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Acte de mariage obligatoire pour les hôtels au Maroc? English translation pending
bonjour,
je suis française d'origine marocaine, mon conjoint est français, lorsque j'ai voulu réserver un appartement à Agadir, le propriétaire m'a demandé s'il s'agissait d'un couple marié, car l'acte de mariage est obligatoire pour louer un appartement, le même principe est-il appliqué aux hôtels ??? merci de m'éclairer sur la question
je suis française d'origine marocaine, mon conjoint est français, lorsque j'ai voulu réserver un appartement à Agadir, le propriétaire m'a demandé s'il s'agissait d'un couple marié, car l'acte de mariage est obligatoire pour louer un appartement, le même principe est-il appliqué aux hôtels ??? merci de m'éclairer sur la question
Question sur l'école en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour à tous,
nous avons pour objectif de venir vivre en Nouvelle-Calédonie. Nous nous posons un grand nombre de questions. Une est principale pour les parents que nous sommes, La scolarité de nos enfants. Nous avons 3 enfants de 3 à 6 ans. J'aimerais savoir comment se sont "débrouillé" les parents qui sont aller vivre en N.C avec des enfants scolarisés, sachant que la rentrée se fait en février? Est ce que vos enfants ont recommencé depuis le début l'année scolaire commencée en France? Ont-ils sauté une classe!?! Enfin bref, comment faire? Merci de vos témoignages!!! Bonne journée à tous!!
nous avons pour objectif de venir vivre en Nouvelle-Calédonie. Nous nous posons un grand nombre de questions. Une est principale pour les parents que nous sommes, La scolarité de nos enfants. Nous avons 3 enfants de 3 à 6 ans. J'aimerais savoir comment se sont "débrouillé" les parents qui sont aller vivre en N.C avec des enfants scolarisés, sachant que la rentrée se fait en février? Est ce que vos enfants ont recommencé depuis le début l'année scolaire commencée en France? Ont-ils sauté une classe!?! Enfin bref, comment faire? Merci de vos témoignages!!! Bonne journée à tous!!
Sénégal avec des enfants à vélo en février 2010 English translation pending
Nous partons au sénégal en vélo le 13 février avec nos deux enfants;
Nous aurions souhaité avoir une bonne adresse d'un bon rapport qualité prix à Dakar et d'un moyen de sortir de la ville en transport pas trop galère (pour nous mettre sur la route de la petite côte).
Merci
Coût de la vie et trucs pour minimiser les frais dans le sud-est de la France? English translation pending
Bonsoir,
Nous serons, mon conjoint et moi, de Toulouse à Nice entre le 2 mai et le 15 juin. Pour avoir bcp visité différents sites, particulièrement les offices de tourisme des principales villes, le coût de la vie me semble très dispendieux( logement, bouffe, transport, visite, etc.). Avez-vous des trucs pour minimiser nos frais? Nous sommes amateurs de bonnes bouffes et bons vins, de manifestations culturelles et amants de la nature. La marche ne nous fait pas peur et un minimum de confort nous convient.
Merci de vos suggestions.
Tour de la Bourgogne à vélo: état des pistes ou routes? English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions cette année effectuer le tour de la bourgogne en vélo (+- 800 klm).
les forum m'apprennent déjà que certains tronçons sont difficilement praticables même en vélo trekking. Migennes/tonnerre par exemple. Je sais aussi que les instances locales font de sérieux efforts pour amménager le plus rapidement le circuit et les publicité actuelles sont très aléchantes mais.... Je voudrai savoir quelle est la situation réelle aujourd'hui? Dois-je m'attendre à des surprises désagréables tel que ...route nationale encombrée...chemins boueux impraticables....
Deuxième question....nous préférons loger chez l'habitant ou dans des hôtels pas trop chers... peut-on trouver cela en Bourgogne?
merci à tous
pepehenri (et oui ...déjà pepe... le temps passe vite!)
Nous aimerions cette année effectuer le tour de la bourgogne en vélo (+- 800 klm).
les forum m'apprennent déjà que certains tronçons sont difficilement praticables même en vélo trekking. Migennes/tonnerre par exemple. Je sais aussi que les instances locales font de sérieux efforts pour amménager le plus rapidement le circuit et les publicité actuelles sont très aléchantes mais.... Je voudrai savoir quelle est la situation réelle aujourd'hui? Dois-je m'attendre à des surprises désagréables tel que ...route nationale encombrée...chemins boueux impraticables....
Deuxième question....nous préférons loger chez l'habitant ou dans des hôtels pas trop chers... peut-on trouver cela en Bourgogne?
merci à tous
pepehenri (et oui ...déjà pepe... le temps passe vite!)
Voir des roses dans la vallée des roses? (Maroc) English translation pending
bonjour,
j'ai bien cru comprendre que le nom de la vallée des roses vient de la palette de couleur roses que prennent les roches de la région
me trompe je ?
toutefois ds le secteur de el kelaa m' gouna , on trouve des distillerie de boutons de roses pour en extraire de l'eau de roses ( encore en activité ? )
s'y tient aussi une fête fameuse début mai
il doit donc bien exister des champs ou des haies qui produisent cette fleur 😉
pouvez vous alors m'indiquer une ballade à faire ( 3 / 4 heures ) ds ce secteur pour les admirer
merci à vous !
Utiliser des chèques de voyages ou ses cartes de crédit/débit au Costa Rica? English translation pending
Bonjour!!
Je pars voyager deux mois au Costa Rica et je voudrais connaître la façon la plus simple et sécuritaire d'avoir accès à mon argent! Est-ce que les chèques de voyage sont facilement échangeables dans les banques (si oui lesquels sont les mieux ... Amex ou Visa?)?? On m'a aussi dit qu'il y a plusieurs guichet DAB et que l'on peut même retirer de l'argent avec notre carte de débit! Est-ce sécuritaire? Mais je crois qu'il y a parcontre des frais d'utilisations assez élevé à chaque retrait! Sinon, j'ai aussi entendu parlé de la carte Visa Travel Money (fait par CAA), est-ce que quelqu'un a déjà voyagé avec ça??
Merci pour vos conseils!
Merci pour vos conseils!
Randonnée autour de Setti-Fatma (Maroc) English translation pending
Bonjour,
J'ai contacter le bureau des guides de setti fatma pour prévoir une randonnée de 2 personnes d'un jour 1/2 au départ de Setti fatma entre le 20 et 25 mars 2010. Voici ce que le guide me propose: Jour 1: le taxi vient vous chercher à l’hôtel à Marrakech à 08h30mn. (nous logons sur marrakech et sans véhicule) Départ en direction de la vallée de l’Ourika (1h20 de route). Arrivée à Tazitounte. Montée vers la vallée d'Anamer , jolie contraste de couleur et belle vue sur les sommets de l'Atlas. Arrivée au village Découverte du village ( architecture - vie quotidienne......) . L’après-midi, visite cascade de imaone-irrezan et traversée de plusieurs beaux village et nuitée chez l'habitant dans un village berbère . 5h de marche Jour 2 : Descente sur Imine-Tazarine pour rejoindre la route et on prend le taxi pour rejoindre Setti fatma(15mn) pour visite la cinquième cascade la plus belle et accessible à pied. Début d'après-midi retour à Marrakech en Taxi. 3H30 de Marche FICHE D’INFORMATION Encadrement : • Guide de montagne berbère Nourriture - Pension complète pendant les deux jours de la randonnée Hébergement - Chez l'habitant Transport : - Taxi PRIX : 85 Euros par personne pour un groupe de deux personnes . Quelqu'un a-t-il déjà fait ce circuit ou une partie? Est ce jolie?
Merci à vous!! flavie
J'ai contacter le bureau des guides de setti fatma pour prévoir une randonnée de 2 personnes d'un jour 1/2 au départ de Setti fatma entre le 20 et 25 mars 2010. Voici ce que le guide me propose: Jour 1: le taxi vient vous chercher à l’hôtel à Marrakech à 08h30mn. (nous logons sur marrakech et sans véhicule) Départ en direction de la vallée de l’Ourika (1h20 de route). Arrivée à Tazitounte. Montée vers la vallée d'Anamer , jolie contraste de couleur et belle vue sur les sommets de l'Atlas. Arrivée au village Découverte du village ( architecture - vie quotidienne......) . L’après-midi, visite cascade de imaone-irrezan et traversée de plusieurs beaux village et nuitée chez l'habitant dans un village berbère . 5h de marche Jour 2 : Descente sur Imine-Tazarine pour rejoindre la route et on prend le taxi pour rejoindre Setti fatma(15mn) pour visite la cinquième cascade la plus belle et accessible à pied. Début d'après-midi retour à Marrakech en Taxi. 3H30 de Marche FICHE D’INFORMATION Encadrement : • Guide de montagne berbère Nourriture - Pension complète pendant les deux jours de la randonnée Hébergement - Chez l'habitant Transport : - Taxi PRIX : 85 Euros par personne pour un groupe de deux personnes . Quelqu'un a-t-il déjà fait ce circuit ou une partie? Est ce jolie?
Merci à vous!! flavie
Londres: prendre un taxi de la gare Saint-Pancras vers l'aéroport international Heathrow English translation pending
bonjour a tous
j'ai un vol pour los angeles en depart de londres a 15h45
je suis en train de regarder les horaires pour l'eurostar,
j'ai un train qui partirait a 11h13 pour arriver a 12h29 a la gare de st pancreas londres....
je voudrais savoir combien de temps me faut il pour prendre un taxi pour aller a l'aeroport international heathrow, et si cela est jouable ou est ce trop court
et pour finir combien cela me couterait il?
merci d'avance pour vos reponse
Sophie
Itinéraire pour dix jours au Québec? English translation pending
Bonjour à tous,
En prévision d'un séjour au quebec début mai je viens un peu vous solliciter pour idées d'itinéraires.... en sachant que nous atérissons à Montréal, que nous souhaitons voir la ville de Quebec et autant que possible voir les baleines si cela est possible en cette saison ?
Que nous conseillez vous ? autour de Montréal, autour de quebec et concernant les baleines à quel endroit (st laurent ou saguenay)
merci par avance
bien à vous
Retour de randonnée en 4x4: quelques régions du haut et anti Atlas English translation pending
Bonjour.
Je rentre d'une randonnée en 4x4, routes et pistes d'environ 2600 km faite en 14 jours dont voici l'itinéraire:
marrakech-piste telouet à ait benhadou.
Piste skoura à toundout à imi oulaoun.
Route d'aguerd à kantola.
Vallée des roses et piste pour ait youl dans la vallée de dades via ait mrao.
Gorges de dades.
Piste tinhrir à aghbalou n kardous et route aghbalou nkardous-goulmina-amelago-gorges gheris-assoul-ait hani todgha-boumalne dades.
Piste du saghro-ikniouin-tizi n tazazert nkob.
Route/Piste sur la rive gauche du draa à partir de tamnougalt.
Route Agdez-taznazkht-talouine.
Piste pour l'oasis d'asragh et aguinane et retour à talouine.
Talouine-igherm-tlat tagmout-tata.
Tata-icht-akka-ait ouabelli et Piste pour l'oasis de tadakoust et celle de
tamezrar.
Route pour amtoudi et Piste et route pour khmis ouafka et tafraout.
Piste pour l'oasis d'igmir et retour à tafraout.
Route pour anezi-larbaa ait ahmed et l'oasis de la tortue et retour à tafraout.
Route pour ait abdellah-tighermine et piste pour agadir tasguent-agadir dou tagadirt-ben driss-agadir itourhaine et retour à tafraout.
Tafraout à marrakech.
Informations utiles sur ce circuit:
Les fortes précipitations enregistrées durant la 2° quinzaine de décembre ont fortement endommagées certaines routes et pistes(radiés ou ponts emportés, chaussées défoncées..) les réparations pouvant prendre du temps, il est nécessaire de se renseigner auprès des villageois du coin sur l'état d'une route secondaire ou d'une piste avant de l'emprunter.
- Pistes telouet à ait benhadou: Les travaux de terrassement et de gros oeuvres sont bien avancés.Certaines personnes n'hésitaient pas à emprunter cette piste avec une voiture de tourisme avant les dernières pluies.A éviter car il y a un passage d'oued qui ne pourra pas être franchi avec une voiture basse. Il faut compter encore sur un minimum d'une année pour la finalisation de cette route.
- route/piste skoura-toundout-aguerd-imi oulaoun-tamezrit et amezri(sur la tasssaout) Très belle vallée"kantola" équipée maintenant d'une route de aguerd au village de kantola. Après kantola, une piste étroite(à ne pas emprunter avec un gros 4x4)permet de réaliser une boucle et de visiter de superbes villages isolés de la vallée des ait affan(tighouzzirine-assaka-immassine) puis de rejoindre la piste aguerd/amezri au niveau du village imi ou laoun.avant d'emprunter cette piste, se renseigner sur son état sur place auprès des villageois ou en téléphonant au préalable au proprio du gite de imi oulaoun.brahim:tel:0671086621 La piste aguerd/amezri, qui permet d'accéder à la superbe vallée de la tassaout via le tizi imi oulaoun est en travaux d'élargissement et de terrassement depuis la route goudronnée à aguerd.Le goudron viendra après. Restera en piste la vallée de la tassaout de amezri à ait ali nito, réalisation très difficile, l'oued occupant presque tout le lit de la vallée. Par contre il est prévu l'élargissement et le bitumage de la piste toufrine-ait ali nito à megdaz.
- Vallée des roses L'ancienne piste qui permettait de descendre sur tamalout et d'avoir une magnifique vue panoramique sur la vallée et les villages tamalout et boutaghrar est impraticable. J'ai essayé de la remonter depuis tamalout:impossible.il ne reste plus qu'à y accéder à pieds (1 h.aller et retour) pour pouvoir faire de belles photos de la vallée. Les travaux de gros oeuvres et de terrassement sont en cours de boutaghrar à souk sebt ait ahmed via alemdoun.Cette piste sera également goudronnée. il est prévu également de goudronner la piste qui part aprés le pont d'aznag à ait youl(sur la route des gorges de dades après la kasbah du glaoui)via la belle vallée des ait mrao et ses jolies villages:issoumar, imi ouaqua, igherm akdim, tizguine.
- Piste/route tinrhir agbalou nkardous une piste permet de rejoindre de la sortie de tinhrir, le village de izekarene situé sur la nouvelle route qui part de tinjdad ou goulmina à aghbalou n kardous et sa source.Il est ainsi possible de faire une belle boucle:tinrhir à aghbalou nkardou et retour par la route à goulmima ;puis route-amelagou-vallée du gheris-assoul-ait hani-tinrhir. La piste qui aurait permis depuis aghbalou n kardous de relier la route ait hani/todgha est toujours coupée.
- Piste ait hani-agoudal-imilchil cette piste est maintenant goudronnée.
- Piste boucle todgha/dades piste trés abimée, devenu difficile même en 4x4. des travaux de réfection ont démarrer en avril dernier sur 10 km depuis tamtatocht, mais ça traine.
- Piste de ikniouin à nkob dans le saghro il est projeté de goudronner cette piste.
- Tazzarine à taghbalt à zagora Très jolie route de tazzarine à taghbalt;ensuite piste pour zagora en mauvais état car non entretenue ni utilisée par les habitants qui préfèrent d'après leurs dires, emprunter la route taghbalt-tazzarine-tansikht-zagora.
- Piste de la rive gauche du draa de tamnougalt à tansikht. Belle nouvelle route de tamnougalt à afra nait sedrat, ensuite piste de 4km pour rejoindre un pont et regagner la rive droite à 18 km d'agdz. Possibilité de continuer par la piste jusqu'au pont de tansikht, ce trançon devant également être goudronné.
- Route talouine et piste de l'oasis de tasghar et aguinane. Epoustouflante oasis de tasghar(asarrakh sur la michelin) et aguinane accessible à partir de talouine ou de akka irhene. Cete piste sera goudronnée non de son point de départ actuel:situé 21 km avant agadir-melloul mais directement à partir de ce village, permettant ainsi de relier sur 36 km plusieurs villages. pour bénéficier des plus belles vues, il est préférable de déposer son véhicule devant l'auberge d'asghar et de faire la descente à pied à travers les différents étages de l'oasis:gandiose Bien entendu, la descente sur aguinane en 4x4 par la piste en colimaçon est impressionnante.Possibilié de faire l'aller et retour(72km de piste+40 km de route faisable en 4 h.) dans la journée à partir de talouine pour visiter cette oasis.
- Piste tighermine(route igherm à tafrout) à ben driss à touflazt Cette piste qui permet d'accéder à de beaux agadirs(tasguent-dou tagadirt-itourhaine...)est en travaux pour être goudronnée, reliant ainsi la route touflazt à taroudant
- Piste azgour(vers ait abdallah)-tazalaght-khmis issafen Piste de 43 km en travaux pour être goudronnée devant permettre de relier tafraout-azgour-khmis issafen à tata sans passer par igherm .
- Route/piste tafraout-izerbi-tahwawat-oasis d'igmir Les travaux d'élargissement, de terrassement ont démarré sur cette magnifique piste à partir de tahwawat avec liaison dans le futur avec la route imouzlag à icht. la piste pour l'oasis d'oukarda, située dans le prolongement de celle d'igmir est coupée.seule possibilité pour visiter cette oasis et de le faire à pieds à partir d'igmir(2 h.aller et retour)
- Piste ait ouabelli à l'oasis de tadakoust(18 km) et ensuite à celle de tamezrar(15 km). Piste en très bonne état permettant d'accéder à la superbe oasis de tadakoust et son agadir et à celle de tamezrar
- Route igherm-tlat tagmout-tata la région d' igherm dispose de jolies agadirs qui méritent une visite: agadir ait melal agadir tanjajamcht agadir talmoudant agadir dou ouzrou agdir ifasfas(superbe) agadir ait kine et d'autres...
- Route/piste khmis ait ouafka-anfeg-targa khdeir et jonction avec la route pour amtoudi Des travaux sont en cours pour le goudronnage d'un tronçon supplémentaire de aghoulid à ait ali ou hmad;il restera env.21 km de piste pour relier la route pour amtoudi
Cordialement. ci après reportage photos des régions visitées:
http://picasaweb.google.fr/razoulatif/MarrrakechATelouetAAitBenhadou1209?authkey=Gv1sRgCOOb2pq8ubz-zgE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/SkouraATamsoultAToundoutAImiOulaounAKantola1209?authkey=Gv1sRgCMKkqb_viM-0QQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/KasbahsDeSkouraEtRegions1209?authkey=Gv1sRgCImgj4DJuNT95gE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeDesRosesAValleeAitMrao1209?authkey=Gv1sRgCJGg0fyJ0KWcFQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeDades1209?authkey=Gv1sRgCLeRxN28wZfuZQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeAghbalouNKardousAGorgesGheris1209?authkey=Gv1sRgCN6IoOTynayuDw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AgdezATalouine1209?authkey=Gv1sRgCPmL4LWr7ezIfw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/OasisAsgharEtAguinane1209?authkey=Gv1sRgCPrzmNGAps-1Pw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TalouineAIghermATlatTagmout1209?authkey=Gv1sRgCL75m93RqMnZTA&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AitOuabelliATadakoustATamezrar1209?authkey=Gv1sRgCJPP6qTIj67M3wE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AmtoudiATafraout1209?authkey=Gv1sRgCJ2x4PKRo5KWpQE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TafraoutAOasisIgmir1209?authkey=Gv1sRgCJSm8PbvoIiXdA&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TafraoutAAgadirItourhaine1209?authkey=Gv1sRgCMC3_aDs49b6EA&feat=directlink
Informations utiles sur ce circuit:
Les fortes précipitations enregistrées durant la 2° quinzaine de décembre ont fortement endommagées certaines routes et pistes(radiés ou ponts emportés, chaussées défoncées..) les réparations pouvant prendre du temps, il est nécessaire de se renseigner auprès des villageois du coin sur l'état d'une route secondaire ou d'une piste avant de l'emprunter.
- Pistes telouet à ait benhadou: Les travaux de terrassement et de gros oeuvres sont bien avancés.Certaines personnes n'hésitaient pas à emprunter cette piste avec une voiture de tourisme avant les dernières pluies.A éviter car il y a un passage d'oued qui ne pourra pas être franchi avec une voiture basse. Il faut compter encore sur un minimum d'une année pour la finalisation de cette route.
- route/piste skoura-toundout-aguerd-imi oulaoun-tamezrit et amezri(sur la tasssaout) Très belle vallée"kantola" équipée maintenant d'une route de aguerd au village de kantola. Après kantola, une piste étroite(à ne pas emprunter avec un gros 4x4)permet de réaliser une boucle et de visiter de superbes villages isolés de la vallée des ait affan(tighouzzirine-assaka-immassine) puis de rejoindre la piste aguerd/amezri au niveau du village imi ou laoun.avant d'emprunter cette piste, se renseigner sur son état sur place auprès des villageois ou en téléphonant au préalable au proprio du gite de imi oulaoun.brahim:tel:0671086621 La piste aguerd/amezri, qui permet d'accéder à la superbe vallée de la tassaout via le tizi imi oulaoun est en travaux d'élargissement et de terrassement depuis la route goudronnée à aguerd.Le goudron viendra après. Restera en piste la vallée de la tassaout de amezri à ait ali nito, réalisation très difficile, l'oued occupant presque tout le lit de la vallée. Par contre il est prévu l'élargissement et le bitumage de la piste toufrine-ait ali nito à megdaz.
- Vallée des roses L'ancienne piste qui permettait de descendre sur tamalout et d'avoir une magnifique vue panoramique sur la vallée et les villages tamalout et boutaghrar est impraticable. J'ai essayé de la remonter depuis tamalout:impossible.il ne reste plus qu'à y accéder à pieds (1 h.aller et retour) pour pouvoir faire de belles photos de la vallée. Les travaux de gros oeuvres et de terrassement sont en cours de boutaghrar à souk sebt ait ahmed via alemdoun.Cette piste sera également goudronnée. il est prévu également de goudronner la piste qui part aprés le pont d'aznag à ait youl(sur la route des gorges de dades après la kasbah du glaoui)via la belle vallée des ait mrao et ses jolies villages:issoumar, imi ouaqua, igherm akdim, tizguine.
- Piste/route tinrhir agbalou nkardous une piste permet de rejoindre de la sortie de tinhrir, le village de izekarene situé sur la nouvelle route qui part de tinjdad ou goulmina à aghbalou n kardous et sa source.Il est ainsi possible de faire une belle boucle:tinrhir à aghbalou nkardou et retour par la route à goulmima ;puis route-amelagou-vallée du gheris-assoul-ait hani-tinrhir. La piste qui aurait permis depuis aghbalou n kardous de relier la route ait hani/todgha est toujours coupée.
- Piste ait hani-agoudal-imilchil cette piste est maintenant goudronnée.
- Piste boucle todgha/dades piste trés abimée, devenu difficile même en 4x4. des travaux de réfection ont démarrer en avril dernier sur 10 km depuis tamtatocht, mais ça traine.
- Piste de ikniouin à nkob dans le saghro il est projeté de goudronner cette piste.
- Tazzarine à taghbalt à zagora Très jolie route de tazzarine à taghbalt;ensuite piste pour zagora en mauvais état car non entretenue ni utilisée par les habitants qui préfèrent d'après leurs dires, emprunter la route taghbalt-tazzarine-tansikht-zagora.
- Piste de la rive gauche du draa de tamnougalt à tansikht. Belle nouvelle route de tamnougalt à afra nait sedrat, ensuite piste de 4km pour rejoindre un pont et regagner la rive droite à 18 km d'agdz. Possibilité de continuer par la piste jusqu'au pont de tansikht, ce trançon devant également être goudronné.
- Route talouine et piste de l'oasis de tasghar et aguinane. Epoustouflante oasis de tasghar(asarrakh sur la michelin) et aguinane accessible à partir de talouine ou de akka irhene. Cete piste sera goudronnée non de son point de départ actuel:situé 21 km avant agadir-melloul mais directement à partir de ce village, permettant ainsi de relier sur 36 km plusieurs villages. pour bénéficier des plus belles vues, il est préférable de déposer son véhicule devant l'auberge d'asghar et de faire la descente à pied à travers les différents étages de l'oasis:gandiose Bien entendu, la descente sur aguinane en 4x4 par la piste en colimaçon est impressionnante.Possibilié de faire l'aller et retour(72km de piste+40 km de route faisable en 4 h.) dans la journée à partir de talouine pour visiter cette oasis.
- Piste tighermine(route igherm à tafrout) à ben driss à touflazt Cette piste qui permet d'accéder à de beaux agadirs(tasguent-dou tagadirt-itourhaine...)est en travaux pour être goudronnée, reliant ainsi la route touflazt à taroudant
- Piste azgour(vers ait abdallah)-tazalaght-khmis issafen Piste de 43 km en travaux pour être goudronnée devant permettre de relier tafraout-azgour-khmis issafen à tata sans passer par igherm .
- Route/piste tafraout-izerbi-tahwawat-oasis d'igmir Les travaux d'élargissement, de terrassement ont démarré sur cette magnifique piste à partir de tahwawat avec liaison dans le futur avec la route imouzlag à icht. la piste pour l'oasis d'oukarda, située dans le prolongement de celle d'igmir est coupée.seule possibilité pour visiter cette oasis et de le faire à pieds à partir d'igmir(2 h.aller et retour)
- Piste ait ouabelli à l'oasis de tadakoust(18 km) et ensuite à celle de tamezrar(15 km). Piste en très bonne état permettant d'accéder à la superbe oasis de tadakoust et son agadir et à celle de tamezrar
- Route igherm-tlat tagmout-tata la région d' igherm dispose de jolies agadirs qui méritent une visite: agadir ait melal agadir tanjajamcht agadir talmoudant agadir dou ouzrou agdir ifasfas(superbe) agadir ait kine et d'autres...
- Route/piste khmis ait ouafka-anfeg-targa khdeir et jonction avec la route pour amtoudi Des travaux sont en cours pour le goudronnage d'un tronçon supplémentaire de aghoulid à ait ali ou hmad;il restera env.21 km de piste pour relier la route pour amtoudi
Cordialement. ci après reportage photos des régions visitées:
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Trek au Maroc pour une personne seule? English translation pending
Bonjour,
J'envisage d'aller au Maroc entre le 8 et le 14 juin (dates approximatives);
Initialement, je souhaitais rester sur Marrakech mais étant sportif, je souhaiterais plutot faire un trek du style ascention du Toubkal ou autre.
Le problème c'est que je suis seul d'où ma question suivante : est il facile de pouvoir intégrer un groupe via une agence locale ?
Peut on s'y prendre sur place ou est ce trop tard ?
Au bueau des guides d'Imlil, est il facile de trouver des guides qui acceptent de faire des treks de plusieurs jours pour 1 personne ? et autour de quel tarif ?
Merci de me faire part de vos expériences si vous avez été dans mon cas.
Vous remerciant par avance des informations que vous pourrez me faire parvenir.
Cordialement.
Olivier MOUNAL
J'envisage d'aller au Maroc entre le 8 et le 14 juin (dates approximatives);
Initialement, je souhaitais rester sur Marrakech mais étant sportif, je souhaiterais plutot faire un trek du style ascention du Toubkal ou autre.
Le problème c'est que je suis seul d'où ma question suivante : est il facile de pouvoir intégrer un groupe via une agence locale ?
Peut on s'y prendre sur place ou est ce trop tard ?
Au bueau des guides d'Imlil, est il facile de trouver des guides qui acceptent de faire des treks de plusieurs jours pour 1 personne ? et autour de quel tarif ?
Merci de me faire part de vos expériences si vous avez été dans mon cas.
Vous remerciant par avance des informations que vous pourrez me faire parvenir.
Cordialement.
Olivier MOUNAL
Passer deux semaines d'été en famille sur Montréal English translation pending
Bonjour.
Je parcours ce forum et il me parait une très bonne source d'idées et de conseils. Alors je me lance car j'ai besoin d'un peu d'aide pour préparer notre voyage de cet été.
Ma femme et moi rêvions d'un voyage au Québec depuis longtemps et cet été ce sera enfin possible. Alors j'ai pris les billets d'avion et réservé un logement à Montréal car sa situation géographique me paraissait un peu "centrale": à l'Est Québec, au Nord Les Laurentides, à l'Ouest Ottawa et au Sud Les USA. Malheureusement je réalise que la virée "à la journée" vers ces destinations est illusoire: les distances ne sont pas de style "européennes".
Nous sommes avec 2 enfants de 8 et 11 ans. Nous aurons un appart pendant 2 semaines à Montréal et prévoyons de louer une voiture pendant toute la durée de notre séjour (du 1er au 14 juillet 2010).
Notre rayon d'action sera assez limité (les enfants ne seront d'ailleurs pas contre) si nous voulons limiter les couts d'hébergement supplémentaires. D'un autre côté on aura plus de temps pour bien s'imprégner de Montréal.
Alors voilà, que me suggérez-vous ?
Merci pour vos conseils....
Périple Liège-Barcelone à vélo début juillet 2010 English translation pending
Bonjour à tous !
Cela fait maintenant qques temps que je parcours ce super forum ! Mais comme j'ai certaines questions, je viens juste de m'inscrire :)
Je compte relier Liège à Barcelone cet été avec ma copine après nos examens.
Nous sommes tous les deux assez sportifs et avons effectué un test l'année passé en réalisant Liège - Oostende avec une étape à Anvers pour la nuit (nous avons donc pris deux jours). Nous étions complètement crevés à notre arrivée ! Il faut dire que c'était notre premier voyage à tous les deux et que nous n'étions pas particulièrement au point : 160 km le premier jour et 170 km le second le tout en VTC avec bagages ! On avait un peu négligé l'itinéraire, résultat : nombreux détours et surtout bcp de passages dans de l'herbe, de la terre, chemins de 20 centimètres de large, bref la galère ! On est arrivé à 3h du matin à Oostende !!! Enfin nous étions fiers du résultat.
J'ai donc pensé à quelque chose de plus ambitieux cette année : relier Liège à Barcelone en nous fixant une moyenne de 100 kms/jour (ouf!) et en préparant à l'avance scrupuleusement notre itinéraire et ainsi éviter les trop nombreux détours et mauvais chemins/routes. J'ai trouvé sur le net un itinéraire de Hollandais qui descendaient jusqu'au sud de la France en fichier kmz et l'ai adapté pour partir de Liège et arriver à Portel-des-corbières en France, près de Sigean (petite pause chez le parrain de ma copine qui habite là). Il me reste donc la partie d'un peu moins de 200 kms à faire entre Sigean et Barcelone.
Voici le fichier kmz que j'ai fait : http://home.scarlet.be/~pin23929/trajet.kmz Il est directement visible dans google map si vous souhaitez en suivant ce lien : http://maps.google.com/maps?f=q&hl=fr&q=http://home.scarlet.be/~pin23929/trajet.kmz (désctivez les Waypoints pour voir plus clairement)
Ma question : Une fois mon fichier kmz terminé, quel est le plus facile pour faire notre voyage ? Je ne vais quand même pas imprimer 500 pages de cartes détaillées. Je ne compte pas non plus prendre un mini pc disposant d'internet partout avec google earth (lol), que faire ? Mon père a un gps tomtom, j'ai lu qu'il y avait moyen de transformer un kmz pour le rentrer dans un GPS, si oui comment ? Et surtout, problème avec l'énergie pour le GPS non ? (Autonomie + batterie etc... d'autant plus que nous souhaitons faire du camping sauvage)
Nous avons déjà bien pensé notre voyage en terme de matériel : équiment vélo, cuisine, tente, etc... et il nous apparait qu'il faudra bcp plus de place disponible que pour notre mini trip de deux jours ! J'ai pensé qu'une remorque serait une solution idéale (la bob ibex a l'air très bonne) mais ça coûte horriblement cher ! Vous n'auriez pas des tuyaux pr faire diminuer ce prix ? Une autre solution serait de nous en faire construire une par un membre de la famille de ma copine qui est plus qu'expert en mécanique, bricolage etc... Ca revient vmt moins cher de la faire faire ?
Enfin, voilà, vous n'auriez pas d'importants conseils ou choses auxquelles nous n'aurions pas pensé ? C'est la première fois que l'on va faire près de 2000 kms à vélo donc...
Merci d'avance pour vos réponses et vos expériences !
Quentin
Cela fait maintenant qques temps que je parcours ce super forum ! Mais comme j'ai certaines questions, je viens juste de m'inscrire :)
Je compte relier Liège à Barcelone cet été avec ma copine après nos examens.
Nous sommes tous les deux assez sportifs et avons effectué un test l'année passé en réalisant Liège - Oostende avec une étape à Anvers pour la nuit (nous avons donc pris deux jours). Nous étions complètement crevés à notre arrivée ! Il faut dire que c'était notre premier voyage à tous les deux et que nous n'étions pas particulièrement au point : 160 km le premier jour et 170 km le second le tout en VTC avec bagages ! On avait un peu négligé l'itinéraire, résultat : nombreux détours et surtout bcp de passages dans de l'herbe, de la terre, chemins de 20 centimètres de large, bref la galère ! On est arrivé à 3h du matin à Oostende !!! Enfin nous étions fiers du résultat.
J'ai donc pensé à quelque chose de plus ambitieux cette année : relier Liège à Barcelone en nous fixant une moyenne de 100 kms/jour (ouf!) et en préparant à l'avance scrupuleusement notre itinéraire et ainsi éviter les trop nombreux détours et mauvais chemins/routes. J'ai trouvé sur le net un itinéraire de Hollandais qui descendaient jusqu'au sud de la France en fichier kmz et l'ai adapté pour partir de Liège et arriver à Portel-des-corbières en France, près de Sigean (petite pause chez le parrain de ma copine qui habite là). Il me reste donc la partie d'un peu moins de 200 kms à faire entre Sigean et Barcelone.
Voici le fichier kmz que j'ai fait : http://home.scarlet.be/~pin23929/trajet.kmz Il est directement visible dans google map si vous souhaitez en suivant ce lien : http://maps.google.com/maps?f=q&hl=fr&q=http://home.scarlet.be/~pin23929/trajet.kmz (désctivez les Waypoints pour voir plus clairement)
Ma question : Une fois mon fichier kmz terminé, quel est le plus facile pour faire notre voyage ? Je ne vais quand même pas imprimer 500 pages de cartes détaillées. Je ne compte pas non plus prendre un mini pc disposant d'internet partout avec google earth (lol), que faire ? Mon père a un gps tomtom, j'ai lu qu'il y avait moyen de transformer un kmz pour le rentrer dans un GPS, si oui comment ? Et surtout, problème avec l'énergie pour le GPS non ? (Autonomie + batterie etc... d'autant plus que nous souhaitons faire du camping sauvage)
Nous avons déjà bien pensé notre voyage en terme de matériel : équiment vélo, cuisine, tente, etc... et il nous apparait qu'il faudra bcp plus de place disponible que pour notre mini trip de deux jours ! J'ai pensé qu'une remorque serait une solution idéale (la bob ibex a l'air très bonne) mais ça coûte horriblement cher ! Vous n'auriez pas des tuyaux pr faire diminuer ce prix ? Une autre solution serait de nous en faire construire une par un membre de la famille de ma copine qui est plus qu'expert en mécanique, bricolage etc... Ca revient vmt moins cher de la faire faire ?
Enfin, voilà, vous n'auriez pas d'importants conseils ou choses auxquelles nous n'aurions pas pensé ? C'est la première fois que l'on va faire près de 2000 kms à vélo donc...
Merci d'avance pour vos réponses et vos expériences !
Quentin
Sud marocain: circuler les jardins dans les palmeraies? English translation pending
bonjour,
lors de notre séjour dans le sud marocain , nous chercherons à nous promener dans les palmeraies
celles ci regroupent des parcelles de jardins et j'aimerai savoir s'il est possible de les longer pour circuler et se reposer à l'ombre des palmiers
ces parcelles sont certainement des propriétés privées
nous ne souhaitons pas nous mettre à mal avec les paysans du coin 😕
comment s'y prendre ?
que pouvez vous m'en dire ?
merci !
Maroc: randonner dans la vallée du Zat en janvier et se procurer la brochure GTAM? English translation pending
Bonjour, nous sommes 2 jeunes femmes, habituées a bourlinguer en europe, en asie, sur l'etna.... mais pas au Maroc🤪 ....
Nous partons 2 semaines fin janvier et nous avons beaucoup de mal à trouver des infos pour la randonnée au maroc.
Avez vous des infos sur la vallée du Zat ( qui ne semble pas en altitude, ce qui est bien en hiver...) ou toute autre suggestion d'itineraire à faire à pied ?
Savez vous comment me procurer la brochure GTAM ( grande traversée de l'atlas marocain)
et une petite derniere ... que pensez vous de randonner en solo pour 2 nana dans l'atlas marocain ??
merci pour votre aide !😉 Amicalement
caroluce
Nous partons 2 semaines fin janvier et nous avons beaucoup de mal à trouver des infos pour la randonnée au maroc.
Avez vous des infos sur la vallée du Zat ( qui ne semble pas en altitude, ce qui est bien en hiver...) ou toute autre suggestion d'itineraire à faire à pied ?
Savez vous comment me procurer la brochure GTAM ( grande traversée de l'atlas marocain)
et une petite derniere ... que pensez vous de randonner en solo pour 2 nana dans l'atlas marocain ??
merci pour votre aide !😉 Amicalement
caroluce
Mare e Monti en septembre 2010 (Corse) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de 32 et 31ans provenant de Belgique (sud luxembourg) sportif (vélo, tennis, etc.) et nous projetons d'effectuer le Mare e Monti en Septembre 2010.
Nous sommes assez novice dans ce genre de randonnée de plusieurs jours et nous aimerions avoir vos conseils avisés en la matière.😊
Quel équipement emporter? Ce qui est nécessaire, superflu ou peut être utile.
A savoir que les nuitées seront toutes effectuées dans des gites.
Qu'en est-il au niveau de la nourriture? ravitaillement? réchaud?
Lessive? etc.
En ce qui concerne l'entraînement, nous allons faire cela de manière graduelle, randonnée de 1 jour, et au fur et à mesure que la date approchera, des randonnées plus poussées durant l'été (chaleur) afin d'être prêt physiquement et ne pas être grillé le premier jour.
Merci beaucoup pour vos renseignements et nous vous souhaitons une excellent année 2010.
Nous sommes un couple de 32 et 31ans provenant de Belgique (sud luxembourg) sportif (vélo, tennis, etc.) et nous projetons d'effectuer le Mare e Monti en Septembre 2010.
Nous sommes assez novice dans ce genre de randonnée de plusieurs jours et nous aimerions avoir vos conseils avisés en la matière.😊
Quel équipement emporter? Ce qui est nécessaire, superflu ou peut être utile.
A savoir que les nuitées seront toutes effectuées dans des gites.
Qu'en est-il au niveau de la nourriture? ravitaillement? réchaud?
Lessive? etc.
En ce qui concerne l'entraînement, nous allons faire cela de manière graduelle, randonnée de 1 jour, et au fur et à mesure que la date approchera, des randonnées plus poussées durant l'été (chaleur) afin d'être prêt physiquement et ne pas être grillé le premier jour.
Merci beaucoup pour vos renseignements et nous vous souhaitons une excellent année 2010.
Retour de dix-neuf jours à la Réunion English translation pending
nous sommes rentrés le 28 décembre d'un superbe séjour à la réunion que nous avions organisé nous mêmes, hôtel , deux semaines dans des gites différents et chambre d'hôtes
de belles randos, des visites intéressantes ...et les réunionnais sont vraiment des gens adorables, gentils, souriants et très agréables, un vrai bonheur!
nous avions promis d'envoyer des coordonnées à un futur voyageur...mais nous avons perdu le contact qu'il se manifeste si sa demande est toujours valide.
bonne année voyageuse à tous
jmca
Hébergement en Guadeloupe près de la plage? English translation pending
Bonjour,
je cherche un hebergement en guadeloupe pour 4 adultes et deux enfants de 2 ans pre de la plage à pieds et avec piscine dans un endroit pas touristique. pourriez vou me conseiller ??
merci beuaoup
delphine
Visiter la Martinique ou la Guadeloupe? English translation pending
Bonjour je voudrais savoir la quelle de ces deux iles est la mieux pour des vacances
Ou les plage sont-elles les plus belles
Quel ile est la plus intressante a visiter
Est il vrai que les francais sont souvent victimes de RACISMES dans ces iles ???????
Merci🙂😉
Est il vrai que les francais sont souvent victimes de RACISMES dans ces iles ???????
Merci🙂😉
Partir sur l'île Rodrigues (Maurice) English translation pending
Bonjour,
Nous avons décidé de partir en novembre 2010 pour un séjour de 15 jours sur l'ile Rodrigues (la petite soeur de l'ile maurice).... Nous aimerions savoir si quelqu'un d'entre vous connait cette l'ile ? Et avoir des informations ? et nous faire partager vos avis ? Nous vous remercions par avance
Nous avons décidé de partir en novembre 2010 pour un séjour de 15 jours sur l'ile Rodrigues (la petite soeur de l'ile maurice).... Nous aimerions savoir si quelqu'un d'entre vous connait cette l'ile ? Et avoir des informations ? et nous faire partager vos avis ? Nous vous remercions par avance
Visite de Montréal en février 2010 English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Je suis infirmière et me spécialise pour travailler aux urgences et en réanimation. Je vais en stage avec le 911 au mois de février avec 7 collègues de classe. Nous restons à Montréal 1 mois alors que nous avons 100h de stage à effectuer. Vous comprenez donc bien que nous allons pouvoir avoir quelques jours de vacances :)
J'aimerai donc avoir vos bons plans pour cette villes, lieux à visiter, endroit pour passer de bonnes soirées, bien manger, pour patiner, chien de traineau, ... Enfin Des infos à tout points de vue.
J'attent avec impatience vos réponses.
A bientôt
Je suis infirmière et me spécialise pour travailler aux urgences et en réanimation. Je vais en stage avec le 911 au mois de février avec 7 collègues de classe. Nous restons à Montréal 1 mois alors que nous avons 100h de stage à effectuer. Vous comprenez donc bien que nous allons pouvoir avoir quelques jours de vacances :)
J'aimerai donc avoir vos bons plans pour cette villes, lieux à visiter, endroit pour passer de bonnes soirées, bien manger, pour patiner, chien de traineau, ... Enfin Des infos à tout points de vue.
J'attent avec impatience vos réponses.
A bientôt
Recherche partenaires/investisseurs pour l'achat d'un motel au Brésil English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un couple Franco-Brésilien.
Nous recherchons des partenaires / investisseurs pour l’achat d’un Motel au Brésil.
La structure de la Société sera une LTDA qui correspond à la SARL en France.
Les Motels au Brésil sont indispensables et peuvent être très rentables à condition qu’ils soient bien situés.
Celui que nous convoitons est situé dans la Région de Santa Catarina (Affaire Existante)
Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, vous pouvez visionner ce reportage de M6, Zone interdite sur le site de Vodeo : http://www.vodeo.tv/4-32-6414-love-motels.html
Contactez-nous pour plus de détails...
Mariana et Jérôme
Nous sommes un couple Franco-Brésilien.
Nous recherchons des partenaires / investisseurs pour l’achat d’un Motel au Brésil.
La structure de la Société sera une LTDA qui correspond à la SARL en France.
Les Motels au Brésil sont indispensables et peuvent être très rentables à condition qu’ils soient bien situés.
Celui que nous convoitons est situé dans la Région de Santa Catarina (Affaire Existante)
Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, vous pouvez visionner ce reportage de M6, Zone interdite sur le site de Vodeo : http://www.vodeo.tv/4-32-6414-love-motels.html
Contactez-nous pour plus de détails...
Mariana et Jérôme
Logement à Marie Galante? English translation pending
Salut, je suis déjà allé à Marie Galante, je cherche une chambre d'hôte par internet cela n'est pas évident du tout. Être sur place pour chercher est la (seul?)solution, mais si je pouvais éviter de chercher pendant un mois, le bon coin tranquille, ça serai vraiment cool.
C'est que j'ai déjà donné dans le logement chez l'habitant à gogo, dépouillement de touristes, mauvaise ambiance, donc faut pas me prendre pour un porte feuille à banane 😄. Sur le net on trouve des logements à un loyer digne du directeur de la caisse d'épargne. Je veux pas vous choquer mais c'est la triste vérité cher compatriote, comme ailleurs certainement. Hips où qu'elle ma bouteille de rhum lol et mon sirot de batterie nom d'un scolo, qui me dit le capitaine ( ah les hors sujet...désolé en passant).
Si vous êtes sur cette petit île relativement préservée à l'heure actuel. Si vous savez où je peux loger avec un loyer raisonnable au mois avec photos du logement et tout le tintouin, je veux bien venir !!! Dans les environs de Septembre, Novembre 2010.
Pour résumer le projet c'est en plusieurs mots simple, le premier et plus important c'est la glandouille à l'ombre (non pas en dessous d'un cocotier ^^) dans un hamac tien pour la peine, le meilleur ! La pêche au moyen poissons avec ma super panoplie du petit méchant tueur de poissons, uniquement à but calorifique. Le reste c'est de la balade, goûter les spécialités du coin comme le rhum par exemple, très bon exemple pour les personnes manquant d'imagination. Puis faire du bateau de pêcheur attraper les poisson volant avec des lassos comme les cowboys. Pas trop de chose ça risque de me fatiguer XD;
Je cherche vraiment un logement, je plaisante tant que je peux le faire ! N'hésiter pas à répondre si vous avez une piste sur le sujet, merci de votre attention.
tchao
C'est que j'ai déjà donné dans le logement chez l'habitant à gogo, dépouillement de touristes, mauvaise ambiance, donc faut pas me prendre pour un porte feuille à banane 😄. Sur le net on trouve des logements à un loyer digne du directeur de la caisse d'épargne. Je veux pas vous choquer mais c'est la triste vérité cher compatriote, comme ailleurs certainement. Hips où qu'elle ma bouteille de rhum lol et mon sirot de batterie nom d'un scolo, qui me dit le capitaine ( ah les hors sujet...désolé en passant).
Si vous êtes sur cette petit île relativement préservée à l'heure actuel. Si vous savez où je peux loger avec un loyer raisonnable au mois avec photos du logement et tout le tintouin, je veux bien venir !!! Dans les environs de Septembre, Novembre 2010.
Pour résumer le projet c'est en plusieurs mots simple, le premier et plus important c'est la glandouille à l'ombre (non pas en dessous d'un cocotier ^^) dans un hamac tien pour la peine, le meilleur ! La pêche au moyen poissons avec ma super panoplie du petit méchant tueur de poissons, uniquement à but calorifique. Le reste c'est de la balade, goûter les spécialités du coin comme le rhum par exemple, très bon exemple pour les personnes manquant d'imagination. Puis faire du bateau de pêcheur attraper les poisson volant avec des lassos comme les cowboys. Pas trop de chose ça risque de me fatiguer XD;
Je cherche vraiment un logement, je plaisante tant que je peux le faire ! N'hésiter pas à répondre si vous avez une piste sur le sujet, merci de votre attention.
tchao
Randonnée organisée en Suisse en juin 2010? English translation pending
J'ai envie d'une randonnée de plusieurs jours en Suisse. Je n'ai pas encore trouvé de randonnée organisée à laquelle je pourrais m'inscrire. Quelqu'un a des infos là-dessus?
Budget pour parcourir le GR 10 en démarrant de Hendaye? English translation pending
salut a vous randonneur qu'elqun a t'il deja fait le GR 10 en demarant de hendaye pays basque(euskadi)et sa serai pur savoir le budget combien faut il compter et si le parcours et bien baliser les points d'eau s'il y a regulierement de quoi se ressourcer ya t'il moyen de bivouaqer merci pour vos reponces @+😉
Avis sur itinéraire au Canada, New York? English translation pending
Bonjours à tous, Français et cousin du lointain pays
Depuis 15 jours je lis relis et je vais voir sur vos site et blog perso pour organiser mon voyage
Pour la deuxieme année concécutive je viens prendre conseil au près de vous car l'année dernière tout c'est bien passé grâce à vous tous (il est vrai que sur ce site on trouve énormément de bon conseils dans l'ensemble) de plus en lisant énormément on peut faire de grosse économie tout en faisant un voyage mieux que les TO
Bref arrêtons le BLA BLA et passons au concret
Nous somme 2 adultes et 2 enfants (11 et 15)
Je pense que j ai fait des erreurs sur quelques points
Ne me loupez pas ça me rendra service car il faut toujours écouter ceux qui ont l'expérience
J1 arrivée new york(billet pas pris cherche prix)
J2 new york Montréal
J3 Montréal
J4 Montréal Québec
J5 Québec
J6 Québec Tadoussac
J7 Tadoussac St félicien
J8 St félicien
J8 St félicien val Jabert Trois rivières
J9 Trois rivières Gatineau
J10 Gatineau Kingston (visite les milles lacs)
J11 Kingston Torento
J12 torento
J13 Torento niagara fall buffalo
J14 Buffalo pays amisch (il faut que je trouve ou il habite???)
J15 Pays amisch new york
J16 J20 new york
Je suis sur qu il y a quelques choses qui cloche
surment dans certain endroits entre tadoussac et kingston j'ai la possibilité de rajouté 3 jours j'attend vos remarques qui sont en général toujours fondées
Je loue une voiture de new york au départ j'arrivais à québec et repartais de new york en avion mais les pris sont plus cher donc je fais une boucle et oui toujours une question d'argent
Si vous avez des noms d'hotel voir de gite je suis preneur de toute façon je regarde tout les poste avec les bonnes adresses donné sur ce site
Merci d'avance
PS je sais je suis nul en orthographe mais ça m'empêche pas de voyager LOL
Tour du monde à moto départ juillet 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Québecois un peu fêlé mais libre,
je me prépare à partir faire le tour de la planète à moto. Ma monture ressemblera à ça:
Je dis bien ressembler parce que j'ai emprunté cette image sur un site (merci), que la mienne est une 2010 blanche toute neuve qu'il me reste encore à l'habiller.
Je partirai en juillet 2010 du nord de l'Europe(Pays-Bas ou Bruxelle) pour descendre lentement vers le sud et traverser en Afrique du Nord au début 2011.
Je suis à la recherche de tout ce qui vous passe par la tête incluant du logement abordable ( j'aurai bien un petit minimum de camping), des lieux à ne pas manquer, des gens sympathiques à rencontrer, bref l'aventure !
Pour l'instant je me concentre sur la partie Européenne du parcours, mais il viendra vite le moment où je serai en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie... alors n'hésitez pas à m'envoyer ce qui vous vient à l'esprit et au plaisirs de vous croiser sur ma route.

Je dis bien ressembler parce que j'ai emprunté cette image sur un site (merci), que la mienne est une 2010 blanche toute neuve qu'il me reste encore à l'habiller.
Je partirai en juillet 2010 du nord de l'Europe(Pays-Bas ou Bruxelle) pour descendre lentement vers le sud et traverser en Afrique du Nord au début 2011.
Je suis à la recherche de tout ce qui vous passe par la tête incluant du logement abordable ( j'aurai bien un petit minimum de camping), des lieux à ne pas manquer, des gens sympathiques à rencontrer, bref l'aventure !
Pour l'instant je me concentre sur la partie Européenne du parcours, mais il viendra vite le moment où je serai en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie... alors n'hésitez pas à m'envoyer ce qui vous vient à l'esprit et au plaisirs de vous croiser sur ma route.
Descente de la France à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais cet été j'aimerai faire une traversée du Nord jusqu'au Sud de la France: départ de la Belgique; à 20 km de Lille jusque Marseille (là je prends le TGV pour rejoindre Lille). Je suis une fille assez sportive (je pratique l'athétisme plusieurs fois par semaine) et ayant une assez bonne hygiène de vie (je ne bois pas, ne fume pas, dors pas mal et n'ai aucune allergie :P). Cependant, je n'ai jamais fait de vélo d'une manière intensive. Pensez-vous que ce projet est réalisable en une vingtaine de jours voire un peu plus pour visiter aussi un peu ^^ donc disons en 1 mois. Quel budget devrais-je accorder (en sachant que j'aurai une tente avec moi et que je n'irai pas dans de grands restaurants et dans des hôtels) à cela? quels endroits me conseilleriez-vous de visiter? Passer par Paris, une bonne idée selon vous, ou bien trop compliqué à vélo? Pour les bagages, qu'est ce qui est plus pratique? sacoches avant et arrières, remorque, sac à dos? Quel itinéraire prendre? je n'ai aucune expérience dans le cyclo-tourisme, juste de la bonne volonté, un sens de la débrouillardise et de bonnes adresses où dormir.
Merci pour vos conseils!
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont impos��es pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont impos��es pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.