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Shanti India... Bombay, Jaisalmer, Benares... English translation pending
by Parvat · 2007-12-20 · 83 replies
Mercredi 5 septembre: Jour J!!! Toutoubidou!!!!!! Enfin il est arrivé ce fameux jour J...

Je monte dans l'avion, un tout nouveau boeing 777 avec télé privée et service nickel. Vol sans escale (jet airways Bruxelles Bombay et Delhi Bruxelles = 530€) 2h du mat', je sors rapidement de l'aéroport de Bombay... Je cherche Padmini des yeux, je connais Padmini via un site web: couchsurfing.com, elle m'accueille chez elle deux nuits gracieusement. Une jeune femme arrive, là voilà! Elle est accompagnée d'un ami ayant une voiture, et nous traversons la banlieue pour arriver chez elle, un joli appartement avec ses deux chats. On papote gaiement, je lui offre les pralines belges et je m'endors comme un bébé, reçue comme si j'étais une amie de longue date!!! C'est quand même incroyable de venir chercher à 2h du mat' à l'aéroport, qqun qu'on ne connait que d'un site web!

Jeudi 6/9 Je sors et vais me balader, faire qques courses, regarder la rue, les gens, j'en prends plein les sens... Je visite le vieux Shitala temple tout près de chez elle, et je rentre. On papote beaucoup, on se raconte, on s'apprecie

Vendredi 7/9 J'ai quitté Padmini le coeur lourd, son accueil fut formidable... En passant devant un net café j'imprime qques photos que j'ai faites hier au temple d'une femme et de sa fille, et vais les lui donner. Qu'est ce qu'elle est heureuse! Moi aussi!

Je prends un taxi (le sagouin qui m'arnaque...) et vais au Léopold café ou j'ai rendez vous avec Djoh, de Vf. Djoh est expat' ici, et en échange des bières blanche de Hoegaarden, il me donne mon ticket de train pour partir ce soir. Il arrive avec son pote Armand, bien sympas tous les deux. Je me bois un café glacé, et on se quitte déjà. Dans la rue les échoppes débordent sur les trottoirs, si bien qu'il est plus facile de marcher sur la rue. Les mendiants pululent dans ce quartier touristique... Je cherche à vendre un vieux argentique, je n'obtiens qu'une carte mémoire de 2GB en échange. J'ai 5Gb pour 9 semaines, ca devrait aller...

Je vais à la gare, VT station, en passant devant beaucoup de monument style anglais, dans le tumulte de la ville et de la circulation indienne, ca flashe. Dieu que j'ai chaud, mais hors de question que je me plaigne, trop heureuse d'être ici J'achète mon ticket de train pour la gare de Lokmanyatilak, d'ou part mon train pour Khandwa. Je monte dans le wagon de queue réservé aux femmes... Il y a du monde... Pas de place assise, je reste près de la porte pour avoir de l'air. (les portes des trains sont toujours ouvertes en Inde, c'est normal...) Des femmes continuent à monter... Le train démarre et je suis aussi coincée qu'une sardine dans une boite 100x trop petite... Bien sur je suis la seule touriste, on me regarde, on me sourit, je souris en retour, sachant à peine respirer au milieu de ces belles indiennes... Je les trouve vraiment toutes belles! En sari, salwar kemiz ou en jeans. Je suis d'ailleurs étonnée d'avoir vu autant de femmes habillées à l'occidentale à Bombay, bien plus que lors de mon dernier passage dans cette ville en 2003. Enfin j'arrive à Lokmanyatilak station, je parviens à sortir du wagon et je me retrouve saine et sauve sur le quai. Le trajet fut bien plus rapide que ce qu'on m'avait dit, me voilà arrivée 10x trop tôt. C'est pas grave, j'ai faim, et vais à la cantine de la gare. Je choisis un riz biryani aux légumes. Délicieux malgré plein d'épices bien hot... Une femme m'invite à sa table, elle parle bien l'anglais. Mariée (par amour, on est à Bombay, ca se fait plus qu'ailleurs) recemment, elle va dire bonjour à sa belle famille. Son gentil mari arrive, et comme nous prennons le même train, nous nous dirigeons sur le quai et continuons à papoter... Chouette, le train arrive et j'ai une couchette du dessus. J'aime celles du dessus, car ca ne me force pas à faire la conversation et je peux m'allonger de suite. Par contre j'ai les ventilo à 20 cm de ma tronche, et ils ne sont pas silencieux... J'essaie de dormir sans beaucoup de succès...

Enfin me voilà à Khandwa d'ou je vais prendre le bus pour Omkareshwar, mais d'abord, la consigne. Je dépose mon sac à dos au trois quart vide, et je prends un rickshaw pour le temple. Comment s'appelle-t-il? Dada Ji? Oki, allons au dada ji temple... 20 roupies, ca roule. (35cent)

La ville est toute petite, et si tôt le matin, toute calme, toute tranquille. Le temple n'est pas incroyable de beauté, mais il est très sacré. Je suis gentiment invitée à prier devant la tombe du saint homme. Comme je veux partir, une puja commence, (la puja est un rituel d'adoration, plus d'infos ici:
http://www.elishams.org/Puja.html) Dans un gigantesque brazier, se consume des centaines de noix de coco, le prête chante, les fidèles l'accompagnent et frappent dans leurs mains aux rythmes dingues de deux gros tambours. La mantra (prière) qu'ils chantent est très belle... Quelle différence que d'écouter des mantras chez soi à la maison et dans l'ambiance d'un temple en Inde... Et comme la Parvat est très émotive, j'ai du mal à refreiner des sanglots... Les yeux mouillés de bonheur... Je suis en Inde, l'Inde profonde des villages, l'Inde que j'Aime et qui m'a tant manqué... Deux ans que je ne t'avais plus vue... Je remercie Dada Ji, Ganesh et tous ses potes, de me permettre d'être à nouveau dans ce pays adoré, et de connaître un moment de bonheur d'une telle intensité...

http://www.dailymotion.com/video/x3spg1_puja-au-dada-ji-temple_travel

En sortant, deux vieilles femmes ne me disent pas Namasté, mais "Hare Om", je leur répond de même "Hare Om" avec un grand sourire. Elles viennent vers moi, et je continue à sourire, rayonne de bonheur et elles le voient bien Malheureusement je ne parle pas hindi, alors après ces bonnes vibrations partagées, je m'en vais rejoindre le rickshaw wallah (conducteur de rickshaw) qui me ramène à la gare lentement, à travers le gros et bien tranquille village de Khandwa, vers la gare. Je reprends mon sac, et monte dans un bus pour Omkareshwar... Installée à une fenêtre (ouf) je regarde une mère dire aurevoir à son fils. Comme elle est belle... La peau marquée par l'âge et les cheveux grisonnants mais un regard tellement doux, tellement rempli d'amour... Après deux heures dans ce bus d'un autre âge, roulant sur des routes plus défoncées que ca, ca ne doit pas exister, j'arrive à ... Ah ben non, je ne suis pas à Omkareshwar, je dois encore prendre un tempo... Genre de rickshaw allongé de partout... Datant d'au moins 1950 si pas avant... 😏 Pour le faire démarrer, je vois un indien au volan, l'autre qui tire sur une corde sous le capot, pour lancer le moteur... Apparemment c'est normal, j'en vois un autre démarrer comme ca aussi

Bien serrée contre 15 autres personnes, on me regarde comme si j'avais une excroissance monumentale sur la figure... Enfin non, on me regarde normalement, je suis juste blanche aux yeux clairs... On m'offre des cacahouettes grillées, ca ne fait qu'accentuer mon impression d'être un bonobo dans une cage, mais non, c'est normal, tout le monde dans ce vieux tempo, mange des cacahouettes grillées... La route est tout aussi défoncée que tout à l'heure. On fait la conversation... Country? Belgium.... Maried? 😏 etc... Et 3/4 d'heure après, on arrive à destination: Omkareshwar.

Omkareshwar, je cherche la rue principale, n'ayant pas envie de demander à qqun ou sont les hotels... je monte une rue de terre seche bordée de petites gargottes... J'ai chaud, j'ai l'impression que mes 6 kilos de bagage en font 20... J'ai faim... Pas de pancake à l'horizon, je m'arrête et grignotte des samosas... Purée c'est hot!!!! Sont malades ces zouaves!!! Mais comment peuvent ils aimer ca??? En tout cas, ca dégage... Je me mouche dans les mains et me les lave... On me regarde en souriant comme pour dire... "C'est presque bien, encore un peu de pratique et ca ira" j'attrape mon petit sac et reprends la route... Je vois un guest house, le visite, mais quoi? 8€??? Non non non, c'est trop cher pour moi, j'veux pas l'air con, ni la télé... Plus loin je vois un panneau "Ganesh guest house", allons voir... Mon guide est vieux, donc pour les hotels, je me débrouille autrement... Il est mignon ce guest house, un autre voyageur est attablé. Je visite une chambre, assez grande, 150 roupettes, salle de bain nickel, vue sur la rivière Narmada super. En m'inscrivant dans le registre, je vois que Eli était là il y a 10 jours!!! Vivement que je la revoie!

Je m'installe, papote avec l'autre voyageur, et allons regarder le jeu qui se déroule sur la Narmada aujourd'hui... Une corde est tendue au dessus du fleuve, les candidats doivent s'accrocher et parcourir un bon 50 mètres, jusqu'a une gerbe de fleurs attachée à la corde, et ce sans utiliser leurs jambes. Le gagant recoit 2500 roupies, (45€), un mois de salaire pour beaucoup d'ouvriers. C'est marrant à voir tous ceux qui se casse la figure et qui tombe dans l'eau. Beaucoup ne savent pas nager, donc d'autres, installés dans des pneus(chambres à air plutôt) de camions, flottant sur la Narmada, regardent la scène et aident ceux qui en ont besoin.

Je ne fais pas grand chose ce pemier jour... Je pars sur l'île en forme de Om, entre la Khaderi et la Narmada, toutes deux rivières très sacrées, mais il commence à pleuvoir... Je me réfugie dans un chai chop, et reçois mes premières leçon d'hindi! Il n'y a pas grand monde qui parle l'anglais dans les environs... L'est chouette ce chai chop, et il pleut longtemps sans arrêt à fond la caisse. J'y reste donc longtemps, j'observe la tête des gens dont tout un groupe de brahmines habillés de blanc, ils rigolent a mon accent dans mes tentatives d'hindi, je rigole aussi Bien sur, j'ai toujours deux grands enfants, mariée depuis 20 ans mon mari n'aime pas l'Inde, et me laisse y aller seule régulièrement... Bien sur, si lui ou moi allons voir ailleurs, c'est le divorce, on se fait confiance. Yes i'm a good woman! C'est ce que je raconterai tout le long du voyage quand au pourquoi je suis seule...

Ce voyage ci m'aura fait prendre conscience d'une chose... Je prends de l'âge... Ce n'est plus des "hello sister" auxquels j'ai droit, mais des "hello mama" (vous verrez les djeunes! ca viendra + vite que vous ne le pensez héhéhé, pardon, shanti Parvat...)../...
Autotour de 15/18 jours en octobre dans les grands parcs de l'Ouest américain English translation pending
by Topone · 2007-12-20 · 20 replies
Sommes de jeunes retraités habitués aux voyages et projetons un autotour aux grands parcs de l'ouest début octobre 08. Rien que du classique mais petites particularités:- Les tour opérators passent souvent trop vite sur les sites essentiels. Nous, nous ne sommes pas à 2 ou 3 jours près. Prévoyons de 15 à 18 jours de L.A. à L.A. ou autre suggestion. Souhaitons donc passer plus de temps sur l'incontournable et avec des "tuyaux" de tout genre. Hébergement sympa prix moyen mais typique ou pittoresque.- Nous avons déjà passé une semaine à S. Francisco et donc on peut le sauter. Mais Yosemite peut encore être visité jusqu'à mi octobre ?

Un itinéraire au petit poil par des connaisseurs, nous en serions ravis. Quant aux véhicules à louer j'ai déjà beaucoup lu sur ce forum mais toute nouvelle suggestion est bienvenue.

Bon NOEL.
Hôtels dans les parcs de l'Ouest américain English translation pending
by Bluesjake · 2007-12-19 · 36 replies
Bonjour les ami(e)s,

Pour m'aider à découvrir les meilleurs hôtels (situation géographique, vues, prix, services, propreté, parking, piscines, jacuzzi...) dans quelques parcs de l'Ouest, je vous serais reconnaissant de me donner votre avis sur vos expériences vécues dans ces hôtels.

Je compte passer une ou deux nuits à: Moab Page - Lake Powell Monument Valley Grand CanyonEgalement si vous avez de bonnes adresses d'hôtels à Tucson.

Merci beaucoup pour votre aide dans ma sélection finale des meilleurs hôtels.

Très bonne journée à vous.
Les photos, les photos....(suite) English translation pending
by RRR · 2007-12-16 · 609 replies
Salut tout le monde,

aller une facile pour commencer ce topic

bon alors c'est ou???

A+
Visite de Yellowstone cet été 2008 English translation pending
by Divevador · 2007-12-15 · 12 replies
Salut à tous, je compte me rendre à Yellowstone cet été et une première question se pose : Quel est l'aéroport le mieux placé pour atteindre ce parc sachant que j'arriverai de Seattle ? Pour le moment on hésite entre Idaho Falls, West Yellowstone et Jackson hole. On aura besoin de louer un véhicule sur place et je ne sais pas si des loueurs sont présents à West Yellowstone (location 30 jours avec voiture laissée à L.A.)

Ensuite au niveau de la répartitions des jours on compte passer 3 jours à Yellowstone et 1 à Grand Téton. ceci vous semble t il OK ? Que pouvez vous me conseillez en terme de logement (nous ne sommes pas adeptes du camping) ? J'ai lu que West Yellowstone était bien placé pour voir les points les plus marquant du parc . Les autres conseils sont les bienvenus

Pour ce qui est de Grand Téton je pense qu'on dormira à Jackson Hole en sortant du parc.

D'avance merci pour tout ce que vous pourrez m'apporter.
Circuit moto de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Milaucou · 2007-12-11 · 31 replies
Nous envisageons un circuit principalement en moto du 26 avril au 13 mai 2008. Nous nous sommes adressés à l'agence Backroads. Voila les grandes lignes de notre circuit proposé. Nous aimerions des retours sur un circuit semblable et votre avis sur les excursions à faire ainsi que des appréciations sur les hotels proposes. J1 26/04 Arrivée LAS VEGAS - Nuit à l' Excalibur J2 27/04 Prise en mains Moto - journée à LV - Nuit Excalibur J3 départ pour Grand Canyon - Nuit : Hotel Bright Angel Lodge (Aurons nous le temps de faire un tour d'helicoptere ?) J4 29/04 Route pour Monument Valley - Nuit : hotel San Juan à Mexican Hat J5 30/04 Excursion dans Monument Valley (4X4)- Nuit même hotel J6 1/05 Route pour Page - Nuit au Quality Inn J7 2/05 Route pour Bryce Canyon -Nuit au BW Ruby's Inn J8 3/05 Journée dans Bryce C - Nuit Même hotel J9 4/05 Départ pour Zion- Nuit au BW Zion Park Inn J10 - Départ pour Death Valley - Nuit au Furnace Creek Range J11 - Retour sur LV - Nuit au Riviera Hotel J12 - Rendu de la moto - Transfert en vol intérieur sur San Fransisco - Location voiture - Départ pour Yosemite Park - Nuit au Cedar Lodge à El Portal J13 - Ballade dans Yosemite P - Nuit même hotel J14 - Retour sur SF - Restitution voiture - Nuit Hotel Renoir J15 - Ballade dans SF - Nuit même hotel - J16 - SF - Nuit même hotel J17 - retour France J18 - Arrivée France

Nous aimerions aussi avoir des infos sur la météo que nous risquons de rencontrer, ainsi que des conseils sur les bagages que nous devons/pouvons emporter sur la moto. Petite précision, nous sommes 1 couple 48/50 ans.
Cinq jours à Yellowstone en juin: logement et visites? English translation pending
by Jeanke · 2007-12-10 · 17 replies
Bonjour,

Durant notre prochain voyage aux USA en juin 2008 nous avons prévu 5 jours à Yellowstone. Il grand temps de réserver les chambres. Nous comptons faire plusieurs hotel dans le parc afin d'être à chaque fois à proximité des endroits à visiter.

Quelles sont les zones du parc qui méritent plusieurs jours de visite? Avez-vous des trails à proposer? Comment établiriez-vous un séjour de 5 jours?

Nous arriverons par Jackson et repartirons par West Yellowstone.

Merci d'avance

Jeanke
Avis sur itinéraire de 24 jours aux Etats-Unis English translation pending
by Jojo42 · 2007-11-27 · 51 replies
Bonjour, Avec ma femme, nous partons en voyage de noce qux Etats-Unis. je souhaiterais savoir ce que vous pensez du planning qu'on s'est fait :

Date Ville Hôtel 02-juin-08 vol Paris Los Angeles Comfort West Sunset** 03-juin-08 Los Angeles Comfort West Sunset** 04-juin-08 Death Valley Furnace Creek Ranch*** 05-juin-08 Las Vegas Excalibur***(sur le strip) 06-juin-08 Las Vegas Excalibur***(sur le strip) 07-juin-08 Grand Canyon Yavapai lodge West** (dans le parc) 08-juin-08 Page Quality Inn** 09-juin-08 Monument Valley BW Wetherhill** 10-juin-08 Moab Comfort Suites*** 11-juin-08 Moab Comfort Suites*** 12-juin-08 Moab Comfort Suites*** 13-juin-08 Bryce Canyon Bryce Valley Inn** 14-juin-08 Bryce Canyon Bryce Valley Inn** 15-juin-08 Salt Lake City BW Garden Inn** 16-juin-08 Yellowstone / West Yellowstone Holiday Inn Sunspree Resort***(hors parc) 17-juin-08 Yellowstone / West Yellowstone Holiday Inn Sunspree Resort***(hors parc) 18-juin-08 Yellowstone / West Yellowstone Holiday Inn Sunspree Resort***(hors parc) 19-juin-08 Twin Falls (Idaho) Comfot Inn** 20-juin-08 Carlin proche Elko (Nevada) Comfort Inn** 21-juin-08 Lake Tahoe Quality Inn** 22-juin-08 San Francisco Handlery**** 23-juin-08 San Francisco Handlery**** 24-juin-08 vol retour 25-juin-08 arrivée en France

On s'est inspiré des conseils d'une agence qui nous a dit qu'il serait dommage de ne pas faire Yellowstone. Cela nous fait de la route, mais il parait que ça vaut le coup.

Si il y en a qui sont allés dans les hôtels cités, merci de bien vouloir nous dire ce qu'ils en ont pensé.
Vingt-cinq jours dans l'ouest des Etats-Unis en août 2007 English translation pending
by Fredxiii · 2007-11-26 · 64 replies
Voici le journal de bord d'une famille de 4 personnes qui s'est fait un vrai plaisir dans l'Ouest américain du 2 au 27 août 2007. Il s'agissait d'un deuxième voyage qui suivait celui de 2005. Nous l'avons voulu plus sauvage que le premier et nous remercions les quelques piliers du forum pour leur aide, ils se reconnaîtront. 😏

Le Parcours !!! (merci à Vazyvite pour la carte)



2 août 2007 Allez, c'est parti !! Paris - Londres - Phoenix Nous sommes dans l'avion, un petit sourire, nous partons pour Phoenix. On est tous contents là... Isabelle et nos deux enfants... moi je prends la photo 😉

Après une journée de vol, nous arrivons à bon (aéro)port à Phoenix à 18 h 00. Le temps de passer l'immigration, de récupérer les valises, 1... 2 et 3, elles sont toutes là. Ouf !!! On file au comptoir de Dollar, munis de notre précieux voucher. Après avoir répondu poliment en anglais au chargé de clientèle que nous ne voulons pas les assurances complémentaires et que "même si on va peut-être le regretter notre budget ne nous permet pas d'extra" nous descendons au niveau -1 pour récupérer notre fameux SUV. Coup de chance, il s'agit bien d'un 4x4 !!! Super, on pourra faire comme si "qu'on serai des aventuriers" !!

Le 4x4 Dodge Nitro. Intérieur tout en plastique, pas de luxe, taillé pour l'Aventure !!!

Bon, allez, direction La Quinta Inn pour une bonne nuit de repos, Nous partons demain matin pour Apache Trail.

Vendredi 4 août 2007 Ce matin, réveil à 6 h 00. Le décalage horaire nous fait payer notre voyage par une nuit écourtée. Nous nous rendons au lobby où un solide petit déjeuner nous attend. Départ pour l'Haventure, avec en grand "H".

8 h 00 nous partons en direction d'Apache Trail à l'est de Phoenix. Nous demandons notre route en chemin, personne ne connait. C'est pas grave nous allons tout droit vers l'Est, on trouvera bien... Nous arrivons à Goldfield, village fantôme à 9 h 00. Evidemment, tout est fermé, ouverture à 10 h00 l'été !! Les bâtiments ont été rénovés en magasins de souvenirs ou restaurant. Un rapide tour de la ville et nous décidons de ne pas attendre l'ouverture des magasins. C'est toujours ça d'économisé, hein... 😛

La Ville fantôme

Les montagnes de la superstition en face.



La lumière n'est pas terrible, ce n'est vraiment pas la bonne heure pour photographier mais nous sommes seuls, ça n'a pas de prix. Nous reprenons la piste d'Apache Trail, ça roule bien, pas vraiment besoin de 4x4 pour faire cette portion de route. Les paysages sont sympas, toujours écrasés de chaleur. Nous arrivons à Tortilla Flat, 6 habitants, un saloon et un marchand de souvenirs. Il faut entrer dans le saloon pour y découvrir un décor surprenant. Les murs sont tous recouverts de billets verts (des dollars, pas des post-it !!!).

Ca roule, ça descend, ça remonte, c'est de la balade tranquille jusqu'à Roosevelt.

Apache Trail



Après un arrêt pique-nique bien mérité, nous roulons plein sud en direction de Tucson. En août, c'est la basse saison, nous n'avons pas pris l'option de réserver les hôtels à l'avance en pariant qu'il y aurait de la place. Nous cherchons un peu et trouvons assez facilement une double queen au River Park Inn. La piscine entourée de palmiers et le petit déjeuner inclus ont fait la différence dans notre choix.

Samedi 4 août 2007 Départ de bonne heure et visite du Sonora Desert Museum. Très intéressant !! La faune et la flore y sont très bien représentées. Il faut compter au moins 2 à 3 heures pour visiter dans de bonnes conditions le site. Nous déjeunons sur place le midi puis nous partons pour Saguaro West NP. La chaleur est très présente. 35°C. Le tour en voiture se fait aisément. Il y a peu de promenades à faire, la seule que nous effectuons vers des pétroglyphs nous prend 45 minutes aller-retour. Si elle est aisée grâce à sa faible dénivelée, elle est néanmoins assez dure car effectuée en plein après-midi sous un soleil de plomb.

Saguaro NP



Nous nous reposons ensuite à l'hôtel autour de la piscine.

Dimanche 5 août 2007 Départ pour Tombstone " The town too tough to die". Bon, on voulait y faire un saut, en 3 heures, c'est fait avec la visite du cimetière en prime. On n'a pas trouvé ça génial. Tout est payant mais l'atmosphère y est bon enfant et reste familiale, c'est globalement une visite à faire.

Le Cimetière légendaire de Tombstone



L'atmosphère bon enfant de Tombstone



En fin de matinée nous partons vers Chiricahua NM. On nous avait prévenu. Le Nouveau Mexique c'est l'enfer l'été !!! Il y fait super chaud et les orages sont imprévisibles. En effet, nous visiterons Chiricahua sous la pluie avec une température descendue à 11° C. On se croit dans les Pyrénées le 15 août... 😕. Ca n'a pas l'air comme ça, mais c'est très grand hein... Et là, derrière, les nuages occultent le paysage.

Chiricahua NP

Bon, allez, il fait froid, on ne voit pas grand chose, on s'en va. Nous reprenons la route en direction de l'est, nous traversons Fort Bowie et nous roulons jusqu'à Las Cruces, parfois sous des trombes d'eau, d'autres fois sous une chaleur torride.

Lundi 6 août 2007

Ce matin, nous nous reposons un peu. Piscine au BW Mesilla. A midi nous partons pour Mesilla précisément, la vieille ville de Las Cruces. Bon t'énerve pas, la ville historique se résume à une Plaza, une église et des boutiques de souvenirs. Mais c'est sympa. On déjeunera dans un restaurant le bien nommé "La Posta" qui, comme son nom l'indique, est situé dans l'ancienne poste. Ils sont forts par là pour trouver les noms 😎.

Ci dessous une maison typique et l'église



Retour à l'hôtel pour prendre des forces, ce soir nous allons à White Sands NP. C'est la raison numéro un de notre boucle dans le Nouveau Mexique. Nous arrivons sur place vers 17 h 00 avec l'idée de se faire une soirée pique-nique et coucher de soleil. Malheureusement, des orages extraordinaires viennent troubler cette quiétude. Nous passerons néanmoins entre les gouttes mais pour le pique-nique et le coucher de soleil on repassera. 😕

White Sands

T'as vu la blancheur du sable ?





Et là, quelques minutes avant la fin du monde...



Un Yucca...



On rentre à l'hôtel et on se fait notre petit pique-nique dans la chambre en regardant la télé. Ca a du bon parfois.

Mardi 7 août 2007

Aujourd'hui, nous roulons vers Santa Fe. Après 5 heures de route, promenade dans le quartier historique et autour de la Plaza. C'est sympa la Plaza. Concert de musique, ville jeune et animée, Santa Fe mérite le détour même si tout y est cher. L'architecture de Santa Fe mérite à elle seule le détour. C'est une des bonnes surprises de notre séjour.



Mardi 8 août 2007 Grosse journée en perspective. Nous décollons (c'est une image, on est toujours en voiture) ce matin à 9 h 00 pour aller à Taos Pueblo, village Indien historique et gnin gnin gnin. La route est longue jusqu'à Taos, belle aussi car nous longeons le Rio Grande et croisons une boutique (?) qui collectionne les anciennes pompes à essence et vend une splendide Mercedes.



De nombreux rafts descendent le Rio Grande en contrebas, les balades ont l'air un peu plus sportives que sur le Colorado ou sur la San Juan river.... Prend des notes, ça peut servir.

Le Rio Grande



C'est l'arrivée à Taos, ville natale de Kit Carson (tu vois, tu as encore appris un truc aujourd'hui) Nous traversons la ville sans nous arrêter et allons directement vers Taos Pueblo. 24 $ plus tard, nous pénétrons dans le fameux Pueblo. Bon, autant te dire, ami lecteur que nous n'avons pas été impressionné par le site. Boutiques, touristes plus ou moins respectueux, ce n'est pas un souvenir impérissable que nous laissera ce village.

Taos Pueblo



Au retour nous faisons un crochet pour voir un pont routier métallique qui enjambe le Rio Grande. C'est très impressionnant, le tablier du pont tremble sur son armature lorsqu'un camion passe, c'est une sensation 'fête forainesque". Nous pique-niquons à la "rest area" du coin et reprenons la route pour Bandelier NM.

Le Rio Grande Bridge Un bridge comme ça j'en avais vu que chez mon dentiste...



Bandelier fait partie des parcs peu connus qui m'ont été conseillé. Il est préférable d'y aller comme nous l'avons fait en milieu d'après-midi et surtout hors saison. Il est très prisé des locaux et est régulièrement engorgé de véhicules y accédant. Nous - tu as remarqué on est meilleur que les autres - arrivons comme des fleurs vers 15 h 00 et nous garons à proximité du Visitor center. La promenade à pied tantôt au soleil et tantôt à l'ombre d'une durée de 2 h 00 est très agréable. Nous visitons des ruines Anasazis. Le peu de monde ce jour là nous fait apercevoir des daims, des ours sont signalés mais nous n'en verrons pas !

Bandelier NM



L'ensemble du Parc vaut la visite. Il convient lors d'une visite d'y venir tôt le matin et de pique-niquer sur place, il y a de multiples emplacements abrités.

Mercredi 9 août 2007 Départ de bonne heure ce matin car nous avons beaucoup de route à faire pour rejoindre le Canyon de Chelly. La première partie de la route est longue et sans intérêt. Nous nous arrêtons à Gallup pour acheter des bijoux Navajos et déjeunons dans un "vrai restaurant américain comme on en voit dans les films". C'est la fête, Hot dog à 1$ pour tout le monde !!!

Un snack à Gallup



Après de menus achats, nous trouvons la route pour le Canyon de Chelly.



Un arrêt rapide à Hubbel trading post NM et nous arrivons à l'hôtel Thunderbird Resort de Chinle au coeur du parc. L'accueil est correct, nous remplissons la glacière de boissons fraîches et de glace et longeons la rive sud du canyon jusqu'à Spider Rock. Depuis une semaine pratiquement que nous voyageons, nous n'avions pas encore vu de roche rouge. Ce manque est réparé, le Canyon est splendide !!!

La Rive Sud de Chelly



Spider Rock.



La promenade se termine en fin d'après-midi, peu avant le coucher de soleil

Jeudi 10 août 2007

Nous décidons de procéder à un conseil de famille. Que fait-on ? Rive nord de Canyon de Chelly ou bien visite de Monument Valley ? Après nous être tâtés (mais pas trop tout de même) la majorité des participants décide de refaire Monument Valley déjà visité en 2005. Nous reprenons la route, une fois de plus. Quelques miles plus loin, nous arrivons sur le site. Nous procédons bien volontiers à l'échange de nos dollars contre 4 précieux sésames et entrons dans la légende.

Monument Valley vue depuis le Visitor Center



La piste se fait facilement, voici une vue depuis John Ford Point.

Je te passe les photos que tu trouveras partout sur internet, tu en as déjà 2 beaux spécimens ci-dessus. 😛

Une visite rapide du trading post où nous succombons à l'achat de souvenirs divers et variés et nous déjeunons ensuite en plein soleil le long de la route en direction de Mexican Hat. Le check in au San Juan Inn se passe comme dans un rêve. La chambre est prête, on peut vaquer à nos occupations favorites. Je m'empare d'une bière, Isabelle se dirige à la "laundry", les enfants prennent un livre ou leur Game Boy. Temps libre jusqu'à 16 h 00.

Nous repartons frais et dispos en direction de Valley of the Gods. Le loop est très bien. On est dans un Monument valley miniature, sans les interdits ni la foule. Autant te dire qu'on est bien. La piste est sympa et relativement roulante.

Valley of the Gods



Le tour se termine, nous partons en direction du nord voir Moki Dugway et son point de vue. La route monte sans cesse, gravillonnée par endroits, bitumée à d'autres, le 4x4 ne comprend rien à ces changements de nature de sol et nous fait quelques frayeurs. Nous arrivons sain et sauf en haut, le coup d'oeil valait la peine.

Moki Mugway



Nous redescendons, faisons un saut à Gooseneck pour admirer les méandres de la San Juan River. Là encore, nous sommes seuls. Il est 18 h 00.

Gooseneck



Maintenant, il est temps de retourner à Monument valley pour voir le coucher du soleil. La journée s'y prête, il a fait beau, pas un seul nuage.

La route 163, arrivée à Monument Valley par le Nord... Tu connaissais déjà le paysage ?



La lumière est bonne, voici quelques photos en vrac. Tu noteras comme tu es malin la différence entre les 2 photos faites pour une le matin et pour l'autre à 19 h 30



Notre fille fait sa belle dans le soleil couchant



Vendredi 11 août 2007 Nous repartons en direction de l'Est vers l'Etat du Colorado. Un détour rapide vers le site des Four corners, seul endroit des USA où 4 Etats se rencontrent en angle droit. Tout est prétexte à faire payer l'entrée (3$ pa rpersonne) et une multitude de boutiques souvenirs nous attendent.

Les Four corner

Nous restons une demie heure sur place histoire de dire qu'on n'a pas payé pour rien et hop, nous prennons plein nord direction Mesa Verde.

La forêt de Mesa Verde a brûlé en 2000. Les arbres sont restés en place et les épineux repoussent depuis. e paysage de terre brûlée est étrange. Concernant le site, beaucoup de monde, on visite white Mesa et on replie les gaules rapidement. Tu as compris on n'a pas saisi la magie des lieux ni la culture Anasazi. Peut-être la fatigue, le mauvais temps... On ne sait pas.

Samedi 12 août 2007 Départ de Cortez ce matin. Nous quittons le Best Western où nous avons passé une bonne nuit de repos. La route qui nous mène à Moab via Monticello est bonne. Nous traversons de majestueux paysages cultivés. De grandes fermes jalonnent notre chemin Nous sommes surpris par le nombre de véhicules des années 60 stockés dans les jardins des autochtones. Chacun y va de son pick up ou de sa vieille "Chevy" posée là, tels des totems devant les maisons. D'autres font encore plus fort, il y a même des revendeurs de vieux véhicules tout droit sortis de Cars.



Nous continuons notre voyage vers The Needles. Aux environs de 10 h 30 nous joignons Needles Overlook. La vue est splendide quoique écrasée sous la chaleur.

Needles Overlook



Autre vue...



Il est 11 h 00 et nous nous concertons. Le but de la journée est de rejoindre Moab. C'est à 2 heures de route maximum et nous avons lu sur la carte qu'une piste peut nous mener plein nord à Anticline overlook. On ne connaît pas, on n'en a jamais entendu parler, on va donc y aller. C'est beau l'aventure non ? Même pas peur.

Un panneau routier (on n'en voit jamais dans les récits de voyageurs)

Après 17 miles de piste et après avoir croisé un daim qui manque de finir contre le pare-choc de la voiture 🤪🤪 nous sommes en vue de Anticline overlook. Il s'agit d'un point de vue sur les bassins de potasse aux environs de Moab. Dame Nature nous a gâté, le relief a pris une forme inattendue à cause d'un soulèvement géologique. Vois par toi-même.





Nous sommes seuls et décidons de nous restaurer sur place. Il fait un peu chaud tout de même, dans les 35°C mais nous trouvons un petit coin d'ombre aux alentours pour poser notre plaid au sol.

Nous repartons ensuite en direction de Moab et nous offrons un arrêt à Wilson arch.

Wilson Arch



Nous roulons ensuite en direction de Moab lorsque le voyant indiquant une défaillance dans la pression des pneus s'allume. Ca y est !! J'ai fait le malin sur la piste et nous sommes crevés à tous les coups. 🙁 Peu importe, je continue à faible allure et nous rallions l'hôtel réservé au préalable. La quinta Inn à l'entrée sud de Moab. Check in, prise des renseignements habituels sur le petit déjeuner etc. Les enfants dans la piscine, Isabelle et moi au chevet de notre valeureux 4x4. Remplacement du pneu après lecture approfondie du manuel du "parfait mécanicien du Dodge Nitro" en anglais bien sûr. Le lendemain je le ferai réparer au garage du coin pour la modique somme de 17 $.

Dimanche 13 août 2007

Aujourd'hui nous allons faire les choses plus doucement après la grosse journée de la veille. 10 jours que nous sommes aux Etats-Unis, il est temps de marquer une petite pose dans ces journées très chargées. A trop vouloir en faire on pourrait le faire mal. (C'est bien dit ça, je le ressortirai à l'occasion) nous partons visiter Dead Horse Park. Un State park hors de notre Pass, on s'acquitte des 5 $ d'entrée au visitor center.

Nous apercevons les bassins de potasse entrevus la veille, sauf que là, c'est vu du nord.



Nous décidons ensuite d'aller voir le point de départ de la piste de Shafer trail à Canyonlands "Island in The Sky", Parc que nous avions déjà visité en 2005. Nous faisons le tout début de la piste et lorsque nous jugeons que le précipice à venir ne nous permettra plus de rouler sereinement et en toute tranquillité, nous faisons demi-tour.

Le départ de Shafer trail vu de canyonlands...



Nous déjeunons sur place et partons nous reposer en ce début d'après-midi à l'hôtel. La chaleur est étouffante et les enfants réclament la piscine... Après cette coupure, nous repartons en fin d'après-midi en destination de Mill Creek recreation area. C'est un peu au sud-est de Moab. Nous croisons beaucoup de monde quittant les lieux. Chouette on sera moins nombreux !! nous nous baignons en rivière, l'eau est relativement chaude, nous profitons du calme, nous sommes bien..

Mill Creek



Retour à l'hôtel en début de soirée.

Lundi 14 août 2007

Après concertation la veille au soir, nous prenons la route de Potash road matinalement. Il s'agit du prolongement de la route 128 qui arrive de Shafer Trail au nord de Moab. La route bitumée nous mène le long du Colorado où se situe le départ des expéditions "rafting" de Tag-a-long entre autres. La piste débute ensuite. Tout est calme il est 8 h 30.

Le Colorado



La route nous mène en direction de la mine de potasse qui a donné son nom à la piste. Nous croisons quelques 4x4 Ford et autres Hummer des prestataires de Moab. Les passagers nous regardent, pour la plupart effarés de nous voir tous les quatre avec notre véhicule "de ville". La piste n'est pas trop difficile, parfois cassante, c'est encore une fois la solitude qui nous plait le plus.

Potash Road



Nous roulons environs 2 heures et nous faisons demi-tour au pied de Shafer trail dont la descente nous avait rebuté la veille. Nous retournons en ville et nous reposons au bord de la piscine durant les heures les plus chaudes de la journée, une autre sortie est prévue pour plus tard...

Vers 16 h, nous repartons en direction d'Onion Creek. Après renseignements pris au Visitor Center de Moab, nous sommes attirés par la balade. 4x4 OBLIGATOIRE pour cette piste!! Et si possible avec une grande garde au sol. Nous traversons la rivière 22 fois !! Bon, on est au mois d'août, la rivière est surtout un ru, mais c'est l'aventure quand même. 😛

Onion Creek





Le loop dure 3 heures à peu près. Nous le faisons assez rapidement car notre objectif est de finir la soirée aux Fisher towers. Nous passons un moment très agréable. Nous pique-niquons au pied des FisherTowers mais nous n'avons pas eu assez de temps au préalable pour faire la totalité du trail à pieds. Des orages grondent au loin qui nous font renoncer à passer toute la soirée sur place.





Allez, on plie les gaules, on s'en va avant que le ciel ne nous tombe sur la tête. Finalement, on ne prendra pas l'eau.

Mardi 15 août 2007

Nous quittons Moab à 8h50 après 3 jours passés sur place. Et encore nous n'avons n'a pas visité Arches, déjà visité en 2005. T'as vu le gâchis ? C'est te dire ami lecteur s'il y en a des choses à faire par là hein ? nous partons plein nord rejoindre l'autoroute I70 qui nous mènera jusqu'à notre destination. Nous visitons Crack canyon (San raphael Desert) et Temple Mountain. Notre destination est Goblin Valley où nous arrivons vers midi. C'est un State Park, nous payons 6$ l'entrée et nous nous installons sur la rest area. Une petite ballade au milieu des concrétions rocheuses et nous quittons le site vers 15 h.

Goblin Valley



Après cette halte sympathique qui nous laisse tout de même un goût d'inachevé car le site est relativement petit, nous poursuivons en direction de Capitol Reef.



Nous finissons nore trajet par un arrêt au visitor center de Capitol Reef pour nous enquérir des conditions météorologique du lendemain, les violents orages quasi quotidiens nous inquiètent un peu, nous devons visiter Cathedral Valley demain... Le ranger nous rassure en nous confirmant que la route est praticable en 4x4, des éclaireurs envoyés aujourd'hui sur place ont vérifié la piste. Si c'est pas de la conscience professionnelle ça... Bon, c'est pas le tout, on a un super rendez-vous ce soir. Des invités de marque. Vilcanota, son épouse, son frère et sa compagne. Nous joignons notre hôtel pour 2 nuits. Le Austin's chuck wagon à Torrey. On a réservé une cabin, c'est prêt.

La Cabin N°7 au Austin's Chuck Wagon



Les enfants à la piscine, Isabelle et moi en profitons pour faire quelques courses à l'épicerie d'Austin. Au Austin's Chuck wagon, tu manges Austin, tu dors Austin, tu te baignes Austin, tu grilles Austin. On achète de quoi faire griller de la viande, du charbon, Vilcanota apporte le dessert et... le vin. Le Bahans Château Haut Brion 1995 et un Savigny Les Beaune 1987 !!! Au pays de l'oncle Sam c'est un luxe inouï !! Ces vins sont depuis 2 semaines dans la glacière pour se protéger des trop grandes chaleurs.

Le vin et Vilcanota qui nous montre ses photos d'ours !!

Vilcanota et ses proches nous quittent la nuit venue, à bord de leur superbe Cadillac en... roulant à gauche sur 200 m 🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️. Les vins étaient très bons...

Jeudi 16 août 2007

Debout de bonne heure, nousnous dirigeons vers Cathedral Valley. Un nouvel arrêt au Visitor center afin de contrôler encore une fois la faisabilité de la piste et nous procurer pour 1$ un self guide autotour indispensable avec une carte basique et une explication sur les principaux points d'intérêt du parcours. Nous traversons le river Ford de la Fremont river.



C'est parti pour 70 miles. Ce sera un de nos meilleurs souvenirs. Nous ne croiserons et doublerons personne tout au long de la journée. Le trail nous aura pris 8 heures à peu près.

Bentonite Hills



South Desert overlook



Upper Cathedral overlook



Upper Cathedral overlook



Down in the Valley



Nous terminons le loop vers 16 h et rentrons à l'hôtel pour nous détendre.

Vendredi 17 août 2007

Petite étape aujourd'hui. Nous avons décidé de visiter Capitol Reef en profondeur. Toujours réveillés de bonne heure, nous partons en direction du sud et d'Escalante où nous passerons la nuit. La première partie du voyage consiste à traverser Dixie National Forest. Après les paysages arides de la veille, cette forêt de bouleau et de conifères semble incongrue. La route est belle et nous prenons Burr trail road. La route est bitumée tout au long de Long canyon. C'est un festival de couleurs, c'est splendide !!

Burr trail Road, au milieu des falaises comme découpées au couteau



La promenade est plus longue que prévue, les arrêts photos nombreux, nous nous arrêtons pour nous restaurer à Calf Creek et sommes obligés par manque de temps de supprimer la promenade vers la cascade. De toutes façons, vu le nombre de voiture sur le parking, il doit y avoir foule par là 🤪 .

Poursuivant notre chemin, nous obliquons vers Hole in the rock road. Après une quinzaine de miles de piste gravillonnée, nous sommes à Devil's garden. Paysage étrange, nous sommes submergés devant tant de beauté. Les rochers sont magnifiques, tous formant de délicieuses volutes enchanteresses (c'est beau là non ?). De nombreux Jack rabbits nous souhaitent la bienvenue avec leurs grandes oreilles (là c'est un peu neuneu non ?). Nous flânons au milieu du site.

Les molaires chères à mon dentiste après le bridge du Rio Grande... 🤪



Devil's Garden



En fin d'après-midi nous sommes accueillis très chaleureusement par Catherine au Bed and Brekfast "Rainbow Country", un contact donné par Sedonax, un de nos inspirateurs. Le soir nous subissons de violents orages, des trombes d'eau se déversent.

Samedi 18 août 2007

Après un petit déjeuner somptueux, nous partons en direction de Bryce canyon. Nous empruntons sur place Navajo loop trail et enchaînons par Queen's garden trail. La balade, d'environ 3 heures est très agréable, bien que très fréquentée au début tout du moins. C'est un éclatement de couleurs !!





Après cette belle promenade, nous pique-niquons à sunrise Point et nous nous présentons en début d'après-midi à la réception, nous avons réservé une cabin pour être au coeur du Parc.



Nous visitons le reste du Parc en voiture jusqu'à son terme. Le soir, nous nous rendons à pied à Sunset Point. Malgré la présence de nombreux visiteurs et de français particulièrement bruyants (calmés avec l'aide de touristes italiens) nous assistons au coucher du soleil dans une relative sérénité.



Dimanche 19 août 2007

Debout à 6 h pour assister, cette fois au lever du soleil à Sunrise Point



Bryce canyon au lever du soleil.



De retour à la Cabin, nous quittons Bryce canyon lorsque les premiers touristes arrivent au Park. Dans notre projet initial, cette journée était supposée être dédiée à la découverte de Cottonwood road et de Yellow Rock. Las, les orages ont tellement détérioré la route ces dernières semaines que celle-ci est impraticable, y compris aux 4x4. Il y a encore 1 semaine de travaux de prévus pour la remettre en état 🏴‍☠️. Pas question d'attendre. De fait, nous prenons la route en direction de Page via Kanab. Nous traversons Red Canyon et, en désespoir de cause, nous résignons à visiter Coral Pink Sand Dune. C'est un State Park, nous nous acquittons des 5$ d'entrée et parcourons le Park une paire d'heures. Des buggys rugissants nous agressent les oreilles 😕. C'est permis ici monsieur, c'est même recommandé de venir s'éclater au milieu des dunes !!

Un buggy dans les dunes



Une fleur dans le sable



Nous repartons en direction de Kanab où nous nous restaurons au Rocking V. Un restaurant sympa avec petite galerie d'art et de succulentes chips de légumes.

En milieu d'après-midi nous arrivons au Lake Powell où nous nous baignons au milieu de familles américaines descendues jusqu'au lac en camping car !!! En fin d'après-midi, check in au Day's Inn, lessive et repos. Page n'était qu'une étape dont la proximité avec Cottonwood road nous plaisait sur notre planning initial. Il y a plein de choses à faire par là. Nous en avions profité en 2005. Antelope Canyon et Horseshoe Bend sont à faire. Une promenade en bateau sur le Lac Powell est aussi envisageable quoique très chère.

Lundi 20 août 2007

Départ pour le Grand Canyon sud. Nous entrons par l'entrée Est et faisons Desert view, watchtower



Après avoir pique niqué sur la route, nous arrivons à Mather Point. C'est sympa Mater Point !! Moi, ça m'a rappelé les Grands magasins durant la période de décembre avant Noël !! Ca pousse, ça respecte rien, ça pleure, crie, interpelle, piaille, chouine dans toutes les langues, avec un goût prononcé pour les langages asiatiques. Et vas-y que je te jette des p'tits bouts d'papier pour voir "comme qu'ça vole du haut vers le bas". Bon allez, Mather Point déjà vu en 2005, on file directement vers le village, nous nous garons à proximité du Maswick view lodge où nous séjournerons et prenons la navette en direction de Hermits road. Nous descendons à Hopi Point et randonnons le long de la rive jusqu'à The Abyss. Du calme, quelques randonneurs, nous nous ressourçons auprès de Mère Nature.



Nous reprenons le shuttle jusqu'à Hermits et rentrons au Village procéder au check in du Maswick. Chambre sympa, nous nous reposons avant d'assister au coucher de soleil sous les terrasses du Bright Angel Lodge.

Coucher de soleil vu depuis l'hôtel



Mardi 21 août 2008

Départ ce matin après un petit déjeuner prit en chambre. L'objectif est de rallier Kingman via la route 66. Un premier arrêt à Williams où nous procédons à quelques achats de souvenirs.



Nous filons en direction de Seligman. Le tour de la ville est vite fait, nous nous restaurons dans un restaurant très simple où le propriétaire perpétue l'esprit "Route 66". C'est sympa, la déco du terrain aussi, faites un tour dans les WC, ça vaut le coup. 😏



Ayant prit un peu de retard, nous quittons la mythique Route 66 et reprenons l'autoroute pour joindre Kingman.



Au départ, l'objectif était de continuer par la route 66 et de descendre toucher le Colorado à Peach Springs. Ce sera pour une autre fois par manque de temps . Le check in au Day's Inn se fait d'autant plus facilement que tous les hôtels sont vides à cette saison. La chaleur est étouffante. Il doit faire plusieurs centaines de degrés. Ca ne nous empêche pas de repartir, en direction de Oatman, ville "fantôme" rendue célèbre par ses Burros en liberté.

Ici, un burros bloque la rue principale.



Le camion attendra de longues minutes que celui-ci veuille bien se mouvoir de quelques yards à droite pour passer. On connaissait les vaches sacrées en Inde, à Oatman il y a les Burros. Eux sont sacrés comme le roi Dollar. 😛. Nous retournons à Kingman. La route est bonne, une heure dans le désert et la montagne.

Mercredi 22 août 2007

Le petit déjeuner au Day's Inn est sympa. Nous avalons nos waffles et prenons la route de Las Vegas. Pas question de s'arrêter au Hoover Dam, moi, les barrages ne me font pas rêver. Nous arrivons à Las Vegas et attaquons munis de notre précieuse Carte Bancaire dorée sur tranche les magasins du mall situé au Sud du strip. Les boutiques Levi's, converses et autre Nike ou Adidas implorent notre pitié. Nous nous arrêtons à 15 h, fourbus mais surtout fiers du devoir accompli.

Nous remontons le strip et logeons au Flamingo. Nous allons passer 2 jours à Las Vegas à arpenter les hôtels.

Jeudi 23 août 2007

Las Vegas piscine au Flamingo.

Welcome !!!



Le Louxor La piscine du Flamingo



Le Wynn (c'est marqué dessus)



Mac Do



Las Vegas la nuit





Vendredi 24 août 2007 - Samedi 25 août 2007 -

En route pour Los Angeles que nous n'avions fait qu'effleurer il y a 2 ans. Tout le monde nous avait dit à l'époque que Los Angeles ce n'était pas terrible. Effectivement, on n'a pas vraiment aimé, mais au moins on s'est fait notre propre opinion. Il y a deux ans on avait terminé par San Francisco 'l'Européenne", là on fini par Los Angeles qui a de particulier ceci. On n'arrive JAMAIS à Los Angeles. On a toujours l'impression d'être en route vers quelque part, sans arriver. Pas de centre ville, pas de piétons etc. En vrac sur trois jours, nous verrons:

Jour 1

Route de Las Vegas à Los Angeles

Visite de Hollywood boulevard (2 heures)



Mulholland drive (2 heures en voiture, balade très agréable et vue sur le Smog si cher à Harry Bosch) 😛



Jour 2

Le Pier de Santa Monica et la promenade 3rd (4 heures avec restaurant sur place Bubba Gump bien sûr !!)



Venice (2 heures à pied)



Malibu avec une petite baignade sur place (3 heures)



Jour 3

Promenade sur Sunset boulevard et UCLA (2 heures)

Beverly Hills ( 2 heures)



El pueblo au centre ville avec déjeuner sur place ( 2 heures)

Promenade à City walk à Universal studio, le parc ayant été fait il y a 2 ans on n'a pas éprouvé l'envie irrépressible de recommencer. (2 heures)

Jour 4

Ben là, c'est fini... Nous imprimons les cartes d'embarquement à l'hôtel, nous nous rendons à l'aéroport, nous restituons la voiture, nous écrasonse une larme qui coule doucement sur nos joues burinées par le soleil et repartons, fiers, vers la Mère Patrie, berceau du Camenbert et du Roquefort, du bon vin, du savoir vivre. Bon on déchantera vite en arrivant à roissy CDG. Mais ça, c'est une autre histoire... 😛

Epilogue

Ce qui était bon: La solitude des grands espaces, la gentillesse des américains, les rencontres, se retrouver en famille tous les 4. Ce qui était moins bon: On a rien gardé de mauvais et s'il y en avait on l'a oublié.
Retour d'Ouzbékistan: un super beau voyage! (septembre/octobre 2007) English translation pending
by Mamina64 · 2007-11-20 · 49 replies
Bon, allez, je me lance...

J'ai trop apprécié, avant mon départ, de lire les carnets des autres voyageurs pour ne pas faire profiter de ma petite expérience les futurs conquérants de l'Ouzbékistan. Mis sur papier les souvenirs vont être plus concrets et c'est aussi un peu pour vous la Tribu ! 😉

Après pas mal de réflexions nous avons fini par opter pour un voyage "clé en mains" alliant visites culturelles, beaucoup de temps libre, randos, nuits chez l'habitant, petits hôtels traditionnels et surtout possibilité de privatiser notre groupe... et quel groupe ! quel groupe ? : trois couples de "jeunes retraités" Yolande et Jean-Marie, Annick et André, Pierre et Mamina (pour les petits-enfants et pour VoyageForum). Nous nous connaissons depuis....bof... très très longtemps, nous avons souvent voyagé ensemble mais nous sommes très séparés géographiquement, nous sommes donc ravis de nous retrouver une fois de plus ! Jean-Marie a rempli sa gourde d'eau bénite de Lorraine, André a préparé quelques bonnes réparties, Pierre part à la découverte avec son flegme habituel et nous les femmes, nous avons bien affuté notre langue... le voyage ne sera pas long, nous avons trop de choses à nous raconter ! ça va les enfants ? 😛

Et puis d'abord, pourquoi l'Ouzbékistan ? certainement pas grâce aux opinions diverses et peu (!) variées des gens à qui nous l'avons annoncé : où cé ? kes ki y'a là-bas ? kes ke vous allez faire ? vous z'avez pas peur ?... ben évidemment ! un pays en AN ! proche de l'Afghanistan... des fois qu'on rencontre Ben Laden... c'est vrai que nos mésaventures ivoiriennes en ont refroidi quelques-uns... mais ça, c'est une autre histoire...

C'est donc sous un ciel pluvieux et après des embouteillages monstres que nous quittons Paris fin septembre. Une personne de l'agence nous a remis nos billets d'avion, nos passeports et nos visas à l'aéroport... petite surprise : nous sommes douze à faire le même voyage... bon on verra ça à l'arrivée... ce sont des gens charmants mais nous espérons bien être à six !

Arrivée à Taschkent à 7 h 30 nous devons reprendre un avion pour Ourgentch à 10 h. Nous avons largement le temps, du moins c'est ce que nous croyions ! juste avant nous un avion venant de Turquie a débarqué une bonne centaine de femmes, probablement des commerçantes, qui ont chacune 2 à 3 chariots remplis de colis impressionnants. Les douaniers, en fort grand nombre mais guère efficaces en rapidité vérifient minutieusement les paquets, les factures, les documents divers et, 2 h après nous n'avons pas avancé d'un pas ! il n'y a bien sûr aucun guichet de transit. Nous essayons tant bien que mal de faire comprendre à des fonctionnaires nonchalamment appuyés sur les comptoirs que l'heure approche pour nous... sans réaction... nous nous adressons à l'un d'entre eux qui semble être le chef (enfin, un peu plus agité, un peu plus de galons, comme quoi on peut vite devenir chef !) il s'en fiche aussi... un autre enfin entend notre demande et ouvre un nouveau guichet. Nous n'avons pas un temps de réaction suffisamment rapide, 2 commerçantes ont pris les devants, il nous faut encore attendre... là ça devient chaud ! et personne manifestement de l'agence dans les environs. A 10 h, l'heure du départ, nous sommes enfin en territoire ouzbek, un jeune homme brandit une pancarte à notre recherche, il avait interdiction de s'approcher plus et nous attendait bien trop loin. L'avion sera en retard, il nous attend un peu plus loin, qu'est-ce-qu'on ne fait pas pour des touristes ? c'est un Tupolev, les fauteuils sont un peu avachis, il manque parfois un bout de ceinture (les hotesses doivent les prendre pour leur démonstrations 😏 ) mais tout va bien, on ne nous a pas hué pour notre retard, bien au contraire, des sourires partout, après l'air revêche des douaniers, c'est bien sympa !

Nous rejoignons donc Ourgentch, à l'Ouest du pays et nous reviendrons dans 13 jours à Tachkent en faisant le trajet par la route via Khiva, Boukhara, le désert du Kysyk Kum et le lac Aydarkul, Nurata, Samarkand, Shahrisabz, le village d'Ayakchi pour une rando, à nouveau Samarkand puis la capitale.

Sortie rapide à l'aéroport d'Ourgentch. Nourali nous accueille, il sera notre guide francophone pendant le séjour. Pour l'instant nous sommes toujours 12 (!) Nourali nous conseille d'aller effectuer du change à la banque toute proche. Les premiers auront la chance d'avoir 50 euros, les derniers 20 euros, difficile d'obtenir les justificatifs (ne vous embêtez pas avec ça, vous devez effectivement dans l'avion déclarer les sommes que vous amenez et déclarer ce qu'il vous reste au départ, mais aucun justificatif n'est réclamé, ne prenez que des euros en liquide pour partir) Plusieurs fois par la suite nous avons eu du mal à obtenir des liquidités dans les banques et nous n'étions pas dans des hébergements qui permettaient le change, ne comptez pas sur les distributeurs non plus. Celà n'a toutefois pas été un problème dans la mesure où nous n'avions pas beaucoup de dépenses à effectuer et souvent nous avons pu payer en euros.

Nous montons dans un minibus Sangyong (marque coréenne) pratiquement neuf et en route pour Khiva sous un magnifique soleil.

Premiers regards sur les remparts, nous rentrons dans la vieille ville et nous voilà installés dans un petit hôtel charmant, non loin de la porte ouest. (Hôtel Arkonchi) C'est une ancienne maison traditionnelle en bois entourant un jardin bien ombragé, des tapis partout, des tentures brodées sur les murs. Nous montons à l'étage, notre chambre (une véritable bonbonnière rose -Annick et André ont la même en bleu-) fait face à une terrasse couverte dont le sol est caché par des tapis très colorés et de nombreux coussins. Devant nous, au-delà des muriers de la cour, les premières coupoles bleues ou turquoises, les premiers minarets se détachent dans le ciel, le tout sur l'ocre des murs de brique... oui, ça y est... on pourrait voir passer un tapis volant... oui, ça y est... nous sommes au pays des mille et une nuits !
Voyage dans l'Ouest américain: semaine 1 English translation pending
by Rage2001 · 2007-11-11 · 18 replies
Voilà, c’est fini… 2 semaines dans l’ouest américain en compagnie de mes compères Fabien et Fred qui auront été aussi belles que prévues… Pour immortaliser ce voyage, beaucoup de photos et de films, mais avant tout des souvenirs plein la tête et une forte envie de revoir un jour ces lieux qui regorgent de trésors. Afin de vous faire partager nos sentiments et nos ressentis mais aussi pour convaincre les éventuels indécis, voici quelques mots et quelques photos retraçant grossièrement notre périple.

SEMAINE 1

Samedi 8 septembre : Après une traversée de l’Atlantique sans encombre, nous faisons escale à Detroit où la modernité de l’aéroport me surprend, mes préjugés scolaires sur la crise économique dans le nord-est des Etats-Unis en prennent un coup !



La première immense bannière étoilée est aperçue dans cet aéroport, derrière une fontaine dont la rapidité des jets d’eau joue avec l’objectif de mon appareil photo…



Après un interminable vol interne entre Detroit et Las Vegas, nous arrivons enfin à destination avec plus d’une heure de retard… Les premières joutes verbales (sans compter l’éphémère « conversation » avec le douanier) ont lieu avec une personne de l’agence Alamo, auprès de qui nous avons loué un SUV. Je ne m’en tire pas trop mal, nous pouvons nous diriger vers le parking… Et là, après s’être fait à nouveau assommer par la chaleur (plus de 30°C vers 22h), bonne surprise, comme je l’avais lu à plusieurs reprises, les loueurs font souvent du surbooking. Nous avons donc le droit de choisir parmi toute une rangée de voitures appartenant à une catégorie supérieure. Nous optons pour le Toyota 4Runner. Fred, tout excité, prend le volant de ce monstre et nous nous dirigeons vers l’hôtel « Emerald Suites » que Fabien avait réservé début juin. Un motel classique, c’est-à-dire immense et où la climatisation tourne à plein régime, situé quelques kilomètres au sud du Strip, et où il est surtout temps de se mettre au lit : il est 23h passées, soit 8h du matin en France… Un petit coup de fil à la France qui se lève tôt (!) et puis dodo !

Dimanche 9 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, enfin je parle pour moi car Fred et Fabien me raconteront un peu plus tard comment une arrestation un peu musclée dans une chambre voisine est venue perturber leur sommeil, nous nous réveillons vers 9h (soit une des plus grosses grasses matinées du séjour) et notre premier réflexe est de sortir pour observer les alentours : chaleur écrasante, montagnes dénudées de toute végétation, le Nevada tient bien sa réputation ! Première mission du voyage : faire de grosses provisions car nous savons que les prochains jours nous n’apercevrons pas beaucoup de commerces, sans oublier l’indispensable, à savoir une glacière et des oreillers pour nous trois, les cassés du dos… Etant donné que nous partons en direction de Valley of Fire (au nord-est de Las Vegas), nous traversons Las Vegas de jour. Sin City semble plutôt calme à cette période de la journée. La mission oreillers est plus difficile que prévue mais nous trouvons finalement notre bonheur dans une des multiples « pharmacies » croisées, où des machines à sous sont disposées directement derrière les caisses. Nous quittons donc cette ville édifiée au milieu de nulle part et empruntons la route n°15 construite… au milieu de nulle part. La sécheresse et l’immensité des lieux réussit à nous surprendre malgré tout ce que l’on sait sur le Nevada. Nous pensons alors aux recherches de Steve Fossett, disparu 6 jours plus tôt : c’est pire que chercher une aiguille dans une botte de foin… Nous comprenons que nous nous rapprochons de Valley of Fire lorsque la terre prend une légère teinte rougeâtre.



Pour immortaliser le début de notre périple, un arrêt photo s’impose à l’entrée du parc.



Il y fait très chaud, environ 100°F, soit quasiment 40°C à l’ombre, la Vallée du Feu porte son nom à merveille. Heureusement, le fait qu’il y ait peu voire pas d’humidité dans l’air rend la chose plus supportable. Nous croisons de drôles de formes géologiques rouges, comme si la terre avait expulsé de ses entrailles de gros blocs encore chauds…



Pour dominer un peu tout ce spectacle qui s’offre à nous, je grimpe sur ce que l’on pourrait, avec un peu d’imagination, décrire comme un corps de lion pétrifié dont la tête surveille les visiteurs qui franchissent l’entrée du parc.



Direction le Visitors center où nous jetons rapidement un œil à une expo sur la faune locale avant de grignoter sur un banc en retrait et de faire connaissance avec les premiers chipmunks (tamias en français) du voyage.



La vue s’étire loin et la terre rouge vient superbement contraster avec le vert de la végétation rase.



En possession de diverses cartes, nous décidons de pousser la balade dans le nord du parc, avec un premier arrêt à Rainbow Vista. Le panel de couleurs est encore plus impressionnant et le soleil baissant ajoute une lumière magnifique au panorama. La sinuosité des routes qui semblent se diriger dans l’inconnu s’apparente à une forme de bienvenue dans l’ouest américain.



Une dernière photo de cet endroit magique avant de se rendre vers les White Domes pour une randonnée avant le coucher de soleil.



Après quelques minutes sur une route passant dans des lits de cours d’eau formés par les pluies orageuses (ça secoue !), nous arrivons au point de départ de la randonnée qui nous attend. La pensant courte, nous n’emmenons ni à boire, ni à manger. Cette promenade nous amène sur un ancien lieu de tournage de westerns, où subsistent quelques ruines ayant servi aux différents tournages.



Ce lieu est censé former le point depuis lequel nous attaquons le retour par un autre chemin. Voyant quelques traces de pas dans le sable rouge, nous nous engageons dans un mini canyon. A cet endroit du parc, les différentes strates de roches possèdent des couleurs assez vives et différentes. On dirait qu’elles ont littéralement été peintes.



Quelques dizaines de minutes plus tard, nous nous rendons compte que nous n’avons pas emprunté le bon chemin. Mais nous finissons par apercevoir la route du parc et après une bonne marche, nous regagnons finalement notre voiture. Il était temps, notre soif était grande, nous liquidons dans la foulée un litre de Powerade chacun ! Pour notre première soirée en camping, nous faisons la connaissance d’un drôle de rongeur qui vient chercher quelques chips au pied de notre table, une espèce de souris avec une très longue queue. Il fait nuit depuis un moment déjà, donc trop tard pour aller se doucher car il n’y a pas de lumière dans les sanitaires, même si quelques éclairs lointains et les lumières de Las Vegas (pourtant située à plus de 60 kilomètres à vol d’oiseau !) viennent contrarier un ciel très étoilé. Nous nous couchons mais le sommeil tarde à venir étant donné la chaleur qui règne dans les tentes.

Lundi 10 septembre : Il n’empêche ! Fabien et moi sommes debout dès 6h du matin, tout enchantés par les rochers qui s’enflamment avec les premières lueurs du soleil. Nous décampons vers 7h30, direction Zion National Park. La route qui nous mène vers la sortie est du parc nous offre un paysage désertique…



Dernière étape d’un parc que j’aurais beaucoup aimé pour sa variété de couleurs, Elephant Rock, que je dresse difficilement.



Avant de rejoindre la route n°15, nous traversons Overton et Logandale, 2 villes perdues au nord du Lake Mead. Mais les gros bus jaunes d’écoliers sont là pour nous rappeler que la vie existe, même ici. Puis nous passons à proximité de Mesquite, à la frontière de l’Utah, exactement le type de ville que je m’imaginais avant d’arriver : un Mac Do, un maillage urbain très quadrillé, des lotissements flambant neuf et un golf, tout ça en plein désert ! Nous arrivons vers 11h30 à Springdale qui marque l’entrée sud de Zion National Park, où nous achetons l’Annual Pass qui nous permet d’entrer dans tous les parcs nationaux.



Dans un petit resto de pêcheurs glacé par la climatisation, nous commandons un bon vieux hamburger et une énorme limonade remplie de glaçons. Le temps se dégrade et quelques gouttes de pluie viennent taper sur les carreaux près de Fabien. Notre programme étant chargé, il ne faut pas traîner. Première balade de la journée : Canyon overlook. Après quelques kilomètres au pied de grandes falaises, nous traversons le tunnel du Mont Carmel. Le début de la rando se fait à sa sortie. Une marche facile d’une grosse demi-heure et au bout, un panorama époustouflant sur le canyon de Zion. De plus, la chance est avec nous puisque le soleil pointe le bout de son nez. Nous sommes pris en photo devant ce paysage grandiose par un Breton, le monde est petit…



Nous redescendons dans la vallée pour prendre le bus du parc qui doit nous déposer à l’arrêt « La Grotto ». Le chauffeur, qui lègue quelques commentaires sur les lieux, a une voix étrange, comme droguée par la routine de ses paroles. Nous entamons la West Rim trail avec pour but la fameuse Angels Landing trail, dont j’ai entendu dire qu’elle est très impressionnante. Je deviens impatient de la découvrir, tant j’aime les paysages graves et excessifs. Soudain, sur le sentier, je croise une femme qui sursaute lorsque son regard tombe sur… un crotale, serpent mortel très présent dans le sud-ouest américain. C’est le premier reptile que nous voyons, mais je pense qu’à ce moment-là, nous en avons déjà croisé quelques-uns sans s’en apercevoir ! Au bout d’une bonne heure de marche, nous atteignons le redoutable secteur des Walters Wiggles, un enchaînement d’une vingtaine de lacets sur un chemin à fort dénivelé, qui me rappelle l’ascension d’un certain Mont Olympe en Grèce. Mais la récompense est belle : depuis le Scout Outlook, la route du fond de vallée n’en mène pas large. Et pour cause, elle est 300 mètres plus bas !



C’est ici que débute la vertigineuse Angels Landing trail, c’est aussi ici que Fabien et Fred m’attendront. Ce dernier effort est le plus dur, tant sut le plan physique que sur le plan psychologique. Il s’agit de monter à même la crête les 160 derniers mètres de dénivelé.



Tout au long du parcours, des chaînes sont là pour aider les marcheurs tant le ravin est proche. D’ailleurs, une pancarte avertit que des chutes mortelles se sont déjà produites : rassurant !



Je ne suis pas sujet au vertige, mais un passage apparaît quand même très tendu : le sentier ne fait que 2 ou 3 mètres de large et de chaque côté de celui-ci, un précipice de plus de 400 mètres… Mes jambes flagellent un peu mais j’essaie de faire abstraction du vide. Il fait chaud et le soleil tape désormais. Je m’arrête assez souvent pour boire et pour profiter de ce spectacle.



Peu de personnes sur ce parcours mais à chaque fois que j’en croise ou presque, on me dit « Be safe ». J’atteins enfin le sommet où 6 personnes contemplent le paysage. Une touriste italienne raconte son séjour à un couple d’américains cinquantenaires et pendant ce temps-là, un chipmunk tente d’investir mon sac à dos pour y chiper quelque nourriture.

Je fais 2 ou 3 photos du canyon et dans un élan de maladresse, je fais tomber le pare-soleil de mon appareil photo qui se loge à quelques centimètres du ravin de 500 mètres… Je parviens difficilement à le récupérer et me décide à rejoindre Fabien et Fred, qui m’attendent tranquillement au niveau de Scout Outlook. La redescente nous paraît longue. Vers 18h, après d’âpres négociations avec Fred, nous allons jeter un œil aux cascades de Lower et Middle Emerald Pools qui n’existent quasiment pas en cette fin d’été. Sur le retour, nous croisons quelques cervidés dans les sous-bois, proches de la Virgin river. Une fois de plus, nous mangeons de nuit au camping de Watchman. Nous testons les chips au piment de Fred, échec n°1 ! Fabien se fait un plaisir de goûter à son French Bread, échec n°2 ! Fred et moi essayons le jambon caoutchouteux sous vide, échec n°3 ! On se contente finalement de chips classiques et de boîtes de thon… Pour finir en beauté la journée, on apprend que le camping ne dispose pas de douches. Ayant pas mal sué lors de cette journée, Fred et moi improvisons une douche en regroupant les différentes bouteilles d’eau et en les remplissant au robinet. Mais les nuits de septembre à Zion sont fraîches et ce qui devait être un plaisir se transforme en calvaire. Fabien, nous voyant souffrir, préfère s’endormir sans se laver.

Mardi 11 septembre : Ce matin, pas un nuage dans le ciel. Nous sommes impatients de découvrir le prochain parc. Nous prenons la route tôt le matin car nous sentons déjà que Bryce Canyon va être incroyable. J’ai d’ailleurs prévu plusieurs marches autour et dans l’amphithéâtre. Mais nous n’en sommes pas là ! Nous quittons Zion National Park dont les immenses falaises baignent dans le soleil.



L’est du parc est magnifique et assez différent de ce qu’on a vu de Zion pour l’instant. Nous ne cessons de monter en altitude, le temps est idéal en cette matinée : un ciel d’un bleu très profond et une température parfaite pour rouler et faire quelques arrêts photos (20-25°C).



Nous faisons le premier plein d’essence à Mount Carmel Junction où nombre de bus touristiques jonchent les différents parkings des commerces et autres stations essence. L’addition n’est pas très lourde, une fois divisée par trois et grâce à un dollar très bas ! En terme de villes ou plutôt villages croisés, Orderville et Glendale, puis quasiment plus rien jusqu’à Bryce Canyon, soit environ 80 kilomètres sans urbanisation… Les premiers « hoodoos », ces espèces de pitons rocheux sculptés par l'érosion, apparaissent au niveau de Red Canyon. Un léger avant-goût de ce qui constitue sans doute le plus beau des parcs nationaux de l’Utah. Nous passons dans un tunnel creusé à même la roche, laissons l’aérodrome de Bryce Canyon sur notre gauche et ça y est, nous y sommes. Beaucoup de commerces et de logements pour accueillir ceux qui, comme nous, veulent découvrir cette merveille de la nature. Quelques kilomètres plus loin, nous entrons officiellement dans le parc. Arrêt photo obligatoire.



Nous trépignons d’impatience, c’est pourquoi, avant de revenir déjeuner au Ruby’s Canyon Diner, nous faisons le choix de nous rendre à Sunset Point pour avoir un premier aperçu. Dans ce parc très boisé, beaucoup de cervidés pas farouches, à quelques mètres seulement de la route.



Nous arrivons enfin au parking qui permet d’accéder à Sunset Point. Plein d’énormes camping-cars locatifs sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas les seuls à venir observer ce paradis géologique. Et puis l’émerveillement. Un endroit magique mêlant le rouge de cette terre si caractéristique du sud-ouest américain, le vert des centaines de pins qui occupent les lieux, le bleu du ciel et le blanc des quelques nuages qui bourgeonnent. Nous prenons le temps d’écrire quelques cartes postales devant cet exceptionnel panorama.



Nous sommes le 11 septembre 2007 et j’ai l’impression que la nature essaie de compenser par sa beauté le drame auquel on a assisté 6 ans plus tôt jour pour jour à New York.



Nous prenons la Rim trail. Sur notre droite, une forêt de pins, dont certains arbres ont été calcinés par les incendies de l’été. Sur notre gauche, nous dominons ce qu’on appelle ici l’amphithéâtre. Quelques arbres, dont l’équilibre paraît plus que précaire, s’accrochent à la paroi, comme s’ils avaient fui la violence de ces feux.



Ici, même si les dimensions du parc sont beaucoup plus humaines que celles des voisins Capitol Reef ou encore Grand Canyon, la nature a formé des hoodoos de 30 mètres de haut dont la posture paraît parfois fragile.



Nous continuons notre tour de l’amphithéâtre et apercevons quelques rapaces qui volent fièrement au-dessus de nos têtes.



Depuis Bryce Point, j’observe avec attention ce que j’imagine être les fondations de l’amphithéâtre et me rends compte de la taille des pins qui doivent au moins mesurer 10 mètres de haut. Je n’ose pas imaginer la taille des gros hoodoos…



Nous voilà au point le plus haut de notre séjour : 8 300 pieds, soit précisément 2 530 mètres. Il fait bon mais nous sommes prévenus, à cette altitude, les nuits sont beaucoup plus fraîches.



Nous suivons notre planning qui doit nous guider vers la Peekaboo Loop trail mais une barrière et une pancarte nous indiquent clairement que ce sentier n’est pas accessible ce jour. Nous faisons donc demi-tour pour rejoindre notre point de départ, Sunset Point, d’où l’on décide d’enchaîner les Navajo Loop et Queens Garden trails. C’est une descente dans le cœur du parc au milieu des hoodoos. Les pins, d’ordinaire majestueux, paraissent ridicules à côtés de ces monstres minéraux.



Une fois sur la Queens Garden trail, nous ne croisons plus grand monde. Nous suivons des lits de cours d’eau aujourd’hui à sec, et à un moment, je pense à la violence des éléments qui les ont creusés. Le ciel est par endroits menaçant, je fais soudainement le lien avec l’absence de marcheurs. Mais il n’en est rien, Dame Nature est avec nous, les gros nuages sombres iront déverser leur contenu un peu plus loin, laissant place à une jolie lumière de fin de journée.



Ma dernière photo du jour est pour cette espèce d’animal pétrifié à huit pattes, comme bloqué dans sa progression par tous ces pins qui l’entourent.



Nous quittons (provisoirement) les lieux pour regagner le North campground. Notre emplacement semble isolé, d’autant plus quand nous apprenons que des ours bruns ainsi que des couguars peuplent les environs… Nous nous installons comme à l’accoutumée, en 2 minutes chrono, devant quelques yeux stupéfaits par cette belle invention française qu’est la tente Quechua. Le soleil baisse inexorablement, il est temps pour nous de se mettre à la recherche de pommes de pins et autres branches pouvant alimenter un feu qui sera un confort thermique pour notre dîner.



Ca y est, le soleil est couché, la température baisse à vue de nez. Je pose mon téléphone à l’écart de toute source artificielle de chaleur, son thermomètre confirme cette brutale chute de température. Après un repas comme souvent frugal, nous partons à la recherche des douches annoncées par les brochures du camping. C’est une lutte interminable, non seulement pour trouver l’emplacement du bloc sanitaire, mais aussi pour obtenir les 8 pièces de 0, 25 dollar requises par douche ! Nous y parvenons juste avant l’heure de fermeture fixée à 22h. Bien salis par la quinzaine de kilomètres parcourus dans la journée, nous profitons longuement de cette eau chaude, essayant de faire abstraction du mauvais état hygiénique de ces sanitaires. Dehors, l’air devient vraiment froid, il s’agit de bien se couvrir pour regagner notre emplacement. Je me rends compte qu’un paquet de chips, tentant pour les ours, traîne dans ma tente, mais la flemme me pousse à le caser au fond de mon sac à dos plutôt que d’aller le mettre dans la voiture.

Mercredi 12 septembre : 6h30, le réveil nous presse d’aller un faire un tour à Sunrise Point. Fred reste au lit, Fabien et moi préparons nos appareils photo et nous rendons voir ce magnifique lever de soleil. Et nous ne sommes pas les seuls ! Une multitude d’objectifs est braquée sur l’amphith��âtre que les premiers rayons du soleil embrasent violemment.



La température ne dépasse pas les 4°C, nous sommes frigorifiés, mais le spectacle offert occulte largement cette sensation douloureuse. Après une bonne heure passée à dire au revoir à Bryce Canyon, nous rejoignons Fred au camping qui, lui, émerge tout juste. Nous plions bagage pour prendre la direction du prochain parc national au programme : Capitol Reef. Nous entamons ainsi la fameuse route n°12 en traversant Tropic, Cannonville et Henrieville, villages du sud de l’Utah cernés par nombre de sites naturels très intéressants. Depuis la route, les paysages qui défilent recèlent un panel de couleurs très divers : le jaune de la végétation au premier plan, ensuite le vert des arbustes, puis le gris minéral et enfin le bleu clair d’un ciel complètement dégagé.



Nous voilà dans Grand Staircase National Monument, gigantesque étendue préservée de 6 800 km² où le minéral règne à perte de vue. Certains sommets dépassent allègrement les 3 000 m. Nous faisons un arrêt sur un parking surplombant la route qui nous attend. C’est toujours la route n°12, dont le tracé à même la roche m’impressionne.



Nous passons Escalante, dernière ville avant Boulder, lieu de départ de notre escapade tout terrain. Nous roulons sur une crête depuis laquelle un infini panorama occupe le paysage, aussi bien sur notre gauche que sur notre droite. Par endroits, la visibilité est supérieure à plus de 100 kilomètres ! Il est quasiment midi lorsque nous arrivons à Boulder. Sous les conseils d’un commerçant, nous décidons de déjeuner au Burr Trail Grill. « We apologize for George Bush, we know he’s horrible », voilà les premières paroles de la gérante à notre encontre. Nous commandons un menu classique, basé autour d’un fameux hamburger. Nous ne traînons pas car nous savons qu’une piste longue et difficile, en l’occurrence la Burr Trail road, nous attend. En guise d’avertissement, un panneau indique l’absence totale de services pendant 120 kilomètres. Le ton est donné.



Tout d’abord goudronnée, la Burr Trail road enchaîne de nombreux virages au milieu d’un environnement marqué par la terre rouge mais aussi par l’importante présence de verdure, dont on se demande comment toute cette flore peut bien survivre avec un climat si hostile.



Nous traversons ensuite Long Canyon. Ici, nous ne croisons quasiment personne.



Le canyon débouche soudain sur un panorama exceptionnel, sûrement un des plus beaux du séjour. Au premier plan, la terre est incroyablement rouge, voire violette. Je me demande comment la terre peut prendre des teintes aussi vives. Là encore, la grandeur du paysage s’étire sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.



Nous ne sommes maintenant plus très loin de Capitol Reef National Park. Une espèce de mini-tornade attire notre attention sur notre gauche. Nous nous arrêtons pour filmer ce phénomène et c’est alors que survient le drame : Fred se fait piquer par une guêpe, peut-être la première croisée depuis le début du voyage ! La piqûre entraîne un bel œdème dans son dos, mais heureusement l’application d’une crème calmante vient apaiser la douleur. En plein désert, Fred nous prouve qu’un peu de prévoyance peut être appréciable ! Dans ce coin, pas un bruit et une variété de couleurs encore hallucinante…



Ca y est, nous pénétrons dans Capitol Reef National Park. En guise d’accueil, la route jusque-là goudronnée se transforme en piste caillouteuse.



Fabien et moi, géographes de formation, devenons plus qu’impatients de découvrir le Waterpocket Fold, gigantesque pliure de plus de 150 kilomètres de long et vieille de 65 millions d’années. Nous savions avant notre départ que l’accès à ce site serait conditionné par la météo. Et comme par enchantement, les pluies orageuses qui défoncent habituellement la piste en cette fin d’été n’ont pas sévi depuis maintenant plusieurs semaines. Nous pouvons donc emprunter la lunaire Notom Road sans crainte.



Avant d’entamer la descente dans les entrailles de la Terre, je profite d’un dernier arrêt pour faire une photo des lieux que nous allons traverser.



Malgré le beau temps qui rend possible l’expédition, cet endroit ne se laisse pas apprivoiser facilement. En témoignent les nombreuses courbes de la piste qui nous attend.



Les premiers miles de la Notom Road sont très sablonneux. Nous avons enfin l’impression que notre 4x4 est utile…



Un peu plus loin apparaissent à nouveau des teintes violettes dans la roche.



Nous continuons de remonter la Notom Road vers le nord, avec le Waterpocket Fold sur notre droite. Ici, les talus qui encadrent cette énorme faille sont moins hauts. C’est pourquoi nous tentons une petite escapade pédestre. A travers une végétation basse où la présence de reptiles ne fait aucun doute, nous regardons surtout nos pieds, jusqu’au moment où nous grimpons un petit talus qui domine l’immense Waterpocket Fold.



En regagnant la piste, nous sommes tout surpris de ramasser… une huître ! Mais nous n’y accordons pas plus d’importance que ça (quelques heures plus tard, le Visitor Center du parc nous apprendra qu’il s’agit d’huîtres datant de l’époque secondaire, pendant laquelle une mer intérieure recouvrait ces lieux : cette huître a donc plusieurs millions d’années…). Juste avant de retrouver une route goudronnée que l’on a quittée il y a maintenant 1h30, un nuage se promenant très seulement dans le bleu profond du ciel attire mon attention.



Avec l’asphalte, nous avons l’impression d’un semblant de retour à la civilisation. Mais l’influence de la nature est toujours grande, comme le montre ce sein sculpté à même la roche.



Après un rapide passage par le Visitor Center, nous prenons la direction de la Scenic Drive road.



Notre but est de rejoindre Capitol Gorge, partie de la vallée de la Fremont River que les explorateurs et pionniers mormons colonisèrent à la fin du dix-neuvième siècle afin d'éviter le terrain escarpé du plissement. Pour se faire, nous empruntons une piste jonchée d’obstacles en tous genres.



Avant d’entrer dans Capitol Gorge, nous faisons une pause et nous rafraîchissons car la chaleur est une fois de plus intense.



Difficile d’imaginer qu’au début du 20ème siècle, les pionniers traversaient Capitol Gorge en voiture, tant la piste semble étroite et cabossée ! Après avoir croisé les fameux pétroglyphes, nous continuons à nous enfoncer dans Capitol Gorge. C’est la fin d’après-midi, le soleil va bientôt se coucher, nous en profitons pour jouer une dernière fois avec nos ombres.



Nous n’atteignons pas le bout de la randonnée car le temps presse. Sur le retour, les lumières de fin de journée embellissent un peu plus un paysage pourtant déjà somptueux.



Avant d’attaquer la Scenic Drive road, nous avons pris le soin de réserver un emplacement au camping de Fruita. Et nous avons bien fait car ce soir, il n’y en a plus un de disponible. Comme à notre habitude, nous montons nos tentes made in France en 2 secondes, sous le regard ébahi de nos campeurs voisins. Le dîner est fidèle à lui-même, c’est-à-dire léger et peu diététique. Avant de nous endormir, nous souhaitons nous doucher mais une fois de plus, le camping, pourtant situé le long de la Fremont river, ne dispose pas de douches. Fred et moi optons alors pour une douche improvisée… dans des toilettes handicapées ! Assez précaire mais indispensable au vu de notre état de propreté.

Jeudi 13 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons et commençons notre journée par une dernière balade via la Cohab Canyon trail. Le temps est plus gris ce matin, mais il n’empêche que cette petite randonnée nous offre de jolis points de vue. Avant de quitter le 3ème parc national de notre épopée, je photographie la maison de pionniers mormons située à l’entrée de Fruita.



Les paysages situés entre Fruita et Hanksville sont littéralement lunaires. Rarement je n’ai vu de telles étendues de roches grisâtres.



Très peu de monde sur cette portion de la route n°24 où l’immensité des lieux est vraiment impressionnante.



Nous voilà arrivés à Hanksville, il est temps de faire le plein d’essence, d’acheter un bon vieux sandwich pour le repas du midi et d’appeler Christophe, le frère de Fabien qui aurait tant voulu être de la partie, pour le chambrer un peu… Pendant les 2 heures de route qui nous séparent de Green river, la compilation concoctée par Fabien ainsi que le best of de Led Zeppelin tournent en boucle. Nous déjeunons dans l’abominable ville de Green River, puis nous prenons la direction des Fisher Towers pour finir cette journée de transition. Sur la Dinosaur Diamond Prehistoric Highway nous doublons un camping-car immatriculé en France ! Nous arborons alors fièrement par la fenêtre le drapeau breton. Dans cette région où nous voyons le Colorado pour la première fois, la terre prend une teinte rougeâtre différente de celles croisées depuis 5 jours.



Il est 15h et nous nous approchons enfin des fameuses Fisher Towers. La climatisation tourne à plein régime, le choc est d’autant plus violent lorsque nous quittons la voiture afin de s’essayer à une petite marche vers ces drôles de monolithes. Nous n’atteignons pas le pied des tours tant la lourdeur du climat nous accable.



Nous rebroussons donc chemin, avec un petit sourire malgré tout car nous savons qu’une piscine nous attend au Sleep Inn de Moab. Avant de profiter de cette eau rafraîchissante, nous lançons une lessive à l’hôtel car nos affaires sales s’entassent de plus en plus au fond de nos sacs. En nous dirigeant vers la piscine, nous remarquons la présence d’un spa. Passage obligatoire dans cette eau bouillante en guise de préliminaires… Après ça, l’eau de la piscine nous paraît à peine fraîche tant notre excitation est grande. Un petit concours d’apnée et quelques brasses rythment donc notre fin d’après-midi.



Mais le temps nous est compté. Si nous voulons assister, comme nous l’avons prévu, au coucher du soleil à Dead Horse Point, il ne faut pas tarder car il est déjà 18h et la nuit tombe vite en cette période de l’année dans l’ouest américain... Sur la route de Dead Horse Point, les Monitor et Merrimac Buttes nous imposent un arrêt photo.



La fin du trajet est une véritable course contre la montre. Nous voyons les minutes qui défilent et dans le même temps le soleil qui descend inéluctablement. Et ce qui devait arriver arriva, lorsque nous accédons enfin sur le parvis dominant Islands in the Sky, Dead Horse Point est déjà dans l’ombre. Les derniers rayons du soleil nous proposent tout de même une perspective à couper le souffle.



Un groupe important de Français est également présent pour assister à ce joli crépuscule. Il fait maintenant quasiment nuit, nous reprenons alors la route de Moab. En quittant le parking de Dead Horse Point, nous croisons un ranger qui verbalise un conducteur qui n’a a priori pas payé le droit d’entrée de ce State Park. Un peu plus loin, nous apercevons quelques biches sur notre gauche. En cette fin de journée, la lune pointe enfin le bout de son nez au milieu d’un ciel très coloré.



Vendredi 14 septembre : Après une nuit d’hôtel réparatrice et un petit-déjeuner où l’on avale enfin du bon pain avec de la confiture, nous nous rendons au supermarché pour y faire quelques provisions. Nous sommes d’attaque pour enchaîner notre parcours sur Arches National Park.



Nous jetons tout d’abord un œil aux North et South Windows, 2 arches quasi-similaires. Puis nous nous arrêtons devant Balanced Rock dont l’équilibre paraît hasardeux.



Nous poussons jusqu’au parking de Devils Garden. C’est d’ici que débute la randonnée qui doit nous mener notamment à Landscape Arch et Double O Arch. Après une petite heure de marche, le temps s’est bien couvert. Nous arrivons donc sur une Landscape Arch assez terne, mais ses 89 mètres de long me laissent tout de même sans voix. Nous choisissons cet endroit pour goûter la salade que nous nous sommes préparés quelques heures plus tôt. Nous ne nous attardons pas trop car nous savons que le Devils Garden trail est assez long. Après un passage devant Wall Arch, je tente une photo qui offre une belle perspective au-dessus d’une faille qui mesure 50 cm de largeur pour environ 3 mètres de profondeur. En prenant mon appareil photo dans ma petite sacoche, je fais malencontreusement tomber mon portefeuille dans la crevasse ! La mission s’annonce délicate pour le récupérer mais j’y parviens finalement, après quelques difficultés pour descendre notamment. Nous apercevons Double O Arch vers 14h30. De loin, elle ne semble pas très imposante mais une échelle humaine sur la photo évite tout commentaire.



Nous traînons un peu autour de cette arche curieuse. Dans ce coin, le vent est fort, mais cela n’empêche pas un escaladeur de s’essayer à une paroi verticale. Après être allé faire un tour sur le dessus de l’arche, nous continuons notre chemin et entamons la 2ème moitié de la boucle. Un sentier vraiment agréable où l’on marche très souvent sur des surfaces aplanies de grès. A certains moments, il est très facile d’imaginer l’emplacement des futures arches du parc.



Nous consacrons la fin d’après-midi à Delicate Arch. Après une montée plus longue et plus difficile que nous l’avions prévue, Fabien et moi atteignons un site envahi par les photographes, Fred étant légèrement en retrait. L’endroit est d’autant plus beau que le soleil, assez inexistant aujourd’hui, se fait enfin remarquer.



Nous assistons à une demande en mariage au pied de l’arche. Pour le coup, les nombreux photographes, qui d’ordinaire n’hésitent pas à huer ceux qui s’approchent un peu trop près de la photogénique arche, se morfondent dans un silence de politesse. Fred, lui, a enfilé ses lunettes 8 millions de pixels qui dévoilent l’envers du décor.



Au fur et à mesure que le soleil baisse, le rouge que revêt l’arche devient très vif, à la limite de l’embrasement… A l’arrière-plan, les sommets de La Sal Mountain, qui culminent à plus de 3 500 mètres, se retrouvent dans l’ombre.



La redescente est plus facile, mais il fait quand même quasiment nuit lorsque nous arrivons à la voiture. Nous regagnons Moab sans savoir vraiment où nous dormons ce soir. Le festival de musique country rend nos tentatives vaines auprès des motels de la ville, ceux-ci affichant tous complets ! Nous optons finalement pour le Canyonlands campground, situé en plein centre, mais dont l’amabilité du gérant en aurait fait fuir plus d’un… Le montage des tentes, même s’il est très simple, se fait dans un camping complètement dans l’obscurité. La fatigue, qui commence à se faire ressentir, ajoutée aux douches payantes rend cette fin de journée assez pénible. Seul Fred casse sa tirelire pour bénéficier d’une douche bien chaude, Fabien et moi nous contentons d’un lavage sommaire à l’ancienne.

La 2ème semaine par ici !
Circuit d'un mois dans l'Ouest canadien et américain English translation pending
by Serres64 · 2007-10-27 · 7 replies
salut à tous,

je souhaite effectuer un circuit dans l'ouest des etats unis puis en colombie britannique pendant un mois. J'aimerai des conseils, parce que je ne sais que choisir, sur le choix d'un guide touristique. Je suis aller à la fnac et il y en a toute une gamme. Ce qu'il m'interresse de savoir c'est: où dormir et manger pas cher quoi visiter des conseils pour des randos

En fait je voudrais un livre qui peut repondre à toute mes questions lorsque je serai la-bas.

Merci d'avance
Deux semaines sur la côte ouest américaine à la mi-décembre English translation pending
by Kattous · 2007-10-24 · 5 replies
bonjour tt le monde, je compte partir en voyage de noces du coté de la cote ouest pour 14 jours, j'ai deja parcouru les posts mais ce sera une premiere pour ma femme et moi, quels conseils auriez vous pour nous, les hotels a frequenter, les circuits a suivre(sans pour autant changer tt les jours d'hotels-disons 2 a 3 piedà terre-LA.vegas et SF), les quartiers a eviter sachant que le depart et l'arrivée se feront a los angeles. merci pour vos reponses, je tiens a ce que ce voyage soit parfait grace a vous 🙂
Avis sur itinéraire Yellowstone et sud de l'Utah English translation pending
by Krikri6792 · 2007-10-17 · 27 replies
Bonjour à tous,

J'ai besoin de vos avis éclairés pour commencer à préparer un second voyage dans l'Ouest Américain du 2 juin au 9 juillet au départ de Salt Lake City (billets avion déjà pris)

Dans les grandes lignes, ce voyage doit nous mener à Yellowstone, Grands Têtons (8/10 jours pour ces deux parcs) Flaming Gorge, Vernal, Dinausor NM, (3J) Moab (3/4j) pour revoir et compléter Needles, apprécié +++ cet été donc 3j en camping sur place Valley of the Gods, Monument Valley (2j) Navajo NM Betatakin Coyote Buttes south (2j) Cottonwood Road Escalante Grand Staircase (3j) Capitol reef (3j) dont Upper Muley Twist Canyon Hanksville (3j) Horseshoe Canyon, Goblin Valley, Little Egypt..... Green River Cristal Geyser retour Salt Lake City après Nebo Loop

C'est encore approximatif, mais avant d'affiner, je me demande, dans un premier temps, si pour des raisons de chaleur et/ou fraîcheur et de fréquentation, il est plus opportun de faire ce parcours dans le sens indiqué ou le contraire.

A Yellowstone début juin, il fera peut-être encore froid, mais le parc sera peut-être moins fréquenté. Début juillet, il fera plus chaud mais il y aura plus de monde. Dans le sud de l'Utah, les températures seront peut-être plus supportables début juin que courant juin voire début juillet.

Je serai heureuse de profiter de votre expérience et vous remercie d'avance.

Christine.

PS : Si vous avez randonné dans le Yellowstone, vous pouvez me faire part de vos coups de coeur ici !
Circuit de huit jours dans le Sud marocain fin octobre English translation pending
by Alex0264 · 2007-10-05 · 66 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 8 jours la dernière semaine d'octobre dans le sud du Maroc. On atterit à Marrakech mais on n'y restera pas longtemps (on reviendra à la fin), on voudrait aller vers le Sud.

Après pas mal de recherches et de lectures, notamment sur ce forum, il me semble que deux itinéraires soient possibles en 6 jours: soit on fait la boucle depuis Marrakech par Essaouira-Agadir-Taroudant-Taliouine, soit on fait Ouarzazate-Gorges-Erfoud-Merzouga-Mhamid-Zagora...

Je pense que nous sommes décidés pour la boucle par Ouarzazate qui a l'air plus authentique (et puis l'océan, fin octobre, ce sera pas chaud chaud, le désert ça me semble plus sûr pour le soleil 😉). Mais c'est là qu'arrive ma question: quel est le meilleur circuit pour voir un max de choses sans passer trois fois par la même route? Sur une carte, je vois bien la route Marrakech-Ouarzazate-Erfoud-Merzougha. Mais est-ce possible de rejoindre Ouarzazate en passant par Mhamid et Zagora sans devoir revenir sur nos pas? Et est-ce possible en 6 jours ou est-ce que ce sera trop de km? D'ailleurs, combien de km peut on espérer parcourir en une heure, vu l'état des routes?

Voilà, toutes vos suggestions quant à notre parcours sont les bienvenues. On a déjà une bonne idée de ce qu'on va faire mais on voudrait être sûr de ne rien louper, ou de ne pas faire 300 bornes pour qqch qui n'en vaut pas vraiment le coup...

Merci!
Avis sur QCNS Cruise English translation pending
by Nikos76 · 2007-09-19 · 178 replies
BONJOUR, Nous devons partir 15 jour en croisière aux Craibes occidentales sur le Norwegian Jewel en passant par une offre internet aarcroisière.com La réservation passe par QCNS Cruise Connaissez-vous, êtes vous déjà passer par eux ? Comment ca s'est passé ? A qoi faut il faire attention ? a t il des surprises (mauvaise) Toutes info est bonne à prendre, que ce soit sur QCNS ou le bateau... MERCI
De New York au Far West (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2007-09-13 · 23 replies
Voilà la suite de notre carnet de voyage qui nous a mené de Salt Lake City à San Francisco.



La version accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/

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L'amphithéâtre de Bryce Canyon

Peu de kilomètres à parcourir ce matin ce qui fait qu'à 10h nous franchissons déjà l'entrée de Bryce Canyon. Nous filons tout de suite jusqu'au bout de la route pour découvrir en matinée les différents points de vue en voiture, en commençant par Rainbow Point et en finissant par Inspiration Point. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraîcheur sur ce plateau de sapins et d'épicéas.

Et nous trouvons là un paysage étrange parsemé de pointes, de pinacles, de clochers, de flèches et de cheminées.

Mais aussi des images plus insolites d'animaux posant pour les touristes.

Et des touristes il y en a beaucoup. C'est vrai que nous venons de coins où il n'y avait parfois personne ou presque. Alors, on a un peu de mal à apprécier Bryce avec toute cette foule.

A Sunset Point (vers midi), c'est presque l'embouteillage ! Nous fuyons vers une aire de pique-nique un peu plus loin. Enfin tranquilles ! Nous nous attardons là au calme avant de retourner à Tropic vers 15h pour réceptionner notre chambre au Buffalo Sage B&B.

Encore un bon choix concernant la chambre, impeccable et cosy. Mais l'accueil par la propriétaire est plus distant.

A peine installés, un gros orage nous condamne à la chambre jusqu'à 16h30. Il n'est pas encore tout à fait éloigné quand nous revenons à Bryce où nous espérons que l'orage aura eu comme effet de décourager les touristes. C'est vrai il y a un peu moins de monde ce soir. Mais aurons-nous une fenêtre météo suffisante pour combiner les randonnées de Navajo/Peekaboo/Queen's Garden? Rien n'est moins sûr !

Après avoir admiré l'amphithéâtre d'en haut nous pénétrons en son sein.

Au bout de Navajo Trail il nous faut prendre une décision : la grande boucle ou pas ? Un ciel encore potentiellement orageux nous incite à la prudence et à nous contenter ce soir d'une randonnée écourtée : Navajo + Queen's Garden. Cette dernière partie est certainement la plus belle.

Nous revenons à Sunset Point par le Rim Trail, mais pas la peine d'attendre le coucher de soleil, il y a trop de nuages. Alors nous prenons tout de suite la direction du Bryce Canyon Pines sur la Hwy 12 en direction de Zion. Nous avons lu que le restaurant à côté du motel était une heureuse surprise (Routard). C'est vrai, nous y avons très bien mangé avec une mention spéciale pour le "peach pie à la mode" généreusement servi.

J16 (31/07/07)

Notre projet ce matin est de rejoindre Page par la Cottonwood Road, mais les orages d'hier et le ciel déjà couvert de bon matin nous font douter de la faisabilité du parcours. A l'annonce de notre plan, la maîtresse de maison, catastrophée, nous en dissuade fortement. Nous suivons son avis et puisqu'il est nécessaire de modifier notre plan de route, nous en profiterons donc pour retourner à Bryce Canyon en matinée et faire la randonnée de Peekaboo que nous n'avons pas pu faire hier.

En cours de route, nous nous arrêtons au trailhead de Mossy Cave. Nous sommes les premiers sur le parking à 8h30. Une balade qui nous laisse sur notre faim…Bof !

Heureusement nous nous rattrapons à Bryce Canyon avec la randonnée classée difficile: Navajo + Peekaboo + Navajo (2h30). Nous sommes subjugués !

Par cette silhouette.

Par cette cathédrale.

Par cette armée casquée.

Toutes ces merveilles nous font oublier les difficultés du terrain, des montées et descentes incessantes et pour finir une montée implacable jusqu'à la Rim par les lacets de Navajo.

Après cette rando difficile mais très sympa, que l'on peu aussi faire à cheval, il est temps de quitter Bryce. Avant de partir nous nous renseignons une dernière fois sur l'état des pistes vers Page auprès du Visitor Center, mais la rangeresse est formelle. La seule possibilité pour rejoindre Page est de prendre l'US12 puis l'US 89.

Soit ! D'ailleurs la route est très belle aussi ! A 15h (heure locale) nous arrivons à destination : l'hôtel Bestwestern at Lake Powell. Comme nous y avons prévu 4 nuits, nous avons opté pour une chambre un peu plus confortable que la chambre de base : très grande chambre avec coin salon, bureau, frigo, micro-ondes, wifi. Elle se trouve au 3ème niveau ce qui nous donne un peu de vue sur le lac.

La chaleur est suffocante. Après quelques courses, quelques brasses dans la piscine devraient nous faire du bien. Mais pas du tout ! Il fait tellement chaud que l'eau de la piscine a l'air d'être chauffée ! Intenable ! Et c'est encore à la clim que nous finissons l'après-midi.

Le guide du Routard nous sert à nouveau pour choisir notre restaurant pour ce soir. "Ken's Old West" est retenu, il a l'avantage de se trouver juste à côté de l'hôtel. Et le dîner a été excellent !

Bryce Canyon

The Wave et autre hoodoos

J17 (01/08/07)

A 6h30 sonnantes nous sommes au petit déjeuner (pas terrible d'ailleurs), car avant 7h il faut être en route vers Paria Station pour assister à la loterie pour the Wave. En effet, si nous voulons faire demain cette mythique rando à l'accès limité, il nous faut gagner une deuxième place. Nous en avons déjà une, achetée sur internet. Pour départager les prétendants une loterie est organisée car seule 10 places sont attribuées par jour. Le tirage au sort a lieu à 9h (heure Utah) à environ 15 miles de Page, 45 mn de trajet.

Nous y arrivons les premiers à 8h20 avant l'arrivée du ranger mais bientôt suivis par une autre voiture (3 Allemands) et encore d'autres. A 9h moins 1mn, deux dernières personnes franchissent la porte. Il est maintenant 9h, nous sommes 13 pour 10 places, la loterie tourne. J'ai le n°5. Plusieurs boules sont tirées, faisant déjà plusieurs heureux. Il reste alors une place. Le dernier tirage ne nous est pas favorable, mais le n° tiré est celui d'un groupe de 4 et une seule place ne les intéresse pas. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette dernière place nous est alors proposée et bien sûr nous sommes aux anges !

Le ranger nous donne quelques explications sur le déroulement de cette randonnée non balisée, nous remet les places et nous souhaite bonne route.

Nous profitons de ses conseils pour nous faire indiquer une rando dans les environs pour la matinée. Il nous indique Wire Pass (3, 5kms 2h) dont le trailhead est le même que celui de the Wave. Ok pour ce canyon fente, ce qui nous donne l'occasion de repérer la route pour demain.

La balade est facile, amusante et agréable alternant des passages étroits

et d'autres plus larges

Et se termine à la confluence avec Bucksin gulch par des parois sur lesquelles on peut voir des pétroglyphes.

Nous nous aventurons encore quelques dizaines de mètres dans Bucksin Gulch, mais la présence de flaques de plus en plus profondes nous dissuade vite. Nous préférons revenir tranquillement sur nos pas. Il est 12h15 quand nous retrouvons la voiture et nous reprenons la House Rock Valley Road qui nous livre des paysages rappelant Onion Creek à Moab avec ces couleurs aspect "crème glacée".

Cap vers Cottonwood Road que nous aimerions remonter un peu du sud vers le nord et peut-être faire la rando de Yellow Rock. Mais avant c'est l'heure de manger et l'aire de pique-nique couverte à côté de Paria Station est la bienvenue : il fait très chaud !

Une fois rassasiés, c'est parti, nous sommes sur la fameuse piste : le décor est lunaire !

Nous avançons sur une quinzaine de miles jusqu'à l'embranchement avec la BLM430. C'est par là que se trouve le passage menant à Yellow Rock. L'état du ciel à ce moment-là nous pose un cas de conscience : sommes nous sûrs d'avoir suffisamment de temps devant nous pour mener la rando et retourner à temps sur la 89 avant l'arrivée des orages ? Assurément non. Nous suivons la voie de la sagesse et préférons remettre cette balade à un autre jour, en matinée.

Nous reprenons la direction de Page avec l'idée d'une dernière visite pour aujourd'hui : Stud Horse Hoodoos. Pas très faciles à trouver malgré les explications très détaillées de Philippe. Première difficulté : Philippe indique de tourner à gauche à 5, 5 miles de Glen Canyon. Nous venons de la direction opposée. Bon, on a trouvé grâce à notre GPS, sinon l'astuce est de tourner entre les milemarkers 555 et 556 sur l'US89. Après on s'est un peu emmêlé dans les explications, on a tourné en rond mais on a fini par y arriver. Un endroit complètement paumé !!

C'est vrai qu'ils sont très photogéniques, ces "champignons" géants plantés là au bord de la falaise avec en toile de fond Lone Rock et le lac Powell.

Le ciel est de plus en plus orageux au loin.

Mais peut-être avons nous le temps de nous tremper dans le lac sur la plage de Lone Rock. L'eau est délicieuse, mais la baignade brève. Un vent de sable souffle sur les bords du lac et au loin l'orage gronde.

Un dernier crochet par la marina, histoire de nous rendre compte de la taille des rampes de mise à l'eau, bien sûr en rapport avec la taille des bateaux, des remorques, des véhicules. Impressionnant ! Le port de Saint Malo fait pâle figure à côté de ces installations gigantesques !

Ca y est, c'est tout pour aujourd'hui. Nous essuyons quelques gouttes en route mais la taille des flaques, à l'arrivée à Page témoigne de la violence de l'orage.

Un bon restaurant pour finir la journée en beauté : c'est raté. La pizzeria "Stromboli" nous déçoit sur tous les plans. A éviter ! Nous nous rattrapons avec une bonne glace (glacier à côté du supermarché).

J18 (02/08/07)

C'est le jour tant attendu depuis des mois : en route pour the Wave !

Nous refaisons le même trajet qu'hier, bifurquant depuis l'US89 dans la House Rock Valley Road. Nous continuons en terrain connu puisque repéré la veille quand soudain au détour de la piste…des voitures arrêtées sur le bas-côté, une lumière clignotante…un engin de chantier. Nous réalisons le problème : le wash est rempli d'eau et de boue à ras bord (orages +++). Une pelleteuse est en train d'essayer de refaire la route.

Nous observons le chantier en compagnie de 6 autres touristes. L'engin s'arrête…le conducteur nous assure qu'on peut passer à présent. Nous sommes tous sceptiques, il reste encore de l'eau dans le wash. Nous nous lançons en premier avec notre Mitsubishi. Ca passe ! Nous arrivons au parking où un 4x4 (passé avant l'engin de chantier par un autre chemin) est déjà garé. Les autres voitures suivent aussi. Nous nous mettons en route rapidement, distançant ainsi le groupe. Seuls, nous nous repérons grâce aux photos et aux quelques cairns. Un vrai jeu de piste, une véritable aventure ! Il fait chaud, nous suons à grosses gouttes et ne tardons pas à vider notre première bouteille d'eau. Les paysages nous laissent sans voix !

Enfin la dernière montée, dans le sable ! Et c'est magique ! Depuis le temps qu'on en rêvait ! La voilà, la Wave !

A l'ombre 3 touristes allemands profitent déjà du spectacle. Nous en profitons également bientôt suivis par toute la troupe. Nous explorons les alentours qui sont très photogéniques aussi.

Nous pique-niquons à l'ombre. Premières gouttes, premiers coups de tonnerre au loin. Le ciel s'obscurcit de plus en plus. Il n'est pas question de rester davantage. Tant pis pour la Second Wave et autres merveilles que nous espérions découvrir !!! Il faut retourner avant l'orage…qui ne tarde pas à nous rattraper et à nous tomber sur la tête. Hervé, grâce au GPS, guide toute la troupe qui a failli s'égarer, car dans Coyote Buttes sous la pluie, c'est vite arrivé. Il pleut des cordes, l'orage gronde ! Nous arrivons à la voiture, trempés jusqu' aux os. En nous retournant, nous apercevons des cascades éphémères dégringoler des Vermilion Cliffs.

Et c'est en convoi que les voitures passent toutes sans problème le wash toujours plein d'eau !

Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour se sécher et se reposer en attendant l'heure du dîner.

La mauvaise expérience d'hier soir nous fait choisir une valeur sûre. Nous retournons chez Ken's Old West, d'autant que nous sommes jeudi, et du jeudi au samedi, le resto reçoit un orchestre de musique country. Très bonne ambiance et très bonne formule "all you can eat soup and salad".

The Wave

De Page à Grand Canyon Nord

J19 (03/08/07)

C'est aujourd'hui la dernière possibilité pour tenter de parcourir Cottonwood Road, aller voir Yellow Rock et éventuellement les Whaweap Hoodoos. Il faut partir tôt ce matin avant l'arrivée d'éventuels orages en cours de journée.

Cette fois-ci devrait être la bonne. C'est sans compter avec la possibilité de trouver la route carrément fermée. C'est ce qui se passe ce matin. "Road temporarly closed" indique la pancarte devant la piste barrée. Pas de chance ! Adieu Yellow Rock et autres hoodoos !

Un coup d'œil à la carte ! " White Rocks" une curiosité indiquée au bout de la BLM435 retient notre attention. Cette piste part de Church Wellls sur la 89. Un premier wash un peu humide…pas de problème. Un deuxime wash moins évident…Hervé commence à s'engager…un petit tronc d'arbre se coince sous la voiture. Nous n'insistons pas et décidons de revenir sagement à Page pour des activités moins risquées. la visite du barrage de Glen Canyon, très intéressante.

Une balade courte et facile (45mn) vers Hanging Gardens, une grotte (végétation de jardins suspendus) qui rappelle un peu Mossy Cave. L'endroit est idéal pour un pique-nique, il y fait très frais. Dommage les provisions sont restées dans la voiture ! On y jouit d'une belle vue sur lac Powell.

Baignade et pique-nique dans une petite crique (pas loin du barrage). Un régal ! Les formations de navajo sandstone de cette crique ne vous rappellent-t-elles pas quelque chose ?

Un petit tour vers Horseshoe Bend, sous les nuages, mais impressionnant tout de même !

Enfin une dernière baignade, non, plusieurs baignades, à Antelope Point, entrecoupées de farniente sur les rochers. Le temps est lourd !

C'est finalement la pluie qui va mettre un terme à notre journée : journée cool, mais bien remplie quand même !

Et la soirée, nous la passons dans notre "cantine" habituelle : "Ken's Old West" appréciant encore une fois musique country et salad bar. Nous sommes même montés sur la piste de danse !

J20 (04/08/07)

Nous quittons Page ce matin en direction de la rive nord du Grand Canyon. Nous avons fait ce choix en raison du taux de fréquentation, seulement 10% des visiteurs du parc. C'est exactement ce qu'on recherche !

Au sortir de Page, nous pénétrons dans le territoire navajo. D'ailleurs à la radio des musiques et chants indiens accompagnent parfaitement la traversée de ces paysages sauvages jusqu'à la Navajo Bridge.

Peu après, la route quitte ces plateaux arides pour grimper jusqu'à Jacob Lake. Les paysages changent : nous passons au milieu de grandes prairies et de forêts dont certaines ont été ravagées par un incendie en juin 2006.

Entre Jacob Lake et l'entrée du parc national, nous prenons une petite route vers East Rim View (à 4miles). Un petit parking idéal pour s'arrêter pique-niquer ! L'air est frais, il faut se couvrir ! A peine sortis, le temps se gâte et nous nous réfugions dans la voiture pendant une grosse averse de pluie et de grêle mêlées. Il ne nous reste plus qu'à manger dans la voiture puis à attendre une hypothétique amélioration. Entre deux averses, nous réussissons à aller au bout du court sentier bitumé et à jeter un regard sur East Rim View, mais la vue est ….bouchée, bien sûr.

Alors nous poursuivons notre route vers North Rim. Le temps s'est rétabli quand nous arrivons au Grand Canyon Lodge. Nous y avons réservé une cabin. Elle est certes toute petite mais très sympa.

Après un moment de repos dans notre cabane de trappeur, nous partons découvrir le Grand Canyon. Le Bright Angel Trail nous amène à un promontoire où l'on jouit d'une belle vue.

Nous empruntons ensuite la Cape Royal Road et nous nous arrêtons à Roosevelt Point où Thierry signale sur son site la randonnée du même nom (7kms, 2h). Voilà qui est parfait en cette fin d'après-midi.

Nous arrivons au bout de quelques minutes à un embranchement que nous décidons de prendre à droite. Mais nous voilà au bout de 5 minutes de retour au même embranchement. Persuadés de nous être trompés, nous recommençons l'opération en étant plus vigilants. Rien à faire, nous ne trouvons aucune alternative. Mystère ! En fait, en vérifiant en soirée la documentation du parc, nous avons vu que Roosevelt Point Trail était bien une courte boucle de 15mn et non une rando de 2h. Alors cet itinéraire a-t-il peut-être disparu car beaucoup d'arbres sont abîmés dans le secteur ?

Frustrés de ne pas avoir pu randonner, il nous faut trouver rapidement une autre destination. Nous choisissons Point Imperial Trail. Pas vraiment un bon choix car le chemin quitte la rim et s'enfonce dans une forêt ravagée par une tempête.

Alors nous reprenons la route vers le lodge afin d'être prêts pour assister au coucher du soleil.

Après ce très beau moment, nous rejoignons le Grand Canyon Dining Room où le dîner est à la hauteur du cadre, un bâtiment classé monument historique surplombant la falaise et offrant à travers ses larges baies vitrées une vue imprenable sur le canyon !

J21 (05/08/07) Comme hier les balades étaient plutôt ratées, nous voulons nous rattraper aujourd'hui et profiter de la matinée au Grand Canyon avant de prendre la route vers Zion.

Je repère Widforss Trail (8kms aller) dont les 4 premiers kilomètres se présentent sous forme de sentier d'interprétation nature, ce qui fait un parcours de 8kms A/R sur la plus belle portion du chemin (2h) et à une altitude de 2500m. Nous avons adoré cette belle randonnée dans la forêt au milieu des pins ponderosa, des bouleaux, des chênes…nous offrant quelques vues sur le canyon et nous donnant à voir de nombreux animaux daims, biches, cerfs et faons.

Il faut maintenant quitter la fraîcheur et la verdure de Grand Canyon pour retrouver des paysages plus arides en perdant de l'altitude.

Après un arrêt à l'aire de pique-nique de Fredonia, nous pénétrons dans Zion NP par l'est en début d'après-midi et nous sommes séduits par ces roches qui nous rappellent un peu le Grand Staircase.

Nous décidons avant tout de réceptionner notre chambre à El Rio Lodge à Springdale. Elle est petite, mais propre et bien équipée et le rapport qualité-prix est imbattable pour Zion.

Nous laissons la voiture à l'hôtel et empruntons la navette qui nous dépose à l'entrée du parc où nous montons dans une autre navette desservant l'intérieur du parc. Très bonne organisation ! Afin de nous faire une idée d'ensemble, nous allons jusqu'au terminus "Temple of Sinanawa" puis restons dans le bus pour revenir à Zion Lodge. Les montagnes de Zion ne me séduisent pas au premier abord, car massives et impressionnantes.

Peut-être une rando me ferait-elle mieux apprécier ces paysages ? Nous choisissons Emerald Pools Trail (1h30) et enchaînons les trois sentiers menant à quatre vasques. Mais la très forte fréquentation fait que cette balade ressemble plus à une procession, ce qui ne va pas modifier mon appréciation précédente.

Nous en terminons là pour cette fin d'après-midi et allons dîner chez Pizza &Noodles (bonnes pizzas) et après avoir flâné dans la rue principale de Springdale, nous nous laissons tenter par une bonne glace au deli du Sol Fooods Market.

Coucher de soleil sur Grand Canyon

De Zion à Las Vegas

J22 (06/08/07) Ce matin nous voulons nous frotter à LA randonnée la plus populaire de Zion : Angel's Landing (8kms A/R 3h30-4h30). A 9h, nous sommes au point de départ (eh!oui, c'est pas très tôt) et nous ne sommes pas les seuls, bien sûr !

Après avoir longé la rivière, le sentier monte implacablement. Il fait chaud et un peu de fraîcheur dans Refrigerator Canyon est bienvenue. Puis les Walter Wiggles (une série de 21 courts zigzags en pierre), véritable merveille d'ingénierie émergent au Scout Lookout que nous atteignons à 10h.

C'est à ce col que je me dégonfle et je laisse Hervé poursuivre tout seul. Impressionnée par les "grappes" de randonneurs accrochées aux parois, je n'ai pas voulu m' aventurer plus loin. Pendant ce temps (1h) je n'arrête pas de chasser les écureuils qui convoitent la nourriture gardée dans un sac plastique dont Hervé n'a pas voulu se charger.

A son retour il me livre ses commentaires : " Le sentier n'est pas techniquement difficile mais il est vrai un peu vertigineux au retour. Il suffit de regarder ses pieds lors des passages critiques. Il serait vraiment dommage d'y renoncer car il en reste une impression incomparable, surtout pour moi qui suis sensible au vertige".

Pendant qu'il se sustente un peu, je vais me dégourdir les jambes en continuant seule sur le West Rim Trail, histoire de voir où il mène. Je suis émerveillée par les paysages et curieuse, j'avance encore un peu jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec ….un serpent. Pas le temps de voir s'il était à sonnette ou pas, je déguerpis à toute allure.

Mais ayant très envie d'approfondir ce coin, je n'ai pas de mal à convaincre Hervé de faire ensemble une petite incursion dans ce canyon (en peu moins d'un mile + retour). Après la foule sur le chemin de l'ange, c'est la solitude ici et les paysages sont grandioses.

Me voilà réconciliée avec Zion et nous avons du mal à rebrousser chemin tellement c'est beau (10kms en tout). Mais il faut prendre la route en début d'après-midi. C'est un peu à regrets que nous quittons la solitude de cette partie du West Rim Trail et retrouvons la vallée peu avant 13h. Nous déjeunons au Zion Café : salade et burger puis c'est parti pour Las Vegas. Après 3h de route nous atteignons la ville des casinos et le Luxor où nous avons réservé. Un véritable hall d'aérogare et une file d'attente pour le check-in digne d'un jour de grand départ à l'aéroport de Roissy ! Notre chambre est au 2ème niveau. Pour la vue, c'est raté, mais la chambre est très grande et décorée avec goût sur le thème du lieu.

Nous quittons l'hôtel pour une visite des autres hôtels du Strip. Ils sont tous plus excentriques les uns que les autres.

Le clou de la soirée, ce sont, sans hésiter, les jeux d'eaux du Bellagio.

Pour dîner nous nous laissons tenter par le Rainforest Café et son ambiance tropicale au MGM après avoir tenté le buffet du Bellagio (queue interminable !). Malgré la taille du restaurant, nous sommes étonnés de la qualité des plats : nous avons vraiment apprécié !

Il ne reste plus qu'à essayer les machines à sous : nous jouons 10$ et gagnons 19, 75$. Sur un si bon score, inutile de poursuivre !!!

Angel's Landing

De la vallée de la Mort à Yosemite

J23 (07/08/07) Aujourd'hui nous attaquons l'étape la plus longue et la plus contrastée de notre voyage : du désert aux montagnes de la Sierra Nevada.

Une étape ponctuée de nombreux arrêts : Pahrump, où nous faisons quelques courses au Walmart dans Death Valley, à Zabriskie Point.

Au Visitor Center à la recherche d'une aire de pique-nique climatisée (introuvable!!)

A l'épicerie de Furnace Creek Ranch à la recherche de dattes de l'oasis : on n'a trouvé que des dattes de Californie.

Aux Sand Dunes.

Au Father Crowley Point où nous mangeons dans la voiture, les portes ouvertes. Ouf ! qu'il fait bon !! au milieu des arbres de Joshua après Towne Pass.

Un dernier arrêt au parc municipal d'Independence pour une petite sieste à l'ombre et nous finissons par atteindre Mammoth Lakes à 18H après 10h de route et une conjonctivite (moi) due à l'abus de clim (?).

L'hôtel Austria Hof Lodge est situé au pied du domaine skiable. Il est moins "pimpant" que sur internet. L'entrée est un peu vieillotte, il n'y a pas d'ascenseur. Mais la chambre est grande, bien équipée (wifi, frigo, petit dej. inclus) et située juste à côté du jacuzzi. Idéal après une journée de route !

C'est dans le guide LP que nous trouvons l'adresse pour le dîner : Whiskey Creek. Il y a un peu d'attente, nous patientons au bar au premier étage. L'hôtesse d'accueil nous confie un "objet" qui se mettra à vibrer et clignoter quand c'est notre tour. Epatant ! Le dîner est excellent, le vin aussi. Ambiance bistrot de montagne !

J24 (08/08/07) Après un petit saut vers Lake Mary et Twin lakes, nous quittons Mammoth Lakes ce matin.

Nous pénétrons dans Yosemite par la Tioga Road et immédiatement après l'entrée, nous nous arrêtons au parking pour la randonnée au Gaylor Lake (5kms, 3hA/R 450m de dénivelé altitude max env. 3350m). J'ai choisi cette destination car le "scenery factor" est estimé à 4/5 alors que le taux de fréquentation est estimé à 2/5 : de belles vues et peu de monde. Chouette !

La montée est d'abord raide dans la forêt puis arrivés à un col, nous avons une très belle vue sur la vallée et sur un premier lac. Après la descente vers le lac, le sentier le contourne par la droite et continue vers un deuxième lac.

Il y a effectivement très peu de monde ! Nous poursuivons après ce lac vers une mine datant des années 1870. Un couple d'Américains rencontrés sur place nous précise que c'était une mine d'or. Voilà Hervé qui se prend pour un chercheur d'or en quête de minerai !

Sur le chemin du retour chiens de prairie et marmotte croisent notre route, mais ils sont plus rapides que le photographe. Dommage!

Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons un peu plus loin au bord d'une rivière, le temps de pique-niquer puis c'est reparti !

En passant à Tenaya Lake, une petite pause s'impose pour profiter de ce beau lac.

Un petit moment de farniente en bord de plage et nous voilà requinqués ! C'est pourquoi, arrivés à Tuluomne Grove, une petite balade ne nous fait pas peur ! Petite peut-être (1h) ça va tout seul pour la descente jusqu'à la parcelle de séquoias géants, mais au retour ça grimpe ! Mais la sieste nous ayant ragaillardis, nous montons en un rien de temps, surpris d'être déjà arrivés.

Il est plus de 18h quand nous arrivons dans la vallée. Nous voulons réserver le hiker's bus pour demain, il faut donc nous rendre au Visitor Center de Yosemite Valley. Nous sommes abasourdis en arrivant à proximité. Sommes-nous vraiment dans un parc? Nous trouvons ici une véritable ville : magasins, restaurants, clinique, parkings géants, routes à 2 voies… Nous finissons par trouver le Visitor Center qui nous renvoie vers le guichet de la société dans Yosemite Lodge. Le guichet ferme à 19h, il est 18h50. Nous nous pressons pour finir par nous entendre dire qu'il n'y a plus de place dans le bus de 8h30, ni le lendemain ni le surlendemain. Tant pis, on trouvera bien une alternative, mais on se jure qu'on ne reviendra pas dans la vallée. Trop fréquentée à notre goût !!! Nous arrivons à 20h au Cedar Lodge : la chambre n'est pas très clean et surtout sent le renfermé ! Très chère pour ce que c'est. Nous avons réservé deux nuits. Il faudra faire avec ! Pour manger, guère de choix. L'hôtel est loin de tout. Le restaurant n'est pas climatisé et il y a du monde qui attend ! Dépités, nous finissons par opter pour le fast-food. Et finalement la formule salad bar est très bonne !

J25 (09/08/07)

La randonnée de Glacier Point à Yosemite Valley étant tombée à l'eau, nous en profitons pour faire la grasse matinée (jusqu'à 8h30).

Puis direction Glacier Point en voiture. Nous allons d'abord au point de vue où il y a foule. Puis nous revenons vers le parking de Taft Point/Sentinel Dome.

Il est déjà 11h30 quand nous entamons notre balade. Nous commençons par aller vers Taft Point. Nous atteignons d'abord cinq "Fissures" puis le point de vue qui livre de belles vues sur la vallée, El Capitan et les "Yosemite Falls" qui sont à sec. Nous revenons un peu sur nos pas puis nous prenons la direction de Sentinel Dome via Pohono Trail où nous progressons dans une belle forêt de conifères.

Pas un touriste sur cette variante, c'est super mais en même temps une petite angoisse : et si on rencontrait un ours, ici, loin de tout ? Nous restons vigilants même pendant l'arrêt pique-nique, nous asseyant dos à dos pour surveiller les alentours. Arrivés à Sentinel Dome, nous grimpons au sommet pour une vue à 360 ° sur la vall��e, El Capitan et Yosemite Falls au nord, sur Half Dome, Nevada Falls (en eaux !) et Cloud Rests à l'est. Nous reprenons la voiture vers 15h après une boucle de 8kms, 3h.

Il est encore tôt, nous faisons une petite halte dans une grande prairie sur Glacier Point Road. Pendant que nous nous reposons, un minibus s'arrête. Les passagers, avec des jumelles, observent la forêt au-delà de la prairie. "Bear…Bear…." s'agite l'un d'eux. Nous nous redressons d'un bond. "Oh ! no…deer…deer…Sorry…" s'excuse-t-il. Une belle biche s'abreuve en bordure de forêt.

Dommage, on aurait bien voulu voir un ours !

C'est sur ce souhait que nous nous mettons en route vers l'hôtel avec comme hier, re-formule salad bar au fast-food. Pas trop le choix !

J26 (10/08/07) Aujourd'hui il n'est pas question de traîner au lit. Nous voulons aller voir les séquoias à Mariposa en faisant la boucle complète par Outer Loop Trail (11kms, 4-5h). D'après mes documents, le premier tiers de la randonnée se fait "jowl to jowl" traduisez "coude à coude" puis la fréquentation est qualifiée de "medium" dans le deuxième tiers et enfin "bordeline light" dans le troisième tiers. Pour éviter la foule, lever à 6h, départ à 7h et arrivée sur place à 8h30.

Heureusement à cette heure-ci il n'y a que peu de monde ! Nous posons au pied des premiers séquoias géants. Impressionnants !

Mais dans "Lower Grove" tout cela est très organisé (barrière autour des arbres…et pour cause) et finalement un peu artificiel. Dans la partie Upper, la randonnée devient plus intéressante. D'ailleurs seule une poignée de courageux poursuit jusque là, les plus fainéants font comme ceux-là.

Ici la forêt reprend son aspect sauvage et les animaux ne tardent pas à se montrer.

Écureuils…

Biches et faons

Et même ces deux animaux que nous prenons d'abord pour des chats sauvages, et qui une fois la photo agrandie, s'avèrent être, avec leurs oreilles très caractéristiques et leur fourrure, oui, oui des… ..jeunes "mountain lions".

Les arbres sont toujours aussi remarquables.

Après Upper Grove, le chemin nous mène à Wavona Point Vista puis nous ramène au parking à travers une belle forêt où nous pouvons encore admirer des séquoias, certes moins hauts que les précédents mais en très grand nombre. Et nous sommes aux anges, nous avons l'Outer Trail pour nous tout seuls. Preuve est, que dès qu'on emprunte un sentier un peu à l'écart des axes touristiques, on se retrouve vite seul.

Nous quittons Yosemite après manger, avec un regret, celui de n'avoir pas même vu la queue d'un ours, mais avec encore un espoir, celui de pouvoir en observer un à Sequoia où nous serons demain !

En route vers la Californie et Visalia ! Après la forêt, voilà de grandes étendues herbeuses brûlées par le soleil puis des vergers à perte de vue : orangers, citronniers, pêchers…

Nous arrivons à destination, l'hôtel Comfort Inn & Suites en plein centre de Visalia. La chambre, en fait, quasiment une suite avec bureau, salon, frigo, micro-ondes, évier, wifi, petit dèj compris et……deux télés nous comble !

Nous allons tout de suite repérer le quartier : courses, banque…et faire notre choix pour le restaurant de ce soir. Visalia nous fait bonne impression, il y a un petit centre-ville très sympa, plein de boutiques assez chics et de restaurants très animés le soir. Cette ville ne figurant pas dans nos guides, c'est grâce au prospectus que nous a donné l'hôtel et en allant voir sur place que nous choisissons le Cafe 225. Excellent choix, très bon dîner !

Death Valley

Après Sequoia... la côte Pacifique

J27 (11/08/07) Aujourd'hui, notre programme doit nous mener à Sequoia National Park.

Ayant fait le plein d'images de séquoias hier à Mariposa, il ne nous semble pas pertinent de visiter Giant Forest, d'autant que le journal du parc fait état de travaux sur la Hwy198 entraînant d'importants délais d'attente ! Nous prenons alors l'option de découvrir une partie plus minérale de ce parc, à savoir le secteur de Mineral King.

Une véritable expédition, cet endroit ! En effet, c'est par une route étroite et sinueuse de 25 miles et 1h30 de parcours depuis l'entrée du parc qu'on y arrive. On passe ainsi de 500m à 2387m en pas moins de 698 virages ! Heureusement Hervé a l'habitude de conduire en Corse et nous arrivons au bout de la route en un peu plus d'une heure.

Des panneaux nous préviennent que nous entrons dans le domaine des ours (Ah! On va peut-être enfin en voir un !) . C'est pourquoi nous laissons notre glacière ainsi que tout ce qui peut attirer l'odorat de ces animaux dans un container en fer prévu à cet effet.

Nous pouvons commencer notre randonnée vers Monarch Lakes, situés à plus de 3000m d'altitude au pied du Sawtooth Peak (13kms, 5-6h, 600m de dénivelé). A la Ranger Station, on nous a prévenu, c'est le premier mile qui est le plus raide.

Vue sur Mineral King Valley.

Puis le sentier continue à grimper mais très progressivement à travers des prairies et une très belle forêt de conifères "rouges".

Puis il arrive à proximité de Chihuahua Bowl, une mine baptisée ainsi par des pionniers en l'honneur des riches mines mexicaines du même nom. Le minéral domine quand le sentier change de versant.

Ca y est, le lac n'est plus très loin. Après ce joli ruisseau, nous y sommes !

Après 3h de marche, quel plaisir d'ôter nos chaussures pour un petit bain de pied dans l'eau claire et fraîche du lac !

Trois quart d'heures de repos et déjà il faut penser à retourner. La descente est beaucoup plus rapide : 2h plus tard nous sommes de retour au parking ! Une bien belle randonnée ! Il ne manquait que l'ours !

Il est 17h. Encore faut-il maintenant reprendre en sens inverse les 698 virages, ce qui sera négocié en une heure chrono. Tous les automobilistes se rabattent pour nous laisser passer ! Il faut dire que les Américains n'ont pas souvent l'occasion de s'exercer sur une route de montagne telle que celle-ci !

Encore une petite heure pour rejoindre Visalia. Ce soir nous mangeons italien dans un restaurant sur Main Street : Little Italy, très bon aussi dans un cadre intime.

J28 (12/08/07)

Aujourd'hui direction le Pacifique dont nous longerons la côte de Cambria à Monterey par la Hwy1.

Nous quittons Visalia vers 8h et nous nous dirigeons vers Paso Robbles en traversant encore des plantations d'arbres fruitiers et de vignes. Puis peu après, au détour d'une colline, la voilà…la mer. En fait, sur le coup, nous nous demandons si ça n'est pas un mirage en raison d'un léger voile brumeux à l'horizon. C'est une drôle de sensation ! C'est vraiment la mer, après 4 semaines de déserts et de montagnes, nous sommes émus. Nous venons d'atteindre Cambria.

Un arrêt à la première plage le confirme : ici on retrouve l'air vif de la mer…un peu comme en Bretagne. Et comme dans cette belle région française, on y trouve aussi une côte déchirée et sauvage.

La route a parfois l'air de s'accrocher désespérément à la falaise. Un air de route corse au bord du Pacifique ! Les points de vue et zones d'intérêt ne manquent pas, particulièrement aux alentours de Big Sur et vont rythmer notre journée. Point Piedras Blancas (à 8kms de Hearst Castle) accueille une énorme colonie d'éléphants de mer paressant sur la plage. Nous ne nous lassons pas de les observer.

Sand Dollar Beach Area (à 45kms de Hearst Castle) : accès 5$ par voiture. Après une pause pique-nique au soleil (trop froid à l'ombre!), nous empruntons un petit sentier conduisant à la plage surtout prisée par les surfers. La plage est très belle, l'eau très claire et on aurait presque envie de se baigner si la température extérieure n'était pas aussi fraîche !

Julia Pfeiffer Burn State Park (à 60kms au sud de Carmel) recèle une véritable merveille, les McWay Falls, spectaculaires chutes de 15m se jetant dans la mer.

La côte aux environs de Big Sur offre des vues stupéfiantes.

Point Lobos State Reserve (6kms au sud de Carmel) : accès 9$ par voiture.

Le Sea Lion Point Trail fait le tour d'une pointe rocheuse abritant une colonie d'otaries. A force d'observer la surface de l'eau, nous découvrons même une loutre en train de se nourrir. Nous l'observons longuement à la jumelle.

Dommage que nous n'ayons pas plus de temps pour parcourir les autres secteurs de ce parc. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le BW Beach Dunes à Marina après Monterey.

Nous sommes déçus de notre choix : emplacement à proximité de la Nationale, bruyant +++. Heureusement pour le dîner, nous trouvons un restaurant formidable à Monterey (merci Lonely Planet). Le Monterey's Fish House ne paie pas de mine de l'extérieur, mais la qualité est au rendez-vous. J'ai mangé un mahi-mahi et Hervé a pris une bouillabaisse : un régal ! Nous avons dîné au bar (attente++ pour avoir une table) et l'ambiance était très conviviale ! A ne pas manquer !

Sur la côte Pacifique

San Francisco et alentours

J 29 (13/08/07)

Nous quittons avec soulagement Marina pour rejoindre San Francisco via la Hw101. C'est la solution la plus rapide, d'autant que la côte que longe l'US1 n'a pas l'air d'être plus attrayante. Nous ne tardons pas à traverser une série de banlieues de San Francisco et atteignons notre hôtel dans la zone de l'aéroport vers midi.

Le Radisson San Francisco Bay (sortie Sierra Point) nous donne entière satisfaction. Parking gratuit, frigo, micro-ondes, coin salon et bureau, wifi…grande chambre très confortable (aucun bruit malgré la proximité de l'autoroute)…voilà de quoi se sentir bien !

En début d'après-midi nous rejoignons San Francisco en voiture. Circulation très fluide jusqu'au centre ! Nous nous garons au parking à l'angle de Sutter et Stockton Str., indiqué dans le guide LP comme " relativement avantageux". Nous y resterons jusqu'à 18h (9$) puis irons nous garer sur un emplacement à parcmètre gratuit à partir de cette heure-ci.

Nous suivons le parcours pédestre décrit dans le guide cité plus haut. Il débute à la porte de Chinatown, traverse le quartiers chinois puis le quartier italien

et nous amène sur les hauteurs de Telegraph Hill et de sa Coït Tower.

Notre visite ne s'arrête pas là : je veux voir la très mythique Lombard Street, bordée de très belles demeures.

La fatigue commence à se faire sentir. Le retour en cable car est bienvenu, mais ce n'est pas de tout repos. D'abord il faut jouer des coudes pour pouvoir monter à bord (beaucoup de monde à l'arrêt), ensuite il faut s'accrocher, montagnes russes assurées !

Arrivés au parking, nous récupérons notre voiture et revenons dans le quartier italien pour dîner. Notre choix s'arrête sur l'Osteria del Forno, un tout petit restaurant (guide LP). Nous dînons tôt (18h30), c'est honnête sans plus. En revanche la glace (glacier en face) est délicieuse !

J30 (14/08/07)

Aujourd'hui nous voulons traverser le Golden Gate Bridge pour découvrir une autre vue de San Francisco et visiter les alentours.

Ce matin traverser la ville est interminable ! Le pont est dans le brouillard pour le moment et il ne fait pas chaud !

Pourtant le soleil brille quelques miles plus loin en arrivant à Muir Woods. Le parking est plein…ça grouille de monde. Nous décidons de faire l'impasse et de poursuivre vers Muir Beach Overlook où nous espérons pouvoir pique-niquer. Pas de chance, nous retournons dans la brume et le froid. Nous poursuivons la Hwy1 jusqu'à Stinson Beach où nous tentons un petit tour sur la plage. Il y a un de ces vents ! Il n'y a plus qu'à poursuivre en voiture. Sur les hauteurs de la Panoramic Highway, nous retrouvons le soleil…ça fait du bien. Nous nous arrêtons près du départ du sentier de Sierra Point Trail. Nous décidons de faire un petit tour…qui sera finalement un très grand tour. Descente par Eastwood Camp jusqu'à Muir Woods et la balade au pied des séquoias.

Puis remontée par Bootjack Trail et Troop80 Trail dans une végétation très luxuriante le long d'un torrent encombré de troncs arrachés. Décor à la Indiana Jones. Randonnée très dépaysante !

En arrivant au Golden Gate Bridge, sur la route du retour, nous faisons un petit détour sur les hauteurs pour profiter de belles vues sur le pont

avant de faire une halte à Sausalito, petite ville bien agréable et coquette

avec ses boutiques, ses galeries d'art très chic et ses légendaires house-boats.

Nous nous laissons séduire par cette ville et espérons y trouver une bonne adresse pour dîner. J'ai envie de manger du poisson, bord de mer oblige. Un petit coup d'œil sur un panneau d'information de la ville, le "Spinnaker" avec ses "dramatic views" retient notre attention. Le dîner est une merveille et nous avons la meilleure place du restaurant : une vue à 360° sur la baie de San Francisco assortie du spectacle des otaries qui batifolent dans les flots et des mouettes qui passent leur temps à pêcher devant nous. Inoubliable !!!

J31 (15/08/07)

Nous décidons de rendre la voiture ce matin et de rejoindre San Francisco par le Bart à partir de l'aéroport.

Notre objectif aujourd'hui: poursuivre la visite de San Francisco mais cette fois-ci à vélo ! Après avoir déposé la voiture à l'aéroport, (quelques secondes ont suffi, bravo pour l'organisation Avis), nous empruntons d'abord l'Air Train, puis le Bart puis le cable car jusqu'à Colombus Str.

C'est là que se trouve le loueur que nous avons retenu "Blazing Saddles" mais qui s'avère ne pas être très sympa (accueil assez froid). La location nous revient à 50$ pour 2 pour la journée, tarif comparable chez tous les loueurs.

Nous commençons par longer la côte jusqu'à Golden Gate Bridge. Il fait frais et nous supportons nos deux polaires. Un coupe-vent aurait été plus adapté. Passer le pont à vélo (ou à pied) nous semblait être une expérience différente. Mais le vacarme est assourdissant et devient vite insupportable. Nous ne parcourons pas la moitié du pont.

Alors retour en ville en direction du Golden Gate Park. Je commence à flancher. Il est temps de manger : une salade et une pizza dans un petit restaurant à côté du parc et c'est reparti. En traversant le parc, nous faisons la visite du Japanese Tea Garden (4$/pers). Le jardin est tout petit, très joli, mais hyper fréquenté !

Notre circuit nous conduit ensuite jusqu'à Ocean Beach où je m'amuse à provoquer l'envol d'une nuée de mouettes.

Après Lincoln Park, nous avons l'occasion de jouir de nouvelles vues sur le pont.

Ouf ! La balade est bientôt finie. Il reste à longer comme ce matin la côte où nous observons les prouesses des surfeurs et à retourner chez le loueur après 6h de vélo et une quarantaine de kilomètres parcourus ! Journée fatigante en raison des nombreuses montées, mais excellente.

Dans Union Square nous assistons aux improvisations de l'ensemble Jazz des Jeunes de SFO avant de reprendre le Bart puis la navette vers l'hôtel. Un bon dîner au restaurant de l'hôtel clôt cette dernière journée à San Francisco et aux Etats-Unis. Demain retour Paris !

J32 (16/08/07)

Nous avions prévu le retour depuis Los Angeles. C'est pourquoi il nous faut faire aujourd'hui un vol intérieur vers cette destination. Nous avons choisi un vol très tôt (7h) en espérant pouvoir, soit enregistrer immédiatement nos bagages pour Paris soit les laisser dans une consigne et profiter de cette dernière journée sur la plage de Marina del Rey, proche de l'aéroport.

Malheureusement rien n'est possible : plus de consigne aux Etats-Unis depuis le 11 septembre et pas d'enregistrement avant 15h. Le décollage pour Paris est prévu à 18h30. Solution : prendre notre mal en patience, grignoter, lire, pianoter sur internet (accès wifi possible et gratuit)….et attendre jusqu'au soir.

Bon, notre voyage se finit un peu en queue de poisson mais il a été riche et bien rempli. Et c'est, avec des souvenirs plein la tête, que nous nous envolons vers Paris en début de soirée.

Golden Gate Bridge

NOS CONCLUSIONS

Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est également notre premier aux Etats-Unis.

Nous avons parcouru en voiture 4000 miles (6000kms) dans une grande variété de paysages allant des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte Pacifique.

Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus (faisable grâce au 4x4) et surtout de plus de 180 kms de randonnée, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.

Nos impressions générales : sur l'accueil : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. De plus, les Américains connaissent et aiment la France, souvent ils l'ont déjà visitée et adorent échanger à propos du mode de vie français ! sur la conduite : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ ! Essence : compter env. 80$ pour 600 miles. Location 4x4 : 2000$. sur les prestations hôtelières : nous avions réservé tous les hébergements. Ils nous ont donné, sauf quelques rares exceptions, entière satisfaction. A certains endroits, en payant en cash, possibilité d'avoir une remise de 10%. En moyenne le prix des chambres où nous avons séjourné a varié entre 60 et 100$ (NY et SFO un peu plus) sur les repas : le midi, pique-nique. Fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Attention, tous les prix sont indiqués hors taxe, même en grande surface. Le soir, au restaurant, en moyenne 50 à 80$ pour deux. Nous avons très bien mangé. Certes, ce n'est pas de la haute gastronomie française, mais de très bonnes viandes et aussi des légumes …et des "Pies" délicieuses. Loin du cliché des hamburgers !

Nos coups de cœur !

Nous avons adoré tous les endroits où nous avons été seuls ou presque, en tout cas les parcs très "nature" ou peu aménagés : la région de Moab (Arches, Canyonlands …) avec une mention particulière pour les Needles et l'extraordinaire randonnée de Chesler Park. Le must à nos yeux ! Escalante et le Grand Staircase : les sites sur le Burr Trail et sur la Hole-in-the Rock Road. Coyote Buttes et the Wave. Capitol Reef avec la Cathedral Valley. Grand Canyon Nord. Mineral King (Sequoia)

Nous avons aimé (mais un peu moins, car beaucoup plus fréquentés et/ou aménagés) Bryce Canyon et son amphithéâtre. Zion et ses randonnées très populaires Yosemite, ses dômes, ses lacs et ses séquoias. les villes : San Francisco, à ne pas manquer. Las Vegas, excentrique. New York, à voir au moins une fois.

Nos regrets : ne pas avoir pu parcourir Cottonwood Road en entier en raison des intempéries. ne pas avoir croisé d'ours ni à Yosemite, ni à Sequoia ! (nous irons au zoo à Paris!)

Bibliographie :

=> New York : le guide Lonely Planet pour la préparation et pour le voyage le petit guide rose "citiz", concis et plus léger dans la valise.

=> Ouest Américain : les guides LP et Routard. Ils nous ont surtout été utiles, sur place, pour les adresses de restaurants ainsi que pour la visite de San Francisco et la côte pacifique. Car la plupart de notre documentation a été puisée dans le site www.ouestusa.fr, surtout pour les visites et randonnées entre Salt Lake City et Zion.

=> Après Zion, le site internet précédent étant moins documenté (du moins jusqu'à présent !) voilà ceux qui m'ont servi, entre autres : www.waterfallswest.com pour les renseignements sur McWayFalls à Big Sur. pt-lobos.parks.state.ca.us pour les informations sur Point Lobos Reserve. www.visitmuirwoods.com pour la description détaillée des randonnées dans et autour de Muir Woods.

=> Et pour prolonger la lecture.... le récit d'Edward Abbey "Désert Solitaire". Ranger à Arches dans les années 70, il décrit à merveille ce qu'étaient ces parcs à l'époque. les deux romans policiers du même auteur "Le gang de la clé à molette" et "Le retour du gang..." qui ont comme décors les régions de Page et du lac Powell ainsi que celles de Canyonlands et the Maze.

Nous avons été tellement emballés par ce voyage que dès notre retour nous avons programmé un nouveau voyage, encore plus axé "nature". Le carnet 2008 est ici !



FIN
Programme pour deux semaines à Las Vegas et aller à Los Angeles English translation pending
by Barbamama · 2007-08-28 · 7 replies
Bonjour

J'avais déjà fait un post dans "voyager avec des enfants" mais les idées fusionnent, alors voilà mon plan... Nous pensons réserver du 05 au 16 mai 2008 à LV, mais on aurait bien voulu aller aussi à Los Angeles, parce que mine de rien j'ai peur qu'on s'ennuie un peu à LV à cause de boubou. J'aurai bien envie d'aller à Universal studios, dans un parc Disney, à Beverly hills, et un peu de plage aussi (bref la totale touristique, non ?). En regardant sur les sites de voyages on a trouvé un bon plan pour les 2 semaines à LV, mais si on veut combiner LV et LA alors là le budget explose. Quelqu'un a-t'il déjà fait ça ? Comment aller à LA depuis LV sans voiture ? on a pensé au train, qu'en pensez-vous ? Parce que nous on pensait garder notre chambre d'hôtel à LV pendant qu'on serait à LA, on en aurait loué une autre sur place pour un petit prix (enfin si on trouve cette perle), parce qu'on partirait du même aéroport qu'à l'arrivée. Voilà, j'aimerais bien avoir votre avis sur tout cela.
Retour de l'ouest des Etats-Unis, Canada/Yukon, Alaska English translation pending
by Trois14 · 2007-08-24 · 32 replies
Nota : M. le Modérateur : Est-t-il possible de laisser cette discussion dans le forum « destination Amérique du Nord» plutôt que dans "carnet de voyage" ou autres, car je sais que de nombreuses personnes fréquentent ce même forum afin de préparer quelque chose de ressemblant, et me poseront probablement des questions auxquelles je tenterai de répondre. Merci.

Bonjour

Plus disponible qu’auparavant (privilège de l'age), j’ai pu passé, en compagnie de mon épouse, deux mois et demi à me balader en voiture dans ces régions, uniquement pour le plaisir (pas de travail, pas de réunion, pas de RV formel, pas de Laptop, …), de Juin à Août 2007. Le retour sur terre à Lyon, qui ne date que du WE dernier, est encore difficile. Que suis-je donc revenu faire ici ?

Nous avons conduit en tout plus de 20000 Km. Voitures standards, non 4-4, de catégorie Moyenne et Full Size. Le maximum de conduite pour une journée (ce n’était pas prévu, mais il a fallu faire face aux évènements contraires, glissements de terrain entraînant une modification de trajet, et un gros détour, avec un avion à prendre 3 jours plus tard) a été de 1300 Km sur une route à peine moyenne. Deux autres journées, nous ont vu faire près de 1000 Km (dont une pour réservation de logement non honorée à Liard Hot Springs !). A bien plus de 60 ans, je trouve que ce n’est pas si mal que ça (on dit que les voyages forment la jeunesse !).

Plus de 2000 photos numériques prises (3 chips de mémoire SD de 2 Giga chacun), non encore visionnées. D'ailleurs il demeure une réelle incertitude concernant l'une des cartes qui a décidé de vivre sa propre vie sans nous : en la remplaçant, je l'avais oubliée dans une cabine en rondin en Alaska. Heureusement j'en ai retrouvée la trace par téléphone, et elle a été découverte sous le lit une semaine plus tard (heureusement que le ménage n'avait pas été fait avec soin, entre temps). En principe elle m'a été postée pour la France il y a plus de trois semaines, mais je l'attends toujours. Si je devrais ne pas la revoir, j'en serais très malheureux, car elle comporte les souvenirs les plus marquants de ce voyage.

Températures : de 1°C (Nord du Yukon sur la Dempster Hwy, mais aussi au Sud de la BC en altitude entre Lilloet et Penberton), jusqu' à 115°F (Phoenix et Palm Springs). Mais temps globalement beau, souvent plus chaud dans le Grand Nord qu'en France à la même période !

Trois parties bien distinctes pour ces vacances : 1/ le hors d'oeuvre : Vols LYS-CDG-SFO Une dizaine de jours en Californie, principalement dans la région de San Francisco (et de Monterey). Cela fait longtemps que je n’ai plus grand-chose à découvrir autour de la Baie (j’y ai déjà fait ces 15 dernières années une centaine de voyages, le plus souvent pour raisons professionnelles), mais j’y ai gardé beaucoup d’amis et cela faisait plus d’un an que je n’y étais plus retourné. En fait j’étais en manque de San Francisco ! J’ai ensuite rejoint Los Angeles par la "San Joaquin Valley", en passant par Sequoias NP que j’avais envie de revoir. Environ 1500 miles d’auto.

2/ le plat de résistance, le cœur de mes vacances : Vols LGB (Long Beach) - SEA Un mois et demi à visiter, depuis le Sud de la Colombie Britannique, le Yukon et l’Alaska, et retour sur Vancouver. Presque 9000 miles en auto (sans compter bateaux, ferries, avions, hydravions, marche, …). J’avais fait un road trip un peu similaire il y a quelques années en famille, mais plus sommaire (4 semaines seulement) et avec mes enfants, qui se plaignaient sans cesse des trop longs trajets. J’ai ainsi revu ce qui m’avait enchanté, et ai découvert ce que je n’avais pas pu faire et dont je revais. Beaucoup de galères (voir par exemple ci-dessus, le coup des éboulements), mais surtout, beaucoup de souvenirs merveilleux. Mon trajet : Seattle, Vancouver, Hope, Cariboo Hwy, Dawson Creek, Alaska Hwy, Whitehorse, Klondike Hwy, Dempster Hwy (en partie seulement ; j'ai rebroussé chemin sur le fleuve Mackenzie devant le mauvais temps, et la probable impossibilité, arrivé à Inuvik, de décoller pour Tuk, sur la mer de Beaufort dans l'Océan Arctique, véritable but de cette escapade), Dawson City, Top of the World Hwy, Anchorage, Katmai NP, Brooks Camp et ses ours (le meilleur de mon voyage), Anchorage à nouveau, péninsule de Kenai, Homer, Ninilchick (village très actif de pêcheurs d'origine russe, on s'y sent bien), Seward, croisière de la journée au Kenai Fjords NP, (baleines, glaciers majestueux (Aialik), Denali NP, Fairbanks, Wrangell-St Ellias NP (Kennicott), Tok, Haines Junction et Kluane Park ( mais grosse déception : impossible de survoler le fameux Kaskawulch Glacier pour raison météo), Haines, petite bourgade en dehors des circuits traditionnels, très attachante (survol de Glacier Bay NP également impossible, car temps bouché), AR de la journée à Juneau en bateau rapide (baleines, orques), glacier, ferry pour Skagway (baleine), Alaska Hwy à nouveau sur une courte portion, Stewart-Cassiar Hwy(avec l'intention de rejoindre Hyder et ses ours, puis Vancouver par ferry depuis Prince Ruppert, mais en fait j'avais déjà renoncé à la solution "ferry", car j'avais entendu parler d' un méga glissement de terrain à Terrace rendait l'accès à Prince Ruppert non garanti ; dans l'incertitude et ne pouvant me permettre un tel contretemps, j'avais déjà pris la décision de continuer par la route vers Vancouver depuis Hyder) ; mais catastrophe : route bloquée juste avant mon passage à Iskut, 100 Km au-delà de Dease Lake par un important glissement de terrain, bien réel cette fois, et non hypothétique ; route fermée pour une longue période, impossible donc de rejoindre Hyder, retour donc à marche forcée vers l'Alaska Hwy, Watson Lake, Fort St John, Prince Georges, Lilloet et Vancouver.

3/ le dessert enfin, pour satisfaire un besoin naturel de soleil et de chaleur, mais aussi pour le plaisir de retrainer dans ces contrées attachantes. Vol BLI (Bellingham, Sud de Vancouver) - SEA - LAS, et ballade 10 jours dans les grands parcs de l’Utah et de l’Arizona, sans chercher à tout revoir (j’y suis déjà passé des dizaines de fois), avec une voiture non 4-4, pénard, en me limitant aux endroits faciles d'accès que j’aime bien, et sans forcer la mécanique. Pour le plaisir. Enfin 6 jours de repos, piscine et surtout récupération au Sheraton de Tucson. Là, aucune visite au programme, excepté 2h à Tombstone, et 2h au Saguaro NP Ouest (je ne pouvais pas faire moins). Mon itinéraire : Las Vegas (2 nuits de repos, de soleil et de piscine dans un (relativement) petit hotel sympa et pas cher, pas un centime d' "investi" dans les machines à sous), Valley of Fire, Zion (rapide), Bryce (boucle Navaro trail - Queens garden), Torrey (pour la fête annuelle de la musique western), Dead Horse Pt, Canyonlands (visite expresse, limitée à Island in the Sky), Arches (limité à montée à Delicate Arch, Devil garden jusquà Lanscape A., Double A. et Balanced Rock), Monument Valley (circuit au coucher et au lever du soleil, avec John Ford Pt pour moi tout seul), Gooseneck, Page (Horseshoe, et Antelope C. à midi), Grand Canyon Village (coucher de soleil à Hopi Pt, nuit au Bright Angel Lodge, lever de soleil sur le GC, quasiment face à ma cabine), Flagstaff, Phoenix, Tucson (repos), Palm Springs (derniers HA à Cabazon, outlet factory) et LAX, juste à temps pour attraper le vol Air France LAX-CDG-LYS. 3500 miles au compteur quand même !

Je compte raconter pendant quelque temps, dans les posts à venir de cette discussion, mes coups de cœur, mes meilleurs souvenirs, mais aussi ce que je n'ai pas trop (ou pas du tout) aimé, les difficultés que j'ai rencontrées, les surprises que j'ai connues ; faire part de mon expérience. Cela pourra peut-être être utile aux collègues de ce forum qui préparent pour l'an prochain quelque chose de ressemblant (je sais qu'il y en a un certain nombre). Dans un souci de centralisation, je reprendrai probablement quelques interventions que je n'ai pas pu me retenir de faire sur le sujet depuis mon retour, dans d'autres discussions. J'essayerai de répondre aux questions intéressantes, éventuellement par le moyen de messages privés. Mais je ne garanti rien. De toute façon, les jugements, les points de vue, ne concernent que moi, et je conçois tout à fait que certains soient d'un avis différent ou même opposé. Je me bornerai sauf exception à mon séjour en Alaska, Yukon et BC, car pour l'Ouest des Etats-Unis, les conseils éclairés ne manquent pas sur ce forum (il m'arrive néanmoins parfois d'y rajouter mon grain de sel !).

🤪 Seul regret de ce voyage, je ne suis pas repassé à Carrizozo ! 😉
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007) English translation pending
by Stef2Mars · 2007-08-22 · 47 replies
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.

21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.

Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.

Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…

Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…

J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…

Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.

La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.

Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.

Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.

Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.

Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.

Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.

En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.

La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…

Samedi 21 juillet : Royal Madrid

Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.

Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…

Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.

Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.

En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…

Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo

En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.

Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.

Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.

J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.

Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…

A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…

Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.

Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.

En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…

Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre

Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.

Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.

Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.

Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.

Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !

Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.

Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…

Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !

La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.

Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.

Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.

Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.

Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.

Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.

Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.

Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.

A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…

Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night

Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.

La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.

Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.

La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.

Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.

La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.

Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.

Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.

Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.

C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…

Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei

Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.

Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…

Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.

Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.

Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.

Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…

Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…

Vendredi 27 juillet : direction Porto

Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.

Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…

La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.

Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.

Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?

A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.

Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.

Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.

Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.

Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…

Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires

Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.

C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.

Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.

Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.

14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.

Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.

Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.

Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.

Dimanche 29 juillet : retour à la réalité

Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.

Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…

Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.

14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !

Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.

L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !

Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Conseils pour le Kerala English translation pending
by Kerala · 2007-08-15 · 79 replies
bonjour du kerala

comme je reçois beaucoup de vos questions directement en email et sur msn, me voici avec quelques conseils/infos qui pourront répondre à multiples de vos question:

état vraiment particulier de l'inde, clima tropical -

les vêtements:

pour les femmes: soit le 3-pièces local, soit la mode des touristes, enfin, cette mode made in india que vous trouvez aussi chez vous mais qui, n'est absolument jamais portée par la population locale, je nomme ça tourist fashion, en coton légérs sont très confortables. on peut les acheter sur place pour pas cher, donc, évitez de porter des tonnes de fringues qui ne feront que de vous peser durant vos déplacements. par respect pour la culture locale, couvrez toujours vos épaules et vos jambes. évitez les grands décolletés.

pour les hommes: si l'idée de vous vêtir d'un mundu vous plait, sachez que le mundu (tissus noué autour de la taille) vient remonté et noué à la hauteur de la hanche et non à la taille. avant de s'assoir, veuillez le rallonger. t-shirt ou chemise, ne vous balladez pas à torse nu.

pour maintenir votre santé:

chaqun sa propre bouteille, ne la partagez pas, vous ne vous transmettez pas d'éventuels problèmes. buvez impérativement 4 litres d'eau par jour et par personne. souvent je vois des voyageurs qui souffrent de nausée, maux de tête, maux d'estomac, chevilles et autres articulations enfles.... la plupart du temps ces symptomes sont dues à la déshydratation.

goûtez aux passé quarantes variétés de bananes. elles vous fourniront l'apport de potasse!

si vous souffrez le chaud, buvez des noix de coco fraiches et évitez la papaya, aliment chaud!

ne vous exposez pas longtemps au soleil qui est brûlant!

si vous avez besoin d'un medecin ou d'une pharmacie, vous en trouverez des trois branches: allopatie, homéopatie, ayurvéda

logements:

vous trouvez d'innombrables hotels, guesthouses et homestay à des prix variables, chez l'habitant souvent demi-pension comprise, souvent pas d'eau chaude courante (on peut demander un seau d'eau chaude pour la douche), mais jamais assez froide pour vraiment vous raffraichir. clim nécessaire dès la mi-avril jusqu'au début de la mousson (début juin).

déstinations conseillées en voyage au kerala avec les enfants:

bain des éléphants et ballade à dos d'éléphant, parcs aquatiques, endroit par excellence pour rencontrer des familles locales avec leurs enfants, partageant la joie de s'amuser.... c'est vraiment beau de voir les mamans indiennes s'assoir dans les pneus avec leurs enfants et descendre des tobogans d'eau, habillées en saris magnifiques.....visite de fermes, safari ou trekking dans les réserves naturelles, chuttes d'eau, observation des artisants au travail, kathakali, arts martiaux, backwaters

ayurveda

pour se soigner avec un traitement ayurvédique la meilleure saison est la mousson (juin - novembre). les hommes sont massés par des hommes, les femmes par des masseuses. pour qu'un traitement ayurvédique soit efficace au maximum, il est important de prendre d'eventuelles medecine avec précision, boire d'avantage (sauf avis contraire du médecin ayurvédique en cas particuliers)

plages

les plages de kovalam et varkala sont les plus touristiques et connues. mais il y en a d'autres que voici: cherrai beach (ernakulam district), kozhikode (calicut), muzhappilangad et payyambalam (kannur district) et bekal fort (kasargod district)

bon voyage à tous et que vos rêves se réalisent! monique de cochin
Visite de Lisbonne fin octobre-début novembre English translation pending
by Emi2801 · 2007-08-08 · 22 replies
Bonjour,

Je compte partir à Lisbonne du 29 oct au 2 nov. je souhaiterai savoir quels sont les lieux à visiter (Musées, monuments, places touristiques ...) Est-ce que la circulation en transport en commun (bus, tram, métro ...) est facile ? car je ne parle pas portugais et j'ai peur de ne pas m'y retrouver. Est-ce que les tarifs (transport, nourritures) ne sont pas trop élevés ?

Merci d'avance Emi
Travailler un an au Québec sans PVT, ni de visa au départ English translation pending
by Stephec · 2007-08-08 · 34 replies
Bonjour à tous

J'ai fait une recherche mais n'ai pas trouvé mon cas qui est assez précis. J'ai 25 ans, un DEA de philo et 3 ans d'expérience en commerce, je suis française. Je souhaite partir travailler un an au Quebec, et je voudrai partir en septembre. Cependant les PVT ont tous été distribués, et je n'ai pas envie d'attendre l'année prochaine pour partir. Alors je me disais que je pourrais partir en visa touriste, chercher un job (n'importe lequel, je suis prete à tout faire), et dès le job trouvé, faire une demande de visa de travail. Je ne compte pas rester plus d'un an au Quebec, c'est surtout pour découvrir une autrer façon de travailler et me faire une expérience professionnelle différente. Mais légalement, est ce que ça marche? Je ne veux pas travailler au black, mais faire tout comme il faut, je crois que l'employeur peut faire le nécessaire avant l'embauche et moi aussi pour obtenir un visa. Qu'en pensez vous? J'attends vos réponses avec impatience, merci d'avance!
Itinéraire Californie - Nevada - Utah? English translation pending
by Lalli · 2007-08-06 · 8 replies
Bonjour à tous!

J'épluche ce forum depuis quelques semaines maintenant et avec mon copain on a préparé un itinéraire, j'ai essayé de tenir compte des remarques que j'ai pu voir, mais j'aimerais quand même votre avis sur la faisabilité de notre itinéraire. Points importants : On arrive à Los Angeles le samedi 1e septembre et on reprend l'avion à Los Angeles le mercredi 26 septembre! (Nous avons réservé un hôtel à l'aéroport pour ces deux jours). Le dimanche on va voir la course de NASCAR à LA (on a déjà les billets) Le lundi on a aussi déjà nos billets pour les studios Universal (billet VIP, on ne peut pas changer de jour.. En plus c'est un jour férié au USA) Le mardi Six Flags magic mountain -> on est obligé d'y aller ce jour là, le parc sera, après cette semaine, uniquement ouvert le we. Nous ne reviendront pas le week-end à Los Angeles.. Et comme on va voir le nascar pour mon copain, j'exige un parc d'attraction pour moi 😄

Bref, tout ça pour dire que notre itinéraire démarre le mardi soir après le six flags.. Pour les autres infos, on a un véhicule déjà réservé, un 4x4 pour sortir de temps en temps des sentiers battus. On a aucune autre réservation, donc il faudrait éviter d'arriver à Las Vegas le week-end... pas facile..

Sinon on est toujours en pleine discution à cause de Page et Moab... Bon, voilà ce qu'on a préparé :

1er samedi : Arrivée à LA 1er dimanche : Course de Nascar à LA, motel réservé pour le soir 1er lundi : Universal Studio 1er mardi : Six Flags Magic Mountain -> soir route direction Palm Springs pour trouver un motel 1er mercredi : Palm Springs - Twentynine Palms - Lake Havasu City 1er jeudi : Lake Havasu - Flagstaff 1er vendredi : journée au Grand Canyon en fin de journée direction Tuba City 2e samedi : Tuba City - Monument Valley 2e dimanche : Monument Valley - direction Moab en fin d'après-midi 2e lundi : Moab 2e mardi : Moab - Bryce 2e mercredi : Bryce + Zion - St-George 2e jeudi : Las Vegas + nuit 2e vendredi : Las Vegas + nuit(est-ce qu'elle sera beaucoup plus chère?? Il y a peut-être des hôtels à l'extérieur de la ville..) 3e samedi : Death Valley (a partir de ce jour là, jusqu'au mardi on va vraiment y aller à l'aventure) 3e dimanche : Sequoia National Parc 3e lundi : Yosemite 3e mardi : Yosemite 3e mercredi : Sacramento + Nuit 3e jeudi : San Fransisco 3e vendredi : San Fransisco + direction Santa Cruz en fin de journée 4e samedi : Santa Cruz + côte ~200km on s'arrête de temps en temps. 4e dimanche : Santa Barbara 4e lundi : Santa Monica - Los Angeles 4e mardi : Los Angeles visite 4e mercredi : Rendre voiture + aéroport 4e jeudi : arrivée à Zurich

Est-ce qu'on passe assez de temps dans les parcs? On est pas des grands randonneurs, mais on aimerait pas passer à côté de choses magnifiques. La route ne nous fait pas peur.. Pour nous elle fait partie du voyage..

Voilà, merci à vous pour vos commentaires. Soyez indulgents, on ne connait encore pas tout

Lalli
Itinéraire de deux semaines dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Tine33 · 2007-08-02 · 26 replies
Bonjour à tous,

Je reviens de nouveau vers vous après avoir changé x fois d'itinéraires, je m'embrouille les neurones pour trouver un itinéraire idéal et j'ai vraiment besoin de vos conseils. Si nous voulons être vraiment dépaysés Faut-il privilégier + SFO ou Les parcs. Nous partons 14 jours du 6 octobre au 20 octobre inclus. Dans mon précédent itinéraire j'avais privilégié 5 jours à San Francisco et ses alentours en zappant les parcs nationaux du sud mais est-on vraiment dépaysé à San francisco ? Puis après réflexion, je me dis qu'un séjour dans l'ouest des états-unis sans faire les principaux parcs ainsi que Moab et ses alentours c'est quand même dommage. Et puis vu la période où nous allons à San francisco j'ai un peu peur d'avoir du mauvais temps. Mon problème comme toute personne n'ayant jamais mis les pieds dans ce pays c'est de calculer le temps passé entre chaque étapes. Allez je me lance : J1 Samedi 6 octobre Arrivée à LA en début d'après-midi J2 Dimanche 7 octobre Journée à Universal Studio J3 Lundi 8 octobre LA/Phoenix 594 Km durée 6 H 30 J4 Mardi 9 octobre Phoenix/Flagstaff/grand Canyon d'après mes calculs savants 352 Km Durée 3 H 40 J5 Mercredi 10 octobre Grand canyon/monument valley 300 km durée ? J6 Jeudi 11 octobre Monument Valley/Moab et ses alentours 560 km durée 1 J7 vendredi 12 octobre Moab et ses alentours J 8 samedi 13 Moab/bryce canyon 432 km durée ? J9 dimanche 14 Bryce canyon/las vegas 424 Km Durée J10 lundi 15 Las vegas J 11 mardi 16 départ en direction de San francisco et là comment faire pour aller au plus court ? Je suppose qu'il faut bien deux jours de route et quelles sont les étapes à faire ? J 12 mercredi 17 arrivée en fin de soirée sur SFA je suppose J 13 jeudi 18 SFO J 14 vendredi 19 SFO Samedi 20 DEPART POUR PARIS EN DEBUT D'après midi. Martine
Voyage itinérant de treize jours au Maroc English translation pending
by Thovex · 2007-07-27 · 20 replies
Salut à tous, je pars 13 jours au Maroc du 3 septembre au 15, et j’ai besoin de quelques conseils…

Tout d’abord, On arrive à Marrakech le 3 dans la soirée et On y reste le 4 pour visiter la ville. Puis le mercredi 5, On part pour Casablanca en train (à 7h arrivée 10h) et on visite la ville l’aprém. Le Jeudi 6, on se rend à El Jadida, en train (arrivée 7h50), on pense louer une voiture ou se balader autour en taxi. Le vendredi 7, départ en bus pour Safi et visite de la ville. Samedi 8 direction Essaouira en bus, avec dans la journée visite en voiture de location ou taxi Dimanche 9 Journée à Essouira. Lundi 10 Essouira-Agadir en en bus puis journée à Agadir Mardi 11 Journée à Agadir (est-ce assez intéressant pour y rester toute une journée ?) Mercredi 12 Agadir-Marrakech en bus ? (Le bus passe t-il par la route du Tizi-n-test ? ( il parait que c top ?) Puis fin de visite de Marrakech. Jeudi 13 Voiture de location et départ pour la route du Tizi-n tichka. Vendredi 14 voiture de location et départ pour Ait-Benhaddou Samedi 15 Visite de Marrakech et départ pour Paris

Que pensez vous de cet itinéraire ? Vous semble t-il intéressant et réalisable ? Pour celui-ci, on dispose d’un budget de 1000 € pour deux. Merci de vos conseils sur le parcours, sur les villes à visiter et les alentours, les hébergements dans ces villes, et les immanquables…

Merci d’avance amis routard…
Récit complet de notre voyage à Walt Disney World English translation pending
by Danyqc73 · 2007-07-25 · 32 replies
Bonjour

Voici le récit tout en détails de notre voyage à Disney World réaliser en septembre 2006.

Les participants Nous sommes tous de la région de Québec. Moi c'est Dany, je suis consultant dans le domaine de l'informatique et au moment de faire ce voyage, j'avais 33 ans. Une crisse de belle âge qu'on me répète souvent. Ma blonde s'appelle Mélanie, elle travail aussi dans le domaine de l'informatique mais à titre d'adjointe administrative. Au moment de faire ce voyage elle avait 30 ans. Mélanie à l'intention de faire la montagne russe nommé "Hulk" à Island of Adventure. En 2003 elle n'avait pas osé. Notre fils se nomme Olivier. Olivier, qui a les fesses de son père, fera tourner de nombreuse tête au cours de sa vie, mais d’ici là il fêtera son premier anniversaire de naissance à Disney, soit le 15 septembre.

Mon père, jeune retraité de la fonction publique, s’appelle Robert. Au moment de faire ce voyage il aura 60 ans. Mon père a très hate de faire ce voyage. Il nous a assuré avant de partir qu'il ferait toute les montagnes russe. C'est ce que vous verrez en lisant le reste du compte rendu. Ma mère s'appelle Lucette. Elle aura 59 ans au moment de faire ce voyage. Elle ne compte pas faire toutes les attractions mais elle pourrait nous surprendre compte tenue qu'elle a descendu l'everest au village vacance valcartier. Imaginer même moi je tremble quand j'arrive en haut de l'everest. Histoire à suivre.

Pierre c'est mon beau-frère, je l’appelle le beauff ! Il est machiniste pour une compagnie de porte et fenêtre. Au moment de faire le voyage il avait 32 ans. Marie-Josée c’est ma belle-sœur ou si vous préférez la blonde du beauff. Elle est infirmière et travaille auprès des nouveaux nés. Leur jeune fille se nomment Alyson et lors de ce voyage elle avait 14 mois. Si vous avez lu le compte rendu du voyage de Disney 2003, vous savez maintenant que Marie-Josée était enceinte de son 2ième enfant lorsque nous avons eu notre accident de voiture à Kissimmee. Alyson est donc suivi de près par Gabriel qui aura 2 an et quelques mois lors de ce voyage.

Mon beau-père s’appelle Roger. Roger a 55 ans mais est actif comme un ados de 15 ans. Roger a deux emploi donc il travaille tout le temps. Sa femme, donc ma belle mère, s’appelle Lynda. Lynda est gérante d'un département de prêt à manger dans une épicerie. Comme le dit le dicton, qui s'assemble se ressemble, et croyez le ou pas, Lynda aussi travaille tout le temps. Donc pour ce voyage, ce couple d'accro au travail nous accompagnera uniquement pour la première semaine.

Sans oublié les parents de ma belle-soeur Marie-Josée qui se nomment Albert et Gisèle. Tous deux sont aussi de jeunes retraité très actifs en plus d'être grands voyageurs.
Parc de Yellowstone en 2008 English translation pending
by PSI31 · 2007-07-19 · 15 replies
Bonsoir,

Vous allez trouver que je m'y prends tôt, mais bon, je ne voudrais pas me manquer!

Donc :

21 mai 2008 Mercredi Moab, 22 mai 2008 Jeudi Salt Lake City, 23 mai 2008 Vendredi Grand Teton, 24 mai 2008 Samedi Yellowstone, 25 mai 2008 Dimanche Yellowstone, 26 mai 2008 Lundi Yellowstone, 27 mai 2008 Mardi Yellowstone, 28 mai 2008 Mercredi Battle,

Quelle route entre Moab et Salt Lake City et que voir ?

Ensuite j'attends conseils, idées, suivant vos expériences, pour le choix des lieux de nuits au Yellowstone (beaux Lodges dans le park pour la beautée du lieu, sans question de budget pour l'instant), afin de voir comme tout le monde un maximum de belles choses (paysages, faune +, en sachant toute fois que je ne compte pas faire de randonnée de plus de 2h à pieds, que je dispose d'un 4x4). Vu les dates du séjour, quels sont les endroits qui seront fermés ? Qu'est il impératif de voir, et que peut on éviter s'il y a des choses à éviter ? Dernière question, les jours peuvent être décalés de 1 à 2 jours (dimanche =trop de monde ?) faut'il l'envisager même au mois de Mai ?

Merci à vous §
Circuit des États-Unis (est et ouest) en cinq semaines English translation pending
by Jubilé · 2007-07-12 · 12 replies
Avec mon meilleur ami nous allons effectuer un séjour de 5 semaines départ le 3 mai 2008. Nous nous y prenons à l'avance mais comme nous voulons faire de ce voyage un moment inoubliable, nous avons besoin de votre aide tant la tache est grande de batir un tel voyage. Merci d'avance pour vos réponses ou vos tuyaux. Voici notre itinéraire :

1 New York - 2 nuits. Nous souhaitons dormir dans un palace, idéalement le Waldorf Astoria. Il parait qu'à l'aéroport on trouve les "specials" du jour où l'on pourrait trouver des tarifs canons. Qui connait la procédure? Pour info une junior suite au Waldorf est à 450$ prix normal.

2 Philadelphie Arrivée en train. Nous recherchons un bel hotel proche de la gare où facilement accessible.Qui a des infos? Que faut il voir absolument à Philadelphie? Comment se passent les voyages en train?

3 Washington. Arrivée en train. Recherche hotel. Peut on se rendre à Arlington en métro?

4 Chicago. Nous avons trouvé sur internet un pass pour les vols intérieurs (6 au total) Qui a déjà pratiqué? Est ce vraiment rentable? A Chicago, nous restons 2 nuits. Munis d'un véhicule quels sont les endrpits à voir absolument? Où peut on sortir le soir?

5 Memphis. Idem infos sur hotel de charme ou bon rapport qualité/prix

6 Dallas. 2 nuits - Nous louons une voiture. Preneurs sur un hébergement sympa.

7 Austin. Cherche hotel - Que voir dans le coin? La Colorado River n'est pas loin. Est ce que ça vaut le détour?

8 Houston.

9 Key West - Recherche toute info

10 Fort Lauderdale. Nous connaissons déjà. Tout est ok.

11 Orlando. Nous souhaitons louer une villa pour une semaine à proximité de Disney. Quels sont les pieges à éviter? Mis à part Disney, que faut il aller voir à Orlando?

12 San diego. Passage sur la cote Ouest. Nous souhaitons faire une escapade au Mexique pour une journée? Que faut il savoir? (formalités, ...)

13 Los Angeles. Il parait que 2 nuits suffisent ? Qui a des infos sur les survols en hélico de Vegas et Grand Canyon.

14 Death Valley - Yosemite. Depuis Vegas nous avons 2 jours pour rejoindre le parc du Yosémite en voiture via Death Valley. Où faudrait il faire étape? (j'ai repéré entre Lone Pine et Big pine? Quelles sont les conditions climatiques fin mai? Avez vous une idée du meilleur itinéraire?

15 San Francisco. 3 jours. Merci pour vos conseils (visites, sortie, hébergement)

16 Monument Valley - Si possible nous souhaiterions faire etape à Monument Valley sur le trajet San francisco New York. Cela vaut il le détour?

Notre timing est assez serré mais le tout à l'air de se tenir. Merci pour toutes vos suggestions, conseils ou remarques. Et un merci de plus pour avoir été au bout.

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