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Basque préparant un tour du monde? English translation pending
by Nepalie · 2008-09-12 · 5 replies
🙂 Est ce que quelqu un dans le pays basque français prepare en ce moment un tour du monde pour 2009 ? Cela serait sympa de pouvoir mieux communiqué et de s echanger des tuyaux. 😉
Voyage pas cher à Barcelone au mois d'août en tant que jeunes? English translation pending
by Laurie74 · 2008-04-08 · 4 replies
Bonjour! Cet été j'aimerai beaucoup partir à Barcelone (au mois d'août) avec plusieurs amis (on sera un groupe d'environ 10 personnes)....Le problème c'est qu'on est jeune et donc qu'on n'a pas beaucoup beaucoup de sous et en plus on connait très peu cette ville. J'aimerai donc savoir si vous connaissez un camping pas trop cher et simpa(et pas loin de la mer si possible^^), si vous savez s'il y a un train qui partirais de Bayonne pour y aller et enfin...plein de conseil pour s'éclater pour pas trop cher le soir(bars simpas, concerts de rue, fêtes...). Ah aussi est-ce que vous connaissez le fonctionnement des auberges de jeunesses?C'est interressant au niveau de l'ambiance et du prix?

Voilà je vous remercie par avance! 🙂 P.S:Si jamais vous connaissez d'autres villes proches de la mer et simpas, n'hésitez pas!
Tour de France en train sur trois semaines English translation pending
by Akiloulou · 2008-02-28 · 7 replies
Bonjour,

Je projette de faire le tour de France en train cet été. Je compte faire ça sur 3 semaines en visitant une ville tout les deux jours environ, soit une dizaine de villes en tout. Je part de paris et je compte commencer par la bretagne pour descendre vers le sud en longeant la cote puis rejoindre la cote méditerrané et remonter vers le nord de la france.

Ma question est : quelles villes vous me conseillez ? j'ai déja quelques idées : La rochelle, bayonne, carcassonne... Mais j'aimerai connaitre les villes sympa à visiter en france

Merci 😎
Birmanie... n'oubliez pas que... English translation pending
by Onthenet6464 · 2007-09-25 · 37 replies
bonjour la birmanie est pour moi le plus beau pays d'asie (et j'en ai fait !!!) mais on n'y voit aucun militaire aucun policier difficile de penser que l'on est dans une des plus terrible dictature ... ne l'oubliez pas si vous allez par là

les gens sont adorables souriants currieux de tout ... les gamins joyeux avec des tong aux pied a 1 euro quand chez nous certains tout plein de Nike Ipod DG crame les voitures ...

j'espere qu'ils pourrons enfin se liberer ... onthenet
Où aimerez-vous retourner à tout prix? Pourquoi? English translation pending
by Fleurrare · 2019-11-25 · 58 replies
Bonjour ! J'espère de tout cœur que votre semaine début bien quant à moi , tous va pour de mieux. J'ai une petite question pour vous et j'espère avoir votre réponse

Où aimerez-vous retourner à tout prix ? Pourquoi ?

moi , sans hésitation au Mexique . C'est un pays que j'ai découvert il y a quelques années et j'en suis revenu enchantée. Mexico, Teotehuacan , les villages indiens, les sympathie des mexicains et les site mayas , de grands souvenirs, j'espère pouvoir y retourner un jour pour découvrir un peu plus ce pays qui m'a véritablement fascinée.

J'attends votre réponse

Bonne et excellente début de semaine à vous
Problèmes à l'aéroport de Barcelone-El Prat English translation pending
by Patxi1 · 2017-08-04 · 16 replies
Hola 😉

Attention !!! Si vous devez voyager, au départ, ou transiter, par l'aéroport de Barcelone (El Prat), soyez prévoyants !!

Depuis plusieurs jours se déroule une grève "perlée" des employés de la société privée assurant les contrôles de sécurité. Au delà du bien fondé, ou pas, de ce mouvement social, il provoque d'importants problèmes. Les files d'attente pour passer les contrôles de sécurité s'allongent interminablement, et des attentes d'une heure et plus sont fréquentes lorsque les employés décident de manifester.

De nombreux voyageurs ayant calculé au plus juste leur arrivée à l'aéroport, se sont trouvés piégés et n'ont pas pu se présenter à l'embarquement à temps et ont donc perdu leurs vols.

Les salles d'embarquement, surtout au T1 et au T2, sont assez "chaotiques", et pour l'heure rien ne permet de dire qu'une solution sera trouvée aux revendications des employés, ni dans quel délai les négociations auront une issue, quelle qu'elle soit.

Hasta luego 😎
Une paire de chaussures pour marche English translation pending
by Nodark · 2015-01-13 · 14 replies
Bonjour,

Après avoir cherché sur internet je ne trouve pas spécialement comment bien choisir ses chaussures pour son voyage.

Je ne compte pas faire de grande randonnée (enfin en théorie) donc je compte beaucoup marcher sur de la route, surement terre battue, mais dans le genre plat.

Il faut évidemment qu'elles soient agréables, légères et tiennent bien mais surtout résistantes à la pluie.

Une idée du style ?

Chaussures semi-randonnée?

Merci
Paris - Pampelune (Espagne): transport le plus rapide? English translation pending
by Pin34 · 2012-12-12 · 2 replies
Bonjour, Je dois me rendre à Pampelune depuis Paris. Il n'y pas de vols directs, que me conseillez-vous? L'escale à Madrid ça me parait long.... Est-qu'il n'y a pas une ville d'où je peux aterrir à côté puis prendre un train ou louer une voiture? Merci
Deux semaines à Bordeaux: logement, transports, visites? English translation pending
by Climber1980 · 2012-07-27 · 15 replies
Bonjour à vous tous,

Je suis tout nouveau sur le forum!!! J'ai quelques questions à vous poser pour progrèsser dans ma planification de voyage!

Je pars pour 2 semaines dans la région de Bordeaux (et les environs) du 15 au 30 septembre. J'ai voyagé souvent en Europe mais je ne suis jamais resté à la même place.... Alors qu'est ce que je dois faire??? - Devrais-je louer un appartement? - Devrais-je louer un véhicule? - Combien de temps par villages?

J'ai vraiment besoin de votre aide!!!!

Je vous remercie à l'avance!!!
Les Bardenas fin octobre début novembre en camping? English translation pending
by Calaz · 2012-06-27 · 29 replies
bonjour à tous ,

Le désert des Bardenas nous intéresse mais je me demandais si j'étais réaliste de vouloir dormir en tente fin octobre / début novembre ? Comme j'ai déjà lu sur certain post , il vaut mieux éviter juillet/Août car il fait très chaud et très sec ( paysage cuit et recuit ) . Il ne me reste donc que fin octobre pour mes derniers congés 😕 . Ou bien dois-je plutôt attendre mai 2013 ? Apparemment 3 jours suffisent pour faire le " tour " mais comme j'aurai + de 1000km de route, je préfère descendre sur 2 jours et idem pour remonter en Belgique.

des avis , des conseils , des adresses de camping pas trop cher ?

merci d'avance calaz
Croisière au départ de New York: cherche hôtel (1 nuit) + stationnement 7 jours English translation pending
by Tacha · 2012-01-04 · 28 replies
Bonjour, Nous avons réservé NCL, départ de New York.

Je sais qu'à Montréal, nous avons des hôtels qui offrent une nuit d'hébergement avec 7 jours de stationnement additionnels et le "shuttle" à l'aéroport... est-ce que quelqu'un sait si ce genre d'option se trouve près du port de New York???

Merci à l'avance!
Incontournables de Biarritz à Bordeaux? English translation pending
by Alabama84 · 2011-02-11 · 10 replies
Bonjour, tout est dans le titre, je compte faire un séjour d'une semaine environ de Biarritz à Bordeaux, pouvez vous me dire ce qu'il ne faut absolument pas rater ou au contraire ce qui ne mérite pas que l'on s'y arrête ? Merciiiii Bonne journée, 😄
Circuit de dix jours à Madagascar English translation pending
by Fafou0804 · 2010-08-26 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je dois partir dans 3 semaines à Madagascar. J'aurai besoin de vos conseils pour un circuit de 10 jours... (je sais c'est très très court pour un si beau et grand pays mais je n'ai malheueruesment pas le choix...) Sachant qu'après ces 10 jours de circuit je vais terminer par 4 jours à Ste Marie pour rejoindre des amis.

Est-ce qu'en 10 jours j'ai le temps de faire un petit bout de la RN7 et si oui que me recommandez-vous? Est-ce qu'il vaut mieux que je visite une autre région (j'aimerai bien voir le max de paysages différents) Je voulais au départ prendre une voiture avec chauffeur pour gagner du temps mais ca semble bcp trop cher pour mon petit budget.

Merci par avance pour votre aide! F.
De retour après trois semaines à Tulear (Madagascar) English translation pending
by Alcor33500 · 2010-02-05 · 5 replies
aucun probléme à signaler mise à part une chaleur ecrasante qui nous changent des températures de la métropole actuellement..

hotel casi vide, inutile de resever pour un resto, les discotheques blindés le week end et oui on aime danser là bas..

ifaty tres calme mais les langoustes toujours aussi bonne et aussi peu cher..

insécurité neant .

franchement qu'attendez vous mesdames messieurs pour profiter de cette région si merveilleuse..

veloma

nb: je ne fais pas parti de l'office de tourisme..🙂 mais je pense que les malgaches ont juste besoin d'etre soutenue surtout en ce moment..
Madagascar: séjourner à La Marmaille de Manompana? English translation pending
by Stela64 · 2009-02-02 · 7 replies
bonjour, j'aimerais entrer en contact avec des bénévoles qui ont séjourné à La marmaille à la case pour avoir conseils, avis, etc... merci de me contacter stela64@aol.com
Trois jours dans le Pays basque français mi-décembre English translation pending
by Rondehaie · 2008-10-10 · 3 replies
slt a vous tous que me conseiler vous pour 3 jours de visite dans le pays basques francais a partir du 11 decembres ( visite resto avec specialiter et pour dormir ) merci a vous francis
Nécessité de réserver le train pour Saint-Jean Pied de Port? (France) English translation pending
by MissMartini · 2008-02-14 · 7 replies
Bonjour,

il est très difficile d'entrer en contact courriel avec le SNCF alors je réécris sur le forum ( je suis au Québec). Je ne sais pas encore si je vais atterir à Charles de Gaules ou Toulouse mais j'aimerais quand même savoir si je dois absolument réserver un billet de train avant de partir pour la France au début avril ou si je peux acheter mon billet en arrivant en France. Je devrai me rendre à St-Jean pied de port. Une amie m, a dit qu'elle a atteri à Toulouse il y a deux ans et elle a acheté son billet de train pour St-Jean peid de port...a-t-elle été chanceuse? Qu'en est-il pour Charles de Gaules car il est fort probable que je choisisse un vol avec Zoom airlines et donc que j, atterise à cet aéroport au début avril.

Merci de vos réponses.
Séjour en Polynésie à la routarde English translation pending
by JulietteTdm · 2007-04-16 · 10 replies
Oui, je SAIS que ce titre est lui même antithétique, mais ça doit bien être possible malgré tout ! Je pense entamer un tour de l'Asie bientôt (automne 2007) et le clore par un séjour en Polynésie, grand rêve (pas très original certes..) de mon compagnon. Sauf que nous sommes étudiants et qu'on n'a pas de grands moyens... Hors saison, à quel tarif peut on espérer dénicher un hébergement, sachant qu'on se contente vraiment de peu ? Quel budget prévoir de manière générale (sachant toujours qu'on se contente vraiment de peu, mais avec quelques transports quand même...) et aussi, est-ce que quelqu'un connait les tarifs d'avions depuis l'ASie? Voilà, ça fait beaucoup, et des questions très générales en plus, mais j'espère que vous prendrez pitié et aurez la bonté de me fournir quelques éléments de réponse ! 😕
Voyage dans le Pays basque pour des jeunes (côté français) English translation pending
by Melatonin · 2007-04-06 · 2 replies
bonjour,

avec des amis (de 17 a 19 ans) nous souhaiterions nous rendre au alentours (proche) de saint jean de luz, 15 KM de biarritz.

je cherche un camping donc assez jeunes (piscine, annimation pour jeune)

si il y a des avis personnel ca serait genial!

merci beaucoup, j'ai pas trop parcouru le forum j'espere donc que je suis dans la bonne section est pas en hors sujet par rapport au reste du forum.
4 jours de visites à Bangkok English translation pending
by Kaotom · 2006-04-27 · 18 replies
Aller, encore une petite question....je crois que je ne resterai pas trop longtemps à bangkok mais j'ai cru comprendre qu'il fallait au moins y rester 4 jours, que voir de particulier en ville ?

est ce qu'il y a quelque chose à voir sur la cote Andaman (une petite ile par exemple pour finir en beauté) sans se ruiner ?

merccii bcp
Voyage en voiture Rennes-Casablanca en passant par l'Espagne English translation pending
by Stofie00 · 2013-04-14 · 4 replies
Bonjour tout le monde; Pourriez me conseiller sur la meilleure façon de voyager en voiture de Rennes à Casablanca : trajet en Espagne , risque , étape, hôtel, etc ...

je vous remercie par avance
120 passagers de Ryanair sont débarqués à Nantes au lieu de Lille English translation pending
by Tripulante · 2013-01-20 · 177 replies
120 passagers de la compagnie Ryanair, partis de Porto dimanche matin pour Lille, ont finalement été débarqués à Nantes en raison des conditions météorogiques sur le nord de la France et étaient toujours dans l’attente d’une solution en fin d’après-midi pour rejoindre leur destination initiale.

"Nous sommes 123 personnes, dont des enfants. Il n’y a personne à l’aéroport de la compagnie Ryanair. Le responsable de l’aéroport n’a pas de solution. Il y a des gens qui n’ont pas d’argent pour aller à Lille et l’avion de Ryanair est reparti vers Porto», a expliqué à l’AFP l’un des passagers, Ricardo Ribeiro. L’avion avait décollé de Porto à 7H00 du matin. Il s’est posé à 10H00 sur l’aéroport de Nantes-Atlantique. «Nous sommes restés pendant quatre heures, jusqu’à 14H00, à l’intérieur de la carlingue. Nous n’avons même pas reçu de l’eau. Un enfant a fait un malaise», a poursuivi M. Ribeiro. «Nous discutons avec la direction de l’aéroport mais il est plus de 17H00 et nous ne voyons toujours pas de solution», a-t-il ajouté. De son côté, la direction de l’aéroport de Nantes a fait savoir à l’AFP qu’elle s’efforçait de mettre en oeuvre une solution de remplacement satisfaisante «en lien avec le prestataire qui représente Ryanair à Nantes». «Des passagers d'autres vols déroutés avaient été acheminés vers leurs destinations initiales par autobus», ce qui n’a pas été possible pour les 123 passagers du Porto-Lille, a-t-il précisé. Finalement, ces personnes du vol Ryanair ont été conduites en début de soirée dans un hôtel à proximité et rejoindront lundi matin Lille par bus, a indiqué M. Motte, à l’exception de deux famillles comprenant des personnes à mobilité réduite, qui sont parties dimanche en fin d’après-midi pour Lille en taxi. Nantes et Lille sont distantes d’environ 600 kilomètres.
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
by Gazipach9 · 2013-01-15 · 2 replies
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi octobre 2012



Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...



Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.

Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.

Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.

Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.

Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.

Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.

Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.

Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.

Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.

Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places à des voyageurs en règle. La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire. Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu. Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin. Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs. L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose. Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage. le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari? Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté. Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette. Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...



L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.



Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil. Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos. Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage. Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet. Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb. Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!



Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.



A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.

Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.

Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.



La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.



Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.



Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)

Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)

Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.



La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)

Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau. Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.

IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.

Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.



Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.



L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.

Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?



Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?



Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.



En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !



On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.



Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.



Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.



La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954mLe soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations. Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation. Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino �� gogo)



Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.



La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .



Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.



A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.



Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.

L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.

La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.



L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.

Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue. Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide. Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.



Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !

(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.

Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !

Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m

Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !



Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.



Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.



Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud. Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux. Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours. Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit. Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus. Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?



Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.



Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale. Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant. Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets. Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.



Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.



La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.



Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.



Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.



Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.

Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.



Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.

Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.



Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Thaksin jugé coupable (Thaïlande) English translation pending
by Dilom · 2010-02-27 · 9 replies
Article dans le Parisien....

Thaksin Shinawatra a été jugé coupable d'abus de pouvoir en faveur de son empire Shin Corp. lorsqu'il dirigeait le gouvernement de 2001 à 2006. Les juges ont saisi 46 milliards de bahts (1,4 milliard de dollars), sur les 76,6 milliards que représentait sa fortune.

Samedi, l'ex- chef du gouvernement a laissé entendre dans un communiqué qu'il ne comptait pas disparaître.....😊

Voici ce qu'il a répondu..

"Je n'abandonne pas. J'obtiendrais justice par tous les moyens", a-t-il expliqué. Et de dire à ses partisans: "soyez patients. Ne faites rien qui soit négatif pour notre pays ou que le gouvernement pourrait utiliser pour briser votre combat".
Hôtel Gran Bahia Principe Bavaro English translation pending
by Lalaurie40 · 2009-02-06 · 21 replies
Bonjour, nous sommes un couple de français actuellement à Montréal pour un contrat de travail de 2 ans. Nous sommes arrivés le 15 janvier 2008, et nous entendions autour de nous que tous les québécois partaient dans "le Sud" pendant l'hiver. Mais c'est où le sud? l'Amérique du sud? où partent-ils?... En fait, la destination préférée des québécois pour faire un break pendant l'hiver est les pays chaud, Mexique, Cuba, République Dominicaine, Jamaïque... les Caraïbes :) Donc en bons expatriés que nous sommes, nous voulons nous plier aux coutumes locales lol Nous avons donc décidé de partir en janvier 2009 pour la Republique Dominicaine. En discutant autour de nous, et en visitant des forums, notre choix s'est porté sur Punta Cana et l'hôtel Bahia Principe Bavaro. Nous sommes partis avec le voyagiste VacancesSignature et la compagnie aérienne SkyService du 24 janvier au 31 janvier 2009.

Compagnie aérienne, SkyService : Départ le samedi 24 janvier à 7h du matin. Nous n'avions pas réservé nos places à l'avance (15$/personne pour la présélection des sièges), donc bien sûr nous n'étions pas à côté, mais le vol dure 4h et comme nous sommes fatigués nous allons dormir. Dans l'aéroport tous les vols en partance vont vers ''le Sud'' :) Notre avion est un A320, nous sommes assez serrés, si vous êtes grand comme moi vous serez à l'étroit, n'hésitez pas à vous lever pour vous dégourdir les jambes. Nous avons droit à un sandwich, une barre de céréales et des boissons. Le vol se passe très bien, on a l'impression que la température monte au fur et à mesure qu'on s'approche des Caraïbes :) Pour rentrer en République Dominicaine, il est nécessaire de posséder une carte de tourisme (10$US/personne), carte que nous avons acheté à Montréal au Consultat de la République Dominicaine ou que l'on peut aussi acheter directement à l'aéroport d'après ce que j'avais pu lire. Mais il s'est avéré finalement que le prix de la carte était inclus dans le billet d'avion donc renseigner vous d'abord auprès de votre agence de voyage. On nous avez aussi prévenu de garder 20$US pour la taxe de sortie mais cette taxe aussi est comprise donc renseignez vous bien auprès de votre voyagiste.

Lorsque nous atterrisons à Punta Cana, nous le monde est content, tout le monde est en vacances :) Le terminal d'arrivée est typique, toit en paille, mur en pierre, et des dominicains en tenue locale pour nous accueillir. Une fois nos bagages récupérés, en sortant de l'aéroport il y a tous les représentants des agences derrière lors comptoirs. Ils vont vous indiquer quel bus vous devait prendre pour vous rendre à votre hotel. Attention car avant d'arriver aux comptoirs, beaucoup de dominicains essayent de vous vendre leurs services, parfois même en se faisant passer pour les représentants de voyages, ou vous proposent leurs services de portiers pour vos bagages, ne vous arrêtez pas en continuez votre route vers la sortie.

Hotel, Gran Bahia Principe Bavaro : Depuis l'aéroport jusqu'au Bahia Principe, il y a environ 45min de route, sur des voies en assez mauvaise état. Arrivés à l'hotel, laisser vos bagages et aller faire votre check-in. Le personnel parle espagnol et anglais et certains français donc vous n'aurez pas de problème pour communiquer. Pensez à demander le coffre fort, qui est payant, 29$US/semaine, comme ça vous serez plus tranquille. Toutes les transactions peuvent se faire en pesos ou en $US. Pensez à prévoir plusieurs billets de 1$ pour le tip. Le check-in est à 3h donc notre chambre n'est pas prête mais pour patienter nous avons droit à notre bracelet pour accéder aux différents services de l'hotel dont le buffet. Après manger, notre chambre est enfin prête, l'hotel est complet donc nous sommes surclassés dans la section Diamond, c'est à dire que nous sommes au milieu du complexe entre le buffet et la plage est que nous avons une piscine privée :) L'hotel est divisé en 3 complexes, Bavaro et Punta Cana sont exactement symétriques, avec chacun ses restaurants, son bar, son buffet, sa piscine. Le dernier complexe est Ambar, celui là est le haut de gamme, interdit au moins de 18ans, proche de la mer, buffet privé, piscine privée et autres services. certains restaurants sont communs aux 3 complexes comme El Charro(mexicain), El Pescador(fruits de mer), Garden Grill(steak house), l'italien, le français... Dans la formule tout compris vous avez droit à 3 restaurants à la carte par semaine, 4 pour le complexe Ambar. Un conseil réservez dès votre arrivée vos 3 resto car ils sont souvent pleins MAIS choisissez vos soirs aussi en fonction du buffet car chaque diner est un thème différent. Le planning du buffet est affiché devant les portes.

Les restaurants : Le buffet est grand et la nourriture est très variée. On trouve un coin ''healthy'' avec des salades, des crudités. Il y a toutes sortes de pâtes avec des sauces différentes. Vous pouvez aussi ''personnaliser'' vos pâtes, en choisissant vous même vos ingrédients et votre sauce, le cuisinier les fait cuire avec les pates. Il y a un coin grillades avec poissons ou viandes suivant les jours. De la paëlla aussi, avec du riz ou des pâtes. Il y a un comptoir avec plusieurs sortes de riz, pommes de terre, viandes, poissons, un comptoir avec les fromages et un dernier avec les desserts. A table vous pouvez boire de l'eau, du vin, des jus ou sodas. La nourriture est bonne et il y en a pour tous les goûts. En ce qui nous concerne nous avons choisis le français, le mexicain et le fruits de mer. Le français, A EVITER!! nous avons d'abord entendu 45min d'avoir la carte. Le serveur novice vient nous demander ce que nous avons commander alors que nous n'avons même pas eu les cartes. Ensuite il reste à côté de nous le temps de choisir donc on se sent pressé. Les assiettes arrivent mais par contre mon ami n'a toujours pas de couvert pour manger. C'est la bannière pour avoir l'attention d'un serveur pour avoir les couverts. Les assiettes très grandes, les quantités très petites... Ne commandez pas le foie gras, car en tant que française du sud-ouest je sais très bien ce qu'est un foie gras et je peux vous dire que ce que l'on m'a servit n'était absolument pas du foie gras, je ne sais même pas ce que c'était. En plat si vous avez faim, ne prenez pas le carré d'agneau car il n'y a rien à manger. Le dessert, le plus important pour moi, n'a même pas relever le niveau. En sortant il était trop tard sinon nous aurions fait un tour au buffet pour manger quelque chose. Les 2 autres restaurants, mexicain et fruits de mer miamm, un buffet à volonté en entrée et en dessert et un plat principal à la carte. Le risque, se gaver d'entrées car tous est excellent et ne plus avoir de place pour le plat. Le personnel est très gentil, très accueillant, le service rapide, et la nourriture un régal, à conseiller absolument.

Nous avons faits 2 excursions, toutes avec notre agence de voyages, peut être plus cher mais au moins nous sommes sûrs de la qualité et nous avons des garanties : * Reef Explorer, 89$/personne, 1/2journée Cette excursion peut se faire tous les jours le matin ou l'après midi. 1/2h de bus puis nous prenons un bateau pour se rendre sur une plate forme flottante. Ensuite, il y a 6 activités au choix, vous faites ce que vous voulez, quand vous voulez : kayak, plongée avec masque/tuba, massage, matelas flottants, rencontre avec une raie, nage avec des requins et des raies. Sur la plate forme, c'est healthy, nourriture saine, et jus de fruit, pas d'alcool. Nous avons commencé par la plongée, nous avons vu pleins de poissons mais comme le ciel était un peu nuageux, les coraux se reflétaient pas comme je ne pensais mais c'était tout de même bien. Ensuite un petit massage suivi par la nage est les requins. Ce sont des requins nourrices, sans dents et végétariens et les raies n'ont plus de dard mais c'est tout de même impressionnant. Lorsque le requin passe au dessous de vous, vous levez les pieds lol Le reste de l'aprem c'était relax pour nous, à bronzer sur les transats. Nous avons beaucoup aimé cette excursions même si cela doit être plus beau un jour de grand soleil. * Saona, 90$/personne, 1 journée 2h de bus vers le port de Bayahibe en traversant des villages dominicains, 1h30 de croisière en catamaran, avec musique, danse et alcool, attention au mal de mer, pour arriver sur cette île paradisiaque, l'île de Saona. Le sable est blanc est fin, les cocotiers bordent la plage, c'est une île vierge c'est à dire qu'il n'y a pas d'hotel, seulement 400 dominicain habitent sur cette île. C'est la mer transparente, le sable, la forêt de cocotiers. Nous avons droit à un repas typique dominicain sur l'île : nouilles, riz, pommes de terre, grillades, poulet, porc, saumon. Le repas est très bon. Entre les cocotiers on trouve des hamacs pour se relaxer, mais il fait vite très chaud donc on part pour une baignade dans la mer des Caraïbes, seul hic le sol est un peu rocailleux, ça surprend au début. A 2h20 nous reprenons le bateau, le speed boat cette fois ci, pour la ''piscine naturelle''. Au milieu de mer, c'est un banc de sable où l'eau nous arrive jusqu'à la taille et où l'on trouve des étoiles de mer. Nous longeons la côte pour rentrer au port. Sur la route du retour, arrêt dans un centre commercial de Higuey, surtout n'achetez rien, c'est encore plus cher que l'hôtel, un attrape touristes. Cette excursion vaut vraiment le coup.

Plage et piscines : La plage de Bavaro est la plus belle, l'eau est turquoise, la mer n'est pas forte et on y rentre assez facilement même pour moi qui suis frileuse. Il y a des transats sur la plage, beaucoup de personnes se lèvent tôt pour les réserver, ce qui est normalement interdit mais nous avons toujours trouvé de quoi nous prélasser. Il suffit d'aller plutôt aux extrémités de la plage ce qui n'est pas plus mal comme ça on est loin des animations de la piscine. pour toutes vos envies il y a le bar de la plage et celui de la piscine. Pour les encas, il y a également plusieurs snacks. Pour les piscines nous ne sommes seulement allés à la piscine privée du club Diamond, donc aucun problème pour trouver un transat et cette piscine est beaucoup plus calme que les autres où il y a toutes les activités. Attention en période hivernale, les snacks de la plage ferment à 4h et les bars des piscines à 5h30 alors que le buffet n'ouvre qu'à 6h30. En attendant vous pouvez boire un verre au lobby bar à coté de la réception où il y a des soirées piano bar.

Animations : Il y a toutes sorte d'activités toute la journée dans les piscines, aquagym, cours danse, jeux... mais nous n'y sommes pas allés. Le seul spectacle que nous avons vu au théatre de l'hotel est celui de Michael Jackson qui nous avait été conseillé par notre représentant de voyage et nous n'avons pas été déçu. Les danseurs sont vraiment impressionnants, et surtout Michael et Michael Junior!!

Vraiment, nous revenons enchantés de notre séjour dans cet formidable hôtel, où le service et la nourriture sont très bons. La plage est vraiment magnifique. Les excursions valent le coup. Du soleil et farniente pendant une semaine, dur dur de rentrer à Montréal après ça!!
Certificat de nationalité française English translation pending
by Mitsic · 2008-06-20 · 38 replies
Salut à tous, préparant un tour du monde, je viens de faire une première demande de passeport français. J'ai 38 ans, née en france de père italien et de mère greque, j'ai depuis mes 18 ans une carte d'identité française. (d'abord la "jaune carton", puis la plastifiée). J'ai toujours vécu en France ; et voila que la préfecture me réclame un certificat de nationalité française !! Je trouve ça hallucinant 🤪 et choquant. Je sais que depuis qlq années l'administration fait la chasse mais là, ça dépasse les bornes😠 D'autres témoignages ?
Dans quel pays faire la fête entre amis? English translation pending
by Trichelieu · 2008-03-12 · 17 replies
Bonjour! Je me présente je suis un garçon de 17 ans vivant à Paris. J'écris ce billet car avec des amis à moi nous avons le projet de partir faire la fete cet été pendant 2 semaine (nous serons tous majeur), nous avions déja fais ça l'été dernier en Espagne à Lloret del Mar (station balnéaire ultra touristique, mais tres moche).Bref connaissez vous des villes sympa et tres animées pres de la France au bord de la mer ou l'on puisse aller pour s'éclater (et visiter pourquoi pas)? Merci ! 🙂
Achat d'une croisière English translation pending
by Anmari · 2007-10-14 · 9 replies
Je magasine une croisière depuis plusieurs jours sur internet. J'aimerais savoir si c'est une bonne idée d'acheter d'un site américain. Le taux de change est avantageux mais comme je paierai avec une carte de crédit canadienne il y aura des frais d'échange. Vaudrait-il mieux que je fasse affaire avec un agent de voyage d'ici? C'est ce que j'avais fait la dernière fois.

Merci beaucoup!
Biarritz - Irun en autocar English translation pending
by Eze · 2007-01-09 · 4 replies
Bonjour, Contributeurs volontaires sur les topics st jacques de compostelle de voyageforum, nous sollicitons aujourd'hui, votre expérience à notre tour. Partirons à nouveau vers Santiago à pied par le Camino del Norte. Nous débuterons notre marche à Irun. Arriverons à l'aéroport de Biarritz, le dimanche 08.04.07 (Pâques = tarif préférentiel). Comment rejoindre la gare d'Irun de l'aéroport (train bien sûr, autocar peut être). Mci de votre aide et ultréia !
Itinéraire en Patagonie English translation pending
by Pocoloco · 2006-12-24 · 17 replies
Resalut. J - 5 pour Santiago. J'ai pas prévu d'itinéraire précis pour mon périple Chilo-Argentin, c'est un peu au jour le jour . Le leitmotiv est quand même la Patagonie et je compte m'y rendre en bus (TdP + El Calafate sont prévus). Comme je "descends" gentiment (j'ai 6 semaines de vacances...) pour remonter ensuite par l'Argentine, je suis à l'écoute de suggestions et plans. En ce qui concerne les refuges, de dois être un peu en retard pour réserver, non?

Ma question est axée surtout sur la Patagonie, y a-t-il un refuge/camping bien centré au TdP d'où l'on peut faire les excursions?

Merci!

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