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Distances entre Bryce Canyon, Las Vegas et Los Angeles? English translation pending
bonjour,
notre voyage est booké pour l'été 2010, j'ai juste une petite incertitude :
Nous terminons notre périple de 3 semaines ainsi :
1 nuit à Bryce canyon
1 nuit à Zion
1 nuit à Las végas
puis retour sur Los angeles pour prendre notre avion.
J'ai envie de supprimer la nuit à Zion, au profit de 2 nuits à Bryce Canyon
Mais du cout, quelle sera la distance en km mais surtout en temps de route, entre Bryce et Las végas ? puis entre Las végas et los angeles ?
une idée ? merci pour votre aide
Nathalie
J'ai envie de supprimer la nuit à Zion, au profit de 2 nuits à Bryce Canyon
Mais du cout, quelle sera la distance en km mais surtout en temps de route, entre Bryce et Las végas ? puis entre Las végas et los angeles ?
une idée ? merci pour votre aide
Nathalie
Transsibérien en août/septembre 2010 English translation pending
Bonjour a tous,
Etant nouvelle sur le site une rapide presentation s'impose. Je m'appelle Marie, j'ai 19 ans et je suis actuellement etudiante en Chine, ce depuis presque deux ans maintenant.
Il est prevu que je rentre chaque ete en France et cet annee, j'aimerais effectuer mon retour en Chine par voie terrestre en empruntant le Transsiberien de Moscou jusqu'a Beijing par etapes (escales a Irkustk et Oulan-Bator). Je sais que le sujet a ete aborde mille fois, ne m'incendiez pas s'il vous plait, seulement les reponses a une meme question varient tellement que je ne sais plus trop ou donner de la tete. J'ai passe beaucoup de temps a chercher des renseignements et resultat, je me retrouve avec tout un tas d'infos en pagaille qui ne sont jamais identiques.
Bon place aux questions, accrochez-vous j'en ai des tonnes.
Tout d'abord j'aimerais des renseignements sur la disponibilite des places sur la periode durant laquelle je pars. Le depart est prevu pour fin aout (aux alentours du 25/30 je dirais) et il est absolument hors de question pour moi de passer par une agence, etant etudiante, j'ai un budget relativement limite donc pas les moyens de mettre trop d'euros dans un voyage. Les billets seront donc achetes a chaque etape. Le probleme etant que je ne peux pas non plus me permettre de passer une semaine entiere a chaque arret (reprise des cours en septembre oblige). Je me disais que la periode estivale se terminant, le rush se calmerait peut-etre mais si quelqu'un qui aurait pris le train en cette periode pouvait me confirmer...
Sinon, pour les prix, c'est dingue mais avec toutes les infos que j'ai recoltees, je me retrouve avec des gens qui disent qu'ils ont paye plus de 600 euros en seconde classe, d'autres 300, certains ont paye plus cher en seconde qu'en premiere, d'autres plus cher un billet direct, d'autres non...
- Auriez-vous un ordre d'idee sur ce que vont me couter les billets Moscou/Beijing en faisant Moscou/Irkustk puis Irkustk/Oulan-Bator et enfin Oulan-Bator/Beijing ? - Dans le train, combien coute (approximativement) un repas ?
Ensuite les visas. Pour le moment les moins chers que j'ai pu trouver :
Russe : 35 euros Mongol : 60 euros Chinois : 35 euros
Si vous avez moins cher je suis preneuse. - Par ailleurs, il est possible que mon ami soit du voyage et j'ai vaguement entendu parler d'un tarif "couple" pour les visas, quelqu'un aurait-il des infos ?
Autrement, questions qui s'adressent a ceux qui ont fait des escales, combien me conseillez-vous de prendre en poche ? - Est-ce qu'il y a des auberges de jeunesse ou hotels tres peu couteux a Irkustk et Oulan-Bator ? - Qu'en est t-il des restaurants, est-il possible de se nourrir a un prix tres raisonnable ? - Le cout des moyens de transport m'interesse egalement, sachant que j'aimerais me rendre au Lac Baikal puis si possible aller faire du cheval dans les steppes une fois en Mongolie.
Je suis ouverte a tous bons plans. La motivation est vraiment presente, les sous un peu moins mais partir a l'aventure avec sac a dos sur les epaules ne me fait pas peur donc le seul tracas que j'ai a propos de ce voyage est d'ordre financier.
Merci d'avance a ceux qui auront eu le courage de tout lire et de me repondre.
Etant nouvelle sur le site une rapide presentation s'impose. Je m'appelle Marie, j'ai 19 ans et je suis actuellement etudiante en Chine, ce depuis presque deux ans maintenant.
Il est prevu que je rentre chaque ete en France et cet annee, j'aimerais effectuer mon retour en Chine par voie terrestre en empruntant le Transsiberien de Moscou jusqu'a Beijing par etapes (escales a Irkustk et Oulan-Bator). Je sais que le sujet a ete aborde mille fois, ne m'incendiez pas s'il vous plait, seulement les reponses a une meme question varient tellement que je ne sais plus trop ou donner de la tete. J'ai passe beaucoup de temps a chercher des renseignements et resultat, je me retrouve avec tout un tas d'infos en pagaille qui ne sont jamais identiques.
Bon place aux questions, accrochez-vous j'en ai des tonnes.
Tout d'abord j'aimerais des renseignements sur la disponibilite des places sur la periode durant laquelle je pars. Le depart est prevu pour fin aout (aux alentours du 25/30 je dirais) et il est absolument hors de question pour moi de passer par une agence, etant etudiante, j'ai un budget relativement limite donc pas les moyens de mettre trop d'euros dans un voyage. Les billets seront donc achetes a chaque etape. Le probleme etant que je ne peux pas non plus me permettre de passer une semaine entiere a chaque arret (reprise des cours en septembre oblige). Je me disais que la periode estivale se terminant, le rush se calmerait peut-etre mais si quelqu'un qui aurait pris le train en cette periode pouvait me confirmer...
Sinon, pour les prix, c'est dingue mais avec toutes les infos que j'ai recoltees, je me retrouve avec des gens qui disent qu'ils ont paye plus de 600 euros en seconde classe, d'autres 300, certains ont paye plus cher en seconde qu'en premiere, d'autres plus cher un billet direct, d'autres non...
- Auriez-vous un ordre d'idee sur ce que vont me couter les billets Moscou/Beijing en faisant Moscou/Irkustk puis Irkustk/Oulan-Bator et enfin Oulan-Bator/Beijing ? - Dans le train, combien coute (approximativement) un repas ?
Ensuite les visas. Pour le moment les moins chers que j'ai pu trouver :
Russe : 35 euros Mongol : 60 euros Chinois : 35 euros
Si vous avez moins cher je suis preneuse. - Par ailleurs, il est possible que mon ami soit du voyage et j'ai vaguement entendu parler d'un tarif "couple" pour les visas, quelqu'un aurait-il des infos ?
Autrement, questions qui s'adressent a ceux qui ont fait des escales, combien me conseillez-vous de prendre en poche ? - Est-ce qu'il y a des auberges de jeunesse ou hotels tres peu couteux a Irkustk et Oulan-Bator ? - Qu'en est t-il des restaurants, est-il possible de se nourrir a un prix tres raisonnable ? - Le cout des moyens de transport m'interesse egalement, sachant que j'aimerais me rendre au Lac Baikal puis si possible aller faire du cheval dans les steppes une fois en Mongolie.
Je suis ouverte a tous bons plans. La motivation est vraiment presente, les sous un peu moins mais partir a l'aventure avec sac a dos sur les epaules ne me fait pas peur donc le seul tracas que j'ai a propos de ce voyage est d'ordre financier.
Merci d'avance a ceux qui auront eu le courage de tout lire et de me repondre.
Randonnée dans la région de Tafraout et accueil de la population? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
J'imagine que ma question risque d'entrainer des réactions violentes mais tant pis si je choque.
Je pars dans la region de Tafraout, vallée des ameln, gorge d'ait mansour. On espère faire de petites randonnées voire un trek de qq jours avec un guide local. J'aimerais beaucoup que des personnes connaissant cette région me disent si on risque des rencontres désagréables....Quel est l'accueil pour un touriste: malvenu, bienvenu ou indifferent?
Je m'explique: il y a deux ans j'ai fait un trek pour traverser les gorges du dades. Malgres les paysages magnifiques, je ne referais pas ce parcours. A chaque village traversé nous avions une nuée d'enfant qui couraient vers nous en nous disant un seul mot : "dirham" voir quand nous avions de la chance "bonbon". Jamais un "bonjour" ou un "salam alekum" même pour nous répondre. Mais le plus désagréable a été les qqfois ou ils ont finis par des insultes car on ne donnait rien. On n'a pas compris les insultes mais le ton employé ne laissait aucun doute... (On ne donnait rien par principe mais aussi car à part notre sac à dos qui ne contenait que de l'eau, un poncho contre la puie et du micropur on avait rien!!!! nos bagages étant avec les mules tres loin devant et hors de vue).
Nous sommes rentrés à marrakech avec bonheur... On a trouvé la ville et même les souks incroyablement calmes en comparaison de la tension que ces rencontres avaient engendrée chez nous. Ce n'etait pas mon premier voyage au maroc. Heureusement... je n'avais jamais rencontré cela ailleur. C'était la premiere fois que je me sentais réellement persécutée et traitée comme un sale touriste tout juste bon à etre un porte monnaie sur patte. Même pas digne d'être salué.
D'un autre coté, les groupes de touristes semblent se succéder à la queue leu leu dans cette région accessible qu'à pied. Laissant derriere eux des boites de conserves "brulées" et autres déchets. De plus pour ce qu'on a vu, certains ont des tenues qui ne doivent pas inciter les populations locales au respect (short extra court et moulant plus débardeur super décolté et moulant aussi, par exemple....)....Je comprends donc en partie cette réaction mais cela ne rend pas la situation plus facile à vivre.
Là je commence a stresser à l'idée que cela pourrait être pareil....
Rassurez-moi!!!!
Je pars dans la region de Tafraout, vallée des ameln, gorge d'ait mansour. On espère faire de petites randonnées voire un trek de qq jours avec un guide local. J'aimerais beaucoup que des personnes connaissant cette région me disent si on risque des rencontres désagréables....Quel est l'accueil pour un touriste: malvenu, bienvenu ou indifferent?
Je m'explique: il y a deux ans j'ai fait un trek pour traverser les gorges du dades. Malgres les paysages magnifiques, je ne referais pas ce parcours. A chaque village traversé nous avions une nuée d'enfant qui couraient vers nous en nous disant un seul mot : "dirham" voir quand nous avions de la chance "bonbon". Jamais un "bonjour" ou un "salam alekum" même pour nous répondre. Mais le plus désagréable a été les qqfois ou ils ont finis par des insultes car on ne donnait rien. On n'a pas compris les insultes mais le ton employé ne laissait aucun doute... (On ne donnait rien par principe mais aussi car à part notre sac à dos qui ne contenait que de l'eau, un poncho contre la puie et du micropur on avait rien!!!! nos bagages étant avec les mules tres loin devant et hors de vue).
Nous sommes rentrés à marrakech avec bonheur... On a trouvé la ville et même les souks incroyablement calmes en comparaison de la tension que ces rencontres avaient engendrée chez nous. Ce n'etait pas mon premier voyage au maroc. Heureusement... je n'avais jamais rencontré cela ailleur. C'était la premiere fois que je me sentais réellement persécutée et traitée comme un sale touriste tout juste bon à etre un porte monnaie sur patte. Même pas digne d'être salué.
D'un autre coté, les groupes de touristes semblent se succéder à la queue leu leu dans cette région accessible qu'à pied. Laissant derriere eux des boites de conserves "brulées" et autres déchets. De plus pour ce qu'on a vu, certains ont des tenues qui ne doivent pas inciter les populations locales au respect (short extra court et moulant plus débardeur super décolté et moulant aussi, par exemple....)....Je comprends donc en partie cette réaction mais cela ne rend pas la situation plus facile à vivre.
Là je commence a stresser à l'idée que cela pourrait être pareil....
Rassurez-moi!!!!
Destination pour faire de la randonnée sauvage? English translation pending
Bonjour à tous, voilà je recherche une ou plusieurs destinations pour y faire des randonnées sauvages de minimum une semaine, j'entend par là des randonnées ou l'on peut pêcher et chasser sa nourriture avec les moyens du bord.
Merci pour votre aide.
Merci pour votre aide.
Retour du riad El Aissi à Taroudant (merci) English translation pending
Je rentre tout juste du Riad-El-Aissi. J’ai juste envie de vous en parler donc n’allez surtout pas penser que c’est un coup de pub déguisé en faux témoignage…ou un faux témoignage déguisé en pub. Quand c’est mal je le dis, je le dis aussi quand bien aussi…
Je ne sais pas si vous connaissez cet établissement, mais dans cette région du Maroc, il est, avec la kasbah Tizourgane (sur la route d’aït-baha) et la Maison traditionnelle d’Oumesnat (…à Oumesnat…) un de mes établissements « coups de cœur ». Le GR le mentionne également et le site trip advisor totalise un bon nombre d’avis très positifs.
Ce qui marque d’entrée au Riad-el-Aissi, outre la jolie demeure qui se fait discrète derrière les orangers et les oliviers, c’est le doux magnétisme de la maîtresse des lieux « Latifa », qui fait preuve également d’un professionnalisme constant et d’une attention permanente sans faille pour le bien-être de ses hôtes, tout en sachant respecter votre intimité. Elle dispose d’une équipe discrète et efficace grâce à laquelle la qualité est toujours au Rendez-vous. Le rapport qualité/prix est incroyable.
Les chambres à prix doux, ont toutes un charme différent. Si à votre arrivée des chambres sont libres, Latifa vous proposera peut-être de choisir celle qui vous met au plus à l’aise. Le lieu en lui-même inspire également la sérénité. Ici on se réveille au chant des oiseaux. L’endroit est un havre de paix, d’un calme absolu et Latifa tient à la paisibilité de son établissement et insiste pour qu’il reste un lieu reposant. La jolie demeure est spacieuse, les chambres très jolies et d’une propreté impeccable. On s’y sent comme chez soi. La cuisine est d’excellente qualité (salades pour 10 à 15dh, couscous pour 50dh, brochettes etc…dessert offert) et le petit déjeuner que l’on peut prendre en terrasse, entouré de plantes exotiques est copieux…crêpes de deux sortes, yaourt, pain maison, confiture etc… .
Je vous recommande vivement cet établissement, et si j’ai décidé de revenir à Taroudant c’est principalement par Nostalgie pour ce Riad qui pour moi est digne de ce que l’on peut espérer de l’hospitalité Marocaine et de ce que l’on peut attendre d’un Riad. Bien entendu, j’apprécie aussi la ville de Taroudant et ses environs et les belles excursions qui s’offrent à vous au départ de cette ville.
Le riad se situe environ à 3 km du centre ville. Certains pourront trouver cela contraignant, mais on met gratuitement à votre disposition des vélos en bon état. On peut laisser son vélo à un gardien dans la ville pour seulement 2,5 dh en toute confiance et flâner tranquillement dans les ruelles. A Taroudant vous ne serez pas importunés comme à Marrakech par les rabatteurs en tout genre. Si vous atterrissez à Agadir, vous pouvez commander les services d’un chauffeur qui vous conduira confortablement j’usqu’à cette belle demeure.
L’établissement propose également une magnifique piscine, avec vu imprenable sur l’atlas…que demander de plus ?
C’est à chaque fois un déchirement de quitter les lieux. Je voudrais pouvoir y rester tout le temps. Si j’avais moi-même une maison d’hôtes au Maroc, je voudrais qu’elle soit aussi digne de ce nom et aussi remarquable que ce Riad-el-AISSI… Latifa, vous nous manquez et nous rêvons déjà de revenir dans votre belle maison. Merci pour tout.
Faire un GR dans les montagnes françaises avec mon chien? English translation pending
bonjour !
voilà je cherche à faire un GR dans les montagnes françaises mais je voudrais pouvoir voyager avec mon chien. est ce qu'il exite un gr qui ne passe pas dans un parc national ??? parce que j'ai pas encore trouvé !
merci d'avance !!
manu
voilà je cherche à faire un GR dans les montagnes françaises mais je voudrais pouvoir voyager avec mon chien. est ce qu'il exite un gr qui ne passe pas dans un parc national ??? parce que j'ai pas encore trouvé !
merci d'avance !!
manu
Cadenas posés sur les bagages en soute? English translation pending
Bonjour,
une petite question au passage: voilà 2 fois que le cadenas posé sur mon bagage en soute n'arrive pas à bon port, contrairement (heureusement) au bagage en question. La première fois je l'ai constaté sur un vol Ibéria Madrid - Paris (Orly si je ne dis pas de bêtise) il y a de cela quelques mois. A l'arrivée: le petit cadenas qui va bien sur ma valise n'est plus là, rien ne manque à l'intérieur. La seconde fois c'était la semaine dernière sur un vol Easyjet CDG - Marrakech. A l'arrivée, mon sac à dos est toujours dans sa housse de transport mais le cadenas (TSA) de la housse n'est plus là. Là non plus, rien ne manque à l'arrivée (je plains celui qui aurait voulu ouvrir mon sac à dos blindé espérant le refermer à l'identique...).
Avez-vous une explication: pas de chance? coïncidence? ou résultat d'un petit jeu dans les aéroports du genre "qui fera la plus belle collection de cadenas"?
J'apprécie de pouvoir fermer mon bagage en soute mais je ne tiens pas à me ruiner en cadenas à chaque voyage.
Merci
Solcha.
une petite question au passage: voilà 2 fois que le cadenas posé sur mon bagage en soute n'arrive pas à bon port, contrairement (heureusement) au bagage en question. La première fois je l'ai constaté sur un vol Ibéria Madrid - Paris (Orly si je ne dis pas de bêtise) il y a de cela quelques mois. A l'arrivée: le petit cadenas qui va bien sur ma valise n'est plus là, rien ne manque à l'intérieur. La seconde fois c'était la semaine dernière sur un vol Easyjet CDG - Marrakech. A l'arrivée, mon sac à dos est toujours dans sa housse de transport mais le cadenas (TSA) de la housse n'est plus là. Là non plus, rien ne manque à l'arrivée (je plains celui qui aurait voulu ouvrir mon sac à dos blindé espérant le refermer à l'identique...).
Avez-vous une explication: pas de chance? coïncidence? ou résultat d'un petit jeu dans les aéroports du genre "qui fera la plus belle collection de cadenas"?
J'apprécie de pouvoir fermer mon bagage en soute mais je ne tiens pas à me ruiner en cadenas à chaque voyage.
Merci
Solcha.
Itinéraire de trois semaines en Malaisie dont huit/dix jours de plongées? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer mon voyage en Malaisie, 3 semaines en Juillet (du 10 au 31), et ne suis pas encore fixée sur l'itinéraire. L'idée étant de combiner 10 - 12 jours de visites et une dizaine de jours réservée à la plongée.
J'ai listé les qq sites que l'on m'a conseillé : 1. KL 2. Melaka ??? (avis partagés...donc pas sûr) 3. Taman Negara 4. Perhentians
J'aurais voulu faire Mabul et Sipadan (pour la plongée) mais j'ai entendu dire que les connexions étaient galères et que les régions Sabah et Sarawak (Malaisie côté Bornéo) méritaient à elles seules au moins 3 semaines de vadrouille.
Certains d'entre vous ont-ils réussi à inclure un stop sur Mabul et Sipadan sur un séjour de 3 semaines en se concentrant tout de même sur la Malaisie Péninsulaire ? Je suis preneuse d'un itinéraire !!!
Seul problème par rapport aux sites listés plus haut, dans quel sens faire le trajet pour éviter trop de perte de temps dans les connexions bus / trains...?
Est-ce que Singapour vaut le coup d'oeil en sachant que nous passerons forcément par KL pour les restos, shopping et autres...?
Merci par avance pour vos réponses !!!
En contre-partie, j'ai fait l'Indonésie (Java + Bali + Gilis) en 2009 et propose d'échanger quelques adresses !
Je suis en train de préparer mon voyage en Malaisie, 3 semaines en Juillet (du 10 au 31), et ne suis pas encore fixée sur l'itinéraire. L'idée étant de combiner 10 - 12 jours de visites et une dizaine de jours réservée à la plongée.
J'ai listé les qq sites que l'on m'a conseillé : 1. KL 2. Melaka ??? (avis partagés...donc pas sûr) 3. Taman Negara 4. Perhentians
J'aurais voulu faire Mabul et Sipadan (pour la plongée) mais j'ai entendu dire que les connexions étaient galères et que les régions Sabah et Sarawak (Malaisie côté Bornéo) méritaient à elles seules au moins 3 semaines de vadrouille.
Certains d'entre vous ont-ils réussi à inclure un stop sur Mabul et Sipadan sur un séjour de 3 semaines en se concentrant tout de même sur la Malaisie Péninsulaire ? Je suis preneuse d'un itinéraire !!!
Seul problème par rapport aux sites listés plus haut, dans quel sens faire le trajet pour éviter trop de perte de temps dans les connexions bus / trains...?
Est-ce que Singapour vaut le coup d'oeil en sachant que nous passerons forcément par KL pour les restos, shopping et autres...?
Merci par avance pour vos réponses !!!
En contre-partie, j'ai fait l'Indonésie (Java + Bali + Gilis) en 2009 et propose d'échanger quelques adresses !
Se faire un séjour léger au Vietnam fin 2010 English translation pending
Celà fait un petit moment que je regarde toutes les offres de séjours pour le vietnam.
Mon soucis est le suivant, je ne veux pas y aller qu'en touriste et me faire 200 bornes de bus tous les jours pour voir un maximum de chose.
Nous souhaiterions ma femme et moi, pourvoir visiter le pays sur 15 jours à un rythme calme de " vacances " tant pis si on manque certaines choses.
Nos impératifs sont le nord du Vietnam et Hué.
On aimerait admettons visiter le matin avec un guide et avoir du temps libre l'après midi pour se balader et profiter un petit peu plus.
Le tout en pension complète, c'est notre premier voyage et je ne me sens pas le coeur de courir partout pour trouver ou bien manger et bien dormir.
De ce que j'ai pu voir, le temps serait plus clément au Nord à cette époque.
Existe t'il un tour opérateur capable de nous prévoir ce genre de voyage light? Si oui lequel? Et quelle est sa réputation?
Merci
Existe t'il un tour opérateur capable de nous prévoir ce genre de voyage light? Si oui lequel? Et quelle est sa réputation?
Merci
Hôtel Catalonia Royal Tulum: tenue vestimentaire pour hommes? English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon mari le 19 mars pour le Catalonia Royal Tulum et j'aimerais savoir si les monsieurs peuvent porter des bermudas et des sandales aux repas du soir vu que cet hôtel n'a que des restos à la carte.
Merci !
Je pars avec mon mari le 19 mars pour le Catalonia Royal Tulum et j'aimerais savoir si les monsieurs peuvent porter des bermudas et des sandales aux repas du soir vu que cet hôtel n'a que des restos à la carte.
Merci !
Coût d'un séjour à Ghardaïa? (Algérie) English translation pending
azul pour tous
voila; je voudrai avoir tous les renseignements en terme de couts pour un sejour a ghardaia ; je compte surtt sur ceux qui ont dejas eu l'experience !!
je veux bien etre au courant de tt a l'avance pour eviter les surprises!!
merci pour vos propositios et vos temogniages;😉
thilely
Guide francophone à Bali? English translation pending
Bonjour,
Je pars à Bali début Avril, et suis à la recherche d'un guide francophone. Si vous avez eu quelques bonnes expériences avec un guide balinais qui vous a fait découvrir l'ile d'une façon agréable et intelligente, je veux bien son contact.
Je vous remercie
Séjour balnéaire au Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous, 😎
Nous revoici de nouveau sur le forum pour préparer, ouf 🙂!, notre prochain voyage. Cette année nous partons en Inde du sud et au Sri lanka, en novembre / décembre. Ma question est la suivante: Aprés 5 semaines en Inde nous ferons un petit séjour " repos beach" au Sri lanka, nous n'avons pas d'idées bien arrétées sur le l'endroit où nous voulons aller , si ce n'est que l'on compte rester 8 jours et passer noêl sur place. Nous pensons choisir un endroit entre Ambalangoda et Tangalle. Donc je fais appel aux forumistes pour donner leur préférences pour un séjour repos de 8 jours dans cette partie du Sri lanka ( avantages et inconvénients...). Si vous choisiriez un autre endroit n'hésitez pas , nous sommes preneurs de toutes infos.
Merci d'avance, j'ai bien entendu lu les rebriques pécédentes mais nous n'avons pas réussi à nous décider.
Bon trip à tous.
ERIC et COCO
Nous revoici de nouveau sur le forum pour préparer, ouf 🙂!, notre prochain voyage. Cette année nous partons en Inde du sud et au Sri lanka, en novembre / décembre. Ma question est la suivante: Aprés 5 semaines en Inde nous ferons un petit séjour " repos beach" au Sri lanka, nous n'avons pas d'idées bien arrétées sur le l'endroit où nous voulons aller , si ce n'est que l'on compte rester 8 jours et passer noêl sur place. Nous pensons choisir un endroit entre Ambalangoda et Tangalle. Donc je fais appel aux forumistes pour donner leur préférences pour un séjour repos de 8 jours dans cette partie du Sri lanka ( avantages et inconvénients...). Si vous choisiriez un autre endroit n'hésitez pas , nous sommes preneurs de toutes infos.
Merci d'avance, j'ai bien entendu lu les rebriques pécédentes mais nous n'avons pas réussi à nous décider.
Bon trip à tous.
ERIC et COCO
Feuille de Coca: est-ce légal de consommer cette plante au Pérou? English translation pending
Bonjours a tous,
je voudrais plus dinformation sur la feuille de coca. Est ce que cest legal de consomer cette plante au Peru. Je sais quelle est utiliser comme medicament contre le mal des montagnes. Ensuite, si cest legal, je veux savoir ou est ce que je peux en trouver et quel est le prix de vente. Je crois que leffet de cette plante est de donner un boost au corps. Un peu comme un red bull fait mais quand meme plus puissant. Est ce que cette plante est dommagable pour le corps.
Merci de vos reponse
Mateo
je voudrais plus dinformation sur la feuille de coca. Est ce que cest legal de consomer cette plante au Peru. Je sais quelle est utiliser comme medicament contre le mal des montagnes. Ensuite, si cest legal, je veux savoir ou est ce que je peux en trouver et quel est le prix de vente. Je crois que leffet de cette plante est de donner un boost au corps. Un peu comme un red bull fait mais quand meme plus puissant. Est ce que cette plante est dommagable pour le corps.
Merci de vos reponse
Mateo
Achat d'un billet d'avion Lima-Iquitos English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je pars passer un petit moment (du 19 mars au 12 avril) au Pérou
J'arrive à Lima mais je compte repartir directement pour Iquitos en prenant le premier avion. Quand je regarde actuellement pour prendre mon billet Lima - Iquitos il me coute à peu près 200 euros par LAN. Dans le routard j'ai lu que ce même trajet coutait 90$. J'en arrive à ma question : le prix donné dans le royutard est til exact? est ce qu'il vaut mieux que je prenne mon billet d'avion sur place? Si oui est ce possible de le prendre directement à l'aéroport?
Merci bien.
Voilà je pars passer un petit moment (du 19 mars au 12 avril) au Pérou
J'arrive à Lima mais je compte repartir directement pour Iquitos en prenant le premier avion. Quand je regarde actuellement pour prendre mon billet Lima - Iquitos il me coute à peu près 200 euros par LAN. Dans le routard j'ai lu que ce même trajet coutait 90$. J'en arrive à ma question : le prix donné dans le royutard est til exact? est ce qu'il vaut mieux que je prenne mon billet d'avion sur place? Si oui est ce possible de le prendre directement à l'aéroport?
Merci bien.
Jeux Olympiques 2010 English translation pending
Juste un petit post pour dire bravo aux Canadiens pour ces magnifiques JO et pour leur victoire en hockey. C'était vraiment super!!😏
Prix d'un tour avec guide du parc Corcovado au Costa Rica? English translation pending
Bonjour à tous ceux qui ont visité le Parc Corcovado,
Je me demandais si c'était possible de s'y rendre en une journée en BUS et si on peut camper là. Je sais qu'il y a des tours avec un guide de 3 jours, mais quels sont les prix (je voyage à petit budget) et que fait-on pendant ces trois jours (km de marche, coucher en tente, etc)...
Pouvez-vous m'expliquer comment ce tour est organisé et s'il est possible d'avoir de bons prix?
Gracias a todos,
Karina
Je me demandais si c'était possible de s'y rendre en une journée en BUS et si on peut camper là. Je sais qu'il y a des tours avec un guide de 3 jours, mais quels sont les prix (je voyage à petit budget) et que fait-on pendant ces trois jours (km de marche, coucher en tente, etc)...
Pouvez-vous m'expliquer comment ce tour est organisé et s'il est possible d'avoir de bons prix?
Gracias a todos,
Karina
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
Une traversée des Calanques en janvier
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d��Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d��Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Retour du Vietnam: sensations mitigées English translation pending
Ce que j'apprécie le plus dans mes voyages, c'est entre autre, les relations humaines, les rencontres , le contact ... Je n'étais plus revenu au Vietnam depuis plus de 11 ans et je gardais dans un coin de ma tête un super l'accueil en général des vietnamiens vis à vis des touristes... Il semblerait que le tourisme de masse a en quelques années renversé la donne. Dans pratiquement tous les coins ou nous sommes passés en nombre, le légendaire sourire de ce pays manifique semble avoir fait place à un certain mépris ou même dédaint...
Même les chauffeurs de taxi s'y mettent. Pas de bonjour ni de au revoir en montant ou sortant de leur voiture...Et dans la foule que je te passe devant en te bousculant... Par contre dés que je suis sortie des sentiers battus, quel contraste!!! Super acceuil, rencontre simple et magique...
je pense qu'il serait trop facile de faire un racourci primaire (surtout en 3 semaines de voyage) en disant que les vietnamiens des villes sont devenus en quelques années des gens non accueillant. Intérrogeons nous plutôt , je pense, sur notre propre responsabilité et sur les méfaits du tourisme de masse au Vietnam...
Bus de la frontière malaisienne vers Pak Bara (Thaïlande)? English translation pending
Bonjour,
À la frontière, en venant de Penang, y a-t-il des bus pour Pakbara sans passer par Hat Yaï ?
Visiter le village de Dambana au Sri Lanka? English translation pending
Si quelqu'un peut donner des éléments sur cet endroit.
Dambana (sri lanka)
Merci à tous d'avance
Dambana (sri lanka)
Merci à tous d'avance
Voyage au Panama: excursions, îles San Blas...? English translation pending
Bonjour
Je serai au Panama du 17 mars au 2 avril 2010.J'ai comme itinéraire qq jours a Panama City , San Blas et par la suite Punta Chame pour faire du kite surfing.Je me suis trouvé un hotel a Panama City avec navette et déjeuner gratuit pour 75 $.Voici les info que j'ai de besoin. * Une excursion sur le canal, la best ! * les incontournable en ville * pour aller vers les iles San blas, le meilleur moyen et la , comment choisir, réserver ou plutot décider sur place en discutant avec les gens..... * Apres de retour en ville pour louer une voiture et se rendre a Punta Chame, quel sont les incoutournables de cette région.
Merci beaucoup ! Marie
Je serai au Panama du 17 mars au 2 avril 2010.J'ai comme itinéraire qq jours a Panama City , San Blas et par la suite Punta Chame pour faire du kite surfing.Je me suis trouvé un hotel a Panama City avec navette et déjeuner gratuit pour 75 $.Voici les info que j'ai de besoin. * Une excursion sur le canal, la best ! * les incontournable en ville * pour aller vers les iles San blas, le meilleur moyen et la , comment choisir, réserver ou plutot décider sur place en discutant avec les gens..... * Apres de retour en ville pour louer une voiture et se rendre a Punta Chame, quel sont les incoutournables de cette région.
Merci beaucoup ! Marie
Croisière dans les Caraïbes sur le Carnival Victory: visites à faire lors des escales? English translation pending
Bonjour a tous,
Je souhaite faire une croisière avec le carnival victory au départ de san juan, je pars de la martinique et je voudrais savoir s'il est préférable de partir un jour avant le départ de la croisière (et où se loger ?) ?, pour ceux qui ont déjà fait cette croisière quelles visites sont intéressantes à faire lors des différentes escales ? et si les boissons sont comprises dans la pension complète ou s'il existe des forfaits boissons comme sur le costa croisière? merci d'avance pour vos réponses et impressions😉 Vanessa
Je souhaite faire une croisière avec le carnival victory au départ de san juan, je pars de la martinique et je voudrais savoir s'il est préférable de partir un jour avant le départ de la croisière (et où se loger ?) ?, pour ceux qui ont déjà fait cette croisière quelles visites sont intéressantes à faire lors des différentes escales ? et si les boissons sont comprises dans la pension complète ou s'il existe des forfaits boissons comme sur le costa croisière? merci d'avance pour vos réponses et impressions😉 Vanessa
Compte rendu d'une croisière sur l'Adventure of the Seas du 7 au 14 février 2010 English translation pending
Bonjour,
Je mets enfin mon compte rendu sur le bateau de Royal Caribbean l'adventure of the seas.
Jour 1: Embarquement
En arrivant à l'aéroport il y à plein de taxi devant, il suffit de demander à aller au Pan American pier, et on avait payé 12$ par personne parce que on était 6 à partagé le taxi, sinon pour 2 personnes ça tourne aux environ de 16$.
Le port est à peu près à 15 minutes de l'aéroport. En arrivant au port tout se passe très vite, on donne les bagages, on vous colle les étiquettes dessus avec le nom et le numéro de cabine, ensuite vous retourner faire la queue pour pouvoir passer les contrôles de douanes.
Une fois passé ces contrôles vous refaites la queue pour aller à un guichet où l'on vous donnera une seapass card à votre nom, avec le numéro de cabine et la table à laquelle vous pourrez diner le soir pendant toute la durée du séjour.
Ensuite on vous prend en photo ainsi en sortant pour les escales en donnant votre seapass card votre photo apparaitra sur l'écran prouvant que c'est bien vous.
Après vous pouvez embarquer et visiter, les cabines son prêtes à 14h, et on dépose vos valises devant vos portes.
Jours suivants:
Escales: Aruba-Curaçao-Dominique-St thomas-San juan
Je n'ai pas pris d'excursions avec le bateau, je descendais par moi même sur les îles et j'allais faire du shopping.
La seule excursion que j'ai prise avec le bateau à été annulé au dernier moment, je devais nager avec les dauphins à curaçao mais l'un des dauphins allait accouché donc on nous a demander de sortir de l'eau, et le bateau nous à rembourser sans problèmes.
Animations:
En ce qui concerne l'ambiance sur le bateau, il y à 4 spectacles sur glace dans la semaine, c'est à dire un le mardi et un le jeudi, il me semble. Un pour le premier service a 21h et un pour le deuxième service à 19h.
Il y avait aussi des spectacles dans the theatre lyric, des groupes venaient chanter du rock, du gospel etc. Il y à même eu une comédie musicale, c'était super. il y à des animations près de la piscine souvent les après midi.
On à eu un buffet de minuit une seule fois et il y avait un groupe qui jouait et qui nous apprenait des chorégraphies. On à eu une soirée près de la piscine aussi.
Sinon dans le bateau il y à des groupes qui jouent à différents endroits près des bars, il y à une discothèque aussi mais elle était tout le temps vide.
On à eu une petite rencontre organisé par le bateau dans la boite de nuit pour nous faire connaitre les français sur le bateau et j'ai pu faire la connaissance de gens très sympa.
Nourriture:
Et sinon la nourriture était très bonne, dans le windjamer restaurant buffet, c'est là que nous mangions tout le temps, je n'ai mangé qu'une seule fois au restaurant du bas, ce n'était pas à mon goût les menus, canard etc....sinon c'est de la cuisine raffinée et bien présenté digne d'un restaurant gastronomique.
Au restaurant du diner j'étais dans la salle strauss au pont 4, nous étions 10 français sur une table, donc on à pu faire connaissance avec eux, mais je n'y suis plus retourné par la suite.
Au windjamer on a droit gratuitement le matin à du jus d'orange, le midi à de la limonade et du thé glace (non sucré), et le soir aussi.
Ce qui était bien aussi c'est qu'a l'entrée de chaque restaurant on trouvait deux distributeur de gel anti bactérien pour les mains.
Sinon sur la royal promenade vous avez un snack qui est ouvert jusqu'à 1 heure du matin qui propose pizza, cookies, sandwich, vous pouvez vous servir aussi avec des timbales en haut glacée.
Il y à un spa, et en dessous dans la salle de fitness vous pouvez utiliser gratuitement le hammam et le sauna, il y avait des douches aussi pour se baigner après, et un grand jacuzzi aussi. Il était souvent vide ce jacuzzi puisque il est à l'intérieur de la salle de fitness, alors que ceux qui sont sur le pont sont trop remplis et tout le temps.
En gros c'était ma première croisière et j'ai adoré le bateau est magnifique, le personnel est agréable et amical.
Si vous voulez de plus ample informations contactez moi par MP, je vous répondrai.
Je mets enfin mon compte rendu sur le bateau de Royal Caribbean l'adventure of the seas.
Jour 1: Embarquement
En arrivant à l'aéroport il y à plein de taxi devant, il suffit de demander à aller au Pan American pier, et on avait payé 12$ par personne parce que on était 6 à partagé le taxi, sinon pour 2 personnes ça tourne aux environ de 16$.
Le port est à peu près à 15 minutes de l'aéroport. En arrivant au port tout se passe très vite, on donne les bagages, on vous colle les étiquettes dessus avec le nom et le numéro de cabine, ensuite vous retourner faire la queue pour pouvoir passer les contrôles de douanes.
Une fois passé ces contrôles vous refaites la queue pour aller à un guichet où l'on vous donnera une seapass card à votre nom, avec le numéro de cabine et la table à laquelle vous pourrez diner le soir pendant toute la durée du séjour.
Ensuite on vous prend en photo ainsi en sortant pour les escales en donnant votre seapass card votre photo apparaitra sur l'écran prouvant que c'est bien vous.
Après vous pouvez embarquer et visiter, les cabines son prêtes à 14h, et on dépose vos valises devant vos portes.
Jours suivants:
Escales: Aruba-Curaçao-Dominique-St thomas-San juan
Je n'ai pas pris d'excursions avec le bateau, je descendais par moi même sur les îles et j'allais faire du shopping.
La seule excursion que j'ai prise avec le bateau à été annulé au dernier moment, je devais nager avec les dauphins à curaçao mais l'un des dauphins allait accouché donc on nous a demander de sortir de l'eau, et le bateau nous à rembourser sans problèmes.
Animations:
En ce qui concerne l'ambiance sur le bateau, il y à 4 spectacles sur glace dans la semaine, c'est à dire un le mardi et un le jeudi, il me semble. Un pour le premier service a 21h et un pour le deuxième service à 19h.
Il y avait aussi des spectacles dans the theatre lyric, des groupes venaient chanter du rock, du gospel etc. Il y à même eu une comédie musicale, c'était super. il y à des animations près de la piscine souvent les après midi.
On à eu un buffet de minuit une seule fois et il y avait un groupe qui jouait et qui nous apprenait des chorégraphies. On à eu une soirée près de la piscine aussi.
Sinon dans le bateau il y à des groupes qui jouent à différents endroits près des bars, il y à une discothèque aussi mais elle était tout le temps vide.
On à eu une petite rencontre organisé par le bateau dans la boite de nuit pour nous faire connaitre les français sur le bateau et j'ai pu faire la connaissance de gens très sympa.
Nourriture:
Et sinon la nourriture était très bonne, dans le windjamer restaurant buffet, c'est là que nous mangions tout le temps, je n'ai mangé qu'une seule fois au restaurant du bas, ce n'était pas à mon goût les menus, canard etc....sinon c'est de la cuisine raffinée et bien présenté digne d'un restaurant gastronomique.
Au restaurant du diner j'étais dans la salle strauss au pont 4, nous étions 10 français sur une table, donc on à pu faire connaissance avec eux, mais je n'y suis plus retourné par la suite.
Au windjamer on a droit gratuitement le matin à du jus d'orange, le midi à de la limonade et du thé glace (non sucré), et le soir aussi.
Ce qui était bien aussi c'est qu'a l'entrée de chaque restaurant on trouvait deux distributeur de gel anti bactérien pour les mains.
Sinon sur la royal promenade vous avez un snack qui est ouvert jusqu'à 1 heure du matin qui propose pizza, cookies, sandwich, vous pouvez vous servir aussi avec des timbales en haut glacée.
Il y à un spa, et en dessous dans la salle de fitness vous pouvez utiliser gratuitement le hammam et le sauna, il y avait des douches aussi pour se baigner après, et un grand jacuzzi aussi. Il était souvent vide ce jacuzzi puisque il est à l'intérieur de la salle de fitness, alors que ceux qui sont sur le pont sont trop remplis et tout le temps.
En gros c'était ma première croisière et j'ai adoré le bateau est magnifique, le personnel est agréable et amical.
Si vous voulez de plus ample informations contactez moi par MP, je vous répondrai.
Séjour d'environ vingt jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Je viens de m'inscrire et c'est mon premier message, donc mea culpa si j'oublie quelques choses 🙂 Nous préparons, mon mari et moi, notre séjour en autotours dans l'Ouest Américain, pour le mois d'Aout, d'environ 20 jours, mais nous sommes un peu perdu, les agences nous proposent différents séjours, nous ne savons plus vraiement quoi penser.😐
Nous avions prévu d'arrivée à Los Angeles et d'y rester 3 jours, puis de faire des parcs, à mi parcours Las Vegas (3 jours) , à nouveau des parcs et après finir par San Francisco (3 jours) pour repartir vers Paris. Mais les agences nous disent qu'il faut rendre la voiture là ou nous l'avons prise, pas possible de la prendre à LA et la rendre à Frisco ?😕
Le 1er séjour: San Francisco (3 nuits), Monterey (1 nuit), los angeles (3 nuits), San diego (1 nuit), Phoenix (1 nuit), Grand Canyon (1 nuit), Lake powel (2 nuits), mesa verde (1 nuit), Moab (1 nuit), Brice Canyon (1 nuit), Las Vegas (3 nuits), Death valley (1 nuit), Sequoia (1 nuit), Yosemite (1 nuit), vol San Francisco Le 2ème séjour : Los Angeles (2 nuits), Las Vegas (2 nuits), Grand Canyon (2 nuits), Page (2 nuits), Monument Valley (2 nuits), Brice Canyon (2 nuits), Death Valley (2 nuits), Sequoia (2 nuits), San Francisco (3 nuits) RETOUR
Le 3ème Séjour : idem sauf pas 2 nuits à Page mais 2 nuits à Lake Powell
Nous voudrions aussi faire la ville fantôme près de Yosémite, cela vaut il le détour ? Nous partons 2 adultes et 2 ados de 14 ans, mon mari et moi ne sommes pas très calés en anglais😊, mais nous n'avons pas envie de prendre un voyage organisé, nous préférons être libre de nous arrêter quand nous voulons. Nous espérons que nous arriverons à nous débrouiller sur place (surtout pour l'anglais). Nous avons déjà fait des voyages (luxembourg, allemagne, suisse, et en Italie), mais mon mari se débrouille pas mal en Italien donc nous n'avions pas ce problème.
Merci pour votre aide, qui sera la bien venue.
Je viens de m'inscrire et c'est mon premier message, donc mea culpa si j'oublie quelques choses 🙂 Nous préparons, mon mari et moi, notre séjour en autotours dans l'Ouest Américain, pour le mois d'Aout, d'environ 20 jours, mais nous sommes un peu perdu, les agences nous proposent différents séjours, nous ne savons plus vraiement quoi penser.😐
Nous avions prévu d'arrivée à Los Angeles et d'y rester 3 jours, puis de faire des parcs, à mi parcours Las Vegas (3 jours) , à nouveau des parcs et après finir par San Francisco (3 jours) pour repartir vers Paris. Mais les agences nous disent qu'il faut rendre la voiture là ou nous l'avons prise, pas possible de la prendre à LA et la rendre à Frisco ?😕
Le 1er séjour: San Francisco (3 nuits), Monterey (1 nuit), los angeles (3 nuits), San diego (1 nuit), Phoenix (1 nuit), Grand Canyon (1 nuit), Lake powel (2 nuits), mesa verde (1 nuit), Moab (1 nuit), Brice Canyon (1 nuit), Las Vegas (3 nuits), Death valley (1 nuit), Sequoia (1 nuit), Yosemite (1 nuit), vol San Francisco Le 2ème séjour : Los Angeles (2 nuits), Las Vegas (2 nuits), Grand Canyon (2 nuits), Page (2 nuits), Monument Valley (2 nuits), Brice Canyon (2 nuits), Death Valley (2 nuits), Sequoia (2 nuits), San Francisco (3 nuits) RETOUR
Le 3ème Séjour : idem sauf pas 2 nuits à Page mais 2 nuits à Lake Powell
Nous voudrions aussi faire la ville fantôme près de Yosémite, cela vaut il le détour ? Nous partons 2 adultes et 2 ados de 14 ans, mon mari et moi ne sommes pas très calés en anglais😊, mais nous n'avons pas envie de prendre un voyage organisé, nous préférons être libre de nous arrêter quand nous voulons. Nous espérons que nous arriverons à nous débrouiller sur place (surtout pour l'anglais). Nous avons déjà fait des voyages (luxembourg, allemagne, suisse, et en Italie), mais mon mari se débrouille pas mal en Italien donc nous n'avions pas ce problème.
Merci pour votre aide, qui sera la bien venue.
Filtre à eau nécessaire pour parcourir la route du Pamir à vélo? (Tadjikistan) English translation pending
Quelqu'un peut-il me dire si un filtre a eau peut etre necessire(Ou indispensable)??
Voyager la Thaïlande du Sud en fourgon aménagé? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai partir en Thailande au mois d'octobre ou novembre pour 3 mois avec mon copin.
Je ne connais vraiment pas grand chose de la thailande mais ce pays m'attire beaucoup par sa beauté. J'aimerai partir un maximum dans les coins naturels, dans les coins oú on peut rencontrer des tribus. Et aussi quels sont les meilleurs endroits pour faire la fête ?
Je pensais partir plutôt au sud simplement car il fait plus chaud, mais tout ce que vous pouvez me dire m'intéresse!!
J'aimerai aussi vivre en fourgon aménagé sur place. Une façon de vie qui me plait bcp. J'ai lu quelques topics sur les permis etc pour acheter un véhicule mais j'avoue que je suis un peu confuse. J'aimerai acheter un véhicule d'occasion (je sais c'est pas le plus prudent). Un fourguon vide ou aménagé qui nous servirai de toit pour la nuit et nous permettrai de voyager librement. Avec un visa de 3 mois est-ce que OUI ou NON je peux me procurer un véhicule? Ou est-ce que vous savez si les habitants locals loue facilement leur véhicule pour un prix intéressant ? Comment ca marche avec les plaques, une assurance ??
Merci ! Je commence tout juste a préparer mon voyage!
Toy
J'aimerai aussi vivre en fourgon aménagé sur place. Une façon de vie qui me plait bcp. J'ai lu quelques topics sur les permis etc pour acheter un véhicule mais j'avoue que je suis un peu confuse. J'aimerai acheter un véhicule d'occasion (je sais c'est pas le plus prudent). Un fourguon vide ou aménagé qui nous servirai de toit pour la nuit et nous permettrai de voyager librement. Avec un visa de 3 mois est-ce que OUI ou NON je peux me procurer un véhicule? Ou est-ce que vous savez si les habitants locals loue facilement leur véhicule pour un prix intéressant ? Comment ca marche avec les plaques, une assurance ??
Merci ! Je commence tout juste a préparer mon voyage!
Toy
Détour par le Pakistan: intéressant ou non? English translation pending
Bonsoir, je vais en Inde au mois d'aout et j'hésite à faire un détour par le Pakistan pour aller voir Islamabad? Pensez vous que cela vaut le coup de payer le Visa et réduire mon détour via le Népal? Car je pense que culturellement ce détour peut-être intéressant pour un premier contact avec le Pakistan qui peut être sera ma prochaine destination si cela me séduit.
Sinon y'a t'il quelque chose de plus intéressant au Pakistan pas trop loin de la frontière Indienne?
Merci beaucoup pour vos conseils!D123.
Sinon y'a t'il quelque chose de plus intéressant au Pakistan pas trop loin de la frontière Indienne?
Merci beaucoup pour vos conseils!D123.
Retourner en Inde sans être restée deux mois au Népal? English translation pending
Voila, j ai etudie la question (un peu tard, je l avoue), la loie est claire, quelque soit le visa, il faut maintenant rester au moins 2 mois au Nepal avant de retourner en Inde, a moins de passer par l ambassade a KTM (arme de son billet d avion qui prouve qu on est oblige de rentrer a nouveau en Inde... pour en repartir) qui fournit alors une "lettre" authorisant le retour. Ouf.
Ca, c est la version officielle.
Maintenant, il y a des bruits qui courent...
Je voudrais donc savoir si l un d entre vous dans le meme cas, c est a dire depuis le changement de decembre 2009, a deja pu retourner en Inde sans cette demarche.
Je suis loin de KTM, et ca me gonfle d y retourner: je tenterai bien le coup de passer comme ca.
Merci pour vos reponses.
Retour d'un mois à Chiang Mai English translation pending
Hello la compagnie !!
Me voila de retour d'un mois passé à Chiang mai. Que de rencontres... belles, profondes, sincères, riches... Je vais essayer de donner des infos qui pourraient servir...
Question moto, il y a quantité de loueurs de bécanes sans assurances, j'en ai trouvé avec assurance pour la moto (Mr Mechanics) et avec assurance pour la moto et le conducteur (Mr Beer). je peux fournir les scans si besoin et les adresses, la jsuis pas chez moi. Penser bien à vérifier les freins (ne prenez que avec des supers freins!!), l'état des pneus, les "loupiottes", faire des photos ou film avant de louer l'engin au cas ou probleme au retour. S'assurer que l'engin "répond" correctement à la poignée de gaz : une bonne accélération est nécessaire pour se "mettre à l'abri" parfois... j'ai eu tout cela avec un automatic 125 Honda click(1200 bornes au compteur) que j'ai gardé jusqu'à la fin pour 300 thb puis 280 aux vues de la durée de la location. Bons aussi pour la qualité des rétro par rapport au yamaha nouvo 135, un confort de selle un peu moins grand, une place moins importante sous le siège (on peut mettre carrément le casque dans le yam !!!), j'ai aussi préféré la motorisation du yam... Ne pas hésiter à revenir si un problème se pose : j'avais pris un manuel qui ne freinait pas et au bout de 800 m, retour au loueur : malgré une re-tension des câbles, toujours same same...Je lui dit que tant pis je prefere lui rendre, meme s'il garde l'argent et c'est la qu'il me file l'automatic honda... J'ai acheté un casque pour 600 thb parce que les leurs sont...nazes, penser à prendre votre temps pour en choisir un à votre taille , il ne doit ni serrer, ni flotter (faites plusieurs magasins avant d'être sûr), quand vous penchez la tête en arrière il ne doit pas toucher. Une visière transparente (pas brunie car le soir vous ne verrez plus rien) pour se protéger les yeux du vent. Le mien avait un système d'aération (pratique). Prenez le haut de gamme des petits magasins qui vendent uniquement des casques et accessoires : si on ouvre les yeux, on en trouve assez facilement. On peut aussi acheter une chaine , un cadenas et du scotch pour se "proteger" de la crasse de la chaine pour pas cher (j'avais prevu ça pour attacher ma valise car je comptais partir dans la campagne vers Nan). J'ai toujours (même pour 1 minute avec le scoot hors de ma vue) attacher la bécane : on a l'esprit tranquille, on fait de l'exercice pour se baisser (etc...). Plusieurs personnes m'ont raconté que des amis s'étaient fait piquer leur scoot.. lors de mon voyage. Et là, ça fait mal, même avec une assurance. J'ai conduit tous les jours (de nuit aussi) et c'est un réel plaisir que d'être indépendant. Pour moi, c'est faisable à condition d'être experimenté niveau conduite, anticipation, concentration et bien sur sobre !!! J'ai mon permis toute catégorie en France et une bonne experience de conduite pour info. J'ai aussi essayé le manuel et c'est ok dans les mêmes conditions, a condition d'être experimenté moto car le frein arrière est au pied droit mais pas d'embrayage. Je me suis fait des sorties "à la journée" auour de Chiang Mai. La nuit ou le soir ou dès qu'on dépasse les 30 ou en plein caniar, prévoir minimum chemise jusqu'à grosse polaire. C'est dingue comme ça peut cailler dans les montagnes... Toujours conduire pepere, laisser passer et ne pas se sentir "arrivé" : genre je maitrise maintenant, plus rien ne peut arriver. Au cours de mon séjour, j'ai "cotoyé" 3 accidents de scoots avec ambulance (sans compter les personnes rencontrées qui ont eu un accident récemment =>éclopés): attention aux chiens errants qui traverse n'importe ou et n'importe quand, ne pas hésiter à klaxonner... Essayer de vous couvrir un minimum car en cas de chute ca peut faire tres tres mal (ex : tong...). J'ai tellement vu de personnes conduire sans casque, tres vite en short et tea shirt ..je m'arrete la. Un truc pratique est d'accrocher le casque sous la selle à un espece de pic (dirigé vers le haut) situé à l'avant droit et gauche sous la selle avec la boucle de la sangle d'attache du casque. quand on referme la selle, cela fait comme un cadenas : super pratique et personne (m'a t-on dit) ne vient couper la sangle avec un cutter... Lorsqu'on se gare, des fois dans les parkings pour motos, plus de places : vous pouvez "déplacer" les autres pour les serrer et vous créer une place...Il y a certains parkings payants mais entre 2 et 5 thb... Vous pouvez aussi utiliser les parkings des grands hotels dans le centre pres du night bazaar et du mac do (si certains voient ce que je veux dire) réservés au client 😊😊. Attention, il est interdit de se garer quand les bords des trottoirs sont rouges et blancs (je crois) et vous pouvez avoir une amende. Moi, je demandais presque toujours (avec mes mains + dee ou my dee) si je pouvais me garer la ou la car vous pouvez gener et si vous avez attaché votre scoot, la personne devra le trainer et il peut tomber.. a oui, j'allais oublier, ne jamais au grand jamais s'aventuer hors de chiang Mai lorsqu'il fait nuit, le risque augmentant nettement avec l'heure. certains "pirates" peuvent vous serrer sur le bord et vous voler... J'ai entendu cela de mon amie qui fait la route presque tous les jours et de tous mes autres amis aussi : "Pas bon !!" Vous pouvez laisser tout ce que vous voulez dans les compartiments du scoot a l'avant (attention, pas 2000 thb non plus...Le con!! 😄😄😄). Par exemple, une carte de chaing Mai, du PQ ...personne ne viendra fourrer son nez dedans (en principe evidemment). Attention lorsque vous êtes deux sur le scoot, penser à passer lentement certaines zones car le scoot est proche du sol .. (du vécu...😊) Regarder bien les trous et certains objets sur la route : anticipation !! J'ai laissé mon passeport à Mr Beer (c'est la rêgle) en échange de photocopie si besoin pour police ou autre. Penser à toujours laisser dans le scoot une carte du loueur si problème... J'ai acheté une carte GT rider . il en existe 2 de "trouvable" pour la region de chiang Mai (nord et ouest en gros). J'ai cherché en vain pour celle qui conduit à Nan..Pas assez touristique et on ne peut pas la commander non plus donc prevoyer avant si besoin... Il y a nombres de stations services (pas cher) et a l'exterieur, pensez à vous arrêter quand vous en voyez une...Le loueur vous dit quoi prendre comme essence et c'est marqué en général sur la bécane. Bon, voila pour un premier jet pour la bécane. Si besoin d'une précision , n'hésitez pas... bonne journée et à bientôt,
Le Dim
Me voila de retour d'un mois passé à Chiang mai. Que de rencontres... belles, profondes, sincères, riches... Je vais essayer de donner des infos qui pourraient servir...
Question moto, il y a quantité de loueurs de bécanes sans assurances, j'en ai trouvé avec assurance pour la moto (Mr Mechanics) et avec assurance pour la moto et le conducteur (Mr Beer). je peux fournir les scans si besoin et les adresses, la jsuis pas chez moi. Penser bien à vérifier les freins (ne prenez que avec des supers freins!!), l'état des pneus, les "loupiottes", faire des photos ou film avant de louer l'engin au cas ou probleme au retour. S'assurer que l'engin "répond" correctement à la poignée de gaz : une bonne accélération est nécessaire pour se "mettre à l'abri" parfois... j'ai eu tout cela avec un automatic 125 Honda click(1200 bornes au compteur) que j'ai gardé jusqu'à la fin pour 300 thb puis 280 aux vues de la durée de la location. Bons aussi pour la qualité des rétro par rapport au yamaha nouvo 135, un confort de selle un peu moins grand, une place moins importante sous le siège (on peut mettre carrément le casque dans le yam !!!), j'ai aussi préféré la motorisation du yam... Ne pas hésiter à revenir si un problème se pose : j'avais pris un manuel qui ne freinait pas et au bout de 800 m, retour au loueur : malgré une re-tension des câbles, toujours same same...Je lui dit que tant pis je prefere lui rendre, meme s'il garde l'argent et c'est la qu'il me file l'automatic honda... J'ai acheté un casque pour 600 thb parce que les leurs sont...nazes, penser à prendre votre temps pour en choisir un à votre taille , il ne doit ni serrer, ni flotter (faites plusieurs magasins avant d'être sûr), quand vous penchez la tête en arrière il ne doit pas toucher. Une visière transparente (pas brunie car le soir vous ne verrez plus rien) pour se protéger les yeux du vent. Le mien avait un système d'aération (pratique). Prenez le haut de gamme des petits magasins qui vendent uniquement des casques et accessoires : si on ouvre les yeux, on en trouve assez facilement. On peut aussi acheter une chaine , un cadenas et du scotch pour se "proteger" de la crasse de la chaine pour pas cher (j'avais prevu ça pour attacher ma valise car je comptais partir dans la campagne vers Nan). J'ai toujours (même pour 1 minute avec le scoot hors de ma vue) attacher la bécane : on a l'esprit tranquille, on fait de l'exercice pour se baisser (etc...). Plusieurs personnes m'ont raconté que des amis s'étaient fait piquer leur scoot.. lors de mon voyage. Et là, ça fait mal, même avec une assurance. J'ai conduit tous les jours (de nuit aussi) et c'est un réel plaisir que d'être indépendant. Pour moi, c'est faisable à condition d'être experimenté niveau conduite, anticipation, concentration et bien sur sobre !!! J'ai mon permis toute catégorie en France et une bonne experience de conduite pour info. J'ai aussi essayé le manuel et c'est ok dans les mêmes conditions, a condition d'être experimenté moto car le frein arrière est au pied droit mais pas d'embrayage. Je me suis fait des sorties "à la journée" auour de Chiang Mai. La nuit ou le soir ou dès qu'on dépasse les 30 ou en plein caniar, prévoir minimum chemise jusqu'à grosse polaire. C'est dingue comme ça peut cailler dans les montagnes... Toujours conduire pepere, laisser passer et ne pas se sentir "arrivé" : genre je maitrise maintenant, plus rien ne peut arriver. Au cours de mon séjour, j'ai "cotoyé" 3 accidents de scoots avec ambulance (sans compter les personnes rencontrées qui ont eu un accident récemment =>éclopés): attention aux chiens errants qui traverse n'importe ou et n'importe quand, ne pas hésiter à klaxonner... Essayer de vous couvrir un minimum car en cas de chute ca peut faire tres tres mal (ex : tong...). J'ai tellement vu de personnes conduire sans casque, tres vite en short et tea shirt ..je m'arrete la. Un truc pratique est d'accrocher le casque sous la selle à un espece de pic (dirigé vers le haut) situé à l'avant droit et gauche sous la selle avec la boucle de la sangle d'attache du casque. quand on referme la selle, cela fait comme un cadenas : super pratique et personne (m'a t-on dit) ne vient couper la sangle avec un cutter... Lorsqu'on se gare, des fois dans les parkings pour motos, plus de places : vous pouvez "déplacer" les autres pour les serrer et vous créer une place...Il y a certains parkings payants mais entre 2 et 5 thb... Vous pouvez aussi utiliser les parkings des grands hotels dans le centre pres du night bazaar et du mac do (si certains voient ce que je veux dire) réservés au client 😊😊. Attention, il est interdit de se garer quand les bords des trottoirs sont rouges et blancs (je crois) et vous pouvez avoir une amende. Moi, je demandais presque toujours (avec mes mains + dee ou my dee) si je pouvais me garer la ou la car vous pouvez gener et si vous avez attaché votre scoot, la personne devra le trainer et il peut tomber.. a oui, j'allais oublier, ne jamais au grand jamais s'aventuer hors de chiang Mai lorsqu'il fait nuit, le risque augmentant nettement avec l'heure. certains "pirates" peuvent vous serrer sur le bord et vous voler... J'ai entendu cela de mon amie qui fait la route presque tous les jours et de tous mes autres amis aussi : "Pas bon !!" Vous pouvez laisser tout ce que vous voulez dans les compartiments du scoot a l'avant (attention, pas 2000 thb non plus...Le con!! 😄😄😄). Par exemple, une carte de chaing Mai, du PQ ...personne ne viendra fourrer son nez dedans (en principe evidemment). Attention lorsque vous êtes deux sur le scoot, penser à passer lentement certaines zones car le scoot est proche du sol .. (du vécu...😊) Regarder bien les trous et certains objets sur la route : anticipation !! J'ai laissé mon passeport à Mr Beer (c'est la rêgle) en échange de photocopie si besoin pour police ou autre. Penser à toujours laisser dans le scoot une carte du loueur si problème... J'ai acheté une carte GT rider . il en existe 2 de "trouvable" pour la region de chiang Mai (nord et ouest en gros). J'ai cherché en vain pour celle qui conduit à Nan..Pas assez touristique et on ne peut pas la commander non plus donc prevoyer avant si besoin... Il y a nombres de stations services (pas cher) et a l'exterieur, pensez à vous arrêter quand vous en voyez une...Le loueur vous dit quoi prendre comme essence et c'est marqué en général sur la bécane. Bon, voila pour un premier jet pour la bécane. Si besoin d'une précision , n'hésitez pas... bonne journée et à bientôt,
Le Dim