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Ici c'est le Nooooord! Résumé de 3 semaines entre Washington, Oregon, Montana et Yellowstone English translation pending
by Itat · 2012-08-13 · 396 replies
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !

Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.

Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !

Mardi 10 Juillet

Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.

Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.



Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !

Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.

Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.

Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…

Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…

Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.

Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.



Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.



Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.

Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.

Mercredi 11 Juillet

A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford



Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !

La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.



Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.

D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !





Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.



Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli



Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.



Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.



Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.

Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL

Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…

Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…

Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.

La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).

SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Retour sur trois semaines en Argentine English translation pending
by Dragutza · 2012-07-30 · 49 replies
Salut tous, Ca fait presque 3 semaines que je suis en Argentine, les gens formidables des paisages a coupe le souffle maissss avec la devaluation del peso notre monait soit Euro ou Dolar americain vaut rien . vaut mieux venir ici avec le US parceque avec l Euro c difficil a changer a Buenos Aires, so dans une autre ville impossible pis pasde travel cheques (oublie ca) Dans ce moment tous les Argentins ns dissent que c tres difficil pour les touristes , on dirait que je suis dans un pays communiste dommage Je voyage avec le LONELY PLANET et le prix indiques ...AUCUNE RAPPORT les prix ici sont 3 fois et demi plus cherrrr Exemple; Prix autobus; Buenos aires-Puerto madryn (LONELY PLANET 270pesos) le vrai pric C 750pesos Donc ici les prix augmentent chaque mois. plus des infos ... 1dollar cest 4,45 pesos 1 euro cest 5,45 pesos La bouffee hypercherrrr
Faire sa valise English translation pending
by Asia7 · 2012-04-16 · 61 replies
Je prépare mes bagages.

Pour la valise ou le sac: Etablir une liste, j'en ai trouvé une que j'utilise depuis des années: "le sac à dos de LOLO" (sur le net), rien n'est oublié, je l'ai testé au Vénézuela, au Vietnam, en Grèce, en Turquie en Tunisie etc... Les papiers et billets, 1/faire des copies les mettre sur une clé USB, moins enconbrant!!! 2/ s'envoyer un mail des copies, consultable de presque partout.... Penser à la pharmacie de base, sur la liste tout est indiqué. Ne pas oublier de prendre un deuxième sac vide, léger, qui devrait se remplir au retour de vos achats😏 Je prends toujours des vieux vêtements que je ne porte plus, ils servent en général une seule fois et je les laisse sur place (robes, maillots, polos, chemise...) Je mets tout mes vêtements sous sac par genre (pas trop grand, sac congélation) ils sont moins froissés et votre valise n'est pas à refaire tout les soirs.. Prendre un change dans son bagage à main, surtout en cas de transit, il arrive que les valises aient un avion de retard ... Ne pas oublier la facture d'achat (copie) des appareils électroniques...et les ordonnances si vous avez des médications spécifiques...

Si vous avez d'autres idées, d'autres conseils, je suis preneuse.

Bon voyage à tous😏
Arnaque en Amazonie équatorienne English translation pending
by Misojos · 2012-04-06 · 14 replies
😠 Une excursion en amazonie équatorienne peut être organisé à partir de Baños, sur la route entre Quito et la selva amazonienne. A Baños on peut rencontrer des guides qui pourront vous proposer des excursions. Il faut faire attention, ces personnes peuvent paraître sérieuses et attentionnées à Baños. Dans ces conditions, vous leur faites confiance et vous n'osez pas leur refuser de leur payer, dès le premier jour, la totalité du séjour en amazonie.

Deux expériences vécues en parallèle au mois de mars 2012.

Première expérience vécues par Bibi : dès le premier jour Samuel, sobre à Baños, boit bières sur bières, il devient vite balbutiant et insupportable. Je le supporterai malgré tout pendant les quatre jours que je lui ai bien imprudemment payés tout au début. Les seuls jours passables, c'est lorque nous sommes loin de tout débit de boisson. Deuxième expérience vécu par une américaine et un chilien : Delfin (truant charmant à la tête de cacique indien) les emmène pour trois jours à Limoncocha (c'est ce qui est prévu). Dès la première matinée (ils ont déjà payé, bien sûr), il les emmène dans une « fête » sans interêt (sauf que l'on y boit de la bière). Il se fait payer force bières puis les abandonne avec leur argent en poche.

donc, grande méfiance ne pas tout payer à l'avance et s'adresser à des agences ayant pignon sur rue (avec recus des sommes payées) et non à des individus isolés.

Michel Cuzin
San Francisco, Las Vegas, Los Angeles... en trois semaines English translation pending
by Sophtonio · 2012-03-16 · 108 replies
Bonjour à tous,

Un an après avoir pris la décision et 7 mois après en être revenu, voici notre carnet de voyage...

Soyez indulgent, ça n'a vraiment pas été facile à écrire, en espérant que ça soit plus facile à lire...

UN GRAND MERCI à tous ceux qui nous ont aidés sur voyageforum!!! Le timing de ce voyage a été parfait grâce à vous!!!

Trêve de bavardage, commençons!!

Mardi 23 août 2011 : J1

Départ 6h du matin de l’aéroport de Lyon. Belle-maman, n’habitant pas loin, nous a gentiment emmenés pour 4h30. Le réveil à 3h du matin a été dure mais quel bonheur de se lever si tôt pour partir aux STATES !!!! Yeahahhhhh !

Dernières vérifications sur le contenu des valises. Nous avons en dernière minute mixé nos affaires au cas où un de nos bagages n’arriverait pas à bon port. Départ 6h direction Francfort. Voyage entièrement sous la compagnie Lufthansa. Ensuite 1h30 d’attente à Francfort avant de reprendre un A380 direction San Francisco.



Il est beau notre avion !!!! (Les ailes n'avaient pas l'air de se fissurer à l'époque!!! 😉 )

Trop trop bien l’A380, surtout qu’avec un vol partant à 6h du mat et arrivant à 12h05 à San Francisco le même jour, on ne dort pas pour se mettre direct dans le bon système horaire. A380 idéal pour ne pas dormir car écran perso pour chacun avec une bonne trentaine de film à regarder et plein de gadgets divertissant. Bon le voyage fut quand même long, surtout que j’étais excitée comme une puce, Antoine, mon amoureux, était plus calme… Nous arrivons bien à l’heure prévue, 12h05. Tout d’abord les procédures de la douane, la douane américaine ; étape qui donne un coup de stresse même si on a rien à se reprocher !! Bref on récupère nos bagages sans encombre, tout est là et hop direction le Bart de San Francisco. Ligne direct jusqu’à notre destination : entre le Financial district et Chinatown, Grant avenue aux portes de Chinatown. Nous choisissons l’arrêt Montgomery à 10 min de marche de notre Hôtel. Ce trajet en Bart fut notre première vision, vue de la terre ferme, des États-Unis. Ayez nous y sommes, après 6 mois de préparation, nous y voilà !! Sortis du métro, nos yeux brillent d’émotion, nous sortons des sous-sols du Bart en plein Market Street !! Et là des grattes ciel, bon ce n’est pas Manhattan, mais on n’a jamais vu, donc pour nous c’est complètement fou !!



Allez on regarde le plan, j’avais acheté à la fnac des petits livrets sur Los Angeles et San Francisco avec des cartes dépliantes de tous les quartiers dedans, efficace. Hôtel localisé. Valise enclenchée en mode roulette et allons y gaiement. Après un petit détour pour cause de discorde sur la lecture du plan, je n’ai pas le sens de l’orientation mais je crois l’avoir à chaque fois que j’ouvre une carte bref… Je finis par écouter Antoine, et on trouve l’hôtel en question : Le BALDWIN HOTEL. Il est 14h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel mais le check-in n’est qu’à partir de 16h. Nous laissons nos bagages au réceptionniste et direction l’océan pacifique. Pour commencer nous décidons de passer par Chinatown, impressionnant toutes ces boutiques de bric à brac…

Nous croisons notre premier cable car, un moment magique : arrêt du cable car en plein carrefour là où la pente est nulle, et hop les gens montent et descendent, juste magique. Nous nous attardons pas trop, nous rejoignons Broadway Street, pour redescendre un peu direction l’océan, nous ne voulons pas y aller tout de suite nous préférons nous réserver l’Embarcadero pour ce soir. On décide de reprendre Montgomery Street afin de revenir vers le financial District.



Nous prenons nos marques, checkons les supermarchés et les banques. Antoine étant à la BNP nous bénéficions de retrait sans frais dans une banque partenaire : Bank of America. J’ai trop mal au pied dans mes chaussures achetées en solde cet été pour marcher en ville. Du coup je n’hésite pas deux secondes en voyant le prix de jolies PUMA dans une boutique et hop me voilà avec de nouvelles chaussures, j’ai l’impression d’être dans des chaussons, quel bonheur ! Nous retournons à l’hôtel, nous pouvons nous installer dans notre chambre, au 8ème étage, très spacieuse avec une vue sur le financial district, vraiment super sympa.



Nous nous posons un peu, déballons nos affaires, une douche et un petit tour sur internet et nous revoilà partis. Direction l’embarcadero, entre le Pier 1 et le Pier 9. Première vue de Pacifique et jolie vue du Oakland Bay Bridge. Le soleil est au rendez vous, il fait même un peu chaud !! Ce sera la plus belle journée que l’on aura à SF.



Vue de la Coit Tower depuis le Pier 1

Nous longeons l’Embacadero en écoutant les gens parlaient, et oui ça parle Américain et ça on n’a pas l’habitude non plus !! et on regarde tous ces sportifs qui courent et font des pompes au feu rouge!!



On flâne, on prend plaisir à observer le vieux tramway qui passe le long de l’Embarcadero, on regarde les énormes voitures américaines !!



Bref on s’en met plein les yeux. Nous marchons jusqu’au Pier 39. Et là on aperçoit Alcatraz…. dans le fog. Je ne sais pas si on peut voir le Golden gate du Pier 39 mais de toute façon le fog nous en aurait empêchés.



Alcatraz dans le Fog

Nous nous baladons sur le pier 39 avec toutes les boutiques à souvenirs. Nous apercevons un stand de fruit, des fraises aussi grosses que des pêches et des pêches aussi grosses que des petits melons. Tout ça vendu avec du chocolat liquide. Du coup on ne prend rien, j’avais entendu dire sur VF que ces fruits n’étaient pas excellents d’où le chocolat…

Vue depuis le Pier 39

Bref il est 18h30, la journée a été longue, nous sommes fatigués et la faim se fait sentir. Nous dînons au Hard Rock Cafe du Pier 39.



Pas fou, mais ça nous a nourri. Nous laissons notre premier TIPS, d’ailleurs je tiens à dire que nous avons été de bons « tipseurs » car nous avons laissé en moyenne entre 18 et 20% à chaque repas sauf un mais j’en parlerais plus tard.

Nous sortons du restaurant vers 19h30, la nuit tombe et il fait froid, complètement fou ces changements de température. Nous rentrons à vive allure à l’hôtel. Et dodo à 20h30. Et oui on était complètement mort !

Mercredi 24 août 2011 : J2

Levé à 6h30 pour moi, le temps de me faire toute belle, mon chéri se lève à 7h et on choisit d’aller prendre un bon petit déjeuner dans un restaurant tenu par des asiatiques à côté d’Union Square : conseil du guide de routard. Nous n’avons pas été déçu, super bon.

Pour Antoine : œufs, saucisses, fruits, toast et pour moi pan-cakes et fruits mmmhhhh.

Passage par Union Square :



Petit déj :





Aujourd’hui ça sera location de vélo et découverte de la south bay et de la côte pacifique. Nous louons des vélos dans une boutique en bas de market street et c’est parti, nous longeons tout d’abord l’Embarcadero, puis nous arrivons à la digue juste avant Fort Mason. Nous nous y arrêtons afin de profiter du magnifique point de vue : ALCATRAZ. Et la vue de San Francisco et sa coit Tower !





Nous roulons ensuite jusqu’à la Marina, et nous observons un changement de temps !! le FOG est là avec son humidité et sa froideur.



Merci la super polaire Décathlon !!

Nous continuons notre chemin jusqu’au pied du Golden Gate, mais avec le fog, nous ne voyons que son pied lol.



C’est moi sur le vélo.. hihihi !!

Nous montons au Golden Gate mais hélas la vue n’en sera pas meilleure.



Petite pause quand même pour la photo. C’est magnifique même si le fog me rend transis de froid, et me gâche un peu la vue, je suis aux anges.



Nous ré enfourchons nos bicyclettes et direction la traversée du Golden Gate… Incroyable malgré le flot incessant des voitures. Les bourrasques de vent me font peur, à vélo j’ai peur d’être emportée et de passer par-dessus le bord !! Mais bon il faudrait un sacré vent !! lol



Une fois ce pont traversé grand soleil de l’autre côté. Un sacré programme nous attend le long de la côte sud du pacifique alors nous choisissons de ne pas explorer ce côté, on le regrette un peu aujourd’hui car il parait que c’est la côte d’azur de San Francisco.



Demi-tour et hop direction South Beach en passant par le Presidio.

Une descente jusqu’au pied du pont et sa plage. J’avoue que je flippe pour la remontée qui nous attend, je n’aime pas le vélo mais bon ça en valait le coup de pédale.



Plage au pied du Golden Gate mais on ne voit pas le pied !!

Petit trempage des pieds dans le pacifique !! Mon dieu que c’est froid… je n’irais pas plus loin que les pieds !!



Maintenant il faut remonter, ascension qui fait mal aux jambes jusqu’au California Palace of The legion of Honor.



Ensuite cap sur la Great Highway le long des plages avec peu de nageurs mais beaucoup de surfeurs.



Nous voulions descendre encore plus au sud pour longer les plages mais le fog et le froid nous découragent, nous décidons alors d’aller visiter le Golden Gate Park. Nous passons devant le jardin botanique, le california Academy of sciences et le « De young Museum » mais aucune visite, je ne suis pas fan des musées, du coup nous décidons de continuer notre balade à vélo. Nous quittons ce parc par la Arguello Blvd pour rejoindre Fort Mason. Ensuite à 15h30 repas de midi un peu tardif le long de la Marina où nous goutons nos premiers hotdog, Délicieux.



Nous avons discuté avec un habitué. Il nous a parlé de son acteur français préféré : Depardieu. Faut dire que quelques jours avant Depardieu pissait dans un avion alors ça avait fait un peu de bruit !! lol Nous retournons rendre nos vélos en bas de Market Avenue. Le centre ville, sans le fog, est beaucoup plus ensoleillé, c’est agréable mais il ne fait pas assez chaud pour tomber la polaire surtout en fin d’après midi. Nous allons siroter un thé glacé en terrasse au soleil afin de se réchauffer un peu. Nous décidons d’aller explorer l’énorme centre commercial sur Market Avenue. Petit lèche vitrine… Mais nous sommes repartis les mains vides : nous ne sommes pas des accros du shopping.

Ensuite direction le cable car !! Achat du pass 3 jours et nous découvrons les GripMan !!



Après quelques montées et descentes j’arrive à me trouver une place sur un cale pied !! Et là ma tête parle pour moi !!



Au bout de quelques minutes j’ai froid mais tampis je suis dans un cable car à San Francisco, le froid je m’en fous. Arrêt à Lombard Street. Nous descendons à pied la célèbre rue. La nuit tombe et il est temps de trouver un endroit pour manger.



On décide d’aller dans restaurant type fast food, mais pas une chaine, qui fait des hamburgers très bons mais un peu cher. C’est entre grant avenue et Montgomery, le long de Market Avenue.

Ensuite direction notre hôtel avec un gros dodo qui nous attend !!

Avant de continuer, je fais une petite pause!!

N'hésitez pas à me faire des remarques avant que j'envoie la suite: trop de photos, pas assez, trop de blabla etc.....

Bon après-midi à tous.
Aéroport de Margarita, hôtel Dunes English translation pending
by Gretta · 2012-01-02 · 52 replies
Nous partons pour le venezuela le 17 février à l'hôtel Dunes. Je voulais savoir comment sa se passe à l'aéroport de Margarita! Il parait qu'ils nous fouillent pas mal !!
Visites pour deux jours à Sapa? (Vietnam) English translation pending
by Alotenango · 2011-12-14 · 13 replies
Bonjour,

Nous avons deux petites journées à Sapa au Nord Vietnam. Arrivée tôt le premier jour et départ tard le deuxième.

Auriez vous des conseils pour des visites intéressantes et sympas. Nous passons la nuit à Sapa ( Hotel réservé )

Merci à vous

Bruno
Croisière sur le Celebrity Infinity de Buenos Aires à Valparaíso le 2 janvier 2012 English translation pending
by Migrateurs · 2011-12-11 · 71 replies
bonjour, nous faisons la croisiere sur le celebity infinity le 2/01/2012 de Buenosaires à valparaiso et cherchons d'autres passagers francophones pour organiser des escursions en commun et des infos sur les organismes à contacter pour reserver à l'avance.
Partir à l'aventure sans passer par une agence de voyages? English translation pending
by Melanie14 · 2011-11-14 · 51 replies
Bonjour,

Est-ce que quelqu'un a déjà voyagé en partant à l'aventure ?? Sans passer par une agence de voyage ! Merci de me répondre pour partager votre expérience !!!
Un mois en Argentine entre mi-mars et mi-avril, itinéraire English translation pending
by Mitzy · 2011-11-08 · 28 replies
Nous sommes deux copines de Montréal et voyagerons en Argentine entre la mi-mars et la mi-avril 2012.

Nous désirons passer quelques jours à Buenos Aires et à Ushuaïa, voir les chutes d’Iguaçu, visiter le nord-ouest et, éventuellement, la région de Mendoza, si le temps le permet.

Nous pourrions louer une voiture pour quelques jours, mais préférerions utiliser les moyens de transport en commun. Nous aimerions inclure quelques randonnées en montagne (longues de quelques heures, maximum un jour) dans notre trajet.

Nous aimerions avoir les informations suivantes: - combien de jours nous devrions passer à Ushuaïa pour voir l'essentiel ? - quel serait le meilleur trajet qui nous permettrait de visiter le nord-ouest et Iguaçu ? En combien de jours ? En avion, autobus, auto ? - est-ce que c'est envisageable de rajouter la région de Mendoza à notre voyage ou bien le temps est trop court ?

Un gros merci.
Excursions à Margarita? (Vénézuela) English translation pending
by Dubo1 · 2011-10-30 · 28 replies
bonjour qui peut me répondre lagune de la restinga et la plage de restinga la peninsule de macanao et plage la pared est-ce des palce a visité et sécuritaire merci dubo
Polynésie: carnet pratique Tuamotu et Moorea English translation pending
by Picsou · 2011-10-23 · 7 replies
Je me permet de donner quelques infos sur notre voyage en Polynesie en esperant que ca puisse aider. C est pas vraiment un recit de voyage, plus un descriptif des prix et prestations recontrees et une appreciation.

Le voyage etait plutot de type moyen budget selon les standards polynesiens. Au total 2000 euros/personne pour trois semaines sur place et 900 euros pour 20 plonges.

Voyage : vol avec AF. Pas de probleme, les 3 heures de transit suffisaient sans probleme. La file d attente a Los Angeles a pris pas mal de temps (1h30) mais cela semblait exceptionnel (plusieurs avions supplementaires ce jour la). Fonctionnaires sympas.

Arrivee a Thaiti tot le matin, vers 5h30. Il y a quelques taxis mais pas beaucoup, des amis etaient venus nous chercher donc pas dormi dans hotel ou pension. Papeete est moche, le coin des roulottes est bien (sans plus), le marche bof. Nous sommes partis dans la journee vers les Tuamotu. Pass Lagon Air thaiti 360 euros, bon rapport qualite prix. Par contre nous avons pris le vol sur Thaiti donc dans ce cas les bagages sont limites a 10kg si vous ne pouvez pas produire le billet international. Sinon c est 20kg. C est un peu a la tete de l agent mais en general vous avez des chances d obtenir 5kg supplementaires en presentant votre carte de plongeur. Il semble y avoir une tolerance de un ou deux kilos en cas de depassement mais Air Thaiti comme toutes les compagnies est en train de durcir les regles. Modifications de votre vol gratuite deux jours avant le vol, 1000 FCP apres.

Pour l argent, et pour clarifier les choses parce que j avais lu tout et n importe quoi : il n y a pas de frais de retrait en Polynesie autres que ceux qu on vous applique en France. Personnellement nous avons ete a la poste de Papeete ou nous avons tire chacun 70000 FCP environ (cartes credit agricole et la banque postale)

FAKARAVA : Vol Fakarava avec stop a Rangiroa. Court (1h40), correct. Nous avons loge au relais Marama, la solution petit budget (bon tout est relatif en polynesie…) de Fakarava. Extremement satisfaits. Jacques le gerant est quelqu un de tres sympa, peut vous aider par exemple en appelant les pensions suivantes. Des a cotes appreciables : 2000 FCP (1000 FCP =8,3 euros a peu pres) la location de velo quelle que soit la duree de votre sejour, tres interessant quand on sait que pas mal de pension vous les louent 1000 FCP/personne pour une journee. Forfait internet (avec un poste en dur) ou WIFI pour 1000 FCP /couple. Un barbecue organise avec les amis polynesiens de Jacques, tres bien et tres bon. Cuisine bien equipee et eau potable a disposition. Les bungalows n ont pas grand charme mais sont propres, toilettes partagees impeccables. L ensemble donne cote ocean, moins de charme que le lagon mais bien aussi. Proche du village, des roulottes. Pension non incluses, camping accepte (2000 FCP/tente). 7000 FCP pour deux, 4000 pour une personne seule, nous avons eu un 10% de reduction en fin de sejour pour sejour long ( 8 nuitees). Paiement par carte bancaire possible. Pour moi le meilleur rapport qualite prix a moins que l in ne recherche une prestation plus elevee. Si vous recherchez quelque chose avec plus de charme, je vous conseille le Havaiki, nettement plus cher mais plage tres sympa, bien amenage (transats, petite table pour prendre son cocktail au milieu de la mer) et a ce qu on m a dis cuisine delicieuse. A defaut sachez que les pensions tolerent que vous utilisiez leur plage voire leurs transats gracieusement du moment que vous n empietez pas sur les installations de leurs locataires. Presque toutes les pensions de l ile acceptent la carte.

Pour la nourriture, si vous etes hors demi pension ou pour un creux le midi, il y a la roulotte en milieu de village pas loin des deux epiceries. Fermee le dimanche apres midi et le lundi soir. Bonne nourriture. Une autre roulotte ouvre uniquement le vendredi, samedi et dimanche soir en face du port, la ou sont amarres tous les bateaux. A recommander. Plus copieux, bon accueil et portion de chow mein pantagrueliques, suffisantes pour deux personnes. Cadre sympa. Il y a un resto independant sur l ile, bonne cuisine mais quand meme relativement cher. Sinon la pension Havaiki est comme je le disais appremment bien pour le resto.

Balades sympas en velo en particulier vers la passe nord en direction de l aeroport. Beaux couchers de soleil a voir pres du phare. Gens tres gentils, nous avons beaucoup aime Faka pour cela : tout le monde se dit bonjour, vous prenez vite le pli et au bout de trois jours vous saluez les voitures qui vous depassent comme si c etait vos voisins.

Activites : on vient clairement a Faka pour la plongee. Il y a neanmoins de belles balades en velo, des plages (contrairement a Rangiroa). Quelques excursions type sable rose, lagon. Pas fait, j ai ete les voir a Tikehau et franchement bof…On vient d abord a Faka pour la plongee et de ce cote ce que j ai fait etait a couper le souffle. Les plus belles plongees de ma vie. Certaines plongees j ai vu des murs de requins, parfois plus de 200 en une sortie : mes premiers requins marteaux, quelques mantas, des raies aigles, du napoleon en quantite, le tout tres poissonneux. Corail en bon etat. Au total j ai fait une dizaine de plongees, pas une a jeter, au contraire. Juste magnifique. Des plongees entourees litteralement de requins, meme un peu de nudibranches si vous etes fatigue du gros. Splendide. Pour le club, il n y en a que deux sur l ile (il manque cruellement un troisieme). Gros coup de geule contre top dive qui a rachete un club en janvier et en a profite pour faire exploser les prix. Merci de comprendre que les plongeurs ne sont pas que des vaches a lait. Ces braves gens ont tellement monte les prix que les patrons de pensions se sont plaints, les clients ecourtant leur sejour. Je vous laisse regarder leurs prix sur leur site mais ca tourne clairement a l abus caracterise. Accueil correct, un peu trop commercial et d’jeuns cool a mon gout. Bref pas aime du tout. J ai plonge avec tutamotu plongee (
http://www.fakarava-diving-center.com/lang.htm) que je vous recommande plus que chaudement. Tout petit club (preferable de reserver, 5-6 personnes max par sortie), Serge plonge et Karine assure les pick up et la remontee dans le bateau. Routards pas repentis, gens adorables et dynamiques, ils assurent une super ambiance sur le bateau. Serge est un plongeur aguerri qui va dans des endroits de qualite ou Top Dive ne met pas les pieds. Je vous rassure je ne suis pas interesse au chiffre d affaires. Prix moderes, 6500 FCP la plongee, forfait 10 plongees a 60000. Ils sont pour le moment localises a la pension Paparara mais devraient se deplacer au centre du village dans les mois prochains. Pour la passe sud, la sortie double plongee est a 18000 (26000 pour Top Dive), sortie a couper le souffle. Murs de requins, raies, tres poissonneux, corail en excellent etat. Pique nique sympa sur la plage de la pension du coin, une 40ne de requins pointes noires tournent en esperant des restes a moins d un metre de fond. Des Napoleons sont la aussi avec tellement peu de surface que vous voyez leurs nagoires dorsales emerger. Super snorkling. Pour info et selon la place ils acceptent les snorklers pour 8000 FCP pique nique compris (un peu cher sur ce coup quand meme). 1h a 1h 30 de bateau pour y aller par temps calme.

Pas de distributeur sur Faka mais il etait question d en installer un prochainement. A suivre.

Nous sommes restes 8 jours a Faka, regrettant de ne pas avoir prevu plus. On se sent vraiment bien sur cet atoll.

Pour le depart et c est valable pour les autres atoll, pas la peine de venir tres tot, 40-45 minutes avant c est tres bien.
Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible English translation pending
by Oltean · 2011-09-02 · 165 replies
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...

Alors voilà, here we go...:)

Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.

Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.

Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.

La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.



Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?

L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.

La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.



En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.



En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.



Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.

A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.



Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.



Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Cuba: quel circuit entre Santiago et La Havana? English translation pending
by Heretic · 2011-08-29 · 12 replies
Bonjour, Il y a bientôt 3 ans nous avions fait : http://lpivtt.free.fr/cuba.php (La Havana, Vinales, Playa Giron, Trinidad, Santa CLara, Cayo Las Brujas, La Havana).

Nous envisageons de repartir en février prochain pour 2 semaines. Cette fois nous souhaitons visiter l'est de l'île tout en remontant de Santiago vers La Havane (en automobile de location). Nous voulons alterner des couchages en chambres d'hôtes et des formules tout-inclus au cours de ce voyage, disons alterner le tourisme et la farniente.

Auriez-vous des idées de circuits sympathiques sur ce trajet ? Quels sont selon vous les points incontournables à l'est de Cuba ? Existe-t-il une agence qui centralise les casas particulares et qui permette de réserver à l'avance les nuitées ?

Merci pour vos réponses et tous les tuyaux que vous voudrez bien nous indiquer à ce sujet. 😉
Vénézuela ou Argentine pour un mois entre juillet et août? English translation pending
by ChAndone · 2011-06-06 · 19 replies
Bonjour,

Nous sommes 2 et nous hésitons entre prendre notre vol (sec) vers le Venezuela (885euros) ou l'Argentine (980euros) entre mi-juillet et fin aout (1 mois). Ca commence a se faire pressant, je vous l'accorde d'ou l'importance de vos réponses...

Nous hésitons a cause de la soit disante insécurité qu'il peut y avoir au Venezuela et également à cause du climat (saison des pluies au Vene.) et en Argentine le climat n'est pas super à cette periode là...

J'aurais aimé quelques conseils afin de faire mon choix, voir carrément pour ceux qui ont fait les 2, lequel ils ont préféré?

Pour info, nous avons déjà faits quelques voyages (toujours en mode routard/sac à dos je précise, jamais de tour opérateur ou autre circuit...) : Nicaragua/Costa Rica/Indonésie/Laos/Cambodge/Madagascar et autres en europe...

Merci beaucoup de vos retours !!

Merci de votre réponse,

Arnaud
Colombia: quand on aime...on y retourne! English translation pending
by Vivaperu · 2011-05-11 · 41 replies
Salut les amis,

Après un 1er voyage l'année derniere vers la Colombie (Bog-VDL-barichara-zona cafetera-cartagene-providencia), on a décidé d'y retourner pour visiter d'autres endroits. Cette année (mois d'août), on a prévu de faire le parcours suivant: Bogota (2 jours, histoire de voire des amis) Popayan (5/6jours): bien découvrir la région (Purace, Silvia, San Augustin) Medellin (3/4 jours): pour voir aussi les alentours Santa marta (une tres grosse semaine): ciudad perdida+ parque Tayrona.

J'en appelle aux experts es-colombie (FDB, Cocuy et tous les amoureux de ce pays) pour savoir s'ils ont (comme d'hab😉) des bons conseils, des recommendations sur ces zones, notamment: - Santa Marta: quelle serait un bon pied-à-terre pour faire la ciudad perdida et le tayrona? - Popayan: cela me parait un bon point de départ pour les différents trucs à voir (cela me parait plus simple que de passer par San Augustin), vous êtes d'accord?😮 - Cali: au début j'avais prévu d'y passer mais cela vaut-il vraiment le coup vu que je ne passerai pas par la zona cafetera après🤪? - Vous pensez qu'on devrait remonter vers riohacha si on a le temps ou cela ne vaut pas la peine?

Encore merci pour vos précieux avis et en route pour la Colombie!!!!!!!!!!!!!!😎😎😎😎
Voyage Caracas - Merida - les Andes - les Llanos - Canaima - Kavac - Ciudad-Bolivar - Los Roques, quinze jours en février 2011 English translation pending
by Anacrouse · 2011-05-07 · 49 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.

- JOUR 1 – Samedi: PARIS / MADRID / CARACAS Arrivée du vol Iberia à 16h, Xavier, un professeur de français, guide à temps perdu nous attend. 45 minutes de voiture plus tard, nous voici à Altamira, quartier tranquille de Caracas. Dépose des bagages et on file prendre le téléphérique Avila Magica, qui transporte en 12 minutes au sommet de l´Avila, une montagne au pied de laquelle se trouve Caracas. Redescente vers 21H

- JOUR 2 – Dimanche: CARACAS. Pour d’obscures raisons, tout était fermé lors de notre passage. On a pu visiter la cathédrale, le panthéon national, la maison natale de Bolivar et le musée qui lui est consacré dans la maison à coté. La seule visite vraiment intéressante fut celle du musée d’art colonial dans une bâtisse construite en 1797, entièrement meublée d’époque. Nous filons ensuite visiter El Hatillo, village colonial à l’architecture classée, très touristique. Départ en fin d’après midi pour Merida par avion, en réalité EL VIGIA à 1H30 de route de Mérida car l’aéroport de Mérida est fermé, à la suite d’un accident d’avion qui n’a pas réussi à éviter la montagne. Arrivée à l’hôtel à 22H.

- JOUR 3 – Lundi: par la Transandina, de Merida à Los Frailes Notre guide dans les Andes est Martin de l’agence locale Caimantours. Nous commençons par la visite de Merida. Comme les salariés manifestent, tout est fermé. On fait quelques emplettes dans cette ville agréable, avec des boutiques partout, des petits vendeurs de rue, une ambiance tranquille d’Amérique latine… Le téléphérique n’est toujours pas réparé.

Départ à 11H par la route transandine. A la station service, le litre de super coute moins cher qu’un litre d’eau. Nous passerons Tabay, petite ville avec quelques installations thermales, Cacute, village coloré et poursuivons avec un arrêt (histoire de s’habituer doucement à la montée en altitude) à Mucuruba (2 400 m) un des plus vieux villages andins avec une jolie église dédiée à Marie. Un peu plus loin sur la route, en face d’un monument dédié à Bolivar et son chien, une paysanne propose du vin de fraises, des petits gâteaux secs à la coco. Nous arrivons à la MUSUY pour une grimpette de 45 minutes dans la montagne jusqu’à un petit bassin naturel rempli d’eau à 40° par une microscopique chute d’eau. La montée est un peu rude mais installés dans ce jacuzzi naturel, on a une vue splendide sur les sommets avoisinants. Départ à 16H. Notre route transandine se poursuit en passant par San Raphael de Mucuchies, il faut sortir le pull : 3140 m, c’est le plus haut village du Venezuela. Ici se trouve une petite chapelle de pierre, curiosité sans réel intérêt. Le ravinement de la montagne est en revanche impressionnant.

Apartados marque la bifurcation de la transandine qui continue sa grimpette, tandis que sur la droite, la route redescend vers Barinas porte les Llanos. L’architecture est pittoresque, d’esprit suisse. Délicieux gâteaux et chocolat chaud. Nous bifurquons donc en direction de Barinas vers la posada Los Frailes, un ancien monastère, bâti en 1643 et niché au cœur d’une vallée encaissée et le long d’un cours d’eau, à mi-chemin entre la Laguna Mucubaji et Santo Domingo.

- JOUR 4 – Mardi: Los frailes –Altamira de Caceres Après un bon petit déj retour vers Apartaderos en direction de Trujillo et du Pico del Aguila à 4100m. En fait d’aigle, il s’agit en réalité d’honorer l’animal emblématique des lieux, le condor des Andes. Les montagnes sont recouvertes d’une végétation étonnante, le páramo, constituée de cactus dont la stratégie a été de développer un duvet blanc sur toute la surface des feuilles pour se protéger des coups de soleil la journée et du froid la nuit. La plante se referme doucement quand la luminosité tombe et sert d’abri douillet à une multitude d’insectes squatteurs. Vu de loin on dirait des petits moutons alignés sur les pentes.

Retour à Apartaderos, pour atteindre la laguna Mucubaji à 3550 m. C’est le point de départ d’une ballade de 45 minutes à pieds vers un autre lac glacière, la laguna Negra. Le chemin serpente en sous bois et traverse de magnifiques paysages du páramo vénézuélien. Départ et poursuite de la route en descente vers Altamira de Caceres. Arrivée à 16H30, la route nous a paru longue et nous sommes contents d’en voir la fin. Le village est une succession de petites maisons colorées, décorées de fresques naïves mais parfois très élaborées.

- JOUR 5 – Mercredi: Altamira – La Ye/Mantecal (Llanos) Départ en direction de Caldéras et du mirador La Honda où se trouve une petite chapelle, point haut qui permet d’embrasser un large point de vue, des Andes au Llanos. La route est défoncée car la pluie a fait glisser des pans entiers de colline, emportant parfois la route.

A Barinas, ville sans intérêt, nous filons droit par la route de San Silvestre. Le paysage est plat, avec des forages de pétrole et des grosses conduites de gaz posée dans les champs desséchés ou pâturent des vaches. Nous n’avons pas pu avoir de chambres au hato El Cedral et avons donc choisi de nous rabattre sur Hato Araguaney pour y trouver le même écosystème. Arrivés à destination nous sommes les seuls dans l’établissement, entourés de capibaras, ce cochon d’inde géant qui vit ici. Y’en a plein partout, dans les marres, sur les berges, des gros avec des petits, C’est un grand peureux, l’approche de l’homme le fait sortir de l’eau tout couvert de boue, comme en thalasso ! Nous avons fait confiance à l’agence et acheté 3 excursions pour ces 2 jours. L’après midi, nous avons parcouru des champs de vaches, au petit pas, pendant 1H.

- JOUR 6 – Jeudi: posada dona barbara Ce matin l’observation animale consiste à aller dans une ferme traire des chèvres. Je repars à mon observation favorite des capibaras qui partagent les points d’eau avec des caïmans et des tortues. En fin d’après midi, départ en camion pour le rio Paguey où nous attend un hydroglisseur. On aperçoit une famille de singes araignée et des singes hurleurs dans la foret endémique laissée vierge. Arrivés au Rio nous embarquons pour une ballade sur le fleuve. Malgré le bruit, nous avons pu observer des ibis blancs, rouges corail et noirs, des vautours incroyables à tête multicolore et des toucans de petite taille, rayés jaune et noir comme des bagnards, bec compris, ainsi invisibles dans le feuillage. Avant de repartir, on essaye la pèche aux piranhas, brillamment réussie avec 2 prises que le gardien des lieux est très content de récupérer pour en faire son diner.

- JOUR 7 – Vendredi: Posada-Barinas-Caracas Ce matin, l’objectif de la famille est de pécher suffisamment de piranhas pour le déjeuner. Armés de cannes avec un seau de morceaux de viande, la pèche s’organise. Résultat, 9 beaux poissons, en ayant eu la grandeur d’en rejeter 2 à l’eau, jugés trop petits. Ces poissons ont des couleurs magnifiques et des dents redoutables. Le piranha est gouteux, et miracle de la préparation, les arêtes ne sont pas gênantes….

Départ vers Barinas, vol vers Caracas ou nous passons la nuit non loin de l’aéroport pour pouvoir reprendre un vol vers Canaima le lendemain matin. Dans la logistique bagages, l’hôtel nous gardera une partie de nos valises car à partir de maintenant, il faut voyager léger, 10Kg par personne.

- JOUR 8 – Samedi: Canaima L’aéroport de Canaima, c’est une grosse paillote avec quelques étals de babioles. Cet après midi nous devons faire la découverte de la lagune de Canaima et l’excursion des 7 chutes. La ballade dure environ 3H, d’abord en lancha, au pied des chutes puis à pieds à travers la foret tropicale, sur les rochers du lit de la rivière vers la lagune au sable rose ou nous pouvons nous rafraichir par une baignade. Les pieds dans l’eau, des dizaines de petits poissons se précipitent sur mes orteils pour manger les peaux mortes. Après cet intermède, retour en direction des chutes, en passant dessous cette fois par un chemin taillé dans la roche. C’est grandiose et effrayant.

- JOUR 9 – dimanche: Canaima, ile orchidées Nous sommes en période sèche et la ballade en pirogue jusqu’au salto Angel n’est pas possible. Nous nous sommes donc rabattus sur le tour orchidées d’une journée. Il s’agit d’une ile au milieu du fleuve Carrao où poussent naturellement ces fleurs. Nous remontons la rivière en lancha pendant environ 45 minutes. On accoste à l’ile Orchidées pour faire un tour d’une heure environ à pieds. L’ile est déserte. Pas d’humains et pas d’animaux non plus. Le déjeuner est organisé dans une tribu Pémon de l’autre coté du fleuve. Après le déjeuner, réembarquement dans la lancha, arrivés trempés à Canaima.

- JOUR 10 – Lundi: Kavac et Salto Angel Vol en Cessna 206, 4 passagers maximum, décollage sous un beau soleil, la journée s’annonce bien. Malheureusement en vol la masse nuageuse s’accumule autour du tépuy en gros moutons gris. Nous devons faire demi-tour. A 11H3O, c’est reparti, nous survolons des immenses étendues de foret vierge ou serpente la rivière Carrao jusqu’à Kavac, un village Pémon perdu au pied d’un Tepuy qui de fend pour laisser passer une chute d’eau de 40 mètres de haut. Nous partons sans attendre plus avec notre guide pémon vers la chute en longeant la rivière, de cascades en petites chutes jusqu’à un étranglement rocheux ou le courant se fait plus fort. Un filin court le long des rochers pour cheminer plus facilement sur les berges puis il faut se jeter à l’eau et nager à contre courant dans un goulet pour rejoindre le pied de la chute qui descend dans un rai lumineux entre deux verticales granitiques. La lumière est magnifique, le site exceptionnel. Au retour, le déjeuner nous attend, poulet rôti à la broche.

Départ de Kavac vers 14H en direction de Salto Angel. Le pilote a vu juste, le temps s’est levé et nous bénéficions d’une visibilité magnifique. La vue d’avion est gigantesque, la dernière boucle en montée nous fait passer au dessus du tépuy pour un survol de cet environnement incroyable, invisible, insoupçonnable du sol, fait de failles, de trous d’eau, de végétation… Arrivée à Ciudad Bolivar vers 16H.

JOUR 11 – Mardi: Ciudad Bolivar Nous commençons par le musée SOTO, entièrement dédié à l’artiste Jésus Soto, inventeur du cinétisme, art qui joue sur l’illusion optique. Chose rare, il est possible de toucher les œuvres de SOTO et de s’amuser avec. La visite de ce musée justifie à elle seule de coucher à Ciudad Bolivar. Puis visite de la vieille ville et pour finir, tour en bateau sur l’Orinoco pour voir les dauphins roses. Retour à l’hôtel à 16H.

- JOUR 12 – mercredi: trajet vers Los Roques Départ de l’hôtel pour Puerto Ordaz. Nous devons prendre un vol pour Les Roques via Caracas. Les bagages sont limités à 10kg par personne, TOUT est pesé sauf le passager, même le sac à main, ce qui n’est guère équitable pour les maigres ! Et tout ce qui dépasse est facturé.

Arrivée Gran Roques. La piste est coincée entre la mer et la lagune. Une paillote fait office de bureau pour percevoir la taxe d’entrée de 130 Bs/pers Ici le seul véhicule qui existe est une voiture de golf électrique pour la police. Nous traversons donc le village à pieds et on découvre ainsi que le paradis les brochures est une espèce de bidonville, une sorte de Saint Tropez local, mais avec des ruelles pouilleuses et des poubelles partout, rien n'est recyclé, pas d'égouts. Pas de plage, pas de cocotier, les posadas sont des habitations refermées sur elles mêmes, le long des ruelles en terre sableuse battue, autour d’un patio pour les plus grandes, autour de rien pour les plus petites. D'ailleurs les plus simples d'entre elles proposent des chambres sans fenêtre.

Nous avons réservé à la Posada Gaviota, réputée pour être l’une des plus agréable parce qu’elle est proche de la mer. Mais pas de transat, pas une chaise longue.... Comme le système est bien rodé, difficile de passer à coté du forfait qui comprend tout et rend totalement prisonnier, de la posada pour les repas, des excursions préprogrammées avec tous les autres touristes de l’ile. Vous n’êtes même plus maitre de votre emploi du temps car les posadas ne sont pas faites pour passer la journée, mais pour dormir. Donc à l’arrivée, notre hôtesse nous indique que l’excursion du lendemain est à l’ilot Francisqui, il faut impérativement être à 9H15 à l'embarcadère principal pour prendre le bateau

- JOUR 13 – Jeudi: Los Roques Nous découvrons la journée paradisiaque du touriste moyen. Muni d’une glacière fournie par la posada, on fait la queue pour monter sur le bateau. Quand le plein des touristes est atteint, il part direction l'ilet le plus proche, et là on vous dépose sur la plage avec votre glacière, un parasol et une chaise en plastique et salut jusqu'à 17H. Le lendemain, nous décidons de nous évader vers un ilet moins fréquenté, il suffit de repayer intégralement le prix du bateau, 130 Bs par personne.

- JOUR 14 – Vendredi: los Roques Notre bateau n’embarque que 5 touristes avec nous pour une journée à Noronquises et à Crasqui à 30 minutes de Gran Roques, et là c’est tout autre chose. Le capitaine du bateau nous arrête dans des petites baies pour plonger (pas miraculeux, quelques étoiles de mer), et pour finir la matinée, dépose sur le sable coralien blanc éclatant de Crasqui. Sur cet ilet, un petit resto est tenu par Andrès et Juanita, perdus sur leur plage déserte.... mais pas sans détritus! Un détour par le casier à langoustes permet d’en choisir 2 belles, à griller sur le feu... Total payé 550 Bs Départ vers Gran Roques vers 16H. Il ne nous reste plus un bolivar en poche.

- JOUR 15 – Samedi: Retour Après notre dernière nuit aux Roques et on a avait le 1er vol prévu à 7H30, c'est à dire qu'on a attendu assis sur nos valises jusqu’à 10H. Comme le soleil tapait, vers 9H on a sorti des sacs de voyage la crème solaire, histoire de pas cramer un peu plus. Il y avait une légère brise, le sable volait et on s’est transformés peu à peu en papier Emery. Heureusement j'avais prévu à notre arrivée à Caracas de passer la journée à l’hôtel qui a conservé nos bagages. On a pu se dessabler parce qu'autrement bonjour la galère, l'avion pendant 8 heures avec la crème solaire et le sable, les coups de soleil, les piqures de moustiques et de puri puri.

Arrivés à Caracas, il pleuvait des trombes, la route était transformée en torrent charriant toutes les poubelles des barrios. Déjà qu’en temps ordinaire les immeubles sont tellement dégradés qu’on croirait une ville bombardée, sous le déluge on avait une impression de fin du monde. Le chauffeur de taxi nous confirma que chaque fois qu’il pleut beaucoup c’est pareil, et que c’est une chance quand les constructions précaires ne descendent pas en même temps emportées par la boue.

Effectivement, ce coup-ci c’est une portion de l’autoroute qui relie l’aéroport à Caracas qui a été obstruée pendant plus de 5 heures par des rochers. La circulation a donc été totalement coupée… Nombre de touristes n’ont ainsi pas pu prendre leur vol retour pour l’Europe, coincés à Caracas, sans solution. Moralité, le dernier jour, ne pas s’éloigner de l’aéroport.

Arrivée à l’aéroport 3 heures avant le décollage, paiement de la taxe, fouille des bagages, enregistrement, tracasseries paperassières à la douane, attente, refouille des sacs de cabine, fouille au corps dans la passerelle de l’avion…décollage.

Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax à l’aéroport parce qu’à la correspondance, pas de quartier, ticket de caisse, sac scellé ou pas, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage A retenir : - les Andes - Canaima, salto Angel et Kavac (formidable) - le musée Soto à Ciudad Bolivar - la pèche aux piranhas dans les Llanos, amusante.

Ce que nous regrettons : - les Roques, piège à sous pour bobos ou crédules qui croient encore aux cartes postales - le temps trop long passé à Ciudad bolivar où il n’y a rien à voir à part le musée Soto - notre choix de hato, sans doute pas le meilleur pour voir la faune.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL. Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 35 pages. Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Venir vivre en Uruguay English translation pending
by Aaarrrfff · 2011-01-11 · 24 replies
Bonjour, Ne supportant plus la vie e nFrance, j'ai pour objectif en 2011 de venir m'installer en Uruguay ou en Argentine. N'ayant aucune idées de ce qui m'attend là bas, j'aurai besoin de quelques éclaircissements sur plusieurs sujet : 1- je travaille dans les medias (journalisme reporter d'image, radio, comédie) et ej pense ne savoir faire que ça ... est il possible a votre avis de trouver un média francophone ? 2- je n'était pas le meilleur de ma classe en espagnol ... est ce un probleme ? 3- j'ai quelques petites économies (environ 12 000 euros), ai-je le temps de voir venir?

A toutes fin utiles, je précise que je suis un "jeune" homme de 36 ans, donc pas encore à la retraite avec un réel besoin d'emploi a un moment ou a un autre !

Je vous remercie par avance de vos réponses a tous !!!

Jean Philippe
De retour de l'Argentine: mes quelques conseils English translation pending
by Fsilvia · 2010-12-18 · 41 replies
Bonjour à tous, lors de la préparation de mon voyage j'utilise énormement ce forum et donc comme d'habitude au retour, je restitue les infos avec un petit recit de voyage.

A votre disposition pour toutes les questions.

Si vous voulez voir quelques photos : www.flickr.com/photos/silvia-fabarro

Un mot pour résumer le ressenti de ce voyage : ESPACE !!!!

Participants : Alberto et Silvia

Période : Du 14 Octobre au 1 Novembre

Météo : Soleil de printemps. Quelques journée plus froide. Chaud vers Iguazu. Froid plus qu’acceptable en Patagonie. 1 jour de pluie

Dépense totale 2400 euros par personne

Vols Aerolineas Argentinas Trouvé sur EDreams. Vol Air Europa de Paris à Madrid Vol Aerolineas Argentinas de Madrid à Buenos Aires Prix 810 Euros pax Vol intérieur : Aérolineas Argentinas de El Calafate à Buenos Aires Prix 190 Euros pax

Total dépense pour vols : 1000 €

Les vols AirEuropa ne permettent pas de faire le check in à l’avance sur le web. Donc prévoir d’arriver tôt à l’aéroport. Très dur de trouver 2 places côte à côte. Le vol long courrier de AA est un ‘vieux’ 747. Si on ne pense pas que c’est le ‘vieux’ 747, on y vole très bien et on a plein d’espace pour les jambes. J’ai réussi à dormir à l’allée comme au retour et si j’ai réussi … tout le monde peut le faire ! Garanti !

Taux d’échange 1 euro = 5 Pesos

Notre parcours : Buenos AiresEn bus de nuit, Andesmar (15hr du Retiro) jusqu'à Puerto MadrynValdezEn bus de nuit de 21hr vers Rio Gallegos et ensuite il y a un bus de Taqsa ou Marga à 18hr pour El Calafate (4 heures)El Calafate (Perito Moreno et Lago Argentino)Bus Chalten travel 3 hr pour El Chalten. Il y en a un à 8hr et un à 18hrEl ChaltenBus 3 hr pour El Calafate + vol intérieur pour BA + Bus de nuit à 19 via BarilocheIguazuBus 6 heures. Il y a toutes les demi heuresPosadaBus de nuit à 21hr pour Buenos AiresBuenos AiresHotels :

Buenos Aires : Hotel Frossard 166 Tucuman (dans le Microcentro) Très bonne position. A 2 pas de Plaça de Mayo et de tout le reste. On peut aller à pied à la gare routière du Retiro. On était tellement fatigués qu’on n’a pas trop cherché mais il y a mieux. Prix 230 (en cash) avec le pti déj. Le petit déj n’est pas trop mal mais c’est RIEN par rapport aux petits déjeuners qu’on a hors de BA.

Valdez (Puerto Pyramides) : Hotel Paradise Bon. Très propre et chaud. Salle de bain , eau chaude, super douche. Prix 380 avec petit déj (SUPER).

El Calafate : Hosteria Kalken Bon. C’est le plus proche de la gare routière … guess what ? Il y a avait ‘the’ déluge quand on est arrivé ce soir la à 22hr donc …. On n’a pas trop exploré les environs ! L’hotel est très bien mais si on tourne un peu on trouve des petits hotel très sympa. Chauffage : il faut râler pour l’avoir ! Prix 350 avec petit déj (SUPER TOP).

El Chalten : Hotel La Aldea Bon. Chauffage TOP. Prix 250 avec petit déj (SUPER).

Iguazu : Hotel La Sorgente Très sympa avec patio et jardin avec piscine. Le restaurant de l’hotel (LA TOSCANA) est très très très bon ! Prix 330 avec petit déj (SUPER).

Restaurants :

Buenos Aires : Pizzeria GUERRIN (Corrientes 1368) Très bon et à bon marché

Puerto Madryn : Del golfo. Bon.

Puerto Pyramides : Nous avons diné à l’hotel. Bon.

El Calafate : My Viejo : TOP !

El Chalten : La Cervezeria : SYMPA, pas cher et TRES BON !

Iguazu : La Toscana : TRES BON !

Transports :

BUS : Andesmar : très bien mais pas sur tous les trajets. Sur le trajet de Puerto mdryn à El Calafate … 4 hr de reatd, diner servi à 2hr du matin (nous avions déjà diné ça va sans dire, donc on nous a reveillé). Bref .. je déconseille cette compagnie sur ce trajet.

Via Bariloche : TOP !

Vol intérieur : voir ci-dessus

Voiture : Loué à Puerto Madryn avec PIXEL. C’est très bien et en plus ils ont le bureau juste à la sortie du BUS ! mieux que ça ? reservas@pixelrentacar.com.ar

Détail : 14 Octobre Départ de Paris à 16 :40 ! !!! Et hop !

15 Octobre Nous arrivons à Buenos Aires le matin à 5 :30. Très rapide le passage à la douane. On sort de l’aéroport et on prends le bus public (86) vers le centre ville. Le bus est très lent. Ok c’est pas cher, mais nous avons mis 2hr et demi pour arriver à Plaza de Mayo. Bon il était tellement tôt que ça va .. ! Attention, si vous voulez prendre le bus public il faut avoir les pièces car il y a une machine dans le bus où il faut insérer les petites pièces. Prix du bus 2 pesos.

Arrivés au centre on est mort des froid. Mais il est où le printemps ? Nous ne le savons pas encore mais à partir de demain le soleil sera au rdv ! ouff ! On cherche un hotel mais nous sommes très fatigués donc on s’arrête un peu vite peut être, à l’hôtel FROSSARD (Tucuman 166). Journée passé à flâner dans le centre de Buenos Aires où il est convenable de changer les Euros car on y trouve le change le meilleur du pays.

16 Octobre Ohhh ! là c’est le vrai printemps ! Le ciel est bleu, les arbres sont en fleurs et nous sommes heureux ! Visite à la Recoleta et aux jardins. Merveilleux. Ensuite nous nous sommes baladés à côté du Puerto Madero. Très sympa ce quartier moderne avec plein d’endroits où grignoter ou manger.

A 15 :00 départ de la gare du Retiro pour Puerto Madryn. Compagnie ANDESMAR. Nous allons très vite sortir de la ville et nous pouvons enfin admirer LA PAMPA. L’horizon est loin, on a l’impression de ne l’avoir jamais vu aussi loin à droite come à gauche il y a juste du vert et des vaches. Quel bonheur. Une heure passe. Nous regardons la pampa qui passe rapide sous nos yeux. Deux heures passent, nous regardons encore la pampa et nous allons remplir nos yeux avec ces beaux couleurs. Cinq heures passent … le nuit passe … le lendemain matin arrive, nous nous réveillons et … on regarde encore la pampa dehors de nos vitres ! J

17 Octobre On arrive vers 9hr du matin à Puerto Madryn et on va de suite chercher la voiture déjà réservé via Internet. Une WW GOL. Oui vous avez bien lu, il n’ya pas de F. pas grave nous ne sommes à un F près, non ? On part direction … LES BALEINES !!!

Nous sommes tous excités à l’idée de vois ces animaux de si près. La journée a bcp de vent et à vrai dire on fatigue à marcher !

On s’arrête en cours de route à El Doradillo, sur la route pour Puerto Piramides et là … on les voit !!! De la plage !!! On a des jumelles et ça nous aide à les voir encore mieux. On resterait là toute la journée ! Le vent nous empêche de rester trop longtemps sur la plage comme ça … on les regarde de la voiture !!! Non mais … on est bien des fainéants ! ehehe ! ou plutôt des frileux !

Bref on repart et on arrive à Puerto Pyramides où on trouve un logement pour la nuit et on participe à une excursion sur un bateau pour voir de PRES les baleines. On choisit l’agence BOTTAZZI. Elles sont toutes un peu pareil. Nous allons mettre un gros anorak un peu ridicule et hop c’est parti ; Le vent n’a pas cessé et ce n’est pas facile du tout de prendre des photo ou même de rester debout sur le bateau. Mais ceci ne nous arrête pas ! On est tellement contents et on voit notre première baleine. Géant. Mais attention … le guide vient tout juste de nous dire que celle qu’on voit n’est pas ‘une vraie baleine’ mais juste le petit de la baleine … la maman est … derrière : Ouhla. Quelle émotion. On les voit ensemble et c’est une des émotions plus grandes de notre vie. Magnifique.

Le tour en bateau dure enivrons 1 heure et demi qui passe, hélas, tellement vite ! Au port on décide de prendre quelque chose de chaud, histoire d’avoir une excuse pour revoir de suite les 450 photos qu’on a pris ! J On repart en voiture pour aller à Punta Pyramides, un point panoramique à 5km du village où on admire les lions de mer. C’est beau. Naturel. Très émouvant. Je ne sais pas expliquer l’émotion qui nous submerge. Dans l’eau les baleines, sur les rocher les lion de mer. Le vent est vraiment trop fort et après avoir perdu l’étui des jumelle… emporté par le vent…on décide de rentrer au village et prendre une bonne doche chaude avant diner.

18 Octobre Le vent s’est calmé ce matin et le ciel est bleu. Il y a 25 degrés et nous ne pouvons espérer mieux. Nous partons après un très bon petit déjeuner, pour l’exploration de l’ile. Première étape : PUTNA DELGADA. On nous avait déconseillé d’y aller, car ils nous dit que c’était désormais privé. Mais nous avons très bien fait de ne pas écouter les conseils ! Nous avons pu admirer, dans un silence naturel, une groupe d’éléphant de mer sur la plage à quelques mètre en bas de la falaise où nous nous trouvions. Nous avons vu le mâle dominant combattre contre tous les autre mâles. On va dire qu’il avait du ‘mal’ ! En effet ces animaux ont un nombre considérable de femelles et les mâles non dominants sont nombreux, de plus ils ne sont pas à l’aise sur la plage et leur mouvements sont lents !

Donc ils passent leur vie à combattre et à s’accoupler avec leurs femelles.. enfin celles qui restent dans l’harem ! On reste un bon moment à contempler ce spectacle de la nature. Nous sommes tous seuls. Et ceci est un privilège unique.

On repart vers Caleta Valdez où nous allons voir encore d’autres éléphants de mer et les pingouins ! Ils sont trop mignons ces petits manchots qui viennent tout en haut pour y pondre leurs œufs. C’est très beau tout ça et j’ai remarqué avec beaucoup de joie un grand respect de la part des touristes qui observaient tous un religieux silence afin d’écouter la nature.

Dernière étape de notre périple à Valdez Punta Norte, dans l’espoir de voir les Orques. Rien, elles ne sont pas la. Mais ceci n’est pas grave, nous avons vu encore des éléphants de mer et une série innombrables d’autres animaux les uns plus intéressants des autres.

On revient à Puerto Madryn en repassant encore une fois faire un coucou aux baleines à el Doradillo et puis on restitue la voiture et on attends le bus. Le bus est en retard de 4 heures et du coup on va diner ‘en ville’. Très bon diner à base de poisson. A vrai dire en argentine nous avons bien mangé partout, au nord comme au sud !

19 Octobre Journée de voyage. C’était prévu mais à cause du retard du bus cette journée de voyage a été encore plus … une journée de voyage !

Pendant le halte à Rio Gallegos nous achetons les billets des autres nuits en bus avec la compagnie Via Bariloche car nous sommes assez fâchés contre Andesmar ! Nous arrivons enfin sous le déluge à El Calafate. Le premier hôtel qu’on trouve est le notre !

20 Octobre Réveil de très bonne heure pour aller réserver l’excursion au Perito Moreno. On aurait du la réserver hier mais … le retard du bus a provoqué une série des retard dans les correspondances et voila qu’on n’a pas pu s’assurer une place (NB : l’agence Hyelo y Aventure semble être la seule qui propose le trekking sur le glacier et n’accepte pas de réservation téléphonique ou via internet).

Hyelo y Aventura ouvre à 7hr. Nous y arrivons à 7 :15, un couple est devant nous et … ils réservent les 2 dernières place de la journée !!!! Nous sommes en train de repartir de l’agence avec beaucoup de tristesse pour ce plan changé mais … la dame de l’agence nous rappelle. Une personne vient d’appeler pour annuler. 2 place se sont libérées, nous pouvons enfin participer à l’excursion !!! Fous de joie nous allons tout de suite réserver l’excursion sur le Lago Argentino pour le lendemain chez Fernandez Campbell, juste quelques pâté de maison après Hyelo y Aventura. Ensuite on retourne à hôtel pour s’habiller pour la visite au glacier et c’est parti !

On arrive, on le voit de loin et nous sommes tous excités. Le spectacle est des plus beaux malgré la petite neige qui tombe du ciel. Nous allons passer 2 heures sur les passerelles en regardant ce glacier à couper le souffle. Entre temps les nuages partent et un soleil timide nous laisse prendre quelque photos, notre plus beau souvenir ! Je n’arrive pas à expliquer l’émotion que nous éprouvons en regardant ce glacier. En effet dire ‘voir’ n’est pas suffisant. Le Perito moreno on le voit et on l’entend ! C’est un glacier ‘qui avance’, il se forme dans l’arrière pays et puis il avance lentement vers le lac où il déverse ses grands morceaux de glace. Donc de temps en temps, tous les 5/10 minutes, on entend des ‘coups de tonnerre’ et si on a de la chance on peut aussi assister à la rupture de ces glaçons qui tombent dans le lac. Et à ce propos … nous étions en train d’observer une formation de l’hauteur d’environs 30 mètre, bleutée, magnifique mais quelques peu … instable. Et puis soudainement, devant nos yeux, dans un bruit immense cette arcade de glace se décolle de sa falaise et tombe ans le lac. A ce moment là, nous n’avions plus de mots pour exprimer notre joie et notre émotion. Quelle chance !!!

L’heure est arrivée de repartir des passerelles pour aller faire notre ballade avec les crampons sur le glacier ! Après une petite peur initiale, nous nous découvrons des pros de la ballade sur les glaciers ! Super ! Et en plus, à l’émotion d’être ‘dans’ le spectacle on y rajoute de super photos !

Très belle journée, une des plus belles et intenses de tout le voyage.

21 Octobre Le bus de l’agence vient nous chercher pour nous emmener au port où on va monter dans une embarcation qui nous fera faire le tour du lac Argentino et d’où on va pouvoir observer des icebergs (à ne plus ne finir), le glacier Upsala (de loin hélas), d’autres glacier, le Spegazzini, et enfin de nouveau le Perito Moreno qui est de loin de plus beau de tous.

La journée est très agréable avec un beau soleil et plein d’iceberg à photographier, des condors, des glacier berf il y a de tout pour se remplir les yeux et puis en rêver une fois chez nous !

22 Octobre Départ à 8hr pour El Chalten. Petit voyage de 3hr mais qui est fort agréable car on y voit des paysages magnifiques. Avant d’arriver au village les bus s’arrêtent, tous, chez les guardians du parc national qui vous expliqent les règles de bonne conduite en montagne et surtout ils vous expliquent qu’ils ne font pas payer l’entrée au parc (à différence du côté sud à El Calafate où chaque jours on doit payer 75 pesos par personne) car ils comptent sur les touristes pour le mantenir en des bonnes conditions. Et je dois dire que c’est vraiment parfait. Ils vous donnent aussi des cartes avec tous les chemins des randos. Parfait, non ?

Arrivés à destination on se rends compte tout de suite qu’ici le vent est une ‘présence’. Il ne quitte jamais. Son souffle, parfois fort est une certitude comme les montagne qui entourent le petit village. On part tout de suite pour une petite randonnée, pour nous mettre en jambe pour le lendemain. On va voir la chute ‘El Chorillo del Salto’ et 2 points panoramiques ‘Las Aquilas’ et ‘Los Condores’. Le chemin est très simple mais comme c’est déjà l’après midi nous n’avons pas trop de temps pour essayer es treks pour importants. Néanmoins cette promenade est fort sympa et outre la chute nous avons pu voir un nombre incalculable de condors, une aigle posé sur une branche très près, d’autres oiseux, des lièvres bref … une promenade très riche. Satisfait on va reposer avec le vent qui fait presque trembler les murs de notre chambre !

23 Octobre On est des trekkeurs, on y croit fort comme la pierre ! On part donc pour le ‘Sendero FITZ ROY’. Rien de moins ! Le chemin monte tout de suite mais une fois terminé la monté on marche longtemps sur la côté et c’est vraiment super. Nous avons beaucoup de chance car la journée est limpide et on peut admirer le Fitz Roy en toute sa splendeur au fur et à mesure qu’on avance. Nous arrivns en haut mais on ne peut pas continuer jusqu’à la lagune car il y a trop de neige et donc on rentre doucement vers le village. Il faut dire que nous avons marché en tout 22 km et que cela est très bien ! Les paysages et les vues sont superbes et nous sommes très satisfait de notre journée. Au retour, étape obligée, la Cervezeria sur la route principale du village.

24 Octobre On ne peut pas avoir 2 journées limpides de suite et du coup aujourd’hui les nuages couvrent la vue du Cerro Torre, destination de notre randonnée. Nous partons du village et marchons le long de ce chemin très bien signalé et facile. Arrivons vers midi à la Laguna où on mange et puis on redescends. En tout nous allons marcher 25 km (car nous avons fait une …. Déviation !). Le soir nous sommes très fatigués et après une petite halte à notre Cervezeria préférée hop nous sommes dans le bus qui nous ramène à El Calafate d’où le lendemain on s’envolera vers BA.

25 Octobre Bye Bye Patagonia, à midi trente l’avion nous ramène 3000 km plus au nord, à Buenos Aires, et le soir, après une belle promenade, le bus nous ramènera encore plus au nord … à Puerto Iguazu. C’était une très bonne idée de prendre le bus du soir comme ça nous avons profité une demie journée de cette belle ville et de son soleil printanier.

26 Octobre Le paysage a changé ! C’est le moins qu’on puisse dire . La terre est rouge, les maisons sont baisse, il fait très chaud, le ciel est bleu. A midi on descend du bus, nous laissons les bagages à la gare routière et cherchons un hotel. Nous trouvons un petit hotel avec une belle piscine, Hotel La sogente, où nous passons l’après midi pour nous réchauffer les os après tant de vent, glacier etc.

27 Octobre Départ très tôt le matin pour aller aux Chutes d’Iguazu. Il y a des bus qui partent tous les 20 minutes. Nous avons décidé de visiter les chûtes d’abord du côté argentin. Pas de raisons particulière pour ce choix. Le côté argentin est plus long à visiter que celui brésilien et on reste dans le parc toute la journée. On ne s’ennuie pas du tout. Il y a des chemin qui permettent de visiter les chutes sous tous les angles. Nous commençons la visite par la ‘Garganta del diablo’ où nous rendons à pieds en marchant à côté des rails du petit train. Cela nous permet de voir une quantité d’animaux outre que de profiter du parc. La sensation qu’on arrive à quelque chose d’important est bien forte. Le bruits, le petit brouillard des gouttelettes d’eau sont annonceurs de ce qu’on va admirer. Les prémices ne mentent pas. Le spectacle, une fois arrivés sur la passerelle et pourvu de réussir à garder les yeux ouverts malgré la ‘douche’ est impressionnant. Le saut est de 85 mètres mais on ne voit pas la fin ! La puissance de l’eau est tellement forte qu’on se sent très petits face à cette immensité. On admire ce spectacle puis on s’éloigne, puis on y revient. C’est tout simplement magnifique. Les papillons se posent sur nos bras, nos épaules pour boire car nous sommes humides (ou trempés). C’est le paradis ! Le reste de la journée on parcourt le reste des chemins dans le par et on admire une quantité immense de chutes. Ce parc semble infini ! On a plusieurs passerelle qui permettent d’aller en bas des chutes, on y ressort trempés mais la sensation en vaut la peine. Retour en soirée à lhôytel pour profiter un peu de la piscine avant de diner ! Quelle journée magnifique !

28 Octobre Aujourd’hui nous allons au Brésil ! Ehh oui. Nous allons prendre un petit bus public (et non pas le Crucero del Norte qu’on nous propose) et on va à la frontière. Le bus ne s’arrête pas à la frontière ! Nous rentrons en Brésil comme des clandestins. Cette chose nous amuse beaucoup, on est peut être des irresponsables mais en fin des comptes ce n’est pas notre faute mais la faute au bus ! Pas vrai ? Arrivés à Foz, nous prenons un bus (Circulaire C) pour aller voir le barrage d’Itaipu. Il faut réserver et cela se fait très facilement par mail. C’est une visite très intéressante et on comprends très bien le fonctionnement et la construction du plus puissant barrage du monde (après celui de la Chine). 50% du Paraguay et 50% Brésilien, ce barrage couvre le 100% du besoin en l’énergie du Paraguay et le 25%du Brésil. Juste pour vous donner une idée. Sorti du complexe du barrage nous allons prendre 2bus pour aller aux chutes. Très beau spectacle de ce côté aussi. On y voit les chutes d’une façon plus panoramique et une fois au fond du chemin on se retrouve à peu près dans la ‘garganta del diablo’ mais en bas ! Super sensation ! On est une autre fois trempés mais vu la température qui règne dans le parc cela ne nous dérange guère !

29 Octobre Il est temps pour nous de s’approcher du retour et on prends un bus direction Posada pour aller voir les ruines de S. Ignazio. Mais la météo aujourd’hui ne nous accompagne pas et il y a un vrai déluge ! Nous descendons du bus comme prévu et nous nous retrouvons sur la route nationale, chargés comme des mules sous le déluge. Pas possible d’aller comme prévu aux ruines, il pleut vraiment trop. Nous allons nous abriter dans un restaurant en face de l’arrêt du bus (il faut dire que nous sommes au milieu de nulle part, le village est à 1 km à l’intérieur) et là on trouve plein de monde qui mange et qui danse. Nous sommes un peu stupéfaits d’y trouver tant de monde car c’est vendredi midi ! Nous allons attendre la fin de la pluie en regardant ces gens amusées, qui dansent. Vers 14hr tout le monde repart en bus (des bus privés). Nous avons demandé et cela n’était pas une fête privé mais au contraire cela se passe tous les vendredi midi. Bien bizarre. La pluie n’a pas l’air de cesser et du coup on décide de laisser tomber St. Ignazio et d’aller directement à Posada puis attendre le lendemain. On prend le 1er bus pour Posada et une fois dans la ville on cherche où dormir. Entretemps la pluie s’arrête et nous pouvons faire une belle promenade en ville et voir le Rio Paranà (15 fois la Seine) et le Paraguay juste en face.

30 Octobre Aujourd’hui nous allons en Paraguay. Le bus pour s’y rendre passe tout près de notre hôtel et on le prend au vol ! En effet après la course pour l’attraper on découvre qu’il passe tous les 6 minutes ! Le bus nous dépose à la frontière où cette fois on doit mettre le tampon sur le passeport. Ensuite nous prenons le bus suivant pour arriver dans le centre ville. Une fois dans le centre ville nous prenons le bus pour les ruines de Trinidad. Il fait chaud et c’est très agréable la promenade qui nous permet de visiter les ruines. Avec un guide qui nous explique c’est mieux et cela nous permet de comprendre beaucoup mieux ce qu’on a visité. Retournons à Posada e une longue promenade le long du Rio Paranà en ce dimanche après midi de printemps, très chaud et ensoleillé nous permet de voir les familles et les jaunes qui se promènent en buvant leur mate. Immanquable le mate ! Une nouvelle nuit en bus nous attend.

31 Octobre Arrivés à Buenos Aires on laisse les bagages chez Manuel Tienda Leon (tout près de la gare routière) car de là on partira pour l’aéroport. Nous avons toute la journée devant nous et nous décidons d’aller visiter le quartier de LA Boca. Et on y va à pieds ! Il fait beau, il est encore tôt et cela nous permet de découvrir un peu plus la ville. La Boca est très coloré et sympa mais un peu trop touristique à notre gout. Nous y passons une heure à faire des photos et puis on rentre et on va visiter la casa Rosada avant de repartir pour le vol vers l’Europe.
Retour de trois semaines en Patagonie (octobre 2010) English translation pending
by Tikanayoo · 2010-10-27 · 8 replies
Bonjour a tous,

Nous revenons de 3 semaines en Patagonie où nous en avons pris plein les mirettes. Comme la communauté de Voyageforum.com nous a beaucoup aidé dans l'organisation de notre voyage, nous renvoyons l'ascenseur en donnant quelques informations fraiches (voyage effectué en octobre 2010).

Notre road book:

J1:

- Vol Paris/Buenos Aires Compagnie Air Europa

- Nuit à Buenos Aires : La Querencia de Buenos aires

J2:

- visite de Buenos Aires

- Nuit à Buenos Aires: La Querencia de Buenos aires

J3:

- visite de Buenos Aires

- Vol Buenos Aires/Trelew Compagnie Aerolineas, dans la soirée

- Nuit à Trelew : Hostel el agora

J4:

- Location voiture puis trajet Trelew/Puerto Piramides (environ 3h-4h)

- Visite de Punta Piramides (lions de mer) + Bateau au coucher de soleil

- Nuit à Puerto Piramides : ACA hôtel

J5:

- Visite Péninsule Valdés (Punta Cantor et Pinguineria à la caleta Valdés) et Playa Doradillo

- Nuit à Trelew: Rivadavia Hôtel

J6:

- Vol Trelew/El Calafate compagnie Aerolineas, dans la matinée

- après midi organisation des jours à venir auprès de BAFTRAVEL

- Nuit à El Calafate: Hostel de las manos

J7:

- excursion BIG ICE départ 7h retour 19h

- Nuit à el Calafate: Hostel de las manos

J8:

- Bus El Calafate/ El Chalten, dans la matinée

- Randonnée vers la laguna Torre (non réalisée en entier du fait du temps couvert mais réalisable si le temps le permet)

- Nuit à El Chalten : Nothofagus B&B

J9:

- journée de repos imposée par le temps

- Nuit à El Chalten : Nothofagus B&B

J10:

- Randonnée vers le Fitz Roy puis le mirador Cerro Torre

- Nuit à El Chalten : Nothofagus B&B

J11:

- Bus El Chalten/El Calafate:

- Préparation transport el calafate/ Parc et El Calafate/Ushuaia

- Nuit à El Calafate: Hostel las dos manos

J12:

- bus El Calafate/Parc Torres Del Paine 5h-13h

- randonnée las Torres

- Nuit au refuge Las Torres

J13:

- randonnée entre Las Torres et Los cuernos

- Nuit au refuge Los cuernos

J14:

- Randonnée dans la Vallée des Français

- Nuit au refuge Paine Grande

J15:

- Randonnée vers le mirador du glacier Grey (beaucoup de personne nous ont confirmé le peu d’intérêt d’aller jusqu’au refuge grey)

- bateau sur le lac Pehoe 12h30 durée 30 minutes

- bus Parc Torres Del Paine/El Calafate 17h arrivée vers 22h-23h

- Nuit El Calafate: Hostel los dos manos

J16:

- Bus El Calafate/Ushuaia: 3h-22h avec changement de bus à Rio Gallegos et Rio Grande (normalement c’est un seul changement)

- nuit à Ushuaia : Hostel La Posta

J17:

- randonnée dans le Parc national Tierra Del Fuego

- Nuit à Ushuaia : Hostel La Posta

J18:

- excursion en bateau las tres marias sur le canal de Beagle 10h – 14h

- Nuit à Ushuaia : Hostel La Posta

J19:

- randonnée vers le glacier Martial

- vol Ushuaia/Buenos Aires, dans la soirée

- Nuit à Buenos Aires : La Querencia de Buenos Aires

J20:

- visite Buenos Aires

- Nuit à Buenos Aires La Querencia de Buenos Aires

J21:

- Vol Buenos Aires/Paris - compagnie Air Europa

Info transport :

Avion: vol Paris - Buenos Aires : effectué avec Air Europa avec escale à Madrid. on avait lu beaucoup de mal sur cette société, à tel point que malgré un très bon prix nous étions à deux doigts de partir avec Air France pour le double! En fait nous avons bien fait de partir avec Air Europa: le vol était bien, airbus A320 avec 3 rangée de sièges (2 rangées de 2 sièges et 1 rangée centrale de 4 sièges, chacun ayant sont écran individuel même en classe économique). Pour ce qui est des écouteurs payants (3€): si vous en avez, vous pouvez les prendre ils sont compatibles (prise jack standard). Au sujet des repas (qui étaient décrits par certains comme ignobles) il y a un repas chaud correcte et après ce sont 2 repas-sandwichs, même si on aurait préféré des repas chauds. On ne meurt pas de faim ! L’escale à Madrid avec seulement 1h30 de battement est tout à fait possible car il faut maximum 20 minutes à pied pour relier les 2 terminaux (pas de passage de douane ou autre poste de contrôle)… c’est plus difficile si il y a du retard comme dans notre cas (mais nous étions 20 à prendre la correspondance alors ils nous ont attendu) vols intérieurs avec Aerolineas: nous avions acheté le pass sur le site web de la compagnie. (moins cher dans notre cas que si nous avions pris avec différentes compagnies au plus bas prix). le personnel de bord est très aimable, pas de perte de bagages (sur 3 vols) et un retard de 30 minutes une seule fois, donc pas de gros problème pour nous taxe aéroportuaire: elles se payent au départ des vols (et non à l'arrivée). Il n'y a plus de taxe à payer à l'aéroport international de Buenos Aires.Taxe aéroport Ushuaia: 28 ARS/pers Taxe aéroport Trelew: 17,55 ARS/persVoiture: Nous avons loué une voiture à Trelew, la conduite ne pose pas de problème sur les pistes de la péninsule mais il faut rester très prudent. N’oubliez pas de demander si l’assurance de la voiture prend en charge les bris de glace ou non, et si non quel est le prix s’il y en a un. La quasi-totalité des loueurs se trouvent à l’aéroport.Bus : El Calafate – Torres Del Paine : Il est possible de relier directement le Parc Torres Del Paine depuis El Calafate en prenant part à une excursion sur la journée (organisée notamment par Always Glacier). C’est un peu cher (350 ARS pour l’aller correspondant au prix de l’excursion + 180 ARS pour le retour) mais cela évite de passer par Puerto Natales et d’y perdre 1 journée, ainsi que de pouvoir rejoindre plus facilement Ushuaia (soit en bus soit en avion) depuis El Calafate. Le départ est à 5h du matin et ils vous récupèrent à l’entrée du parc « laguna amarga » à 17h (je pense qu’il y a possibilité qu’ils récupèrent les gens à Pudeto à l’arrivée du bateau de 12h30 mais nous n’avions pas demandé ; cela permet de finir l’excursion avec eux pour admirer le salto grande et salto chico et d’éviter d’attendre des heures à l’entrée du parc). Le trajet du bus ne passe pas par Puerto Natales, on fait un peu de Ruta 40 (non goudronnée cette fois). Après le passage de la douane chilienne à Don Guillermo il y a un change donc pas la peine de stresser à échanger à tout prix des pesos ou des dollars en pesos chiliens à el Calafate (même si le change est quand même plus intéressant) Bus El Calafate - Ushuaia : nous vous le déconseillons vivement! Non pas à cause de sa durée mais à cause de la nécessité de traverser 2 fois la frontière argentino-chilienne car cela est très long et chiant (excusez moi pour le terme). Sauf si vous souhaitez avoir plein de tampon sur votre passeport … préférez l’avion. Je ne vous parle pas de notre compagnie c’était vraiment nul (2 changements de bus au lieu d’un seul, très mauvais état des bus) est on mal tombé? la compagnie c’était TAQSA Bus El Calafate - El Chalten : les horaires des différentes compagnies sont sensiblement les même : départ 8h et 18h depuis El Calafate ou El Chalten durée entre 3 et 4h (en fonction du chauffeur). Cela permet de passer par le restaurant "la leona" (célèbre auberge sur la Ruta 40) et de faire un petit bout de Ruta 4O... goudronnée mais les paysages sont magnifiques.Bateau : Lac Pehoe : Voici les horaires officiels avec les tarifs Du 1 au 30 octobre 2010 : 12h de pudeto et 12h30 du refuge Paine Grande Du 1 au 15 novembre : 12h/18h Du 16 novembre au 15 mars 2011 : 9h30/12h/18h Du 16 au 31 mars : 12h/18h Avril: 12h Fin avril = fin de saison Pas de bateau le 25/12 et 01/01 a 12h et 9h30 Contact: info@hielospatagonicos.cl Tarifs : 11 000 pesos chiliens ou 92 ARS/pers l’aller (comprend un sac) ; 19 000 pesos chiliens/pers l’aller-retour ; supplément par sac : 4000 pesos chiliens ; possibilité de payer en dollars US et en pesos argentins (mais c’est un peu plus cher et ils n’apprécient pas trop)Transferts :pour avoir un ordre d’idée sur le cout de certains transferts :Transfert lac amarga - refuge Las Torres: 2000 pesos chiliens/pers Transfert lac pehoe - lac amarga: 2000 pesos chiliens/pers (il n’y a plus de transport gratuit dans le parc) Transfert aéroport international de Buenos Aires Ezeiza - centre ville : entre 100 et 130 ARS en remisExcursions : Tarif des entrées des différents Parc : Entrée parc Torres Del Paine : 15 000 pesos chilien/pers Entrée parc Los Glaciares : 75 ARS/pers Entrée parc Péninsule Valdés: 70 ARS/pers voiture: 5 ARS/pers l’entrée est valable tant que l’on ne sort pas du parc (que l’on reste 24 ou 72h on ne paye pas plus) Excursion BIG ICE sur le Perito Moreno : excursion chère (520 ARS/pers mais j’en suis pas certain, j’ai un trou de mémoire) mais valant vraiment le coût! une seule agence propose les excursions sur le glacier que ce soit le mini trekking ou le BIG ICE : Hyelo y Aventura. Vous pouvez prendre votre excursion dans n'importe quelle agence de la ville car elles font toutes le même prix, elles touchent une commission sur le prix de vente. L’excursion ne nécessite pas d'être un sportif pur et dur contrairement à ce que la société marque sur son prospectus! Elle comprend un passage sur les passerelles pour admirer le Perito Moreno tôt dans la matinée (et donc sans personne!) puis un tour en bateau pour voir l'une des faces du glacier avant d’attaquer par une marche d'1h sur une moraine suivi par 4h sur la glace (pauses incluses). il est bien sûr INDISPENSABLE d'emporter avec soi des vêtements chauds, des chaussures de rando, un coupe vent, une paire de lunettes de soleil, une casquette ou un bob et de la crème anti UV à haut indice de protection. Une surprise vous attend à la fin de la randonnée ;-) Un super moment.... j'en rêve encore. El Chalten: la carte fournie à l’entrée du parc suffit largement, les chemins sont bien balisés. Nous vous conseillons d’aller faire un tour au centre des visiteurs, il est très bien fait. nous avons fait la randonnée pour le Fitz Roy en partant par le chemin Piedras Blancas dont le départ est à l'hosteria El Pilar (un minibus peut vous y amener tous les matins) permettant d'admirer le glacier Piedras Blancas et de ne pas faire le même trajet à l’aller et au retour. Nous avons fait dans la même journée le mirador Cerro Torre, mais cela fait quand même beaucoup (nous avons eu 1 jour de mauvais temps nous empêchant toute ballade, et on voulait vraiment voir le Cerro Torre). Il n’y a pas de réelle difficulté même pour la montée finale vers le Fitz Roy (chacun le fait à son rythme ;-)). Les durées des ballades sont globalement correctes (au pire elles sont "larges»). Un pure bonheur ce parc Los Glaciares. Péninsule Valdés : excursion en bateau semi-rigide avec Southern Spirit à 15 personnes au coucher du soleil: EXTRAORDINAIRE! prix: 300ARS/pers il faut savoir que les prix sont quasiment tous les même, seul la taille du bateau conditionnera votre choix. ballade dans la péninsule: pour éviter le monde, si vous pouvez dormir à Puerto Piramides, cela vous permettra de partir tôt: nous nous sommes retrouvés seuls à la pinguineria de la Caleta Valdés, c'était magique. il est plus que conseillé de se renseigner auprès des gardes du parc (très sympa) sur l'intérêt d'aller ou non à certains points de la péninsule car cela prend beaucoup de temps pour se déplacer malgré le faible nombre de kilomètre et parfois pour pas grand-chose! nous avons pu voir des lions de mer, des éléphants de mer, une foultitude d'oiseaux marins et des guanacos de façon endémique! Pour rappel et afin d’éviter toute frustration, on a « normalement » pas le droit de sortir de voiture ni même de pique niquer à l’extérieur hors des zones prévues à cette effet ! Playa Doradillo : le retour à Trelew s'est fait par la plage Doradillo où l'on peut voir les baleines de très prés venir se frotter le dos sur les galets ou sauter lors de la marée haute (donc se renseigner, encore auprès des gardes ou à l’office de tourisme). Entre le bateau et la plage ? c’est une histoire de gout : j’ai préféré la sortie en bateau et ma chérie a préféré la plage. Ushuaia : Parc Tierra Del Fuego : La carte fournie à l’entrée du parc suffit pour faire les randonnées et les chemins sont bien balisés. Le parc se fait facilement dans la journée (durée 7h avec pause), il n’y a pas de difficulté particulière. Le parc est très joli avec ce contraste montagne, canal et foret mais ce n'est pas "WAOUHH" et la fin de la ruta 3 c est rigolo à prendre en photo mais ça ne nous a pas fait grand chose vu que l’on ne l'a pas faite en entier! Excursion en bateau sur le voilier "if..." de tres marias : Super excursion en petit comité (10 personnes) ou l'on découvre l'ile aux lions de mer et aux cormorans empereurs (plus grosse colonie qu’à la péninsule Valdés) de très prés grâce à une excellente maitrise du capitaine, puis visite de l’ile H (avec randonnée découverte botanique très intéressante). L’équipage est super sympa, c’est vraiment bonne ambiance (on a un peu l’impression de naviguer avec des copains ;-)). Par contre le voilier ne va pas obligatoirement au phare des éclaireurs ; donc demandez leurs avant de partir si il est prévu d’y passer ou pas. La ballade se fait quasiment au moteur sauf à la fin ou l’on a eu droit à un peu de voile... avec le moteur! Glacier martial : alors la je dis stop tout de suite: aucun intérêt de monter jusqu’au glacier, on a une vue sur la baie d Ushuaia mais les photos que l’on prend en bateau sont bien mieux! Donc sans intérêt à mon avis. Info logement: La Querencia de Buenos Aires (Buenos Aires): un des meilleurs logements que l’on a fait lors de notre séjour. Yann, le proprio, a retapé une vielle maison portene, avec gout. il y a 4 chambres avec salle de bain privée au tarif de 28 euros. il se situe dans le quartier de San Telmo. le seul reproche à faire est sur la localisation : certes il est à San Telmo mais s’aurait été encore mieux de l’autre coté de l’avenue 9 de Julio, mais bon, cela n’est pas réellement un handicap et tout se fait à pied. Nothofagus B&B : lui aussi fait partit de notre top 3 des logements: accueil très sympa, très bon conseil sur les randonnées, chambre super, salle de bain commune nickel (1 salle de bain pour 2 ou 3 chambres) . palme d'or du meilleur petit déjeuner ;-) important avant d’attaquer les rando. Hostel El Agora (Trelew): celui-là a la palme du pire ! hors de prix pour ce que c'était (de toute manière à Trelew les logements sont tous chers) 1 salle de bains pour .... toute l'auberge! En fait, on ne peut pas trop appeler ça une auberge vu que le gars (très sympa, un point positif) a transformé sa maison en auberge mais sans rien aménager. D’ailleurs ce n’est pas très propre, hyper bruyant, et le petit dej’..... comme le dit le proprio « fait comme à la maison… » sauf qu’il y a rien pour faire quoique ce soit! hôtel Rivadavia (Trelew): délicieusement vieillot (ça a vraiment son charmeJ) avec une propriétaire adorable. la chambre que l’on a eu été correcte avec salle de bain privative. La posta (Ushuaia): le voila le 3eme du podium! cette super auberge de jeunesse est un petit coin de paradis à Ushuaia. toute l'équipe est hyper super méga sympa. Certes on n’est pas dans le centre ville d'Ushuaia mais il y a des bus et des taxis (15 ARS) et vu la qualité de l’auberge se n’est pas un véritable problème. seul bémol, le petit déjeuner : un peu light. Refuges Las Torres et Los Cuernos (Parc Torres Del Paine): les 2 sont gérés par Fantasticosur. Le rapport qualité/prix est catastrophique! Alors, on pouvait s’y attendre mais pas à ce point ! Tout est correcte pour un refuge (encore que la barre de douche rouillée ça ne le fait pas !) mais le prix est complètement disproportionné. A noter que le refuge los Cuernos est en cours d’agrandissement. dortoir de 6 à Las Torres et de 8 à Los Cuernos. Le personnel est très sympa et les bâtiments jolis mais ça ne suffit pas à faire passer la pilule. Pas de possibilité de recharger les appareils électroniques type appareil photos donc pensez à recharger. dernière chose, n’hésitez pas à demander à être dans un dortoir avec vue sur le Fitz Roy au refuge Las Torres. Refuge Paine Grande (ex refuge Pehoe) (Parc Torres Del Paine): géré par Vertice Patagonia. Le meilleur refuge des 3, surement parce qu’on a un peu moins l’impression de se faire enc@#’% ! ce n’est plus un refuge mais quasiment un hôtel! nous avions une chambre pour 2 (en lit superposé) avec serviette, savon, shampoing. La salle de bain commune est nickel, le personnel ultra sympa. Et pour couronner le tout, il y a un bar avec une vue magnifique. Il est possible de payer par carte bleu dans les 3 refuges, par contre pour le change (de dollars uniquement) je ne sais plus. Info diverses : Passage de douane :Nous n’avons pas trouvé les douaniers chiliens aussi patibulaires que ce que nous avions lu. Tout ce qui est frais est bien sur interdit de passage comme on peut le lire partout. A El Calafate nous avons eu affaire avec BAFTRAVEL une nouvelle agence de tourisme, avec une équipe super sympathique (merci Matthias ;-)) . Il nous a permis « d’optimiser » notre voyage en nous évitant d’aller à Puerto Natales, en nous conseillant sur certaines randonnées à El Chalten (la rando du Fitz roy via las piedra Balncas) et ainsi pouvoir passer plus de temps à certains endroits (notamment El Chalten, Buenos Aires et Ushuaia). N’hésitez pas à faire un tour et à dire que vous venez de la part de Rodolphe et Claire les french travellers. Vous ne payez rien en plus car il touche une commission sur les billets de bus ou les excursions qu’il vend (le prix est le même que vous alliez chez lui ou directement à l’agence de bus sauf que lui vous aidera pour votre voyage)Pour conclure : ce voyage (le premier aussi loin et aussi long pour moi) a été magique, extraordinaire, sublime, en un mot « WAOUHH ». Si je devais le refaire, je n’irais cependant pas à Ushuaia (mis à part dire qu’on est allé dans la ville la plus australe du monde, le parc et la navigation sur le canal de Beagle ne justifient pas de dépenser du autant de temps et d’argent) et… puis c’est la seule chose que je modifierai (j’ai trouvé que notre road book, même si il semble charger en le lisant, permet de faire pas mal de chose sans avoir cependant l’impression de courir pour en voir un maximum)

Si vous avez des questions n’hésitez pas J
Trois semaines au Brésil ou au Vénézuela? English translation pending
by Atlin22 · 2010-10-16 · 47 replies
Hello,

je pense partir 3 semaines avec mes 2 ados en amérique du sud. Ce forum est une mine d'or. Je souhaiterais des conseils

Est il préférable d'aller au Brésil OU au Vénézuela (à trois, en itinérant) ?

Lequel des 2 pays est le moins cher ? le plus facile pour se ballader sans ennui ?

Départ : Aout 2011

Un tres grand merci pour vos conseils à tous !!!!!!
Vénézuela en décembre 2010: endroits à ne pas rater? English translation pending
by Christophe12 · 2010-09-07 · 28 replies
Bonjour nous partons, à 2 amis, en décembre 2010 pour 5 semaines (retour mi-janvier) au VENEZUELA j'aimerai avoir des avis éclairés des amoureux de ce pays : et notamment quels sont les endroits à ne pas rater ? merci d'avance de vos réponses christof
Départ pour la Patagonie fin janvier 2011, transports, logement, randonnées? English translation pending
by Dubvizina · 2010-07-24 · 18 replies
Bonjour, Je suis en "grande" préparation de mon voyages pour la Patagonie. Je pars du 25 janvier au 11 février (20 jours). Budget 2000€ voire un peu plus J'aurais besoin de quelques précision sur le type de transport à favoriser ou comment se rendre d'une ville à l'autre... Tout ce qui se trouve en gras souligné sont met interrogations et met trous noir du voyages. Si vous pouvez m'aider à finaliser ce magnifique voyages je vous en serais reconnaissante.

BUGET : Transport + excursion = 1110 € à 1300€ Hebergement : 100€ (6 jours en tente) Nourriture : 250€ soit environ 13€ par jours par personnes

Voici mon trajet :

Mardi 25 janv : Départ Paris -> rio gallegos (850 €) = arrivée à 2h40. trouve t-on des logements à cette heure ci facilement ?

Mercredi 26 janv : rio gallegos - > el chalten (9h de bus pour 15€) prix à verifier, quel compagnie?

Jeudi 27 et vendredi 28 : RANDO dans le parc los glaciares (nuit sous tente) quel rando me conseillez vous ? peut ont dormir facilement dans le parc pour faire deux jours de rando ?

Samedi 29 : - > el calafate

Dimanche 30 : Excursion en bateau glacier upsala / enelli / spegazzini (60 à 80€) retour à el calafate, nuit à el calafate

Grosse question : comment passer d'un parc à l'autre ? est il judicieux de revenir à el calafate pour faire le perito moreno ou il est preferable de coucher sur place au quel cas comment si rendre ?

Lundi 31 : Perito moreno (mirador) comment se rendre au mirador si il n'y a pas de route ? à pied oui mais combien de temps ?

Mardi 1er fevrier, mercredi2 et jeudi 3 : RANDO PN Torres del paine (RANDO glacier GREY...) Qu'elles sont les randos à favoriser ? est il facile de se retrouver dans le parc ?

vendredi 4 et samed 5 : ??? je prevoie 2 jours de relache pour les imprevus

Dimanche 6 : départ pour Ushuaïa La question c'est : comment si rendre ? en bus ? en avion ? j'ai trouvé un billet Aller pour 160 e c'est beaucoup ?

Lundi 7 : visite Je ne sais pas encore avis aux idées

Mardi 8 : excursion canal beagle quel tarifs ?

Mercredi 9 : visite Je ne sais pas encore avis aux idées

jeudi 10 : depart pour rio gallegos

Vendredi 11 : depart pour PARIS

Voila. J'éspere que ce trajet est réalisable avec le temps et le budget prévus. J'ai vraiment besoin d'aide pour finir de préparer mon voyages. virginie
Passager clandestin du "Rallye des gazelles 2010" (Maroc) English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-03-26 · 1 reply
Mon Rallye des Gazelles en Bretagne (passager clandestin de la voiture n°189)

1ère étape Jeudi 18 mars

Je vous suis en temps réel grâce à votre émetteur. Après un petit nœud vous validez le CP1. Puis les suivants sans trop de zigzags. A 19h vous passez la sixième et dernière balise: c’est un sans faute sur ce point. Je suis rassuré: nos favorites savent naviguer. La suite ne devrait donc pas être catastrophique. Après le dernier CP, sans doute relâchées, vous vous offrez une jolie ballade en solitaire dans le désert, loin de la foule et du chemin le plus court et mettez trois heures à rallier le bivouac. 6h-22h c’est pire qu’au bureau! Je fais défiler les trajets des autres équipages et malgré les insuffisances du reporting informatique de l’organisation je juge, à l’estime que vous devriez être dans la première moitié du classement général. C’est plus qu’un excellent début pour ma fille qui peine à Paris à distinguer sa droite de sa gauche. Et en pleine élection régionale de surcroît. Rassuré par votre arrivée au bivouac je gagne ma tente pour un repos bien mérité.

2ème étape Vendredi 19 mars

5h, je secoue ma gazelle locale en imitant la voix de la chef des gazelles marocaines: debout Marine, il est 5h.Sans succès. Si elle récidive je la mets hors classement. 5h30, le classement de la première étape s’affiche: le 189 est 98éme avec l’infamante mention N.A. une vingtaine d’équipages sont dans ce cas. Quelles erreurs ont-elles commises qui m’échappent? Sont-elles déjà hors compétition? Je tente de me raisonner: c’est sûrement encore une insuffisance de l’organisation. Je recherche la signification de N.A. et suis rassuré : Not Available, pas disponible. Plus tard dans la matinée les NA diminuent et trouvent leur place. Vous êtes 29ème au général et 6ème des débutantes. Je savoure mon thé fumé. Vous décrivez à nouveau un petit nœud avant de trouver le CP1. Cela va être votre marque de fabrique ou bien sont-ce les neurones encore embrumés à cette heure matinale ? La suite se déroule bien, c’est déjà la routine, malgré quelques écarts de trajectoire. Dans la soirée vous décidez, comme la majorité des équipages, d’ignorer le dernier CP et rentrez au bivouac avant la nuit. Excellente tactique avant le marathon de demain.

3ème étape Samedi 20 mars

7h, je fais chauffer mon ordinateur. Mon interrogation est de savoir quelle option vous allez retenir: le trajet court dans les dunes avec ensablement et pelletage garantis ou le trajet long de contournement. Je me dis que têtes brulées, vous allez couper court mais j’espère que votre sens stratégique et la juste appréciation de vos moyens vous fera opter pour le contournement. 8h45, Youpi! après le CP1 vous filez sud choisissant certes le parcours le plus long mais évitant les plus hautes dunes du Maroc. C’est le bon choix pour des débutantes qui savent compter: vous aurez des pénalités-kilomètres mais devriez éviter les pénalités pour CP manqués. Le 136 (4è participation) a choisi les dunes mais déjà loupé le CP2. Les autrichiennes du 156 ont pris la même option que vous mais viennent néanmoins de manquer le CP2: ce n’est donc pas si facile. 9h30, je rêve! Vous venez de quitter la piste sud et vous dirigez plein ouest vers les dunes! Erreur ou choix? Têtes brulées et têtes bien faites? Je vais devoir attendre une heure pour le savoir. 11h, les deux mon cher! ce n’était pas une erreur, vous avez opté pour le parcours châteaux de sables. 14h, depuis 1h30 la voiture est immobilisée dans les dunes. Sieste ou désensablage? Quelques tournicotis plus tard check du CP2 puis après une nouvelle sieste d’une heure (ou bien était-ce un tankage) validation du CP3 à 18 heures. Vous êtes en route depuis 12h, il vous reste 9 balises à trouver d’ici demain soir. Mais comme on dit en Afrique:ça va aller. Et puis ce soir au bivouac sauvage, il y aura la bouteille de vin des Celliers de Meknès.

Dimanche 21 mars (3ème étape, suite)

Aïe aïe ! C’était la grasse matinée dominicale et vous n’avez démarré qu’à 7h. Il est vrai que la voix du matin n’était pas là. De plus, vous partez plein ouest alors que le CP4 est plein sud. J’ai l’espoir que vers 9h, tous neurones opérationnels vous allez rectifier la trajectoire. 9h, installées -confortablement?- depuis 1h au bord d’un plan d’eau. Ce n’est pas un peu tôt pour la plage? A midi, vous n’avez pas bougé et j’imagine le pire, plantage sévère, casse mécanique et donc recours à l’assistance et 200 points de pénalités. Et votre rage. Finalement reparties dans le bon axe vous manquez les 2 CP suivants et plus grave, vous prenez sud-ouest alors que le bon cap est nord ouest. Et vous persévérez dans cette voie plus d’une heure appuyant même plein sud à 15h en suivant le lit d‘un oued apparemment asséché: comme des chameaux en plein désert, c‘est le point d‘eau qui vous guide aujourd‘hui. Je suis inquiet car l’enjeu du jour est désormais d’être au bivouac demain à midi pour ne pas être mises hors classement. Puis-vous souffler de renoncer aux CP désormais trop nord et de filer plein ouest en suivant votre rivière: les trois derniers CP et le bivouac sont à 60 kms, il n’y a qu’à laisser voguer. Mais vous ne m’entendez pas et n’avez pas Google Earth. 18h, extra, vous avez suivi mon conseil -télépathie?- et n’êtes plus qu’à 10 kms des derniers CP. 20h, vous arrivez au bivouac. Bravo, Solenn, bravo Julie, you are very brave. Ne soyez pas déçues, vous avez sauvé l’essentiel dans une étape difficile: continuer la course. Certes, au jugé, vous allez vous retrouver dans le milieu du classement, ce qui n’est pas si mal, et il restera à savoir si la deuxième partie du rallye se déroulera comme les deux premiers jours ou comme aujourd’hui. C’est la contrepartie d’un démarrage en fanfare, la probabilité de baisser est plus grande. Au classement général des 1ère participation après deux jours vous êtes 3ème sur 56. Je biche.

4ème étape Lundi 22 mars

Aujourd’hui, évitez d’imiter les français: un coup à droite, bling, un coup à gauche, bang. Tenez le cap pour atteindre l’objectif. Je vais devoir, suivre vos courbes et celles des indices boursiers simultanément. Avec ces derniers, c’est plus facile, ils ne connaissent que le nord et le sud alors que vous êtes capables de me faire un looping voire un double salto arrière. Les conséquences d’hier ne sont pas si graves puisque 56ème de l’étape vous ne reculez que de 5 places au général à la 32ème place et devenez 6ème des débutantes. 12h, vous semblez avoir perdu la main et venez juste de valider le CP1 après un plantage et pas mal d’hésitations. Réglez votre compas, ôtez vos lunettes de soleil, vous semblez désorientées. Pourquoi me suis-je pris au jeu de la compétition? Parce que vous-même avez fixé l’objectif de figurer dans le premier quart des débutantes? Parce que je vous connais gagneuses et battantes? Parce que je projette mes propres envies? Un peu de tout cela sans doute mais plus simplement parce que je vous sais plus heureuses dans la réussite. 16h, vous fêtez joliment le record de Franck Cammas en tirant des bords, êtes-vous dans une tempête de sable? Avez-vous un problème de dérive? Dans l’adversité vous tenez bon puisque vous validez tous vos CP et il n’en reste que deux. C’est le moment d’envoyer avant la nuit. 20h30, vous arrivez au bivouac. Est-ce le syndrome du berger -que je fus- mais je suis rassuré de savoir mes brebis au bercail. Je dois reconnaître que je me préoccupe moins de celles du voisin, surtout si elles viennent manger sur le classement des miennes. La boucle était presque parfaite mais vous avez manqué les deux derniers CP. Choix ou erreur? Je pense que cela vous coûtera quelques places au général, sans plus.

5ème étape Mardi 23 mars

Ce matin mon navigateur internet a planté. C’est pousser un peu loin la solidarité, non? Vous semblez en grande forme et pour une fois partez en tête de la harde; vous aurez à tracer votre propre voie sans vous mettre dans celles des précédents qui sont parfois, dans le désert comme dans la vie, des impasses. Après une petite figure en huit dont vous avez le secret, vous filez avec un cap proche de la perfection sur le CP2. Attention, vous faites route avec le 129, deux canadiennes en tête du classement 1ère participation, dont une marchande de vin capable de dangereuses embardées. 9h, forme confirmée, vous manquez de peu le CP2 et réagissez après seulement 1 km! Comme attendu les conséquences d’hier au classement sont faibles puisque vous passez de la 32 à la 35ème place au général et de la 6 à la 7ème des débutantes. 19h30 Voilà, vous avez gazé (il fallait le placer). Au nez, peut-être une petite remontée au général. Ceci dit, comme je le pressentais dès le début, le niveau informatique de l’organisation est un degré en-dessous de son niveau marketing. Rassurez-vous, j’ai fait constaté par huissier votre classement actuel qui évidemment a déterminé votre fine stratégie qui eût été tout autre avec un classement différent déterminé a postériori. Constatez comme les bug informatiques sont toujours responsables sans qu’il y ait de coupable. Je vous envoie le marchand de sable.

6ème étape Mercredi 24 mars

Si j’en crois le descriptif d’étape, ça va tanguer aujourd’hui. Bingo! À 8h30 vous virez au CP1 entête de votre groupe, donc avec votre propre route. Plus incroyable, les deux équipages en tête du général sont partis ce matin plein nord, roue dans roue, alors qu’il fallait choisir l’ouest: cela ne confirme-t-il pas ce que j’écrivais hier sur les suiveurs? Elles ne feront demi-tour qu’au bout d’une heure. 13h, c’est la débandade sur le terrain. L’organisation annonce que les CP3 & 4 ont été supprimés mais c’est le CP2 que personne n’a cherché à rallier et vous tournez toutes comme un essaim affolé autour du 3 et du 4 sans que personne n’arrive à les atteindre. C’est à tout le moins ce qui ressort de mes observations satellitaires. 19h, ça m’a tout l’air d’une hécatombe. Vu de Bretagne, les mouvements des concurrentes sont incompréhensibles: il y en a partout et ça part dans tous les sens. Sont-ce les lions du 199 qui affolent le troupeau? Quelle idée saugrenue aussi que celle de l’organisation de mettre un équipage d’hommes pour prouver que ce n’est pas une épreuve facile. La cause des femmes en est-elle encore là? C’est votre dernière nuit de sauvageonnes. Savourez la.

6ème étape, suite Jeudi 25 mars

11h, difficile ce matin, vous tournez en rond dans les dunes tout près du CP5 validé hier soir, mais vous n’êtes pas seules: les dix premières au général en sont au même point. 16h, le classement retraité et actualisé apparaît. Vous remontez au classement: 31ème au général et 5ème des débutantes. C’est exceptionnel. Comment faites-vous? Journée d’errance, puis vers 16h vous décidez de participer à nouveau: plein ouest sur les trois derniers CP 19h, Solenn, je te vois prendre délibérément cap sud, vers le Mali, alors que le CP 9 est plein ouest. Pas question de prendre la tangente, revenez immédiatement! 20h, vous n’êtes plus qu’une dizaine à ne pas avoir rallier le bivouac. Mais pas n’importe qui: le 138, leader du classement est derrière vous. Nuit de stars dans le désert en perspective? 20h35’27’’ c’est terminé! de nuit vous arrivez dans les dernières au bivouac environ 105ème sur 110 ! Quelle ténacité! Mon ordinateur embarqué m’informe que vous devriez terminer le rallye ainsi: Classement général: 30ème (env.) sur 98 Classement 1ère participation: 5ème (env.) sur 55 Quel feu d’artifice!

Liaison vers Essaouira Vendredi 26 mars Vous êtes au classement final 24ème au général et 2ème des premières participations

Que s'est-il passé? J'y comprends rien Y avait des filles Et y a plus rien Y a plus rien qu'un désert …/… Avec l’aimable autorisation de C. Nougaro par ailleurs auteur de Cécile, ma fille
http://www.youtube.com/watch?v=luiByXD05hA

Post-scriptum J’espère que malgré la pression, vous avez profité des paysages et de l’ambiance, moi devant mon écran, cela manquait. Comme quoi, il ne faut pas vivre par procuration. Comprendrez-vous que, sponsor moral et quelque peu agité, je me sois livré à ce spam? Me pardonnerez-vous d’avoir embarqué clandestinement dans votre aventure?
Patagonie, entre Argentine et Chili English translation pending
by Mjp · 2010-03-23 · 17 replies
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.

La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.

Pour voir les photos:
http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html

30 et 31 janvier

Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.

1er février

Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.

2 février

Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…

3 février

Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.

4 février

Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.

5 février

Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.

C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.

6 février

Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.

7 février

La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.

8 février

La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.

9 février

Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.

10 février

Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.

11 février

Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.

12 février

Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.

13 février

Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.

14 février

Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.

15 février

C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.

16 février

Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.

17 février

Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.

18 février

La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.

19 février

L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.

20 février

Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.

21 février

Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.

22 février

C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.

L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.

23 février

Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.

C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.

24 février

C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.

25 février

Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.

26 février

Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.

27 février

Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Retour de deux mois en Colombie avec un message positif English translation pending
by Tchezu · 2010-03-02 · 109 replies
Je reviens d'un séjour de deux mois en Colombie où j'ai voyagé seul avec mon sac à dos. Je n'ai eu aucun et absolument aucun soucis. Les Colombiens sont vraiment super gentils et très serviables. Quand je lis tous ces témoignages de gens qui se sont faits agressés, je me pose la question de savoir si on parle du même pays ou s'ils ne sont pas un peu parano. Un conseil à tous ceux qui hésitent encore à aller là-bas, allez-y avant que ce ne soit trop touristique. Si vous désirez plus d'infos, n'hésitez pas à poser des questions.
La piste cyclable Annecy - Faverges - Albertville - combe du lac d'Annecy? English translation pending
by Cbandiera · 2010-02-15 · 35 replies
Hello the cyclo-touristes

Que pensez de cette voie cyclable entre Annecy et Albertville par la Favergie dans la cluses du lac ?

belle, saturée, utile ou non ?

le Glaude
Argentine: privilégier un jour de plus autour de El Calafate ou El Chalten? English translation pending
by OcéanieNew · 2009-12-08 · 9 replies
hello

j aimerais avoir votre avis, car j ai seulement 5 jours dans le parc des glaciares. j aimerais savoir si je dois privilegier les glaciers depuis el calafate ou les rando a el chalten.

mon projet . vend 22 janv . arrivee le soir a el calafate

sam 23 janv . bus vers le perito moreno et rando seule vers le glacier. il parait que ce n est pas utile de faire l excursion en bateau et qu on voit mieux depuis le sentier

dim 24 jan . excursion (bateau ou rando seule possible ?) vers les glaciers upsala et autres. Mais je ne sais pas si ca a vraiment un interet si j aurai deja fait le perito moreno. Est ce que je ne devrais pas plutot conserver une journee de plus pour les rando autour du fitz roy ?

lundi . bus a 7h30 arrivee vers 11h30. rando vers la laguna torre. mais j ai vu qu il faut env 6h. a quelle heure se couche le soleil en cette saison ? sachant que je me suis fait mal a la jambe, en esperant que ce soit gueri d ici la.

mardi . rando vers la laguna los sucia pour voir le fitz roy, en faisant une petite escale pour voir la laguna capri, puis madre, si ce n est pas trop lomg. est ce que ca peut ralonger de bcp la rando. Si c est le cas, je dois privilegier de voir la laguna capri ou madre ?

mercredi. j ai le bus retour a 18h. je ne sais pas trop quoi faire de pas trop long, je peux commenceer tot la journee. peut etre faire juste un petit bout du laguna toro ?

merci pour vos remarques

oceanienew
La chute du mur de Berlin, vingt ans après... English translation pending
by Williama · 2009-11-01 · 87 replies
Bonjour,

Aujourd'hui, en tant que voyageur cette chute et ses conséquences évoquent-elles encore quelque chose? Cette chute a-t-elle été le début d'un nouvel espace de redécouverte, la fin d'un monde avec son originalité etc... En Allemagne, dans les ex-Pays de l'Est et dans l'ex-bloc soviétique, sentez-vous encore le poids de cette histoire au cours de vos voyages (ambiance, architecture, mentalités etc...). Vos témoignages, anecdotes, photos sont les bienvenus.

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