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Argent en Géorgie? English translation pending
Hello
je part dans 10 jours en georgie
et j'ai un petite question.
Peut on payer facilement en Euro? Ou vaut il mieux des dollards ou la monnais local?
Car sur pas mal de site on voit les prix en dollards?
Lac de Constance: côté le plus sympa alllemand ou suisse? English translation pending
Bonjour, début avril je souhaite me rendre sur le lac de Constance en partant de Bessancon. Le coté le plus sympa est coté Allemand ou du coté Suisse? Cruel dilemne.......😕 Si qcq pourrai m'aider dans ce choix Merci. Piga
Sheep Creek Canyon Aera près de Flaming Gorge? English translation pending
Bonjour,
Comme le dirais Tigrou, tout est dans le titre.
Quelqu'un a-t-il déjà parcouru cette route qui se situe à l'Ouest de Red Canyon (Flaming Gorge)?. Cela vaut-il le détour sachant que l'objectif du jour est de "monter" jusqu'à Yellowstone
Merci pour votre aide 🙂
cordialement
Jean-François
Comme le dirais Tigrou, tout est dans le titre.
Quelqu'un a-t-il déjà parcouru cette route qui se situe à l'Ouest de Red Canyon (Flaming Gorge)?. Cela vaut-il le détour sachant que l'objectif du jour est de "monter" jusqu'à Yellowstone
Merci pour votre aide 🙂
cordialement
Jean-François
Rencontres à Delga, Burkina Faso English translation pending
De Retour de Delga, Burkina Faso
Rencontres pour un voyage en solitaire au Pays des Hommes Intègres
Delga est un petit village de brousse fait de cases en banco, à 14 km de la ville de Kaya (105
km au nord de Ouagadougou), dont l’école en réalité accueille tous les enfants des villages
avoisinants. Sous la désignation de Delga, il s’agit en fait d’un groupement d’une dizaine de
villages, de cultures différentes mais à majorité Mossi, mais aussi Peulh et Moaga, qui vivent
autour de cette école.
Il y réside une seule petite boutique, un modeste marché et l‘unique maquis du canton (petite
buvette).
Les ressources de cette agglomération sont essentiellement agricoles pour les villages Mossi
et Moaga, d’élevage pour les villages Peulh. Les cultures sont celle du mil, du sorgho, de
l’arachide en majorité, et les revenus annuels des foyers ne dépassent que très rarement les
65 000 CFA (100 euros), quand ils y parviennent. C’est dire si il est difficile pour chaque foyer
de pouvoir scolariser ses enfants, d’autant plus pour le collège dont la participation
financière est beaucoup plus élevée que celle de l’école primaire (l’école n’étant pas gratuite).
Les communautés qui semblent vivre en harmonie selon des règles sociales ancestrales,
tâchent de se frayer un chemin vers la modernité avec une réelle circonspection face aux
réalités du monde actuel.
Cela se comprend dès le jour de l’arrivée, passant quelques heures d’après-midi au Palais de Déa (d’une étonnante simplicité, datant du fin 18em siècle, dont la gestion de l’espace est bien agréable), après la cérémonie de bienvenue du matin, auprès du Naba Tigré de Pikoutenga, des Chefs de villages du canton, et des représentants de toutes les parties concernées par cet échange. Etre la seule jeune femme de l’assemblé, étrangère (française qui plus est), est une situation singulière. Si le Naba Tigré, lors de la séance traditionnelle des chefs au Palais, avait tenu à ma présence, c’était me faire saisir bien des subtilités quand à sa position hiérarchique et au fonctionnement social de la communauté, notamment lors du salut de chaque groupe de Chefs et notables coutumiers des villages respectifs. Mi- allongés devant le Naba Tigré, ils présentaient leur respect et leurs écots, ces derniers relevant plus du symbole que de la fortune. Les représentants Peulh se plaçaient légèrement plus à distance du Naba Tigré, s’allongeant sur le coté avec une certaine nonchalance apparente. Puis, dans les quartiers du Naba Tigré, nous avons eu l’opportunité de parler de l’histoire des Mossis, du canton, des distorsions entre légendes et réalités quand à leur lignée, ou même des impératifs actuels.
J’ai croisé des élèves prometteurs, qui n’auront certainement pas l’opportunité de continuer leur parcours scolaire et travailleront au champs entre autre... Penser que bien des enfants à la tête bien faite ne pourront aller au collège et se résignent déjà à un avenir tracé, comme ils me l’ont confié avec dérision, ne cesse d’être présent à mon esprit. Assistés par la propagande scolaire du moins pire, “le travail est mon ami”, pour ne pas finir mendeur à l’image des enfants des rues que l’on croise une boîte de conserve à la main recueillant quelques maigres CFA pour un autre, les enfants cheminent entre maturité et enfance, récitant des poèmes du courant de pensée de la Négritude:
“Ma religion de grâce, ne me pose plus cette question. Ma religion n’est pas celle de la langue que je parle, Ma religion c’est ma race, celle de la couleur de ma peau, Celle de l’Afrique Authentique, Celle que mon cœur comprend.” Karim Traoré Logée à trois cents mètres de l’école, la maison était devenue une sorte d’annexe. Douze jours, c’est si court pour établir une relation avec toute une communauté étrangère à sa propre culture… Après le Nescafé rapido du petit matin, je rendais visite à Binta et sa famille au village de Basalayéré. Binta, femme charismatique à l’humour pince sans rire, est la représentante de la communauté des femmes. Elle m’offrait le petit déjeuner, la bouillie de mil, l’œil malin et attentif. Les premiers jours la bouillie était telle quelle, puis les jours suivants, Binta l’agrémenta de quelques carreaux de sucre et de beignets à base de farine de mil. Nos rires réservés dépassaient la barrière de la langue, mes esquisses d’échange en Mooré prêtant à l’hilarité de toute la famille et des visiteurs. Je pu apprendre sur la cuisine des plats principaux au feu trois pierres, observer les gestes à adapter aux cuiseurs à bois économes, ou les adaptations éventuelles à lui faire. Le mil est l’aliment majoritaire. Tous les jours l’on mange de la bouillie, du tô, et parfois des beignets, toujours à base de mil. Il est impératif que sa préparation avec les cuiseurs ne pose donc aucun problème. Sur le chemin du retour vers l’école, je visitais d’autres familles, notamment la famille Bendogo en charge du Bendré. Le Bendré est un tam-tam magnifique tout en rondeur, en premier lieu un langage à part entière frappé sur l’instrument que seuls les initiés peuvent entendre. Sa parole d’autorité sacrée m’avait été démontrée par le Naba Tigré lors de la séance traditionnelle des Chefs. Chaque génération, de 76 à 4ans, a la parole entre les mains chez les hommes de la famille Bendogo. Le Bendré est aussi le nom d’un journal de l’opposition. Le pays Mossi est la Tontenga Solomdé, la terre des contes. Tout enfant aime, récite, crée des contes. Beaucoup d’entre eux en écrivent à l’école, ils ont aimé en envoyer comme message, que j’ai soigneusement ramené. Faire des fresques de peinture avec les enfants sous la chaleur de la saison d’été est un grand moment ! Trois fresques prévues par classe, compte tenu de leurs effectifs, accrochées au mur d’un bâtiment attendaient les enfants tous les jours (au total sur le séjour 16). La préparation des couleurs attiraient particulièrement l’attention des enfants. Une foule de nez collés sur les fresques …
Tour de force que d’accéder aux différents mélanges et pinceaux d’une fresque à une autre, tour de force que de veiller à ce que chacun ait eu un pinceau en main. C’est si chouette de voir certains enfants les yeux brillants, une belle aisance avec les techniques de la peinture ! Et puis taquiner l’instituteur afin qu’il mette la main à la pâte avec ses élèves. Plutôt sceptiques au départ, ils y prenaient goût. Maryam, institutrice des CM1, avait finalement du mal à laisser le pinceau aux enfants ! Madhi (instituteur de CP) confiait «!On croit que c’est compliqué, c’est si simple ! Cela faisait des années que je n’avais pas eu l’occasion de dessiner, on oublie ! ». Il y a de belles fresques !
De 11h30 à 15h c’est la pause. Ma cour est envahie, pour des cours de mooré, une foule de questions, pour le partage de la marmite que je prépare. Si je suis rassasiée avec la bouillie du matin, la chaleur écrasante et une ou deux mangues, tous sont heureux de manger autre chose que le mil. Ainsi midi ou soir nous nous organisions un petit moment de partage, entre grands ou petits. Pour d’autres c’est aussi l’heure de la sieste sous l’ombre parcimonieuse, mais surtout en cette fin d’année scolaire de réviser avec sérieux pour affronter les examens. Les enfants révisaient beaucoup ensemble et s’entraidaient, comme des petits groupements poussant à l’ombre rare. Les parents de l’ami Dieudonné sont venu un soir avec un présent que je ne discernais pas dans la nuit noire, jusqu’à ce que le dit présent émette un son. Ils venaient m’offrir un coq. Offrir un coq est un grand présent du fait de sa valeur, un honneur pour celui qui le reçoit. Le coq est resté dans ma cour jusqu’au lendemain où nous l’avons tué, plumé et préparé avec les enfants. Un repas de fête accompagné d’une bonne marmite de riz au piment et oignons... Cette journée, dans l’excitation générale, reste un beau souvenir !! Les discussions et plaisanteries s’engagent avec Awa, Issouf, Solo, Mamata, Soumaïla, Ismaël, et bien d’autres durant ce jeudi sans école. C’est une belle occasion de découvrir leurs écrits, et leurs histoires personnelles et familiales. Beaucoup vivent chez les tantes, oncles ou grands parents. Leurs parents, les pères majoritairement, sont partis en Côte d’Ivoire afin de trouver du travail. Certains n’ont pas vu leurs parents depuis 7 ans, tel Soumaïla qui en a 11, dont les parents ont refait leur vie là bas avec un petit frère... Ils sont plus ou moins bien considérés par les familles qui les ont à charge. Si généralement les hommes ou les parents font parvenir un peu d’argent, certains ne donnent pas tant de nouvelles. Il est vrai que lors des rassemblements occasionnés par les séances cinéma du soir, la communauté des enfants, des jeunes et des femmes étaient majoritaires avec les anciens... Beaucoup moins d’hommes de 25 à 50 ans. A la tombé du soir, c’est donc au tour des séances cinéma avec le projo, le groupe électrogène, la batterie, l’installation électrique façon-façon, qui marche, qui ne marche pas, qui finit par marcher.... Des gens faisaient jusqu’à 10 km à pied pour venir. Les spectateurs ont attendu une fois jusqu’à 2 h que cela puisse fonctionner pour voir le cinéma. J’ai compris le pourquoi de l’emplacement près de ce qui tenait lieu de stade !! De l’engouement pour le cinéma plein air émanait une ambiance de fête, complètement intergénérationnelle quoi que l’on passe. A peine commençait on à aller flâner du coté du marché pour aller chercher l’essence dont le groupe électrogène avait besoin, qu’une foule d’enfants étaient déjà en place en première arc de cercle, pionçant un peu pour être d’attaque. L’installation «!tranquille!» était aussi l’opportunité pour les femmes de me chercher avec plaisanterie
Attroupement qui réunissait tous les cœurs d’enfants, même les plus anciens. Ces derniers, se plaçaient aux premières loges adressant un sourire jubilatoire au grand mur animé. Les grosses pierres qui avaient été placées pour dessiner une allée de bienvenue devant ma cours, disparaissaient de soir en soir pour servir les postérieurs des jeunes cinéphiles. Tout en pliant le matériel toujours à la tranquille, nous discutions et débattions entre nombreux traînards passionnés. Ainsi les débats autour des films s’organisaient avec spontanéité.
Séances finies autour de plus de minuit, une fois tout le monde sur les petits chemins de nuit, un peu tranquille dans ma cour, je voyais les silhouettes habituelles se profiler à l’entrée à pas feutrés.... Partage, mangeaille et discussions politiques avec les enfants du soir, qui pour certains n’allaient pas à l’école. J’ai une forte pensée pour Soumaïla et Daouda, et leurs camarades. On se couche tard. Chaleur de la nuit, jamais au dessous de 30°. Debout à 6h. Un petit dimanche de ballade au lac Dem, magnifique pause et occasion de voir l’œuvre du Naba Tigré et de notables coutumiers qui ont investi dans le reboisement et la culture tout autour du lac, ainsi que deux visites de courtoisie à la ville de Kaya lors de baptêmes de proches de l’association APV-CN, m’ont donné beaucoup de joie et de force. Une petite heure passée avec le grand père de Maryam à discuter du passé sur la natte, de ses années données à la France. Parti très jeune la servir il n’a revu le Burkina Faso qu’en 1961, après l’indépendance du pays des Hommes Intègres. L’envie de faire la fête et de danser avec tous est forte, mais il faut retourner à Delga pour la séance cinéma, pas question de décevoir tout le monde ! Les enfants. Il me faudrait bien des pages pour parler des enfants de Delga. Princesse Awa, la forte tête pleine d’humour représentante des élèves, personne ne la contre dit ou ne l’empêche de faire ce qu’elle désire. Issouf, fils du Naba Tigré, quand il fait signe d’un tête à tête avec moi tous s’évaporent. Solo, Souleymane, le conteur et le comédien à la personnalité bien trempée, petit homme sur qui on peut toujours compter. Daouda, qui vient m’offrir le journal du Bendré (datant de l’année suivante de l’assassinat de Thomas Sankara), que je lui échange avec des articles que je réservais pour de plus grands. Soumaïla resté trois matins durant, face à moi, accolé au mur de ma cour sans un mot, pour enfin venir discuter durant les soirées suivantes. Mamata, Rabsétou, Fatimata, Roukiétou, les jolies demoiselles qui m’ont accompagnée au puits, dans mes découvertes villageoises, à l’apprentissage du Mooré, à l’épluchage des oignons ou aux jeux des grimaces... Et tant d’autres bouts de femmes et d’hommes. Ils ont été patients et bienveillants à mon égard, et ce malgré mes impairs. La veille de mon départ fut très émouvante. Leur résignation face à un avenir quasi certain fait naître la colère en soi.
C’est pourquoi au cours de discussions à propos du projet des cuiseurs à bois économes avec les instituteurs, l’association des parents d’élèves et les notables coutumiers, il a été émit l’idée d’étudier la création d’une coopérative de réalisation de cuiseurs économes à Delga même, destinés à la vente à tempérament à une communauté de femmes sur Delga et ses alentours, ainsi qu’une autre sur la ville Kaya. Les revenus des femmes ne sont pas les mêmes sur la ville de Kaya qu’à Delga. Les femmes de Kaya qui vendent leur cuisine génèrent une économie plus rentable. Cette coopérative permettrait d’insuffler un peu d’économie sur la commune de Delga.
C’est une entreprise qui nécessitera du temps et une grande mobilisation, à laquelle la présence de l’autorité du Naba Tigré peut apporter un soutien fondamental. Une réunion regroupant les femmes influentes et les chefs de villages était planifiée en vu de communiquer sur ces idées dans un premier temps, ainsi que d’expliquer le fonctionnement, les avantages, et les nécessités que représente le cuiseur à bois économe. Je craignais que cette réunion ne soit boudée. Il est ardu de discerner si, en si peu de temps, la confiance est là. La méfiance et la réserve étant, au de là d’une caractéristique de la culture Mossi, bien compréhensible. De plus en plus de femmes sont arrivées à la réunion auprès de nos amis de l’association APV-CN. Les femmes de la communauté sont très sensibles à cette proposition, étant donné les problèmes qui se posent à elles au quotidien dans cette région semi sahélienne où le bois vient à manquer. Suite à cette réunion, à la veille de mon départ, les femmes m’adressèrent un nom de baptême Mossi: Wamanegba Ouédraogo. Ouédraogo est un nom très étendu dans la région Mossi du Centre nord du Burkina Faso, signifiant cheval, plus exactement étalon, selon la légende de la Princesse Yennega. Quand à Wamanegba, m’inclure dans la communauté par ce biais est un honneur bien entendu, mais il faut entendre avant tout le message qu’il contient et que je garde pour moi. Cérémonie de bonne arrivée dit cérémonie d’au revoir. Une fois encore il y avait du monde, exposition des fresques aux familles, remerciement pour le matériel donné à l’école, cadeaux qui m’ont été offerts (dont une tenue traditionnelle de femme), danse ce coup-ci avec les femmes, le Kiègba : au centre d’un cercle de rythme frappé avec les mains et de chant, deux femmes se tapent les fesses en tombant sur un rythme bien précis. Instant de jaugeage et de complicité féminine. Les discours extrêmement touchants, notamment des enfants représentés par Awa a eu raison de ma fatigue et de la densité du séjour. J’avais bien du mal à prononcer le mien, tant j’étais sous le coup de l’émotion. De la veille au matin même de ce dernier jour, les aux revoirs commençaient à se présenter, chacun ayant besoin d’un moment partagé. De la tristesse que je ne pensais pas voir se lisait sur certains visages. Nous avons pris notre temps toute la journée, bien après la cérémonie d’au revoir, jusqu’à 18h à Delga. Les anciens, les femmes, les instituteurs et bien sûr les enfants désiraient encore un peu discuter. J’avais moi-même bien du mal à partir. A l’instant du départ, la moto refusant de démarrer à plusieurs reprises déclenchait alors des cris et des rires d’enfants dans toute la cour de l’école... Elle a finie par démarrer…
Repartant pour Kaya, où je rejoignais l'équipe dynamique et sympathique de l'association APV-CN, aussi vulnérable que les enfants et les familles auxquels elle vient en aide, mon coeur était serré. De ces émotions que l'on ressent quand on quitte...
Diaporama
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157624740462248/show/
Cela se comprend dès le jour de l’arrivée, passant quelques heures d’après-midi au Palais de Déa (d’une étonnante simplicité, datant du fin 18em siècle, dont la gestion de l’espace est bien agréable), après la cérémonie de bienvenue du matin, auprès du Naba Tigré de Pikoutenga, des Chefs de villages du canton, et des représentants de toutes les parties concernées par cet échange. Etre la seule jeune femme de l’assemblé, étrangère (française qui plus est), est une situation singulière. Si le Naba Tigré, lors de la séance traditionnelle des chefs au Palais, avait tenu à ma présence, c’était me faire saisir bien des subtilités quand à sa position hiérarchique et au fonctionnement social de la communauté, notamment lors du salut de chaque groupe de Chefs et notables coutumiers des villages respectifs. Mi- allongés devant le Naba Tigré, ils présentaient leur respect et leurs écots, ces derniers relevant plus du symbole que de la fortune. Les représentants Peulh se plaçaient légèrement plus à distance du Naba Tigré, s’allongeant sur le coté avec une certaine nonchalance apparente. Puis, dans les quartiers du Naba Tigré, nous avons eu l’opportunité de parler de l’histoire des Mossis, du canton, des distorsions entre légendes et réalités quand à leur lignée, ou même des impératifs actuels.
J’ai croisé des élèves prometteurs, qui n’auront certainement pas l’opportunité de continuer leur parcours scolaire et travailleront au champs entre autre... Penser que bien des enfants à la tête bien faite ne pourront aller au collège et se résignent déjà à un avenir tracé, comme ils me l’ont confié avec dérision, ne cesse d’être présent à mon esprit. Assistés par la propagande scolaire du moins pire, “le travail est mon ami”, pour ne pas finir mendeur à l’image des enfants des rues que l’on croise une boîte de conserve à la main recueillant quelques maigres CFA pour un autre, les enfants cheminent entre maturité et enfance, récitant des poèmes du courant de pensée de la Négritude:
“Ma religion de grâce, ne me pose plus cette question. Ma religion n’est pas celle de la langue que je parle, Ma religion c’est ma race, celle de la couleur de ma peau, Celle de l’Afrique Authentique, Celle que mon cœur comprend.” Karim Traoré Logée à trois cents mètres de l’école, la maison était devenue une sorte d’annexe. Douze jours, c’est si court pour établir une relation avec toute une communauté étrangère à sa propre culture… Après le Nescafé rapido du petit matin, je rendais visite à Binta et sa famille au village de Basalayéré. Binta, femme charismatique à l’humour pince sans rire, est la représentante de la communauté des femmes. Elle m’offrait le petit déjeuner, la bouillie de mil, l’œil malin et attentif. Les premiers jours la bouillie était telle quelle, puis les jours suivants, Binta l’agrémenta de quelques carreaux de sucre et de beignets à base de farine de mil. Nos rires réservés dépassaient la barrière de la langue, mes esquisses d’échange en Mooré prêtant à l’hilarité de toute la famille et des visiteurs. Je pu apprendre sur la cuisine des plats principaux au feu trois pierres, observer les gestes à adapter aux cuiseurs à bois économes, ou les adaptations éventuelles à lui faire. Le mil est l’aliment majoritaire. Tous les jours l’on mange de la bouillie, du tô, et parfois des beignets, toujours à base de mil. Il est impératif que sa préparation avec les cuiseurs ne pose donc aucun problème. Sur le chemin du retour vers l’école, je visitais d’autres familles, notamment la famille Bendogo en charge du Bendré. Le Bendré est un tam-tam magnifique tout en rondeur, en premier lieu un langage à part entière frappé sur l’instrument que seuls les initiés peuvent entendre. Sa parole d’autorité sacrée m’avait été démontrée par le Naba Tigré lors de la séance traditionnelle des Chefs. Chaque génération, de 76 à 4ans, a la parole entre les mains chez les hommes de la famille Bendogo. Le Bendré est aussi le nom d’un journal de l’opposition. Le pays Mossi est la Tontenga Solomdé, la terre des contes. Tout enfant aime, récite, crée des contes. Beaucoup d’entre eux en écrivent à l’école, ils ont aimé en envoyer comme message, que j’ai soigneusement ramené. Faire des fresques de peinture avec les enfants sous la chaleur de la saison d’été est un grand moment ! Trois fresques prévues par classe, compte tenu de leurs effectifs, accrochées au mur d’un bâtiment attendaient les enfants tous les jours (au total sur le séjour 16). La préparation des couleurs attiraient particulièrement l’attention des enfants. Une foule de nez collés sur les fresques …
Tour de force que d’accéder aux différents mélanges et pinceaux d’une fresque à une autre, tour de force que de veiller à ce que chacun ait eu un pinceau en main. C’est si chouette de voir certains enfants les yeux brillants, une belle aisance avec les techniques de la peinture ! Et puis taquiner l’instituteur afin qu’il mette la main à la pâte avec ses élèves. Plutôt sceptiques au départ, ils y prenaient goût. Maryam, institutrice des CM1, avait finalement du mal à laisser le pinceau aux enfants ! Madhi (instituteur de CP) confiait «!On croit que c’est compliqué, c’est si simple ! Cela faisait des années que je n’avais pas eu l’occasion de dessiner, on oublie ! ». Il y a de belles fresques !
De 11h30 à 15h c’est la pause. Ma cour est envahie, pour des cours de mooré, une foule de questions, pour le partage de la marmite que je prépare. Si je suis rassasiée avec la bouillie du matin, la chaleur écrasante et une ou deux mangues, tous sont heureux de manger autre chose que le mil. Ainsi midi ou soir nous nous organisions un petit moment de partage, entre grands ou petits. Pour d’autres c’est aussi l’heure de la sieste sous l’ombre parcimonieuse, mais surtout en cette fin d’année scolaire de réviser avec sérieux pour affronter les examens. Les enfants révisaient beaucoup ensemble et s’entraidaient, comme des petits groupements poussant à l’ombre rare. Les parents de l’ami Dieudonné sont venu un soir avec un présent que je ne discernais pas dans la nuit noire, jusqu’à ce que le dit présent émette un son. Ils venaient m’offrir un coq. Offrir un coq est un grand présent du fait de sa valeur, un honneur pour celui qui le reçoit. Le coq est resté dans ma cour jusqu’au lendemain où nous l’avons tué, plumé et préparé avec les enfants. Un repas de fête accompagné d’une bonne marmite de riz au piment et oignons... Cette journée, dans l’excitation générale, reste un beau souvenir !! Les discussions et plaisanteries s’engagent avec Awa, Issouf, Solo, Mamata, Soumaïla, Ismaël, et bien d’autres durant ce jeudi sans école. C’est une belle occasion de découvrir leurs écrits, et leurs histoires personnelles et familiales. Beaucoup vivent chez les tantes, oncles ou grands parents. Leurs parents, les pères majoritairement, sont partis en Côte d’Ivoire afin de trouver du travail. Certains n’ont pas vu leurs parents depuis 7 ans, tel Soumaïla qui en a 11, dont les parents ont refait leur vie là bas avec un petit frère... Ils sont plus ou moins bien considérés par les familles qui les ont à charge. Si généralement les hommes ou les parents font parvenir un peu d’argent, certains ne donnent pas tant de nouvelles. Il est vrai que lors des rassemblements occasionnés par les séances cinéma du soir, la communauté des enfants, des jeunes et des femmes étaient majoritaires avec les anciens... Beaucoup moins d’hommes de 25 à 50 ans. A la tombé du soir, c’est donc au tour des séances cinéma avec le projo, le groupe électrogène, la batterie, l’installation électrique façon-façon, qui marche, qui ne marche pas, qui finit par marcher.... Des gens faisaient jusqu’à 10 km à pied pour venir. Les spectateurs ont attendu une fois jusqu’à 2 h que cela puisse fonctionner pour voir le cinéma. J’ai compris le pourquoi de l’emplacement près de ce qui tenait lieu de stade !! De l’engouement pour le cinéma plein air émanait une ambiance de fête, complètement intergénérationnelle quoi que l’on passe. A peine commençait on à aller flâner du coté du marché pour aller chercher l’essence dont le groupe électrogène avait besoin, qu’une foule d’enfants étaient déjà en place en première arc de cercle, pionçant un peu pour être d’attaque. L’installation «!tranquille!» était aussi l’opportunité pour les femmes de me chercher avec plaisanterie
Attroupement qui réunissait tous les cœurs d’enfants, même les plus anciens. Ces derniers, se plaçaient aux premières loges adressant un sourire jubilatoire au grand mur animé. Les grosses pierres qui avaient été placées pour dessiner une allée de bienvenue devant ma cours, disparaissaient de soir en soir pour servir les postérieurs des jeunes cinéphiles. Tout en pliant le matériel toujours à la tranquille, nous discutions et débattions entre nombreux traînards passionnés. Ainsi les débats autour des films s’organisaient avec spontanéité.
Séances finies autour de plus de minuit, une fois tout le monde sur les petits chemins de nuit, un peu tranquille dans ma cour, je voyais les silhouettes habituelles se profiler à l’entrée à pas feutrés.... Partage, mangeaille et discussions politiques avec les enfants du soir, qui pour certains n’allaient pas à l’école. J’ai une forte pensée pour Soumaïla et Daouda, et leurs camarades. On se couche tard. Chaleur de la nuit, jamais au dessous de 30°. Debout à 6h. Un petit dimanche de ballade au lac Dem, magnifique pause et occasion de voir l’œuvre du Naba Tigré et de notables coutumiers qui ont investi dans le reboisement et la culture tout autour du lac, ainsi que deux visites de courtoisie à la ville de Kaya lors de baptêmes de proches de l’association APV-CN, m’ont donné beaucoup de joie et de force. Une petite heure passée avec le grand père de Maryam à discuter du passé sur la natte, de ses années données à la France. Parti très jeune la servir il n’a revu le Burkina Faso qu’en 1961, après l’indépendance du pays des Hommes Intègres. L’envie de faire la fête et de danser avec tous est forte, mais il faut retourner à Delga pour la séance cinéma, pas question de décevoir tout le monde ! Les enfants. Il me faudrait bien des pages pour parler des enfants de Delga. Princesse Awa, la forte tête pleine d’humour représentante des élèves, personne ne la contre dit ou ne l’empêche de faire ce qu’elle désire. Issouf, fils du Naba Tigré, quand il fait signe d’un tête à tête avec moi tous s’évaporent. Solo, Souleymane, le conteur et le comédien à la personnalité bien trempée, petit homme sur qui on peut toujours compter. Daouda, qui vient m’offrir le journal du Bendré (datant de l’année suivante de l’assassinat de Thomas Sankara), que je lui échange avec des articles que je réservais pour de plus grands. Soumaïla resté trois matins durant, face à moi, accolé au mur de ma cour sans un mot, pour enfin venir discuter durant les soirées suivantes. Mamata, Rabsétou, Fatimata, Roukiétou, les jolies demoiselles qui m’ont accompagnée au puits, dans mes découvertes villageoises, à l’apprentissage du Mooré, à l’épluchage des oignons ou aux jeux des grimaces... Et tant d’autres bouts de femmes et d’hommes. Ils ont été patients et bienveillants à mon égard, et ce malgré mes impairs. La veille de mon départ fut très émouvante. Leur résignation face à un avenir quasi certain fait naître la colère en soi.
C’est pourquoi au cours de discussions à propos du projet des cuiseurs à bois économes avec les instituteurs, l’association des parents d’élèves et les notables coutumiers, il a été émit l’idée d’étudier la création d’une coopérative de réalisation de cuiseurs économes à Delga même, destinés à la vente à tempérament à une communauté de femmes sur Delga et ses alentours, ainsi qu’une autre sur la ville Kaya. Les revenus des femmes ne sont pas les mêmes sur la ville de Kaya qu’à Delga. Les femmes de Kaya qui vendent leur cuisine génèrent une économie plus rentable. Cette coopérative permettrait d’insuffler un peu d’économie sur la commune de Delga.
C’est une entreprise qui nécessitera du temps et une grande mobilisation, à laquelle la présence de l’autorité du Naba Tigré peut apporter un soutien fondamental. Une réunion regroupant les femmes influentes et les chefs de villages était planifiée en vu de communiquer sur ces idées dans un premier temps, ainsi que d’expliquer le fonctionnement, les avantages, et les nécessités que représente le cuiseur à bois économe. Je craignais que cette réunion ne soit boudée. Il est ardu de discerner si, en si peu de temps, la confiance est là. La méfiance et la réserve étant, au de là d’une caractéristique de la culture Mossi, bien compréhensible. De plus en plus de femmes sont arrivées à la réunion auprès de nos amis de l’association APV-CN. Les femmes de la communauté sont très sensibles à cette proposition, étant donné les problèmes qui se posent à elles au quotidien dans cette région semi sahélienne où le bois vient à manquer. Suite à cette réunion, à la veille de mon départ, les femmes m’adressèrent un nom de baptême Mossi: Wamanegba Ouédraogo. Ouédraogo est un nom très étendu dans la région Mossi du Centre nord du Burkina Faso, signifiant cheval, plus exactement étalon, selon la légende de la Princesse Yennega. Quand à Wamanegba, m’inclure dans la communauté par ce biais est un honneur bien entendu, mais il faut entendre avant tout le message qu’il contient et que je garde pour moi. Cérémonie de bonne arrivée dit cérémonie d’au revoir. Une fois encore il y avait du monde, exposition des fresques aux familles, remerciement pour le matériel donné à l’école, cadeaux qui m’ont été offerts (dont une tenue traditionnelle de femme), danse ce coup-ci avec les femmes, le Kiègba : au centre d’un cercle de rythme frappé avec les mains et de chant, deux femmes se tapent les fesses en tombant sur un rythme bien précis. Instant de jaugeage et de complicité féminine. Les discours extrêmement touchants, notamment des enfants représentés par Awa a eu raison de ma fatigue et de la densité du séjour. J’avais bien du mal à prononcer le mien, tant j’étais sous le coup de l’émotion. De la veille au matin même de ce dernier jour, les aux revoirs commençaient à se présenter, chacun ayant besoin d’un moment partagé. De la tristesse que je ne pensais pas voir se lisait sur certains visages. Nous avons pris notre temps toute la journée, bien après la cérémonie d’au revoir, jusqu’à 18h à Delga. Les anciens, les femmes, les instituteurs et bien sûr les enfants désiraient encore un peu discuter. J’avais moi-même bien du mal à partir. A l’instant du départ, la moto refusant de démarrer à plusieurs reprises déclenchait alors des cris et des rires d’enfants dans toute la cour de l’école... Elle a finie par démarrer…
Repartant pour Kaya, où je rejoignais l'équipe dynamique et sympathique de l'association APV-CN, aussi vulnérable que les enfants et les familles auxquels elle vient en aide, mon coeur était serré. De ces émotions que l'on ressent quand on quitte...
Diaporama
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157624740462248/show/
Avis sur circuit dans l'Ouest américain en septembre 2011? English translation pending
😉 Bonjour à toutes et à tous !
Je m'appelle Typhaine, j'ai 26 ans, et mon homme et moi préparons le voyage de nos rêves (bien que notre budget soit serré) dans l'ouest Américain pour septembre 2011.
Au début, nous voulions faire les vols aller Paris / San Francisco, et retour Los Angeles / Paris. Mais nous nous sommes vite rendus compte qu'un billet pour un aller simple était 2 fois + cher qu'un billet aller/retour...
De ce fait, nous allons donc prendre un vol AR Paris/LA.
(nous devrions acheter les billets ce week end).
Voici le circuit que nous aimerions faire : * Paris / LA * Prise voiture de location * Nuit à Santa Clarita * Lendemain matin, direction San Francisco - Golden Gate bridge - China town - Alamo square - Twin peaks - Financial district Nuit à SF - Alcatraz - Fisherman's warf * Le soir, Direction Yosemite National Park Nuit à Yosemite - Yosemite national park * Le soir, Direction Mammoth Lake Nuit à Mammoth Lake - Visite des environs * En fin d'aprem, direction Death Valley Nuit à Death Valley - Visite death valley Nuit à Death Valley * Lendemain matin, direction Las Vegas. - Visite du Stratosphere hotel * Puis, direction St Georges pour aller vers le Lake Powell, Page. où s'arrêter ?... Nuit à St Georges ou au Lake Powell ? - Visite Lake Powell - Antelope canyon Nuit à Page... * le lendemain, direction le Grand Canyon. J'aimerais aller à Havasupaï ♥ Nuit à Havasupaï 2nde nuit à Havasupaï * Ensuite, direction Flagstaff road 66. Nuit dans un motel. Puis le lendemain matin, direction Los Angeles, où nous avons réservé une chambre d'hôte pour la semaine du dimanche 18 sept au soir, au dimanche 25. * Restitution véhicule de location * Vol LA / Paris...
Nous n'avons fait encore aucune réservation, à part pour LA, alors si vous aviez des conseils sur des lieux à voir, à faire et des endoits où dormir à petit budget, je vous serais trés reconnaissante pour votre aide. Nous prendrions l'avion le samedi 3 septembre. Ca a l'air tellement compliqué à préparer, que je ne sais pas par où commencer. Je ne sais pas combien de temps rester à quel endroit. Et il y a tellement de sujets à ce propos dans ce forum, que j'étais obligée de créer le mien parce que je ne sais plus où donner de la tête...
Merci d'avance pour votre aide 😛 Objectifs : Détermination de l'itinéraire Combien de temps rester dans chaque endroit en tenant compte des distances. Recherche des lieux où dormir...
Voici le circuit que nous aimerions faire : * Paris / LA * Prise voiture de location * Nuit à Santa Clarita * Lendemain matin, direction San Francisco - Golden Gate bridge - China town - Alamo square - Twin peaks - Financial district Nuit à SF - Alcatraz - Fisherman's warf * Le soir, Direction Yosemite National Park Nuit à Yosemite - Yosemite national park * Le soir, Direction Mammoth Lake Nuit à Mammoth Lake - Visite des environs * En fin d'aprem, direction Death Valley Nuit à Death Valley - Visite death valley Nuit à Death Valley * Lendemain matin, direction Las Vegas. - Visite du Stratosphere hotel * Puis, direction St Georges pour aller vers le Lake Powell, Page. où s'arrêter ?... Nuit à St Georges ou au Lake Powell ? - Visite Lake Powell - Antelope canyon Nuit à Page... * le lendemain, direction le Grand Canyon. J'aimerais aller à Havasupaï ♥ Nuit à Havasupaï 2nde nuit à Havasupaï * Ensuite, direction Flagstaff road 66. Nuit dans un motel. Puis le lendemain matin, direction Los Angeles, où nous avons réservé une chambre d'hôte pour la semaine du dimanche 18 sept au soir, au dimanche 25. * Restitution véhicule de location * Vol LA / Paris...
Nous n'avons fait encore aucune réservation, à part pour LA, alors si vous aviez des conseils sur des lieux à voir, à faire et des endoits où dormir à petit budget, je vous serais trés reconnaissante pour votre aide. Nous prendrions l'avion le samedi 3 septembre. Ca a l'air tellement compliqué à préparer, que je ne sais pas par où commencer. Je ne sais pas combien de temps rester à quel endroit. Et il y a tellement de sujets à ce propos dans ce forum, que j'étais obligée de créer le mien parce que je ne sais plus où donner de la tête...
Merci d'avance pour votre aide 😛 Objectifs : Détermination de l'itinéraire Combien de temps rester dans chaque endroit en tenant compte des distances. Recherche des lieux où dormir...
Contact mail et avis sur le Taniya Ryokan à Matsuyama? English translation pending
Bonjour,
après avoir écumé le site en japonais (http://taniya.jp/) de ce ryokan à Matsuyama, lien après lien, au hasard, en espérant tomber sur une adresse mail, je me tourne vers vous pour savoir:
1. si vous connaissez ce ryokan et si oui, ce que vous en avez pensé.
2. si vous connaissez l'adresse mail associée pour pouvoir réserver éventuellement.
Merci d'avance.
après avoir écumé le site en japonais (http://taniya.jp/) de ce ryokan à Matsuyama, lien après lien, au hasard, en espérant tomber sur une adresse mail, je me tourne vers vous pour savoir:
1. si vous connaissez ce ryokan et si oui, ce que vous en avez pensé.
2. si vous connaissez l'adresse mail associée pour pouvoir réserver éventuellement.
Merci d'avance.
Japon et le vélo, ou deux femmes au budget serré English translation pending
Bonsoir à ceux qui me liront.
J'ai hésité un moment à savoir où poster mon message... "voyager au feminin à petit prix, à vélo...". Finalement, c'est la rubrique Vélos qui l'emporte! Alors commençons par poser l'equation. Je souhaite partir 3 ou 4 semaines au Japon avec une amie. Nous avons 21 ans et nous sommes étudiantes (avec le porte monnaie(presque vide) qui va avec). En cherchant le meilleur moyen de profiter de notre voyage, sans s'endetter pour 30ans, j'ai été inspiré pas la solution du vélo!
Voila en gros le résumé du projet. Maintenant, les questions que je me pose sont :
- Voulant faire en gros Tokyo-Hiroshima en remontant part Matsue et finir à Nikko, le vélo est il la meilleur solution par rapport au train? - Le voyage à vélo étant une première (pour nous deux), est ce raisonnable de commencer par prêt d'un mois au Japon? - Quel est la meilleur solution, acheter ou louer le vélos sur place ou apporter le sien? - 3 semaines à vélos pour faire à peu prêt le tour d'Honshu, c'est utopique ou faisable? - Combien peut on parcourir, en moyenne par jour de kilomètre, sans être trop crevé et pouvoir profiter du voyage? - Où trouver des cartes pour tracer son itinéraire à vélos?
Voila j'attends vos réponses avisées et vos conseils.
J'ai hésité un moment à savoir où poster mon message... "voyager au feminin à petit prix, à vélo...". Finalement, c'est la rubrique Vélos qui l'emporte! Alors commençons par poser l'equation. Je souhaite partir 3 ou 4 semaines au Japon avec une amie. Nous avons 21 ans et nous sommes étudiantes (avec le porte monnaie(presque vide) qui va avec). En cherchant le meilleur moyen de profiter de notre voyage, sans s'endetter pour 30ans, j'ai été inspiré pas la solution du vélo!
Voila en gros le résumé du projet. Maintenant, les questions que je me pose sont :
- Voulant faire en gros Tokyo-Hiroshima en remontant part Matsue et finir à Nikko, le vélo est il la meilleur solution par rapport au train? - Le voyage à vélo étant une première (pour nous deux), est ce raisonnable de commencer par prêt d'un mois au Japon? - Quel est la meilleur solution, acheter ou louer le vélos sur place ou apporter le sien? - 3 semaines à vélos pour faire à peu prêt le tour d'Honshu, c'est utopique ou faisable? - Combien peut on parcourir, en moyenne par jour de kilomètre, sans être trop crevé et pouvoir profiter du voyage? - Où trouver des cartes pour tracer son itinéraire à vélos?
Voila j'attends vos réponses avisées et vos conseils.
Cyclotourisme en Suisse vers la mi-avril? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire une semaine de cyclotourisme en Suisse vers la mi-avril.
Voici mes questions : 1. mi-avril, est-ce raisonnable au niveau de la météo ? 2. avez-vous des idées de boucle de plus ou moins 6 jours, en restant à une altitude moyenne raisonnable vu la période ?
Merci d'avance pour vos conseils !
J'envisage de faire une semaine de cyclotourisme en Suisse vers la mi-avril.
Voici mes questions : 1. mi-avril, est-ce raisonnable au niveau de la météo ? 2. avez-vous des idées de boucle de plus ou moins 6 jours, en restant à une altitude moyenne raisonnable vu la période ?
Merci d'avance pour vos conseils !
Croisière Méditerranée sur le MSC Fantasia English translation pending
Bonjour, cet été nous nous apprêtons à faire une croisière sur la Méditerranée avec le MSC Fantasia. J'aimerais savoir s'il y a une piste de bowling, des tables de pingpong, un baby-foot, un toboggan à bord de ce navire. Et qu'y a-t-il de bien à faire sur ce bateau ? Merci d'avance.
Trajet à vélo du Léman à Sète ou Marseille? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite cet été relier Sète ou Marseille depuis Genève. Je pense donc suivre la route du Rhone (http://www.dulemanalamer.com/htm/fr/accueil.php) mais vu que je prendrais 3 semaines, je pense que je pourrais faire le trajet retour (ou une grosse partie) en vélo également, mais sans reprendre le même chemin qu'à l'aller.
Je voulais savoir ainsi si certains ont réalisé le trajet inverse sans longer le Rhone. Est-il possible d'imaginer un tracer qui passerait par l'est du fleuve sans cumuler trop de dénivelés ? ...
Merci,
ALban
Je souhaite cet été relier Sète ou Marseille depuis Genève. Je pense donc suivre la route du Rhone (http://www.dulemanalamer.com/htm/fr/accueil.php) mais vu que je prendrais 3 semaines, je pense que je pourrais faire le trajet retour (ou une grosse partie) en vélo également, mais sans reprendre le même chemin qu'à l'aller.
Je voulais savoir ainsi si certains ont réalisé le trajet inverse sans longer le Rhone. Est-il possible d'imaginer un tracer qui passerait par l'est du fleuve sans cumuler trop de dénivelés ? ...
Merci,
ALban
Voyage et shamanisme...? English translation pending
Bonjour,
Nos voyages nous portent souvent tous avec bonheur et nous amènent parfois dans des situations, sinon des expériences culturellement inédites Vous est-il arrivé, ou avez vous connu des gens qui ont rencontré involontairement le shamanisme sur leur route, au cours de leurs voyages? L'expérience a t-elle été bonne ou mauvaise? Et dans le cas d'une expérience compliquée, je veux parler d'une expérience d'emprise... qu'avez-vous fait, que feriez vous ou qu'on pu faire ces gens pour se sortir de cette incroyable situation🤪 ?
Nos voyages nous portent souvent tous avec bonheur et nous amènent parfois dans des situations, sinon des expériences culturellement inédites Vous est-il arrivé, ou avez vous connu des gens qui ont rencontré involontairement le shamanisme sur leur route, au cours de leurs voyages? L'expérience a t-elle été bonne ou mauvaise? Et dans le cas d'une expérience compliquée, je veux parler d'une expérience d'emprise... qu'avez-vous fait, que feriez vous ou qu'on pu faire ces gens pour se sortir de cette incroyable situation🤪 ?
Quartier branché à Toyko? English translation pending
Bonjour les amis voyageurs,
Je vais en mai prochain à Tokyo pour la première fois, je recherche un quartier animé avec des restaurants à disposition, des magasins, des bars, etc. si possible branché pour un hôtel, quelqu'un pourrait-il me donner quelques conseils pour un quartier voire un hôtel particulièrement bien situé où on peut sortir le soir à pied et tout avoir à disposition.
Un grand merci pour votre précieuse aide, Thierry😉
Je vais en mai prochain à Tokyo pour la première fois, je recherche un quartier animé avec des restaurants à disposition, des magasins, des bars, etc. si possible branché pour un hôtel, quelqu'un pourrait-il me donner quelques conseils pour un quartier voire un hôtel particulièrement bien situé où on peut sortir le soir à pied et tout avoir à disposition.
Un grand merci pour votre précieuse aide, Thierry😉
Itinéraire à vélo de Decize vers Le-Puy-en-Velay en longeant la Loire? English translation pending
Bonjour à tous et bonne année.
Je viens vers toutes les âmes de bonne volonté suceptibles de m'indiquer un itinéraire sympatique qui relierai Decize au Puy en velay en longeant la Loire.
Merci d'avance pour les renseignements.
Trajet Tafraoute - Agdz? English translation pending
Bonsoir,
Je suis en train de peaufiner mon circuit d'Avril prochain au Maroc et je n'arrive pas a finaliser la partie Tafraoute... Agdz.
Je compte faire : Marrakech... Taroudant ( par autoroute Agadir ) : 3h30 de route.
Taroudant.... Tafraoute ( par Ait Baha ) 3H00 de route.
Jusque là je pense que je suis à peu près bon ( dans mes heures de route , je ne compte pas les pauses bien sur ).
Par contre pour ce qui est de Tafraoute... Agdz, j'ai beau regarder sur les guides, sur via michelin et autres et là ça se corse. Je pensais faire Tafraoute... Igherm...Taliouine ( par la R106 ) ensuite Taliouine....Tazenakht.....Agdz ( par la N10 et la R108 ). Possible en voiture de location ( routes goudronnées ?), combien de temps pour ces étapes ?. Tafraoute ... Agdz en 2 jours : possible avec quelques arrêts en cours de route ou alors c'est la course ?. Ou alors avez vous une autre solution plus rapide ou plus sympa ?. Merci à vous tous.
Périple Clermont-Ferrand - Madrid à vélo début mars English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur le forum. Je me suis mis un projet en tête il y a très peu de temps : me rendre de Clermont à Madrid la première quinzaine de mars. Déjà que pensez vous de la période ? je sais qu'il ne va pas forcément faire très chaud mais je n'ai pas tellement le choix des dates, mes congés ne peuvent pas être décalés et je ne veux pas repousser mon départ, j'ai besoin de partir. Je ne pars pas avant non plus car il faut que je me prépare. Ensuite que me conseillez vous pour le parcours ? plutôt Est des Pyrénées ou Ouest (Atlantique) sachant qu'il faut que j'évite l'altitude pour ne pas être coincé par la neige. Je ne sais pas trop si c'est très possible en fait. Mon parcours ne doit pas dépasser 1300km... Voilà le plus gros de mon problème est l'itinéraire, si vous pouviez me conseiller ! merci
Je suis nouveau sur le forum. Je me suis mis un projet en tête il y a très peu de temps : me rendre de Clermont à Madrid la première quinzaine de mars. Déjà que pensez vous de la période ? je sais qu'il ne va pas forcément faire très chaud mais je n'ai pas tellement le choix des dates, mes congés ne peuvent pas être décalés et je ne veux pas repousser mon départ, j'ai besoin de partir. Je ne pars pas avant non plus car il faut que je me prépare. Ensuite que me conseillez vous pour le parcours ? plutôt Est des Pyrénées ou Ouest (Atlantique) sachant qu'il faut que j'évite l'altitude pour ne pas être coincé par la neige. Je ne sais pas trop si c'est très possible en fait. Mon parcours ne doit pas dépasser 1300km... Voilà le plus gros de mon problème est l'itinéraire, si vous pouviez me conseiller ! merci
Séjour de snorkeling à Nosy Be mi-octobre avec notre enfant de 1 an (Madagascar) English translation pending
Bonjour à tous,
Mon conjoint et moi souhaiterions partir à Nosy be mi octobre avec notre enfant de 1 an. Nous opterions pour l'hotel royal beach près du village d’Ambatoloaka. Nous aurions aimé savoir: - Si il etait possible de faire du snorkeling depuis la plage ? - S'il y avait des spots de kitesurf facilement accessible tout pres ? - une semaine etait suffisante ou si l'ile meritait d'y rester au moins 10 jours ? - Si les conditions sanitaires et de sécurité étaient réunies pour voyager avec un enfant de 1 an ? - Si c'etait la bonne saison
Je vous remercie tous pour vos conseils et réponses
Mon conjoint et moi souhaiterions partir à Nosy be mi octobre avec notre enfant de 1 an. Nous opterions pour l'hotel royal beach près du village d’Ambatoloaka. Nous aurions aimé savoir: - Si il etait possible de faire du snorkeling depuis la plage ? - S'il y avait des spots de kitesurf facilement accessible tout pres ? - une semaine etait suffisante ou si l'ile meritait d'y rester au moins 10 jours ? - Si les conditions sanitaires et de sécurité étaient réunies pour voyager avec un enfant de 1 an ? - Si c'etait la bonne saison
Je vous remercie tous pour vos conseils et réponses
Tour de France à cheval: matériel? English translation pending
Bonjour, je suis entrain d'organiser un tour de France à cheval pour cette été. Je vais partir avec deux chevaux et j'ai besoin de conseils.
Déjà au niveau matériel il me manque pas mal de chose. Je cherche notamment un bât et des sacoches ainsi que des sacoches à mettre autour de ma selle. Savez vous où je peux m'en procurer ou en louer? J'ai un peu chercher sur internet mais il y en a très peu et c'est souvent chère. Sinon je pensais fabriquer mes propres sacoches avec de la vieille bâche de camion et des sangles. Quelqu'un a t il déjà fait ça?
Une autre question concerne l'orientation. Prendre des cartes parait impossible, le 25/1000 semble nécessaire et il faudrait donc un très grand nombre de cartes pour couvrir le pourtour de l'hexagone. Un GPS avec la carto de la France revient moins chère et se transporte plus facilement mais est ce que c'est vraiment pratique pour s'orienter sur les chemins?
Une dernière question (pour le moment 😉 ), la nuit je vais essayer de loger chez l'habitant et de mettre mes chevaux dans un pré mais je ne trouverais pas forcément tous les soirs!!! Comment alors accrocher les chevaux pour la nuit afin qu'ils puissent brouter? Je pensais soit accrocher une corde entre deux arbres puis accrocher les chevaux a cette corde avec une longe et un mousqueton (ils pourront alors se déplacer le long de la corde). Soit les accrocher avec une grande corde à des piquets (non dangereux) plantés dans le sol.
Je précise que ne travaillant pas (je suis encore étudiante) j'ai un budget plutôt restreint....
Merci d'avance pour vos réponses!
Elodie
Une autre question concerne l'orientation. Prendre des cartes parait impossible, le 25/1000 semble nécessaire et il faudrait donc un très grand nombre de cartes pour couvrir le pourtour de l'hexagone. Un GPS avec la carto de la France revient moins chère et se transporte plus facilement mais est ce que c'est vraiment pratique pour s'orienter sur les chemins?
Une dernière question (pour le moment 😉 ), la nuit je vais essayer de loger chez l'habitant et de mettre mes chevaux dans un pré mais je ne trouverais pas forcément tous les soirs!!! Comment alors accrocher les chevaux pour la nuit afin qu'ils puissent brouter? Je pensais soit accrocher une corde entre deux arbres puis accrocher les chevaux a cette corde avec une longe et un mousqueton (ils pourront alors se déplacer le long de la corde). Soit les accrocher avec une grande corde à des piquets (non dangereux) plantés dans le sol.
Je précise que ne travaillant pas (je suis encore étudiante) j'ai un budget plutôt restreint....
Merci d'avance pour vos réponses!
Elodie
Itinéraire 'alternatif' en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Je pars pour la 2eme fois en Thailande samedi (22 janvier) et je voudrais votre avis sur une ébauche d'itinéraire. Je suis déjà partie et j'ai fait la dernière fois le séjour 'classique' bangkok, lop buri (la cité des singes), ayutaya, kantchanabury, pont rivière kwai, chiang mai (boxe, cuisine..), trek vers chiang mai (rafting, elephants, marche, villages ethniques), pai et Ko Tao. C'était vraiment bien pour un premier séjour mais je voudrais voir un autre visage de la thailande, et aussi des paysages et expériences différentes, un peu moins touristique. Je pars 3 semaines, et je pensais faire (en gros): Parc Khao Yai (2j) Prasat khao Preah Viharin (1j) Khong chiam (1j) That Ohanom (1j) Chiang kjan (2j)
Chang Rai / Thaton / trek ou visite triangle d'or (4-5j)
Iles et playa (3j)
Bangkok (2j)
Faisable? Des conseils? Que pensez vous du choix? Je ne cherche pas forcément 'l'incontournable' mais des ambiances et coins sympas!
Je ne réserve rien, est ce un problème pour ces coins là?
Dernier point, j'ai 20 ans et je voyage pour au moins une semaine, seule (donc n'hésitez pas à me dire si certains coins 'craignent' dans mes choix)
Merci beaucoup de votre aide :)
Je pars pour la 2eme fois en Thailande samedi (22 janvier) et je voudrais votre avis sur une ébauche d'itinéraire. Je suis déjà partie et j'ai fait la dernière fois le séjour 'classique' bangkok, lop buri (la cité des singes), ayutaya, kantchanabury, pont rivière kwai, chiang mai (boxe, cuisine..), trek vers chiang mai (rafting, elephants, marche, villages ethniques), pai et Ko Tao. C'était vraiment bien pour un premier séjour mais je voudrais voir un autre visage de la thailande, et aussi des paysages et expériences différentes, un peu moins touristique. Je pars 3 semaines, et je pensais faire (en gros): Parc Khao Yai (2j) Prasat khao Preah Viharin (1j) Khong chiam (1j) That Ohanom (1j) Chiang kjan (2j)
Chang Rai / Thaton / trek ou visite triangle d'or (4-5j)
Iles et playa (3j)
Bangkok (2j)
Faisable? Des conseils? Que pensez vous du choix? Je ne cherche pas forcément 'l'incontournable' mais des ambiances et coins sympas!
Je ne réserve rien, est ce un problème pour ces coins là?
Dernier point, j'ai 20 ans et je voyage pour au moins une semaine, seule (donc n'hésitez pas à me dire si certains coins 'craignent' dans mes choix)
Merci beaucoup de votre aide :)
Baja California: bus San Diego-Tijuana/San Miguel, insécurité à Baja, baignade fin avril? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'apprete à faire un circuit de 2mois et demi en amerique du nord. Nous partons à 2 de Louisiane pour partir vers l'ouest jusqu'en Californie. De San Diego, nous souhaitons laisser la voiture de location américaine pour partir à Baja. Notre projet est de passer la frontiere et de louer une voiture coté mexique afin de descendre toute la baja california jusqu'a Los Cabos et repartir en avion du sud, pour regagner la Californie.
N'étant jamais aller au mexique quelques problèmes de logistique se posent a nous! Pout le passage de la frontiere, est il possible de prendre un bus de San diego jusqu'a Tijuana ou meme jusqu'a San Miguel, afin d'éviter un stop à Tijuana (par rapport à l'insécurité) ? Et connaissez vous des compagnies de bus qui le proposent? Y a t il des problèmes d'insécurité à Baja pour y faire un road trip? D'autre part est il possible de se baigner fin avril? Le climat le permet il? Je vous remercie d'avance pour vos lumieres!
N'étant jamais aller au mexique quelques problèmes de logistique se posent a nous! Pout le passage de la frontiere, est il possible de prendre un bus de San diego jusqu'a Tijuana ou meme jusqu'a San Miguel, afin d'éviter un stop à Tijuana (par rapport à l'insécurité) ? Et connaissez vous des compagnies de bus qui le proposent? Y a t il des problèmes d'insécurité à Baja pour y faire un road trip? D'autre part est il possible de se baigner fin avril? Le climat le permet il? Je vous remercie d'avance pour vos lumieres!
Pérou: organisation d'un trek Choquequirao - Machu Picchu English translation pending
bonjour,
avec un ami, nous comptons faire ce trek fin mai, début juin. plusieurs petites questions nous turlupinent : - étant donné que les cartes précises, ne sont pas légions pour ce trek, faut il se munir d'un GPS de randonnée et où trouver les traces de ce trek ? - au pire, un GPS est il vraiment utile ? ou bien le chemin est il bien marqué au sol, façon de ne pas prendre le mauvais chemin et se perdre en pleine jungle sans l'avoir voulu. - plusieurs personnes l'ont déjà fait, mais la durée varie beaucoup, allant de 5/6 jours à 11 jours. qu'elle est la durée normale de ce trek ? - l'eau trouvée dans les rivières suffit elle (avec micropur) pour s'allimenter quotidiennement sur ce trek ? - est il sérieux de le faire en autonomie complète ou est ce + raisonable de louer les services d'un muletier/guide ? - une fois arrivé à Agua Calientes, est ce difficile d'acheter les billets d'entrée au MP pour le lendemain ? - avais vous laissé vos sacs et affaires à l'hôtel d'Agua Calientes pour visiter le MP ? ou les avez vous pris avec vous ?
Cela fait pas mal de petites questions, vous n'êtes pas obligé de répondre à toutes 😉 mais ça serait bien sympa car ça nous ferait avancer dans ce projet.
merci à vous tous
Régis
avec un ami, nous comptons faire ce trek fin mai, début juin. plusieurs petites questions nous turlupinent : - étant donné que les cartes précises, ne sont pas légions pour ce trek, faut il se munir d'un GPS de randonnée et où trouver les traces de ce trek ? - au pire, un GPS est il vraiment utile ? ou bien le chemin est il bien marqué au sol, façon de ne pas prendre le mauvais chemin et se perdre en pleine jungle sans l'avoir voulu. - plusieurs personnes l'ont déjà fait, mais la durée varie beaucoup, allant de 5/6 jours à 11 jours. qu'elle est la durée normale de ce trek ? - l'eau trouvée dans les rivières suffit elle (avec micropur) pour s'allimenter quotidiennement sur ce trek ? - est il sérieux de le faire en autonomie complète ou est ce + raisonable de louer les services d'un muletier/guide ? - une fois arrivé à Agua Calientes, est ce difficile d'acheter les billets d'entrée au MP pour le lendemain ? - avais vous laissé vos sacs et affaires à l'hôtel d'Agua Calientes pour visiter le MP ? ou les avez vous pris avec vous ?
Cela fait pas mal de petites questions, vous n'êtes pas obligé de répondre à toutes 😉 mais ça serait bien sympa car ça nous ferait avancer dans ce projet.
merci à vous tous
Régis
Maroc: faire une boucle gorges du Todra - gorges du Dadès? English translation pending
Bonjour à tous !
je suis toujours en préparation de mon voyage (en Avril de cette année) est ce que l'un des VFistes connait une possibilité de faire une boucle Gorges du Todra-gorges du Dades (en Logan de location!)??
Sur la carte Michelin il existe une piste Agoudal -Tilmi (ou nous avons passer une nuit à l'auberge des peupliers, existe elle toujours?? cela avait été relativement sympa et peut être y retournerions nous) ou une autre variante pour nous évité de faire demi tour . Je suis sceptique car en 2007 il n’était pas possible de continuer après le défilé.
Merci de nous apporter vos expériences et vos conseils.
Quel serait le GR idéal pour ma prochaine expédition? English translation pending
Bonjour ami(e)s voyageurs!!
L'année dernière, j'ai fais le TMB (Tour du Mont Blanc) et je crois que cette année je suis prêt à repartir avec mon sac à dos...
Je voudrais savoir si quelqu'un pourrait me conseiller une Rando sympa qui se ferait entre 7 et 10 jours voir un peu plus. Je ne suis pas un randonneur aguerri mais le TMB ne m'a pas donné trop fil à retordre.
J'aimerai bien partir à l'étranger voir si l'herbe y est plus verte. Pourquoi pas l'Ecosse: le West Highland Way.
En somme j'ai envie de partir mais où???...
Si vous avez des idées ou si vous connaissez des GR agréables, n'hésitez pas.
Merci!
Bon plan transport/excursion pour le Wadi Rum? English translation pending
Bonjour à tous, quelqu'un aurait il un bon plan pour excursion au Wadi Rum?
Où s'adresser, quelle agence, dans quelle ville? Quels sont les coûts +- par jour et chameau et/ou en 4x4? Possibilité de se joindre à d'autres sur place si on est que deux, pour partager les frais?
Auriez vous des expériences à partager? merci!
Indonésie: relier à pied le Bromo et le Semeru? English translation pending
Bonjour,
Savez vous si il est possible de monter au Bromo depuis Cemoro Lewang pour voir le lever de soleil puis redescendre à Pane Ranu le même jour ?
Si oui, combien d'heures faut-il compter pour un marcheur très bien entraîner mais chargé (sac de 10-12 kilos) ?
Est-il facile de rejoindre Banyuwangi en bus depuis Pane Ranu ?
Merci d'avance,
Julien
Est-il facile de rejoindre Banyuwangi en bus depuis Pane Ranu ?
Merci d'avance,
Julien
Vol direct Paris-Bangkok avec Thai Airways: pays survolés? English translation pending
Bonjour et bonne année !
nous partons en mars pour Bangkok avec Thai Airways. Est-ce que quelqu'un pourrait nous préciser quel est le trajet suivi par ce vol ? Quels sont les pays survolés, (en gros bien sûr…)
Merci.
Cordialement
Trois semaines en Syrie: mai 2010 English translation pending
Version:1.0 StartHTML:0000000173 EndHTML:0000083958 StartFragment:0000003287 EndFragment:0000083922 SourceURL:file://localhost/Users/rodolphe/Desktop/SYRIE%202010.doc
Mardi 04 mai : le voyage. Départ aux aurores. Il faut être à l’aéroport à 06h.30. On passe au bureau de Turkisch Airlines parce que l’orthographe du nom de famille de Francine est incorrecte. Plus moyen de corriger. On nous dit que, en principe, cela ne devrait pas poser de problème. Nous ne sommes rassurés qu’à moitié. 08 h. 00, l’avion décolle. Pas très neuf. La nourriture et le service sont quelconques. Escale à Istamboul où on s’emmêle pes pinceaux avec le décalage horaire. Des files un peu partout. L’embarquement dure longtemps et nous ne décollons qu’à 15 h.30. Cette fois, le service, c’est vraiment Bysance : apéro, vin, mezze, …avion impeccable, hôtesses souriantes. Et c’est la même compagnie avec un vol non européen ! Atterrissage en douceur à Damas. Il est 17h.00, heure locale. Si les deux files à l’immigration sont assez longues, les formalités sont rapides. Pas de fouille des bagages, pas de questions. Dans le hall des arrivées, pas de harcèlement non plus de la part des chauffeurs de taxi comme c’est trop souvent le cas. Comme nous expliquons que nous prenons le bus, on nous conduit au guichet et c’est le conducteur du bus lui-même qui nous achète les billets voyant que nous ne maîtrisons pas encore la monnaie locale. Bref, le premier contact avec la Syrie est encourageant. Au terminal du bus, on retrouve l’ambiance des gares routières avec des chauffeurs de taxi qui se disputent le client. On négocie le prix. Nouvelle discussion pour imposer notre hôtel (que nous avons réservé), le chauffeur voulant nous emmener ailleurs. Comme toujours, quand on reste ferme et calme, tout s’arrange avec même le sourire. Premier couac, pas de trace de notre réservation au Salam Hotel qui affiche « complet » J’explique vaille que vaille que j’ai envoyé deux courriels - l’ordinateur est « kaput !» - , que j’ai aussi téléphoné – « fallait confirmer par fax ! » – Le dialogue de sourd avec la mauvaise foi en prime. Comme nous restons à la réception – tactique souvent efficace - et que, semble-t-il, nous pertubons la sieste de l’employé, un garçon d’étage nous emmène à un autre hôtel, le Sultan Hôtel , à quelques pas du premier. Complet aussi, mais si nous acceptons, il reste une toute petite chambre sans commodités. Mieux vaut un tien que deux tu l’auras, on accepte et on ajoute qu’on pourrait séjourner quelques jours à Damas. C’est le sésame. Le lendemain, on nous trouvera une autre chambre. Ce qui fut fait et nous ne le regretterons pas. 19 h.30, après une bonne douche, premier contact avec la ville. Faudra s’habituer à la circulation totalement anarchique. Feux de signalisations, passages pour piétons et agents de la circulation (c’est quoi ça ?) sont purement décoratifs. Tactique : suivre une dame (pas un homme habitué à slalomer entre les voitures), ne pas paniquer ni se laisser impressionner par les coups de klakson. Après avoir fait le tour de quelques banques, on en trouve enfin une qui accepte las cartes Visa, Master Card et même Maestro. La soirée se termine dans une sorte de café dans une rue assez sombre où on fume le narguilé. Manifestement, ce n’est pas un endroit fréquenté par les étrangers et encore moins par les femmes. L’aacueil y sera fabuleux. Les serveurs, nombreux, sont sans cesse près de nous, nous posent des questions, ils ont déjà entendu parler de la Belgique (Vous parlez français ou autre chose ?) Et le café turc y est sublime.
Mercredi 05 : Damas. Petit déjeuner à l’hôtel, déménagement des bagages, ensuite, direction du musée qui n’est pas très loin. Le musée est un peu vieillot, poussiéreux, mais contient de belles pièces pas toujours bien mises en valeur. Le plus remarquable est l’ancienne synagogue avec ses superbes fresques. Visite agréable puis petit café dans le parc tout aussi agréable. Retour à l’hôtel où nous prenons possession de notre nouvelle chambre, au 5e étage (avec ascenseur, heureusement), calme confortable avec une belle vue sur la ville. L’après-midi, on se dirige vers la mosquée des Omeyades. Pour l’atteindre, il faut traverser le souk, tout en contrastes. A côté – ou plutôt en face – de boutiques qui présentent des niqabs, on rencontre des dessous de toutes les couleurs plus affriolants les uns que les autres. Et les acheteuses, qui discutent ferme les pris avec les vendeurs (toujours des hommes) sont très souvent des femmes voilées de la tête au pied. Cela fait rêver… (et, à entendre les rires étouffés, elles rêvent semble-t-il). Le souk grouille de monde mais, contrairement aux souks marocains, l’étranger n’est pas harcelé ; on peut regarder à son aise sans être interpellé ; si on se bouscule, on se sourit. On flane jusqu’à la mosquée que nous ne visiterons pas aujourd’hui. On se renseigne sur la façon de se vêtir. Les femmes peuvent louer de grandes robes à capuchon pour se voiler la tête. A l’entrée, un cerbère, bon enfant, veille au respect de la tenue vestimentaire. En attendant on visitera le superbe palais Azrem puis on continuera jusqu’à la porte Bab Charqui située à l’autre extrémité de la vieille ville, traversant le quartier chrétien avec ses vieilles ruelles et ses magasins d’allure plus riches. En passant on visitera encore l’église souterraine d’Aramée. Cela fait quelques kilomètres de marche et c’est avec plaisir qu’on trouve un restaurant situé aussi dans une vieille maison. La carte n’est pas riche, mais les mets proposés sont de qualité et servis en abondance. L’addition nous laissera pantois. Peu de monde ; des jeunes gens qui jouent aux cartes et deux femmes (mère et fille) qui fument le narguilé. Comme c’est notre premier jour, cela nous étonne quelque peu (Ah les préjugés, ils sont tenaces même quand on croit s’en être débarrassé). Mais nous nous habituerons vite.
Jeudi 06 : Damas. On ne se lève pas trop tôt car il faut passer à la banque. Démarche inutile car j’ai stupidement oublié après l’avoir noté dans le carnet de voyage que le 6 avril est un jour férié et, pour arranger les affaires, le lendemain, vendredi, est aussi férié. Il faudra donc utiliser nos cartes de crédit, ce qui n’était pas prévu, si tôt du moins. On se consolera en allant boire notre café pour tuer le temps en attendant l’ouverture de la mosquée et surtout du vestiaire dont le fonctionnaire, zélé, n’autorisera l’accès qu’à 10 h.00 pile bien que les portes soient ouvertes. On commencera par la visite du tombeau de Saladin, puis on entre dans la mosquée. Le choc ! On avait bien vu des photos, mais la réalité dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. L’immense cour, les mosaïques d’une beauté extraordinaire, les tapis de prière. On en a plein la vue. Et puis le monde… Beaucoup sont des visiteurs, pas mal d’Iraniennes reconnaissables à leur tchador et…à leur guide muni de son petit drapeau, qui veille à ce qu’aucune brebis de son troupeau ne s’égare. A l’intérieur, un affichage électronique donne en permanence l’heure exacte ainsi que la température (elle passera de 25 à 28° le temps de notre visite). On y prie, on lit, on s’y repose, on photographie, on bavarde, on écoute des prêches (femmes d’un côté, homme de l’autre), on y dort même. Au centre, le tombeau de Saint-Jean que les pèlerins viennent toucher. Dans une pièce adjacente, un autre tombeau. Là, c’est de l’hystérie, on se bouscule pour toucher le tombeau ; la pièce est petite et la chaleur accablante. A la sortie des femmes entièrement voilées se frappent la poitrine sous la direction d’un « maître de cérémonie » qui, tel un officier des galères, donne le rythme. Impressionnant. Nous ne nous lasserons pas de cette ambiance. Finalement, nous aurons passé toute la matinée dans la mosquée des Omeyades. L’après-midi, on se rend au souk de l’artisanat, pas loin de l’hôtel. Il est installé dans une ancienne madrassa dlont les chambres d’étudiants ont été transformées en petites ateliers que l’on peut visiter. On regarde, on apprécie, mais si on manifeste clairement qu’on n’a pas l’intention d’acheter, qu’on est là seulement pour regarder, les artisans n’insistent pas, restent aussi souriants et accueillants. A la fin de notre séjour, nous y ferons quelques achats. Le marchandage est de rigueur, mais il sera d’autant plus facile que les artisans nous avaient reconnus. En fin de journée, nous montons au terminal des bus pour acheter nos billets pour nous rendre à Boshra le lendemain. Démarche parfaitement inutile, qui nous permettra d’apprécier une fois de plus l’amabilité des Syriens toujours prêts à vous aider. Le soir, nous dînerons a l’Abu Kamal, renseigné par le Routard, restaurant un rien kitch, réputé pour son limon be nana, un mélange de jus de citron vert et de feuilles de menthes. Délicieux (comme le repas d’ailleurs), le meilleur que nous ayons bu en Syrie. Et l’addition est douce.
Vendredi 07 : Boshra. Taxi jusqu’au terminal situé assez loin. En route, comme c’est vendredi, tout est fermé. Le bus, ponctuel, part à 10 h.00 précises et une heure trente après, nous sommes à Boshra, sous un soleil de plomb. Le bus fait descendre tout le monde avant le terminal, ce qui nous pose un problème car il est bien recommandé d’acheter immédiatement les billets de retour. Comme on nhésite sur la marche à suivre, le patron ( ???) d’un restaurant nous propose son aide, téléphone au terminal où on lui répond ( ???) que le bus de 18 h.00 est déjà complet qu’il reste, ait deux places dans celui de 16 h.00. Il se charge de les réserver et on payera quand le bus arrivera. Cela sent l’arnaque, d’autant plus que nous rencontrerons d’autres touristes qui, eux aussi, ont des places réservées dans le même bus achetées dans d’autres restaurants. Bon, pas moyen de faire autrement, on verra bien. On visite donc Boshra, le magnifique théâtre romain, quelques belles mosaïques, et l’ancienne ville romaine encore partiellement habitée avec sa mosquée et quelques églises en ruines. En attendant l’hypothétique bus, on se régale de jus de fruits et de thé aux pétales de roses sous une terrasse ombragée. 15 h.45, on va aux nouvelles, là où le bus devrait nous prendre. On retrouve notre personnage et d’autres clients détenteurs aussi des « deux dernières places ». Une certaine inquiétude règne, les soupçons d’arnaque montent de quelques degrés. On nous fait bien comprendre qu’il ne faut pas s’inquiéter, mais quand même… Pas facile de se loger à Boshra en cas de pépin. Le bus arrive, notre personnage discute avec le chauffeur, ne nous réclame rien et nous invite à monter à bord ; les autres montent aussi. On est un peu serrés, mais l’essentiel est d’y être. On payera dans le bus, moins cher que le billet aller. Quant aux autres passagers, ils avaient payé le billet à l’avance…au même tarif. Encore une bonne leçon pour notre méfiance européenne. Comme tous les soirs, avant de rejoindre l’hôtel, nous allons boire notre jus de pamplemousse au petit snack du coin de la rue.
Samedi 08 : Damas-Maaloula- Saidnaya ; les monastères chrétiens. On pensait partir tôt après être passés à la banque censée ouvrir à 09 h.00. En fait, elle n’ouvrira qu’à 09 h.30 et il faudra encore attendre que tout le monde soit en place pour que le public puisse enfin accéder au guichet. On comblera le retard en prenant un taxi pour le terminal des microbus qui vont à Maaloula. A peine arrivés, déjà partis. Comme apparemment il y a des horaires à respecter, on n’attend pas que le véhcule soit rempli comme c’est souvent le cas dans d’autres pays. Le village est très joli, très coloré contrairement à la plupart des villages syriens dont les maisons sont grises, de la couleur de la terre. Le monastère de Santa Tecla, construit sous la roche, n’a rien de remarquable, si ce n’est la grotte et la source bien gardée de sorte que personne ne souille l’eau qui en jaillit - Santa Tecla est une sainte honorée tant par les musulmans que par les chrétiens. Plus intéressant est le monastère de Saint Serge que l’on atteint après une jolie promenade dans un défilé fort étroit creusé par une rivière asséchée à ce moment de l’année. Nous suivons un groupe de jeunes filles entièrement vêtues de noir qui ont l’air de s’amuser follement, prennent des photos et nous accueillent avec des sourires que l’on devine à l’éclat de leurs yeux. Le monastère contient quelques belles icônes et une table d’autel, ancienne table de sacrifices païens, interdite comme table d’autel après le Concile de Nicée. Un moine polyglotte nous explique dans un français impeccable l’originalité et la symbolique des deux principales icônes avant de réciter le Notre Père en araméen, la langue du Christ encore parlée, mais non écrite, à Maaloula et dans un village proche. On ne comprend pas, évidemment, mais il faut reconnaître que c’est assez surprenant. D’après la carte, Saidnaya n’est pas très éloignée. Comme il nous reste du temps, en y allant aujourd’hui, on pourrait gagner une journée. On négocie le prix avec le chauffeur de taxi local. Il se débrouille un peu en anglais et nous expliquera qu’il comprend encore l’araméen, mais ne le parle plus, à la différence de ses parents. Encore une langue en voie de disparition. En une vingtaine de minutes, il nous dépose devant le couvent Notre-Dame de Saydnaya, un couvent de femmes de rite orthodoxe perché sur un rocher. Moins beau, plus moderne que les précédents, mais un vrai labyrinthe avec quelques mosaïques et la petite chapelle de l’icône de la vierge, un lieu plein de de recueillement où une nonette trempe des bouts de coton dans l’huile sainte, bouts de coton qui auraient la propriété de favoriser l’enfantement. Nous ne tenterons pas l’expérience. Nous suivons une autre nonette qui a l’air bien pressée ; rien de religieux dans sa quête, elle allait tout bêtement s’acheter une glace. En redescendant, nous voyons la caverne des idoles et ses statues taillées dans la roche, spectacle impressionnant qui nous avait échappé en faisant la montée en taxi. Retour à Damas en minibus. Le soir, au restaurant, parmi la clientèle notre attention est attirée par un cheik sorti tout droitd’une super production américain : grand, aristocratique, vêtu d’un habit blanc immaculé, coiffé de son keffieh accompagné de son épouse ( ???) en jean T-shirt moulé et basket. Après le synchrétisme religieux, le synchrétisme vestimentaire orient-occident.
Dimanche 09 : Damas-Palmyre : Le bus part à 10 h.00 précises. Voyage confortable, mais le paysage est monotone. Désert de pierres. Le bus s’arrête devant un restaurant routier au milieu de nulle part. Pause- café. Des jeunes tentent de nous faire comprendre que nous sommes à Palmyre. Le chauffeur ne nous disant rien on remonte dans le bus. Nouvelles discussions. Des passagers nous font signe que nous devons descendre. On s’exécute ; à l’horizon, on ne voit que quelques palmiers. Comme il ne reste plus personne, sauf les deux jeunes et…une voiture, il ne nous reste qu’une solution : embarquer. Par habitude, on n’accepte pas le prix demandé, rediscussion, marchandage et accord sur le prix. En route, le conducteur connaît – évidemment – un hôtel. J’ai pointé un nom dans notre guide – l’hôtel Ishtar -, mais il n’en démord pas. Moi non plus. Un dialogue s’installe ( ??) - Cet hôtel n’existe plus - Faux. Je sais qu’il existe - Oui, mais il est complet - On verra. Le coup est classique. Ces « démarcheurs », comme dans beaucoup de pays, reçoivent un pourboire quand ils amènent des clients. Il nous débarque devant l’hôtel fantôme, un grand sourire et « welcome in Palmyra » Quant au prix du taxi, après le marchandage, j’avais payé ni plus ni moins que le tarif « officiel » Hôtel impeccable avec accès à internet ce qui nous permet d’avoir les premières nouvelles de Belgique. On y fait la rencontre d’un vieux Suisse qui voyage seul, extrêmement sympa mais un rien barjo… Il est en grande conversation en anglais avec un monsieur propriétaire d’une voiture. Ce dernier nous propose un marché : pour 1000 livres (env. 17 € ) il nous conduira le visiter les deux tombeaux qui n’ouvrent qu’à certaines heures, billets d’entrée compris ;entre les visites, une petite promenade dans la palmeraie et, le soir, il viendra nous prendre pour nous conduire voir le coucher de soleil à la citadelle. Le surlendemain, il nous conduira à l’arrêt des bus qui vont directement à Hama et nos places seront réservées. Le payement : quand nous prendrons le bus. Le programme est respecté avec la différence que le Suisse qui devait nous accompagner ne s’est pas présenté. La visite des tombeaux, des hypogées plutôt, ne manque pas d’intérêt, mais, comme ils n’ouvrent pas toute la journée, on s’y bouscule. L’intérêt de venir avec une voiture particulière permet d’attendre des moments où il y a moins de monde.Tout se passe comme prévu, …sauf le soleil qui ne sera pas au rendez-vous masqué par un vent de sable et, évidemment, tintin pour le coucher de soleil. Beaucoup de monde là-haut, malgré tout, cela sent le raki, because un buffet destiné à un groupe de français. La vue sur Palmyre est impressionnante.
Lundi 10 : Palmyre, la merveilleuse. Le site restant ouvert jour et nuit, on se lève tôt. A 07 h.00 notre petit déjeuner est déjà prêt (on aurait pu se lever encore plus tôt). Nous serons donc sur le site avant l’arrivée des voyages organisés. Grandiose. On en a le souffle coupé. Cela dépasse ce que nous avions imaginé. On y flânera pendant presque 5 heures, la faim, la soif – nous avons mal évalué notre réserve d’eau - et la chaleur nous incitant à revenir vers notre hôtel. Pendant cette première promenade, nous aurons l’occasion d’aider une bédouine dans tous ses états : elle est à la recherche des deux chèvres qu’elle devait garder. Elle nous fait comprendre qu’elle recevra une solide semonce si elle ne les récupère pas. Comme nous avions remarqué ces chèvres peu de temps auparavant et grâce à nos jumelles, nous pourrons lui indiquer quelle direction prendre. On aura même fait une bonne action. Une petite frayeur aussi quand, voulant me rendre à des tombeaux aperçus dans le lointain, je tombe sur deux énormes molosses qui faisaient leur sieste à l’ombre d’une petit rocher. Manifestement leurs grognements signifiaient plutôt qu’ils ne voulaient pas être dérangés. J’ai pris acte et fais un long détour pour leur plus grand bien et pour le mien. Douche, repas, petit repos bien mérité et, en fin de journée, on y retourne. C’est chouette pour les photos car on dispose d’une autre lumière. Nous ne quittons le site qu’après le coucher de soleil, décevant, comme la veille, mais quel bonheur, quel calme quand, dans le site ne restent que quelques touristes silencieux, les gardes qui s’en retournent leur journée terminée avec leurs chameaux qui, eux aussi, ont besoin de repos. Contrairement à ce que nous appréhensions, pas de harcèlement, pas d’offres de « souvenirs ». On est loin des sites touristiques où on est accroché sans cesse par des démarcheurs. La journée se terminera avec un délicieux « mansaf » - le plat traditionnel des bédouins – un vrai, à l’agneau et non avec des restes de poulets comme nous en avons vu dans les restos. (en général, ces restos ne sont pas fameux et il vaut mieux manger à l’hôtel).
Mardi 11 : Palmyre-Hama. A l’heure dite, notre chauffeur est là et il nous conduit au point d’arrêt du bus que nous aurions eu bien du mal à trouver par nos propres moyens. Comme prévu aussi, nos places sont réservées. Heureusement car le bus sera complet. On voyagera avec 1 Autrichien, 1 Allemand et une Hollandaise, ce qui permettra d’échanger quelques informations. Excellent bus, ponctuel – il part à 11 h. précises - climatisé, bon chauffeur… A 14 h. nous sommes à Hama, ville très animée. Nos trois amis ont réservé par téléphone des chambres à l’hôtel où nous comptions aller et on leur a répondu que c’était complet. Un taxi nous emmène dans la rue où se trouvent tous les hôtels. Le Noria ne nous paraît pas sympa parce que le gars qui nous y emmène prend nos bagages sans nous laisser le choix. Je proteste, je l’enjoins de laisser là nos bagages et…je vais voir plus loin. Je retouve nos trois amis à l’hôtel Ryad qui n’était donc pas complet et où il restait même de la place. Pas le temps de souffler car on s’arrange pour partir en excursion pour Apamée qu’il vaut mieux voir en fin de journée quand il ne fait plus trop chaud. Départ à 15 h.30. Dans le minibus, nous ne sommes que 5 avec un chauffeur très sympa qui, ayant remarqué que nous nous intéressions beaucoup aux paysages, aux vieilles pierres et à la photographie (notre ami autrichien étant un véritable artiste en la matière) fera plusieurs arrêts en cours de route, notamment pour voir une noria perdue dans les champs dans un endroit idyllique à souhait. On y passera un bon bout de temps à faire des photos et à s’en mettre plein les yeux. Quand nous arrivons à Apamée, il est passé 17 h.. Il fait encore chaud, mais il ya une petite brise bien agréable. Et…pas un chat dans le site. On mettra 1 H.30 pour parcourir l’immense colonnade de deux km. Très différent de Palmyre et moins enchanteur. Au retour, on traverse une plaine très fertile qui est un peu le grenier à blé de la région. On ne rentrera à l’hôtel qu’à la nuit tombée. Même pas le temps de prendre une douche si on veut aller manger au restaurant Azpasia. Le luxe à petits prix (pour nous Européens), cuisine très fine dans un cadre superbe.
Mercredi 12 : Villes mortes et château de Saladin. Le départ est fixé à 08 h30. Cette fois, nous sommes 6. 2 Tchèques, 2 Françaises et nous deux. Nos amis d’hier ayant choisi d’aller au Krak des chevaliers. Le chauffeur est taciturne et la communication n’est pas aisée. Il se montre aussi moins attentif à ce que nous voulons photographier. La journée sera bien remplie. On commence par le musée de Maarat al Noman, un musée superbe qui possède une collection extraordinaire de mosaïques bysantines. Interdiction de photographier les mosaïques et surtout pas la place face au musée où se trouvent les services de la police secrète. Puis on se dirige ensuite vers la première des villes mortes Sergilla. Impressionnant, belle promenade dans des ruines d’une ville qui semble avoir été bombardée et qui garde de beaux restes. De Segilla, on se rend à Al Bara ; moins de choses à voir, mais deux très beaux tombeaux pyramidaux. Le château de Saladin, vu du dessous est vraiment impressionnant, mais la visite de l’intérieur nous laisse sur notre faim, hormis une citerne remarquable. Le retour se fera à grande vitesse, notre chauffeur semblant pressé de rentrer. On dîne au grand restaurant près de l’aqueduc. Nourriture quelconque, serveur peu agréable. On comprend qu’il n’y ait pas beaucoup de monde.
Jeudi 13 : Hama -Qas Ihn Wardan – Al Scounje et citadelle de Missiaf. Comme le départ n’est prévu que pour 15 h.00, nous consacrons la matinée à la visite de la vieille ville de Hama, avec ses ruelles, son palais Al Azem et ses norias. De belles photos, mais il manquera le son. Le bois à l’air de gémir continuellement dans un boucan incroyable. Les « 4 norias »se trouvent beaucoup plus loin dans le haut de la ville. Superbe. Thé sur une terrasse avec vue sur les norias. La rivière, le bruit des norias , moins fort que celles qui sont en ville et le spectacle. Le plaisir des yeux et des oreilles. Il nous reste du temps pour aller au musée, mais aucun chauffeur de taxi ne connaît pas, ni les gens auwquels on s’adresse dans notre arabe plus que basique. Finalement on nous dépose devant une mosquée (problème évident de communication) à la grande suprise de notre taximan étonné de voir des étrangers avides de prière à cette heure. A 15 h. on embarque, en compagnie de deux français et de jeunes qui s’avèrent être des compatriotes. Malheureusement, on hérite du même chauffeur que la veille.. Premier arrêt, la forteresse de Qas Ihn Wardan, une ancienne forteresse bysantine au milieu de nulle part, très belle avec ses pierres où l’ocre alterne avec le noir du basalte. Très beaux restes de la basilique. Bref, une visite fort intéressante. Deuxième arrêt, le village de Skrounje avec ses maisons en pain de sucre, faites de pisé et recouvertes de peinture ocre.. Aujourd’hui, elles servent de remises pour les animaux. On nous invite à passer à l’intérieur d’une d’entre elles, soi-disant encore habitée, mais cela se révèle un attrape-touristes. Dommage parce que du point de vue de l’architecture, de la ventilation et du confort, ces maisons méritent d’être vues. Le thé qu’on nous « offre » se révèle « payant », événement exceptionnel dans un pays où, lorsqu’on est accueilli, le thé est la première chose qui est offerte à l’étranger. Bien sûr, le coût est minime, mais le geste choque car il est contraire à la culture de ce peuple si accueillant. Avant de quitter cette « maison », je vais en voir d’autres un rien plus loin, guidé par des enfants qui ne demandent qu’une chose avec leur grand sourire : qu’on les prenne en photos. Le chauffeur n’est pas très content parce qu’il a dû attendre plus longtemps que prévu. Sur le chemin du retour, ascension à la citadelle de Missiaf, un tas de ruines haut perchées avec une vue imprenable à 360° et un magnifique coucher de soleil. C’était d’ailleurs le but de la visite. Au retour, on longe des villages avec des maisons semblables à celles de Skroungé – et en plus grand nombre – mais le chauffeur se montre sourd à nos appels. On prendra le repas du soir dans un grand restaurant au bord de l’Oronte, renseigné dans notre guide, un restaurant très kitch, où les habitants de Hama viennent en famille. Excellent repas à prix doux. On flâne ensuite dans le parc, très fréquenté le soir. Beaucoup de femmes en nikab. Hama semble être une ville plus conservatrice.
Vendredi 14 : Hama-Alep. Un taxi jusqu’au terminal assez éloigné du centre. Voyage très confortable en moins de 2 heures. Le terminal d’Alep est assez loin du centre lui aussi et il faut impérativement prendre un taxi. Un chauffeur se précipite, exige 400 livres (le tarif normal oscille entre 100 et 200). Je veux refuser, mais pas question de s’adresser à un autre taxi : il est policier et me montrer sa carte. Il ne connaît pas l’adresse de notre hôtel et veut absolument que nous allions à l’hôtel Baron. Flic ou pas flic, je le somme de nous laisser à un coin de rue. Je laisse Francine avec les bagages et je me mets à la recherche de l’hôtel que nos compatiotes nous avaient recommandéen essayant de me fixer des repères. Personne ne connaît. Cela dure un certain temps. Finalement quelqu’un croit savoir et m’y emmène. L’hôtel étant nouveau et sa façade étroite écrasée entre deux immeubles, il n’était pas évident de le découvrir. Je réserve la chambre, démarche inutile car les clients y sont rares. Problème : où ai-je laissé Francine ? Comme j’ai pas mal tourné dans le secteur, impossible de retrouver mes repères. Et cela va durer une demi heure. Tout est bien qui finit bien. L’hôtel est impeccable, tout neuf, dans une vieille maison qui vient d’être rénovée de fond en comble. En face un câprier et la terrasse pittoresque d’un bistro où on vient fumer le narguilé. Café et thé de bien venue, douche et direction du musée qui se trouve à 500 mètres de l’hôtel, dans la même rue. Très beau musée avec des pièces très intéressantes, notamment des sculptures taillées dans le basalte. Parfois l’éclairage est déficient, mais cela n’enlève rien à notre plaisir.
Samedi 15 : Alep. On se lève tôt pour être à la citadelle à l’ouverture de celle-ci à 9 heures. Cela a l’air loin, il faut traverser tout le souk. Comme il est en légère pente et qu’on ne s’y bouscule pas à ces heures, le parcours ne nous paraît pas difficile. A la sortie du souk, la vue sur la citadelle est impressionnante. On peut prendre ses photos à son aise, pas un seul touriste à l’horizon. La visite en soi nous prendra deux bonnes heures. Rien à voir avec le château de Saladin. L’intérieur est vraiment intéressant, bien mis en valeur.. A la sortie, il était prévu de visiter le hammam mais il était fermé et, à voir les détritus qu’il y avait devant la porte, il n’atait pas fermé de la veille.. Tant pis, on s’attardera dans le souk et on visitera la grande mosquée. Très belle aussi, pas autant que la mosquée des Omeyades bien sûr : une immense place publique où on bavarde, où on mange, voire on y fait la sieste. Le long de la mosquée un quartier où on vend essentiellement des douceurs. Un marchand, très habile et très sympa nous fait déguster « un peu de tout ». C’est tentant et c’est si bon. Un touriste turc, à nos côtés, qui manifestement connaisait l‘adresse, en remplit tout un sac. Comme nous ne sommes pas là pour acheter, du moins ce jour-là, on demande à notre marchand de nous laisser sa carte. Bien volontiers ; il ne se fait pas d’illusions : le touriste qui va revenir, il connaît. Il sera agréablement surpris le surlendemain de nous revoir (pourtant pas facile à retrouver dans le souk). Mais on ne pouvait pas se priver de ses friandises dont nous ne retrouverons jamais l’équivalent. Au retour, on fait le détour vers le quartier Jdeidé, le quartier chrétien d’Alep. Un autre monde où, quasi simultanément nous entendrons sonner les cloches et résonner le muezzin. On visitera quelques églises, mais on ne s’y retrouve guère entre les maronites, les chétiens syriaques et les arméniens. On verra magnifiques tableaux dans l’église arménienne, notamment celui des quarante martyrs, mais le diacre qui baragouine un peu le français et l’anglais nous semble un rien borné et nous prendrons congé de lui très diplomatiquement. Le quartier est beaucoup plus calme, plus riche aussi semble-t-il avec ses ruelles bordées de maisons de pierres. C’est là que se trouvent de bons petits restaurants mais, après cette longue journée, nous ne sommes pas très présentables et nous nous contenterons d’un aubergine farcie, délicieuse, dans un restaurant turc populaire et archi sympathique malgré la chaleur qui se dégage des fourneaux. Et qui est là ? Notre Suisse de Palmyre qui nous conte son voyage en train. Bonne nouvelle en revenant à l’hôtel : le patron a négocié pour un très bon prix un taxi pour la matinée de demain.
Dimanche 16 : Saint-Siméon, Ain Darah –Mouchabbak- Alep. Le taxi nous attend à 8 h.30. Notre chauffeur, très sympathique ne connaît que quelques mots d’anglais, ce qui le rend bien malheureux. J’insiste parce que, un peu partout, les Syriens sont avides de communiquer, mais la barrière des langues les en empêche, tout comme nous avec les quelques mots arabes que nous avons appris et qu’il est parfois difficile de placer ; mais cela leur fait tellement plaisir. Reste les sourires si sympathiques et si parlants. Bref, il suit à la lettre les consignes qui lui ont été données à l’hôtel, notamment celle de ne pas rouler trop vite. L’ennui, c’est que nous ne sommes plus habitués à rouler si lentement. C’est d’ailleurs peut-être plus dangereux car malgré leur conduite en apparence assez folle, tous les chauffeurs, qu’ils soient des chauffeurs de bus ou de taxis sont extrêment habiles et n’ont jamais commis d’imprudences inutiles, même à Damas où tout ce qui ressemble à une atteinte à la liberté de circuler (feux rouges, passages piétonniers, agents de circulation, …) est considéré comme élément décoratif. Bref on se sent plus sûr en voiture qu’à pieds. Bon, nous mettrons une heure pour atteindre Saint-Siméon. Déjà beaucoup de groupes, mais il suffit de faire la visite en sens inverse. Superbe basilique, très beaux chapiteaux et magnifique ensemble. Notre chauffeur nous accompagnera tout au long de notre visite tout aussi émerveillé que nous (cela devait être la première fois qu’il y allait ; d’ailleurs il a dû demander plusieurs fois le chemin). Ce sera la même chose pour se rendre à Ain Darah, un site dont il ne reste pas grand-chose mais le peu qui reste vaut le détour : quelques beaux bas-relief en basalte et des traces de pieds aussi grandes qu’étranges dans ce qui reste d’un temple dédié à Ishtar. On bavarde comme on peut avec des gamins qui vendent un excellent sirop de grenade. Au retour, on demande au chauffeur de nous conduire, si c’est possible, dans une église que nous avions aperçue de loin. C’est la basilique paleochrétienne de Mouchabbak, relativement bien conservée, une des plus belles dit-on du Moyen Orient. Nous aurons la chance de voir arriver un berger avec son troupeau de moutons qui viennent s’abreuver à des puits très profonds que nous n’aurions sans doute pas vus sans sa présence. Une ouverture étroire par laquelle le berger puise pour remplir un abreuvoir. Un peu plus loin, entraîné par la curiosité, je descendrai par un couloir taillé dans la roche jusqu’à la nappe phréatique. Retout à Alep vers 14 h. Et chaque fos qu’on repasse par l’hôtel on s’arrête pour boire ces délicieux jus de fruits qu’on sert dans les échoppes de la rue adjacente où on finit par nous connaître. L’après-midi sera consacrée par une dernière promenade dans les souks et les premiers achats. Le marchandage est de rigueur, évidemment. On en profite pour chercher la fabrique de savon. Après plusieurs demandes et des réponses souvent contradictoires, un gamin qui travaille dans une fabrique de chaussures reçoit l’autorisation de nous y conduire. Pas facile à trouver en effet, d’autant plus qu’à cette époque, la fabrique ne fonctionne pas ; c’est le moment du séchage. On s’y promènera seuls, au milieu de milliers de briques de savon entassées dans de belles caves voûtées. Dans les environs, quelques belles ruelles étroites où nous sommes accostés par une jeune fille qui nous demande si on veut voir « la fabrique ». Etonnement, puisque nous en sortons. Dans le fond, ce qu’elle veut, c’est nous faire visiter sa maison. On attendra quelques instants devant la porte, le temps que les femmes qui sont à l’intérieur se couvrent la tête (très beaux foulards d’ailleurs). La maison, en effet est digne d’être vue, avec son patio, sa petite fontaine, les grilles aux fenêtres et les savons habilement agencés en guise de décoration. Elle nous raconte que son père est (était ?) aussi un fabricant de savons. Sa sœur nous apportera le thé puis une boisson rafraichissante faite « maison » à base de citron. Encore un excellent souvenir. Au retour, on s’arrêtera encore pour voir un ancien asile psychiatrique installé dans une belle demeure. Je m’aperçois que je n’ai plus assez d’argent liquide. Les distributeurs automatiques ne prennent que les cartes locales ou…ne fonctionnent pas. Me voilà obligé de faire ce que je ne fais jamais : changer de l’argent dans la rue. On a vite fait de me trouver quelqu’un qui m’entraîne dans une arrière-boutique. Le taux de change ne me convient évidemment pas ; comme je connais le taux officiel, je commence à marchander (eh oui, même le change se marchande). L’entreprise n’est pas facile. Je fais donc mine de partir. Comme le gars a semble-t-il fort envie de mes dollars, il accepte un taux très proche du taux officiel. Je vérifie quand même les coupures. Le compte y est, pas d’arnaque. On se sourit, on se sert la main. Tout le monde est satisafait. Mais, après coup, on se dit, une fois de plus, que nous, les Européens, nous sommes d’indécrottables gens méfiants. Après cette longue journée, on retourne dans le quartier chrétien là où sont les bons restaurants. On hésite à entrer chez Sissi, le restaurant le plus renommé de Syrie. On demande pour voir la carte… stupéfaction. Pour un cadre pareil, les plats, l’ambiance…c’est à ne pas rater. Je goûte au Kebab aux griottes, la spécialité de la maison…hmmm. Petit problème au moment de payer : la machine refuse la carte visa. Heureusement que nous avions deux cartes. La Mastercard ne posant pas de problèmes. Au retour, on se laisse séduire par la vitrine d’une pâtisserie près de notre hôtel. On entre, on déguste, on achète. Le patron nous explique que c’est une, si pas la plus ancienne d’Alep et nous demande de faire une photo avec lui. Bien volontiers. Nous l’avons envoyée par courriel en espérant qu’il l’aura reçue.
Lundi 17 : Alep-Krak des Chevaliers. Taxi pour nous rendre au terminal (deux fois moins cher que celui du chauffeur flic lors de notre arrivée) L’attente ne sera pas longue (elle ne l’est jamais). Le vendeur de billets nous conduit au bus et emmène nos passeports. Le bus démarre et c’est un peu un instant de panique. Le chauffeur s’en f. Finalement, les passeports nous sont rendus à la sortie du terminal. C’est la première fois, à l’exception du taximan-policier-arnaqueur d’Alep, qu’on prend conscience que la police est omniprésente. Excellent bus jusqu’à Tartous. La gare des bus se trouve assez loin du cente à côté d’un immense marchés aux légumes. Ici, pas une seule femme voilée. Comme notre destination est le Krack ou nous avons l’intention de loger, reste à trouver un moyen de locomotion. Après un thé bien mérité, je trouve enfin quelqu’un qui m’indique un bus antédiluvien qui irait vers le Krak. Avant de monter dans ce bus bondé, nouveau contôle policier avec enlèvement et restitution des passeports à la sortie. On ne panique plus cette fois même si on se demande si la personne qui s’empare de vos passeports est un vrai policier ou un quidam qui passait par là. Le bus est archiplein, très peu confortable – c’est le moins qu’on puisse dire – Tout le monde nous regarde, avec curiosité, sans plus. Un vieillard assis à mes côtés me tient de longs discours auxquels je ne comprends rien, bien entendu, mais la situation reste embarrassante car ce brave homme ne semble pas avoir conscience qu’on puisse parler une autre langue que la sienne. Cahin-caha, au sens propre, on emprunte l’autoroute et on roule, on roule ; j’ai l’impression qu’on retourne à Hama. Soudain, le bus s’arrête brutalement au-dessus d’un pont et le chauffeur le nous fait signe de descendre. Le bus repart…sans nous et nous voilà, avec nos sacs, sur une pont. En regardant en-dessous, je vois une route. Un petit chemin sur le talus nous indique que l’endroit est parfois fréquenté. Et sur la route, miracle, un panneau indicateur : Krak des Chevaliers. A peine a-t-on mis le pied sur cette route qu’une voiture vient dans notre direction et nous invite à monter, moyennement payement, bien sûr. C’est un taxi sauvage. On marchande, comme d’habitude et tout le monde est satisfait. Mais la voiture, dont j’ignore la marque était ou très ancienne ou conçue seulement pour le seul conducteur, toujours est-il que jusqu’au Krack, je me suis demandé quand je devrais sortir pour la pousser. Je donne l’adresse de l’hôtel, le chauffeur connaît. On voit le Krack, on passe devant le Krack, on s’éloigne du Krak…Où va-t-on ? On m’avait pourtant dit que de l’hôtel on avait une vue imprenable sur le Krak. Et c’était vrai, après moults détours, on atteint l’hôtel Beibars, la merveille. Une chambre confortable sur la colline en face du Krak. Faut-il dire que le coucher de soleil était un spectacle aussi fascinant qu’inoubliable. Drôle d’hôtel, bâti au flanc de la colline où la réception est en haut et es chambres en bas numérotées -1, -2, -3. Après nous être installés et douchés, premier contact avec le Krak. Il faut vingt minutes pour l’atteindre. Il fait un vent épouvantable, de surplus, de face, ce qui rend la marche un peu difficile. On se contente de faire le tour par l’extérieur, de prendre quelques photos et on rentre à l’hôtel pour dîner et admirer le coucher de soleil. Le repas est un immense buffet où on se sert à volontiers de mezzés, de kebab et de fruits. Dommage, avec ce vent, il fait trop froid pour manger sur la terrasse. Mais on ne peut pas tout avoir.
Mardi 18 : Krak des Chevaliers. Excellent petit dejeuner sous forme de buffet aussi : fromage blanc, fromage en portions, confiture, tomates, olives, pain à volonté. Avant de partir, je demande de négocier un taxi pour visiter les environs dans l’après-midi. A 9 h. , nous sommes à l’entrée du Krak. On cherche un guide parlant français. D’autres touristes nous avaient conseillé de prendre un guide pour s’y retrouver dans ce labyrinthe et profiter de la visite. Coup de chance, s’amène un couple de français à la recherche aussi d’un guide. On finira par en trouver un, marchander, comme d’habitude, et partager les frais. La solution est la bonne. Sans guide, on aurait raté des salles importantes tant le krak est un dédale de coiuloirs, de salles, d’écuries, de citernes…Magnifique. Le guide ayant accompli sa besogne, il nous reste du temps pour flâner dans cet immense monument. De retour à l’hôtel, le taxi nous attend. Le ciel est gris et il fait froid. Notre chauffeur-guide est un jeune homme de la famille (dans cet hôtel, tout se fait en famille). On visite en premier lieu le Monastère orthodoxe de Saint-Georges qui abrite deux églises, l’ancienne et la nouvelle. Dans l’ancienne, une remarquable iconostase en ébène, très travaillée et une belle collection d’icones. Pendant que nous visitons, le chauffeur s’en va. On espère qu’il reviendra. La visite teminée, le chauffeur revient : il nous a acheté des glaces (pas facile à manger en voiture). En chemin vers Safita, il se perd plusieurs fois ; on ne se plaint pas, cela nous permet de bien voir le pays, une région très verte, très vallonnée, d’emprunter de jolies petites routes, … On arrive quand même à Safita. La tour que nous souhaitons visiter se trouve en haut du vieux quartier (très beau en la demeure). La côte est raide, les pavés usés, la rue étroite…mais le chauffeur s’entête et veut nous emmener au sommet en voiture alors que nous préférerions faire le trajet à pied pour admirer les vieilles maisons. Finalement, on coupera la poire en deux, lui en voiture, nous à pied et…quand on arrive, la tour est fermée, tout le monde a perdu de vue que musées et monuments sont fermés le mardi. Notre chauffeur tentera bien l’impossible, mais en vain. On aura vu de beaux paysages et un chouette monastère. La journée n’a pas été perdue.
Mercredi 19 : Krak-Tartous. Avant de partir, petite inquiétude. Je paye l’hôtel avec un billet de cent dollars reçu à la banque avant de partir. Un client (un policier ???) qui déjeunait demande en anglais à voir mon billet. Sans réfléchir, je m’exécute. Il me déclare que mon billet est faux ; je lui rétorque qu’il vient de la banque. Il n’en démord pas et il me le rend. Je paye évidemment avec un autre billet, déclaré vrai, celui-ci. A ce moment me prend un doute. Et si le gars avait subtilisé mon billet pour le remplacer par un autre, un vrai faux celui-là. Trop tard. Fallait pas être naïf. P lus tard, je serai rassuré, mon billet était vrai et je suis tombé sur un c. qui voulait faire l’intéressant devant le patron de l’hôtel. Mais, à l’avenir, je ne remettrai jamais un billet à un inconnu, du moins sans en avoir relevé le numéro au préalable Un autre cousin – dans ce patelin il n’y a apparemment qu’une seule famille – nous emmène en taxi à Tartous. Si on calcule bien, un taxi jusqu’à l’autoroute, puis arrêter un bus problématique (quand ils sont pleins, ils ne s’arrêtent pas), c’est un sacré gain de temps. La région que nous traversons est très vallonnée avec beaucoup de serres (tomates, haricots à rame, … Arrivés à Tartous, nous nous installons à l’hôtel Daniel qui semble vivre ses derniers jours : vieillot, peinture écaillée, photos d’une époque qui devait être merveilleuse, …Accueil chaleureux, thé de bienvenue, mais ambiance tristounette. Cela sent l’eau de javel, preuve que l’entretien se fait. Les chambres sont confortables, une bonne literie, une salle de bains nikel, partout une propreté impeccable ( ayant séjourné trois nuits, on constatrea que, en effet, tout est nettoyé de fond en comble chaque jour. Que s’est-il passé pour que cet hôtel, chaleureusment recommandé dans les guides anciens soit dans un tel déclin ? Nous ne le sauronsjamais. Installation, douche et on visite la ville, pas très grande. La très belle ancienne cathédrale abrite aujourd’hui un superbe musée. On flâne. Malheureusement le bord de mer est désastreux. Apparemment, il est en travaux et sera séparé des restaurants et des terrasses par une avenu à 4 bandes. Bonjour les piétons !!! On se met à la recherche d’un restaurant de poissons. La visite de celui renseigné par le guide, n’est pas alléchante. Les poissons ont l’œil glauque et semblent avoir quitté leur habitat marin depuis un certain laps de temps. Pas un client à l’intérieur – mauvais signe – on pense à l’expression « pas un chat », comme si ce petit félidé avide pourtant de poissons évitait cette adresse. Les restos du bord de mer, avec nos clichés de touristes, nous paraissent du genre « pour gros budgets ». Un coup d’oeuil à la carte, une invitation à voir les poissons – le regard vif, et le teint frais, ceux-ci – et on se décide pour le Tic-Tac, nom curieux, peu syrien, mais bon… Le patron pèse les poissons devant nous…Repas superbe, salade grecque, hommos, mezzés, sauce à l’ail et au citron…à se lécher les babines et l’addition, …légère (moins de 12 € par personne ; bien sûr, pour la moyenne des locaux, le prix n’est sans doute pas donné, mais pour nous, Européens, on imagine ce qu’un tel repas nous aurait coûté dans n’importe quel pays d’Europe. Nous déciderons d’ailleurs de faire du tic-tac notre resto pour tout le séjour (le reste des plats, notemment le poulet grillé, étant à l’avenant. Le thé et le café, nous les prendrons au bistro « Le Moulin à vent » lieu de rencontre des joueurs de cartes et des fumeurs de narghilé. Comme nous y retournerons maintes fois, nous sommes adoptés – on nous amène nos consommations sans même nous demander ce que nous souhaitons, comme si nous étions des clients fidèles ; je serai même invité à jouer aux cartes, mais le jeu nous paraît compliqué et comment se faire expliquer les règles.
Jeudi 20 : Tartous-Marqab. Notre but aujourd’hui est de visiter la citadelle de Markab. On devrait prendre un collectif pour Banya. Le chauffeur du taxi qui nous avait emmené un peu plus tôt à la poste et que nous retrouvons garé dans la rue par où passent les collectifs en arrêtent plusieurs, mais ils sont tous complets. C’est bien la première fois que nous avons affaire à un chauffeur de taxi qui, au lieu de nous offrir ses services, se met en quête d’un transport en commun. On finit par trouver un collectif. Le chauffeur roule vite, mais bien et ¾ d’heures plus tard, nous sommes à Banyas. Changement de décor ; beaucoup de femmes voilées ici, contrairement à Tartous et nous nous sentons l’objet de la curiosité des gens, une curiosité très affable. On nous renseigne un « garaj » de collectifs et, bien que nous soyons les seuls clients – le chauffeur nous emmène sans attendre de remplir son bus (cela aurait pu durer longtemps, le château n’attirant que de très rares touristes individuels.) Restera un problème : comment revenir ? Mais la question se posera plus tard. De la citadelle, haut perchée, la vue est impressionnante, mais les restaurations le sont moins et les joints sont un peu trop apparents. Nous ferons la visite en compagnie d’un monsieur, qui ne se dit pas guide, mais souhaite améliorer son français et d’ajouter de nouveaux mots à son vocabulaire (dit-il). Il ne s’en tire pas mal et nous donne beaucoup d’explications. Comme l’église est en restauration, l’équipe d’archéologues hongrois chargés de celle-ci sont partis avec la clé –même s’ils avaient été là, je pense que le chantier aurait été interdit – Dommage car il y a une jolie fresque à l’intérieur et on la devine difficilement. Qu’importe, notre guide improvisé fera des acrobaties pour faire des photos afin que nous ayions quand-même une idée de la fresque, remarquable en effet. Ce « guide » ne nous demandera rien, mais nous lui laisserons le pourboire qu’il a bien mérité. En se promenant sur le chemin de ronde, nous rencontrons un couple de touristes syriens qui, en anglais, nous posent les questions traditionnelles, « d’où êtes-vous ? avez-vous des enfants ? Que faites-vous dans la vie ? …Chacun repart de son côté et, à la sortie du château, ils nous attendent pour nous redescendre et, en cours de route, nous proposent de les accompagner à Lattaquié dont ils sont originaires, ce qui nous permettrait de voir le châteu de Saladin. Pas de chance, on l’a déjà vu. Ils nous déposeront donc là où s’arrêtent les transports en commun pour Tartous. Pas plus de cinq minutes après, un collectif vide se présente. On fera le plein de voyageurs en chemin.
Vendredi 21 : Tartous-Arouad : Aujourd’hui, c’est…dimanche en Syrie. Pas grand-chose à faire si ce n’est aller jusqu’à l’ïle d’Arouad. Beaucoup de monde, bien entendu. C’est le jour où on s’y déplace en famille pour aller manger au restaurant. Alors qu’il est impossible de faire autre chose qu’un aller-retour, la police en civil (mais facile à repérer à leur aspect rébarbatif) est présente en nombre et exige de contrôler nos passeports et de savoir à quel hôtel nous sommes descendus. On embarque et une vingtaine de minutes plus tard on aborde dans un tout petit port assez joli. On fait un premier tout de l’île, ce qui ne prendra qu’une trentaine de minutes. On y voit des chantiers navals, quelques ruines, … Au deuxième tour, on passe par les ruelles assez labyrinthiques, mais qui ne sont pas très longues, on fait le tour de l’ancienne citadelle, puis on revient au port. C’est une promenade agréable, mais il n’y a strictement rien à voir. C’est plus beau de loin que de près (façades de maisons mal –ou pas- entretenues, détritus un peu partout, surtout quand on s’approche des rochers ; seuls les endroits près des restaurants ont été nettoyés) On reprend le bateau. Plutôt que de ne rien faire, on se rend à la station de taxis face à la cathédrale afin de nous renseigner sur le prix d’un taxi qui nous conduirait sur le site d’Amrit à 7 ou 8 km. De Tartous. Bonne idée car un tarif officiel est même de mise : 350 livres pour nous conduire avec une heure d’attente sur le site. La visite du temple et du stade, en flânant nous prend une heure. De retour au taxi, nous pensions qu’il allait nous ramener. C’était perdre de vue (par ignorance, rien dans les guides) qu’il y avait une autre partie du site à voir, avec deux tombeaux-tours dont l’un, resté en bon état, est digne d’intérêt. Le chauffeur nous accompagne, nous aide à descendre sous les tours. Il nous fait comprendre que la plus grande prudence s’impose, qu’il ne s’agit pas de s’éloigner car le site est juste à côté d’un domaine militaire (une partie du site semble même être à l’intérieur) et que ces militaires sont particulièrement chatouilleux de la gachette.`La visite terminée – elle aura duré près de deux heures – il nous ramène à la station. Les autres chauffeurs nous invitent à leur table et nous offrent le…maté. Assez étonnés de trouver ici cette boisson typiquement argentine. On nous explique que, en effet, le maté vient d’Argentine en bateau et qu’il y a pas mal d’amateurs de ce breuvage en Syrie. Ce qui nous sera confirmé dans la suite de notre voyage. Le patron, très sympathique qui parle un peu l’anglais et qui est fana du football m’entraîne sur ce terrain. Il connaît les équipes européennes et même certaines équipes belges, Anderlecht, le Standard. Il est plus calé que moi dans ce domaine où il est intarrissable. Dernier dîner au Tic-Tac avec une autre sorte de poisson encore meilleur (et oui, cela se peut) que celui de la veille)
Samedi 22 : Tartous-Damas. Dernier thé au Moulin à vent. Tout le monde nous dit au revoir. La station des bus Kadmous (de loin la meilleure compagnie) n’est pas trop loin, mais il faut quand même prendre un taxi. Un car toutes les heures ; contôle habituel des passeports et embarquement. Comme le trajet comporte le temps de midi, on bénéficie d’un arrêt dans un restaurant de la compagnie Kadmous et à 13 h.30, nous retrouvons l’hôtel où nous avions débarqué il y a trois semaines déjà. On consacre l’après-midi à faire des repérages dans le souk pour les derniers achats avant notre départ. On en profite aussi pour explorer les à-côtés du souk et faire des photos un peu plus originales, comme ces femmes entièrement voilées en extase devant des dessous féminins plutôt coquins en grande discussion (marchandage ? Mode d’emploi ?) avec le vendeur, bien évidemment masculin. Arrêt, presque obligatoire à la pâtisserie Bakdash- on ne peut pas la rater, les Syriens y font la file - pour goûter le fameux mohallabia. Bof ! Ce n’est pas désagréable, mais, sans plus (question de goût, bien sûr), visite d’endroits que nous n’avions pas eu le temps (ou que nous avions délibérément laisser pour la f ) de visiter les premiers jours de notre arrivée.
Dimanche 23 : Deir mar Mussa. L’endroit que je rêvais de voir mais que Francine redoutait avec une ascension de plus de 400 marches dans la montagne, en plein soleil. Comme elle redoute cette « épreuve », on décide d’aller voir et, si c’est réellement trop difficile, on décidera de faire autre chose. Donc, on se lève tôt. Taxi vers la station des taxis collectifs et des bus de ligne. On prendra celui pour Alep, plus rapide. Comme il ne part pas tout de suite, on boit un café et on constate que…Francine a oublié son passeport à l’hôtel, que sa carte d’identité est restée dans un sac…à l’hôtel également. Pas de pièces d’identité donc et la police est présente. Bon, on risque le tout pout le tout. Elle présente au policier un document sans valeur officielle reçu à l’aéroport sur lequel se rouve son nom, sans plus. Et cela passe. Ouf. Après une heure de route on nous débarque à l’entrée du chemin qui mène à Al Nabek. Un taxi y attend un voyageur potentiel. Pas besoin de négocier le prix, il y a un tarif officiel et on le respecte. Reste à parcourir une quinzaine de km sur une piste de terre dans une région très aride, inondée de soleiL Et on arrive au pied du monastère. Pas question pour celui qui ne voudrait, ou ne pourrait pas monter, d’attendre en-dessous. Rien, nada, pas un poil d’ombre. On commence donc l’ascension qui, au bout du compte, est mloins pénible que ce qu’on avait imaginé car les marches ne sont pas hautes et les paliers sont fréquents. Et enfin, …la première récompense, une vue extraordinaire sur la plaine désertique avec, dans le dos, les premiers bâtiments du monastère. L’accueil est des plus chaleureux. Ce monastère est un lieu œcuménique cél èbre en Syrie où se rencontrent chrétiens de toutes obédiences et musulmans. Cela nous fera un peu penser aux moines de Tibérine en Algérie. Nous arrivons à l’heure du petit déjeuner pour ceux qui y ont passé la nuit. Nous sommes invités à partager le repas et à boire le thé. Ensuite on découvre l’église. Le choc. Une toute petite église des 11e-12e siècles dont les murs sont entièrement recouverts de fresques dans un état de conservation extraordinaire. C’est fabuleux. On n’a pas envie de sortir ; on prend des photos. Avant de quitter définitvement le monastère, on reviendra encore admirer ces fresques vraiment uniques. Ensuite une jeune Française résidant au Liban nous fait visiter la partie réservée aux femmes. Cela monte encore un peu plus haut avec un passage sur une passerelle qui donne le vertige. Là, c’est le calme absolu. La fromagerie est malheureusement fermée. On revient au bâtiment principal. Le père Paolo discute avec des jeunes qui font une sorte de retraite. Il est omniprésent, parle très bien plusieurs langues (arabe, français, anglais, italien, espagnol) et répond à toutes les questions. Ceux qui ont séjourné préparent collectivement le repas auquel nous sommes conviés. Nous n’avons pas faim mais, par courtoisie, nous mangerons un des petits biscuits préparés poiur l’anniversaire d’un moine. Pendant que Francine profite du calme et du repos, je m’éloigne un peu. Tout autour se trouvent des grottes qui furent habitées par des ermites dans le passé. J’apprendrai que le moine dont on fête l’anniversaire a passé un an dans une de ces grottes avant d’intégrer la communauté. Inimaginable. Les ermites du désert qui nous apparaissaient plutôt comme des personnages légendaires existent donc toujours. Pour le retour, le père Père Paolo appelle le village (il y a un téléphone qui permet de ne pas être entièrement coupé du monde) et commande un minibus pour emmener les six personnes, dont nous, qui souhaitent partir. C’est avec regret que nous allons quitter ce lieu magique. Le temps de redescendre (une grosse demie-heure) et le minibus arrivait. Al Najek un bus pris au passage nous ramène à Damas. Une journée fabuleuse qui marquera dans nos souvenirs. Comme on se prépare tout doucement au départ, on fait quelques courses dans le quartier avant de se rendre au restaurant.
Lundi 24 : Shahba-Qanavat-Souweia. En regardfant la carte, nous nous rendons compte qu’il y a encore quelques sites intéressants au Sud de Damas que nous avions négligés, faute de temps quand nous sommes allés à Boshra. On s’organise pour voir Shabha et, si c’est possible, Qanavat et Souweiha. Cela va dé pendre des moyens de transport. On verra sur place. Un collectif nous amène à Shahba dont le musée est construit autour de mosaïques réputées parmi les plus belles de Syrie. Bien qu’abritées, elles sont donc « in situ ». Des balustrades permettent de les admirer. Pas de bol, en me penchant, guide et documents tombent…sur les mosaïques. Pas fier, pas question de descendre…C’est avec le sourire pourtant qu’un des gardiens ira chercher une échelle et descendra récupérer mes affaires. Chez nous, j’aurais eu droit à une solide eng. Et à des remarques désobligeantes (et méritées). En sortant du musée, on trouve facilement un taxi qui nous conduit à Qanavat. Dès que l’on sort des sentiers battus ou des grands centres, , il n’est plus nécessaire de négocier le prix. Qanavat est une toute petite ville, une bourgade, construites sur et dans les ruines (des colonnes servent d’appui aux grilles des maisons), une petite ville très fleurie avec un beau théâtre antique et les restes d’un grand temple. Toute la ville est un musée. On prend un café et on mange quelques petites choses locales, ce qui a l’air d’amuser et de faire plaisir aux gens qui nous saluent, nous souhaitent un bon séjour. Attiré par de bizarres pierres sculptées au milieu d’un jardin, on s’approche pour les voir de plus près, une dame agée, une Druze, reconnaissable à son habit, nous fait entrer chez elle pour nous montrer sa maison et nous offrir le thé, ce qui nous permet de voir l’intérieur d’une maison traditionnelle où on vit encore comme au bon vieux temps, avec ses tapis, ses coussins, ses couvertures et…une réserve de matelas, sans doute pour quand il y a beaucoiup d’invités. La vieille a un visage magnifique et rit continuellement en regardant jouer ses deux petites filles qui s’amusent comme des diables en voyant ces étrangers qui parlent une drôle de langue. Elle meurt d’envie de faire la conversation, et, par gestes, on comprend que les gamines sont ses petites-filles, que son fils travaille, … Il faudra bien se quitter. Nouveau taxi pour Souweida. Le chauffeur emmène un autre passager qui sait où se trouve exactement le musée. Heureusement car, s’il est sur notre chemin, il faut le trouver et il reste pas mal de route pour arriver au centre de la ville. Le musée est intéressant, bien aménagé, très didactique. Nous sommes les seuls visiteurs et un gardien nous accompagne surtout pour surveiller si non ne prend pas de photos et accessoirement pour nous guider dans les salles. Quelques belles mosaïques également. On se dirige à pied vers le centre ville. C’est long, en effet et, rapidement on trouve un collectif pour revenir à Damas. Le policier de service a bien du mal à consulter notre passeport et encore plus à tenter de réécrire les informations en écriture arabe. De guère lasse, il abandonne et nous rend nos papiers. Mardi 25. Damas. Notre dernier jour. On laisse les bagages à l’hôtel. On tuera le temps à flâner dans les souks, à faire quelques achats. Je me laisse tenter par de très belles chemises – on est dans le quartier - de bonne qualité, faites en Syrie à des prix qui, pour nous, défient toute concurrence. On trouve encore des choses à voir (Damas est inépuisable) et nous irons prendre notre dernier repas du soir tout au bout qu quartier chrétien au restaurant L’Oriental, pas facile à trouver. Accueil chaleureux, décor magnifique. Juste ce qu’il fallait avant de repartir.
Mercerdi 26 : Vol de nuit, Damas-Istanbul-Bruxelles où nous aterrissons aux environs de 10 h.00 du matin.
Conclusions : trois semaines, c’est suffisant et pas assez. C’est pourquoi nous avions d’emblée rejeter le choix d’aller à Petra et au Wadi Rum. Nous ne l’avons pas regretté. Nous avons rencontré d’autres touristes, surtout en tours organisés qui étaient sur les genoux, circulaient des aurores au coucher de soleil en galopant, s’étonnaient de nous voir bien reposés et de nous retrouver quelques jours après aux mêmes endroits qu’eux qui circulaient en bus climatisés. D’une part, en relisant ce journal, je trouve que nous avons vu beaucoup de choses, en visitant pourtant à notre aise. Nous le devons à la qualité et à la fréquence des transports en commun et à l’amabilité des chauffeurs de taxi qui ont toujours eu la patience et la gentillesse de nous attendre le temps qu’il fallait, sans jamais demander le moindre supplément ni accepter le moindre pourboire. D’autre part, nous n’avons pas eu le temps de visiter le nord-est, c’est-à-dire la vallée de l’Euphrate. Il nous aurait fallu quatre ou cinq jours supplémentaires. Nous aurions aimé aussi séjourner plus longtemps à certains endroits pour mieux entrer en contact avec les gens. Combien de fois n’avons-nous pas été invités à prendre le thé, à fumer même le narghilé, .. Mais nous devions trop souvent quitter nos hôtes et leur formidable hospitalité parce qu’il y avait encore ceci ou cela à voir. Nous avons surtout regretté de ne pas avoir fait un peu plus d’effort avant de partir pour essayer d’avoir une connaissance un peu meilleure dela langue arabe la plus basique, sans se faire trop d’illusions, l’arabe, pour nous, n’étant pas une langue facile à appréhender. Bref, nous avons passé trois semaines merveilleuses, sans aucun souci, sans aucun pépin grâce, à l’accueil, la gentillesse et l’attention des Syriens. Je ne pourrais jamais assez le répéter. Evidemment, il faut apprendre à respecter les gens et leurs coutumes. Se déchausser pour entrer non seulement dans une mosquée (c’est élémentaire me direz-vous, mais nous avons vu des touristes récalcitrants : et si on leur volait leurs souliers ???!!!!) mais aussi quand on pénètre chez l’habitant. Pas de souci en ce qui concerne la tenue vestimentaire, tout est accepé en principe, mais il y a des limites à respecter surtout dans des villes comme Hama, plus religieuse semble-t-il à voir le nombre de femmes voilées ; s’y promener en short est insultant et…du plus haut ridicule. Si la personne qui vous a rendu service refuse le pourboire, ne pas insister. Nous avons assisté à un incident à Palmyre où une touriste avait donné, sans aucune raison, de l’argent à un enfant qui ne demandait rien. Comme nous avons pu comprendre, les parents sont intervenus en faisant comprendre qu’ils avaient été offensés, qu’ils n’étaient pas des mendiants. Le guide de ce groupe a d’ailleurs copieusement sermonné cette touriste. Evidemment, nous n’avons qu’une vue très superficielle du pays. On aimerait en savoir plus. La langue est hélas une barrière. Eux aussi voudraient en savoir plus sur nous, notre façon de vivre. C’est ce qu’on devine quand ils nous interrogent. Ils savent très bien que, dans l’ensemble, nous avons des préjugés. Notre embarras lorsque, invités à prendre un thé sur le trottoir, nos hôtes nous ont demandé « pourquoi vous, les Européens, vous n’aimez pas les Arabes ? » Comme nous voulions relativiser les choses, ils ont poursuivi « Et pourquoi alors ne pouvons-nous pas voyager dans vos pays comme vous le faites dans le nôtre ? » Toute cette discussion dans la plus grande sérénité, sans la moindre trace d’hostilité envers nous (mais bien d’amertume) Tout n’est pas idyllique en Syrie, bien sûr. Et on en a conscience. Il y a des sujets tabous, il faut être prudent pour prendre des photos non pas des gens, à condition d’avoir leur accord, mais c’est en général l’inverse : c’est eux qui demandent à ca qu’on les photographie, par contre faire attention le long des routes. Gare à ceux qui prennent des photos aux abords d’une zone militaire. En général, les chauffeurs de taxi, surtout, mais aussi de bus ont l’œil sur nos appareils photos et préviennent du danger que tout le monde court. C’est pourquoi à Amrit, comme je le signalais plus haut, il est préférable d’y aller en taxi, le chauffeur sachant jusqu’où on peut pé nétrer dans le site. Nous avons l’intention de retourner en Syrie, cette fois en combinant Syrie-Jordanie en ne complétant la Syrie que par une incursion le long de l’Euphrate.
Mardi 04 mai : le voyage. Départ aux aurores. Il faut être à l’aéroport à 06h.30. On passe au bureau de Turkisch Airlines parce que l’orthographe du nom de famille de Francine est incorrecte. Plus moyen de corriger. On nous dit que, en principe, cela ne devrait pas poser de problème. Nous ne sommes rassurés qu’à moitié. 08 h. 00, l’avion décolle. Pas très neuf. La nourriture et le service sont quelconques. Escale à Istamboul où on s’emmêle pes pinceaux avec le décalage horaire. Des files un peu partout. L’embarquement dure longtemps et nous ne décollons qu’à 15 h.30. Cette fois, le service, c’est vraiment Bysance : apéro, vin, mezze, …avion impeccable, hôtesses souriantes. Et c’est la même compagnie avec un vol non européen ! Atterrissage en douceur à Damas. Il est 17h.00, heure locale. Si les deux files à l’immigration sont assez longues, les formalités sont rapides. Pas de fouille des bagages, pas de questions. Dans le hall des arrivées, pas de harcèlement non plus de la part des chauffeurs de taxi comme c’est trop souvent le cas. Comme nous expliquons que nous prenons le bus, on nous conduit au guichet et c’est le conducteur du bus lui-même qui nous achète les billets voyant que nous ne maîtrisons pas encore la monnaie locale. Bref, le premier contact avec la Syrie est encourageant. Au terminal du bus, on retrouve l’ambiance des gares routières avec des chauffeurs de taxi qui se disputent le client. On négocie le prix. Nouvelle discussion pour imposer notre hôtel (que nous avons réservé), le chauffeur voulant nous emmener ailleurs. Comme toujours, quand on reste ferme et calme, tout s’arrange avec même le sourire. Premier couac, pas de trace de notre réservation au Salam Hotel qui affiche « complet » J’explique vaille que vaille que j’ai envoyé deux courriels - l’ordinateur est « kaput !» - , que j’ai aussi téléphoné – « fallait confirmer par fax ! » – Le dialogue de sourd avec la mauvaise foi en prime. Comme nous restons à la réception – tactique souvent efficace - et que, semble-t-il, nous pertubons la sieste de l’employé, un garçon d’étage nous emmène à un autre hôtel, le Sultan Hôtel , à quelques pas du premier. Complet aussi, mais si nous acceptons, il reste une toute petite chambre sans commodités. Mieux vaut un tien que deux tu l’auras, on accepte et on ajoute qu’on pourrait séjourner quelques jours à Damas. C’est le sésame. Le lendemain, on nous trouvera une autre chambre. Ce qui fut fait et nous ne le regretterons pas. 19 h.30, après une bonne douche, premier contact avec la ville. Faudra s’habituer à la circulation totalement anarchique. Feux de signalisations, passages pour piétons et agents de la circulation (c’est quoi ça ?) sont purement décoratifs. Tactique : suivre une dame (pas un homme habitué à slalomer entre les voitures), ne pas paniquer ni se laisser impressionner par les coups de klakson. Après avoir fait le tour de quelques banques, on en trouve enfin une qui accepte las cartes Visa, Master Card et même Maestro. La soirée se termine dans une sorte de café dans une rue assez sombre où on fume le narguilé. Manifestement, ce n’est pas un endroit fréquenté par les étrangers et encore moins par les femmes. L’aacueil y sera fabuleux. Les serveurs, nombreux, sont sans cesse près de nous, nous posent des questions, ils ont déjà entendu parler de la Belgique (Vous parlez français ou autre chose ?) Et le café turc y est sublime.
Mercredi 05 : Damas. Petit déjeuner à l’hôtel, déménagement des bagages, ensuite, direction du musée qui n’est pas très loin. Le musée est un peu vieillot, poussiéreux, mais contient de belles pièces pas toujours bien mises en valeur. Le plus remarquable est l’ancienne synagogue avec ses superbes fresques. Visite agréable puis petit café dans le parc tout aussi agréable. Retour à l’hôtel où nous prenons possession de notre nouvelle chambre, au 5e étage (avec ascenseur, heureusement), calme confortable avec une belle vue sur la ville. L’après-midi, on se dirige vers la mosquée des Omeyades. Pour l’atteindre, il faut traverser le souk, tout en contrastes. A côté – ou plutôt en face – de boutiques qui présentent des niqabs, on rencontre des dessous de toutes les couleurs plus affriolants les uns que les autres. Et les acheteuses, qui discutent ferme les pris avec les vendeurs (toujours des hommes) sont très souvent des femmes voilées de la tête au pied. Cela fait rêver… (et, à entendre les rires étouffés, elles rêvent semble-t-il). Le souk grouille de monde mais, contrairement aux souks marocains, l’étranger n’est pas harcelé ; on peut regarder à son aise sans être interpellé ; si on se bouscule, on se sourit. On flane jusqu’à la mosquée que nous ne visiterons pas aujourd’hui. On se renseigne sur la façon de se vêtir. Les femmes peuvent louer de grandes robes à capuchon pour se voiler la tête. A l’entrée, un cerbère, bon enfant, veille au respect de la tenue vestimentaire. En attendant on visitera le superbe palais Azrem puis on continuera jusqu’à la porte Bab Charqui située à l’autre extrémité de la vieille ville, traversant le quartier chrétien avec ses vieilles ruelles et ses magasins d’allure plus riches. En passant on visitera encore l’église souterraine d’Aramée. Cela fait quelques kilomètres de marche et c’est avec plaisir qu’on trouve un restaurant situé aussi dans une vieille maison. La carte n’est pas riche, mais les mets proposés sont de qualité et servis en abondance. L’addition nous laissera pantois. Peu de monde ; des jeunes gens qui jouent aux cartes et deux femmes (mère et fille) qui fument le narguilé. Comme c’est notre premier jour, cela nous étonne quelque peu (Ah les préjugés, ils sont tenaces même quand on croit s’en être débarrassé). Mais nous nous habituerons vite.
Jeudi 06 : Damas. On ne se lève pas trop tôt car il faut passer à la banque. Démarche inutile car j’ai stupidement oublié après l’avoir noté dans le carnet de voyage que le 6 avril est un jour férié et, pour arranger les affaires, le lendemain, vendredi, est aussi férié. Il faudra donc utiliser nos cartes de crédit, ce qui n’était pas prévu, si tôt du moins. On se consolera en allant boire notre café pour tuer le temps en attendant l’ouverture de la mosquée et surtout du vestiaire dont le fonctionnaire, zélé, n’autorisera l’accès qu’à 10 h.00 pile bien que les portes soient ouvertes. On commencera par la visite du tombeau de Saladin, puis on entre dans la mosquée. Le choc ! On avait bien vu des photos, mais la réalité dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. L’immense cour, les mosaïques d’une beauté extraordinaire, les tapis de prière. On en a plein la vue. Et puis le monde… Beaucoup sont des visiteurs, pas mal d’Iraniennes reconnaissables à leur tchador et…à leur guide muni de son petit drapeau, qui veille à ce qu’aucune brebis de son troupeau ne s’égare. A l’intérieur, un affichage électronique donne en permanence l’heure exacte ainsi que la température (elle passera de 25 à 28° le temps de notre visite). On y prie, on lit, on s’y repose, on photographie, on bavarde, on écoute des prêches (femmes d’un côté, homme de l’autre), on y dort même. Au centre, le tombeau de Saint-Jean que les pèlerins viennent toucher. Dans une pièce adjacente, un autre tombeau. Là, c’est de l’hystérie, on se bouscule pour toucher le tombeau ; la pièce est petite et la chaleur accablante. A la sortie des femmes entièrement voilées se frappent la poitrine sous la direction d’un « maître de cérémonie » qui, tel un officier des galères, donne le rythme. Impressionnant. Nous ne nous lasserons pas de cette ambiance. Finalement, nous aurons passé toute la matinée dans la mosquée des Omeyades. L’après-midi, on se rend au souk de l’artisanat, pas loin de l’hôtel. Il est installé dans une ancienne madrassa dlont les chambres d’étudiants ont été transformées en petites ateliers que l’on peut visiter. On regarde, on apprécie, mais si on manifeste clairement qu’on n’a pas l’intention d’acheter, qu’on est là seulement pour regarder, les artisans n’insistent pas, restent aussi souriants et accueillants. A la fin de notre séjour, nous y ferons quelques achats. Le marchandage est de rigueur, mais il sera d’autant plus facile que les artisans nous avaient reconnus. En fin de journée, nous montons au terminal des bus pour acheter nos billets pour nous rendre à Boshra le lendemain. Démarche parfaitement inutile, qui nous permettra d’apprécier une fois de plus l’amabilité des Syriens toujours prêts à vous aider. Le soir, nous dînerons a l’Abu Kamal, renseigné par le Routard, restaurant un rien kitch, réputé pour son limon be nana, un mélange de jus de citron vert et de feuilles de menthes. Délicieux (comme le repas d’ailleurs), le meilleur que nous ayons bu en Syrie. Et l’addition est douce.
Vendredi 07 : Boshra. Taxi jusqu’au terminal situé assez loin. En route, comme c’est vendredi, tout est fermé. Le bus, ponctuel, part à 10 h.00 précises et une heure trente après, nous sommes à Boshra, sous un soleil de plomb. Le bus fait descendre tout le monde avant le terminal, ce qui nous pose un problème car il est bien recommandé d’acheter immédiatement les billets de retour. Comme on nhésite sur la marche à suivre, le patron ( ???) d’un restaurant nous propose son aide, téléphone au terminal où on lui répond ( ???) que le bus de 18 h.00 est déjà complet qu’il reste, ait deux places dans celui de 16 h.00. Il se charge de les réserver et on payera quand le bus arrivera. Cela sent l’arnaque, d’autant plus que nous rencontrerons d’autres touristes qui, eux aussi, ont des places réservées dans le même bus achetées dans d’autres restaurants. Bon, pas moyen de faire autrement, on verra bien. On visite donc Boshra, le magnifique théâtre romain, quelques belles mosaïques, et l’ancienne ville romaine encore partiellement habitée avec sa mosquée et quelques églises en ruines. En attendant l’hypothétique bus, on se régale de jus de fruits et de thé aux pétales de roses sous une terrasse ombragée. 15 h.45, on va aux nouvelles, là où le bus devrait nous prendre. On retrouve notre personnage et d’autres clients détenteurs aussi des « deux dernières places ». Une certaine inquiétude règne, les soupçons d’arnaque montent de quelques degrés. On nous fait bien comprendre qu’il ne faut pas s’inquiéter, mais quand même… Pas facile de se loger à Boshra en cas de pépin. Le bus arrive, notre personnage discute avec le chauffeur, ne nous réclame rien et nous invite à monter à bord ; les autres montent aussi. On est un peu serrés, mais l’essentiel est d’y être. On payera dans le bus, moins cher que le billet aller. Quant aux autres passagers, ils avaient payé le billet à l’avance…au même tarif. Encore une bonne leçon pour notre méfiance européenne. Comme tous les soirs, avant de rejoindre l’hôtel, nous allons boire notre jus de pamplemousse au petit snack du coin de la rue.
Samedi 08 : Damas-Maaloula- Saidnaya ; les monastères chrétiens. On pensait partir tôt après être passés à la banque censée ouvrir à 09 h.00. En fait, elle n’ouvrira qu’à 09 h.30 et il faudra encore attendre que tout le monde soit en place pour que le public puisse enfin accéder au guichet. On comblera le retard en prenant un taxi pour le terminal des microbus qui vont à Maaloula. A peine arrivés, déjà partis. Comme apparemment il y a des horaires à respecter, on n’attend pas que le véhcule soit rempli comme c’est souvent le cas dans d’autres pays. Le village est très joli, très coloré contrairement à la plupart des villages syriens dont les maisons sont grises, de la couleur de la terre. Le monastère de Santa Tecla, construit sous la roche, n’a rien de remarquable, si ce n’est la grotte et la source bien gardée de sorte que personne ne souille l’eau qui en jaillit - Santa Tecla est une sainte honorée tant par les musulmans que par les chrétiens. Plus intéressant est le monastère de Saint Serge que l’on atteint après une jolie promenade dans un défilé fort étroit creusé par une rivière asséchée à ce moment de l’année. Nous suivons un groupe de jeunes filles entièrement vêtues de noir qui ont l’air de s’amuser follement, prennent des photos et nous accueillent avec des sourires que l’on devine à l’éclat de leurs yeux. Le monastère contient quelques belles icônes et une table d’autel, ancienne table de sacrifices païens, interdite comme table d’autel après le Concile de Nicée. Un moine polyglotte nous explique dans un français impeccable l’originalité et la symbolique des deux principales icônes avant de réciter le Notre Père en araméen, la langue du Christ encore parlée, mais non écrite, à Maaloula et dans un village proche. On ne comprend pas, évidemment, mais il faut reconnaître que c’est assez surprenant. D’après la carte, Saidnaya n’est pas très éloignée. Comme il nous reste du temps, en y allant aujourd’hui, on pourrait gagner une journée. On négocie le prix avec le chauffeur de taxi local. Il se débrouille un peu en anglais et nous expliquera qu’il comprend encore l’araméen, mais ne le parle plus, à la différence de ses parents. Encore une langue en voie de disparition. En une vingtaine de minutes, il nous dépose devant le couvent Notre-Dame de Saydnaya, un couvent de femmes de rite orthodoxe perché sur un rocher. Moins beau, plus moderne que les précédents, mais un vrai labyrinthe avec quelques mosaïques et la petite chapelle de l’icône de la vierge, un lieu plein de de recueillement où une nonette trempe des bouts de coton dans l’huile sainte, bouts de coton qui auraient la propriété de favoriser l’enfantement. Nous ne tenterons pas l’expérience. Nous suivons une autre nonette qui a l’air bien pressée ; rien de religieux dans sa quête, elle allait tout bêtement s’acheter une glace. En redescendant, nous voyons la caverne des idoles et ses statues taillées dans la roche, spectacle impressionnant qui nous avait échappé en faisant la montée en taxi. Retour à Damas en minibus. Le soir, au restaurant, parmi la clientèle notre attention est attirée par un cheik sorti tout droitd’une super production américain : grand, aristocratique, vêtu d’un habit blanc immaculé, coiffé de son keffieh accompagné de son épouse ( ???) en jean T-shirt moulé et basket. Après le synchrétisme religieux, le synchrétisme vestimentaire orient-occident.
Dimanche 09 : Damas-Palmyre : Le bus part à 10 h.00 précises. Voyage confortable, mais le paysage est monotone. Désert de pierres. Le bus s’arrête devant un restaurant routier au milieu de nulle part. Pause- café. Des jeunes tentent de nous faire comprendre que nous sommes à Palmyre. Le chauffeur ne nous disant rien on remonte dans le bus. Nouvelles discussions. Des passagers nous font signe que nous devons descendre. On s’exécute ; à l’horizon, on ne voit que quelques palmiers. Comme il ne reste plus personne, sauf les deux jeunes et…une voiture, il ne nous reste qu’une solution : embarquer. Par habitude, on n’accepte pas le prix demandé, rediscussion, marchandage et accord sur le prix. En route, le conducteur connaît – évidemment – un hôtel. J’ai pointé un nom dans notre guide – l’hôtel Ishtar -, mais il n’en démord pas. Moi non plus. Un dialogue s’installe ( ??) - Cet hôtel n’existe plus - Faux. Je sais qu’il existe - Oui, mais il est complet - On verra. Le coup est classique. Ces « démarcheurs », comme dans beaucoup de pays, reçoivent un pourboire quand ils amènent des clients. Il nous débarque devant l’hôtel fantôme, un grand sourire et « welcome in Palmyra » Quant au prix du taxi, après le marchandage, j’avais payé ni plus ni moins que le tarif « officiel » Hôtel impeccable avec accès à internet ce qui nous permet d’avoir les premières nouvelles de Belgique. On y fait la rencontre d’un vieux Suisse qui voyage seul, extrêmement sympa mais un rien barjo… Il est en grande conversation en anglais avec un monsieur propriétaire d’une voiture. Ce dernier nous propose un marché : pour 1000 livres (env. 17 € ) il nous conduira le visiter les deux tombeaux qui n’ouvrent qu’à certaines heures, billets d’entrée compris ;entre les visites, une petite promenade dans la palmeraie et, le soir, il viendra nous prendre pour nous conduire voir le coucher de soleil à la citadelle. Le surlendemain, il nous conduira à l’arrêt des bus qui vont directement à Hama et nos places seront réservées. Le payement : quand nous prendrons le bus. Le programme est respecté avec la différence que le Suisse qui devait nous accompagner ne s’est pas présenté. La visite des tombeaux, des hypogées plutôt, ne manque pas d’intérêt, mais, comme ils n’ouvrent pas toute la journée, on s’y bouscule. L’intérêt de venir avec une voiture particulière permet d’attendre des moments où il y a moins de monde.Tout se passe comme prévu, …sauf le soleil qui ne sera pas au rendez-vous masqué par un vent de sable et, évidemment, tintin pour le coucher de soleil. Beaucoup de monde là-haut, malgré tout, cela sent le raki, because un buffet destiné à un groupe de français. La vue sur Palmyre est impressionnante.
Lundi 10 : Palmyre, la merveilleuse. Le site restant ouvert jour et nuit, on se lève tôt. A 07 h.00 notre petit déjeuner est déjà prêt (on aurait pu se lever encore plus tôt). Nous serons donc sur le site avant l’arrivée des voyages organisés. Grandiose. On en a le souffle coupé. Cela dépasse ce que nous avions imaginé. On y flânera pendant presque 5 heures, la faim, la soif – nous avons mal évalué notre réserve d’eau - et la chaleur nous incitant à revenir vers notre hôtel. Pendant cette première promenade, nous aurons l’occasion d’aider une bédouine dans tous ses états : elle est à la recherche des deux chèvres qu’elle devait garder. Elle nous fait comprendre qu’elle recevra une solide semonce si elle ne les récupère pas. Comme nous avions remarqué ces chèvres peu de temps auparavant et grâce à nos jumelles, nous pourrons lui indiquer quelle direction prendre. On aura même fait une bonne action. Une petite frayeur aussi quand, voulant me rendre à des tombeaux aperçus dans le lointain, je tombe sur deux énormes molosses qui faisaient leur sieste à l’ombre d’une petit rocher. Manifestement leurs grognements signifiaient plutôt qu’ils ne voulaient pas être dérangés. J’ai pris acte et fais un long détour pour leur plus grand bien et pour le mien. Douche, repas, petit repos bien mérité et, en fin de journée, on y retourne. C’est chouette pour les photos car on dispose d’une autre lumière. Nous ne quittons le site qu’après le coucher de soleil, décevant, comme la veille, mais quel bonheur, quel calme quand, dans le site ne restent que quelques touristes silencieux, les gardes qui s’en retournent leur journée terminée avec leurs chameaux qui, eux aussi, ont besoin de repos. Contrairement à ce que nous appréhensions, pas de harcèlement, pas d’offres de « souvenirs ». On est loin des sites touristiques où on est accroché sans cesse par des démarcheurs. La journée se terminera avec un délicieux « mansaf » - le plat traditionnel des bédouins – un vrai, à l’agneau et non avec des restes de poulets comme nous en avons vu dans les restos. (en général, ces restos ne sont pas fameux et il vaut mieux manger à l’hôtel).
Mardi 11 : Palmyre-Hama. A l’heure dite, notre chauffeur est là et il nous conduit au point d’arrêt du bus que nous aurions eu bien du mal à trouver par nos propres moyens. Comme prévu aussi, nos places sont réservées. Heureusement car le bus sera complet. On voyagera avec 1 Autrichien, 1 Allemand et une Hollandaise, ce qui permettra d’échanger quelques informations. Excellent bus, ponctuel – il part à 11 h. précises - climatisé, bon chauffeur… A 14 h. nous sommes à Hama, ville très animée. Nos trois amis ont réservé par téléphone des chambres à l’hôtel où nous comptions aller et on leur a répondu que c’était complet. Un taxi nous emmène dans la rue où se trouvent tous les hôtels. Le Noria ne nous paraît pas sympa parce que le gars qui nous y emmène prend nos bagages sans nous laisser le choix. Je proteste, je l’enjoins de laisser là nos bagages et…je vais voir plus loin. Je retouve nos trois amis à l’hôtel Ryad qui n’était donc pas complet et où il restait même de la place. Pas le temps de souffler car on s’arrange pour partir en excursion pour Apamée qu’il vaut mieux voir en fin de journée quand il ne fait plus trop chaud. Départ à 15 h.30. Dans le minibus, nous ne sommes que 5 avec un chauffeur très sympa qui, ayant remarqué que nous nous intéressions beaucoup aux paysages, aux vieilles pierres et à la photographie (notre ami autrichien étant un véritable artiste en la matière) fera plusieurs arrêts en cours de route, notamment pour voir une noria perdue dans les champs dans un endroit idyllique à souhait. On y passera un bon bout de temps à faire des photos et à s’en mettre plein les yeux. Quand nous arrivons à Apamée, il est passé 17 h.. Il fait encore chaud, mais il ya une petite brise bien agréable. Et…pas un chat dans le site. On mettra 1 H.30 pour parcourir l’immense colonnade de deux km. Très différent de Palmyre et moins enchanteur. Au retour, on traverse une plaine très fertile qui est un peu le grenier à blé de la région. On ne rentrera à l’hôtel qu’à la nuit tombée. Même pas le temps de prendre une douche si on veut aller manger au restaurant Azpasia. Le luxe à petits prix (pour nous Européens), cuisine très fine dans un cadre superbe.
Mercredi 12 : Villes mortes et château de Saladin. Le départ est fixé à 08 h30. Cette fois, nous sommes 6. 2 Tchèques, 2 Françaises et nous deux. Nos amis d’hier ayant choisi d’aller au Krak des chevaliers. Le chauffeur est taciturne et la communication n’est pas aisée. Il se montre aussi moins attentif à ce que nous voulons photographier. La journée sera bien remplie. On commence par le musée de Maarat al Noman, un musée superbe qui possède une collection extraordinaire de mosaïques bysantines. Interdiction de photographier les mosaïques et surtout pas la place face au musée où se trouvent les services de la police secrète. Puis on se dirige ensuite vers la première des villes mortes Sergilla. Impressionnant, belle promenade dans des ruines d’une ville qui semble avoir été bombardée et qui garde de beaux restes. De Segilla, on se rend à Al Bara ; moins de choses à voir, mais deux très beaux tombeaux pyramidaux. Le château de Saladin, vu du dessous est vraiment impressionnant, mais la visite de l’intérieur nous laisse sur notre faim, hormis une citerne remarquable. Le retour se fera à grande vitesse, notre chauffeur semblant pressé de rentrer. On dîne au grand restaurant près de l’aqueduc. Nourriture quelconque, serveur peu agréable. On comprend qu’il n’y ait pas beaucoup de monde.
Jeudi 13 : Hama -Qas Ihn Wardan – Al Scounje et citadelle de Missiaf. Comme le départ n’est prévu que pour 15 h.00, nous consacrons la matinée à la visite de la vieille ville de Hama, avec ses ruelles, son palais Al Azem et ses norias. De belles photos, mais il manquera le son. Le bois à l’air de gémir continuellement dans un boucan incroyable. Les « 4 norias »se trouvent beaucoup plus loin dans le haut de la ville. Superbe. Thé sur une terrasse avec vue sur les norias. La rivière, le bruit des norias , moins fort que celles qui sont en ville et le spectacle. Le plaisir des yeux et des oreilles. Il nous reste du temps pour aller au musée, mais aucun chauffeur de taxi ne connaît pas, ni les gens auwquels on s’adresse dans notre arabe plus que basique. Finalement on nous dépose devant une mosquée (problème évident de communication) à la grande suprise de notre taximan étonné de voir des étrangers avides de prière à cette heure. A 15 h. on embarque, en compagnie de deux français et de jeunes qui s’avèrent être des compatriotes. Malheureusement, on hérite du même chauffeur que la veille.. Premier arrêt, la forteresse de Qas Ihn Wardan, une ancienne forteresse bysantine au milieu de nulle part, très belle avec ses pierres où l’ocre alterne avec le noir du basalte. Très beaux restes de la basilique. Bref, une visite fort intéressante. Deuxième arrêt, le village de Skrounje avec ses maisons en pain de sucre, faites de pisé et recouvertes de peinture ocre.. Aujourd’hui, elles servent de remises pour les animaux. On nous invite à passer à l’intérieur d’une d’entre elles, soi-disant encore habitée, mais cela se révèle un attrape-touristes. Dommage parce que du point de vue de l’architecture, de la ventilation et du confort, ces maisons méritent d’être vues. Le thé qu’on nous « offre » se révèle « payant », événement exceptionnel dans un pays où, lorsqu’on est accueilli, le thé est la première chose qui est offerte à l’étranger. Bien sûr, le coût est minime, mais le geste choque car il est contraire à la culture de ce peuple si accueillant. Avant de quitter cette « maison », je vais en voir d’autres un rien plus loin, guidé par des enfants qui ne demandent qu’une chose avec leur grand sourire : qu’on les prenne en photos. Le chauffeur n’est pas très content parce qu’il a dû attendre plus longtemps que prévu. Sur le chemin du retour, ascension à la citadelle de Missiaf, un tas de ruines haut perchées avec une vue imprenable à 360° et un magnifique coucher de soleil. C’était d’ailleurs le but de la visite. Au retour, on longe des villages avec des maisons semblables à celles de Skroungé – et en plus grand nombre – mais le chauffeur se montre sourd à nos appels. On prendra le repas du soir dans un grand restaurant au bord de l’Oronte, renseigné dans notre guide, un restaurant très kitch, où les habitants de Hama viennent en famille. Excellent repas à prix doux. On flâne ensuite dans le parc, très fréquenté le soir. Beaucoup de femmes en nikab. Hama semble être une ville plus conservatrice.
Vendredi 14 : Hama-Alep. Un taxi jusqu’au terminal assez éloigné du centre. Voyage très confortable en moins de 2 heures. Le terminal d’Alep est assez loin du centre lui aussi et il faut impérativement prendre un taxi. Un chauffeur se précipite, exige 400 livres (le tarif normal oscille entre 100 et 200). Je veux refuser, mais pas question de s’adresser à un autre taxi : il est policier et me montrer sa carte. Il ne connaît pas l’adresse de notre hôtel et veut absolument que nous allions à l’hôtel Baron. Flic ou pas flic, je le somme de nous laisser à un coin de rue. Je laisse Francine avec les bagages et je me mets à la recherche de l’hôtel que nos compatiotes nous avaient recommandéen essayant de me fixer des repères. Personne ne connaît. Cela dure un certain temps. Finalement quelqu’un croit savoir et m’y emmène. L’hôtel étant nouveau et sa façade étroite écrasée entre deux immeubles, il n’était pas évident de le découvrir. Je réserve la chambre, démarche inutile car les clients y sont rares. Problème : où ai-je laissé Francine ? Comme j’ai pas mal tourné dans le secteur, impossible de retrouver mes repères. Et cela va durer une demi heure. Tout est bien qui finit bien. L’hôtel est impeccable, tout neuf, dans une vieille maison qui vient d’être rénovée de fond en comble. En face un câprier et la terrasse pittoresque d’un bistro où on vient fumer le narguilé. Café et thé de bien venue, douche et direction du musée qui se trouve à 500 mètres de l’hôtel, dans la même rue. Très beau musée avec des pièces très intéressantes, notamment des sculptures taillées dans le basalte. Parfois l’éclairage est déficient, mais cela n’enlève rien à notre plaisir.
Samedi 15 : Alep. On se lève tôt pour être à la citadelle à l’ouverture de celle-ci à 9 heures. Cela a l’air loin, il faut traverser tout le souk. Comme il est en légère pente et qu’on ne s’y bouscule pas à ces heures, le parcours ne nous paraît pas difficile. A la sortie du souk, la vue sur la citadelle est impressionnante. On peut prendre ses photos à son aise, pas un seul touriste à l’horizon. La visite en soi nous prendra deux bonnes heures. Rien à voir avec le château de Saladin. L’intérieur est vraiment intéressant, bien mis en valeur.. A la sortie, il était prévu de visiter le hammam mais il était fermé et, à voir les détritus qu’il y avait devant la porte, il n’atait pas fermé de la veille.. Tant pis, on s’attardera dans le souk et on visitera la grande mosquée. Très belle aussi, pas autant que la mosquée des Omeyades bien sûr : une immense place publique où on bavarde, où on mange, voire on y fait la sieste. Le long de la mosquée un quartier où on vend essentiellement des douceurs. Un marchand, très habile et très sympa nous fait déguster « un peu de tout ». C’est tentant et c’est si bon. Un touriste turc, à nos côtés, qui manifestement connaisait l‘adresse, en remplit tout un sac. Comme nous ne sommes pas là pour acheter, du moins ce jour-là, on demande à notre marchand de nous laisser sa carte. Bien volontiers ; il ne se fait pas d’illusions : le touriste qui va revenir, il connaît. Il sera agréablement surpris le surlendemain de nous revoir (pourtant pas facile à retrouver dans le souk). Mais on ne pouvait pas se priver de ses friandises dont nous ne retrouverons jamais l’équivalent. Au retour, on fait le détour vers le quartier Jdeidé, le quartier chrétien d’Alep. Un autre monde où, quasi simultanément nous entendrons sonner les cloches et résonner le muezzin. On visitera quelques églises, mais on ne s’y retrouve guère entre les maronites, les chétiens syriaques et les arméniens. On verra magnifiques tableaux dans l’église arménienne, notamment celui des quarante martyrs, mais le diacre qui baragouine un peu le français et l’anglais nous semble un rien borné et nous prendrons congé de lui très diplomatiquement. Le quartier est beaucoup plus calme, plus riche aussi semble-t-il avec ses ruelles bordées de maisons de pierres. C’est là que se trouvent de bons petits restaurants mais, après cette longue journée, nous ne sommes pas très présentables et nous nous contenterons d’un aubergine farcie, délicieuse, dans un restaurant turc populaire et archi sympathique malgré la chaleur qui se dégage des fourneaux. Et qui est là ? Notre Suisse de Palmyre qui nous conte son voyage en train. Bonne nouvelle en revenant à l’hôtel : le patron a négocié pour un très bon prix un taxi pour la matinée de demain.
Dimanche 16 : Saint-Siméon, Ain Darah –Mouchabbak- Alep. Le taxi nous attend à 8 h.30. Notre chauffeur, très sympathique ne connaît que quelques mots d’anglais, ce qui le rend bien malheureux. J’insiste parce que, un peu partout, les Syriens sont avides de communiquer, mais la barrière des langues les en empêche, tout comme nous avec les quelques mots arabes que nous avons appris et qu’il est parfois difficile de placer ; mais cela leur fait tellement plaisir. Reste les sourires si sympathiques et si parlants. Bref, il suit à la lettre les consignes qui lui ont été données à l’hôtel, notamment celle de ne pas rouler trop vite. L’ennui, c’est que nous ne sommes plus habitués à rouler si lentement. C’est d’ailleurs peut-être plus dangereux car malgré leur conduite en apparence assez folle, tous les chauffeurs, qu’ils soient des chauffeurs de bus ou de taxis sont extrêment habiles et n’ont jamais commis d’imprudences inutiles, même à Damas où tout ce qui ressemble à une atteinte à la liberté de circuler (feux rouges, passages piétonniers, agents de circulation, …) est considéré comme élément décoratif. Bref on se sent plus sûr en voiture qu’à pieds. Bon, nous mettrons une heure pour atteindre Saint-Siméon. Déjà beaucoup de groupes, mais il suffit de faire la visite en sens inverse. Superbe basilique, très beaux chapiteaux et magnifique ensemble. Notre chauffeur nous accompagnera tout au long de notre visite tout aussi émerveillé que nous (cela devait être la première fois qu’il y allait ; d’ailleurs il a dû demander plusieurs fois le chemin). Ce sera la même chose pour se rendre à Ain Darah, un site dont il ne reste pas grand-chose mais le peu qui reste vaut le détour : quelques beaux bas-relief en basalte et des traces de pieds aussi grandes qu’étranges dans ce qui reste d’un temple dédié à Ishtar. On bavarde comme on peut avec des gamins qui vendent un excellent sirop de grenade. Au retour, on demande au chauffeur de nous conduire, si c’est possible, dans une église que nous avions aperçue de loin. C’est la basilique paleochrétienne de Mouchabbak, relativement bien conservée, une des plus belles dit-on du Moyen Orient. Nous aurons la chance de voir arriver un berger avec son troupeau de moutons qui viennent s’abreuver à des puits très profonds que nous n’aurions sans doute pas vus sans sa présence. Une ouverture étroire par laquelle le berger puise pour remplir un abreuvoir. Un peu plus loin, entraîné par la curiosité, je descendrai par un couloir taillé dans la roche jusqu’à la nappe phréatique. Retout à Alep vers 14 h. Et chaque fos qu’on repasse par l’hôtel on s’arrête pour boire ces délicieux jus de fruits qu’on sert dans les échoppes de la rue adjacente où on finit par nous connaître. L’après-midi sera consacrée par une dernière promenade dans les souks et les premiers achats. Le marchandage est de rigueur, évidemment. On en profite pour chercher la fabrique de savon. Après plusieurs demandes et des réponses souvent contradictoires, un gamin qui travaille dans une fabrique de chaussures reçoit l’autorisation de nous y conduire. Pas facile à trouver en effet, d’autant plus qu’à cette époque, la fabrique ne fonctionne pas ; c’est le moment du séchage. On s’y promènera seuls, au milieu de milliers de briques de savon entassées dans de belles caves voûtées. Dans les environs, quelques belles ruelles étroites où nous sommes accostés par une jeune fille qui nous demande si on veut voir « la fabrique ». Etonnement, puisque nous en sortons. Dans le fond, ce qu’elle veut, c’est nous faire visiter sa maison. On attendra quelques instants devant la porte, le temps que les femmes qui sont à l’intérieur se couvrent la tête (très beaux foulards d’ailleurs). La maison, en effet est digne d’être vue, avec son patio, sa petite fontaine, les grilles aux fenêtres et les savons habilement agencés en guise de décoration. Elle nous raconte que son père est (était ?) aussi un fabricant de savons. Sa sœur nous apportera le thé puis une boisson rafraichissante faite « maison » à base de citron. Encore un excellent souvenir. Au retour, on s’arrêtera encore pour voir un ancien asile psychiatrique installé dans une belle demeure. Je m’aperçois que je n’ai plus assez d’argent liquide. Les distributeurs automatiques ne prennent que les cartes locales ou…ne fonctionnent pas. Me voilà obligé de faire ce que je ne fais jamais : changer de l’argent dans la rue. On a vite fait de me trouver quelqu’un qui m’entraîne dans une arrière-boutique. Le taux de change ne me convient évidemment pas ; comme je connais le taux officiel, je commence à marchander (eh oui, même le change se marchande). L’entreprise n’est pas facile. Je fais donc mine de partir. Comme le gars a semble-t-il fort envie de mes dollars, il accepte un taux très proche du taux officiel. Je vérifie quand même les coupures. Le compte y est, pas d’arnaque. On se sourit, on se sert la main. Tout le monde est satisafait. Mais, après coup, on se dit, une fois de plus, que nous, les Européens, nous sommes d’indécrottables gens méfiants. Après cette longue journée, on retourne dans le quartier chrétien là où sont les bons restaurants. On hésite à entrer chez Sissi, le restaurant le plus renommé de Syrie. On demande pour voir la carte… stupéfaction. Pour un cadre pareil, les plats, l’ambiance…c’est à ne pas rater. Je goûte au Kebab aux griottes, la spécialité de la maison…hmmm. Petit problème au moment de payer : la machine refuse la carte visa. Heureusement que nous avions deux cartes. La Mastercard ne posant pas de problèmes. Au retour, on se laisse séduire par la vitrine d’une pâtisserie près de notre hôtel. On entre, on déguste, on achète. Le patron nous explique que c’est une, si pas la plus ancienne d’Alep et nous demande de faire une photo avec lui. Bien volontiers. Nous l’avons envoyée par courriel en espérant qu’il l’aura reçue.
Lundi 17 : Alep-Krak des Chevaliers. Taxi pour nous rendre au terminal (deux fois moins cher que celui du chauffeur flic lors de notre arrivée) L’attente ne sera pas longue (elle ne l’est jamais). Le vendeur de billets nous conduit au bus et emmène nos passeports. Le bus démarre et c’est un peu un instant de panique. Le chauffeur s’en f. Finalement, les passeports nous sont rendus à la sortie du terminal. C’est la première fois, à l’exception du taximan-policier-arnaqueur d’Alep, qu’on prend conscience que la police est omniprésente. Excellent bus jusqu’à Tartous. La gare des bus se trouve assez loin du cente à côté d’un immense marchés aux légumes. Ici, pas une seule femme voilée. Comme notre destination est le Krack ou nous avons l’intention de loger, reste à trouver un moyen de locomotion. Après un thé bien mérité, je trouve enfin quelqu’un qui m’indique un bus antédiluvien qui irait vers le Krak. Avant de monter dans ce bus bondé, nouveau contôle policier avec enlèvement et restitution des passeports à la sortie. On ne panique plus cette fois même si on se demande si la personne qui s’empare de vos passeports est un vrai policier ou un quidam qui passait par là. Le bus est archiplein, très peu confortable – c’est le moins qu’on puisse dire – Tout le monde nous regarde, avec curiosité, sans plus. Un vieillard assis à mes côtés me tient de longs discours auxquels je ne comprends rien, bien entendu, mais la situation reste embarrassante car ce brave homme ne semble pas avoir conscience qu’on puisse parler une autre langue que la sienne. Cahin-caha, au sens propre, on emprunte l’autoroute et on roule, on roule ; j’ai l’impression qu’on retourne à Hama. Soudain, le bus s’arrête brutalement au-dessus d’un pont et le chauffeur le nous fait signe de descendre. Le bus repart…sans nous et nous voilà, avec nos sacs, sur une pont. En regardant en-dessous, je vois une route. Un petit chemin sur le talus nous indique que l’endroit est parfois fréquenté. Et sur la route, miracle, un panneau indicateur : Krak des Chevaliers. A peine a-t-on mis le pied sur cette route qu’une voiture vient dans notre direction et nous invite à monter, moyennement payement, bien sûr. C’est un taxi sauvage. On marchande, comme d’habitude et tout le monde est satisfait. Mais la voiture, dont j’ignore la marque était ou très ancienne ou conçue seulement pour le seul conducteur, toujours est-il que jusqu’au Krack, je me suis demandé quand je devrais sortir pour la pousser. Je donne l’adresse de l’hôtel, le chauffeur connaît. On voit le Krack, on passe devant le Krack, on s’éloigne du Krak…Où va-t-on ? On m’avait pourtant dit que de l’hôtel on avait une vue imprenable sur le Krak. Et c’était vrai, après moults détours, on atteint l’hôtel Beibars, la merveille. Une chambre confortable sur la colline en face du Krak. Faut-il dire que le coucher de soleil était un spectacle aussi fascinant qu’inoubliable. Drôle d’hôtel, bâti au flanc de la colline où la réception est en haut et es chambres en bas numérotées -1, -2, -3. Après nous être installés et douchés, premier contact avec le Krak. Il faut vingt minutes pour l’atteindre. Il fait un vent épouvantable, de surplus, de face, ce qui rend la marche un peu difficile. On se contente de faire le tour par l’extérieur, de prendre quelques photos et on rentre à l’hôtel pour dîner et admirer le coucher de soleil. Le repas est un immense buffet où on se sert à volontiers de mezzés, de kebab et de fruits. Dommage, avec ce vent, il fait trop froid pour manger sur la terrasse. Mais on ne peut pas tout avoir.
Mardi 18 : Krak des Chevaliers. Excellent petit dejeuner sous forme de buffet aussi : fromage blanc, fromage en portions, confiture, tomates, olives, pain à volonté. Avant de partir, je demande de négocier un taxi pour visiter les environs dans l’après-midi. A 9 h. , nous sommes à l’entrée du Krak. On cherche un guide parlant français. D’autres touristes nous avaient conseillé de prendre un guide pour s’y retrouver dans ce labyrinthe et profiter de la visite. Coup de chance, s’amène un couple de français à la recherche aussi d’un guide. On finira par en trouver un, marchander, comme d’habitude, et partager les frais. La solution est la bonne. Sans guide, on aurait raté des salles importantes tant le krak est un dédale de coiuloirs, de salles, d’écuries, de citernes…Magnifique. Le guide ayant accompli sa besogne, il nous reste du temps pour flâner dans cet immense monument. De retour à l’hôtel, le taxi nous attend. Le ciel est gris et il fait froid. Notre chauffeur-guide est un jeune homme de la famille (dans cet hôtel, tout se fait en famille). On visite en premier lieu le Monastère orthodoxe de Saint-Georges qui abrite deux églises, l’ancienne et la nouvelle. Dans l’ancienne, une remarquable iconostase en ébène, très travaillée et une belle collection d’icones. Pendant que nous visitons, le chauffeur s’en va. On espère qu’il reviendra. La visite teminée, le chauffeur revient : il nous a acheté des glaces (pas facile à manger en voiture). En chemin vers Safita, il se perd plusieurs fois ; on ne se plaint pas, cela nous permet de bien voir le pays, une région très verte, très vallonnée, d’emprunter de jolies petites routes, … On arrive quand même à Safita. La tour que nous souhaitons visiter se trouve en haut du vieux quartier (très beau en la demeure). La côte est raide, les pavés usés, la rue étroite…mais le chauffeur s’entête et veut nous emmener au sommet en voiture alors que nous préférerions faire le trajet à pied pour admirer les vieilles maisons. Finalement, on coupera la poire en deux, lui en voiture, nous à pied et…quand on arrive, la tour est fermée, tout le monde a perdu de vue que musées et monuments sont fermés le mardi. Notre chauffeur tentera bien l’impossible, mais en vain. On aura vu de beaux paysages et un chouette monastère. La journée n’a pas été perdue.
Mercredi 19 : Krak-Tartous. Avant de partir, petite inquiétude. Je paye l’hôtel avec un billet de cent dollars reçu à la banque avant de partir. Un client (un policier ???) qui déjeunait demande en anglais à voir mon billet. Sans réfléchir, je m’exécute. Il me déclare que mon billet est faux ; je lui rétorque qu’il vient de la banque. Il n’en démord pas et il me le rend. Je paye évidemment avec un autre billet, déclaré vrai, celui-ci. A ce moment me prend un doute. Et si le gars avait subtilisé mon billet pour le remplacer par un autre, un vrai faux celui-là. Trop tard. Fallait pas être naïf. P lus tard, je serai rassuré, mon billet était vrai et je suis tombé sur un c. qui voulait faire l’intéressant devant le patron de l’hôtel. Mais, à l’avenir, je ne remettrai jamais un billet à un inconnu, du moins sans en avoir relevé le numéro au préalable Un autre cousin – dans ce patelin il n’y a apparemment qu’une seule famille – nous emmène en taxi à Tartous. Si on calcule bien, un taxi jusqu’à l’autoroute, puis arrêter un bus problématique (quand ils sont pleins, ils ne s’arrêtent pas), c’est un sacré gain de temps. La région que nous traversons est très vallonnée avec beaucoup de serres (tomates, haricots à rame, … Arrivés à Tartous, nous nous installons à l’hôtel Daniel qui semble vivre ses derniers jours : vieillot, peinture écaillée, photos d’une époque qui devait être merveilleuse, …Accueil chaleureux, thé de bienvenue, mais ambiance tristounette. Cela sent l’eau de javel, preuve que l’entretien se fait. Les chambres sont confortables, une bonne literie, une salle de bains nikel, partout une propreté impeccable ( ayant séjourné trois nuits, on constatrea que, en effet, tout est nettoyé de fond en comble chaque jour. Que s’est-il passé pour que cet hôtel, chaleureusment recommandé dans les guides anciens soit dans un tel déclin ? Nous ne le sauronsjamais. Installation, douche et on visite la ville, pas très grande. La très belle ancienne cathédrale abrite aujourd’hui un superbe musée. On flâne. Malheureusement le bord de mer est désastreux. Apparemment, il est en travaux et sera séparé des restaurants et des terrasses par une avenu à 4 bandes. Bonjour les piétons !!! On se met à la recherche d’un restaurant de poissons. La visite de celui renseigné par le guide, n’est pas alléchante. Les poissons ont l’œil glauque et semblent avoir quitté leur habitat marin depuis un certain laps de temps. Pas un client à l’intérieur – mauvais signe – on pense à l’expression « pas un chat », comme si ce petit félidé avide pourtant de poissons évitait cette adresse. Les restos du bord de mer, avec nos clichés de touristes, nous paraissent du genre « pour gros budgets ». Un coup d’oeuil à la carte, une invitation à voir les poissons – le regard vif, et le teint frais, ceux-ci – et on se décide pour le Tic-Tac, nom curieux, peu syrien, mais bon… Le patron pèse les poissons devant nous…Repas superbe, salade grecque, hommos, mezzés, sauce à l’ail et au citron…à se lécher les babines et l’addition, …légère (moins de 12 € par personne ; bien sûr, pour la moyenne des locaux, le prix n’est sans doute pas donné, mais pour nous, Européens, on imagine ce qu’un tel repas nous aurait coûté dans n’importe quel pays d’Europe. Nous déciderons d’ailleurs de faire du tic-tac notre resto pour tout le séjour (le reste des plats, notemment le poulet grillé, étant à l’avenant. Le thé et le café, nous les prendrons au bistro « Le Moulin à vent » lieu de rencontre des joueurs de cartes et des fumeurs de narghilé. Comme nous y retournerons maintes fois, nous sommes adoptés – on nous amène nos consommations sans même nous demander ce que nous souhaitons, comme si nous étions des clients fidèles ; je serai même invité à jouer aux cartes, mais le jeu nous paraît compliqué et comment se faire expliquer les règles.
Jeudi 20 : Tartous-Marqab. Notre but aujourd’hui est de visiter la citadelle de Markab. On devrait prendre un collectif pour Banya. Le chauffeur du taxi qui nous avait emmené un peu plus tôt à la poste et que nous retrouvons garé dans la rue par où passent les collectifs en arrêtent plusieurs, mais ils sont tous complets. C’est bien la première fois que nous avons affaire à un chauffeur de taxi qui, au lieu de nous offrir ses services, se met en quête d’un transport en commun. On finit par trouver un collectif. Le chauffeur roule vite, mais bien et ¾ d’heures plus tard, nous sommes à Banyas. Changement de décor ; beaucoup de femmes voilées ici, contrairement à Tartous et nous nous sentons l’objet de la curiosité des gens, une curiosité très affable. On nous renseigne un « garaj » de collectifs et, bien que nous soyons les seuls clients – le chauffeur nous emmène sans attendre de remplir son bus (cela aurait pu durer longtemps, le château n’attirant que de très rares touristes individuels.) Restera un problème : comment revenir ? Mais la question se posera plus tard. De la citadelle, haut perchée, la vue est impressionnante, mais les restaurations le sont moins et les joints sont un peu trop apparents. Nous ferons la visite en compagnie d’un monsieur, qui ne se dit pas guide, mais souhaite améliorer son français et d’ajouter de nouveaux mots à son vocabulaire (dit-il). Il ne s’en tire pas mal et nous donne beaucoup d’explications. Comme l’église est en restauration, l’équipe d’archéologues hongrois chargés de celle-ci sont partis avec la clé –même s’ils avaient été là, je pense que le chantier aurait été interdit – Dommage car il y a une jolie fresque à l’intérieur et on la devine difficilement. Qu’importe, notre guide improvisé fera des acrobaties pour faire des photos afin que nous ayions quand-même une idée de la fresque, remarquable en effet. Ce « guide » ne nous demandera rien, mais nous lui laisserons le pourboire qu’il a bien mérité. En se promenant sur le chemin de ronde, nous rencontrons un couple de touristes syriens qui, en anglais, nous posent les questions traditionnelles, « d’où êtes-vous ? avez-vous des enfants ? Que faites-vous dans la vie ? …Chacun repart de son côté et, à la sortie du château, ils nous attendent pour nous redescendre et, en cours de route, nous proposent de les accompagner à Lattaquié dont ils sont originaires, ce qui nous permettrait de voir le châteu de Saladin. Pas de chance, on l’a déjà vu. Ils nous déposeront donc là où s’arrêtent les transports en commun pour Tartous. Pas plus de cinq minutes après, un collectif vide se présente. On fera le plein de voyageurs en chemin.
Vendredi 21 : Tartous-Arouad : Aujourd’hui, c’est…dimanche en Syrie. Pas grand-chose à faire si ce n’est aller jusqu’à l’ïle d’Arouad. Beaucoup de monde, bien entendu. C’est le jour où on s’y déplace en famille pour aller manger au restaurant. Alors qu’il est impossible de faire autre chose qu’un aller-retour, la police en civil (mais facile à repérer à leur aspect rébarbatif) est présente en nombre et exige de contrôler nos passeports et de savoir à quel hôtel nous sommes descendus. On embarque et une vingtaine de minutes plus tard on aborde dans un tout petit port assez joli. On fait un premier tout de l’île, ce qui ne prendra qu’une trentaine de minutes. On y voit des chantiers navals, quelques ruines, … Au deuxième tour, on passe par les ruelles assez labyrinthiques, mais qui ne sont pas très longues, on fait le tour de l’ancienne citadelle, puis on revient au port. C’est une promenade agréable, mais il n’y a strictement rien à voir. C’est plus beau de loin que de près (façades de maisons mal –ou pas- entretenues, détritus un peu partout, surtout quand on s’approche des rochers ; seuls les endroits près des restaurants ont été nettoyés) On reprend le bateau. Plutôt que de ne rien faire, on se rend à la station de taxis face à la cathédrale afin de nous renseigner sur le prix d’un taxi qui nous conduirait sur le site d’Amrit à 7 ou 8 km. De Tartous. Bonne idée car un tarif officiel est même de mise : 350 livres pour nous conduire avec une heure d’attente sur le site. La visite du temple et du stade, en flânant nous prend une heure. De retour au taxi, nous pensions qu’il allait nous ramener. C’était perdre de vue (par ignorance, rien dans les guides) qu’il y avait une autre partie du site à voir, avec deux tombeaux-tours dont l’un, resté en bon état, est digne d’intérêt. Le chauffeur nous accompagne, nous aide à descendre sous les tours. Il nous fait comprendre que la plus grande prudence s’impose, qu’il ne s’agit pas de s’éloigner car le site est juste à côté d’un domaine militaire (une partie du site semble même être à l’intérieur) et que ces militaires sont particulièrement chatouilleux de la gachette.`La visite terminée – elle aura duré près de deux heures – il nous ramène à la station. Les autres chauffeurs nous invitent à leur table et nous offrent le…maté. Assez étonnés de trouver ici cette boisson typiquement argentine. On nous explique que, en effet, le maté vient d’Argentine en bateau et qu’il y a pas mal d’amateurs de ce breuvage en Syrie. Ce qui nous sera confirmé dans la suite de notre voyage. Le patron, très sympathique qui parle un peu l’anglais et qui est fana du football m’entraîne sur ce terrain. Il connaît les équipes européennes et même certaines équipes belges, Anderlecht, le Standard. Il est plus calé que moi dans ce domaine où il est intarrissable. Dernier dîner au Tic-Tac avec une autre sorte de poisson encore meilleur (et oui, cela se peut) que celui de la veille)
Samedi 22 : Tartous-Damas. Dernier thé au Moulin à vent. Tout le monde nous dit au revoir. La station des bus Kadmous (de loin la meilleure compagnie) n’est pas trop loin, mais il faut quand même prendre un taxi. Un car toutes les heures ; contôle habituel des passeports et embarquement. Comme le trajet comporte le temps de midi, on bénéficie d’un arrêt dans un restaurant de la compagnie Kadmous et à 13 h.30, nous retrouvons l’hôtel où nous avions débarqué il y a trois semaines déjà. On consacre l’après-midi à faire des repérages dans le souk pour les derniers achats avant notre départ. On en profite aussi pour explorer les à-côtés du souk et faire des photos un peu plus originales, comme ces femmes entièrement voilées en extase devant des dessous féminins plutôt coquins en grande discussion (marchandage ? Mode d’emploi ?) avec le vendeur, bien évidemment masculin. Arrêt, presque obligatoire à la pâtisserie Bakdash- on ne peut pas la rater, les Syriens y font la file - pour goûter le fameux mohallabia. Bof ! Ce n’est pas désagréable, mais, sans plus (question de goût, bien sûr), visite d’endroits que nous n’avions pas eu le temps (ou que nous avions délibérément laisser pour la f ) de visiter les premiers jours de notre arrivée.
Dimanche 23 : Deir mar Mussa. L’endroit que je rêvais de voir mais que Francine redoutait avec une ascension de plus de 400 marches dans la montagne, en plein soleil. Comme elle redoute cette « épreuve », on décide d’aller voir et, si c’est réellement trop difficile, on décidera de faire autre chose. Donc, on se lève tôt. Taxi vers la station des taxis collectifs et des bus de ligne. On prendra celui pour Alep, plus rapide. Comme il ne part pas tout de suite, on boit un café et on constate que…Francine a oublié son passeport à l’hôtel, que sa carte d’identité est restée dans un sac…à l’hôtel également. Pas de pièces d’identité donc et la police est présente. Bon, on risque le tout pout le tout. Elle présente au policier un document sans valeur officielle reçu à l’aéroport sur lequel se rouve son nom, sans plus. Et cela passe. Ouf. Après une heure de route on nous débarque à l’entrée du chemin qui mène à Al Nabek. Un taxi y attend un voyageur potentiel. Pas besoin de négocier le prix, il y a un tarif officiel et on le respecte. Reste à parcourir une quinzaine de km sur une piste de terre dans une région très aride, inondée de soleiL Et on arrive au pied du monastère. Pas question pour celui qui ne voudrait, ou ne pourrait pas monter, d’attendre en-dessous. Rien, nada, pas un poil d’ombre. On commence donc l’ascension qui, au bout du compte, est mloins pénible que ce qu’on avait imaginé car les marches ne sont pas hautes et les paliers sont fréquents. Et enfin, …la première récompense, une vue extraordinaire sur la plaine désertique avec, dans le dos, les premiers bâtiments du monastère. L’accueil est des plus chaleureux. Ce monastère est un lieu œcuménique cél èbre en Syrie où se rencontrent chrétiens de toutes obédiences et musulmans. Cela nous fera un peu penser aux moines de Tibérine en Algérie. Nous arrivons à l’heure du petit déjeuner pour ceux qui y ont passé la nuit. Nous sommes invités à partager le repas et à boire le thé. Ensuite on découvre l’église. Le choc. Une toute petite église des 11e-12e siècles dont les murs sont entièrement recouverts de fresques dans un état de conservation extraordinaire. C’est fabuleux. On n’a pas envie de sortir ; on prend des photos. Avant de quitter définitvement le monastère, on reviendra encore admirer ces fresques vraiment uniques. Ensuite une jeune Française résidant au Liban nous fait visiter la partie réservée aux femmes. Cela monte encore un peu plus haut avec un passage sur une passerelle qui donne le vertige. Là, c’est le calme absolu. La fromagerie est malheureusement fermée. On revient au bâtiment principal. Le père Paolo discute avec des jeunes qui font une sorte de retraite. Il est omniprésent, parle très bien plusieurs langues (arabe, français, anglais, italien, espagnol) et répond à toutes les questions. Ceux qui ont séjourné préparent collectivement le repas auquel nous sommes conviés. Nous n’avons pas faim mais, par courtoisie, nous mangerons un des petits biscuits préparés poiur l’anniversaire d’un moine. Pendant que Francine profite du calme et du repos, je m’éloigne un peu. Tout autour se trouvent des grottes qui furent habitées par des ermites dans le passé. J’apprendrai que le moine dont on fête l’anniversaire a passé un an dans une de ces grottes avant d’intégrer la communauté. Inimaginable. Les ermites du désert qui nous apparaissaient plutôt comme des personnages légendaires existent donc toujours. Pour le retour, le père Père Paolo appelle le village (il y a un téléphone qui permet de ne pas être entièrement coupé du monde) et commande un minibus pour emmener les six personnes, dont nous, qui souhaitent partir. C’est avec regret que nous allons quitter ce lieu magique. Le temps de redescendre (une grosse demie-heure) et le minibus arrivait. Al Najek un bus pris au passage nous ramène à Damas. Une journée fabuleuse qui marquera dans nos souvenirs. Comme on se prépare tout doucement au départ, on fait quelques courses dans le quartier avant de se rendre au restaurant.
Lundi 24 : Shahba-Qanavat-Souweia. En regardfant la carte, nous nous rendons compte qu’il y a encore quelques sites intéressants au Sud de Damas que nous avions négligés, faute de temps quand nous sommes allés à Boshra. On s’organise pour voir Shabha et, si c’est possible, Qanavat et Souweiha. Cela va dé pendre des moyens de transport. On verra sur place. Un collectif nous amène à Shahba dont le musée est construit autour de mosaïques réputées parmi les plus belles de Syrie. Bien qu’abritées, elles sont donc « in situ ». Des balustrades permettent de les admirer. Pas de bol, en me penchant, guide et documents tombent…sur les mosaïques. Pas fier, pas question de descendre…C’est avec le sourire pourtant qu’un des gardiens ira chercher une échelle et descendra récupérer mes affaires. Chez nous, j’aurais eu droit à une solide eng. Et à des remarques désobligeantes (et méritées). En sortant du musée, on trouve facilement un taxi qui nous conduit à Qanavat. Dès que l’on sort des sentiers battus ou des grands centres, , il n’est plus nécessaire de négocier le prix. Qanavat est une toute petite ville, une bourgade, construites sur et dans les ruines (des colonnes servent d’appui aux grilles des maisons), une petite ville très fleurie avec un beau théâtre antique et les restes d’un grand temple. Toute la ville est un musée. On prend un café et on mange quelques petites choses locales, ce qui a l’air d’amuser et de faire plaisir aux gens qui nous saluent, nous souhaitent un bon séjour. Attiré par de bizarres pierres sculptées au milieu d’un jardin, on s’approche pour les voir de plus près, une dame agée, une Druze, reconnaissable à son habit, nous fait entrer chez elle pour nous montrer sa maison et nous offrir le thé, ce qui nous permet de voir l’intérieur d’une maison traditionnelle où on vit encore comme au bon vieux temps, avec ses tapis, ses coussins, ses couvertures et…une réserve de matelas, sans doute pour quand il y a beaucoiup d’invités. La vieille a un visage magnifique et rit continuellement en regardant jouer ses deux petites filles qui s’amusent comme des diables en voyant ces étrangers qui parlent une drôle de langue. Elle meurt d’envie de faire la conversation, et, par gestes, on comprend que les gamines sont ses petites-filles, que son fils travaille, … Il faudra bien se quitter. Nouveau taxi pour Souweida. Le chauffeur emmène un autre passager qui sait où se trouve exactement le musée. Heureusement car, s’il est sur notre chemin, il faut le trouver et il reste pas mal de route pour arriver au centre de la ville. Le musée est intéressant, bien aménagé, très didactique. Nous sommes les seuls visiteurs et un gardien nous accompagne surtout pour surveiller si non ne prend pas de photos et accessoirement pour nous guider dans les salles. Quelques belles mosaïques également. On se dirige à pied vers le centre ville. C’est long, en effet et, rapidement on trouve un collectif pour revenir à Damas. Le policier de service a bien du mal à consulter notre passeport et encore plus à tenter de réécrire les informations en écriture arabe. De guère lasse, il abandonne et nous rend nos papiers. Mardi 25. Damas. Notre dernier jour. On laisse les bagages à l’hôtel. On tuera le temps à flâner dans les souks, à faire quelques achats. Je me laisse tenter par de très belles chemises – on est dans le quartier - de bonne qualité, faites en Syrie à des prix qui, pour nous, défient toute concurrence. On trouve encore des choses à voir (Damas est inépuisable) et nous irons prendre notre dernier repas du soir tout au bout qu quartier chrétien au restaurant L’Oriental, pas facile à trouver. Accueil chaleureux, décor magnifique. Juste ce qu’il fallait avant de repartir.
Mercerdi 26 : Vol de nuit, Damas-Istanbul-Bruxelles où nous aterrissons aux environs de 10 h.00 du matin.
Conclusions : trois semaines, c’est suffisant et pas assez. C’est pourquoi nous avions d’emblée rejeter le choix d’aller à Petra et au Wadi Rum. Nous ne l’avons pas regretté. Nous avons rencontré d’autres touristes, surtout en tours organisés qui étaient sur les genoux, circulaient des aurores au coucher de soleil en galopant, s’étonnaient de nous voir bien reposés et de nous retrouver quelques jours après aux mêmes endroits qu’eux qui circulaient en bus climatisés. D’une part, en relisant ce journal, je trouve que nous avons vu beaucoup de choses, en visitant pourtant à notre aise. Nous le devons à la qualité et à la fréquence des transports en commun et à l’amabilité des chauffeurs de taxi qui ont toujours eu la patience et la gentillesse de nous attendre le temps qu’il fallait, sans jamais demander le moindre supplément ni accepter le moindre pourboire. D’autre part, nous n’avons pas eu le temps de visiter le nord-est, c’est-à-dire la vallée de l’Euphrate. Il nous aurait fallu quatre ou cinq jours supplémentaires. Nous aurions aimé aussi séjourner plus longtemps à certains endroits pour mieux entrer en contact avec les gens. Combien de fois n’avons-nous pas été invités à prendre le thé, à fumer même le narghilé, .. Mais nous devions trop souvent quitter nos hôtes et leur formidable hospitalité parce qu’il y avait encore ceci ou cela à voir. Nous avons surtout regretté de ne pas avoir fait un peu plus d’effort avant de partir pour essayer d’avoir une connaissance un peu meilleure dela langue arabe la plus basique, sans se faire trop d’illusions, l’arabe, pour nous, n’étant pas une langue facile à appréhender. Bref, nous avons passé trois semaines merveilleuses, sans aucun souci, sans aucun pépin grâce, à l’accueil, la gentillesse et l’attention des Syriens. Je ne pourrais jamais assez le répéter. Evidemment, il faut apprendre à respecter les gens et leurs coutumes. Se déchausser pour entrer non seulement dans une mosquée (c’est élémentaire me direz-vous, mais nous avons vu des touristes récalcitrants : et si on leur volait leurs souliers ???!!!!) mais aussi quand on pénètre chez l’habitant. Pas de souci en ce qui concerne la tenue vestimentaire, tout est accepé en principe, mais il y a des limites à respecter surtout dans des villes comme Hama, plus religieuse semble-t-il à voir le nombre de femmes voilées ; s’y promener en short est insultant et…du plus haut ridicule. Si la personne qui vous a rendu service refuse le pourboire, ne pas insister. Nous avons assisté à un incident à Palmyre où une touriste avait donné, sans aucune raison, de l’argent à un enfant qui ne demandait rien. Comme nous avons pu comprendre, les parents sont intervenus en faisant comprendre qu’ils avaient été offensés, qu’ils n’étaient pas des mendiants. Le guide de ce groupe a d’ailleurs copieusement sermonné cette touriste. Evidemment, nous n’avons qu’une vue très superficielle du pays. On aimerait en savoir plus. La langue est hélas une barrière. Eux aussi voudraient en savoir plus sur nous, notre façon de vivre. C’est ce qu’on devine quand ils nous interrogent. Ils savent très bien que, dans l’ensemble, nous avons des préjugés. Notre embarras lorsque, invités à prendre un thé sur le trottoir, nos hôtes nous ont demandé « pourquoi vous, les Européens, vous n’aimez pas les Arabes ? » Comme nous voulions relativiser les choses, ils ont poursuivi « Et pourquoi alors ne pouvons-nous pas voyager dans vos pays comme vous le faites dans le nôtre ? » Toute cette discussion dans la plus grande sérénité, sans la moindre trace d’hostilité envers nous (mais bien d’amertume) Tout n’est pas idyllique en Syrie, bien sûr. Et on en a conscience. Il y a des sujets tabous, il faut être prudent pour prendre des photos non pas des gens, à condition d’avoir leur accord, mais c’est en général l’inverse : c’est eux qui demandent à ca qu’on les photographie, par contre faire attention le long des routes. Gare à ceux qui prennent des photos aux abords d’une zone militaire. En général, les chauffeurs de taxi, surtout, mais aussi de bus ont l’œil sur nos appareils photos et préviennent du danger que tout le monde court. C’est pourquoi à Amrit, comme je le signalais plus haut, il est préférable d’y aller en taxi, le chauffeur sachant jusqu’où on peut pé nétrer dans le site. Nous avons l’intention de retourner en Syrie, cette fois en combinant Syrie-Jordanie en ne complétant la Syrie que par une incursion le long de l’Euphrate.
Vélos Giant des années 1990 (deux modèles) English translation pending
Bonjour à tous , je cherche des infos sur deux modèles GIANT . Ils ont sûrement été fabriqués dans les années 1990 . Sur l'un des cadres , il est inscrit " CHINOOK " et sur l'autre " AVANT " . Je voudrais faire un montage " randonnée " à partir de ces cadres . Je n'ai trouvé aucun renseignement malgré de longues recherches . Si parmi vous quelqu'un peut m'aider , ce serait super ! Merci d'avance . Je joins une photo
Randonnée de quinze jours sur le chemin de Stevenson ou chemin de Regordane? English translation pending
Bonjour et bonne année à tous
Ma question est dans le titre : j'hésite pour une rando de 15 jours environ en mai 2010 entre le chemin de Stevenson et le chemin de la Régordane Quelqu'un connait-il ces 2 itinéraires et lequel me conseillez-vous Merci pour vos réponses
Christian
Ma question est dans le titre : j'hésite pour une rando de 15 jours environ en mai 2010 entre le chemin de Stevenson et le chemin de la Régordane Quelqu'un connait-il ces 2 itinéraires et lequel me conseillez-vous Merci pour vos réponses
Christian
Premier voyage à vélo: Paris - Alicante (Espagne) en juin 2011 English translation pending
Bonjour tout le monde !
Me voici heureux d'avoir trouvé ce forum généreux en informations ! Cela fait plusieurs semaines que je chercher, fouille et li des infos sur ce forum. J'ai vraiment trouvé toutes les infos chercher, mais j'ai une sorte d'appréhension et j'ai donc besoin de conseils.
Teddy, 20ans, esprit baroudeur depuis toujours... j'ai enfin entrepris l'organisation d'un voyage à vélo pour juin 2011 [ Paris - Alicante en Espagne ]. Je connais le but précis de mon voyage. Je connais le matériel que je vais acheter/utiliser. J'ai une idée précise de mon itinéraire.
La seule chose qui me fait "peur" et me tracasse vraiment c'est de me déplacer sans m'égarer. Ayant un budget limiter je voudrais me déplacé avec cartes et boussole. ( Pas de GPS rando.). Ma question est donc, comment préparer son itinéraire avec des cartes et une boussole ?
Voici le genre de question qui me pose problème : Exemple 1: "Je pars de Paris et me dirige vers Orléans. Arrivé à Orléans comment ressortir d'une grande ville qu'avec une boussole ?" 🤪 Exemple 2: "Je suis sur un chemin entouré de champs ou de forêt, le chemin continu a perte de vue vers l'Est et ma boussole m'indique que je dois aller vers L'ouest ?"
Voilà enfin j'espère que vous avez compris un peu ce qui me tracasse ^^.
Merci de vos réponse.
Me voici heureux d'avoir trouvé ce forum généreux en informations ! Cela fait plusieurs semaines que je chercher, fouille et li des infos sur ce forum. J'ai vraiment trouvé toutes les infos chercher, mais j'ai une sorte d'appréhension et j'ai donc besoin de conseils.
Teddy, 20ans, esprit baroudeur depuis toujours... j'ai enfin entrepris l'organisation d'un voyage à vélo pour juin 2011 [ Paris - Alicante en Espagne ]. Je connais le but précis de mon voyage. Je connais le matériel que je vais acheter/utiliser. J'ai une idée précise de mon itinéraire.
La seule chose qui me fait "peur" et me tracasse vraiment c'est de me déplacer sans m'égarer. Ayant un budget limiter je voudrais me déplacé avec cartes et boussole. ( Pas de GPS rando.). Ma question est donc, comment préparer son itinéraire avec des cartes et une boussole ?
Voici le genre de question qui me pose problème : Exemple 1: "Je pars de Paris et me dirige vers Orléans. Arrivé à Orléans comment ressortir d'une grande ville qu'avec une boussole ?" 🤪 Exemple 2: "Je suis sur un chemin entouré de champs ou de forêt, le chemin continu a perte de vue vers l'Est et ma boussole m'indique que je dois aller vers L'ouest ?"
Voilà enfin j'espère que vous avez compris un peu ce qui me tracasse ^^.
Merci de vos réponse.
Partir seule ou avec un guide sur le Mera Peak au Népal? English translation pending
Bonjour et Bonne Année,
j'aimerai faire le mera peak par Hinku et j'en ai marre de partir en groupe. Je pense chercher un guide renommé Français ou.. et partir ainsi; je sais bien que le prix sera plus élevé. Si vous avez des idées ou adresses, n'hésitez pas à me le faire savoir. Merci.😉
j'aimerai faire le mera peak par Hinku et j'en ai marre de partir en groupe. Je pense chercher un guide renommé Français ou.. et partir ainsi; je sais bien que le prix sera plus élevé. Si vous avez des idées ou adresses, n'hésitez pas à me le faire savoir. Merci.😉