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Cinq jours dans le sud de la France English translation pending
Bonjour à tous, je pars d'ici peu pour le Vieux Continent et je voulais savoir si vous pouviez me suggérer des arrêts intéressants dans le sud de la France pour mon trajet entre Italie et Barcelona. Je suis déjà allée à Nice, Monaco et Cannes, donc ce ne sont pas des arrêts obligatoires pour moi.
J'aurais environ 5 jours pour faire le trajet, idéalement je recherche des endroits avec de belles plages et beaux paysages!! Que me recommandez-vous?? Aussi quelles sont les plus belles plages aux alentours de Barcelona?
Merci d'Avance!!!🙂
Stéphanie
Baleines au Québec English translation pending
bonjour,
j'arrive au Québec (Rimouski) pour 1 an fin août, et j'aurai une petite semaine avant le début de mes cours. J'aimerais mettre ces quelques jours à profit pour aller voir les baleines, paraît-il que c'est justement la saison... le vieux rêve !
alors : où aller ? quel budget prévoir ?
si vous avez des conseils, je suis preneuse ! merci Ju'
j'arrive au Québec (Rimouski) pour 1 an fin août, et j'aurai une petite semaine avant le début de mes cours. J'aimerais mettre ces quelques jours à profit pour aller voir les baleines, paraît-il que c'est justement la saison... le vieux rêve !
alors : où aller ? quel budget prévoir ?
si vous avez des conseils, je suis preneuse ! merci Ju'
Chemin Régordane, St-Gilles ou GR700 (France) English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je prépare un voyage en France et j'aimerais faire le chemin Régordane (St-Gilles ou Gr700) à pied qui part de Puy-en-Velay et qui se rend à St-Gilles. Il n'y a aucune information sur ffrando et sur aucun autre site sauf sur gr-info qui est très bien mais qui ne m'indique pas les distances. Quelqu'un as-t-il déja fait cette randonnée??? Elle semble méconnu... J'aimerais savoir en combien de jours de marche il se fait et si ça vaut la peine. J'aimerais aussi savoir si c'est facile de bivouaquer dans ce coin.
Merci d'avance! 😉
Caroline
Je prépare un voyage en France et j'aimerais faire le chemin Régordane (St-Gilles ou Gr700) à pied qui part de Puy-en-Velay et qui se rend à St-Gilles. Il n'y a aucune information sur ffrando et sur aucun autre site sauf sur gr-info qui est très bien mais qui ne m'indique pas les distances. Quelqu'un as-t-il déja fait cette randonnée??? Elle semble méconnu... J'aimerais savoir en combien de jours de marche il se fait et si ça vaut la peine. J'aimerais aussi savoir si c'est facile de bivouaquer dans ce coin.
Merci d'avance! 😉
Caroline
Terrains de Camping en Californie English translation pending
Je serai en Californie au mois de septembre et octobre prochain et j'aimerais avoir vos coup de coeur de terrains de camping de la Californie, je vais visiter toute la Californie
merci
Trajet du Mexique au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
Après trois années de travail intensif et très peu de vacances, nous décidons d'enfiler à nouveau pour quelques semaines nos tenues d'edonistes.
Nous sommes de tout nouveaux mariés (7/7/7...) et prévoyons notre voyage de noces du Mexique au Costa Rica hors des sentiers battus. Nous avons trois semaines à 1 mois et un budget assez important (merci d'ailleurs à tous nos invités pour leur participation). Comme le périple me semble assez long et que le temps nous est malgré tout compté, je ne vais pas tout planifier mais au moins essayer de prévoir les endroits à visiter et les quelques règles de sécurité à respecter. Et c'est sur ces deux derniers points que j'ai besoin de vous amis voyageurs...
Tout d'abord, vu le peu de temps à notre disposition et les km à parcourir, je pense louer un 4x4 à notre arrivée à Mexico. Bien plus pratique pour se déplacer à notre guise, au gré du vent, super utile pour ne pas se traîner les valises à la mano dans les bus, les avions, les taxis..., et à mon avis, l'idéal pour emprunter les axes secondaires. Seul hic, le temps de parcours que je n'arrive pas du tout à évaluer. Je nous donne trois semaines pour descendre jusqu'à San Jose, une semaine au Costa Rica, puis trajet d'un trait jusqu'à Mexico pour vol retour. 1ère question : Est ce que la location de voiture (de 4x4 dans notre cas) vous semble un choix judicieux et est-ce que les km à parcourir sont réalisables, le trajet ne va-t-il pas bouffer tout notre temps ?
Côté voyage, pour le Mexique, pas de soucis, je connais le pays, j'ai des amis à visiter, donc je pense réussir à me débrouiller. Pour Honduras, il y a de la famille, donc on va s'en sortir. Là où c'est le vide total, c'est au sujet des autres pays : Guatemala Belize ou El Salvador (on ne fera pas les 2, ce sera l'un ou l'autre, si au passage, vous voulez me conseiller sur ce choix, je suis preneur - on l'appellera question subsidiaire) Nicaragua Costa Rica
2ème question : Quels sont les coins à visiter : sites archéologiques, nature, forêt, lacs, plages paradisiaques (voyage de noces oblige....) ?
3ème question : En me balladant ça et là sur le net, je vois pas mal d'artciles concernant l'insécurité dans ces pays d'Amérique centrale, est-ce avéré, les risques sont-ils plus importants en attirant l'oeil avec un 4x4 ? Quels sont les coins à éviter ?
4ème question : Le passage aux frontières est-il compliqué, le passeport va-t-il nous suffir ?
Voilà, je pense avoir fait le tour, le message est un peu long et je vous demande beaucoup de conseils mais nous avons moins d'un mois, et je ne veux pas décevoir ma petite femme.
Merci beaucoup d'avance,
Et que St Christophe protège chacun de nos amis voyageurs,
Julien (dit Pripri le vendéen).
Après trois années de travail intensif et très peu de vacances, nous décidons d'enfiler à nouveau pour quelques semaines nos tenues d'edonistes.
Nous sommes de tout nouveaux mariés (7/7/7...) et prévoyons notre voyage de noces du Mexique au Costa Rica hors des sentiers battus. Nous avons trois semaines à 1 mois et un budget assez important (merci d'ailleurs à tous nos invités pour leur participation). Comme le périple me semble assez long et que le temps nous est malgré tout compté, je ne vais pas tout planifier mais au moins essayer de prévoir les endroits à visiter et les quelques règles de sécurité à respecter. Et c'est sur ces deux derniers points que j'ai besoin de vous amis voyageurs...
Tout d'abord, vu le peu de temps à notre disposition et les km à parcourir, je pense louer un 4x4 à notre arrivée à Mexico. Bien plus pratique pour se déplacer à notre guise, au gré du vent, super utile pour ne pas se traîner les valises à la mano dans les bus, les avions, les taxis..., et à mon avis, l'idéal pour emprunter les axes secondaires. Seul hic, le temps de parcours que je n'arrive pas du tout à évaluer. Je nous donne trois semaines pour descendre jusqu'à San Jose, une semaine au Costa Rica, puis trajet d'un trait jusqu'à Mexico pour vol retour. 1ère question : Est ce que la location de voiture (de 4x4 dans notre cas) vous semble un choix judicieux et est-ce que les km à parcourir sont réalisables, le trajet ne va-t-il pas bouffer tout notre temps ?
Côté voyage, pour le Mexique, pas de soucis, je connais le pays, j'ai des amis à visiter, donc je pense réussir à me débrouiller. Pour Honduras, il y a de la famille, donc on va s'en sortir. Là où c'est le vide total, c'est au sujet des autres pays : Guatemala Belize ou El Salvador (on ne fera pas les 2, ce sera l'un ou l'autre, si au passage, vous voulez me conseiller sur ce choix, je suis preneur - on l'appellera question subsidiaire) Nicaragua Costa Rica
2ème question : Quels sont les coins à visiter : sites archéologiques, nature, forêt, lacs, plages paradisiaques (voyage de noces oblige....) ?
3ème question : En me balladant ça et là sur le net, je vois pas mal d'artciles concernant l'insécurité dans ces pays d'Amérique centrale, est-ce avéré, les risques sont-ils plus importants en attirant l'oeil avec un 4x4 ? Quels sont les coins à éviter ?
4ème question : Le passage aux frontières est-il compliqué, le passeport va-t-il nous suffir ?
Voilà, je pense avoir fait le tour, le message est un peu long et je vous demande beaucoup de conseils mais nous avons moins d'un mois, et je ne veux pas décevoir ma petite femme.
Merci beaucoup d'avance,
Et que St Christophe protège chacun de nos amis voyageurs,
Julien (dit Pripri le vendéen).
En savoir plus sur le Maine (États-Unis) English translation pending
J'aimerais avoir des suggestions d'hotels au maine (près de Old Orchard et Oguinquit ) qui serait situé proche de la mer! De plus si quelqu'un y aurait été dernièrement et me dire qu'elle était la température?!D'autres détails serait très apprécié.🙂
Merci
Rika
Merci
Rika
Coups de coeur au Vietnam English translation pending
Suite à une question de Nerwiss et pour ne pas squatter son post, je vous propose une nouvelle discussion imagée "culture et paysages" :
A vos archives : postez votre "coup de coeur" au Vietnam.
Je vous livre un des miens, car j'en ai eu quelques uns.
La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


Canyon de Chelly (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous,
J' aurai aimé savoir si la route et les points de vue de la rive nord (Canyon del Muerto) valent la peine de s' y attarder où faut-il surtout se concentrer sur la rive sud en particulier, tout en sachant que nous avons prévu de visiter ce parc jusqu' en milieu d' après-midi ?
Pensez-vous que White House Trail, vaille tout de même la peine puisqu' apparemment, une fois en bas il n' est pas possible d' observer les ruines de tout près?
Je vous remercie par avance pour tous vos conseils.🙂
J' aurai aimé savoir si la route et les points de vue de la rive nord (Canyon del Muerto) valent la peine de s' y attarder où faut-il surtout se concentrer sur la rive sud en particulier, tout en sachant que nous avons prévu de visiter ce parc jusqu' en milieu d' après-midi ?
Pensez-vous que White House Trail, vaille tout de même la peine puisqu' apparemment, une fois en bas il n' est pas possible d' observer les ruines de tout près?
Je vous remercie par avance pour tous vos conseils.🙂
Traverser les Carpates en Roumanie? English translation pending
bonjour, je souhaiterai faire une rando à pieds en roumanie ; je dispose de trois semaines et j'ai l'habitude des longs sentiers de randonnée donc voici ma question:
existe t il en roumanie un sentier la traversant ou au moins traversant les carpates ?
si oui, existe t il des road books correspondant ?
si non pourriez vous me conseiller un itiniréraire ou un sentier je trouverai une carte
le camping sauvage est il autorisé ? (dans les campagnes)
et enfin auriez vous une idée d'un budget par jour pour un hébergement sommaire (camping ou maxi gite d'étape se cela existe) et la nourriture ?
merci d avance bises
le camping sauvage est il autorisé ? (dans les campagnes)
et enfin auriez vous une idée d'un budget par jour pour un hébergement sommaire (camping ou maxi gite d'étape se cela existe) et la nourriture ?
merci d avance bises
Prendre le collectivo à partir de l'hôtel Riu Tequila? English translation pending
bonjour, je vais au riu tequila le 29 avril et j'ai l'intention de faire 2 excursions soit tulum et xel-ha. je sais que c'est moins dispendieux de prendre le collectivo mais de quel endroit puis-je le prendre est ce possible de notre hotel ou il faut se rendre a la playa del carmen en taxi et par la suite trouver un collectivo.
j'aimerais avoir la facon precise de trouver le meilleur transport a meilleur prix.
et pour ceux qui sont deja aller a cet hotel quel bloc me conseillez vous qui est le plus pres de la plage.
merci !
et pour ceux qui sont deja aller a cet hotel quel bloc me conseillez vous qui est le plus pres de la plage.
merci !
Traversée de Madère en camping sauvage English translation pending
Bonjour, je cherche une destination rando pour fin avril et je pensais à Madère. Savez-vous s'il est possible de faire du camping sauvage ou camping tout court en faisant la traversée est/ouest ?
Je suis preneur de tous vos conseils avisés ;) Je compte partir 10 jours environs (6-7 jour de rando + 2-3 jour de farniente).
Merci
Frédéric.
Je suis preneur de tous vos conseils avisés ;) Je compte partir 10 jours environs (6-7 jour de rando + 2-3 jour de farniente).
Merci
Frédéric.
Itinéraire pour dix jours aux États-Unis mi-mars? English translation pending
Bonjour a tous,
je pars aux Etats-Unis mi-mars et j'aurais voulu votre avis à propos de mon itinéraire. J'en suis au début de ma reflexion mais avant d'aller plus loin je voulais savoir si ce que je prevoie est réalisable. J'arrive a Los Angeles le 20 Mars pour repartir le 30 mars. Je voulais tout d'abord visiter Los Angeles, hollywood boulevard, rodeo drive, venice beach. Je pense evincer les studios parceque sinon je n'aurais le temps de rien. Puis, je voudrais me rendre au Grand Canyon. Je sais que la distance est importante mais je pense y arriver. Ah oui, j'ai oublié de dire que je pars avec 2 amis et que nous serons en voiture de location. Ensuite, je voulais aller a monument valley parceque j'ai vu les photos et ca a l'air extraordinaire. Ensuite, direction Las Vegas pour une tres courte periode histoire de voir les casinos et la ville en bref. Puis direction San Francisco pour visiter Alcatraz, la ville en elle meme, voir le golden gate bridge etc... Enfin, pour finir, je voudrais longer la cote pour retourner a Los Angeles prendre mon avion.
Je sais que vous allez me dire que je suis completement folle mais il y a tellement de choses a voir que je suis incapable de choisir quelle ville éliminer. Ce voyage est vraiment important pour moi alors comment faire?
Si vous pouviez me donner votre avis en toute sincérité (je vous fait confiance)
Merci d'avance et a bientot pour vous dire si j'ai reussi ou non a tout faire.
Bisous
je pars aux Etats-Unis mi-mars et j'aurais voulu votre avis à propos de mon itinéraire. J'en suis au début de ma reflexion mais avant d'aller plus loin je voulais savoir si ce que je prevoie est réalisable. J'arrive a Los Angeles le 20 Mars pour repartir le 30 mars. Je voulais tout d'abord visiter Los Angeles, hollywood boulevard, rodeo drive, venice beach. Je pense evincer les studios parceque sinon je n'aurais le temps de rien. Puis, je voudrais me rendre au Grand Canyon. Je sais que la distance est importante mais je pense y arriver. Ah oui, j'ai oublié de dire que je pars avec 2 amis et que nous serons en voiture de location. Ensuite, je voulais aller a monument valley parceque j'ai vu les photos et ca a l'air extraordinaire. Ensuite, direction Las Vegas pour une tres courte periode histoire de voir les casinos et la ville en bref. Puis direction San Francisco pour visiter Alcatraz, la ville en elle meme, voir le golden gate bridge etc... Enfin, pour finir, je voudrais longer la cote pour retourner a Los Angeles prendre mon avion.
Je sais que vous allez me dire que je suis completement folle mais il y a tellement de choses a voir que je suis incapable de choisir quelle ville éliminer. Ce voyage est vraiment important pour moi alors comment faire?
Si vous pouviez me donner votre avis en toute sincérité (je vous fait confiance)
Merci d'avance et a bientot pour vous dire si j'ai reussi ou non a tout faire.
Bisous
Trek des Annapurnas: besoin d'un guide? English translation pending
Salut!
Je rêve de faire le trek de Annapurnas depuis longtemps et cette fois çà y est, je pars en avril!!! J'aimerais savoir s'il est vraiment nécessaire de louer les services d'un guide pour 3 semaines alors que tout le monde a l'air de dire qu'il s'agit plus d'une grosse rando que d'un trek (mis à part le col)?!
En fait, j'adore marcher seul (...) et profiter à fond du spectacle et des rencontres. J'ai déjà plusieurs expériences de rando en altitude : Queyras, Yunnan, Ladakh, Sikkim, Bhoutan.
Pouvez-vous me donner votre avis svp? Infos sur la saison? Conseils? Taxe à payer aux maoistes : est-il risque d'etre seul?
Merci beaucoup!
Romain
Je rêve de faire le trek de Annapurnas depuis longtemps et cette fois çà y est, je pars en avril!!! J'aimerais savoir s'il est vraiment nécessaire de louer les services d'un guide pour 3 semaines alors que tout le monde a l'air de dire qu'il s'agit plus d'une grosse rando que d'un trek (mis à part le col)?!
En fait, j'adore marcher seul (...) et profiter à fond du spectacle et des rencontres. J'ai déjà plusieurs expériences de rando en altitude : Queyras, Yunnan, Ladakh, Sikkim, Bhoutan.
Pouvez-vous me donner votre avis svp? Infos sur la saison? Conseils? Taxe à payer aux maoistes : est-il risque d'etre seul?
Merci beaucoup!
Romain
Traversée de la Réunion: quels extras possibles? English translation pending
Bonjour,
je compte faire une combinaison des GR1 et GR2 de la Réunion en mai 2007 pour 3 semaines, avec la ferme intention de randonner 15 jours. Je suis déjà en train de rêver devant le topo-guide.
J'aimerais savoir dans quel sens il vous semble le plus intéressant de traverser l'île? et pour quelle raison?
Je vois également de nombreuses possibilités de chemins de traverse par des PR. Comme j'aurais un peu de temps, pourriez-vous me dire quels chemins méritent un détour? Cela me permettrait de profiter des incontournables de l'île et de petits plus que tout le monde n'a pas toujours le temps de découvrir.
J'ai plutôt l'habitude de faire de longues journées de randonnée, mais je ne voudrais pas râter la visite de tel ou tel village qui mérite un peu plus de temps pour être visité. Pourriez-vous me dire quels sont les endroits où prendre le temps de flâner sur les GR1 et GR2 ?
Merci
J'aimerais savoir dans quel sens il vous semble le plus intéressant de traverser l'île? et pour quelle raison?
Je vois également de nombreuses possibilités de chemins de traverse par des PR. Comme j'aurais un peu de temps, pourriez-vous me dire quels chemins méritent un détour? Cela me permettrait de profiter des incontournables de l'île et de petits plus que tout le monde n'a pas toujours le temps de découvrir.
J'ai plutôt l'habitude de faire de longues journées de randonnée, mais je ne voudrais pas râter la visite de tel ou tel village qui mérite un peu plus de temps pour être visité. Pourriez-vous me dire quels sont les endroits où prendre le temps de flâner sur les GR1 et GR2 ?
Merci
Quelle destination pour trek en avril-mai? English translation pending
Bonjour à tous,
j'envisage de faire un trek d'entre 5 et 10 jours pendant la dernière quinzaine d'avril 2007 mais je ne sais pas lequel.je vous demande donc à vous tous de me faire des propositions de treks magnifiques à faire que vous auriez pu déjà avoir fait.Je n'ai pas de contraintes de destinations et je suis ouvert à tous vos propositions.
Merci par avance pour vos réponses
Merci par avance pour vos réponses
Itinéraire en Nouvelle-Zélande de février à avril 2007 English translation pending
Bonjour à tous !
Je décolle pour Christchurch ce 20 février et compte y rester 2 mois. Je n'ai pas encore acheter mon billet retour. J'ai commencé à créer mon itinéraire en m'inspirant des anciennes conversations du forum. Je retrouve un Française de VF le 21, et nous comptons faire le sud de l'île du sud en 4 semaines environ. Au programme : Chrischurch> Akaroa, Banks Peninsula> Dunedin> Invercargill> Stewart Island> Te Anau, Milford Sound> Queenstown> Wanaka. Pensez-vous que 4 semaines suffisent pour cet itinéraire, ou trop court peut-être ?
Ensuite, je compte faire le nord de l'île du sud : Lacs Wanaka, Hawea, Pukaki> Mont Cook> Fox Glacier et Franz Joseph> Lac Tekapo Arthur Pass> Punakaiki / Kaikoura (à voir comment je peux lier les 2)> Abel Tasman Park et Golden Bay.
Passage sur l'île du Nord : Wellington> Martinborough> Cape Egmont> Mont Tarinaki> Stratford> Tongarino National Park via Forgotten World Highway> Lac Taupo> Hawke bay> Rotorua> Coromandel Peninsula> Poor Knight Islands> Aukland (retour en Australie)
Plusieurs questions se bousculent dans ma tête : Aurai-je le temps de tout faire en 2 mois ? Combien de temps pensez-vous que j'aie besoin pour visiter l'ile du nord ? car malgré ce que disent les gens, est-elle intéressante à visiter ? Je compte parcourir les îles à pied, bus, vélo, en rencontrant un max de gens en m'arrêtant dans des backpackers. Je compte profiter de la nature et du sport spécifique de la NZ en testant un max de sports extremes : y a-t-il des endroits à ne pas louper concernant la plongée, le parachutisme, le kayak/raft (mer et riviere), saut à l'élastique, ou tous les lieux se valent dans ce fabuleux pays ? Et pour voir les dauphins ?
J'ai un WHV pour l'Australie et le tax file number associé pour payer mes impots apres avoir travaillé sur le continent. Est ce que je dois pour autant demandé un numéro en NZ si j'y travaille ou celui de l'Australie fonctionne dans le pays ?
Beaucoup de questions, j'espère que vous aurez la patience de m'éclairer 🙂 En tout cas, merci d'avance pour votre aide !!! A bientôt Julia 😉
Je décolle pour Christchurch ce 20 février et compte y rester 2 mois. Je n'ai pas encore acheter mon billet retour. J'ai commencé à créer mon itinéraire en m'inspirant des anciennes conversations du forum. Je retrouve un Française de VF le 21, et nous comptons faire le sud de l'île du sud en 4 semaines environ. Au programme : Chrischurch> Akaroa, Banks Peninsula> Dunedin> Invercargill> Stewart Island> Te Anau, Milford Sound> Queenstown> Wanaka. Pensez-vous que 4 semaines suffisent pour cet itinéraire, ou trop court peut-être ?
Ensuite, je compte faire le nord de l'île du sud : Lacs Wanaka, Hawea, Pukaki> Mont Cook> Fox Glacier et Franz Joseph> Lac Tekapo Arthur Pass> Punakaiki / Kaikoura (à voir comment je peux lier les 2)> Abel Tasman Park et Golden Bay.
Passage sur l'île du Nord : Wellington> Martinborough> Cape Egmont> Mont Tarinaki> Stratford> Tongarino National Park via Forgotten World Highway> Lac Taupo> Hawke bay> Rotorua> Coromandel Peninsula> Poor Knight Islands> Aukland (retour en Australie)
Plusieurs questions se bousculent dans ma tête : Aurai-je le temps de tout faire en 2 mois ? Combien de temps pensez-vous que j'aie besoin pour visiter l'ile du nord ? car malgré ce que disent les gens, est-elle intéressante à visiter ? Je compte parcourir les îles à pied, bus, vélo, en rencontrant un max de gens en m'arrêtant dans des backpackers. Je compte profiter de la nature et du sport spécifique de la NZ en testant un max de sports extremes : y a-t-il des endroits à ne pas louper concernant la plongée, le parachutisme, le kayak/raft (mer et riviere), saut à l'élastique, ou tous les lieux se valent dans ce fabuleux pays ? Et pour voir les dauphins ?
J'ai un WHV pour l'Australie et le tax file number associé pour payer mes impots apres avoir travaillé sur le continent. Est ce que je dois pour autant demandé un numéro en NZ si j'y travaille ou celui de l'Australie fonctionne dans le pays ?
Beaucoup de questions, j'espère que vous aurez la patience de m'éclairer 🙂 En tout cas, merci d'avance pour votre aide !!! A bientôt Julia 😉
Retour de l'hôtel Royal Decameron Salinitas au Salvador English translation pending
Bonjour je reviens a peine du Salvador et déjà je m'ennuie ceci est une très belle hotel et les service sont parfait. Les excursions aussi alors si vous avez des questions sur cette destination, n'hésitez pas a m'envoyer un message.
ben
ben
Sécurité à Ayacucho au Pérou? English translation pending
Bonsoir à tous!
Je dois me rendre à Ayacucho au Pérou le 12 février prochain, mais j'apprends sur certains sites et dans des articles en date de fin 2006 que cette zone est actuellement risquée, en raison de la subsistance du "Sentier lumineux"... Qu'avez-vous à m'en dire?
Je dois me rendre à Ayacucho au Pérou le 12 février prochain, mais j'apprends sur certains sites et dans des articles en date de fin 2006 que cette zone est actuellement risquée, en raison de la subsistance du "Sentier lumineux"... Qu'avez-vous à m'en dire?
Myanmar "sacré": Pagode, Paya? English translation pending
Bien que situé entre la Thaïlande et le Laos à l’est, le Bangladesh à l’ouest, et la Chine et l’Inde au nord, avec une population aux origines très diverses, le Myanmar donne le sentiment d’être isolé et mystérieux. Malgré l’essor plus ou moins rapide de ses voisins, nous avons eu l’impression de nous retrouver en Chine, celle que nous avons connue lors d’un premier voyage, il y a 25 ans.
Nous avons rencontré une population qui tente de survivre à l’oppression du régime militaire actuel dans des villes dont l’essor vers le modernisme est encore timide et dans des campagnes où les conditions de vie nous ramènent quelques siècles en arrière.
S’il est courant de parler de contrastes au travers de notre prisme occidental, nous avons plutôt été frappés par une certaine constance mêlant à la fois la pauvreté (pas la misère) et la spiritualité inspirée par les somptueux vestiges d’un passé glorieux. Les Birmans sont très religieux (plus de 85% de Bouddhistes) et pratiquent de nombreuses croyances mêlées de superstitions variant selon les contrées traversées. C’est un peuple qui nous est apparu courageux et d’une hospitalité à toute épreuve.
Faut-il aller au Myanmar ? La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry) Et nous n’avons pas eu à le regretter ! Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.
Le départ : Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés ! Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux ! Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !
Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !). A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.
Mandalay, ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !
Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus célèbre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives ! Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs. Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.
J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres. Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.
Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, à pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.
Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)
Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !
Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer ! Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque ! Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !
Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)
Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !
La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !
Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.
Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.
Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.
Bagan, Certainement le site le plus étonnant du Myanmar. Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche ! Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan
Nos coups de cœur : - La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle. - La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence. - La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré. - Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !
Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.
Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.
Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.
La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !
Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.
Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !
Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !
Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant. Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois ! Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée. Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas. L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie. Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.
Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d’une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.
Journée délicieuse sur le lac Inlé au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce. Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade. Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier. De retour à Yangon Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.
Le Rocher d’Or Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts. Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !
Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés. Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent. Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. » Novembre/Décembre 2006
Faut-il aller au Myanmar ? La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry) Et nous n’avons pas eu à le regretter ! Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.
Le départ : Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés ! Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux ! Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !
Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !). A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.
Mandalay, ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !
Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus célèbre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives ! Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs. Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.
J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres. Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.
Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, à pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.
Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)
Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !
Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer ! Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque ! Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !
Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)
Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !
La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !
Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.
Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.
Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.
Bagan, Certainement le site le plus étonnant du Myanmar. Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche ! Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan
Nos coups de cœur : - La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle. - La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence. - La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré. - Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !
Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.
Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.
Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.
La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !
Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.
Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !
Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !
Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant. Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois ! Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée. Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas. L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie. Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.
Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d’une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.
Journée délicieuse sur le lac Inlé au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce. Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade. Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier. De retour à Yangon Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.
Le Rocher d’Or Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts. Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !
Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés. Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent. Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. » Novembre/Décembre 2006
Le shaman de Leizar Atheka English translation pending
Voila une petite aventure qui m'est arrivé dans les Pyrénées il y'a deux ans. C'était sur le sentier de St Jacques et j'avais pris ma tente pour faire du camping sauvage. 🙂
…Après quelques minutes je reprends la route. Le premier jour est le plus dur et je comprends pourquoi, à mi-chemin entre d’un pic je tombe de nouveau de fatigue. Il me reste quelques dizaines de mètres et je camperais ici, je fais cette dernière étape à 4 pattes et je m’assoie entre les rochers qui culminent au sommet. Je regarde la carte : c’est le pic de Leizar Atheka, un nom et un paysage digne du Seigneur des Anneaux. Par contre le confort et la sécurité laissent à désirer, une chute de quelques mètres derrière moi et des pentes assez raides de chaque cotés, de plus le sol est couvert de pierres et il est impossible de dormir confortablement. La cerise sur le gâteau, je suis au milieu de pâturages et les moutons se déplacent à leur guise. Le paysage quant à lui est des plus étranges, l’herbe est jaune et seul des rochers aux formes fantastiques semblent pousser sur le pic.
C’est alors que je découvre ce que j’ai oublié : les sardines ! Je ne peux pas attacher la tente j’ai oublié les sardines au camping. Quel con ! Je me motive pour aller chercher des branches dans la forêt une centaine de mètres en contrebas, je dois me démerder avec les moyens du bord. Le brouillard se lève et je n’ai pas encore trouvé assez de branches solides, il faut me speeder ou je ne trouverais même plus ma tente. J’arrache quelques dernières branches et je cours vers la silhouette des rochers qui disparaissent peu à peu dans la brume. Je les atteins et je commence à monter la tente à toute vitesse, le vent aussi se lève. Lorsque c’est fini je m’étale dans mon abri et, à 18h, je m’endors aussi sec.
Quand je me réveille il est 23h. Je n’ai toujours pas mangé et mon estomac me fait souffrir. Mais surtout le vent souffle vraiment très fort. Les tendeurs plient mais les piquets tiennent bon. Je réparti mon poids et celui de mon sac à dos de chaque cotés et je me plaque contre la tenture. Je tremble trop, je ne peux m’empêcher de penser aux touristes perdus en montagne et retrouvés mort, soit parce qu’ils ne connaissaient pas le coin, soit parce qu’ils ne s’étaient pas renseignés de la météo. Malheureusement c’est aussi mon cas. J’ai peur que la tente s’envole et qu’on me retrouve 500 mètres plus bas avec tous les os cassés. […] J’entends les cloches d’un troupeau de moutons pas très loin. S’ils s’approchent de la tente vont-ils faire péter les tendeurs ? […] A 4h du matin je me décide enfin à sortir de mon abri, le vent s’est arrêté. En glissant ma tête par la fermeture éclaire je remarque qu’il n’y a plus de brouillard et qu’il fait très froid. J’enfile un deuxième pull et je sors.
La tempête est passée, laissant place au plus aérien des décors. Je suis sur une ile entourée d’un océan de nuages, comme si j’étais descendu d’un avion à mi-chemin. Mon ilot perdu ne fait que quelques mètres, les étoiles brillent de toutes leurs forces et la lune est pleine. Le ciel est mon allogène et les nuages sont ma moquette. J’ai beau regarder au loin mais je ne vois aucune autre ile, partout il y’a une mer de coton. Il fait trop froid, mes mains et mes lèvres sont gelées mais je ne veux pas partir. Je suis un shaman. Je reste encore quelques minutes à observer par les yeux de Dieu, je le comprends : avec la vue qu’il a il ne se soucie pas trop de ce qu’il se passe en dessous, et puis de toutes façon on y voit rien. Finalement le froid a raison de moi et je retourne dans la chaleur de mon duvet pour achever mon bout de nuit…
…Après quelques minutes je reprends la route. Le premier jour est le plus dur et je comprends pourquoi, à mi-chemin entre d’un pic je tombe de nouveau de fatigue. Il me reste quelques dizaines de mètres et je camperais ici, je fais cette dernière étape à 4 pattes et je m’assoie entre les rochers qui culminent au sommet. Je regarde la carte : c’est le pic de Leizar Atheka, un nom et un paysage digne du Seigneur des Anneaux. Par contre le confort et la sécurité laissent à désirer, une chute de quelques mètres derrière moi et des pentes assez raides de chaque cotés, de plus le sol est couvert de pierres et il est impossible de dormir confortablement. La cerise sur le gâteau, je suis au milieu de pâturages et les moutons se déplacent à leur guise. Le paysage quant à lui est des plus étranges, l’herbe est jaune et seul des rochers aux formes fantastiques semblent pousser sur le pic.
C’est alors que je découvre ce que j’ai oublié : les sardines ! Je ne peux pas attacher la tente j’ai oublié les sardines au camping. Quel con ! Je me motive pour aller chercher des branches dans la forêt une centaine de mètres en contrebas, je dois me démerder avec les moyens du bord. Le brouillard se lève et je n’ai pas encore trouvé assez de branches solides, il faut me speeder ou je ne trouverais même plus ma tente. J’arrache quelques dernières branches et je cours vers la silhouette des rochers qui disparaissent peu à peu dans la brume. Je les atteins et je commence à monter la tente à toute vitesse, le vent aussi se lève. Lorsque c’est fini je m’étale dans mon abri et, à 18h, je m’endors aussi sec.
Quand je me réveille il est 23h. Je n’ai toujours pas mangé et mon estomac me fait souffrir. Mais surtout le vent souffle vraiment très fort. Les tendeurs plient mais les piquets tiennent bon. Je réparti mon poids et celui de mon sac à dos de chaque cotés et je me plaque contre la tenture. Je tremble trop, je ne peux m’empêcher de penser aux touristes perdus en montagne et retrouvés mort, soit parce qu’ils ne connaissaient pas le coin, soit parce qu’ils ne s’étaient pas renseignés de la météo. Malheureusement c’est aussi mon cas. J’ai peur que la tente s’envole et qu’on me retrouve 500 mètres plus bas avec tous les os cassés. […] J’entends les cloches d’un troupeau de moutons pas très loin. S’ils s’approchent de la tente vont-ils faire péter les tendeurs ? […] A 4h du matin je me décide enfin à sortir de mon abri, le vent s’est arrêté. En glissant ma tête par la fermeture éclaire je remarque qu’il n’y a plus de brouillard et qu’il fait très froid. J’enfile un deuxième pull et je sors.
La tempête est passée, laissant place au plus aérien des décors. Je suis sur une ile entourée d’un océan de nuages, comme si j’étais descendu d’un avion à mi-chemin. Mon ilot perdu ne fait que quelques mètres, les étoiles brillent de toutes leurs forces et la lune est pleine. Le ciel est mon allogène et les nuages sont ma moquette. J’ai beau regarder au loin mais je ne vois aucune autre ile, partout il y’a une mer de coton. Il fait trop froid, mes mains et mes lèvres sont gelées mais je ne veux pas partir. Je suis un shaman. Je reste encore quelques minutes à observer par les yeux de Dieu, je le comprends : avec la vue qu’il a il ne se soucie pas trop de ce qu’il se passe en dessous, et puis de toutes façon on y voit rien. Finalement le froid a raison de moi et je retourne dans la chaleur de mon duvet pour achever mon bout de nuit…
Sentiero degli dei sur la côte amalfitaine (Italie) English translation pending
Bonjour, je voudrais savoir si certains d'entre vous ont fait ce sentier.
Il me semble qu'on ne puisse pas faire de boucle mais qu'il faille revenir sur ses pas??
N'y a-t-il pas une autre solution ou une autre belle balade en boucle à faire dans le coin (à la journée)?
Merci pour vos conseils.
Marie
Jiangxi, aux sources de la Révolution chinoise English translation pending
Pour la fete nationale chinoise, et quelques jours apres le trentieme anniversaire de la mort du grand leader Mao Zedong, il fallait bien que je m'initie enfin aux joies du tourisme rouge et que je rehausse mon niveau ideologique qui avait eu tendance a chuter depuis quelques annees de vie shanghaienne. Une fois n'est pas coutume, je reste donc en Chine pour ces vacances d'octobre, ce qui est un excellent moyen de "rejoindre les larges masses".
J'ai donc pris hier un avion pour Nanchang, capitale de la province du Jiangxi, dans le sud-est du pays. Je n'avais pas prevu de commencer mon sejour en visitant la ville, et me suis donc rendu immediatement a la gare routiere, pour prendre un bus pour Jiujiang, au pied des monts Lushan. Ce fut un echec, une redoutable guerriere aux accents martiaux hurlant a qui voulait l'entendre qu'il n'y avait plus de place a bord des bus pour cette destination. Qu'a cela ne tienne, la gare ferroviaire n'etait pas tres loin, j'aurais sans doute plus de chance la-bas.
Il fut difficile de me frayer un chemin jusqu'a l'imposant edifice, encore plus difficile d'y entrer, mais j'ai malgre tout reussi a penetrer a l'interieur de l'immense salle ou se vendent les tickets. Quelques dizaines de milliers d'intrepides pionniers avaient apparemment eu la meme idee que moi, ce qui en ce jour de fete nationale n'est guere etonnant, et ma tentative ferroviaire se conclut donc elle aussi par un echec. Pas de train pour Jiujiang avant tard le soir. Qu'a cela ne tienne, la province est vaste, et les lieux de pelerinage revolutionnaire nombreux, et j'avais heureusement vaguement potasse une carte de la province avant de venir. J'ai donc achete un ticket pour Ji'an, deux heures et demie vers le sud.
J'ai profite du temps imparti pour avaler quelques raviolis en face de la gare, et admirer une serveuse qui portait un t-shirt sur lequel etait ecrit en gros et dans un francais sans faute "veux tu sortir avec moi?" Je suppose qu'il s'agit la d'une manifestation d'internationalisme proletarien et d'amitie entre les peuples, et ai pris cela pour un signe favorable. Un peu plus tard, un serveur est venu me faire la conversation et m'a rapidement dit qu'un des avantages de la Chine par rapport a la France, c'est qu'il y a un parti unique. "C'est plus efficace" me dit-il. Tres bien, j'etais donc sur la bonne voie.
J'ai fini par me re-engouffrer a l'interieur de la gare, ai attendu le train qui avait une heure de retard, et a l'issue d'un trajet sans encombre, suis arrive a Ji'an pour l'heure du diner. Un signe favorable supplementaire: j'ai fait le trajet assis a cote d'une fille originaire de Ruijin, petite ville revolutionnaire bien connue que je compte visiter prochainement.
Ville moche et sans interet, Ji'an n'etait pas autant animee que je l'aurais cru en ce soir de fete nationale. De surcroit, il me fut extraordinairement difficile de trouver un restaurant en centre ville, un fait plutot rare en Chine. Certes, un restaurant c'est une manifestation de confort bourgeois et ca represente donc tous les travers de la societe archaique dans laquelle la classe laborieuse se faisait - deja - exploiter par des consommateurs exploiteurs, mais bon, il faut bien prendre des forces quand meme avant de faire un pelerinage revolutionnaire.
J'ai donc pris hier un avion pour Nanchang, capitale de la province du Jiangxi, dans le sud-est du pays. Je n'avais pas prevu de commencer mon sejour en visitant la ville, et me suis donc rendu immediatement a la gare routiere, pour prendre un bus pour Jiujiang, au pied des monts Lushan. Ce fut un echec, une redoutable guerriere aux accents martiaux hurlant a qui voulait l'entendre qu'il n'y avait plus de place a bord des bus pour cette destination. Qu'a cela ne tienne, la gare ferroviaire n'etait pas tres loin, j'aurais sans doute plus de chance la-bas.
Il fut difficile de me frayer un chemin jusqu'a l'imposant edifice, encore plus difficile d'y entrer, mais j'ai malgre tout reussi a penetrer a l'interieur de l'immense salle ou se vendent les tickets. Quelques dizaines de milliers d'intrepides pionniers avaient apparemment eu la meme idee que moi, ce qui en ce jour de fete nationale n'est guere etonnant, et ma tentative ferroviaire se conclut donc elle aussi par un echec. Pas de train pour Jiujiang avant tard le soir. Qu'a cela ne tienne, la province est vaste, et les lieux de pelerinage revolutionnaire nombreux, et j'avais heureusement vaguement potasse une carte de la province avant de venir. J'ai donc achete un ticket pour Ji'an, deux heures et demie vers le sud.
J'ai profite du temps imparti pour avaler quelques raviolis en face de la gare, et admirer une serveuse qui portait un t-shirt sur lequel etait ecrit en gros et dans un francais sans faute "veux tu sortir avec moi?" Je suppose qu'il s'agit la d'une manifestation d'internationalisme proletarien et d'amitie entre les peuples, et ai pris cela pour un signe favorable. Un peu plus tard, un serveur est venu me faire la conversation et m'a rapidement dit qu'un des avantages de la Chine par rapport a la France, c'est qu'il y a un parti unique. "C'est plus efficace" me dit-il. Tres bien, j'etais donc sur la bonne voie.
J'ai fini par me re-engouffrer a l'interieur de la gare, ai attendu le train qui avait une heure de retard, et a l'issue d'un trajet sans encombre, suis arrive a Ji'an pour l'heure du diner. Un signe favorable supplementaire: j'ai fait le trajet assis a cote d'une fille originaire de Ruijin, petite ville revolutionnaire bien connue que je compte visiter prochainement.
Ville moche et sans interet, Ji'an n'etait pas autant animee que je l'aurais cru en ce soir de fete nationale. De surcroit, il me fut extraordinairement difficile de trouver un restaurant en centre ville, un fait plutot rare en Chine. Certes, un restaurant c'est une manifestation de confort bourgeois et ca represente donc tous les travers de la societe archaique dans laquelle la classe laborieuse se faisait - deja - exploiter par des consommateurs exploiteurs, mais bon, il faut bien prendre des forces quand meme avant de faire un pelerinage revolutionnaire.
Coups de coeur du Costa Rica English translation pending
Bonjour à tous ceux et celles qui sont déjà allés au Costa Rica
Si je vous demandais de me dire l'endroit pour lequel vous avez eu un coup de foudre au Costa Rica, que me diriez-vous et pourquoi?
Merci
Cynie
Si je vous demandais de me dire l'endroit pour lequel vous avez eu un coup de foudre au Costa Rica, que me diriez-vous et pourquoi?
Merci
Cynie
Parc Tayrona en Colombie? English translation pending
Bonjour a tous,
j`aimerais savoir si le parc Tayrona vaut un detour et ce que l`on peut y decouvrir si oui la marche jusqu`a Cañaveral ou Arrecifes est elle difficile ?
merci de votre aide
http://www.murielontheroad.com
j`aimerais savoir si le parc Tayrona vaut un detour et ce que l`on peut y decouvrir si oui la marche jusqu`a Cañaveral ou Arrecifes est elle difficile ?
merci de votre aide
http://www.murielontheroad.com
Boca Chica ou Puerto Plata en mars? English translation pending
Bonjour à tous, je pars en vacances avec mon mari et mon fils de 10 ans la semaine du 4 mars.J'hésite entre aller à puerto plata ou Boca chica. A l'aide s.v.p.
merci France
merci France
Sultanats du Kelantan, de Terengganu (Malaisie) English translation pending
Ce voyage au voisinage du royaume thaïlandais et des myriades d'îles indonésiennes fut bercé dés son origine à l'ombre des pas d'henri fauconnier .
Sans lui, je n'aurais sans doute pas penser à m'imprégner des bastions de la culture traditionnelle malaise.
mais ce voyage n'aurait pas eu la même saveur sans la générosité, le temps offert, les conseils avisés et la gentillesse des vfistes de ce forum .
mes remerciements vont des membres anonymes aux baroudeurs éclairés, yann, alan, lepiaf, marie33 et bien d'autres.
6h50, sur un quai de gare encore endormi, affublés de nos vieux compagnons de voyage à savoir nos éternels sacs à dos, nous entamons notre parcours à destination des terres malaises. Emirates EK 74, compagnie des émirats arabes unis, c'est par un vol des plus agréable que nous rejoignons Dubaï, ville sans passé ni gloire surgît aux portes du désert, écrasant par ses richesses et son orgueil démesuré l'ancien petit village de pêcheurs qui semblait s'être endormi aux pieds des flots du golfe persique. Mais il serait injuste de notre part de snober le plaisir de visionner tels deux enfants émerveillés l'attérissage depuis nos sièges. A nos pieds, Dubaï et ses myriades de lueurs, ville aux ruelles sagement alignées telles un damier gigantesque.Nous arpentons l'aéroport et sa galerie marchande ou le luxe se marit à un chapelet de faux palmiers, à une explosion de fontaines enluminées témoignant d'une soif de vouloir s'inscrire dans le 21éme siècle comme une destination touristique phare. Mais déjà lors de ce vol une rencontre riche, le témoignage d'une vie brisée par le poids de l'histoire. Mr. et me. Nguyen, couple de vietnamiens qui retourne en Asie du sud-Est se confronter à leur terrible passé. Ils nous abreuvent de leur vécu, de leur expérience, celle de l'exil, de la souffrance, des camps de redressement vietcong, de l'arrivée en France dans l'indifférence, le mépris à l'encontre de leurs diplômes, savoir faire . choc de deux mondes différents. Lors de l'exil, aprés être passés dans les camps de redressement, ou l'élimination arbitraire semblait être la devise réeducative, ils foulérent le sol thaïlandais en transit pour la france .Aujourd'hui ils veulent connaître Bangkok, cette ville qui dans leur malheur avait daignée les accueillir . oh, pas un accueil fraternel, non, juste celui de pouvoir se reposer quelques jours avec interdiction de sortir de l'hôtel Nous leur décrivons cette ville tentaculaire, empreinte de modernité et de témoignages d'un passé glorieux. Mr. Nguyen, thanh, laisse échapper dans son regard, son discours parfois haineux, une fissure jamais refermée ; il se montre happé par des souvenirs qui le hantent, ceux des camps, d'une famille éparpillée, d'une vie brisée. Il nous parle de sa vie de biologiste d'avant guerre, de son grade d'officier durant le conflit, de la richesse passée de la famille de sa femme, famille qui détenait la nationalité française depuis cinq génération ce dont elle se montre fière, insistant sur ses origines bourgeoise Saigonaise, une demeure familiale saisie par les autorités locales et récupérée par un apparatchik . Nous nous quittons à Dubaï, eux pour la thaïlande, nous pour la fédération malaise.Le hasard voudra que sur l'île de kapas nous nous lierons d'amitiés avec Lee, vietnamienne de Hanoï, réalisant son master universitaire à terengganu dont le pére n'était autre qu'un ancien ministre communiste aujourd'hui retiré du pouvoir . Le regard de lee sur le vietnam d'aujourd'hui sera bien entendu bien loin des souvenirs de thanh .
Klia, aéroport ultramoderne en terre malaise, c'est par une ligne de tramway intérieure que nous rejoignons le hall des arrivées . Sandrine s'occupe à récupérer nos sacs tandis que je m'affaire à changer des euros en devise locale, les ringgits. Descendus au rez de chaussée, au terminal "stesen bas station", nous embarquons à bord d'un bus local, non pas vert cette fois mais jaune (celles et ceux qui ont eu le courage de lire mon précédent carnet comprendront l'allusion) à destination de Malacca . décidemment, il semblerait que nous soyons affiliés aux bus usés . "le maître des lieux", dont le visage noiraud souligne une lointaine origine tamoule, à la chemise entrebaillée, trempée de sueur, aux mains moites, nous délivre avec un sourire jovial une quantité de tickets dont le total affiche fièrement 2, 40 ringgits ! Soit huit tickets pour 4, 80 ringgits ; autant préciser que la petite monnaie dont je ne disposais pas et des poches grandioses s'imposent. A bord du bus, séduisant mélange ethnique, à l'image des deux jeunes femmes assises en face de nous ; dont l'une porte un jean et tee shirt relevé d'un léger voile de soie bleuté, l'autre, un sari colorié laissant apparaître une peau brune et chevelure d'un noir luisant. Au cours de notre voyage, il en sera toujours ainsi, des tranches sociétales différentes, parfois juxtaposées, parfois mélangées au gré du cours de l'histoire créant un peuple original ou la fierté malaise, le tact commercial chinois, la réserve naturelle des indiens se retrouveront dans le métissage des descendants des baba-nyonya, des chittys . c'est ainsi, que dans le quartier portugais de Malacca "medan portugis", nous avons cotoyés Assan "le taximan" qui affichait avec fierté des origines lusitaniennes mais dont les connaissances linguistiques portugaises étaient en fait....espagnoles! aussi, pour la 1ere et surement dernière fois, je me suis mis à parler et à comprendre la langue portugaise. mais trêve d'histoire et revenons à notre petit bus .... ou Sandrine me fait remarquer qu'une poche de jus noirâtre dégoulinant s'approche insidieusement de nos sacs à dos, désirant les parfumer à la sauce nuoc-mâm Arrêt en gare routière de Sepang, serait-ce en raison de notre présence, mais le chauffeur demande à ce qu'on lui place un rétroviseur ; malheureusement et en dépit de la bonne volonté du mécanicien, aucuns des modéles présentés ne semblera s'adapter. Arrêt sur la chaussée au kampong de Losong, cette fois, on nous demande de changer de bus, pas suffisamment de clients à destination de Serembang. c'est donc en courant avec nos sacs que nous sautons à bord du bus arrêté sur la chaussée Arrêt en gare routière de Serembang, nous achetons nos billets à la compagnie transnational pour Malacca départ prévu à 19h30, couloir 38/39, nous montrons nos billets à l'un des chauffeurs sur les quais de départs, en voici un qui nous accepte pour un départ imminent, son bus n'étant pas rempli. Montés à bord, je notes que les quelques femmes voyagent séparées des hommes..... Soucieux de faire bonne figure, je demandes à Sandrine de s'asseoir avec les femmes, moi avec les hommes de l'autre côté ; c'est avec un regard, comment dire, un peu ... lassé de mes initiatives stupides que Sandrine acquiesce. Nous déclenchons quelques sourires, et un jeune malais, ayant surement pitié du pauvre voyageur que je suis m'indique que nous pouvons voyager ensemble . en fait, ces dames voyageaient entre elles car tout bonnement elles ne connaissaient pas les autres voyageurs !
Malacca sentral, 19h00! nous y sommes, enfin presque, car le terminel se trouve maintenant à 6 kms de la ville, merci lonely! c'est donc épuisés, livides, parfumés d'une odeur musquée que certains nomment sueur que nous posons nos sacs devant la reception de l'hôtel "puri" dans chinatown, qui se prononce en bahasia indonesia et ce n'est pas un gag "pourri!" cette demeure splendide ou nichent des hirondelles aux nids si prisés, serait de style baba-nyonya, d'ailleurs devant tant de charme, nous en restons .....babas!! je sais c'était facile à faire mais bon.. c'est sur cette note que je cesse pour l'instant ce carnet, de toute façon c'est pour l'instant la seule partie que j'avais mise au propre et puis il fait soif! à plus tard mes ami(e)s kalkan
6h50, sur un quai de gare encore endormi, affublés de nos vieux compagnons de voyage à savoir nos éternels sacs à dos, nous entamons notre parcours à destination des terres malaises. Emirates EK 74, compagnie des émirats arabes unis, c'est par un vol des plus agréable que nous rejoignons Dubaï, ville sans passé ni gloire surgît aux portes du désert, écrasant par ses richesses et son orgueil démesuré l'ancien petit village de pêcheurs qui semblait s'être endormi aux pieds des flots du golfe persique. Mais il serait injuste de notre part de snober le plaisir de visionner tels deux enfants émerveillés l'attérissage depuis nos sièges. A nos pieds, Dubaï et ses myriades de lueurs, ville aux ruelles sagement alignées telles un damier gigantesque.Nous arpentons l'aéroport et sa galerie marchande ou le luxe se marit à un chapelet de faux palmiers, à une explosion de fontaines enluminées témoignant d'une soif de vouloir s'inscrire dans le 21éme siècle comme une destination touristique phare. Mais déjà lors de ce vol une rencontre riche, le témoignage d'une vie brisée par le poids de l'histoire. Mr. et me. Nguyen, couple de vietnamiens qui retourne en Asie du sud-Est se confronter à leur terrible passé. Ils nous abreuvent de leur vécu, de leur expérience, celle de l'exil, de la souffrance, des camps de redressement vietcong, de l'arrivée en France dans l'indifférence, le mépris à l'encontre de leurs diplômes, savoir faire . choc de deux mondes différents. Lors de l'exil, aprés être passés dans les camps de redressement, ou l'élimination arbitraire semblait être la devise réeducative, ils foulérent le sol thaïlandais en transit pour la france .Aujourd'hui ils veulent connaître Bangkok, cette ville qui dans leur malheur avait daignée les accueillir . oh, pas un accueil fraternel, non, juste celui de pouvoir se reposer quelques jours avec interdiction de sortir de l'hôtel Nous leur décrivons cette ville tentaculaire, empreinte de modernité et de témoignages d'un passé glorieux. Mr. Nguyen, thanh, laisse échapper dans son regard, son discours parfois haineux, une fissure jamais refermée ; il se montre happé par des souvenirs qui le hantent, ceux des camps, d'une famille éparpillée, d'une vie brisée. Il nous parle de sa vie de biologiste d'avant guerre, de son grade d'officier durant le conflit, de la richesse passée de la famille de sa femme, famille qui détenait la nationalité française depuis cinq génération ce dont elle se montre fière, insistant sur ses origines bourgeoise Saigonaise, une demeure familiale saisie par les autorités locales et récupérée par un apparatchik . Nous nous quittons à Dubaï, eux pour la thaïlande, nous pour la fédération malaise.Le hasard voudra que sur l'île de kapas nous nous lierons d'amitiés avec Lee, vietnamienne de Hanoï, réalisant son master universitaire à terengganu dont le pére n'était autre qu'un ancien ministre communiste aujourd'hui retiré du pouvoir . Le regard de lee sur le vietnam d'aujourd'hui sera bien entendu bien loin des souvenirs de thanh .
Klia, aéroport ultramoderne en terre malaise, c'est par une ligne de tramway intérieure que nous rejoignons le hall des arrivées . Sandrine s'occupe à récupérer nos sacs tandis que je m'affaire à changer des euros en devise locale, les ringgits. Descendus au rez de chaussée, au terminal "stesen bas station", nous embarquons à bord d'un bus local, non pas vert cette fois mais jaune (celles et ceux qui ont eu le courage de lire mon précédent carnet comprendront l'allusion) à destination de Malacca . décidemment, il semblerait que nous soyons affiliés aux bus usés . "le maître des lieux", dont le visage noiraud souligne une lointaine origine tamoule, à la chemise entrebaillée, trempée de sueur, aux mains moites, nous délivre avec un sourire jovial une quantité de tickets dont le total affiche fièrement 2, 40 ringgits ! Soit huit tickets pour 4, 80 ringgits ; autant préciser que la petite monnaie dont je ne disposais pas et des poches grandioses s'imposent. A bord du bus, séduisant mélange ethnique, à l'image des deux jeunes femmes assises en face de nous ; dont l'une porte un jean et tee shirt relevé d'un léger voile de soie bleuté, l'autre, un sari colorié laissant apparaître une peau brune et chevelure d'un noir luisant. Au cours de notre voyage, il en sera toujours ainsi, des tranches sociétales différentes, parfois juxtaposées, parfois mélangées au gré du cours de l'histoire créant un peuple original ou la fierté malaise, le tact commercial chinois, la réserve naturelle des indiens se retrouveront dans le métissage des descendants des baba-nyonya, des chittys . c'est ainsi, que dans le quartier portugais de Malacca "medan portugis", nous avons cotoyés Assan "le taximan" qui affichait avec fierté des origines lusitaniennes mais dont les connaissances linguistiques portugaises étaient en fait....espagnoles! aussi, pour la 1ere et surement dernière fois, je me suis mis à parler et à comprendre la langue portugaise. mais trêve d'histoire et revenons à notre petit bus .... ou Sandrine me fait remarquer qu'une poche de jus noirâtre dégoulinant s'approche insidieusement de nos sacs à dos, désirant les parfumer à la sauce nuoc-mâm Arrêt en gare routière de Sepang, serait-ce en raison de notre présence, mais le chauffeur demande à ce qu'on lui place un rétroviseur ; malheureusement et en dépit de la bonne volonté du mécanicien, aucuns des modéles présentés ne semblera s'adapter. Arrêt sur la chaussée au kampong de Losong, cette fois, on nous demande de changer de bus, pas suffisamment de clients à destination de Serembang. c'est donc en courant avec nos sacs que nous sautons à bord du bus arrêté sur la chaussée Arrêt en gare routière de Serembang, nous achetons nos billets à la compagnie transnational pour Malacca départ prévu à 19h30, couloir 38/39, nous montrons nos billets à l'un des chauffeurs sur les quais de départs, en voici un qui nous accepte pour un départ imminent, son bus n'étant pas rempli. Montés à bord, je notes que les quelques femmes voyagent séparées des hommes..... Soucieux de faire bonne figure, je demandes à Sandrine de s'asseoir avec les femmes, moi avec les hommes de l'autre côté ; c'est avec un regard, comment dire, un peu ... lassé de mes initiatives stupides que Sandrine acquiesce. Nous déclenchons quelques sourires, et un jeune malais, ayant surement pitié du pauvre voyageur que je suis m'indique que nous pouvons voyager ensemble . en fait, ces dames voyageaient entre elles car tout bonnement elles ne connaissaient pas les autres voyageurs !
Malacca sentral, 19h00! nous y sommes, enfin presque, car le terminel se trouve maintenant à 6 kms de la ville, merci lonely! c'est donc épuisés, livides, parfumés d'une odeur musquée que certains nomment sueur que nous posons nos sacs devant la reception de l'hôtel "puri" dans chinatown, qui se prononce en bahasia indonesia et ce n'est pas un gag "pourri!" cette demeure splendide ou nichent des hirondelles aux nids si prisés, serait de style baba-nyonya, d'ailleurs devant tant de charme, nous en restons .....babas!! je sais c'était facile à faire mais bon.. c'est sur cette note que je cesse pour l'instant ce carnet, de toute façon c'est pour l'instant la seule partie que j'avais mise au propre et puis il fait soif! à plus tard mes ami(e)s kalkan
Namibie - juillet 2006 - 18 jours English translation pending
Bonjour,
Me voici de retour et vraiment, je suis comblé.
Nous avons réalisé, ma femme et moi, le parcours suivant en 4*4 équipé camping avec tente sur le toit.
Jour 1 /Windhoek / Chameleon Guesthouse/ Jour 2 /route vers etosha / camping Namutoni / Jour 3 /Parc d'Etosha / camping Halali Jour 4 /Parc d'Etosha / camping Okaukuejo/ Jour 5 /Parc d'Etosha / Kavita lion lodge/ Jour 6 /Opuwo / camping Oreness/ Jour 7 /Opuwo / camping Oreness/ Jour 8 /Kaokoland / camping epupa falls/ Jour 9 /Kaokoland / camping lodge fort sesfontein/ Jour 10 /Damaraland / camping Palmwag Lodge/ Jour 11 /Damaraland / camping White lady lodge brandberg/ Jour 12 /Damaraland / camping Bushcamp spitzkoppe/ Jour 13 /Skeleton cost / Dunedin Star Ghesthouse Jour 14 /Namib Naukluft/ camping Solitaire/ Jour 15 /Namib Naukluft / camping Sesriem/ Jour 16 /Namib Naukluft / camping Sesriem/ jour 17 /Namib Naukluft / KuanguKuangu lodge/ Jour 18 /Windhoek /Chameleon Guesthouse/
4250 km en 18 jours
Nous avons été véritablement enchanté par ce pays. La Namibie est un Must !!
Concernant l’itinéraire, je l’ai trouvé assez bien équilibré. une seule grosse journée de voiture (la 9) cependant j’aurais rajouté une nuit à Etosha, et une nuit à Epupa.. Pour ceux qui disposent de jours de congés, n’hésitez pas.. on apprécie encore plus quand on a le temps J
Les pistes namibiennes sont larges et bien entretenues. Avec un 4*4 on roule très confortablement… Attention aux nids de rivières. C’est pour moi le seul danger de ces pistes car certes les pistes sont droites mais vallonnées et si par mégarde on arrive trop vite dans le creux, on peut tout casser !!!. La piste la plus difficile a été celle menant à epupa à cause d’un passage en sable infranchissable sans 4*4 et celle menant de opuwo a sesfontein.. le reste est très agréable et pour peu que vous ayez un peu l’expérience d’un 4*4, vous vous sentirez comme sur du goudron. Au passage, la route goudronnée du camping de sesriem à sossuvlei a été entièrement refaite à neuf… ça roule parfaitement. (4*4 obligatoire pour les 5 derniers km)
4250 km à deux conducteurs (voir 1/3 -2/3) est gérable. Nous avons loué la voiture chez Asco. Je recommande chaudement ce loueur très pro.. La voiture était entièrement neuve et très fonctionnelle. D’ailleurs nous avons eu aucune crevaison (grâce aux pneus neufs ?), ni aucun problème avec la voiture. Nous voulions au départ une voiture simple cabine, mais toutes étaient déjà louées. Nous avons donc pris une voiture double cabine, et franchement, c’est un bon conseil. On peut d’abord transporter des personnes à l’arrière (pratique pour prendre un guide himba) et on peut ranger tout son bordel tout en gardant un accès facile (appareil photos, vêtement, eau, bouffe etc…). Nous n’avons pris aucune réduction de franchise, et tant mieux pour nous, tout s’est bien passé.
Descriptif journalier rapide : Jour 1 : récupération voiture de loc puis accueil au guesthouse puis course à windhoek Jour 2 : Route vers Etosha Jour 3 : parc Etosha Jour 4 : parc Etosha Jour 5 : parc Etosha le matin, puis route vers Kavita lion lodge Jour 6 : route vers Opuwo et courses à opuwo Jour 7 : visite himba et après midi tranquille au camping Jour 8 : route vers Epupa et ballade à pied autour d’Epupa Falls Jour 9 : route vers Sesfontein Jour 10 : game drive dans la rivière Hoanib puis route vers Palmwag. Ballade à pied Jour 11 : Twyfelfontein, burnt mountain, organ pipe, puis route vers brandberg Jour 12 : route vers spitzkoppe et ballade à pied au spitzkoppe Jour 13 : route vers la côte puis visite cape cross, puis walvis bay Jour 14 : shopping à swakopmund puis route vers solitaire Jour 15 : route vers naukluft et ballade à pied sur l’Olive trail, puis sesriem Jour 16 : sossuvlei - deadvlei Jour 17 : sossuvlei – deadvlei puis route vers kuangukuangu Jour 18 : route vers windhoek puis shopping
Coups de Cœur des sites : (Ordre décroissant) 1 Sossuvlei- deadvlei 2 epupa falls 3 Etosha 4 spitzkoppe 5 Palmwag 6 Brandberg 7 cape cross 8 solitaire
Pas terrible : /Twyfelfontein/ : la visite est rapide (~30min) et sans grand intérêt selon nous. On y apprend d’ailleurs plus de chose sur les panneaux à l’entrée de la visite qu’avec le guide (peut être avons-nous eu peu de chances). /Burnt mountain/ : bof, mais comme c’est à 10 min de twyfelfontein, autant y passer. /Organ pipe/ : bof (pareil que Burnt Moutain) Cependant ces trois étapes n’engendrent pas de détour si l’on fait la boucle classique, donc autant y passer mais sans s’attendre à s’émerveiller J
Concernant l’olive trail, la piste est mal indiquée et on l’a perdue au bout d’une demie heure. On a continué la balade seuls, en suivant des chemins ou non suivant les cas. Très belle vue. Cette balade vaut le coup mais soyez vigilant sur le balisage. Après coup, un allemand nous a dit aussi qu’il avait perdu la trace également mais qu’il l’avait retrouvé 5 m plus haut.. bref cherchez un peu …J
Hébergement : * Les deux guesthouse de chameleon et dunedin sont impeccables. On a même pu faire laver notre linge à dunedin pour 45$N (linge lavé avec enlèvement et dépôt). * Les campings des parcs nationaux sont corrects (certains ont même la lumière) mais il manque parfois l’eau chaude (sesriem) et la vétusté se fait sentir. * le camping d’epupa falls est excellent * le camping oreness à opuwo est excellent. Un français nommé Jacky vous accueillera avec une gentillesse et une originalité qui vous fera chaud au cœur.. un Must à ne pas rater !!!!!!! * le camping du lodge de sesfontein est le pire que nous ayons fait. Cher (65$N) sale et plein de poussière… en outre, ma femme est restée enfermée une demie heure dans les toilettes.. bref, à éviter absolument. * Le camping de palmwag lodge est excellent. En outre les balades à pied qu’ils proposent sont superbes.. nous avons fait celle de la rivière et avons vu un éléphant du désert et d’autres animaux… impressionnant et c’est un grand moment de notre voyage. * le camping de white lady lodge du brandberg est sympa. * le camping du bushcamp de spitzkoppe est original et sympa. Dormir tout seul face à la montagne est un grand moment. Attention le site est grand et le plan assez mal fait. Mais chacun trouve sa place isolée du monde J * Le camping de solitaire est excellent. Une ambiance unique et très agréable. * Le must du must c’est kuangukuangu. A ne pas rater !!!!!. J’en dis pas plus…
Climat : Alors là, c’est le top et franchement, voir un ciel bleu qui pète, sans aucun nuage, et un soleil radieux tous les jours, avec 24-25°C de température diurne, ça vous met en forme et de bonne humeur chaque matin. C’est un vrai régal pour le moral et les photos. Donc il ne fait pas trop chaud, (nous sommes partis en juillet) même dans le désert où l’on peut se promener toute la journée, et la nuit, la température descend vers 5-10°C, ce qui est largement supportable avec un bon duvet. En outre, nous n’avons eu aucun moustique ni même d’insectes volants sur tout notre parcours et c’était vraiment un grand soulagement. (C’est mieux qu’en France !!)
Alimentation : Ce qui choque la première fois que l’on va dans un supermarché de grande ville, c’est la quantité de chose que l’on y trouve. Franchement, à windhoek ou swakopmund, vous trouvez de TOUT !! comme en France. Pas la peine de stresser.. on se croirait à Carrefour. Ailleurs, on trouve autour des stations essences, ou parfois dans les campings, des petites superettes dans lesquelles vous pourrez vous approvisionnez en eau, bois, viande, féculents, boites de conserves, friandises etc… bref, l’essentiel, et vraiment pas la peine de s’inquiéter. Les produits sont frais et nous n’avons eu aucun problème de santé
Agence : J’avais consulté plusieurs agences locales francophones à propos du trajet que j’avais en tête, et nous avons choisi chameleon car ils étaient les moins chers et très réactifs. Nous n’avons pas regretté car Christine (consultante française) est très sympa, réactive et de bons conseils. Bref que du bonheur. Nous n’avons eu aucun problème avec les réservations et le courant est bien passé. Nous recommandons fortement cette personne, comme d’autres l’ont déjà fait précédemment. Contact : chamnam@chameleon.com.na
Billets d’avion : Pris avec opodo que j’aime bien, les billets étaient des Paris-Johannesburg/ Johannesburg-Windhoek (prononcé winedouk) pour 1840 euros pour deux personnes. Et nous les avons pris le 24/05 pour un départ le 04 juillet !!! La compagnie était SAA.. très bonne compagnie, très bon service et pas besoin de reconfirmer 72h avant le départ.
Essence : Malgré ce que l’on entend partout, on trouve de l’essence facilement en Namibie. Il y a de plus en plus de station services et pour peu que l’autonomie de votre voiture dépasse les 500 km alors vous ne craigniez rien du tout !! Avec notre 4*4 équipé d’un réservoir de 150 litres, nous avions une autonomie de plus de 1000km !!
Budget : Avions : 1840 euros Voiture : 1738 euros Agence : 471 euros Sur place (bouffe + essence + entrée parc + camping libre) : ~ 900 euros Cadeaux : ~350 euros
Bon voyage à tous dans ce magnifique pays !!!
Me voici de retour et vraiment, je suis comblé.
Nous avons réalisé, ma femme et moi, le parcours suivant en 4*4 équipé camping avec tente sur le toit.
Jour 1 /Windhoek / Chameleon Guesthouse/ Jour 2 /route vers etosha / camping Namutoni / Jour 3 /Parc d'Etosha / camping Halali Jour 4 /Parc d'Etosha / camping Okaukuejo/ Jour 5 /Parc d'Etosha / Kavita lion lodge/ Jour 6 /Opuwo / camping Oreness/ Jour 7 /Opuwo / camping Oreness/ Jour 8 /Kaokoland / camping epupa falls/ Jour 9 /Kaokoland / camping lodge fort sesfontein/ Jour 10 /Damaraland / camping Palmwag Lodge/ Jour 11 /Damaraland / camping White lady lodge brandberg/ Jour 12 /Damaraland / camping Bushcamp spitzkoppe/ Jour 13 /Skeleton cost / Dunedin Star Ghesthouse Jour 14 /Namib Naukluft/ camping Solitaire/ Jour 15 /Namib Naukluft / camping Sesriem/ Jour 16 /Namib Naukluft / camping Sesriem/ jour 17 /Namib Naukluft / KuanguKuangu lodge/ Jour 18 /Windhoek /Chameleon Guesthouse/
4250 km en 18 jours
Nous avons été véritablement enchanté par ce pays. La Namibie est un Must !!
Concernant l’itinéraire, je l’ai trouvé assez bien équilibré. une seule grosse journée de voiture (la 9) cependant j’aurais rajouté une nuit à Etosha, et une nuit à Epupa.. Pour ceux qui disposent de jours de congés, n’hésitez pas.. on apprécie encore plus quand on a le temps J
Les pistes namibiennes sont larges et bien entretenues. Avec un 4*4 on roule très confortablement… Attention aux nids de rivières. C’est pour moi le seul danger de ces pistes car certes les pistes sont droites mais vallonnées et si par mégarde on arrive trop vite dans le creux, on peut tout casser !!!. La piste la plus difficile a été celle menant à epupa à cause d’un passage en sable infranchissable sans 4*4 et celle menant de opuwo a sesfontein.. le reste est très agréable et pour peu que vous ayez un peu l’expérience d’un 4*4, vous vous sentirez comme sur du goudron. Au passage, la route goudronnée du camping de sesriem à sossuvlei a été entièrement refaite à neuf… ça roule parfaitement. (4*4 obligatoire pour les 5 derniers km)
4250 km à deux conducteurs (voir 1/3 -2/3) est gérable. Nous avons loué la voiture chez Asco. Je recommande chaudement ce loueur très pro.. La voiture était entièrement neuve et très fonctionnelle. D’ailleurs nous avons eu aucune crevaison (grâce aux pneus neufs ?), ni aucun problème avec la voiture. Nous voulions au départ une voiture simple cabine, mais toutes étaient déjà louées. Nous avons donc pris une voiture double cabine, et franchement, c’est un bon conseil. On peut d’abord transporter des personnes à l’arrière (pratique pour prendre un guide himba) et on peut ranger tout son bordel tout en gardant un accès facile (appareil photos, vêtement, eau, bouffe etc…). Nous n’avons pris aucune réduction de franchise, et tant mieux pour nous, tout s’est bien passé.
Descriptif journalier rapide : Jour 1 : récupération voiture de loc puis accueil au guesthouse puis course à windhoek Jour 2 : Route vers Etosha Jour 3 : parc Etosha Jour 4 : parc Etosha Jour 5 : parc Etosha le matin, puis route vers Kavita lion lodge Jour 6 : route vers Opuwo et courses à opuwo Jour 7 : visite himba et après midi tranquille au camping Jour 8 : route vers Epupa et ballade à pied autour d’Epupa Falls Jour 9 : route vers Sesfontein Jour 10 : game drive dans la rivière Hoanib puis route vers Palmwag. Ballade à pied Jour 11 : Twyfelfontein, burnt mountain, organ pipe, puis route vers brandberg Jour 12 : route vers spitzkoppe et ballade à pied au spitzkoppe Jour 13 : route vers la côte puis visite cape cross, puis walvis bay Jour 14 : shopping à swakopmund puis route vers solitaire Jour 15 : route vers naukluft et ballade à pied sur l’Olive trail, puis sesriem Jour 16 : sossuvlei - deadvlei Jour 17 : sossuvlei – deadvlei puis route vers kuangukuangu Jour 18 : route vers windhoek puis shopping
Coups de Cœur des sites : (Ordre décroissant) 1 Sossuvlei- deadvlei 2 epupa falls 3 Etosha 4 spitzkoppe 5 Palmwag 6 Brandberg 7 cape cross 8 solitaire
Pas terrible : /Twyfelfontein/ : la visite est rapide (~30min) et sans grand intérêt selon nous. On y apprend d’ailleurs plus de chose sur les panneaux à l’entrée de la visite qu’avec le guide (peut être avons-nous eu peu de chances). /Burnt mountain/ : bof, mais comme c’est à 10 min de twyfelfontein, autant y passer. /Organ pipe/ : bof (pareil que Burnt Moutain) Cependant ces trois étapes n’engendrent pas de détour si l’on fait la boucle classique, donc autant y passer mais sans s’attendre à s’émerveiller J
Concernant l’olive trail, la piste est mal indiquée et on l’a perdue au bout d’une demie heure. On a continué la balade seuls, en suivant des chemins ou non suivant les cas. Très belle vue. Cette balade vaut le coup mais soyez vigilant sur le balisage. Après coup, un allemand nous a dit aussi qu’il avait perdu la trace également mais qu’il l’avait retrouvé 5 m plus haut.. bref cherchez un peu …J
Hébergement : * Les deux guesthouse de chameleon et dunedin sont impeccables. On a même pu faire laver notre linge à dunedin pour 45$N (linge lavé avec enlèvement et dépôt). * Les campings des parcs nationaux sont corrects (certains ont même la lumière) mais il manque parfois l’eau chaude (sesriem) et la vétusté se fait sentir. * le camping d’epupa falls est excellent * le camping oreness à opuwo est excellent. Un français nommé Jacky vous accueillera avec une gentillesse et une originalité qui vous fera chaud au cœur.. un Must à ne pas rater !!!!!!! * le camping du lodge de sesfontein est le pire que nous ayons fait. Cher (65$N) sale et plein de poussière… en outre, ma femme est restée enfermée une demie heure dans les toilettes.. bref, à éviter absolument. * Le camping de palmwag lodge est excellent. En outre les balades à pied qu’ils proposent sont superbes.. nous avons fait celle de la rivière et avons vu un éléphant du désert et d’autres animaux… impressionnant et c’est un grand moment de notre voyage. * le camping de white lady lodge du brandberg est sympa. * le camping du bushcamp de spitzkoppe est original et sympa. Dormir tout seul face à la montagne est un grand moment. Attention le site est grand et le plan assez mal fait. Mais chacun trouve sa place isolée du monde J * Le camping de solitaire est excellent. Une ambiance unique et très agréable. * Le must du must c’est kuangukuangu. A ne pas rater !!!!!. J’en dis pas plus…
Climat : Alors là, c’est le top et franchement, voir un ciel bleu qui pète, sans aucun nuage, et un soleil radieux tous les jours, avec 24-25°C de température diurne, ça vous met en forme et de bonne humeur chaque matin. C’est un vrai régal pour le moral et les photos. Donc il ne fait pas trop chaud, (nous sommes partis en juillet) même dans le désert où l’on peut se promener toute la journée, et la nuit, la température descend vers 5-10°C, ce qui est largement supportable avec un bon duvet. En outre, nous n’avons eu aucun moustique ni même d’insectes volants sur tout notre parcours et c’était vraiment un grand soulagement. (C’est mieux qu’en France !!)
Alimentation : Ce qui choque la première fois que l’on va dans un supermarché de grande ville, c’est la quantité de chose que l’on y trouve. Franchement, à windhoek ou swakopmund, vous trouvez de TOUT !! comme en France. Pas la peine de stresser.. on se croirait à Carrefour. Ailleurs, on trouve autour des stations essences, ou parfois dans les campings, des petites superettes dans lesquelles vous pourrez vous approvisionnez en eau, bois, viande, féculents, boites de conserves, friandises etc… bref, l’essentiel, et vraiment pas la peine de s’inquiéter. Les produits sont frais et nous n’avons eu aucun problème de santé
Agence : J’avais consulté plusieurs agences locales francophones à propos du trajet que j’avais en tête, et nous avons choisi chameleon car ils étaient les moins chers et très réactifs. Nous n’avons pas regretté car Christine (consultante française) est très sympa, réactive et de bons conseils. Bref que du bonheur. Nous n’avons eu aucun problème avec les réservations et le courant est bien passé. Nous recommandons fortement cette personne, comme d’autres l’ont déjà fait précédemment. Contact : chamnam@chameleon.com.na
Billets d’avion : Pris avec opodo que j’aime bien, les billets étaient des Paris-Johannesburg/ Johannesburg-Windhoek (prononcé winedouk) pour 1840 euros pour deux personnes. Et nous les avons pris le 24/05 pour un départ le 04 juillet !!! La compagnie était SAA.. très bonne compagnie, très bon service et pas besoin de reconfirmer 72h avant le départ.
Essence : Malgré ce que l’on entend partout, on trouve de l’essence facilement en Namibie. Il y a de plus en plus de station services et pour peu que l’autonomie de votre voiture dépasse les 500 km alors vous ne craigniez rien du tout !! Avec notre 4*4 équipé d’un réservoir de 150 litres, nous avions une autonomie de plus de 1000km !!
Budget : Avions : 1840 euros Voiture : 1738 euros Agence : 471 euros Sur place (bouffe + essence + entrée parc + camping libre) : ~ 900 euros Cadeaux : ~350 euros
Bon voyage à tous dans ce magnifique pays !!!
Avis pour itinéraire de 3 semaines dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Bon apres avoir lu et relu 36 fois les parcours des diverses intervenant je vous soumet le mien
nous partons de paris vers LA le 9aout et revenons le 1er septembre
Ville Trajet 1 Mercredi 9 Los Angeles Arrivée 2 Jeudi 10 Los Angeles 3 Vendredi 11 Los Angeles 4 Samedi 12 Los Angeles Las Vegas 435 km 4h 5 Dimanche 13 Las Vegas 6 Lundi 14 Las Vegas 7 Mardi 15 Las Vegas Grand canyon 446 km 5h 8 Mercredi 16 Grand Canyon Monument Valley 305 km 5h30 9 Jeudi 17 Monument Valley Moab 300 km 4h 10 Vendredi 18 Arche+Canyonlands 11 Samedi 19 Arche 250km 3h 12 Dimanche 20 Torrey Bryce Canyon 250km 3h 13 Lundi 21 Bryce Canyon+Zion 14 Mardi 22 Zion Death Valley 600km 7h 15 Mercredi 23 Death Valley Yosemite 230km 16 Jeudi 24 Yosemite 17 Vendredi 25 Yosemite San Francisco 300km 4h 18 Samedi 26 San Francisco 19 Dimanche 27 San Francisco 20 Lundi 28 San Francisco 21 Mardi 29 San Francisco Monterey-Carmel 180Km 2h 22 Mercredi 30 Monterey Los Angeles 530km 5h 23 Jeudi 31 Los Angeles 24 Vendredi 1 Los angeles Avion a 7h
nous partons avec le fils de ma femme (!) qui a 16ans et donc j'ai volontairement essayé de faire des petites etapes..... Je voudrai aussi eviter de courir donc j'ai pas chercxhé a meubler certains petits parcs, est ce une erreur?
ma plus grosse question est pour le jour 14 et 15, ca m'embete de dormir a death valley, faut'il s'arreter a LV et juste traversée DV pour le yosemite?
Petites questions en vrac: pour les parcs c'est mieux d'acheter une carte valable dans tous non?
On veux essayé de faire du camping pour ajuster le budget, ca sera pas possible partout bien sur mais cela vous parait il jouable dans 50% des cas? trouve t'on du materiel, juste une tente, facilement?
merci d'avance, on est certe pas tres en avance mais dans notre campagne le fameux passport est disponible depuis peu :-)
nous partons de paris vers LA le 9aout et revenons le 1er septembre
Ville Trajet 1 Mercredi 9 Los Angeles Arrivée 2 Jeudi 10 Los Angeles 3 Vendredi 11 Los Angeles 4 Samedi 12 Los Angeles Las Vegas 435 km 4h 5 Dimanche 13 Las Vegas 6 Lundi 14 Las Vegas 7 Mardi 15 Las Vegas Grand canyon 446 km 5h 8 Mercredi 16 Grand Canyon Monument Valley 305 km 5h30 9 Jeudi 17 Monument Valley Moab 300 km 4h 10 Vendredi 18 Arche+Canyonlands 11 Samedi 19 Arche 250km 3h 12 Dimanche 20 Torrey Bryce Canyon 250km 3h 13 Lundi 21 Bryce Canyon+Zion 14 Mardi 22 Zion Death Valley 600km 7h 15 Mercredi 23 Death Valley Yosemite 230km 16 Jeudi 24 Yosemite 17 Vendredi 25 Yosemite San Francisco 300km 4h 18 Samedi 26 San Francisco 19 Dimanche 27 San Francisco 20 Lundi 28 San Francisco 21 Mardi 29 San Francisco Monterey-Carmel 180Km 2h 22 Mercredi 30 Monterey Los Angeles 530km 5h 23 Jeudi 31 Los Angeles 24 Vendredi 1 Los angeles Avion a 7h
nous partons avec le fils de ma femme (!) qui a 16ans et donc j'ai volontairement essayé de faire des petites etapes..... Je voudrai aussi eviter de courir donc j'ai pas chercxhé a meubler certains petits parcs, est ce une erreur?
ma plus grosse question est pour le jour 14 et 15, ca m'embete de dormir a death valley, faut'il s'arreter a LV et juste traversée DV pour le yosemite?
Petites questions en vrac: pour les parcs c'est mieux d'acheter une carte valable dans tous non?
On veux essayé de faire du camping pour ajuster le budget, ca sera pas possible partout bien sur mais cela vous parait il jouable dans 50% des cas? trouve t'on du materiel, juste une tente, facilement?
merci d'avance, on est certe pas tres en avance mais dans notre campagne le fameux passport est disponible depuis peu :-)
Conseils pour l'Asie du Sud-Est en 2007? English translation pending
Bonjour,
je prévois partir quelques mois pour l'Asie du Sud-Est en 2007 et je voudrais vraiment que les gens qui ont déjà voyagé en Asie du Sud-Est me donnent quelques conseils, par exemple les meilleures places à visiter?, la meilleure période durant l'année pour y aller?si le coût de la vie est élevé? pour les visas aussi etc...je vais faire des recherches de mon côté, mais j'espère bien trouver quelques réponses sur voyageforum aussi😉...je prévois visiter le Laos, le Cambodge, le Vietnam, la Thaïlande et Singapour...j'aime bien le contact avec les gens, les beaux paysages, les sentier non touristique, les belles plages, l'eau clair et limpide😉etc...j'attends avec impatience vos suggestions...
Au plaisir!!
je prévois partir quelques mois pour l'Asie du Sud-Est en 2007 et je voudrais vraiment que les gens qui ont déjà voyagé en Asie du Sud-Est me donnent quelques conseils, par exemple les meilleures places à visiter?, la meilleure période durant l'année pour y aller?si le coût de la vie est élevé? pour les visas aussi etc...je vais faire des recherches de mon côté, mais j'espère bien trouver quelques réponses sur voyageforum aussi😉...je prévois visiter le Laos, le Cambodge, le Vietnam, la Thaïlande et Singapour...j'aime bien le contact avec les gens, les beaux paysages, les sentier non touristique, les belles plages, l'eau clair et limpide😉etc...j'attends avec impatience vos suggestions...
Au plaisir!!
Trek en Nouvelle-Zélande en novembre-décembre English translation pending
Salut,
Je vais faire un tour du monde et je compte passer 6 semaines en NZ dont au moins 4 pour faire du trek.
J'y serai vers Novembre Décembre.
Est -ce que c'est la bonne période et si vous avez un itinéraire ou des endroits particuliers à recommander ?
Merci
Merci