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Dormir à Monument Valley aux États-Unis? English translation pending
by Thibaut31 · 2006-07-12 · 2 replies
Bonjour à tous

Nous partons dans 2 semaines dans le grand Ouest, enfin !! 🙂🙂 Nous avons au préalable réservé nos nuits, sauf celle à Monument Valley, dans l'idée de dormir "à la belle étoile" au milieu de ces décors fantastiques. Je sais qu'il s'agit d'un territoire navajo, mais a t'on le droit de rester à MV la nuit, en dehors des heures "d'ouverture" ?? Nous pensions en fait planter la tente au bord d'une petite piste, un peu à l'abri des regards ... 😉😉

Merci !!!!!
Où coucher entre Québec et Virginia Beach? English translation pending
by Fortin5834 · 2006-07-10 · 13 replies
Bonjour à tous. Nous partons pour virginia beach dans une semaine. Nous sommes 2 adultes et un enfant de 6 ans. Comme la route est longue avec un enfant nous aimerions coucher en chemin, peut-être 2 jours à mi-chemin, mais je ne sais pas où. J'ai bien regardé les cartes mais je ne sais pas trop le nombre d'heure que j'aurais de fait en arrivant, je ne veux pas trop dépasser 8-9 heures de route dans la journée. Je passe par la beauce et la route vers old orchard afin d'être sur le bord de l'océan. Je veux prendre le traversier à Cape May et arriver par le pont de la bais de chesapewake. J'aimerais coucher 2 soirs dans une ville avec une belle plage afin de couper le voyage, j'aimerais qu'il y ai des attractions ou autres choses à voir. Je ne sais pas si coucher entre New York et Boston serait trop loin. SVP éclairez-moi ceux qui ont déjà fait cette route, je vous en serais reconnaissante. Bye Corinne
Hôtel Kenzi Oasis ou Paladien Les Almoravides à Marrakech? English translation pending
by Jenniferm · 2006-07-05 · 4 replies
Bonjour,

Nous faisons avec des amis un circuit à Marrakech en octobre 2006

1er jour visite libre ou guidée à Marrakech, jour 2 à 5, désert en 4x4, jour 6 au jour11 de retour à Marrakech pour prendre un peu de repos, bien manger! c'est très important, sport, repos et pourquoi pas de l'animation....

Nous avons le choix entre deux hôtels, Hôtel Kenzi Oasis à l'extérieur de Marrakech ou Hôtel Paladien Les Almoravides au centre.

Je précise que nous avons la cinquantaine mais très dynamique, pas là pour faire la fête la nuit!, la nourriture, le bon sommeil, la qualité du service, le confort, la beauté de l'hôtel, c'est important

Quelqu'un pourrait il m'éclairer et me conseiller, lequel faut il choisir et la question au centre ou à l'extérieur de Marrakech?

Un grand merci
Cherche village pour quelques jours de calme à Cuba English translation pending
by UlysseG · 2006-07-04 · 3 replies
Je planifie un bref voyage à Cuba pour février 2007 et solicite vos éventuelles connaissances des lieux pour préciser mon itinéraire. Je passerai d'abord 4 jours à La Havane pour un congrès professionnel. Je suspecte que l'hotel associé au congrès (NH Parque Central) soit plutôt chic, et je suis à la recherche d'une alternative plus économique, mais surtout plus sympathique (petit hôtel ou auberge, peu d'étoiles, quartier peu touristique, etc.). Je compte ensuite passer un autre bloc de 4 jours hors de La Havane pour me reposer beaucoup, et visiter un peu. Alors là je n'ai aucune idée de la direction à prendre. J'aime le calme et n'aime pas les touristes en forte densité. Avez-vous vu l'endroit que je cherche ? Que feriez vous en 4 jours à Cuba? Merci! Ulysse
Haïti en tour du monde English translation pending
by Claurry · 2006-07-04 · 17 replies
beaucoup d'entre vous aimerait venir en Haiti mais l'insécurite fait la une de notre actualité pourtant Haiti a ses côtés positifs bien que c'est un pays pauvre n'empêche qu'il y a pas mal de trucs qu'on aimerait voir .

quand on pense a faire le tour du monde pense aussi a Haiti. toutefois que vous avez des questions suis là. merci
Plage "routarde" au Kenya English translation pending
by Lilimary · 2006-07-03 · 3 replies
Bonjour à tous!!!

Voilà je prépare mon voyage au Kenya, je pars avec 3 amis du 05 au 20 aout. Nous n'avons pour l'instant que nos vols secs.

Je suis sur le point de réserver un safari de 4 jours au Maasai Mara avec Primetime safari (si quelqu'un connait???). On se dit qu'il vaut mieux passer 4 jours complets dans le même parc, plutôt que de faire (par exemple) 3 jours au Mara puis 1 jour à Nakuru. Avons nous raison?

Pour la suite du voyage, on va improviser (peut-être location de voiture et visite d'Amboseli, il parait qu'un français y fait des visites en ULM...), mais on veut finir par 3/4 jours de plage.

J'ai repéré de très beaux cottages et pas chers à Tiwi beach. Qu'en pensez vous? Mes amis ont peur que nous soyons trop isolés à Tiwi? Connaissait vous une alternative où l'on puisse avoir le calme de Tiwi, ses prix, et sa beauté, sans être trop loin d'une ville avec quelques bars, restaurants et peut etre boite de nuit?

Merci d'avance pour vos conseils!!

Lili
Madagascar seule et en routarde? English translation pending
by Kinou2007 · 2006-07-01 · 18 replies
SAlut tout le monde je voulais savoir si madagascar pour une fille seule et en voyage routard, ca craint? quels conseils me donneriez vous? ou est -il possible de rencontrer des routars pour prendre des guides eventuellement? quels sont les meilleurs plans pour rencontres? merci karine
Vos coups de coeur du Panama avec enfants et les molas? English translation pending
by Gorax · 2006-06-29 · 3 replies
Bonjour, je pars en début de semaine au Panama avec mes 2 princesses (7 et 12 ans) j'ai déjà bien "structuré" ce voyage, il me reste à vous demander 1 ou 2 idées vraiment perso, vos Grands Coups de Coeur... (mes 2 filles ont l'habitude d'un peu crapahuter et elles adorent la forêt et ce qui s'y trouve)

Par ailleurs, je voudrais évidemment augmenter ma collection de molas (trouvés en Colombie et en Equateur) je vais bien sûr à San Blas, mais je m'attends à trouver tout et n'importe quoi... y a t'il un endroit ou un moyen de trouver de beaux molas de manière plus ou moins "directe" sans enrichir 12 intermédiaires et en faisant profiter directement les habitants de mes beaux dollars?😉 merci ...
Playa del Carmen après l'ouragan Wilma? English translation pending
by Rubiaca · 2006-06-27 · 8 replies
bonsoir à tous, nous aimerions partir fin novembre début décembre au Mexique; plus exactement à Playa del Carmen dans le Yacutan. Notre petit souci serait de savoir si malgré l'ouragan Wilma d'octobre dernier il n'y a pas trop de ravage dans cette partie.
Associations locales au Mali English translation pending
by Fabione · 2006-06-26 · 3 replies
Bonjour, je donne des cours d'alphabétisation à des Maliens dans un squat d'Ile de France et ca m'a donné envie de découvrir le pays donc si vous connaissez des associations locales ou des plans sympas pour septembre je vous serais très reconnaissant de m'en faire part! Merci!
Île et logement de charme dans le sud de la Thaïlande? English translation pending
by PaxEtxe · 2006-06-25 · 15 replies
Je prépare une visite de la Thaïlande pour Janvier prochain et voudrais finir par du farniente et du snorkeling dans une île du Sud. J'hésite entre Koh Phi Phi, Koh Thao et Koh Samui ? Merci pour vos conseils éclairés. Connaissez-vous des logements sympas (plutôt typique mais avec confort AC et propre !) dans ces différentes îles. Pour infos : nous aimons plutôt la tranquillité et la beauté des sites.
Avion direct de Bangkok à Bruxelles? English translation pending
by John1986 · 2006-06-24 · 15 replies
Salut a tous, est ce que quelqu'un connais une compagnie aerienne qui fais bkk- bruxelles en direct???

merci de vos reponse.🙂🙂🙂🙂
Vietnam: finesse et saveur English translation pending
by Abalone · 2006-06-23 · 13 replies
Si vous rêvez de découvrir le Vietnam à travers toute sa finesse, ses saveurs et ses soins traditionnels tout en favorisant le contact et la rencontre avec les femmes des minorités du nord, voici le voyage idéal…

A partir de votre hébergement de charme sur pilotis, vous vous baladerez à travers villages, marchés et rizières puis chaque soir, vous serez chouchoutées par les femmes Muong qui vous prodiguerons massages et soins aux plantes exotiques.

Puis c’est à bord d'une superbe jonque, que vous naviguerez entre les pains de sucres de la mythique Baie d’Halong, tout en bénéficiant de toutes les attentions de des accompagnatrices guides et masseuses.

Un voyage de sérénité et de douceur aux saveurs de l’Asie.

Jour 1 : Paris - Hanoi.

Jour 2 : Installation au village/dîner de bienvenue.

Transfert au village d’ethnie Muong dans la vallée Luong Son (40 Km à l'ouest de Hanoi) au bord de l’eau. Soirée de bienvenue. Dîner et nuit dans notre belle maison traditionnelle de bambous sur pilotis en bordure du lac Dap Dom, dans lequel vous resterez cinq nuits, en totale immersion au cœur du village, chouchoutées par les femmes Muong.

Jour 3 : Petits villages et marchés Muong.

Balade à travers villages, fermes agricoles et hameaux le long de la rivière. Vous flânerez à travers le petit marché très animé et coloré de Luong Son. Dans l’après-midi, premiers soins de beauté. Massage avec l’huile à la citronnelle et au miel d’abeille, sauna traditionnel (l’absorption par la peau de feuilles de bambou, de citronnelle, pamplemoussier, de grains de coriandre, de fleurs d’oranger, d’herbes aromatiques) et douche parfumée de Bo Ket, émanant d’une grosse marmite… Premiers contacts avec le tissage Thaï avec les femmes du village. Dîner et nuit dans notre « auberge sur pilotis ». Sauna traditionnel, massage à la citronnelle et au miel.

Jour 4 : Balade, baignades et soins Thaï.

Tôt le matin, balades à travers les collines alentours qui contribuent pour beaucoup au charme de paysages reposants… Les montagnes du Hang Nang : Paysages grandioses et préservés de hautes montagnes avec cascades rafraîchissantes, torrents, rizières, rivières et villages colorés... Baignades dans une piscine d’eau minérale jaillie de la montagne à Kim Boi, et soins des hôtesses de l’ethnie Thaï. Déjeuner dans cette « la station thermale » naturelle. Dans l’après-midi, soins des cheveux et du visage, aux recettes vietnamiennes : le bouillon de Bo Kep avec les feuilles. Masque de fruits tropicaux dont la passiflore (Fruit de la passion). Vous profiterez de la piscine de l'hébergement. Suite du cours de tissage de brocarts. Baignades et soins Thaï dans une source thermale / Soins des cheveux et du visage aux fleurs.

Jour 5 : Vie dans les rizières / Activités artisanales / Cours de cuisine.

Après un transfert en minibus, navigation jusqu’à la montagne Vien Nam. Balade à pied au milieu des rizières et plantations maraîchères où les agricultrices vous accueillent avec joie. Retour à l'hébergement pour les soins. Soins de manucure et tisane locales à Sa et Chè (la citronnelle et le thé vert). Cours de peinture sur soie, poterie ou papyrus suivant vos envies. Vous pourrez également assister à un petit cours de cuisine pour la préparation du dîner avec la confection des Nems. Dîner spécialités maison. Soin manucure traditionnel.

Jour 6 : Balade en Sampan / Villages et marchés sur pilotis.

Dans cette région d’eau, vous partirez vous balader en sampan traditionnel de pêche. Au fil de l’eau de la Bui, les rives couvertes de cultures maraîchères se dessinent avec ses nombreuses criques désertes et ses villages traditionnels sur pilotis. Vous traverserez le Marché odorant de Xuan Mai où les poissons sont vendus en direct de la pêche. Massage des pieds et sauna traditionnel. Spa au jardin, au bord de la piscine. Suite du cours de peinture sur soie, poterie ou papyrus. Rencontres conviviales avec les villageoises – danseuses et musiciennes et soirée danses Xoe (danse aux éventails Thaï) au rythme des gongs Muong.

Jour 7 : La Pagodes des Parfums / Criques et forêts vierges.

Transfert pour rejoindre le site Chua Huong – la Pagode des Parfums, l’un des endroits les plus secrets et préservés du parc de Quan Son. Avec son lac de plus de 300 ha, le parc offre ses forêts et ses des roches émergeant de l’eau d’une étonnante quiétude. En suivant cet itinéraire en sampan de bois, c’est une succession de petites criques que vous découvrirez à travers d’une forêt splendide, où la fleur de lotus est reine en été. Dîner et nuit en auberge.

Jour 8 : Temples et rizières de la Baie d'Along terrestre et visite des ateliers de broderie des femmes.

Transfert pour ces magiques rizières encaissées à travers les rochers. C’est en Sampan que vous découvrirez, ce petits paradis aux rizières et tunnels rocheux de Tam Coc - Bich Dong. Visites de temples des premiers Rois Viet : les Dinh et Le. Visites des ateliers de broderie des femmes du village Van Lam. Elles sont à la fois agricultrices, rameuses et brodeuses. Dîner et nuit dans un hôtel de la région de Ninh Binh.

Jour 9 : Culture du riz / Visite des marchés et rencontre avec les femmes.

En voiture, direction baie d'Ha Long maritime. En longeant digues, canaux et hameaux, arrivée à Thaï Binh, le grenier de riz le plus important du delta du Nord Vietnam. Rencontre avec des horticultrices du village Bach Thuan. Par les bacs, rizières et petits marchés ...vers le port de Hai Phong, sur la mer de Chine. Dîner et nuit à l’hôtel. Jour 10 : La Baie d’Along en jonque privée. Transfert à la célèbre baie d’ Ha Long. Embarquement sur un bateau privé… Une superbe jonque en bois, à bord de laquelle vous partirez à la découverte des îles les plus prestigieuses de la baie d'Ha Long. Magique ! Massage du corps et du visage à bord du bateau. Toujours avec les recettes et les hôtesses spécialisées. Repas de fruits de mer. Nuit à bord. Massage du corps et du visage.

Jour 11 : Navigation et baignades au cœur de la Baie d’Along.

Réveil parmi mille îlots splendides sur la mer. Vous alternerez navigation, baignades, et balades sur les îles. Repas de fruits de mer à bord. Dîner sur Hanoi. Spectacle des marionnettes sur l’eau. Rencontres avec des manipulatrices de marionnettes et des chanteuses. Dîner dans un petit restaurant et nuit en hôtel au cœur de la vieille cité.

Jour 12 : Découverte de Hanoi / Retour sur Paris.

Journée visite guidée de la ville et de ses vieux quartiers commerçants très animés et colorés… puis des résidences style français du passé colonial. Les marchés de fleurs et d’oiseaux très connus de Hanoi. Visite du village de poterie de Bat Trang où les potières nous accueillent avec joie et transfert sur l’aéroport pour un retour sur Paris.

Jour 13 : Arrivée à Paris.
Quoi faire dans le nord du Mexique? English translation pending
by Huidamexico · 2006-06-20 · 7 replies
Bonjour, je part pour la ville d'Hermosillo au nord du Mexique et j'aurais aimer avoir plusieurs idées de se que je pourais faire ou visiter qui ne soit pas hors de prix! J'aimerais aussi savoir plein de petits conseils pratiques pour ne pas avoir de problème car je voyagerai en solo! PS: Si vous conaissez de bon clubs la-bas.....n'ésitez pas!😉 merci
Sites, auteurs et livres sur la Chine English translation pending
by Baronnet · 2006-06-20 · 2 replies
Salut a tous

Voila six mois que je suis en Chine et mon voyage se termine. Totalement inculte sur ce pays, auparavant je l'ai aborde sans a priori. Je suis completement conquis. Chaque semaine j'ecrivais des chroniques pour deux radios regionnales francaises et je souhaite terminer cela par une chronique impersonnelle. Pouvez vous me conseiller un site, un auteur ou un texte chinois qui parle de la beaute de se pays, de son ame et de son hospitaalite. Je sais c'est plutot vaste comme question.....mais j'espere quand meme quelques petites idees. Merci a tous et partez decouvrir la Chine.... vous ne serez pas decu

Laurent
L'ABC du voyageur English translation pending
by Wapata · 2006-06-18 · 88 replies
Bonjour, je vois que nous avons à faire à des 'pros' de la langue et des jeux de mots. Donc voici un petit jeu: prenons chaque lettre de l'alphabet et trouvons un mot commencant par cette lettre et surtout se rapportant au thème du forum cad le voyage. example A-avion / B- bateau / C- cheval / D-dromadaire / E-éléphant / F-fatigue / G-génial / H-hotel / I-immensité / J-jeu / K-kilomètre / M-malin / N-nature / O-ouf / P-passeport / Q-Québec / R-retour / S-sniff / T-Tataouine / U-ubac / V-visa / W-wagon / X-Xizang / Y-yen / Z-zébu ( donc zé plus soif 😛).

😎 à vous de jouer !! 😉

Arvi'
Jennifer et Raymonde English translation pending
by Pondy · 2006-06-18 · 12 replies
Jennifer et Raymonde : pause-café😏

J : Salut ? t’es rentrée de Tunisie y’a longtemps ? R : la semaine dernière, je me sens en pleine forme. J : t’as fait de la thalasso? R : même pas, j’ai fait de belles découvertes

J : bon, bon, tu m’raconteras une autre fois, moi je pars après- demain avec mon copine. Tu crois que j’emmène mon épilateur pasqu’en quinze jours, ça craint… R : il y a des salons de beauté dans toutes les villes, ne t’encombre pas J : oui, mais l’hygiène, j’ai pas confiance. le soleil tape pas trop fort ? R : Il fait chaud, c’est vrai, mais tu sais, je ne suis pas allée à la plage J : j’prends quatre crèmes avec des indices différents c’est mieux pour la peau. J’ai bien l’intention de rester à la plage et à la piscine de l’hôtel. On a pris le hall inclusive avec boissons dans la journée, tu crois que c’est bien ? R : franchement je l’ignore, j’ai voyagé de villes en villes et je trouvais le soir de quoi me loger. J : t’es dingue, c’est pas des vacances, moi, j’ai mis de côté toute l’année pour que j’me’paye un truc tranquille, j’vais pas me casser la tête et me crever à voyager. J’vais en Tunisie, les prix sont cools, y’a le soleil sûr et certain, t’as pas besoin de kway. R : et tu ne vas pas un peu voyager ? Rencontrer les tunisiens ? J : pas la peine y disent qu’y a tout dans l’hôtel, même des souks. Y’a aussi des discothèques et le jour des animateurs pour faire de l’aquagym et des trucs comme ça. Et pis l’hôtel, il a l’accès direct à la plage. Et aussi, en France, y’a des français, en Tunisie, des tunisiens et que tout le monde c’est pareil. T’en as qui tirent la tronche et d’autres qui sont contents, comme chez nous. C’est tout pareil dans le monde, y’en a qui mangent avec des baguettes, d’autres avec les doigts et d’autres avec des fourchettes, mais tout le monde y mange et puis y vont aux toilettes. Et puis aussi, y’a la peau qui change de couleur mais le dedans il est pareil aussi. Moi, j’aimerai pas qu’on vienne m’embêter pour faire une photo des fleurs de mon balcon, alors, en vacances, je fais du bronzage, la fête et j’embête personne R : tu vas où exactement ? J : à Djerba, c’est une île. R : tu auras peut-être envie d’aller à Houmt souk par exemple. J : ben les excursions, c’est pas compris dans le prix et j’ai vu, ça coûte un max de thunes. Non, je crois qu’on va faire la fête, les animateurs sont hyper sympas. Y’a Peggy, tu sais la fille de la compta, elle y a été l’année dernière et elle a aaaaaaaaaaaadoré. Elle est même sortie avec un type du coin, j’ai vu sa photo, il est bôoo. R : Je ne pourrais pas faire comme toi, j’aime découvrir des paysages, des gens, et j’aurais l’impression de m’ennuyer si je restais au même endroit. J : oui mais toi, t’es pas pareille que moi. T’as fait des études, t’as un bon poste, tu lis des livres et en plus t’es mariée. R : Ton choix est le tien, donc il est bon pour toi. Tu sais les vacances, c’est faire ce que l’on a envie de faire pendant onze mois et chacun est différent. Ce que l’on en fait n’est qu’une affaire de goûts, et ça n’a rien à voir avec les diplômes et la culture. J : moi, j’ai choisi sur le catalogue, mais je fais gaffe, il faut bien lire pasqu’après t’as des sales surprises comme avec les taxes incluses ou pas incluses. Toi, tu fais comment. ? R : J’ai envie de découvrir un pays quand j’ai lu un livre, quand des amis m’en ont parlé par exemple et puis, je laisse le désir s’installer et je cherche de la documentation, l’histoire du pays et je construis peu à peu le voyage, au fil des mois. Pour les questions précises, je vais sur VF. J : c’est quoi ce truc. ? R : un forum de discussions sur les voyages. J : sur l’ordinateur ? R : oui. J : ben moi, j’en ai pas, comme ça c’est réglé. Y parle de tout sur ton forum, même des hôtels ? R : oui, il y a une rubrique pour ça. J : tu pourras regarder si tu vois des trucs sur l’hôtel marmarins à Djerba et pis me dire ce qu’y disent. R : promis, je le ferais ce soir et te dirai ça demain. J : t’es sympa, merci, y faut qu’ j’y aille, on a encore plein de poches de frais des patrons à saisir. R : bonne après-midi.

Dom.😏
Existe t'il une île aussi belle que Koh Phi Phi? English translation pending
by Clot · 2006-06-16 · 50 replies
Tout est dans le titre. Ce que je voudrais savoir, c'est s'il existe une île dans la même région que Koh Phi phi ou ailleurs en Thaïlande qui soit aussi jolie ( eau transparente et tout et tout). Ca doit bien exister. On ne parle que de celle-ci, mais y en a t il d autres moins connues, car il y a un tas d île dans ce coin.😎

La véritable raison de cette question est que je n'aime pas les endroits ultra touristique, et à vous entendre, Koh phi phi en est un. Donc il y a surement aussi bien ( enfin j espere) avec moins de monde.

Merci pour vos reponses
Circuit en Thaïlande et à Bali en janvier 2007 English translation pending
by Michele54 · 2006-06-16 · 2 replies
Est ce que vos connaissez ce circuit quelqu'un a t il des infos sur ce circuit??? le transport de Montreal via Tokyo c'est bien ou trop long???? je voudrais plein d'infos je compte y aller en janvier 2007 merci a l'avance
Prix d'un aller-retour en avion de Islamabad (Pakistan) à la Chine? English translation pending
by Theyaya · 2006-06-15 · 2 replies
🙂 Bonjour, alors voila je pars bientôt au pakistan et je souhaiterai profiter de mon séjour, pour partir aussi dans un autre pays qui est la Chine. Alors voila, j'aimerai connaitre le prix d'un aller-retour en avion (le moins cher et le plus rapide si possible) de l'aéroport de l'islamabad vers un autre aéroport de chine étant le plus proche de la frontière "pakistan-chine" (désolé si je ne peut pas vous citez un aéroport de la chine, vu que je n'en connait même pas un). De plus j'aimerai connaitre sa distance. Merci d'avance. 🙂😉😊
Approcher les dauphins dans leur milieu naturel au Brésil English translation pending
by Goldy · 2006-06-14 · 9 replies
Bonjour à tous, Quelqu'un sait il si au Brésil il existe un endroit où l'on peut facilement approcher les dauphins dans leur milieu naturel. J'ai entendu parler de natal (praia de pipa)... est ce le seul endroit ? merci pour votre aide Suzy 😉
Situation géo-politique au Sri Lanka English translation pending
by Stephcarole · 2006-06-14 · 22 replies
bonjour à tous, nous souhaitons partir pour un combiné sri lanka/maldives en octobre prochain pour notre voyage de noces. est ce que quelqu'un peut me donner des infos sur la situation géo politique la bas car en regardant sur le ministere des affaires etrangeres, ils déconseillent de partir pour le sri lanka et plus particulierement dans certaines régions. est ce vraiment compliqué sur place ? craint on vraiment quelque chose ? merci pour plus de renseignements.
Malaisie: météo à Redang en août? English translation pending
by Supy · 2006-06-11 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je viens d'effectuer une pré-réservation pour un séjour de 10 jours en Malaisie : 2 jrs à KL puis 8 jrs à Redang.

Départ prévu le 31 juillet...

Mais j'ai un doute sur la météo : il y a 2 ans, on avait fait un stop à KL à la même période, et c'était averses tropicales sur averses tropicales... 😕

A votre avis, c'est une bonne période pour aller à Redang ? La beauté des fonds marins ne risque pas d'être "gâchée" par des nuages ou la pluie ?

Merci d'avance de vos réponses 😉

NB : si vous avez des conseils pour mon séjour sur place, je suis preneur 😉
Votre plus beau bateau de croisière? English translation pending
by Marco973 · 2006-06-10 · 9 replies
Hello,

Je m'adresse aux croisièristes récidivistes, quel est, selon vous, le plus beau bateau sur lequel vous ayez passé un séjour (Hormis le Queen Mary II) ? Merci.
Séjour en Croatie en début juillet English translation pending
by Blueplane · 2006-06-10 · 15 replies
Bonjour La croatie pour les 2 premieres semaines de juillet, est ce une bonne idée? Affluence supportable? Facile de prendre un ferry pour aller sur les iles (avec voiture) sans reserver ? Les coins à faire absolument ? Les coins à éviter absolument ?

Bise et merci ...
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
by Slaeinte · 2006-06-09 · 10 replies
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.

Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense march�� couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...

Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…

Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.

Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…

Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.

Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.

Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.

Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.

A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!

Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!

Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.

Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.

Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!

Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.

Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!

Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…

Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!

Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.

Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.

Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…

Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!

Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.

Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...

Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Meilleur endroit pour plonger en apnée à Cuba? English translation pending
by Titeva · 2006-06-09 · 5 replies
j aimerais s avoir la destination pour plongee en apnee la meilleur endroit ou endroit pour nager avec dauphin et nager avec poisson ex: apnéé merci bye
France ou Belgique pour un petit séjour? English translation pending
by Fafa21 · 2006-06-09 · 11 replies
bonjour a tous, j'ai un serieux dillemne a resoudre....j'ai donc besoin d'avis de voyageurs!

je voudrais offrir a mon ami un petit sejour (3jours 2 nuits), histoire de visiter, de se détendre et de reposer des esprits échauffés.....par le stress et la fatigue.....mais sans trop se fatiguer car beaucoup de travail apres le voyage.

alors voila, j'hésite entre la bourgogne(route des grands vins) et une ville européenne(bruges, amsterdam...).

sachant q'on a 27 ans, sans enfant.

merci d'avance les amis
Il y a un embouteillage... (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2006-06-09 · 0 replies
"...Il y a un embouteillage à l’entrée de l’agglomération. Deux camions, deux taxis, un pik-up et une voiture particulière sont bloqués par deux gendarmes. Plus haut, avant le pont, un Land-Rover d’un autre âge décharge hâtivement ses passagers. Les deux pandores ne voient rien de la scène.

Ils auront quand-même leur bakchich. Le chauffeur d’un des camions devra payer pour son chargement illicite. Il récupérera ensuite une partie du coût de l’embrouille sur le dos de la quinzaine de moissonneurs, montagnards exilés le temps d’une récolte, descendus vendre leurs bras dans les contreforts de l’Atlas et la fournaise de la plaine. C’est mercredi, jour de marché. Jour des affaires. Pour tout le monde. C’est l’heure du grand remballage sur la place du souk. Bientôt les vendeurs ambulants ne pouvant présenter leur patente et leur ticket de paiement d’emplacement, n’auront plus qu’à payer l’amende, ou éviter le reçu trop cher … en serrant chaleureusement la main du brigadier. La gendarmerie installée depuis peu dans un bâtiment rutilant à l’entrée de Ouaouizerth faisait dire aux autochtones « la délinquance suivra bientôt … »

Elle arrive en effet, tout doucement, , la « délinquance en col blanc ». Elle arrive, insidieuse, avec le tourisme qui se développe dans cette région jusque là oubliée des autorités et des guides touristiques. Cette région, au-delà de sa beauté sauvage, était unique au Maroc dans le sens où elle ne subissait pas les dégâts provoqués par le tourisme de masse développé aujourd’hui partout dans le pays. Je la connais depuis vingt ans maintenant. Certes quelques petits changements se sont produits, mais le cœur de ses montagnes est encore vivant, ouvert sur un ciel remercié, ou prié pour un peu plus de clémence, selon les circonstances. Ce tourisme de masse, s’il arrive un jour, et tout est fait pour, la voilà la vraie délinquance avec ses distributeurs, ambulants et automatiques, de stylos, de bonbons, de dirhams, de cacahuètes… mais non je me trompe, excusez-moi, ce ne sont pas des petits singes… trois photos et puis s’en vont…T’as vu la nique sous le nez du gamin ? - Et ses chaussures ? Elle arrive la délinquance. Celle de certains voyagistes, de certaines agences de trek, de certains guides, vrais ou faux, de certains fonctionnaires véreux… Mais la gendarmerie ne peut rien contre cette délinquance là. Et comme il n’y en a pas d’autre, la gendarmerie s’ennuie.

Les camions sont partis. Les deux taxis aussi. D’autres véhicules sont arrivés. Un simple salut à permis à certains de passer. Un taxi prend la queue derrière deux fourgonnettes. Un képi reste à l’ombre, l’autre s’intéresse au Bedford pendant que les voyageurs du taxi, six dans la 504 Peugeot disparue de nos routes depuis fort longtemps, mijotent patiemment dans leur jus. Une porte s’ouvre évitant l’asphyxie. Une charge de bois passe. La vieille femme pliée dessous. Les yeux baissés. Furtive. Personne ne la remarque. Trois énormes Patrols s’arrêtent à la station. Les gendarmes ne bronchent pas. On n’importune pas les touristes. Surtout ceux avec des gros véhicules. Cinq couples parlant français. Les femmes ne quittent pas les boites climatisées. Les hommes, la soixantaine et bien plus, cachée derrière des lunettes noires et le ridicule du chèche sur ces visages rougeauds, mais bien portée par un corps n’ayant visiblement manqué de rien depuis fort longtemps, trouvent qu’il fait plus chaud que là-haut…

Mille cinq cent quatre-vingts dirhams. Une seule note pour les trois. Une somme pour le jeune pompiste plus habitué aux petites coupures. Il sent l’aubaine possible, sourit à pleines dents et demande un pourboire. J’observe la scène depuis mon olivier. Le coca est encore frais et mon voisin bavard m’a enfin laissé à mes écritures. J’achète une cigarette au petit détaillant. Le jeune pompiste s’est pris un juron en arabe. Sûr que l’auteur est un ancien coopérant nostalgique venu peut-être vanter les charmes de la région à d’éventuels investisseurs. Chaque année j’apprends que des roumis ont acheté telle ou telle parcelle sur les bords du lac. Trois projets touristiques sont en cours. L’un d’eux déjà bien avancé sur les terres Ayt Mazigh présente sa façade de béton criblée de fenêtres face au soleil levant. La délinquance arrive. Je paye mon Coca. Les roses du jardin de la station m’invitent encore à rester mais je suis invité chez une amie pour le thé et les pâtisseries du goûter. Je salue mon voisin. Il travaille à Maroc Télécom et possède une petite terre familiale au bord de Bin El Ouidanne.

Il cherche un associé étranger pour un projet touristique. Je lui souhaite bonne chance…"

Mai 2006 Maroc

José Leflâneur

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