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Carnet de voyage Croisière Msc Antilles du 24 au 31 décembre 2013 English translation pending
CROISIERE MSC ANTILLES DU 24/12/13 AU 31/12/13
MARTINIQUE - GUADELOUPE - ST MARTIN - ILES VIERGE BRITANNIQUES
SAINT DOMINGUE - LA ROMANA - ANTIGUA & BARBUDA

Bonjour à toutes et à tous, je partage avec vous mon carnet de voyage, car peut être vous servira-t-il, piocher donc ce qui vous intéresse, posez moi des questions si vous le souhaitez, je tenterai d'y répondre du mieux que je peux. J’espère au travers de ce récit de voyage à vous donner envie de voyager. Ma compagne Marion (25ans) et moi-même (Jérôme 28 ans) vous souhaitons une bonne lecture.
Tout commence en mars donc un midi à la boite aux lettres je pense que pour certains d'entre vous l’histoire à démarrer de la même façon, on prie souvent pour qu'il n'y ai pas que des factures, ou de pub, et la pour le coup c'est de la pub, mince mais qu'est-ce que ça dit ? msc propose à ses clients msc club une offre de croisière à bord du MSC Musica aux Antilles pour noël 2013, à un tarif très correct vol compris à 990€ avec cabine balcon .Sur le coup on réfléchis, on pense congés, argent... puis le lendemain ben, on réserve quoi... bien que le standard d'msc à plusieurs fois sauté probablement car l'offre était trop belle pour ne pas la manquer, maman (Madisson) sera du voyage. Reste plus qu'à patienter...
voici la fameuse publicité

Nous revoici 9 mois plus tard, je vous ai épargné ce délai un poil trop long avant de pouvoir partir. Les acheminements pour les personnes venant de province inclus dans l'offre étaient vraiment très appréciables. Nous sommes partis de Hyères (83400) par Air France pour rejoindre Paris Orly et un autre vol Air France nous attendais pour partir direction le soleil et la mer turquoise nous quittons Paris et ses 7°.
Dans l'avion pour Fort de France il nous reste encore 3 bonnes heures de vols, nous avions pris de quoi nous occuper films sur tablette ou téléphone, mais sur cette compagnie nous avons été surpris de la qualité des interactions présentes sur l'écran, films récents, musique, un large choix qui nous a fait ranger la tablette tactile.
En arrivant de nuit et pourtant il est 17h heure locale à l'aéroport Aimé Césaire, le thermomètre du bus indique 27° on suffoque, dans la valise il n'y a que des shorts et des tee shirts, un petit gilet au cas ou... sans oublier le maillot de bain.à Fort de France nous sommes accueillis par la pluie, mince nous qui voulions voir du soleil ça commence bien comme dirait l'autre ! Tant pis climat tropical oblige, les navettes aussi incluses dans l'offre nous bordent, clim à fond jusqu’à l'arrivé au port. Avant de monter traditionnelle photo et enregistrement, vendeurs de forfait boissons sont aussi là pour proposer un petit rafraichissement. Avec la chaleur ça tombe bien. Nous prendrons pour la croisière un seul forfait par personne le "Doremi" cocktail non alcoolisé, sodas, milk shake, 28€ + 15% pour le service par personne, le rapport qualité prix est au rendez-vous. Puis nous accédons enfin à la chambre 9031, nous avions au départ une chambre au pont 11, mais elle s'est volatilisé au mois de septembre allez comprendre à quoi jouent-ils avec les cabines.

Depuis le temps qu'on patiente, on y est enfin, la décoration ne vaut pas le Splendida avec ses escaliers en cristal de swarovski, mais cela reste vraiment très beau, même si le coté nourriture a été un peu raboté, le clinquant ça marche toujours. on peu voir ci-dessous un piano sur l'eau.

Jour 1 : Guadeloupe - Pointe à Pitre, beau temps à l'horizon, c'est noël tout est quasi fermé en ville, nous partons en quête de notre loueur de voiture Loxam, qui nous a fait marcher 15 minutes dans un cadre pas très glamour, car le port n'est pas très propre, déchets au sol, les façades des habitations sont dans leurs jus, une fois en voiture à bord de la très française 207, nous prenons la direction des plages, c'est ce qu'on est venu voir après tout...
Le gosier, 1er arrêt pour admirer le paysage, dire qu'on est toujours en France !

La plage de Ste Anne, on nous a pas menti l'eau turquoise, le sable fin, le soleil, tout est là. L'appareil photo est tout d'un coup sollicité pour prendre quelques clichés.

Nous ne pourrons pas résister à l'envie de faire trempette, le cadre est trop beau, on gare la voiture et c'est parti, pas de thermomètre sur moi mais je peux vous dire qu'on y rentre très facilement. Coté tourisme ce n’est pas la folie : 2 vendeurs de fruits, 1 magasin bon c'est noël...
Nous continuons notre découverte de l'île en forme de papillon, nous avons concentré notre visite sur Grande-terre, les escales régissent notre organisation, nous poursuivons à st François pour voir la nouvelle marina nous mangerons sur place dans un petit restau au port du port de plaisance. Puis nous irons jusqu’à la pointes des châteaux, d’où nous pourrons voir la Désirade, l'endroit est connu pour ses reliefs escarpé ressemblant un instant aux paysages de la Bretagne avec une mer très agitée.

Nous retournerons finir l'après-midi sur la plage des raisins clairs classée n°4, et non des raisins secs n'est-ce pas Marion ?

Le soir nous rentrons avec de belles images en tête. Et dégusterons notre 1er cocktail après avoir vu le spectacle, bien dommage de ne pouvoir le déguster en regardant la représentation, les thèmes sont assez variés, la troupe restant la même tout le long du séjour laisse apparaitre des numéros recyclés au fil des spectacles. Allant rarement a des représentations théâtrale ou comédie musicales ce genre de petit plus sait satisfaire, ce sera notre première soirée Gala, la première d'une longue série, Gala il faut s'habiller chic un peu ça va, beaucoup ça saoule. On est en vacances !

Jour 2 : St Martin - Philipsburg : beau temps encore au programme et c'est tant mieux, la descente nous sommes accueillis par une musique typique tropicale avec un instrument que j'aime particulièrement la calypso (steel drums) l'office de tourisme est là, hop un petit plan de la ville et c'est parti !
En croisant cette belle fontaine, nous faisons le tour des lieux, 3 options s'offrent à nous pour rejoindre le centre-ville soit on paye un taxi qui vous mène au centre-ville soit on prend le bateau navette, soit la marche 15-20min, on a opté pour le bateau navette car 7$ aller-retour infini ben ça colle au budget.

Sous un soleil de plomb nous accostons à Philipsburg, partie Hollandaise de St Martin, une petite église nous fait de l'œil. Objectif trouver du Rhum et des souvenirs pour ma vitrine car oui je collectionne les petits souvenirs 1 par escale à chaque voyage. Et même les maquettes de bateau de croisière.
Après avoir fait des emplettes repos mérité sur le sable chaud de Great Bay classée n°5, nous avons constaté que l'alcool est très accessible pour exemple la bouteille de 1l de J&B peu se négocier à 10€ on peut payer en dollar ou en euro ce sera à peu près pareil pour le reste du séjour, en république dominicaine ils rendent des pesos attention au taux de change, les cigares sont très présent sur les îles il y a du choix et des prix.

Nous quittons St Martin, en ayant aperçu au loin les avions qui se pose presque littéralement sur la plage de Maho Beach pas le temps pour aller voir cette "attraction"
Second couché de soleil dans la mer des caraïbes, j’étais seul avec mes pensées quand j'ai pris la photo, je me suis un instant pris pour Christophe Colomb admirant l'horizon en quête de nouvelles aventures

Jour 3 : Arrivée aux îles vierges Britanniques, pas de programme ou d’organisation prévu, peut être aurions dû nous pencher dessus plus tôt, nous aurions été à Virgin gorda voir les bath, tant pis ce sera pour une prochaine fois, au lieu de cela, nous avons été séduit par un petit tour de l’île de Tortola en navette ouverte avec un arrêt de 45min sur la plage de Cane garden bay, (annoncée comme la plus belle de l’île). Avec plusieurs instants kodak comme dirait notre chauffeur. Le circuit se fait sur route montagneuse et bord de plage. Le tout pour 20$ par personne donc plutôt correct. La plage de cane garden bay respecte bien ses promesses elle est vraiment très belle classée n°2, des transats sont mis à disposition, des vendeurs de coco et souvenirs sont présent, à noter pour ceux qui aiment négocier, oublier de suite l’idée les commerçant sur place n’appliquent pas le principe, on m’a même rétorqué « quand je suis allé à Paris voir la tour Eiffel, j’ai payé le prix je n’ai pas négocié » est-ce un hors sujet ou a-t-elle raison… bref après avoir profité de l’arrêt pour nous baigner nous remontons dans le petit bus, nous finissons le tour avec des beaux paysages pleins les yeux. Nous sommes déposés dans le centre-ville de Tortola pour faire du shopping et profiter des derniers rayons de soleil avant de remonter à bord du Musica.
Jour 4 : République Dominicaine nous voilà, c’est parti pour la plus longue journée d’escale, nous partons le matin à 4 pour découvrir le quartier colonial de Saint-Domingue, des dizaines de taxis sont près a en découdre pour nous prendre, mais attention encore au prix, il doit y avoir à peine 4 km à faire, les taxis gonflent les prix, ça commence à 30$ à 4 l’aller, pour finir à 12$ et pour le retour ça sera encore plus intéressant 8$ toujours à 4.
nous avons pris le petit train « chu chu colonial » avec des explications en Français et un circuit dans les ruelles du centre historique. 10$ par personne le tour de 45 min retraçant 500 ans d’histoire. Après ce tour bien agréable, nous prenons nos petite jambes et nous marchons direction la calle del conde la rue piétonne pour un petit tour des boutiques, la monnaie locale le peso dominicain, certains commerçants proposent des dollars pour la monnaie, la plupart rendent des pesos attention au taux de change approximatif. Le parc Colon compte beaucoup de pigeons à l’image de la place st Marc à Venise certes à moindre échelle. Si vous vous procurez pour 1$ un petit sachet de mais vous pourrez faire de beaux clichés photos.

Il est 12h30 nous avons bien profité de la matinée nous mangeons sur le bateau, ben oui c’est compris pourquoi ne pas en profiter. Bon Bernard et maman ne nous suivront pas pour l’après midi, nous espérons pouvoir rejoindre la plage de Boca chica. On cherche toujours à se baigner à chaque escale, on retourne aux taxis, le matin on nous avait dit de compter 15$ par personne aller-retour. Cependant les montants ont changés, on nous annonce 80€ -90€… mince, là ça fait cher, on voit que les chauffeurs tiennent bon du coup on se dit que c’est peut être raté pour la plage. Soudain un couple de personne nous interpelle « vous aussi vous voulez allez a Boca chica » on dit oui, et la tout naturellement on décide de prendre un taxi pour 4, la chance est de notre côté car le monsieur parle très bien espagnol, atout majeur pour la négociation, du coup on peut faire l’aller-retour à 4 avec 2h d’attente du chauffeur sur place pour 70€, il y a 30 min de route pour rejoindre la plage, une fois arrivé sur place le chauffeur nous met en garde « restez bien sur la plage privée, la mafia n’est pas loin » on suivra ses conseils il nous orientera vers un serveur et nous prendrons un cocktail pour avoir des transats. Nous paierons 15€ pour 4 pina colada et 4 transats ce qui reste très correct. La plage est joli mais par rapport au 6 autres que nous avons fait j’ai décidé de la classer dernière donc 7.

Les vendeurs de tasers électriques côtoient les vendeurs de noix de coco, la police est présente, on a pied super loin, quelques méduses semblaient enfoui dans le sable, c’était curieux… nous avons passé un bon moment sur place malgré tout. Notre chauffeur nous a bien attendus 2h et nous sommes repartis, en évitant les fous sur la route qui ne se soucie guère des règles de circulation. Nous rentrerons au bateau sous un soleil couchant, nous rappelant la belle journée passée. Le soir même nous dégusterons un bon cocktail pour nous ressourcer.
Jour 5 : La Romana, Rep.Dominicaine toujours, emploi du temps chargé, une excursion nous attend pour Saona, avec Tropical paradise excursion, 70€ pour le transfert romana – bayahibe(30min) Bayahibe - saona (30min). Saona 2h sur la plage du docteur classé n°1 par notre petit classement des plages les plus belles. Repas avec langouste grillée sous les cocotiers + petit temps de shopping dans le village de pécheurs, cuba libre. Arrêt dans une piscine naturelle sur le retour avec étoile de mer avec un verre de rhum. Très complet et puis une excursion est proposée par msc mais ne comprend pas tout ce qui est cité ci-dessus, par exemple il faut payer un supplément pour la langouste, les plages ne sont pas les mêmes, il n’y a pas l’arrêt dans la piscine naturelle, par contre le prix lui est le même. Cette journée aura été la plus belle de cette croisière. On aura même pu apercevoir des poissons volants planer à côté du bateau rapide.


Jour 6 : St John’s Antigua & Barbuda, cette fois ci nous avons réservé la seule excursion prise sur msc, nage et plongée en compagnie des raies 65€ /personne, encore une bonne journée s’annonce, la musique tropicale est encore là pour nous accueillir nous suivons le panneau 7 tenu par notre guide, nous rejoignons rapidement les navettes pour aller à stingray city, le trajet prendra 30min environ (je ne regarde pas jamais montre en vacances et puis j’en ai pas d’abord ^^ ) en arrivant sur les lieux de rassemblement des navettes une petite foule s’amasse dans un espace avec des cages, a l’intérieur singes, perroquets, iguanes… sont présents pour nous faire patienter, le temps que les explications de sécurité su staff nous soient données et que nous signons une décharge et prenons masque et tuba avant de partir. Le trajet s’avèrera très mouillé le vent de face et la vitesse, certains même mettrons leur masques. 10 min plus tard nous arrivons sur un beau banc de sable (c’est pas une plage mais c’est classé 3) des taches noires apparaissent dans l’eau, plus de doute nous sommes au lieu de la rencontre. Petit réticence tout de même avant de mettre les pieds dans l’eau, les raies sont grandes, on a peur de les blesser, les toucher, c’est l’inconnu, on se rappelle les consignes de sécurité et on y va. Une fois 5 minutes dans l’eau on prend ses marques on commence à les toucher c’est doux, souple, visqueux elles sont docile le staff vient souvent leurs donner à manger a heure régulier donc elles ont fini par s’habituer, pas d’agressivité de leurs part mais plutôt joueuse, on nous prendra en photo avec (15$ par photo) on pourra en prendre nous aussi avec un appareil sous-marin, on nous laissera même leur donner à manger. Nous repartirons après une bonne 1h30 passer sur place nous laissant encore un bon souvenir en tête et sur carte mémoire, un verre nous attendra au retour, nous profiterons une dernière fois du perroquet qui dit « hello » et nous repartons en navette direction st john’s. La fin de l’excursion coïncide avec le coucher de soleil n’étant pas loin du port nous profitons de faire un tour en ville, bien oui Marion n’a pas eu ses cartes postales et moi mes souvenirs donc nous partons en quête de cela. Nous n’avons pas trainé car les commerces commençaient à fermer, juste le temps de trouver ce que nous cherchions. Et nous rentrons à bord. Pour faire les valises ne parlons pas des choses qui fâchent …


Jour 7 : Martinique, programme souple aujourd’hui, allons récupérer la voiture de location prise par bernard par le site luxiane pour y récupérer un Dacia duster une personne sympa vient nous chercher à la descente et nous conseille sur les plages à faire et ce qu’on peut voir avec le crédit de temps dont nous disposons. La plage des salines nous est conseillée et un détour pour voir le rocher du diamant, on nous indique aussi à ne pas stationner sous les cocotiers effectivement ça laisse des traces, comptez 40 minutes de voiture pour rejoindre les salines, pour les aficionados de koh lanta vous serez ravi car on est carrément dans le décor jungle / plage malheureusement la note n’est pas mérité pour cette plage classé 6 car nous avons eu 3 averses (hé oui la pluie rentre dans le coefficient de notation) la plage est juste magique quand même on peut même y apercevoir le rocher du diamant au loin.
Nous reprendrons la route après avoir rhabillé maman de la tête au pied car elle s’était déjà mise en mode Paris et donc le jean et les chaussures ça colle pas avec la chaleur et le sable. Direction le diamant, petit bourg agréable sous un soleil percutant, le rocher est bien là il semble flotter au loin, une simple rue principale 2 commerces suffirons. Nos emplettes faites et le ravitaillement en rafraichissement fait, nous repartons pour un tour dans fort de France, la ville s’étant sur des reliefs montagneux, le centre lui est plat, nous profiterons d’un petit marché couvert pour y acheter quelques épices. Nous rendons le Duster, tout va bien elle n’a pas de bobos, nous rentrons péniblement sur le bateau car nous y avons laissé nos sacs dans la consigne gratuite. Plus de cabine nous profitons une dernière fois de la piscine et des douches (pratique car on n’a pas croisé beaucoup de douches sur les plages).

18h cette fois c’est le vrai départ pour nous, nous laissons le bateau repartir sans nous pour emmener d’autres, voir ce que nous avons vu. Le bus pour l’aéroport nous emmène, nous sommes le 31 décembre nous décollons pour Paris la boucle est bouclée.
Merci d’avoir suivi ce carnet de voyage j’espère ne pas avoir fait trop de fautes, et si vous avez des questions j’y répondrais. (20 photos un peu leger vf...) pour voir d'avantage de photos ==> https://www.facebook.com/jeromebaxx
SAINT DOMINGUE - LA ROMANA - ANTIGUA & BARBUDA

Bonjour à toutes et à tous, je partage avec vous mon carnet de voyage, car peut être vous servira-t-il, piocher donc ce qui vous intéresse, posez moi des questions si vous le souhaitez, je tenterai d'y répondre du mieux que je peux. J’espère au travers de ce récit de voyage à vous donner envie de voyager. Ma compagne Marion (25ans) et moi-même (Jérôme 28 ans) vous souhaitons une bonne lecture.
Tout commence en mars donc un midi à la boite aux lettres je pense que pour certains d'entre vous l’histoire à démarrer de la même façon, on prie souvent pour qu'il n'y ai pas que des factures, ou de pub, et la pour le coup c'est de la pub, mince mais qu'est-ce que ça dit ? msc propose à ses clients msc club une offre de croisière à bord du MSC Musica aux Antilles pour noël 2013, à un tarif très correct vol compris à 990€ avec cabine balcon .Sur le coup on réfléchis, on pense congés, argent... puis le lendemain ben, on réserve quoi... bien que le standard d'msc à plusieurs fois sauté probablement car l'offre était trop belle pour ne pas la manquer, maman (Madisson) sera du voyage. Reste plus qu'à patienter...
voici la fameuse publicité

Nous revoici 9 mois plus tard, je vous ai épargné ce délai un poil trop long avant de pouvoir partir. Les acheminements pour les personnes venant de province inclus dans l'offre étaient vraiment très appréciables. Nous sommes partis de Hyères (83400) par Air France pour rejoindre Paris Orly et un autre vol Air France nous attendais pour partir direction le soleil et la mer turquoise nous quittons Paris et ses 7°.
Dans l'avion pour Fort de France il nous reste encore 3 bonnes heures de vols, nous avions pris de quoi nous occuper films sur tablette ou téléphone, mais sur cette compagnie nous avons été surpris de la qualité des interactions présentes sur l'écran, films récents, musique, un large choix qui nous a fait ranger la tablette tactile.
En arrivant de nuit et pourtant il est 17h heure locale à l'aéroport Aimé Césaire, le thermomètre du bus indique 27° on suffoque, dans la valise il n'y a que des shorts et des tee shirts, un petit gilet au cas ou... sans oublier le maillot de bain.à Fort de France nous sommes accueillis par la pluie, mince nous qui voulions voir du soleil ça commence bien comme dirait l'autre ! Tant pis climat tropical oblige, les navettes aussi incluses dans l'offre nous bordent, clim à fond jusqu’à l'arrivé au port. Avant de monter traditionnelle photo et enregistrement, vendeurs de forfait boissons sont aussi là pour proposer un petit rafraichissement. Avec la chaleur ça tombe bien. Nous prendrons pour la croisière un seul forfait par personne le "Doremi" cocktail non alcoolisé, sodas, milk shake, 28€ + 15% pour le service par personne, le rapport qualité prix est au rendez-vous. Puis nous accédons enfin à la chambre 9031, nous avions au départ une chambre au pont 11, mais elle s'est volatilisé au mois de septembre allez comprendre à quoi jouent-ils avec les cabines.

Depuis le temps qu'on patiente, on y est enfin, la décoration ne vaut pas le Splendida avec ses escaliers en cristal de swarovski, mais cela reste vraiment très beau, même si le coté nourriture a été un peu raboté, le clinquant ça marche toujours. on peu voir ci-dessous un piano sur l'eau.

Jour 1 : Guadeloupe - Pointe à Pitre, beau temps à l'horizon, c'est noël tout est quasi fermé en ville, nous partons en quête de notre loueur de voiture Loxam, qui nous a fait marcher 15 minutes dans un cadre pas très glamour, car le port n'est pas très propre, déchets au sol, les façades des habitations sont dans leurs jus, une fois en voiture à bord de la très française 207, nous prenons la direction des plages, c'est ce qu'on est venu voir après tout...
Le gosier, 1er arrêt pour admirer le paysage, dire qu'on est toujours en France !

La plage de Ste Anne, on nous a pas menti l'eau turquoise, le sable fin, le soleil, tout est là. L'appareil photo est tout d'un coup sollicité pour prendre quelques clichés.

Nous ne pourrons pas résister à l'envie de faire trempette, le cadre est trop beau, on gare la voiture et c'est parti, pas de thermomètre sur moi mais je peux vous dire qu'on y rentre très facilement. Coté tourisme ce n’est pas la folie : 2 vendeurs de fruits, 1 magasin bon c'est noël...
Nous continuons notre découverte de l'île en forme de papillon, nous avons concentré notre visite sur Grande-terre, les escales régissent notre organisation, nous poursuivons à st François pour voir la nouvelle marina nous mangerons sur place dans un petit restau au port du port de plaisance. Puis nous irons jusqu’à la pointes des châteaux, d’où nous pourrons voir la Désirade, l'endroit est connu pour ses reliefs escarpé ressemblant un instant aux paysages de la Bretagne avec une mer très agitée.

Nous retournerons finir l'après-midi sur la plage des raisins clairs classée n°4, et non des raisins secs n'est-ce pas Marion ?

Le soir nous rentrons avec de belles images en tête. Et dégusterons notre 1er cocktail après avoir vu le spectacle, bien dommage de ne pouvoir le déguster en regardant la représentation, les thèmes sont assez variés, la troupe restant la même tout le long du séjour laisse apparaitre des numéros recyclés au fil des spectacles. Allant rarement a des représentations théâtrale ou comédie musicales ce genre de petit plus sait satisfaire, ce sera notre première soirée Gala, la première d'une longue série, Gala il faut s'habiller chic un peu ça va, beaucoup ça saoule. On est en vacances !

Jour 2 : St Martin - Philipsburg : beau temps encore au programme et c'est tant mieux, la descente nous sommes accueillis par une musique typique tropicale avec un instrument que j'aime particulièrement la calypso (steel drums) l'office de tourisme est là, hop un petit plan de la ville et c'est parti !
En croisant cette belle fontaine, nous faisons le tour des lieux, 3 options s'offrent à nous pour rejoindre le centre-ville soit on paye un taxi qui vous mène au centre-ville soit on prend le bateau navette, soit la marche 15-20min, on a opté pour le bateau navette car 7$ aller-retour infini ben ça colle au budget.

Sous un soleil de plomb nous accostons à Philipsburg, partie Hollandaise de St Martin, une petite église nous fait de l'œil. Objectif trouver du Rhum et des souvenirs pour ma vitrine car oui je collectionne les petits souvenirs 1 par escale à chaque voyage. Et même les maquettes de bateau de croisière.
Après avoir fait des emplettes repos mérité sur le sable chaud de Great Bay classée n°5, nous avons constaté que l'alcool est très accessible pour exemple la bouteille de 1l de J&B peu se négocier à 10€ on peut payer en dollar ou en euro ce sera à peu près pareil pour le reste du séjour, en république dominicaine ils rendent des pesos attention au taux de change, les cigares sont très présent sur les îles il y a du choix et des prix.

Nous quittons St Martin, en ayant aperçu au loin les avions qui se pose presque littéralement sur la plage de Maho Beach pas le temps pour aller voir cette "attraction"
Second couché de soleil dans la mer des caraïbes, j’étais seul avec mes pensées quand j'ai pris la photo, je me suis un instant pris pour Christophe Colomb admirant l'horizon en quête de nouvelles aventures

Jour 3 : Arrivée aux îles vierges Britanniques, pas de programme ou d’organisation prévu, peut être aurions dû nous pencher dessus plus tôt, nous aurions été à Virgin gorda voir les bath, tant pis ce sera pour une prochaine fois, au lieu de cela, nous avons été séduit par un petit tour de l’île de Tortola en navette ouverte avec un arrêt de 45min sur la plage de Cane garden bay, (annoncée comme la plus belle de l’île). Avec plusieurs instants kodak comme dirait notre chauffeur. Le circuit se fait sur route montagneuse et bord de plage. Le tout pour 20$ par personne donc plutôt correct. La plage de cane garden bay respecte bien ses promesses elle est vraiment très belle classée n°2, des transats sont mis à disposition, des vendeurs de coco et souvenirs sont présent, à noter pour ceux qui aiment négocier, oublier de suite l’idée les commerçant sur place n’appliquent pas le principe, on m’a même rétorqué « quand je suis allé à Paris voir la tour Eiffel, j’ai payé le prix je n’ai pas négocié » est-ce un hors sujet ou a-t-elle raison… bref après avoir profité de l’arrêt pour nous baigner nous remontons dans le petit bus, nous finissons le tour avec des beaux paysages pleins les yeux. Nous sommes déposés dans le centre-ville de Tortola pour faire du shopping et profiter des derniers rayons de soleil avant de remonter à bord du Musica.

Jour 4 : République Dominicaine nous voilà, c’est parti pour la plus longue journée d’escale, nous partons le matin à 4 pour découvrir le quartier colonial de Saint-Domingue, des dizaines de taxis sont près a en découdre pour nous prendre, mais attention encore au prix, il doit y avoir à peine 4 km à faire, les taxis gonflent les prix, ça commence à 30$ à 4 l’aller, pour finir à 12$ et pour le retour ça sera encore plus intéressant 8$ toujours à 4.
nous avons pris le petit train « chu chu colonial » avec des explications en Français et un circuit dans les ruelles du centre historique. 10$ par personne le tour de 45 min retraçant 500 ans d’histoire. Après ce tour bien agréable, nous prenons nos petite jambes et nous marchons direction la calle del conde la rue piétonne pour un petit tour des boutiques, la monnaie locale le peso dominicain, certains commerçants proposent des dollars pour la monnaie, la plupart rendent des pesos attention au taux de change approximatif. Le parc Colon compte beaucoup de pigeons à l’image de la place st Marc à Venise certes à moindre échelle. Si vous vous procurez pour 1$ un petit sachet de mais vous pourrez faire de beaux clichés photos.

Il est 12h30 nous avons bien profité de la matinée nous mangeons sur le bateau, ben oui c’est compris pourquoi ne pas en profiter. Bon Bernard et maman ne nous suivront pas pour l’après midi, nous espérons pouvoir rejoindre la plage de Boca chica. On cherche toujours à se baigner à chaque escale, on retourne aux taxis, le matin on nous avait dit de compter 15$ par personne aller-retour. Cependant les montants ont changés, on nous annonce 80€ -90€… mince, là ça fait cher, on voit que les chauffeurs tiennent bon du coup on se dit que c’est peut être raté pour la plage. Soudain un couple de personne nous interpelle « vous aussi vous voulez allez a Boca chica » on dit oui, et la tout naturellement on décide de prendre un taxi pour 4, la chance est de notre côté car le monsieur parle très bien espagnol, atout majeur pour la négociation, du coup on peut faire l’aller-retour à 4 avec 2h d’attente du chauffeur sur place pour 70€, il y a 30 min de route pour rejoindre la plage, une fois arrivé sur place le chauffeur nous met en garde « restez bien sur la plage privée, la mafia n’est pas loin » on suivra ses conseils il nous orientera vers un serveur et nous prendrons un cocktail pour avoir des transats. Nous paierons 15€ pour 4 pina colada et 4 transats ce qui reste très correct. La plage est joli mais par rapport au 6 autres que nous avons fait j’ai décidé de la classer dernière donc 7.

Les vendeurs de tasers électriques côtoient les vendeurs de noix de coco, la police est présente, on a pied super loin, quelques méduses semblaient enfoui dans le sable, c’était curieux… nous avons passé un bon moment sur place malgré tout. Notre chauffeur nous a bien attendus 2h et nous sommes repartis, en évitant les fous sur la route qui ne se soucie guère des règles de circulation. Nous rentrerons au bateau sous un soleil couchant, nous rappelant la belle journée passée. Le soir même nous dégusterons un bon cocktail pour nous ressourcer.
Jour 5 : La Romana, Rep.Dominicaine toujours, emploi du temps chargé, une excursion nous attend pour Saona, avec Tropical paradise excursion, 70€ pour le transfert romana – bayahibe(30min) Bayahibe - saona (30min). Saona 2h sur la plage du docteur classé n°1 par notre petit classement des plages les plus belles. Repas avec langouste grillée sous les cocotiers + petit temps de shopping dans le village de pécheurs, cuba libre. Arrêt dans une piscine naturelle sur le retour avec étoile de mer avec un verre de rhum. Très complet et puis une excursion est proposée par msc mais ne comprend pas tout ce qui est cité ci-dessus, par exemple il faut payer un supplément pour la langouste, les plages ne sont pas les mêmes, il n’y a pas l’arrêt dans la piscine naturelle, par contre le prix lui est le même. Cette journée aura été la plus belle de cette croisière. On aura même pu apercevoir des poissons volants planer à côté du bateau rapide.


Jour 6 : St John’s Antigua & Barbuda, cette fois ci nous avons réservé la seule excursion prise sur msc, nage et plongée en compagnie des raies 65€ /personne, encore une bonne journée s’annonce, la musique tropicale est encore là pour nous accueillir nous suivons le panneau 7 tenu par notre guide, nous rejoignons rapidement les navettes pour aller à stingray city, le trajet prendra 30min environ (je ne regarde pas jamais montre en vacances et puis j’en ai pas d’abord ^^ ) en arrivant sur les lieux de rassemblement des navettes une petite foule s’amasse dans un espace avec des cages, a l’intérieur singes, perroquets, iguanes… sont présents pour nous faire patienter, le temps que les explications de sécurité su staff nous soient données et que nous signons une décharge et prenons masque et tuba avant de partir. Le trajet s’avèrera très mouillé le vent de face et la vitesse, certains même mettrons leur masques. 10 min plus tard nous arrivons sur un beau banc de sable (c’est pas une plage mais c’est classé 3) des taches noires apparaissent dans l’eau, plus de doute nous sommes au lieu de la rencontre. Petit réticence tout de même avant de mettre les pieds dans l’eau, les raies sont grandes, on a peur de les blesser, les toucher, c’est l’inconnu, on se rappelle les consignes de sécurité et on y va. Une fois 5 minutes dans l’eau on prend ses marques on commence à les toucher c’est doux, souple, visqueux elles sont docile le staff vient souvent leurs donner à manger a heure régulier donc elles ont fini par s’habituer, pas d’agressivité de leurs part mais plutôt joueuse, on nous prendra en photo avec (15$ par photo) on pourra en prendre nous aussi avec un appareil sous-marin, on nous laissera même leur donner à manger. Nous repartirons après une bonne 1h30 passer sur place nous laissant encore un bon souvenir en tête et sur carte mémoire, un verre nous attendra au retour, nous profiterons une dernière fois du perroquet qui dit « hello » et nous repartons en navette direction st john’s. La fin de l’excursion coïncide avec le coucher de soleil n’étant pas loin du port nous profitons de faire un tour en ville, bien oui Marion n’a pas eu ses cartes postales et moi mes souvenirs donc nous partons en quête de cela. Nous n’avons pas trainé car les commerces commençaient à fermer, juste le temps de trouver ce que nous cherchions. Et nous rentrons à bord. Pour faire les valises ne parlons pas des choses qui fâchent …


Jour 7 : Martinique, programme souple aujourd’hui, allons récupérer la voiture de location prise par bernard par le site luxiane pour y récupérer un Dacia duster une personne sympa vient nous chercher à la descente et nous conseille sur les plages à faire et ce qu’on peut voir avec le crédit de temps dont nous disposons. La plage des salines nous est conseillée et un détour pour voir le rocher du diamant, on nous indique aussi à ne pas stationner sous les cocotiers effectivement ça laisse des traces, comptez 40 minutes de voiture pour rejoindre les salines, pour les aficionados de koh lanta vous serez ravi car on est carrément dans le décor jungle / plage malheureusement la note n’est pas mérité pour cette plage classé 6 car nous avons eu 3 averses (hé oui la pluie rentre dans le coefficient de notation) la plage est juste magique quand même on peut même y apercevoir le rocher du diamant au loin.
Nous reprendrons la route après avoir rhabillé maman de la tête au pied car elle s’était déjà mise en mode Paris et donc le jean et les chaussures ça colle pas avec la chaleur et le sable. Direction le diamant, petit bourg agréable sous un soleil percutant, le rocher est bien là il semble flotter au loin, une simple rue principale 2 commerces suffirons. Nos emplettes faites et le ravitaillement en rafraichissement fait, nous repartons pour un tour dans fort de France, la ville s’étant sur des reliefs montagneux, le centre lui est plat, nous profiterons d’un petit marché couvert pour y acheter quelques épices. Nous rendons le Duster, tout va bien elle n’a pas de bobos, nous rentrons péniblement sur le bateau car nous y avons laissé nos sacs dans la consigne gratuite. Plus de cabine nous profitons une dernière fois de la piscine et des douches (pratique car on n’a pas croisé beaucoup de douches sur les plages).

18h cette fois c’est le vrai départ pour nous, nous laissons le bateau repartir sans nous pour emmener d’autres, voir ce que nous avons vu. Le bus pour l’aéroport nous emmène, nous sommes le 31 décembre nous décollons pour Paris la boucle est bouclée.
Merci d’avoir suivi ce carnet de voyage j’espère ne pas avoir fait trop de fautes, et si vous avez des questions j’y répondrais. (20 photos un peu leger vf...) pour voir d'avantage de photos ==> https://www.facebook.com/jeromebaxx
Itinéraire en Jordanie avec enfant English translation pending
Bonjour !
Je me permets de vous soumettre l'itinéraire ci-dessous, pour avis. Nous partirions l'été prochain, à trois (deux adultes et un enfant de 8 ans) (je sens que ce voyage sera ... difficile, pour moi qui ne supporte pas la chaleur ..... 🤪 Mais c'était le deal entre mon homme et moi : soleil et vieilles pierres ! 😎 Je sens qu'il la ramènera moins au retour, avec son soleil, et que nous pourrons partir en Namibie l'été d'après !!! 😉) :
1. Arrivée à Amman en début d'après-midi Châteaux du désert en chemin Nuit à l'Azraq Ecolodge.
2. Balade dans la réserve de Shaumari et/ou l'oasis Route pour UMM-QAIS Nuit à Gadara Rent-Room.
3. Visite de Gadara Route pour l'Ajlun Forest Reserve Rando dans l'Ajlun Forest Reserve ou le Wadi Yabis ??? Nuit à Ajlun Forest Reserve.
4. Visite de JERASH Route pour la Mer Morte Nuit au Mövenpick Dead See ... Si j'économise comme il faut !
5. Route pour DANA (via KERAK et le Wadi Mujib, exact ???) Nuit ..... je ne sais pas encore où ! J'hésite entre le Rummana Campsite et le Alnawatef Camp ..... Qu'en pensez-vous ???
5. Rando dans la réserve de DANA.
6. Route pour PETRA Visite de PETRA Nuit au Tetra Tree Hotel.
7. PETRA Visite de PETRA Nuit au Tetra Tree Hotel.
8. PETRA Visite de PETRA Nuit au Tetra Tree Hotel.
9. Route pour AQABA (histoire de "couper" un peu et de faire une "pause" mer, pour le petit bouchon qui nous accompagnera) Nuit au Bedouin Garden Village.
10. AQABA Plage Nuit au Bedouin Garden Village.
11. Route pour le WADI RUM Excursion dans le désert
12. Désert du WADI RUM
13. Désert du WADI RUM
14. Retour sur AMMAN (via la route de la Mer Morte; arrêts au Jourdain et au Mont Nébo). Vol retour ou nuit sur place et vol retour le lendemain.
Voilà ... Je vous remercie par avance de vos conseils.
Au plaisir de vous lire !
Nathalie.
Je me permets de vous soumettre l'itinéraire ci-dessous, pour avis. Nous partirions l'été prochain, à trois (deux adultes et un enfant de 8 ans) (je sens que ce voyage sera ... difficile, pour moi qui ne supporte pas la chaleur ..... 🤪 Mais c'était le deal entre mon homme et moi : soleil et vieilles pierres ! 😎 Je sens qu'il la ramènera moins au retour, avec son soleil, et que nous pourrons partir en Namibie l'été d'après !!! 😉) :
1. Arrivée à Amman en début d'après-midi Châteaux du désert en chemin Nuit à l'Azraq Ecolodge.
2. Balade dans la réserve de Shaumari et/ou l'oasis Route pour UMM-QAIS Nuit à Gadara Rent-Room.
3. Visite de Gadara Route pour l'Ajlun Forest Reserve Rando dans l'Ajlun Forest Reserve ou le Wadi Yabis ??? Nuit à Ajlun Forest Reserve.
4. Visite de JERASH Route pour la Mer Morte Nuit au Mövenpick Dead See ... Si j'économise comme il faut !
5. Route pour DANA (via KERAK et le Wadi Mujib, exact ???) Nuit ..... je ne sais pas encore où ! J'hésite entre le Rummana Campsite et le Alnawatef Camp ..... Qu'en pensez-vous ???
5. Rando dans la réserve de DANA.
6. Route pour PETRA Visite de PETRA Nuit au Tetra Tree Hotel.
7. PETRA Visite de PETRA Nuit au Tetra Tree Hotel.
8. PETRA Visite de PETRA Nuit au Tetra Tree Hotel.
9. Route pour AQABA (histoire de "couper" un peu et de faire une "pause" mer, pour le petit bouchon qui nous accompagnera) Nuit au Bedouin Garden Village.
10. AQABA Plage Nuit au Bedouin Garden Village.
11. Route pour le WADI RUM Excursion dans le désert
12. Désert du WADI RUM
13. Désert du WADI RUM
14. Retour sur AMMAN (via la route de la Mer Morte; arrêts au Jourdain et au Mont Nébo). Vol retour ou nuit sur place et vol retour le lendemain.
Voilà ... Je vous remercie par avance de vos conseils.
Au plaisir de vous lire !
Nathalie.
Itinéraire en 4x4 en famille Namibie/Botswana juillet 2014 English translation pending
Bonjour,
Nous pensons partir en Namibie et au Botswana en juillet. 2 adultes et 3 enfants 14,13, 9 ans en 4x4 avec tentes sur le toit Voici le détail des étapes prévues, pouvez vous nous aider a l améliorer ? Windhoek Kalahari Fish river canyon Route 707 Sossusvlei Namib park Swakopmund 2 nuits Twyfelfontein Etosha 2nuits Rundu Mahango 2 nuits Kongola 2 nuits Kasane 3 nuits Gweta Moreni Maun Zelda Windhoek
Merci d avance pour vos conseils
Nous pensons partir en Namibie et au Botswana en juillet. 2 adultes et 3 enfants 14,13, 9 ans en 4x4 avec tentes sur le toit Voici le détail des étapes prévues, pouvez vous nous aider a l améliorer ? Windhoek Kalahari Fish river canyon Route 707 Sossusvlei Namib park Swakopmund 2 nuits Twyfelfontein Etosha 2nuits Rundu Mahango 2 nuits Kongola 2 nuits Kasane 3 nuits Gweta Moreni Maun Zelda Windhoek
Merci d avance pour vos conseils
Séjour sac à dos d'un mois au Nicaragua English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple qui partons sur le Nicaragua pour le mois de novembre.
Nous arriverons assez tard en fin de soirée et nous devrons coucher à Managua pour mieux repartir sur Léon le lendemain matin.
Voici l'itinéraire que nous avons dessiner. Nous aimerions s'il savoir s'il est raisonnable de le présenter ainsi.
Léon pour une couple de jour afin d'y visiter la ville, escalade du volcan Telica et la visiter la réserve naturelle Isla Juan Venado.
Estelí aussi pour une couple de jours ....cascade El Salto, réserve naturelle Tisey ou Miraflor et peut-être le canyon de Somoto.
Masaya visite du volcan Masaya, Lagune de Apoyo, San Juan de Oriente
Granada 2à 3 jours ... Archipel Zapatera, Isla del Muerto , Las Isletas, réserve Mombacho
Ometepe à vélo, 5-6 jours, Madaras, Lagune Charco Verde, Playa Santo Domingo, Réserve naturelle, volcans..Kayak Rio Istiam.
Rio San Juan 4-5 jours, Archipel Solentiname, Ile Zapote, Réserve Los Guatusoz, réserve Esperaza Verde, Village El Castillo, réserve Indio Maiz
Corn Islands 6-7 jours, cours de plongée et plongée en apnée ...
Laguna de Perlas s'il reste du temps....
Managua fin du voyage ...
Merci pour tous commentaires ou suggestions de votre part qui pourraient optimiser ce voyage au Nicaragua !!
Miss Epicuria
Estelí aussi pour une couple de jours ....cascade El Salto, réserve naturelle Tisey ou Miraflor et peut-être le canyon de Somoto.
Masaya visite du volcan Masaya, Lagune de Apoyo, San Juan de Oriente
Granada 2à 3 jours ... Archipel Zapatera, Isla del Muerto , Las Isletas, réserve Mombacho
Ometepe à vélo, 5-6 jours, Madaras, Lagune Charco Verde, Playa Santo Domingo, Réserve naturelle, volcans..Kayak Rio Istiam.
Rio San Juan 4-5 jours, Archipel Solentiname, Ile Zapote, Réserve Los Guatusoz, réserve Esperaza Verde, Village El Castillo, réserve Indio Maiz
Corn Islands 6-7 jours, cours de plongée et plongée en apnée ...
Laguna de Perlas s'il reste du temps....
Managua fin du voyage ...
Merci pour tous commentaires ou suggestions de votre part qui pourraient optimiser ce voyage au Nicaragua !!
Miss Epicuria
Tour du monde éco-responsable English translation pending
Bonjour à tous,
Face au contexte économique, social et écologique actuel, nous avons décidé avec mon amie de créer un réseau sur Internet qui référencie et présente les acteurs du tourisme éco-responsable qui prennent en compte ces valeurs dans le monde. Ce réseau aura pour objectif de présenter ces acteurs, leur permettre de se faire connaitre lorsqu’ils n’ont pas les moyens et les mettre en valeur sur un marché monopolisé par le tourisme de masse qui ne prend pas forcément en compte les mêmes valeurs. Il permettra également aux voyageurs de pouvoir choisir leurs destinations en fonction de leurs valeurs et critères en supprimant les intermédiaires qui prennent leur marge sur leur séjour.
Pour créer ce réseau, nous partons dans un premier temps faire un tour du monde à la rencontre des acteurs du tourisme éco-responsable. Ce tour du monde débutera le 8 mars 2013 et se fera à pieds, en transports en commun, stop, bateau stop… Nous le ferons avec notre propre argent, nous n’aurons donc malheureusement pas la possibilité de faire tous les pays du monde ! 🙁
Notre objectif sur un long terme est que notre réseau s’élargisse grâce à la contribution des voyageurs qui auront également rencontré ces acteurs. Pour aller à leur rencontre, nous avons commencé à référencer grâce à Internet quelques hôtels, réserves naturelles, agences de voyages éco-responsables, mais nous souhaitons profiter de votre expérience.
Si vous connaissez des entreprises du tourisme éco-responsable que l’on peut rencontrer durant notre tour du monde, n’hésitez pas à nous contacter via notre site Internet : www.projet-terre.org, rubrique « Contactez-nous ».
Voici les destinations que nous traversons : Mexique, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Paraguay, Argentine, Chili, Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie, Australie, Inde, Népal, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam et Chine.
Si vous avez des adresses, des contacts, des conseils de choses à faire ou autres, ou tout simplement si vous voulez soutenir notre projet, n’hésitez pas à nous contacter également, nous sommes preneurs ! 😄 Notre site Internet : www.projet-terre.org
Nous vous remercions pour votre aide, à très bientôt.
Jocelyn et Sonia
Face au contexte économique, social et écologique actuel, nous avons décidé avec mon amie de créer un réseau sur Internet qui référencie et présente les acteurs du tourisme éco-responsable qui prennent en compte ces valeurs dans le monde. Ce réseau aura pour objectif de présenter ces acteurs, leur permettre de se faire connaitre lorsqu’ils n’ont pas les moyens et les mettre en valeur sur un marché monopolisé par le tourisme de masse qui ne prend pas forcément en compte les mêmes valeurs. Il permettra également aux voyageurs de pouvoir choisir leurs destinations en fonction de leurs valeurs et critères en supprimant les intermédiaires qui prennent leur marge sur leur séjour.
Pour créer ce réseau, nous partons dans un premier temps faire un tour du monde à la rencontre des acteurs du tourisme éco-responsable. Ce tour du monde débutera le 8 mars 2013 et se fera à pieds, en transports en commun, stop, bateau stop… Nous le ferons avec notre propre argent, nous n’aurons donc malheureusement pas la possibilité de faire tous les pays du monde ! 🙁
Notre objectif sur un long terme est que notre réseau s’élargisse grâce à la contribution des voyageurs qui auront également rencontré ces acteurs. Pour aller à leur rencontre, nous avons commencé à référencer grâce à Internet quelques hôtels, réserves naturelles, agences de voyages éco-responsables, mais nous souhaitons profiter de votre expérience.
Si vous connaissez des entreprises du tourisme éco-responsable que l’on peut rencontrer durant notre tour du monde, n’hésitez pas à nous contacter via notre site Internet : www.projet-terre.org, rubrique « Contactez-nous ».
Voici les destinations que nous traversons : Mexique, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Paraguay, Argentine, Chili, Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie, Australie, Inde, Népal, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam et Chine.
Si vous avez des adresses, des contacts, des conseils de choses à faire ou autres, ou tout simplement si vous voulez soutenir notre projet, n’hésitez pas à nous contacter également, nous sommes preneurs ! 😄 Notre site Internet : www.projet-terre.org
Nous vous remercions pour votre aide, à très bientôt.
Jocelyn et Sonia
Hua Hin ou Phuket? English translation pending
Chère routards, Vacanciers, expatriés.
N'ayant pas trouvé de récentes réponse à mes interrogations sur le Forum (aurais-je mal chercher?), je me décide à poster mon premier message sur ce génial site.
Alors voila, je part prochainement pour la 4ème fois en Thailande, j'ai préparé avec précision mon séjour dans la capitale mais j'hésite à prendre la route pour hua hin, ou les airs pour Phuket. Je fais donc appel à vous et à votre experience personnelle pour me décrire quel choix feriez vous et pourquoi! Merci!
Axel
N'ayant pas trouvé de récentes réponse à mes interrogations sur le Forum (aurais-je mal chercher?), je me décide à poster mon premier message sur ce génial site.
Alors voila, je part prochainement pour la 4ème fois en Thailande, j'ai préparé avec précision mon séjour dans la capitale mais j'hésite à prendre la route pour hua hin, ou les airs pour Phuket. Je fais donc appel à vous et à votre experience personnelle pour me décrire quel choix feriez vous et pourquoi! Merci!
Axel
Une semaine en Belgique avec enfants: un coup de coeur? English translation pending
Bonjour, nous partons en famille (avec ma fille de 3 ans et un bébé de 6 mois) 1 semaine en belgique pour visiter le pays. la derniere semaine de décembre. (il va faire froid)
une semaine c est très court, surtout avec des enfants. j ai lu toutes les discussions et tout le monde énumère un tas de villes. mais moi, je veux connaitre votre coup de coeur! au singulier!
voici ma question: quel est votre coup de coeur en belgique, merci de reflechir et de m en donner 1 seul!!
et si possible un lieu précis. pas un nom de ville. pas "Bruges" ou "gant".
merci de votre aide
bonne journée
Avis sur projet de road trip de quatre semaines dans l'est des États-Unis et Nouvelle-Angleterre au printemps 2013? English translation pending
Bonjour à tous les forumers,
Je me permets de vous solliciter pour avoir des avis, précisions, tuyaux, temps de visites, bonnes astuces et trucs que l’on ne trouve pas forcement dans les guides, pour notre projet de road trip USA East et Nouvelle Angleterre 4 semaines printemps 2013.
Après 3 voyages aux USA dont 2 dans l’Ouest, et le dernier sur la route 66 et retour par le Tennessee, Kentucky et Indiana, nous avons envie de découvrir la cote Est et la nouvelle Angleterre qui a elle seule à l’air de concentrer une bonne partie des curiosités de ce coté de l’atlantique.
Afin d’optimiser le prix des billets d’avion en augmentation depuis 2011, et de s’immerger plus profondément, nous avons projeté de partir du 16 mai au 15 juin 2013.
En sachant que US Airways possède une plateforme sur Philadelphie, et que c’est par cette compagnie que nous avons fait nos 2 précédents voyages, le road trip formant boucle pourrait commencer par cette ville, afin d’éviter un vol intérieur, mais peut démarrer par toute autre destination sur la boucle.
Voici donc le projet d’itinéraire, avec temps de route et distance, les temps de visite étant toujours difficiles à estimer le découpage reste à adapter en fonction de vos remarques et conseils.
Les distances sont indiquées ici en km et non en miles, l’étape soir est précisée par un (s ) après l’abréviation du jour.
jour date destination, visite Etat km jour temps de route jour
V
17.5
Paris Philadelphie
V s 17.5 Philadelphie
Philadelphie
PA
S s 18.5 Princeton Princeton university 75 52
Hudson river NY
Tarrytown Hudson river NY
Sleepy hollow Hudson river NY
Highlands westpoint Hudson river NY
Boscobel Hudson river NY
D s 19.5 Stockbridge
MA 344 4h 55
the Berkshires MA
Pittsfield Hancock shaker village MA
mount greylock MA
L s 20.5 Williamstown
MA 68.7 1h40
Mohawk trail MA
Deerfield
MA
brattleboro
VT
Bennington green mountains VT
Manchester green mountains VT
Weston green mountains VT
M s 21.5 Woodstock green mountains billing farm VT 306 5h05
Quechee gorge VT
Rutland
VT
Middlebury
VT
Fort Ticonderoga NY
Me s 22.5 Burlington
VT 266 4h10
Shelburn museum VT
Stowe
VT
Mont Mansfield VT
Smugglers notch VT
J s 23.5 Montpelier
VT 143 2h02
St Johnsbury
VT
Mont Washington NH
Franconia White mounts NH
the flume gorge NH
V s 24.5 Lincoln Franconia notch, Route Kancamagus NH 205 3h05
Conway
NH
Augusta
ME
Main coast ME
S s 25.5 Bar harbor Acadia NP ME 450 5h10
loop road
D s 26.5 Camden
ME 171 3h
Pemaquid point ME
Boothbay harbor
ME
L s 27.5 Portland ME 211 3h10
wells auto museum
York
ME
M s 28.5 Portsmouth
NH 88.5 1h10
Canterbury shaker village NH
Gloucester Cap ann MA
Salem
MA
Me s 29.5 Boston
MA 293 4h
Cambridge Harvard university MA
J s 30.5 Concord et lexington MA 58.9 1h30
Plymouth
V s 31.5 Sandwich Cape cod NS MA 129 1h35
Provincetown
Nantucket
S s 1.6 Sandwich
MA 190 2h15
Newport
RI
Providence
RI
D s 2.6 Mystic Mystic seaport CT 326 4h L s 3.6 Sturbridge Old sturbridge village MA 120 1h25
Wethersfield CT
M s 4.6 Hartford
CT 82.1 1h10
Litchtfield Litchtfield hills CT
Me s 5.6 New haven Yale university CT 117 1h45 J s 6.6
Cap may NJ 386 4h26
Wintherthur DE
Brandy wine valley PA
V s 7.6
Baltimore MD 266 3h35
Washington DC WDC
S s 8.6
Richmond VA 241 3h05
Monticello
Colonial williamsburg VA
Colonial Parkway VA
D s 9.6
Charlottesville VA 310 3h30
L s 10.6
Cherokee NC 660 7h
Blue Ridge parkway
M s 11.6
Windson Salem NC 330 4h
Blue Ridge parkway
Sky line drive
Me s 12.6
Shenandoah NP VA 418 6h
Front Royal VA
J s 13.6
Gettysburg PA 322 4h
Lancaster PA
V s 14.6
Philadelphie PA 215 3h
Philadelphie-Paris
Ce projet a été construit après synthèse des infos recueillies dans les guides Michelin USA cote Est, et Nouvelle Angleterre, du guide petit futé Boston et N Angleterre, et de diverses infos sur les forums et sites internes. L’objectif de ce road trip n’est pas de voir peu de chose dans le détail, mais plutôt comme dans notre philosophie de voyage d’avoir une vision globale d’une zone géographique, avec une préférence pour les curiosités naturelles, les visites de plein air, la culture américaine en générale, en ne visitant que l’essentiel des grandes villes et en laissant de côté une bonne partie des musées dont ceux d’art (peinture, sculpture, art moderne) qui ne sont pas dans nos centres d’intérêt. Les musées que nous privilégions vous l’aurez compris sont ceux plutôt sur l’histoire américaine, de plein air ou les musées automobiles. De manière générale, les activités de plein air, la rando, le shoping, le farniente ne sont pas non plus les priorités du voyage, le principal pour nous étant de découvrir l’essentiel des états traversés sans passer à coté d’un incontournable que nous aurions pu oublier ou sous estimer dans notre programme. La dernière semaine sur les états New Jersey, Delaware, Maryland, Virginie, Caroline, Pennsylvanie, demande surement à être « paufinée » un peu plus. New York valant surement à elle seule plusieurs jours de visite, a volontairement été écartée de la programmation de ce road trip afin de ne pas impacter le timing qui pourrait s’avérer déjà à première vue un peu serré. Mais avec un kilométrage prévisionnel de 6800 km sur 4 semaines il me semble que cela est jouable en regard des voyages précédents avec une moyenne de 2000 km parcourus par semaine. Nous nous posons les questions suivantes : La vallée de l’Hudson mérite-t-elle vraiment le détour ? Est il judicieux de visiter les différentes Université ou est-il préférable d’en privilégier 1 et zapper les autres ? La quelle choisir Harvard, Princeton, Yale… ? Est il judicieux de visiter les deux villages shaker, Hancock ou Canterbury ou un seul suffit? Dans l’attente de vos commentaires, conseils et remarques, et vous souhaitant d’agréables voyages, bien cordialement.
V s 17.5 Philadelphie
Philadelphie
PA
S s 18.5 Princeton Princeton university 75 52
Hudson river NY
Tarrytown Hudson river NY
Sleepy hollow Hudson river NY
Highlands westpoint Hudson river NY
Boscobel Hudson river NY
D s 19.5 Stockbridge
MA 344 4h 55
the Berkshires MA
Pittsfield Hancock shaker village MA
mount greylock MA
L s 20.5 Williamstown
MA 68.7 1h40
Mohawk trail MA
Deerfield
MA
brattleboro
VT
Bennington green mountains VT
Manchester green mountains VT
Weston green mountains VT
M s 21.5 Woodstock green mountains billing farm VT 306 5h05
Quechee gorge VT
Rutland
VT
Middlebury
VT
Fort Ticonderoga NY
Me s 22.5 Burlington
VT 266 4h10
Shelburn museum VT
Stowe
VT
Mont Mansfield VT
Smugglers notch VT
J s 23.5 Montpelier
VT 143 2h02
St Johnsbury
VT
Mont Washington NH
Franconia White mounts NH
the flume gorge NH
V s 24.5 Lincoln Franconia notch, Route Kancamagus NH 205 3h05
Conway
NH
Augusta
ME
Main coast ME
S s 25.5 Bar harbor Acadia NP ME 450 5h10
loop road
D s 26.5 Camden
ME 171 3h
Pemaquid point ME
Boothbay harbor
ME
L s 27.5 Portland ME 211 3h10
wells auto museum
York
ME
M s 28.5 Portsmouth
NH 88.5 1h10
Canterbury shaker village NH
Gloucester Cap ann MA
Salem
MA
Me s 29.5 Boston
MA 293 4h
Cambridge Harvard university MA
J s 30.5 Concord et lexington MA 58.9 1h30
Plymouth
V s 31.5 Sandwich Cape cod NS MA 129 1h35
Provincetown
Nantucket
S s 1.6 Sandwich
MA 190 2h15
Newport
RI
Providence
RI
D s 2.6 Mystic Mystic seaport CT 326 4h L s 3.6 Sturbridge Old sturbridge village MA 120 1h25
Wethersfield CT
M s 4.6 Hartford
CT 82.1 1h10
Litchtfield Litchtfield hills CT
Me s 5.6 New haven Yale university CT 117 1h45 J s 6.6
Cap may NJ 386 4h26
Wintherthur DE
Brandy wine valley PA
V s 7.6
Baltimore MD 266 3h35
Washington DC WDC
S s 8.6
Richmond VA 241 3h05
Monticello
Colonial williamsburg VA
Colonial Parkway VA
D s 9.6
Charlottesville VA 310 3h30
L s 10.6
Cherokee NC 660 7h
Blue Ridge parkway
M s 11.6
Windson Salem NC 330 4h
Blue Ridge parkway
Sky line drive
Me s 12.6
Shenandoah NP VA 418 6h
Front Royal VA
J s 13.6
Gettysburg PA 322 4h
Lancaster PA
V s 14.6
Philadelphie PA 215 3h
Philadelphie-Paris
Ce projet a été construit après synthèse des infos recueillies dans les guides Michelin USA cote Est, et Nouvelle Angleterre, du guide petit futé Boston et N Angleterre, et de diverses infos sur les forums et sites internes. L’objectif de ce road trip n’est pas de voir peu de chose dans le détail, mais plutôt comme dans notre philosophie de voyage d’avoir une vision globale d’une zone géographique, avec une préférence pour les curiosités naturelles, les visites de plein air, la culture américaine en générale, en ne visitant que l’essentiel des grandes villes et en laissant de côté une bonne partie des musées dont ceux d’art (peinture, sculpture, art moderne) qui ne sont pas dans nos centres d’intérêt. Les musées que nous privilégions vous l’aurez compris sont ceux plutôt sur l’histoire américaine, de plein air ou les musées automobiles. De manière générale, les activités de plein air, la rando, le shoping, le farniente ne sont pas non plus les priorités du voyage, le principal pour nous étant de découvrir l’essentiel des états traversés sans passer à coté d’un incontournable que nous aurions pu oublier ou sous estimer dans notre programme. La dernière semaine sur les états New Jersey, Delaware, Maryland, Virginie, Caroline, Pennsylvanie, demande surement à être « paufinée » un peu plus. New York valant surement à elle seule plusieurs jours de visite, a volontairement été écartée de la programmation de ce road trip afin de ne pas impacter le timing qui pourrait s’avérer déjà à première vue un peu serré. Mais avec un kilométrage prévisionnel de 6800 km sur 4 semaines il me semble que cela est jouable en regard des voyages précédents avec une moyenne de 2000 km parcourus par semaine. Nous nous posons les questions suivantes : La vallée de l’Hudson mérite-t-elle vraiment le détour ? Est il judicieux de visiter les différentes Université ou est-il préférable d’en privilégier 1 et zapper les autres ? La quelle choisir Harvard, Princeton, Yale… ? Est il judicieux de visiter les deux villages shaker, Hancock ou Canterbury ou un seul suffit? Dans l’attente de vos commentaires, conseils et remarques, et vous souhaitant d’agréables voyages, bien cordialement.
États-Unis 2012 "Au long du Rio Grande" English translation pending
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USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
Maroc: vacances réussies! Merci au forum! English translation pending
Arrivée à Marrakech sous le soleil!Dépaysement total dès la sortie de l'aéroport.
La place Djemma El F Na dès le 1er soir:étourdis par les bruits, les odeurs, le monde entier qui va et qui vient parmi les Marocains.Quelle ambiance!
Nuit à l'hôtel Toulousain, accueil et services très gentils, chambres propres et petit déjeuner copieux servi sous l'oranger du patio.
Le lendemain, visite des souks, promenade dans la médina, visite de la médersa(magnifique), la place des ferblantiers avec ses cigognes et retour à l'hôtel, épuisés mais tellement contents!
Une bonne nuit et on réceptionne la voiture(logan de chez Medloc)et direction les cascades d'Ouzoud.Impressionnantes cascades vues d'en haut et vues d'en bas.Traversée en empruntant le petit bac pittoresque, décoré à la marocaine.Très sympa!
Puis en route pour Imi N Ifri, étonnante arche naturelle au-dessus de l'oued.Nuit au gite d'étape Thami.Bien accueillis, bien nourris et bien reposés, on repart le lendemain matin pour la vallée de la Tessaout en direction de Skoura.Sublimes paysages de montagnes.Aucune circulation.Mais des petits écureuils qui traversent la route de temps en temps.Arrivés à Skoura en fin d'après-midi et installation au gite-kasbah LA PALMERAIE.Accueil chaleureux de toute la famille dans cette grande maison en bordure de la palmeraie.Dès le lendemain, après un super petit déjeuner pris sur la terrasse où on a mangé nos premiers baghirs(crêpes 1000 trous), on s'en va avec Mohamed, notre hôte, pour une promenade-découverte de la palmeraie, des différentes kasbahs(berbères, juives, arabes), Mohamed nous explique le partage de l'eau si précieuse ici, les cultures, la vie dans une palmeraie.On visite même une vieille kasbah encore occupée par une famille, on y découvre le caravansérail, les logements, la partie réservée aux animaux, les outils...Une vraie découverte pour nous!A midi, repas au jardin;tajine aux amandes et aux pruneaux, délicieux!L'après-midi, on va voir le village d'Afra et ses jardins(très intéressants) et au retour on s'arrête chez Mohamed le potier de la palmeraie, tout en sourire et en gentillesse lui aussi.Il fait des merveilles(cheminées par exemple)avec trois fois rien.Dîner sur la terrase de la kasbah, Ghislane a préparé des pizzas berbères.Le lendemain, direction la vallée des amandiers après le petit déjeuner(crêpes messemens).En chemin, on visite la mine de sel, des conditions de travail qu'on n' imagine pas...Arrêts-photos nombreux:villages de terre, oueds géants, ruchers collectifs, scènes de vie...Pique-nique au bord de l'eau, sandwich au fromage de Skoura...
Randonnée à pied à travers les jardins et les ruisseaux.Super!Au retour, on se régale d'un délicieux couscous, et on découvre la technique des boulettes de semoule de couscous!Mais trop compliqué pour nous!ça demande un peu d'entraînement!Le lendemain, Mohamed propose de nous emmener dans la vallée des roses et d'aller rendre une visite aux bergers-nomades.On y sera très gentiment accueillis.C'est un peu délicat, on ne veut pas imposer notre présence et déranger mais on nous offre le thé, le pain et l'huile et les enfants sont heureux de nous montrer leurs animaux.On leur laisse un peu d'argent pour les remercier.A notre départ, ils s'en vont avec les ânes pour la corvée d'eau.Leur vie n'est pas facile et c'est peu de le dire!L'hiver doit être compliqué!Le soir, on ne couche à l'Hôtel Awayou, bien au calme, on est les seuls ce soir-là.
A Bientôt pour la suite...Je suis trop bavarde...
Jeu des photos 2012 (épisode 66) English translation pending
Nouvelle année, nouveaux jeux...
Quand c'est trop, c'est lassant. Mais nous n'avons rien fait depuis fin janvier.
Ce serait bien de recommencer, chacun son rythme, chacun sa technique, demander des indices plutôt que de googeliser 🙂
Où suis-je ?

Où suis-je ?

Avis sur itinéraire de deux semaines en Turquie? English translation pending
bonjour,
nous sommes un jeune couple qui partirons 2 semaines (eh oui....seulement....) en Turquie en juillet prochain (eh oui.....blindé de monde et très chaud......). ;)
J'aimerais connaître vos opinions sur l'itinéraire que nous préconisons (pour l'instant). Notre objectif: la variété! Ville, village, culture, site archéologique, paysages côtiers, plages et criques, excursion en bateau, randonnées, montagnes, nature etc. (rien de moins! ;))
Nous souhaitons faire 2 ou 3 jours à Istanbul... Ensuite, direction côtes égéenne et méditerranéenne. (par avion) On souhaite concentrer notre périple entre Izmir et Antalya environ... La cappadoce sera pour une prochaine fois! :)
Nous cherchons principalement 3 points de chutes pour ensuite pouvoir partir à la découverte des environs (nous utiliserons les bus et les dolmus), mais toujours dans l'optique de faire nos ballades en une journée pour ainsi revenir dormir à chaque soir à notre point de chute en question.
Par exemple:
point de chute: finike à visiter: Jour 1: olympos/chimère Jour 2: l'île de kekova Jour 3: Xanthos/Patara/Létôon/Pinara (lesquels devrions-nous faire en 1 journée?)
point de chute: Gocek à visiter: Jour 5: dalyan Jour 6: gorges de saklikent Jour 7: excursion en bateau "les 12 îles"
point de chute: ???? (m'aider svp) à visiter: Jour 9: Selcuk/Éphèse Jour 10: Nous hésitons! (et j'avoue qu'ils sont tous assez éloignés les uns des autres...) Devrions-nous visiter Datça (pour sa vieille ville qui semble bien charmante), Le Parc national de Dilek (pour une ballade en nature sauvage....mais est-ce réellement possible en haute saison?), Alaçati/Cesme (trop touristique?) ou bien Pamukkale (très touristique, à peine possible de se baigner, très loin, mais une curiosité naturelle hors du commun...)? Que me conseillez-vous entre ces 4 destinations?...
J'attends vos commentaires avec impatience et surtout, si jamais sur cette route vous avez un endroit à me conseiller que j'aurais oublié, qui n'est pas dans notre itinéraire et qui vaut vraiment le détour, faites m'en part! :)
Merci d'avance...
nous sommes un jeune couple qui partirons 2 semaines (eh oui....seulement....) en Turquie en juillet prochain (eh oui.....blindé de monde et très chaud......). ;)
J'aimerais connaître vos opinions sur l'itinéraire que nous préconisons (pour l'instant). Notre objectif: la variété! Ville, village, culture, site archéologique, paysages côtiers, plages et criques, excursion en bateau, randonnées, montagnes, nature etc. (rien de moins! ;))
Nous souhaitons faire 2 ou 3 jours à Istanbul... Ensuite, direction côtes égéenne et méditerranéenne. (par avion) On souhaite concentrer notre périple entre Izmir et Antalya environ... La cappadoce sera pour une prochaine fois! :)
Nous cherchons principalement 3 points de chutes pour ensuite pouvoir partir à la découverte des environs (nous utiliserons les bus et les dolmus), mais toujours dans l'optique de faire nos ballades en une journée pour ainsi revenir dormir à chaque soir à notre point de chute en question.
Par exemple:
point de chute: finike à visiter: Jour 1: olympos/chimère Jour 2: l'île de kekova Jour 3: Xanthos/Patara/Létôon/Pinara (lesquels devrions-nous faire en 1 journée?)
point de chute: Gocek à visiter: Jour 5: dalyan Jour 6: gorges de saklikent Jour 7: excursion en bateau "les 12 îles"
point de chute: ???? (m'aider svp) à visiter: Jour 9: Selcuk/Éphèse Jour 10: Nous hésitons! (et j'avoue qu'ils sont tous assez éloignés les uns des autres...) Devrions-nous visiter Datça (pour sa vieille ville qui semble bien charmante), Le Parc national de Dilek (pour une ballade en nature sauvage....mais est-ce réellement possible en haute saison?), Alaçati/Cesme (trop touristique?) ou bien Pamukkale (très touristique, à peine possible de se baigner, très loin, mais une curiosité naturelle hors du commun...)? Que me conseillez-vous entre ces 4 destinations?...
J'attends vos commentaires avec impatience et surtout, si jamais sur cette route vous avez un endroit à me conseiller que j'aurais oublié, qui n'est pas dans notre itinéraire et qui vaut vraiment le détour, faites m'en part! :)
Merci d'avance...
Croisière "Perle des Antilles", Costa Luminosa, départ le 27 janvier 2012 English translation pending
Bonjour,
Pour notre première croisière, nous aimerions être conseillés sur le déroulement :
1) concernant les visites (à faire ou ne pas faire) celles de Costa sont -elles correctes au niveau tarif ?
2) quelle devise sur les différentes îles ?
3) Y a -t il des carafes d'eau dans les restaurants du bateau ?
4) Différents conseils utiles !
D'autre part, recherchons des personnes partant également à cette même date et bien sûr sur ce même bateau Merci beaucoup
D'autre part, recherchons des personnes partant également à cette même date et bien sûr sur ce même bateau Merci beaucoup
Itinéraire de trois semaines Nouvelle-Zélande / Îles Cook en février English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous.
Voila, mon amie et moi partons 3 semaines en fevrier 2012 en Nlle Zelande et je reflechissais à la possibilité de coupler la visite du pays au long nuage blanc avec la decouverte d'une ile paradisiaque histoire de finir le sejour.
Mon choix se porterait sur Aitutaki dans les Iles Cook.
Je fais donc appel pour me conseiller sur le choix de mon itinéraire en Nlle Zelande sachant que nous serions 15 jours là bas et que nous aimerions faire les 2 iles.
Et bien sur que nous louerons un van.
Je vois tellement de choses sur les forum que je ne sais pas vers quoi m'orienter.
Et concernant Aitutaki, j'ai lu aussi que c'etait la saison des pluies en fevrier.
Y a t il des personnes qui y sont allés à cette periode et si oui, est ce le prix d'une journée ou est ce qu'il peut y pleuvoir une semaine d'affilé sans arret????
Merci de vos reponses!
J'attends avec impatience.
Voila, mon amie et moi partons 3 semaines en fevrier 2012 en Nlle Zelande et je reflechissais à la possibilité de coupler la visite du pays au long nuage blanc avec la decouverte d'une ile paradisiaque histoire de finir le sejour.
Mon choix se porterait sur Aitutaki dans les Iles Cook.
Je fais donc appel pour me conseiller sur le choix de mon itinéraire en Nlle Zelande sachant que nous serions 15 jours là bas et que nous aimerions faire les 2 iles.
Et bien sur que nous louerons un van.
Je vois tellement de choses sur les forum que je ne sais pas vers quoi m'orienter.
Et concernant Aitutaki, j'ai lu aussi que c'etait la saison des pluies en fevrier.
Y a t il des personnes qui y sont allés à cette periode et si oui, est ce le prix d'une journée ou est ce qu'il peut y pleuvoir une semaine d'affilé sans arret????
Merci de vos reponses!
J'attends avec impatience.
Ordre de priorité lors du choix d'une destination? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai eu l'idée de vous soumettre un "petit sondage" que je pense être amusant !
Lorsque vous en êtes au choix de la destination de vos voyages, et pour les 10 Thèmes proposés, dans quel ordre (décroissant) définissez-vous vos priorités ?
Voici le mien:
1) Beauté des paysages 2) Accueil des habitants 3) Sites naturels intéressants 4) Période favorable (Climat) 5) Histoire et richesse culturelle du pays 6) Activités sportives 7) Spécialités culinaires (Cuisine) 8) Risques sanitaires (Santé) 9) Sécurité 10) Langue parlée
C'est à vous !
J'ai eu l'idée de vous soumettre un "petit sondage" que je pense être amusant !
Lorsque vous en êtes au choix de la destination de vos voyages, et pour les 10 Thèmes proposés, dans quel ordre (décroissant) définissez-vous vos priorités ?
Voici le mien:
1) Beauté des paysages 2) Accueil des habitants 3) Sites naturels intéressants 4) Période favorable (Climat) 5) Histoire et richesse culturelle du pays 6) Activités sportives 7) Spécialités culinaires (Cuisine) 8) Risques sanitaires (Santé) 9) Sécurité 10) Langue parlée
C'est à vous !
Voyager enceinte en Thaïlande: dangereux? English translation pending
Nous avons le projet de partir en Thailande, dans la région de Phuket et iles alentours (mer d'Andaman et du golfe de Thaïlande) fin 2011 et nous nous demandions si ce n'est pas dangereux pour ma femme qui sera enceinte de 2 mois ?
A en croire les guides touristiques, il y a pleins de maladie, de moustiques et serpent dangereux qui peuvent générer des maladies.
A tous ceux qui habitent sur place et ceux qui sont déjà partis, qu'en est il de la salubrité et des risques de maladies pour une femme enceinte ?
Merci pour vos réponses.
A en croire les guides touristiques, il y a pleins de maladie, de moustiques et serpent dangereux qui peuvent générer des maladies.
A tous ceux qui habitent sur place et ceux qui sont déjà partis, qu'en est il de la salubrité et des risques de maladies pour une femme enceinte ?
Merci pour vos réponses.
Discussion autour du Concours photos avril 2011: "Ombres et lumières à travers le monde" English translation pending
Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau concours photos. Au cours du mois, je partirai quelques jours en voyage. Aussi, Tafakara (Je l'en remercie) sera mon binôme pour suivre la discussion et comptabiliser les votes pour désigner le gagnant. Grâce à l'aide de Kistal, nous aurons à disposition un diaporama présentant les photos.🙂
Où faire un voyage au Québec avant d'y vivre? English translation pending
Bonjour,
AVec mon mari, nous souhaiterions partir vivre au Quebec mais moi je souhiaterai d'abord visiter le quebec, histoire de savoir où j'atterris. Pouvez vous me dire quels endroits, quels lieux sont les mieux appropriés pour ce genre de voyage afin de m'y faire une idée ?
Merci beaucoup😄
AVec mon mari, nous souhaiterions partir vivre au Quebec mais moi je souhiaterai d'abord visiter le quebec, histoire de savoir où j'atterris. Pouvez vous me dire quels endroits, quels lieux sont les mieux appropriés pour ce genre de voyage afin de m'y faire une idée ?
Merci beaucoup😄
Bangkok peut être inhabitable dans sept ans English translation pending
Bonjour,
Dr Ajong Chumsai na Ayudhya, un scientifique thaïlandais qui a travaillé avec l'agence spatiale américaine Nasa dans le passé, a déclaré hier que les régions autour du Golfe de la Thaïlande seraient touchés par les tsunamis et que Bangkok serait sous l'eau en moins de sept ans.
Voir la suite de l'article de presse : http://www.nationmultimedia.com/home/2010/09/18/national/Bangkok-may-be-uninhabitable-%7Cin-seven-years-30138225.html
Dr Ajong Chumsai na Ayudhya, un scientifique thaïlandais qui a travaillé avec l'agence spatiale américaine Nasa dans le passé, a déclaré hier que les régions autour du Golfe de la Thaïlande seraient touchés par les tsunamis et que Bangkok serait sous l'eau en moins de sept ans.
Voir la suite de l'article de presse : http://www.nationmultimedia.com/home/2010/09/18/national/Bangkok-may-be-uninhabitable-%7Cin-seven-years-30138225.html
Norvège 2009: partie 2 des îles Vesteralen à la frontière russe English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE
Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø

08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.
Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.
Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.
10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !
11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !
Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.
En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.
12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.
Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.
16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.
Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.
20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !
Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.
A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.
Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !

Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord

Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).
10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.
Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.
12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.
Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.
Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !
Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !
Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.
14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !
15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !
En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.
17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !
18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !
Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.
Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.
Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !
Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).
Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.
21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.
L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.
23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !
Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !
Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.
Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)
Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø
08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.
09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).
Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).
10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…
Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.
Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.
12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.
Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.
Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.
Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.
Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !
16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.
Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !
Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.
18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !
Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.
Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta

Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !
Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.
10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.
Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.
13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.
Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.
Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.
18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.
19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.
Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.
Paysages du Lyngenfjord
Jour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord

Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.
La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.
Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.
Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !
13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !
13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.
15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.
Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.
Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.
Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.
Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.
La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !
22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.
Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !
Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.
Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !
Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !
Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !
Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.
Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.
Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !
Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !
Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.
24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !
00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !
L'île de Magerøya - Le Cap Nord
Jour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord
09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.
Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.
Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !
15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !
18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.
Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !
19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.
Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.
20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.
20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.
Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !
Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !
Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok
Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.
09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.
Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.
La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.
J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.
12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.
16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.
18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.
Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !
Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.
Reipvåg
Jour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)
La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.
Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.
Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…
Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.
Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.
Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.
14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).
Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.
16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.
18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.
20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.
Au cœur de la forêt finlandaise
Jour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N)
La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.
10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.
Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.
Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !
Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !
12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.
Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.
Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.
En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.
15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !
Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.
Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.
Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !
Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !
17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.
Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes

Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.
Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.
Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.
Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.
Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…
08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.
10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.
11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.
Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !
A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.
Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.
Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.
Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !
Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…
La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.
Il est interdit :
· De traverser la frontière
· D'avoir des contacts à travers la frontière
· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe
· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds
· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège
Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière
La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.
Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.
Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).
Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.
Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.
La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.
13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.
Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !
Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.
Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !
17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !
Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de Barents
A suivre...
1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE
Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø

08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.
Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.
Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.
10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !
11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !
Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.
En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.
12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.
Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.
16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.
Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.
20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !
Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.
A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.
Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !

Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord

Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).
10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.
Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.
12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.
Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.
Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !
Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !
Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.
14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !
15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !
En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.
17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !
18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !
Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.
Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.
Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !
Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).
Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.
21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.
L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.
23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !
Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !
Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.
Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø
08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).
Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).
10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…
Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.
Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.
12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.
Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.
Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.
Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.
Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !
16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.
Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !
Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.
18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !
Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.
Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta

Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !
Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.
10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.
Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.
13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.
Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.
Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.
18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.
19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.
Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.
Paysages du LyngenfjordJour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord

Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.
La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.
Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.
Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !
13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !
13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.
15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.
Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.
Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.
Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.
Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.
La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !
22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.
Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !
Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.
Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !
Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !
Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !
Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.
Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.
Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !
Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !
Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.
24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !
00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !
L'île de Magerøya - Le Cap NordJour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord
09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.
Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.
Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !
15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !
18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.
Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !
19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.
Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.
20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.
20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.
Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !
Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !
Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok
Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.
Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.
La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.
J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.
12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.
16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.
18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.
Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !
Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.
ReipvågJour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)
La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.
Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.
Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…
Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.
Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.
Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.
14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).
Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.
16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.
18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.
20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.
Au cœur de la forêt finlandaiseJour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N)
La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.
Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.
Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !
Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !
12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.
Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.
Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.
En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.
15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !
Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.
Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.
Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !
Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !
17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.
Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes

Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.
Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.
Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.
Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.
Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…
08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.
10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.
11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.
Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !
A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.
Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.
Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.
Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !
Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…
La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.
Il est interdit :
· De traverser la frontière
· D'avoir des contacts à travers la frontière
· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe
· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds
· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège
Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière
La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.
Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.
Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).
Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.
Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.
La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.
13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.
Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !
Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.
Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !
17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !
Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de BarentsA suivre...
1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
Prix dans les souks de Marrakech? English translation pending
Hello à tous,
J'ai épluché pas mal de sujets via l'outil de recherche mais je n'ai pas trouvé mon bonheur, c'est pour cela que je me permets de poster.
Je prépare mon séjour à Marrakech depuis quelques temps déjà et à force de lire des choses telles que 'Marrakech, Arnakesh' je deviens vraiment parano 🤪
Aussi, si je me suis bien préparée aux éventuelles arnaques, je me demandais si l'un d'entre vous connaitrait par hasard les prix raisonnables des souvenirs que l'on peut trouver dans les souks là-bas, histoire d'avoir une base pour marchander.
Plus précisément, pour un miroir de style marocain en bois, un plat à tajine et si vous avez quelques idées des prix de ce qu'on trouve sur place (babouches ou autres) n'hésitez pas.
Merci !
J'ai épluché pas mal de sujets via l'outil de recherche mais je n'ai pas trouvé mon bonheur, c'est pour cela que je me permets de poster.
Je prépare mon séjour à Marrakech depuis quelques temps déjà et à force de lire des choses telles que 'Marrakech, Arnakesh' je deviens vraiment parano 🤪
Aussi, si je me suis bien préparée aux éventuelles arnaques, je me demandais si l'un d'entre vous connaitrait par hasard les prix raisonnables des souvenirs que l'on peut trouver dans les souks là-bas, histoire d'avoir une base pour marchander.
Plus précisément, pour un miroir de style marocain en bois, un plat à tajine et si vous avez quelques idées des prix de ce qu'on trouve sur place (babouches ou autres) n'hésitez pas.
Merci !
America the beautiful (partie 1 et suite) English translation pending
Je commencerai mon récit par un retour direct dans le passé, un bond au temps n-1 où notre excitation, à mon père (autre membre de cette expédition) et moi, a atteint ses limites, à l’instant x où nous nous préparons à mettre le pied dans un avion qui va nous mener sur le nouveau continent, au pays des mille et une merveilles, au cœur du gigantisme, de la démesure –humaine et naturelle. Nous partons pour plus qu’une découverte, nous partons à l’aventure dans le Grand ouest Américian…
Mercredi 12 mai :
Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"
Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!

Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.
Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :
Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train

...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !
Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :

Vendredi 14 mai :
Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!

Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...

Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.

Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...


A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.

En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…
Samedi 15 Mai :
C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…

Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...

Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…



Une idée des distances


Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.


Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.


Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.

Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.

Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.
Dimanche 16 Mai :
Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.


Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel

puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis

nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…

Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.



Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...
10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos




...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes






...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…


Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux

Et voici ses œufs tout juste éclos....

Moi je dis chapeau l'artiste!!


35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…
Fin de cette première partie....
Mercredi 12 mai :
Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"
Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!

Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.
Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :
Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train

...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !
Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :

Vendredi 14 mai :
Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!

Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...

Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.

Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...


A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.

En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…
Samedi 15 Mai :
C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…

Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...

Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…



Une idée des distances


Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.


Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.


Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.

Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.

Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.
Dimanche 16 Mai :
Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.


Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel

puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis

nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…

Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.



Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...
10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos




...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes






...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…


Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux

Et voici ses œufs tout juste éclos....

Moi je dis chapeau l'artiste!!


35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…
Fin de cette première partie....
Laghouat d'antan et d'aujourd'hui (Algérie) English translation pending
Il y a quatre décades, le circuit des oasis Algeriennes etait la destination privilégiée des touristes européens, notamment Français;Laghouat en était le point nodal.depuis c'est la dèche!.
ça vous dit de remonter le temps sur les traces d'Eugène Fromentin ce peintre de La Rochelle, auteur de "un été dans le Sahara", ou bien d'Aurélie Picard, cette princesse du sahara, venue de son lointain Montigny le Roy, dans la Haute Marne, ou bien encore à Jean Mélia l'auteur de "Laghouat où les maisons entourées de jardins" ou enfin Françoise Hardy donnant le départ depuis Laghouat, du 1er Raid de chars à voile Laghouat- El Goléa en 1969!
"Il y a dans ce pays je ne sais quoi d'incomparable qui me le fait chérir" dixit Fromentin.
Le Missouri: que peut-on faire? (États-Unis) English translation pending
Pour l'an prochain je vais partir en semestre aux États Unis , j ai le choix entre Riverside en Californie (soleil et fac sympa mais apparemment c est pas très safe ) et l'université du Missouri situé a 1h20 de Kansas city .
Quelqu'un connait il bien cet Etat , est ce sympa a vivre , y' a t il beaucoup de choses à faire (sortir, rencontrer des gens , avoir des petites amies etc....) y'a t il des choses intéressantes à visiter ?
Merci de me donner toutes les infos/avis/expérience que vous avez , car sur la Californie j ai beaucoup d info mais pour le Missouri pas grand chose .... je veux en savoir plus sur le lieu ou je vivrais éventuellement avant d y passer 6 mois
Quelqu'un connait il bien cet Etat , est ce sympa a vivre , y' a t il beaucoup de choses à faire (sortir, rencontrer des gens , avoir des petites amies etc....) y'a t il des choses intéressantes à visiter ?
Merci de me donner toutes les infos/avis/expérience que vous avez , car sur la Californie j ai beaucoup d info mais pour le Missouri pas grand chose .... je veux en savoir plus sur le lieu ou je vivrais éventuellement avant d y passer 6 mois
Ouvrir un club environnement pour enfants à Sarteneja, Belize? English translation pending
Bonjour,
Je suis vétérinaire/auteur française, mais vivant au Texas, ayant travaillé dans la conservation animale à Hawaii et en Australie (phoques, tortues de mer, et dugongs principalement), voulant demarrer des programes pour enfants (10-14 ans) sur la protection de l'environement/conservation. Ayant pas mal d'experience dans le domaine de l'éducation (j'ai enseigné anglais, français, math, science...) à travers le monde, mon idée est de demarrer un club ou une petite "académie" internationale pour enfants interessés dans le domaine de la protection de l'environement. Le Belize est un exemple dans le domaine de la conservation, et Sarteneja a des programes de conservation en place, donc cela serait un tres bon endroit pour une base. Les enfants apprendraient des tas de choses sur pas mal de sujets, aideraient dans des projets locaux, et voyageraient en tant que "porte-paroles". Nous aurions aussi un club virtuel pour accepter des enfants du monde entier. J'ai été en rapport avec Valerie qui est vraiment tres sympa! Mes questions sont: - est il facile de louer une maison assez grande (avec une grande piece pour le club et une "bibliotheque") avec connection internet? - Je pensais venir avec ma fille de 9 ans fin janvier-debut fevrier pour voir ce dont nous aurions besoin pour la "rentrée". Y a t'il des chambres ou petites maisons a louer à la semaine, ou au mois? - Quelle est la meilleure solution pour obtenir un visa pour commencer quelque chose comme cela? Bien sur, je pense "employer" un ou 2 belizeans car je suis bilingue francais/anglais mais mon espagnol laisse à desirer et je voudrais que les enfants deviennent/restent triligues!
En dernier, pensez vous qu'un programe comme celui-la sera bien accepté localement?
Merci, A bientôt sur place!
Sylvie
Je suis vétérinaire/auteur française, mais vivant au Texas, ayant travaillé dans la conservation animale à Hawaii et en Australie (phoques, tortues de mer, et dugongs principalement), voulant demarrer des programes pour enfants (10-14 ans) sur la protection de l'environement/conservation. Ayant pas mal d'experience dans le domaine de l'éducation (j'ai enseigné anglais, français, math, science...) à travers le monde, mon idée est de demarrer un club ou une petite "académie" internationale pour enfants interessés dans le domaine de la protection de l'environement. Le Belize est un exemple dans le domaine de la conservation, et Sarteneja a des programes de conservation en place, donc cela serait un tres bon endroit pour une base. Les enfants apprendraient des tas de choses sur pas mal de sujets, aideraient dans des projets locaux, et voyageraient en tant que "porte-paroles". Nous aurions aussi un club virtuel pour accepter des enfants du monde entier. J'ai été en rapport avec Valerie qui est vraiment tres sympa! Mes questions sont: - est il facile de louer une maison assez grande (avec une grande piece pour le club et une "bibliotheque") avec connection internet? - Je pensais venir avec ma fille de 9 ans fin janvier-debut fevrier pour voir ce dont nous aurions besoin pour la "rentrée". Y a t'il des chambres ou petites maisons a louer à la semaine, ou au mois? - Quelle est la meilleure solution pour obtenir un visa pour commencer quelque chose comme cela? Bien sur, je pense "employer" un ou 2 belizeans car je suis bilingue francais/anglais mais mon espagnol laisse à desirer et je voudrais que les enfants deviennent/restent triligues!
En dernier, pensez vous qu'un programe comme celui-la sera bien accepté localement?
Merci, A bientôt sur place!
Sylvie
Opinions sur itinéraire et prix d'un tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous,
je m'appelle Lionel et suis comme bon nombre d'entre vous un passionné de voyage. Ainsi, je me prépare à partir faire le tour de la planète début décembre.
J'en suis actuellement à l'étape de l'itinéraire qui est déjà bien avancé et ce au prix de nombreuse prise de tete je dois bien avouer.
D'ailleurs, on veut tellement que cela soit parfait que l'on a du mal à se décider et c'est pourquoi je ne serais pas contre d'avoir votre avis la dessus ( - signifie transfert avion et /// à pied. Je suppose que vous le saviez ms je précise tout de meme ) :
London -Rio de Janeiro///Quito- (Galapagos). De décembre à Mai, les pays traversés seront : 1/BRESIL, 2/ARGENTINE 3/CHILI 4/BOLIVIE 5/PEROU 6/EQUATEUR.
Quito-Mexico///Los Angeles. Je passerai respectivement dans : 7/MEXIQUE 8/GUATEMALA 9/ BELIZE 10/ ETATS UNIS
Je pense passer mai et juin 2010 soit 2 mois.
Los Angeles-Sydney. 11/AUSTRALIE pour le mois de Juillet.
Sydney – Bali Traversée de l'Asie à partir de Bali. Pays traversés : 12/INDONESIE 13/MALAYSIE 14/THAILANDE 15/ CAMBODGE 16/ VIETNAM 17/LAOS
Et retour sur Bangkok en Thailande pour mon transfert. Durée estimée : De Aout à min Novembre.
Bangkok-Kathmandu
August 2010- 15th October 2010
Sydney - Bali///Bangkok
October 2010 - December 2010.
je m'appelle Lionel et suis comme bon nombre d'entre vous un passionné de voyage. Ainsi, je me prépare à partir faire le tour de la planète début décembre.
J'en suis actuellement à l'étape de l'itinéraire qui est déjà bien avancé et ce au prix de nombreuse prise de tete je dois bien avouer.
D'ailleurs, on veut tellement que cela soit parfait que l'on a du mal à se décider et c'est pourquoi je ne serais pas contre d'avoir votre avis la dessus ( - signifie transfert avion et /// à pied. Je suppose que vous le saviez ms je précise tout de meme ) :
London -Rio de Janeiro///Quito- (Galapagos). De décembre à Mai, les pays traversés seront : 1/BRESIL, 2/ARGENTINE 3/CHILI 4/BOLIVIE 5/PEROU 6/EQUATEUR.
Quito-Mexico///Los Angeles. Je passerai respectivement dans : 7/MEXIQUE 8/GUATEMALA 9/ BELIZE 10/ ETATS UNIS
Je pense passer mai et juin 2010 soit 2 mois.
Los Angeles-Sydney. 11/AUSTRALIE pour le mois de Juillet.
Sydney – Bali Traversée de l'Asie à partir de Bali. Pays traversés : 12/INDONESIE 13/MALAYSIE 14/THAILANDE 15/ CAMBODGE 16/ VIETNAM 17/LAOS
Et retour sur Bangkok en Thailande pour mon transfert. Durée estimée : De Aout à min Novembre.
Bangkok-Kathmandu
August 2010- 15th October 2010
Sydney - Bali///Bangkok
October 2010 - December 2010.
Prochaines échéances (élections) malgaches en octobre 2010 English translation pending
Tout est dans le titre et dans ce lien
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/04/03/madagascar-rajoelina-promet-des-elections-au-mois-d-octobre-2010_1176490_3212.html#xtor=RSS-3208
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/04/03/madagascar-rajoelina-promet-des-elections-au-mois-d-octobre-2010_1176490_3212.html#xtor=RSS-3208
Retour de trois semaines en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à tous,
Nous rentrons de 3 semaines d'un beau voyage en Nouvelle-Zélande. Considérant que notre "expérience" peut être profitable pour les prochains chanceux en attente ou en construction de vacances, nous indiquons ci-dessous les options retenues lors de celui-ci. En espérant que ces quelques lignes puissent être utiles.
Dates de voyage: 23 février au 18 mars 2008
Formule de voyage: billet Londres-Auckland puis Christchurch-Londres ainsi que la première nuit réservée à Auckland. Le reste libre et programmé au jour le jour avec déplacements en voiture de location. Les chambres sont toutes des doubles.
Avion: Londres - Auckland via Los Angeles à l'aller et Hong-Kong au retour avec Air New Zealand - 900 euro par personne Compter de l'ordre de 26h de vol avec 2 heures de pause à l'escale où l'on descend de l'avion afin que celui-ci soit nettoyé. Boeing 777 à l'aller et 747 au retour. Bon service avec des équipages plutôt sympas et enjoués. Petite TV privative avec jeux, séries, reportages et plein de films dont certain sont sous-titrés en Français. Ca n'a l'air de rien, mais tout cela permet de rendre le voyage moins long !!!
Guides de voyage utilisés: Petit futé et Lonely planet. Bien qu'uniquement en anglais, nous avons plutôt utilisé le Lonely, plus complet et plus pratique de notre point de vue.
Jour 1: Auckland. Visite de la ville 1 nuit au City Lodge Accomodation à 98$ avec salle de bain privative. Trajet depuis l'aéroport en bus. Pas de difficulté. Le plus difficile est d'encaisser les 12h de décalage horaire. Mais comme Auckland est une ville assez agréable avec son port, la journée est assez bien remplie pour résister.
Jour 2: Nous récupérons la voiture louée en France, puis prenons la direction de Coromandel Town. Jolie route entre mer et montagne, dans une foret luxuriante. 1 nuit au Lion's Den dans une espèce de roulotte pour 55$. Plutôt rustique mais marrant. En aparté, je ne suis pas sur que la location de voiture de France soit la meilleure solution, d'un point de vue financier. Il semble assez facile de louer un véhicule sur place pour un prix plus intéressant.
Jour 3: Direction Tauranga, ville étape avant d'atteindre Rotorua. Nous passons la nuit au Harbourside Backpackers pour 76$.
Jour 4: Arrivée à Rotorua, nous nous dirigeons vers le polynesian spa. Piscines d'eau chaudes au bord d'une réserve naturelle, charmant. Eaux comprises entre 36 et 41°C que l'on apprécie d'autant plus que la température extérieure est fraiche. Nuit au Treck's Backpackers à 84$.
Jour 5 & 6: Visite du parc wai-o-tapu et ses paysages volcaniques extraordinaires. Puis direction Taupo. 2 nuits à Taupo au X Base Backpackers à 80$. Attention ou bon plan, les X Base sont une chaine de backpackers plutôt orientés jeunesse. C'est à dire boite de nuit en bas, des portes qui claquent jusqu'à 4h du mat et du bruit dans les couloirs. Ce n'est pas une critique mais juste un constat pour indiquer que ce n'est pas un endroit où le repos est privilégié. Le lendemain, nous faisons le Tongariro Alpine Crossing. Superbe marche d'une journée. Comme ce n'est pas une boucle, un bus nous a amené sur place et récupéré en fin de journée. Depuis Taupo, le bus est assez cher, de l'ordre de 50$ par personne. Même si la descente finale nous est apparue un peu longue, la balade est très chouette. A faire en précisant tout de même que certaines portions grimpent bien. Taupo et son lac est une ville plutôt agréable. Vous pourrez aussi en profiter pour faire un petit skydive. 3 compagnies se tirent la bourre avec des prix identiques: 249$ pour un saut de 12 000 pieds. Je pense que c'est un des meilleurs prix de Nouvelle-Zélande.
Jour 7: Nous continuons notre descente vers le Sud de l'ile du Nord. Etape à Wanganui avec nuit au Tamara Lodge (70$). Petite ville intéressante, avec des parcours présentant une histoire des différents batiments. Possibilité de faire des balades en canoe sur la riviere et plage sauvage de sable noir à quelques kilomètres.
Jour 8&9: Direction Wellington où nous passons deux nuits au YHA Wellington City. Visite de la ville, et réservation au backpackers de la traversée vers l'ile du sud et du train jusqu'à Kaikoura. Bien pratique.
Jour 10: Nous prenons le ferry tot le matin vers Picton. Très jolie traversée avec petit orchestre dans le ferry. Compter 3h30 de traversée et une correspondance avec le train 2h00 plus tard. Voyage en train super sympa avec un wagon ouvert, au bord de l'ocean et au milieu des vignes. Nuit à kaikoura au Top spots backpackers à 60$.
Jour 11: Balade de plus de 4h le matin autour de la péninsule et safari photo baleine l'après midi. Temps magnifique, et superbes photos: un couple d'orques, des cachalots et plein de petits dauphins. On en prend plein les yeux. Nuit à kaikoura au Top spots backpackers à 60$.
Jour 12: Nous prenons le bus le matin pour rejoindre Christchurch. A christchurch nous allons à l' I-Site pour voir si nous pouvons réserver une voiture pour partir aussitôt. A 15h00, nous récupérons la voiture et traversons les alpes pour rejoindre en fin de journée Greymouth. Nuit au Noah's arch pour 60$.
Jour 13: Direction le Franz Joseph Glacier avec balades sur la route. Nuit au Montrose backpackers à 91$.
Jour 14: Le matin est consacré à une rando d'une demi-journée sur le glacier. Belle expérience même si le temps n'est pas de la partie. Puis, tranquillement, direction Queenstown. Nuit étape à Haast au Wilderness Backpackers à 65$.
Jour 15: Direction Queenstown avec une nuit au Deco Backpackers pour 72$. Sur le chemin, magnifique spot de bungy.Vieux pont au-dessus d'une rivière limpide. Nous sentons ici qu'il y a beaucoup plus de touristes.
Jour 16 & 17: Balade dans la presqu'ile du lac et direction Te Anau, dans la région des fjords. 2 nuits au Fiordland Motel à 70$ la nuit. Nous souhaitons passer une nuit sur le fjord, mais tout est déjà complet. Nous nous contentons d'une jolie croisière de 3h30 sur le Milford Sound fjord. Compter 2h de route vers Milford avec des balades au fil du chemin. Puis retour à Te Anau après le soir.
Jour 18 & 19: Direction Invercargill, au sud du sud. 2 nuits au Tortura Backpackers à 60$ la nuit. Le soir, coup de chance, il y a un match de rugby du super 14 entre les Highlanders et les Chiefs. Direction un petit stade champetre pour un match bien sympa. Le lendemain, nous passons la journée sur Stewart Island. Traverser assez chère, compter 120$ par personne aller-retour. Balade de 4h sur l'ile avec des plages magnifiques . Puis retour à Invercargill en fin de journée.
Jour 20: Direction Dunedin par la scenic route. Des haltes un peu partout et nuit au Central Backpackers à 64$. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour visiter la ville, ce que nous regrettons un peu. Dunedin, ville étudiante du Sud, a l'air plutôt agréable. Dommage.
Jour 21: Nous abandonnons la voiture à l'aéroport de Dunedin pour prendre un vol intérieur vers Christchurch. Le voyage, réservé de France, nous coute 82$ pour 2, avec pacific blue. Dernière nuit à Christchurch à l'Hotel SO pour 99$.
Jour 22: Dernière journée de vacances à nous balader dans Christchurch. Fin des vacances.
L'objet du post est de vous donner un max d'infos chiffrés et une idée de parcours.
J'ajoute que c'est un très beau voyage que nous recommandons pour la diversité et la beauté de ces paysages et la gentillesse des néo-zélandais.
Bon voyage à tous et à votre dispo si vous souhaitez encore plus d'infos.
Dates de voyage: 23 février au 18 mars 2008
Formule de voyage: billet Londres-Auckland puis Christchurch-Londres ainsi que la première nuit réservée à Auckland. Le reste libre et programmé au jour le jour avec déplacements en voiture de location. Les chambres sont toutes des doubles.
Avion: Londres - Auckland via Los Angeles à l'aller et Hong-Kong au retour avec Air New Zealand - 900 euro par personne Compter de l'ordre de 26h de vol avec 2 heures de pause à l'escale où l'on descend de l'avion afin que celui-ci soit nettoyé. Boeing 777 à l'aller et 747 au retour. Bon service avec des équipages plutôt sympas et enjoués. Petite TV privative avec jeux, séries, reportages et plein de films dont certain sont sous-titrés en Français. Ca n'a l'air de rien, mais tout cela permet de rendre le voyage moins long !!!
Guides de voyage utilisés: Petit futé et Lonely planet. Bien qu'uniquement en anglais, nous avons plutôt utilisé le Lonely, plus complet et plus pratique de notre point de vue.
Jour 1: Auckland. Visite de la ville 1 nuit au City Lodge Accomodation à 98$ avec salle de bain privative. Trajet depuis l'aéroport en bus. Pas de difficulté. Le plus difficile est d'encaisser les 12h de décalage horaire. Mais comme Auckland est une ville assez agréable avec son port, la journée est assez bien remplie pour résister.
Jour 2: Nous récupérons la voiture louée en France, puis prenons la direction de Coromandel Town. Jolie route entre mer et montagne, dans une foret luxuriante. 1 nuit au Lion's Den dans une espèce de roulotte pour 55$. Plutôt rustique mais marrant. En aparté, je ne suis pas sur que la location de voiture de France soit la meilleure solution, d'un point de vue financier. Il semble assez facile de louer un véhicule sur place pour un prix plus intéressant.
Jour 3: Direction Tauranga, ville étape avant d'atteindre Rotorua. Nous passons la nuit au Harbourside Backpackers pour 76$.
Jour 4: Arrivée à Rotorua, nous nous dirigeons vers le polynesian spa. Piscines d'eau chaudes au bord d'une réserve naturelle, charmant. Eaux comprises entre 36 et 41°C que l'on apprécie d'autant plus que la température extérieure est fraiche. Nuit au Treck's Backpackers à 84$.
Jour 5 & 6: Visite du parc wai-o-tapu et ses paysages volcaniques extraordinaires. Puis direction Taupo. 2 nuits à Taupo au X Base Backpackers à 80$. Attention ou bon plan, les X Base sont une chaine de backpackers plutôt orientés jeunesse. C'est à dire boite de nuit en bas, des portes qui claquent jusqu'à 4h du mat et du bruit dans les couloirs. Ce n'est pas une critique mais juste un constat pour indiquer que ce n'est pas un endroit où le repos est privilégié. Le lendemain, nous faisons le Tongariro Alpine Crossing. Superbe marche d'une journée. Comme ce n'est pas une boucle, un bus nous a amené sur place et récupéré en fin de journée. Depuis Taupo, le bus est assez cher, de l'ordre de 50$ par personne. Même si la descente finale nous est apparue un peu longue, la balade est très chouette. A faire en précisant tout de même que certaines portions grimpent bien. Taupo et son lac est une ville plutôt agréable. Vous pourrez aussi en profiter pour faire un petit skydive. 3 compagnies se tirent la bourre avec des prix identiques: 249$ pour un saut de 12 000 pieds. Je pense que c'est un des meilleurs prix de Nouvelle-Zélande.
Jour 7: Nous continuons notre descente vers le Sud de l'ile du Nord. Etape à Wanganui avec nuit au Tamara Lodge (70$). Petite ville intéressante, avec des parcours présentant une histoire des différents batiments. Possibilité de faire des balades en canoe sur la riviere et plage sauvage de sable noir à quelques kilomètres.
Jour 8&9: Direction Wellington où nous passons deux nuits au YHA Wellington City. Visite de la ville, et réservation au backpackers de la traversée vers l'ile du sud et du train jusqu'à Kaikoura. Bien pratique.
Jour 10: Nous prenons le ferry tot le matin vers Picton. Très jolie traversée avec petit orchestre dans le ferry. Compter 3h30 de traversée et une correspondance avec le train 2h00 plus tard. Voyage en train super sympa avec un wagon ouvert, au bord de l'ocean et au milieu des vignes. Nuit à kaikoura au Top spots backpackers à 60$.
Jour 11: Balade de plus de 4h le matin autour de la péninsule et safari photo baleine l'après midi. Temps magnifique, et superbes photos: un couple d'orques, des cachalots et plein de petits dauphins. On en prend plein les yeux. Nuit à kaikoura au Top spots backpackers à 60$.
Jour 12: Nous prenons le bus le matin pour rejoindre Christchurch. A christchurch nous allons à l' I-Site pour voir si nous pouvons réserver une voiture pour partir aussitôt. A 15h00, nous récupérons la voiture et traversons les alpes pour rejoindre en fin de journée Greymouth. Nuit au Noah's arch pour 60$.
Jour 13: Direction le Franz Joseph Glacier avec balades sur la route. Nuit au Montrose backpackers à 91$.
Jour 14: Le matin est consacré à une rando d'une demi-journée sur le glacier. Belle expérience même si le temps n'est pas de la partie. Puis, tranquillement, direction Queenstown. Nuit étape à Haast au Wilderness Backpackers à 65$.
Jour 15: Direction Queenstown avec une nuit au Deco Backpackers pour 72$. Sur le chemin, magnifique spot de bungy.Vieux pont au-dessus d'une rivière limpide. Nous sentons ici qu'il y a beaucoup plus de touristes.
Jour 16 & 17: Balade dans la presqu'ile du lac et direction Te Anau, dans la région des fjords. 2 nuits au Fiordland Motel à 70$ la nuit. Nous souhaitons passer une nuit sur le fjord, mais tout est déjà complet. Nous nous contentons d'une jolie croisière de 3h30 sur le Milford Sound fjord. Compter 2h de route vers Milford avec des balades au fil du chemin. Puis retour à Te Anau après le soir.
Jour 18 & 19: Direction Invercargill, au sud du sud. 2 nuits au Tortura Backpackers à 60$ la nuit. Le soir, coup de chance, il y a un match de rugby du super 14 entre les Highlanders et les Chiefs. Direction un petit stade champetre pour un match bien sympa. Le lendemain, nous passons la journée sur Stewart Island. Traverser assez chère, compter 120$ par personne aller-retour. Balade de 4h sur l'ile avec des plages magnifiques . Puis retour à Invercargill en fin de journée.
Jour 20: Direction Dunedin par la scenic route. Des haltes un peu partout et nuit au Central Backpackers à 64$. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour visiter la ville, ce que nous regrettons un peu. Dunedin, ville étudiante du Sud, a l'air plutôt agréable. Dommage.
Jour 21: Nous abandonnons la voiture à l'aéroport de Dunedin pour prendre un vol intérieur vers Christchurch. Le voyage, réservé de France, nous coute 82$ pour 2, avec pacific blue. Dernière nuit à Christchurch à l'Hotel SO pour 99$.
Jour 22: Dernière journée de vacances à nous balader dans Christchurch. Fin des vacances.
L'objet du post est de vous donner un max d'infos chiffrés et une idée de parcours.
J'ajoute que c'est un très beau voyage que nous recommandons pour la diversité et la beauté de ces paysages et la gentillesse des néo-zélandais.
Bon voyage à tous et à votre dispo si vous souhaitez encore plus d'infos.
Précautions sanitaires au Vietnam: vaccins, traitements...? English translation pending
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je me rends au Vietnam, en famille, 3 semaines en Aout 2009
quelles précautions sanitaires faut-il prendre : vaccins, traitements ...
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Sécurité à Margarita? English translation pending
J'imerais savoir si c'est dangereux de se rendre à Marguarita...je sais qu'il y ades conflits dans ce pays et je me demande si c'est une bonne destination pour novembre prochain...merci