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Vélo dans le Pinar del Rio, Cuba English translation pending
by Dalam · 2012-11-22 · 3 replies
Nous avons parcourus 750 km durant les deux premières semaines de novembre, au départ de l’aéroport de Varadero jusqu’à la vallée de Viñales dans la province de Pinar del Rio. Certains parlent de Cuba comme le “paradis du vélo”, et bien si c’est ça le paradis, j’espère ne jamais aller en enfer !! Avec la fumée noire que crachent les camions et les vieilles autos, les routes pleines de trous ou de cahots, j’ai déjà vu mieux. Nous avons tout de même fait un bon voyage à vélo, en faisant abstraction de ces inconvénients, surtout grâce à la gentillesse et l’accueil formidable des cubains ! La température était autour de 30 oC avec 80% d’humidité, ce qui était assez chaud mais supportable.

Nous avons logé dans les « casas particulares » afin d’avoir un meilleur contact avec les habitants et profiter de la cuisine du pays. À deux occasions, nous avons du dormir « illégalement » dans des familles qui ont bien voulue nous accepter pour la nuit, faute de casas « légales » pour les touristes. Il est assez facile de manger sur la route le midi dans les « cafeterias » pour moins d’un dollar (prévoir quelques centaines de pesos national) mais le menu est assez limité (pizza, sandwiches, omelettes).

Étant donné le mauvais état de certaines routes, un vélo de cyclotourisme ou hybride avec des pneus 700 x 32/35 est conseillé, mais c’est également possible de rouler avec un vélo de route et des pneus étroits (700 x 23c). Il n’y a pas vraiment plus de risque d’y faire de crevaison qu’ailleurs. On peut rouler sur les autoroutes où le bitume est de bonne qualité, mais ce n’est pas l’endroit le plus agréable pour faire du vélo.

Voici les étapes de notre voyage et la distance parcourue quotidiennement :

Jour 1 : Aéroport de Varadero – Matanzas (25 km)

Jour 2 : Matanzas – Guinès (65 km)

Jour 3 : Guinès – Artemisa (95 km)

Jour 4 : Artemisa – San Diego Los Baños ( 75 km)

Jour 5 : San Diego – La Palma – Viñales (65 km) Route très abimée

Jour 5 : Viñales – Valle Ancon – Puerto Esperanza (diner à la Casa Teresa) – Viñales (65 km)

Jour 6 : Excursion en bus à Cayo Jutias

Jour 7 : Viñales – Pinar del Rio – San Diego Los Baños (70 km)

Jour 8 : San Diego – Soroa (65 km)

Jour 9 : Soroa – Cayajabos (35 km)

Jour 10 : Cayajabos – La Havane (75 km)

Jour 11 : Visite du centre historique de La Havane – Playa Guanabo (25 km)

Jour 12 : Playa Guanabo – Matanzas (70 km)

Jour 13 : Matanzas – Aéroport de Varadero (25 km)

Nos meilleures adresses où loger :

Maria Jesus y Raul – Calle Orlando Nodarse, no. 20, Vinales

Casa Teresa, Calle 4ta, no. 7. Puerto Esperanza

Villa Juanita, No. 601, Cayajabos, 3.5 km à l’est de l’entrée de Las Terrazas

Adriano y Zenaida Moreno – Concordia no. 416, e/ Gervasio y Escobar, Centro Habana

José y Mirtica – calle 472 No. 7B09, Playa Guanabo, La Habana
Mon tour du monde de six mois: vos conseils? English translation pending
by Ilonalalala · 2012-11-19 · 9 replies
Bonjour à tous!

D'ici quelques mois, je m'en vais pour un nouveau tour du monde. Le précédent avait duré 8 mois entre le Canada, les Etats Unis, la Nouvelle Zélande, l'Australie et la Scandinavie. Celui ci durera 6 mois avec: 1 mois en argentine 1 mois en Nouvelle Zélande (île sud) 1 mois à Bali (ou autre île) 2 semaines en Nouvelle Calédonie 2 semaines à Tahiti (ou autre île) 1 mois et demi aux Etats Unis.

En ce qui concerne les Etats Unis, notre itinéraire est déjà assez net mais pour les autres pays, j'aimerais m'appuyer sur vos conseils si certains d'entre vous ont envie de partager leur expérience!

Un gros MERCI d'avance! 😉
Billet d'avion vraiment pas cher Montréal - Costa Rica English translation pending
by Lyly22 · 2012-07-10 · 6 replies
Pour ceux que cela pourrait intéresser, les billets pour le Costa Rica, départ de Montréal sont à 438$. C'est vraiment pas cher ! J'ai pris les miens pour novembre sur Expedia
Le bivouac est-il toléré en Italie? English translation pending
by JeanLauSilvy · 2012-06-25 · 5 replies
Bonjour, Juste inscrit sur ce forum, j'envisage une virée en Toscane avec mon camping-car 4x4. Généralement, je sort un peu des roiutes battues, me trouve un petit coin tranquille et isolé et y passe la nuit. Juste une table et deux chaises au moment du repas s'il fait beau. Cela est-il autorisé ou toléré en Italie ? Si non, quelle peut en être la sanction ?

Par avance merci 🙂
Insécurité actuelle à Madagascar? English translation pending
by Giloudespich · 2012-04-25 · 156 replies
Bonjour, Quelqu'un peut-il me donner son avis sur le climat d'insécurité qui semble régner à Mada en ce moment ? Majunga reste t elle une ville "sans pb" pour les vazahas ? Merci à tous
Jeu des photos (67e édition) English translation pending
by Herikles · 2012-04-13 · 844 replies
Nouveau fil, l'autre est full. 😄

Très facile: où suis-je, devant ces panneaux ?



🙂
Excursions au départ de San Francisco? English translation pending
by Choupinnette · 2012-04-07 · 5 replies
Bonjour,

Nous serons cet été à San Francisco avec 3 ados dans le cadre d'un échange de maison et nous souhaitons entre autre faire l'itinéraire suivant : Jour 1 : San Francisco/ Lake Tahoe Jour 2 : Lake Tahoe Jour 3 : Lake Tahoe / Yosemite valley par Tioga Pass entrance Jour 4 Yosemite Jour 5 - Yosemite / San Francisco Qu'en pensez vous ? Est ce intéressant de rester 1 jour et demi à Lake Tahoe ? Combien de temps faut il passer à Yosemite Park ? Où faut il dormir ? j'envisageais de passer une nuit à Lee Vining. Merci pour vos conseils 😎 😎

Repas lyophilisés sans trop de sel? English translation pending
by Remalix · 2012-02-03 · 12 replies
Après plusieurs mauvaises surprises, je recherche des repas lyophillisés sans trop de sel... Tous les repas à base de viande sont exagéremment salés et les seuls convenables sont les végétariens. Connaissez-vous des marques ou même des repas ne contennant que le nécéssaire et qui ne donnent pas envie de boire 1 litre d'eau après dégustation ??? merci

remalix
Etat de la piste Patahuasi - Puno? (Pérou) English translation pending
by Lajl · 2011-11-13 · 6 replies
Bonjour, L'état de mon dos m'interdit d'emprunter des routes défoncées et autres pistes. Cependant, cela ne m'empêche de voyager et j'ai l'intention d'aller au Pérou en avril. Dans le descriptif fourni par l'agence de voyage, il est écrit "A Patahuasi, vous emprunterez la piste jusqu'à Puno." Quel est l'état réel de cette piste ? Combien d'heures de voyage et pour combien de km ?

Merci de prendre le temps de me répondre.
Recherche logements et excursions à Cuiaba, Manaus et Foz do Iguaçu (Brésil) English translation pending
by Aurelieclo · 2011-07-23 · 3 replies
bonjour, je suis aurelly je pars au bresil pour la premiere fois, le 6 septembre pour 3 semaines mon programme (j ai achete un air pass) rio, sao paulo, cuiaba, manaus, foz de iguazu.

je reste a chaque fois 3, 4 ou 5 jours. je voudrais trouver les logements a cuiaba, manaus et foz de iguazu pour etre a chaque fois au plus pres des excursions, pour ne pas perdre de temp. j arrive a trouver sur le net des genres de circuit pour chaque destination mais c est genre 1500 dollars par personne pour 4 jours, ca comprend le logement + les excursions, je trouve ca hors de prix, est ce que qq un a de meilleurs plans pour les logements (au coeur de la nature, vie a la locale, pas besoin d hotels betonnes) et pour les excursions est ce que je peux attendre le dernier moment pour les prendre sur place, est ce que c est facile a trouver ? est ce que je ne vais pas perdre trop de temp ?

merci pour vos conseils et infos a bientot
Discussions sur le "Concours" Photo du mois de mai 2011 "Intempéries" English translation pending
by Makalux · 2011-05-05 · 607 replies
Les photos c'est la : http://voyageforum.com/v.f?post=4250698;#4250698 Les discussions, c'est ici !
Idée de trek en milieu sauvage en France ou Belgique? English translation pending
by Survivorman · 2011-01-23 · 8 replies
Salut à tous,

J'aimerais organiser un trek d'environs 10 jours avec des amis mais je n'ai aucune idée de l'endroit ou on pourrait le faire, on recherche à faire une grande randonnée dans un endroit sauvage (forêt, pleine, lac, montagne, ... bref paysage varié), ou il serait possible de bivouaquer toutes les nuits, soit en France, ou Belgique (dans les Ardennes possible?), ... Voila auriez-vous des propositions à nous faire? Merci!
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (2ème partie) English translation pending
by Ericarole · 2010-11-10 · 13 replies
La première partie est là : http://voyageforum.com/..._1e_partie_D3794068/

deuxième partie :

Mardi 10 août :

Juste avant de partir, nous nous énervons à bien fixer les gros sacs de bois sur la galerie. Ma douce fait de nouveau l'alpiniste sur le toit tandis que junior et moi tendons les sangles. Il ne faut pas négliger l'arrimage car les soubresauts et cahots de la piste auront vite fait de faire chavirer les ballots.

Avec l'équipage Edouardo/Barbara nous faisons enfin route vers la terre promise : Moremi.

Edouardo préfère me laisser passer devant. A cause de notre précédent voyage en Afrique Australe, il m'attribue une expérience que je n'ai pas vraiment...

Je leur ai fourni un talkie walkie et cela rend la route un peu ludique : "Éléphant on your right handside !!!"

Chemin faisant nous rencontrons outre les pachydermes, des girafes, kudus, et autres ongulés. En longeant Tsau Pan, nous voyons également nos premiers hippopotames.



Nos premiers passages de gués sont de la rigolade. Nous traversons de petites mares allégrement et nous nous amusons comme des gosses. 1st Bridge et 2nd bridge peuvent se dévier : pas de soucis.

Arrivés au camp de 3rd Bridge, nous découvrons avec mécontentement que le n°06 qui figure sur notre réservation est occupé. Nous allons rencontrer les locataires inattendus. L'emplacement est vaste mais ils se sont étalés. Véhicule, remorque, panneaux solaires (ils sont super équipés) ont été largement disposés. L'homme n'est pas aimable. Il me dit qu'il est là depuis 2 jours et que c'est SON emplacement et qu'il ne bougera pas. Ça commence bien. Dire que dans le Kalahari, nous avions déliré en imaginant des attitudes à adopter si notre camp était indûment occupé, allant jusqu'à évoquer des scènes dignes de la guerre des boutons....

Voulant être sûr de nous avant de déclencher une esclandre, nous nous rendons au Gate du camp situé à proximité. Après vérification sur son planning, l'employée prénommée Rachel nous dit que l'imposteur est aussi dans son droit, car son nom figure bien sur son listing, ainsi que le nôtre... Quoi !!! Comment !!! Rien à faire, nous n'aurons pas le plaisir d'aller déloger l'intrus. Rachel nous explique qu'il s'agit d'un grand emplacement et qu'il peut être divisé en deux. Elle n'y peut rien car elle reçoit le listing de la société mère qui fait les plannings. Tous les autres camps sont pleins : nous sommes victimes de surbooking !!!...

Nos amis espagnols sont dans la même situation. Leur emplacement, qui est plus petit, est aussi occupé. Rachel leur propose un emplacement "de secours" situé sur l'extrémité droite. Nos amis acceptent volontiers de le partager avec nous. Nous sommes soulagés car l'idée de cohabiter dans l'autre camp avec ce paltoquet ne nous sied pas du tout. Rachel nous met en garde de bien rester sur le début de l'emplacement. Avec sérieux, elle indique que la nuit, les hippos affectionnent le coin. Elle nous assure que dès demain et pour les deux nuits restantes nous aurons le camp n°6 rien que pour nous.

Après notre pique- nique, nous partons explorer un peu Moremi. Nous sortons de 3rd Bridge par le pont qui ne pose pas de réelle difficulté, si ce n'est qu'il commence à y avoir de belles ornières qu'il ne vaut mieux pas emprunter, en direction de 4th Bridge.

Je n'avais pas eu besoin de dégonfler mes pneus jusque là...erreur grave. Au milieu d'un passage particulièrement mou et ayant omis de passer en boite courte, je stoppe net : ensablé. J'essaye les premières manœuvres de dégagement : boite courte, première et marche arrière : Rien n'y fait : je m'enfonce encore. Nous dégageons les roues, je dégonfle jusqu'à 1,5 bar, mais toujours rien. Nous disposons les chaines de désensablement en caoutchouc, mais les roues n'accrochent pas. Au final, Edouardo réussit à me dépasser en roulant une bonne vingtaine de mètres dans le bush entre les buissons, où le sol est moins mou. Nous fixons la sangle de traction. Lui tractant avec son véhicule, les filles et junior poussant "au cul", nous réussissons à extraire le 4x4. La roue de secours était posée sur le sable...il était bien enfoncé. Il nous a fallu presque une heure. Nous sommes en nage, plein de poussière mais contents et nous congratulons avec ferveur.

Les quelques passages à gué suivants sont facilement franchis. Nous arrivons à 4th Bridge et cela semble un peu plus sérieux. Une bonne grosse mare doit être traversée avant d'atteindre un petit banc de sable qui précède le pont.



J'en profite pour vous indiquer que le pont est en fait une construction de rondins de bois. Deux rangées de rondins sont plantées à la verticale et servent de piliers pour une autre rangée de rondins disposée à l'horizontale, et sur laquelle il faut rouler :

un seul véhicule à la fois peut passer…

Un nouveau pont est en construction. Il sera bien plus long que le précédent qui commence vraiment à donner des signes de fatigue.

Un vieux 4x4 Toyota Land Cruiser manifestement utilisé par les rangers du parc est immobilisé au milieu de la mare : il est "stuck" comme ils disent, c'est à dire bloqué, embourbé. Son gros moteur diesel hoquette au ralenti, en faisant des bulles. Heureusement il a un snorkel.

Cela nous met dans l'ambiance. Un gros 4x4 transportant des touristes et un Toyota Hilux de location comme le nôtre essaient déjà de le sortir. Je prête ma sangle de traction qui fait 10 mètres de long. Le couple s'étant mis à la tache nous indique que eux aussi, sont restés bloqués hier...Edouardo n'est pas l'aise : après- demain, il doit passer par là pour continuer sa route. C'est également pour nous un jour après lui.



Les deux 4x4 ne parviendront pas à dégager "l'embourbé". Mais de ce que nous comprenons, d'autres véhicules plus puissants vont bientôt venir. Un équipage de deux 4x4 conduits par des Sud- Africains s'arrête également. Les deux conducteurs vont, en short et pieds nus, sonder la mare. L'eau atteint parfois le haut de leurs cuisses. Ils nous indiquent que "l'embourbé" est passé trop au milieu et qu'il faut plus serrer à gauche . Choses dites, choses faites, le petit convoi franchit l'obstacle sans encombre, l'eau arrivant quand même au- dessus des roues. A gauche ! Il faut serrer à gauche !....

Gentiment, nous regagnons le camp. Nous garons nos 4x4 nez contre nez, de manière à former une barrière en V, nous protégeant de ce qui peut venir de la rivière. Après la séance de lessive et des douches bienfaitrices, le soleil décline et le soir arrive. Nous faisons un beau feu de camp. Je découvre que, jusque là, Edouardo et Barbara faisaient cuire leur viande dans leur poêle sur le réchaud à gaz. Gamins de la ville va !! Je leur propose la cuisson aux braises, qu'ils apprécient d'autant plus que nous partageons notre bouteille de vin Sud Af.

Nous passons une bonne soirée ensemble, à converser et à mieux se connaitre encore. Soudain, des bruits de bris de branches nous arrêtent. Perception de la torche dont le faisceau éclaire un gros hippo qui surgit à moins de 10 mètres sur le côté de notre bivouac et se dirige d'abord vers nous. Petit moment de panique… je dis à tous de rentrer dans les voitures. Alors que le mouvement de repli s'opère, le gros pépère change de trajectoire et s'en va brouter un peu plus loin . Barbara n'est pas rassurée du tout car elle garde un mauvais souvenir des hippos lors d'un précédent voyage en Zambie.

La fin de la soirée sera entrecoupée de "coup de torche" pour s'assurer que le gros brouteur reste à bonne distance.

Mercredi 11 août.

Nos amis espagnols et nous avons la même intention de faire un tour en Mokoro, petite pirogue traditionnelle du delta. Nous quittons 3rd bridge et nous rendons à M'Boma boat station.

Chemin faisant, ne voilà-t-il pas que je m'ensable de nouveau. J'essaye de me dégager avec la boite courte et des avants-arrières mais en vain. J'avais bêtement regonflé un peu les pneus hier soir. Il me semble que l'Hilux manque un peu de couple dans les passages très sableux, si la "low gear" n'est pas enclenchée, cela peut planter. Je dégonfle encore, jusqu'à 1.2 bars. Un 4x4 du parc arrive et réussit à me contourner. Le chauffeur descend il me dit qu'il est pressé avec ses clients et qu'il n'a pas le temps de me tirer mais propose d'essayer de le sortir en conduisant. Je monte avec lui. Il fait hurler le moteur et patiner l'embrayage...rien : le 4X4 s'est encore plus enfoncé...il nous laisse là en disant que le seul moyen, c'est de lever les roues et de mettre des branches...Nous voilà bien....

Un peu aguerri à la manœuvre, nous nous y mettons et commençons à dégager les roues. La roue de secours au- dessous est encore "posée" sur le sable. Je cherche fébrilement le cric...je mets du temps à le trouver, sous le siège arrière, dans un petit logement de la carrosserie. Nous réussissons à lever une roue, en ayant calé le cric avec du bois pour ne pas qu'il s'enfonce dans le sable. Nous déployons une chaine en caoutchouc et la glissons sous la roue. On arrive à dégager la deuxième roue avant. Malgré tout cela, le 4x4 refuse de s'extirper. Bien que le hors- piste soit difficilement praticable, Edouardo réussit aussi à me contourner dans les traces de l'autre véhicule et va se poser 10 mètres devant, b là où le sable parait moins mou. On relie les deux 4x4, et conjuguant la poussée arrière des filles et de junior, la traction du 4x4 et un rugissement de moteur, l'Hilux s'extrait finalement de sa prison de sable et je regagne un sol moins mou. Seulement, dans la manœuvre Edouardo a planté le sien...moins profond mais suffisamment bloqué.



Rebelote, on dégage les roues et cette fois, on réussit à le sortir juste en poussant à quatre.

La journée commence bien ! On a perdu une heure.

Lorsqu'on arrive enfin à M'Boma, il est plus de 10H00.

M'Boma boat station est composé d'une cabane, d'un petit ponton de bois qui donne sur un petit bras de rivière et c'est tout. Il n'y a personne excepté deux chauffeurs de 4X4 de promenade, dont celui qui nous a enfoncé l'Hilux un peu plus profond dans le sable...Ils nous disent que les « pullers » (nom donné à ceux qui dirigent les mokoros à l'aide de perche) sont partis avec leur groupe de touristes et qu'ils reviennent vers 11H00. On attend sur place et effectivement les pirogues reviennent. Durant l'attente, nous rencontrons un équipage formés de 2 couples de quinquagénaires : des anglais et des italiens. Ils se sont rencontrés lors d'un précédent voyage et sont devenus amis. Cette fois ils partagent l'aventure et le même 4x4 : belle histoire.

Les pullers reviennent. Nous discutons avec eux et ils sont très clairs : la balade qui dure une heure ne sera pas un moment de rencontre animalière. Il n'y aura ni croco, ni hippo, ni éléphant. C'est plutôt un moment de détente, une façon de découvrir les bras du delta et d'en apprendre un peu plus.

Nous partons donc pour une gentille balade à travers les roseaux. Ma douce et junior partagent le même Mokoro et je suis seul. Nos amis espagnols sont également de la partie. Leur pullers parlant bien anglais, ils apprendront tous les 4 une foule de choses intéressantes sur la faune, la flore et la vie du delta. Mon puller parlant peu anglais, je reste un peu sur ma faim, captant parfois les conversations des autres embarcations



La balade terminée, nous quittons M'boma et poursuivons la boucle que fait la piste. Nous débusquons un joli endroit face à un petit étang qui s'avère être un agréable spot de pique- nique, d'autant que des girafes nous font face.





Nous reprenons la piste et continuons notre exploration. Nous traversons une zone de bush et arbustes assez dense, imposant un trajet sinueux à la piste. Au débouché d'un virage, nous tombons nez à nez avec un éléphant qui nous barre la route. Manifestement nous sommes trop près de lui et cela ne lui plait pas. Il déploie ses oreilles, agite sa trompe et avance vers nous brusquement en faisant voler la poussière : Il nous charge ! J'enclenche la marche arrière, nous ne sommes pas de taille... Édouard a vu la scène et opère également un repli. Les rétroviseurs extérieurs percutent les branchages, ce n'est pas simple de reculer dans un virage, sans pouvoir se retourner, avec un œil dans le rétro et l'autre sur le belliqueux pachyderme. L'adrénaline monte vite et le cœur bat la chamade : c'est bigrement impressionnant et on a pas le temps de disserter sur cette interrogation fondamentale : est-ce du lard ou du cochon ? Estimant nous avoir fait suffisamment reculer, Babar cesse sa charge et regagne le bush. Nous découvrons alors qu'il n'était pas seul, nous sommes presque entourés d'éléphants. Nous décidons de ne pas rester planté au milieu et accélérons un peu pour nous éloigner. Au virage suivant, nous sommes confrontés à une mère et son petit. Hou-là, c'est pas bon si elle prend peur. Nous entamons une marche arrière immédiate, avant qu'elle ne se décide à charger. Cette fois, comme elle quitte la route, nous passons rapidement. Elle prend le parti d'emmener son rejeton dans le bush et c'est tant mieux. Le coup de sueur passé, nous expirons enfin. Waow !!! quelle rencontre, quelles sensations !!!

Junior confesse que durant toute la scène, il se chantait intérieurement : "Un éléphant, c'est pas méchant ! ... un éléphant, c'est pas méchant ! " Quant à moi, j'ai les mains moites et les pieds poites......



Peu de temps après, nous croisons un véhicule. Je leur fais signe de s'arrêter et les avertis du troupeau qui squatte la piste en amont. Échange de bons procédés le chauffeur me donne les coordonnées GPS de l'endroit où se trouverait un lion, perché dans un arbre au bord de la piste.

Excités, nous parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de ce lieu. Arrivés à peu près au point, ce n'est plus dans l'arbre, mais couché au milieu de la piste que le gros mâle s'est posé ! Nous nous postons pour l'observer mais rapidement, pépère se lève et grimpe dans un arbre. Certes, l'arbre n'est pas très haut mais est bien à 3-4 mètres de hauteur. Comme quoi, si un jour nous sommes coursés par un lion, grimper dans un arbre n'est pas forcément une bonne idée.

Après une bonne dizaine de minutes d'attente, nous finissons par le quitter, toujours perché sur la branche, d'autant plus qu'il ne nous montre plus maintenant et ostensiblement que son postérieur et ce qui fait de lui un mâle...

500 mètres plus loin, alors que le bush s'est bien clairsemé, nous admirons plus posément une famille d'éléphants. Ils sont à bonne distance cette fois.

Nous poursuivons notre exploration jusqu'à 2rd Bridge où nous remarquons des Letchwes, belles antilopes plus grandes et trapues que les impalas, puis regagnons le camp. Cette fois nous avons invité nos amis espagnols à partager ce camp avec nous, ce qu'ils ont accepté avec joie.

Ce fut une belle journée. Nous la terminons agréablement autour du feu à s'en remémorer les passages. Nous faisons gouter à Edouardo et Barbara du Crocodile. Nous en avons acheté des tranches de queue à Maun. La chair est blanche, à mi-chemin entre la lotte et les cuisses de grenouille. Cela ne vaut pas une côte de bœuf. Junior goûte aussi sans être convaincu de l'intérêt culinaire de cette viande. Heureusement la belle pièce de bœuf grillée qui suit, mariée à un Syrah du Stellenbosch, relève le niveau des saveurs.

Pour en finir avec les émotions, alors que nous faisons la vaisselle dans les lavabos extérieurs de "l'ablution block", un hippo nous surprend. Il est à une quinzaine de mètres de nous aux abords des ballons d'eau chaude, en train de brouter. Tandis que Junior et ma douce s'activent à laver et essuyer la dinette, je surveille l'animal...au pire on se réfugiera dans les douches. Le gros cheval des fleuves reste placide et s'éloignera tranquillement avant notre départ.

Jeudi 12 aout.

Ce matin, Edouardo et Barbara nous quittent pour poursuivre leur aventure jusqu'en Namibie. Nous leur avons donné quelques conseils (faire pique- nique le soir sur les points d'eau éclairés d'Etosha, admirer le coucher de soleil sur la dune Elim à Sesriem...)

Nous les accompagnons un bout sur la piste. Nous avons décidé de franchir avec eux le gué de 4th bridge, par esprit d'équipe, au cas où...

Après avoir une nouvelle fois repéré les lieux, nous nous lançons à l'eau...seconde en boite courte, nous suivons la trajectoire "bien à gauche" et passons sans encombre. Edouardo et Barbara nous précèdent et nous nous arrêtons sur l'îlot sableux, juste avant le vieux pont de bois, pour nous congratuler, comme si nous venions de réaliser un véritable exploit. Nous passons ensuite le vieux pont. On sent les rondins rouler et se soulever sous les roues...il est vraiment temps qu'ils en construisent un autre.



Avant Xakanaxa, nous nous séparons non sans nous être embrassés et étreints. Vivre un petit bout d'aventure ensemble et partager des émotions tissent des liens....

Nous explorons les différentes pistes menant vers Jesse pools et Hammer pan. La plupart finissent en cul de sac dans l'eau. Nous avons l'occasion d'admirer hippos, girafes, zèbres et plein de singes Vervets dont les mâles arborent fièrement de belle paire de "couilles bleues", leur donnant une si grande popularité auprès de la gente féminine. Par moment la piste est si défoncée qui faut marquer l'arrêt et calculer la trajectoire entre les profondes ornières et les trous infranchissables.

Il nous faut revenir vers 3rd bridge d'autant que nous voulons retourner sur les traces du lion. De retour à 4th bridge, un 4x4 est bloqué sur le vieux pont. Un rondin a cédé et sa roue arrière est coincée. Plusieurs autres véhicules sont déjà à l'arrêt. Les premières manœuvres semblent vaines. Au final, un puissant Toyota Land Cruiser de brousse arrivera à le tirer de là. Des morceaux de rondins sont remis dans le trou du pont. A notre tour de passer, non sans une certaine appréhension. Le pont franchi, il nous reste la mare profonde. Deux 4x4 sont arrêtés de l'autre côté. Les chauffeurs circonspects examinent le gué. Ils sont comme nous la veille...

Fort de notre expérience, nous franchissons sans faillir, dans la trajectoire la moins profonde. L'un des chauffeurs lève son pouce : il sait maintenant par où passer.

Nous faisons une halte pique- nique en compagnie de Letchwees qui pataugent dans l'eau. Nous remontons la piste vers M'boma. Soudain sur notre gauche, à proximité d'une mare et allongé entre deux buissons, un gros lion fait la sieste. Nous nous postons à l'affût. Le temps passe et Pépère dort profondément. C'est tout juste si de temps à autres il relève un tant soit peu la tête. Un troupeau d'impalas approche. Il contourne le point d'eau. Marchant à la queue leu leu, les gazelles ont flairé le lion. Inquiets et sur leurs gardes, ils poursuivent leur route, le regard rivé en direction du lion. Nous avons un temps espéré une réaction du roi des félins mais il n'en a que cure. Il termine sa royale sieste sans un regard sur la cohorte de steaks sur patte. Restant sur notre faim, nous nous approchons par étape, quittant la piste et rejoignant le point d'eau. Nous contournons les buissons, roulant entre eux et la mare, nous atteignons le lion toujours couché. Il s'assoit un instant en nous toisant . Nous nous sommes arrêtés à deux mètres de lui. Moteur coupé, on s'observe mutuellement. Manifestement convaincu de notre parfaite innocuité, il se détend et reprend sa somnolence. Nous restons là, un bon moment à nous délecter de sa si proche présence, détaillant l'animal sous toutes ses coutures. Ma douce est impressionnée par ses grosses pattes. Ses nombreuses cicatrices attestent d'une vie déjà riche et mouvementée. Par moment, il se redresse, baille, nous jette un coup d'oeil nonchalant. Nous en profitons pour remplir notre carnet de voyage des quelques jours manquants.





Puis, repus du lion, nous le laissons, le saluant comme lorsqu'on quitte un vieux pote.

Il est temps de regagner notre camp. A l'approche de 3 rd Bridge, nous remarquons la présence de troupes de babouins. Tous se dirigent vers les camps...

En effet, les babouins jusque là si discrets nous rappellent combien ils sont ici chez eux. Ils ont envahi notre espace. Ils sont partout et ont dévasté la poubelle. Je l'avais accrochée en hauteur sur un tronc...gros malin, comme si un singe ne savait pas grimper.....

Armés de nos gourdins, Junior et moi faisons un remake de la guerre du feu. Émettant des sons gutturaux, frappant le sol et les troncs d'arbres nous leur donnons un "Haka" sans doute assez convaincant car ils se retirent des lieux, battant retraite dans les grands arbres. Nous nous manifestons virilement à chaque fois que l'un d'eux tente de se rapprocher, réussissant à leur imposer finalement une zone franche : ils n'envahiront plus les petits arbres qui cernent notre bivouac.

Cet épisode va inaugurer de ce qui va suivre et qui sera la plus folle nuit de notre périple. Ce soir, cela va être la fête au village...on voulait du sauvage, on va être servi...

La nuit tombée, le feu est prêt pour la soirée. Régulièrement les babouins se battent dans les grands arbres qui nous entourent. Les mâles poussent des cris rendus encore plus impressionnants par l'obscurité. Alors que je m'apprête à griller les saucisses, un grand crac nous surprend, puis un autre, puis encore un autre...le bruit vient de derrière le 4x4 et c'est tout prêt. Munis des lampes, nous éclairons les buissons. Dans les faisceaux, nous découvrons la cause de notre émoi : un gros éléphant arrache consciencieusement les branches des buissons qu'il enfourne dans sa gueule. Il est là, planté à 10 mètres de nous et ne semble pas vouloir bouger. Nous évitons de trop l'éclairer de peur de l'énerver. Nous poursuivons tant que vaille notre diner, jetant de fréquents coups d'œil à notre inquiétant et imposant voisin. Je mange parfois debout, m'assurant que le mastodonte est toujours derrière le 4x4, seul rempart entre lui et nous. Nous n'avons pas peur mais ne sommes pas sereins. C'est une drôle de sensation, entre l'exaltation de cette rencontre et la conscience que cela peut basculer de façon incontrôlable. Junior reprend ses incantations : « un éléphant c’est pas méchant…. »

Alors que nous tentons de nous détendre autour du feu, un autre crac provient de l'autre côté de notre camp. Cette fois, c'est un gros hippo qui a décidé de traverser notre espace. La fourchette en l'air, nous arrêtons de respirer le temps qu'il traverse tranquillement...damned, nous étions encerclés.

Au bout d'un long moment, l'éléphant s'éloigne un peu, faisant retomber notre tension. Nous l'entendons toujours et le voyons distinctement lorsque nos torches l'éclairent.

A un moment, l'animal défèque. Nous sommes sous le vent et la forte odeur caractéristique qui s'en dégage nous assaille les narines...si çà c'est pas de l'immersion en contrée sauvage...

Nous profitons des braises pour y faire griller avec gourmandise des chamallows...qui n'a pas fait griller des chamallows au coin du feu ne peut pas comprendre.....

Il est temps d'aller dormir...Babar s'est éloigné.

N'allez pas croire que cela s'arrête là...la nuit de fait que commencer.

Les babouins qui s'étaient un temps calmés se manifestent soudain. Il doit y avoir un casus belli là- haut. Des cris stridents, des hurlements rauques transpercent la nuit. Il y a bagarre, coups et morsures. Certains cris expriment la douleur....on ne rigole pas chez les babouins. La lutte dure un bon moment puis le calme revient. Il doit y avoir un gagnant et un perdant. La trêve sera courte… Pas assez pour s'endormir.

Crac !!! Crac !!! l' éléphant est revenu. Il poursuit son festin là où il l'avait commencé et nous maintient bien éveillé. Comment peut on dormir avec un tel voisin. On se sent tout petit dans la tente. Ma crainte est qu'il contourne le 4x4 et se prenne les pieds dans l'échelle des tentes qui servent également de pilier. On serait dans de beaux draps...

L'éveil dure tant qu'il reste proche...on écoute le moindre de ses bruits, enfouis profond dans les duvets....

Finalement, ayant probablement épuisé toutes les ressources naturelles des buissons, il s'éloigne de nouveau et le silence revient, assez pour glisser dans les bras de Morphée.

Je me réveille dans la nuit et regarde ma montre : 04H30....hum, j'ai le temps pour un second dodo...soudain j'entends au loin le son sourd et reconnaissable du rugissement d'un lion. C'est la première fois que je l'entends "en vrai" chez lui, dans la nature. J'écoute et bientôt un nouveau rugissement...puis un autre...les sons s'amplifient, il se rapproche. Je réveille ma douce : "écoute.. . un lion rugit". Tous les deux, calés l'un contre l'autre, nous tendons l'oreille. Progressivement, le ou les lions se rapprochent encore jusqu'au point culminant où l'un d'eux rugit au pied du 4x4. Le son est assourdissant, puissant et palpable : les ondes me traversent le torse, je sens les vibrations et mes poils se dressent... waow quelles sensations. Immobile et la respiration en suspens, j'ai l'impression que pendant quelques instants, le temps s'est arrêté.

Nous les entendons encore rugir plusieurs fois. Puis enfin, le silence revient pour de bon. Je regarde ma montre, il est 05H00.

Je me recroqueville dans mon duvet et me laisse bercer par mes émotions.

Vendredi 13 aout

Au petit matin, notre premier réflex est de chercher les traces. Nous les trouvons tout de suite, le long du 4x4. Des grosses pattounes de lion longent notre véhicule. Un frisson intérieur me parcourt...cela n'aurait pas été une bonne idée de descendre faire pipi.....

Alors que nous apprêtons au rituel matinal du petit déjeuner, ma douce nous appelle : "regardez ! Il est là !" : notre pote Babar est revenu. Il se trouve dans les buissons avant le bloc sanitaire à vingt mètres de nous. Suffisamment loin pour ne pas nous inquiéter mais trop prêt pour que nous allions dans le bloc sanitaire.



Alors que nous l'observons, deux hommes surgissent à pied. Ils remontent le chemin et se dirigent vers les douches. Dans le même temps, un babouin vient perturber l'éléphant qui bouge de quelques mètres et arrive sur le chemin. A cause des buissons, les deux hommes ne l'ont pas vu. Ma douce leur crie : "Watch out ! an elephant !" juste au moment où l'éléphant les aperçoit. Les deux hommes font un joli bond et déguerpissent en courant. Bien leur en a pris car l'éléphant a décidé de charger. Les quelques mètres gagnés grâce à l'intervention de ma dame font que l'éléphant arrête sa charge avant de les rattraper, estimant que les deux intrus se sont suffisamment éloignés.

Ouf, plus de peur que de mal... ils s'en souviendront longtemps de leur matinée à 3rd bridge.

Nous discutons avec un Sud- Africain qui s'est invité dans notre camp pour voir l'éléphant. Il nous explique qu'il faut être prudent car la bête a des traces de musc visibles sur la tête : il est en rut et donc plus agressif de d'habitude...

Après le petit déjeuner, l'éléphant a quitté les environs du bloc sanitaire pour jeter son dévolu sur le feuillage d'un grand arbre, sous lequel est stationné un 4x4 toutes tentes dressées sur le toit. C'est le camp à côté du notre. Je traverse l'espace buissonneux et boisé qui nous sépare et assiste au spectacle : un homme est tapi derrière le 4x4 et de l'autre côté l'éléphant arrache les feuilles de l'arbre. Prudemment il prend des photos. Je le prends moi-même en photo dans cette situation. Ce que je ne sais pas et qu'il m'apprendra plus tard, c'est que ses enfants sont encore dans les tentes, à deux mètres de l'éléphant. Je lui promets de lui envoyer par mail les photos. Ce que j'ai fait à notre retour. Il m'a répondu en me disant qu'elles avaient fait sensations auprès de ses amis.



Nous quittons 3rd Bridge et nous dirigeons vers Xakanaxa pour rejoindre North Gate. Nous passons sans encombre 4th bridge et reprenons des petits chemins empruntés la veille.

Ma douce va essuyer la plus grosse déconvenue de notre voyage. Alors qu'elle veut vider la carte SD de son pentax K10 sur notre lecteur et stockeur d'images, elle s'aperçoit que les fichiers de la carte sont corrompus : impossible de lire les photos ni avec le lecteur, ni avec l'appareil photo. 3,7 gigas de photos illisibles... de Maun à aujourd'hui.

Elle énumère avec désespoir les images perdues : le survol du delta, le lion, le mokoro, les éléphants, une multitude d'animaux, d'oiseaux et toutes ces tranches de vie.... Heureusement qu'une partie des évènements ont été doublés avec le second appareil mais il n'empêche que c'est avec le réflex que les plus belles photos se font...

Ceux qui aiment la photographie comprendront le profond désarroi de ma douce. A notre retour nous avons envoyé la carte SD à deux sociétés spécialisées dans la récupération de données, mais hélas sans succèsNous gardons quand même cette foutue carte, au cas où un jour, la technologie vienne à bout de ce bug. Cette carte deviendra avec le temps un précieux objet mystérieux, renfermant des trésors oubliés... . (Petit message personnel : mais si vous avez d’ores et déjà des tuyaux pour sauver ces photos, écrivez-moi !)

Alors que nous sillonnons les pistes dans une zone assez boisée, nous repérons un 4x4 bardés de touristes en train de regarder une horde de babouins s'agiter. Nous nous postons un instant. Ma douce souffle soudain : " là haut dans l'arbre !! un léopard !!!"

Il m'a fallu quelques instants pour distinguer la bête, les taches de son pelage se confondant avec les branches, les feuillages et les points de lumières. Une fois le gros 4x4 parti nous nous stationnons le plus prêt possible de l'arbre et dans le meilleur axe qu'il soit. Le léopard est pour l'instant couché sur une grosse branche. Nous ne voyons pas sa gueule, dissimulée par un bout de l'arbre. Patiemment, on attend.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir débusqué la panthère. Bientôt les babouins l'ont aperçu aussi. Nous assistons alors à une singulière scène : des babouins sont montés dans un arbre faisant face à celui du léopard. Perchés aux extrémités de branches, ils hurlent, invectivent et provoquent par gestes le félin. Dérangée par le vacarme, la panthère se réveille et feule après les insolents, pour la plus grande joie de Miss kodak qui mitraille le gros minou tacheté. Puis, enhardis par l'effet de meute, les babouins montent à l'assaut et délogent la Panthera Pardus qui finit par battre en retraite dans la cime du grand arbre, sous les harcèlements primates qui resserrent leur encerclement. A la jumelle, et plus tard confirmé sur les photos, le léopard présentait une blessure à la cuisse. Peut- être que sans ce handicap, il aurait durement rossé le premier cynocéphale insolent à oser s'approcher trop prêt.





Junior est ravi (et nous aussi !) : il accroche une nouvelle fois le Big Five à son tableau de chasse : rhino, éléphant, lion, buffle et léopard. Comme tous les ados, il est insatiable, car maintenant il veut son Big Cat : lion, léopard et guépard...

Nous reprenons la piste et quelques éléphants après, nous atteignons Xakanaxa que nous contournons, direction North Gate. Après avoir parcouru les 2/3 de la piste, nous arrivons à un gué large de 15-20 mètres qui nous avait été annoncé par les rangers comme pouvant poser problème. Ma douce enfile des chaussons de caoutchouc et munie du gros gourdin, entre dans l'eau. J'avais entaillé le bâton pour marquer la limite de la profondeur au delà de laquelle il n'était pas raisonnable de se risquer, au risque de noyer le moteur. Par trois fois, la limite est bien dépassée et l'eau affleure le haut de ses cuisses. Sans snorkel, si l'eau entre dans la prise d'air du moteur...le voyage s'arrêterait là pour quelques jours.



Nous sommes dubitatifs et partagés. Dans un sens je me dis que cela devrait passer. Dans un autre, nous sommes seuls, sans assistance immédiate. Pour une fois, j'écoute la prudence et malgré que cela nous oblige à un large détour, nous rebroussons chemin pour redescendre sur South Gate et prendre une autre piste qui mène à North Gate…une rallonge de 2 bonnes heures quand même.

Nous arrivons enfin à North Gate. Nous avons encore malgré tout du temps devant nous. Nous sommes curieux d'aller voir le gué après le village de Khwai, annoncé comme le plus délicat à franchir. Nous traversons le pont de bois qui enjambe la rivière. Il est long et neuf. Il y a juste la place pour un véhicule et les piétons qui le traversent, doivent frôler la rambarde pour croiser notre voiture. Nous traversons le petit village de Khwai et atteignons le gué. Misère, ce n'est pas un gué, c'est une rivière !!!. Jamais on ne passera...



Deux véhicules sont arrêtés également : un 4x4 Toyota Fortuner V6 et un fourgon Mercedes 4x4.

Deux couple quinquagénaires voyagent ensembles. Ils sont sud africains. Je leur demande s'ils comptent traverser. "We just did it !!" me dit l'un d'eux. Très amicalement, ils m'expliquent qu'ils ont payé les services d'un garde du parc et il leur a montré la marche à suivre ainsi que le trajet exact qu'il faut prendre pour traverser. Il faut entrer dans l'eau par la gauche, viser un bout bois, bifurquer sur la droite, viser un autre bout de bois, puis bifurquer sur la berge et sortir par la droite ..... euh… rien que çà ? Ils poursuivent en indiquant que le Ranger leur a aussi fait passer le second gué, également délicat et les a mené jusqu'à la transit road en passant par un chemin qui ne figure pas sur les cartes. Maintenant ils ont tout sur le GPS. Nos sympathiques interlocuteurs ont donc refait le chemin inverse, retraversé les gués. De ce fait, ils pourront de nouveau sans encombre les franchir demain matin....impressionnant de logique.

Incroyable...nous avons une chance inouïe de tomber sur eux.

Je leur demande si à leur avis, je pourrai passer avec mon 4x4. C'est sans problème me disent- il : il a presque la même garde au sol que le leur qui n'a également pas de snorkel mais il faudra bien suivre le tracé car sinon, il y a risque de noyade....rassurant...

Enfin je leur demande s'ils acceptent que nous passions avec eux demain matin. Bien sûr, on est "welcome". Ils quitteront North Gate à 08H00. Nous repartons avec eux vers le camp. Nous nous arrêtons tous à la seule minuscule épicerie du village de Khwai. Nous sommes en rupture de coca et de chips pour l'apéro. Nos nouveaux amis sud- africains sont débonnaires et blagueurs. Ils invitent ma Douce à entrer dans le petit magasin, d'ordinaire non accessible aux clients qui se font servir par l'épicière, postée derrière une grille surmontant un comptoir. Ils expliquent à l'épicière d'abord réticente que nous sommes français et qu'il nous faut voir ces merveilleuses petites boutiques africaines où on trouve de tout. Personne ne pouvant résister à leur bonne humeur, la patronne autorise ma Douce à entrer dans la mystérieuse échoppe qui contient effectivement presque tout. Elle y déniche même de véritables verres à vin. Çà tombe bien, l'un des nôtres n'a pas supporté les cahots et soubresauts de la piste. Elle prend un verre de l'étal et en fait tomber d'autres qui se brisent en mille morceaux. Il s'en suit une partie de rigolade à laquelle adhère la patronne après que nous lui ayons assuré que nous payerons les dégâts.

Nous nous arrêtons un peu plus loin dans le village où quelques petits gamins jouent le long de la piste. Ils ont droit à une distribution de petits jouets et nous à des grands sourires.

Nous profitons encore du temps qu'il nous reste et partons pour un petit drive d'une heure sur les pistes au nord de North Gate. Nous y débusquons une grosse horde d'éléphants qui traversent juste devant nous. Par notre soudaine présence, nous scindons le groupe en deux : ceux qui sont passés et les autres...cela les énerve un peu et ils nous le font savoir au moyen de « secouades » de trompes, de têtes et d'oreilles.

Pour éviter tout malentendu, nous effectuons une prudente marche arrière d'une bonne quinzaine de mètres, histoire de montrer notre bonne volonté. La politesse est payante car les pachydermes de l'arrière garde traversent tranquillement la piste sans plus nous inquiéter.



Après une rare douche bien chaude, le diner et la soirée seront calmes, juste entrecoupés de grognement d'hippopotames et de rugissements lointains de lions...la routine quoi...

Cette nuit, je dors mal. Les franchissements de gués à venir me perturbent et me hantent...et si je plante et noie le 4x4 ?.....au petit matin ma Douce avoue avoir eu les mêmes angoisses nocturnes. La pression monte.

Samedi 14 août

A 07H55 nous sommes devant le camp de nos amis sud- africains...pas question de rater le rendez- vous avec nos guides-passeurs.

En convoi, nous atteignons l'objet de nos tourments. Nous nous stationnons devant la rivière et contemplons le défi. Comme pour me rassurer, Léon le Sud- Africain me donne les derniers conseils quant à la conduite et l'accélération et me remémore le tracé. Il finit ses explications par une phrase qui résonne dans ma tête et qui me met pas vraiment à l'aise : "don't go over that point or your get drowned !!"!"!"!"!"!" en gros, ne dépasse pas cette limite ou tu te noies.....

Puis, sûr de lui, Léon et son épouse se lancent dans la traversée. Leur gros toyota a bientôt l'eau au ras du capot...gauche, droite, gauche tout droit et les voilà sortis de l'autre côté de la rive. Ils se stationnent et Léon se poste au bord de la berge. Il me parait soudain tout petit. Il me fait un grand geste que l'on peut traduire par "A ton tour mon gars !!"



Bon, ça y est, c'est le moment de vérité.....

L'autre équipage avec le fourgon Mercèdes 4x4 va fermer la marche.

Nous montons dans l'Hilux. Boite courte, première puis seconde et on entre dans l'eau, tout droit vers le piquet. L'eau monte au niveau des ailes, le point de non- retour est atteint : c'est le moment de virer à droite. Le nez pique un peu et l'eau passe par -dessus le capot. Pas un mot dans le vaisseau, la tension est à comble. Puis je vire à gauche jusqu'au second piquet et redresse pour viser la berge. En face, Léon me fait des grands signes comme pour me diriger. Le sol monte enfin et le niveau d'eau baisse : C'est passé !!!. On sort du 4x4 maintenant sur la berge et se congratule comme des vainqueurs de finale. Jamais, au grand jamais nous n'aurions franchis l'obstacle seul.



Jan et son Mercedes franchissent sans difficulté le grand gué. Il faut dire que sa garde au sol est bien plus haute et qu'il est équipé d'un snorkel...le grand luxe.

Léon me confie alors qu'au- delà du premier piquet, il y a 2 mètres de profondeur et qu'il a eu un peu peur car selon lui, j'ai bifurqué un peu tard......

Nous poursuivons notre convoi à travers un bush dense. Nous atteignons le second gué. Il est moins long que le premier mais ressemble aussi à une petite rivière. Enjoué, Léon me demande par où je passerais. L'eau me parait plus clair à gauche et je lui désigne donc cet endroit. Hilare, il me dit que par là, l'eau est à 1,50 mètre de profondeur....et que "I'd get drowned". Il faut donc serrer à droite. Léon va tout de même sonder la rivière car ils ne sont plus très sûr si c'est tout à droite ou au milieu droite. Par endroit, l'eau mouille son short pourtant court et Léon est plus grand que moi.

Le tracé finalement défini, nous nous lançons dans le même ordre que précédemment.

Pas de soucis, on franchi sans encombre, l'eau va juste effleurer le capot le temps d'une caresse. A l'arrêt qui suit ce passage, ma douce fait un gros hug de remerciement à Léon et dans le feu de l'action fait valser le Panasonic dans la boue....Après nettoyage, il fonctionne toujours.

On roule sur la piste oubliée, une vieille trace de chemin de chasseur, pour déboucher sur une vaste étendue sèche, zébrée de différentes pistes. Au bout de cette cuvette, un immense troupeau de buffles est posé, près de la lisière d'une zone boisée. Nous nous arrêtons de nouveau. Selon de GPS de Léon, il va falloir passer auprès du troupeau. Nous comptons les bêtes en façade : environ 50. Il y a plusieurs centaines de têtes en tout. Soudain, alors que nous observons à bonne distance les nombreux et massifs Syncerus Caffer, nous sommes témoins d'une scène animalière peu commune : quelques puissants buffles chargent une lionne qui s'était approchée trop près du troupeau. La lionne détale à grandes foulées sans demander son reste, un coup de corne de ces colosses cornus pouvant l'éventrer sans peine.

Le troupeau ayant un peu bougé, nous reprenons la piste et passons suffisamment au loin pour ne pas, nous aussi, se faire charger.

Nous atteignons finalement une large piste et un pont en béton tout récemment construit. Cet ouvrage moderne à peine terminé fait tache. Comme surgit de nulle part, il est la seule représentation de la modernité à des kilomètres à la ronde.

Nos routes se séparent et c'est au milieu de ce pont que nous disons chaleureusement au revoir à nos guides providentiels et échangeons nos coordonnées. C'est promis, s'ils viennent en France, ils auront droit à un bon repas maison, arrosé de jus de raisins quelque peu fermentés et vieillis au moins une bonne décennie.

Maintenant, de nouveau seuls, nous mettons le cap sur Savuti. La piste est si sableuse que parfois, on ne dépasse pas les 15-20 km/h, en restant en seconde pour garder du couple. On atteint Mahabe Gate à 10H30.

Avant d'arriver à Savuti, nous prenons une petite piste secondaire qui mène aux Bushmen Hills. Il y a quelques collines pierreuses dans le paysage, rares reliefs que nous ayons vu depuis longtemps. Nous faisons une halte au pied d'un gros baobab et nous y pique-niquons. Nous faisons une autre halte aux pieds de Bushmen Hills et y grimpons à son flanc pour y débusquer une peinture rupestre estimée à plusieurs milliers d'années. Du haut de cette colline, nous surplombons la rivière et à perte de vue, un mélange de savane et bush. On distingue même quelques éléphants en maraude.



Arrivé à Savuti, il nous reste encore au moins 2 bonnes heures de route pour arriver à Linyanti.

Nous traversons le Savuti Channel par le gué situé à proximité du camp : c'est une simple formalité pour les désormais pro du franchissement que nous sommes devenus.......

La piste entre Savuti et Linyanti est encore plus pénible. Le sable mou nous sort pas les yeux. On en est presque à souhaiter une portion d'autoroute avec un bon goudron bien lisse...

Alors que nous venons de passer un troupeau d'éléphants, je me mélange les vitesses dans un passage horriblement mou. Voulant passer de la seconde à la première car le 4x4 peine beaucoup, j'enclenche malencontreusement la troisième. La sanction est immédiate et sans appel : plantage et ensablement !! J'avais pourtant pas beaucoup de pression...mais assurément encore trop.

Impossible de se dégager en boite courte. Il nous faut un bon quart d'heure de coups de pelle et dégonflages successifs jusqu'à 1.1 bar pour pouvoir s'extraire du sable. Les éléphants n'ont pas eu la mauvaise idée de prendre la piste vers nous et c'est tant mieux.

On arrive enfin à Linyanti. Le camp est à 5 kilomètres de la Gate. La piste est défoncée, pleins d'arbustes et d'arbres sont cassés (merci les éléphants !!) et entravent parfois complétement de passage, obligeant à des petits détours entre les arbres encore intacts.

Arrivés au bord de la rivière, le camp n°2 qui nous est alloué est occupé par 6 véhicules. Les tentes sont montées et une quinzaine de personnes ont envahi le terrain.

Contrariés, nous allons les voir. C'est une grande famille sud- africaine, certains des mâles de la tribu auraient pu jouer dans "la Délivrance" et cela ne me dit rien qui vaille. Le patriarche vient parlementer avec nous. Le gaillard n'est plus tout jeune mais c'est un colosse. Du haut de mon bon 1,80 mètres et malgré mes 95 kg, je fais chétif...

Il explique qu'ils avaient le camp n°01 mais qu'il est trop petit donc ils ont pris le N°02 et nous laissent le n°01 : C.Q.F.D. Son ton est un peu du style : c'est à prendre ou à laisser....

Même si junior a passé sa ceinture marron de karaté, ils sont bien trop nombreux. A 3 contre 15, on va vite se retrouver en slip dans la rivière, avec les hippos et les crocos.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur on se résigne à aller au camp N°01.

Effectivement plus petit, ce camp est toutefois très bien situé, en surplomb de la rivière, avec une superbe vue aux alentours. Dommage qu'il soit si proche du N°02. Manquer d'intimité dans un lieu si perdu, c'est un peu le comble.



Nous installons notre bivouac face à la rivière qui forme presque un étang à cet endroit. De temps à autres, des hippos émergent et des éléphants traversent. Alors que le feu commence à crépiter, nous nous délectons du coucher de soleil qui nous fait face. Les bruits de la nuit résonnent plus fort qu'à l'habitude, l'eau induisant une vie bien plus dense.



Alors que nous dormons à poing fermé, nous sommes réveillés par des cracs tout proches : un éléphant dine dans les buissons voisins, à une douzaine de mètres de nous, décidément.....

Puis un autre son prend le relai : des sourds schroumpfes-schroumpfes. C'est maintenant un hippopotame qui sillonne la berge juste en contre bas et qui broute consciencieusement l'herbe. Nous réveillons Junior qui pionce dur dans la tente mitoyenne du toit. Il affectionne particulièrement les hippos. A la lueur des torches, et du haut de nos perchoirs, nous regardons un bon moment la mahousse tondeuse à quatre pattes, transformer la berge en green de golf.

Dimanche 15 aout

La famille Pierreafeu a quitté la zone. Nous sommes maintenant seuls dans les parages, hormis la horde de babouins qui est venue tenter un raid et que nous avons mis en déroute. Les autres emplacements sont beaucoup plus loin, hors de vue et d'oreille. Nous effectuons un petit drive le long de Linyanti. La faune n'est pas très dense et hormis les éléphants et ongulés de rigueurs, nous ne ferons pas de rencontre inoubliable. Nous poussons même sur une bonne vingtaine de kilomètres, empruntant une espèce de très large piste sableuse en ligne droite qui finit en cul de sac face au Savuti Channel. Pas d'animaux à l'horizon, nous faisons vite demi- tour et regagnons Linyanti : en route nous croisons antilopes roannes, Kudus et éléphants. La grande largeur de la piste rectiligne et les passages de sables pas trop mous incitent à une inhabituelle vitesse plus élevée, frisant les 60-70 km/h. Cependant de gros trous aux origines inconnues forment des pièges fatals dans lesquels il ne vaut pas mieux tomber et invitent à une grande prudence.

L'après- midi est un bon moment de détente où nous prenons le temps d'écrire des cartes postales en admirant le paysage et le spectacle des éléphants qui traversent.



Le soir se rapproche et nous sommes certains que la soirée va être comme on les aime : seuls au monde.

Hélas, avant la tombée de la nuit, 4 véhicules arrivent...ils cherchent leur camp, le n°3 et décident finalement de s'installer au N°02. Je tente une manœuvre en leur disant que c'est le notre et que si des arrivants se manifestent pour le camp N°01, nous serions dans l'obligation de nous replier sur le N°02. Ils nous assurent que dans ce cas, ils plieront bagages...damned, c'est raté......

Dans le lot des membres de ce nouveau convoi, également sud- africain. Nous reconnaissons des deux hommes chargés par l'éléphant à 3rd Bridge. Nous leur rappelons l'anecdote et précisons que c'est nous qui les avons "sauvé" in-extrémiste.

Ils en sont très reconnaissants.

Nous passons quand même une bonne soirée dans notre petit bivouac, même si junior nous fait un début de gastro : légère fièvre et maux de ventre. Doliprane, Ercefuryl, Spasfon et Immodium sont à son menu.

La nuit est calme

Lundi 16 aout

Alors que le jour pointe, j'ouvre la toile de tente et reste allongé dans mon duvet à regarder le spectacle. Ma Douce se blottit contre moi. Notre immersion en contrée sauvage se termine. Tout à coup, elle me souffle à l'oreille :"regarde, une hyène..."

En effet une hyène est en maraude. Elle furète un bon moment aux abords du camp voisin, allant jusqu'à renifler les tentes. Puis elle se rapproche progressivement et va sentir les restes de notre feu à quelques mètres de nous. Soudain, comme mu par un sixième sens, elle lève la tête et croise nos regards. N'aimant sans doute pas être si proche, elle rebrousse sans hâte son chemin pour s'éloigner un peu. Nous parvenons à tirer junior de son sommeil pour qu'il puisse aussi profiter du spectacle. Elle fouine encore un peu entre les deux camps et fini par disparaitre dans le bush.

Nous levons le camp à un peu avant 09H00 après avoir petit-déjeuner avec une bande d'oiseaux de différentes espèces, avec qui nous avons partagé des restes de pain de mie. Les babouins quant à eux restent à bonne distance : ils savent à qui ils ont affaire.

Nous passons la gate et prenons une large piste en tout point similaire à celle empruntée hier. Après quelques kilomètres, je propose à ma Douce de prendre le volant pour une ultime conduite sur piste.

À 09H30, à 18 kilomètres de la Gate, à plus de 150 km de Kasane, en plein milieu de nul part sur cette piste sableuse entourée de bush et après avoir parcouru 2864 kilomètres dont la moitié dans des conditions difficiles, nous sommes victimes d'un pépin.

Alors que ma douce attaquait une zone particulièrement sableuse et avait heureusement bien ralenti, le nez du 4x4 s'affaisse brusquement dans le sable, s'échouant sur le côté droit. Une masse noire s'est détachée du véhicule et se plante dans le sable derrière nous : on vient de perdre la roue avant droite.

Nous descendons du véhicule, nous n'avons pas de bobo. La roue est effectivement au milieu de la piste à une quinzaine de mètres en arrière. L'aile est légèrement froissée, pas d'autre dégât apparent. Je constate que 4 des 6 tiges filetées qui tiennent la roue sont cassées nettes dans la pièce métallique sur laquelle est fixée normalement la roue. Il en reste deux sans boulon dont une qui est tordue.



Le constat est vide dressé : c'est la tuile !!!

Pas de couverture réseau pour le téléphone, le prochain garage est à Kasane soit plus de 150 kilomètres de piste.

Il y avait 2 endroits où il fallait éviter de tomber en panne du fait de leur isolement et éloignement : dans le fin fond du Central Kalahari et à Linyanti.......pas de bol.....

Un peu désemparé sur le coup, on essaye de rassembler les données :

- On ne peut pas réparer.

- On ne peut pas communiquer.

- On a plus beaucoup de réserve de nourriture et d'eau.

- Il n'est pas envisageable de rejoindre à pied le Gate : 18 kilomètres dans le bush, c'est trop dangereux pour des non initiés.

Je fouille dans le coffre et y déniche deux triangles que je dispose de part et d'autre de notre vaisseau échoué...vu la solitude des lieux, cela me parait bien dérisoire.

La seule solution est : attendre.

Parfois la chance sourit.

Après 20 minutes, un petit nuage de poussière surgit à l'horizon depuis Linyanti.

Un 4x4 tirant une remorque s'approche et s'arrête. Une famille de 4 suisses voyage en compagnie d'un guide depuis l'Afrique du Sud. Le guide, un malabar aux yeux bleu-azur, avec une longue barbe blanche de Père Noël se nomme Heino. Mécanicien, il parcourt l'Afrique depuis plus de 40 ans. Basé maintenant en Afrique du Sud, il loue ses services comme guide privé. Il transporte la famille suisse dans son gros land cruiser, tirant une imposante remorque servant à la fois de cantine, de porte bagage, de support de tentes.

Il jette un oeil à la roue (ou plutôt à son absence), va fouiller dans ses outils et son verdict est sans appel : il ne peut pas réparer. La bonne nouvelle est que rien d'autre ne semble cassé, donc selon lui, un mécanicien disposant des bons outils peut le faire sur place. C'est une bonne chose car dit-il, aucun dépanneur ne viendrait remorquer notre 4x4 ici avant longtemps. Je le questionne sur la cause de cette casse. Il me dit que les tiges ne devaient très vraisemblablement être pas bien fixées et qu'à la longue, elles ont cédé.

En accord avec ses clients, il détache la remorque et emmène ma Douce jusqu'à la Gate pour essayer de téléphoner. L'équipage repart, me laissant avec junior et Hans, le chef de famille Suisse. Nous discutons un bon moment et il me propose une bière. Je ne bois jamais de bière mais aux grands maux les grands remèdes et à cet instant, je trouve cette bibine étonnamment bonne et apaisante. Junior lui, a droit à un jus de pomme. Hans me dévoile les astuces de la remorque et loue les qualités de Heino. Il me dit qu'il n'aurait pas osé faire son périple en solo comme nous. Notre mésaventure le conforte dans son choix.

A 11H15, Heino revient avec ses équipières, la famille Suisse ayant deux filles.

Ma douce m'explique qu'après palabres, elle a pu téléphoner depuis le poste fixe des rangers à notre loueur Bushlore, pour les avertir de notre infortune. Heino a même parlé avec eux pour bien expliquer le problème mécanique et indiquer exactement où nous étions. Bushlore a dit qu'il s'occupait de dépêcher un dépanneur.

Heino m'avertit de nous préparer à passer la nuit sur place, il doute que nous pouvions être secouru aujourd'hui.

Ils doivent maintenant reprendre la route, nous les avons suffisamment retardé. Ils nous cèdent gentiment une bouteille de 5 litres d'eau, de la soupe en sachet et une boite de salade "french beans cooking". Eux aussi ont leur réserve presque à vide.

Nous regardons, non sans un petit pincement s'éloigner le 4x4...la journée va être longue.



Nous nous affairons à préparer ce qui sera primordial ce soir : un bon feu de camp.

Sans trop s'éloigner du 4x4 et en tout cas, sans trop s'enfoncer dans le bush, nous glanons des morceaux de souches et moult branches mortes pour réunir suffisamment de combustible pour la nuit. De nombreuses traces parsèment la piste et nous reconnaissons celles d'éléphants, de sabots divers mais aussi de félins...

Dans l'après- midi, junior aperçoit à la jumelle un troupeau d'éléphants sur la piste. Je n'ai pas trop envie de les voir arriver jusqu'à nous. Finalement, ils disparaissent dans le bush.

Notre réserve de bois suffisante, nous soulevons le 4X4 avec le cric et glissons dessous la roue afin que le bas de caisse repose dessus, pour soulager le poids qui pèse sur l'axe sans roue. Je ne veux pas endommager plus le véhicule. Nous déplions la tente arrière. Ce soir, ma Douce dormira avec junior là- haut. Je dormirai sur la banquette arrière car il me faudra entretenir le feu. J'ai creusé un grand trou carré dans le sable à côté du 4x4 et presque au milieu de la piste. Je n'ai aucune idée de ce qui peut circuler la nuit ici. Avec ce feu en guise en phare, pas de risque de collision. Je fais attention aussi ne pas mettre le feu au bush...il ne manquerait plus que çà.

Nous tuons le temps à jouer au tarot. Le jour commence à s'éteindre. Hormis la famille Suisse et leur guide Heino, nous n'avons pas vu âme qui vive. Nous avons beaucoup de chance qu'ils nous précèdent.

Alors qu'il est temps d'allumer le feu, tel la vigie juchée en haut du mat d'un navire, Junior s'écrie "Voiture !!"

Nous entrevoyons effectivement un nuage de poussière en provenance de Kasane...Aux jumelles ce sont deux véhicules qu'on aperçoit. Serait- ce les secours ?

La joie est de courte durée car on distingue bientôt des tentes sur les toits ....

Les deux véhicules arrivent à notre hauteur et semblent de pas vouloir s'arrêter. La nuit tombe, il est presque 18H30 et ils sont à la bourre.

Finalement, à nos grands gestes, ils s'arrêtent. Huit italiens en sortent. Un des véhicules est estampillé "Bushlore". Nous leur racontons notre mésaventure et eux aussi constatent leur impuissance. Ils vont à Linyanti. La mauvaise nouvelle qu'ils colportent est que les stations services de Kasane sont à sec depuis plusieurs jours. Elles devraient ravitaillées demain mais ce n'est pas sûr.

Ils nous laissent également 5 litres d'eau et la promesse de re-téléphoner à Bushlore pour leur dire que nous sommes toujours là...

La nouvelle de la carence en essence n'est pas bonne. Nous ne serons peut- être pas secourus demain non plus. Que va t- on faire ?

La gastro de Junior est encore active et nos réserves de nourriture seront quasi vides demain soir. Je dis à ma douce que si demain c'est possible elle partira avec un équipage passant pour Kasane et avec Junior pour organiser le dépannage. Quant à moi, je resterai sur place...elle n'est pas emballée par mon idée.

Nous calculons que nous allons devoir très certainement griller les étapes entre Kasane et Sodwana bay. J'espère sincèrement que ce pépin n'ira pas ternir notre fin de séjour au bord de mer.

La nuit est tombée et elle est bien noire. Le feu crépite et les flammes montent haut. Hors de question de se laisser abattre. Il nous reste au frais du coca, du whisky et quelques chips, largement de quoi se faire un apéro...dont acte.

Nous qui aimons tout particulièrement les apéros insolites, celui- là tiendra bonne place dans le top 10.

La soupe est bonne, surtout que nous avons très faim....

Ma Douce monte se coucher avec Junior. Je passe une mauvaise nuit, me levant au moins toutes les deux heures pour raviver le feu. La banquette arrière du 4x4 n'est pas confortable et j'ai froid...pour couronner le tout, je me fais quand même du soucis pour la suite.

En tout cas, malgré les rires des hyènes qui rôdent dans les buissons, je n'ai vu aucun animal trainer, preuve que le feu est le meilleur ami de l'homme.



Dire que cette nuit, nous devions clôturer notre immersion en contrée sauvage par un bon repas au resto et une bonne nuit d'hôtel dans un vrai lit....

Je pense à demain et je commence à gamberger tout azimut.

Fin de la deuxième partie

La troisième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_3eme_partie_D3825903/
Canal des Pangalanes à partir de Tamatave? English translation pending
by Millemiaou · 2010-10-22 · 7 replies
bonjour, est il possible et raisonnable de faire la descente du canal des pangalanes jusqu'à AMBILA lEMAITSO en 3jours et 2 nuits avec arret a AKANIN NOFY et retour vers TANA par la route?fin novembre 2010 Combien pour la descente en bateau et peut on me conseiller un bateau ou une compagnie à prendre a tamatave? Comment regagner TANA a partir d'AMBILA, il parait qu'il y a des taxix brousses et le train qui va àMoramanga, qq a t il des renseignements? Merci pour toute contribution à ce voyage
Retour de croisière dans les Caraïbes sur l'Adventure of the Seas (RCI) du 7 au 14 février 2010 English translation pending
by Filament · 2010-02-16 · 31 replies
Bonjour à tous,

Nous voilà -malheureusement- revenus du paradis!🙂

Ce fut un séjour merveilleux et j'espère vous faire partager mes impressions par ce CR. Si j'en oublie, n'hésitez pas à me poser des questions, je répondrai avec plaisir!

J'ai reçu tellement d'informations utiles via ce site, je serais heureuse de pouvoir aider d'autres croisiéristes!

Comme il se doit, je précise qu'il s'agit d'un avis PERSONNEL qui n'engage que moi.

Evidemment, chacun a ses façons de voir les choses. Donc c'est ma vision, à vous de juger sur place!

Notre arrivée a été un peu chaotique en raison de la tempête de neige sur l'Est des Etats-Unis. 🤪

Nous avons eu l'immense chance de pouvoir changer nos vols avec une correspondance à Charlotte au lieu de Philadelphie car tous les vols ont été annulés sur PHL en raison du la neige.

Du coup, au lieu d'arriver comme prévu la veille à San Juan, nous sommes arrivés le jour même vers midi mais toujours à temps pour le départ, OUF!!

TRANSFERT AEROPORT-PORT Pan American Pier

Je lis souvent des questions à ce sujet: le trajet en taxi coûte 19$ + 1$/valise (les bagages cabine ne nous ont pas été facturés)

Les taxis sont présents en masse à l'aéroport, aucune attente et un dispatcheur sur place qui vous guide vers la voiture, ça ne peut être plus simple.

Ne pas réserver le transfert via RCCL, aucun intérêt!

EMBARQUEMENT

Nous sommes arrivés vers 12h30 au quai, nous étions sur le bateau pour 13h même pas, et encore nous avons mis du temps car nous avons voulu acheter de l'eau minérale sur place.

Nos amis américains ont embarqué vers 11h.

Queue devant le port pour déposer les bagages, c'est le plus long, en plein soleil....bof, bof! Mais ça avance finalement assez vite.

Les porteurs attendent leurs pourboires alors ayez qq billets de 1$ prêts!

Il faut les passeports, SetSail Pass et étiquettes bagages de prêts.

Surtout, pensez bien à garder un bagage cabine avec vous contenant tout l'essentiel (papiers, médicaments, ...) et surtout des vêtements et chaussures adaptées pour l'après-midi et la soirée car les valises peuvent arriver très tard. (ce fut notre cas)

Une fois débarrasés des valises, vous entrez dans le terminal.

Là, aucune queue, bcp de guichets d'ouverts et j'ai eu mes cartes SeaPAss pour la famille en moins de 5min.

A noter, on peut monter de l'eau sur le bateau, mais pas d'alcool.

Ensuite, contrôle des passeports et des cartes, photos et hop, on monte sur le bateau! Trop génial!

Le Windjammer est ouvert pour manger.

Perso, à l'arrivée, je passe déjà voir la table qui nous a été attribuée au restaurant, le maître d'hôtel est disponible pour les changements éventuels.

Après, nous avons pu accéder à notre cabine.

CABINE

Nous avions -pour la 1ere fois- une cabine avec balcon du côté port , située pont 7 au milieu du bateau ("hump cabin" désolée, je sais pas comment on dit en français) ce sont les cabines qui sont là où le bateau a une sorte d'arrondi en avant, ce qui fait que l'on voit le bateau depuis le balcon

Assez de place pour tout ranger et je vous jure que j'en amène des tonnes (3 personnes, 6 valises de soutes, 2 valises cabine....) et tout tenait!

Le cabinier, super sympa, nous a enlevé les boissons du minibar , on a pu y mettre nos affaires persos

Il m'a trouvé une chaise plus confortable pour le balcon et m'a amené un peignoir gratuitement, normalement réservé aux suites.

La vue du balcon était magnifique et c'était merveilleux de voir l'arrivée aux ports ainsi que le lever du jour (vers 6h30-7h00 dans les iles) chaque matin avec notre petit-déjeuner servi en cabine.

Pour ceux qui sont matinaux comme nous, pas de souci avec la livraison du pdj, officiellement, ça commence à 7h mais nous avons réussi à être livrés aux environs de 6h45 chaque matin.

Jamais d'erreur dans notre commande.

Portions ok, sauf pour les fruits, nous prenions une assiette en plus!

BATEAU/SERVICE

Je ne vais pas entrer dans les détails, tout est dispo partout sur le net, on peut visiter le bateau comme si on y était!

Nous avons adoré et étions en terrain connu, car avions voyagé surle Navigator.

Point positif: les enfants ont une piscine réservée au pont 12 à l'arrière du bateau avec toboggan aquatique (surveillé), c'était génial!

Nous adorons la promenade et ses boutiques, pour flâner, ...et le shopping! les prix sont intéressants, pour les cosmétiques, c pareil qu'aux ports

j'ai juste trouvé moins cher à Curaçao car on m'a fait -10% de remise car bcp d'achats

et sinon, certains parfums moins chers au duty free des aéroports US (mais surtout pas San Juan, trop cher)

l'alcool , peux pas juger

les sacs et vêtements, c bon marché

les montres à voir, comparer aux ports

Température: la clim est en route à fond partout, prévoir des gilets pour l'intérieur

personnellement, je suis frileuse, le soir, j'ai un pantalon et un pull de coton ou un sweat et des chaussures fermées (et chaussettes!)

mon mari met un pantalon aussi et une chemise et pourtant, il n'a jamais froid

et prévoir pull ou polaire pour la patinoire

L'ambiance était super, surtout des américains à bord, donc très calmes et sympas

Nous aimons bcp.

Peu de familles cette semaine car pas de vacances (seuls 100 enfants de 3 à 11 ans)

Le service était extraordinaire, tout le personnel très souriant, aimable et serviable.

Service très efficace, la réception aussi, 5*.

Nous avions été très très déçus en août dernier, et bien, le niveau est revenu au luxe d'avant.

REPAS

Nous avons été agréablement surpris par la qualité des repas, également meilleure qu'en 2009.

Ce sont des plats simples (vu par nous français, gâtés il faut le dire!), pour moi qui cuisine bcp moi même, je dirais rien d'extraordinaire, on note l'utilisation d'ingrédients bon marchés mais bien cuisinés et relevés, nous avons toujours trouvé à notre goût.

Nous avons bien aimé les desserts, pas tous à notre goût de français, mais suffisamment pour revenir avec deux kilos! (malgré une heure de sport par jour et jamais d'ascenseur!)

Le matin, nous avions room service.

Le midi, si en mer, on peut aller au restaurant, service type brasserie. Sinon, le windjammer.

Le soir, nous n'aimons pas aller au restaurant , pas envie de s'habiller et je n'apprécie pas trop le service que je trouve trop "présent"!

En vacances, j'aime bien être tranquille!

Donc, le soir, soit buffet Windjammer: excellent, presque personne à 20h-20h30!

Les couverts sont déjà sur les tables et les boissons sont servies à la place, très très reposant!

Et un grand choix de plats, donc certains les même qu'au resto, notamment les desserts.

A noter qu'il y a des sushis tous les soirs au buffet, faits devant vous souvent. Ma fille aurait vidé le plateau si je ne l'avais pas arrêtée!!

Sinon, nous avions aussi room service le soir parfois.

Le menu est un extrait de celui du restaurant principal, donc plats très fins, servis dans de la porcelaine (j'avoue, les assiettes plastiques du buffet me lassent vite!) et dégustés bien tranquille dans sa cabine, c'est génial!

(comme dirait un certain "créateur d'automobiles: "le luxe, c'est l'espace"!)

Et il y a toujours le Café promenade, 24/24, servant, sandwiches (bon), pizzas (beurks pour moi, mais j'aime pas ici non plus!) et gâteaux et cookies en tout genre + des fruits.

C'est génial, et le personnel super sympa

Là, café, thé et chocolat à disposition et gratuit, que demande le peuple!

En payant des suppléments, on peut aussi manger:

au restaurant PORTOFINO: 20$/personne, beau cadre mais menu italien, honnêtement, pour nous, rien d'extraordinaire mais pour les américains, c autre chose!

au fast food Johnny Rocket: 4,95$/pers, le cadre est super pour les tables dehors mais alors...ça pue plus la friture qu'au mac do chez nous, il faut aimer!!! (pas nous!)

ACTIVITES

Certains se plaignent de l'absence d'ambiance

c'est sûr, la clientèle américaine est différente, plus 'passive' dirons nous!

J'ai utilisé le fitness: super: les profs très sympas mais peu de cours "actifs" comme step aérobic, ...surtout yoga, stretching et pilates tous les jours + abdos

mais bonne ambiance et jamais bondé

Les spectacles sont à 19h ou 21h ou bcp plus tard.

Avons vu les deux "production show", très bien et le "ice show", super aussi, attention, les tickets sont à retirer le premier jour en mer!

Autres soirées pas vues, nous sommes lève tôt...donc couche tôt aussi! les soirées animées, danse, etc.. sont au moins à 23h... bien trop tard pour nous

avons fait un peu le buffet de minuit et la fête de la piscine jusque minuit, super ambiance, on serait bien restés mais on avait la babysitter à libérer et puis, on était fatigués!

Y a toujours soirée 70's 80's, etc... et bien sûr la discothèque, mais complètement enfumée

On a adoré le jeu "Love and Marriage", comme d'hab! (c'est niais, mais on rigole toujours)

Et y avait aussi le Quest, on n'aime pas mais les américains adorent! à vous de juger!

Le club enfant était super, horaires d'ouverture très larges et aux petits soins. Notre fille qui ne parle pas anglais s'y est plue quand même.

Les jours en mer, j'ai regretté l'absence d'acitivtés plus "pro actives" dehors, comme de la danse à la piscine, etc... surtout des choses à "regarder": concours de plats, élection de miss biceps, ... marrant à regarder mais on s'ennuie vite si comme moi, on ne tient pas en place!

Et sinon, le reste est à l'intérieur, bien dommage quand on a 30° et du soleil dehors!

Le Spa a des offres intéressantes quand le bateau est au port, surtout le dernier jour (st thomas), attendez avant de réserver!!

par contre, n'oubliez pas qu'on est aux US, donc les esthéticiennes et coiffeuses attendant leur pourboire ;-)

Les photos sont sympas, pas si chères si on prend les forfaits (80$ pour 10 petites photos ou 5 grandes, 149$ pour 20 petites. etc...) et si on les achète le 2è jour en mer, on nous offre encore une ou deux photos gratuites, surveillez bien le Compass! (en anglais!)

Par contre, pour la langue, j'imagine qu'en ne parlant pas anglais, ça doit être très ennuyeux.

Je ne sais pas qui parle français sur le bateau vu que nous parlons couramment anglais et étions avec des amis américains, nous n'avons jamais essayé.

Mais mon mari a eu les compass en français (très mal traduit!) et il y avait un ambassadeur international (jamais vu cependant!!)

EXCURSIONS/PORTS

Nous avons tout visité par nous même.

Il y a assez de conseils sur tous ces ports sur le net, surtout en anglais. mais il y a aussi des guides (Frommers, etc...) et c'est toujours meilleur marché de faire soi même, on peut réserver exactement les mêmes choses qu'avec le bateau si on veut

A chaque fois, nous pouvions débarquer à 8h, parfois un tout petit peu avant.

Le club enfant ouvre également à 8h, très pratique.

Ca nous a permis d'arriver tôt sur les plages, vers 9h/9h30, donc choix de sa place et pas embêté par le monde

La plupart des gens n'arrivent que vers 11h.

D'une manière générale, nous avons eu un assez bon contact dans les îles, à part peut être à St Thomas.

Les gens ont été sympas et parlaient anglais partout.

Cependant, le rythme dans les îles n'est pas le même qu'ici, c'est assez "relax" dira-t-on pour ne pas être trop péjoratif ;-)

Dans les magasins, le service est bien différent de ce que l'on connaît, faut pas être pressé aux caisses!! il ne faudrait pas qu'un caissier vienne travailler chez nous au Aldi, il ferait une crise cardiaque!!!

Les dollars US sont acceptés partout aussi mais prévoir des petites coupures car ils n'ont pas le change.

Cartes de crédit (Visa pour nous) acceptée partout mais prévoir une carte d'identité ou un passeport.

ARUBA

Le bateau accoste en plein centre ville. Tout se fait à pieds.

Notre plage préférée!

Trajet en bus très facile, terminus en face du terminal de croisière.

Billet A/R pour 2,30$, chauffeur sympa, bus climatisé, que veut-on de plus????

Nous avons fait "Eagle Beach", c'est l'arrêt de bus n°7, devant l'hotel "Amsterdam Manor"

Avons utilisé leur plage, 6$ pour la location de la chaise , avons pris le "lit de plage" pour rien, juste pris un coca pour 5$ (avec super tip) et la plagiste était contente ;-)

La plage est magnifique, on a marché tout le long, sable de rêve, blanc, doux, etc... et eau turquoise mais assez agitée et profonde, pas terrible pour les enfants!

Pleins de coins presque déserts pour ceux qui aiment être seuls, d'autant plus que les gens arrivent tard, pas avant 11h.

A noter, la plupart des gens vont plus loin à Palm Beach

Là, tous les hôtels de luxe, bcp plus de monde sur la plage

Possibilité d'acheter un "day pass" au Radisson pour 16$/personne, donne accès à toutes les facilités de l'hôtel

Retour au bateau pour un lunch tardif, douche et retour en ville pour un peu de shopping...

Avons été déçus par la ville, à part un très beau centre commercial dans un "boutique hotel", mais très petit, avons trouvé le centre assez "sale", pas très accueillant mais les avis divergent... A chacun de se faire le sien!

Les gens étaient sympas par contre.

Rien d'intéressant à acheter pour nous, avons vu des magasins qui semblaient sortir tout droit des années 80! (déco et marchandise!!)

CURACAO

Le bateau accoste tout prêt de la ville, on peut y aller à pieds.

Là encore, départ à 8h, taxi pour Kontiki Beach (Cabana Beach maintenant) pour 20$ l'aller.

L'entrée à la plage (club) est 3$/pers, + 6$ /chaise ou 15$/lit

En arrivant tôt, nous avions tout le choix pour notre emplacement, en première ligne

Les gens de l'hôtel prenaient leur petit déjà en terrasse, sympa!

Très sympa, plage toute petite par contre mais eau turquoise et très calme, super pour nager

Des beaux palmiers partout, bar sympa , toilettes super propres (ça compte!), une très belle expérience

Et toujours un taxi qui attend pour repartir!

A savoir, l'excursion via le bateau coûte au moins 60$/personne... et elle ne part qu'à 10h du matin..; à vous de comparer!

L'après-midi, après douche et lunch sur le bateau, shopping en ville.

Les rues "refaites" pour le touriste sont très belles, maisons de couleur, etc... un charme européen.

Par contre, dès qu'on s'éloigne un peu, c'est sale et dégradé... à vous de voir!

Sinon, shopping très intéressant.

Ai vraiment fait des affaires en cosmétiques et parfums chez Yellow House, recommandé par le bateau, les prix sont top et j'ai encore eu -10% et avec le cours actuel de l'euro face au dollar (malgré la chute), ça reste très très bon marché.

Dans le centre commercial tout près du port, on trouve les grandes marques type Mango, Sebago, etc... mon mari a fait d'énormes affaires, -50% par rapport à la France.

Attention, on n'a le droit de ramener que l'équivalent d' environ 600$/personne hors taxe en Europe.... il faut faire ses comptes! (ou tricher...) et si on achète des bijoux, on ne peut grouper les franchises de toute la famille....

DOMINICA

Nous avions lu tellement de commentaires extrêmement négatifs sur cette île que nous n'étions pas sûrs de vouloir débarquer.

Nous avions hésité pour un tour en bateau pour alloir -essayer- de voir des baleines, mais 68$/pers, ça faisait cher si on ne voyait rien!

Nous n'étions pas du tout intéressés par les cascades et autres forêts tropicales.

Nous avions finalement décidé d'aller à la plage, du côté de Portsmouth (au nord ouest de l'île)

Le bâteau accoste en plein centre de Roseau mais la ville est vraiment...délabrée, désolée, mais j'ai détesté, c'est pire qu'en Egypte, quelle misère

et les gens aggressifs...

quand on arrive, des barrières bloquent l'accès au port, le limitant seulement aux compagnies d'excursion et de taxi "approuvées" par RCCL

donc plus cher!

Derrière la barrière, nous avons trouvé un taxi -ou plutôt, il 'est offert à nous, car on est vraiment harrangué de toute part- qui nous a proposé pour 80$ l'aller -retour à Portsmouth, passage dans la ville et 2h sur la plage (Turtle Bay)

bon, c'était une heure de route, dans un van POURRI, ici, j'oserai même pas monter dans un tacot pareil ;-)

mais nous avions un bon chauffeur!

on s'est quand même fait qq frayeurs...

on longe la côte et la mer est superbe, de même que la végéation, une superbe palmeraie (usine colgate!), des bananiers; etc...

par contre, les batiments: délabrés, beurk!

Portsmouth: j'étais contente de voir ça depuis la voiture, avec notre chauffeur! mais j'aurais pas voulu y descendre!

La plage: Turtle Beach (prince Rupert's Bay) sympa, malgré le sable noir (ile volcanique), de grands palmiers, l'eau super et la plage pour nous, ça faisait très "koh lanta"!!! mais très sympa

et un climat génial: chaud mais on ne sue pas, toujours du vent, un régal!

Ensuite, retour au bateau après encore presque 70 min de route cahotique. Là, nous avons savouré notre douche et ne sommes plus sortis du bateau!! Avons SAVOURE notre confort!

ST THOMAS

Bien prévoir les cartes d'identité ou permis de conduire pour sortir, car ils sont contrôlés à l'entrée!

(ne pas sortir son passeport par contre, le laisser au coffre dans la cabine, on ne sait jamais!)

Nous nous attendions à quelque chose de géant à cause de nos amis américains qui ne tarissaient pas d'éloges sur le shopping...et avons du coup été déçus!

Matin, comme à notre habitude: plage!

Avons choisi d'aller à Emerald Beach, c dans la "Lindbergh Bay", à côté de l'aéroport.

C'est 6$ par personne en taxi (très malaimable au départ du port)

Sur place, on peut louer des chaises à l'hôtel Best Western.

C'est ce que nous avions prévu mais sommes finalement restés sur le sable.

Des tables pique nique gratuites, WC publics, etc.. la plage est publique, gratuite, utilisée par les locaux et d'autres hôtels.

Sable sympa mais surtout: eau de carte postale! Transparente et turquoise, et calme, géniale pour nager.

C'est pour ça qu'on a choisi cette plage, les autres n'étant pas toutes propices à la nage!

A savoir, RCCL propose l'excursion pour 99$ par personne!! inclus un transat, une boisson et le lunch à l'hôtel...

sachant que le trajet en taxi ne coûte que 12$ A/R par personne...je vous laisse calculer les royalties!!!!

Pour le retour, toujours un taxi devant l'hôtel qui attend.

sinon, ça peut se faire par le bus car l'aéroport est à côté mais fastidieux!

Prévoir bien à l'avance pour le retour (mini 30 min detrajet) car traffic très très dense, nombreux feux, etc... le port est à l'autre bout

Après pause rapide sur le bateau, retour en ville pour le shopping.

Nous choisissons d'aller à pieds, environ 20-25 min de marche , très agréable le long de l'eau puis via un nouveau centre commercial luxe très très beau

mais le taxi coûte 4$ par personne

En ville, on se croirait dans un village de magasins d'usines!! Que des boutiques, 90% de bijouteries....paraît que c'est intéressant, perso, j'y connais rien, j'aurais trop peur de me faire avoir!

Et puis, on ne peut pas ramener grand chose hors taxe en Europe.

Les américains ont droit à 1600$ hors taxe, ça change tout!

Nous n'avons pas fait d'affaires et avons trouvé les commerçants peu aimables....

Avons par contre adoré notre marche, surtout le retour avec la vue du bateau dans la baie, superbe... on se serait cru à Mallorca!

SAN JUAN

Le dernier jour, comme notre avion ne partait qu'à 15h30, nous avions réservé un tour privé avec Countrysides tours.

Génial!

chauffeur super sympa, nous attendait devant la sortie du terminal

Il a chargé les bagages dans son van et ne l'a jamais quitté, c'était important pour moi de ne pasl aisser les valises sans surveillance.

Nous avons fait:

en voiture: OId San juan, New San Juan, Condado Area (avec arrêt plage très court mais super!)

Puis shopping dans Old San Juan: il y a de vraies affaires à faire: magasins d'usines (des vrais!) de marque Coach, Guess, Hilfiger, etc...

Plus un grand magasin Marshalls, on y trouve de tout pour rien (genre Tati)

Nous avons adoré Old San Juan, vraiment un charme espagnol fou, on se croirait à Mallorca!

Pour ceux qui auraient plus de temps, on peut aller faire du shopping au centre Las Americas, c immense et très intéressant mais il faut un vol du soir

Bien prévoir 3h à l'avance à l'aéroport pour un vol international car:

- controle agriculture obligatoire

- check-in TRES long

- contrôle sécurité: au moins 300 m de queue, je vous ments pas, j'ai jamais vu ça!

Vraiement, je ne remercierais jamais assez mon amie américaine de son conseil, ça évite bcp de stress!

Je ne voulais pas la croire mais le dimanche, l'aéroport est vraiment "un zoo" comme disent les américains!

Attention aussi, cet aéroport est tristement réputé pour les vols de/dans les bagages...

Nous l'avons vécu...à notre arrivée, on a retrouvé un papier du TSA (service de sécurité américain) dans une de nos valises

soit disant, pas de vol durant les controles de sécurité...Et bien il me manquait qqchose, vraiment presque aucune valeur marchande mais pénible car çà manquait pour le voyage....

Surtout, ne fermez pas vos valises si les serrures ne sont pas TSA car de toute façon, ils sont en droit de faire sauter les serrures et personne ne vous les remboursera.... vive les US!

Voilà, c'est très long, désolée, mais difficile de tout condenser!

N'hésitez surtout pas si vous avez encore des questions! J'en ai sûrement oublié...

Filament
Français au Canada désirant aller aux Etats-Unis English translation pending
by Carnage · 2010-01-11 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je vais aller au canada (Quebec Montréal) pour mes études dans une université de Montréal pour une durée de 4 mois. Je me demandais si j'avais besoin d'un visa ou besoin de refaire faire mon passeport pour aller aux USA pour une durée de 3 ou 4 jours (genre roadtrip ou voyage court de tourisme). Mon passeport actuel ne me permet pas d'aller aux USA en avion depuis la France (l'apprenant à l'aéroport même... hé oui ça arrive).

Voilà donc en résumé quelles sont les démarches pour pouvoir aller aux USA depuis le canada avec un passeport français...

Merci beaucoup à vous
Retour de deux semaines d'Egypte English translation pending
by Kosmobil · 2009-12-24 · 8 replies
Bonjour,

Je voulais vous faire le retour de mes deux semaines en egypte, en mode Sac à dos.

Je vais d'abord vous décrire mon itinéraire (critiquable) et ensuite, ce que j'aurai changé.

Arrivée :

Dimanche : Arrivée Le caire, en pleine nuit, Hotel Luna (sans plus relativement bruillant), 65 pound de taxi (prix normal autour de 50). Lundi : Musée du caire, quelques quartiers, mosquée Mardi : Pyramide Sakkara, Djoser, Gizeh Mercredi: Vol vers Aswan (550 pounds). Aswan Balade en felouque (30pounds de l'heure max.) ile éléphantique (pas mal), musée nubien (cher pour ce que c'est). Jeudi : Abu Simbel (en convoi (plus simple et plutot bien organisé)) 2h sur site sont suffisant, puis Philae (sympa, mais relou tout seul pour financer le bateau, vaut mieux s'incruster avec un groupe). Barrage d'aswan (nul.) Vendredi: Aswan, Tombes des nobles, etc... Début de croisiére vers louxor. (je n'ai pas choisi de remonter le nil en felouque car ca caille bien en ce moment !!) Samedi : Croisiére, Kom Ombo et Edfu (attention aux super RELOU avec leur caléche à Edfu !) Dimanche : Louxor : Visite marché balade, etc.. Aprés midi à Karnak Lundi : Tombeaux de rois / reine, etc.. en organisé (relou) Mardi : Refaire rive occidentale en Vélo (bien plus cool). Mercredi: balade dans louxor, musée, etc..départ pour sharm el sheik en avion puis Dahab (250 pounds de taxi, prix réel autour de 100 mais TRES difficile à obtenir !) Jeudi : Squatte à dahab Vendredi : Mont sinai (ca caille bien) + St Katherine Samedi : Dahab + Retour Caire. Dimanche : Retour France (enfin coincé 12H à Amsterdam à cause de la neige).

Au final, ce que je retiens, c'est un patrimoine archéologique et culturelle super interessant, des temples magnifiques. Par contre, le pays est gangréné par le tourisme de masse, ce qui fait qu'un voyageur indépendant est vraiment le mouton isolé proie facile pour les loups ! Tout est donc plus cher en solo. Ensuite, je peux aisément affirme que 99% des égyptiens qui m'ont adressé la parole avait quelques choses à me vendre. (2 exception sur 15jours..) et la volonté d'arnaquer est systématique (prix pratiquement toujours multiplier par 5 à 10 fois.)

Donc quand on dit qu'il faut s'armer de patience, et aimer la négociation, ce n'est pas galvodé !!

Quelques exemples : Hotel qui vous propose un taxi privée pour vous balader sur la rive occidentale : son prix 180 pounds, prix négocier sur la corniche à l'arrache, environ 100 pounds, prix que j'ai payé de l'autre coté de la rive en négociant sérieusement, environ 50 pounds pour 5 heures.

Une chicha plus un thé, peut couter jusqu'à 20 pounds, alors qu'elle coute en réalité 4 pounds.

Le minibus commun coute 0, 30 pounds (on vous en demandera 1 pounds) Les bouteilles d'eau 1.5L coute 2, 5 pounds en supermarché. (on pourra aller jusqu'à 20 pounds dans les sites).

les felouques sont à 30 pounds de l'heure. (et pas 150 pounds comme on me l'a proposé).

Les backschich sont demandés constamment pour un rien, ca en devient totalement risible. (mais chiant au final), je ne donne jamais plus de 1 pounds. (certains donné jusqu' à 20 pounds !! Ca fait jurisprudence, et le mec devient agressif si l'on donne moins !!).

Le tips n'est pas commun contrairement à ce qu'écris les guides, et j'ai trés peu tippé au final. (les prix dans les restos sont suffisamment exhorbitants par endroit, donc ne pas tipper dans les trucs à touriste ou des que vous manger pour plus de 50/100 pounds).

Si je devais refaire mon voyage :

J'aurai fait l'itinéraire suivant :

Le Caire -> Oasis Siwha, Desert Blanc / Noir -> Louxor (train/avion) -> Abu Simblel <-> Aswan -> Felouque -> Louxor -> Avion Caire.

Ca fait moins d'avion, et finalement la cote mer rouge n'est pas fantastique, j'y suis allé car, j'avoue que j'avais besoin d'un hamac et de tranquillité, et que la négoce à travers chaque étape de l'itinéraire désert occidental ne me tentez pas vraiment ! Néant moins, petit regret de ce coté au final...

Voila, j'espére que ces quelques newz pourront aider les futurs voyageurs.

Mat.
Quel plateau compact pour une route entièrement vallonnée? English translation pending
by Cip1959 · 2009-11-10 · 2 replies
Cet été en voulant suivre des copains qui roulaient en triple je me suis épuisé soudainement avec mon compact 48X34 et ce après 60 km de route vallonnée....j'avait noté qu'ils utilisait quasiment toujours leur 39 sur route alors que moi je n'avait pas bcp le choix. que le 48.

Maintenant j'ai achété un 39 en compact pour coupler avec mon 48.....car le 34 impossible avoir une quelconque cadance accettable sur route plate ou même vallonnée.....je me pose la question si j'ai fait le bon choix ou fallait t il aussi passer en triple comme les autres?😐

merci pour vos conseils.

ps: les 3 vélos de route
Overland track en Tasmanie: préparatifs English translation pending
by Mesperleuc · 2009-11-09 · 16 replies
Bonjour,

Je prépare mon départ pour l'overland track en tasmanie pour le mois de février. Peut on emmener de la nourriture lyophilisée depuis la france ? Peut être que les autotités australiennes interdissent l'entrée de ce type de marchandise. Connaissez vous dans quelles villes de tasmanie et quels magazins on peut trouver les sachets lyophilisés? Merci
Programme pour un séjour express de quatre/cinq jours en Louisiane English translation pending
by So75014 · 2009-11-05 · 42 replies
Bonjour,

C'est donc décidé, nous irons en Louisiane et en Floride en avril 2010. J'ai pris les billets d'avion Paris/NYC à l'aller et Miami/Paris pour le retour. Nous arriverons à NYC le 17 et y resterons jusqu'au 20. Ensuite du 20 au 25, ce sera la Louisiane et du 25 au 30 la Floride.

Voici le programme que j'ai prévu pour la Louisiane, avec toutes mes interrogations !!

- Mardi 20 avril : arrivée à New Orleans à 14h20 - récupération des bagages et on prend un bus pour aller dans le quartier fraçais. Après midi et nuit à New Orleans

- Mercredi 21 avril : journée à NO - Nuit à NO

- Jeudi 22 avril : récupération d'une voiture de location. La matinée sera consacrée à la visite des plantations (pour le moment, mon choix se porte sur Laura Plantation et Oak Alley, mais d'ici avril, ça peut changer ;-)) Après cela, direction Saint Francisville et visite de la ville puis retour sur Baton Rouge, visite et nuit à Baton Rouge.

Pour récupérer la voiture de location, y-a-t-il des bus du quartier français vers les loueurs ? J'espère que n'avons pas besoin de retourner à l'aéroport !!

Pour le trajet, de NO à Laura Plantation, vaut-il mieux prendre l'autoroute 10 ou prendre la petite route qui longe le Mississippi ? De même, entre Oak Alley Saint Francisville, vaut-il mieux prendre l'I10 ou la petite route ? Ou faire un mix des 2 ? Combien de temps pensez vous que prendra la visite de Saint Francisville ?

- Vendredi 23 avril : Nous passerons la journée entre Henserson et Lafayette, en passant par Breaux Bridges et le Lake Martin pour faire une ballade/rando autour du lac. Pendant ce petit séjour, nous prévoyons de faire un petit tour en bateau sur les bayoux : que nous conseillez vous : swamp tour sur le lac Martin ou sur l’Atchafalaya basin ? Nuit à Lafayette

- Samedi 24 avril : pour notre dernière journée, nous ferons la route jusqu’à la Nouvelle Orléans en prenant le chemins des écoliers et en passant par St Martinville, New Iberia, Thibodaux et Houma. Peut-être est ce plutôt dans ce coin que nous devrions faire une promenade en bâteau sur les bayous ? Pour la nuit : dodo à la nouvelle Orléans, mais cette fois dans un motel près de l’aéroport. Ce sera moins cher et cela nous permettra d'être "sur place" pour notre vol du lendemain (décollage à 9h45).

Voilà, voilà, qu'en pensez vous ? Voyez vous des choses à supprimer ? D'autres à ajouter ?

Merci d'avance pour vos conseils 🙂...
Adaptabilité des objectifs numériques sur Argentiques? English translation pending
by Régo · 2009-08-07 · 4 replies
Bonjour,

j envisage d acheter un appareil reflex, etant possesseur d un Nikon FM2 8mais simplement equiper d une lentille de 50mn, je em demandais si en achetant un reflex nikon (soit le d90 soit le d60 en fonction du budget) je pourrai me servir de mes objectifs numeriques sur le boitier argentique. Je suppose que oui mais je n en suis pas certain est ce que qqn pourrait m aider ?

Merci.
Baignade à Annecy début juillet? English translation pending
by Lucilleb · 2009-05-27 · 9 replies
bonjour,

Je pars en camping le 3 juillet pour 3 nuit au bord du lac d'annecy. Je compte bien me baigner mais est-ce vraiment jouable à cette saison?? Qu'elle est la température de l'eau??? comme en atlantique à la même période? Connaissez vous les meilleures plages pour la baignade?

Merci
Air France: miles à compter du 1er avril 2009, qui arrête de voler sur AF et quand? English translation pending
by Delanotre · 2009-01-20 · 36 replies
A partir du 1er avril, toutes les conditions se dégradent pour l'acquisition et la dépense des miles sur Air France. J'ai donc décidé, dans un premier temps, de reporter mes voyages sur les autres compagnies Skyteam, appliquant une politique plus favorable à ses voyageurs. J'étudie aussi les possibilités de changer de programme, en conservant mon statut, comme le font des FF (voyageurs fréquents) aux USA.
AirAsia: Londres - Kuala Lumpur, horaires et prix English translation pending
by Michelzen · 2008-11-25 · 23 replies
Tout est ici http://www.airasia.com/...reference=london2008 connectings pour les "continentaux" ... a bien regarder ! il y a de bons vols, d'autres moins (nuit sur place a prévoir soit au départ soit au retour)
État des routes dans l'Ouest américain? English translation pending
by Sibusate · 2008-07-23 · 25 replies
Bonjour à tous, Sur le site *remarquable* OuestUsa.fr de Philippe Schuler et Thierry Lagarde ils précisent, sur chaque carte, "Route pavée" ou "Route revêtue non pavée". Je cherche à connaître par avance la différence entre les 2 pour bien préparer notre itinéraire de Septembre pour cause de hernie discale de mon épouse qui doit porter une ceinture lombaire et supporte mal - vous vous en doutez - les cahots. Je leur ai posé la question directement, mais pas de réponse de leur part (vacances ?). Quelqu'un parmi vous connaitrait-il la différence entre les 2.... Je suppose que "route pavée" signifie route goudronnée (parfois cimentée, et non pavée comme la traduction littérale pourrait le laisser croire), mais supposè-je bien ???? Et "route revêtue non pavée" ??? Quelle différence ? Merci de votre aide
État de la piste pour faire le Upper Antelope Canyon en 4x4? English translation pending
by Sibusate · 2008-07-14 · 4 replies
Bonjour à tous, Question "pointue" à ceux qui ont déjà été à Antelope Canyon (Upper) : J'ai bien compris qu'on n'a pas le choix : il faut prendre les 4x4 Navajos pour rejoindre Upper Antelope Canyon, soit depuis le parking soit depuis Page. Et j'ai une grande crainte au sujet de la longueur et de l'état de cette piste compte tenu de l'état du dos de mon épouse.... Suite à une hernie discale elle est contrainte de porter une ceinture de maintien et craint partculièrement les cahots... Dois-je renoncer à cette visite ? Pour Lower Antelope Canyon je crains que les échelles ne posent le même problème.... Merci de vos réponses
Ébauche d'un itinéraire de cinq semaines en Indonésie English translation pending
by Lionelm · 2008-06-01 · 26 replies
bonjour,

J'envisage un voyage en indonésie en octobre d'une durée de 5 semaines. Les objectifs sont sortir des sentiers battus autant que possible, faire un peu de plongée, de la ballade, du trek, à la rencontre des gens.

en 5 semaines, j'envisageais de passer directement de Jakarta à sur l'île de Salawesi pour y rester environ 2 semaines : ballade, plongée, ...

Ensuite me diriger sur Lombok pour visite des lieux et ascension du ringani. visite des iles gili éventuellement. et finir sur Bali une dizaine de jours

est-ce que l'ittinéraire vous semble réaliste ?

avez vous des suggestions ? notamment au niveau de salawesi : où?, quoi ?

D'avance merci.

Lionel
Croatie-Monténégro-Albanie-Macédoine-Grèce-Turquie en avril mai English translation pending
by TontonJC · 2008-03-04 · 9 replies
Salut à tous,

La Chaoulette repart ! Point d’Afrique cette année, sinon l'Europe de l’Est. Départ début avril. Direction Istanbul, via la côte Adriatique et le Nord de la Grèce. Il y a déjà pas mal de posts sur le sujet, notamment l’Albanie il n’y a pas longtemps, mais je me permets tout de même : le camping sauvage en Croatie, apparemment, c’est pas gégène… mais hors saison, est-ce que ça passe ? En Albanie, apparemment, c’est bon. Monténégro ? Macédoine ? Nous pensons faire une bonne pause du côté du lac d’Ohrid. Peut-on là aussi se passer de camping à l’époque (avant mai). En mai, c’est la Grèce. Je cherche par ailleurs un endroit pour me poser tout seul (toujours dans la Chaoulette) une bonne quinzaine. Calme absolu. Se recentrer et écrire. Toutes les remarques seront les bienvenues… si elles font avancer le schmilblick… Ça fait un sacré bazar, tout ça… Ceci dit, ça laisse le champ ouvert à vos suggestions.

A la prochaine !

Tonton JC

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