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Avis sur itinéraire en Nouvelle-Zélande pour un mois? English translation pending
Voici le voyage que je prépare pour ma femme et moi pour juillet 2010 et août 2010. Notre dada la marche, la marche et ...la marche sachant que c'est l'hiver là bas, hum hum...Merci de vos remarques.
Départ le 09/07 de Paris
Arrivée le 11/07 à Christchurch.
12/07 visite de Christchurch.
13/07 voiture de location direction Omaruru pour les pingouins.
14/07 route pour Dunedin et la péninusle de l'Otago pour le centre des Albatrosses.
15/07 et 16/07 The Catlins.
17/07 au 19/07 Stewart Island
19/07 route pour Te Anau et visite des Gloworm caves.
20/07 route pour Milford Sound et nuit sur place.
21/07 au 24/07 Queenstown (différentes activités prévues).
24/07 Route pour Haast et région de Haast.
25/07 au 28/07 Fjordland National park (Fox Glacier; Franz josef).
28/07 route pour Picton.
29/07 au 01/08 Queencharlotte Track.
02/08 au 04/08 Wellington
04/08 voiture de location route pour National park
05/08 Tongariro Crossing.
06/08 route pour Rotorua
07/08 Région Rotorua.
08/08 route pour Auckland.
09/08 Visite Auckland.
10/08 Vol pour Bornéo via Singapour pour 15 jours.
Trek et plongée pour quatre semaines à Bornéo (côté malaisien) English translation pending
Bonjour à tous,
On part 4 semaines en juillet à Bornéo. Nous sommes un jeune couple sportifs et amoureux de la nature ... voici notre idée d'itinéraire :KL-Kuching : Bako, Semengogg (4j)Kuching-Miri : parc de Gunnung Mulu au Sarawak. (3j)Miri-KK :Mont Kinabalu (3j), rafting sur la white river (1j)KK-Sadakan :Kinabangtan et/ou Danum et/ou Labuk Bay (5j)Mabul : (8j), plongée sur Sipadan/Mabul avec BillabongTawau-KL :Visite de KL (2/3j)
Qu'en pensez-vous ? On prend tous les conseils !!! Merci beaucoup !😉
On part 4 semaines en juillet à Bornéo. Nous sommes un jeune couple sportifs et amoureux de la nature ... voici notre idée d'itinéraire :KL-Kuching : Bako, Semengogg (4j)Kuching-Miri : parc de Gunnung Mulu au Sarawak. (3j)Miri-KK :Mont Kinabalu (3j), rafting sur la white river (1j)KK-Sadakan :Kinabangtan et/ou Danum et/ou Labuk Bay (5j)Mabul : (8j), plongée sur Sipadan/Mabul avec BillabongTawau-KL :Visite de KL (2/3j)
Qu'en pensez-vous ? On prend tous les conseils !!! Merci beaucoup !😉
Trekking d'environ sept jours au Nord du Vietnam/Laos English translation pending
Bonjour a tous,
Merci pour tous les precieux messages que vous avez deja poste sur le forum. Seulement, avec toutes ces informations, je suis un peu perdue.. Nous souhaiterions partir au Vietnam en automne prochain, pour faire du trekking. Nous avons ete surpris de voir que la plupart des treks proposes par les agences etaient tres courts.
Nous souhaiterions partir environ 7 jours (de marche ! sans croiser de voiture ni de routes, ni de moto!, et de preference peu de touristes.. quoiqu'en generale, la marche les arretent..) dans le nord du Vietnam. Le train arrivant a Lao Cai etant un bon moyen de locomotion depuis Hanoi, nous prefererions quelque chose pas trop loin. L'idee serait de decouvrir le Vietnam Nord pendant cette semaine et ensuite de partir au Laos en passant par Dien Bien Phu. Pour le moment, on m'a propose de faire un trek aux alentours de Sapa (en passant dans les petits villages ?), mais j'avoue avoir un peu peur de cette option, avec les commentaires laisses sur le forum.. Sinon, partir vers Bac Ha ? L'option du lac Babe parait etre interessante, mais nous aurions prefere partir vers l'ouest, pour se rapprocher de la frontiere avec le Laos. Je n'ai rien lu sur cette partie du Vietnam.. Est il possible et interessant de faire le trek la bas ? Je suis ouverte a vos bons conseils.. Nous sommes de bons marcheurs, nous revenons d'un trek au Nepal.
Merci d'avance. Bien cordialement, M&V
Merci pour tous les precieux messages que vous avez deja poste sur le forum. Seulement, avec toutes ces informations, je suis un peu perdue.. Nous souhaiterions partir au Vietnam en automne prochain, pour faire du trekking. Nous avons ete surpris de voir que la plupart des treks proposes par les agences etaient tres courts.
Nous souhaiterions partir environ 7 jours (de marche ! sans croiser de voiture ni de routes, ni de moto!, et de preference peu de touristes.. quoiqu'en generale, la marche les arretent..) dans le nord du Vietnam. Le train arrivant a Lao Cai etant un bon moyen de locomotion depuis Hanoi, nous prefererions quelque chose pas trop loin. L'idee serait de decouvrir le Vietnam Nord pendant cette semaine et ensuite de partir au Laos en passant par Dien Bien Phu. Pour le moment, on m'a propose de faire un trek aux alentours de Sapa (en passant dans les petits villages ?), mais j'avoue avoir un peu peur de cette option, avec les commentaires laisses sur le forum.. Sinon, partir vers Bac Ha ? L'option du lac Babe parait etre interessante, mais nous aurions prefere partir vers l'ouest, pour se rapprocher de la frontiere avec le Laos. Je n'ai rien lu sur cette partie du Vietnam.. Est il possible et interessant de faire le trek la bas ? Je suis ouverte a vos bons conseils.. Nous sommes de bons marcheurs, nous revenons d'un trek au Nepal.
Merci d'avance. Bien cordialement, M&V
Acte de mariage franco-marocain English translation pending
salam kolchi !
Nous avons fait le mariage religieu il ya environ deux mois , mon mari(religieusement)à été se renseigner auprès d'un adoul si c'etait envisageable de se marier alors que je suis encore mineur mais je serai majeur en fin d'année 2010 effectivement il nous est possible de commencer a faire l'acte de mariage cet été hamdolah ! J'aimerai savoir si on sera confronter a la CCM meme si nous avons fait le mariage religieux? Quelques sont les papiers que nous devons fournir (coté français comme coté marocain) ? Ya t-il des sites qui peuvent nous renseigner a ce sujet ?
Merci pour vos réponse
Nous avons fait le mariage religieu il ya environ deux mois , mon mari(religieusement)à été se renseigner auprès d'un adoul si c'etait envisageable de se marier alors que je suis encore mineur mais je serai majeur en fin d'année 2010 effectivement il nous est possible de commencer a faire l'acte de mariage cet été hamdolah ! J'aimerai savoir si on sera confronter a la CCM meme si nous avons fait le mariage religieux? Quelques sont les papiers que nous devons fournir (coté français comme coté marocain) ? Ya t-il des sites qui peuvent nous renseigner a ce sujet ?
Merci pour vos réponse
Mariage au Sénégal: formalités pour faire venir mon mari en France, visa? English translation pending
bonjour
je me suis marier au senegale il y a 10 jour
il y a til une personne qui ces marier labas
qui peut me dire en combien de temp sont mari
a u un visa pour venir en france et quelle formalité faire
j'atten vos reponse merci
Le Cambodge: un héritage exceptionnel English translation pending
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Dormir à Las Vegas English translation pending
bonjour apres avoir regarde un peu sur booking et autres sites je n'arrive pas à savoir ou dormir tellement il y a de choix et de difference de tarif !! nous aurons une voiture donc evidement parking de pref gratuit et internet mais visiblement c payant partout!! j'aimerai aussi voir le spectacle d'eau au bellagio faut il reserver à l'avance? merci de vos infos a bientot
Formalités pour un mariage franco-tunisien? English translation pending
POUR ETRE CLAIR C'EST UN MARIAGE PAR AMOUR PAS COMME VOUS PENSEZ POUR QUE TOUT SOIS CLAIR D'IL DEBUT.
Bonjour , je suis tunisien qui va se marié bien tôt avec une conjointe française (on a fait le dépôt de dossier a la mairie, on a accord de se dernier et nous avons fixé une date) on sachant que je suis en situation régulière.
Se que je voulais savoir est ce que je suis obliger de retourner en Tunisie?
Si c'est le cas je prépare quoi comme document pour l'obtention d'une visa pour conjointe française ?
Est c'est quoi les délais que l'ambassade a le droit d'avoir pour une réponse a mon dossier parce que j'ai vu sur le site de l'ambassade et le site www.legifrance.couv.fr (site officielle législation française) qu'il donne pas un délai exacte mais par contre il dise « dans les meilleurs délai » ou « délai de traitement variable selon le dossier» ?
merci de rependre a mes questions, j'ai vraiment besoin de vos informations car wallah c'est vraiment dure de vivre loin de la femme que tu aime et tu sais pas qu'on tu va le revoir, svp aidez moi je n'arrive plus a réfléchir,
merci a vous.
Bonjour , je suis tunisien qui va se marié bien tôt avec une conjointe française (on a fait le dépôt de dossier a la mairie, on a accord de se dernier et nous avons fixé une date) on sachant que je suis en situation régulière.
Se que je voulais savoir est ce que je suis obliger de retourner en Tunisie?
Si c'est le cas je prépare quoi comme document pour l'obtention d'une visa pour conjointe française ?
Est c'est quoi les délais que l'ambassade a le droit d'avoir pour une réponse a mon dossier parce que j'ai vu sur le site de l'ambassade et le site www.legifrance.couv.fr (site officielle législation française) qu'il donne pas un délai exacte mais par contre il dise « dans les meilleurs délai » ou « délai de traitement variable selon le dossier» ?
merci de rependre a mes questions, j'ai vraiment besoin de vos informations car wallah c'est vraiment dure de vivre loin de la femme que tu aime et tu sais pas qu'on tu va le revoir, svp aidez moi je n'arrive plus a réfléchir,
merci a vous.
Randonnée en solitaire au Canada English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai 22 ans, et j'ai l'intention de partir cet été randonner au Canada, probablement dans les Territoires du Nord-Ouest et/ou dans le Yukon. Petite spécificité par rapport aux autres projets que j'ai pu lire sur ce forum : je souhaite partir seul.
Je sens déjà venir les réactions : "Allez ! Un autre pseudo-aventurier qui va se la jouer à la Into The Wild" ! Je vous arrête tout de suite : ce n'est pas l'idée. J'ai bien l'intention de revenir entier, et de retrouver la société humaine (et la France) après ce voyage 🙂. Je prend donc plus ça comme une étape nécessaire que comme une fuite de la société.
Pour l'instant, le projet reste "relativement" modeste : partir 3 semaines totalement seul, avec en amont, une participation à une randonnée de groupe avec guide, pour me mettre dans le bain, et en fin de projet, une autre randonnée, probablement en retrouvant un ou plusieurs amis, pour revenir tranquillement à la réalité humaine.
D'un point de vue matériel, tout n'est pas encore bien clair. J'envisage très sérieusement de prendre un Iridium (la comparaison avec Christopher McCandless n'est donc vraiment pas fondée 😉), en cas de souci (une patte de cassée, etc.), et pour rassurer de temps en temps mes proches par SMS. J'investirai probablement également dans un récepteur GPS, qui, associé aux indispensables cartes augmentera probablement encore un peu ma sécurité. Je me penche également sur la question d'une carabine, afin de me protéger des Ours.
Mes questions sont donc bien évidemment multiples : avez-vous des conseils particuliers à me donner, des astuces, des lieux à risque à éviter, d'autres à privilégier (en considérant toujours le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest comme destination). Quelle est la saison idéale ? Je pensais à l'été, voire à l'automne, afin d'éviter la fonte des glaces, et les torrents violents, mais peut-être ais-je tort, et peut être n'est-ce pas la plus belle saison.
Connaissez-vous également des organismes de randonnée du coin dont vous êtes satisfaits, et avec lesquels je pourrait effectuer la première partie du projet.
Avez-vous des informations précises concernant le port d'armes à feu (temporaire puisque sur quelques semaines) pour les non-résidents au Canada. À ce sujet, je précise que je n'ai actuellement aucun permis, et que je n'ai jamais tiré (au fusil de chasse ou à la carabine) de ma vie. L'idée serait donc plutôt d'acheter, si nécessaire, l'arme sur place. Peut-être me conseillerez-vous également de faire quelques séances de tir en sale avant de partir, ou bien est-ce inutile ?
Pour information, j'estime le coût total du projet entre 10 000 et 15 000 €. Cela inclus donc matériel, nourriture, hébergement, etc.
Merci d'avance pour vos réponses, Bien à vous, David.
J'ai 22 ans, et j'ai l'intention de partir cet été randonner au Canada, probablement dans les Territoires du Nord-Ouest et/ou dans le Yukon. Petite spécificité par rapport aux autres projets que j'ai pu lire sur ce forum : je souhaite partir seul.
Je sens déjà venir les réactions : "Allez ! Un autre pseudo-aventurier qui va se la jouer à la Into The Wild" ! Je vous arrête tout de suite : ce n'est pas l'idée. J'ai bien l'intention de revenir entier, et de retrouver la société humaine (et la France) après ce voyage 🙂. Je prend donc plus ça comme une étape nécessaire que comme une fuite de la société.
Pour l'instant, le projet reste "relativement" modeste : partir 3 semaines totalement seul, avec en amont, une participation à une randonnée de groupe avec guide, pour me mettre dans le bain, et en fin de projet, une autre randonnée, probablement en retrouvant un ou plusieurs amis, pour revenir tranquillement à la réalité humaine.
D'un point de vue matériel, tout n'est pas encore bien clair. J'envisage très sérieusement de prendre un Iridium (la comparaison avec Christopher McCandless n'est donc vraiment pas fondée 😉), en cas de souci (une patte de cassée, etc.), et pour rassurer de temps en temps mes proches par SMS. J'investirai probablement également dans un récepteur GPS, qui, associé aux indispensables cartes augmentera probablement encore un peu ma sécurité. Je me penche également sur la question d'une carabine, afin de me protéger des Ours.
Mes questions sont donc bien évidemment multiples : avez-vous des conseils particuliers à me donner, des astuces, des lieux à risque à éviter, d'autres à privilégier (en considérant toujours le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest comme destination). Quelle est la saison idéale ? Je pensais à l'été, voire à l'automne, afin d'éviter la fonte des glaces, et les torrents violents, mais peut-être ais-je tort, et peut être n'est-ce pas la plus belle saison.
Connaissez-vous également des organismes de randonnée du coin dont vous êtes satisfaits, et avec lesquels je pourrait effectuer la première partie du projet.
Avez-vous des informations précises concernant le port d'armes à feu (temporaire puisque sur quelques semaines) pour les non-résidents au Canada. À ce sujet, je précise que je n'ai actuellement aucun permis, et que je n'ai jamais tiré (au fusil de chasse ou à la carabine) de ma vie. L'idée serait donc plutôt d'acheter, si nécessaire, l'arme sur place. Peut-être me conseillerez-vous également de faire quelques séances de tir en sale avant de partir, ou bien est-ce inutile ?
Pour information, j'estime le coût total du projet entre 10 000 et 15 000 €. Cela inclus donc matériel, nourriture, hébergement, etc.
Merci d'avance pour vos réponses, Bien à vous, David.
Nous partons pour trois semaines en camping-car en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Nouvelle-Zélande dans 10 jours et pour un voyage de 3 semaines en camping-car. 3 semaines de vacances, c'est long mais 3 semaines pour visiter un pays, c'est court! Nous partons pour voir des paysages, pour faire de belles promenades et pour nous aérer la tête, aussi nous avons essayer de concilier notre envie de tout voir avec le souhait de ne pas trop courir… Il a fallu faire des choix: volontairement nous avons abandonné le Coromandel, la côte est et l'extrême sud, pour une prochaine fois peut-être.
Notre itinéraire n'est pas fixe, nous sommes prêt à en changer en fonction de la météo mais ceci devrait tout de même nous servir de fil rouge:
Île du Nord:
JOUR 0 : arrivée à Auckland à 23h JOUR 1 : "prise en charge" du camping-car, courses etc. départ pour Bay of Islands : Paihia JOUR 2 : Kaitaia JOUR 3 : Auckland
- une question ici: Même si c'est intéressant, nous n'allons pas en Nouvelle-Zélande pour les villes et nous passons par ailleurs dans d'autres grandes villes néo-zélandaises qui nous semblent (d'après le guide!) avoir plus de charme. Du coup on se demande si plutôt que de s'arrêter à Auckland, ça ne vaudrait pas le coup de s'arrêter un peu plus bas sur la côte et d'y laisser notre camping-car pour aller passer la journée sur une île (à moins qu'on puisse passer avec un véhicule?) Qu'en pensez-vous? JOUR 4 : Rotorua JOUR 5 : Rotorua (avec un stop à Tongariro dans la journée) JOUR 6 : Ohakune JOUR 7 : Wellington JOUR 8 : traversée en ferry le matin puis stop qqpart dans les Malborough Sounds
Île du Sud:
JOUR 9 : balade dans les Marlborough Sounds JOUR 10 : parc Abel Tasman JOUR 11 : parc Abel Tasman
- Pour avancer tout en se gardant des journées complètes pour les randos, on pense se faire une journée de voiture entre Abel Tasman et Hokitika (on a calculé 5 bonnes heures de route sans les arrêts) ponctuée de plein de petits stop sur la route, qu'en pensez-vous?
JOUR 12 : journée de route vers Hokitika (stop à Westport-Punakaiki-Dolomite point-Greymouth...) JOUR 13 : Fox Glacier / Franz Josef
- Je sais qu’il y a débat entre Fox Glacier et Franz Josef mais si on considère le fait que nous n’y ferons qu’une promenade à pieds (pas d’hélico etc) et sur une journée, y’a t-il un des deux à privilégier ?
JOUR 14 : Wanaka JOUR 15 : Te Anau-Milford sound JOUR 16 : Te Anau-Milford sound JOUR 17 : Dunedin JOUR 18 : Mt Cook (Twizel), Lake Tekapo JOUR 19 : Christchurch JOUR 20 : départ le matin de Christchurch
Interrogations en vrac: - Question bête mais nous sommes novices en camping car ET en camping: Quand on va visiter une île, une grande ville, un parc, peut-on laisser le camping-car dans un camping en toute sécurité? Y'a t-il des parkings prévus à cet effet près des "zones touristiques" ou des grandes agglomérations?
- Nous aimerions communiquer avec nos proches pendant ce voyage. Mis à part les spots wi-fi dans les cafés, y’a t-il d’autres solutions pour avoir accès à internet ponctuellement ? Y’a t-il des bornes dans les campings par exemple ?
- Si le budget le permet (c'est à l'étude!) on aimerait passer une nuit dans un chouette hôtel ou une chambre d'hôtes moderne et avec une vue qui nous en mette plein les yeux. Je sais, c'est du luxe mais on n'y va pas tous les jours! J'ai regardé un peu mais je ne trouve rien de très convaincant, les hôtels sur lesquels je tombe sous souvent vieillots ou bien ce sont de grands complexes qui ne font pas trop envie, auriez-vous une idée? (budget 200$ grand max)
Un grand merci d'avance!
Mit.
Nous partons en Nouvelle-Zélande dans 10 jours et pour un voyage de 3 semaines en camping-car. 3 semaines de vacances, c'est long mais 3 semaines pour visiter un pays, c'est court! Nous partons pour voir des paysages, pour faire de belles promenades et pour nous aérer la tête, aussi nous avons essayer de concilier notre envie de tout voir avec le souhait de ne pas trop courir… Il a fallu faire des choix: volontairement nous avons abandonné le Coromandel, la côte est et l'extrême sud, pour une prochaine fois peut-être.
Notre itinéraire n'est pas fixe, nous sommes prêt à en changer en fonction de la météo mais ceci devrait tout de même nous servir de fil rouge:
Île du Nord:
JOUR 0 : arrivée à Auckland à 23h JOUR 1 : "prise en charge" du camping-car, courses etc. départ pour Bay of Islands : Paihia JOUR 2 : Kaitaia JOUR 3 : Auckland
- une question ici: Même si c'est intéressant, nous n'allons pas en Nouvelle-Zélande pour les villes et nous passons par ailleurs dans d'autres grandes villes néo-zélandaises qui nous semblent (d'après le guide!) avoir plus de charme. Du coup on se demande si plutôt que de s'arrêter à Auckland, ça ne vaudrait pas le coup de s'arrêter un peu plus bas sur la côte et d'y laisser notre camping-car pour aller passer la journée sur une île (à moins qu'on puisse passer avec un véhicule?) Qu'en pensez-vous? JOUR 4 : Rotorua JOUR 5 : Rotorua (avec un stop à Tongariro dans la journée) JOUR 6 : Ohakune JOUR 7 : Wellington JOUR 8 : traversée en ferry le matin puis stop qqpart dans les Malborough Sounds
Île du Sud:
JOUR 9 : balade dans les Marlborough Sounds JOUR 10 : parc Abel Tasman JOUR 11 : parc Abel Tasman
- Pour avancer tout en se gardant des journées complètes pour les randos, on pense se faire une journée de voiture entre Abel Tasman et Hokitika (on a calculé 5 bonnes heures de route sans les arrêts) ponctuée de plein de petits stop sur la route, qu'en pensez-vous?
JOUR 12 : journée de route vers Hokitika (stop à Westport-Punakaiki-Dolomite point-Greymouth...) JOUR 13 : Fox Glacier / Franz Josef
- Je sais qu’il y a débat entre Fox Glacier et Franz Josef mais si on considère le fait que nous n’y ferons qu’une promenade à pieds (pas d’hélico etc) et sur une journée, y’a t-il un des deux à privilégier ?
JOUR 14 : Wanaka JOUR 15 : Te Anau-Milford sound JOUR 16 : Te Anau-Milford sound JOUR 17 : Dunedin JOUR 18 : Mt Cook (Twizel), Lake Tekapo JOUR 19 : Christchurch JOUR 20 : départ le matin de Christchurch
Interrogations en vrac: - Question bête mais nous sommes novices en camping car ET en camping: Quand on va visiter une île, une grande ville, un parc, peut-on laisser le camping-car dans un camping en toute sécurité? Y'a t-il des parkings prévus à cet effet près des "zones touristiques" ou des grandes agglomérations?
- Nous aimerions communiquer avec nos proches pendant ce voyage. Mis à part les spots wi-fi dans les cafés, y’a t-il d’autres solutions pour avoir accès à internet ponctuellement ? Y’a t-il des bornes dans les campings par exemple ?
- Si le budget le permet (c'est à l'étude!) on aimerait passer une nuit dans un chouette hôtel ou une chambre d'hôtes moderne et avec une vue qui nous en mette plein les yeux. Je sais, c'est du luxe mais on n'y va pas tous les jours! J'ai regardé un peu mais je ne trouve rien de très convaincant, les hôtels sur lesquels je tombe sous souvent vieillots ou bien ce sont de grands complexes qui ne font pas trop envie, auriez-vous une idée? (budget 200$ grand max)
Un grand merci d'avance!
Mit.
Retour de la croisière Dubai-Dubai sur le Déliziosa English translation pending
très belle croisière de 18 jours sur un bâteau magnifique, avec un personnel toujours aussi adorable.
Les francophones étaient le 2ème groupe derrière les Allemands, beaucoup aussi d'Espagnols, et encore des Turcs, Russes , Polonais.......ce qui est assez nouveau.
Le 26 février au matin nous arrivons à Dubai après un départ retardé pour cause de grève des aiguilleurs du ciel, l'embarquement est rapide, nos valises sont déjà dans notre cabine.(D'autres passagers venus par Luftansa et Condor ont eu un vol beaucoup plus long, de même que l'embarquement, d'où, parait-il, beaucoup de tensions.
Nous partons à 18h pour FUdjairah, restons sur le bâteau, pour cause d'entorse récente.
Le soir départ direction Goa, nous apprendrons que Costa a réussi après négociations avec les autorités indiennes et en modifiant son itinéraire , à permettre aux passagers de faire toutes les escales en Inde(en effet , les autorités de ce pays ont eu "la bonne idée" à partir du 20 janvier d'exiger une dérogation pour pouvoir rentrer plusieurs fois en Inde sans un délai de deux mois entre deux entrées;beaucoup de passagers soit n'étaient pas au courant, soit n'avaient pas eu le temps d'obtenir la fameuse dérogation):l'itinéraire initial Goa, Cochin, Maldives Bombay, devient Goa, Bombay, Cochin, Maldives, cette modification a du poser pas de problèmes de logistique à Costa.
1ère escale en Inde Goa, nous visitons un temple hindou, des églises, un emporium dans une vielle maison portugaise, le cadre est très beau, mais nous ne voyons pas la Goa des reportages:sans doute un mauvais choix d'excursion.
Nous remontons ensuite pour Deux jours à Bombayah!les tracasseries bureaucratiques indiennes:à chaque arrivée nous devons récupérer un papier tamponné par l'immigration, à rendre à notre départ, on se demande vraiment quelle efficacité peut avoir un tel contrôle!
Le premier jour nous sortons seuls, nous avons déjà visité Bombay il y a 30 ans:à part d'avoir considérablement grandi, la ville n'a guère changé:trottoirs défoncés, ordures amoncelées où se nourrissent les chiens, mendiants, bidonvilles, le tout à deux minutes à pieds du quartier des affaires, du coup retour rapide au bâteau.Le lendemain, nous prendrons une excursion pour nous rendre à l'île d'Elephanta à une heure de bâteau,120 marches à gravir, mais c'est magnifique.
J'ai surtout aimé Cochin, cadre très beau , moins de pauvreté, de saleté, et un guide extra.
Puis direction les Maldives:nous restons à Malé, petite ville agréable, car la plage très peu pour nous(un comble!!!!!), mais nous voyons du bâteau(et encore mieux grâce aux longues vues sur le pont les îlots paradisiaques qui nous environnent;
Après trois jours de mer, très agréables, nous gagnons Mascate:Dubai en moins démesuré, une mosquée magnifique, une palais du sultan somptueux, des souks très couleur locale.
Enfin nous passons deux jours à Dubai:visite grâce à un shuttle d'un mall, attention, les prix sont aussi élevés(et parfois plus) qu'en France;nous faisons aussi une excursion pour voir la voile, une reconstitution d'un souk, d'un village traditionnel, la visite de la première école qui n'était pas coranique.On est vraiment frappé comme à Mascate, outre par la démesure, la propreté, la beauté des bâtiments.(par comparaison avec l'aéroport de Dubai , Roissy a vraiment l'air d'être dans un pays sous-développé, crasseux).Nous voyons une armée de travailleurs et travailleuses asiatiques (les locaux, descendants de bédoins, ne veulent pas être "au service" de quelqu'un;même le métier de guide est jugé peu volorisant pour cette raison).
Voyage d'environ vingt-cinq jours en Nouvelle-Zélande en juin 2010 English translation pending
Bonjour à tous !
Je m'excuse, j'ai vu un peu trop tard que la première partie du message reprend quasiment à l'identique un sujet situé un peu en dessous mais n'ayant pas encore eu de réponse, je m'en excuse !
Voilà, comme le titre l'indique, je vais me rendre environ 25 jours en nouvelle zélande au mois de juin prochain. La première chose que je souhaiterais vous demander concerne le climat, je savais après quelques recherches que c'est l'hiver avec des températures fraiches mais supportables, celà ne m'a pas paru trop problématique sur le coup je me suis dit qu'avec la météo changeante du pays on n'était jamais à l'abri d'une bonne surprise. Néanmoins, depuis j'ai vu quelques avis de personnes qui déconseillent la Nouvelle Zélande à cette période, j'ai notamment lu que de nombreux sites naturels étaient fermés à cette période, est-ce vrai ? Et est-il vrai que l'intérêt général du pays est quasi nul comme je l'ai vu sur un autre forum ? Et un autre renseignement que je n'ai pas réussi à glaner, les routes, si neige il y a, sont elles assez bien dégagées ou alors est-ce la galère pour circuler en voiture ?
Enfin dernière chose, concernant l'itinéraire, on ne souhaiterait pas trop s'attarder sur les villes, maximum 5 jours répartis entre Auckland, Wellington et Christchurch. Je souhaiterais savoir si certains d'entre vous avaient des idées, en sachant que nous effectuons une boucle Auckland/Auckland (pas la solution idéale, mais c'était le moins cher avec les vols), et que je pensais à quelque chose comme ça en ce qui concerne l'ile du nord:
3 jours Northland 2 jours région de Rotorua 2 jours parc national de Tongariro 1 jour Wellington et sa région
Pour l'ile du sud, sachant qu'il y a un peu plus à voir, et que la météo peut s'en mêler, j'hésite déjà un peu plus, je pensais à quelques lieux incontournables, mais je ne sais pas trop comment calculer la durée nécessaire pour chacun.
En fait je souhaiterais concilier les sounds dans la région de Nelson, le Parc Abel Tasman, le parc national de Fiordland, le Mont Cook, une visite d'au moins un glacier (si possible vu que c'est l'hiver) et finir par une demi journée à Christchurch.
Voilà, sachant que mon itinéraire n'est en aucun cas arrêté, je voulais savoir s'il y avait des choses plus intéressantes, d'autres un peu moins qui pourrait m'aider à planifier au mieux mon séjour ! Merci de votre aide !
Je m'excuse, j'ai vu un peu trop tard que la première partie du message reprend quasiment à l'identique un sujet situé un peu en dessous mais n'ayant pas encore eu de réponse, je m'en excuse !
Voilà, comme le titre l'indique, je vais me rendre environ 25 jours en nouvelle zélande au mois de juin prochain. La première chose que je souhaiterais vous demander concerne le climat, je savais après quelques recherches que c'est l'hiver avec des températures fraiches mais supportables, celà ne m'a pas paru trop problématique sur le coup je me suis dit qu'avec la météo changeante du pays on n'était jamais à l'abri d'une bonne surprise. Néanmoins, depuis j'ai vu quelques avis de personnes qui déconseillent la Nouvelle Zélande à cette période, j'ai notamment lu que de nombreux sites naturels étaient fermés à cette période, est-ce vrai ? Et est-il vrai que l'intérêt général du pays est quasi nul comme je l'ai vu sur un autre forum ? Et un autre renseignement que je n'ai pas réussi à glaner, les routes, si neige il y a, sont elles assez bien dégagées ou alors est-ce la galère pour circuler en voiture ?
Enfin dernière chose, concernant l'itinéraire, on ne souhaiterait pas trop s'attarder sur les villes, maximum 5 jours répartis entre Auckland, Wellington et Christchurch. Je souhaiterais savoir si certains d'entre vous avaient des idées, en sachant que nous effectuons une boucle Auckland/Auckland (pas la solution idéale, mais c'était le moins cher avec les vols), et que je pensais à quelque chose comme ça en ce qui concerne l'ile du nord:
3 jours Northland 2 jours région de Rotorua 2 jours parc national de Tongariro 1 jour Wellington et sa région
Pour l'ile du sud, sachant qu'il y a un peu plus à voir, et que la météo peut s'en mêler, j'hésite déjà un peu plus, je pensais à quelques lieux incontournables, mais je ne sais pas trop comment calculer la durée nécessaire pour chacun.
En fait je souhaiterais concilier les sounds dans la région de Nelson, le Parc Abel Tasman, le parc national de Fiordland, le Mont Cook, une visite d'au moins un glacier (si possible vu que c'est l'hiver) et finir par une demi journée à Christchurch.
Voilà, sachant que mon itinéraire n'est en aucun cas arrêté, je voulais savoir s'il y avait des choses plus intéressantes, d'autres un peu moins qui pourrait m'aider à planifier au mieux mon séjour ! Merci de votre aide !
Périple de trois semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
Amis voyageurs, amies voyageuses bonjour !!
J’ai besoin de votre aide car mon chéri et moi avons décidé de partir en septembre au Pérou pour 3 semaines.
Voilà notre idée de voyage peut être que vous pourrez nous apporter de précieux conseils sur les incontournables, les pièges à éviter et surtout le budget à prévoir !! tout d’abord il est important de préciser que nous partons avec un sac à dos (donc pas grand-chose) et que le but est de bouger au maximum !! on cherche pas des vacances grand confort !!
En résumé voilà notre projet :
Nous partirions de Lyon début septembre direction Lima. Les deux premiers jours nous resterons sur Lima histoire de récupérer du voyage et de visiter un peu !
1ère question avez-vous des bons plans pour dormir sur Lima (pas trop cher mais confortable !)
Ensuite rien n’est vraiment arrêté mais nous avons prévu de faire les visites suivantes :
- Le chemin de l’INCA (version 4 jours) avez-vous une agence à nous recommander pour organiser ce périple je sais qu’il y a pas mal de pièges à touristes et vu que ca a l’air d’être très hard comme voyage autant prendre une prestation de qualité. Quel budget prévoir ?
- Le lac TITICACA et les îles flottantes (je crois qu’on peut le faire sur 2 jours avec hébergement en famille et visite) idem avez-vous un bon plan pour l’organisation. ? pour quel budget ?
- Ensuite direction la Bolivie. On souhaite aller dans le désert d’UYUNI. Je crois qu’on peut le faire en 4X4 sur 2-3 jours avec guide ? Même question que les précédentes, agences ? budget ?
- Après pas vraiment d’autres visites prévues, avez-vous des info à nous donner sur des villes ou visites à faire sur le chemin de Lima à La Paz ? j’ai le guide du routard mais ne connaissant vraiment pas ces pays j’ai peur qu’on passe à côté d’endroits superbes sans le savoir !!
- De la Paz je pense qu’on prendre un avion pour retourner sur LIMA. Quelle compagnie ? faut il acheter le billet sur place ou le prendre à l’avance (ne sachant pas à quelle date on sera là bas !!) Quel budget ?
- Sinon questions plus générale, avec 30 euros par jour pour deux, peut on se loger et manger ? que nous recommandez vous pour le logement ? chez l’habitant ou en hôtel ?
Désolée pour toutes ces questions mais j’ai tellement hâte de partir que je veux que tout soit niquel !!
Ah oui dernière question : les vaccins ? sachant qu’on ne fait pas l’amazonie, qu’est ce qu’il faut faire comme vaccin ?
Sinon la location de voiture, est ce recommandé ? ou vaut il mieux privilégier les transports en commun ?
Merci d’avance pour votre aide !! elle nous sera précieuse !!
A bientôt !
J’ai besoin de votre aide car mon chéri et moi avons décidé de partir en septembre au Pérou pour 3 semaines.
Voilà notre idée de voyage peut être que vous pourrez nous apporter de précieux conseils sur les incontournables, les pièges à éviter et surtout le budget à prévoir !! tout d’abord il est important de préciser que nous partons avec un sac à dos (donc pas grand-chose) et que le but est de bouger au maximum !! on cherche pas des vacances grand confort !!
En résumé voilà notre projet :
Nous partirions de Lyon début septembre direction Lima. Les deux premiers jours nous resterons sur Lima histoire de récupérer du voyage et de visiter un peu !
1ère question avez-vous des bons plans pour dormir sur Lima (pas trop cher mais confortable !)
Ensuite rien n’est vraiment arrêté mais nous avons prévu de faire les visites suivantes :
- Le chemin de l’INCA (version 4 jours) avez-vous une agence à nous recommander pour organiser ce périple je sais qu’il y a pas mal de pièges à touristes et vu que ca a l’air d’être très hard comme voyage autant prendre une prestation de qualité. Quel budget prévoir ?
- Le lac TITICACA et les îles flottantes (je crois qu’on peut le faire sur 2 jours avec hébergement en famille et visite) idem avez-vous un bon plan pour l’organisation. ? pour quel budget ?
- Ensuite direction la Bolivie. On souhaite aller dans le désert d’UYUNI. Je crois qu’on peut le faire en 4X4 sur 2-3 jours avec guide ? Même question que les précédentes, agences ? budget ?
- Après pas vraiment d’autres visites prévues, avez-vous des info à nous donner sur des villes ou visites à faire sur le chemin de Lima à La Paz ? j’ai le guide du routard mais ne connaissant vraiment pas ces pays j’ai peur qu’on passe à côté d’endroits superbes sans le savoir !!
- De la Paz je pense qu’on prendre un avion pour retourner sur LIMA. Quelle compagnie ? faut il acheter le billet sur place ou le prendre à l’avance (ne sachant pas à quelle date on sera là bas !!) Quel budget ?
- Sinon questions plus générale, avec 30 euros par jour pour deux, peut on se loger et manger ? que nous recommandez vous pour le logement ? chez l’habitant ou en hôtel ?
Désolée pour toutes ces questions mais j’ai tellement hâte de partir que je veux que tout soit niquel !!
Ah oui dernière question : les vaccins ? sachant qu’on ne fait pas l’amazonie, qu’est ce qu’il faut faire comme vaccin ?
Sinon la location de voiture, est ce recommandé ? ou vaut il mieux privilégier les transports en commun ?
Merci d’avance pour votre aide !! elle nous sera précieuse !!
A bientôt !
Visa français pour une Thaïlandaise? English translation pending
ayant cherché une reponse sur le forum n'ayant pas trouve je vous pose la question
desirant inviter une thailandaise en france pour passer un mois de vacances, je me suis rendu a la mairie de mon domicile
pour recuperer une attestation d'accueil , la prepose m'a indique les divers documents a fournir plus un timbre a 45euros
mais ce que je n'ai pas compris c'est qu'il faut deposer ce dossier en mairie de mon domicile et que le maire dispose d'un delai d'un mois pour valider l'attestation d'accueil et il es indique qu'en l'absence d'avis au dela du delai precité vaut refus du maire.donc le maire peut refuser cette validation?
je pensais que je devais envoyer ces documents a mon amie en thailande et que c'etait le consulat francais en thailande
qui accordait ou non ce fameux visa.
en plus en mairie on ma indique que cela ne servait a rien de rediger une lettre de motivation.
donc je ne comprend plus rien.
si des personnes ont fait des demandes de visas ces derniers temps votre aide me sera precieuse
merci
Trekking au Vietnam, votre avis? English translation pending
Bonjour!
Je viens tout juste de m'inscrire à voyageforum et cela dans l'espoir de dénicher la meilleure option pour faire un trekking mémorable au Vietnam! Je suis ouverte à toutes suggestions, alors donnez-moi vos coups de coeurs et vos meilleurs conseils. Voici néanmoins ce que j'ai présentement en tête:
J'envisage faire un trek d'une durée de 5 à 7 jours dans le nord du vietnam, de préférence dans une région encore vierge et qui représente la réelle saveur du vietnam. J'ai trouvé cette itinéraire http://www.asiantrailtours.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2876:traditional-tribal-market-a-explore-miraculous-land-codet6dg&catid=100:vietnam-trekking-tours&Itemid=78 .... qu'en pensez-vous?
J'aimerais également des renseignements côté transport de baggages durant le trekking, homestay, guide, agence. J'arrive à Hà Noi.
Merci PS: j'aime être dépaysée!
J'envisage faire un trek d'une durée de 5 à 7 jours dans le nord du vietnam, de préférence dans une région encore vierge et qui représente la réelle saveur du vietnam. J'ai trouvé cette itinéraire http://www.asiantrailtours.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2876:traditional-tribal-market-a-explore-miraculous-land-codet6dg&catid=100:vietnam-trekking-tours&Itemid=78 .... qu'en pensez-vous?
J'aimerais également des renseignements côté transport de baggages durant le trekking, homestay, guide, agence. J'arrive à Hà Noi.
Merci PS: j'aime être dépaysée!
Vos photos de phares du monde? English translation pending
dénichés au grès de ballades côtières.
L'Estonie avec ses 1400 îles, est bien fournie. Elle compte de beaux spécimens, en pierre ou en bois, actifs ou abandonnés. Voic quelques echantillons pris sur l'Ile de Hiiumaa.
1 à 3 : Kõpu, dans les terres et avec la vue depuis le haut. 4 et 5 : Ritsna 6 : Tahkuna 7 : en cours de route, une des inombrables îles
Ce post est bien sûr une invitation à découvrir les vôtres 🙂
L'Estonie avec ses 1400 îles, est bien fournie. Elle compte de beaux spécimens, en pierre ou en bois, actifs ou abandonnés. Voic quelques echantillons pris sur l'Ile de Hiiumaa.
1 à 3 : Kõpu, dans les terres et avec la vue depuis le haut. 4 et 5 : Ritsna 6 : Tahkuna 7 : en cours de route, une des inombrables îles
Ce post est bien sûr une invitation à découvrir les vôtres 🙂
Visites incontournables pour une semaine en Guadeloupe? English translation pending
Partant 1 semaine en Guadeloupe et sachant qu'en 8 jours on ne pourra pas tout voir, avez vous quelques lieux ou plages incontournables a ne pas manquer.
Nous pensons bien sur faire les chutes du Carbet, la souffrière et 1 journée a Marie Galante mais il y a certainement d'autres endroits formidables et des petites plages paradisiaques.
PS:nous pensons choisir notre hotel a Gosier.
merci pour votre aide
Temples et Tamouls (janvier 2009) English translation pending
C'était le bon moment pour (re)partir.
En plein mois de janvier, l'air est doux au Tamil Nadu, dans le sud de l'Inde, sur la côte est, golfe du Bengale.
Ce que j'aime dans l'arrivée tardive, c'est que ça prolonge encore un peu le mystère de la terra incognita. Quand on ouvre les yeux après quelques heures ultimes de sommeil, c'est comme si on arrivait vraiment à ce moment là, quand la brise de mer agite la cime des palmiers et que le soleil éblouit tout.
Deux semaines en vue avec mon père pour compagnon de route, une voiture avec chauffeur pendant dix jours, les rizières et les cocotiers comme horizon.
C'est une première pour moi, cette idée de chauffeur, et je n'ai vraiment pas été déçu. C'est simple, souple, et permet de profiter pleinement du voyage, surtout quand on part sur une courte durée. Après mon initiation indienne au Kerala, je voulais revenir pour voir les temples dravidiens du Tamil Nadu et comprendre un peu mieux la mythologie hindoue, si présente dans la vie quotidienne.
De mon passage au Kerala, j'avais le souvenir d'un mélange constant entre chaos et harmonie. On pourrait décliner entre archaïque et séculier, entre moderne et traditionnel, car l'alpha et l'omega coexistent en permanence et s'équilibrent ici. Nous avons donc visité de nombreux temples, sur le parcours classique Mahabalipuram/Pondichery/Chidambaram/Kumbakonam/Thanjavur/Rameshwaram/Madurai/Trichy/Chennai. Outre les splendeurs artistiques de ces vieilles pierres, qui comportent de très nombreuses sculptures monolithes d'un raffinement époustouflant, c'est la vie dans les temples qui nous a marqué. Les voyageurs étrangers sont comme des électrons libres dans un circuit ouvert où les hindous de partout viennent visiter ou prier et rendre hommage aux divinités. Dans ces entrelacs d'enceintes, de piliers, d'alcôves, de cours, de bassins, les brahmanes, la caste "cléricale" (mais pas seulement!), officient toute la journée pour les visiteurs. Véritables "techniciens" du temple, ils opèrent les cérémonies (sans prêche), distribuent poudres et récitations religieuses, (r)amassent les offrandes, et nous on n'en perd pas une miette. J'essaie de m'y retrouver dans la pléthore d'incarnations et d'avatars de Vishnou et Lakshmi ou de Shiva et de Parvathi, mais y en a vraiment beaucoup, représentés peints et sculptés depuis des siècles et des siècles, dans du granit, du stuc, du bronze...
C'est ça qui est vraiment marrant : le temple existe dans la rue, et la rue vit aussi à l'intérieur du temple. Près de Madurai, on a vu les familles venir passer la journée au temple. Les étals des marchands sont à l'entrée, avec à boire et à manger, et tout ce qu'il faut pour les offrandes (les paniers "fleurs, bananes, noix de coco"!). On rentre pieds nus dans l'enceinte et c'est le grand pique-nique! Les singes et les chiens mangent les restes et les enfants sont comme au zoo, avec les vaches et parfois un éléphant qui prend les pièces et "bénit" du bout de la trompe la tête des dévots. On a vu aussi une fois le "baptême" d'un nouveau modèle de scooter, donné au temple par le concessionnaire. La puja (cérémonie) en bonne et due forme est opérée par un brahmane qui assure le représentant de la marque des bonnes ventes futures, tandis que le scooter du temple sera vendu pour le bénéfice de la communauté. Parallèlement, dans la rue, les représentations religieuses sont partout, dans ses formes les plus variées, richement ornées ou simples et belles dans leur patine accumulée. C'est un peu ça finalement l'Inde: le pays de la patine! À voir le métal des trains ou des camions multicolores, à voir le granit des statues recouvert quotidiennement de poudre ou de ghee (beurre clarifié), à voir les murs recouverts plusieurs fois d'affiches dépenaillées, la matière a presque une âme...
À part à Trichy, où les gens étaient globalement assez blasés, voire un peu "fermés", on s'est plutôt bien marré avec les Tamouls. Comme souvent, un sourire et ce petit dodelinement typique de la tête forcent la sympathie.
C'était un peu sportif de changer d'endroit presque tous les jours, ou tous les deux jours, mais chaque journée nous réservait son lot d'inattendu et d'émerveillement. Une fois réglées les questions d'hébergement, on découvrait la ville avec un mélange de curiosité et de points de repères. Mes deux coups de coeur, pour des raisons différentes, seraient Pondichery et Rameshwaram. À Pondichery, par un concours de circonstances, nous nous sommes retrouvé quasi chez l'habitant, en plein quartier français. Tout seuls sur un étage dans une grande chambre nickel, avec la terrasse sur le toit, la lune pleine et luisante, c'était assez idéal! L'atmosphère de Pondichery est très tranquille, comme une petite ville, avec ses spots incontournables : le Ganesha temple avec son éléphant, le parc de la place du gouverneur, le front de mer, le marché Goubert si vivant, et le quartier français, très clean si on se réfère à la rue indienne de base, très indien en même temps si on se promène la nuit aux abords de la maternité (inratable, c'est là qu'on trouve des échoppes ouvertes jusqu'à pas d'heure). Je me verrais bien volontiers passer quelques temps dans le coin.
Rameshwaram, c'est tout autre chose. C'est le genre d'étape qui finit par sauter quand on planifie un voyage: un peu à l'écart du trajet, qui nécessite deux grosses demies-journées de route... Et pourtant, quel endroit étonnant. En route, nous faisons un stop à Devipattinam, où des brahmanes opèrent des pujas dans un petit ghat (bassin) construit dans la mer, ou plutôt au bout d'une espèce de ponton en dur. D'après le driver, les mariages tardifs viennent trouver ici la prévention brahmanique d'un succès dans le couple, explication possiblement corroborée par un banyan attenant chargé d'ex-votos, étoffes accrochées aux branches ou petits carrés de bois avec une effigie de poupée (symbole d'un bébé). Toujours selon le driver, les mariages tardifs (c'est moi qui appelle ça comme ça) concernent en premier lieu des femmes qui se marieraient à l'approche de la trentaine! Aller à Rameshwaram, c'est emprunter le pont Indira Gandhi, qui relie l'île et le continent. Jusqu'à la construction de ce pont, seule la ligne ferroviaire, ligne droite surplombant la mer, permettait d'accéder à l'île sans bateau. La ligne est toujours là, en service, et son pont basculant planté dans l'eau est un grand moment visuel de la poésie technico-industrielle. À la tombée de la nuit, les milliers de pèlerins qui affluent de l'Inde entière se pressent sur les rambardes pour admirer le spectacle: les vagues puissantes, le rivage idyllique, les bateaux de pêcheurs et cette voie ferroviaire hallucinante. Rameshwaram vit autour du temple, qui a la particularité d'être à la fois dédié à Vishnou, ou plutôt Ram, un de ses nombreux avatars, et à Shiva (normalement, c'est soit l'un soit l'autre, sachant qu'en règle générale, c'est "Shiva first"). C'est un des hauts lieux de pèlerinage hindou. Une fois à l'intérieur du temple, passée la file d'attente qui déborde hors de l'enceinte, les pèlerins font le tour des 22 bassins où ils sont aspergés d'eau sacrée, particularité de ce temple. La plage, située à une centaine de mètres de là, est un véritable rêve éveillé. Je m'en veux presque de ne pas être plus disert sur toutes les significations religieuses qui mériteraient des explications, mais à vrai dire, ça remplit déjà des livres entiers et des milliers de pages web! En tout cas, ici plus qu'ailleurs, la vie autour du temple ressemble à une fourmilière: des flots de pèlerins se déversent tous les jours, les cars garés sur les bas-côtés créent des embouteillages, les vendeurs de tchaï, de beignets et de galettes diverses nourrissent tout ce monde, et il n'est pas rare d'entendre parler anglais entre Indiens. Eh oui, avec 250 langues la langue véhiculaire est bien souvent l'anglais. Plus loin sur l'île, il y a le village de Danushkodi, rayé de la carte par un cyclone en 1964. En face c'est le Sri Lanka, à une trentaine de kilomètres en suivant les bancs de sable, qui selon la légende auraient permis à Rama d'accéder à l'île pour délivrer son épouse Sita des griffes du démon Ravana. J'adore cette histoire.
Je n'oublie pas les autres villes, parfois presque semblables, mais tellement différentes les unes des autres finalement. Je n'oublie pas le temple de Gangakondacholapuram, un des plus anciens et des mieux conservés, je pense au festival de musique de Tiruvayaru, et l'ambiance de foire joyeuse qui animait le village. Je repense aussi aux sublimes pâtisseries dénichées à Kumbakonam, les meilleures qu'on ait trouvées.
Pour finir encore quelques images. La bouche rouge et les chicots des amateurs de noix de bétel, hommes et femmes. Les parures brillantes et dorées des femmes indiennes, les colliers de jasmin dans leurs cheveux. Le geste sûr et volontaire du cuistot frappant les parothas (des galettes épaisses) pour leur donner cet aspect légèrement délité, à Rameshwaram. Le lingam d'éther (que par définition on ne peut que "percevoir") dans le temple de Shiva en "danseur cosmique" (Nataraja) à Chidambaram, quand nous étions torse nu en pleine puja. Une séance de cinéma mémorable à Chennai, entre film de kung-fu et comédie musicale, le public à bloc.
En un mot comme en cent (et peut-être sûrement plus), je suis rentré dans le club ô combien populaire des amateurs de l'Inde. Comment faire autrement?
Mat
Deux semaines en vue avec mon père pour compagnon de route, une voiture avec chauffeur pendant dix jours, les rizières et les cocotiers comme horizon.
C'est une première pour moi, cette idée de chauffeur, et je n'ai vraiment pas été déçu. C'est simple, souple, et permet de profiter pleinement du voyage, surtout quand on part sur une courte durée. Après mon initiation indienne au Kerala, je voulais revenir pour voir les temples dravidiens du Tamil Nadu et comprendre un peu mieux la mythologie hindoue, si présente dans la vie quotidienne.
De mon passage au Kerala, j'avais le souvenir d'un mélange constant entre chaos et harmonie. On pourrait décliner entre archaïque et séculier, entre moderne et traditionnel, car l'alpha et l'omega coexistent en permanence et s'équilibrent ici. Nous avons donc visité de nombreux temples, sur le parcours classique Mahabalipuram/Pondichery/Chidambaram/Kumbakonam/Thanjavur/Rameshwaram/Madurai/Trichy/Chennai. Outre les splendeurs artistiques de ces vieilles pierres, qui comportent de très nombreuses sculptures monolithes d'un raffinement époustouflant, c'est la vie dans les temples qui nous a marqué. Les voyageurs étrangers sont comme des électrons libres dans un circuit ouvert où les hindous de partout viennent visiter ou prier et rendre hommage aux divinités. Dans ces entrelacs d'enceintes, de piliers, d'alcôves, de cours, de bassins, les brahmanes, la caste "cléricale" (mais pas seulement!), officient toute la journée pour les visiteurs. Véritables "techniciens" du temple, ils opèrent les cérémonies (sans prêche), distribuent poudres et récitations religieuses, (r)amassent les offrandes, et nous on n'en perd pas une miette. J'essaie de m'y retrouver dans la pléthore d'incarnations et d'avatars de Vishnou et Lakshmi ou de Shiva et de Parvathi, mais y en a vraiment beaucoup, représentés peints et sculptés depuis des siècles et des siècles, dans du granit, du stuc, du bronze...
C'est ça qui est vraiment marrant : le temple existe dans la rue, et la rue vit aussi à l'intérieur du temple. Près de Madurai, on a vu les familles venir passer la journée au temple. Les étals des marchands sont à l'entrée, avec à boire et à manger, et tout ce qu'il faut pour les offrandes (les paniers "fleurs, bananes, noix de coco"!). On rentre pieds nus dans l'enceinte et c'est le grand pique-nique! Les singes et les chiens mangent les restes et les enfants sont comme au zoo, avec les vaches et parfois un éléphant qui prend les pièces et "bénit" du bout de la trompe la tête des dévots. On a vu aussi une fois le "baptême" d'un nouveau modèle de scooter, donné au temple par le concessionnaire. La puja (cérémonie) en bonne et due forme est opérée par un brahmane qui assure le représentant de la marque des bonnes ventes futures, tandis que le scooter du temple sera vendu pour le bénéfice de la communauté. Parallèlement, dans la rue, les représentations religieuses sont partout, dans ses formes les plus variées, richement ornées ou simples et belles dans leur patine accumulée. C'est un peu ça finalement l'Inde: le pays de la patine! À voir le métal des trains ou des camions multicolores, à voir le granit des statues recouvert quotidiennement de poudre ou de ghee (beurre clarifié), à voir les murs recouverts plusieurs fois d'affiches dépenaillées, la matière a presque une âme...
À part à Trichy, où les gens étaient globalement assez blasés, voire un peu "fermés", on s'est plutôt bien marré avec les Tamouls. Comme souvent, un sourire et ce petit dodelinement typique de la tête forcent la sympathie.
C'était un peu sportif de changer d'endroit presque tous les jours, ou tous les deux jours, mais chaque journée nous réservait son lot d'inattendu et d'émerveillement. Une fois réglées les questions d'hébergement, on découvrait la ville avec un mélange de curiosité et de points de repères. Mes deux coups de coeur, pour des raisons différentes, seraient Pondichery et Rameshwaram. À Pondichery, par un concours de circonstances, nous nous sommes retrouvé quasi chez l'habitant, en plein quartier français. Tout seuls sur un étage dans une grande chambre nickel, avec la terrasse sur le toit, la lune pleine et luisante, c'était assez idéal! L'atmosphère de Pondichery est très tranquille, comme une petite ville, avec ses spots incontournables : le Ganesha temple avec son éléphant, le parc de la place du gouverneur, le front de mer, le marché Goubert si vivant, et le quartier français, très clean si on se réfère à la rue indienne de base, très indien en même temps si on se promène la nuit aux abords de la maternité (inratable, c'est là qu'on trouve des échoppes ouvertes jusqu'à pas d'heure). Je me verrais bien volontiers passer quelques temps dans le coin.
Rameshwaram, c'est tout autre chose. C'est le genre d'étape qui finit par sauter quand on planifie un voyage: un peu à l'écart du trajet, qui nécessite deux grosses demies-journées de route... Et pourtant, quel endroit étonnant. En route, nous faisons un stop à Devipattinam, où des brahmanes opèrent des pujas dans un petit ghat (bassin) construit dans la mer, ou plutôt au bout d'une espèce de ponton en dur. D'après le driver, les mariages tardifs viennent trouver ici la prévention brahmanique d'un succès dans le couple, explication possiblement corroborée par un banyan attenant chargé d'ex-votos, étoffes accrochées aux branches ou petits carrés de bois avec une effigie de poupée (symbole d'un bébé). Toujours selon le driver, les mariages tardifs (c'est moi qui appelle ça comme ça) concernent en premier lieu des femmes qui se marieraient à l'approche de la trentaine! Aller à Rameshwaram, c'est emprunter le pont Indira Gandhi, qui relie l'île et le continent. Jusqu'à la construction de ce pont, seule la ligne ferroviaire, ligne droite surplombant la mer, permettait d'accéder à l'île sans bateau. La ligne est toujours là, en service, et son pont basculant planté dans l'eau est un grand moment visuel de la poésie technico-industrielle. À la tombée de la nuit, les milliers de pèlerins qui affluent de l'Inde entière se pressent sur les rambardes pour admirer le spectacle: les vagues puissantes, le rivage idyllique, les bateaux de pêcheurs et cette voie ferroviaire hallucinante. Rameshwaram vit autour du temple, qui a la particularité d'être à la fois dédié à Vishnou, ou plutôt Ram, un de ses nombreux avatars, et à Shiva (normalement, c'est soit l'un soit l'autre, sachant qu'en règle générale, c'est "Shiva first"). C'est un des hauts lieux de pèlerinage hindou. Une fois à l'intérieur du temple, passée la file d'attente qui déborde hors de l'enceinte, les pèlerins font le tour des 22 bassins où ils sont aspergés d'eau sacrée, particularité de ce temple. La plage, située à une centaine de mètres de là, est un véritable rêve éveillé. Je m'en veux presque de ne pas être plus disert sur toutes les significations religieuses qui mériteraient des explications, mais à vrai dire, ça remplit déjà des livres entiers et des milliers de pages web! En tout cas, ici plus qu'ailleurs, la vie autour du temple ressemble à une fourmilière: des flots de pèlerins se déversent tous les jours, les cars garés sur les bas-côtés créent des embouteillages, les vendeurs de tchaï, de beignets et de galettes diverses nourrissent tout ce monde, et il n'est pas rare d'entendre parler anglais entre Indiens. Eh oui, avec 250 langues la langue véhiculaire est bien souvent l'anglais. Plus loin sur l'île, il y a le village de Danushkodi, rayé de la carte par un cyclone en 1964. En face c'est le Sri Lanka, à une trentaine de kilomètres en suivant les bancs de sable, qui selon la légende auraient permis à Rama d'accéder à l'île pour délivrer son épouse Sita des griffes du démon Ravana. J'adore cette histoire.
Je n'oublie pas les autres villes, parfois presque semblables, mais tellement différentes les unes des autres finalement. Je n'oublie pas le temple de Gangakondacholapuram, un des plus anciens et des mieux conservés, je pense au festival de musique de Tiruvayaru, et l'ambiance de foire joyeuse qui animait le village. Je repense aussi aux sublimes pâtisseries dénichées à Kumbakonam, les meilleures qu'on ait trouvées.
Pour finir encore quelques images. La bouche rouge et les chicots des amateurs de noix de bétel, hommes et femmes. Les parures brillantes et dorées des femmes indiennes, les colliers de jasmin dans leurs cheveux. Le geste sûr et volontaire du cuistot frappant les parothas (des galettes épaisses) pour leur donner cet aspect légèrement délité, à Rameshwaram. Le lingam d'éther (que par définition on ne peut que "percevoir") dans le temple de Shiva en "danseur cosmique" (Nataraja) à Chidambaram, quand nous étions torse nu en pleine puja. Une séance de cinéma mémorable à Chennai, entre film de kung-fu et comédie musicale, le public à bloc.
En un mot comme en cent (et peut-être sûrement plus), je suis rentré dans le club ô combien populaire des amateurs de l'Inde. Comment faire autrement?
Mat
De retour du Catalonia Gran Dominicus Bayahibe (mars 2010) English translation pending
Bonjour. 😎
Nous avons passé de très belles vacances à cet hôtel.Check-In très rapide.
Arrivés vers 13h20, avons eu la clé de la chambre à 13h40 étions au bar à 14h00 et au buffet à 14h20.
Le site est très beau et propre.Les chambres sont un peu vieillottes mais propres.
Le personnel est très gentil et toujours prêt à rendre service.Parle quelques mots de Français.
Les buffets sont très bons ainsi que les 3 restos à la carte.Pas besoin de réserver faut juste y être pour 19h30 et on vous laisse le temps de manger(très apprécié).
Les meilleurs sont le Steak House et le Mexicain.L'Italien est ordinaire.
Nous avons fait l'excursion de Santo Domingo (verdict)ça vaut vraiment pas 70$ par personne.
6 h d'autobus et un guide pas très présent.
Le staff Nolitour peu présent également.
Belle et propre piscine.
La plage est belle et il y à des palapas et chaises longues pour tout le monde.
Petit hic:il n'y à pas de toilettes proches de la plage et du bar.
Voilà, si vous avez des questions n'hésiter pas.😉
A Donsol (Philippines), l'équipe Cousteau présente: Le requin-baleine! English translation pending
L'impatience n'est bonne qu'à être assouvie.
C'est par cette maxime digne d'un éphéméride météorologique que je t'invites à me suivre dans les profondeurs exquises des Philippines dont je quitte enfin la capitale.
A Manille, c'est pollué, c'est gris et ça sent le pêché capital à longueur de rue avec une tendance certaine pour la luxure échangeable en pesos.
En province, c'est calme, c'est vert et ça sent aussi le pêché capital avec, cette fois-ci, une préférence assumée pour la paresse partagée gratuitement.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis d��solé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.
En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!
Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.
Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.
Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!
Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.
Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.
Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.
A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!
En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...
Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!
En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?
En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!
C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.
Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.
Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!
Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.
Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis d��solé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!
Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.
Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!
Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.
J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Problème sur le bateau de croisières Louis Magesty ce jour (3 mars 2010) English translation pending
🙂 Ma maman vient de me joindre du Louis Magesty qui après avoir du changer de cap , vient à nouveau de faire demi tour pour regagner Barcelone ou tous les passagers vont être débarqués
En raison du mauvais temps une vitre du bateau s'est brisée il y a certainement d'autres problèmes qui font qu'actuellement le bateau est envahi par l'eau à plusieurs niveaux avec impossibilité pour les passagers de retourner dans leurs cabines , tout le monde est confiné sur certains ponts, ma maman a pu me tel ce soir pour m'indiquer que le bateau semblait assez atteint et qu'il y aurait des blessés mais cette info reste au conditionnel.
A ceux qui partent cette fin de semaine prenez contact avant avec la compagnie afin de vérifier si le départ est maintenu pour vous éviter des déplacements inutiles, certainement que demain les journaux spécialisés "mer" en parleront
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010 English translation pending
Bonjour,
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.
Bonne prochaine venue dans nos îles.
Itinéraire pour une grosse vingtaine de jours de Hong-Kong à Chengdu (Chine) English translation pending
Bonjour à tous,
Nouveau sur ce forum, je me présente brièvement : je m'appelle Thomas, je suis un jeune étudiant (22 ans), et je prépare mon premier voyage hors d'Europe (avec un ami).
J'aurais aimé avoir des retours d'expérience sur la possibilité de faire un voyage entre Hong-Kong et Chengdu sans passer notre temps à visiter les trains 😛. Nous serons 23 jours sur place, ça doit laisser de la marge pour peut-être un peu "sortir des sentiers battus". (fin juillet à mi-août) Notre itinéraire actuel est assez classique : Hong-Kong (2/3 jours prévus)-Canton-Wuzhou-région de Yanghsuo/Guilin/Liuzhou - Guiyang et sa région - Dazu/Chongqing (1jour ou 2, transition rapide)- Chengdu et sa région (on a prévu 4 jours sur place, ne serait-ce que pour faire une zone de temps "tampon" et ne pas louper notre avion retour (qui décolle de Chengdu)
Ce voyage permet de faire des villes (HK, Canton), des paysages, éventuellement de courts treks, des visitespour les monuments, la culture, etc... On est assez "nature" et pas forcément fans des autres groupes de touristes (sauf pour des sites extraordinaires, qui n'existent pas en version "sans foule Disneyland" 🙂). Avez-vous des conseils concernant donc des sites à voir sur notre chemin, là où cela vaut la peine de passer, dans le Guangxi, le Guizhou, etc ?
Et une deuxième question : qu'en est-il des risques de maladies, notamment celles liées aux moustiques (c'est la mousson) : encéphalite japonaise ? palu (apparemment, pas dans ce coin) ? J'ai lu beaucoup de choses sur les vaccins, les maladies, etc... mais je ne me rends pas compte "sur place" de la quantité de moustiques dans les rizières : si l'on se couvre (manches longues, pantalon, même s'il fait chaud) et que l'on s'enduit de Repel, est-ce que l'on se fait piquer quand même 20 fois par jour en rando ?
Merci d'avance thomas PS : nouveau, justement, je me demande si j'ai posté sous la bonne catégorie (on ne peut poster que sous la section générale "Asie du NE" ?)
Nouveau sur ce forum, je me présente brièvement : je m'appelle Thomas, je suis un jeune étudiant (22 ans), et je prépare mon premier voyage hors d'Europe (avec un ami).
J'aurais aimé avoir des retours d'expérience sur la possibilité de faire un voyage entre Hong-Kong et Chengdu sans passer notre temps à visiter les trains 😛. Nous serons 23 jours sur place, ça doit laisser de la marge pour peut-être un peu "sortir des sentiers battus". (fin juillet à mi-août) Notre itinéraire actuel est assez classique : Hong-Kong (2/3 jours prévus)-Canton-Wuzhou-région de Yanghsuo/Guilin/Liuzhou - Guiyang et sa région - Dazu/Chongqing (1jour ou 2, transition rapide)- Chengdu et sa région (on a prévu 4 jours sur place, ne serait-ce que pour faire une zone de temps "tampon" et ne pas louper notre avion retour (qui décolle de Chengdu)
Ce voyage permet de faire des villes (HK, Canton), des paysages, éventuellement de courts treks, des visitespour les monuments, la culture, etc... On est assez "nature" et pas forcément fans des autres groupes de touristes (sauf pour des sites extraordinaires, qui n'existent pas en version "sans foule Disneyland" 🙂). Avez-vous des conseils concernant donc des sites à voir sur notre chemin, là où cela vaut la peine de passer, dans le Guangxi, le Guizhou, etc ?
Et une deuxième question : qu'en est-il des risques de maladies, notamment celles liées aux moustiques (c'est la mousson) : encéphalite japonaise ? palu (apparemment, pas dans ce coin) ? J'ai lu beaucoup de choses sur les vaccins, les maladies, etc... mais je ne me rends pas compte "sur place" de la quantité de moustiques dans les rizières : si l'on se couvre (manches longues, pantalon, même s'il fait chaud) et que l'on s'enduit de Repel, est-ce que l'on se fait piquer quand même 20 fois par jour en rando ?
Merci d'avance thomas PS : nouveau, justement, je me demande si j'ai posté sous la bonne catégorie (on ne peut poster que sous la section générale "Asie du NE" ?)
Plages et guest houses à Koh Tao? English translation pending
Bonjour à tous !!!
Je repars comme chaque année en Thaïlande avec 1 crochet par Koh Tao. J'ai l'habitude de séjourner à Sairee beach... Hors beaucoup de voyageurs m'ont conseillés de me rendre sur des plages bien plus jolies : - Mango Bay - Ao Leuk - Jansom Bay - etc...
Quelle plage me conseillez-vous pour le mois d'août ? Et connaissez-vous de bonnes guesthouse avec bon rapport qualité/prix ???
Merci bcq pour votre aide !!!
;-) Benj
Je repars comme chaque année en Thaïlande avec 1 crochet par Koh Tao. J'ai l'habitude de séjourner à Sairee beach... Hors beaucoup de voyageurs m'ont conseillés de me rendre sur des plages bien plus jolies : - Mango Bay - Ao Leuk - Jansom Bay - etc...
Quelle plage me conseillez-vous pour le mois d'août ? Et connaissez-vous de bonnes guesthouse avec bon rapport qualité/prix ???
Merci bcq pour votre aide !!!
;-) Benj
Retour en Thaïlande avec nos adolescents en juillet: bons plans? English translation pending
Voilà, nous rentrons d'un trip en thailande sans nos ados.
( le second ) et nous y retournons juillet AVEC nos ados !
Je recherche des infos quant aux sites pouvant intéresser nos jeunes loulou
qui ne sont pas fiesta mais plutôt nature comme nous quoi !
je pense à Bangkok 2 / 3 jours ( zoo, parc de lumphini et grand palais ) puis Kanchanaburi une 8 ène de jours dont
qq jour chez François ganesha parc ensuite ..... le parc de khao soy ( ? à l'ouest de bkk )
puis ko chang et ko tao ....
j'hésite à aller sur le nord.... que nous avons fait il y a 2 ans ...... je ne sais pas
si pour mes enfants ce sera " intéressant " .....
nous partons 5 semaines et demi.....
Si quelqu"un a eu l'expérience dela thailande en juillet .....
je suis preneuse surtout pour la météo et la chaleur !
nous en rentrons et actuellement il y faisait trés trés chaud ....surtout sur Bkk !!!!!
Voyager le Québec à vélo (Montréal-Gaspé) cet été English translation pending
Bonjour!
Nous souhaitons partir à Montréal cet été pour faire Montréal Gaspé en vélo avec nos deux enfants dans une carriole.
Nous sommes adeptes du camping sauvage et des pistes cyclables "en site propres".
Nous hésitons sur plusieurs points, pouvez vous nous conseiller :
- Compagnie aérienne : Nous avons le choix entre air transat et corsair. Avez vous déjà trasmporté vos vélos et cariole avec ces compagnies et comment cela s'est passé ( soin du matériel, et prix)?
- Itinéraire : Nous souhaitons pédaler envrion 2500 à 3000 kms (nous avons deux mois et demi). Que nous conseillez vous comme itinéraire? Nous avons acheté le topo de la route verte. Aller en Gaspésie nous tenterait bien, mais il parait que le Nouveau Brunswick est chouette pour le vélo, et que les températures sont plus chaudes (vers la baie des chaleurs)? Sinon, il y a aussi les Laurentides...
Merci!
Céline
www.lafamillecyclotouriste.blogspot.com
Les immanquables de la Réunion selon vous? English translation pending
Bonjour à tous !!
Alors voilà l'histoire, avec un pote on part à l'ile de la Réunion sur Avril-Mai pendant 2 grosses semaines. On trouve plein d'info a droite à gauche concerant les rando, biensur on veut faire les 3 cirques et le piton de la fournaise mais on voudrait avoir des avis précis héhé 🙂, genre des noms de rando, de refuges vraiment bien etc...
Si vous y vivez ou si vous y avez bien voyagé j'aimerai avoir vos impressions sur les plus belles rando, le point de vue imanquables, bref ce qu'il ne faut vraiment pas louper, il y a tellemnt de possibilité !!! En même temps s'il ya des rando à "éviter" je veux bien vos impressions également 😉
Je prends tous les conseils !! Merciiiiii🙂
Benoit
Alors voilà l'histoire, avec un pote on part à l'ile de la Réunion sur Avril-Mai pendant 2 grosses semaines. On trouve plein d'info a droite à gauche concerant les rando, biensur on veut faire les 3 cirques et le piton de la fournaise mais on voudrait avoir des avis précis héhé 🙂, genre des noms de rando, de refuges vraiment bien etc...
Si vous y vivez ou si vous y avez bien voyagé j'aimerai avoir vos impressions sur les plus belles rando, le point de vue imanquables, bref ce qu'il ne faut vraiment pas louper, il y a tellemnt de possibilité !!! En même temps s'il ya des rando à "éviter" je veux bien vos impressions également 😉
Je prends tous les conseils !! Merciiiiii🙂
Benoit
Budget pour la procédure administrative pour un mariage en Thaïlande? English translation pending
J’ai quelques questions concernant un mariage en Thaïlande avec une Thaïlandaise :
Quel budget faut-il prévoir pour tout ce qui est traduction et autre procédure et paperasserie administrative ?
Doit-on passer l’entretien obligatoire à l’ambassade de Bangkok ou un consulat ailleurs qu’à Bangkok peut s’en charger ?
Quelqu’un a-t’il un lien sérieux confirmant qu’une Thaïlandaise mariée à a un étranger peut toujours acheter du terrain ?
Merci pour votre aide.
Quel budget faut-il prévoir pour tout ce qui est traduction et autre procédure et paperasserie administrative ?
Doit-on passer l’entretien obligatoire à l’ambassade de Bangkok ou un consulat ailleurs qu’à Bangkok peut s’en charger ?
Quelqu’un a-t’il un lien sérieux confirmant qu’une Thaïlandaise mariée à a un étranger peut toujours acheter du terrain ?
Merci pour votre aide.
Quels hôtels pour un voyage de noces en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Comme je l'ai déjà expliqué dans un autre message, nous avons le projet avec mon chéri de partir en thailande pour notre voyage de noces (après avoir hésité avec Bali) et peut-être prolonger le voyage 2-3 mois mais ça c'est un autre sujet. Pour la partie voyage de noces (3 semaines environ) on souhaiterait trouver des endroits sympa style îles pas trop bondées, au calme, eaux turquoises. nous n'aimons pas trop les gros hôtels, on aimerais bien trouver des petites structures, style bungalow, pq pas avec piscine privée pour certain, ...
On va bien entendu passer qq jours à Bangkok, ensuite je pensais à qq îles du sud. Nous ne faisons pas de plongée, on ne recherche pas l'ambiance nocture, boites de nuits, ... l'idéal serait d'avoir des petis hotels de charme, certains grand luxe pour qq nuits et d'autres de bonne catégorie qd même mais moins cher.... On pourrait p.ex être à l'écart de tout pour un endroit et se reposer tranquillement et pour d'autres avoir quand même des choses à visiter et des restos en dehors de l'hôtel... J'ai entendu parler de Ko chang, Ko lanta... quelles seraient les meilleures îles et surtout les meilleurs hôtels? j'avais vu celui ci EVASON HIDEAWAY & SPA YAO NOI mais qui est quand même un peu cher...
Pour la date du voyage, on a rien de fixé, on peut partir entre aout 2010 et janvier 2011 je vais dire, mais si j'ai bien lu, la meilleure saison serait en janvier non?
Merci beaucoup,
Stéphanie
Comme je l'ai déjà expliqué dans un autre message, nous avons le projet avec mon chéri de partir en thailande pour notre voyage de noces (après avoir hésité avec Bali) et peut-être prolonger le voyage 2-3 mois mais ça c'est un autre sujet. Pour la partie voyage de noces (3 semaines environ) on souhaiterait trouver des endroits sympa style îles pas trop bondées, au calme, eaux turquoises. nous n'aimons pas trop les gros hôtels, on aimerais bien trouver des petites structures, style bungalow, pq pas avec piscine privée pour certain, ...
On va bien entendu passer qq jours à Bangkok, ensuite je pensais à qq îles du sud. Nous ne faisons pas de plongée, on ne recherche pas l'ambiance nocture, boites de nuits, ... l'idéal serait d'avoir des petis hotels de charme, certains grand luxe pour qq nuits et d'autres de bonne catégorie qd même mais moins cher.... On pourrait p.ex être à l'écart de tout pour un endroit et se reposer tranquillement et pour d'autres avoir quand même des choses à visiter et des restos en dehors de l'hôtel... J'ai entendu parler de Ko chang, Ko lanta... quelles seraient les meilleures îles et surtout les meilleurs hôtels? j'avais vu celui ci EVASON HIDEAWAY & SPA YAO NOI mais qui est quand même un peu cher...
Pour la date du voyage, on a rien de fixé, on peut partir entre aout 2010 et janvier 2011 je vais dire, mais si j'ai bien lu, la meilleure saison serait en janvier non?
Merci beaucoup,
Stéphanie
Liste de romans sur les Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche de nouveaux romans ayant un rapport avec la vie aux USA. Il y avait déjà quelques postes qui donnaient de nombreuses idées et je me suis permis de faire un résumé de ces postes pour avoir une liste bien visible pour ceux que ça intéresse...
Si vous connaissez d’autres romans je suis très intéressé, j’adore lire sur un pays avant de le visiter.
Bonne lecture !
Ouest :
Tales of the City (Chroniques de San Francisco en francais) de Armistead Maupin. (Aquilegia) Les livres d'Edward Abbey (Désert Solitaire, le Gang de la Clef à Molette et Un Fou Ordinaire...).(Vnoa) Colorado Saga (le titre original en anglais est Centennial) de James Michener. (Sedonax) The Adventures of Tom Sawyer et The Adventures of Huckleberry Finn, de Mark Twain.(Tokala) Far West de Meriwether Lewis.(Aquilegia) Les romans de Louis L'Amour. (Lisedenise) Sur la route" de Kerouac. (Boumbastic) La ruée vers l’or en Californie de Léon Lemonnier. (Cochize) Sacajawea, d'Anna Lee Waldo. (Nalesnik) Far West, volume 1 - Piste de l'ouest; volume 2 - le Grand Retour; de Lewis et Clark. (Aquilegia) Le Gang de la Clef à Molette d' Edward Abbey (sylvie66) Les livres de Jim Harrisson (Sarahn) Les livres de Nancy Houston (Sarahn) Motel blues de bill bryson (goave) Balades au paradis de sam shepard. (goave) Edward Abbey qui était ranger dans le parc des Arches à Moab "Désert solitaire". (krikri6792)
Recommandations de (Colorianne) : American Vertigo de Bernard Henri Levy Ishi, testament du dernier indien sauvage de l'Amerique du nord par Kroeber Theodora Porteurs de peaux, le voleur du temps et Là où dansent les morts de Tony Hillerman Enterre mon coeur à Wounded Knee par Dee Brown Des souris et des hommes de John Steinbeck Les livres de Jack London
New york:
24 heures avant la nuit" de David Benioff (Panisse) Livres de Paul Auster (anne75015) Livres de Jérôme Charyn (anne75015) "A Tree Grows in Brooklyn", de Betty Smith. (tagnon) "Butterfield 8" de John O'Hara.( tagnon)
Recommandations de (hery): Don DeLillo : Falling Man. Un must ! Roddy Doyle : Oh, Play that Thing ! (en allm. Jazztime) Henry Roth : Requiem pour Harlem Baldwin, James : Harlem Quartet Truman Capote : Petit-déjeuner chez Tiffany. Son adaptation cinématographique est culte ! Tout le monde la connaît ! Michael Cunningham : Speciman Days (en allm. Helle Tage) Jonathan Lethem : Forteresse de solitude Jonathan Lethem : Les Orphelins de Brooklyn. Lethem est une recommandation personnelle ! Jerome D. Salinger : L'Attrape-Cœurs. Livre culte ! Philip Roth : La bête qui meurt Siri Hustvedt : Tout ce que j’aimais. Un tuyau ! Michael Chabon : Les extraordinaires aventures de Kavalier et Clay Jonathan Franzen : Les Corrections E.L. Doctorow : Cité de Dieu Hubert Selby : Last Exit Brooklyn ! Bret Easton Ellis : Glamorama Isaac B. Singer : Shadows on the Hudson (en allm. Schatten über dem Hudson) Paul Auster : Trilogie newyorkaise Paul Auster : Brooklyn follies (en allm. Die Brooklyn-Revue). Grandiose ! Paul Auster : Oracle Night (en allm. Die Nacht des Orakels)
Je recherche de nouveaux romans ayant un rapport avec la vie aux USA. Il y avait déjà quelques postes qui donnaient de nombreuses idées et je me suis permis de faire un résumé de ces postes pour avoir une liste bien visible pour ceux que ça intéresse...
Si vous connaissez d’autres romans je suis très intéressé, j’adore lire sur un pays avant de le visiter.
Bonne lecture !
Ouest :
Tales of the City (Chroniques de San Francisco en francais) de Armistead Maupin. (Aquilegia) Les livres d'Edward Abbey (Désert Solitaire, le Gang de la Clef à Molette et Un Fou Ordinaire...).(Vnoa) Colorado Saga (le titre original en anglais est Centennial) de James Michener. (Sedonax) The Adventures of Tom Sawyer et The Adventures of Huckleberry Finn, de Mark Twain.(Tokala) Far West de Meriwether Lewis.(Aquilegia) Les romans de Louis L'Amour. (Lisedenise) Sur la route" de Kerouac. (Boumbastic) La ruée vers l’or en Californie de Léon Lemonnier. (Cochize) Sacajawea, d'Anna Lee Waldo. (Nalesnik) Far West, volume 1 - Piste de l'ouest; volume 2 - le Grand Retour; de Lewis et Clark. (Aquilegia) Le Gang de la Clef à Molette d' Edward Abbey (sylvie66) Les livres de Jim Harrisson (Sarahn) Les livres de Nancy Houston (Sarahn) Motel blues de bill bryson (goave) Balades au paradis de sam shepard. (goave) Edward Abbey qui était ranger dans le parc des Arches à Moab "Désert solitaire". (krikri6792)
Recommandations de (Colorianne) : American Vertigo de Bernard Henri Levy Ishi, testament du dernier indien sauvage de l'Amerique du nord par Kroeber Theodora Porteurs de peaux, le voleur du temps et Là où dansent les morts de Tony Hillerman Enterre mon coeur à Wounded Knee par Dee Brown Des souris et des hommes de John Steinbeck Les livres de Jack London
New york:
24 heures avant la nuit" de David Benioff (Panisse) Livres de Paul Auster (anne75015) Livres de Jérôme Charyn (anne75015) "A Tree Grows in Brooklyn", de Betty Smith. (tagnon) "Butterfield 8" de John O'Hara.( tagnon)
Recommandations de (hery): Don DeLillo : Falling Man. Un must ! Roddy Doyle : Oh, Play that Thing ! (en allm. Jazztime) Henry Roth : Requiem pour Harlem Baldwin, James : Harlem Quartet Truman Capote : Petit-déjeuner chez Tiffany. Son adaptation cinématographique est culte ! Tout le monde la connaît ! Michael Cunningham : Speciman Days (en allm. Helle Tage) Jonathan Lethem : Forteresse de solitude Jonathan Lethem : Les Orphelins de Brooklyn. Lethem est une recommandation personnelle ! Jerome D. Salinger : L'Attrape-Cœurs. Livre culte ! Philip Roth : La bête qui meurt Siri Hustvedt : Tout ce que j’aimais. Un tuyau ! Michael Chabon : Les extraordinaires aventures de Kavalier et Clay Jonathan Franzen : Les Corrections E.L. Doctorow : Cité de Dieu Hubert Selby : Last Exit Brooklyn ! Bret Easton Ellis : Glamorama Isaac B. Singer : Shadows on the Hudson (en allm. Schatten über dem Hudson) Paul Auster : Trilogie newyorkaise Paul Auster : Brooklyn follies (en allm. Die Brooklyn-Revue). Grandiose ! Paul Auster : Oracle Night (en allm. Die Nacht des Orakels)