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Marchés autour de Sapa English translation pending
Les guides (Routard, LP, etc.) et les agences/TO rabachent les oreilles des touristes avec le marche du dimanche a Bac Ha. Je ne dis pas qu'il ne vaut pas le deplacement, loin de la, mais il faut tout de meme savoir que :
1) Des h'mong et autres "minorites", vous en verrez partout. le long des routes, dans les rues des villages, etc. Donc, "rater" le marche du dimanche de Bac Ha n'est pas la catastrophe
2) Il y a un marche un jour different dans de nombreux villages, a Sapa et autour. En voici une liste, non exhaustive bien entendu:
- Tous les jours: le marche de Sapa, avec tous les H'mong et autres que vous voulez - Mardi: Coc Ly - Mercredi: Cao Son - Jeudi : Long Khan Nhin - Samedi: Can Cau - Dimanche: Bac Ha et Muong Hum.
Bien se souvenir que ces marches commencent tot le matin et se terminent vers midi, donc prevoir (par ex. preferable de coucher a Bac Ha la veille pour le marche du samedi a Can Cau ou celui du dimanche a Bac Ha)
En parlant de H'mong, j'ai fait une grossiere erreur dans un de mes postes, que je m'empresse de corriger: les francais n'ont pas appelle les H'mongs miao; c'est le nom que leur avaient donné les chinois du temps où les H’mongs habitaient en Chine, et qui veut dire « sauvages »; en fait, lesdits chinois appellaient miao toutes les peuplades des montagnes, par rapport a eux, les han, la race superieure (et apres, certains vont dire que ce sont les occidentaux qui ont invente le rascisme !!!!). Les français ont transformé miao en méo. Inutile de dire que les H'mong, une peuplade extraordinaire, détestent ces deux appellations. Appelez-les donc par leur vrai nom : H’mong.
1) Des h'mong et autres "minorites", vous en verrez partout. le long des routes, dans les rues des villages, etc. Donc, "rater" le marche du dimanche de Bac Ha n'est pas la catastrophe
2) Il y a un marche un jour different dans de nombreux villages, a Sapa et autour. En voici une liste, non exhaustive bien entendu:
- Tous les jours: le marche de Sapa, avec tous les H'mong et autres que vous voulez - Mardi: Coc Ly - Mercredi: Cao Son - Jeudi : Long Khan Nhin - Samedi: Can Cau - Dimanche: Bac Ha et Muong Hum.
Bien se souvenir que ces marches commencent tot le matin et se terminent vers midi, donc prevoir (par ex. preferable de coucher a Bac Ha la veille pour le marche du samedi a Can Cau ou celui du dimanche a Bac Ha)
En parlant de H'mong, j'ai fait une grossiere erreur dans un de mes postes, que je m'empresse de corriger: les francais n'ont pas appelle les H'mongs miao; c'est le nom que leur avaient donné les chinois du temps où les H’mongs habitaient en Chine, et qui veut dire « sauvages »; en fait, lesdits chinois appellaient miao toutes les peuplades des montagnes, par rapport a eux, les han, la race superieure (et apres, certains vont dire que ce sont les occidentaux qui ont invente le rascisme !!!!). Les français ont transformé miao en méo. Inutile de dire que les H'mong, une peuplade extraordinaire, détestent ces deux appellations. Appelez-les donc par leur vrai nom : H’mong.
Google Maps et Street View à Montréal et Québec English translation pending
Pour ceux et celles qui sont intéressés à visualiser certains lieux, hôtels par exemple, les rues deMontréal et Québec ont enfin été filmées par les caméras de Google.😉
Marocco: le circuit des villes impériales English translation pending
De la soupe de pois chiches du café Hafa aux cocktails de fruits du El Minzah(1)
Tanger, ville des paradoxes, explose sous les projets pharaoniques de M6 (Mohamed VI) le roi bâtisseur.
Les bastions espagnols luttent difficilement contre les rocades et les périphériques dont les ingénieurs marocains dotent l’ancienne capitale du Rif.
Adieu, Matisse, adieu Delacroix, vive UBU, le règne des contraires : des troupeaux qui franchissent l’autoroute CEUTA-TANGER, de l’arrière-pays que l’on éventre pour laisser place à des autoroutes de containers…
Un pari superbe que tente M6, faire du Maroc et de Tanger particulièrement, la passerelle économique et touristique du grand Maghreb.
Les paysannes du Rif continueront-elles à fréquenter petit et grand Socco avec leurs paniers de légumes frais et les fruits de leurs jardins.
J’ai bien peur que le Vieux Tanger laisse la place à de nouvelles Canaries pour allemands en short, en troupeaux et en goguette..
Le tourisme de masse gagne déjà les grandes villes du pays. Adieu Tanger, sa Kasbah, sa médina et ses coupe-gorge du petit socco. Même le « café central » du petit socco a renouvelé son mobilier, seul le Tin gis semble rescapé de l’époque des grands voyageurs…
Au Hafa, le couple BHL- Arielle a dressé un grand mur à l’Est, « mur de la honte » disent les Tanjaoui, entre les terrasses du célèbre café et les terrasses à « la Le Corbusier » de leur grande villa de vacance.
Au bas des remparts, les camions, les niveleuses, les engins de chantier travaillent nuit et jour pour un bonheur des Tanjaoui qui tarde à venir, au moins pour le peuple de la rue.
Derrière les hauts murs des villas du Marshan, les enfants de l’élite continuent de danser « aux pieds du volcan » (Malcolm Lowry)
Les sardines grillées d’Abdelhaïm (2)
Cela faisait deux jours que j’alternais avec Pénélope les paradoxes gastronomiques, passant de la soupe de pois chiche du café Hafa aux cocktails du El-Minzah(pistaches et olives marocaines, tunisiennes, et romaines comprises…)
Cela faisait aussi deux nuits qu’elle supportait de plus en plus difficilement les chambres du Motel du Mira monte(domaine d’un vieil anglais derrière le quartier marshan- vaut le détour pour ses couchers de soleil sur le détroit) où nous luttions contre les punaises des bois, les moustiques, et le tic-tac d’un joint de robinet exténué…
Aujourd’hui, on se ferait, sans complexe, le « complexe »balnéaire d’Asilah, ma préférée, mais, avant, on irait sous les remparts du vieux fort portugais manger les sardines grillées d’Abdelhaïm…
En voici, la recette originale :
Vous allez à la guinguette croulant sous les frondaisons de lierre aux pieds du fortin(en face du parking gardé) : vous demandez à déjeuner de thés à la menthe et de sardines grillées…
Abdelhaïm vous emmène choisir vos sardines fraîches aux halles du port (10 dirhams) puis vous allez avec lui au four collectif du village et vous prenez rang entre deux cuissons de ménagères asiliennes, vous revenez dix minutes plus tard, vos vingt quatre sardines vous attendent sur un plateau de cuisson.
Abdelhaïm y ajoute trois sets en papier kraft, trois verres de thé à la menthe marocain sans sucre, trois galettes de pain chaud sorties du four.
Vous vous installez, ¨Pénélope, Ulysse et Abdel à l’ombre du lierre centenaire, face au port de pêche, puis vous dégustez le blanc des sardines grillées que vous avez soin d’étaler entre vos doigts sur des portions de pain chaud.
Vous cherchez à deviner qui a le plus faim ou qui est le plus gourmand.
Après, vous doublez les 10 dirhams d’Abdelhaïm et ceux du patron de la guinguette.
Vous refusez la promenade en calèche autour des remparts, prétextant qu’elle n’est faite que pour les amoureux…
A la recherche du jardin des Hespérides(3)
Pour mes lecteurs préférés, je ne rappellerai pas qu’Ulysse est un archéologue passionné de vieilles pierres, comme Pénélope, sa compagne, est une compulsive passionnée de cuirs et de chiffons (« fashion addicted »)
Aussi, on allait concilier les passions contradictoires du couple en prenant la direction de LIXUS et de LARACHE.
C’est dans les ruines de Lixus, ville fondée par les phéniciens sept siècles avant notre ère, quatorze siècles avant le Prophète, que, selon la légende, le géant Hercule accomplit le onzième de ses travaux :
« la cueillette des pommes d’or au jardin des Hespérides ».
Lors de mon précédent passage en 2006, je n’avais trouvé ni les pommes d’or, ni le site…
Cette fois-çi, avec Pénélope et son aide, j’espérais bien trouver autre chose que les fruits de mon imagination…
Le Maroc est comme dirait Giorgio13 (cf. carnet « via aurélie ») le pays où l’on remet les pendules à l’heure. Certes, on allait découvrir le site (5 Kms avant Larache sur la nationale)
Une grande grille en fer forgé verdâtre enserre le site et le protège du trafic de la route toute proche.
On devine la ferme phénicienne et ses bacs d’élevage (déjà, aurait dit Nicolas Hulot…)
On déniche au hasard d’un sentier les formes d’une « aula » partiellement enterrée, avec voûte en plein cintre (en parfait état de conservation)
On relève le plan parcellaire de la colonie phénicienne ou romaine, ou carthaginoise (les historiens s’y perdent)
On comprend surtout l’intérêt du site : la proximité des marais salants…toujours en activité dans la baie de l’oued LOSSOUR, peut-être même avec encore les mêmes techniques héritées des carthaginois…
Mais la végétation a repris ses droits, les 20% du site fouillé disparaissent sous les eucalyptus et les chardons, et autres fleurs des champs…
On ne verra ni les restes des arènes, ni ceux de l’amphithéâtre, de rares éboulis parsèment de ci de là les champs voisins entre estuaire et collines, des blocs de pierre de gros appareil pour toute trace du Jardin des Hespérides.
Les mythes d’Hercule, d’Ulysse, l’odyssée de l’ardent navigateur (mais que va nous trouver larabadeservis ?) disparaissent derrière le trafic de la nationale (excellente halte autoroutière avec jeux pour les enfants à 3 Kms)
Le circuit des villes impériales : Mekhnès : (4)
Pénélope n’ayant qu’un intérêt relatif pour les vieilles pierres, elle est restée dans la voiture tout le temps de ma visite du site archéologique de LIXUS, il a fallu modifier en catastrophe l’ambitieux voyage culturel : VOLUBILIS, la capitale romaine du royaume de JUBA( mais que va dire Arab2cervis ?) serait écartée de l’itinéraire au profit de MEKNES, FES et CHEFCHAOUEN…
A part CHEFCHAOUEN, capitale du chanvre indien, j’augurais que Pénélope serait séduite par l’aspect « capitale » des deux villes impériales.
C’est ainsi que l’on quitta le petit port d’Asilah où nous avions déjà nos habitudes pour rejoindre notre première capitale chérifienne…
Pour gagner MEKNES de la côte Ouest, on a le choix entre l’autoroute M6 ou les petites routes nationales qui traversent le Maroc agricole, et là, le choc est brutal : on découvre comment les tomates de nos supermarchés, en fait tous les légumes et agrumes étiquetés « Maroc » sont produits :
Des nuées d’ouvriers et d’ouvrières agricoles, habillés souvent de haillons, logés souvent pour la saison dans des huttes de pailles ou de bambous revêtues de plastiques de serres, s’échinent(le mot est très parlant) à produire pour l’Europe, agriculture intensive aidant, souvent avec les bras, la mécanisation étant souvent sommaire…
Pénélope découvre que le tourisme marocain peut se teinter de « grisailles »…
Heureusement, les paysages peu à peu se vallonnent et, Juin aidant, le vert des champs de tournesols et le blond presque blanc des champs de blé forment des camaïeu de Palestine( on dirait du « Pondy »…)
Le tracteur disparaît au profit de l’âne bâté et chevauché qui, par l’enfant qui part à la corvée d’eau, chargé de bidons de plastique, qui par l’ouvrier ou l’ouvrière agricole qui rentrent des champs.
Paysages de Judée et de Samarie : sur le flanc d’une montagne verte, dans un enclos, des enfants excite un âne à battre les tiges de blé fraîchement récoltées…
L’épisode de la « tourista » L5)
Ulysse était parti d’Europe avec les séquelles d’une grippe intestinale hivernal mal soignée : une doctoresse duchéroise avait même diagnostiqué une forme bénigne de H1-N1 dite « perversio de type 3 »…
Depuis quatre jours au pays des almoravides et des almohades, le syndrome de cette affection s’était déclenché au contact de la nourriture du « El Khaima » d’Asilah.
Ulysse avait ingéré des sortes de boulettes de viande suédoises (sic…) baignait dans une épaisse sauce pimentée, et avait commencé à ressentir fébrilité et choc intestinal dans la nuit qui avait suivi.
Le lendemain, ne sachant plus si c’était l’effet des coups de soleil subis autour de la piscine de l’hôtel(cf .photo ci-jointe) ou les conséquences de sa vieille grippe intestinale, Ulysse avait tenu à aller consulter un médecin local dans son cabinet : le docteur « El Arrawak »…
Celui-ci devant la description et les symptômes et l’état réel dans lequel se trouvait le compagnon de Pénélope, avait conclu à ce diagnostic :
« ce n’est pas du tout un H1-N1 de type perversion 3, mais si vous continuez à ne pas vous soigner, vous risquez de tomber dans une névrose psychosomatique de type obsessionnel compulsif avec aspect hypocondriaque, d’où les « cacarella » à répétition… »
banale névrose post-cristallisation, lui avait susurré le bon docteur El Arrawak.
« le seul remède est le vaccin, à petite dose, qui vous remettra sur pied en un rien de temps.. »
tant il est vrai que l’on soigne le mal par le mal… Sur ce, revigoré, Ulysse avait juré que l’on n’y reprendrait plus à manger n’importe quelles boulettes avariées, nappées de sauce industrielle.
Le problème, c’est qu’Ulysse adorait les kefta, petites boulettes de viande très pimentées, qui laissent une goût de « revenez-y » longtemps dans la bouche…
Les enfants guides des greniers de Moulay Ismaël (6)
« Déconstruction d’un séjour touristique dans le Nord Marocain », je parodie grossièrement Jacques Derrida, car ce voyage dans le Nord Marocain, Rif et cités impériales, je l’ai déjà effectué seul, il y a trois ans, au mois d’avril( il y avait alors de la neige dans le Rif…)
L’intérêt de ce voyage, répété à 3 ans d’intervalle, est de vérifier ce qui a changé, du regard du voyageur, du pays traversé, des marocains rencontrés…
Ce peuple est toute amabilité, gentillesse, humour et finesse, à condition que l’on accepte de laisser notre morgue d’européen et nos repères économiques.
L’hospitalité, tous les jours proposés, à l’occasion d’une rencontre, d’un échange, d’une conversation impromptue, hospitalité que l’on refuse en regrettant déjà de l’avoir refusée, est une constante au Maroc : l’échange avec l’employé de l’hôtel a-t-il une autre dimension que celui d’un hôte qui vous aurait accueilli dans la belle villa qu’il a construite pour ses vieux jours dans son village natal à 7 Kms au Nord d’Asilah ?
Je ne crois pas, comme la visite (hors circuit touristique) d’une partie ignorée du palais de Moulay Ismaël à MEKNES, offerte par deux gamins des rues, fans de Ronaldhino, parlant déjà un beau français, appris grâce aux contacts qu’ils ont déjà eus avec nos compatriotes…
Chaque jour, il n’y a pas d’heure que nous ne consacrions à débattre de leur cher Maroc, de leurs coutumes, de leur gastronomie, de leur économie.
Hier, c’était vendredi, jour de la prière et jour du couscous hebdomadaire :
« Vous verrez, vous avez l’impression d’avoir trop mangé, mais c’est une illusion : dans trois heures, vous appellerez le room service » (Mohamed, serveur au restaurant de l’Hôtel)
Gazelles dans les souks, gazelles autour de la piscine : (7)
L’islam marocain est comme l’Islam africain en général, très doux aux mœurs… Certes les jeunes gazelles sont un peu plus voilées, surtout dans les grandes métropoles, mais avec recherche et avec élégance, tandis que leurs marâtres, surtout à Tanger et à Fès, procèdent plus des mille et une nuits ou des « cigares du Pharaon »….
(c’est selon sa culture, selon que l’on privilégie Rimski-Korsakov ou Hergé( dans le cas de Hergé, il faut aussi avoir lu la trilogie : Les Cigares du Pharaon, Coke en stock etc.…)
des spécialistes de Hergé affirment qu’il a puisé ses modèles à Tanger et à Essaouira…
MEKNES, à ce titre, procède de l’Islam très doux : les gazelles que l’on a croisées le matin dans les souks, on les retrouve franchement canailles et européanisées autour des piscines des hôtels où l’on se remet des poussières et des chaleurs des caravansérails :
Elles ont pris nos allures, nos musiques, nos modes, nos défauts (la cigarette) à I80% et leurs regards de gazelles rendraient jalouse plus d’une européenne de type duché rien…
Douces mœurs où les pères sont très présents, surtout près de leurs enfants, pas du tout les cow-boys machos des pubs de cigarettes.
Lorsque la nounou n’est pas là pour en faire des petits mâles méditerranéens, ce sont de vrais pères présents, baby-sitters à la suédoise.
Tandis que leurs gazelles bronzent pour des harems inconnus, les pères initient leurs progénitures aux joies de la natation.
Cette société marocaine des piscines d’hôtels, certes privilégiée, est aussi une facette de la population rencontrée, après le conducteur de mulet dans les souks, le petit marchand de fleurs en papier qui accepte d’être payé avec une boîte de vaches qui rient, l’intellectuel vendeur de tapis exposant à la Foire de Nancy, qui sait tout du tapis berbère, qu’il soit prénuptial ou nuptial… Le guide de la Medersa, le dénicheur du Palais Mans Our et bien sûr :
ENMILI, le BOUANANIA, habit traditionnel – prix – confiance – satisfaction – KABBAK – ESSOUK – MEKNES – 4 fois merci –
« Le maraboutage de la turista » (8)
Malgré les soins locaux qu’il s’était prescrits (coca-cola et riz au maïs) , la turista d’Ulysse qu’il avait contractée à Asilah, avait tendance à résister. Il avait reçu une texto de son médecin préféré :
« stoppe les self médicaments services(SMS) » « il y a méprise sur le traitement » « soigne toi au Pervex3 »
N’ayant rien compris à cette ordonnance numérique, Ulysse, au hasard des boutiques du plus grand souk du Nord Maroc, allait se laisser tenter par la publicité d’un apothicaire local :
« BEN SALEM, paiement après résultats, voyant medium africain avec le don de son grand-père. Spécialiste de tout, retour d’affection, protection, désenvoûtement, amour durable, examen, retour du mari ou de la femme parti(e), travail, concours, attraction de clientèle pour vendeur, guérit tout complexe physique ou moral. SATISFACTION DANS TOUS LES DOMAINES ! (Travaille aussi par correspondance – reçoit tous les jours »
La description des compétences du marabout local aurait pu concurrencer Elizabeth Teissier et Christine Haas à la fois…
Il allait profiter du goût profond de Pénélope pour les kilims berbères et les tissus de soie naturelle de ENMILI DE BOUANANIA – prix – confiance- satisfaction – quatre fois merci, pour filer consulter le marabout apothicaire, deux rues après le palais MANJOUR.
La boutique de l’apothicaire aurait pu servir de salon au harem du palais Dar jamaï : zelliges et mosaïques bleues et blanches, fontaine asséchée, plafonds anciens finement décorés et peints, la boutique croulait sous des montagnes de tapis – le marabout était aussi marchand de tapis –
Et, entre deux piles, posé à même une chaise, un ordinateur potable de la troisième génération –version 2010 – d’un grand assembleur japonais que je ne citerai pas (paradoxe des souks marocains)
Après qu’Ulysse eut décrit ses symptômes au pseudo marabout, après le troisième thé, celui-ci lui prescrit cette curieuse ordonnance :
- 1 pervex le matin, - 1 nevrox au doppio doux amer, - et si les maux ne passent pas, de la poudre de ioolite en infusion dans la tisane du soir
FES, Ville impériale : (9)
S’il est une des villes impériales qui mérite le mieux ce qualificatif, c’est bien FES et ses 880.000 habitants, ses trois villes : la médina haute, la ville basse et la ville moderne…
J’avais d’ailleurs composé ce voyage à l’intention de Pénélope comme une symphonie :
- Tanger : ses brumes, ses brouillards, la violence des travaux entrepris (Furioso) - Asilah :le petit port, île grecque : (allegro) - Larache : (andante) - Mekhnès : la douce, la silencieuse, la digne (allegretto) - Fès : la multiple, la grande, la moyenâgeuse, l’universitaire, la culturelle (Fortissimo)
Pour la mise en bouche, avant même la pénétration dans la médina Fès El Bali, il faut aller la désirer du haut du Bjord Nord … du vieux fort, lorsque l’on contemple Fès, on voit toutes les grandes cités d’Orient :
Je cite :
« on conçoit que Fès ait pu rivaliser avec Cordoue ou avec Bagdad »
Garder la première demi-journée (entre 16 et 20 heures) à dénicher les merveilles (Palais Saada transformé en un salon de thé des mille et une nuits etc.…) Se recueillir au palais Mnebi, la résidence de Lyautey en I912, Ne pas hésiter à plonger de Bâb en bab (de porte en porte), à rompre le circuit touristique officiel pour s’égarer dans un souk d’artisans, Rejeter tout guide, Glisser une medersa (école coranique) entre deux pâtisseries, Siroter un thé à la menthe sans sucre, accompagné de pâtisseries fraîches à base d’amandes, Hésiter à rompre le charme, Monter sur les terrasses du palais de Lyautey et reprendre la maîtrise spectaculaire de cet enchevêtrement de poutres, de briques, de venelles venues du fond des âges, Où les petits métiers s’exercent encore comme il y a huit siècles, Admirer le rythme des mulets et des coursiers, Observer les sculpteurs sur marbre ou sur bois, la dextérité des brodeurs…
Pastilla, couscous et tagines : (10)
Un carnet de voyages n’est rien sans la saveur d’un carnet gourmand. Le Maroc ne laisse à nulle autre cuisine le soin d’expérimenter goûts et saveurs et, selon les régions traversées, l’appellation des plats gourmands, des pâtisseries du crû, valent à elles seules la description de leurs contenus.
- pastilla, mousse de semoule et crème de riz (Palais Jamaï Fès) - behketto ou tarte, poivron rouge et framboise(tarte au chocolat et aux poivrons) - salade d’aubergines (souks de Fès) - couscous aux épinards, tomates et poivrons confits (Mekhnès) - tagine d’artichauts aux tomates confites (Fès, palais des Mérinides) - filets de thons M’Charmel, pastel et tchekchouka (salade de tomates concassées) - polenta à l’huile d’argan et au miel (Asilah) - moelleux à la semoule et aux citrons (palais Jamaï) - chouriba à la noix de coco (palais Saada à Fès) - petites fleurs sablées (salon de thé – Fès) - pastilla de poulet à la confiture de courge (L’arabesque – Fès) - couscous de fruits secs à l’huile d’argan, avec menthe (meknès) - croquettes de dindes à l’estragon (Asilah)
il aurait été fastidieux de décliner les innombrables tagines, la variété des brochettes, des panini « en-cas » des room services…
la tagine ou les tagines restent cependant l’élémentaire basique et délicieux de cette cuisine, les restaurants des grands hôtels ayant une fâcheuse tendance à mettre sous le terme de « tagine » et surtout dans des assiettes de porcelaine industrielle « made in Macao » des plats qui n’ont de tagine que le nom.
Le chagrin d’amour de l’antiquaire du souk : (11)
Dans les souks de Fès, dans la ville basse, pas loin de la maison de Ibn Khaldun (sociologue arabe célèbre du XVième siècle) se trouve le magasin d’antiquités de may Kologhassi.
Son nom, d’origine turque, est trompeur : c’est celui d’une famille installée depuis des générations dans la ville basse et son magasin est un des plus beaux magasins d’antiquités de Fès.
Si vous avez le hasard de succomber à l’attrait des lampes anciennes, des coffres damasquinés, des meubles bas, des tapis qui meublent sa profonde échoppe, et si vous avez la chance de partager un thé à la menthe prolongé, il vous racontera l’histoire de son chagrin d’amour…
Il y a trois ans, assis sur le seuil de sa boutique, il hélait le chaland, le touriste pressé, avec une chance sur deux de le voir entrer dans son magasin « pour le plaisir des yeux »…
Chouf, Chouf (regarde) rien qu’un instant dans ma caverne d’Ali Baba…
Et, ce jour là, un couple d’étranger qu’il avait réussi à captiver, s’attarda plus longuement que d’habitude, le quatrième Muezzin avait chanté…
Derrière le thé, les Flags(bières locales) le grand étranger les appréciait comme les Spaten de son pays, pendant que sa petite femme n’avait d’yeux que pour le bel antiquaire oriental et May Kologhassi ne fut pas dupe du manège…
La cinquième Flag aidant, le grand étranger fatigué quitta la boutique pour regagner son hôtel, laissant sa petite femme négocier un cadenas Idrisside ancien du XII nième siècle, cadenas de coffre avec sa clé…
La négociation fut longue et quelques heures plus tard et quelques tapis de son arrière boutique froissés, May avait vendu son cadenas ancien à perte. Mais désormais, son cœur était brisé, la petite étrangère le lui avait acheté contre son corps au goût d’amande et de pruneaux…avec la légèreté de ces européennes de passage.
May Kologhassi en parle encore avec des larmes dans les yeux, il a gardé la clef du cadenas et rêve un jour que la petite acheteuse vienne la lui réclamer…
Ou Hilary trouble le séjour marocain d’Ulysse et de Pénélope : (12)
« ciao, Hilary, du circuit des villes impériales.bise fassi du pays des mille et une nuits. Signé : Ulysse »
« ciao, Hilary chérie, tu devrais changer de registre avec moi…grâce à moi, tu es désormais une héroïne de roman, lu par des milliers de lecteurs.. » signé : Ulysse
Elle ne décolérait pas de rage qu’il l’ait pris en modèle d’une héroïne d’un de ses carnets, mais, dans ce Maroc paisible, il n’y avait pas de place pour la furieuse Hilary…
Hilary, qui se croyait propriétaire de l’image qu’elle avait donnée d’elle-même. Elle lui faisait penser à Marie Despléchin poursuivant en justice son ex-mari pour des moments d’histoires familiales qu’il avait utilisés dans un de ses films.
Est-on jamais propriétaire de l’image que l’on se complaît à donner de soi-même dans un Forum public ? Peut-on trépigner de rage et qualifier de tous les noms d’oiseaux le modeste prosateur qui émaille ses carnets, pour les rendre plus vivants, des caractères d’un personnage qui lui avait semblé si vivant ?
Il en est du NET comme de la télévision, le numérique s’efface très vite de la mémoire visuelle, mais les sentiments et les comportements décrits restent imprimés dans la mémoire profonde.
Ulysse utilisait de temps son propre disque dur et ses lecteurs ne s’y trompaient pas, les images qu’il avait cru lire ou vivre sur le NET, il les renouvelait et, fort de son imagination, il avait su rendre crédibles une jeune novice, une ex-moniale, un spécialiste d’enluminures anciennes, un architecte dépressif, un archéologue amoureux, une Pénélope fidèle (tautologie).
Jusqu’à présent, seule la petite nonne avait cru se reconnaître dans les carnets délirants de Tomas(sic…selon Dolma) et rugissait de fureur rentrée…
Marocco 2009 le film (14)
Tourné entre le I et le I5 juin 2009, Marocco2009, le film a été réalisé par les acteurs suivants :
PRODUCTEUR : le groupe PPR (Pinault Printemps La redoute) la SOFREMI
SCENARIO ET REALISATION : Tomas3 avec dans les rôles de
Pénélope : Zébulette Ulysse : Tomas3 La poétesse : Tinitrane Le remetteur de pendules à l’heure : l’arab2Crvis Le marchand d’antiquités : May Kologhassi Hilary : Hilary L’assistante du professeur Manu : Cléo40 Le professeur Manu : Manu Le tourmondiste pressé : Arrawak Le chœur des trolls : victoire3615- victoria3617 – cléa40 Don Florian : Jean-Louis G. L’étranger dans le bazar : Achille Les figurants actifs et enthousiastes : Michagadir : Michagadir Iacalo : Iacalo Tarafabo : Tarafabo Mourtte : Mourtte
Les décors ont été tournés dans leur milieu naturel et nous remercions le Groupe Accor pour la qualité de ses prestations hôtelières sur les différents sites choisis. Les services des douanes de Tanger pour la visite des nouvelles installations portuaires – Les services médicaux du poste frontière de Ceuta pour la qualité de leur accueil – La compagnie de ferries FRS a pris soin du transport des différents acteurs et de leur matériel – - couverture photographique du reportage : laboratoires KODAK et FUJI
Tanger, ville des paradoxes, explose sous les projets pharaoniques de M6 (Mohamed VI) le roi bâtisseur.
Les bastions espagnols luttent difficilement contre les rocades et les périphériques dont les ingénieurs marocains dotent l’ancienne capitale du Rif.
Adieu, Matisse, adieu Delacroix, vive UBU, le règne des contraires : des troupeaux qui franchissent l’autoroute CEUTA-TANGER, de l’arrière-pays que l’on éventre pour laisser place à des autoroutes de containers…
Un pari superbe que tente M6, faire du Maroc et de Tanger particulièrement, la passerelle économique et touristique du grand Maghreb.
Les paysannes du Rif continueront-elles à fréquenter petit et grand Socco avec leurs paniers de légumes frais et les fruits de leurs jardins.
J’ai bien peur que le Vieux Tanger laisse la place à de nouvelles Canaries pour allemands en short, en troupeaux et en goguette..
Le tourisme de masse gagne déjà les grandes villes du pays. Adieu Tanger, sa Kasbah, sa médina et ses coupe-gorge du petit socco. Même le « café central » du petit socco a renouvelé son mobilier, seul le Tin gis semble rescapé de l’époque des grands voyageurs…
Au Hafa, le couple BHL- Arielle a dressé un grand mur à l’Est, « mur de la honte » disent les Tanjaoui, entre les terrasses du célèbre café et les terrasses à « la Le Corbusier » de leur grande villa de vacance.
Au bas des remparts, les camions, les niveleuses, les engins de chantier travaillent nuit et jour pour un bonheur des Tanjaoui qui tarde à venir, au moins pour le peuple de la rue.
Derrière les hauts murs des villas du Marshan, les enfants de l’élite continuent de danser « aux pieds du volcan » (Malcolm Lowry)
Les sardines grillées d’Abdelhaïm (2)
Cela faisait deux jours que j’alternais avec Pénélope les paradoxes gastronomiques, passant de la soupe de pois chiche du café Hafa aux cocktails du El-Minzah(pistaches et olives marocaines, tunisiennes, et romaines comprises…)
Cela faisait aussi deux nuits qu’elle supportait de plus en plus difficilement les chambres du Motel du Mira monte(domaine d’un vieil anglais derrière le quartier marshan- vaut le détour pour ses couchers de soleil sur le détroit) où nous luttions contre les punaises des bois, les moustiques, et le tic-tac d’un joint de robinet exténué…
Aujourd’hui, on se ferait, sans complexe, le « complexe »balnéaire d’Asilah, ma préférée, mais, avant, on irait sous les remparts du vieux fort portugais manger les sardines grillées d’Abdelhaïm…
En voici, la recette originale :
Vous allez à la guinguette croulant sous les frondaisons de lierre aux pieds du fortin(en face du parking gardé) : vous demandez à déjeuner de thés à la menthe et de sardines grillées…
Abdelhaïm vous emmène choisir vos sardines fraîches aux halles du port (10 dirhams) puis vous allez avec lui au four collectif du village et vous prenez rang entre deux cuissons de ménagères asiliennes, vous revenez dix minutes plus tard, vos vingt quatre sardines vous attendent sur un plateau de cuisson.
Abdelhaïm y ajoute trois sets en papier kraft, trois verres de thé à la menthe marocain sans sucre, trois galettes de pain chaud sorties du four.
Vous vous installez, ¨Pénélope, Ulysse et Abdel à l’ombre du lierre centenaire, face au port de pêche, puis vous dégustez le blanc des sardines grillées que vous avez soin d’étaler entre vos doigts sur des portions de pain chaud.
Vous cherchez à deviner qui a le plus faim ou qui est le plus gourmand.
Après, vous doublez les 10 dirhams d’Abdelhaïm et ceux du patron de la guinguette.
Vous refusez la promenade en calèche autour des remparts, prétextant qu’elle n’est faite que pour les amoureux…
A la recherche du jardin des Hespérides(3)
Pour mes lecteurs préférés, je ne rappellerai pas qu’Ulysse est un archéologue passionné de vieilles pierres, comme Pénélope, sa compagne, est une compulsive passionnée de cuirs et de chiffons (« fashion addicted »)
Aussi, on allait concilier les passions contradictoires du couple en prenant la direction de LIXUS et de LARACHE.
C’est dans les ruines de Lixus, ville fondée par les phéniciens sept siècles avant notre ère, quatorze siècles avant le Prophète, que, selon la légende, le géant Hercule accomplit le onzième de ses travaux :
« la cueillette des pommes d’or au jardin des Hespérides ».
Lors de mon précédent passage en 2006, je n’avais trouvé ni les pommes d’or, ni le site…
Cette fois-çi, avec Pénélope et son aide, j’espérais bien trouver autre chose que les fruits de mon imagination…
Le Maroc est comme dirait Giorgio13 (cf. carnet « via aurélie ») le pays où l’on remet les pendules à l’heure. Certes, on allait découvrir le site (5 Kms avant Larache sur la nationale)
Une grande grille en fer forgé verdâtre enserre le site et le protège du trafic de la route toute proche.
On devine la ferme phénicienne et ses bacs d’élevage (déjà, aurait dit Nicolas Hulot…)
On déniche au hasard d’un sentier les formes d’une « aula » partiellement enterrée, avec voûte en plein cintre (en parfait état de conservation)
On relève le plan parcellaire de la colonie phénicienne ou romaine, ou carthaginoise (les historiens s’y perdent)
On comprend surtout l’intérêt du site : la proximité des marais salants…toujours en activité dans la baie de l’oued LOSSOUR, peut-être même avec encore les mêmes techniques héritées des carthaginois…
Mais la végétation a repris ses droits, les 20% du site fouillé disparaissent sous les eucalyptus et les chardons, et autres fleurs des champs…
On ne verra ni les restes des arènes, ni ceux de l’amphithéâtre, de rares éboulis parsèment de ci de là les champs voisins entre estuaire et collines, des blocs de pierre de gros appareil pour toute trace du Jardin des Hespérides.
Les mythes d’Hercule, d’Ulysse, l’odyssée de l’ardent navigateur (mais que va nous trouver larabadeservis ?) disparaissent derrière le trafic de la nationale (excellente halte autoroutière avec jeux pour les enfants à 3 Kms)
Le circuit des villes impériales : Mekhnès : (4)
Pénélope n’ayant qu’un intérêt relatif pour les vieilles pierres, elle est restée dans la voiture tout le temps de ma visite du site archéologique de LIXUS, il a fallu modifier en catastrophe l’ambitieux voyage culturel : VOLUBILIS, la capitale romaine du royaume de JUBA( mais que va dire Arab2cervis ?) serait écartée de l’itinéraire au profit de MEKNES, FES et CHEFCHAOUEN…
A part CHEFCHAOUEN, capitale du chanvre indien, j’augurais que Pénélope serait séduite par l’aspect « capitale » des deux villes impériales.
C’est ainsi que l’on quitta le petit port d’Asilah où nous avions déjà nos habitudes pour rejoindre notre première capitale chérifienne…
Pour gagner MEKNES de la côte Ouest, on a le choix entre l’autoroute M6 ou les petites routes nationales qui traversent le Maroc agricole, et là, le choc est brutal : on découvre comment les tomates de nos supermarchés, en fait tous les légumes et agrumes étiquetés « Maroc » sont produits :
Des nuées d’ouvriers et d’ouvrières agricoles, habillés souvent de haillons, logés souvent pour la saison dans des huttes de pailles ou de bambous revêtues de plastiques de serres, s’échinent(le mot est très parlant) à produire pour l’Europe, agriculture intensive aidant, souvent avec les bras, la mécanisation étant souvent sommaire…
Pénélope découvre que le tourisme marocain peut se teinter de « grisailles »…
Heureusement, les paysages peu à peu se vallonnent et, Juin aidant, le vert des champs de tournesols et le blond presque blanc des champs de blé forment des camaïeu de Palestine( on dirait du « Pondy »…)
Le tracteur disparaît au profit de l’âne bâté et chevauché qui, par l’enfant qui part à la corvée d’eau, chargé de bidons de plastique, qui par l’ouvrier ou l’ouvrière agricole qui rentrent des champs.
Paysages de Judée et de Samarie : sur le flanc d’une montagne verte, dans un enclos, des enfants excite un âne à battre les tiges de blé fraîchement récoltées…
L’épisode de la « tourista » L5)
Ulysse était parti d’Europe avec les séquelles d’une grippe intestinale hivernal mal soignée : une doctoresse duchéroise avait même diagnostiqué une forme bénigne de H1-N1 dite « perversio de type 3 »…
Depuis quatre jours au pays des almoravides et des almohades, le syndrome de cette affection s’était déclenché au contact de la nourriture du « El Khaima » d’Asilah.
Ulysse avait ingéré des sortes de boulettes de viande suédoises (sic…) baignait dans une épaisse sauce pimentée, et avait commencé à ressentir fébrilité et choc intestinal dans la nuit qui avait suivi.
Le lendemain, ne sachant plus si c’était l’effet des coups de soleil subis autour de la piscine de l’hôtel(cf .photo ci-jointe) ou les conséquences de sa vieille grippe intestinale, Ulysse avait tenu à aller consulter un médecin local dans son cabinet : le docteur « El Arrawak »…
Celui-ci devant la description et les symptômes et l’état réel dans lequel se trouvait le compagnon de Pénélope, avait conclu à ce diagnostic :
« ce n’est pas du tout un H1-N1 de type perversion 3, mais si vous continuez à ne pas vous soigner, vous risquez de tomber dans une névrose psychosomatique de type obsessionnel compulsif avec aspect hypocondriaque, d’où les « cacarella » à répétition… »
banale névrose post-cristallisation, lui avait susurré le bon docteur El Arrawak.
« le seul remède est le vaccin, à petite dose, qui vous remettra sur pied en un rien de temps.. »
tant il est vrai que l’on soigne le mal par le mal… Sur ce, revigoré, Ulysse avait juré que l’on n’y reprendrait plus à manger n’importe quelles boulettes avariées, nappées de sauce industrielle.
Le problème, c’est qu’Ulysse adorait les kefta, petites boulettes de viande très pimentées, qui laissent une goût de « revenez-y » longtemps dans la bouche…
Les enfants guides des greniers de Moulay Ismaël (6)
« Déconstruction d’un séjour touristique dans le Nord Marocain », je parodie grossièrement Jacques Derrida, car ce voyage dans le Nord Marocain, Rif et cités impériales, je l’ai déjà effectué seul, il y a trois ans, au mois d’avril( il y avait alors de la neige dans le Rif…)
L’intérêt de ce voyage, répété à 3 ans d’intervalle, est de vérifier ce qui a changé, du regard du voyageur, du pays traversé, des marocains rencontrés…
Ce peuple est toute amabilité, gentillesse, humour et finesse, à condition que l’on accepte de laisser notre morgue d’européen et nos repères économiques.
L’hospitalité, tous les jours proposés, à l’occasion d’une rencontre, d’un échange, d’une conversation impromptue, hospitalité que l’on refuse en regrettant déjà de l’avoir refusée, est une constante au Maroc : l’échange avec l’employé de l’hôtel a-t-il une autre dimension que celui d’un hôte qui vous aurait accueilli dans la belle villa qu’il a construite pour ses vieux jours dans son village natal à 7 Kms au Nord d’Asilah ?
Je ne crois pas, comme la visite (hors circuit touristique) d’une partie ignorée du palais de Moulay Ismaël à MEKNES, offerte par deux gamins des rues, fans de Ronaldhino, parlant déjà un beau français, appris grâce aux contacts qu’ils ont déjà eus avec nos compatriotes…
Chaque jour, il n’y a pas d’heure que nous ne consacrions à débattre de leur cher Maroc, de leurs coutumes, de leur gastronomie, de leur économie.
Hier, c’était vendredi, jour de la prière et jour du couscous hebdomadaire :
« Vous verrez, vous avez l’impression d’avoir trop mangé, mais c’est une illusion : dans trois heures, vous appellerez le room service » (Mohamed, serveur au restaurant de l’Hôtel)
Gazelles dans les souks, gazelles autour de la piscine : (7)
L’islam marocain est comme l’Islam africain en général, très doux aux mœurs… Certes les jeunes gazelles sont un peu plus voilées, surtout dans les grandes métropoles, mais avec recherche et avec élégance, tandis que leurs marâtres, surtout à Tanger et à Fès, procèdent plus des mille et une nuits ou des « cigares du Pharaon »….
(c’est selon sa culture, selon que l’on privilégie Rimski-Korsakov ou Hergé( dans le cas de Hergé, il faut aussi avoir lu la trilogie : Les Cigares du Pharaon, Coke en stock etc.…)
des spécialistes de Hergé affirment qu’il a puisé ses modèles à Tanger et à Essaouira…
MEKNES, à ce titre, procède de l’Islam très doux : les gazelles que l’on a croisées le matin dans les souks, on les retrouve franchement canailles et européanisées autour des piscines des hôtels où l’on se remet des poussières et des chaleurs des caravansérails :
Elles ont pris nos allures, nos musiques, nos modes, nos défauts (la cigarette) à I80% et leurs regards de gazelles rendraient jalouse plus d’une européenne de type duché rien…
Douces mœurs où les pères sont très présents, surtout près de leurs enfants, pas du tout les cow-boys machos des pubs de cigarettes.
Lorsque la nounou n’est pas là pour en faire des petits mâles méditerranéens, ce sont de vrais pères présents, baby-sitters à la suédoise.
Tandis que leurs gazelles bronzent pour des harems inconnus, les pères initient leurs progénitures aux joies de la natation.
Cette société marocaine des piscines d’hôtels, certes privilégiée, est aussi une facette de la population rencontrée, après le conducteur de mulet dans les souks, le petit marchand de fleurs en papier qui accepte d’être payé avec une boîte de vaches qui rient, l’intellectuel vendeur de tapis exposant à la Foire de Nancy, qui sait tout du tapis berbère, qu’il soit prénuptial ou nuptial… Le guide de la Medersa, le dénicheur du Palais Mans Our et bien sûr :
ENMILI, le BOUANANIA, habit traditionnel – prix – confiance – satisfaction – KABBAK – ESSOUK – MEKNES – 4 fois merci –
« Le maraboutage de la turista » (8)
Malgré les soins locaux qu’il s’était prescrits (coca-cola et riz au maïs) , la turista d’Ulysse qu’il avait contractée à Asilah, avait tendance à résister. Il avait reçu une texto de son médecin préféré :
« stoppe les self médicaments services(SMS) » « il y a méprise sur le traitement » « soigne toi au Pervex3 »
N’ayant rien compris à cette ordonnance numérique, Ulysse, au hasard des boutiques du plus grand souk du Nord Maroc, allait se laisser tenter par la publicité d’un apothicaire local :
« BEN SALEM, paiement après résultats, voyant medium africain avec le don de son grand-père. Spécialiste de tout, retour d’affection, protection, désenvoûtement, amour durable, examen, retour du mari ou de la femme parti(e), travail, concours, attraction de clientèle pour vendeur, guérit tout complexe physique ou moral. SATISFACTION DANS TOUS LES DOMAINES ! (Travaille aussi par correspondance – reçoit tous les jours »
La description des compétences du marabout local aurait pu concurrencer Elizabeth Teissier et Christine Haas à la fois…
Il allait profiter du goût profond de Pénélope pour les kilims berbères et les tissus de soie naturelle de ENMILI DE BOUANANIA – prix – confiance- satisfaction – quatre fois merci, pour filer consulter le marabout apothicaire, deux rues après le palais MANJOUR.
La boutique de l’apothicaire aurait pu servir de salon au harem du palais Dar jamaï : zelliges et mosaïques bleues et blanches, fontaine asséchée, plafonds anciens finement décorés et peints, la boutique croulait sous des montagnes de tapis – le marabout était aussi marchand de tapis –
Et, entre deux piles, posé à même une chaise, un ordinateur potable de la troisième génération –version 2010 – d’un grand assembleur japonais que je ne citerai pas (paradoxe des souks marocains)
Après qu’Ulysse eut décrit ses symptômes au pseudo marabout, après le troisième thé, celui-ci lui prescrit cette curieuse ordonnance :
- 1 pervex le matin, - 1 nevrox au doppio doux amer, - et si les maux ne passent pas, de la poudre de ioolite en infusion dans la tisane du soir
FES, Ville impériale : (9)
S’il est une des villes impériales qui mérite le mieux ce qualificatif, c’est bien FES et ses 880.000 habitants, ses trois villes : la médina haute, la ville basse et la ville moderne…
J’avais d’ailleurs composé ce voyage à l’intention de Pénélope comme une symphonie :
- Tanger : ses brumes, ses brouillards, la violence des travaux entrepris (Furioso) - Asilah :le petit port, île grecque : (allegro) - Larache : (andante) - Mekhnès : la douce, la silencieuse, la digne (allegretto) - Fès : la multiple, la grande, la moyenâgeuse, l’universitaire, la culturelle (Fortissimo)
Pour la mise en bouche, avant même la pénétration dans la médina Fès El Bali, il faut aller la désirer du haut du Bjord Nord … du vieux fort, lorsque l’on contemple Fès, on voit toutes les grandes cités d’Orient :
Je cite :
« on conçoit que Fès ait pu rivaliser avec Cordoue ou avec Bagdad »
Garder la première demi-journée (entre 16 et 20 heures) à dénicher les merveilles (Palais Saada transformé en un salon de thé des mille et une nuits etc.…) Se recueillir au palais Mnebi, la résidence de Lyautey en I912, Ne pas hésiter à plonger de Bâb en bab (de porte en porte), à rompre le circuit touristique officiel pour s’égarer dans un souk d’artisans, Rejeter tout guide, Glisser une medersa (école coranique) entre deux pâtisseries, Siroter un thé à la menthe sans sucre, accompagné de pâtisseries fraîches à base d’amandes, Hésiter à rompre le charme, Monter sur les terrasses du palais de Lyautey et reprendre la maîtrise spectaculaire de cet enchevêtrement de poutres, de briques, de venelles venues du fond des âges, Où les petits métiers s’exercent encore comme il y a huit siècles, Admirer le rythme des mulets et des coursiers, Observer les sculpteurs sur marbre ou sur bois, la dextérité des brodeurs…
Pastilla, couscous et tagines : (10)
Un carnet de voyages n’est rien sans la saveur d’un carnet gourmand. Le Maroc ne laisse à nulle autre cuisine le soin d’expérimenter goûts et saveurs et, selon les régions traversées, l’appellation des plats gourmands, des pâtisseries du crû, valent à elles seules la description de leurs contenus.
- pastilla, mousse de semoule et crème de riz (Palais Jamaï Fès) - behketto ou tarte, poivron rouge et framboise(tarte au chocolat et aux poivrons) - salade d’aubergines (souks de Fès) - couscous aux épinards, tomates et poivrons confits (Mekhnès) - tagine d’artichauts aux tomates confites (Fès, palais des Mérinides) - filets de thons M’Charmel, pastel et tchekchouka (salade de tomates concassées) - polenta à l’huile d’argan et au miel (Asilah) - moelleux à la semoule et aux citrons (palais Jamaï) - chouriba à la noix de coco (palais Saada à Fès) - petites fleurs sablées (salon de thé – Fès) - pastilla de poulet à la confiture de courge (L’arabesque – Fès) - couscous de fruits secs à l’huile d’argan, avec menthe (meknès) - croquettes de dindes à l’estragon (Asilah)
il aurait été fastidieux de décliner les innombrables tagines, la variété des brochettes, des panini « en-cas » des room services…
la tagine ou les tagines restent cependant l’élémentaire basique et délicieux de cette cuisine, les restaurants des grands hôtels ayant une fâcheuse tendance à mettre sous le terme de « tagine » et surtout dans des assiettes de porcelaine industrielle « made in Macao » des plats qui n’ont de tagine que le nom.
Le chagrin d’amour de l’antiquaire du souk : (11)
Dans les souks de Fès, dans la ville basse, pas loin de la maison de Ibn Khaldun (sociologue arabe célèbre du XVième siècle) se trouve le magasin d’antiquités de may Kologhassi.
Son nom, d’origine turque, est trompeur : c’est celui d’une famille installée depuis des générations dans la ville basse et son magasin est un des plus beaux magasins d’antiquités de Fès.
Si vous avez le hasard de succomber à l’attrait des lampes anciennes, des coffres damasquinés, des meubles bas, des tapis qui meublent sa profonde échoppe, et si vous avez la chance de partager un thé à la menthe prolongé, il vous racontera l’histoire de son chagrin d’amour…
Il y a trois ans, assis sur le seuil de sa boutique, il hélait le chaland, le touriste pressé, avec une chance sur deux de le voir entrer dans son magasin « pour le plaisir des yeux »…
Chouf, Chouf (regarde) rien qu’un instant dans ma caverne d’Ali Baba…
Et, ce jour là, un couple d’étranger qu’il avait réussi à captiver, s’attarda plus longuement que d’habitude, le quatrième Muezzin avait chanté…
Derrière le thé, les Flags(bières locales) le grand étranger les appréciait comme les Spaten de son pays, pendant que sa petite femme n’avait d’yeux que pour le bel antiquaire oriental et May Kologhassi ne fut pas dupe du manège…
La cinquième Flag aidant, le grand étranger fatigué quitta la boutique pour regagner son hôtel, laissant sa petite femme négocier un cadenas Idrisside ancien du XII nième siècle, cadenas de coffre avec sa clé…
La négociation fut longue et quelques heures plus tard et quelques tapis de son arrière boutique froissés, May avait vendu son cadenas ancien à perte. Mais désormais, son cœur était brisé, la petite étrangère le lui avait acheté contre son corps au goût d’amande et de pruneaux…avec la légèreté de ces européennes de passage.
May Kologhassi en parle encore avec des larmes dans les yeux, il a gardé la clef du cadenas et rêve un jour que la petite acheteuse vienne la lui réclamer…
Ou Hilary trouble le séjour marocain d’Ulysse et de Pénélope : (12)
« ciao, Hilary, du circuit des villes impériales.bise fassi du pays des mille et une nuits. Signé : Ulysse »
« ciao, Hilary chérie, tu devrais changer de registre avec moi…grâce à moi, tu es désormais une héroïne de roman, lu par des milliers de lecteurs.. » signé : Ulysse
Elle ne décolérait pas de rage qu’il l’ait pris en modèle d’une héroïne d’un de ses carnets, mais, dans ce Maroc paisible, il n’y avait pas de place pour la furieuse Hilary…
Hilary, qui se croyait propriétaire de l’image qu’elle avait donnée d’elle-même. Elle lui faisait penser à Marie Despléchin poursuivant en justice son ex-mari pour des moments d’histoires familiales qu’il avait utilisés dans un de ses films.
Est-on jamais propriétaire de l’image que l’on se complaît à donner de soi-même dans un Forum public ? Peut-on trépigner de rage et qualifier de tous les noms d’oiseaux le modeste prosateur qui émaille ses carnets, pour les rendre plus vivants, des caractères d’un personnage qui lui avait semblé si vivant ?
Il en est du NET comme de la télévision, le numérique s’efface très vite de la mémoire visuelle, mais les sentiments et les comportements décrits restent imprimés dans la mémoire profonde.
Ulysse utilisait de temps son propre disque dur et ses lecteurs ne s’y trompaient pas, les images qu’il avait cru lire ou vivre sur le NET, il les renouvelait et, fort de son imagination, il avait su rendre crédibles une jeune novice, une ex-moniale, un spécialiste d’enluminures anciennes, un architecte dépressif, un archéologue amoureux, une Pénélope fidèle (tautologie).
Jusqu’à présent, seule la petite nonne avait cru se reconnaître dans les carnets délirants de Tomas(sic…selon Dolma) et rugissait de fureur rentrée…
Marocco 2009 le film (14)
Tourné entre le I et le I5 juin 2009, Marocco2009, le film a été réalisé par les acteurs suivants :
PRODUCTEUR : le groupe PPR (Pinault Printemps La redoute) la SOFREMI
SCENARIO ET REALISATION : Tomas3 avec dans les rôles de
Pénélope : Zébulette Ulysse : Tomas3 La poétesse : Tinitrane Le remetteur de pendules à l’heure : l’arab2Crvis Le marchand d’antiquités : May Kologhassi Hilary : Hilary L’assistante du professeur Manu : Cléo40 Le professeur Manu : Manu Le tourmondiste pressé : Arrawak Le chœur des trolls : victoire3615- victoria3617 – cléa40 Don Florian : Jean-Louis G. L’étranger dans le bazar : Achille Les figurants actifs et enthousiastes : Michagadir : Michagadir Iacalo : Iacalo Tarafabo : Tarafabo Mourtte : Mourtte
Les décors ont été tournés dans leur milieu naturel et nous remercions le Groupe Accor pour la qualité de ses prestations hôtelières sur les différents sites choisis. Les services des douanes de Tanger pour la visite des nouvelles installations portuaires – Les services médicaux du poste frontière de Ceuta pour la qualité de leur accueil – La compagnie de ferries FRS a pris soin du transport des différents acteurs et de leur matériel – - couverture photographique du reportage : laboratoires KODAK et FUJI
Brésil: voyage à Belo Horizonte et Curitiba pour une jeune fille? English translation pending
Bonjour,
Je suis une jeune fille début vinghtaine, et je prévois partir bientôt pour le Brésil, principalement pour belo horizonte et Curitiba ce périple durera environ 1½mois
J'aimerais avoir de l'information sur ces villes, la violence, les choses a voir, le mode de vie la bas, la nature???
Le transfert entre les 2 villes, compagnie aérienne???
J'avouerais que je suis un peu inquiète :)
Merci d'avance
Je suis une jeune fille début vinghtaine, et je prévois partir bientôt pour le Brésil, principalement pour belo horizonte et Curitiba ce périple durera environ 1½mois
J'aimerais avoir de l'information sur ces villes, la violence, les choses a voir, le mode de vie la bas, la nature???
Le transfert entre les 2 villes, compagnie aérienne???
J'avouerais que je suis un peu inquiète :)
Merci d'avance
Questions pratiques pour Bali English translation pending
on roule à gauche ou à droite ?
il faut arriver avec des $ ou des € ?
les prises ( pour recharger l'appareil photo ? )
plus on approche du départ, plus je suis impatiente ! donc plein de questions !
et temps moyens pour certaines distances : - seminyak - ubud - ubud-candidasa - amed - padangbai .... ou un site à me recommander ?
Merci merci !
et temps moyens pour certaines distances : - seminyak - ubud - ubud-candidasa - amed - padangbai .... ou un site à me recommander ?
Merci merci !
Été 2009, petite virée en Oisans et Queyras English translation pending
Semaine Oisans Queyras
Cette année pour la deuxième fois non décidons de faire une semaine d'escalade difficile. Mais l'âge aidant, le plaisir étant notre première motivation et non la trouille de la chute accrochés à des grattons, nous partons avec un guide. Cette année encore le temps sera favorable, mais un peu moins que l'an dernier . En effet les prévisions orageuses de fin de journée ne nous permettront pas d'envisager des voies de très grande ampleur. Nous effectuerons cependant quatre belles escalades entre deux cents et quatre cents mètres, cotées aux environs de TD ( très difficile dans le jargon alpinistique), précédées d'un petit échauffement d'une soirée sur le Quiquillon d'Orpierre.
C'est avec beaucoup de plaisir que je me retrouve à Orpierre dans ce magnifique petit village des Hautes Alpes, chargé d'histoire. En effet, il y a plusieurs siècles il se trouvait sur un axe important, maintenant totalement secondaire. Sa flamme de pierre blanche éclatante est un pur bijou pour le varappeur. Demain nous devons nous rendre au refuge de l'Olan où nous attend notre camarade et guide.
La remontée de la vallée du Valgaudemar en voiture se fait religieusement. Nous pénétrons dans un sanctuaire. L'Oisans et ses montagnes dégagent une atmosphère bien particulière. De grands versants dépouillés tombant dans des vallées profondes. Des sommets à l'aspect austère et sauvage dominent du haut de leurs pentes neigeuses et rocailleuses. Le roi de la vallée, l'Olan, trône du haut de ses trois mille six cents et quelques mètres. Nous faisons un arrêt à la Chapelle, joli village, qui à cette époque, fin juin est presque désert. La vue des spécialités locales réveille l'appétit, en particulier les tourtons, savoureux beignets fourrés. Notre choix se porte sur ceux aux épinards et à la framboise, un régal. Nous en profitons pour envoyer quelques cartes postales, aux enveloppes magnifiques, des edelweiss ou de grosses marmottes.
Vers les quatorze heures la montée au refuge de l'Olan débute. Des fleurs, constellant la pente, nous accompagnent une grande partie de la montée, les plus voyantes, de superbes lys martagons à la couleur orange. Le printemps ou le tout début de l'été, c'est vraiment le moment idéal pour se promener en montagne. A plusieurs reprises de magnifiques cascades apportent une touche de fraîcheur. Que cette montée est longue! Le chemin vers l'amont ne se découvre jamais sur une grande distance du fait des ruptures de pente. Le refuge n'apparait qu'au dernier moment. Notre guide, Christophe nous attend. Ce soir il y a peu de monde et le gardien nous attribue un grand dortoir pour nous seuls. Venir en refuge dans ces conditions est un vrai plaisir.
Le lever n'est pas trop matinal, car ce soir nous resterons ici. De plus le temps sera assez stable pour la journée, les orages possibles et très localisés ne devraient pas se manifester avant la soirée. L'objectif de la journée est une escalade de 370 mètres cotée TD inf, qui se situe au beau milieu de la Rouye, belle paroi orientée à l'ouest qui se dresse au-dessus du refuge. Une heure de marche d'approche en empruntant la voie normale de la pointe du Vallon est nécessaire pour en atteindre le pied . Cette montée nécessite pour le confort les crampons sur une neige assez raide et dure. Les derniers mètres avant le point de départ de la voie d'escalade sont plus pentus , tantôt neigeux tantôt rocheux. Sur le rocher en crampons sans être encore encordés, bien que la difficulté ne soit pas importante, nécessite de l'attention. Et notre guide nous connaissant bien , considère que nous n'avons pas besoin de corde. Le rituel de la préparation à l'encordement terminé, la première longueur est attaquée par Christophe. Le rocher est un peu humide mais il est tellement adhérent que cela n'augmente pas vraiment la difficulté. Le toucher de ce joli granit de l'Oisans au grain franc et très adhérent est un véritable plaisir. La paroi est quasiment verticale sur les deux premières longueurs, puis sur une soixantaine de mètres l'inclinaison est moindre sur un terrain beaucoup plus facile. Ensuite, la verticalité redonne tout son attrait à l'escalade sur quelques trois cents mètres. Ce n'est jamais facile, mais se présente toujours une possibilité de mettre un pied en adhérence ou sur un gratton et les doigts peuvent généralement se nicher sur une petite réglette bien franche. Dans certains passages, toutefois, il est nécessaire de tirer sur des prises indirectes en opposition, c'est un peu athlétique. La difficulté raisonnable, entre quatre sup et six a, laisse tout loisir au plaisir de s'exprimer pleinement. L'escalade, c'est un peu comme le vélo, la technique reste, en particulier la technique de pied, la plus importante pour soulager l'effort des bras, ce qui est d'autant plus important, lorsqu'on n'a plus trop d'entraînement. Au cours de cette ascension on a vraiment le sentiment de se trouver en pleine montagne. Le cirque de l'Olan est magnifique, et l'ambiance est d'autant plus impressionnante que quelques nuages commencent à envahir l'espace à nos pieds. Tout de suite la montagne prend un air plus austère et plus mystérieux. Être pendu au-dessus du vide avec les nuages sous les pieds me rappelle les grandes escalades que je faisais il y a bien longtemps et j'ai l'impression de rajeunir. Sans incident nous arrivons au sommet. Nous sommes seuls, comme quoi, même en France on peut encore être dans des montagnes désertes. Assis au sommet nous profitons de ce spectacle sublime, des parois qui jouent à cache-cache avec les nuages. L'effet loupe du soleil nous distille une douce chaleur. Vient le moment, après une petite demi-heure de contemplation, d'envoyer la corde pour le premier rappel. Moment toujours impressionnant lorsqu'on se jette dans un vide de quatre cents mètres suspendu à une simple corde. Mais la technique est bien rodée et même à trois nous ne mettrons pas longtemps pour retrouver le pied de la paroi. Notre guide qui nous prend pour des bons, ne trouve pas utile de mettre un rappel le long du socle suspendu de soixante mètres et donc me voilà lancé dans une déescalade sans assurance. Bien que ce ne soit pas difficile techniquement, les prises de main sont fuyantes et parfois des mottes de terre peuvent rendre les chaussons d'escalade gras avec des conséquences funestes, en effet la chute ne pardonnerait pas. De temps à autre, je sens dans mon dos une main salvatrice prête à me coller contre le rocher en cas de dérapage. Mais il avait raison nous maîtrisons sans incident ce passage sans assurance, cela donne même un peu de piquant à une escalade certes difficile mais dénuée de danger pour le second de cordée . Encore un rappel de cinquante mètres et nos touchons la neige. Au cours du retour au refuge une averse orageuse nous rafraîchit. Soirée agréable, toujours peu de monde, le gardien nous raconte la vie et l'histoire du refuge et sa passion pour le para-pente. Il faut dire que l'implantation du site est idéale. En effet on voit le village 1200 mètres plus bas et d'un coup d'aile on peut s'y rendre. Mais comme toujours il faut faire très attention à l'aérologie locale.
Après une bonne nuit, lever matinal, non que l'escalade sera longue, mais nous descendrons dans la foulée dans la vallée. L'objectif pour ce matin se trouve juste au-dessus du pas de l'Olan. Belle paroi granitique bien verticale s'élevant d'un jet de deux cents mètres. Après une marche d'approche d'une heure nous attaquons ce joli rocher. L'escalade est athlétique, parfois surplombante. De splendides fleurs colorent les fissures, certaines d'un bleu lumineux. De temps à autre de belles touffes de genépi bien mûres sont tentantes, et un peu à la manière de l'oncle Picsou qui voit danser les dollars, nous voyons danser les bouteilles bien remplies de cette herbe miraculeuse!!!. Sur notre gauche un panorama magnifique s'étend jusqu'au Dévoluy, et nous pouvons en admirer tous les sommets. Je connais peu de sensations aussi agréables que celle de se trouver dans une belle paroi chauffée par le soleil. On voudrait que l'escalade ne finisse pas, ne pas quitter ce monde pour lequel l'homme, dit-on, n'est pas adapté. Mais tout a une fin, et aujourd'hui elle arrive trop vite. Sans incident nous gravissons cette jolie voie, cotée très difficile et en quatre rappels de 50 mètre nous nous retrouvons au pied. Nous prenons le temps de savourer notre pic-nique profitant de ce site magnifique et de cette ambiance calme, sous la bienveillance du soleil. Le refuge est rejoint en trente minutes, et rapidement nous plongeons vers la vallée. Il fait chaud et cela me semble long. Surtout que j'ai commis la faute de garder mes grosses chaussures et qu'une ampoule commence à me titiller le talon droit. Il y a très longtemps que ce genre de maux ne m'était plus arrivé. A notre arrivée à la voiture, la pluie nous accueille, elle est drue mais elle arrive un peu tard, nous sommes déjà au sec. Ce vallon de l'Olan, nous y avons passé deux jours sans voir grand monde. Tout à loisir j'ai pu dans le calme penser à mes expériences passées, en particulier la face nord que j'ai gravie il y a maintenant trente ans. C'était une belle face, terrain haute montagne de 1100 mètres. Cette escalade m'a laissé des souvenirs forts par la sauvagerie du lieu. L'équipement en pitons était pratiquement inexistant, et le cheminement se devinait plus à l'intuition qu'à la lecture du topo. Les grandes voies de l'Oisans présentent toutes les mêmes caractéristiques. Assez peu de grandes zones de fissures matérialisant clairement l'itinéraire, mais une succession de dalles qui se perdent vers le haut, dans lesquelles le sens du rocher est plus important que la description de l'itinéraire . Il y a quelques années cette imposante face nord de l'Olan s'est écroulée. La voie Devies Gervasutti ne doit plus exister. Même les itinéraires d'escalade meurent. A côté de la voiture un gros rocher sur lequel sont fixées des plaques commémoratives, en particulier en souvenir de cordées tombées à l'Olan. Si attrayante que soit l'ascension de ces belles montagnes, ces plaques nous rappellent que ce sport reste dangereux.
Demain et les jours à venir l'activité orageuse devrait se développer. Nous avons à notre programme deux ascensions du côté du Viso. Il sera toujours temps demain soir au col Agnel de faire le point.
Nous arrivons au refuge Agnel qui a la particularité d'être au bord de la route. Le temps ne semble pas très beau, orage de milieu d'après-midi. Sur le côté italien dans le coin du Viso, ça accroche sérieusement. Nous décidons donc de rester sur le versant français et de grimper dans les environs. Certes les voies sont de moindre développement, mais il y a quand même de quoi s'amuser. Nous montons au col Agnel. Il y passe beaucoup de monde, touristes en voiture, motards beaucoup d'Allemands et des cyclistes. En particulier arrive un cycliste italien, qui doit avoir dans les soixante dix ans passés. Une grande, vraiment très grande, Hollandaise, manifestement folle de joie, descend de son vélo. Elle dégaine son portable et se lance avec un enthousiasme évident dans la narration de son exploit. Nous discutons avec les uns et les autres, de vélo et de motos. À ce col de toute évidence il y du plaisir de s'y trouver. Après être redescendus, nous passons une soirée sympathique au refuge, qui n'est toujours pas surpeuplé, après-demain soir ce ne sera plus le cas, ils attendent 78 personnes.
Ce matin encore le lever n'est pas trop matinal. Nous laissons la voiture au col Agnel et prenons la direction d'un petit sommet dans le prolongement du Pain de Sucre. Il s 'agit d'une belle arête en calcaire de trois cents mètres. Une marche d'approche d'une bonne heure sur neige dure nous mène au départ de la voie. La première longueur est la plus difficile, six A+. A froid il faut vraiment se défoncer, et ça fait mal. Par la suite, l'escalade devient plus facile. L'adhérence de ce rocher est très importante. Alors que nous sommes en plein milieu de la voie, nous croisons un bouquetin. Cela paraît invraisemblable que ces animaux soient capables de se déplacer sur des terrains de cette raideur, et comme toujours dans ces moments exceptionnels, j'ai des petits problèmes techniques et ne peux prendre qu'une seule photo. Nous poursuivons notre montée et arrivons sur la vire où nous l'avons vu démarrer. Il paraît tout à fait impossible qu'il ait pu venir de plus haut. En effet tout est vertical voir surplombant. Même la traversée conduisant vers la droite à un pan incliné me semble impossible à franchir. D'où venait-il? Nous terminons cette arête par de magnifiques dalles très raides mais fournies en petites prises sur lesquelles on se hisse à la force des doigts. Encore une belle matinée d'effort où nous sommes seuls. C'est un grand plaisir. L'escalade est un sport qui lorsqu'on l'a aimé, toute sa vie on l'a dans la peau. Je retrouve exactement les sensations et les émotions que j'éprouvais à dix huit ans. On pourrait penser que l'expérience et la pratique entraînent une diminution de l'intérêt, eh bien il n'en est rien. Le plaisir du contact de la petite prise que l'on découvre sans la voir, la sensation du pied qui adhère, le miracle de l'équilibre sur pratiquement rien, sont des sources de satisfaction intense. L'escalade permet de découvrir une multitude de muscles que l'on n'utilise pas dans la vie courante, et l'on sent son corps vivre. Avec l'âge et le manque de pratique, on pèche du côté de la souplesse, mais la joie demeure. Il faut dire aussi que ces ascensions à trois avec des personnes que l'on apprécie, avec lesquelles tout se passe dans le calme et la sérénité sont un véritable bain de jouvence. Nous prenons le temps de casser la croûte au sommet de notre montagne dans un décor de rêve et nous redescendons au col à travers de grands champs de neige.
La soirée au refuge est très agréable. Nous dînons avec deux couples et la discussion est animée. Il faut dire que le vin n'est pas mauvais, cependant nous n'en abusons pas.
Déjà le dernier jour, comme cette semaine passe vite. La voie de ce jour se trouve dans un coin désert, le Rognon, gros rocher caché sur la crête de la vallée qui donne sur Saint Veran, le fameux plus haut village d'Europe. L'itinéraire d'accès nous conduit d'abord au col de Chamoussière. Cela me rappelle de vieux souvenirs d'il y a trente ans et plus. Après une marche à flanc nous atteignons le pied de notre itinéraire. Que cet endroit est austère. Le rocher est un granit sans grain donc glissant, de couleur sombre, très raide et sans prises franches et pour couronner le tout, le lichen règne en maître. La nuit dernière il a beaucoup plu, de ce fait les lichens sont gorgés d'eau. L'escalade s'avère délicate et très athlétique. Il faut vraiment se défoncer pour avancer et sans vergogne Robert et moi, nous nous jetons sans état d'âme sur les mousquetons mis en place par Christophe. L'escalade est très différente de celles que nous avons connues les jours précédents. C'est cela aussi le charme de ce sport, d'un massif à l'autre le rocher n'est pas le même et, les sensations et les efforts différents, jusqu'au toucher du rocher qui entraîne des réactions particulières. Un joli granit à gros grains ou un calcaire adhérent à prises franches, on les prend à pleines mains de façon sensuelle, on en lit la texture, par contre ce rocher froid et fuyant qui donne le strict minimum sans chercher à retenir la peau des doigts, nécessite de gros efforts et c'est presque à contre-cœur qu'on y exerce des pressions indirectes en opposition pour essayer de ne pas glisser. Après quelques heures d'efforts violents sur cette roche hostile peu adhérente et parfois surplombante, le sommet est atteint. Christophe décide malgré notre peu d'enthousiasme d'aller encore escalader un magnifique doigt rocheux. L'escalade est de toute beauté, certes très difficile, mais le rocher se montre beaucoup plus franc. C'est donc sur cette magnifique petite aiguille de cinquante mètres que notre semaine d'escalade arrive à son terme. Nous repartirons la tête pleine de merveilleuses images en attendant les prochaines escapades. Est-ce que à plus cinquante ans on est trop vieux pour aller faire la face nord-ouest d'Ailfroide? Cette magnifique et très austère face sombre, qui s'élève sur plus de mille mètres et culmine à près de quatre mille mètres, est cotée extrêmement difficile. Je la contemple depuis que j'ai douze ans et je n'ai jamais eu l'occasion de la gravir, une ou deux fois le projet ayant avorté. Peut-être faut-il que nous nous entraînions, on ne sait jamais?
Cette année pour la deuxième fois non décidons de faire une semaine d'escalade difficile. Mais l'âge aidant, le plaisir étant notre première motivation et non la trouille de la chute accrochés à des grattons, nous partons avec un guide. Cette année encore le temps sera favorable, mais un peu moins que l'an dernier . En effet les prévisions orageuses de fin de journée ne nous permettront pas d'envisager des voies de très grande ampleur. Nous effectuerons cependant quatre belles escalades entre deux cents et quatre cents mètres, cotées aux environs de TD ( très difficile dans le jargon alpinistique), précédées d'un petit échauffement d'une soirée sur le Quiquillon d'Orpierre.
C'est avec beaucoup de plaisir que je me retrouve à Orpierre dans ce magnifique petit village des Hautes Alpes, chargé d'histoire. En effet, il y a plusieurs siècles il se trouvait sur un axe important, maintenant totalement secondaire. Sa flamme de pierre blanche éclatante est un pur bijou pour le varappeur. Demain nous devons nous rendre au refuge de l'Olan où nous attend notre camarade et guide.
La remontée de la vallée du Valgaudemar en voiture se fait religieusement. Nous pénétrons dans un sanctuaire. L'Oisans et ses montagnes dégagent une atmosphère bien particulière. De grands versants dépouillés tombant dans des vallées profondes. Des sommets à l'aspect austère et sauvage dominent du haut de leurs pentes neigeuses et rocailleuses. Le roi de la vallée, l'Olan, trône du haut de ses trois mille six cents et quelques mètres. Nous faisons un arrêt à la Chapelle, joli village, qui à cette époque, fin juin est presque désert. La vue des spécialités locales réveille l'appétit, en particulier les tourtons, savoureux beignets fourrés. Notre choix se porte sur ceux aux épinards et à la framboise, un régal. Nous en profitons pour envoyer quelques cartes postales, aux enveloppes magnifiques, des edelweiss ou de grosses marmottes.
Vers les quatorze heures la montée au refuge de l'Olan débute. Des fleurs, constellant la pente, nous accompagnent une grande partie de la montée, les plus voyantes, de superbes lys martagons à la couleur orange. Le printemps ou le tout début de l'été, c'est vraiment le moment idéal pour se promener en montagne. A plusieurs reprises de magnifiques cascades apportent une touche de fraîcheur. Que cette montée est longue! Le chemin vers l'amont ne se découvre jamais sur une grande distance du fait des ruptures de pente. Le refuge n'apparait qu'au dernier moment. Notre guide, Christophe nous attend. Ce soir il y a peu de monde et le gardien nous attribue un grand dortoir pour nous seuls. Venir en refuge dans ces conditions est un vrai plaisir.
Le lever n'est pas trop matinal, car ce soir nous resterons ici. De plus le temps sera assez stable pour la journée, les orages possibles et très localisés ne devraient pas se manifester avant la soirée. L'objectif de la journée est une escalade de 370 mètres cotée TD inf, qui se situe au beau milieu de la Rouye, belle paroi orientée à l'ouest qui se dresse au-dessus du refuge. Une heure de marche d'approche en empruntant la voie normale de la pointe du Vallon est nécessaire pour en atteindre le pied . Cette montée nécessite pour le confort les crampons sur une neige assez raide et dure. Les derniers mètres avant le point de départ de la voie d'escalade sont plus pentus , tantôt neigeux tantôt rocheux. Sur le rocher en crampons sans être encore encordés, bien que la difficulté ne soit pas importante, nécessite de l'attention. Et notre guide nous connaissant bien , considère que nous n'avons pas besoin de corde. Le rituel de la préparation à l'encordement terminé, la première longueur est attaquée par Christophe. Le rocher est un peu humide mais il est tellement adhérent que cela n'augmente pas vraiment la difficulté. Le toucher de ce joli granit de l'Oisans au grain franc et très adhérent est un véritable plaisir. La paroi est quasiment verticale sur les deux premières longueurs, puis sur une soixantaine de mètres l'inclinaison est moindre sur un terrain beaucoup plus facile. Ensuite, la verticalité redonne tout son attrait à l'escalade sur quelques trois cents mètres. Ce n'est jamais facile, mais se présente toujours une possibilité de mettre un pied en adhérence ou sur un gratton et les doigts peuvent généralement se nicher sur une petite réglette bien franche. Dans certains passages, toutefois, il est nécessaire de tirer sur des prises indirectes en opposition, c'est un peu athlétique. La difficulté raisonnable, entre quatre sup et six a, laisse tout loisir au plaisir de s'exprimer pleinement. L'escalade, c'est un peu comme le vélo, la technique reste, en particulier la technique de pied, la plus importante pour soulager l'effort des bras, ce qui est d'autant plus important, lorsqu'on n'a plus trop d'entraînement. Au cours de cette ascension on a vraiment le sentiment de se trouver en pleine montagne. Le cirque de l'Olan est magnifique, et l'ambiance est d'autant plus impressionnante que quelques nuages commencent à envahir l'espace à nos pieds. Tout de suite la montagne prend un air plus austère et plus mystérieux. Être pendu au-dessus du vide avec les nuages sous les pieds me rappelle les grandes escalades que je faisais il y a bien longtemps et j'ai l'impression de rajeunir. Sans incident nous arrivons au sommet. Nous sommes seuls, comme quoi, même en France on peut encore être dans des montagnes désertes. Assis au sommet nous profitons de ce spectacle sublime, des parois qui jouent à cache-cache avec les nuages. L'effet loupe du soleil nous distille une douce chaleur. Vient le moment, après une petite demi-heure de contemplation, d'envoyer la corde pour le premier rappel. Moment toujours impressionnant lorsqu'on se jette dans un vide de quatre cents mètres suspendu à une simple corde. Mais la technique est bien rodée et même à trois nous ne mettrons pas longtemps pour retrouver le pied de la paroi. Notre guide qui nous prend pour des bons, ne trouve pas utile de mettre un rappel le long du socle suspendu de soixante mètres et donc me voilà lancé dans une déescalade sans assurance. Bien que ce ne soit pas difficile techniquement, les prises de main sont fuyantes et parfois des mottes de terre peuvent rendre les chaussons d'escalade gras avec des conséquences funestes, en effet la chute ne pardonnerait pas. De temps à autre, je sens dans mon dos une main salvatrice prête à me coller contre le rocher en cas de dérapage. Mais il avait raison nous maîtrisons sans incident ce passage sans assurance, cela donne même un peu de piquant à une escalade certes difficile mais dénuée de danger pour le second de cordée . Encore un rappel de cinquante mètres et nos touchons la neige. Au cours du retour au refuge une averse orageuse nous rafraîchit. Soirée agréable, toujours peu de monde, le gardien nous raconte la vie et l'histoire du refuge et sa passion pour le para-pente. Il faut dire que l'implantation du site est idéale. En effet on voit le village 1200 mètres plus bas et d'un coup d'aile on peut s'y rendre. Mais comme toujours il faut faire très attention à l'aérologie locale.
Après une bonne nuit, lever matinal, non que l'escalade sera longue, mais nous descendrons dans la foulée dans la vallée. L'objectif pour ce matin se trouve juste au-dessus du pas de l'Olan. Belle paroi granitique bien verticale s'élevant d'un jet de deux cents mètres. Après une marche d'approche d'une heure nous attaquons ce joli rocher. L'escalade est athlétique, parfois surplombante. De splendides fleurs colorent les fissures, certaines d'un bleu lumineux. De temps à autre de belles touffes de genépi bien mûres sont tentantes, et un peu à la manière de l'oncle Picsou qui voit danser les dollars, nous voyons danser les bouteilles bien remplies de cette herbe miraculeuse!!!. Sur notre gauche un panorama magnifique s'étend jusqu'au Dévoluy, et nous pouvons en admirer tous les sommets. Je connais peu de sensations aussi agréables que celle de se trouver dans une belle paroi chauffée par le soleil. On voudrait que l'escalade ne finisse pas, ne pas quitter ce monde pour lequel l'homme, dit-on, n'est pas adapté. Mais tout a une fin, et aujourd'hui elle arrive trop vite. Sans incident nous gravissons cette jolie voie, cotée très difficile et en quatre rappels de 50 mètre nous nous retrouvons au pied. Nous prenons le temps de savourer notre pic-nique profitant de ce site magnifique et de cette ambiance calme, sous la bienveillance du soleil. Le refuge est rejoint en trente minutes, et rapidement nous plongeons vers la vallée. Il fait chaud et cela me semble long. Surtout que j'ai commis la faute de garder mes grosses chaussures et qu'une ampoule commence à me titiller le talon droit. Il y a très longtemps que ce genre de maux ne m'était plus arrivé. A notre arrivée à la voiture, la pluie nous accueille, elle est drue mais elle arrive un peu tard, nous sommes déjà au sec. Ce vallon de l'Olan, nous y avons passé deux jours sans voir grand monde. Tout à loisir j'ai pu dans le calme penser à mes expériences passées, en particulier la face nord que j'ai gravie il y a maintenant trente ans. C'était une belle face, terrain haute montagne de 1100 mètres. Cette escalade m'a laissé des souvenirs forts par la sauvagerie du lieu. L'équipement en pitons était pratiquement inexistant, et le cheminement se devinait plus à l'intuition qu'à la lecture du topo. Les grandes voies de l'Oisans présentent toutes les mêmes caractéristiques. Assez peu de grandes zones de fissures matérialisant clairement l'itinéraire, mais une succession de dalles qui se perdent vers le haut, dans lesquelles le sens du rocher est plus important que la description de l'itinéraire . Il y a quelques années cette imposante face nord de l'Olan s'est écroulée. La voie Devies Gervasutti ne doit plus exister. Même les itinéraires d'escalade meurent. A côté de la voiture un gros rocher sur lequel sont fixées des plaques commémoratives, en particulier en souvenir de cordées tombées à l'Olan. Si attrayante que soit l'ascension de ces belles montagnes, ces plaques nous rappellent que ce sport reste dangereux.
Demain et les jours à venir l'activité orageuse devrait se développer. Nous avons à notre programme deux ascensions du côté du Viso. Il sera toujours temps demain soir au col Agnel de faire le point.
Nous arrivons au refuge Agnel qui a la particularité d'être au bord de la route. Le temps ne semble pas très beau, orage de milieu d'après-midi. Sur le côté italien dans le coin du Viso, ça accroche sérieusement. Nous décidons donc de rester sur le versant français et de grimper dans les environs. Certes les voies sont de moindre développement, mais il y a quand même de quoi s'amuser. Nous montons au col Agnel. Il y passe beaucoup de monde, touristes en voiture, motards beaucoup d'Allemands et des cyclistes. En particulier arrive un cycliste italien, qui doit avoir dans les soixante dix ans passés. Une grande, vraiment très grande, Hollandaise, manifestement folle de joie, descend de son vélo. Elle dégaine son portable et se lance avec un enthousiasme évident dans la narration de son exploit. Nous discutons avec les uns et les autres, de vélo et de motos. À ce col de toute évidence il y du plaisir de s'y trouver. Après être redescendus, nous passons une soirée sympathique au refuge, qui n'est toujours pas surpeuplé, après-demain soir ce ne sera plus le cas, ils attendent 78 personnes.
Ce matin encore le lever n'est pas trop matinal. Nous laissons la voiture au col Agnel et prenons la direction d'un petit sommet dans le prolongement du Pain de Sucre. Il s 'agit d'une belle arête en calcaire de trois cents mètres. Une marche d'approche d'une bonne heure sur neige dure nous mène au départ de la voie. La première longueur est la plus difficile, six A+. A froid il faut vraiment se défoncer, et ça fait mal. Par la suite, l'escalade devient plus facile. L'adhérence de ce rocher est très importante. Alors que nous sommes en plein milieu de la voie, nous croisons un bouquetin. Cela paraît invraisemblable que ces animaux soient capables de se déplacer sur des terrains de cette raideur, et comme toujours dans ces moments exceptionnels, j'ai des petits problèmes techniques et ne peux prendre qu'une seule photo. Nous poursuivons notre montée et arrivons sur la vire où nous l'avons vu démarrer. Il paraît tout à fait impossible qu'il ait pu venir de plus haut. En effet tout est vertical voir surplombant. Même la traversée conduisant vers la droite à un pan incliné me semble impossible à franchir. D'où venait-il? Nous terminons cette arête par de magnifiques dalles très raides mais fournies en petites prises sur lesquelles on se hisse à la force des doigts. Encore une belle matinée d'effort où nous sommes seuls. C'est un grand plaisir. L'escalade est un sport qui lorsqu'on l'a aimé, toute sa vie on l'a dans la peau. Je retrouve exactement les sensations et les émotions que j'éprouvais à dix huit ans. On pourrait penser que l'expérience et la pratique entraînent une diminution de l'intérêt, eh bien il n'en est rien. Le plaisir du contact de la petite prise que l'on découvre sans la voir, la sensation du pied qui adhère, le miracle de l'équilibre sur pratiquement rien, sont des sources de satisfaction intense. L'escalade permet de découvrir une multitude de muscles que l'on n'utilise pas dans la vie courante, et l'on sent son corps vivre. Avec l'âge et le manque de pratique, on pèche du côté de la souplesse, mais la joie demeure. Il faut dire aussi que ces ascensions à trois avec des personnes que l'on apprécie, avec lesquelles tout se passe dans le calme et la sérénité sont un véritable bain de jouvence. Nous prenons le temps de casser la croûte au sommet de notre montagne dans un décor de rêve et nous redescendons au col à travers de grands champs de neige.
La soirée au refuge est très agréable. Nous dînons avec deux couples et la discussion est animée. Il faut dire que le vin n'est pas mauvais, cependant nous n'en abusons pas.
Déjà le dernier jour, comme cette semaine passe vite. La voie de ce jour se trouve dans un coin désert, le Rognon, gros rocher caché sur la crête de la vallée qui donne sur Saint Veran, le fameux plus haut village d'Europe. L'itinéraire d'accès nous conduit d'abord au col de Chamoussière. Cela me rappelle de vieux souvenirs d'il y a trente ans et plus. Après une marche à flanc nous atteignons le pied de notre itinéraire. Que cet endroit est austère. Le rocher est un granit sans grain donc glissant, de couleur sombre, très raide et sans prises franches et pour couronner le tout, le lichen règne en maître. La nuit dernière il a beaucoup plu, de ce fait les lichens sont gorgés d'eau. L'escalade s'avère délicate et très athlétique. Il faut vraiment se défoncer pour avancer et sans vergogne Robert et moi, nous nous jetons sans état d'âme sur les mousquetons mis en place par Christophe. L'escalade est très différente de celles que nous avons connues les jours précédents. C'est cela aussi le charme de ce sport, d'un massif à l'autre le rocher n'est pas le même et, les sensations et les efforts différents, jusqu'au toucher du rocher qui entraîne des réactions particulières. Un joli granit à gros grains ou un calcaire adhérent à prises franches, on les prend à pleines mains de façon sensuelle, on en lit la texture, par contre ce rocher froid et fuyant qui donne le strict minimum sans chercher à retenir la peau des doigts, nécessite de gros efforts et c'est presque à contre-cœur qu'on y exerce des pressions indirectes en opposition pour essayer de ne pas glisser. Après quelques heures d'efforts violents sur cette roche hostile peu adhérente et parfois surplombante, le sommet est atteint. Christophe décide malgré notre peu d'enthousiasme d'aller encore escalader un magnifique doigt rocheux. L'escalade est de toute beauté, certes très difficile, mais le rocher se montre beaucoup plus franc. C'est donc sur cette magnifique petite aiguille de cinquante mètres que notre semaine d'escalade arrive à son terme. Nous repartirons la tête pleine de merveilleuses images en attendant les prochaines escapades. Est-ce que à plus cinquante ans on est trop vieux pour aller faire la face nord-ouest d'Ailfroide? Cette magnifique et très austère face sombre, qui s'élève sur plus de mille mètres et culmine à près de quatre mille mètres, est cotée extrêmement difficile. Je la contemple depuis que j'ai douze ans et je n'ai jamais eu l'occasion de la gravir, une ou deux fois le projet ayant avorté. Peut-être faut-il que nous nous entraînions, on ne sait jamais?
Quel hôtel 4 étoiles avec une belle plage à Varadero? English translation pending
Bonjour je vais à varadero en mars je voudrais savoir où aller dans un 4 etoiles avec une belle plage sans corail et près de la ville pour aller se promener le soir.
Une coiffeuse à Cuba? English translation pending
Bonjour!
Je me marie le 11 janvier 2010 à Holguin. J'aimerais savoir si quelqu'un s'est déjà fait coiffer par une coiffeuse cubaine. Suis-je mieux de me coiffer seule ou je peux leur faire confiance pour me faire une belle tête, le jour du mariage?
Merci!
Merci!
Préparation d'un circuit de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage d'aller pour la 1ère semaine fois dans l'Ouest Américain l'année prochaine et vos conseils seront les bienvenus.
Je n'ai pas vraiment le choix concernant la période à savoir à compter du 27/03/2010 et pour 15 jours.
Je souhaiterai faire un circuit parcs nationaux. Je pensais faire une boucle : Los angeles - Vegas, ZION, BRYCE CANYON, CAPITOL REEF, MOAB, MESA VERDE, MONUMENT VALLEY, LAC POWEL (PAGE), GRAND CANYON, DEATH VALLEY, SEQUOIA, YOSEMITE, SAN FRANCISCO, LOS ANGELES (à aménager selon les Kms à parcourir).
- Est-ce un bon circuit ? - Est-ce qu'il y a un risque de neige pendant cette période ? Si oui, est-ce que les parcs sont tous accessibles ? Quels sont les inconvénients ? - Est-ce qu'il est préférable de passer par une agence de voyage pour réserver les hôtels, ou, peut-on trouver les hôtels tous les jours sans problème sans se prendre la tête pour savoir où l'on va dormir le soir ? - Est-ce + avantageux de louer un véhicule sur place ou par une agence de voyage ?
Etc.....
J'attends avec impatience tous vos conseils et suggestions afin de faire un voyage inoubliable.
Merci d'avance.
Brigitte
J'envisage d'aller pour la 1ère semaine fois dans l'Ouest Américain l'année prochaine et vos conseils seront les bienvenus.
Je n'ai pas vraiment le choix concernant la période à savoir à compter du 27/03/2010 et pour 15 jours.
Je souhaiterai faire un circuit parcs nationaux. Je pensais faire une boucle : Los angeles - Vegas, ZION, BRYCE CANYON, CAPITOL REEF, MOAB, MESA VERDE, MONUMENT VALLEY, LAC POWEL (PAGE), GRAND CANYON, DEATH VALLEY, SEQUOIA, YOSEMITE, SAN FRANCISCO, LOS ANGELES (à aménager selon les Kms à parcourir).
- Est-ce un bon circuit ? - Est-ce qu'il y a un risque de neige pendant cette période ? Si oui, est-ce que les parcs sont tous accessibles ? Quels sont les inconvénients ? - Est-ce qu'il est préférable de passer par une agence de voyage pour réserver les hôtels, ou, peut-on trouver les hôtels tous les jours sans problème sans se prendre la tête pour savoir où l'on va dormir le soir ? - Est-ce + avantageux de louer un véhicule sur place ou par une agence de voyage ?
Etc.....
J'attends avec impatience tous vos conseils et suggestions afin de faire un voyage inoubliable.
Merci d'avance.
Brigitte
Hôtel sympa en Tunisie en février avec mes deux filles? English translation pending
J' envisage de partir une semaine pendant les vacances scolaires de fevrier avec mes deux filles de 19 et 17 ans, j' aimerai pendant ce séjour, faire une cure de thalasso ainsi que quelques excursions , quelqu' un pourrait-il me conseiller sur un hotel sympa avec animations, ainsi que les escursions à faire.Je voudrais savoir aussi que faut-il emmener comme vetements en plein mois de fevrier;merçi.😉
Shanghai pour l'Exposition universelle 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons, avec qqs amis, projet de partir à Shanghai à partir de mai 2010, pour découvrir cette ville fabuleuse et profiter de l'expo universelle. Je recherche des infos, je commence mes recherches.
Si vous avez déjà assisté à une expo universelle, j'aimerais savoir comment ça se passe en gros. C'est gratuit ? payant ? Il y a un programme ? c'est ouvert 24h/24 ? c'est bien ? ^^ pas trop académique ? fun ? Bref, je n'y connais rien, j'aimerais avoir vos points de vue.
Et d'autre part, Shanghai en elle-même. Qu'en avez-vous pensé ? Quels sont les incontournables ? Est ce qu'une semaine suffit pour avoir un bel aperçu de la ville ? Quelle est le meilleur moyen de se déplacer ? Je suppose qu'il y a des auberges de jeunesse. La vie est-elle chère ?
Effectivement, c'est un peu vaste, mais si vous pouviez me donner quelques tips, ce serait vraiment top !
Merci d'avance et à très bientôt.
Ben
Nous avons, avec qqs amis, projet de partir à Shanghai à partir de mai 2010, pour découvrir cette ville fabuleuse et profiter de l'expo universelle. Je recherche des infos, je commence mes recherches.
Si vous avez déjà assisté à une expo universelle, j'aimerais savoir comment ça se passe en gros. C'est gratuit ? payant ? Il y a un programme ? c'est ouvert 24h/24 ? c'est bien ? ^^ pas trop académique ? fun ? Bref, je n'y connais rien, j'aimerais avoir vos points de vue.
Et d'autre part, Shanghai en elle-même. Qu'en avez-vous pensé ? Quels sont les incontournables ? Est ce qu'une semaine suffit pour avoir un bel aperçu de la ville ? Quelle est le meilleur moyen de se déplacer ? Je suppose qu'il y a des auberges de jeunesse. La vie est-elle chère ?
Effectivement, c'est un peu vaste, mais si vous pouviez me donner quelques tips, ce serait vraiment top !
Merci d'avance et à très bientôt.
Ben
Compromis entre un compact et un reflex.... English translation pending
Slt á tous,
Voila comme tout le monde qd je voyage je prends des photos, pour apres me les rematter histoire de se rappeller du moment de la situation, de l'environnement de la photo...
Vous aurez compris j'adore faire des photos, mais pour le moment je reste sur un compact numérique car ces appareils sont petits, facilement rangeable dans la poche ce qui est assez pratique lorsque l'on veut prendre des photos de scénes de vie. Mais voila il y a un pb, au niveau de la qualité de la photo et des différentes possibilités on reste assez limité.
Alors voila, ma question est relativement simple, surtout pour ceux qui s'y connaissent vraiment: COnnaissez vous un appareil, un type d'appareil qui pourrait rejoindre la qualité d un reflex avec la mobilité d'un compact. On m a parlé des bridges... qu en pensez vous? Avez vous dja solutionné ce pb?
Merci!
Voila comme tout le monde qd je voyage je prends des photos, pour apres me les rematter histoire de se rappeller du moment de la situation, de l'environnement de la photo...
Vous aurez compris j'adore faire des photos, mais pour le moment je reste sur un compact numérique car ces appareils sont petits, facilement rangeable dans la poche ce qui est assez pratique lorsque l'on veut prendre des photos de scénes de vie. Mais voila il y a un pb, au niveau de la qualité de la photo et des différentes possibilités on reste assez limité.
Alors voila, ma question est relativement simple, surtout pour ceux qui s'y connaissent vraiment: COnnaissez vous un appareil, un type d'appareil qui pourrait rejoindre la qualité d un reflex avec la mobilité d'un compact. On m a parlé des bridges... qu en pensez vous? Avez vous dja solutionné ce pb?
Merci!
Madagascar en octobre: RN7, vêtements, visites? English translation pending
Nous sommes 2, nous arrivons à Madagascar le Jeudi 15 octobre pour un séjour de 2 semaines. Nous souhaitons faire la RN7, Tananarive-fianarantsoa, puis le train jusqu’à Manakara. La descente en 1 seule traite (bus type madasmiles ou gasy car bus), puis remonter tranquillement sur le reste du temps.
Nous avons parcouru les forums, pris des renseignements diverses à droite et à gauche ...
Il nous reste quelques interrogations basiques …
Que doit-on mettre dans notre sac ( vêtements chauds ? ou shorts ? ) ? Pour ce 1er trajet direct, c’est bien possible ? Y a t-il un bus ( ou autres ) qui fait tana-manakara d’une seule traite ?
Des conseils, adresses, visites à ne pas manquer ?
Merci par avance Marie
Il nous reste quelques interrogations basiques …
Que doit-on mettre dans notre sac ( vêtements chauds ? ou shorts ? ) ? Pour ce 1er trajet direct, c’est bien possible ? Y a t-il un bus ( ou autres ) qui fait tana-manakara d’une seule traite ?
Des conseils, adresses, visites à ne pas manquer ?
Merci par avance Marie
Meilleurs parcs à visiter à Orlando? English translation pending
BJR
J AURAI 2 A 3 JOURS A ORLANDO MERCI DE ME DONNER LES MEILLEURES PARCS A VISITER A ORLANDO EN PERIODE DE NOEL
MERCI
Randonnée enchanteresse en Bavière (Allemagne) English translation pending
Comme l’enthousiasme ne se lasse pas d’être partagé, je laisse ici une idée pour ceux qui chercheraient à faire une très belle rando (et sportive, la rando) sur deux ou trois jours autour du Königsee :
En gros : nous avons fait une boucle à partir du parking de Hinterbrand sur le Faselsberg, à pieds jusqu’à l’Obersee en passant par le Schneibstein, puis Kahlersberg, le long de la frontière autrichienne, puis en bateau jusqu’à Königsee (il est possible de le faire à pieds en faisant un grand détour par la montagne, prévoir une journée de plus à mon avis) et retour à pieds au parking. Nous ne savions pas ce que nous allions trouver lorsque nous avons commencé à marcher, nous avions juste une carte (Berchtesgadener Alpen für Wanderer une Bergsteiger) et étions partis bille en tête, avec de quoi tenir trois jours en autonomie. Au final nous l’avons fait sur 2 jours, en marchant environ 8 heures le premier jour et 5 heures le lendemain, et en passant une nuit sous la tente (je sais, c’est interdit, mais on n’a laissé aucune trace et il n’y a pas de gîte sur la route). A vue de nez, il y a environ 2000 m de dénivelé en tout. Quant à la distance parcourue, je dirais une bonne vingtaine de kilomètres.
Cette rando est probablement la plus belle que j’aie jamais faite. Les paysages sont vraiment splendides, du début à la fin, et très variés : ça va des pâturages et chalets bavarois classiques aux forêts sombres et humides pleines de fougères, d’écureuil et de ruisseaux, en passant par du désert minéral enneigé, le tout agrémenté de nombreuses cascades (dont wasseralm, 400 m de haut), de névés, de crevasses, de lacs (le Seeleingsee est un havre de paix et de beauté, et l’Obsersee, sauvage et difficile d’accès, est posé comme dans un écrin au milieu d’un cirque grandiose dont les falaises dégoulinent d’eau…), de troupeaux de bouquetins (on est passés, assez peu fiers, au milieu d’un troupeau d’une bonne vingtaine de bêtes, tout près de plusieurs mâles imposants dotés d’une solide et non moins imposante paire de cornes, qui nous regardaient en biais et sifflaient d’un air peu avenant…). Si le début du parcours semble être un sentier familier des randonneurs, du Schneibstein jusqu’à l’Obersee (soit de 13h à 10h du matin, le lendemain), nous n’avons croisé absolument personne. Etre seul au monde dans un tel endroit est un luxe extraordinaire, et particulièrement jouissif !!
Le chemin commence par un « wanderweg » classique, (niveau bleu), jusqu’au Schneibstein. Ca monte moyennement au début, puis plus fort jusqu’au sommet. La vue, jolie, donne sur la plaine habitée. Ensuite, à partir du sommet (fraîchement enneigé !), le chemin change d’apparence et devient de la piste « nur für geübte » (réservée aux expérimentés, niveau rouge) difficile à repérer. On traverse des déserts de pierre, en se fiant aux cairn qui jalonnent le parcours, et on est bien content qu’il n’y aie pas de brouillard !
Ensuite on rejoint le Seeleingsee, d’abord par un charmant mais minuscule sentier à flanc de montagne qui offre une vue panoramique sur le côté sauvage et non habité des Alpes environnantes, puis à travers des rochers et de la moraine érodés et sculptés par la glace, dans un paysage enchanteur tant en flore qu’en faune, et par le calme quasi irréel qui y règne. On n’entend guère que le cri des oiseaux et le sifflement des marmottes. Le lac est comme une perle scintillante bleu translucide dans le paysage âpre, c’est magnifique.
Et nous sommes totalement seuls pour profiter de cette merveille… incroyable !
Nous avons planté la tente deux heures environ après le Seeleingsee, lorsque la nuit a commencé à tomber (vers 19h30), planqués derrière un rocher, près d’un cours d’eau et à l’écart du chemin. Toute la nuit, le vent a soufflé entre les montagnes en mugissant, pour se résoudre à se taire au matin.
Pour rejoindre l’Obersee, la piste devient « Klettersteig, nur für geubte » (escalade, niveau noir) et on descend environ 500 m de dénivelé en à peu près 1h30, directement à flanc de falaise. C’est impressionnant. Une partie du parcours se fait les pieds dans le ruisseau, il y a pas mal de mains courantes et quelques passages (courts) de via ferrata, le tout avec une vue plongeante sur l’abîme... On a aussi une vue directe sur la chute Wasseralm, sur le versant d’en face, et sur l’Obersee, en contrebas, le tout dans un cadre très sauvage.
Que du bonheur.
On arrive en bas de la falaise pour déboucher dans un cirque qui évoque celui de Sixt Fer à Cheval : immense et dégoulinant d’eau. Puis on rejoint l’Obersee par un chemin tranquille où on croise quelques vaches, par le côté opposé au Königsee. Nous avons déjeuné près du lac au moment où le soleil sortait de derrière les montagnes, mettant en valeur les couleurs et la transparence de l'eau... ce spectacle vaut tous les efforts à fournir pour arriver jusque là !
« Y’a pas ! » comme aurait dit mon arrière grand-mère : « Ce qui est rare et beau, ça se mérite !! »
Ensuite ça redevient de la balade facile mais les abords du lac sont néanmoins très beaux, abrupts et préservés. A partir de 10 h arrivent les promeneurs livrés par les bateaux en provenance de Königsee, bateaux qu'on a pris à notre tour pour rejoindre St Bartholoma, puis Königsee (il est possible d’accéder à l'un ou l'autre à pieds en faisant un grand détour par la Montagne. La piste comporte quelques passages « noirs », ce qui rallonge d'au moins une journée je pense), et puis on est remontés jusqu’au parking Hinterbrand via un chemin raide zigzagant en pleine forêt (pleine d’écureuils) qui longe un torrent. Ca grimpe sec, mais il n’en fallait pas moins pour finir dignement un tel parcours.
En gros : nous avons fait une boucle à partir du parking de Hinterbrand sur le Faselsberg, à pieds jusqu’à l’Obersee en passant par le Schneibstein, puis Kahlersberg, le long de la frontière autrichienne, puis en bateau jusqu’à Königsee (il est possible de le faire à pieds en faisant un grand détour par la montagne, prévoir une journée de plus à mon avis) et retour à pieds au parking. Nous ne savions pas ce que nous allions trouver lorsque nous avons commencé à marcher, nous avions juste une carte (Berchtesgadener Alpen für Wanderer une Bergsteiger) et étions partis bille en tête, avec de quoi tenir trois jours en autonomie. Au final nous l’avons fait sur 2 jours, en marchant environ 8 heures le premier jour et 5 heures le lendemain, et en passant une nuit sous la tente (je sais, c’est interdit, mais on n’a laissé aucune trace et il n’y a pas de gîte sur la route). A vue de nez, il y a environ 2000 m de dénivelé en tout. Quant à la distance parcourue, je dirais une bonne vingtaine de kilomètres.
Cette rando est probablement la plus belle que j’aie jamais faite. Les paysages sont vraiment splendides, du début à la fin, et très variés : ça va des pâturages et chalets bavarois classiques aux forêts sombres et humides pleines de fougères, d’écureuil et de ruisseaux, en passant par du désert minéral enneigé, le tout agrémenté de nombreuses cascades (dont wasseralm, 400 m de haut), de névés, de crevasses, de lacs (le Seeleingsee est un havre de paix et de beauté, et l’Obsersee, sauvage et difficile d’accès, est posé comme dans un écrin au milieu d’un cirque grandiose dont les falaises dégoulinent d’eau…), de troupeaux de bouquetins (on est passés, assez peu fiers, au milieu d’un troupeau d’une bonne vingtaine de bêtes, tout près de plusieurs mâles imposants dotés d’une solide et non moins imposante paire de cornes, qui nous regardaient en biais et sifflaient d’un air peu avenant…). Si le début du parcours semble être un sentier familier des randonneurs, du Schneibstein jusqu’à l’Obersee (soit de 13h à 10h du matin, le lendemain), nous n’avons croisé absolument personne. Etre seul au monde dans un tel endroit est un luxe extraordinaire, et particulièrement jouissif !!
Le chemin commence par un « wanderweg » classique, (niveau bleu), jusqu’au Schneibstein. Ca monte moyennement au début, puis plus fort jusqu’au sommet. La vue, jolie, donne sur la plaine habitée. Ensuite, à partir du sommet (fraîchement enneigé !), le chemin change d’apparence et devient de la piste « nur für geübte » (réservée aux expérimentés, niveau rouge) difficile à repérer. On traverse des déserts de pierre, en se fiant aux cairn qui jalonnent le parcours, et on est bien content qu’il n’y aie pas de brouillard !
Ensuite on rejoint le Seeleingsee, d’abord par un charmant mais minuscule sentier à flanc de montagne qui offre une vue panoramique sur le côté sauvage et non habité des Alpes environnantes, puis à travers des rochers et de la moraine érodés et sculptés par la glace, dans un paysage enchanteur tant en flore qu’en faune, et par le calme quasi irréel qui y règne. On n’entend guère que le cri des oiseaux et le sifflement des marmottes. Le lac est comme une perle scintillante bleu translucide dans le paysage âpre, c’est magnifique.
Et nous sommes totalement seuls pour profiter de cette merveille… incroyable !
Nous avons planté la tente deux heures environ après le Seeleingsee, lorsque la nuit a commencé à tomber (vers 19h30), planqués derrière un rocher, près d’un cours d’eau et à l’écart du chemin. Toute la nuit, le vent a soufflé entre les montagnes en mugissant, pour se résoudre à se taire au matin.
Pour rejoindre l’Obersee, la piste devient « Klettersteig, nur für geubte » (escalade, niveau noir) et on descend environ 500 m de dénivelé en à peu près 1h30, directement à flanc de falaise. C’est impressionnant. Une partie du parcours se fait les pieds dans le ruisseau, il y a pas mal de mains courantes et quelques passages (courts) de via ferrata, le tout avec une vue plongeante sur l’abîme... On a aussi une vue directe sur la chute Wasseralm, sur le versant d’en face, et sur l’Obersee, en contrebas, le tout dans un cadre très sauvage.
Que du bonheur.
On arrive en bas de la falaise pour déboucher dans un cirque qui évoque celui de Sixt Fer à Cheval : immense et dégoulinant d’eau. Puis on rejoint l’Obersee par un chemin tranquille où on croise quelques vaches, par le côté opposé au Königsee. Nous avons déjeuné près du lac au moment où le soleil sortait de derrière les montagnes, mettant en valeur les couleurs et la transparence de l'eau... ce spectacle vaut tous les efforts à fournir pour arriver jusque là !
« Y’a pas ! » comme aurait dit mon arrière grand-mère : « Ce qui est rare et beau, ça se mérite !! »
Ensuite ça redevient de la balade facile mais les abords du lac sont néanmoins très beaux, abrupts et préservés. A partir de 10 h arrivent les promeneurs livrés par les bateaux en provenance de Königsee, bateaux qu'on a pris à notre tour pour rejoindre St Bartholoma, puis Königsee (il est possible d’accéder à l'un ou l'autre à pieds en faisant un grand détour par la Montagne. La piste comporte quelques passages « noirs », ce qui rallonge d'au moins une journée je pense), et puis on est remontés jusqu’au parking Hinterbrand via un chemin raide zigzagant en pleine forêt (pleine d’écureuils) qui longe un torrent. Ca grimpe sec, mais il n’en fallait pas moins pour finir dignement un tel parcours.
Meilleurs hôtels 4 étoiles à Varadero? English translation pending
Bonjour!
Je planifie un voyage à Cuba de 2 semaines début déccembre dans un tout-inclus 4 étoiles ou 4 étoiles 1/2 à VARADERO. Je recherche la meilleure qualité-prix. Que me suggérez-vous? Je veux du divertissement sur le site de l'hôtel, de la bonne bouffe (comparativement à d'autres hôtel de même calibre), une plages *superbe*. Si possible des bungalows et non un énorme complexe à 800 étages.. 😛 J'aimerais bien aussi qu'il y ait beaucoup de végétations sur le site. J'ai entendu parler de l'Arenas Doradas..
Merci beaucoup, vous m'êtes d'une grande utilité!!!
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (4ème partie) English translation pending
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (4ème partie)
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Jeudi 4 juin Départ à 8h35 pour Lower Calf Creek, après petit-déjeuner et ablutions matinales ; la voiture est maintenant garée sur le parking, près de l'accueil du camp et il fait 14°C. Au départ du sentier, une boite nous fournit des dépliants car ce sentier est balisé et documenté. Nous passons successivement les différents points
Pictographes Fremont
et 1h40 plus tard, nous découvrons la cascade.
Le spectacle est magnifique, frais et le ciel se dégage. Nous sommes presque seuls, ce qui est agréable et ajoute à la quiétude du moment.
35 minutes plus tard, nous entamons le chemin du retour, avec de nombreux arrêts photos tant il y a de fleurs.
Rocky Mountain Columbine (Aquilegia coerulea)
Yellow Bee Plant (Cleome luthea)
Small leaf Globemallow (Sphaeralcea parvifolia)
Western Spiderwort (Tradescantia occidentalis)
Paperflower (Psilostrophe tagetina)
Penstemon sp.
Prince's Plume (Stanleya pinnata)
Erigeron sp.
Small leaf Globemallow (Sphaeralcea parvifolia) ?
Juste après un petit pont de bois, un serpent noir traverse le sentier juste devant moi, tellement vite que je n'ai pas le temps d'avoir peur, ni de le photographier ! Nous déjeunons vers 13h sur une table réservée aux groupes, mais libre et à l'ombre, près de la voiture. Des espèces de perruches pépient autour de nous. Avant de repartir, je discute avec le gardien du camp et sa femme sur l'opportunité de fournir, en plus du dépliant actuel, un autre sur la flore locale et ils semblent intéressés par l'idée.
Vers 13h45, nous quittons le parking d'Escalante River pour tenter de trouver les fameux Handprints et les pétroglyphes voisins. Chapeaux et crème solaire sont de rigueur car il fait 27°C. Un peu d'escalade et assez vite nous découvrons les premiers pétroglyphes (ceux de droite par rapport aux « mains »). Visiblement, il y a eu une tentative de vol, car des découpes sont faites à la disqueuse. Quel saccage !
Peu de temps après, Isabelle aperçoit les Handprints, mais le téléobjectif est de rigueur.
Premier "fichier" d'empreintes digitales, non déclaré à la CNIL 🙂
Comme Isabelle se repose à l'ombre, je continue seul la recherche des pétroglyphes (de gauche) et les trouve assez rapidement.

Nous sommes de retour au parking un peu avant 15h avec 30°C de température extérieure et prenons la route pour le Visitor Center d'Escalante (prise d'information sur l'état de la piste pour le lendemain) puis pour le camping où, en l'absence de gardien (Closed), nous posons une réservation pour la nuit prochaine. Ensuite, direction le Prospector Inn pour être sûr d'avoir une chambre pour la nuit ; no problemo ! Et nous voilà partis tâter la piste Hole in The Rock Road (HTRR), que nous aurons longuement au menu demain. Elle est impeccable, aucun problème pour rouler, large et quasiment plate et nous arrivons rapidement (20 minutes) à Devil's Garden.
Agréable balade parmi les formations rocheuses, arches, monolithes … .
Metate Arch
Mano Arch

C'est effectivement un site à faire avec des enfants tellement c'est aisé. Nous sommes tout seul pendant notre circuit et, seulement sur la fin, un jeune couple nous rejoint, mais repart rapidement.
Nous quittons cet endroit vers 17h45 et remontons vers la SB12 ; j'ai beau regarder partout, la piste ne présente pas de difficulté. C'est noté pour le lendemain. Arrivés à l'hôtel, nous débarquons sacs et glacière ; au menu : bains, traitement des photos, repas sur le pouce, internet et dodo (dans un vrai lit) tard !
Vendredi 5 juin Réveil à 7h et départ à 9 pour Peek-A-Boo via la HTRR (18°C et ciel bien nuageux). Comme prévu, la piste est impeccable jusqu'à Devil's Garden, et nous roulons à un train soutenu. Ensuite, je fais un peu plus attention et, à un moment, le sol devient tout blanc avec de nombreuses ornières profondes ; nous franchissons cette zone en première lente, mais c'est finalement assez court. Bifurcation sur la gauche et nous croisons un ranger qui semble surpris de nous voir là ; arrivée, après un peu de sable, au parking pour Dry Fork, Peek-A-Boo et Spooky Gulch à 9h55.
Le temps d'enfiler les chaussures, les sacs à dos, de se crémer puis de rentrer le point dans le gps et nous nous inscrivons sur le registre à 10h15. La descente commence, clairement balisée de cairns et avec quelques portions sableuses ; un vent assez fort nous aide à supporter les 28°C ambiants.
Nous entrons dans Dry Fork où nous cheminons (le sol est plat) entre les parois pendant environ 500 mètres avant de faire demi-tour. Quelques grosses chenilles, vraisemblablement tombées du plateau, jonchent le sol.
L'entrée de Peek-A-Boo est « embouteillée » ; un couple attend pour monter alors que plusieurs jeunes essayent de descendre et une grosse flaque d'eau « bloque » le pied de l'entrée.
Après avoir photographié un beau datura (fleur sacrée pour les Navajos) juste à droite de l'entrée,
Sacred Datura (Datura meteloides)
nous partons pour Spooky Gulch, un demi-mile plus loin. Ce slot canyon est vraiment très étroit et nous adorons. Peu après l'entrée,
un chokestone (j'ai mi longtemps à comprendre !) oblige pratiquement à se mettre à quatre pattes
et rapidement, il faut tomber le sac à dos, serrer les fesses, rentrer le ventre et la poitrine ! Quelques contorsions plus tard, je fais demi-tour
mais Isabelle continue un peu.
Dans le wash, le vent, qui était agréable à la descente, devient vite pénible, transportant beaucoup de sable qui fouette, pique, gratte et s'infiltre partout. Retour à Peek-A-Boo toujours encombré et nous entamons la remontée en coupant parfois pour éviter les zones sableuses. D'en haut, on aperçoit l'entrée de Peek-A-Boo (au centre de la photo).
Départ à 12h25 pour Broken Bow Arch. La piste devient assez vite plus dure et la traversée de Carcass Wash (nom prédestiné ? ) se fait au ralenti. Une heure plus tard, nous arrivons au trailhead de Willow Gulch et entamons la descente par 28°C à 13h45 ; le sentier est surtout sableux, avec heureusement quelques portions de roche.
Rapidement arrivés dans le wash, nous le suivons et, à un confluent, nous rencontrons un duo de « grand-mères » qui fait demi-tour à cause des risques d'orage. Nous continuons quand-même et très vite croisons un couple d'américains avec leurs 2 chiens. Discussions, mamours surtout avec le Golden et demi-tour avec eux car ils nous disent aussi craindre l'orage ; le ciel est effectivement chargé. Retour vers la voiture vers 15h, avec quelques photos de The Graduate (nom que nous avons donné à un rocher).
La remontée dans le sable est assez dure et nous finissons en buvant une bière avec « nos » américains de Saint-Gorges. Adieu les chiens !
Nous prenons la route du retour (nous n'irons pas plus bas sur cette piste) et Isabelle confectionne les casse-croûte car il commence « à faire faim » ; nous les finissons sur le parking de Dance Hall, amphithéâtre naturel creusé dans la roche.
Après ce court arrêt, nous repartons pour Sunset Arch à 16h05. Nous garons la voiture à Water Tank, sur la butte, et entamons la marche dans le sable à 16h35 avec une température clémente (23°C) et heureusement, car Isabelle n'a pas du tout aimé cette rando où, vus les nuages, il était clair qu'il n'y aurait pas de coucher de soleil intéressant.
Je continue seul jusqu'à une autre arche, en contrebas, qui semble être récente.
Moonrise Arch
Nous sommes de retour à la voiture à 18h15 et continuons la remontée de la HTRR. Environ une demi-heure plus tard, entre les embranchements de Chimney Rock et Red Well, en voulant éviter un très gros affaissement sur le côté gauche de la piste,
je serre à droite quand Isabelle me crie : « ATTENTION »... trop tard !... Arrêt et descente de la voiture ; oups, j'ai effectivement trop serré à droite et les roues sont dans le sable mou, légèrement en contrebas de la piste, avec le wash encore plus bas, aïe, aïe, aïe. 😕😕😕
J'essaye avant et arrière, ... rien à faire ! Nous sommes enlisés ! Le pied ! Nous sommes dans la me..e !
Comme nous bloquons la piste, la seule consolation est de se dire que le prochain véhicule sera contraint de s'arrêter ; pourvu que ce soit un gros ! Effectivement, peu de temps après, un gros 4*4 rouge arrive sur notre arrière et 2 femmes en descendent, accompagnées de leurs enfants. Je demande à la conductrice si elle possède une corde ou assimilée et elle se met à chercher dans les caisses du coffre, tout en me disant que d'habitude, c'est son mari qui se charge de ces problèmes (dommage, il n'est pas là !). Elle trouve rapidement une sangle suffisamment solide pour tracter notre véhicule et j'essaye de l'accrocher sous la voiture car il n'y a aucun point de prévu. Sur ces entrefaites, un second 4*4 arrive avec 3 hommes à bord, ouf ! 😉 mais aucun d'entre eux ne veut prendre le volant du premier, aïe. Pendant que je me glisse sur mon siège, la conductrice du 4*4 se met dans l'axe de la piste et commence à reculer. Et là … grands cris !!! Elle s'arrête. Notre véhicule a bien commencé à reculer mais glisse, dangereusement, vers le wash. Grosse frayeur d'Isabelle. Un des 3 hommes se décide alors à prendre le volant du 4*4, se positionne à 45° par rapport à la piste pendant que les 2 autres ouvrent la portière arrière gauche de notre voiture et se mettent au rappel (environ 180 kg, ce n'est pas rien), car ils ont peur de la voir verser.
Trente secondes plus tard, un grand coup d'accélérateur et hop, tout est réglé (ouf ! ). Il ne reste plus qu'à enlever la sangle qui s'est bien bloquée.
Remerciements chaleureux à tou(te)s, ils ne veulent rien boire ni accepter et nous repartons les premiers ; tout cela n'aura même pas durée une heure. Isabelle me dira plus tard que je roulais moins vite après.
Alors qu'il a fait très gris et nuageux (mais lumineux) toute la journée, le ciel se dégage par le nord-ouest et le soleil brille très fort devant nous, nous éblouissant. Après avoir traversé Escalante, nous arrivons au camp à 20h30. La place n°15 que nous avions réservée est prise ; l'occupante nous indique alors que la 20 est libre pour nous mais qu'en cas de problème, la solution « Philippe » marcherait. Nous nous installons sur la 20 où un papillon nous signale que nous devons encore payer 8$ (en plus des 16 déjà versés). Je me dirige vers l'accueil, mais il est toujours « CLOSED », ce qui n'est guère surprenant vue l'heure tardive. Peu de temps après, un bénévole du parc prénommé Guy s'avance pour toucher son dû ; petite discussion, Isabelle s'en va, excédée, mais finalement il a raison. Nous n'avions pas le droit de faire notre réservation comme nous l'avons faite, c'est par téléphone ou à l'accueil. Comme je lui rétorque que l'accueil est toujours fermé, il me dit qu'il est dans la caravane sur le côté, le local étant en travaux (pourquoi un panneau Closed dans ce cas !). Je finis par régler ces 8$ qui correspondent en fait à la réservation (un peu cher, non !). Guy me dit qu'il aurait pu nous mettre dehors mais que maintenant nous pouvons profiter des douches (chaudes heureusement). Alors que nous commençons à préparer notre repas, un autochtone vient nous demander si nous voulons de la nourriture, car il a fini ses vacances et s'en va ; sympa, non ! Nous héritons ainsi d'un gallon de lait, de saucisses et de pain pour plusieurs jours.
Samedi 6 juin 7h du matin, réveil après une nuit fraîche ; il fait 9°C. Petit-déjeuner et pendant qu'Isabelle finit les préparatifs du départ, j'escalade au pas de charge le début de la randonnée vers Petrified Forest pour y jeter un œil rapide.

Belle vue d'en haut sur le lac
Nous partons pour Mossy Cave où nous arrivons à 9h40 avec 13°C. Le ciel est intégralement bleu, magnifique et le soleil brille de tous ses feux. Nous apercevons les prémices de Bryce et ses couleurs magnifiques : un camaïeu de rose, allant du très pâle et presque blanc au foncé tirant sur l'orange ; de belles promesses pour le lendemain car nous ne faisons que passer.
Petite balade tranquille le long d'un torrent et, après quelques photos de fleurs,
Bronze Evening Primrose (Oenothera howardii)
Wild Blue Flax (Linum perenne lewisii)
nous bifurquons vers la grotte qui est plutôt un large surplomb.
Quelques photos plus tard,
D'un côté au soleil, de l'autre à contre-jour
vue de la cascade
et retour vers le parking à 10h24.
Nous prenons la route, passant « avec désinvolture » devant l'entrée de Bryce Canyon et continuons vers Red Canyon. La couleur de la roche change, passant rapidement au rouge, mais d'un rouge totalement différent de celui de Moab. C'est plutôt du « Bryce », mais beaucoup plus foncé, plus rouge.
Nous nous arrêtons au Visitor Center (c'est devenu une habitude), achat de cartes postales, discussion sur les trails intéressants (pour compléter éventuellement nos infos, mais ouestusa était assez précis). Nous y trouvons, en consultation, un classeur avec plein de renseignements et de photos sur la flore locale.
Nous attaquons Pink Ledges qui démarre sur l'est du parking et nous emmène sur les hauteurs du VC avec toujours de magnifiques paysages et couleurs.
Nous enchainons par Photo Trail qui nous a laissé sur notre faim, car le nom semblait alléchant.
Alpine Phlox (Phlox condensata) ou Spreading Phlox (Phlox diffusa) ?
Nous quittons ce superbe site, un peu négligé semble-t-il par les voyageurs et nous nous dirigeons vers Kodachrome Basin SP pour essayer de trouver une place sur le camping (j'avais hésité à réserver) et il reste de la place (16$ avec douche) ; nous déjeunons enfin à une heure raisonnable (13h20).
Vue sur les collines blanches-grises striées de rouge depuis le camp
Nous quittons notre emplacement à 14h pour Willis Creek ; le début de la piste Skutumpah Road est impressionnant et grimpe bien, mais nous avançons tranquillement et atteignons le parking à 14h30 et 21°C. Un quart d'heure plus tard, nous démarrons la rando et, le vent aidant, la température chute à 18°C. La rando est très agréable, le sentier serpente dans le fond du canyon,
assez étroit par moment,
et nous passons fréquemment d'un côté à l'autre du torrent (très calme).
Son débit étant faible, il n'y a pas besoin de chaussures d'eau, mais cela ne doit pas toujours être le cas.
Cette rando est, en tout cas, à recommander avec des enfants. Ce n'est pas vraiment un slot canyon, mais pour ceux qui ne peuvent en voir, c'est un bon aperçu.
Demi-tour et arrivée au parking à 16h avec 3.75 km au podomètre.
Purple Locoweed (Oxytropis lambertii)
Vers 16h30, nous démarrons Panorama Trail à Kodachrome, seule vraie rando que nous ferons dans ce parc.
Nous avons l'occasion de voir de près ce que les spécialistes pensent être des « fossiles » d'anciens conduits de geysers. Ce sont maintenant des monolithes, généralement blancs et parfois rouges, auxquels l'imagination peut prêter toute ressemblance 😉.
À gauche : ??? et à droite : Fred Flintstone Spire
Le trail semble entouré, en hauteur, de collines gris-blanc strié de rouge.
Ballerina Geyser (ou Spire) ; nous, nous l'avons nommé "Défense d'éléphant" !
Détour par Secret Passage dont nous ne comprenons pas le sens du nom.
Au bout d'une heure et demi, Isabelle qui a mal au pied droit entame le retour tandis que je continue seul sur Panorama Point, point de vue auquel on accède après une « petite » grimpette. Je ne regrette pas la montée, le paysage est magnifique.
À 18h50, nous parcourons rapidement Nature Trail et revenons sur notre emplacement de camping. Allumage d'un feu de camp, cuisson des saucisses sur la braise et repas bien habillés (pantalon et polaire) car la température a bien chuté. Traitement des photos accompagné par un bon cigare, à la lueur du feu puis dodo vers 22h. Petite pluie vers 4h du matin qui tambourine sur le toit de la voiture.
Dimanche 7 juin Réveil à 6h, petit déjeuner et toilette avec douches chaudes. Derniers clichés du parc et nous prenons la route vers 8h10 ; le thermomètre marque 8°C.
Petite forme du matin ! Il ne manquerait pas une partie du service ? Dans le style qui a la plus longue, on fait un concours ? 😉😉😉
Nous arrivons à l'entrée du parc de Bryce Canyon un peu avant 9h (température extérieure de 9°C) ; passage aux toilettes, crème solaire même si le ciel n'est pas si bleu qu'hier, sacs à dos et nous voilà partis pour Sunset Point à 9h37 avec toujours une température fraîche et nous supportons bien la polaire ; n'oublions pas que nous sommes en altitude (8 000 pieds soit un peu plus de 2 400 mètres). Si la première impression que nous avons eu à Grand Canyon était fabuleuse, pour ici il n'y a pas de mot, il en faut au moins une kyrielle : fantastique, magnifique, merveilleux, plus toutes les onomatopées possibles et imaginables (waouh... !). Des aiguilles de roche allant de l'orange au blanc en passant par toutes les nuances possibles.
Sunset Point : 8 000 ft (2 438 m)
Un peu avant 10h, nous attaquons la descente de Navajo Loop Trail, coté Wall Street. En regardant les petites silhouettes au bas de la descente, on imagine ce qu'il faudra remonter en fin de rando !
À part quelques rares pins, rien ne pousse dans cette descente.
Le bas en est atteint une demi-heure plus tard et nous faisons connaissance d'un petit écureuil, tranquillement assis sur un banc et que nous venons de déranger !
Golden-mantled Ground Squirrel (Spermophilus lateralis)
Quelques fleurs sur le tronçon reliant Navajo Loop Trail et Peekaboo Loop Trail et nous continuons.
Manyflower Puccoon ou Southwestern Stoneseed (Lithospermum multiflorum)
Desert Paintbrush (Castilleja angustifolia)
Ouestusa indique la randonnée peu fréquentée car assez rude et effectivement, elle alterne montées et descentes, et nous croyons bien que chacune est la dernière ! Mais le paysage est tellement beau que les multiples arrêts photos nous permettent de reprendre notre souffle.


La Madone et le griffon (appellations toutes personnelles)
Rock Columbine (Aquilegia scopulorum)




Nous mettons un peu moins de 2h pour cette boucle et revenons à notre banc retrouver notre ami l'écureuil (ou un de ses cousins) qui tente d'explorer nos sacs à dos,
accompagné d'un superbe oiseau bleu.
Steller's Jay (Cyanocitta stelleri)
Il est 12h40 et nous envisageons de déjeuner sur ce banc, mais il y a trop de passage et nous repartons chercher un endroit plus calme, un tronc d'arbre à l'écart du sentier fera l'affaire. Une heure plus tard, nous continuons Queen's Garden Trail


et arrivons à Sunrise Point, après une montée pas si dure qu'imaginée (à moins que nous finissons par être entrainés 🙂 ).
Sunrise Point
Balade sur la Rim Trail pour rejoindre Sunset Point où est garée notre voiture, nous avons marché en tout pratiquement 13 km.
Avant d'entamer la visite des différents points de vue le long de la route, je préfère aller vérifier qu'il n'y a pas de problème pour la réservation au terrain de camping et repérer les lieux pour un retour éventuellement tardif, sunset oblige. Nous vérifions la résa, discutons 2 minutes avec la « gardienne » , tout est OK et nous voilà partis vers l'extrémité de la route, Rainbow Point et Yovimpa Point.
Rainbow Point : 9 115 ft (2 778 m)
Yovimpa Point
Nous faisons tous les points de vues en revenant (altitude moyenne 2700 m)
Agua Canyon : 8 800 ft (2 682 m)
Natural Bridge : 8 627 ft (2 630 m)
Sheep Creek Swamp Canyon
et arrivons à Inspiration Point où il y a 2 possibilités, soit rester sur le parking à touristes, en bas, où tous les cars débarquent leurs « cargaisons », ou monter à Upper, ça se mérite un peu, et découvrir ce que tous les 2 avons trouvé de mieux. Si vous n'avez que peu de temps à consacrer à Bryce, faites au moins ce point là (nous le referons d'ailleurs, mais c'est une autre histoire, racontée en sixième partie).
Upper Inspiration Point : 8 100 ft (2 469 m)
Nous revenons nous garer à Sunset Point vers 18h avec 18°C au thermomètre et partons acheter quelques cartes postales au General Store pour attendre le coucher de soleil.
Nous admirons (une fois de plus) le paysage magnifique mais le ciel reste chargé
Sunset Point, à droite...
... et à gauche
Une demi-heure plus tard (~19h30), avec mon appareil
et nous finissons par abandonner, « vaincus » par le froid à 19h40 alors que le thermomètre marque 14°C.
Retour au camping, petit feu de bois, diner et nous profitons des toilettes (et de leurs prises de courant) pour décharger les photos sur le pc, dont la batterie était faiblarde. Dodo rapidement car demain matin, sunrise !
Lundi 8 juin Lever des corps à 5h avec une température frisquette 1°C ! Nous partons rapidement, sans faire trop de bruit pour ne pas déranger les autres campeurs et arrivons à Sunrise Point à 5h30. Il y a déjà beaucoup de monde.
Sunrise Point : en attente de l'évènement, la lune nous accompagne
Nous avons le droit (le privilège ?) d'avoir un superbe lever de soleil, une fois n'est pas coutume ! Peu de mots pour décrire ce que nous ressentons ; j'espère que ces quelques photos vous permettrons d'y être un petit peu.
Panorama pris vers 6h
Le même panorama, environ 20 mn plus tard
Retour au terrain de camping à 6h45 pour petit déjeuner et toilette (Isabelle, peut-être pas très réveillée, a noté 18h45 sur le carnet !!!). Nous quittons le camp à 7h45 puis nous nous dirigeons vers Fairyland Canyon
Fairyland Canyon : 7 758 ft (2 365 m)
et rapidement disons adieu à Bryce Canyon. Ce parc restera pour nous deux, le parc des PLUS :les plus beaux paysages, et de loin (de près aussi 🙂), les plus hautes altitudes (pour l'instant), les plus basses températures (1°C), les plus raides côtes, notamment à Peekaboo !Suite au prochain numéro... 😉
Fin de la quatrième partie.
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Jeudi 4 juin Départ à 8h35 pour Lower Calf Creek, après petit-déjeuner et ablutions matinales ; la voiture est maintenant garée sur le parking, près de l'accueil du camp et il fait 14°C. Au départ du sentier, une boite nous fournit des dépliants car ce sentier est balisé et documenté. Nous passons successivement les différents points
Pictographes Fremontet 1h40 plus tard, nous découvrons la cascade.

Le spectacle est magnifique, frais et le ciel se dégage. Nous sommes presque seuls, ce qui est agréable et ajoute à la quiétude du moment.

35 minutes plus tard, nous entamons le chemin du retour, avec de nombreux arrêts photos tant il y a de fleurs.
Rocky Mountain Columbine (Aquilegia coerulea)
Yellow Bee Plant (Cleome luthea)
Small leaf Globemallow (Sphaeralcea parvifolia)
Western Spiderwort (Tradescantia occidentalis)
Paperflower (Psilostrophe tagetina)
Penstemon sp.
Prince's Plume (Stanleya pinnata)
Erigeron sp.
Small leaf Globemallow (Sphaeralcea parvifolia) ?Juste après un petit pont de bois, un serpent noir traverse le sentier juste devant moi, tellement vite que je n'ai pas le temps d'avoir peur, ni de le photographier ! Nous déjeunons vers 13h sur une table réservée aux groupes, mais libre et à l'ombre, près de la voiture. Des espèces de perruches pépient autour de nous. Avant de repartir, je discute avec le gardien du camp et sa femme sur l'opportunité de fournir, en plus du dépliant actuel, un autre sur la flore locale et ils semblent intéressés par l'idée.
Vers 13h45, nous quittons le parking d'Escalante River pour tenter de trouver les fameux Handprints et les pétroglyphes voisins. Chapeaux et crème solaire sont de rigueur car il fait 27°C. Un peu d'escalade et assez vite nous découvrons les premiers pétroglyphes (ceux de droite par rapport aux « mains »). Visiblement, il y a eu une tentative de vol, car des découpes sont faites à la disqueuse. Quel saccage !

Peu de temps après, Isabelle aperçoit les Handprints, mais le téléobjectif est de rigueur.
Premier "fichier" d'empreintes digitales, non déclaré à la CNIL 🙂 Comme Isabelle se repose à l'ombre, je continue seul la recherche des pétroglyphes (de gauche) et les trouve assez rapidement.

Nous sommes de retour au parking un peu avant 15h avec 30°C de température extérieure et prenons la route pour le Visitor Center d'Escalante (prise d'information sur l'état de la piste pour le lendemain) puis pour le camping où, en l'absence de gardien (Closed), nous posons une réservation pour la nuit prochaine. Ensuite, direction le Prospector Inn pour être sûr d'avoir une chambre pour la nuit ; no problemo ! Et nous voilà partis tâter la piste Hole in The Rock Road (HTRR), que nous aurons longuement au menu demain. Elle est impeccable, aucun problème pour rouler, large et quasiment plate et nous arrivons rapidement (20 minutes) à Devil's Garden.

Agréable balade parmi les formations rocheuses, arches, monolithes … .

Metate Arch
Mano Arch
C'est effectivement un site à faire avec des enfants tellement c'est aisé. Nous sommes tout seul pendant notre circuit et, seulement sur la fin, un jeune couple nous rejoint, mais repart rapidement.

Nous quittons cet endroit vers 17h45 et remontons vers la SB12 ; j'ai beau regarder partout, la piste ne présente pas de difficulté. C'est noté pour le lendemain. Arrivés à l'hôtel, nous débarquons sacs et glacière ; au menu : bains, traitement des photos, repas sur le pouce, internet et dodo (dans un vrai lit) tard !
Vendredi 5 juin Réveil à 7h et départ à 9 pour Peek-A-Boo via la HTRR (18°C et ciel bien nuageux). Comme prévu, la piste est impeccable jusqu'à Devil's Garden, et nous roulons à un train soutenu. Ensuite, je fais un peu plus attention et, à un moment, le sol devient tout blanc avec de nombreuses ornières profondes ; nous franchissons cette zone en première lente, mais c'est finalement assez court. Bifurcation sur la gauche et nous croisons un ranger qui semble surpris de nous voir là ; arrivée, après un peu de sable, au parking pour Dry Fork, Peek-A-Boo et Spooky Gulch à 9h55.
Le temps d'enfiler les chaussures, les sacs à dos, de se crémer puis de rentrer le point dans le gps et nous nous inscrivons sur le registre à 10h15. La descente commence, clairement balisée de cairns et avec quelques portions sableuses ; un vent assez fort nous aide à supporter les 28°C ambiants.

Nous entrons dans Dry Fork où nous cheminons (le sol est plat) entre les parois pendant environ 500 mètres avant de faire demi-tour. Quelques grosses chenilles, vraisemblablement tombées du plateau, jonchent le sol.

L'entrée de Peek-A-Boo est « embouteillée » ; un couple attend pour monter alors que plusieurs jeunes essayent de descendre et une grosse flaque d'eau « bloque » le pied de l'entrée.

Après avoir photographié un beau datura (fleur sacrée pour les Navajos) juste à droite de l'entrée,
Sacred Datura (Datura meteloides)nous partons pour Spooky Gulch, un demi-mile plus loin. Ce slot canyon est vraiment très étroit et nous adorons. Peu après l'entrée,

un chokestone (j'ai mi longtemps à comprendre !) oblige pratiquement à se mettre à quatre pattes

et rapidement, il faut tomber le sac à dos, serrer les fesses, rentrer le ventre et la poitrine ! Quelques contorsions plus tard, je fais demi-tour

mais Isabelle continue un peu.

Dans le wash, le vent, qui était agréable à la descente, devient vite pénible, transportant beaucoup de sable qui fouette, pique, gratte et s'infiltre partout. Retour à Peek-A-Boo toujours encombré et nous entamons la remontée en coupant parfois pour éviter les zones sableuses. D'en haut, on aperçoit l'entrée de Peek-A-Boo (au centre de la photo).

Départ à 12h25 pour Broken Bow Arch. La piste devient assez vite plus dure et la traversée de Carcass Wash (nom prédestiné ? ) se fait au ralenti. Une heure plus tard, nous arrivons au trailhead de Willow Gulch et entamons la descente par 28°C à 13h45 ; le sentier est surtout sableux, avec heureusement quelques portions de roche.

Rapidement arrivés dans le wash, nous le suivons et, à un confluent, nous rencontrons un duo de « grand-mères » qui fait demi-tour à cause des risques d'orage. Nous continuons quand-même et très vite croisons un couple d'américains avec leurs 2 chiens. Discussions, mamours surtout avec le Golden et demi-tour avec eux car ils nous disent aussi craindre l'orage ; le ciel est effectivement chargé. Retour vers la voiture vers 15h, avec quelques photos de The Graduate (nom que nous avons donné à un rocher).

La remontée dans le sable est assez dure et nous finissons en buvant une bière avec « nos » américains de Saint-Gorges. Adieu les chiens !
Nous prenons la route du retour (nous n'irons pas plus bas sur cette piste) et Isabelle confectionne les casse-croûte car il commence « à faire faim » ; nous les finissons sur le parking de Dance Hall, amphithéâtre naturel creusé dans la roche.

Après ce court arrêt, nous repartons pour Sunset Arch à 16h05. Nous garons la voiture à Water Tank, sur la butte, et entamons la marche dans le sable à 16h35 avec une température clémente (23°C) et heureusement, car Isabelle n'a pas du tout aimé cette rando où, vus les nuages, il était clair qu'il n'y aurait pas de coucher de soleil intéressant.

Je continue seul jusqu'à une autre arche, en contrebas, qui semble être récente.
Moonrise ArchNous sommes de retour à la voiture à 18h15 et continuons la remontée de la HTRR. Environ une demi-heure plus tard, entre les embranchements de Chimney Rock et Red Well, en voulant éviter un très gros affaissement sur le côté gauche de la piste,

je serre à droite quand Isabelle me crie : « ATTENTION »... trop tard !... Arrêt et descente de la voiture ; oups, j'ai effectivement trop serré à droite et les roues sont dans le sable mou, légèrement en contrebas de la piste, avec le wash encore plus bas, aïe, aïe, aïe. 😕😕😕

J'essaye avant et arrière, ... rien à faire ! Nous sommes enlisés ! Le pied ! Nous sommes dans la me..e !

Comme nous bloquons la piste, la seule consolation est de se dire que le prochain véhicule sera contraint de s'arrêter ; pourvu que ce soit un gros ! Effectivement, peu de temps après, un gros 4*4 rouge arrive sur notre arrière et 2 femmes en descendent, accompagnées de leurs enfants. Je demande à la conductrice si elle possède une corde ou assimilée et elle se met à chercher dans les caisses du coffre, tout en me disant que d'habitude, c'est son mari qui se charge de ces problèmes (dommage, il n'est pas là !). Elle trouve rapidement une sangle suffisamment solide pour tracter notre véhicule et j'essaye de l'accrocher sous la voiture car il n'y a aucun point de prévu. Sur ces entrefaites, un second 4*4 arrive avec 3 hommes à bord, ouf ! 😉 mais aucun d'entre eux ne veut prendre le volant du premier, aïe. Pendant que je me glisse sur mon siège, la conductrice du 4*4 se met dans l'axe de la piste et commence à reculer. Et là … grands cris !!! Elle s'arrête. Notre véhicule a bien commencé à reculer mais glisse, dangereusement, vers le wash. Grosse frayeur d'Isabelle. Un des 3 hommes se décide alors à prendre le volant du 4*4, se positionne à 45° par rapport à la piste pendant que les 2 autres ouvrent la portière arrière gauche de notre voiture et se mettent au rappel (environ 180 kg, ce n'est pas rien), car ils ont peur de la voir verser.

Trente secondes plus tard, un grand coup d'accélérateur et hop, tout est réglé (ouf ! ). Il ne reste plus qu'à enlever la sangle qui s'est bien bloquée.

Remerciements chaleureux à tou(te)s, ils ne veulent rien boire ni accepter et nous repartons les premiers ; tout cela n'aura même pas durée une heure. Isabelle me dira plus tard que je roulais moins vite après.
Alors qu'il a fait très gris et nuageux (mais lumineux) toute la journée, le ciel se dégage par le nord-ouest et le soleil brille très fort devant nous, nous éblouissant. Après avoir traversé Escalante, nous arrivons au camp à 20h30. La place n°15 que nous avions réservée est prise ; l'occupante nous indique alors que la 20 est libre pour nous mais qu'en cas de problème, la solution « Philippe » marcherait. Nous nous installons sur la 20 où un papillon nous signale que nous devons encore payer 8$ (en plus des 16 déjà versés). Je me dirige vers l'accueil, mais il est toujours « CLOSED », ce qui n'est guère surprenant vue l'heure tardive. Peu de temps après, un bénévole du parc prénommé Guy s'avance pour toucher son dû ; petite discussion, Isabelle s'en va, excédée, mais finalement il a raison. Nous n'avions pas le droit de faire notre réservation comme nous l'avons faite, c'est par téléphone ou à l'accueil. Comme je lui rétorque que l'accueil est toujours fermé, il me dit qu'il est dans la caravane sur le côté, le local étant en travaux (pourquoi un panneau Closed dans ce cas !). Je finis par régler ces 8$ qui correspondent en fait à la réservation (un peu cher, non !). Guy me dit qu'il aurait pu nous mettre dehors mais que maintenant nous pouvons profiter des douches (chaudes heureusement). Alors que nous commençons à préparer notre repas, un autochtone vient nous demander si nous voulons de la nourriture, car il a fini ses vacances et s'en va ; sympa, non ! Nous héritons ainsi d'un gallon de lait, de saucisses et de pain pour plusieurs jours.
Samedi 6 juin 7h du matin, réveil après une nuit fraîche ; il fait 9°C. Petit-déjeuner et pendant qu'Isabelle finit les préparatifs du départ, j'escalade au pas de charge le début de la randonnée vers Petrified Forest pour y jeter un œil rapide.

Belle vue d'en haut sur le lacNous partons pour Mossy Cave où nous arrivons à 9h40 avec 13°C. Le ciel est intégralement bleu, magnifique et le soleil brille de tous ses feux. Nous apercevons les prémices de Bryce et ses couleurs magnifiques : un camaïeu de rose, allant du très pâle et presque blanc au foncé tirant sur l'orange ; de belles promesses pour le lendemain car nous ne faisons que passer.

Petite balade tranquille le long d'un torrent et, après quelques photos de fleurs,
Bronze Evening Primrose (Oenothera howardii)
Wild Blue Flax (Linum perenne lewisii)nous bifurquons vers la grotte qui est plutôt un large surplomb.

Quelques photos plus tard,
D'un côté au soleil, de l'autre à contre-jourvue de la cascade

et retour vers le parking à 10h24.
Nous prenons la route, passant « avec désinvolture » devant l'entrée de Bryce Canyon et continuons vers Red Canyon. La couleur de la roche change, passant rapidement au rouge, mais d'un rouge totalement différent de celui de Moab. C'est plutôt du « Bryce », mais beaucoup plus foncé, plus rouge.

Nous nous arrêtons au Visitor Center (c'est devenu une habitude), achat de cartes postales, discussion sur les trails intéressants (pour compléter éventuellement nos infos, mais ouestusa était assez précis). Nous y trouvons, en consultation, un classeur avec plein de renseignements et de photos sur la flore locale.
Nous attaquons Pink Ledges qui démarre sur l'est du parking et nous emmène sur les hauteurs du VC avec toujours de magnifiques paysages et couleurs.

Nous enchainons par Photo Trail qui nous a laissé sur notre faim, car le nom semblait alléchant.
Alpine Phlox (Phlox condensata) ou Spreading Phlox (Phlox diffusa) ?Nous quittons ce superbe site, un peu négligé semble-t-il par les voyageurs et nous nous dirigeons vers Kodachrome Basin SP pour essayer de trouver une place sur le camping (j'avais hésité à réserver) et il reste de la place (16$ avec douche) ; nous déjeunons enfin à une heure raisonnable (13h20).
Vue sur les collines blanches-grises striées de rouge depuis le campNous quittons notre emplacement à 14h pour Willis Creek ; le début de la piste Skutumpah Road est impressionnant et grimpe bien, mais nous avançons tranquillement et atteignons le parking à 14h30 et 21°C. Un quart d'heure plus tard, nous démarrons la rando et, le vent aidant, la température chute à 18°C. La rando est très agréable, le sentier serpente dans le fond du canyon,

assez étroit par moment,

et nous passons fréquemment d'un côté à l'autre du torrent (très calme).

Son débit étant faible, il n'y a pas besoin de chaussures d'eau, mais cela ne doit pas toujours être le cas.

Cette rando est, en tout cas, à recommander avec des enfants. Ce n'est pas vraiment un slot canyon, mais pour ceux qui ne peuvent en voir, c'est un bon aperçu.

Demi-tour et arrivée au parking à 16h avec 3.75 km au podomètre.
Purple Locoweed (Oxytropis lambertii)Vers 16h30, nous démarrons Panorama Trail à Kodachrome, seule vraie rando que nous ferons dans ce parc.

Nous avons l'occasion de voir de près ce que les spécialistes pensent être des « fossiles » d'anciens conduits de geysers. Ce sont maintenant des monolithes, généralement blancs et parfois rouges, auxquels l'imagination peut prêter toute ressemblance 😉.
À gauche : ??? et à droite : Fred Flintstone SpireLe trail semble entouré, en hauteur, de collines gris-blanc strié de rouge.

Ballerina Geyser (ou Spire) ; nous, nous l'avons nommé "Défense d'éléphant" !Détour par Secret Passage dont nous ne comprenons pas le sens du nom.

Au bout d'une heure et demi, Isabelle qui a mal au pied droit entame le retour tandis que je continue seul sur Panorama Point, point de vue auquel on accède après une « petite » grimpette. Je ne regrette pas la montée, le paysage est magnifique.

À 18h50, nous parcourons rapidement Nature Trail et revenons sur notre emplacement de camping. Allumage d'un feu de camp, cuisson des saucisses sur la braise et repas bien habillés (pantalon et polaire) car la température a bien chuté. Traitement des photos accompagné par un bon cigare, à la lueur du feu puis dodo vers 22h. Petite pluie vers 4h du matin qui tambourine sur le toit de la voiture.
Dimanche 7 juin Réveil à 6h, petit déjeuner et toilette avec douches chaudes. Derniers clichés du parc et nous prenons la route vers 8h10 ; le thermomètre marque 8°C.
Petite forme du matin ! Il ne manquerait pas une partie du service ? Dans le style qui a la plus longue, on fait un concours ? 😉😉😉Nous arrivons à l'entrée du parc de Bryce Canyon un peu avant 9h (température extérieure de 9°C) ; passage aux toilettes, crème solaire même si le ciel n'est pas si bleu qu'hier, sacs à dos et nous voilà partis pour Sunset Point à 9h37 avec toujours une température fraîche et nous supportons bien la polaire ; n'oublions pas que nous sommes en altitude (8 000 pieds soit un peu plus de 2 400 mètres). Si la première impression que nous avons eu à Grand Canyon était fabuleuse, pour ici il n'y a pas de mot, il en faut au moins une kyrielle : fantastique, magnifique, merveilleux, plus toutes les onomatopées possibles et imaginables (waouh... !). Des aiguilles de roche allant de l'orange au blanc en passant par toutes les nuances possibles.
Sunset Point : 8 000 ft (2 438 m)Un peu avant 10h, nous attaquons la descente de Navajo Loop Trail, coté Wall Street. En regardant les petites silhouettes au bas de la descente, on imagine ce qu'il faudra remonter en fin de rando !

À part quelques rares pins, rien ne pousse dans cette descente.

Le bas en est atteint une demi-heure plus tard et nous faisons connaissance d'un petit écureuil, tranquillement assis sur un banc et que nous venons de déranger !
Golden-mantled Ground Squirrel (Spermophilus lateralis)Quelques fleurs sur le tronçon reliant Navajo Loop Trail et Peekaboo Loop Trail et nous continuons.
Manyflower Puccoon ou Southwestern Stoneseed (Lithospermum multiflorum)
Desert Paintbrush (Castilleja angustifolia)Ouestusa indique la randonnée peu fréquentée car assez rude et effectivement, elle alterne montées et descentes, et nous croyons bien que chacune est la dernière ! Mais le paysage est tellement beau que les multiples arrêts photos nous permettent de reprendre notre souffle.



La Madone et le griffon (appellations toutes personnelles)
Rock Columbine (Aquilegia scopulorum)



Nous mettons un peu moins de 2h pour cette boucle et revenons à notre banc retrouver notre ami l'écureuil (ou un de ses cousins) qui tente d'explorer nos sacs à dos,

accompagné d'un superbe oiseau bleu.
Steller's Jay (Cyanocitta stelleri)Il est 12h40 et nous envisageons de déjeuner sur ce banc, mais il y a trop de passage et nous repartons chercher un endroit plus calme, un tronc d'arbre à l'écart du sentier fera l'affaire. Une heure plus tard, nous continuons Queen's Garden Trail



et arrivons à Sunrise Point, après une montée pas si dure qu'imaginée (à moins que nous finissons par être entrainés 🙂 ).
Sunrise PointBalade sur la Rim Trail pour rejoindre Sunset Point où est garée notre voiture, nous avons marché en tout pratiquement 13 km.
Avant d'entamer la visite des différents points de vue le long de la route, je préfère aller vérifier qu'il n'y a pas de problème pour la réservation au terrain de camping et repérer les lieux pour un retour éventuellement tardif, sunset oblige. Nous vérifions la résa, discutons 2 minutes avec la « gardienne » , tout est OK et nous voilà partis vers l'extrémité de la route, Rainbow Point et Yovimpa Point.
Rainbow Point : 9 115 ft (2 778 m)
Yovimpa PointNous faisons tous les points de vues en revenant (altitude moyenne 2700 m)
Agua Canyon : 8 800 ft (2 682 m)
Natural Bridge : 8 627 ft (2 630 m)
Sheep Creek Swamp Canyonet arrivons à Inspiration Point où il y a 2 possibilités, soit rester sur le parking à touristes, en bas, où tous les cars débarquent leurs « cargaisons », ou monter à Upper, ça se mérite un peu, et découvrir ce que tous les 2 avons trouvé de mieux. Si vous n'avez que peu de temps à consacrer à Bryce, faites au moins ce point là (nous le referons d'ailleurs, mais c'est une autre histoire, racontée en sixième partie).
Upper Inspiration Point : 8 100 ft (2 469 m)Nous revenons nous garer à Sunset Point vers 18h avec 18°C au thermomètre et partons acheter quelques cartes postales au General Store pour attendre le coucher de soleil.
Nous admirons (une fois de plus) le paysage magnifique mais le ciel reste chargé
Sunset Point, à droite...
... et à gauche
Une demi-heure plus tard (~19h30), avec mon appareilet nous finissons par abandonner, « vaincus » par le froid à 19h40 alors que le thermomètre marque 14°C.
Retour au camping, petit feu de bois, diner et nous profitons des toilettes (et de leurs prises de courant) pour décharger les photos sur le pc, dont la batterie était faiblarde. Dodo rapidement car demain matin, sunrise !
Lundi 8 juin Lever des corps à 5h avec une température frisquette 1°C ! Nous partons rapidement, sans faire trop de bruit pour ne pas déranger les autres campeurs et arrivons à Sunrise Point à 5h30. Il y a déjà beaucoup de monde.
Sunrise Point : en attente de l'évènement, la lune nous accompagneNous avons le droit (le privilège ?) d'avoir un superbe lever de soleil, une fois n'est pas coutume ! Peu de mots pour décrire ce que nous ressentons ; j'espère que ces quelques photos vous permettrons d'y être un petit peu.
Panorama pris vers 6h
Le même panorama, environ 20 mn plus tardRetour au terrain de camping à 6h45 pour petit déjeuner et toilette (Isabelle, peut-être pas très réveillée, a noté 18h45 sur le carnet !!!). Nous quittons le camp à 7h45 puis nous nous dirigeons vers Fairyland Canyon
Fairyland Canyon : 7 758 ft (2 365 m)et rapidement disons adieu à Bryce Canyon. Ce parc restera pour nous deux, le parc des PLUS :les plus beaux paysages, et de loin (de près aussi 🙂), les plus hautes altitudes (pour l'instant), les plus basses températures (1°C), les plus raides côtes, notamment à Peekaboo !Suite au prochain numéro... 😉
Fin de la quatrième partie.
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Etats-Unis: panneaux "Adopt a highway" English translation pending
Hi
un truc m'a pas mal intrigué lors de mon voyage, ce sont les panneaux "Adopt a highway" le long des routes...
si je comprends tout, certaines personnes/institution peuvent "adopter" un morceau de highway.
Mais est-ce une concession à payer tous les ans ? L'argent sert-il à l'entretien des routes ( j'ai vu des zones en travaux partout, mais il faut avouer que pour certaines routes il y en a bien besoin 🤪), sachant que je n'ai pas vu l'ombre d'un péage le long des mes 3500 km ?
Est-ce que je peux, si ca me chante, demander à ce que l'on achète un panneau avec marqué "In loving memory of Envallis" après mon décès ?
Voilà, si vous en savez plus, ca m'intéreresse 😉
un truc m'a pas mal intrigué lors de mon voyage, ce sont les panneaux "Adopt a highway" le long des routes...
si je comprends tout, certaines personnes/institution peuvent "adopter" un morceau de highway.
Mais est-ce une concession à payer tous les ans ? L'argent sert-il à l'entretien des routes ( j'ai vu des zones en travaux partout, mais il faut avouer que pour certaines routes il y en a bien besoin 🤪), sachant que je n'ai pas vu l'ombre d'un péage le long des mes 3500 km ?
Est-ce que je peux, si ca me chante, demander à ce que l'on achète un panneau avec marqué "In loving memory of Envallis" après mon décès ?
Voilà, si vous en savez plus, ca m'intéreresse 😉
Découvrir le lac Titicaca côté Pérou ou Bolivie? English translation pending
Bonjour,
Nous avons l'opportunité de découvrir le lac Titicaca côté bolivien (de copacabana) ou péruvien (de Puno)? Nous avons entendu que c'était plus beau côté péruvien et inversement du coup que nous conseillez-vous?
Merci de votre retour !
"École de campagne" à Cuba: le saviez-vous? English translation pending
nous venons d'apprendre que ma petite belle sœur (12 ans)devra obligatoirement participer le mois prochain a l'école de campagne
horaire et planning
5 heures du mat debout pas au clairon mais bien avec une grosse cloche
5 heures 30 petit dej tasse de café + fongo sorte de banane écrasée
6 heures/ 13 heures travail obligatoire au champs , désherbage , récolte de fruits , divers taches agricole avec quota de production
13 heures retour a l'établissement dit scolaire et repas genre potage eau claire
13 / 17 heures cours
17h30 repas
18 heures dodo , bien mérité dans un dortoir type militaire lit métallique superposé comme dans les bons vieux film des années 50
visite des parents une fois par semaine , en générale avec de l'alimentation pour leur progéniture
durée du séjour club med entre un et quatre mois , tout inclus , bien entendu sans le moindre salaire
n'hésitez pas donner votre opinion
c'est la réalité , ce n'est pas un canular
c'est la réalité , ce n'est pas un canular
Idées de cadeaux à donner au El Salvador? English translation pending
Je pars pour l'hotel royal décameron salinitas le 25 janvier 2010 et je voulais savoir ce que je peux donner comme petit cadeau aux gens là bas.
Croisière sur le Fantasia le 11 décembre 2009 English translation pending
bonjour a tous,
cherchant une croisiere pour le mois de decembre, je suis tombé sur une offre super interessante en telephonant a AZUR CROISIERES ( elle n'etait pas encore sur le site au prix ou je l'ai eu) le bateau est le fantasia (msc), le jumeau du splendida il part le 11 decembre pour 12 jours, il fait depart nice/genes, barcelone, gibraltar, en mer, funchal, tenerife, arrecife, en mer, malaga, en mer, rome retour genes/nice, transfert inclus , j'ai eu une cabine exterieur avec balcon a 499 euros par personnes😉, j'ai l'habitude de regarder un peu tout les sites de croisières je n'ai pas trouvé moins cher. Si quelqu'un a fait ce parcours et si vous avez des idées pour les escales je suis preneuse. merci pour vos reponses a bientot amicalement brigitte
cherchant une croisiere pour le mois de decembre, je suis tombé sur une offre super interessante en telephonant a AZUR CROISIERES ( elle n'etait pas encore sur le site au prix ou je l'ai eu) le bateau est le fantasia (msc), le jumeau du splendida il part le 11 decembre pour 12 jours, il fait depart nice/genes, barcelone, gibraltar, en mer, funchal, tenerife, arrecife, en mer, malaga, en mer, rome retour genes/nice, transfert inclus , j'ai eu une cabine exterieur avec balcon a 499 euros par personnes😉, j'ai l'habitude de regarder un peu tout les sites de croisières je n'ai pas trouvé moins cher. Si quelqu'un a fait ce parcours et si vous avez des idées pour les escales je suis preneuse. merci pour vos reponses a bientot amicalement brigitte
Hésitation entre deux hôtels à Venise English translation pending
Bonjour
Je pars bientot pour venise, le temps d'un weekend, et j'ai vu 2 hotels qui me paraissent bien
J'aurais souhaité avoir votre avis
Reiter Hotel Venice Hotel Vime Byron
Ils sont apparemment situés dans le quartier du Lido
Que pensez vous de ces hotels? et de ce quartier? Est-ce loin du centre de venise?
Merci à l'avance...
Je pars bientot pour venise, le temps d'un weekend, et j'ai vu 2 hotels qui me paraissent bien
J'aurais souhaité avoir votre avis
Reiter Hotel Venice Hotel Vime Byron
Ils sont apparemment situés dans le quartier du Lido
Que pensez vous de ces hotels? et de ce quartier? Est-ce loin du centre de venise?
Merci à l'avance...
Avis sur circuit dans l'Ouest américain + variante Hawaï du 6 au 21 octobre English translation pending
Bonjour
Mon amie et moi-même partons du 6 au 21 Octobre au Etats-Unis ... çà sera notre premier voyage là bas. Aussi , pour ce premier voyage , nous avons décidé de choisir un tour operator plutôt que de partir complètement à l'aventure (conseil donné par un ami australien ... qui de plus est prof d'anglais en france (très habitué à voyager)).
Aussi , nous avons opté pour un voyage "Ruée vers l'ouest + variante Hawaï" ... et d'après ce que j'ai lu sur d'autres topics ... les temperatures sont assez fraiche !! Donc , je pense qu'on prendra quand même de quoi se couvrir (et pas uniquement des pulls) ... néanmoins , nous allons aussi visiter (je crois que c'est le 6ème ou 7ème jours) Les studios Universals à L.A. et passeront par Las Vegas.
Je compte en profiter pour réaliser pleins de photos ... je n'irai pas tous les ans non plus.
Quelqu'un a-t-il déjà réalisé ce voyage ? (conseils et remarques fortement apprécié)
Si dessous le planning (c'est du standard ... vue ... revue .... et surtout très connue , je pense)
- -- Jour 1 : France / Phœnix
Enregistrement individuel. Envol pour Phœnix. Accueil par votre guide-accompagnateur et transfert à l'hôtel. Dîner libre. Hébergement. Jour 2 : Phœnix / Grand Canyon / Page
Découvrez les splendides falaises rouges du village d'artistes de Sedona avant d'emprunter la route panoramique du Oak Creek Canyon. Déjeuner-buffet. Admirez les fabuleux paysages du Grand Canyon. Ses dimensions gigantesques et la variété des couleurs des roches en font un lieu unique. Suivez la route panoramique le long de la rive sud. Continuation pour Page. Dîner. Hébergement. Jour 3 : Page / Canyon de Chelly / Monument Valley / Blanding
Admirez l'impressionnant barrage sur le Colorado, à l'origine du Lac Powell, avant de pénétrer dans l'immense réserve indienne des Navajos. Route vers les formations rocheuses uniques de Monument Valley. Visitez le parc au cours d'une excursion en véhicule tout-terrain en compagnie d'un Indien Navajo. Déjeuner de spécialités indiennes. Découvrez ensuite les falaises abruptes du Canyon de Chelly, dernier bastion de la résistance indienne contre Kit Carson en 1864. Route vers Blanding. Dîner. Hébergement. Jour 4 : Blanding / Arches / Canyonlands / Moab
Visite du parc national d'Arches. Découvrez ces nombreuses arches naturelles de couleurs ocre taillées par l'érosion. Déjeuner pique-nique dans le parc. Admirez en fin de journée le spectaculaire panorama du parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point. Dîner. Hébergement. Jour 5 : Moab / Capitol Reef / Bryce Canyon
Traversez le parc de Capitol Reef. La route panoramique offre des points de vue saisissants sur les hautes falaises multicolores. Déjeuner. Découvrez ensuite la beauté de Bryce Canyon. L'érosion a sculpté d'innombrables tourelles dans de gigantesques amphithéâtres naturels, les couleurs passent de l'ocre rouge au violet par toutes les nuances d'orange et de rose. Dîner. Hébergement. Jour 6 : Bryce Canyon / Zion / Las Vegas
Suivez la superbe route panoramique qui traverse le parc de Zion. Les couleurs variées des falaises sont stupéfiantes. Déjeuner puis arrêt photo au temple mormon de Saint-George. Route à travers le désert pour arriver à Las Vegas, oasis de lumière, capitale mondiale du jeu et des spectacles. Dîner libre. Hébergement pour 2 nuits. Jour 7 : Las Vegas / Vallée de la Mort / Las Vegas
Découverte du point le plus aride des USA : la Vallée de la Mort présente des paysages variés allant des hautes montagnes au point le plus bas du continent, un désert de dunes de sable et de spectaculaires gisements d'ocre... Déjeuner au cœur d'une oasis. Retour à Las Vegas. Dîner et soirée libres. Jour 8 : Las Vegas / Los Angeles
Traversée du désert Mojave. Arrivée à Hollywood aux célèbres studios Universal. Déjeuner simple puis visitez les décors des studios à bord d'un petit train. Profitez également des nombreuses attractions créées sur le thème de vos films préférés. Dîner. Hébergement. Jour 9 : Los Angeles / Santa Barbara / Solvang / Lompoc
Tour de la "Cité des Anges" : Hollywood, Sunset Boulevard, Beverly Hills, les empreintes des stars, les magasins de luxe de Rodeo Drive. Déjeuner. Départ le long du Pacifique jusqu'à Santa Barbara. Promenade à pied dans le vieux centre espagnol. Continuation vers Solvang, un curieux village créé par une communauté danoise. Tout y est : les maisons à colombages, les nids de cigognes et les délicieux gâteaux aux pommes... Surprenant ! Route jusqu'à Lompoc. Dîner-buffet. Hébergement. Jour 10 : Lompoc / Monterey / San Francisco
Découverte de la péninsule de Monterey. Empruntez la superbe route panoramique "17 Mile Drive" qui serpente en bord de Pacifique entre de luxueux golfs et les manoirs de riches célébrités. Déjeuner dans le village pittoresque Carmel. Visite de Monterey : l'ancien port de pêche à la sardine est devenu un haut lieu touristique. Rejoignez San Francisco, la ville la plus européenne de Californie. Tour d'orientation de Chinatown et dîner de spécialités chinoises. Hébergement pour 2 nuits. Jour 11 : San Francisco
Visitez la ville préférée des voyageurs en Californie : Union Square, Market Street, le pont du Golden Gate. Déjeuner à Fisherman's Wharf. Après-midi libre. Profitez d'un ticket de cable-car remis par votre guide pour faire l'expérience de ce moyen de transport unique. Dîner et soirée libres. Jour 12 : San Francisco / Honolulu
Transfert à l'aéroport. Enregistrement individuel. Envol pour Honolulu. Accueil hawaïen et remise du collier de fleurs traditionnel. Transfert à l'hôtel. Déjeuners et dîners libres. Hébergement pour 3 nuits avec petits déjeuners américains. Jours 13-14 : Honolulu
Journée et repas libres pour découvrir Honolulu et profiter de la plage de Waikiki. Jour 15 : Honolulu / France
Selon l'horaire de vol, transfert à l'aéroport. Envol pour la France. Dîner et nuit à bord. Jour 16 : France
Petit déjeuner à bord. Arrivée en France.
--
Notre but étant d'être le mieux préparé !!
- Faut-il prendre des chaussures de marches ? (basket , c'est bien ... mais si on doit faire des trucs long à pied ...) - Faut-il prendre pas mal de liquidité ? (je sais les CB c'est bien , mais on en trouve pas partout , surtout dans les coins perdu ... et combien budgétiser) - Quels vétements prendres en particulier ou éviter pour cette période de l'année ?
Si vous avez des conseils .... ils seront les bienvenues .... Je me suis un peu renseigné sur Universal Studios .. et il semblerait que l'on ait un peu de chance , puisqu'on y sera un mardi ... donc , çà sera moins remplis qu'un Week-end.
Quelqu'un aurait-il un conseil pour Hawaï .... rester 2 jours là bas ... c'est bien .... mais çà serait bien de visiter quelques trucs .. donc une idée serait très apprécié.
Un truc quand même .... c'est la durée du voyage ... à l'allée ... 20h32 !!!!!!!! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué : Paris (CDG) -> Francfort (4h d'attente) Francfort -> Denver Denver -> Phoenix
Pour le retour , c'est pire : 27h35 (!!!!!!!!!!!!!!) Honolulu -> San Fransisco San Fransisco -> Munich Munich -> Paris (CDG)
Merci d'avance ... pour toutes aides précieuse :)
David
Mon amie et moi-même partons du 6 au 21 Octobre au Etats-Unis ... çà sera notre premier voyage là bas. Aussi , pour ce premier voyage , nous avons décidé de choisir un tour operator plutôt que de partir complètement à l'aventure (conseil donné par un ami australien ... qui de plus est prof d'anglais en france (très habitué à voyager)).
Aussi , nous avons opté pour un voyage "Ruée vers l'ouest + variante Hawaï" ... et d'après ce que j'ai lu sur d'autres topics ... les temperatures sont assez fraiche !! Donc , je pense qu'on prendra quand même de quoi se couvrir (et pas uniquement des pulls) ... néanmoins , nous allons aussi visiter (je crois que c'est le 6ème ou 7ème jours) Les studios Universals à L.A. et passeront par Las Vegas.
Je compte en profiter pour réaliser pleins de photos ... je n'irai pas tous les ans non plus.
Quelqu'un a-t-il déjà réalisé ce voyage ? (conseils et remarques fortement apprécié)
Si dessous le planning (c'est du standard ... vue ... revue .... et surtout très connue , je pense)
- -- Jour 1 : France / Phœnix
Enregistrement individuel. Envol pour Phœnix. Accueil par votre guide-accompagnateur et transfert à l'hôtel. Dîner libre. Hébergement. Jour 2 : Phœnix / Grand Canyon / Page
Découvrez les splendides falaises rouges du village d'artistes de Sedona avant d'emprunter la route panoramique du Oak Creek Canyon. Déjeuner-buffet. Admirez les fabuleux paysages du Grand Canyon. Ses dimensions gigantesques et la variété des couleurs des roches en font un lieu unique. Suivez la route panoramique le long de la rive sud. Continuation pour Page. Dîner. Hébergement. Jour 3 : Page / Canyon de Chelly / Monument Valley / Blanding
Admirez l'impressionnant barrage sur le Colorado, à l'origine du Lac Powell, avant de pénétrer dans l'immense réserve indienne des Navajos. Route vers les formations rocheuses uniques de Monument Valley. Visitez le parc au cours d'une excursion en véhicule tout-terrain en compagnie d'un Indien Navajo. Déjeuner de spécialités indiennes. Découvrez ensuite les falaises abruptes du Canyon de Chelly, dernier bastion de la résistance indienne contre Kit Carson en 1864. Route vers Blanding. Dîner. Hébergement. Jour 4 : Blanding / Arches / Canyonlands / Moab
Visite du parc national d'Arches. Découvrez ces nombreuses arches naturelles de couleurs ocre taillées par l'érosion. Déjeuner pique-nique dans le parc. Admirez en fin de journée le spectaculaire panorama du parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point. Dîner. Hébergement. Jour 5 : Moab / Capitol Reef / Bryce Canyon
Traversez le parc de Capitol Reef. La route panoramique offre des points de vue saisissants sur les hautes falaises multicolores. Déjeuner. Découvrez ensuite la beauté de Bryce Canyon. L'érosion a sculpté d'innombrables tourelles dans de gigantesques amphithéâtres naturels, les couleurs passent de l'ocre rouge au violet par toutes les nuances d'orange et de rose. Dîner. Hébergement. Jour 6 : Bryce Canyon / Zion / Las Vegas
Suivez la superbe route panoramique qui traverse le parc de Zion. Les couleurs variées des falaises sont stupéfiantes. Déjeuner puis arrêt photo au temple mormon de Saint-George. Route à travers le désert pour arriver à Las Vegas, oasis de lumière, capitale mondiale du jeu et des spectacles. Dîner libre. Hébergement pour 2 nuits. Jour 7 : Las Vegas / Vallée de la Mort / Las Vegas
Découverte du point le plus aride des USA : la Vallée de la Mort présente des paysages variés allant des hautes montagnes au point le plus bas du continent, un désert de dunes de sable et de spectaculaires gisements d'ocre... Déjeuner au cœur d'une oasis. Retour à Las Vegas. Dîner et soirée libres. Jour 8 : Las Vegas / Los Angeles
Traversée du désert Mojave. Arrivée à Hollywood aux célèbres studios Universal. Déjeuner simple puis visitez les décors des studios à bord d'un petit train. Profitez également des nombreuses attractions créées sur le thème de vos films préférés. Dîner. Hébergement. Jour 9 : Los Angeles / Santa Barbara / Solvang / Lompoc
Tour de la "Cité des Anges" : Hollywood, Sunset Boulevard, Beverly Hills, les empreintes des stars, les magasins de luxe de Rodeo Drive. Déjeuner. Départ le long du Pacifique jusqu'à Santa Barbara. Promenade à pied dans le vieux centre espagnol. Continuation vers Solvang, un curieux village créé par une communauté danoise. Tout y est : les maisons à colombages, les nids de cigognes et les délicieux gâteaux aux pommes... Surprenant ! Route jusqu'à Lompoc. Dîner-buffet. Hébergement. Jour 10 : Lompoc / Monterey / San Francisco
Découverte de la péninsule de Monterey. Empruntez la superbe route panoramique "17 Mile Drive" qui serpente en bord de Pacifique entre de luxueux golfs et les manoirs de riches célébrités. Déjeuner dans le village pittoresque Carmel. Visite de Monterey : l'ancien port de pêche à la sardine est devenu un haut lieu touristique. Rejoignez San Francisco, la ville la plus européenne de Californie. Tour d'orientation de Chinatown et dîner de spécialités chinoises. Hébergement pour 2 nuits. Jour 11 : San Francisco
Visitez la ville préférée des voyageurs en Californie : Union Square, Market Street, le pont du Golden Gate. Déjeuner à Fisherman's Wharf. Après-midi libre. Profitez d'un ticket de cable-car remis par votre guide pour faire l'expérience de ce moyen de transport unique. Dîner et soirée libres. Jour 12 : San Francisco / Honolulu
Transfert à l'aéroport. Enregistrement individuel. Envol pour Honolulu. Accueil hawaïen et remise du collier de fleurs traditionnel. Transfert à l'hôtel. Déjeuners et dîners libres. Hébergement pour 3 nuits avec petits déjeuners américains. Jours 13-14 : Honolulu
Journée et repas libres pour découvrir Honolulu et profiter de la plage de Waikiki. Jour 15 : Honolulu / France
Selon l'horaire de vol, transfert à l'aéroport. Envol pour la France. Dîner et nuit à bord. Jour 16 : France
Petit déjeuner à bord. Arrivée en France.
--
Notre but étant d'être le mieux préparé !!
- Faut-il prendre des chaussures de marches ? (basket , c'est bien ... mais si on doit faire des trucs long à pied ...) - Faut-il prendre pas mal de liquidité ? (je sais les CB c'est bien , mais on en trouve pas partout , surtout dans les coins perdu ... et combien budgétiser) - Quels vétements prendres en particulier ou éviter pour cette période de l'année ?
Si vous avez des conseils .... ils seront les bienvenues .... Je me suis un peu renseigné sur Universal Studios .. et il semblerait que l'on ait un peu de chance , puisqu'on y sera un mardi ... donc , çà sera moins remplis qu'un Week-end.
Quelqu'un aurait-il un conseil pour Hawaï .... rester 2 jours là bas ... c'est bien .... mais çà serait bien de visiter quelques trucs .. donc une idée serait très apprécié.
Un truc quand même .... c'est la durée du voyage ... à l'allée ... 20h32 !!!!!!!! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué : Paris (CDG) -> Francfort (4h d'attente) Francfort -> Denver Denver -> Phoenix
Pour le retour , c'est pire : 27h35 (!!!!!!!!!!!!!!) Honolulu -> San Fransisco San Fransisco -> Munich Munich -> Paris (CDG)
Merci d'avance ... pour toutes aides précieuse :)
David
Retour d'un périple de cinq semaines à Madagascar: bons plans! English translation pending
bonjour à tous!!!
de retour d'un périple extraordinaire de 5 semaines à madagascar cet été, je souhaite vous faire partager mes coups de coeur bons plans!!!
en vrac: * un guide adorable, compétent et très professionnel: c'est Colbert, vous pouvez le trouver à Antsirabé "l'Arche" (bon resto en passsant!!)ou le joindre au +261324046597 ou +0324046597 ou par mail: colbertmada@yahoo.fr il peut vous emmenner faire la descente de la tsirbihna, les tsingy, l'allée des baobabs, la RN7, le grand sud , pangalane...
* une guesthouse confortable , accueillante, gouteuse, et familiale: le kintana à Anakao :le mail: nieljm@gmail.com
* un snack pour petit déjeuner, déjeuner et diner tout récent et tenu par 2 jeunes vazha extrêmement sympatiques: petits déjs les meilleurs de mada, de la mousse au chocolat à tomber par terre...tout est exellent!!! "c'est au rayon de soleil" chez jessica à Tuléar...il setrouve juste en face "le port d'embarquement" pour Anakao!!pratique!!
un hotel avec un accueil adorable et un bon resto à ambalavao, c'est mon coup de coeur hotel bon marché, c'est le "tsienimparity" , en plus il font salon de thé avec d'exellents pains au chocolat!!! conseil :éviter le "bougainvillées"
j'ai aussi bien aimé:pour dormir "chez billy" à Antsirabé, chez "alice" à rahonira (isalo) et pour manger l'ancre d'or à fiana!!
voili voilou!! si vous voulez plus d'infos , n'hésitez pas à me contacter!
de retour d'un périple extraordinaire de 5 semaines à madagascar cet été, je souhaite vous faire partager mes coups de coeur bons plans!!!
en vrac: * un guide adorable, compétent et très professionnel: c'est Colbert, vous pouvez le trouver à Antsirabé "l'Arche" (bon resto en passsant!!)ou le joindre au +261324046597 ou +0324046597 ou par mail: colbertmada@yahoo.fr il peut vous emmenner faire la descente de la tsirbihna, les tsingy, l'allée des baobabs, la RN7, le grand sud , pangalane...
* une guesthouse confortable , accueillante, gouteuse, et familiale: le kintana à Anakao :le mail: nieljm@gmail.com
* un snack pour petit déjeuner, déjeuner et diner tout récent et tenu par 2 jeunes vazha extrêmement sympatiques: petits déjs les meilleurs de mada, de la mousse au chocolat à tomber par terre...tout est exellent!!! "c'est au rayon de soleil" chez jessica à Tuléar...il setrouve juste en face "le port d'embarquement" pour Anakao!!pratique!!
un hotel avec un accueil adorable et un bon resto à ambalavao, c'est mon coup de coeur hotel bon marché, c'est le "tsienimparity" , en plus il font salon de thé avec d'exellents pains au chocolat!!! conseil :éviter le "bougainvillées"
j'ai aussi bien aimé:pour dormir "chez billy" à Antsirabé, chez "alice" à rahonira (isalo) et pour manger l'ancre d'or à fiana!!
voili voilou!! si vous voulez plus d'infos , n'hésitez pas à me contacter!
Nakhon Sawan et Uthai Thani: marchés et visites, transports? English translation pending
Arrivant de Mae Sot et de UmPhang,
j'envisage de fairre un petit tour par Nakhon Sawan ou par Uthai Thani
Ces villes ne sont pas dans le Lonely, ce qui est plutôt bon signe.
Peu d'infos aussi sur VF
Y a-t-il des marchés interessants, des choses originales à decouvrir ? Raz le bol des temples, waterfall et hot springs
Savez-vous s'il y a des bus + ou - directs pour Nakhon Sawan ou pour Uthai Thani depuis Umphang ? de GH sympa et pas trop chères ?
Bye
Ferex
Voyage de huit jours à Luang Prabang avec ma fille de 6 ans English translation pending
bonjour,
nous allons passer, ma fille(6 ans) et moi 8 jours à Luang prabang, fin octobre.
J'aimarais savoir les choses à faire à Luang Prabang avec une enfant, ainsi que des adresses de guest house sympas et tranquilles.
merci
nous allons passer, ma fille(6 ans) et moi 8 jours à Luang prabang, fin octobre.
J'aimarais savoir les choses à faire à Luang Prabang avec une enfant, ainsi que des adresses de guest house sympas et tranquilles.
merci
Louer un condo dans la région de Rayong-Trat? English translation pending
Salut à tous 🙂
Je reparts le 29/11 pour la Thailande et ce pour un peu plus de 2 mois minimum. J'aurais voulu savoir si pour cette periode il est aisé de louer un condo au mois sans réservation au préalable, dans la région de Rayong-Trat ?
cela me permettra d'avoir un pied à terre d'être, proche des petites bourgades et iles chères à mon coeur où je pourrais me poser quelques jours à chaque fois, quitte à ne pas dormir dans le condo toutes les nuits.
Cela me permettrais aussi de faire un peu d'économie, plutot que de louer une chambre chaque nuit à minimum 600baths.
Merci
Je reparts le 29/11 pour la Thailande et ce pour un peu plus de 2 mois minimum. J'aurais voulu savoir si pour cette periode il est aisé de louer un condo au mois sans réservation au préalable, dans la région de Rayong-Trat ?
cela me permettra d'avoir un pied à terre d'être, proche des petites bourgades et iles chères à mon coeur où je pourrais me poser quelques jours à chaque fois, quitte à ne pas dormir dans le condo toutes les nuits.
Cela me permettrais aussi de faire un peu d'économie, plutot que de louer une chambre chaque nuit à minimum 600baths.
Merci
Carnet de voyage au nord Vietnam du 1er au 21 août 2009 (2ème semaine) English translation pending
Dimanche 9 Aout : Thanh Hóa
4° et dernier jour de treck. Cela commence à faire beaucoup ! A priori aujourd’hui il est prévu une ballade de 15 km en montagne sur la journée!!!
Quand on apprend que nous devons dormir dans un nouveau village le soir on s’inquiète un peu. Comment revient on demain vu que l’on part pour Son La (160 km) à 8h du matin ? Va-t-on devoir faire le chemin inverse en une seule traite ? A priori oui.
Etant donné la chaleur et la fatigue des trois derniers jours (je rappelle que nous dormons à même le sol sur des paillasses et que pour une longue nuit de sommeil ce n’est pas l’idéal) on craint le pire. Du coup on renonce et on décide de rester au village pour une ballade plus cool autour de ce dernier.
C’est jour de marché on va donc en profiter puis on ira voir une grotte celle de Hang Chieu.
Celle là elle se mérite : 1200 marches pour y accéder !! La montée est longue et pénible. La descente bien plus rapide.
Une fois de plus trempé de sueur, on s’installe dans un resto local pour se refaire une santé.
C’est dimanche et à priori les hommes du coin ont décidé de venir faire banquet et de picoler sans leurs femmes. L’ambiance dans le restaurant est animée !!
On retourne ensuite au village pour se reposer et finir la journée au calme.
Sauf qu’entre temps un voisin (deux maisons sur pilotis plus loin) est passé de vie à trépas. On nous explique que dans de telles circonstances les obsèques durent trois jours Les deux premiers on veille le défunt chez lui, pour le pleurer et permettre aux proches de venir, le 3ième étant consacré à l’enterrement proprement dit et au banquet qui s’en suivra.
Nous on est la le 1er jour : ils vont le veiller toute la journée et toute la nuit au son du gong et des chants. Pour dormir cela n’aide pas non plus.




Lundi 10 Aout : Thanh Hóa – Son La
Direction Son La, notre prochaine étape. 160 km à travers un paysage très montagneux. Moins de rizière mais beaucoup plus de maïs et de thé. Nous prenons le chemin des écoliers pour prendre le temps de visiter des villages de Thaï Noirs (cette fois) et de Muong. La journée est moins fatigante mais très riche en rencontre avec les villageois de ces différentes ethnies.
Nous arrivons en fin de journée à Son La où nous visitons (avec peu de fierté) l’ancienne prison française de sinistre mémoire pour les vietnamiens. C’est ici que furent emprisonnés et torturés les indépendantistes dans les années 40 à 50 par les autorités françaises.
Nuit à l’hôtel Sunrise (pour une nuit c’est suffisant, internet à la réception et restaurant simple mais bon)



Mardi 11 Aout : Son La – Sapa
Debout 7 heures car une longue route nous attend pour rejoindre Sapa.
Route de montagne qui ressemble le plus souvent à une piste.
Les paysages sont une fois de plus somptueux. Après deux heures nous arrivons devant « la Rivière Noire » qu’il nous faut traverser en bac. Puis c’est l’ascension du mont Fransipan. C’est le point culminant (3143m) de la chaine de montagne Hoang Lien que les Français appelaient les Alpes Tonkinoises. On passe par le col de Tram Ton (la porte du ciel) à 1900 m d’altitude. Cela vaut le détour ! C’est même un peu flippant compte tenu de la hauteur des pentes que l’on longe, l’état des routes et des travaux qui nous obligent parfois à nous arrêter en pleine côte ! En haut du col la vue est imprenable.
Dans la descente on s’arrête au bord de la cascade d’Argent (Thac Bac)
Compte tenu de l’altitude la température y est très agréable. A noter qu’ici on élève du saumon dans des bassins le long des routes.
Enfin nous arrivons à Sapa. Station climatique et résidentielle des colons français dans les années 20-30, quasiment détruite durant les guerres qu’a connu le Vietnam (seconde guerre mondiale, guerre d’Indochine, guerre du Vietnam et enfin le différent frontalier avec la chine en 1979), elle connaît aujourd’hui un renouveau avec le tourisme.
Du coup on y croise un grand nombre d’étrangers comme nous.
Notre hôtel situé sur les hauteurs de la ville nous met à l’abri des bruits inhérents à de telles villes tout en nous donnant une vue imprenable sur la vallée.
Quartier libre : nous partons à la découverte de la ville :
Comme vous pouvez le voir sur les photos, on mange bien du chien au Vietnam. Les enfants ont du mal à l’accepter.



Mercredi 12 Aout : Sapa
Aujourd’hui la journée est consacrée à la découverte des ethnies .Deux ballades de deux/trois heures sont au programme de la journée. Le matin est consacré à la visite d’un village Hmong. Situé juste au pied de la ville de Sa Pa, le village de Ta Van est un village « musée ». Spécialement organisé pour les touristes, il permet de découvrir la vie quotidienne des Hmong. Si on y gagne en information, on y perd en authenticité. Après un savoureux déjeuner, on entame la seconde ballade pour traverser des villages Jarai.
Les Hmong se divisent en sous ethnies que l’on distingue grâce à des variations de leurs costumes traditionnels : les Hmong noirs, blancs, rouges, verts et fleurs. En ce qui nous concerne nous sommes chez les Hmong noirs
Quand aux Jarai ils ont la particularité être matrilinéaires c'est-à-dire que la cellule familiale tourne autour de la femme. C’est la famille de la fille qui demande le garçon en mariage, le couple vit avec la famille de la fille, l’héritage revient aux femmes….
De retour à Sa Pa pour la fin de journée nous croisons également des Dao Rouges. Les femmes ont une coiffe de couleur rouge.
Nous passons ces deux nuits à l’hôtel Sapa (www.sapahotel.com.vn ) Hôtel sympa (wifi dans les chambre) avec une superbe vu sur la vallée et très bien situé (à l’écart du brouhaha de la ville tout en étant proche du centre). Mais attention beaucoup de monde en saison. Il y a un resto sur place mais la ville de Sapa en compte un très grand nombre.




Jeudi 13 Aout : Sapa – Vu Linh
Après ces deux nuits à Sa Pa, nous entamons notre remontée vers Hanoï. Une longue journée de route nous attend. Ce soir nous dormirons dans un nouveau village et plus particulièrement chez les Dao à pantalon blanc.
En attendant nous passons par Lao Cai, poste frontière avec la Chine.
Profitons de cette longue journée de route pour évoquer la cuisine vietnamienne. On y compte, dit on, plus de 500 plats traditionnels. Il faut savoir aussi que les vietnamiens n’ont aucun interdit culinaire (le chien n’est qu’un petit aperçu !) . Nous restons donc prudents.
On trouve l’inévitable « com » : le riz. On en mange sous toutes les formes, du riz blanc au riz gluant servi avec une sauce à base de cacahuète, en passant par les nouilles, les gateaux, ext.. Sans oublier sa forme liquide : l’alcool de riz. Toutes les occasions sont bonnes pour trinquer.
Autre incontournable : le pho. C’est une soupe de nouille au bœuf, au porc ou au poulet. Très parfumée et délicieuse.
Bien sur on trouve les célèbres nems que l’on ne présente plus mais qui on ici un goût inimitable. Les enfants en raffolent.
Bien sur des légumes cuits ou crus (à éviter pour nos fragiles intestins) divers et variés sont toujours sur la table. Je n’en retiendrai qu’un : le rau muong ou épinard d’eau que l’on trouve systématiquement.
Côté viande (toujours émincée) on retrouve le poulet, le canard, le bœuf, le porc bouilli ou frit. On évitera bien sur tout ce qui est insectes, reptiles, chien, abats.
Ne pas oublier le poisson. Même si on est loin de la mer, on en trouve souvent. Il est ici élevé en vivier ce qui garantit sa fraîcheur.


4° et dernier jour de treck. Cela commence à faire beaucoup ! A priori aujourd’hui il est prévu une ballade de 15 km en montagne sur la journée!!!
Quand on apprend que nous devons dormir dans un nouveau village le soir on s’inquiète un peu. Comment revient on demain vu que l’on part pour Son La (160 km) à 8h du matin ? Va-t-on devoir faire le chemin inverse en une seule traite ? A priori oui.
Etant donné la chaleur et la fatigue des trois derniers jours (je rappelle que nous dormons à même le sol sur des paillasses et que pour une longue nuit de sommeil ce n’est pas l’idéal) on craint le pire. Du coup on renonce et on décide de rester au village pour une ballade plus cool autour de ce dernier.
C’est jour de marché on va donc en profiter puis on ira voir une grotte celle de Hang Chieu.
Celle là elle se mérite : 1200 marches pour y accéder !! La montée est longue et pénible. La descente bien plus rapide.
Une fois de plus trempé de sueur, on s’installe dans un resto local pour se refaire une santé.
C’est dimanche et à priori les hommes du coin ont décidé de venir faire banquet et de picoler sans leurs femmes. L’ambiance dans le restaurant est animée !!
On retourne ensuite au village pour se reposer et finir la journée au calme.
Sauf qu’entre temps un voisin (deux maisons sur pilotis plus loin) est passé de vie à trépas. On nous explique que dans de telles circonstances les obsèques durent trois jours Les deux premiers on veille le défunt chez lui, pour le pleurer et permettre aux proches de venir, le 3ième étant consacré à l’enterrement proprement dit et au banquet qui s’en suivra.
Nous on est la le 1er jour : ils vont le veiller toute la journée et toute la nuit au son du gong et des chants. Pour dormir cela n’aide pas non plus.




Lundi 10 Aout : Thanh Hóa – Son La
Direction Son La, notre prochaine étape. 160 km à travers un paysage très montagneux. Moins de rizière mais beaucoup plus de maïs et de thé. Nous prenons le chemin des écoliers pour prendre le temps de visiter des villages de Thaï Noirs (cette fois) et de Muong. La journée est moins fatigante mais très riche en rencontre avec les villageois de ces différentes ethnies.
Nous arrivons en fin de journée à Son La où nous visitons (avec peu de fierté) l’ancienne prison française de sinistre mémoire pour les vietnamiens. C’est ici que furent emprisonnés et torturés les indépendantistes dans les années 40 à 50 par les autorités françaises.
Nuit à l’hôtel Sunrise (pour une nuit c’est suffisant, internet à la réception et restaurant simple mais bon)



Mardi 11 Aout : Son La – Sapa
Debout 7 heures car une longue route nous attend pour rejoindre Sapa.
Route de montagne qui ressemble le plus souvent à une piste.
Les paysages sont une fois de plus somptueux. Après deux heures nous arrivons devant « la Rivière Noire » qu’il nous faut traverser en bac. Puis c’est l’ascension du mont Fransipan. C’est le point culminant (3143m) de la chaine de montagne Hoang Lien que les Français appelaient les Alpes Tonkinoises. On passe par le col de Tram Ton (la porte du ciel) à 1900 m d’altitude. Cela vaut le détour ! C’est même un peu flippant compte tenu de la hauteur des pentes que l’on longe, l’état des routes et des travaux qui nous obligent parfois à nous arrêter en pleine côte ! En haut du col la vue est imprenable.
Dans la descente on s’arrête au bord de la cascade d’Argent (Thac Bac)
Compte tenu de l’altitude la température y est très agréable. A noter qu’ici on élève du saumon dans des bassins le long des routes.
Enfin nous arrivons à Sapa. Station climatique et résidentielle des colons français dans les années 20-30, quasiment détruite durant les guerres qu’a connu le Vietnam (seconde guerre mondiale, guerre d’Indochine, guerre du Vietnam et enfin le différent frontalier avec la chine en 1979), elle connaît aujourd’hui un renouveau avec le tourisme.
Du coup on y croise un grand nombre d’étrangers comme nous.
Notre hôtel situé sur les hauteurs de la ville nous met à l’abri des bruits inhérents à de telles villes tout en nous donnant une vue imprenable sur la vallée.
Quartier libre : nous partons à la découverte de la ville :
Comme vous pouvez le voir sur les photos, on mange bien du chien au Vietnam. Les enfants ont du mal à l’accepter.



Mercredi 12 Aout : Sapa
Aujourd’hui la journée est consacrée à la découverte des ethnies .Deux ballades de deux/trois heures sont au programme de la journée. Le matin est consacré à la visite d’un village Hmong. Situé juste au pied de la ville de Sa Pa, le village de Ta Van est un village « musée ». Spécialement organisé pour les touristes, il permet de découvrir la vie quotidienne des Hmong. Si on y gagne en information, on y perd en authenticité. Après un savoureux déjeuner, on entame la seconde ballade pour traverser des villages Jarai.
Les Hmong se divisent en sous ethnies que l’on distingue grâce à des variations de leurs costumes traditionnels : les Hmong noirs, blancs, rouges, verts et fleurs. En ce qui nous concerne nous sommes chez les Hmong noirs
Quand aux Jarai ils ont la particularité être matrilinéaires c'est-à-dire que la cellule familiale tourne autour de la femme. C’est la famille de la fille qui demande le garçon en mariage, le couple vit avec la famille de la fille, l’héritage revient aux femmes….
De retour à Sa Pa pour la fin de journée nous croisons également des Dao Rouges. Les femmes ont une coiffe de couleur rouge.
Nous passons ces deux nuits à l’hôtel Sapa (www.sapahotel.com.vn ) Hôtel sympa (wifi dans les chambre) avec une superbe vu sur la vallée et très bien situé (à l’écart du brouhaha de la ville tout en étant proche du centre). Mais attention beaucoup de monde en saison. Il y a un resto sur place mais la ville de Sapa en compte un très grand nombre.




Jeudi 13 Aout : Sapa – Vu Linh
Après ces deux nuits à Sa Pa, nous entamons notre remontée vers Hanoï. Une longue journée de route nous attend. Ce soir nous dormirons dans un nouveau village et plus particulièrement chez les Dao à pantalon blanc.
En attendant nous passons par Lao Cai, poste frontière avec la Chine.
Profitons de cette longue journée de route pour évoquer la cuisine vietnamienne. On y compte, dit on, plus de 500 plats traditionnels. Il faut savoir aussi que les vietnamiens n’ont aucun interdit culinaire (le chien n’est qu’un petit aperçu !) . Nous restons donc prudents.
On trouve l’inévitable « com » : le riz. On en mange sous toutes les formes, du riz blanc au riz gluant servi avec une sauce à base de cacahuète, en passant par les nouilles, les gateaux, ext.. Sans oublier sa forme liquide : l’alcool de riz. Toutes les occasions sont bonnes pour trinquer.
Autre incontournable : le pho. C’est une soupe de nouille au bœuf, au porc ou au poulet. Très parfumée et délicieuse.
Bien sur on trouve les célèbres nems que l’on ne présente plus mais qui on ici un goût inimitable. Les enfants en raffolent.
Bien sur des légumes cuits ou crus (à éviter pour nos fragiles intestins) divers et variés sont toujours sur la table. Je n’en retiendrai qu’un : le rau muong ou épinard d’eau que l’on trouve systématiquement.
Côté viande (toujours émincée) on retrouve le poulet, le canard, le bœuf, le porc bouilli ou frit. On évitera bien sur tout ce qui est insectes, reptiles, chien, abats.
Ne pas oublier le poisson. Même si on est loin de la mer, on en trouve souvent. Il est ici élevé en vivier ce qui garantit sa fraîcheur.


Quoi rapporter comme souvenirs de l'Ouest américain? English translation pending
bonsoir,
Par curiosité et pour me donner des idées j'aimerais savoir (pour ceux qui sont déjà allés dans l'ouest des Etats Unis) ce que vous avez rapportés comme souvenir ? Merci de vos réponses.
Par curiosité et pour me donner des idées j'aimerais savoir (pour ceux qui sont déjà allés dans l'ouest des Etats Unis) ce que vous avez rapportés comme souvenir ? Merci de vos réponses.