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Circuit de sept jours dans le Sud marocain English translation pending
by Gisdubois · 2010-02-12 · 20 replies
Nous envisageons de partir au Maroc au mois de mars pour un circuit de 7 jours ?? pensez vous que ce soit faisable ?

1er jour : Marrakech --> Col Tizit in 't chka -- > Telouet --> Ait Bennadou --> Ouarzazate --> Skoura

2ème jour : Skoura --> route des roses avec passage dans les gorges de Todra --> traverser le Djbel Sagroo pour rejoindre Rissani (gd Erg Chebby et Merzouga et le lendemain : Merzouga --> piste des dinosaures le long de la frontière algérienne --> m'hamid ou : Skoura --> route des roses jusqu'à Boumalne Dadès --> gorges de Dadès jusqu'à Agoudal ??? ou couper après Msemrir pour rejoindre Ait Hani --> Tinerhir --> gorges de Todra jusqu'à Tinerhir et descendre jusqu'à Ikniouth (tizi n'Tazazert) en traversant le jbel Sarhro jusqu'à Nekob (dormir quelquepart à Nekob ou aux alentours). Le lendemain rejoindre la vallée du Draa à Ouaguzagour pour aller jusqu'à Mhamid et faire un bivouac à Mhamid.

4ème jour : M'hamid par la piste (erg Chegaga) traverser le lac Iriki, halte aux cascades de Tissint --> Tata 5ème jour : Tata --> gorges d'Aït Manssour --> Trafraout 6ème jour : Tafraout --> Aglou plage --> (Agadir ou Tarroudant ??) 7ème jour : Agadir ou Tarroudant --> Marrakech

Nous ne connaissons pas le Maroc (qui nous attire tant), ni les pistes. Tous vos conseils sont les bienvenus. Merci
Carnet de voyage en Birmanie du 13 janvier au 5 février 2010: 3e partie English translation pending
by Lubie · 2010-02-12 · 0 replies
J'ai fait un agréable voyage en Birmanie avec mon mari; voici les photos => ICI Les birmans sont des gens très gentils, toujours ponctuels, calmes, accueillants et fiables; nous avons voyagé totalement en individuel, tout en ayant réservé les vols intérieurs avec White Lotus. Nous avons visité successivement Yangon, Mandalay, Bagan, Inlé et de nouveau Yangon et Bago - première partie : Yangon : du 13 Janvier au 15 Janvier 2010 => ICI - deuxième partie : Mandalay et ses environs : du 16 Janvier au 21 Janvier 2010 => ICI - troisième partie : Monywa : du 22 Janvier au 23 Janvier 2010 - quatrième partie: Bagan (Nyaung U) : du 24 Janvier au 27 Janvier 2010 => ICI - cinquième partie: Inlé (Nyaungshwe) : du 28 Janvier au 31 Janvier 2010 => ICI - sixième partie : Yangon : du 1 Février au 4 Février 2010 => ICI

Monywa, 22 janvier

Réveil à 5h-1/4 ! Sean baw, nous conduit très tôt à la gare des bus (l'hôtel nous a préparé un panier petit déjeuner !sandwiches, oeufs durs et bananes)il nous prend des places pour une bonne compagnie de bus pour Monywa, heureusement, parce qu'il y a énormément de concurrence et nous nous serions perdus sans lui ! Un homme assis à une petite table avec une lampe à pétrole prend les inscriptions. Ils crient tous « monua, monua !!depuis le départ et tout au long de la route, 1700k/p., places 5 et 6; le trajet en bus (plus 3000k pour le trajet en taxi blue); le bus est presque vide au départ, mais il part à 6h comme prévu , prend des passagers à différents endroits de Mandalay et sur la route et arrive à 10 h moins 20 avec une pause à 8h, Le bus finira par être plein, enfin, il y a encore des places libres dans le couloir central, entre les paquets, et six petits tabourets en plastique; beaucoup d'animations sympathiques pendant ce trajet, des paniers sont chargés sur le toit, d'autres sont livrés; des femmes ont mal au cœur, un vieux bonze fera tout le trajet... A Monywa nous sommes assaillis par les mototaxis, un homme plus âgé s'impose, de 3000k on passe à 1500k pour qu'il nous conduise depuis la gare routière jusqu'au centre de Monywa au Golden Arrow Hotel, hôtel réservé la veille par l'intermédiaire du Peacock Lodge.(16 doll la double) L'hôtel est quelconque, présence de nombreuses petites mouches volant à peine dans la salle de bains (sûrement inoffensives ?)pas d'eau chaude et un néon circulaire qui fait un bruit d'enfer mais il est propre dans l'ensemble. Beaucoup de birmans logent ici .Michel se renseigne pour le change et quelqu'un l'emmène sur sa moto dans une boutique.

Monywa est une ville crasseuse; beaucoup de birmans chiquent ici du bétel sous vos yeux et c'est la seule ville où des femmes avec enfants mendient avec des bols à aumône. Ici, nous sommes vraiment dévisagés, il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes , on les fait même rigoler. Mais c'est quand même une ville sympathique.

Nous organisons nos parcours avec notre conducteur de mototaxi, qui apprend conduire à son fils. Ils n'arrêtent pas de chiquer du bétel, c'est pénible ! Nous irons à Than Bodday et Boditatung pour 10 000k (y compris la course d'arrivée du matin) après avoir déjeuné au Shwe Tarn Rt, c'est très sale mais bon(poulet sweet and sour 3000k et nouilles frites au poulet 1500k avec une bouteille d'eau pour deux p.300k) soit 4800k le guichet de l'hôtel nous écrit gentiment les horaires des bus pour Pakokku, sur la feuille de relevé des entrées à l'hôtel, il y avait un allemand, deux UK, un d'Andorre, un chinois et un belge ! Nous sommes cinq dans le mototaxi : le monsieur âgé, le jeune conducteur et un homme que nous prenons en passant, mais dont je n'ai pas compris la relation mais qui a du profité de la sortie et nous deux. (plus les feuilles de bétel et la bouteille d'alcool blanc ? qui ne me rassurent pas, on nous demande de payer à mi-trajet pour qu'ils puissent manger, et nous faisons une petite avance)

Nous passons devant une grande école de commerce qui détonne avec son environnement ! Tanbodday, (entrée 3 doll) gardée par deux gros éléphants et située à 19km au sud de Monywa, est une pagode de style plus travaillé que d'habitude, elle renferme de multiples galeries très semblables remplies de bouddhas, de différentes tailles, du sol au plafond. Le bâtiment en face présence de belles scènes peintes (beaux stucs colorés).Les hommes peuvent monter en haut d'une tour de garde en empruntant pieds nus un escalier à colimaçon et avoir une belle vue sur le complexe; elle est entourée d'une galerie présentant des scènes de vie birmane amusantes.

Bodhi Tatung ( le très haut bouddha de 129m )ne vaut pas le coup, il fait très chaud, il faut monter dur, c'est très fatiguant, et l'ascenseur ne marche pas, à mon avis, il est plus impressionnant vu de loin ! Et il est un peu macabre avec ses nombreuses scènes d'enfer ! Nous sommes en permanence dévisagés, à chacun son tour! Et on rigole de nous ! Un grand bouddha creux long de 95m(en restauration )est couché devant le grand bouddha. Une belle pagode Aung Setkya est encerclée de très nombreux petits stupas. Michel négocie deux images plastifiées pour 100k, il montre à la jeune fille que les deux cartes font un tiers de la surface de la grande qui, elle, vaut 300k, il fait beaucoup rire, et la jeune fille dit qu'elle va mettre la grande à 400k ! La route passe devant une forêt de statues de bouddhas au style naïf. Bodhi-ta-tung signifie 1000 arbres Bodhi.

Je m'effondre sur mon lit quand je rentre, épuisée. Il règne dehors un grand vacarme « bouddhique » Nous allons faire un tour au marché de nuit et voir les illuminations de la Shwezigon. Nous achetons des biscuits dans une boutique toute proche, la jeune fille est souriante et elle nous rajoute un paquet de gâteaux. L'hôtel est en face de la tour de l'horloge qui sonne comme Big Ben !, il y a dessus deux grands écrans de TV très bruyants qui retransmettent l'élection de miss monde, suivie avec fascination par des spectateurs à moto, cela fait un décalage... Chasse au moustique dans la chambre.

Monywa 23 janvier

Réveil matinal. Nous prenons notre petit déjeuner à 6h1/2 : un paquet de coffemix sur la table avec un thermos d'eau tiède, deux toasts au goût bizarre avec deux oeufs au plat, servis sans amabilité. Nous achetons des biscuits à notre petite marchande d'hier, et une bouteille d'eau à son voisin. Nous nous rendons à pied au ferry (2500k/p. A-R) pour aller visiter les grottes de Hpo Win Daung; Nous sommes accueillis par un pick up négocié à 10 000k A-R, mais il faut s'asseoir par terre; le chauffeur d' une toyota rouge me fait discrètement signe et nous offre le même prix pour nous conduire aux grottes, 40 minutes de trajet facile. Il fait frais et il y a des courants d'air. Un singe s'agrippe à nous mais est rapidement écarté, ils sont entretenus par les locaux, car ils n'ont plus d'autres moyens pour se nourrir. Une jeune fille, Oma, nous propose ses services pour visiter les grottes sans exiger d'argent (entrée 4 doll/p.) elle connait bien l'anglais et nous fera découvrir toutes les grottes creusées dans les falaises de calcaire et remplies de bouddhas et de belles fresques anciennes en très bon état , à mon avis les plus belles de Birmanie. Le matin, il ne fait pas encore trop chaud et cette visite sera très agréable. Un chien a été peint en tigre, car il s'attaque aux singes, ce moyen permet aux singes de se méfier ! Oma a une sœur et quatre frères dont l'un est photographe, elle dit faire des études et veut être guide plus tard, mais pour l'instant, elle ne connaît que ces grottes. Elle aimerait bien aller à Inlé parce qu'elle l'a vu à la télé et veux aller étudier à Yangon. Nous lui donnons 3000k pour la remercier. Au retour, nous prenons des photos des importantes mines de cuivre que l'on aperçoit depuis la route. Retour en ferry, nous aurions pu avoir un ferry pour tous les deux, mais avons choisi de faire le trajet avec les locaux. Sur la Childwin devant la Strand rd, de gros bateaux sont accostés. Nous allons visiter la Shwezigon aux beaux bouddhas drapés et dorés, puis allons acheter une carte mémoire pour l'appareil à photo, au mechanical centre; notre 2° appareil à photo ne marche pas, il est tombé en septembre dernière quand nous avons du enlever les chaussures pour visiter les mosquées, à Istanbul et il a fini par arrêter de fonctionner. Nous allons déjeuner au Shwe Tan Rt (fried noodles,1500k, poulet aux légumes 1500k 2 coca 600k soit 3600 pour deux; c'est bon, mais le resto est très sale!, Il paraît que l'hôtel l'est aussi, nous dit-on. Nous faisons une petite pause compte-rendu dans la chambre, puis cherchons une motobike pour aller au zédi Su Taung Pye, au sud, près de la Childwin, puis le kyaung Maha Ledi, au Nord-Est; On nous demande 2000k rien que pour aller au premier zédi, nous le faisons à pied finalement, c'est à 10 minutes seulement. Un bonze psalmodie dans un micro et nous prenons un petit film. Il est écrit que cet endroit est très fréquenté par les habitants qui y expriment leurs vœux, mais il n'y avait personne ! Nous retournons vers la tour de l'horloge et nous rencontrons le même conducteur de motobike au pull jaune, qui continue à nous redemander 2000k pour la suite du tour que nous lui avions proposé. Nous l'ignorons et partons à pied, la route est bruyante et guère agréable, nous passons devant le Monywa Hotel que nous ne regrettons pas, car il est vraiment excentré. Au monastère Maha Ledi, de nombreux pavillons sont installés dans un parc ombragé. Il possède 806 stèles bouddhiques gravées. J'ai à peine pénétré dans la pièce où se trouve le bouddha, que l'on me met un cahier de donations sous les yeux, des allemands viennent de donner 4000k, je n'apprécie pas ce procédé. Il n'est guère accueillant ! Une autre salle renferme un bouddha entouré de guirlandes électriques, mais apparemment, c'est le même scénario, aussi, nous n'entrons pas. Ce monastère est sans intérêt. Nous trouvons un motobike qui nous ramènera à la tour de l'horloge pour 1000k, nous avons eu du mal à nous faire comprendre, mais finalement, en montrant notre montre, ils ont compris le mot clocktower ! Heureusement, je n'avais pas envie de revenir à pied ! Lui aussi chiquait du bétel, c'est bizarre, tous les hommes rencontrés à Monywa passent leur temps à chiquer du bétel, et à recracher de longs filets de salive rouge, c'est dégoûtant ! Et c'est désagréable d'être sollicités par des femmes insistantes avec des jeunes enfants et un bol à aumônes, nous en avions déjà vu dans les villages sur la route Mandalay-Monywa abordant les bus. Une pause coca (ou plutôt « star ») dans un restaurant propre celui-là, on nous sert même de bonnes cacahuètes. A la sortie, nous repérons trois motobike, et leur demandons de nous emmener à la station de bus pour Pakokku, le ledemain matin, où nous prendrons le bateau pour Nyaung U, c'est très difficile de se faire comprendre ! Finalement le rendez-vous est pris à 6h moins le quart devant notre hôtel pour le bus de 6h1/2. Le prochain bus étant à 9h1/2, puis les ferry pour Nyaung U à 13h et 14h. Nous retournons chercher de l'eau près de notre marchande de gâteaux, et elle nous fait un grand sourire. Je trouve que les birmans sont vraiment des gens gentils.
Itinéraire de vingt-six jours dans l'Ouest canadien et américain English translation pending
by Djskynet · 2010-02-10 · 14 replies
Bonsoir à tous, Après différentes réflexions, études de guides et avis sur différents sites internet et forum, notamment celui ci, voici mon itinéraire presque définitif sur lequel j'aimerais votre avis Je précise également avoir déjà visité San Francisco. Par ailleurs, ce circuit devrait débuter fin avril-début mai. Les randos ne sont pas indiqués mais feront également partie de ce trip, déjà très fortement chargé!

Merci pour tous vos avis, critiques, .... Enfin, je dispose éventuellement d'un voir 2 jours de plus qui peuvent être incorporé a ce circuit!

Jour 1 : CalgaryVol Toronto-CalgaryVisite CalgaryJour 2 : BanffPrise de la location de voitureRoute vers BanffVisite de BanffJour 3 : JasperMatin à BanffRoute vers JasperVisite de JasperNuit à JasperJour 4 : VancouverMatin à JasperRoute vers VancouverNuit à VancouverJour 5 : VictoriaRendu de la voiture de location le matinVisite de VancouverDépart vers Victoria dans l’après-midiJour 6 : VancouverVisite de VictoriaRetour vers Vancouver en fin d’après-midiNuit à VancouverJour 7 : SeattleVancouver-Seattle en GreyhoundVisite de SeattleJour 8 : San FranciscoVol Seattle-San Francisco le matinVisite de San FranciscoJour 9 : US1Prise en charge de la voiture de locationTrajet et visite sur l’US1Nuit à Moro BayJour 10 : US1US1Morro Bay - Santa Barbara-Los AngelesNuit à LAJour 11 : Los AngelesVisite des différents quartiers de LAHollywoodBeverly HillsLos Angeles-San Diego en soiréeJour 12 : San DiegoVisite de San DiegoSea World et Zoo de San DiegoJour 13 : San Diego Death ValleySan Diego-Joshua Tree Park = 3heures de Route & 2 heures de visieJoshua Tree Park – Death Valley = 6 heures de routeNuit à StovePipeWells et ballade Mesquite Flat Sand DunesJour 14 : Death Valley-ZionDeath ValleyLever du soleil à Zabriskie PointDantes ViewBadwaterNatural BridgeArtists DriveDeath Valley – Red Canyon (150miles = 4H)Red Canyon Road (1H)Red Canyon – Zion NP (150 miles = 3H30)Peut-être Valley of Fire (1H de visite)Nuit à Zion NP = CampingJour 15 : Zion – Bryce CanyonZion NP le matinBryce CanyonNuit à Bryce Canyon = CampingJour 16 : Bryce Canyon – Capitol ReefLever du soleil à Bryce Canyon, Sunrise PointScenic Drive 12 sur la journéeArrivée dans l’après-midi à Capitol ReefNuit à Capitol Reef = CampingJour 17: Capitol Reef – Goblin Valley – Moab½ journée à Capitol ReefGoblin Valley = 1HGoblin Valley – MoabNuit à Moab = CampingJour 18 : Moab et les alentoursDead Horse Point SP = 1HCanyonlands la journéeRetour à Moab et nuit à Moab = CampingIsland in the sky, The needles ou les 2 ?Jour 19 : ArchesSur la route de Arches NP, Bowtie et Corona Arches ? (2H)Arches NP la journéeDépart le soir pour Mesa VerdeNuit sur la route, Monticello ?Jour 20 : Mesa VerdeFin de la route vers Mesa VerdeMesa VerdeRoute vers Canyon de Chelly = CampingJour 21 : Canyon de Chelly – Monument ValleyCanyon de Chelly (4-5H)Route vers Monument Valley (2H)Arrêt à Valley of the Gods (1H de visite)Nuit vers Monument Valley = CampingJour 22 : Monument ValleyVisiteRoute vers Page = CampingJour 23 : Page & alentoursLake Powell ?Horseshoe Bend (1H30)Upper & Lower Antelope Canyon (3H)Lee’s Ferry (1H)?Route vers Grand CanyonNuit au Grand Canyon = CampingJour 24 : Grand CanyonVisite sur la journéeDépart vers Las Vegas le soir ou le lendemain midiJour 25 & 26: Las Vegas puis retour vers TO le 26e jour

Encore Merci!!!
Raid à VTT dans le Haut Atlas (Maroc) English translation pending
by Frank38 · 2010-02-08 · 54 replies
je pars debut mai avec trois amis en vtt + sacoches et sans guide, decouvrir le haut atlas. les etapes ont ete choisis apres infos prisent sur: - le guide gandini - diverses discussions sur les forums - divers organismes specialises

le parcours devrait etre à peu de chose prés le suivant: - 1er etape demnate-imi n'ouaqqa - 2eme etape imi n'ouaqqa-agouti - 3eme etape agouti- zaouie ahanesal - 4eme etape ahanesal- la cathedrale - 5eme etape la cathedrale- ighem n'aît oughlad - 6eme etape ighem n'aît oughlad- agoudal - 7eme etape agoudal- memsrir - 8eme etape memsrir- boutharar - 9eme etape boutharar- toundoute - 10eme etape toundoute- ouarzazate, et retour sur marrackech. j'aurai aime savoir pour chacune de ses etapes, la proportion de piste et de goudron, car il parait qu'il avance très vite. de plus je n'ai pas trouvé(il parait qu'ily en a)de gite chez l'habitant a: - imi n'ouaqqa - ighem n'aît oughlad - toundoute

d'avance merci pour vos renseignements.
Tour de la mer Baltique en camping-car: des tuyaux? English translation pending
by Thegrumpf · 2010-02-08 · 12 replies
Bonjour,

Comme mentionné dans un autre sujet, je compte faire le tour de la Mer Baltique, du 3 au 23 juillet de cette année. Dejà fait la Suède et la Norvège l'été passé (monté par les grands lacs et descendu par la route des Fjords), et je suis tombé amoureux du grand Nord.

Je compte monter par l'Allemagne (autoroute depuis la Suisse), le Danemark, la Suède rapidement, puis la Laponie et les lacs de Finlande (le but du voyage). Ensuite Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque et retour. Je sais que ca fait peu de temps, mais notre but est de rouler, de se ressourcer dans des paysages grandioses et surtout de voir le moins de monde possible. 😄 Pas de grandes villes, à part peut-être Prague et Cracovie...

Suis preneur d'infos concernant les pays en gras ci-dessus... Stationnement de camping-car en sauvage (autorisé, toléré, interdit ?), aires de services (plein d'eau dans les stations?), fréquence des stations services?

Et toutes infos utiles, genre vignette, réseau routier, etc...😉
Page pour trois ou quatre jours (Arizona) English translation pending
by Lanfeust77 · 2010-02-05 · 28 replies
Bonsoir, Voilà j'ai proposé dans d'autres posts un deuxième projet de voyage dans l'ouest...dont une des étapes est bien entendu Page...pour tenter d'aller à the Wave... J'ai eu ma première déception en n'étant pas tiré au sort en Janvier...sic... Maintenant je me retrouve avec un nouveau dilemme, je crois que je vais finalement rajouter une journée à Page pour espérer avoir une chance de plus pour the Wave...ainsi nous arriverions le soir du 18 Mai de Chelly: donc loterie le 19 au matin pour le 20 et pareil les deux jours suivants (car je crois que chaque jour ils rajoutent une boule de plus ce qui augmente considérablement les chances d'être tiré au sort) donc 4 jours à Page: est-ce que cela est vraiment rationnel et cela offre-t-il une réelle chance (sachant les dates du 19 au 22 Mai correspondant j'imagine à une période d'ouverture de la chasse...au bon coins photos et donc the Wave) car si 3 boules pour 6 groupes participant donnent un atout certain il en va autrement de 3 boules pour 20 groupes... Ne serais-je pas devenu Wave-addict sans même en avoir foulé le sol?...🤪

Merci par avance pour vos conseils amis Waver...

Fred
Points d'intérêts sur la Finlande en camping-car? English translation pending
by Michelacc · 2010-01-28 · 28 replies
Lors de notre précédent voyage en scandinavie, nous n'avons que traversé une partie de la Finlande, afin d'arriver à Cap Nord (Norvège). Cette année, nous souhaitons remonter en approfondissant la Finlande. Y-a-t-il des "incontournables" ? Merci de vos infos et tuyaux, nous précisons que nous voyageons avec deux enfants (6 et 11 ans).
Trek dans le Sahara algérien English translation pending
by Fuffy · 2010-01-26 · 34 replies
Bonjour 😉,

Nous sommes 3 voire 4 amis qui souhaiterions faire un trek dans le désert algérien et d'après les commentaires laissés par chacun, notre choix se porterai plus sur la région de Djanet et du Tassili N'Ajjers. Pour que cela soit plus équitable pour le porte monnaie de tous (le notre comme celui des guides et cie), la solution d'une agence locale nous semble préférable. Nous recherchons donc des coordonnées d'agences locales ? des conseils ? des guides ? ...

Tou vos comm' bienveillants seront les bienvenus

Merci d'avance !😎
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (7ème et dernière partie) English translation pending
by Isap29 · 2010-01-16 · 56 replies
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (7ème et dernière partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Dimanche 14 juin ... suite Vers 18h10, nous arrivons à Red Canyon où les couleurs, au soleil couchant, nous semblent encore plus belles que celles que nous avions vues au matin.







Trente minutes plus tard, nous pénétrons à nouveau dans le parc de Bryce Canyon et filons directement à notre point préféré, Upper Inspiration Point. Et là, la magie opère à nouveau ; c'est vraiment magnifique.





Une heure après, nous sommes à Sunset Point, mais avec nos polaires car il y a du vent, et frais de surcroit (17°C). Une fois n'est pas coutume, c'est nous !



Nous allons jusqu'au camp sud, pour voir si, au cas où, il y aurait de la place, et nous en trouvons une. J'allume le feu avec du bois ramassé lors de notre dernière nuit (près du corral)

et nous dinons à sa lueur, le calme régnant autour de nous.

Lundi 15 juin Réveil à 5h30 (4°C) et, une demi-heure plus tard, départ pour Sunrise Point et le lever de soleil. En marchant, sans doute pas très bien réveillé, et pour gagner du temps !, je formate la carte de mon appareil ; et « mer .e » ; à peine ai-je validé que je me rends compte de ma conn..ie mais c'est trop tard. Je n'aurais pas de photos de Zion et Red Canyon 😠 😕 ; heureusement qu'Isabelle ne fait pas la même erreur (je me rendrais compte, plus tard, que je peux récupérer les photos sur ses cartes formatées mais pas sur les miennes 🙁 ; différence d'appareil sans doute). Nous n'aurons pas de belles couleurs, un énorme nuage « stationnant » devant le pâle soleil du matin.

Nous sommes de retour à 6h35 au camp ; petit-déjeuner, toilette et sauvegarde des photos sur disque dur.

Une heure plus tard, nous quittons le camp (10°C) et nous nous arrêtons au VC, zappé lors de notre première visite.

Nous partons vers 9h pour Hole in the Rock Road pour une rapide (re)visite à Peek-A-Boo. La route est faite rapidement jusqu'à Escalante et la piste avalée à une vitesse « grand V », ce qui nous permet d'arriver au trailhead à 10h53 (avec 24°C au thermomètre).

Départ pour la descente à 11h02 et, comme nous sommes (très) pressés, elle se fait « en courant » et 15 minutes plus tard, nous entrons dans Dry Fork avec une lumière et des couleurs très différentes de la première fois, ce qui montre, s'il en était besoin, l'importance de l'heure. (http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/)

Et nous en sortons avec un magnifique datura.

Et nous arrivons à l'entrée de Peek-A-Boo, avec son bassin, son arche et ses daturas.

Arche de Peek-A-Boo

Tentative de grimpette (sacrément haute, la première marche) mais il faut d'abord traverser le bassin !

Nous repartons, toujours au pas de course, vers Spooky Gulch, toujours aussi magnifique et aussi étroit. On peut voir l'étroitesse du passage...

... mais avec quelques contorsions, Isabelle parvient à passer !



Vue de la sortie (entrée) de Spooky Gulch

La montée se fera toujours au pas de course, pouf, pouf ...pouf, et en 18 mn, nous arrivons à la voiture ; pas mal, non ? 😉 , la température extérieure étant de 30°C.

Retour sur la piste et direction le camping de Lower Calf Creek pour pique-niquer ; en effet, j'ai oublié de demander au ranger (pour Marie Lefèvre - VF) s'il était possible de passer (en rando) de Upper Calf Creek à Lower et le détour n'est pas très long. Malheureusement pour elle, la réponse est négative.

À 14h55, nous attaquons la grimpette pour les Handprints et autres pétroglyphes au bord de la rivière et, moins d'une heure plus tard, nous mettons le cap sur Cedar Breaks ; la journée a vraiment été speed, mais nous voulions absolument refaire certaines prises de vues, au cas où nous ne récupérerions pas nos photos perdues.

Un peu avant d'arriver à Cedar Breaks, nous traversons des forêts de tremble et de grosses coulées de lave ancienne dont les blocs jonchent les bords de la route.

Nous arrivons au camping vers 18h10 et là, quel calme. Le camping est à moitié vide (il vient juste d'ouvrir 4 jours plutôt. Après avoir choisi et réservé notre emplacement, nous partons faire la tournée des points de vue ; il fait 11°C et le soleil est bien masqué par les nuages, quel dommage !

À North View (3 181 m), la vue est magnifique on se croirait à Bryce et j'ai même l'impression que la palette de couleurs y est encore plus importante.

La température extérieure étant assez basse, il reste encore de la neige et Isabelle en profite pour me prendre pour cible.

Au départ de la rando d'Alpine Pond (que nous ne ferons pas), une coupe géologique montre bien les différentes couches que l'on aperçoit et la comparaison avec Bryce Canyon et Zion.

À Chessmen Ridge Overlook, le manque de soleil est encore plus criant. L'altitude y est de 3 190 m, la plus haute de notre périple.

Nous finissons par Sunset View (3 156 m)

et Point Supreme (3 155 m) Vue vers le nord

Vue vers l'ouest

et regagnons notre camp. Un bon feu nous permettra de préparer le diner sur la braise et nous finirons la journée en sélectionnant les photos à transférer sur Picasaweb lors de notre prochaine connexion internet.

Mardi 16 juin Réveil à 6h30 (6°C) ; il pleuviote et le ciel est gris, couvert. Au loin, un bruit quasi-continu qui ressemble à un concasseur de pierre. La responsable du camp passe relever les « tickets » et revient quelques instants plus tard (nous devons être les seuls déjà levés). Visiblement, elle a envie de discuter. J'apprends d'où elle vient, la profession de son mari (astronome) et l'origine du bruit : c'est un gros hélicoptère qui fait du débardage. En effet, une bonne partie de la forêt est morte, décimée par un parasite et les bucherons abattent ces arbres pour en limiter la propagation (on se croirait dans le livre de Philippe Labro, Un été dans l'ouest). L'hélicoptère sert donc à déplacer les troncs. On voit nettement les arbres morts, en gris sur fond vert

Nous nous arrêtons au VC (8h05) qui était fermé hier soir, à notre arrivée ; il tombe une sorte de neige fondue et Isabelle est frigorifiée. Après nos emplettes habituelles plus une carte géologique, nous avions prévu de faire la rando de Spectra Point et Wasatch Ramparts Trail, mais la neige est bien visible maintenant sur nos polaires et la température est de 4°C. La neige et par conséquent le manque de luminosité nous font renoncer à cette rando avec regrets ; après ce que nous avons vu hier, j'imaginais quelque chose de splendide.

Nous partons donc pour Kolob à 8h40 et très vite, les nombreuses fleurs sur le bord de route nous arrêtent. Northern Sweetvetch (Hedysarum boreale)

Blue Flax (Linum lewisii)

Prickly Poppy (Argemone munita)

Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri)

La route descendant la vallée, la température remonte ; il fait maintenant 12°C. Nous nous arrêtons faire le plein à Cedar City et à 10h nous arrivons au VC de Kolob où nous enlevons les polaires et remettons le short. Cette portion du parc, éloignée de Zion proprement dit, nous la parcourons le long de la route de 5 miles (scenic road) avec de nombreux arrêts photos. Nous y retrouvons le même style de falaises rouges.

Ici, même la route est rouge !





Nous quittons le parc après cette brève visite. Il est maintenant 11h20 et la température extérieure est de 22°C ; quel contraste avec celle de ce matin.

Nous passons par St George (28°C) et filons sur Valley Of Fire. On quitte la I15 pour la 169 et à Logandale, la température qui n'arrête pas de grimper arrive à 32°C. Nous arrivons à l'entrée du parc à 12h25 (heure Névada) et la température a un peu baissée (28°C) ; nous nous acquittons de notre droit d'entrée (6$, le Pass n'est pas valable) et, après un bref passage à Elephant Rock,

nous continuons vers Arrowhead Trail et Arch que nous trouverons assez rapidement, mais le chemin est peu marqué.

Environ une heure plus tard, nous arrivons au VC, enchâssé dans ses falaises rouges ; les nuages se dissipent et laissent apparaître le ciel bleu.

Nous nous dirigeons ensuite vers Petroglyph Canyon (Mouse's Tank) pour déjeuner sur le parking. Les écureuils nous accompagnent, essayant de grappiller les miettes.

Nous nous sommes garés sur le côté gauche de la route alors que tous les véhicules se mettent à droite, à l'entrée du canyon et, de ce fait, sommes seuls (hormis nos écureuils), installés à l'ombre pour manger. À 14h30, nous nous préparons à partir à la « chasse aux pétros » et Isabelle se souvient en avoir aperçus sur le coté gauche en arrivant, juste avant le parking. Bingo, il y en a plein !

Après cette séance photos, nous traversons la route et entrons dans le canyon

et, ici aussi, surtout sur le côté gauche (faisant face au soleil), nous en trouvons d'autres.







Nous partons ensuite pour Atlatl Rock (espèce de propulseur de flèches, préhistorique). Ici, un escalier métallique nous permet d'approcher des pétroglyphes, mais la structure est un peu gênante.







Vue du deuxième palier de l'escalier métallique

Petit passage par Natural Arch

et nous nous dirigeons ensuite vers Petrified Log ; si vous avez déjà vu Petrified Forest (Holbrook ou Escalante), passez votre chemin, cet arrêt est totalement inutile.

Sedonax m'avait prévenu, le temps que j'avais prévu était beaucoup trop court, mais il faut bien faire des choix. Nous prenons donc le chemin du départ, au milieu d'un paysage magnifique. Si l'occasion se représente, nous nous y arrêterons plus longuement.

Départ donc vers Las Vegas où nous arrivons assez rapidement. Sur Las Vegas Boulevard, la circulation est intense et nous sommes souvent à l'arrêt. Un coup d'œil inopiné sur le tableau de bord nous montre l'aiguille de température bloquée sur le rouge ; ça recommence ! 😠 Malgré les 32°C de température extérieure, je mets le chauffage à fond, seul moyen efficace (et ça marche) de faire baisser la température moteur. Celle de l'habitacle doit avoisiner les 50°C et l'air chaud nous brule les jambes. 😕😕😕 Nous prenons la première sortie pour essayer de trouver une voie moins encombrée et arrivons enfin au Louxor. Et là, nous mettons plus d'une demi-heure pour trouver le self-parking ; pas question pour nous de prendre le « valet-parking », nous ne souhaitons pas tout sortir 🙂 et le liftier aurait surement la surprise de sa vie ! Bien qu'ayant déjà notre réservation, il faut faire la queue (longue) pour enfin obtenir notre sésame. Nous ne sommes pas logés dans la pyramide, mais pour le prix (~50$), nous n'allons pas nous plaindre. Bain et douche nous font un bien fou et nous partons diner ; il est 21h.

Après quelques photos de notre hôtel,







balade sur le Strip pour voir quelques illuminations (Isabelle aime bien)





puis retour au casino du Louxor pour préparer financièrement notre prochain voyage. Nous misons royalement 1$ et Isabelle se trouve bientôt à la tête d'une fortune : ... 20$ 😉, qu'elle mettra environ une heure à dilapider !

Retour à la chambre vers 2h du matin ; dodo.

Mercredi 17 juin Debout à 6h45, nous descendons prendre un petit-déjeuner mais trouvons que 18$, même si c'est copieux, ce n'est pas pour nous. Quelques photos à l'intérieur de la pyramide

et départ à 9h30 et 27°C. Nous grimpons Moutain Springs et, aussitôt passés le col, nous nous garons auprès d'une caserne de pompiers volontaires et préparons notre petit déjeuner (10h10). Nous repartons à 10h45 avec 21°C, le ciel est gris avec de gros nuages et du vent. Bientôt des grosses gouttes s'écrasent sur le pare-brise. Depuis le départ de Sin City, nous avons retrouvés dans le paysage Joshua trees et Cholla cactus, preuves s'il en fallait de notre retour en zone désertique. À 10h55, il pleut bien et la température est descendue à 17°C ; sur notre droite, assez loin, le soleil illumine les montagnes.

Nous faisons le plein à Pahrump et, vers 12h, je m'arrête n'arrivant plus à garder les yeux ouverts (Isabelle roupille de son côté), la nuit a été courte. Une petite marche dans le sable, 2 jolis cailloux de ramassés, une bière et c'est reparti pour arriver vers 12h30 à l'entrée de 20 Mule Team Canyon. Les paysages sont vraiment désertiques, avec par ci par là quelques rares touffes d'herbe.

La piste en sens unique serpente entre des collines de couleurs majoritairement ocre rouge, jaune, gris ou noir, agrémentées de taches verdâtres.

Nous sortons du canyon vers 13h avec une température de 36°C dehors. L'aiguille du thermomètre moteur est à nouveau sur le rouge et nous coupons la clim pour mettre le chauffage à fond (quelle idée, hein !) et nous nous dirigeons vers le VC. Passage aux toilettes, visite du centre, discussion avec un ranger qui nous autorise à dormir sur le parking de Dante's View ce soir, et nous reprenons la voiture pour rapidement trouver une place de stationnement à l'ombre (inespéré). Préparation du casse-croûte ; une voiture se gare très près de nous (l'ombre est chère) et une famille à l'allure asiatique s'installe pour déjeuner, pratiquement dans notre voiture et sur nos genoux !

Nous faisons le plein d'eau puis quelques photos des fameux chariots de borax qui empruntaient le 20 Mule Team Canyon, d'où son nom.



Nous partons pour Badwater, il est maintenant 14h40 et le thermomètre indique 39°C. Un quart d'heure plus tard, nous y arrivons : 85 mètres sous le niveau de la mer ; un petit bassin contient encore de l'eau, saumâtre, mais où s'ébattent de nombreuses larves noires (larves de quoi ?).

Une petite demie-heure plus tard (40°C), nous partons pour Devil's Golf Course, ancien fond de lac à la boue séchée et où le sel s'est cristallisé, donnant cette étendue « rugueuse ». Attention à ne pas tomber sur ces arêtes, cela pourrait faire mal !

Gros plan sur les cristaux de sel

Ensuite, nous entrons dans Artist Drive et Artist Palette, route en sens unique. Ici, le spectacle provient uniquement de la palette de couleurs des collines tout autour de nous ; mais quel magnifique spectacle !!!







Nous pénétrons dans Golden Canyon à 17h10 pour une petite rando d'une heure.

Nous retrouvons la palette d'ocre de ce matin et, le canyon étant assez à l'ombre, la température est supportable.



La balade se termine sur les falaises, rouges, de Red Cathédral.

Nous faisons une halte, non prévue, au General Store de Furnace Creek pour y prendre quelques boissons fraiches (notre glacière n'arrive pas à étaler !) et respirer un peu dans un air climatisé, ce qui est finalement très agréable 😉. Nous quittons ce havre à 18h55 pour remonter vers Dante's View pour y passer la nuit ; il fait 38°C (nous avons eu 41 passés, au plus fort).

Quelques photos avant de quitter la vallée, le soleil éclairant bien les collines.



Isabelle nous amène en haut de Dante's View, mais je ne vois rien de la route, dormant pratiquement tout le long. Nous arrivons à 19h35 et, l'altitude aidant (1 669 m), il fait maintenant 24°C, ce qui est très agréable. Le coucher de soleil est « moyen » car le ciel est garni de gros nuages, mais la vue sur la vallée est belle



et les collines derrière nous sont parfois bien éclairées.



L'orage gronde dans le lointain et au nord-ouest de la vallée, la pluie semble tomber.

Isabelle me fait remarquer une tache d'eau sous la voiture. Suspectant un problème au niveau du radiateur, j'ouvre le capot moteur mais ne trouve rien. Une torche à la main, je me glisse sous le moteur et là, après quelques minutes d'inspection, je découvre un « objet bizarre » pendant au bout d'un câble électrique. Qu'est ce que cela peut bien être ???

Je sors de sous la voiture, ré-inspecte le compartiment moteur et découvre enfin le pot-aux-roses : l'objet pendouillant au bout de son câble n'est autre qu'un des 2 moteurs de ventilateurs censés refroidir l'eau du radiateur ! Je vérifie immédiatement le second et constate qu'il n'est plus à sa place ; ses 3 vis de fixation ont disparues et il est coincé dans un angle, bloqué et incapable de tourner. Nous avons donc enfin l'explication de la montée de température à Alstrom Point et à Las Vegas : lorsque nous roulons, la surface du radiateur est suffisante pour que le « vent vitesse » refroidisse assez le moteur ; dès que nous sommes au ralenti, ce n'est plus suffisant et la température augmente. Nous sommes passés pas loin du claquage du joint de culasse ! 😊

Mais à quoi cela peut-il être dû ? Il est clair que je n'ai pas soulevé le capot à la prise de la voiture, mais je me dis que les pistes que nous avons parcourues, notamment la HTTR, ainsi que la vitesse car nous n'avons pas forcément lambiné 😉 ont surement contribué au problème. 😇

Ne pouvant pas y remédier, je referme le capot. Nous allons rentrer dans cet état à Los Angeles, retour de toute façon prévu pour le lendemain.

Nous préparons notre diner et, presque à la fin, notre bouteille de gaz rend l'âme ; pas de petit déjeuner pour demain matin !

Un énorme cumulo-nimbus traverse la vallée et nous arrive droit dessus ; les rafales de vent sont telles que nous nous enfermons dans le véhicule, pas très fiers ; dodo (la voiture est pas mal secouée).

Jeudi 18 juin Le programme de cette journée, la dernière de notre périple comprenait Titus Canyon dans son intégralité mais la découverte d'hier soir met un point final à cette idée ; je ne tiens pas à risquer bêtement de tomber en panne dans ce no man's land. Réveil à 4h30 avec 18°C et 20 minutes plus tard, départ pour le lever de soleil sur Zabriskie où nous arrivons une demi-heure plus tard, avec déjà un vent chaud.

Le ciel est très chargé et le soleil, encore caché par la montagne, se reflète bien sur la couche nuageuse. 5h30 ...

... et 8 minutes plus tard

Vue vers le sud, encore à l'ombre

Le soleil illumine maintenant les montagnes de l'ouest : 5h42 ...

... et 6 minutes plus tard

½ heure plus tard, le soleil éclaire maintenant les roches du sud. A comparer avec la photo un peu plus haut

Ces mêmes nuages nous empêcheront d'avoir de belles couleurs sur les ocres qui nous entourent et tout le monde finit par s'en aller.

Nous partons vers Stovepipe et nous nous arrêtons à Sand Dunes vers 6h45 pour une très courte balade

et allons prendre notre petit déjeuner à Stovepipe Wells Village (car nous sommes en panne de gaz depuis hier soir). Repas agréable auquel nous faisons honneur dans une atmosphère fraîche et tamisée. Nous faisons le plein au tarif de 3.34$ le gallon au lieu de 2.71 la veille. L'écart peut paraître énorme, mais nous sommes maintenant en Californie et les taxes sont effectivement différentes ; le surcoût dû à l'emplacement n'est donc pas si terrible que ça !

À peine sortis de Stovepipe, nous prenons la piste sur la gauche, pour Mosaic Canyon ; la piste est très caillouteuse et, après environ 2 miles, nous arrivons au parking (8h30 et 32°C).

Balade agréable en remontant le lit à sec d'un torrent.

La roche est, suivant les couches géologiques, soit du marbre de toute beauté, Marbre sur plusieurs mètres de hauteur

veiné, poli par l'eau et le vent,



soit d'un agrégat de « petits » cailloux, pouvant nous faire penser à une mosaïque.

Jonctions marbre - agrégat

Malgré les conditions locales, quelques plantes arrivent à s'accrocher 😉 .

Nous entamons le retour

et dans un tel environnement, Isabelle se croit dans sa baignoire 🙂 🙂 🙂 :



Nous reprenons la route vers 9h40 (33°C) vers l'ouest, direction Panamint Springs ; puis, après un dernier arrêt photo à Father Crowley Vista Point, paysage quasi lunaire, Vue sur la partie nord de Panamint Valley

nous quittons bientôt le parc (altitude environ 1 500 m) pour redescendre vers la 395 puis regagner la maison de nos amis à Thousand Oaks.

Au cours de la descente, nous retrouvons des Joshua Trees. Nous nous arrêtons dans une station service à Olancha pour un brin de toilette et nous désaltérer ; carburant à Mojave et nous arrivons chez nos amis vers 15h10 : fin du périple, mais pas tout à fait de notre voyage.

Après un déjeuner frugal, nous commençons par vider la voiture. Ensuite, nettoyage poussé intérieur et extérieur, elle en a bien besoin ; je termine par le karcher dans le compartiment moteur où on peut encore apercevoir des traces de liquide de refroidissement (inutile d'attirer l'œil sur les problèmes de refroidissement). À la fin du nettoyage, le sol devant le garage est tout rouge, preuve s'il en était que nous avons rapporté du sable 🙂. La voiture est maintenant prête pour demain.

La journée se termine par un apéro au bord de la piscine pour arroser, s'il fallait un motif, la fin de nos 30 jours à travers le southwest.

Vendredi 19 juin Nous partons pour LA, Jean-Pierre dans son cabriolet et moi dans notre véhicule, pour le rapporter chez Alamo. Jean-Pierre, à qui la langue ne pose pas de problème, se charge des négociations (remboursement de la facture de Grand Canyon) et tout se passe bien. J'espère que les mécanos d'Alamo découvriront le problème au cours de leur entretien (déjà qu'ils n'avaient pas fait la vidange) pour que le prochain locataire n'ait pas trop de soucis. Le reste de la journée se passe en courses diverses et préparatifs pour la fête du lendemain.

Ce soir, nos amis nous font découvrir une des facettes de la culture country, qui détonne un peu dans la banlieue de Los Angeles ; on se croirait plutôt au fin fond du Texas ou de l'Arizona :

Dans ce saloon, un orchestre (4 musiciens ce soir-là) distille les vieilles rengaines de l'ouest profond en faisant tournoyer les couples de cow-boys et girls des temps modernes.



Le bar conserve la trace de nombreux pionnières et pionniers 😉 🙂🙂🙂.

J'y ai même trouvé une affiche où moi non plus je n'imagine pas la coïncidence 😉.

Dimanche 21 juin Départ pour un pique-nique sur la plage de Malibu et premier contact avec le Pacifique. Si la mer est calme, la puissance des rouleaux est phénoménale et je passe mon temps à remonter mon maillot après chaque vague 😉. La température de l'eau est fraîche (on se croirait chez nous, en Bretagne) et la baignade tonique.

Nous retrouvons quelques clichés de la série, mais point de Pamela 🙂🙂🙂 ... 😕.

Après déjeuner, nous grimpons (quelques uns restent faire la sieste) à Point Dume, site apparemment très utilisé pour le tournage de publicités et de films.

D'en haut, nous avons une vue panoramique sur la plage de Malibu

et de l'autre côté de la pointe.

Pavot de Californie (Eschscholzia californica)

Nous revenons par la route, tout en admirant de superbes propriétés et jardins bien fleuris.







Lundi 22 et mardi 23 juin Aujourd'hui, départ en cabriolet, mis à notre disposition par nos amis.

Nous partons visiter Paramount Ranch, anciens décors de cinéma maintenant propriété du service des parcs nationaux. Parmi les derniers tournages effectués, on peut notamment citer Docteur Quinn, femme médecin.

Ce qui est bluffant dans ce genre de décor, c'est que l'on peut passer tout à côté sans voir la « supercherie ». Il faut en effet scruter de très près pour voir les subterfuges. Si vous regardez assez attentivement, peut-être vous rendrez vous compte que le soubassement en pierre ainsi que la cheminée de la photo ci-dessus sont en fibre de verre et non en moellons. C'est seulement à la fin de notre balade que j'ai découvert ce « trompe l'œil ».







Mercredi 24 juin Et voilà, c'est fini 🙁 . Jean-Pierre, ayant un rendez-vous d'affaires à LA downtown, en profite pour nous déposer à l'aéroport, après une dernière vue sur l'océan (où il pêche des langoustes).

Après avoir patienté pour voir nos bagages passer le contrôle, nous pouvons jeter un œil sur l'avion qui va nous ramener à Londres.

Pendant le vol, nous avons eu droit à un défilé de l'équipage (tout juste si le commandant n'est pas venu en personne) qui voulait absolument que l'on ferme le volet de notre hublot. Non mais alors 😉 !

Fin de la septième et dernière partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Séjour en Gaspésie (Québec) au mois d'août 2010 English translation pending
by Matt51 · 2010-01-13 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je prépare actuellement un voyage "surprise" pour les 30 ans de mon épouse cet été. Nous connaissons un peu le Canada et Québec pour y avoir séjourné deux fois auparavant. Toutefois nous ne sommes jamais aller plus au nord que Tadoussac. J'ai eu quelques échos favorables concernant la Gaspésie et j'aurais quelques questions à ce sujet et pour l'itinéraire.

Je pense voyager sur deux semaines. Pensez vous que c'est sufisant ou au contraire que l'on risque de s'ennuyer pendant cette période ?

Arrivée à Québec le Mercredi 4 Aout, location de voiture et départ pour le nord. Comme il y a environ 700 km d'après ce que j'ai vu, je pensais m'arrêter à mi chemin pour passer la nuit dans un B&B ou un gite.

Y'a t-il un endroit sympa ou s'arrêter sur le chemin ?

Le lendemain, arrivée en Gaspésie. la Gaspésie étant une péninsule je penses en faire le tour sur une douzaine de jours en passant une semaine en chalet et le reste en gite.

Me recommandez vous de le faire dans un sens ou dans un autre ou cela n'a t-il pas d'importance ? Ensuite, ou louer le chalet de manière à être au plus près d'un maximun de sites à visiter pour ne pas faire des centaines de km par jour (sachant que nous aimons les milieux naturels, la faune, la flore, les ballades et les vieilles pierres, bien que pour cette dernière je me doute que ce n'est pas le lieu idéal mais qu'importe)? Pour les autres jours nous logerons en gite dans d'autres endroits.

Quels lieux sont incontournables dans la région ?

Enfin Quid de la météo au mois d'Aout en Gaspésie ?

Merci d'avance pour toutes vos réponses.

Matt.
Quel hôtel tout-inclus à Holguin pour un jeune couple? English translation pending
by Janekav · 2010-01-12 · 32 replies
Bonjour! Nous sommes un couple dans la jeune vingtaine qui désire aller dans un hôtel tous inclus à Holguin (Cuba). Nous avons choisi plusieurs hôtel: Blau costa verde, playa costa verde, playa pesquero, Grand playa turquesa et Sol rio luna y mares. Ces hôtels semblent tous être très bien aimé des voyageurs. Nous aimerions savoir quel hôtel serait le mieux pour un jeune couple qui souhaite faire la fête modérément? Nous souhaitons également bien manger, que le site soit assez grand, les chambres confortables (pas nécéssairement luxueuse) et que le prix soit abordable. Nous ne sommes pas très difficile et ne recherchons pas le grand luxe. Nous partons en mai 2010.

Merci pour vos réponses! 😎
Islande en ferry en couchettes: votre expérience? English translation pending
by Nathpasc · 2010-01-11 · 15 replies
Bonsoir,

Nous comptons partir cet été en Islande avec nos 3 enfants avant qu'ils ne quittent le nid car nous souhaitons vivement leur faire découvrir ce superbe pays. Nous y étions déjà allés pour notre voyage de noce (nous aurons 20 ans de mariage cette année) mais en avion. Cette fois-ci nous comptons y aller en ferry pour pouvoir prendre notre véhicule pour réduire un peu les coûts, les voitures en location sur place restant encore chères. Notre voiture nous permet également de prendre sacs de couchage, tentes pour éventuellement camper une nuit ou deux...si nous ne trouvons pas de place en auberge de jeunesse certains jours. La formule la plus intéressante pour nous est donc ferry en couchettes.

Mais comment cela se passera-t-il? - Serons-nous tous ensemble dans le dortoir (2 garçons et 3 filles)? - Peut-on y laisser notre sac kit-dodo la journée? - Les sanitaires? - Peut-on emmener un pique-nique ou sommes-nous obligés de consommer? - Qualité de la nuit? - Avons-nous accès à des tables, chaises... pour s'y installer et occuper les enfants (jeux de société...) puisque nous n'aurons pas de cabine. Sinon comment se passe la vie à bord et surtout comment les occuper 2 jours? - Mon fils de 8 ans "stresse" à l'idée de passer 2 jours sur un bateau😕. Comment le rassurer?

Autre chose :-peut-on emmener un peu de nourriture dans la voiture, histoire d'avoir de quoi subsister le temps de trouver un supermarché sur place? Et que peut-on emmener ou éviter comme aliments? - Pourrons-nous et aurons-nous le temps de nous dégourdir les jambes en sortant du bateau aux îles Féroé.

Nous nous donnons jusqu'à ce week end pour prendre notre décision et effectuer les premières réservations.

Votre expérience nous intéresse. Je vous remercie pour toutes vos réponses.
Retour de randonnée en 4x4: quelques régions du haut et anti Atlas English translation pending
by Larazou · 2010-01-11 · 26 replies
Bonjour. Je rentre d'une randonnée en 4x4, routes et pistes d'environ 2600 km faite en 14 jours dont voici l'itinéraire: marrakech-piste telouet à ait benhadou. Piste skoura à toundout à imi oulaoun. Route d'aguerd à kantola. Vallée des roses et piste pour ait youl dans la vallée de dades via ait mrao. Gorges de dades. Piste tinhrir à aghbalou n kardous et route aghbalou nkardous-goulmina-amelago-gorges gheris-assoul-ait hani todgha-boumalne dades. Piste du saghro-ikniouin-tizi n tazazert nkob. Route/Piste sur la rive gauche du draa à partir de tamnougalt. Route Agdez-taznazkht-talouine. Piste pour l'oasis d'asragh et aguinane et retour à talouine. Talouine-igherm-tlat tagmout-tata. Tata-icht-akka-ait ouabelli et Piste pour l'oasis de tadakoust et celle de tamezrar. Route pour amtoudi et Piste et route pour khmis ouafka et tafraout. Piste pour l'oasis d'igmir et retour à tafraout. Route pour anezi-larbaa ait ahmed et l'oasis de la tortue et retour à tafraout. Route pour ait abdellah-tighermine et piste pour agadir tasguent-agadir dou tagadirt-ben driss-agadir itourhaine et retour à tafraout. Tafraout à marrakech.

Informations utiles sur ce circuit:

Les fortes précipitations enregistrées durant la 2° quinzaine de décembre ont fortement endommagées certaines routes et pistes(radiés ou ponts emportés, chaussées défoncées..) les réparations pouvant prendre du temps, il est nécessaire de se renseigner auprès des villageois du coin sur l'état d'une route secondaire ou d'une piste avant de l'emprunter.

- Pistes telouet à ait benhadou: Les travaux de terrassement et de gros oeuvres sont bien avancés.Certaines personnes n'hésitaient pas à emprunter cette piste avec une voiture de tourisme avant les dernières pluies.A éviter car il y a un passage d'oued qui ne pourra pas être franchi avec une voiture basse. Il faut compter encore sur un minimum d'une année pour la finalisation de cette route.

- route/piste skoura-toundout-aguerd-imi oulaoun-tamezrit et amezri(sur la tasssaout) Très belle vallée"kantola" équipée maintenant d'une route de aguerd au village de kantola. Après kantola, une piste étroite(à ne pas emprunter avec un gros 4x4)permet de réaliser une boucle et de visiter de superbes villages isolés de la vallée des ait affan(tighouzzirine-assaka-immassine) puis de rejoindre la piste aguerd/amezri au niveau du village imi ou laoun.avant d'emprunter cette piste, se renseigner sur son état sur place auprès des villageois ou en téléphonant au préalable au proprio du gite de imi oulaoun.brahim:tel:0671086621 La piste aguerd/amezri, qui permet d'accéder à la superbe vallée de la tassaout via le tizi imi oulaoun est en travaux d'élargissement et de terrassement depuis la route goudronnée à aguerd.Le goudron viendra après. Restera en piste la vallée de la tassaout de amezri à ait ali nito, réalisation très difficile, l'oued occupant presque tout le lit de la vallée. Par contre il est prévu l'élargissement et le bitumage de la piste toufrine-ait ali nito à megdaz.

- Vallée des roses L'ancienne piste qui permettait de descendre sur tamalout et d'avoir une magnifique vue panoramique sur la vallée et les villages tamalout et boutaghrar est impraticable. J'ai essayé de la remonter depuis tamalout:impossible.il ne reste plus qu'à y accéder à pieds (1 h.aller et retour) pour pouvoir faire de belles photos de la vallée. Les travaux de gros oeuvres et de terrassement sont en cours de boutaghrar à souk sebt ait ahmed via alemdoun.Cette piste sera également goudronnée. il est prévu également de goudronner la piste qui part aprés le pont d'aznag à ait youl(sur la route des gorges de dades après la kasbah du glaoui)via la belle vallée des ait mrao et ses jolies villages:issoumar, imi ouaqua, igherm akdim, tizguine.

- Piste/route tinrhir agbalou nkardous une piste permet de rejoindre de la sortie de tinhrir, le village de izekarene situé sur la nouvelle route qui part de tinjdad ou goulmina à aghbalou n kardous et sa source.Il est ainsi possible de faire une belle boucle:tinrhir à aghbalou nkardou et retour par la route à goulmima ;puis route-amelagou-vallée du gheris-assoul-ait hani-tinrhir. La piste qui aurait permis depuis aghbalou n kardous de relier la route ait hani/todgha est toujours coupée.

- Piste ait hani-agoudal-imilchil cette piste est maintenant goudronnée.

- Piste boucle todgha/dades piste trés abimée, devenu difficile même en 4x4. des travaux de réfection ont démarrer en avril dernier sur 10 km depuis tamtatocht, mais ça traine.

- Piste de ikniouin à nkob dans le saghro il est projeté de goudronner cette piste.

- Tazzarine à taghbalt à zagora Très jolie route de tazzarine à taghbalt;ensuite piste pour zagora en mauvais état car non entretenue ni utilisée par les habitants qui préfèrent d'après leurs dires, emprunter la route taghbalt-tazzarine-tansikht-zagora.

- Piste de la rive gauche du draa de tamnougalt à tansikht. Belle nouvelle route de tamnougalt à afra nait sedrat, ensuite piste de 4km pour rejoindre un pont et regagner la rive droite à 18 km d'agdz. Possibilité de continuer par la piste jusqu'au pont de tansikht, ce trançon devant également être goudronné.

- Route talouine et piste de l'oasis de tasghar et aguinane. Epoustouflante oasis de tasghar(asarrakh sur la michelin) et aguinane accessible à partir de talouine ou de akka irhene. Cete piste sera goudronnée non de son point de départ actuel:situé 21 km avant agadir-melloul mais directement à partir de ce village, permettant ainsi de relier sur 36 km plusieurs villages. pour bénéficier des plus belles vues, il est préférable de déposer son véhicule devant l'auberge d'asghar et de faire la descente à pied à travers les différents étages de l'oasis:gandiose Bien entendu, la descente sur aguinane en 4x4 par la piste en colimaçon est impressionnante.Possibilié de faire l'aller et retour(72km de piste+40 km de route faisable en 4 h.) dans la journée à partir de talouine pour visiter cette oasis.

- Piste tighermine(route igherm à tafrout) à ben driss à touflazt Cette piste qui permet d'accéder à de beaux agadirs(tasguent-dou tagadirt-itourhaine...)est en travaux pour être goudronnée, reliant ainsi la route touflazt à taroudant

- Piste azgour(vers ait abdallah)-tazalaght-khmis issafen Piste de 43 km en travaux pour être goudronnée devant permettre de relier tafraout-azgour-khmis issafen à tata sans passer par igherm .

- Route/piste tafraout-izerbi-tahwawat-oasis d'igmir Les travaux d'élargissement, de terrassement ont démarré sur cette magnifique piste à partir de tahwawat avec liaison dans le futur avec la route imouzlag à icht. la piste pour l'oasis d'oukarda, située dans le prolongement de celle d'igmir est coupée.seule possibilité pour visiter cette oasis et de le faire à pieds à partir d'igmir(2 h.aller et retour)

- Piste ait ouabelli à l'oasis de tadakoust(18 km) et ensuite à celle de tamezrar(15 km). Piste en très bonne état permettant d'accéder à la superbe oasis de tadakoust et son agadir et à celle de tamezrar

- Route igherm-tlat tagmout-tata la région d' igherm dispose de jolies agadirs qui méritent une visite: agadir ait melal agadir tanjajamcht agadir talmoudant agadir dou ouzrou agdir ifasfas(superbe) agadir ait kine et d'autres...

- Route/piste khmis ait ouafka-anfeg-targa khdeir et jonction avec la route pour amtoudi Des travaux sont en cours pour le goudronnage d'un tronçon supplémentaire de aghoulid à ait ali ou hmad;il restera env.21 km de piste pour relier la route pour amtoudi

Cordialement. ci après reportage photos des régions visitées:

http://picasaweb.google.fr/razoulatif/MarrrakechATelouetAAitBenhadou1209?authkey=Gv1sRgCOOb2pq8ubz-zgE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/SkouraATamsoultAToundoutAImiOulaounAKantola1209?authkey=Gv1sRgCMKkqb_viM-0QQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/KasbahsDeSkouraEtRegions1209?authkey=Gv1sRgCImgj4DJuNT95gE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeDesRosesAValleeAitMrao1209?authkey=Gv1sRgCJGg0fyJ0KWcFQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeDades1209?authkey=Gv1sRgCLeRxN28wZfuZQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeAghbalouNKardousAGorgesGheris1209?authkey=Gv1sRgCN6IoOTynayuDw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AgdezATalouine1209?authkey=Gv1sRgCPmL4LWr7ezIfw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/OasisAsgharEtAguinane1209?authkey=Gv1sRgCPrzmNGAps-1Pw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TalouineAIghermATlatTagmout1209?authkey=Gv1sRgCL75m93RqMnZTA&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AitOuabelliATadakoustATamezrar1209?authkey=Gv1sRgCJPP6qTIj67M3wE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AmtoudiATafraout1209?authkey=Gv1sRgCJ2x4PKRo5KWpQE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TafraoutAOasisIgmir1209?authkey=Gv1sRgCJSm8PbvoIiXdA&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TafraoutAAgadirItourhaine1209?authkey=Gv1sRgCMC3_aDs49b6EA&feat=directlink
Toadstool Hoodoos et White Rocks depuis Page? (États-Unis) English translation pending
by Max68 · 2010-01-10 · 16 replies
J'avance dans mon circuit et j'arrive à Page

Est-ce une bonne idée de faire Toadstool Hoodoos et White Rocks depuis Page le matin de bonne heure (enfin pas trop !) revenir à Page, passer voir Horseshoes Bend continuer par Lee's Ferry et faire la ballade Cathedral Wash Pour après aller à Grand Canyon par Desert View (nous dormirons au Kachina Lodge)

J'ai trouvé ces 2 sites dans Photographong of Southwest (mon nouveau livre de chevet malgré ma méconnaissance de l'Anglais): Toadstool Hoodoos et White Rocks. Mais je n'ai pas d'autres éléments pour apprécier la validité de mon excursion puisqu'il y a tout de même 120 kms aller retour🤪 Ou alors ne faire que Toadstool Hoodoos et là il y 92 kms A/R mais pas de randonnée à faire ?

Après j'aurais presque fini mon tour (jusqu'à la prochaine idée.....)

Merci d'avance

Jean-François
All along la Baie d'Halong English translation pending
by Simplybrice · 2010-01-08 · 7 replies
A force de boire autant que de déboires, d'être démarchés autant que de marcher, nous n'avons qu'une envie : se sortir la tête d'Hanoï.

Comme la vie est bien faite, c'est exactement ce qui est programmé. En plus, ce n'est pas un planning de molasson qui nous guête, c'est même plutôt le contraire. Il est déjà entendu que la Baie d'Halong sera un des temps forts de mon périple. Un des temps forts et sans temps temps faibles étant donné que telles que les choses sont prévues et organisées, nous serons déjà de retour à Hanoï dans trois jours après une exploration intense et passionnée, en tout cas, on l'espère.

Ce matin, tout commence avec un bon décallage horaire, grand écart complet avec le rythme des jours précédents puisqu'il faut qu'on soit levé de bonne heure et de bonne humeur. C'est pas évident d'autant qu'à l'extérieur la grisaille recouvre la ville. On est pris en charge à notre hotel aux alentours de 7h par un minibus remplis de visages occidentaux qui montre bien qu'on a rejoint la route touristique principale. Qui plus est, comme on est en circuit organisé du genre "tout compris", je redoute un peu la chose eu égard à la dernière fois que je m'étais essayé à la chose à Abou Simbel en Egypte, expérience qui avait tournée à la désillusion malgré la majesté du sîte. Mais pour l'instant, l'heure est à la sieste et comme tous les passagers roupillent encore plus vite que moi, il n'est pas question pour une fois de culpabiliser.

Je rouvres les yeux à l'arrivée à Halong City. Le temps ne s'est pas amélioré ce qui n'arange en rien ma perception des lieux. La ville est d'une laideur certaine. De grands blocs de bétons rectangulaire faisant office d'hotels noient le front de mer, ça sent l'usine... Lorsqu'on tourne le dos à cette apocalyse architecturale, on a la mer en face, enfin quand on peut la voir... En effet, autour de 800 bateaux s'occupent de transporter les touristes vers la baie et ça fait une sacrée armada, y'en a partout, à vous donner le vertige. Sur ce, nous cinq (Nat, Jo, Marius, Dani and me) ainsi que nos autres compagnons de route ensommeillée, on est convoyé jusqu'à notre bateau. Il est grand, confortable et même s'il marche exclusivement au moteur, il est quand même charmant puisque fabriqué tout en bois. On en profite également pour prendre possession de nos cabines dans lesquelles on dormira la nuit suivante. Elles ne manquent de rien même pas d'allure.

A midi, on largue les amarres, en route vers le paradis calcaire! En vue à quelques kilomètres, on peut déjà apercevoir les îles qui font la réputation et la beauté de la Baie d'Halong. Elles surgissent magnifiquement de l'eau comme des doigts d'honneur à la ville repoussante d'en face. C'est un enchainement de parois verticales à vous donner le vertige, un enchantement pour les yeux. On se rapproche ainsi pendant près d'une heure avant de pouvoir vraiment naviguer au milieu de ce labyrinthe. Dans le bateau, tous les touristes s'agglutinent sans raison apparente au niveau intermédaire dans ce qui fait office de restaurant pendant que notre joyeuse troupe s'extasie du spectacle sur le pont supérieur généreusement doté question chaise longue. C'est à n'y rien comprendre mais maintenant je commence à avoir l'habitude de ce genre de comportement et apprends malgré moi à ne plus m'en étonner. Nous, de toute façon, avec le ciel comme couverture, on est à mille lieux de s'en soucier!

Après deux heures de cette douce navigation, on s'arrête une première fois pour visiter une grotte appelée grossièrement Amazing Cave qu'on pourrait traduire par Super Grotte! L'entrée de la grotte est le long d'une paroi qu'il faut grimper par un escalier tout ce qu'il y a de plus accessible. Tout ici, est fait pour simplifier la vie du touriste. Il est semble en fait que tous les bateaux de la baie font une pause ici donc le flot est incessant et des plus jeunes aux moins jeunes, tout le monde peut profiter du "super" spectacle. Dans les faits, la grotte en elle-même est une vraie merveille. Les salles sont gigantesques, éclairées avec gout. Les stalactites et mites sont des splendeurs. C'est tellement grand et spectaculaire que même un claustrophobe apprécierait le spectacle. Quant à l'agoraphobe, c'est une toute autre question... La première salle dans laquelle on pénètre fait plus ou moins office de sas d'entrée de part sa taille. Et bien cette salle est plus densément peuplée qu'un grand magasin à la veille de Noël! Ca se bouscule, ça s'engueule presque. Un vrai bonheur!!! Ensuite, il faut passer par une petite ouverture en forme de goulet d'étranglement où il faut attendre son tour et faire la queue pendant bien dix minutes. Ce n'est qu'après ça qu'on peut réellement apprécier. c'est grandiose même s'il faut suivre un chemin balisé et littéralement marcher dans les pas de celui qui vous précède; on en oublierait presque la foule jusqu'aux commentaires désobligeants des touristes français qui pensent que vous ne comprenez pas un broc de ce qu'ils racontent.

La visite dure ainsi une heure, après quoi on remonte dans le bateau pour une nouvelle ballade le nez au vent, rejoints au passage par les autres passagers qui finissent par comprendre l'évidence : on est bien mieux sous le ciel que sous un toit surtout ici!!!

On passe alors deux nouvelles heures de délectation occulaire avant un nouvel arrêt qui cette fois-ci ne fera pas que nous dégourdir les jambes puisqu'on se voit proposer un quartier libre sur kayaks. Chacun s'équipe donc d'une pagaie, d'un gilet de sauvetage obligatoire et se pose les fesses dans une embarcation. On peut alors déambuler à la force des épaules entre les îles et comme on ne fait rien comme tout le monde, on peut aussi se faire des batailles navales pour rigoler de plus belle en se maculant les uns les autres d'une eau à 21-22°. On s'éclate donc comme des fous rejoints dans l'affaire par Maria, une américaine qui, dans la bataille, a oublié qu'elle avait son appareil photo qui supportait mal l'eau de mer. Oups... C'est donc dans les splashs qu'on finit la journée. Le retour au bateau, d'une grande générosité, s'accompagne d'un coucher de soleil. On est de retour sur le pont quand la lumière commence à décroître. Le capitaine ancre le bateau pour la nuit et comme avec Jo, on est pas exactement rassasié, on en profite pour faire les cons en sautant du bateau depuis le pont supérieur. Théoriquement, on devait sauter de façon synchroniser, mais sans prévenir, Jo se jète en effectuant au passage des sauts périlleux dans tous les sens agrémentés de vrilles inexplicables. Le fou furieux!! Moi, trop pleutre, je me contente de sauter mais comme ça fait déjà plusieurs étages de haut, je suis déjà bien satisfait. Même pas mal!! On refait l'opération jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, la nuit est tombée et la température de l'eau nous fait claquer des dents. Et comme tout est merveilleusement organisé, le temps de prendre une douche à l'eau claire, le dîner est servi.

Ca se passe sans vagues. Maria dîne à notre table, l'ambiance est excellentissime malgré l'appareil photo.

On finit de manger à 20h, qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire maintenant? On est sur un bateau au milieu de rien d'autre que des falaises, rien à priori. Et bien détrompez-vous!!! L'équipage du bateau a caché sa botte secrète, une installation karaoké du dernier cri. Des enceintes du tonnerre, deux micros, un catalogue de chansons infini. au départ, on est un peu perplexe... Mais alors que je vais chercher la bouteille de whisky que j'avais pris soin d'acheter à Hanoï avant de partir et qu'on la débouche, l'inhibition lève le camp et plus ça va, lorsque chacun prend tout à tour le micro, il ne veut plus le lacher!!! Au court de la soirée qui s'est fini sur l'injonction du capitaine d'en finir autour de minuit, je me souviens entre autre m'être laché sur "Bohemian Rhapsody" de Queen et plus étonnament sur "Like a Virgin" de Madonna!! Moment culte!!!!

Il est donc minuit, tout le monde est pompète autant qu'il est fatigué. Ce serait donc le moment idéal pour roupiller un coup. Vous avez remarqué l'emploi du conditionnel? Dans les faits, Marius et les filles partent se coucher. Avec dani et Jo, on reprend possession du pont supérieur et de ses chaises longues pour une discussion hilarante sans fin sous la voute nuageuse. il faut dire qu'on est encore motivé par une chose. Dans la nuit aura lieu le quart de final de ligue des champions opposant le Barca au Bayern et Dani, en bon allemand, ne veut rater ça pour rien au monde! Il a d'ailleurs été conclu qu'on pourra se réinstaller devant le grand écran servant de support au karaoké pour voir le match. En attendant donc, on papote autant qu'on rigole jusqu'à s'endormir vers 2h30. On est tiré du sommeil à 2h45 par la pluie qui commence à tomber doucement sur nous. Ca tombe drolement bien, le match est à 2h45!! On réveille donc le petit gars qui dort là et qui voulait de toute façon aussi d'adonner à sa passion footballistique. Réveil de courte durée au final accompagné d'un brin de déception car il n'y a plus un volt de courant sur le bateau, c'était bien la peine! Enfin au moins, on peut alors aller dormir...

Mais pour ne pas changer les bonnes habitudes, le lever est poussif et douloureux. Il me faut des trésor de courage pour rejoindre le petit déjeuner, aidé quand même en cela par le fait qu'on est pas n'importe où puisqu'au milieu de la Baie d'Halong!! Le bateau se met déjà en route alors qu'on finit à peine nos tartines. La direction : Cat Ba island. C'est la plus grande île de la baie et elle offre nombre d'hébergements dont un qui nous est déjà alloué pour la nuit suivante. Mais on en est pas encore là, la journée débute à peine. On atteint Cat Ba en milieu de matinée, accueuilli par un nouveau minibus rutilant. Celui-ci nous conduit alors vers le point de départ d'une marche de plus d'une heure avec à son terme, l'arrivée en haut d'une haute colline et la découverte d'un panorama à la hauteur de la grimpette. Au début du sentier, la chaleur moite est déjà présente et je sue à grosses gouttes. A partir de là, on grimpe, on grimpe, on grimpe et ce, toujours au milieu d'une foule nombreuse qui suit décidément le même itinéraire que nous. L'ascension pour certains est laborieuse, pour nous, elle est tranquille. A son sommet, on tombe aux pieds d'une grande tour toute rouillée dont il faut gravir l'escalier pour profiter de la vue. Parfois, il manque une marche. Parfois, il manque deux marches. A la place, le vide. Il faut donc bien faire gaffe à ouvrir les yeux pour regarder où on met les pieds car au final, on finit à plus de 40m de haut. Et enfin, c'est la récompense!! A 360°, la vue est revigorante. Plus question de se plaindre du sommeil, on est reboosté pour la journée! On reste ainsi en haut à profiter jusqu'à se sentir submergé par les groupes qui ne cessent de s'accumuler là. il est temps de laisser la place avant que la tour ne s'effondre sous le poids des visiteurs comme ça va bien finir par arriver vu l'état de celle-ci!!

C'est donc le temps de la descente qui s'en suit. A son terme, le minibus nous attend déjà pour nous déposer à notre hotel pas beau mais depuis lequel on a une très belle vue puisqu'on est au 5ème étage face à la mer. Mais pas le temps d'en profiter encore ni de faire la sieste, le programme est assez chargé pour qu'on ait même pas le temps d'y penser. On est convié pour déjeuner avant de prendre un nouveau bateau pour une escale de quelques heures à Monkey Island. Monkey Island, c'est l'archétype même de l'île de la Baie d'Halong sauf qu'en plus elle est frangée de deux plages et qu'elle est habité par une colonie de singes. On est déposé directement sur la plage et le jeu consiste à se frayer un chemin au milieu des roches assérées pour accéder à la plage située de l'autre côté. Quand on y arrive, on y découvre un petit ensemble de bungalows tous mignons avec son bar sur la plage et sa table de billard. Là, Nathalie s'installe langoureusement dans un hamac et nous, les gars, on se lance dans des parties endiablées entrecoupées de glaces et de boissons sucrées. Quand vient mon tour d'acheter une boisson, je vais m'adresser au barman ce qui me permet de vous exposer les difficultés qu'on a parfois pour se faire comprendre au Vietnam. Je commande: - Can I have a Sprite please? - Soup? you want soup? - No, Sprite, I want Sprite. - Soup? What soup? - No, Sprite. S-P-R-I-T-E, sprite. - OK, soup... Il faudra que je fasse le tour du bar, que je mette le nez et le reste dans le frigo pour finalement me servir moi-même. Suréaliste... Sur ce, je paye et retourne à notre partie quand le guide nous fait signe qu'il est temps de partir. Qu'à cela ne tienne, je le boirais au retour sur le bateau... On repart donc faire l'ascension dans l'autre sens, on retrouve la plage, j'ouvre ma canette et alors que je m'apprête à me délecter de ma première gorgée, les singes font leur entrée. Il y en a trois ou quatre, pas très peureux au point de se rapprocher à un mètre. Je m'accroupis alors pour faire une photo, mets la canette entre mes pieds et là sacrebleu!! En un éclair, le singe le plus proche se jète dessus et dérobe le précieux breuvage!!! Pas une goutte dans mon gosier et le singe fuit avec son butin pour s'installer un peu plus loin sur la plage. Là-dessus, le singe essaye de boire mais n'est pas fichu de savoir comment faire pour boire à la canette, résultat il en fout partout sauf d'en sa bouche. C'en est trop, il faut que je récupère mon bien!! Je m'approche donc mais à chaque fois que je fais un pas, le singe en fait de même dans la même direction jusqu'à finir dans les arbres. Au final, je me sens bien con et bien stupide car en plus de ne pas avoir bu, ma canette va finir en déchet errant sur cette île magnifique sans que le singe ne comprenne à aucun moment comment se substenter. Mais pas question de grimper après le singe, en escalade j'ai l'agilité d'une huitre. Je suis donc retourné au bateau la queue entre les jambes, la canette aux oubliettes de l'histoire...

On a donc fini par rejoindre l'hotel, c'est la fin du planning famial avec figure imposée. On pourrait alors prendre la direction d'une plage pas trop loin mais comme le ciel est toujours chapé de plomb et qu'on est bien rincé, on convient d'un repos salvateur au moins jusqu'au soir. J'en profite d'abord pour dormir une chouille puis pour ne pas perdre les bonnes habitudes, pour te pondre un article bien senti interrompu seulement dans mon élan par un dîner vite ingéré.

Le soir venu, Nat est explosé et dort. Marius et Dani font une sieste tellement profonde qu'un marteau-piqueur ne pourrait les en sortir. Jo et moi, on se demande.

Je prends alors l'initiative de réveiller les germains. Je n'obtiens alors que des "hmmm" vaseux en retour. J'essaye quand même de les motiver pour aller boire un ptit verre et taper dans le mini ballon de foot que Marius trimballe partout. Mais c'est peine perdue, tant pis. en refermant la porte de leur piaule, j'en profite quand même pour leur subtiliser la balle. On descend alors avec Jo le long de la trop large corniche pour l'endroit qui sépare l'hotel de la mer et on se lance dans un jeu de passe. Puis, alléchés par le bruit qui leur parvient jusqu'à la chambre, on est rejoint par Dani puis Marius, c'est la fête!! On joue ainsi pendant une petite heure en prenant à partie tous les philippins qui passent par là en leur passant la balle, c'est très bon enfant. Ensuite, il est temps d'aller dans un petit bar agrémenté d'un billard pour se mesurer entre nous et aussi affronter tout en sourires les locaux. Après moultes cocktails servis dans des ananas frais, après avoir botter les fesses de tout ce que la ville compte de joueurs de billards locaux et de mes compagnons, on rentre une dernière fois se coucher vers 2h, certains diront qu'il était temps.

Ce qui nous amène logiquement au lendemain. Le temps est toujours mi-nuage mi-nuage, la mise en route toujours en fanfanre, ou presque. Ce matin, on a le temps de rien, tout le monde a oublié de mettre le réveil et c'est le guide qui nous réveille pour nous dire qu'on est déjà à la bourre. C'est donc sans douche et quasiment sans petit déjeuner qu'on monte dans le minibus qui nous ramène à un bateau comme celui du départ pour in fine remettre les bouts sur Halong City. C'est le retour au pont supérieur, l'ambiance est ce matin plus calme mais si c'est tout relatif étant donné qu'on s'essaye à l'escalade du mat du bateau. On arrive à la ville grise pile pour se mettre les pieds sous la table dans un restaurant aux centaines de tables. Au bar, tronent d'énormes jarres d'alcool remplies de centaines de serpents, scorpions et autres animaux doux et affectueux mais on y fait même plus attention tellement on en a déjà vu dans un passé récent. On est à la rigueur plus interpelé par la taille du resto que par le bestiaire baignant dans la tisane!!

Et puis c'est l'heure du retour à Hanoï où on arrive après quatre nouvelles heures de sieste motorisée. On récupère notre ancienne chambre dans laquelle on se sent tellement bien qu'on en oublie de manger. On est tous cassé par le rythme des dernières 72 heures et bien que ce soit la dernière soirée de Marius avec nous, on ne fait rien d'autre que de feignanter jusqu'à ce que le sommeil nous emporte tous les uns après les autres. Avec Jo, on est les derniers debout. On en profite pour utiliser à profit les cadavres de bouteilles de bière bues ce soir pour s'en resservir une et faire une petite partie de caps. A 1h quand même, on s'endort la tête pleines d'images de la Baie d'Halong. Y'a pire. Un an auparavant, c'était Mme Lomière, mon ancienne chef acariatre...

Quant à toi, si tu veux partager mes rêves de cette nuit, je t'engage de bon coeur à voir les photos. Le blog est là pour ça. Mi casa es toujours su casa

Et si comme Nicolos, encore merci, tu veux laisser un commentaire relatant ton contentement à la lecture de ces quelques lignes, veuilles à ne surtout pas te gêner que je puisses moi aussi me vautrer dans le bien être!
Détour pour voir Lee's Ferry avant Page? (États-Unis) English translation pending
by Jororemy · 2010-01-07 · 33 replies
Bonjour,

j'hesite sur un point entre Grand Canyon et Page. Est ce que le détour par Lee's Ferry vaut la peine? En effet je compte m'arreter a Horseshoe Bend mais je me demande si je ne devrais pas faire un petit tour a Lee's Ferry avant?

Qu'en pensez vous?

Merci
Retour de l'Ouest Américain, 4*4 et "classiques", septembre 2009 - 1ère et 2eme parties English translation pending
by Oliv2019 · 2010-01-03 · 22 replies
Troisième voyage dans le grand ouest américain (après 2007 et 2008) et le plaisir est toujours aussi présent que pour la première fois ! Alors je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager mon nouveau périple !

Tout d'abord, je vais faire la présentation des voyageurs : mes parents (retraités) à qui je vante les beautés de l'Ouest Américain depuis plus de 2 ans, et ma copine à qui je voulais faire partager ma passion de cette région.

J'avais déjà en tête un itinéraire à travers le Nouveau Mexique et le Colorado, deux états que je ne connaissais pas du tout mais dont je souhaitais vivement découvrir les beautés (notamment les White Sand Dunes et les Great Sand Dunes). Cependant, ma copine ne pouvant se libérer plus de 9 jours et puisque je souhaitais aussi faire découvrir la région à mes parents, l'idée m'est venue de combiner 2 voyages en 1. Tout d'abord 15 jours avec mes parents avec l'idée de faire les principaux sites de la Californie, du Nevada, de l'Utah et de l'Arizona (non exhaustif bien sûr vu le temps limité) mais aussi de profiter du fait de retourner sur certains sites pour faire quelques endroits un peu insolites. Puis 9 jours à travers le Sud de l'Arizona, le Nouveau Mexique et le Colorado.

Voila c'est parti pour un Los Angeles -> Denver du 12 Septembre 2009 au 4 Octobre 2009 !

1e partie - La Californie !Alabama Hills Racetrack Playa via la Hunter Mountain Road (Death Valley) Titus Canyon (Death Valley) Quelques classiques de Death Valley (Zabriskie Point, Dante's View, Devil's Golf Course, Bad Water, 20 mules team Canyon, Artist's Drive, Mine de Borax) 12 Septembre 2009 :

Le vol Paris -> Los Angeles s'est parfaitement déroulé et nous atterissons vers 12h30 à l'aéroport de Los Angeles. A peine 1 heure plus tard et nous sommes déjà en possession du véhicule : un Nissan Xtera avec des pneus avant légèrement usés mais qu'importe il nous semble qu'il tiendra le coup, et de plus c'est le véhicule parfait pour avaler les longues heures de piste prévues au programme !

Nous ne nous attardons pas à Los Angeles et nous prenons rapidement la route pour Lone Pine. Nous avons en effet à faire 4h30 de route et des courses pour la journée de piste du lendemain (avec l'essentielle glacière ainsi que le matériel de réparation en cas de crevaison).

Nous nous relayons pour lutter contra la fatigue qui commence à se faire sentir et arrivons enfin à Lone Pine. Petit resto mexicain et au lit (Mount Whitney Motel) !

13 Septembre 2009 :

Une petite carte de notre itinéraire dans la région pour commencer :

Alabama Hills

Situés tout près de Lone Pine, les Alabama Hills sont un ensemble de petites collines composées d’amas rocheux et granitiques coincées entre la chaîne de la Sierra Nevada (à l’Ouest) et les Inyo Mountains (à l’Est).

Pour nous, ce fut surtout notre premier terrain de jeu et l’occasion de se dégourdir un peu les jambes après le vol Paris-Los Angeles et le trajet en voiture Los Angeles-Lone Pine, effectués la veille

Personnellement, c’était aussi pour profiter d’un magnifique lever de soleil sur Mobius Arch avec le Mont Whitney comme arrière plan

Ayant dormi à Lone Pine, nous sommes sur place vers 5h du matin sur la piste de Movie Flat Road qui traverse les Alabama Hills du Sud au Nord.

Arrivés près de l’arche après une très courte marche d’une dizaine de minutes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Un couple d’allemands, très désagréable, et un américain sont déjà en position. Seul petit problème, l’espace est limité et le photographe allemand ne tient pas à bouger d’un centimètre après avoir étalé son matériel un peu partout…bref, la courtoisie n’est pas de rigueur ce matin et au final je suis plutôt content quand je l’entend râler parce que mes parents laissent, sans le faire exprès, leurs ombres sur l’arche…



Mobius Arch au lever de soleil

Mais nous nous laissons pas gâcher le plaisir. Le soleil illumine la Sierra Nevada et le Mont Whitney qui prennent des couleurs rouges puis orangées. Quelques minutes plus tard, la Mobius Arch s’embrase, entourant de sa roche orangée le Mont Whitney. Le spectacle valait vraiment le coup et donne envie de marcher un peu dans ce décor surprenant. Nous resterons à peu près 2 heures, le temps d’aller voir quelques autres arches et de faire la piste en totalité.



Lathe Arch, Mont Whitney



Un mélange de roches d'origine volcanique et de granite compose le paysage des Alabma Hills



Heart Arch



Il est très agréable de se ballader au milieu de ses formations rocheuses

Racetrack Playa par la Saline Valley Road, la Hunter Mountain Road puis la Racetrack Valley Road (Death Valley, 85 miles de piste au total, 4*4 avec garde au sol haute obligatoire et pneus de bonne qualité)

Racetrack Playa est un site qui me fascine depuis que j’ai découvert la photo à Springdale (Parc de Zion) de michael Fatali, « Spirit Stones ». Je connaissais déjà l’endroit pour son histoire de pierres qui roulent toutes seules mais cette photo m’a tout de suite marqué par son coté « mystérieux» et « lunaire ». Par conséquent, je l’avais marqué comme prioritaire pour le prochain voyage dans l’Ouest Américain !

L’accès Nord par la piste de Ubehebe n’étant pas vraiment sur notre chemin (venant de Lone Pine) et ne voulant pas faire un aller retour (par cette piste de Ubehebe), nous avions donc décidé de passer par la Hunter Mountain Road via la Saline Valley Road.

Cette piste n’est pas très dure en soi mais par contre elle est très longue (nous avons mis 5h30 pour rejoindre Racetrack Playa en faisant quelques petits arrêts et en roulant doucement). Deux petit conseils avant de l'emprunter :

- Partir avec 3 jours de provisions en cas de problème mécanique avec la voiture. Il faut dire que nous n’avons croisé personne sur toute la piste !

- La piste retour (la racetrack valley road) est réputée pour mettre à rude épreuve les pneus. La roue de secours est donc obligatoire et le matériel en cas de crevaison est un luxe presque essentiel.

Vers 10h du matin nous entamons la piste par Lee flat au milieu des Joshuas Trees avec des envies d’aventure et de découverte, ce genre d’envies que nous sommes venus chercher ici dans les déserts de l’Ouest Américain.



La piste est facile et roulante avec en face de nous les Inyos Mountains et toujours les Joshuas Trees dont certains atteignent des tailles surprenantes (on ose imaginer leurs âges quand on sait le peu d’eau qui tombe dans la région). Après 1h nous entrons dans les limites du parc de Death Valley et la piste monte et descend doucement jusqu’à la jonction entre la Saline Valley road (que nous quittons) et la Hunter Mountain Road (que nous allons emprunter). Le panorama sur la Panamint Valley juste avant la jonction est magnifique avec au fond Telescope Peak, plus haut sommet de la région de Death Valley.



Peu avant la jonction avec la Hunter Mountain Road, nous profitons du splendide panorama sur la Panamint Valley

La route s’élève ensuite pour arriver en haut de Jackass Canyon où la végétation a totalement changé. Il y a beaucoup de petits arbustes, de petits conifères et de fleurs (sortes de rabbitbrush). Cela fait maintenant 2h30 que nous sommes partis et nous nous lassons pas du tout de cette piste. Je dirais même que nous la trouvons très agréable car la conduite est super facile, des paysages variées défilent et nous sommes seuls !



Dans les montagnes dominant Jackass Canyon

Arrivés en haut, nous commençons à apercevoir la vallée suivante au Nord, appelé Sand Flat. Nous commençons la descente, tout en douceur dans les endroits un peu pentus mais toujours en toute décontraction. Je crois que ce mot symbolise cette piste, « décontraction ». Nous effectuons un petit arrêt à la mine abandonné de Calmet, histoire aussi de nous dégourdir un peu les jambes. Puis nous dégustons les fruits que nous avions achetés la veille dans un silence absolu, ce genre de silence qui vous bourdonne dans les oreilles !



Mine abandonnée de Calmet

Pour repartir, nous pensons prendre un petit raccourci à travers Sand Flat en pensant pouvoir rejoindre la Hidden Valley. Après 20 min, nous abandonnons cette idée voyant que la piste principale est située pratiquement à l’opposé de notre position. On a bien perdu 40 min dans cette histoire mais ce n’est pas grave car notre objectif est d’arriver en fin de journée à Racetrack Playa.



La Piste redescant sur Sand Flat

La piste dans Hidden Valley est bien moins agréable que ce que l’on avait connu depuis le début, surtout pour notre 4*4 dont les pneus doivent supporter une piste devenu très caillouteuse (le genre de petits cailloux très coupants), et en se disant que c’est le programme du chemin retour. Nous avançons prudemment en prenant soin aussi de fermer totalement les fenêtres car le sable provenant du lac asséché de Hidden Valley est extrêmement volatile. Nous en oublions de passer par Burro Mine dans le Perdido Canyon. Tant pis, nous continuons et finissons par atteindre la jonction avec Racetrack Valley Road, connu sous le nom de Teakette Junction, après 5h de piste. Une impressionnante collection de tellières se trouve sur le panneau. Si quelqu’un connaît l’explication de cette étrange tradition ?



Hidden Valley



Teakette Junction

Nous apercevons enfin le but de notre périple de la journée : Racetrack Playa avec Grandstand telle une île au milieu d’un lac. Nous apercevons aussi la seule voiture de la journée sur cette piste qui dégage un nuage de poussière considérable. Il faut dire aussi qu’il y a un très fort vent faisant s’envoler des nuages de poussières.





Granstand forme une "île" de pierre au milieu du "lac" de Racetrack Playa (1e panorama), Racetrack Playa (2e panorama)

Ca y est nous sommes arrivés ! Il est 15h30, ce qui nous permet de rester une demie heure sur place. Bon là j’avoue que ce passage ne va pas être très glorifiant. En effet, je m’étais beaucoup renseigné sur la piste permettant de rejoindre Racetrack Playa mais pas du tout sur le site lui-même. Et il faut dire qu’il est très grand et que les pierres (rappelez vous, les pierres qui roulent toutes seules) ne se voient pas très bien de loin. Je sors de la voiture et commence l’exploration du lieu, à la course à pied…Je fais le tour de Granstand (l’île rocher au milieu du lac asséché) mais je vois toujours rien ou pas grand-chose. Quelques toutes petites pierres par-ci par-la, mais rien d’extraordinaire. Je continue à courir en faisant signe à mes parents de me suivre de loin avec le 4*4 et je finis par arriver à un endroit où quelques pierres un peu plus volumineuses et un peu plus nombreuses font la course (je verrais en rentrant en France que les pierres se situent tout au sud du lac asséché alors que nous étions restés au Nord !). Il est quand même étonnant de regarder cette course de pierres faisant un véritable sprint d’escargots, se croisant par moment et en laissant derrières elles les traces de leur mouvement.

Malheureusement un gros nuage capricieux fait son apparition et sonne pour nous le départ.

3, 2, 1 .... Go !



Chacun son rythme !

La piste de Racetrak Valley est assez monotone et est avalée en 2 petites heures (en faisant quand même attention aux cailloux de la piste). Le soleil se couche doucement en faisant rougir les Grapevine Mountains au loin.



Grapevine Mountains en fin de journée

Nous faisons un petit arrêt à Ubehebe Crater et je constate que le vent est toujours aussi fort que lors de ma première visite il y a 2 ans. La route menant à Stovepipe Wells est effectuée de nuit et nous sommes contents d'arriver à l'hotel. Nous savourons une bonne grillade au restaurant de l'hotel.

En se couchant, on ne pouvait s’empêcher de penser au fait que 2 jours auparavant nous étions à Paris et que aujourd’hui nous avions parcouru plus de 150 km de piste à travers les montagnes de la vallée de la mort !

Quel pied !

14 Septembre 2009 :

Quelques classiques de Death Valley pour commencer la journée !

Après un lever aux aurores, nous sommes à Zabriskie Point pour assister au lever de soleil. Le spectacle est toujours aussi beau même si j'avoue que le fait de le "partager" avec une trentaine d'autres personnes ne m'enchante pas beaucoup. Mon esprit contemplatif se libère en effet plus facilement dans la quiétude et la sollitude...mais c'est un peu la rançon de la beauté de cet endroit !



Lever de soleil sur Zabriskie Point



Terres ravinées par l'érosion à Zabriskie Point

Vers 6h30, nous entamons la petite piste (2 miles) de 20 Mules Team Canyon, accessible avec une voiture classique. J'avais raté la piste il y a 2 ans, alors cette fois-ci elle était marquée sur ma liste ! Très courte, la piste permet de circuler au milieu de formations érodées très colorées. Je trouve d'ailleurs que les couleurs sont bien plus belles qu'à Artist's Palette. En montant au sommet d'une des formations, je me dis que la prochaine fois que je viendrais dans la Vallée de la Mort c'est ici que je viendrais admirer le lever de soleil.



Piste de 20 mules Team Canyon



Formations colorées et érodées des "badlands" de 20 Mules Team Canyon



Nous reprenons ensuite la route qui nous conduit à Dante's View, situé sur les Black Mountains, pour profiter d'un magnifique panorama sur la vallée



Le sel a formé des formes imaginatives sur le fond de la vallée



Panorama sur la partie centrale de la Vallée de la Mort

Il est déjà 8h du matin et une petite faim commence à se faire sentir. Nous nous rendons donc à Furnace Creek pour prendre un lunch et des forces pour le reste de la journée ! Retour à l'hotel (Stovepipe Wells) et départ pour Titus Canyon avec au passage un petit arrêt photo aux Mesquite Sand Dunes :



Titus Canyon (Death Valley, 27 miles, 4*4 obligatoire)

Titus Canyon est un grand classique en 4*4 de Death Valley. Cette piste est plutôt facile avec cependant quelques passages où il ne faut pas avoir peur du vide.

Sachant que cette piste est une des plus populaire de Death Valley, nous avions la crainte de rencontrer beaucoup de monde. Cependant, pour notre grand bonheur nous n’avons vu que 3 véhicules nous doubler lors de nos arrêts.

Il est 10h30 lorsque nous commençons par emprunter la piste de Titus Canyon située au bord de la route 374 près de Rhyolite (la piste est en sens unique). Le début s’apparente à une longue ligne droite de plus de 8km à travers l’Amargosa Valley avec en point de mire les Grapevine Mountains. Cette partie de la piste n’est pas des plus excitantes et il nous tarde de traverser le massif montagneux.

Ca y est la piste commencer à s’élever doucement et s’enfonce au milieu des Grapevine Mountains. Après 1h nous atteignons White pass qui marque le début de Upper Titanothere Canyon (le nom du canyon vient du fait que l'on y a retrouvé des restes de Titanothere). Nous effectuons une petite pause pour profiter du paysage avec à l’Ouest Thimble Peak (plus haut sommet des Grapevine Mountains que l’on peut atteindre depuis Red Pass, 8-9km aller retour) et au Nord des montagnes rugueuses d’origine volcanique.



La piste se faufile ensuite au milieu de montagnes aux strates très colorées. La piste est très agréable et nous profitons d’un air frais car il y a peu de poussières.



Titanothere Canyon

La piste descend ensuite jusqu’au niveau de Titanothere Canyon avant de remonter vers Red Pass qui porte bien son nom puisque la terre est devenue toute rouge.



Titanothere Canyon

Cela fait 1h30 que nous sommes partis et nous décidons de faire la pause déjeuner à Red Pass. Il y a pas mal de vent la haut, ce qui s’explique facilement car c’est le « col » qui permet de passer de titanothere à Titus Canyon. C’est aussi le point le plus haut de la piste avec 5 250 feet. C’est donc à l’abri dans la voiture que nous savourons les sandwichs achetés le matin même à Furnace creek. Nous effectuons aussi une petite ballade sur les rochers qui surplombent Red Pass et surtout nous profitons de cette vue Est/Ouest avec une préférence pour l’Ouest avec ces montagnes colorées serpentées par une piste couleur rouge et le Mont Palmer au fond.



Vue "Ouest" de Red Pass



Vue de la piste depuis les rochers surplombant Red Pass (a gauche), Vue "Est" de Red Pass

Nous reprenons la piste en descendant dans Titus Canyon pour arriver à la ville fantôme de Leadfield où il ne reste que quelques cabanes abandonnées et des mines fermées.



Il est intéressant de voir comment cette ville s’est rapidement construite en 1926 (elle compta jusqu’à 300 personnes) pour disparaître en ….1927 !



Juste après Leadfield, la piste s’engouffre entre les falaises de Titus Canyon. La piste se fait maintenant étroite et c’est avec beaucoup de plaisir que nous vivons cette expérience inédite. Le long d’une falaise nous apercevons les petroglyphs des native americans illustrant les chasses de bighorn de l’époque.



A 14h15, nous sortons définitivement de Titus Canyon. La piste rejoint la route principale.

Et là, en tournant la tête pour voir d’où on venait, et bien, on sait plus trop où se situe le canyon. A croire qu’un prestidigitateur a fait disparaître le canyon !

Quelques autres grands classiques pour finir la journée !

Nous terminons la journée par un petit passage à la mine de Borax avec le 20 team mule, Artiste's drive, Devil's Golf Course où "seul le diable peut jouer au golf ici", Badwater.

Vers 17h Nous quittons définitivement la Vallée de la mort en direction de Las Vegas.



Artiste's Palette



Devil's Golf Course



Bad Water



Bad Water



Noël avant l'heure à Bad Water !
Les membres VF en croisière 2010: tri par paquebots English translation pending
by Ide19 · 2010-01-03 · 110 replies
Suite à l'excellente idée de Titi77310 😛 de récapituler toutes les croisières de 2010 par date, je crée ce nouveau post pour répertorier toutes les croisières 2010 par Compagnies et bateaux, ce qui permettra plus facilement à tous les foromeurs de trouver des renseignement sur le bateau qu'ils prendront puisque à chaque mise à jour de titi77310 suivra ma mise à jour et, bien sur, dès que nous aurons des C/R sur les croisières, je mettrai un lien.

J'espère que cette formule trouvera son utilité et facilitera vos recherches.

Bonne année à tous😉.

Voici le premier tableau :

Azamara QUEST -20-02/tauriers / 14 jours / Asie-Mer de Chine sud

- 06-03/tauriers / 14 jours / Asie-Mer de Chine nord

Bleu de France -20-06/papémoto / 7 jours / Méditerranée

Célébrity CONSTELLATION -03-09/drahcir/ 8 jours / Méditerranée-Atlantique

Célébrity MILLENNIUM -02-01/mickette / 9 jours / Caraïbes est - 12-02/Annabeth / 10 jours / Caraïbes est

- 22-02/alfre99410 / 11 jours / Caraïbes est - 22-02/mmontpellier / 11 jours / Caraïbes est

Célébrity INFINITY -03-01/esterel / 14 jours / Amérique du sud-Cap Horn

- 28-02/verbatim / 14 jours / Amérique du sud-Cap Horn

Célébrity EQUINOX -04-01/sybel / 11 jours / Caraïbes ouest

- 25-01/milhouse31 / 11 jours / Caraïbes ouest - 25-01/normasimard / 11 jours / Caraïbes ouest - 25-01/Lauzé / 11 jours / Caraïbes ouest - 15-02/ondine14 / 11 jours / Caraïbes ouest

- 19-04/NADU / 14 jours / Transatlantique-Floride

Carnival DREAM -02-01/chrbel / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

- 13-02/Olivia01 / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

- 24-04/sheebouki / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

Carnival FREEDOM -16-01/bartoo / 8 jours / Caraïbes ouest

- 24-01/Bradox44 / 6 jours / Caraïbes centre

Carnival GLORY -24-01/DanyCapo / 7 jours / Caraïbes ouest

Carnival LIBERTY -02-01/moniquem / 7 jours / Caraïbes centre - 02-01/Nayaa / 7 jours / Caraïbes centre - 02-01/JeffMartel / 7 jours / Caraïbes centre - 02-01/picassou / 7 jours / Caraïbes centre - 23-01/FRANCLINN / 7 jours / Caraïbes est - 23-01/Amours1690 / 7 jours / Caraïbes est

Carnival MIRACLE -07-01/kado222 / 7 jours / Caraïbes est

- 21-04/Paramedicl / 8 jours / Caraïbes-Bahamas

Carnival VICTORY -24-01/CONTADORA / 7 jours / Caraïbes est

Cie du Ponant Le Boréal -06-05/ggene / 7 jours / Méditerranée

Costa Allegra -05-02/pat2b / 14 jours / Asie-Indonésie

- 19-03/petitvivi / 14 jours / Asie-Mer de Chine sud

- 07-05/evelynette / 12 jours / Méditerranée

Costa Atlantica -09-04/ManuelaLL / 14 jours / Amérique du nord-Côte est - 09-04/Rustig / 14 jours / Amérique du nord-Côte est - 09-04/quinouchette / 14 jours / Amérique du nord-Côte est

- 24-10/venitia / 14 jours / Amérique du nord-Côte est

Costa Classica -03-01/kazette974 / 16 jours / Asie-Mer de Chine

- 19-11/Pechdavid / 15 jours / Asie-Mer de Chine sud

Costa Concordia -03-04/helene013 / 7 jours / Méditerranée

- 24-04/gorich / 7 jours / Méditerranée

Costa Deliziosa -05-02/kypris / 20 jours / Dubaï-Mer Rouge-Méditerranée

- 25-02/ellika055022 / 17 jours / Océan Indien nord - 25-02/VOYAGES44 / 17 jours / Océan Indien nord - 25-02/evelynette / 17 jours / Océan Indien nord

- 25-02/kypris / 17 jours / Océan Indien nord

- 09-05/DOMINO22 / 18 jours / Dubaï-Mer Rouge-Méditerranée

- 22-09/misslilie / 10 jours / Méditerranée orientale

- 22-10/ide19 / 10 jours / Méditerranée orientale - 22-10/marinemargau / 10 jours / Méditerranée orientale

Costa Europa -22-03/mouette75 / 18 jours / Dubaï-Mer Rouge-Méditerranée

Costa Fortuna -16-01/francine2203 / 7 jours / Caraïbes centre

- 14-03/Mayli / 7 jours / Caraïbes centre

- 28-03/XAVetNAD / 17 jours / Transatlantique-Caraïbes

- 14-04/angel31 / 5 jours / Méditerranée

- 26-04/arcocéan / 7 jours / Méditerranée

- 10-05/LASSAIGNE / 7 jours / Méditerranée

Costa Luminosa -10-04/forge / 18 jours / Dubaï-Mer Rouge-Méditerranée - 10-04/alexandre867 / 18 jours / Dubaï-Mer Rouge-Méditerranée

- 15-06/chewy / 11 jours / Fjords-Mer du Nord

- 07-07/arcocéan / 13 jours / Fjords-Islande - 07-07/GIJOE59 / 13 jours / Fjords-Islande

- 20-07/LO59 / 12 jours / Fjords-Mer du Nord

- 21-09/akh95 / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

- 13-10/verbatim / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

Costa Magica -16-03/beemol / 19 jours / Transatlantique-Brésil

- 05-04/lyda / 11 jours / Méditerranée orientale - 05-04/caram1 / 11 jours / Méditerranée orientale

- 16-04/skogatt / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

- 10-06/EVAJULES / 17 jours / Fjords-Islande - 10-06/sissi1475 / 17 jours / Fjords-Islande

Costa Méditerranéa -02-01/Natou33 / 7 jours / Caraïbes est - 02-01/momoteo / 7 jours / Caraïbes est - 02-01/stepholi / 7 jours / Caraïbes est

- 09-01/Yaya71 / 7 jours / Caraïbes est

- 09-01/lilune38 / 7 jours / Caraïbes est - 09-01/JGFrance972 / 7 jours / Caraïbes est - 11-01/Navinic / 7 jours / Caraïbes est - 16-01/regina47 / 7 jours / Caraïbes est

- 18-01/Lilibou21 / 7 jours / Caraïbes est

- 25-01/jacqueso / 7 jours / Caraïbes est

- 06-02/Lucal / 7 jours / Caraïbes est - 13-02/friquette07 / 7 jours / Caraïbes est - 13-02/arghis / 7 jours / Caraïbes est - 20-02/alfaechotang / 7 jours / Caraïbes est

- 06-03/delivet / 7 jours / Caraïbes est

- 27-03/yorann / 7 jours / Caraïbes est

- 29-03/bopolo / 7 jours / Caraïbes est

- 03-04/leti82300 / 7 jours / Caraïbes est

- 10-04/Hervé34 / 19 jours / Transatlantique-Caraïbes

- 08-06/lapouge / 11 jours / Méditerranée orientale

- 11-07/MICK67 / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

Costa Pacifica -08-01/cocodat / 11 jours / Méditerranée orientale

- 08-01/joelle83 /11 jours / Méditerranée orientale - 08-01/crisil / 11 jours / Méditerranée orientale

- 19-01/yvonturbe / 11 jours / Méditerranée orientale

- 30-01/annabellecar / 11 jours / Méditerranée orientale

- 21-02/NadineRaphaë / 11 jours / Méditerranée orientale

- 04-03/clodojo / 11 jours / Méditerranée orientale

- 05-04/isaclo / 7 jours / Méditerranée - 05-04/francine2 / 7 jours / Méditerranée

- 12-04/cécile71/ 7 jours / Méditerranée

- 02-09/mdelaurie / 7 jours / Méditerranée

- 25-10/bbarche / 7 jours / Méditerranée

Costa Romantica -02-01/HellyO / 14 jours / Océan Indien sud

- 14-01/kipcool974 / 14 jours / Océan Indien sud

- 29-01/cupidon33 / 14 jours / Océan Indien sud

- 11-02/petiteroses / 14 jours / Océan Indien sud - 11-02/marjopierre / 14 jours / Océan Indien sud

- 20-10/mouette75 / 16 jours / Asie-Mer de Chine sud

Costa Serena -07-01/papatte / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

- 29-01/Levier / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

- 09-02/ng34 / 11 jours / Méditerranée-Atlantique - 09-02/pascpres / 11 jours / Méditerranée-Atlantique - 09-02/BRENDAHARLEY / 11 jours / Méditerranée-Atlantique - 09-02/YAK76 / 11 jours / Méditerranée-Atlantique - 09-02/s03xotika / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

- 20-02/mimi3466 / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

- 05-04/poupou10 / 11 jours / Méditerranée-Atlantique - 05-04/BEA10 / 11 jours / Méditerranée-Atlantique - 05-04/Pechdavid / 11 jours / Méditerranée-Atlantique

- 20-04/RETIAIRE / 5 jours / Méditerranée

- 25-04/pate / 7 jours / Méditerranée - 25-04/ORLANE78 / 7 jours / Méditerranée

- 30-05/isanoé / 7 jours / Méditerranée

Disney MAGIC -23-Nirta / 7 jours / Caraïbes centre

HAL NOORDAM -19-09/tremblaydahl / 20 jours / Méditerranée

HAL VEENDAM -13-10/marie3389 / 20 jours / Canal de Panama-Floride/Chili

HAL WESTERDAM -26-07/NADU / 19 jours/ Fjords-Iles Britanniques

Louis Cruise Louis Majesty -13-02/quedubonheur / 8 jours / Méditerranée

- 13-02/cricket030 / 8 jours / Méditerranée

- 21-02/tournesourire / 12 jours / Méditerranée-Atlantique

- 10-04/liline04/ 8 jours / Méditerranée

- 12-tontonp / 8 jours / Méditerranée

- 22-05/rosechri83 / 8 jours / Méditerranée

Louis Cruise Orient Queen -06-07/reinemere / 10 jours / Méditerranée

- 04-09/Ganoude/ 10 jours / Méditerranée

MSC FANTASIA -14-03/claude13 / 5 jours / Méditerranée - 14-03/ptitlou / 5 jours / Méditerranée

- 19-03/claude13 / 6 jours / Méditerranée

- 03-04/audfab13/ 7 jours / Méditerranée

- 17-04/florebe / 7 jours / Méditerranée

- 14-09/CHRISTIAN71 / 7 jours / Méditerranée

MSC LIRICA -12-03/maximilien / 17 jours / Transatlantique-Brésil

- 11-04/londaise / 7 jours / Méditerranée - 12-04/cricket030 / 7 jours / Méditerranée

- 25-07/petn / 7 jours / Méditerranée

MSC MELODY -29-04/mnrdm / 11 jours / Méditerranée orientale

MSC MUSICA -18-07/anastasia123 / 7 jours / Méditerranée

MSC ORCHESTRA -19-06/kadett / 7 jours / Fjords-Mer du Nord

MSC POESIA -09-01/stephridg / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

- 13-02/lucky3 / 7 jours / Caraïbes centre

- 13-02/popo69 / 7 jours / Caraïbes centre

- 27-02/cnell / 7 jours / Caraïbes centre

- 13-03/muriel13720 / 7 jours / Caraïbes centre

- 27-04/sardina / 18 jours / Transatlantique-Atlantique nord

- 16-06/dacy / 11 jours / Fjords-Mer du Nord

- 27-06/Liesel / 7 jours / Fjords-Mer du Nord

MSC SPLENDIDA -09-01/RARACHI / 11 jours / Méditerranée orientale

- 09-01/fiora / 11 jours / Méditerranée orientale

- 20-01/marianne33 / 11 jours / Méditerranée orientale

- 20-01/maman070661 / 11 jours / Méditerranée orientale

- 11-02/marcel74 / 11 jours / Méditerranée orientale - 11-02/christines / 11 jours / Méditerranée orientale - 11-02/myldel / 11 jours / Méditerranée orientale

- 11-02/lygaco / 11 jours / Méditerranée orientale

- 22-02/nonovero34 /11 jours / Méditerranée orientale - 22-02/Jelo34 / 11 jours / Méditerranée orientale

- 25-04/cjlbanf / 7 jours / Méditerranée

- 02-05/VERODU83 / 7 jours / Méditerranée

- 04-07/valecel / 7 jours / Méditerranée

- 24-07/Marco06 / 7 jours / Méditerranée

Norwegian DAWN -01-01/Lannie72 / 9 jours / Caraïbes est - 01-01/lisebleu / 9 jours / Caraïbes est

- 26-02/miroiseuse / 9 jours / Caraïbes est

Norwegian EPIC -14-09/Bradox44 / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

- 13-11/frami / 7 jours / Caraïbes ouest

Norwegian GEM -13-01/patof1964 / 10 jours / Caraïbes est

- 24-01/missprincess / 10 jours / Caraïbes est

- 13-02/voyager44 / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

Norwegian JEWEL -03-07/Joss42 / 7 jours / Amérique du nord-Côte est

Norwegian SPIRIT -04-04/laurencemons / 7 jours / Caraïbes ouest

Norwegian STAR -16-01/YoClau / 14 jours / Canal de Panama-Floride/Mexique

- 29-01/alizes2006 / 7 jours / Pacifique-Mexique

Norwegian SUN -03-01/Corinthia / 16 jours / Amérique du sud-Cap Horn

- 17-01/gogo83 / 14 jours / Amérique du sud-Cap Horn

- 31-01/SavoyeHamon / 14 jours / Amérique du sud-Cap Horn

- 14-02/sixfan / 14 jours / Amérique du sud-Cap Horn

Adventure OTS -24-01/RicBou / 7 jours / Caraïbes est

- 07-02/Filament / 7 jours / Caraïbes est

- 28-03/blitz48 / 7 jours / Caraïbes est

Explorer OTS -14-02/Érimar / 12 jours / Caraïbes est

Independance OTS -11-04/oton / 14 jours / Transatlantique-Atlantique nord

Liberty OTS -04-07/bouledeglace / 7 jours / Caraïbes centre

Oasis OTS -02-01/sylmar36 / 7 jours / Caraïbes-Bahamas - 02-01/biluc / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

- 27-02/FolleMichèle / 7 jours / Caraïbes-Bahamas - 27-02/Madison / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

- 17-04/guillas50 / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

Radiance OTS -23-04/topusa / 10 jours / Amérique du nord-Côte ouest

Rhapsody OTS -12-04/tatida / 26 jours / Transpacifique

Serenade OTS -16-01/JoelleStGenis / 14 jours / Caraïbes est

- 16-lortee / 14 jours / Caraïbes est - 16-hibou5 / 14 jours / Caraïbes est - 16-Shitzu / 14 jours / Caraïbes est

Voyager OTS -04-04/Filament / 7 jours / Caraïbes ouest

CARIBBEAN Princess -17-01/rouquine49 / 7 jours / Caraïbes est

- 24-01/marie3389 / 14 jours / Caraïbes est - 24-01/bonno66 / 7 jours / Caraïbes est

- 31-01/CONTADORA / 7 jours / Caraïbes est

- 07-02/LENICOIS2007 / 7 jours / Caraïbes est

- 02-05/Zumaniti / 7 jours / Caraïbes-Bermudes

CROWN Princess -02-01/cocote01 / 7 jours / Caraïbes centre

- 16-01/mariomonique / 7 jours / Caraïbes centre

- 24-01/bedou / 7 jours / Caraïbes est

EMERALD Princess -03-01/gripette44 / 7 jours / Caraïbes-Bahamas - 24-01/frandes / 7 jours / Caraïbes-Bahamas - 07-02/pintoune / 7 jours / Caraïbes-Bahamas

GRAND Princess -04-01/royale / 11 jours / Caraïbes est

- 26-02/Sylvain987 / 14 jours / Caraïbes est

STAR Princess -05-01/lecram / 12 jours / Amérique du sud-Cap Horn - 05-01/mordeze / 12 jours / Amérique du sud-Cap Horn

- 31-07/Filament / 10 jours / Mer Baltique

Pacific Dream -05-01/leofdf / 7 jours / Caraïbes est

- 16-01/moucheron / 7 jours / Caraïbes est

- 23-01/troteuse84 / 7 jours / Caraïbes est - 23-01/martial1401 / 7 jours / Caraïbes est - 30-01/Coquelicot13 / 7 jours / Caraïbes est

- 06-02/Zavoli / 7 jours / Caraïbes est

- 20-02/vivement2010 / 7 jours / Caraïbes est - 30-01/Frangui / 7 jours / Caraïbes est - 30-01/gusallauch / 7 jours / Caraïbes est
Retour du Norwegian Jewel - Noël 2009 English translation pending
by Joaline · 2010-01-02 · 9 replies
Excellente année 2010 pour tous santé, bonheur, amour et euros...euros...euros... joie pour tous et bien sûr de multiples voyages..... - --

NORWEGIAN JEWEL itinéraire : MIAMI - en mer - ROTAN ( ile du HONDURAS) - BELIZE - COSTA MAYA - GREAT SYRUP( ile privée aux BAHAMAS)..en mer - et retour sur MIAMI

embarquement et débarquement rapide,

c'est la 1ere fois en croisière que je fus au lit dès 23 h... ce n'est que mon avis, l'animation était pauvre, surtout pour une semaine de Noel

chez les jeunes , mon fils dit que c'était super, d'ailleurs en 7 jours, je ne l'ai croisière que 2 fois de jour - car une fois le petit déjeune pris ensemble, il disparaissait avec les copains et comme d'hab je l'ai obligé à diner avec nous le soir de Noel et il fut aussi obligé de descendre à une escale - sinon il ne veut jamais descende pour ne rien rater - sa croisière la plus réussie fut le MSC MUSICA, et c'est aussi l'avis de ses cousines qui étaient avec nous et tous les contacts qu'ils ont gardé de MSC depuis aout 2006 seul coté négatif pour lui sur LE JEWEL - le plateau sportif fermait à 17 h autrement pour lui ce fut ultra positif, il a été obligé de s'exprimer en anglais tout le séjour pour communiquer et ce n'est que le 3 ème jour qu'il a rencontré un jeune québécois 15 ans parlant français et très peu anglais, mas avec un tel accent gratuit :jeux en réseau, Wii, XBOX, plusieurs PC avec des jeux, jukebox, et air HOCKEY - et aussi les jeux vidéos traditionnels payants - --

le navire je le savais pour l'avoir lu ici, mais j'ai eu un geste de recul en pénétrant dans leur fameux atrium - on a l'impression que le plafond est sur nos têtes - mon fils a dit se sentir oppressé tout cela parce que l'on a vu de très beau sur les autres navires

à mon avis rien de fantastique rien qui pouvait faire dire WOUAH peu de décoration, alors que c'était Noel sur le COSTA ATLANTICA il y avait des décorations sur chaque porte de cabine et on a eu un "panetone" par cabine

aucun souci si l'on voulait être tranquilles, il y a une ceinture au pont 7 sous les tenders, et là avec des chaises, impeccables pour se relaxer, lire, faire sa sieste etc...

animations peu d'animation spécial Noel - juste des chansons genre chorale le soir du 24 les spectacles, globalement pas mal - le spectacle "CIRQUE BIJOU" exceptionnel, je croyais que le meilleur avait été sur le MUSICA, mais là ce fut au dessus pour les prouesses techniques à la piscine, orchestre caraïbéen l'après midi on n'a eu un seul soir de dans en plein air pas de buffet de minuit - mais le buffet ouvert jusqu'à 23 h30 et le BLUE LAGON ouvert 24/24

restaurants j'ai fortement apprécié le freestyle - quelle liberté de choisir jamais on n'a eu à attendre plus de 5 mn devant un restaurant - il est vrai que l'on était plutôt décalé, diner vers 21 / 21 h30 on a essayé les 2 restos libres le soir - buffet souvent - et 2 resto payants on n'a pas pu aller au Teppanyaki, car il y a peu de places et c'était toujours full le bistrot remportait aussi du succès... et la cuisine exquise et même raffinée au restaurant, au buffet c'était aussi bon et il y avait de la variété et pas seulement des crudités pour les entrées...

on a eu un buffet chochollic, merveilleux pour les yeux et les photos, mais je ne peux rien dire pour le gout, car je ne suis pas très chocolat

les cabines : cette fois, on avait pris des cabines intérieures, car réflexion faite, on ne vit pas dans la cabine, dans la journée on s'y croise, et on est revient juste pour dormir, se laver, se changer et c'est beaucoup moins cher télé avec chaines en anglais et 1 en espagnol sur NCL c'est bien fonctionnel, et surtout la douche super, tout a été bien pensé j'ai pu voir des cabines extérieures avec ou sans balcon , avec le garçon de cabine - même configuration mais un peu plus grand mon fils a eu l'occasion de voir un PENTHOUSE et une villa ( grâce aux copains qui y logeaient avec leurs parents) et bien sûr il a été épaté

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habituée des croisières de Noel, je crois humblement que je peux faire des comparaisons

bien que n'ayant pas été enchantée, je ne le regrette pas, car je veux essayer toutes les compagnies pour NCL, je ne fus nullement épatée - contrairement à l'ADVENTURE, l'ATLANTICA, MSC MUSICA.... animation et navire la meilleure des croisières de Noel fut l'ADVENTURE OF THE SEAS, la fête pendant toute la croisière, même les spectacles au théâtre n'étaient pas à mon gout , cela a été compensé par les parades sur la promenade, les 2 spectacles sur glace et surtout l'animation....
Maroc, décembre 2009 English translation pending
by Mlefevre · 2009-12-30 · 19 replies
Bonjour à tous,

Ayé, le carnet de notre dernier voyage, au Maroc, est en ligne ici : sibellelaterre

Bonne lecture!

Marie

Voici le texte sans les photos :

MAROC DECEMBRE 2009

Avertissement : Je crois bien que nous avons choisi la semaine la plus pourrie de l'année 2009 pour ces quelques jours au Maroc. Les rayons de soleil ont été rares et fugaces. Rien d'étonnant finalement pour une fin décembre mais une chance assez insolente avec la météo pour nos précédents voyages (Ecosse exceptée il y a quelques semaines...) m'a rendue sans doute un peu trop audacieuse...

Nous étions déjà allés au Maroc dans le Sud il y a une dizaine d'années, en avril, et nous avions eu très chaud. J'espérais en décembre pouvoir bénéficier de températures plus propices à la randonnée, d'une atmosphère moins brumeuse et éventuellement de neige sur les sommets. Las, les nuages, omniprésents, descendaient bien bas, il a plu tous les jours et les sommets étaient à peine enneigés.

Dimanche 20/12 Nous atterrissons en fin de journée à Casablanca. Le vol Easyjet a 1 heure de retard à cause de la neige (au moins.... 3 cm wouah!) sur Paris. Avant-hier il a fait -13°C à Nancy. Ici il fait 19°C, ça nous fait tout drôle. Quelqu'un nous attend comme prévu à l'aéroport avec le 4X4 loué pour l'occasion. En effet, le Maroc est à portée de camping car (avec un peu plus de temps toutefois), aussi décidons-nous de visiter des endroits inaccessibles avec ce mode de transport. C'est un vrai luxe car la location est hors de prix : 750 euro pour 6 jours (3 fois plus cher qu'aux USA par exemple) Le Nissan Patrol est récent (juillet 2008), a un nombre de km raisonnable (90000) mais ses pneus sont bien usés... Croisons les doigts : à chaque fois qu'on loue un 4X4, on crève le 1er jour mais après on est tranquille! Après avoir fait le plein (120l!) nous roulons vers le centre de Casa, où nous trouvons péniblement l'hôtel Maamoura, au centre de Casa (le plan du Guide du Routard est nul, comme toujours...) L'accueil est agréable, les chambres très propres et au calme. On peut se garer juste devant l'hôtel qui réserve quelques places pour ses clients.

Lundi 21/12 Beau ciel en nous réveillant mais guère rassurant pour la suite : de toute façon je ne me fais aucune illusion, ayant consulté la météo avant de partir: il va faire moche, sans doute même très moche! Nous prenons un solide petit-déjeuner dans une ambiance très cosmopolite : beaucoup d'anglophones à cette heure assez matinale, quelques marocains aussi. La « faute » sans doute à tripadvisor qui donne une bonne critique à cet hôtel, et c'est mérité.

Nous quittons laborieusement Casa, non sans y avoir d'abord fait quelques courses : pain, vache qui rit, pâtisseries, bananes et mandarines. Nous prenons d'abord l'autoroute vers Marrakech (une vraie autoroute, il y a même des péages) puis la quittons à Ben Guerir car nous voulons traverser l'Atlas par la route qui va de Demnate à Skoura. Nous quittons la plaine et nous élevons rapidement dans les montagnes. Les péages de l'autoroute sont vite oubliés. Nous entrons de plain-pied dans le Maroc rural. Les villages se succèdent, accrochés à flanc de montagne, tous parfaitement intégrés. Village blanc si la pierre est blanche. Village rouge si le sol est rouge. Nous sommes agréablement surpris par l'attitude des enfants : rien à voir avec le harcèlement d'il y a 10 ans. On passe tranquillement, simplement salués par quelques sourires. Pourvu que ça dure! Il faut dire que l'isolement de certains villages est tel que l'on comprend que certains touristes aient été tentés de « faire plaisir » en offrant quelques bricoles d'Européen qui prennent ici une autre valeur. Le revers de cette générosité étant que les enfants ramenaient plus de « richesses » que leurs parents en manquant l'école pour mendier au bord des routes. Une situation malsaine qui semble s'améliorer. La route, goudronnée « au milieu » n'offre aucune difficulté ce jour-là : les très nombreuses coulées de boue ont été déblayées et il n'y a pas de neige, bien que nous passions assez haut. Les paysages sont splendides, très arides comme nous les aimons. Ce doit être moins drôle pour les habitants de ces vallées : il n'y a quasiment plus d'arbres donc pas de bois. Est-ce la conséquence du surpaturâge comme le laisse penser la vision de quelques arbres rescapés dont les branches sont réduites à l'état de moignons, là où les chèvres ne peuvent pas grimper? Toujours est-il que l'érosion en profite comme en témoignent les nombreuses coulées de boue qui menacent la route. On voit des paysans labourer des pentes improbables dont on se demande comment ils ont pu y accéder avec âne et soc? Nul doute qu'à la première forte pluie tout le champ glissera en bas de la montagne... Certains villages, mieux organisés, exploitent des cultures en terrasses, certainement mieux adaptées à la géographie locale, mais quel boulot! Certainement plus rentable sur le long terme...

La collecte des ordures est un problème dans les campagnes. Les alentours des villages sont jonchés de sacs plastiques parfois à des km à la ronde, tout dépend des vents dominants. Toutes ces cochonneries si elles ont échappé aux buissons épineux, finissent parfois dans le lit des rivières : on ne peut pas trouver 10 m de rivière sans souillure...

Après avoir franchi un dernier col, nous plongeons vers la vallée du Dadès.

Quelques tardifs rayons de soleil nous offrent un spectacle magnifique. On n'a jamais compris par quel phénomène physique les rayons du soleil -dans notre dos- ont l'air de diverger à partir de l'horizon?!

J'ai réservé pour 3 nuits chez Talout, une auberge idéalement située en surplomb de la palmeraie avec vue sur les montagnes de l'Atlas-du moins quand elles ne sont pas dans les nuages! Nous avons réservé la suite Tishka, très joliment décorée. SDB et chauffage (avec un système de clim réversible) bienvenu car le fond de l'air est frais. Très bon tajine poulet-citron au coin du feu, précédé d'un bon assortiment de crudités, puis salade de fruits frais et hop au lit! On est crevé...

Mardi 22/12 Réveil pluvieux! Les montagnes ont disparu, la palmeraie absorbe goulûment ce don du ciel. Ça sent bon la pluie et l'humidité, soyons positifs! On pense se consoler de cette météo avec le petit déjeuner de chez Talout, vanté régulièrement ici et là (et dans le guide du Routard en particulier) Déception! Un jus chimique orange, Oasis ou équivalent, du pain traditionnel berbère à peine tiède, un fond de soucoupe de confiote quelconque, du beurre, thé, chocolat. Bof, bof, bof. Tout ça pour 9 euro/pers.! Je n'en reviens pas ... Le seul autre client de l'auberge, marocain, demande des crêpes marocaines: bah non, pas possible.. En quelques minutes de discussion nous réalisons que nous nous connaissons : il s'agit de Larazou, membre éminent du forum Maroc-entre autres- sur Voyage Forum. Quelle chance d'être tombés sur ce fin connaisseur des pistes marocaines. Il nous conseille un parcours pour la journée, nous expliquant avec patience par où passer. Quelle mémoire, ça m'épate! (bon il faut dire que je suis un peu tête en l'air au volant et qu'il m'est déjà arrivé de louper la sortie d'autoroute que je prends tous les jours pour aller bosser) Nous voilà donc partis vers l'est pour d'abord remonter la vallée des roses en admirant au passage la Kasbah du Glaoui (je crois). Nous prenons ensuite une piste vers l'ouest pour admirer de l'autre côté le beau village de El Hot mais nous préférons rapidement faire demi-tour car la pluie a transformé la piste en véritable patinoire et nous avançons parfois en crabe, comme sur du verglas, ceci grâce à nos pneus presque lisses. Nous croisons deux touristes occidentaux accompagnés d'un guide marocain, tous lestés d'un bon kilo de glaise à chaque pied! Nous allons ensuite visiter El Hot à pied, en toute tranquillité! On n'en revient pas! C'est l'heure de la récré et on croise plein d'enfants avec des super bonnes têtes, qui nous disent simplement bonjour avec le sourire. Rien que de très normal en fait mais ça fait plaisir! Un peu plus loin, après avoir traversé Amejgag, nous entrons dans les gorges d'Ameskar, à sec, assez jolies malgré l'aqueduc en béton qui la parcourt. Nous continuons après les gorges à remonter le lit de la rivière, c'est très ludique et sans difficulté et parvenons enfin à la partie haute du village d'Ameskar. Les nuages ne sont plus très loin et le décor est pour le moins austère. Dans tous ces villages de montagne nous ne verrons jamais de fumée, même au cœur de l'hiver : le chauffage est un luxe d'occidental ou de citadin. Brrr... Pour redescendre nous prenons une piste de contournement, récemment construite, qui permet de désenclaver le village quand la rivière est en eau. Très bonne piste qui offre une vue panoramique sur les montagnes alentours, magnifiées par une éclaircie. Ah là là, avec du soleil, ça change tout, grrr! Retour prudent vers Skoura à la nuit tombée : il y a plein de vélos sans lumière, c'est hyperdangereux. La nuit tombe à 17h30, on vit les jours les plus courts de l'année... Nous retrouvons avec plaisir Larazou qui a passé la journée à visiter toutes les kasbah de Skoura et il y en a! Planification de la journée du lendemain : au programme les gorges du Todra puis celles du Dadès. La piste qui relie ces deux gorges par Tamtattouchte est fermée, dommage! Dîner correct avec soupe, couscous et fruits. On retrouve avec plaisir notre « suite ». Il faut dire que le fond de l'air est frais et que le salon, ouvert, reste frisquet malgré le feu dans la cheminée. Heureusement on a prévu les anoraks qui sont les bienvenus pour prendre nos repas. Quel dommage de ne pas pouvoir profiter de la terrasse mais le temps est vraiment pourri!

Mercredi 23/12 La nuit porte conseil, nous allons écourter notre séjour chez Talout, ce qui nous évitera de refaire cette route dangereuse la nuit ce soir et demain matin. Certes ce matin nous avons eu droit à des crêpes presque chaudes et à du vrai jus d'orange frais mais je trouve que l'endroit n'est finalement pas donné. 80 euro la nuit pour 5, 12 euro le dîner/pers, 9 euro le petit déj. Un peu chéro quand même! En route donc vers les gorges du Todra, en repassant par Kelaa M'Gouna. Un peu après le Tizi n' Taddert, nous remarquons un énorme nuage de cigognes! Coup de chance incroyable, elles se posent dans le lit du Dadès, à un endroit facilement accessible par une piste opportunément placée. Nous nous approchons à pied, aussi discrètement que possible dans ce paysage minéral, pas facile, hum! Elles finissent bien sûr par décoller pour se poser un peu plus loin près d'un champ planté d'oliviers. Super! On peut les approcher d'encore plus près! Quels magnifiques oiseaux. Moi qui adore les oiseaux migrateurs-qui me fascinent- je suis servie. Quel spectacle avec en arrière-plan le Djebel Sargho! C'est en grande partie ce fascinant massif qui est à l'origine de notre voyage au Maroc... Nous reprenons la route, tout émoustillés de cette rencontre inattendue et arrivons enfin à Tinerhir, point de départ des gorges du Todra. Le bas de la vallée est très beau, la palmeraie lovée au creux d'une vallée cernée de falaises ocres est immense. Les gorges en elles-mêmes nous ont un peu laissés sur notre faim : bof quoi... Ni très longues ni très profondes ni surtout très sauvages. Bien que nous y soyons passés hors-saison, c'est une succession de camelots. Un peu plus haut, des gens y font de l'escalade au bord de la route, drôle d'idée quand même car ce ne sont pas les parois qui manquent dans ce pays... Arrivé à Tamtattouchte, le paysage s'élargit et on respire un peu. Un gamin nous confirme gentiment que la piste vers les Gorges du Dades est fermée: 2 voitures déjà ont du rebrousser chemin. Vraiment dommage... Larazou nous avait conseillé de continuer vers Ammellago puis de redescendre vers le sud par Goulmina : la route est très belle parait-il mais nous n'en avons pas le temps, hélas. Les gorges du Dadès, elles, nous ont bien plu! Belle architecture, pas grand monde (j'ai cru comprendre que ce n'était pas toujours le cas!) On aurait aimé avoir le temps de découvrir plus en détail les fameux doigts de singe! Nous choisissons de passer la nuit à l'Hôtel Berbère de la Montagne, au km 34, recommandé par Larazou. Avant de dîner, nous nous baladons un peu dans les jardins menant au village situé juste au-dessus de l'auberge. Bon dîner (soupe, tajine, salade de fruits) dans un joli salon bien chauffé (cheminée + clim) Il y a une petite dizaine d'autres clients dont 2 jeunes français Elsa et Sylvain qui approchent de la fin de leur voyage sac au dos d'un mois au Maroc) Un famille de 6 personnes arrive d'Agoudal : la piste est ouverte mais verglacée. Il semble y avoir moins de neige cette année que d'habitude. Ils ont essuyé des trombes d'eau dans la région de Meknès. Bref, le mauvais temps est généralisé... Le vent souffle très fort cette nuit et une bâche située en contrebas de la chambre des enfants a fait un bruit infernal toute la nuit.

Jeudi 24/12 Ce soir c'est Noël et notre cadeau c'est le Djebel Saghro! Après un très bon petit-déjeuner, nous redescendons sur Boumalne où nous déposons Elsa et Sylvain puis nous prenons la piste vers le Tizi N' Tazaert. Quel massif! Roches volcaniques noires, torturées par les éléments, vallées maléfiques, superbe! Et encore, on le voit sans soleil, snif! Vers le col, il y a 2 petites auberges. Après le col, un village perdu au milieu du massif, planté au bord d'une gorge hérissée de pics noirâtres, prenant un inquiétant éclat métallique à la moindre lueur solaire. Il doit y avoir des légendes effrayantes qui courent dans ces coins-là! La piste n'est pas difficile mais très cahotique avec des rochers tranchants qui ne nous inspirent pas compte-tenu de l'état de nos pneus. Tiens au fait, on n'a toujours pas crevé! Pourvu que ça dure, inch'allah! Nous croisons 2 courageux cyclistes anglais qui viennent de N'KOB: ils ont bien roulé, belle santé! Un peu avant d'arriver aux tours de Bab N'Ali, une voiture conduite par un sympathique guide marocain accompagné d'une famille de touriste. Il nous confirme, comme Larazou, qu'il vaut mieux prendre la piste qui passe par les tours, plus facile et plus belle (plutôt que celle qui passe par les gorges de Akka Akhbach) Enfin les fameuses tours apparaissent au loin! Nous apercevons en fond de vallée un convoi de mules lourdement chargées. Je devine qu'il s'agit de l'intendance d'un groupe de touristes à pied. Au prix d'un détour de quelques centaines de mètres, nous allons voir la cascade de Tazlout, qui doit avoir un charme plus évident en plein été (si toutefois elle coule encore car elle était déjà bien maigrelette) Nous y retrouvons les mules, enfin libérées de leur fardeau : le camp est déjà dressé. Une rando à pied dans ce massif ne doit pas manquer de charme! Nous retournons sur la piste principale : il y a là une auberge d'une certaine importance et quelques maisons, des pistes un peu confuses permettent de se rapprocher encore un peu des tours puis nous continuons à pied. Ça fait du bien de se dégourdir un peu les jambes car pour le moment on a surtout roulé, au point que les enfants nous ont réclamé des randos! C'est une première! Nous croisons un autre campement de randonneurs. Eux aussi doivent pester contre la météo. Nous grimpons jusqu'au pied du monolithe solitaire puis il nous faut redescendre (les enfants évoquent la rando de cet été aux US à Castle Rock mais c'est heureusement beaucoup plus facile) Le ciel nous récompense de nos efforts en nous gratifiant d'une éclaircie d'au moins.... 2 minutes 30 sec! Ah là là, ça change tout avec du soleil, regrrr! On est tout content quand même, il ne faut pas faire les difficiles, hum! La fin de la piste après Bab N'Ali est beaucoup plus roulante, non sans charme puisqu'elle longe un oued parsemé de quelques villages et jolis jardins : ça repose l'oeil après toute cette caillasse hostile et austère! Même si on adore les cailloux! 2ème cadeau de Noël : la Kasbah Imdoukal! Vraiment une excellente adresse : luxe, calme et volupté, aucune faute de goût, chauffage très efficace dans notre « suite familiale », dans le joli salon, plein de jolis détails de déco, jardins fleuris avec encore des roses, belle piscine et nourriture excellente avec pour la première fois une carte et non pas un menu unique. Nous ne verrons que 2 autres clients... Tout ça pour moins cher que chez Talout.... Grosse averse en soirée, ça fait tout drôle...

Vendredi 25/12 Excellent petit-déjeuner, à la hauteur du repas de la veille, puis nous prenons la route vers la vallée du Drâa. Il pleut bien sûr (on ne doit pas dire ça souvent dans ce coin-là) Comme nous l'avions déjà visitée auparavant, nous décidons de filer directement vers le nord pour parcourir la piste de Ait Benhaddou à Telouet. Il fait si moche qu'on ne s'arrête même pas pour visiter la Kasbah de Aït-Benhaddou. On fait le tour de celle de Tamdaght, bofff. La piste est très jolie, facile mais rendue très glissante par la pluie. Heureusement il n'y a quasiment pas de fortes pentes. On se fera doubler par une Logan dont le chauffeur a une conduite pour le moins « rallye » : il nous laisse sur place, enchaînant dérapages, conduites en crabe... Ce sont des européens dans une voiture de location : un peu gonflé par ce temps mais sinon faisable je pense en roulant doucement (sachant qu'on n'est sans doute pas assuré sur les pistes) Des travaux de dynamitage nous bloquent pendant une vingtaine de minutes, ce qui nous permet une fois le bouchon levé de croiser en une fois la vingtaine de 4X4 pleins de touristes venant de Marrakech pour une excursion à la journée. C'est la partie goudronnée avant de rejoindre le col du Tizzi N'Tichka, qui nous est apparue la plus belle et originale : beau plateau d'altitude parsemé de conifères avec (on suppose car on n'a rien vu à cause des nuages) de hauts sommets en toile de fond (enfin je crois, hein!) On arrive enfin, toujours sous la pluie à notre étape du soir, au Coq Hardi près du Pont du Zat, à 40 km de Marrakech. Je voulais faire étape après le col (en cas de neige) car nous reprenons notre avion demain en milieu de journée et cette auberge m'est apparue comme une solution potable « de dépannage » Elle se situe au bord de la route principale mais heureusement nous avons des chambres qui donnent sur l'arrière et le beau jardin (dont nous ne profiterons pas malheureusement) Chambres quelconques mais propres, bouffe quelconque et service longuet. Chauffage électrique en supplément (50dh/chambre, l'avantage c'est que c'est silencieux) Bref, pas une adresse inoubliable. On s'y attendait, donc pas de déception... ici aussi, pas un chat: 2 autres clients à part nous... Ah oui, un coq aussi, très actif!

Samedi 26/12 On passe dans les faubourgs de Marrakech et nous sommes ébahis de voir des bataillons d'employés municipaux vêtus de combinaison fluo ramasser jusqu'au moindre papier. Il y a des drapeaux partout. Il se passe quelque chose, pas de doute. Bref, nous retrouvons l'autoroute et arrivons en une paire d'heures inintéressantes à l'aéroport de Casa où nous rendons la voiture sans problème. Contrôle des passeports interminables, on n'a jamais vu ça, 1h30 de retard au décollage, on arrive à la maison vers 1h30 du matin juste avant les pluies qui ici sont en plus verglaçantes!

BUDGET (1 euro = 11 dh) Avion pour 5924 euro Voiture 4X4 6 jours750 euro 2 nuits pour 5 chez Talout en demi-pension 3400 dh 1 nuit pour 5 Hotel Berbère de la Montagne en demi-pension1265 dh 1 nuit pour 5 Kasbah Imdoukal à N'Kob en demi-pension1610 dh 1 nuit pour 5 au Coq hardi en demi-pension + collation1255 dh Diesel (environ 0, 75 dh/l) environ 1630 km1500 dh Péage environ 100 dh Divers 800 dh

TOTAL POUR 52576 euro

CONCLUSION Le Maroc en décembre, c'est quitte ou double. On reviendra c'est sûr car le pays est magnifique et très varié et ses habitants sont chaleureux. Il y a tant à voir au Maroc! A pied, ça nous tenterait bien aussi, dans les montagnes plutôt. Laissons murir l'idée....
L'Ouest américain hors des sentiers battus - récit et images - 2e partie English translation pending
by Oliv2019 · 2009-12-30 · 6 replies
Je n'avais pas fait attention aux modifications de mise en page et de stockage du site en 2009 et je n'avais donc pas remarqué qu'une partie de mon carnet de voyage avait disparu. Par conséquent, j'ai été obligé de scinder en deux ce carnet pour tout faire apparaître.

Vous trouverez la 1e partie ici

Dimanche 1 Juin (Mexican Hat) :

Nous avons 3 choses au programme pour aujourd'hui : les tower of silence de Wahweap Hoodoos, Coyote Butte South Pawhole et Horseshoe bend.

Départ vers 8H15 de l'hôtel en direction de la paria ranger station. Nous empruntons la cottonwood canyon road, puis nous prenons la BLM431. Cet itinéraire permet de rejoindre les hoodoos blanc en ne marchant que 1 mile (au lieu des 10 km en passant par l'itinéraire conseillé par les rangers du BLM). Nous arrivons à 9H20 au début du chemin qui consiste à suivre le wash qui mène aux hoodoos. Seul bémol, des moustiques avec des dards gros comme des seringues nous attendent, affamés, le long du chemin. Bref, il nous faut courir à l'aller et au retour ! Les hoodoos, par contre, sont d'une beauté stupéfiante et s'érigent en face comme une assemblée de vieux sages. Retour à 11H30 à la voiture.

Nous nous dirigeons maintenant vers une partie de CBS, pawhole, qui est normalement d'un accès compliqué à cause du sable mou présent pendant la montée. Finalement, ca ne sera qu'une formalité pour y accéder. Il est 12H30. La randonnée doit durer 2 heures et permettre de rejoindre la partie la plus photogénique du site (striation cove). Malgré le GPS, nous ne l'avons pas vraiment trouvé et la ballade nous a semblé beaucoup moins intéressante qu'annoncée. La marche dans le sable était de plus assez cassante et lassante. Peut être sommes nous finalement un peu blasés après le spectacle de la veille à The Wave...en tout cas nous sommes de retour vers 15H10.

Sur le chemin du retour nous roulons assez vite, peut être trop, mais nous ne voulons pas être en retard pour Horseshoe Bend pour une question de luminosité et de couleur. Nous arrivons vers 16H45, petite marche de 10 min pour accéder au méandre du Colorado et profiter du spectacle effet XXL !! Impressionnant...

Notre séjour à Page se termine et nous allons faire le plein d'essence avant de partir en direction de Mexican Hat. Nous remarquons à ce moment là que le pneu arrière gauche est dégonflé. Nous allons donc essayer de le regonfler. Ne sachant pas se servir de la machine...on demande de l'aide à une salariée de la station qui en voyant notre pneu nous indique qu'il doit être crevé. En effet, on entend un filet d'air s'échapper de celui-ci. Malheureusement, nous sommes dimanche, qui plus est le soir. Tout est fermé et il va falloir changer le pneu. Avec l'aide d'un américain, nous réussissons la manoeuvre...bon ok IL réussit la manoeuvre. Maintenant, il est 18H45, nous avons 2h de retard et 1 pneu à acheter... nous décidons de partir vers Mexican Hat en espérant qu'on pourra en acheter un la bas. La piste de Valley of the gods qui était prévu pour la fin de journée est annulée. On arrive vers 21h30 à l'hôtel, les restos ne servent plus, on mange des chips dans notre chambre...

Wahweap Hoodoos (3 photos)

Wahweap Hoodoos (2 photos), CBS Pawhole

CBS Pawhole

CBS Pawhole

CBS Pawhole

Horse Shoe Bend

Lundi 2 juin 2008 (Hanksville) :

On a du mal à se lever ce matin, surtout qu'il y a 1h de décalage entre l'Arizona et l'Utah, on a donc 1h de moins pour dormir et toujours un pneu à acheter ! On appelle le loueur de voiture pour qu'il nous confirme que celui-ci sera à sa charge, c'est ok. La tenancière de l'hôtel nous dit qu'il faut retourner à Kayenta, situé à 40 miles pour trouver un vendeur. C'est parti ! Le programme prévu est donc mis sur la sellette mais on a pas le choix, impossible de continuer sans roue de secours. A Kayenta, nous faisons 2 vendeurs qui n'ont malheureusement pas notre taille. Un des vendeurs nous propose même un pneu avec des tailles différentes...on refuse pour une question de sécurité et d'assurance. Bref, pas mal de temps de perdu ! Un petit tour au Macdo à 11H15 tant qu'on y est... et retour vers Mexican Hat. Les 2 randonnées de Moonhouse et Road Canyon sont oubliées. Il est 12H40 et nous préférons faire Valley of the gods. Que dire ? Bien sans plus. Cela a sûrement plus d'intérêt pour ceux qui n'ont pas de 4*4 et qui veulent un tout petit peu d'aventure (durée : 1 heure).

Nous enchaînons avec Muley Point, qui est un point de vue sur les méandres de la San Juan River avec au fond du plateau inférieur Monument Valley. Ce point de vue est accessible après une montée spectaculaire menant à un plateau qui surplombe toute la vallée (Mokee Dugway), c'est magnifique ! Surement un des plus beaux points de vue que nous ayons fait dans l'Ouest Américain (un poil légèrement inférieur à ceux de Canyonlands mais le léger détour en vaut largement la peine).

Maintenant direction Natural Bridge National Monument que nous atteignons vers 15h20. Nous entamons le trail Sipapu to Kachina vers 15h45. Celui-ci permet d'admirer d'en bas deux ponts naturels spectaculaires du White Canyon, ballade vraiment à faire ! La durée prévue est de 3 grosses heures. On ne mettra que 2h25, il faut bien rattraper du temps ! On enchaîne avec la petite ballade qui mène sous Owochomo (dernier pont naturel du site)et nous quittons le parc vers 19h en direction de Hanksville. Un petit arrêt à Hite overlook (un des 2 points de vue majeurs pour photographier le Lac Powell avec Altrsom Point) pour admirer le Colorado se déversant dans le lac Powell (même si le lac n’est plus vraiment là à cause de la baisse du niveau de l’eau) et on arrive vers 20H45 à Hanksville. Dîner au Red Rock (très bonne viande).

Sur la route de Kayenta, Valley of the gods

Valley of the gods, Mokee Dugway

Muley Point, Sipapu à Natural Bridge National Monument

Sipapu, White Canyon, Kachina Bridge (2 photos)

Owochomo Bridge, Hite overlook

Mardi 3 Juin 2008 (Hanksville) :

Je laisse ma chérie dormir un peu et je vais essayer de trouver un pneu neuf a Hanksville. Heureusement il y a un tire shop. Le gars, très sympa me dit qu'il n'a pas la bonne taille mais passe commande. D'après lui, on devrait le recevoir le lendemain ce qui ne devrait pas nous poser de problèmepuisque l'on n'a pas prévu de piste dure aujourd'hui. En effet, la journée est consacrée à la Goblin valley et ses alentours.

Nous arrivons vers 11H au trailhead de Crack Canyon. De suite, nous partons le coeur vaillant et sans carte...et au bout de 20 min on s'engouffre dans le mauvais canyon en suivant des cairns (sorte de tout petit canyon sur la gauche). En effet, on se rend vite compte que la configuration du chemin que nous suivons ne correspond pas vraiment à la description de la randonnée et on décide de retourner à la voiture pour chercher la carte ! Il faut dire que même avec la carte on a toujours des doutes sur le wash a suivre et ce n'est qu'après 1h15 de perdu que nous sommes enfin sur la bonne piste. On descend crack canyon pendant 1h afin de voir la partie des narrows la plus spectaculaire et les falaises de cheese sculptées magnifiquement par l'érosion. Nous sommes de retour à la voiture à 14h15, mais, je l'avoue quand même, un peu décus par la ballade...

Le temps se couvre et devient assez menaçant par endroit. Nous décidons quand même d'aller au Goblin valley State Park. Nous nous balladons au milieu de ces rochers aux formes étranges et imaginatives. C'est comme un village de schtroumphs et derrière chaque petite butte nous découvrons des petites maisons et des gnomes de pierre. Seul petit bémol, la présence de nombreux petits enfants s'en servant comme terrain de jeu, ce qui gâche un peu la visite... Finalement nous quittons les lieux vers 15h20.

Nous prenons ensuite la direction de Little White horse trail qui est un canyon très étroit et ludique mais aussi assez fréquenté par les familles. Certains passages sont tellement étroits qu'il n'est pas possible de passer à deux. Gare aux embouteillages ! Il nous faut parfois escalader la roche pour laisser passer les gens en-dessous de nous ! Nous ressortons vers 17h20.

Enfin, nous finissons la journée par White Horse Canyon qui permet d'aller à White Horse window et de voir des pétrographes. Nous sommes décidemment pas dans un grand jour puisqu'au lieu de suivre le trail menant à ces deux endroits, nous continuons à remonter le Wash de White Horse Canyon... on trouve quand même 3 pétrographes sur le chemin. Nous sommes de retour à la voiture à 19H30. La Goblin Valley mérite à mon sens de passer une journée complète afin d'en explorer les différents canyons. La proximité des sites permet d'enchaîner rapidement et de faire ainsi une journée bien remplie ! Retour à Hanksville et dîner au Red Rock.

Crack Canyon (3 photos)

Goblin Valley (2 photos), Little Wild Horse trail

Little Wild Horse Trail (attention aux embouteillages !), White Horse canyon, petrographes de White Horse canyon

Mercredi 4 Juin 2008 (Hanksville) :

La météo a annoncé de la pluie et des orages pour aujourd'hui. Il va falloir jongler avec... Je pars ce matin chercher le pneu mais malheureusement le tire shop est fermé. C'est pas grave, je repasserai plus tard. Nous décidons donc de faire le plan B de la journée car le plan A comprenait Leprechaun Canyon qui n'est pas à faire avec ce type de temps. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais je prévois toujours un plan A et un plan B par jour. Cela permet de faire en fonction de la météo et de nos envies. Nous empruntons donc la piste qui mène à Horseshoe Canyon qui est l'endroit des Etats Unis où se trouve la plus grande représentation de pétrographes. Au bout d'une heure de piste (32 miles), nous arrivons vers 12H au trailhead. On enfile les pulls, Kway et cape de pluie mais la pluie et surtout le vent nous glace dès les premiers mètres. Nous étions pourtant plein de bonne volonté mais on se dit en plus qu'avec ce temps nous ne sommes pas prêt de voir quelque chose... La raison l'emporte et nous repartons en voiture sous l'orage qui gronde. Au total, 60 km de route et 100 km de piste pour rien... Nous nous arrêtons au Burger Shack de Hanksville pour manger quelque chose.

Le temps semble se découvrir légèrement. On se dit qu'il serait bien de tenter au moins Little Egypt pour la journée, et qui n'est qu'à 22 miles. Nous avons un peu de chance cette fois-ci car le soleil nous gratifie de son apparition à notre arrivée sur le site vers 16h ! Nous restons une petite heure dans ce microcosme ressemblant à Goblin valley, la foule en moins (il y avait seulement un camping car d'allemands caché derrière une bande de rocher) De retour à l'hôtel, nous constatons qu'il n'y a plus d'électricité, surement l'orage. Alors nous patientons et celle ci finit par revenir 1h après. Nous nous reposons un peu de cette journée de perdue...qui sera la seule du voyage.

Little Egypt (2 photos)

Little Egypt, l'orage approche...

Jeudi 5 juin 2008 (Escalante) :

Départ de l'hôtel a 9h20. La journée sera consacrée au Burr Tail Road en démarrant à l'Est de Capitol Reef par la Notom Bullfrog Basin Road en direction de Boulder. Nous sommes au départ du burr trail road à 10H, sans carte, ce qui occasionne rapidement un demi tour devant une rivière semblant infranchissable (il y a eu des orages la veille). En descendant la piste vers le Sud, nous longeons le waterpoket fold, soulevement géologique monumental de plusieurs centaines de km. Puis nous remontons les switchbacks et nous piqueniquons en haut en profitant d'une formidable vue. Nous effectuons ensuite la piste menant à strike valley overlook en 4*4 tout en ayant l'oeil sur des nuages menaçants qui se rapprochent (il est possible de la faire à pied mais on préfère la version la moins fatiguante). Il est clair que si la pluie tombait fortement, nous aurions du mal à nous sortir du Wash dans lequel nous progressons. Finalement, l'orage nous laissera tranquille et bien que la piste soit très rocailleuse nous nous amusons beaucoup en tant que novices en 4*4. Le point de vue, accessible après une courte marche (je dirais plutôt course sachant que nous étions pas sûr qu'un orage nous tombe dessus) permet d'avoir une bonne vision du waterpocket fold et sur les sommets enneigés des Henry Mountains. La piste se transforme par la suite en route goudronnée en direction de Boulder. Le passage dans Long Canyon est magnifique avec la route qui serpente entre les falaises colorées qui tombent à pic. Nous terminons la piste/route vers 16h. Il nous aura donc fallu près de 6h pour faire ce magnifique trajet. Pour faire simple, cela aura été la plus belle piste de notre voyage.

Avant d'arriver à Escalante, nous prenons la direction de Devil's Garden sur la hole in the rock road que nous atteignons vers 17h. L'endroit sert de recreation area (présence de coins feu). En tous cas, la ballade au milieu de ces formes étonnantes (rochers en forme de doigts pointés vers le ciel et arches) est très plaisante. Sur la piste retour, nous croisons des milliers de vaches que des cowboys raménent au ranch. Ca sent bon l'Ouest Américain ! Arrivé a l'hôtel a 18h20 Dîner au Outfitters d'Escalante pour manger de bonnes pizzas !

Factory Butte

En direction du Burr Trail, on rebroussera chemin devant ce wash, Notom Bullfrog Basin Road

Burr Trail Road (2 photos)

Les switchbacks du Burr Trail Road (3 photos)

"Piste" menant à Strike Valley overlook, Strike Valley overlook (2 photos)

"Piste" menant à Strike Valley overlook en 4*4 (3 photos)

Long Canyon (2 photos)

points de vue de la Highway 12 (2 photos), cowboy sur la Hole in the rock road, Devil's Garden

Devil's Garden (2 photos)

Vendredi 6 Juin 2008 (Escalante) :

Réveil à 7h30 mais on veut nettoyer l'appareil photo car il y a des poussières sur le capteur. Malgré tous nos efforts, les taches persistent, même des nouvelles apparaissent.... :-( Tant pis, on fera avec. Par contre nous prenons un peu de retard puisque nous partons vers 10H. La journée sera consacré à la Hole in the rock road, piste ne présentant pas d'intérêt particulier (elle est plutôt monotone) mais qui dessert des lieux magnifiques. Nous commençons par aller au trio de slot canyons : dry Fork, peek-a-boo et spoocky canyon. Il est 11H15 Nous faisons Dry Fork pendant quelques centaines de mètres. Celui-ci offre de très belles falaises de sandstone mais reste trop monotone à notre goût. Puis nous entamons peek a boo. Ma chérie a un peu de mal à se hisser en haut du mur d'entrée, il faut dire que la paroi est légèrement glissante et demande quelques efforts. En tous cas, la couleur est tout de suite affichée : il faut se hisser, escalader, s'affaisser, longer les parois étroites du canyon. C'est très amusant et sportif. Nous sortons de peek a boo et empruntons le sentier qui mène en plein désert à la sortie de spooky canyon que nous ferons donc en sens inverse. Ce Canyon est le plus étroit des slot canyon (au monde ?) et heureusement qu'on savait qu'il y avait une sortie sinon on ne serait jamais allé dedans ! Il est tellement étroit que l'on doit faire passer les sacs et appareil photos avant nous. C'est une expérience très spéciale, interdite aux claustrophobes ! Nous terminons la boucle 3h plus tard, il est 14h15. Nous reprenons la piste en direction de Broken Bow Arch que nous commençons à 15h15. La randonnée suit une partie du ruisseau de Willow Gulch et offre un peu d'ombre et de verdure par moment. Il faut d'ailleurs souvent se frayer un chemin à travers la végétation. L'arche est en tout cas magnifique et mérite vraiment les efforts. Nous sommes de retour à 17H40. Nous filons ensuite au départ du trail menant à Sunset Arch, qui n'est d'ailleurs pas un trail puisque nous devons tracer notre chemin à travers le désert, slalomant entre les buissons épineux et les cactus avec l'arche en point de vue. Les jambes encaissent les éraflures...et les lapins gambadent devant nous. Nous sommes aux bonnes heures pour admirer l'arche rougissant au soleil (18H20 – 19h30). Nous reprenons la voiture pour rentrer sur Escalante. Le soleil couchant est pile devant nous et nous éblouie totalement. Tant pis s'il y a des bosses.... On arrive à Escalante vers 21H et on mange dans un restaurant (wings, ribs et steak).

Dry fork, peek a boo (2 photos)

spooky canyon, entrée de peek a boo, broken bow arch

Broken bow arch, sunset arch

sunset arch (coucher de soleil)

sunset arch (coucher de soleil)

Samedi 7 juin 2008 (Escalante) :

Ma première idée était de faire Coyote Gulch mais certaines personnes m'en ont dissuadé (n'est-ce pas Sedonax ?), et en réfléchissant je trouvais que cela nécessitait trop d'effort pour le peu de temps passé dans Coyote Gulch (du au fait qu'il aurait fallu descendre et remonter par le même endroit). Nous avons donc décidé de faire Golden Cathedral qui sera la randonnée de notre voyage. Nous empruntons la Hole in the rock pendant 16 miles puis la piste Egypt road pendant 10 miles. Cette dernière est vraiment très cassante même en 4*4. A 10H45 nous sommes au trailhead et commençons à descendre le long de Fence Canyon qui permet de rejoindre l'Escalante River. Arrivés en bas, les taons nous attendent de pied ferme et nos jambes vont souffrir ! Heureusement les passages dans l'Escalante river sont très agréables (l'eau est plutôt chaude) et la végétation dense fait penser à un petit coin de paradis. Sur le chemin, des pétrographes ornent les falaises. Nous prenons ensuite à gauche Neon Canyon qui permet après un peu moins d'un mile d'arriver à Golden Cathedral. L'endroit est magnifique et désert ! Les deux trous dans le ciel de pierre projettent une ombre lumineuse sur l'eau. C'est très beau. Nous restons un peu pour profiter de l'endroit et manger. Puis nous repartons, retraversons la zone de taons et remontons jusqu'à la voiture le long de Dry Fork. Au total : 3H15 pour descendre (on a eu un peu de mal pour s'orienter en bas du cayon), 45 min sur place et 2H45 pour remonter, soit près de 7h. C'est typiquement le genre de randonnée que contient tous les ingrédients que nous apprécions : personne, un peu d'effort, une récompense au bout de l'effort, le calme, hors des sentiers battus, un peu d'orientation. Retour à Escalante et dîner vers 19H au même restaurant que la veille (wings, fajitas et steak rib-eye)

Fence Canyon en direction de l'escalante river, jonction entre North Fork Fence Canyon et Fence Canyon

Escalante River (2 photos), Neon Canyon

l'alcove de Golden Cathedral fait 80 pieds de hauteur

Golden Cathedral

Golden Cathedral

panels de petrographes indiens partiellement recouverts de graffiti de cowboy

Dimanche 8 juin 2008 (Tropic) :

On a du mal à décoller ce matin. On quitte Escalante vers 10h en direction de Bryce. Nous n'avions pas pu faire Bryce correctement l'année dernière car il y avait eu des orages pendant les 2 jours où nous y étions. Nous avons donc décidés de faire une chouette randonnée dans Bryce pour en profiter pleinement cette année (on s'était limité aux points de vue entre deux averses en 2007). Nous arrivons à Sunrise Point vers 12H puis nous commençons par Queen's Garden, enchaînons par navajo loop (loop complète), poursuivons par peek-a-boo loop (loop complète) et remontons par navajo loop à Sunset Point et terminons en longeant la rim jusqu'à Sunrise Point, soit près de 8 miles de montée et descente à travers Bryce Canyon. Il nous aura fallu près de 4H30 pour effectuer le trajet. Bien sûr comme souvent à Bryce il y a beaucoup de monde et l'extraordinaire beauté de ce site est souvent atténuer par les tumultes de la foule. Peek a Boo, qui n'est accessible qu'aux personnes s'en donnant la peine, est donc à mon sens indispensable pour profiter d'un peu de quiétude dans ce lieu magique. De retour à la voiture, nous nous restaurons un peu (ananas, glaces...) Pour finir la journée, nous faisons la petite ballade de Mossy Cave qui est sur le chemin vers le Bed & Breakfast où nous logeons. Cette ballade est très facile et permet d'admirer rapidement une jolie cascade et un torrent serpentant dans un canyon. Nous arrivons à 18H30 au Bryce Point où nous logeons. L'accueil est sympathique et la chambre très agréable.

Bryce Canyon

Bryce Canyon

Bryce Canyon

Bryce Canyon (3 photos) Mossy Cave

Mossy Cave

Lundi 9 juin 2008 (Kanab) :

On prend le petit-déjeuner avec une famille américaine originaire de floride. La mère de famille est une copie conforme de Brie Van de kamp (Desperate Housewife) « You live in Paris !!!!!!!! Whhhhhoooooawwwww !! », sourire, expression du visage, paroles : tout y est, une parfaite femme et mère de famille ! Ensuite, nous disons au revoir à nos hôtes et on est au départ de la Cottonwood canyon road à 10H. Au contraire de la Hole in the rock road, celle-ci offre des paysages plus variées et plus spectaculaires. Mais les lieux desservis sont à notre goût un peu moins intéressants. Notre premier arrêt est pour la Grosvenor Arch qui s'atteint après 3 min de marche...quelques photos et nous repartons. Ensuite, arrêt aux cottonwood narrows. La ballade est prévue pour durer 2 heures mais au bout de 20 min nous décidons de rebrousser chemin car elle ne présente que très peu d'intérêt à notre goût. C'est surement l'endroit qui nous a le moins intéressé de tout notre voyage. Nous effectuons quelques arrêts photos le long de la piste Arrivés au trailhead de Yellow Rock, nous commençons par prendre la piste BLM se situant à l'opposé afin de prendre de la hauteur et de photographier Yellow Rock d'en haut. Nous redescendons et entamons le trail qui mène à Yellow Rock vers 13H30. La pente est rude et glissante mais on atteint rapidement le bas de Yellow Rock. Nous arpentons par la gauche le rocher jaune, orange, blanc, rouge.. puis nous effectuons l'ascension. Notre impression est que cela ressemble à un domaine skiable coloré d'une multitude de couleurs. Retour à la voiture 2H plus tard. Nous terminons la piste et ressortons sur l'US89 au niveau de la paria ranger station. Nous prenons la direction de Kanab en nous arrêtons à Paria movie set qui est sur le chemin. Les décors de films de western ont été détruits l'année dernière lors d'un incendie mais les badlands restent un décor naturel magnifique. Nous allons jusqu'au bord de la Paria River et repartons vers Kanab que nous atteignons vers 18H. Prise de la chambre de motel et dîner au Macdo.

Grosvenor Arch, The heart of the Cockscomb

Cockscomb fault (2 photos)

Yellow Rock vu de la piste d'en face, en direction de Yellow Rock

Yellow Rock (2 photos)

Yellow Rock (2 photos)

Yellow Rock

Vue de Yellow Rock

Yellow Rock, sentier très abrupt vers Yellow Rock

badlands de Old Paria

Badlands de Old Paria

Mardi 10 juin 2008 (Springdale) :

Notre quittons Kanab pour Coral pink sand dunes afin d'aller admirer ces dunes de sable sorties de nulle part. L'endroit est assez sidérant mais est perturbé par le bruit incessant des buggies dans le sable. Il est un peu dommage de payer l'entrée et que les buggies (qui ne paient pas l'entrée) soient autorisées à venir s'exercer ici ! On reste une petite heure. Puis on file à Cedar Break national monument qui est un Bryce bis (avec moins de hoodoos mais des couleurs toutes aussi belles. Par contre, il n'y a personne, l'air est agréable (le parc est à 3 000 m d'altitude) et il y a de la neige ! Une tempête s'était abattue quelques jours plus tôt sur le parc. La randonnée spectra trail + rampart trail est très agréable et permet d'avoir une vue sur l'ensemble de l'amphithéâtre et les arbres britlescone vieux de plus de 1500 ans pour certains apportent une touche très photogénique (12H45 à 15h00). C'est donc une journée tout en contraste : passer du sable à la neige en moins de 2 heures ! Nous partons ensuite pour canarraville pour faire la petite ballade de canarra creek dans les narrows où coule la rivière. La première chute d'eau est très spectaculaire et nous rebroussons chemin peu après par manque de temps (17H15-18H30). Puis nous faisons route vers le parc de Zion et Springdale où nous logeons. Dîner à la pizzeria la plus connue de Springdale et avec surprise nous rencontrons michael, avec qui on avait fait connaissance à Page. Nous mangeons ensemble et passons une très bonne soirée à nous raconter nos dernières photos et randonnées.

Coral Pink Sand Dunes

Coral Pink Sand Dunes

Coral Pink Sand Dunes, Cedar Break national monument (2 photos)

Cedar Break national monument (amphiteatre)

Cedar Break national monument

Canarra Creek

1e chute d'eau de canarra creek

canarra creek (3 photos)

Mercredi 11 juin 2008 (Springdale) :

Ce matin, on a rendez vous à 9h avec michael pour voir la galerie de Fatali mais celle-ci n'ouvre qu'a 10h. On ne peut donc voir les oeuvres si contreversées de Fatali et nous souhaitons bon voyage à Michael. Celui-ci nous indique qu'il a essayé de faire les Narrows de Zion la veille et qu'il a du rebrousser chemin à cause du froid de l'eau. On décide donc d'aller chez un outfitting shop pour louer du matériel aquatique afin de faire les Narrows. Nous prenons ensuite la navette du parc jusqu'au temple de Sinawava que nous atteignons vers 11H. La randonnée commence ici en suivant un petit sentier goudronné qui mène jusqu'à l'entrée de la Virgin River. A 11h30 nous commençons la rando dans la virgin river jusque vers 16h. On a bien fait de louer du matériel aquatique et finalement on ne souffre pas trop du froid. On s'essaie a la photo longue pose mais nous avons pas pris le trépied...il y a du bougé dans l'air. En tous cas nous avons été enchantés par cette journée qui restera un des musts de notre voyage. Nous sommes de retour un peu tard a l'hôtel pour effectuer la seconde rando qui était prévue et nous préférons aller à la piscine de l'hôtel (très agréable avec vue sur les montagnes de Zion). Nous profitons aussi d'un peu de temps pour aller voir la gallerie de Fatali. Même si la plupart des photos ne semblent pas réelles nous avons quand même un petit coup de coeur pour la photo de racing tracks a death valley. Nous mangeons dans un resto mexicain (moyen).

Les Narrows de la Virgin River

Les Narrows de la Virgin River

Jeudi 12 Juin 2008 (Saint Georges) :

Nous quittons le parc de Zion en direction de Saint George où nous logerons le soir même à l'Ambassador Inn, hotel correct et pas cher. Sur le chemin, nous faisons une première escale à Red Cliffs qui est un recreation area. Nous sommes globalement déçus par la petite ballade au milieu des falaises rouges érodées. L'endroit est sûrement plus agréable quand il y a de l'eau, ce qui n'est pas le cas. Nous nous attardons pas et nous filons à Snow Park Canyon qui est juste a coté de Saint Georges. La première ballade est à Jenny's Canyon qui n'a vraiment pas du tout d'intérêt à notre goût. On ne s'arrête pas aux Dunes qui ne sont pas du tout impressionnantes, et enfin au début de notre troisième arrêt, nous considérons que le parc ne nous enchante vraiment pas ! On décide de retourner à Saint Georges pour aller visiter le temple mormon de Saint George puis pour faire des courses et enfin aller une nouvelle fois à la piscine. En fait, je crois que nous commençons à saturer légèrement des sites naturels et que finalement un petit retour à la civilisation nous fera du bien !

Red Cliffs, Snow Park Canyon

Temple mormon de Saint George

Vendredi 13 Juin 2008 (Las Vegas) : Nous quittons Saint George en direction de Las Vegas. Sur le chemin, nous effectuons notre dernière "halte naturelle" en passant par le parc Valley of Fire. Ce parc est une bonne surprise avec des formes torturées aux couleurs chaudes. C'est magnifiques mais la chaleur est accablante ! Chaque sortie de voiture, que ce soit pour prendre des photos ou pour effectuer une petite randonnée, est l'occasion de suer à grosses gouttes... Nous effectuons les points de vue d'Elephant Rock, Rainbow Vista Panorama, Atlatl Rock et Arch Rock, mais aussi les randonnées de Mouse's Tank et White domes. Cette dernière randonnée est très agréable et permet d'avoir un bon aperçu des couleurs chatoyantes de ce parc. Nous restons 3-4H à peu près et nous reprenons la route vers Las Vegas que nous atteignons dans l'après midi. On commence les achats qu'on s'était promis de faire en debut de séjour. Puis on se rend à l'hôtel : le New York New York. C'est un peu compliqué pour récupérer la chambre car ma carte blue ne marche pas :-(. Il s'en suit un micmac de 30 min et finalement le responsable décide de nous surclasser ... de 4 catégories ! On part donc découvrir notre petite suite de 100 mètres carrés avec vue sur le strip et le grand huit de l'hotel !! On profitte un peu du jaccuzzi et on file visiter le reste du Strip boulevard qu'on avait pas eu le temps de faire l'année dernière (Venitian, treasure island, The mirage..) Contrairement à l'année dernière, on profite pleinement de l'ambiance de Las Vegas. A l'avenir, nous mettrons l'étape Las Vegas à la fin du voyage et non pas au milieu car le décalage est trop grand en faisant parcs naturels - Las Vegas - parcs naturels.

Elephant rock de Valley of fire

Valley of fire



Valley of fire



Valley of fire

Valley of fire

Valley of fire







Samedi 14 Juin et Dimanche 15 Juin 2008 (Los Angeles) :

Direction Los Angeles ce matin. La route à travers la désert de Mojave est très monotone. Il y est fait de plus une chaleur décapante, ce qui n'encourage pas à visiter plus en profondeur ce coin des Etats Unis. Un tout petit arrêt à Baker, ville station service, qui a la particularité d'avoir le plus grand thermomètre du monde pour symboliser la température record enregistrée en 1913 dans Death Valley : 134 ° F On arrive donc en fin d'après midi dans Los Angeles pour prendre possession de notre chambre dans un motel de confort modeste mais propre (les prix des hotels sont chers à LA). Nous partons voir le signe Hollywood, le Kodak Theater et finissons dans un restaurant japonais. Les rues sont interminables et la ville démesurée. Pour ces raisons, et du au fait que nous avions peu de temps à consacrer à LA, nous avions choisi de profiter de la plage le lendemain, juste avant de prendre le vol retour pour Paris



Islande: votre avis sur notre itinéraire de deux semaines avec enfants? English translation pending
by Rangda · 2009-12-26 · 16 replies
Bonjour,

Comme prévu, maintenant que nous avons réservé le bateau, je reviens vers vous pour des avis sur l'itinéraire que nous avons plus ou moins arrêté. J'ai lu presque toutes les autres discussions sur ce forum, mais malgré tout j'hésite... Nous partons en bateau et arrivons donc à Seydisfjordur le mardi 08 juin 2010. J'indique juste les lieux où on comptait passer la nuit, à chaque fois on prévoit bien sûr des arrêts en chemin aux endroits stratégiques et d'explorer les environs de nos lieux d'arrêts. Par contre on a prévu de rester plusieurs nuits du côté de Selfoss en se basant sur cette ville comme point de départ pour de nombreuses possibilités comme le blue Lagoon, le cercle d'or, visite de la capitale, Hekla... ca va nous faire faire de nombreux kilomètres "pour rien" mais on préfère s'installer quand même un minimum et pas changer d'hébergement tous les deux jours pendant tout le séjour... nos enfants auront 3 et 6 ans, et même s'ils ne sont pas difficiles, j'ai envie qu'ils retrouvent un minimum de repères après les longues balades et excursions :-)

1 : Seydisfjordur - Hofn 2 : Hofn - Skaftafell 3 : Skaftafell (Jokulsarlon, Vatnajokull et Ingolfshofdi à voir sur jours 3 et 4) 4 : Skaftafell 5 : Skaftafell - Vik 6 : Vik - Selfoss 7 : Selfoss 8 : Selfoss 9 : Selfoss 10 : Selfoss - Osar 11 : Osar - lac Myvatn 12 : lac myvatn 13 : lac myvatn 14 : lac myvatn 15 : Egilsstadir ou environs 16 : idem 17 : retour sur le bateau

Je me demande en fait si je ne devrais pas passer une nuit de plus à Selfoss et une de moins à Egilsstadir, mais d'un autre côté j'ai un peu difficile d'évaluer le temps passé sur les routes pour les trajets prévus, quelle est la moyenne par heure ???

Merci d'avance pour vos remarques, suggestions, ... je suis preneuse !!!
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
by Lucbertrand · 2009-12-22 · 1 reply
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007

Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.

Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.

Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.

L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.

Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.

Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.

Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.

Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.

Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.

Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.

Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.

Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.

Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.

L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.

Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.

Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.

Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?

Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.

Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.

Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.

L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.

Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.

Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.

Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.

Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.

Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.

Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.

Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.

Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.

Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.

Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.

Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.

Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.

De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.

Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?

Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.

La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!

Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.

Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.

La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.

La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.

Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !

La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.

Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?

Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.

D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.

Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.

L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.

La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
De la frontière laossièno-viet jusqu'à Hanoi, reste sous les couvertures pendant que je te raconte English translation pending
by Simplybrice · 2009-12-20 · 12 replies
A l'heure des grandes migrations, les animaux, attirés comme des aimants par un instinct infaillible, en oublient de compter et de se plaindre des kilomètres parcourus. Moi qui ne suis pas un goéland, quand j'en suis à mon troisième jour consécutif de transport intensif, l'idée commence à faire son chemin. Qui plus est, aujourd'hui, j'abandonne le bateau et son doux balancement pour me jeter à la gueule d'un minibus exigu et bondé. Si j'ajoute à cela qu'il faut entreprendre cette nouvelle journée au lever du soleil, c'est du pain bénit pour la longue complainte qui s'avance à grands pas.

Le réveil est en effet branché à 5h40 ce qui au bout du compte ne me fait pas plus de cinq heures de sommeil. C'est donc les paupières lourdement chargée qu'il faudrait que je me charge d'ouvrir les yeux à l'écoute d'une sonnerie délicieusement forte. Seulement, la sonnerie, soit elle ne s'est pas manifestée, soit je l'ai occultée de main de maître du sommeil tardif car c'est à 5h47 précise que je suis tiré du lit par un forcené qui frappe à la porte à l'en sortir de ses gonds. En fait de forcené, entre les tambourinages, je parviens à percevoir la voix de Nathalie qui hurle l'urgence dans laquelle je me suis mis à ne pas me manifester plus tôt. Et comme ce n'est pas un gros viking, ça pourrait être bien pire, je le concède... En quelques fractions de seconde, me voilà donc à battre des records d'efficacité, contraint de rattraper mon retard matinal. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je suis habillé, mon sac est bouclé et les résidus nocturnes qui s'amoncelaient à la commissure de mes yeux sont enlevés. J'ai beau ne pas être tout à fait frais, un tel rythme au réveil est parfait pour créer l'illusion d'un quelconque dynamisme.

Après cinq minutes de cette course folle, nous voilà tous dans le bac chargé de nous faire rejoindre la rive ouest de la rivière et ainsi nous mettre sur la route, le nez face au Vietnam à quelques dizaines de kilomètres près. Se trouvent en ma compagnie, les deux couples de la veille qui n'en sont pas : le couple franco-belge Nat et Jo, et le couple 100% national Manschaft Marius et Dani. Chacun trouve sa place comme il peut dans le minibus. Celui-ci est lesté de centaines de kilos de sacs de riz dont le plancher est recouvert, de dizaines de pots en terre divers et variés, d'un bazar ambulant transporté par les locaux jusqu'à l'autre côté de la frontière. Et il y en a autant sur le toit qu'à l'intérieur. Ca au moins, on est sûr qu'on ne va pas s'envoler!

A 6h tapantes, comme prévu, la première est enclanchée, le cirque ambulant se meut. Pour nous, c'est un peu éprouvant car personne, notamment Team Germany, ne fait moins d'1m70, ce qui serait beaucoup plus commode étant donné l'espace restreint dont on dispose pour se plier en quatre. Le sentiment est renfocé par la route en elle-même qui n'épargne personne. C'est véritablement un festival de virages serrés qui se suivent les uns derrières les autres. La chaussée est en plus gorgée de flotte du fait de la pluie de ces dernières 48 heures à tel point que parfois il faut qu'on traverse de véritables torrents qui manquent à chaque fois de nous emporter tant on dérape dedans. Tout ça l'un dans l'autre fait qu'au final, on ne dépasse jamais les 30km/h rendant le supplice un peu plus long encore.

On atteint finalement la frontière à midi. Ca fait six heures qu'on est parti et on a dû parcourir dans les 80 kilomètres, vive le tortillard express!!!

Le poste frontière, un grand batiment qui n'a rien à voir avec la cahute entre le Cambodge et le Laos, est posé en haut d'une courte montagne qui domine les autres montagnes environantes. C'est majestueux, torturé, en un mot, superbe, l'endroit idéal pour prendre un cliché sensationnel. Mais rien ne presse, il faut tout d'abord présenter nos passeports aux autorités compétentes ce qui prend à tout casser 1/4 d'heure. Je ne ma fait même pas emmerder pour mon passeport éponge encore trempé et dégoulinant de la veille. Et bien durant ces 15 minutes, c'est bien simple, le baromètre a dû faire de la voltige, on est passé littéralement d'un soleil radieux à une purée de poids à ne pas voir sa main au bout de son bras. Les nuages opaques ont recouverts les alentours à la vitesse d'un cheval au galop sachant que pour le cas présent, c'est tout sauf une expression! On les a vu arriver et c'est à se croire dans un film d'épouvante ou dans un livre de Stephen King. Résultat des courses, la photo panoramique qui aurait fait si bien dans l'album n'est plus qu'un doux rêve. En voiture Simone! Circulez, y'a rien à voir!!!

On est donc maintenant au Vietnam ce qui est une vraie différence. De ce côté là de la frontière, à mesure que l'on redescent dans la vallée et que le ciel se dégage enfin, on note que la route est délicieusement asphaltée, qu'il y a des usines plus importantes que l'ensemble de l'industrie laossienne pour casser un peu le paysage verdoyant fait de rizières au vert transcendant. C'est d'ailleurs à ce moment là que je refais tout mon système de valeur concernant ma couleur préférée. C'est nouveau, ça vient de sortir mais pas de doute, c'est maintenant le vert-rizière qui s'impose et ce, impossible de le savoir avant; autant le nord du Laos est accidenté au point qu'il y serait suicidaire de s'acharner à faire pousser du riz, autant le nord du Vietnam laisse la place à d'immenses langues de terre au vert immaculé. Il y a pas de justice pour les laos mais c'est comme ça. C'est donc les yeux grands ouverts qu'on finit le trajet qui nous mène à Dien Bien Phu, bien connue des français pour avoir été de théâtre d'un bottage de culs comme on en fait plus depuis, merci bien!! D'ailleurs, quand on arrive en ville, on découvre le long d'une colline un escalier collossale qui mène au sommet où trone une statue démesurément grande qui rappelle à tous l'ampleur de la déculottée. On sait donc dors et déjà que le vietnamien en général est pas peu fier, doux euphémisme, d'avoir coup sur coup renvoyé à leurs foyers les forces françaises et les forces américaines qui leur ont succédées. On peut donc l'imaginer coriace le bougre!

A Dien Bien Phu, pour nous qui ne sommes pas des foudres de guerre, il n'y a pas grand chose à faire ou à voir si ce n'est le théâtre des opérations ce qui n'est pas notre préoccupation première. Ce qui nous importe maintenant qu'on est là, c'est de repartir aussi sec avec en vue, Hanoï située encore plus à l'est. Mais comme c'est à encore douze heures de bus, on va déjà s'attacher à poser nos affaires pour la nuit. Douze heures!!! Oh my god!! On déniche donc un petit hotel à quelques encablures de la gare routière dont on sait déjà que ce sera notre point de sortie du lendemain matin avant de penser à prendre une douche et à se remplir la panse dans un café qui affiche des tables à l'effigie de Britney Spears!! Nom d'un chien, tu parles d'un pays communiste!! Ensuite c'est quartier libre pour tout le monde. Internet pour les uns, ronflage pour les autres, tout le monde est content.

On se retrouve ensuite tous à la tombée de la nuit pour manger à nouveau avant de reprendre le rythme internet et sieste. Au menu, tout est très normal sauf pour Nat la végétarienne qui se voit servir une soupe plus dégoulinante que liquide dont elle ne pourra finalement manger qu'une cuillère et encore... A la table d'à côté, des locaux mangent et se marrent et alors que je passe près d'eux pour X raisons, je suis cordialement invité au pot de l'amitié. Sympa comme tout avec le plein de sourires!

A la sortie , il faut encore passé à la gare routière s'enquérir des horaires pour le petit matin. Et alors qu'on s'y trouve déjà, quelqu'un repère sur un toit un petit singe tout mignon qui n'a rien demandé à personne. Il aurait mieux fait de rester au lit celui là, c'est moi qui vous le dit... Aussi sec, c'est l'agitation qui prend les vietnamiens qui, les uns apr��s les autres, s'échinent à attraper la pauvre bête. Et après maintes tentatives, il y en a un qui pose la main sur le petit animal fragile. On est tous consterné. Dans la seconde, le singe est ficelé et son "maître" propose déjà de nous le vendre dans sa langue qui ne nous permet pas de savoir si c'est en souvenir ou en ragout. Peu importe, pas question de cautioner le geste, pas même question d'être aimable, on s'en va comme des tornades retrouver notre quotidien après plusieurs tentatives infructueuses de voir le singe libéré.

En ce qui me concerne, j'ai déjà bien pianoter l'après-midi et me contente d'accompagner Nat au cybercafé pour la rassurer dans cette ville à l'éclairage public intermitent. Au retour à l'hotel où feignantent la gente masculine, je ne vois pas une grande flaque de boue dans l'obscurité et me vautre dans les grandes largeurs pour ne pas perdre le rythme imposé par ma gaucherie! J'ai bien fait de prendre une douche, j'ai plus qu'à y retourner avant de repartir une heure plus tard rechercher la belle.

C'est finalement à 23h que tout le monde se dit bonne nuit et regagne sa chambre. J'en profite pour me replonger quelques temps dans l'écriture avant d'être tirer de ma torpeur par Nat qui ne trouve pas le sommeil, toute faible qu'elle est à cause d'un mal mystérieux et soudain. On discute finalement jusqu'à 2h du matin, c'est bon signe si on prend en compte le fait qu'elle est une beautée rieuse et rayonnante, c'est moins bon signe si on se focalise sur le réveil de 5h30. (sic)

Au petit petit petit matin, comble du comble, je me réveille le premier. J'ai presque envie de réclamer une médaille. C'est donc à moi qu'il échoit de réveiller les quatre autres sachant que c'est aujord'hui leur tour de ne pas entendre leur réveil. Quel malin plaisir je prends alors à prendre leur porte pour un pushing ball!!! Pas question de rater le bus maintenant que je suis debout, faut pas déconner... Je profite donc de la responsabilité qui m'incombe pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sonner la cavalerie. Une fois. Deux fois. Trois fois? Non, je suis assez convaincant finalement dans mon role d'épouvantail pour qu'à 5h45 tout le monde soit debout frais ou pas frais. A 6h, nous sommes à la gare routière. A 6h05, le minibus démarre, on peut se rendormir finalement en s'efforçant d'oublier qu'il n'y a que 20cm qui séparent le bout de nos sièges et celui de devant, que le chauffeur fait dépassements hasardeux sur dépassements suicidaires, que les boeufs traversent la route en pleins virages, que les pierres s'écrasent sur la voie depuis les falaises situées de chaque côté...

La pause déjeuner sera pour chacun l'occasion de se réveiller pleinement. On est arrêté dans une petite ville à mi-chemin entre Dien Bien Phu et Hanoï dans la cour intérieure d'un hotel sans prétention qui fait aussi restaurant. Restaurant? Ce serait encore trop facile... On peut plutôt parler de gourbi!! A la disposition de la cuisinière, de la viande qui n'y ressemble en rien, de la soupe dont on se demande si c'est pas des yeux dedans et du riz pour ajouter un peu de normalité à l'ensemble. Je jète finalement et après mures réflexions mon dévolu sur la viande alors que les autres partent à la recherche d'une épicerie ou se contentent d'un simple riz nature. J'aurais dû faire la même. La prochaine fois, c'est sûr, je reste dormir dans le bus!!! Rien à becter dans l'assiette, c'est un ramassi d'os et de gras que je dois ingurgiter. N'y comptez même pas, j'ai beau me dire qu'il faut que je fasses l'effort, c'est insurmontable à l'heure du petit déjeuner à moins de tout vomir dans la foulée. Au bout du compte, je fais finalement comme les autres et me contente de mon bol de riz, d'un peu de sauce au soja et de la boite de gateaux familiale trouver par Nat et Dani. Et après ça, on sait déjà que Hanoï, méfie-toi, on arrive et on a faim comme quinze!!!

On repart donc le ventre vide pour six nouvelles heures de comatage profond. Dehors quand même, les paysages sublimes s'aplanissent pour laisser la place aux rizières en fleur, on est enfin plus tranquille...

On arrive à proximité d'Hanoï après avoir contemplé le coucher de soleil depuis le minibus. La circulation se densifie à chaque nouveau kilomètre parcouru jusqu'à nous dévoiler le visage réel du traffic urbain local. C'est l'apocalypse en version deux roues. Personne n'a l'air de conduire de voiture, les scooters et autres mobylettes se défient à chaque instant pour savoir qui des uns ou des autres aura une priorité toute relative. C'est pas la première fois que je le dis mais une nouvelle fois, je ne pense jamais avoir vu un bordel pareil!!! Y'en a pour ainsi dire partout sauf dans les arbres!!! Ca klaxonne, ça joue des coudes, ça joue avec la patience de chacun pare-chocs contre pare-chocs. Et avec tout ça, dans tout ce maelstrom, on pense légitimement ne jamais réussir à se frayer un chemin avec notre minibus qui joue le role de l'éléphant au royaume des souris.

Finalement, c'est à 19h, treize heures après le départ, qu'on est laché dans cette jungle motorisée. Et comme on voyage maintenant à cinq, on se dit qu'on est pas rendu pour trouver un tuk-tuk capable de tous nous transporter avec nos sacs qui ne dévoilent que nos jambes quand on est vu de dos. C'est en fin de compte maintenant qu'on est vraiment au bout du rouleau que la chance nous sourit. A l'extérieur de la gare routière, on tombe nez à nez avec une sorte de Renault Espace locale qui est en plus un taxi tout ce qu'il y a de plus règlementaire!! Tout notre équipement est chargé, nos culs bien installés, le contact est enclenché direction le centre-ville. C'est une overdose de confort le temps de quelques secondes, le temps pour le chauffeur de brancher sa stéréo. Car le chauffeur en question a une installation sonore de premier ordre et des gouts musicaux de bas étages. L'homme a une collection complète de CD qui vous transforme Hanoï en Ibiza, le silence ou la conversation en vacarme sans nom, mes oreilles en douleur. Et ça les fait marrer les franco-belgo-allemands, c'est déjà ça!! Même à mettre mes écouteurs et ma musique à fond les ballons, je suis parasité de décibels nuisibles à la nocivité certaine!! Vivement qu'on arrive, vraiment j'en peux plus!!!

Et c'est après une trentaine de minutes de ce manège infernal qu'on est enfin déposé devant la cathédrale de la ville qui finra par être notre point de repère pour les jours à venir. Chacun remet donc son sac sur ses épaules et on est lancé vers une quête de la meilleure guesthouse.

Une heure et demie!!!!!!!!!! Voilà le temps que ça nous prend pour dégotter la perle rare qui convienne à nous cinq sachant que pour ma part, la résignation est montée à tel point que j'ai abandonné tout commentaire depuis bien longtemps. Voilà ce que c'est les pires heures quand on voyage à plusieurs et que chacun à un avis sur le moindre détail, sur le moindre centime sur la facture. En fin de compte, entre les hotels complets, trop chers, trop ci, pas assez ça, on s'installe dans une double chambre pour cinq avec un matelas par terre, un petit coin salon, une télé et une salle de bain privée. D'accord l'attente n'est finalement pas vaine, mais mon dieu qu'il en aura fallu des trésors de patience et des kilomètres à crapahuter!! Plus question que ça se reproduise, c'est moi qui vous le dit!!!

On s'installe donc dans notre nouveau chez-nous avant de nous retrouver taraudés par la faim d'une journée sans petit déjeuner et au déjeuner plus que douteux. Et cette fois-ci, plus question de faire des tours et des tours. On se retrouve dans une pizzeria style "all you can eat buffet" ou "buffet sans fin si t'as grand faim". C'est donc dans une orgie de nourriture qu'on finira la journée. On prendra juste le temps de jouer à la courte paille la place sur le matelas gonflable posé par terre. Grand vainqueur : je te le donne en mille, même pas la peine de l'écrire... Damned!!!

On rentre donc enfin à la GH pour se coller à l'horizontal. Juste le temps de profiter du wifi et de me rendre compte en chargeant des photos sur le blog que l'archos déconne de plus en plus, on passe tous l'arme à gauche rapidement terrassés par cette journée sans fin et la digestion qui s'occupe de nous achever.

Hier était un nouveau pays, aujourd'hui est une nouvelle ville, demain un autre jour. Bonne nuit, bon appétit si vous êtes à table, et si vous voulez mon avis, évitez la soupe...

Grosses bises depuis sous les couvietures. Prenez soin de vous autant que je prends soin de dormir.

Eventuellement, tu peux aussi consulter ma merveille de blog et tant qu'à faire t'abonner à la newsletter. Exigeant? Pas que. Sympa aussi.
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 2ème partie English translation pending
by Xfg59 · 2009-12-18 · 11 replies
1ère partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3084186;#3084186

J9. 08/07/09 : MT RUSHMORE & CUSTER STATE PARK. Le matin, nouvelle mauvaise surprise, pas de couverts dans le bungalow (en fait, il n'est pas autorisé d'y manger...). N'ayant pas pour envie ni habitude de dépenser de précieux dollars pour un petit déjeûner, nous utilisons les couverts en plastique que nous avions gardé au cas où du Quality Inn de Colorado Springs... Ensuite, n'étant qu'à quelques minutes du Mt Rushmore, nous cédons à la demande des enfants d'aller à la piscine, et leur laissons y passer 1/2h. Le temps de se changer, et de prendre la voiture, nous arrivons au parking du Mt Rushmore à 10h, payons les 10$ de parking (valable 7 jours) et entamons la visite du site. Les aménagements effectués sont récents, avec une grande et monumentale allée (où flottent les drapeaux de tous les états de l'union) conduisant à la terrasse d'où l'on peut voir les célèbres visages taillés dans le granit. Stupeur, à côté de Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt, la tête... d'Obama !! En fait il s'agit d'une bannière installée au petit matin par des activistes de Greepeace, au moment où les dirigeants du G8 étaient réunis en Italie. "L'Amérique honore ses leaders, pas les politiciens. Arrêtez le réchauffement climatique." Ci dessous le lien sur le site de Greenpeace concernant l'évènement.
http://www.greenpeace.org/...ors-leaders-07-08-09 Mi amusés, mi-déçus de ne pouvoir profiter d'une vue "normale", nous observons la suite des évènements : des rangers alpinistes vont déloger les membres de l'association qui sont attendus au pied de la falaise par des policiers qui vont les emmener, menottés !! Nos enfants n'en reviennent toujours pas ! Une journaliste de CNN interroge un ranger sous nos yeux, qui explique que ce genre d'ascension sauvage n'a pas eu lieu depuis... (en fait je ne m'en souviens plus, si ce n'est que ca fait de nombreuses années). Un moment plus tard, remis de nos émotions, nous jettons un dernier regard à la montagne qui a retrouvé son apparence habituelle, et retournons au parking récupérer la voiture. Les évènements de ces dernières heures nous ont fait prendre un peu de retard sur ce que nous avions prévu, et ce n'est qu'en fin de matinée que nous attaquons les multiples virages, ponts en bois et tunnels de la "Iron Moutain Road" en direction du Custer State Park. Malgré le rythme de touristes du plat pays que nous sommes (ben oui, les routes de montagne c'est pas courant chez nous), nous finissons par rattraper un camping car qui se traîne devant nous... Sur cette route étroite et sinueuse, toute tentative de dépassement est impossible ; nous nous arrêtons donc sur la première aire de pique nique venue, pour nous sustenter et laisser s'éloigner l'engin qui nous précède. Après ce déjeûner sous les pins, nous reprenons cette belle route jusqu'à l'entrée du parc où nous réglons les 15 $ d'entrée à une gentille jeune femme qui travaille, debout sur le bord de la route, alors qu'elle porte un incroyable corset qui lui maintient le dos et la tête. Sûr qu'on verrait jamais ça en France... Nous bifurquons vers le sud, sur la Wildlife Loop Road, qui fait une belle boucle dans le parc, où l'on rencontre de nombreux animaux : ânes, antilopes pronghorn, cerfs-mulets et la star du parc, un impressionant troupeau de bisons.



Nous entamons une petite ballade en forêt sur le sentier Oak Draw Road, où un cerf jouera à cache-cache avec nous. Il fait très chaud, le sentier monte dur, et malgré un ciel bleu azur au dessus de nos têtes, le tonnerre gronde, d'abord lointain, puis de plus en plus présent. Ce n'est qu'arrivé au sommet de la colline que nous nous rendons compte qu'un orage monstrueux vient droit sur nous. Nous décidons alors bien sagement d'écourter notre ballade et de revenir à la voiture. Nous reprenons la Wildilfe Loop Raod jusqu'au Peter Norbeck Visitor Center, très bien fait, avec une magnifique expostion d'animaux des Black Hills naturalisés dans un décor reconstituant leur milieu naturel. Une belle visite. A la sortie du visitor center, l'orage arrive sur nous, et c'est sous la pluie et la grêle que nous attaquons la Needles Highway. Le soleil revient néamoins assez vite, et nous parcourons cette route superbe, dans un surprenant paysage d'aiguilles de granit dressées au milieu de la forêt, de lacs enchâssés dans leur écran vert sombre... Peu avant le retour à Keystone, la route passe à proximité du Mt Rushmore, avec un point de vue inédit sur le profil de Georges Washington. Nous rentrons à notre cabane, exténués, et décidons de manger sur place faute de courage pour ressortir...

J10. 09/07/09 : BADLANDS N.P. (SD). Nous sommes maintenant complètement adapté au décallage horaire, et le lever se fait de moins en moins matinal. Nous quittons donc Keystone vers 10h, direction les Badlands du Dakota du Sud. Nous rejoignons rapidement l'agglomération de Rapid City où nous prenons la I-90 vers l'est sur 75 miles environ. La route est très monotone dans une paysage de plates prairies, seulement ponctuées de quelques habitations et de nombreux panneaux nous indiquant Wall Drug, célèbre "pharmacie", devenue centre commercial touristique très prisé. Nous dépassons finalement Wall où nous reviendrons le soir, pour quitter la I-90 à Cactus Flat pour nous diriger vers l'entrée nord-est du parc. Nous faisons un arrêt au Badlands Trading Post, quelques miles avant l'entrée du parc, pour faire le plein d'essence. En descendant de voiture, c'est le choc thermique !! Il fait environ 100°F (soit près de 40°C) et redoutant le manque d'ombre, nous révisons par conséquent nos projets de pique nique dans le parc, et prenons un déjeûner frugal mais bien sympa au Trading Post à l'accueil très sympa (leur spécialité : hot-dogs de bison !). De là, nous rejoignons l'entrée du parc en quelques minutes où nous prenons notre ticket d'entrée, avant un premier arrêt au Big Badlands Overlook. Très engageant !! Nous nous rendons ensuite au Ben Reifel vistor center, où nous retirons les désormais traditionnels dossiers "junior ranger" pour les enfants. Après la visite du centre, nous entamons, sous la chaleur, le parcours du Cliff Shelf Nature trail, ballade aménagée en bord de falaise sur une passerrelle en bois sur la majeure partie du parcours. Nos junior rangers prennent leur tâche très à coeur ! Du point haut de la passerelle, la vue est très dégagée vers le sud et la partie basse du parc. On comprend ici le phénomène d'érosion qui conduit la plaine à baisser d'une centaine de mètres au fur et à mesure que ce paysage de badlands se déplace vers le nord (mais qu'on se rassure, cela se joue à une échelle de temps géologique...) A l'ombre des buissons au pied des falaises, un cerf-mulet se repose. C'est Frédérique, comme d'habitude, qui aura vu la bête la première. De retour à la voiture, en sueur et assoiffés, nous vidons chacun une bouteille d'eau tiède (en voiture la chaleur est intenable). Nous referons un arrêt au visitor center pour les remplir. Nous continuons notre trajet sur la Badlands Loop Road, qui serpente cette fois au pied de la falaise entre les concrétions. Des vautours menaçants nous survolent. Nous nous arrêtons au Fossil Exhibit Trail, très courte promenade sur une passerelle - encore - où sont présnetés des exemples des fossiles trouvés dans le parc. Comme tout le monde, nous finirons par quitter la promenade pour nos aventurer dans les concrétions, participant ainsi au travail d'érosion entamé par la nature... Nous continuons vers l'ouest, au gré de la route qui serpente tantôt au sommet de la falaise, tantôt au pied, avec de nombreux arrêts aux différents points de vue, tous plus beaux les uns que les autres (White River Valley Overllok, Panorama Point, Wind Prairie Overlook etc...). A Homestead Overlook, tous les gens sur place sont persuadés de voir en contrebas un troupeau de bisons, jumelles à l'appui. A la lecture d'un panneau explicatif, nous nous amusons de ce qu'il s'agit d'un ranch ("homestead" = ferme), et... de boeufs ! Après Pinnacles Overlook, la route principale bifurque au nord vers la sortie du parc (Pinnacles Entrance) et Wall, tandis qu'une piste en terre continue au-dessus du bassin de la Sage Creek. Nous décidons de l'emprunter, et ne le regretterons pas : nous nous retrouvons seuls à la plupart des arrêts, et les points de vue à la lumière du soleil qui commence à baisser sont superbes. On ressent un merveilleux sentiment de solitude au milieu de nulle part... Et nous y verrons de nombreux chiens de paririe, des bighorn sheep (sortes de mouflons), et un troupeau de bisons (des vrais cette fois !), avec un coup de coeur pour les chiens de prairie et leur communication (sorte d'aboiement/sifflement) qui amusera beaucoup les petis et les grands. La piste finit par nous ramener à une route goudronnée, puis à Wall et à la civilisation. Wall Drug est un immense centre commercial version Old West où l'on ne vend que des articles pour touristes.Dire que tout cela est parti d'une pharmacie dont le proprio a un jour décidé de proposer de l'eau fraîche gratuite et d'en faire de la pub le long de la route. L'idée a visiblement été très bonne... Au fait, il est où le drugstore ??? Après une petite balade au milieu des boutiques de chapeaux, bottes, et autres articles western, nous avons pris un bon dîner sans prétention à la cafeteria juste avant la fermeture, puis avons repris la route direction les Black Hills via Rapid City. En arrivant à Keystone, il était environ 20H30, et nous avions donc juste le temps de retourner au Mt Rushmore voir les illuminations (le ticket de parking payé la veille est valable 10 jours). A la nuit tombé, tout doucement, des projecteurs illuminent les têtes des présidents, tandis qu'un texte est lu sur fond de musique bien solennelle. Le tout se termine en apothéose avec le star Spangler Banner, que tous les gens présents (et il y en avait du monde!!) reprennent en coeur. Rien à faire, un tel patriotisme laisse pantois et en tout cas pas indifférent. Peu après, alors que nous allions partir, un orage est apparu juste au dessus du mont, dessinant un spectacle surréaliste d'éclairs illuminant le ciel de manière spectaculaire. "It's God's fireworks" dira un enfant près de nous à ses parents... Une bien belle soirée. De retour à la cabane, les éléments se sont déchaînés : grêle et vent se sont mélés de la partie.

J11. 10/07/09 : de KEYSTONE (SD) à SHERIDAN (WY) via DEVILS TOWER. Il est déjà 10H30 quand, petit déjeûner avalé, valises fermées, voiture chargée et nuitées payées nous sommes enfin prêts à prendre la route. Du coup, nous ferons l'impasse sur l'arrêt prévu à Deadwood pour filer directement sur Rapid City et l'I90. Après un arrêt rapide à Sturgis (en dehors de la période de rassemblement des bikers, il n'y a pas grand chose à y faire), nous continuons jusqu'après la frontière avec le Wyoming et nous arrêtons pour un pique-nique rapide sur une aire de service. Nous arrivons à Devils Tower vers 14H30. La route traverse d'abord la zone bien nommée "Prairie Dog Town" où réside un importante colonie de chiens de prairie, puis, après quelques lacets en forêts arrive au Visitor Center au pied du monolithe. Nous prenons à nouveau le programme Junior ranger (les enfants sont devenus des inconditionnels, et veulent leur collection complète de badges !). Une agréable promenade fait le tour du site, dans les bois. Le site est sacré pour les indiens, et les traces de cérémonies et offrandes sont omniprésentes.

Sur le chemin nous croisons une belle dinde sauvage glougloutante Après un bref arrêt à Prairie Dogtown, où nous nous amusons une dernière fois des facéties des chiens de prairie, nous attaquons les 3 heures de route qui nous séparent de Sheridan, notre point de chute pour la nuit. Après quelques dizaine kilomètres en forêt, nous rejoignons rapidement l'I-90 qui traverse d'interminables paysages de rase prairie, où chaque colline en précède une autre, peuplée de boeufs (Angus ?) et de nombreuses et belles antilopes pronghorn. Ce paysage immense, ce ciel sans fin et cette autoroute désepérément vide finiront par avoir raison de tous qui finiront par s'endormir (à l'exception du chauffeur bien entendu). Nous arrivons vers 19h à Sheridan, ville moyenne du Wyoming qui présente peu d'intérêt. Nous posons donc nos valises à l'hôtel, filons au restaurant voisin prendre un dîner rapide et dodo.

3ème partie ici : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=3102355;#3102355
Itinéraire de vingt-deux jours au Vietnam et au Cambodge en été 2010 English translation pending
by Envallis · 2009-12-18 · 50 replies
Salut les amis

suite à tous vos coneils sur Vietnam et Cambodge, je pense donc faire un petit voyage de 3 semaines en parcourant un peu ces 2 pays l'été prochain (fin juillet-début Août)

J'ai élaboré un itinéraire très sommaire, l'idée étant de juger de sa faisabilité.

Ca donnerait celà :

J1 départ J2 arrivée à Hanoi J3 Hanoi J4 Hanoi-Hoa Lu J5 Hanoi-Halong J6 Halong-Hanoi J7 Hanoi+train vers les montagnes (Sapa ou équivalent) J8 Sapa J9 Sapa + train vers Hanoi J10 Hanoi-Siem Reap J11 J12 J13 Siem Reap J14 Siem Reap-Battambang J15 Battambang J16 Battambang-Siem Reap J17 Siem Reap-plage J18 à J20 Plage J21 retour J22 arrivée à Paris

La destination plage dépendra fortement des billets d'avion Paris-ASE...

si le moins cher c'est pas la Malaisie, alors on ira en Malaisie, sinon en Thailande, ou au Vietnam

J'avais repéré des prix à moins de 800 euros par Malaysia, mais disparu😕

Dans tous les comabinaisons que je fais sinon, le prix tourne toujours autour de 1000 euros sinon🏴‍☠️ (y compris par exemple en arrivant à Siem Reap et non Hanoi...)

Merci de vos commentaires 😉
Voyage à moto autour de Saïgon English translation pending
by Julien123456 · 2009-12-10 · 88 replies
Bonjour; apres avoir cherché sur le forum j'ai pas trouvé mon bonheur alors je pose mes questions ici.

On part à 4 à Saigon entre noël et le jour de l'an, on a donc 6 jours sur place. On veut louer des motos et se balader, et faire une belle boucle pour découvrir un peu. Notre but est de rouler quelques heures par jour, voir un peu du typique. On nous a dit que c'etait pas terrible saigon et qu'hanoi etait mieux; en plus la route est tres dangereuse. Si on prends des petites pistes et des mini routes ca doit etre sympathique.

Si queqlqu'un peut nous aider dans notre planning et nous dire ou aller et ou dormir ce serait parfait.

Ps; si vous connaissez un endroit où on peu manger du cobra c'est parfait.

Merci bien
Chez l'Oncle Sam - Voyage dans le Sud-Ouest Américain English translation pending
by LeTigre · 2009-12-06 · 166 replies
Et voilà, après de longs mois de travail, je vous livre le récit de mes pérégrinations dans le Sud Ouest du pays de l’Oncle Sam. Pas trop tôt dirons certains mais vous verrez qu’il y a de la matière à lire et que c’est plus prêt du roman que du carnet ! 😊

Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).

Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…

Dimanche 7 juin - Jour 1

Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !



Nouvelle-Zélande du 12 au 21 février 2010: hébergement et itinéraire? English translation pending
by Vero120369 · 2009-12-03 · 16 replies
Bonjour

nous partons pour la nz du 1202 au 2102 et j'aimerai avoir vos conseils pour l'hébergement l'itinéraire ou dormir pas trop cher quand on est un couple? doit on louer une voiture? on arrive d'auckland merci pour vos futures réponses a+ véro
Circuit de vingt jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Max68 · 2009-11-28 · 22 replies
Bonjour,

Encore une 501 ème demande de validation de circuit…surtout alors que j’ai déjà passé une quinzaine d’heures à lire tout ce qui est sur voyage forum, les blogs (passionnant) et dans les livres (l’ouest américain des guides peuples du monde et parc de l’ouest américain de Gallimard, tous les deux très bien). Je suis donc parti du circuit type recommandé par vous tous, j’ai rajouter ma touche personnelle, dormi de nombreuses nuits dessus, modifié, enlevé, rajouter, pour finir sur, deviné quoi… le circuit classique (enfin pas tout à fait c’est pour ça que je vous consulte)

En fait je pense qu’il faut qu’on s’approprie le circuit, il doit y avoir un phénomène d’identification, on ne peut donc pas prendre un modèle type et l’appliquer ou alors ça ne correspond pas au tempérament des personnes venant sur voyage forum ( en fait dans ce cas on va chez un voyagiste prendre un voyage tout fait ou sur mesure)

Après ce passage philosophique voilà du concret :

Nous sommes une famille de 4 (2 adultes + 2 ados) : Les parents plutôt lève tôt, un peu speed (on ne reste pas longtemps au même endroit) Les enfants avec un minimum syndical exigé : maxi 3 à 4 heures de ballades si possible et une piscine. Vous avez compris pas trop de rando, plutôt des petites ballades (mais à un rythme soutenus)

Mon circuit ce passe en Août : donc on ne sera pas seuls … et on n’aime pas trop le monde

J1 arrivée à San Franscico à 16h15 J2 SF J3 SF

J4 SF à Yosemite (en passant par Columbia, sonora) – nuit plutôt vers Fish Camp pour pouvoir visiter le Mariposa Grove soit le 1er soir soit le lendemain matin (j’avais oublié de dire que j’étais menuisier et que mon épouse était ingénieur forestier)

J5 On traverse le Yosemite parc : Mariposa si pas fait la veille, Tunnel view, un coup d’œil à Yosemite Village (rapide car on craint qu’il y est beaucoup de monde, c’est d’ailleurs la raison pour laquel on passe si vite à Yosemite), on s’arrêtera plutôt à Olmsted Point, Tenaya Lake Tuolumne Meadows – Nuit à Mammoth Lake, je n’ai pas trouvé de chambre dispo à Lee Vining (bizarre…) Shilo Inn Suites

J6 Un petit tour à Bodie, Mono Lake, Bristlecone (eh oui encore des arbres remarquables), Lone Pine (en fait on prend plus de temps de ce côté de la Sierra Nevada car on pense qu’il y aura moins de monde !!! – Nuit à Lone Pine (je n’ai pas encore choisi l’(hotel)

J7 Un petit tour dans les Whineys (il y a paraît-il plein de petits lacs), après direction Death Valley avec visite et nuit à Furnace Creek Ranch

J8 Lever de soleil, un petit tour et puis s’en vont, direction Las Vegas. Visite et nuit à Vegas à priori l’Excalibur ou le Hilton Vacation

J9 Direction Valley of Fire (plus traversée que visitée) puis Zion (plus un aperçu rapide qu’une visite approfondie), Coral Pink Sand Dunes (j’aime bien le sable) – nuit à Kanab

J10 En route pour Bryce ou nous resterons la journée et la nuit (Bryce Canyon Grand Hotel)

J11 Etape un petit peu de transition ou on s’arrêtera à Kodachrome, Escalante, Capitol Reef (si quelqu’un d’autre connaît d’autres petits coins sympa plutôt ballade que rando). – nuit, et bien je sais pas où, idéalement Hanksville ou Green River (pour avoir moins de trajet pour le lendemain) mais ça n’a pas l’air très chouette comme bourgade

J12 En route pour Arches où nous passerons la journée – nuit à Moab (Inca Inn ou Quinta Inn)

J13 Canyonlands certainement en 4x4 (Tag-A-Long) sur ½ journée, l’après midi la route 128 et les Fisher Towers – nuit à Moab

J14 Direction Monument Valley avec visite l’après midi en nuit au View Hôtel

J15 En route pour Page (paraît-il ce n’ai pas trop la peine de s’arrêter au Navajo NM), l’après midi un coup d’œil au lac, Antelope Canyon (il y a peut-être moins de monde mileu/fin après midi, tant pis si il n’y a pas les supers rayons, si en contrepartie on n’ai pas serré comme des sardines…) sinon Muleshoe Bend – nuit Page Courtyard ou Best Western

J16 Ce qu’on a pas pu faire la veille + Lee Ferry, Cathedral Wash et Marble Canyon Ensuite en route pour Grand Canyon ou nous devrions encore avoir le temps de faire un peu tour + nuit au Best Western

J17 Un petit tour en hélicoptère (y paraît que c’est mieux que l’avion), puis visite (peut-être commencer à descendre pour voir l’effet, mais sans aller jusqu’au fond). En route pour Sedona où nous passerons la nuit au Southwest Inn

J18 un petit tour aux environs ( Oak creek Canyon, à afiner) puis direction le sud vers Tucson (je veux aussi voir des cactus) – nuit à Tucson au Loews Ventana

J19 Mission San Xavier, Saguaro et Sonora Desert Museum – nuit à Tucson idem

J20 Avion à 13h pour la France

Naturellement tout ceci est théorique, j’attend donc vos avis et conseil pour finaliser et réserver

Merci d’avance

JF

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