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Itinéraire Pérou - Bolivie (septembre 2014) English translation pending
Bonjour à tous,
Après la Thaïlande et la Chine, je prépare mon 3ème voyage vers, cette fois, un nouveau continent : l'Amérique du Sud.
Nous souhaiterions visiter le Pérou et la Bolivie du 4 au 28 Septembre.
Etant donné que c'est la première fois pour moi dans ce coin là, j'aimerais avoir quelques avis de connaisseurs à propos de notre itinéraire actuel :
4/9/2014 Lima Arrivée à 19h 5/9/2014 Lima 6/9/2014 Lima ->Cusco Départ Vol 6h50, Visite ville 7/9/2014 Cusco -> AguaCalientes Visite Vallée sacrée 8/9/2014 AguaCalientens -> Ollantaytambo Visite Machu Pichu 9/9/2014 Ollantaytambo -> Cusco Visite temples 10/9/2014 Cusco-> Puno Bus Touristique, Hotel Puno 11/9/2014 Puno Visite Iles sur Lac Titicaca 12/9/2014 Puno -> Copacabana Hotel Copacabana, journée repos 13/09/2014 Copacabana Nuit sur Isla del Sol 14/09/2014 Capacabana -> La Paz Visite ville 15/09/2014 La Paz 16/09/2014 La Paz -> Uyuni Bus de nuit 17/09/2014 Uyuni 18/09/2014 Uyuni 19/09/2014 Uyuni 20/09/2014 Uyuni 21/09/2014 Uyuni -> Potosi Bus de jour 5h 22/09/2014 Potisi -> Sucre Taxi 3h 23/09/2014 Sucre 24/09/2014 Sucre -> LaPaz Vol le matin Arrivé 12h 25/09/2014 (???) 26/09/2014 (???) 27/09/2014 (???) 28/09/2014 LaPaz -> Lima Vol La Paz-> Lima Depart 8h 29/09/2014 Retour :-(
Pour l'instant c'est un itinéraire "global" (je n'ai pas détaillé les activités à chaque étape, mais nous sommes déjà plus ou moins fixé).
Les seuls réservations qui ont jusqu'à présent été effectuées sont les vols internationaux, le vol Lima->Cuzco et le vol La Paz -> Lima pour le retour. Nous envisageons aussi un vol Sucre -> La Paz (sur la fin du séjour également).
J'ai deux questions principales :
* Que pensez-vous de l'itinéraire présenté ci-dessus? Est-il "juste en temps"? Sur le papier, ça ressemble aux itinéraires que nous avons l'habitude de faire, mais j'ai entendu qu'il fallait prendre ses précautions ici car les transports sont très longs et les perturbations (grêves, etc.) courantes.
* Comme vous le voyez sur le planning, nous avons pour l'instant laisser 3 jours de "battements". Nous ne savons actuellement pas trop quoi en faire :-)
Plusieurs possibilités : - on les intègre au planning, pour prendre un peu plus notre temps. - on va faire un tour au début de l'Amazonie au nord de La Paz (a-t-on le temps?) - on va faire un tour au Canyon du Colca, depuis Cuzco ou Puno (est-ce faisable?)
Bref, quel est votre avis au sujet de ces 3 jours restants? Avez-vous d'autres idées, que je n'aurai pas mentionné? L'Amazonie et le Canyon du Colca, ça me parait juste en temps. Mais du coup, si le voyage se passe bien et qu'on arrive à suivre notre planning, que faire de ces 3 jours?
Désolé pour ce long message et merci d'avoir lu :-)
A bientôt,
Julien
Après la Thaïlande et la Chine, je prépare mon 3ème voyage vers, cette fois, un nouveau continent : l'Amérique du Sud.
Nous souhaiterions visiter le Pérou et la Bolivie du 4 au 28 Septembre.
Etant donné que c'est la première fois pour moi dans ce coin là, j'aimerais avoir quelques avis de connaisseurs à propos de notre itinéraire actuel :
4/9/2014 Lima Arrivée à 19h 5/9/2014 Lima 6/9/2014 Lima ->Cusco Départ Vol 6h50, Visite ville 7/9/2014 Cusco -> AguaCalientes Visite Vallée sacrée 8/9/2014 AguaCalientens -> Ollantaytambo Visite Machu Pichu 9/9/2014 Ollantaytambo -> Cusco Visite temples 10/9/2014 Cusco-> Puno Bus Touristique, Hotel Puno 11/9/2014 Puno Visite Iles sur Lac Titicaca 12/9/2014 Puno -> Copacabana Hotel Copacabana, journée repos 13/09/2014 Copacabana Nuit sur Isla del Sol 14/09/2014 Capacabana -> La Paz Visite ville 15/09/2014 La Paz 16/09/2014 La Paz -> Uyuni Bus de nuit 17/09/2014 Uyuni 18/09/2014 Uyuni 19/09/2014 Uyuni 20/09/2014 Uyuni 21/09/2014 Uyuni -> Potosi Bus de jour 5h 22/09/2014 Potisi -> Sucre Taxi 3h 23/09/2014 Sucre 24/09/2014 Sucre -> LaPaz Vol le matin Arrivé 12h 25/09/2014 (???) 26/09/2014 (???) 27/09/2014 (???) 28/09/2014 LaPaz -> Lima Vol La Paz-> Lima Depart 8h 29/09/2014 Retour :-(
Pour l'instant c'est un itinéraire "global" (je n'ai pas détaillé les activités à chaque étape, mais nous sommes déjà plus ou moins fixé).
Les seuls réservations qui ont jusqu'à présent été effectuées sont les vols internationaux, le vol Lima->Cuzco et le vol La Paz -> Lima pour le retour. Nous envisageons aussi un vol Sucre -> La Paz (sur la fin du séjour également).
J'ai deux questions principales :
* Que pensez-vous de l'itinéraire présenté ci-dessus? Est-il "juste en temps"? Sur le papier, ça ressemble aux itinéraires que nous avons l'habitude de faire, mais j'ai entendu qu'il fallait prendre ses précautions ici car les transports sont très longs et les perturbations (grêves, etc.) courantes.
* Comme vous le voyez sur le planning, nous avons pour l'instant laisser 3 jours de "battements". Nous ne savons actuellement pas trop quoi en faire :-)
Plusieurs possibilités : - on les intègre au planning, pour prendre un peu plus notre temps. - on va faire un tour au début de l'Amazonie au nord de La Paz (a-t-on le temps?) - on va faire un tour au Canyon du Colca, depuis Cuzco ou Puno (est-ce faisable?)
Bref, quel est votre avis au sujet de ces 3 jours restants? Avez-vous d'autres idées, que je n'aurai pas mentionné? L'Amazonie et le Canyon du Colca, ça me parait juste en temps. Mais du coup, si le voyage se passe bien et qu'on arrive à suivre notre planning, que faire de ces 3 jours?
Désolé pour ce long message et merci d'avoir lu :-)
A bientôt,
Julien
Retour de 12 jours en Sicile English translation pending
Hello,
Ci-dessous, le compte -rendu de notre séjour en Sicile du 21/06/2014 au 02/07/2014. Toutes les photos sur http://deuxcarolosensicile.blogspot.be/
Le voyage
Nous sommes partis le 21 juin 2014 pour un séjour de 12 jours en Sicile.
Le billet d’avion Charleroi - Trapani A/R acheté chez Ryanair a coûté 381 € avec 2 X 20 Kg de bagages.
Vu les nombreux messages d'arnaques au niveau des agences de location de voiture, j'avais joué la sûreté chez AVIS. Je n'ai pas eu de problèmes mais cela n'a pas empêché le rachat des franchises de passer de 20€ par jour annoncé chez AVIS Belgique à 38 € à l'aéroport...
Ils ont invoqué que 20 €, c'était sans la taxe d'aéroport et sans la T.V.A
Pour finir ils me l'ont fait à 20 € mais sans le rachat de la franchise vol.
Au total, 583 € pour 12 jours (208 diesel) avec code de réduction société en plus !
Après un vol sans histoire d’environ 2H30, nous avons atterri à Trapani avec un beau virage à 360° à basse altitude et vent soutenu. Heureusement qu’on n’avait pas mangé de choucroute alsacienne car les trous d’air ont généré pas mal de haut-le-cœur parmi les passagers.
L’aéroport est très petit et les bagages sont donc arrivés illico presto.
Le parking des voitures de location se trouve à 300 m à gauche en sortant de l'aéroport. Avec 35° degrés dehors et un passage piéton pas délimité, ça fait long. Il vaut mieux aller chercher la voiture sans bagages et ensuite les récupérer auprès du conjoint / compagnon / belle-mère :-)
Stéréotypes
La Sicile dégage une réputation sulfureuse à bien des égards. Dans les faits, on n'a rien vu de spécial. Pas de Don Corleone ni de flics à tous les coins de rue. Si mafia il y a, elle est invisible des touristes.
La conduite
Elle n'est pas pire qu'ailleurs sauf que le respect des règles est à géométrie variable. Les lignes blanches sont en général décoratives et les panneaux de limitations sont là pour égayer le paysage. N’étant pas le roi du respect de la loi, ça m’allait plutôt bien.
Pour le reste, tout le monde s'est arrêté au feu rouge et personne n'a klaxonné parce qu'on ne passait pas au rouge...Je pense qu’ils ont désormais un permis à points et que cela a dû réfréner bien des ardeurs.
Il y a des excités mais pas mal aussi de vieux pépères dans des FIAT Panda antédiluviennes qui roulent à 40 à l'heure sur les nationales et qui ne se soucient pas du reste des voitures. « Chi va piano va lontano » comme ils disent J
Dans Palerme, beaucoup de motos, calèches, bus, taxis, piétons et voitures qui se débrouillent tant bien que mal pour se frayer un passage. Pas vu d'accidents ni le chaos annoncé.
C'est certes bien embouteillé et il faut juste regarder à 360° en permanence et ne pas hésiter à s'engager, évidemment.
En général, les gens restent calmes et relativement courtois.
En bref, pas de panique si vous avez l'habitude de rouler en ville ça va aller.
En fait, conduire en Irlande m'a paru beaucoup plus dangereux à cause de l'étroitesse des routes et de la conduite à gauche.
Les vols
Aucune tentative de vol même avec mon CANON au cou dans des petites rues du centre. Je ne me suis évidemment pas baladé à 2H du matin dans des coins sans une âme, mais cela est valable partout.
Autrement, à Agrigento, le type du B&B avait l'air étonné parce que je ne voulais pas laisser la voiture sur le parking 10' sans surveillance. Pour lui, ça ne risquait rien.
La chaleur
Réputation non usurpée. 40° à Palerme c'est pénible.
Les immondices
Au détour de routes, il y a eu à plusieurs reprises des tas de déchets qui jonchaient les bas-côtés sans que quiconque ne s'en soucie. Ca fait un peu tache.
Nous avons comme d'habitude, tout organisé à partir d'internet et du téléphone. Après consultation des guides (Le Routard et Michelin), de Tripadvisor, de Booking.com et des sites internet relatifs à la Sicile, nous avons établi le circuit suivant :
Région de Palerme Hôtel Tavernetta di Scopello (5 nuits). Il n'y avait plus de place sur Booking et consorts. J'ai envoyé un mail et apparemment, il n'y avait aucun souci pour réserver.
Voici ce que j'ai laissé sur tripadvisor : Scopello est un micro village situé sur l'unique route qui mène à la réserve naturelle de Zingaro.L'hôtel est complètement situé en dehors de la circulation qui est du reste très limitée dans le village. Il y a un petit parking sécurisé situé à 100 M de l'hôtel.Son accès est moyen (rue très en pente avec revêtement peu régulier. Attention aux bas de caisse).
Notre chambre avec vue sur mer (130 € fin juin 2014), était impeccablement propre. L'insonorisation est bonne vis à vis du restaurant situé en contreebas. La surface n' est pas énorme mais on a connu pire. La salle de bain était "nickel" et munie d'une douche avec jets. Nous avons pris tous nos repas sur la terrasse du restaurant avec vue directe sur la mer et les collines avoisinantes. Nourriture classique de qualité avec beaucoup de choix. Le staff est familial et le service est à la même enseigne.
Belle piscine sans soucis de disponibilité de transat.
On recommandera cet hôtel aux personnes en quête de tranquilité qui recherchent un environnement de qualité. Les principales curiosités (Erice, Segueste, Palerme, Monreale et l'aéroport sont à max 1H de route).
Le seul bémol du séjour fut le feu qui a surgi dans les collines un jour de Scirocco en apportant avec lui fumée et panique. Heureusement le patron a rassuré les clients par son calme et on en aura été quitte avec une petite frayeur.Le lendemain tout était nettoyé par le staff au complet.
Adresse à conseiller.
Agrigento
Terrazze di Montelusa B&B (1 nuit)
Recommandé par Tripadvisor et Le Routard, cette adresse nous a laissé un très bon souvenir.
Voici ce que j'ai laissé sur tripadvisor :
Le B&B se situe au 2ème étage d'un immeuble situé au coeur d'Agrigento.Au troisième étage des terrasses ombragées permettent de se relaxer tout en dominant la ville.
Francesco qui gère l'établissement appartenant à sa famille depuis x générations parle très bien le français et vend sa ville avec ferveur. Il vous renseignera sur les sites à visiter avec toutes les modalités pratiques (restos, bus, heures de visites) et en surplus, un petit cour d'histoire. Il répondra également à toutes autres questions. C'est vraiment un plus. Concernant la chambre, rien à signaler de particulier. Nous logions dans la suite (80 €) composée d'une chambre, un salon, une SDB et une petite terrasse fermée.La clim est efficace et l'environnement n'est pas spécialement bruyant (sauf si les cloches vous dérangent). Wifi gratuit et restaurant terre et mer peu onéreux et correct juste en bas de l'immeuble. Vu l'étroitesse des rues, je vous conseille vivement de laisser votre voiture en contrebas de l'immeuble. Place à libérer par Francisco.
Autre remarque la place Lena est en fait un parking de 20 places situé en contebas de la rue. Attention de ne pas rater l'entrée (se répérer à l'enseigne du restaurant "terra et mar") car autrement, c'est un tour de la ville.
Le seul bémol est l'heure du petit déjeuner (8H30).
Très bonne adresse à recommander.
Syracuse
Hotel borgo Pantano (3 nuits)
L'hôtel est situé au milieu de nulle part à 8 Km de Syracuse. Il faut impérativement programmer votre GPS avec les coordonnées de l'hôtel car sans ça, il va vous perdre à coup sûr.
Il y a bien quelques panneaux à proximité mais ça reste aléatoire.
Une fois sur place, l'accueil est agréable tout comme le site. Hormis l'hôtel, il n'y a rien d'autre et donc tranquilité assurée. Le site est très grand avec une multitude de sièges, lits, tables, hamac où vous pouvez vous reposer. Superbe piscine et transats à foisons.Pour ne rien gâter, il y a constamment un petit vent qui vient rafraîchir l'atmosphère.
Il y a un bar près de la piscine et un resto de campagne où l'on peut se restaurer à midi pour un prix honnête.
au niveau de la chambre, c'est très design et mega propre. Nous avions une suite (plus de chambre disponible) avec salon au rez et chambre + SDB + grande terrasse à l'étage. C'est impeccable sauf la climatisation qui met des plombes à rafraîchir les pièces. C'est très embêtant lorsqu'on revient de ballade. On s'est plaint de ce fait à la réception où on nous a promis de la laisser en service. Hélas, ça n'a pas été le cas. Au prix de la suite, c'est un peu frustrant.
Pour le restaurant (en terrasse plein air), plats classiques avec chaque jour des spécialités locales au choix. Il faudrait par contre remplacer la "moquette" du retaurant qui est passablement élimée.
Au petit déjeuner, buffet gargantuesque avec tout ce que vous pouvez désirer.
En résumé, très bel hôtel au calme avec des extérieurs aménagés avec goût qui donnent l'impression de liberté.Personnel très accueillants.
Dommage pour la climatisation faiblarde.
Taormina (2 nuits)
L'hôtel est situé à une vingtaine de marche du Corso Umberto (artère commerçante de Taormina) ce qui facilite la vie pour se ballader en soirée.
On y accède par une rue à sens unique et la probabilité de pouvoir se parquer à proximité est quasi nulle. On vous recommande donc chaudement de réserver une place de parking à l'hôtel (facturée à 15 € par jour). Un garçon vous la parque et vous la sort à votre convenance.
Il y a un jardin à l'arrière avec une petite mare peuplée de belles tortues.
Rayon accueil, c'est très bien (thé glacé lors de l'arrivée). La dame s'est même chargée de nous réserver un trip à l'ETNA, le tout avec le sourire. Au niveau de la chambre, c'est très propre mais on est un peu à l'étroit. Climatisation efficace et wifi gratuit mais débit trop faible.
La terrasse où l'on prend le petit déjeuner est superbe car elle surplomble la baie de Taormina avec vue sur l'ETNA fumant. Pas de buffet mais on commande au serveur son choix par rapport à la carte.
L'architecture de l'hôtel date des années 1900 mais il est doté de tout le confort moderne.
Au niveau rapport qualité prix c'est intrinsèquement trop cher mais pour Taormina c'est normal.
Ci-dessous, le compte -rendu de notre séjour en Sicile du 21/06/2014 au 02/07/2014. Toutes les photos sur http://deuxcarolosensicile.blogspot.be/
Le voyage
Nous sommes partis le 21 juin 2014 pour un séjour de 12 jours en Sicile.
Le billet d’avion Charleroi - Trapani A/R acheté chez Ryanair a coûté 381 € avec 2 X 20 Kg de bagages.
Vu les nombreux messages d'arnaques au niveau des agences de location de voiture, j'avais joué la sûreté chez AVIS. Je n'ai pas eu de problèmes mais cela n'a pas empêché le rachat des franchises de passer de 20€ par jour annoncé chez AVIS Belgique à 38 € à l'aéroport...
Ils ont invoqué que 20 €, c'était sans la taxe d'aéroport et sans la T.V.A
Pour finir ils me l'ont fait à 20 € mais sans le rachat de la franchise vol.
Au total, 583 € pour 12 jours (208 diesel) avec code de réduction société en plus !
Après un vol sans histoire d’environ 2H30, nous avons atterri à Trapani avec un beau virage à 360° à basse altitude et vent soutenu. Heureusement qu’on n’avait pas mangé de choucroute alsacienne car les trous d’air ont généré pas mal de haut-le-cœur parmi les passagers.
L’aéroport est très petit et les bagages sont donc arrivés illico presto.
Le parking des voitures de location se trouve à 300 m à gauche en sortant de l'aéroport. Avec 35° degrés dehors et un passage piéton pas délimité, ça fait long. Il vaut mieux aller chercher la voiture sans bagages et ensuite les récupérer auprès du conjoint / compagnon / belle-mère :-)
Stéréotypes
La Sicile dégage une réputation sulfureuse à bien des égards. Dans les faits, on n'a rien vu de spécial. Pas de Don Corleone ni de flics à tous les coins de rue. Si mafia il y a, elle est invisible des touristes.
La conduite
Elle n'est pas pire qu'ailleurs sauf que le respect des règles est à géométrie variable. Les lignes blanches sont en général décoratives et les panneaux de limitations sont là pour égayer le paysage. N’étant pas le roi du respect de la loi, ça m’allait plutôt bien.
Pour le reste, tout le monde s'est arrêté au feu rouge et personne n'a klaxonné parce qu'on ne passait pas au rouge...Je pense qu’ils ont désormais un permis à points et que cela a dû réfréner bien des ardeurs.
Il y a des excités mais pas mal aussi de vieux pépères dans des FIAT Panda antédiluviennes qui roulent à 40 à l'heure sur les nationales et qui ne se soucient pas du reste des voitures. « Chi va piano va lontano » comme ils disent J
Dans Palerme, beaucoup de motos, calèches, bus, taxis, piétons et voitures qui se débrouillent tant bien que mal pour se frayer un passage. Pas vu d'accidents ni le chaos annoncé.
C'est certes bien embouteillé et il faut juste regarder à 360° en permanence et ne pas hésiter à s'engager, évidemment.
En général, les gens restent calmes et relativement courtois.
En bref, pas de panique si vous avez l'habitude de rouler en ville ça va aller.
En fait, conduire en Irlande m'a paru beaucoup plus dangereux à cause de l'étroitesse des routes et de la conduite à gauche.
Les vols
Aucune tentative de vol même avec mon CANON au cou dans des petites rues du centre. Je ne me suis évidemment pas baladé à 2H du matin dans des coins sans une âme, mais cela est valable partout.
Autrement, à Agrigento, le type du B&B avait l'air étonné parce que je ne voulais pas laisser la voiture sur le parking 10' sans surveillance. Pour lui, ça ne risquait rien.
La chaleur
Réputation non usurpée. 40° à Palerme c'est pénible.
Les immondices
Au détour de routes, il y a eu à plusieurs reprises des tas de déchets qui jonchaient les bas-côtés sans que quiconque ne s'en soucie. Ca fait un peu tache.
Nous avons comme d'habitude, tout organisé à partir d'internet et du téléphone. Après consultation des guides (Le Routard et Michelin), de Tripadvisor, de Booking.com et des sites internet relatifs à la Sicile, nous avons établi le circuit suivant :
Région de Palerme Hôtel Tavernetta di Scopello (5 nuits). Il n'y avait plus de place sur Booking et consorts. J'ai envoyé un mail et apparemment, il n'y avait aucun souci pour réserver.
Voici ce que j'ai laissé sur tripadvisor : Scopello est un micro village situé sur l'unique route qui mène à la réserve naturelle de Zingaro.L'hôtel est complètement situé en dehors de la circulation qui est du reste très limitée dans le village. Il y a un petit parking sécurisé situé à 100 M de l'hôtel.Son accès est moyen (rue très en pente avec revêtement peu régulier. Attention aux bas de caisse).
Notre chambre avec vue sur mer (130 € fin juin 2014), était impeccablement propre. L'insonorisation est bonne vis à vis du restaurant situé en contreebas. La surface n' est pas énorme mais on a connu pire. La salle de bain était "nickel" et munie d'une douche avec jets. Nous avons pris tous nos repas sur la terrasse du restaurant avec vue directe sur la mer et les collines avoisinantes. Nourriture classique de qualité avec beaucoup de choix. Le staff est familial et le service est à la même enseigne.
Belle piscine sans soucis de disponibilité de transat.
On recommandera cet hôtel aux personnes en quête de tranquilité qui recherchent un environnement de qualité. Les principales curiosités (Erice, Segueste, Palerme, Monreale et l'aéroport sont à max 1H de route).
Le seul bémol du séjour fut le feu qui a surgi dans les collines un jour de Scirocco en apportant avec lui fumée et panique. Heureusement le patron a rassuré les clients par son calme et on en aura été quitte avec une petite frayeur.Le lendemain tout était nettoyé par le staff au complet.
Adresse à conseiller.
Agrigento
Terrazze di Montelusa B&B (1 nuit)
Recommandé par Tripadvisor et Le Routard, cette adresse nous a laissé un très bon souvenir.
Voici ce que j'ai laissé sur tripadvisor :
Le B&B se situe au 2ème étage d'un immeuble situé au coeur d'Agrigento.Au troisième étage des terrasses ombragées permettent de se relaxer tout en dominant la ville.
Francesco qui gère l'établissement appartenant à sa famille depuis x générations parle très bien le français et vend sa ville avec ferveur. Il vous renseignera sur les sites à visiter avec toutes les modalités pratiques (restos, bus, heures de visites) et en surplus, un petit cour d'histoire. Il répondra également à toutes autres questions. C'est vraiment un plus. Concernant la chambre, rien à signaler de particulier. Nous logions dans la suite (80 €) composée d'une chambre, un salon, une SDB et une petite terrasse fermée.La clim est efficace et l'environnement n'est pas spécialement bruyant (sauf si les cloches vous dérangent). Wifi gratuit et restaurant terre et mer peu onéreux et correct juste en bas de l'immeuble. Vu l'étroitesse des rues, je vous conseille vivement de laisser votre voiture en contrebas de l'immeuble. Place à libérer par Francisco.
Autre remarque la place Lena est en fait un parking de 20 places situé en contebas de la rue. Attention de ne pas rater l'entrée (se répérer à l'enseigne du restaurant "terra et mar") car autrement, c'est un tour de la ville.
Le seul bémol est l'heure du petit déjeuner (8H30).
Très bonne adresse à recommander.
Syracuse
Hotel borgo Pantano (3 nuits)
L'hôtel est situé au milieu de nulle part à 8 Km de Syracuse. Il faut impérativement programmer votre GPS avec les coordonnées de l'hôtel car sans ça, il va vous perdre à coup sûr.
Il y a bien quelques panneaux à proximité mais ça reste aléatoire.
Une fois sur place, l'accueil est agréable tout comme le site. Hormis l'hôtel, il n'y a rien d'autre et donc tranquilité assurée. Le site est très grand avec une multitude de sièges, lits, tables, hamac où vous pouvez vous reposer. Superbe piscine et transats à foisons.Pour ne rien gâter, il y a constamment un petit vent qui vient rafraîchir l'atmosphère.
Il y a un bar près de la piscine et un resto de campagne où l'on peut se restaurer à midi pour un prix honnête.
au niveau de la chambre, c'est très design et mega propre. Nous avions une suite (plus de chambre disponible) avec salon au rez et chambre + SDB + grande terrasse à l'étage. C'est impeccable sauf la climatisation qui met des plombes à rafraîchir les pièces. C'est très embêtant lorsqu'on revient de ballade. On s'est plaint de ce fait à la réception où on nous a promis de la laisser en service. Hélas, ça n'a pas été le cas. Au prix de la suite, c'est un peu frustrant.
Pour le restaurant (en terrasse plein air), plats classiques avec chaque jour des spécialités locales au choix. Il faudrait par contre remplacer la "moquette" du retaurant qui est passablement élimée.
Au petit déjeuner, buffet gargantuesque avec tout ce que vous pouvez désirer.
En résumé, très bel hôtel au calme avec des extérieurs aménagés avec goût qui donnent l'impression de liberté.Personnel très accueillants.
Dommage pour la climatisation faiblarde.
Taormina (2 nuits)
L'hôtel est situé à une vingtaine de marche du Corso Umberto (artère commerçante de Taormina) ce qui facilite la vie pour se ballader en soirée.
On y accède par une rue à sens unique et la probabilité de pouvoir se parquer à proximité est quasi nulle. On vous recommande donc chaudement de réserver une place de parking à l'hôtel (facturée à 15 € par jour). Un garçon vous la parque et vous la sort à votre convenance.
Il y a un jardin à l'arrière avec une petite mare peuplée de belles tortues.
Rayon accueil, c'est très bien (thé glacé lors de l'arrivée). La dame s'est même chargée de nous réserver un trip à l'ETNA, le tout avec le sourire. Au niveau de la chambre, c'est très propre mais on est un peu à l'étroit. Climatisation efficace et wifi gratuit mais débit trop faible.
La terrasse où l'on prend le petit déjeuner est superbe car elle surplomble la baie de Taormina avec vue sur l'ETNA fumant. Pas de buffet mais on commande au serveur son choix par rapport à la carte.
L'architecture de l'hôtel date des années 1900 mais il est doté de tout le confort moderne.
Au niveau rapport qualité prix c'est intrinsèquement trop cher mais pour Taormina c'est normal.
Concours photo août 2014: "la foule" English translation pending
Vous voulez de l'humain ? Ce concours est pour vous ! 😉
Le thème du concours photo de ce mois sera "LA FOULE".
La foule statique, en recueillement ou en mouvement (plutôt que mouvement de foule 🤪)… Quelques synonymes pour clarifier ou étendre le sujet: attroupement, cohue, affluence, assistance, assemblée, rassemblement, public, peuple, populace, monde, masse, tripotée… On ne confondra pas la foule et le portrait. 😠 Inutile de préciser le nombre minimum de participants devant figurer sur la photo, il faut du monde ! 😎
Quelques règles, issues de questions ou situations rencontrées au fil des concours :
Le concours photo mensuel est ouvert à tout membre VF sans distinction d'ancienneté. Tout participant s'engage à proposer des photos dont il est l'auteur. Les photographies présentées ne pourront en aucun cas porter atteinte aux bonnes moeurs et à l’intégrité des personnes physiques ou morales. L'organisateur se réserve le droit de juger de l'incongruité d'une photo proposée, 😛 mais décline toute responsabilité en cas de critiques formulées par les membres du forum sur les photos émises. 😏
Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au 24/08 à 22h00, heure de Paris. 😮 Chaque photo sera présentée seule dans un message, en indiquant le n° de sa photo (1, 2 ou 3). Ceci, entre autres, pour aider le diaporameur à classer les images sans équivoque. 😇 Un commentaire est le bienvenu pour situer le cadre de la photo proposée ou les circonstances de la prise de vue. Eventuellement des informations techniques sur l'ouverture, la sensibilité, le temps de pause, etc. pourront intéresser les amateurs les plus férus.
Chaque membre VF est habilité à voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères. Les votes se feront du 25/08 au 29/08 à 22h00, heure de Paris. 😮 Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1re photo recevra 3 points du votant ; - la 2e recevra 2 points ; - la 3e recevra 1 point. Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre. Un membre, temporairement indisponible pour cause de voyage, peut voter par procuration accordée à l'organisateur.
Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 30/08. En cas d'égalité, le nombre de 1er choix prévaudra, suivi du nombre de 2e choix puis de 3e si nécessaire. La même règle départagera les éventuelles photos arrivées en 2e ou en 3e position. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de septembre. En cas de carence de vainqueur au dernier jour du mois, le VFiste dont la photo est classée 2e se verra attribué l'organisation du concours suivant. Si besoin, le 3e, et ainsi de suite.
Le diaporama.
La discussion annexe pour ne pas polluer le dépôt des images 😠 (en attendant la fin du concours 🏴☠️).
A vos photothèques ! 🙂
Le thème du concours photo de ce mois sera "LA FOULE".
La foule statique, en recueillement ou en mouvement (plutôt que mouvement de foule 🤪)… Quelques synonymes pour clarifier ou étendre le sujet: attroupement, cohue, affluence, assistance, assemblée, rassemblement, public, peuple, populace, monde, masse, tripotée… On ne confondra pas la foule et le portrait. 😠 Inutile de préciser le nombre minimum de participants devant figurer sur la photo, il faut du monde ! 😎
Quelques règles, issues de questions ou situations rencontrées au fil des concours :
Le concours photo mensuel est ouvert à tout membre VF sans distinction d'ancienneté. Tout participant s'engage à proposer des photos dont il est l'auteur. Les photographies présentées ne pourront en aucun cas porter atteinte aux bonnes moeurs et à l’intégrité des personnes physiques ou morales. L'organisateur se réserve le droit de juger de l'incongruité d'une photo proposée, 😛 mais décline toute responsabilité en cas de critiques formulées par les membres du forum sur les photos émises. 😏
Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au 24/08 à 22h00, heure de Paris. 😮 Chaque photo sera présentée seule dans un message, en indiquant le n° de sa photo (1, 2 ou 3). Ceci, entre autres, pour aider le diaporameur à classer les images sans équivoque. 😇 Un commentaire est le bienvenu pour situer le cadre de la photo proposée ou les circonstances de la prise de vue. Eventuellement des informations techniques sur l'ouverture, la sensibilité, le temps de pause, etc. pourront intéresser les amateurs les plus férus.
Chaque membre VF est habilité à voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères. Les votes se feront du 25/08 au 29/08 à 22h00, heure de Paris. 😮 Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1re photo recevra 3 points du votant ; - la 2e recevra 2 points ; - la 3e recevra 1 point. Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre. Un membre, temporairement indisponible pour cause de voyage, peut voter par procuration accordée à l'organisateur.
Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 30/08. En cas d'égalité, le nombre de 1er choix prévaudra, suivi du nombre de 2e choix puis de 3e si nécessaire. La même règle départagera les éventuelles photos arrivées en 2e ou en 3e position. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de septembre. En cas de carence de vainqueur au dernier jour du mois, le VFiste dont la photo est classée 2e se verra attribué l'organisation du concours suivant. Si besoin, le 3e, et ainsi de suite.
Le diaporama.
La discussion annexe pour ne pas polluer le dépôt des images 😠 (en attendant la fin du concours 🏴☠️).
A vos photothèques ! 🙂
Que pensent vos proches de vos voyages? English translation pending
Bonsoir à tous,
Toute nouvelle sur ce site, j'espère que la question n'a jamais eté posée, si c'est le cas, je vous prie de m'excuser. J'aimerais savoir ce que vos proches pensent de tous vos voyages ? En effet je suis gravement atteinte du virus du voyage et mon ami est également atteint, pour résumer nous voyageons dès que nous en avons l'occasion. Mes proches ont parfois beaucoup de mal et j'ai souvent à faire à ce genre de questions telles que : " Etes-vous riches pour partir autant?" " Pourquoi voyages-tu autant?". Mes réponses sont souvent que non, nous ne sommes pas riches, mais n'étant ni propriétaires d'une maison et n'ayant pas d'enfant, nous gardons notre argent en parti pour voyager. Et nous voyageons comme la plupart des gens sur ce site ( du moins je pense) en " routard" ( AirBnb, location de voiture, nous planifions tout nous même). Les voyages sont quelquechose d'indispensable pour moi, un sentiment d'inexpliquable, une passion inassouvie ! Je fais toujours référence à ce mot anglais, intraduisible en Français qu'est ce nom : " Wanderlust" :) Je me sens parfois un peu " en retrait" de mes collègues ou de ma famille, qui ne comprennent pas du tout cette passion.
Toute nouvelle sur ce site, j'espère que la question n'a jamais eté posée, si c'est le cas, je vous prie de m'excuser. J'aimerais savoir ce que vos proches pensent de tous vos voyages ? En effet je suis gravement atteinte du virus du voyage et mon ami est également atteint, pour résumer nous voyageons dès que nous en avons l'occasion. Mes proches ont parfois beaucoup de mal et j'ai souvent à faire à ce genre de questions telles que : " Etes-vous riches pour partir autant?" " Pourquoi voyages-tu autant?". Mes réponses sont souvent que non, nous ne sommes pas riches, mais n'étant ni propriétaires d'une maison et n'ayant pas d'enfant, nous gardons notre argent en parti pour voyager. Et nous voyageons comme la plupart des gens sur ce site ( du moins je pense) en " routard" ( AirBnb, location de voiture, nous planifions tout nous même). Les voyages sont quelquechose d'indispensable pour moi, un sentiment d'inexpliquable, une passion inassouvie ! Je fais toujours référence à ce mot anglais, intraduisible en Français qu'est ce nom : " Wanderlust" :) Je me sens parfois un peu " en retrait" de mes collègues ou de ma famille, qui ne comprennent pas du tout cette passion.
Rallier Addis-Abeba au Kenya par la route English translation pending
Bonjour !
Pouvez-vous me dire s'il y a des transports en commun ralliant Addis Abeba (ou une ville plus au sud) à la frontière du Kenya (Moyale, je crois) ?
Merci d'avance !
Un bout d'Afrique à pied English translation pending
Nous sommes Marie et Mathieu, deux jeunes voyageurs de 26 et 27 ans. D’octobre 2013 à juillet 2014, nous avons parcouru un bout d’Afrique, à pied ! Pendant huit mois et 4000 km, nous avons traversé 4 pays de cet immense continent : Maroc, Mauritanie, Sénégal et Mali.
Pourquoi voyager à pied, de façon très précaire, avec juste un sac sur le dos ? Parce que la marche, pour nous, est le meilleur moyen de découvrir un territoire et les personnes qui le peuplent. À pied, on est très accessible et, surtout, la lenteur de la marche permet de digérer tout ce qui nous entoure (pour le meilleur comme pour le pire).

Notre voyage commence à Nador, dans la région du Rif, au Nord-Est du Maroc, après 27h de ferry. Nous resterons trois mois dans ce long pays, y marchand près de 1600 km. La première région traversée est celle du Rif, la seule région du Maroc considérée comme « risquée », car haut lieu de culture du cannabis. Pour nous, cette région restera l’une des plus hospitalière de tout notre voyage.
Au tout début, nous ne bivouaquons pas. La région est très peuplée et les gens sont sympathiques et accueillants. Nous sommes invités chez l’habitant très facilement, sans le demander ouvertement (en discutant avec les hommes au café, avec les commerçants, en se laissant aborder...) Au fil du temps, nous alternerons bivouacs et accueils, selon les invitations spontanées. Nous ne forcerons jamais l’accueil (il vaut mieux un joli bivouac qu’un accueil forcé) !

Le premier mois est un test. Il nous mène de Nador à Rabat (400 km). Nous marchons sur de petites routes, apprenons quelques mots rudimentaires de berbères puis d’arabe marocain (darija), prenons le rythme de la marche (25 km par jour en moyenne) et supportons quelques grosses chaleurs. Durant ce mois, nous n’évitons pas une tourista qui ne sera malheureusement pas la dernière.
Quittant Rabat le premier novembre, nous nous dirigeons plein sud, vers les montagnes du Haut-Atlas et de l’Anti-Atlas (de Demnate à Tiznit, en passant par Ouarzazate). Durant un mois et près de 600 km, nous crapahutons entre les sommets, parfois enneigés, des ces deux massifs montagneux. Les nuits sont très froides sous notre petite tente, mais les paysages sont époustouflants. Les reliefs marocains resteront nos plus belles vues du voyage.

La fin de l’année 2013 se passe en longeant l’Océan Atlantique. De Tiznit à Tan-Tan (250 km environ), on retrouve un climat plus clément et une population de pêcheurs très accueillante. Nous sommes parfois obligés d’esquiver l’hospitalité des hommes, si nous voulons avancer pendant la journée... Nous terminons notre traversée marocaine sur une très belle note, car nous passons six jours sur la « Plage Blanche », longue de 50 km, entre océan agité et dunes de sable. Pensant être très seuls durant ces quelques jours, nous rencontrons en fait beaucoup de pêcheurs très chaleureux.
Arrivés au terme des trois mois de visa marocain, nous ne pouvons traverser le Sahara Occidental à pied. Nous prenons donc un camion (une longue nuit qui se termine avec un chauffeur ivre), pour rejoindre Dakhla et y passer le jour de l’an.

Le 2 janvier 2014, nous passons la frontière Maroc-Mauritanie sans encombre. Nous resterons deux mois en Mauritanie, dont près de trois semaines à Nouadhibou (capitale économique du pays).
Fin janvier, nous empruntons le train de minerais de fer jusqu’à Choum (500 km). Ce train est l’un des plus long du monde. Nous passons toute une nuit dans un des wagon vide de minerais, le vent et la poussière de fer nous soufflant au visage, buvant du thé au lait (le candria) avec les autres voyageurs.
Entre Choum et Chinguetti (200 km environ), passant pas Atar (dans la région de l’Adrar), nous marchons quasiment seuls dans un milieu désertique, très pierreux. Nos rencontres sont quelques nomades éleveurs de dromadaires et des gendarmes zélés qui nous escortent en 4x4, kalachnikov à la main (une des missions de la gendarmerie en Mauritanie est de garantir la sécurité des touristes).
Ensuite, nous louons les services d’un chamelier et de ses deux dromadaires (Raïdeu et Raïcheu), pour parcourir 250 km de désert (vallée Blanche, bord de l’erg Amatlich). Ces 12 jours de désert et de quasi-solitude resteront une expérience très forte de nos jeunes vies de voyageurs.
De Nouakchott (capitale administrative) à la frontière sénégalaise (250 km), nous marchons sur une route très empruntée par les camions. La région de Trarza n’est pas très hospitalière : on y rencontre beaucoup de mendicité, quelques fanatiques religieux et un gros nuage de sable de plusieurs jours.
Nous terminons la traversée de ce pays avec un sentiment ambiguë : l’envie de le quitter rapidement (fort racisme, manières des maures franchement rustres...) mais aussi d’y revenir (charmes des infinis désertiques).


L’arrivée au Sénégal marque notre entrée en Afrique noire. Dès le premier jour, nous découvrons des gens ouverts et courtois. De Saint-Louis à Dakar (200 km), nous longeons une nouvelle fois l’Océan Atlantique par la plage. On se ravitaille facilement, il y a de nombreux villages vivant de la pêche en pirogue.
Après deux semaines dans l’immense Dakar, sa pollution et ses transports en commun multicolores, nous nous engageons plein est pour une traversée du Sénégal vers la frontière malienne (Dakar, Koungheul, Tambacounda, Kidira). Nous marchons durant un mois et 550 km, à travers brousse asséchée, parfois brûlée, route nationale très passante, dans un paysage très plat (grosse monotonie). C’est l’harmattan (vent très chaud et sec venant du désert), les températures journalières avoisinent les 50 °C, nous portons parfois jusqu’à sept litres d’eau à deux. Heureusement, les villages sont très rapprochés et nous pouvons facilement pomper de l’eau.
Au Sénégal, pays de la Teranga, le contact est facile et les invitations à manger récurrentes. Mais la saison sèche et le manque de travail rendent les gens parfois peu intéressants et très envieux des richesses occidentales (souvent mal comprises ou fantasmées). Nous voyons et subissons, aussi, cet écœurant « système mafieux » des enfants talibés, répandu dans tout le pays. Ces jeunes garçons sont confiés par leur parents à des marabouts et leur école coranique. Toute la journée, dans toutes les villes , on peut les voir mendier nourriture et argent, avec un petit seau jaune ou rouge.


Nous quittons le Sénégal après deux mois et demi, pour découvrir un Mali très accueillant, plein de richesses naturelles mais relativement pauvre. Nous rencontrons des hommes fiers de leur pays qui n’aspirent qu’à le construire. Nous nous baladons entre rives du fleuve Sénégal et falaises de couleur ocre, au début de la saison des pluies, ce qui verdit joliment les paysages. Passant par Kayes, les chutes du Félou et de Gouina, le barrage de Manantali et Kita, nous rejoignons Bamako (notre terminus) en un mois et 600 km. La marche se termine ici, mais nous décidons de rentrer en France par les transports en commun locaux. Ce retour de trois semaines permet de nous remémorer avec joie ces 8 derniers mois et de découvrir un bon bout de corruption inter-africaine.


Vous venez de lire un rapide résumé de notre voyage en « Afrique à pied ». Pendant ce périple, nous avons tenu un blog, où vous pouvez lire en détail des résumés du voyage, des anecdotes, des questionnements et où vous pouvez retrouver la carte et toutes nos photos : anarchos-semitas.net ! Un livre verra le jour en début 2015.

Notre voyage commence à Nador, dans la région du Rif, au Nord-Est du Maroc, après 27h de ferry. Nous resterons trois mois dans ce long pays, y marchand près de 1600 km. La première région traversée est celle du Rif, la seule région du Maroc considérée comme « risquée », car haut lieu de culture du cannabis. Pour nous, cette région restera l’une des plus hospitalière de tout notre voyage.
Au tout début, nous ne bivouaquons pas. La région est très peuplée et les gens sont sympathiques et accueillants. Nous sommes invités chez l’habitant très facilement, sans le demander ouvertement (en discutant avec les hommes au café, avec les commerçants, en se laissant aborder...) Au fil du temps, nous alternerons bivouacs et accueils, selon les invitations spontanées. Nous ne forcerons jamais l’accueil (il vaut mieux un joli bivouac qu’un accueil forcé) !

Le premier mois est un test. Il nous mène de Nador à Rabat (400 km). Nous marchons sur de petites routes, apprenons quelques mots rudimentaires de berbères puis d’arabe marocain (darija), prenons le rythme de la marche (25 km par jour en moyenne) et supportons quelques grosses chaleurs. Durant ce mois, nous n’évitons pas une tourista qui ne sera malheureusement pas la dernière.
Quittant Rabat le premier novembre, nous nous dirigeons plein sud, vers les montagnes du Haut-Atlas et de l’Anti-Atlas (de Demnate à Tiznit, en passant par Ouarzazate). Durant un mois et près de 600 km, nous crapahutons entre les sommets, parfois enneigés, des ces deux massifs montagneux. Les nuits sont très froides sous notre petite tente, mais les paysages sont époustouflants. Les reliefs marocains resteront nos plus belles vues du voyage.

La fin de l’année 2013 se passe en longeant l’Océan Atlantique. De Tiznit à Tan-Tan (250 km environ), on retrouve un climat plus clément et une population de pêcheurs très accueillante. Nous sommes parfois obligés d’esquiver l’hospitalité des hommes, si nous voulons avancer pendant la journée... Nous terminons notre traversée marocaine sur une très belle note, car nous passons six jours sur la « Plage Blanche », longue de 50 km, entre océan agité et dunes de sable. Pensant être très seuls durant ces quelques jours, nous rencontrons en fait beaucoup de pêcheurs très chaleureux.
Arrivés au terme des trois mois de visa marocain, nous ne pouvons traverser le Sahara Occidental à pied. Nous prenons donc un camion (une longue nuit qui se termine avec un chauffeur ivre), pour rejoindre Dakhla et y passer le jour de l’an.

Le 2 janvier 2014, nous passons la frontière Maroc-Mauritanie sans encombre. Nous resterons deux mois en Mauritanie, dont près de trois semaines à Nouadhibou (capitale économique du pays).
Fin janvier, nous empruntons le train de minerais de fer jusqu’à Choum (500 km). Ce train est l’un des plus long du monde. Nous passons toute une nuit dans un des wagon vide de minerais, le vent et la poussière de fer nous soufflant au visage, buvant du thé au lait (le candria) avec les autres voyageurs.
Entre Choum et Chinguetti (200 km environ), passant pas Atar (dans la région de l’Adrar), nous marchons quasiment seuls dans un milieu désertique, très pierreux. Nos rencontres sont quelques nomades éleveurs de dromadaires et des gendarmes zélés qui nous escortent en 4x4, kalachnikov à la main (une des missions de la gendarmerie en Mauritanie est de garantir la sécurité des touristes).
Ensuite, nous louons les services d’un chamelier et de ses deux dromadaires (Raïdeu et Raïcheu), pour parcourir 250 km de désert (vallée Blanche, bord de l’erg Amatlich). Ces 12 jours de désert et de quasi-solitude resteront une expérience très forte de nos jeunes vies de voyageurs.
De Nouakchott (capitale administrative) à la frontière sénégalaise (250 km), nous marchons sur une route très empruntée par les camions. La région de Trarza n’est pas très hospitalière : on y rencontre beaucoup de mendicité, quelques fanatiques religieux et un gros nuage de sable de plusieurs jours.
Nous terminons la traversée de ce pays avec un sentiment ambiguë : l’envie de le quitter rapidement (fort racisme, manières des maures franchement rustres...) mais aussi d’y revenir (charmes des infinis désertiques).


L’arrivée au Sénégal marque notre entrée en Afrique noire. Dès le premier jour, nous découvrons des gens ouverts et courtois. De Saint-Louis à Dakar (200 km), nous longeons une nouvelle fois l’Océan Atlantique par la plage. On se ravitaille facilement, il y a de nombreux villages vivant de la pêche en pirogue.
Après deux semaines dans l’immense Dakar, sa pollution et ses transports en commun multicolores, nous nous engageons plein est pour une traversée du Sénégal vers la frontière malienne (Dakar, Koungheul, Tambacounda, Kidira). Nous marchons durant un mois et 550 km, à travers brousse asséchée, parfois brûlée, route nationale très passante, dans un paysage très plat (grosse monotonie). C’est l’harmattan (vent très chaud et sec venant du désert), les températures journalières avoisinent les 50 °C, nous portons parfois jusqu’à sept litres d’eau à deux. Heureusement, les villages sont très rapprochés et nous pouvons facilement pomper de l’eau.
Au Sénégal, pays de la Teranga, le contact est facile et les invitations à manger récurrentes. Mais la saison sèche et le manque de travail rendent les gens parfois peu intéressants et très envieux des richesses occidentales (souvent mal comprises ou fantasmées). Nous voyons et subissons, aussi, cet écœurant « système mafieux » des enfants talibés, répandu dans tout le pays. Ces jeunes garçons sont confiés par leur parents à des marabouts et leur école coranique. Toute la journée, dans toutes les villes , on peut les voir mendier nourriture et argent, avec un petit seau jaune ou rouge.


Nous quittons le Sénégal après deux mois et demi, pour découvrir un Mali très accueillant, plein de richesses naturelles mais relativement pauvre. Nous rencontrons des hommes fiers de leur pays qui n’aspirent qu’à le construire. Nous nous baladons entre rives du fleuve Sénégal et falaises de couleur ocre, au début de la saison des pluies, ce qui verdit joliment les paysages. Passant par Kayes, les chutes du Félou et de Gouina, le barrage de Manantali et Kita, nous rejoignons Bamako (notre terminus) en un mois et 600 km. La marche se termine ici, mais nous décidons de rentrer en France par les transports en commun locaux. Ce retour de trois semaines permet de nous remémorer avec joie ces 8 derniers mois et de découvrir un bon bout de corruption inter-africaine.


Vous venez de lire un rapide résumé de notre voyage en « Afrique à pied ». Pendant ce périple, nous avons tenu un blog, où vous pouvez lire en détail des résumés du voyage, des anecdotes, des questionnements et où vous pouvez retrouver la carte et toutes nos photos : anarchos-semitas.net ! Un livre verra le jour en début 2015.
Traversée Peshawar (Pakistan) - Mazari Sharif (Afganistan) septembre 2014 English translation pending
Salut à tous!
Voila, de retour de l'Inde, je compte faire Inde - Pakistan - Afghanistan - Uzbekistan (avec passable optionnel par le Turkmenistan) - Kazakhstan - Russie avant de rentrer en Europe.
J'aurais aimé avoir des infos sur comment s'organiser en terme de sécurité pour passer de Peshawar jusqu'a Torkham et de Torkham jusqu'a Kabul et Mazari Sharif.
Il me semble que du coté Pakistanais, une escorte est organisée dans les FATA jusqu'a la frontière, mais pas en Afghanistan. La solution la plus sécurisée sans payer trop cher me semble de prendre un taxi et un garde, mais ou trouver cela, a la frontière? N'est ce pas risquer? Demander aux militaires et ou policiers sur place? Ou bien faire confiance au pashtunwali et demander a un pashtun de nous accompagner, en lui payant le bus ou autre.
Je n'ai aps trouvé de nouvelles recentes qui me decourageaient de faire cette route, qui me semble, si pas la plus sur, bien moins risquée qu'il y a un an ou deux. De plus, les bombardements américains sont en pause au pakistan.
Si quelqun peut m'aiguiller dans mes recherches, je serais très reconnaissant.
Voila, de retour de l'Inde, je compte faire Inde - Pakistan - Afghanistan - Uzbekistan (avec passable optionnel par le Turkmenistan) - Kazakhstan - Russie avant de rentrer en Europe.
J'aurais aimé avoir des infos sur comment s'organiser en terme de sécurité pour passer de Peshawar jusqu'a Torkham et de Torkham jusqu'a Kabul et Mazari Sharif.
Il me semble que du coté Pakistanais, une escorte est organisée dans les FATA jusqu'a la frontière, mais pas en Afghanistan. La solution la plus sécurisée sans payer trop cher me semble de prendre un taxi et un garde, mais ou trouver cela, a la frontière? N'est ce pas risquer? Demander aux militaires et ou policiers sur place? Ou bien faire confiance au pashtunwali et demander a un pashtun de nous accompagner, en lui payant le bus ou autre.
Je n'ai aps trouvé de nouvelles recentes qui me decourageaient de faire cette route, qui me semble, si pas la plus sur, bien moins risquée qu'il y a un an ou deux. De plus, les bombardements américains sont en pause au pakistan.
Si quelqun peut m'aiguiller dans mes recherches, je serais très reconnaissant.
Conte bambara: "La longue marche des animaux assoiffés" (Mali) English translation pending
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara
si tu en as d'autres ce sera parfait!
Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
voici un joli exemple de la littérature enfantine malienne : conte d'amitié et de solidarité, très illustré et avec un bon nombre d'animaux ...
La sécheresse sévit et, pour l'affronter, les animaux, assoiffés, décident de se rendre à la rivière de Manyamatoula. Cependant, la route est longue et les animaux, l'un après l'autre, abandonnent. Seul Nyamèba-le-dromadaire parvient à grande peine au but ; là, il s'élabore encore, puis remplit son outre pour désaltérer ses amis laissés sur le bord du chemin et retourne ...
Les illustrations qui accompagnent le conte sont ici (les numéros au texte correspondent aux numéros des illustrations).
Référence : Diarra, Ousmane (Jara, Usumani) 1997. La longue marche des animaux assoiffés (Baganw ka minnògòlaminè taamajan). Illustrations de Yacouba Diarra (Yakuba Jara). Bamako : Le Figuier / Ville d'Angers : Bibliothèque municipale, 28 pages.
Voilà, le texte ...
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Baganw ka minnògòlaminè taamajan
(01) A bè waati jan bò min ka jan kosèbè, gèrègèrè dò binna mògòninfinw kan, n'o ye JA ye. Sanji tun tè na tuguni bilabaw ni kòbaw a ni jisirabaw bèè tun jara. Wulu ni Jakuma n'u teri adamadenw bèè tun bolila.
(02) A tò tun tora Shèba Sagaba Baba Misiba Faliba Soba ani Nyaamèba ye. Olu ko k'u tè taa yòrò si, ko mògò t'i faso bila nyani ye bawo mògò tè nyani laban dòn. Nka kòngò nan'u minè minnògò digir'u la. Balo bè sòrò min sa ? O kèlenna, Faliba hakili jiginna ko ale fa ta fa n'o y'a mòkè ye, k'o tun bè kò dò kofò ko Manyamatula.
(03) O la sa, mògòninfinw teri ninnu wulila ka hèèrè kòba sira minè. U taamana, ka taama. Su fila, u bè taama la, taama ani sennateliya, barisa Manyamatula tun yòrò ka jan !
(04) Fèn wèrè dun tè Shèba fè n'a sen fila a n'a kamannin fila tè, olu dun tè mako nyè. Shèba dèsèra joona. A y'i kanto ko : kò, kò, kò, ne dèsèra sa dè. Nka, n teriw, aw ka taa dè, a ye taa kudayi, ji b'aw nyè Manyamatula.
(05) O la sa, tòw tèmènna, u taamana su, u taamana tile. Sagaba dun ka magan Shèba dèsèra cogo min, a fana dèsèra ten. A kulela ko : nbèè, nbèè, nbèè ; ne kènyènna tenteren nka n teriw, aw ka taa dè, a ye taa kudayi ji b'aw nyè Manyamatula.
(06) Ni taama in tun ye taama kòtigè bali ye. Ka boli wa ? Ayi, o fanga tun t'an teri ninnu na tuguni Manyamatula kò in tun ka jan kosèbè. Tinyè, Baba kolokagèlèn, nka a kunkolo fana ka gèlèn dè. A taamatò ye jiri dò ye, a ko fo a ka yèlèn jiri in na. Baba yèlèntò jann'a kò kan k'a sen naani kòròta sanfè. A kasira ko nbèè, nbèè, nbèè ne tor'a la bi ; nka n teriw, aw ka taa, a ye taa furuuu ji b'aw nyè, a b'aw nyè Manyamatula
(07) U tò tora naani dòròn ye nyanibaatò naani. Misiba, Faliba, Soba ani Nyaamèba. O ngana naani ninnu tèmènna u ka sira fè. Misiba ka bon, a ka girin, nka a ka suman fana. O y'a dacogo ye, bèè ni dacogo. Tile caman tèmènna, ani su caman ; Misiba ma dumuni kè, a ma ji min : ale fana nana dèsè. A y'i kanto ko : nbuu, nbuu, nbuu ! ne dèsèra. Nka, n teriw, a y'aw jija, sabu aw tè ji sòrò fo aw ka se Manyamatula.
(08) Faliba, Soba, ani Nyaamèba, olu taara u ka sira fè. Nyamèba bè nyèfè, ka Soba da o kan, ka Faliba tugu o la. Faliba kolo ka gèlèn, dusu b'a kònò, nka nuguma don. Faliba nyè da binkènè kan, a ko f'ale ko nènè. A y'i kanto : han, han, han ! n'a tè nya saya kò, ne da timinman na taa lahara. Nka n teriw, aw k'aw jija dè, barisa aw tè na ji sòrò fo Manyamatula.
(09) Sisan, u tò tora fila dòròn ye : Soba ani Nyaamèba. Olu fila tèmènna u ka sira fè. Su ani tile, u bè ka taama, barisa Manyamatula tun yòrò ka jan halisa. Minnògò ye Soba minè, Soba sègènna fo k'a sen bèè kumun. U selen banansun dò kòrò, a y'i kanto : hin, hin, hin ! ne dèsèra kolokoto nka nkòrò Nyaamèba, e ka taa i ka sira fè, taa dèrè ! ji b'i nyè Manyamatula.
(10) A tora Nyaamèba kelen ye wula fantan ni wula bantan kònò, a kelennin pe a kelen n'a ka sègèn. Nk'a tèmènna a ka sira fè. A taamana su, a taamana tile. Su caman, tile caman. A taamatò bè ka dònkili da : nyangamu nyangamu nyan ! ne senw bèè fununna nka o tè ne bali ka se, ka se Manyamatula. Nyangamu nyangamu nyan ! ne tora nkelenna, ne kelennin pe ! nka ne na taa, fo n ka se Manyamatula. Nka halisa sira tò tun ka jan. Nyaamèba bè taama, a bè taama su, a bè taama tile. Kalo caman tèmènna, Nyaamèba bèè taama la, a ma jò habada.
(11) Nyaamèba y'i jija, a sera ka Manyamatula dankan na sòrò. Dosoba ni Jakumaba n'u teri adamadenw tun bè yen.
(12) Nyaamèba y'i min, a y'i min haali. A tilalen, a y'a ka forokoba fa k'a fili a kò la, ka sosegin sira minè. A nana se Soba ma : a ye ji d'o ma, o wulila ; a ye ji di Faliba ma : o y'i min ; Misiba y'i min, Baba wulila, Sagaba wulila ; a ye ji di Shèba ma.
(13) Kabini o don, an teri ninnu ye teriya sinsin u nin nyògòn cè. Kuru min bè Nyaamèba kò la ka yaala, a ka jiforoko in don.
La longue marche des animaux assoiffés
(01) Il y a longtemps de cela, très longtemps, une calamité s'abattit sur le peuple des hommes : la SÉCHERESSE ! La pluie ne tombait plus. Les mares et les marigots, les rivières et les sources avaient tous tari. Le chien, le chat, leurs amis les hommes étaient tous partis.
(02) Seuls étaient restés par amour pour leur terre : Shèba-la-poule, Sagaba-le-mouton Baba-la-chèvre et aussi Misiba-la-vache, Faliba-l'âne Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Tous avaient faim, Tous avaient soif. Où trouver à manger ? Alors Faliba-l'âne se souvint que le père de son père connaissait une rivière : la rivière Manyamatoula.
(03) Alors les amis de l'homme se mirent en route pour la rivière du salut. Ils marchèrent, marchèrent. Ils marchèrent deux jours et deux nuits. Il fallait marcher vite : Manyamatoula était loin.
(04) Shèba-la-poule, elle qui n'a que deux pattes et deux petites ailes qui ne lui permettent pas de voler, se fatigua vite. "Kô ! kô ! kô ! se lamenta-t-elle, je suis fatiguée, j'abandonne. Quant à vous autres, mes amis, continuez votre chemin : Il y a de l'eau à Manyamatoula."
(05) Alors les autres continuèrent leur chemin. Ils marchèrent de jour, ils marchèrent de nuit. Il fallait être solide et courageux, Or Sagaba-le-mouton est fragile ; tout comme la poule, il abandonna la course : "Bê ! bê ! bê ! se lamenta-t-il, moi, je n'en peux plus, mais vous, mes amis, continuez, continuez votre chemin : à Manyamatoula, il y a de l'eau !"
(06) Il fallait marcher, toujours marcher Courir ? Nos amis n'en avaient pas la force. Manyamatoula-la-rivière était si loin ! Baba-la-chèvre, elle, est forte ; mais elle est aussi têtue. Chemin faisant, elle voulut grimper à un arbre, mais elle tomba, les pattes en l'air : "M'pê ! m'pê ! m'pê ! pleura-t-elle me voici immobilisée, mais vous autres, continuez votre chemin : il y a de l'eau à Manyamatoula !"
(07) Ils n'étaient donc plus que quatre dans la course, quatre malheureux : Misiba-la-vache et Faliba-l'âne, Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Stoïques, ils continèrent à marcher. Misiba-la-vache, elle, est grosse et lourde. Elle est aussi lente : c'est sa nature. Et des jours ont passé Des nuits ont défilé, elle n'a pas mangé, elle n'a pas bu aucune goutte d'eau. A son tour, abandonnant la course, elle chanta son chant d'adieu : "M'bou ! m'bou ! m'bou ! je n'en peux plus. A vous autres, je dis courage ! Courage, mes amis, car il y a de l'eau là-bas, à Manyamatula."
(08) Faliba-l'âne, Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire continuèrent la marche. Nyamèba-le-dromadaire ouvrait la route Soba le suivait, puis venait Faliba. Faliba-l'âne est solide et résistant, mais aussi très glouton. Apercevant l'herbe fraîche, il voulut la brouter : "Han ! han ! han ! décida-t-il, puisqu'il faut mourir, je préfère mourir la bouche sucrée. Quant à vous, mes amis, Courage ! Continuez votre chemin, à Manyamatoula il y a de l'eau."
(09) Ils ne restèrent donc plus que deux : Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Ils continuèrent à marcher. Des nuits et des jours, ils marchèrent sans s'arrêter, mais Manyamatoula était loin, très loin. Et Soba avait soif, il était fatigué, et ses pattes étaient endolories. Il s'arrêta sous un grand fromager : "Hin ! hin ! hin ! cria-t-il, je n'en peux plus, mais toi, grand frère, continue ton chemin, continue : il y a de l'eau là-bas, à Manyamatoula."
(10) Seul dans la steppe sans fin, seul et fatigué, Nyamèba-le-dromadaire continua son chemin. Il marcha des jours, il marcha des nuits. Des jours et des nuits, il marchait et chantait : "Nyangamou-nyangamou-nya ! mes pattes sont enflées, mais j'arriverai, j'arriverai à Manyamatoula. Nyangamou-nyangamou-nya ! même seul et sans compagnon, j'attendrai les bords de la rivière Manyamatoula." Il marcha encore longtemps, il marcha de jour, il marcha de nuit. Des lunes et des lunes, il marcha sans arrêt.
(11) Nyamèba-le-dromadaire arriva enfin sur les bords de Manyamatoula-la-rivière. Là, il trouva Dossoba-le-chien et Diakouma-le-chat. Ils y étaient avec leurs amis les hommes. Au milieu des animaux sauvages.
(12) Nyamèba-le-dromadaire se désaltéra, puis il remplit son outre et rebroussa chemin. Il retrouva Soba-le-cheval et lui donna à boire, ainsi qu'à Faliba-l'âne, à Misiba-la-vache, à Baba-la-chèvre, à Sagaba-le-mouton et à Shèba-la-poule.
(13) Depuis ce jour, tous ces amis de l'homme nouèrent une solide amitié. C'est aussi depuis ce jour que Nyamèba-le-dromadaire porte une bosse : c'est son outre d'eau.
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J'espère que ce conte aussi va procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Bonsoir Anusara,
voici un joli exemple de la littérature enfantine malienne : conte d'amitié et de solidarité, très illustré et avec un bon nombre d'animaux ...
La sécheresse sévit et, pour l'affronter, les animaux, assoiffés, décident de se rendre à la rivière de Manyamatoula. Cependant, la route est longue et les animaux, l'un après l'autre, abandonnent. Seul Nyamèba-le-dromadaire parvient à grande peine au but ; là, il s'élabore encore, puis remplit son outre pour désaltérer ses amis laissés sur le bord du chemin et retourne ...
Les illustrations qui accompagnent le conte sont ici (les numéros au texte correspondent aux numéros des illustrations).
Référence : Diarra, Ousmane (Jara, Usumani) 1997. La longue marche des animaux assoiffés (Baganw ka minnògòlaminè taamajan). Illustrations de Yacouba Diarra (Yakuba Jara). Bamako : Le Figuier / Ville d'Angers : Bibliothèque municipale, 28 pages.
Voilà, le texte ...
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Baganw ka minnògòlaminè taamajan
(01) A bè waati jan bò min ka jan kosèbè, gèrègèrè dò binna mògòninfinw kan, n'o ye JA ye. Sanji tun tè na tuguni bilabaw ni kòbaw a ni jisirabaw bèè tun jara. Wulu ni Jakuma n'u teri adamadenw bèè tun bolila.
(02) A tò tun tora Shèba Sagaba Baba Misiba Faliba Soba ani Nyaamèba ye. Olu ko k'u tè taa yòrò si, ko mògò t'i faso bila nyani ye bawo mògò tè nyani laban dòn. Nka kòngò nan'u minè minnògò digir'u la. Balo bè sòrò min sa ? O kèlenna, Faliba hakili jiginna ko ale fa ta fa n'o y'a mòkè ye, k'o tun bè kò dò kofò ko Manyamatula.
(03) O la sa, mògòninfinw teri ninnu wulila ka hèèrè kòba sira minè. U taamana, ka taama. Su fila, u bè taama la, taama ani sennateliya, barisa Manyamatula tun yòrò ka jan !
(04) Fèn wèrè dun tè Shèba fè n'a sen fila a n'a kamannin fila tè, olu dun tè mako nyè. Shèba dèsèra joona. A y'i kanto ko : kò, kò, kò, ne dèsèra sa dè. Nka, n teriw, aw ka taa dè, a ye taa kudayi, ji b'aw nyè Manyamatula.
(05) O la sa, tòw tèmènna, u taamana su, u taamana tile. Sagaba dun ka magan Shèba dèsèra cogo min, a fana dèsèra ten. A kulela ko : nbèè, nbèè, nbèè ; ne kènyènna tenteren nka n teriw, aw ka taa dè, a ye taa kudayi ji b'aw nyè Manyamatula.
(06) Ni taama in tun ye taama kòtigè bali ye. Ka boli wa ? Ayi, o fanga tun t'an teri ninnu na tuguni Manyamatula kò in tun ka jan kosèbè. Tinyè, Baba kolokagèlèn, nka a kunkolo fana ka gèlèn dè. A taamatò ye jiri dò ye, a ko fo a ka yèlèn jiri in na. Baba yèlèntò jann'a kò kan k'a sen naani kòròta sanfè. A kasira ko nbèè, nbèè, nbèè ne tor'a la bi ; nka n teriw, aw ka taa, a ye taa furuuu ji b'aw nyè, a b'aw nyè Manyamatula
(07) U tò tora naani dòròn ye nyanibaatò naani. Misiba, Faliba, Soba ani Nyaamèba. O ngana naani ninnu tèmènna u ka sira fè. Misiba ka bon, a ka girin, nka a ka suman fana. O y'a dacogo ye, bèè ni dacogo. Tile caman tèmènna, ani su caman ; Misiba ma dumuni kè, a ma ji min : ale fana nana dèsè. A y'i kanto ko : nbuu, nbuu, nbuu ! ne dèsèra. Nka, n teriw, a y'aw jija, sabu aw tè ji sòrò fo aw ka se Manyamatula.
(08) Faliba, Soba, ani Nyaamèba, olu taara u ka sira fè. Nyamèba bè nyèfè, ka Soba da o kan, ka Faliba tugu o la. Faliba kolo ka gèlèn, dusu b'a kònò, nka nuguma don. Faliba nyè da binkènè kan, a ko f'ale ko nènè. A y'i kanto : han, han, han ! n'a tè nya saya kò, ne da timinman na taa lahara. Nka n teriw, aw k'aw jija dè, barisa aw tè na ji sòrò fo Manyamatula.
(09) Sisan, u tò tora fila dòròn ye : Soba ani Nyaamèba. Olu fila tèmènna u ka sira fè. Su ani tile, u bè ka taama, barisa Manyamatula tun yòrò ka jan halisa. Minnògò ye Soba minè, Soba sègènna fo k'a sen bèè kumun. U selen banansun dò kòrò, a y'i kanto : hin, hin, hin ! ne dèsèra kolokoto nka nkòrò Nyaamèba, e ka taa i ka sira fè, taa dèrè ! ji b'i nyè Manyamatula.
(10) A tora Nyaamèba kelen ye wula fantan ni wula bantan kònò, a kelennin pe a kelen n'a ka sègèn. Nk'a tèmènna a ka sira fè. A taamana su, a taamana tile. Su caman, tile caman. A taamatò bè ka dònkili da : nyangamu nyangamu nyan ! ne senw bèè fununna nka o tè ne bali ka se, ka se Manyamatula. Nyangamu nyangamu nyan ! ne tora nkelenna, ne kelennin pe ! nka ne na taa, fo n ka se Manyamatula. Nka halisa sira tò tun ka jan. Nyaamèba bè taama, a bè taama su, a bè taama tile. Kalo caman tèmènna, Nyaamèba bèè taama la, a ma jò habada.
(11) Nyaamèba y'i jija, a sera ka Manyamatula dankan na sòrò. Dosoba ni Jakumaba n'u teri adamadenw tun bè yen.
(12) Nyaamèba y'i min, a y'i min haali. A tilalen, a y'a ka forokoba fa k'a fili a kò la, ka sosegin sira minè. A nana se Soba ma : a ye ji d'o ma, o wulila ; a ye ji di Faliba ma : o y'i min ; Misiba y'i min, Baba wulila, Sagaba wulila ; a ye ji di Shèba ma.
(13) Kabini o don, an teri ninnu ye teriya sinsin u nin nyògòn cè. Kuru min bè Nyaamèba kò la ka yaala, a ka jiforoko in don.
La longue marche des animaux assoiffés
(01) Il y a longtemps de cela, très longtemps, une calamité s'abattit sur le peuple des hommes : la SÉCHERESSE ! La pluie ne tombait plus. Les mares et les marigots, les rivières et les sources avaient tous tari. Le chien, le chat, leurs amis les hommes étaient tous partis.
(02) Seuls étaient restés par amour pour leur terre : Shèba-la-poule, Sagaba-le-mouton Baba-la-chèvre et aussi Misiba-la-vache, Faliba-l'âne Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Tous avaient faim, Tous avaient soif. Où trouver à manger ? Alors Faliba-l'âne se souvint que le père de son père connaissait une rivière : la rivière Manyamatoula.
(03) Alors les amis de l'homme se mirent en route pour la rivière du salut. Ils marchèrent, marchèrent. Ils marchèrent deux jours et deux nuits. Il fallait marcher vite : Manyamatoula était loin.
(04) Shèba-la-poule, elle qui n'a que deux pattes et deux petites ailes qui ne lui permettent pas de voler, se fatigua vite. "Kô ! kô ! kô ! se lamenta-t-elle, je suis fatiguée, j'abandonne. Quant à vous autres, mes amis, continuez votre chemin : Il y a de l'eau à Manyamatoula."
(05) Alors les autres continuèrent leur chemin. Ils marchèrent de jour, ils marchèrent de nuit. Il fallait être solide et courageux, Or Sagaba-le-mouton est fragile ; tout comme la poule, il abandonna la course : "Bê ! bê ! bê ! se lamenta-t-il, moi, je n'en peux plus, mais vous, mes amis, continuez, continuez votre chemin : à Manyamatoula, il y a de l'eau !"
(06) Il fallait marcher, toujours marcher Courir ? Nos amis n'en avaient pas la force. Manyamatoula-la-rivière était si loin ! Baba-la-chèvre, elle, est forte ; mais elle est aussi têtue. Chemin faisant, elle voulut grimper à un arbre, mais elle tomba, les pattes en l'air : "M'pê ! m'pê ! m'pê ! pleura-t-elle me voici immobilisée, mais vous autres, continuez votre chemin : il y a de l'eau à Manyamatoula !"
(07) Ils n'étaient donc plus que quatre dans la course, quatre malheureux : Misiba-la-vache et Faliba-l'âne, Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Stoïques, ils continèrent à marcher. Misiba-la-vache, elle, est grosse et lourde. Elle est aussi lente : c'est sa nature. Et des jours ont passé Des nuits ont défilé, elle n'a pas mangé, elle n'a pas bu aucune goutte d'eau. A son tour, abandonnant la course, elle chanta son chant d'adieu : "M'bou ! m'bou ! m'bou ! je n'en peux plus. A vous autres, je dis courage ! Courage, mes amis, car il y a de l'eau là-bas, à Manyamatula."
(08) Faliba-l'âne, Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire continuèrent la marche. Nyamèba-le-dromadaire ouvrait la route Soba le suivait, puis venait Faliba. Faliba-l'âne est solide et résistant, mais aussi très glouton. Apercevant l'herbe fraîche, il voulut la brouter : "Han ! han ! han ! décida-t-il, puisqu'il faut mourir, je préfère mourir la bouche sucrée. Quant à vous, mes amis, Courage ! Continuez votre chemin, à Manyamatoula il y a de l'eau."
(09) Ils ne restèrent donc plus que deux : Soba-le-cheval et Nyamèba-le-dromadaire. Ils continuèrent à marcher. Des nuits et des jours, ils marchèrent sans s'arrêter, mais Manyamatoula était loin, très loin. Et Soba avait soif, il était fatigué, et ses pattes étaient endolories. Il s'arrêta sous un grand fromager : "Hin ! hin ! hin ! cria-t-il, je n'en peux plus, mais toi, grand frère, continue ton chemin, continue : il y a de l'eau là-bas, à Manyamatoula."
(10) Seul dans la steppe sans fin, seul et fatigué, Nyamèba-le-dromadaire continua son chemin. Il marcha des jours, il marcha des nuits. Des jours et des nuits, il marchait et chantait : "Nyangamou-nyangamou-nya ! mes pattes sont enflées, mais j'arriverai, j'arriverai à Manyamatoula. Nyangamou-nyangamou-nya ! même seul et sans compagnon, j'attendrai les bords de la rivière Manyamatoula." Il marcha encore longtemps, il marcha de jour, il marcha de nuit. Des lunes et des lunes, il marcha sans arrêt.
(11) Nyamèba-le-dromadaire arriva enfin sur les bords de Manyamatoula-la-rivière. Là, il trouva Dossoba-le-chien et Diakouma-le-chat. Ils y étaient avec leurs amis les hommes. Au milieu des animaux sauvages.
(12) Nyamèba-le-dromadaire se désaltéra, puis il remplit son outre et rebroussa chemin. Il retrouva Soba-le-cheval et lui donna à boire, ainsi qu'à Faliba-l'âne, à Misiba-la-vache, à Baba-la-chèvre, à Sagaba-le-mouton et à Shèba-la-poule.
(13) Depuis ce jour, tous ces amis de l'homme nouèrent une solide amitié. C'est aussi depuis ce jour que Nyamèba-le-dromadaire porte une bosse : c'est son outre d'eau.
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J'espère que ce conte aussi va procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery

Premières traces atlastiques English translation pending
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J��ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J��ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s English translation pending
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité(e)s style Routard(e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum.
Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent.
Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables.
Personnellement je conçois le voyage en transports locaux (quelque fois loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier(éres).
Je suis prêt à partir en nov/déc 2014, je n'attends plus que l'occasion se présente !
Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!)
Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
Cordialement
Didier
Camping-car Bimobil ou pas? English translation pending
Bonjour, nous sommes entrain de regarder pour un camping car. Nous cherchons ici et là ce qui nous convient. Il est impossible de trouver les prix pour les camping car bimobil pour 6 personnes dans ce style là
http://www.online-boote.de/ads/bimobil-st-702-auf-iveco-dail/
POuvez-vous m'aider à mettre un prix sur ce genre de modèle ainsi que me conseiller d'autres marques dans le même genre?
Projet : tour du monde mais voyages divers avant ça. Cela serait pour une utilisation annuelle ( toutes les saisons)
merci à vous
http://www.online-boote.de/ads/bimobil-st-702-auf-iveco-dail/
POuvez-vous m'aider à mettre un prix sur ce genre de modèle ainsi que me conseiller d'autres marques dans le même genre?
Projet : tour du monde mais voyages divers avant ça. Cela serait pour une utilisation annuelle ( toutes les saisons)
merci à vous
Du côté de Myitkyina... English translation pending
Je souhaite faire un tour aux environs de Myitkyina dans le Nord du pays en novembre prochain et aimerai vos avis sur cette ville (et alentours) :
- interets majeurs du coin - GH (plutot confortable) ou hotel - Je compte m'y rendre depuis Mandalay par un vol interieur - prévoir 3 ou 4 jours ???
MERCI aux spécialistes du pays 😉
Ensuite je compte repasser par Rangoon et tenter un peu de balnéaire ICI....
- interets majeurs du coin - GH (plutot confortable) ou hotel - Je compte m'y rendre depuis Mandalay par un vol interieur - prévoir 3 ou 4 jours ???
MERCI aux spécialistes du pays 😉
Ensuite je compte repasser par Rangoon et tenter un peu de balnéaire ICI....
Sécurité en Tchéquie et Pologne English translation pending
Bonjour
Ayant l'intention d'effectuer un voyage en itinérant et seuls en voiture ; j'aimerais savoir ce qu'il en est de la sécurité ( vols et effractions , pik pokets ) des personnes et des biens dans ces 2 pays .
Si ça se fait , nous arriverions de Passau à Auschwitz , donc en traversant la Tchéquie ; faut'il se procurer une vignette et où ; pour la traverser ; que risque t'on si ne nous en avons pas , et est'elle aussi nécessaire sur les nationales .
Est'il possible d'accéder au camp d'Auschitz et aux mines de sel avec sa propre voiture ; y a t'il des parkings à proximité ?
Merci et Cordialement à tous
Bira/Selayar English translation pending
La semaine prochaine, je vais descendre à Bira et voir pour aller à l'ile de Selayar. Location de scooter a Makassar pour 70,000 roupies par jour. Je me demande; si avec les fêtes qui arrivent, ça risque d'etre difficile de trouver à se loger; est ce que quelqu'un a une experience pour cette periode (Ramadan et Idul Fitri)?
BF
BF
Costa: tous les forfaits boissons 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant beaucoup ramé pour trouver les différents forfaits boissons de chez Costa, j'ai eu l'idée sur le bateau d'ouvrir un post afin de les "centraliser". Peu de forfaits sont, en effet, renseignés sur le site officiel de Costa.
Les prix s'entendent service inclus :
ATTENTION CES FORFAITS NE CONCERNENT PAS LES BATEAUX DE LA NEOCOLLECTION
- All inclusive boissons (adulte) : 23.5 € par jour et par personne
Sélection de boissons avec ou sans alcool servies au verre (eau, soft, bière pression, digestif, cocktail, vin) hors minibar. Si vous le prenez, vous êtes obligés de le prendre pour toutes les personnes qui composent la cabine.
- All inclusive boissons (enfant) : 15 € par jour et par enfant
Idem mais sans les boissons alcoolisées Si vous le prenez, vous êtes obligés de le prendre pour toutes les personnes qui composent la cabine.
- Mineral water : 32.99 €
13 bouteilles d'eau minérale 1L
- Boys & Girl : 54.99 €
20 boissons froides non alcoolisées Choix entre soda ; cocktail et jus de fruit
- Coffee : 32.99 €
25 expresso ou americano (expresso allongé)
- Cappucino : 50 €
25 Capuccino
- Beer : 93.15 € 20 bières pression 40CL (Carlsberg il me semble)
Forfait vins :
Easy : 99.99 €
1 bouteille d'Orvieto classico vigneto torricela doc "bigi' 1 bouteille de chardonnay DOC Serbato Langhe "Beni di Batasiolo" 1 bouteille de Nero D'Avola IGT "Cusumano" 1 bouteille de carbernet franc DOC grave "Cabert" + 7 bouteilles d'eau minérale
Classic : 124.99 €
1 Falanghina DOC "Cantine Manimurci" 1 Soave Classico DOC "Pasqua" 1 Ribolla Gialla IG "Foschir" 1 Negroamaro IGT "feudi di san marzano" 1 Dolcetto d'Alba DOC "Beni di Batasiolo" 1 Refosco grave DOC "Cabert" + 7 bouteilles d'eau minérale
Special : 154.99 €
- 1 Pinot Grigio doc Collio "fantinel" - 1 Gavi di Gavi DOCG "La Mesma" - 1 Traminer aromatico glére "Foschir" - 1 Primitivo di Manduria DOC sud "Feudi di San Marzano" - 1 Chianti Classico DOCG "Rocca delle Macie" - 1 Cannonau di Sardegna DOC "Pala" + 7 bouteilles d'eau minérale
Ps: Il semblerait que le boys&girl 10 boissons ai été supprimé. Ps2 : Je suivrai ce post, n'hésitez pas à me signalé toutes erreurs de ma part ou tout changement de prix.
Ayant beaucoup ramé pour trouver les différents forfaits boissons de chez Costa, j'ai eu l'idée sur le bateau d'ouvrir un post afin de les "centraliser". Peu de forfaits sont, en effet, renseignés sur le site officiel de Costa.
Les prix s'entendent service inclus :
ATTENTION CES FORFAITS NE CONCERNENT PAS LES BATEAUX DE LA NEOCOLLECTION
- All inclusive boissons (adulte) : 23.5 € par jour et par personne
Sélection de boissons avec ou sans alcool servies au verre (eau, soft, bière pression, digestif, cocktail, vin) hors minibar. Si vous le prenez, vous êtes obligés de le prendre pour toutes les personnes qui composent la cabine.
- All inclusive boissons (enfant) : 15 € par jour et par enfant
Idem mais sans les boissons alcoolisées Si vous le prenez, vous êtes obligés de le prendre pour toutes les personnes qui composent la cabine.
- Mineral water : 32.99 €
13 bouteilles d'eau minérale 1L
- Boys & Girl : 54.99 €
20 boissons froides non alcoolisées Choix entre soda ; cocktail et jus de fruit
- Coffee : 32.99 €
25 expresso ou americano (expresso allongé)
- Cappucino : 50 €
25 Capuccino
- Beer : 93.15 € 20 bières pression 40CL (Carlsberg il me semble)
Forfait vins :
Easy : 99.99 €
1 bouteille d'Orvieto classico vigneto torricela doc "bigi' 1 bouteille de chardonnay DOC Serbato Langhe "Beni di Batasiolo" 1 bouteille de Nero D'Avola IGT "Cusumano" 1 bouteille de carbernet franc DOC grave "Cabert" + 7 bouteilles d'eau minérale
Classic : 124.99 €
1 Falanghina DOC "Cantine Manimurci" 1 Soave Classico DOC "Pasqua" 1 Ribolla Gialla IG "Foschir" 1 Negroamaro IGT "feudi di san marzano" 1 Dolcetto d'Alba DOC "Beni di Batasiolo" 1 Refosco grave DOC "Cabert" + 7 bouteilles d'eau minérale
Special : 154.99 €
- 1 Pinot Grigio doc Collio "fantinel" - 1 Gavi di Gavi DOCG "La Mesma" - 1 Traminer aromatico glére "Foschir" - 1 Primitivo di Manduria DOC sud "Feudi di San Marzano" - 1 Chianti Classico DOCG "Rocca delle Macie" - 1 Cannonau di Sardegna DOC "Pala" + 7 bouteilles d'eau minérale
Ps: Il semblerait que le boys&girl 10 boissons ai été supprimé. Ps2 : Je suivrai ce post, n'hésitez pas à me signalé toutes erreurs de ma part ou tout changement de prix.
Voyage au Mexique, du Chiapas au Yucatan en voiture (temps et distance entre deux étapes) English translation pending
Bonjour,
Nous partons 15 jours au Mexique en janvier en location de voiture, mais je pense que ce sujet pourra servir à d'autres car nous nous demandons comment organiser nos journées en fonction des heures de route entre deux étapes. Par exemple, entre San Cristobal et Palenque : Googlemaps indique 3h30, selon mes lectures sur le forum : un membre explique qu'il faut entre 5 et 6h en bus et un voyageur dit qu'il a mit 10 heures en voiture!
Si vous voulez bien, je vous donne nos étapes afin que vous donniez votre avis ou transmettiez vos expériences:
TUXLA > SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS SCDC > PALENQUE PALENQUE > CAMPECHE CAMPECHE > MERIDA MERIDA > CHITCHEN ITZA CHITCHEN ITZA > TULUM TULUM > CANCUN (aeroport)
Par avance, merci beaucoup, ces informations seront précieuses.
Bonne route à vous!
Nous partons 15 jours au Mexique en janvier en location de voiture, mais je pense que ce sujet pourra servir à d'autres car nous nous demandons comment organiser nos journées en fonction des heures de route entre deux étapes. Par exemple, entre San Cristobal et Palenque : Googlemaps indique 3h30, selon mes lectures sur le forum : un membre explique qu'il faut entre 5 et 6h en bus et un voyageur dit qu'il a mit 10 heures en voiture!
Si vous voulez bien, je vous donne nos étapes afin que vous donniez votre avis ou transmettiez vos expériences:
TUXLA > SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS SCDC > PALENQUE PALENQUE > CAMPECHE CAMPECHE > MERIDA MERIDA > CHITCHEN ITZA CHITCHEN ITZA > TULUM TULUM > CANCUN (aeroport)
Par avance, merci beaucoup, ces informations seront précieuses.
Bonne route à vous!
Itinéraire Moab - Yellowstone (Montana) English translation pending
bonjour
il y a qq temps j'avais mis mon itinéraire en ligne et recu conseils et bonnes critiques, je l'ai étoffé et de nouveaux élément sont présents. Il 's'agit d'un deuxième voyage et il y en aura d'autres...que pouvez vous dire sur le programme ou conseiller? merci du fond du coeur aux spécialistes qui auront pris le temps.
J1: arrivee a SLC debut apres midi ( visite rapide de la ville, event outlet) nuit a spanish fork J2: route sur gobelin valley par route 191 (via price) et au passage spotted wolf canyon ( event little wild horse canyon ou crack canyon) et mileu d'apres midi scenic way dans capitol reef (nuit torrey) j3: toujours au benefice de lever tot, passer par les points de vue de CR, et route sur MOAB. après midi viste de qq points et surtout la ballade de delicate arches en fin de soirée (nuit moab) J4: retour sur arches et fin apres midi prevue une ballade a cheval (nuit Moab) ( soir corona et bowtie arches si nuit claire) J5: canyonlands et dead horse (attendre couché de soleil vaut le détour???) nuit a fruita colorado (1h30 de route ) j6: fruita a pinedale par flamming ( pas de colorado NM ni vernal, ni dinausaure etc.. deja fait la derniere fois et choix sur flamming cette fois) J7: visite de jackson qq heures et arret a GD teton ( ballade 1-3h max) stop a signal mountain ( temps réduit a teton est volontaire)
J8: yellowstone (nuit canyon) (visite de west thumb et canyon ( et les entres 2) J9: yellowstone canyon et norris (nuit old faithfull) J10: yellowstone old faithfull et les autres geyser (lower, middway etc) (nuit west yellow) J11: yellowstone si pas tout vu le J10 poursuite des geyser, puis dunraven pass et lamar valley, (nuit gardiner) J12: yellowstone, retour pour voir mammoth HS, et ??? ou relax ...(nuit a emigrant) j13: ballade cheval emmigrant (grosse rando) j14: emigrant à bozeman (avion pour seattle) visite seattle (arrive vrs 16h) ( matin passage par ours de bozeman (sorte de zoo??? bien???) J15: seattle ( visite de pike market, seattle tower, docks, maison bateau) j16: seattle - port angeles, (via ferry a seattle meme)- cape flattery et neah bay (nuit a hobuck) J17: ruby beach et lake quinault (qq trail short, big cedar et mapple kestner) nuit ocean shores J18: astoria et canon beach J19; portland a LA (visite de famille) j20: LA (visite de famille) j21:LA outlet J22 retour maison
pour yellowstone, tout est pris, impossible de changer sauf gardiner ou west, mais plus cher étonnament.
merci pour vos avis précieux, c'est sympa
a plus
J1: arrivee a SLC debut apres midi ( visite rapide de la ville, event outlet) nuit a spanish fork J2: route sur gobelin valley par route 191 (via price) et au passage spotted wolf canyon ( event little wild horse canyon ou crack canyon) et mileu d'apres midi scenic way dans capitol reef (nuit torrey) j3: toujours au benefice de lever tot, passer par les points de vue de CR, et route sur MOAB. après midi viste de qq points et surtout la ballade de delicate arches en fin de soirée (nuit moab) J4: retour sur arches et fin apres midi prevue une ballade a cheval (nuit Moab) ( soir corona et bowtie arches si nuit claire) J5: canyonlands et dead horse (attendre couché de soleil vaut le détour???) nuit a fruita colorado (1h30 de route ) j6: fruita a pinedale par flamming ( pas de colorado NM ni vernal, ni dinausaure etc.. deja fait la derniere fois et choix sur flamming cette fois) J7: visite de jackson qq heures et arret a GD teton ( ballade 1-3h max) stop a signal mountain ( temps réduit a teton est volontaire)
J8: yellowstone (nuit canyon) (visite de west thumb et canyon ( et les entres 2) J9: yellowstone canyon et norris (nuit old faithfull) J10: yellowstone old faithfull et les autres geyser (lower, middway etc) (nuit west yellow) J11: yellowstone si pas tout vu le J10 poursuite des geyser, puis dunraven pass et lamar valley, (nuit gardiner) J12: yellowstone, retour pour voir mammoth HS, et ??? ou relax ...(nuit a emigrant) j13: ballade cheval emmigrant (grosse rando) j14: emigrant à bozeman (avion pour seattle) visite seattle (arrive vrs 16h) ( matin passage par ours de bozeman (sorte de zoo??? bien???) J15: seattle ( visite de pike market, seattle tower, docks, maison bateau) j16: seattle - port angeles, (via ferry a seattle meme)- cape flattery et neah bay (nuit a hobuck) J17: ruby beach et lake quinault (qq trail short, big cedar et mapple kestner) nuit ocean shores J18: astoria et canon beach J19; portland a LA (visite de famille) j20: LA (visite de famille) j21:LA outlet J22 retour maison
pour yellowstone, tout est pris, impossible de changer sauf gardiner ou west, mais plus cher étonnament.
merci pour vos avis précieux, c'est sympa
a plus
Avis sur itinéraire Nord Chili-Bolivie English translation pending
Bonjour à tous
je pars pour un voyage de 4 semaines au Chili et en Bolivie (mi juillet-mi août), j'ai trouvé déjà bcp d'infos sur le forum, mais j'aimerais avoir un avis sur mon itinéraire car j'hésite entre 2 options. J'arrive et je repars de Santiago. Pour le retour je compte prendre un vol intérieur depuis le nord du Chili (Arica ou Calama) pour revenir à Santiago.
Mon programme est le suivant: Chili: Santiago- Valparaiso- valle de Elqui- San Pedro de Atacama- Arica- parc de Lauca Bolivie: salar d'Uyuni et sud Lipez- Potosi- Sucre - parc de Sajama?
J'hésite sur le sens de la boucle, à partir de Atacama. Première possibilité: Santiago- Valparaiso- valle de Elqui- San Pedro de Atacama. Après SPA, prendre une agence de SPA pour faire le tour salar Uyuni-sud Lipez, avec arrivée à Uyuni. De là, Potosi, Sucre puis je remonte jusqu'à Oruro, pour ensuite aller jusqu'au parc de Sajama. De Sajama, passage au Chili (le point le plus compliqué du voyage je pense en l'absence de liaison directe entre Sajama et le Chili). Je visite l'extrême nord: parc de Lauca depuis Putre, puis bus jusque Arica où je prends un vol pour Santiago. Deuxième possibilité: je fais tout le nord du Chili jusqu'au parc de Lauca. De là passage en Bolivie pour le parc de Sajama (même pb de tranfert entre les 2 parcs) ou directement à Oruro si je ne vais pas à Sajama (avec changement de bus à Patacamaya), puis je redescends vers Sucre, Potosi, et je termine par Uyuni. Tour de 3-4 jours pour le salar et le sud Lipez avec transfert au Chili. Et je reprends l'avion de Calama.
Je ne sais pas ce qui sera le mieux pour optimiser les trajets et gagner du temps, et d'un point de vue pratique pour les liaisons entre Chili et Bolivie. La 2ème possibilité me semble plus pratique et confortable, mais faire le premier itinéraire me semble plus logique quand je regarde une carte! Reste le point épineux du transfert entre le parc de Lauca et celui de Sajama. En sachant que je voyage seule, je n'ai pas trop envie de me retrouver en rade au bord de la route Arica-La Paz!
merci d'avance pour vos avis et vos conseils!
Perrine
je pars pour un voyage de 4 semaines au Chili et en Bolivie (mi juillet-mi août), j'ai trouvé déjà bcp d'infos sur le forum, mais j'aimerais avoir un avis sur mon itinéraire car j'hésite entre 2 options. J'arrive et je repars de Santiago. Pour le retour je compte prendre un vol intérieur depuis le nord du Chili (Arica ou Calama) pour revenir à Santiago.
Mon programme est le suivant: Chili: Santiago- Valparaiso- valle de Elqui- San Pedro de Atacama- Arica- parc de Lauca Bolivie: salar d'Uyuni et sud Lipez- Potosi- Sucre - parc de Sajama?
J'hésite sur le sens de la boucle, à partir de Atacama. Première possibilité: Santiago- Valparaiso- valle de Elqui- San Pedro de Atacama. Après SPA, prendre une agence de SPA pour faire le tour salar Uyuni-sud Lipez, avec arrivée à Uyuni. De là, Potosi, Sucre puis je remonte jusqu'à Oruro, pour ensuite aller jusqu'au parc de Sajama. De Sajama, passage au Chili (le point le plus compliqué du voyage je pense en l'absence de liaison directe entre Sajama et le Chili). Je visite l'extrême nord: parc de Lauca depuis Putre, puis bus jusque Arica où je prends un vol pour Santiago. Deuxième possibilité: je fais tout le nord du Chili jusqu'au parc de Lauca. De là passage en Bolivie pour le parc de Sajama (même pb de tranfert entre les 2 parcs) ou directement à Oruro si je ne vais pas à Sajama (avec changement de bus à Patacamaya), puis je redescends vers Sucre, Potosi, et je termine par Uyuni. Tour de 3-4 jours pour le salar et le sud Lipez avec transfert au Chili. Et je reprends l'avion de Calama.
Je ne sais pas ce qui sera le mieux pour optimiser les trajets et gagner du temps, et d'un point de vue pratique pour les liaisons entre Chili et Bolivie. La 2ème possibilité me semble plus pratique et confortable, mais faire le premier itinéraire me semble plus logique quand je regarde une carte! Reste le point épineux du transfert entre le parc de Lauca et celui de Sajama. En sachant que je voyage seule, je n'ai pas trop envie de me retrouver en rade au bord de la route Arica-La Paz!
merci d'avance pour vos avis et vos conseils!
Perrine
Sénégal en camping-car carnet ATA English translation pending
Bonjour à tous,
nous envisageons de descendre au senegal (via le maroc et la mauritanie) pour une durée totale d'environ 4 mois cet hiver.J'ai bien compris qu'il nous fallait un carnet ATA pour le camping car qui a moins de 8 ans.Par contre nous emmenons dans notre soute une petite moto 125 cc(un dax) .Faut-il également un carnet ATA ?
Merci de vos réponses
nathalie
À vélo sur la route 40 en Argentine English translation pending
Slt a tous. Je voyage actuellement au Pérou a vélo. C un vrai Regal! Malgré des dénivelé énormes... le bus me donne parfois un coup de pouce magique!
Alors voilà je me renseigne pour la route 40 en argentine. J'aimerais arrivé en Patagonie pour janvier. Donc la démarrer vers fin octobre a qque 5000 km avant la Patagonie. Qu en est il des dénivelés ? Je sais que le vent est très fort mais si les dénivelés sont l équivalent du Pérou cela me semble trop dur pour moi. Si ya des infos je suis preneur. Merci!
Possibilité de dormir avec ma tente? (Burkina Faso) English translation pending
Je souhaiterai savoir si c'est possible et sans danger de dormir dans nos tentes, ne serait-ce pas mal vu par les habitants ?
Nuits d'enfer au Central Kalahari Game Reserve English translation pending
Voici notre contribution au VF au sujet du Central Kalahari Game Reserve, où nous y avons passé au total 2+8 nuits.
Fin mai nous avons traversé, pour la première fois, le "Central Kalahari Game Reserve" d'Est en Ouest durant 3 jours. Nous sommes arrivés à la Matswere gate sans réservation un samedi matin. Le personnel étant réduit pour cause de week end, celui d'astreinte tente d'appeler par téléphone les deux centres de réservation(Gabarone & Maun), mais personne ne lui répond, donc il nous dit d'essayer de trouver un camp libre chaque soir et si nécessaire de demander de partager s'il y a des occupants !
Coup de foudre immédiat, c'est de toute beauté, très sauvage, on ne rencontre personne et il n'y a que des "bush camp" sans eau ni électricité et sans poubelle.
Passé ces trois jours, nous décidons de monter sur Maun pour nous organiser un virée sur 10 jours en autonomie complète. La première idée était de faire une traversée NE =>Sud (Kutse) mais c'est vraiment beaucoup de distance à parcourir. Nous préférerons traquer les animaux uniquement dans la partie Nord. Notre autonomie sera de 180 litres de gas-oil et 100 litres d'eau et 10 jours de frais.
Mais la première étape est de payer les droits d'entrées et de réserver les bush camps à l'administration du parc à Maun. Y étant déjà passé deux fois, il faut savoir que le personnel qui vous reçoit y est extrêmement peu sympathique. Donc le but sera d'avoir 8 jours de bush camp et, cerise sur le gâteau, d'arriver à décrocher un sourire au personnel ! J'avais tout préparé sur une feuille, nom des camps, dates, prix et somme totale avec les frais d'entrée et de voiture, bref , j'avais mâché tout le travail... en pensant mettre toutes les chances de mon coté ! Dès notre arrivée la chef est dans le bureau avec le mobile dans la main gauche et la droite sur la souris, pilotant son facedebouc, donc c'est la subalterne qui s'y colle. Forcément, ya un truc qu'elle ne sait pas faire et demande à la chef qui fait bien comprendre à tout le monde qu'on la dérange...allez j’arrête là une scène qui a duré et qui ne représente pas d'intérêt, sauf celui de savoir qu'il faut s'armer de patience et de sourire ! Je suis quand même arrivé à faire sourire la subalterne en douce de la chef !
Départ Dimanche après midi de Maun et nous dormirons dans la savane à 30 kms de l'entrée Est du parc (Matswere gate).

Pour le CKGR, pas besoin d'avoir des compétences en 4X4, mais de dégonfler les pneus de 25 % dès que l'on quitte le goudron, c'est quand même plus confortable sur la tôle ondulée et puis il y a qq petits passages légèrement sablonneux.(Absolument rien à voir avec le parc transfrontalier coté Botswana)
Les pans sont secs.

mais gardent les traces de la saison des pluies

le plus dur est d'éviter les trous de galerie des écureuils fouisseurs


Sur la piste, quantité impressionnante de traces de gros chats, c'en est presque indécent !
Malgré le froid, une trace de serpent, passé après le gros chat !

Les premiers ne se feront pas attendre longtemps, 30 km après l'entrée.


C'est de bonne augure, nous commencerons notre traque par le Léopard Pan
La vitesse de croisière oscille entre 15/20 km/h, c'est bien pour la conso, car il faut penser à la gérer, mais c'est surtout pour voir les animaux, car tout le monde est camouflé par ici et prend peur si on arrive trop vite!

Courvite à double collier
Et à cette vitesse, un coup de frein et on est tout de suite arrêté.





Chacal à chabraque, maman Gemsbok et son petiot, Steenbok, Outarde Kori, Ratel, Renards à oreilles de chauves souris (Octocyons)
Dans le CKGR nord, ont été aménagés, 5 trous d'eau pour maintenir les animaux dans les lieux, nous en pratiquerons 4 d'entre eux assidûment.
A l'affût il faut patienter confortablement.

Quelques unes des rencontres aux points d'eau



Girafes, cigognes blanches, et l'aigle bateleur
Les pans sont d'anciens lacs asséchés avec de grandes étendues herbeuses, grands espaces de rencontres, mais surtout de chasse pour les prédateurs qui traînent en bordure à l'affût.

Le guépard rôde et .....

@suivre Fred
Fin mai nous avons traversé, pour la première fois, le "Central Kalahari Game Reserve" d'Est en Ouest durant 3 jours. Nous sommes arrivés à la Matswere gate sans réservation un samedi matin. Le personnel étant réduit pour cause de week end, celui d'astreinte tente d'appeler par téléphone les deux centres de réservation(Gabarone & Maun), mais personne ne lui répond, donc il nous dit d'essayer de trouver un camp libre chaque soir et si nécessaire de demander de partager s'il y a des occupants !
Coup de foudre immédiat, c'est de toute beauté, très sauvage, on ne rencontre personne et il n'y a que des "bush camp" sans eau ni électricité et sans poubelle.
Passé ces trois jours, nous décidons de monter sur Maun pour nous organiser un virée sur 10 jours en autonomie complète. La première idée était de faire une traversée NE =>Sud (Kutse) mais c'est vraiment beaucoup de distance à parcourir. Nous préférerons traquer les animaux uniquement dans la partie Nord. Notre autonomie sera de 180 litres de gas-oil et 100 litres d'eau et 10 jours de frais.
Mais la première étape est de payer les droits d'entrées et de réserver les bush camps à l'administration du parc à Maun. Y étant déjà passé deux fois, il faut savoir que le personnel qui vous reçoit y est extrêmement peu sympathique. Donc le but sera d'avoir 8 jours de bush camp et, cerise sur le gâteau, d'arriver à décrocher un sourire au personnel ! J'avais tout préparé sur une feuille, nom des camps, dates, prix et somme totale avec les frais d'entrée et de voiture, bref , j'avais mâché tout le travail... en pensant mettre toutes les chances de mon coté ! Dès notre arrivée la chef est dans le bureau avec le mobile dans la main gauche et la droite sur la souris, pilotant son facedebouc, donc c'est la subalterne qui s'y colle. Forcément, ya un truc qu'elle ne sait pas faire et demande à la chef qui fait bien comprendre à tout le monde qu'on la dérange...allez j’arrête là une scène qui a duré et qui ne représente pas d'intérêt, sauf celui de savoir qu'il faut s'armer de patience et de sourire ! Je suis quand même arrivé à faire sourire la subalterne en douce de la chef !
Départ Dimanche après midi de Maun et nous dormirons dans la savane à 30 kms de l'entrée Est du parc (Matswere gate).

Pour le CKGR, pas besoin d'avoir des compétences en 4X4, mais de dégonfler les pneus de 25 % dès que l'on quitte le goudron, c'est quand même plus confortable sur la tôle ondulée et puis il y a qq petits passages légèrement sablonneux.(Absolument rien à voir avec le parc transfrontalier coté Botswana)
Les pans sont secs.

mais gardent les traces de la saison des pluies

le plus dur est d'éviter les trous de galerie des écureuils fouisseurs


Sur la piste, quantité impressionnante de traces de gros chats, c'en est presque indécent !
Malgré le froid, une trace de serpent, passé après le gros chat !

Les premiers ne se feront pas attendre longtemps, 30 km après l'entrée.


C'est de bonne augure, nous commencerons notre traque par le Léopard Pan
La vitesse de croisière oscille entre 15/20 km/h, c'est bien pour la conso, car il faut penser à la gérer, mais c'est surtout pour voir les animaux, car tout le monde est camouflé par ici et prend peur si on arrive trop vite!

Courvite à double collier
Et à cette vitesse, un coup de frein et on est tout de suite arrêté.





Chacal à chabraque, maman Gemsbok et son petiot, Steenbok, Outarde Kori, Ratel, Renards à oreilles de chauves souris (Octocyons)
Dans le CKGR nord, ont été aménagés, 5 trous d'eau pour maintenir les animaux dans les lieux, nous en pratiquerons 4 d'entre eux assidûment.
A l'affût il faut patienter confortablement.

Quelques unes des rencontres aux points d'eau



Girafes, cigognes blanches, et l'aigle bateleur
Les pans sont d'anciens lacs asséchés avec de grandes étendues herbeuses, grands espaces de rencontres, mais surtout de chasse pour les prédateurs qui traînent en bordure à l'affût.

Le guépard rôde et .....

@suivre Fred
Itinéraire de 11 jours en Malaisie English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je prépare actuellement mes vacances en Malaisie du 10 au 23 août, autant vous dire que je ne suis pas en avance !! :-/ J'ai lu pas mal de chose sur le forum, mais j'ai encore quelques questions et j'espère que des connaisseurs pourront m'aider !
Etant donné que les vacances seront plutôt courtes, nous avons décidé de nous concentrer sur le sud avec escale sur la côte est pour quelques jours de farniente, qu'en pensez-vous ?! Nous aimerions voir Kuala Lumpur, Melaka, Endau Rompi, et Tioman, éventuellement un petit passage à Singapour ... ça vous parait faisable ? Si oui, quel itinéraire vous semble le plus pratique ? J'ai bien compris que les bus sont super mais il y a peut être des liaisons à éviter ?
Pensez-vous que c'est une grosse erreur de zapper Cameron Highland et Taman Negara ?
Je suis preneur de tous vos conseils, je suis à la bourre et j'ai besoin de vacances au top !!! :)
Merci à tous !
Arthur
Je prépare actuellement mes vacances en Malaisie du 10 au 23 août, autant vous dire que je ne suis pas en avance !! :-/ J'ai lu pas mal de chose sur le forum, mais j'ai encore quelques questions et j'espère que des connaisseurs pourront m'aider !
Etant donné que les vacances seront plutôt courtes, nous avons décidé de nous concentrer sur le sud avec escale sur la côte est pour quelques jours de farniente, qu'en pensez-vous ?! Nous aimerions voir Kuala Lumpur, Melaka, Endau Rompi, et Tioman, éventuellement un petit passage à Singapour ... ça vous parait faisable ? Si oui, quel itinéraire vous semble le plus pratique ? J'ai bien compris que les bus sont super mais il y a peut être des liaisons à éviter ?
Pensez-vous que c'est une grosse erreur de zapper Cameron Highland et Taman Negara ?
Je suis preneur de tous vos conseils, je suis à la bourre et j'ai besoin de vacances au top !!! :)
Merci à tous !
Arthur
Itinéraire à Cuba pour 1 mois English translation pending
Bonjour à tous,
Déjà merci pour toutes les bonnes infos que j'ai lues sur le site. Je pars le 1° juillet et ai déjà vu, revu et changé mon itinéraire à Cuba pour 1 mois. J'aimerais avoir l'un ou l'autre avis. Pour situer l'esprit dans lequel je pars, j'aime visiter, randonner, rencontrer les gens mais prendre également le temps de m'arrêter dans une région très nature et plus calme. Je voyagerai en bus. Voici mon itinéraire :La Havane (3j)La Terrazas - Soroa (2j)Vinales et environs (2j)Cayo Jutias (1j)Cienfuegos et environs (2J)Trinidad et environs (valle de los ingenios, salto del caburni...) (3j)Playa Ancun (2j)Santa Clara ? ? (1j)Camagüey (2j)Gibara (1J)Pinares del mayari (1J)Baracoa et environs (El Yunque...) (3j)Santiago de Cuba (El Slaton, Gran Piedra...) (3j)Retour à La HavaneMerci pour vos remarques !
Babelhorizon
Déjà merci pour toutes les bonnes infos que j'ai lues sur le site. Je pars le 1° juillet et ai déjà vu, revu et changé mon itinéraire à Cuba pour 1 mois. J'aimerais avoir l'un ou l'autre avis. Pour situer l'esprit dans lequel je pars, j'aime visiter, randonner, rencontrer les gens mais prendre également le temps de m'arrêter dans une région très nature et plus calme. Je voyagerai en bus. Voici mon itinéraire :La Havane (3j)La Terrazas - Soroa (2j)Vinales et environs (2j)Cayo Jutias (1j)Cienfuegos et environs (2J)Trinidad et environs (valle de los ingenios, salto del caburni...) (3j)Playa Ancun (2j)Santa Clara ? ? (1j)Camagüey (2j)Gibara (1J)Pinares del mayari (1J)Baracoa et environs (El Yunque...) (3j)Santiago de Cuba (El Slaton, Gran Piedra...) (3j)Retour à La HavaneMerci pour vos remarques !
Babelhorizon
Quel appareil photo choisir pour voyager? English translation pending
Bonjour à tous,
Je songe à m'offrir un nouvel appareil photo, et, étant novice, je ne sais que choisir ! J'ai pour l'instant un petit numérique datant de quelques années maintenant... et je souhaiterais pouvoir avoir un appareil de qualité qui soit assez discret pour voyager, tout en ayant un rendu de photos superbe :)
Mes principales utilisations seraient :
- photographie de mer, plages... - photos de paysages en règle générale - à l'occasion : photos de chevaux, donc sport
J'ai un budget maxi de 500€.
J'ai lu des choses sur les reflex, les hybrides, les appareils résistants aux chocs et conditions extrêmes... je ne sais que choisir ! Sachant que j'aime beaucoup la mer, j'aimerais ne pas trop à avoir peur de ruiner mon matériel...
Que me conseillez-vous ?
D'avance merci beaucoup pour vos réponses et conseils :)
Bonne journée !
Je songe à m'offrir un nouvel appareil photo, et, étant novice, je ne sais que choisir ! J'ai pour l'instant un petit numérique datant de quelques années maintenant... et je souhaiterais pouvoir avoir un appareil de qualité qui soit assez discret pour voyager, tout en ayant un rendu de photos superbe :)
Mes principales utilisations seraient :
- photographie de mer, plages... - photos de paysages en règle générale - à l'occasion : photos de chevaux, donc sport
J'ai un budget maxi de 500€.
J'ai lu des choses sur les reflex, les hybrides, les appareils résistants aux chocs et conditions extrêmes... je ne sais que choisir ! Sachant que j'aime beaucoup la mer, j'aimerais ne pas trop à avoir peur de ruiner mon matériel...
Que me conseillez-vous ?
D'avance merci beaucoup pour vos réponses et conseils :)
Bonne journée !
Plus belle plage du Yucatan (2/3 jours) English translation pending
Bonjour,
Je pars début août au Mexique pour 15 jours dans le Yucatan pour faire un circuit assez classique, et souhaiterais terminer par 2/3 jours de farniente...
Aussi, j'aimerais savoir où je pourrais aller, sachant que mes critères seront :pas Cancun ou autre ville avec des immeubles : je cherche un lieu assez préservé ;eaux limpides (on est quand même dans les Caraibes)...J'ai lu que pas mal de monde recommande Holbox, Cozumel, ou Isla Mujeres, mais avant des avis assez différents à chaque fois... Du coup, je fais appel à votre expérience :-)
Merci d'avance !
Et autre question : est-il envisageable de louer une voiture à Cancun pour faire ce périple (en gros départ de Cancun, puis Tulum, Valladolid, Mérida, Palenque...) seul ou faut-il privilégier les bus ?
Merci d'avance !!!!
Je pars début août au Mexique pour 15 jours dans le Yucatan pour faire un circuit assez classique, et souhaiterais terminer par 2/3 jours de farniente...
Aussi, j'aimerais savoir où je pourrais aller, sachant que mes critères seront :pas Cancun ou autre ville avec des immeubles : je cherche un lieu assez préservé ;eaux limpides (on est quand même dans les Caraibes)...J'ai lu que pas mal de monde recommande Holbox, Cozumel, ou Isla Mujeres, mais avant des avis assez différents à chaque fois... Du coup, je fais appel à votre expérience :-)
Merci d'avance !
Et autre question : est-il envisageable de louer une voiture à Cancun pour faire ce périple (en gros départ de Cancun, puis Tulum, Valladolid, Mérida, Palenque...) seul ou faut-il privilégier les bus ?
Merci d'avance !!!!
Avertissement pour les amendes en Californie English translation pending
Vous savez bien qu'on peut tourner à droite a un feu rouge mais il faut absolument s'arreter avant de tourner.
On vient de m'envoyer une amende (avec video, photo de moi au volant) de $540 pour ne pas avoir fait un stop complet.
C'est un montant exhorbitant mais c'est comme ça en Californie.
Donc, faites bien attention, surtout si il y a des cameras à l'intersection.
Kristen
On vient de m'envoyer une amende (avec video, photo de moi au volant) de $540 pour ne pas avoir fait un stop complet.
C'est un montant exhorbitant mais c'est comme ça en Californie.
Donc, faites bien attention, surtout si il y a des cameras à l'intersection.
Kristen
Y-a t-il une quarantaine pour les chiens en Chine entrant à la douane de Erhenot? English translation pending
Bonjour a tous nous voyageons en camping-car depuis plusieurs mois et nous serons au mois de septembre aux portes de la chine .Nous passons par la Mongolie et entrons a Erhenot, savez-vous si il y a une quarantaine pour les chiens , de combien de jours, pour quel tarif?
Relation à distance France/Thaïlande English translation pending
salut a tous
merci de me souhaiter la bienvenue je suis tout nouveau sur le forum
celui ci .pas vraiment de problèmes des interrogations sur notre avenir ;marié depuis 3 ans a une thaïlandaise le bonheur absolue .la vie de rêve celle dont je rêvais depuis des années et un hic petit mais un hic .Nous sommes mariés France et Thaïlande. Ce que je veux savoir pour ceux qui peuvent répondre' ai pas envi avoir des tu tes fais avoir plumer etc. non merci Mon épouse depuis notre mariage est venue en court séjour en France pour visiter car pour y vivre non c'est pas son kif .donc nous avons décidé d un commun accord qu'elle resterais au pays et que je viendrais 3 fois par an la voir
cela se passe très très bien .sa famille ses amis ses enfants tout lui manque , Ma question est la suivante un couple peut il résister a cette relation a distance pendant des années , nous sommes jeunes 40 ans la retraite quand rêve pour moi ..
nous sommes heureux comme cela mais combien de temps j ai peur que les années pèsent en notre défaveurs
nous sommes en pleine construction au pays .et je peu comprendre que la grisaille de paris pesé sur le moral thaï.
avez vous des connaissances qui vivent cette situations d'éloignement depuis des années. Moi je sais que jamais je ne pourrais quitter ma tendre et douce épouse. Vous me direz que rien ne la retiens au pays puisque nous sommes mariés légalement .Mais je comprends sa solitude , elle est tellement heureuse dans son pays que je ne peux la forcer a le quitter
si vous pouvez répondre a mes inquiétudes et mes questions j'aime ma femme mais être éloigné temps de temps cela me brise le cœur A VOUS DE ME REPONDRE MERCI
Route 66 Victorville - Bagdad - Death Valley English translation pending
Bonjour à tous les membres qui adorent la Californie,
Croyez-vous qu'un trajet entre Victorville par la 66 jusqu'au Bagdad Café pour ensuite traverser par la Newberry road afin de rejoindre la 15 vers Death Valley me donne une bonne aperçue de cette route mythique?
Merci pour vos opinions!
Croyez-vous qu'un trajet entre Victorville par la 66 jusqu'au Bagdad Café pour ensuite traverser par la Newberry road afin de rejoindre la 15 vers Death Valley me donne une bonne aperçue de cette route mythique?
Merci pour vos opinions!