Nous l’avons réservé de France. D’extérieur, l’hôtel semble très accueillant malgré des grilles de protection de 2 mètres de haut. Nous visitons notre chambre et nous installons confortablement pour dormir et dormir encore pour être les plus frais possible car le lendemain re-réveil à 6h pour un départ vers Nazca en bus. Apres moult discussions en espagnol, la réceptionniste, très agréable et accueillante, nous réserve le taxi pour le lendemain matin 6h30 et la visite du planétarium de Nazca du lendemain soir.

Taxi "vert" de l'aéroport, 50 soles Hostel Collacocha, San isidro, 40 usd la chambre double avec petit déjeuner

Jour 1 : Lima-Nazca (6-7 h bus)

Notre trajet pour Nazca s’effectue en bus de luxe, grand confort en siège tout cuir au rdc en VIP. Pensez à réserver 2 à 3 jours à l’avance votre bus, nous l’avions acheté de France. Nous avons choisi Cruz del sur car cette compagnie a très bonne réputation dans les guides. Nous voilà partis pour 6 h à 7 h de bus sur la Panaméricaine sud. Même en classe confort, le trajet paraît interminable. Mais le plaisir d’être là, et de voir ces étonnantes étendues de terre et de sable le long de la côte pacifique brumeuse, des paysages dignes des plus beaux westerns, nous font oublier notre fatigue et la longueur du trajet.

Arrivés à la gare routière de Nazca en début d'après-midi, notre premier souci est de trouver un taxi qui va nous emmener voir les lignes depuis le mirador. En effet, nous ne voulons pas effectuer le survol en avion car beaucoup d'accidents se sont produits. Nous savons qu'il est possible de faire l'aller-retour dans l'après-midi, avant de reprendre un bus de nuit pour Arequipa. Ca y est, il va falloir se débrouiller en espagnol cette fois-ci !!!! Un taxi nous dit OK après une petite négociation et nous conseille d'acheter rapidement nos billets pour Arequipa. En effet, c'est jour de fête à Nazca et il nous dit que les bus doivent être pleins… Le bus Cruz del Sur que nous voulions prendre à 22h le soir même est complet. Hélas, nous aurions dû le réserver depuis la France lui aussi, mais nous n'étions pas sûrs de trouver l'excursion pour les lignes aussi facilement dès la sortie de la gare routière. Nous allons voir d'autres compagnies réputées sûres, et là tout est complet aussi. Commençant à stresser un peu, nous faisons le tour des autres compagnies, moins bien cotées. Complet ! Full ! Completo !!! Nous devons nous résoudre à passer une nuit à Nazca pour prendre le bus le lendemain. Nous retournons chez Cruz del Sur. Départ le lendemain à 14h. Plutôt déçus, nous perdons un jour sur notre planning, qui plus est à Nazca, où nous savons qu'il n'y a rien à faire, et nous devons rajouter une nuit d'hôtel, non prévue au départ, puisque nous devions dormir dans le bus. Cela nous permettait aussi d'éviter un trajet long et monotone de jour. Tant pis, ce sont les aléas du voyage. Combien y avait-il de chances pour qu'on tombe sur LA fête de Nazca ?! Notre chauffeur nous propose un hôtel à "tarif négocié". Effectivement, le tarif est bien moins cher que celui affiché à la réception. Satisfaits, nous prenons la chambre, voyant qu'elle est notée dans le Routard et qu'il y a un petit mirador d'où l'on pourrait apercevoir les lignes… Nous nous précipitons en haut, mais manifestement il y a erreur sur le descriptif, on ne voit rien aux alentours, mis à part la vue sur la place d'armes… et les préparatifs de la "fiesta" !

Nous repartons ensuite pour 1 heure sur la Panaméricaine, à 50 soles le trajet. Le vent commence à se lever, dispersant partout de la poussière dans l'atmosphère. Nous arrivons au premier mirador des lignes de Nazca. D'une dizaine de mètres de haut, il faut payer un billet pour monter (2 soles/personne). Nous arrivons à distinguer 2 figures : un lézard et un oiseau (ou un arbre ?). La dernière est plus difficile à observer à cause du vent qui commence à souffler fort. A notre retour, le chauffeur nous propose une "extension de visite" (évidemment). Pour 30 soles de plus, un site à 15 minutes. Un peu déçus par les lignes, nous pensons que nous sommes venus à Nazca pour ça, donc autant en profiter. Nous acceptons. Là, personne pour prendre les billets, donc ce sera gratis pour l'entrée ! Les dessins sont complètement différents, au loin sur la montagne. On peut voir plusieurs figurines : une famille complète dont une petite fille. Au retour, nous nous arrêtons encore sur des lignes tracées dans le désert, mais cette fois sans mirador. Nous allons peut être percer leur mystère ? Le vent souffle vraiment beaucoup et nous luttons pour nous diriger vers les lignes. Au sol, on ne voit pas grand chose, juste des pierres retournées, mais parfaitement alignées formant une droite.

Nous rentrons en espérant arriver à temps pour visiter le planétarium de l'hôtel Nazca Lines. Normalement la version en français est à 18 heures (la veille, le réceptionniste de l'hôtel de Lima a appelé pour connaître l'heure exacte). Attention, pas de conférence si pas assez de monde. Nous avons de la chance, nous arrivons pile à l'heure et tombons sur une conférence avec un groupe en français (20 soles). Pendant une heure, le guide nous explique les origines des lignes de Nazca avec une animation projetée sur la voûte. Indication de points d'eau ou constellations, le mystère reste entier... Nous comprenons mieux pourquoi le site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En tout cas, cela nous rappelle "Les Mystérieuses Cités d'Or". Ensuite, nous sortons explorer le ciel et découvrons les constellations de l'hémisphère sud. Il y a même un télescope pour regarder la lune ! Enchantés de notre après-midi à Nazca, nous mangeons dans un restaurant avec une terrasse en bambou à l'étage, très agréable. Nous prenons notre premier apéritif péruvien, le pisco sour. Nous commandons du poisson et de la viande. Tout est très bon. Cela laisse présager de fabuleux plats péruviens pour tout notre voyage. Nous allons ensuite voir "la fête du village" qui se résume à du monde, des petits stands artisanaux, des pétards et de la musique.

Hotel El Mirador, place des armes, Nazca (60 soles la chambre double avec sdb et petit déjeuner) Info pratique : Planetario, hôtel Nazca Lines, Bolognesi s/n, Nazca (20 soles)

Jour 2 : Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Après un petit déjeuner pris sur la terrasse embrumée, nous allons sur internet pour préparer nos futurs déplacements. Ensuite, épisode comique dans les cabines téléphoniques : Florent n'y rentre qu'à moitié (les Péruviens ne sont pas grands) et doit parler espagnol pour les réservations (instant comique). Nous bouclons ainsi quasiment tous nos hôtels jusqu'à la fin du séjour. Une bonne chose de faite, ça a bien pris deux heures. Nous ne souhaitons pas aller visiter le cimetière de Chauchilla. Puisque nous avons du temps, visite de Nazca et du marché en attendant le départ du bus dans l'après midi. Nous découvrons avec plaisir les fruits, légumes et spécialités locales. Beaucoup de maïs, de patates, de choses inconnues aussi. Nous mitraillons de photos. Le marché est, avec le recul, l'un des plus diversifié que nous ayons fait. Nazca c'est vraiment la ville de la poussière. On se retrouve le soir recouvert d'une pellicule brune. Il pleut un jour par an seulement… Nous prenons notre bus Cruz del Sur pour 9 heures de trajet. Finalement, le paysage, bien que monotone, n'est pas si moche que ça. Nous arrivons crevés à Arequipa, de nuit. Notre auberge est agréable, la chambre grande, parquetée, et l'eau est chaude ! A 2300 mètres, c'est important.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 3 : Arequipa

Son nom signifie "c'est ici qu'on s'arrête". Patrie du célèbre écrivain Mario Vargas Llosa, elle fut touchée plusieurs fois par des tremblements de terre mais conserve de précieux édifices des 15e et 16e siècles. Fondée par l’Inca Huayna Capac, elle fut embellie des siècles plus tard durant la Conquête et sa particularité réside dans l’utilisation du “sillar", une pierre volcanique. Le bijou en est sans conteste le monastère de Santa Catalina, construction massive où l’ocre et le rouge alternent avec le blanc et le bleu. C'est notre première visite dans Arequipa. L'entrée est chère (35 soles), mais ça vaut le coup. Nous prenons un guide parlant français pour une visite commentée de 2 heures. Très instructive. On circule dans d’étroites ruelles pour la visite des cellules, des chapelles décorées de peintures et ornements religieux. 400 personnes y vivaient à l'époque, et 120 encore de nos jours. Ensuite nous finissons la visite à notre rythme. Le monastère de Santa Catalina est une véritable petite ville dans la ville, avec ses ruelles bordées de maisonnettes colorées, ses places et ses fontaines, un décor qui rappelle la lointaine Andalousie. C’est un lieu de calme et de sérénité, en plein cœur de la ville.

En parcourant la place des Armes, nous cherchons une excursion sur plusieurs jours pour le Canyon de Colca. Nous souhaitons dormir vers Chivay ou Yanque, voir les condors et aller directement à Puno sans repasser par Arequipa. N'étant pas fan de randonnée à pied, nous préférons visiter le canyon uniquement en bus, et par une agence locale pour nous simplifier la vie et avoir les explications d'un guide. Nous trouvons finalement une agence très sympa : tenue par Carmen, elle nous propose un combiné qui nous plait (2 jours/1 nuit avec des arrêts touristiques sur le trajet), nous réserve les billets Chivay-Puno et négocie en plus un hôtel pas cher à Puno. Nous nous baladons à pas lents dans les ruelles très agréables d'Arequipa. La ville blanche est quand même en altitude et l'oxygène est plus rare. Le centre historique est superbe. Nous découvrons que la ville est bordée de deux volcans éteints (Misti et Chachani), aux sommets enneigés. Nous prenons notre premier "menu turistico" à 5 soles, comprenant une soupe copieuse, une entrée, un plat, un dessert et un verre de chicha (boisson à base de maïs, bof bof)… Nous sommes agréablement surpris.

Ensuite, nous prenons pour la première fois le "collectivo" (1 sole !) pour Sabandia, un village à 10 km à l'est d'Arequipa, pour voir des cultures en terrasses. Le trajet est folklorique, dans ce petit bus local. Nous découvrons les joies des bus bondés, où Florent peut à peine s'asseoir, vu sa corpulence. Il trouve néanmoins des interlocuteurs sympathiques : des écoliers le branchent en espagnol. Nous descendons à Sabandia et partons à l'aventure, sans trop savoir où aller pour tomber sur les terrasses. Partant sur la droite du village, nous nous rendons compte que cela ne va pas être facile. Nous ne savons pas vraiment ce que nous cherchons et notre guide papier n'était pas très explicite. Se baladant au hasard, nous croisons un cavalier. Nous voyant intéressés, il nous propose un tour à cheval dans les terrasses pour 20 soles chacun pendant ½ heure. Bingo ! Exactement ce qu'on cherchait ! Nous vérifions l'état des montures, qui semblent un peu maigres, mais pas blessées. Nous voilà donc à cheval, au pas tranquille. La ballade est moyenne, il y a des travaux partout. Nous arrivons enfin au "point de vue" sur les terrasses avec les volcans au fond, dont le Misti, aux faux airs de Mont Fuji. C'est magnifique. L'homme nous prend en photo avec nos montures. Nous sommes ravis, d'autant que le paysage est à la hauteur de nos espérances. Nous rentrons ensuite par un petit cours d'eau et nous finissons par un petit galop. Je reste un peu sur ma faim : j'ai entendu parler des chevaux de Paso péruvien, qui marchent d'une façon particulière, mais pas ceux là ! Nous rentrons ensuite en bus, la nuit tombant.

Nous retournons à notre agence pour modifier nos dates pour le Colca afin de profiter d'Arequipa un jour de plus (d'ou changement de réservation pour l'excursion, du bus pour Puno, de hôtel à Puno…). Pour remercier Carmen de sa gentillesse, nous lui offrons un savon de Marseille que nous avons emporté comme cadeau. Nous lui expliquons qu'il est fabriqué près de notre maison. Nous allons ensuite dîner sur la place des armes, à l'étage. Nous tombons sur un restaurateur qui fait visiter sa cuisine pour attirer les clients. C'est une sorte de rôtisserie. Il fait de la cuisine pré-inca. Bingo ! Par l'odeur alléchés, nous nous asseyons sur la terrasse au premier étage. La vue est sublime. Mais on est à 2300 mètres et nous devons garder nos blousons. En plus la pollution se fait terriblement ressentir. Finalement nous rentrons terminer notre repas à l'intérieur. Nous mangeons notre premier alpaga grillé, avec du maïs et plusieurs sortes de patates. C’est une viande tendre et exquise. Délicieux ! Ensuite le restaurateur nous emmène sur les toits pour admirer la vue. Super sympa.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 4 : Arequipa et alentours

Le matin, visite de la ville, l’une des plus séduisantes du Pérou colonial, et qui a su conserver son patrimoine (elle a récemment été classée par l´Unesco Patrimoine Mondial de l´Humanité). Les pierres c'est bien beau, mais le vivant, c'est aussi bien. Nous allons ensuite faire un tour au marché couvert d'Arequipa. C'est un marché local, très local, avec les étalages à l’arrache (plutôt des planches sur des tréteaux), des stands de boucherie /poissonnerie sans réfrigération ou encore des légumes posés à même le sol. Coloré et varié, nous découvrons une multitude de sortes de patates, de fromages inconnus, et même des stands de fruits en pyramide. Nous nous laissons tenter par des jus de fruit "sin agua" (sans eau, d'où moins de risques pour nos estomacs européens), carrément pas chers et délicieux. Cela nous fait un vrai petit déjeuner, équilibré en plus. Nous nous faisons accoster par des papis de 80 ans et tapons la discute avec eux. Marché agréable vraiment typique à visiter, un régal.

Ensuite nous allons visiter l'église de la Compaña, et surtout son cloître, sublime. Ensuite, forts de notre expérience de la veille, nous prenons un colectivo pour aller dans le quartier résidentiel de Yanahuara. Vue imprenable sur les volcans et église en lave blanche. En marchant dans les ruelles, nous tombons sur un restaurant alléchant avec une terrasse fleurie. Les clients semblent être des habitués. Je tente le "ceviche" de crevettes, pas encore prête pour le poisson. Ce sont des crevettes crues, marinées avec du piment, des oignons crus et servies avec des patates et du mais (et oui encore). Florent prend un plat de viandes mixtes. Délicieux. Décidément la cuisine péruvienne est pleine de surprises. Nous attrapons ensuite un bus qui va à Cayma, à 3 km. Vue sur les volcans dont on ne se lasse pas, mais le village n'a rien d'exceptionnel. Nous rentrons à Arequipa, pour visiter la cathédrale. Nous nous achetons enfin nos bonnets péruviens. Ils vont nous servir pendant tout le reste du voyage. Ensuite nous allons faire un tour à "la boutique de la Coca", où nous achetons des chocolats à la coca (délicieux) et des bonbons à la coca pour le lendemain. Epuisés, nous nous couchons à 21h après avoir grignoté quelques bricoles achetées dans une petite épicerie. Nous renouons avec nos traditionnels biscuits "Oreo" de routards. Demain, départ pour le Colca !

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Conseils sur itinéraires et escales des Alpes à la Toscane? English translation pending
by Sandb56 · 2012-04-24 · 32 replies
Bonjour à tous et toutes. Je pars en juillet avec ma fille 2.5 semaines en Toscane. Nous partons en voiture (de la Bretagne), mais nous pensons faire des escales sur les plus beaux endroits se trouvant sur notre route. Donc tout vos conseils sur les itinéraires et escales se trouvant sur notre route serons les bien venus. J'aimerais visiter quelques lacs du nord de l'Italie (mais j'aimerais avoir des avis sur ou il faut aller), je voudrais aussi passer par les "5 terres", nous irons aussi à Florence bien sure, mais ensuite je ne connais pas du tout l'Italie, alors n'hésitez pas à me donner vos conseils et avis bien avisés Merci.
Croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon du 19 au 26 août 2012 English translation pending
by Serbai62 · 2012-04-21 · 120 replies
Bonjour à tous,

Nous faisons la croisière Tutti Frutti sur l'Horizon du 19 au 26 août. En ce qui concerne les excursions, nous allons les réaliser par nous-mêmes. Nous avons déjà réservé pour l'escale de Civitavecchia avec la visite de Rome et à Salerne pour la visite de Pompéi. Nous sommes 6 adultes eun enfant de 16 mois. Pour l'escale de Civitavecchia, cela nous coûtera 55 euros par personne. Le loueur nous a dit que si l'on trouvait 2 personnes supplémentaires le prix serait de 5 euros par personne au lieu de 89 euros en passant par le bateau. De même à Salerne pour la visite de Pompéi cela nous revient à 52 euros au lieu de 84 euros sur le bateau. Pour Trapani, le prix de revient par personne est de 50 euros au lieu de 77 euros sur le bateau.

Pour ceux que ça intéresse je peux vous mettre les liens sur le forum

Bonne croisière à tous
Obtention du visa de tourisme iranien à Paris? English translation pending
by Possopo · 2012-04-19 · 52 replies
bonjour à tous,

je cherche des informations sur le visa de tourisme (de 15 à 30 jours) pour aller en Iran. l'ambassade ne répond pas au téléphone et les informations du site de l'ambassade me font me poser des questions.

- le site de l'ambassade n'évoque aucune assurance de voyage, peut-on vraiment s'en dispenser (dans mon cas pour un question de délai) ? - il est nécessaire de obtenir une adresse de résidence en Iran. est-il nécessaire d'obtenir un justificatif de résidence (réservation d'hôtel) ? je serai totalement itinérant donc je n'ai aucune idée à l'avance des endroits où je dormirai (même à l'arrivée à Téhéran). - quelles sont les règles concernant les dates de séjour ? date d'entrée à fixer à l'avance, durée maximum de séjour... - enfin, il est demandé de payer le visa par mandat-compte. doit-on le faire avant d'aller à l'ambassade (je n'ai pas très envie de cela étant donné que je ne suis pas certain que mon dossier soit complet -car l'ambassade n'est pas joignable) ?

merci d'avance pour votre aide:)
Tour du Monde 2013 du Costa Deliziosa: 2ème édition English translation pending
by Jeroviane · 2012-04-16 · 723 replies
Bonjour à toutes et tous,

Je lance cette discussion à la demande de l'équipe des TDMondistes 2013, nous souhaitons marcher dans les pas de nos prédécesseurs qui viennent de rentrer avec des supers beaux souvenir qu'ils partagent avec nous dans leurs C/R remarquables. Les questions vont fuser auprès de nos initiateurs, nous avons 9 mois .............😉.

Amitié à toutes et tous, a bientôt "A bord" 🙂🙂

Viviane
Resort sécuritaire à Cuba? (voyage seule) English translation pending
by Miachachos · 2012-04-14 · 26 replies
Bonjour, Je pars début mai pour Cuba. Je vais voyager seule et je cherche un resort tout inclus sécuritaire, pas trop de famille, jeune et dynamique.

Propre, près de l'aéroport, ayant une belle plage et où les chambres sont propres!

Avez-vous des suggestions?

Merci!!
Altiplano chilien en 4x4: routes, essence et logements? English translation pending
by Oultrasur2 · 2012-04-12 · 55 replies
Bonjour,

Je prépare actuellement notre futur voyage dans le Nord-Chili en juillet-août prochain.

Nous projetons de joindre San Pedro à Putre en traversant l'altiplano chilien selon l'itinéraire -approximatif- suivant :

- J1 : San Pedro de Atacama / Geysers del Tatio / Cabana / Ollagüe - J2 : Ollagüe / Salar de Coposa puis Salar de Huasco / Lirima / Colchane - J3 : Colchane / Salar de Surire / Las Vicunas / Parinatoca - J4 : Parinatoca / Parc Lauca / Putre

1/ Cet itinéraire vous semble-t-il empruntable en voiture (de type RAV4) ? J'ai une carte qui indique "piste en construction" avant Colchane... État de ces pistes en juillet-août ?

2/ Comment gérer l'essence : où peut-on se ravitailler ? seules Pica et Arica semblent avoir une station service sur ma carte. quelle quantité doit-en emporter en jerricans ?

3/ Quels sont les bons plans pour dormir sur cette portion ? Sous tente me semble impossible vu le froid pendant la nuit. Refuges, chez l’habitant ? de bonnes adresses à recommander ?

Merci par avance à ceux qui pourront m'aider à organiser cette portion d'itinéraire !

Bonne fin de journée.

Fred
Croisière Costa Atlantica "Saveurs d'été", excursion à Barcelone, Ibiza, Palma de Majorque English translation pending
by Sabrina83250 · 2012-04-12 · 54 replies
Bonjour à tous, Nous partons le 29 avril sur le costa atlantica (si vous avez des commentaires sur ce bateau ils sont les bienvenus) cabine grand balcon pont 6. Quels tuyaux pouvez vous me donner pour faire les escales par soi même dans ces villes Barcelone, Palma de majorque et Ibiza. Je ne me souviens plus à Barcelone si l'arrêt du bateau est proche des commerces. Idem pour palma. Ibiza je ne connait pas du tout. Merci par avance.
Retour d'une double croisière avec le Celebrity Infinity de Buenos Aires à Fort Lauderdale English translation pending
by Tatida · 2012-04-10 · 54 replies
Bonjour à tous

Je sais que peu d' entre vous sont vraiment intéressés par cette compagnie et par cet itinéraire alors je ne vais pa "pomper l' air" de tout le monde avec un compte rendu mais je reste à la disposition de ceux qui auraient besoin de renseignements pour cette destination. Sachant que avant la croisière nous avons fait un saut aux chutes d' Iguazu et que nous avons fait les excursions avec des guides francophones réservés via internet.

Bonne soirée

Danielle
Itinéraire d'un tour du monde dès septembre 2012 English translation pending
by Jopops06 · 2012-04-10 · 19 replies
Bonjour a tous!!!

Tout d'abord je vous remercie les créateurs de ce site et aussi tous les gens qui y apportent une contribution avec des infos super intéressantes!!!

J'ai des questions vous poser ou plutôt des avis à vous demander sur mon projet (enfin notre projet, moi et ma copine).

Nous avons décidé le mois dernier de réaliser un tours du monde avec départ prévu début septembre. Ce n'est pas une envie soudaine, en effet cela fait déjà plusieurs années que cela me trotte dans la tête. Aujourd'hui mon travaille me plait de moins en moins, tout comme celui de Laurence (ma copine), et le besoin de (re) voyager et trop fort!!!

Nous avons donc prévu un itinéraire avec un billet tours du monde sur lequel j'aimerai avoir votre avis.

voici notre itinéraire prévu:

Début septembre (Départ entre 1 et 5 sept): Londres - Delhi

Nous resterions 3 mois ou 3 mois et demi en inde du nord et central avec au minimum 3 semaines au nepal avec un trek dans l'annapurna.

Décembre (Départ entre le 10 et le 20) : Delhi - Bangkok

De mi-décembre à Fin mars, début avril . Au programme : Thailande, Laos, Cambodge, Vietnam. Nous aimerions aussi allé à Hong Kong pour le nouvelle ans chinois et y rester 3 semaines pour visiter les alentours ( seulement si cela est jouable au niveau temps et prix du billet).

Début Avril: Nous traverserions la Malaisie (environ 2 semaines) jusqu'a Singapour (pour 3 ou 4 jours) ou un ami habite. Si le temps nous manque nous pourrions limiter ou supprimer la partie Malaisie. Un avis?

Fin Avril Début Mai : Singapour - New zealand

Nous y resterions de 3 semaines à un mois. (Selon le temps passé et les dépenses dans les pays précedents). Nous prévoyons de louer un camping car pour cette partie du voyage.

Début Juin: New Zealand - Santiago du Chili.

Nous y resterions 3 Mois avec au programme : Chili, Bolivie, Perou, Equateur (si nous avons le temps), Argentine du nord. Nous aurions aimé descendre jusqu'en terre de feu mais cela va faire trop juste au niveau temps... peut être avec un vol interne?

Fin aout, début septembre : Buenos aires - Londres

Voila pour ce qui est prévu pour le moment. Qu'en pensez-vous? Cela semble t'il réaliste au niveau du temps et des saisons.

Pour les marges des dates de départ , nous ne souhaitons pas nous mettre trop la pression et pouvoir profiter des endroits qui nous plairons. Cela pourra nous donner plus de temps en Amérique du Sud par exemple (ou peut être moins...).

Pour le budget nous avons prévu pour l'ensemble du voyage 13 000 euros chacun (tout compris, avions , équipements, ... ). Convenable selon vous? nous avons une petite marge en plus au cas ou, mais j'aimerai ne pas y toucher si possible....

Pour parler de nous, nous avons tout les deux 25 ans, Laurence et directrice de créche et je suis responsable développement d'une boite dans le solaire et l'éolien. Nous avons déja un peu voyager mais sur des courtes durée (3 semaines à un mois en thailande, US, Australie, Europe) et je suis déja partie 3 mois au Vietnam (visite et boulot).

Au niveau logement, nourriture et transport nous souhaitons le faire au maximum au plus proche de l'habitant.

Voila je pourrai rentré plus dans le détail de chaque pays avec des choses que nous souhaitons absolument faire (Igauzu, Le Salar de Uyuni, ... ) mais j'ai peur que vous ne me lisiez pas jusqu'au bout!!!

Cela fait beaucoup mais qu'en pensez vous? Dans les grandes lignes le projet te semble t'il cohérent?

Merci à de m'avoir lu et pour vos réponses!!
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
by Chamadou · 2012-04-08 · 621 replies
Bonjour,

Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.

Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.

Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.

Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!

Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.

Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.

Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.

Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.

Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.

Bien à vous tous,

Christian
Patagonie mars 2012: Parc des Glaciers et Torres del Paine English translation pending
by Boz51 · 2012-04-07 · 20 replies
La Patagonie et ses grands espaces, ses glaciers, ses treks : nous voilà partis pour 17 jours vers ces terres lointaines pour visiter le Parc des glaciers et le Torres del Paine.

Samedi 10 mars 2012 :

- Arrivée à Buenos Aires vers 19h pour une arrivée prévue à 9h du matin, soit 10 heures de retard !!! ça commence bien les vacances : un type en business class un peu saoul, un peu drogué a agressé deux hôtesses au milieu de la nuit. Le commandant de bord prend la parole à 5h du matin (heure française) pour annoncer qu’il a décidé de remettre ce guignol à la police espagnole et donc de faire demi-tour pour les îles Canaries… Arrivée à Las Palmas, débarquement et 2 heures d’attente le temps de changer l’équipage affecté, semble t-il, par cet incident puis embarquement pour 10 heures de vol supplémentaire.

- Arrivée à Buenos Aires à 19h (heure locale) c'est-à-dire à l’heure à laquelle nous aurions dû atterrir à El Calafate. Au lieu de cela, nous partons à la recherche du bureau d’Air Europa pour qu’ils nous trouvent un vol pour le lendemain ce qu’ils feront ainsi qu’un hôtel pour la soirée.

- Finalement, nous atterrirons à El Calafate vers 12h30. Accueil par les services sanitaires qui fouilleront nos sacs : viandes séchée : OK, compote pomme banane lyo : OK, saucisson et comté : pas vu…

- Un bus pour El Chalten de la compagnie Las Lengas attend sur le parking pour partir : cool sauf qu’il faut qu’on passe par El Calafate pour réorganiser toutes les réservations compte tenu du retard de l’avion et acheter également une cartouche de gaz (la nôtre a été confisquée à l’aéroport de Buenos Aires).

- Pour les réservations de bus (pour El Chalten et Torres del Paine) et The Big Ice, je suis passé par l’agence Chaltentravel qui a un bureau à El Calafate : nous y passons, et la personne très sympathique s’est occupée de modifier les dates de réservation. Problème réglé. Nous partons le soir même pour El Chalten par le bus de 18h30 (3h de trajet environ.

- Nous arrivons à l’hôtel Rancho Grande (terminus du bus) qui est complet : on nous propose donc l’hôtel Poincenot à côté, soit 350 pesos la chambre (60 € quand même !).

Dimanche 11 mars 2012 :

- Départ de l’hôtel à 8 heures pour trouver un harnais car nous voulons aller jusqu’au Paso del Viento et ensuite relier le Cerro Torre par le col des Agachonas : il y a sur ce parcours 2 tyroliennes. Sauf qu’au moment de louer le harnais (100 pesos pour 3 jours), le type me dit que la première tyrolienne est cassée et que le chemin pour monter au col des Agachonas est difficile à trouver : ça promet.

- Direction la maison des guides : point de départ pour la Laguna Toro et 1er jour des vacances !

- L’un des guides me confirme que la tyrolienne pour traverser le Rio Tunel est cassée et qu’il faut donc traverser à pieds.

- Le trajet jusqu’à la Laguna Toro est indiquée pour 6 heures de trajet mais nous le ferons en 5 heures : il faut dire que la brume épaisse qui nous entoure n’incite pas à la contemplation des paysages.

Photo prise sur le retour avec le glacier Rio Tunel au fonds.



- Nous arrivons donc assez tôt au campement et décidons finalement de poursuivre jusqu’à un site de camping situé sur la carte (Chalten Out Door) près de la Laguna superieur (après le glacier Rio Tunel). Mais à l’approche de la Laguna Toro, il existe une multitude de sentes : il s’agit des traces de nombreux randonneurs qui cherchent à accéder au glacier sans traverser la rivière. Effectivement, la tyrolienne est cassée. Le débit de la rivière et la température de l’eau n’incite pas à traverser. Nous cherchons donc nous aussi à contourner cette rivière pendant pas mal de temps sans résultat. Le temps passe et nous ne trouvons toujours pas d’accès au glacier. Nous décidons de retourner au campement Toro pour la nuit.

Lundi 12 mars 2012 :

- On repart dès 8h vers le glacier pour essayer de trouver un passage en contournant la rivière par les rochers mais c’est dangereux et sans issue. On fini par traverser la rivière au niveau du delta, là où la rivière se divise en plusieurs cours d’eau juste avant de se jeter dans la Laguna Toro : le courant y est moins fort.

- On commence par sauter de pierre en pierre pour éviter que nos chaussures soient trempées. D’ailleurs, parfois certaines pierres étaient très claires voire translucides : ah, de petits blocs de glace détachés du glacier !

- Nous avons finalement dû y aller avec les chaussures qui resteront trempées jusqu’au lendemain. Il est facile de retrouver le sentier juste après la tyrolienne : il passe à flanc de montagne et très au dessus du glacier Rio Tunel pour finalement redescendre jusqu’au glacier. Il faut ensuite marcher un peu sur le glacier ce qui n’est pas dangereux car le glacier, à cet endroit-là, butte contre la montagne et est donc très compact. Pas d’équipement nécessaire car il y a pas mal de débris sur le glacier ce qui permet de marcher sans crampons.



- Il faut ensuite remonter à flanc de montagne mais, contrairement à ce que semble indiquer le tracé sur la carte, il ne faut pas rejoindre les bords de la Laguna Tunel supérieur. Le sentier passe bien au dessus et il faut suivre les cairns.

- Pour ce qui nous concerne, nous avons trouvé le sentier mais nous l’avons perdu à l’approche de cette seconde lagune : nous avons atteint les bords du lac (incités par la carte) où il y a d’ailleurs des cairns mais qui ne mènent nulle part. Nous avons donc atteint l’autre bout du lac puis le glacier mais sans jamais suivre le moindre sentier. Nous nous sommes retrouvés à flanc de montagne à nous demander si le col Paso del Viento était le col de droite, celui de gauche ou celui du fonds là-bas. Nous nous étions fixés la limite de 16h pour trouver le col avant de retourner au campement Toro et il est 15h.

- Ça va être dur : on croit voir des cairns, on s’en approche et puis non ou peut être. On observe au loin, on cherche sur la carte. Bon on tente ce col là. J’en ai marre. Je m’arrête pour pisser, regarde le paysage et… la trace du sentier au loin bien en évidence, là où jamais nous n’aurions eu idée de le chercher.

- La carte de Chalten Out Door est donc bien imprécise. Le sentier est suffisamment visible pour qu’on détermine sa direction et où il mène. Nous atteignons ainsi le Paso del Viento à 16h après avoir traversé la pampa sur une pente assez raide.

- Et là, une vue extraordinaire : une étendue de glace avec, au loin, une multitude de glaciers qui se rejoignent tous dans ce champ de glace que l’on voit s’étirer sur des kilomètres. Ça vaut le coup de se perdre pendant des heures pour cette petite demi-heure d’observation (le vent est fort et froid ce qui n’incite pas à rester trop longtemps aussi exposé d’autant plus que les nuages arrivent). Petites photos souvenir jusqu’à ce que les piles me lâchent vu qu’il fait très froid : décidément !



- Sur le retour, nous croisons quelques personnes dont un anglais, un français qui nous explique que la fille devant (une allemande) est partie tôt ce matin de la maison des guides (et elle porte son sac) ! D’ailleurs, on se rend compte qu’il y a des randonneurs un peu partout sur le versant de la montagne à la recherche du bon sentier : ce n’est pas pour rien que cette partie du parcours est déconseillée sans guide.

- Arrivée à 20 h au campement.

Mardi 13 mars 2012 :

- Départ 8h pour le col des Agachonas (l’un des plus beaux points de vue du parc paraît-il) mais un sentier difficile à trouver. Nous avions repérer, à l’aller, la rivière proche du sentier tel qu’il figure sur la carte sauf que nous n’avions plus trop confiance car les tracés sont imprécis sur cette carte.

- Nous trouvons assez facilement un sentier qui monte en direction du col. Nous voyons un beau cairn près de la rivière. Nous continuons la progression pour arriver sur une zone où le sentier se démultiplie, les traces partent dans toutes les directions. Bon. On pose nos sacs à la recherche d’un passage : en face, un marais impossible à traverser ; de l’autre côté de la rivière, aucune trace ni sente. On décide alors de contourner par la droite le marais mais au dessus du marais il y a une forêt qui est dense donc qu’il faut aussi contourner. Le temps passe et puis, nous croyons voir des sentes là où il n’y en a pas (passage d’animaux, érosion due à la pluie…). Le temps passe, il est 14 h : pause déjeuné au milieu de la pampa et nous sommes désormais assez éloignés de la rivière près de laquelle est supposé se trouver le sentier. On sort les jumelles pour chercher où se trouve le sentier et nous voyons, au loin, une trace au dessus de la forêt que nous cherchons à contourner depuis des heures mais, apparemment, du mauvais côté.

- Cette trace se trouve juste au dessus de la rivière ce qui nous laisse penser que le sentier consiste, au moins pour partie, à remonter le cours de la rivière afin de contourner la forêt.

- Bref, il est trop tard pour rebrousser chemin sur cette seule supposition donc nous décidons de rejoindre le campamento Poincenot (notre destination du jour) non pas en passant par le col des Agachonas mais par El Chalten. Ça tombe bien, à l’aller, nous n’avons pas vu le paysage à cause de la brume !

- Arrivée au camp vers 20h30 : le sentier pour atteindre le camp n’est pas difficile (même s’il le devient un peu après tant d’heures de marche et avec des chaussures mouillées !).

Mercredi 14 mars 2012 :

- Départ à 6h pour la Laguna Los Tres de nuit pour le lever de soleil sur le Fitz Roy : arrivée vers 7h15. Bien mais je me demande si la vue n’est pas mieux d’en bas : une autre fois.





- Petit-déjeuner au camp et départ vers 10h en direction du Cerro Torre : le sentier qui longe les Lagunas Madre et Hija est assez monotone : nous passons par le Cerro Torre : pas mal, la vue est dégagée jusqu’au moment de notre départ où les nuages viennent recouvrir le massif de manière subite.





- Retour à El Chalten pour prendre notre bus à 18h30 pour El Calafate (le départ est un peu plus tôt lorsqu’on prend le bus du Rancho Grande).

Jeudi 15 mars 2012 :

- Départ 7h de l’hôtel Hosteria Patagonia (coût : 170 pesos argentins, soit 29 € ; adresse : Don Bosco 160 ; tél : 492302 ; mail : hosteria-patagonia@cotecal.com.ar) par minibus (système de minibus qui sillonnent chacun une partie de la ville et vous mène au bus principal) pour The Big Ice avec Hielo y aventura (coût : 770 pesos argentin, soit 135 € transport compris mais pas le déjeuner) ;

- Arrivée aux passerelles à 9h pour 30 ou 40 minutes pour observer le Perito Moreno.



Le pont de glace a cédé début mars mais 15 jours avant notre arrivée : dommage !



Puis direction le port pour la traversée en bateau du lac. Petite randonnée à flanc de montagne pour accéder au glacier ; prise en main de l’équipement (crampon + harnais pour la sécurité) et premiers pas sur le glacier.

- Visite de deux petites grottes sous le glacier : la glace est bleue et on voit les petites bulles d’air piégées dans la glace : c’est assez étonnant comme milieu.



- La marche sur le glacier ne présente aucune difficulté particulière et ça devient même un peu ennuyeux au bout d’un certain temps : heureusement, les guides (2 pour 6 personnes) se sont employés à chercher des trous dans la glace d’un bleu profond ou de petites rivières pour égayer la marche de 4 heures. C’est une excursion à faire pour une initiation à la marche sur glacier. Pour ceux qui connaissent déjà, ça ne présentera que peu d’intérêt.

Une roche erratique.



- Retour à l’hôtel vers 18h30.

- Restaurant réparateur au Casimiro Bigua : menu découverte à 60 € par personne avec dégustation de vins, tous bons sauf le rouge (très bonne limonade maison).

Vendredi 16 mars 2012 :

- Départ 7h de l’hôtel direction Torres del Paine (7h de trajet direct avec un bus tout terrain de Patagonia Extrema Viajes réservé via Chaltentravel pour 746 pesos argentin l’aller retour, soit 130 € (le prix du trajet direct !) ; déjeuné compris). Passage par la douane : côté Argentine, il s’agit simplement de présenter le passeport mais, côté Chili, les sacs et les bagages à main sont passés aux rayons x. Du coup, on a planqué le saucisson et le fromage dans nos poches et c’est passé comme une lettre à la Poste. Petite précision : il faut remplir un papier dans lequel à la question, transportez-vous des marchandises interdites, il faut répondre oui car si la réponse donnée est non et que les douaniers trouvent quelque chose, l’amende est assurée ce qui n’est pas le cas autrement !

- Près de la douane, il y a une épicerie qui fait bureau de change (nous avons changé 60 dollars chacun pour payer le droit d’entré du parc et les campings).

- Le trajet est en fait une excursion à la journée donc il y a des arrêts pour les visites des lacs Sarmiento et Amarga et des explications en tout genre ce qui retarde d’autant, pour nous, le départ de notre randonnée. Exemple, Paine est une couleur entre le gris et le bleu : c’est un adjectif qui peut aller avec tout autre chose que les tours du parc. Pause déjeuné près des cascades du Paine.

Un guanaco à l'approche du parc.



- Vers 14h, nous arrivons enfin à l’entrée du Parc de la Laguna Amarga. Paiement du parc : 15 000 pesos chilien, soit 23 € par personne. Nous quittons l’excursion qui se poursuit de l’autre côté du parc et nous commençons notre trek direction le Campamento Seron (pas de réservation ; coût : 4 000 pesos chilien avec douches, soit 6 € par personne mais exceptionnellement gratuit car les douches sont fermées). Le paysage n’est franchement pas terrible car la forêt a visiblement cramée il y a quelques années et les Torres sont planquées sous les nuages mais nous croisons deux français qui nous rassurent pour la suite de notre périple. Arrivée vers 18h sous une fine pluie.

Samedi 17 mars 2012 :

- Direction camp Los Perros (pas de réservation ; coût : 3 500 pesos chilien par personne avec douche froide, soit 4 €) en passant par le refuge Dickson. La neige est tombée sur les sommets durant la nuit ce qui égaie les paysages.





Nous ne rencontrons personne jusqu’au refuge Dickson. Beau panorama et impression d’immensité et de solitude.



- Passage rapide au refuge : les gardiens nous indiquent qu’il est déconseillé de poursuivre jusqu’au camp Los Perros après 14h. Bon, il est 13h30 donc ça va. Pour rejoindre le glacier Dickson, il existe un bac mais il ne part qu’à 9h et revient également qu’à une heure fixe l’après-midi. Comme nous ne voulons pas attendre demain matin pour prendre le bac, nous renonçons et partons pour Los Perros.

- Le sentier traverse la forêt pendant des heures : c’est interminable (4 heures 30 mais sans difficulté)), extrêmement monotone car le paysage n’est pas visible du fait de la forêt qui est dense. Arrivée au glacier Perros vers 18h juste bien pour le couché de soleil.



Dimanche 18 mars 2012 :

- Direction le refuge Grey (pas de réservation ; coût : 3 500 pesos chilien par personne avec douche chaude, soit 4 €, épicerie). Départ vers 8h pour le col John Gardner : le sentier est très gras voire inondé à certains endroits : la progression est lente au départ. Il y a ceux qui tentent de marcher sur les troncs morts et les racines boueuses pour éviter de s’en mettre partout et les autres qui y vont franco. Toutefois, le sentier devient plus praticable au bout d’un certain temps : il est bien indiqué.



Nous passons devant un autre glacier : c’est ce qui est vraiment étonnant dans cette région. Il est possible d’approcher de très près des glaciers sans faire de la haute montagne et il y en a tellement.



- Arrivée au col vers 10h30 avec un vent fort pour nous accueillir : difficile de rester trop longtemps : la vue sur le glacier Grey est impressionnante. Sa taille, sa couleur, les autres glaciers au loin qui semblent le rejoindre comme les affluents d’un fleuve, ça ne vaut pas le champ de glace continental mais c’est pas mal quand même.



- La descente jusqu’au camp est longue mais la vue sur le glacier distrait avec une perspective qui change tout au long de la descente. Arrivée au camp vers 17h30.



- Le camp est bien plus fréquenté que ce qu’on avait vu jusqu’à présent avec quelques groupes de touristes. Un cuisinier chilien qui s’occupait de l’un de ces groupes passe d’ailleurs devant ma tente et me propose un fonds de casserole de poulet au maïs : sympa.

Lundi 19 mars 2012 :

- Direction camp Las Carretas (pas de réservation ; coût : gratuit). Nous avions prévu une journée de battement en cas de météo difficile qui nous aurait bloqué mais comme cela n’a pas été le cas, il faut trouver à s’occuper donc direction le Campamento Las Carretas.

- Il s’agit d’une promenade qui ne présente désormais guère d’intérêt vu qu’à partir du Refuge Grey, tout a cramé au mois de janvier dernier. Il est possible de marcher des heures dans un paysage entièrement carbonisé : cela va du Refuge Grey (qui n’a pas été atteint mais les alentours ont bien cramés) jusqu’à Las Carretas au sud et juste avant le Campamento Italiano à l’est.



- Départ 8h pour une arrivée au refuge Péhoé à 11h puis arrivée à Las Carretas à 15h15. Les bords du lac Péhoé n’ont pas été épargnés par le feu et la progression est rendue difficile à cause du vent qui soulève la cendre en petits tourbillons.

- D’ailleurs, le vent était particulièrement fort durant cette journée et on se rend compte que ce n’est pas parce qu’on l’a dans le dos que c’est plus facile : bien au contraire !

Mardi 20 mars 2012 :

- Direction camp Italiano (pas de réservation ; coût : gratuit). Départ 8h en reprenant le même chemin que la veille jusqu’au refuge Péhoé avec un vent de folie et de face cette fois-ci. Arrivée au camp Italiano vers 13h, montage de la tente, pause déjeuné et départ vers 14h pour le camp Britanico. La montée est sympa avec la vallée del Francès sur la gauche et les tours sur la droite qui se découvrent grâce au vent dans une ambiance tempétueuse. Et il y a aussi la vue sur le Lago Nordenskjöld qui est, pour le coup, ensoleillé. Pour ma part, j’ai trouvé qu’il s’agissait de la plus belle vue sur les tours mais la météo joue beaucoup sur cette impression.



- Nous verrons aussi trois avalanches au niveau du glacier del Francès mais c’est surtout le bruit qui est impressionnant. On voit la neige tomber sur des dizaines de mètres jusqu’à un chaos de neige noircie par les débris et se mêler aux petits ruisseaux de fonte du glacier.



Mercredi 21 mars 2012 :

- Direction camp Las Torres (pas de réservation ; coût : gratuit). Le temps est beau avec un lever de soleil sur la vallée del Francès en prime. Nous entrons dans la zone privée du parc avec le refuge Los Cuernos puis le Campamento Chileno (nous emprunterons le shortcut pour éviter de passer par l’Hosteria Las Torres). La vallée Ascencio est superbe.



- Arrivée au camp, montage de la tente et départ pour le mirador (45 minutes). La vue sur les tours avec le petit glacier et le lac en contrebas est sympa mais je n’ai pas trouvé ça aussi grandiose que la vue depuis le camp Britanico. Ça fait trop carte postal.



Jeudi 22 mars 2012 :

- Direction camp Guarderia Laguna Amargua. J’ai demandé au gardien s’il était possible de pousser jusqu’au Campamento Japonés mais il me répond que le sentier n’est pas praticable car c’est de la pierraille. La lassitude viendra à bout de notre motivation car il est vrai que j’ai été un peu déçu de la monotonie des sentiers car la plupart d’entre eux se situent en plaine et sur de longues distances (par exemple, Campamento Seron – Los Perros : 28km). Nous n’irons donc pas voir de nous même s’il est ou non possible de rejoindre le fond de la vallée.

- Arrivée au refuge Las Torres (un peu après l’Hosteria) : il y a un bus qui fait le transfert vers le poste de garde avec un départ à 9h, 14h et 16h. Sauf qu’il est 11h quand on y passe : on poursuivra donc à pieds jusqu’à la fin avec une arrivée à 12h30.



- Notre bus arrivera vers 16h30 comme prévu (ce n’est pas le même qu’au départ, ni la même compagnie, ni le même trajet vu que ce n’est pas un bus tout terrain : il doit donc relier El Calafate en passant par Esperanza pour éviter les pistes).

- Arrivée à El Calafate à 20h30.

Vendredi 23 mars 2012 :

- Avion à 10h50 pour Buenos aires et arrivée à 13h46 (taxe aéroport de 28 ARS, soit 5 €).

- Taxi (90 Ars) pour rejoindre l’Hostel Parada (Avenida Rivadavia 1291, Centro, coût 200 ARS, soit 36 €).

- Visite rapide de la ville en suivant le parcours proposé sur le Lonely Planet (Plaza San Martin, Galerias Pacifico, Florida, Obelisco, Plaza de Mayo, …) puis la rue Defensa. La ville est plaisante, agréable et l'architecture très européenne (pour ne pas dire parisienne) mais on sent quand même que l'âge d'or est passé.

- Restaurant Parilla Chiquilin pour enfin goûter le bœuf argentin.

Samedi 24 mars 2012 :

- Visite des quais avec le bateau école de l’armée argentine : joli quartier.

- Direction l’aéroport vers 10h par taxi (150 Ars).
San Pedro de Atacama vaut-il le coup ou pas? English translation pending
by Diamina · 2012-03-31 · 165 replies
Salut tout le monde,

Nous ferons un périple d'un mois en aout qui commence et finit à La Paz. Voici mes incontournables: la Paz et ses environs, les parcs du nord chilien, le sud lipez et uyuni. J'envisage aussi le lac titicaca et la route de la mort en 4x4.

Je vis en Martinique donc les régions tropicales ne m'attirent pas.

San Pedro de Atacama vaut-il la peine d'être visité quand on est déjà allé à yellowstone, qu'on va faire le tour du sud lipez et uyuni, et qu'on va visiter les parcs du nord chilien?

Le prix d'hébergement est très élevé pour des logements d'un certain confort. Le prix des locations de véhicules est très important, et les excursions en dehors des tours en groupes sont à des prix prohibitifs.

j'attends vos avis sur SPA.
Croisière "Îles et terres du soleil" en cabine surclassée sur le Costa Mediterranea (15 avril 2012) English translation pending
by Féeélise · 2012-03-29 · 9 replies
Bonjour à tous,

Pour notre seconde croisière en famille (enfants de 12, 12 et 5 ans) avec Costa, nous partons du 15 au 26 avril 2012. les escales sont :

départ à Savone

Barcelone : on fera une petit tour en centre-ville, surtout sur les Ramblas

Casablanca : sûrement l'excursion avec Costa pour la visite de Rabat, la mosquée Hassan II (par nous même)

Santa Cruz de Tenerife : l'excursion au Parc Loro Parque, pour faire plaisir aux enfants

Funchal : visite de Monte en prenant le téléphérique + jardin botanique

Malaga : petite visite (escale que le matin) à pied ou en calèche. Qui connaît le prix des calèches ?

Civitavecchia/Rome : par le train ou le car de Costa pour accéder à Rome

Comme la première fois, j'ai réservé par internet avec l'agence QCNS. Nous avons négocié, et nous avons eu un rabais de 400 euros par rapport au prix initial. Nous avions une cabine quadruple au pont 4 avec balcon. Début mars, je téléphone à l'agence pour la modification du trajet de bus Nice/Savone et là, on me rappelle que Costa a changé la cabine.

Vite, je regarde ma réservation sur le site de Costa et je vois que nous passons au pont 8, cabine wellness avec grand balcon. Génial 😏😏 Mais quel est la différence entre un balcon et un grand balcon ?

Bon, le SPA et le restaurant sont interdits aux enfants. Mais ça nous est égal !!

Plus que 15 jours à attendre 😉😉😉

Je ferais un C/R à la suite de cette discussion à la fin des vacances scolaires !!

Et bonne croisière à ceux qui partent le 26 avril !!
Vietnam - Cambodge trois semaines et quatre jours (couple 60 ans) avec guide et chauffeur English translation pending
by Chabert83 · 2012-03-22 · 10 replies
19 février au 16 mars 2012 : Nous revenons, mon mari et moi (60 ans) de trois semaines au Viet Nam et de 4 jours au Cambodge. Nous avions réservé avec une agence à Hanoi avant de partir, le plus était qu'ils parlent français. Ils nous ont étudié un parcours du Nord au Sud + Cambodge avec guide et chauffeur.

Nous avions réservé de notre côté un vol Marseille/Paris CDG/Hanoi avec Viet Nam Airlines à l'aller et Pnom Penh/Bangkok/Paris CDG/Marseille au retour. L'avion de Viet Nam Airlines était "pourri" et tous ceux qui ont pris cette compagnie nous l'ont confirmé. Avion de type B777 : fauteuils en mauvais état, défoncé, éclairage des sièges ne fonctionnait pas, 10 mn air froid, 10 mn air chaud, pas d'écran devant nous mais un écran commun (comme il y a 30 ans) où il était impossible de voir quelque chose (pas de film, pas de radio et pas d'écouteurs), service à bord nul, il était prévu sandwiches et soupes de nouilles entre les repas, le peu de sandwiches est parti tout de suite, il n'est resté que des soupes, aucun sourire du personnel (c'est quand même eux la vitrine de leur pays), mais nous sommes arrivés à l'heure et même 30 mn plus tôt. Rien à dire sur le vol de retour B777 avec Air France. A savoir, lors de stop comme à Bangkok par exemple, ne pas acheter en duty free car à Paris, il a fallu refaire un tour pour réenregistrer l'alcool/parfums, il faut prévoir du temps entre les correspondances.

Aucun problème pour les visas, l'agence d'Hanoi nous avait envoyé tous les papiers avant de partir que nous avons remplis, avions emmené les photos comme demandé et payé le tout par carte bancaire. A l'arrivée, tout s'est bien passé avec la PAF pour les visas, nous avons même payé en euros.

Notre agence nous avait demandé aussi d'apporter avec nous des friandises, du matériel scolaire et des vêtements pour les enfants que nous avons pu distribuer lors de rencontres avec les différentes etnies dans leur habitat.

Avons été accueilli à l'aéroport par notre guide d'Orient Travel Bridge et pris en charge, la voiture nous attendait avec le chauffeur. Direction notre hôtel, le Paramount Hotel (3*) dans la vieille ville, très bien situé et très propre. Puis après un petit repos, nous sommes allés rencontrer le personne d'Orient Travel Bridge qui nous avait organisé notre voyage. Personnel très professionnel et qui nous ont donné de bons conseils.

Avons déjeuné à côté de l'agence dans notre premier restaurant local : "A l'oiseau siffleur" (enseigne en français, même propriétaires). Très bon.

Puis les visites ont commencé :

- le lundi après-midi :Visite de la Vieille ville, avec ses 36 rues corporatives uniques au monde et la petite pagode de l'Épée restituée (Ngoc Son)

- le mardi : Hanoi - Palais du Gouverneur général d’Indochine, Mausolée d’Hô Chi Minh, sa maison sur pilotis, Pagode du Pilier Unique, Temple de la littérature, Temple de Quan Thanh, Pagode de Tran Quoc. Déjeuner de poisson typique de Ha Noi (Cha ca), suivi de la visite du magnifique Musée d’ethnographie. Spectacle de marionnettes sur l’eau, balade en cyclo pousse

- le mercredi : départ en voiture pour la baie d'Halong, arrivée à Haiphong, embarquement sur un bateau rapide 45mn, bus jusque Cat Ba 45 mn, moto jusqu'à l'embarcadère. Nous avons donc embarqué sur notre jonque privée la "Oriental Sun" juste pour nous deux avec à bord, le capitaine, le mécanicien, le cuisinier et notre guide Chung. Balade vers la petite baie de Lan Ha, site protégé du Parc National de Cat Ba, rarement visitée par les bateaux de croisière de groupe. Nous entrons ensuite dans la célèbre baie d’Halong en direction des îles isolées, en croisant dans des passages inaccessibles aux grands bateaux de groupe. Possibilité de se baigner (trop froid en cette saison), de pêcher et de découvrir la baie en kayak. à bord. Visite du lagon de Hang Ca, accessible en traversant un tunnel en petite barque ou en kayak selon la jonque. Dîner de fruits de mer et nuit à bord dans la baie de Lan Ha

- le jeudi : Navigation dans la baie de Lan Ha, en s’approchant au plus près des plus beaux pics et rochers. Visite d’un village de pêcheurs, baignade, kayaking, etc. Déjeuner à bord. Débarquement à Cat Ba vers 12h00, puis retour à Ha Noi de la même façon qu'à l'aller

- le vendredi : départ pour le nord du pays - Bac Ha, la capitale des H'mongs Fleurs

- le samedi : Le matin, visite du petit marché des minorités ethniques de Can Cau, en pleine montagne au nord de Bac Ha. Retour à Bac Ha pour déjeuner, et nous prenons la route de Ha Giang, capitale de la région la plus époustouflante du Vietnam. Dîner et nuit dans un hôtel de bungalows sur la rivière

- le dimanche : Nous prenons une première route spectaculaire, celle de Ha Giang à Dong Van, une succession de cols et vallées qui remplit d’admiration, notamment en arrivant à Quanh Ba, la « Porte du Paradis ». Déjeuner dans une petite ville de montagne, Tam Son. 12 km avant Dong Van, visite de l’étonnant palais des rois H’mongs, en fait une forteresse d’opérette en bois avec 2 donjons carrés de pierre d’un chef local rallié aux français, Vuong Chin Duc, évacuée en 1950 (ses descendants habitent maintenant en France et au Canada). Arrivée à Dong Van

- le lundi : Une journée absolument inoubliable ! Elle commence par la visite du marché de Dong Van, où les locaux s’approvisionnent avant de regagner leurs nids d’aigle. Nous prenons ensuite la route la plus spectaculaire de tout le Vietnam, qui serpente sur 15 km jusqu’en haut du col de Ma Pi Leng, un capharnaüm de pitons désertiques et de canyons unique au monde. Nous redescendons ensuite sur Meo Vac et prenons une autre route spectaculaire pour arriver à Bao Lac

- le mardi : Nous partons de bonne heure et empruntons une très belle route de montagne qui rejoint la route de Cao Bang. Du fait de la pluie, la route en terre était complètement défoncée avec le passage des gros camions. Il a fallu toute la dextérité de notre chauffeur et le fait que nous étions en 4X4 pour passer.

- le mercredi : route spectaculaire, celle qui grimpe le col de Ma Phuc et vous amène aux magnifiques chutes de Bang Gioc, le plus près que vous puissiez de la frontière chinoise : elle passe au milieu des chutes et de la rivière. Délicieux déjeuner local face aux chutes. Au retour, visite des 36 lacs de Thang Hen (on ne peut voir que le plus grand, les autres n’étant visibles qu’en trekking d’un ou deux jours). Retour à Cao Bang.

- le jeudi : Nous prenons une petite route de montagne menant à Cho Ra, "capitale" de la région du lac Babe, et arrivons à Pac Ngoi, où nous avons couché dans une maison thaïe sur pilotis, au bord de la rivière. Un délicieux dîner vous attend, car la maitresse de maison est un véritable Cordon bleu !

- le vendredi : un bateau nous a emmené à travers les 3 branches (Ba Be – “les 3 bays”) du lac et remonte la rivière Nang dans des paysages somptueux pour arriver au petit village of Hua Nong. Aussi simple et authentique que l’on peut rêver ! Déjeuner dans une maison tenue par “Pirate”, réputée comme le meilleur chef de la région. Après le déjeuner, une courte marche (15 mn) à travers la jungle vous conduit aux chutes de Thac Dau Dang, une série de cascades entre les falaises calcaires. Retour à Pac Ngoi en bateau, pour prendre la route de Ha Noi.

- le samedi : Départ de notre hôtel en route pour Hoa Lu (1h30). Visite des deux temples de Hoa Lu construits pour honorer des rois du 10e-11e siècles. Nous conduisons ensuite sur 15 superbes kilomètres de petites routes à travers le labyrinthe des pics calcaires et des rizières, un de nos petits secrets. Arrivée à Tam Coc à l’hôtel Chez Loan, dans un calme absolu au beau milieu des rizières, établissement réputé pour sa cuisine exceptionnelle et l’hospitalité de Mme Loan : la meilleure adresse de la région !

Déjeuner chez Loan, suivi de la visite en bicyclette de la pagode de Bich Dong, construite en 3 étages sur une falaise et le temple Thaï Vi Temple En fin d’après-midi, lorsque la majorité des touristes est retournée à Ha Noi, nous faisons la promenade en bateau sur la rivière aux trois grottes.

- le dimanche : Pagode de Hang Mua, perchée sur un pic d’où on jouit d’une vue stupéfiante de toute la région. Ensuite, un autre court trajet (1h) à travers rizières et canaux du delta du Fleuve Rouge vous emmène à la cathédrale de Phat Diem (1891), un étonnant complexe d’architecture sino-gothique aux proportions énormes.Retour à Tam Coc dans la soirée pour un autre délicieux dîner chez Loan, et transfert pour la gare de Ninh Binh, où nous prenons le train de nuit pour Hué (départ de Nim Bin à 21h30, arrivée Hué : 10h00)

- le lundi : Un guide + chauffeur nous a accueilli à votre arrivée à la gare de Hué et nous a emmené à notre hôtel, le très élégant Asia Hotel avec sa piscine panoramique au 7e étage. Balade en cycle-pousse devant la spectaculaire Porte du Midi, entrée de la Cité impériale de Hué et de sa Cité pourpre, l’équivalent vietnamien de la Cité interdite de Beijing. Immense complexe de bâtiments pur XIXe : les Porte de l’Humanité et de la Vertu, la salle du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen, le palais de la Reine-Mère, etc. La visite guidée dure plus de 3 heures.

Nous embarquons ensuite sur un bateau qui vous remonte la rivière des Parfums jusqu’à la Pagode de Thien Mu (Pagode de la Dame céleste), devant laquelle nous déjeunons sur le bateau. Visite de la pagode. Nous retournons ensuite dans la ville moderne et visitons le Musée royal des Beaux-Arts, situé dans le palais Long An, résidence de l’empereur Bao Dai après son abdication en 1945. Retour à votre hôtel et dîner à l’excellent restaurant La Carambole.

- le mardi :Nous passons la journée à visiter les tombeaux de la grande dynastie des Nguyen (1802-1945), magnifiques mausolées avec pagodes, temples, petits lacs, etc. Certains ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur. Nous allons d’abord dans deux sites peu ou pas visités : l’arène aux tigres, où les empereurs organisaient des combats entre un tigre et un éléphant, et, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré, dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Nous continuons ensuite la petite route pour arriver au tombeau de Minh Mang, célèbre pour la beauté de son cadre. Nous traversons ensuite la Rivière des Parfums et visitons le tombeau de Khai Dinh, avec ses salles intérieures aux étonnantes mosaïques.

Déjeuner dans le célèbre restaurant-jardin Biet Phu Thai Nhi, suivi d’un petit détour dans un site jamais visité, le belvédère Van Canh, une colline d’où l’on a une belle vue de la rivière et des montagnes. Nous allons ensuite au tout proche tombeau de Tu Duc, un luxueux complexe dessiné par l’empereur lui-même. Avant de retourner à l’hôtel, nous nous arrêtons à la charmante pagode Tu Hieu, où vivent encore plus de 80 moines. Retour à l’hôtel, suivi d’un dîner de spécialités de Hué dans le somptueux jardin-restaurant Ancient Hué, situé dans l’ancien quartier aristocratique de Kim Long.

- le mercredi :

Route Mandarine et le célèbre Col des Nuages, arrivée à Danang, et visite du mondialement célèbre Musée Cham. Nous poursuivons ensuite notre route pour arriver à la vieille ville portugaise de Hoi An, visite de la vieille ville pendant laquelle on a pu admirer tous les trésors architecturaux de ce site classé : le Pont japonais, les maisons communes (hoi quan) et les vieilles maisons du du 19e siècle, les temples et pagodes.

- le jeudi : nous allons au site Cham de My Son, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Caché dans une vallée luxuriante à 55 km à l’ouest de Hoi An, il compte 20 tours sur les 68 originelles, dont on pense qu’elles étaient les sépultures des monarques du Royaume du Champa (IIe au XVe siècle). Redécouvert par les français à la fin du XIXe, il compte 4 grands groupes. Déjeuner à My Son et retour à Hoi An. avion du soir Danang-Saigon

- le vendredi : Journée de visite de la ville de Saigon, visite du fascinant quartier chinois de Cholon, visite des monuments de la ville : le Théâtre Municipal, l’Église Notre-Dame, la Poste centrale, le Palais de la Réunification, la pagode Thien Hau, Ngoc Hoang.

- le samedi : traversée d’une partie du delta jusqu’à la jolie ville de Can Tho puis visite du très beau village de My Khanh, à 15km de Can Tho ; balade en vélo pour découvrir la campagne, la vie des habitants, la pagode, l’école, etc.. nuit dans une maison d’hôtes franco-vietnmien dans un village près de Can Tho.

- le dimanche : marché flottant, plus de 3 heures fascinantes. Retour sur la route pour Xeo Quyt où nous visitons un tunnel sous l’eau creusé par les soldats vietnamiens durant la Guerre du Vietnam. Promenade dans les luxuriants marécages. Retour à Saigon avec visite d'un temple caodaïste sur la route

CAMBODGE : avec l'agence de voyage MERU TOUR de SIEM REAP. Sochenda, notre guide en français est directrice de l'agence et son mari Jean-Georges, français, est le consultant commercial. Sochenda est passionnée par l’histoire de son pays et elle sait tout sur les temples.

le lundi : avion Saigon / Siem Reap. visite des monuments de l’ancienne ville d'Angkor Thom, capitale du roi Jayavarman VII de 1181 à 1209. Entrée dans la ville par la porte Sud et visite des temples du Bayon (1181), du Baphuon (1060) et du Phimenakas (944) et des terrasses des éléphants et du Roi lépreux, (fin du XIIème), visite du chef-d'oeuvre architectural qu'est le grand temple d’Angkor Wat, construit entre 1113 et 1150 par le roi Suriyavarman II. Retour à Siem Reap pour un dîner-spectacle de danses traditionnelles khmères données par des danseurs et danseuses professionnelles

- le mardi :

Matin : Départ pour le temple de Prasath Kravanh (921), construit en briques pleines. Une jolie route de campagne (25 km) vous emmène ensuite au temple de Banteay Srei (967), considéré par beaucoup comme le plus beau des temples d’Angkor. Il est également célèbre pour être celui “visité” par André Malraux, qui y vola un bas-relief en 1923. Sur le chemin du retour, vous avez un aperçu de la vie quotidienne des villages, des campagnes et de la fabrication de l’alcool et du sucre de palme.

Après-midi : Visite de trois grands temples et deux petits temples "jumeaux" : le Banteay Kdei (1181), qui débouche sur le Bassin royal de Srah Srang, le Ta Prohm (1186), mondialement célèbre pour avoir été laissé envahi par la jungle par les experts, donc enserré entres de gigantesques racines de fromagers, puis le Ta Keo (975), le premier à avoir été construit en grès, visites du Thommanon et du Chau Say Thedova (XIIe)

- le mercredi : Matin : Départ matinal pour le port de Chong Kneas et une promenade en bateau sur le Grand lac Tonle Sap, la vie des pêcheurs des villages flottants ou des maisons sur pilotis et musée national de Siem Reap

Après-midi : route Siem Reap Phnom Penh en voiture par une belle route jalonnée de villages. Vous traverserez d'abord les vastes plaines des rizières avant d'atteindre la ville de Kompong Thom, puis la petite ville de Skun, célèbre pour ses mygales frites. Après les nombreux palmiers à sucre plantés sur ordre du Roi Norodom à la fin du XIXème siècle et quelques collines, arrivée à Phnom Penh

- le jeudi : visite du Palais royal (1866) et de la Pagode d’argent (1892), dont le nom est dû aux presque 6000 plaques d'argent massif qui en recouvrent le sol puis le très beau Musée national des Beaux-Arts, le Musée du génocide, dans l’ancienne école Tuol Sieng, le fief du sinistre Duch pour comprendre l’atroce drame des Khmers rouges, avion pour la France
Récit de notre voyage à Bornéo en août 2011 (Malaisie) English translation pending
by Ericdu38 · 2012-03-21 · 17 replies
Bonjour

Voici notre récit de notre virée sur Bornéo en août 2011. Posté à peine maintenant, car j'avais égaré mon bloc notes sous une pile de dossiers !!!!!

Succinct, avec quelques idées sur les prix. Si vous souhaitez d'autres infos, n'hésitez pas. Je ne mets pas de photos de singes, de végétations, etc ... il y en a déjà beaucoup sur le forum. Mais elle pourront venir à la demande :) Pour les curieux, il y a sans doute quelques bonnes infos à prendre :)

En vrac :

- Bornéo est magnifique, avec un accueil fort agréable. A ceux qui nous ont dit de faire attention .... nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, bien au contraire (quand on respecte les autres ....).

- Contrairement à la Thailande, les prix des courses des taxis sont fixes et non négociables.

- Les prix d'entrée des parcs s'entendent sans appareil photo ni caméra. Si vous les déclarez, un supplément sera demandé

- Idées de prix : 1 ananas 3 RM - Kg bananes : 2 RM - essence : 1,80 RM/l -

- Nous avons fait ce circuit en "routards" (2 valises et 2 sacs à dos)

- A part sans doute la ou les quelques premières nuits, il n'est pas nécessaire de réserver ses nuits d'hôtels. Que ce soit sur Kota Kinabalu, Kuching ou ailleurs, il y a largement de quoi faire, même en plein mois d'août. Nous n'avions réservé que le périple UNCLE TAN, nos vols intérieurs, les dernières nuits dans la forêt tropical et les 2 nuits dans le parc Bako

- Notre référence : le Lonely Planet (plus ce forum et le net, bien entendu)

- Nous avons largement préféré le parc de Semmengoh à celui de Sepilok. Ce dernier est largement trop cher, et largement trop touristique (en plus on a vue beaucoup plus d'orang goutang à Semmengoh). SEPILOK = 30 RM ; SEMMENGOH = 3,50 RM

- Pour passer quelques jours dans la jungle, nous sommes passés par UNCLE TAN (du 12 au 14 août) : nous vous les recommandons. Également à voir : BARIO

- N'oubliez pas qu'il faut négocier : tout se négocie (à part les courses des taxis des aéroports)

- Pour ceux qui envisagent le parc national BAKO, il est judicieux de rester 2 nuits

Arrivée le 7 août. Nous démarrons par un survol d'attente de presque une heure au dessus de Kuching !! Taux de change aéroport : 1 € = 40 RM Sur la ville, le taux sera de 41,2 RM La patronne du FAIRVIEW HOTEL, où nous avions réservé quelques mois avant, vient nous chercher. Le prix de la course est la même que celle d'un taxi !! Étonnant pour une "guest house"

8/8 : debout 9 h Au petit déjeuner : 2 œufs, beignets à la banane, café, bananes, 2 toasts Journée repos et reconnaissance Kuching. Nous sommes étonnés du peu de monde, mais nous sommes en plein ramadan. Réussissons à trouver un accès internet dans un centre commercial (à environ 1/2h à pied du centre) Déjeuner sur Jalan Carpenter, le quartier chinois. Ballade de 2 heures à pied sous une chaleur étouffante et humide, il fait légèrement plus de 30°. Office du tourisme, agences de voyages pour connaitre quelques prix. Nous renseignons pour nous rendre sur le parc Gunung Gadin, pour découvrir la fameuse Rafflésia (mais malheureusement, nous apprenons qu'elle n'est pas épanouie)

Le soir, diner au TELANG USAN : formule à 22 RM/p "à volonté, en composant soi même ses plats". Boissons en sus

9/8 : Visite du parc Gunung Gading Par agence, le coût et de 210 RM/personne. Par nous même : - acheminement : 2 RM/p - Bus EP07 aller retour : 20 RM/p - entrée parc : 10 RM/p - taxi : 10 RM/p - guide : pas utile Nous choisissons de nous rendre par nous même, cela nous permettra de voir les gens du coin et de découvrir de nous mêmes. Trempés après 10 minutes de marche, sous une végétation abondante Au retour, nous rencontrerons même 2 français dans le bus (que nous aurons l'occasion de croiser quelques mois après !!!!) Ils dorment à l'hôtel "360" qui a la particularité de ne pas avoir de fenêtres dans quelques unes de ses chambres.

Prenons RV avec un taxi pour le départ du lendemain.

Diner au fameux restaurant TOP SPOT : spécialités fruits de mer. Pour deux, ce sera 33 RM (poissons grillés, riz, légumes, boissons)

Décideron, pour notre fin de séjour, de ne pas revenir au FAIRVIEW HOTEL.

10/8 : Debout 4 h du mat ! Nous avions donné RV au taxi à 4h30, il est ici depuis 4h !!! Décollage du vol 6h10, arrivée Kota Kinabalu à 7h35 Course en taxi jusqu'à l'OT : environ 7km (30 RM) Nous prendrons un taxi privé collectif pour RANAU à 9h30. Ces taxis ne partent que quand ils sont pleins. En profitons pour prendre une assiette de riz (ca change du café et des tartines) !!! Arrivés à la gare des taxis, nous cherchons un hôtel et décidons de dormir au PENGINAPAN SABAH BARU (48 RM; chambre 1 lit double WC et douches communs .... et 88 RM; chambre 3 lits dont 1 double, WC et douche privatifs) A la gare, nous demandons à quelques chauffeurs la course pour nous accompagner le reste de la journée aux sources chaudes, sur la ferme aux papillons ..... Les prix varient aux environ de 180 RM. En marchant autour du quartier, un chauffeur nous interpelle et nous propose la même chose pour 60 R. Finalement, nous lui donnerons 80 car il nous mène dans une espèce de guest house qui nous lavera notre linge et nous le rendra sec (mais non repassé). Entrée des sources chaudes ("HOT SPRING") : 15 RM/p Ferme papillons : 4 RM/p Promenade canopée : 5 RM/p Par exemple : supplément de 5 RM/appareil photo et 30 RM/caméra

11/8 : avions besoin de sommeil et avons passé une excellente nuit dans ce petit hôtel Ferons la visite d'une "ferme" aux poissons suceurs + mémorial de Kundasang Retour dans l'après midi par mini bus et trouvons un hôtel sur place (71 RM) Echange : 1€ pour 42,20 RM Allons diner sur le marché philippin (repas de ministre pour envion 50 RM) Réservons un taxi pour venir nous chercher à 5h15 le lendemain

12/8 : le taxi est déjà là, le chauffeur a du dormir dans la voiture !!!! Décollage à 7h05 pour Sandakan. Nous nous rendons chez Asia pour avancer le vol retour d'un jour, pour changement de programme. Cette blague nous coute la bagatelle de 312 RM, soit plus cher que ce que nous avions acheté le billet sur Internet (si nous avions fait ce changement 3 jours avant, le coût aurait été de 205 RM, mais c'est trop tard !!!). C'est la 1ère fois qu'on voit autant de touristes européens dans une salle d'attente d'aéroport ! Arrivés on prend un taxi pour aller chez Uncle Tan (30 RM la course). Bonne réception, avec café et petit déjeuner. Nous allons préalablement au parc de Sepilok pour retourner sur le camp de base, ou un mini bus nous amènera jusqu'au bord de la rivière Kinabatangan. On nous dit que c'est la saison la plus sèche qu'ils aient connu; d'habitude la hauteur du fleuve est plus haute de 3 mètres !!!!

13 et 14/8 : jours magnifiques au bord de la rivière, avec des ballades nocturnes pour découvrir des animaux dont on ne connaissait même pas l'existence, des ballades en bateau, du repos. Ce sera un retour à une vie rudimentaire, avec douches en maillot de bain à l'eau de la rivière, nuit dans des huttes sans portes et sous des moustiquiaires, brossage de dent à l'eau minérale ..... enfin que du bonheur, à déconseiller à ces messieurs et mesdames qui recherchent des buffets continentaux de luxe ou la moitié des choses sont ensuite jetées, à proscrire à ceux qui veulent être servis au doigt et à l'oeil en glissant un billet de 50 euros .... Ici, non : la vie retirée dans un bout de jungle, une nourriture simple mais bonne, une vie en harmonie avec la nature. Malheureusement, quelques touristes ont peur de mourir de faim et se précipitaient sur la nourriture comme s'ils n'avaient pas mangé de 3 jours, et se resservaient au moins une fois sans que certains autres n'éaient eu le temps de se servir .... quelle impolitesse (bah, ces italiens ....) Bravo aux guides qui sont capables d'observer cette faune .... tous seuls, cela aurait été mission impossible !

14/8 : retour à l'aéroport pour vol vers Kota Kinabalu. Nous nous faisons déposer à l'arrêt de bus et taxi, pour aller en direction de TIP OF BORNEO (c'est la pointe la plus au nord). Le taxi collectif nous coûte 25 RM/p pour nous rendre jusqu'à Kudat. Beaucoup de chiens errants sur la route, une route assez abimée, nous ne roulons pas plus de 60/70 km/h. Mieux vaut ne pas circuler la nuit, de nombreux panneaux "AWAS" : qui signifie DANGER. Mais ces panneaux ne nous indiquent jamais de quel danger il s'agit, donc méfiane !!! Ici, chaque passager a sont téléphone portable !!!! Nous passerons la nuit dans un hôtel qui nous est conseillé par le taxi

15/8 : nous recherchons une lingerie, car notre stock de linge propre est au minimum. Nous reprendrons tout cela au retour de TIP OF BORNEO. Un 1er taxi nous demande 80 RM pour nous rendre à la pointe de l'ile. En vadrouillanat, nous négocions un allez retour à 100 RM ; le chauffeur nous mène et reviendra nous chercher 1 ou 2 jours plus tard. Sur place, une série de chalets, devant une plage vierge. 75 la longhouse, ou 85 RM le chalet individuel. Plus loin, à 50 m de la mer, des chalets plus récentes, à 150 RM, et les derniers, au bord de la falaise à 100 RM minimum. Nous retournerons sur nos pas, et décidons de rester sur les 1ers que nous avons vus. On les vois ici
http://tampatdoaman.com En place depuis fin 20120, aidés par un assoc bénévole, les bénéfices sont reversés aux habitants des divers villages. Pendant ces 2 jours, baignade sous un soleil d'environ 38° et une eau sand oute à 28-30°. Ballade de 3h en VTT pour découvrir des villages au bord de la mer et tout un tas de choses qu'on est infichu de voir si on passe par un tour opérator ..... De très belles vues; un calme olympien; des rencontres avec des autochtone; bref ..... un régal, nous regrettons de ne pas rester ici une semaine de plus. Le paradis, pas un touriste ... une plage pour nous deux, seuls au monde, avec quelques enfants du village qui jouent ! Pas un seul vendeur de beignet, pas un seul enquiquineur pour nous proposer un sac en cuir !!!!! Assiette de fruits frais : 6 RM Jus de fruits : 6 ou 7 RM

16/8 : même journée .... bronzage, repos. Le taxi revient pour le debut d'après midi. Arrivés sur KUDAT, nous récupérons notre linge. On confirme notre vol pour Bario par Malaysian Air Lines sur Kota Kinabalu Bario se trouve à environ 1 heure de vol à l'ouest de Miri (et seul MAS fait la desserte) ou environ 12 heures non stop en 4X4.

17/8 : destination aéroport pour un arrêt à MIRI, d'où nous repartirons pour BARIO. La difficulté est le transit entre Asia Airline et Malaysian Airline. A peine 1 heure de battement entre les deux ; il a fallu négocier de positionner nos bagages ave ASIA pour que nous les récupérions en 1er ; ensuite courir dans l'aéroport pour filer au comptoir de la MAS ....... Enfin, nous partirons avec DE HAVILAND TWIN OTTER (pour cexu qui ne savent pas, allez sur Google .... cela change des avions à réacteur !!!) Arrivons sur Bario vers 11h30. Un américain (nous découvrirons plus tard que c'est un étudiant passioné de plantes) va à l'hôtel Bariew ckpackers. Nous y allons avec lui. Profitons de l'après midi pour visiter une LONGHOUSE traditionnelle, toutes en bois. Longue sans doute d'une bonne centaine de mètres, elle est dans un état de conservation correct. Plusieurs familles y vivent. D'un côté, des cuisines, avec quelques s éparations (dans chacune d'elle, des feux de bois). En face de chaque cuisine, des parties privatives (chambres, séjour) et encore plus au fond, un grand couloir commun à toutes les familles, où jouent des enfants, et où sont exposés des tableaux de leurs "ancêtres". Cette grande pièce leur sert pour se réunir, et partager des cérémonies communes. Rencontres avec des habitants du villages, qui parlent anglais; forts sympatiques. Ils apprécient notre contact. A l'hôtel, une hollandaise nous file des tuyaux et un plan pour nous rendre dans un village voisin, perdu à 3 heures de marche (on a encore le plan au format papier).

18/8 : après une nuit un peu agitée (l'hôtel se trouve en face d'un bar, où la plupart des jeunes se rassemblent et boivent des verres à n'en plus finir, sous une musique à faire trembler les fenêtres ...), petit déjeuner. Et, plutôt que de partir avec le patron de l'hôtel (Reddish) qui nous propose des ballades à prix incroyablement cher, nous partons avec l'américain du 1er jour, 2 australiens et l'hollandaise, à la rencontre de la flore locale. Après plus d'une heure de marche et de découverte, nous filons sur PA UCAT (1H de marche) puis PA LUNGAN (3h encore après). A PA UCAT, nous rencontrons des anglais, qui sont ici pour une mission locale. Nous y arriverons environ 5 heures après; ma femme est épuisée. De nombreux arrêts, aucune indication, un seul sentier avec de nombreux passages sur rondins de bois pour éviter les petits "cours d'eau" ... une marche qui semble interminable, des terrains glissants, quelques sangsues. Passons la nuit dans la longhouse BATU RITUNG LODGE Pour y arriver : en bas de la descente, des terrains déboisés et en longeant une mare sur la droite, traverser un petit pont suspendu. En face de la 1ère maison à droite, se trouve un p"ortail" en bois. Passer ce portail, et ensuite c'est à 100 m à gauche. Ils ont une capacité de 20 couchages environ. Accueil très chaleureux. Une douche froide qui ravigote. On me "soigne" les piqûres de sangsues. Nous sommes amenés par un "vieillard" de 75 ans environ à BATU RITUNG (table en pierre de 2 m de diamètre environ), et qui nous fait visiter son village. On lui laisse quelques pièces, même si nous ne parvenons pas à nous comprendre, il a un sourire permanent et est très sympathique avec nous.

A savoir sur la vie de ce village : - aucun autre moyen de transport que les pieds (mis à part la possibilité de prendre un bateau qui côute environ 300 R, mais il faut marcher environ 1h30 pour le récupérer) - pas d'électricité ; seul un groupe électrogène pour alimenter, mais à des heures bien précises de la journée - les habitants se ravitaillent par le bateau, et ensuite c'est acheminé en buffle - pas de toubib. Ce dernier passe 1 fois / mois. En cas d'urgence, l'habitant est obligé de se rendre à BARIO par ses propres moyens (pied, buffle, .....) - s'ils sont malades, environ 4 h de marche jusqu'à l’hôpital de Bario - les enfants sont scolarisés dès 6 ans, se rendent à Bario dès 6 ans, et retournent au village natal 1 fois toutes les 2 semaines (à pied, bien entendu .... et sans se plaindre)

Avis aux amateurs ...

La pension complète nous coûte 70 RM

19/8 : Nous serons réveillés à 6 h du matin par des oiseaux qui sont presque à notre tête (très inhabituel, mais pas désagréable). Petit déjeuner vers 7h30 puis la patronne propose à mon épouse de lui apprendre à confectionner un collier. Elle nous prépare ensuite 2 portions de riz que nous amènerons pour nous ravitailler sur le chemin du retour. A environ 2 km de Bario, un motocycliste s'arrête et nous propose de nous ramener jusqu'à Bario. Au départ, on pensait qu'il voulait de l'argent en échange .... que néni. Du centre du village, nous retournons chez Reddish. Même nuit qu'à l'arrivée : bar, karaoké jusqu'à 2 h du mat ... quelle tristesse, en plein milieu de la jungle :(

Nous serons décus du BARIEW BACKPACKER LODGE : on nous réclame plus d'argent que prévu; le patron nous demande environ 30 RM pour la course de l'aéroport; trop, beaucoup trop de bruit

20/8 : décollage prévu pour 9h20 Mais il faut attendre que ca se relève, car c'est très nuageux. Inquiétant, car entre temps nous avons appris par la presse local qu'un avion identique s'est écrasé sur un autre aéroport sur Bornéo (sans mort, heureusement) ... Pas de GPS dans l'avion, il navigue à vue ... De Bario ils sont obligé de téléphoner à Miri pour connaitre le temps qu'on leur donne l'autorisation de décoller. Bizarre de se retrouver dans des avions à hélice à plusieurs milliers de mètres .... A Miri, nous resterons au DILLENIA hotel (80 RM) mais demandons à avoir une chambre opposée à la mosquée. Prix très correct; nous recommandons : self service pour les boissons chaudes, petit déjeuner excellent. Patronne fort agréable et serviable : a fait récupérer notre linge sale pour le faire amener dans une laverie, a accompagné également d'autres clients pour des soucis, prend le temps de nous expliquer .....

Y rencontrerons d'autres français

Mais il n'y a aucun intérêt à rester sur MIRI

21/8 : un copieux petit déjeuner (fruits, toaste beurrés et grillés ....) Notre dernier vol sur l'ile, qui nous ramène sur Kuching. Nous irons chez JOHN'S PLACE : super petit hotel à 60 RM (moins cher que FAIRVIEW HOTEL), où le patron (John), est très agréable et serviable, avec des chambres d'une meilleure qualité qu'au FAIRVIEW. Pour ceux qui viennent ici, demandez plus volontiers une chambre au 2ème étage (car il y a un bar au RDC). Passerons 2 heures dans un petit salon de massage pour nous relaxer (ce sera un aveugle qui s'occupera de moi).

22/8 : debout à 6 h/ Petit déjeuner dans un restaurant chinois, où nous rencontrerons John. Je lui indique qu'il y avait un peu de bruit et il nous propose de nous héberger sur son 2nd hôtel pour le 23 août au soir. En route pour le parc national BAKO. Le bateau coûte 9 RM/p (sur la base de 6 personnes). On nous a conseillé de la crèmle anti moustique, des baskets ou chaussures de marche, et beaucoup d'eau. Nous observerons beaucoup de macaques et de nasiques. Le 1er soir, nous ferons une marche de nuit mais n'aurons pas beaucoup de chance en observation (2 grenouilles, des martins pêcheurs, 1 serpent).

23/8 : de bon matin une chaleur torride. Retour sur Kuching vers 9h30. Nous nous rendons au parc SEMMENGOH dans l'après midi. 4 RM le bus pour l'aller/p. 1er départ vers 7h00 ; dernier retour vers 16h45

L'entrée au parc est de 3,50 RM (alors que SEPILOK, c'est presque 10 fois plus cher)

Pour le retour, nous prendrons un bus privé (4 RM /p)

Avons pu observer beaucoup plus d'orang goutang qu'à SEPILOK. Il y a également un jardin botanique, des crocodiles (on en a vu un "déguster" une poule) .... Vraiment exceptionnel.

Le soir, retour chez JOHN'S PLACE, où nous apprécierons la douche sans doute la plus chaude de Bornéo !!!!!

24/8 ; nous nous rendons sur le PERMAIN RAINFOREST (www.permrainforest.com) 15 RM l'aller, de Kuching, par personne, avec leur navette Nous resterons 3 jours sur un chalet perché dans un arbre, à environ 10 m de hauteur. Possibilités de baignades, activités diverses et variées, ..... Le derrier soir, décidons de nous rendre à BUNTAL, petit village voisin pour déguster des fruits de mer et poissons pour un prix dérisoire Les prix ne sont pas donnés, mais bon .... on en profite encore un peu

Ici s'arrêtent vacances pour 2011. Rendez vous en août 2012 au Viet Nam !!!!
Rando-rencontre à Fontainebleau le dimanche 15 avril 2012 English translation pending
by Lahaut · 2012-03-20 · 62 replies
🙂 Amis voyageurs (es), amis randonneurs (es), 😎

Comme chaque année (maintenant cette rencontre "lahautienne" est devenue une institution pour les connaisseurs ...sans cette rencontre annuelle c'est comme une année sans feu d'artifice le 14 juillet , une tarte aux framboises sans framboise ou un apéro sans boisson alcoolisée, ce serait alors une année bien fade 🙁 ) je propose à tous les véfistes de perdre tous vos kilos que vous avez emmagasinés durant ce long, rugueux et dur hiver😕 en faisant quelques kilomètres avec vos pieds dans cette chouette et jolie forêt de fontainebleau !!

Ce sera donc alors le dimanche 15 avril 2012 , le RDV se fera à la gare de Lyon aux environs de 9 heures (Attention je reconfirmerai l'heure et le lieu de RDV quelques jours avant car les trains ont changé d'horaire depuis l'année dernière !) pour un parcours d'environ une vingtaine de kilomètres !(retour en fin d'après midi donc ne pas prévoir de sortie en boite ou de thé dansant ce soir là )

Et comme mon slogan c'est 'les randos Lahaut , les randos apéros " 🙂Chacun devra apporter dans son petit sac à dos de l'apéro (cacahuète ou saucisson ou rosé , etc ....(Très important !!!) à partager avec tous les autres randonneurs (ou éventuellement un gâteau fait maison pour le dessert à partager) plus son pique nique personnel (casse croute, eau, gobelet, etc ...)!! pour ma part je prendrai un rosé et du saucisson !!

Le RDV sera maintenu quelque soit le temps car nous, les véfistes, ne sommes pas des poules mouillées car nous n'avons peur de rien ......sauf si le ciel nous tombe sur la tête !!😕

La sortie sera maintenue quelque soit le nombre de participants .....même si je dois y aller seul comme un grand 😏!!

Voilà ci dessous quelques clichés de l'année dernière !!😎

PS :Boisson avec alcool à boire avec MODERATION !!!! hein !!!!😉
Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde English translation pending
by Shiva108 · 2012-03-16 · 21 replies
Allez, je relance la discussion commencée sur un autre post...Quels sont les ravages du tourisme de masse et du néo-colonialisme en Inde ? Comment ces derniers se développent-ils ? quelles en sont les manifestations ?Est-il possible d'y échapper ?Quelles en sont les conséquences pour les indiens ?Quelles en sont les conséquences pour les routard-e-s ?Est-il possible de freiner ces phénomènes ?Et... qu'est-ce qui différencie le tourisme de masse du voyage en routard, au juste ? Où se situe la limite entre les deux ? J'ouvre le débat ! 😉

(non, non, je suis pas G.O. pour voyageforum !)
Sumatra: Medan/Medan ou Padang/Medan? English translation pending
by Lepiaf · 2012-03-16 · 15 replies
Nous partons pour Sumatra pour la première fois 25 jours en juillet prochain. Nous avons nos billets pour Kuala Lumpur, il nous reste à prendre ceux pour Sumatra A/R. Nous hésitons à prendre un A/R KL/Medan ou bien arriver à Padang et repartir par Medan (ou l'inverse).

Nous aimons prendre notre temps et rester plusieurs jours au même endroit quand nous nous y sentons bien, nous souhaitons éviter les voyages en bus de plus de 4 heures et nous voulons tout de même avoir un bon aperçu de cette grande île tout en réservant une petite semaine pour le snorkelling (une île ou une plage à nous conseiller ?).

Qu'en pensent les connaisseurs de Sumatra ?
Hôtel en République Dominicaine pour danser? English translation pending
by Salsaholic · 2012-03-13 · 21 replies
Je suis allé une seule fois en république, c'est une destination que je regarde pour mon prochain voyage. Je part dans les alentours du 12 avril. Je veux que ca bouge, je veux de la musique, danser à tout les soirs.. J'aimerais un endroit ou les gens sont sympathique et qu'il y ait de l'action à la discothèque... ou même la possibilité d'aller danser en ville avec des locaux... mais je ne trippe pas sur les endroits ou quand tu danses avec une fille c'est quasiment un contrat pour la nuit..j'essai de rester loin de toute sorte de prostitution... Une clientèle 24-45 serait mon idéal... Des endroits a me suggérer ??
L'Inde ne s'en sortira pas! English translation pending
by Kevalin · 2012-03-10 · 281 replies
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !

Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.

Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..

L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..

Welcome !

Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...

L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...

Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..

Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !

C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..

Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..

Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..

Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??

C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..

Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..

kevalin
Jeu des photos 2012 (épisode 66) English translation pending
by Kate · 2012-03-09 · 1030 replies
Nouvelle année, nouveaux jeux... Quand c'est trop, c'est lassant. Mais nous n'avons rien fait depuis fin janvier. Ce serait bien de recommencer, chacun son rythme, chacun sa technique, demander des indices plutôt que de googeliser 🙂

Où suis-je ?

Trek dans la vallée de Langtang: parcours et agence? (Népal) English translation pending
by Bobetclaire · 2012-03-08 · 27 replies
Bonsoir,

En avril, je pars 2 semaines au Népal avec mon copain. Nous envisageons de trekker dans la vallée de Langtang. Nous avons repéré le parcours suivant: - Dhunche - Thulo Syabru - Thulo Syabru - Lama Hotel - Lama Hotel - Langtang - 1 journée à Langtang pour nous acclimater - Langtang - Kyanjin Gompa avec ascension de la colline Kyangjing Ri - Ascension du Tserko Ri - Randonnée à Langshisha Kharka - Kyanjin Gompa - Ghore Tabela - Ghore Tabela - Syabru Besi

Qu'en pensez-vous?

Quelques agences nous ont fait des devis pour nous accompagner sur ce trek mais tous les prix sont proposés, on ne sait pas quoi en penser! Il y a souvent 2 options, dont une sans le logement et les repas. Est-ce intéressant de sortir la pension complète en lodge du package?

Voici quelques noms d'agence: ASIAN HERITAGE, ADVENTURE NEPAL, CELTIC TREKKING ADVENTURE, SHAKTI NEPAL, INDEPENDENT TREKKING GUIDE, AZIMUT NEPAL. Les connaissez-vous? Y en a t-il des très recommandables? ou au contraire à éviter?

Quel permis est nécessaire pour trekker dans la vallée de Langtang et comment l'obtenir?

J'arrête là mes questions mais j'en ai encore plein ;)

Merci d'avance pour votre aide si précieuse !
Croisière Costa Magica "Civilisations antiques" du 11 au 21 mai 2012 English translation pending
by Baby42 · 2012-03-08 · 181 replies
croisière départ marseille "civilisations antiques" sur le Magica réservation cabine avec balcon pont 10 ....B5

Nous allons effectuer ave mon épouse notre première croisière, et je souhaite trouver des informations qui me manquent et incomprises également. Peut-on utiliser son téléphone portable librement et est-ce obligatoire pour ceci d'utiliser (et acquérir) une "puce" remise par costa ? et à quel tarif ?

Pour les excusions est-il préférable d'effectuer la réservation sur internet ou attendre d'être sur le bateau ?

merci pour les personnes nous donnant quelques informations.🙂
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
by Sandchab · 2012-03-06 · 27 replies
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain. Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin. Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions. Commençons par la première semaine.

Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".

Un petit tour en ville avant de se coucher ?... 20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table. Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge ! Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues. L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit… Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée. Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !

Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour. Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances… Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France. Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués. Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.

Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices… Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper. Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec. Coucher à 22h30 pour tout le monde…

Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage. Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite. Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel. La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad… Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10… Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde. Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond… Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.

Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin. Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude. Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.

Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population. C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps. Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie ! Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas. Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison. Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !

Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque. Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue ! Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées. Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ? Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies. 23h37, tout le monde dort. Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser. Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !

Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants. Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes. Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna. Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables ! Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité… Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit. Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure… Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain. Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir. Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène. Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit. Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Tous les à-cotés du Concours photo VF de mars 2012: "L'eau dans tous ses états" English translation pending
by Magellan18 · 2012-02-29 · 235 replies
Bonsoir à tous,

Le concours photos VF de Mars "L'eau dans ses états" est ouvert" et c'est sur ce fil que vous devrez y déposer vos photos. (1 photo max par post).

Pour discuter de vos (nos) photos, pour raconter vos histoires d'eaux c'est bien ici 😉.

Cordialement Magellan18
Retour de Puerto Plata, hôtel Barcelo English translation pending
by Bisouillou · 2012-02-24 · 17 replies
Bonjour à tous,

Voici le récit de ma semaine sur Puerto Plata pour ceux qui en aurait besoin.

Partis à 2 adultes et 2 ados de Paris le Dimanche 12/02 avec XL Airways. Tout d'abord, FAITES TRES ATTENTION avec cette compagnie à vos excédents bagages ! On a droit à 20 kg PAR BAGAGE ! Le prix est de 10 € par kilo supplémentaire ! Ça chiffre vite...!

Arrivés avec la pluie sur Puerto Plata mais heureux ! L'hôtel est proche de l'aéroport (15/20 min.) ce qui est agréable. Les chambres sont spacieuses et agréables. Penser à demander une chambre communicante si vous avez des enfants ! Le lundi matin, réunion d'information avec la gentille et drôle "Nina" qui nous parle un peu de son pays et nous propose les excursions "incontournables".

Personnellement, m'étant renseignée avant de partir sur les "bons plans excursions", j'avais pris RDV avec Irène, une Suisse HYPER GENTILLE et très à l'écoute, qui travaille pour ALF TOUR (une agence locale très sérieuse) :
http://www.alftour.com/index.html Nous nous sommes donc retrouvées le lundi à midi à l'accueil de l'hôtel et nous avons pris nos excursions avec elle (la moitié moins cher et surtout, moins de monde car en mini-bus !) N'hésitez pas à la contacter de ma part (Carole) car nous avons eu un bon échange et un bon contact. Vous pouvez lui envoyer un mail pour lui fixer un RDV. Elle répond à toutes nos questions pendant les excursions, et nous fait rire avec ses petites anecdotes locales !).

Avec elle, nous avons fait l'excursion à JARABACOA (60 $ par personne, la moitié pour les moins de 12 ans). Il s'agit d'une excursion où l'on part le matin et vers 8 h et on revient vers 19 h. Cette excursion permet de voir du "local" ! Tout d'abord, visite d'une fabrique de cigares à Santiago : impressionnant... On peut en acheter et au moins, on sait qu'ils sont bons ! Ensuite, visite d'une poterie : très intéressant et on peut acheter aussi si on le souhaite. Déjeuner dans un très beau ranch en montagne (avec du Wifi ! car rare) et départ pour une très belle ballade à cheval à travers les champs et rivières : sublime ! jusqu'à arriver à une cascade. Au retour, arrêt sur Puerto Plata pour acheter du rhum et café en supermarché (très intéressant au niveau tarif) et Irène nous fait même goûter un gâteau typique et de la canne à sucre ! Une belle journée garantie.

Le lendemain, nous avons fait avec elle l'excursion "Paradise Islande" (immanquable) qui s'appelle aussi "Punta Russia" puisque c'est le village où se situe le point de départ pour l'île. Le prix de de 73 $ par personne, repas (et rhum !) compris. On part vers 8 h et retour vers 16 / 17 h. La traversée se fait à bord d'une barque rapide (contrairement à ceux qui prennent l'excursion par l'hôtel et ont un grand bateau) ; on a bien rigolé ! Il s'agit d'un banc de sable blanc au milieu de l'océan dont la grandeur varie au long de l'année (là, il faisait 1000 m²). C'est SUBLIME ! On peut se faire bronzer, faire des photos, et après, ils nous emmènent faire du snorkling comme je n'avais fait nulle part ailleurs ! On est réellement au milieu des poissons, de superbes poissons ! On nage avec eux, on les carresse, on leur donne à manger, bref, c'est le rêve pour ceux qui aiment !

Sinon, nous avons fait aussi Puerto Plata et Susua par nous mêmes.

Pour Puerto Plata, c'est 20 PESOS par personne en Gwagwa = bus local (une vingtaine de minutes). Il faut se ballader dans les ruelles, voir le marché surtout ! Nous n'avons pas pris le téléphérique car la vue n'était pas dégagée.

Pour Susua, c'est 40 PESOS par personne en Gwagwa (1/2 heure). Nous étions 25 pour 9 places dans ce transport typique !!! Il ne faut pas louper Sosua, c'est somptueux. Nous avons passé toute la matinée et le début d'AM là-bas, sur des transats, en prenant une délicieuse Pina Colada chez JEFF, un rasta haïtien à l'accent canadien hyper sympa ! (bar Black & White). Là, les eaux sont cristallines et on peu manger des huitres, des crevettes, ou des fruis frais sur la plage ! On peut aussi manger une langouste en terrasse et tout ça pour pas grand chose.

Le reste de notre temps a été réparti à profiter de l'hôtel. Un conseil, si vous pouvez, demandez le BLOC 2, c'est le mieux et un des plus calmes ! Dans ce pays, il y a (comme je l'avais également constaté à Punta Cana il y a 7 ans), beaucoup de canadiens et de jeunes américains. Les canadiens sont adorables et respectueux ; quant aux américains, je pense qu'ils se croient tout permis hors de chez eux... Ils crient dans les couloirs à 1 ou 2 h du matin, complètement souls... Hormis ce désagrément, l'hôtel est agréable. Il y a 2 piscines confortables, même si le principe de réserver son matelas dès 9 h du matin ne fait pas partie de ma culture... mais on n'a pas le choix... La nourriture est variée et très bonne. Dommage par contre qu'il n'y ait que très peu d'activités auxquelles les gens participent car les ados "s'ennuient" un peu parfois. Nous avons pu faire du cayak de mer (gratuit sur la plage).

Concernant la plage de l'hôtel, elle est plus jolie l'après-midi car l'eau est clair contrairement au matin. Il faut aller plus sur la gauche de l'hôtel pour avoir de l'eau claire. Les marchands sont la plage sont nombreux mais on peut facilement leur dire non sans qu'ils insistent.

Je pense avoir fait le tour de ce que je voulais mentionner concernant mon séjour. N'hésitez pas à me poser des questions, j'y répondrai avec plaisir si je peux.

Bon voyage à tous ! Les dominicains sont toujours aussi gentils et le rhum toujours aussi bon ;-)
Non... ce n'est pas un "Costa"! (Antarctique) English translation pending
by Joska · 2012-02-19 · 13 replies


et pourtant il n'est pas loin de la plage, mais il a écho-sondé au préalable et au mètre près !

(Crystal hill, dans le canal du Prince Gustav, Mer de Weddell, Antarctique--Janvier 2012.)
Passer la Pentecôte à Ollantaytambo? (Pérou) English translation pending
by Sibelao · 2012-02-17 · 11 replies
Bonjour à tous, J'ai lu dans le Lonely Planet que le village d'Ollantaytambo (700 habitants) célèbre le lundi de pentecôte de manière assez colorée, musicale et festive. Quelqu'un y a t'il été pour cette fête ? Est-ce que ça vaut le détour ? Je recherche ce genre d'activité et je me dis que ça pourrait être sympa. Merci d'avance

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