Results for "Forêt+Oléron+|+127"
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Deux semaines en Guadeloupe au mois de février? English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais savoir ce qui est à faire en Guadeloupe ou autour. J'ai déjà prévu de plonger, mais comme je risque d'y être 2 semaines en février, j'aimerais aussi faire autre chose. J'aime particulièrement : randos, observation de la faune et flore, découverte de la culture locale, jolies villes ou villages .... mais n'hésitez à proposer d'autres choses.
Vos suggestions sont les bienvenues
Merci d'avance. Christophe
Six mois en Amérique Centrale et du Sud English translation pending
Salut à tous,
Je viens de poster un sujet dans la rubrique Amérique du Sud sur le même sujet, voici pourquoi.
Mon projet initial c'est de partir 6 mois en Amérique latine. Ma première idée était de naviquer entre l'Equateur et la Bolivie. Mais en commençant à me renseigner (notamment sur les possibilités de volontariat) j'en suis aussi venu à m'intéresser au Mexique.
Mais voilà, j'ai tout simplement du mal à me faire des idées claires sur les différences entre les pays des deux projets.
A priori les pays d'Amérique centrale m'emballent moi (notamment le Mexique) car ils me paraissent plus proche du mode de vie occidental, plus urbanisés, etc. En un mot moins dépaysant. Ce qui m'attire en revanche en Equateur-Pérou-Bolivie, c'est le caractère époustouflant des paysages (montagnes, déserts, forêt amazonienne) ainsi qu'une population beaucoup plus ancrée dans la ruralité.
Y en aurait-il parmi vous qui aurait des expériences de ces deux parties de l'Amérique et qui pourraient me faire partager leurs sentiments sur ces deux destinations ?
Mes questions sont vagues, merci tout de même pour ceux qui tenteront de me répondre, Didier
Mes questions sont vagues, merci tout de même pour ceux qui tenteront de me répondre, Didier
Pellicules à prendre pour l'Amérique du Sud English translation pending
Oi!!!
je vais partir deux semaines en Argentine Bolivie Perou et Amazonie et je me pose la question des pellicules à prendre. EN general j'aime bien utiliser ici des Fuji Superia 200 mais je serai curieux d'avoir vos avis sur ce sujet. C'est vrai que ca risque d etre bien lumineux mais la 200 me donne un peu plus de polyvalence que la 100 j'ai l'impression.
voila, merci a tous pour vos conseil
🙂 Pierre
🙂 Pierre
Assurances et vaccins pour le Vénézuela English translation pending
bonjour à tous et à toutes!je pars au Vénézuela en Février, je navigue péniblement sur AMELI.fr (site assurance maladie) et je n'arrive pas à trouver des réponses à mes questions!!!!😠
je pars 8 mois et je ne sais comment me faire assurer, si tout est pris en charge ou s'il faut payer qq. chose si oui à qui??? (je pars en tant que volontaire avec une assoc' mais visiblement je dois me débrouiller!!)
pour les vaccins j'ai cru comprendre qu'il en faut bcp!!! (fièvre jaune, tétanos, hépatite A, taritement anti paludéen) et je souhaiterai savoir si tout est complet ou s'il en manque et surtout ou je dois m'adresser???🤪 ( J'aime pô l'administration!!!!!!!)
bref vos réponses sont les bienvenues je vous en remercie d'avance!!!! 🙂
je pars 8 mois et je ne sais comment me faire assurer, si tout est pris en charge ou s'il faut payer qq. chose si oui à qui??? (je pars en tant que volontaire avec une assoc' mais visiblement je dois me débrouiller!!)
pour les vaccins j'ai cru comprendre qu'il en faut bcp!!! (fièvre jaune, tétanos, hépatite A, taritement anti paludéen) et je souhaiterai savoir si tout est complet ou s'il en manque et surtout ou je dois m'adresser???🤪 ( J'aime pô l'administration!!!!!!!)
bref vos réponses sont les bienvenues je vous en remercie d'avance!!!! 🙂
Voyageur-nuage English translation pending
Le voyageur-nuage file au gré du vent fantasque, il grimpe les cimes enneigées, il flâne au-dessus des plaines ensoleillées, il s'évanouit à l'approche des déserts et se perd dans les brumes de l'océan.
Le voyageur-nuage traverse l'horizon comme le bonheur traverse la vie, ils sont l'un et l'autre éphémères, on les suit du regard et ils s'en vont ailleurs...
Dolma
Dolma
Notre séjour à Koh Samet! English translation pending
Nous sommes justes rentrés aujourdhui,
Je n'ai pas pu suivre le forum depuis l'ile la connexion trop lente et trop cher 2 baths la minute.
Je vais essayer de vous donner quelques tuyaux, et chose a eviter.
Jour 1 : départ a 8hoo a partir de enkahmai (sukhumvit) prix du bus avec air con : 134 bahts/personne arrivé à 11h30 sur Ban Phe, on achete donc les deux tickets pour aller sur Ao Wong Duan, prix : 70 baht par personne
On nous dépose sur la plage, 400 baths et 40 de taxe pour moi et ma copine pour l'ile, vive l'égalité. On arrive au Vonduern Villa, on avait reserver la veille la chambre standar a 1.500 bahts, qu'elle arnaque !!! chambre pourri au milieu de la foret, la plage vraiment pas jolie, le resort pourri, vieux on passe par les cuisines pour aller a la chambre .... Ma copine se sentant mal dans la chambre on loue la chambre supérior pour 2.500.- bahts, la ca allait mais pas terrible kan meme. Location d'une motor bike a vitesse pour 400 baths avec le policier, vraiment pourri la moto, la selle qui c barré, bref au bout de deux heures on lui rend et il nous a rendu 200 baths, vive la police ! Le point positif, on a profiter de la plage, de l'eau chaude, d'un super couché de soleil, et d'une mini visite. On a aussi mangé au Coconut restaurant, vraiment trés bon, au bord de la plage, romantik ...
Jour 2 :
on change donc d'hotel, et on trouve une chambre du coté de Had Sai Kaew pour 1.200 baths, la chambre correcte, propre, comparé au bungalow de la veille... la l'endroit est mieux, plus de civilisation 😉, un 7-eleven, un distributeur d'argent ( et oui c parfois rare), des petits resto thai pour manger, une place ou on mange des soupes, poulet et riz sur la place pour 35 baths. Bien sur on sort pour manger le soir, on va sur Play Taloy, petit resto sympa, seafood quan tu nous tient. Et le super truc que l'on a fait c'est location de Quad, pour 800 baths la journée, avec l'essence. Les routes sont vraiment défoncé, le quad est utile, mais il faut pas quand meme faire le fandjo, sinon on se retrouve vite sur deux roues ahahah (experience vécu) et pas laisser une thai conduire sinon on avance pas ahaha.
Jour 3 :
On reste encore dans la chambre a 1200 baths, mais pas de pression dans les douches, les toilettes pu la mort, pour le ménage ca les a étonné que je leur pose la question ... Cette fois on part en balade au New happy tour, 400 baths pour une personne, vraiment génial, en plus la katoey super gentil (ou gentille je sais pas). On a péché, on a fait du snorkeling (endroit jolie mais il y a mieux lire apres), on est parti a 11heure, et rentré a 16h00. Ah oui aussi, il y a la ferme au poisson, vraiment surprenant, achetez les petites poissons a 10 baths ca vaut le coup, et les poissons et requins seront heureux de les mangers. Aussi découverte de Ao Phai, vraiment magnifique, pas une seule chaise, pas de resto, petit bout de plage vraiment magnifique (voir photos), quelque connaisseurs, et surtout le Thai qui vend les bijoux est trop sympa, et il est marié avec une farang, vraiment gentille elle aussi, et il on un bébé "Louk mi", adorable cet enfant, on a bien joué ensemble. Il m'a compris quand je parlais thai ( 😎 ) Le soir, on va au Ploy Taloy, resto sur la plage sympa, pas trop cher, il y a un fireshow tout les jour a 20h30 puis 22h00, on peut taper les fléchette pour 30 bahts, et on gagne a chaque coup, aussi il y a le bar mais bon la ... vous connaissez mon avis a propos des filles dedans (mais il y en a pas trop c'est ca qui est cool)
Jour 4 :
On change de chambre, on a trouver une superbe chambre toute neuve, meme place, décoré super sympa pour 1.000 bahts, eau chaud, clim, pression dans la douche, lit niquel, tv... frigo ...Bref.Cette fois on reste calme, on retourne sur Ao Phai, vraiment magnifique... mais j'ai quand meme succomber au parasail, c'est le parachute tirer par un bateau, 8 minute de bonheur a 2, 1500 bahts pour 2, des sensations, et on se prend pour un oiseau sauf kan on redescend... On retourne encore a Ploy Taloy, vraiment bien. Ah oui, aussi on a acheté des feux d'artifice, des vrais, des géants pour moi de 10 euros, c'était grandiose.
Jour 5 :
Toujours la meme chambre, et on retourne a la plongée, mais cette fois ci on y va en bateau rapide, speed boat, la ca coute 600 baths pour le meme temps, avec quelque personne, vraiment convivial, les thai du bateau trop sympa. On s'arrete sur une ile, plonge, je prépare le Barbecue avec eux, je les aide et voila on devient copains. Toujours en train de rigoler, le thai essayant d'attraper des poissons, tombe dans l'eau, des barres de rire... ensuite on replonge. On s'arrete sur une petite ile perdu, Koh Khudi, c'est sympa mais vite ennuyant lol. On rentre, on retourne sur Ao Phai avec la mob, endroit toujours aussi sublime, mais on a pas revu le petit Louk mi 😕 . Couché de soleil... On retourne encore et encore au Ploy Taloy, on mange des pop corn, joue au puissance 4 et je savoure mon Bailey... feu d'artifice encore on a aussi allumé les luciole chaque jour, ca signifie que tout le mal en nous s'envole.
Jour 6 :
Levé difficile a 10heures, ma copine me supliant de rester encore un jour, hélas le boulot attend ... Donc on prend le taxi a 100 bahts pour rejoindre le port, on repart en bateau a 50 bahts cette fois ci (changement de port) On reprend le bus a 134 bahts, bien sur 30 minute de retard, on arrive du traffic sur sukumvite comme d'hab et voilà la fin de nos 6 jours 😕😕😕 mais on retrouve notre chien ahahah et
Petites astuces
prendre le bus a 134 bahts sur enkamai, c'est rapide et pas cher prendre le bateau a 50 bahts et non le speed boat a 1200bahts allez sur Had Saiw Kaew, super place, bien mieux que Ao Prao et moins cher pour les chambres et 7- eleven, petit resto thai. Ne pas allez sur Ao Wong Duan, bungalow cher, et la plage pas terrible Surtout allez a Ao Phai, la ou il y a le petit vendeur de bracelet, c'est une superbe place, pas de chaise, de parasol, pas de resto, super sympa plage propre... Aussi attention au routes, elle sont défoncé de toute part, dangereux
Pour la derniere chambre je peux vous donner le numéro de téléphone, et si vous voulez d'autres renseignement n'hésitez pas en privés.
Voici quelque photos
"les thai sur ao phai" : petit jeu des thai, vraiment drole ahahah ! "Louk me Ao Phai" : la petite star de Ao Phai, petit garcon trés gentille, il a pleuré quand on est parti ... "IMG_1316" Ao Prao "parrainons un chien " les chient aussi s'amuse ahahah "parasail" a essayer vraiment des sensation forte
Jour 1 : départ a 8hoo a partir de enkahmai (sukhumvit) prix du bus avec air con : 134 bahts/personne arrivé à 11h30 sur Ban Phe, on achete donc les deux tickets pour aller sur Ao Wong Duan, prix : 70 baht par personne
On nous dépose sur la plage, 400 baths et 40 de taxe pour moi et ma copine pour l'ile, vive l'égalité. On arrive au Vonduern Villa, on avait reserver la veille la chambre standar a 1.500 bahts, qu'elle arnaque !!! chambre pourri au milieu de la foret, la plage vraiment pas jolie, le resort pourri, vieux on passe par les cuisines pour aller a la chambre .... Ma copine se sentant mal dans la chambre on loue la chambre supérior pour 2.500.- bahts, la ca allait mais pas terrible kan meme. Location d'une motor bike a vitesse pour 400 baths avec le policier, vraiment pourri la moto, la selle qui c barré, bref au bout de deux heures on lui rend et il nous a rendu 200 baths, vive la police ! Le point positif, on a profiter de la plage, de l'eau chaude, d'un super couché de soleil, et d'une mini visite. On a aussi mangé au Coconut restaurant, vraiment trés bon, au bord de la plage, romantik ...
Jour 2 :
on change donc d'hotel, et on trouve une chambre du coté de Had Sai Kaew pour 1.200 baths, la chambre correcte, propre, comparé au bungalow de la veille... la l'endroit est mieux, plus de civilisation 😉, un 7-eleven, un distributeur d'argent ( et oui c parfois rare), des petits resto thai pour manger, une place ou on mange des soupes, poulet et riz sur la place pour 35 baths. Bien sur on sort pour manger le soir, on va sur Play Taloy, petit resto sympa, seafood quan tu nous tient. Et le super truc que l'on a fait c'est location de Quad, pour 800 baths la journée, avec l'essence. Les routes sont vraiment défoncé, le quad est utile, mais il faut pas quand meme faire le fandjo, sinon on se retrouve vite sur deux roues ahahah (experience vécu) et pas laisser une thai conduire sinon on avance pas ahaha.
Jour 3 :
On reste encore dans la chambre a 1200 baths, mais pas de pression dans les douches, les toilettes pu la mort, pour le ménage ca les a étonné que je leur pose la question ... Cette fois on part en balade au New happy tour, 400 baths pour une personne, vraiment génial, en plus la katoey super gentil (ou gentille je sais pas). On a péché, on a fait du snorkeling (endroit jolie mais il y a mieux lire apres), on est parti a 11heure, et rentré a 16h00. Ah oui aussi, il y a la ferme au poisson, vraiment surprenant, achetez les petites poissons a 10 baths ca vaut le coup, et les poissons et requins seront heureux de les mangers. Aussi découverte de Ao Phai, vraiment magnifique, pas une seule chaise, pas de resto, petit bout de plage vraiment magnifique (voir photos), quelque connaisseurs, et surtout le Thai qui vend les bijoux est trop sympa, et il est marié avec une farang, vraiment gentille elle aussi, et il on un bébé "Louk mi", adorable cet enfant, on a bien joué ensemble. Il m'a compris quand je parlais thai ( 😎 ) Le soir, on va au Ploy Taloy, resto sur la plage sympa, pas trop cher, il y a un fireshow tout les jour a 20h30 puis 22h00, on peut taper les fléchette pour 30 bahts, et on gagne a chaque coup, aussi il y a le bar mais bon la ... vous connaissez mon avis a propos des filles dedans (mais il y en a pas trop c'est ca qui est cool)
Jour 4 :
On change de chambre, on a trouver une superbe chambre toute neuve, meme place, décoré super sympa pour 1.000 bahts, eau chaud, clim, pression dans la douche, lit niquel, tv... frigo ...Bref.Cette fois on reste calme, on retourne sur Ao Phai, vraiment magnifique... mais j'ai quand meme succomber au parasail, c'est le parachute tirer par un bateau, 8 minute de bonheur a 2, 1500 bahts pour 2, des sensations, et on se prend pour un oiseau sauf kan on redescend... On retourne encore a Ploy Taloy, vraiment bien. Ah oui, aussi on a acheté des feux d'artifice, des vrais, des géants pour moi de 10 euros, c'était grandiose.
Jour 5 :
Toujours la meme chambre, et on retourne a la plongée, mais cette fois ci on y va en bateau rapide, speed boat, la ca coute 600 baths pour le meme temps, avec quelque personne, vraiment convivial, les thai du bateau trop sympa. On s'arrete sur une ile, plonge, je prépare le Barbecue avec eux, je les aide et voila on devient copains. Toujours en train de rigoler, le thai essayant d'attraper des poissons, tombe dans l'eau, des barres de rire... ensuite on replonge. On s'arrete sur une petite ile perdu, Koh Khudi, c'est sympa mais vite ennuyant lol. On rentre, on retourne sur Ao Phai avec la mob, endroit toujours aussi sublime, mais on a pas revu le petit Louk mi 😕 . Couché de soleil... On retourne encore et encore au Ploy Taloy, on mange des pop corn, joue au puissance 4 et je savoure mon Bailey... feu d'artifice encore on a aussi allumé les luciole chaque jour, ca signifie que tout le mal en nous s'envole.
Jour 6 :
Levé difficile a 10heures, ma copine me supliant de rester encore un jour, hélas le boulot attend ... Donc on prend le taxi a 100 bahts pour rejoindre le port, on repart en bateau a 50 bahts cette fois ci (changement de port) On reprend le bus a 134 bahts, bien sur 30 minute de retard, on arrive du traffic sur sukumvite comme d'hab et voilà la fin de nos 6 jours 😕😕😕 mais on retrouve notre chien ahahah et
Petites astuces
prendre le bus a 134 bahts sur enkamai, c'est rapide et pas cher prendre le bateau a 50 bahts et non le speed boat a 1200bahts allez sur Had Saiw Kaew, super place, bien mieux que Ao Prao et moins cher pour les chambres et 7- eleven, petit resto thai. Ne pas allez sur Ao Wong Duan, bungalow cher, et la plage pas terrible Surtout allez a Ao Phai, la ou il y a le petit vendeur de bracelet, c'est une superbe place, pas de chaise, de parasol, pas de resto, super sympa plage propre... Aussi attention au routes, elle sont défoncé de toute part, dangereux
Pour la derniere chambre je peux vous donner le numéro de téléphone, et si vous voulez d'autres renseignement n'hésitez pas en privés.
Voici quelque photos
"les thai sur ao phai" : petit jeu des thai, vraiment drole ahahah ! "Louk me Ao Phai" : la petite star de Ao Phai, petit garcon trés gentille, il a pleuré quand on est parti ... "IMG_1316" Ao Prao "parrainons un chien " les chient aussi s'amuse ahahah "parasail" a essayer vraiment des sensation forte
Voir les orangs outans en Malaisie English translation pending
hello,
ou peux t-on voir ces singes en malaisie ? je serais entre malacca et la frontiere thailandaise. je longerais la cote ouest pour 3 semaines de demain au 23 decembre.
je voudrais vraiment en voir, meme en toucher un, donner des bananes... est ce possible ou est ce vraiment protege ? dans quelle cas, tans pis, ca serais bien mieux pour eux...
merci.
ou peux t-on voir ces singes en malaisie ? je serais entre malacca et la frontiere thailandaise. je longerais la cote ouest pour 3 semaines de demain au 23 decembre.
je voudrais vraiment en voir, meme en toucher un, donner des bananes... est ce possible ou est ce vraiment protege ? dans quelle cas, tans pis, ca serais bien mieux pour eux...
merci.
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
Pour retourner à la partie 1
http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes
Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.
Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.
Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de Moab
Nous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »


- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !
Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.
Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.




Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes




- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de MoabNous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »

- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.



Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes



- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
Top cinq des plages aux Philippines? English translation pending
Salut à tous !
Je vais en mars prochain aux Philippines, avec pour objectif de profiter des belles plages de sable blanc tant vantées sur tous les sites ! Alors je fait appel à tous ceux qui y sont allé pour me donner votre "TOP FIVE" des plus belles plages du pays.
Merci.
Je vais en mars prochain aux Philippines, avec pour objectif de profiter des belles plages de sable blanc tant vantées sur tous les sites ! Alors je fait appel à tous ceux qui y sont allé pour me donner votre "TOP FIVE" des plus belles plages du pays.
Merci.
Moustiques en Amazonie English translation pending
Qui peut me donner son avis ?
Il parait que seules les moustiques femelles fécondées piquent et qu'une fois fécondées elles évitent les moustiques males.
Un appareil est parait-il en vente dans le commerce qui imite les signaux que font les moustiques males. Donc, si on lr porte sur soi cet appareil permet d'éviter d'être piqué.
Est-ce vrai ? Quelqu'un a-il-essayé.
A vous lire.
Est-ce vrai ? Quelqu'un a-il-essayé.
A vous lire.
Trajet Mons - Bruxelles (Belgique) à pied? English translation pending
bonsoir,
Voila j'aurai aimé savoir ou pourrai je trouver des infos ou cartes pour relier mons bruxelles a pied, pour ce qui de l'itineraire, j'ai cherché sur le net mais tjs rien, je continus mes recherches! voia merci bonne continuation a tous et toutes
Voila j'aurai aimé savoir ou pourrai je trouver des infos ou cartes pour relier mons bruxelles a pied, pour ce qui de l'itineraire, j'ai cherché sur le net mais tjs rien, je continus mes recherches! voia merci bonne continuation a tous et toutes
Sumatra-Java ou Java-Bali English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai lancé une discussion il y a peu de temps sur l'Indonésie mais avant de poursuivre la préparation de mon voyage, je voudrais avoir des avis sur cette question:
Je pars trois semaines en Indonésie et j'hésite entre deux choses: Faire Sumatra et Java (c'est-à-dire de Medan à Padang (en passant par les lacs et forêt) et ensuite prendre un avion de PAdang vers Yogjakarta et visiter les temples et volcan alentours.) Ou faire Java et Bali (c'est-à-dire, idem pour Java et ensuite aller sur Bali autour de Ubud et la partie Nord-Est avec peut-être un passage à Lombok).
Mais quel est le meilleur itinéraire???
Merci pour votre aide,
Pat
J'ai lancé une discussion il y a peu de temps sur l'Indonésie mais avant de poursuivre la préparation de mon voyage, je voudrais avoir des avis sur cette question:
Je pars trois semaines en Indonésie et j'hésite entre deux choses: Faire Sumatra et Java (c'est-à-dire de Medan à Padang (en passant par les lacs et forêt) et ensuite prendre un avion de PAdang vers Yogjakarta et visiter les temples et volcan alentours.) Ou faire Java et Bali (c'est-à-dire, idem pour Java et ensuite aller sur Bali autour de Ubud et la partie Nord-Est avec peut-être un passage à Lombok).
Mais quel est le meilleur itinéraire???
Merci pour votre aide,
Pat
Tribus Jivaros en Équateur? English translation pending
bon alors voila l histoire:
je suis en equateur et j ai entendu parler de tribues jivaros qui seraient vers puyo et macas.
ca me dirait bien d y aller, mais il faudrait que je sache d abord:
1-si ca vaut le coup;
2-le prix des guides;
3-si ce n est pas moins cher et/ou plus interessant autour d iquitos au perou ou leticia en colombie.
donc merci d avance pour vos reponses...
Guatemala et Honduras avec des enfants de 2 ans English translation pending
Bonjour,
après un voyage d'un mois au Mexique, cet été, avec nos jumeaux d'un an, nous aimerions partir l'été prochain. Nous pensions aller en Amérique du Sud mais nous ne savons pas trop... (SUGGESTIONS?). De façon très simple, j'ai pensé au Guatemala et au Honduras, avec détour au Belize (2 mois en tout). Est-ce dangereux au Guatemala avec des enfants? ESt-ce une bonne idée d'itinéraire? Les déplacements entre pays sont-ils faciles?
Merci de m'éclairer dans cette décision...
Côte pacifique de Colombie English translation pending
bonjour,
je suis a la recherche de toutes infos concernant la cote pacifique de colombie
merci
Vol Cuzco/Puerto Maldonado (Pérou) - Porto Velho (Brésil) English translation pending
Bonjour a tous
Je cherche a savoir si il existe des vols qui font Cuzco porto velho ou puerto maldonado porto velho. En fait nous aimerions de Cuzco rejoindre Porto velho et prendre ensuite le bateau jusqu'a Manaus. Connaissez vous des companies qui operent ce genre de trajet la bas et a quel prix?
merci beaucoup
Pierre
Je cherche a savoir si il existe des vols qui font Cuzco porto velho ou puerto maldonado porto velho. En fait nous aimerions de Cuzco rejoindre Porto velho et prendre ensuite le bateau jusqu'a Manaus. Connaissez vous des companies qui operent ce genre de trajet la bas et a quel prix?
merci beaucoup
Pierre
Siem Reap: bateau et rivière aux Mille Linga English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de passer environ 4 jours à Siem Reap, vers le 2 janvier, avec nos deux filles de 3 et 5 ans.
Ma première question concerne les bateaux express pour faire Phnom-Penh/Siem Reap. Est-ce qu'ils foctionnent tous les jours ? Est-ce que le 1er janvier est férié, ainsi que son lendemain (on a connu quelques extensions de jours fériés en mai 2002) ? Combien de temps met le Mekong Express pour faire la traversée ?
Ma deuxième question concerne la visite de la rivière aux Mille linga. Est-ce que c'est faisable avec deux petites filles qui ne marchent pas très longtemps, comment ça se passe (accès, durée, etc.) ?
Par avance, merci pour vos réponses.
Anne
Nous prévoyons de passer environ 4 jours à Siem Reap, vers le 2 janvier, avec nos deux filles de 3 et 5 ans.
Ma première question concerne les bateaux express pour faire Phnom-Penh/Siem Reap. Est-ce qu'ils foctionnent tous les jours ? Est-ce que le 1er janvier est férié, ainsi que son lendemain (on a connu quelques extensions de jours fériés en mai 2002) ? Combien de temps met le Mekong Express pour faire la traversée ?
Ma deuxième question concerne la visite de la rivière aux Mille linga. Est-ce que c'est faisable avec deux petites filles qui ne marchent pas très longtemps, comment ça se passe (accès, durée, etc.) ?
Par avance, merci pour vos réponses.
Anne
Visites à Puerto Vallarta? (Mexique) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 2 semaines à la fin mars en formule tout compris a puerto vallarta Nous aimerions savoir ce que vous avez visité dans la ville ou en dehors genre excursions ou randonnées. L an dernier nous étions a Rivera Maya et nous avons bien aimé visiter Tulum.
Merci a l avance pour vos commentaires et sugestions
Nous partons 2 semaines à la fin mars en formule tout compris a puerto vallarta Nous aimerions savoir ce que vous avez visité dans la ville ou en dehors genre excursions ou randonnées. L an dernier nous étions a Rivera Maya et nous avons bien aimé visiter Tulum.
Merci a l avance pour vos commentaires et sugestions
Idée d'une destination pour un voyage d'étude? (Europe) English translation pending
Bonjour,
Je cherche une destination pas trop cher dans toute l'Europe mais avec certains points.
A proximité d'une ville. Avec un accès à la mer. 2 à 3 visites possibles. activité de groupes.
Merci de me répondre....
Je cherche une destination pas trop cher dans toute l'Europe mais avec certains points.
A proximité d'une ville. Avec un accès à la mer. 2 à 3 visites possibles. activité de groupes.
Merci de me répondre....
Hébergement à Moulay Bousselam (Maroc) English translation pending
je recherche des infos sur les différents hébergement de moulay bousselam, chambre chez l'habitant, camping, les maniéres les plus roots et surtout les moins chére de dormir sans avoir trop de probléme.
je part au maroc pour une durée de 2 mois de mars à environ fin mai.
merci de vos réponses
bengha
Pluies en Amazonie en janvier English translation pending
Bonjour, 😛
Quoiqu'il arrive, je vais au Brésil en janvier.... L'amazonie me fait rêver mais d'aprés ce que j'ai lu, c'est très difficile à visiter à ce moment car c'est la saison des pluies qui commence...
Est ce que quelqu'un sait si ca empêche réellement d'y aller ? ou c'est juste qu'il pleut ?
(Ca ne me derange pas de me promener sous la pluie (bien que je ne connaisse pas les pluies tropicales!) )
Merci d'avance pour vos réponses !
Départ de Kuala Lumpur, envie de sabah (Malaisie) English translation pending
depard le 19nov pour kkuala jais bien envie de pousser vers borneo est ce labas la forte mousson?descendre par le sud ouest pour prendre un johor/kinabalu est il plus interressant que de kuala et biensur les bonnes adresses de chacun sur kuala et sur borneo merci salut
Voyage de trois mois: Équateur - Pérou - Bolivie - Chili English translation pending
Bonsoir,
Je vais partir début février 2007 pour un voyage de 3 mois (rejoindre mon petit frèro 🙂 ).
Au fait, j'ai mille questions et je ne sais pas trop par où commencer 😛
Je le rejoins à Quito et de là nous envisagons d'aller en Amazonie. (nous avons trouvé 2-3 plans du style http://www.ecoiwia.com/sejour.html )
1ère question : est-ce que c'est mieux d'aller dans la forêt Amazonienne en équateur ou au Pérou ? ) et pourquoi ?
Ensuite nous partirons direction le Pérou (nous désirons faire un max de trajets en bus > moins cher et on voit + de paysage)
Petite précision importante > nous allons rester plus longtemps au Pérou; en Bolivie nous envisageons de faire la Paz et les salaar d'Uyuni puis partir sur le Chili qui nous intéresse bcp (et les cinq derniers jours sur l Iles de Paques avant le retour)
Ce qui fait que je m'inquiète un peu pour ces 3 mois et ces 4 pays que nous allons visiter. Le timing n'est-il pas un peu short au vu des KM ? Je m'arrête déjà là... et je continerais mes questions après vos premières réponses 😛
Merci merci beaucoup
Syl
Je vais partir début février 2007 pour un voyage de 3 mois (rejoindre mon petit frèro 🙂 ).
Au fait, j'ai mille questions et je ne sais pas trop par où commencer 😛
Je le rejoins à Quito et de là nous envisagons d'aller en Amazonie. (nous avons trouvé 2-3 plans du style http://www.ecoiwia.com/sejour.html )
1ère question : est-ce que c'est mieux d'aller dans la forêt Amazonienne en équateur ou au Pérou ? ) et pourquoi ?
Ensuite nous partirons direction le Pérou (nous désirons faire un max de trajets en bus > moins cher et on voit + de paysage)
Petite précision importante > nous allons rester plus longtemps au Pérou; en Bolivie nous envisageons de faire la Paz et les salaar d'Uyuni puis partir sur le Chili qui nous intéresse bcp (et les cinq derniers jours sur l Iles de Paques avant le retour)
Ce qui fait que je m'inquiète un peu pour ces 3 mois et ces 4 pays que nous allons visiter. Le timing n'est-il pas un peu short au vu des KM ? Je m'arrête déjà là... et je continerais mes questions après vos premières réponses 😛
Merci merci beaucoup
Syl
Où aller en Thaïlande et au Laos? English translation pending
Je pars 1 mois en Thaïlande et je prévois également aller faire un tour du côté du Laos. Je ne connais aucune place et je voudrais connaître vos coup de coeur et vos suggestions. Je suis une backpacker donc je ne recherche pas les endroits trop touristiques.
Merci à l'avance !!! 🙂
Merci à l'avance !!! 🙂
Québec en février English translation pending
je cherche un programme sympa au canada pour les vacances de février (location de chalet peut-etre pour 2 ou 3 jours entre autre
merci d'avance
merci d'avance
Traverser le continent américain du Sud au Nord (Argentine-Canada) English translation pending
Bonjour,
Nous avons également posé la même question dans "Amerique du Sud"... mais comme ça concerne aussi le nord, on la repose ici 😇
Nous souhaitons parcourir le continent Américain, du Sud au Nord, avec les moyens de locomotion des pays (train, bus, stop ?). Tout en prenant notre temps est-ce envisageable en 4 mois de février 2007 à juin 2007 ?
Le projet est de commencer par l'Argentine pour arriver au Canada. Quel itinéraire pouvez vous nous conseiller suivant le niveau politique actuel des pays que l'on va de traverser, ainsi que les formalités administratifs et sanitaire. Y'a t'il reelement des pays à ne pas traverser ? Pour préparer ce voyage que doit on faire de france et que peux on faire sur place.
Merci pour toutes précisions et conseils que vous pouvez nous apportez.
🙂
Nous avons également posé la même question dans "Amerique du Sud"... mais comme ça concerne aussi le nord, on la repose ici 😇
Nous souhaitons parcourir le continent Américain, du Sud au Nord, avec les moyens de locomotion des pays (train, bus, stop ?). Tout en prenant notre temps est-ce envisageable en 4 mois de février 2007 à juin 2007 ?
Le projet est de commencer par l'Argentine pour arriver au Canada. Quel itinéraire pouvez vous nous conseiller suivant le niveau politique actuel des pays que l'on va de traverser, ainsi que les formalités administratifs et sanitaire. Y'a t'il reelement des pays à ne pas traverser ? Pour préparer ce voyage que doit on faire de france et que peux on faire sur place.
Merci pour toutes précisions et conseils que vous pouvez nous apportez.
🙂
Bus de SenMonorom (Mondolkiri) à Phnom Penh? English translation pending
Bonjour à tous 😉,
• Voilà je voudrais savoir si il existe des bus "réguliers" entre SenMonorom et Phnom Penh ? • Et si oui pouvez vous me donner les horaires s'il vous plait ?
Car dans le sens PhnomPenh - SenMonorom ça existe, et sur un autre forum, j'ai lu que la compagnie Hour Lean éffectuée aussi ce trajet, mais pour le sens retour je ne sais pas du tout ...
* Citation du site http://www.canbypublications.com : "Mondulkiri (Sen Monorom) (543km) One of the least developed parts of Cambodia. Hill tribe culture. Jungle. Air: Flights temporarily suspended Road: Bus from Phnom Penh to Sen Monorom, $10, 9.5 hours. Hua Lian Transportation Co. (012-376807)."

Merci de m'aider, a bientot.
• Voilà je voudrais savoir si il existe des bus "réguliers" entre SenMonorom et Phnom Penh ? • Et si oui pouvez vous me donner les horaires s'il vous plait ?
Car dans le sens PhnomPenh - SenMonorom ça existe, et sur un autre forum, j'ai lu que la compagnie Hour Lean éffectuée aussi ce trajet, mais pour le sens retour je ne sais pas du tout ...
* Citation du site http://www.canbypublications.com : "Mondulkiri (Sen Monorom) (543km) One of the least developed parts of Cambodia. Hill tribe culture. Jungle. Air: Flights temporarily suspended Road: Bus from Phnom Penh to Sen Monorom, $10, 9.5 hours. Hua Lian Transportation Co. (012-376807)."

Merci de m'aider, a bientot.
Cherche à faire du bénévolat en Équateur English translation pending
je suis étudiante en éducation spécialisée et je cherche à faire du bénévolat en Équateur. J'aimerais partir cette été alors si vous avez de bon plan et des bons conseils cela me m'aiderais beaucoup............
ommm007@hotmail.com
ommm007@hotmail.com
Le shaman de Leizar Atheka English translation pending
Voila une petite aventure qui m'est arrivé dans les Pyrénées il y'a deux ans. C'était sur le sentier de St Jacques et j'avais pris ma tente pour faire du camping sauvage. 🙂
…Après quelques minutes je reprends la route. Le premier jour est le plus dur et je comprends pourquoi, à mi-chemin entre d’un pic je tombe de nouveau de fatigue. Il me reste quelques dizaines de mètres et je camperais ici, je fais cette dernière étape à 4 pattes et je m’assoie entre les rochers qui culminent au sommet. Je regarde la carte : c’est le pic de Leizar Atheka, un nom et un paysage digne du Seigneur des Anneaux. Par contre le confort et la sécurité laissent à désirer, une chute de quelques mètres derrière moi et des pentes assez raides de chaque cotés, de plus le sol est couvert de pierres et il est impossible de dormir confortablement. La cerise sur le gâteau, je suis au milieu de pâturages et les moutons se déplacent à leur guise. Le paysage quant à lui est des plus étranges, l’herbe est jaune et seul des rochers aux formes fantastiques semblent pousser sur le pic.
C’est alors que je découvre ce que j’ai oublié : les sardines ! Je ne peux pas attacher la tente j’ai oublié les sardines au camping. Quel con ! Je me motive pour aller chercher des branches dans la forêt une centaine de mètres en contrebas, je dois me démerder avec les moyens du bord. Le brouillard se lève et je n’ai pas encore trouvé assez de branches solides, il faut me speeder ou je ne trouverais même plus ma tente. J’arrache quelques dernières branches et je cours vers la silhouette des rochers qui disparaissent peu à peu dans la brume. Je les atteins et je commence à monter la tente à toute vitesse, le vent aussi se lève. Lorsque c’est fini je m’étale dans mon abri et, à 18h, je m’endors aussi sec.
Quand je me réveille il est 23h. Je n’ai toujours pas mangé et mon estomac me fait souffrir. Mais surtout le vent souffle vraiment très fort. Les tendeurs plient mais les piquets tiennent bon. Je réparti mon poids et celui de mon sac à dos de chaque cotés et je me plaque contre la tenture. Je tremble trop, je ne peux m’empêcher de penser aux touristes perdus en montagne et retrouvés mort, soit parce qu’ils ne connaissaient pas le coin, soit parce qu’ils ne s’étaient pas renseignés de la météo. Malheureusement c’est aussi mon cas. J’ai peur que la tente s’envole et qu’on me retrouve 500 mètres plus bas avec tous les os cassés. […] J’entends les cloches d’un troupeau de moutons pas très loin. S’ils s’approchent de la tente vont-ils faire péter les tendeurs ? […] A 4h du matin je me décide enfin à sortir de mon abri, le vent s’est arrêté. En glissant ma tête par la fermeture éclaire je remarque qu’il n’y a plus de brouillard et qu’il fait très froid. J’enfile un deuxième pull et je sors.
La tempête est passée, laissant place au plus aérien des décors. Je suis sur une ile entourée d’un océan de nuages, comme si j’étais descendu d’un avion à mi-chemin. Mon ilot perdu ne fait que quelques mètres, les étoiles brillent de toutes leurs forces et la lune est pleine. Le ciel est mon allogène et les nuages sont ma moquette. J’ai beau regarder au loin mais je ne vois aucune autre ile, partout il y’a une mer de coton. Il fait trop froid, mes mains et mes lèvres sont gelées mais je ne veux pas partir. Je suis un shaman. Je reste encore quelques minutes à observer par les yeux de Dieu, je le comprends : avec la vue qu’il a il ne se soucie pas trop de ce qu’il se passe en dessous, et puis de toutes façon on y voit rien. Finalement le froid a raison de moi et je retourne dans la chaleur de mon duvet pour achever mon bout de nuit…
…Après quelques minutes je reprends la route. Le premier jour est le plus dur et je comprends pourquoi, à mi-chemin entre d’un pic je tombe de nouveau de fatigue. Il me reste quelques dizaines de mètres et je camperais ici, je fais cette dernière étape à 4 pattes et je m’assoie entre les rochers qui culminent au sommet. Je regarde la carte : c’est le pic de Leizar Atheka, un nom et un paysage digne du Seigneur des Anneaux. Par contre le confort et la sécurité laissent à désirer, une chute de quelques mètres derrière moi et des pentes assez raides de chaque cotés, de plus le sol est couvert de pierres et il est impossible de dormir confortablement. La cerise sur le gâteau, je suis au milieu de pâturages et les moutons se déplacent à leur guise. Le paysage quant à lui est des plus étranges, l’herbe est jaune et seul des rochers aux formes fantastiques semblent pousser sur le pic.
C’est alors que je découvre ce que j’ai oublié : les sardines ! Je ne peux pas attacher la tente j’ai oublié les sardines au camping. Quel con ! Je me motive pour aller chercher des branches dans la forêt une centaine de mètres en contrebas, je dois me démerder avec les moyens du bord. Le brouillard se lève et je n’ai pas encore trouvé assez de branches solides, il faut me speeder ou je ne trouverais même plus ma tente. J’arrache quelques dernières branches et je cours vers la silhouette des rochers qui disparaissent peu à peu dans la brume. Je les atteins et je commence à monter la tente à toute vitesse, le vent aussi se lève. Lorsque c’est fini je m’étale dans mon abri et, à 18h, je m’endors aussi sec.
Quand je me réveille il est 23h. Je n’ai toujours pas mangé et mon estomac me fait souffrir. Mais surtout le vent souffle vraiment très fort. Les tendeurs plient mais les piquets tiennent bon. Je réparti mon poids et celui de mon sac à dos de chaque cotés et je me plaque contre la tenture. Je tremble trop, je ne peux m’empêcher de penser aux touristes perdus en montagne et retrouvés mort, soit parce qu’ils ne connaissaient pas le coin, soit parce qu’ils ne s’étaient pas renseignés de la météo. Malheureusement c’est aussi mon cas. J’ai peur que la tente s’envole et qu’on me retrouve 500 mètres plus bas avec tous les os cassés. […] J’entends les cloches d’un troupeau de moutons pas très loin. S’ils s’approchent de la tente vont-ils faire péter les tendeurs ? […] A 4h du matin je me décide enfin à sortir de mon abri, le vent s’est arrêté. En glissant ma tête par la fermeture éclaire je remarque qu’il n’y a plus de brouillard et qu’il fait très froid. J’enfile un deuxième pull et je sors.
La tempête est passée, laissant place au plus aérien des décors. Je suis sur une ile entourée d’un océan de nuages, comme si j’étais descendu d’un avion à mi-chemin. Mon ilot perdu ne fait que quelques mètres, les étoiles brillent de toutes leurs forces et la lune est pleine. Le ciel est mon allogène et les nuages sont ma moquette. J’ai beau regarder au loin mais je ne vois aucune autre ile, partout il y’a une mer de coton. Il fait trop froid, mes mains et mes lèvres sont gelées mais je ne veux pas partir. Je suis un shaman. Je reste encore quelques minutes à observer par les yeux de Dieu, je le comprends : avec la vue qu’il a il ne se soucie pas trop de ce qu’il se passe en dessous, et puis de toutes façon on y voit rien. Finalement le froid a raison de moi et je retourne dans la chaleur de mon duvet pour achever mon bout de nuit…
Choix d'une île en novembre, arrêt sur le trajet Bangkok-Chiang Mai (Thaïlande) English translation pending
Hello,
j'ai fait qq temps un post pour organiser mon voyage en Thailande. merci a ceux et celles qui m'ont aide.
je pars ce samedi...En gros: arrive BKK le 12Nov, et direction le nord des Lundi vers Sukhotai et Chiang Mai (6 jours) retour a BKK pour 3 jours et encore 3-4 jours a la plage
Qq questions subsitent: je ne sais tjrs pas ou aller pour qq jours de balneaires pour un bon climat en cette saison mi-fin Novembre y a til un endroit (parc national, foret, nature, loin de la ville et du bruit) sur la route de BKK et chaing mai ou je peux m'arreter 2 jours pour une depaysement total? je prends vraiment pas de pull, ni de veste?
Merci
Qq questions subsitent: je ne sais tjrs pas ou aller pour qq jours de balneaires pour un bon climat en cette saison mi-fin Novembre y a til un endroit (parc national, foret, nature, loin de la ville et du bruit) sur la route de BKK et chaing mai ou je peux m'arreter 2 jours pour une depaysement total? je prends vraiment pas de pull, ni de veste?
Merci