Results for "Fort+Rouge+|+7+>+8"
55255 results found.
Retour du Casa del Mar (26/08 au 09/09/2005) English translation pending
Bonjour à tous,
Je tiens à faire une description détaillée de mon voyage en République Dominicaine afin que cela puisse être utile à beaucoup d'entre vous et que vous ayez la chance de vivre un séjour aussi INOUBLIABLE que le mien.🙂
Je vais essayer d'aborder les sujets par thème afin que cela ne soit pas trop ennuyeux...😉
Voyage organisé par Neckerman (Thomas Cook):
Aucun problème d'organisation, pas de mauvaises surprises. Seul petit hic, ayant déjà voyagé avec Fram nous avions eu droit à un sac de voyage par personne(enfant y compris), hors avec Thomas Cook nous en avons eu qu'un seul pour quatre personnes.
Vol A/R Paris Punta Cana:
Nous avons voyagé avec la compagnie Star Airlines. Airbus A330, aucun problème ni à l'aller ni au retour, respect des horaires. Ce qui est le plus génant fiinalement, c'est le manque de place...🤪, on ne peut pas allonger les jambes et c'est trés difficile de se détendre surtout au retour c'est un vol de nuit, impossible de dormir. (Vol direct au retour 8h30 de vol).
A l'aller il y a une escale aux Bahamas pour une heure (dans l'avion), puis direction Punta Cana où l'on atterit une heure plus tard (arrivée avec 20 minutes d'avance sur l'horaire prévue) 15h heure locale (6h de décalage horaire).
Nous découvrons l'aéroport très typique sous une chaleur écrasante, très humide. Nous sommes pris en photo tout de suite (photo que l'on récupère le jour du départ 5€). Transfert à l'hotel en guagua durant 1h30 où l'on découvre le pays trés pauvre.
L'HOTEL
Nous arrivons à l'entrée de la propriété, gardes avec barrière 2km avant d'arriver à la réception. C'est grandiose, tout est ouvert, la lumière pénètre de partout. Nous sommes très bien accueillis, on nous remet rapidement la clé de notre chambre et les cartes pour les serviettes (très pratique, on peut les changer aussi souvent qu'on le souhaite mais attention le stand serviette ferme à 18h, si on les garde plus longtemps on les change le lendemain). La Chambre Nous avions une chambre au bloc 5 au 3éme étage. Trés spacieuse, 2 grands lits, un coin lecture, un bureau, une salle de bain assez grande et une petite terrasse avec vue sur mer. La climatisation fonctionne très bien, nous n'avons pas eu de soucis avec les moustiques dans l'hotel. Mini bar rempli tous les jours (coca, sprite, eau, bière), le ménage est trés bien fait. Tout le personnel est trés sourriant, ils sont toujours en train de nettoyer. Le petit problème au niveau des chambres, c'est l'insonorisation mais si tout le monde se respecte c'est tout à fait supportable. Il y a aussi dans la chambre une table et un fer à repasser, un sèche cheveux, une cafetière, un coffre fort ( payant donc on s'est servi de notre valise qui ferme avec un code secret), un téléviseur (chaine la plus regardé tv5) et un téléphone. Les Bars Bar de la réception: trés agréable sous une pergola. Les cocktails y sont servis dans des verres à pied. Il faut absolument goûter le Banana mama et le Blue Hawaiian, ils sont excellents ( Merci Annie...). Bar de la piscine: bien situé, joli cadre. Personnellement je trouve que les cocktails y sont plus fort 😮!( serveurs plus généreux...). Verres en plastiques. Bar de la plage et du Saona Sud:Toujours trés agréables et comme dans tous les autres bars il y a un grand choix de cocktails avec ou sans alcool. (verres en plastiques). Les restaurants Le buffet principal est trés bien, cadre magnifique, il y a toujours beaucoup de choix. Les fruits sont excellents. Tous les soirs il y a des thèmes différents (continental, dominicain, oriental, internationnal, mexicain, gala, italien) C'est trés varié, nous avons toujours trouvé notre bonheur, même les enfants.😉 Il y a aussi trois autres restaurants plus chics, le Da Mario où l'on mange trés bien, il faut juste ne pas y aller trop tard car le service est vraiment long, il y a beaucoup de monde. L'Asia, nous ne l'avons pas essayé car il parait que c'était vraiment pas terrible. Le SeaSide, au bord de la plage trés agréable, le midi c'est un snack et le soir un restaurant grill où tout est excellent. Sur 15 jours on a fait le tour du menu, rien à dire, belle présentation; copieux et vraiment bon.🙂 Il n'y a pas besoin de réserver les 3 restaurants, selon l'heure à laquelle on y arrive il y a un peu d'attente, mais à la pèriode où nous y étions l'hotel n'était rempli qu'à 50% de sa capacité donc en pleine saison cela doit être beaucoup plus long... La piscine Vraiment trés grande, il y des matelas flottants en permanence (sauf notre deuxième semaine où ils avaient tout enlevé car abimés 🙁 pour les changer...). Elle est nettoyé tous les matins, il n'y a pas trop de chlore. Les enfants en ont bien profité. On y trouve des transats en quantité suffisante, ombre ou soleil il y en a pour tous les gouts. La plage Elle est superbe et assez grande. Il y a beaucoup de transats tout au long de la plage. L'eau est trés chaude, trés peu de vagues . Il y a un grand trempoline sur l'eau pour les enfants jusqu'à 12 ans, un filet de badmington et volley dans l'eau. Il y a assez de cocotiers sur la plage pour donner de l'ombre à ceux qui le souhaitent. Animations Tous les animateurs sont sympathiques, il y a des activités tous les jours de 9h à 18h (aquagym, bingo, cours de bachata et merengue, sports collectifs, jeux, aérobic...). Tous les soirs il y a un spectacle différent. Les premiers jours il est trés difficile de rester éveiller le soir à cause du décallage horaire en plus le soleil se couche trés tôt (19h). Tous les soirs on nous glise sous la porte le programme de la journée suivante avec la météo, horaires des restaurants et bars.
EXCURSIONS
Lors de la réunion d'information, on nous propose de nombreuses excursions à prix assez élevé. Nous avons préféré attendre avant de réserver car il y a largement assez de places jusqu’au dernier moment. Finalement avec l’hotel nous avons passé une après-midi vraiment très intéressante lors de l’excursion " RIVER ADVENTURE " : De l’hotel nous allons jusqu’à l’orée d’un bois immergé dans une nature préservée. Nous embarquons auprés de guides sympathiques avec un cocktail de bienvenue (cuba libre). Une fois à bord au bout dec 20 minutes de navigation, on arrive à la finca (domaine agricole) où nous visitons des cultures de manguiers, cocotiers, bananiers et fruits de la passion. Les paysans nous ouvrent à coup habile de mâchette des " cocos de agua " et l’on peut en boire l’eau désaltérante. Un " campessino " (agriculteur) montre son exceptionnelle adresse et rapidité pour grimper à mains nues au sommet d’un palmier. De nouveau à bord on navigue vers le " pueblo Gato " en musique, danse et décors naturels inoubliables choisis notament pour tourner les films tels Apocalypse Now, King Kong et Rambo 2. A Gato on découvre le ranch où l’on peut déguster une riche variété de fruits tropicaux. Un combat de coq est organisé par les guides (inoffensif). La visite terminée nous remontons le Chavon pour récupérer notre camion qui nous ramènera à l’hotel. Le prix de cette excursion est de 45€ pour les adultes et 23 € pour les enfants.
Ensuite en dehors de l’hotel nous avons passé un journée EXCEPTIONNELLE à SAONA grâce à Patri rencontré sur ce forum, tout était très bien organisé et rien à voir avec l’excursion proposée par l’hôtel. (Même en VIP ils sont miminum 50 sur le bateau, nous nous étions 11 sur une île déserte…..) Nous avions rendez vous le mercredi sur la plage à la limite de la plage publique et nous avons programmé la sortie pour le vendredi. (tarif 50€ par personne, ½ tarif pour les enfants) Tout d’abord, je tiens à dire que grâce à ce forum j’ai rencontré Hanaé (Annie et son mari Marcel), ceux sont des gens vraiment très sympathiques avec qui nous avons vraiment passé de très bons moments. C’est Hanaé qui m’a parlé de Patri et des excursions qu’elle proposait, au début j’hésitai un peu mais franchement je ne regrette rien. Description de la journée : Rendez vous à 9h30 au port de Bayahibe où nous embarquons à bord du bateau d’Alessandro (cuisinier à Bayahibé) avec Niko et Patricia les organisateurs ainsi que les deux couples qui nous accompagnaient Annie, Marcel, Sylvie et Grégory (Si vous lisez ce compte rendu, je vous embrasse bien fort à tous les quatre).😉 Nous partons pour 1h30 de trajet en bateau rapide en longeant les côtes du parc national del Este. Nous arrivons sur l’île de Saona sur une plage déserte paradisiaque : mer turquoise, sable blanc et cocotiers.🙂 Petitapéro en arrivant, bière cuba libre etc…noix de coco fraiche ramassée sur la plage. Nous commençons par une baignade dans les eaux transparentes sous un soleil rayonnant. Les hommes ont embarqués leur masque et tuba et découvrent les fonds marins sur la barrière de corail. Pendant ce temps Alessandro et Niko nous préparent un barbecue sauvage où il nous font cuire du poisson en papillotte (excellent !) Nous alternons repas et baignade car il fait vraiment très très chaud hors de l’eau (crème protectrice obligatoire). Nous profitons pleinement de cette plage jusqu’à 16h où nous repartons en direction des mangroves. Moteur éteind nous apprécions le calme de cet endroit où se reproduisent les frégates.. Puis nous repartons vers un piscine naturelle où nous admirons les étoiles de mer géantes. (Seule différence avec l’hotel, nous n’avions pas pied à cet endroit.) Nous regagnons l’hotel à 18h30 . C’est sans hésitation la meilleure journée de nos vacances, vraiment inoubliable, rien que d’y penser j’ai la nostalgie de ces merveilleux moments……snifff ! ! ! !🙁
Autre journée passée en compagnie de Patri et nos amis, à La Romana où nous découvrons les marchés et en profitons pour faire les boutiques de souvenirs. Puis nous alons à Altos de Chavon, village magnifique qu’il faut absolument visiter. C’est la reconstitution d’un village méditérannéen du XIVième siècle. Endroit enchanteur où l’on a une vue exceptionnelle sur les gorges du rio Chavon. On y trouve aussi un théate antique de 5000 places. Le guagua nous ramène jusqu’à la réception de l’hotel ! Prix de cette journée où nous étions 9 adultes et 2 enfants, 6€ par personne.
L’hotel proposé la même excursion à 35e par personne…. ! ! !
Pour l’argent miaux vaut y aller avec des euros que l’on change sur place en pesos, attention après les pesos ne sont plus changés en euros vaut mieux faire petit à petit. Si vous avez des dollars attention au taux de change qui meme dans l’hotel est différent selon les endroits... N’hésitez pas à marchander il faut au moins diviser les prix par 4 !
Pour notre dernière soirée à l’hotel nous avions réserver la jetée pour un diner romantique (organisé par le restaurant sea side) Prix 120 dollars par couple : Nous sommes accueillis avec un cocktail de bienvenue, une musique douce avec bruit de fond le mouvement des vagues, très agréable. Nous dégustons un repas succulent, tout est extrêmement bon et bien présenté. Point d’honneur pour la langouste énorme grillée à la plancha hum j’en ai l’eau à la bouche…😉 Après cette soirée remarquable nous regagnons notre chambre où là surprise : la baignoire est remplie de bain moussant avec de joilies fleurs piquées dans la mousse, idem dans le lavabo et un chemin de fleurs nous giude jusqu'au lit.😊 La femme de ménage a du y passer un temps infiniment long car toutes les fleurs étaient rangés par couleur…..vraiment bravo ! ! !
Pour le départ nous avions rendez vous à 12h10 (avion à 17h10). Départ très difficile. Non seulement on a passé d’excellentes vacances au casa del mar mais nous quittions aussi nos amis Annie et Marcel qui avaient réservés trois semaines. Le trajet jusqu’à l’aéroport était baigné de larmes. A l’heure où j’écris ce compte rendu j’ai encore la larme à l’œil…
J’espère que cela n'a pas été trop long. Je me tiens à votre disposition pour toute question ou info. Je me ferai un plaisir de vous donner tous les renseignements necessaires.
Je dis un grand merci à ANNIE et MARCEL pour les moments que nous avons partagés. Merci à Patricia, Alessandro et Niko pour l’organisation de la journée à Saona Une pensée pour Grégory et Sylvie que nous avons beaucoup appréciés. Gros Bisous à tous
Céline
L'HOTEL
Nous arrivons à l'entrée de la propriété, gardes avec barrière 2km avant d'arriver à la réception. C'est grandiose, tout est ouvert, la lumière pénètre de partout. Nous sommes très bien accueillis, on nous remet rapidement la clé de notre chambre et les cartes pour les serviettes (très pratique, on peut les changer aussi souvent qu'on le souhaite mais attention le stand serviette ferme à 18h, si on les garde plus longtemps on les change le lendemain). La Chambre Nous avions une chambre au bloc 5 au 3éme étage. Trés spacieuse, 2 grands lits, un coin lecture, un bureau, une salle de bain assez grande et une petite terrasse avec vue sur mer. La climatisation fonctionne très bien, nous n'avons pas eu de soucis avec les moustiques dans l'hotel. Mini bar rempli tous les jours (coca, sprite, eau, bière), le ménage est trés bien fait. Tout le personnel est trés sourriant, ils sont toujours en train de nettoyer. Le petit problème au niveau des chambres, c'est l'insonorisation mais si tout le monde se respecte c'est tout à fait supportable. Il y a aussi dans la chambre une table et un fer à repasser, un sèche cheveux, une cafetière, un coffre fort ( payant donc on s'est servi de notre valise qui ferme avec un code secret), un téléviseur (chaine la plus regardé tv5) et un téléphone. Les Bars Bar de la réception: trés agréable sous une pergola. Les cocktails y sont servis dans des verres à pied. Il faut absolument goûter le Banana mama et le Blue Hawaiian, ils sont excellents ( Merci Annie...). Bar de la piscine: bien situé, joli cadre. Personnellement je trouve que les cocktails y sont plus fort 😮!( serveurs plus généreux...). Verres en plastiques. Bar de la plage et du Saona Sud:Toujours trés agréables et comme dans tous les autres bars il y a un grand choix de cocktails avec ou sans alcool. (verres en plastiques). Les restaurants Le buffet principal est trés bien, cadre magnifique, il y a toujours beaucoup de choix. Les fruits sont excellents. Tous les soirs il y a des thèmes différents (continental, dominicain, oriental, internationnal, mexicain, gala, italien) C'est trés varié, nous avons toujours trouvé notre bonheur, même les enfants.😉 Il y a aussi trois autres restaurants plus chics, le Da Mario où l'on mange trés bien, il faut juste ne pas y aller trop tard car le service est vraiment long, il y a beaucoup de monde. L'Asia, nous ne l'avons pas essayé car il parait que c'était vraiment pas terrible. Le SeaSide, au bord de la plage trés agréable, le midi c'est un snack et le soir un restaurant grill où tout est excellent. Sur 15 jours on a fait le tour du menu, rien à dire, belle présentation; copieux et vraiment bon.🙂 Il n'y a pas besoin de réserver les 3 restaurants, selon l'heure à laquelle on y arrive il y a un peu d'attente, mais à la pèriode où nous y étions l'hotel n'était rempli qu'à 50% de sa capacité donc en pleine saison cela doit être beaucoup plus long... La piscine Vraiment trés grande, il y des matelas flottants en permanence (sauf notre deuxième semaine où ils avaient tout enlevé car abimés 🙁 pour les changer...). Elle est nettoyé tous les matins, il n'y a pas trop de chlore. Les enfants en ont bien profité. On y trouve des transats en quantité suffisante, ombre ou soleil il y en a pour tous les gouts. La plage Elle est superbe et assez grande. Il y a beaucoup de transats tout au long de la plage. L'eau est trés chaude, trés peu de vagues . Il y a un grand trempoline sur l'eau pour les enfants jusqu'à 12 ans, un filet de badmington et volley dans l'eau. Il y a assez de cocotiers sur la plage pour donner de l'ombre à ceux qui le souhaitent. Animations Tous les animateurs sont sympathiques, il y a des activités tous les jours de 9h à 18h (aquagym, bingo, cours de bachata et merengue, sports collectifs, jeux, aérobic...). Tous les soirs il y a un spectacle différent. Les premiers jours il est trés difficile de rester éveiller le soir à cause du décallage horaire en plus le soleil se couche trés tôt (19h). Tous les soirs on nous glise sous la porte le programme de la journée suivante avec la météo, horaires des restaurants et bars.
EXCURSIONS
Lors de la réunion d'information, on nous propose de nombreuses excursions à prix assez élevé. Nous avons préféré attendre avant de réserver car il y a largement assez de places jusqu’au dernier moment. Finalement avec l’hotel nous avons passé une après-midi vraiment très intéressante lors de l’excursion " RIVER ADVENTURE " : De l’hotel nous allons jusqu’à l’orée d’un bois immergé dans une nature préservée. Nous embarquons auprés de guides sympathiques avec un cocktail de bienvenue (cuba libre). Une fois à bord au bout dec 20 minutes de navigation, on arrive à la finca (domaine agricole) où nous visitons des cultures de manguiers, cocotiers, bananiers et fruits de la passion. Les paysans nous ouvrent à coup habile de mâchette des " cocos de agua " et l’on peut en boire l’eau désaltérante. Un " campessino " (agriculteur) montre son exceptionnelle adresse et rapidité pour grimper à mains nues au sommet d’un palmier. De nouveau à bord on navigue vers le " pueblo Gato " en musique, danse et décors naturels inoubliables choisis notament pour tourner les films tels Apocalypse Now, King Kong et Rambo 2. A Gato on découvre le ranch où l’on peut déguster une riche variété de fruits tropicaux. Un combat de coq est organisé par les guides (inoffensif). La visite terminée nous remontons le Chavon pour récupérer notre camion qui nous ramènera à l’hotel. Le prix de cette excursion est de 45€ pour les adultes et 23 € pour les enfants.
Ensuite en dehors de l’hotel nous avons passé un journée EXCEPTIONNELLE à SAONA grâce à Patri rencontré sur ce forum, tout était très bien organisé et rien à voir avec l’excursion proposée par l’hôtel. (Même en VIP ils sont miminum 50 sur le bateau, nous nous étions 11 sur une île déserte…..) Nous avions rendez vous le mercredi sur la plage à la limite de la plage publique et nous avons programmé la sortie pour le vendredi. (tarif 50€ par personne, ½ tarif pour les enfants) Tout d’abord, je tiens à dire que grâce à ce forum j’ai rencontré Hanaé (Annie et son mari Marcel), ceux sont des gens vraiment très sympathiques avec qui nous avons vraiment passé de très bons moments. C’est Hanaé qui m’a parlé de Patri et des excursions qu’elle proposait, au début j’hésitai un peu mais franchement je ne regrette rien. Description de la journée : Rendez vous à 9h30 au port de Bayahibe où nous embarquons à bord du bateau d’Alessandro (cuisinier à Bayahibé) avec Niko et Patricia les organisateurs ainsi que les deux couples qui nous accompagnaient Annie, Marcel, Sylvie et Grégory (Si vous lisez ce compte rendu, je vous embrasse bien fort à tous les quatre).😉 Nous partons pour 1h30 de trajet en bateau rapide en longeant les côtes du parc national del Este. Nous arrivons sur l’île de Saona sur une plage déserte paradisiaque : mer turquoise, sable blanc et cocotiers.🙂 Petitapéro en arrivant, bière cuba libre etc…noix de coco fraiche ramassée sur la plage. Nous commençons par une baignade dans les eaux transparentes sous un soleil rayonnant. Les hommes ont embarqués leur masque et tuba et découvrent les fonds marins sur la barrière de corail. Pendant ce temps Alessandro et Niko nous préparent un barbecue sauvage où il nous font cuire du poisson en papillotte (excellent !) Nous alternons repas et baignade car il fait vraiment très très chaud hors de l’eau (crème protectrice obligatoire). Nous profitons pleinement de cette plage jusqu’à 16h où nous repartons en direction des mangroves. Moteur éteind nous apprécions le calme de cet endroit où se reproduisent les frégates.. Puis nous repartons vers un piscine naturelle où nous admirons les étoiles de mer géantes. (Seule différence avec l’hotel, nous n’avions pas pied à cet endroit.) Nous regagnons l’hotel à 18h30 . C’est sans hésitation la meilleure journée de nos vacances, vraiment inoubliable, rien que d’y penser j’ai la nostalgie de ces merveilleux moments……snifff ! ! ! !🙁
Autre journée passée en compagnie de Patri et nos amis, à La Romana où nous découvrons les marchés et en profitons pour faire les boutiques de souvenirs. Puis nous alons à Altos de Chavon, village magnifique qu’il faut absolument visiter. C’est la reconstitution d’un village méditérannéen du XIVième siècle. Endroit enchanteur où l’on a une vue exceptionnelle sur les gorges du rio Chavon. On y trouve aussi un théate antique de 5000 places. Le guagua nous ramène jusqu’à la réception de l’hotel ! Prix de cette journée où nous étions 9 adultes et 2 enfants, 6€ par personne.
L’hotel proposé la même excursion à 35e par personne…. ! ! !
Pour l’argent miaux vaut y aller avec des euros que l’on change sur place en pesos, attention après les pesos ne sont plus changés en euros vaut mieux faire petit à petit. Si vous avez des dollars attention au taux de change qui meme dans l’hotel est différent selon les endroits... N’hésitez pas à marchander il faut au moins diviser les prix par 4 !
Pour notre dernière soirée à l’hotel nous avions réserver la jetée pour un diner romantique (organisé par le restaurant sea side) Prix 120 dollars par couple : Nous sommes accueillis avec un cocktail de bienvenue, une musique douce avec bruit de fond le mouvement des vagues, très agréable. Nous dégustons un repas succulent, tout est extrêmement bon et bien présenté. Point d’honneur pour la langouste énorme grillée à la plancha hum j’en ai l’eau à la bouche…😉 Après cette soirée remarquable nous regagnons notre chambre où là surprise : la baignoire est remplie de bain moussant avec de joilies fleurs piquées dans la mousse, idem dans le lavabo et un chemin de fleurs nous giude jusqu'au lit.😊 La femme de ménage a du y passer un temps infiniment long car toutes les fleurs étaient rangés par couleur…..vraiment bravo ! ! !
Pour le départ nous avions rendez vous à 12h10 (avion à 17h10). Départ très difficile. Non seulement on a passé d’excellentes vacances au casa del mar mais nous quittions aussi nos amis Annie et Marcel qui avaient réservés trois semaines. Le trajet jusqu’à l’aéroport était baigné de larmes. A l’heure où j’écris ce compte rendu j’ai encore la larme à l’œil…
J’espère que cela n'a pas été trop long. Je me tiens à votre disposition pour toute question ou info. Je me ferai un plaisir de vous donner tous les renseignements necessaires.
Je dis un grand merci à ANNIE et MARCEL pour les moments que nous avons partagés. Merci à Patricia, Alessandro et Niko pour l’organisation de la journée à Saona Une pensée pour Grégory et Sylvie que nous avons beaucoup appréciés. Gros Bisous à tous
Céline
J'ai 25 ans et je ne veux pas mourir! English translation pending
12 aout 2000, 02:00 AM:
"Viens, on escalade le mur de ce bar branchouille pour plonger dans la piscine et eclabousser tout le monde !!! " "ouais, genial!!!" "on se deshabille, on grimpe le mur, on saute, et on re-escalade le mur et court pour echapper á la sécurité."
on escalade, mon pote fait une bombe, moi aussi...non, au dernier moment, quelque chose me pousse á jeter la tëte la premiere et á me sentir le héros du Grand bleu. Mon élan est brusquement stoppé par le fond carlé du bassin.
Ma tëte cogne le fond. Un eclair semble traverser mon corps en partant de la téte jusqu'aux orteils. Aille...j'ai mal au cou, j'ai fait une connerie encore une fois. Je crois que je prefererais regarder la télé dans un canap. Mais trop tard. Je tente de remonter a la surface en pensant que j'allais me faire taper par le vigile en sortant de l'eau. Mais j'ai mal au cou !!! Je tente de remonter...je "tente"...mais me rend vite compte que je vais pas bien loin avec des bras et des jambes en mousse. Je remonte au moins a la surface et peux sentir la brise fraiche effleurer une touffe de cheveux. Je tente de me retourner pour respirer et appeller mon pote. Meme pas. "Quest ce que j'ai fait???!!" "Et surtout qu'est ce que je fais maintenant, et qu'est ce qu'il fout, pourquoi il vient pas me chercher, il doit bien voir que ca va pas?"
J'ai 20 ans. La vision de ma mort devrait me terrifiait, mais paradoxalement je me sens bien, en paix, en paix pour la premiére fois de ma vie. En fait ca valait méme presque le coup. Il n'y a plus de bruit, plus de tension, plus de corps. La mort m'appelle, m'aspire en m'endormant petit á petit. Et pourtant j'ai 20 ans et je suis un gros con qui a vécu...pour RIEN. Prise de conscience.
Je veux parler á DIEU ! tout de suite!!!
La prochaine question que je vais me poser va me faire mal: Je ne pensais pas qu'un jour je me la poserais. Mais enfin une fois dans ma vie je vais devoir prendre une décision tout seul. "Qu'est ce que je fais, maintenant? j'ouvre la bouche et en finis tout de suite, oubien choisi la vie avec une chance sur 10000 de rebouger, et 9999 de rester un légume pour la fin de ma vie? (et maman, qu'est ce qu'elle va dire???)."
Je choisi la vie, pourtant la prochaine étape de la scéne va me montrer des images en acceléré et en désordre de ma petite vie et de plus en plus la porte va m'aspirer petit á petit de mon corps. Je n'ai presque plus rien qui me retient, la souffrance n'est plus lá. Je me sens bien, je veux pas que ca se termine. Je monte au ciel. 2 minutes apres, mon pote fait un massage cardiaque et du bouche á bouche á mon corps tout raide et sans vie. Je me fais ré-aspirer par la terre et rentre dans mon corps, réveillé brusquement. "Qu'est ce que je fous allongé, ici?...Ya une féte?..."
Je tente de me relever...
Puis c'est le début de l'enfer, des pompiers, des médecins. "Dans l'état oú vous étes, vous avez une chance sur 2 de vivre apres l'opération! Puis de toute facon, c'est fini, vous ne pourrez plus bouger. Plus jamais. Détournement de regard du docteur...Il semble étre tout droit sortit de son lit, les glandes de sa bouche semble lui produire une acidité désagréable.
Je m'évanoui.
La suite resemblera au plus long réve de ma vie. Un an dans un lit...mais toujours la bougeotte...intérieure. Je décide de remarcher. Je remarche. Termine mes études. Oublie l'hopital. pars 6 mois au Pérou puis 6 mois dans l'Himalaya.
L'hopital me ratrappe en 2004.
le 17 septembre 2004, hopital des invalides:
Mme Kichonoit: "Monsieur Manu, les résultats d´examens ne sont pas bon. Vous devais reprendre des médicaments, et on va devoir vous operer, car á ce train-lá, vous étes condamné!!! condamné! vos reins vont s'abimer et dans 10 ans ne fonctionneront plus...et vous savez ce que ca veut dire???" "non..." "M. Manu, vous... allez au devant de graves complications et pourrez dire adieu aux voyages...d'ailleurs á ce sujet, je préférerais vous voir tranquillement prendre vos médicaments chez vous.".. "Mme Kich-o-noit, en venant ici, j'ai l'impression d´aller chez le garagiste pour faire une révision. Le garagiste voit un voyant rouge s'allumer sur le tableau de bord, me dit que la voiture va tomber en panne. Je lui demande de faire quelque chose. Et lui, dévisse l'ampoule. Voilá, M. Manu, maintenant la lumiére ne clignote plus." "..." "Mme Kichonoit, je viens de prendre une décision: Premiérement je ne prendrais pas vos médicaments. Deuxiemement, je ne me ferais pas opérer, d'ailleurs j'ai déjá annulé le rendez vous que vous m'avez pris avec l'anésthésiste, et troisiémement, je vais partir pour un long voyage afin de rencontrer des médecins du monde entier, et reviendrais quand je serais guéri." "..." "..." "Et comment vous allez faire financiérement?" "Mon allocation invalidité a 80% !!! C'est vous méme qui m'avez rempli la fiche-demande." "Vous étes un inconscient."
poigné de main et regard détourné...
le 15 octobre 2004 j'achete un billet sans retour pour l'Asie, départ 1er novembre. Je suis aujourd'hui en Amazonie.
Si quelqu'un a des renseignements, des idées, des offres, des médecins, des...
"Viens, on escalade le mur de ce bar branchouille pour plonger dans la piscine et eclabousser tout le monde !!! " "ouais, genial!!!" "on se deshabille, on grimpe le mur, on saute, et on re-escalade le mur et court pour echapper á la sécurité."
on escalade, mon pote fait une bombe, moi aussi...non, au dernier moment, quelque chose me pousse á jeter la tëte la premiere et á me sentir le héros du Grand bleu. Mon élan est brusquement stoppé par le fond carlé du bassin.
Ma tëte cogne le fond. Un eclair semble traverser mon corps en partant de la téte jusqu'aux orteils. Aille...j'ai mal au cou, j'ai fait une connerie encore une fois. Je crois que je prefererais regarder la télé dans un canap. Mais trop tard. Je tente de remonter a la surface en pensant que j'allais me faire taper par le vigile en sortant de l'eau. Mais j'ai mal au cou !!! Je tente de remonter...je "tente"...mais me rend vite compte que je vais pas bien loin avec des bras et des jambes en mousse. Je remonte au moins a la surface et peux sentir la brise fraiche effleurer une touffe de cheveux. Je tente de me retourner pour respirer et appeller mon pote. Meme pas. "Quest ce que j'ai fait???!!" "Et surtout qu'est ce que je fais maintenant, et qu'est ce qu'il fout, pourquoi il vient pas me chercher, il doit bien voir que ca va pas?"
J'ai 20 ans. La vision de ma mort devrait me terrifiait, mais paradoxalement je me sens bien, en paix, en paix pour la premiére fois de ma vie. En fait ca valait méme presque le coup. Il n'y a plus de bruit, plus de tension, plus de corps. La mort m'appelle, m'aspire en m'endormant petit á petit. Et pourtant j'ai 20 ans et je suis un gros con qui a vécu...pour RIEN. Prise de conscience.
Je veux parler á DIEU ! tout de suite!!!
La prochaine question que je vais me poser va me faire mal: Je ne pensais pas qu'un jour je me la poserais. Mais enfin une fois dans ma vie je vais devoir prendre une décision tout seul. "Qu'est ce que je fais, maintenant? j'ouvre la bouche et en finis tout de suite, oubien choisi la vie avec une chance sur 10000 de rebouger, et 9999 de rester un légume pour la fin de ma vie? (et maman, qu'est ce qu'elle va dire???)."
Je choisi la vie, pourtant la prochaine étape de la scéne va me montrer des images en acceléré et en désordre de ma petite vie et de plus en plus la porte va m'aspirer petit á petit de mon corps. Je n'ai presque plus rien qui me retient, la souffrance n'est plus lá. Je me sens bien, je veux pas que ca se termine. Je monte au ciel. 2 minutes apres, mon pote fait un massage cardiaque et du bouche á bouche á mon corps tout raide et sans vie. Je me fais ré-aspirer par la terre et rentre dans mon corps, réveillé brusquement. "Qu'est ce que je fous allongé, ici?...Ya une féte?..."
Je tente de me relever...
Puis c'est le début de l'enfer, des pompiers, des médecins. "Dans l'état oú vous étes, vous avez une chance sur 2 de vivre apres l'opération! Puis de toute facon, c'est fini, vous ne pourrez plus bouger. Plus jamais. Détournement de regard du docteur...Il semble étre tout droit sortit de son lit, les glandes de sa bouche semble lui produire une acidité désagréable.
Je m'évanoui.
La suite resemblera au plus long réve de ma vie. Un an dans un lit...mais toujours la bougeotte...intérieure. Je décide de remarcher. Je remarche. Termine mes études. Oublie l'hopital. pars 6 mois au Pérou puis 6 mois dans l'Himalaya.
L'hopital me ratrappe en 2004.
le 17 septembre 2004, hopital des invalides:
Mme Kichonoit: "Monsieur Manu, les résultats d´examens ne sont pas bon. Vous devais reprendre des médicaments, et on va devoir vous operer, car á ce train-lá, vous étes condamné!!! condamné! vos reins vont s'abimer et dans 10 ans ne fonctionneront plus...et vous savez ce que ca veut dire???" "non..." "M. Manu, vous... allez au devant de graves complications et pourrez dire adieu aux voyages...d'ailleurs á ce sujet, je préférerais vous voir tranquillement prendre vos médicaments chez vous.".. "Mme Kich-o-noit, en venant ici, j'ai l'impression d´aller chez le garagiste pour faire une révision. Le garagiste voit un voyant rouge s'allumer sur le tableau de bord, me dit que la voiture va tomber en panne. Je lui demande de faire quelque chose. Et lui, dévisse l'ampoule. Voilá, M. Manu, maintenant la lumiére ne clignote plus." "..." "Mme Kichonoit, je viens de prendre une décision: Premiérement je ne prendrais pas vos médicaments. Deuxiemement, je ne me ferais pas opérer, d'ailleurs j'ai déjá annulé le rendez vous que vous m'avez pris avec l'anésthésiste, et troisiémement, je vais partir pour un long voyage afin de rencontrer des médecins du monde entier, et reviendrais quand je serais guéri." "..." "..." "Et comment vous allez faire financiérement?" "Mon allocation invalidité a 80% !!! C'est vous méme qui m'avez rempli la fiche-demande." "Vous étes un inconscient."
poigné de main et regard détourné...
le 15 octobre 2004 j'achete un billet sans retour pour l'Asie, départ 1er novembre. Je suis aujourd'hui en Amazonie.
Si quelqu'un a des renseignements, des idées, des offres, des médecins, des...
Traitement anti-paludéen au Kenya et Tanzanie? English translation pending
Bonjour,
En Novembre nous allons partir faire un safari photo d'une semaine au Kenya et en Tanzanie. Pouvez vous me dire si nous devons prendre un traitement anti paludeen. Si oui lequel devons nous prendre, sachant que je ne supporte pas le Lariam, savarine et malarone? De plus je trouve que ces traitements sont trés onéreux.
Merci pour votre aide
Véro🙂
En Novembre nous allons partir faire un safari photo d'une semaine au Kenya et en Tanzanie. Pouvez vous me dire si nous devons prendre un traitement anti paludeen. Si oui lequel devons nous prendre, sachant que je ne supporte pas le Lariam, savarine et malarone? De plus je trouve que ces traitements sont trés onéreux.
Merci pour votre aide
Véro🙂
Turquie - Istanbul et rêveries ottomanes English translation pending
A la fois lointaine et proche, objet de mes nombreuses lectures et si riche en vestiges historiques, la Turquie* est, sauf erreur, le seul pays qui soit situé sur deux continents, l'Europe et l'Asie.
Istanbul est une ville fascinante à laquelle j'ai consacré deux visites, car la première fut si brève que j'avais eu la nette impression d'avoir manqué ce rendez-vous. Un nouveau séjour est décidé quelques mois plus tard. J'avais tant rêvé de cette cité mythique, ancienne Byzance puis Constantinople : je voulais revivre ses mystères en flânant lentement au hasard des vieux quartiers où s'était déroulée l'histoire de l'empire ottoman.
Pierre Loti, un de mes écrivains préférés, éprouvait une grande passion pour Istanbul et a raconté ses nombreux séjours dans cette ville au début du 20ème siècle. Je sais que je ne retrouverai pas le charme mystérieux de la Turquie d'antan et qu'il faudra beaucoup d'imagination pour se souvenir de ce que fut la toute puissance des sultans...
Un vol Nice-Istanbul direct nous dépose un après-midi d'octobre sur le tarmac stambouliote. Notre hôtel est situé dans le centre historique de la ville, à l'écart du grand boulevard central sillonné par un tramway bruyant, surchargé de voyageurs à toute heure du jour. A la nuit tombée, nous traversons le pont de Galata qui enjambe la Corne d'or pour admirer la vue sur les minarets illuminés des mille mosquées qui se reflètent comme des bougies géantes dans les eaux du détroit.
Dès les premiers rayons du soleil, nous grimpons dans le tramway déjà comble : de nombreux turcs qui travaillent dans la zone touristique et dans le Grand Bazar migrent ainsi chaque jour de l'ouest vers l'est de la ville, pour revenir chaque soir chez eux dans le sens inverse. Serrés comme des parisiens dans le métro matinal, nous inaugurons ce nouveau moyen de transport qui était encore en chantier lors de notre précédente visite.
Deux tourelles aux toits pointus entourent la porte principale du palais de Topkapi, ornée de créneaux d'inspiration médiévale. Au sommet d'une flèche, le drapeau turc, fond rouge avec croissant de lune étoilé, se déploie sur le ciel bleu. De part et d'autre du portail, deux niches sont creusées dans la muraille : c'est là qu'étaient exposées les têtes coupées des rebelles qui avaient eu le mauvais goût d'affronter le sultan. Il faut arriver très tôt le matin, avant l'ouverture du palais, pour entrer les premiers dans le harem avant l'invasion des foules. Lorsqu'on pénètre enfin dans ces lieux déserts et silencieux, des ombres impalpables flottent dans le sombre corridor où une faible lueur perce à travers une étroite lucarne. Les battants de la porte se sont refermés. Prison dorée pour l'éternité : dans ce harem d'autrefois, les captives qu'on amenait ici savaient qu'elles n'en ressortiraient qu'après leur mort. Pour égayer un peu cette vie de recluses, quelques tableaux peints sur les murs représentent des paysages fleuris au détour des couloirs. Les fêtes se déroulaient dans l'immense salle du Diwan, somptueusement décorée de mosaïques, dais précieux sous lequel s'asseyait le souverain, tapis de soie, candélabres d'argent ciselés, et sur les galeries surélevées, dominant l'assemblée masculine, des musiciens accompagnaient de leurs instruments des danseuses choisies pour leur beauté. Dissimulées derrière des moucharabiehs, les favorites invisibles contemplaient l'assistance qui ne devait jamais lever les yeux vers elles. Un dédale de galeries mène aux chambres des concubines, minuscules pièces où le soleil ne pénétrait jamais. Glacial et terrifiant destin pour ces femmes qui n'étaient là que pour le plaisir fugace d'un impitoyable despote.
Nous sommes les deux seuls visiteurs dans cet immense palais, que nous parcourons lentement, goûtant le charme et le silence. Le gentil gardien qui nous accompagne referme les portes de chaque pièce après nous avoir laissé tout le temps de rêver et de prendre plusieurs photos...
A la sortie de cette terrible prison, on retrouve la cour principale avec ses jardins et le musée qui renferme des trophées : céramiques et porcelaines de Chine, céladons, lourds bijoux rehaussés d'énormes diamants, poignard serti d'émeraudes, armes et lourds caftans de soies brodées de motifs d'or et d'argent, manuscrits et calligraphies délicates... et le plus précieux de tous ces objets, un poil de la barbe du prophète dans une vitrine protégée jour et nuit par des gardiens vigilants... Pour reprendre goût à la vie, nous dégustons un repas de poissons sur une place ensoleillée, à Kumkapi, au bord de la mer Marmara, entourés de chats affamés qui se précipitent, toutes griffes dehors, sur les morceaux qu'on leur offre. Des myriades de bateaux venant du monde entier naviguent sur les eaux du Bosphore dans un mouvement ininterrompu.
Toute rose, la basilique Aya Sofia (Sainte Sophie) resplendit au milieu d'un parc verdoyant. De dimensions gigantesques, elle a été convertie en mosquée puis en musée. A l'intérieur, la double présence du catholicisme et de l'islam cohabite harmonieusement sous l'aspect de médaillons gravés d'arabesques et d'images pieuses peintes sur les murs des galeries supérieures. L'église St-Sauveur-in-Chora, très ancienne chapelle chrétienne, a été transformée elle aussi en mosquée, qui porte maintenant le nom de Karyié-Camii. Ses magnifiques fresques byzantines sont considérées comme les plus belles du monde. Dans les petites rues qui entourent l'hôtel, de nombreux forains exposent leurs marchandises étalées sur les trottoirs : tissus, tricots, quincaillerie, outils... Et le soir venu, ils remballent tout dans des bâches ficelées qu'ils surveillent toute la nuit, dormant sur place blottis dans des amoncellements de couvertures.
* Il faut lire : "Istanbul (et non la Turquie) est, sauf erreur, une des rares villes situées sur deux continents."
Istanbul est une ville fascinante à laquelle j'ai consacré deux visites, car la première fut si brève que j'avais eu la nette impression d'avoir manqué ce rendez-vous. Un nouveau séjour est décidé quelques mois plus tard. J'avais tant rêvé de cette cité mythique, ancienne Byzance puis Constantinople : je voulais revivre ses mystères en flânant lentement au hasard des vieux quartiers où s'était déroulée l'histoire de l'empire ottoman.
Pierre Loti, un de mes écrivains préférés, éprouvait une grande passion pour Istanbul et a raconté ses nombreux séjours dans cette ville au début du 20ème siècle. Je sais que je ne retrouverai pas le charme mystérieux de la Turquie d'antan et qu'il faudra beaucoup d'imagination pour se souvenir de ce que fut la toute puissance des sultans...
Un vol Nice-Istanbul direct nous dépose un après-midi d'octobre sur le tarmac stambouliote. Notre hôtel est situé dans le centre historique de la ville, à l'écart du grand boulevard central sillonné par un tramway bruyant, surchargé de voyageurs à toute heure du jour. A la nuit tombée, nous traversons le pont de Galata qui enjambe la Corne d'or pour admirer la vue sur les minarets illuminés des mille mosquées qui se reflètent comme des bougies géantes dans les eaux du détroit.
Dès les premiers rayons du soleil, nous grimpons dans le tramway déjà comble : de nombreux turcs qui travaillent dans la zone touristique et dans le Grand Bazar migrent ainsi chaque jour de l'ouest vers l'est de la ville, pour revenir chaque soir chez eux dans le sens inverse. Serrés comme des parisiens dans le métro matinal, nous inaugurons ce nouveau moyen de transport qui était encore en chantier lors de notre précédente visite.
Deux tourelles aux toits pointus entourent la porte principale du palais de Topkapi, ornée de créneaux d'inspiration médiévale. Au sommet d'une flèche, le drapeau turc, fond rouge avec croissant de lune étoilé, se déploie sur le ciel bleu. De part et d'autre du portail, deux niches sont creusées dans la muraille : c'est là qu'étaient exposées les têtes coupées des rebelles qui avaient eu le mauvais goût d'affronter le sultan. Il faut arriver très tôt le matin, avant l'ouverture du palais, pour entrer les premiers dans le harem avant l'invasion des foules. Lorsqu'on pénètre enfin dans ces lieux déserts et silencieux, des ombres impalpables flottent dans le sombre corridor où une faible lueur perce à travers une étroite lucarne. Les battants de la porte se sont refermés. Prison dorée pour l'éternité : dans ce harem d'autrefois, les captives qu'on amenait ici savaient qu'elles n'en ressortiraient qu'après leur mort. Pour égayer un peu cette vie de recluses, quelques tableaux peints sur les murs représentent des paysages fleuris au détour des couloirs. Les fêtes se déroulaient dans l'immense salle du Diwan, somptueusement décorée de mosaïques, dais précieux sous lequel s'asseyait le souverain, tapis de soie, candélabres d'argent ciselés, et sur les galeries surélevées, dominant l'assemblée masculine, des musiciens accompagnaient de leurs instruments des danseuses choisies pour leur beauté. Dissimulées derrière des moucharabiehs, les favorites invisibles contemplaient l'assistance qui ne devait jamais lever les yeux vers elles. Un dédale de galeries mène aux chambres des concubines, minuscules pièces où le soleil ne pénétrait jamais. Glacial et terrifiant destin pour ces femmes qui n'étaient là que pour le plaisir fugace d'un impitoyable despote.
Nous sommes les deux seuls visiteurs dans cet immense palais, que nous parcourons lentement, goûtant le charme et le silence. Le gentil gardien qui nous accompagne referme les portes de chaque pièce après nous avoir laissé tout le temps de rêver et de prendre plusieurs photos...
A la sortie de cette terrible prison, on retrouve la cour principale avec ses jardins et le musée qui renferme des trophées : céramiques et porcelaines de Chine, céladons, lourds bijoux rehaussés d'énormes diamants, poignard serti d'émeraudes, armes et lourds caftans de soies brodées de motifs d'or et d'argent, manuscrits et calligraphies délicates... et le plus précieux de tous ces objets, un poil de la barbe du prophète dans une vitrine protégée jour et nuit par des gardiens vigilants... Pour reprendre goût à la vie, nous dégustons un repas de poissons sur une place ensoleillée, à Kumkapi, au bord de la mer Marmara, entourés de chats affamés qui se précipitent, toutes griffes dehors, sur les morceaux qu'on leur offre. Des myriades de bateaux venant du monde entier naviguent sur les eaux du Bosphore dans un mouvement ininterrompu.
Toute rose, la basilique Aya Sofia (Sainte Sophie) resplendit au milieu d'un parc verdoyant. De dimensions gigantesques, elle a été convertie en mosquée puis en musée. A l'intérieur, la double présence du catholicisme et de l'islam cohabite harmonieusement sous l'aspect de médaillons gravés d'arabesques et d'images pieuses peintes sur les murs des galeries supérieures. L'église St-Sauveur-in-Chora, très ancienne chapelle chrétienne, a été transformée elle aussi en mosquée, qui porte maintenant le nom de Karyié-Camii. Ses magnifiques fresques byzantines sont considérées comme les plus belles du monde. Dans les petites rues qui entourent l'hôtel, de nombreux forains exposent leurs marchandises étalées sur les trottoirs : tissus, tricots, quincaillerie, outils... Et le soir venu, ils remballent tout dans des bâches ficelées qu'ils surveillent toute la nuit, dormant sur place blottis dans des amoncellements de couvertures.
* Il faut lire : "Istanbul (et non la Turquie) est, sauf erreur, une des rares villes situées sur deux continents."
La petite va-nu-pieds, I – La route des Indes 1977 English translation pending
En fait de route des Indes, ce n’est que l’arrivée… Mes carnets m’ont été subtilisé lors d’un déménagement. Quelques lettres sont la seule trace écrite de mes premiers voyages au long cours. J'avais saisie cette trace sur ordinateur il y a longtemps, dans l’idée d’en faire quelque chose un jour… …un jour… et les jours passent… et le jour arrive…
Mi-septembre 1977, je prenais "La route des Indes", traversant en autobus Turquie, Afghanistan, Pakistan, avec Cola qui avait alors 3 ans et demi. Internet, ou l’idée même d’Internet, n’existait pas encore… passé des âges et des moments… Le courrier mettait une dizaine de jours à arriver, écrit sur des aérogrammes. On m'avait conseillé d'éviter les timbres collés sur une enveloppe car, disait-on ("on" ?), les indiens les décollent pour les revendre et… le message n’arrive jamais. Je ne sais ce qu'il en est, j'ai suivi le conseil. La date estampillant les aérogrammes est lisible. Une enveloppe aurait pu se perdre…
Mi-septembre 1977, je prenais "La route des Indes", traversant en autobus Turquie, Afghanistan, Pakistan, avec Cola qui avait alors 3 ans et demi. Internet, ou l’idée même d’Internet, n’existait pas encore… passé des âges et des moments… Le courrier mettait une dizaine de jours à arriver, écrit sur des aérogrammes. On m'avait conseillé d'éviter les timbres collés sur une enveloppe car, disait-on ("on" ?), les indiens les décollent pour les revendre et… le message n’arrive jamais. Je ne sais ce qu'il en est, j'ai suivi le conseil. La date estampillant les aérogrammes est lisible. Une enveloppe aurait pu se perdre…
Un objet de rêve! English translation pending
Salut!!l'objet de vos rêves, est un objet que vous-avez acheté a l'étranger a lors de l'un de de vos voyages, un objet qui a une valeur inestimable a vos yeux( qui n'a rien a voir avec l'argent), un objet qui vous fait replonger a l'intérieur de vos souvenirs les plus lointain, un objet qui incite a la rêverie...quel est cet objet qui vous rapelle l'exaltation de votre dernier voyage????
Freiheit!!
Freiheit!!
Quoi voir en Provence? English translation pending
Nous serons en Provence vers la fin septembre et nous sommes encore à établir notre itinéraire. Avez-vous des suggestions d'endroits et de choses à voir. Nous louons une voiture et nous logeons près d'Avignon chez des amis pour une semaine. Nous envisageons visiter le Palais des Papes et Avignon, Marseille, Vaison-la-Romaine. Pour le reste... on sais pas trop encore.
Alors... vos suggestions!
Alors... vos suggestions!
Vélowatt/heure English translation pending
Bonjour
Ca y'est. je viens de commander mon grand bi chez Paul D. qui a été plus que généreux de ses conseils et de son temps puisque je lui ai fait faire une petite heure et demie de temps supplémentaire. Comme quoi, la passion et les trente-cinq heures ne vont pas toujours de pair.
Une question me taraude depuis quelques mois et puisque j'ai décidé de faire installer une dynamo dans le moyeu avant de l'engin, j'ai eu envie de vous en faire part.
Il s'agit en fait plus d'un projet que je lance comme une bouteille à la mer. Lorsque je partirai à vélo, je devrai faire le choix des équipements électroniques que j'emporterai avec moi. Dans le meilleur des mondes, j'aurais un téléphone portale, un ordinateur portable de petite taille et mon Nikon D70 (réflexe numérique). Trimbaler tout ça amène évidemment à se questionner sur la possibilité de nourir les accumulateurs de ces bestiaux gourmands.
Tout naturellement, je me suis dit qu'une dynamo était un bon point de départ. Bien que j'ais un passé d'électronicien, je n'ai pas envie de plancher concrètement sur mon idée mais si quelqu'un, quelque part, trouvais l'idée intéressante à développer, je serais ravi de collaborer.
Le produit fini que j'imagine est un petit panneau de connexions ou je pourrais brancher mes appareils afin de pouvoir les recharger en roulant grâce à la dynamo. La dynamo, à la base, alimente uniquement le phare avant qui est muni d'un capteur de pénombre. Serait-il possible d'y raccorder un petit panneau de connexions, une pile entre les deux peut-être, pour brancher les appareils. Il faudrait évidemment que les sorties délivrent un courant continu qui puisse être modulé en polarité et en voltage.
Ayant moi-même été en quête de projet pour une partie de mes études, j'ai pensé que cette idée pouvait séduire certain. Mais peut-être la chose est-elle beaucoup plus simple que l'idée que je m'en fait. Je compte sur vos idées.
Merci d'avance.
Ca y'est. je viens de commander mon grand bi chez Paul D. qui a été plus que généreux de ses conseils et de son temps puisque je lui ai fait faire une petite heure et demie de temps supplémentaire. Comme quoi, la passion et les trente-cinq heures ne vont pas toujours de pair.
Une question me taraude depuis quelques mois et puisque j'ai décidé de faire installer une dynamo dans le moyeu avant de l'engin, j'ai eu envie de vous en faire part.
Il s'agit en fait plus d'un projet que je lance comme une bouteille à la mer. Lorsque je partirai à vélo, je devrai faire le choix des équipements électroniques que j'emporterai avec moi. Dans le meilleur des mondes, j'aurais un téléphone portale, un ordinateur portable de petite taille et mon Nikon D70 (réflexe numérique). Trimbaler tout ça amène évidemment à se questionner sur la possibilité de nourir les accumulateurs de ces bestiaux gourmands.
Tout naturellement, je me suis dit qu'une dynamo était un bon point de départ. Bien que j'ais un passé d'électronicien, je n'ai pas envie de plancher concrètement sur mon idée mais si quelqu'un, quelque part, trouvais l'idée intéressante à développer, je serais ravi de collaborer.
Le produit fini que j'imagine est un petit panneau de connexions ou je pourrais brancher mes appareils afin de pouvoir les recharger en roulant grâce à la dynamo. La dynamo, à la base, alimente uniquement le phare avant qui est muni d'un capteur de pénombre. Serait-il possible d'y raccorder un petit panneau de connexions, une pile entre les deux peut-être, pour brancher les appareils. Il faudrait évidemment que les sorties délivrent un courant continu qui puisse être modulé en polarité et en voltage.
Ayant moi-même été en quête de projet pour une partie de mes études, j'ai pensé que cette idée pouvait séduire certain. Mais peut-être la chose est-elle beaucoup plus simple que l'idée que je m'en fait. Je compte sur vos idées.
Merci d'avance.
Départ imminent et imprévu pour la Slovaquie English translation pending
Bonjour à tous... Ayant déjà posté un msg dans le topic Bratislava, mais finalement, je me rends compte qu'il vaut mieux que j'en crée un nouveau !
Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).
N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).
Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?
Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?
Que me conseillez vous comme région à visiter ?
A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)
Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).
Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?
Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪
Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....
Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).
Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !
Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!
Merci d'avance,
Francky
ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).
N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).
Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?
Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?
Que me conseillez vous comme région à visiter ?
A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)
Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).
Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?
Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪
Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....
Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).
Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !
Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!
Merci d'avance,
Francky
ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
Botswana: Pauvres Bushmen, mais que faire? English translation pending
Date: Wed, 31 Aug 2005 14:11:48 +0100 Objet: e-news de Survival International De:publications@survival-international.org
Enews 31 août 2005 - Bulletin électronique de Survival International (France)
Botswana : le gouvernement durcit sa position vis-à-vis des Bushmen
Le gouvernement du Botswana vient de lancer une violente offensive à l'encontre des Bushmen du Kalahari central destinée à détruire leur mode de vie. Le gouvernement a annoncé qu'il plaçait des gardes autour de la Réserve pour fermer la zone et en interdire l'accès aux Bushmen. Des Bushmen ont à nouveau été poursuivis parce qu'ils avaient chassé pour nourrir leurs familles. Les fonctionnaires du Département de la Faune et de la Flore ont empêché les avocats des Bushmen de pénétrer dans la Réserve pour consulter leurs clients, malgré l'autorisation formelle de la Haute Cour. Les autorités radiophoniques ont refusé de renouveler les licences accordées aux Bushmen de la Réserve qui utilisent des émetteurs-récepteurs pour communiquer entre communautés. Les gardes forestiers ont été jusqu'à démanteler la propre organisation des Bushmen, First People of Kalahari, en influençant les membres résidant dans la Réserve. Le gouvernement est sur le point de modifier la Constitution du pays en supprimant les mesures en vigueur de protection des Bushmen. Selelo Tshiamo, l'un des Bushmen gravement torturés en juin dernier est mort au début du mois. Au moins 37 Bushmen dans un seul camp ont été contaminés par le virus du sida.
Tous ces faits constituent la plus grave offensive sur les droits des Bushmen depuis leur expulsion en 2002.
http://www.survival-international.org/news.php?id=990-- Survival est une organisation mondiale de soutien aux peuples indigènes. Elle défend leur volonté de décider de leur propre avenir et les aide à garantir leur vie, leurs terres et leurs droits fondamentaux. Survival naccepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement de ses membres et donateurs pour financer ses campagnes. Pour en savoir plus ou apporter votre soutien, vous pouvez vous rendre sur le site: http://www.survival-international.org ou envoyez un courriel à info@survivalfrance.org
Merci de faire suivre ce message à toute personne intéressée.
Enews 31 août 2005 - Bulletin électronique de Survival International (France)
Botswana : le gouvernement durcit sa position vis-à-vis des Bushmen
Le gouvernement du Botswana vient de lancer une violente offensive à l'encontre des Bushmen du Kalahari central destinée à détruire leur mode de vie. Le gouvernement a annoncé qu'il plaçait des gardes autour de la Réserve pour fermer la zone et en interdire l'accès aux Bushmen. Des Bushmen ont à nouveau été poursuivis parce qu'ils avaient chassé pour nourrir leurs familles. Les fonctionnaires du Département de la Faune et de la Flore ont empêché les avocats des Bushmen de pénétrer dans la Réserve pour consulter leurs clients, malgré l'autorisation formelle de la Haute Cour. Les autorités radiophoniques ont refusé de renouveler les licences accordées aux Bushmen de la Réserve qui utilisent des émetteurs-récepteurs pour communiquer entre communautés. Les gardes forestiers ont été jusqu'à démanteler la propre organisation des Bushmen, First People of Kalahari, en influençant les membres résidant dans la Réserve. Le gouvernement est sur le point de modifier la Constitution du pays en supprimant les mesures en vigueur de protection des Bushmen. Selelo Tshiamo, l'un des Bushmen gravement torturés en juin dernier est mort au début du mois. Au moins 37 Bushmen dans un seul camp ont été contaminés par le virus du sida.
Tous ces faits constituent la plus grave offensive sur les droits des Bushmen depuis leur expulsion en 2002.
http://www.survival-international.org/news.php?id=990-- Survival est une organisation mondiale de soutien aux peuples indigènes. Elle défend leur volonté de décider de leur propre avenir et les aide à garantir leur vie, leurs terres et leurs droits fondamentaux. Survival naccepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement de ses membres et donateurs pour financer ses campagnes. Pour en savoir plus ou apporter votre soutien, vous pouvez vous rendre sur le site: http://www.survival-international.org ou envoyez un courriel à info@survivalfrance.org
Merci de faire suivre ce message à toute personne intéressée.
Conséquences du cyclone aux Etats-Unis? English translation pending
😠bonjour
suite aux information dramatique pour les gens touché par le cyclone dans le sud des etats unis, nos pensées vont vers eux. j'ai pour ma part prévu un séjour départ dans 10 jours de PARIS pour MIAMI et ensuite les BAHAMAS, comment est la région ?est elle touché? qui à des infos ....
A bientot
CLAUDE
suite aux information dramatique pour les gens touché par le cyclone dans le sud des etats unis, nos pensées vont vers eux. j'ai pour ma part prévu un séjour départ dans 10 jours de PARIS pour MIAMI et ensuite les BAHAMAS, comment est la région ?est elle touché? qui à des infos ....
A bientot
CLAUDE
Vos meilleurs ou plus marrants souvenirs sur un vol English translation pending
Voila pour vous détendre un peu raconté donc le ou les plus marrantes des anecdotes en vol.
A tout seigneur tout honneur j'ai eu droit a mon bizutage dans un 747 de CRL en passant L'équateur sur un vol pour la Réunion, J'ai gentiment été draguer par une hôtesse qui était avec moi sur le pont supérieur et que fut pas ma surprise le soir même quand le commandant et tout l'équipage m'attendaient dans la chambre de l'hôtesse très drôle et un peu embarrassant pour le reste de l'escale comme quoi sur Corsair ont rigolais bien (ca nous changeait de la grise mine de certain qui continue sur ce forum a ce plaindre en continue ) a vous ....
Vos avis sur l'hôtel Yasmina à Djerba English translation pending
🙁bonjour atous et a toutes je souhaiterai savoir vos remarques et appreciation de cet hotel j'en reviens et je suis mecontente donc je voudrai savoir ce que vous en avez pensé?
merci avous toutes et tous
merci avous toutes et tous
Mon rêve américain English translation pending
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un voyage est d’autant plus beau qu’il est personnellement vécu, pleinement subjectif. Parce que tant de livres regorgent d’informations pratiques de sorte que ma touche à moi ne peut être que personnelle, presque intime. Pour toutes ces raisons-là, je ne raconterai pas les détails, les prix, les bonnes affaires … Je ne conterai que mes battements de cœur ; mon récit ne sera qu’émotion. Voici « quelques » phrases et pensées glanées au fil de mon voyage.
Mon histoire commence … la veille du départ.
Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.
J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.
Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.
En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.
Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.
Bruxelles – Chicago – San Francisco.
C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.
San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.
Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.
San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …
D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.
Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.
J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.
De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.
Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.
A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !
Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.
Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !
Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.
Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …
Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.
Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.
Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.
Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.
Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.
Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.
Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.
Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.
Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.
Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.
D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.
Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.
Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.
Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.
Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.
Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.
I had a dream.
J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.
J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.
J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.
J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.
J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.
I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.
Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.
Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.
Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.
Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.
Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.
Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.
Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !
Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.
Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.
Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !
Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.
Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.
Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.
Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.
Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.
Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.
Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.
Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.
Prochain arrêt : LE Grand Canyon.
Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.
Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.
A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.
Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.
Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.
Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.
Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.
Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.
Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.
Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.
J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.
Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.
5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
Mon histoire commence … la veille du départ.
Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.
J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.
Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.
En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.
Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.
Bruxelles – Chicago – San Francisco.
C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.
San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.
Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.
San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …
D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.
Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.
J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.
De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.
Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.
A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !
Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.
Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !
Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.
Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …
Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.
Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.
Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.
Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.
Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.
Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.
Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.
Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.
Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.
Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.
D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.
Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.
Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.
Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.
Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.
Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.
I had a dream.
J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.
J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.
J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.
J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.
J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.
I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.
Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.
Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.
Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.
Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.
Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.
Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.
Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !
Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.
Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.
Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !
Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.
Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.
Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.
Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.
Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.
Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.
Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.
Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.
Prochain arrêt : LE Grand Canyon.
Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.
Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.
A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.
Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.
Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.
Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.
Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.
Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.
Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.
Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.
J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.
Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.
5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
Fiabilité d'Air Horizons? English translation pending
salut tout le monde😉, je prépare un voyage au cap-vert pour le printemps prochain et en cherchant des billets d'avion sur internet je sui tombé sur des billets défiant toute concurrence sur govoyages avec air horizons.
est ce quelqu'un connait ? est-ce fiable ?
merci par avance a+
😎
Filet de sécurité pour sac à dos English translation pending
Bonjour,
Je pars faire le tour du monde et j'hésite à prendre un "filet de sécurité" pour sac à dos. C'est une sorte de maille qui entoure le sac complètement pour l'attacher et pour éviter qu'il ne soit coupé pour y voler des affaires 😮.
Est-ce que certains d'entre vous on fait l'expérience du filet de sécurité ? Dans quel cas est-ce vraiment utile (hôtel, transport, etc.) ?
Merci pour votre aide, Sabine
Je pars faire le tour du monde et j'hésite à prendre un "filet de sécurité" pour sac à dos. C'est une sorte de maille qui entoure le sac complètement pour l'attacher et pour éviter qu'il ne soit coupé pour y voler des affaires 😮.
Est-ce que certains d'entre vous on fait l'expérience du filet de sécurité ? Dans quel cas est-ce vraiment utile (hôtel, transport, etc.) ?
Merci pour votre aide, Sabine
Cannes-acte II- restaurant 1er octobre 2005 English translation pending
Bonjour 😏,
Je vous propose de nous réunir soit le Samedi 01 Octobre, soit le Samedi suivant sur Cannes pour changer un peu.
Je connais un bon restau où l’on nous réserverait la partie supérieure rien que pour nous ! (on pourrait même avoir tout le restau…mais là ça dépend du nombre des participants).
Il y aurait une musique en fond mais pas trop forte permettant les échanges…😉
Nous aurions droit à un Buffet international composé comme suit :
Salades : Mozzarella, italienne, chinoise, californienne, mexicaine
Plats : Saumon bellevue, wing’s poulet, enchiladas, chili con carne
Desserts : assortiments divers
Comme boisson : 1 boisson par personne comprise (sodas, bières, ¼ de vin, jus de fruit), le reste étant en sus.
Il faut compter environ 30 euros par personne.
Alors, qui est partant ? ...A bientôt
Je vous propose de nous réunir soit le Samedi 01 Octobre, soit le Samedi suivant sur Cannes pour changer un peu.
Je connais un bon restau où l’on nous réserverait la partie supérieure rien que pour nous ! (on pourrait même avoir tout le restau…mais là ça dépend du nombre des participants).
Il y aurait une musique en fond mais pas trop forte permettant les échanges…😉
Nous aurions droit à un Buffet international composé comme suit :
Salades : Mozzarella, italienne, chinoise, californienne, mexicaine
Plats : Saumon bellevue, wing’s poulet, enchiladas, chili con carne
Desserts : assortiments divers
Comme boisson : 1 boisson par personne comprise (sodas, bières, ¼ de vin, jus de fruit), le reste étant en sus.
Il faut compter environ 30 euros par personne.
Alors, qui est partant ? ...A bientôt
Faire sa lessive en Inde... English translation pending
Salut à tous,
Bon alors moi j'ai une question pratique et pas forcément intelligente...😊 En fait, j'ai lu beaucoup de vos messages où vous dîtes qu'il faut faire attention à l'eau et tout et tout. Du coup, petite question ; comment faîtes-vous votre lessive ??? Qu'est-ce que vous me conseillez d'acheter ? Lessive liquide, poudre, classique ou sans frotter ? Et sur place, est-ce qu'il vaut mieux faire bouillir l'eau ou vous mettez votre linge dans l'eau froide et vous laissez la lessive tuer les bactéries ? Je vous avais prévenu, ma question n'est pas forcément très intéressante mais si vous avez des tuyaux, je suis preneur😉 A bientôt. Math
Bon alors moi j'ai une question pratique et pas forcément intelligente...😊 En fait, j'ai lu beaucoup de vos messages où vous dîtes qu'il faut faire attention à l'eau et tout et tout. Du coup, petite question ; comment faîtes-vous votre lessive ??? Qu'est-ce que vous me conseillez d'acheter ? Lessive liquide, poudre, classique ou sans frotter ? Et sur place, est-ce qu'il vaut mieux faire bouillir l'eau ou vous mettez votre linge dans l'eau froide et vous laissez la lessive tuer les bactéries ? Je vous avais prévenu, ma question n'est pas forcément très intéressante mais si vous avez des tuyaux, je suis preneur😉 A bientôt. Math
Partir à l'Iberostar Hacienda Dominicus avec un bébé English translation pending
nous souhaitons partir, ma femme et moi, à l'hacienda dominicus en décembre avec notre fils d'1 an et demi. quelqu'un est-il déjà parti en république dominicaine avec un enfant en bas age ? pouvez-vous nous faire partager votre expérience et nous expliquer comment vous avez fait pour tout ce qui est poussette, nourriture, etc...pendant votre séjour.
merci d'avance pour la réponse.
merci d'avance pour la réponse.
La plus belle région de France! English translation pending
J'ai eu la chance d'aller en Bretagne et de visiter Saint-Goustan à AURAY .. merveilleux petit port de pêche, extrêmentent charmant ... je me demandais s'il y avais beaucoup de ces petits coins cachés en France ... parce que j'aimerai bien y aller ... S.V.P. Faites moi des suggestions ... comme quel village ou quel endroit en particulier ... merci à tous ...
Bébé au Blau Costa Verde? English translation pending
Bonjour Communauté Voyageuse !
On a décidé aujourd'hui de partir dimanche pour Holguin au Blau Costa Verde, pour 2 semaines, avec notre bébé de 9 mois.😮
Est-ce qu'il y en a parmi vous qui on déjà voyagé avec un bébé à cet hôtel? Avez-vous des commentaires, recommandations? Elle est encore aux petits pots/purées maison pour la bouffe. Est-ce que je dois apporter 40 petits pots (provision pour 2 semaines) !?!?!
Savez-vous s'ils louent/prêtent des poussettes?
Merci !
Comment retrouver le goût inimitable du phàt thai? English translation pending
Bonjour,
J'adore le phàt thai (ou pad thaï, je ne sais pas quelle est la transcription adéquate), ce plat de nouilles sautées que l'on déguste en Thaïlande. En essayant d'en refaire chez moi avec mon guide de cuisine, je n'arrive pas à retrouver le goût et le parfum de la-bas. Mon plat ressemble alors à des nouilles chinoises toutes bètes.
Est-ce que quelqu'un connait l'assaisonnement du phàt thai? Peut être faut il ajouter des herbes spéciales?
Merci
J'adore le phàt thai (ou pad thaï, je ne sais pas quelle est la transcription adéquate), ce plat de nouilles sautées que l'on déguste en Thaïlande. En essayant d'en refaire chez moi avec mon guide de cuisine, je n'arrive pas à retrouver le goût et le parfum de la-bas. Mon plat ressemble alors à des nouilles chinoises toutes bètes.
Est-ce que quelqu'un connait l'assaisonnement du phàt thai? Peut être faut il ajouter des herbes spéciales?
Merci
Prix d'achat d'un cheval au Maroc English translation pending
Bonjour à toutes et à tous ! Ravi de découvrir cette encyclopédie du voyage : elle est formidable et particulièrement remplie !
Une question, cependant : quelqu'un saurait-il combien coûte un cheval au Maroc ? Plus précisément un cheval de niveau moyen : pas un équidé pour touriste dépensier, plutôt le cheval peu cher que l'on vend aux marchés aux bestiaux local.
Je suis parfaitement conscient et au fait que le Maroc et le Tchad n'ont pas grand-chose à voir, mais dans ce dernier pays il était possible d'acheter des chevaux pour peu de C.F.A., des chevaux locaux qui d'habitude n'étaient vendu qu'aux paysans ou nomades du bled.
Voilà, et j'aimerais bien savoir si la vente de cheval est courante au Maroc, si son usage n'est pas trop raréfié (dans le Moyen-Atlas et ses environs, surtout, et si le cheval devait s'arrêter avant la ville (dans ce cas : qu'en font les propriétaires en général ? Le confient-t'ils à un type prévu pour ?) ou pouvait se ballader dans la médina ou même la ville moderne ?
J'ai recherché des topics sur le prix du cheval mais n'ait rien trouvé, alors en espérant très vivement une réponse, merci infiniment ^-^
Bonne soirée à tout le monde !
J'ai recherché des topics sur le prix du cheval mais n'ait rien trouvé, alors en espérant très vivement une réponse, merci infiniment ^-^
Bonne soirée à tout le monde !
Hôtel Sol El Mouradi Skanes English translation pending
Bonjour,
Est-ce que quelqu'on connait cet hôtel à Monastir ? Merci de me
donner le plus de détails possibles car j'y vais au mois de Juillet.
Est-ce un hôtel où il y a des français ou plutôt des Anglais ou Allemands ?
Y a t-il une salle de musculation ?
Merci d'avance !!😛
Merci d'avance !!😛
Quels résultats avec les "aqua" jetables? English translation pending
Avez-vous des commentaires et des expériences avec les appareils aqua jetables pour faire des photos sous-marine type lagon (0-100 cm maxi)......
Si le résultat n'est pas concluant.. faut-il privilégier les adaptateurs pour appareil photo numérique ? est-ce risqué ?
Merci d'avance ....
Rosebuds
Si le résultat n'est pas concluant.. faut-il privilégier les adaptateurs pour appareil photo numérique ? est-ce risqué ?
Merci d'avance ....
Rosebuds
Différence de notion de voyage entre Québécois et Européens English translation pending
La définition de ''voyager'' n'a pas l'air d'avoir la même signification pour la majorité des Québécois et les Européens.
Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).
Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?
Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)
Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol
Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).
Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?
Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)
Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol
Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Il ne me reste que six mois à vivre!!! English translation pending
Hummm... cela évoque probablement une réflexion que vous avez déjà eu. Eh bien, oui, si vous aviez seulement 6 mois à vivre (et que vous pourriez voyager, bien entendu) à quel endroit iriez vous ou retourneriez vous, et pourquoi ?
Hôtel Secrets Excellence English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en RD du 13 au 24 juillet en voyage de noce à l'hôtel Secrets Excellence. Il a l'air très bien, seulement personne n'en parle sur les forums. Je voulais donc savoir si qqn le connaissait ici et pouvait m'en dire un peu plus... Merci
Je pars en RD du 13 au 24 juillet en voyage de noce à l'hôtel Secrets Excellence. Il a l'air très bien, seulement personne n'en parle sur les forums. Je voulais donc savoir si qqn le connaissait ici et pouvait m'en dire un peu plus... Merci
Vos plus beaux couchers de soleil! English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !
Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.
Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).
A vous 😉.
Tilde.
Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !
Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.
Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).
A vous 😉.
Tilde.
Il etait une fois... Au Pakistan, Parvat... English translation pending
15 mai 2005
A la frontiere de Mirjaveh, j'attends un peu moins d'une heure le bus pour Quetta. Je bois mon premier chai pakistannais, regarde discretement les hommes comme ils sont fringues... Enfin le bus arrive... Dur dur, mais ca va, personne a cote de moi. J'espere comme va s'arreter pour manger, j'ai rien achete a part a boire... L'air con ne fonctionne qu'a moitie, les rideaux sont fermes, je ne vois quasi rien du paysage, de toute facon, il est le meme sur les rares fois que je regarde derriere les rideaux, du sable, des cailloux, des montagnes rocailleuses au loin, la route est assez bonne... 3 heures apres, ouf, on s'arrete. Mais au milieu du desert, pour... La priere. Deux heures apres, encore un'arret, mais il n'y a qu'une petite echoppe vendant du coca et des biscuits... 2h apres, re stop au coucher du soleil pour la priere. La route devient de plus en plus euh... nids de pouleuse... J'en ai marre de ce bus, une femme et son fils sont a cote de moi, ce trajet n'en finit pas, je compte les bornes kilometriques... Plus que 180 km... Enfin vers 23h trente, on arrive a Quetta. Je prends un taxi, m'enerve car je me fait rouler, de plus l'hotel que j'ai choisi est complet, me voila seule a minuit a chercher un hotel... Mais les receptionnistes sont encore adorables, et viennent avec moi pour plus de securite. Je trouve un moche hotel, a 250 roupies, un boucan de dingue, et ce matin je change. Je vais au Muslim hotel. Simple mais calme avec un p'tit resto a cote. Donc ce matin, je m'installe, et vais faire un tour dans la ville de Quetta. Gravooooos!!!!!!!! J'hallucine non stop!!!! Les camions colores, les rickchaws colores, les bus, les tronches des gens... Afghans, patchounes, aux chapeaux differents, barbus ou non... Genial!!! Je vais a la poste, envoie qques cartes :) et traine dans le bazar... Achete qques trucs que j'enverrai demain avec d'autres choses d'Iran, un des vendeurs est super sympa. Beaut beaut atcha! :) Toutoubidou, je trouve aussi ce que j'aime, gratos, j'en profiterai encore ce soir avant de dormir hehehe... Je tel a Jeanique, lui raconte, et viens sur le net apres avoir pris plein de photos dans les rues... J'hallucine, genial! La vie est bien belle parfois :)
Bon, sorry mais ca fait un bout de temps que je suis sur le net, je continuerai demain... Plein de bonnes choses a tous!!! Vous inquietez pas je vais super bien!!! :D A tout bientot!
P.S: j'apprends par message prive de Pili que Tama n'a pas pu passer la frontiere car il manquait un tampon sur son visa :( Ou es tu??? Je pense bien a toi!!!
A la frontiere de Mirjaveh, j'attends un peu moins d'une heure le bus pour Quetta. Je bois mon premier chai pakistannais, regarde discretement les hommes comme ils sont fringues... Enfin le bus arrive... Dur dur, mais ca va, personne a cote de moi. J'espere comme va s'arreter pour manger, j'ai rien achete a part a boire... L'air con ne fonctionne qu'a moitie, les rideaux sont fermes, je ne vois quasi rien du paysage, de toute facon, il est le meme sur les rares fois que je regarde derriere les rideaux, du sable, des cailloux, des montagnes rocailleuses au loin, la route est assez bonne... 3 heures apres, ouf, on s'arrete. Mais au milieu du desert, pour... La priere. Deux heures apres, encore un'arret, mais il n'y a qu'une petite echoppe vendant du coca et des biscuits... 2h apres, re stop au coucher du soleil pour la priere. La route devient de plus en plus euh... nids de pouleuse... J'en ai marre de ce bus, une femme et son fils sont a cote de moi, ce trajet n'en finit pas, je compte les bornes kilometriques... Plus que 180 km... Enfin vers 23h trente, on arrive a Quetta. Je prends un taxi, m'enerve car je me fait rouler, de plus l'hotel que j'ai choisi est complet, me voila seule a minuit a chercher un hotel... Mais les receptionnistes sont encore adorables, et viennent avec moi pour plus de securite. Je trouve un moche hotel, a 250 roupies, un boucan de dingue, et ce matin je change. Je vais au Muslim hotel. Simple mais calme avec un p'tit resto a cote. Donc ce matin, je m'installe, et vais faire un tour dans la ville de Quetta. Gravooooos!!!!!!!! J'hallucine non stop!!!! Les camions colores, les rickchaws colores, les bus, les tronches des gens... Afghans, patchounes, aux chapeaux differents, barbus ou non... Genial!!! Je vais a la poste, envoie qques cartes :) et traine dans le bazar... Achete qques trucs que j'enverrai demain avec d'autres choses d'Iran, un des vendeurs est super sympa. Beaut beaut atcha! :) Toutoubidou, je trouve aussi ce que j'aime, gratos, j'en profiterai encore ce soir avant de dormir hehehe... Je tel a Jeanique, lui raconte, et viens sur le net apres avoir pris plein de photos dans les rues... J'hallucine, genial! La vie est bien belle parfois :)
Bon, sorry mais ca fait un bout de temps que je suis sur le net, je continuerai demain... Plein de bonnes choses a tous!!! Vous inquietez pas je vais super bien!!! :D A tout bientot!
P.S: j'apprends par message prive de Pili que Tama n'a pas pu passer la frontiere car il manquait un tampon sur son visa :( Ou es tu??? Je pense bien a toi!!!