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Trois copines dix-huit jours à la découverte de l'Ouest américain English translation pending
Difficile de commencer ce récit, cela marque la fin de ce voyage qui n’a pas durée 18 jours mais presque 2 ans
Tout a commencé lorsqu’une amie qui partait visiter l’ouest américain en voyage organisé nous propose de se joindre à elle, 15 jours pour 1600€ cela rendait le rêve abordable, et plus le temps avance plus le prix du voyage augmente, les excursions se rajoutent. Je décide d’entreprendre quelques recherche et tombe sur voyage forum, à force de lecture de carnets de voyages, de conseils je découvre des lieux qui me font rêver et décide de me lancer dans la création d’un séjour qui nous ressemblera. Prévu pour 2011 au départ, nos situations professionnelles nous feront finalement déplacer ce séjour à septembre 2012 soit un an de plus pour préparer et rêver! Nous 2 amies Virginie et moi-même presque trentenaire, fan de séries télés, de shopping pas très sportives, plutôt citadines. Se rajoutera ensuite Audrey quelques années de moins et plus baroudeuse que nous.
J’espère que ce carnet pourra aider certains, après toute l’aide que j’ai reçu ici il me semblai juste de vous donner un aperçu de ce que nous avons découvert, de nos louper et nos réussites. Piètre photographes nous sommes équipées de Bridge et j’ai acheté un trépied pour l’occasion. Ce qui n’aura servi a rien car je l’ai oublié plusieurs fois, ou je n’avais pas pris la pièce qui servait d’y fixer l’appareil photo, ou de toute façon ne connaissant rien a la photo je laisse mon appareil faire les réglages pour moi bref pour le cou ce n’est pas avec mes photos que je vais pouvoir vous faire rêver….
Mercredi 29 aout : le trajet C’est le grand jour!!!!! Le réveil sonne à 4h45.… moi qui aime dormir c’est con! l’excitation est là je chante Joe Dassin à tue tête sous la douche « l’ameriiiiiiique l’ameriiiiiiique » 😎 Départ d’Orly il est 6h et nous sommes en pleine forme. Le vol pour Los Angeles se fera pas British Airways avec une escale à Londres Heathrow. Nous décollons à 8h10 comme prévu, et comme en-cas BA nous sert une sandwich au salami….. A 8h j’ai plutôt du mal. Nous atterrissons à Londres avec 8 minutes d’avance ce qui nous arrange car notre correspondance n’est que de 1h10. Nos bagages doivent suivirent automatiquement, nous aurons juste le temps de repasser les contrôles et de nous rendre a l’autre bout du terminal pour embarquer pour notre vol Londres/LA. C’était tout juste mais faisable. Petit fou rire car nos écouteurs ne fonctionnement pas et donc pas de son pour nos films, l’hôtesse nous expliquera juste que nous n’avons pas branché les écouteurs sur le bon port…. Ok boulet ca commence. Repas plutôt bon , service et confort pas mal , le voyage commence bien. Atterrissage à Los Angeles à 13h heure locale, et là l’étape plutôt relou : plus de 2h pour sortir de l’aéroport, longue file pour l’immigration. Enfin notre tour, l’agent super sympa, nous répondons aux questions habituelles, et hop tampon sur notre passeport c’est ok. Nous allons récupérer nos bagages, Virginie trouve sa valise de suite et avec Audrey nous attendons, attendons attendons…. Plus aucun bagage sur le tapis Bon ok 1h de transit à Londres c’était un peu juste je m’en doutais, je relativise et me dit que nos bagages arriveront surement plus tard à notre hôtel dans la journée, nous faisons le tour du tapis et nous trouvons nos bagages par terre!!!! OK nous venons de perdre 10 min, soulagement nous cherchons la sortie, et là surprise: il faut faire la queue pour sortir!!!! Encore 15 min d’attente et un nouveau passage devant les officiers pour déclarer que non nous n’apportons pas d’armes ni de nourriture et nous sortons enfin. Direction les navettes de loueurs de voitures, nous découvrons nos premiers palmiers! J’essaye d’allumer le gps pour qu’il trouve les satellites, au bout d’un certain temps il se met en échec… ok ne pas paniquer j’ai lu sur le forum que ca arrive ca prend du temps. Notre tour arrive chez Alamo, je m’étais bien préparé à refuser toutes les options qu’ils devaient me refiler, finalement aucune insistance, surprise Audrey pourra conduire sans surtaxe (elle a moins de 25 ans) ce qui est pas mal nous allons pouvoir nous relayer. J’ai quand même cédé à « Don » l’employé de chez Alamo qui nous jure que le plein chez eux nous revient moins cher qu’ailleurs bon allez on lui fait confiance (le con il nous a menti!!! 67 € le plein. En moyenne les autres nous sont revenus 10$ moins cher. 10$ de perdue à 3 sur la totalité du voyage et un budget bien plus élevé ce n’est finalement rien du tout.) Allez c’est parti nous allons chercher notre voiture dans la catégorie midsize SUV. J’appréhendais un peu ce passage, nous avons le choix entre des Ford escape et des Jeep (je ne me rappelle plus du model) nous nous enflammons sur une Jeep, une fois dedans je dis « c’est hors de question!!!!!!! » je n’ai conduit jusqu’ici que ma clio, et là je me retrouve au volant d’une voiture énorme avec un pare choc super carré bref pas très à l’aise et les fauteuils étaient un peu dur, pas mal de route nous attend, allons essayer la Ford, voiture de papy plus confortable, pleins d’options de gadget et un toit ouvrant bref nous ne sommes pas très aventurières sur ce coup là ce sera la Ford noir! Nous installons nous 2 gros sacs (Virginie et moi) la valise moyenne d’Audrey ainsi que nos bagages à main dans le coffre qui sera tout pile. J’avais quelques craintes sur la taille quand j’ai du choisir et faire la resa et finalement cela s’avèrera parfait pour nous trois.
Bref me voici soulagée, j’avais quelques craintes pour les vols et la voiture et finalement tout se passe bien Et le GPS trouve enfin un signal!!!! Allez en route pour l’hôtel, Ah le bonheur de conduire sur les routes américaines et en voiture automatiques!!!! Tout est super fluide et se fera super facilement et naturellement. Surprise nous passons par l’autoroute pour aller a l’hôtel, ah ok l’autoroute traversse la ville bon bah c’est parti, il n’y a que 5 voies ca va, sauf quand je vois un énoooooooooooorme camion nous doubler dans le retro j’ai juste sortie un « oh putain!!! » les filles l’ont vu nous doubler tout aussi scotché ah oui ils ne mentaient pas sur les dimension……
Nous arrivons à notre hôtel le travelodge Hollywood Sunset vermont une petite demie heure plus tard. Il fait super chaud, le gérant nous laisse choisir si nous voulons une chambre a l’étage ou en bas, nous restons quelques nuits et nous prenons l’étage (ca fait plus cliché) La chambre n’est pas immense (surtout une fois nos valises posées) mais c’est très correct et propre.
La chambre
Je n’avais rien prévu de particulier pour ce premier soir en fonction de l’heure et de nos états de fatigues peut être Hollywood boulevard et le Hollywood sign
Apres une douche (aaaaaaaaaaaaaaah on se sent mieux) et quelques déballages nous nous mettons en route pour le Hollywood sign vers 18h.
Les filles émettent quelques doutes sur mon gps et l’endroit ou il nous emmène, j’avais rentré tous les points à l’avance et ce sera parfait! 6282 innsdale drive point de vue parfait, le soleil commence à décliner et la fatigue s’envole d’un coup! Wahoo il est là avec son D Hollywoo nous prenons la pause, plusieurs fois, vérifions nos photos, reprenons la pause , d’autres personnes arrivent et nous prennent en photo (j’avais évidement oublier le trépied..)
de gauche à droite: Moi Virginie et Audrey
Nous marchons un peu histoire de nous balader dans le parc plus haut mais 10 mètres plus loin, une vue sur Los angeles et son nuage de pollution, une autre pause photo, nous décidons de repartir à la voiture.
Nous croisons un type avec ses chiens les filles jouent avec les chiens (moi je m’en fou) bref le gars s’en va et là je percute!!! Notre première star : Allan Tudyck
Bon ok probablement aucun d’entre vous ne le connait, il a joué dans Firefly, Serenity et Dollhouse (séries et film de Joss Whedon le créateur de Buffy entre autre) et comme nous sommes avec Virginie super fan de Buffy et Whedon hey bien nous avions déjà rencontré Allan lors d’une convention à Londres. Bref le type s’en va avec ses chiens et là je fait: mais c’est pas Allan Tudyck (mais comme je ne reconnais jamais personne et confond toujours tout le monde je doute de moi) mais Virginie va confirmer. Il ballade ses chiens nous l’avons déjà rencontré et avons déjà eu nos photos et autographes avec lui (geek) bref nous le laissons filer mais toute heureuse d’avoir croisé notre première célébrité enfin célébrité pour nous. Je pense que si nous avions pu croiser Hugh Jackman je ne l’aurai pas laisser filer comme ça!
Nous rentrons à l’hôtel, et allons manger à pied manger au Wendy Nous mangerons en terrasse et seront les seules dehors les américains préfèrent la clim… La fatigue arrive d’un coup nous rentrons nous coucher pour 21h épuisées mais tellement heureuse d’y être ENFIN.
Jeudi 30 aout: Los Angeles Réveil à 3h les filles pensent qu’il est 7h… finalement à 6h30 elles ne peuvent plus dormir je file donc sous la douche en me disant que nous pourront de cette façon gagner 1h sur notre programme. Pas du tout nous auront du mal a trouver un rythme ce matin, départ donc à 9H (comment vous expliquer que je bouillais intérieurement, et puis finalement je me suis détendue ce sont les vacances) le petit déjeuné assez simple pris à l’hôtel. Donc à 9h direction Hollywood boulevard assez proche de notre hôtel. Nous nous garons dans une rue adjacente et mettons 2$ dans le parcmètre pour rester 1H. Il fait déjà 37° à 9h30.… nous découvrons émue et légèrement hystériques nos premières étoiles! Prenons la pause devant celles importantes pour nous, nous rendons au Chinese Theater ou nous circulons au travers de la foule et là Vi se met a nous appeler en criant et sautillant: elle a trouvé les empreintes de Bruce Willis…. Elle est très fan de Bruce que nous appelons d’ailleurs par son prénom. Nous ferons le chemin retour vers la voiture sur l’autre trottoir, à l’ombre cette fois, mais un peu speed nous avons peur de dépasser le temps du parcmètre. 1h est peut être un peu juste pour la visite, cela nous a suffit mais nous n’avons pas pu rentrer dans les boutiques de souvenirs touristiques. Il y avait un peu de monde à cette heure mais cela restait supportable, nous sommes repassé quelques jours plus tard devant vers 14 et là c’était noir de monde!
photo moustache....
Nous reprenons la voiture cette fois ci pour nous rendre sur un lieu de tournage de Glee sauf que cela n’était pas prévu et que le matin même Audrey nous a demandé d’aller voir le tournage ok pas de soucis, elle me dit donc c’est sur Brand avenue. Heu ok mais quel numéro? Pas d’autres infos? Los Angeles c’est grand… notre GPS nous a donc envoyé super loin limite à la sortie de la ville….. Finalement Audrey va réaliser: ah non regarde c’est Brand Avenue mais a Glendale. Nous trouverons finalement Brand Avenue mais elle n’arrivera pas a reconnaitre le lieu. Une heure de perdue sur les autoroutes. Un peu rageant surtout que plusieurs fois avant le départ j’avais demandé les lieux que chacune souhaitait voir afin de les intégrer dans l’itinéraire. Bon après tout nous sommes en vacances donc relax. Nous continuons donc vers caroll avenue pour trouver le manoir des sœurs Halliwell dans Charmed.
Séance photo et hop nous remontons en voiture pour nous rendre cette fois ci à Torrance bien plus au sud.
Là nous arrivons enfin devant le lycée de Torrance qui est celui ayant servi au tournage de Beverly hills mais surtout de Buffy! Il nous semble tout petit! Mais wahoooooo!! Nous faisons le tour je rentre dans la cour intérieur mais elle est masquée par une bâche car travaux, petit déception quand même.
Nous nous rendons ensuite à 5 min de là devant la maison qui était celle de Buffy dans la série. Il faut de plus en plus chaud!
L’heure est déjà bien avancé, nous continuons notre périple en voiture et remontons cette fois ci jusqu’à hermosa beach, ou l’air marin nous fait un bien fou!! Nous apercevons le pacifique, et les cabanes de sauveteurs et crions donc!!! Apres une pose devant « la maison de la plage » de la serie Beverly hills. Nous reprenons la voiture (encore) et allons à Venice beach. En chemin nous passons devant des maisons très sympathique à Hermosa il fait bon vivre ici. Nous évitons les parking payants et nous garons dans une petite rue un peu plus loin. Il est 14h30 lorsque nous arrivons sur la promenade de bord de mer. Bon venice bah clairement nous n’avons pas aimé, c’est trop marginal pour nous, trop chelou. Nous nous installons dans un « restau » sur la ballade et les salades sont énormes!!!! Très bruyant rempli de touristes mais pas si mauvais. Nous quittons le restau vers 16h
Nous passons par le skate park et là nous nous croyons vraiment dans 90210 Audrey se fait dragouiller par un skater qui nous dit de revenir le soir pour un happy hour. Mais bien sur…. Vu comment nous avons adoré l’après midi nous allons éviter de revenir le soir……
Passage devant muscle Beach ou un type bien trop bronzé avec un maillot de bain bien trop petit et trop orange nous fait des petits pas de danse…. Grand moment
Retour à la voiture afin de prendre le plan et nous rendre aux canaux, très très jolis!!!
Passage plutôt éclair, nous partons vers 17h direction santa Monica. Encore une fois une place dans la rue avec paramètre nous évitera de payer le parking.
Nous nous installons sur la plage, profitons de cet fin d’après midi, et des températures plus agréables que celles de la journée.
Il fait un peu plus plus frais nous allons finalement sur le santa Monica pier nous balader et faire un peu les boutiques, nous achetons chacune un chapeau de « cowboy » qui nous suivra pour le reste du séjour.
Retour a l’hôtel avec un passage au KFC ou je commande entre autre un chocolate cake à 3,99$ je trouve ca cher pour un « muffin » sauf que ce n’est pas un muffin qu’ils me donnent mais un véritable gâteau pour 4 pers…..
Retour à l’hôtel à 20h30 ou nous mangerons notre kfc sur nos lits bien fatiguées de notre journée.
Journée avec beaucoup de trajet en voiture pour nous rendre d’un lieu de tournage a un autre, mais les étapes Buffy étaient pour nous indispensable. J’avais prévu un peu de shopping sur la third street promenade à santa Monica, je pense que sans l’heure perdue le matin nous aurions pu être plus cool sur le timing.
Vendredi 31 aout : Los Angeles Ce matin lever a 6h30 pour un départ à 8h30.… nous progressons petit à petit sur notre temps de préparation.. Passage au supermarché d’a cote pour quelques courses. Nous nous rendons ensuite au 4616 Greenwood Place qui est l’adresse qui a servi d’extérieur pour les appartement de Melrose Place mais pour nous surtout l’extérieur de l’appartement de Giles (l’observateur de Buffy) arrêt photo et à 8h50 nous quittons ce lieu plutôt sympa pour nous rendre devant les studios Paramount. Petite photo devant la fameuse Paramount gate (pensée pour le film Hollywood)
chez Giles
À 9h20 nous nous dirigeons vers les studios universal.
Spectacle de danse devant l’entrée par des « balayeurs » qui entrainent Audrey dans leur danse et qui suit plutôt bien leur chorégraphie!
Grand show a l’américaine. Nous pénétrons dans le parc, Virginie se fait arrêter par un type pour répondre à un questionnaire qui va durer 2 minutes et en échange il nous offre un fast pass pour le tour des studios! Trop bonne opération!
Nous filons donc vers le lower lot, et attaquons direct par la momie (2 minutes d’attente) attraction un peu courte à mon gout mais wahoo ca secoue.
Ensuite direction transformer, ou là nous attendons 10min. GENIAL!! Mon dieu c’était trop bien fait!!! La 4D vraiment top!! A un moment je ne savais plus si l’écran bougeait ou si notre wagon avançait!! Vraiment bien fait! Bon n’ayant jamais vu les films dès qu’un transformer s’approchait j’avais peur et criait!! Virginie à donc pris les choses en main en me disant « les gris sont méchant ceux en couleurs sont gentils!! » ah ok ca aide a comprendre l’attraction en fait
En sortant nous faisons la queue pour faire une photo avec Optimus Prime (un des transformer) et là le gars débarque dans un costume immense!! Nous en prenons vraiment plein la vue.
Direction ensuite le jurassic park ou nous déposons nos sacs a la consigne pour 2$ au moins nos sacs resteront sec…. Contrairement à nous…. Nous sortons douchées!!!! L’attraction est vraiment sympa, et la descente finale terrible!!!! Et encore une fois a peine 10 min d’attente.
Direction ensuite Shrek que nous trouverons plutôt moyen (et puis l’attente dans la salle trop climatisée alors que nous sommes encore trempées)
À 12h30 nous commençons la queue pour les Simpson 30 min d’attente, vraiment top comme attractions, nous avons eu un peu mal au coup car beaucoup de choses se passent sur l’écran au dessus de nos têtes. La petite fille derrière moi se sera bien moquée de nous selon elle je ressemblais a un chat effrayé qui sautait partout.
Nous nous décidons pour aller manger sauf qu’en chemin nous rencontrons pleins de personnages avec qui nous allons faire des photos. Burger pas terrible mais bon nous sommes dans un parc nous ne nous attendions pas a de la haute gastronomie.
Direction ensuite le studio tour, ou grâce au pass obtenu par Virginie nous n’attendrons que 10 min au lieu des 50 affichées. Nous nous installons du cote gauche et ce fut un très bon choix. Honnêtement nous avons trouvé le tour plutôt moyen, le sont était très mauvais il était donc quasi impossible de comprendre ce que disait le guide. Par bonheur notre train à fait une pause de 5min juste en face de l’hôtel de ville de retour vers le futur. J’ai donc pu en profiter pour le mitrailler. Passage devant wistéria lane plus que décevant, nous apercevons uniquement 2 maisons (le tournage s’est arrêté ont-ils démonté tout le plateau???)
ce qu'il reste de wisteria lane?
Par contre le show king kong est vraiment top!! Wahoooo super impressionnant
En sortant nous nous dirigeons vers Waterworld pour le show de 16h plein de monde mais l’organisation vraiment top! La gestion de la foule est vraiment super! Nous nous retrouvons super bien installé vers le centre et 2 rangs derrière la wet zone (ouf car certains vont ressortir comme après 3 jurassic pars d’affilés) Encore une fois: wahoooo nan mais ils sont ouf ces américains!!!! Nous allons faire des photos avec les acteurs après le show et petit fou rire car en passant le bras derrière le grand méchant pour la photo j’ai naturellement sorti en anglais « oh merde vous êtes mouillé » bah son gilet était froid cela m’a surpris et lui m’a regardé et m’a répondu « of couuuuuuuuuuurse we are wet » cela a eu le mérite de le faire bien rire.
Nous allons ensuite flâner et faire les boutiques a la recherche de quelques souvenirs (je me suis offert un oscar: Best Me qui trône sur ma bibliothèque depuis mon retour)
Retour à l’hôtel ou nous nous habillons plus chaudement car ce soir concert gratuit sur la plage de santa Monica! Ce soir là nous avons vraiment galérer a trouver un place de parking! Finalement nous arrivons sur la plage et pas de concert….. Il a eu lieu la vielle…. Oui nous étions sur place la vieille et avons supposé qu’il s’agissait de répétitions…… Nous dinerons au Maria Del Sol au bout du pier, nous partageons une assiette énorme très sympa.
Journée super sympa et détente, peu de monde aux studios universal aucun regret donc de ne pas avoir pris le pass front of line.
la suite arrive bientôt. Et si l'un d'entre vous sais comment je peux réduire la taille des photos je prend!! je n'ai pas trouvé l'info dans la faq.
J’espère que ce carnet pourra aider certains, après toute l’aide que j’ai reçu ici il me semblai juste de vous donner un aperçu de ce que nous avons découvert, de nos louper et nos réussites. Piètre photographes nous sommes équipées de Bridge et j’ai acheté un trépied pour l’occasion. Ce qui n’aura servi a rien car je l’ai oublié plusieurs fois, ou je n’avais pas pris la pièce qui servait d’y fixer l’appareil photo, ou de toute façon ne connaissant rien a la photo je laisse mon appareil faire les réglages pour moi bref pour le cou ce n’est pas avec mes photos que je vais pouvoir vous faire rêver….
Mercredi 29 aout : le trajet C’est le grand jour!!!!! Le réveil sonne à 4h45.… moi qui aime dormir c’est con! l’excitation est là je chante Joe Dassin à tue tête sous la douche « l’ameriiiiiiique l’ameriiiiiiique » 😎 Départ d’Orly il est 6h et nous sommes en pleine forme. Le vol pour Los Angeles se fera pas British Airways avec une escale à Londres Heathrow. Nous décollons à 8h10 comme prévu, et comme en-cas BA nous sert une sandwich au salami….. A 8h j’ai plutôt du mal. Nous atterrissons à Londres avec 8 minutes d’avance ce qui nous arrange car notre correspondance n’est que de 1h10. Nos bagages doivent suivirent automatiquement, nous aurons juste le temps de repasser les contrôles et de nous rendre a l’autre bout du terminal pour embarquer pour notre vol Londres/LA. C’était tout juste mais faisable. Petit fou rire car nos écouteurs ne fonctionnement pas et donc pas de son pour nos films, l’hôtesse nous expliquera juste que nous n’avons pas branché les écouteurs sur le bon port…. Ok boulet ca commence. Repas plutôt bon , service et confort pas mal , le voyage commence bien. Atterrissage à Los Angeles à 13h heure locale, et là l’étape plutôt relou : plus de 2h pour sortir de l’aéroport, longue file pour l’immigration. Enfin notre tour, l’agent super sympa, nous répondons aux questions habituelles, et hop tampon sur notre passeport c’est ok. Nous allons récupérer nos bagages, Virginie trouve sa valise de suite et avec Audrey nous attendons, attendons attendons…. Plus aucun bagage sur le tapis Bon ok 1h de transit à Londres c’était un peu juste je m’en doutais, je relativise et me dit que nos bagages arriveront surement plus tard à notre hôtel dans la journée, nous faisons le tour du tapis et nous trouvons nos bagages par terre!!!! OK nous venons de perdre 10 min, soulagement nous cherchons la sortie, et là surprise: il faut faire la queue pour sortir!!!! Encore 15 min d’attente et un nouveau passage devant les officiers pour déclarer que non nous n’apportons pas d’armes ni de nourriture et nous sortons enfin. Direction les navettes de loueurs de voitures, nous découvrons nos premiers palmiers! J’essaye d’allumer le gps pour qu’il trouve les satellites, au bout d’un certain temps il se met en échec… ok ne pas paniquer j’ai lu sur le forum que ca arrive ca prend du temps. Notre tour arrive chez Alamo, je m’étais bien préparé à refuser toutes les options qu’ils devaient me refiler, finalement aucune insistance, surprise Audrey pourra conduire sans surtaxe (elle a moins de 25 ans) ce qui est pas mal nous allons pouvoir nous relayer. J’ai quand même cédé à « Don » l’employé de chez Alamo qui nous jure que le plein chez eux nous revient moins cher qu’ailleurs bon allez on lui fait confiance (le con il nous a menti!!! 67 € le plein. En moyenne les autres nous sont revenus 10$ moins cher. 10$ de perdue à 3 sur la totalité du voyage et un budget bien plus élevé ce n’est finalement rien du tout.) Allez c’est parti nous allons chercher notre voiture dans la catégorie midsize SUV. J’appréhendais un peu ce passage, nous avons le choix entre des Ford escape et des Jeep (je ne me rappelle plus du model) nous nous enflammons sur une Jeep, une fois dedans je dis « c’est hors de question!!!!!!! » je n’ai conduit jusqu’ici que ma clio, et là je me retrouve au volant d’une voiture énorme avec un pare choc super carré bref pas très à l’aise et les fauteuils étaient un peu dur, pas mal de route nous attend, allons essayer la Ford, voiture de papy plus confortable, pleins d’options de gadget et un toit ouvrant bref nous ne sommes pas très aventurières sur ce coup là ce sera la Ford noir! Nous installons nous 2 gros sacs (Virginie et moi) la valise moyenne d’Audrey ainsi que nos bagages à main dans le coffre qui sera tout pile. J’avais quelques craintes sur la taille quand j’ai du choisir et faire la resa et finalement cela s’avèrera parfait pour nous trois.

Bref me voici soulagée, j’avais quelques craintes pour les vols et la voiture et finalement tout se passe bien Et le GPS trouve enfin un signal!!!! Allez en route pour l’hôtel, Ah le bonheur de conduire sur les routes américaines et en voiture automatiques!!!! Tout est super fluide et se fera super facilement et naturellement. Surprise nous passons par l’autoroute pour aller a l’hôtel, ah ok l’autoroute traversse la ville bon bah c’est parti, il n’y a que 5 voies ca va, sauf quand je vois un énoooooooooooorme camion nous doubler dans le retro j’ai juste sortie un « oh putain!!! » les filles l’ont vu nous doubler tout aussi scotché ah oui ils ne mentaient pas sur les dimension……
Nous arrivons à notre hôtel le travelodge Hollywood Sunset vermont une petite demie heure plus tard. Il fait super chaud, le gérant nous laisse choisir si nous voulons une chambre a l’étage ou en bas, nous restons quelques nuits et nous prenons l’étage (ca fait plus cliché) La chambre n’est pas immense (surtout une fois nos valises posées) mais c’est très correct et propre.
La chambre
Je n’avais rien prévu de particulier pour ce premier soir en fonction de l’heure et de nos états de fatigues peut être Hollywood boulevard et le Hollywood sign
Apres une douche (aaaaaaaaaaaaaaah on se sent mieux) et quelques déballages nous nous mettons en route pour le Hollywood sign vers 18h.
Les filles émettent quelques doutes sur mon gps et l’endroit ou il nous emmène, j’avais rentré tous les points à l’avance et ce sera parfait! 6282 innsdale drive point de vue parfait, le soleil commence à décliner et la fatigue s’envole d’un coup! Wahoo il est là avec son D Hollywoo nous prenons la pause, plusieurs fois, vérifions nos photos, reprenons la pause , d’autres personnes arrivent et nous prennent en photo (j’avais évidement oublier le trépied..)
de gauche à droite: Moi Virginie et Audrey
Nous marchons un peu histoire de nous balader dans le parc plus haut mais 10 mètres plus loin, une vue sur Los angeles et son nuage de pollution, une autre pause photo, nous décidons de repartir à la voiture.
Nous croisons un type avec ses chiens les filles jouent avec les chiens (moi je m’en fou) bref le gars s’en va et là je percute!!! Notre première star : Allan Tudyck
Bon ok probablement aucun d’entre vous ne le connait, il a joué dans Firefly, Serenity et Dollhouse (séries et film de Joss Whedon le créateur de Buffy entre autre) et comme nous sommes avec Virginie super fan de Buffy et Whedon hey bien nous avions déjà rencontré Allan lors d’une convention à Londres. Bref le type s’en va avec ses chiens et là je fait: mais c’est pas Allan Tudyck (mais comme je ne reconnais jamais personne et confond toujours tout le monde je doute de moi) mais Virginie va confirmer. Il ballade ses chiens nous l’avons déjà rencontré et avons déjà eu nos photos et autographes avec lui (geek) bref nous le laissons filer mais toute heureuse d’avoir croisé notre première célébrité enfin célébrité pour nous. Je pense que si nous avions pu croiser Hugh Jackman je ne l’aurai pas laisser filer comme ça!Nous rentrons à l’hôtel, et allons manger à pied manger au Wendy Nous mangerons en terrasse et seront les seules dehors les américains préfèrent la clim… La fatigue arrive d’un coup nous rentrons nous coucher pour 21h épuisées mais tellement heureuse d’y être ENFIN.
Jeudi 30 aout: Los Angeles Réveil à 3h les filles pensent qu’il est 7h… finalement à 6h30 elles ne peuvent plus dormir je file donc sous la douche en me disant que nous pourront de cette façon gagner 1h sur notre programme. Pas du tout nous auront du mal a trouver un rythme ce matin, départ donc à 9H (comment vous expliquer que je bouillais intérieurement, et puis finalement je me suis détendue ce sont les vacances) le petit déjeuné assez simple pris à l’hôtel. Donc à 9h direction Hollywood boulevard assez proche de notre hôtel. Nous nous garons dans une rue adjacente et mettons 2$ dans le parcmètre pour rester 1H. Il fait déjà 37° à 9h30.… nous découvrons émue et légèrement hystériques nos premières étoiles! Prenons la pause devant celles importantes pour nous, nous rendons au Chinese Theater ou nous circulons au travers de la foule et là Vi se met a nous appeler en criant et sautillant: elle a trouvé les empreintes de Bruce Willis…. Elle est très fan de Bruce que nous appelons d’ailleurs par son prénom. Nous ferons le chemin retour vers la voiture sur l’autre trottoir, à l’ombre cette fois, mais un peu speed nous avons peur de dépasser le temps du parcmètre. 1h est peut être un peu juste pour la visite, cela nous a suffit mais nous n’avons pas pu rentrer dans les boutiques de souvenirs touristiques. Il y avait un peu de monde à cette heure mais cela restait supportable, nous sommes repassé quelques jours plus tard devant vers 14 et là c’était noir de monde!
photo moustache....Nous reprenons la voiture cette fois ci pour nous rendre sur un lieu de tournage de Glee sauf que cela n’était pas prévu et que le matin même Audrey nous a demandé d’aller voir le tournage ok pas de soucis, elle me dit donc c’est sur Brand avenue. Heu ok mais quel numéro? Pas d’autres infos? Los Angeles c’est grand… notre GPS nous a donc envoyé super loin limite à la sortie de la ville….. Finalement Audrey va réaliser: ah non regarde c’est Brand Avenue mais a Glendale. Nous trouverons finalement Brand Avenue mais elle n’arrivera pas a reconnaitre le lieu. Une heure de perdue sur les autoroutes. Un peu rageant surtout que plusieurs fois avant le départ j’avais demandé les lieux que chacune souhaitait voir afin de les intégrer dans l’itinéraire. Bon après tout nous sommes en vacances donc relax. Nous continuons donc vers caroll avenue pour trouver le manoir des sœurs Halliwell dans Charmed.
Séance photo et hop nous remontons en voiture pour nous rendre cette fois ci à Torrance bien plus au sud.
Là nous arrivons enfin devant le lycée de Torrance qui est celui ayant servi au tournage de Beverly hills mais surtout de Buffy! Il nous semble tout petit! Mais wahoooooo!! Nous faisons le tour je rentre dans la cour intérieur mais elle est masquée par une bâche car travaux, petit déception quand même.
Nous nous rendons ensuite à 5 min de là devant la maison qui était celle de Buffy dans la série. Il faut de plus en plus chaud!
L’heure est déjà bien avancé, nous continuons notre périple en voiture et remontons cette fois ci jusqu’à hermosa beach, ou l’air marin nous fait un bien fou!! Nous apercevons le pacifique, et les cabanes de sauveteurs et crions donc!!! Apres une pose devant « la maison de la plage » de la serie Beverly hills. Nous reprenons la voiture (encore) et allons à Venice beach. En chemin nous passons devant des maisons très sympathique à Hermosa il fait bon vivre ici. Nous évitons les parking payants et nous garons dans une petite rue un peu plus loin. Il est 14h30 lorsque nous arrivons sur la promenade de bord de mer. Bon venice bah clairement nous n’avons pas aimé, c’est trop marginal pour nous, trop chelou. Nous nous installons dans un « restau » sur la ballade et les salades sont énormes!!!! Très bruyant rempli de touristes mais pas si mauvais. Nous quittons le restau vers 16h
Nous passons par le skate park et là nous nous croyons vraiment dans 90210 Audrey se fait dragouiller par un skater qui nous dit de revenir le soir pour un happy hour. Mais bien sur…. Vu comment nous avons adoré l’après midi nous allons éviter de revenir le soir……
Passage devant muscle Beach ou un type bien trop bronzé avec un maillot de bain bien trop petit et trop orange nous fait des petits pas de danse…. Grand moment
Retour à la voiture afin de prendre le plan et nous rendre aux canaux, très très jolis!!!
Passage plutôt éclair, nous partons vers 17h direction santa Monica. Encore une fois une place dans la rue avec paramètre nous évitera de payer le parking.
Nous nous installons sur la plage, profitons de cet fin d’après midi, et des températures plus agréables que celles de la journée.
Il fait un peu plus plus frais nous allons finalement sur le santa Monica pier nous balader et faire un peu les boutiques, nous achetons chacune un chapeau de « cowboy » qui nous suivra pour le reste du séjour.
Retour a l’hôtel avec un passage au KFC ou je commande entre autre un chocolate cake à 3,99$ je trouve ca cher pour un « muffin » sauf que ce n’est pas un muffin qu’ils me donnent mais un véritable gâteau pour 4 pers…..
Retour à l’hôtel à 20h30 ou nous mangerons notre kfc sur nos lits bien fatiguées de notre journée.Journée avec beaucoup de trajet en voiture pour nous rendre d’un lieu de tournage a un autre, mais les étapes Buffy étaient pour nous indispensable. J’avais prévu un peu de shopping sur la third street promenade à santa Monica, je pense que sans l’heure perdue le matin nous aurions pu être plus cool sur le timing.
Vendredi 31 aout : Los Angeles Ce matin lever a 6h30 pour un départ à 8h30.… nous progressons petit à petit sur notre temps de préparation.. Passage au supermarché d’a cote pour quelques courses. Nous nous rendons ensuite au 4616 Greenwood Place qui est l’adresse qui a servi d’extérieur pour les appartement de Melrose Place mais pour nous surtout l’extérieur de l’appartement de Giles (l’observateur de Buffy) arrêt photo et à 8h50 nous quittons ce lieu plutôt sympa pour nous rendre devant les studios Paramount. Petite photo devant la fameuse Paramount gate (pensée pour le film Hollywood)
chez Giles
À 9h20 nous nous dirigeons vers les studios universal.
Spectacle de danse devant l’entrée par des « balayeurs » qui entrainent Audrey dans leur danse et qui suit plutôt bien leur chorégraphie!
Grand show a l’américaine. Nous pénétrons dans le parc, Virginie se fait arrêter par un type pour répondre à un questionnaire qui va durer 2 minutes et en échange il nous offre un fast pass pour le tour des studios! Trop bonne opération!
Nous filons donc vers le lower lot, et attaquons direct par la momie (2 minutes d’attente) attraction un peu courte à mon gout mais wahoo ca secoue.
Ensuite direction transformer, ou là nous attendons 10min. GENIAL!! Mon dieu c’était trop bien fait!!! La 4D vraiment top!! A un moment je ne savais plus si l’écran bougeait ou si notre wagon avançait!! Vraiment bien fait! Bon n’ayant jamais vu les films dès qu’un transformer s’approchait j’avais peur et criait!! Virginie à donc pris les choses en main en me disant « les gris sont méchant ceux en couleurs sont gentils!! » ah ok ca aide a comprendre l’attraction en fait
En sortant nous faisons la queue pour faire une photo avec Optimus Prime (un des transformer) et là le gars débarque dans un costume immense!! Nous en prenons vraiment plein la vue.
Direction ensuite le jurassic park ou nous déposons nos sacs a la consigne pour 2$ au moins nos sacs resteront sec…. Contrairement à nous…. Nous sortons douchées!!!! L’attraction est vraiment sympa, et la descente finale terrible!!!! Et encore une fois a peine 10 min d’attente.Direction ensuite Shrek que nous trouverons plutôt moyen (et puis l’attente dans la salle trop climatisée alors que nous sommes encore trempées)
À 12h30 nous commençons la queue pour les Simpson 30 min d’attente, vraiment top comme attractions, nous avons eu un peu mal au coup car beaucoup de choses se passent sur l’écran au dessus de nos têtes. La petite fille derrière moi se sera bien moquée de nous selon elle je ressemblais a un chat effrayé qui sautait partout.
Nous nous décidons pour aller manger sauf qu’en chemin nous rencontrons pleins de personnages avec qui nous allons faire des photos. Burger pas terrible mais bon nous sommes dans un parc nous ne nous attendions pas a de la haute gastronomie.
Direction ensuite le studio tour, ou grâce au pass obtenu par Virginie nous n’attendrons que 10 min au lieu des 50 affichées. Nous nous installons du cote gauche et ce fut un très bon choix. Honnêtement nous avons trouvé le tour plutôt moyen, le sont était très mauvais il était donc quasi impossible de comprendre ce que disait le guide. Par bonheur notre train à fait une pause de 5min juste en face de l’hôtel de ville de retour vers le futur. J’ai donc pu en profiter pour le mitrailler. Passage devant wistéria lane plus que décevant, nous apercevons uniquement 2 maisons (le tournage s’est arrêté ont-ils démonté tout le plateau???)
ce qu'il reste de wisteria lane?
Par contre le show king kong est vraiment top!! Wahoooo super impressionnantEn sortant nous nous dirigeons vers Waterworld pour le show de 16h plein de monde mais l’organisation vraiment top! La gestion de la foule est vraiment super! Nous nous retrouvons super bien installé vers le centre et 2 rangs derrière la wet zone (ouf car certains vont ressortir comme après 3 jurassic pars d’affilés) Encore une fois: wahoooo nan mais ils sont ouf ces américains!!!! Nous allons faire des photos avec les acteurs après le show et petit fou rire car en passant le bras derrière le grand méchant pour la photo j’ai naturellement sorti en anglais « oh merde vous êtes mouillé » bah son gilet était froid cela m’a surpris et lui m’a regardé et m’a répondu « of couuuuuuuuuuurse we are wet » cela a eu le mérite de le faire bien rire.
Nous allons ensuite flâner et faire les boutiques a la recherche de quelques souvenirs (je me suis offert un oscar: Best Me qui trône sur ma bibliothèque depuis mon retour)Retour à l’hôtel ou nous nous habillons plus chaudement car ce soir concert gratuit sur la plage de santa Monica! Ce soir là nous avons vraiment galérer a trouver un place de parking! Finalement nous arrivons sur la plage et pas de concert….. Il a eu lieu la vielle…. Oui nous étions sur place la vieille et avons supposé qu’il s’agissait de répétitions…… Nous dinerons au Maria Del Sol au bout du pier, nous partageons une assiette énorme très sympa.
Journée super sympa et détente, peu de monde aux studios universal aucun regret donc de ne pas avoir pris le pass front of line.
la suite arrive bientôt. Et si l'un d'entre vous sais comment je peux réduire la taille des photos je prend!! je n'ai pas trouvé l'info dans la faq.
Retour au coeur du Cambodge English translation pending
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.
La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

La Namibie en février … pourquoi pas English translation pending
Pourquoi pas 😉
Parce qu’on est en hiver … mince là bas c’est la fin de l’été 😊… et cette année il y fera exceptionnellement chaud (jusqu’à 42°) et sec, alors qu’on est sensé être dans la saison des pluies....
Cela revêt d’ailleurs un côté catastrophique, tout le monde espère que mars lâchera assez d’eau.🏴☠️
Fin février ça a bien commencé, nous aurons un magnifique orage sur le Kgalahari Transfrontalier Park (dorénavant noté uniquement KTP pour économiser mon clavier).
Parce qu’on est obligé de prendre des véhicules avec une pelle et une hache , rehaussé, avec un gros 3 litres …. Ça n’en « jette » absolument pas
Parce qu’on est obligé de marcher sur des dunes, dormir à la belle étoile

Parce qu’on est obligé de trop bien manger dans de trop beau Lodge …. Encore que …. Il nous a fallut monter nous-mêmes nos tentes (ok une seule fois), et même lorsque les tentes existent déjà il faut qu’on fasse nous-mêmes à manger
Et avec tout ça je ne vous parle pas du temps passé à compter les animaux dans le KTP ….
Alors pourquoi y aller 🙂: Parce que c’était magique, les journées étaient très longues et qu’il ne faisait pas froid voir même très chaud … bon là je me répète. Et « accessoirement » parce que c’est une très bonne période pour le porte monnaie.
Quelques infos pratiques, détails et avis naturellement totalement subjectifs 😊:
Le parcours : Windhoek – Tsauchab River Camp – Tok Tokkie Trail (2 nuits dans la NamibRand Reserve) – Quiver Tree Restcamp (près de Keetmanshoop) – KTP (4 nuits) – Bagatelle Kalahari Ranch (près de Marienthal) – Windhoek
Le TO : Belafrica , très bien souple et aux petits oignons
Le loueur de 4x4 : Asco Car Hire. Grosse compagnie au service impeccable. Pas de petites chicaneries comme avec de plus petites compagnies. Pour nous un Hilux 3l diesel, boite auto, tentes sur le toit, préparé safari. Je sais on n’en avait pas besoin mais on voulait se faire plaisir et comme ils faisaient 50% ….
En détail avec les hébergements :
1ère nuit : Tsauchab River Camp, dans le Nauklufts, au début de la piste qui mène au Zebra River Lodge. Localisation moyenne puisqu’au bord de la piste, même si les chalets eux sont « dans la verdure » au bord du lit de la Tsauchab. Ils sont très bien agencés, espacés et on se sent tout de suite seuls. Superbe. L’accueil est cordial et Johann est très disponible pour vous conseiller. Ils ont une piscine, ce qui a été un vrai régal avec ce soleil … vous ai-je déjà dit qu’il faisait très chaud ….
Ici nous feront un 4x4 trail, faut bien tester « la bête » ; le Klipspringer Trail avec en récompense une agréable ballade pédestre proche d’une source (Wild Fig Stroll) …..


Le lendemain matin, comme cette fois nous avons le temps … et oui tout arrive … nous ferons une petite ballade nommée Quiver Tree Hike.


Ce qui ne gâte rien, les repas y sont très bon.
Pour aller au Tok Tokkie Trail nous allons jusqu’à Sesriem, puis traversons la NamibRand Reserve. C’est vraiment très très beau ; des dunes rouges, blanches, noires d’où émergent, telle des îles, les derniers rochers du Nauklufts. Le tout agrémenté de zèbres, springbock, majestueux oryx et quelques koudous. C’est vraiment une route à recommander. De plus ils sont en train de réintroduire pas mal d’animaux dans la réserve : girafes, guépards, hyènes, …. malheureusement nous ne verrons que les empreintes des guépards …


Pour ceux qui souhaiteraient découvrir cette magnifique réserve privée il y a le Wolwedans Lodge.
Nous nous avons choisi la version immersion totale … portés par nos propres pieds. Un trek de 22 km avec deux nuits à la belle étoile … version luxe. On vous accueil agréablement à partir de midi avec un lunch. Normalement on démarre à pieds vers 14h, mais comme il fait vraiment très chaud, nous ne partirons qu’à 16 et on nous amènera jusqu’au 1er point d’eau, ensuite 2h30 de marche/ découverte à travers les dunes. Le guide nous expliquant l’écosystème du Namib. Les groupes font entre 2 et 8 personnes maxi. Nous nous serons 3+1.
A l’arrivée un campement nous attend avec table, chaises, bon repas, douche « externe » et lits de camp disséminés sur les dunes (ils respectent les groupes le 4ème aura un emplacement pour lui plus éloigné). Le coucher de soleil et la nuit seront merveilleux, avec des milliers d’étoiles comme « plafond ». Ce premier camp est sur les contreforts d’une petite montagne.






Le lendemain départ 7h pour 4h de marche à travers la montagne pour arriver au camp de midi on nous passerons 5 heures à rêvasser. Nous repartirons vers 16h pour à nouveau 2h30 pour atteindre un second camp « de nuit ». cette fois nous sommes au milieu des dunes. Aussi magique que la première nuit.



Le lendemain départ 7h pour pas tout à fait 4 heures de marches puisque nous ferons une halte au centre de rééducation du Namib. Ici on vient découvrir l’écosystème du Namib et comment économiser l’eau et l’énergie (four et barbecue solaire, panneau solaire, comment utiliser moins d’eau, …). Cette dernière journée à travers les dunes est plus « giboyeuse » que la première partie vers les montagnes.

Nous arriverons à 11 h au point de départ, où un en-cas nous attendra. En conclusion, c’est vraiment une expérience magique à recommander sans réserve.


Notre second « pôle » sera le KTP. Mais il y a trop de route pour faire le trajet d’une traite.
Nous ferons une halte au Quiver Tree Restcamp près de Keetmanshoop. Nous logerons dans un bungalow sans charme particulier. L’accueil y est un peu froid, mais une fois déridée la patronne s’avèrera sympathique. Il faut dire qu’ils attendent avec beaucoup d’appréhension la pluie. Si elle ne vient pas ils devront abattre le bétail …. Car c’est avant tout une ferme, qui a développé une activité touristique annexe.
La piscine sera le bienvenu. Nous assisterons au nourrissage des guépards … on ne sait jamais des fois que l’on n’arrive pas à en voir au KTP (est-ce une prémonition … ). Une ballade au coucher de soleil dans la Quiver Tree Forest … très beau et un excellent diner clôturera cette journée.




Le lendemain matin un tour au Giant Playground à contempler les amoncellements de rochers, sympa sans plus.
Ensuite direction le KTP. Encore de la route …
A noter qu’il y a sur ce trajet une des plus belles portions de route que nous ayons emprunté, naturellement pour ceux qui sont fana des dunes rouges. Ce sont des montagnes russes version Kalahari, parmi les plus hautes que nous ayons vu. Alors où est-ce ?, sur le D511 entre le croisement avec la D616 et le croisement avec la C15 qui mène au KTP. Nous avons adoré.

Arrivé à Mata Mata, poste frontière et point d’entrée dans le KTP vers 13h.
Nous longerons l’Auob jusqu’à Twee Riviere où nous logerons dans un chalet « familial ». Pour nous ce sera l’occasion de nous « concentrer » sur les animaux sauvages : springbocks, oryx, gnous, girafes … et les félins qui sont notre objectif principal. Malheureusement cette année il fait exceptionnellement secs et chauds, les animaux sont en stress et se montre peu. Raté pour voir le Kalahari vert !. Au niveau prédateurs nous verrons 2 fois des lions et une hyène brune.


Le camp de Twee Riviere, le plus grand du parc n’apporte rien de particulier, pas de « waterhole » ni de point d’observation. En revanche c’est la réception « officielle », il y a de l’essence, une piscine, un shop et un restaurant.
Le lendemain départ à l’ouverture des grilles (6h) direction Nossob puis Polentswa. Le matin, sur le trajet Twee Riviere – Nossob nous verrons 4 fois des lions (dont une fois avec 2 lionceaux), des Otocyons (que j’apprécie beaucoup) et un Fox .




Nous arriverons à Nossob vers midi. Nous y resterons jusqu’à 16 h. Ce camp est très bien placé, le camping n’y a pas de charme particulier. En revanche ils ont un « hide » qui permet d’observer les animaux proches du point d’eau. Nous y passerons une bonne partie de l’après-midi à contempler le ballet des rapaces. Un photographe m’a expliqué que l’après midi est le bon moment pour venir y voir les rapaces se désaltérer.



Sur le trajet Nossob – Polentswa nous croiserons à nouveau un lion, écrasé par la chaleur, qui passera à moins de 2 mètres de la voiture !.

Nuit au Campsite de Polentswa. Imaginez 3 emplacements, seuls, au milieu de la nature sans aucune protection, sans eau ni gardien, un braai … absolument magique. Au niveau pratique, chaque emplacement a à proximité une palissade en escargot protégeant un WC sec et une autre une douche, mais il faut amener son seau et son eau. Il y a aussi un abri sur une dalle béton pour y installer sa table et ses chaises. Il parait que souvent les lions y passent … séquence adrénaline, mais cette nuit ils ne viendront pas.

Le lendemain départ de bonne heure avec l’espoir de voir un léopard, parait qu’il y en a un qui passe souvent par ce point d’eau … raté ce matin il aura décidé de prendre un autre chemin.

Aujourd’hui c’est cool, juste 110 km pour nous rendre à notre prochain point de chute : le wilderness camp de Gharagab. Pas beaucoup d’animaux en chemin, une chaleur écrasante (42°). Et un camp de rêve, après une piste de 40km dans les dunes rouges nous arrivons à un point d’eau avec juste 4 chalets en hauteur, tous ayant une vue sur ce waterhole. Chaque chalet ne peut recevoir que 2 personnes et comme nous sommes 3 nous aurons 2 chalets soit la moitié du camp. C’est tellement beau que nous ne bougerons plus de la journée. Parait qu’il y a beaucoup d’animaux qui viennent à la nuit tombée car c’est le seul point d’eau du secteur.

Chouette …. Oui mais …. Ce soir ce sera « orage », donc pas d’animaux. Un énorme orage s’abattra sur nous, avec des grêlons et un vent à décorner les oryx. Comme on l’a entendu venir on s’était rendu à la plateforme d’observation du camp, placé sur une dune. Le spectacle sera incroyable, avec un ciel comme on n’en avait encore jamais vu. Il n’y a pas de mots, ni même de photos pour décrire ce ciel incroyable. Un orage dans le Kalahari est vraiment une expérience inoubliable, ça valait largement le manque d’animaux. Courageux notre braai arrivera à finir de cuire notre viande sous les dernières gouttes. Gharagab est un des plus beaux endroits où nous ayons été.


Le lendemain, départ de bonne heure (6h) comme tous les jours. Sur la route nous verrons plus d’animaux, la pluie salvatrice les ayant fait sortir de leurs abris. A Nossob, plein d’essence, ravitaillement sommaire, puis nous traverserons le KTP par les dunes. Dans les creux de la piste il y a encore quelques flaques avec des animaux qui s’y abreuvent. Dans l’Auob, en remontant vers Mata Mata ( aire dans laquelle on a le plus de chance d’apercevoir des guépards) nous verrons un groupe de hyènes tachetés et à 4 reprises des lions, dont une fois à nouveau des lionceaux (mais cette fois un peu plus âgés).




Nous logerons au Kalahari Tented Camp, le plus grand des Wilderness Camp. Cela veut dire sans grillage protégeant celui-ci, sans magasins, bref sans rien à part des chalets tout équipé, intégrant même un emplacement de stationnement grillagé … car il y a des hyènes qui aiment les pneus.

Un dernier tour dans le parc en fin de journée dans l’espoir d’apercevoir des guépards … rien, on se consolera en retournant voir le groupe de 3 lionnes et 1 lion qui « couve » du coin de l’œil le troupeau de springbock.
Dernier Braai, dernier coup d’œil sur le point d’eau du camp, où nous ne verrons qu’une hyène et le rire incroyable du reste de la famille. A nouveau gros vent, nuages et de la pluie mais pas sur nous … cela explique certainement l’absence d’animaux. Le lendemain matin dernier tour dans le parc … re lion (encore un autre, solitaire) … mais point de guépards.
En résumé le KTP est vrai un beau parc alliant les paysages de dunes rouges et les animaux. Au niveau pratique chaque camp tient à jour un tableau répertoriant à quel point d’eau à été vu tel animal dans la journée. C’est très fiable, notamment pour les lions qui ne se déplacent pas aussi vite et qui ne sont pas craintifs … ils sont les rois, non !. C’est d’ailleurs étonnant, la peur ne semble pas être inscrite dans leurs gênes, même du haut de nos gros engins on a juste droit à un regard dédaigneux. Pour voir les prédateurs c’est le matin de bonne heure et le soir. Les lions sont bien répartis dans le parc, pour les guépards c’est le secteur de Mata-Mata qui est le plus réputé. Pour les rapaces, c’est plutôt l’après midi qu’on les voient et Nossob semble être le meilleur endroit (avec son « hide ». Le nord de Nossob est moins giboyeux avec pas mal de point d’eau fermés, en revanche on y retrouve les dunes rouges alors que le sud est plus « blanc ».

La route étant longue jusqu’à Windhoek, nous ferons une halte au Bagatelle Kalahari Ranch où une excellente surprise nous attendra. Nous avions prévu de loger au camping et à notre arrivée on nous a gentiment proposé un chalet avec diner et petit déjeuner pour 500 N$ par personne, sans supplément single pour le deuxième chalet … présenté comme ça … ça ne se refuse pas. Dans la foulée nous irons assister au nourrissage des guépards … après un petit sprint et au sundowner.


Un plouf dans la piscine, un Tea o’clock …. Quand on vous dit que c’est bien ! Le diner sera très bon avec un excellent springbock grillé. Nous trouvons que c’est une excellente adresse, qualité de service impeccable, un beau cadre, du personnel commerçant et avenant … parfait pour finir ce magnifique voyage.
Le lendemain retour à Windhoek, quelques emplettes dans le centre, remise de la voiture à Asco et direction le grand froid.

Nous avons beaucoup apprécié ce voyage ; les journées plus longues, ne pas être obligé de boire notre bière avec des moufles, le rythme plus lent que notre précédent périple, plus contemplatif, aussi, il correspond aussi plus au pays. Comme disent les Africains aux Européens « vous avez les montres, nous nous avons le temps … ».
Pour ceux qui souhaitent une version avec plus de photo voici l'adresse du blog: http://retourdafriqueaustrale2.blogspot.fr/
Parce qu’on est obligé de prendre des véhicules avec une pelle et une hache , rehaussé, avec un gros 3 litres …. Ça n’en « jette » absolument pas
Parce qu’on est obligé de marcher sur des dunes, dormir à la belle étoile


Parce qu’on est obligé de trop bien manger dans de trop beau Lodge …. Encore que …. Il nous a fallut monter nous-mêmes nos tentes (ok une seule fois), et même lorsque les tentes existent déjà il faut qu’on fasse nous-mêmes à manger

Et avec tout ça je ne vous parle pas du temps passé à compter les animaux dans le KTP ….

Alors pourquoi y aller 🙂: Parce que c’était magique, les journées étaient très longues et qu’il ne faisait pas froid voir même très chaud … bon là je me répète. Et « accessoirement » parce que c’est une très bonne période pour le porte monnaie.
Quelques infos pratiques, détails et avis naturellement totalement subjectifs 😊:
Le parcours : Windhoek – Tsauchab River Camp – Tok Tokkie Trail (2 nuits dans la NamibRand Reserve) – Quiver Tree Restcamp (près de Keetmanshoop) – KTP (4 nuits) – Bagatelle Kalahari Ranch (près de Marienthal) – Windhoek
Le TO : Belafrica , très bien souple et aux petits oignons
Le loueur de 4x4 : Asco Car Hire. Grosse compagnie au service impeccable. Pas de petites chicaneries comme avec de plus petites compagnies. Pour nous un Hilux 3l diesel, boite auto, tentes sur le toit, préparé safari. Je sais on n’en avait pas besoin mais on voulait se faire plaisir et comme ils faisaient 50% ….
En détail avec les hébergements :
1ère nuit : Tsauchab River Camp, dans le Nauklufts, au début de la piste qui mène au Zebra River Lodge. Localisation moyenne puisqu’au bord de la piste, même si les chalets eux sont « dans la verdure » au bord du lit de la Tsauchab. Ils sont très bien agencés, espacés et on se sent tout de suite seuls. Superbe. L’accueil est cordial et Johann est très disponible pour vous conseiller. Ils ont une piscine, ce qui a été un vrai régal avec ce soleil … vous ai-je déjà dit qu’il faisait très chaud ….

Ici nous feront un 4x4 trail, faut bien tester « la bête » ; le Klipspringer Trail avec en récompense une agréable ballade pédestre proche d’une source (Wild Fig Stroll) …..



Le lendemain matin, comme cette fois nous avons le temps … et oui tout arrive … nous ferons une petite ballade nommée Quiver Tree Hike.



Ce qui ne gâte rien, les repas y sont très bon.
Pour aller au Tok Tokkie Trail nous allons jusqu’à Sesriem, puis traversons la NamibRand Reserve. C’est vraiment très très beau ; des dunes rouges, blanches, noires d’où émergent, telle des îles, les derniers rochers du Nauklufts. Le tout agrémenté de zèbres, springbock, majestueux oryx et quelques koudous. C’est vraiment une route à recommander. De plus ils sont en train de réintroduire pas mal d’animaux dans la réserve : girafes, guépards, hyènes, …. malheureusement nous ne verrons que les empreintes des guépards …



Pour ceux qui souhaiteraient découvrir cette magnifique réserve privée il y a le Wolwedans Lodge.
Nous nous avons choisi la version immersion totale … portés par nos propres pieds. Un trek de 22 km avec deux nuits à la belle étoile … version luxe. On vous accueil agréablement à partir de midi avec un lunch. Normalement on démarre à pieds vers 14h, mais comme il fait vraiment très chaud, nous ne partirons qu’à 16 et on nous amènera jusqu’au 1er point d’eau, ensuite 2h30 de marche/ découverte à travers les dunes. Le guide nous expliquant l’écosystème du Namib. Les groupes font entre 2 et 8 personnes maxi. Nous nous serons 3+1.
A l’arrivée un campement nous attend avec table, chaises, bon repas, douche « externe » et lits de camp disséminés sur les dunes (ils respectent les groupes le 4ème aura un emplacement pour lui plus éloigné). Le coucher de soleil et la nuit seront merveilleux, avec des milliers d’étoiles comme « plafond ». Ce premier camp est sur les contreforts d’une petite montagne.






Le lendemain départ 7h pour 4h de marche à travers la montagne pour arriver au camp de midi on nous passerons 5 heures à rêvasser. Nous repartirons vers 16h pour à nouveau 2h30 pour atteindre un second camp « de nuit ». cette fois nous sommes au milieu des dunes. Aussi magique que la première nuit.



Le lendemain départ 7h pour pas tout à fait 4 heures de marches puisque nous ferons une halte au centre de rééducation du Namib. Ici on vient découvrir l’écosystème du Namib et comment économiser l’eau et l’énergie (four et barbecue solaire, panneau solaire, comment utiliser moins d’eau, …). Cette dernière journée à travers les dunes est plus « giboyeuse » que la première partie vers les montagnes.

Nous arriverons à 11 h au point de départ, où un en-cas nous attendra. En conclusion, c’est vraiment une expérience magique à recommander sans réserve.


Notre second « pôle » sera le KTP. Mais il y a trop de route pour faire le trajet d’une traite.
Nous ferons une halte au Quiver Tree Restcamp près de Keetmanshoop. Nous logerons dans un bungalow sans charme particulier. L’accueil y est un peu froid, mais une fois déridée la patronne s’avèrera sympathique. Il faut dire qu’ils attendent avec beaucoup d’appréhension la pluie. Si elle ne vient pas ils devront abattre le bétail …. Car c’est avant tout une ferme, qui a développé une activité touristique annexe.
La piscine sera le bienvenu. Nous assisterons au nourrissage des guépards … on ne sait jamais des fois que l’on n’arrive pas à en voir au KTP (est-ce une prémonition … ). Une ballade au coucher de soleil dans la Quiver Tree Forest … très beau et un excellent diner clôturera cette journée.




Le lendemain matin un tour au Giant Playground à contempler les amoncellements de rochers, sympa sans plus.

Ensuite direction le KTP. Encore de la route …
A noter qu’il y a sur ce trajet une des plus belles portions de route que nous ayons emprunté, naturellement pour ceux qui sont fana des dunes rouges. Ce sont des montagnes russes version Kalahari, parmi les plus hautes que nous ayons vu. Alors où est-ce ?, sur le D511 entre le croisement avec la D616 et le croisement avec la C15 qui mène au KTP. Nous avons adoré.

Arrivé à Mata Mata, poste frontière et point d’entrée dans le KTP vers 13h.
Nous longerons l’Auob jusqu’à Twee Riviere où nous logerons dans un chalet « familial ». Pour nous ce sera l’occasion de nous « concentrer » sur les animaux sauvages : springbocks, oryx, gnous, girafes … et les félins qui sont notre objectif principal. Malheureusement cette année il fait exceptionnellement secs et chauds, les animaux sont en stress et se montre peu. Raté pour voir le Kalahari vert !. Au niveau prédateurs nous verrons 2 fois des lions et une hyène brune.


Le camp de Twee Riviere, le plus grand du parc n’apporte rien de particulier, pas de « waterhole » ni de point d’observation. En revanche c’est la réception « officielle », il y a de l’essence, une piscine, un shop et un restaurant.
Le lendemain départ à l’ouverture des grilles (6h) direction Nossob puis Polentswa. Le matin, sur le trajet Twee Riviere – Nossob nous verrons 4 fois des lions (dont une fois avec 2 lionceaux), des Otocyons (que j’apprécie beaucoup) et un Fox .




Nous arriverons à Nossob vers midi. Nous y resterons jusqu’à 16 h. Ce camp est très bien placé, le camping n’y a pas de charme particulier. En revanche ils ont un « hide » qui permet d’observer les animaux proches du point d’eau. Nous y passerons une bonne partie de l’après-midi à contempler le ballet des rapaces. Un photographe m’a expliqué que l’après midi est le bon moment pour venir y voir les rapaces se désaltérer.



Sur le trajet Nossob – Polentswa nous croiserons à nouveau un lion, écrasé par la chaleur, qui passera à moins de 2 mètres de la voiture !.

Nuit au Campsite de Polentswa. Imaginez 3 emplacements, seuls, au milieu de la nature sans aucune protection, sans eau ni gardien, un braai … absolument magique. Au niveau pratique, chaque emplacement a à proximité une palissade en escargot protégeant un WC sec et une autre une douche, mais il faut amener son seau et son eau. Il y a aussi un abri sur une dalle béton pour y installer sa table et ses chaises. Il parait que souvent les lions y passent … séquence adrénaline, mais cette nuit ils ne viendront pas.

Le lendemain départ de bonne heure avec l’espoir de voir un léopard, parait qu’il y en a un qui passe souvent par ce point d’eau … raté ce matin il aura décidé de prendre un autre chemin.

Aujourd’hui c’est cool, juste 110 km pour nous rendre à notre prochain point de chute : le wilderness camp de Gharagab. Pas beaucoup d’animaux en chemin, une chaleur écrasante (42°). Et un camp de rêve, après une piste de 40km dans les dunes rouges nous arrivons à un point d’eau avec juste 4 chalets en hauteur, tous ayant une vue sur ce waterhole. Chaque chalet ne peut recevoir que 2 personnes et comme nous sommes 3 nous aurons 2 chalets soit la moitié du camp. C’est tellement beau que nous ne bougerons plus de la journée. Parait qu’il y a beaucoup d’animaux qui viennent à la nuit tombée car c’est le seul point d’eau du secteur.

Chouette …. Oui mais …. Ce soir ce sera « orage », donc pas d’animaux. Un énorme orage s’abattra sur nous, avec des grêlons et un vent à décorner les oryx. Comme on l’a entendu venir on s’était rendu à la plateforme d’observation du camp, placé sur une dune. Le spectacle sera incroyable, avec un ciel comme on n’en avait encore jamais vu. Il n’y a pas de mots, ni même de photos pour décrire ce ciel incroyable. Un orage dans le Kalahari est vraiment une expérience inoubliable, ça valait largement le manque d’animaux. Courageux notre braai arrivera à finir de cuire notre viande sous les dernières gouttes. Gharagab est un des plus beaux endroits où nous ayons été.


Le lendemain, départ de bonne heure (6h) comme tous les jours. Sur la route nous verrons plus d’animaux, la pluie salvatrice les ayant fait sortir de leurs abris. A Nossob, plein d’essence, ravitaillement sommaire, puis nous traverserons le KTP par les dunes. Dans les creux de la piste il y a encore quelques flaques avec des animaux qui s’y abreuvent. Dans l’Auob, en remontant vers Mata Mata ( aire dans laquelle on a le plus de chance d’apercevoir des guépards) nous verrons un groupe de hyènes tachetés et à 4 reprises des lions, dont une fois à nouveau des lionceaux (mais cette fois un peu plus âgés).




Nous logerons au Kalahari Tented Camp, le plus grand des Wilderness Camp. Cela veut dire sans grillage protégeant celui-ci, sans magasins, bref sans rien à part des chalets tout équipé, intégrant même un emplacement de stationnement grillagé … car il y a des hyènes qui aiment les pneus.

Un dernier tour dans le parc en fin de journée dans l’espoir d’apercevoir des guépards … rien, on se consolera en retournant voir le groupe de 3 lionnes et 1 lion qui « couve » du coin de l’œil le troupeau de springbock.
Dernier Braai, dernier coup d’œil sur le point d’eau du camp, où nous ne verrons qu’une hyène et le rire incroyable du reste de la famille. A nouveau gros vent, nuages et de la pluie mais pas sur nous … cela explique certainement l’absence d’animaux. Le lendemain matin dernier tour dans le parc … re lion (encore un autre, solitaire) … mais point de guépards.
En résumé le KTP est vrai un beau parc alliant les paysages de dunes rouges et les animaux. Au niveau pratique chaque camp tient à jour un tableau répertoriant à quel point d’eau à été vu tel animal dans la journée. C’est très fiable, notamment pour les lions qui ne se déplacent pas aussi vite et qui ne sont pas craintifs … ils sont les rois, non !. C’est d’ailleurs étonnant, la peur ne semble pas être inscrite dans leurs gênes, même du haut de nos gros engins on a juste droit à un regard dédaigneux. Pour voir les prédateurs c’est le matin de bonne heure et le soir. Les lions sont bien répartis dans le parc, pour les guépards c’est le secteur de Mata-Mata qui est le plus réputé. Pour les rapaces, c’est plutôt l’après midi qu’on les voient et Nossob semble être le meilleur endroit (avec son « hide ». Le nord de Nossob est moins giboyeux avec pas mal de point d’eau fermés, en revanche on y retrouve les dunes rouges alors que le sud est plus « blanc ».

La route étant longue jusqu’à Windhoek, nous ferons une halte au Bagatelle Kalahari Ranch où une excellente surprise nous attendra. Nous avions prévu de loger au camping et à notre arrivée on nous a gentiment proposé un chalet avec diner et petit déjeuner pour 500 N$ par personne, sans supplément single pour le deuxième chalet … présenté comme ça … ça ne se refuse pas. Dans la foulée nous irons assister au nourrissage des guépards … après un petit sprint et au sundowner.


Un plouf dans la piscine, un Tea o’clock …. Quand on vous dit que c’est bien ! Le diner sera très bon avec un excellent springbock grillé. Nous trouvons que c’est une excellente adresse, qualité de service impeccable, un beau cadre, du personnel commerçant et avenant … parfait pour finir ce magnifique voyage.
Le lendemain retour à Windhoek, quelques emplettes dans le centre, remise de la voiture à Asco et direction le grand froid.
Nous avons beaucoup apprécié ce voyage ; les journées plus longues, ne pas être obligé de boire notre bière avec des moufles, le rythme plus lent que notre précédent périple, plus contemplatif, aussi, il correspond aussi plus au pays. Comme disent les Africains aux Européens « vous avez les montres, nous nous avons le temps … ».
Pour ceux qui souhaitent une version avec plus de photo voici l'adresse du blog: http://retourdafriqueaustrale2.blogspot.fr/
Carnet de croisière Ushuaia-Cap Horn-Antarctique-Malouines English translation pending
Récit et surtout photos de nos 5 jours passés entre ushuaia l'Antarctique et les Malouines:Nous sommes arrivés le 21 février à Ushuaia, enfin une escale après 3 jours de mer, l’arrivée par la mer est très belle, la petite ville aux maisons colorées est nichée aux creux des montagnes. Heureusement que nous partons en excursions car un autre gros bateau de croisière le Grand Princess est au mouillage, et un bateau d’expédition américain style compagnie du Ponant embarque ses passagers. Notre excursion dure pratiquement toute la journée, nous partons sur le canal de Beagle et revenons par le parc national de la terre de Feu. Superbe excursion, nous sommes allés jusqu’au phare du bout du monde, tout petit mais si utile sur son petit rocher, nous avons admiré les lions de mer et les cormorans noir et blancs qui ressemblent à des manchots, nous avons admiré les sommets enneigés, il faisait un froid glacial, puis nous avons quitté le bateau pour partir en car dans le parc nous avons fait plusieurs arrêts, nous serions plus jeunes nous retournerions y faire du trekking c’est majestueux, ensuite nous sommes rentrés à Ushuaia, j’ai même pour la première fois réussi à acheter, écrire et ressortir poster les cartes postales, c’était important qu’elles partent du bon endroit. Voilà pour aujourd’hui. Demain matin nous passons le Cap Horn, puis direction l’Antarctique.
Arrivée à Ushuaia
la ville
les montagnes


un glacier




le phare du bout du Monde sur le canal beagle
le même
des cormorans et des lions de mer

il y avait beaucoup de petits!!!

et à part manger leur sport favori c'est la sieste

paysages du parc

je ne connais pas les 2 personnes mais impossible de prendre une photo sans personne je vais essayer de les enlever!!!
toujours dans le parc


la carte du canal et du parc



Arrivée à Ushuaia
la ville
les montagnes


un glacier




le phare du bout du Monde sur le canal beagle
le même
des cormorans et des lions de mer

il y avait beaucoup de petits!!!

et à part manger leur sport favori c'est la sieste

paysages du parc

je ne connais pas les 2 personnes mais impossible de prendre une photo sans personne je vais essayer de les enlever!!!
toujours dans le parc


la carte du canal et du parc



Itinéraire à Cuba, Cayo Levisa et/ou Cayo Santa Maria? English translation pending
Bonjour à tous,
Je fais mon baptême sur le forum.
Je prépare notre prochain voyage de deux semaines à Cuba en février 2014.
Nous sommes deux adultes et notre fille de 11 ans.
On va optez pour la voiture de location et les casas particulares.
J'ai un doute sur l'utilité de faire et cayo santa maria et cayo Levisa. Je sais qu'ils sont différents mais est-ce qu'on loupe réellement quelque chose en ne faisant que cayo Levisa.
Pour info notre itinéraire serait :
Paris - santa Clara Cayo santa maria 2J Trinidad 3J Playa larga 1J Vinales 3J Cayo Levisa 2 J La havane 2 J
Qu'en pensez-vous ? Enlever l'étape de cayo santa maria permettrait de mettre plus de jours pour une autre étape déjà prévue mais j'ai peur qu'on loupe quelque chose d'essentiel.
Merci par avance pour toutes vos infos.
Sandra.
Je fais mon baptême sur le forum.
Je prépare notre prochain voyage de deux semaines à Cuba en février 2014.
Nous sommes deux adultes et notre fille de 11 ans.
On va optez pour la voiture de location et les casas particulares.
J'ai un doute sur l'utilité de faire et cayo santa maria et cayo Levisa. Je sais qu'ils sont différents mais est-ce qu'on loupe réellement quelque chose en ne faisant que cayo Levisa.
Pour info notre itinéraire serait :
Paris - santa Clara Cayo santa maria 2J Trinidad 3J Playa larga 1J Vinales 3J Cayo Levisa 2 J La havane 2 J
Qu'en pensez-vous ? Enlever l'étape de cayo santa maria permettrait de mettre plus de jours pour une autre étape déjà prévue mais j'ai peur qu'on loupe quelque chose d'essentiel.
Merci par avance pour toutes vos infos.
Sandra.
Apologie du sud-ouest des États-Unis en hiver English translation pending
APOLOGIE DU SOUTHWEST EN HIVER
Tout d’abord, ceci n’est pas un carnet, car il n’y est absolument pas tenu compte des dates, des hébergements, des distances et autres détails qui d’une période à l’autre ne changent guère et sont largement répertoriés dans des carnets ou des sites comme celui D’Itat, que je remercie grandement au passage. Seule précision importante, c’est que nous y étions en février. Je remercie aussi chaleureusement Sedonax pour son site très riche Ouest USA, qui m'a permis de contacter les paria outfitters que sont Steeve et Susan, ainsi que de découvrir Altstrom point, à Page.
Parmi les nombreux carnets que j’ai eu l’occasion de découvrir, sur le sud-ouest des Etats-Unis visité en été, il ne s’est pas passé une fois sans que les voyageurs ne se plaignent de la chaleur, de cette chaleur pesante, étouffante, suffocante, qui vous donne l’impression de fondre sur place, de carrément vous liquéfier spontanément, malgré les litres d’eau que vous ingérez, celle que les autorités américaines surnomment « HEAT CAN KILL » !!!!!!
Certains guerriers grecs qui sévissent sur ce forum sont des ardents défenseurs de la chaleur surtout à MOAB!!!! Et comme je ne suis pas à moitié taquine, j'ai décidé de prendre le contre pied de cette position, et surtout de ne pas parler de Moab.
La chaleur, on dirait une bête sournoise, vicieuse, malveillante qui vous prend toute votre énergie, sans vous laisser aucun répit. (Certain dirait que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. C'est vrai!!!!!) Mais si ! Le répit arrive quand la chaleur s’éloigne, et qu’arrive AVEC LE PLUS GRAND BONHEUR la fin de la journée, vers 17h. Vous pouvez alors espérer quelques mansuétudes climatiques et profiter des derniers rayons du soleil pour, vite, faire quelques ballades avant 22h.
Voilà ce qui vous guette à las Vegas, à Monument valley, et à Death valley en été.
Alors qu’en hiver, en hiver, hummmmmmmmm !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais ! Vous pourriez objecter qu’il y a le printemps, ou l’automne ! Peut-être !
Mais l’hiver, ah l’hiver et son air revigorant, revivifiant ! Que du bonheur qui vous rend plus énergique, plus rapide dans vos gestes, plus empressés aussi.......d'aller prendre un bon chocolat chaud avec beaucoup de crème!!!!!!
La chose la plus importante que je tiens à signaler concernant l’hiver dans le southwest des Etats-Unis, c’est QU’IL NE FAIT PAS CHAUD !!!!!!!!!!!!
A las Vegas, dans la nuit de notre arrivée : 5°C ! 16°C l’après midi. Ce n’est pas beau ça !!!!!! Pas une goutte de sueur, pas d’impression de tête qui explose à cause de l’ensoleillement intense, pas de manque d’entrain du à cette insupportable chaleur et pas de besoin impératif d’aller farnienter aux abords d’une piscine. Vous profitez à fond de votre journée. Visites, shopping, restaurants, spectacles du cirque du soleil. Zen !!! Entre parenthèses "le rêve" c'est génial, spectaculaire, grandiose. A aller voir absolument!
En été les piscines sont bondées, et il est difficile d’y trouver de la place. Au contraire, en hiver, les piscines pour la plupart extérieures sont très peu fréquentées, voire vides, va savoir pourquoi, et il y a plein de places de disponibles. Pendant la journée, vous vous déplacez normalement sans avoir besoin de vous abriter du soleil. Au contraire, vous profitez à fond de chacun de ses rayons.
Le soir, chaudement couvert, vous assistez aux différentes animations que sont les fontaines du bellagio, les pirates du Treasure island, l'éruption du volcan du mirage, et là personne n’a envie de se faire mouiller. Bon à part ça, Las Vegas reste LAS VEGAS, avec son cortège de lumières, de shows, d’hôtels tous plus rutilants les uns que les autres, et ce gaspillage d’eau et d’énergie sans limite. Bref : Las Vegas !
Une fois quittée las Vegas, direction le grand canyon. Petit détour pour voir le HOOVER dam. Puis nuit à Tusayan. Il fait un je ne sais quoi qui vous pousse à avancer plus vite, à vous frotter énergiquement vos mains gantées, à émettre des brrrr. Oserais-je dire que c’est pour se réchauffer ! Peut-être !
5°C la journée, -7°C la nuit. …………… d’autant plus que le soleil se couche vers 18h, au lieu de 22h en été ! Indubitablement, il ne fait pas chaud ! Certains ont trouvé qu’il faisait froid. Mais quand on a visité le Sud Lipez bolivien en hiver, on ne craint plus rien !!!!!!!!!!!! Contrairement à la Bolivie en hiver, aux USA, les hôtels sont chauffés et même bigrement chauffés!!! Un vrai bonheur que de rencontrer ces havres de paix après vos visites.
On est même paré le lendemain pour un tour en hélicoptère au dessus du grand canyon. Sublimissime !!! De la neige, qui deci dela saupoudre les roches, telle du sucre vanillé !!! Miam! Miam ! Mais la grande majorité des canyons gardent leurs couleurs naturelles. 50 minutes de vol, pour 30 mn au dessus du grand canypn, dans un hélicoptère tout confort : l’Ecostar !



La piste d'atterrissage et de décollage elle même est tapissée de blanc.

Quelques ressentis de ce voyage dans le sud ouest des USA en hiver.
Dans les parcs, nous avons eu des températures négatives le matin et le soir, mais tout à fait acceptables dans la journée ( entre 40 et 50°F selon la voiture). Va falloir faire les conversions en degrés celcius tout seul comme des grands!!!!!
Au grand canyon, nous avons vraiment apprécié d'y avoir visité un maximum de points de vue, aussi bien entre hermit rest et grand canyon village que du côté est, sur la désert view drive.
A mohave point,
Mohave point, au coucher de soleil
Puis sur la desert view drive,


Vu l'immensité du site, ces points de vue permettent d'avoir des angles de vue vraiment différents, avec vues sur le Colorado ou pas d'avoir plus de chance de rencontrer des animaux.

Des élans, "elks" en anglais, entrain de brouter près de la route qui mène à maricopa point.
A ceux qui ont lu mes pérépéties dans les andes, cela ne vous rappelle pas une certaine vigogne?
"Mais qu'est-ce qu'elle a à me photographier comme cela, cette paparazzi?" semble-t-il me dire. "Eh, je ne suis pas une starlette de vegas!!!!"
En outre, le fait d'avoir fait le tour en hélicoptère de 50 mn, nous a permis d'avoir une vue du ciel complémentaire. Ceci dit, heureusement que nous avions choisi le tour de 50 mn, car le survol commence et finit par 10 mn au dessus de la forêt, aller et retour, ce qui est d'un intérêt discutable!!!! Voir le grand canyon des 2 côtés est et ouest puis du ciel, c'est comme visité les chutes d'Iguazú côté brésilien et côté argentin, puis du ciel en hélicoptère, et enfin d'en bas dans un jetboat. Ce sont des vues complémentaires. Il me reste à descendre le colorado en rafting pour compléter mon expérience du grand canyon. Peut-être dans une autre vie?
La désert view drive se poursuit pour rejoindre les villes de Page ou de Kayenta menant à Monument valley. C'est une route panoramique et de nombreux arrêts photographiques s'imposent. Ceci ne ressemble t-il pas au gâteau chocolat rencontré dans la quebrada del toro en Argentine?

Pour ce qui est de Monument Valley, dormir au View est un vrai plus, et je suis très contente d'avoir pris les chambres avec star view. Assister au lever et au coucher du soleil sur les 3 soeurs, ( the 3 sisters) de sa chambre, un pur bonheur!!! Surtout que les températures extérieures sont au dessous de 0°C!!!! Mais si en plus, vous avez le courage d'aller sur la terrasse du view ou sur le parking pour admirer l'ensemble du paysage alors le spectacle est encore plus fantastique.
Il y a plein de monolithes, de mesas ou buttes gigantesques dans ce parc, qui valent vraiment d'être valorisés ,

Et celle là près du parking du view, n'est-elle pas imposante? Ne semble-t-elle pas monter la garde devant les habitations des employés du view?
C'est vrai, c'est la photo des 3 buttes rendues célèbres par les westerns qui a fait le tour du monde.
Si vous voulez profitez de toutes la splendeur du lever du soleil, il faut faire le sacrifice de se lever tôt! Très tôt!!!! Pour un lever de soleil prévu à 7h10, de splendides couleurs bleutées, orangées, rosées, sont observables dans le ciel mettant en contraste les buttes restées dans le noir dès 6h15!

Puis le soleil se lève. Vu de la chambre,
Vue de la terrasse du view,
Ceci dit, en été, c'est encore plus tôt!! Et le soir, une fois le soleil couché à 18h10, et non à 22h comme en été , vous pouvez encore vous offrir le luxe de rester assister à la lente métamorphose du ciel qui se pare de jaune, rouge, violet, orange, bleu, rose, parfois successivement , parfois en même temps, donnant lieu à un spectacle s'étalant sur au moins 3/4H, avant de s'assombrir complètement. En été, cela vous obligerait à aller dormir vers 23h pour vous lever vers 4 ou 5h du mat, pour assister à l'ensemble des 2 spectacles dans leur intégralité !!! Bouhhhhhhhhh!!!
Pour ce qui est du dîner au view, étant donné que l'hôtel appartient à une famille Navajo, vous pouvez découvrir des mets traditionnels navajos. Nous avons eu le mérite d'avoir testé!!! L'histoire ne retiendra pas notre opinion à ce sujet.
En quittant, Monument Valley, faire le détour vers Mexican hat, pour découvrir le drôle de chapeau qui lui donne son nom.
Puis juste avant mexixan hat, vous pouvez aller voir le goosenecks state park qui vaut vraiment le coup." La San Juan river à creusé la montagne pendant des millénaires, lui donnant cette forme si particulière de cous d'oies qui se succèdent, et au milieu de ces cous d'oies, serpente inlassablement, la rivière dont le vert tranche nettement avec les différentes strates noires de la montagne." (il me semble que c'est Sedonax qui a dit cela sur son site ou quelqu'un d'autre que j'ai du lire ???????)

Merci à Sedonax pour les infos de son site ouest USA qui nous ont facilement permis de trouver tout cela.
Un premier cou d'oie,
Puis un autre cou d'oie!
Si en plus, vous avez le courage de poursuivre et de prendre la moki dugway, piste pleine de graviers s'enroulant autour de la montagne, grimpant inexorablement, tournant, s'incurvant, se rétrécissant, s'élargissant pour vous permettre finalement d'arriver tout en haut, afin de pouvoir vous rendre à muley point, et si vous avez la chance d'avoir un 4x4, alors vous pourrez arriver au bout de cette piste de 6 km en terre battue, souvent boueuse, à cause de la neige qui fond, et qui n'a rien à envier aux pistes des parcs du nord Chili ou du sud lipez. (Cette info m'a été fourni aussi sur le forum mais je ne sais plus par qui, en tout cas merci!)
la moki dugway, avec des traces de neige
Puis muley drive point, piste en terre battue avec des traces de neige tout autour, digne de celles rencontrées en argentine, ou au Chili ou encore en Bolivie en hiver austral 2012.

Et lá!!!!! Wouah! Vous avez une vue imprenable sur toutes la vallée, que vous venez de quitter. Vous voyez monument vallée au loin, la valley of the gods, le goosenecks state park, etc....
Je n'hésite pas à aller très près du bord pour les photos, pendant que mon mari plus sage, prend des photos de loin.
Il vaut mieux ne pas souffrir du vertige, c'est certain! Mais qu'elle aventure pour y arriver!

Voilà! Mon compte rendu tout à fait subjectif, s'arrête là pour le moment.
A+
Tout d’abord, ceci n’est pas un carnet, car il n’y est absolument pas tenu compte des dates, des hébergements, des distances et autres détails qui d’une période à l’autre ne changent guère et sont largement répertoriés dans des carnets ou des sites comme celui D’Itat, que je remercie grandement au passage. Seule précision importante, c’est que nous y étions en février. Je remercie aussi chaleureusement Sedonax pour son site très riche Ouest USA, qui m'a permis de contacter les paria outfitters que sont Steeve et Susan, ainsi que de découvrir Altstrom point, à Page.
Parmi les nombreux carnets que j’ai eu l’occasion de découvrir, sur le sud-ouest des Etats-Unis visité en été, il ne s’est pas passé une fois sans que les voyageurs ne se plaignent de la chaleur, de cette chaleur pesante, étouffante, suffocante, qui vous donne l’impression de fondre sur place, de carrément vous liquéfier spontanément, malgré les litres d’eau que vous ingérez, celle que les autorités américaines surnomment « HEAT CAN KILL » !!!!!!
Certains guerriers grecs qui sévissent sur ce forum sont des ardents défenseurs de la chaleur surtout à MOAB!!!! Et comme je ne suis pas à moitié taquine, j'ai décidé de prendre le contre pied de cette position, et surtout de ne pas parler de Moab.
La chaleur, on dirait une bête sournoise, vicieuse, malveillante qui vous prend toute votre énergie, sans vous laisser aucun répit. (Certain dirait que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. C'est vrai!!!!!) Mais si ! Le répit arrive quand la chaleur s’éloigne, et qu’arrive AVEC LE PLUS GRAND BONHEUR la fin de la journée, vers 17h. Vous pouvez alors espérer quelques mansuétudes climatiques et profiter des derniers rayons du soleil pour, vite, faire quelques ballades avant 22h.
Voilà ce qui vous guette à las Vegas, à Monument valley, et à Death valley en été.
Alors qu’en hiver, en hiver, hummmmmmmmm !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais ! Vous pourriez objecter qu’il y a le printemps, ou l’automne ! Peut-être !
Mais l’hiver, ah l’hiver et son air revigorant, revivifiant ! Que du bonheur qui vous rend plus énergique, plus rapide dans vos gestes, plus empressés aussi.......d'aller prendre un bon chocolat chaud avec beaucoup de crème!!!!!!
La chose la plus importante que je tiens à signaler concernant l’hiver dans le southwest des Etats-Unis, c’est QU’IL NE FAIT PAS CHAUD !!!!!!!!!!!!
A las Vegas, dans la nuit de notre arrivée : 5°C ! 16°C l’après midi. Ce n’est pas beau ça !!!!!! Pas une goutte de sueur, pas d’impression de tête qui explose à cause de l’ensoleillement intense, pas de manque d’entrain du à cette insupportable chaleur et pas de besoin impératif d’aller farnienter aux abords d’une piscine. Vous profitez à fond de votre journée. Visites, shopping, restaurants, spectacles du cirque du soleil. Zen !!! Entre parenthèses "le rêve" c'est génial, spectaculaire, grandiose. A aller voir absolument!
En été les piscines sont bondées, et il est difficile d’y trouver de la place. Au contraire, en hiver, les piscines pour la plupart extérieures sont très peu fréquentées, voire vides, va savoir pourquoi, et il y a plein de places de disponibles. Pendant la journée, vous vous déplacez normalement sans avoir besoin de vous abriter du soleil. Au contraire, vous profitez à fond de chacun de ses rayons.
Le soir, chaudement couvert, vous assistez aux différentes animations que sont les fontaines du bellagio, les pirates du Treasure island, l'éruption du volcan du mirage, et là personne n’a envie de se faire mouiller. Bon à part ça, Las Vegas reste LAS VEGAS, avec son cortège de lumières, de shows, d’hôtels tous plus rutilants les uns que les autres, et ce gaspillage d’eau et d’énergie sans limite. Bref : Las Vegas !
Une fois quittée las Vegas, direction le grand canyon. Petit détour pour voir le HOOVER dam. Puis nuit à Tusayan. Il fait un je ne sais quoi qui vous pousse à avancer plus vite, à vous frotter énergiquement vos mains gantées, à émettre des brrrr. Oserais-je dire que c’est pour se réchauffer ! Peut-être !
5°C la journée, -7°C la nuit. …………… d’autant plus que le soleil se couche vers 18h, au lieu de 22h en été ! Indubitablement, il ne fait pas chaud ! Certains ont trouvé qu’il faisait froid. Mais quand on a visité le Sud Lipez bolivien en hiver, on ne craint plus rien !!!!!!!!!!!! Contrairement à la Bolivie en hiver, aux USA, les hôtels sont chauffés et même bigrement chauffés!!! Un vrai bonheur que de rencontrer ces havres de paix après vos visites.
On est même paré le lendemain pour un tour en hélicoptère au dessus du grand canyon. Sublimissime !!! De la neige, qui deci dela saupoudre les roches, telle du sucre vanillé !!! Miam! Miam ! Mais la grande majorité des canyons gardent leurs couleurs naturelles. 50 minutes de vol, pour 30 mn au dessus du grand canypn, dans un hélicoptère tout confort : l’Ecostar !




La piste d'atterrissage et de décollage elle même est tapissée de blanc.

Quelques ressentis de ce voyage dans le sud ouest des USA en hiver.
Dans les parcs, nous avons eu des températures négatives le matin et le soir, mais tout à fait acceptables dans la journée ( entre 40 et 50°F selon la voiture). Va falloir faire les conversions en degrés celcius tout seul comme des grands!!!!!
Au grand canyon, nous avons vraiment apprécié d'y avoir visité un maximum de points de vue, aussi bien entre hermit rest et grand canyon village que du côté est, sur la désert view drive.
A mohave point,

Mohave point, au coucher de soleil

Puis sur la desert view drive,



Vu l'immensité du site, ces points de vue permettent d'avoir des angles de vue vraiment différents, avec vues sur le Colorado ou pas d'avoir plus de chance de rencontrer des animaux.
Des élans, "elks" en anglais, entrain de brouter près de la route qui mène à maricopa point.

A ceux qui ont lu mes pérépéties dans les andes, cela ne vous rappelle pas une certaine vigogne?

"Mais qu'est-ce qu'elle a à me photographier comme cela, cette paparazzi?" semble-t-il me dire. "Eh, je ne suis pas une starlette de vegas!!!!"

En outre, le fait d'avoir fait le tour en hélicoptère de 50 mn, nous a permis d'avoir une vue du ciel complémentaire. Ceci dit, heureusement que nous avions choisi le tour de 50 mn, car le survol commence et finit par 10 mn au dessus de la forêt, aller et retour, ce qui est d'un intérêt discutable!!!! Voir le grand canyon des 2 côtés est et ouest puis du ciel, c'est comme visité les chutes d'Iguazú côté brésilien et côté argentin, puis du ciel en hélicoptère, et enfin d'en bas dans un jetboat. Ce sont des vues complémentaires. Il me reste à descendre le colorado en rafting pour compléter mon expérience du grand canyon. Peut-être dans une autre vie?
La désert view drive se poursuit pour rejoindre les villes de Page ou de Kayenta menant à Monument valley. C'est une route panoramique et de nombreux arrêts photographiques s'imposent. Ceci ne ressemble t-il pas au gâteau chocolat rencontré dans la quebrada del toro en Argentine?


Pour ce qui est de Monument Valley, dormir au View est un vrai plus, et je suis très contente d'avoir pris les chambres avec star view. Assister au lever et au coucher du soleil sur les 3 soeurs, ( the 3 sisters) de sa chambre, un pur bonheur!!! Surtout que les températures extérieures sont au dessous de 0°C!!!! Mais si en plus, vous avez le courage d'aller sur la terrasse du view ou sur le parking pour admirer l'ensemble du paysage alors le spectacle est encore plus fantastique.
Il y a plein de monolithes, de mesas ou buttes gigantesques dans ce parc, qui valent vraiment d'être valorisés ,


Et celle là près du parking du view, n'est-elle pas imposante? Ne semble-t-elle pas monter la garde devant les habitations des employés du view?

C'est vrai, c'est la photo des 3 buttes rendues célèbres par les westerns qui a fait le tour du monde.

Si vous voulez profitez de toutes la splendeur du lever du soleil, il faut faire le sacrifice de se lever tôt! Très tôt!!!! Pour un lever de soleil prévu à 7h10, de splendides couleurs bleutées, orangées, rosées, sont observables dans le ciel mettant en contraste les buttes restées dans le noir dès 6h15!

Puis le soleil se lève. Vu de la chambre,

Vue de la terrasse du view,

Ceci dit, en été, c'est encore plus tôt!! Et le soir, une fois le soleil couché à 18h10, et non à 22h comme en été , vous pouvez encore vous offrir le luxe de rester assister à la lente métamorphose du ciel qui se pare de jaune, rouge, violet, orange, bleu, rose, parfois successivement , parfois en même temps, donnant lieu à un spectacle s'étalant sur au moins 3/4H, avant de s'assombrir complètement. En été, cela vous obligerait à aller dormir vers 23h pour vous lever vers 4 ou 5h du mat, pour assister à l'ensemble des 2 spectacles dans leur intégralité !!! Bouhhhhhhhhh!!!
Pour ce qui est du dîner au view, étant donné que l'hôtel appartient à une famille Navajo, vous pouvez découvrir des mets traditionnels navajos. Nous avons eu le mérite d'avoir testé!!! L'histoire ne retiendra pas notre opinion à ce sujet.
En quittant, Monument Valley, faire le détour vers Mexican hat, pour découvrir le drôle de chapeau qui lui donne son nom.

Puis juste avant mexixan hat, vous pouvez aller voir le goosenecks state park qui vaut vraiment le coup." La San Juan river à creusé la montagne pendant des millénaires, lui donnant cette forme si particulière de cous d'oies qui se succèdent, et au milieu de ces cous d'oies, serpente inlassablement, la rivière dont le vert tranche nettement avec les différentes strates noires de la montagne." (il me semble que c'est Sedonax qui a dit cela sur son site ou quelqu'un d'autre que j'ai du lire ???????)

Merci à Sedonax pour les infos de son site ouest USA qui nous ont facilement permis de trouver tout cela.
Un premier cou d'oie,

Puis un autre cou d'oie!

Si en plus, vous avez le courage de poursuivre et de prendre la moki dugway, piste pleine de graviers s'enroulant autour de la montagne, grimpant inexorablement, tournant, s'incurvant, se rétrécissant, s'élargissant pour vous permettre finalement d'arriver tout en haut, afin de pouvoir vous rendre à muley point, et si vous avez la chance d'avoir un 4x4, alors vous pourrez arriver au bout de cette piste de 6 km en terre battue, souvent boueuse, à cause de la neige qui fond, et qui n'a rien à envier aux pistes des parcs du nord Chili ou du sud lipez. (Cette info m'a été fourni aussi sur le forum mais je ne sais plus par qui, en tout cas merci!)
la moki dugway, avec des traces de neige

Puis muley drive point, piste en terre battue avec des traces de neige tout autour, digne de celles rencontrées en argentine, ou au Chili ou encore en Bolivie en hiver austral 2012.

Et lá!!!!! Wouah! Vous avez une vue imprenable sur toutes la vallée, que vous venez de quitter. Vous voyez monument vallée au loin, la valley of the gods, le goosenecks state park, etc....

Je n'hésite pas à aller très près du bord pour les photos, pendant que mon mari plus sage, prend des photos de loin.

Il vaut mieux ne pas souffrir du vertige, c'est certain! Mais qu'elle aventure pour y arriver!

Voilà! Mon compte rendu tout à fait subjectif, s'arrête là pour le moment.
A+
Quelques infos pratiques pour les Philippines (Banaue, Siquijor et Bohol) English translation pending
Salut à tous
Nous rentrons juste d’un formidable séjour de trois semaines aux Philippines. Je poste un petit compte rendu qui, s'il casse pas des briques, peut peut être rendre service à quelqu’un, c'est le seul but...
MANILLE :
Pas le temps de se faire une idée bien arrêtée sur cette ville, mais notre arrivée de nuit nous a permis de voir beaucoup de monde dormant sur les trottoirs ou sur le bord de mer … La journée ; les abords du parc Rizal montre aussi une population très pauvre.
Sinon nous n’avons ressenti aucune agressivité durant notre journée à Manille, la ville nous a paru très propre.
Change à l’aéroport 53.5 P pour un euros, le lendemain 53.95 chez un « money changer » dans la rue, donc c’est un peu du quif-quif, surprenant…
Van depuis l’aéroport jusqu'à Manille 550 pesos pour 9
Hotel Lotus garden :
http://www.lotusgardenhotel-manila.com/ppc/?gclid=CPSJy_eL27UCFaLHtAodCkQAtg
Cet hotel doit être bien pour une personne seule ou un couple mais pour une famille, les chambres sont un peu juste, 1 grand lit + 1 petit lit ; nous avons préféré l’hotel city garden :
http://www.citygardenhotels.com/makati/
qui fait parti du même groupe et qui se trouve dans la même rue. Même prix : 3000 P pour 4, deux grands lits, petit déj. En buffet inclus ;
Bus de nuit pour Banaue avec la compagnie ohayami. 450-360 P/adulte-enfant.
Voyage sans encombre, départ à 22 h arrivée 9 heures plus tard.

BANAUE :

Dés notre arrivée, nous avons aimé Banaue, une ambiance de montagne, une population sympathique et un paysage …
Uyami green view Lodge :
http://ugreenview.wordpress.com/
Malgrès le nombre important de voyageur passant par cet hotel, nous avons trouvé cet hotel très sympa, le personnel très cool et les chambres correctes . 1500 P pour 4. Le resto est pas mauvais…
Les 4 points de vue de Banaue sont très faisables a pied de puis le village et permette de voir la vie des habitants (tous chaleureux) le long de cette ballade de +/- 2 heures A-R . Les « View point » sont a voir comme leur nom l’indique …Mais évidemment rien de comparable avec :
BATAD :


Waouh ! Jamais rien vu de pareil ! Une superbe promenade de 1 heure depuis Saddle que l’on rejoint en jeepney .
Attention a ceux qui prennent un tricycle depuis Banaue devrons s’arrêter à « batad juntion » et devrons donc se farcir une heure de montée à pinces pas forcement intéressante pour rejoindre Saddle ( les tricycle ne peuvent, pour l’instant, pas monter juqu’à saddle ; route rop pourrie )
La marche dans les rizières depuis Batad pour rejoindre la cascade est un incontournable, fabuleuse promenade ! Attention quand même aux personnes agés et aux petits z’enfants( moins de 7 ans s’abstenir) , la remontée depuis la cascade jusqu’à Batad peut être assez rude, surtout qu’il faut après retourner jusqu'à Saddle. Mais quel paysage que ces immenses rizières en terrasse vieilles de 2000 ans, extraordinaire !
4000 P pour 9 personnes ; comprenant le Jeepney + le guide ( pas indispensable mais …presque ) Une superbe journée.
La région de la cordillère est extraordinaire, on pourrait se dire que les rizières en terrasse, une fois qu’on en a vu une on les a toutes vues ; grossière erreur toutes sont différentes dans leur environnement et dans leur forme et toutes ont un charme différent…
Les rizières de BANGAAN sont très pittoresques, vue incroyable depuis la route mais la visite du petit village niché au milieu des rizières vaut vraiment la (petite) peine. La dame qui tient le petit shop est très très sympathique et vend des article de qualité.
2000 P le jeepney pour 9 pour la journée.


Les rizières de HAPAO et HUNGDUAN sont tout aussi incontournables, ne pas hésiter à se promener dans celles d’Hapao, magnifique ballade. Celles de Hungduan sont situées dans une vallée très sauvage, la route est aussi vertigineuse que la vue est belle
3000 P en jeepney pour 9 pour la jounée.


SAGADA possède aussi une ambiance particulière avec ses cercueils suspendus et ses grottes, ses rizières sont aussi très belles.
4500 P pour la journée pour 9.
Finalement la région de Banaue nous a époustouflé, faisable de 7 à 77 ans ! Et de voir les rizières à la période de la plantation fut aussi beau j'imagine qu'avant la récolte.
Changement de décor avec le retour à Manille et l’avion directement pour DUMAGUETE, et là, 1 journée nous a suffit pur nous faire une idée précise de Dumaguete ; très sympa ! « Petite » ville grouillante et agréable. Aller manger sur le bord de mer, non loin du jetty au resto mexicain dont j’ai oublié le nom, y’a « amigos » dedans … très très bon et pas cher du tout, leur tacos sont à tomber.
Le GO hotel est très bien :
http://www.gohotelsdumaguete-dwh.com/ppc/?gclid=CIfrg9Wc27UCFaLHtAodCkQAtg
un poil excentré mais finalement très proche en tricycle (10 P/pers. hotel-jetty) le personnel très gentil, les chambres nickelles pour 1800P et des brouettes pour deux vastes chambres doubles communicantes.
120/100 adulte/enfant le billet de ferry depuis Dumaguete pour rallier l’île de :
SIQUIJOR.


Très très jolie Siquijor, il s’y dégage une ambiance particulièrement relax, nous avons beaucoup aimé .
Pour loger, le coral cay resort :
http://www.coralcayresort.com/
très bon rapport qualité/prix pour ce resort extrêmement bien tenu les grand bungalows avec deux grands lits sont à 1600P, l’hotel possède aussi des chambres doubles à 950P
Le resto est très bon mais un poil cher…
De la plage, en marchant sur la droite en regardant la mer jusqu’au bout et en nageant droit devant pendant 300 ou 400 mètres, on « tombe » sur un excellent site de snorkelling avec pas de coraux et de poissons, l’eau y est très claire. En logeant au coral cay le mieux est d’emprunter les canoes mis gratuitement à la disposition des clients, de se rendre directement sur le site, d’accrocher le canoe à un rocher sous l’eau a un endroit peu profond et voilà…
Nous voulions au départ louer des motos pour faire le tour de l’île mais en l’absence de permis, ce fut impossible, nous avons donc loué un jeepney à la journée, avec visite des cascades de cambugahay et la plage de Salangdoon. Les deux sites sont très agréables. 1800P pour le jeepney pour 9.


Le bateau pour BOHOL depuis Siquijor coûte 800/400 adulte/enfant et dure 3 heures (nous sommes repassé par Dumaguete)
A BOHOL Panglao plus précisement) nous avons logé à l’excellente VILLA BELZA :
http://www.villabelza.com/
Très bien tenu par EVA et son fils Christopher, tous deux très sympathiques. Les bungalows sont très bien, très vastes, 2350 P pour 4 avec fan.
Le service du resto est un peu lent, défaut vite excusé par la qualité de la carte, tout y est très bon !
La plage de Alona beach ; mouais…L’ambiance un peu anarchique des boutiques et resto est assez rigolote, la plage devait être très belle il y a queqlues années… Eva sait conseiller une autre plage plus sympathique …

Nous avons loué un van (2800P/9 pers.) pour faire les touristes de base et voir les différents sites de Bohol en une journée, à savoir :
Les Chocolate hill sont à voir absolument, situées dans un environnement très bucolique leur vue est saisissante à 360 degrés, étonné de lire à droite à gauche que se site n’est pas terrible, pour notre part nous avons beaucoup aimé ! Faut dire qu’on n’est pas encore blazés…

Pareil pour la balade sur la rivière Lobok (1000 P le petit bateau), formidable balade au fil de l’eau, a faire absolument…
Le gros Python de Bohol dort toujours à point fermé après avoir mangé ses deux cochons de 30 kilos chacun, y’en a qui aiment bien être pris en photo à coté…
Même en étant pas encore blazés, nous avons trouvé la visite de la ferme aux papillon valable que pour manger un morceau dans l’excellente cafet. de l’endroit…
La visite des Tarsier nous à procuré, à nous adultes, des sensation mitigées. Formidable de voir ces petits primates aux grands yeux étonnés, mais le site fait quand même un peu zoo… Les enfants, qui eux ne se posent pas ce genre de questions furent très contents de cette visite ... « If they happy, I’m happy… »
La visite de Balicasag fut encore plus mémorable. Cette île possède un tombant…à tomber ! Presque aussi beau que Sipadan , pas aussi spectaculaire quand même , mais des tortues, beaucoup de coraux et de poissons petits et gros et une eau très claire font de ce site un des plus beau que nous ayont vu jusqu’à présent. Pas mal de plongeurs qui partent vite fait, donc nous avons eu le site quasiment pour nous seuls et le repas du midi préparé par le pêcheur sur la plage fut tout aussi formidable ( grosses crevettes à 1200/kg et gros poisson à 600/kg ) un BBQ d’enfer ! Très très belle journée que cette jounée à Balicasag.
2500 P la location du bateau pour 9 pour la journée.
50 P/pers. le « permis » de snorkeller.
150P/pers le petit bateau pour aller de l’île, au tombant (après le repas nous y sommes retourné à la nage sans problème depuis la plage )


Et puis, le lendemain, retour à Dumaguete en bateau avion jusqu’à Manille et retour en France (550 Pesos la taxe d’aéroport de Manille)
Et voilà, ce fut notre petit parcours aux Philipines, nous retiendrons l’extrême gentillesse des gens, la beauté des endroits que nous avons visité et une grande diversité entre le nord et le sud.
Nous retournerons aux Philippines, c’est sur !
Nous rentrons juste d’un formidable séjour de trois semaines aux Philippines. Je poste un petit compte rendu qui, s'il casse pas des briques, peut peut être rendre service à quelqu’un, c'est le seul but...
MANILLE :
Pas le temps de se faire une idée bien arrêtée sur cette ville, mais notre arrivée de nuit nous a permis de voir beaucoup de monde dormant sur les trottoirs ou sur le bord de mer … La journée ; les abords du parc Rizal montre aussi une population très pauvre.
Sinon nous n’avons ressenti aucune agressivité durant notre journée à Manille, la ville nous a paru très propre.
Change à l’aéroport 53.5 P pour un euros, le lendemain 53.95 chez un « money changer » dans la rue, donc c’est un peu du quif-quif, surprenant…
Van depuis l’aéroport jusqu'à Manille 550 pesos pour 9
Hotel Lotus garden :
http://www.lotusgardenhotel-manila.com/ppc/?gclid=CPSJy_eL27UCFaLHtAodCkQAtg
Cet hotel doit être bien pour une personne seule ou un couple mais pour une famille, les chambres sont un peu juste, 1 grand lit + 1 petit lit ; nous avons préféré l’hotel city garden :
http://www.citygardenhotels.com/makati/
qui fait parti du même groupe et qui se trouve dans la même rue. Même prix : 3000 P pour 4, deux grands lits, petit déj. En buffet inclus ;
Bus de nuit pour Banaue avec la compagnie ohayami. 450-360 P/adulte-enfant.
Voyage sans encombre, départ à 22 h arrivée 9 heures plus tard.

BANAUE :

Dés notre arrivée, nous avons aimé Banaue, une ambiance de montagne, une population sympathique et un paysage …
Uyami green view Lodge :
http://ugreenview.wordpress.com/
Malgrès le nombre important de voyageur passant par cet hotel, nous avons trouvé cet hotel très sympa, le personnel très cool et les chambres correctes . 1500 P pour 4. Le resto est pas mauvais…
Les 4 points de vue de Banaue sont très faisables a pied de puis le village et permette de voir la vie des habitants (tous chaleureux) le long de cette ballade de +/- 2 heures A-R . Les « View point » sont a voir comme leur nom l’indique …Mais évidemment rien de comparable avec :
BATAD :


Waouh ! Jamais rien vu de pareil ! Une superbe promenade de 1 heure depuis Saddle que l’on rejoint en jeepney .
Attention a ceux qui prennent un tricycle depuis Banaue devrons s’arrêter à « batad juntion » et devrons donc se farcir une heure de montée à pinces pas forcement intéressante pour rejoindre Saddle ( les tricycle ne peuvent, pour l’instant, pas monter juqu’à saddle ; route rop pourrie )
La marche dans les rizières depuis Batad pour rejoindre la cascade est un incontournable, fabuleuse promenade ! Attention quand même aux personnes agés et aux petits z’enfants( moins de 7 ans s’abstenir) , la remontée depuis la cascade jusqu’à Batad peut être assez rude, surtout qu’il faut après retourner jusqu'à Saddle. Mais quel paysage que ces immenses rizières en terrasse vieilles de 2000 ans, extraordinaire !
4000 P pour 9 personnes ; comprenant le Jeepney + le guide ( pas indispensable mais …presque ) Une superbe journée.
La région de la cordillère est extraordinaire, on pourrait se dire que les rizières en terrasse, une fois qu’on en a vu une on les a toutes vues ; grossière erreur toutes sont différentes dans leur environnement et dans leur forme et toutes ont un charme différent…
Les rizières de BANGAAN sont très pittoresques, vue incroyable depuis la route mais la visite du petit village niché au milieu des rizières vaut vraiment la (petite) peine. La dame qui tient le petit shop est très très sympathique et vend des article de qualité.
2000 P le jeepney pour 9 pour la journée.


Les rizières de HAPAO et HUNGDUAN sont tout aussi incontournables, ne pas hésiter à se promener dans celles d’Hapao, magnifique ballade. Celles de Hungduan sont situées dans une vallée très sauvage, la route est aussi vertigineuse que la vue est belle
3000 P en jeepney pour 9 pour la jounée.


SAGADA possède aussi une ambiance particulière avec ses cercueils suspendus et ses grottes, ses rizières sont aussi très belles.
4500 P pour la journée pour 9.
Finalement la région de Banaue nous a époustouflé, faisable de 7 à 77 ans ! Et de voir les rizières à la période de la plantation fut aussi beau j'imagine qu'avant la récolte.
Changement de décor avec le retour à Manille et l’avion directement pour DUMAGUETE, et là, 1 journée nous a suffit pur nous faire une idée précise de Dumaguete ; très sympa ! « Petite » ville grouillante et agréable. Aller manger sur le bord de mer, non loin du jetty au resto mexicain dont j’ai oublié le nom, y’a « amigos » dedans … très très bon et pas cher du tout, leur tacos sont à tomber.
Le GO hotel est très bien :
http://www.gohotelsdumaguete-dwh.com/ppc/?gclid=CIfrg9Wc27UCFaLHtAodCkQAtg
un poil excentré mais finalement très proche en tricycle (10 P/pers. hotel-jetty) le personnel très gentil, les chambres nickelles pour 1800P et des brouettes pour deux vastes chambres doubles communicantes.
120/100 adulte/enfant le billet de ferry depuis Dumaguete pour rallier l’île de :
SIQUIJOR.


Très très jolie Siquijor, il s’y dégage une ambiance particulièrement relax, nous avons beaucoup aimé .
Pour loger, le coral cay resort :
http://www.coralcayresort.com/
très bon rapport qualité/prix pour ce resort extrêmement bien tenu les grand bungalows avec deux grands lits sont à 1600P, l’hotel possède aussi des chambres doubles à 950P
Le resto est très bon mais un poil cher…
De la plage, en marchant sur la droite en regardant la mer jusqu’au bout et en nageant droit devant pendant 300 ou 400 mètres, on « tombe » sur un excellent site de snorkelling avec pas de coraux et de poissons, l’eau y est très claire. En logeant au coral cay le mieux est d’emprunter les canoes mis gratuitement à la disposition des clients, de se rendre directement sur le site, d’accrocher le canoe à un rocher sous l’eau a un endroit peu profond et voilà…
Nous voulions au départ louer des motos pour faire le tour de l’île mais en l’absence de permis, ce fut impossible, nous avons donc loué un jeepney à la journée, avec visite des cascades de cambugahay et la plage de Salangdoon. Les deux sites sont très agréables. 1800P pour le jeepney pour 9.


Le bateau pour BOHOL depuis Siquijor coûte 800/400 adulte/enfant et dure 3 heures (nous sommes repassé par Dumaguete)
A BOHOL Panglao plus précisement) nous avons logé à l’excellente VILLA BELZA :
http://www.villabelza.com/
Très bien tenu par EVA et son fils Christopher, tous deux très sympathiques. Les bungalows sont très bien, très vastes, 2350 P pour 4 avec fan.
Le service du resto est un peu lent, défaut vite excusé par la qualité de la carte, tout y est très bon !
La plage de Alona beach ; mouais…L’ambiance un peu anarchique des boutiques et resto est assez rigolote, la plage devait être très belle il y a queqlues années… Eva sait conseiller une autre plage plus sympathique …

Nous avons loué un van (2800P/9 pers.) pour faire les touristes de base et voir les différents sites de Bohol en une journée, à savoir :
Les Chocolate hill sont à voir absolument, situées dans un environnement très bucolique leur vue est saisissante à 360 degrés, étonné de lire à droite à gauche que se site n’est pas terrible, pour notre part nous avons beaucoup aimé ! Faut dire qu’on n’est pas encore blazés…

Pareil pour la balade sur la rivière Lobok (1000 P le petit bateau), formidable balade au fil de l’eau, a faire absolument…
Le gros Python de Bohol dort toujours à point fermé après avoir mangé ses deux cochons de 30 kilos chacun, y’en a qui aiment bien être pris en photo à coté…
Même en étant pas encore blazés, nous avons trouvé la visite de la ferme aux papillon valable que pour manger un morceau dans l’excellente cafet. de l’endroit…
La visite des Tarsier nous à procuré, à nous adultes, des sensation mitigées. Formidable de voir ces petits primates aux grands yeux étonnés, mais le site fait quand même un peu zoo… Les enfants, qui eux ne se posent pas ce genre de questions furent très contents de cette visite ... « If they happy, I’m happy… »
La visite de Balicasag fut encore plus mémorable. Cette île possède un tombant…à tomber ! Presque aussi beau que Sipadan , pas aussi spectaculaire quand même , mais des tortues, beaucoup de coraux et de poissons petits et gros et une eau très claire font de ce site un des plus beau que nous ayont vu jusqu’à présent. Pas mal de plongeurs qui partent vite fait, donc nous avons eu le site quasiment pour nous seuls et le repas du midi préparé par le pêcheur sur la plage fut tout aussi formidable ( grosses crevettes à 1200/kg et gros poisson à 600/kg ) un BBQ d’enfer ! Très très belle journée que cette jounée à Balicasag.
2500 P la location du bateau pour 9 pour la journée.
50 P/pers. le « permis » de snorkeller.
150P/pers le petit bateau pour aller de l’île, au tombant (après le repas nous y sommes retourné à la nage sans problème depuis la plage )


Et puis, le lendemain, retour à Dumaguete en bateau avion jusqu’à Manille et retour en France (550 Pesos la taxe d’aéroport de Manille)
Et voilà, ce fut notre petit parcours aux Philipines, nous retiendrons l’extrême gentillesse des gens, la beauté des endroits que nous avons visité et une grande diversité entre le nord et le sud.
Nous retournerons aux Philippines, c’est sur !
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
Le Vietnam si j'avais su! English translation pending
Très beau voyage....belle découverte......beau sites et oui des personnes gentilles, aimables...... Mais...les vietnamiens très sympas et j'ai bcp de respect pour eux.....vous poursuivent sans arrêt pour vendre...vendre et vendre....vous êtes un portefeuille ambulant, vous les européens...et autres "blancs".. c'était un peu spécial connaissant le Cambodge et la Thaïlande et le Laos...là où on circule librement.........
Il faut aussi savoir que pour faire 150kms en voiture, il faut 4 heures......rien n'avance, tout est bloqué...donc hanoi vers la baie d'Halong c'est 8 heures allez retour......tu te retrouves a la baie d'halong en ayant fait 4h de route, le bateau à 11h le mat et le lendemain retour à 12h.....4h de route interminable...........c'était quand même bien!!!!!
Le marché flottant à Can tho........ben oui aussi 8heures de route allez retour saigon-cant tho pour voir ce fameux marché flottant, ben oui quoi un marché flottant....cela n'en valait pas la peine.....Je ne vous parle pas des ballades dans la baie du Mékong......on ne voit pas grand chose si ce n'est de iles qui produisent des fruits...et une promenade en calèche...ah bon??? Mais les fruits, ben vous avez une dégustation et bien sûr il faut acheter.....la suite, le petit groupe qui est venu chanter pendant votre dégustation.....ok c'était chouette, on douille..........
Voilà.......c'était qd mme super.... euh oui mais non, je ne mange pas de chien, ni de souris à la vapeur..........,
C.
Il faut aussi savoir que pour faire 150kms en voiture, il faut 4 heures......rien n'avance, tout est bloqué...donc hanoi vers la baie d'Halong c'est 8 heures allez retour......tu te retrouves a la baie d'halong en ayant fait 4h de route, le bateau à 11h le mat et le lendemain retour à 12h.....4h de route interminable...........c'était quand même bien!!!!!
Le marché flottant à Can tho........ben oui aussi 8heures de route allez retour saigon-cant tho pour voir ce fameux marché flottant, ben oui quoi un marché flottant....cela n'en valait pas la peine.....Je ne vous parle pas des ballades dans la baie du Mékong......on ne voit pas grand chose si ce n'est de iles qui produisent des fruits...et une promenade en calèche...ah bon??? Mais les fruits, ben vous avez une dégustation et bien sûr il faut acheter.....la suite, le petit groupe qui est venu chanter pendant votre dégustation.....ok c'était chouette, on douille..........
Voilà.......c'était qd mme super.... euh oui mais non, je ne mange pas de chien, ni de souris à la vapeur..........,
C.
Circuit en Inde du Sud cet été 2013: Tamil Nadu et Kerala en famille pour vingt-six jours English translation pending
Bonjour 🙂,
J'entame un nouveau post sur notre circuit de cet été en Inde du sud, Tamil Nadu et Kerala. Du 1er Juillet 2013 au 26 Juillet 2013. Nous partons avec nos deux enfants de 12 et 13 ans en mode routard. Souhaitons aller au fil de notre circuit sans contraintes planifiées. En totale liberté ou presque, nous hésitons encore à prendre un chauffeur, pour ou contre.. le liberté du mode routard contre la sécurité d'un chauffeur (type Mokshatour TS India etc)... on a envie de faire du Bus et du train pour l'ambiance, la découverte de la diversité Indienne.
Bref nous voulons varier les plaisirs.
J'ai déjà lu pas mal de discussions, que pensez vous de ce trajet dans le délai à tenir, avec des enfants, quels transports adopter pour ces étapes etc... Merci bcps par avance de vos retours. David
· Chennai - on ne fera que atterir. · Mamallapuram · Vedantagul – bird sanctuary · Pondichery · Tanjore · Trichy · Rameswaram · Madurai · Periyar · Allepey · Cochin · Munnar · Kodaikanal · Ooty · Mysore · Bangalore · Velore · Kanchipuram · Chennai - on ne fera que décoller.
J'entame un nouveau post sur notre circuit de cet été en Inde du sud, Tamil Nadu et Kerala. Du 1er Juillet 2013 au 26 Juillet 2013. Nous partons avec nos deux enfants de 12 et 13 ans en mode routard. Souhaitons aller au fil de notre circuit sans contraintes planifiées. En totale liberté ou presque, nous hésitons encore à prendre un chauffeur, pour ou contre.. le liberté du mode routard contre la sécurité d'un chauffeur (type Mokshatour TS India etc)... on a envie de faire du Bus et du train pour l'ambiance, la découverte de la diversité Indienne.
Bref nous voulons varier les plaisirs.
J'ai déjà lu pas mal de discussions, que pensez vous de ce trajet dans le délai à tenir, avec des enfants, quels transports adopter pour ces étapes etc... Merci bcps par avance de vos retours. David
· Chennai - on ne fera que atterir. · Mamallapuram · Vedantagul – bird sanctuary · Pondichery · Tanjore · Trichy · Rameswaram · Madurai · Periyar · Allepey · Cochin · Munnar · Kodaikanal · Ooty · Mysore · Bangalore · Velore · Kanchipuram · Chennai - on ne fera que décoller.
Ah les voyageurs...!! au Cambodge et ailleurs... English translation pending
Décidemment, moi qui me plaint de trop d'écrans en tout lieu, il y a quand même des lectures qui font plaisir ( ou déplaisir ) à lire ...... surtout quand ce sont des vérités comme on dit " bonnes à entendre " .......
Parcoureurs sans frontières . . . et sans scrupules
Touriste est un mot qui devient laid. Et lorsque «masse» est associé à tourisme, ce n'est plus laid, c'est horrible ! Ce mot passe lentement du côté de ces vieux mots qu'on n'emploie plus, car ils ont pris, au fil des ans, une tournure péjorative. Tout comme les hôtels ont tendance à disparaître au profit des ressorts et les spas remplacent déso...rmais les vulgaires salons de massage, un autre mot enverra bientôt « tourisme de masse » aux oubliettes du politiquement correct.
On ne parle plus de tiers-monde, mais de pays émergents, on ne dit plus sourd, mais malentendant et on ne dira plus touristes, mais pourquoi pas, «parcoureurs». Bravitude vient bien de remplacer bravoure ! Un parcoureur, c'est quelqu'un qui parcourt le monde.
En 1950, ils étaient 25 millions à s'adonner aux délices du farniente et du dépaysement lointain. Cinquante ans plus tard, ils étaient 700 millions à sillonner la planète et, si les prévisions de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) se vérifient, ils seront un milliard en 2010 et 1,6 milliard en 2020. C'est demain ! C'est terrifiant !
Aujourd'hui, avec plus de 12% du PIB mondial et 200 millions d'emplois, le «parcourage» est devenu la première industrie planétaire. Une compagnie aérienne low cost a pour slogan: «Maintenant tout le monde peut voler» ! Et si tout ce monde peut voler, il se met à voyager, à parcourir. C'est épouvantable ! Car le touriste de masse est un intrus doublé d'un malotru !
Un intrus, car il débarque chez vous sans trop de respect pour les plates-bandes de votre jardin. Et un malotru car il y importe ce dont il a besoin et transforme ainsi le paysage. En quelques années, le tourisme de masse a défiguré les lieux qu'il a visités, car ces derniers s'adaptent à ses désirs.
Un touriste, à Angkor en 1995, c'est un fait-divers. Personne n'y prête attention. Près de deux millions aujourd'hui, c'est un problème qui a des répercutions sur de nombreux secteurs, à commencer par l'environnement. La petite bourgade tranquille est devenue un gigantesque parc à touristes pressés. Et les rues, des avenues à bus climatisés.
Le parcoureur solitaire est un minuscule engin à aplanir les différences, un petit appareil à niveler le monde. Sept cents millions de touristes, c'est un immense rouleau compresseur ! Un engin qui écrase sans vergogne les cultures qu'il visite.
Près de deux milliards, c'est une menace aussi grande que le réchauffement climatique. Mais personne ne s'en émeut.
Même pas Nicolas Hulot ! Le touriste parcoureur est la main armée de la mondialisation. Sans touristes, l'Internet aurait mis davantage de temps pour connaître une telle évolution. Les MacDonald et le Coca Cola seraient peut-être (on peut rêver) restés chez eux !
Le touriste a besoin, à l'autre bout du monde, de ce qu'il a chez lui. Sinon, il n'est pas content
«Comment, vous n'avez pas l'ADSL dans votre hôtel ? Mais c'est inadmissible !», s'insurgeait hier un quidam parcoureur, outré.
Avec son numérique il photographie l'exotique paysan dans les rizières et sa cahute. Et la fille du rustre, marchande des temples, qui n'a, chez elle, ni électricité ni eau courante, lui vend (beaucoup plus cher qu'à la Fnac), la carte memo-stick 2 gigas pour son appareil photo Sony.
Le parcoureur ne voyage pas vraiment. Il s'endort dans son avion, y mange, s'y ennuie durant 10 ou 20 heures, se comporte comme un gougeât avec les hôtesses, fait la queue à l'immigration et, sitôt débarqué, cherche à retrouver ce qu'il a laissé chez lui…. En moins cher!!.
Rarement, il tente de comprendre et d'accepter la différence. Il se déplace d'un point à un autre, à plus ou moins grande vitesse, de plus en plus souvent en groupe. Les temples d'Angkor ne se visitent plus guère, non, ils se prennent en photo.
Le quidam passe plus de minutes le dos aux pierres, pour être sur la photo, que de face, à admirer les bas-reliefs.
Le Caucasien prend certes un peu plus de temps que le Japonais qui survole à Mach 2 les vieux cailloux, poursuivit par les nuées de Coréens, comme des nuages de crickets affamés sur un champ de cannes à sucre. Mais tout est question de nuance.
Le Cheap Charlie
Il considère qu'ici tout doit être «pas cher» puisque le pays est très pauvre. Or, le Cambodge est cher ! Un chauffeur de taxi à disposition pour une journée entière pour moins de 15 euros, c'est hors de prix pour certains. Un tuk-tuk avec chauffeur, 8 euros pour 12 heures de travail quotidien, c'est cher également pour le touriste qui paye le même prix pour une bière en terrasse d'un bistrot parisien sans sourciller, se bat pour les 35 heures et vote Besancenot ! Dans son pays. Mais ce n'est pas pareil.
En voyage, on essaye toujours de vous voler. C'est bien connu !
Ainsi donc, je fais ici ce que je ne ferai jamais chez moi. Je suis fatigué d'enchaîner les temples comme d'autres les perles, je rentre à mon hôtel dans l'après-midi. Le chauffeur, à qui j'ai loué les services sur la base de la journée, me demande de payer le plein tarif. «Il veut me voler, le bougre. Mais, je négocie et je ne lâcherai pas». Sur les pistes de ski, je prends mon forfait journée, je jette les gants à midi, épuisé, mais jamais je ne vais me plaindre au directeur de la station pour me faire rembourser la moitié de mon forfait.
Le parcoureur débarque dans un hôtel. La chambre ne lui plaît pas. Il décide de ne pas payer la course depuis l'aéroport puisqu'il ne reste pas là. Lorsqu'il sort à la mauvaise station de métro, il ne lui vient jamais à l'idée de se faire rembourser le ticket par la RATP... Car, dans les pays riches, tout se paye en avance, que ce soit le forfait de remontées mécaniques ou le ticket de métro. Dans les pays pauvres, on fait confiance... Pour un temps encore.
Tout doit absolument se marchander! La chose est particulièrement vraie pour le parcoureur sac à dos. Il ne cherche qu'à découvrir ce qui est bon marché ! Uniquement. C'est sa seule quête. Les guest-houses pas chères, les restaurants chers, les bons plans pour aller d'un point à un autre, etc. Et il veille, il a l'œil, il sait que l'indigène tentera tout pour le faire trébucher dans cette quête du «pas cher». Alors, il marchande !
L'Asie est une des régions, comme toutes celles pauvres et touristiques, où l'on doit marchander tout, partout, et de manière toujours indécente. Le parcoureur ne débat jamais le prix de son steak chez le boucher, pas plus qu'il ne négocie sa nuit dans un hôtel F1 à 35 euros pour une chambre avec vue sur l'échangeur du périf' nord et salle de bains commune en plastique au bout du couloir. Il ne peut pas, certes, car il s'adresse à une machine dans laquelle il entre sa carte bancaire et ne voit jamais le patron des lieux.
Mais quand ce parcoureur se paye le voyage de sa vie à l'autre bout du monde, il marchande ! A commencer par le tarif de sa chambre, qu'il veut à l'étage et pas au rez-de-chaussée, ou le contraire et loin du couloir. Mais il n'est pas le seul: «Nous travaillons aux Nations Unies à Jakarta et nous ne viendrons chez vous que si vous consentez à nous faire une bonne ristourne!» Les expatriés professionnels, avec leur bataillon de nourrices, de femmes de ménage et de cuisinières, ne se comportent pas mieux que le VRP vendeur d'aspirateurs en banlieue parisienne.
Une fois enfilé l'uniforme du parcoureur, on entre dans le troupeau. Impossible d'y échapper. Mais le VRP, lui au moins, a une excuse: il a lu pendant six mois ce guide de voyage censé conseiller ces nouveaux routards qui n'en sont plus et qui ressasse les clichés du genre: «Marchandage: une vieille tradition asiatique à laquelle vous n'échapperez pas. Tous les prix se discutent…» Ainsi donc, le serpent se mord la queue: comme le touriste va forcément discuter, le prix est augmenté dès le départ, car il sera «bargainé» comme disent les Québécois.
« Cela ne nous est jamais arrivé ! »
Et puis, il y a les gens qui savent. Ceux-là commencent leurs phrases par «nous qui voyageons beaucoup», signifiant en fait, «nous qui ne voyageons jamais». Ils savent tout: que le transfert de l'aéroport à l'hôtel est toujours gratuit, «dans tous les pays que nous avons faits», que l'utilisation d'Internet est gratuite dans tous les établissements hôteliers du monde entier, que le petit déjeuner peut se prendre à 4 heures du matin (avant d'aller voir se lever le soleil sur les temples), que, si la machine refuse leur carte bancaire, c'est forcément la faute de la machine, car «nous qui voyageons beaucoup, c'est la première fois que...»
Faudra-t-il donc écrire un guide sur le comportement des parcoureurs? Non pas de ces niaiseries qui vous disent où dormir et où manger pas cher. Un vrai guide expliquant, par exemple, comment se comporter en avion, arrêter de s'agripper au siège de devant pour se lever ou s'asseoir, ne pas se précipiter dans la coursive dès que l'avion a posé ses roues sur le tarmac. Aider sa voisine à descendre son sac au lieu de l'écraser du sien.
Mais qui, aujourd'hui, veut chercher à comprendre et non à imposer, à apprendre et non à dicter, à donner et non à profiter ?
L'art du voyage se meurt, tout comme dépérit le respect des cultures et disparaît la curiosité. Faut-il enseigner désormais tout cela à l'école, entre l'éducation sexuelle et les cours de civisme ?
Mais j'y pense, le civisme ne s'enseigne plus.
Et si c'était le monde qui changeait trop vite ? Et si ces comportements de touristes n'étaient que le reflet d'une évolution des sociétés vers un égoïste repli sur soi ?
Voyager non plus pour apprendre mais pour confirmer les clichés que l'on a de l'autre.
Cela voudrait dire que l'individu est malade et non le seul touriste!
Frédéric Amat
Si vous aves tout lu, c'était bien non ...... ? 😛 Merci Frédéric de nous remettre d'aplomb .......
Parcoureurs sans frontières . . . et sans scrupules
Touriste est un mot qui devient laid. Et lorsque «masse» est associé à tourisme, ce n'est plus laid, c'est horrible ! Ce mot passe lentement du côté de ces vieux mots qu'on n'emploie plus, car ils ont pris, au fil des ans, une tournure péjorative. Tout comme les hôtels ont tendance à disparaître au profit des ressorts et les spas remplacent déso...rmais les vulgaires salons de massage, un autre mot enverra bientôt « tourisme de masse » aux oubliettes du politiquement correct.
On ne parle plus de tiers-monde, mais de pays émergents, on ne dit plus sourd, mais malentendant et on ne dira plus touristes, mais pourquoi pas, «parcoureurs». Bravitude vient bien de remplacer bravoure ! Un parcoureur, c'est quelqu'un qui parcourt le monde.
En 1950, ils étaient 25 millions à s'adonner aux délices du farniente et du dépaysement lointain. Cinquante ans plus tard, ils étaient 700 millions à sillonner la planète et, si les prévisions de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) se vérifient, ils seront un milliard en 2010 et 1,6 milliard en 2020. C'est demain ! C'est terrifiant !
Aujourd'hui, avec plus de 12% du PIB mondial et 200 millions d'emplois, le «parcourage» est devenu la première industrie planétaire. Une compagnie aérienne low cost a pour slogan: «Maintenant tout le monde peut voler» ! Et si tout ce monde peut voler, il se met à voyager, à parcourir. C'est épouvantable ! Car le touriste de masse est un intrus doublé d'un malotru !
Un intrus, car il débarque chez vous sans trop de respect pour les plates-bandes de votre jardin. Et un malotru car il y importe ce dont il a besoin et transforme ainsi le paysage. En quelques années, le tourisme de masse a défiguré les lieux qu'il a visités, car ces derniers s'adaptent à ses désirs.
Un touriste, à Angkor en 1995, c'est un fait-divers. Personne n'y prête attention. Près de deux millions aujourd'hui, c'est un problème qui a des répercutions sur de nombreux secteurs, à commencer par l'environnement. La petite bourgade tranquille est devenue un gigantesque parc à touristes pressés. Et les rues, des avenues à bus climatisés.
Le parcoureur solitaire est un minuscule engin à aplanir les différences, un petit appareil à niveler le monde. Sept cents millions de touristes, c'est un immense rouleau compresseur ! Un engin qui écrase sans vergogne les cultures qu'il visite.
Près de deux milliards, c'est une menace aussi grande que le réchauffement climatique. Mais personne ne s'en émeut.
Même pas Nicolas Hulot ! Le touriste parcoureur est la main armée de la mondialisation. Sans touristes, l'Internet aurait mis davantage de temps pour connaître une telle évolution. Les MacDonald et le Coca Cola seraient peut-être (on peut rêver) restés chez eux !
Le touriste a besoin, à l'autre bout du monde, de ce qu'il a chez lui. Sinon, il n'est pas content
«Comment, vous n'avez pas l'ADSL dans votre hôtel ? Mais c'est inadmissible !», s'insurgeait hier un quidam parcoureur, outré.
Avec son numérique il photographie l'exotique paysan dans les rizières et sa cahute. Et la fille du rustre, marchande des temples, qui n'a, chez elle, ni électricité ni eau courante, lui vend (beaucoup plus cher qu'à la Fnac), la carte memo-stick 2 gigas pour son appareil photo Sony.
Le parcoureur ne voyage pas vraiment. Il s'endort dans son avion, y mange, s'y ennuie durant 10 ou 20 heures, se comporte comme un gougeât avec les hôtesses, fait la queue à l'immigration et, sitôt débarqué, cherche à retrouver ce qu'il a laissé chez lui…. En moins cher!!.
Rarement, il tente de comprendre et d'accepter la différence. Il se déplace d'un point à un autre, à plus ou moins grande vitesse, de plus en plus souvent en groupe. Les temples d'Angkor ne se visitent plus guère, non, ils se prennent en photo.
Le quidam passe plus de minutes le dos aux pierres, pour être sur la photo, que de face, à admirer les bas-reliefs.
Le Caucasien prend certes un peu plus de temps que le Japonais qui survole à Mach 2 les vieux cailloux, poursuivit par les nuées de Coréens, comme des nuages de crickets affamés sur un champ de cannes à sucre. Mais tout est question de nuance.
Le Cheap Charlie
Il considère qu'ici tout doit être «pas cher» puisque le pays est très pauvre. Or, le Cambodge est cher ! Un chauffeur de taxi à disposition pour une journée entière pour moins de 15 euros, c'est hors de prix pour certains. Un tuk-tuk avec chauffeur, 8 euros pour 12 heures de travail quotidien, c'est cher également pour le touriste qui paye le même prix pour une bière en terrasse d'un bistrot parisien sans sourciller, se bat pour les 35 heures et vote Besancenot ! Dans son pays. Mais ce n'est pas pareil.
En voyage, on essaye toujours de vous voler. C'est bien connu !
Ainsi donc, je fais ici ce que je ne ferai jamais chez moi. Je suis fatigué d'enchaîner les temples comme d'autres les perles, je rentre à mon hôtel dans l'après-midi. Le chauffeur, à qui j'ai loué les services sur la base de la journée, me demande de payer le plein tarif. «Il veut me voler, le bougre. Mais, je négocie et je ne lâcherai pas». Sur les pistes de ski, je prends mon forfait journée, je jette les gants à midi, épuisé, mais jamais je ne vais me plaindre au directeur de la station pour me faire rembourser la moitié de mon forfait.
Le parcoureur débarque dans un hôtel. La chambre ne lui plaît pas. Il décide de ne pas payer la course depuis l'aéroport puisqu'il ne reste pas là. Lorsqu'il sort à la mauvaise station de métro, il ne lui vient jamais à l'idée de se faire rembourser le ticket par la RATP... Car, dans les pays riches, tout se paye en avance, que ce soit le forfait de remontées mécaniques ou le ticket de métro. Dans les pays pauvres, on fait confiance... Pour un temps encore.
Tout doit absolument se marchander! La chose est particulièrement vraie pour le parcoureur sac à dos. Il ne cherche qu'à découvrir ce qui est bon marché ! Uniquement. C'est sa seule quête. Les guest-houses pas chères, les restaurants chers, les bons plans pour aller d'un point à un autre, etc. Et il veille, il a l'œil, il sait que l'indigène tentera tout pour le faire trébucher dans cette quête du «pas cher». Alors, il marchande !
L'Asie est une des régions, comme toutes celles pauvres et touristiques, où l'on doit marchander tout, partout, et de manière toujours indécente. Le parcoureur ne débat jamais le prix de son steak chez le boucher, pas plus qu'il ne négocie sa nuit dans un hôtel F1 à 35 euros pour une chambre avec vue sur l'échangeur du périf' nord et salle de bains commune en plastique au bout du couloir. Il ne peut pas, certes, car il s'adresse à une machine dans laquelle il entre sa carte bancaire et ne voit jamais le patron des lieux.
Mais quand ce parcoureur se paye le voyage de sa vie à l'autre bout du monde, il marchande ! A commencer par le tarif de sa chambre, qu'il veut à l'étage et pas au rez-de-chaussée, ou le contraire et loin du couloir. Mais il n'est pas le seul: «Nous travaillons aux Nations Unies à Jakarta et nous ne viendrons chez vous que si vous consentez à nous faire une bonne ristourne!» Les expatriés professionnels, avec leur bataillon de nourrices, de femmes de ménage et de cuisinières, ne se comportent pas mieux que le VRP vendeur d'aspirateurs en banlieue parisienne.
Une fois enfilé l'uniforme du parcoureur, on entre dans le troupeau. Impossible d'y échapper. Mais le VRP, lui au moins, a une excuse: il a lu pendant six mois ce guide de voyage censé conseiller ces nouveaux routards qui n'en sont plus et qui ressasse les clichés du genre: «Marchandage: une vieille tradition asiatique à laquelle vous n'échapperez pas. Tous les prix se discutent…» Ainsi donc, le serpent se mord la queue: comme le touriste va forcément discuter, le prix est augmenté dès le départ, car il sera «bargainé» comme disent les Québécois.
« Cela ne nous est jamais arrivé ! »
Et puis, il y a les gens qui savent. Ceux-là commencent leurs phrases par «nous qui voyageons beaucoup», signifiant en fait, «nous qui ne voyageons jamais». Ils savent tout: que le transfert de l'aéroport à l'hôtel est toujours gratuit, «dans tous les pays que nous avons faits», que l'utilisation d'Internet est gratuite dans tous les établissements hôteliers du monde entier, que le petit déjeuner peut se prendre à 4 heures du matin (avant d'aller voir se lever le soleil sur les temples), que, si la machine refuse leur carte bancaire, c'est forcément la faute de la machine, car «nous qui voyageons beaucoup, c'est la première fois que...»
Faudra-t-il donc écrire un guide sur le comportement des parcoureurs? Non pas de ces niaiseries qui vous disent où dormir et où manger pas cher. Un vrai guide expliquant, par exemple, comment se comporter en avion, arrêter de s'agripper au siège de devant pour se lever ou s'asseoir, ne pas se précipiter dans la coursive dès que l'avion a posé ses roues sur le tarmac. Aider sa voisine à descendre son sac au lieu de l'écraser du sien.
Mais qui, aujourd'hui, veut chercher à comprendre et non à imposer, à apprendre et non à dicter, à donner et non à profiter ?
L'art du voyage se meurt, tout comme dépérit le respect des cultures et disparaît la curiosité. Faut-il enseigner désormais tout cela à l'école, entre l'éducation sexuelle et les cours de civisme ?
Mais j'y pense, le civisme ne s'enseigne plus.
Et si c'était le monde qui changeait trop vite ? Et si ces comportements de touristes n'étaient que le reflet d'une évolution des sociétés vers un égoïste repli sur soi ?
Voyager non plus pour apprendre mais pour confirmer les clichés que l'on a de l'autre.
Cela voudrait dire que l'individu est malade et non le seul touriste!
Frédéric Amat
Si vous aves tout lu, c'était bien non ...... ? 😛 Merci Frédéric de nous remettre d'aplomb .......
GR11 en Espagne ou GR10 en France? English translation pending
Bonjour à tous,
Pendant mon pèlerinage sur le chemin de Compostelle l’automne dernier, à mon arrivé à Roncevalles, j'ai enmprunté le GR11 jusqu'à Irun pour continuer le chemin en longeant la côte. Je dois dire que ces cinq jours dans les Pyrénées ont étés des plus beaux de ma vie. Ce printemps je compte y retourner et faire le GR11 du Sud au Nord, ou du moins, jusqu'à ce que j'en aille marre. À plusieurs moments durant mes cinq jours, j'ai eu à rebrousser chemin étant donné le balisage assez mauvais. Je sais qu'il y d'autres rubriques à ce sujet, mais je tiens quand même à poser quelques questions:
-Est-ce que, d'après ceux qui ont pu expérimenter les deux chemins, le GR10 est mieux balisé et si oui, de beaucoup? -J'étais sur le GR11 en début du mois d'octobre, est-ce qu'en mai-juin il risque d'avoir plus de gens? -J'ai tellement été ébloui par la beauté des paysages étant donné que les montagnes surgissaient d'absolument tous les côtés, est-ce que le GR10 est aussi beau? -Quels sont les étapes moins intéressantes et dangereuses que vous me déconseiller? Si vous avez envie de me partager vos expériences ou avis divers, allez y à fond :)
Merci d'avance!
-Est-ce que, d'après ceux qui ont pu expérimenter les deux chemins, le GR10 est mieux balisé et si oui, de beaucoup? -J'étais sur le GR11 en début du mois d'octobre, est-ce qu'en mai-juin il risque d'avoir plus de gens? -J'ai tellement été ébloui par la beauté des paysages étant donné que les montagnes surgissaient d'absolument tous les côtés, est-ce que le GR10 est aussi beau? -Quels sont les étapes moins intéressantes et dangereuses que vous me déconseiller? Si vous avez envie de me partager vos expériences ou avis divers, allez y à fond :)
Merci d'avance!
Nature autour de Beijing? English translation pending
Bonjour
nous partons 14 jours en chine début avril, je cherche des destinations "nature" et "petits" villages proches de Beijing car nous n'avons pas envie de parcourir de longues distances..
nous irons déjà 2 jours à Simatai, logés au Dongpo Inn, auberge au pied de la muraille et sinon j'ai trouvé le parc de Shidu, les wuling mountains, Longqing Gorge, le village de Chuandixia mais je ne sais pas lequel choisir ..
avez-vous des avis ? conseils ? propositions ?
merci d'avance
doro
doro
Voyage de trente et un jours dans l'Ouest américain plus Yellowstone et New York English translation pending
Bonjour à tous !🙂
Je suis partie l’année dernière avec mon ami dans l’ouest des USA et grâce à vos commentaires nous avons passé un excellent voyage !😏
Nous avons fait une boucle ( SF> Yosemite> Death Valley> LV>Bryce>Zion>Page> Monument Valley> Grand Canyon>Sedona>LA)
Nous souhaiterions de nouveau partir, ça y est nous avons eu le virus !😉
Je vous sollicite de nouveau pour avoir vos avis sur l’itinéraire.
J’ai bien entendu lu les discussions sur le forum et regarder sur le site ouestusa.fr, mais je reste perplexe (même inquiète) sur certaines parties de mon voyage.😕
Nous serons 2 à partir pour le mois de Septembre 31 jours. Nous n’aurons pas de SUV mais une simple voiture. Les billets d’avion, les résa d’hôtels n’ont pas été bookés.
J1 Paris –Salt Lake City
J2 Salt Lake City –Grand Teton (Nuit à Jackson) 5h de route
J3 Visite de Grand Teton avec Taggart Lake (Nuit à Jackson)
J4 Visite de Yellowstone Sud Ouest (Nuit à Jackson)
J5 Visite de Yellowstone Sud Est (Nuit à Jackson)
J6 Yellowstone Nord Ouest (Nuit?)
J7 Yellowstone Nord Est (Nuit?)
J8 Yellowstone (revoir les coups de cœur ou faire les choses non faites) – Visite de Cody (Nuit à Cody)
Est ce pertinent de visiter Cody alors que ce n'est plus la période des rodéos?
J9 Cody – (Flaming Gorges si on a le temps!) Vernal (Nuit à Vernal) 6h50 de route !!!
J10 Vernal (visite de Dinosaure NM) Harper's Corner Trail et/ou Steam boat Rock, cette journée est elle possible si nous n’avons pas de SUV????
J11 Vernal – Moab (coucher de soleil à Arches) (nuit à Moab) 3h54 de route
J12 Arches (nuit à Moab)
J13 Sunrise ou Sunset de Dead Horse Point+ Island in the sky (Nuit à Moab)
J14 Island in the sky+ Needles (Nuit à Moab)
J15 Moab- Visite de Mesa Verde (Nuit à Durango)
J16 Durango – Santa Fé (4h de route) y a t-il un intérêt à aller sur Santa Fé pour si peu de temps ?
J17 Santa Fé - Canyon de Chelly (points de vue) (nuit à Chinle) 4h30 de route
J18 Canyon de Chelly ( white house trail) –Monument Valley (coucher de soleil) (Nuit à Mexican Hat)
J19 Monument Valley – Page (nuit à Page)
J20 Page the Wave ????(Si on gagne à la loterie! l’espoir fait vivre ! 😏 dans ce cas là, on louera pour la journée un SUV)
J21 Page – Capitol Reef (nuit à Torrey) 4h50 de route
J22 Capitol Reef (Nuit à Torrey)
J23 Torrey – Salt Lake City (Nuit à Salt Lake City)
J24 Salt Lake city - New York
J25 -J30 New York
J31 New York – Paris
L'itinéraire n'est-il pas trop chargé?
Pour Yellowstone ou Moab, n'est ce pas trop court?
Le fait de ne pas avoir de SUV sera t-il vraiment handicapant?
Encore merci pour votre aide!
Bonne journée!
Vanessa
Je suis partie l’année dernière avec mon ami dans l’ouest des USA et grâce à vos commentaires nous avons passé un excellent voyage !😏
Nous avons fait une boucle ( SF> Yosemite> Death Valley> LV>Bryce>Zion>Page> Monument Valley> Grand Canyon>Sedona>LA)
Nous souhaiterions de nouveau partir, ça y est nous avons eu le virus !😉
Je vous sollicite de nouveau pour avoir vos avis sur l’itinéraire.
J’ai bien entendu lu les discussions sur le forum et regarder sur le site ouestusa.fr, mais je reste perplexe (même inquiète) sur certaines parties de mon voyage.😕
Nous serons 2 à partir pour le mois de Septembre 31 jours. Nous n’aurons pas de SUV mais une simple voiture. Les billets d’avion, les résa d’hôtels n’ont pas été bookés.
J1 Paris –Salt Lake City
J2 Salt Lake City –Grand Teton (Nuit à Jackson) 5h de route
J3 Visite de Grand Teton avec Taggart Lake (Nuit à Jackson)
J4 Visite de Yellowstone Sud Ouest (Nuit à Jackson)
J5 Visite de Yellowstone Sud Est (Nuit à Jackson)
J6 Yellowstone Nord Ouest (Nuit?)
J7 Yellowstone Nord Est (Nuit?)
J8 Yellowstone (revoir les coups de cœur ou faire les choses non faites) – Visite de Cody (Nuit à Cody)
Est ce pertinent de visiter Cody alors que ce n'est plus la période des rodéos?
J9 Cody – (Flaming Gorges si on a le temps!) Vernal (Nuit à Vernal) 6h50 de route !!!
J10 Vernal (visite de Dinosaure NM) Harper's Corner Trail et/ou Steam boat Rock, cette journée est elle possible si nous n’avons pas de SUV????
J11 Vernal – Moab (coucher de soleil à Arches) (nuit à Moab) 3h54 de route
J12 Arches (nuit à Moab)
J13 Sunrise ou Sunset de Dead Horse Point+ Island in the sky (Nuit à Moab)
J14 Island in the sky+ Needles (Nuit à Moab)
J15 Moab- Visite de Mesa Verde (Nuit à Durango)
J16 Durango – Santa Fé (4h de route) y a t-il un intérêt à aller sur Santa Fé pour si peu de temps ?
J17 Santa Fé - Canyon de Chelly (points de vue) (nuit à Chinle) 4h30 de route
J18 Canyon de Chelly ( white house trail) –Monument Valley (coucher de soleil) (Nuit à Mexican Hat)
J19 Monument Valley – Page (nuit à Page)
J20 Page the Wave ????(Si on gagne à la loterie! l’espoir fait vivre ! 😏 dans ce cas là, on louera pour la journée un SUV)
J21 Page – Capitol Reef (nuit à Torrey) 4h50 de route
J22 Capitol Reef (Nuit à Torrey)
J23 Torrey – Salt Lake City (Nuit à Salt Lake City)
J24 Salt Lake city - New York
J25 -J30 New York
J31 New York – Paris
L'itinéraire n'est-il pas trop chargé?
Pour Yellowstone ou Moab, n'est ce pas trop court?
Le fait de ne pas avoir de SUV sera t-il vraiment handicapant?
Encore merci pour votre aide!
Bonne journée!
Vanessa
Voyage d'un mois en Inde du Nord à petit budget English translation pending
Bonjour,
voilà je me renseigne maintenant sur les possibilités d'un voyage sac à dos en inde du nord...
Est ce que partir environ un mois visiter le nord de l'Inde avec un budget disons de 500 euros c'est possible ? (je compte pas le billet d'avion)
En arrivant à Delhi et faire un parcours jusqu'à Varanasi...puis revenir à Delhi...
Puis quelle est la meilleure période pour partir là bas ?
Des avis, des témoignages, des conseils...je prend tout !!!
Pour l'instant je n'ai rien de précis en tête, juste des rêves...
voilà je me renseigne maintenant sur les possibilités d'un voyage sac à dos en inde du nord...
Est ce que partir environ un mois visiter le nord de l'Inde avec un budget disons de 500 euros c'est possible ? (je compte pas le billet d'avion)
En arrivant à Delhi et faire un parcours jusqu'à Varanasi...puis revenir à Delhi...
Puis quelle est la meilleure période pour partir là bas ?
Des avis, des témoignages, des conseils...je prend tout !!!
Pour l'instant je n'ai rien de précis en tête, juste des rêves...
Qui part pour les Caraïbes à bord du Musica le 3 décembre 2013? English translation pending
Bonsoir à tous, je fais ce post pour savoir qui partira pour les Caraibes le 3 décembre 2013 afin de préparer ce voyage au mieux et si possible discuter ensembles de nos futures escales et apporter vos expériences du MSC MUSICA que je ne connais pas encore.
Les autres départs sont les bienvenus bien-sur.
Amitiés à tous les croisiéristes.
😛 😎
Visites gratuites ou pas chères à faire en Charente-Maritime? English translation pending
Bonjour
Nous partirons 7 jours en Charente Maritime pour les vacances de Pacques, nous logerons à la Palmyre et avons déjà prévu des visites : Zoo de la Palmyre, la Rochelle avec les tours panoramiques, le port ect.... Royan, une mini croisière depuis Boyard ville ou l'ïle d'Oléron. La visite de Rochefort..... Beaucoup d'activités sont payantes ça se comprends, mais auriez vous des idées de ballades ou d’activités culturelles qui soient aussi gratuites ? car à quatre ça chiffre vite.
Merci pour vos réponses
Nous partirons 7 jours en Charente Maritime pour les vacances de Pacques, nous logerons à la Palmyre et avons déjà prévu des visites : Zoo de la Palmyre, la Rochelle avec les tours panoramiques, le port ect.... Royan, une mini croisière depuis Boyard ville ou l'ïle d'Oléron. La visite de Rochefort..... Beaucoup d'activités sont payantes ça se comprends, mais auriez vous des idées de ballades ou d’activités culturelles qui soient aussi gratuites ? car à quatre ça chiffre vite.
Merci pour vos réponses
Carnet de voyage sur quinze jours en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour à tous,
Bonsoir,
Je vais essayer de vous faire un bref compte rendu de notre voyage de noce en Nouvelle Calédonie. J’espère que ces commentaires pourront vous aider dans la réalisation de votre parcours. Bien sur il s'agit uniquement de notre ressenti.
Tout d'abord nous sommes partis 19 jours, soit 16 jours pleins sur place et 15 nuits. Nous sommes partis du 20 décembre au 7 janvier, soit l'été en nouvelle Calédonie, mais aussi le début de la saison des cyclones. Malheureusement nous ne pouvions pas partir en novembre ou début décembre car mon mari a 2 semaines de congés imposés pendant les fêtes de fin d'année. Si c'était à refaire, je me dis qu'il vaut peut être mieux partir moins longtemps mais à la meilleure période, mais bon de toute façon on ne maîtrise jamais la météo quel que soit la saison.
Pour résumer notre séjour en quelques mots, nous avons beaucoup aimé cette destination, ces paysages diversifiés: océan, plages blanches, eau turquoise, forets de bambous, fougères, cascades et rivières... Malheureusement nous n'avons pas pu visiter le grand sud comme cela était prévu (à cause de la tempête tropicale), mais il parait que c'est également très chouette. Gros coup de cœur pour Ouvéa, il faisait un soleil de plomb, donc forcément, je ne suis pas très objective, mais j'ai trouvé les plages sublimes, les excursions sympas, les gens très ouverts et surtout beaucoup moins touristique que l'IDP. Nous n'avons pas eu le temps d'aller à Lifou mais il paraît que c'est également très chouette.
Côté pratique: - pensez à emmener de la crème solaire indice 50, et à mettre toutes les heures. Nous avions acheté la crème Avène en pharmacie et nous avons quand même brulés car quand le soleil est là et bien il tape fort! On a rencontré des expatriés et ils nous ont dit qu'ils achetaient leur crème au carrefour de Nouméa (spray indice 50 pour soleil d'Australie) et que c'était beaucoup plus efficace. - vous pouvez emmener une moustiquaire, pour notre part nous ne l'avons pas utilisé, par contre nous avons utilisé la totalité de notre spray anti moustique qui était très efficace, pensez simplement à en mettre sur les pieds car on s'est fait manger! - vous pouvez emmener vos draps, surtout si vous dormez chez l'habitant ou dans des hôtels pas très propres, on les a utilisés une ou deux fois. - on avait également emmené une petite toile de tente en cas de problème de logement et vous lirez en dessous que nous en avons rencontré quelques uns, mais finalement nous avons toujours trouvés où dormir. - pour téléphoner en France, vous pouvez utiliser les cartes izi, mais nous les trouvons pas très pratique, du coup nous avons utilisé notre portable et avant de faire le 00 33 il faut faire le 19 pour réduire votre facture téléphonique. - demandez le guide de la nouvelle Calédonie à l'office du tourisme, il est gratuit. - si vous souhaitez acheter de l’alcool, attention aucun magasin ne vous en vendra le week end, il est interdit d’en acheter à partir du vendredi midi ou 16h, je ne sais plus, c’est pour éviter l’abus d’alcool et les conducteurs dangereux, donc pensez y. - réserver vos nuits à l’avance, rappelez quelques jours avant et le jour même n’y aller pas trop tard car sinon ils donneront votre place à quelqu’un d’autre. - réserver vos repas au restaurant la veille sauf à Nouméa, je sais ce n’est pas pratique mais ils fonctionnent comme ça. Parfois on ne s’est pas où on va être et s’il n y a pas une épicerie d’ouverte ou un grand hôtel à proximité et bien vous ne mangerez pas ! - pensez à faire le plein d’essence régulièrement car parfois il faut faire beaucoup de km avant de trouver une nouvelle station essence.
Voici maintenant le parcours que nous avions prévu: - samedi 22/12: Nouméa - dimanche 23/12: Ouvéa - lundi 24/12: Ouvéa - mardi 25/12: Ouvéa - mercredi 26: Sarraméa - jeudi 27/12: Poindimié - vendredi 28/12: Hienghène - samedi 29/12: Bourail et retour à Nouméa - dimanche 30/12: IDP - lundi 31/12: IDP - mardi 01/01: IDP - mercredi 02/01: IDP - jeudi 03/01: Nouméa ile aux canards, ilot maitre et jeudi de Nouméa - vendredi 04/01: Grand sud - samedi 05/01: Parc de la rivière bleue - dimanche 06/01: Phare Amédée, journée en jet ski
Voici maintenant ce que nous avons vraiment fait:
Départ le jeudi 20 décembre avec la compagnie Finnair. 29h de vol à l’aller et 26h au retour. Le trajet avec Air France est plus court mais aussi plus cher. Nous avons acheté nos billets en juin pour le mois de décembre et nous n'avions pas trop le choix pour les dates, avec la période des fêtes de fin d'année les prix montent vite. Un conseil: achetez vos billets dès que possible. Prix de nos billets par personne: 1450€ (achetés sur opodo). Au niveau de la compagnie, tout s'est très bien passé, aucun reproche à faire. Nous avions 6h d'attente à l'aller à Helsinki, nous en avons profité pour aller dans le centre ville pour visiter la ville et manger un petit bout, c'était super sympa et surtout le parcours nous a paru moins long que d'attendre 6h à l'aéroport. Compter 30/40min de bus pour aller dans le centre ville, il y a un kiosk avec toutes les informations à la sortie de l'aéroport.
Vendredi 21/12: arrivée à Nouméa à 22H35. Nous avions loué une voiture à Europcar, modèle 206. Après réflexion, nous aurions peut être dû louer une voiture de catégorie B car parfois nous avions dû monter les côtes en première ou deuxième, ce qui était un peu difficile. Et puis il y a beaucoup de routes non goudronnées. Nous avons loué la voiture pour les 16 jours et nous n'avons pas regretté. Nous avions calculé que cela revenait moins cher ou au même que de prendre toutes les navettes pour aller à l'aéroport de magenta. En plus, nous avons pu laisser quelques affaires dans la voiture, ce qui est pratique car nous étions limités à 12kg de bagage pour Ouvéa et IDP. Et puis, nous avons gagné du temps, les navettes font tjs plus de détours, attendent des passagers... au moins on était indépendant et comme notre programme a changé en cours de route c'était bien également d'avoir la voiture sous le coude. Bref, on vous conseille de la garder pendant tout le séjour et pour réduire un peut votre note, cherchez un code de réduction sur internet; pour notre part, nous avions trouvé un code avec 20% de réduction. Coût total pour 16 jours de location: 511 euros avec un seul conducteur et km illimité. Nous avons donc pris notre voiture à 23h à l'aéroport (l'agence était ouverte) et avons pris la route pour Nouméa. Pensez à avoir un peu de monnaie avec vous si vous voulez prendre "l'autoroute", 150F l'aller. Comptez environ 45min pour rejoindre Nouméa. Nous avons dormi à l'hôtel Ramada Plaza à Anse vanta, très bien situé, bel hôtel avec terrasse et cuisine équipée. Nous avons payé 80 euros la nuit sans petit déjeuner au lieu de 170€ je crois, nous connaissions une personne qui travaille à Nouméa et qui avait des prix par son entreprise. Au départ, nous devions loger chez l'habitant en chambre d'hôte mais 15 jours avant de partir, nous recevons un mail "nous sommes désolés mais nous ne pourrons pas vous accueillir car nous avons des problèmes personnels". Ah mince, mais comment allons nous faire? Panique à bord et puis le problème s'est résolu avec le Ramada Plaza et au final, même si ca dépassait un peu notre budget, on n’a pas été déçu. On avait contacté deux autres chambres d’hôtes qui avaient l’air très bien mais c’était déjà complet depuis longtemps, il s’agit de Tropik’ann à Nouméa et Tour du Monde à Dumbéa (mais c’est un peu à l’extérieur de la ville).
Samedi 22/12 : Nouméa - balade au marché de Nouméa, ouvert de 5h à 11h, à côté du port de Moselle. On a fait le tour en moins d’1h, le marché est tout petit, on a été un peu déçu mais cela nous a permis de voir beaux fruits et légumes, fleurs, poissons, artisanat. - Balade dans le quartier chinois qui se trouve juste à côté. Nous en avons profité pour acheter le « manou », tissu pour faire coutume dans la tribu kanak à Hienghène. - Pique nique sur la place des cocotiers, jolie place, bonne ambiance. - Visite de la cathédrale Saint Joseph, sur la colline au dessus de la place des cocotiers, belle crèche de noël à l’intérieur et belle vue sur l’océan à l’extérieur. Bref, un bon début de journée sous le soleil, et en plus tout était à côté. - Ensuite, direction centre Tjibaou, ouvert de 9h à 17h, entrée 500F/pers http://www.adck.nc/.../informations-utiles Visite sympathique qui nous permet de comprendre un peu plus la culture kanak mais assez loin du centre ville. - Coucher de soleil sur la colline Ouen Toro où nous devrions avoir une belle vue sur Anse Vanta, malheureusement le temps est couvert et il commence à tomber quelques gouttes, tant pis pas de photos. - Repas au restaurant le « stone grill » à Anse Vanta, super bon et bon rapport qualité/prix ; leur spécialité = viande et poissons sur pierres chaudes, compter environ 2400F pour le plat avec 2 accompagnements., c’est copieux. - Cocktail pour fêter le début de nos vacances à la bodega à Anse Vanta, à côté du restaurant le « Roof », vous ne pourrez pas le manquez… Bonne ambiance à la Bodega, c’est un pub/boîte, seul problème, il est autorisé de fumer dans tous les lieux publics et nous ne sommes plus habitués… Pour revenir sur le restaurant le Roof, nous ne l’avons pas testé (un peu cher), mais il est très bien situé, petite cabane sur piloti, vous avez une belle vue et peut être que vous arriverez à voir des poissons ou même des dauphins, à mon avis il faut plutôt y aller le midi, quoi q’un collègue vient de me dire que des lumières éclairent l’eau la nuit.
Dimanche 23/12 : Ouvéa Direction Ouvéa pour 3 jours. Départ à 9h à l’aéroport magenta, il faut arriver 1h avant le départ. Attention, les bagages sont limités à 12kg, on nous avait dit qu’avec un billet international on pouvait avoir le droit à 20kg mais le Monsieur n’a rien voulu savoir, on a donc payé 2200F pour 10kg de bagage supplémentaire, soit environ 2euros par kilos, ca va, ca aurait pu être pire, mais on ne se fera pas à avoir une deuxième fois, pour l’IDP on laissera le reste de nos affaires dans la voiture qui est garé sur le parking de l’aéroport ou le long sur le chemin en terre. Attention également aux bagages à main, un seul par personne et il doit être inférieur à 3kg, ils sont stricts là dessus, ils le pèsent et mesurent. Nous venons de recevoir la réponse d’air Calédonie concernant le poids du bagage en soute : « Je suis désolée, en effet, avec le Tarif PASS, la franchise bagage est de 20kgs par adulte. Avec une réservation au Tarif Public, il y a la possibilité d’effectuer une réservation avec une franchise bagage de 12kgs (Tarif Y) et une réservation avec une franchise bagage de 20kgs (Tarif YXB), le tarif n’est pas le même. Comme indiqué sur votre billet, envoyé le 02.01.11, votre réservation à été faite avec une franchise bagage de 12kgs. » Pour information, nous n’avions pas pris le tarif Pass car au final les horaires ne nous arrangeaient pas et nous avons payé seulement une cinquantaine d’euros de plus en prenant nos billets séparément. Pour toute information, vous pouvez contacter air Calédonie par email, voici notre contact : ines-tali@air-caledonie.nc Fin de la parenthèse sur les billets d’avion inter-îles.
On arrive à Ouvéa, on récupère notre voiture à Ouvéa Location (45-73-77). Prix 7350F/jour avec essence, c’est assez cher, mais on n’a pas trop le choix, on avait essayé d’appeler Julau location mais ils ne répondaient jamais malgré les messages téléphoniques qu’on avait laissés. On a donc loué une clio pour 3 jours, attention règlement en espèce et caution par empreinte de carte bancaire. Pour info, une seule station essence sur l’ile et elle est fermée le samedi, dimanche et jours fériés. Du coup, c’est pratique que l’essence soit comprise. Sachez que le stop fonctionne très bien sur l’ile, ne pas hésiter à emmener les gens. Point également important, pensez à faire signe à tous les gens que vous croisez sur la route, signe de bienvenue, faire de même sur la grande terre et les autres iles. On pourrait croire qu’Ouvéa est une petite ile mais il faut presqu’1h de voiture pour aller du nord au sud, du coup on était bien content d’avoir louer la voiture. En sortant de l’aéroport, on file à notre gite par peur d’avoir un problème de réservation (comme cela arrive souvent en Nouvelle Calédonie). On avait loué une case au Bougainvillier et là surprise, elle vient de donner notre case à un autre couple qui n’avait pas de logement pour le week end, super ! Du coup, elle nous dit qu’elle pourra nous loger dans sa maison et qu’il faut revenir ce soir le temps qu’elle range et prépare le lit. Pas de problème, on file dans le sud se poser sur plage, et là c’est le pied, personne sur la plage, sable blanc, autre transparente, cocotiers à gogo, bref des paysages de cartes postales. 30 degrés dans l’eau, minimum 30 degrés à l’extérieur (on ne sait pas vraiment, c’est jamais noté), bref je viens de comprendre la phrase suivante : « Ouvéa, l’ile la plus proche du paradis ». En fin d’après-midi, on s’arrête au pont de mouli mais c’est dimanche soir, il y a beaucoup de monde, les plus jeunes sautent du pont pour se baigner, d’autres font des parties de foot sur la plage, c’est la fête pour les locaux. On nous dit de venir plutôt le matin pour voir les tortues et raies, il y aura moins de monde, moins de courant et c’est très tôt que les tortues et raies passent. La nuit commence à tomber, on retourne au gite bougainvillier et là re-surprise, la gérante Rachelle, ne se souvient plus de nous, suite à son opération du cœur elle perd un peu la mémoire, heureusement cette dernière lui revient et nous prépare une petite place pour dormir, c’est correct mais on est un peu déçu de ne pas dormir dans une case typique et au final on n’en fera aucune de notre séjour car on eu problème sur problème, voir plus loin…
Gite bougainvillier à Fayahoué (45-72-20) 3900F la première personne et 735F la seconde personne, faire l’appoint car elle nous n’a pas rendu notre monnaie ! Attention pas de petit déj et de repas du soir car la propriétaire et fatiguée depuis son opération. Possibilité de manger pas très loin, chez Dydyce. On a rencontré des expatriés qui ont logés et mangés chez dydyce et aux portes du paradis et ils étaient tous très contents. La propriétaire du gite Bougainvillier est très sympa, elle adore discuter, elle nous explique qu’elle n’est pas très bien vu par ses voisins car elle vit comme une métropolitaine, elle a construite une petite maison, mis des rideaux… Le gite bougainvillier n’est pas facile à trouver, il se trouve juste après l’école de fayahoué (couleur mauve), prendre à gauche, en face de la base nautique jaune. Pour info, l’hôtel paradis est toujours fermé pour travaux, on ne sait pas très bien s’il va réouvrir…
Lundi 24/12 : Ouvéa Visite du nord de l’ile - De 9h à 15h00 : rencontre avec les requins citrons (Antoine 98-72-05 ou 97-76-99), 2 000F/pers. RDV devant l’église Saint Joseph.http://www.iles-loyaute.com/Ouvea/Activites. Apporter eau, vivres, trousse de secours, chaussures pour marcher dans l’eau, PMT, anti-moustiques et pique-nique. A réserver à l’avance. Très belle balade au bord et dans l’eau. Il nous explique la médecine avec les plantes, comment il vit… Superbe journée mais au final on voit les requins de très loin, ce qui n’est pas plus mal ! Attention si vous avez des enfants qui sont petits, la balade n’est pas très adaptée car lors du retour de la balade, la marée monte et on a de l’eau jusqu’au ventre, voir un peu plus. On doit même porter nos sacs à dos sur la tête, pas pratique mais rigolo. Les enfants eux reviennent avec masque et tuba. Antoine nous a dit qu’à partir de l’année prochaine il aura un petit bateau pour le retour, mais je trouve cela dommage, cela perdra de son charme… - Visite du trou aux tortues, n’hésitez pas à demander votre chemin pour ne pas vous perdre. Lorsque vous partez de l’église saint Joseph, prendre à gauche lorsque vous voyez le panneau évidé stop, continuez toujours tout droit et prendre à droite lorsque vous voyez un ballon de foot crevé sur un piquet. Sur place vous pourrez voir des tortues et faire quelques plongeons avec les locaux. - Visite du trou bleu d’Anawa, apporter du pain pour voir les poissons. - Repas de noël chez dydyce, au menu bougnat au poulet, langouste de 7kg, crabe de cocotiers… un vrai régal si je n’avais pas été malade (je pense que je me suis déshydratée avec cette chaleur, pensez à boire régulièrement et prenez de l’eau en bouteille). Pour info le menu de noël était à 6000F/personne mais c’était justifié. Des expatriés ont mangé aux portes du paradis, il paraît que le buffet était très très abondant avec au menu en plus de la roussette 10000F/personne.
Mardi 25/12 : Ouvéa On a de la chance, Pierre (que vous trouverez chez dydyce) nous fait visiter les pléiades du sud. Départ à 8h30 et retour vers 14h, parfait pour nous qui reprenons l’avion à 16h40. Transport en bateau jusqu’à une petite ile (juste avant de partir on a eu un pb avec le bateau, mais le pb a vite été résolu, merci à Pierre qui est très dévoué pour ses clients). Au programme, PMT et poissons grillés sur la plage, bref super. 6000F/personne avec repas. A réserver à l’avance. Possibilité de faire l’excursion avec Charly du gite Mowagué mais il annule svt ses excursions le jour même, ce qui était encore le cas ce jour là. Pour info, Pierre va partir deux mois en vacances à partir du 31/12/12.
16H40 : retour à l’aéroport avec petite à larme à l ‘œil car j’ai adoré ces 3 jours au soleil, c’était beau, non sublime, les excursions superbes et les gens vraiment sympa. J’aurai bien aimé y rester un jour de plus pour : - Faire une rando sur les falaises de Lekini avec Felix (92-55-12). Compter 2h de balade. Réserver 24h à l’avance, 2 100F/pers. Pas de rando le dimanche. - visiter la corderie de fibre de coco (45-72-37) mais ouvert du lundi au vendredi de 8h à 16h. Téléphoner préalablement. - Distillerie d’huile de coprah et savonnerie d’Ouvéa (Edouard 45-10-60 ou 45-71-11), ouvert du lundi au vendredi de 8h à 11h30 et de 13h30 à 15h30. Entrée libre, téléphoner préalablement. http://www.iles-loyaute.com/Ouvea/A_voir. - Visite d’1h30 de la vanilleraie à Saint-Paul, vers Fayahoué (Evelyne 45-71-37). 735 F/pers. - Possibilité de faire de la plongée mais on nous ne l’a pas recommandé car les proprio sont assez spéciaux et dangereux, fument et boivent avant leurs plongées…
Retour à Nouméa à 17h20, Direction Sarréméa, 2h de route mais bon, on gagnera du temps le lendemain matin. Nous avons dormi à l’hôtel Paradis qui est un très bel hôtel. Nous étions en chambre (les bungalows étaient trop chers pour nous) mais nous avions une superbe vue sur la montagne. La chambre était composée d’un grand lit + un lit simple. La salle de bain mériterait d’être rajeunit (peinture, carrelage, lavabo) mais tout était très propre. Avec la chambre nous disposions d’une belle terrasse en bois. Le petit déjeuner était bon et la piscine était agréable.
Mercredi 26/12 : Sarraméa - matin : grasse matinée, on profite de la piscine de l’hôtel. - 14h à 16h : balade en cheval avec Sarraméa Randonnée (76-60-45). Finalement on aura le guide que pour nous deux, ce qui nous permet de bien discuter avec lui, il nous raconte l’histoire de Sarraméa, les plantations de café qui ont pratiquement disparues… bref un bon moment. Possibilité de faire une randonnée de 3h30 ou même de partir à la journée. Vous pouvez également faire une balade en quad mais on a appelé trop tard, le départ était à 9h45. Pensez à réserver vos activités au moins la veille. http://www.sarramearandonnees.com/ http://www.gitesnouvellecaledonie.nc/...s/sarramea-randonnee - Normalement baignade dans le trou feuillet, cuve d’eau naturelle qui se trouve juste à côté de l’hôtel évasion et de Sarraméa Randonnée. Malheureusement des jeunes locaux ont bu et jettent des bouteilles en verres sur les rochers, on ne prendra pas le risque de se couper, on fait donc demi tour, dommage ca avait l’air sympa. Pour info, ce n’est pas tres bien indiqué, il faut prendre le chemin qui est marqué « interdit, propriété privée » et marcher pdt une dizaine de minutes. Bilan de la journée : nous avons bien aimé Sarraméa mais il faudrait rester une journée de plus. Vous pouvez aller sur le plateau de Dogny (comptez la journée pour faire l’aller retour à pied). Vous pouvez également aller au parc des grandes fougères ou visiter la seule plantation qu’il reste à Farino chez Ida-Marc (24-07-07). http://cafe-caledonien.com/. On nous a conseillé de manger à Sarraméa à la table d’hôte chez les deux jumelles tenue par Bernadette mais nous n’avons pas eu le temps d’y aller, là aussi il faut réserver la veille. On nous a déconseillé de manger chez mamie Fogliani qui est malade, du coup c’est sa fille qui cuisine, mais pas top paraît il. - Nuit à Poya au gite Porin Néa (42-39-51), de 4 000 F/pers avec repas du soir et petit déj. Tribu de Nétéa. Reine la propriétaire est très sympathique, en plus elle cuisine très bien : fruits, légumes locaux et poissons. Le gite est situé au dessus d’une belle rivière, entouré de végétation abondante mais il y a quand même deux points négatifs. Le premier, le gite est un peu loin, il est à 30-40min de Poya lorsqu’on ne se perd pas, de notre côté nous avons mis 1h30 pour trouver et quand il fait nuit, c’est encore plus compliqué à trouver car il y n’a aucune pancarte, donc n’hésitez à demander votre chemin si vous croisez du monde sur la route (et ca ce n’est pas sur !). Deuxième point négatif, il n y a pas de bungalow ou de logement individuel, il s’agit d’un grand dortoir, les lits sont séparés par des draps, ca donne pas tres envie de dormir mais au final on s’endort, on est fatigué de notre journée et de la route.
Jeudi 27/12 : Poindimié - matin : transversale « Koné-Tiwaka », compter environ 1h15 de trajet. - 13h30 à 16h45 : Baptême de plongée avec Martin de Tieti Diving. Il tombe des cordes, mais ce n’est pas grave car on va dans l’eau. Super moment, Martin est très sympa, il nous a même fait un CD avec des photos de notre baptême Nous avons plongé près de l’ilot Tibarama qui est vraiment magnifique, nous avons regretté de ne pas y être allé une demi journée pour faire du PMT et découvrir l’ilot. Centre de plongée Tiéti Diving (42-42-05) http://www.tieti-diving.com/spip.php?rubrique18. Pensez à réserver à l’avance. - fin d’après midi, comme il tombe tjs des cordes, nous sommes allés boire un chocolat chaud à l’hôtel Tieti Tera, très bel hôtel avec piscine, vu sur l’océan. - nuit à Poindimié chez Simone, enfin normalement car lorsqu’on est arrivé on nous a dit que la réservation avait été notée pour la veille et qu’ils nous avaient attendu toute la journée ; et qu’un couple est actuellement dans le bungalow (pourtant on avait imprimé notre mail avec réservation, bref rappelez les la veille et arriver tôt). Dommage car le bunglow avait l’air assez sympa. Compter quand même 30 à 40 min pou y aller au départ de tieti tera. Du coup, deux possibilités s’offrent à nous : dormir au Tieti Tera ou à l’hôtel de la plage qui est juste en face. L’hôtel Tieti Tera nous fait vraiment de l’œil mais bon on n’aura pas le budget, du coup on va dormir à l’hôtel de la plage que nous vous déconseillons fortement, ce n’était pas très propre, vieux, berk… on va mettre nos draps. L’avantage c’est que ce n’est pas cher et au final on partira tôt le lendemain matin.
Vendredi 28/12 : Hienghène - matin : Cascade de Kokengone, pas facile à trouver mais ca vaut vraiment le coup de s’y arrêter. Heureusement que le petit futé décrit assez bien la route qu’il faut prendre. Lorsqu’on s’en approche, on laisse la voiture et on continue à pieds, encore une bonne demi heure de marche mais quelle vue tout en haut. Une cascade avec vue sur l’océan, le pied, dommage qu’il commence à pleuvoir. - midi : point de vue sur le sphinx et la poule couveuse. - 14h à 16h : balade en mer avec Babou plongée (3500F/pers), on discute beaucoup avec le gérant Thierry, normal nous sommes que tous les 2 sur le petit bateau, il nous explique la mangrove, s’approche de la poule couveuse, rocher du billet de 500F… Balade intéressante mais sans plus, et il continue à pleuvoir… A noter, il fait également des sorties de plongée. http://www.babou-plongee.com/Pages/cadre.htm. Pensez à réserver à l’avance. - nuit en tribu chez Charline à Tiendanite. On a réservé notre nuit par le biais de l’office du tourisme d’Hienghène (42-43-57). 1050F/pers pour une nuit. Petit déjeuner à 500 F et repas à 1 600F. http://www.hienghene-tourisme.nc/.../werap-et-tendo.html L’office du tourisme nous avait dit d’emmener du tissu pour faire la coutume, c’est ce que nous avons fait mais on ne sait pas vraiment si ca lui a fait plaisir… On a été très déçu de notre séjour, Charline est très timide, elle ne nous a presque pas parlé. Heureusement qu’il y avait deux petites filles, ca a animé un peu la soirée, on a joué au uno avec elles et on leur a laissé le jeu de cartes en partant le lendemain, ca nous a fait mal au cœur de les voir sans jeux surtout qu’elles étaient en vacances scolaires pendant deux mois. En ce qui concerne notre nuit, là encore c’était un bungalow, très joli mais on aurait bien aimé dormir en case typique. Pour le repas du soir, on n’avait pas fait de précision à l’office du tourisme mais on pensait avoir un repas local, résultat carottes et maïs en boîte avec kanckis et riz, ouais bof. Apparemment il faut préciser si nous souhaitons manger un bougnat (oui mais si personne ne nous le dit, on ne le sait pas !), dommage car au final sur 16 jours je n’en aurai pas mangé une seule fois (on ne nous a proposé seulement le 24/12 et j’étais malade). Bref, je ne vous recommande pas la nuit chez Charline mais ce n’est que mon avis, on avait l’impression que Charline en avait marre de tous ces touristes qui viennent tous les jours. Une de mes amies m’avait conseillé chez Martial à Werap ou chez Ida et Abel (mais 2h de route pour s’y rendre) mais tout était complet depuis longtemps.
Samedi 29/12 : Pouébo – Koumac – Koné – Bourail – Nouméa - Bac de La Ouième à 19km de Hienghène (gratuit, fonctionne 24h/24) : à faire absolument. Traversée en moins de 10 min - Cascade de Tao : très belle cascade mais malheureusement elle est fermée car il a beaucoup plu ces derniers jours et cela est dangereux, dommage, on fera juste un arrêt photo. - Petite cascade en cours de route, on s’arrête faire une pause baignade. - Cascade de Colnett et là la pluie commence à tomber, on ne préfère pas prendre le risque d’y aller. A cet instant, on se dit qu’on doit rejoindre Bourail, mais par quelle route ? il serait bien de prendre le col des roussettes, mais je suis malade en voiture… et puis ca nous fait faire demi-tour, du coup on file en direction de Puébo où la route est très jolie, on continue sur Koumac, Koné puis enfin Bourail. La route a été très très longue, mais bon on le savait. - Petite pause à Bourail : bonhomme de la roche percée, plage de Poé, baie des tortues, on a bcp aimé dommage que le ciel soit encore tout gris. - Soir : resto avec Sandra et Loïc que nous avons rencontré grâce à ce forum.
Dimanche 30/12 : IDP Nous étions en pré-alerte pour la tempête tropicale mais aucune contre indication pour aller à l’IDP, nous prenons donc l’avions à 8h20, arrivée à 8h50. - matin : il fait beau, nous profitons donc de la plage Kuto - après-midi : location de voiture pour faire le tour de l’île, c’est plutôt rapide car contrairement à Ouvéa, tout est concentré, on fait le nord-sud en 20min. Au programme : baie de St Maurice, grotte de la Reine Hortense (mais nous ne pourrons pas y accéder elle est fermée pour cause de mauvais temps), balade au bord de la baie de Gadji (c’est beau et il y a bcp moins touristique) - soir : Pic’Nga, vue sur le lagon. Il parait qu’il faut environ 1h30 pour atteindre le sommet mais nous ne pourrons pas vous le confirmer il pleut, nous décidons donc d’aller boire un verre à l’hôtel Le méridien. Nous finirons par se faire refouler car nous ne sommes pas des clients de l’hôtel, tant pis. Nuit à l’hôtel Kou Bugny et là très grosse déception : - Piscine minuscule et pas en service, pas nettoyé et pas de filtration. - Les toits des structures sont infiltrés de végétation, des planches sont manquantes - Fenêtre salle de bain du Bungalow cassé et qui ne se refermait pas - Porte par douche dégondé, ne se fermait pas correctement - Moustiquaire déchirée laissant entrer dans le Bungalow les moustiques le soir - Vu de la terrasse sur une mini décharge, pas très glamour comme vu - Présence de rats devant le bungalow - Finition peu soigné (robinet de salle de bain tenue par un gros bloc de silicone, miroir complètement noir, lampes cassées, ressort porte cassé, étendage extérieur cassé, ....)
Bref, vous l’aurez compris, on avait mis toutes nos économies dans ces 3 dernières nuits pour finir en beauté et on a été très déçu. A 24000 F la nuit, on pouvait s’attendre à mieux. On fait scandale à la réception mais rien n’y fait elles sont supers calmes (d’ailleurs, je ne sais pas comment elles font pour rester aussi zen). On veut appeler Destination Ile des pins avec lesquels on a réservé mais malheureusement c’est fermé c’est dimanche. On va voir l’hôtel Ouré Tera Lodge, on ne va pas modifier toutes nos nuits car elles sont déjà payées, mais on va juste jeter un coup d’œil car on avait longuement hésité avec cet hôtel, et là le paradis, des beaux bungalows, soignés, propres, récents. Cet hôtel est digne d’un 4* même en chambre les plus simples, bref on a les boules, si on avait su… on espère que ces commentaires serviront à quelqu’un… Ok l’hôtel Ouré Lodge est bcp plus cher mais vraiment ce n’est pas le même standing… Belle terrasse, jolie piscine, vue sur l’océan, bon resto (on y a mangé une fois mais ce n’est pas donné). Bref, on retourne au Kou Bugny, là où on a déjà payé toutes nos nuits, résultat on dormira une nuit en chambre confort et le lendemain on arrivera à changer contre une chambre tropicale qui est moins chère mais au final plus récente et plus sympathique. Pour votre information, pour avoir le meilleur prix sur l’ile des pins, vous pouvez passer par une agence de voyage (exemple Destination ile des pins 24-92-80, demander Jean-Baptiste jb@hotelsnouvelle-caledonie.com) qui propose des packages ou alors passez directement par Ouré Tera qui propose un pass pour 3 nuits mais il faut dormir une nuit à IDP, une nuit à Poindimié et une nuit dans le grand, contactez les pour plus d’infos.
Lundi 31/12 : IDP - journée : On a réservé la veille une excursion avec l’hôtel, nous irons à la piscine naturelle en pirogue 3150F/pers. Jolie balade en pirogue mais là encore le temps n’est pas avec nous, dommage. Nous arrivons à la piscine naturelle et quelle beauté, il y a des poissons de partout, mais nous avons oublié d’emmener nos PMT, pas grave nous reviendrons demain, c’est trop beau. Arrive midi, nous allons au Kougny, restaurant réservé par notre hôtel, et là, la catastrophe, ils ont donné notre réservation de midi à d’autres touristes, bref, ras le bol, je craque, mais bon cela ne sert à rien, ils n’ont plus rien à manger. On appelle donc l’hôtel pour qu’ils viennent nous chercher et apporter un pauvre sandwich…passons… - soir : c’est la Saint Sylvestre, on se fait beau pour fêter la nouvelle année. On va au restaurant de notre hôtel (le repas à 12 000 F/pers était obligatoire), la fête commence bien, danses traditionnelles, le buffet commence à être servi et là l’ambiance retombe, pas de musique, on est tous les deux à notre petite table, bref repas fini à 10h du soir… Si vous souhaitez passer la Saint sylvestre à Nouméa, vous pouvez aller à l’ilot canard, mais il faut réserver très tôt (en septembre je crois) auprès de l’office du tourisme. Au menu : buffet et boisson à volonté, attention à la facture : dans les 20 000F/pers.
Mardi 01/01 : IDP Nous décidons de louer une voiture pour retourner à la piscine naturelle, nous en profitons avant que la pluie ne revienne. Les poissons sont toujours là et c’est toujours aussi beau. La tempête tropicale arrive, il tombe des cordes, nous retournons donc à l’hôtel passer l’après midi. Dommage qu’il n y ait pas un seul jeu de carte ou livre, merci la TV enfin les 4 ou5 chaînes qu’il y avait !
Mercredi 02/01 : IDP Nous avions réservé une excursion pour aller sur un ilot + atoll Nokanhui (10 000F/pers avec repas langouste) mais la tempête est toujours là, nous préférons annuler, dommage il paraît que c’est super. Nous restons encore bloqués toute la journée à l’hôtel. Si on avait su, on aurait vraiment pris un hôtel plus confortable ! 18h50 : notre avion doit décoller mais à cause du mauvais temps il restera bloqué à Nouméa. On nous dit que ce n’est pas grave, un prochain avion viendra demain à 14h30, ok c’est noté.
Jeudi 03/01 : IDP Il pleut toujours, beaucoup de vent. On se rend à l’aéroport à midi pour être sur d’avoir notre avion à 14h30, un premier avion part à 13h30 mais il est complet, puis un second à 14h30 et il encore complet, les agents nous disent que nous sommes prévus sur le vol de demain matin, grrrr pourquoi tout le monde part et pas nous ? ce n’est pas normal, nous attendons depuis hier et d’autres seulement depuis aujourd’hui, on comprend vite leur désorganisation. bref, je pousse une gueulante mais rien n y fait, c’est encore pire, mon mari qui est plus calme va réussir à discuter avec eux, nous ferons le piquet tout l’après midi dans l’aéroport et arriverons à prendre l’avions à 20h30. Ouf, on arrive à Nouméa, mais on a raté le marché du jeudi soir place des cocotiers. Bref, un séjour sur l’ile des pins très mitigé, le mauvais temps s y est mêlé. Pour moi, c’est une ile un peu trop touristique à mon goût et je pense que tout peut être vu en 3 jours.
Vendredi 04/01 : Nouméa Suite aux fortes pluies, nous préférons annuler notre sortie au parc de la rivière bleue où nous avions prévu de faire du VTT et du Kayak avec avec Sub Loisirs (Jean-Christophe DAMOND 77-81-43), 5 000 F/pers + 400F/pers pour l’entrée au parchttp://www.sudloisirs.nc/vtt/combi-vtt-kayak. A réserver à l’avance. Nous restons donc à Nouméa et partons avec un « taxi boat » de la baie des citrons pour aller à l’ilot canard puis l’ilot Maître, 3000F/pers aller retour. A l’ilot canard nous avons fait du PMT mais comme il avait beaucoup plu, l’eau était un peu trouble. Pique nique sur l’ilot mais si nous avions su, nous aurions pique niquer à l’ilot maître où une aire est aménagée, c’est un peu plus grand donc plus agréable. L’ilôt Maitre est un endroit sympathique et les cabanes sur pilotis sont à tomber, ou du moins d’extérieur car nous n’avons pas vu l’intérieur. Vous pourrez également voir des tricots rayés au bord de l’eau ou près des rochers. Malheureusement à 17h, nous avons du prendre le dernier taxi boat pour rentrer à Nouméa. Sachez que sur l’ilot il y a un restaurant, ils servent un buffet midi et soir. Le midi, le repas est autour des 5 000 F et le soir autour des 6 000 F. Le samedi et dimanche soir, un taxi boat peut vous emmener sur l’ilot, départ à 19h et retour à 23h.
Samedi 05/01 : Nouméa Avant dernier jour avant le départ, nous décidons d’aller faire un tour dans le grand sud, voir la « terre rouge », on passe Plum et là quelle tristesse le pont est inondé, nous faisons donc demi-tour, tant pis nous ne découvrirons pas le grand sud. De retour à Nouméa, il pleut toujours, nous allons donc à l’aquarium, visite sympa à faire surtout quand il pleut. Nous profitons de l’après-midi pour acheter nos quelques souvenirs.
Dimanche 06/01 : Nouméa Le temps est encore mitigé à 8h du matin mais ce n’est pas grave nous irons quand même au phare Amédée en jet ski, activité réservée avec Locajet (Eric 26-26-13 ou 77-79-79). Départ à 8h15, retour à 15h30, 34 000F pour 2 personnes avec repas. http://www.locajet.info/...%A9e-d%C3%A9couverte Finalement c’était une magnifique journée sous le soleil. Nous n’avons pas pu s’arrêter à l’ilot Goéland comme cela était prévu car c’est la période de reproduction des oiseaux mais on a fait un petit arrêt à côté, l’eau est très transparente, c’est magnifique. On est arrivé au phare à 11h30, pensez à faire bien la queue 5 min avant que le restaurant ouvre, soit vers 11h40 pour être sur d’avoir une place assise et surtout pour vous mettre face à l’océan et face aux danses tahitiennes. Punch et buffet à volonté. Ensuite, petite visite au phare où vous avez une très belle vue en haut puis c’est reparti pour le retour, c’est dommage, nous n’avons pas eu bcp le temps de profiter de la plage et du sable blanc, mais il fau rentrer en jet ski et comme on n’a pas l’habitude on va un peu doucement, enfin surtout pour moi ! On finit l’après-midi sur la plage d’Anse Vanta à regarder le coucher de soleil, dernier repas puis direction l’aéroport où nous reprenons notre avion à 00h20.
Le séjour est terminé, on a passé de bonnes vacances, on a adoré la diversité des paysages et surtout j’ai eu un gros coup de cœur pour Ouvéa, mais cela reste personnel. Nous avons moins aimé: les problèmes que nous avons rencontré pour le logement, idem pour les restos et pire pour la désorganisation d‘air Calédonie lors de la tempête tropicale. Nous avons été déçus par notre accueil en tribu kanak mais nous resterons quand même sur un très bon souvenir de notre séjour.
Si c’était à refaire, en seulement 16 jours : - on ajouterait une journée à Ouvéa soit 4 jours et on en supprimerait une sur l’Idp soit 3 jours qui nous paru trop touristique. - on annulerait nos 3 jours dans le nord (Poindimié, Hienghène et une journée de route). On savait que nous allions faire beaucoup de route en allant visiter le nord en seulement 3 jours, on nous avait prévenu, mais on vous le confirme c’est trop, surtout la route du retour. C’est joli mais cela ne sert à rien de courir, il faut pouvoir en profiter, alors réfléchissez-y ! - On resterait une journée de plus à Sarraméa - On ferait une journée complète à Farino/Bourail (au lieu de passer notre temps à faire Hienghène Bourail en une journée) - On irait une journée sur l’ilot Tenia pour faire du PMT, mais on en a déjà beaucoup fait, donc pas trop de regret. - On irait une journée de plus dans le grand sud pour vraiment prendre notre temps.
Si nous étions partis 3 ou 4 jours de plus (soit 3 semaines complètes lorsqu’on part de France), on aurait fait tranquillement le nord de la grande terre. Et si nous avions pu parti 4 semaines, nous aurions fait Lifou, mais il faut prendre le temps de découvrir cette ile qui est aussi grande que la Martinique. Nous avons bien aimé commencer par des chambres d’hôtes et finir par des hôtels, le seul problème c’est que les hôtels n’étaient pas aussi bien que l’on avait espéré. On vous recommandé l’Ouré Tera lodge à l’IDP et peut être une nuit à l’ilot Maître, mais bon il faut avoir le budget, c’est toujours une question de prix. Pour notre part, nous avons préféré privilégier les activités plutôt que les logements, c’est déjà pas mal. Nous vous conseillons de regarder le blog suivant, vous trouverez plein d’infos intéressantes pour préparer votre voyage http://loic-elodie-sur-le-caillou.over-blog.com/article-27431017.html
Bonne préparation à tous et si vous avez des questions, n’hésitez pas.
Emilie
Ps : pour info notre budget pour les 16 jours a été de 8 500€ pour 2 personnes en comprenant les billets d’avion, le train et la nuit pour aller à Paris, pharmacie, vaccins (hépatite A mais il n’est pas obligatoire), hôtels, repas, souvenirs, activités…
Je suis désolée d’avoir été aussi longue mais je voulais essayer de vous donner un maximum d’informations.

Bonsoir,
Je vais essayer de vous faire un bref compte rendu de notre voyage de noce en Nouvelle Calédonie. J’espère que ces commentaires pourront vous aider dans la réalisation de votre parcours. Bien sur il s'agit uniquement de notre ressenti.
Tout d'abord nous sommes partis 19 jours, soit 16 jours pleins sur place et 15 nuits. Nous sommes partis du 20 décembre au 7 janvier, soit l'été en nouvelle Calédonie, mais aussi le début de la saison des cyclones. Malheureusement nous ne pouvions pas partir en novembre ou début décembre car mon mari a 2 semaines de congés imposés pendant les fêtes de fin d'année. Si c'était à refaire, je me dis qu'il vaut peut être mieux partir moins longtemps mais à la meilleure période, mais bon de toute façon on ne maîtrise jamais la météo quel que soit la saison.
Pour résumer notre séjour en quelques mots, nous avons beaucoup aimé cette destination, ces paysages diversifiés: océan, plages blanches, eau turquoise, forets de bambous, fougères, cascades et rivières... Malheureusement nous n'avons pas pu visiter le grand sud comme cela était prévu (à cause de la tempête tropicale), mais il parait que c'est également très chouette. Gros coup de cœur pour Ouvéa, il faisait un soleil de plomb, donc forcément, je ne suis pas très objective, mais j'ai trouvé les plages sublimes, les excursions sympas, les gens très ouverts et surtout beaucoup moins touristique que l'IDP. Nous n'avons pas eu le temps d'aller à Lifou mais il paraît que c'est également très chouette.
Côté pratique: - pensez à emmener de la crème solaire indice 50, et à mettre toutes les heures. Nous avions acheté la crème Avène en pharmacie et nous avons quand même brulés car quand le soleil est là et bien il tape fort! On a rencontré des expatriés et ils nous ont dit qu'ils achetaient leur crème au carrefour de Nouméa (spray indice 50 pour soleil d'Australie) et que c'était beaucoup plus efficace. - vous pouvez emmener une moustiquaire, pour notre part nous ne l'avons pas utilisé, par contre nous avons utilisé la totalité de notre spray anti moustique qui était très efficace, pensez simplement à en mettre sur les pieds car on s'est fait manger! - vous pouvez emmener vos draps, surtout si vous dormez chez l'habitant ou dans des hôtels pas très propres, on les a utilisés une ou deux fois. - on avait également emmené une petite toile de tente en cas de problème de logement et vous lirez en dessous que nous en avons rencontré quelques uns, mais finalement nous avons toujours trouvés où dormir. - pour téléphoner en France, vous pouvez utiliser les cartes izi, mais nous les trouvons pas très pratique, du coup nous avons utilisé notre portable et avant de faire le 00 33 il faut faire le 19 pour réduire votre facture téléphonique. - demandez le guide de la nouvelle Calédonie à l'office du tourisme, il est gratuit. - si vous souhaitez acheter de l’alcool, attention aucun magasin ne vous en vendra le week end, il est interdit d’en acheter à partir du vendredi midi ou 16h, je ne sais plus, c’est pour éviter l’abus d’alcool et les conducteurs dangereux, donc pensez y. - réserver vos nuits à l’avance, rappelez quelques jours avant et le jour même n’y aller pas trop tard car sinon ils donneront votre place à quelqu’un d’autre. - réserver vos repas au restaurant la veille sauf à Nouméa, je sais ce n’est pas pratique mais ils fonctionnent comme ça. Parfois on ne s’est pas où on va être et s’il n y a pas une épicerie d’ouverte ou un grand hôtel à proximité et bien vous ne mangerez pas ! - pensez à faire le plein d’essence régulièrement car parfois il faut faire beaucoup de km avant de trouver une nouvelle station essence.
Voici maintenant le parcours que nous avions prévu: - samedi 22/12: Nouméa - dimanche 23/12: Ouvéa - lundi 24/12: Ouvéa - mardi 25/12: Ouvéa - mercredi 26: Sarraméa - jeudi 27/12: Poindimié - vendredi 28/12: Hienghène - samedi 29/12: Bourail et retour à Nouméa - dimanche 30/12: IDP - lundi 31/12: IDP - mardi 01/01: IDP - mercredi 02/01: IDP - jeudi 03/01: Nouméa ile aux canards, ilot maitre et jeudi de Nouméa - vendredi 04/01: Grand sud - samedi 05/01: Parc de la rivière bleue - dimanche 06/01: Phare Amédée, journée en jet ski
Voici maintenant ce que nous avons vraiment fait:
Départ le jeudi 20 décembre avec la compagnie Finnair. 29h de vol à l’aller et 26h au retour. Le trajet avec Air France est plus court mais aussi plus cher. Nous avons acheté nos billets en juin pour le mois de décembre et nous n'avions pas trop le choix pour les dates, avec la période des fêtes de fin d'année les prix montent vite. Un conseil: achetez vos billets dès que possible. Prix de nos billets par personne: 1450€ (achetés sur opodo). Au niveau de la compagnie, tout s'est très bien passé, aucun reproche à faire. Nous avions 6h d'attente à l'aller à Helsinki, nous en avons profité pour aller dans le centre ville pour visiter la ville et manger un petit bout, c'était super sympa et surtout le parcours nous a paru moins long que d'attendre 6h à l'aéroport. Compter 30/40min de bus pour aller dans le centre ville, il y a un kiosk avec toutes les informations à la sortie de l'aéroport.
Vendredi 21/12: arrivée à Nouméa à 22H35. Nous avions loué une voiture à Europcar, modèle 206. Après réflexion, nous aurions peut être dû louer une voiture de catégorie B car parfois nous avions dû monter les côtes en première ou deuxième, ce qui était un peu difficile. Et puis il y a beaucoup de routes non goudronnées. Nous avons loué la voiture pour les 16 jours et nous n'avons pas regretté. Nous avions calculé que cela revenait moins cher ou au même que de prendre toutes les navettes pour aller à l'aéroport de magenta. En plus, nous avons pu laisser quelques affaires dans la voiture, ce qui est pratique car nous étions limités à 12kg de bagage pour Ouvéa et IDP. Et puis, nous avons gagné du temps, les navettes font tjs plus de détours, attendent des passagers... au moins on était indépendant et comme notre programme a changé en cours de route c'était bien également d'avoir la voiture sous le coude. Bref, on vous conseille de la garder pendant tout le séjour et pour réduire un peut votre note, cherchez un code de réduction sur internet; pour notre part, nous avions trouvé un code avec 20% de réduction. Coût total pour 16 jours de location: 511 euros avec un seul conducteur et km illimité. Nous avons donc pris notre voiture à 23h à l'aéroport (l'agence était ouverte) et avons pris la route pour Nouméa. Pensez à avoir un peu de monnaie avec vous si vous voulez prendre "l'autoroute", 150F l'aller. Comptez environ 45min pour rejoindre Nouméa. Nous avons dormi à l'hôtel Ramada Plaza à Anse vanta, très bien situé, bel hôtel avec terrasse et cuisine équipée. Nous avons payé 80 euros la nuit sans petit déjeuner au lieu de 170€ je crois, nous connaissions une personne qui travaille à Nouméa et qui avait des prix par son entreprise. Au départ, nous devions loger chez l'habitant en chambre d'hôte mais 15 jours avant de partir, nous recevons un mail "nous sommes désolés mais nous ne pourrons pas vous accueillir car nous avons des problèmes personnels". Ah mince, mais comment allons nous faire? Panique à bord et puis le problème s'est résolu avec le Ramada Plaza et au final, même si ca dépassait un peu notre budget, on n’a pas été déçu. On avait contacté deux autres chambres d’hôtes qui avaient l’air très bien mais c’était déjà complet depuis longtemps, il s’agit de Tropik’ann à Nouméa et Tour du Monde à Dumbéa (mais c’est un peu à l’extérieur de la ville).
Samedi 22/12 : Nouméa - balade au marché de Nouméa, ouvert de 5h à 11h, à côté du port de Moselle. On a fait le tour en moins d’1h, le marché est tout petit, on a été un peu déçu mais cela nous a permis de voir beaux fruits et légumes, fleurs, poissons, artisanat. - Balade dans le quartier chinois qui se trouve juste à côté. Nous en avons profité pour acheter le « manou », tissu pour faire coutume dans la tribu kanak à Hienghène. - Pique nique sur la place des cocotiers, jolie place, bonne ambiance. - Visite de la cathédrale Saint Joseph, sur la colline au dessus de la place des cocotiers, belle crèche de noël à l’intérieur et belle vue sur l’océan à l’extérieur. Bref, un bon début de journée sous le soleil, et en plus tout était à côté. - Ensuite, direction centre Tjibaou, ouvert de 9h à 17h, entrée 500F/pers http://www.adck.nc/.../informations-utiles Visite sympathique qui nous permet de comprendre un peu plus la culture kanak mais assez loin du centre ville. - Coucher de soleil sur la colline Ouen Toro où nous devrions avoir une belle vue sur Anse Vanta, malheureusement le temps est couvert et il commence à tomber quelques gouttes, tant pis pas de photos. - Repas au restaurant le « stone grill » à Anse Vanta, super bon et bon rapport qualité/prix ; leur spécialité = viande et poissons sur pierres chaudes, compter environ 2400F pour le plat avec 2 accompagnements., c’est copieux. - Cocktail pour fêter le début de nos vacances à la bodega à Anse Vanta, à côté du restaurant le « Roof », vous ne pourrez pas le manquez… Bonne ambiance à la Bodega, c’est un pub/boîte, seul problème, il est autorisé de fumer dans tous les lieux publics et nous ne sommes plus habitués… Pour revenir sur le restaurant le Roof, nous ne l’avons pas testé (un peu cher), mais il est très bien situé, petite cabane sur piloti, vous avez une belle vue et peut être que vous arriverez à voir des poissons ou même des dauphins, à mon avis il faut plutôt y aller le midi, quoi q’un collègue vient de me dire que des lumières éclairent l’eau la nuit.
Dimanche 23/12 : Ouvéa Direction Ouvéa pour 3 jours. Départ à 9h à l’aéroport magenta, il faut arriver 1h avant le départ. Attention, les bagages sont limités à 12kg, on nous avait dit qu’avec un billet international on pouvait avoir le droit à 20kg mais le Monsieur n’a rien voulu savoir, on a donc payé 2200F pour 10kg de bagage supplémentaire, soit environ 2euros par kilos, ca va, ca aurait pu être pire, mais on ne se fera pas à avoir une deuxième fois, pour l’IDP on laissera le reste de nos affaires dans la voiture qui est garé sur le parking de l’aéroport ou le long sur le chemin en terre. Attention également aux bagages à main, un seul par personne et il doit être inférieur à 3kg, ils sont stricts là dessus, ils le pèsent et mesurent. Nous venons de recevoir la réponse d’air Calédonie concernant le poids du bagage en soute : « Je suis désolée, en effet, avec le Tarif PASS, la franchise bagage est de 20kgs par adulte. Avec une réservation au Tarif Public, il y a la possibilité d’effectuer une réservation avec une franchise bagage de 12kgs (Tarif Y) et une réservation avec une franchise bagage de 20kgs (Tarif YXB), le tarif n’est pas le même. Comme indiqué sur votre billet, envoyé le 02.01.11, votre réservation à été faite avec une franchise bagage de 12kgs. » Pour information, nous n’avions pas pris le tarif Pass car au final les horaires ne nous arrangeaient pas et nous avons payé seulement une cinquantaine d’euros de plus en prenant nos billets séparément. Pour toute information, vous pouvez contacter air Calédonie par email, voici notre contact : ines-tali@air-caledonie.nc Fin de la parenthèse sur les billets d’avion inter-îles.
On arrive à Ouvéa, on récupère notre voiture à Ouvéa Location (45-73-77). Prix 7350F/jour avec essence, c’est assez cher, mais on n’a pas trop le choix, on avait essayé d’appeler Julau location mais ils ne répondaient jamais malgré les messages téléphoniques qu’on avait laissés. On a donc loué une clio pour 3 jours, attention règlement en espèce et caution par empreinte de carte bancaire. Pour info, une seule station essence sur l’ile et elle est fermée le samedi, dimanche et jours fériés. Du coup, c’est pratique que l’essence soit comprise. Sachez que le stop fonctionne très bien sur l’ile, ne pas hésiter à emmener les gens. Point également important, pensez à faire signe à tous les gens que vous croisez sur la route, signe de bienvenue, faire de même sur la grande terre et les autres iles. On pourrait croire qu’Ouvéa est une petite ile mais il faut presqu’1h de voiture pour aller du nord au sud, du coup on était bien content d’avoir louer la voiture. En sortant de l’aéroport, on file à notre gite par peur d’avoir un problème de réservation (comme cela arrive souvent en Nouvelle Calédonie). On avait loué une case au Bougainvillier et là surprise, elle vient de donner notre case à un autre couple qui n’avait pas de logement pour le week end, super ! Du coup, elle nous dit qu’elle pourra nous loger dans sa maison et qu’il faut revenir ce soir le temps qu’elle range et prépare le lit. Pas de problème, on file dans le sud se poser sur plage, et là c’est le pied, personne sur la plage, sable blanc, autre transparente, cocotiers à gogo, bref des paysages de cartes postales. 30 degrés dans l’eau, minimum 30 degrés à l’extérieur (on ne sait pas vraiment, c’est jamais noté), bref je viens de comprendre la phrase suivante : « Ouvéa, l’ile la plus proche du paradis ». En fin d’après-midi, on s’arrête au pont de mouli mais c’est dimanche soir, il y a beaucoup de monde, les plus jeunes sautent du pont pour se baigner, d’autres font des parties de foot sur la plage, c’est la fête pour les locaux. On nous dit de venir plutôt le matin pour voir les tortues et raies, il y aura moins de monde, moins de courant et c’est très tôt que les tortues et raies passent. La nuit commence à tomber, on retourne au gite bougainvillier et là re-surprise, la gérante Rachelle, ne se souvient plus de nous, suite à son opération du cœur elle perd un peu la mémoire, heureusement cette dernière lui revient et nous prépare une petite place pour dormir, c’est correct mais on est un peu déçu de ne pas dormir dans une case typique et au final on n’en fera aucune de notre séjour car on eu problème sur problème, voir plus loin…
Gite bougainvillier à Fayahoué (45-72-20) 3900F la première personne et 735F la seconde personne, faire l’appoint car elle nous n’a pas rendu notre monnaie ! Attention pas de petit déj et de repas du soir car la propriétaire et fatiguée depuis son opération. Possibilité de manger pas très loin, chez Dydyce. On a rencontré des expatriés qui ont logés et mangés chez dydyce et aux portes du paradis et ils étaient tous très contents. La propriétaire du gite Bougainvillier est très sympa, elle adore discuter, elle nous explique qu’elle n’est pas très bien vu par ses voisins car elle vit comme une métropolitaine, elle a construite une petite maison, mis des rideaux… Le gite bougainvillier n’est pas facile à trouver, il se trouve juste après l’école de fayahoué (couleur mauve), prendre à gauche, en face de la base nautique jaune. Pour info, l’hôtel paradis est toujours fermé pour travaux, on ne sait pas très bien s’il va réouvrir…
Lundi 24/12 : Ouvéa Visite du nord de l’ile - De 9h à 15h00 : rencontre avec les requins citrons (Antoine 98-72-05 ou 97-76-99), 2 000F/pers. RDV devant l’église Saint Joseph.http://www.iles-loyaute.com/Ouvea/Activites. Apporter eau, vivres, trousse de secours, chaussures pour marcher dans l’eau, PMT, anti-moustiques et pique-nique. A réserver à l’avance. Très belle balade au bord et dans l’eau. Il nous explique la médecine avec les plantes, comment il vit… Superbe journée mais au final on voit les requins de très loin, ce qui n’est pas plus mal ! Attention si vous avez des enfants qui sont petits, la balade n’est pas très adaptée car lors du retour de la balade, la marée monte et on a de l’eau jusqu’au ventre, voir un peu plus. On doit même porter nos sacs à dos sur la tête, pas pratique mais rigolo. Les enfants eux reviennent avec masque et tuba. Antoine nous a dit qu’à partir de l’année prochaine il aura un petit bateau pour le retour, mais je trouve cela dommage, cela perdra de son charme… - Visite du trou aux tortues, n’hésitez pas à demander votre chemin pour ne pas vous perdre. Lorsque vous partez de l’église saint Joseph, prendre à gauche lorsque vous voyez le panneau évidé stop, continuez toujours tout droit et prendre à droite lorsque vous voyez un ballon de foot crevé sur un piquet. Sur place vous pourrez voir des tortues et faire quelques plongeons avec les locaux. - Visite du trou bleu d’Anawa, apporter du pain pour voir les poissons. - Repas de noël chez dydyce, au menu bougnat au poulet, langouste de 7kg, crabe de cocotiers… un vrai régal si je n’avais pas été malade (je pense que je me suis déshydratée avec cette chaleur, pensez à boire régulièrement et prenez de l’eau en bouteille). Pour info le menu de noël était à 6000F/personne mais c’était justifié. Des expatriés ont mangé aux portes du paradis, il paraît que le buffet était très très abondant avec au menu en plus de la roussette 10000F/personne.
Mardi 25/12 : Ouvéa On a de la chance, Pierre (que vous trouverez chez dydyce) nous fait visiter les pléiades du sud. Départ à 8h30 et retour vers 14h, parfait pour nous qui reprenons l’avion à 16h40. Transport en bateau jusqu’à une petite ile (juste avant de partir on a eu un pb avec le bateau, mais le pb a vite été résolu, merci à Pierre qui est très dévoué pour ses clients). Au programme, PMT et poissons grillés sur la plage, bref super. 6000F/personne avec repas. A réserver à l’avance. Possibilité de faire l’excursion avec Charly du gite Mowagué mais il annule svt ses excursions le jour même, ce qui était encore le cas ce jour là. Pour info, Pierre va partir deux mois en vacances à partir du 31/12/12.
16H40 : retour à l’aéroport avec petite à larme à l ‘œil car j’ai adoré ces 3 jours au soleil, c’était beau, non sublime, les excursions superbes et les gens vraiment sympa. J’aurai bien aimé y rester un jour de plus pour : - Faire une rando sur les falaises de Lekini avec Felix (92-55-12). Compter 2h de balade. Réserver 24h à l’avance, 2 100F/pers. Pas de rando le dimanche. - visiter la corderie de fibre de coco (45-72-37) mais ouvert du lundi au vendredi de 8h à 16h. Téléphoner préalablement. - Distillerie d’huile de coprah et savonnerie d’Ouvéa (Edouard 45-10-60 ou 45-71-11), ouvert du lundi au vendredi de 8h à 11h30 et de 13h30 à 15h30. Entrée libre, téléphoner préalablement. http://www.iles-loyaute.com/Ouvea/A_voir. - Visite d’1h30 de la vanilleraie à Saint-Paul, vers Fayahoué (Evelyne 45-71-37). 735 F/pers. - Possibilité de faire de la plongée mais on nous ne l’a pas recommandé car les proprio sont assez spéciaux et dangereux, fument et boivent avant leurs plongées…
Retour à Nouméa à 17h20, Direction Sarréméa, 2h de route mais bon, on gagnera du temps le lendemain matin. Nous avons dormi à l’hôtel Paradis qui est un très bel hôtel. Nous étions en chambre (les bungalows étaient trop chers pour nous) mais nous avions une superbe vue sur la montagne. La chambre était composée d’un grand lit + un lit simple. La salle de bain mériterait d’être rajeunit (peinture, carrelage, lavabo) mais tout était très propre. Avec la chambre nous disposions d’une belle terrasse en bois. Le petit déjeuner était bon et la piscine était agréable.
Mercredi 26/12 : Sarraméa - matin : grasse matinée, on profite de la piscine de l’hôtel. - 14h à 16h : balade en cheval avec Sarraméa Randonnée (76-60-45). Finalement on aura le guide que pour nous deux, ce qui nous permet de bien discuter avec lui, il nous raconte l’histoire de Sarraméa, les plantations de café qui ont pratiquement disparues… bref un bon moment. Possibilité de faire une randonnée de 3h30 ou même de partir à la journée. Vous pouvez également faire une balade en quad mais on a appelé trop tard, le départ était à 9h45. Pensez à réserver vos activités au moins la veille. http://www.sarramearandonnees.com/ http://www.gitesnouvellecaledonie.nc/...s/sarramea-randonnee - Normalement baignade dans le trou feuillet, cuve d’eau naturelle qui se trouve juste à côté de l’hôtel évasion et de Sarraméa Randonnée. Malheureusement des jeunes locaux ont bu et jettent des bouteilles en verres sur les rochers, on ne prendra pas le risque de se couper, on fait donc demi tour, dommage ca avait l’air sympa. Pour info, ce n’est pas tres bien indiqué, il faut prendre le chemin qui est marqué « interdit, propriété privée » et marcher pdt une dizaine de minutes. Bilan de la journée : nous avons bien aimé Sarraméa mais il faudrait rester une journée de plus. Vous pouvez aller sur le plateau de Dogny (comptez la journée pour faire l’aller retour à pied). Vous pouvez également aller au parc des grandes fougères ou visiter la seule plantation qu’il reste à Farino chez Ida-Marc (24-07-07). http://cafe-caledonien.com/. On nous a conseillé de manger à Sarraméa à la table d’hôte chez les deux jumelles tenue par Bernadette mais nous n’avons pas eu le temps d’y aller, là aussi il faut réserver la veille. On nous a déconseillé de manger chez mamie Fogliani qui est malade, du coup c’est sa fille qui cuisine, mais pas top paraît il. - Nuit à Poya au gite Porin Néa (42-39-51), de 4 000 F/pers avec repas du soir et petit déj. Tribu de Nétéa. Reine la propriétaire est très sympathique, en plus elle cuisine très bien : fruits, légumes locaux et poissons. Le gite est situé au dessus d’une belle rivière, entouré de végétation abondante mais il y a quand même deux points négatifs. Le premier, le gite est un peu loin, il est à 30-40min de Poya lorsqu’on ne se perd pas, de notre côté nous avons mis 1h30 pour trouver et quand il fait nuit, c’est encore plus compliqué à trouver car il y n’a aucune pancarte, donc n’hésitez à demander votre chemin si vous croisez du monde sur la route (et ca ce n’est pas sur !). Deuxième point négatif, il n y a pas de bungalow ou de logement individuel, il s’agit d’un grand dortoir, les lits sont séparés par des draps, ca donne pas tres envie de dormir mais au final on s’endort, on est fatigué de notre journée et de la route.
Jeudi 27/12 : Poindimié - matin : transversale « Koné-Tiwaka », compter environ 1h15 de trajet. - 13h30 à 16h45 : Baptême de plongée avec Martin de Tieti Diving. Il tombe des cordes, mais ce n’est pas grave car on va dans l’eau. Super moment, Martin est très sympa, il nous a même fait un CD avec des photos de notre baptême Nous avons plongé près de l’ilot Tibarama qui est vraiment magnifique, nous avons regretté de ne pas y être allé une demi journée pour faire du PMT et découvrir l’ilot. Centre de plongée Tiéti Diving (42-42-05) http://www.tieti-diving.com/spip.php?rubrique18. Pensez à réserver à l’avance. - fin d’après midi, comme il tombe tjs des cordes, nous sommes allés boire un chocolat chaud à l’hôtel Tieti Tera, très bel hôtel avec piscine, vu sur l’océan. - nuit à Poindimié chez Simone, enfin normalement car lorsqu’on est arrivé on nous a dit que la réservation avait été notée pour la veille et qu’ils nous avaient attendu toute la journée ; et qu’un couple est actuellement dans le bungalow (pourtant on avait imprimé notre mail avec réservation, bref rappelez les la veille et arriver tôt). Dommage car le bunglow avait l’air assez sympa. Compter quand même 30 à 40 min pou y aller au départ de tieti tera. Du coup, deux possibilités s’offrent à nous : dormir au Tieti Tera ou à l’hôtel de la plage qui est juste en face. L’hôtel Tieti Tera nous fait vraiment de l’œil mais bon on n’aura pas le budget, du coup on va dormir à l’hôtel de la plage que nous vous déconseillons fortement, ce n’était pas très propre, vieux, berk… on va mettre nos draps. L’avantage c’est que ce n’est pas cher et au final on partira tôt le lendemain matin.
Vendredi 28/12 : Hienghène - matin : Cascade de Kokengone, pas facile à trouver mais ca vaut vraiment le coup de s’y arrêter. Heureusement que le petit futé décrit assez bien la route qu’il faut prendre. Lorsqu’on s’en approche, on laisse la voiture et on continue à pieds, encore une bonne demi heure de marche mais quelle vue tout en haut. Une cascade avec vue sur l’océan, le pied, dommage qu’il commence à pleuvoir. - midi : point de vue sur le sphinx et la poule couveuse. - 14h à 16h : balade en mer avec Babou plongée (3500F/pers), on discute beaucoup avec le gérant Thierry, normal nous sommes que tous les 2 sur le petit bateau, il nous explique la mangrove, s’approche de la poule couveuse, rocher du billet de 500F… Balade intéressante mais sans plus, et il continue à pleuvoir… A noter, il fait également des sorties de plongée. http://www.babou-plongee.com/Pages/cadre.htm. Pensez à réserver à l’avance. - nuit en tribu chez Charline à Tiendanite. On a réservé notre nuit par le biais de l’office du tourisme d’Hienghène (42-43-57). 1050F/pers pour une nuit. Petit déjeuner à 500 F et repas à 1 600F. http://www.hienghene-tourisme.nc/.../werap-et-tendo.html L’office du tourisme nous avait dit d’emmener du tissu pour faire la coutume, c’est ce que nous avons fait mais on ne sait pas vraiment si ca lui a fait plaisir… On a été très déçu de notre séjour, Charline est très timide, elle ne nous a presque pas parlé. Heureusement qu’il y avait deux petites filles, ca a animé un peu la soirée, on a joué au uno avec elles et on leur a laissé le jeu de cartes en partant le lendemain, ca nous a fait mal au cœur de les voir sans jeux surtout qu’elles étaient en vacances scolaires pendant deux mois. En ce qui concerne notre nuit, là encore c’était un bungalow, très joli mais on aurait bien aimé dormir en case typique. Pour le repas du soir, on n’avait pas fait de précision à l’office du tourisme mais on pensait avoir un repas local, résultat carottes et maïs en boîte avec kanckis et riz, ouais bof. Apparemment il faut préciser si nous souhaitons manger un bougnat (oui mais si personne ne nous le dit, on ne le sait pas !), dommage car au final sur 16 jours je n’en aurai pas mangé une seule fois (on ne nous a proposé seulement le 24/12 et j’étais malade). Bref, je ne vous recommande pas la nuit chez Charline mais ce n’est que mon avis, on avait l’impression que Charline en avait marre de tous ces touristes qui viennent tous les jours. Une de mes amies m’avait conseillé chez Martial à Werap ou chez Ida et Abel (mais 2h de route pour s’y rendre) mais tout était complet depuis longtemps.
Samedi 29/12 : Pouébo – Koumac – Koné – Bourail – Nouméa - Bac de La Ouième à 19km de Hienghène (gratuit, fonctionne 24h/24) : à faire absolument. Traversée en moins de 10 min - Cascade de Tao : très belle cascade mais malheureusement elle est fermée car il a beaucoup plu ces derniers jours et cela est dangereux, dommage, on fera juste un arrêt photo. - Petite cascade en cours de route, on s’arrête faire une pause baignade. - Cascade de Colnett et là la pluie commence à tomber, on ne préfère pas prendre le risque d’y aller. A cet instant, on se dit qu’on doit rejoindre Bourail, mais par quelle route ? il serait bien de prendre le col des roussettes, mais je suis malade en voiture… et puis ca nous fait faire demi-tour, du coup on file en direction de Puébo où la route est très jolie, on continue sur Koumac, Koné puis enfin Bourail. La route a été très très longue, mais bon on le savait. - Petite pause à Bourail : bonhomme de la roche percée, plage de Poé, baie des tortues, on a bcp aimé dommage que le ciel soit encore tout gris. - Soir : resto avec Sandra et Loïc que nous avons rencontré grâce à ce forum.
Dimanche 30/12 : IDP Nous étions en pré-alerte pour la tempête tropicale mais aucune contre indication pour aller à l’IDP, nous prenons donc l’avions à 8h20, arrivée à 8h50. - matin : il fait beau, nous profitons donc de la plage Kuto - après-midi : location de voiture pour faire le tour de l’île, c’est plutôt rapide car contrairement à Ouvéa, tout est concentré, on fait le nord-sud en 20min. Au programme : baie de St Maurice, grotte de la Reine Hortense (mais nous ne pourrons pas y accéder elle est fermée pour cause de mauvais temps), balade au bord de la baie de Gadji (c’est beau et il y a bcp moins touristique) - soir : Pic’Nga, vue sur le lagon. Il parait qu’il faut environ 1h30 pour atteindre le sommet mais nous ne pourrons pas vous le confirmer il pleut, nous décidons donc d’aller boire un verre à l’hôtel Le méridien. Nous finirons par se faire refouler car nous ne sommes pas des clients de l’hôtel, tant pis. Nuit à l’hôtel Kou Bugny et là très grosse déception : - Piscine minuscule et pas en service, pas nettoyé et pas de filtration. - Les toits des structures sont infiltrés de végétation, des planches sont manquantes - Fenêtre salle de bain du Bungalow cassé et qui ne se refermait pas - Porte par douche dégondé, ne se fermait pas correctement - Moustiquaire déchirée laissant entrer dans le Bungalow les moustiques le soir - Vu de la terrasse sur une mini décharge, pas très glamour comme vu - Présence de rats devant le bungalow - Finition peu soigné (robinet de salle de bain tenue par un gros bloc de silicone, miroir complètement noir, lampes cassées, ressort porte cassé, étendage extérieur cassé, ....)
Bref, vous l’aurez compris, on avait mis toutes nos économies dans ces 3 dernières nuits pour finir en beauté et on a été très déçu. A 24000 F la nuit, on pouvait s’attendre à mieux. On fait scandale à la réception mais rien n’y fait elles sont supers calmes (d’ailleurs, je ne sais pas comment elles font pour rester aussi zen). On veut appeler Destination Ile des pins avec lesquels on a réservé mais malheureusement c’est fermé c’est dimanche. On va voir l’hôtel Ouré Tera Lodge, on ne va pas modifier toutes nos nuits car elles sont déjà payées, mais on va juste jeter un coup d’œil car on avait longuement hésité avec cet hôtel, et là le paradis, des beaux bungalows, soignés, propres, récents. Cet hôtel est digne d’un 4* même en chambre les plus simples, bref on a les boules, si on avait su… on espère que ces commentaires serviront à quelqu’un… Ok l’hôtel Ouré Lodge est bcp plus cher mais vraiment ce n’est pas le même standing… Belle terrasse, jolie piscine, vue sur l’océan, bon resto (on y a mangé une fois mais ce n’est pas donné). Bref, on retourne au Kou Bugny, là où on a déjà payé toutes nos nuits, résultat on dormira une nuit en chambre confort et le lendemain on arrivera à changer contre une chambre tropicale qui est moins chère mais au final plus récente et plus sympathique. Pour votre information, pour avoir le meilleur prix sur l’ile des pins, vous pouvez passer par une agence de voyage (exemple Destination ile des pins 24-92-80, demander Jean-Baptiste jb@hotelsnouvelle-caledonie.com) qui propose des packages ou alors passez directement par Ouré Tera qui propose un pass pour 3 nuits mais il faut dormir une nuit à IDP, une nuit à Poindimié et une nuit dans le grand, contactez les pour plus d’infos.
Lundi 31/12 : IDP - journée : On a réservé la veille une excursion avec l’hôtel, nous irons à la piscine naturelle en pirogue 3150F/pers. Jolie balade en pirogue mais là encore le temps n’est pas avec nous, dommage. Nous arrivons à la piscine naturelle et quelle beauté, il y a des poissons de partout, mais nous avons oublié d’emmener nos PMT, pas grave nous reviendrons demain, c’est trop beau. Arrive midi, nous allons au Kougny, restaurant réservé par notre hôtel, et là, la catastrophe, ils ont donné notre réservation de midi à d’autres touristes, bref, ras le bol, je craque, mais bon cela ne sert à rien, ils n’ont plus rien à manger. On appelle donc l’hôtel pour qu’ils viennent nous chercher et apporter un pauvre sandwich…passons… - soir : c’est la Saint Sylvestre, on se fait beau pour fêter la nouvelle année. On va au restaurant de notre hôtel (le repas à 12 000 F/pers était obligatoire), la fête commence bien, danses traditionnelles, le buffet commence à être servi et là l’ambiance retombe, pas de musique, on est tous les deux à notre petite table, bref repas fini à 10h du soir… Si vous souhaitez passer la Saint sylvestre à Nouméa, vous pouvez aller à l’ilot canard, mais il faut réserver très tôt (en septembre je crois) auprès de l’office du tourisme. Au menu : buffet et boisson à volonté, attention à la facture : dans les 20 000F/pers.
Mardi 01/01 : IDP Nous décidons de louer une voiture pour retourner à la piscine naturelle, nous en profitons avant que la pluie ne revienne. Les poissons sont toujours là et c’est toujours aussi beau. La tempête tropicale arrive, il tombe des cordes, nous retournons donc à l’hôtel passer l’après midi. Dommage qu’il n y ait pas un seul jeu de carte ou livre, merci la TV enfin les 4 ou5 chaînes qu’il y avait !
Mercredi 02/01 : IDP Nous avions réservé une excursion pour aller sur un ilot + atoll Nokanhui (10 000F/pers avec repas langouste) mais la tempête est toujours là, nous préférons annuler, dommage il paraît que c’est super. Nous restons encore bloqués toute la journée à l’hôtel. Si on avait su, on aurait vraiment pris un hôtel plus confortable ! 18h50 : notre avion doit décoller mais à cause du mauvais temps il restera bloqué à Nouméa. On nous dit que ce n’est pas grave, un prochain avion viendra demain à 14h30, ok c’est noté.
Jeudi 03/01 : IDP Il pleut toujours, beaucoup de vent. On se rend à l’aéroport à midi pour être sur d’avoir notre avion à 14h30, un premier avion part à 13h30 mais il est complet, puis un second à 14h30 et il encore complet, les agents nous disent que nous sommes prévus sur le vol de demain matin, grrrr pourquoi tout le monde part et pas nous ? ce n’est pas normal, nous attendons depuis hier et d’autres seulement depuis aujourd’hui, on comprend vite leur désorganisation. bref, je pousse une gueulante mais rien n y fait, c’est encore pire, mon mari qui est plus calme va réussir à discuter avec eux, nous ferons le piquet tout l’après midi dans l’aéroport et arriverons à prendre l’avions à 20h30. Ouf, on arrive à Nouméa, mais on a raté le marché du jeudi soir place des cocotiers. Bref, un séjour sur l’ile des pins très mitigé, le mauvais temps s y est mêlé. Pour moi, c’est une ile un peu trop touristique à mon goût et je pense que tout peut être vu en 3 jours.
Vendredi 04/01 : Nouméa Suite aux fortes pluies, nous préférons annuler notre sortie au parc de la rivière bleue où nous avions prévu de faire du VTT et du Kayak avec avec Sub Loisirs (Jean-Christophe DAMOND 77-81-43), 5 000 F/pers + 400F/pers pour l’entrée au parchttp://www.sudloisirs.nc/vtt/combi-vtt-kayak. A réserver à l’avance. Nous restons donc à Nouméa et partons avec un « taxi boat » de la baie des citrons pour aller à l’ilot canard puis l’ilot Maître, 3000F/pers aller retour. A l’ilot canard nous avons fait du PMT mais comme il avait beaucoup plu, l’eau était un peu trouble. Pique nique sur l’ilot mais si nous avions su, nous aurions pique niquer à l’ilot maître où une aire est aménagée, c’est un peu plus grand donc plus agréable. L’ilôt Maitre est un endroit sympathique et les cabanes sur pilotis sont à tomber, ou du moins d’extérieur car nous n’avons pas vu l’intérieur. Vous pourrez également voir des tricots rayés au bord de l’eau ou près des rochers. Malheureusement à 17h, nous avons du prendre le dernier taxi boat pour rentrer à Nouméa. Sachez que sur l’ilot il y a un restaurant, ils servent un buffet midi et soir. Le midi, le repas est autour des 5 000 F et le soir autour des 6 000 F. Le samedi et dimanche soir, un taxi boat peut vous emmener sur l’ilot, départ à 19h et retour à 23h.
Samedi 05/01 : Nouméa Avant dernier jour avant le départ, nous décidons d’aller faire un tour dans le grand sud, voir la « terre rouge », on passe Plum et là quelle tristesse le pont est inondé, nous faisons donc demi-tour, tant pis nous ne découvrirons pas le grand sud. De retour à Nouméa, il pleut toujours, nous allons donc à l’aquarium, visite sympa à faire surtout quand il pleut. Nous profitons de l’après-midi pour acheter nos quelques souvenirs.
Dimanche 06/01 : Nouméa Le temps est encore mitigé à 8h du matin mais ce n’est pas grave nous irons quand même au phare Amédée en jet ski, activité réservée avec Locajet (Eric 26-26-13 ou 77-79-79). Départ à 8h15, retour à 15h30, 34 000F pour 2 personnes avec repas. http://www.locajet.info/...%A9e-d%C3%A9couverte Finalement c’était une magnifique journée sous le soleil. Nous n’avons pas pu s’arrêter à l’ilot Goéland comme cela était prévu car c’est la période de reproduction des oiseaux mais on a fait un petit arrêt à côté, l’eau est très transparente, c’est magnifique. On est arrivé au phare à 11h30, pensez à faire bien la queue 5 min avant que le restaurant ouvre, soit vers 11h40 pour être sur d’avoir une place assise et surtout pour vous mettre face à l’océan et face aux danses tahitiennes. Punch et buffet à volonté. Ensuite, petite visite au phare où vous avez une très belle vue en haut puis c’est reparti pour le retour, c’est dommage, nous n’avons pas eu bcp le temps de profiter de la plage et du sable blanc, mais il fau rentrer en jet ski et comme on n’a pas l’habitude on va un peu doucement, enfin surtout pour moi ! On finit l’après-midi sur la plage d’Anse Vanta à regarder le coucher de soleil, dernier repas puis direction l’aéroport où nous reprenons notre avion à 00h20.
Le séjour est terminé, on a passé de bonnes vacances, on a adoré la diversité des paysages et surtout j’ai eu un gros coup de cœur pour Ouvéa, mais cela reste personnel. Nous avons moins aimé: les problèmes que nous avons rencontré pour le logement, idem pour les restos et pire pour la désorganisation d‘air Calédonie lors de la tempête tropicale. Nous avons été déçus par notre accueil en tribu kanak mais nous resterons quand même sur un très bon souvenir de notre séjour.
Si c’était à refaire, en seulement 16 jours : - on ajouterait une journée à Ouvéa soit 4 jours et on en supprimerait une sur l’Idp soit 3 jours qui nous paru trop touristique. - on annulerait nos 3 jours dans le nord (Poindimié, Hienghène et une journée de route). On savait que nous allions faire beaucoup de route en allant visiter le nord en seulement 3 jours, on nous avait prévenu, mais on vous le confirme c’est trop, surtout la route du retour. C’est joli mais cela ne sert à rien de courir, il faut pouvoir en profiter, alors réfléchissez-y ! - On resterait une journée de plus à Sarraméa - On ferait une journée complète à Farino/Bourail (au lieu de passer notre temps à faire Hienghène Bourail en une journée) - On irait une journée sur l’ilot Tenia pour faire du PMT, mais on en a déjà beaucoup fait, donc pas trop de regret. - On irait une journée de plus dans le grand sud pour vraiment prendre notre temps.
Si nous étions partis 3 ou 4 jours de plus (soit 3 semaines complètes lorsqu’on part de France), on aurait fait tranquillement le nord de la grande terre. Et si nous avions pu parti 4 semaines, nous aurions fait Lifou, mais il faut prendre le temps de découvrir cette ile qui est aussi grande que la Martinique. Nous avons bien aimé commencer par des chambres d’hôtes et finir par des hôtels, le seul problème c’est que les hôtels n’étaient pas aussi bien que l’on avait espéré. On vous recommandé l’Ouré Tera lodge à l’IDP et peut être une nuit à l’ilot Maître, mais bon il faut avoir le budget, c’est toujours une question de prix. Pour notre part, nous avons préféré privilégier les activités plutôt que les logements, c’est déjà pas mal. Nous vous conseillons de regarder le blog suivant, vous trouverez plein d’infos intéressantes pour préparer votre voyage http://loic-elodie-sur-le-caillou.over-blog.com/article-27431017.html
Bonne préparation à tous et si vous avez des questions, n’hésitez pas.
Emilie
Ps : pour info notre budget pour les 16 jours a été de 8 500€ pour 2 personnes en comprenant les billets d’avion, le train et la nuit pour aller à Paris, pharmacie, vaccins (hépatite A mais il n’est pas obligatoire), hôtels, repas, souvenirs, activités…
Je suis désolée d’avoir été aussi longue mais je voulais essayer de vous donner un maximum d’informations.


Novice en boîte à vitesse et scooter pour l'Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
Apres avoir fait plusieurs voyage a velo, je suis tenté de continuer mon voyage en scooter asiatique.
Mais c'est vrai que je n'y connais rien, surtout en ce qui conerne les assurances. Je vais acheter "la bete" en Thailande et continuer sur le Laos et le Cambodge. Apres reflexions, je me dis que pour les reparations, cela sera plus facile car ils en ont partout et puis apres en avoir loué une sur 6 jours, c'est vrai que ca passe partout ;)
Quelqu'un pourrait me donner des conseils, choix du scooter, semi auto ou automatique, des endroits pour l'acheter a bon prix, .....
Merci d'avance pour vos reponses, Stephane.
Legende de la photo attachée: "Tourner en rond dans le triangle d'or, C'est quand meme un comble ;)"
Apres avoir fait plusieurs voyage a velo, je suis tenté de continuer mon voyage en scooter asiatique.
Mais c'est vrai que je n'y connais rien, surtout en ce qui conerne les assurances. Je vais acheter "la bete" en Thailande et continuer sur le Laos et le Cambodge. Apres reflexions, je me dis que pour les reparations, cela sera plus facile car ils en ont partout et puis apres en avoir loué une sur 6 jours, c'est vrai que ca passe partout ;)
Quelqu'un pourrait me donner des conseils, choix du scooter, semi auto ou automatique, des endroits pour l'acheter a bon prix, .....
Merci d'avance pour vos reponses, Stephane.
Legende de la photo attachée: "Tourner en rond dans le triangle d'or, C'est quand meme un comble ;)"
Au pays du Dragon: le Vietnam du Sud English translation pending
AU PAYS DU DRAGON : LE VIETNAM DU SUD
ATTENTION CE COMPTE RENDU EST A TITRE PERSONNEL . C'EST LE RECIT DE NOTRE VOYAGE ET NON UN MODELE DE VOYAGE. DEPUIS QU'IL EST POSTE , CERTAINS MEMBRES ME HARCELENT DE POSTS DESAGREABLES !!!
Voilà deux ans que nous n'étions pas retournés en Asie et Dieu sait que cela nous manquait ! Contraints financièrement le temps des études des enfants à voyager moins, moins loin, moins souvent..( quel sacerdoce que l'éducation des enfants…), la première chose étudiée est le poste 'transport' . Au hasard des recherches , tous les billets d'avion pour l'Asie en janvier tournaient aux alentours des 800 à 900 e … Je trouvais alors un Paris / Manille pour 690 e , destination asiatique, connue de certains de nos amis, la tentation fut grande, l'empressement immédiat, trop… trop vite …. fatalisme occidental ! 🙁🙁
Trop vite car c'était sans compter que ce que nous voulions voir aux Philippines : Luzon et ses rizières, c'était climatiquement pas le meilleur moment … Trop vite car c'était aussi sans compter que ce n'était déjà plus l'Asie ( des temples, du bouddhisme…) chère à mon coeur ( attention sans jugement de valeur ) .
Alors que faire : me raisonner : c'était fait , nous avions les billets . Me morfondre ? c'est nul quand il s'agit d'un voyage . Agir . Il y a juste eu besoin d'un déclencheur qui fut un coup de gueule . Tout était bouclé : itinéraire et non sans mal, réservations hôtelières… Et tout à coup, on me demande de payer la totalité du séjour . Certains considéreront cela normal mais moi , cela m'exaspère car je n'ai jamais planté personne et le manque de confiance occidentale , je le fuis comme la peste. Je n'ai jamais versé quelque acompte que ce soit en Asie, je n'allais pas commencer…( je me répète c'est une valeur purement personnelle) . Alors j'ai agi ! J'ai ouvert un atlas pour voir où je pouvais aller de plus judicieux et de moins onéreux… Le Vietnam? J'avais toujours lu beaucoup de déceptions, de roublardises sur le forum mais qu'à cela ne tienne… Et puis un ' lien' m'est apparu sur VF .. le lotus du Mékong ! Exactement ce que nous recherchions car pas question 'd'abattre' le Vietnam sauvagement en saut de puce entre Hanoï , Hué, le sud… Depuis quelques temps, on a appris à voyager autrement , plus lentement, plus profondément ( sans doute vieillissons nous :) ) . Nous allions donc nous cantonner au sud , c'est à dire au Delta… Et puis qu'allions nous chercher en Asie ? : la population ! Un billet d'avion supplémentaire ( tout sauf économique mais on apprend de ses erreurs…) , des heures de transit à n'en plus finir, j'efface les mauvais souvenirs et le récit commence à Ho chi minh
TRANSPORTS : Valence / Paris : 70e AR /Pers Paris / Manille : 690e /pers Manille / Ho chi minh : 200 e/ pers Can tho / Phu quoc : 26 e /pers Phu quoc / Ho chi minh : 36 e/pers Lotus du mekong / Can tho ( 1h) Taxi : 700 000 D Aéroport Phu quoc / Bo ressort Taxi : 320 000 D ( choisir société SASCO) Bo resort / Duong dong taxi : 200 000D Aeroport Ho chi minh / Centre taxi : 350 000 D
Pour les déplacements en taxi à Ho chi minh prendre Mailing ou Vinassum . Très fiable avec compteurs sinon c'est l'arnaque assurée avec un compteur trafiqué :(
HEBERGEMENT
- Delta :Le lotus du Mékong 🙂🙂 Gîte francophone : séjour du dragon 430 E pour une semaine . Forfait comprenant TOUT ! Hebergement, repas, sorties… Ne me demandez pas où cela se situe , je n'en sais RIEN ! Sege préserve son petit coin de paradis donc on ne lui a pas demandé … c'est à environ 30km de can tho … Excellent alternatif quand on veut fuir le tourisme de masse car en 8j sur place , nous n'avons pas vu un seul occidental ! Nous avions choisi cette formule comprenant : hébergement, pension complète sauf 2j , toutes les sorties et visites avec Serge : moto, bateau, pirogue…. Nombreux arrêts pour prendre le temps de vivre , boire un café… Toutes ses sorties sont hors sentiers battus . Repas du soir avec serge et son épouse qui est un vrai cordon bleu… Toujours 4 ou 5 plats différents , mets raffinés de la cuisine Vietnamienne, produits frais du marché, bière, eau , liqueur … On s'est REGALES !!!!! Petits déjeuners : pain frais déposé à la chambre tous les matins et frigo dans la chambre avec confiture, miel , thé, café… Chambre avec eau chaude et ventilé dans un superbe jardin ! Attention pour les accros , connexion Wifi pas toujours facile . Vélos à disposition Accueil génial et ambiance conviviale… Serge est un personnage atypique , je pense que ça passe ou ça casse lol 😉😉… Mais tout est clairement annoncé sur son site internet !
- Phu quoc : Bo resort . 😎😎
Réservé sur Agoda : 65 e la nuit en bungalow jardin avec petits déjeuners Bungalow de bonne taille, tout simple, tout coloré dans un grand jardin , pas de vis à vis ( petite structure de 15 bungalows) , lit avecmoustiquaire ( indispensable …) SDB à ciel ouvert , eau chaude par panneaux solaires, petite terrasse et en bord de mer . Location de moto, prêt matériel snorkelling , livres, serviettes de plage… Transats et parasols en bord de mer sur une immense plage avec la mer turquoise … Restauration sur place : très large choix sur une carte, poissons, crevettes, viande , spécialités vietnamiennes mais aussi plats occidentaux, snack pour le midi . Compter environ 6e par plat. Carte de cocktails prix unique de 5e . Boissons comme soda… et eau minérale : 0,5 e. Excellent service , très sympa et souriant. Un petit coin de paradis loin de l'agitation de dugong dông… donc je pense que fêtards s'abstenir . CB acceptée
- Ho chi minh : Saîgon Star Hôtel . District 3 🙂
Grand hôtel assez impersonnel mais au calme, propre, bien situé… Pas ce que nous avions réservé mais vous comprendrez plus loin comment nous sommes arrivés dans cet hôtel. 36 e la chambre tout confort, climatisation et petit déjeuner insipide compris… Un bon compromis. CB acceptée
NOURRITURE Je ne pourrais rien vous recommander de particulier car nous nous sommes régalés chez Serge, avons bien mangé au Bo resort et sinon nous avons pris le reste de nos repas sur le pouce dans la rue , dans des gargotes … Tout est bon au Vietnam et gros avantage pour les sensibles comme moi , peu de choses sont épicées…
CHANGE
1e = env 27 000 D … je vous l'accorde pas une conversion facile. Nous avons changé nos 250 euros en arrivant à l'aéroport qui n'affichait , d'ailleurs pas un taux de change différent de celui pratiquait en ville et nous avons fait le séjour avec cette somme.
GUIDE : Comme d'habitude le routard et le lonely planet mais qui nous furent de peu d'usage car nous avons fort peu fait les sites touristiques mais plutôt battus la campagne .
VISA : J'avais à peine pris les billets Manille / Ho chi minh que je m'apercevais qu'il fallait un visa … Il restait dix jours avant notre départ gloups …( je vous dis une débutante sur ce coups…:( ) Bref quelques conseils sur VF et hop j'ai réglé le problème : ce serait une lettre d'invitation par internet et un visa sur place. Facile et bien rôdé , nous n'avons eu aucun problème.
Lettre d'invitation prise sur ' Vietnamimmigration.org ' : 17$ / pers. demande faite et reçue en 48h A l'arrivée : guichet ' visa landing' : vous retirez le formulaire en présentant la lettre … page d'écriture ( sans rature !!! ) ; nouvelle présentation au guichet avec formulaire, lettre, une photo. Passage devant le monsieur pas souriant mais on reste poli malgré tout et puis attente😇 … Bon , on est en vacances et en Asie donc c'est 'zen' … Appel par l'officier ( là , il faut s'accrocher car ton nom ne ressemble plus à ton nom et le monsieur n'est ni compréhensif ni patient🏴☠️) ; bref , on pense deviner que c'est nous … versement des 45 $ / pers ( pour une entrée ) et l'affaire est réglée…
Pour référence , j'avais fait un devis sur visa express , cela nous revenez à 100 e /pers soit le double de prix.
METEO : Du soleil , du soleil, du soleil… Chaud dans le Delta ( env 30 ° ) , plus chaud sur l'île , étouffant à Ho chi minh mais pas de nuage ni de pluie
QUELQUES PRIX
L'île de Phu quoc est beaucoup plus chère que la campagne du delta.
- Café dans la rue : entre 20 000 D et 30 0000 - coca : env 25 000 - eau minéral : 10 000 - Une soupe dans la rue , un plat de riz ou nouilles : 60 000 - Course en taxi dans Ho chi minh env 50 000 ( le taxi à Ho chi minh c'est facile, pratique mais je répéte sur les compagnies citées … vous comprendrez plus tard)
ON A ADORE : 😇😇😇 - La vie dans la campagne , dans le petit coin de paradis de Serge , hors sentiers battus, avec des milliers de sourires et 'hello' ! - La balade à moto à Phu quoc, un autre Vietnam , sur des pistes rouges, au bord d'une mer turquoise , esseulés - La cuisine vietnamienne - Les souries et la disponibilité de la population , l'absence totale d'insécurité de jour comme de nuit, leur bon vouloir à toujours aider sans rien attendre
ON A AIME: 😉😉 _ Le lotus du Mekong , l'accueil de Serge et son épouse Lien, les visites en leur compagnie, les rencontres insolites, découvrir le Delta en prenant le temps de vivre… - le musée FITO : médecine traditionnelle vietnamienne à Ho chi minh - L'île de Phu quoc et le bo ressort pour sa sérénité et le temps détente - le café suada ( moi qui ne boit jamais de café , je me suis régalée !!! C'est du lait concentré , de la glace pillée et du café… une vraie glace miam… La FACILITE dans tout et comme toujours en Asie !
ON A MOINS AIME : 😕 Faut il en dire ? c'est vrai rien n'est parfait … bon alors , cherchons bien , des banalités alors … les moustiques à Phu quoc à la tombée de la nuit … emmenez bien les répulsifs , ils sont affamés !
COUPS DE GUEULE : 😠😠😠😠😠😠😠😠 L'hôtel réservé à l'arrivée qui nous a trimbalé et le second au patron pas très clean qui faisait de la rétention de passeports … Gare donc au : Seventy hôtel à Ho chi minh
CARNET DE VOYAGE :
Vendredi 11 janvier Descente de l'avion à 23H55 , trente de transit , chaleur étouffante, nous nous dirigeons vers le 'visa landing ( voir plus haut ) puis l'immigration , récupération des sacs à dos, non sans mal car il y a deux heures que l'avion s'est posé, mais ils nous attendent en vrac au pied d'untourniquet, douane, change … J'ai réservé une chambre dans un petit hôtel ( recommandé sur tripdavisor) dans le quartier routard pour son calme en y prêtant bien attention car c'est apparemment un quartier animé et bruyant. L'hôtel nous a proposé une navette mais sera t-elle encore là car voici 2H30 que nous devrions être arrivés ( attention le prix de la navette de l'hôtel c'est plus du double d 'un taxi) . Un jeune nous attend , nous nous dirigeons vers lui , il soupire et nous montre l'heure … charmant accueil … nous n'y pouvons rien si l'immigration est lente . Il nous dépose à l'hôtel, on se voit déjà enfin se glisser sous les draps et dormir … Un jeune nous annonce que la chambre est ' défectueuse ' et qu'il nous réservé une autre chambre dans l'hôtel de son cousin à 15mn de marche d'ici . On accepte bon gré mal gré et on repart , il est 3h du matin… ET là le cauchemar commence !!! 🤪🤪🤪 La fameuse rue routarde que je voulais éviter pour le bruit , eh bien, on y plonge en direct ! c'est une vraie discothèque à ciel ouvert . On entre dans l'hôtel , le bruit n'en diminue pas pour autant… Excés de confiance , naïveté, bref on donne nos passeports en même temps que nous demandons si la chambre est calme.. oui oui , elle est calme. ON demande à voir, il hésite mais je ne veux pas payer avant d'avoir vu. On finit , par y monter et là effarement : où la fenêtre est ouverte ou on s'apprête à dormir dans une disco mobile… Non, elle est fermée! On se sent pris au piège à une heure pareille mais on veut aussi DORMIR !!! Eddy redescend voir le patron , lui dit que non ce n'est pas possible de dormir dans une telle ambiance, pendant ce temps je potasse le routard pour trouver une adresse plus ' zen ' , le patron s'énerve, refuse de rendre nos passeports si nous ne payons pas, et nous assure que demain nous aurons une chambre plus calme sur l'arrière … Eh bien non ! J'exisge qu'il rende nos passeports et appelle un taxi; il s'obstine et là je prononce le fameau sésame : police touristique ! En quelques minutes, le taxi est devant la porte, nospasseports en main , nous quittons ce sinistre endroit … Amis voyageurs gare à l'hôtel Seventy … sauf si vous endormir bercé par 'les démons de minuit ' vous tente.
Le taxi nous débarque au saigon star hôtel que j'ai choisi au hasard dans le routard en tapant dans la catégorie 'plus chic' pour assurer nos arrières. Pour 10e de plus, nous avons enfin le calme… Une douche et on s'effondre , il est 5h du matin , nous ne réouvrirons pas l'oeil avant 14H
Samedi 12 janvier : Le voyage peut enfin commencer sereinement… Douche , café, un taxi ( car avec les événements de la nuit, on ne sait même plus se situer dans Ho chi minh) et hop c'est parti… En fait , nous n'aurions pas eu besoin de taxi car l'hôtel est à 15 mn de la cathédrale…
On démarre slowly avec la visite de la cathédrale Notre-dame, la poste française, les grandes avenues, le marché de Ba Treng , les petites échoppes, l'effusion de la vie , les milliers de cyclos … on s'y retrouve , on est dans notre élément. Petit restaurant le soir, découverte des premières saveurs vietnamiennes, café en terrasse dans l'agitation face à Notre - Dame pour finir la soirée … demain départ vers le Delta
Dimanche 13 janvier : Le Delta: extrémité sud du pays, entre HCM et le Cambodge, les flots boueux, le grenier à riz du Vietnam… Qu'en attendions nous ? passer de ville en ville en bus en suivant l'itinéraire classique des grands noms: Can tho, My tho… Non … on voulait vivre l'Asie comme nous l' avions vécu à Luang Prabang, dans les 4000 îles.. posés dans un coin, un vélo, la vie locale, un coin paumé, des rizières et on l'a trouvé chez Serge , au Lotus de Mékong… Quelle ambiance, quel accueil, et quel personnage… On s'installe tranquillement, on profite du jardin , des hamacs, belle balade au milieu des rizières … et sur le bord du canal . C'est serein , apaisant et c'est aussi le pays du sourire et des 'hellos' des enfants. Premier repas avec Serge et Lien : une fondue vietnamienne à se faire éclater la panse … Toutes les saveurs que j'aime sont là aux bout de nos papilles . Serge nous explique son parcours , son arrivée au Vietnam , ses réflexions sur l'occident , les valeurs du Vietnam du sud… on devrait bien s'entendre
Lundi 14 janvier : Ce matin , visite du village tout proche et du marché local avec Serge, Lien et la petite Lise… Départ en vélo . Oui, vous avez bien lu en vélo, moi en vélo ! ( les lecteurs des anciens carnets de voyage dont le Laos comprendront l'allusion) . On ne se moque pas : j'ai adoré … et j'en ai redemandé ( c'est vrai , le Delta c'est plat ! )
On a commencé par prendre un café glacé sur la minuscule place puis déambulé au milieu des étals , serge nous expliquant chaque produit , mode de culture et … quelques emplettes de fruits ( ah le mangues ;.. ) , on découvre des produits dont on ne soupçonnait même pas l'existence … Serge nous laisse ensuite en nous conseillant une balade à vélo et une gargote . A coups de pédales , le long du canal , on va découvrir toute une vie.
Repas délicieux … le patron , un vieux monsieur essaye de nous expliquer avec 3 mots d'anglais ce qu'il peut proposer ; on lui fait signe qu'on lui fait confiance, il sourit. Soupe de poisson, riz, poulet, pastèque , nous sommes repus. Nous rentrons tranquillement sous une chaleur certaine au gîte . La chanson dit 'il en faut pour être heureux ' c'est vrai, nous sommes aux anges. Après midi lecture, carnet de voyage, balade avant le coucher du soleil. Repas avec Serge, Lien et nous faisons connaissance d'un couple de marseillais arrivés cet après-midi pour 3 jours et avec qui nous partagerons les sorties… De nature méfiante , on est cependant immédiatement séduit par ce couple qui ressemble tellement à nos amis chers Nancy et Philippe… Ce soir : riz cantonnais, robs caramélisés au lait et citron , crevettes et choux au won, daurade du mékong , pamplemousse … un régal !
Mercredi 15 janvier :
L'organisme a pris son rythme et s'est adapté au décalage donc lever à 8h. Petit déjeuner sur notre terrasse avec entre autre les produits frais achetés sur les étals hier…
Départ 9h pour une balade en bateau sur le delta . En progressant, on observe la vie quotidienne et Serge nous donne les explications: séchage du riz, récupérations des cosses pour la combustion, élevage des pandas, l'économie du delta, les plantations … Arrêt sur une île , pause café , balade dans ce minuscule village dont l'activité pépiniériste est très développée . La fête du Tet approchant , lesbateaux sont chargées de fleurs qui seront vendues à Can tho … c'est superbe !! Au fil de nos pas , tout est prétexte à explication ! On se rend compte de l'implication intense du Vietnam en matière de recyclage et d'écologie. Retour au fil du Mékong sur une des branches les plus importantes où sont implantées les grosses usine de riz: le Bassac…
Arrêt dans une petite ville , à nouveau , on glane fruits, biscuits, huiles essentielles. On tâche de répéter quelques mots que les vietnamiens veulent nous apprendre : éclats de rire réciproques ! Ce n'est tout cela mais il est 14H et Corinne, un ventre sur pattes, a faim… Salade de vermicelles , légumes , soja , carottes , minuscules crevettes du delta … Miam !
Retour par un autre canal au milieu de la luxuriance des plantations . Il y règne calme et sérénité …
C'est la tête remplie d'images , de partage et le coeur rempli de bonheur que nous rentrons au Gîte … Un regard furtif entre moi et Eddy : que foutons nous en France ? comment allons nous subir le retour ? mais carpe idem , profitons maintenant…
Ce fut une belle journée , celle du vrai voyage pour nous : observer, deviner, intercepter, estimer, comprendre, imaginer , sourire et tant d'autres verbes sont le bilan de la journée ! On s'installe dans l'observatoire de Serge ( petite cabane perchée) pour écrire, évoquer , échanger et regarder le soleil se coucher ..
Lien nous gâte une fois de plus avec du poulet à l'écorce d 'orange, nems, soupe de raviolis et émincé de boeuf à l'oignon doux . On sent chez elle cette passion de la cuisine et cette volonté de nous offrir le meilleur, en toute modestie et discrétion.
Mercredi 16 janvier:
Nuit agitée, piqures de moustique vivaces. Je me lève à 6h et je file profiter de la lumière du jour qui se lève.
9h : départ en moto pour une balade en campagne. Tout le monde est véhiculé , nous n'avons pas le permis vietnamien et la logique de circulation étant très différente de la nôtre , Serge ne veut pas prendre d risque. Même Eddy qui est motard n'est absolument pas frustré de se faire charrier car il faut une vigilance de tous les instants qui ne permettrait pas de profiter des paysages.
La journée est ponctuée par de nombreux arrêts: visite d'une briquerie : modelage, cuisson dans les fours à combustions de cosses de riz, récupération des cendres pour en faire un engrais.. rien ne se perd , une bel exemple! Puis ici confection des galettes de riz et séchage, là construction de bateaux plus loin visite d'un temple tout affairé aux décoration pour la prochaine fête du Tet , encore plus loin visite du dispensaire et son herboristerie…. rencontre hilare avec le médecin qui travaille depuis 25 ans 4 jours à son compte et 3 jours bénévolement pour le dispensaire. Un personnage tout simple mais empli d générosité , de tendresse et surtout de sagesse. Nous avons pris notre déjeuner au temple : repas entièrement végétarien , un régal !
Cette journée me permet aussi de découvrir que contrairement au Laos ou Cambodge , le Vietnam a avant tout un culte animiste et vénéré les ancêtres, dans un grand mélange de style, de prophètes et bienfaiteurs. cela donne à l'intérieur du temple un style que je trouve kitch, et un grand chaos , avec différents autels pour les taoïstes, bouddhistes ( plutôt le bouddha d'opulence d'ailleurs) , des divinités hindoues… troublant . Le sud du Vietnam vénéré aussi Hoa Hao qui est en photo sur tous les autels dans chaque maison…
Une journée bien remplie en émotion, partage et rires. Nous n'avons jusqu'à aujourd'hui croisé aucun touriste ni occidental .
Jeudi 17 janvier :
Ce matin départ pour Can Tho en moto. Je ne suis pas au top de ma forme avec une sciatique terrible , ce qui me rendra la journée difficile.
Premier arrêt dans un temple caodaïsme . Je vous passe ce qu'est la caodaïsme mais il est étonnant de retrouver ici à la fois les prophètes religieux mais aussi Victor Hugo, Lénine, Shakespeare …
Un ami batelier de Serge nous récupère ensuite pour le marché flottant… C'est parti pour une navigation entourés de courges , pastèques… Il est déjà tard , il n'y a plus aucun touriste . On s'arrête sur la bateau d'un autre ami pour savourer un ananas.
Déjeuner dans un restaurant chinois pour y déguster des rouleaux de printemps .
Petite balade dans le quartier des maisons coloniales, et arrêt à lamaison où fut tourné 'l'amant ' de M. Duras. Le cadre est jolie, la maison bien conservée.
Dernier arrêt dans un temple Kmer. Je m'y retrouve plus facilement …
Retour au gîte à 16H30 . Nous sommes tous fourbus , la circulation en moto même en tant que passager est fatigante car on reste sur le qui-vive.
Délicieux repas composé d'une salade de pamplemousse, gambas grillés, fleurs de courgette farcies…
Je suis anormalement fatiguée et les prémices d'une tourista me guette… 😮
Vendredi 18 janvier : Grasse matinée et nuit agitée , les symptômes se sont confirmés… Nous disons au revoir à nos amis marseillais .
Dans le matin , balade en pirogue ce qui permet de passer sur les plus petits bras du canal. Attention à ne pas traîner car la marée descend vite.
Grosse sieste et me voilà reboostée , ce qui permettra même un petit tour à vélo .
Excellent repas : soupe, beignets de gambas, pommes de terre au gingembre et supins au curry…
Samedi 19 janvier :
C'est le dernier jour chez Serge. On décide de se lever tôt et partir faire un grand tour à vélo avant que la chaleur nous ' jette ' dans les hamacs. On déambule le long des canaux au milieu des galettes de riz qui sèchent , des poules , canards, enfants hilares … Pause pour déguster une canne à sucre bien fraîche et hop c'est reparti … on provoque une émeute devant une école en sortant les appareils photos , éclats de rire…
Retour au gîte et on se laisse aller à la vie paisible et l'ambiance du pays … Paresseux ? non… adaptés à la situation . On ne peut quand même s'empêcher de se dire que le retour à la vie normale va être difficile.
On sort à nouveau en fin de journée pour se balader le long du canal et savourer une dernière canne à sucre au milieu d'une nuée d'enfants.
Dernier repas avec Serge et Lien . Nous avons demandé à manger à nouveau une fondue ;.. toujours aussi savoureuse
Nuit agité avec notre fils bien malade en France , téléphone, sms… rythmeront cette dernière nuit . On ouvre un dossier de rapatriement au cas où demain , son état ne se serait pas arrangé…
Dimanche 20 janvier :
Thomas va mieux , on suspend le rapatriement , on quitte Serge et sa famille, le gîte puis le village avec une grosse nostalgie…
C'est parti pour 3 jours sur l'île de Phu Quoc…
Je me suis longuement demandé quoi faire après le gîte de Serge , sans courir . J'avais pensé à Dalat mais c'était un peu juste en timing pour vraiment profiter du coin car il n'y avait pas de vol pour Dalat à partir de Can tho , et cela nous obligé en bus à repasser par HCM. Nous étions à 40mn de vol de l'île de Phu quoc , annoncée comme bien préservée du tourisme de masse, tout en offrant de belles plages, de belles forêts , . C'était simple, rapide et un paysage complètement différent!
On a aussi choisi un petit resort ( voir plus haut) pour son charme et son côté écolodge, son bord de mer, sa restauration et nous voulions absolument être loin de l'agitation de Duong Dong avec ses bars, karaokés… On a mis dans le mille car le Bo resort nous a offert tout cela .
Dés le premier jour , on a largement profité de la mer chaude, du sable chaud et d'un bon bouquin.
Au dîner, on a choisi le king fish caramélisé … un régal et une pina colada , il fallait bien fêter notre arrivée !!
Lundi 21 janvier :
Au réveil longue balade sur la belle plage de sable blanc, bain matinal dans une mer d'huile. Petit déjeuner face à la mer et départ pour Duong Dong ( on a choisi le taxi pour être bien sage ; pour conduire une moto , le permis vietnamien est obligatoire ; certes la police de l'île ferme les yeux mais en cas d'accident la justice est loin d'être clémente … cela circule à tout va et de partout en ville donc sagesse et taxi )
On s'est fait arrêter prés du port ( où se tient le night market ) . Le cadre est superbe : jolis bateaux colorés aux couleurs pastel, petit phare, temple et un immense marché vivant, bruyant, animé plein de couleurs , saveurs et odeurs… A 12h , il fait un soleil de plomb . On fait la pause dans un café puis nous rentrons au Bo resort pour une après-midi farniente . Alors où on vieillit ou il y a dans l'air cet air de paresse mais en tout cas on appréciera beaucoup les temps détente entre transat et bain de mer, lecture et carnet de route … En tant que baroudeurs , on s'en sentirait presque coupable mais tant pis on accepte la punition : le repos !
Dîner avec une fondue de la mer… miammm
Mardi 22 janvier
Lever 6H30 pour un tour en moto ( en solo , cette fois car tout le monde nous a affirmé que c'est désert donc pas d'embouteillages, klaxons..et c'est vrai ! ) au nord ouest de l'île . On fera la boucle en 6H environ et à 90 % sur des pistes rouges . On a fait de nombreuses pauses photos , balade … La première partie de la balade longe la côte jusqu'à un minuscule village d empêcheurs , bien loin du tourisme qui se développe sur Duong dông et qui transformera à coups sur l'île dans quelques années à l'image de Pukhet …. que l dommage ! Le bateaux font à nouveau notre régal des yeux … de petites entreprises familiales aussi de nuoc nam dans des conditions de travail très difficiles !
Puis on s'est enfoncé dans une forêt où un beau sentier nous … Seulement 3 kms mais délassant , avec le bruit des singes en arrière fond, grouillant de vie: insectes , oiseaux etc ;.. On reprend notre route … depuis bien longtemps , nous ne croisons plus personne. Le poivre sèche au bord des routes , on décide de s'arrêter dans une petite ferme . On s'attendait à un attrape-touriste mais c'est familial et convivial. La dame nous donne un chapeau , horrifiée de nous trouver sans couvre chef sous une chaleur pareille , pour aller dans les champs découvrir comment pousse le poivre , expliquant qu'elle ne peut nous accompagner car son bébé est fiévreux. Au retour , elle nous explique la cueillette et les différents poivres . C'était bien sympa et instructif. On s'y désaltère et retour au Bo resort .
Petit lunch tardif sur la plage et repos .
Une belle journée encore !! qui se termine par un boeuf sauté aux oignons doux pour Eddy et poisson grillé pour moi.
Mercredi 23 janvier:
Aujourd'hui c'est décidé : on se repose . Les agences locales proposent un day trip dans les îles au sud de l'île avec repas, et snorkelling… On s'est fait piéger moulte fois et moulte fois , nous avons été déçus donc cette fois c'est NON !
Si quand même , pour moi massage … Ah mais ne pensez pas que ce fut une journée de pur repos !!! J'ai hésité car je sais que les massages thaïlandais et laotien était .. comment dire… tonique voire viril et je n'en garde pas un merveilleux souvenir . J'ai fini par me décider … J'étais détendue et relâchée avant , plus du tout pendant 🏴☠️🏴☠️ et douloureuse après…. 1h ( et dieu sait que ça peut être long une heure ) à découvrir des points que je ne soupçonnais même pas … Le massage fini, j'ai quand même réussi à sourire , j'ai même dit 'merci' mais j'ai décliné l'offre d' y retourner le lendemain… Dire que j'avais nargué ma fille par sms en parlant de massage. Cette fois , on ne m'y reprendra plus , les massages c'est fini sous ces latitudes… 😉
Jeudi 24 janvier :
Aujourd'hui , un peu de vague à l'âme car retour vers HCM alors on profite des derniers moments de plage , d'une dernière balade sur la plage , de la mer…
Aéroport et vol sans encombre pour HCM où on retrouve le bruit puissance mille , la densité humaine , la circulation anarchique mais pas moins de sourires . Retour à l'hôtel saïgon star qui nous avait donné satisfaction et où nous avions réservé avant d partir les deux dernières nuits.
Vendredi 25 janvier :
On se réveille tôt donc on démarre tôt mais surement pas rassasiés par le petit déjeuner de l'hôtel qui est vraiment insipide 5 son seul point négatif) . On se retranche sur un trottoir pour boire notre café suada. On est en face du théâtre de marionnettes , ce qui attise notre curiosité. Cela a l'air fun car ce sont de marionnettes sur l'eau , on est un peu grand enfant donc on prend nos billets ( c'était indispensable car c'était complet le soir) .
On a beaucoup hésité à visiter le musée de la guerre , tout comme onavait beaucoup hésité au Cambodge pour Tuol Sleng… Mais plusieurs personnes nous ont incités à le visiter pour mieux comprendre une partie de l'histoire du pays . On a boudé la visite de l'extérieur avec chars, hélicos;.. la guerre c'est vraiment pas notre truc… Le musée est sur trois étages : la vie durant la guerre americano-vietnamienne , la large mobilisation contre cette guerre y compris en Amérique , et les conséquences des l'agent orange pendant la guerre et encore aujourd'hui… Il faut reconnaître que les étages 2 et 3 rivalisent d'horreurs… L'Homme n'a vraiment pas son précédent pour toujours trouver pire que pire … Les photos dont celles de nombreux reporters célèbres dénoncent cette barbarie. Nous sortirons plusieurs fois des salles pour reprendre notre souffle et nos esprits ; c'est en larme que je finirai le musée … Ce genre de visite ce n'est vraiment pas pour moi… On en est ressorti attérés; Hitler était presque un ange … Mais attention , le musée ne montre que les atrocités des américains envers les vietnamiens; je suppose que l'autre côté du miroir était bien sombre aussi …
On part ensuite vers la Pagode Giac Vien. Depuis le début du séjour, on prend avec précaution les taxis vinassent ou mailing , très réglo sur le compteur et les tarifs… Et là , allez savoir pourquoi, c'est vrai qu'on était remué par le musée, on est monté dans le premier taxi venu , comme pour fuir…. Eh bien , on aura payer cher notre maladresse car nous paierons 4 fois le prix de la course ! Scandaleux !!! Le compteur tournait mais à quelle allure… Bref , prenez garde ! Assez loin dans la ville , on y entre par une belle porte en tuiles vernissées. On a choisi celle-ci car c'est une des plus anciennes… Très bel ensemble !
On visite ensuite après une pause café ( on recouvre enfin nos esprits) le musée FITO , de la médecine vietnamienne, crée semble t-il , il y a peu . C'est SUPERBE ! Tant sur le contenu, pièces, explications ( visite en anglais , dommage un peu rapide) que pour le bâtiment très ancien et admirablement conservé. ( 32 000 D / pers)
Passage dans le rameau quartier chinois : cholon … Fatigue , chaleur , bruit ? Nous n'y trouverons rien de plus extraordinaire qu'ailleurs sauf peut être le quartier des herboristes..
retour à l'hôte pour une petite pause vent les marionnettes , qui était certes naïf mais bien sympa et on s'est régalé de voir la population vietnamienne éprouvée autant d'enthousiasme .
Samedi 26 janvier :
On fait les sacs , les laissons à la consigne de l'hôtel et dernière balade à HCM… on part vers la cathédrale, dernier café suada au fond d'une ruelle d'un quartier qui est à l'image de toute capitale avec ses magasins de luxe etc… Nous avons fait une petite ciste à la librairie française ce qui nous permettra de nous ramener un joli souvenir : le livre : 'Vietnam , sous le signe du dragon bleu' ( l'artisanat n'est pas top au sud vietnam) de François Jarlow mais aussi une de ses toiles …
La chaleur est plombante alors pas de déjeuner mais juste une glace coco savourée au Pho 24 avec vue sur la cathédrale
La suite est l'éternelle rengaine du voyageurs … taxi, aéroport etc …
ATTENTION CE COMPTE RENDU EST A TITRE PERSONNEL . C'EST LE RECIT DE NOTRE VOYAGE ET NON UN MODELE DE VOYAGE. DEPUIS QU'IL EST POSTE , CERTAINS MEMBRES ME HARCELENT DE POSTS DESAGREABLES !!!
Voilà deux ans que nous n'étions pas retournés en Asie et Dieu sait que cela nous manquait ! Contraints financièrement le temps des études des enfants à voyager moins, moins loin, moins souvent..( quel sacerdoce que l'éducation des enfants…), la première chose étudiée est le poste 'transport' . Au hasard des recherches , tous les billets d'avion pour l'Asie en janvier tournaient aux alentours des 800 à 900 e … Je trouvais alors un Paris / Manille pour 690 e , destination asiatique, connue de certains de nos amis, la tentation fut grande, l'empressement immédiat, trop… trop vite …. fatalisme occidental ! 🙁🙁
Trop vite car c'était sans compter que ce que nous voulions voir aux Philippines : Luzon et ses rizières, c'était climatiquement pas le meilleur moment … Trop vite car c'était aussi sans compter que ce n'était déjà plus l'Asie ( des temples, du bouddhisme…) chère à mon coeur ( attention sans jugement de valeur ) .
Alors que faire : me raisonner : c'était fait , nous avions les billets . Me morfondre ? c'est nul quand il s'agit d'un voyage . Agir . Il y a juste eu besoin d'un déclencheur qui fut un coup de gueule . Tout était bouclé : itinéraire et non sans mal, réservations hôtelières… Et tout à coup, on me demande de payer la totalité du séjour . Certains considéreront cela normal mais moi , cela m'exaspère car je n'ai jamais planté personne et le manque de confiance occidentale , je le fuis comme la peste. Je n'ai jamais versé quelque acompte que ce soit en Asie, je n'allais pas commencer…( je me répète c'est une valeur purement personnelle) . Alors j'ai agi ! J'ai ouvert un atlas pour voir où je pouvais aller de plus judicieux et de moins onéreux… Le Vietnam? J'avais toujours lu beaucoup de déceptions, de roublardises sur le forum mais qu'à cela ne tienne… Et puis un ' lien' m'est apparu sur VF .. le lotus du Mékong ! Exactement ce que nous recherchions car pas question 'd'abattre' le Vietnam sauvagement en saut de puce entre Hanoï , Hué, le sud… Depuis quelques temps, on a appris à voyager autrement , plus lentement, plus profondément ( sans doute vieillissons nous :) ) . Nous allions donc nous cantonner au sud , c'est à dire au Delta… Et puis qu'allions nous chercher en Asie ? : la population ! Un billet d'avion supplémentaire ( tout sauf économique mais on apprend de ses erreurs…) , des heures de transit à n'en plus finir, j'efface les mauvais souvenirs et le récit commence à Ho chi minh
TRANSPORTS : Valence / Paris : 70e AR /Pers Paris / Manille : 690e /pers Manille / Ho chi minh : 200 e/ pers Can tho / Phu quoc : 26 e /pers Phu quoc / Ho chi minh : 36 e/pers Lotus du mekong / Can tho ( 1h) Taxi : 700 000 D Aéroport Phu quoc / Bo ressort Taxi : 320 000 D ( choisir société SASCO) Bo resort / Duong dong taxi : 200 000D Aeroport Ho chi minh / Centre taxi : 350 000 D
Pour les déplacements en taxi à Ho chi minh prendre Mailing ou Vinassum . Très fiable avec compteurs sinon c'est l'arnaque assurée avec un compteur trafiqué :(
HEBERGEMENT
- Delta :Le lotus du Mékong 🙂🙂 Gîte francophone : séjour du dragon 430 E pour une semaine . Forfait comprenant TOUT ! Hebergement, repas, sorties… Ne me demandez pas où cela se situe , je n'en sais RIEN ! Sege préserve son petit coin de paradis donc on ne lui a pas demandé … c'est à environ 30km de can tho … Excellent alternatif quand on veut fuir le tourisme de masse car en 8j sur place , nous n'avons pas vu un seul occidental ! Nous avions choisi cette formule comprenant : hébergement, pension complète sauf 2j , toutes les sorties et visites avec Serge : moto, bateau, pirogue…. Nombreux arrêts pour prendre le temps de vivre , boire un café… Toutes ses sorties sont hors sentiers battus . Repas du soir avec serge et son épouse qui est un vrai cordon bleu… Toujours 4 ou 5 plats différents , mets raffinés de la cuisine Vietnamienne, produits frais du marché, bière, eau , liqueur … On s'est REGALES !!!!! Petits déjeuners : pain frais déposé à la chambre tous les matins et frigo dans la chambre avec confiture, miel , thé, café… Chambre avec eau chaude et ventilé dans un superbe jardin ! Attention pour les accros , connexion Wifi pas toujours facile . Vélos à disposition Accueil génial et ambiance conviviale… Serge est un personnage atypique , je pense que ça passe ou ça casse lol 😉😉… Mais tout est clairement annoncé sur son site internet !
- Phu quoc : Bo resort . 😎😎
Réservé sur Agoda : 65 e la nuit en bungalow jardin avec petits déjeuners Bungalow de bonne taille, tout simple, tout coloré dans un grand jardin , pas de vis à vis ( petite structure de 15 bungalows) , lit avecmoustiquaire ( indispensable …) SDB à ciel ouvert , eau chaude par panneaux solaires, petite terrasse et en bord de mer . Location de moto, prêt matériel snorkelling , livres, serviettes de plage… Transats et parasols en bord de mer sur une immense plage avec la mer turquoise … Restauration sur place : très large choix sur une carte, poissons, crevettes, viande , spécialités vietnamiennes mais aussi plats occidentaux, snack pour le midi . Compter environ 6e par plat. Carte de cocktails prix unique de 5e . Boissons comme soda… et eau minérale : 0,5 e. Excellent service , très sympa et souriant. Un petit coin de paradis loin de l'agitation de dugong dông… donc je pense que fêtards s'abstenir . CB acceptée
- Ho chi minh : Saîgon Star Hôtel . District 3 🙂
Grand hôtel assez impersonnel mais au calme, propre, bien situé… Pas ce que nous avions réservé mais vous comprendrez plus loin comment nous sommes arrivés dans cet hôtel. 36 e la chambre tout confort, climatisation et petit déjeuner insipide compris… Un bon compromis. CB acceptée
NOURRITURE Je ne pourrais rien vous recommander de particulier car nous nous sommes régalés chez Serge, avons bien mangé au Bo resort et sinon nous avons pris le reste de nos repas sur le pouce dans la rue , dans des gargotes … Tout est bon au Vietnam et gros avantage pour les sensibles comme moi , peu de choses sont épicées…
CHANGE
1e = env 27 000 D … je vous l'accorde pas une conversion facile. Nous avons changé nos 250 euros en arrivant à l'aéroport qui n'affichait , d'ailleurs pas un taux de change différent de celui pratiquait en ville et nous avons fait le séjour avec cette somme.
GUIDE : Comme d'habitude le routard et le lonely planet mais qui nous furent de peu d'usage car nous avons fort peu fait les sites touristiques mais plutôt battus la campagne .
VISA : J'avais à peine pris les billets Manille / Ho chi minh que je m'apercevais qu'il fallait un visa … Il restait dix jours avant notre départ gloups …( je vous dis une débutante sur ce coups…:( ) Bref quelques conseils sur VF et hop j'ai réglé le problème : ce serait une lettre d'invitation par internet et un visa sur place. Facile et bien rôdé , nous n'avons eu aucun problème.
Lettre d'invitation prise sur ' Vietnamimmigration.org ' : 17$ / pers. demande faite et reçue en 48h A l'arrivée : guichet ' visa landing' : vous retirez le formulaire en présentant la lettre … page d'écriture ( sans rature !!! ) ; nouvelle présentation au guichet avec formulaire, lettre, une photo. Passage devant le monsieur pas souriant mais on reste poli malgré tout et puis attente😇 … Bon , on est en vacances et en Asie donc c'est 'zen' … Appel par l'officier ( là , il faut s'accrocher car ton nom ne ressemble plus à ton nom et le monsieur n'est ni compréhensif ni patient🏴☠️) ; bref , on pense deviner que c'est nous … versement des 45 $ / pers ( pour une entrée ) et l'affaire est réglée…
Pour référence , j'avais fait un devis sur visa express , cela nous revenez à 100 e /pers soit le double de prix.
METEO : Du soleil , du soleil, du soleil… Chaud dans le Delta ( env 30 ° ) , plus chaud sur l'île , étouffant à Ho chi minh mais pas de nuage ni de pluie
QUELQUES PRIX
L'île de Phu quoc est beaucoup plus chère que la campagne du delta.
- Café dans la rue : entre 20 000 D et 30 0000 - coca : env 25 000 - eau minéral : 10 000 - Une soupe dans la rue , un plat de riz ou nouilles : 60 000 - Course en taxi dans Ho chi minh env 50 000 ( le taxi à Ho chi minh c'est facile, pratique mais je répéte sur les compagnies citées … vous comprendrez plus tard)
ON A ADORE : 😇😇😇 - La vie dans la campagne , dans le petit coin de paradis de Serge , hors sentiers battus, avec des milliers de sourires et 'hello' ! - La balade à moto à Phu quoc, un autre Vietnam , sur des pistes rouges, au bord d'une mer turquoise , esseulés - La cuisine vietnamienne - Les souries et la disponibilité de la population , l'absence totale d'insécurité de jour comme de nuit, leur bon vouloir à toujours aider sans rien attendre
ON A AIME: 😉😉 _ Le lotus du Mekong , l'accueil de Serge et son épouse Lien, les visites en leur compagnie, les rencontres insolites, découvrir le Delta en prenant le temps de vivre… - le musée FITO : médecine traditionnelle vietnamienne à Ho chi minh - L'île de Phu quoc et le bo ressort pour sa sérénité et le temps détente - le café suada ( moi qui ne boit jamais de café , je me suis régalée !!! C'est du lait concentré , de la glace pillée et du café… une vraie glace miam… La FACILITE dans tout et comme toujours en Asie !
ON A MOINS AIME : 😕 Faut il en dire ? c'est vrai rien n'est parfait … bon alors , cherchons bien , des banalités alors … les moustiques à Phu quoc à la tombée de la nuit … emmenez bien les répulsifs , ils sont affamés !
COUPS DE GUEULE : 😠😠😠😠😠😠😠😠 L'hôtel réservé à l'arrivée qui nous a trimbalé et le second au patron pas très clean qui faisait de la rétention de passeports … Gare donc au : Seventy hôtel à Ho chi minh
CARNET DE VOYAGE :
Vendredi 11 janvier Descente de l'avion à 23H55 , trente de transit , chaleur étouffante, nous nous dirigeons vers le 'visa landing ( voir plus haut ) puis l'immigration , récupération des sacs à dos, non sans mal car il y a deux heures que l'avion s'est posé, mais ils nous attendent en vrac au pied d'untourniquet, douane, change … J'ai réservé une chambre dans un petit hôtel ( recommandé sur tripdavisor) dans le quartier routard pour son calme en y prêtant bien attention car c'est apparemment un quartier animé et bruyant. L'hôtel nous a proposé une navette mais sera t-elle encore là car voici 2H30 que nous devrions être arrivés ( attention le prix de la navette de l'hôtel c'est plus du double d 'un taxi) . Un jeune nous attend , nous nous dirigeons vers lui , il soupire et nous montre l'heure … charmant accueil … nous n'y pouvons rien si l'immigration est lente . Il nous dépose à l'hôtel, on se voit déjà enfin se glisser sous les draps et dormir … Un jeune nous annonce que la chambre est ' défectueuse ' et qu'il nous réservé une autre chambre dans l'hôtel de son cousin à 15mn de marche d'ici . On accepte bon gré mal gré et on repart , il est 3h du matin… ET là le cauchemar commence !!! 🤪🤪🤪 La fameuse rue routarde que je voulais éviter pour le bruit , eh bien, on y plonge en direct ! c'est une vraie discothèque à ciel ouvert . On entre dans l'hôtel , le bruit n'en diminue pas pour autant… Excés de confiance , naïveté, bref on donne nos passeports en même temps que nous demandons si la chambre est calme.. oui oui , elle est calme. ON demande à voir, il hésite mais je ne veux pas payer avant d'avoir vu. On finit , par y monter et là effarement : où la fenêtre est ouverte ou on s'apprête à dormir dans une disco mobile… Non, elle est fermée! On se sent pris au piège à une heure pareille mais on veut aussi DORMIR !!! Eddy redescend voir le patron , lui dit que non ce n'est pas possible de dormir dans une telle ambiance, pendant ce temps je potasse le routard pour trouver une adresse plus ' zen ' , le patron s'énerve, refuse de rendre nos passeports si nous ne payons pas, et nous assure que demain nous aurons une chambre plus calme sur l'arrière … Eh bien non ! J'exisge qu'il rende nos passeports et appelle un taxi; il s'obstine et là je prononce le fameau sésame : police touristique ! En quelques minutes, le taxi est devant la porte, nospasseports en main , nous quittons ce sinistre endroit … Amis voyageurs gare à l'hôtel Seventy … sauf si vous endormir bercé par 'les démons de minuit ' vous tente.
Le taxi nous débarque au saigon star hôtel que j'ai choisi au hasard dans le routard en tapant dans la catégorie 'plus chic' pour assurer nos arrières. Pour 10e de plus, nous avons enfin le calme… Une douche et on s'effondre , il est 5h du matin , nous ne réouvrirons pas l'oeil avant 14H
Samedi 12 janvier : Le voyage peut enfin commencer sereinement… Douche , café, un taxi ( car avec les événements de la nuit, on ne sait même plus se situer dans Ho chi minh) et hop c'est parti… En fait , nous n'aurions pas eu besoin de taxi car l'hôtel est à 15 mn de la cathédrale…
On démarre slowly avec la visite de la cathédrale Notre-dame, la poste française, les grandes avenues, le marché de Ba Treng , les petites échoppes, l'effusion de la vie , les milliers de cyclos … on s'y retrouve , on est dans notre élément. Petit restaurant le soir, découverte des premières saveurs vietnamiennes, café en terrasse dans l'agitation face à Notre - Dame pour finir la soirée … demain départ vers le Delta
Dimanche 13 janvier : Le Delta: extrémité sud du pays, entre HCM et le Cambodge, les flots boueux, le grenier à riz du Vietnam… Qu'en attendions nous ? passer de ville en ville en bus en suivant l'itinéraire classique des grands noms: Can tho, My tho… Non … on voulait vivre l'Asie comme nous l' avions vécu à Luang Prabang, dans les 4000 îles.. posés dans un coin, un vélo, la vie locale, un coin paumé, des rizières et on l'a trouvé chez Serge , au Lotus de Mékong… Quelle ambiance, quel accueil, et quel personnage… On s'installe tranquillement, on profite du jardin , des hamacs, belle balade au milieu des rizières … et sur le bord du canal . C'est serein , apaisant et c'est aussi le pays du sourire et des 'hellos' des enfants. Premier repas avec Serge et Lien : une fondue vietnamienne à se faire éclater la panse … Toutes les saveurs que j'aime sont là aux bout de nos papilles . Serge nous explique son parcours , son arrivée au Vietnam , ses réflexions sur l'occident , les valeurs du Vietnam du sud… on devrait bien s'entendre
Lundi 14 janvier : Ce matin , visite du village tout proche et du marché local avec Serge, Lien et la petite Lise… Départ en vélo . Oui, vous avez bien lu en vélo, moi en vélo ! ( les lecteurs des anciens carnets de voyage dont le Laos comprendront l'allusion) . On ne se moque pas : j'ai adoré … et j'en ai redemandé ( c'est vrai , le Delta c'est plat ! )
On a commencé par prendre un café glacé sur la minuscule place puis déambulé au milieu des étals , serge nous expliquant chaque produit , mode de culture et … quelques emplettes de fruits ( ah le mangues ;.. ) , on découvre des produits dont on ne soupçonnait même pas l'existence … Serge nous laisse ensuite en nous conseillant une balade à vélo et une gargote . A coups de pédales , le long du canal , on va découvrir toute une vie.
Repas délicieux … le patron , un vieux monsieur essaye de nous expliquer avec 3 mots d'anglais ce qu'il peut proposer ; on lui fait signe qu'on lui fait confiance, il sourit. Soupe de poisson, riz, poulet, pastèque , nous sommes repus. Nous rentrons tranquillement sous une chaleur certaine au gîte . La chanson dit 'il en faut pour être heureux ' c'est vrai, nous sommes aux anges. Après midi lecture, carnet de voyage, balade avant le coucher du soleil. Repas avec Serge, Lien et nous faisons connaissance d'un couple de marseillais arrivés cet après-midi pour 3 jours et avec qui nous partagerons les sorties… De nature méfiante , on est cependant immédiatement séduit par ce couple qui ressemble tellement à nos amis chers Nancy et Philippe… Ce soir : riz cantonnais, robs caramélisés au lait et citron , crevettes et choux au won, daurade du mékong , pamplemousse … un régal !
Mercredi 15 janvier :
L'organisme a pris son rythme et s'est adapté au décalage donc lever à 8h. Petit déjeuner sur notre terrasse avec entre autre les produits frais achetés sur les étals hier…
Départ 9h pour une balade en bateau sur le delta . En progressant, on observe la vie quotidienne et Serge nous donne les explications: séchage du riz, récupérations des cosses pour la combustion, élevage des pandas, l'économie du delta, les plantations … Arrêt sur une île , pause café , balade dans ce minuscule village dont l'activité pépiniériste est très développée . La fête du Tet approchant , lesbateaux sont chargées de fleurs qui seront vendues à Can tho … c'est superbe !! Au fil de nos pas , tout est prétexte à explication ! On se rend compte de l'implication intense du Vietnam en matière de recyclage et d'écologie. Retour au fil du Mékong sur une des branches les plus importantes où sont implantées les grosses usine de riz: le Bassac…
Arrêt dans une petite ville , à nouveau , on glane fruits, biscuits, huiles essentielles. On tâche de répéter quelques mots que les vietnamiens veulent nous apprendre : éclats de rire réciproques ! Ce n'est tout cela mais il est 14H et Corinne, un ventre sur pattes, a faim… Salade de vermicelles , légumes , soja , carottes , minuscules crevettes du delta … Miam !
Retour par un autre canal au milieu de la luxuriance des plantations . Il y règne calme et sérénité …
C'est la tête remplie d'images , de partage et le coeur rempli de bonheur que nous rentrons au Gîte … Un regard furtif entre moi et Eddy : que foutons nous en France ? comment allons nous subir le retour ? mais carpe idem , profitons maintenant…
Ce fut une belle journée , celle du vrai voyage pour nous : observer, deviner, intercepter, estimer, comprendre, imaginer , sourire et tant d'autres verbes sont le bilan de la journée ! On s'installe dans l'observatoire de Serge ( petite cabane perchée) pour écrire, évoquer , échanger et regarder le soleil se coucher ..
Lien nous gâte une fois de plus avec du poulet à l'écorce d 'orange, nems, soupe de raviolis et émincé de boeuf à l'oignon doux . On sent chez elle cette passion de la cuisine et cette volonté de nous offrir le meilleur, en toute modestie et discrétion.
Mercredi 16 janvier:
Nuit agitée, piqures de moustique vivaces. Je me lève à 6h et je file profiter de la lumière du jour qui se lève.
9h : départ en moto pour une balade en campagne. Tout le monde est véhiculé , nous n'avons pas le permis vietnamien et la logique de circulation étant très différente de la nôtre , Serge ne veut pas prendre d risque. Même Eddy qui est motard n'est absolument pas frustré de se faire charrier car il faut une vigilance de tous les instants qui ne permettrait pas de profiter des paysages.
La journée est ponctuée par de nombreux arrêts: visite d'une briquerie : modelage, cuisson dans les fours à combustions de cosses de riz, récupération des cendres pour en faire un engrais.. rien ne se perd , une bel exemple! Puis ici confection des galettes de riz et séchage, là construction de bateaux plus loin visite d'un temple tout affairé aux décoration pour la prochaine fête du Tet , encore plus loin visite du dispensaire et son herboristerie…. rencontre hilare avec le médecin qui travaille depuis 25 ans 4 jours à son compte et 3 jours bénévolement pour le dispensaire. Un personnage tout simple mais empli d générosité , de tendresse et surtout de sagesse. Nous avons pris notre déjeuner au temple : repas entièrement végétarien , un régal !
Cette journée me permet aussi de découvrir que contrairement au Laos ou Cambodge , le Vietnam a avant tout un culte animiste et vénéré les ancêtres, dans un grand mélange de style, de prophètes et bienfaiteurs. cela donne à l'intérieur du temple un style que je trouve kitch, et un grand chaos , avec différents autels pour les taoïstes, bouddhistes ( plutôt le bouddha d'opulence d'ailleurs) , des divinités hindoues… troublant . Le sud du Vietnam vénéré aussi Hoa Hao qui est en photo sur tous les autels dans chaque maison…
Une journée bien remplie en émotion, partage et rires. Nous n'avons jusqu'à aujourd'hui croisé aucun touriste ni occidental .
Jeudi 17 janvier :
Ce matin départ pour Can Tho en moto. Je ne suis pas au top de ma forme avec une sciatique terrible , ce qui me rendra la journée difficile.
Premier arrêt dans un temple caodaïsme . Je vous passe ce qu'est la caodaïsme mais il est étonnant de retrouver ici à la fois les prophètes religieux mais aussi Victor Hugo, Lénine, Shakespeare …
Un ami batelier de Serge nous récupère ensuite pour le marché flottant… C'est parti pour une navigation entourés de courges , pastèques… Il est déjà tard , il n'y a plus aucun touriste . On s'arrête sur la bateau d'un autre ami pour savourer un ananas.
Déjeuner dans un restaurant chinois pour y déguster des rouleaux de printemps .
Petite balade dans le quartier des maisons coloniales, et arrêt à lamaison où fut tourné 'l'amant ' de M. Duras. Le cadre est jolie, la maison bien conservée.
Dernier arrêt dans un temple Kmer. Je m'y retrouve plus facilement …
Retour au gîte à 16H30 . Nous sommes tous fourbus , la circulation en moto même en tant que passager est fatigante car on reste sur le qui-vive.
Délicieux repas composé d'une salade de pamplemousse, gambas grillés, fleurs de courgette farcies…
Je suis anormalement fatiguée et les prémices d'une tourista me guette… 😮
Vendredi 18 janvier : Grasse matinée et nuit agitée , les symptômes se sont confirmés… Nous disons au revoir à nos amis marseillais .
Dans le matin , balade en pirogue ce qui permet de passer sur les plus petits bras du canal. Attention à ne pas traîner car la marée descend vite.
Grosse sieste et me voilà reboostée , ce qui permettra même un petit tour à vélo .
Excellent repas : soupe, beignets de gambas, pommes de terre au gingembre et supins au curry…
Samedi 19 janvier :
C'est le dernier jour chez Serge. On décide de se lever tôt et partir faire un grand tour à vélo avant que la chaleur nous ' jette ' dans les hamacs. On déambule le long des canaux au milieu des galettes de riz qui sèchent , des poules , canards, enfants hilares … Pause pour déguster une canne à sucre bien fraîche et hop c'est reparti … on provoque une émeute devant une école en sortant les appareils photos , éclats de rire…
Retour au gîte et on se laisse aller à la vie paisible et l'ambiance du pays … Paresseux ? non… adaptés à la situation . On ne peut quand même s'empêcher de se dire que le retour à la vie normale va être difficile.
On sort à nouveau en fin de journée pour se balader le long du canal et savourer une dernière canne à sucre au milieu d'une nuée d'enfants.
Dernier repas avec Serge et Lien . Nous avons demandé à manger à nouveau une fondue ;.. toujours aussi savoureuse
Nuit agité avec notre fils bien malade en France , téléphone, sms… rythmeront cette dernière nuit . On ouvre un dossier de rapatriement au cas où demain , son état ne se serait pas arrangé…
Dimanche 20 janvier :
Thomas va mieux , on suspend le rapatriement , on quitte Serge et sa famille, le gîte puis le village avec une grosse nostalgie…
C'est parti pour 3 jours sur l'île de Phu Quoc…
Je me suis longuement demandé quoi faire après le gîte de Serge , sans courir . J'avais pensé à Dalat mais c'était un peu juste en timing pour vraiment profiter du coin car il n'y avait pas de vol pour Dalat à partir de Can tho , et cela nous obligé en bus à repasser par HCM. Nous étions à 40mn de vol de l'île de Phu quoc , annoncée comme bien préservée du tourisme de masse, tout en offrant de belles plages, de belles forêts , . C'était simple, rapide et un paysage complètement différent!
On a aussi choisi un petit resort ( voir plus haut) pour son charme et son côté écolodge, son bord de mer, sa restauration et nous voulions absolument être loin de l'agitation de Duong Dong avec ses bars, karaokés… On a mis dans le mille car le Bo resort nous a offert tout cela .
Dés le premier jour , on a largement profité de la mer chaude, du sable chaud et d'un bon bouquin.
Au dîner, on a choisi le king fish caramélisé … un régal et une pina colada , il fallait bien fêter notre arrivée !!
Lundi 21 janvier :
Au réveil longue balade sur la belle plage de sable blanc, bain matinal dans une mer d'huile. Petit déjeuner face à la mer et départ pour Duong Dong ( on a choisi le taxi pour être bien sage ; pour conduire une moto , le permis vietnamien est obligatoire ; certes la police de l'île ferme les yeux mais en cas d'accident la justice est loin d'être clémente … cela circule à tout va et de partout en ville donc sagesse et taxi )
On s'est fait arrêter prés du port ( où se tient le night market ) . Le cadre est superbe : jolis bateaux colorés aux couleurs pastel, petit phare, temple et un immense marché vivant, bruyant, animé plein de couleurs , saveurs et odeurs… A 12h , il fait un soleil de plomb . On fait la pause dans un café puis nous rentrons au Bo resort pour une après-midi farniente . Alors où on vieillit ou il y a dans l'air cet air de paresse mais en tout cas on appréciera beaucoup les temps détente entre transat et bain de mer, lecture et carnet de route … En tant que baroudeurs , on s'en sentirait presque coupable mais tant pis on accepte la punition : le repos !
Dîner avec une fondue de la mer… miammm
Mardi 22 janvier
Lever 6H30 pour un tour en moto ( en solo , cette fois car tout le monde nous a affirmé que c'est désert donc pas d'embouteillages, klaxons..et c'est vrai ! ) au nord ouest de l'île . On fera la boucle en 6H environ et à 90 % sur des pistes rouges . On a fait de nombreuses pauses photos , balade … La première partie de la balade longe la côte jusqu'à un minuscule village d empêcheurs , bien loin du tourisme qui se développe sur Duong dông et qui transformera à coups sur l'île dans quelques années à l'image de Pukhet …. que l dommage ! Le bateaux font à nouveau notre régal des yeux … de petites entreprises familiales aussi de nuoc nam dans des conditions de travail très difficiles !
Puis on s'est enfoncé dans une forêt où un beau sentier nous … Seulement 3 kms mais délassant , avec le bruit des singes en arrière fond, grouillant de vie: insectes , oiseaux etc ;.. On reprend notre route … depuis bien longtemps , nous ne croisons plus personne. Le poivre sèche au bord des routes , on décide de s'arrêter dans une petite ferme . On s'attendait à un attrape-touriste mais c'est familial et convivial. La dame nous donne un chapeau , horrifiée de nous trouver sans couvre chef sous une chaleur pareille , pour aller dans les champs découvrir comment pousse le poivre , expliquant qu'elle ne peut nous accompagner car son bébé est fiévreux. Au retour , elle nous explique la cueillette et les différents poivres . C'était bien sympa et instructif. On s'y désaltère et retour au Bo resort .
Petit lunch tardif sur la plage et repos .
Une belle journée encore !! qui se termine par un boeuf sauté aux oignons doux pour Eddy et poisson grillé pour moi.
Mercredi 23 janvier:
Aujourd'hui c'est décidé : on se repose . Les agences locales proposent un day trip dans les îles au sud de l'île avec repas, et snorkelling… On s'est fait piéger moulte fois et moulte fois , nous avons été déçus donc cette fois c'est NON !
Si quand même , pour moi massage … Ah mais ne pensez pas que ce fut une journée de pur repos !!! J'ai hésité car je sais que les massages thaïlandais et laotien était .. comment dire… tonique voire viril et je n'en garde pas un merveilleux souvenir . J'ai fini par me décider … J'étais détendue et relâchée avant , plus du tout pendant 🏴☠️🏴☠️ et douloureuse après…. 1h ( et dieu sait que ça peut être long une heure ) à découvrir des points que je ne soupçonnais même pas … Le massage fini, j'ai quand même réussi à sourire , j'ai même dit 'merci' mais j'ai décliné l'offre d' y retourner le lendemain… Dire que j'avais nargué ma fille par sms en parlant de massage. Cette fois , on ne m'y reprendra plus , les massages c'est fini sous ces latitudes… 😉
Jeudi 24 janvier :
Aujourd'hui , un peu de vague à l'âme car retour vers HCM alors on profite des derniers moments de plage , d'une dernière balade sur la plage , de la mer…
Aéroport et vol sans encombre pour HCM où on retrouve le bruit puissance mille , la densité humaine , la circulation anarchique mais pas moins de sourires . Retour à l'hôtel saïgon star qui nous avait donné satisfaction et où nous avions réservé avant d partir les deux dernières nuits.
Vendredi 25 janvier :
On se réveille tôt donc on démarre tôt mais surement pas rassasiés par le petit déjeuner de l'hôtel qui est vraiment insipide 5 son seul point négatif) . On se retranche sur un trottoir pour boire notre café suada. On est en face du théâtre de marionnettes , ce qui attise notre curiosité. Cela a l'air fun car ce sont de marionnettes sur l'eau , on est un peu grand enfant donc on prend nos billets ( c'était indispensable car c'était complet le soir) .
On a beaucoup hésité à visiter le musée de la guerre , tout comme onavait beaucoup hésité au Cambodge pour Tuol Sleng… Mais plusieurs personnes nous ont incités à le visiter pour mieux comprendre une partie de l'histoire du pays . On a boudé la visite de l'extérieur avec chars, hélicos;.. la guerre c'est vraiment pas notre truc… Le musée est sur trois étages : la vie durant la guerre americano-vietnamienne , la large mobilisation contre cette guerre y compris en Amérique , et les conséquences des l'agent orange pendant la guerre et encore aujourd'hui… Il faut reconnaître que les étages 2 et 3 rivalisent d'horreurs… L'Homme n'a vraiment pas son précédent pour toujours trouver pire que pire … Les photos dont celles de nombreux reporters célèbres dénoncent cette barbarie. Nous sortirons plusieurs fois des salles pour reprendre notre souffle et nos esprits ; c'est en larme que je finirai le musée … Ce genre de visite ce n'est vraiment pas pour moi… On en est ressorti attérés; Hitler était presque un ange … Mais attention , le musée ne montre que les atrocités des américains envers les vietnamiens; je suppose que l'autre côté du miroir était bien sombre aussi …
On part ensuite vers la Pagode Giac Vien. Depuis le début du séjour, on prend avec précaution les taxis vinassent ou mailing , très réglo sur le compteur et les tarifs… Et là , allez savoir pourquoi, c'est vrai qu'on était remué par le musée, on est monté dans le premier taxi venu , comme pour fuir…. Eh bien , on aura payer cher notre maladresse car nous paierons 4 fois le prix de la course ! Scandaleux !!! Le compteur tournait mais à quelle allure… Bref , prenez garde ! Assez loin dans la ville , on y entre par une belle porte en tuiles vernissées. On a choisi celle-ci car c'est une des plus anciennes… Très bel ensemble !
On visite ensuite après une pause café ( on recouvre enfin nos esprits) le musée FITO , de la médecine vietnamienne, crée semble t-il , il y a peu . C'est SUPERBE ! Tant sur le contenu, pièces, explications ( visite en anglais , dommage un peu rapide) que pour le bâtiment très ancien et admirablement conservé. ( 32 000 D / pers)
Passage dans le rameau quartier chinois : cholon … Fatigue , chaleur , bruit ? Nous n'y trouverons rien de plus extraordinaire qu'ailleurs sauf peut être le quartier des herboristes..
retour à l'hôte pour une petite pause vent les marionnettes , qui était certes naïf mais bien sympa et on s'est régalé de voir la population vietnamienne éprouvée autant d'enthousiasme .
Samedi 26 janvier :
On fait les sacs , les laissons à la consigne de l'hôtel et dernière balade à HCM… on part vers la cathédrale, dernier café suada au fond d'une ruelle d'un quartier qui est à l'image de toute capitale avec ses magasins de luxe etc… Nous avons fait une petite ciste à la librairie française ce qui nous permettra de nous ramener un joli souvenir : le livre : 'Vietnam , sous le signe du dragon bleu' ( l'artisanat n'est pas top au sud vietnam) de François Jarlow mais aussi une de ses toiles …
La chaleur est plombante alors pas de déjeuner mais juste une glace coco savourée au Pho 24 avec vue sur la cathédrale
La suite est l'éternelle rengaine du voyageurs … taxi, aéroport etc …
Vol Roissy-CDG - Koh Samui avec escale de 2h20 à Kuala Lumpur English translation pending
bonjour,
Pour la 1ére fois de ma vie, je vais faire un grand voyage. Je n'ai pas trop l'habitude des aéroports et notamment quand il s'agit de vols avec escale et changement de compagnies aériennes. En avril, par l'intermédiaire d'un site de voyage j'ai réservé un séjour à kho samui. le vol prévoit Paris CDG kuala Lumpur avec air malaysia (escale de 2H20) puis acheminement vers kho samui avec Bangkok Airways. Quelqu'un peut-il me dire comment se passe ce voyage ? A kuala Lumpur j'arrive et je repars du même terminal. Dois je me réenregistrer auprès de Bangkok Airways, arrivée à Kuala Lumpur? ou lorsqu'il s'agit d'une escale, il suffit juste de se présenter au comptoir de la compagnie aérienne ? ou bien dois je directement me présenter à la salle d'embarquement pour Koh Samui ? merci beaucoup de vos réponses.
Pour la 1ére fois de ma vie, je vais faire un grand voyage. Je n'ai pas trop l'habitude des aéroports et notamment quand il s'agit de vols avec escale et changement de compagnies aériennes. En avril, par l'intermédiaire d'un site de voyage j'ai réservé un séjour à kho samui. le vol prévoit Paris CDG kuala Lumpur avec air malaysia (escale de 2H20) puis acheminement vers kho samui avec Bangkok Airways. Quelqu'un peut-il me dire comment se passe ce voyage ? A kuala Lumpur j'arrive et je repars du même terminal. Dois je me réenregistrer auprès de Bangkok Airways, arrivée à Kuala Lumpur? ou lorsqu'il s'agit d'une escale, il suffit juste de se présenter au comptoir de la compagnie aérienne ? ou bien dois je directement me présenter à la salle d'embarquement pour Koh Samui ? merci beaucoup de vos réponses.
Voyage organisé - "À la découverte de l'Ouest" avec NF English translation pending
Bonjour à tous, je n'ai pas la plume de certain donc je vais essayer d'être le plus lisible possible, désolé pour les fautes d'orthographes, ce n'est pas mon point fort.
Introduction : Je suis donc parti pour la première fois de ma vie en voyage en solitaire, n'étant pas débrouillard je vous avoue que j'étais pas mal stressé de devoir quitter la France pour partir dans l'inconnu. Les USA étant mon rêve, j'ai décidé de passer le cap de l'avion (j'ai du prendre énormément sur moi pour monter dedans, car j'avais regardé pas mal de vidéo de crash sur Youtube avant, bref ...). Je suis donc parti avec Nouvelles Frontières et j'ai opté pour le circuit -Découverte de l'Ouest-. Le voyage a duré une quinzaine de jours.
J-1 : Départ de Metz pour Paris en TGV, je décide de dormir à l'hôtel près de Roissy comme ça je suis sur de ne pas arriver en retard pour le vol, on sait jamais une grève des trains ou une panne est vite arrivé et j'ai certainement pas envie de louper le départ !
Jour J : Je me réveille à l'hôtel Comfort, je vérifie pour la 100ème fois si j'ai bien tout mes papiers sur moi, n'ayant jamais pris l'avion je ne sais pas trop ce qu'il faudra faire une fois arrivé à l'aéroport donc je prends tout mes documents, papiers d'identité sur moi. Je monte dans la navette en prenant soin de m'arrêter à la bonne station. Ca y est je suis à Roissy Pole maintenant je dois prendre le CDG Val, tout se déroule à merveille pour le moment ! Je suis tellement timide dans la vie que je n'ose pas trop aborder les gens donc ouf. Arrivé Terminal 1 avec deux heures en avance (ben oui j'aime pas être en retard), je regarde l'écran pour savoir à quel endroit aller. Je fais le tour du terminal à pied, je visite et je vois Lufthansa Airlines ! C'est décidé, je ne bougerai plus d'ici avant mon vol. Tout à coup, deux jeunes filles m'accoste et me propose une canette de Red Bull avec un nouveau goût, je ne refuse pas et je boit, elle me prenne en photo pour une pub (?) et reparte, au moins la boisson me réveillera. J'essaye de repérer si d'autre gens du groupe sont ici mais difficile de les repérer, je passe l'enregistrement dans les bornes automatique et je me dirige vers les "Duty Free", là je stresse à fond en voyant par la fenêtre les avions qui décollent et atterrissent, oh mon dieu je vais monter dans ce truc, et si y a un problème ? et si l'aile se décroche etc J'aperçois une borne de jeux vidéo, j'y joue 10mn pour penser à autre chose, ensuite j'aperçois un ordinateur avec marqué Internet en gros, en bon geek je m’y dirige et m’inscrit pour la demi-heure gratuite. L’heure du vol a sonné, je dit bonjour aux hôtesses et au commandant ( ?) et je trouve ma place, je suis seul et y a pas beaucoup de monde, l’avion à 25mn de retard et finira par décoller sous la pluie, je vous épargne mon état pendant les trous d’air etc, un vrai cauchemar. Au moment d’atterrir à Francfort sous une pluie intense, j’ai l’impression que le pilote à eu du mal à faire sa manœuvre, au moment de poser les roues par terre, il freine direct et fort, comme ci on était en bout de piste, je m’attends donc au crash, heureusement il n’en est rien mais à deux seconde près il raté le virage pour se « garer ». Une fois debout pour prendre mon bagage à main, j’écoute les conversations des gens pour savoir qui est de Nouvelles Frontières, là je suit couple qui me confirme qu’ils seront de la partie ! Ouf, je ne me perdrais pas dans ce labyrinthe d’ aéroport. Une fois arrivé à la bonne porte, on nous dit deux heures d’attente (manquait plus ça), il fait une chaleur étouffante mais j’arrive à trouver du wifi, ouf. Embarquement à bord du Boeing 747-400 Lufthansa. On nous fait passer par la piste dans un bus, à mon avis c’était un avion de rechange. Bien évidemment pas d’écran individuel à bord donc étant seul je peux vous jurer que 11h de vol en écoutant une radio en boucle c’est mentalement dur , bien sûr vu le stress et le bruit du réacteur, impossible de dormir. Je suis en compagnie d’un couple de strasbourgeois qui eux aussi sont de Nouvelles Frontières, je resterais avec eux jusqu’à l’hôtel à Los Angeles. Une fois arrivé à bon port, encore une attente interminable à la douane sachant que je n’avais pas dormi, j’ai trouvé ça super long ! La douane passé après deux trois questions en anglais, je me dirige pour récupérer ma valise, ouf elle est là, les vacances peut commencer. On se dirigent vers la sortie et là on aperçoit un monsieur d’environ 70 ans avec une pancarte Nouvelles Frontières, nous prenons peur, on espère que ce n’est pas notre guide, i l a pas l’air très dynamique. Ils nous accueillent et dit qu’il est guide et qu’un autre attend à l’hôtel, il nous donne nos clés de chambre et direction L’Hacienda Hôtel à Los Angeles. L’autre guide a un accent canadien et nous dit rendez-vous demain à tel heure et il nous nomme un par un pour savoir qui sera avec lui, bingo mon nom est dedans, je serais donc avec le plus jeune des deux. Arrivé dans la chambre d’hôtel je me précipité à la fenêtre pour admirer la vue, rien d’extraordinaire, j’aperçois LAX au loin et des enfants jouait au soccer, plutôt rare aux USA. J’ai faim, je ressort dehors pour m’acheter à manger (le premier repas n’étant pas compris dans le voyage), je traverse la route et décide de faire les courses au supermarché, je me précipite sur du Dr.Pepper et du Mountain Dew que j’avais déjà gouté en France et prends un sandwich déjà fait. A la caisse une fille me range les courses dans un sac et me dit « blah blah badge », ne comprenant pas trop l’anglais je dit sorry i’m french, elle me donnera les courses, mais je pense qu’elle voulait des sous, enfin je sais pas trop. Je mange seul dans la chambre d’hôtel et essaye de dormir, j’y arrive sans trop de mal jusqu’à ce que je j’aperçoive qu’il y avait un jeu entre la fenêtre et le mur, du coup j’entendais un peu ce qui se passait dehors, à 3h du matin (midi en France) un bruit de sirène de police me réveille, et impossible à dormir par la suite donc ça sera la TV jusqu’au petit déjeuner.
J1 : Je rejoins le groupe dans la salle du petit déjeuner (ca sera mon premier et dernier petit déjeuner du voyage), je ne déjeune pas le matin et ça me permettra de dormir plus longtemps. Arrivé ensuite dans le hall de l’hôtel, il y a des jeunes, des moins jeunes, et des séniors, pas de surprise. On nous signale un changement de programme, il était prévu de visiter entre autre le downtown de LA, mais vu que l’équipe de Hockey de Los Angeles a fini champion, ils paradent en ville donc impossible de circuler en bus. Pas grave, on fera ça à la fin du voyage. Donc c’est l’heure de monter dans le bus, je m’installe au deuxième rang pour ne rien manquer (chaque jour on devait reculer d’un rang pour que tout le monde soit au moins une fois devant). Je tiens à préciser que notre guide Eric était énorme, il connaissait tout et était d’une gentillesse !! Le bus démarre, on passe donc devant la marina del rey, le fox plaza (là où Bruce Willis a tourné Piège de cristal), la maison de Marylin Monroe, l’hôtel où est morte deux mois avant Whitney Houston, Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset BLv et j’en oublie certainement.. Direction Santa Monica Pier avec son fameux Pacific Park, arrêt d’une heure je crois. Je ne resterais jamais avec le groupe et déciderais d’aller le plus loin et vite possible en marchant pour en profiter un max. Il fait gris et froid, apparemment normal le matin à Los Angeles. Ensuite direction Hollywood Blv, une heure et demi de libre je crois, forcement on prend en photo les étoiles par terre, le signe Hollywood etc, j’en profite pour m’acheter mes premiers vêtements, un t-shirt des Los Angeles Dodgers et un mug pour un copain. Le soleil commence à se lever et la chaleur se fait ressentir à midi ! Nous mangerons presque tout les midi et tous les soirs dans des « diners » donc buffet à volonté, ce qui est très bien. J’abuserais de pizza et de coquillette aux fromages. La plupart des gens du groupe sont un peu déçu car forcement le pain n’est pas pareil etc … Mais bon fallait s’y attendre et comme l’a dit notre guide, ce n’est pas un voyage gastronomique sinon fallait rester en France pour ça. Lol. L’après-midi direction notre hôtel Casino à Laughlin, on est donc sur la route qui relie Los Angeles à Las Vegas, une des plus meurtrière aux USA. Le désert commence à apparaître et la chaleur est bien présente. J’essaie 10$ au casinon mais repart bredouille. En tout cas superbe hôtel avec une vue sur le colorado et une piscine. Vidéo hollywood blv : http://www.youtube.com/watch?v=0T_BsFhwr5o
J2 : Ce matin direction Seligman, ville traversé par la route historique 66. Là rien d’extraordinaire, on s’arrête chez un barbier qui est apparu dans le making of du dessin animé Cars, la ville est bizarre, y a des mannequins sur les toits et des anciennes voitures aux pneus crevé font partie du décor, étrange ! Pas grave car maintenant nous allons au Grand Canyon, le guide nous dit que le tour en hélicoptère est pas terrible donc ça sert à rien de le faire surtout s’ils nous placent au milieu, car presque impossible de faire des photos donc la plupart préféreront le tour en avion, moi je visiterais à pied, assez de l’avion ! On mange le midi à côté de l’IMAX avant de nous rendre au Bright Angel Lodge au Grand Canyon, on entre dans un espèce de chalet avec boutique, WC etc et dès que l’on ressort de là, on en prends plein la vue. Le guide nous laissera deux heures pour visiter, c’est super beau et je conseille à tout le monde de le visiter, je chope mon premier coup de soleil qui me suivra tout le voyage, je deviendrais tout rouge le reste du voyage, les gens s’inquiéteront même de moi. Direction ensuite Flagstaff où on mangera dans un restaurant typique des années 70, un bon hamburger ! Encore une fois le groupe n’a pas apprécié la nourriture mais moi SI !
J3 : Monument Valley nous voilà, je décide de prendre la ballade en 4x4 au milieu de cette magnifique terre navajo que l’on a vu de nombreuse fois dans des films. On mange avec les indiens le midi au beau milieu de la valley, c’était très bon, mais impossible de me rappeler de la composition du truc, une sorte de tacos avec du chili dedans. Si quelqu’un sait , ?! Mon appareil photo me lâche, enfin la batterie et vu ce qui m’attends l’après midi, ça craint. En effet c’est le survol en avion du Lake Powell, bien que détestant les avions, je me dis c’est une fois dans ta vie donc fais le même sans appareil photo, encore une fois on en prend plein la vue, les couleurs sont magnifique, c’est indescriptible. Une fois pos é, on se dirigent pour récupérer ceux n’ayant pas voulu faire le tour d’avion au barrage de Glen. Le soir on mange près de Bryce Canyon dans une sorte de grange avec des cowboys qui nous font de la country.
J4 : Ce matin, c’est départ pour Bryce Canyon, une fois arrivé là-haut, le guide nous dit de regarder nos pieds en avançant et qu’on pourra admirer le paysage une fois qu’il le dira. Bon ben bingo il a gagné, tout le monde est bouche bée, un du groupe imitera même Tex Avery. Les photos faites et le repas pris, on s’enfonce maintenant dans ce canyon, nous avons l’impression de marcher sur la terre battue de Rolland Garros, le ciel et bleu et la chaleur étouffante, mais qu’est-ce que c’est beau ! Je m’enfonce le plus loin possible dans le canyon et j’adore cette nuance orange de la terre et bleu du ciel. Le soir direction le Nevada pour dormir.
J5. C’est aujourd’hui que nous allons à Las Vegas, tout le monde est excité. Le matin nous passons près( ?) de la zone 51 pour nous rendre à la Vallée de la mort (zabriskie point), il faisait 48 degrès, chaleur indescriptible, juste le temps de prendre des photos et retour dans le bus pour moi. Le temps de dormir un peu dans le bus et nous voilà à Las Vegas, tout le groupe est collé aux vitres, j’avais jamais vu ça pour le moment. On fait le tour du strip en bus et ceux qui veulent feront une visite approfondie le soir à pied, impossible de refuser. Nous posons les bagages au Palace Station, ce qui nous changera des petits motels, c’est un autre monde. Le soir ceux qui ont payé sont donc de la partie et c’est parti pour une ballade dans les plus beaux hôtels de LV. On assistera au spectacle de fontaine, et au truc lumineux à Fremont Street. Pendant cette nuit nous avons perdu une personne agée, le guide ne la retrouvera pas, heureusement elle a réussi à prendre le taxi pour l’hôtel. En tout cas il a tout fait pour que nous ne manquions rien.
J6. Après une bonne nuit de sommeil, il est temps de dire au revoir Las Vegas, j’étais d’ailleurs le seul à avoir gagné quelque chose au machine à sous (35$). Après avoir pris en photo le fameux signe Fabolous Las Vegas, direction dans un endroit moins fabolous, c'est-à-dire Calico dit la ville fantôme. Une pseudo ville fantôme qui ressemble un peu à un truc de Far West, bref rien d’intéressant, tout le monde aurait voulu rester à Las Vegas. Le guide lui nous dira qu’il est obligé car c’était prévu mais si ça tiendrait qu’à lui, on serait resté à LV.
J7. Le parc national Yosemite au programme aujourd’hui, fini le désert et bonjour les arbres et la verdure. Le matin visite des séquoias géants, et midi repas sandwich (préparé par le guide) au bord d’une rivière, c’est très reposant. L’après midi visite des cascades géantes et ballade autour du visitor center. On croise pas mal d’animaux, cerf, écureuil etc. Moi qui suis pas spécialement fan de la nature, j’ai apprecié.
J8. San Francisco, be sure to wear some flowers in your head, c’est la musique que nous a mis le guide en entrant à SF. Maintenant dès que je l’entends je repense à ce moment. Direction l’hôtel Sam Wong dans le Chinatown où l’on restera deux nuits. La chambre est petite, pas grave je suis seul mais en couple je sais pas comment c’est possible de vivre la dedans. Le matin on visite vite fait le Downtown, la mairie et le Pier 39 où nous diront bonjour aux lions de mer. La ville se prépare à accueillir la gay pride deux jours plus tard. Direction le golden gate pour une pose photo de 25mn. C’est l’effervescence, tout le monde est content. Par contre ça caille, on passe de 48 degrés à 15 ?! Direction Sausalito pour deux trois photos et à midi nous mangeons (enfin pour ceux qui avait envie de manger ça) chinois. Mon pire repas du voyage, j’ai rien mangé, beurk je n’aime pas manger chinois et apparemment je n’étais pas le seul ! Bref, l’après-midi on nous propose de payer pour une croisière qui passe par alcatraz et en dessous du golden gate, impossible à refuser, je la fait ! Y a énormément de vent, j’ai failli faire tomber mon appareil photo dans l’eau mais bon ça valait le coup. Le soir diner au bubba gump du Pier 39 avec vue sur Alcatraz. Ne mangeant pas de poisson, nous pouvions demander un filet de dinde, chose que j’ai faite. Dodo à l’hôtel pour une nuit agité, on m’avait pas dit qu’il y avait un karaoké chinois en dessous de ma fenêtre mais bon ça c’est vite calmé.
J9. Journée Libre à San Francisco, j’ai mon plan et pendant que tout vont visiter la même chose, je me décide à aller visiter le stade de baseball (qui seront champion cette année). Je paye la visite guidé 15$ pour 1h30. Fan de sport, j’ai adoré et suis repartie avec 3-4 choses de la boutique officielle. Ensuite direction un Mc Donalds et visite du cable car museum, de la coit tower, et bien entendu de Lombard Street, le soir je n’avais plus de jambe car j’ai tout fait à pied et ce n’est pas à côté. Vidéo visite du stade : http://www.youtube.com/watch?v=IMuS8jlJ3Vk
J10. Journée calme aujourd’hui, nous ferons une pause à Monterey, un petit village de pêcheur qui possède un aquarium mais par faute de temps, pas pu le visiter. Ensuite route sur la 17 mile Drive où l’on côtoient la mer, le golf, et des belles petites maisons. Arrêt ensuite à Carmel Plaza, une des places où l’on peut apercevoir de temps en temps Clint Eastwood car ayant été maire il revient souvent. Rien d’extraordinaire dans cette journée de transition.
J11. Nous retournons à Los Angeles où nous séjournerons deux nuits de suite dans le même hôtel, on nous refait visiter Santa Monica Beach, là il fait chaud et y a du monde c’est cool ! On passera par Malibu. Chose promise, chose due c’est parti pour la visite du fameux Downtown, on a aperçu la mairie, le Dorothy Chandler pavillon et le Disney concert hall. Nous visiterons par la suite le vieux quartier de Camarillo où des danseurs feront le show.
J12. La journée que j’attendais le plus, la visite des studios Universal, on nous a laissé libre de 09h a 16h30, j’ai refait deux fois le studio tour pour être sur de ne rien rater, que du plaisir ! En plus étant seul je prenais la file d’attente « Single rider » donc j’ai pas attendu plus de 5mn pour une attraction. C’était super et ça clôturais à merveille mon voyage. Vidéo studio tour : http://www.youtube.com/watch?v=y8-5bWk42oM
Retour à LAX le lendemain après-midi, vol agité et retour sur Metz bien bronzé. Beaucoup ici n’aime pas les voyages organisé, ben moi j’ai adoré et je n’hésiterais pas à le refaire, si vous avez des questions n’hésitez pas car j’ai du oublier plein de chose.
Une dizaine de photos : http://www.flickr.com/photos/82033010@N05/
Introduction : Je suis donc parti pour la première fois de ma vie en voyage en solitaire, n'étant pas débrouillard je vous avoue que j'étais pas mal stressé de devoir quitter la France pour partir dans l'inconnu. Les USA étant mon rêve, j'ai décidé de passer le cap de l'avion (j'ai du prendre énormément sur moi pour monter dedans, car j'avais regardé pas mal de vidéo de crash sur Youtube avant, bref ...). Je suis donc parti avec Nouvelles Frontières et j'ai opté pour le circuit -Découverte de l'Ouest-. Le voyage a duré une quinzaine de jours.
J-1 : Départ de Metz pour Paris en TGV, je décide de dormir à l'hôtel près de Roissy comme ça je suis sur de ne pas arriver en retard pour le vol, on sait jamais une grève des trains ou une panne est vite arrivé et j'ai certainement pas envie de louper le départ !
Jour J : Je me réveille à l'hôtel Comfort, je vérifie pour la 100ème fois si j'ai bien tout mes papiers sur moi, n'ayant jamais pris l'avion je ne sais pas trop ce qu'il faudra faire une fois arrivé à l'aéroport donc je prends tout mes documents, papiers d'identité sur moi. Je monte dans la navette en prenant soin de m'arrêter à la bonne station. Ca y est je suis à Roissy Pole maintenant je dois prendre le CDG Val, tout se déroule à merveille pour le moment ! Je suis tellement timide dans la vie que je n'ose pas trop aborder les gens donc ouf. Arrivé Terminal 1 avec deux heures en avance (ben oui j'aime pas être en retard), je regarde l'écran pour savoir à quel endroit aller. Je fais le tour du terminal à pied, je visite et je vois Lufthansa Airlines ! C'est décidé, je ne bougerai plus d'ici avant mon vol. Tout à coup, deux jeunes filles m'accoste et me propose une canette de Red Bull avec un nouveau goût, je ne refuse pas et je boit, elle me prenne en photo pour une pub (?) et reparte, au moins la boisson me réveillera. J'essaye de repérer si d'autre gens du groupe sont ici mais difficile de les repérer, je passe l'enregistrement dans les bornes automatique et je me dirige vers les "Duty Free", là je stresse à fond en voyant par la fenêtre les avions qui décollent et atterrissent, oh mon dieu je vais monter dans ce truc, et si y a un problème ? et si l'aile se décroche etc J'aperçois une borne de jeux vidéo, j'y joue 10mn pour penser à autre chose, ensuite j'aperçois un ordinateur avec marqué Internet en gros, en bon geek je m’y dirige et m’inscrit pour la demi-heure gratuite. L’heure du vol a sonné, je dit bonjour aux hôtesses et au commandant ( ?) et je trouve ma place, je suis seul et y a pas beaucoup de monde, l’avion à 25mn de retard et finira par décoller sous la pluie, je vous épargne mon état pendant les trous d’air etc, un vrai cauchemar. Au moment d’atterrir à Francfort sous une pluie intense, j’ai l’impression que le pilote à eu du mal à faire sa manœuvre, au moment de poser les roues par terre, il freine direct et fort, comme ci on était en bout de piste, je m’attends donc au crash, heureusement il n’en est rien mais à deux seconde près il raté le virage pour se « garer ». Une fois debout pour prendre mon bagage à main, j’écoute les conversations des gens pour savoir qui est de Nouvelles Frontières, là je suit couple qui me confirme qu’ils seront de la partie ! Ouf, je ne me perdrais pas dans ce labyrinthe d’ aéroport. Une fois arrivé à la bonne porte, on nous dit deux heures d’attente (manquait plus ça), il fait une chaleur étouffante mais j’arrive à trouver du wifi, ouf. Embarquement à bord du Boeing 747-400 Lufthansa. On nous fait passer par la piste dans un bus, à mon avis c’était un avion de rechange. Bien évidemment pas d’écran individuel à bord donc étant seul je peux vous jurer que 11h de vol en écoutant une radio en boucle c’est mentalement dur , bien sûr vu le stress et le bruit du réacteur, impossible de dormir. Je suis en compagnie d’un couple de strasbourgeois qui eux aussi sont de Nouvelles Frontières, je resterais avec eux jusqu’à l’hôtel à Los Angeles. Une fois arrivé à bon port, encore une attente interminable à la douane sachant que je n’avais pas dormi, j’ai trouvé ça super long ! La douane passé après deux trois questions en anglais, je me dirige pour récupérer ma valise, ouf elle est là, les vacances peut commencer. On se dirigent vers la sortie et là on aperçoit un monsieur d’environ 70 ans avec une pancarte Nouvelles Frontières, nous prenons peur, on espère que ce n’est pas notre guide, i l a pas l’air très dynamique. Ils nous accueillent et dit qu’il est guide et qu’un autre attend à l’hôtel, il nous donne nos clés de chambre et direction L’Hacienda Hôtel à Los Angeles. L’autre guide a un accent canadien et nous dit rendez-vous demain à tel heure et il nous nomme un par un pour savoir qui sera avec lui, bingo mon nom est dedans, je serais donc avec le plus jeune des deux. Arrivé dans la chambre d’hôtel je me précipité à la fenêtre pour admirer la vue, rien d’extraordinaire, j’aperçois LAX au loin et des enfants jouait au soccer, plutôt rare aux USA. J’ai faim, je ressort dehors pour m’acheter à manger (le premier repas n’étant pas compris dans le voyage), je traverse la route et décide de faire les courses au supermarché, je me précipite sur du Dr.Pepper et du Mountain Dew que j’avais déjà gouté en France et prends un sandwich déjà fait. A la caisse une fille me range les courses dans un sac et me dit « blah blah badge », ne comprenant pas trop l’anglais je dit sorry i’m french, elle me donnera les courses, mais je pense qu’elle voulait des sous, enfin je sais pas trop. Je mange seul dans la chambre d’hôtel et essaye de dormir, j’y arrive sans trop de mal jusqu’à ce que je j’aperçoive qu’il y avait un jeu entre la fenêtre et le mur, du coup j’entendais un peu ce qui se passait dehors, à 3h du matin (midi en France) un bruit de sirène de police me réveille, et impossible à dormir par la suite donc ça sera la TV jusqu’au petit déjeuner.
J1 : Je rejoins le groupe dans la salle du petit déjeuner (ca sera mon premier et dernier petit déjeuner du voyage), je ne déjeune pas le matin et ça me permettra de dormir plus longtemps. Arrivé ensuite dans le hall de l’hôtel, il y a des jeunes, des moins jeunes, et des séniors, pas de surprise. On nous signale un changement de programme, il était prévu de visiter entre autre le downtown de LA, mais vu que l’équipe de Hockey de Los Angeles a fini champion, ils paradent en ville donc impossible de circuler en bus. Pas grave, on fera ça à la fin du voyage. Donc c’est l’heure de monter dans le bus, je m’installe au deuxième rang pour ne rien manquer (chaque jour on devait reculer d’un rang pour que tout le monde soit au moins une fois devant). Je tiens à préciser que notre guide Eric était énorme, il connaissait tout et était d’une gentillesse !! Le bus démarre, on passe donc devant la marina del rey, le fox plaza (là où Bruce Willis a tourné Piège de cristal), la maison de Marylin Monroe, l’hôtel où est morte deux mois avant Whitney Houston, Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset BLv et j’en oublie certainement.. Direction Santa Monica Pier avec son fameux Pacific Park, arrêt d’une heure je crois. Je ne resterais jamais avec le groupe et déciderais d’aller le plus loin et vite possible en marchant pour en profiter un max. Il fait gris et froid, apparemment normal le matin à Los Angeles. Ensuite direction Hollywood Blv, une heure et demi de libre je crois, forcement on prend en photo les étoiles par terre, le signe Hollywood etc, j’en profite pour m’acheter mes premiers vêtements, un t-shirt des Los Angeles Dodgers et un mug pour un copain. Le soleil commence à se lever et la chaleur se fait ressentir à midi ! Nous mangerons presque tout les midi et tous les soirs dans des « diners » donc buffet à volonté, ce qui est très bien. J’abuserais de pizza et de coquillette aux fromages. La plupart des gens du groupe sont un peu déçu car forcement le pain n’est pas pareil etc … Mais bon fallait s’y attendre et comme l’a dit notre guide, ce n’est pas un voyage gastronomique sinon fallait rester en France pour ça. Lol. L’après-midi direction notre hôtel Casino à Laughlin, on est donc sur la route qui relie Los Angeles à Las Vegas, une des plus meurtrière aux USA. Le désert commence à apparaître et la chaleur est bien présente. J’essaie 10$ au casinon mais repart bredouille. En tout cas superbe hôtel avec une vue sur le colorado et une piscine. Vidéo hollywood blv : http://www.youtube.com/watch?v=0T_BsFhwr5o
J2 : Ce matin direction Seligman, ville traversé par la route historique 66. Là rien d’extraordinaire, on s’arrête chez un barbier qui est apparu dans le making of du dessin animé Cars, la ville est bizarre, y a des mannequins sur les toits et des anciennes voitures aux pneus crevé font partie du décor, étrange ! Pas grave car maintenant nous allons au Grand Canyon, le guide nous dit que le tour en hélicoptère est pas terrible donc ça sert à rien de le faire surtout s’ils nous placent au milieu, car presque impossible de faire des photos donc la plupart préféreront le tour en avion, moi je visiterais à pied, assez de l’avion ! On mange le midi à côté de l’IMAX avant de nous rendre au Bright Angel Lodge au Grand Canyon, on entre dans un espèce de chalet avec boutique, WC etc et dès que l’on ressort de là, on en prends plein la vue. Le guide nous laissera deux heures pour visiter, c’est super beau et je conseille à tout le monde de le visiter, je chope mon premier coup de soleil qui me suivra tout le voyage, je deviendrais tout rouge le reste du voyage, les gens s’inquiéteront même de moi. Direction ensuite Flagstaff où on mangera dans un restaurant typique des années 70, un bon hamburger ! Encore une fois le groupe n’a pas apprécié la nourriture mais moi SI !
J3 : Monument Valley nous voilà, je décide de prendre la ballade en 4x4 au milieu de cette magnifique terre navajo que l’on a vu de nombreuse fois dans des films. On mange avec les indiens le midi au beau milieu de la valley, c’était très bon, mais impossible de me rappeler de la composition du truc, une sorte de tacos avec du chili dedans. Si quelqu’un sait , ?! Mon appareil photo me lâche, enfin la batterie et vu ce qui m’attends l’après midi, ça craint. En effet c’est le survol en avion du Lake Powell, bien que détestant les avions, je me dis c’est une fois dans ta vie donc fais le même sans appareil photo, encore une fois on en prend plein la vue, les couleurs sont magnifique, c’est indescriptible. Une fois pos é, on se dirigent pour récupérer ceux n’ayant pas voulu faire le tour d’avion au barrage de Glen. Le soir on mange près de Bryce Canyon dans une sorte de grange avec des cowboys qui nous font de la country.
J4 : Ce matin, c’est départ pour Bryce Canyon, une fois arrivé là-haut, le guide nous dit de regarder nos pieds en avançant et qu’on pourra admirer le paysage une fois qu’il le dira. Bon ben bingo il a gagné, tout le monde est bouche bée, un du groupe imitera même Tex Avery. Les photos faites et le repas pris, on s’enfonce maintenant dans ce canyon, nous avons l’impression de marcher sur la terre battue de Rolland Garros, le ciel et bleu et la chaleur étouffante, mais qu’est-ce que c’est beau ! Je m’enfonce le plus loin possible dans le canyon et j’adore cette nuance orange de la terre et bleu du ciel. Le soir direction le Nevada pour dormir.
J5. C’est aujourd’hui que nous allons à Las Vegas, tout le monde est excité. Le matin nous passons près( ?) de la zone 51 pour nous rendre à la Vallée de la mort (zabriskie point), il faisait 48 degrès, chaleur indescriptible, juste le temps de prendre des photos et retour dans le bus pour moi. Le temps de dormir un peu dans le bus et nous voilà à Las Vegas, tout le groupe est collé aux vitres, j’avais jamais vu ça pour le moment. On fait le tour du strip en bus et ceux qui veulent feront une visite approfondie le soir à pied, impossible de refuser. Nous posons les bagages au Palace Station, ce qui nous changera des petits motels, c’est un autre monde. Le soir ceux qui ont payé sont donc de la partie et c’est parti pour une ballade dans les plus beaux hôtels de LV. On assistera au spectacle de fontaine, et au truc lumineux à Fremont Street. Pendant cette nuit nous avons perdu une personne agée, le guide ne la retrouvera pas, heureusement elle a réussi à prendre le taxi pour l’hôtel. En tout cas il a tout fait pour que nous ne manquions rien.
J6. Après une bonne nuit de sommeil, il est temps de dire au revoir Las Vegas, j’étais d’ailleurs le seul à avoir gagné quelque chose au machine à sous (35$). Après avoir pris en photo le fameux signe Fabolous Las Vegas, direction dans un endroit moins fabolous, c'est-à-dire Calico dit la ville fantôme. Une pseudo ville fantôme qui ressemble un peu à un truc de Far West, bref rien d’intéressant, tout le monde aurait voulu rester à Las Vegas. Le guide lui nous dira qu’il est obligé car c’était prévu mais si ça tiendrait qu’à lui, on serait resté à LV.
J7. Le parc national Yosemite au programme aujourd’hui, fini le désert et bonjour les arbres et la verdure. Le matin visite des séquoias géants, et midi repas sandwich (préparé par le guide) au bord d’une rivière, c’est très reposant. L’après midi visite des cascades géantes et ballade autour du visitor center. On croise pas mal d’animaux, cerf, écureuil etc. Moi qui suis pas spécialement fan de la nature, j’ai apprecié.
J8. San Francisco, be sure to wear some flowers in your head, c’est la musique que nous a mis le guide en entrant à SF. Maintenant dès que je l’entends je repense à ce moment. Direction l’hôtel Sam Wong dans le Chinatown où l’on restera deux nuits. La chambre est petite, pas grave je suis seul mais en couple je sais pas comment c’est possible de vivre la dedans. Le matin on visite vite fait le Downtown, la mairie et le Pier 39 où nous diront bonjour aux lions de mer. La ville se prépare à accueillir la gay pride deux jours plus tard. Direction le golden gate pour une pose photo de 25mn. C’est l’effervescence, tout le monde est content. Par contre ça caille, on passe de 48 degrés à 15 ?! Direction Sausalito pour deux trois photos et à midi nous mangeons (enfin pour ceux qui avait envie de manger ça) chinois. Mon pire repas du voyage, j’ai rien mangé, beurk je n’aime pas manger chinois et apparemment je n’étais pas le seul ! Bref, l’après-midi on nous propose de payer pour une croisière qui passe par alcatraz et en dessous du golden gate, impossible à refuser, je la fait ! Y a énormément de vent, j’ai failli faire tomber mon appareil photo dans l’eau mais bon ça valait le coup. Le soir diner au bubba gump du Pier 39 avec vue sur Alcatraz. Ne mangeant pas de poisson, nous pouvions demander un filet de dinde, chose que j’ai faite. Dodo à l’hôtel pour une nuit agité, on m’avait pas dit qu’il y avait un karaoké chinois en dessous de ma fenêtre mais bon ça c’est vite calmé.
J9. Journée Libre à San Francisco, j’ai mon plan et pendant que tout vont visiter la même chose, je me décide à aller visiter le stade de baseball (qui seront champion cette année). Je paye la visite guidé 15$ pour 1h30. Fan de sport, j’ai adoré et suis repartie avec 3-4 choses de la boutique officielle. Ensuite direction un Mc Donalds et visite du cable car museum, de la coit tower, et bien entendu de Lombard Street, le soir je n’avais plus de jambe car j’ai tout fait à pied et ce n’est pas à côté. Vidéo visite du stade : http://www.youtube.com/watch?v=IMuS8jlJ3Vk
J10. Journée calme aujourd’hui, nous ferons une pause à Monterey, un petit village de pêcheur qui possède un aquarium mais par faute de temps, pas pu le visiter. Ensuite route sur la 17 mile Drive où l’on côtoient la mer, le golf, et des belles petites maisons. Arrêt ensuite à Carmel Plaza, une des places où l’on peut apercevoir de temps en temps Clint Eastwood car ayant été maire il revient souvent. Rien d’extraordinaire dans cette journée de transition.
J11. Nous retournons à Los Angeles où nous séjournerons deux nuits de suite dans le même hôtel, on nous refait visiter Santa Monica Beach, là il fait chaud et y a du monde c’est cool ! On passera par Malibu. Chose promise, chose due c’est parti pour la visite du fameux Downtown, on a aperçu la mairie, le Dorothy Chandler pavillon et le Disney concert hall. Nous visiterons par la suite le vieux quartier de Camarillo où des danseurs feront le show.
J12. La journée que j’attendais le plus, la visite des studios Universal, on nous a laissé libre de 09h a 16h30, j’ai refait deux fois le studio tour pour être sur de ne rien rater, que du plaisir ! En plus étant seul je prenais la file d’attente « Single rider » donc j’ai pas attendu plus de 5mn pour une attraction. C’était super et ça clôturais à merveille mon voyage. Vidéo studio tour : http://www.youtube.com/watch?v=y8-5bWk42oM
Retour à LAX le lendemain après-midi, vol agité et retour sur Metz bien bronzé. Beaucoup ici n’aime pas les voyages organisé, ben moi j’ai adoré et je n’hésiterais pas à le refaire, si vous avez des questions n’hésitez pas car j’ai du oublier plein de chose.
Une dizaine de photos : http://www.flickr.com/photos/82033010@N05/
Où aller en vacances avec enfants: Maroc ou Europe de l'Est? English translation pending
Bonjour,
Nous avons deux enfants (4 et 10 ans) et nous hésitons quant à notre destination... Maroc: risqué avec le conflit au Mali? Croatie, Albanie, Bulgarie, Monténégro Turquie
Nous recherchons dans notre destination - la mer nous voudrions pouvoir faire des visites découvrir le pays (je ne veux pas rentrer chez moi et ne rien savoir du pays où j'étais..) Sinon pas d'attente spécifique...
Pour ceux qui ont déjà visité tous ces pays, pouvez-vous partagé votre expérience et donné des conseils...
Merci
Nous avons deux enfants (4 et 10 ans) et nous hésitons quant à notre destination... Maroc: risqué avec le conflit au Mali? Croatie, Albanie, Bulgarie, Monténégro Turquie
Nous recherchons dans notre destination - la mer nous voudrions pouvoir faire des visites découvrir le pays (je ne veux pas rentrer chez moi et ne rien savoir du pays où j'étais..) Sinon pas d'attente spécifique...
Pour ceux qui ont déjà visité tous ces pays, pouvez-vous partagé votre expérience et donné des conseils...
Merci
Pourquoi nous devrions tous parler anglais English translation pending
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.
Situation en Égypte: voyager en sécurité? English translation pending
Bonsoir
je voulais savoir si on pouvait voyager en sécurité en ce moment vus les faits qui se passe au caire merci
je voulais savoir si on pouvait voyager en sécurité en ce moment vus les faits qui se passe au caire merci
Croisière transatlantique à bord du Queen Mary 2 English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour New York le 20 juillet a bord du Queen Mary 2.
J'ai vu qu'apparemment il faisait assez frais sur les ponts (18 degrés). Nous avions prévu de profiter des piscines et de se dorer la pilule, mais cela semble compromis ... Je voulais donc savoir s'il était possible de "bronzer" (non pas que ce soit notre activité principale, mais bon sur 7 jours il aurait été sympa de profiter du soleil) ou s'il fallait se contenter des activités proposées à bord ? Je me dis qu'en plein milieu de l'été nous aurons peut être la chance d'avoir un peu de soleil ... J'ai vu qu'il y avait un Spa, des spectacles le soir, du sport, mais cela semble un peu répétitif, d'où ma question !
Merci de votre réponse !
J'ai vu qu'apparemment il faisait assez frais sur les ponts (18 degrés). Nous avions prévu de profiter des piscines et de se dorer la pilule, mais cela semble compromis ... Je voulais donc savoir s'il était possible de "bronzer" (non pas que ce soit notre activité principale, mais bon sur 7 jours il aurait été sympa de profiter du soleil) ou s'il fallait se contenter des activités proposées à bord ? Je me dis qu'en plein milieu de l'été nous aurons peut être la chance d'avoir un peu de soleil ... J'ai vu qu'il y avait un Spa, des spectacles le soir, du sport, mais cela semble un peu répétitif, d'où ma question !
Merci de votre réponse !
Projet de voyage en août: où aller? English translation pending
Bonjour !
J'ai besoin de conseils, mon amoureux et moi avons trois semaines de vacances en août et nous voulons en profiter pour faire notre premier voyage en dehors de l'Europe, nous avons 22 et 25 ans, nous cherchons la chaleur, la plage, de beaux paysages et des endroits sympas à visiter, le tout avec un budget assez restreint (être une étudiante en stage n'est pas très lucratif). Nous avons envie de dépaysement et de découverte, alors quelle(s) destination(s) nous conseilleriez vous, et quel mode d'hébergement ?
J'ai besoin de conseils, mon amoureux et moi avons trois semaines de vacances en août et nous voulons en profiter pour faire notre premier voyage en dehors de l'Europe, nous avons 22 et 25 ans, nous cherchons la chaleur, la plage, de beaux paysages et des endroits sympas à visiter, le tout avec un budget assez restreint (être une étudiante en stage n'est pas très lucratif). Nous avons envie de dépaysement et de découverte, alors quelle(s) destination(s) nous conseilleriez vous, et quel mode d'hébergement ?
Visa pour faire visiter la France à un Sénégalais? English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Je viens de regarder les discussions dans le thème qui me préoccupe, je n'ai pas vu de réponse concrète. Je suis allée visiter le Sénégal au moins de juin pour y rencontrer un ami. Ce pays est merveilleux et je suis tombée sous le charme de l'Ile de Gorée. A mon tour je souhaite faire visiter mon pays à mon ami. Nous nous sommes fiancés (nous nous connaissons depuis plus de 3 ans). Dans la jungle des formalités pour qu'il obtienne son visa, de nombreuses tracasseries. Toutes les formalités dépendent l'une de l'autre, par laquelle commencer? En particulier je n'obtiens aucune réponse concernant la réservation de billet. Qu'est-ce que cela? faut-il acheter des billets qui en cas de refus de visa serait une dépense inutile? Comment faire une réservation sans acheter de billet? Mon ami possède son passeport. Je me suis renseignée pour une assurance individuelle qui couvrirait les éventuels frais de santé. Quelqu'un parmis tous les abonnés de ce site convivial a-t'il déjà effectuer et abouti dans ces démarches? Dans l'attente de vous lire et par avance merci pour vos réponses, cordialement, Cathy.
Je viens de regarder les discussions dans le thème qui me préoccupe, je n'ai pas vu de réponse concrète. Je suis allée visiter le Sénégal au moins de juin pour y rencontrer un ami. Ce pays est merveilleux et je suis tombée sous le charme de l'Ile de Gorée. A mon tour je souhaite faire visiter mon pays à mon ami. Nous nous sommes fiancés (nous nous connaissons depuis plus de 3 ans). Dans la jungle des formalités pour qu'il obtienne son visa, de nombreuses tracasseries. Toutes les formalités dépendent l'une de l'autre, par laquelle commencer? En particulier je n'obtiens aucune réponse concernant la réservation de billet. Qu'est-ce que cela? faut-il acheter des billets qui en cas de refus de visa serait une dépense inutile? Comment faire une réservation sans acheter de billet? Mon ami possède son passeport. Je me suis renseignée pour une assurance individuelle qui couvrirait les éventuels frais de santé. Quelqu'un parmis tous les abonnés de ce site convivial a-t'il déjà effectuer et abouti dans ces démarches? Dans l'attente de vous lire et par avance merci pour vos réponses, cordialement, Cathy.
Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada English translation pending
2 août : de Paris à Calgary
Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.
Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.
La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.
3 août : en route vers le Montana
J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.


Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.



L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.

J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.


Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.


Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.
4 août : Many glacier.
Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.


En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !


Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.

Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.



La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !




Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.

Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.

La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.



A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.
Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.
Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.
5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.
Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.
L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).



Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.



La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...
Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.


La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.


Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.


Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.
6 août : de Banff à Lake Louise.
Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !
Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.
J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.
Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.


Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.


Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.


Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.




Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.

Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.



Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.

Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.
7 août : à travers Yoho National Park.
Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.
Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.

Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.
Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.





Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.


J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?

Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !


Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.

Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.


Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.

Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.
8 août : Autour du Lac O'Hara.
7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...
9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !
J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).

Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.




Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.



Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.

La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.




Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.



Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.










L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.
Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.
Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.
Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.
La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.
3 août : en route vers le Montana

J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.


Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.



L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.

J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.


Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.


Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.
4 août : Many glacier.
Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.


En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !


Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.

Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.



La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !




Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.

Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.

La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.



A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.
Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.
Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.
5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.
Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.
L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).



Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.



La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...
Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.


La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.


Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.


Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.
6 août : de Banff à Lake Louise.

Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !
Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.
J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.
Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.


Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.


Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.


Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.




Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.

Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.



Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.

Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.
7 août : à travers Yoho National Park.
Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.
Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.

Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.
Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.





Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.


J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?

Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !


Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.

Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.


Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.

Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.
8 août : Autour du Lac O'Hara.

7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...
9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !
J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).

Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.




Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.



Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.

La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.




Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.



Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.










L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.
Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.
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