Results for "Mabul+et+hébergement+|+8+>+190"
564 results found.
Quoi privilégier en deux/trois semaines en Malaisie péninsulaire + Bornéo? English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte partir seule fin septembre en Malaisie, ce sera pour moi une première dans cette région du monde dont je rêve depuis bien longtemps. Compte tenu du peu de temps dont je dispose (2 grosses semaines – 3 grand max), je souhaiterai tout d’abord savoir s’il est raisonnable d’envisager de faire la Malaisie péninsulaire (arrivée à Kuala Lumpur) ET la partie malaise de Borneo. Borneo me semble en effet indispensable en termes de paysage, qu’en pensez-vous ? Ensuite, que privilégier sur ces deux parties du pays ? Je nai pas envie de planifier d’itinéraire précis mais aimerait réserver des vols intérieurs si besoin. Je penser combiner Malaisie péninsulaire + sarawak, est-ce une bonne idée? Que vais-je rater à Sabah?
Je ne pense pas rester longtemps à KL et ne pense même pas aller à Singapour car jai plus envie de paysages, rando, jungle et bien entendu quelques jours sur les nombreuses iles paradisiaques que compte la Malaisie.
Jai déjà lu bcp de choses sur le forum et jai tout plein d’autres questions plus précises mais j’aimerai déjà avoir l’avis de connaisseurs du pays pour savoir si ce projet est réalisable ou non.
Dernière question quelqu’un a-t-il testé Air Asia depuis l’Europe ? Jai lu bcp de bonnes critiques concernant les vols internes à l’Asie du Sud Est mais pas grand-chose sur les vols Europe-KL.
Merci d’avance pour vos conseils !
Je compte partir seule fin septembre en Malaisie, ce sera pour moi une première dans cette région du monde dont je rêve depuis bien longtemps. Compte tenu du peu de temps dont je dispose (2 grosses semaines – 3 grand max), je souhaiterai tout d’abord savoir s’il est raisonnable d’envisager de faire la Malaisie péninsulaire (arrivée à Kuala Lumpur) ET la partie malaise de Borneo. Borneo me semble en effet indispensable en termes de paysage, qu’en pensez-vous ? Ensuite, que privilégier sur ces deux parties du pays ? Je nai pas envie de planifier d’itinéraire précis mais aimerait réserver des vols intérieurs si besoin. Je penser combiner Malaisie péninsulaire + sarawak, est-ce une bonne idée? Que vais-je rater à Sabah?
Je ne pense pas rester longtemps à KL et ne pense même pas aller à Singapour car jai plus envie de paysages, rando, jungle et bien entendu quelques jours sur les nombreuses iles paradisiaques que compte la Malaisie.
Jai déjà lu bcp de choses sur le forum et jai tout plein d’autres questions plus précises mais j’aimerai déjà avoir l’avis de connaisseurs du pays pour savoir si ce projet est réalisable ou non.
Dernière question quelqu’un a-t-il testé Air Asia depuis l’Europe ? Jai lu bcp de bonnes critiques concernant les vols internes à l’Asie du Sud Est mais pas grand-chose sur les vols Europe-KL.
Merci d’avance pour vos conseils !
État des fonds marins de Koh Tao? English translation pending
Bonjour !
Je prévois de partir plonger à Koh Tao en septembre prochain.
Après avoir été plusieurs fois dans les iles Andaman & Nicobar en Inde j'ai un peu peur d'être déçu.
Les fonds marins à et autour de Koh Tao en valent-ils la peine (coraux, poissons et autre animaux) ? Je pense bien que ce n'est pas les Similan mais j'aimerais bien quelques avis.
Si vous avez des bon plans pour plongée/Guest House je suis aussi preneur.
D'avance merci !
Je prévois de partir plonger à Koh Tao en septembre prochain.
Après avoir été plusieurs fois dans les iles Andaman & Nicobar en Inde j'ai un peu peur d'être déçu.
Les fonds marins à et autour de Koh Tao en valent-ils la peine (coraux, poissons et autre animaux) ? Je pense bien que ce n'est pas les Similan mais j'aimerais bien quelques avis.
Si vous avez des bon plans pour plongée/Guest House je suis aussi preneur.
D'avance merci !
Trois semaines dans l'État du Sarawak (Malaisie, Bornéo) en avril English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens d'apprendre que j'allais partir en Malaisie 3 semaines en avril prochain, j'ai commandé un guide LP mais en l'attendant j'aurai aimé avoir si possible quelques conseils sur le forum. Les 2 premières semaines je dois rester dans la région de Kuching (mon compagnon a un impératif professionnel), que me conseillez-vous de voir là bas ? J'ai cru comprendre que le parc de Bako était à faire, mais le pb c'est que je suis assez phobique des araignées/serpents/sangsues... et j'ai un peu peur de péter un cable en pleine jungle. Si les bestioles sont à distance ça pourrait aller je pense mais si j'en retrouve une sur moi c'est autre chose... J'ai jamais randonné dans la jungle donc je me rends pas vraiment compte de comment ça se passe. Si jamais je ne peux pas aller dans la jungle qu'est-ce qu'il y a comme autres alternatives dans la région ? Et la troisième semaine nous aimerions visiter une autre partie de la Malaisie mais n'avons pas encore décidé quoi, de mon côté je préférerais le bord de mer pour pouvoir faire de la plongée/snorkelling, que conseillez-vous ?
Merci d'avance !
Je viens d'apprendre que j'allais partir en Malaisie 3 semaines en avril prochain, j'ai commandé un guide LP mais en l'attendant j'aurai aimé avoir si possible quelques conseils sur le forum. Les 2 premières semaines je dois rester dans la région de Kuching (mon compagnon a un impératif professionnel), que me conseillez-vous de voir là bas ? J'ai cru comprendre que le parc de Bako était à faire, mais le pb c'est que je suis assez phobique des araignées/serpents/sangsues... et j'ai un peu peur de péter un cable en pleine jungle. Si les bestioles sont à distance ça pourrait aller je pense mais si j'en retrouve une sur moi c'est autre chose... J'ai jamais randonné dans la jungle donc je me rends pas vraiment compte de comment ça se passe. Si jamais je ne peux pas aller dans la jungle qu'est-ce qu'il y a comme autres alternatives dans la région ? Et la troisième semaine nous aimerions visiter une autre partie de la Malaisie mais n'avons pas encore décidé quoi, de mon côté je préférerais le bord de mer pour pouvoir faire de la plongée/snorkelling, que conseillez-vous ?
Merci d'avance !
Svalbard, terre polaire English translation pending
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Passer son PADI Open Water en octobre en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche des conseils pour plonger en Thailande à la fin octobre 2010. Nous aimerions passer notre PADI avec des amis, nous sommes donc débutants!
Je penchais a priori pour Koh Tao mais ca n'a pas l'air d'être le meilleur moment. Nulle part d'ailleurs... Mais tous vos conseils seront les bienvenus.
Merci d'avance Odhret
Je cherche des conseils pour plonger en Thailande à la fin octobre 2010. Nous aimerions passer notre PADI avec des amis, nous sommes donc débutants!
Je penchais a priori pour Koh Tao mais ca n'a pas l'air d'être le meilleur moment. Nulle part d'ailleurs... Mais tous vos conseils seront les bienvenus.
Merci d'avance Odhret
Malaisie trois semaines en mai English translation pending
Bonjour à tous,
Avez vous des conseils à propos de la malaisie. On voyage avec ma copine 3 semaines en mai labas.
On aimerait faire un itinéraire orienté nature + plongée. Pensez vous que Bornéo soit envisageable? Est-ce une destination chère? Est-ce qu'il faut être un plongeur expérimenté ou débutant suffit? Par rapport à la malaisie continental, vaut t'il mieux s'attarder labas ou simplement 1 semaine suffit?
Merci!
Avez vous des conseils à propos de la malaisie. On voyage avec ma copine 3 semaines en mai labas.
On aimerait faire un itinéraire orienté nature + plongée. Pensez vous que Bornéo soit envisageable? Est-ce une destination chère? Est-ce qu'il faut être un plongeur expérimenté ou débutant suffit? Par rapport à la malaisie continental, vaut t'il mieux s'attarder labas ou simplement 1 semaine suffit?
Merci!
Malaisie: seule avec bébé en février 2009 English translation pending
Bonjour, Je souhaiterai partir en malaisie un mois en fev avec ma fille qui aura 18mois. J'aimerai obtenir quelques avis sur un itinéraire à suivre. Pour la meteo cote ouest à privilègié? Je plonge et j'aimerai aussi en profiter. J'ai l'habitude de voyager seule, mais là j'aurai ma puce. Donc tous vos conseils me seront très utiles. Merci par avance.
Ile de Racha Island (Thaïlande) English translation pending
bon, après avoir trouvé mon interlocuteur pour les iles similans (merci Aykel), j'aimerai avoir des infos sur l'ile de Raya ou Racha island : très beau apparement, mais est-ce super pour du snorkeling, faut-t-il faire cette ile à la journée ou 1/2 journée en spedd boat ou en long tail ?. Nous sommes toujours 10 ! merci à tous
Photos de notre voyage dans l'Ouest américain (1re partie) English translation pending
Voici enfin, grâce aux bons conseils de Vilcanota, quelques photos de notre voyage dans l’Ouest, du 2 au 29 mai 2007.
Nous avons fait une boucle San Francisco-San Francisco (Californie-Nevada-Utah-Arizona-Nevada-Californie). Le 4 x 4, un Toyota Highlander, limite pour ce que nous avions prévu, a été pris à l’aéroport; deux jours plus tard nous sommes partis vers le nord (d’après les conseils avisés de Bousquet que je remercie encore une fois ici). Voici, en très gros, notre itinéraire:
Empire Redwood NP, Sierra Nevada et Hwy 50 (The Loneliest Road of America) pour rejoindre Moab.
Puis Capitol Reef, Escalante, Page, Grand Canyon North Rim, Coral Pink Sand Dunes, côté Kolob de Zion, Snow Canyon, Las Vegas, Death Valley, Sequoia NP, San Luis Obispo, Big Sur, Monterey, San Francisco.
Nous avons mixé motels et nuits sous la tente, voire dans le 4 x 4 (à Coyote Butte South).
Et, bien sûr, un grand merci à notre ami Philippe Schuler (Sedonax) qui nous a permis de découvrir des endroits fabuleux!
Dernière minute: Merci à Jean-Luc-Vazyvite pour ses conseils cartographiques!

Première partie
De San Francisco à la Cottonwood Canyon Road
N° 1 Bodega Bay, où Hitchcock tourna Les Oiseaux

N° 2 La Côte Nord couverte de fleurs

N° 3
N° 4
N° 5 Le Redwood Empire NP

N° 6

N° 7 Sierra Nevada

N° 8 The Loneliest Road of America (Hwy 50), Nevada

N° 9 Spotted Wolf, San Rafael Reef (Utah)

N° 10

N° 11 Morning Glory Arch, dans Negro Bill Canyon, près de Moab

N° 12 Hummm... on dirait bien des traces de puma...

N° 13 Corona Arch

N° 14

N° 15 Delicate Arch

N° 16 Castle Valley, sur la Hwy 128. Au fond, les monts La Sal

N° 17 Onion Creek

N° 18 Un bouquet de globemallows sur le bord de la piste. La fleur est paraît-il dangereuse pour les yeux

N° 19 Fisher Towers

N° 20

N° 21

N° 22 Retour sur Moab par la 128

N° 23 En allant à Crack Canyon, les mêmes barrières que dans le Montana

N° 24 The Bentonite Hills

N° 25 Cathedral Valley, Capitol Reef NP Le temple de la Lune

N° 26 Upper Cathedral Valley

N° 27

N° 28

N° 29 Sur un des cinq emplacements du primitive campground... notre tente...

N° 30.. et le 4 x 4!

N° 31

N° 32

N° 33

N° 34 Thousand Lake Road. Le Ford (la rivière) étant totalement impraticable, nous sommes obligés de repartir par le nord. Changement total de paysage et d'atmosphère

N° 35 Burr Trail, Long Canyon

N° 36

N° 37

N° 38 Devil's Garden sur la Hole-in-the-Rock-Road

N° 39

N° 40 Metate Arch

N° 41 Plus loin, Sunset Arch, malheureusement en plein midi

N° 42 Peek-a-Boo (slot canyon)

N° 43

N° 44 Willis Creek

N° 45 Grosvenor Arch

N° 46 Cottonwood Canyon Road

N° 47

N° 48

N° 49

N° 50 Lake Powell (Arizona)

N° 51 Wire Pass

N° 52

La suite ici: http://voyageforum.com/v.f?post=1304083
Et, bien sûr, un grand merci à notre ami Philippe Schuler (Sedonax) qui nous a permis de découvrir des endroits fabuleux!
Dernière minute: Merci à Jean-Luc-Vazyvite pour ses conseils cartographiques!

Première partie
De San Francisco à la Cottonwood Canyon Road
N° 1 Bodega Bay, où Hitchcock tourna Les Oiseaux

N° 2 La Côte Nord couverte de fleurs

N° 3

N° 4

N° 5 Le Redwood Empire NP

N° 6

N° 7 Sierra Nevada

N° 8 The Loneliest Road of America (Hwy 50), Nevada

N° 9 Spotted Wolf, San Rafael Reef (Utah)

N° 10

N° 11 Morning Glory Arch, dans Negro Bill Canyon, près de Moab

N° 12 Hummm... on dirait bien des traces de puma...

N° 13 Corona Arch

N° 14

N° 15 Delicate Arch

N° 16 Castle Valley, sur la Hwy 128. Au fond, les monts La Sal

N° 17 Onion Creek

N° 18 Un bouquet de globemallows sur le bord de la piste. La fleur est paraît-il dangereuse pour les yeux

N° 19 Fisher Towers

N° 20

N° 21

N° 22 Retour sur Moab par la 128

N° 23 En allant à Crack Canyon, les mêmes barrières que dans le Montana

N° 24 The Bentonite Hills

N° 25 Cathedral Valley, Capitol Reef NP Le temple de la Lune

N° 26 Upper Cathedral Valley

N° 27

N° 28

N° 29 Sur un des cinq emplacements du primitive campground... notre tente...

N° 30.. et le 4 x 4!

N° 31

N° 32

N° 33

N° 34 Thousand Lake Road. Le Ford (la rivière) étant totalement impraticable, nous sommes obligés de repartir par le nord. Changement total de paysage et d'atmosphère

N° 35 Burr Trail, Long Canyon

N° 36

N° 37

N° 38 Devil's Garden sur la Hole-in-the-Rock-Road

N° 39

N° 40 Metate Arch

N° 41 Plus loin, Sunset Arch, malheureusement en plein midi

N° 42 Peek-a-Boo (slot canyon)

N° 43

N° 44 Willis Creek

N° 45 Grosvenor Arch

N° 46 Cottonwood Canyon Road

N° 47

N° 48

N° 49

N° 50 Lake Powell (Arizona)

N° 51 Wire Pass

N° 52

La suite ici: http://voyageforum.com/v.f?post=1304083
Traverser la Papouasie Occidentale (Irian Jaya) English translation pending
la papouasie est en asie politiquement parlant, mais comme geographiquement c est en oceanie je poste ca ici aussi, en esperant que ca en aide certains...
donc c est de wamena jusqu a la cote sud, par les chemins et les rivieres.
bon deja pour s embarquer dans ce genre de trip il faut parler un minimum d indonesien(si vous le parlez bien ce n est que mieux), de facon a pouvoir un peu communiquer et apprendre des locaux et aussi de maniere a ne pas etre trop dependant des guides. il faut du temps aussi, avec un visa d un mois c est difficilement faisable et plutot que se retrouver a charteriser un bateau pour une fortune ou depasser la limite du visa il vaut mieux partir avec un de deux mois.
quoi emmener? alors a jayapura faut stocker de la bouffe, genre gateaux, sauces et condiments et autres suivant vos gouts, du repulsif a moustique, des medocs contre la malaria(chloroquine et combinaison fansidar plus quinine), parce qu a wamena y a pas grand chose et apres y a plus rien. au niveau riz, nouilles, patates douces et quelques legumes c est possible de se ravitailler en route. si vous comptez rester longtemps dans les montagnes il vous faudra des vetements chauds et soit une tente soit au minimum un "terpal"(sorte de grande bache impermeable, achetable a jayapura)car il y a des chances que vous ayez a dormir dehors vu que des fois les bleds sont loin les uns des autres. mais ne vous chargez pas trop car une fois dans les plaines tout ca sera inutile. pour les plaines un hamac mousticaire peut etre utile, mais une fois encore le terpal fera l affaire, le guide papou vous montera une armature en bois en deux deux et vous fera un beau petit lit de feuilles douillet. il faut une bonne carte aussi, celles du guide periplus irian jaya sont pas mal, sinon au bureau maf ils en ont une avec toutes les pistes d atterrisage qui ira bien. les classiques aussi, une lampe de poche, un drap pour dormir, une natte ou un plastique comme matelas, une couverture de survie...
le permis(surat jalan): pas complique, faut le faire a jayapura chez les flics, a wamena c est pas possible.
a wamena: les guides sont super chers(200000 rps pour un guide anglophone, 100000 pour les autres)et meme s il y en a des sympas il y a aussi un tas de fripouilles qui vont prendre des comms dans tous les endroits ou vous dormirez et sur tout ce que vous acheterez. il y a eu aussi des histoires de vols et de guides menacant de vous lacher en plein milieu de nulle part si vous ne donnez pas plus d argent que c etait convenu au depart. et oui, a wamena ils sont habitues aux blancs, vous voila prevenus. en fait il n y a pas besoin de prendre de guide depuis wamena car au debut les chemins sont facile a suivre, il y a plein de villages et de gens qui passent.
couts: un guide dans les petits bleds c est 50000 rps par jour et c est sympa de lui payer sa journee de retour. a chaque bled il faut en changer, de maniere a ce que tout le monde travaille et pour etre sur que le gars connaisse bien la route. une nuit dans une de leur hutte c est 10000 rps mais mettez bien les choses au clair car certains ont tendance a s imaginer qu ils ont un 4 etoiles et peuvent demander des prix incroyables.
attention!! les papous marchent super vite, donc quand ils disent qu ils mettent une journee comptez plutot deux, voire trois si comme moi vous etes plus tortue que lievre. ils n ont pas trop la notion du temps non plus donc s ils disent deux heures ca veut pas dire grand chose... si pour une raison ou une autre vous avez a prendre un avion pour rentrer precipitamment sur wamena ne croyez pas en avoir un rapidos, il se peut que vous ayez a attendre une semaine ou plus, a moins que vous ne soyez TRES chanceux. bien sur vous pouvez en charteriser un de 5 places, mais meme la c est pas garanti que vous l ayez le jour dit quoi que vous en diront les locaux.
en route! si vous voulez aller a holuwon n essayez pas de longer la vallee du baliem, meme les papous disent que c est hyper dur et dangereux(ravins, eboulements, des endroits ou il n y a carrement pas de chemins), mieux vaut passer par ninia. de wamena prenez un taxi collectif jusqu au "pos" qui est un peu avant kurima puis commencez a marcher et passez le pont de seima. avec mes potes on a marche tout seuls jusqu a yogosem puis de la on a pris des guides. de yogosem vous pouvez aller soit a angguruk(assez dur et surement une nuit en altitude), soit a ninia(un peu moins dur mais pas mal quand meme, une nuit dehors aussi). a yogosem je recommende comme guides yanus et simeon pahabol, des gars sympas et fiables. donc maintenant c est vous qui voyez pour l itineraire... a ninia je recommende pak yeremias, un fier papou qui connait son affaire. a uam il faut demander a la radio de prevenir sumo pour qu ils envoient un canoe a sulum pour venir vous chercher. donnez 50000 rps par rameur, on n est pas des esclavagistes que diable!! :-))))))) a un moment ou a un autre vous allez arriver a dekai(si vous survivez les marais et les sangsues). de la y a des bateaux en bois pour timika, mais je deconseille de le faire en une fois. deja c est un peu dommage de passer aussi vite, et puis en plus ca prend dans les 3-4 jours, ce sont en general des petits bateaux et le soleil a vite fait de vous rotir... sans parler que la mer peut etre mauvaise entre atsj et timika. il y a aussi des perintis(sorte de cargos)pour merauke une fois toutes les morts d eveque mais des fois ils ne vont que jusqu a binem. les charters c est tres cher, genre dekai binem dans les 3, 5 ou 4 millions...
les korowais. et oui, c est la que tout le monde veut aller. bon deja faut pas se leurrer, on est en 2006 et presque partout ils commencent a etre christianises, ils connaissent le fer et l argent, le cannibalisme a disparu et ils ont eu des contacts avec l exterieur, si pas avec des blancs du moins avec des indos cherchant le fameux kayu gaharu-sorte de bois de santal de tres haute qualite et tres cher-dont la region est claffie. en fait d apres les dires des marchands de kayu gaharu et les missionnaires il ne reste que deux zones ou ils ne soient encore pas du tout du tout christianises et vivent a l arrache, mais je pense qu il ne faut pas y aller, vous allez comprendre pourquoi. donc avec mes potes cousin et tantine que j embrasse affectueusement au passage(on s est quittes la larme a l oeil cet apres midi)on est donc montes vers une de ces deux zones. on est arrives dans un 1 er village korowai ou ils ne sont pas chretiens mais n habitent deja plus dans des maisons dans les arbres et ont des vetements. le lendemain on devait partir plus haut sur la riviere voir les vrais rastaquoueres mais naps se sentait mal et n a pas suivi. il etait cense alle le surlendemain tout seul voir d autres villages a a peine quelques heures de marche pour comparer avec ceux qu auront vu les potes mais helas un neuro palu fulgurant l a terrasse(vraiment terrible)et il a rien vu du tout(un peu rageant quand meme d aller aussi loin et de flancher a 4-5 h du but mais c est la vie)car apres y avait plus assez de temps. donc cousin et tantine de retour m ont conte ce qui suit: les korowais en question, s ils vivent bien a poil dans la jungle en tout cas ils connaissent le fer et les gosses jusqu a 15 ans ont deja des vetements. ils etaient assez craintifs a la vue de blancs et en fait mes amis n ont pas du tout pu communiquer avec eux, chaque groupe ethnique observait l autre de loin. dans un village ils n ont pas eu le droit de dormir, on leur a refuse l acces des maisons dans les arbres et en fait il ressort de tout ca que ces gens n ont pas du tout envie d avoir de contacts avec nous, car comme disaient cousin et tantine: on se demandait ce qu on fouttait la, on n aurait jamais du venir et leur fouttre la paix!!! de toute facon il ne reste plus que quelques villages isoles, ces gens sont en train de se faire rattraper par l an 2006... en fait si vous voulez voir les korowais c est mieux d aller dans la region au nord de yaniruma. la ils sont deja un peu christianises et ont l habitude de voir des blancs vu que c est la que tout le monde va, mais au moins vous serez bien accueillis et ils sont encore bien traditionnels . par contre vu que c est aussi le terrain de jeu des groupes organises mettez bien au clair le prix pour dormir et autres car ils ont tendance a nous prendre pour une mine d or. et marchandez dur le prix des speed boats a senggo car ce sont une belle bande d escrocs qui vont chercher a tirer le maximum de vous!!! ensuite pour redescendre jusqu a la cote sud prevoyez du temps car il n y a pas de bateaux tous les jours et meme si les locaux vous disent qu il y en a "banyaaaaaaaaak"(beaucoup)ne les croyez pas. voila voila, c est a peu pres tout. en conclusion je dirais que c est un tres beau trip, tres special, mais qu il faut etre en forme, surtout mentalement.
bon deja pour s embarquer dans ce genre de trip il faut parler un minimum d indonesien(si vous le parlez bien ce n est que mieux), de facon a pouvoir un peu communiquer et apprendre des locaux et aussi de maniere a ne pas etre trop dependant des guides. il faut du temps aussi, avec un visa d un mois c est difficilement faisable et plutot que se retrouver a charteriser un bateau pour une fortune ou depasser la limite du visa il vaut mieux partir avec un de deux mois.
quoi emmener? alors a jayapura faut stocker de la bouffe, genre gateaux, sauces et condiments et autres suivant vos gouts, du repulsif a moustique, des medocs contre la malaria(chloroquine et combinaison fansidar plus quinine), parce qu a wamena y a pas grand chose et apres y a plus rien. au niveau riz, nouilles, patates douces et quelques legumes c est possible de se ravitailler en route. si vous comptez rester longtemps dans les montagnes il vous faudra des vetements chauds et soit une tente soit au minimum un "terpal"(sorte de grande bache impermeable, achetable a jayapura)car il y a des chances que vous ayez a dormir dehors vu que des fois les bleds sont loin les uns des autres. mais ne vous chargez pas trop car une fois dans les plaines tout ca sera inutile. pour les plaines un hamac mousticaire peut etre utile, mais une fois encore le terpal fera l affaire, le guide papou vous montera une armature en bois en deux deux et vous fera un beau petit lit de feuilles douillet. il faut une bonne carte aussi, celles du guide periplus irian jaya sont pas mal, sinon au bureau maf ils en ont une avec toutes les pistes d atterrisage qui ira bien. les classiques aussi, une lampe de poche, un drap pour dormir, une natte ou un plastique comme matelas, une couverture de survie...
le permis(surat jalan): pas complique, faut le faire a jayapura chez les flics, a wamena c est pas possible.
a wamena: les guides sont super chers(200000 rps pour un guide anglophone, 100000 pour les autres)et meme s il y en a des sympas il y a aussi un tas de fripouilles qui vont prendre des comms dans tous les endroits ou vous dormirez et sur tout ce que vous acheterez. il y a eu aussi des histoires de vols et de guides menacant de vous lacher en plein milieu de nulle part si vous ne donnez pas plus d argent que c etait convenu au depart. et oui, a wamena ils sont habitues aux blancs, vous voila prevenus. en fait il n y a pas besoin de prendre de guide depuis wamena car au debut les chemins sont facile a suivre, il y a plein de villages et de gens qui passent.
couts: un guide dans les petits bleds c est 50000 rps par jour et c est sympa de lui payer sa journee de retour. a chaque bled il faut en changer, de maniere a ce que tout le monde travaille et pour etre sur que le gars connaisse bien la route. une nuit dans une de leur hutte c est 10000 rps mais mettez bien les choses au clair car certains ont tendance a s imaginer qu ils ont un 4 etoiles et peuvent demander des prix incroyables.
attention!! les papous marchent super vite, donc quand ils disent qu ils mettent une journee comptez plutot deux, voire trois si comme moi vous etes plus tortue que lievre. ils n ont pas trop la notion du temps non plus donc s ils disent deux heures ca veut pas dire grand chose... si pour une raison ou une autre vous avez a prendre un avion pour rentrer precipitamment sur wamena ne croyez pas en avoir un rapidos, il se peut que vous ayez a attendre une semaine ou plus, a moins que vous ne soyez TRES chanceux. bien sur vous pouvez en charteriser un de 5 places, mais meme la c est pas garanti que vous l ayez le jour dit quoi que vous en diront les locaux.
en route! si vous voulez aller a holuwon n essayez pas de longer la vallee du baliem, meme les papous disent que c est hyper dur et dangereux(ravins, eboulements, des endroits ou il n y a carrement pas de chemins), mieux vaut passer par ninia. de wamena prenez un taxi collectif jusqu au "pos" qui est un peu avant kurima puis commencez a marcher et passez le pont de seima. avec mes potes on a marche tout seuls jusqu a yogosem puis de la on a pris des guides. de yogosem vous pouvez aller soit a angguruk(assez dur et surement une nuit en altitude), soit a ninia(un peu moins dur mais pas mal quand meme, une nuit dehors aussi). a yogosem je recommende comme guides yanus et simeon pahabol, des gars sympas et fiables. donc maintenant c est vous qui voyez pour l itineraire... a ninia je recommende pak yeremias, un fier papou qui connait son affaire. a uam il faut demander a la radio de prevenir sumo pour qu ils envoient un canoe a sulum pour venir vous chercher. donnez 50000 rps par rameur, on n est pas des esclavagistes que diable!! :-))))))) a un moment ou a un autre vous allez arriver a dekai(si vous survivez les marais et les sangsues). de la y a des bateaux en bois pour timika, mais je deconseille de le faire en une fois. deja c est un peu dommage de passer aussi vite, et puis en plus ca prend dans les 3-4 jours, ce sont en general des petits bateaux et le soleil a vite fait de vous rotir... sans parler que la mer peut etre mauvaise entre atsj et timika. il y a aussi des perintis(sorte de cargos)pour merauke une fois toutes les morts d eveque mais des fois ils ne vont que jusqu a binem. les charters c est tres cher, genre dekai binem dans les 3, 5 ou 4 millions...
les korowais. et oui, c est la que tout le monde veut aller. bon deja faut pas se leurrer, on est en 2006 et presque partout ils commencent a etre christianises, ils connaissent le fer et l argent, le cannibalisme a disparu et ils ont eu des contacts avec l exterieur, si pas avec des blancs du moins avec des indos cherchant le fameux kayu gaharu-sorte de bois de santal de tres haute qualite et tres cher-dont la region est claffie. en fait d apres les dires des marchands de kayu gaharu et les missionnaires il ne reste que deux zones ou ils ne soient encore pas du tout du tout christianises et vivent a l arrache, mais je pense qu il ne faut pas y aller, vous allez comprendre pourquoi. donc avec mes potes cousin et tantine que j embrasse affectueusement au passage(on s est quittes la larme a l oeil cet apres midi)on est donc montes vers une de ces deux zones. on est arrives dans un 1 er village korowai ou ils ne sont pas chretiens mais n habitent deja plus dans des maisons dans les arbres et ont des vetements. le lendemain on devait partir plus haut sur la riviere voir les vrais rastaquoueres mais naps se sentait mal et n a pas suivi. il etait cense alle le surlendemain tout seul voir d autres villages a a peine quelques heures de marche pour comparer avec ceux qu auront vu les potes mais helas un neuro palu fulgurant l a terrasse(vraiment terrible)et il a rien vu du tout(un peu rageant quand meme d aller aussi loin et de flancher a 4-5 h du but mais c est la vie)car apres y avait plus assez de temps. donc cousin et tantine de retour m ont conte ce qui suit: les korowais en question, s ils vivent bien a poil dans la jungle en tout cas ils connaissent le fer et les gosses jusqu a 15 ans ont deja des vetements. ils etaient assez craintifs a la vue de blancs et en fait mes amis n ont pas du tout pu communiquer avec eux, chaque groupe ethnique observait l autre de loin. dans un village ils n ont pas eu le droit de dormir, on leur a refuse l acces des maisons dans les arbres et en fait il ressort de tout ca que ces gens n ont pas du tout envie d avoir de contacts avec nous, car comme disaient cousin et tantine: on se demandait ce qu on fouttait la, on n aurait jamais du venir et leur fouttre la paix!!! de toute facon il ne reste plus que quelques villages isoles, ces gens sont en train de se faire rattraper par l an 2006... en fait si vous voulez voir les korowais c est mieux d aller dans la region au nord de yaniruma. la ils sont deja un peu christianises et ont l habitude de voir des blancs vu que c est la que tout le monde va, mais au moins vous serez bien accueillis et ils sont encore bien traditionnels . par contre vu que c est aussi le terrain de jeu des groupes organises mettez bien au clair le prix pour dormir et autres car ils ont tendance a nous prendre pour une mine d or. et marchandez dur le prix des speed boats a senggo car ce sont une belle bande d escrocs qui vont chercher a tirer le maximum de vous!!! ensuite pour redescendre jusqu a la cote sud prevoyez du temps car il n y a pas de bateaux tous les jours et meme si les locaux vous disent qu il y en a "banyaaaaaaaaak"(beaucoup)ne les croyez pas. voila voila, c est a peu pres tout. en conclusion je dirais que c est un tres beau trip, tres special, mais qu il faut etre en forme, surtout mentalement.
Mon blog de voyage(s) English translation pending
Même s'il n'est pas encore tout à fait à jour, essentiellement par manque de temps, voici le lien de mon blog, où je détaille tous mes voyages : http://duncontinentàlautre.com/
Bonne lecture. 🙂
Bonne lecture. 🙂
USA 2016 - Comment j'ai (longtemps) attendu le soleil dans l'ouest English translation pending
23 avril : Roissy
Dès que je regarde le tableau d’affichage des vols, je comprends que les ennuis viennent de commencer. Mon vol est le seul à être reporté de plus d’une heure. Aucune chance d’attraper ma correspondance à Dallas dans ces conditions. Déjà que la journée promettait d’être longue… Une première occasion de râler. Je ne le sais pas encore, mais ce ne sera pas la dernière. L’embarquement se traine. Puis le vol, interminable, comme d’habitude. Il doit y avoir deux ou trois films doublés en français de disponibles et je les ai tous vus. Pas génial la banque d’images d’American Airlines. Même le jeune américain très sympa qui est installé à côté de moi est dépité devant la piètre qualité de l’écran. Seul bon point : je me trouve près d’un hublot.
Arrivée à Dules en milieu d’après-midi. Il me reste encore une petite chance d’avoir ma correspondance. A la sortie de l’avion, quelques stickers colorés « express transfert » accrochés au mur attendent les voyageurs en transit. Ils vont permettre au personnel de l’aéroport de nous identifier et de nous faire passer les contrôles plus rapidement. A la douane, je fais la connaissance d’une petite famille de trois qui se trouve dans la même situation que moi. Ils se rendent aussi à Vegas, mais pour y rester la semaine. Je les encourage à en sortir un peu, ne serait-ce que pour effectuer une petite virée à Valley Of Fire. Coup de bol, le vol pour Vegas a également du retard et nous parvenons à l’attraper. Cette seconde partie du voyage est beaucoup plus agréable. Le paysage est dégagé et nous survolons une partie du Grand Canyon que je n’arrive pas à identifier. Puis le Hoover dam, reconnaissable entre mille.

Il fait déjà nuit lorsque je me rends chez Alamo. Assez peu de choix parmi les SUV standards. Trois véhicules seulement. Je porte mon choix sur un Ford Eagle Titanium car c’est le seul à arborer une inscription « AWD » à l’arrière. J’ai réservé ma première nuit au Day’s Inn qui se trouve sur Tropicana Bld North, un peu en retrait du Strip, juste derrnière le New York New York. Je préfère généralement m’offrir un hôtel-casino sur le Strip – pour le fun -, mais nous sommes un vendredi soir, jour où les prix de ceux-ci triplent par rapport aux jours de semaines, et j’ai décidé d’investir aussi peu que possible dans ce voyage (financièrement s’entend).
Bon, même si je suis bien crevé, ce serait dommage de ne pas aller faire quelques pas sur le Strip, même s’il faut marcher un bon quart d’heure avant d’y arriver depuis le Day’s Inn. C’est curieux Vegas. Il y a des soirs ou on ne voit que les lumières et où on se laisse emporter par la démesure et le glamour des méga casinos. Et il y a des soirs où l’on ne remarque plus que le pathétique et le sordide. C’est un de ces soirs. L’image qui me reste de cette courte promenade, c’est cette femme SDF, assise sur la passerelle surplombant Harmon avenue, hurlant « Leave me alone ! Leave me alone ! » à un type étrange qui reste là, immobile, à la regarder avec un mauvais sourire. Glaçant. Seule chose à trouver grâce à mes yeux ce soir-là, ce groupe musical installé devant le New York New York. De bonnes tronches authentiques de musiciens country, même si le chanteur est quand même un peu braillard.

24 avril : Las Vegas.
La première chose qu’on fait en se réveillant dans un motel, c’est d’ouvrir le rideau afin de vérifier l’état du ciel. Et celui-ci est tout bleu. Heureusement car ma destination du jour, Little Finland, perd une bonne part de son intérêt sous la grisaille.
Pour le petit déjeuner, je m’offre le buffet de l’Excalibur. Assez cher quand même. Du coup, je le transforme en repas complet. Puis je fais quelques pas à travers le casino et son voisin, le Louxor, histoire de raviver quelques bons souvenirs.
Départ vers le nord sur l’Interstate 15 qui est assez simple à trouver depuis Tropicana bld. Il y a pas mal de circulation et je décide de ne pas stopper dans la banlieue de Vegas pour me ravitailler. On verra ça plus tard, sur la route. Sauf que sur la route il n’y a pas grand-chose. Glendale, seule localité indiquée sur le chemin avant que je ne doive quitter l’I15, n’est guère constituée que d’une station-service et de quelques mobiles homes. Je continue donc un peu plus loin que prévu, jusqu’à Mesquite. Cela m’obligera à refaire quelques miles en sens inverse, mais rien de rédhibitoire.
Merquite est une de ces nombreuses villes-casino de Nevada, un mini Vegas. On y trouve de tout. Et surtout un WallMart pour se ravitailler. Quelques conserves, trois gallons d’eau, des sandwitchs, des muffins, un gros sachet de « trail mix » et des zip bags pour le partitionner et me voilà prêt à m’enfoncer dans le Wilderness. Malheureusement, le ciel s’est couvert au fil de la matinée. L’espoir d’un coucher de soleil sur les formations ciselées de Little Finland est en train de s’éloigner. Tant pis, on y va quand même. On ne sait jamais, sur un malentendu…
Le long chemin d’accès à cette curieuse zone se découpe en quatre parties distinctes. La première consiste en une petite route pas si mauvaise -malgré les nombreux nids de poules - qui se transforme progressivement en une piste facile et roulante.
Puis, à partir de Whitney pockett, la piste devient caillouteuse et moins agréable. Une demi-heure plus tard, un embranchement me conduit à la troisième partie. Cette fois, la piste devient carrément mauvaise, voire épouvantable. Je roule à deux à l’heure en guettant les moindres écueils. Je ne suis jamais tranquille sur une piste. Je n’ai encore jamais crevé et je n’ai aucune envie de commencer sur celle-ci. Après quelques miles très pénibles, je me retrouve dans la toute dernière partie qui consiste à suivre le « Mud Wash road », un lit de rivière à sec. Ces derniers miles sont plus agréables. On doit un peu improviser son chemin parmi toutes les traces qui parsèment le wash mais rien de bien compliqué. La seule difficulté est la barre rocheuse au-delà de laquelle une barrière avait été posée quelques années auparavant. Mais un passage a depuis été tracé sur la gauche et cela ne pose plus vraiment de problème.
Au final, il m’a fallu une bonne heure pour parcourir les 7.5 derniers miles. Ce qui nous donne une moyenne remarquable d’environ 13 km/h.
J’arrive sur le site en milieu d’après-midi sous un ciel lourd et gris. Désappointement. Il va falloir faire son deuil des jolies photos de la « Golden hour ». L’endroit lui-même est assez peu hospitalier. C’est sans doute mieux sous le soleil.

Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et me mets à arpenter le site. J’ai imprimé une planche avec les photos d 'un site allemand mais j’ai du mal à retrouver ses formations, hormis l’une des plus belles, « le rapace », qui est extrêmement facile à repérer. Je ne suis pas très inspiré photographiquement parlant et je pense que l’absence de lumière y est pour beaucoup.



Un rayon de soleil arrive à percer pendant quelques secondes, donnant une idée de ce que serait cette séance photo dans de meilleures conditions.

Il y a une zone assez étrange, pleine de dépôts blanchâtres, au nord du site, et que je ne me souviens pas avoir vu souvent représentée. C’est pourtant assez graphique, je trouve.

Je me pose la question d’attendre le soir, dans l’espoir que le ciel s’éclaircisse. Mais les chances me semblent faibles, au contraire de celles de voir un orage se déclarer. Et il parait que la Mush wash road devient rapidement impraticable par temps de pluie. Je décide donc de refaire au moins les 7.5 derniers miles à l’envers de façon à ne pas risquer de me retrouver bloqué ici.
Une heure et demie plus tard, je suis de retour à Whitney pockett. Il y a là un grand parking, idéal pour passer la nuit.

Au loin, dans la direction de Little Finland que je viens de quitter, le ciel s’est entrouvert et laisse passer un large rideau de lumière doré. Peut-être ai-je finalement raté quelque chose. C’est comme ça. Il faut souvent faire des choix de cet ordre dans l’ouest, et ils ne sont pas toujours gagnants. Je me couche après m’être régalé d’une boite de miettes de poulet froid. C’est la fête.
Dès que je regarde le tableau d’affichage des vols, je comprends que les ennuis viennent de commencer. Mon vol est le seul à être reporté de plus d’une heure. Aucune chance d’attraper ma correspondance à Dallas dans ces conditions. Déjà que la journée promettait d’être longue… Une première occasion de râler. Je ne le sais pas encore, mais ce ne sera pas la dernière. L’embarquement se traine. Puis le vol, interminable, comme d’habitude. Il doit y avoir deux ou trois films doublés en français de disponibles et je les ai tous vus. Pas génial la banque d’images d’American Airlines. Même le jeune américain très sympa qui est installé à côté de moi est dépité devant la piètre qualité de l’écran. Seul bon point : je me trouve près d’un hublot.
Arrivée à Dules en milieu d’après-midi. Il me reste encore une petite chance d’avoir ma correspondance. A la sortie de l’avion, quelques stickers colorés « express transfert » accrochés au mur attendent les voyageurs en transit. Ils vont permettre au personnel de l’aéroport de nous identifier et de nous faire passer les contrôles plus rapidement. A la douane, je fais la connaissance d’une petite famille de trois qui se trouve dans la même situation que moi. Ils se rendent aussi à Vegas, mais pour y rester la semaine. Je les encourage à en sortir un peu, ne serait-ce que pour effectuer une petite virée à Valley Of Fire. Coup de bol, le vol pour Vegas a également du retard et nous parvenons à l’attraper. Cette seconde partie du voyage est beaucoup plus agréable. Le paysage est dégagé et nous survolons une partie du Grand Canyon que je n’arrive pas à identifier. Puis le Hoover dam, reconnaissable entre mille.

Il fait déjà nuit lorsque je me rends chez Alamo. Assez peu de choix parmi les SUV standards. Trois véhicules seulement. Je porte mon choix sur un Ford Eagle Titanium car c’est le seul à arborer une inscription « AWD » à l’arrière. J’ai réservé ma première nuit au Day’s Inn qui se trouve sur Tropicana Bld North, un peu en retrait du Strip, juste derrnière le New York New York. Je préfère généralement m’offrir un hôtel-casino sur le Strip – pour le fun -, mais nous sommes un vendredi soir, jour où les prix de ceux-ci triplent par rapport aux jours de semaines, et j’ai décidé d’investir aussi peu que possible dans ce voyage (financièrement s’entend).
Bon, même si je suis bien crevé, ce serait dommage de ne pas aller faire quelques pas sur le Strip, même s’il faut marcher un bon quart d’heure avant d’y arriver depuis le Day’s Inn. C’est curieux Vegas. Il y a des soirs ou on ne voit que les lumières et où on se laisse emporter par la démesure et le glamour des méga casinos. Et il y a des soirs où l’on ne remarque plus que le pathétique et le sordide. C’est un de ces soirs. L’image qui me reste de cette courte promenade, c’est cette femme SDF, assise sur la passerelle surplombant Harmon avenue, hurlant « Leave me alone ! Leave me alone ! » à un type étrange qui reste là, immobile, à la regarder avec un mauvais sourire. Glaçant. Seule chose à trouver grâce à mes yeux ce soir-là, ce groupe musical installé devant le New York New York. De bonnes tronches authentiques de musiciens country, même si le chanteur est quand même un peu braillard.

24 avril : Las Vegas.
La première chose qu’on fait en se réveillant dans un motel, c’est d’ouvrir le rideau afin de vérifier l’état du ciel. Et celui-ci est tout bleu. Heureusement car ma destination du jour, Little Finland, perd une bonne part de son intérêt sous la grisaille.
Pour le petit déjeuner, je m’offre le buffet de l’Excalibur. Assez cher quand même. Du coup, je le transforme en repas complet. Puis je fais quelques pas à travers le casino et son voisin, le Louxor, histoire de raviver quelques bons souvenirs.
Départ vers le nord sur l’Interstate 15 qui est assez simple à trouver depuis Tropicana bld. Il y a pas mal de circulation et je décide de ne pas stopper dans la banlieue de Vegas pour me ravitailler. On verra ça plus tard, sur la route. Sauf que sur la route il n’y a pas grand-chose. Glendale, seule localité indiquée sur le chemin avant que je ne doive quitter l’I15, n’est guère constituée que d’une station-service et de quelques mobiles homes. Je continue donc un peu plus loin que prévu, jusqu’à Mesquite. Cela m’obligera à refaire quelques miles en sens inverse, mais rien de rédhibitoire.
Merquite est une de ces nombreuses villes-casino de Nevada, un mini Vegas. On y trouve de tout. Et surtout un WallMart pour se ravitailler. Quelques conserves, trois gallons d’eau, des sandwitchs, des muffins, un gros sachet de « trail mix » et des zip bags pour le partitionner et me voilà prêt à m’enfoncer dans le Wilderness. Malheureusement, le ciel s’est couvert au fil de la matinée. L’espoir d’un coucher de soleil sur les formations ciselées de Little Finland est en train de s’éloigner. Tant pis, on y va quand même. On ne sait jamais, sur un malentendu…

Le long chemin d’accès à cette curieuse zone se découpe en quatre parties distinctes. La première consiste en une petite route pas si mauvaise -malgré les nombreux nids de poules - qui se transforme progressivement en une piste facile et roulante.
Puis, à partir de Whitney pockett, la piste devient caillouteuse et moins agréable. Une demi-heure plus tard, un embranchement me conduit à la troisième partie. Cette fois, la piste devient carrément mauvaise, voire épouvantable. Je roule à deux à l’heure en guettant les moindres écueils. Je ne suis jamais tranquille sur une piste. Je n’ai encore jamais crevé et je n’ai aucune envie de commencer sur celle-ci. Après quelques miles très pénibles, je me retrouve dans la toute dernière partie qui consiste à suivre le « Mud Wash road », un lit de rivière à sec. Ces derniers miles sont plus agréables. On doit un peu improviser son chemin parmi toutes les traces qui parsèment le wash mais rien de bien compliqué. La seule difficulté est la barre rocheuse au-delà de laquelle une barrière avait été posée quelques années auparavant. Mais un passage a depuis été tracé sur la gauche et cela ne pose plus vraiment de problème.
Au final, il m’a fallu une bonne heure pour parcourir les 7.5 derniers miles. Ce qui nous donne une moyenne remarquable d’environ 13 km/h.
J’arrive sur le site en milieu d’après-midi sous un ciel lourd et gris. Désappointement. Il va falloir faire son deuil des jolies photos de la « Golden hour ». L’endroit lui-même est assez peu hospitalier. C’est sans doute mieux sous le soleil.

Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et me mets à arpenter le site. J’ai imprimé une planche avec les photos d 'un site allemand mais j’ai du mal à retrouver ses formations, hormis l’une des plus belles, « le rapace », qui est extrêmement facile à repérer. Je ne suis pas très inspiré photographiquement parlant et je pense que l’absence de lumière y est pour beaucoup.



Un rayon de soleil arrive à percer pendant quelques secondes, donnant une idée de ce que serait cette séance photo dans de meilleures conditions.

Il y a une zone assez étrange, pleine de dépôts blanchâtres, au nord du site, et que je ne me souviens pas avoir vu souvent représentée. C’est pourtant assez graphique, je trouve.

Je me pose la question d’attendre le soir, dans l’espoir que le ciel s’éclaircisse. Mais les chances me semblent faibles, au contraire de celles de voir un orage se déclarer. Et il parait que la Mush wash road devient rapidement impraticable par temps de pluie. Je décide donc de refaire au moins les 7.5 derniers miles à l’envers de façon à ne pas risquer de me retrouver bloqué ici.
Une heure et demie plus tard, je suis de retour à Whitney pockett. Il y a là un grand parking, idéal pour passer la nuit.

Au loin, dans la direction de Little Finland que je viens de quitter, le ciel s’est entrouvert et laisse passer un large rideau de lumière doré. Peut-être ai-je finalement raté quelque chose. C’est comme ça. Il faut souvent faire des choix de cet ordre dans l’ouest, et ils ne sont pas toujours gagnants. Je me couche après m’être régalé d’une boite de miettes de poulet froid. C’est la fête.
Expatriation vers Santiago English translation pending
Mon mari a l'opportunité de venir travailler dans un an sur Santiago pour une durée de 4 ans mais il doit se décider cette semaine. On a aussi le choix avec Manille, Phnom Pen et Jakarta.
Ma question est simple et très VASTE, quels sont les avantages et inconvénients de la vie à Santiago.
Nous aspirons à une vie agréable en famille, avec des activités sympas, des visites assez proches, une bonne intégration des enfants.
Pour l'instant seul le "smog" nous laisse perplexe...
Merci pour vos réponses, on doit vite se décider mais on ne veut pas non plus tout plaquer en France sans être convaincus que c'est pour une belle aventure !!
MERCI !!
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote BRICE, en papouasie , à sentani près de jayapura.
Les visages ont changés, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidite de la noix de bétel.
Les papous sont de petites tailles meme si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java.
Nous partons demain faire un aller-retour sur jayapura y réserver un vol pour wamena et acheter de la nourriture de base , riz , pates, sucre.....pour préparer nos treks ainsi qu'un laisser passer indispensable pour pouvoir continuer notre route.
L'air est saturée en humidité et la température avoisine les 35, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien.
Les papous sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.
le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec brice est en cours......
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem. L'autorisation de territoire (surat jalan)est acquise depuis hier en payant le prix normal.
Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaires pour alléger notre sac et nos epaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a santani, elles nous epargnent aussi de payer une surtaxe a l'aeroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz qui s'averent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs, en plus du lyophilisé ramené de france. Nous apportons aussi duvet, couverture de survie, câpe de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.
je ne vous cache pas que l 'on est emplis de questions, que l 'excitation monte et que l 'on ne sait du tout ce qui nous attend.... Nous arrivons donc a wamena....Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, presente partout, traverse les tôles. Les sieges sont dechiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisiemes generations....... Aujourd'hui, on est montés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arriere comme je pouvais. On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauges, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front tenue par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa...... ......Et a notre arrivee dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères. Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquent leur vie et doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte le mentionne. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut etre fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passions une jambe a travers. bref, ce fut un melange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol de feuilles et d'une bâche pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!! on s'est jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! On doit aussi reprendre du poids... J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour realiser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De belles plaies a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....penurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!! durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille. Je prefere cela car je peux marcher en botte sans probleme. Nous arrivons a dekai avec notre guide et decouvrons notre piece de vie....un lino pourri pose sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus epais qu'une planche de balza. C'est le grand départ pour le trek, tout est pret....sauf penius qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récuperer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee... Le lendemain matin au depart..... pelnius....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Effectivement.....il y a un probleme, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus. Apres une heure de marche, pelnius nous demande si nous possedons des coupes-coupe....et bien non, c'est a toi de prevoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en detiennent!!! on hallucine!!!! Nous nous arretons pour manger....pendant 3H.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnius, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la valleé....c'est peu dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les criteres papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve continuer a monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans l'accord du guide, nous choisissons de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discretement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam et arrivons a maboul....... et là, .... nous assistons a une scene irréaliste...... ..Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les groupes se forment autour de nous. Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tenson est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent alors en tout sens...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!
Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut. On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irregulier de la tree-house laisse entrevoir la vegetation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pieces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. ils vivent independamment.chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidite!!! Les femmes seins nus, portent un pagne tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replie en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coinces entre 2 pates de sagou, genre sandwich!!!
aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!! Il faut s'imaginer a l'époque du néanderthal avec des hommes et femmes coupant des arbres a la hâche de pierre, fabriquant le sagou avec des techniques ancéstrales au beau milieu de la jungle en utilisant tout ce que la nature a à offrir. ....s'imaginer aussi voir des femmes attrapper un serpent a main nu et le partager au menu apres avoir fait le feu comme je l'ai decris plus haut. .....s'imaginer aussi voir des hommes fabriquer des pièges ingénieux pour la chasse et la pêche ou des femmes faisant leurs courses (insectes) dans la nature comme on va au supermarché.... Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et fument a 8 ans des bangs dès 5h du matin!!!! Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou rires alimentent nos appetits. Nous dormons ce soir dans une treehouse de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache, mais ce fût une belle experience......et sans cafards ni moustiques pour une fois. vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants fut une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowai, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons trouvé de simples gens.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lache la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois. Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoés voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons de trouver une une cabane ou passer la nuit.ce sera chose faite mais pas sans mal.... le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne demarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur dekai.... Ce dimanche , la messe se deroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe ecossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une epingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter dekai pour rejoindre wamena puis jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prevus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ca se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age. "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques a ambon........
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem. L'autorisation de territoire (surat jalan)est acquise depuis hier en payant le prix normal.
Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaires pour alléger notre sac et nos epaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a santani, elles nous epargnent aussi de payer une surtaxe a l'aeroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz qui s'averent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs, en plus du lyophilisé ramené de france. Nous apportons aussi duvet, couverture de survie, câpe de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.
je ne vous cache pas que l 'on est emplis de questions, que l 'excitation monte et que l 'on ne sait du tout ce qui nous attend.... Nous arrivons donc a wamena....Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, presente partout, traverse les tôles. Les sieges sont dechiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisiemes generations....... Aujourd'hui, on est montés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arriere comme je pouvais. On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauges, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front tenue par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa...... ......Et a notre arrivee dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères. Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquent leur vie et doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte le mentionne. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut etre fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passions une jambe a travers. bref, ce fut un melange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol de feuilles et d'une bâche pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!! on s'est jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! On doit aussi reprendre du poids... J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour realiser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De belles plaies a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....penurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!! durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille. Je prefere cela car je peux marcher en botte sans probleme. Nous arrivons a dekai avec notre guide et decouvrons notre piece de vie....un lino pourri pose sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus epais qu'une planche de balza. C'est le grand départ pour le trek, tout est pret....sauf penius qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récuperer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee... Le lendemain matin au depart..... pelnius....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Effectivement.....il y a un probleme, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus. Apres une heure de marche, pelnius nous demande si nous possedons des coupes-coupe....et bien non, c'est a toi de prevoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en detiennent!!! on hallucine!!!! Nous nous arretons pour manger....pendant 3H.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnius, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la valleé....c'est peu dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les criteres papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve continuer a monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans l'accord du guide, nous choisissons de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discretement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam et arrivons a maboul....... et là, .... nous assistons a une scene irréaliste...... ..Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les groupes se forment autour de nous. Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tenson est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent alors en tout sens...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!
Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut. On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irregulier de la tree-house laisse entrevoir la vegetation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pieces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. ils vivent independamment.chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidite!!! Les femmes seins nus, portent un pagne tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replie en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coinces entre 2 pates de sagou, genre sandwich!!!
aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!! Il faut s'imaginer a l'époque du néanderthal avec des hommes et femmes coupant des arbres a la hâche de pierre, fabriquant le sagou avec des techniques ancéstrales au beau milieu de la jungle en utilisant tout ce que la nature a à offrir. ....s'imaginer aussi voir des femmes attrapper un serpent a main nu et le partager au menu apres avoir fait le feu comme je l'ai decris plus haut. .....s'imaginer aussi voir des hommes fabriquer des pièges ingénieux pour la chasse et la pêche ou des femmes faisant leurs courses (insectes) dans la nature comme on va au supermarché.... Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et fument a 8 ans des bangs dès 5h du matin!!!! Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou rires alimentent nos appetits. Nous dormons ce soir dans une treehouse de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache, mais ce fût une belle experience......et sans cafards ni moustiques pour une fois. vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants fut une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowai, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons trouvé de simples gens.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lache la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois. Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoés voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons de trouver une une cabane ou passer la nuit.ce sera chose faite mais pas sans mal.... le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne demarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur dekai.... Ce dimanche , la messe se deroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe ecossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une epingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter dekai pour rejoindre wamena puis jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prevus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ca se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age. "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques a ambon........
Kgalagadi Transfrontier Park (Botswana) English translation pending
Bonjour,
Voila, la preparation de notre tour pour fin août,
WDH-KTP-CKGR-Moremi-Mahango-Khaudum-WDH, est quasiment bouclée!
J'aurais juste une question concernant le parcours Mabua gate - Kaa gate.
Je suis passé par Maun self drive pour les réservations des campings au KTP, mais ils ne pouvaient pas me réserver les camps au Nord-ouest de la partie Botswanais car je voulais rejoindre Kaa partant de Mabuasehube et passant par l'interieur du park, prétextant qu'il fallait être minimum deux véhicules pour cet parcours ! Donc, j'ai décidé de sortir par Mabua gate et rejoindre Kaa par Hukuntsi avec la nuit près de Zuttswa.........
Alors je voudrais savoir si quelqu'un a déjà fait ce trajet ? Il y a autour de 220 km ! Est-il faisable, dans une journée, de couvrir cette distance ? Etat de la piste ?
Merci d'avance pour votre contribution.
Antoine
Pérou: trois semanes en mai 2011 English translation pending
Nous avons choisis les dates du voyage un peu en fonction du prix des billets donc on est partis du 11 mai au 3 juin avec Ibéria via Madrid pour 780 euros (compris vol Saint sébastien - Madrid)
J1 Le réveil sonne à 5h30 et dirction Fontarrabie pour prendre l'avion direction Madrid.Là bas petite attente et 12h45 embarquement avec Ibéria.Nous arrivons à Lima à 17h35 heure locale et nous sommes attendu à l'aéroport par un taxi qui agite une pancarte avec mon nom dessus😉 .Avant de partir j'avais pris contact avec Mabel qui tient un hotel Dragonfly à Miraflores et elle s'est gentillement occupée de notre rapatriement jusqu'à l'hotel. J'avoue que c'était trés agréable d'être pris en charge aprés 11h30 de vol😏.
J2 Recherche active pour trouver un vol pour Aréquipa, on voulais éviter les 12, 13 ou 14h de bus des les premiers jours donc on a opté pour l'avion au-moins pour l'aller.Grace à l'aide de Mabel (encore) on trouve un billet à 98$ avec Péruvian airline (presque moitié prix qu'avec Lan) pour le lendemain midi. Il y en avait le jour même mais plus chers , du coup on a profité de l'aprés-midi pour visiter Lima et prendre nos premiers collectivos (premiers d'une longue série😉)On a rien visiter de particulier à par la place des armes, on a surtout arpenté les rues.
J3: Aréquipa Nous prenons l'avion vers midi comme prévu direction Aréquipa.Nous prenons un taxi et direction l'agence Crumbes Andina (adresse donné par Mabel , et oui encore !!!! une vrai maman) pour pouvoir faire le canyon du Colca.Nous optons pour le treck de 2jours (en fait en 3j ils font à peu prés la même chose).Nous nous rendons ensuite à Casa la Reyna ou nous posons nos sacs, 48soles la nuit en chambre double avec sdb.Petite visite de la ville, diner avec musique péruvienne et dodo. Et oui , on aurait bien pris quelques verres dans les nombreux bars se trouvant au pied de l'hotel mais on s'est abstenu étant donné que le réveil devait sonné à.......2h30🏴☠️
J4 et 5: Canyon du colca Le réveil sonne bien à 2h30 comme prévu et on monte dans un bus qui est venus nous chercher devant l'hotel et c'est partis pour 3h de route. je ne me rappelle plus trop des décors mais je sais que ça tournait, je me suis permis de finir ma nuit😏.Petit arret à un point de vue à 4900m, ça pique un peu les poumons à peine réveillé mais sacré coup d'oeil sur le Misti (5822m) et Chachani (6075m).il fait un peu frisquet à cette altitude d'ailleur du coup , on est bien réveillé.Petite halte à Chivay pour un petit déjeunépas trés copieux, je dirais même qui nous a ouvert l'apétit🙂 Arret aussi à cruz del condor pour admirer.........les condors (qui ont répondus présent).Nous voilà rendu au depart du treck, on est un groupe de 9, tous trés sympas et c'est partis pour 3h de descente, on traverse 2 petits villages et arret à l'oasis pour passer la nuit, repas concocté par notre guide à base de riz et de patate, là aussi debut d'une longue serie😉.Lendemain matin depart à 5h avec la frontale et c'est partis pour 2h30 de montée , on a pris un coup au moral quand on s'est fait dépasser par des mules qui on démarré 1h aprés nous!!! Par contre je déconseille la monté à dos de mules, enfin c'est juste un conseil !! il n'y a pas trop de suspensions en fait😏.Arrivé vers 10h au village de Cabanaconde on l'on a droit à un bon petit déjeuné.Petit village trés sympathique.On se rend de nouveau à Chivay pour se baigner dans les eaux chaudes; eaux un peu trop chaude pour moi (39°c) mais bon on a pas fait les difficiles on y est resté 1h dedans quand même !!! Repas buffet ds un resto touristique et retour à Arequipa. Pendant 2j on a vu de sublimes paysages
J6: Puno Direction terminal de bus d'Arequipa pour prendre un bus pour Puno; 15 soles avec Romeliza (1 euro= 3.80 soles ) et c'est partis pour 7 ou 8h de bus je ne sais plus trop, par contre il est partis avec 1h de retard ça je m'en souvient😉.Arrivé à Puno à 18h30 et Hotel Monterrey.Bon acceuil, bien tenu, mais un vrai congélateur (digne de ce nom).A peine arrivé on nous propose une virée de 2j sur les iles Uros, Amantani et Taquile que l'on accepte car les prix étaent honêtes.
J7 et 8: Lac Titicaca On vient nous chercher à l'hotel à 7h45 et nous nous rendons au port où nous embarquons sur un bâteau. On a failli ne pas partir parce qu'il manquait........non pas le chauffeur mais la trousse de secour.Problème réglé et nous voilà partis vers les iles Uros. C'est la seule fois en 3 semaines au Pérou que l'on est si pointilleux sur la sécurité.Sinon je pense qu'il n'y a plus un seul bus qui roule dans tous le pays😏😏. J'ai trouvé ça assez marrant. Donc Uros ça vaut le coup de voir mais c'est un peu du folklore bien rodé étant donné que plus personne n'y vit (enfin je crois).Aller 3h de bateu et nous voilà à Amantani où on est attendu par la famille qui nous offrira le repas du midi ainsi que son toit pour la nuit.Normalement dans le prix payé une partie (30 soles ) est reversée à la famille mais on a aucun moyen de le savoir.Il y a une dizaine de communauté sur l'ile qui ont des tenues vestimentaires différentes. Nous étions dans la communauté des Occopampa, enfin un truc comme ça , je ne sais pas si j'ai tous bien compris, et non je ne parle pas Quechua. C'est vraiment une ile trés belle où le calme reigne, forcément pas de voiture, pas de routes....On sent bien durant la promenade que l'on est à 4000m, dès qu'on accélère le pas, on le paie cash, enfin mon pote en chie, moi ça va😉😏.Le lendemain matin depart pour l'ile de Taquile.Tres beua point de vue sur le sommet avec en point de mire les sommet boliviens, l'isla del sol.....magnifique!!!!
J1 Le réveil sonne à 5h30 et dirction Fontarrabie pour prendre l'avion direction Madrid.Là bas petite attente et 12h45 embarquement avec Ibéria.Nous arrivons à Lima à 17h35 heure locale et nous sommes attendu à l'aéroport par un taxi qui agite une pancarte avec mon nom dessus😉 .Avant de partir j'avais pris contact avec Mabel qui tient un hotel Dragonfly à Miraflores et elle s'est gentillement occupée de notre rapatriement jusqu'à l'hotel. J'avoue que c'était trés agréable d'être pris en charge aprés 11h30 de vol😏.
J2 Recherche active pour trouver un vol pour Aréquipa, on voulais éviter les 12, 13 ou 14h de bus des les premiers jours donc on a opté pour l'avion au-moins pour l'aller.Grace à l'aide de Mabel (encore) on trouve un billet à 98$ avec Péruvian airline (presque moitié prix qu'avec Lan) pour le lendemain midi. Il y en avait le jour même mais plus chers , du coup on a profité de l'aprés-midi pour visiter Lima et prendre nos premiers collectivos (premiers d'une longue série😉)On a rien visiter de particulier à par la place des armes, on a surtout arpenté les rues.
J3: Aréquipa Nous prenons l'avion vers midi comme prévu direction Aréquipa.Nous prenons un taxi et direction l'agence Crumbes Andina (adresse donné par Mabel , et oui encore !!!! une vrai maman) pour pouvoir faire le canyon du Colca.Nous optons pour le treck de 2jours (en fait en 3j ils font à peu prés la même chose).Nous nous rendons ensuite à Casa la Reyna ou nous posons nos sacs, 48soles la nuit en chambre double avec sdb.Petite visite de la ville, diner avec musique péruvienne et dodo. Et oui , on aurait bien pris quelques verres dans les nombreux bars se trouvant au pied de l'hotel mais on s'est abstenu étant donné que le réveil devait sonné à.......2h30🏴☠️
J4 et 5: Canyon du colca Le réveil sonne bien à 2h30 comme prévu et on monte dans un bus qui est venus nous chercher devant l'hotel et c'est partis pour 3h de route. je ne me rappelle plus trop des décors mais je sais que ça tournait, je me suis permis de finir ma nuit😏.Petit arret à un point de vue à 4900m, ça pique un peu les poumons à peine réveillé mais sacré coup d'oeil sur le Misti (5822m) et Chachani (6075m).il fait un peu frisquet à cette altitude d'ailleur du coup , on est bien réveillé.Petite halte à Chivay pour un petit déjeunépas trés copieux, je dirais même qui nous a ouvert l'apétit🙂 Arret aussi à cruz del condor pour admirer.........les condors (qui ont répondus présent).Nous voilà rendu au depart du treck, on est un groupe de 9, tous trés sympas et c'est partis pour 3h de descente, on traverse 2 petits villages et arret à l'oasis pour passer la nuit, repas concocté par notre guide à base de riz et de patate, là aussi debut d'une longue serie😉.Lendemain matin depart à 5h avec la frontale et c'est partis pour 2h30 de montée , on a pris un coup au moral quand on s'est fait dépasser par des mules qui on démarré 1h aprés nous!!! Par contre je déconseille la monté à dos de mules, enfin c'est juste un conseil !! il n'y a pas trop de suspensions en fait😏.Arrivé vers 10h au village de Cabanaconde on l'on a droit à un bon petit déjeuné.Petit village trés sympathique.On se rend de nouveau à Chivay pour se baigner dans les eaux chaudes; eaux un peu trop chaude pour moi (39°c) mais bon on a pas fait les difficiles on y est resté 1h dedans quand même !!! Repas buffet ds un resto touristique et retour à Arequipa. Pendant 2j on a vu de sublimes paysages
J6: Puno Direction terminal de bus d'Arequipa pour prendre un bus pour Puno; 15 soles avec Romeliza (1 euro= 3.80 soles ) et c'est partis pour 7 ou 8h de bus je ne sais plus trop, par contre il est partis avec 1h de retard ça je m'en souvient😉.Arrivé à Puno à 18h30 et Hotel Monterrey.Bon acceuil, bien tenu, mais un vrai congélateur (digne de ce nom).A peine arrivé on nous propose une virée de 2j sur les iles Uros, Amantani et Taquile que l'on accepte car les prix étaent honêtes.
J7 et 8: Lac Titicaca On vient nous chercher à l'hotel à 7h45 et nous nous rendons au port où nous embarquons sur un bâteau. On a failli ne pas partir parce qu'il manquait........non pas le chauffeur mais la trousse de secour.Problème réglé et nous voilà partis vers les iles Uros. C'est la seule fois en 3 semaines au Pérou que l'on est si pointilleux sur la sécurité.Sinon je pense qu'il n'y a plus un seul bus qui roule dans tous le pays😏😏. J'ai trouvé ça assez marrant. Donc Uros ça vaut le coup de voir mais c'est un peu du folklore bien rodé étant donné que plus personne n'y vit (enfin je crois).Aller 3h de bateu et nous voilà à Amantani où on est attendu par la famille qui nous offrira le repas du midi ainsi que son toit pour la nuit.Normalement dans le prix payé une partie (30 soles ) est reversée à la famille mais on a aucun moyen de le savoir.Il y a une dizaine de communauté sur l'ile qui ont des tenues vestimentaires différentes. Nous étions dans la communauté des Occopampa, enfin un truc comme ça , je ne sais pas si j'ai tous bien compris, et non je ne parle pas Quechua. C'est vraiment une ile trés belle où le calme reigne, forcément pas de voiture, pas de routes....On sent bien durant la promenade que l'on est à 4000m, dès qu'on accélère le pas, on le paie cash, enfin mon pote en chie, moi ça va😉😏.Le lendemain matin depart pour l'ile de Taquile.Tres beua point de vue sur le sommet avec en point de mire les sommet boliviens, l'isla del sol.....magnifique!!!!
Promos flying blue juillet - août pour New York City English translation pending
Bonjour,
Sur le site de flying blue, ils disent 50000 miles en affaires sur af pour europe/JFK.
Impossible, sur les deux mois, de trouver un a/r paris/jfk à moins de 100000 miles, et même pas sur des vols air france !
Est-ce réservé aux membres élite ?
Merci !
Romain
Sur le site de flying blue, ils disent 50000 miles en affaires sur af pour europe/JFK.
Impossible, sur les deux mois, de trouver un a/r paris/jfk à moins de 100000 miles, et même pas sur des vols air france !
Est-ce réservé aux membres élite ?
Merci !
Romain
Safaris d'avant... English translation pending
salut a tous et bonne annee
j ai suivi avec interet les commentaires et conseils de tout un chacun concernant les pays que j ai visite en safari
de mon temps oui memere tu as 58 ans le safari c etait sans le net avec son lonely planet en anglais pas de milliers de commentaires ou avis
on partait sur un coup de coeur
pas de voiture ou 4x4 equipe juste une roue de secours a la bade dans le bakkie pas de glaciere ou encore moins de frigo pas de gaz sauf les petits camping gaz pas de chaises ou tables juste sa petite tente pour ne pas depasser ce qu on pouvait emmener en soute
et des campings un terrain supposant etre une aire de camping sans rien
je ne dis pas que c etait mieux mais on etait seul et on se faisait regarder de haut par les to
certains on vecu ca non
un tresor d imagination pour se faire a bouffer sans possibilite de garder quoi que ce soit de frais
plus de 48 heures et tout ca pendant 5 semaines dans les parcs nationaux puisque c etait notre interet majeur
vos souvenirs de galere parce que c a l etait souvent
Arrivée tardive à Lima et s'acclimater à l'altitude pour aller à La Paz en deux jours? English translation pending
Bonjour,
mon vol arrive vers 21h30 à Lima le 17 mars. J'ai un peu peur d'arriver le soir, est-ce qu'il y a des choses à savoir pour rejoindre la ville le plus facilement possible et sans être trop "en danger" ?? 🤪
j'imagine qu'il y a des distributeurs d'argent à l'aéroport pour pouvoir payer le taxi...quel est le prix maximum conseillé pour faire le trajet aéroport-centre ville ??
avez-vous une auberge sympa à me conseiller pour ma 1ère nuit en sol péruvien?
je dois être vers le 20 mars à La Paz. Que me conseillez-vous afin de m'acclimater à l'altitude? devrais-je faire une escale à Arequipa par exemple??..je sais que le trajet dure environ 24 h depuis Lima...est-ce qu une journée d'étape suffirait?? tout le monde conseille de prendre de la coca. Mais est-il si facile de s'en procurer? (en Argentine ou je suis allée, il n'y en avait pas de partout non plus)
merci de vos conseils🙂
avez-vous une auberge sympa à me conseiller pour ma 1ère nuit en sol péruvien?
je dois être vers le 20 mars à La Paz. Que me conseillez-vous afin de m'acclimater à l'altitude? devrais-je faire une escale à Arequipa par exemple??..je sais que le trajet dure environ 24 h depuis Lima...est-ce qu une journée d'étape suffirait?? tout le monde conseille de prendre de la coca. Mais est-il si facile de s'en procurer? (en Argentine ou je suis allée, il n'y en avait pas de partout non plus)
merci de vos conseils🙂
Jazz manouche English translation pending
je suis une fan de jazz manouche, de musique tzigane et de tout ce qui s'en approche.
J'aime bien sûr Django Reinhardt, mais aussi Gilles Apap, Sanseverino, la musique du film "chat noir, chat blanc"...mais je ne suis pas très compétente dans le domaine.
Auriez vous des groupes, des musiciens à me faire connaître?
Qui a également ce goût?
Personnellement il n'y a pas que leur musique qui m'attire mais également leur culture, leur mode de vie.
Comme pour toute minorité contre laquelle la majorité des gens a des a priori et des préjugés, cette population m'attire et me les rend encore plus intéressant.
Si vous avez les mêmes goûts, le même intérêt pour ceux que l'on nomme "les gens du voyage" et leur musique, je serai contente que vous m'en fassiez part.
Kénavo
J'aime bien sûr Django Reinhardt, mais aussi Gilles Apap, Sanseverino, la musique du film "chat noir, chat blanc"...mais je ne suis pas très compétente dans le domaine.
Auriez vous des groupes, des musiciens à me faire connaître?
Qui a également ce goût?
Personnellement il n'y a pas que leur musique qui m'attire mais également leur culture, leur mode de vie.
Comme pour toute minorité contre laquelle la majorité des gens a des a priori et des préjugés, cette population m'attire et me les rend encore plus intéressant.
Si vous avez les mêmes goûts, le même intérêt pour ceux que l'on nomme "les gens du voyage" et leur musique, je serai contente que vous m'en fassiez part.
Kénavo
Traduction turc/français English translation pending
Bonjour,
Quelqu un peut il me traduire en français Benim Adim Kirmizi ? Un peu par manque de temps et beaucoup par paresse, je ne peux chercher sur les traducteurs internet.
Merci d'avance🙂
Quelqu un peut il me traduire en français Benim Adim Kirmizi ? Un peu par manque de temps et beaucoup par paresse, je ne peux chercher sur les traducteurs internet.
Merci d'avance🙂
Température pour un safari matinal dans la Réserve Mabula Waterberg English translation pending
Bonjour,
Nous avons deux safaris matinaux prévus dans cette réserve en janvier prochain. Pouvez-vous me confirmer les températures le matin de bonne heure ? J'ai entendu dire qu'il fallait vraiment se couvrir dans les jeeps et comme je dois préparer la valise ... Merci
Nous avons deux safaris matinaux prévus dans cette réserve en janvier prochain. Pouvez-vous me confirmer les températures le matin de bonne heure ? J'ai entendu dire qu'il fallait vraiment se couvrir dans les jeeps et comme je dois préparer la valise ... Merci
États-Unis: magasins ouverts le 4 juillet? English translation pending
Pourrons-nous faire un gros ravitaillement ce jour-là ou devrons-nous nous contenter de petites épiceries?
On arrive la veille et il nous faudra acheter tous les produits de base...
Merci!
Marie
Circuit individuel en Corée du Sud du 26 octobre au 15 novembre English translation pending
Bonjour,
Je serai en Corée du Sud du 26 octobre au 15 novembre. Je prépare mon voyage est ai composé un programme provisoire tenant compte du temps à disposition ainsi que des sites et activités qui ont suscité mon intérêt en lisant un guide de voyage (Lonely Planet) et plusieurs messages postés ici. Je voyage en individuel, avec les transports en commun.
Tous les commentaires et conseils sur ce projet de programme sont les bienvenus !
26 octobre : arrivée matinale à l'aéroport d'Incheon, trajet sur Seoul puis bus jusqu'à Gangneung 27 et 28 octobre : environs de Gangneung (parc Odeasan, parc de la réunification, éventuellement, Parc Seoraksan 29 octobre : trajet Gangneung - Andong (train ou bus) et visite du village folklorique Hahoe 30 octobre : trajet Andong - Gyeongju (train ou bus), premières visites 31 octobre et 1er novembre : Gyeongju, visites 2 novembre : trajet Gyeongju - Busan, premières visites 3 novembre : visites 4 novembre : vol matinal Busan - Jeju Do, visite de Manjanggul (tunnel de lave) et du Seonsang Ilchulbong 5 novembre : rando sur le mont Hallasan 6 novembre : ferry de Jeju-Si à Mokpo, visite et nuit sur place ou alors trajet direct sur Gwangju 7 novembre : Gwanju puis trajet sur Jeonju 8 novembre : Jeonju, parc Maisan et Hanok Maeul 9 novembre : trajet Jeonju - Seoul 10 au 15 novembre : Seoul, visite de la ville et des environs (DMZ, Suwon, etc.)
Les dates à Seoul sont fixes et ne peuvent être modifiées.
La plantation de thé de Boseong me tente beaucoup, mais me semble peu excentrée et je ne sais pas si début novembre est une saison propice à la visite.
Merci d'avance pour vos commentaires avisés !
Je serai en Corée du Sud du 26 octobre au 15 novembre. Je prépare mon voyage est ai composé un programme provisoire tenant compte du temps à disposition ainsi que des sites et activités qui ont suscité mon intérêt en lisant un guide de voyage (Lonely Planet) et plusieurs messages postés ici. Je voyage en individuel, avec les transports en commun.
Tous les commentaires et conseils sur ce projet de programme sont les bienvenus !
26 octobre : arrivée matinale à l'aéroport d'Incheon, trajet sur Seoul puis bus jusqu'à Gangneung 27 et 28 octobre : environs de Gangneung (parc Odeasan, parc de la réunification, éventuellement, Parc Seoraksan 29 octobre : trajet Gangneung - Andong (train ou bus) et visite du village folklorique Hahoe 30 octobre : trajet Andong - Gyeongju (train ou bus), premières visites 31 octobre et 1er novembre : Gyeongju, visites 2 novembre : trajet Gyeongju - Busan, premières visites 3 novembre : visites 4 novembre : vol matinal Busan - Jeju Do, visite de Manjanggul (tunnel de lave) et du Seonsang Ilchulbong 5 novembre : rando sur le mont Hallasan 6 novembre : ferry de Jeju-Si à Mokpo, visite et nuit sur place ou alors trajet direct sur Gwangju 7 novembre : Gwanju puis trajet sur Jeonju 8 novembre : Jeonju, parc Maisan et Hanok Maeul 9 novembre : trajet Jeonju - Seoul 10 au 15 novembre : Seoul, visite de la ville et des environs (DMZ, Suwon, etc.)
Les dates à Seoul sont fixes et ne peuvent être modifiées.
La plantation de thé de Boseong me tente beaucoup, mais me semble peu excentrée et je ne sais pas si début novembre est une saison propice à la visite.
Merci d'avance pour vos commentaires avisés !
Retour de cinq semaines au Pérou English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de 5 semaines de voyage au Pérou, nous venons enrichir le Forum de nos expériences et «bonnes adresses » que nous avons pu trouver au cours de notre séjour. Bonne lecture et ne pas hésiter à nous poser des questions.
Départ début Septembre 2010 (vol Paris Lima via Sao Paulo par la compagnie Brésilienne TAM) ensuite dans la foulée vol Lima Aréquipa par Péruvian Airline (billets réservés depuis la France par internet), hôtel Caminante Class, très bien et très bien placé proche du centre et à coté du couvent St Catalina, après la visite de la ville dominé par le volcan Misti, rando de 3 jours dans le canyon de Colca avec l'agence Peruandesexpedition, situé à coté de l'hôtel, nous avons eu un guide super Sandro, que nous vous recommandons (beaucoup d'explications sur la flore et la faune locale), qui parlait Français, il faisait très chaud dans le Canyon, heureusement le 2em jour nous avons pu nous baigner dans une piscine à Sangalle (l'oasis) et le dernier jour pour la remontée (environ 1000m) nous sommes partis à 5h du matin, pour être en haut à 8h , afin de ne pas subir les rayons du soleil.
Bus Cruz del Sur Aréquipa Puno très beau paysage le long du parcours, hôtel Camino Réal très bien et bien situé, nous avons pris un tour de 3 jours pour les iles du lac Titicaca avec l'agence All ways travel (réservé depuis la France ) bonne organisation, nous avons eu la chance de tomber sur une fête locale ou toute la journée et une partie de la nuit des groupes folkloriques se sont succédés en défilant dans les rues du centre - Iles Uros un peu trop touristique mais mérite que l'on s'y arrête pour comprendre comment la vie s'organise sur ces iles flottantes en roseau. Ensuite arrivée à Amantani où une famille d'accueil nous attend au port, installation dans notre logement et repas avec la famille, conditions de vie très rude et loin de ce que l'on connaît, dépaysement total assuré, le soir danse en costume local avec les familles et musiciens locaux, très sympas. Le lendemain départ pour Taquile où la famille d'accueil nous attend au port, après installation dans nos chambres, visite de l'ile avec notre hôte (Silvano HUATTA YUCRA) tous les hommes que nous croisons portent le costume traditionnel. Le lendemain avec Silvano nous descendons sur une belle plage de sable au bord du lac Titicaca où nous nous trempons les pieds, eau à 15° , retour à Puno dans l'après midi où nos apprenons que le lendemain des grèves vont bloquer la route entre Puno et Cusco (notre prochaine étape) d'où un départ un peu précipité le soir même et arrivée dans la nuit à Cusco.
A Cusco nous sommes descendus à l'hôtel Casa Elena (que l'on conseille), nous sommes restés une dizaine de jours à Cusco (ville vraiment très belle et on ne se lassait pas d'arpenter ses rues et ruelles).Après l'achat du Boleto Turistico (très cher 35€) visite des sites de Pisac, Chincherro et de Saqsayhuaman (à pieds depuis Cusco) , les salines de Maras (à ne pas manquer) ensuite départ pour Ollantaytambo et le train pour Aguas Calientes (billets Peru rail reservés depuis la France) puis visite du Macchu Pichu (nous avons reservé le bus pour monter au MP et le billet d'entrée à Cusco), nous étions sur le site à 6h du matin. Nous sommes montés à la porte du soleil (arrivée du trek de l'inca ) ce qui permet d'avoir un vue d'ensemble du site du MP. Nous avons passé 2 nuits à Aguas Calientes ce qui nous a permis de rester sur le site du MP une journée entière. A l'entrée il y a un snack bar très très cher, par exemple une bouteille d'eau est 5 fois plus chère qu'à Aguas Calientes et le reste à l'avenant, donc prendre le nécessaire avant de monter au MP. Pour visiter le site du MP nous avons pris un guide qui en 2h nous a tout expliqué en détail (indispensable pour bien comprendre l'organisation et la vie du site à l'époque Inca). Visite du site de Ollantaytambo puis retour à Cusco.
Retour sur Lima par un vol Peruvian Airline puis dans la foulée bus de nuit pour Huaraz avec Cruz del Sur. Arrivée à Huaraz à 6h du matin, on descend à l'hôtel Residential NG (que l'on conseille). Après deux randos acclimatation, laguna Churup (4500m) et visite de ruines au dessus de Huaraz, nous avons fait le Trek de Santa Cruz (4 jours sous tentes) au départ de Vaqueria. La route ou plutôt la piste entre Huaraz est très spectaculaire et plutôt défoncée, le trek organisé par l'agence Alpa K de Huaraz s'est très bien passé bonne organisation, nous étions 6 et avions un cuisinier/guide (Oscar) et 2 muletiers, le col de Punta Union (4750m) a été passé sans difficulté (grâce à une bonne acclimatation). Du col nous découvrons un paysage magnifique fait de glacier et de pics enneigés. Lors de la descente le troisième jours nous sommes passés par le camp de base de l' Alpamayo et de la lagune située juste au dessus (4500m) cela mérite vraiment le détour car dans la lagune se déverse un énorme glacier qui l'après midi libère des blocs de glace qui forment des icebergs dans la lagune.Fin du trek à Cashapampa et encore deux heures de piste chaotique pour rejoindre Huaraz
Bus de nuit Cruz del sur pour rejoindre Lima, nous sommes descendus à l'hôtel Dragon Fly dans Miraflores, hôtel style backpacker où l'hôtesse, Mabel, parle Français et est de très bon conseil pour les activités et restaurants sur Lima. Visite de Lima puis direction le port de Callao où nous avons trouvé un peu par hasard un capitaine et un bateau pour nous emmener sur les îles Palomino, après 1h30 de navigation sur un voilier de 9m, nous arrivons sur les îles où un spectacle très impressionnant nous attend. Il y a environ 5000 lions de mer qui peuplent ces ilots de plus à notre arrivée une centaine de lions de mer suivent notre bateau, tête hors de l'eau, ce qui est très surprenant, nous restons environ 1h autour des ilots, il y a quand même une forte houle et nous retournons à Callao à la voile. Nous vous recommandons cette visite avec Eugenio, personnage haut en couleur, qui a beaucoup baroudé et qui, pour ceux qui parle espagnol ou anglais, vous racontera un tas d'histoire sur les iles et tous les événements qui s'y sont déroulés, et vous fera gouter son Rhum arrangé pour éviter le mal de mer!!!!!.
Retour à Lima et vol pour Paris via Sao Paulo
Fin de l'aventure
Infos diverses:
Coté budget nous avions fait une estimation tout compris (sauf les souvenirs et c'est difficile de résister)de 2400€ par personne, ce budget a été tenu. Jusqu'à Huaraz nous étions 8 ce qui à permis de négocier les tarifs hôtels et taxis, nous avions pris des hôtels en chambre double pour un prix moyen de 25$, repas du soir au restaurant (7 ou 8 €)et pique nique à midi et qq fois restaurant.On peu manger pour 3 ou 4 € dans les restaurants locaux. Nous n'avons jamais ressenti un sentiment d'insécurité, mais nous nous déplacions en groupe et dans les quartiers centraux Les Péruviens sont très accueillants et toujours prêt à vous aider, parler un peu Espagnol est un plus hors des villes ou au cours des Treks.
De retour de 5 semaines de voyage au Pérou, nous venons enrichir le Forum de nos expériences et «bonnes adresses » que nous avons pu trouver au cours de notre séjour. Bonne lecture et ne pas hésiter à nous poser des questions.
Départ début Septembre 2010 (vol Paris Lima via Sao Paulo par la compagnie Brésilienne TAM) ensuite dans la foulée vol Lima Aréquipa par Péruvian Airline (billets réservés depuis la France par internet), hôtel Caminante Class, très bien et très bien placé proche du centre et à coté du couvent St Catalina, après la visite de la ville dominé par le volcan Misti, rando de 3 jours dans le canyon de Colca avec l'agence Peruandesexpedition, situé à coté de l'hôtel, nous avons eu un guide super Sandro, que nous vous recommandons (beaucoup d'explications sur la flore et la faune locale), qui parlait Français, il faisait très chaud dans le Canyon, heureusement le 2em jour nous avons pu nous baigner dans une piscine à Sangalle (l'oasis) et le dernier jour pour la remontée (environ 1000m) nous sommes partis à 5h du matin, pour être en haut à 8h , afin de ne pas subir les rayons du soleil.
Bus Cruz del Sur Aréquipa Puno très beau paysage le long du parcours, hôtel Camino Réal très bien et bien situé, nous avons pris un tour de 3 jours pour les iles du lac Titicaca avec l'agence All ways travel (réservé depuis la France ) bonne organisation, nous avons eu la chance de tomber sur une fête locale ou toute la journée et une partie de la nuit des groupes folkloriques se sont succédés en défilant dans les rues du centre - Iles Uros un peu trop touristique mais mérite que l'on s'y arrête pour comprendre comment la vie s'organise sur ces iles flottantes en roseau. Ensuite arrivée à Amantani où une famille d'accueil nous attend au port, installation dans notre logement et repas avec la famille, conditions de vie très rude et loin de ce que l'on connaît, dépaysement total assuré, le soir danse en costume local avec les familles et musiciens locaux, très sympas. Le lendemain départ pour Taquile où la famille d'accueil nous attend au port, après installation dans nos chambres, visite de l'ile avec notre hôte (Silvano HUATTA YUCRA) tous les hommes que nous croisons portent le costume traditionnel. Le lendemain avec Silvano nous descendons sur une belle plage de sable au bord du lac Titicaca où nous nous trempons les pieds, eau à 15° , retour à Puno dans l'après midi où nos apprenons que le lendemain des grèves vont bloquer la route entre Puno et Cusco (notre prochaine étape) d'où un départ un peu précipité le soir même et arrivée dans la nuit à Cusco.
A Cusco nous sommes descendus à l'hôtel Casa Elena (que l'on conseille), nous sommes restés une dizaine de jours à Cusco (ville vraiment très belle et on ne se lassait pas d'arpenter ses rues et ruelles).Après l'achat du Boleto Turistico (très cher 35€) visite des sites de Pisac, Chincherro et de Saqsayhuaman (à pieds depuis Cusco) , les salines de Maras (à ne pas manquer) ensuite départ pour Ollantaytambo et le train pour Aguas Calientes (billets Peru rail reservés depuis la France) puis visite du Macchu Pichu (nous avons reservé le bus pour monter au MP et le billet d'entrée à Cusco), nous étions sur le site à 6h du matin. Nous sommes montés à la porte du soleil (arrivée du trek de l'inca ) ce qui permet d'avoir un vue d'ensemble du site du MP. Nous avons passé 2 nuits à Aguas Calientes ce qui nous a permis de rester sur le site du MP une journée entière. A l'entrée il y a un snack bar très très cher, par exemple une bouteille d'eau est 5 fois plus chère qu'à Aguas Calientes et le reste à l'avenant, donc prendre le nécessaire avant de monter au MP. Pour visiter le site du MP nous avons pris un guide qui en 2h nous a tout expliqué en détail (indispensable pour bien comprendre l'organisation et la vie du site à l'époque Inca). Visite du site de Ollantaytambo puis retour à Cusco.
Retour sur Lima par un vol Peruvian Airline puis dans la foulée bus de nuit pour Huaraz avec Cruz del Sur. Arrivée à Huaraz à 6h du matin, on descend à l'hôtel Residential NG (que l'on conseille). Après deux randos acclimatation, laguna Churup (4500m) et visite de ruines au dessus de Huaraz, nous avons fait le Trek de Santa Cruz (4 jours sous tentes) au départ de Vaqueria. La route ou plutôt la piste entre Huaraz est très spectaculaire et plutôt défoncée, le trek organisé par l'agence Alpa K de Huaraz s'est très bien passé bonne organisation, nous étions 6 et avions un cuisinier/guide (Oscar) et 2 muletiers, le col de Punta Union (4750m) a été passé sans difficulté (grâce à une bonne acclimatation). Du col nous découvrons un paysage magnifique fait de glacier et de pics enneigés. Lors de la descente le troisième jours nous sommes passés par le camp de base de l' Alpamayo et de la lagune située juste au dessus (4500m) cela mérite vraiment le détour car dans la lagune se déverse un énorme glacier qui l'après midi libère des blocs de glace qui forment des icebergs dans la lagune.Fin du trek à Cashapampa et encore deux heures de piste chaotique pour rejoindre Huaraz
Bus de nuit Cruz del sur pour rejoindre Lima, nous sommes descendus à l'hôtel Dragon Fly dans Miraflores, hôtel style backpacker où l'hôtesse, Mabel, parle Français et est de très bon conseil pour les activités et restaurants sur Lima. Visite de Lima puis direction le port de Callao où nous avons trouvé un peu par hasard un capitaine et un bateau pour nous emmener sur les îles Palomino, après 1h30 de navigation sur un voilier de 9m, nous arrivons sur les îles où un spectacle très impressionnant nous attend. Il y a environ 5000 lions de mer qui peuplent ces ilots de plus à notre arrivée une centaine de lions de mer suivent notre bateau, tête hors de l'eau, ce qui est très surprenant, nous restons environ 1h autour des ilots, il y a quand même une forte houle et nous retournons à Callao à la voile. Nous vous recommandons cette visite avec Eugenio, personnage haut en couleur, qui a beaucoup baroudé et qui, pour ceux qui parle espagnol ou anglais, vous racontera un tas d'histoire sur les iles et tous les événements qui s'y sont déroulés, et vous fera gouter son Rhum arrangé pour éviter le mal de mer!!!!!.
Retour à Lima et vol pour Paris via Sao Paulo
Fin de l'aventure
Infos diverses:
Coté budget nous avions fait une estimation tout compris (sauf les souvenirs et c'est difficile de résister)de 2400€ par personne, ce budget a été tenu. Jusqu'à Huaraz nous étions 8 ce qui à permis de négocier les tarifs hôtels et taxis, nous avions pris des hôtels en chambre double pour un prix moyen de 25$, repas du soir au restaurant (7 ou 8 €)et pique nique à midi et qq fois restaurant.On peu manger pour 3 ou 4 € dans les restaurants locaux. Nous n'avons jamais ressenti un sentiment d'insécurité, mais nous nous déplacions en groupe et dans les quartiers centraux Les Péruviens sont très accueillants et toujours prêt à vous aider, parler un peu Espagnol est un plus hors des villes ou au cours des Treks.
Perth et la côte Est australienne en juillet/août, achat de véhicule? English translation pending
bonjour les amies! dite moi, je débarque à perth le 3 juillet, je me donne 2 mois pour retrouvé la côte est!
es un bon choix? (climat, travail, paysage...)
a mon arrivée j'aimerai acquérir un véhicule pour le trajet.
avez-vous des adresses pour acheter une caisse?
merci d'avance pour les infos. au plaisir!
merci d'avance pour les infos. au plaisir!
Recherche marchés et petits villages à la frontière Chine-Vietnam English translation pending
Bonjour,
je suis actuellement a kumming, et demain nous descendons sur le vietnam, nous avons decide de prendre 5 jours pour descendre en passant par les rizieres de yangyuan. cependant nous avons entendu parle et lu (un vraiment bref passage) de marche superbe qui se tiennent dans des villes pres de la frontiere vietnamienne ou pas mal de minorite se reunissent, qq un a t il une info sur ces marches et un nom de ville a aller voir ?
je me pose la question s il ne serait pas judicieux de descndre direct a hekou et de reyonner au tour de la ville pendant 4 jours ? pour les rizieres nous en avons vu pas maul dans le ghuizu vers zhaoxing et celles du dos du dragon.
merci pour votre reponse,
christophe
je suis actuellement a kumming, et demain nous descendons sur le vietnam, nous avons decide de prendre 5 jours pour descendre en passant par les rizieres de yangyuan. cependant nous avons entendu parle et lu (un vraiment bref passage) de marche superbe qui se tiennent dans des villes pres de la frontiere vietnamienne ou pas mal de minorite se reunissent, qq un a t il une info sur ces marches et un nom de ville a aller voir ?
je me pose la question s il ne serait pas judicieux de descndre direct a hekou et de reyonner au tour de la ville pendant 4 jours ? pour les rizieres nous en avons vu pas maul dans le ghuizu vers zhaoxing et celles du dos du dragon.
merci pour votre reponse,
christophe
Ici et là... en Moldavie, de part et d'autre de la frontière... et la mer Noire, à Constanta English translation pending
Moldavie . Je ne sais plus quand pour la première fois , j'ai vu le nom de ce pays , probablement autour de 1990 , mais je me rappelle que la deuxième fois , quelque chose du genre " Ah , il existe vraiment , alors , ce pays ! " m'est passé par la tête .
Eplucher le forum m' en a donné quelques idées . Par exemple j'ai appris que ses paysages ressemblent à ceux de la Bourgogne , qu'on y parle Roumain et Russe , que les villes ont des rues arborées , que le tourisme y est peu développé , que certains villages sont très beaux , que l'on peut circuler à travers tout le pays en bus et minibus ....tout cela m'a donné envie d'aller le découvrir .
Je vous propose un aperçu de mes pérégrinations au jour le jour .
Jour 1 - Arrivée à Chisinau
Après deux vols avec la compagnie ukrainienne ( Bruxelles-Kiev puis Kiev-Chisinau ) ça y est , l'avion atterrit à Chisinau . Petit aéroport , la douane est vite passée , mon passeport est tamponné à la date du jour précédent ( pas grave ), le bagage vite récupéré , 50 euros échangés ...Le petit bureau qui s'occupe des taxis se trouve bien à l'intérieur et le trajet jusqu'au centre-ville reviendra à 100 leis , comme Thierry 111 l'avait annoncé .
Un habitant de la belle province fait le trajet avec moi et descend le premier . ...et voilà le Bon Apart Hôtel , situé pas loin de l'autogare centrale d'où je compte dans un premier temps visiter quelques endroits en faisant des aller-retours avec Chisinau .
Deux dames à la réception . Je présente ma réservation et on m'annonce le prix complet de mon séjour à régler tout de suite en liquide . Ca ne m'arrange pas du tout , vu que je viens d'échanger seulement 50 euros . Je propose donc de payer la première nuit , de faire le change demain matin et alors payer le solde . Je vous passe les détails , mais c'est qu'elle insiste vraiment beaucoup , et je finis par payer en euros ( pas le résultat de son calcul mais le mien , qu'elle accepte en y ajoutant quand même un petit euro pour faire une somme plus ronde )...elle m'invite alors à patienter au bar : " On va vous conduire à votre chambre"...un taxi arrive : " Voilà votre chauffeur , qui va vous conduire à votre chambre , tout près d'ici " ....on roule une dizaine de minutes et à toutes mes questions à propos de cet endroit tout près d'ici , il me répond "Just a minute" et on arrive dans un hôtel qui s'appelle " Vila Olga ", où la réceptionniste qui a vu ma tronche me rassure disant que ce n'est que pour une nuit , car il n'y a pas de chambre libre au Bon Apart . Comme je précise que je ne paierai pas deux fois , elle acquiesce mais a l'air contrariée .
Bon , on me la montre ma chambre ? J'ai sommeil .... je n'ai qu'une envie , c'est dormir . Et comme on n'entend rien ici ( l'avantage d'être arrivée dans une rue calme loin du centre ville 😉 ) je sais que la nuit sera bonne .
Jour 2 - premier aperçu de Chisinau
Et en effet , une très bonne nuit . Réveillée à 10 heures , dormi comme un bébé ....mais je découvre plein de fourmis dans mon lit en relevant les draps . Elles ont eu la délicatesse de ne pas me piquer , mais quand même 😛
Alors , un petit coup de fil au Bon Apart , qui je le rappelle a encaissé hier le montant d'une semaine de réservation , et j'apprends qu'il n'y aura pas de chambre pour moi ce soir . " Réessayez demain" ....J'appelle un taxi , retourne au Bon Apart et exige mon remboursement ....mine soucieuse de la réceptionniste , qui me répond..." Laissez-nous une heure , le temps de nettoyer et votre chambre sera prête" .Ben voilà , quand on veut .😉
Une drôle d'entrée en matière , donc . Mais c'est fini . Et , je vous rassure , partout ailleurs où j'ai logé, tout s'est bien passé .Je suis juste mal tombée pour ma première approche .
Le voyage peut donc commencer . Je m'en vais un peu au hasard , trouve d'abord une librairie au coin de l'avenue Stefan cel Mare où j'achète un plan de Chisinau , puis aperçois une petite place où des artistes exposent et vendent leurs peintures , et un resto qui m'a l'air sympathique . C'est exactement ce dont j'ai besoin à ce moment précis .


Deux heures plus tard , après avoir reçu la clé de ma chambre , je repars , par les rues de la ville . Au début, je vois beaucoup d'enseignes de Frizeri , Farmaci , Stomatologie . Vraiment beaucoup de centres de stomatologie , au point que je me demande si on parle bien de la même chose ? Pareil pour les nombreux" Notar ", tant de notaires ?
C'est donc d'abord cet aspect - ci que je découvre , qui me fait un peu rire après coup ( sur la Strada Ismail )

Beaucoup de marchés en plein air , des marchés couverts , pas mal de magasins spécialisés , on trouve beaucoup de petits et gros en-cas pour quelques leis , l'ambiance est plutôt calme , beaucoup d'arbres et de verdure .
Je vous propose un aperçu de mes pérégrinations au jour le jour .
Jour 1 - Arrivée à Chisinau
Après deux vols avec la compagnie ukrainienne ( Bruxelles-Kiev puis Kiev-Chisinau ) ça y est , l'avion atterrit à Chisinau . Petit aéroport , la douane est vite passée , mon passeport est tamponné à la date du jour précédent ( pas grave ), le bagage vite récupéré , 50 euros échangés ...Le petit bureau qui s'occupe des taxis se trouve bien à l'intérieur et le trajet jusqu'au centre-ville reviendra à 100 leis , comme Thierry 111 l'avait annoncé .
Un habitant de la belle province fait le trajet avec moi et descend le premier . ...et voilà le Bon Apart Hôtel , situé pas loin de l'autogare centrale d'où je compte dans un premier temps visiter quelques endroits en faisant des aller-retours avec Chisinau .
Deux dames à la réception . Je présente ma réservation et on m'annonce le prix complet de mon séjour à régler tout de suite en liquide . Ca ne m'arrange pas du tout , vu que je viens d'échanger seulement 50 euros . Je propose donc de payer la première nuit , de faire le change demain matin et alors payer le solde . Je vous passe les détails , mais c'est qu'elle insiste vraiment beaucoup , et je finis par payer en euros ( pas le résultat de son calcul mais le mien , qu'elle accepte en y ajoutant quand même un petit euro pour faire une somme plus ronde )...elle m'invite alors à patienter au bar : " On va vous conduire à votre chambre"...un taxi arrive : " Voilà votre chauffeur , qui va vous conduire à votre chambre , tout près d'ici " ....on roule une dizaine de minutes et à toutes mes questions à propos de cet endroit tout près d'ici , il me répond "Just a minute" et on arrive dans un hôtel qui s'appelle " Vila Olga ", où la réceptionniste qui a vu ma tronche me rassure disant que ce n'est que pour une nuit , car il n'y a pas de chambre libre au Bon Apart . Comme je précise que je ne paierai pas deux fois , elle acquiesce mais a l'air contrariée .
Bon , on me la montre ma chambre ? J'ai sommeil .... je n'ai qu'une envie , c'est dormir . Et comme on n'entend rien ici ( l'avantage d'être arrivée dans une rue calme loin du centre ville 😉 ) je sais que la nuit sera bonne .
Jour 2 - premier aperçu de Chisinau
Et en effet , une très bonne nuit . Réveillée à 10 heures , dormi comme un bébé ....mais je découvre plein de fourmis dans mon lit en relevant les draps . Elles ont eu la délicatesse de ne pas me piquer , mais quand même 😛
Alors , un petit coup de fil au Bon Apart , qui je le rappelle a encaissé hier le montant d'une semaine de réservation , et j'apprends qu'il n'y aura pas de chambre pour moi ce soir . " Réessayez demain" ....J'appelle un taxi , retourne au Bon Apart et exige mon remboursement ....mine soucieuse de la réceptionniste , qui me répond..." Laissez-nous une heure , le temps de nettoyer et votre chambre sera prête" .Ben voilà , quand on veut .😉
Une drôle d'entrée en matière , donc . Mais c'est fini . Et , je vous rassure , partout ailleurs où j'ai logé, tout s'est bien passé .Je suis juste mal tombée pour ma première approche .
Le voyage peut donc commencer . Je m'en vais un peu au hasard , trouve d'abord une librairie au coin de l'avenue Stefan cel Mare où j'achète un plan de Chisinau , puis aperçois une petite place où des artistes exposent et vendent leurs peintures , et un resto qui m'a l'air sympathique . C'est exactement ce dont j'ai besoin à ce moment précis .


Deux heures plus tard , après avoir reçu la clé de ma chambre , je repars , par les rues de la ville . Au début, je vois beaucoup d'enseignes de Frizeri , Farmaci , Stomatologie . Vraiment beaucoup de centres de stomatologie , au point que je me demande si on parle bien de la même chose ? Pareil pour les nombreux" Notar ", tant de notaires ?
C'est donc d'abord cet aspect - ci que je découvre , qui me fait un peu rire après coup ( sur la Strada Ismail )

Beaucoup de marchés en plein air , des marchés couverts , pas mal de magasins spécialisés , on trouve beaucoup de petits et gros en-cas pour quelques leis , l'ambiance est plutôt calme , beaucoup d'arbres et de verdure .
Zone d'hôtel et plages sympathiques à Pattaya en mai 2012? English translation pending
Bonjour
Je serais avec un copain à Pattaya le 15 Mai prochain, pour 3 jours.
J'ai vu qu'il y avait plusieurs zones à Pattaya, le centre ville et les plages.
Pouvez vous me conseiller, quelle zone choisir pour l’hôtel? - Hotel sympa plutot moderne - a coté d'une plage la plus propre possible :-) (oui je sais elle le sont pas trop) - et pas trop loin du centre pour faire la fête le soir
Merci infiniment de votre aide
PS: évitez SVP les commentaires genre, "pourquoi Pattaya?", "C'est trop nul et trop pourri", Merci...
J'ai vu qu'il y avait plusieurs zones à Pattaya, le centre ville et les plages.
Pouvez vous me conseiller, quelle zone choisir pour l’hôtel? - Hotel sympa plutot moderne - a coté d'une plage la plus propre possible :-) (oui je sais elle le sont pas trop) - et pas trop loin du centre pour faire la fête le soir
Merci infiniment de votre aide
PS: évitez SVP les commentaires genre, "pourquoi Pattaya?", "C'est trop nul et trop pourri", Merci...
Circuit au Pérou et en Bolivie: adresses de restaurants et endroits sympathiques? English translation pending
Bonjour
Nous réalisons un circuit au Pérou et en Bolivie au mois de mai.
Pouvez vous nous indiquer des adresses ou endroits sympas en ville (Lima, La Paz, Cuzco...) où l'on peut manger.
Merci pour vos réponses