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Compte rendu de croisière sur le Liberty of the Sea du 2 au 9 septembre 2012 English translation pending
by Coralou · 2012-09-10 · 43 replies
Bonsoir à tous, Nous sommes revenu hier matin du Liberty of the Seas de RCI. Avant tout je tiens à mettre en place le décor: Nous avons mon ami (27 ans) et moi (24 ans) 1 seule croisière a notre actif, en août 2011 sur le Bleu de France de CDF. Nous sommes parti avec mes parents (53 ans) et mes soeurs (20 ans). Nous avons pris les transferts gratuits gare Marseille st charles/le port de la Seyne sur mer par navette.

Villefranche sur mer: Départ d'Aubagne de la gare a 9h07 pour arriver a St Charles a 9h30, le RDV des transferts est a 10h30 devant l' hotel IBIS, le car part a 11h. Arrivé au port tout va très vite c'est même stressant🙁, on descend du car on récupère les valises. Devant l entrée 2 femmes ont des listes on comprend assez vite que c est pour l enregistrement or nous nous sommes enregistré en ligne donc on va vers les tapis a bagages là des hommes nous demande de nous faire enregistrer fabuleux c'est déjà fait depuis 1 semaine... On fait donc la queue pour avoir une croix devant notre nom car les etiquettes sont déjà en place, on peut enfin donner nos bagages et sacs a main qui passent au rayons x. Pour info, pour ne pas etre embeter nous avons mis des bouteuilles d 'eau dans les bagages a main et aucunes bouteuilles n a posé de problème. Une fois dans l algeco nous remplissons un questionnaire pour assurer que nous n avons pas et ne sommes pas malade (en particulier la grippe) puis un autre questionnaire sur la compagnie. Ensuite, nous donnons les papiers du check in, une petite photos et en avant au bateau. En 30min tout est bouclé!🙂 Une fois sur le bateau direction les chambres pont 2 (1cabine double 2240 et 1 cabine familiale 2050). La cabine est plutot belle un grand lit, une coiffeuse, une canapé, une penderie un peu petit mais bon c'est surtout parce que j avais pris trop de linge.Les bagages étaient déjà devant la cabine c'est du rapide!!!😛 La salle de bain est sympa aussi, le seul reproche que j aurais a faire c est qu il aurait été plus pratique d avoir un distributeur de savon qu un savon car c est du gaspillage. La cabine de mes parents étaient identique a la notre la seule différence? les lits de mes soeurs étaient imbriqués dans le plafond et descendu le soir, un peu petite pour 4 personnes surtout dans la penderie. Je rappelle que pour avoir une cabine chez RCI, il faut avoir 21ans.

Ensuite direction le Windjammer le buffet, franchement c'etait super il y a des espèces de petits ilots avec de la viande, un pour faire sa salade avec plusieurs sortes de sauces condiments salades vertes et autres, un pour faire ses hamburgers et ses hot dogs, sans oublier celui des desserts. Nous poursuivons avec un tour du bateau, ponts sportifs, piscines jacuzzis, royale promenade. Nous partons au ON AIR pour réserver le spectacle sur glace car c'etait le seul qui nécessité une reservation seulement 700 places. Petit tour au jacuzzi, que c est agréable😊😎 puis nous partons nous préparer ce soir grosse soirée: nous sommes en My Time Dinning du coup j ai réservé une table le jour même pour 20h45, à 20h c'est la soirée du commandant et a 23h c est le spectacle IN THE AIR. Pour nous, il n y a jamais eu aucune attente pour le MTD, les serveurs étaient super sympa nous avons parlé anglais avec eux et nous avons eu un vrai coup de coeur alors nous avons reservé toute la semaine a la même heure avec eux enfin leur table. La soirée du commandant se déroule sur la royale promenade avec champagne pour tous, nous n avons pas vu le discours du commandant car nous étions a table ( début du discours a 20h45). Aprés le repas direction le platinium pour le spectacle, on était pas mal ceuvé mais ça vallait la peine de rester éveillé.

Je fini la pour ce soir, j essai de ccontinuer demain alors si vous avez des questions n'hésitez pas😉

Bonne soirée Coralie
Oisans sauvage, passion d'une vie English translation pending
by Lucbertrand · 2012-09-10 · 5 replies
Oisans Sauvage Passion d’une vie

Le massif de l’Oisans restera pour moi cette région montagneuse privilégiée, que j’ai appris à connaître dès mon plus jeune âge, grâce à mon père, qui nourrissait une passion pour cette terre sauvage du Haut Dauphiné. Cependant, cette préférence ne tient pas à cette précocité de ma découverte, mais bien aux caractéristiques extraordinaires de ce territoire. Sans vouloir les énumérer, je me contenterai de laisser courir l’écriture au fil des émotions, que fait naître cette région chez l’amoureux de la nature, de la montagne et des grands espaces.

Sa diversité liée à son immensité, en fait un massif aux multiples visages, du nord au sud, forts différents. Pour s’en convaincre deux points d’observation, l’un au nord le plateau d’Emparis, et l’autre au sud à partir de Champoléon, vous révèlent deux aspects opposés. Du premier endroit, le regard embrasse les extraordinaires faces nord de la Meije et du Râteau, parois sombres, auréolées de neige même au cœur de l’été, s’élevant majestueusement par delà de vastes glaciers chaotiques, bardés d’impressionnantes crevasses. Du sud, au contraire vous découvrez une immense vallée sèche qui vient buter sur le Sirac et son interminable crête en dents de scie qui approche les 3500 mètres d’altitude. Là, au cœur de l’été tout n’est que roches arides, écrasées de chaleur. On pourrait s’imaginer dans un désert, bien loin de nos régions tempérées. Ces deux caractères d’une même région m’ont toujours fasciné. Le long de la Durance qui borde ces montagnes à l’est on est déjà dans le midi, presque en Provence. Le thym et d’autres herbes aromatiques embaument les chemins et les pierriers. Par contre, lorsque vous descendez du col du Lautaret, les prairies et les austères parois vous rappellent que vous êtes dans les Alpes du nord, où règne une climatologie différente. Pourtant, il s’agit d’une même et unique région montagneuse, le massif des Ecrins ou de l’Oisans. Deux noms pour un même espace. Les Ecrins, car il s’agit du sommet culminant, et qui de plus dépasse les 4000 mètres. On l’appelait aussi, il y a fort longtemps le massif du Pelvoux, à l’époque on pensait, à tort, que ce sommet plus visible que les Ecrins était le point culminant. L’origine du nom Oisans, quant à lui, se réfère à la peuplade qui vivait dans ces contrées avant la conquête romaine. Deux dénominations pour une même région aux deux visages, rien de plus naturel !

Après avoir regardé ces montagnes de leur périphérie, rentrons en leur cœur. Deux vallées grandioses nous conduisent au centre de ce sanctuaire. D’un côté la vallée de la Bérarde et de l’autre celle de Vallouise. Tout en cheminant le long de chacune de ces routes remontant ces vallées, lentement les points de vue s’affinent et les grands sommets deviennent toujours plus imposants. Pêle-mêle, apparaissent la Meije, la Barre des Ecrins, l’Ailefroide, le Pelvoux, et de nombreuses autres éminences rocheuses ou neigeuses. Ces deux axes d’entrée sont en été très fréquentés. Mais, dès que vous vous éloignez des routes, des chemins et des rares escalades à la mode vous vous retrouvez seuls ou presque face à ces immensités de roche et de glace.

En matière d’escalade les usages et les pratiques ont évolué. Avec le développement d’une multitude de voies de varappe à proximité des routes en fond de vallée aussi bien à la Bérarde qu’à Vallouise, les grimpeurs désertent les grandes voies d’alpinisme. En effet, le jeu n’est pas le même. D’un côté un excellent rocher avec de très courtes marches d’approche, de l’autre de grandes parois austères aux approches interminables, souvent défendues par des glaciers particulièrement hostiles en été, lorsque la glace dure et dénudée de toute trace de neige barre l’accès au rocher. Pour se confronter aux premières, un lever tardif suffit, par contre pour aller à la rencontre des secondes, un réveil très matinal s’impose, suivi d’une gigantesque marche que l’on commence de nuit dans la caillasse. Ce départ aux aurores constitue un préalable indispensable, car l’expédition sera longue. Dans le premier cas, on est plus à la recherche du joli parcours technique, et dans le second plus à la quête d’une confrontation à la nature sauvage, par définition hostile à l’homme. Là, un jugement sûr et le sens de la lecture du rocher sont indispensables, afin de mettre de son côté de bonnes chances de réussite. Mais, il n’est pas question de juger une pratique à l’aune de l’autre. Cela me rappelle un débat sur le classement des sociétés humaines. La grand question étant : y-a-t-il des sociétés supérieures à d’autres ? Par définition la question est stupide, car chaque société se juge, et par conséquent classe les autres, en fonction de ses propres critères. On se mord très vite la queue dans ce genre de débat. Bien évidemment, la confrontation entre les sociétés et leurs modes de vie différents crée des mésententes voire des ruptures, mais je ne vais pas aborder ce sujet qui nous emmènerait très loin des montagnes.

Je reviens au cœur du massif de l’Oisans et tout particulièrement vers un groupe de montagnes que j’ai regardé depuis ma plus tendre enfance et dont je n’avais gravi jusqu’à ce jour aucun des sommets. Il s’agit de cette immense arête qui s’étire sur plusieurs kilomètres, dont les pointements frisent les 4000 mètres sans toutefois les atteindre. Tout au long de cette dentelle de pierre, on égrène des noms qui font rêver : Pelvoux avec ses deux cimes, Puiseux et Durand, le Pic Sans Nom (qui a quand même un nom !), le Coup de Sabre et la longue arête des Ailfroides avec leur terrible et sombre face nord-ouest, qui s’élève d’un jet sur 1,2 kilomètre de roche à pic. Cette immense vague de pierre domine le glacier noir, ainsi nommé car en été il est entièrement recouvert de débris morainiques, qui lui donnent cette couleur noire. Je l’ai à plusieurs reprises remonté les yeux levés vers ces pics acérés, presque inaccessibles, en songeant aux récits épiques des alpinistes qui les premiers se sont lancés à l’assaut de ces faces.

Sur l’autre bord de ce glacier j’avais, il a déjà longtemps, gravi deux montagnes célèbres, tout d’abord le pilier sud des Ecrins, jaillissement de pierre de plus de mille mètres de haut culminant à 4102 mètres, et le Pic Coolidge plus modeste avec ses 3775 mètres, mais qui constitue un belvédère de tout premier plan pour admirer les grands sommets qui l’entourent. Cela m’avait laissé, au cours de longues marches, tout le loisir de contempler ce décor extraordinaire.

Cet été, Christophe me propose d’aller escalader la face sud du pic du Coup de Sabre. Cela fait déjà très longtemps que je n’ai pas fait une voie de cette ampleur en haute montagne. Certes, au cours de ces dernières années nous avons gravi ensemble des voies techniquement aussi difficiles, mais qui ne nécessitaient pas une telle marche d’approche de plus de 1700 mètres et qui atteignaient une altitude plus modeste. Je me suis empress�� d’accepter la proposition, et voilà comment nous nous retrouvons au village d’Ailefroide en partance pour le refuge du Sélé, lieu d’où nous partirons demain matin pour notre ascension.

Tout au long de ce parcours sur sentier en ce début d’après-midi de chaleur, des souvenirs anciens me reviennent en mémoire au fur et à mesure de notre progression. Je me souviens d’une magnifique course à ski de randonnée en direction de la pointe des Bœufs Rouges, par des conditions de neige fabuleuses, qui nous permettaient une progression rapide. Je me remémore aussi l’ascension du très étroit couloir du Pelas-Vernet, qui se cache au fond d’une faille profonde. Tout cela remonte à plus de trente ans, cependant les souvenirs sont très présents et précis. Certaines expériences vous marquent de façon indélébile au-delà des jours qui s’écoulent. Une vie est balisée un peu à la manière d’une côte dans le brouillard, ponctuée de phares afin de permettre la poursuite de sa route vers un futur peuplé d’incertitudes. Le temps passe vite !

Voilà aussi ce que je viens chercher en acceptant la proposition de mon guide. Je suis à la recherche du souvenir, faisant revivre des sensations fortes éprouvées dans ce massif montagneux, il y a déjà bien longtemps. Tout à ma réflexion, nous avançons rapidement et en deux heures et demie nous atteignons le refuge du Sélé. C’est la première fois que je m’y rends. Ces dernières années, je ne fréquentais plus trop les refuges, de peur de la surpopulation, entraînant des nuits très inconfortables, dans la chaleur des dortoirs et dans le bruit des ronfleurs. Mais les modifications des habitudes des randonneurs et des grimpeurs, ainsi que des conditions d’enneigement ont amené à une fréquentation beaucoup moins importante de nombre de refuges de haute montagne. Cela n’est pas pour me déplaire, bien que ce soit fort triste pour les gardiens de ces refuges, qui exercent ce métier avec conviction, un peu à la manière d’un sacerdoce.

Ce soir, nous sommes une petite dizaine, ce qui est très peu en pleine saison estivale. Une cordée part pour la traversée du col du Sélé. Etant donné le faible enneigement et la longue distance sur glace vive cette randonnée représente à mon sens un véritable calvaire. Très logiquement les candidats ne se bousculent pas. Deux grimpeurs envisagent une escalade dans la face sud de Sialouze, réputée pour son rocher de grande qualité, ce qui est tout à fait remarquable pour l’Oisans, dont la réputation est plutôt liée au rocher incertain. Un guide et son client ont jeté leur dévolu sur la voie normale d’Ailefroide. Avec ces derniers, à cinq heures du matin nous partirons ensemble, nos chemins étant communs les premières heures. Cela ne fait pas grand monde pour cette bâtisse à large capacité. Demain soir, au grand désespoir du gardien, ils ne seront que trois, alors que nous sommes presque au week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus fréquentés.

Le repas du soir sera animé, discussion intéressante sur la montagne et autres sujets à connotation plus professionnelle. Nous aurons droit à du chamois en sauce, je ne sais pas s’il a été braconné dans le coin ? A la fin du repas le gardien, fort sympathique, nous fera un sérieux appel pour nous offrir un génépi maison. Mais nous résisterons et ignorerons son invitation. En effet, il détient une fameuse réputation, dont certains grimpeurs ne se sont pas relevés, étant redescendus du refuge avec une sérieuse gueule de bois, en oubliant jusqu’à la paroi pour laquelle ils étaient venus !

4heures30 lever, petit déjeuner sans entrain avec du pain pour le moins plus très frais, agrémenté d’un peu de beurre et d’une minuscule portion de confiture. A ces moments très matinaux, la faim n’est pour le moins pas très forte. Je me force donc à engloutir quelques tranches de pain. Dans le refuge nous nous équipons de nos baudriers dans un léger cliquetis métallique, dû aux mousquetons qui s’entrechoquent.

Nous attaquons la marche d’approche de nuit. Très vite le chemin conduit dans de petites barres rocheuses. Seul le halo de la lampe frontale permet de discerner les quelques mètres qui nous entourent. Ces marches sur terrain raide de nuit, alors que l’on vient juste de se réveiller, que les muscles sont encore froids et les mouvements mal assurés, sont impressionnantes et pas toujours très agréables. Dans une nuit opaque on s’imagine se promener au-dessus de vides abyssaux, toujours un peu tendu à l’idée de faire un faux pas, qui vous précipiterait vers une mort probable. Il n’en faut pas plus pour que le cerveau se réveille franchement et que la vigilance devienne extrême, à la recherche de prises de pied et de main au milieu des ténèbres. Cependant ces marches de nuit, un peu à tâtons, entouré d’immenses parois dont on ne distingue que les gigantesques silhouettes noir d’encre, qui se dessinent sur les étoiles, font partie intégrante des émotions que l’on vient chercher dans ces quêtes de sommets de haute montagne. On avance dans sa minuscule bulle de lumière, un peu à l’aveugle au milieu de ce décor d’immenses parois peuplées d’à-pics que l’on côtoie, à la manière d’un funambule qui ne distinguerait pas toujours très bien le filin sur lequel il est en équilibre. Ces absences de références précises, au milieu d’ombres qui migrent et se modifient au fil de vos pas font naître des illusions qui peuvent procurer de vrais vertiges, les informations fournies par les yeux et celles fournies par l’oreille interne pouvant différer. Voilà ce que représentent pour moi ces départs nocturnes, sur ce qui n’est plus des chemins et pas encore de l’escalade à proprement parler.

Heureusement, le jour ne tarde pas à se lever et cela rend la progression plus agréable. Les montagnes révèlent enfin leurs formes véritables. Éperons, faces et étendues glaciaires se différencient lentement dans une pénombre de moins en moins intense. Le ciel passe du noir profond au bleu, et enfin une teinte rouge sombre prend le dessus. Ce rouge devient de plus en plus vif, et cède à son tour devant le jaune, annonce imminente de l’apparition du soleil. Les faces rocheuses, par leurs teintes, en commençant par le sommet et avec un certain décalage dans le temps, suivent l’éclairement amorcé dans le ciel. De noires, elles virent au gris puis le rouge à son tour passe par tous les dégradés, pour enfin déboucher sur la véritable couleur de ce gneiss de l’Oisans, qui révèle une multitude de couleurs de l’ocre au vert pâle dû à certains lichens, sans oublier le rouge couleur rouille généré par certains oxydes de fer. Les glaciers dévoilent leurs véritables conditions. Ayant pris de l’altitude nous pouvons les observer du haut. Très nettement les parties de glace vive tranchent par leur froide couleur métallique bleutée sur les parties enneigées, plus blanches, quoique saupoudrées de débris de poussière dus à l’érosion très active dans ces zones de fortes amplitudes thermiques.

Après avoir contourné un vaste éperon, nous dépassons l’ancien refuge. Cette apparition d’une époque révolue nous plonge une centaine d’années dans le passé. Nous nous attendrions presque à voir sortir quelques alpinistes à chapeau, chaussés de chaussures à clous et portant des cordes en chanvre. Mais non, rien ne bouge, seuls peut-être les esprits des premiers ascensionnistes de ces cimes de l’Oisans se cachent encore parmi ce décor fantastique ? Un vaste vallon se découvre, et devant nous se dressent l’Ailefroide, le Coup de Sabre, le Pic sans Nom et son avant-poste l’aiguille de Sialouze. Le lieu est étrangement calme, Alors que 1500 mètres plus bas la vallée grouille de touristes, nous sommes seuls à contempler ce spectacle de la montagne qu’incendie le soleil. Il fait bon, pas un brin d’air. D’un pas alerte nous franchissons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du glacier. Lorsque nous l’atteignons, nous chaussons les crampons pour parcourir une glace dure mais heureusement peu raide. Rapidement elle cède la place à la neige, ce qui rend notre progression plus confortable. Plus nous approchons du pied de la paroi, plus elle nous semble immense du haut de ses 400 mètres. La neige se redresse en finale, alors que nous touchons au rocher.

Le départ de notre escalade n’est pas évident à trouver. En effet, on recherche toujours le premier piton qui indique le démarrage. Dans le cas présent il se situe à une quinzaine de mètres du sol et ne se distingue pas très bien. Christophe l’identifie cependant assez rapidement, après quelques tâtonnements dans une pente de neige raide. Nous soufflons, car le gardien nous a dit que la veille une cordée d’Anglais n’avait pas réussi à localiser le départ.

Nous enlevons nos crampons et nos chaussures de montagne, et enfilons nos chaussons d’escalade L’opération est assez aisée, car la neige fait un replat juste avant le rocher. Ce n’est pas toujours le cas, et parfois il faut faire tout un tas d’acrobaties dans une pente raide, en faisant attention de ne pas tomber et de ne pas laisser filer crampons ou chaussures dans la pente ou pire dans une crevasse. Rien de tel aujourd’hui, et c’est sans stress particulier que je me prépare.

Christophe attaque la première longueur et arrive à bout de corde sans avoir trouvé de vrai relais pour me faire venir. Assuré sur un seul piton il me demande de démarrer. Dans cette première longueur le rocher est constitué d’un granit sans grain assez glissant. La sensation est désagréable aux pieds, car justement ces derniers manquent d’adhérence. Mais l’escalade n’est pas trop difficile et le passage n’oppose pas de vraies difficultés. Après une vingtaine de mètres, je marque l’arrêt à mon tour, pour que Christophe reprenne sa progression à la recherche d’un véritable relais. Après une longue dalle à faible inclinaison, il trouve enfin ce qu’il cherche. Et tout au long de notre escalade, nous n’aurons plus de mauvaise surprise et les points d’arrêts sécurisés par au moins deux pitons se succéderont régulièrement. Après les cent premiers mètres, le granit glissant laisse soudainement la place à un joli gneiss coloré, au gros grain sur lequel les chaussons d’escalade font merveille.

La paroi est toujours très raide, pas très loin de la verticale, même par petites sections surplombante. L’itinéraire reste bien balisé par les pitons en place. Cependant ce rocher demande de la recherche dans le positionnement, car les prises bien souvent ne sont pas directes. Il faut alors recourir à des tractions en opposition sur des fissures que l’on prend latéralement ou par en dessous. Cela demande des efforts importants dans les doigts et les avant-bras. Pour moi qui n’ai pas un gros entraînement cela va virer dans la onzième et dernière longueur à la « bagarre de rue» et c’est à la limite des crampes dans les doigts que je vais me hisser sur ce sommet qui frôle les 3700 mètres d’altitude à un mètre près.

La vue y est saisissante de toutes parts. Là-bas au nord dans le lointain le Mont Blanc affiche sa silhouette, toute de blancheur, si caractéristique. Juste à nos pieds l’immense glacier noir déroule sa surface de cailloux. Juste en face la gigantesque face sud des Ecrins nous domine de plus de 400 mètres. Nous sommes encadrés le long de notre arête, d’un côté par le Pic sans Nom et de l’autre par l’Ailefroide. Loin au sud, le Sirac déploie sa grande crête, telle un râteau aux dents émoussées, si particulière. Je suis tout content de me trouver perché en ce lieu aérien. La fatigue fait son effet. J’ai du mal à m’alimenter. Cependant, je dois me forcer à ingurgiter quelques aliments énergétiques, comme des fruits secs, car une longue descente en rappel nous attend. Bien souvent, les accidents arrivent au cours de ces manœuvres du fait du relâchement de la vigilance due à la fatigue.

Christophe se lance dans le premier rappel, puis vient mon tour. Un dernier regard circulaire du haut de ce pic et je me laisse glisser le long de la corde. Ces opérations de descente sur un vide de plusieurs centaines de mètres sont toujours impressionnantes, bien que généralement techniquement faciles. D’où l’importance de ne pas se laisser gagner par la routine qui peut conduire à l’erreur, que l’on croirait impossible, et qui malheureusement se produit, même au détriment des plus forts. Et c’est ainsi que l’on se retrouve précipité dans le vide pour un dernier grand vol. Nos onze rappels se passent sans incident, si ce n’est une corde bloquée au cours du premier, et une petite manœuvre à quinze mètres du glacier, du fait de notre corde trop courte de cinquante centimètres pour rejoindre le dernier piton, ce qui a impliqué un petit pas d’équilibriste sans assurance.

Enfin nous voilà de retour sur la neige. Durant notre escalade la glace sous-jacente a bougé, et l’une de mes chaussures posée à même le sol s’est déplacée, enfoncée dans une petite dépression. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour qu’elle soit précipitée dans la rimaye, profonde crevasse à la séparation de la glace et du rocher. Je n’ose imaginer comment j’aurais pu redescendre ce glacier avec une seule chaussure de montagne, les chaussons d’escalade, n’étant pas du tout, mais alors pas du tout prévus à cet effet. Mais la montagne s’est montrée encore une fois clémente à mon égard.

Il ne nous reste plus qu’à nous lancer dans une immense descente de 1700 mètres de dénivelé, en passant par le refuge, afin de retrouver la voiture tout en bas dans la vallée. A 19 heures nous atteignons le refuge. Plus que 1000mètres de dénivelé à descendre. Ils vont me sembler très longs. La montagne a été désertée par les randonneurs, montés pour la journée au refuge. Les chamois ont repris possession des lieux et ils ne sont pas farouches du tout. Nous les approchons à quelques dizaines de mètres et ils continuent sans trop d’inquiétude à brouter herbe et feuillage. Une mère et son petit, juchés sur une légère crête juste au-dessus du chemin nous regardent passer avec curiosité. La nuit nous surprend dans la descente, que nous finissons par trouver interminable. Dans les passages en forêt, la pénombre se fait bien réelle. Enfin, entre les troncs d’arbres, nous voyons apparaître les lumières du camping. Ça y est nous en avons fini, la voiture nous attend bien sagement. Il est 21heure30. Depuis cinq heures du matin, nous ne nous sommes pratiquement pas arrêtés et c’est avec plaisir que je m’assois dans mon véhicule. Il ne nous reste plus qu’à retourner à Gap qui est distante de 80 kilomètres. La nuit est particulièrement limpide et nous sommes le 11 août, période des pluies d’étoiles filantes. J’en vois une belle zébrer le ciel au-dessus du lac de Serre-Ponçon, alors que je conduis. Dernier petit clin d’œil de la nature au cours de cette journée bien remplie.

Je suis rentré chez moi depuis deux jours, je prends le (vieux) guide du massif des Ecrins de Lucien Devies et Maurice Laloue. Pour moi ce livre de couleur rouge, édité en 1946, représente une véritable bible du massif. A le lire, c’est toute l’histoire de la découverte de ces montagnes que l’on suit. Les dessins des parois à l’encre sont très précis. Page 61, sur une demi-feuille le Pic Sans Nom, entouré de la Pointe Puiseux et du Pic du Coup de Sabre, affiche sa grandiose face nord. Le Pic du Coup de Sabre est dénommé Petit Pic Sans Nom. Une correction à l’encre bleue rectifie cette erreur d’appellation. Je reconnais cette écriture, c’est celle de mon père qui avait acheté ce livre en 1956. Je sais que son esprit est encore là-haut. Il m’avait demandé d’aller répandre ses cendres sur un sommet de la région. Il avait finalement changé d’avis, de peur que je prenne des risques en accomplissant ses dernières volontés. Cette rectification à l’encre bleue, d’une écriture ferme et droite, est la preuve, qu’au cours de cette plongée de ces deux derniers jours au cœur de ce sanctuaire qu’il aimait tant, il était là, et qu’il participait à mon plaisir, bien que ma pratique de l’escalade difficile ait toujours provoqué chez lui une certaine crainte pour mon intégrité physique.
Recherche d'itinéraire pour la France et l'Italie English translation pending
by Elyanestonge · 2012-09-09 · 36 replies
Bonjour !

Je suis une québécoise de 20 ans désireuse de partir en Europe avec une amie pour découvrir les beautés de la France et l'Italie. Comme je n'ai jamais voyagé en Europe, j'aurai besoin de conseils pour réaliser ce voyage de 3 semaines.

Nous désirons partir au mois d'octobre, et avons prévu un budget de 4000 dollars maximum pour les 3 semaines. Nous voulons entre autre se meler a la culture et connaitre les traditions, voir des paysages à couper le souffle, visiter des musés et monuments historiques et rencontrer des gens de là-bas. Mon amie et moi avons prévu séjourner dans les auberges jeunesse pour économiser le plus possible, et nous avons également pensé à utiliser le TGV de nuits entre certaines destinations dans ce même but.

Ceci étant dit, j'ai élaboré un itinéraire possible en me fiant aux commentaires de mon entourages et aux endroits que j'aimerais visiter. J'aimerais que vous m'aidiez en me recommandant ou non certains endroits !

Voici l'itinéraire auquel je pensais:

FRANCE

1. Arrivée à Paris (4-5 jours) Nous avons des amis qui nous hébergeraient pour une durée de 4 ou 5 jours ( Q: Est-ce que 4 ou 5 jours suffisent pour visiter cette belle ville?)

2. Lyon (2 jours) Nous désirons prendre un TGV pour se rendre vers Lyon. Nous prévoyons y rester 2 jours pour y visiter entre autre la colline de Fourvière et le quartier de la Croix rousse (Q: D'autres choses à ne pas manquer à Lyon?)

3. Arlès (1 jour) Nous nous arrêterons par la suite dans la petite ville D'Arlès, qui nous a été fortemement conseillé. Cependant, je n'en connais pas beaucoup sur elle, alors j'ignore quoi visiter, et combien de jour y rester?

4. Marseille (2 jours) Notre quatrième arrêt serait à Marseille. Par contre, nous nous demandions si un arrêt à Avignon avant cette destinantion en voudrait la peine? À Marseille, nous voulons visiter Notre-Dame de la Garde, le Chateau d'IF et les Calanques.

5. Nice (2 jours) Notre cinquième destination serait Nice, Monaco. (Q: Cependant, la côte d'Azur nous a été déconseillé, car c'est trop touristique et très cher. Qu'en pensez-vous? Est-ce que cela vaut la peine, même au mois d'Octobre?)

6. Arrêt à Menton?

ITALIE

7. Cinq-Terre (1 ou 2 jours) Cette destination nous a été fortement conseillé. Je ne connais pas vraiment cet endroit, alors j'ignore quoi ne pas manquer ?

8. Florence (2 ou 3 jours) Nous prévoyons nous arrêter à la belle ville de Florence. Cette ville est composée de magnifiques monuments, alors nous ne savons pas par où commencer? Nous voulons du moins visiter le Duomo et les Jardin de Boboli. Comme nous disposons de 3 jours, nous devons pensez à un itinéraire logique qui nous permettrait d'en voir le plus possible. Des suggestions?

9. Venise (2 ou 3 jours) Notre avant-dernière destinantion serait Venise. Même si elle n'est pas complètement dans notre chemin, je pense qu'elle vaut le détour. Nous désirons visiter la place st-marc, la basilique et le palais des Doges, entre autre.

10. Rome (4 ou 5 jours) Quoi de mieux que Rome pour terminer de merveilleux périple

Alors voilà. Désolée si le message est un peu long et peu précis, mais j'ai voulu écrire via ce site pour me faire éclaircir et conseiller. Cet itinéraire n'est aucunement formel, il peu y avoir place à beaucoup de changements.

Merci d'avance pour vos judicieux conseils
À pied de Provence en Alsace (printemps 2012) English translation pending
by Mjp · 2012-09-07 · 2 replies
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012. L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html

De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5

Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.

Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...

C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.

Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.

"Se hace camino al andar"

Entre Provence et Drôme

8 avril: Jouques – Grambois

A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...

9 avril: Grambois -Céreste

Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.

10 avril: Céreste – Chaloux

Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.

Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.

11 avril: Chaloux – Sault

En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.

Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .

Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.

12 avril: Sault – Vergol

Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.

13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze

Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.

Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.

A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.

14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans

Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.

15 avril: Rosans – Valdrome

Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.

Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...

16 avril: Valdrome – Beaurières

Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.

Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.

17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois

Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.

18 avril: Châtillon en Diois – Die

Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.

lDe Vercors en Chartreuse

19 avril: Die – Vassieux

Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...

20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors

Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre

21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon

Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.

22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte

De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.

23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble

De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !

24 avril: Grenoble – Le Sappey

Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.

25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse

Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...

26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers

Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.

Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !

27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire

Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!

A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.

28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens

Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.

La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.

29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne

Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.

30 avril: Yenne – Culoz

Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.

lAu long du Jura

1er mai: Culoz – Songieu

Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.

2 mai: Songieu – Le Catray

La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.

3 mai: Le Catray – Giron

Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!

4 mai: Giron – La Pesse

Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...

Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.

5 mai: La Pesse – Lajoux

Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.

6 mai: Lajoux – Prémanon

Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.

7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois

Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.

L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.

Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.

8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe

Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.

9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs

Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.

10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier

Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.

11 mai: Pontarlier – Les Alliés

Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.

12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu

Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.

13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac

La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.

14 mai: Villers le Lac – La Rasse

Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...

15 mai: La Rasse – Fessevillers

Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.

Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...

16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte

Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !

Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru

Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent

Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire

Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous

Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous

Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu

Y a com' un p'tit souci de synchronisation...

17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt

Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...

Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.

Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.

18 mai: Vandoncourt – Belfort

Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.

La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.

Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...

Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.

lTraversée des Vosges

19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux

Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.

20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg

En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!

Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.

21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon

Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.

22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron

Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.

23 mai: Grand Ventron – Trois Fours

Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.

24 mai: Trois Fours – Munster

Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.

25 mai: Munster – Fréland

Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,

de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,

de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.

Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...

Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.

Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...

26 mai: Fréland – La Vancelle

En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).

Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.

27 mai: La Vancelle – Le Hohwald

Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.

28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach

Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.

29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas

L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.

Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.

30 mai: Engenthal le Bas – Saverne

Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.

Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.

31 mai: Saverne – Ingwiller

Recette pour allonger une étape:

• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers

• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien

• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux

• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges

• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu

Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue

Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.

1er juin: Ingwiller – Niederbronn

Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.

2 juin: Niederbronn – Wissembourg

Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).

Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Un mois dans les Andes, péripéties en altitude English translation pending
by Diamina · 2012-09-07 · 348 replies
Salut tout le monde,

message modifié le 23 juin 2013

J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.

D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11

post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes
http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;

post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365

message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.

Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.

Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,

Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.

Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.

Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.





Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).



Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.

La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.



La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!

Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.

Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.

Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!

Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.





Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.



Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,









Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),

différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)



les viscaches,

Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.



puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).



Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.

L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!

Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.

Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.

Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.



Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.





J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.

Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.



A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.

1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.

Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;







Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.







S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,



la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.



Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....





Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.

Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!

Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.

Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.



Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.

Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!



Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.

Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!

Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!

C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
Un semaine au Nouveau-Mexique début novembre English translation pending
by Max68 · 2012-09-05 · 200 replies
Bonsoir tous 🙂,

Profitant d'un opportunité dans notre agenda familiale nous avons décidé de nous rendre au Nouveau-Mexique (on n'a pas eu notre dose annuelle d'Ouest). Nous arriverons à Albuquerque le samedi 27 octobre à 18 h pour en repartir le dimanche 4 à 10h30.

Les sites qu'on aimerait voir: Albuquerque - Acoma Pueblo - Chaco Culture - Bisti Badland - Ojito Wilderness (merci Bern) - Tent Rocks - Sant Fe - Chimayo - Taos - White Sand.

Si vous avez d'autres suggestions elles sont le bienvenu.

Maintenant il faut remuer tout cela et en faire un circuit limitant les kms.😇 Mais là je sèche, j'avais fait une première version mais j'ai dû laisser tomber car Santa Fe un dimanche c'est bof.🤪

Alors je vous livre l'état de mes réflexions en attendant vos avis:

J1 samedi: bon là on arrive à 18 h donc rien J2 dimanche: je sais déjà que pas Santa Fe (magasins fermés) ni Tent Rocks (très couru le Week-end) J3,4 lundi, mardi: Bisti, Chaco, Ojito J5 mercredi: cuba - Taos via la 126 puis la 4 ( en passant par Los Alamos ) J6 jeudi: Taos - Santa Fe par la 76 J7 vendredi: Santa Fe - White Sands (Las Cruces ou Alamogrodo) J8 samedi: White Sand - Albuquerque (avec un arrêt à Bosque Del Apache s'il y a des oiseaux à voir) J9 on repart

Pour organiser les jours 3 et 4 j'aurais aimé savoir: - s'il y a un moyen pour rallier Bisti depuis Chaco Culture ? - Y a-t-il des hôtels que quelqu'un connaisse à Cuba ? - Où dormir ? - combien de temps consacrer à chaque site et comment organiser leur visite pour minimiser les déplacements ?

Pour le jour 8: comment savoir s'il y a des oiseaux à Bosque Del Apache ?

Pour White Sands: vaut-il les 8h18 de trajets ?

Par avance merci pour votre aide 🙂🙂🙂

Cordialement

Max
Retour d'expériences (provisoire) sur l'Ouest américain: top trois, top flop English translation pending
by Pong · 2012-09-04 · 81 replies
Allez, je crée un Post rien que pour ce Retour d'expériences, c'est plus sympa je trouve, et j'en ai un peu marre des virus...🤪

Résumé des épisodes précédents :de Pong à Mikalkwin (qui rentre de 5 semaines des US):Ok pour attendre "quelque chose de structuré et utile" ce sera déjà bcp, mais peut-être juste un Top 3 et un Top Flop ? Histoire de patienter... 😇 (avec un Post rien que pour toi !)réponse de MikalkwinAlors, pour faire patienter et parce que c'est demandé gentiment 😉:

top 3 : Yellowstone, parce que ça m'a rappelé l'Islande, un peu (bien que déçue lors de mon jour d'arrivée dans le parc). La ville et et le zoo de San Diego (surtout le zoo, nous sommes de grands enfants) Le survol en hélico du grand canyon le jour de mes 33 ans (parce que j'aime bien l'hélico et me faire des cadeaux :))

top flop : Yosemite, parce que trop de monde et finalement, pas vraiment adapté à mes "goûts" San Francisco, parce qu'aucune surprise et pas vraiment d'emerveillement Four Corners, parce que je pensais que les travaux effectués sur place auraient pu mieux mettre en valeur le site

Je n'ai pas fait de post dédié pour le moment car je pense que ce top3/top flop évoluera au fur et à mesure que je coucherai mes souvenirs sur le papier (l'écran en l'occurrence).

A+de Aimejacquet :Dis donc Aurélia tu m'inquiètes sur Yosemite : certes ça a l'air blindé, mais je me disais au contraire que ça allait être vraiment cool niveau nature et tout le reste.. Un conseil sur la rando à faire si l'on ne fait pas Halfdome ? Grand Canyon en hélico : depuis LV ? is it (very) expensive ?réponse de MikalkwinDésolée, je n'ai pas randonné à Yosemite, je ne pourrai pas te renseigner (hormis une belle balade de 3h à Mariposa et celle de Tuolomne Grove, mais je doute que tu y ailles pour y voir les séquoias). C'est aussi sûrement pour ça que j'ai eu cette impression de monde (sauf à Mariposa, car pour une raison inconnu, pas de navette ce matin là et personne ou presque).

Pour l'hélico, c'était depuis le grand canyon south rim, j'ai payé 236.86 dollars TTC par personne pour le tour "Grand Kingdom" décrit ici :
http://www.papillon.com/...d=309&lang=en-USde POngMerci bcp pour ces premiers éléments à chaud, ça fait plaisir ! 🙂
Worldwide Project": Paris - Saïgon à bicyclette English translation pending
by BWWhite · 2012-09-04 · 73 replies
"Autonomie. Ecologie. Esprit."

Aujourd'hui débute l'ascension vers une émancipation vis-à-vis de la machine sociétale.

Finalement répugné par mon ignorance et mon manque d'autonomie, il est enfin décidé que je mettrai tout en oeuvre pour m'écarter le plus possible de cette machine qui nous maintient en vie sans pour autant nous rendre plus sereins, plus fiers ou plus indépendants.

Vivre comme un indigène avec un slip de feuilles n'est pas non plus le but, mais grâce aux technologies que nous possédons aujourd'hui, je pense qu'il est possible de vivre une vie sereine et autonome à moindre coût. C'est d'ailleurs le principal problème, parmi d'autres, qui a eu raison de Christopher Johnson McCandless: une carence technologique. De nos jours, grâce à la technologie, il est possible d'avoir au creux de sa main tout le savoir des ancêtres, mais aussi celui des scientifiques d'aujourd'hui.

Il subsiste des tas de gens dans le monde, sachant encore faire leur pain, pêcher leur poisson, faire pousser leurs légumes, tanner leurs peaux, construire leur toit ou encore forger leurs outils... C'est vers ce savoir ancestral que je souhaite désormais me tourner, celui-ci le plus proche d'une vie authentique dont on est persuadé qu'elle s’enrichira d'aventures, ces dernières sans commune mesure avec l'actuelle société de consommation, de surcroît, répugnante.

Qu'est ce qui a bien pu tous nous pousser à oublier de telles valeurs? De telles richesses?

A partir d'aujourd'hui, je vous partagerai cette histoire dont je ne connais encore rien moi-même et tenterai de vous prouver qu'une autre manière de vivre est possible; plus naturelle; plus réelle.

BW

La page du projet:
http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)

Me voilà donc ici, face à vous, quelques lecteurs... Cela fait bizarre de parler à du monde, même si ce n'est qu'au travers du net. Je n'ai plus vraiment l'habitude de lier de contacts amicaux avec de nouvelles personnes; d'ordinaire, c'n'est pas du tout mon truc.

Voilà où j'en suis; nous allons faire bref:

Désoeuvré de devoir reprendre un projet mort dans l'oeuf dans un climat et une société que je n'aime plus vraiment; et toujours cette envie qui me taraude depuis des années de vivre de manière plus naturelle, d'acquérir un savoir d'autonomie, de faire un voyage hors du commun... Et bien je me sens piégé ici encore pour belle lurette alors que je pense qu'une autre vie est possible...

Relativement chiant comme sensation, tous les jours.

L'idée serait de réunir un minimum de fonds afin d'obtenir le maximum d'autonomie. Renouer avec la nature et vivre avec elle. Et enfin se mettre à l'épreuve afin d'acquérir un savoir utile.

- L'expérience totale

Aller à Saïgon de manière autonome. Rallier le parc national Nam Cat Tien. Leur offrir un projet de maison d'hôtes écologique, autonome et moderne de petite taille (80~100m²) afin que les touristes puissent y séjourner et constater d'eux mêmes qu'une vie proche de la nature et écologique n'est pas synonyme d'une vie indigente, mais bel est bien d'une richesse réelle.

Viendra ensuite l'élaboration puis la mise en oeuvre de l'habitation bioclimatique; tout y passera: Recyclage de matériau, stockage et purification des eaux de pluie, eau chaude par compostage de végétaux, énergie solaire, puit provençal, isolation paille, permaculture, élevage d'animaux, mobilier naturel, facilité de mise en oeuvre, facilité de transport (!) et j'en passe... le but étant donc d'obtenir la plus grande autonomie dans un milieu naturel calme, et ce au coût le plus juste, vous l'aurez compris. Ici, tradition ancestrale et modernité se tiendront la main.

Les fonds récoltés grâce au tourisme seront partagés simplement: 50% ira directement pour la sauvegarde de Nam Cat Tien, et les autres 50% dans la poursuite du projet de maisons d'hôtes autonomes en milieu naturel afin de continuer de promouvoir le mode de vie qui en découle.

A terme je souhaite récupérer la nationalité de mon père, ce qui devrait prendre 5 ans. S'en suivra alors l'achat d'un bout de terre au Vietnam pour y implanter ma propre habitation en indépendance énergétique et alimentaire, le tout en mon nom (100% propriétaire). En attendant ces 5 années, je ne pourrai rien posséder au Vietnam.

Pari fou? Peut-être... Ce qui est sûr est que si je ne tente rien, indubitablement il ne se passera rien; ne sachant pas ainsi si le jeu en vaut la chandelle alors l'on parle ici bel et bien d'Art de Vivre moderne en milieu naturel.

31 ans. Appelez moi BW, cela me conviendra très bien.

Donc, je suis tout ce qu'il y a de plus lambda: un peu sociopathe, un peu schizoïde, je gagnais 2000€, je dépensais tout dans le mois et j'avais envie de vivre quelque chose de réel. J'ai claqué la porte et là j'me lance.

Je ne suis pas sportif de haut niveau, ni n'ai fait de grandes études. J'avais juste un taf et un toit, et de la bouffe.

Si vous souhaitez voir mon profil pro, bien à votre aise: http://vn.viadeo.com/fr/profile/bw.white

Je ne suis rien, comme pas mal de monde...

Ah oui, tiens? Qui êtes - vous?

Alors vous, vous êtes mes lecteurs; je ne vous connais pas pour l'instant, mais peut-être que vous serez ému par ce récit; cette épreuve de vie à laquelle je souhaite faire face pour me libérer un peu plus de la machine. Peut-être verrons-nous ensemble que derrière la platitude de la consommation de masse se cache un monde d'autonomie moderne serein et abordable. Peut-être que, tout comme moi, vous souhaiterez connaitre la suite de cette expérience au travers de ces lignes. Peut-être qu'à vous aussi cela vous donnera envie, par la suite, de vous essayer à ce mode de vie...

Libre à vous! Je ne suis là que pour expérimenter.

Tout ce que j'espère est simplement de pouvoir satisfaire vos attentes; voire, encore mieux, vous en mettre plein les yeux au travers de cette conquête!

- Epreuve Alpha

- Détails -

Départ: Rambouillet, France Arrivée: Saïgon, Vietnam Mode de voyage: Byciclette "La Vagabonde" Distance: A méditer Temps de parcours: inconnu

- Préparation -

La liste de matériel pour un départ en bicyclette d'une telle envergure est assez longue, car il faut se préparer à affronter des conditions de vie autres que celles que nous connaissons dans le douillet confort sociétal. Renouer avec la nature à tout de même un prix: y survivre.

De nos jours il apparaît clairement que très peu d'entre nous survivrait sur le long terme à la nature sauvage sans un entrainement et un équipement adéquat. C'est d'ailleurs probablement pour cette raison que l'être humain a développé des sociétés où tout lui est simplifié.

Aujourd'hui, pléthores d'objets permettent de vous préparer à un tel périple. Sans tomber non plus dans le gadget, il existe des tas d'équipements performants, légers, endurants, solides, qui ont, certes, un prix conséquent, mais qui, s'ils sont mariés les uns aux autres, peuvent vous fournir une armure autonome de voyage.

Qu'est ce que j'entends par là..? J'entends aujourd'hui me satisfaire au maximum d'un mode de transport qui, mis à part son investissement de base, sera pour le reste de la vie très peu coûteux. Ce long voyage à vélo n'est qu'une manière de prouver que tout est possible avec le bon matériel.

Une fois arrivé à destination, La Vagabonde restera mon principal moyen de transport; et le reste de mon équipement, avec un bon entretien de celui-ci, restera un fidèle allier de voyage durant de longues années.

Nous allons donc dresser ci-après une liste de matériel de qualité durable, non exhaustive, qu'il serait judicieux de posséder pour cette nouvelle vie. Cette liste pourra vous paraître incomplète ou erronée, n'hésitez donc pas à soumettre vos propres idées sur la page Facebook du projet.

Note: Les équipements marqués d'un (?) ne sont pas définitifs. Ceux marqués d'un (#) sont ceux que je possède déjà à l'heure de ces lignes.

### Transport:

- Byciclette Cross Road sur mesure de VAGABONDE http://www.vagabondecycles.com/ - 2 gourdes NALGENE Silo 1,5L http://store.nalgene.com/ 3000g environ pleines

POIDS TOTAL DU MODE DE TRANSPORT: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 3000g Estimation poids final: 13000g Estimation du tarif: 5000€

### Toolkit + Medikit:

- Sac Sabercat versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1000g

- LEATHERMAN Wave http://www.leatherman.com/ 241g - Multi-tool TOPEAK Alien 3 http://www.topeak.com/ 272g - Clef à molette FACOM compacte 6-20 mm 170g - Démonte-pneu plastique - 2 chambres à air http://www.schwalbe.com/ 300g - 2 pneus de secours Marathon Mondial Evolution http://www.schwalbe.com/ 1140g - Kit 20 rustines sans colle - Pompe à vélo compacte Zefal Viteo http://www.zefal.com/ 140g - Câbles de freins - Câbles Vitesses - Outils spéciaux Vagabonde / Rohloff (?) - Super glue 10g - Fil de pêche > 10kg - Hameçons / poids / Flotteur - Pierre de magnésium - 2 cubes allume-feu naturels (#) - Brosse à dents usagée (#) - Bout d'éponge (#) - 3 Bouts de t-shirt (#) - Crayon à papier (#) - Cirage (?)

- 5 tulles gras - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Fil de pêche ultra fin + Aiguilles - Pince à épiler - Tire tique (#)

- 2 Bandanas / Foulards - 1 Rasoir (#) - Tondeuse compacte (#) - Brosse à dents (#) - Dentifrice (#) - Savon (#) - Peau de chamois - Petit miroir (#) - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - 5 immodium (Diahrrée) - 5 Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - 5 Fervex (Rhume / état grippal) - 1 rouleau de Papier toilette (#) - 30 cotons tiges (#) - 2 sacs ziplock (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: 3273g Estimation poids final: 4000g Estimation du tarif: 550€

### Kit bivouac "Bouclier Ultime"

- Sac à dos Monsoon de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1270g

- Tente VAUDE Power Lizard UL http://www.vaude.com/ 1050g - Duvet SIR JOSEPH koteka 500 L http://www.sirjoseph.cz/ 880g - Matelas EXPED SynMat UL 7 http://www.exped.com 470g - Hamac TICKET TO THE MOON + Attaches http://ticketothemoon.com/ 800g (#) - Tarp TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 660g - Moustiquaire TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 450g - Doudoune SIR JOSEPH Koteka Jacket http://www.sirjoseph.cz/ 550g - Poncho EXPED Daypack Poncho UL http://www.exped.com 255g - Jambières EXPED Chaps http://www.exped.com 150g - Space blanket 325g - Bonnet (#) - gants - Écharpe (#)

- Corde 30m 10.2mm 1950g - Paracord 30m + 15m 300g

- Baudrier PETZL Hirundos http://www.petzl.com 315g - Bloqueur PETZL Shunt http://www.petzl.com 188g - Bloqueur PETZL Ascension http://www.petzl.com 195g - Poulie PETZL Micro Taxion http://www.petzl.com 85g - Mousqueton PETZL Attache 3D http://www.petzl.com 55g

- Kit filtrage eau Aquamira Frontier Pro http://www.aquamira.com/ 65g - Camelbak Source Widepac 3L http://sourceoutdoor.com/ 125g - 2 gourdes NALGENE Wide mouth 1L http://store.nalgene.com/ 2000g environ pleines - 5 sacs ziplock

- Réchaud OPTIMUS Svea 123 http://www.optimusstoves.com/ 550g - Flask combustible 220ml 220g (#) - Couverts (#) - Briquet (#)

- Stylo - Lampe tactique MAGLITE Led X200 http://www.boutique-maglite.com 104g - Couteau COLD STEEL Pocket Bushman 180g (#) - Sarbacane carbone 350g (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 13542g Estimation poids final: 14000g Estimation du tarif: 2100€

### Kit "Wired"

- Sac Jumbo S-Type versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 820g - Porte feuille Traveler Deluxe de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/

- Chargeur solaire POWER TRAVELER Power Monkey Extreme https://powertraveller.com/ 460g - Chargeur de piles VOLTCRAFT CM420 http://www.voltcraft.nl/ - 6 accus SANYO AAA 1000 mAh http://www.sanyo.fr/ - 4 accus SANYO AA 2500 mAh http://www.sanyo.fr/ (?)

- iPod Touch 5e génération 64go APPLE http://store.apple.com 101g (Non dispo à l'heure de ces lignes) - Ecouteurs ATOMIC FLOYD Super Darts http://www.atomicfloyd.com/ - Appareil photo SONY Nex 7 + objectif Pancake http://www.sony.fr/ 350g - Mini Modem Wifi + 3g ZTE MF-30 sans fil http://www.zte.com.fr (#) - Téléphone pourri - GPS (modèle à définir, j'n'y connais encore rien)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 1731g Estimation poids final: 2500g Estimation du tarif: 2500€

### Kit "Dressing"

- Sac EASTPAK modèle inconnu http://www.eastpak.com/ (#)

- Paire de chaussettes légères (#) - Paire de chaussettes chaudes - Jogging (#) - Chemise manches longues légère(#) - Chemise manches longues chaude - Pantalon collant sport - T-shirt manches longues moulant sport - Sous vêtements DAMART longs indice 5 (haut & bas) http://www.damart.fr/ - 3 boxers (#) - Lunettes de vue (#) - Lunettes de soleil

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: Inconnu Estimation poids final: 3500g Estimation du tarif: 400€

- Quid des mes choix matériels -

Lorsque l'on voit cette liste incroyable de matériel, et ce sans même parler du kit technologique, ici dénommé "Wired", on se demande bien ce qui a pu faire en sorte que l'on soit aussi peu résistant au climat et à la nature par rapport aux autres animaux qui, pour certains, arrivent à vivre par exemple à des températures négatives extrêmes avec une simple couche de poils ou de plumes... Je trouve cela assez ahurissant! J'aurais tendance à dire que ce qui a fait que nous somme aussi faible face au monde naturel, c'est notre cerveau sur-développé. Celui-ci à abrogé notre instinct animal, modifiant peu à peu au fil des ères nos gènes et nos corps... le confort que nous nous efforçons de perfectionner depuis des millénaires nous a finalement rendu chétifs; tout cela en maltraitant toujours un peu plus cette planète et sa biodiversité. Enfin, ce n'est qu'une théorie bidon dont moi seul ai le secret; car au final, je n'en sais foutrement rien!

Revenons plutôt à nos moutons! Je suis faible et j'ai besoin d'une tonne de matos! M'enfin, quelque part je ne vais pas dans le sud de la France sous un beau soleil; cela me parait normal de préparer un voyage de cette taille, avec différents climats sur ma route... Je n'envisageais franchement pas de partir "en slip", croyez-le bien!

Je vais donc faire un debriefing "du pourquoi du comment" j'ai choisi certaines choses. Certains approuveront et d'autres pas... C'est comme cela je présume; mais bon, toute critique est bonne à prendre.

Reprenons la liste à partir du début... Oui, là haut, la bicyclette estimée à 5000€, vous voyez..? Cela reste une estimation, surement un peu au dessus du juste prix, mais je ne dois pas taper bien loin. De toutes manières, lorsque je vais les rencontrer, je vais essayer de tirer les prix au maximum vers le bas, mais il ne faudra pas rêver, je ne vais pas avoir du -50%... d'ailleurs ces gens là ne s'embarrassent même pas avec les soldes. Leur truc c'est la qualité et la robustesse extrême; rien à foutre des soldes...

Comme certains, au départ je me suis dit "Mais ils délirent les mecs! C'pas possible..." en voyant le prix de certains vélos; puis les années passant j'ai commencé un peu plus à comprendre pourquoi un vélo pouvait au final coûter plusieurs milliers d'euros. Moi j'ai fait du vélo non-stop pendant 1 an et demi, et c'est d'ailleurs là que j'ai repris le goût de ce moyen de transport. J'ai roulé sur un pauvre VTT de merde à 300 balles (€) durant tout ce temps, faisant 17 bornes en 50 minutes pour me rendre au taf, et la même pour revenir. Je l'aimais ce vélo... Mais il était très peu performant, lourd, et l'entretien tous les 4 mois car j'achetais des pièces pas chères un peu merdiques me coûtait environ 150€. Plusieurs fois je suis tombé en panne de vélo; pas des crevaisons, de vraies pannes dont pour certaines je suis rentré à pieds, je tiens à le souligner... 2 ou 3 fois il me semble. Des petites merdes, rien de très grave lorsque l'on vit constamment en société avec des gens tout l'temps et partout.

Aujourd'hui, je veux partir en expédition à l'autre bout du monde, traverser des contrées désertiques, éviter au maximum les grandes villes pour m'ébahir de la beauté naturelle. Ce qui me ferait un peu chier, c'est que je sois en pleine pampa, pas de réseau, personne, presque plus d'eau dans les gourdes et que je tombe en panne de vélo... vous voyez le truc?

C'est pour cela que j'ai choisi VAGABONDE si je dois me procurer une monture. Oui, c'est cher. Par contre, pour ce prix la, vous avez la crème de la crème de la bicyclette. Cette équipe conçoit votre vélo sur mesure; c'est à dire qu'il faut se rendre à Valence afin de passer un après-midi avec eux pour faire une étude de posture, prendre vos mensurations, et préciser vos besoins. Votre vélo est conçu à partir de vous et de vos projets, pas à partir de zéro comme en grande surface ou autre... J'ai lu pas mal de commentaires de grands voyageurs (pas du vélotaf, donc) sur les randonneuses VAGABONDE, et leur verdict est unanime: qualité, robustesse, confort, sérénité... Ces machines sont faites pour avaler des milliers de kilomètres sans sourciller. C'est d'ailleurs surement le vélo que j'utiliserai jusqu'à la fin de mes jours si j'en prends correctement soin, sans compter les économies de pétrole, d'assurances, d'entretien, de contrôle technique, malus pollution etc, etc...

Passons maintenant au kit que j'appelle "Bouclier Ultime". Comme je vous l'ai dit avant, j'ai fait du vélo pendant 1 an et demi, et j'ai affronté 2 hivers. Si j'ai appelé mon kit bivouac de la sorte, c'est parce que j'avais l'habitude d'appeler toutes mes couches de fringues pour faire du vélo en période hivernale mon "Armure". Grâce à elle, je n'ai jamais eu froid et n'ai jamais été mouillé. J'avais même très chaud, et c'était très bien pour l'hiver. Vous comprenez surement maintenant pourquoi j'ai appelé mon kit bivouac le "Bouclier Ultime", si vous arrivez un tant soit peu à imaginer le contexte dans lequel je souhaite m'embarquer... Pour simple anecdote, j'ai testé mon hamac l'autre fois, cet été, dans la Baie de Somme. La journée il a fait relativement bon, aux environs de 30° je présume... Du reste est-il que le soir j'ai voulu tester mon hamac avec mon vieux blouson que j'appelle "Ma Peau" (oui, j'donne plein de petits noms à mes objet utiles... Chut! Arrête de t'marrer... ;) posé sur moi en guise de couverture de fortune. Je me suis réveillé aux alentours de 5h du mat', le nez coulant et grelottant; il ne devait pas faire loin de 10°, ou en tout du moins j'en avais l'impression, avec un bon petit vent qui me glaçait le dos sous le hamac... J'ai passé une sale fin de nuit (Je suis resté 2h de plus à essayer de résister avant de rentrer dans ma piaule...) et je suis bien tombé malade!

J'ai toussé comme un porc pendant 2 jours, bronches encombrées, nez qui coule; bref, l'enfer.

Je vous laisse maintenant imaginer la même chose en milieu naturel, sans la piaule à côté, alors que vous avez fait une étape de 150km ou plus dans la journée... Si vous passez une mauvaise nuit comme j'ai passé l'autre fois, vous pouvez tomber malade et en prime être incapable de reprendre la route pendant plusieurs jours.

Oui, cette fois encore, le "Bouclier Ultime" vaut du pognon. Mais il fera en sorte que je passe de vraies nuits de repos pour mieux reprendre la route le lendemain, plutôt que des nuits d'enfer me forçant à rester au milieu de nulle part pour me rétablir d'une quelconque maladie que j'aurai choppé. De plus, ce prix se justifie par le fait que je n'ai choisi que du matériel très léger afin de me rendre le voyage plus agréable, et qui est aussi réputé pour sa qualité auprès d'une grosse masse de randonneurs sur le net. En plus, je ne parle ici que des nuits, mais le kit contient aussi le nécessaire pour affronter les intempéries sur ma route.

La qualité; la légèreté; cela à un prix.

Mais encore une fois, bien entretenu, ce matériel me resservira lors de nombreuses expéditions...

Par contre, vous vous demandez peut-être pourquoi je m'encombre de matériel d'escalade pour mon voyage? Et bien.. ça c'est un délire bien à moi: je rêve de dormir dans les arbres... Qui plus est, cela pourra m'être utile de savoir le faire en pleine jungle, là ou pas mal de prédateurs peuvent se balader au niveau du sol... Bref, j'ai bien l'intention de m'y entraîner avant et pendant mon voyage vers Saïgon. Comment ça j'suis cinglé? Je ne comprends pas ;) J'posterai les photos de couchers de soleil vu de mon hamac, à 15 mètres de haut... vous verrez!

Bon, sinon quoi d'autre? Ah, le kit "Wired"... Lorsque la technologie nous accompagne dans la nature... Formidable! Les piles pour sa lampe, l'ipod, l'appareil photo... Autant de petits gadgets qui procurent le confort moderne grâce à une autonomie solaire. Ceci n'est qu'une étape, mais je compte bien, au terme de mon épopée, ne plus verser un sous pour avoir de l'électricité. Bah oui, j'ai beaucoup de chance, de nos jours les panneaux solaires existent, mais aussi les pays chauds et ensoleillés. Après, chacun son truc, d'autres préfèrent le froid et le gris.

J'aimerais tout de même mettre l'accent sur l'iPod. J'en possède déjà un mais sa capacité mémoire de 32Go va saturer dans peu de temps. On pourrait penser que ce n'est que pour écouter de la musique et faire un petit jeu le soir avant de dormir, mais pas que... Cet iPod, d'une part, contient toutes les données importantes que j'ai dans mon ordinateur: mon taf, mes documents, et tout l'toutim... D'autre part, je suis entrain d'y intégrer une bibliothèque. J'explique: moi, à la base, je n'y connais pas grand chose en survie, écologie, chasse et le reste; il est donc essentiel pour moi d'emmener la plus grande bibliothèque possible pour continuer de m'instruire au sujet du nouveau mode de vie que je veux adopter.

Par exemple, je traque en ce moment des tas de livres sur le net, en version dématérialisée, mais aussi en version papier que je scanne, pour tout stocker dans mon iPod. C'est un peu de boulot, mais cela en vaut vraiment le coup, car je possède un immense savoir au creux de ma main que je peux consulter n'importe quand ou bouquiner par plaisir avant de dormir...

Identification des champignons; comment sécher et conserver ses graines; consulter des cartes topographiques; méthode de construction en paille; techniques de piégeage; comment faire son fromage; comment vivre où il n'y a pas de docteur; dictionnaires de langues, comment mettre en oeuvre un noeud de brêlage carré... beaucoup de documents, de vidéos, d'ouvrages que je me suis mis à collectionner à force de fouiner sur l'internet. Le savoir est très important lorsque l'on renoue avec la nature après de longues années à n'avoir rien su faire à part du fric.

Des milliers, ou bien carrément des millions de gens ont fait avant moi des expériences qu'ils ont eu la bonne idée de nous partager. Je peux désormais piocher dans ce trésor du bout de mes doigts; récolter le vécu et la science que ces personnes ont semé à partir d'un simple iPod et, cerise sur le gâteau, le faire fonctionner grâce au soleil!

Réfléchissez-y... il y a 30 ans, il était impossible d'embarquer un tel savoir dans son sac à dos.

Par contre, si toutefois la technologie offre aujourd'hui cette possibilité et permet l'émancipation sociétale avec beaucoup plus de sérénité, ceci ne veut tout de même pas dire que cela sera de tout repos. Lire, regarder, écouter, c'est important, c'est sûr! Mais il faut aussi s'entrainer, faire face et persévérer. Autant la technologie me procurera une plus grande aise dans ma démarche, autant elle ne remplacera pas l'acte d'autonomie.

Sinon, pour continuer, à cet iPod j'adjoins des écouteurs ATOMIC FLOYD Super Dart, qui sont relativement chers eux aussi, mais qui n'ont rien à voir avec les écouteurs de base d'Apple. Certains d'entre vous auront envie de crier au scandale en voyant le prix ("Holy Shit! 250 balles pour des écouteurs!!!"), mais si vous êtes dans cette catégorie de détracteurs c'est que vous n'êtes pas un réel amoureux de la belle musique. Qui plus est, en plus de vous fournir une musique cristalline, ces écouteurs ont une finition exceptionnelle grâce à des matériaux nobles constituant leurs ogives d'acier ou encore leur cordon en kevlar, gage d'une solidité accrue. Personnellement, j'ai toujours eu, et aurai toujours besoin d'avoir avec moi de la bonne musique pour m'aider à affronter les épreuves de la vie.

Enfin, pour terminer, le Sony NEX 7... J'en ai lu beaucoup de bien sur le net, et malgré un prix assez élevé de prime abord, je pense qu'il peut être un investissement durable. De plus, sa compacité lui permet d'être emmené lors de tous les périples. Surtout que je souhaite réellement vous gaver de magnifiques photos et videos sur mon carnet de voyage... je ne veux donc pas utiliser l'ipod pour ça, surtout que je risque de gaver sa mémoire en "savoir utile". Cet appareil n'est pas réellement nécessaire en soi, mais dans ma démarche de départ définitif je préfère le posséder.

Voici donc que se termine ici ce petit quid de mes choix matériels. C'était un peu long, je le conçois, mais je préfère justifier certains de mes choix plutôt que de balancer une liste incompréhensible de but en blanc.

Si vous souhaitez vous exprimer à propos du matériel, n'hésitez pas à rejoindre la page Facebook du projet pour débattre. http://www.facebook.com/...wide/207759572635441

- Itinéraire -

Bon, c'est bien beau de vouloir faire France-Vietnam en bicyclette, mais faudrait-il encore savoir par où passer...

A l'heure de ces lignes, je n'en sais encore rien. L’itinéraire se construira les jours venants au travers de la page Facebook du projet.

Les seules choses que je sais sur cet itinéraire pour le moment sont celles-ci:

- Avec un bon vélo je pense pouvoir faire allègrement des étapes de 150km par jour. Je calcule ce ratio grâce au parcours que je faisais avec mon vélo pourri pour aller au boulot; néanmoins celui-ci est probablement faussé, car je roulais assez lentement (je ne forçais que très peu sur les pédales, d'une pour retarder au maximum l'usure du vélo, mais aussi pour avoir un voyage plus confortable qu'énergique.).

- Il me faudra trouver de l'eau tous les 2 ou 3 jours, car mon stock d'eau moyen sera de 4 litres. (7 litres max)

- Il me faudra probablement rallier une ville ou village toutes les semaines pour m'approvisionner en nourriture. Même si je compte m'essayer à la chasse au petit gibier grâce à la sarbacane, je ne suis pas sûr d'avoir le talent ou même le temps nécessaire pour m'auto-suffire de cette dernière. Prendre un après-midi pour chasser veut aussi dire ne pas rouler. Ne pas rouler veut dire consommer son eau sur place. De ce fait, je pense donc que l'exercice de la chasse ne se fera qu'à proximité de points d'eau, ce qui me permettra d'ailleurs aussi d'essayer de pêcher.

- Il faudra que je choisisse ma route en fonction de mon matériel. Il ne faudra pas que je traverse des contrées avec un climat qui irait au-dessous d'une température de -15° en nocturne. En dessous de ce seuil, je risque de passer un très, très mauvais voyage. Cette température est évaluée en prenant en référence la température de confort du duvet.

- Certains pays peuvent craindre un peu. Je dois me renseigner sur chaque pays éventuel de transit. Je n'ai pas envie de me retrouver en pleine guerre sainte, ou toute autre saloperie du genre humain. Je dois aussi me renseigner au sujet de l'obtention des visas pour ces pays et le coût de ceux-ci.

Je vous propose dés lors de soumettre toute autre suggestion sur la page Facebook du projet. Effectivement, il peut m'arriver d'oublier certains rudiments pour cette aventure. Je ne suis pas un pro' comme je vous l'ai dit, mais juste quelqu'un qui veut changer de vie et acquérir un savoir utile avant le vieil âge de la retraite, c'est tout... Corrigez mon ignorance si besoin est.

"The Worldwide Project"

Une fois le voyage terminé (comprenez ici "si je m'en suis sorti indemne...") je prendrai donc la direction du parc nationnal Cat Tien pour me mettre en relation avec eux, leur expliquerai que je suis venu spécialement en vélo de France pour leur offrir ce projet, et qu'ils récolteront 50% des bénéfices générés par le tourisme pour la sauvegarde de leur parc.

Je leur préciserai bien qu'ils n'auront pas un sous à avancer, qu'ils auront juste besoin de me trouver un petit bout de terre pour bâtir l'habitation bioclimatique en question. Elle leur appartiendra entièrement et un contrat nous liera pour le partage des bénéfices.

Je pense sincèrement qu'ils vont accepter. Si ce n'est pas le cas, je la bâtirai alors en dehors du parc, à proximité, et leur verserai tout de même 50% des gains. Cela les convaincra peut être à l'avenir de me faire confiance...

Pas plus compliqué que ça :)

Oui oui! J'ai la foi, en effet..!

Nous y sommes, ça y est. Vous connaissez les grandes lignes de ce projet fou et pourtant réalisable; il ne reste plus qu'à en écrire le reste de l'aventure. Si comme moi le monde de l'autonomie moderne en milieu naturel vous touche d'une manière ou d'une autre, vous êtes libre d'apporter votre pierre à cet édifice que je m'apprête à ériger; ou bien alors simplement de suivre mon parcours depuis la page communautaire sur Facebook ou le carnet de voyage, car même de simples encouragements seront bons à prendre afin de me soutenir dans mes choix et me pousser à persévérer.

Selon mes diverses recherches au travers de mes bouquins et d'internet, j'estime que le départ définitif et bien équipé pour l'autonomie se négocie pour le prix d'une belle bagnole, c'est à dire 60000€. J'aurais préféré vous dire le prix d'un studio à Paris, mais c'est très, très loin d'être le cas. Pour une telle somme, l'épreuve France-Vietnam sur La Vagabonde est financée, ainsi que le projet de maison d'hôtes autonome aussi. Et s'il reste un peu de sous à la fin, je pourrai en attaquer une autre plus vite par la suite afin de continuer de faire partager ma passion pour cet Art de Vivre.

Les potentiels investisseurs gagneront en échange de leur aide des hébergements en pension complète plus ou moins longs en fonction de la somme versée. Lors de ces séjours, il vous sera possible d'appréhender la sérénité d'un mode de vie en retrait de la masse consommatrice actuelle, dans une maison énergétiquement saine au beau millieu d'une nature luxuriante. Vous pourrez apprendre les méthodes de constructions utilisées; apprendre à faire du mobilier avec le bambou du jardin; apprendre à élever intelligemment quelques animaux; vous vous nourrirez de la permaculture produite par l'habitation; votre douche ne coûtera rien et les eaux usées seront récupérées; tout l'électroménager, l'éclairage, l'électronique fonctionnera au solaire, totalement gratuit une fois l'investissement passé...

En somme, vous constaterez par vous-même qu'un autre mode de vie est possible pour un investissement plus que raisonnable si ce mode de vie est, évidemment, abordé de manière réfléchie. Une telle richesse ne vaut en rien les pavillons ou appartements que l'on nous fait payer des sommes faramineuses et qui, au final, n'apportent aucune indépendance, qu'elle soit énergétique, alimentaire, financière ou bien personnelle.

Attention, je tiens à préciser que cette maison est une vraie maison! Et pas une simple cahute en bois pour faire venir les touristes 10 jours au bord d'une plage bleue turquoise.... Elle sera conçue pour y vivre écologiquement en autonomie. Elle possédera une superficie de 80 à 100m², donc rien à voir avec un bungalow en bambou pour touriste qui doit valoir 5000 balles (€) à monter. Elle sera conçue pour y vivre durablement, et ce modèle sera la première d'une longue série afin de promouvoir ce mode de vie. Evidemment, je pourrais très bien utiliser l'avion et économiser 10000 balles d'équipement de voyage, mais dans ce cas là je m'écarterai de ma démarche d'autonomie durable.

Que tous ceux qui pensent qu'une telle habitation peut coûter moins cher sans son lot de confort moderne me jettent la pierre. Par exemple, moi j'ai fait l'acquisition en 2007 d'un mobil-home de 36m² sur un terrain de 144m², que je suis en train de mettre en vente pour mon départ. Cette petite habitation coûte 35000€ (qui se sont transformés en 70000€ de crédit, youpi!), est consommatrice d'énergie et très mal isolée; on est ici à des années lumières des notions de mon projet. Moi, je compte investir 10000 dans mon voyage + 50000 dans une habitation sur un terrain de 1000m² minimum tout en atteignant l'émancipation sociétale recherchée. Faites vos recherches sur le net. Prenez vos calculettes. Vous verrez que je ne mets pas si haut le prix de ce genre d'émancipation.

Voilà! A partir de maintenant, la balle est dans votre camp... Pensez-vous qu'un tel mode de vie vaille la peine d'être vécu? A vous de voir... pour moi c'est tout vu.

Un Grand Merci à tous les courageux qui auront pris de leur temps pour lire ceci jusqu'au bout..!

@ bientôt pour l'élaboration de mon itinéraire avec Google Earth; l'élaboration des plans de la maison; l'entrainement pour le voyage, et j'en passe..!

BW

Débattre sur le projet: http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)
En direct d'une croisière sur le neoRomantica English translation pending
by PAP86 · 2012-09-03 · 327 replies
Bonsoir à tous !

Il est 22 heures 30, et nous voici à bord du Costa neoRomantica, depuis plus de 10 heures à bord et près de quatre heures de croisière… et dix heures d’enchantement…🙂 J’arrive pas à trouver ce qu’on pourrait dire de mal sur ce fantastique bateau… Madame PAP me dit que je vais y arriver, et comme elle a toujours raison 😇, on va trouver des choses... microscopiques… voire pas si microscopiques que ça, puisqu’elle a eu beaucoup de mal à vider les valises ou tout au moins à les transvaser dans les zones de rangements de notre cabine pourtant immense… Mais comme il faut un commencement à tout, revenons à hier…

PROLOGUE

Dimanche maussade sur Poitiers… Nous n’avons pas une très longue route à faire, puisque Tomtom a dit 5 heures… Du coup, pas de réveil aux aurores, nous ne partirons qu’en début d’après-midi… Autant grignoter à la maison avant de partir, et faire ce « long »😮 trajet d’un coup… Ce n’est donc que vers midi que Madame PAP, fidèle à elle-même termine nos valises en y incorporant toutes les vestes 😉... Et ce n’est qu’après notre petite collation que nous chargeons la 5008… Voiture de location que je suis allé chercher hier, et que nous abandonnerons au Havre… Eh bien je la recommande, cette voiture ! Elle a du coffre ! 5 de nos valises y tiennent, dont les 4 grosses… La Vel Satis n’en admettait que 3… Du coup, il n’y aura plus aux places arrière que ma valisette ordinateur, avec tous ses accessoires, et le grand sac photo (appareil, flash, 4 objectifs, batteries, chargeur… et les « porte-monnaie Londres », de vieux porte-monnaie qui ont été remplis chacun de 60 livres et quelques pences, souvenirs de séjours linguistiques des enfants, pour notre excursion à Londres…)

C’est comme aux jeux olympiques, ça commence par un faux départ 😮, vu que Madame PAP s’aperçoit au moment de rejoindre l’autoroute qu’elle a oublié de prendre son « plip » Liber-T sur sa voiture, vous savez, ce truc qui permet de passer avant tout le monde aux péages d’autoroutes, avec en plus l’impression jubilatoire qu’on ne paie rien…😎 Et paf… Comme aurait dit E.T., retour maison… (oui, oui, je sais, on aurait pu s’en passer, et prendre un ticket, comme « tout le monde »… mais bon, après, ça complique la comptabilité, toutes ces petites facturettes…)

Du coup, vrai départ à 13 heures, et ça démarre doucement, Poitiers-Tours, sur la A10, à 60 de moyenne… Figurez vous que des tas de gens qui rentrent de vacances ont eu l’idée de prendre la même autoroute que nous… 😎 Heureusement, beaucoup doivent ignorer l’existence de la A28, plus récente, et c’est ainsi que tout va mieux après Tours, et que nous rejoignons le Havre vers 17 heures 30… Etape au Novotel local (qui a l’avantage d’être à 300 mètres de l’agence où rendre la voiture demain matin…), non sans avoir refait le plein de la voiture…

Très calme, ce dimanche soir à Novotel… On est quatre tables, dans le restaurant… Retour en chambre, télé, dodo… la routine, quoi…

Lundi 3 septembre : LE HAVRE

Marrant comme y a pas besoin de réveil pour se réveiller à l’heure, les jours où quelque chose d’important et motivant doit se passer… 🙂

A huit heures, on est sur pieds, direction petit déjeuner… A 9 heures, direction l’agence AVIS, restitution de la 5008 (une bonne voiture, mais une boite manuelle pilotée, c’est *pas* une boite automatique ! 😠), et retour à pieds (au moins 200 mètres) au Novotel. Là, on va prendre notre temps et notre douche, et vers 10h 30, check-out et appel de taxi pour le port… Le temps est bien gris, mais c’est bien connu que " les gens du Havre, Ont dans le cœur, Le soleil qu’ils n’ont pas dehors…" 😊

Bon, le gars du taxi ne connaît pas Le Havre, il a commencé avant-hier… 😠

Mais il finit par nous trouver la gare maritime… Immense, le port du Havre, mais surtout pour les marchandises, la partie « humains » est finalement très petite, même si sont là aujourd’hui un bateau Aïda, dont on n’a pas vu le nom, le Grand Princess, et au bout du bout, le Costa neoRomantica… Sûrement lavé avec une nouvelle lessive, car il fait plus blanc que les deux autres… Hou… fait petit, vu de loin, mais super beau ! 🙂

Nous voici à la gare maritime, il est 11 heures… à cette heure là, le Palacrociere grouille, ailleurs aussi, on a toujours vu plein de monde à nos embarquements Costa… Ici, rien… neuf Costamen et Costawoman qui rongent leur frein… C’est tout juste si ils acceptent de prendre en charge nos valises, « l’embarquement » ne commence qu’à 14 heures prétendent-ils, alors je leur explique que j’entends bien embarquer vers midi…😇

C’est surtout qu’il faut la Police, avant, et qu’ils ne savent pas quand elle va arriver, on est dimanche…🤪

Il est midi, Domireig et mini-Domireig sont arrivées, et la Police les suit de peu (non, non, ce n’est pas elles qu’ils poursuivent ! 😎), du coup, l’embarquement commence à midi… Et à midi 10 nous sommes à bord… non sans avoir constaté que toutes les valises présentes ont des étiquettes en papier… sauf les nôtres, que nous avons extraites de notre carnet… c’est, diront certains, un favoritisme scandaleux, mais bon, on va pas bouder notre plaisir… 🙂😇

Whaooo ! 😮😮

alors ce n’est pas le même « whaooo » que le jour de notre montée sur le Fantasia… Mais c’est « super beau »… Le hall d’entrée, de décoration violette d’une très belle sobriété, s’offre à nous… Ce n’est pas du tout le « Las Vagas » Costa habituel… Frédéric Mathieu (ah, l’animal, il n’a pas pris un gramme depuis notre croisière de 2007 sur le Victoria, mais quelle assurance il a pris, en 5 ans…😛) nous accueille en expliquant que les cabines ne sont pas encore prêtes, il nous invite donc à rejoindre la cafétéria du pont 10, le restaurant Giardino…

Moi, vous me connaissez, procédure PAPale numéro 1 😇 : rejoindre d’abord la cabine pour y déposer les bagages à mains et y prendre les cartes… il nous faut donc rejoindre la colonne d’ascenseurs avant… Rhhha ! les bougres, ils ont mis un malabar dans chacun des couloirs qui vont vers cette colonne avant (la bleue, ils ont gardé les deux couleurs du Romantica) qui nous indiquent la colonne arrière (la rouge) en faisant « 10 » avec leurs doigts…😕 Boooon ! ce n’est pas aux vieux PAP qu’on apprend à ruser… OK pour la colonne arrière, mais « 6 » (oups, j’ai oublié de prévenir Domireig, qu'on allait sortir au 6 en catastrophe, et elle reste dans l’ascenseur qui continue vers le pont 10), sortie, et retour par le couloir, vide celui-là 😎, jusqu’à la colonne avant (la bleue)… le temps de voir que sur les 4 ascenseurs, seuls les 2 du milieu desservent le pont 14 (ce que j’avais déjà vu sur les plans), de monter au 14 et nous voilà dans notre grande suite Samsara... splendide… immense… spectaculaire… J’y reviendrai… on fait un tour rapide, on prend nos cartes Costa (tiens, ils ont complètement changé le look de ces cartes, plus de bateau, mais une peinture classique et une couleur pastel variable bleu, rose, gris, doré, selon le niveau Costa-Club, ou un tableau aux couleurs vives pour les non membres du Costa-Club) on laisse nos bagages à main, et on file au restaurant Giardino, qui le midi fait office de cafétéria…

A notre retour on mettra des photos, mais… comment dire… on n’a jamais vu ça ailleurs chez Costa ! C’est beau, c’est blanc, c’est sobre, c’est lumineux… Et puis ce buffet ressemble à ceux de Celebrity… Pas de « trucs linéaires », pas de « chemin de fer » sur lequel glissent des plateaux ou des grandes assiettes ovales que les goinfres emplissent de tas de chose que souvent, ils ne mangeront pas…🤪

Là, ce sont des ilots avec des entrées, ou des plats principaux, ou des fromages (bon, c’est pas le bar à fromages, là, juste les « traditionnels Costa »), ou des desserts… Il y a même des *vraies* glaces, comme sur le Solstice, et après test, aussi bonnes 😛, avec un serveur qui préparent les boules au fur et à mesure des demandes… Un vrai bonheur… Bon, pour le reste, je serais mauvais juge, j’ai pris une francfort et trois frites, j’avais pas très faim… Mais Mme PAP a trouvé très bon ce qu’elle avait pris (surtout des salades)…

Ce n’est que plus tard, en lisant de Today, que nous avons pu apprendre qu’un déjeuner de bienvenue était organisé de 12 heures à 13 heures 30 au restaurant Samsara pour les cabine Samsara… Contrairement 😕 au mail que m’avait envoyé Monsieur Tchangoum (directeur commercial et de la comm Costa), ce qui prouve sans doute qu’il reste sur les bateaux Costa une petite marge de libre initiative…😏 Ca nous apprendra à ne pas lire le Today le plus tôt possible… Mais bon, si nous avions déjeuné au Samsara, on n’aurait jamais testé la caféteria…

Retour en cabine vers 13 heures 30, pour le déballage des valises qui viennent d’arriver… Au passage petit tour de découverte au pont 9 avec le restaurant Samsara, le bar arrière, dit « Tango Night Club », juste à côté, puis le cabaret Vienna, la galerie marchande, le restaurant-club, la chocolaterie… puis au pont 8 le restaurant Boticelli, le bar à vin et à fromages, le Casino (tout petit) le grand bar Piazza Italia (disparu le bar sur deux étages du Romantica !)… Il restera a découvrir le SPA, qui occupe ces deux étages, à l’avant… Et il n’y a pas assez de mots, pas assez de superlatifs, pour dire à quel point on aime la décoration de ces deux ponts publics… Fan-tas-ti-que ! 🙂

Nous voici donc en cabine, pour constater que l’accueil est infiniment sympathique, ça rappelle un peu celui de novembre 2007… Superbe gerbe de fleurs, bouteille de Veuve Cliquot dans son seau à glace, assiette de petits fours salés, assiette de fraises au chocolat… Et la télé interactive de bord (là, Costa a super évolué, on y reveindra) nous informe dans la messagerie que « quelqu’un (sic) nous a offert un crédit de bord, et que nous pourrons l’utiliser pour tout achat à bord »… Décidément, on va finir par se prendre pour de vrais VIP 😊… mais bon, jouons pas les faux-modestes, c’est très très agréable de trouver tout ça, pas prévu, en arrivant en cabine, et nous remercions comme il se doit ce « quelqu’un » (encore une fois, ce sont les mots exacts de la messagerie) 🙂

Très grande, la grande suite Samsara, plus grande que toutes les grandes suites Costa, même celle de l’Europa, avec son entrée qui doit déjà dépasser les 5 m², qui dessert la chambre et la très grande salle de bains avec double vasque, baignoire, grande douche où l’on peut tenir à deux 😊 (pas des sumos, quand même), son grand salon avec véranda sur l’avant du navire, face à la mer, avec canapé, face à une télé écran plat de 104 cm, table basse et deux fauteuils « bas », et aussi table haute et deux fauteuils hauts, lequel salon est prolongé sur la gauche d’une petite alcôve sous véranda, face à la mer, isolée du reste du salon, avec un canapé, et puis donc, la chambre, qui contient un coin bureau, et la zone du lit, avec une Télé écran plat de 82 cm, avec un mur entier en « baies vitrées donnant sur un immense balcon, qui donne à la fois sur l’avant et sur le côté, un peu comme celui de la suite royale du Fantasia, mais beaucoup plus « logeable », avec deux relax et deux petites tables, ainsi qu’une table ronde haute en rottin et 4 fauteuils assortis…

Bon, le premier des « couacs microscopiques » 😉: Mme PAP a du mal à retrouver ses marques dans les zones de rangements… C’est pas qu’il y en ait moins que dans les autres grandes suites Costa, mais c’est complètement différent, de grands placards, mais très peu de tiroirs… Des penderies pas assez hautes pour les robes longues ou les pantalons (si on ne veut pas les plier en deux), parce qu’elles ont toutes des étagères dans le bas… Et un coffre-fort ridiculement petit… la plus petite des tablettes n’y tiendrait pas, et avec simplement nos portefeuilles, les passeports, et les bijoux de Mme PAP, il est plein comme un oeuf… difficile d’y faire tenir notre fameuse « enveloppe de survie », qui devrait contenir en plus nos smartphones et nos médicaments usuels… Va falloir réfléchir…

Bref il aura fallu deux fois plus de temps que d’habitude pour tout ranger… et pour que toutes nos valises aient définitivement disparu sous le lit… Courte pause dans cet après-midi rangement, pour répondre au rendez-vous que nous a donné à 15h 30 Gustavo Garcia, le Responsable Comm et Costa-Club ! Ceux qui suivent nos aventures assidûment 😉 savent qu’il m’avait sauvé la vie à Saint Petersbourg, l’été dernier, en nous trouvant en dernière minute deux places pour le spectacle de danses folkloriques, alors que j’avais coché par erreur « danse classique ». Très heureux de le retrouver, d’autant qu’il nous offre une invitation supplémentaire au restaurant-Club… Décidément, on est choyé…😛 Juste le temps ensuite d’enregistrer ma carte VISA, et retour cabine pour finir de ranger…

Il est alors 18 heures et il est temps de se rendre à la réunion d’exercice d’alerte… Ce n’est pas la « principale », qui aura lieu au départ de Hambourg, c’est une réunion organisée pour être « dans les clous » des nouvelles directives Costa (obligation pour tous d’un « exercice d’alerte » *avant* le départ). C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de sirène, pas de « 71 », rendez vous pour tous les embarquants du Havre (en gros 300 français et quelques autres) au salon Vienna, pour une réunion exclusivement francophone. Frédéric Matthieu nous accueille, et explique que nous allons voir une petite vidéo (en fait celle qui tourne en boucle sur toutes les télés depuis l’embarquement, et qu’on a donc dû déjà entendre depuis midi une quinzaine de fois à défaut de l’avoir vraiment vue, pendant nos rangements 🤪). Après quoi, les 5 groupes de « Muster Station » , tous correctement équipés de leur gilet de sauvetage (et c’est pas triste de voir comment certains les mettent…) après éventuelle rectification, sont conduits par des membres d’équipages à leur « Muster station » et puis… c’est fini, chacun rentre chez soi… On nous a bien aussi expliqué que l’exercice des jours à venir à Harvich, Amsterdam et Hambourg ne nous concernait pas et qu’on n’avait pas à y venir…

Bref, l’impression quand même que si la forme est mise (opération réalisée avant le départ, contrôle des « cartes rouges », chacun sait en principe à la fin enfiler correctement un gilet, et est censé se souvenir de son point de rendez-vous), sur le fond, pas grand-chose de changé… Autrement dit, je ne parierais pas sur le simple résultat du jeu suivant : 200 passagers sont tirés au sort et amenés dans le salon Vienna. Là on leur donne un gilet de sauvetage, et ils ont trois minutes pour l’enfiler tout à fait correctement et rejoindre leur « Muster station »…

19 heures, retour en cabine… Nous invitons Domireig et Mini-Domireig à venir partager avec nous la bouteille de Veuve Cliquot… parce que du Prosecco, on finit pas la bouteille, c’est pas trop grave, mais du Champagne, ça fait quand même mal au coeur… Et Mme PAP, quand elle a bu une demi-bouteille de Champagne, eh bien je peux vous dire que…😊😊 hou, mais y a peut-être des enfants qui lisent, alors je vais en rester là… Alors autant vider cette bouteille au cours d’un premier « demi-apéro VF » (à l’heure où j’écris, on n’a pas encore rencontré Tgvlent ni Avionsol… ou on les a croisés à l’exercice sans savoir que c’était eux…) fort sympathique…

20 heures 15… Nous allons écouter le début du speech de Frédéric Mathieu, qui spécifie bien que les conviés au second service auront le droit d’être en retard, mais que les gens affectés (sans horaire fixe) au Giardino le soir doivent y être avant 21 heures et pourront donc partir « avant la fin »… Il ne parle pas du Samsara, mais nous sommes concernés aussi, donc vers 20h 45, nous allons dîner… Très peu de monde… On nous propose une table pour deux, près d’une fenêtre… Je dis à notre serveuse que nous viendrons tous les soirs vers 20h 30, et souhaitons garder cette table, réponse OK… Excellent dîner, et très sympathique visite du maître d’hôtel italien (mais bon francophone) qui vient nous expliquer qu’il nous est permis si nous le souhaitons d’aller un soir au Boticelli, mais nous expliquons que si nous irons deux fois au restaurant Club, le restaurant Samsara nous suffit tout à fait, puisque de toutes façons, on peut y manger les plats proposés dans l’autre restaurant…😛

Nous n’avons pris certes que « entrée-plat-dessert », mais le service a été à la fois excellent et rapide, sans être trop accéléré… en moins d’une heure, nous avons terminé. Passage au Tango-night Club, juste à côté pour un petit digestif, et retour cabine… Mme PAP gagne rapidement le lit et s’endort… Je profite de l’heure de retard que nous prenons demain en passant à l’heure anglaise pour mettre ce C/R à jour… Avec un sentiment vraiment globalement très très positif… ça reste à étoffer, à conforter, mais ce soir très très positif…🙂

Et puis grande première !!! Je vais dormir, pour la première fois depuis plus de 30 ans, sur la côté gauche du lit (c’est beaucoup plus pratique, de par la position du « coin bureau », et on en a décidé ainsi)… Mais j’ai l’impression qu’au réveil ça doit faire drôle… 😊
Le tour de l'Ouest américain en 40 jours - été 2012 English translation pending
by Nakata · 2012-08-31 · 45 replies
Allez, je me lance pour mon premier carnet de voyage : l'Ouest américain, en juillet-août 2012, en couple.

Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.

Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !

Mais avant ça, les grandes lignes :

- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.

- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.

- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.

- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.

- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.

- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.

- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊

- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).

- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.

- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants :
http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).

- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).

Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...

- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.

Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !

Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
De Windhoek à Kasane: itinéraire de 2 familles gâtées English translation pending
by Max68 · 2012-08-31 · 298 replies
Bonjour tous,

Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.

Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.

Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.

Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.

Le parcours: Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls

Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici

Jour 1

Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »

L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.

A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.

Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.



Jour 2

Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).



Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.

Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.

Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches





Jour 3

Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.







Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.

Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.





En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.

Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.

Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.





Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).

Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.

Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.

Jour 4

Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.







Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.

Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.







Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.

Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.



Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.

Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.

La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.



Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.



En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Itinéraire de vingt-six jours en Polynésie en juillet-août 2013 English translation pending
by CuiCui41 · 2012-08-31 · 51 replies
Bonjour,

J'ai demandé un devis chez Yestahiti pour un projet de voyage en Polynésie. Nous hésitons avec le Kenya, du coup j'ai demandé des devis pour les deux et nous ferons notre choix ensuite. J'ai donc reçu le devis de Yestahiti et j'aurais aimé avoir l'avis de personnes ayant déjà été en Polynésie et qui pourraient me donner quelques conseils, quelques infos et quelques idées d'activités à faire sur place.

Voici l'itinéraire fait par l'agence (25 nuits sur place)

J1: Arrivée à Tahiti, pension Relais Fenua

J2: arrivée sur Moorea, pension Linareva J3: Moorea J4: Moorea J5: Moorea

J6: arrivée sur Huahine, pension Fare Maeva J7: Huahine

J8: arrivée sur Tahaa, pension Fare Pea Iti J9: Tahaa

J10: arrivée sur Bora Bora, pension village Temanuata Beach J11: Bora Bora J12: Bora Bora, excursion journée sur Maupiti J13: Bora Bora

J14: arrivée sur Rangiroa, pension Raira Lagon J15: Rangiroa J16: Rangiroa J17: Rangiroa J18: Rangiroa

J19: arrivée sur Tikehau, pension Relais Royal Tikehau J20: Tikehau J21: Tikehau

J22: arrivée sur Manihi, pension Nanihi Paradise J23: Manihi

J24: arrivée sur Tahiti, pension Relais Fenua J25: Tahiti J26: départ le soir de Tahiti

Que pensez-vous de cet itinéraire? auriez-vous des conseils?

je vous remercie pour votre aide et vos conseils
Itinérance de Provence en Alsace English translation pending
by Mjp · 2012-08-30 · 1 reply
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012. L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html

De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5

Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.

Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...

C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.

Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.

"Se hace camino al andar"

Entre Provence et Drôme

8 avril: Jouques – Grambois

A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...

9 avril: Grambois -Céreste

Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.

10 avril: Céreste – Chaloux

Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.

Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.

11 avril: Chaloux – Sault

En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.

Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .

Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.

12 avril: Sault – Vergol

Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.

13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze

Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.

Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.

A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.

14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans

Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.

15 avril: Rosans – Valdrome

Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.

Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...

16 avril: Valdrome – Beaurières

Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.

Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.

17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois

Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.

18 avril: Châtillon en Diois – Die

Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.

lDe Vercors en Chartreuse

19 avril: Die – Vassieux

Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...

20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors

Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre

21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon

Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.

22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte

De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.

23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble

De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !

24 avril: Grenoble – Le Sappey

Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.

25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse

Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...

26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers

Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.

Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !

27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire

Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!

A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.

28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens

Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.

La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.

29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne

Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.

30 avril: Yenne – Culoz

Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.

lAu long du Jura

1er mai: Culoz – Songieu

Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.

2 mai: Songieu – Le Catray

La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.

3 mai: Le Catray – Giron

Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!

4 mai: Giron – La Pesse

Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...

Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.

5 mai: La Pesse – Lajoux

Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.

6 mai: Lajoux – Prémanon

Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.

7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois

Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.

L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.

Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.

8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe

Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.

9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs

Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.

10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier

Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.

11 mai: Pontarlier – Les Alliés

Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.

12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu

Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.

13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac

La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.

14 mai: Villers le Lac – La Rasse

Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...

15 mai: La Rasse – Fessevillers

Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.

Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...

16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte

Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !

Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru

Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent

Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire

Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous

Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous

Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu

Y a com' un p'tit souci de synchronisation...

17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt

Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...

Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.

Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.

18 mai: Vandoncourt – Belfort

Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.

La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.

Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...

Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.

lTraversée des Vosges

19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux

Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.

20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg

En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!

Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.

21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon

Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.

22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron

Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.

23 mai: Grand Ventron – Trois Fours

Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.

24 mai: Trois Fours – Munster

Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.

25 mai: Munster – Fréland

Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,

de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,

de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.

Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...

Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.

Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...

26 mai: Fréland – La Vancelle

En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).

Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.

27 mai: La Vancelle – Le Hohwald

Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.

28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach

Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.

29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas

L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.

Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.

30 mai: Engenthal le Bas – Saverne

Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.

Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.

31 mai: Saverne – Ingwiller

Recette pour allonger une étape:

• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers

• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien

• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux

• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges

• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu

Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue

Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.

1er juin: Ingwiller – Niederbronn

Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.

2 juin: Niederbronn – Wissembourg

Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).

Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Avis sur itinéraire d'une semaine au nord du Maroc? English translation pending
by Dgonnet · 2012-08-30 · 24 replies
Bonjour,

Avec mon ami, nous partons au Maroc du 13 au 29 Décembre... On atterrit à Marrakech et on repart aussi de Marrakech

Du 13 au 20, nous avons déjà organisé un trek dans le désert, dans la vallée du Draa.

A la fin du trek, nous sommes transférés sur Marrakech et nous voudrions en profiter pour découvrir un peu le Maroc que nous ne connaissons pas.

Pour vous donner une idée, en général, on est quand même plus portés « nature et paysages » que villes, mais bon on a quand même beaucoup aimé les villes andalouses, donc je pense qu’on aimera aussi beaucoup les villes marocaines.

J’ai commencé à faire un itinéraire possible. Pourriez-vous me dire si cela est réalisable sachant que nous allons certainement louer une voiture ? Y’a t- il des beaux endroits qui ne seraient pas trop loin et que j’aurais oublié ?

21 Décembre Visite de Marrakech – Nuit à Marrakech

22 Décembre Cascades d'Ouzoud – Nuit à Marrakech

23 Décembre Route vers Rabat (3h30) + Visite de Rabat – Nuit à Rabat

24 Décembre Rando vers la vallée du Korifla et le Lac de rabat + Route vers Asilah (2h30) – Nuit à Asilah

25 Décembre Route vers Chefchaouen (3h) + Rando autour des cascades de Akchour, au pont de dieu – Nuit à Chefchaouen

26 Décembre Visite de Chefchaouen + Nuit à Chefchaouen

27 Décembre Route vers Fès (4h) + Visite de Fès – Nuit à Fès

28 Décembre Visite de Fès + Route vers Marrakech (5h) – Nuit à Marrakech

29 Décembre Visite Marrakech + Retour en France le soir

Pour les randos autour de Rabat et autour de Chefchaouen, est-ce que certains auraient plus d’informations sur ce qui est possible de faire ?

Pourriez –vous me dire si mes temps de route sont corrects (en voiture) ?

Marrakech – Rabat 3h30

Rabat – Asilah 2h30

Asilah – Chefchaouen 3h

Chefchaouen – Fès 4h

Fès – Marrakech 5h

Avez-vous des bonnes adresses pour dormir à Marrakech, Rabat, Asilah, Chefchaouen et Fès ? Niveau budget on serait plus à 60 € (pour 2) par nuit.

Enfin, savez-vous si le 24 et le 25 Décembre sont fêtés au Maroc ? Est-ce que les magasins sont ouverts, les villes « vivantes » ???

Merci d’avance pour vos conseils,

A bientôt,

Delphine
Préparation du premier voyage aux États-Unis en juillet 2013 English translation pending
by Scofield35 · 2012-08-28 · 64 replies
Bonjour à tous,

J'ai découvert ce site qui a l'air remarquablement bien fait il y a quelques mois déjà. l'idée est venue d'aller là bas quand j'ai croisé le carnet de voyage de CENDRYON que j'ai trouvé carrément génial il y a 2-3 ans déjà.

Nous sommes une famille avec 2 enfants de 4 et 8 ans (5 et 8 ans l'an prochain donc) et nous projetons d'aller pour la 1ère fois dans l'ouest en juillet 2013. les enfants marchent plutôt bien (le petit est capable de marcher 4 - 5 h aller retour dans les alpes). je suis sportif mais ma femme pas trop. je ne pense donc pas que ce sera un problème tout comme le fait de faire des trajets en voiture (ils ont l'habitude).

j'ai bien lu qu'il était préférable de faire d'abord son itinéraire puis de prendre le vol ensuite. j'avais regardé l'année dernière les prix d'avion et les dates et comme on peut partir avec des dates flexibles je pense quand même que je vais prendre les billets en 1er et faire l'itinéraire ensuite. j'ai déjà une bonne idée de l'itinéraire et de ce qu'on veut voir. le billet d'avion fera le reste puisque l'an dernier selon les dates et le lieu de l'aéroport on pouvait avoir 1000 à 1500 € d'ecart sur les 4 billets. :shock: le budget est déjà estimé (avion, voiture, hotels etc...) mais chaque chose en son temps.

Pour l'instant nous en sommes à l'itinéraire (un peu) et surtout à l'avion. j'ai déjà des questions :

- un passeport de mai 2007 est il encore bon ? (je crois que oui d'après plusieurs réponses que j'ai lu mais pas sur d'avoir bien compris) - l'ESTA est à prendre quand ? peut il etre refusé ? dois je le prendre dès maintenant ou il est préférable d'attendre 2-3 mois avant de partir ? - j'ai lu sur le site qu'à l'aller il fallait au moins 3 heures d'escale. pourquoi ? pour l'instant j'ai trouvé un vol qui m'intérésse mais avec 1 h d'escale à reykjavik. comment faire ? est ce trop risqué ? que se passe-t-il si on rate l'avion ? - coté assurance, la mastercard gold couvre théoriquement l'annulation vol et les pertes de bagages. est ce fiable ? - vaut il mieux acheter son billet directement sur le site de la compagnie que sur les "edreams, go voyages, vol24 etc" ? c'est un tout petit peu plus cher mais vu ce que j'ai lu sur les edrems, opodo etc, ca parait plus fiable, non ? - connaissez vous le prix des parkings aux aéroports par semaine à nantes ou paris charles de gaulle ?

est ce que j'ai oublié quelquechose pour l'avion ?

merci pour vos réponses.
Trois semaines au Québec avec deux enfants (et Ontario peut-être) du 20 octobre au 10 novembre English translation pending
by Maxime13110 · 2012-08-27 · 62 replies
BONSOIR A TOUS et merci d'avance pour vos réponses que j'espère nombreuses.

Comme énoncé dans les titres, je souhaiterais partir pour 3 semaines au Québec du 20 Octobre au 10 Novembre 2012. Je suis un homme de 27 ans avec une compagne du même age et deux enfants jeunes de 1 an et 4 ans.

Nous arriverions à Montréal le 20 Octobre, je pense passer 3 jours sur Montréal, pour ensuite louer une voiture et entamer notre périple. #1ere Question : Quelle société de location me conseillez vous sur Montréal? Retour d'expérience personnelle

#2ème Question : A quelle température doit on s'attendre à cette époque de l'année ?

J'en suis encore au début dans l'élaboration de ce voyage. Le problème qui se pose à moi, c'est que j'ai l'impression que la plupart des activités sont à l'arrêt à cette période là de l'année (parc fermé, traversé en ferry Trois Pistoles - les Escoumins fermé...) Peut on aller voir les baleines? Nous aimons la nature, flâner dans les rues, voir des curiosités, pourquoi un ou deux musées pouvant intéresser notre enfant le plus grand qui a 4ans. #3ème Question : Quelle sont les activités dont vous êtes sur qu'elles soient faisables en cette période de l'année (quel parc, lac, voir les baleines) ?

#4ème Question : Quel type de logement me conseiller vous ? Car je ne souhaite pas passer tout notre budget dans le logement et le restaurant. Quelle solution pour se nourrir sans que ce soit excessif ? Habituellement quand je voyage, je loue des appart'hotel, c'est pratique avec les enfants et on peut cuisiner simplement quelques pâtes ou une purée le soir après les visites.) Doit on rajouter les taxes à tous les tarifs des gites que l'on peut trouver sur le net ?

#5ème Question : Pensez-vous que 4000/4500 euros soit suffisant pour l'ensemble de notre budget (voiture de location, essence, hébergement, nourriture, activités)?? Je n'arrive pas vraiment à me rendre compte

Je n'ai pas encore dresser d'itinéraire, j'attends d'abord vos réponses sur les activités éventuelles. Y a t il des manifestations qui auraient lieu à cette époque chez vous et qui vaillent vraiment le détour.

Peut être Pouvez vous m'esquisser un petit circuit, cela ne me dérangerait pas de passer 2 ou 3 jours dans un même point de chute, est-ce judicieux?

Merci d'avoir pris le temps de lire mon message et d'y répondre. Bonsoir à tous
Programme de quinze jours Vietnam-Cambodge avec deux enfants de 8 et 10 ans en décembre English translation pending
by Laef · 2012-08-26 · 25 replies
Bonjour aux amis voyageurs

Grace aux bons conseils récoltés sur ce Forum, nous avions organisé un superbe voyage en Thailande il y a 2 ans. Aux vacances de Noel, nous envisageons cette fois-ci de visiter le Vietnam (avec une incursion à Siem Reap pour voir Angkor Vat). Je sais qu'on va me dire que 15j c'est beaucoup trop court pour visiter le Vietnam (j'ai un peu parcouru le Forum ;-)) mais avec nos boulots et l'école on n'a que les vacances scolaires.

Pour un 1er voyage, notre priorité est la découverte de la nature et culture du pays dans sa diversité. Notre expérience des voyage avec les enfants c'est qu'il faut prévoir 1/2 journée de visite (temples, sites...) pour 1/2 journée de repos/sport/activités plus ludiques (spectacles, plage, vélo, shopping...). Donc je n'ai prévu que 6-7 étapes. Je sais que je vais rater de très beaux sites (Hoi An...) mais j'espère revenir un jour!

- Jour 1: Arrivée à Hanoi. - Jour 2: Hanoi - Jour 3 et 4: Baie de Ha long avec croisière/nuit en jonque - Jour 5: Baie de Ha long Terrestre, balade en barque (ou inverser avec j3-4) - jour 5: soir: vol pour Hué - Jour 6: journée à Hué. Visite du palais et balade à vélo dans la ville - Jour 7: Hué +Vol pour Ho Chi Minh ville - Jour 8 et 9: HCM. Réveillon à HCM ville! - Jour 10: Delta du Mekong/chau doc - Jour 11 et 12: Trajet en bateau jusqu'à Angkor en passant une nuit à Phnom Penh - Jour 12 (après-midi) , 13 et 14: Visite des temples et départ en avion depuis Siem Reap

J'ai quelques questions sur ce programme: - Sur ce programme, y-at-il des "plages", ou des endroits où les enfants pouvant se baigner et se reposer un peu? Ou faudrait-il pour cela avoir une étape à Nha Trang entre Hue et HCM, quitte à passer moins de temps à HCM? - Alternativement à Hué, j'ai pensé à faire l'étape des jours 6-7 au parc national de Phong Nha-Ke Bang, peut-être plus spectaculaire pour les enfants. Mais j'ai peur que cela ne soit pas facilement accessible dans un voyage assez court. Votre avis? - Peut-on faire le trajet Delta du Mekong- Siem Reap d'une traite en bateau ou vaut-il mieux couper en 2 comme sur ce programme? Ou encore, compte tenu du programme serré, me conseillez-vous de prendre un vol entre HCM et Siem Reap? Je me disais que la remontée du Fleuve devait laisser entrevoir de très beaux paysages... - Avez-vous des activités à conseiller avec les enfants à ces étapes? Réserves animales/fermes, cérémonies, spectacles, activités ludiques ou sportives (marche, vélo, canoë...)...

Enfin, avez-vous des agences à conseiller? En Thailande, nous avions un guide francophone et un chauffeur pour le Nord du pays et c'était très utile (notamment pour faire découvrir les spécialités culinaires; Nous n'aurions jamais osé acheter seuls toutes les choses qu'il nous a choisies sur les marchés pour faire gouter aux enfants!). En revanche, il ne connaissait pas hyper bien les sites visités et nous avions perdu du temps (par exemple pour trouver les entrées de grottes ou horaires de visite de temples...). Pour cela je veux faire appel à une agence locale qui emploie des guides expérimentés, spécialisés à chaque étape et connaissant bien les sites, pour éviter la foule à Angkor par exemple... Si vous avez des références à me donner en MP, je suis preneuse.

J'ai regardé Amica, Asiatica Travel et Kuon Tour (mais qui a l'air plus spécialisé sur le Cambodge). Je suis preneuse de retour d'expérience.

Pour les vols, on m'a conseillé Air Vietnam.

Merci beaucoup par avance pour vos commentaires et suggestions...

Lae
Retour sur notre voyage au Kenya en 4x4 English translation pending
by VéroniqueV · 2012-08-25 · 12 replies
Pour faire suite à mon message du 31 mars 2012, alors que nous étions en plein doute quand à la faisabilité d'un voyage de ce type au Kenya, voici à notre retour un CR pour ceux qui seraient tentés. J'en profite pour remercier ceux qui m'avaient aidée et encouragée suite à ce message, c'est précieux!

Nous avons choisi pour plus de liberté de louer un 4x4 : je n'avais pas réservé avant de partir mais j'avais des contacts mails avec 2 agences qui avaient des véhicules disponibles. Nous avons finalement loué par l'intermédiaire de Uniglobe Lets Go travel un Nissan X-Trail. Au final, véhicule pas neuf en assez bon état mais pneus avant assez usés. Nous aurions aimé un 4x4 avec tente sur le toit mais ce type de véhicule est encore rare au Kenya et doit être réservé à l'avance. Nous sommes partis sans tente, ne voulant pas retarder notre départ pour chercher une tente à Nairobi (c'était le WE). Nous n'avions pas réservé d'hébergement à l'avance, nous avons cherché sur place avec des infos collectées sur ce forum et sur le GdR.

Notre circuit : J1 Nairobi-Longonot, rando au cratère, route pour Naivasha, nuit au Fish Eagle Inn (assez cher pour les cottages, possibilité de camper, restau, hôtel recevant des groupes).

J2 Vélo à Hell's Gate le matin (on est parti sur le circuit Buffalo, tous les autres allaient tout droit, on était seuls, génial!), rando dans la gorge l'AM, on a essayé de trouver seuls le chemin : impossible. Guide obligatoire si on veut aller au bout, il n'y a bien sûr aucune indication !

J3 Jour de galère ! Balade à Crescent Island le matin, on était également seuls, c'est très joli et on côtoie à pieds les animaux (le garde nous avait seulement indiqué les zones à éviter à cause des buffles). Route pour le Massaï Mara, la piste est difficile avec beaucoup de gros cailloux : crevaison à environ 40km du parc. C'est en traversant un village Massaï qu'on nous a alerté (la piste est tellement mauvaise qu'on ne s'était pas rendus compte que l'on avait crevé). Mais chouette expérience, tout le village était là, 2 hommes parlaient anglais et on a discuté. Retour à Narok pour réparer (roue de secours aussi en mauvais état, on n'a pas voulu prendre le risque de faire le Mara comme ça). Arrivée de nuit à Narok, dur de trouver 1 hôtel (pas d'écalirage public). Il y en a 2 côte à côte à la sortie de la ville (en arrivant de Nairobi), : Maralink en bordure de route et Royal Valley en contrebas, c'est là que nous avons été, tout à fait correct et pas cher, restau. Notre loueur, contacté par tel nous a trouvé un contact sur place pour changer les 2 pneus avant, pas de souci, garage « de brousse » mais efficace !

J4 A nouveau route vers le Massai Mara (les routes ne sont pas indiquées, nous n'avons pas trouvé l'entrée que je visais). Entrée par la porte Sekenani. Comme on voulait plutôt faire l'autre partie du parc, les rangers ont accepté de ne pas nous faire payer à cette entrée et nous avons payé au pont pour passer de l'autre côté. Nuit à Mara West, lodge beaucoup – cher que les gros loges du parc, situé à l'ext en sortant par Oloolo Gate, piste très mauvaise pour y monter (c'est sur la colline) mais chouette vue le lendemain matin. Tentes avec lits, accueil sympa, zèbres autour des tentes la nuit.

J5 Route vers Nakuru. On ne voulait pas repasser par la grande route pour changer donc on a pris des pistes secondaires qui traversent par une région montagneuse assez élevée en alitude, froide et pluvieuse : très mauvaises, beaucoup de boue, là encore une expérience car on a pu voir de près la dure vie de ces populations, mais 8h30 de route très fatiguante. Difficile de trouver un hôtel en ville à Nakuru, ils étaient tous pleins (il y avait plusieurs conventions ce jour là). On a finalement trouvé dans un immeuble qui loue des appartements (Vienna Hôtel), pas grand luxe mais grand et pas cher, avec petit déj.

J6 Parc de Nakuru avec nuit sous tente type canadienne louée par le camp du Youth Hostel (les bandas étaient occupés, certains en réfection). Nuit glaciale, on n'avait que nos draps en polaire, très insuffisants. Il faut avoir ses provisions. Rugissement des lions juste à côté la nuit, ambiance !

J7 Route vers Bogoria. Nous n'avons pas trouvé d'hébergement autour du parc (un seul hôtel cher à côté du parc, ils louent aussi des tentes mais il faut prévoir à l'avance car très demandé) ni à Marigat (en tout cas de standard européen, il y a pas mal « d'hotels » dans des baraquements en tôle, on n'a pas été jusque là...). Du coup, on a sauté ce parc et fait la route vers Baringo, 1 tente dispo au Roberts Camp, effectivement très sympa, hippos vus de très près. A savoir que le cottage sur pilotis a les pieds dans l'eau et est inutilisable pendant plusieurs mois ou années.

J8 Balade sur la falaise, très facile pas besoin de guide (malgré ce qu'ils disent... Ok il faut faire travailler les locaux mais il y a des limites...). Le sentier part en face de la route d'accès au village. Chouette balade sur le lac en bateau avec la lumière de fin de journée.

J9 Route vers Maralal, piste moyennement difficile. Ville difficile, pleine de boue (il avait plu) avec des « sangsues » difficiles à écarter, poliment ou pas, mais plusieurs hôtels, banque, essence... et surtout premier contact saisissant avec la population Samburu.

J10 Route Maralal- parc de Samburu par Wamba. Piste avec quelques passages délicats (gros cailloux, boue) mais paysages superbes sur la Rift Valley et nombreux villages Samburus tout le long. Nuit dans l'un des camps du parc qui louent des tentes. Il faut avoir ses vivres. Beaucoup de voitures dans ce parc et vu assez peu d'animaux à la rivière aussi bien le soir que le matin (on a quand même vu les éléphants, c'était chouette). Il semble que ce soit en raison de la pluviométrie exceptionnelle de juillet, il reste de nombreux points d'eau disséminés et les animaux n'ont pas besoin de venir à la rivière.

J11 Route Samburu- Chogoria. Paysages très différents, plus tropicaux, très verts, avec cultures en terrasses, bananiers. Nuit au Transit Motel de Chogoria, correct et pratique car restau (service interminable, mais on est en vacances !).

J12 On voulait monter en voiture aux bandas et faire l'étape du 2è jour de l'ascension du Mont Kenya mais en fait la piste est impratiquable avec un 4x4 de ce type, on s'est arrêtés au poste des rangers et on est montés à pieds, pas tout à fait jusqu'en haut: rando en forêt, il y a des éléphants et des buffles dont on voit les nombreuses traces mais on n'en n'a pas vu. On ne voit pas le Mont Kenya sur cette partie.

J13 Route vers Timau (on nous a dit qu'on voit bien le MK de ce côté). Nuit au Ken Trout grill, très joli cottage (5 couchages possibles, il y en a un autre avec 6 couchages) au calme, restau (truites) en plein air (on mange tôt!). Rando à partir des chemins passant derrière le domaine, on a trouvé le sentier qui monte au MK. Paysage très différent de ceux du côté de Chogoria, cultures assez haut en altitude et pas de forêt, du coup très dégagé. Mais on n'a pas eu de chance, il faisait très nuageux et on n'a pas non plus eu la vue sur le MK. C'est comme ça !

J14 Retour à Nairobi pour rendre la voiture. Le loueur nous a remboursé en liquide les pneus neufs. Train de nuit très lent pour Mombasa (billets achetés dès l'arrivée à Nairobi pour être sûrs d'avoir des places) en 2è classe, bien et pratique avec possibilité de ½ pension (on a bien mangé !). Arrivée vers 11h30 à Mombasa.

Fin des vacances à Watamu sur la côte Nord. Tous les touristes avec qui nous avions discuté dans le train allaient à Diani, cela nous a fait peur car nous n'avions pas réservé et on a cherché une autre destination. Accès en matatu jusqu'à Guede (1h30 sans arrêt ou 2h si omnibus) puis matatu ou tuk-tuk jusqu'à Watamu. Village assez sympa mais annexe italienne de Malindi, tout le monde parle italien, restaus italiens. C'est très surprenant et on ne s'attendait pas à ça d'après la description du GdR (globalement pas très bon sur ce pays). On a trouvé une chambre spacieuse avec kichenette à la Villa Krabella Blue Lagoon, guest-house tenue par Nancy, très sympa. Très bien située car au niveau du village mais avec des chambres orientées vers la mer (qu'on voit peu), on est bercé par le bruit des vagues la nuit. Grand balcon partagé avec les autres chambres. 3 plages : celle du village avec du monde surtout le WE et ambiance italienne++, la plage de Blue Bay qui était impratiquable en raison d'une quantité d'algues et l'immense plage de Turtle Bay sur laquelle nous avons été. La partie la plus proche du village est occupée par les resorts et clubs mais plus loin, il n'y a personne et c'est très beau. Nous on aime marcher donc on y est allés chaque jour à pieds par la plage (environ 3 à 4 km de notre hébergement). Il est bien sûr possible d'y aller avec un tuk-tuk si on loge au village. Watamu ne convient pas à ceux qui veulent une plage déserte au bas de chez eux (sauf ceux qui sont dans l'un des resorts de luxe de Turtle Bay...) mais on n'a pas regretté car l'ambiance du village est cool, aucune insécurité et pour ceux qui veulent il y a des activités dans le coin (visite de Gede et Mida creek notamment). Possibilité de snorkelling sur la barrière de corail, assez éloignée mais de nombreux bateaux pour vous y emmener si vous le souhaitez. Je ne sais pas comment c'était sur la côte sud au même moment mais la période était assez perturbée sur le plan météo avec de grandes marées et beaucoup de vent d'où la quantité d'algues. Il paraît que ce n'est pas comme ça d'habitude au mois d'août.

Au final, très beau voyage, varié, mais quelques remarques: ce modèle de 4x4 est insuffisant pour certaines pistes du pays (dans les parcs cependant ça va), trop bas et limite au niveau puissance. Très bons contacts avec Lets Go Travel et l'agence de location avec laquelle ils sous-traitent. Nécessité d'avoir une bonne carte routière : là encore, j'ai été un peu « légère » pensant trouver facilement à Nairobi ce qui n'a pas été le cas. On a juste trouvé une mauvaise carte touristique, insuffisante. Très peu de noms de routes et de panneaux indicateurs, il nous est arrivé d'avoir recours à la boussole (utile!) pour savoir si on avait pris la bonne piste. Allègement du budget possible si vous avez votre tente car de nombreuses aires de camping un peu partout alors que les hébergements de catégorie moyenne ne sont pas très représentés, surtout aux alentours des parcs. Il faut un bon duvet car il fait très frais la nuit sur les haut plateaux. Nous n'avons rencontré aucun problème de sécurité. Nombreux points de contrôle de police, ils ne nous ont jamais embêtés. Les routes sont cependant mauvaises partout, même les routes goudronnées (nombreux trous, pas de bas côté), il faut être prudent et ne pas prévoir de moyenne horaire élevée. Densité de circulation élevée autour de Nairobi mais ailleurs ça va, et sur les pistes on est tranquille (à part les chèvres et les vaches !). Les pistes sont beaucoup plus difficiles qu'en Namibie, pour ceux qui connaissent. Pour les parcs, pas de problème pour les faire tous seuls, on avait les plans approximatifs sur notre carte (malgré le tarif exorbitant, on ne vous donne même pas un plan...). Il est de toute façon tout à fait possible de prendre un ranger à l'entrée. Nous, on n'a peut être pas vu tous les animaux (guépard notamment) mais on a aimé chercher (et trouver!) nous même. On n'a bien sûr pas eu le temps de tout faire, Amboseli, Tsavo, Turkana... il y aurait de quoi faire un autre voyage! Voilà pour l'essentiel. Je peux donner plus de détails à ceux qui le souhaitent.
Croisière tour du monde en janvier 2013 sur le Pacific Princess English translation pending
by Bezac · 2012-08-24 · 25 replies
Bonjour, Nous avons l'intention, mon mari et moi, d'inaugurer notre vie de retraités par le tour du monde sur le Pacific Princess de Princess Cruise Line qui part de Fort Lauderdale en janvier 2013. Ce voyage nous semble fabuleux. Avez-vous déjà voyagé sur ce bateau? ou avez-vous déjà fait le tour du monde en croisière? Merci de nous donner vos impressions de voyage et éventuels conseils. Et bien sûr si vous faites ce voyage...ce serait chouette de rencontrer des francophones.😄😏 Merci d'avance pour votre réponse.
Voyage en Italie l'an prochain: hébergement? English translation pending
by Christine50 · 2012-08-24 · 47 replies
Bonjour

Je commence à préparer mon voyage en Italie pour l'an prochain. J'aimerais quelques conseils au sujet de l'hébergement . Nous voudrions aterrir à Rome et revenir de Venise je veux faire Rome , la Toscane se rendre jusqu'au lacs , Venise en gros , Cinqueterre etc Je voudrais savoir en gros combien d'hergements je devrais louer , un a chaque semaine ou plus en étant moins longtemps . Nous serons trois semaines. J'ai déjà pris des notes à la suite de différentes discussions et j'en suis très heureuse car plusieurs sont de bons conseils

Merci Christine
Pyrénées à vélo: du bon usage d'un GPS Garmin 705 English translation pending
by Colizoard · 2012-08-21 · 54 replies
Bonjour,

J'ai un peu sué la semain passée en traversant les Pyrénées de Collioure à St Jean de Luz. Certes, la canicule n'y est pas pour rien, mais mon GPS m'a particulièrement contrarié.

J'avais encodé tous les parcours préalablement ( 7 étapes) en utilisant le logiciel Garmin BaseCamp. J'avais également inséré des way-points aux endroits stratégiques ( sommets de cols etc.) Je disposais des supports de cartes France SE et France SO.

Le GPS a consiencieusement et systématiquement éludé mes parcours pour les reconstituer à sa guise ( me faire couper les lascets, m'envoyer sur des chemins de terre à pente 25% avec mon vélo de course, m'inviter à des contournements de plusieurs dizaines de km etc...) : bref pas moyen de lui faire respecter mes volontés. J'ai par la suite interrompu la navigation sur traces, pour le lancer sur des way-points pas trop éloignés, mais même topo...

J'avais bien évidemment coché la rubrique " Eviter chemins non revêtus", mais l'animal n'en a fait qu'à sa tête.

Donc en pratique il m'a servi de compteur altimétrique et kilométrique, point barre. Pour le reste, j'ai dû avoir recours à la carte papier en permanence, vu le manque de fiabilité du bidule.

Quelqu'un a déjà éprouvé ce genre de difficulté ? Solutions éventuelles ?

Merci d'avance de votre bonne attention,

Charlie
airbnb.com - location d'appartement à Montréal: désillusion et colère! English translation pending
by Pechetjardin · 2012-08-18 · 58 replies
Bonjour de France,

nous sommes une famille française, connaissant bien le Québec et ses habitants depuis 2005.

Aussi en réservant le 6 avril dernier auprès de AIRBNB.com ce "Comfortable 2 B/R Atwater Market, 2642 Avenue Lionel Groulx, Montreal, QC H3J 1J8" nous pensions dépenser 390 Euros pour un vaste, clair, lumineux, propre appartement (comme présenté), tenu par un hôte québécois comme nous les connaissions.

Qu'avons-nous trouvé ?

Après 10 heures de vol pour arriver jusqu'à Montréal, le bus 747 nous a mené (presque) à l'adresse indiquée. MAIS …

Gail Sabraw nous a présenté un appartement à une AUTRE adresse, au 2638 et non au 2642 (1er étage droite) et qu'y avons-nous trouvé ??

un appartement défraichi, mal éclairé, mal isolé (il y faisait très chaud), mal équipé. - les chambres n'étaient en rien comparables aux photos : ternes, sombres, équipées au minimum , - idem pour la cuisine, avec une poubelle débordant de détritus et les draps sales de nos prédécesseurs au milieu ; les placards étaient vides, ne comportant même pas le minimum de couverts / ustensiles pour 4 personnes ; en revanche, l'un débordait de bric-à-brac sale, appartenant à la propriétaire, les feux de la gazinière étaient également sales. - la climatisation de l'appartement se limite à un vieux climatiseur bruyant au fond de la cuisine; - le séjour ne comporte que 3 chaises : comment y vivre/ y manger à 4 ? - comme la cuisine, la salle de bain est bien plus sombre, sale et en mauvais état que celui des photos proposées; - enfin, l'entrée et sa serrure condamnée par un papier collant et surtout son mur (vers la salle de bain) complètement insalubre (plâtre apparent, papier arraché) et son plafond au revêtement décollé, probablement suite à une fuite.

Bref, ce qui nous était proposé ne correspondait en rien avec ce qui nous avait été vendu ; il y a eu tromperie sur la marchandise : NOUS AVONS DONC QUITTE LES LIEUX IMMEDIATEMENT.

Qu'à fait Gail S., notre hôtesse ?? prendre ses responsabilités et reconnaitre les faits ? reconnaitre qu'elle nous proposait un appartement défraichi au 2638, alors que nous avions loué un appartement 'quasi neuf' au 2642 ? nous assister dans notre détresse, nous qui nous retrouvions perdus dans Montréal, épuisés par 10h de trajet ? Pas du tout, elle s'est contentée de NIER, répètant que nos critiques étaient 'injustes' ET C'EST TOUT !

A ce jour, de retour en France, nous avons récupéré auprès de AIRBNB 300 des 390 Euros versés ; cette aventure nous a donc couté beaucoup de stress, de désillusion sur l'accueil québecquois, et … 90 Euros ; pour rien. Gail S. ne répond plus à nos messages.

VOILA NOS IMPRESSIONS : Nous avons été TROMPES ! 😠

MAIS Si vous tenez vraiment à louer cet appartement, véritablement non entretenu, SACHEZ AUSSI (ce qui ne se voit pas sur le site) : - qu'il est situé sur un boulevard (Lionel Groulx) très bruyant ; ce qui est un problème car les fenêtres ne ferment pas bien et que l'insonorisation est médiocre, - qu'il est thermiquement mal isolé, que son sol est ancien et pas très net, - que l'on y accède qu'au prix de l'escalade d'un escalier très raide et dangereux, - que les lits sont d'étroits 'double beds', - qu'il n'y a que très peu de rangements (en dehors des déserts placards de cuisine !), - que Gail S. parle très bien français, contrairement à ce que pourrait laisser croire ses écrits échangés avant notre venue ; ne pas hésiter à la questionner oralement directement, dans les moindres détails (ce que nous aurions dû faire) .

CONCLUSIONS : NE LOUEZ cet appartement que SI vous cautionnez les pratiques de sa propriétaire et SI l'inconfort ne vous fait pas peur ; SI VOUS AIMEZ LE CAMPING en plein Montréal, QUOI !!!🤪

Bien à vous.😏
Avis sur circuit en camping-car au Québec en août 2013? English translation pending
by Lamamadelon · 2012-08-15 · 22 replies
Bonjour à tous

je prends le clavier pour demander des infos pour préparer mon voyage.

bref pour commencer nous partons en famille à 5, age des enfants 19, 15, 9.

j'ai demandé plusieurs devis auprès de différents loueurs. énormément de variation plus ou moins 3 000€ sur 3 semaines !.

donc je commence la liste des questions :

comme la loi interdit de prendre le véhicule le premier jour, je pense prendre un taxi pour quitter l’aéroport et un b&b pour le premier jour, que me conseillez vous ?

qui connais : - " Anne ma soeur anne hotel studio " ou " Parc suites hotel " ou alors vos coups de coeurs

autre question la plupart des loueurs semblent etre sur Laval ou les environs donc le meilleur moyen pour aller du centre ville de montreal vers les loueurs, transport en commun ou taxi ? et à quel coût ?

Ensuite je pense suivre en gros le circuit habituel proposé par les voyagistes

jour 1 france > montreal jour 2 montreal > mauricie jour 3 parc de la mauricie jour 4 mauricie > lac st jean jour 5 parc du lac St jean (inclure visite village val jalbert ?) Jour 6 : Lac St-Jean > Fjord du Saguenay Jour 7 : parc du Saguenay Jour 8 : parc du Saguenay > Tadoussac

Jour 9 : Tadoussac / Parc de la Gaspésie Jour 10 : Parc de la Gaspésie Jour 11 : Parc de la Gaspésie > Parc Forillon Jour 12 : Parc Forillon Jour 13 : Parc Forillon > Percé

Jour 14 : Percé > Carleton

Jour 15 : Carleton Jour 16 : Carleton > Kamouraska Jour 17 : Kamouraska > Parc Laurentie Jour 18 : Parc Laurentie > Beauport

Jour 19 : Beauport et visite de Québec Jour 20 : Beauport / Parc d’Oka Jour 21 : Parc d’Oka / Montréal

donc vos avis sont les bienvenus et toute sugestion de pause ou de modification de circuit également, ou adresse à ne pas louper
Ici c'est le Nooooord! Résumé de 3 semaines entre Washington, Oregon, Montana et Yellowstone English translation pending
by Itat · 2012-08-13 · 396 replies
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !

Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.

Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !

Mardi 10 Juillet

Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.

Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.



Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !

Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.

Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.

Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…

Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…

Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.

Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.



Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.



Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.

Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.

Mercredi 11 Juillet

A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford



Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !

La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.



Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.

D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !





Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.



Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli



Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.



Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.



Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.

Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL

Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…

Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…

Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.

La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).

SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Carnet de voyage en Malaisie/Bornéo (juillet 2012) English translation pending
by Titi77310 · 2012-08-10 · 42 replies
Informations du séjour : Voyage du 02/07 au 31/07 Vols internationaux : Paris-Doha-Singapour-Kuala Lumpur-Singapour-Doha-Paris Vols intérieurs : le 11/07 : Penang > Kuching le 17/07 : Kuching > Kota Kinabalu le 28/07 : Kota Kinabalu > Kuala Lumpur Etapes terrestres : Etape 1 : Kuala Lumpur > Fraser Hill > Cameron Highlands > Kuala Kangsar > Penang Etape 2 : Kuching > Serian > Kuching Etape 3 : Kota Kinabalu > Sandakan > Sukau > Lahad Datu > Kundasang > Kota Kinabalu
Voyage à Paris: se loger au Blanc-Mesnil? English translation pending
by Merry112233 · 2012-08-06 · 50 replies
Bonjour tt le monde,

se loger au blanc mesnil est il interessant pour un voyage à paris (proximité RER, supermarché, sécurité ....) ???
Première visite de seize jours au Japon English translation pending
by Stephanetb · 2012-08-05 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train d'organiser mon premier voyage de 16 jours au Japon. 😎

Je voudrais voir Tokyo, Kyoto et leurs environs ainsi que l'île de Miyajima.

Voici le programme que j'ai en tête: - 1er jour : arrivée à l'aéroport Osaka puis directement train vers Hiroshima - 2ème jour : visite du mémorial de la paix et de l'île de Miyajima - 3ème jour au 7ème jour : train vers Kyoto, visite de Kyoto avec deux excursions journalières à Himeji et Nara - 8ème au 15ème jour : train vers Tokyo, visite de Tokyo avec deux excursions journalières à Hakone et Nikko - 16ème jour : retour depuis l'aéroport de Tokyo

Je pense arriver à l'aéroport d'Osaka plutôt que Tokyo pour gagner environ 4 heures de trajet en train 😏 (Kyoto-Hiroshima par rapport à Tokyo-Hiroshima, avec JR pass). Mon programme me laisse 3 jours de libre à Kyoto et 6 à Tokyo.

Est ce que ça vous paraît réaliste ? Y a-t-il des choses que je pourrais ajouter sans que les visites ne soient trop rapides et stressantes à organiser ?

Merci pour vos conseils !
Rallier la Grèce (Péloponnèse) depuis la France à moto par la côte adriatique English translation pending
by Garapa · 2012-08-05 · 25 replies
bonjour à tous 😎 fin septembre mon épouse et moi-même filerons direction la Grèce (départ angoulême) en passant par la côte adriatique et retour par le bateau via Venise. nous commençons à organiser notre périple qui durera 15 jours environ ; nous sommes preneurs d'adresses sympas (restos et hébergement), de lieux à visiter mais également de conseils notamment s'agissant de la traversée de l'Albanie qui ne nous rassure pas vraiment 🏴‍☠️ merci beaucoup pour celles et ceux qui saurons nous faire part de leur propre expérience ! jean-françois
Mais que se passe t-il à Madagascar actuellement? English translation pending
by Kaoui · 2012-08-01 · 1145 replies
Bonjour, Étant amoureux de Mada et souhaitant y résider un jour prochain, je me pose des questions quant à y aller ou pas???🤪 tant l'insécurité y est grandissante de jours en jours!!... Mais que se passe t-il donc???... Que font les autorités????....Si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait gentil. (j'affectionne plus particulièrement Tamatave et sa région..) Merci à tous!..
Voyage de rêve-retour du Carnival Breeze English translation pending
by Mfhamelin · 2012-07-27 · 49 replies
Enfin...je viens de compléter mon compte-rendu. Il est long, mais vous pouvez choisir les sections qui vous intéressent. Bienvenues à l'avance aux questions. 😎

Europe 2012-Croisière

Du 24 juin au 9 juillet

Voyage acheté en octobre 2011. Énormément de préparation, mais ça fait parti de notre « trip » de voyage…jeu de mots. Départ :

Enfin, dimanche 24 juin, c’est le grand départ. Baptême d’europe pour mon chum et moi et baptême de croisière pour notre grande fille de 17 ans. On part avec air canada, de québec, en avant-midi. Arrêt à toronto pendant 5 heures et go, on part pour barcelone. On essaie de dormir pour être en forme en arrivant; très bon service à bord, bon repas, sièges confortables (pas mal plus que air transat, surtout pour mon chum de plus de 6 pieds).

Il a fait super beau et hyper chaud durant tout le voyage. Gatorade, bouteilles eau, calottes et lunettes fumées, de bons souliers et une bonne préparation du voyage pour optimiser notre temps et découvrir tous ces endroits…

Barcelone :

On arrive à barcelone à 7h30 du matin; taxi et on s’en va porter nos bagages à la consigne de notre hôtel (catalonia born princess, très bien situé, près de l’arc de triomphe, wiifii et déjeuner chaud inclus). À 9h30, on est prêt à commencer notre découverte de barcelone. Je suis énervée, ça y est, le voyage débute vraiment…Visites à pied la première journée et en autobus hop on hop off pour la 2e journée. On a 2,5 jours à consacrer à cette magnifique ville avant de prendre le bateau (carnival breeze).

Place catalunya pour faire un premier contact, ensuite on va sur passeig de gracia (dîner, casa battlo, la pedrera, sagrada familia).

.visite de la pedrera…belle vue du toit si bizarre, visite intéressante

.wow, la sagrada familia…époustouflant, on la regarde sous tous les angles, mais pas le temps d’y entrer; ça vaut la peine d’aller de l’autre côté du petit lac pour prendre de belles photos plus complètes.

Retour à l’hôtel à 15h, la chambre est prête, on s’installe et on repart.

Plaza real (belle place avec terrasses et palmiers) et barri gotic. Dans le barri gotic, on se croirait dans une autre époque; on y visite la cathédrale qui a tout un cachet particulier (on y allumera des lampions). Ensuite souper près des ramblas et visite à la boqueria (dont le comptoir à bonbons pour notre grande fille).

Dodo vers 22h….décalage horaire, pieds en feu car on en a marché un coup. Mais on est content, car on a visité tout ce qu’on avait prévu pour cette première journée.

Le lendemain, on repart tôt et on embarque dans le bus touristique pour faire les circuits rouge et bleu. Encore là, on a identifié au préalable à quels endroits on veut débarquer.

.coup de cœur pour le park guell de gaudi…wow, grandiose, végétation magnifique et colorée, architecture tellement originale, facile d’y passer des heures

.arrêt au camp nou du barça fc barcelone, équipe professionnelle de soccer (foot); on fait l’activité du camp nou experience…cher mais intéressant et impressionnant, surtout pour notre joueuse de soccer

.arrêt au poble espanol

.arrêt au park olimpic où on y mange des tapas; et des palmiers superbes dont le tronc est immense, un beau coin pour flâner

Mercredi 27 juin : on retourne se « perdre » dans les rues de barcelone et on se promène encore sur les ramblas. Ensuite à 11h30…on s’en va au port. Une chose est certaine, barcelone, une belle découverte, on y retournera un jour, et 1 semaine afin de pouvoir prendre plus notre temps et de la découvrir davantage.

Bateau carnival breeze :

On arrive au port en taxi, un peu énervés et on voit notre beau bateau qui nous attend, j’en ai quasiment le souffle coupé. Il est immense. De plus, ce n’est que son 3e départ, donc, tout nouveau.

On attend notre tour et on va s’enregistrer au comptoir, on achète le vin au duty free (on a droit à une bouteille par adulte) et on se dirige vers la prise de photo pour notre carte de bateau. Ensuite, hop, on embarque sur ce superbe navire. Un autre québécois nous informe que les chambres sont déjà prêtes…on y va pour la découvrir…wow, 7368, bien située, balcon, tout y est, fonctionnelle, belle grandeur pour les 3, on y sera super bien pour ce beau 12 jours en mer. Les valises arriveront plus tard, on part à la découverte du navire. C’est tellement grand et beau, on se croirait vraiment dans un hôtel et non sur l’eau.

On aura 3 jours en mer + une bonne partie de la journée de l’embarquement : impossible de s’ennuyer ou de mourir de faim, fort agréable…la vie des gens riches et célèbres.

Très bon service de notre femme de chambre susanna; elle trippe sur notre fille, elle est très gentille. Mon chum ne regrettera pas de s’être laissé convaincre de payer le supplément de 1200$ pour avoir un balcon. Tellement agréable de se réveiller le matin et de sortir tout de suite pour prendre contact avec l’endroit de l’escale (surtout dubrovnik); ainsi que le soir avant de souper pendant qu’on se prépare et en revenant de souper.

On a très bien mangé tout le long de la semaine, que ce soit pour déjeuner, dîner (lors des journées sans escale) et pour souper. Il y en a pour tous les goûts. Le soir, à l’exception de 2 fois, on allait toujours au restaurant à la carte; on avait pris le « your time dining » pour le souper, ce qui nous permet de manger à l’heure qu’on veut. On arrivait au resto, on donnait notre numéro de chambre et on a toujours eu notre table tout de suite; et une table pour nous 3, et non avec d’autres personnes. On regardait le menu à l’avance sur l’écran de la télé dans la chambre, ce qui accélérait le service. Et lors de l’embarquement, on avait acheté un forfait vin pour 5 bouteilles de vin qu’on a pris quand on le désirait.

Nous sommes allés à 2 spectacles seulement, car ça ne nous tentait pas vraiment de suivre un horaire rigide en soirée. Les 2 spectacles étaient de qualité, bons danseurs et bons chanteurs. Un spectacle des divas et un autre de la musique des années 70. Très professionnels.

Lors d’une fin d’après-midi, on avait reçu une invitation en tant que « past guest » pour un petit party au théâtre. On revenait de taormina, on n’a pas pris le temps de se changer et on y est allé. Ouf, boisson et hors d’œuvre à volonté; ils nous apportaient même de nouveaux verres sans qu’on ait eu le temps de finir l’autre. Ils ont présenté un vidéo de l’évolution de la compagnie et des navires carnival et demandait on en était à combien de croisière avec eux. Un couple en était à leur 31e, un autre à leur 16e et nous, à notre petite 2e, mais probablement pas la dernière. Ce petit événement était agréable et c’est apprécié qu’ils prennent la peine de souligner ça.

Activités à bord dont on a profité (et il y en a plusieurs autres que nous n’avons pas faites) :

.glissades d’eau et jeux d’eau; ça fait du bien avec cette chaleur et ce soleil

.mini putt

.film sur écran géant, bien installés dans les chaises longues

.assister aux matches de l’euro 2012, dehors, avec full d’ambiance

Morning show

À tous les matins, le directeur de croisière, john, et son ami calvin, font un show. Et il est rediffusé à quelques reprises à la télé. Je les trouvais tellement drôles, un humour absurbe comme je l’aime et leurs rires étaient contagieux; carnival=friendly, c’est bien évident avec eux.

Soirées élégantes

2 soirées élégantes, dont la plus grandiose, celle du capitaine. Wow, tout le monde est chic, c’est très beau et plaisant. J’aurais cependant aimé un accueil par le capitaine et quelque chose de plus spécial au théâtre…à moins qu’on l’ait manqué. On prend également plein de photos et certains décors sont vraiment beaux. On a acheté 2 poses, notre fille était tellement spectaculaire avec sa belle robe, ses bijoux et tout; le photographe l’appelait princesse et on était bien fier d’elle, bien sûr.

Navire lui-même

Je l’ai trouvé très beau, sobre (beaucoup plus que le carnival splendor que nous connaissions), grand, de beaux coins tranquilles. Tout est neuf et la déco rappelle les caraibes, avec les parasols, les palmiers, les corridors avec des images de la mer, les palapas à la piscine. Comme nous voyageons régulièrement dans le sud, ce décor nous plaisait. Je le reprendrais sans problème. Très bon service partout, navire propre.

Internet

Dispendieux et lent. Il y a des ordinateurs à quelques endroits. Comme on voulait donner des nouvelles de temps en temps à notre famille, on a pris le forfait le plus petit, soit 45 minutes. 29$us + 3.95$ pour la première activation.

Escale à Marseille :

De 7h à 16h.

On y va par nous-mêmes, donc pas besoin d’aller attendre le départ au théâtre où ont lieu les départs des excursions achetées avec carnival.

On sort du bateau et on prend le shuttle de 9h (12 euros chacun aller-retour) qui nous amène dans le vieux port, le bateau étant dans le nouveau port. Pas mal de trafic, donc arrivés au vieux port à 9h45.

Le petit train étant déjà là, on achète tout de suite nos billets pour le circuit de notre dame de la garde (dite la bonne mère); 7 euros chacun. Belle petite promenade qui nous fait découvrir marseille. Arrivés en haut de la colline où se trouve cette belle église, on débarque et le train viendra nous chercher dans environ 20-30 minutes. Je ne sais pas au juste pourquoi, mais cette église m’a estomaquée quand j’y suis entrée; je la trouvais belle, éclairée et touchante. Et quelle belle vue on a de la ville du haut de cette colline.

Au retour (promenade dure environ 2 heures), on marche dans les rues de marseille et du vieux port et dans la canebière et on retourne attendre le shuttle. Retour sur le bateau vers 14h, on dîne et on profite des installations.

Escale à Florence :

De 7h à 19h.

Excursion « highlights of florence and shopping », 120$ cdn/personne, sans repas. Départ à 8h et retour vers 17h30. Il faut préciser que Florence est à peu près à 1h ou 1h30 du port de livourne.

J’avais mis la barre trop haute pour cette escale et j’en suis revenue un peu déçue. La guide était gentille, mais elle parlait tellement (et en anglais bien sûr) que j’en étais quasiment étourdie; heureusement qu’on avait pris une excursion qui nous laissait libre en pm. Le tour guidé (avec écouteurs) durait 1.5h. Ensuite on a 4h de temps libre; c’est ce qu’on préfère, se retrouver tous les 3 et explorer à notre guise. On dîne, on se promène dans les rues, on va au ponte vecchio (déception, il y a beaucoup de monde, pas l’impression d’être vraiment sur un pont, et uniquement des bijoux à vendre). L’architecture est belle (cathédrale santa maria del fiore, the baptistery, santa croce, les statues, dont celle de david), mais je reste sur mon appétit, car je m’attendais à aimer davantage la ville et à m’y sentir bien…peut-être parce que c’était tellement trippant à barcelone.

Escale à Rome, 2 jours :

De 8h à 17h le lendemain.

Excursion « rome at its best », 175$/personne, avec repas. Et “rome on your own” à 70$/personne, sans repas. Rome est à environ 1.5h du port de civitavecchia.

Impressionnant! Je n’en revenais pas d’être là et de voir ce dont j’avais entendu parler dans les livres à l’école, toute cette histoire qu’on voyait de nos propres yeux… La première journée est en tour guidé. On débute par la visite extérieure et intérieure du colisée; c’est gigantesque et on essaie de revoir les images de certains films. Retour à l’autocar et pendant la route, on voit certains bâtiments et monuments historiques. On passe à venice square, on y reviendra demain. Arrêt à la fontaine de trévi…ouf, il y a foule, mais c’est vraiment beau. On dîne dans un bon resto (vin inclus) et ensuite, on visite le vatican. On fait la file, mais ça roule. Fiou, c’est grandiose et encore une fois, on est impressionné par cette architecture et cette richesse. On ne va pas à chapelle sixtine ni aux musées, ça ne fait pas partie de cette excursion. J’aurais aimé avoir plus de temps pour m’imprégner davantage de l’ambiance du vatican et d’admirer toutes ces œuvres.

Le lendemain, on a pris uniquement le transport. Départ très tôt, donc on se fait livrer le déjeuner à la chambre pour sauver du temps. On débarque à piazza poppolo à 8h30, tout près de via del curso et on visite à notre guise. Ouf, il fait encore énormément chaud, heureusement qu’il y a plein de fontaines d’eau très fraîche et bonne à boire, car nos bouteilles ne nous suffisent pas. On s’était fait un plan de visite et on a vu tout ce qu’on avait identifié :

.place d’espagne et plaza venezia

.château victor emmanuel et l’église à côté (il y avait même un beau mariage)

.le capitole et la magnifique vue qu’on y trouve sur les ruines du forum romain; tout comme si on était directement dans le forum tellement c’est tout près

.le panthéon, on y est entré

.plaza navona; c’est dans ce coin qu’on a dîné

.on retourne à la fontaine de trévi pour faire nos vœux

.retour à plaza (ou piazza) del poppolo vers 15h

Journée fatiguante, beaucoup de marche, mais fort remplie et à notre goût.

Escale à Dubrovnik (Croatie) :

De 7h à 19h.

Au réveil, vite sur le balcon, la vue est à couper le souffle.

Aucune excursion, on visite par nous-mêmes. Le bateau est à max 20 minutes en shuttle (8 euros/personne, aller-retour) du vieux dubrovnik.

Coup de cœur, on est conquis…et quasiment dès qu’on aperçoit les murs du vieux dubrovnik.

Vers 8h30, on commence la promenade sur le haut des remparts. Visite à payer en kunar ou par visa (70kn par personne, soit environ 10 euros chacun); ça en vaut la peine, tellement de magnifiques prises de vue…on regarde encore nos photos et on n’en revient pas de toute cette beauté. La forteresse, les couleurs, la mer adriatique. La promenade a duré environ 1.75h; mais on arrête régulièrement pour admirer le paysage. Il est très tôt et il fait énormément chaud avec ce soleil…mais où sont donc les nuages? Une autre journée où on ne les voit pas…comme tout le long du voyage. Ensuite on se promène dans les rues à l’intérieur de la forteresse, on visite les boutiques, le marché extérieur, on prend une bière sur une terrasse avec vue sur la mer adriatique. La belle vie…Et on dîne sur une autre terrasse, à l’ombre svp.

On marche encore et on finit par s’asseoir sur le bord de l’eau pour profiter du diaporama que nous offre dubrovnik. Retour au bateau vers 16h. Quelle belle journée, dubrovnik est plus que magnifique. Et wow la vue qu’on a lors du départ du bateau; les photos ressemblent à des cartes postales; on s’installe sur le pont arrière et ensuite sur notre balcon.

Escale à Venise, 2 jours :

De 14h à 19h le lendemain.

Aucune excursion, on visite par nous-mêmes.

L’arrivée à venise est assez particulière, le devant du bateau est rempli de monde, on veut découvrir venise le plus tôt possible. Clic, clic, les photos sont commencées. C’est spécial d’entrer ainsi dans la ville et de l’observer de si près. Spécial de voir toutes ces petits canaux et ces ponts. On arrive en tout début pm. On dîne et go, on sort.

On prend le people mover (1 euro l’aller) et à piazza roma, on achète notre passe pour un 36h de vaporetto (25 euros/personne). On embarque dans le vaporetto et arrêt au pont realto…visite de quelques boutiques et ensuite, on se promène dans les petites ruelles typiques pour se diriger vers la place st-marc. Il y a énormément de monde et il fait encore extrêmement chaud. Notre fille trippe fort de voir toutes ces boutiques de souvenirs…il y en a à venise, plus que partout ailleurs lors de nos autres escales. On revient au bateau sur l’heure du souper.

Le lendemain, c’est ma fête! C’est vraiment “hot” d’être dans un tel endroit la journée de sa fête. Pour bien débuter la journée, on se fait encore livrer le déjeuner à la chambre, ça commence bien avec un bagel au saumon fumé et fromage à la crème.

On part vers 8h et on revient vers 17h. Cette fois, on se dirige directement à la place st-marc, car il y a moins de monde qu’en après-midi. Comme il y a une longue file pour visiter la basilique, on préfère payer pour visiter le palais des doges. Vraiment impressionnant….scuptures au plafond, peintures sur les murs et plafonds, et c’est un bâtiment gigantesque avec je ne sais combien de pièces. On passe même à l’intérieur du pont des soupirs, qui fait le lien entre le palais des doges et les prisons.

Ensuite on se promène en direction du pont realto, on dîne sur une terrasse et on arrive au pont realto. Après le magasinage dans les petites boutiques, on reprend le vaporetto pour traverser et aller visiter l’église de la salute; très belle église et bien située sur la pointe; j’y allumerai 2 lampions pour la santé de nos familles.

Tout près, il y a un quartier résidentiel et volontairement, on s’y « perd »; on y trouve une petite ruelle toute cute et colorée, avec de belles fleurs. Spécial de s’imaginer ce que peut être leur quotidien de vivre ainsi sur l’eau. On arrive finalement sur le canal de la giudecca, où le bateau passe pour se rendre au port. Miam, miam, c’est dans ce coin qu’on mangera une bonne gelato italienne. Et retour en vaporetto pour retourner dans le bateau. On s’installe sur notre balcon pour profiter de la belle vue que nous y avons de venise.

J’allais un peu « de reculon » à venise, en pensant que je trouverais ça « cucu », mais pas du tout, agréablement surpris et conquis.

Escale à Messine (Sicile) :

De 7h à 16h.

Excursion « Taormina on your own », 70$ cdn/personne, sans repas. Départ à 9h et retour vers 15h30. On préférait visiter taormina au lieu de messina et on ne l’a pas regretté; trajet environ 1h.

Taormina est une autre belle découverte. Architecture médiévale, beaucoup de fleurs, ambiance relaxe, vacances, apaisant; on s’y sent bien, de petites ruelles étroites. De plus, comme c’est sur le haut d’une montagne, on y a une belle vue.

Promenade dans les rues et on visite le théâtre grec (16 euros pour les 3), belle vue sur le mont etna (volcan). On continue notre marche et on dîne à un petit resto typique où le serveur fait vraiment sicilien, beau monsieur et en plus, il parle français! Quelle belle vue on a de ce resto, palmiers et la mer. Par pur hasard, on se retrouve ensuite à l’entrée d’un parc; on ne regrettera pas d’y être allé, c’est tellement beau et que de belles photos on y a pris. On y voit la mer, de beaux hôtels, des voiliers, et le parc est rempli de fleurs colorées et de végétation luxuriante. C’est relaxant et plaisant.

Résumé de ce voyage :

Voyage de rêve! On a trippé tous les 3, quel bonheur de vivre ça ensemble. Très belle croisière. Nos 3 coups de cœur : barcelone, dubrovnik, taormina.

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