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Ottawa ou la ville de Québec? English translation pending
by Ced59300 · 2015-02-13 · 19 replies
bonjour je dois me rendre qq jours a montreal j ai pensé que 3 jours seraient suffisants a montreal

le temps qu'il me reste sera consacré soit a ottawa soit a quebec ? que me conseillez vous?

les 2 etant accessible en train(bien qu un peu cher) 2h pour ottawa et 3h20 pour quebec merci de vos reponses..
Un anthropologue analyse la situation au Niger (janvier 2015) English translation pending
by Taamaden · 2015-01-20 · 33 replies
Article tout actuel de l'anthropologue Jean-Pierre Olivier de Sardan (Niamey, Marseille) qui pourrait vous intéresser. Olivier de Sardan vit et travaille la plupart du temps au Niger, à Niamey, où il a cofondé le LASDEL, Laboratoire d'Études et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local :

Bonjour

Veuillez trouver ci-joint, écrite en réponse à divers amis qui m’ont demandé des infos sur la situation au Niger, une analyse qui n’engage que moi, après ces deux journées terribles, marquée par des manifestations très violentes à Zinder puis Niamey contre la « une » de Charlie-Hebdo, au cours desquelles des églises (ou temples) et des bars ont été particulièrement ciblés (le siège d’Orange et le centre culturel français de Zinder ont été aussi brûlés)

1. Si la « une » de Charlie Hebdo était compréhensible et défendable dans un contexte très « parisien », elle constituait évidemment une provocation délibérée et grave vue depuis le monde musulman (toutes tendances confondues, et même si on peut penser que ce dessin ne méritait pas une telle réaction). Autrement dit les conséquences actuelles était entièrement prévisibles, et il me semble très irresponsable de la part de l’équipe de Charlie-Hebdo de ne pas en voir tenu compte.

2. Bien évidemment, l’ampleur des manifestations à Niamey ne peut s’expliquer seulement par cette « une ». Celle-ci a constitué une occasion en or (ou un prétexte) pour que s’exprime une tendance intégriste en progression constante au Niger, plus ou moins sympathisante de Boko Haram.

3. Mais Boko-Haram (qui reste encore très lié au contexte spécifique du Nord-Est du Nigéria, et maintenant du Nord Cameroun) ne fait pas (encore ?) du Niger une terre de combat, et n’était sans doute pas directement à la manoeuvre ; la manif n’était pas dirigée par ses membres. C’est là essentiellement la première apparition publique importante d’une idéologie « pro-Boko Haram », certes floue, et n’impliquant pas nécessairement un ralliement, qui est interne à la société « nigérienne »

4. Cette idéologie s’est manifestée de façon évidente dans le fait de prendre pour cible des églises et des bars. C’est la première fois au Niger que la religion chrétienne est attaquée de façon violente, meurtrière. Beaucoup d’entre nous sommes atterrés.

5. Cette même idéologie s’est aussi développée indépendamment de Boko Haram depuis deux décennies, à travers l’emprise croissante du fondamentalisme intolérant et du wahabisme, promus par l’Arabie saoudite et le Qatar, à coups de financements, de formations de clercs et de propagande. On a eu ainsi le rejet du code de la famille, les attaques contre les festivals de modes, ou encore des jeunes filles parfois molestées au marché pour leurs tenues trop occidentales. Les milieux populaires sont particulièrement touchés par cette idéologie : jeunes chômeurs ou demi-chômeurs surtout, mais aussi au-delà, écoliers, élèves coraniques, étudiants, petits cadres et parfois cadres moyens (enseignants par exemple)

6. Evidemment, la question est alors de savoir pourquoi l’extrémisme jihadiste séduit autant de Nigériens, malgré sa folie meurtrière. Bien sûr c’est d’abord parce que Boko Haram attaque l’Occident. Le sentiment anti-français persiste, avec les comptes non soldés de la colonisation et de la Françafrique (d’où l’attaque d’Orange et du centre culturel français). Mais il est relayé par un sentiment anti-occidental plus général, qui est alimenté par la morgue américaine, comme par la morgue des experts et des donneurs de leçons du développement, et la dépendance/mendicité envers l’Occident (d’où, à l’époque, l’approbation populaire assez large de l’attentat du 11 septembre)

7. Mais Boko Haram attaque aussi l’Etat national et la nomenklatura musulmane : ceci aussi séduit au Niger. où le rejet de la classe politique nigérienne est massif et profond, lié à la corruption croissante, à l’enrichissement débridé des élites, à l’importance du chômage, à l’échec de l’école occidentale

8. Au bout du compte c’est Boko Haram qui empoche la mise et devient le réceptacle de toutes les frustrations, car seul il s’attaque à l’ensemble des élites en place, et seul porte un changement radical. Il joue en un sens le même rôle au Nord Nigéria, au Nord Cameroun et au Niger que l’extrême droite en Europe (de même que les jihadistes au Mali).

9. En termes gramsciens, l’idéologie extrémiste a donc désormais une implantation populaire (tout en restant largement minoritaire) et gagne continuellement des points dans la bataille idéologique, dans le cadre d’une configuration générale de l’arène religieuse nigérienne qui est de plus en plus favorable aux versions salafistes de l’Islam, ceci d’autant plus que les versions modérées de l’Islam, bien que majoritaires, se taisent, plus ou moins apeurées et débordés par les surenchères, et ne mènent pas vraiment la bataille idéologique.

10. Une preuve évidente de cette démission de l’islam modéré comme de la classe politique est qu’il n’y a jamais eu de mobilisation populaire au Niger face à Boko Haram. Il est très grave qu’aucune manifestation n’ait jamais été organisée à Niamey en soutien aux victimes nigérianes de Boko Haram, que ce soit pour les lycéennes enlevées, ou après l’attentat contre la mosquée de Kano, par exemple. Personne n’a bougé, ce qui contraste évidemment tristement avec la réaction française face aux attentats contre Charlie Hebdo et la supérette kasher.

11. Même après ces deux jours, et les 10 morts et les églises et les bars incendiés, on attend toujours une condamnation claire et ferme par les partis ou les associations islamiques. La bataille idéologique n’est pas menée.

12. Aujourd’hui, le plus gros danger serait que les partis d’opposition soufflent sur les braises, et tentent d’instrumentaliser cet islamisme pro-Boko Haram pour déstabiliser le régime. Beaucoup d’analystes nigériens le pensent, et c’est ce que dit le gouvernement. Pour certains, ces manifestations auraient été plus ou moins organisées en sous-main par l’opposition. L’ennemi principal serait donc pour les partis d’opposition le pouvoir actuel, et ils seraient prêts à s’allier contre lui avec les extrémistes musulmans (autrement dit avec le diable). Evidemment, l’ennemi principal aujourd’hui au Niger est Boko Haram, bien plus dangereux pour nous que le Sud de la Lybie ou le Nord du Mali (et bien plus dangereux que Charlie-Hebdo, ajouterai-je !!)

13. Espérons que des leaders des partis d’opposition démentiront de tels soupçons et dénonceront les meurtres et les incendies d’églises et de bars.

Rêvons un peu : Et si, demain, une grande manif se déroulait à Niamey, avec toute la classe politique, contre Boko Haram, pour la tolérance religieuse, avec des pancartes portées par des imams « je suis chrétien » ?
Derrière le Rideau de Bambou English translation pending
by Xrctn · 2015-01-04 · 30 replies
Partant du principe que tous les pays méritent d’être visités (au moins une fois !), je n’avais donc pas de raison pour ne pas aller en… Corée du Nord. Quand mon « Big Brother » lançât l’idée de faire notre premier voyage ensemble qui plus est dans le dernier pays ‘communiste’ au monde, ma réponse fut : « Let’s go ! »

Evidemment aller en Corée peut susciter quelques questions en particulier d’ordre moral « Est-ce que visiter un tel pays n’est pas cautionner son régime ? ». Peut-être mais pas sûr non plus car dans ce cas la liste des pays peu ou pas fréquentables est longue. Dans un passé récent on aurait pu inscrire sur cette liste l’Espagne de Franco, la Grèce des Colonels, le Maroc d’Hassan II, l’Afrique du Sud de l’apartheid, l’Indonésie de Suharto… etc. De nos jours, la situation n’est guère plus brillante en ce qui concerne de nombreux pays comme par exemple, l’Egypte (dictature, coup d’état), la Hongrie (gouvernement d’extrême droite, persécution des minorités), Israël (occupation) sans oublier ni la Russie de Poutine, la Chine ou quelques pays du Golfe Persique… ni le Zimbabwe de Mugabe et pourquoi pas les Etats Unis (peine de mort, Guantanamo…). Mais il y a aussi l’espoir qu’une porte entrebâillée pour des touristes peut, à plus ou moins brève échéance, permettre une plus grande ouverture sur le monde, davantage d’échange et de liberté pour les populations de ces pays-parias, ce qui est le cas, dans une certaine mesure, de la Birmanie voire même de Cuba. Il est donc important d’aller partout, de pouvoir échanger et d’ouvrir les yeux.

Dans le cas de la Corée du Nord, il n’est évidemment pas possible d’aller partout en toute liberté ni d’avoir des contacts directs avec la population puisque l’on est en permanence accompagné par des guides. Impossible également d’entendre d’autres sons de cloche que les discours propagandistes du régime en place. Il ne reste donc qu’à ouvrir les yeux et surtout à lire entre les lignes.

Contrairement à l’idée reçue, on peut donc faire du tourisme en Corée du Nord… à condition toutefois de passer par l���une des rares (mais de plus en plus nombreuses) agences de tourisme agréées par le gouvernement de Corée du Nord. Celle que nous avons choisie : Korea Konsult, se trouve à Stockholm et propose plusieurs séjours et itinéraires au départ de Pékin. Notre choix se porte sur un séjour de cinq jours à Pyongyang avec quelques excursions en dehors de la capitale. Quant aux formalités, elles sont prises en charge par l’agence, il nous faut seulement s’assurer que nous avons un visa chinois.

Pékin 15 Septembre

La magie des transports aériens a toujours quelque chose d’extraordinaire puisque je retrouve Luc comme prévu à l’aéroport de Pékin, à l’autre bout de nos mondes respectifs. Lui est parti la veille de Bruxelles via Moscou et est arrivé il y a juste une paire d’heures, au moment précis où je décollais de Hong Kong après une brève escale. Pour ma part, je suis parti de Perth il y a tout juste douze heures.

Cette année nous faisons vraiment fort puisque c’est la troisième fois que nous nous retrouvons en neuf mois (et à chaque fois sur un continent diffèrent !) alors que nous sommes parfois des années sans nous voir. Bizarrement c’est la première fois que nous voyageons à deux ! Ce voyage sera donc l’occasion de découvrir un nouveau pays mais surtout de ‘nous’ (re)découvrir.

A la sortie de l’aéroport, nous ne trouvons pas de taxi mais une navette qui nous amène dans le centre-ville après avoir parcouru une myriade d’autoroutes qui traversent des banlieues sans fin où poussent des barres d’immeubles plutôt déprimantes agrémentées ici et là d’immeubles futuristes.

Le ciel est presque bleu et la température délicieuse, je suis bien ravi d’avoir un petit break de l’hiver austral qui traine en longueur. En prime, je vais redécouvrir les plaisirs de l’heure d’été.

Le chauffeur du bus nous indique que nous sommes arrivés à destination mais ne précise pas où nous sommes exactement. Après un dialogue de sourds avec un chauffeur de taxi, nous décidons de marcher sur cette immense avenue qui croise d’autres immenses avenues à angle droit. Heureusement, un plan du métro à l’entrée d’une station nous permet de nous repérer. Puisque nous sommes à Fuxingmen et que nous allons jusqu’à Tian’anmen East, il nous suffit donc de continuer tout droit ! Une demi-heure plus tard, je reconnais le portrait du Grand Timonier sur le portique de l’entrée de la Cité Impériale et qui fait face à la Place Tiananmen.

Alors que j’ai mis des décades avant d’enfin connaitre Pékin, jamais je n’aurais imaginé me retrouver ici moins de seize mois après ma première visite. En tout cas rien n’a changé depuis la dernière fois. L’hôtel Emperor se trouve dans la première rue à gauche, une rue bordée d’arbres et qui longe les douves de la Cité Impériale. Nous le trouvons un peu par hasard tant son entrée est discrète. Par contre, les chambres, décorées par un designer allemand, le sont beaucoup moins.

Le temps de déposer les bagages et d’envoyer quelques messages rassurants à celles qui sont restées et nous voilà repartis vers la Place Tiananmen. Celle-ci est pavoisée de drapeaux chinois et de Bahreïn puisque l’émir est en visite officielle en ce moment. Les touristes se prennent en photos devant les soldats immobiles et au garde-à-vous, pendant que les balayeurs sur leur caddy électrique s’assurent qu’aucun papier ou cannette ne traine par terre.

Bientôt, un attroupement se forme au pied du mât où flotte la bannière étoilée chinoise. Le cérémonial du baisser du drapeau va bientôt commencer. Laissons ce moment de grande fierté aux patriotes. Pour notre part nous préférons compter les nombreuses cameras installées au sommet des lampadaires/haut-parleurs géants, admirer, près du mausolée de Mao, les statues des combattants révolutionnaires aux poses dynamiques, observer les badauds venus de monde entier ou encore contempler les façades rectilignes de bâtiments officiels qui entourent la place et celles bien plus exotiques et colorées de la Porte Zhengyangmen et la Tour d’Archers. Nous poursuivons la balade dans le quartier Dashian, une zone piétonnière récemment construite qui regroupe boutiques et restaurants dans un faux décor historique noyé sous les néons maintenant que la nuit est tombée. Une longue marche le long de quelques grands boulevards anonymes et sombres et nous voilà arrivés dans le District de Dongcheng devant un centre commercial luxueux où se trouve l’un des meilleurs restaurants dont la spécialité est le canard… pékinois : DaDong.

Les menus sont de véritables livres d’art bourrés de magnifiques photographies de plats admirablement présentés et définitivement appétissants. Le choix étant trop compliqué à faire, nous optons pour le menu dégustation qui comprend une succession de mets plus exquis les uns que les autres. L’hôtel n’est pas très loin et après ce repas pantagruélique, une petite balade digestive dans les rues calmes est exactement ce qu’il faut pour conclure cette première journée de vacances.

Pékin 16 Septembre

Un réveil tardif nous permet de récupérer un peu de la fatigue du voyage. Café sur la terrasse déserte et ensoleillée qui domine les arbres et les toits rouges de la Cité Interdite vraiment toute proche. A droite, vue imprenable sur la Colline de Charbon surmontée d’une jolie pagode. Derrière nous, perdue dans la brume de chaleur, nous apercevons à peine la multitude d’immeubles modernes qui ne cesse de pousser, toujours plus haut.

Le programme prévu pour la journée (ou de ce qui en reste…) est léger. Nous commençons par une petite marche dans les rues ombragées qui nous mènent jusqu’à l’entrée du parc Jingshan (celui aperçu de la terrasse de l’hôtel) qui fait face à la Cité Interdite. Ce parc, dont l’histoire remonte à plus de mille ans, est situé sur une colline artificielle édifiée avec la terre extraite des douves de la Cité Impériale et des canaux environnants, une tâche titanesque ! Il comprend cinq sommets sur lesquels s’élèvent cinq pavillons. Le plus important abrite un bouddha doré et offre une vue magnifique sur le Palais Impérial. Autrefois, le parc était une partie intégrante et le refuge des Empereurs. D’ailleurs l’un d’eux, Chongzhen (le dernier de la dynastie Ming), s’y pendit en 1644.

Les petits chemins qui grimpent au milieu des arbres et des buissons fleuris sont par endroits pentus mais agréables d’autant plus que nous passons à proximité de musiciens en train de dépoussiérer leurs instruments traditionnels. On ne peut rêver de dépaysement plus complet. Arrivés au sommet, nous retrouvons des dizaines de touristes qui se prennent allègrement en photos devant les toits de la Cité Impériale vêtus de costumes d’empereurs ou de concubines que des marchands malins louent à tour de bras. Pour ma part, c’est une plaque posée au sol qui m’attire car elle indique le centre géographique de Pékin.

Après être restés un long moment à contempler les différentes vues panoramiques embrumées (et à reprendre notre souffle !) nous reprenons la balade vers l’un des vieux quartiers (hutongs) qui résistent encore face aux assauts des promoteurs immobiliers. Succession de ruelles bordées de maisons basses dont les entrées discrètes s'ouvrent sur de larges cours intérieures que partagent plusieurs familles. Mais bien vite nous nous retrouvons sur ces larges et interminables avenues qui se ressemblent toutes et n’offrent que peu d’intérêt.

Nous finissons par trouver le Swissotel, un immeuble rond au pied d’un rond-point géant perpétuellement encombré par une circulation démentielle. Peu d’intérêt donc mais c’est ici que se trouve le siège de la compagnie aérienne nord-coréenne et où nos visas nous attendent.

Nous fêtons l’évènement en allant prendre un late brunch dans l’un des restaurants de l’hôtel avant de prendre un taxi qui nous emmène au 798 Art District un peu plus au nord de la ville.

Dashanzi, la banlieue où nous débarquons une demi-heure plus tard, est un bien curieux quartier. Coincé entre des autoroutes et voies rapides, il est composé d’un amalgame de barres d’immeubles délabrées et flambant neuves, de friches industrielles et d’usines désaffectées. C’est d’ailleurs dans l’un de ces nombreux complexes militaro-industriels tombés en ruines à la fin des années 80 que se situe cette zone artistique qui rassemble musées, galeries d’art, ateliers, boutiques et cafés à la mode.

Construit dans les années 50 en collaboration étroite avec l’URSS et la RDA, le complexe industriel de Dashanzi devait permettre à la Chine de produire des composants électroniques auparavant importés d’URSS. Il comprenait plusieurs usines ainsi que des logements pour les travailleurs et s’étendait sur 500 000 m². L’architecture des lieux est unique, style Bauhaus un style aux formes simplifiées où la forme suit la fonction.

Il n’est pas question non plus de lésiner sur les moyens puisqu’une grande partie de l’équipement est transportée directement d’Allemagne de l’Est par le Transsibérien, une ligne de chemin de fer de quinze kilomètres est construite reliant directement le complexe à la gare centrale de Pékin.

Le complexe de Dashanzi devient vite un modèle du genre et la vitrine d’un communisme social qui associe travail et activités culturelles et sportives, où l’ouvrier méritant et sa famille sont pris en charge de la crèche jusqu’à la maison de retraite. Ce monde ‘merveilleux’ s’écroule vers la fin des années 80, date des premières réformes économiques lancées par Deng Xiaoping qui limitent les subventions aux entreprises d’état. Vers le milieu des années 90, la plupart des usines sont à l’abandon et la zone industrielle reconvertie en zone d’habitation.

C’est également à cette époque que le Département de la Sculpture et l’Académie Centrale des Beaux-Arts, toujours à la recherche d’ateliers spacieux, s’installent dans les locaux vacants. Ils sont bientôt suivis par des artistes d’Avant-Garde inspirés par l’architecture Bauhaus où les grands espaces intérieurs sont conçus pour laisser le maximum de lumière naturelle sur les lieux de travail. Ici, les plafonds courbés sont supportés par de arches tronquées au sommet puis remplacés par de larges baies vitrées inclinées en diagonale donnant ainsi aux toits un aspect de dents-de-scie et afin de minimiser les ombres toutes les fenêtres sont orientées au nord.

Nous déambulons dans ce dédale d’allées étroites aux murs couverts de graffitis et parsemé de sculptures avant-gardistes pour le moins surprenantes. Un monde déjanté et moqueur où le beau côtoie le laid, un monde que nous n’aurions jamais imaginé possible en Chine même en 2013. La Révolution Culturelle est à des années lumières ! Galeries du bizarre, de la provocation mais aussi des ateliers où l’art traditionnel est modernisé par des formes et des couleurs contemporaines. Une belle et surprenante découverte qui vaut absolument le détour.

Encore sous le charme, nous en oublions presque les embouteillages monstres sur le chemin du retour. Nous profitons encore de la douceur du soir pour aller prendre un verre sur la terrasse et regarder les effets de lumières sur les toits de la Cité Interdite. Ce soir, pas de menu gastronomique à la DaDong mais plus simplement une délicieuse soupe garnie et épicée sur une table bancale sur un bout de trottoir d’une rue tranquille.

Pékin 17 Septembre

De la fenêtre de la chambre, je regarde le ciel gris et nuageux qui annonce la pluie. Le temps de pendre un petit café accompagné de quelques tranches du kramick ramené de Bruxelles (Min Dieu qu’ché bon !), de plier les bagages et nous voilà en train de filer sur l’autoroute qui mène à l’aéroport. Notre chauffeur de taxi s’occupe à faire des jeux de roulette sur son portable, non seulement à l’arrêt dans les embouteillages mais également quand il dépasse des camions poursuivis de nuages d’embruns. Heureusement, il les perd tous je n’ose pas imaginer sa réaction s’il devait en gagner un !

Sans trop comprendre ni comment ni pourquoi, nous arrivons à l’ancien terminal bien plus tôt que prévu. Nous pouvons donc nous noyer avec allégresse au milieu de la cohue qui règne dans le hall des départs. Mais où vont tous ces Chinois ?

En tout cas pas à Pyongyang car quand nous finissons par trouver les guichets d’Air Koryo, nous n’y trouvons que des Coréens du Nord (reconnaissables à leur petite taille et leur teint plus sombre mais surtout au pin à l’effigie du Grand Leader épinglé sur le revers de la veste) ensevelis sous des amoncellements de bagages plus ou moins bien ficelés plus un petit groupe de voyageurs aux cheveux gris et à l’accent british quelque peu dépassé par les évènements.

Fort heureusement, nous devons avoir une tête qui revient à l’agent en charge de l’enregistrement des bagages puisqu’il nous fait passer devant tout ce beau petit monde. Mais le temps gagné ici et rapidement perdu aux étapes suivantes : le passage à la sécurité suivi de celui des douanes surtout que nous y arrivons juste au changement de garde.

La porte d’embarquement C9 est située bien à l’écart, serions-nous déjà considérés comme des pestiférés ? Au moins nous avons l’embarras du choix pour ce qui est des banquettes en skaï. Bientôt nous retrouvons les petits Coréens, toujours aussi chargés mais cette fois de sacs remplis de bouteilles de whisky et de cartouches de cigarettes. Puis arrivent quelques petits groupes de touristes essentiellement allemands et scandinaves. Devant nous, des écrans plats géants diffusent des petits reportages sur les endroits à visiter à Pékin, sur les sportifs chinois en vue et même sur l’histoire du Parti Communiste. Ceux-ci sont constamment entrecoupés de publicités vantant les bonheurs de la société de consommation. Pauvre Grand Timonier, qui dans son mausolée climatisé, doit crier à la trahison !

13h. Enfin un peu d’animation du côté de la porte d’embarquement. Du sas vitré, nous apercevons notre beau Tupolev Tu-204-100B (j’ai révisé !) frappé aux couleurs de la République populaire démocratique de Corée mais tout ruisselant sous le crachin pékinois. Les jeunes hôtesses nous indiquent nos sièges et nous remettent le Pyongyang Times, un petit hebdomadaire de huit pages avec à sa une, une photographie du jeune Grand Leader tout sourire. L’intérieur de l’avion est nickel et les sièges de la classe économie sont spacieux et confortables (une rareté de nos jours !).

En attendant que tous les passagers s’installent, je feuillette le magazine Korea Today qui nous résume les grands évènements du mois précédent c’est-à-dire l’emploi du temps du jeune Grand Leader dont le portrait figure une ou plusieurs fois par page. Ici l’inauguration d’une centrale ou usine quelconque, là l’inauguration de la dernière zone urbaine, plus loin une visite d’une caserne accompagné d’une flopée d’anciens combattants souriants ou encore la visite d’une école cerné d’enfants admiratifs. Et toujours ce sourire étincelant, ce costume sombre et élégant et la coupe de cheveux du grand-père qui font apparaitre le jeune Grand Leader comme un demi Dieu, entouré d’une foule aux attitudes volontaires et aux mines radieuses. S’il y avait un Oscar Photoshop, nul doute qu’il irait aux illustrateurs nord-coréens !

Tous les passagers sont maintenant à bord, la majorité est composée de touristes occidentaux, le reste inclus des travailleurs nord-coréens de retour au bercail et quelques femmes (ou maitresses !) de l’élite revenues d’une expédition de shopping dans la capitale chinoise. Curieusement, les rangées de fauteuils du dernier quart de l’avion sont remplies à la dernière minute de paquets et de valises qui n’ont pas trouvé de place dans la soute à bagages.

La pluie occasionne un embouteillage sur les pistes et nous décollons avec près d’une heure de retard ce qui nous permet de feuilleter une fois encore les magazines et même d’étudier la prose révolutionnaire des articles critiquant la politique du Président Obama et vantant celle du jeune Grand Leader. Les hôtesses viennent rompre notre début d’ennui en nous servant des jus de fruit dilués et une espèce d’hamburger froid peu appétissant. En guise de divertissement, nous avons également droit au spectacle de Noël, ou la version nord-coréenne d’un show à la André Rieux où une dizaine de musiciennes en mini-jupes se dandinent en reprenant des airs populaires sur des clips de lancements de missile et sous les applaudissements rythmés de l’audience en uniforme.

Pratiquement au moment où nous survolons la frontière, l’épaisse couche de nuages gris cède la place à un beau ciel bleu et dégagé. Nous pouvons donc admirer par le hublot les paysages montagneux puis les plaines agricoles recouvertes de rizières et de champs jaunes et verts entrecoupés de rivières scintillantes et parsemés de villages aux maisons sagement alignées. De là-haut, nous avons parfois le sentiment de survoler des paysages de la France profonde des années 40 un paysage campagnard sans les balafres des infrastructures modernes.



Nous descendons rapidement, l’aéroport semble être situé au beau milieu des champs. Sur le tarmac, nous passons en revue la flotte des avions à hélices d’Air Koryo soigneusement astiquée par quelques mécaniciens qui ne lèvent même pas la tête au passage notre avion. Des bâtiments en construction encadrent une espèce de hangar flambant neuf. Le comité d’accueil, formé d’hommes et de jeunes femmes portant des uniformes de couleurs différentes, se presse lentement autour de la passerelle bleue que l’on vient d’arrimer. Dans l’avion, l’on entend déjà les crépitements des appareils photo.

Dehors, la douceur de la fin d’après-midi nous surprend agréablement mais nous avons à peine le temps de l’apprécier car on nous fait signe d’accélérer le mouvement, pas question de faire attendre les quatre douaniers installés derrière leur pupitre en bois. Formalités rapides et presque chaleureuses puis nous nous retrouvons dans une espèce de gymnase d’école aux murs blancs. Un tapis roulant grinçant et éternellement vide d’un côté, au fond deux ou trois machines pour l’inspection des valises et de l’autre côté, une petite vitrine et une table sur tréteaux remplies de souvenirs. Une jeune femme vient justement de l’ouvrir et commence à étendre des drapeaux, des poupées, quelques cartes postales, posters et boites de thé au ginseng sans oublier les œuvres écrites par les trois grands Leaders et abondamment illustrées de photographies similaires à celles du magazine épluché dans l’avion. Pour moi ce sera la carte de la Corée réunifiée à 2 Euros. What a bargain ! Pas de problème de change puisque seuls les Euros sont acceptés !

Depuis maintenant près d’une heure nous ne voyons défiler sur ce satané tapis roulant qui perce les oreilles que des paquets ficelés des passagers nord-coréens qui sont promptement embarqués par des jeunes militaires. Nous avons donc largement le temps d’apprendre par cœur le tableau des arrivées d’aujourd’hui : deux vols en provenance de Pékin, un venant de Shenyang (une grosse ville de province située de l’autre côté de la frontière) et le dernier, plutôt surprenant, en provenance de Koweït !?

Nous finissons par récupérer nos valises puis après avoir enregistrés les portables de Luc aux guichets de la sécurité, nous faisons connaissance avec nos guides, le chauffeur et nos cinq compagnons de voyage qui nous attendaient sur le parking en terre battue près du minibus.

Deux guides pour sept touristes… nous sommes soignés ! Le monsieur discret et plus âgé (Monsieur Ho) sera pour les francophones (c’est-à-dire pour nous deux) tandis que la jeune fille souriante (Hyun) sera pour les anglophones (c’est-à-dire les cinq autres).

Le soleil commence à tomber doucement alors que nous roulons sur une route complètement déserte au milieu des champs de maïs. Hyun prend d’emblée les choses en main, en tout cas le micro, et nous résume en quelques minutes plusieurs siècles de l’histoire de la Corée avant de s’étendre plus longuement sur la période 1950-1953. Puis, alors que nous approchons des premiers faubourgs de Pyongyang, elle nous annonce le programme des festivités pour le reste de la journée. Celui-ci se résume à un rapide tour en ville (puisque nous sommes déjà très en retard, se navre-t-elle !), à l’achat d’un bouquet de fleurs que nous irons déposer au pied des statues géantes des ex-Grands Leaders avant de nous recueillir quelques instants. Ça promet ! Mais nous savions également que cela faisait partie du deal quand on vient en Corée du Nord… Les touristes ont ici des devoirs à remplir !!!

Des fenêtres du bus, nous découvrons les premières rues du centre-ville. Barres d’immeubles colorées, larges trottoirs bordées d’arbres où flânent de nombreux piétons profitant de la douceur de cette fin de journée. Chantiers de construction encore en pleine activité, portraits géants des ex-Grands Leaders, espaces verts, drapeaux et bannières. Aux croisements des avenues, nous sommes fascinés par la chorégraphie mécanique mais toujours gracieuse des agentes de la circulation en uniforme blanc immaculé qui font respecter le code de la route. Les chauffeurs de bus, trams, camions ainsi que ceux des 4x4, Mercedes ou des berlines japonaises sont littéralement menés à la baguette.

Derrière les bâtiments monumentaux à la soviétique qui abritent divers ministères, se trouve un autre bâtiment encore plus grand : la Bibliothèque Nationale. Blanc et à colonnades, il est surmonté de toits verts à la chinoise, Monsieur Ho émerge d’un demi-sommeil pour nous confier que ce temple du savoir ne contient pas moins de 30 millions de volumes… Toutefois, il ne précise pas si ce sont des volumes différents ou bien les invendus des œuvres et des biographies des ex-Grands Leaders. C’est également là, ajoute-t-il, qu’il a appris le français (qu’il parle admirablement bien d’ailleurs) et quatre autres langues du coup je regarde ce palais avec des yeux bien plus admiratifs.

C’est près de la fontaine que nous trouvons nos bouquets de fleurs. Ils sont magnifiques malgré leur petit air de recyclé et ne sont pas trop chers (5 Euros). Direction le parc de Mansudae sur les hauteurs, pour aller (enfin) saluer les copains. La nuit est maintenant tombée ce qui nous permet d’admirer les effets de lumières sur les immeubles modernes de la ville. Accompagnés par le chant des grillons invisibles, nous faisons quelques pas sur le chemin qui grimpe vers l’esplanade vide et dominée par deux énormes statues brillantes sous les feux des projecteurs. Sur un piédestal en marbre, le Grand Père, la main tendue, et le Père, la main dans la poche, nous souhaitent la bienvenue.



Hyun nous demande de former une ligne, puis à son signal de faire une petite courbette avant d’avancer ensemble pour déposer nos bouquets parmi la centaine d’autres déposés auparavant. Puisque nous sommes tous des gens éduqués et polis, nous nous prêtons volontiers à ce petit cérémonial sans trop pouffer de rire.

Quelques moments plus tard, nous regagnons le minibus et partons vers notre hôtel. Le Yanggakdo Hotel, situé sur une ile au milieu du fleuve Taedong (très pratique pour garder des touristes trop curieux…), est une tour d’une quarantaine d’étages qui ne paie pas de mine avec un lobby en marbre trop petit, la moitié des ascenseurs en panne, des restaurants lugubres y compris le panoramique au dernier étage mais les chambres, très années 80, sont suffisamment confortables. Et surprise, à la télévision on peut capter en plus des chaines chinoises et russes, CNN et la BBC.

Le repas, que nous prenons dans l’un des quatre restaurants, est l’occasion de faire plus ample connaissance avec nos compagnons de voyage : un couple suédo-danois résidant à Zurich, deux amis Suédois, l’un habitant Stockholm l’autre Bangkok et un Danois travaillant à Séoul. Leur moyenne d’âge ne dépassant pas 30 ans Luc et moi faisons office de doyens. En tout cas le courant passe très bien. Quant au buffet, bien que déjà bien dévalisé par les précédents groupes de touristes, il recèle de plein de mets inconnus et tous excellents.

Pyongyang 18 Septembre

En tirant les rideaux, je découvre la ville couverte d’une brume qui peine à se dissiper. Je n’imaginais pas voir une ville si étendue ni autant de bâtiments modernes. Sur le fleuve, quelques barges remontent lentement à contre-courant. Plus près, un dragueur s’active sérieusement, son ronronnement mécanique est couvert par une musique, entrecoupée de longues phrases ressemblant à des slogans, diffusée par des haut-parleurs invisibles. Au milieu, sur leur petite embarcation bien solitaire, deux pêcheurs lancent leurs filets.





Le petit déjeuner se prend dans l’une des immenses salles au rez-de-chaussée au décor zen et kitsch à la fois. Sur la quarantaine de tables rondes, seules trois ou quatre sont occupées par une poignée de touristes. Au menu : omelette et salade de choux, toasts, confitures et une tasse de café soluble. Une jeune fille en costume traditionnel surveille le toaster pendant que sa collègue fait le passe-passe avec LA bouilloire électrique de l’hôtel. Le gradé est lui en charge du bocal de Nescafé et s’assure de ne mettre qu’une demi-cuiller de précieux granulés par tasse et prend un air catastrophé dès que l’on lui demande une seconde tasse.

Nous retrouvons guides et compagnons de voyage dans le lobby où l’on ne risque pas de se perdre. Hyun nous annonce le changement de programme dû, nous dit-elle, aux terribles inondations de la semaine dernière qui ont non seulement détruit un pont mais également rendu impraticable la route pour aller aux montagnes de Myohyangsan. Nous ne pourrons donc pas visiter le temple bouddhiste de Bohyon, ni la Vallée de Manpok et pire ni visiter l’Exposition de la Fraternité Internationale, un musée qui regroupe une impressionnante collection de cadeaux offerts aux Grands Leaders par des dignitaires étrangers.

Mais pas d’inquiétude, nous rassure-t-elle de suite, il y a un plan B. Celui-ci comprend la visite d’une toute aussi impressionnante collection de cadeaux offerts aux Grands Leaders mais cette fois par les Coréens (inclus ceux de la diaspora, précise-t-elle !), puis nous aurons également la chance d’aller visiter l’usine de mise-en-bouteille de l’eau de la plus importante source du pays, de visiter l’institut agricole et une ferme modèle et apothéose de la journée : la visite du barrage de P’i Do où nous prendrons notre déjeuner. Au retour, visite du Musée de la Guerre. Waouh !

Nous sommes tellement excités par ce nouveau programme que nous précipitons dans le minibus, pauvre Monsieur Ho doit courir derrière nous.

Après avoir traversé les ZUP monumentales à l’ouest de la ville, nous bifurquons à droite sur une petite route de campagne bordée de rizières. Au bout de la route, au pied des collines boisées, se trouve un imposant bâtiment blanc sans fenêtre entouré de pelouses impeccables et d’une grille bien gardée.

Une charmante guide en costume traditionnel (jaune et bleu celui-là) nous prend en charge. Dès l’entrée nous devons chausser des chaussons en feutre, pas question d’abimer le marbre puis passer un sas à fort courant d’air, pas question d’amener nos microbes et enfin déposer nos possessions dans un vestiaire aussi vaste que celui de l’Opéra de Paris, pas question d’affoler les portiques électroniques ni de prendre en photo les précieux cadeaux. Une fois assurée que personne ne mâchouille plus de chewing-gum, elle nous prie de la suivre dans les couloirs de cet immense palais glacial et glacé, marbré des colonnes aux escaliers, des murs aux plafonds et commence à réciter ses commentaires où tout doit être chiffré, mesuré, quantifié avec le maximum de superlatifs possible. Première salle, première vitrine, premier arrêt. « Et voici, un fauteuil recouvert de peaux de tigre, offert au Grand Leader par un couple de paysans du nord de la péninsule ». Un peu plus loin. « Et voici, la première machine à laver sortie de l’usine Numéro 75 et offerte par les valeureux ouvriers de notre patrie » Le ton est donné. Plus que 9 998 cadeaux à admirer !

En fait, la guide ne s’arrête que quelques instants devant certains objets considérés comme les plus importants mais pas toujours les plus beaux ni les plus intéressants. On y trouve de tout, du dessin, à la tapisserie, de la théière au bassinet, du bibelot en bois sculpté à la figurine en porcelaine mais ce sont évidemment les portraits du Grand Leader qui dominent, de l’immense fresque en canevas sur fond d’usines fumantes et de champs moissonnés au délicat médaillon fait en plumes d’oiseaux rares.

Une salle, deux salles, trois salles… il faut presser le pas car si nous ne sommes que sept, nous nous arrêtons à chaque fois à sept endroits différents, une manière de maximaliser nos ressources et talents pour dénicher l’objet le plus kitsch pour ne pas dire le plus moche.

Nous passons à l’étage, celui où sont exposés les cadeaux offerts par les « autres » Coréens. Ainsi, nous découvrons toute une série de Walkman offerte par un fan, une Toyota offerte par un chef d’entreprise sud-coréen, des écrans plats de toutes les tailles et des portables (encore dans leurs emballages !) offerts par Mr Samsung ou encore toute une série de mobilier de salles à manger, plus affreuses les unes que les autres, gracieusement offertes par un Coréen né au Nord mais qui a fait fortune au Sud (le contraire eut été étonnant !). Nous n’oublions pas ni les louches en or, ni les baguettes incrustées de pierres précieuses.

Enfin, il ne nous reste que la dernière salle mais certainement « la plus importante » nous affirme notre hôtesse. Deux soldats poussent les deux immenses portes et nous laissent découvrir une immense salle de réception blanche dominée par deux imposantes statues blanches représentant les deux Ex-Grands-Leaders souriants et éclairées par des lumières roses.

Il nous faut, comme hier, former une ligne et s’incliner. Ah, cette courbette la n’était pas prévue dans le programme ! En guise de récompense nous pouvons jeter un œil sur les cadeaux les plus précieux comme ce magnifique meuble chinois finement ciselé, cette défense d’éléphant sculptée, ce bloc de jade (le plus grand au monde confirme-t-elle) et clou du clou cette toile représentant le fils de l’Ex-Grand Leader en armure (et portant ses lunettes) sur un dragon… plus fort que Don Quichotte et que Saint George réunis !

Heureux de retrouver la chaleur du soleil et de chasser la fraicheur de l’air conditionné, nous commentons sur la bizarrerie de cet endroit à mi-chemin entre un musée des Arts et Métiers d’une ville de province oubliée et d’une exposition de listes de mariage de beaufs pour super-beaufs. Puis de nous demander quel sera le sort de toutes ces horreurs quand il n’y aura plus de Grands Leaders…

Nous repartons vers l’ouest en prenant l’autoroute cette fois une extraordinaire trouée au travers un paysage de forêts et de champs. Les autoroutes nord-coréennes sont aussi larges que celles de Los Angeles mais avec zéro circulation. Rien, pas même un camion sur des kilomètres, juste quelques cyclistes et un véhicule militaire venant dans le sens opposé et que nous évitons de justesse ! En effet, les nids de poule étant tellement nombreux et profonds que seule la voie du milieu est à peu près fréquentable, elle est donc l’objet de toutes les convoitises et est l’occasion pour les chauffeurs (une espèce rare sous ces cieux) de tester leurs nerfs ; ce n’est qu’à la vue des casquettes et des épaulettes que le nôtre finit par céder avec un soupir exaspéré.

Plus loin, nous quittons les cahots de l’autoroute pour ceux des petites routes de campagne bordées de petits ruisseaux et d’alignements d’arbres au tronc blanchi. Les cyclistes sont aussi dignes et presque aussi nombreux qu’à Amsterdam. Leurs porte-bagages sont souvent chargés de gros sacs ce qui les oblige à pousser leur vélo à la moindre petite montée.

Nous passons devant quelques communes, toutes bâties sur un modèle identique. Derrière un petit muret séparant les champs du village, on aperçoit des habitations toujours bien alignées, composées soit de petits immeubles en béton de deux ou trois étages, parfois peints mais le plus souvent pas entièrement terminés, soit de petites villas entourées de petits jardins et potagers et, remplaçant nos églises ou temples, un hall communal orné de bannières. De l’intérieur de notre minibus, l’atmosphère est champêtre et paisible et les paysages baignés de soleil fort agréables.

Un chemin mène à un bâtiment blanc aux vitres fumées qui abrite la Kangso Yaksu Mineral Water Bottle Factory. Nous sommes accueillis par le directeur de l’usine, un petit homme à la chevelure dégarnie qui le fait ressembler à Mao et portant une chemisette décorée d’un petit badge affichant les portraits souriants des deux ex-Grands Leaders. Peut-être avons-nous interrompu sa sieste et veut-il y retourner rapidement car à peine réunis dans le hall d’entrée, il prend sa longue règle et se lance dans de longues explications techniques illustrées par des schémas, des cartes et des photos accrochés aux murs et prestement traduites par Hyun.

Ainsi nous apprenons que l’activité principale de cette usine (la plus importante de la patrie chérie), consiste à mettre en bouteille l’eau de la source d’à côté (la meilleure eau du pays) et que la grande astuce est d’injecter du gaz pour avoir de l’eau gazeuse, « encore faut-il avoir les bons dosages », nous prévient-il ! Et le voilà parti dans un cours de chimie 101 qui ne passionne pas vraiment l’audience plus intéressée à admirer les posters des ex (et présent) Grands Leaders venus inspecter les lieux à plusieurs reprises au cours des dernières décades.

Au moment précis où nous passons les portes vitrées et pénétrons dans une grande salle où il règne une chaleur accablante, voilà la chaine qui se met en route dans un vacarme de bouteilles qui se cognent, les ouvrières masquées prennent leurs positions avec un air concentré. Les bouteilles sont remplies d’eau, capsulées, étiquetées puis mises dans des cageots ou cartons qui seront exportées… « principalement vers la Chine » conclut-il fièrement. Dix minutes plus tard, nous nous retrouvons dans une petite salle climatisée pour une dégustation gratuite. Nous avons même l’opportunité d’acheter (en Euros, svp) toute la gamme des bouteilles. Ceci-dit l’eau est vraiment excellente et vaut bien notre Perrier national.

Une demi-heure plus tard, nous roulons vers la prochaine étape : la ferme modèle, située quelques kilomètres plus loin, à proximité de la petite ville de Kangso. Une route bordée d’arbustes et de jeunes pins conduit jusqu’au vaste parking vide situé en face d’un grand bâtiment carré en béton. Plus loin à gauche, nous apercevons, au pied d’une colline ornée de slogans géants, quelques petits blocs d’appartements noyés dans la végétation et quelques bâtiments plus anciens regroupés autour d’une cour. Une espèce d’obélisque couvert de caractères rouges et un mur de mosaïques représentant le Grand Leader assis parmi des paysans et donnant des conseils pour améliorer les rendements des récoltes (c’est ce qu’indique la légende en bas !) complètent le décor. Il y a également une bande son puisque les haut-parleurs de mauvaise qualité diffusent une litanie de ce qui parait être des slogans, de quoi maintenir le moral et la morale révolutionnaires (et surement empêcher les travailleurs de faire une petite sieste).

Hyun revient avec le chef de la commune. Nous le reconnaissons de suite grâce à son uniforme : un costume avec des manches courtes et porté sans chemise. Après nous avoir souhaité la bienvenue il nous demande de le suivre sur un petit chemin qui mène sur une petite esplanade dominée par un ensemble de statues aussi brillantes que le tissu de son costume. La scène représente l’ex-Grand Leader (le grand-père) souriant, le regard fixé vers l’horizon, entouré de paysans eux aussi souriants, le regard porté vers l’ex-Grand Leader. Tout simplement magnifique. Ce qui l’est moins est le fait que nous devons une fois encore nous aligner et saluer une nouvelle statue. Certes la maitrise de la chorégraphie de courbettes s’améliore à chaque fois (moins celle des fou-rires !).

Devoir accompli, nous écoutons sagement le chef nous chanter sa leçon monotone apprise par cœur mais que Hyun met du cœur à rendre plus mélodieuse. Chiffres, rendements, records, variétés et qualité des récoltes, nouvelles techniques de production, enseignement de haute qualité, tout y passe, tout est dûment traduit et tout ressort de l’autre oreille. Quand notre Danois trop curieux pose la question : « Quand est-il de la mécanisation ? » nous vivons en direct une scène du film «Lost in translation», le chef nous propose alors avec un sourire radieux d’aller voir les serres où murissent les tomates (les meilleures du pays… bien sûr !).







Direction les serres donc où nous attend une autre jeune fille portant un costume éblouissant, jaune et blanc et ruban rouge. Le chef en profite pour s’éclipser discrètement. « Oui vous pouvez entrer dans les serres pour voir la grosseur de nos tomates et la qualité supérieure de nos concombres. » lance-t-elle. Les sept hochements de la tête admiratifs semblent la combler de bonheur.

De l’autre côté des serres se trouvent les bâtiments de l’Institut de Recherche Agricole mais pas question d’aller voir de plus près, « Nos chercheurs sont très occupés ». Nous nous contentons donc de faire des coucous aux gamins, quelque peu étonnés de notre présence, d’encourager un petit groupe d’hommes et de femmes en train de pousser un mini tracteur en panne et de regarder un technicien perché sur son échelle en train de fixer un petit panneau solaire.

« Et voici notre visite de la ferme modèle qui se conclue. » nous annonce Hyun. « Nous allons maintenant voir le plus long barrage du pays. » poursuit-elle.

Nous retrouvons l’autoroute géante, déserte et cabossée jusqu’à l’entrée de la ville de Nampho. Les rues côté recto ressemblent à celles de la capitale : succession de barres d’immeubles aux façades fraichement peintes, des trottoirs bordés d’arbres que partagent piétons et cyclistes. Pour ce qui est du côté verso, c’est un peu moins glorieux et entre deux barres on peut apercevoir brièvement des petites maisons les unes sur les autres dans un état plus ou moins délabré.

Nous passons devant une paire d’usines, de casernes et, à mesure que nous approchons du port, nous apercevons rapidement quelques entrepôts et des quais plutôt vides. Plus loin nous longeons à gauche des marais salants et à droite des champs de céréales qui s’étendent jusqu’aux berges du fleuve Taedong qui prend des allures de baie à mesure que nous approchons de la Mer de Chine. Sur l’autre rive, l’enchevêtrement de montagnes et collines se perd dans une brume de chaleur persistante.

L’entrée du barrage est marquée par une arche et une guérite gardée par des jeunes soldats flottant dans leurs uniformes trop grands. Je comprends maintenant que le barrage n’est pas un barrage hydro-électrique comme je le pensais mais une ‘simple’ digue construite à l’embouchure du fleuve. Construit aux débuts des années 80 par des milliers de soldats (il faut bien les occuper ces braves !) et inauguré en 1986, ce barrage, long de huit kilomètres, relie les deux rives via l’ile de P’i Do et comprend trois écluses ouvertes à marée basse. Il permet ainsi de séparer l’eau salée de la mer de l’eau douce du fleuve et d’augmenter ainsi la superficie des terres irriguées.

A gauche de la route, une vingtaine de cargos attendent patiemment leur tour, à droite les embarcations sont échouées sur le sable, marée descendante oblige. Sur la route nous ne croisons que des militaires et pour la première fois des marins qui ont l’air plus ‘cool’. Le chauffeur de notre minibus nous dépose au pied du phare-monument-musée situé au sommet de l’ile. De là, nous admirons de la vue panoramique sur la baie, les écluses et la mer que l’on aperçoit au fond avant d’aller prendre notre pique-nique (excellent et copieux) dans le restaurant du phare et attendre l’arrivée de la guide officielle du barrage...

Digestion au soleil en écoutant une nouvelle récitation de chiffres entrecoupés d’adjectifs qualificatifs, comparatifs et surtout superlatifs sans oublier bien sur les références aux Grands Leaders et à leur vision. Ici non plus pas question d’approcher de plus près. « Les écluses sont dans une zone militaire. » prévient la guide en fronçant les sourcils, « Et la vue est bien mieux d’où nous sommes. » ajoute-t-elle avec un léger sourire. Contentons-nous donc de la vue générale.

Il est temps de reprendre le chemin du retour en prenant la même autoroute toujours aussi déserte jusqu’à l’immense Avenue de la Révolution bordée d’immeubles blancs. Le chauffeur nous balade dans plusieurs quartiers de la ville, la seule différence est la densité et la hauteur des tours d’appartements. Quel que soit le quartier, nous passons constamment devant des chantiers de construction. Ici d’autres appartements à différents stages de finition, là des installations sportives. Plus loin ceux d’une rénovation d’un parc ou d’une restauration d’une route.

Certains travaux peuvent durer des décennies, comme celui de cet hôtel, le Ryungyong Hotel, en forme d’élégante pyramide de verre qui du haut de ses 105 étages (330 m) domine la ville. Commencés en 1987, les travaux sont abandonnés en 1992, une fois la carcasse terminée. Manque de fonds, pénurie d’équipement et de matériaux, le building reste à l’abandon jusqu’en 2008 date de la reprise des travaux de finition extérieure qui se terminent en 2012. Aujourd’hui, nous informe Mr Ho, les ouvriers aménagent l’intérieur. A voir le peu d’activité qui règne au pied du building, on peut en douter.



Dans cette ville entièrement reconstruite, l’unique bâtiment historique que nous apercevons se trouve au milieu d’un rond-point fleuri. Sur son piédestal en pierre et son double toit vert relevé sur les bords, ce portique en bois ressemble (en plus modeste) aux portes impériales que l’on trouve à Pékin.

Les embouteillages, il y en a quelques-uns, sont l’occasion d’observer de plus près les passagers des trams et des bus et de se rendre compte qu’ils ont les mêmes têtes fatiguées, les mêmes yeux cernés que les passagers d’un bus à Paris ou à New York. La seule différence est que personne ne lit, ni n’écoute de la musique. Quelques-uns, surtout les enfants, une fois la surprise passée, nous font de grands signes et sourires, mais la plupart nous ignore complètement, comme si la présence d’étrangers n’avait rien d’extraordinaire.

Une arche, des alignements de statues, des jets d’eau entourant une statue massive d’un soldat portant un drapeau, une pelouse jusqu’aux marches d’un bâtiment blanc avec un fronton d’arcades, et d’où émerge un flot continu de visiteurs, pas de doute nous sommes bien arrivés au Musée de la Guerre. Mais avant de pénétrer dans ce lieu sacré de la République, une jeune femme en uniforme vient se présenter. Elle sera notre guide et en sa compagnie nous passons en revue la série de statues de glorieux soldats en situation d’héroïsme aigu, puis les restes des prises de guerre diverses : armements, tanks, avions et summum du summum le célèbre navire de guerre américain l’USS Pueblo, capturé en Janvier 1968.



Comme navire de guerre, il n’a vraiment rien de terrifiant puisse qu’il ne s’agit plutôt que d’un petit cargo transformé en navire espion par les Américains. Mais cette prise de guerre permit (et permet encore) d’être un excellent élément de propagande pour la patrie techniquement toujours en guerre. Plus que la prise en elle-même, c’est la saga qui suivit qui fit couler beaucoup d’encre. Les 82 membres d’équipage survivants furent torturés avant d’être finalement libérés en Décembre 1968 en échange d’une lettre officielle d’excuses du gouvernement américain.

Allons-y pour la visite à bord qui n’a rien d’extraordinaire sauf les impacts de balle (marqués en rouge) et la réalisation que la vie à bord ne devait pas être rigolote tous les jours tant tout semble minuscule. Quant à la salle contenant les instruments d’écoute, elle permet de réaliser les avancées technologiques effectuées depuis 68 ! Nous suivons la casquette de notre guide jusqu’au pied de la statue monumentale aperçue plus tôt. Nous aurions dû nous en douter car la voilà qui nous fait signe de former une ligne. Ca va nous connaissons le scenario… à part que cette fois, il y a une variante. En effet, le jeune Danois du groupe la voyant saluer, décide de l’imiter et nous de faire comme lui. Pas de courbette donc mais un beau salut militaire qui prend de court nos guides qui se lancent des regards inquiets avant d’éclater de rire… discrètement quand même !

Nous pénétrons enfin dans le musée, inauguré quelques mois plus tôt. Escalier spectaculaire, lustre démentiel, longues galeries, vitrines de scènes de guerre reconstituées, visiblement de quoi impressionné les nombreux patriotes du pays… et les maintenir dans la pensée du sacrifice. Nous passons devant une multitude de vitrines remplies de médailles, d’armes de tous calibres, de lettres personnelles et de documents officiels, de peintures et de dessins, de bannières, de bustes de vaillants héros. Arrêt prolongé devant la statue du plus grand soldat de l’armée victorieuse et surement le préféré de notre guide qui nous explique que malgré ses jambes brisées, ses bras fracassés, il continuât à tirer avec sa mitrailleuse avec ses dents et tuât au moins une centaine d’ennemis. On n’en fait plus des comme ça !

Nous poursuivons vers une salle de projection où nous est projeté un film nous expliquant la version nord-coréenne des évènements qui ont précédés la guerre de Corée et en énumérant les provocations américaines. Nous en concluons que pour commencer la guerre en Irak, Bush Junior n’a fait que suivre l’exemple de ses prédécesseurs.

Quelques problèmes de queue devant les ascenseurs obligent notre capitaine/guide à changer de stratégie et d’opter pour les escaliers de secours pour accéder à l’étage supérieur où se trouve une salle panoramique avec un dôme genre planétarium jetée dans la pénombre. Mais il n’y a pas de planètes à observer ici, seulement des scènes de combats que l’on découvre à mesure que l’immense plateau sur lequel nous sommes installés complète sa rotation. Effets de bruits et lumières sur des scènes composées de peintures et d’objets réels. La guerre en 360° et en 3D. Paisibles rizières, avions, bombardements, destruction de villes et de villages, feu, sang, tranchées, tanks, reconquête et drapeau qui flotte de nouveau sur un champ de ruines. Epoustouflant, particulièrement pour les oreilles. Je ne sais pas ce qui était le plus pénible, le bruit des armes ou bien la voix du commentateur.

Hyun regarde sa montre avec impatience car nous sommes parait-il en retard, que le restaurant nous attend et qu’il faut traverser la ville. Re-petit tour en ville, les différentes bannières et affiches de propagande nous servent de points de repère et nous commençons maintenant à reconnaitre les principales avenues et rues du centre-ville.

De l’extérieur, rien n’indique que nous sommes arrivés au restaurant. Pas d’enseigne, ni de lumière particulière. D’une manière générale, les rues n’ont pas vraiment de signes distinctifs pour désigner les magasins ou les boutiques, tout au moins nous ne les reconnaissons pas. Les seuls commerces que nous avons parfois repérés, comme par exemple les magasins de fruits et légumes, sont les espèces de kiosques situés au pied des immeubles.

Nous devons être dans les beaux quartiers car en face du restaurant, le drapeau roumain flotte mollement derrière les murs de l’ambassade. Etre posté à Pyongyang doit être une sacrée punition, en tout cas une punition considérée comme trop sévère par le gouvernement français qui n’a pas d’ambassadeur ici.

La petite salle de restaurant, située à l’étage, est archi pleine… de touristes. Menu unique mais une fois encore excellent. Nous goutons ainsi au célèbre Hot Pot nord-coréen. N’en perdant pas une pour revenir sur la bravoure et l’ingéniosité des soldats nord-coréens durant la guerre de Corée, Hyun nous raconte que la recette vient d’un soldat affamé mais génial qui eut la brillante idée faire cuire un bouillon de poisson dans son casque et d’y mettre tout ce qu’il pouvait trouver. Ses compagnons d’infortune l’imitèrent et voilà comment la recette nationale est née ! Ah évidemment, ce ne sont pas nos Poilus qui auraient pensé à ça !!!

Heureusement pour nous, ce soldat était gourmet car il n’ajoutât que des bonnes choses comme du chou, des lamelles de bœuf, de la coriandre, des épices, d’autres légumes, des pâtes, du tofu, des piments, des champignons…etc. et terminât son œuvre en apothéose en y cassant un œuf. C’est fou ce que l’on peut trouver dans les tranchées à cent mètres des lignes ennemies ! Les serveuses gracieuses et souriantes tournent autour des tables en s’assurant que nous ajoutons nos ingrédients dans le bon ordre et que nous ne nous mettons pas le feu à la nappe avec nos braseros foireux.

Suants mille et une gouttes mais l’estomac bien calé, nous voilà partis pour le dernier volet du programme de la journée : les Arirang Mass Games.

Les jeux de masse sont devenus au cours de ces dernières années une spécialité du pays. Après avoir vu à la télévision australienne il y a quelques années un documentaire britannique (A state of mind), je ne veux pas louper l’occasion de les voir.

Les jeux de masse sont un spectacle de quatre-vingt-dix minutes composé de ballets et d’exercices de gymnastique synchronisés accompagnés de musique et d’effets spéciaux auxquels participent plus de… 100 000 personnes ! En fait aucun autre pays au monde ne serait capable aujourd’hui de mobiliser tant de monde pour un spectacle avec si peu de spectateurs payants. Si les prix varient de 350 à 80 Euros, il n’y a en fait que très peu de touristes qui assistent à ce spectacle extravagant qui n’a lieu que quatre fois par semaine de la mi-Juillet à la mi-Septembre (quand ils ne sont pas annulés à la dernière minute, comme c’est parfois le cas). Les participants sélectionnés, parfois dès l’âge de cinq ans, s’entrainent pendant des heures entières dès que les beaux jours arrivent.

Si les jeux de masse ne sont pas une invention nord-coréenne (les premiers jeux de masse apparaissent au XIXème siècle avec les mouvements nationalistes d’Europe orientale, ils incarnent la jeunesse, la force, le militarisme et l'unité), les Nord-Coréens leur ont donné une autre dimension.

La philosophie de l’ex-Grand Leader derrière ce genre d’évènements n’est guère différente de celles des anciens leaders de ces mouvements nationalistes européens quand il déclare : « La gymnastique de masse est importante au niveau de la formation et au développement des enfants à l’idéal communiste. Elle les aide à acquérir une idéologie révolutionnaire, à élargir leur connaissance dans un grand nombre de domaines, à participer aux activités culturelles et à maintenir une morphologie saine et solide, qualités de base requises pour devenir un vrai Communiste. La gymnastique de masse apprend également aux écoliers la discipline, l'organisation et le collectivisme. »

En route donc pour le Stade du Premier Mai, (« Le plus grand au monde ! » précise Mr Ho) situé sur une autre ile au milieu du fleuve. Le long de la route, nous dépassons des cohortes de jeunes et de moins jeunes en uniforme, des membres de famille des participants et des groupes d’écoliers et de travailleurs qui se dirigent en marchant dans la pénombre vers les immenses parkings qui entourent les arcades en béton de l’arène puis se regroupent près des fontaines illuminées.

Au milieu de cette foule des grands soirs, il règne une atmosphère de trépidation. Malgré la cohue tout semble bien rodé et hyper organisé. Aucune bousculade alors que l’on sent l’excitation monter à mesure que nous approchons des dernières marches. Nous franchissons le dernier portique et découvrons l’intérieur de cette gigantesque enceinte à demi-couverte et prenons place sur nos sièges en plastique en haut des gradins réservés aux invités de marque. En face, de l’autre côté de la pelouse synthétique verte, les gradins sont occupés par 10 000 enfants portant des panneaux qu’ils bougent dans un ensemble parfait pour former d’immenses images tout en poussant des cris à l’unisson qui nous envoient des frissons dans le dos. Les panneaux qu’ils tiennent sont en fait des livrets comportant une centaine de pages. Chaque page est donc comme un pixel d’une photo et quand 10 000 pixels changent en même temps, c’est une nouvelle image qui apparait. Il faut le zoom de l’appareil photo pour distinguer les petites têtes qui dépassent à peine. Incroyable.

Les gradins sont loin d’être pleins quand les lumières s’éteignent, que les premiers feux d’artifices éclatent dans le ciel et que retentissent les premières notes de musique annonçant ainsi le début du spectacle.

Et quel spectacle ! Tout simplement extraordinaire. Sans aucun répit, la ‘pelouse’ est constamment envahie par des milliers de participants en costume colorés qui effectuent des chorégraphies parfaitement synchronisées décrivant des scènes remplies de symboles historiques, folkloriques et politiques plus ou moins faciles à décoder. Une musique rythmée aux accents militaires, des effets de lumières et de lasers en plus des enfants-pixels complètent l’ensemble. Du très grand spectacle, terriblement impressionnant. Soldats, judokas, jeunes femmes, enfants, gymnastes exceptionnels, acrobates, trapézistes tout y passe et tous affichent le même sourire figé et le même visage concentré. Dès que les portraits des ex-Grands Leaders apparaissent, les applaudissements redoublent d’intensité.





Mais c’est déjà le grand final, tous les participants (bien plus nombreux que les spectateurs) reviennent sur la piste sous les hourrahs de l’audience galvanisée devant tant de prouesses et de couleurs. Il faut un long moment avant de revenir sur terre et ‘digérer’ ce grand moment auquel nous venons d’assister. La réflexion et les questions viendront plus tard.

A la sortie, les stands proposant posters et t-shirts (et les livres de la doctrine Juche !) font le plein le gouvernement a trouvé là un bon filon à exploiter ! Pyongyang 19 Septembre

Ce matin le petit déjeuner est servi dans le restaurant panoramique, au dernier étage... à condition de pouvoir y accéder car après dix bonnes minutes d’attente toujours pas d’ascenseur. Autre problème, l’ascenseur qui vient enfin d’arriver doit avoir le vertige et être de santé délicate car il décide de descendre et de s’arrêter à pratiquement tous les étages. Ainsi, nous découvrons qu’en dessous du dix-septième, les étages sans moquette, à l’éclairage plus que faiblard et aux murs tachés sont réservés au personnel. Arrivés au rez-de-chaussée, l’homme de garde aux gants blancs et à la grande casquette a dû suivre la même formation que les agentes de la circulation car dès qu’il nous voit il tend le bras et lève la main pour arrêter les passants dans le corridor puis nous regarde et balance gracieusement l’autre bras en pointant l’index vers l’ascenseur en face. Comment a-t-il compris que nous étions descendus pour mieux remonter reste un mystère… en tout cas quelle perspicacité et quelle efficacité !

Evidemment, quand finalement nous arrivons au restaurant panoramique, le buffet a été en grande partie dévalisé mais qu’importe il reste plein de toasts et de la confiture. Quel soulagement également de découvrir que l’hôtel possède une deuxième bouilloire électrique et que le gardien du pot de Nescafé est plus cool que son collègue d’en bas. Peut-être une question d’altitude !?

Le restaurant panoramique semble souffrir de symptômes identiques à ceux de l’ascenseur. Une demi-rotation puis arrêt complet. Quant à la vue panoramique, elle est plutôt restreinte, les laveurs de carreaux ont certainement d’autres chats à fouetter et la brume matinale persiste et signe. Cependant notre petite ile, qui n’a hélas rien à voir avec l’Ile de la Cité, reste partiellement dégagée mais ne révèle rien de bien excitant, à moins d’être un spécialiste en travaux en bâtiments. Mais il me semble qu’un autre hôtel verra le jour… un jour !

Comme d’hab, les doyens sont les premiers ! En attendant le Club des 5… autres, nous observons l’animation dans le lobby. C’est qu’il y en a ce matin avec le départ des athlètes participant aux Championnats d’haltérophilie d’Asie qui se déroulent en ce moment à Pyongyang. D’ailleurs nous avons appris hier qu’un évènement historique avait eu lieu : pour la première fois le drapeau sud-coréen avait été hissé en Corée du Nord après la victoire d’un ‘compatriote’ du sud. Plus loin, des hommes d’affaires chinois sont accueillis en grande pompe par des officiels. Dehors plusieurs groupes de touristes chinois sont en train de fumer comme des cheminées.

Ca y est tout le monde est là et tous avons suivi les recommandations d’Hyun de ne pas mettre ni jeans ni t-shirt car aujourd’hui nous allons rencontrer les ex-Grands Leaders… Aujourd’hui est également un jour férié où l’on célèbre la Fête de Qing Ming, une journée consacrée au culte des Ancêtres et en Corée du Nord, les ancêtres inclus les valeureux soldats morts pour la Mère Patrie et bien sur les ex-Grands Leaders. C’est donc une journée exceptionnelle qui nous attend.

Le soleil brille sur les rues bien plus animées qu’hier. Les piétons ont envahi les trottoirs, beaucoup de femmes portent des robes traditionnelles très colorées, les hommes sont en costume et le reste de la population a sorti les plus beaux uniformes. Les queues aux arrêts de bus sont plus longues et les stations de métro grouillent de monde.

Nous quittons la ville, passons devant de vastes parcs aux arbres alignés comme des sentinelles et d’immenses pelouses dignes des meilleurs terrains de golf et arrivons au Palais-Mémorial Kumusan, un bâtiment rectiligne gris et moche, orné des portraits des défunts Leaders à la denture éblouissante. Le Palais du Soleil, construit en 1976, était la résidence officielle du grand-père avant de devenir à sa mort en 1994 son mausolée (une idée du fils !). Le fils, flippant à l’idée de vivre avec un cadavre, se fit construire une autre résidence plus proche de la capitale. A la mort du fils (en 2011), le petit-fils (le jeune Grand Leader actuel), surement par soucis d’économie (!) et peut-être pour des raisons pratiques (!!) installât la dépouille de son père sous le même toit que celle du grand-père. Coup double donc, ce n’est pas un cadavre mais deux que nous allons de ce pas saluer.







Mais pas de précipitation. D’abord nous devons patienter dans un hall d’honneur en compagnie d’une cinquantaine d’autres touristes étrangers, eux aussi en tenue de gala. Ensuite, nous devons nous mettre en rang par quatre sous une galerie ombragée. Cette opération prend un certain temps contrairement aux Nord-Coréens qui a peine débarqués du tramway s’alignent impeccablement de manière instinctive.

Enfin, un gradé donne le signal de marche. La colonne s’ébranle par petits groupes en faisant des mouvements d’accordéon sous les regards effarés des locaux qui eux ont gardé le petit doigt sur la couture du pantalon. Direction les vestiaires pour y laisser tout ce qui est interdit d’emporter à l’intérieur de ce haut lieu sacré. L’instinct bordélique des Occidentaux revenant au galop, les guides s’efforcent de remettre un peu d’ordre dans les lignes, une manœuvre inutile puisque dix mètres plus loin nous passons en file indienne sur des tapis gorgés de désinfectant puis à la fouille.

Nous nous dirigeons ensuite vers une succession de longs tapis roulants similaires à ceux que l’on trouve dans les aéroports. Sur les murs en marbre sont accrochés des photos représentant les ex-Grands Leaders dans le feu de l’action révolutionnaire. Enfin nous émergeons dans une immense salle aux colonnes de marbre, réalignement et attente avant de pénétrer dans une autre pièce où la statue du Grand-Père rigolard, baignée dans une lumière tamisée, nous toise de toute sa hauteur.

Passage dans un sas où soufflent de puissants courants d’air décoiffant. A peine le temps de réajuster nos mèches rebelles et de se remettre par quatre que nous pénétrons dans une salle au haut plafond plongée dans la pénombre. Au centre, un cercueil en verre contient le corps du grand-père dont on n’aperçoit que la tête à l’aspect cireux, le reste du corps étant recouvert d’un drapeau rouge (une manière comme une autre d’égailler un peu l’atmosphère lugubre qui règne ?!).

Tout en écoutant distraitement une musique propice au recueillement, nous observons attentivement les personnes qui nous précèdent car ce n’est pas le moment de se planter de script ni de froisser les soldats gantés, l’index sur la gâchette de leur mitraillette. Quatre par quatre nous nous présentons au pied du sarcophage, comptons mentalement jusqu’à cinq avant de faire une première courbette, belote sur le côté gauche et rebelote sur le côté droit (pour des raisons de politesse, il n’y a pas de courbette à faire devant la tête dégarnie…). Et d’un !

Nous passons dans la pièce suivante. Changement radical de décor puisque dans cette pièce nous découvrons… un wagon de train ?!?! Il s’agit en fait du wagon dans lequel le grand-père effectuait ses voyages officiels. Sur le mur figure une grande carte du monde sur laquelle des lignes bleues et rouges clignotent elles représentent ses déplacements dans le pays et à l’étranger. A côté, un panneau lumineux indique le nombre des voyages effectués et le total des kilomètres parcourus dans ce wagon. Une estrade permet de jeter un œil à l’intérieur et d’apprécier la simplicité (toute relative) du Grand Leader. Salon, bureau de travail à un bout, chambre et salle de bain de l’autre mais cette partie-là reste cachée derrière des vitres fumées, respectons son intimité, les Nord-Coréens sont des gens pudiques.

La pièce d’à côté contient sa voiture officielle. Heureux Grand Leader qui contrairement à Janis n’a pas du implorer Lord pour avoir sa Mercedes-Benz ! Puis viennent les galeries vitrées derrière lesquelles sont exposés d’autres possessions, ses nombreuses médailles et décorations reçues du monde entier (enfin presque !), sa collection de diplômes honorifiques (ainsi que les pompeux costumes et couvre-leaders qui vont avec) sans oublier les documents officiels écrits de sa propre main. Quelques photos du Grand Leader posant avec d’autres leaders du monde sont là pour nous convaincre que le grand-père jouait dans la cour des très grands (Staline, Mao, Castro, Tito), des moins grands (Honecker, Ceausescu, Husak) et parfois au-delà des frontières du Communisme puisqu’il est même aux côtés d’Arafat, de Moubarak et de Kadhafi !

D’autres couloirs mènent à la pièce où repose l’ex-Grand Leader fils. Repetición de la jugada… Même musique, même décorum, même cercueil en verre, seule la tête est différente. Quant à nos courbettes… nous approchons de la nomination pour le prochain Oscar. Mais la concurrence est rude car parmi les régiments de soldats et de soldates qui nous suivent, certains ont déjà sorti leur mouchoir pour y sécher quelques larmes. Cependant quelques-unes semblent être réellement affectées et leurs sanglots paraissent sincères. Et de deux !

Ce qui est bon pour un Grand Leader l’est également pour l’autre Grand Leader. Lui aussi a droit à son wagon (mobilier plus ‘moderne’), ses voitures officielles, y compris un buggy de golf modifié et encore plus fort son yacht (?!) reposant dans un faux bassin (comment est-il arrivé ici celui-là ?).

Re longs et lents tapis roulants en direction de la sortie cette fois. Ceux de l’autre côté sont maintenant remplis de Nord-Coréens en route pour rendre hommage aux défunts préservés. Ils nous observent discrètement et silencieusement. Que peuvent-ils bien penser en nous voyant ?

Hyun nous annonce maintenant que nous avons quartier libre (pendant vingt minutes) dans les jardins du palais et que nous aurons ainsi l’occasion de nous mêler à la population locale. Chic alors !

Nous apprenons que ces beaux jardins agrémentés de parterres fleuris, de fontaines et de plans d’eau, ont été créés par le petit-fils (l’actuel jeune Grand Leader donc) lui-même et qu’il a même supervisé tous les travaux de rénovation. Pauvres architectes et jardiniers, je n’ose pas imaginer à quel point ils ont dû trembler… Mais peut-être est-il un boss cool ?

Nous nous dispersons donc parmi les groupes de soldats en uniforme et de femmes portant des robes amples cintrées en dessous de la poitrine et aux longs rubans flottant au vent qui attendent patiemment leur tour pour prendre une photo de groupe devant les portraits géants des défunts aux dents blanches comme la neige. D’autres groupes lancent de la nourriture aux gros poissons et aux canards en rigolant et peut-être en rêvant d’en avoir d’aussi dodus dans leur assiette ce soir.

Je me dirige vers un portail ouvert qui donne vers une avenue déserte et des rails de tramway mais le soldat de garde veille. Comme son copain de l’ascenseur un peu plus tôt ce matin, il me fait le coup de la main tendue et du balancement de bras l’index en pointant en direction des jardins.

Après avoir pu constater combien la population locale est raffinée, souriante, sereine et ouverte nous pouvons regagner notre minibus. L’étape suivante se situe sur la colline que l’on aperçoit derrière les toits du palais-mémorial et que l’on rejoint en traversant d’autres espaces intensément verts.

Nous voilà au pied du Cimetière National des Martyres de la Guerre marqué par un portique et une longue série d’escaliers. C’est également un endroit qui offre une intéressante vue panoramique sur la capitale et ses principaux édifices.

Après un court exercice de grimpette nous atteignons les premières terrasses où sont alignés les bustes des plus valeureux combattants. Dans les allées fleuries nous rencontrons de nombreuses personnes en uniforme mais aussi des familles en balade profitant d’un jour férié ensoleillé. Un peu plus haut se trouve un monument en granite rouge et une autre rangée de bustes. Celui au centre, représentant une femme, reçoit le plus d’attention et de bouquets de fleurs. Les Nord-Coréens sont donc aussi des gens galants ! « Non ! » s’exclame Hyun presque offusquée, « Il s’agit de Kang Pan-sok, l’héroïne la plus importante du pays, une activiste communiste pendant la guerre d’indépendance. C’est aussi la mère de notre Eternel Grand Leader (le grand-père ». Ceci explique donc pourquoi tous ces groupes font la queue pour prendre la photo souvenir devant la mère de Dieu pour qui aucun bouquet n’est trop beau. Nous n’y coupons pas, alignement-courbette devant le buste de Madame Mère mais cette fois nous sommes observés avec grande attention par la foule.

Quelques sentiers parcourent le reste de la colline qui est également une réserve naturelle fréquentée par les Pyongyangites avides d’exercice et de tranquillité. Nos guides, toujours pleins de sollicitude, s’assurent que nous revenons dans le droit chemin et bien qu’il ne soit pas encore midi, l’excuse de l’heure du repas tombe à point. Nous regagnons les grandes avenues animées du centre, quant aux parcs du centre-ville, ils sont remplis de famille en train de pique-niquer.

Une fois encore la salle de restaurant se trouve à l’étage, mais ici en plus de la petite boutique de souvenirs du rez-de-chaussée, l’endroit comporte une terrasse ombragée (la première que nous voyons) fréquentée par des familles en train de consommer des jus et des crèmes glacées. Le menu d’aujourd’hui comporte en plus des petits plats habituels (toujours délicieux) des beignets de crevettes et de poissons (tempura) et une rondelle d’un gâteau roulé. Les écrans plats installés au-dessus de la mini-scène de karaoké diffusent en boucle le même spectacle de Noel que nous avons déjà vu dans l’avion… mais ce coup-ci nous aurons l’occasion de voir le grand finale.

L’un des Suédois ayant émis le souhait de prendre un café (un vrai !) nous remontons dans le minibus pour parcourir une paire de centaines de mètres jusqu’au prochain hôtel de luxe (apparemment la marche sur l’avenue parmi la foule des grands jours doit être trop fatigante pour nous !).

Le lobby, d’un style plus que douteux avec ses faux palmiers lumineux et son escalier en marbre, ressemble davantage à ceux que l’on peut trouver à Abu Dhabi. Une hôtesse nous accueille et nous conduit dans un salon privé encore plus ‘tropical’. Lumière tamisée, plantes luxurieuses en plastique, et mobilier de jardin en fer. Personne n’a osé retirer le petit sapin de Noel décoré de guirlandes clignotantes qui repose derrière la colonne centrale, à moins qu’il ne s’agisse d’un excès de zèle et de prévoyance de la part du manager. Ici la télé diffuse les derniers tubes… de musique classique modernisée, interprétés par un pianiste inspiré sur un fond de paysage enneigé. Sur le bar trône une machine à café flambant neuve gardée par deux jeunes ‘barwomen’. A 6 Euros l’expresso, notre Suédois commence à regretter son idée, en tout cas il ne propose pas de tournée générale…

Re-petit tour en bus pour une balade digestive dans un grand et superbe parc. Par contre celui-ci est entièrement désert. Sur les immenses pelouses immaculées aucune famille en train de pique-niquer ou de jouer au ballon. Un peu plus loin se trouve la chaumière (fraichement restaurée) où vécut la famille du Grand Leader avant son exil en Manchourie. Une autre guide nous attend.

Le temps d’ajuster son micro et la voilà partit dans la récitation d’un texte appris par cœur dans un anglais parfait. Seules les envolées lyriques sur les premières années de la vie du grand-père sonnent légèrement faux et malgré ses efforts répétés, elle n’arrive pas à nous soutirer la moindre larme. Pas même, quand en nous montrant parmi les trois cruches, qui servaient de réservoir d’eau à la famille, celle qui est toute bosselée, elle récite des sanglots dans la gorge : « La famille était si pauvre qu’elle ne pouvait pas s’offrir de belles cruches ». Peut-être que la description de la féroce répression japonaise envers cette pauvre famille patriotique et les malheurs familiaux auront plus d’effets espère-t-elle en entamant une autre déclamation. Hélas, elle doit se rendre à l’évidence : ces cinq jeunes Scandinaves ne font guère preuve d’une grande compassion et les deux frères versent dans un cynisme poli. Il ne lui reste plus qu’à nous montrer le puits familial un peu plus loin et à nous faire gouter l’eau fraiche, celle-là même qui rafraichissait son Grand Leader et le rendait si fort, si intelligent et si beau. Goutons donc cette potion magique !

Une petite promenade dans le sous-bois à regarder une paire d’écureuils se poursuivre dans les arbres nous permet de chasser de nos esprits tous les malheurs qui accablèrent le futur héros national.

Chapitre suivant : la visite du métro, objet de fierté pour la nation toute entière. Tous les touristes étrangers de passage dans la capitale nord-coréenne y ont droit, enfin ont le droit de parcourir quelques stations accompagnés de leurs guides. Pendant le trajet pour rejoindre la station de métro, Hyun nous explique la marche à suivre et l’histoire de cette huitième merveille de modernité.

Commencé en 1965, le métro comprend dix-sept stations reparties sur deux lignes. Sa mise en service a lieu entre 1973 et 1975 et les deux dernières stations sont achevées en 1987. Le style « Réaliste socialiste » des stations et le design du réseau sont calqués sur ceux du métro de Moscou, quant aux noms des stations (Gloire, Camarade, Innovation, Terre dorée…) ils font directement référence aux idéaux de la révolution nord-coréenne plutôt qu’à leur situation géographique. En ce qui concerne les records, puisqu’il en faut, le métro de Pyongyang est le moins cher au monde (10 trajets pour 5 petits cents) et parmi les plus profonds (plus de 100 mètres parait-il). Sur ce dernier point, le traumatisme des bombardements et la perspective d’un conflit nucléaire y sont peut-être pour quelque chose !

16 heures, c’est presque l’heure de pointe alors que nous passons devant les portillons de la station Puhŭng située sur la ligne Chŏllima. Des escaliers roulants plutôt raides nous emmènent vers les profondeurs souterraines où grouille une foule endimanchée. Dans les couloirs aux murs blancs et vierges pas de musiciens en train de faire la manche, seulement les programmes de la radio nationale diffusée par des haut-parleurs nasillards. En haut des derniers escaliers, nous découvrons les quais de la station Revitalisation, tout un programme !

Plafond blanc orné de moulures décoratives et de chandeliers colorés, murs en arcades agrémentés de panneaux en bronze et au centre de deux magnifiques mosaïques montrant des scènes de travailleurs enthousiastes et souriants en pleine action. Mais c’est bien sur celle au fond du quai qui est la plus belle et la plus imposante puisqu’elle représente le Grand-Père Leader casquette sur le crane, l’imperméable ouvert, entouré de toute la gamme des travailleurs en habits de travail en train d’essayer de le rattraper, le tout sur un fond de pylônes électriques et de cheminées crachant des nuages de fumées grises, synonymes de progrès et de modernité mais pas très écolo.

Comme les travailleurs nord-coréens ne sont jamais fatigués, on ne trouve pas de banc sur les quais, par contre comme ils sont toujours avides d’information, on y trouve des vitrines où ils peuvent dévorer les pages de leur quotidien favori : le Rodong Sinmun et y découvrir les dernières photos du Petit-Fils Leader.

Les rames de métro se suivent rapidement. Elles ressemblent à celles qui circulaient à Berlin (Est et Ouest) avant la réunification (peut-être un signe ?!). L’intérieur est plutôt sobre et sombre, banquettes en longueur, panneaux en formica imitation bois et l’unique décoration sont les deux petits portraits de qui l’on sait (pas moyen d’échapper à leurs sourires !)





Quant aux passagers, ils font comme si nous n’existions pas, seuls quelques gamins nous jettent quelques regards furtifs. Il faut attendre soit cette petite fille qui veut coute-que-coute toucher les cheveux blonds de l’unique fille de notre groupe soit cet homme légèrement ébréché qui tient absolument à nous céder sa place pour que quelques rires et regards plus directs soient échangés.

La station suivante, Gloire, est encore plus imposante avec ses voutes soutenues par de colonnes en marbre sculptées et enjolivées de dorures. Au plafond pendent de superbes lustres en forme de bouquets de fleurs de toutes les couleurs et les murs sont décorés de mosaïques massives représentant des parcs fleuris, le fleuve et la ville. Celle située près de la sortie montre un paysage grandiose composé de lacs, de montagnes et de fleurs sauvages.

Cinq stations plus loin, tout le monde descend, nous sommes arrivés à Triomphe. Ici, en plus de la statue dorée du Grand Leader l’Ancien déclamant derrière un pupitre, le bras tendu vers un avenir radieux, nous découvrons d’autres immenses mosaïques exaltant le travail, le socialisme et la révolution. Une représentation du Réalisme Socialiste dans toute sa splendeur… sous forme de bande dessinée géante !

Nous retrouvons la lumière du jour pour découvrir une autre fierté nationale et un autre record du monde : l’Arc de Triomphe de Pyongyang. Plus haut de plusieurs mètres mais bien moins triomphant que celui de Napoléon, ce monument, inauguré pour les soixante-dix ans du Leader Eternel en 1982, glorifie encore un peu plus (quand on veut, on peut !) ses exploits militaires au cours de la guerre d’indépendance (1925-1945). L’architecte en chef, un petit malin désirant se faire bien voir, eut même l’idée d’utiliser 25500 blocs de granite blanc, soit un bloc pour chaque jour de la vie d’un homme de soixante-dix ans.

Sur la droite, une allée bordée de statues de sportifs en pleine action conduit à l’entrée d’un autre stade. Juste à côté, une autre mosaïque gigantesque marque l’endroit où le Grand-Père Immortel fit son plus beau discours, un jour de… victoire surement ! Plus loin, au-dessus du parc qui recouvre une partie de la colline, la tour des télécommunications déploie ses antennes.

Hyun nous rappelle que c’est maintenant l’heure de faire du shopping et qu’il faut traverser le rond-point par le passage souterrain. Dans le magasin de souvenirs nous découvrons ce que le pays a à offrir à ses touristes : robes traditionnelles, costumes de Leader, tableaux, posters, statuettes de soldats, boites de thé, bouteilles d’alcool et plus étrange des boites de comprimés de Sang Royal frais apparemment très efficaces pour les personnes souffrantes de maladie du cœur (et peut-être de cœur ?!), de perte de mémoire et de… troubles radioactifs !!!

Ce n’est pas ici que nous dépenserons des fortunes, ni dans le magasin suivant d’ailleurs, une librairie proposant tous les écrits des ex-Leaders (le présent Leader n’étant pas encore un écrivain célèbre), la collection complète, en plusieurs langues, de la Pensée du Juche (doctrine stalinienne revue et corrigée par le Suprême Grand-Père lui-même) et quelques ouvrages illustrés sur l’art ou la géographie de la République populaire démocratique de Corée.

Puisqu’il nous reste encore du temps libre, Hyun nous propose d’aller visiter la place Kim Il-sung, l’équivalent nord-coréen de la place Tiananmen. Située sur la rive gauche du fleuve, elle est le cœur de la capitale, l’endroit où ont lieu toutes les grandes manifestations populaires et défilés militaires régulièrement organisés par l’état. Elle est dominée par la Bibliothèque Nationale et entourée d’autres imposants bâtiments qui abritent, on imagine, des ministères. Sur la rive d’en face, se trouve la Tour du Juche surmontée d’une flamme rouge.

La place est déserte, enfin presque car quelques enfants profitent de l’espace pour faire du patin à roulettes sous les regards bienveillants des ex-Grands Leaders. Le sol est couvert de centaines de symboles et de numéros peints de couleurs différentes qui servent de marques pour les troupes lors des défilés. Le long de l’esplanade qui longe les berges, des aires de jeux et des courts de basket et volleyball ont été aménagés. Ils sont les points de rendez-vous favoris pour les jeunes sportifs et les parents qui amènent leurs enfants s’amuser sur les manèges.

Au bord de l’eau, quelques pêcheurs surveillent leur ligne. Plus loin, une dizaine de pédalos font des ronds dans l’eau. Une partie de volley se crée à l’improviste entre quelques membres du groupe et des jeunes locaux. C’est le premier contact direct avec des Nord-Coréens depuis notre arrivée. Comme quoi le sport peut faire tomber des barrières. Bientôt quelques badauds et cyclistes s’arrêtent pour observer cette scène qui, à voir leurs regards étonnés, ne doit pas se dérouler très souvent.

La nuit commence à tomber alors que nous regagnons l’hôtel. Le repas se prend dans le troisième restaurant de l’hôtel, le plus petit mais aussi celui qui a le plus grand écran de télévision. Ça tombe bien puisque le journal télévisé vient de commencer ! Les premières vingt minutes sont consacrées aux dépôts des couronnes de fleurs au Cimetière National des Martyres de la Guerre par les pontes de l’état. C’est amusant de retrouver à la télévision les endroits que nous avons visités le matin même, d’ailleurs nous reconnaissons le buste de la Mère de Dieu. C’est également l’occasion de juger la plus belle courbette. Notre palme va aux généraux, vainqueurs haut-la-main. Les vingt minutes suivantes sont consacrées aux cérémonies identiques qui ont eu lieu dans le reste du pays. Quel dommage, nous ne verrons pas la fin car notre programme de la journée continue aussi le soir…

Ayant émis le désir d’en connaitre un peu plus sur la vie nocturne de la capitale, Hyun nous propose d’aller visiter une micro-brasserie près de la Tour du Juche. Pourquoi pas ?

On ne peut pas dire que la Rive Droite beigne sous les feux des projecteurs. Dans les rues déjà désertes les lampadaires ne diffusent qu’un semblant de lumière. Tout semble avoir été réservé pour l’illumination de la Tour du Juche et les statues géantes qui occupent les jardins au pied de la tour. Puisque nous sommes juste à côté, autant aller voir de plus près cette structure, croisement entre un obélisque et un phare. C’est aussi l’occasion d’admirer les illuminations sur la Rive Gauche (qui elle ne semble pas connaitre les mêmes restrictions).

Décidément les soixante-dix ans du Grand-Père Leader furent l’occasion de grands travaux puisqu’en plus de l’Arc de Triomphe, on lui dédia également cette tour. Haute de 150 mètres, elle est composée de blocs de granite blanc (gris maintenant) et est surmontée d’une flamme rouge qui brille dans la nuit. Comme l’architecte de cette tour voulait être aussi bien vu que l’architecte de l’Arc de Triomphe, il décidât lui aussi d’utiliser 25 500 blocs (tricheur, va !) mais il s’arrangeât à les empiler en 70 « étages » (histoire d’avoir un bon point supplémentaire !!!).

Dans les jardins, nous apercevons une dizaine de jeunes gens assis au pied des statues en train d’étudier. La présence de la tour serait-elle une source d’inspiration ? Peut-être mais le fait que ce petit parc soit le seul endroit de la capitale à ne pas subir de coupure de courant doit surement y être pour quelque chose…

Jamais nous n’aurions trouvé l’entrée de cette micro-brasserie car elle est située dans une espèce d’immeuble résidentiel au deuxième ou troisième étage et qu’aucune enseigne n’indique ce lieu de débauche.

Nous pénétrons dans une salle plongée dans une demi-pénombre, un bar en bois, des poutres en bois, des tables et des chaises en bois et les murs recouverts de panneaux en bois, on pourrait se croire dans un chalet… en bois, un soir d’après-ski, il ne manque que le feu de… bois. Seules trois tables sont occupées, l’une par un couple d’Occidentaux, les deux autres par des touristes asiatiques qui ne tardent pas à partir. Au menu : trois variétés de bière : houblon, orge-réglisse ou riz.

Pendant qu’une partie du groupe distrait les guides-accompagnateurs, les autres entament la conversation avec le couple qui s’avère être un homme d’affaires polonais résident à Pyongyang et l’ambassadrice tchèque. Evidemment, le son de cloche à propos de la situation actuelle du pays est à l’opposé de celui de nos guides, le leur est plus conforme à ce que nous savons déjà via les media non nord-coréens. Pénuries de tout (surtout en hiver), trafics en tout genre, contrôles permanents, répression… « Tout fout le camp mais il y a quand même du fric à faire. » nous assure l’homme d’affaires en guise d’étrange conclusion !?

Quant à la bière de riz ? Pas mal du tout, en prime elle m’a permis d’apprendre quelques mots de coréen très facilement… mais peut-être pas de m’en souvenir le lendemain matin !!!

Pyongyang 20 Septembre

Les matins à l’hôtel Yanggakdo se suivent et se ressemblent, seule l’heure du rendez-vous dans le lobby varie. Aujourd‘hui c’est 8 heures… à part que les deux copains Suédois ont oublié de se réveiller. Ah, le bonheur des voyages en groupe !

Hyun est inquiète, ce retard lui crée un problème car nous risquons soit de faire attendre les militaires (jamais une bonne idée) soit carrément louper la visite de la Zone Démilitarisée ou DMZ (mauvais coup pour la propagande). La DMZ est une zone tampon coupant la péninsule en deux au niveau du 38ème parallèle nord et qui est devenue après les accords d’armistice de 1953 la frontière entre les deux Corées.

La traversée du centre-ville et des banlieues au sud se fait rapidement. Nous passons sans nous arrêter à proximité du monument de la Réunification, une espèce d’arche en pierre symbolisé par deux femmes tenant un globe puis retrouvons l’autoroute du sud aussi déserte et aussi pleine de nids de poule que celle que nous avons empruntée pour aller à Nampho.



Le temps est doux mais devient de plus en plus nuageux à mesure que nous descendons vers le sud. L’autoroute traverse un paysage de champs puis de montagnes et de vallées que parcourent des rivières plus ou moins larges. Les champs paraissent être prêts pour la moisson mais restent désespérément vides d’activité. Ici et là, nous n’apercevons très brièvement que quelques groupes de paysans une serpe à la main, aucun tracteur, aucune charrette. Les villages que nous discernons parfois au loin ressemblent, en moins pimpant, à ceux remarqués deux jours plus tôt. Dans les pâtures même le bétail est absent. En fait pendant tout le trajet jusqu’à Kaesong (situé à environ150 kilomètres de Pyongyang) nous ne voyons qu’à deux reprises une dizaine de chèvres et quelques bœufs.

A mi-chemin, arrêt au restoroute ! On s’y croirait presque en voyant cet édifice en béton qui enjambe la Reunification Highway. Hélas pas de cafeteria avec vue panoramique sur l’autoroute, seulement des toilettes malodorantes qui fuient. Tant pis pour les malheureux qui n’auraient pas pris une bonne bouffée d’air avant d’ouvrir la porte. Sur le petit parking, deux jeunes femmes ont dressé des tréteaux remplis de babioles, de pommes, de sachets de poissons séchés, de canettes, de paquets de cigarettes et de bouteilles d’alcool et tiennent fermement le thermos d’eau chaude. Ici la tasse de Nescafé coute le même prix que le bol de noodles importées directement de Chine : 1€

A gauche, les sommets des montagnes se perdent dans les nuages gris, à droite les anciens méandres d’une rivière disparaissent sous une immense retenue d’eau créée par un barrage. Encore quelques tunnels et voilà la ville de Kaesong entourée par une chaine de montagnes. Plus loin, Monsieur Ho me montre les toits des usines et des hangars de la zone industrielle (actuellement fermée) créée avec des capitaux sud-coréens pour utiliser la main-d’œuvre nord-coréenne tellement bon marché. « On y fabrique de tout, pièces détachées, vêtements, chaussures, produits alimentaires et de très bonne qualité. » m’affirme-t-il. Ce qu’il n’ajoute pas est le fait que cette récente fermeture entraine un véritable marasme économique pour la région et le pays.

Les choses sérieuses commencent car nous sommes sur le point d’arriver au premier contrôle de la zone démilitarisée marquée par une arche en béton, un slogan et un panneau nous indiquant que Séoul n’est qu’à 70 kilomètres !

Tout le monde descend sous les regards vigilants des sentinelles armées et se réfugie dans un bâtiment qui fait office de… magasin de souvenirs !? On y trouve absolument les mêmes choses que la veille, seul l’éventail des thés et boissons au ginseng est plus large et peut-être aussi celui des casquettes proclamant « Korea is One », détail quelque peu saugrenu alors que nous sommes justement sur la ligne qui la divise en deux !

Hyun peut souffler car ce n’est pas son groupe qui est en retard mais un autre plus important qui finit par débarquer une demi-heure plus tard. Nous reconnaissons quelques têtes aperçues soit à l’aéroport soit pendant la visite du mausolée.

Nous suivons le gradé dans la pièce suivante et nous nous plaçons en demi-cercle devant la grande carte schématique qui détaille la frontière et les installations des deux côtés de la frontière. L’homme à la casquette, un capitaine ou un major quand même, prend sa longue règle et pointe plusieurs symboles et lignes en expliquant le pourquoi du parce que et énumère les choses à faire et à ne pas faire. Ses propos sont traduits par Hyun et il en ressort que pour notre protection nous serons escortés par ses collègues, que nous devrons suivre les chemins balisés car nous pourrions marcher sur une mine, qu’il n’est pas conseillé de faire des gestes brusques ni de courir et que nous avons vraiment de la chance d’être du bon côté de la ligne, Vive l’Armée Populaire. « Des questions ? Tout le monde dehors, en file indienne. » traduit Hyun.

Nous passons donc un par un dans un passage dans le mur en béton sous les regards cette fois inquisiteurs des soldats et remontons dans nos bus respectifs qui attendent déjà de l’autre côté. Nous roulons une paire de kilomètres sur une petite route qui traverse des champs et des marécages avant de redescendre pour visiter les bâtiments où ont été signés les accords d’armistice et qui font office maintenant de musée.

Dans la première salle, on découvre plusieurs tables et des chaises ?! « Tout a été laissé tel quel. » insiste le capitaine/major après avoir détaillé les difficiles négociations. Nous passons ensuite dans le bâtiment suivant, bien plus grand puisqu’il a servi aux cérémonies officielles. « Ce bâtiment a été construit en quelques jours par les soldats de l’armée populaire victorieuse, sous l’ordre de l’Eternel Leader. » précise le gradé. Sur les murs sont accrochés des photos d’époque montrant les acteurs principaux, des copies des documents signés et quelques scènes de guerre et de destruction. Au centre, une grande table sur laquelle reposent les documents officiels et drapeaux des délégations protégés par des boites en verre.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, un petit retour en arrière n’est pas inutile et révèle quelques surprises. Tout commence donc en 1910, année de l’annexion de la Corée par le Japon. L’occupation cruelle et impitoyable donne lieu à des soulèvements populaires qui sont rapidement et durement réprimés. Massacres, expulsions et exil mais aussi résistance et création de comités populaires qui combattent l’occupant dans l’ensemble de la péninsule.

La première surprise donc est d’apprendre que l’idée d’une division de la Corée remonte à la conférence de Yalta de 1945, quand Américains et Soviétiques s’accordent pour occuper militairement et conjointement (et de manière provisoire) la Corée une fois la victoire sur les forces d’occupation japonaise acquise. Les Américains proposent comme limite le 38éme parallèle. Deuxième surprise, ce sont les Russes qui arrivent les premiers en Corée (Aout 1945) avec dans les rangs de l’Armée Rouge… le Grand-Père ! Les Américains débarquent en Septembre, après la capitulation japonaise et le départ des troupes japonaises.

S’ensuit une période d’instabilité et l’émergence de nombreuses factions politiques aussi bien communistes que nationalistes conservateurs supportées par chacune des deux forces occupantes. Les déchirements internes et l’occupation conjointe accentuent la division malgré la promesse d’élections communes sous l’égide des Nations Unies.

Au nord, l’Union Soviétique, considérant l’Organisation Nations Unies comme étant pro-occidentale (la Chine est, à cette époque, représentée par les nationalistes de Chiang Kai-shek) bloque l’entrée de la Commission de l’ONU chargée de superviser les élections générales. Le soutien de Moscou permet au Grand-Père de prendre le pouvoir qui s’empresse de prendre deux mesures populaires : la mise en œuvre d’une réforme agraire et l’épuration de l’ancienne administration coloniale.

Au sud, les Etats Unis refusent de reconnaitre les comités populaires qui représentent au niveau local le Comité pour la préparation de l’indépendance issu de la Résistance, et soutiennent une coalition conservatrice menée par Syngman Rhee et rassemblant nationalistes, propriétaires fonciers, hommes d’affaires et anciens collaborateurs de l’appareil colonial.

Chacun des deux camps met donc en place son homme fort que des élections, organisées séparément, permettent de légitimer. En Aout 1948, les élections au sud donnent naissance à la République de Corée, celles au nord, organisées le mois suivant, à la République Populaire Démocratique de Corée. L’épuration des opposants peut commencer et ce des deux côtés, entrainant ainsi d’importants mouvements de population de chaque côté de la frontière. En 1949, les forces d’occupation se retirent complètement au nord… mais partiellement au sud.

Les incidents de frontière sont permanents. Le 25 Juin 1950, Grand-Père ne tenant plus lance ses troupes vers le sud. Leur progression est rapide, en quelques semaines elles ont envahi la quasi-totalité de la péninsule. En Septembre 1950, les Etats-Unis, contraints d’agir, sollicitent l’intervention des Nations Unies. Les débarquements à Pusan et à Inchon permettent de repousser l’armée nord-coréenne pratiquement jusqu’à la frontière chinoise. En Novembre 1950, c’est l’armée chinoise qui entre en scène, elle lance une contre-offensive et repousse, en Janvier 1951, les forces de l’ONU bien en dessous du 38ème parallèle. Pendant les deux années qui suivent les offensives sont suivies de contre-offensives, toutes aussi meurtrières les unes que les autres, enfin le front se stabilise au niveau de la frontière initiale.

Le 25 Juillet 1953, après plus de trois millions de morts, l’armistice est signé à Panmunjeon, un petit village situé près de la ligne de front, plus précisément dans les bâtiments que nous sommes en train de visiter.

La frontière actuelle correspond à la ligne de cessez-le-feu fixée au moment de la signature de l’armistice. Les accords stipulent également que les troupes doivent se retirer de deux kilomètres de part et d’autre de la ligne, créant ainsi une zone démilitarisée longue de 240 kilomètres et large de… 4 kilomètres. Les accords détaillent également combien de soldats peuvent patrouiller dans la DMZ ainsi que le type d’armement autorisé. Mais ceci n’empêche pas les nombreux incidents de frontière de se produire d’ailleurs plus de cinq cents soldats sud-coréens (surement davantage au nord mais ça c’est secret-défense !) et une cinquante de soldats américains sont morts depuis la fin des hostilités. Le plus récent ne remonte qu’à quatre jours quand un homme fut abattu par des soldats sud-coréens alors qu’il tentait de gagner à la nage la rive nord-coréenne près de Paju.

Parmi les incidents les plus importants on trouve la découverte de tunnels nord-coréens et aussi celui appelé « Incident de la hache » qui se déroule en 1976. Huyn me promet de raconter la suite sur le chemin du retour, car il faut y aller… notre capitaine/major s’impatiente.

Troisième surprise, il existe deux villages dans la DMZ, Kijong-dong Tae au nord et Sung Dong au sud. Des fenêtres du minibus nous apercevons, au-delà des champs, les toits bleus des maisons et des petits immeubles de Kijong-dong Tae. Bizarrement ce village serait parait-il inhabité, les bâtiments que nous voyons ne seraient que des coquilles vides !? Nous apercevons également (pas facile de l’ignorer), juste à côté du village, un immense mat en haut duquel flotte le drapeau nord-coréen. Erigé dans les années quatre-vingts, ce mat de 160 mètres (oui, un record mondial à l’époque !) fut la réponse à celui érigé quelques temps plus tôt par les Sud-Coréens (le leur ne fait que 98 mètres).

Bien, cette fois nous arrivons au cœur du cœur de la Zone Commune de Sécurité (Joint Security Area), l’endroit où ont eu lieu toutes les négociations depuis 1953 et qui consiste en un ensemble de bâtiments divers de part et d’autre de la Ligne de Démarcation Militaire.

Sur le parking, réalignement par rangée de quatre puis en avant au pas cadencé sur le sentier qui mène jusqu’aux marches du Panmungak, un édifice de trois étages qui fait face à la Freedom House située juste en face. Au centre, six bâtiments bas, parfaitement alignés sur la Ligne de Démarcation Militaire, sont gardés par des soldats nord-coréens (les soldats sud-coréens restent invisibles). Notre bon militaire nous propose d’aller admirer la vue de la terrasse du troisième étage.

Voilà donc le Rideau de Bambou. Bien moins angoissant que le Mur de Berlin mais tout aussi impressionnant et surement tout aussi efficace ! Aucune activité de l’autre côté, pas même une âme qui vive ! L’unique animation vient des sentinelles nord-coréennes qui font quelques relèves de garde, histoire de chasser leur ennui.

Bref rien à signaler au sud ! En fait, à part le mat sud-coréen, une tourelle d’observation déguisée en pagode et quelques arbres, nous ne voyons pas grand-chose du reste de la péninsule.



La frontière semble si facile à franchir. C’est surement ce qu’a dû penser ce touriste russe quand il est venu en visite officielle en Novembre 1984 et qu’il a décidé de courir vers le sud en criant qu’il demandait l’asile politique. S’ensuit un échange de coups de feu. Résultat trois soldats nord-coréens et un soldat sud-coréen furent tués mais le transfuge réussît son coup !

Heureusement, rien de tel aujourd’hui et nous pouvons regagner le bus tranquillement. Les militaires sont maintenant souriants et nous font des grands signes d’au revoir. Ils sont surement soulagés de nous voir partir et de retourner à leur tranquillité. En plus il semblerait que la récolte des cigarettes auprès des touristes qui tenaient à se faire prendre en photo en leur compagnie a été bonne.

Dernière surprise, la DMZ est devenu au fil des années et malgré ses champs de mines et ses barrières de barbelés, la réserve naturelle la mieux préservée au monde (un record indirect cette fois !). Elle est maintenant un refuge pour plusieurs espèces animales en voie de disparition et l’on parle même de la mettre sur la liste des Sites du Patrimoine Mondial… ou même de la transformer en Parc de la Paix ?!

Il ne nous reste plus qu’à prendre le chemin du retour jusqu’à Kaesong où nous prenons un autre déjeuner copieux caché sous une douzaine de petites cloches.

Il ne reste pas grand-chose de l’ancienne capitale du Royaume de Corée, ici aussi la guerre a fait des ravages. On n’y trouve pas non plus les splendides et grandioses avenues à la Pyongyang mais plutôt des rues bordées d’immeubles décrépis, des terrains vagues et une petite rivière qui ne respire pas la santé.

Après le repas, nous allons visiter le marchand officiel de cartes postales et de timbres. Nous visitons également l’ensemble d’anciens temples transformés en centre d’éducation, annexe de l’université locale. Il existe donc quelques vestiges de l’ancien régime… mais point de statues des bouddhas.

Il est temps de reprendre la route. Pendant le trajet, Huyn expose sa version du fameux incident de la hache, un incident tout bête mais qui faillit dégénérer en une guerre totale entre les deux pays.

Tout commence donc le 18 Aout 1976, (une période où, à la suite de tentatives de kidnapping et d’accrochages divers, la tension sur la frontière est extrême) quand un groupe de soldats américains et sud-coréens décide de couper les branches d’un arbre qui cache la ligne de mire de l’un de leurs postes d’observation. L’opération devait se dérouler la semaine précédente en présence de soldats nord-coréens mais pour cause de pluie elle fut annulée. Le 18 donc, l’opération d’élagage commence mais est vite interrompue par l’arrivée d’un groupe de soldats nord-coréens. Le Capitaine Pak de la glorieuse armée populaire démocrate demande au Capitaine Bonifas de l’armée impérialiste d’arrêter immédiatement mais Bonifas fait la sourde oreille. Pak fait demander du renfort puis redemande à Bonifas d’arrêter. Bonifas ordonne de continuer l’élagage, ce qui a le don d’énerver un peu plus Pak qui finit par ordonner l’attaque. Massacre à la hache ou courageuse bataille (selon le camp) qui se termine par la mort de deux officiers américains.

Le Grand-Père dénonce l’agression impérialiste et obtient le soutien des nations non-alignées, Ford et ses conseillers décident de monter une opération de grande envergure pour aller couper l’arbre et le président sud-coréen Park Chung-hee préfère temporiser.

Trois jours plus tard, alerte maximale et mobilisation générale. Celle-ci implique des centaines de troupiers, des hélicoptères, des B52 et même le porte-avions Midway ! Les Américains armés de tronçonneuses coupent l’arbre sous les regards incrédules des Nord-Coréens alors que les hélicoptères tournoient au-dessus de la DMZ. Quarante-deux minutes plus, les Américains et Sud-Coréens remballent sans qu’un coup de feu ait été tiré… On n’ose pas imaginer les conséquences si le Grand-Père avait réagi. En tout cas depuis cet incident, les deux parties se sont accordées à ne plus traverser la ligne de démarcation.

Après la pause Nescafé au resto-route toujours aussi peu fréquenté, c’est Monsieur Ho qui vient me faire la causette. En plus de nos discrètes transactions monétaires (€10 contre des Wongs souvenirs), nous bavardons de chose et d’autre, de nos vies respectives et de nos familles. Ainsi j’apprends que son métier de traducteur lui a permis d’accompagner des délégations en Chine, en Russie, en Roumanie, en Allemagne de l’Est et même en Côte d’Ivoire et en Haute-Volta (ce qui m’indique que ses voyages ne sont pas récents, puisque la Haute-Volta s’appelle le Burkina Fasso depuis 1984!) et qu’il aimerait bien visiter d’autres endroits mais qu’hélas depuis la chute du Socialisme, le choix des destinations se réduit. Il m’apprend également qu’il est veuf, sa femme est morte d’un cancer et ce malgré la qualité de la médecine traditionnelle mise en place en Corée du Nord (?!), que son jeune fils rêve de devenir ingénieur car il adore les ordinateurs, qu’il habite près du centre de Pyongynag, qu’il travaille beaucoup avec les touristes chinois et déplore le peu de touristes français qui visitent la Corée du Nord, mais heureusement il y a toujours quelques touristes suisses pour lui permettre de parler français. Puis viennent ses questions l’Australie (qu’il ne semble pas connaitre du tout), la vie que je mène là-bas et sur les possibilités d’y émigrer. Au travers cette longue conversation, je me rends rapidement compte qu’il n’est pas dupe ni complètement « brainwashed » mais plutôt résigné. Sa situation de traducteur le place plutôt bien dans l’échelle sociale, l’accès aux devises étrangères lui permet ainsi qu’à sa famille un certain confort et le contact avec l’étranger et les étrangers lui apportent une fenêtre sur l’extérieur que la majorité de ses concitoyens n’ont pas. Pour autant il ne semble pas être envieux de la vie occidentale car « ici tout est gratuit et personne ne paie d’impôts » ajoute-t-il. Son modèle, peut-être parce qu’il y va plus souvent, reste la Chine « Communiste et moderne. ». Quant à la réunification, il y croit, « L’important ce n’est pas le modèle économique mais la culture commune. ».

Peut-être, mais à observer la réunification allemande, on a compris que c’est bien le premier qui influence la seconde… au grand désespoir des Allemands de l’Est !

Mais voilà déjà les boulevards de la capitale. Nous arrivons devant le Palais des Enfants. « Vite vite, il faut se dépêcher car la représentation des enfants talentueux a déjà commencé. » nous dit Hyun en accélérant le mouvement. Dans le noir, nous nous installons dans de confortables fauteuils le plus discrètement possible. L’audience composée de touristes et d’écoliers semble être hypnotisée par ce spectacle préparé par les enfants, définitivement talentueux. Les numéros sont courts, variés, plaisants, amusants et parfois même époustouflants et se succèdent rapidement sans interruption. Musiciens, acrobates, danseurs, chanteurs, tous ont du répéter des centaines de fois pour arriver à un tel niveau de professionnalisme. Chaque geste, chaque mimique, chaque pas a été minutieusement étudié, il en résulte un manque de spontanéité mais le talent de ces p’tits bout’choux est tout simplement extraordinaire.

L’un de nos Suédois, devant maintenant passer un coup de fil mystérieux et urgentissime à son ambassade, nous voilà de nouveau à faire la tournée des grands hôtels de la capitale (heureusement peu nombreux), car ce sont les seuls endroits susceptibles d’avoir des téléphones publics. Pour le reste du groupe c’est l’occasion de visiter d’autres avenues grandioses et d’autres lobbies d’hôtel. Pas vraiment passionnant mais cette tournée nous permet de voir l’équipe nationale de football chinoise revenir de l’entrainement. Evidemment ce n’est pas l’équipe d’Espagne mais bon, on a les stars que l’on peut !

Et voilà maintenant notre jeune danois qui propose d’aller manger une pizza !? En effet, il a lu dans un guide que le Père Leader avait développé un gout prononcé pour les pizze, à tel point qu’il fit venir un pizzaiolo pour qu’il apprenne à ses chefs comment faire les meilleures pizze (… au monde ?!). Depuis les pizzerias sont devenues des endroits populaires à Pyongyang. Surprise et flattée devant tant de connaissance sur les gouts du Père Leader, Hyun chamboule le programme et nous voilà en route pour la plus célèbre pizzeria de la capitale.

Au-dessus de la porte, un néon rouge et vert nous annonce la couleur. A l’intérieur, un bar, une mini-scène de karaoké, quelques tables sur deux niveaux et une partie cuisine ouverte sur la salle et où s’activent deux élégantes jeunes filles devant les fours à bois.

La chanteuse reprend quelques vieux tubes européens, l’écran de TV diffuse le programme de Noel (que nous connaissons déjà !), deux tablées d’Allemands s’empiffrent et trinquent, dans un coin deux jeunes couples locaux (et friqués !) s’aiment (apparemment) pendant qu’au bar trois mecs vident des bières en matant la chanteuse. Notre Suédois se rachète en nous offrant une bouteille de Chianti (moins chère que six expressos !). Pour ce qui est des pizze : deliziose. Un bon point pour le Père Leader.

Après cet intermezzo impromptu nous reprenons le programme prévu. Puisque nous en sommes déjà à notre dernière soirée, le programme consiste en un diner d’adieu dans le restaurant coréen où est servi le plus copieux hot pot… Décidemment, on les aime les hot pots dans ce pays !

Mais c’est vrai que celui-ci est vraiment exceptionnel, c’est la version Deluxe. En plus il est servi avec une espèce de saké (pas rancuniers ces Nord-Coreens !) et accompagné de la bouteille de Chianti ramenée de la pizzeria !? Et pour la première fois nos guides s’attablent avec nous. Savoureux dernier repas et chaleureux moment aux parfums de fin d’aventure. En effet, nos compagnons de voyage reprendront l’avion pour Pékin demain matin tôt alors que nous prendrons le train en fin de matinée.

Tous, sommes d’accord pour dire que l’« aventure » valait la peine même si elle a été appréciée à des degrés différents. Contrairement à nous, nos cinq Scandinaves, n’ayant pas eu l’occasion de connaitre d’autres pays communistes, n’apprécient peut-être pas les différences que nous avons remarquées tout à long de ce séjour par rapport à l’Europe de l’Est des années quatre-vingts par exemple.

Bon voyage et qui sait à la revoyure !

Pyongyang 21 Septembre

Ce matin, pas la peine de se presser puisque notre train ne part pas avant dix heures trente. Aujourd’hui les ascenseurs sont en forme et obéissants, idem pour le toaster et puisque nous sommes les derniers dans le restaurant panoramique nous ne devons même pas partager la bouilloire.

Brève attente dans le lobby désert. Huyn et Mr Ho reviennent de l’aéroport où ils ont déposé, comme prévu, nos ex-compagnons de voyage. Il ne nous reste plus qu’à monter dans notre minibus et à filer vers la gare toute proche. En route, les passagers des bus surchargés lancent des regards envieux sur les sièges vides du minibus.

Nos guides nous évitent la cohue qui règne autour de la gare et nous poussent dans la salle d’attente des invités de marque. Les gros fauteuils sont couverts de napperons en dentelle semblent être aussi anciens que la gare (rebâtie vers la fin des années cinquante). En tout cas ils sont confortables. Mr Ho revient avec nos billets tamponnés, nous pouvons donc passer la porte qui mène au quai incroyablement large. Le train est déjà là et la locomotive arrive doucement. Les vieux wagons verts nord-coréens sont réservés aux locaux, les deux autres, plus récents sont chinois et réservés aux quelques étrangers qui font le voyage jusqu’à Dandong ou Pékin.

Notre compartiment, qui comprend quatre couchettes est rempli de valises ! Pas de panique, ce sont seulement nos voisins (des Chinois-Coréens ou des Coréens Chinois de retour à la maison) qui se sont trompés de compartiment. Dernier au-revoir à nos charmants et attachants guides qui nous remercient d’être venus en Corée du Nord. Photo souvenir avant de monter dans le train.

Coups de sifflet, fermeture des portes et installation dans notre compartiment maintenant vide. Nous le partageons avec un officiel nord-coréen qui, dès que le train démarre, quitte son costume pour se mettre en pyjama et part rejoindre ses collègues dans le compartiment d’à côté, et un homme d’affaires chinois en train de tester la gamme de sonneries disponibles sur son portable. Super !

Par la fenêtre, nous regardons défiler les banlieues de la capitale qui ne tardent pas à laisser place aux étendues de champs. Un ciel bien gris annonce la pluie. Plus tard une jeune fille prend la commande du déjeuner, menu unique. Elle est suivie du contrôleur qui distribue une flopée de formulaires de douane en chinois et en coréen (?!).

Les bas-côtés le long de la voie de chemin de fer sont couverts de magnifiques fleurs jaunes et mauves, agréables touches de couleurs qui tranchent avec la grisaille environnante. L’allure pépère et le roulis régulier sont propices à l’endormissement mais les arrêts en gare, assez fréquents, sont autant de sursauts. Les gares se ressemblent toutes : bâtiments rectangulaires blanchis surmontés des portraits des deux poster-boys nationaux et entourés petits jardinets ornés de pots de fleurs. Sur les voies de garage quelques wagons anciens sont laissés à l’abandon, ailleurs c’est une locomotive emboutie qui rouille en paix.

Les paysages sont heureusement plus variés. Coté compartiment ce sont des champs encadrés de collines encore boisées au sommet, des plaines parsemées de petits villages entourés de haies ou de murs, des bocages parcourus par de larges rivières et bientôt remplacés par des marécages qui s’étendent jusqu’à la côte. Coté couloir, ce sont des petites montagnes qui viennent trempés leurs orteils dans la longue plaine côtière. C’est aussi le coté le plus animé puisqu’une route longe la voie ferrée et c’est également de ce côté que se situent les petites villes, les grosses bourgades et quelques usines.

L’architecture varie à mesure que l’on se dirige vers le nord. Les maisons basses, style fermettes tout en longueur, aux toits couverts de tuiles grises et aux murs plus ou moins blancs des villages sont remplacées par une version plus coquette à mi-chemin puis disparaissent complètement pour laisser place aux enfilades de petits immeubles en béton de trois ou quatre étages laissés à des stades de finition très variables.

La jeune fille revient à l’heure prévue avec un sac plastique contenant des barquettes de riz, de viande et de légumes, une bouteille d’eau et des baguettes. Pas vraiment appétissant mais pourtant très bon… surtout si l’on aime rogner les os !

La promenade digestive ne nous mène pas très loin. Les wagons locaux, longs dortoirs collectifs baignés dans un mélange d’arômes indéfinissables mais tirant vers le répulsif, n’incitent vraiment pas à la visite. Jeux, discussion et lecture meublent le reste du voyage.

Le soleil et le ciel bleu reviennent et illuminent le vaste tapis jaune des rizières qui a fini par remplacer les marécages. Notre compagnon de compartiment pointe au loin les montants d’un immense pont en construction et marmonne « Dandong ». Il s’agit du nouveau pont qui, une fois terminé, reliera la Chine à la Corée du Nord. Nous approchons donc de la frontière et de la ville de Sinuiji dont nous apercevons déjà les premières banlieues décrépies et les usines.

Au-delà des rizières émergent la ville de Dandong et sa multitude de buildings modernes. Le contraste entre les deux rives de la rivière Yalou qui sépare les deux pays est saisissant. Le train finit par s’arrêter complètement. Les passagers des autres wagons envahissent les quais puis disparaissent vers les passerelles. Le personnel militaire fait des va-et-vient puis se décide à monter dans le train pour inspecter les bagages et embarquer les passeports.

Surprise, le douanier qui examine nos valises parle français et se sent d’humeur bavarde ! Evidemment le fait que deux frères puissent avoir des passeports de différentes nationalités le surprend un peu mais pas autant que les paquets de Gauloises Made in Germany recouverts de messages de santé en russe ! Les quelques paquets que nous lui proposons partent discrètement au fond de sa poche, ils ont un effet magique car ils accélèrent la fouille et nous évitent une inspection plus approfondie des appareils photos alors que dans le compartiment d’à côté les seuls mots prononcés par leur douanier sont « Delete photo, delete photo. »

L’attente est longue et l’unique distraction consiste à regarder ces pauvres terrassiers (et terrassières !) sans pelles, ni gants en train de mettre des cailloux sur des chiffons et de les balancer sur les remblais. Deux heures plus tard, premiers signes de mouvements dû au changement de locomotive et de voie. Les douaniers distribuent les passeports au petit bonheur la chance et Luc se retrouve avec le passeport néo-zélandais de l’un des occupants du compartiment du fond !?

Le soleil est sur le point de se coucher alors que nous franchissons le pont de l’amitié sino-coréenne édifié vers la fin des années trente… par les Japonais. L’autre pont, construit vers 1910, fut en partie détruit par les Américains au début de la guerre de Corée et n’a jamais été reconstruit. Je ne sais pas si l’on y danse dessus mais, à voir le nombre de touristes, on s’y promène. Ce ‘pont cassé’ est devenu l’attraction touristique de Dandong car il offre une vue encore plus proche de la Corée du Nord.

Ce passage entre ces deux rives ou plutôt entre ces deux mondes n’est pas sans rappeler le contraste qui existait entre les deux Berlin dans les années quatre-vingts. D’un côté la désolation triste et sombre, de l’autre une orgie de néons, une débauche de richesse et de modernité. Quel extraordinaire contraste.



Quelques minutes plus tard le train s’arrête dans la gare ultra moderne de Dandong. Nouveaux formulaires à remplir et autre défilé de douaniers, ceux-là sont moins sympas mais bien plus efficaces. Nouvelle longue attente, d’autres wagons sont rattachés au notre, reste à trouver la locomotive. Notre compagnon de compartiment nous quitte une fois son passeport tamponné.

Je retrouve le cérémonial des contrôleurs chinois qui se mettent au garde-à-vous devant chaque porte du train et du chef de gare qui salue tout ce qui bouge et lance des coups de sifflet dans toutes les directions. Le train s’ébranle lentement et passe en revue les immeubles illuminés par de savants effets de lumières.

Nous partons à la recherche du wagon-restaurant. Pas une mince affaire car il faut remonter seize wagons archipleins de Chinois qui ont envahis les étroits couloirs déjà encombrés par une multitude de paquets ficelés. Certains assis sur les strapontins préparent le repas du soir, d’autres regardent des films sur leur écran portable, jouent au ma-jong ou encore discutent. Les pauvres contrôleurs que nous croisons ont déjà l’air épuisé. Miracle voilà enfin le wagon restaurant… lui aussi archiplein !

Un Canadien, apparemment habitué des us et coutumes locales, nous apprend qu’il y a un menu unique et qu’il faut attendre une heure. L’important est de trouver une place assise à l’une des tables. La chance est avec nous, une se libère devant nous et il suffit parfois d’ ‘oublier’ quelques règles de politesse… La commande est passée reste à attendre les plats… en compagnie de deux armoires à glace tchèques.

Les plats arrivent au compte-gouttes, poisson, légumes puis un quart d’heure plus tard, poulet, pates puis après un autre quart d’heure porc, d’autres légumes et enfin le riz. Les deux Tchèques ayant perdu patience après le premier plat n’auront gouté qu’au poisson (partagé en quatre) et qu’aux haricots ! Jamais nous n’avons mangé autant pour si peu !

Nous ne risquons pas de nous perdre puisque nous sommes dans le wagon de queue. L’officiel nord-coréen brièvement aperçu ce matin au départ à regagner sa couchette et ronfle déjà. Nous n’allons pas tarder à l’imiter.

Entre Shenyang et Tianjin 22 Septembre

Une chape grise recouvre l’éternel chantier qu’est devenue la Chine. Des grappes de tours d’immeubles connectées par d’immenses avenues envahissent lentement mais surement les rizières et les champs et remplacent inexorablement les vieux villages. Il pourrait être n’importe quelle heure mais il est déjà 7h et nous devrions arriver à Pékin vers 9h30. Si le train K28 (Dandong-Pékin) n’est pas le plus rapide (14 heures pour 1132 km), ses couchettes sont au moins très confortables.

A l’heure pile nous entrons en gare de Pékin. Il y règne une atmosphère similaire à celle de la gare de Lyon un jour de grand départ multiplié par dix, allez x 3 car c’est Dimanche ! Nous suivons la foule vers la sortie et nous nous retrouvons sur le vaste parvis. Les queues aux stations de taxi sont interminables. C’est un handicapé et son tuk-tuk qui sauve la situation. Certes le prix de la course, vu l’inconfort et la courte distance est phénoménal mais il y a des sacrifices qu’il faut savoir faire… Coincé la valise sur les genoux tout en aspirant les gaz des pots d’échappement, je l’entends déjà en train de se vanter à la pause devant ses collègues : « Vous savez pas les mecs, ce matin j’ai comme gagné le Lotto avec ces deux rigolos, ils avaient même un air de ressemblance ! Et même que quand ils ont sorti leurs Euros, j’les ai en plus entubé avec le taux de change. Des bleus qu’y z’étaient. Pas besoin de bosser demain, tranquillou ».

Heureux d’avoir accompli notre BA (bonne action pour les non-Scouts !) de la journée auprès de ce brave monsieur, nous découvrons notre chambre luxueuse louée au rabais quelques jours plus tôt sur Internet (comme quoi ce que l’on gagne ici on le perd là et vice-versa…).

Quelques heures plus tard, nous prenons un taxi (un vrai) pour aller visiter le Temple du Ciel, un monument incontournable de Pékin situé au milieu d’un grand parc. Un petit coup d’autoroute urbaine et nous débarquons vingt minutes plus tard devant la porte sud et rejoignons les nombreux groupes de touristes venus de toutes les provinces de Chine et de Xio-Navarre et arborant des casquettes de toutes les couleurs.

Une lecture des panneaux d’information nous apprend que l’ensemble date du tout début du XVème siècle et comporte des ajouts datant du XVIème siècle. Ce complexe est le lieu où les Empereurs des dynasties Ming et Qing, qui en tant qu’intermédiaires entre l’humanité et le royaume céleste, offraient des sacrifices au ciel et priaient pour l’obtention de moissons exceptionnelles. Son organisation est liée à la cosmologie chinoise dont l'équilibre reposait sur l'Empereur et son respect des rites. La disposition des différents édifices ainsi que leur forme et leur couleur reprend la thématique du Ciel (bâtiments ronds avec des tuiles bleues) et de la Terre (enceintes carrées et tuiles vertes)

Nous suivons l’allée principale qui mène à l’Autel Circulaire édifié en 1530 puis reconstruit en 1740. Passé le mur d’enceinte carré, nous découvrons une étendue herbeuse et au centre l’autel rond composé de trois terrasses culminant au centre dans une représentation symbolique du chiffre 9. Le chiffre 9 et ses multiples ayant une importante valeur symbolique, il y a donc 9 cercles concentriques qui radient de la pierre centrale, le premier cercle comprend 9 pierres et le dernier 81 (9x9) pierres taillées au millimètre près (qu’ils ont dû bien s’amuser les tailleurs !). Idem pour les marches, toujours par groupes de 9. Quant à la balustrade qui entoure la terrasse, elle comprend 360 balustres en marbre.

Curieusement de nombreux vieux touristes chinois font la queue pour se mettre quelques secondes sur la pierre centrale et une fois dessus claquer des mains ?! Superstition, vœu ? Une explication est donnée par un écriteau : ‘Lorsqu'on se tient sur cette pierre centrale, le bruit que l'on fait en tapant des mains ou en parlant est amplifié’.

Un peu plus loin nous pénétrons dans une autre enceinte ronde (la Voûte Céleste Impériale) qui comprend un pavillon en forme de rotonde construit sur un tertre en marbre et surmonté d’un toit conique et deux autres édifices rectangulaires abritant des tablettes et des peintures. Celui de gauche est dédié au Yang (divinité du soleil) celui à droite au Yin (divinité de la Lune). C’est beau la culture quand même ! Ici aussi il existe une curiosité sonore mais vu la foule qui se bouscule nous ne risquerons pas de l’entendre ! Parait-il donc qu’il existe trois dalles sonores : ‘Si l’on tape des mains devant la première dalle, on obtient un simple écho, si l’on refait l’expérience devant la deuxième, l’écho est double et triple devant la troisième’. Il faudra revenir la nuit pour tenter l’expérience !!!

Il est temps de faire une pause et de s’éloigner un peu de la foule. Ce n’est pas l’espace qui manque (le parc fait plus de 270 hectares !) ni les endroits paisibles sous les pins-cyprès (il n’y a que ça et par milliers !). C’est aussi l’occasion d’observer les Pékinois en train de pratiquer le Taichi et le Qigong (variantes de gymnastique traditionnelle chinoise) ou encore d’admirer ces danseurs qui font tournoyer des longs rubans et d’écouter ces musiciens jouer de leurs anciens instruments (tant qu’ils ne chantent pas c’est tout bon !).

Nous poursuivons la visite-balade en empruntant le Pont Danbi, une espèce de promenade surélevée de 360 mètres de long et presque 30 de large, composé de deux parties différentes, l’une pour les Empereurs, l’autre pour les Princes et autres dignitaires. Il relie le temple la Voute Céleste Impériale au Temple des prières pour de bonnes moissons et est aussi appelé la Voie Sacrée normal puisqu’il est censé nous emmener au Paradis. Peut-être est-ce pour cela qu’il a la particularité d’avoir son extrémité au nord légèrement plus haute que celle au sud ?

Une fois franchie l’enceinte marquée par une magnifique porte située en haut de quelques marches usées et glissantes, nous pénétrons dans une cour dominée par un somptueux bâtiment posé sur trois terrasses en marbre superposées. Le temple, haut de 38 mètres et d’un diamètre de 30 mètres, entièrement en bois (et sans un seul clou parait-il !) est surmonté de trois toits ronds en tuiles bleues. La rotonde qui s’élève devant nous a été reconstruite (en 1889) à l’identique de l’originale (édifiée en 1420).

A l'extérieur, au milieu de l’escalier, trois pierres représentent les nuages, le phœnix et le dragon. A l'intérieur, quatre grosses colonnes symbolisent les quatre saisons au centre, puis douze colonnes symbolisent les douze mois de l'année et encore douze autres les divisions d'une journée. Enfin, les 28 dernières représentent les 28 constellations.

Juste à l’est, se trouve le Temple du Jeûne qui comme son nom l’indique était le lieu où l’Empereur et ses ministres jeûnaient pendant trois jours avant chaque cérémonie. Il sert maintenant de salle d’exposition retraçant la récente restauration du temple (pour les J.O. de 2008).

Nous apprenons également que les dernières cérémonies sacrificielles consacrées au ciel ne furent interdites le gouvernement de la République Chinoise qu’en 1911. Le Temple du Ciel aura donc été le témoin de 654 actes d'adoration céleste pratiqués par 22 empereurs des dynasties Ming et Qing. Depuis 1918, il est ouvert en tant que parc public.

Après en avoir fait le tour une paire de fois et admirer les magnifiques décorations pleines de couleurs, il est temps de se perdre dans les allées de cet immense parc. Nous sommes attirés par des chants que nous entendons au loin. Juste à côté des Sept Pierres (représentant les sept sommets du Mont Taishan, une montagne sacrée en Chine), quelques musiciens sont entourés d’une chorale qui chante des airs populaires repris en cœur par la foule. Plus loin nous assistons à une partie de Go. Sur le chemin de la sortie nous croisons des familles venues prendre une bouffée d’oxygène ou venues faire un peu d’exercices physiques.

Nous retrouvons brièvement les grands boulevards bruyants avant de nous perdre dans le Hutong Xiaoxi et sa multitude de petites rues tranquilles. Enfin nous retrouvons dans le quartier piétonnier de Dashian que nous connaissons déjà. C’est apparemment la période des soldes et les magasins regorgent de clients avides de faire des affaires. Trop peu pour nous, après une bonne soupe nous regagnons notre hôtel en métro.

Aux infos, j’apprends que le typhon Usagi fait des siennes, que l’aéroport de Hong Kong est fermé et que tous les vols transitant par Hong Kong sont annulés demain (le jour de mon départ !). Manquait plus que ça tiens !

Coups de fils à droite à gauche, qui après de longues attentes, ne m’apprennent pas autre chose : les vols sur Hong Kong sont bien annulés et il est inutile d’aller à l’aéroport demain !

Les angoisses tendant à creuser l’estomac, nous ressortons à la recherche d’un resto. Il fait nuit et le quartier ne semble pas être le meilleur pour trouver ce que l’on cherche. Par contre nous n’aurions pas de problème si nous voulions nous faire couper les cheveux… un dimanche à 21h.30 !!!

Finalement, après une marche plus longue que prévue nous atterrissons dans une espèce de bistro jazzy qui aurait plus sa place à New York qu’à Pékin mais voilà, c’est bien la preuve nous vivons à l’heure de la mondialisation !

23h. C’est sur les images de la BBC montrant les queues de voyageurs bloqués dans les salles d’attente de l’aéroport d’Hong Kong que je m’endors. Mauvaise nuit en perspective !

Pékin 23 Septembre

Le réveil sonne très tôt ce matin. Aux nouvelles télévisées, le typhon semble avoir épargné la ville de Hong Kong. Je suis déjà pendu au téléphone et apprends que mon vol a bien été annulé. Reste plus qu’à aller rendre visite aux bureaux de la Cathay Pacific situés à perpette les olivettes pour essayer de trouver une autre solution.

Dehors il pleut. Marche et métro jusqu’aux Twin Towers (eh oui il y en a aussi à Pékin… moins imposantes mais encore debout, elles !). Bizarrement, je suis l’unique client ! Tant mieux car l’on me trouve un vol de remplacement avec Air China via Sydney qui part dans quatre heures ! Célébrations au Starbuck d’en bas avant de filer à l’hôtel faire la valise et prendre le métro jusqu’à l’aéroport. Au revoir précipité. A quand et sur quel continent les prochaines retrouvailles ?

Le voyage du retour est bien plus long et plus pénible que celui de l’aller. Air China est loin d’égaler la qualité et le service de la Cathay Pacific en plus ce détour par Sydney double pratiquement la durée du voyage. Mais voilà ! L’imprévu c’est aussi l’épice des voyages !

Conclusion:

Depuis mon retour, la Corée du Nord et son Jeune Grand Leader ont continué, d’une manière ou d’une autre à dominer une partie des actualités : limonage puis exécution de l’oncle, inauguration d’une station de ski, menaces de guerre suivies de propositions de paix, propositions de réformes économiques, visite controversée d’un joueur de basket américain, procès et emprisonnement d’un missionnaire américano-coréen, diffusion de nouvelles photos de camps de travail… etc. Incroyable comme ce petit pays, qui devrait être aussi insignifiant qu’un petit pays africain, fait autant parler de lui.

La Corée du Nord est-elle réellement une menace ?

Une armée d’un million de soldats et l’arme nucléaire peuvent le faire croire mais, sans être expert en la matière, il s’agit d’une armée sous-équipée, bien endoctrinée mais peu motivée, un peu comme l’était celle de Saddam (pourtant tant redoutée par la presse américaine !). L’arme nucléaire peut certainement créer de sérieux dégâts mais son utilisation entrainerait une réplique catastrophique pour la Corée du Nord que l’on imagine mal le Jeune Grand Leader (ni Obama ou Poutine d’ailleurs) appuyer le premier sur bouton rouge. La rhétorique nord-coréenne n’impressionne même plus la population sud-coréenne comme l’ont montré les dernières menaces d’essais nucléaires. Pour la Corée du Nord, l’arme nucléaire est avant tout un moyen permettant de poursuivre des négociations politiques et économiques avec leur pire ennemi : les Etats Unis d’Amérique.

La division de la péninsule est-elle inéluctable ?

Une chose est certaine : l’actuelle séparation des Corées (elle dure depuis soixante ans maintenant) est un statuquo qui profite à tout le monde. L’état de guerre permet à la Corée du Nord le maintien du régime politique en place qui repose sur une mobilisation permanente et impose des sacrifices à une population isolée et enfermée. Il permet aux Etats Unis de maintenir d’importantes bases militaires proches de la Chine et d’offrir une relative protection à ses deux alliés principaux de la région : la Corée du Sud et le Japon. Pour la Chine, la Corée du Nord est une zone tampon capitale et sur laquelle elle pèse politiquement, c’est aussi est une excuse supplémentaire pour augmenter son budget militaire et tenter de rétablir l’équilibre des forces face aux Etats Unis.

Sur le plan économique, une réunification (toujours envisagée comme une mainmise du Sud sur le Nord) pourrait créer des problèmes à tout le monde et s’avérer être catastrophique, particulièrement sur le plan humanitaire, pour la Corée du Sud qui n’a certainement pas les moyens financiers d’absorber un aussi gros morceau et pour la Chine (réfugiés). Pour le Japon, comme pour la Chine d’ailleurs, une Corée unifiée aurait le potentiel de devenir une puissance économique concurrente trop importante. Pour les Etats Unis, ils perdraient un pied sur le continent asiatique. En fait, à l’heure actuelle, la seule puissance régionale susceptible de supporter une réunification coréenne serait… la Russie. Quel paradoxe !

Vaut-il mieux être Nord ou Sud-Coréen ?

Pour ma part rien ne m’a donné envie de m’installer en Corée du Nord et je ne connais pas (encore !) la Corée du Sud. Je suis donc bien heureux de pouvoir retrouver l’Australie. En fait c’est une question à laquelle seuls les Coréens peuvent répondre. Le problème est que les Nordistes ne peuvent pas aller au Sud ni les Sudistes aller au Nord pour faire la comparaison, leurs gouvernements respectifs le leur interdisant !

Point de vue confort, infrastructure, modernité… etc. le Sud l’emporte haut la main.

Point de vue pollution, le Nord est mieux placé puisque moins développé.

Point de vue politique, la dictature au Nord s’est installée, celle au Sud s’effiloche avec le temps mais n’est pas encore enterrée complètement. L’actuelle présidente Park Geun-hye, la fille d’un précèdent dictateur, semble parfois regretter le bon vieux temps. Les partis politiques sont corrompus, le Parlement prend parfois des allures de ring de boxe, les manifestations sont parmi les plus radiales et les plus violentes et la presse de plus en plus en liberté surveillée. Certes rien de comparable avec la chape de plomb au Nord.

Point de vue éducation, au Nord gratuite mais limitée, peu de moyens, et très encadrée. Au Sud, extrêmement chère, compétitive et épuisante. Une jeunesse endoctrinée et militante au Nord, une jeunesse désabusée et déprimée au Sud.

Point de vue social, c’est quand même le point fort des régimes communistes même s’il reste de sérieuses lacunes comme par exemples la qualité des logements et la qualité des soins. Pendant ce court séjour je n’ai pas vu de mendiants, ni d’affamés, dans la capitale ou dans les régions traversées (mais peut-être étaient-ils déjà dans des camps spéciaux ou aux cimetières !). Par contre, je viens de lire dans le Weekly Guardian (31/01/14) un article de Chico Harlan du Washignton Post sur les personnes âgées oubliées en Corée du Sud où l’on apprend qu’il est fréquent de rencontrer dans les rues de Séoul des petits vieux survivre en faisant les poubelles ou en ramassant des cartons, en fait 50% des personnes âgées sont pauvres (un record, tiens un autre ! dans les pays industrialisés) et que le taux de suicide a triplé depuis 2010. En effet, il n’y a pas de régime de retraite pour cette génération qui a reconstruit le pays après la guerre, et le pourcentage d’enfants s’occupant de leurs parents âgés est passé en quinze ans, de 90% à 37%, en cause un changement des mentalités et des pressions financières de plus en plus fortes. Si tout est gris au Nord, tout n’est pas rose au Sud non plus…

La solution serait donc de naitre au Nord, de travailler au Sud et de prendre sa retraite au Nord ou alors de faire ce que de plus en plus de jeunes (Sud)-Coréens font : immigrer le plus loin possible de cette foutue péninsule !

La page aux photos: ICI et d’autres liens intéressants: Urbanisme de Pyongyang www.academia.edu/...nalysis_of_Pyongyang_

Frontière inter-coréenne ceriscope.sciences-po.fr/...ela-la-guerre-froide
Salaire d'un agent d'escale aéroportuaire à Los Angeles? English translation pending
by Angie8 · 2014-12-30 · 27 replies
Bonjour,

J'ai déjà fait des recherche mais à chaque fois je trouve quelque chose de différent. J' aimerai bien s'avoir comment on appel se métier là bas parce que j'ai aussi fait des recherche mais toujours quelque chose de différents😕

Avant je voulais faire un BTS à Los Angeles mais on ma dit que le prix des loyer été très élevé, puis j'ai voulu le faire à Londres en pensant que les logements été moins chère mais non à Londres c'est plus chère qu'à LA. Et je ne veut pas rester en France pour continuer mais études. Si je ne fait pas mon BTS à LA, j' irai là bas quand j'aurais 20 ans. Vous me conseillé de faire plutôt quoi?

Pour vivre à LA je supose qu'il faut d'abord faire des économies, donc j'aimerais s'avoir combien environ.🙂
January 2015 Photo Contest: A Monumental World
by Atila · 2014-12-28 · 385 replies
Many of us longtime members surely remember the little frieze of monuments that used to decorate the top of VF pages.

Eiffel Tower, Statue of Liberty, Taj Mahal...

The famous must-see icons of architectural heritage!

Today, I’m inviting you to dig through your archives and share 3 photos of these international stars made of stone, marble, concrete, or steel.

I can already hear some of you protesting that this theme isn’t very original.

Well, it’s up to you to think outside the box...

So the monument doesn’t have to be the original. It could be its twin in Las Vegas, a matchstick replica made by Uncle Bob, a piece of jewelry, a gorgeous snow globe made in China, and so on.

The monument can be photographed from above, below, in the rain, as a reflection...

Deserted or swarming with visitors...

Montages are also allowed! 😉

In short, a classic topic that’ll become original thanks to your creative take.

Now, there are still 3 rules:

- No selfies (But a photo showing people taking selfies in front of a monument is allowed...🤪)

- Once a monument has been posted by someone, no one else can post it again. I don’t want to see the same thing 10 times...😊

- The theme isn’t about the monument’s originality. Please don’t post a photo of a monument known only to you or almost no one...😏

You can post your photos (one per message) until January 21, 2015, at 11:55 PM

Voting will take place from January 22, 2015, at 12:05 AM to January 29, 2015, at 11:55 PM.

During the vote, you’ll choose your 3 favorite photos, awarding 3 points to your top pick, 2 to your second, and 1 to your third.

Please clearly indicate the photographer’s name and the number of the winning photo!

For the rest, I’m using Cocottte’s rules:

The winner is the one with the most points. In case of a tie, the winner will be the one with the most first-place votes, or, if still tied, the most second-place votes. If there’s a perfect tie, the winner will be the one who reached their score first. The winner will then choose a theme for February’s contest and organize it. Ties for any place other than first won’t be broken.

You can vote without participating, participate without voting, or do neither. Slideshow

Finally, here’s the little off-topic link where all your comments and other expressions of good humor are welcome!
Site de Caral au Pérou English translation pending
by Ladrech · 2014-12-25 · 29 replies
Bonsoir Nous serons au Perou debut janvier et aimerions visiter le site de Caral, quelqu'un connait-il l'agence Caral Tours. Savez vous s'ils font ce circuit tous les jours et quel en est le prix. Merci
Prix de location de voiture: américains versus français English translation pending
by Roots · 2014-12-11 · 45 replies
Bonjour,

Je suis entrain de préparer mon voyage en Floride pour le printemps prochain et comme tout bon gestionnaire je compare les prix via plusieurs site internet.

Je viens de m’apercevoir d'une chose affolante ... Je dois certainement me tromper mais vous me reprendrez bien entendu. Mais se ce n'est pas le cas, un de vous aurait il une explication.

Cela concerne la location de voiture. Je vais donc sur le site de location Dollar. Je suis allé sur le site :
https://www.dollarrentacar.be car je n'ai pas trouvé de site localisé en France. Je recherche donc une voiture de type Mustang décapotable pour la période du 24/04/2015 au 14/05/2015. Je ne prends aucune option, aucune assurance complémentaire. Au résultat, le site internet me propose un forfait de 814,48 €. Je vais ensuite sur le site de location américain, https://www.dollar.com, je procède de la même manière à une réservation (identique en tout point) ... et là !!! le prix du forfait proposé est de ....742.58 $. (soit 600 €)

Si je fais mes comptes, cela fait tout de même une différence de ... 214.48 € !!

Je trouve cela bien étrange. J'ai regardé les garanties et je ne vois aucune différence. Les options sont les mêmes ...

Je me dis que cela est une erreur ... Je change donc de prestataire. Je vais tenter sur Alamo. Et là encore ... même constat !!

Alamo.com = 722.03 € (583 €) pour un location de mustang du 24/04/2015 au 14/05/2015. Alamo.fr = 898 € !!! Mêmes conditions et mêmes dates ...

Y a t il une raison à cela ???? Cela m'inquiète, mais je n'ai pas réfléchis à deux fois. J'ai réservé chez le moins cher.

Je serai vraiment content que quelqu'un puisse éclairer ma lanterne et me donne un véritable explication.
Retour et impression après 12 jours en Grèce continentale English translation pending
by Lol64 · 2014-11-27 · 63 replies
Pour organiser notre voyage itinérant en Grèce, j'ai beaucoup lu et consulté les récits et avis des internautes même si je suis peu intervenue sur le site. C'est donc un juste retour des choses d'apporter maintenant ma contribution afin que d'autres puissent profiter de notre expérience. 😉

Nous avons fait un voyage itinérant d'une douzaine de jours à travers la Grèce du 20 septembre au 1er octobre, vol, hôtels et location de voiture. Notre circuit fut le suivant :



JOUR 1 : vol pour ATHENES, arrivée à 17h30, récupération des bagages, de la voiture et route pour ELEFSINA via l'autoroute. Notre but était de sortir de l'agglomération d'Athènes qui n'était pas au programme des visites (déjà fait lors d'un long week-end l'année dernière) et de nous mettre sur la route de Delphes.

JOUR 2 : Départ d'ELEFSINA après le petit-déjeuner par le chemin des écoliers jusqu'au monastère d'OSSIOS LOUKAS. Visite et pique-nique puis route vers ARACHOVA où nous passerons un moment à nous balader. Route jusqu'à DELPHES, arrêt à l'hôtel et, comme nous avons du temps et qu'il fait beau, départ pour GALAXIDI, au bord du golfe de Corinthe, où nous passerons la fin d'après-midi et la soirée avant de revenir dormir à DELPHES, le but étant d'être au plus près du site archéologique afin de commencer la visite le plus tôt possible le lendemain matin.

JOUR 3 : Départ matinal pour le site archéologique de DELPHES (à 5 minutes) afin de devancer les bus des TO. Vers 13h après la visite de la totalité du site excepté le musée, départ pour LES METEORES tout d'abord par une très belle route de montagne puis par la vaste et interminable plaine de Thessalie. Arrivée vers 17h à KASTRAKI, hôtel et petite balade à pied jusqu'au sunset. Soirée dans le charmant village de KASTRAKI.

JOUR 4 : A 9h, heure d'ouverture, nous sommes devant le monastère de Varlaam (Grand Météore est fermé puisque nous sommes mardi, nous avons prévu de le visiter demain), il y a déjà 3 bus vides sur le parking. Je soupçonne les monastères d'ouvrir plus tôt pour les TO. Sur la journée, nous visiterons successivement VARLAAM, grand mais très encombré de touristes et ceci d'autant plus que grand météore est fermé, St STEFANOUS, le plus accessible, un petit bijou de coquetterie encore habité par quelques nonnes, AGIO TRIADAS, celui qui a servi de décors à un film de James Bond, le plus difficile d'accès sans doute mais du coup très tranquille et vraiment différent, plus dépouillé et masculin, et enfin ROUSSALOU, également habité par des nonnes dont la partie visible est vraiment minuscule. Ce dernier, très impressionnant de l'extérieur l'est bien moins de l'intérieur. Le tout fut bien sûr entrecoupé de courtes balades et arrêts à différents points de vue.

JOUR 5 : Visite matinale de GRAND METEORE, tellement vaste qu'on y sent à peine le monde et vraiment à voir. Malgré les 4 monastères visités hier on n'a eu aucune impression de redondance. Route vers METSOVO par la montagne où nous ferons une pose déjeuner et une petite balade puis vers IOANNINA où nous dormirons après avoir visité le Kastro (la vieille ville en fait) ainsi que l'île (on en fait le tour en 1h à pied), accessible par bateau en 10 minutes.

JOUR 6 : Départ de IOANNINA pour PERAMA (10 minutes en voiture au nord) et visite guidée des grottes (1h) puis route vers le site archéologique de DODONE. Après la visite, direction NAFPAKTOS, sur le golfe de Corinthe où nous passerons la soirée et la nuit sous une pluie d'orage battante et particulièrement persistante !

JOUR 7 : Nous passons le fameux pont Rion-Antirion et gagnons, par l'autoroute (en travaux), le site de Mycènes que nous atteindrons vers 13h. La visite nous occupera plusieurs heures sous le soleil enfin revenu. Nous rejoignons ensuite NAFPLIO où nous dormirons cette nuit. Balade de fin d'après-midi le long de la mer sur un beau chemin de promenade aménagé, sunset à l'acropole et soirée dans la vieille ville.

JOUR 8 : La matinée est consacrée au site d'Asclépios avec le fameux théâtre d'EPIDAURE puis pose déjeuner en bord de mer et l'après-midi, retour à NAUPLIE par le chemin des écoliers, enfin ... des oliviers et visite de la forteresse Palamède. Soirée et seconde nuit à Napflio.

JOUR 9 : journée route mais quelle route ! Nous partons de NAUPLIE en longeant la côte jusqu'à LEONIDIA. Petit arrêt puis direction l'intérieur des terres via la montagne jusqu'au monastère d'Elona que nous visiterons. Passage du col peu avant KOSMAS où il fait vraiment froid d'où un arrêt très bref puis descente vers GERAKI, la chaleur, ses étroites ruelles et ses multiples élises byzantines. Le site de l'acropole est fermé pour restauration. Route jusqu'à SPARTE et nuit aux portes de l'ancienne cité byzantine de Mystras.

JOUR 10 : Visite de MYSTRAS haut et bas puis départ vers 14h pour MONEMVASSIA où nous arrivons vers 16h. Balade dans la vieille ville fortifiée, sur les remparts, montée à l'acropole (la ville haute) qui est ... fermée pour restauration jusqu'en décembre ! Balade à pied de la porte haute jusqu'à GEFIRA par un agréable chemin à flanc de coteau puis retour et nuit dans la ville basse.

JOUR 11 : Nous avions prévu de voir la ville haute en matinée mais comme l'accès en est interdit, nous prenons directement la route du nord. Ce soir, dernière soirée prévue à proximité de l'aéroport. Longue route, un peu soulante mais pas difficile jusqu'au canal de Corinthe où nous marquerons une petite pose puis direction LOUTRAKI, PERACHORA , le lac de VOULIAGMENIS et enfin le magnifique site naturel et archéologique dédié à Hera où nous passerons la fin d'après-midi. Enfin, route vers la banlieue d'ATHENES soirée et nuit sans charme avant le vol retour du lendemain !



Voilà pour le programme qui pourra peut-être aider de futurs voyageurs à construire leur propre itinéraire. Il comporte certes quelques longs moments de route mais sincèrement, ils n'ont pas été un poids. On roule vraiment très bien sur les routes grecques (bon, pas à 100km/h non plus), rien à voir avec l'Irlande ou l'Ecosse beaucoup moins "roulantes" et puis, l'habitude des grecs d'utiliser les bas côtés pour se rabattre, d'ignorer les lignes continues et de laisser systématiquement doubler les plus rapides favorise une circulation plus fluide. On ne reste jamais longtemps coincé dans une file. Le plus difficile, ce sont les villages avec les divers véhicules arrêtés n'importe où et n'importe comment et les gens qui discutent, se saluent, boivent un coup, mais c'est un spectacle à voir ! A noter cependant : nous voyagions hors saison et, nous sommes des lève-tôt (en vacances du moins) ! D'autre part les paysages sont magnifiques si tant est que l'on sorte de temps à autre des grands axes, avec d'agréables surprises, chèvres, troupeaux de moutons, berger ... Des tranches de vie presqu'à chaque virage.



Dans un prochain post, je tenterai d'établir un classement des sites que nous avons vus. Le but étant de partager nos impressions, pas toujours attendues, nous qui ne sommes ni professeurs d'histoire ni férus d'archéologie. Des classiques et ... quelques surprises !

Quelle ville choisir pour une étudiante étrangère en France? English translation pending
by Horiachouca · 2014-11-20 · 11 replies
Bonjour. Voila je suis une jeune fille en terminal, et l'année prochaine j'aimerai aller faire mes etudes supérieur en France. J'ai toujours était passionnée par ce pays. Je suis bonne a l'école j'ai toujours était parmis les 4 premiers du lycée, je suis en L (Littéraire) et j'aimerai faire des etudes de communication. Le seul problème c'est que je suis completement perdue, je ne sais pas dans quelle ville je me sentirai mieux, donc j'ai très peur.. J’hésite entre Lille, Montpellier, Lyon , Toulouse .. Pour vous est ce que quel qu'un pourrai m'aider a choisir? Car je n'est pas du tout le temps qu'il faut je doit vite faire les démarches etc.. Donc quelle ville choisir-je d'y vivre, pour la qualité de vie etc, je ne veux pas aller dans une ville ennuyeuse, non, je veuxune active, avec de l’ambiance et de la beauté, sans oublier qu'elle soit moins coûteuse

Si y'en a d'autres villes que vous voulais me les suggérés vasy . Merci pour tout ceux qui m'ont aidera
Tour d'Amérique du Sud en camping-car et en famille en 2015 English translation pending
by Juin94 · 2014-10-21 · 89 replies
Bonsoir, Notre projet de découvrir en famille l'Amérique du sud pendant un an à partir de l'été 2015 commence à prendre forme ! Notre appart est en cours de vente (on croise les doigts !) : on peut donc commencer à vraiment s'atteler à la préparation.

Pleins de questions apparaissent les unes après les autres : itinéraire, budget, santé, scolarité des enfants... Autant de thèmes déjà maintes fois discutés dans d'autres discussions, je sais bien, mais nous aurions aimé échangé avec d'autres familles ayant le même genre de projet...

Alors voici une rapide présentation de notre futur voyage : Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 11, 9 et 6 ans. Nous comptons partir en juillet ou août 2015 pendant 1 an vers l'Amérique du Sud. Notre pré-pré-pré itinéraire comprendrait l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay... Mais tout reste à définir... Nous comptons acheter le cc en France et l'envoyer en cargo vers Buenos Aires (apparemment, il pourrait arriver également à Montevideo ?).

Voilà pour les grandes lignes... En espérant que certains d'entre vous seront sur ces routes en même temps que nous... A bientôt
Être professeur des écoles aux États-Unis English translation pending
by AnaisCrv · 2014-10-12 · 11 replies
Bonjour, je suis actuellement en terminale ES (eco), et j'aimerais être professeur des écoles dans les écoles/maternelles françaises à l'étranger, surtout aux Etats Unis. J'ai donc quelques questions : Qu'elle licence serait la plus adapté ce métier ? Je dois obligatoirement avoir le diplome de professeur des écoles pour partir ? Si tel est le cas faut t'il que j'enseigne 3ans en France avant de pouvoir postuler pour un poste à l'étranger comme j'ai pu le voir sur d'autres sites? Mais surtout y a t'il beaucoup de postes comme je recherche et sont t'ils simple et rapide à obtenir ? Toutes ces questions qui sont pour le moment sans réponse me font beaucoup douté sur mon orientation futur et certaines de vos réponses me seront précieuse pour mon avenir. Je vous remercie d'avance.
Afric'anchor English translation pending
by Voyajou · 2014-10-11 · 322 replies
Les premiers jours

Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.

Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!

Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.

Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.

Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.

Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.

De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.

Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!

Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?

Un festival de baleines

A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.

Oasis

C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.

Lire ou camper

Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?

Wupperthal

Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
Séjour linguistique longue durée pour adulte aux États-Unis English translation pending
by Emelila13 · 2014-08-29 · 13 replies
Bonjour à tous !

Je me présente, je m'appelle Coralie, j'ai 31 ans, habite à Lyon, et suis salariée de mon entreprise depuis 7 ans environ.

J'ai depuis toujours été attirée par le voyage et les langues étrangères, malheureusement pour des raisons familiales je n'ai jamais pu réellement voyager ni approfondir mes compétences linguistiques car j'ai du abandonner mes études à 18 ans. Je m'en suis bien sortie cependant car je travaille dans une grosse entreprise ayant des filiales un peu partout dans le monde... Ce qui m'amène au sujet de cette conversation. :)

Je suis partie à Las Vegas cet été, ma première fois aux US, et cela a été un déclic pour moi. Quel bonheur de sentir à nouveau sa tête tourner à 2000 à l'heure, apprendre du vocabulaire, des expressions, découvrir une nouvelle manière de vivre, des gens adorables et souriants, bref, vraiment que du positif. Sauf que... Moi qui demande une mutation à mon entreprise depuis 2 ans, j'ai aussi réalisé que mon anglais, qui pourtant est jugé "bon" par mon entreprise, était en réalité misérable !! Pourtant, je regarde tous mes films et séries en VO, mais ce n'est pas suffisant avouons le pour faire de nous quelqu'un de bilingue, encore moins en ce qui concerne le langage d'entreprise !

Ayant juste un niveau BAC, j'ai donc pris la décision après pas mal de temps de réflexion de tenter l'aventure du séjour linguistique. Mais je ne compte ni partir 1 mois, ni deux mois. Mon objectif serait de partir entre 9 et 12 mois, par le biais d'un congé individuel de formation, pour acquérir un maximum de vocabulaire, de prononciation, de culture générale...

Aussi je cherche des personnes qui auraient déjà tenté cette aventure et qui puissent me donner des conseils.

Je viens seulement de contacter le Fongecif, j'attends donc d'aller assister à la réunion d'information et ensuite de rencontrer mon conseiller, en espérant qu'à terme mon projet puisse être accepté.

Concernant mon projet en lui-même est déjà bien avancé : Concernant le lieu, ce serait probablement Las Vegas (question pratique car un de mes amis y habite, et aussi pour le côté géographique : amoureuse de nature (oui oui ça peut sembler paradoxal avec Las Vegas lol :) ) la proximité des parcs m'attire, le climat aussi, et le fait que ce ne soit pas une énorme ville comme Los Angeles) mais le choix n'est cependant pas entériné.

J'ai contacté 2 écoles : FLS et IAE : est-ce que vous en avez déjà entendu parler ? Le programme serait intensif : entre 25 et 30h de cours par semaine, avec au final évaluation via le TOEIC et peut-être également Cambridge, à voir. S'il existe d'autres possibilité de certificats ou diplômes que vous connaissez je suis preneuse de conseils également.

Pour ceux qui sont déjà partis dans le cadre d'un tel séjour : ma grande crainte est de ne me retrouver qu'avec des jeunes de 18 ans... Comment ça s'est passé pour vous ?

Comme on ne peut pas travailler aux US avec un visa étudiant, je pensais aussi à la possibilité de faire un peu de bénévolat sur mon temps libre histoire de pratiquer un maximum l'anglais. Quelqu'un a déjà essayé cette formule ? J'espérais à la base pouvoir donner des cours de Français comme j'ai un excellent niveau, ou au pire servir dans un bar, mais je ne veux pas me risquer au moindre problème sur place comme je sais les états unis très regardants sur ce point.

Ceux qui sont partis sur une longue période, comment estimez vous votre niveau d'anglais par la suite ? J'ai oublié de préciser que mon but est d'intégrer la filiale US de mon entreprise à mon retour de congé, ou une autre filiale anglophone.

Je vous remercie pour vos réponses et vos conseils si vous en avez !!

Coralie
Croisière "Saveurs des Terres du Soleil" English translation pending
by Jarod3110 · 2014-08-24 · 12 replies
Bonsoir

NOus comptons partir à bord du COSTA CLASSICA pour la croisière saveurs des terres du soleil pou le 22 octobre.

Y aurait il sur le forum des futurs participants ?

Les escales sont :

- MALAGA - TANGER - CASABLANCA - CARTHAGENE - VALENCE

que me préconisez vous comme visite dans ces villes ?

merci d'avance
Croisière MSC Preziosa English translation pending
by Picousette · 2014-08-23 · 131 replies
Bonjour,

Voilà nous avons réservé notre croisière pour le 10 avril 2015 sur le MSC PRECIOZA donc si quelqu’un part à cette période, n'hésitez pas à nous contacter.

Et pour ceux qui ont déjà réaliser cette croisière, vos conseils sont les biens venus.

Merci d'avance

Elodie
Taxi pour Ourika à la journée: combien et quand payer? English translation pending
by Raphaelgun · 2014-08-08 · 21 replies
Bonjour, au mois de septembre je pars au Maroc. je compte faire une journée dans la Vallée de l'Ourika. 1. Quels sont les tarifs 2014 pour réserver un taxi une journée entière 9h-19h ? 2. Je ne veux pas faire d'impair, ni paraître indélicat mais quand dois je payer le chauffeur? (sachant que nous le laisserons peut être seul durant une petite promenade à pieds).

Merci de toute l'aide que vous pourrez m'apporter.
Etudes de marketing au Québec English translation pending
by GloriaK · 2014-07-21 · 7 replies
Bonjour, Je me présente, je suis une lycéenne, j'ai 17 ans et je me prépare pour une Terminale ES (je suis donc dans un lycée français, mais à l'étranger) Ayant longuement hésité, j'ai décidé de faire du marketing à l'université, tout en essayant de me "me cultiver" dans l'art visuel. Je suis actuellement au Quebec pour les vacances, et j'envisage d'y faire mes études. J'ai trouvé des facultés d'administration et de gestion : udEm, HEC, université Laval, université de Sherbrooke.

Ils précisent dans les conditions d'admission que pour les ressortissant des lycées français il faut une bonne mention au bac français (ce n'est pas un problème), mais aussi avoir fait une année préparatoire -> et c'est ce que je ne comprends pas (?), y a t-il des écoles préparatoire au Quebec? D'ailleurs quand je parle d'années préparatoire à ma grande soeur qui est actuellement en maitrise dans une faculté d'administration, elle ne comprend pas non plus, sachant qu'elle a eu son bac (le diplome en secondaire pour le systeme francais) et a directement fait un baccalauréat en administration à l'UQTR, puis est allée à l'univ de Sherbrooke.

Et j'aimerais aussi qu'on me parle des villes, la seule ville que je connais bien est Sherbrooke, et je ne sais pas ce qu'il en est de Montreal, Quebec (ville). Je me dis qu'à Montréal j'aurais plus d'opportunités pour faire en parallèle de l'art mais une autre partie de moi me dit qu'il doit surement avoir beaucoup trop de concurrence.

Auriez vous des conseils? je ne sais pas du tout vers quelle ville, ou université me tourner.

Mercii d'avance! (Bonne soirée, ou bonne journée ;p)
Turbulences sur les vols vers New York English translation pending
by Floetlaura · 2014-07-20 · 22 replies
Bonjour à tous !

Nous avons effectué un vol aller retour Paris - New York au mois de mars avec Air France (boeing 777). Le vol aller s'est très bien passé (vol très calme, quasiment aucune turbulences). Par contre, le retour a été très mouvementé. Nous avons voyagé de nuit et le vol a essuyé de grosses turbulences. Je suis personnellement très anxieuse en avion et la moindre petit secousse me paralyse sur le champ. Les perturbations ont duré au moins deux heures. Au bord de la crise d'angoisse, j'ai dû faire appel plusieurs fois au personnel navigant qui m'a exceptionnellement autorisé à me lever pour changer de place (nous étions dans la queue de l'appareil, on nous a placé plus à l'avant). Parmi tout ce que les hôtesses de l'air m'ont dit pour essayer de me rassurer, je me souviens avoir entendu que ces perturbations sont plutôt "courantes sur cette liaison". Avez-vous déjà été dans ce cas ? Quelles ont été vos expériences de vol Paris / New York ? Nous referons probablement la liaison dans le futur et j'angoisse à l'idée que ça se reproduise...
Documentaire sur la Namibie English translation pending
by Oultrasur2 · 2014-07-19 · 24 replies
Hier soir sur France 5

LE LÉZARD ET L'ARC-EN-CIEL Documentaire (54mn) Le fleuve Orange est situé à la frontière de l'Afrique du Sud et de la Namibie ; sa région abrite une faune composée de reptiles, de batraciens et de lézards arc-en-ciel.

Il est à la fois terrifiant et magnifique ce cobra noir !!!

Bonnes vacances à tous. Je sais pas vous, mais moi je pars voir les éléphants ! 🙂 enfin c'est mon tour. 😎

Fred
Croisière MSC Musica du 18 novembre 2014 English translation pending
by Dahan51 · 2014-06-18 · 226 replies
bonjour a tous qui fait la croisière sur le musica de msc le 18/11/2014 départ de Marseille
Partir en sport-études basket aux USA English translation pending
by Alinefq · 2014-06-15 · 23 replies
Bonjour ma présence sur ce forum à pour but d'aider mon fils, il est passionné de basket et son but ultime et incontestable est de devenir basketteur professionnel aux USA. Nous vivons en Corse mais il a intégré le club de Basket d'Aix depuis 2 ans. Il passe son bac sur Aix et reviens en Corse après ses examens. Son objectif depuis la 3eme est de partir aux USA dès l'obtention de son BAC. Cependant nous sommes à la veille des examens et nous sommes dans une impasse..

Il a entrepris des démarches auprès d'un organisme IMG ACADEMY. Cet organisme situé en Floride propose une formation universitaire hors de prix (40 000€/an sur un premier devis s'est transformé en 60 000€/an). Le financement initial aurait pu être possible par le biais d'un prêt étudiant mais le devis final nous a littéralement anéanti car il nous sera impossible de financer une telle somme... quelqu'un connait il cet organisme ? Beaucoup d'arnaques existent sur ces centres qui font rêver et ne correspondent pas à la réalité Des organismes proposent aussi des aides pour obtenir des bourses éventuelles, faut il s'y fier ?

Aujourd'hui je ne sais pas quoi faire pour l'aider dans ses démarches, nous avons fourni à cet organisme toute sorte de documents (lettre de recommandations, bulletins scolaires etc....) mon fils à meme payé les frais d'inscription non remboursable ( à peu près 200€)

A ce jour il n'est inscrit dans aucune université qu'elle soit en France ou ailleurs car en dehors du Basket rien ne l'intéresse. Il est déterminé à atteindre ses objectifs, il est fonceur et travail dur pour y arriver. Etant à la veille de ses examens je ne lui ai pas annoncé que nous n'avons pas trouvé de solution pour financer son projet à IMG ACADEMY. Je suis inquiète pour son avenir et ne sais pas comment l'aider dans ses démarches

Mes questions sont nombreuses en voici quelques unes :

il a eu 18 ans en janvier dernier, le bac en poche sera t'il concerné par une High scool ou une université ? Existe t'il la possibilité de faire une année de préparation à l'obtention du TOEFL et de faire du basket en parallèle ? Avez vous des organismes à nous conseiller ?

Dès lundi je vais me rapprocher de l'ambassade des Etats Unis pour essayer d'avoir plus d'informations

Je remercie par avance tous ceux qui pourront nous aider.

Aline
Itinéraire Madrid - Andalousie - Barcelone English translation pending
by Supai · 2014-06-12 · 16 replies
Bonjour,

Mon compagnon et moi, nous avons prévu de partir en Espagne du 2 au 24 août (pas plus de 23 jours puisqu'il doit reprendre son travail). Nous partons avec notre voiture pour faire le tour d'Espagne mais péage et carburant, coûte très cher.. ce qui nous fait encore hésiter.. En fonction de l'itinéraire finalisé et de vos avis, on pourra être plus sur de notre choix. Il faut que la route soit agréable à conduire puisqu'il va avoir bcp d'heures et que c'est le premier road trip de mon compagnon 🤪.

D'après vous, est-il réalisable et agréable ? Et à propos des déserts Bardenas et Tabernas, est il possible d'y aller en voiture (golf volkswagen) ? En restant sur la route bien sur et avec un peu de marche si c'est possible (je pense pas plus d'1h30, vu que mon compagnon n'est pas habitué à marcher longtemps).

Il faut que je cherche des campings proches des villes d'arrêt pour dormir, pas trop touristiques et tranquilles.. Si vous en connaissez des sympas, n'hésitez pas à en parler, sinon j'en parlerais dans une autre discussion. On compte aller à l'hôtel à Madrid, Seville et à Barcelone. On cherche aussi un bon gps 5pouce minimum, tomtom ou garmin.

Itinéraire Nice - Madrid - Andalousie - Barcelone Jour 1 : Nice - Carcassonne (4h30) Jour 2 : Carcassonne - Huesca (5h) - Saragosse - Tudela (1h30) Jour 3 : Tudela - Les Cortinillas, Bardenas Reales (1h) Jour 4 : Tudela - Salamanque, à voir la plaza Mayor, le convento de las Dueñas (4h20) Jour 5 : Salamanque - Avila (1h25) - Ségovie, à voir Alcazar et aqueduc Romain (1h) - Palais de San Lorenzo Del Escorial (40min) - Madrid (45min)Jour 6 : Madrid, visite de Madrid (à compléter) et détenteJour 7 : Madrid - Caceres (3h) - Merida (1h) - Zafra (1h30) - Seville (1h30)Jour 8 : Seville (Détente)Jour 9 : Seville : Matin : Metropol parasol Palais - Palacio de la condesa de lebrija - Costurero de la reina - Plaza de espana. Après midi : Jardins de l'Alcazar Jour 10 : Seville - Carmona (30min)Jour 11 : Seville : Détente Jour 12 : Seville - Costa Luz (1h30) - Vejer de la Frontera (30min)Jour 13 :Vejer de la Frontera - Tarifia (1h) - Ronda (2h) - Malaga (1h30) Jour 14 : Malaga - Cordoue, à voir mosquée, calleja de las flores cordoba, alcazar (1h45) - Granada (3h35) Jour 15 : Granada - Guadix, les habitations troglodytes Almeria (1h) - Almeria (1h)Jour 16 : Almeria - Desert de Tabernas (30min), NijarJour 17 : Almeria - Cartagena (2h) - Valencia (3h) - Tortosa (2h) - Barcelone (2h)Jour 18 : Barcelone (Détente)Jour 19 : Barcelone - Matin : La Sagrada Familia Basilique de Antoni Gaudí. Déjeuner au Parc Guell à 20min de la Sagrada - Marché de la Boqueria Rambla (entre Place Catalogue et vieux port). Après midi : PlageJour 20 : Barcelone - Matin : Casa Batllo et Mila d'Antoni Gaudi (16min du Palais) - Quartier Barri Gòtic (20 min de la Casa) - Palais de la musique catalane. Déjeuner : Parc de la Ciutadella (12 min du palais). Après midi : Plage. Soirée : Fontaine magique de MontjuïcJour 21 : Barcelone. Matin : Montserrat monastery (à 1h du centre ville, à voir en voiture). Après midi : PlageJour 22 : Barcelone (détente) Jour 23 : Barcelone - Gérone (1h13), Costa Brava Restau "El Celler de Can Roca" - Cabo de Creus (1h30) - Nice (6h30)Plages à voir : Malgrat, Ciutadella, Sitges, Mar bella, Nova mar bella, Castelldefels Badalona, Bogatell Plage à évitez : la plage Barceloneta A voir aussi Musée National d’Art Catalan

Merci d'avance pour vos réponses !
Mariage franco-algérien English translation pending
by Caminde · 2014-06-11 · 184 replies
Bonjour, 🙂

Je suis française, adulte, pas de double nationalité, je vis en France, en Bretagne. J'ai rencontré un ami algérien, adulte, sans double nationalité, qui vit en Algérie, en Oranie.

Nous souhaiterions nous marier, mais apparemment , ça semble difficile, ou peut-être même impossible. Je ne sais pas.

Puisque tout passe maintenant par Internet et RdV.

Je suis déjà allée le voir en Algérie en février 2014. Moi, pas de problèmes pour y aller, puisque j'avais l'assurance voiture qui m'assurait question assurance rapatriement sanitaire, obligatoire maintenant. Seulement, lui n'a pas de voiture, donc pas il ne peut avoir cette assurance.

Nous souhaiterions vivre en France. Il faudrait qu'il puisse y venir.

Mais grand mais, je sais très bien qu'il faut ne pas risquer l'OQTF.

En allant sur les sites des Consulats de France en Algérie, Oran ou Alger, et de l'Ambassade , j'ai bien vu où ils disent de s'adresser.

Les assurances, ils proposent plusieurs compagnies d'assurance Voyage. Mais? Mystère question tarifs et conditions. Alors voilà.

Grandes questions:

- Comment faire?

- Quoi faire?

1/ pour qu'il puisse venir en France

2/ pour nous marier? En Algérie ou en France. En Algérie, d’après ce que j'ai lu ici, un mariage paraît plus possible. Mais peut-être pas évident ni rapide non plus.

Et aussi, comment pourrait-il venir en France, sans risque d' OQTF.

Merci d'avance pour vos réponses. Celles de ceux ou celles pour qui au moins l'une des possibilités ont vraiment marché.🙂

Ce qui serait bien peut-être dans un premier temps, c'est que lui puisse venir en France, sur un visa court séjour (90 jours ou 1 mois).
Guadeloupe d'hier et d'aujourd'hui English translation pending
by Guilbaud · 2014-06-09 · 36 replies
La Guadeloupe des années touristique 70 a bien changé. Dans les années 70 , la destination phare de la Guadeloupe était la petite ville de Gosier et son incontournable hôtel "Arawak" du nom des premiers indigènes. Ce lieu privilégié de "bonne société"' française friquée qui venait l'hiver se ressourcer au chaud soleil des Antilles et la petite plage en forme d'anse soigneusement entretenue matin et soir accueillait les visiteurs au son d'une musique antillaise de la très a la mode compagnie créole. A l'entour d'autres hôtels de grande qualité ont vu le jour et un petit centre commercial d'une cinquantaine de petits commerces a vu le jours ou les touristes en mal d'achats venaient dépenser leur argent pour acheter des vêtements dont il n'avaient nul nécessité. Puis au fil des années 70 avec mon épouse nous avons ressentis un malaise grandissant entre une population locale qui vivait au salaire minimum et des clients de dépensant sans donner l'impression de compter, Fin 70 le climat d'hostilité avait atteint un paroxysme en se manifestant sous diverses formes , exemple; a la caisse d'un magasin et avec la bénédiction de la caissière tout le monde passait devant nous, certains semblait même n'attendre que l'altercation , année après année d'autre actions du même genre nous faisait bien sentir que nous étions indésirables en Guadeloupe.

Pour nos vacances nous avons finis par choisir des destinations plus accueillantes. jusqu'à hiver de 2009 ou avons décider de revenir une semaine voir ce que Gosier était devenu. Nous sommes restés 3 jours, hébétés , notre bel hôtel Arawak fermé entouré de tôle ondulée taguée et le bijou de plage transformée en un lieu de détritus divers . 90% des commerces du petit centre commercial rideau de fer baissé tagué , des papiers gras un peu partout virevoltant.

Nous avons interrogé l' hôtelier chez qui nous étions pour essayer de comprendre l'ampleur de ce désastre et d'apprendre que le manque de main d'œuvre avait contraint la fermeture des sites , de notre incompréhension au vu du taux élevé de chômage sur l'île, de nous expliquer que les hôteliers n'avaient pas le droit d'embaucher d'autres que des guadeloupéens ....!!!

je me garderait bien des commentaires , mais a ne pas accepter les touristes ils semble que l'objectif soit finalement atteint, ils sont partis ailleurs, ces touristes et leur argent avec eux.
Traversée de la frontière Canada-USA English translation pending
by Phil159140 · 2014-05-17 · 32 replies
Bonjour à tous,

Espérant séjourner au Québec, en Août 2014, nous envisageons une petite virée à Boston, en voiture. Est-il compliqué, pour des français, détenteurs de passeports... français, de passer la frontière canado-américaine ?
Snorkeling en Asie du Sud-Est en décembre/janvier English translation pending
by Julien92Sui · 2014-05-17 · 63 replies
Bonjour tout le monde, Je prépare un long voyage en Asie qui devrait s'étendre de mi-juillet à fin janvier 2014. J'ai juste prévu les grandes lignes mais j'ai besoin de votre avis pour la fin de mon itinéraire : Mi-juillet à mi-août : Géorgie et Arménie Mi-aout à début septembre : Iran Mi-septembre : Inde (Uttarakhand uniquement) Mi-septembre à mi-decembre : Nepal Mi-décembre à fin janvier : ... ? Asie du Sud-Est...

Après le Nepal, qui est LE but de mon année sabbatique, je pensais varier un peu mon voyage car dans toute cette première partie du voyage, je compte randonner un maximum. Je pense qu'après 3 mois de treks au Nepal, un peu de plage me feront bien envie... et ça serait surtout pour y faire du snorkelling (petit budget donc je préfère vraiment si on peut voir des belles choses depuis la plage sans prendre de tour en bateau)... que me conseillez-vous ?

Trois critères me semblent essentielles : 1) Climat favorable en décembre/janvier 2) Beauté des fonds sous-marins accessibles depuis la plage 3) J'aurais mes vacances scolaires en juillet/août les années qui viendront... donc j'aimerais profiter de cette année sabbatique pour aller dans des régions qui ont un climat favorable en décembre/janvier et défavorable le en juillet/août, car c'est l'occasion ou jamais d'y aller.

Je me disais que les îles de la côte Ouest de Thaïlande devaient être bien pour ça, même si très fréquentée. Lesquelles en particuliers ? Où est-ce qu'on peut avoir de très bons fond sous-marins en partant de la plage.

Pour les Philippines : en théorie c'est la bonne saison (d'après les Guides papiers) mais d'après les discussions sur ce forum, j'ai l'impression que ce n'est plus le cas depuis quelques années. Sur quelles îles le climat est-il favorable en janvier ? Luzon m'intéresse bien car en plus du snorkelling, il y aurait pas mal de possibilité de rando. Le 3e critère que j'ai énoncé risque d'entrée en compte : si le temps est pareil aux Philippines/à Luzon, l'hiver que l'été... j'attendrais pour y aller, j'aurais bien l'occasion par la suite.

Sinon, je pensais encore aux Moluques... mais là, je n'ai pas encore trop fait de recherches. Et ça couterais plus cher en billet d'avion.

Il y a aussi Phu Quoc au Vietnam qui semble convenir à mes critères.

Très généralement, quels sont vos meilleurs souvenirs de snorkelling en Asie du Sud-Est ? Quel pays, quelle région ?

Merci de votre aide pour ces questions très très larges,

Julien
Première visite du Japon en famille du 7 au 23 juillet 2014 English translation pending
by Pierryck · 2014-05-13 · 12 replies
Bonjour,

Je viens de booker mes vacances d'été ce week end. Au départ je pensais partir en Grece et comme j'ai vu une promo sur les billets d'avion pour le Japon j'ai swappé de destination. Nous sommes une famille de 4 avec 2 filles de 8 et 11 ans. La grande de 11 ans est passionnée de manga... Nous avons un budget de 6000€ / 7000€ dont 4600€ pour l'avion + l'hotel + Pass JR Train.

Nous arrivons a Tokyo le 7/7 à 10h25 et nous partons d'Osaka le 23/7 à 13h15 aussi.

L'HOTEL: L’hôtel c’était chaud pour réserver car j'ai l'impression qu'il n'y a plus trop de disponibilité et en demandant pour 4 personnes cela limité pas mal le choix. Il y a 2 ans en Thailande, j'avais réservé des chambres pour 2 personnes alors que nous étions 4 et cela c'était bien passé. Au Japon, j'ai pas osé car j'ai l'impression que les chambres sont plus petites. Même si je suis sure qu'une chambre triple suffirait car mes filles sont des petits gabarits. Q1 : Est-ce que cela craint si je réserve une triple pour 4 personnes ?

J'ai pas encore remplit l'itinéraire mes j'ai tout réservé car j'avais peur de plus trouvé d’hôtel a des prix corrects. Q2 : Est-ce que des réservations vont se libérer d'ici la et j'aurai d'autre choix ? Est-ce qu'il y a des sites pour des réservations d’hôtel a la dernière minute pour avoir des hôtels plus luxueux mais avec un big discount ? Est-ce qu'en Juillet le taux de remplissage est élevé et je me fais des illusions ?

L'ITINERAIRE: Tokyo 7N : du 7/7 au 14/7 (Activation du JR Pass 7J le 14/7) Kyoto 3N : du 15/7 au 17/7 Hiroshima 2N : du 18/7 au 19/7 Osaka 4N : du 20/7 au 23/7 (Fin JR Pass 7J le 20/7)

Q3: Est-ce que c'est bien équilibré (Je serai bien resté plus de jours a Kyoto mais avec les hôtels j'ai pas pu étendre plus la durée, je me dis que je me rattraperai a Osaka pour certaines visites comme Nara). A Osaka, mon JR pass sera expiré, comment faire pour se déplacer ? Si je loue une voiture est-ce que mon permis de conduire francais suffit ?

TRANSPORT: Q4: Le JR Pass comment cela marche ? Je me pointe a la gare et je réserve pour le prochain train ? Même pour Hiroshima avec moins de trafic ?

Cela s'est fait un peu précipitamment, mais maintenant que j'ai la base du voyage (transport & hôtels) je vais pouvoir lister les activités et j'ai déjà hâte.

Merci de votre aide et de vos conseils !

Pierryck
Ma terminale aux États Unis English translation pending
by Louise81 · 2014-05-13 · 9 replies
Bonjour, Je suis en seconde général et l'année prochaine je pars en 1ère technologique (ST2S). En terminal je voudrais partir faire ma terminale aux États Unis et revenir l'année prochaine en France refaire ma terminale. Je me demandais si partir 1 ans dans un lycée américain en sachant que je suis en ST2S n'est pas une année de perdu et qu'une pause entre mes études serait une mauvais chose pour moi ? (c'est ce que pense ma mère) Aidez moi, je suis un peu perdu
Retour de Lerida, Teruel, Cuenca, Aranjuez, Madrid, Tolède et Saragosse English translation pending
by Mguibentif · 2014-05-10 · 0 replies
Nous devions partir le jeudi précédant Pâques pour faire le tour décrit ci-après et continuer après Tolède jusqu'à La Coruna et revenir par le nord de l'Espagne vers le 5 juin, etc.

Nous sommes bien partis le jeudi, mais n'avons pas dépassé Aix-les-Bains. Je me suis arrêtée à un passage piétons, et... boum à l'arrière... Vu l'état du coffre et du pare-choc, nous sommes revenus à Genève, allés au garage, etc. Il a fallu trouver une voiture de location et on a supprimé la fin du voyage pour cette fois-ci... 😠

1er jour – mardi 22 avril 2014

Départ à 7 h 15 de Bandol, 632 km au compteur de la voiture de location.

Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 2 croissants, 4 cafés = 8.80 euros et lecture des journaux. Départ vers 8 h 15.

Autoroute pour Marseille, 2.20 euros.

Tunnel Prado Carénage, 2.80 euros, peu de bouchons, on en sort à 9 h.

Martigues, Arles, La Grande Motte, Sète, quelques averses... Travaux, on quitte Sète vers 12 h...

12 h 30, arrêt au restaurant La Camargue sur la route après Sète, sur la commune de Marseillan.

Restaurant La Camargue avec, à côté, le Ranch, promenades à cheval, etc. Voir
http://www.ranchlacamargue.fr/

2 menus (entrée, plat principal, dessert) à 13.50 euros, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 33 euros.

Buffet d'entrées, 1 faux filet, 1 escalope de porc aux champignons, 1 tarte aux pommes, 1 fromage.

Simple et très correct, départ vers 13 h 30.

Route pour Béziers, Narbonne...

15 h 30, arrêt 15 min. à Salses. On a déjà visité la forteresse. 1 coca light = 2.80 euros

Suite de la route, traversée de Perpignan... On arrive à 16 h 30 à l'hôtel Acajou, réservé sur internet, à Argelès-Plage. On connaît, on est déjà venu à Noël... c'est pratique.

Chambre 10, avec voiture devant. Je règle tout de suite, 38.50 euros pour la chambre sans petit déjeuner (dont 1 euro de taxes de séjour pour deux).

Installation, on repart pour Saint-André à 8 km. Arrivée à 17 h 10. Visite de l'église, intérieur intéressant, mais surtout le linteau au dessus de la porte d'entrée ainsi que la fenêtre au dessus dudit linteau. L'église ferme normalement à 17 h, mais il semble y avoir une messe à 17 h 30 ce jour. Puis, visite du petit musée à côté sur l'art roman, 2 euros par personne. On nous remet un pass si l'on a d'autres visites dans la région, elles seront à mi-prix. Diaporama intéressant également. Le musée ferme à 18 h. Ca va juste, on a terminé à 17 h 55.

On décide d'aller quand même à Saint Genis des Fontaines à quelques kilomètres de là malgré l'heure.

Parking vers 18 h 10, le cloître reconstitué depuis 1995 ferme à 18 h. L'église est fermée. On admire le linteau. Demain, ouverture à 9 h 30... Petit tour dans le village... 1 sandwich et 1 coca light au supermarché = 4.40 euros. 2 cafés dans un bar = 3 euros.

On revient reprendre la voiture, tiens l'église est ouverte, on profite d'entrer, je préfère l'intérieur de l'église de Saint-André, resté « plus roman » qu'ici...

Départ vers 19 h 10, arrivée à l'hôtel à 19 h 30.

2e jour – mercredi 23 avril 2014

On va au centre ville d'Argelès pour déjeuner. 2 croissants + 4 cafés = 7.40 euros.

Départ d'Argelès vers 8 h 45 pour Céret, Amélie-les-Bains, Arles sur Tech, Prats de Mollo... ça ne roule pas vite dans le Vallespir, mais très agréable car temps splendide ce jour...

Essence en Espagne à Camprodon, 1.459 euro le litre de sans plomb 95 = 61 euros.

En Espagne, ailleurs en Europe ?, faire attention à ne pas se faire refiler de pièces de 1 bolivar vénézuélien qui ressemblent beaucoup aux pièces de 1 euro...

11 h. on est garé au centre de Ripoll près du monastère, parking 2 euros jusqu'à 13 h, après gratuit jusqu'à 16 h.

Visite du monastère + cloître, 3 euros par personne.On était déjà venus il y a fort longtemps et on voulait revoir surtout le portail du monastère et le cloître.

11 h 45, repas en face du monastère. Cafétéria La Parada. 1 salade, 2 x 2 oeufs au plat/frites, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 15.25 euros.

Petit tour dans Ripoll, fête de San Jordi.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sant_Jordi

13 h, on quitte Ripoll, direction Vic et Lleida. Autovia presque tout le long du trajet, surtout des camions (notamment de transport de porcs...), mais relativement peu de trafic.

15 h, on arrive à Lleida, on trouve un parking gratuit pas trop loin de l'hôtel réservé. On y va à pied avec les valises, installation, etc.

Hostal Goya, chambre 36, avec balcon. Parfait et très propre. Je règle tout de suite les 33 euros pour la nuit sans petit déjeuner (dont 1 euro de taxe de séjour). Le seul problème, dû peut-être à la chaleur ce jour, de très fortes odeurs émanant des canalisations dans la salle de bains et même dans la chambre...

La gare routière est assez près de l'hôtel.

16 h, on repart à pied dans la rue piétonne centrale, quelques belles maisons, cathédrale, mairie. puis place Saint-Jean, ascenseurs pour monter à l'ancienne cathédrale où on arrive vers 16 h 45. Petit tour sur la colline, on n'entre pas dans le château, on fait le tour de la cathédrale fermée. Le château ferme à 17 h 30 de toute façon... La vue d'ensemble est belle surtout.

Il fait 27 degrés... 2 glaces à l'extérieur vers le parking, 3.60 euros.

On redescend, on poursuit la rue piétonne jusqu'à la gare des trains. On remarque un hôtel Transit dans la gare.

On revient en partie par une autre rue vers l'hôtel. Il y a de plus en plus de monde notamment pour la San Jordi.

19 h. arrêt dans une cafétéria près de l'hôtel. 1 salade mêlée, 1 plat avec 2 brochettes de viande, 1 spaghetti, 1 coca light, 1 eau minérale (il arrive un « Vichy catalan »), 2 cafés = 24.10 euros.

20 h, retour à l'hôtel, au calme, après avoir subi pas mal de bruit en ville avec la fête...

Disons que je ne passerais pas 1 semaine dans cette ville...

3e jour – jeudi 24 avril 2014

7 h 30, dans un café-boulangerie à 100 mètres de l'hôtel, 4 cafés et 2 croissants = 5.50 euros.

On retourne à pied à la voiture, départ 8 h 30 pour Teruel ce soir.

La N211 traverse de très beaux paysages.

Mequilenza au bord de l'Ebre semble très jolie.

Caspe au loin également...

11 h arrêt à Alcaniz au bas de la vieille ville.

1 jus d'abricot et 1 coca light au Café des Sports = 3.10 euros.

On monte visiter la cathédrale, on y voit encore les objets récemment transportés en procession lors de la semaine sainte... puis, on monte au Parador, on entre dans la cour, au fond église, cloître, faudrait prendre une visite guidée (4 euros), etc. On renonce. Belles vues d'en haut en revanche.

12 h 15, on retourne au même bar que ce matin. 2 filets de porc, patates, poivrons, salade verte, 2 gâteaux San Marco, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 26.15 euros.

Départ vers 13 h 30. A la sortie de la ville, essence sans plomb 95 à 1.409 euro le litre = 29 euros.

Départ vers 13 h 45.

Montalban, joli village

Utrillas, patrimoine minier ancien

Alfambra, superbe village « rouge » entouré de terres et roches très colorées. La vue d'ensemble est splendide.

Arrivée à Teruel à 15 h 45. Pas grand monde sur la nationale...

On trouve facilement l'hôtel fléché en ville. Places de parking gratuites dans la rue devant (sinon, il y a un parking réservé à l'hôtel à l'arrière, payant je suppose...).

Hôtel Civera, Chambre 504, 5e étage, réservée par Booking = 40.50 euros sans petits déjeuners, que je règle immédiatement. Si pas réservé par Booking, 5 euros de plus pour 6 h d'internet.

On repart à pied vers 16 h 20.

Visite en ville du mausolée des Amants de Teruel, de l'église adjacente (San Isidoro) et de son cloître. Billet groupé à 8 euros par personne.

Puis, visite du centre ville, de 2 ou 3 tours (sans monter à l'intérieur). Les façades des tours sont remarquables.

Visite de la cathédrale (plafond remarquable) et du musée diocésain à côté (de beaux objets, notamment 3 vierges romanes en bois), billet groupé 3 euros.

On va voir de près l'aqueduc, on rentre en passant par la gare routière. Ascenseur à l'arrière et vue panoramique.

Arrêt pour 3 parts de tortilla au thon, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 9.20 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h 30.

J'ai trouvé Teruel beaucoup plus jolie et intéressante que Lleida hier.

4e jour – vendredi 25 avril 2014

Petit déjeuner dans un café-boulangerie à 50 mètres de l'hôtel. 2 croissants et 4 cafés = 6 euros.

Départ pour Cuenca à 8 h 25.

A nouveau, très jolis paysages sur la route... Pratiquement personne sur cette route...

Canete est un très joli site. Village avec ancien village ou château au dessus.

Fuentes, de nombreux hostals, semble être sur la route de Compostelle.

10 h 30, on arrive à Cuenca.

Du bon côté, on trouve facilement l'hôtel, parking gratuit dans la rue devant ou dans la rue au dessus.

On s'installe, ça ne va pas vite, il y a d'autres clients et la patronne, fort sympathique, nous explique tout ce qu'il faut voir sur un plan, en répétant tout 3 fois, en espagnol, mais je la comprends à 80 %...

Je règle la chambre réservée sur Booking = 45 euros avec les petits déjeuners.

Hotel Plaza, Chambre 10, au rez-de-chaussée. Apparemment, toutes les chambres sont au rez. La nôtre donne à l'arrière sur un toit (il ne faudrait pas laisser la fenêtre ouverte, on pourrait entrer). Beaucoup de bois, c'est assez sombre, très très propre. WIFI gratuit dans la chambre.

A côté de l'hôtel, passage chez le cordonnier pour déposer 2 paires de chaussures à réparer qui seront prêtes ce soir à 19 h paraît-il.

Donc, départ à pied de l'hôtel à 11 h 30.

La gare routière est près de l'hôtel, on passe devant (il y a un resto à l'intérieur).

On se dirige vers les 4 maisons suspendues, jolie route le long de la rivière. On va sur la passerelle en face pour mieux les voir de loin (s'abstenir de la passerelle si on a le vertige...). En face, de l'autre côté de la rivière, le Parador et son église.

On monte dans la vieille ville visiter la cathédrale, entrée 3.80 euros (5 euros si on veut également voir le musée diocésain adjacent, on renonce). La cathédrale est splendide, bien éclairée et mise en valeur. Visite de son cloître également. Etonnamment, il y a des WC dans le cloître.

On en ressort vers 13 h 20. Nous sommes sur la Plaza Mayor où se trouve la Mairie.

Repas au Restaurant San Juan, dans une salle arrière assez jolie. Il y a des menus à 10 et à 20 euros.

2 menus à 10 euros. 1 grosse salade pour deux. 1 tagliatelle bolognaise, 1 tagliatelle carbonara, 2 grillades boeuf avec légumes (excellente viande), on renonce au dessert et on prend le café à la place, 1 coca light, 1 verre de vin rouge (excellent paraît-il) = 20 euros. L'endroit est à recommander... Plein de monde du coin apparemment. Ceci : http://sanjuanplazamayor.com/indexb.htm

Vers 14 h 30, on sort et on monte par un chemin sans voiture derrière la cathédrale jusqu'au château. On dépasse le château pour aller jusqu'au parking à l'entrée de la vieille ville. Parking gratuit, possible pour camping cars. En face, parking non goudronné également possible pour camping-cars. Plein de restaurants entre le parking et le château.

On redescend par la route des voitures. Forte pente entre le château et la cathédrale, faire attention aux véhicules et aux bus qui descendent à tombeau ouvert... ça, c'est n'importe quoi en ville... Sinon, magnifiques vues sur l'autre versant de la ville. C'est vraiment une ville musée. J'y reviendrai sûrement car le site est fantastique.

On continue à descendre par la route, on ne va pas voir le musée des Sciences. Arrivés au bas de la vieille ville, on va à la place d'Espagne voir un Bodeguilla recommandé par la patronne de l'hôtel = Bodeguilla de Basilis. Ca ferme à 13 h et ça réouvre à 20 h. On a pu juste voir l'intérieur de ce bar assez sombre plein de photos jusqu'au plafond... On peut dire que c'est typique... Il semble qu'on y serve des tapas notamment. Bon, on est pas très intéressés, on ne va pas y revenir à 20 h...

On continue et on s'assied 30 min. dans un magasin de glaces = Capri. 2 très grosses glaces maison dans un gobelet = 8 euros, une chocolat noir, l'autre mandarine. Délicieux... = 8 euros.

On continue à pied et on arrive à l'hôtel vers 18 h.

Il y a 2 lignes de bus qui traversent la ville pour aller au parking au dessus du château : lignes 1 et 2, voir http://www.urbanoscuenca.com/ L'une d'entre elles passe dans la rue au bas de l'hôtel (la 1 sauf erreur)

Repos et internet dans la chambre avant d'aller chercher les chaussures...

On va récupérer les chaussures = 35 euros.

Près de l'hôtel, 2 tartes aux pommes, 3 cafés = 8.80 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h 40.

5e jour – samedi 26 avril 2014

Petit déjeuner vers 8 h.

La propriétaire m'offre un pendentif en fossile en souvenir de l'hôtel...

Départ 8 h 45 avec la voiture direction Aranjuez.

On prend l'autovia gratuite tout le long. A nouveau, très peu de véhicules sur cette route...

Arrivée vers 10 h 15, on voit le palais de loin en arrivant.

On trouve assez facilement l'hôtel réservé.

Aucun souci pour se garer gratuitement devant et dans les rues proches.

Hôtel Santa Marta, chambre 7. Je règle les 59 euros pour la chambre et les petits déjeuners. Là aussi, ça ne va pas vite, il y a d'autres personnes. Au 1er étage, sans ascenseur, escalier assez pentu... un serveur monte nos 2 valises, ça nous arrange... On s'installe.

La chambre est un peu triangulaire, c'est très propre, il y a un tout petit balcon. Les maniaques du détail pourraient avoir des soucis par ici en revanche..., mais pas nous... Pas assez de prises électriques dans la chambre.

11 h, on repart à pied direction le palais royal proche.

C'est ouvert de 10 h à 20 h, on reviendra tout à l'heure...

On poursuit pour aller voir la gare pour demain matin.

On pourrait se parquer gratuitement facilement à côté de la gare, mais l'endroit est désert, on préfère laisser la voiture en ville comme on va rester à Madrid 1 semaine...

Billets à 4 euros aller simple par personne, environ 40 min. de trajet, un train toutes les 30 min. environ, même demain dimanche. Il faut acheter les billets au distributeur demain (le même jour que le départ).

Exactement en face de notre hôtel, dans la même rue, se trouve la station des bus pour Madrid notamment, ils arrivent à la station Sud à Madrid. Mais on préfère le train... l'appartement réservé à Madrid étant proche d'Atocha.

Bus vert clair no 423, compagnie AISA, http://www.elportaldelautobus.es/horarios-y-planos/39/840-linea-423-madrid-estacion-sur-aranjuez

On revient en arrière.

12 h, restaurant La Riberena. On peut manger à cette heure-ci. OK.

= http://www.lariberena.es/

2 menus à 15 euros + 2 cafés = 33.60 euros. 2 lasagnes maison, salade. 2 escalopes panées frites, 2 macédoines de fruits. Très bien.

Vers 13 h 30, on est de retour au Palais. 2 entrées à 9 euros par personne (sinon il y a des visites guidées à 15 euros). Consignes pour déposer le sac à dos, scanner à l'entrée, etc. On y reste env. 45 min.

Dans tous les monuments, prévoir une pièce de 1 euro pour l'utilisation des consignes (la pièce nous est restituée après usage de la consigne).

On part ensuite en ville visiter les cours des bâtiments adjacents, puis en direction de la place des taureaux, on voit l'ancien hôpital et on va visiter le parc le long du Tage (Jardin del Principe)... très loin à pied... quelques fontaines...

16 h 30, affalés sur la terrasse d'un bar au centre ville, mal aux pieds... 2 coca light avec pop corn = 4.60 euros. Le vent se lève, tempête de pollens des érables, on se replie vite fait...

On rentre un moment à l'hôtel proche, internet, etc.

Vers 19 h, on retourne sur la place centrale.

12 gambas à la plancha, 1 salade de pommes de terre, 1 sandwich avec tortilla, 1 plat de morceaux de porc, 1 Schwepps, 1 coca light = 23.50 euros. La vaisselle est maltraitée, que de bruit... sinon tout était très bon...

Plus loin, 1 gâteau = 1.90 euro, 2 cafés = 2.40 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h 45.

6e jour – dimanche 27 avril 2014

Petit déjeuner vers 8 h

Départ à pied vers 8 h 35 pour la gare où on arrive à 9 h 05.

2 billets pour Madrid aux machines = 8 euros

Le train part à 9 h 21, on arrive à Atocha vers 10 h 05

Aujourd'hui, c'est le marathon de Madrid, on le savait, mais pas trop gênant dans le secteur de la gare.

Petit tour dans la gare, on en sort devant, on prend la rue Santa Isabella, au passage, bref arrêt au musée de la Reine Sophie pour constater qu'il est gratuit aujourd'hui (jour de la danse). Sinon, entrée 12 euros apparemment.

On va voir où se trouve l'appartement loué (rue Salitre 22), nous devons y être à 14 h.

On trouve un café-restaurant dans l'angle de la rue. 1 café, 1 croissant, 1 eau minérale = 4.60 euros. On y laisse nos 2 valises « en consigne », sympa le garçon

Pas très intéressé par le musée de la Reine Sophie, on voulait surtout voir Guernica et le bâtiment lui-même, bon, c'est l'occasion.

On y retourne à 11 h. Tour rapide des 3 étages, de la cour, puis de la partie nouvelle, terrasses, vues sur le marathon qui se déroule aujourd'hui en partie au dessous... Le 2e étage est le plus intéressant pour moi, le reste, je n'en parle même pas... pas mon truc.

Dans la boutique du musée, achat d'un plan de Madrid = 7.90 euros.

13 h 30, on est ressorti et on trouve une terrasse pour 1 coca light, 1 verre de vin, 2 sandwich jambon, 2 cafés = 13.90 euros

A 14 h, on est à l'appartement, on s'installe.

Appartement réservé sur Tripadvisor, 240 euros pour 6 nuits.

Difficile de trouver ce que je voulais, à savoir près d'Atocha, pas au 5e étage sans ascenseur... et calme.

Nous sommes au niveau de la rue, l'appartement a une petite cour intérieure et ne donne que dans cette cour, 1 lit en mezzanine et 1 canapé transformable en lit. L'immeuble est ancien, mais c'est propre et pratique. Impossible de se garer dans la rue devant...

Cuisine avec frigo, micro-onde, hotte. Machine à laver dans une alcôve. 1 salle de bain/WC et 1 sorte de dressing au dessous de la mezzanine. 1 pièce avec une grande table pour manger.

15 h, on ressort et on va voir à pied où se situe le marché du Retiro (ils sont en train de ranger, on y retournera), puis on va voir la Piazza Mayor. Splendide.

On revient par la rue Atocha.

En route, sur la place Benavente, 2 grosses glaces, une rhum raisin, une menthe chocolat et 1 coca light = 8.90 euros = www.dolceangelo.com

On va acheter quelques commissions pour l'appartement = 8 euros

Un peu de repos dans l'appartement, puis on ressort vers 19 h

En haut de la rue, 1 grosse salade saumon, 1 steack frites, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 22.10 euros.

Retour vers 20 h 30 à l'appartement.

7e jour – lundi 28 avril 2014

Petit déjeuner vers 8 h, 4 cafés, 2 croissants = 7.60 euros

On va à pied voir la Porta del Sol, le théâtre de la Zarzuela, la place Cybeles, une petite exposition de photos dans la poste, la place de l'Indépendance, la Casa America (sans entrer) = http://www.casamerica.es/visitas.

11 h 45, repas près du musée Thyssen, à l'arrière. Menus du jour à 10 euros. 1 salade mêlée, 1 spaghetti bolognaise, 1 churrasco, 1 escalope de poulet, 2 flans caramel, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 20 euros

Vers 13 h, musée Thyssen, entrées gratuites tous les lundi de 12 h à 16 h (sinon 10 euros, hors expositions temporaires). Que de tableaux... Magnifique ! On en repart vers 15 h 15.

On revient à l'appartement en prenant une rue piétonne montant à l'arrière du musée.

Quelques achats au magasin Dia à côté de l'appartement = 8 euros.

Repos, internet, petit repas tranquille.

2 cafés sur une terrasse à côté = 3.40 euros.

Retour à l'appartement vers 20 h 15.

8e jour – mardi 29 avril 2014

Petit déjeuner vers 7 h 30 près de la gare d'Atocha, café Le Brillant, un des seuls ouverts à cette heure-là... 4 cafés, 1 croissant = 6.90 euros

On va prendre un billet de train cercanas pour aller à El Escorial, même tarif, même zone que pour Aranjuez, 2 billets aller simple = 8 euros.

Un peu d'hésitation entre lignes C3 et C8... Bon, finalement, faut se rendre sur le quai du C3 pour une raison que je n'ai pas comprise. On attend le prochain train qui arrive à l'heure à 8 h 40. Donc, c'est un C3 qui arrive. Depuis la gare de Villalba, il va changer de nom et afficher C8... Il faut 1 heure environ pour arriver à El Escorial.

Depuis la gare de El Escorial, il est aussi possible de prendre un train pour Avila.

Ensuite, on monte 100 mètres à pied, là, soit on suit la route, soit on monte par un chemin en terre sur la gauche, soit on monte à gauche en traversant le parc de la Case Felipe (le parc ouvre à 10 h.). On opte pour la route. En montant tranquillement, il faut 30 min. pour arriver devant le musée à San Lorenzo de El Escorial.

Sinon, taxis à la sortie de la gare ou bus L1 vert clair qui monte à San Lorenzo de El Escorial.

Ceci : http://www.aytosanlorenzo.es/Contenidos/_tP40_H9xYr_DZARGg24aZDf6w52BOAzsOtKkLZ5KOa8

Pour ceux qui veulent venir depuis Madrid en bus, il y a un bus 661 qui part à Madrid de la station de Moncloa.

Ceci : http://www.sanlorenzoturismo.org/ingles/localizacion/horarios_661.htm

On entre au monastère, scanner, billets 2 entrées à 10 euros par personne, WC, on est opérationnels à 10 h 30. Visite en suivant les flèches, facile. Très beau et intéressant.

13 h 15, on a fini.

Repas plus haut en ville, Bar Alaska, dehors sur la terrasse sous les arbres. 2 menus du jour à 12.50 euros. 1 gambas salade, 1 oeuf/haricot/jambon, 1 saumon patates, 1 entrecôte patates, 1 crème vanille, 1 gâteau chocolat, 1 petite bouteille de vin, 1 coca light, pas de café. = 25 euros.

Vers 14 h, petit tour en ville, 2 cafés au soleil = 3 euros. Très jolie cette petite ville...

15 h 10, on redescend à la gare en traversant le parc de la Casa Felipe, ça va plus vite...

Je reprends 2 billets de train à 4 euros par personne pour le retour.

15 h 30, on attend le train de 16 h 01 sur le quai. Il arrive un C8... qui se transformera en C3 en route après Chamartin...

17 h 05, on est à Atocha.

On monte la rue Alfonse III et on tourne à gauche dans la rue piétonne (rue Claudio Moyano) pour redescendre. Boutiques de bouquinistes dans la rue piétonne.

Un petit saut au musée du Prado pour vérifier les heures d'ouverture gratuites, tous les jours de 18 h à 20 h, le dimanche et jours fériés de 17 h à 19 h. Le 2 mai est un jour férié à Madrid.

On coupe par les petites rues et à 18 h on est à l'appartement.

Repos un moment.

19 h 15, on va manger au café de l'Alma à côté (celui qui a gardé nos valises le premier jour). 1 salade tomates/mozzarella, 1 saucisse de Francfort, 1 eau minérale, 1 coca light, 3 cafés = 22 euros. Rien d'extraordinaire, mais on avait dit qu'on reviendrait, promesse tenue...

20 h 30, on est rentré à l'appartement.

9e jour – mercredi 30 avril 2014

Petit déjeuner vers 8 h 15 au même café qu'hier, Le Brillant. 2 croissants + 4 cafés = 8.20 euros.

Départ à pied vers 8 h 45.

Ronda de Atocha, Ronda de Valencia, Glorieta de Embajadores, Ronda de Toledo, Porta Toledo, Eglise Virgen de la Paloma, extérieur et intérieur, Gran via San Francisco, église San Francisco, terrasse avec vue à côté. Extérieur et intérieur, visite guidée possible si intéressé vers 10 h 30 avec montée dans la coupole, pas fait. Pas possible de voir le cloître et le reste des salles (travaux). Pas compris jusqu'à quand les travaux... Dommage, le cloître nous aurait intéressés. Très belle coupole à l'intérieur (fresques).

On passe par les parcs à l'arrière, un pont sur une autre rue au bas et on va voir les restes de la muraille arabe (derrière la cathédrale, calle Mayor, à côté de l'ambassade d'Arménie).

Possibilité d'entrer dans une crypte néoromane à l'arrière de la cathédrale (1 euro). Après avoir jeté un oeil et vu des chapiteaux romans newlook, on abandonne tout de suite...

On revient devant la cathédrale (La Almudena), on entre. On peut faire un don de 1 euro. Les vitraux et les peintures murales sont très modernes. Heureusement, certains objets anciens ont été installés dans cette cathédrale assez moderne...

On passe voir le côté du Palais Royal sans y entrer. Puis place d'Orient, l'opéra et place Isabel II (où se tient un marché de fromages, jambons, etc.). On coupe pour aller manger plaza Mayor.

11 h 45, repas à Cafétéria Cristina, plaza Mayor 7. Menus du jour à 9.50 euros. = 19 euros. 1 assiette de charcuterie, 1 assiettes avec 2 croquettes et 2 empanadas, 2 plats boulettes + pommes sautées, 1 flans caramel, 1 coca light, 1 verre de vin rouge. Pas de cafés.

Départ vers 12 h 45, arrêt derrière l'opéra au soleil pour 2 cafés. 2 euros (self service).

On repasse vers le palais royal.

Puis on continue, on passe devant le Sénat, on va au Temple de Debrod. Joli parc. Le temple rouvrira de 18 h à 20 h. Entrée gratuite. On abandonne et on continue dans le parc jusqu'au téléphérique où on arrive vers 14 h 45. 2 billets aller-retour = 5.80 euros par personne. (Il existe des billets aller simple à 4 euros). Belles vues sur Madrid et Palais Royal, trajet une dizaine de minutes.

Sur place, une cafétéria, 2 x 2 boules de glace (rhum raisin et chocolat) = 6.50 euros. 1 bouteille d'eau (0.5 litre) à une machine = 1.50 euros.

On revient, vers 15 h 45, nous sommes redescendus du téléphérique.

On coupe pour rejoindre la via Princesa, on passe 1/2 h. dans le magasin El Corte Ingles.

16 h 30, on descend la via Princesa et la Gran Via pour rejoindre la plaza Cybeles où nous arrivons à 17 h 30. 1/4 d'heure de repos sur un banc à l'ombre. Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de lutte contre le bruit, on ne peut pas dire qu'ils aient l'air au courant dans le secteur...

17 h 45, on descend l'avenue du Prado, on coupe sur la droite pour rejoindre l'appartement.

Petit arrêt dans un Carrefour Market pour acheter quelques victuailles pour demain soir, comme demain c'est le 1er mai... 7.90 euros.

18 h 30, on arrive à l'appartement. Un peu mal aux pieds...

Petit pique nique sur place, on ne ressort pas.

10e jour – jeudi 1er mai 2014

On ne sait pas ce qu'on va trouver d'ouvert en ce 1er mai, les musées sont fermés en tout cas. On a prévu le marché aux puces et le parc du Retiro.

Petit déjeuner vers 8 h 20 au café El Brillante. 4 cafés et 2 croissants = 8.20 euros

On rejoint le haut du marché El Rastro par la via Argumosa, place Lavapiès, rue Lavapies, rue Jesus y Maria, rue Duque Alba jusqu'au croisement avec rue Ribera de Curtidores. On descend cette rue, puis autres stands sur la place en bas à droite, puis on remonte 1 rue et quelques rues voisines, on redescend à la place ensuite.

Nous avons fini avec le marché aux puces et prenons le Paseo des Acacias jusqu'au rond-point des Pyramides pour voir l'ancien pont (Pont de Toledo). Nous le franchissons et revenons au rond point des Pyramides (qui sont plutôt des obélisques d'ailleurs)...

On remonte jusqu'au croisement avec le Paseo de la Esperanza pour aller manger à un resto repéré tout à l'heure... avec terrasse ombragée. On y arrive à 13 h.

2 menus du jour à 10 euros. 2 paellas en entrée, 1 encornets salade, 1 entrecôte panée patates, 2 boules de glace vanille, 2 boules de glace chocolat, pas de café = 20 euros.

Départ vers 14 h 15. On descend le paseo de la Esperanza et on tourne à gauche dans le paseo du Docteur Vallejo Najera. Depuis le croisement, rue piétonne et pour vélos seulement.

En route, 2 cafés en terrasse = 3.20 euros.

On continue jusqu'à la gare d'Atocha, on y arrive à 15 h 15. On entre pour revoir le hall avec les plantes, un bassin plein de tortues, etc. On ressort à 15 h 35, un bruit atroce, il y a un concert devant le musée Reine Sofia, enfin si on peut appeler ça un concert...

On contourne la place pour aller voir le parc du Retiro par rue du Prado et rue Espalter. Dans le parc, on va essentiellement regarder le Palais de Cristal et son lac, le palace de Velazquez, le monument à Alfonso XII, l'étang (avec locations de petits bateaux) et on ressort Place de l'Indépendance. Beaucoup de monde dans ce magnifique parc en ce jour férié... Il est 17 h 30.

On rejoint la place Cybeles en jetant un oeil à la Galerie de Cristal (derrière la Poste), la rue du Prado, on coupe et on arrive à l'appartement vers 18 h 15.

Repos, petit repas tranquille.

11e jour – vendredi 2 mai 2014

Aujourd'hui, musées ouverts, mais fête locale (jour férié) ici à Madrid.

Ceci :

Dos de mayo, 2 mai Le 2 mai 1808, les habitants de Madrid se révoltèrent contre Joseph Bonaparte, le frère de Napoléon, pour se libérer de l'occupation française. S'en suivent 6 années de guerre d'indépendance espagnole et la 1ère constitution espagnole. Madrid célèbre chaque année ces évènements autour de la Plaza de 2 de mayo dans le quartier de Malasana important de lieu de combat et aujourd'hui le centre de la contre-culture madrilène (voir La Movida). La police a aujourd'hui plus ou moins levé l'interdiction de boire sur la plaza juste pour cette occasion, ravivant l'esprit du Dos de Mayo.

Petit déjeuner vers 8 h 15 au même café qu'hier, Le Brillant. 2 croissants + 4 cafés = 8.20 euros.

On va à la gare prendre le métro 1 pour aller à la station Bilbao. De là, on pourrait prendre le métro 4 pour aller à la Plaza Colon, mais nous irons à pied. 1.70 euro le ticket par personne aux appareils.

Arrivée vers 9 h 30, on va voir la place Colon. Petite la colonne au milieu de cette immense place...

A côté une énorme grenouille en statue... porte-chance devant le casino... La statue semble dater de 2014.

On se rapproche du musée du Prado et on s'arrête à 11 h 30 pour manger avant d'y aller...

On mange dans un resto de chaîne VIP'S. Rien de notoire, donc on prend un « English breakfest » (pain grillé, champignons, tomate, oeufs brouillés, frites, lard, saucisse avec un jus d'orange frais), on ajoute 1 coca, 1 verre de vin et 2 cafés = 15.85 euros. Très étonnée de voir beaucoup d'Espagnols dans ce resto... à touristes... Bon, le mieux, c'était le jus d'orange, le reste, pas trop pour moi...

Vers 13 h, on arrive au musée du Prado, pour constater qu'il y a 50 mètres de queue...

On décide de rentrer préparer nos valises pour demain et de revenir à 17 h lorsque l'entrée sera gratuite, on verra bien, ça ne doit pas être pire... et cela ne le sera pas...

Retour à l'appartement, rangement.

C'est là qu'il devient impossible de pousser le verrou de la porte-fenêtre de la cour dans laquelle mon linge est sec sur le séchoir. Très bien, je monte sur la table de la cuisine et je passe par la fenêtre, je saute dans la cour, je récupère le linge, le séchoir, et je rentre par le même chemin via une chaise de jardin... ! Olé !

14 h 30, on ressort en direction de la Plaza Mayor, 2 glaces au même endroit que l'autre jour = 6.40 euros.

16 h 45, on est de retour au musée.

Il y a toujours 50 mètres de queue. On s'assied sur un banc à l'ombre et on observe... La queue ne bouge pas d'un centimètre pendant au moins 15 min. puis avance très légèrement...

Vers 17 h 10, tout à coup, ça avance très rapidement. On s'encourage, on se met dans la queue, en 10 min. nous sommes à l'intérieur du musée !

Pour info, le prix normal d'entrée du Musée du Prado = 14 euros par personne.

On commence par aller voir 2 ou 3 tableaux (Menines, etc), puis un tour rapide du reste.

A l'étage 0, sculptures et les fresques d'une chapelle entière (de Ségovie). Sinon, évidemment, de nombreux tableaux...

18 h 50, on est dehors, ouf !

On remonte en ville, une pizza dans la rue Cabeza fera l'affaire. 1 salade mêlée, 2 pizzas, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 32.50 euros.

20 h 45, retour à l'appartement.

12e jour – samedi 3 mai 2014

A 1 h 10 du matin, la propriétaire de l'appartement m'envoie un SMS pour me dire qu'elle ne pourra pas venir ce matin à 9 h et que nous n'avons qu'à laisser les clefs dans l'appartement...

8 h 15, on quitte l'appartement avec les valises direction la gare.

Petit déjeuner vers 8 h 25 au café El Brillante. 4 cafés et 2 croissants = 8.20 euros

On va à la gare, 2 billets à 4 euros par personne pour Aranjuez

Train à 9 h 23, on arrive à 10 h 11 à Aranjuez. Footing jusqu'au centre ville... 10 h 35, 2 cafés avant de reprendre la voiture = 3 euros

On se perd un peu en ville en cherchant la route de Tolède...

Essence super sans plomb 95 à 1.359 euro le litre = 42 euros.

11 h 25, on sort par la N400, route quasiment toute droite jusqu'à Tolède, pleine de flics qui surveillent les vitesses...

12 h, on passe devant la gare de Tolède, très belle.

12 h 10, on est garé gratuitement devant l'hôtel Godofredo. Paperasses, je paie les 2 nuits = 94 euros et on s'installe chambre 214, beaucoup de place, grands lits, double vitrage, climatisation, parfait. Ascenseur, WIFI. 1 plan de la ville = 2 euros.

Quasiment devant l'hôtel, arrêt des bus 91, 5, 10, 93 et B2 en direction du centre ville voir http://www.t-descubre.com/es/info/autobuses_urbanos_toledo.php

Juste à côté de notre hôtel, il y a un autre hostal = Hostal Toledo, ceci http://www.hostaltoledo.com/fr

Vers 12 h 50, on arrive à pied dans un centre (pour touristes) proche = Toletum On commence par nous dire que l'on peut manger à 13 h, ensuite, on nous dit 13 h 30. Bon, on attend...

2 menus du jour, 1 coca light, 2 verres de vin, 2 cafés = 26.40 euros. 2 macaroni bolognaise, 1 lapin, 1 côtelette de porc, 2 gâteaux. On est dans un truc pour touristes, mais c'est très bon.

14 h 20, on part à pied direction le centre ville, on passe devant l'arène des taureaux (corrida prévue ce soir à 18 h...). Quelqu'un nous ouvre l'arrière et on peut voir brièvement l'intérieur, très joli. Architecture extérieure également spéciale.

On poursuit et on entre dans le musée Tavera, 2 billets à 3 euros. Cour de l'ancien hôpital, tableaux de Gréco, etc. Assez petit comme musée, on y reste env. 30 min.

Les parkings zone bleue en ville sont gratuits du samedi à 14 h au dimanche soir.

On entre en ville, portes, remparts, pas facile de s'y retrouver sur le plan... On tourne un peu au petit bonheur... et on voit l'extérieur de nombreuses églises, voire l'intérieur d'autres transformées en cafés, etc...

Eglise des Jésuites, 2.50 euros l'entrée par personne. On peut monter sur les tours pour la vue sur Tolède, nous capitulons...

Il semble qu'il existe un pass pour env. 5 églises en ville à 8 euros par personne.

17 h 30, visite de la cathédrale et musées adjacents (sacristie, etc) = 8 euros par personne. Tickets à acheter en face dans un magasin avec WC au fond si nécessaire... Fermeture à 18 h 30 ce jour.

Magnifique la cathédrale, intérieur et extérieur.

En route, 1.5 litre d'eau Bezoya dans une épicerie = 1 euro.

Ensuite, nous rentrons à l'hôtel oû nous arrivons vers 19 h.

Nous ressortons à 20 h. On s'arrête au Toletum, c'est pratique. 1 salade mixte, 1 oeuf, jambon, patates, 1 crevettes à l'ail, 2 coca light = 22 euros.

Vers 21 h, nous avançons vers la porte d'entrée de la ville, juste avant de la franchir, 2 cafés = 2.40 euros. On attend qu'il fasse nuit pour les illuminations, Essentiellement l'alcazar et le clocher de la cathédrale visibles de cet endroit, magnifique. On recule jusqu'à l'hôtel, à mi-chemin, on voit mieux l'alcazar illuminé, splendide.

22 h, retour à l'hôtel.

13e jour – dimanche 4 mai 2014

Comme festivités, aujourd'hui, c'est la fête des mères... Rien de très visible à ce sujet.

Départ à pied de l'hôtel vers 8 h 15, on descend en direction de la station de bus où on arrive vers 8 h 40. Pour info, une trentaine, pas plus, de casiers consignes de 1.30 à 3 euros la journée selon la taille.

Petit déjeuner au café de la station de bus, qui semble le seul ouvert en ce dimanche matin... 4 cafés, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 6.20 euros.

Juste en face de la station de bus, grand parking, avec de nombreux camping-cars. Dans d'autres parkings, sans limitateurs de hauteur, ils ne semblent pas agréés du tout et c'est affiché « amende 500 euros »...

On passe le pont de Azarquiel pour aller voir la gare, extérieur et intérieur, magnifique.

On revient en arrière et on passe le pont ancien = pont de Alcantara.

Après le pont, en traversant la rue, fléchage pour un escalier roulant (sous le palais des Congrès en fait), on suit le chemin qui monte, il nous fait entrer dans le parking Miradero, tourner à gauche, un petit escalier, en face derrière une porte vitrée, on voit l'escalier roulant. On le prend et on arrive près de la plaza Zocodover où nous nous rendons.

Parking Miradero, tarif affiché pour 24 h = env. 20 euros.

10 h 35, 2 cafés sur la place Zocodover = 3 euros.

Puis, nous entrons dans l'Alcazar par le nouveau bâtiment, entrée gratuite le dimanche (sinon 5 euros par personne), ceci nous fait suivre un cheminement montrant des restes archéologiques sous l'Alcazar. Nous voulions essentiellement voir la cour centrale et la chapelle royale. Un petit tour rapide à l'étage consacré à l'histoire. On en ressort à 12 h environ. Ca devient insupportable, les cars de touristes arrivent...

On se rend ensuite au musée Santa Cruz proche. Aucune place ce jour pour la visite de l'exposition sur le Greco, on s'en doutait... On entre dans le cloître somptueux. On se repose un moment avec un diaporama sur le Greco, on monte à l'étage supérieur...

Vers 13 h, on a rejoint la place Zocodover, on va à l'arrière manger à l'hostal Maravilla (menus du jour à 11 euros) + 1 coca light, un verre de vin = 24.20 euros (l'eau était comprise dans le menu, pas le coca). Entrées, 1 paella, 1 macaroni bolognaise, puis 1 darne de saumon et 1 steak, puis 1 glace et 1 salade de fruits. Très bien, sauf les desserts, n'importe quoi, 1 glace en bâton et 1 salade de fruit en boîte...

Départ vers 14 h, rue du Commerce, rue Trinidad

Eglise del Salvador, 2 entrées à 2.50 euros. Restes archéologiques, pilier visigoth

Plus loin, église Santo Tomé, 2 entrées à 2.50 euros. Essentiellement, un tableau du Gréco.

Plus loin, visite de la Synagogue Santa Maria La Blanca, 2 entrées à 2.50 euros. Très spécial ce lieu.

Encore plus loin, visite du cloître (gothique) et de l'église de San Juan de los Reyes, 2 entrées à 2.50 euros. Très imposant comme lieu, très chargé, pas trop mon style...

On descend ensuite voir le pont de San Martin, joli site, comme l'autre pont ce matin.

On remonte à la Porte del Cambron qu'on ne franchit pas, puis rue Real jusqu'à la rue Santa Leocadia qu'on prend à gauche pour descendre avec un autre escalier roulant rejoindre la Porte Alfonso et la Porte Bisagra ; de là, nous sommes à env. 10 à 12 min. de notre hôtel.

Nous rentrons en partie à travers le parc (ombre !) et arrivons à l'hôtel vers 17 h 30. Il fait encore 26-27 degrés...

Je reprends un code internet à la réception, celui d'hier étant valable 24 h. On me demande 3 euros aujourd'hui, rien hier, bon, c'est notifié sur Booking, rien compris pourquoi on nous a rien demandé hier, mais on s'en fiche...

Repos un moment.

Vers 20 h, repas au Toletum à côté. 1 crevettes grillées, 1 hamburger, 1 patates, 2 coca light, 2 cafés = 21.40 euros

21 h 15, retour à l'hôtel

14e jour – lundi 5 mai 2014

A 8 h 15, on a pris la voiture et on est garés à la station de bus (parcomètres gratuits jusqu'à 10 h du matin, il n'y a personne ou presque donc facile de s'arrêter à cette heure-ci à côté de la station de bus...)

1 croissant, 1 pain au chocolat, 4 cafés = 6.20 euros

Départ 8 h 45, on repasse devant l'hôtel et on trouve la route pour Madrid.

Après, on a dû faire une conn... et on s'égare un peu trop à l'ouest. On prend l'autoroute à péage pour Mostoles = 3.05 euros, puis un autre péage à 1.30 euro, la route M45 et l'autoroute A2 direction Saragosse, pas mal de circulation, surtout jusqu'à Guadalajara, après moins de monde, mais ça avance bien.

11 h, 2 cafés dans un bar sur l'autoroute à Ledanca = 2.40 euros On y reste environ 20 min.

12 h 30, on sort dans Calatayud, on se gare, on part à pied, un peu sinistré l'endroit, beaucoup de magasins fermés... on arrive au Paseo Cortes de Aragon, là, on trouve quelques cafés...

Arrêt dans la Cafeteria Munich, rien de transcendant... 2 plats avec tranche de porc, oeuf, frites, salade, saucisses, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 19 euros.

Départ avec la voiture vers 14 h. A 15 h, on entre dans Saragosse, on tourne un peu, je trouve une place gratuite derrière la poste, rue Escoriazo y Fabro. Vers 15 h 45, on arrive à pied avec les valises à l'hostal Holgado où j'avais réservé. Chambre 501, tout en haut, ascenseur, avec balcon, climatisation, WIFI = 30 euros. Pas mal du tout. On est tout près de la Place des Taureaux.

On est déjà venu à Saragosse. Vers 16 h 30, on repart à pied en direction de la cathédrale. 2 entrées à 4 euros avec le musée adjacent. On ne visite que la cathédrale (qui ferme à 18 h 30), pas envie d'aller au musée. Il fait environ 30 degrés...

2 glaces sur la place = 7 euros

On entre dans la basilique également, puis plus loin dans San Pablo.

Retour près de l'hôtel vers 20 h. Rien de très gastronomique dans le secteur. Dans un café proche, 1 portion de calamar, 1 tortilla, 1 portion de jambon, 3 coca light, 1 café = 13.30 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h 30, il commence à souffler, ouf, moins chaud !

15e jour – mardi 6 mai 2014

8 h 15, petit déjeuner dans le Bar Tauro sur la place en face de l'hôtel. 2 croissants, 4 cafés = 7.20 euros

On revient chercher les valises à l'hôtel, personne à la réception, on laisse la clef sur la porte de la chambre...

Petit footing jusqu'à la voiture, départ vers 9 h 15. On va nous promener dans toute la ville pour retrouver l'A2 direction Barcelone...

Vers 10 h, on est enfin sur cette route. Arrêt essence, sans plomb 95 à 1.429 euros le litre = 51 euros.

On poursuit sur la NII jusqu'à Lerida. Beaucoup de camions, surtout dans l'autre sens, 1 seule voie dans chaque sens jusqu'à Fraga, après ça va mieux, 2 x 2 voies...

11 h 20, Lerida, on trouve relativement facilement la route pour Andorre.

Vers 13 h 20, arrêt à Organya, restaurant La Cabana, 2 menus à 10.50 euros + 2 cafés = 23.40 euros. 1 macaroni, 1 salade pâtes/fruits de mer, 2 poulets frites, 2 glaces. Très copieux et bon.

Départ vers 14 h 30, on va juste entrer en Andorre pour voir de ce côté-là, jusqu'à San Julia (env. 7 km), on remarque un magasin E. Leclerc et on s'arrête juste après prendre de l'essence sans plomb 95 à 1.259 euros le litre = 22 euros. Dans la station service, on voit alcools et tabacs très présents évidemment...

On redescend à La Seu d'Urgel. Arrêt vers 15 h 30, église fermée (enterrement à 16 h) et musée adjacent fermé l'après-midi en mai. On est déjà venus de toute façon.

2 cocas light sur une terrasse = 4.40 euros.

Départ vers 16 h 10, en direction de Puigcerda et de Prades où j'ai réservé un hôtel.

On arrive à 18 h 10 à l'hôtel.

Hôtel Hexagone, plaine Saint-Martin. Chambre 501, 58 euros, wifi mais ne fonctionne pas. Sinon, simple et correct. En fait 1 lit pour un couple et 1 lit pour 1 personne à côté.

Vers 19 h, on reprend la voiture et on retourne en ville. Parking sur la place centrale (gratuit dès 19 h d'ailleurs). Grand marché sur cette place le mardi matin.

Petit tour, visite de l'église, voir le retable et l'extérieur surtout.

Repas sur la place, dans une brasserie qui existe depuis 1919. 1 agneau, girolles, haricots, pommes de terre. 1 cuisse canard morilles, haricots, pommes de terre, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 36.20 euros. Très bon.

Retour à l'hôtel vers 20 h 30.

16e jour – mercredi 7 mai 2014

Vers 7 h 30, petit déjeuner en ville. 1 pain au chocolat, 1 croissant = 1.90 euros. 4 cafés = 5.60 euros.

Départ de Prades vers 8 h 15. Il pleuvra jusqu'à Perpignan.

nationale via Perpignan, Narbonne

Vers 9 h 45, on s'arrête 20 min. à Coursan. 2 cafés = 2.60 euros

nationale via Béziers, Sète, Palavas, Lunel

12 h 45, on s'arrête juste avant Saint-Gilles, restaurant Le Provence, menu à 12 euros, 1 coca, 1 verre de vin et 2 cafés = 26 euros. Restaurant avec petit magasin de produits régionaux, terrasse, accueil très sympathique. 1 anchoiade avec légumes, 1 assiette de charcuterie, 2 mijotés de veau avec riz local, 1 assiette de fromage, 1 glace chocolat. Très bon, bien que je ne trouve rien de notoire au riz camarguais...

Départ vers 14 h 10.

Près de Fos sur Mer, essence sans plomb 95 à 1.465 euro le litre = 40 euros.

On arrive à 15 h 15 à Marseille, bouchon dès le silo de la Madrague...

16 h 15, on atteint le péage à la sortie du tunnel Prado Carénage, ouf ! Péage, 2.80 euros

On prend l'autoroute jusqu'à Saint-Cyr, péage 2.20 euros.

17 h, on est à Bandol, 3.290 km au compteur de la voiture de location.

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