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Intérêt de la Louisiane? English translation pending
by Tovach · 2011-01-03 · 9 replies
Bonjour, et bonne année 2011

Nous souhaitons pour cet été (juillet) partir avec avec un couple d'amis au US. Nous avons déja fait la Floride, Abaco, Grand Bahamas en 3 semaines puis ensuite New York, un village Amish près de Lancaster, LA, Williams, Grand Canyon, San Francisco, Palm Spring de nouveau en 3 semaines. Pour cette année nous avons programmé 1 semaine de repos à Nassau puis avant de rejoindre le lac Powell, Monument Valley, Bryce Canyon, nous avions envisagé la Louisiane. Mais en consultant ce forum je trouve les avis sur le sujet assez "tiède". Aussi nous nous demandons si le choix est bon ou si vous pensez qu'il y a mieux à faire dans cet espace temps d'environ une semaine. Merci de vos avis experimentés.

Hervé
Drôme provençale avec deux enfants (3 et 4 ans): visites et hébergement? English translation pending
by Doal69 · 2011-01-02 · 13 replies
Bonjour,

Notre choix de vacances pour cet été s'est arrêté à la Drôme provençale, vers Montélimar, on y a vu pas mal de choses à faire avec les petits. Maintenant si vous avez des idées de sorties nous sommes preneurs 😉, nos enfants auront 3 et 4 ans.

Par contre je suis à la recherche de l'hébergement, on souhaiterait une piscine et au moins 2 chambres, avez vous des tuyaux ?

Merci merci

Et meilleurs vœux 😄
Excursion pour voir les baleines et dauphins à Lanzarote? English translation pending
by Gevi66 · 2010-12-31 · 2 replies
Bonjour je pense me rendre à Lanzarote (Canaries) au printemps. Lors d'un précédent voyage aux Canaries, j'avais fait une excursion en bateau pour aller voir baleines et dauphins depuis le port de Las Americas à Ténérife. Je ne retrouve pas ce type d'excursion sur Lanzarote. Quelqu'un aurait il une idée.? Par ailleurs, pour aller visiter le parc national del Fuego de Timanfaya, est il obligatoire de passer par des organisateurs d'excursion ou peut on soit même réaliser cette ballade. Merci
Séjour à Aracaju au Brésil: activités, transport, sécurité...? English translation pending
by RdeRien · 2010-12-20 · 12 replies
Bonsoir à tous,

Je pars pour 3 mois en janvier prochain dans l'état du Sergipe et tout particulièrement dans la ville d'Aracaju. Et, mon grand désarroi, les infos sur cette ville n'affluent pas sur le net.

Je suis preneuse de toutes sortes d'infos (activités, culture, sécurité, transports...).

Je compte mettre à profit ce long séjour en essayant de vivre une vie plus proche des habitudes locales que de celles du touriste. J'ai envie, par exemple, de m'inscrire dans un "club" pour pratiquer une activité (danse, sport...) comme le font les Brésiliens. Ça me semble aussi un bon moyen pour l'apprentissage de la langue.

Un grand merci pour vos réponses.

Véronique.
S'installer à Marrakech: questions pratiques? English translation pending
by 1234FP · 2010-12-20 · 7 replies
Bonjour à tous !

Ca y est, j'ai trouvé un appartement en location longue durée (dans une rue calme de Guéliz). Nous avons signé (devant notaire) un contrat de location en bonne et due forme. Il s'agit d'un appartement vide et je doit le meubler et l'aménager. J'ai qqs questions pratiques encore non résolues et je fais appel aux conseils des habitués :

a) Assurance habitation ? Rien n'indique dans mon contrat de location que je devais souscrire telle ou telle assurance... vos conseils sont les bienvenus.

b) Radema ? J'ai eu des infos assez contradictoires à propos des délais de mise en place des compteurs. Si quelqu'un peut me dire comment ça se passe...

c) Téléphone et Internet ? J'ai vu que Maroc Telecom avait une offre "Tél + Internet + TV", avec la MT Box. Il y a différentes options, en particulier au niveau du débit... Je suis à l'écoute de vos remarques et vos suggestions.

Merci d'avance.

NB : je suis ravi de m'installer à Marrakech, je sais que l'aventure que j'entreprends ne sera pas aisée et je présume que je vais rencontrer des difficultés mais je reste confiant et enthousiaste. J'ai hâte de vivre là-bas !

A bientôt.

François
Visite insolite de Rome: vos idées? English translation pending
by Dididinene · 2010-12-18 · 16 replies
Bonjour,

Actuellement étudiante en BTS Tourisme, je dois organiser un voyage et j'ai choisi de le faire à Rome. J'aimerais savoir s'il existe des visites autres que culturelles. J'ai déjà prévu les visites du Colisée, du Panthéon, du Vatican, des fontaines... et j'aimerais ainsi proposer quelque chose de moins conventionnel.

Merci d'avance,

Amandine 😛
Conseils sur itinéraire de vingt jours Luzon Nord et Palawan Nord? (Philippines) English translation pending
by Canamada · 2010-12-12 · 5 replies
Bonjour, nous sommes un couple âgé de 40 ans souhaitant faire un voyage aux Philippines. Nous arrivons le dimanche 30 janvier à Manille. Nous aimerions faire Luzon et la moitié Nord de Palawan. J'ai beaucoup lu sur le forum et je comprends que les déplacements peuvent être longs et parfois incertains et qu'il est mieux de profiter d'un ou deux endroits que d'essayer de tout voir dans un seul voyage. Je fais appel à votre expérience pour me dire si l'itinéraire proposé vous semble acceptable. Je suis ouvert à tous vos suggestions et conseils.

Samedi 29 jan 2011 Départ CDG arrivé à Manille à 15h30. Quel hôtel conseillez-vous?

Lun 31 jan 2011 : Voyage Luzon Nord avec AsiaVenture (www.asiaventureservices.com) Lun 31 jan 2011 : 5 jours dans les rizières : Jour 01 Mar 01 fév : Jour 02 Mer 02 fév : Jour 03 Jeu 03 fév : Jour 04 Ven 04 fév : Jour 05 - retour à Manille Hôtel Mariotte à l'aéroport

Samedi 05 fév 2011 : Manille à Taytay Vol 7h00 avec SEAIR, arrivé 8h30 Découverte de Taytay dans la matinée Bateau pour Flower Island

Samedi 05 fév 2011 à Samedi 12 fév 2011 : Plage et cocotiers sur Flower Island. Dimanche 06 fév 2011 : Soir 01 Lundi 07 fév 2011 : Journée et soir 02 Mardi 08 fév 2011 : Journée et soir 03 Mercrdi 09 fév 2011 : Journée et soir 04 Jeudi 10 fév 2011 : Dernière Journée et soir 05

Vendredi 11 fév 2011 Départ de Flower Island pour El Nido : 4 soirs chez Rosana's Cottages. Découverte de l'archipel de Bacuit

Samdie 12 fév 2011 Découverte de l'archipel de Bacuit

Dimanche 13 fév 2011 Découverte de l'archipel de Bacuit

Lundi 14 fév 2011 Découverte de l'archipel de Bacuit Mardi 15 fév 2011 Route de El Nido vers Sabang en Banca et nuit à Sabang est-ce envisageable?

Mercredi 16 fév 2011 Sabang et sa rivière sous terrain Où rester? www.daluyonresort.com

Jeudi 17 fév 2011 Sabang a Puerto Princesa Vol Puerto Princesa à Manille : 17h30. Où bien nous couchons à PP et prendre le vol du matin 10h00, 12h50. Nous ne pouvons surtout pas rater notre vol Manille-CDG. Que conseillez-vous?

Vendrdi 18 fév 2011 Vol de Manille à CDG : 18h30
Remettre un autocar ancien au service actif? English translation pending
by Brett63 · 2010-12-05 · 16 replies
Bonjour à tous!

Tout d'abord je me présente en quelques mots puisque je suis tout nouveau ici. Je suis historien de l'art, (j'ai un master dans cette discipline) également étudiant en master d'histoire médiévale et je suis guide-conférencier (ce n'est qu'un titre, un métier mais non un emploi). J'habite Clermont-Ferrand où je fais mes études.

Voilà, depuis 10 ans (j'en ai 25... j'ai commencé tôt dans un cadre associatif) j'organise des visites guidées en divers lieux de la région Auvergne et de la région Centre. Depuis des années je rêvais d'organiser, à l'occasion de Journées du Patrimoine, une excursion-patrimoine entièrement pensée, conçue par mes soins. Le faisant bénévolement pour mon plaisir, j'ai obtenu le prêt de 2 minibus par une mairie et j'ai pu organiser une première édition de cette excursion-patrimoine en juin, le 20, lors de la journée du patrimoine du pays.

Cette expérience m'a énormément plue; il y a vraiment longtemps que je voulais essayer de passer une journée avec un groupe comme ça; ce serait long à expliquer mais quand on fait des visites et que notre travail de guide est apprécié (et je crois que c'est le cas en ce qui me concerne) un lien se crée avec le public qu'on aimerait bien prolonger au-delà de l'heure ou deux de visite guidée.

Depuis donc, et tandis que je réfléchis à mon parcours pour juin 2011, cette idée me trotte dans la tête... et si... et si j'allais plus loin.

Alors voilà, je veux pas vous écrire un roman, si je ne suis pas clair je développerai plus dans un prochain post, mais l'idée serait la suivante (ce n'est pour l'instant qu'une idée en l'air, rien encore de sérieux mais je viens pêcher des infos pour voir si mon projet vous paraît au moins réalisable, en tout ou en partie)

L'idée est la suivante: proposer à des groupes restreints (de 8 à 25 personnes) des excursions dans des lieux, monuments, musées etc, chargés d'histoire et pour l'essentiel en-dehors des sentiers battus, à la rencontre d'un terroir (je pense notamment à l'Auvergne et au Berry, deux terroirs que je connais bien), le tout à titre onéreux, pour en faire une activité, qu'elle soit principale ou non (ça ça dépendrait de la demande du public ciblé). Il s'agirait à la fois de proposer des circuits variés, originaux, surprenant, tant par les lieux que par le moyen de s'y rendre. Dans cette optique je fantasme grave 😊 sur l'idée de racheter un vieil engin, une machine qui a un look, une âme, un vécu et un potentiel de personnalisation pour un faire une machine à voyager dans l'espace autant que dans le temps; quelque chose d'élégant et de très identitaire, formant partie intégrante de mon projet, une sorte de mascotte en somme en plus d'être un simple moyen d'aller d'un point A à un point B. Un monument du transport de voyageurs. On remet en service des trains anciens, moi je veux faire ça avec un autocar et le conduire!

(Tout le monde a suivi jusque là, on peut continuer? 😄 Ne m'en veuillez pas si je suis embrouillé, je suis vraiment dans un trip là)

Mais si je connais bien mon histoire de France je suis beaucoup moins instruit en ce qui concerne tout l'arsenal législatif qui entoure le transport de passagers et les véhicules anciens. J'ai donc des tas de questions à vous poser, ayant eu l'occasion de lire dans d'autres fils des contributions fort intéressantes sur des thèmes un peu voisins.

Donc voilà mes premières questions; en admettant que je passe le permis D:

1) Est-il possible de remettre en service actif un autocar ancien pour du transport de voyageurs? J'entends par là:

soit racheter un véhicule ancien (éventuellement passé en carte grise collection : à remettre en service avec une nouvelle carte grise donc)

soit racheter un véhicule à une compagnie de transport et le maintenir en service à mon compte

2) J'aime beaucoup (et apparemment je ne suis pas le seul) la petite famille des Routemasters. Est-il possible d'en faire venir un en France, de le faire réimmatriculer et de le remettre en service voyageur? J'ai cru lire que non mais j'espère me tromper; il était question d'un problème lié à l'absence de commercialisation de ce véhicule en France qui s'opposerait à son homologation, qu'en est-il exactement?

3) En admettant qu'il soit possible de maintenir ou de remettre en service un autocar ancien, Routemaster ou autre, dans quelle mesure me sera-t-il possible de le modifier intérieurement?

Pour ce qui est de ces modifications j'aimerais pouvoir faire de l'intérieur de cet autocar vintage quelque chose de tout à fait hors du commun; tout d'abord supprimer une place sur 2 (en gros) au minimum. Ensuite je rêve de faire de l'intérieur une sorte de salon roulant avec canapés et fauteuils, tapis épais, guéridons etc..., dans une atmosphère très feutrée, très smart et intemporelle. (Ce qui pourrait inclure des travaux d'insonorisation) Quelque chose de très stylé, quelque chose qui fasse penser à la série Chapeau melon et bottes de cuir (là vous pensez que je suis totalement barré, mais non non, c'est vraiment un trip!) par le style et pour le côté très surréaliste. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre... (C'est pour ça que ma première pensée était pour le Routemaster qui a vraiment tout pour lui: l'espace, la bouille inimitable, l'aspect identitaire et fédérateur, et le côté unique car véhicule rare en France. Mais bon si on me dit que le Routemaster ce n'est pas possible et pourquoi, je suis pas têtu on verra autre chose.)

Est-ce que de telles modifications vous paraîtraient envisageables, et ce dans un cadre commercial transport en commun avec toutes les normes de sécurité qui, je le suppose s'y rattachent, même dans le cas de véhicules anciens? J'ai bien conscience que je rêve pas mal mais on ne sait jamais... si c'était possible après tout...

Bon sinon j'ai des idées de réaménagement bien plus conventionnelles (mais moins drôles du coup je trouve) avec banquettes en face à face et table centrale entre deux, petites veilleuses au bout façon wagons restaurants art déco...

Enfin voilà. Ca c'est un premier jet, pour voir ce que vous en diriez à vue de nez.

Pour le modèle d'autocar je ne suis pas fixé sur un modèle particulier, j'aimerais bien le Routemaster mais encore une fois si pas possible, pas possible et on passe à autre chose. Je pense aussi très fortement à un modèle que j'affectionne qui est le Saviem S53M ou le S45 dont j'ai d'excellents souvenirs de petit garçon du temps où les derniers de la compagnie locale nous emmenaient à la piscine. (Je parle bien du Saviem S53M avec bords de toit arrondis entre autres, le Saviem/Renault S53R et RX me déplaît, il n'a pas d'élégance pour moi, il manque beaucoup de cachet quand son aîné était très très marqué années 50/60 et très beau. On dira que les changements furent infimes du 53M au 53R mais pour moi ils changent tout. J'ai en particulier le béguin pour la version Excursion du S53M qui est pour moi une vraie réussite esthétique: un objet élégant et si marqué par le style de son époque, le début des sixties. Mais la version simple me plaît beaucoup aussi.

Je ne pense pas me tromper en disant que le 53M apparaît comme étant une machine assez increvable, robuste et fiable pour laquelle il ne sera pas trop dur de trouver des pièces de rechange.

Enfin voilà; j'en suis là de mes réflexions et je vous les confie presque comme elles m'arrivent là. Par ailleurs, outre le fait que le métier de guide me passionne, (les recherches sur des monuments, les oeuvres, les territoires, le fait de les faire découvrir ensuite, les contacts humains) depuis tout gamin je suis assez attiré par la conduite des autocars. Evidemment au point de vue confort je bave plus sur le poste de conduite d'un Illiade que d'un S53M mais le plaisir de conduire un véhicule si élégant et si rare maintenant, à mon avis ça n'a pas de prix!

Voilà allez c'est à vous, je vous mets à contribution! 😏 (Si vous le voulez bien of course!) Dites-moi un peu ce que vous pensez de tout ça, je suis ouvert, je prends tous les conseils, toutes les critiques, je prends tout!

Merci d'avance à tous et au plaisir de vous lire très vite!

Bien cordialement!

Brett.

P.S: je me suis permis de poster dans cette section dans la mesure où j'y ai vu les autres discussion portant sur la reconversion d'autocars)
Hommage à Mario Monicelli English translation pending
by Anàssa · 2010-11-30 · 22 replies
Un casque dans la soupière, et autres chinoiseries English translation pending
by Geob · 2010-11-18 · 2 replies
UN CASQUE DANS LA SOUPIERE

Je ne me souviens plus du nom de la ville, mais je peux affirmer que c'était sur l'île d'Hainan. En fait, cela ne pouvait être qu'en Chine, ailleurs Brigitte Bardot nous aurait poursuivi, clopin, clopan, en brandissant sa béquille et en nous insultant avec sa douce voix de poissarde endiablée. Avec le recul, nous nous sommes souvent dit qu'on aurait peut être pu s'abstenir, et que Brigitte Bardot n'aurait eu alors aucune raison de nous maudire. Oui, nous n'aurions pas du nous en prendre à cette pauvre tortue.

Au cours d'un voyage de six semaines en Chine, avec un ami, j'ai visité l'île d'Hainan pendant dix jours. Et tous les soirs, comme sur le continent, nous nous sommes mis en quête d'un restaurant apte à surprendre nos papilles. Ainsi, dans cette ville dont je ne me souviens plus du nom, nous fûmes intrigués par une caisse disposée à l'entrée d'un restaurant : elle contenait des tortues...vivantes. Bon, nous avions l'habitude de voir des animaux provisoirement en vie à l'entrée des restaurants, et il nous était même arrivé de choisir une volaille, mais là... Bien que n'ayant jamais eu une petite tortue dans ma chambre d'enfant, ni piqué des feuilles de salade pour la nourrir, je restais dubitatif devant ces bestioles qui ne me semblaient guère appétissantes. On essaie? me proposa l'ami. Sur ce, le patron nous aborda, et nous lui expliquâmes que nous voulions goûter ce symbole de longévité. Lorsque nous lui demandâmes le prix, il s'empara de la tortue - d'une bonne taille - que nous lui avions désignée et la pesa avant de nous indiquer une somme qui nous agréa, malgré tout.

Le patron nous invita à entrer, et nous nous installâmes. Peu après, nous entendîmes du bruit provenant de la cuisine. Nous avions l'impression qu'ils étaient en train de réparer quelque chose. Oh bon sang ! Ces coups de marteau ! Non ! Nous réalisâmes que la tortue passait de vie à trépas. Et ça durait, et ça durait, même qu'on entendait la musique stridente d'une scie, oh la pauvre petite bête ! - On a envoyé à la mort une bête qui ne demandait qu'à vivre ! dis-je - Bah, après tout, les chinois sont réputés " pour manger tout ce qui vole, sauf les avions, et tout ce qui a quatre pattes...excepté les bancs !"

Ce dicton bien connu nous évita de sombrer dans l'anthropomorphisme. Mais, tout de même, c'était bien long, et ce vacarme dans la cuisine ne laissait pas de nous inquieter.

Une vingtaine de minutes plus tard, le patron et un employé déposèrent le premier plat sur notre table. Je n'ai pas souvenir d'avoir calé sur cette viande excellement cuisinée. Tandis que nous dînions, l'employé revint avec une grande soupière. Lorsqu'il la posa à côté de nous, quelque chose cogna à l'intérieur. Voyons si la soupe à la tortue est bonne, dit l'ami. Il souleva le couvercle...horreur ! il y avait la carapace dans la soupière ! - On dirait un casque allemand ! m'exclamai-je. - Tu veux goûter? L'ami s'empara de la louche, remua la soupe, mais cette preuve de la mort de la tortue me coupa l'envie. Et puis l'aspect du liquide n'incitait pas à tendre son assiette.

Lorsque nous quittâmes le restaurant, nous fîmes le serment de ne jamais plus attenter à la vie d'une tortue.

Un voyage culinaire

La cuisine chinoise est une des meilleures du monde. Lu Wenfu, dans son remarquable et délicieux roman " Vie et passion d'un gastronome Chinois ", signale avec fair-play qu'elle est aussi admirable que la française

Pour expérimenter la qualité, l'inventivité, l'authenticité de la cuisine chinoise, il faut se rendre en Chine. A Paris, si on se contente des restaurants de Belleville ou du XIII ième arrondissement, on ne fera que l'effleurer, et encore ! ou alors mettre le prix ! ( essayez " Vong ", dans le quartier des Halles...un bonheur !).

Je me souviens d'un repas dans un grand hôtel de Kumming, capitale du Yunnan. Le plat principal fut un poulet au jambon du Yunnan. Ma première réaction fut de demander à l'ami s'il avait son appareil photographique à portée de main car c'était d'abord un régal pour les yeux. Oui, le premier plaisir, dans la cuisine chinoise, c'est le plaisir des yeux. Et nous l'avons constaté jusqu'aux restaurants les moins huppés.

Le marché de Canton est un voyage en soi, et il illustre bien le dicton chinois cité plus haut. Nous avons vu toutes sortes d'animaux en vente, quelquefois nous avions du mal à leur donner un nom, et beaucoup de mal aussi pour éviter, une nouvelle fois, de tomber dans l'anthropomorphisme. Ainsi, nous avons vu, dans une cage, un petit mammifère qui ressemblait à un raton laveur. Un type s'informa du prix, parut marchander, puis s'accorda avec le vendeur. Ils eurent d'énormes difficultés ensuite à le sortir de sa cage pour le jeter dans un sac de jute. La bête terrorisée urina, montra ses dents, sortit ses griffes. Au bout d'une minute l'affaire était pliée, et le raton laveur? s'en alla vers sa destinée culinaire. Au marché de Canton, les chiens étaient bien entendu présents, mais il ne faut pas s'imaginer des chihuahuas, des caniches, ou des yorkshires, non, ce sont des chiens de taille moyenne dont nous n'avons jamais vu leur gueule puisqu'ils reposaient déjà cuits sur les étals, la peau caramélisée, laquée - et sans tête. Une vision obscène ! Et nous avons aussi vu des chats en cage...bon appétit ! Après tout, les produis frais sont la base d'une bonne cuisine !

A Canton, nous nous sommes rendus dans un fameux restaurant de serpents, ouvert depuis 1860(?) A l'entrée, de grands vivariums dans lesquels une multitude de serpents se rampaient les uns sur les autres. Il y en avait de toutes les tailles ! Encore une fois, nous étions assurés de la fraîcheur des produits ! Nous montâmes à l'étage, et, une fois assis, on nous remit un menu en anglais - ce qui prouve la réputation du lieu. A notre grande stupéfaction, la carte offrait le choix entre 120 façons d'accommoder les reptiles ! Le seul souvenir qu'il me reste de cette expérience, c'est l'incomparable finesse de la chair.

Sur le Mont Emei, nous avons dormi dans les monastères. Nous attendions donc le bon vouloir du moine cuisinier quant à la nature du plat : il fallait manger comme tout le monde ; en général, c'était une soupe. Si on n'aime pas la soupe, il faut éviter de voyager en Asie. La soupe chinoise, qui se décline de différentes manières, fut toujours un régal pour moi. A Kumming, je me souviens qu'un soir, dans la rue et le froid, assis sur un tabouret presque à ras du sol, je me régalai tant que je repris un deuxième bol : une soupe avec des gros raviolis fait main ! L'après midi de cette journée là, nous étions passés dans une rue où l'on vit des gens les préparer un par un, minitieusement. Restons à Kumming. Quand nous sommes arrivés nous avons échangé quelques mots avec un voyageur Allemand qui en repartait et qui nous conseillait de ne pas y séjourner. Ville pas très interessante, une allure occidentale avec ses avenues bordées d'immeubles modernes, nous assura-t-il. Ce n'est pas par esprit de contradiction que nous sommes restés trois ou quatre jours, mais simplement parce nous ne sommes pas contentés d'arpenter les grands axes. Oui, il suffisait de faire un pas de côté pour être vraiment dans une Chine immuable avec ses maisons de thé et ses restaurants qui nous enchantèrent.

Je me demande si ce n'est pas dans la ville de Guillin où nous sommes sortis en quatrième vitesse d'un restaurant. La patronne nous avait apporté le menu...en chinois. Nous lui fîmes comprendre qu'on voulait voir la cuisine et choisir quelque chose ( bien entendu, elle ne parlait pas anglais, comme se fut le cas la plupart du temps avec les restaurateurs, mais je précise que nous avons toujours eu affaire à des gens aimables ). Au milieu de la cuisine, il y avait une immense table, ou plutôt un châlit recouvert de verdure, sur laquelle étaient disposés tous les produits nécessaires pour la composition des plats. Près des légumes, deux cadavres. Deux cadavres de chiens, exactement comme ceux qu'on avait vu sur le marché de Canton. Oh nom de nom ! Nous avons blêmi, et, stupidement, nous nous sommes carapatés en disant chiéchié, merci en chinois, mais je crois surtout que la dame a du se perdre en conjectures sur l'attitude bizarre de certains touristes occidentaux.

Pourtant, nous avons fini par manger du chien...sans le vouloir. C'était sur un bateau qui descendait la rivière de Wencheng (?) à Canton. Le matin, pour le petit déjeuner, un tour à la cafétéria - n'imaginez pas un paquebot ! Bon, on s'installe, un gars vient nous voir, on lui fait comprendre qu'on veut manger, le gars semble embêté, on insiste, et, quelques minutes plus tard, il nous apporte nos deux plats. De la viande, des légumes, cuisiné en sauce. C'est excellent ! Mais la texture de la viande nous intrigue, c'est quoi? Du poulet, non, du lapin, non plus, en tout cas pas du serpent ni du boeuf... des Chinois nous regardent manger en souriant. Là, pas besoin de nous faire un dessin : nous étions en train de manger du chien ! Franchement, nous avons fini nos plats sans états d'âme. La viande de chien est une viande roborative, recommandée durant la saison froide. Après tout, seriez vous capable de manger un steak après avoir vu la vache mourir dans un abattoir?

Ce n'est qu'en arrivant à Chengdu, capitale du Sichuan, l'état le plus peuplé de la Chine, qu'on s'est dit : enfin, nous sommes en Chine ! La foule ! Ces peletons de cyclistes ! D'ailleurs, je suis sûr que le nombre de cyclistes a dû se réduire depuis lors, ainsi que la partie de la chaussée qui leur était réservée. J'évoque Chengdu parce qu'il y a une image qui vient de surgir de ma mémoire. Le soir, dans un restaurant. Non loin de nous, une table ronde où une demi-douzaine de Chinois semblait se régaler d'un plantureux repas. Entre les plats, un se levait et criait, en brandissant son verre d'alcool : kampaï !. Quant à nous, après avoir passé commande, nous patientâmes quelques minutes, puis on nous apporta tous nos plats en un seul service. Mais ce ne fut pas terminé pour autant. Je vis arriver une serveuse, derrière l'ami, muni d'un bambou qu'elle brandissait un gourdin.

- Fais gaffe, plaisantai-je. Elle va te frapper ma parole ! - Hein? Quoi? La serveuse s'empara d'un plat oblong, vide. Elle enleva un bouchon qui fermait le bambou et versa des champignons fumants et odorants. Ils avaient cuit à l'intérieur, et ils étaient fort goûteux !

Non content de me souvenir de la gentillesse des Chinois, je pense toujours à leur merveilleuse cuisine. Nous avons découvert que l'acte de manger sollicite, interpelle tous les sens ; même les matins, durant les petits-déjeuners, en ne se nourrissant que de mets simples comme les petits pains farcis, cuits à la vapeur.

Bon, il est temps que j'aille faire mes courses chez les frères Tang ! Je me suis ouvert l'appétit !

ps : j'oublie quelque chose ! Je n'ai jamais vu ni mangé du riz cantonnais en Chine !
Dana et Wadi Mujib fermés en décembre? (Jordanie) English translation pending
by Zoupinettee · 2010-11-16 · 16 replies
bonjour

j'ai lu dans certains post que dana et wadi mijib ne sont pas accessible en decembre, est ce vrai?

merci
Associez-vous livre et voyage? English translation pending
by Goleador · 2010-11-15 · 20 replies
en voyage , j'aime tout particulièrement associer à mon déplacement un livre dont le contenu se déroule ou évoque le pays visité ... ou une part de sa culture

Ainsi, je parviens à mieux me mettre dans la peau de l'auteur , et ressentir plus fortement les descriptions des climats, paysage, mentalités ...

Pour une lecture plus intense, dont le souvenir demeure

En vrac, je me souviens avoir fini "la couleur du bonheur" de Wei Wei à Singapour, 'Paradis Blues" de John Saul à Bangkok ...

Sommes nous nombreux à partager ce plaisir, et surtout , quels sont les livres qui vous ont marqué en voyage ?

Merci , bon voyage et ... bonne lecture !! 😉😉
Partir à Djerba dans le temps de Noël étant une mère seule? English translation pending
by Marie87 · 2010-11-07 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je pars a Djerba pour ce noel 2010 avec ma fille de 11 ans, Pour ma part je suis déja parti en solo en Rep dom, mais jamais avec ma fille. pour changer Un voyage entre filles! Quelques questions Climat, eau potable, aéroport, conseils de ballade, y a t'il des personnes pour me conseiller sur ce voyage. Nous aimerions partir deux jours dans le desert, possible ?, qu'en est il du téléphone portable via la tunisie 5 bcp de réponse mais qui date de 2006), et enfin nous logerons au 4 saisons club olé, l'opérateur m'avait dit qu'il y avait une piscine couverte pour ma fille, et je decouvre que c'est seulement une piscine chauffé. 🙁

y a t'il des personnes pour me conseiller sur ce voyage ou des astuces sympa avant le départ ? Merci d'avance.
Retour de dix jours en Jordanie du 23 octobre au 2 novembre 2010 English translation pending
by FamilleUS · 2010-11-04 · 14 replies
J1 - Samedi 23 Octobre : Départ de Paris à 13h50 via Air France. C’est jour de vacances et il y a foule, l’avion décolle à l’heure, passe sur Venise puis longe les cotes de l’Albanie avant de filer sur la Grèce puis Israël pour arriver à 19h50 à Amman. Après avoir récupérer les valises, et changer un peu de JOD pour les visas, le représentant de « Montecarlo Rent a car » nous récupère à la sortie de l’avion. La Mitsubishi lancer 2007 n’est pas dans un bel état (rayée et un peu bignée) mais elle fera l’affaire pour 250 JOD + 30JOD à payer en espèce pour le plein d’essence. On part donc pour Madaba où l’on arrive au Mariam Hotel. Pas évident à trouver mais accueil très chaleureux, piscine trop froide, pas de clim., petit déjeuner très correct au dernier étage avec une belle vue. Une bonne adresse pour 40 JOD la nuit.

J2 : 5h07, c’est le réveil du Muezzin. Le premier jour, ça surprend, le deuxième, ça gonfle ! A 7h00 on est au petit déj. Puis départ pour Jerash. La route passe aux abords d’Amman qui a l’air vraiment impossible à circuler (on ne regrette pas d’être à Madaba). La distance théorique était de 1h30 mais on y arrivera vers 10h00 après 2h00 de voiture. Il faut dire que la Mitsubishi Automatic a un moteur 1,3L qui me rappelle dans les cotes, le variateur de ma Peugeot 103 (les plus âgés me comprendront). Le site de Jerash est dans la ville (on ne s’y attendait pas), on y passera 3h00 à s’émerveiller devant le bon état des édifices. Mention spéciale au petit théatre au bout de la ville qui est un vrai bijou. Arrêt au buffet de l’entrée du site (une formule à l’américaine « all you can eat » annoncée 10 JOD et facturée 12,5 JOD par personne (10 + eau + couvert). C’est bien entendu plein de Français ! Retour sur Madaba vers 16h00, visites de l’église des apôtres (il ne reste que la mosaïque, du Parc Archéologique (2 JOD) et de l’église ST Georges (1 JOD) où la mosaïque de la carte fait plus d’effet en photo qu’en vrai ! Pour tout dire, Madaba ne restera pas dans les mémoires.

J3 : 5h07, on recommence. Déjeuner à 7h00 puis départ pour le Mont Nébo (la vue est belle mais le site est en construction, on n’a pas vue la mosaïque). Puis c’est la descente vers la Mer morte (très belle route) pour rejoindre le Wadi Mujib. Passage par la guitoune (14 JOD), remise du gilet de sauvetage et nous voilà partis dans le canyon. On a beau être en Octobre (il n’a pas plu ici depuis Juin), il y a quand même pas mal d’eau dans les cascades. Heureusement, un guide nous précède avec 2 Espagnoles, il y aura juste à mettre les pieds là où ils mettent les leurs. 2h00 de balades très sympa et rafraichissante pour aller à la cascade du Siq Trail et revenir, on a bien aimé. Ensuite, retour vers le Nord pour la visite du site du baptême du Christ à béthanie (7 JOD), le camion nous emmène sur le site, on se ballade 1h00 sur place. Un groupe de Russe est dans l’eau avec soutane blanche et pope en immersion, c’est assez sympa et le site est bien mis en valeur. En face, coté Israélien, les aménagements font plus modernes, mais au dire du guide il y a rarement des visiteurs. Sur la route, on croise des check point, les militaires nous demandent d’où on est et nous gratifie régulièrement d’un « Comment ça va », c’est sans problème. Après cette visite, direction notre hotel sur la Mer morte (Holiday Inn). C’est cher (130 JOD) mais on économise le prix de l’accès à la mer (facturé ici 20 JOD x2). Si vous avez déjà séjourné dans cette chaîne, oubliez tout ce que vous avez déjà vu. Celui-ci est un resort haut de gamme (bientôt doublé d’un Crowne Plaza) avec Contrôle strict à l��entrée, 5 piscines, 5 restos, accès direct à la mer morte et tout le toutime. On va donc faire l’expérience de la baignade dans l’eau salée (marrant), on va se couvrir de la boue noire de la mer morte (très marrant) entouré de Russes tous aussi class et distingués les uns les autres… Le soir, diner buffet à l’hotel (20 JOD) avec serveuses des Philippines et Orchestre Cubain, C’est beau la Jordanie !

J4 : On zappe le petit déjeuner (12 JOD) et on prend la route de Pétra en longeant la Mer Morte. La route est belle et roule super bien. L’autre option était la Route des Roi entre Madaba et Kérak mais d’autres Français nous ont dit qu’ils s’étaient perdus à cause de travaux et des détours occasionnés (la signalisation routière n’est pas le fort de la Jordanie). On passe par Kérak mais on ne visite pas le château (c’est jour de marché et circuler ici relève de la démence) pour filer sur Dana. Dana est un site superbe, le village est au départ d’une vallée qui descend sur la mer morte (ballade de 4h00), on y trouve 2 ou 3 restos et hotels (on a mangé avec 2 bédouins au Dana Moon hotel pour 4 JOD par tête et on a bien discuté avec eux – ils adorent Jacques Chirac et me parlent de Carla mais pas de Nicolas ! il faut dire qu’ils ont tous la télé par satellite et notre bédouin nous l’assure, à la maison, c’est lui le patron car c’est lui qui tient la « remote control »). Après le déjeuner, on remonte la cote pour rejoindre le Rumana camp Site et faire la petite balade de 2h00 (9 JOD). C’est superbe et ça nous rappelle les paysages de l’Ouest américain (Canyonland ou Tent Rocks en particulier). Une très belle étape ! Le soir, arrivée à Pétra (la route est longue) pour coucher au Sunset Hotel. Cet hotel est une très bonne adresse, 52 JOD la nuit à 2 pas du site avec Chambre climatisée et petit déjeuner, Diner à 12 JOD (il faut prévenir la veille) avec produits locaux (4 mezze, agneau/riz, fromage blanc, eau et dessert maison ou fruit) et possibilité de partir randonner avec une lunch box (banane, gâteau, 2 sandwichs et jus de fruit). En plus, pas de réveil à 5h07 contrairement au haut de la ville qui est d’ailleurs très moche !

J5 : Petit Déj. A 6h15, on est à Pétra vers 7h00. Il n’y a que 2 caisses pour un site qui reçoit en saison plus de 5000 personnes par jour. Pour chaque billet, vous devez montrer votre passeport pour 2 raisons, d’abord parce que le billet est nominatif et ensuite parce que le guichetier va devoir pour l’occasion taper votre prénom sur le billet. Donc, entre les bus qui arrivent avec 50 noms à taper et les individuels qui n’ont pas pensé à préparer leurs papiers, vous perdez 30 mn. Coté tarifs, nous sommes restés 2 jours (33 JOD pour 1 jour, 38 JOD pour 2 jours) mais notre billet 2 jours est maintenant passé à 55 JOD depuis le 1er Novembre. Pour les visiteurs qui ne restent que la journée en Jordanie (et repartent en croisière le soir de Pétra), leur billet 1 jour est maintenant facturé 90 JOD !!! Nous descendons vers le Siq, traversons le Siq et après 40mn nous arrivons au « trésor » qui est dans l’ombre (il sera au soleil vers 10h00 en Octobre). On admire et vers 9h00, on passe au théatre puis à la montée au haut lieu des sacrifices (belle vue sur Pétra). Pour la descente, on traverse le wadi farasa (très beau) avec sa succession de tombes pour arriver tranquille vers midi au Qasr et déguster nos lunch box. Vers 13h00, on attaque la montée au Deir (il fait chaud !) mais le site en vaut largement l’ascension. Entre 14h00 et 15h30, on enjoy le Deir et ses vues (celui de la fin du monde est pas mal !) puis on redescend dans la vallée pour traversée de la ville basse (la lumière de 16h30 est magnifique sur le tombeau de l’urne) avant de repasser au « Trésor », au Siq et de rentrer chez nous HS.

J6 : Petit Déj. A 6h30, on est les premiers à Little Pétra vers 7h30. Ici , c’est Pétra en miniature avec mention spéciale au plafond décoré. Tant qu’on est là, on marche 10 mn (chemin à gauche en regardant little Pétra) pour aller au village néolithique de Beidha. C’est le plus ancien village néolithique au monde encore en place (avec celui de Jéricho) avec des traces d’occupation vers -10000 et des maisons datées de -6500 ans. Entrée gratuite pour ces 2 sites. Ensuite, on est à 10h00 au « Trésor » mais il fait chaud aujourd’hui (34°). Nonobstant les règles de vie locale, les cars déversent leur quota d’Ukrainiennes et de Russes en mini short et épaules dénudées. On prend le temps d’écouter les conversations des gens face à la majesté du site comme cette dame « qui s’est fait plaquer par son mari pour une plus jeune et en plus elle sait skier, moi que voulez vous, je ne vais pas me mettre au ski à mon âge ! », le décalage est marrant. On récupère de notre journée de la veille, on se fait les tombes jusque celle de Sextus Florentinus, on hésite à monter sur le djebel pour voir le « trésor » du haut (A quoi ça sert !, le soleil a déjà quitté la façade), on fait en détail la ville basse, on se pose du coté du Musée et on revient vers l’entrée en fin d’après midi. 2 jours est idéal pour Pétra, je ne pense pas que plus soit nécessaire sauf à randonner hors des entiers battus. En France, on ne parle que de la crise, mais au Visitor Center de Pétra, on nous dira que 40% des touristes qui viennent ici sont français… Qui croire ?

J7 et J8 : Départ vers 7h30 pour être à Wadi Rum village vers 9h30. La brume (ou le sable ?) nous empêche de voir à plus de 100 mètres sur la première partie du voyage. Les affiches électorales sont collées sur les panneaux de signalisation déjà rares mais on arrive à bon port avec de l’avance (cette nuit, on a changé d’heure). C’est part pour un « Best of Bédouin » de chez Jordan tracks (135 JOD pour les 2,5 jours) avec un programme varié : Tour classique en 4x4 le premier jour jusqu’au site du sunset, rando au Djebel Kash (frontière avec l’Arabie saoudite) et ballade le deuxième jour et enfin retour au village en chameau le troisième jour (8 à 10 kilomètres en un peu plus de 2h00). On a aimé : le désert, le chameau, la sympathie des guides, les lunchs, le diner du premier soir avec musique et variété de plats mais si c’était à refaire, on ne ferait qu’une nuit avec Djebel kash le matin et retour en chameau l’après midi car on a un peu perdu notre temps le deuxième jour après midi (pas de ballade précise, pas de sunset et on était de retour au camp vers 15h30 pour un diner un peu plus cheap). Heureusement, nous n’étions que 4 et les Allemands qui partageaient cette journée avec nous étaient très sympas. La nuit, un renard nous réveillera vers 1h00, c’est assez fort en sensation d’entendre roder autour de la tente… Notre conseil, inutile de trop passer de temps à benchmarker les compagnies locales, tout le monde est en famille ici et souvent plusieurs sociétés appartiennent à la même personne ou à des frères qui bossent ensemble.

J9 : Après le chameau (très bon pour les fessiers), départ pour Aqaba et ZE hotel , le Mövenpick de Tala Beach à 145 ++ JOD la nuit + 2 petits déj. Tiens, c’est quoi ce « ++ », c’est juste un prix HT, le prix facturé sur place sera donc de 172 JOD (gloups !) mais on a qu’une vie ! Pour ce prix là, on va en profiter. A 12h00, on récupère la chambre (sympa) et en plus on a été upgradé avec la vue sur la Mer Rouge. L’après midi, on fait du gras, on cherche les poissons (location masque palme et tubas pour 6JOD !!!) et on bulle dans le jacuzzi…

J10 : La nuit a été extraordinaire (après 2 jours sous la tente dans le froid du désert), le petit déjeuner est le plus extraordinaire que j’ai vu (bacon de bœuf et omelette à la carte). Vers 11h30, on fait le check out mais on garde nos serviettes jusque 17h00 pour le même programme que la veille. Après le coucher de soleil sur le Sinaï, on se fait un diner léger au bar (20 JOD pour les 2) et on prend la route vers 18h00 pour l’aéroport d’Amman. Vers 22h00, on rend la voiture (le gars veut nous charger d’une rayure sur le pare-choc arrière, je lui fais remarquer que celui-ci est bigné aux 2 cotés et que je doute qu’il le fasse repeindre à chaque location). Vers 22h30, on attaque le check in (contrôle + scanner avant le check-In puis re-contrôle et palpation avant de rentrer dans l’avion). Dans l’aéroport, on se croirait au sauna, des cohortes de pèlerins en transit pour la Mecque se baladent en toge blanche et sandales « à la romaine », un dernier dépaysement ! Vers 1h25, décollage et arrivée à Paris à 5h20, 6°, brouillard, dodo, on récupère nos boys et on revient chez nous en Auvergne…

Au final, un énorme coup de cœur pour ce pays.

+++ (Vaut le voyage) Wadi Rum (les dunes de sables rouges, le chameau, le Djebel Kash !) Le Deir et le Wadi Farasa à Pétra Mer morte et Mer rouge La sympathie des Jordaniens

++ (Super) La balade de Dana Jerash Wadi Mujib Jordan Tracks Le reste de Pétra

+ (Bien) Little Pétra Béthanie Mont Nébo pour la vue Le lounge à l’aéroport d’Aman Le prix de la voiture Montecarlo

- (Neutre) Madaba (et les villes en général) La deuxième nuit dans le désert au Wadi Rum (on aurait pu s'en passer) L'état de la voiture Montecarlo

Pour les guides, le Guide bleu et le LP sont bien complémentaires même si pour le Guide Bleu, il faut avoir un DESS d'histoire et d'Archéologie pour en comprendre les descriptions de monuments.







































Avis sur notre programme du 27 juillet au 25 août en Thaïlande? English translation pending
by Pascaline66 · 2010-11-01 · 19 replies
Bonjour,

J'aimerais votre avis sur notre programme et sur les Guesthouses et Hotels que nous avons retenu.Nous partons en famille (2 adultes + 2 ados de 14 et 16 ans) du 27 juillet au 25 aout 2010. Comme c'est notre 1er voyage en famille en dehors de l'Europe, n'hésitez pas à nous aider 🙂.

Qu'en pensez-vous?

Merci beaucoup pour votre aide.

1. Départ de DUSSELDORF (nous habitons en Hollande) – DUBAI

2. DUBAI - BKK

3. Arrivée le matin à BKK = hotel: Rambuttri Village Plaza ou ???

4. BKK - visite Wat Phra Kaw/Gr.Palace-Wat Pho – Tha Tian- Wat Arun - hotel: Rambuttri Village Plaza ou ??

5. BKK riverexpress tot Tha Taksin- de skytrain nemen tot Rachadamri – Erawan Shrine- Siam Paragon - hotel: Rambuttri Village Plaza ou ??

6. Bus BKK --> Kanchanaburi - en passant par le marche flottant? - hotel:
http://www.tarzanresort.com/1tarzan.htm

7. Kanchanaburi - waterwal Erawan - hotel: http://www.tarzanresort.com/1tarzan.htm

8. Bus Kanchanaburi-->Supphanburi-->Ayutthaya - visiter les temples en louant des vélos- Hotel http://www.cozun.com/sherwoodhouse.htm

9. Ayutthaya --> prendre le train de nuit en 2eme classe pour Chiang Mai

10. Chiang Mai - Arrivée le matin - temple des tigres + zoo in Chaing Mai + marché de nuit - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com

11. Chiang Mai - Doi suthep (tempel) - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com

12. Chiang Mai --> 1 journée avc les eléphants www.baanchangelephantpark.com - hotel: www.awanahouse.com ou www.laithai.com

13. Chiang Mai -->???

14. Chiang Mai à Phuket – par avion

15. Phuket àHotel http://www.phuket.com/sugarpalm. Je recherche un hotel le plus près possible de l'embarquement pour prendre le bateau direction les iles ci-dessous?

16. Phuket - excursion pour Phi Phi ou James Bond island.

17. Phuket - excursion pour Phi Phi ou James Bond island.

18. Phuket --> Khao Sok par bus = Hotel: http://www.treetopsjunglesafaris.com/price.htm

19. Khao Sok --> Hotel http://www.treetopsjunglesafaris.com/price.htm

20. Khao Sok jusqu'á Surrathani et puis le Ferry jusqu'á Koh Samui

21. Koh Samui -- Hotel??

22. Koh Samui -- Hotel??

23. Koh Samui -- Hotel??

24. Kho Tao à Hotel http://www.kotaoresort.com/paradise/facilities.html

25. Kho Tao à Hotel http://www.kotaoresort.com/paradise/facilities.html

26. Koh Tao --> Bangkok avec le train de nuit

27. BKK - faire le tour en vélo avec Co Kessel – Hotel : Grand China Princess: http://www.grandchina.com

28. 28 BKK- dernière journée pour acheter des souvenirs - Hotel : Grand China Princess: http://www.grandchina.com

29. Vol BKK-->DUBAI - Hotel Rose Rayhaan by Rotana Dubai

30. DUBAI & DUSSELDORF
New York: visiter Coney Island au mois d'avril? English translation pending
by Orlandom · 2010-10-29 · 7 replies
Bonjour

Nous retournons pour la 2ème fois à NYC en avril 2011 pour une semaine. Nous entendons souvent parler de Coney Island mais n'arrivons pas à trouver d'informations suffisamment précises pour nous donner envie d'y aller. Et nous ne voudrions pas passer à coté d'un éventuel centre d'intérêt ! 😎

Aussi, nous sollicitons les VFistes : qu'y aurait-il à voir à Coney Island, en particulier un mois d'avril ?

Merci d'avance A+
Voyage de deux mois en Iran, Irak... English translation pending
by Ana870 · 2010-10-27 · 21 replies
Bonjour, Je reviens d'un magnifique voyage de 2 mois au Moyen Orient. Je souhaite partager avec vous cette experience unique.

Je suis partie, en compagnie de ma soeur, d'Istanbul en Turquie pour finir en Terre Promise à Jerusalem, en passant par le Kurdistan, l'Iran, l'Irak, la Syrie et la Jordanie. Ce fut un voyage exceptionnel, d'une très grande intensité émotionnelle et humaine. Et il vrai que le retour en France est plus que difficile.

Pour vous donner une ordre d'idée sur ce voyage : ce fut un trip en mode "à l'arrache", on n'avait rien préparé, rien réservé si ce n'est la demande du visa iranien demandé 1 mois avant le départ. Pour vous dire, c'est qu'au début, on voulait rallier l'Inde en passant donc par la Turquie, l'Iran et le Pakistan, mais comme nous n'avons pas pu obtenir le visa pakistanais à Téhéran, on a décidé de rejoindre Israel par l'Irak puis Syrie, Jordanie. on n'avait pas non plus prévu de vol retour, ce qui nous a laissé le temps de poursuivre notre voyage tant qu'il y avait du budget. Et sur ce point, on a vraiment fait fort car on a dépensé environ 1000 euros chacune tout compris avec les vols et les visas. En fait, on a voyagé beaucoup en stop meme en Irak et on a dormi à la belle étoile (en Iran notamment) et chez l'habitant. le stop marche très bien dans ces pays là surtout en Syrie-Jordanie-Isarel, mais il est vrai que pour 2 filles c'est un peu dangeureux en Iran et Irak. On a eu une experience de tentative de viol au Kurdistan irakien...

Ce fut quand meme incroyable de pouvoir rallier l'Iran à la Syrie par le Nord de l'Irak...on était les seuls touristes là bas et on a fait des rencontres incroyables....à l'aventure !!

Je pourrais vous parler des heures de ce voyage, de l'hospitalité irannienne, des puits de pétrole irakiens, de la beauté de Palmyre en Syrie, des couleurs du Wadi Rum en Jordanie ou du sionisme en Isarel, donc si vous voulez avoir un apercu de ce trip, vous pouvez lire mon carnet de voyage et voir qq photos sur mon blog :

www.anouck.new.fr dans la partie voyage 'middle east'.

Si vous avez des questions pratiques 'visa, vols, bons plans, bonnes adresses...' n'hésitez pas à me questionner.
Livre "Vivre avec les Vietnamiens" English translation pending
by Jeansellier · 2010-10-18 · 7 replies
Le sujet a été maintes fois évoqué sur ce forum donnant lieu à quelques polémiques suivant les experiences vécues. Il s'agit ici d'un livre de Philippe Papinet & laurent Passicousset preface de jean Claude Guillebaud "Vivre avec les Vietnamiens" editions L'archipel -23 euros . Les auteurs ont parcouru le Vietnam pendant vingt ans et y relatent leurs experiences personnelles ( rapports avec locaux et administration ). Apres l'avoir feuilleté , il m'a semblé interessant et je l'ai acheté.

Autre bouquin :

DangThuy tram - les carnets retrouvés 1968-1970 editions philippe picquine 18,50 euros Journal d'une jeune femme de 23 ans s'enrolant comme volontaire et travaillant comme medecin dans un hopital avant de se faire tuer .
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
by Zitounet · 2010-10-17 · 40 replies
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.

Première partie, de San Francisco à Kalispell



Lundi 23 Août – Droit vers la faille

Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.



En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.

Pensionnaires de Bolinas Lagoon

Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.

Point Reyes Beach overlook

Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.

Mardi 24 – Drive Thrue Trees

Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.

6h00 à Tomale Bay

Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.



Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.



Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.

Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.

Shrine Drive Thrue Tree

Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.

Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers

Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.

Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.

Le Pacifique vu de la Coastal Drive

Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.

Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux

A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.

Jeudi 26 – Les tubes de lave

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.



Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.



L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.









Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.



Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..

Vendredi 27 – Les cratères bleus

Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.



L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.

Sentinel Rok

Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption



Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument. Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.

Paulina et East lakes vus de Paulina Peack

En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.

Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)

Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).

Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.





Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !



Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés. C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants. Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille. Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.



Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.



En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !

Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage. Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.

Ancien glacier de Nisqually

Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.

Lundi 30 – La forêt des vampires

Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.



Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.

Ruby Beach

Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.



Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.

Roosevelt Elk

Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.

Mardi 31 – Météo conforme

Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie. Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route. Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls

Madison Falls

Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.

Météo habituelle

Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.

Embarquement à Kingston

Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?

Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.



Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.

Diablo Lake

Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.



Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.

Jeudi 2 – Du Washington au Montana

La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.

Grand Coulée Dam

A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.

De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon



Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !

Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.



Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.

McDonald Creek

Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.

The Loop

Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.

En bateau sur le St Mary Lake

La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.

Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc. Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.

Garden Wall

Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste

Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.

Two Medicine lake

En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.

Many Glacier Lake

Grinnell

Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.

Camas Road

Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.

Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009

Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns. Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes. Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus. On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone. Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.



L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.

Coucher de soleil près de Canyon Village Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants

Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin. Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfum��, inutile même d'aller le voir d'en haut.

Vapeurs sur le Grand Prismatic

Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …



Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.

Salle d'attente du Old Faithfull

Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.

Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.

Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.

Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête

Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.

Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !

Les Gagnants !

Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.

Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,

les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.

Taureau volant

La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.

Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé

Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.



L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center. La route, vue du Visitor Center

Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.

La plage de Bridger Bay

Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.

La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.

Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !

Jeudi 9 – sur les bords de la Green River

Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile. Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite. Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park. Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.

Steamboat Rock

Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.

Petroglyphes au poinçon ?

Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.

Castel Park Overlook

Harding Hole Overlook

La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.



Vendredi 10 – Le petit grand ?

Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.

Pas grand chose d'autre à voir !

Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain. Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.

Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.

Little Grand Canyon

Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !

Buckhorn Wash Pictograph

Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.

Samedi 11 – On the Shafer Trail again

Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009. Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.

Mesa Arch



A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.

Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.



Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.

Ici, la piste a été réparée

Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.



Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.

Ici, ça passe encore bien !



Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.

En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :



Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre

En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.

House on Fire

Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.

Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),

Sipapu Bridge

Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.

Owachomo Bridge

Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.

La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom. Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado. A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.

Le Colorado à Hite Crossing Bridge

Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.

Little Egypt

Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.

Little Egypt

En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey

Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian

Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.

Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.

Temple of the Sun

Temple of the Moon

Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.



Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.

Traces de volcan Temples of ???

A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.

Upper overlook

Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.

Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.

Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.

Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood

La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.

Méandre de la 12

Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.

La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.

Aujourd'hui, ça passe

Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.

Grosvenor Arch.

De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter. Rares voitures rencontrées Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.

Un des plus beau point de la cotoonwood

Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.

Rocher dans le canyon

Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.

Cottonwood au bord de la Cottonwood

Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici. A commencer par le grand John

Mercredi 15 – Intrusion en Arizona

L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.

L'entré du North Rim

Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.

Bright Angel Point

Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.

South Rim en feux

Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.

Point Imperial

Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.

Angel Window Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.

le Colorado à Unkar Delta

Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.

En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).

Jeudi 16 – Pipe Springs

Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs. Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.

La cour intérieure

Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.



A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.

Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.

Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage

La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.

Final de Love

Retour sur le Strip :

Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée



Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.



Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.

Twenty Mule Team Canyon

Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.

Artists Palette

De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.

Badwater Basin

Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.

Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.

Coucher de soleil à Furnace Creek Inn

Samedi 18 – le champ de course des pierres

Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.

Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.

Notre Jeep Colorado

Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.

La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.

Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)

Teakettle Junction

Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …





Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.

En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local. Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant. La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.

Juste après Red Pass

Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.

Notre seule rencontre !

Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.

Dans le Titus Canyon

Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!

Dimanche 19 – Les collines à western

En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.

Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada

Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.

Mobius Arch

Eye of Alabama

Indian Family

Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade. Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers. Les Alabama Hills, vues d'en haut

Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.

Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.

C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.

Mono Lake La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.

Bodie

Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.



Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)

Parfois assez bringuebalant

Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne. Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus. Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.

Mardi 21 – Le parc en feu

Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest. La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.

Le Général du King Canyon

S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.

La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord

Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.

Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière

L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.



Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.

Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre

Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320). Le Géneral de Sequoia NP

L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts. Plusieurs minutes de rencontre inatendue

Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia. Mercredi 22 – repos

Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.



Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.

La piscine du Best Western Crystal Palace

Jeudi 23 – Good bye America

La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.

Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Alerte météo 2010 aux Philippines et Vietnam English translation pending
by Abalone · 2010-10-16 · 17 replies
Ça fait un bon moment que le ViêtNam et les Philippines n'ont pas vu les cyclones débarquer, en cette année 2010.

A surveiller MEGY (ou JUAN) qui annonce son arrivée et pourrait atteindre les Philippines dans les 3 jours et le ViêtNam dans 4 jours, et son trajectoire finirait vers le Centre Sud du ViêtNam.

C'est toujours le moment où les tours opérators font plein de promotions pour faire le ViêtNam du Nord au Sud en 15 jours🙂
Film algérien "Hors la loi" de Rachid Bouchareb English translation pending
by Williama · 2010-09-25 · 13 replies
Pour les français la liberté s'est construite en grande partie contre les prétentions de l'église à vouloir régenter leur vie quotidienne. Pour les américains c'est d'avoir pu échapper aux persécutions religieuses et monarchistes en Europe ... et pour les algériens la liberté s'est d'avoir mis à bas 130 années de domination coloniale... Depuis longtemps en Algérie, les choses sont très claires, le colonialisme a un nom : ... c'est la France! Ce film n'échappe pas à cette implacable logique, pourtant il apporte indéniablement une vision nouvelle ou plutôt un besoin de reconnaissance car ce film tout comme "indigène" parle plus aux français qu'aux algériens.

Pour une fois, les héros algériens ne sont pas de pauvres victimes malingres en costume gris à la "mektoub" ou de la chair à ratonnade. Tout au long du film, ils tiennent la dragée haute aux flics avec des airs de résistant matiné de Scarface. Les 3 frères qui symbolisent la résistance algérienne dans le film ne sont pas de saints combattants aux contours lisses. Le premier est un "Robespierre" à l'austère et froide logique révolutionnaire. Le second ancien militaire ayant fait l'indo joue le rôle de l'égorgeur de service. Enfin le dernier incarné par Djamel Debouze est un proxénète et un truand de Pigalle notoire.

Plusieurs thèmes et vérités qui fâchent sont abordés comme les luttes fratricides entre nationalistes, la justice expéditive, le chantage, les exécutions sommaires de militants du FLN pour s'être écarté de la juste ligne du mouvement, les manipulations d'une élite de décideurs planquée à l'étranger sur une base le plus souvent désarmée, les relations du FLN avec la pègre etc... En France ce film a été trop vite condamné ou boudé par une minorité passéiste qui ne l'a jamais visionné et il mérite vraiment d'être vu pour son originalité, ses acteurs remarquables, ses décors (hier soir nous étions à peine 20 dans la salle🤪) ...

Sans dévoiler le déroulement, le film commence par des images de Paris libéré en 1944 avec la liesse des parisiens et il se termine par celle de l'indépendance de l'Algérie et la même joie comparable du peuple algérien dans les rues. Pourtant, la politique n'a pas de fin. Peut être qu'après "Indigène" et "Hors la loi" Rachid Bouchareb abordera un troisième volet celui de l'Algérie algérienne. Qu'est-elle devenue après l'indépendance?. Un autre volet en quelque sorte, car si dans une lutte révolutionnaire la fin justifie les moyens, le choix des moyens est aussi très souvent annonciateur de la suite de l'histoire...
Prix d'un guide et d'un cuisinier pour un raid 4x4 dans le désert tunisien? English translation pending
by Raidalgerie · 2010-09-23 · 5 replies
Nous partons 5 véhicules équipés désert et 10 personnes au mois de Novembre 2010, nous avons besoin d'un guide accompagnateur avec son véhicule (il n'y a plus de place dans les notres) et éventuellement une personne qui puisse nous préparer les repas, pouvez vous me renseigner sur le prix de cette prestation et si vous connaissez quelqu'un ? Merci bcp de votre aide
Hôtel ou auberge à Todos Santos pour le 1er novembre 2010? English translation pending
by Ledoc31 · 2010-09-21 · 5 replies
Bonjour amis forumers et voyageurs,

Comme présenté dans le titre, je cherche recommandations et surtout des contacts pour un hébergement sur Todos Santos au Guatemala. J'ai une adresse: Hospedaje Casa Familiar Calle Real TODOS SANTOS Mais pas d'email ou de numéro de tel.

Comme la ville sera prise d'assaut par les touristes et locaux pour les festivités de la Toussaint avez-vous des conseils (expériences) ou/et des contacts.

Merci 🙂
Quand acheter les billets d'avion pour la Croatie en août 2011, logement? English translation pending
by Anaf135 · 2010-09-20 · 7 replies
Bonjour a tous, Nous sommes 4 amies est nous aimerions s rendre en Coatie pour la période du 06 au 20 aout 2011, nous effecturons le voyage en avion et pour nous déplacer nous souhaitons louer un véhicule. A quelle date prendre les billets et avec qu'elle compagnie. Pour le logement nous pensons louer un appartement par particulier, les autres années nous passons par le site internet Abritel connaissez-vous des offres de locations. Merçi par avance à tous.
Train Kazakhstan. P..... de mouche.!!! English translation pending
by Saint · 2010-09-12 · 11 replies
P..... de mouche.!! - Train Kazakhstan.

On partageait le même compartiment depuis deux jours...😎

Au début , tout allait bien. Elle voletait de son côté, se collait de temps à autre sur la vitre pour admirer je ne sais quel paysage pourtant parfois si morne...ou se reposait tranquillement sur le miroir, juste au dessus de la banquette opposée. En résumé, elle respectait mon espace personnel... Ma foi, tout était pour le mieux dans le meilleur des compartiments... J'avais bien sûr quelques petits reproches à lui faire, mais quand on voyage en galante compagnie, il faut parfois se montrer conciliant. Aussi, lui avais- je expliqué, calmement, que je n'appréciais pas qu'elle vienne se coller au goulot de ma bouteille de bière ou qu'elle se frotte inlassablement les pattes sur le rebord de mon verre. Question d'éducation... Point sur lequel je ne souhaitais pas transiger. Il me semblait qu'elle avait compris les limites fixées pour une cohabitation paisible.

Les heures s'égrenaient, une à une, pendant que le train traversait doucement les longues et vastes steppes herbeuses du Kazakhstan... Tout semblait définitivement calme. Comme à l'aube des temps .

Mais voilà qu'après une bonne dizaine de minutes, cette satanée bestiole semble avoir oublié notre accord et toute forme de respect mutuel. Si elle n'était assurément la seule dans MON compartiment, je me demanderais, non sans ironie, quelle autre mouche l'aurait piquée. Car enfin quoi.. Tout allait si bien. !! Chacun dans son coin. Mais voilà..!! Madame la mouche, probablement agacée que je ne lui prête guère d'attention avait subitement changé d'attitude.

Je m'interrogeai sur ce bizarre comportement.

En fait , en y réfléchissant un peu, je me souviens maintenant. Tout a commencé quand, m'ennuyant de la steppe sans cesse recommencée, je me suis mis à lire. Elle s'est dés lors montrée arrogante voire même agressive. Elle est d'abord venue sur mes jambes nues, puis s'est autorisée à me chatouiller la voûte plantaire. Bon enfant, j'ai immédiatement songé à un petit amusement de sa part. Plutôt bien disposé à son égard, je n'ai donc rien dit. Mais, me voyant continuer ma lecture, ma co-locataire de mouche a décidé de s'enhardir et de venir jusqu'à se poser sur ma main droite, me dérangeant ainsi, désagréablement cette fois, dans ma lecture. Puis de nouveau sur mon pied pour revenir sur mon autre main provoquant un réel agacement. L'effrontée. La sans-gêne. C'est pas une mouche française qui ferait ça..!!!

A ce point du récit, il faut préciser que je suis un garçon extrêmement patient et plutôt de caractère paisible. Mais, comme chacun sait, toute patience à ses propres limites. Il était désormais temps de réagir. Ce que je fis..

Le premier avertissement fut une claque bruyante sur la partie de ma cheville qu'elle persistait à chatouiller. J'étais, pour ma part , prêt à en rester là. L'avertissement me paraissait fort clair.

Je compris vite que ce n'était pas son intention.. Prenait-elle mon geste pour le début d'un nouveau jeu..? Il est vrai qu'après 2 jours de train à travers les steppes kazakhes, on est en droit de se distraire d'une certaine monotonie. Je le concède... Mais... Je n'en avais pas envie. Ou plutôt pas comme ça.!

Elle continua donc de plus belle jusqu'à ce que, cette fois irrité pour de bon, je dus poser mon roman et en arrêter l'agréable lecture. Tenterai-je de la raisonner?? Userai-je de mon extraordinaire pouvoir de séduction sur les mouches ou simplement lui lancerai-je un ultimatum..? J'optai pour cette dernière solution. Ouvrant tout grand la porte en prenant le risque de voir s'échapper l'air si frais de mon compartiment climatisé, je la priai, ma foi fort courtoisement , d'aller se changer les idées dans le couloir ... Ma requête n'eût aucun succès. J'étais troublé et un peu déçu qu'elle me porte aussi peu de considération après 2 jours de vie commune. Il fallait bien que je me résigne à accepter la dure vérité: cette mouche ne m'aimait pas. Peut être même, pêchait t-elle par égoïsme .!! Je compris dés lors que nous ne pourrions plus cohabiter. Il fallait agir au plus vite. Il en allait de ma tranquillité. Je ré-ouvris la porte et la chassai cette fois avec plus de vigueur. Je cru avoir réussi et refermai la porte. Soulagé...

Mais c'était compter sans sa fourberie. La misérable s'était dissimulée pour mieux revenir à l'attaque. Cette fois c'en était trop.! Je lui déclarai une guerre sans merci. C'en était fini. Ce serait elle ou moi..!!!!🤪

Usant à mon tour d'une félonie dont je ne suis pas coutumier, j'entrepris de lui dresser un piège. J'avais remarqué qu'elle avait un goût prononcé pour la bière. Ceci dû probablement à ses origines russes.. Je versai donc un peu de cette mixture dans le fond de mon verre . Il ne me restait plus qu'à attendre et j'avais la conviction que ce ne serait assurément pas long...!

De courtes minutes s'écoulèrent, avant qu'attirée par la suave odeur du houblon, elle ne plonge dans mon verre. L'inconsciente était prise au piège. Je n'éprouvais aucune joie à avoir vaincu si facilement mon ennemie. Juste une simple satisfaction. J'avais beau être le vainqueur, incontestable, je ne souhaitais pas me montrer cruel. Je pris donc mon verre, dans lequel se débattait férocement ma proie et, m'approchant d'une fenêtre de couloir laissée mi-ouverte, je lançais le tout dans l'infini des steppes... Elle n'eut pour toute oraison funèbre que deux mots.. " Dégage Salope..! "

Etrangeté de la nature où deux êtres vivants, certes différents, peuvent lutter jusqu'à la mort pour un petit bout de territoire...

De retour sur ma couchette, je pouvais enfin reprendre ma lecture. Un ouvrage traitant de la tolérance ... 😉
"Des hommes et des dieux" (film) quiz marocain? English translation pending
by Tomas3 · 2010-09-08 · 21 replies
« Des hommes et des dieux »(film) quiz marocain ?

On peut croire que le film de Xavier Beauvois sur le massacre des moines français de TIBHIRINE a été tourné en Algérie sur les lieux de la tragédie… Pour des motifs que l’on peut comprendre aisément, le réalisateur a choisi le Maroc. Le film prend une autre allure aux yeux d’un observateur attentif …

quiz ludique, clef de lecture possible de ce film émouvant…

Où se situe l’action du film ?

- Azrou ? - Le Rif ? - Le haut atlas occidental ?

A quelle altitude ?

- 800 mètres - 1200 mètres - 1500 mètres

A quelle période de l’année ?

Plusieurs acteurs marocains sont au générique du film

- 6 ? 12 ? 16 ?

Quelle est la fête marocaine à laquelle les moines sont conviés ?

- l’achoura ? - la Ras-el-Am ? - une circoncision ?

Sur la souikha, les moines vendent des produits fabriqués au monastère :

- des bougies ? - du miel ? - des figurines en racines de thuya ?

Le cèdre marocain qu’embrasse Lambert Wilson a un diamètre important :

- 1,50 m - 3 m - 9 m

C’est une wilaya marocaine qui a fourni les moyens logistiques au réalisateur :

- celle de Meknès ? - celle de Taroudant ? - celle de Ouarzazate ?

L’armée marocaine a fourni

- des jeeps ? - des camions ? - des hélicoptères ?

La représentation du terroriste mort à la morgue est un pastiche de :

- - La mort du CHE - - La mort de Simon Bolivar - - La mort du commandant Massoud

Quel est le peintre européen représenté dans le film ?

- Antonia da Messine ? - Le Caravage ? - Mantegna ?

Trois écrivains européens sont cités : reconnaissez-les derrière leurs œuvres :

- Les fioretti - Les Pensées - Les Lettres Persanes
Film "Oncle Boonmee" (Palme d'Or 2010) English translation pending
by Goave · 2010-09-01 · 19 replies
je sors perplexe de la projection du très attendu (ou très décrié, au choix) dernier né d'apichatpong weerasethakul : oncle boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures. palme d'or à cannes cette année, à vrai dire à la surprise générale, aussi bien du côté des critiques que des "simples" spectateurs, cet oncle semblait diviser tant par son fond (y en a-t-il seulement un ?) que par sa forme.

d'ordinaire, le cinéma asiatique m'émeut plutôt (et ce bien qu'il soit difficile de comparer des films aussi disparates que yi-yi, in the mood for love, john john, memories of murder, millenium mambo, l'odeur de la papaye verte ou les gens de la rizière) par sa finesse, son acuité, sa lumière etc., mais là, les bras m'en tombent.

à part deux ou trois scènes effectivement jolies, comme celle du repas où apparaît le fantôme de la femme de boonmee, ou celles montrant ces singes bizarres aux yeux rouges, j'ai trouvé (très personnellement) qu'il n'y avait rien, ou presque, à retirer de ce film. je me suis complètement laissée tromper par la bande-annonce, autrement plus rythmée et poétique que le film qu'elle résume, et quand on pense que tim burton y a vu "un rêve étrange et beau", j'en suis à me demander s'il n'avait pas pris des champis à l'oeil avec gaspar noé avant la projection presse. oui, "soudain le vide". c'est à peu près ce que j'ai ressenti.

pour ceux qui l'ont vu, qu'en avez-vous pensé ? en lisant les réactions des spectateurs sur internet (soit outrées, soit positivement extatiques face à ce chef-d'oeuvre), j'en viens à me dire que je n'ai décidément rien compris au cinéma (en général) si je ne suis pas parvenue à apprécier toute la magie contenue dans cet oncle boonmee. sans doute devais-je être une mouche dans une vie antérieure... 😕
Salinas Grandes en bus depuis Purmamarca? (Argentine) English translation pending
by Edpaq · 2010-08-22 · 7 replies
Bonjour,

Selon le guide Lonely Planet, il serait possible de prendre un bus de Purmamarca en direction de Susques et descendre dans les Salinas Grandes. Apparemment, certains jours, il serait possible de reprendre un bus quelques heures plus tard faisant le chemin inverse et de retourner à Purmamarca.

J'ai regardé les itinéraires de la plupart des grandes compagnies et je ne vois pas de trajet Purmamarca-Susques.

Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait ? Si oui, avec quelle compagnie d'autobus ?

Sinon, avez-vous des agences organisées et leur prix en partance de Purmamarca pour aller visiter les Salinas Grandes ?

Merci !
Où est-il possible d'aller en Afrique saharienne et sahélienne? English translation pending
by Tamerlan95 · 2010-08-20 · 31 replies
Bonjour🙂

Nous pouvons nous poser cette question: Où est il possible d'aller en ce moment en Afrique Saharienne et Sahélienne ( Niger, Mali, Algérie, Mauritanie, Burkina) La Libye est elle épargnée................!🙁

Le terrorisme islamique sévit presque partout dans ces deux régions et pour les voyageurs désireux d'y aller, cela devient de plus en plus impossible , avec des risques d'être kidnapper et tout ce qui peut en découler..........🏴‍☠️

Que pensez vous de tout cela, mes propos sont ils alarmistes ou réalistes!🙂
Génial et actuel: livre "Comprendre Cuba" aux Éditions Ulysse English translation pending
by Disuave · 2010-08-17 · 32 replies
Je viens de teminer cette petite plaquette d'une centaine de pages de l'auteur Hector Lemieux, reporter international spécialiste de Cuba. Tout sur la réalité actuelle de Cuba : 1. Civilisation cubaine 2. La vie au quotidien 3. La vie en société 4. Affaires et monde du travail Pour ceux et celles qui veulent aller au-delà des tout-inclus. À lire absolument! Bonne lecture!

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