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Route du Maroc au Sénégal English translation pending
Bonjour !
J'entreprends un petit voyage en septembre. J'aurai aimé quelques infos. Après être passé en Sicile, je voudrais rejoindre le Maroc et descendre de là au Sénégal en passant par la Mauritanie, le tout en voiture. J'ai autant de temps que je veux pour ça. Je me demandais donc quelques trucs : - Les visas Maroc, Mauritanie et Sénégal sont valables combien de temps ? - Y a-t-il des papiers à avoir en plus avec la voiture qu'à l'accoutumée ? - Y a-t-il une route qui détourne le Sahara occidental ou alors le passage est autorisé dans cette partie ? - Y a-t-il une piste tout court, en fait ? - Niveau sécurité, ça donne quoi dans ce coin ?
Ça fait beaucoup de questions, désolé ! Merci pour vos réponses, Guillaume.
J'entreprends un petit voyage en septembre. J'aurai aimé quelques infos. Après être passé en Sicile, je voudrais rejoindre le Maroc et descendre de là au Sénégal en passant par la Mauritanie, le tout en voiture. J'ai autant de temps que je veux pour ça. Je me demandais donc quelques trucs : - Les visas Maroc, Mauritanie et Sénégal sont valables combien de temps ? - Y a-t-il des papiers à avoir en plus avec la voiture qu'à l'accoutumée ? - Y a-t-il une route qui détourne le Sahara occidental ou alors le passage est autorisé dans cette partie ? - Y a-t-il une piste tout court, en fait ? - Niveau sécurité, ça donne quoi dans ce coin ?
Ça fait beaucoup de questions, désolé ! Merci pour vos réponses, Guillaume.
Récit (long) de croisière - Celebrity Infinity en Amérique du Sud et sur le canal de Panama English translation pending
Compte-rendu de notre croisière sur le Celebrity Infinity - Amérique du Sud et Canal de Panama - 15 mars au 1 avril 2013
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu��il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué ��� c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu��il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué ��� c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
"Nouilles froides à Pyongyang": à déguster/lire? (Corée du Nord) English translation pending
« Nouilles froides à Pyongyang » est plutôt à lire … car c’est le titre d’un livre récent sur un pays resté longtemps fermé aux voyageurs : la Corée du Nord.
Le dépaysement est garanti !
Jean-Luc Coatalem, l’auteur, est rédacteur en chef adjoint au magazine GEO.
Pour voyager en Corée du Nord … comme un journaliste à l’esprit critique ne passerait certainement pas inaperçu, le reporter s’est fait passer auprès des Autorités du pays pour un simple agent touristique …
Son but officiel ? Préparer un circuit découverte pour touristes français.
Le souhait réel ? Ecrire un livre sans concession sur le pays des Kim, une curiosité unique !
Le vrai/faux agent-touristique-journaliste nous décrit au fil des pages le quotidien des coréens (du Nord !), ses visites très encadrées par deux guides officiels (programme « cadenassé » dit-il même !).
Un récit précis mêlant impressions personnelles, ironie et incrédulité …Tout y passe, de l’histoire au régime politique sans oublier la multitude d’anecdotes vécues lors du périple.
En lisant l’ouvrage on fait ainsi connaissance, entre autre, avec le « Juché », un texte si cher aux dirigeants de Corée du Nord. On y trouve aussi et bien sûr les appréciations de l’auteur sur sa dégustation de la spécialité culinaire locale : ces fameuses ? nouilles froides … et bien d'autres découvertes encore !
Un récit plaisant à lire et très instructif sur cet étonnant pays (enfin, régime politique !).
Fiche descriptive du voyage (virtuel) : durée ? le temps de lire 237 pages, C’est où ? édition Grasset, Le prix du périple ? 17,60 Euros seulement !

Voici quelques extraits, pêchés au hasard de ma lecture afin de vous donner une idée du style du bouquin … et peut-être l’envie d’en découvrir un peu plus.
- « Caché derrière ses murailles et sa doctrine, le pays s’est auto verrouillé, assujetissant le peuple à un délire et à un culte de la personnalité exponentiels. Chaque citoyen serait réparti dans l’une des trois classes (les « durs », les « hésitants », les « hostiles ») et, en fonction de sa fialibilté personnelle et familiale au Parti. »
- « Toi qui entre ici oublie le diamètre de l’assiette normale ! Mais aussi celui de l’assiette intermédiaire comme celle dite à dessert pour ne te souvenir que des plus petites, sous-tasses à café et soucoupes. Car c’est ainsi que tout, désormais, te sera servi : dans de la dînette. Avec un à manger dessus. Et encore, tu es privilégié : le reste de la RPDC* crève de faim. * République Démocratique de Corée du Nord En règle générale, ni fruits frais, ni laitages, ni pain, ni vin, ni huile, ni condiment, et encore moins de sel ou de poivre sur la table. »
- « Pour le Coréen de la rue, nous restons des pestiférés. Par principe. Prudence. Timidité aussi. Par défaut de langue commune. Par incapacité, semble t-il, à appréhender l’autre-qui-n’est-pas-comme-lui. Et puis nous ne leur attirerions que des problèmes. »
- « Parfois, aux abords des tunnels, un soldat s’extirpe de son abri, se plante sur le bas-côté pour nous saluer, martial, ridicule, il n’a pas le temps de déchiffrer la plaque, il part du principe que quelqu’un qui a de l’essence et roule à cent dix kilomètres à l’heure en pleine après-midi est une « huile », il se met par réflexe au garde-à-vous pour s’épargner des ennuis. »
- « Mais je ne ferai pas longtemps le malin. Car lorsque j’y pense, une crise de parano me saisit dans mon lit de célibataire. Je vérifie aussitôt le verrou sur ma porte, les volets sur les fenêtres, le rideau de douche. Et je m’interroge : pourquoi être venu au pays de la nuit noire ? Pour publier un « voyage » de quinze mille signes ? Afin de livrer quelle information sur cette région de frappés qui ne soit pas déjà connue ? A quoi je joue ? A me faire peur ? … »
… et ainsi de suite, un récit passionnant pour amateurs de destination on ne peut plus originale.
PS : La Corée du Nord, une destination peu évoquée … et pourtant, on trouve également sur VF, l’intéressant récit de voyage de Yangguizi et aussi un très un bel album photos de Chab74 sur son site perso.
Jean http://voyageforum.com/forum/balade_cubaine_en_six_etapes_D5811852/
Un récit plaisant à lire et très instructif sur cet étonnant pays (enfin, régime politique !).
Fiche descriptive du voyage (virtuel) : durée ? le temps de lire 237 pages, C’est où ? édition Grasset, Le prix du périple ? 17,60 Euros seulement !

Voici quelques extraits, pêchés au hasard de ma lecture afin de vous donner une idée du style du bouquin … et peut-être l’envie d’en découvrir un peu plus.
- « Caché derrière ses murailles et sa doctrine, le pays s’est auto verrouillé, assujetissant le peuple à un délire et à un culte de la personnalité exponentiels. Chaque citoyen serait réparti dans l’une des trois classes (les « durs », les « hésitants », les « hostiles ») et, en fonction de sa fialibilté personnelle et familiale au Parti. »
- « Toi qui entre ici oublie le diamètre de l’assiette normale ! Mais aussi celui de l’assiette intermédiaire comme celle dite à dessert pour ne te souvenir que des plus petites, sous-tasses à café et soucoupes. Car c’est ainsi que tout, désormais, te sera servi : dans de la dînette. Avec un à manger dessus. Et encore, tu es privilégié : le reste de la RPDC* crève de faim. * République Démocratique de Corée du Nord En règle générale, ni fruits frais, ni laitages, ni pain, ni vin, ni huile, ni condiment, et encore moins de sel ou de poivre sur la table. »
- « Pour le Coréen de la rue, nous restons des pestiférés. Par principe. Prudence. Timidité aussi. Par défaut de langue commune. Par incapacité, semble t-il, à appréhender l’autre-qui-n’est-pas-comme-lui. Et puis nous ne leur attirerions que des problèmes. »
- « Parfois, aux abords des tunnels, un soldat s’extirpe de son abri, se plante sur le bas-côté pour nous saluer, martial, ridicule, il n’a pas le temps de déchiffrer la plaque, il part du principe que quelqu’un qui a de l’essence et roule à cent dix kilomètres à l’heure en pleine après-midi est une « huile », il se met par réflexe au garde-à-vous pour s’épargner des ennuis. »
- « Mais je ne ferai pas longtemps le malin. Car lorsque j’y pense, une crise de parano me saisit dans mon lit de célibataire. Je vérifie aussitôt le verrou sur ma porte, les volets sur les fenêtres, le rideau de douche. Et je m’interroge : pourquoi être venu au pays de la nuit noire ? Pour publier un « voyage » de quinze mille signes ? Afin de livrer quelle information sur cette région de frappés qui ne soit pas déjà connue ? A quoi je joue ? A me faire peur ? … »
… et ainsi de suite, un récit passionnant pour amateurs de destination on ne peut plus originale.
PS : La Corée du Nord, une destination peu évoquée … et pourtant, on trouve également sur VF, l’intéressant récit de voyage de Yangguizi et aussi un très un bel album photos de Chab74 sur son site perso.
Jean http://voyageforum.com/forum/balade_cubaine_en_six_etapes_D5811852/
Que pensez-vous de mon safari prévu en Tanzanie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec 3 amis en mars pour 15j
Durant ce voyage on compte faire un safari. Vu notre budget et vu combien coûte une journée de safari, nous ne pouvons nous permettre que 4/5j. Voici les grandes étapes :
J1 : Arusha - Kilimanjaro - Arusha (Hors du safari, juste un chauffeur et nuit à l'hôtel à Arusha)
J2 : (Début safari) Arusha - Tarangire
J3 : Tarangire - Lac Manyara
J4 : Lac Manyara - N'Gourougourou
J5 : N'Gourougourou - Serenguetti
J6 : retour sur Arusha (fin du safari)
Pensez vous que c'est bien pensé ? Est-ce réalisable ? Je sais que c'est très court et qu'on ne pourra pas prendre le temps à chaque étapes mais je voudrais surtout savoir si les routes entre les deux étapes journalière ne sont pas trop longue afin de pouvoir visiter derrière !
Merci d'avance pour vos retour ;)
Franck
Je pars avec 3 amis en mars pour 15j
Durant ce voyage on compte faire un safari. Vu notre budget et vu combien coûte une journée de safari, nous ne pouvons nous permettre que 4/5j. Voici les grandes étapes :
J1 : Arusha - Kilimanjaro - Arusha (Hors du safari, juste un chauffeur et nuit à l'hôtel à Arusha)
J2 : (Début safari) Arusha - Tarangire
J3 : Tarangire - Lac Manyara
J4 : Lac Manyara - N'Gourougourou
J5 : N'Gourougourou - Serenguetti
J6 : retour sur Arusha (fin du safari)
Pensez vous que c'est bien pensé ? Est-ce réalisable ? Je sais que c'est très court et qu'on ne pourra pas prendre le temps à chaque étapes mais je voudrais surtout savoir si les routes entre les deux étapes journalière ne sont pas trop longue afin de pouvoir visiter derrière !
Merci d'avance pour vos retour ;)
Franck
Concours photos du mois de novembre 2012: les forêts et les hommes English translation pending
Voici le thème du concours de novembre 2012 :
Les forêts et les hommes
En voyageant, il nous arrive souvent de traverser des forêts plus différentes les unes que les autres. Il peut s’agir de n’importe quel type de forêt (de nombreux arbres et relativement dense pour respecter sa définition), photographiée de l’intérieur ou de l’extérieur, comme décor ou sujet de la photo. Cependant, la complication viendra du fait que la présence de l’homme doit être visible sur la photo. Il peut s’agir d’hommes, de routes, de bâtiments, de fumées ou de tout autre élément indiquant que le paysage n’est pas totalement vierge de présence humaine, cette combinaison de nature et d’humain pouvant être harmonieuse, incongrue ou encore destructrice…
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 22 novembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote, …).
Pour voter : Du vendredi 23 novembre au jeudi 29 novembre à minuit Lors du vote, merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (notamment ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de décembre.
Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5629223;
Le diaporama tenu par notre ami Hériklès est ici : https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201211?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMHvk6mMu8O1_AE&feat=directlink
Bon concours à tous !
En voyageant, il nous arrive souvent de traverser des forêts plus différentes les unes que les autres. Il peut s’agir de n’importe quel type de forêt (de nombreux arbres et relativement dense pour respecter sa définition), photographiée de l’intérieur ou de l’extérieur, comme décor ou sujet de la photo. Cependant, la complication viendra du fait que la présence de l’homme doit être visible sur la photo. Il peut s’agir d’hommes, de routes, de bâtiments, de fumées ou de tout autre élément indiquant que le paysage n’est pas totalement vierge de présence humaine, cette combinaison de nature et d’humain pouvant être harmonieuse, incongrue ou encore destructrice…
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 22 novembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote, …).
Pour voter : Du vendredi 23 novembre au jeudi 29 novembre à minuit Lors du vote, merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (notamment ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de décembre.
Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5629223;
Le diaporama tenu par notre ami Hériklès est ici : https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201211?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMHvk6mMu8O1_AE&feat=directlink
Bon concours à tous !
Prises de courant pour recharger accus photo/vidéo en Namibie? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu que l'on pouvait quelquefois rencontrer des difficultés pour recharger les accus de son matériel photo ou vidéo en Namibie: pas de prises, ou pas assez, ou pas d'électricité à certaines heures... Avez-vous expérimenté ce genre de problèmes ? Si oui, était-ce plutôt dans les campings et/ou les lodges ? Qu'en est-il réellement ?
Merci
J'ai lu que l'on pouvait quelquefois rencontrer des difficultés pour recharger les accus de son matériel photo ou vidéo en Namibie: pas de prises, ou pas assez, ou pas d'électricité à certaines heures... Avez-vous expérimenté ce genre de problèmes ? Si oui, était-ce plutôt dans les campings et/ou les lodges ? Qu'en est-il réellement ?
Merci
Le grand romancier Gore Vidal est mort (Etats-Unis) English translation pending
« Wherever I am, is America. » Gore Vidal
Voix littéraire la plus provocante des Etats-Unis est morte
C’est à l’âge de 86, que l’écrivain américain Gore Vidal, auteur d’ouvrages connus comme Palimpsest, Lincoln, Myra Breckinridge et The City and the Pillar nous a quittés.
Gore Vidal est considéré comme l’un des géants de la littérature américaine moderne, à l’instar de Norman Mailer, Truman Capote, Jack Kerouac et Thomas Pynchon. Ses œuvres complètes comptent une vingtaine de romans, des pavés historiques, des essais (United States Essays, 1952-1992), des pièces à succès à Broadway (The Best Man), des scénarios (Ben Hur), même des policiers (sous le pseudonyme Edgar Box) et des œuvres pour la télévision. De plus, il était auteur de discours pour John F. Kennedy. Ses débats musclés à la télé sont légendaires ...
Tout au long de sa vie littéraire, Vidal reste un auteur irrévérencieux et bagarreur : déjà un de ses premiers romans fait scandale en raison de la présence d’un personnage ouvertement gay. En ce qui est le roman The City and the Pillar (1948), une histoire sur la puberté et la homosexualité, on le qualifierait aujourd’hui de roman coming-out, et dans Myra Breckinridge (1968), une satire subversive, Vidal décrit les événements d’un transsexuel à Hollywood. En muniant ses protagonistes homosexuels de toutes les caractéristiques d’une virilité héroïque, il met en question des idées traditionnelles : une provocation monstrueuse pour l’Amérique puritaine. A côté de l’histoire, de la politique et de la satire, c’est avant tout l’identité sexuelle (y compris aussi les rôles de sexe traditionnels et enfin l’acceptation sociale d’une sexualité "déviante"), constituant le fil thématique qui reste toujours perceptible dans son œuvre, et même dans ses romans historiques.
Dans plusieurs de ses romans, Vidal soumet l’histoire des Etats-Unis d’une révision radicale et, sans tout psychologisme, démasque l’impulsion morale de leur politique comme étant de la pure soif de puissance. Sans pitié et à une pointe d’arrogance, il met son pays face à lui-même. Cet homme combatif s’opposait à toute intervention américaine à l’étranger : il figurait parmi les adversaires les plus féroces de la guerre de Vietnam. Et il y a quelques années de cela, il accusait George W. Bush de fraude électorale et de "high crimes against the constitution of the United States". Vidal cultivait le terme "Cheney-Bush junta" ...
Avec la mort de Gore Vidal, une des voix les plus provocantes et les plus caustiques des Etats-Unis se tait, et c’est de nouveau une génie de la culture qui s’en va. Mais les œuvres (et surtout les essais) de ce grand homme de la littérature resteront immortelles. (pour cela, à recommander vivement Perpetual War for Perpetual Peace. How we got to be so hated. Sa lecture un délice !)
Liens :
http://www.latimes.com/...0801,0,4557667.story
http://www.nytimes.com/....html?pagewanted=all
Herbert
Voix littéraire la plus provocante des Etats-Unis est morte
C’est à l’âge de 86, que l’écrivain américain Gore Vidal, auteur d’ouvrages connus comme Palimpsest, Lincoln, Myra Breckinridge et The City and the Pillar nous a quittés.
Gore Vidal est considéré comme l’un des géants de la littérature américaine moderne, à l’instar de Norman Mailer, Truman Capote, Jack Kerouac et Thomas Pynchon. Ses œuvres complètes comptent une vingtaine de romans, des pavés historiques, des essais (United States Essays, 1952-1992), des pièces à succès à Broadway (The Best Man), des scénarios (Ben Hur), même des policiers (sous le pseudonyme Edgar Box) et des œuvres pour la télévision. De plus, il était auteur de discours pour John F. Kennedy. Ses débats musclés à la télé sont légendaires ...
Tout au long de sa vie littéraire, Vidal reste un auteur irrévérencieux et bagarreur : déjà un de ses premiers romans fait scandale en raison de la présence d’un personnage ouvertement gay. En ce qui est le roman The City and the Pillar (1948), une histoire sur la puberté et la homosexualité, on le qualifierait aujourd’hui de roman coming-out, et dans Myra Breckinridge (1968), une satire subversive, Vidal décrit les événements d’un transsexuel à Hollywood. En muniant ses protagonistes homosexuels de toutes les caractéristiques d’une virilité héroïque, il met en question des idées traditionnelles : une provocation monstrueuse pour l’Amérique puritaine. A côté de l’histoire, de la politique et de la satire, c’est avant tout l’identité sexuelle (y compris aussi les rôles de sexe traditionnels et enfin l’acceptation sociale d’une sexualité "déviante"), constituant le fil thématique qui reste toujours perceptible dans son œuvre, et même dans ses romans historiques.
Dans plusieurs de ses romans, Vidal soumet l’histoire des Etats-Unis d’une révision radicale et, sans tout psychologisme, démasque l’impulsion morale de leur politique comme étant de la pure soif de puissance. Sans pitié et à une pointe d’arrogance, il met son pays face à lui-même. Cet homme combatif s’opposait à toute intervention américaine à l’étranger : il figurait parmi les adversaires les plus féroces de la guerre de Vietnam. Et il y a quelques années de cela, il accusait George W. Bush de fraude électorale et de "high crimes against the constitution of the United States". Vidal cultivait le terme "Cheney-Bush junta" ...
Avec la mort de Gore Vidal, une des voix les plus provocantes et les plus caustiques des Etats-Unis se tait, et c’est de nouveau une génie de la culture qui s’en va. Mais les œuvres (et surtout les essais) de ce grand homme de la littérature resteront immortelles. (pour cela, à recommander vivement Perpetual War for Perpetual Peace. How we got to be so hated. Sa lecture un délice !)
Liens :
http://www.latimes.com/...0801,0,4557667.story
http://www.nytimes.com/....html?pagewanted=all
Herbert
Qu'avez-vous pensez de vos vacances en Floride et de Miami? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer mes vacances de l'année prochaine (eh oui déjà 🙂 ) et j'aurais voulu des avis personels de ceux qui ont déjà passé leur vacance en Floride et plus précisément à Miami.
J'hésite encore entre plusieurs destinations et afin de m'aider à choisir pourriez vous me dire: ce que vous avez aimé ou pas? s'il y a eu des coups de coeur pour cette destination, si vous aimeriez y retourner... etc...
Merci d'avance pour vos témoignages.
Merci d'avance pour vos témoignages.
Installation pour un an sur Phuket, visa? English translation pending
Bonjour ! Alors voila je suis fonctionnaire en france et je prend une année de conger formation via le CNED, payer à 85 pour cent brut de mon salaire .
Durant cette période je souhaiterai m'installer sur phuket en thailande, et aimerai savoir si un visa m'est proposé afin d'y rester douze mois complet en fonction de ma situation ?
Le cas échéant le visa touristique de trois mois peut'il etre renouvelé trois fois pour combler la période des douzes mois en sortant du pays et en y revevnant ?
Quelles conseils pouvez vous m'apporter et d'aprés vous quelle serai la meilleur solution pour moi, en sachant que je souhaite vraiment rester en thailande cette année complète.
Connaisséz vous également le protocole et les documents nécéssaire, pour pouvoir louer un logement sur place ainsi que des adresses intérréssantes, mon salaire va etre d'environ 48.000 bath par mois et je souhaite louer un logement pas trop cher, meublé, entre 4000 et 10 000 bath dans les quartiers dans l'ordre de préférence, karon, kata, patong, rawai si possible avec ce budget.
MERCI D'AVANCE POUR VOS REPONSES ET POUR VOS AIDES.
MERCI D'AVANCE POUR VOS REPONSES ET POUR VOS AIDES.
Itinéraire pour le Botswana en 4x4 en novembre 2012 et les camps? English translation pending
Hello, Hello,
Je prépare 3 semaines complètes au Botswana en novembre ( billets johanesburg ok, résa Def ok, pour le rest : glurp !)
Je viens d'éplucher dans tous les sens les discussions mais un doute demeure... beaucoup sur Chobe, Kasane, Moremi.. bref les Grand parcs du nord et l'Okavango mais peu de choses sur le Kalahari, le Gemsbok National Park et l'Est du Pays....est ce normal ?
Quelqu'un autait il des infos ? des bons plans ? des points GPS ? car il y a 4 ans nous avons fait la Namibie avec un roadbook home made grace a pas mal de boulot mais aussi Google maps et surtout aux conseils et points GPS des autres 4x4eux ( bcp de sudafs d'ailleurs). On a ainsi trouver les pistes, éviter les gravel roads et découverts des endroits extraordinaires mais en...
Ici il semble que la GROSSE difficulté soit de dormir :( tout le monde semble galérer pour réserver une place dans les camps j'ai du mal à me rendre compte est ce impossible de faire du camping "sauvage" ? C'est ce que nous avions fait en Namibie sans problème et aussi dans toutes les autres expériences africaines.
Si on réserve on est "bloqué" et ce n'est généralement pas ce que l'on recherche en self drive...
Désolée de ma naïvete et merci d'avance de vos feed backs!
Partir apprendre l'anglais en Irlande English translation pending
Bonsoir a tous,
J'espère avoir des réponses, c'est très important pour moi et ma meilleure amie que vous nous aidiez, je vous explique notre situation. Nous voulons rentrer en fac de langues mais nous voudrions partir apprendre l'anglais sur place avant, je sais que l'Irlande est un peu plus accessible et moins cher, nous voulions partir en jeune fille au pair mais nous avons très peu d'expérience en garde d'enfant et il m'est difficile de m'imaginer de m'occuper d'enfants toute la journée, bien sur s'il n'y a pas d'autre moyen pour nous de partir je le ferai. Nous cherchons depuis maintenant plus d'un mois des sites pour trouver un travail déjà pour nous renseigner et nous lisons pas mal de forum pour voir les histoires des autres personnes qui ont eu les mêmes projets. J'ai pas mal entendu parler de la ville de Cork (en Irlande) qui est très appréciée pour les petits boulots et les loyers pas trop cher. Sachant que nous sommes deux, ce sera surment plus dur de trouver dans la même région mais ca diviserai le loyer en deux, mais est-ce que l'on pourrait pas louer une chambre chez l'habitant ? je ne sais pas trop comment ca se passe en Irlande ou même en Angleterre. Ah! j'ai pas precisé, nous voulons partir vers novembre pour que je puisse avoir le temps de finir de passer mon permis et partir 6 mois pour pouvoir revenir et préparer notre rentré 2013. Je trouve que notre projet devient un peu compliqué et je perds espoir, j'ai peur que ca nous soit impossible. Avez-vous des conseils, des idées ou quelques choses pour nous aider 🙂 Merci d'avance !
J'espère avoir des réponses, c'est très important pour moi et ma meilleure amie que vous nous aidiez, je vous explique notre situation. Nous voulons rentrer en fac de langues mais nous voudrions partir apprendre l'anglais sur place avant, je sais que l'Irlande est un peu plus accessible et moins cher, nous voulions partir en jeune fille au pair mais nous avons très peu d'expérience en garde d'enfant et il m'est difficile de m'imaginer de m'occuper d'enfants toute la journée, bien sur s'il n'y a pas d'autre moyen pour nous de partir je le ferai. Nous cherchons depuis maintenant plus d'un mois des sites pour trouver un travail déjà pour nous renseigner et nous lisons pas mal de forum pour voir les histoires des autres personnes qui ont eu les mêmes projets. J'ai pas mal entendu parler de la ville de Cork (en Irlande) qui est très appréciée pour les petits boulots et les loyers pas trop cher. Sachant que nous sommes deux, ce sera surment plus dur de trouver dans la même région mais ca diviserai le loyer en deux, mais est-ce que l'on pourrait pas louer une chambre chez l'habitant ? je ne sais pas trop comment ca se passe en Irlande ou même en Angleterre. Ah! j'ai pas precisé, nous voulons partir vers novembre pour que je puisse avoir le temps de finir de passer mon permis et partir 6 mois pour pouvoir revenir et préparer notre rentré 2013. Je trouve que notre projet devient un peu compliqué et je perds espoir, j'ai peur que ca nous soit impossible. Avez-vous des conseils, des idées ou quelques choses pour nous aider 🙂 Merci d'avance !
Partir travailler au pair: États-Unis ou Australie? English translation pending
Bonjour à tous,
L' année prochaine je veux absolument partir a l' étranger. J' hésite entre les EU ou l' australie. Je partirais en tant qu' au pair pour plus de sécurité.
Que me conseillez vous ??
Besoin de vos conseils !
Je vous remercie !!
L' année prochaine je veux absolument partir a l' étranger. J' hésite entre les EU ou l' australie. Je partirais en tant qu' au pair pour plus de sécurité.
Que me conseillez vous ??
Besoin de vos conseils !
Je vous remercie !!
De l'influence des livres sur le climat ou inversement? English translation pending
Suivant des conseils collectés ici, j'ai commandé la semaine passée cinq livres sur un site bien connu (qui permet d'acheter des livres d'occasion), Dersou Ouzala (merci Gnome), Ermites dans la taïga (merci mariecurry), et trois romans de la française Catherine Rey installée en Australie (merci Dolma).
Deux jours plus tard alors que même en Bretagne il fait un froid sibérien je reçois les deux premiers dont l'action se déroule pour l'un dans l'Altaï (-20°C ces jours-ci), pour l'autre au nord de Vladivostok (-10°C).
Ce matin, avec le redoux me parviennent les trois suivants qui parlent d'Australie, (Sydney +25° en ce moment).
Pour moi qui aime bien les coïncidences qui font comme des clins d'oeil, voilà une belle entrée en matière.
Mais dans quel ordre dois-je les lire?
Quel pays est le plus sûr en Afrique Centrale/Australe? English translation pending
Je me renseigne de façon trés générale, car j'aimerai bien découvrir l'Afrique centrale ou australe mais je ne suis pas Indiana Jones et j'aimerai autant éviter les bandes armées, les pirates, les attentats religieux, les prises d'otages, les coups d'état, tout ça....
Inutile de me dire que le risque zéro n'existe pas, inutile aussi de me dire que dans les rues de Marseille je prends aussi des risques, ce n'est pas le but de ma question.
Je cherche un pays où le niveau de sécurité approcherait globalement celui de l'Europe (je sais que la sécurité n'est pas la même partout en Europe : parlons d'une moyenne approximative).
ça existe ?
Si vous avez des idées, merci de m'en faire part.
Si vous avez des idées, merci de m'en faire part.
Ouverture d'une école maternelle dans un village au Cameroun English translation pending
voilà c'est décidé, le retour au pays en compagnie de mon époux et de mes 2 jeunes enfts de 4 et 7 mois, aprés 25ans de vie en france nous avons décidé, biensûr aprés avoir longuement et mûrement réfléchis de retourner au village, nous sommes âgés de 48 et 42ans, ce qui nous posait problème c'est l'absence d'école maternelle dans notre village, la plus proche se trouvant en ville soit 10km, nous envisageons donc construire nous mêmes pour nos enfts biensûr, et pour tous les ptits du village qui n'ont aucune structure pour les acceuillir, l'école maternelle doit être fonctionnelle dés la rentrée scolaire prochaine2012/2013, car notre retour est prévu pour juillet, nous recherchons des idées, pour ceux qui ont déja réalisé ce genre de projet, du petit matériel , des jouets et biensûr des volontaires pour nous épauler dans cette démarche, nous utilisons nos petites économies et le petit batiment de 3 classes des maternelles est en construction.
pour ceux surtout le personnel enseignant biensûr retraité qui peuvent venir avec nous, nous avons la possibilité de le loger gratuitement.
bref j'attends toutes vos questions et suggestions .
Etats-Unis: refus d'entrée une fois, donc demande de visa et maintenant? English translation pending
Bonjour,
Je suis une jeune fille de 21 ans qui a eu pour rêve de visiter les USA cette année. Je suis partie pour un premier voyage sous ESTA en octobre et suis restée à peine 2 mois, pour rentrer un peu avant noel. Lors de ma dernière semaine là-bas, j'ai tellement aimé que je me suis repayé un billet d'avion pour y revenir et continuer ce tourisme. Seulement, en y retournant 6 jours plus tard, je me fais arrêtée par les douanes à Washington où je subis un interrogatoire sévère (car ils ne comprenaient pas pourquoi je revenais si vite) et qui ont fini par me renvoyer en France...... Mon rêve détruit, avec comme seule pensée que je ne reverrais plus jamais mes amis Américains, j'apprends que pour y retourner je dois faire une demande de visa touriste (B1/B2), ce que je fais donc. Je prépare un énorme dossier avec preuves de moyens financiers, prouvant que je peux rester sans travailler, puis des lettres de deux amis qui me logeront, ainsi qu'une promesse d'embauche démontrant que de toute manière, ça reste du tourisme, et OUI, je reviendrai. Le visa m'a donc été accordé, mais ce n'est même pas un soulagement pour l'instant car je suis en flippe total de pouvoir me faire arrêter une nouvelle fois par la douane qui trouverait "louche" que je veuille à tout prix revenir... Sauf que comme j'ai expliqué à l'agent au consulat, j'ai prix un an pour voyager, justement, et ca reste mon rêve et je pense que cest notamment pour ça que le visa m'a été accordé - j'ai su argumenter. Quels sont les risques aux douanes, sachant que je me suis faite arrêtée sous esta il y a environ un mois? La je compte repartir le 1er fevrier, pour quand dois je prendre un billet retour? Le fait que je sois restée environ 2 mois auparavant pourrait diminuer mon temps de sejour cette fois? Qu'est-ce que je peux dire au douanier pour prouver comme au consulat que je ne viens que pour du tourisme et éviter à nouveau la catastrophe d'être renvoyée? J'ai vraiment vraiment peur de subir une chose pareille une deuxième fois, mes amis sont aux US et je veux à tout prix les revoir et donc suis en stress total ... merci de m'aider!
Je suis une jeune fille de 21 ans qui a eu pour rêve de visiter les USA cette année. Je suis partie pour un premier voyage sous ESTA en octobre et suis restée à peine 2 mois, pour rentrer un peu avant noel. Lors de ma dernière semaine là-bas, j'ai tellement aimé que je me suis repayé un billet d'avion pour y revenir et continuer ce tourisme. Seulement, en y retournant 6 jours plus tard, je me fais arrêtée par les douanes à Washington où je subis un interrogatoire sévère (car ils ne comprenaient pas pourquoi je revenais si vite) et qui ont fini par me renvoyer en France...... Mon rêve détruit, avec comme seule pensée que je ne reverrais plus jamais mes amis Américains, j'apprends que pour y retourner je dois faire une demande de visa touriste (B1/B2), ce que je fais donc. Je prépare un énorme dossier avec preuves de moyens financiers, prouvant que je peux rester sans travailler, puis des lettres de deux amis qui me logeront, ainsi qu'une promesse d'embauche démontrant que de toute manière, ça reste du tourisme, et OUI, je reviendrai. Le visa m'a donc été accordé, mais ce n'est même pas un soulagement pour l'instant car je suis en flippe total de pouvoir me faire arrêter une nouvelle fois par la douane qui trouverait "louche" que je veuille à tout prix revenir... Sauf que comme j'ai expliqué à l'agent au consulat, j'ai prix un an pour voyager, justement, et ca reste mon rêve et je pense que cest notamment pour ça que le visa m'a été accordé - j'ai su argumenter. Quels sont les risques aux douanes, sachant que je me suis faite arrêtée sous esta il y a environ un mois? La je compte repartir le 1er fevrier, pour quand dois je prendre un billet retour? Le fait que je sois restée environ 2 mois auparavant pourrait diminuer mon temps de sejour cette fois? Qu'est-ce que je peux dire au douanier pour prouver comme au consulat que je ne viens que pour du tourisme et éviter à nouveau la catastrophe d'être renvoyée? J'ai vraiment vraiment peur de subir une chose pareille une deuxième fois, mes amis sont aux US et je veux à tout prix les revoir et donc suis en stress total ... merci de m'aider!
Projet d'aide humanitaire au Maroc English translation pending
Bonjour,
Nous (2 copines) avons monté un petit projet d'aide humanitaire et nous cherchons en ce moment une école dans un petit village au Maroc. Nous avons organisé une collecte de vêtements, livres, ... en France, et nous souhaitons partir au Maroc pour donner ce que nous avons récolté à des enfants démunis. C'est pourquoi nous aimerions connaître, et prendre contact avec une école là-bas. Voilà, nous nous lançons dans ce projet avec l'espoir d'une réponse rapide et positive 🙂
Répondez-nous vite !
Pauline et Léa.
Nous (2 copines) avons monté un petit projet d'aide humanitaire et nous cherchons en ce moment une école dans un petit village au Maroc. Nous avons organisé une collecte de vêtements, livres, ... en France, et nous souhaitons partir au Maroc pour donner ce que nous avons récolté à des enfants démunis. C'est pourquoi nous aimerions connaître, et prendre contact avec une école là-bas. Voilà, nous nous lançons dans ce projet avec l'espoir d'une réponse rapide et positive 🙂
Répondez-nous vite !
Pauline et Léa.
Petit tour dans l'Ouest africain en janvier 2012 English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir en janvier 2012 pour faire un tour en Afrique. Je pensais commencer mon voyage par l'Algérie, puis descendre au sud a travers le désert vers le Mali, ensuite Sénégal, et remonter par la Mauritanie et le Maroc. Je ne connais pas du tout ces régions et le dépaysement vas être total. pouvez vous m'aider à organiser, trouver des contacts, m'indiquer ce qu'il faut absolument voir et surtout rendre ce "trip" inoubliable.
J'ai surtout besoin d'informations sur la traversée du désert, je pense le faire en stop camion, est ce encore possible actuellement? Est il possible de me transmettre des points de chute au Sud de l'Algérie et au Mali? Pour la suite du trajet aussi... Et y a t-il des personnes qui serait intéressées pour partager un peu de route et donner ainsi une dimension humaine supplémentaire à ce périple?
Vous qui connaissez, respectez et admirez l'Afrique, j'attends vos histoires, vos bon plan et vos galères.
Ma date butoir de retour en Europe est mi juillet, pour repartir ensuite faire le tour de la méditerranée a vélo!
Merci d'avance
Je souhaite partir en janvier 2012 pour faire un tour en Afrique. Je pensais commencer mon voyage par l'Algérie, puis descendre au sud a travers le désert vers le Mali, ensuite Sénégal, et remonter par la Mauritanie et le Maroc. Je ne connais pas du tout ces régions et le dépaysement vas être total. pouvez vous m'aider à organiser, trouver des contacts, m'indiquer ce qu'il faut absolument voir et surtout rendre ce "trip" inoubliable.
J'ai surtout besoin d'informations sur la traversée du désert, je pense le faire en stop camion, est ce encore possible actuellement? Est il possible de me transmettre des points de chute au Sud de l'Algérie et au Mali? Pour la suite du trajet aussi... Et y a t-il des personnes qui serait intéressées pour partager un peu de route et donner ainsi une dimension humaine supplémentaire à ce périple?
Vous qui connaissez, respectez et admirez l'Afrique, j'attends vos histoires, vos bon plan et vos galères.
Ma date butoir de retour en Europe est mi juillet, pour repartir ensuite faire le tour de la méditerranée a vélo!
Merci d'avance
Tous les à-cotés du concours de novembre "Nature et paysages aux quatre coins du monde" English translation pending
Afin de ne pas encombrer le topic "concours du mois de novembre sur le thème Nature et Paysages aux quatre coins du Monde" nos petits échanges courtois se feront ici.
On peut discuter de tout, et de rien. On peut échanger nos impressions sur les photos postées. On peut demander des conseils. On a le droit de faire des hors-sujets, de l'humour, des jeux de mots, on peut rire de tout (mais pas avec tout le monde), bref ici on est libres 😉
On peut discuter de tout, et de rien. On peut échanger nos impressions sur les photos postées. On peut demander des conseils. On a le droit de faire des hors-sujets, de l'humour, des jeux de mots, on peut rire de tout (mais pas avec tout le monde), bref ici on est libres 😉
Dix-huit jours au Costa Rica: conseils d'itinéraire et mode de transport? English translation pending
Bonjour,
nous partons au CR pour 18 jours du 24 déc au 10 janv.
Nousréfléchissons à un itinéraire mais nous souhaiterions passer le reveillon à Mal Pais, c'est donc un peu casse t^te aussi j'aimerais avoir vos conseils sur ce premier itinéraire en pièce jointe.
Deuxième question : est il préférable de louer une voiture pour faire ce circuit ou est ce que les transports en commun sont tout aussi interessants?
Je vous remercie d'avance
Deuxième question : est il préférable de louer une voiture pour faire ce circuit ou est ce que les transports en commun sont tout aussi interessants?
Je vous remercie d'avance
Film "The Lady" (Aung San Suu Kyi, Birmanie) English translation pending
Prochainement au ciné, sortie le 30 novembre.
Luc Besson retrace l'édifiant destin de la Birmane Aung San Suu Kyi, figure de proue de la résistance prodémocratique contre la dictature militaire de son pays, qui pour son peuple, sacrifiera son bonheur personnel...et l'amour de sa vie.
🙂
Luc Besson retrace l'édifiant destin de la Birmane Aung San Suu Kyi, figure de proue de la résistance prodémocratique contre la dictature militaire de son pays, qui pour son peuple, sacrifiera son bonheur personnel...et l'amour de sa vie.
🙂
Partir apprendre l'anglais à Londres: trouver un logement? English translation pending
Salut tout le monde,
Je voudrai partir a Londres au mois de decembre car comme ca je passerai mon nouvel an la bas. Je sais pas encore comment faire. Je comptai passer une annee symbatique (enfin 6 mois) la bas histoire de me changer les idees et d'apprendre l'anglais.
J'ai un pote qui y est alle pendant 2 ans et il m'a dit que trouver un taf a Londres c'est pas compliquer mais le plus dure c'est de trouver un logement. Le probleme c'est que tu peux rien trouver tant que t'es pas sur place. Lui il est parti avec une agence et il m'a dit qu'au moins quand il est arrive la bas, il avait une chambre mais l'agence par laquelle il est passe etait pas super.
Donc du coup, il m'a dit que le mieux c'est de trouver quelqu'un qui est deja la bas. Enfin bref il va essayer de voir ce qu'il peut faire pour moi par rapport a ses potes qui sont encore la bas mais il est pas sure.
J'aurai voulu avoir d'autre solutions ou au mieux avoir le nom de quelques agences parce que je n'ai pas l'argent necessaire pour me retrouver dans une auberge de jeunesse pendant un mois sans trouver de taf. Tenez moi au courant :)
Tous les à-cotés du concours d'octobre: L'homme et son animal English translation pending
🙂C'est ici que tous les bla bla bla et autres pourquoi ? comment cela marche ? qu'est ce qu'il faut faire ? est ce que le chien de ma voisine avec le petit cousin de mon oncle cela entre dans le thème ?
Bon je joins à ce message quelques photos qui pourront vous donner des idées (photo hors concours évidemment 😉!!)
Bon je joins à ce message quelques photos qui pourront vous donner des idées (photo hors concours évidemment 😉!!)
Risque de tempête tropicale (typhon) ce week-end dans le nord de Luzon aux Philippines English translation pending
Le 17ème typhon arrivera ce week-end.
Il se nomme NALGAE (QUIEL en philippin) et devrait suivre la même route que NESAT ( PEDRING en philippin) qui vient de quitter le pays en laissant son lot de désolation, y compris dans la capitale.
Pour l'instant classé tempête tropicale, il devra laisser 15 à 25 mm d'eau par heure dans le rayon des 300 kms ...!
Pour connaitre la prévision météo de ces 5 prochains jours du nord au sud :
http://www.pagasa.dost.gov.ph/wb/fcst/pf.pdf
Mabuhay


Peut-on créer une association humanitaire au Burkina Faso? English translation pending
Bonjour,
J'ai une petite association en France qui et en partenariat avec une association du Burkina, mais après plusieurs séjours dans ce pays, aujourd'hui j'aimerai créer mon association sur place à Ouagadougou. J'aimerais m'installer pour longtemps.
Et-il possible à un Français de créer une association humanitaire au Burkina ?
Comment doit-on procéder pour les papiers administratifs ?
Où puis-je avoir des renseignements à ce sujet ?
Est-il possible à un président d'association humanitaire, de rester longtemps au Burkina ? (car notre souhait et de finir nos jours dans ce pays au service de la population.)
Je demande peut-être trop d'un seul coup, mais nous partons dans quelques mois au Burkina et j'aimerais connaitre à l'avance les possibilités.
Notre but avec mon épouse et de facilité les relations entre bénévoles internationaux et les bonnes associations du Faso.
De donner la possibilité à des donateurs éventuels de savoir où ce trouve leurs dons et ce que nous allons en faire sur le terrain.
De créer un petit dépôt pour donner la possibilité à toutes personnes internationaux de pouvoir envoyer des colis (vêtement, nourriture bébé et enfant, matériels scolaires, médicaments et matériels médicales, ......etc).
De créer des partenariat avec des bonnes associations locale afin de pouvoir leurs trouver des bénévoles ou des dons pour pouvoir continuer leurs travaux sur le terrain.
Tout cela et plus encore, pour aider les personnes international a venir en aide au peuple du Burkina.
Le pays des hommes intègre à besoin de nous, soyons nombreux à leurs venir en aide.
Merci.
J'ai une petite association en France qui et en partenariat avec une association du Burkina, mais après plusieurs séjours dans ce pays, aujourd'hui j'aimerai créer mon association sur place à Ouagadougou. J'aimerais m'installer pour longtemps.
Et-il possible à un Français de créer une association humanitaire au Burkina ?
Comment doit-on procéder pour les papiers administratifs ?
Où puis-je avoir des renseignements à ce sujet ?
Est-il possible à un président d'association humanitaire, de rester longtemps au Burkina ? (car notre souhait et de finir nos jours dans ce pays au service de la population.)
Je demande peut-être trop d'un seul coup, mais nous partons dans quelques mois au Burkina et j'aimerais connaitre à l'avance les possibilités.
Notre but avec mon épouse et de facilité les relations entre bénévoles internationaux et les bonnes associations du Faso.
De donner la possibilité à des donateurs éventuels de savoir où ce trouve leurs dons et ce que nous allons en faire sur le terrain.
De créer un petit dépôt pour donner la possibilité à toutes personnes internationaux de pouvoir envoyer des colis (vêtement, nourriture bébé et enfant, matériels scolaires, médicaments et matériels médicales, ......etc).
De créer des partenariat avec des bonnes associations locale afin de pouvoir leurs trouver des bénévoles ou des dons pour pouvoir continuer leurs travaux sur le terrain.
Tout cela et plus encore, pour aider les personnes international a venir en aide au peuple du Burkina.
Le pays des hommes intègre à besoin de nous, soyons nombreux à leurs venir en aide.
Merci.
Tous les à-côtés du Concours photo VF d'août 2011: Jeux et jouets du monde English translation pending
Bonsoir,
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Photographie et vidéo en voyage. Il s'intitule Jeux et jouets du monde et se trouve ici.
Seules les photos doivent y être postées et à compter du 28, seuls les votes. Il était donc aussi urgent qu'impératif d'ouvrir un fil associé pour recevoir toutes les remarques impromptues ou les critiques constructives que vous voudrez bien émettre.
Ce fil est donc la tribune que vous attendiez / espériez / craigniez. Appropriez-la vous ! (à moins que ce ne soit appropriez-vous la ? Sais plus...)
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Photographie et vidéo en voyage. Il s'intitule Jeux et jouets du monde et se trouve ici.
Seules les photos doivent y être postées et à compter du 28, seuls les votes. Il était donc aussi urgent qu'impératif d'ouvrir un fil associé pour recevoir toutes les remarques impromptues ou les critiques constructives que vous voudrez bien émettre.
Ce fil est donc la tribune que vous attendiez / espériez / craigniez. Appropriez-la vous ! (à moins que ce ne soit appropriez-vous la ? Sais plus...)
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona - Partie 4 et fin English translation pending
5 septembre :
Le réveil est matinal, très matinal même tant je suis pressé de m'échapper de cette chambre immonde. C'est la première fois en cinq séjours que je tombe sur un tel cloaque. J'espère qu'il me faudra au moins cinq nouvelles années avant d'en retrouver un autre.
La rando de la matinée c'est "West fork of Oak Creek", sur le chemin de Sedona où je vais passer les trois derniers jours. C'est une jolie randonnée, facile et très fréquentée, dans le fond d'Oak Creek canyon. Pas aussi original que ce que j'ai pu admirer ces derniers jours, mais après une semaine de sable et de slickrock, c'est plutôt rafraichissant.


En partant assez tôt, j'ai évité le gros de l'affluence. Il faut dire que c'est 'une des ballades les plus populaires du southwest, spécialement parmi les familles à cause de son extrême facilité. Mon objectif est d'aller jusqu'à l'endroit où le canyon se rétrécit assez pour ne plus former qu'une sorte de tunnel. Pour ceux qui connaissent l'endroit, ça ressemble au fameux "Subway" dans le Zion national park.



Au moins deux heures de marches sont nécessaires pour en arriver là. Plus que je ne le pensais. J'en viens à me demander si je n'ai pas raté un embranchement. Et puis non, finalement j'arrive. La rivière emplit maintenant tout l'espace du tunnel. J'ai bien fait d'amener mes chaussures d'eau. Ca me permet de continuer à avancer et à profiter un peu de cet endroit étonnant. Mais juste un peu car l'eau devient vite assez profonde et je n'ai pas envie d'aller repêcher mon Canon EOS 450D et son objectif Tamron 17-50 dont la flotabilité est loin d'être la qualité principale






Je décide de garder mes chaussures d'eau pour le retour que je vais effectuer pour la plus grande part en marchant dans le lit de la rivière.
Je repars vers Sedona en début d'après midi. On est dimanche, le premier de septembre, celui du Labor day. On se croirait à l’arrivée du tour. On avance à deux à l’heure jusqu’au Slickrock state park, et pas beaucoup plus vite après. Nichée au cœur d'une magnifique région surnommée "the red rock country", la ville est harmonieusement disséminée sous une végétation particulièrement fournie. Seule la chaleur étouffante vous rappelle qu'on se trouve en plein centre de l'Arizona.

Après un bon repas régénérateur, je file rendre possession de ma chambre au Sugarloaf Motel qui sera mon asile pour les trois prochaines nuits. L'endroit qui m'a été conseillé par des amis forumeurs est parfait. Belle et vaste chambre, agréable piscine qui reste ouverte tard dans la nuit, voilà qui va me consoler de mon cloaque de la veille. Le proprio, belle chevelure blanche et petite moustache distinguée, me fait penser à Yann Arthus Bertrand.
Je commence ma visite des environs par un petit tour sur Airport Mesa, butte située près de l'aéroport et d'où l'on bénéficie d'un large point de vue sur la région. On n'y est pas tout seul, évidemment. Sedona étant l'un des lieux de villégiature préféré des Californiens, il va falloir faire une croix sur la bienheureuse exclusivité des sites de la semaine passée.



Je décide d’aller asister au coucher de soleil au Crescent Moom Ranch. Cathedral rock, la spectaculaire mesa que l'on peut admirer du ranch, passe pour être l'un des monuments naturels les plus photographiés d'Amérique. Du coup, Labor day oblige, c'est la foule des grands soirs.

Je passe les deux heures suivantes à arpenter le ranch pour trouver les meilleurs angles. Je commence par m'éloigner de la foule, puis je traverse la rivière, ce qui s'avère une périlleuse opération car j'ai oublié mes chaussures d'eau et il y a pas mal de courant. Je m'en tire sans dommages, mais entre les cailloux du fond de l'eau et les petites plantes piquantes qui m'attendent sur l'autre rive, je termine avec des écorchures plein les pieds. On dirait que je viens de m’évader du bagne. Mais bon, l'objectif est atteint. Il y a beaucoup moins de monde de ce côté là. Le soleil baisse lentement et la lumière rougit. Cathedral rock s'embrase peu à peu et c'est un sacré spectacle !

Puis je retourne de l'autre côté de la rivière. Encore une traversée à hauts risques, mais sans dégâts non plus.

Je continue à trainer dans le secteur en enchaînant les clichés. Par hasard, je finis par trouver l'endroit que je cherchais depuis le début : celui qui permet les prises de vue avec la rivière en premier plan. Un peu tard cependant, la nuit est presque tombée.
Là encore, il faut marcher dans l'eau, et en faisant gaffe car la roche est recouverte sous la surface par des sortes de petites algues sacrément glissantes. C'est en revenant à mon point de départ que je m'offre le gadin mouillé qui me pendait au nez. Un type m'aide en attrapant mon Canon que j'ai miraculeusement réussi à préserver d’un fatal engloutissement et le pose sur la berge. Thanks man !
Je reviens à l’hôtel. Une famille de touristes chinois a jeté l’embargo sur l’espace piscine. Les gamins font de gros ploufs en hurlant tandis que les adultes occupent le barbecue qui jouxte le bassin et nourissent des conversations forts animées. Ils sont une bonne douzaine au moins. Or, je n’aime la piscine que dans le silence, le calme et la volupté. Je passe mon tour.
6 septembre :
Je suis un peu inquiet car le ciel est très encombré ce matin, mais il se dégage peu à peu pour ne laisser subsister que quelques nuages très esthétiques.

Petite ballade matinale en voiture pour jusqu'à "Bell Rock", puis je vais m'offrir quelques pancakes au "Red Planet", diner décoré aux couleurs de la planète mars. J'en profite pour consulter mon guide "Sedona Hikes" et je me décide pour Devil's Bridge trail.
La piste qui y mène est censée être praticable pour des véhicules ordinaires. Pas d'accord. Du tout. Le chemin est dans un tel état que tous ceux qui s'y sont engagés se sont garés un peu partout sur les bas côtés sous peine de rester plantés ou de crever un pneu. Un vrai cimetière de bagnoles… Je fais pareil et je termine à pieds.


Le sentier qui monte à Devil's Bridge n'est pas facile non plus. Ca monte dur. Je me perds un peu sur la fin mais je parviens à retrouver le bon chemin grâce aux voix de ceux qui se sont montrés plus malins que moi. Le pont est très impressionnant. Je râle car un groupe de randonneurs occupe le dessus du pont et m’empêchent de prendre des clichés. Quelques semaines plus tard, chez moi, je constaterai que les photos avec les randonneurs sont finalement plus sympas que les photos sans. Sorry guys...

Pour ma seconde ballade de la matinée, j'opte pour Cibola Pass. Il s'agit de passer un petit col qui offre un point de vue intéressant sur des belles formations rocheuses. Sympa, sans être inoubliable.


Puis c'est le moment de se poser, histoire de grignoter un peu en laissant passer la chaleur du milieu de journée. Je rentre au motel terminer la pizza que j'ai prise chez Domino la veille au soir, puis je vais me rafraichir dans la piscine, déserte à cette heure. J’adore les piscines désertes. C’est le top du zen.
Je repars en milieu d'après midi. Je décide de me contenter d'une modeste visite à la célèbre "Chapel of the Holly Cross". Comme son nom l'indique, c'est une chapelle, mais bâtie sur le flan d'une montagne rouge.



L'endroit n’est pas désagréable et l'atmosphère d'un calme reposant. On peut apercevoir l'autre face de Cathedral Rock au loin.

Je me dirige ensuite vers Fay Canyon. C’est une ballade très courte et sur terrain plat, sauf sur la fin. Mais j'arrive trop tard au point de vue final car l'ombre a déjà obscurci le canyon. Pas de bonne photo possible dans ces conditions. N’empêche, l’endroit est très chouette. J’y reviendrai demain si je peux.

Pour le traditionnel coucher de soleil, je vais me placer sur le flanc d'une colline qui offre un point de vue très large sur la vallée de Cathedral rock. Somptueux panorama.

Je ne suis d'ailleurs pas seul. Les appareils photo cliquètent partout autour de moi, des amateurs avec compacts jusqu’aux quasis pros avec leur énormes réflex posés sur trépieds. Je n'ai pas pensé à prendre le mien mais je tente tout de même un panoramique qui s’avèrera assez réussi.
7 septembre :
Il pleut ce matin. Je me rends dans le centre pour prendre le petit déjeuner. Le resto que je choisis est tenu par une niçoise, installée ici depuis 37 ans. Elle se dit sûre de me revoir un jour quand je quitte l'endroit car, dit-elle : "On revient toujours à Sedona !".

Le ciel s'est un peu dégagé et je décide d'aller visiter "'Robber's roost". C'est une sorte de caverne naturelle cachée dernière un bloc rocheux et placée devant une vaste vallée colorée qui était utilisée par les brigands pendant la prohibition. Très chouette ballade et belle découverte.






L'après midi, je décide de recommencer ma ballade de la veille à Fay Canyon. D'abord parce que l'endroit m'avait beaucoup plu, ensuite parce que l'heure trop tardive rendait les photos impossibles.
Il faut marcher sous les arbres pendant une demi-heure, puis on arrive face à un éboulis que l'on doit grimper pendant quelques dizaines de mètres pour finalement se retourner et découvrir le panorama suivant :


La perspective permet de voir jusqu'à Bell Rock au loin.
Revenu vers le sud, je tente de faire du stop sur la Schnebbly road que je comptais emprunter, projet que la perte de ma jeep a rendu impossible. Sans succès Seules les Pink jeep et Red jeep semblent passer par là cet après midi. Je pourrais m'en offrir une mais il me semble que la direction de la lumière doit être meilleure le matin. Et puis si mon amie niçoise a dit juste, j'aurais certainement l'occasion de revenir dans le coin.
.
Pour conclure l'après midi, je me contente donc de gravir le Sugarloaf, une colline qui se trouve juste derrière mon motel et lui a probablement donné son nom.


Une vue magnifique m'attend au sommet. Les nuages jouent à cache-cache avec le soleil et projettent des ombres immenses qui courent sur les vallées alentours.



Cette dernière journée à Sedona à été bien remplie. Comme les nuages ont envahi la partie ouest du ciel, je décide d'aller passer la fin de journée à trainer dans le centre et à me trouver un resto sympa pour le soir.
C'est en sortant d'une galerie marchande que je découvre un spectacle peu commun. Juste en face, à la faveur d'une trouée dans les nuages, les derniers rayons de soleil couchant baignent les collines d'une incroyable lumière écarlate.



Cet extraordinaire spectacle vient conclure de la meilleure manière ce séjour à Sedona. Dès demain, ce sera le retour à Vegas et ma dernière journée pleine aux states pour cette année.
8 septembre :
Ca y est c'est la fin. Ou presque… Le dernier jour plein avant le départ.
Je quitte Sedona sous un ciel gris, direction Vegas. La route va être longue. Entre 4 et 5 heures selon la vitesse à laquelle on roule.
J’avale l’interstate 70, depuis Flagstaff jusqu'à Kingman, puis c'est la longue remontée vers le nord sur la désertique US93. Ca roule bien. On n’est pas gêné par la circulation. Je me trouve juste un peu ralenti au niveau du Hoover dam et de la nouvelle route toujours en travaux.
J'arrive en début d'après midi. Je prends mes quartiers au Tropicana. Superbe chambre, piscine gigantesque en forme de flaque d’eau, cette dernière journée s'annonce bien



C'est parti pour une énième ballade sur le Strip. Je prends un forfait bus pour la journée et me dirige vers les quelques casinos dans lesquels je ne suis encore jamais entré (il en y a !). Je commence par "Encore", frère presque jumeau du "Wynn". C'est le grand luxe et la thématique du papillon est présente à l'intérieur comme à l'extérieur.



Mes pas me conduisent ensuite au Treasure Island avec ses rutilants galions qui campent dans un lagon à la Disneyland. Je traverse le Mirage et son volcan puis je débouche devant le Caesar palace. J'entre un court moment dans son gigantesque centre commercial aux allures de panthéon. Je fais une pause devant le lac du Bellagio, qui prend sa source dans un puits naturel situé juste en dessous.





Il est temps de rentrer au Tropicana si je veux pouvoir profiter de ma piscine géante. J'y reste jusqu'à l'heure du diner que je prends au buffet de l'Excalibur, situé juste en face, et dans lequel je me goinfre littéralement.
Puis le temps est venu de l'inévitable promenade nocturne. J'assiste aux spectacles gratuits du Strip. Ca commence par les fontaines du Bellagio, puis j'enchaîne sur l'éruption volcanique du Mirage avant de gagner le ponton du Treasure Island pour la bataille navale et l'abordage du galion.



C'est raté pour celui là car un problème technique provoque l'annulation du spectacle de... 23h00. Diable ! Le temps file vite à Vegas. Surtout la nuit. Et dire que je m’étais promis de ne pas me coucher trop tard ! Le Tropicana étant de l'autre côté du strip, je me décide à rentrer aux environs de minuit. Le retour est interminable car le bus s'arrête devant chaque casino. Bonne journée au final, sûrement l'une de mes meilleures passées à Vegas.
9 septembre :
The last day.
Cette fois, c'est vraiment la fin. Je ramène ma voiture et je patiente les trois heures régulières en zone internationale.
L'avion décolle à l'heure. J'ai une fenêtre libre de chaque côté de ma rangée, j'en profite pour mitrailler à travers les hublots malgré l'interdiction d'utiliser tout appareil électronique durant la phase de décollage. J'imagine qu'on ne va pas me balancer dans la soute pour ça.


Je me livre à un jeu que j’adore et qui consiste à tenter de reconnaître les sites survolés, voire à les anticiper. Je découvre ainsi le Lake Mead et Valley of Fire au loin. Puis nous passons presque à la verticale du canyon de Zion.





Par un curieux hasard, le dernier site que je vais identifier est aussi le premier devant lequel je me suis arrêté 17 jours plus tôt : le spectaculaire Spotted Wolf canyon.

Je crois qu'on appelle ça boucler la boucle.
Bye. A l’année prochaine.
Le réveil est matinal, très matinal même tant je suis pressé de m'échapper de cette chambre immonde. C'est la première fois en cinq séjours que je tombe sur un tel cloaque. J'espère qu'il me faudra au moins cinq nouvelles années avant d'en retrouver un autre.
La rando de la matinée c'est "West fork of Oak Creek", sur le chemin de Sedona où je vais passer les trois derniers jours. C'est une jolie randonnée, facile et très fréquentée, dans le fond d'Oak Creek canyon. Pas aussi original que ce que j'ai pu admirer ces derniers jours, mais après une semaine de sable et de slickrock, c'est plutôt rafraichissant.


En partant assez tôt, j'ai évité le gros de l'affluence. Il faut dire que c'est 'une des ballades les plus populaires du southwest, spécialement parmi les familles à cause de son extrême facilité. Mon objectif est d'aller jusqu'à l'endroit où le canyon se rétrécit assez pour ne plus former qu'une sorte de tunnel. Pour ceux qui connaissent l'endroit, ça ressemble au fameux "Subway" dans le Zion national park.



Au moins deux heures de marches sont nécessaires pour en arriver là. Plus que je ne le pensais. J'en viens à me demander si je n'ai pas raté un embranchement. Et puis non, finalement j'arrive. La rivière emplit maintenant tout l'espace du tunnel. J'ai bien fait d'amener mes chaussures d'eau. Ca me permet de continuer à avancer et à profiter un peu de cet endroit étonnant. Mais juste un peu car l'eau devient vite assez profonde et je n'ai pas envie d'aller repêcher mon Canon EOS 450D et son objectif Tamron 17-50 dont la flotabilité est loin d'être la qualité principale






Je décide de garder mes chaussures d'eau pour le retour que je vais effectuer pour la plus grande part en marchant dans le lit de la rivière.
Je repars vers Sedona en début d'après midi. On est dimanche, le premier de septembre, celui du Labor day. On se croirait à l’arrivée du tour. On avance à deux à l’heure jusqu’au Slickrock state park, et pas beaucoup plus vite après. Nichée au cœur d'une magnifique région surnommée "the red rock country", la ville est harmonieusement disséminée sous une végétation particulièrement fournie. Seule la chaleur étouffante vous rappelle qu'on se trouve en plein centre de l'Arizona.

Après un bon repas régénérateur, je file rendre possession de ma chambre au Sugarloaf Motel qui sera mon asile pour les trois prochaines nuits. L'endroit qui m'a été conseillé par des amis forumeurs est parfait. Belle et vaste chambre, agréable piscine qui reste ouverte tard dans la nuit, voilà qui va me consoler de mon cloaque de la veille. Le proprio, belle chevelure blanche et petite moustache distinguée, me fait penser à Yann Arthus Bertrand.
Je commence ma visite des environs par un petit tour sur Airport Mesa, butte située près de l'aéroport et d'où l'on bénéficie d'un large point de vue sur la région. On n'y est pas tout seul, évidemment. Sedona étant l'un des lieux de villégiature préféré des Californiens, il va falloir faire une croix sur la bienheureuse exclusivité des sites de la semaine passée.



Je décide d’aller asister au coucher de soleil au Crescent Moom Ranch. Cathedral rock, la spectaculaire mesa que l'on peut admirer du ranch, passe pour être l'un des monuments naturels les plus photographiés d'Amérique. Du coup, Labor day oblige, c'est la foule des grands soirs.

Je passe les deux heures suivantes à arpenter le ranch pour trouver les meilleurs angles. Je commence par m'éloigner de la foule, puis je traverse la rivière, ce qui s'avère une périlleuse opération car j'ai oublié mes chaussures d'eau et il y a pas mal de courant. Je m'en tire sans dommages, mais entre les cailloux du fond de l'eau et les petites plantes piquantes qui m'attendent sur l'autre rive, je termine avec des écorchures plein les pieds. On dirait que je viens de m’évader du bagne. Mais bon, l'objectif est atteint. Il y a beaucoup moins de monde de ce côté là. Le soleil baisse lentement et la lumière rougit. Cathedral rock s'embrase peu à peu et c'est un sacré spectacle !

Puis je retourne de l'autre côté de la rivière. Encore une traversée à hauts risques, mais sans dégâts non plus.

Je continue à trainer dans le secteur en enchaînant les clichés. Par hasard, je finis par trouver l'endroit que je cherchais depuis le début : celui qui permet les prises de vue avec la rivière en premier plan. Un peu tard cependant, la nuit est presque tombée.
Là encore, il faut marcher dans l'eau, et en faisant gaffe car la roche est recouverte sous la surface par des sortes de petites algues sacrément glissantes. C'est en revenant à mon point de départ que je m'offre le gadin mouillé qui me pendait au nez. Un type m'aide en attrapant mon Canon que j'ai miraculeusement réussi à préserver d’un fatal engloutissement et le pose sur la berge. Thanks man !
Je reviens à l’hôtel. Une famille de touristes chinois a jeté l’embargo sur l’espace piscine. Les gamins font de gros ploufs en hurlant tandis que les adultes occupent le barbecue qui jouxte le bassin et nourissent des conversations forts animées. Ils sont une bonne douzaine au moins. Or, je n’aime la piscine que dans le silence, le calme et la volupté. Je passe mon tour.
6 septembre :
Je suis un peu inquiet car le ciel est très encombré ce matin, mais il se dégage peu à peu pour ne laisser subsister que quelques nuages très esthétiques.

Petite ballade matinale en voiture pour jusqu'à "Bell Rock", puis je vais m'offrir quelques pancakes au "Red Planet", diner décoré aux couleurs de la planète mars. J'en profite pour consulter mon guide "Sedona Hikes" et je me décide pour Devil's Bridge trail.
La piste qui y mène est censée être praticable pour des véhicules ordinaires. Pas d'accord. Du tout. Le chemin est dans un tel état que tous ceux qui s'y sont engagés se sont garés un peu partout sur les bas côtés sous peine de rester plantés ou de crever un pneu. Un vrai cimetière de bagnoles… Je fais pareil et je termine à pieds.


Le sentier qui monte à Devil's Bridge n'est pas facile non plus. Ca monte dur. Je me perds un peu sur la fin mais je parviens à retrouver le bon chemin grâce aux voix de ceux qui se sont montrés plus malins que moi. Le pont est très impressionnant. Je râle car un groupe de randonneurs occupe le dessus du pont et m’empêchent de prendre des clichés. Quelques semaines plus tard, chez moi, je constaterai que les photos avec les randonneurs sont finalement plus sympas que les photos sans. Sorry guys...

Pour ma seconde ballade de la matinée, j'opte pour Cibola Pass. Il s'agit de passer un petit col qui offre un point de vue intéressant sur des belles formations rocheuses. Sympa, sans être inoubliable.


Puis c'est le moment de se poser, histoire de grignoter un peu en laissant passer la chaleur du milieu de journée. Je rentre au motel terminer la pizza que j'ai prise chez Domino la veille au soir, puis je vais me rafraichir dans la piscine, déserte à cette heure. J’adore les piscines désertes. C’est le top du zen.
Je repars en milieu d'après midi. Je décide de me contenter d'une modeste visite à la célèbre "Chapel of the Holly Cross". Comme son nom l'indique, c'est une chapelle, mais bâtie sur le flan d'une montagne rouge.



L'endroit n’est pas désagréable et l'atmosphère d'un calme reposant. On peut apercevoir l'autre face de Cathedral Rock au loin.

Je me dirige ensuite vers Fay Canyon. C’est une ballade très courte et sur terrain plat, sauf sur la fin. Mais j'arrive trop tard au point de vue final car l'ombre a déjà obscurci le canyon. Pas de bonne photo possible dans ces conditions. N’empêche, l’endroit est très chouette. J’y reviendrai demain si je peux.

Pour le traditionnel coucher de soleil, je vais me placer sur le flanc d'une colline qui offre un point de vue très large sur la vallée de Cathedral rock. Somptueux panorama.

Je ne suis d'ailleurs pas seul. Les appareils photo cliquètent partout autour de moi, des amateurs avec compacts jusqu’aux quasis pros avec leur énormes réflex posés sur trépieds. Je n'ai pas pensé à prendre le mien mais je tente tout de même un panoramique qui s’avèrera assez réussi.
7 septembre :
Il pleut ce matin. Je me rends dans le centre pour prendre le petit déjeuner. Le resto que je choisis est tenu par une niçoise, installée ici depuis 37 ans. Elle se dit sûre de me revoir un jour quand je quitte l'endroit car, dit-elle : "On revient toujours à Sedona !".

Le ciel s'est un peu dégagé et je décide d'aller visiter "'Robber's roost". C'est une sorte de caverne naturelle cachée dernière un bloc rocheux et placée devant une vaste vallée colorée qui était utilisée par les brigands pendant la prohibition. Très chouette ballade et belle découverte.






L'après midi, je décide de recommencer ma ballade de la veille à Fay Canyon. D'abord parce que l'endroit m'avait beaucoup plu, ensuite parce que l'heure trop tardive rendait les photos impossibles.
Il faut marcher sous les arbres pendant une demi-heure, puis on arrive face à un éboulis que l'on doit grimper pendant quelques dizaines de mètres pour finalement se retourner et découvrir le panorama suivant :


La perspective permet de voir jusqu'à Bell Rock au loin.
Revenu vers le sud, je tente de faire du stop sur la Schnebbly road que je comptais emprunter, projet que la perte de ma jeep a rendu impossible. Sans succès Seules les Pink jeep et Red jeep semblent passer par là cet après midi. Je pourrais m'en offrir une mais il me semble que la direction de la lumière doit être meilleure le matin. Et puis si mon amie niçoise a dit juste, j'aurais certainement l'occasion de revenir dans le coin.
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Pour conclure l'après midi, je me contente donc de gravir le Sugarloaf, une colline qui se trouve juste derrière mon motel et lui a probablement donné son nom.


Une vue magnifique m'attend au sommet. Les nuages jouent à cache-cache avec le soleil et projettent des ombres immenses qui courent sur les vallées alentours.



Cette dernière journée à Sedona à été bien remplie. Comme les nuages ont envahi la partie ouest du ciel, je décide d'aller passer la fin de journée à trainer dans le centre et à me trouver un resto sympa pour le soir.
C'est en sortant d'une galerie marchande que je découvre un spectacle peu commun. Juste en face, à la faveur d'une trouée dans les nuages, les derniers rayons de soleil couchant baignent les collines d'une incroyable lumière écarlate.



Cet extraordinaire spectacle vient conclure de la meilleure manière ce séjour à Sedona. Dès demain, ce sera le retour à Vegas et ma dernière journée pleine aux states pour cette année.
8 septembre :
Ca y est c'est la fin. Ou presque… Le dernier jour plein avant le départ.
Je quitte Sedona sous un ciel gris, direction Vegas. La route va être longue. Entre 4 et 5 heures selon la vitesse à laquelle on roule.
J’avale l’interstate 70, depuis Flagstaff jusqu'à Kingman, puis c'est la longue remontée vers le nord sur la désertique US93. Ca roule bien. On n’est pas gêné par la circulation. Je me trouve juste un peu ralenti au niveau du Hoover dam et de la nouvelle route toujours en travaux.
J'arrive en début d'après midi. Je prends mes quartiers au Tropicana. Superbe chambre, piscine gigantesque en forme de flaque d’eau, cette dernière journée s'annonce bien



C'est parti pour une énième ballade sur le Strip. Je prends un forfait bus pour la journée et me dirige vers les quelques casinos dans lesquels je ne suis encore jamais entré (il en y a !). Je commence par "Encore", frère presque jumeau du "Wynn". C'est le grand luxe et la thématique du papillon est présente à l'intérieur comme à l'extérieur.



Mes pas me conduisent ensuite au Treasure Island avec ses rutilants galions qui campent dans un lagon à la Disneyland. Je traverse le Mirage et son volcan puis je débouche devant le Caesar palace. J'entre un court moment dans son gigantesque centre commercial aux allures de panthéon. Je fais une pause devant le lac du Bellagio, qui prend sa source dans un puits naturel situé juste en dessous.





Il est temps de rentrer au Tropicana si je veux pouvoir profiter de ma piscine géante. J'y reste jusqu'à l'heure du diner que je prends au buffet de l'Excalibur, situé juste en face, et dans lequel je me goinfre littéralement.
Puis le temps est venu de l'inévitable promenade nocturne. J'assiste aux spectacles gratuits du Strip. Ca commence par les fontaines du Bellagio, puis j'enchaîne sur l'éruption volcanique du Mirage avant de gagner le ponton du Treasure Island pour la bataille navale et l'abordage du galion.



C'est raté pour celui là car un problème technique provoque l'annulation du spectacle de... 23h00. Diable ! Le temps file vite à Vegas. Surtout la nuit. Et dire que je m’étais promis de ne pas me coucher trop tard ! Le Tropicana étant de l'autre côté du strip, je me décide à rentrer aux environs de minuit. Le retour est interminable car le bus s'arrête devant chaque casino. Bonne journée au final, sûrement l'une de mes meilleures passées à Vegas.
9 septembre :

The last day.
Cette fois, c'est vraiment la fin. Je ramène ma voiture et je patiente les trois heures régulières en zone internationale.
L'avion décolle à l'heure. J'ai une fenêtre libre de chaque côté de ma rangée, j'en profite pour mitrailler à travers les hublots malgré l'interdiction d'utiliser tout appareil électronique durant la phase de décollage. J'imagine qu'on ne va pas me balancer dans la soute pour ça.


Je me livre à un jeu que j’adore et qui consiste à tenter de reconnaître les sites survolés, voire à les anticiper. Je découvre ainsi le Lake Mead et Valley of Fire au loin. Puis nous passons presque à la verticale du canyon de Zion.





Par un curieux hasard, le dernier site que je vais identifier est aussi le premier devant lequel je me suis arrêté 17 jours plus tôt : le spectaculaire Spotted Wolf canyon.

Je crois qu'on appelle ça boucler la boucle.
Bye. A l’année prochaine.
Vos photos: Tour du Monde en Saris, Boubous & Djellabas English translation pending
Bonjour à tous 😉,
En attendant le Cool-Concours n°3 de Septembre prochain,
je vous propose la version estivale dont les règles restent les mêmes, à la différence près que les GPF (Grand Podium Final), seront plus simples et sans cadeaux spécifiques.
Souhaitant que le thème de cette nouvelle édition vous inspire autant que les précédents,
Saris, Boubous & Djellabas vous tendent les bras !!!
Heureux Estival Cool-concours à tous, et bonnes vacances aux Juilletistes 😎
En attendant le Cool-Concours n°3 de Septembre prochain,
je vous propose la version estivale dont les règles restent les mêmes, à la différence près que les GPF (Grand Podium Final), seront plus simples et sans cadeaux spécifiques.
Souhaitant que le thème de cette nouvelle édition vous inspire autant que les précédents,
Saris, Boubous & Djellabas vous tendent les bras !!!
Heureux Estival Cool-concours à tous, et bonnes vacances aux Juilletistes 😎
Namibie en août 2011: derniers réglages English translation pending
Ça y est, on est dans les starting-blocks. Un peu plus d’un mois à attendre et nous nous envolerons pour 15 jours en Namibie.
Pour mémoire, notre parcours est le suivant :
J1 : Arrivée à WDH avec Air Namibie, récup du 4x4 chez Asco, courses de base, et départ pour Düsternbrook. J2 : Journée à Düsternbrook. On décompresse, et on récupère du vol de nuit. J3 : départ de Düsternbrook vers Etosha, stop à Outjo pour les courses -le plein-, Camping à Okakuejo. J4 : Etosha, autour de Okakuejo, re-« Camping à Okakuejo » J5 : Etosha, transition vers Halali, lodge à Halai J6 : Etosha (encore), autour de Halali, re- « lodge à Halai » J7 : Etosha (toujours), transition vers Namutoni, camping à Namutoni. J8 : départ d’Etosha pour Erongo, stop à Otjiwarongo au marché artisanal, lodge à Erongo (Wilderness), J9 : Départ d’Erongo, stop au Spitzkoppe, B&B à Swakop (Atlantic Villa) J10 : Swakop : journée libre, l’humeur dira si on va à Cape cross, si on fait la croisière (on ne fera pas Sandwich ça c’est sur), Welwitschia drive, du shoping … Nuit à l’Atlantic Villa. J11 : départ pour Sesriem, stop à Vodelfederberg (en pèlerinage de ma première nuit en Namibie), stop à Solitaire (Apfel Strudel et glaces), et camping à Sesriem. J12 : une fois vu ce qui doit être vu à Sossusvlei, départ pour Mariental, lodge à Bagatelle J13 : journée à Bagatelle, guépards et autres saveurs du Kalahari. J14 : départ pour Windhoek, nuit à Londiguini. J15 : balade dans Windhoek, restitution du 4x4, et départ pour Francfort dans la soirée.
Avant de partir, je voudrais avoir les idées claires sur certains points :
Q1) Lever matinal (Etosha) et rangement du camp : voir les animaux, au lever du soleil, dès l’ouverture de portes du camp, nécessite-t-il de ranger toutes les affaires sur le campement, table et chaises notamment alors que nous devons nous en servir une à deux heures plus tard pour prendre un petit déjeuner ? A 5, nous avons une tente au sol en plus, je n'envisage pas de la démonter.
Q2) Sur un post précédent, je me suis interrogé sur le trajet Erongo-Swakop (par Uis et Hentis Bay ou par Karibib avec un stop au Spitzkoppe). Pour l’instant nous sommes arrêtés sur l’option 2, soit 4h de trajet hors pauses. Mais je me demande si au lieu de contourner les monts Erongo par l’Est et le Sud si il ne serait pas intéressant de le faire par le Nord (D2315) et l’Ouest (D2306, Kudubis Village, D1927 et D1930. La grotte de Ameib vaut-elle le détour ?
Q3) Sesriem : pour le coucher de soleil, Elim Dune est un bon compromis (?) pour voir le soleil se coucher et être rentré au camp dans les temps (1h pour monter et descendre). D’autant qu’il se couchera au dessus des dunes (à contrario, de ce promontoire, le lever de soleil se fera quelque-part au dessus du Naukluft). N’est-ce pas ?
Q4) Pour le lever en revanche, Dune 45 est à 45mn du camp (si on est respectueux de la limitation de vitesse) et Sossusvlei à …1h. Pour le lever de soleil, ce n’est pas terrible. (et à contrario pour le coucher de soleil on doit partir assez vite après que l’astre aie disparu, donc pas terrible pour les photos non plus). Est-ce qu’il y a une dune plus proche sur laquelle il est possible de monter voir le soleil se lever ?
Q5) 4x4 : on loue chez Asco. Ils proposent une pompe manuelle dans le package, mais le gonfleur électrique avec supplément. Vu que l’opération de dégonflage/regonflage ne nous concernera qu’une seule fois (à Sossusvlei), peut-on se contenter de la pompe à main (et l’huile de coude) ?
Q6) Bagatelle : j’ai cru deviner qu’on ne peut pas faire de self-drive dans leur domaine. Quelqu’un l’a-t-il fait ? En dehors des activités et sorties qu’ils proposent, qu’y a-t-il de sympa dans les environs à aller voir (sans passer 4h dans la voiture bien sur) ?
Q7) Le retour depuis Bagetelle peut se faire par la B1, certes, mais j'ai vu sur des carnets de voyage que la parallèle par le Kalahari vaut le coup aussi. On peut récupérer la B1 à Rehoboth (non Pierre, je ne fais pas un arrêt au Bots 😄) ou bien remonter jusqu'à la B6 qui arrive de Gobabis. Quel est votre avis ? Il y a sur la B1 une sorte d'arche de pierre dans l'axe de la route, mais je ne me rappelle pas à quel niveau elle se situe : au nord ou au sud de Rehoboth ?
Q8)Cash ou carte : que peut-on payer en carte et que doit-on payer en cash ? Pour les hôtels c’est carte en général, mais qu’il y a des exceptions, mais quid des parc-fees, de l’essence, … ?
Q9) 4x4 encore : il s'agira en principe d'un Toy Hilux double cab ou d'un Nissan Off Road Double Cab. J'ai lu que certains sont mieux organisés au niveau du rangement de la malle arrière : est-ce qu'il y a une dénomination particulière pour en faire la demande à Asco avant notre arrivée ?
Merci d'avoir pris le temps de lire ces "quelques" lignes ... Si vous avez d'autres suggestions, elles seront les bienvenues.
Loïc
Pour mémoire, notre parcours est le suivant :
J1 : Arrivée à WDH avec Air Namibie, récup du 4x4 chez Asco, courses de base, et départ pour Düsternbrook. J2 : Journée à Düsternbrook. On décompresse, et on récupère du vol de nuit. J3 : départ de Düsternbrook vers Etosha, stop à Outjo pour les courses -le plein-, Camping à Okakuejo. J4 : Etosha, autour de Okakuejo, re-« Camping à Okakuejo » J5 : Etosha, transition vers Halali, lodge à Halai J6 : Etosha (encore), autour de Halali, re- « lodge à Halai » J7 : Etosha (toujours), transition vers Namutoni, camping à Namutoni. J8 : départ d’Etosha pour Erongo, stop à Otjiwarongo au marché artisanal, lodge à Erongo (Wilderness), J9 : Départ d’Erongo, stop au Spitzkoppe, B&B à Swakop (Atlantic Villa) J10 : Swakop : journée libre, l’humeur dira si on va à Cape cross, si on fait la croisière (on ne fera pas Sandwich ça c’est sur), Welwitschia drive, du shoping … Nuit à l’Atlantic Villa. J11 : départ pour Sesriem, stop à Vodelfederberg (en pèlerinage de ma première nuit en Namibie), stop à Solitaire (Apfel Strudel et glaces), et camping à Sesriem. J12 : une fois vu ce qui doit être vu à Sossusvlei, départ pour Mariental, lodge à Bagatelle J13 : journée à Bagatelle, guépards et autres saveurs du Kalahari. J14 : départ pour Windhoek, nuit à Londiguini. J15 : balade dans Windhoek, restitution du 4x4, et départ pour Francfort dans la soirée.
Avant de partir, je voudrais avoir les idées claires sur certains points :
Q1) Lever matinal (Etosha) et rangement du camp : voir les animaux, au lever du soleil, dès l’ouverture de portes du camp, nécessite-t-il de ranger toutes les affaires sur le campement, table et chaises notamment alors que nous devons nous en servir une à deux heures plus tard pour prendre un petit déjeuner ? A 5, nous avons une tente au sol en plus, je n'envisage pas de la démonter.
Q2) Sur un post précédent, je me suis interrogé sur le trajet Erongo-Swakop (par Uis et Hentis Bay ou par Karibib avec un stop au Spitzkoppe). Pour l’instant nous sommes arrêtés sur l’option 2, soit 4h de trajet hors pauses. Mais je me demande si au lieu de contourner les monts Erongo par l’Est et le Sud si il ne serait pas intéressant de le faire par le Nord (D2315) et l’Ouest (D2306, Kudubis Village, D1927 et D1930. La grotte de Ameib vaut-elle le détour ?
Q3) Sesriem : pour le coucher de soleil, Elim Dune est un bon compromis (?) pour voir le soleil se coucher et être rentré au camp dans les temps (1h pour monter et descendre). D’autant qu’il se couchera au dessus des dunes (à contrario, de ce promontoire, le lever de soleil se fera quelque-part au dessus du Naukluft). N’est-ce pas ?
Q4) Pour le lever en revanche, Dune 45 est à 45mn du camp (si on est respectueux de la limitation de vitesse) et Sossusvlei à …1h. Pour le lever de soleil, ce n’est pas terrible. (et à contrario pour le coucher de soleil on doit partir assez vite après que l’astre aie disparu, donc pas terrible pour les photos non plus). Est-ce qu’il y a une dune plus proche sur laquelle il est possible de monter voir le soleil se lever ?
Q5) 4x4 : on loue chez Asco. Ils proposent une pompe manuelle dans le package, mais le gonfleur électrique avec supplément. Vu que l’opération de dégonflage/regonflage ne nous concernera qu’une seule fois (à Sossusvlei), peut-on se contenter de la pompe à main (et l’huile de coude) ?
Q6) Bagatelle : j’ai cru deviner qu’on ne peut pas faire de self-drive dans leur domaine. Quelqu’un l’a-t-il fait ? En dehors des activités et sorties qu’ils proposent, qu’y a-t-il de sympa dans les environs à aller voir (sans passer 4h dans la voiture bien sur) ?
Q7) Le retour depuis Bagetelle peut se faire par la B1, certes, mais j'ai vu sur des carnets de voyage que la parallèle par le Kalahari vaut le coup aussi. On peut récupérer la B1 à Rehoboth (non Pierre, je ne fais pas un arrêt au Bots 😄) ou bien remonter jusqu'à la B6 qui arrive de Gobabis. Quel est votre avis ? Il y a sur la B1 une sorte d'arche de pierre dans l'axe de la route, mais je ne me rappelle pas à quel niveau elle se situe : au nord ou au sud de Rehoboth ?
Q8)Cash ou carte : que peut-on payer en carte et que doit-on payer en cash ? Pour les hôtels c’est carte en général, mais qu’il y a des exceptions, mais quid des parc-fees, de l’essence, … ?
Q9) 4x4 encore : il s'agira en principe d'un Toy Hilux double cab ou d'un Nissan Off Road Double Cab. J'ai lu que certains sont mieux organisés au niveau du rangement de la malle arrière : est-ce qu'il y a une dénomination particulière pour en faire la demande à Asco avant notre arrivée ?
Merci d'avoir pris le temps de lire ces "quelques" lignes ... Si vous avez d'autres suggestions, elles seront les bienvenues.
Loïc
Partage d'expérience d'expatriation au Turkménistan? English translation pending
Bonjour a tous ceux qui se meleront a la discussion, qui vivent ou ont vécu au Turkménistan
je devrais partir d'ici quelque mois au Turkménistan à Achgabat, y vivre et mis installer pour une durée indeterminée, pour le compte d'une grande entreprise francaise. je part seul en tant que célibataire.
je me pose pas mal de question sur le mode de vie sur place, les libertées, lisant un peu tous et son contraire sur les différents site internet.
si desous une liste non exhaustive de mes interrogations :
1 -Est il possible d'avoir une connection internet individuelle chez soit et a quel prix ? ( j'ai lu 7000 $ / mois en haut débit sur un site), ne serais ce que pour rester en contact avec la famille. 2 - est il vrai qu'epouser une turkmène m'en coutera 50 000 euros à payer a l'etat en garanti pour d'eventuelle enfants en cas de divorce ? 3-la région est sur une zone sismique, avez vous subit des tremblement de terre ? les construction sont elles parasismique ? 4-y a t'il des risques d'attentat terrosiste ? 5-J'ai lu qu'il n'y avait pas de grande surface ou commerce à Achgabat mais uniquement des marchés, et ou la viande et le poisson etaient fortement déconseillé car la chaine du froid n'est pas respecté. risque de gastro aussi avec l'eau et les legumes. Est il possible de manger a la francaise la bas ou trouver des commerce decent ? 6-j'ai lu qu'a partir de 23 heures c'etait quasiment le couvre feu imposé par les autorités, ( resto fermé, etc ) est ce exacte ? 7-y a t'il des centre de loisir, tels que salle de sport High tec, cinéma, bouling ? 8- peut on ciculer librement dans le pays sans etre controlé plusieur fois pa jour par la police ? 9-j'ai lu que le fait de se promener en voiture par exemple, avec une femme turkmene, ne serais ce qu'une collègue de travail, cela porter suspicion, avec soupçon de prostitution et enferment dans les geoles turkmene une quinzaine de jour, ? 10-etc ...
merci pour vos réponses a venir, c'est un tournant dans ma vie si je part la bas, et j'aimerais prendre la bonne decission.
a bientot
je devrais partir d'ici quelque mois au Turkménistan à Achgabat, y vivre et mis installer pour une durée indeterminée, pour le compte d'une grande entreprise francaise. je part seul en tant que célibataire.
je me pose pas mal de question sur le mode de vie sur place, les libertées, lisant un peu tous et son contraire sur les différents site internet.
si desous une liste non exhaustive de mes interrogations :
1 -Est il possible d'avoir une connection internet individuelle chez soit et a quel prix ? ( j'ai lu 7000 $ / mois en haut débit sur un site), ne serais ce que pour rester en contact avec la famille. 2 - est il vrai qu'epouser une turkmène m'en coutera 50 000 euros à payer a l'etat en garanti pour d'eventuelle enfants en cas de divorce ? 3-la région est sur une zone sismique, avez vous subit des tremblement de terre ? les construction sont elles parasismique ? 4-y a t'il des risques d'attentat terrosiste ? 5-J'ai lu qu'il n'y avait pas de grande surface ou commerce à Achgabat mais uniquement des marchés, et ou la viande et le poisson etaient fortement déconseillé car la chaine du froid n'est pas respecté. risque de gastro aussi avec l'eau et les legumes. Est il possible de manger a la francaise la bas ou trouver des commerce decent ? 6-j'ai lu qu'a partir de 23 heures c'etait quasiment le couvre feu imposé par les autorités, ( resto fermé, etc ) est ce exacte ? 7-y a t'il des centre de loisir, tels que salle de sport High tec, cinéma, bouling ? 8- peut on ciculer librement dans le pays sans etre controlé plusieur fois pa jour par la police ? 9-j'ai lu que le fait de se promener en voiture par exemple, avec une femme turkmene, ne serais ce qu'une collègue de travail, cela porter suspicion, avec soupçon de prostitution et enferment dans les geoles turkmene une quinzaine de jour, ? 10-etc ...
merci pour vos réponses a venir, c'est un tournant dans ma vie si je part la bas, et j'aimerais prendre la bonne decission.
a bientot