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L'Uruguay, pourquoi pas? English translation pending
Si vous cherchez l’aventure, le dépaysement total, les paysages extraordinaires, la rando, ce n’est pas en Uruguay qu’il faut aller. Je le savais avant de partir.
Simplement l’envie de découvrir un autre pays, un autre mode de vie. Trouver de la chaleur et du soleil pour les vacances de Noël, passer des vacances cool !
Côté paysage c’est un paysage de campagne comme on peut en trouver en France. Le pays est plat, vraiment plat ! Et pas de dépaysement avec la population : c’est un peuple issu de l’émigration européenne. Dans les faciès et les tenues, aucun étonnement, on pourrait se croire en Europe. (Sauf pour le maillot de bain string, c’est comme au Brésil !)
Dans un premier temps, je dois avouer, j’ai eu un peu peur. Où trouver mon contentement dans un environnement qui ne semblait pas vraiment différent de mon quotidien. Mais si je fais maintenant le bilan, je suis très contente d’y être allée.
Voyage de 12 nuits sur place, location de voiture, et c’est parti….
Un petit récit, quelques photos pour illustrer et quelques infos pratiques pour ceux qui décideraient d'y aller ! Au fait, ce n’est pas une destination économique, à peu près les mêmes prix qu’en France !
COLONIA DEL SACRAMENTO (2 nuits)
Petite déception en arrivant en fin de journée : peu d’animation dans la vielle ville, la population ne semble plus vivre dans cette partie de la ville. Il y a beaucoup de restaurants et d’hôtels et pourtant, vraiment peu de monde dans les rues. Une grosse surprise pour moi qui m’attendait (en fonction de ce que j’avais lu) à y voir beaucoup de touristes. Et pourtant, nous étions en période de fêtes. D’un côté, je suis super contente d’éviter la foule de touristes, mais en même temps, pas de population locale, cela fait un peu triste. Par contre, le soir, avec les éclairages, la vielle ville est superbe. zut, je n'ai pas de photos 😠
Le lendemain, belle découverte sous le soleil. Nous avons été charmés par toutes ces rues bordées de magnifiques platanes, par les rues pavées avec ses vieilles maisons, vieilles voitures, tags. C’est calme, pas de circulation.




Comparé à Paraty au Brésil près de Rio, rien à voir avec le tourisme de masse et toutes ces conséquences. Nous avons arpenté plusieurs fois la vieille ville et à chaque fois de nouvelles surprises. L’après-midi, nous avons marché sur les plages aux alentours. Rien d’exceptionnel car on est dans le delta du rio de la Plata et l’eau est marron. Mais de la belle végétation par endroit. Ce n’est pas désagréable. Bilan : je pensais trouver une ville remplie de touristes : non, il y en a un peu mais aucune gêne. Bonne entrée en matière dans le pays et nous avons beaucoup apprécié cette première étape.
MERCEDES (1 nuit)
Je ne voulais pas me contenter de la côte sud et je voulais faire une incursion au centre du pays. Nous remontons donc le long du rio Negro.
Quelques arrêts sur la route à Réal de San Carlos, avec les restes d’un complexe touristique du début du XXième siècle. Des bâtiments encore en très bon état avec arène, hôtel, casino… On y trouve une plage plus grande que celles de Colonia. Arrêt à CONCHILLAS, petit village construit par les anglais avec des maisons typiques de l’époque et quelques bâtiments. Bon, on passait à côté. Pas désagréable.
Carmello : 3 étoiles dans le petit futé. Ben…. Je ne sais pas mais pour moi, rien à voir.
Plage de la agraciada : aucun intérêt
Mercedes : je dirais bof bof. Je pense que le problème vient du fait que c’était le jour de Noël, personne dans la ville, tout était fermé donc difficile d’apprécier une ville dans ces conditions.
Départ 10 h, arrivée 16 h, avec tous les arrêts. Journée sans intérêt. Paysage de campagne, monotone et rien de typique.
Bon, j’ai bien peur que vous ne continuiez pas à lire mon carnet de voyage. Pas eu l’envie de prendre des photos ce jour-là. Mais si si, accrochez-vous !
SAN GREGORIO DE PALANCO (1 nuit)
Départ 11 h, arrivée 16 h. on se dirige vers le centre du pays. Pluie torrentielle toute la route. Difficile d’apprécier un paysage ! En résumé : c’est plat, soit des plantations d’arbres, soit des champs céréaliers. De la piste, quelques haciendas. Mais on a vu personne, peu de voiture. A priori, ce n’est pas le moment du travail aux champs. Je pensais voir des troupeaux d’animaux, des gauchos. Rien. Mais nous sommes le surlendemain de Noël, c’est peut-être la raison ?



Arrivée à San Gregorio à 16 h, heure où tout est fermé et personnes dans les rues.
On s’est pris au jeu du principal centre d’intérêt de cette ville : LE STREET ART. Nous partons à la recherche des peintures murales éparpillées dans la ville. Un plan très bien fait permet de déambuler et les retrouver. L’occasion de marcher à travers les habitations et se retrouver dans un monde rural. Très diffèrent de notre approche à Colonia del Sacramento. Le niveau de vie semble ici très bas.





Notre déambulation nous amène en fin de journée à la belle plage de San Grégorio. Il est 18 H 30 et comme partout en Uruguay, c’est l’heure où tout le monde sort pour terminer la journée. Les couleurs sont belles. Grand malecom pour se promener, agréable.

A suivre....
Côté paysage c’est un paysage de campagne comme on peut en trouver en France. Le pays est plat, vraiment plat ! Et pas de dépaysement avec la population : c’est un peuple issu de l’émigration européenne. Dans les faciès et les tenues, aucun étonnement, on pourrait se croire en Europe. (Sauf pour le maillot de bain string, c’est comme au Brésil !)
Dans un premier temps, je dois avouer, j’ai eu un peu peur. Où trouver mon contentement dans un environnement qui ne semblait pas vraiment différent de mon quotidien. Mais si je fais maintenant le bilan, je suis très contente d’y être allée.
Voyage de 12 nuits sur place, location de voiture, et c’est parti….
Un petit récit, quelques photos pour illustrer et quelques infos pratiques pour ceux qui décideraient d'y aller ! Au fait, ce n’est pas une destination économique, à peu près les mêmes prix qu’en France !
COLONIA DEL SACRAMENTO (2 nuits)
Petite déception en arrivant en fin de journée : peu d’animation dans la vielle ville, la population ne semble plus vivre dans cette partie de la ville. Il y a beaucoup de restaurants et d’hôtels et pourtant, vraiment peu de monde dans les rues. Une grosse surprise pour moi qui m’attendait (en fonction de ce que j’avais lu) à y voir beaucoup de touristes. Et pourtant, nous étions en période de fêtes. D’un côté, je suis super contente d’éviter la foule de touristes, mais en même temps, pas de population locale, cela fait un peu triste. Par contre, le soir, avec les éclairages, la vielle ville est superbe. zut, je n'ai pas de photos 😠
Le lendemain, belle découverte sous le soleil. Nous avons été charmés par toutes ces rues bordées de magnifiques platanes, par les rues pavées avec ses vieilles maisons, vieilles voitures, tags. C’est calme, pas de circulation.




Comparé à Paraty au Brésil près de Rio, rien à voir avec le tourisme de masse et toutes ces conséquences. Nous avons arpenté plusieurs fois la vieille ville et à chaque fois de nouvelles surprises. L’après-midi, nous avons marché sur les plages aux alentours. Rien d’exceptionnel car on est dans le delta du rio de la Plata et l’eau est marron. Mais de la belle végétation par endroit. Ce n’est pas désagréable. Bilan : je pensais trouver une ville remplie de touristes : non, il y en a un peu mais aucune gêne. Bonne entrée en matière dans le pays et nous avons beaucoup apprécié cette première étape.
MERCEDES (1 nuit)
Je ne voulais pas me contenter de la côte sud et je voulais faire une incursion au centre du pays. Nous remontons donc le long du rio Negro.
Quelques arrêts sur la route à Réal de San Carlos, avec les restes d’un complexe touristique du début du XXième siècle. Des bâtiments encore en très bon état avec arène, hôtel, casino… On y trouve une plage plus grande que celles de Colonia. Arrêt à CONCHILLAS, petit village construit par les anglais avec des maisons typiques de l’époque et quelques bâtiments. Bon, on passait à côté. Pas désagréable.
Carmello : 3 étoiles dans le petit futé. Ben…. Je ne sais pas mais pour moi, rien à voir.
Plage de la agraciada : aucun intérêt
Mercedes : je dirais bof bof. Je pense que le problème vient du fait que c’était le jour de Noël, personne dans la ville, tout était fermé donc difficile d’apprécier une ville dans ces conditions.
Départ 10 h, arrivée 16 h, avec tous les arrêts. Journée sans intérêt. Paysage de campagne, monotone et rien de typique.
Bon, j’ai bien peur que vous ne continuiez pas à lire mon carnet de voyage. Pas eu l’envie de prendre des photos ce jour-là. Mais si si, accrochez-vous !
SAN GREGORIO DE PALANCO (1 nuit)
Départ 11 h, arrivée 16 h. on se dirige vers le centre du pays. Pluie torrentielle toute la route. Difficile d’apprécier un paysage ! En résumé : c’est plat, soit des plantations d’arbres, soit des champs céréaliers. De la piste, quelques haciendas. Mais on a vu personne, peu de voiture. A priori, ce n’est pas le moment du travail aux champs. Je pensais voir des troupeaux d’animaux, des gauchos. Rien. Mais nous sommes le surlendemain de Noël, c’est peut-être la raison ?



Arrivée à San Gregorio à 16 h, heure où tout est fermé et personnes dans les rues.
On s’est pris au jeu du principal centre d’intérêt de cette ville : LE STREET ART. Nous partons à la recherche des peintures murales éparpillées dans la ville. Un plan très bien fait permet de déambuler et les retrouver. L’occasion de marcher à travers les habitations et se retrouver dans un monde rural. Très diffèrent de notre approche à Colonia del Sacramento. Le niveau de vie semble ici très bas.





Notre déambulation nous amène en fin de journée à la belle plage de San Grégorio. Il est 18 H 30 et comme partout en Uruguay, c’est l’heure où tout le monde sort pour terminer la journée. Les couleurs sont belles. Grand malecom pour se promener, agréable.

A suivre....
De Goa à Jaipur en 6 semaines cet hiver 2020 English translation pending
Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines.
En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal.
Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi.
La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive.
Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.
Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Norway to hell English translation pending

En ces temps coronatroublés, rien ne vaut de se remémorer le dernier voyage touristique que l’on a fait avant le plongeon dans le néant sanitaro-économique. La Norvège, plus précisément sa côte ouest et ses fjords, sera donc le sujet de ce carnet en 31 épisodes dotés chacun d’une bande-son, plutôt rock d’ailleurs. Attention, lecteur, vous vous exposez à un certain nombre de clichés pas du tout exagérés et de blagues pourries. I have nothing to offer but fjord, joy, tears (of the sky) and sweat.
Donc la Norvège, c’est l’apocalypse budgétaire dans votre portefeuille. D’où le titre (c’est tiré par les cheveux mais je ne refuse jamais un jeu de mots). Mais ce n’est pas que cela, c’est aussi fort joli, propre, policé et réellement rempli de charmantes têtes blondes. La Norvège, c’est également une monarchie pétrolière du golfe persique qui s’est égarée sur des terres glacées. Eh oui, c’est tout de suite plus facile d’être riche quand ils ont du pétrole (« mais ils n’ont que ça » aurait ajouté un jaloux), qu’ils sont peu nombreux et pas très partageurs. Allez, quelques détails pour commencer sur un plan aussi bien techeunique que tacqueutique
Le trajet En voiture Simone ! Depuis le Massif Central jusqu’à la Norvège avec une C3. J’avais décrété 2019, année sans avion. Donc c’était la voiture, certes petite mais costaude, où l’on a pu entasser notre matériel de camping. On en a profité pour prendre un covoitureur qui allait se perdre en Norvège pour l’été. Plus on est de fous entassés, plus on rit. Sur place, j'ai limité fortement notre aire d'action géographique. Je le connais le piège de faire une liste longue comme le bras et de courir tout le voyage tel un chien de ferme après un mollet cycliste. Il s'agissait de se cantonner au riz euh pardon à la façade sud-ouest du pays sans aller plus haut qu'Ålesund. Et comme il y avait un certain nombre de lieux qui me faisaient de l’œil, nous avons quand même eu un trajet digne d’une otarie bourrée essayant d’échapper à une orque affamée. On a finalement fait l’essuie-glace obliquement dans l’Ouest : à gauche, à droite, à gauche, à droite, à droite, A DROITE . Il faut dire que les fjords et les montagnes n’arrangent pas les affaires du voyageur adepte des routes rectilignes, et cela malgré la passion tunnelière locale.
Le lien vers la carte du trajet : http://u.osmfr.org/m/434267/
Les Norvégiens Les Norvégiens sont des êtres blonds aux yeux bleus, parfois d’un blond tellement blond qu’on dirait qu’ils ont appliqué de la javel sur leurs cheveux. Effet secondaire qui donne la chair de poule, cela fait disparaître les sourcils… Le Norvégien est réservé et poli. L’été, soit il se balade torse nu, soit il quitte le pays pour des horizons plus propices au rougeoiement de sa peau laiteuse où il pourra faire valoir son pouvoir d’achat dément. La Norvégienne quant à elle a une prédisposition naturelle à se promener en sous-tif ou brassière dès le premier rayon de soleil. Le dimanche, jour du Seigneur et de l’hypocrisie, le Norvégienne ne boit pas (vente d’alcool interdit !) les autres jours, iel se cache pour boire puis déambule cahin-caha entre les maisons de bois à la pelouse verdoyante. La Norvégien apprécie également les sorties familiales du dimanche après-midi où il peut effectuer 1000 mètres de dénivelé en 3,5km avec ses enfants de 7 et 9 ans. Le tout les doigts dans le nez.
Le logement Le logement, c’était principalement notre tente de 2 m² que nous avons montée/démontée dans des campings de qualité très variable pour un prix pas donné. Souvent les sites sont jolis mais plantés en bordure de route malgré l’espace qu’offre le pays. Ca manque quand même d’arbres ou arbustes et d’emplacements un tant soit peu délimités. Ce dernier point permet pendant les nuits les plus chaudes de l’été d’entasser les touristes de passage dans une promiscuité certaine et de rentabiliser un maximum l’espace. Malynx le Norvégynx ! Par contre, les sanitaires sont en général en bon état mais avec douche payante. Bref, le camping c’est le moyen de logement le plus abordable hors camping sauvage mais en général, la qualité est moyennasse au vu des prix. J’ai séché une petite larme en pensant à feus les campings des parcs nationaux et provinciaux canadiens. Requiescat in pace. Pour reprendre notre souffle, nous avons quand même varié les plaisirs avec des logements en b&b, du camping sauvage, des hytter (des petites cabanes souvent présentes dans les campings mais également ailleurs, très pratiques, pas trop chères pour la Norvège et aux prestations variables : électricité, eaux courantes en option par exemple) et une nuit en « refuge ». Les refuges, il y en a partout la plupart sont accessibles à pied, non gardés avec parfois une sorte de self-service payant.
La bouffe Courez en Norvège (ah mince vous êtes confinés) et vous me direz des nouvelles du Brunost . Sinon c’est cher mais pas mauvais globalement, peu porté sur le poisson hors saumon d’élevage et assez roboratif. Et bonne surprise pour moi, il y a quand même une tradition boulangère et même s’il y a peu de boulangeries, on peut trouver pleins de pains et de sorte de viennoiseries dans les supermarchés. Cela égaie les multiples piques-niques.
Avant de commencer le carnet proprement dit, entamons notre hymne norvégien : So many stop signs Speed limit Curves’ gonna slow me down Like a wheel Gonna spin it Tourists’ gonna mess me around Hey, Satan Payin' my tolls Bein’ among sheepin' bands Hey, mamma Look at me I'm on the way to the promised land
Jour 1,5 60 mph – New Order Clermont-Ferrand - Neumünster A nous les petites autoroutes allemandes tant prisées de ce côté du Rhin pour l’absence de limites de vitesse. Parcours Montbéliard – Fribourg – Karlsruhe – Francfort – Kassel – Hannovre – Hambourg – Neumünster. C’est long et pénible avec des travaux publics pas très deutsche Qualität tous les 20 kms, un trafic chargé et des zones limitées sans limite de vitesse qui rendent la conduite dangereuse : à droite ça roule à 90, à gauche à 200 pour les plus fous et comme c’est saturé, ça donne un résultat sportif et désagréable. Je me demande comment ils font pour avoir aussi peu de morts sur les routes en Allemagne. A part ça, le voyage est sans histoire, le colis covoitureur est livré à Fribourg et on arrive entiers et fatigués à Cathédraleneuve.
Jour 2 Seemann – Rammstein Neumünster - Kristiansand
Les autoroutes allemandes c’est rapidement fini, on revient à de la tranquillité avec le Danemark. Nous avons choisi de prendre le ferry Hirtshals-Kristiansand qui permet d'arriver plus rapidement sur la côte ouest Et comme on a beaucoup d’avance sur l’horaire du ferry Hirtshals-Kristiansand, on se permet un détour vers une dune danoise dominant la mer du Nord. Le temps est pas idéal et le coin est assez fréquenté. Bof. Le voyage en ferry est sans histoire, les Norvégiens en profitent pour faire des réserves d’alcool et de legos (les deux produits les plus présents dans les magasins du bateau). Nous voilà enfin en Norvège, 1900 kilomètres plus tard, sur la plage de Christian. Sacré Clavier qui a fait des fidèles un peu partout en Scandinavie.
Jour 3 Why does it always rain on me? - Travis 180 km Kristiansand – Hauge Notre premier jour en Norvège et ça ne s’annonce pas glorieux, plutôt gris tendance pluie. Nous commençons par un rapide passage par un bout de zone payante de Kristiansand juste pour le plaisir et accessoirement quitter cette ville. Je me suis inscrit, par honnêteté, sur le site internet des péages norvégiens (gérés d’ailleurs par une société anglaise) et par la grâce de caméras bien placées, nous allons devoir payer quelques euros pour à peu près 100 mètres dans ladite ville. Pfff. Quant au programme aujourd’hui, nous allons à la conquête de l’ouest, l’ouest de Kristiansand et nos plans capotent très largement. Ca tombe, ça tombe, ça dégouline, dégringole, s’abat, déverse, pleuvoche, tantôt torrentiel, tantôt bruineux. Pas question de faire une rando ou toute autre activité de plein air. Je m’aperçois en plus dans la journée que mon imper n’est plus imperméable et que j’ai oublié mon surpantalon. Prions, mes bien chers Frères, mes bien chères Sœurs pour que la météo soit clémente. Sinon ça va être long. Dans un premier temps, jusqu’à Flekkefjord, nous nous mouvons plus ou moins le long de la côte sans l’apercevoir, d’une parce que c’est complètement bouché, de deux parce qu’il est difficile de distinguer ce qui tient d’un lac ou d’un fjord, de trois parce que la route principale ne suit pas la côte. Nous nous rabattons donc sur la visite sans trop musarder des petites villes blanches du sud de la Norvège, leurs villages blancs andalous à eux mais en différent : avec du bois, de la pluie et de la mer. Premier arrêt à Mandal, un vrai coup dans le cœur. Deuxième arrêt : Flekkefjord, très mignon. Troisième arrêt version hameau, Stornes en entrée de fjord, très, très mignon. Quatrième arrêt : Sognalstranda, très, très, très mignon. C’est le règne de la mignonitude humide. Une maison en bois par ci, un entrepôt en bois par-là, et des garages à bateau à foison.
Pas un temps à mettre un chat norvégien dehors (Flekkefjord)
Pas un temps à mettre un bateau norvégien dehors
Mais pourquoi on est dehors nous alors ? (Sognalstranda)Interlude de pipeau très intéressant : ces villes/villages, souvent fondés aux 17ème et 18ème siècle, sont les témoins de la politique mercantiliste du royaume du Danemark. L’État balbutiant entend organiser la production, la commercialisation et l’exportation des ressources comme le bois, les poissons et certains métaux de Norvège. Cette politique passe par la mise en place d’exploitations/manufactures à tendance monopolistique et la spécialisation des ports avec monopole des marchands d’abord hanséatiques (16ème siècle) puis néerlandais (17ème siècle) et enfin danois (17-18ème siècle). C’est d’ailleurs pour cela que le vieux centre de Flekkefjord est surnommé la ville hollandaise. Ce système mercantiliste fera par ailleurs les malheurs de l’Islande forcée de se soumettre pendant deux siècles à une compagnie royale danoise monopolistique à même d’imposer ses tarifs et ses conditions d’échange de marchandise. Les siècles sombres comme les appellent les Islandais ont en grande partie comme origine cette organisation économique très profitable pour la royauté danoise, beaucoup moins pour les habitants de l’île. La route 44 après Flekkefjord vaut par ailleurs son pesant de cacahuètes même si les conditions ne sont pas optimales pour en profiter. Tout le coin a été nommé magma geopark (patrimoine de l’UNESCO) dans une poussée de marketing touristique, des roches de la croûte terrestre d’une zone de subduction ayant fini par apparaître sous l’effet de l’érosion si j’ai bien compris. Point de volcan donc mais des effleurements d’anorthosites qui forment des paysage rocailleux arrondis et stériles comme autour d’Helleren et d’Åna Sira où devait se dérouler notre première randonnée norvégienne, projet qui tombe à l’eau (ahahah), noyé sous les larmes du ciel (ahahah). La partie la plus spectaculaire du trajet se trouve entre Åna Sira et Hauge où la route serpente tant bien mal entre les rochers. Nous goûtons le soir venu à la douceur des campings norvégiens : une espèce de carrière dans un espace réduit entre deux collines, un sol gravillonneux, pas de végétation et roule ma poule. Le seul avantage réside dans la vue en bout de carrière sur la côte. Pas vraiment de cuisine aménagée, des douches payantes : prometteur ! Le coupable aujourd’hui est le Vågan camping (garanti sans viande).
Jour 4 Sous le soleil exactement – Serge Gainsbourg 186km Hauge – Lysebotn Nuit et brouillard ce matin sur la Norvège et pourtant nous gardons espoir, le soleil vaincra. Nous continuons la route côtière pour faire une petite balade (4km aller-retour) jusqu’au Hådyr. C’est humide, boueux, bourbeux, fangeux, marécageux, tourbeux, machineux. C’est également l’occasion de compter la deuxième victime du voyage : le terrain a raison de mes chaussures de marche basses. Flap flap, bain de pieds et macération. Décidément, je suis équipé pour affronter l’humidité scandinave ! Arrivés au rocher censé donner un point de vue sympa sur la côte, c’est la douche froide (avec beaucoup de vapeur d’eau, la douche) : à gauche, du brouillard, à droite, du brouillard, droit devant, du brouillard, derrière, du brouillard et un bruit de ressac à nos pieds. Comme on est patient et qu’on croit en dame météo, nous nous asseyons pour attendre la percée du soleil. Une heure et quelques hésitations plus tard, ça se déchire (très) petit à petit, de quoi entrapercevoir une côte que je qualifierai de dantesque. J’adore ces rochers granitiques usés par les siècles, qui forment des forêts de sentinelles face à la mer.
Les portes de l'Hådyr s'ouvrent et pas de cerbères à l'horizon
Et ça tombe bien que j’adore ce paysage puisque pour l’étape suivante (décidément le gentil organisateur a tout prévu !), nous traversons sans s’arrêter Egersund, autre petite ville en bois, pour Eigerøya, son phare et son paysage rocailleux sous le soleil exactement, un soleil de plomb je dirais même plus. La baladounette de l’après-midi de 4 km est sans difficulté sur une autoroute pédestre et permet d’accéder à un point de vue maousse costaud sur l’île d’Eiger et son phare.
C'est un roc ! C'est un pic ! C'est un cap ! Que dis-je c'est une péninsule !
Eigerøya en beautéSi j’ai bien compris le norvégien, øy est le suffixe pour île et a celui pour « la » en général, même si la langue se scinde en deux types distincts nynorsk et bokmål et en de nombreuses variantes dialectiques locales qui provoquent des orthographes changeantes des panneaux et des cartes. Par exemple, kirke (église en bokmål) s’écrit aussi kyrkje en nynorsk, voire a d’autres déclinaisons locales plus obscures. Le nynorsk, pour ceux qui ne connaissent pas, est issu d’une (re)création linguistique du 19ème siècle type occitan ou breton en France : pour donner à la Norvège une langue pure de toute saleté étrangère, danoise plus particulièrement, des linguistes ont construit une langue sur un mélange des dialectes considérés comme les moins viciés par l’outre-Skagerrak, c’est-à-dire ceux du Telemark et des fjords du sud-ouest. A contrario, le bokmål est un dérivé dédanoiïsé de la langue parlée (du danois grosso modo) dans les villes comme Oslo au début du 19ème siècle. De nos jours, il y a donc deux langues officielles et le nynorsk est très connoté nationaliste et perd du terrain : 13% des Norvégiens, principalement dans l’ouest, le parlent comme langue maternelle. Nous nous dirigeons ensuite vers l’intérieur des terres en direction de Lysebotn, le paysage change, pâturage, forêt et lacs avant de rentrer dans des zones à l’environnement plus âpre et tourmenté. Gloppedalsura (à vos souhaits) est l’occasion d’un arrêt bienvenu pour un point de vue sur un chaos de rochers impressionnant et son lac attenant.
Gloppedalsura, lieu de franche rigolade entre Allemands et Norvégiens pendant la Seconde Guerre Mondiale
Nous remontons ensuite la Øvstabødalen, vallée glaciaire à citer dans toute conférence de géologie de bon niveau pour la perfection de sa forme en auge. Le parcours est varié, peu fréquenté et plaisant avant de plonger sur une zone moins sympa bien dotée en stations de ski et en habitat folklorico-traditionnel, ici des immeubles/chalets en bois sombre et toit végétalisé. L’avantage, au-delà du côté très artificiel des stations, c’est que les bâtiments se fondent dans la végétation.La dernière partie du trajet, très belle mais pas très agréable à conduire tant la petite route est saturée par la circulation, traverse un plateau rocailleux avant de plonger vers le Lysefjord. Malheureusement, la route de descente, assez connue (elle est le lieu d’une compétition estivale de ski sur route très cotée) une fois passée le restaurant et bien que sûrement impressionnante vue d’un drone, n’offre quasiment aucune vue sur la vallée et le fjord. Ce qu’elle offre par contre, c’est un tunnel en épingle à cheveux, un classique que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans les fantaisies souterraines norvégiennes. Le camping du soir, bonsoir, le Kjerag Lysebotn camping, jouit d’un site splendide et est bien équipé (cuisine, sanitaire). Malheureusement, comme on est en Norvège, il n’y a aucun arbre/arbuste et une promiscuité assez forte et accentuée par l’affluence d’un jour de juillet ensoleillé. Bref on se marche dessus comme des manchots en période de reproduction dans leur colonie.
Quand je vous dis que le site est splendide...Jour 5 Highway song – System of a Down 78km Lysebotn - Hjelmeland Aujourd’hui, c’est notre journée rando de masse dit trek pour ceux qui se sentent une âme d’aventurier, juste une âme, il ne faut pas trop abuser de l’aventure. Donc aujourd’hui, c’est le Kjeragbolten, concession faite à la liste des randonnées obligatoires. La Norvège fait partie de ces pays où la randonnée est l’une des activités touristiques obligatoires y compris pour des personnes qui ne marchent jamais par ailleurs. Pour la Norvège, l’activité s’effectue bien sûr en masse sur les mêmes chemins en cochant les fameuses cases de la to do list comprenant dans l’Ouest Preikestolen, Trolltunga, Kjeragbolten, Bessegen et Aurlandsdalen. Nous nous sommes contentés du rocher suspendu Kjerag, choisi car dans mon esprit, moins facilement accessible au commun du touriste (et moi je suis un touriste hors du commun, un tourista). C’est sûrement vrai mais cela n’empêche pas le monde… Je le savais, je le savais, j’étais prévenu, j’ai râlé avant, j’ai râlé pendant, je râle encore après et pourtant je n’ai pas d’oiseau dans la gorge et il n’y avait pas de genêts dans la balade (cf le râle des genêts pour comprendre la blagounette). La randonnée commence par un parking gigantesque au tarif prohibitif. Nous payons sans moufter nos 30 euros (un repas dans un resto semi gastro en France pour ceux qui n’ont pas le sens des valeurs). J’espère que personne ne s’arrête juste pour voir la vue car de vue il n’y en a point : le point de vue est occupé par un restaurant qui met un point d’honneur à boucher accessoirement la vue. Et pour accéder à sa terrasse/point de vue, il faut payer. Bon, nous, on a du pain sur la planche et quelques montées raidasses en attente. Dont acte. Trafic fluide en ce début de matinée, quelques problèmes de surchauffe moteur pour la première montée puis la vitesse de croisière est atteinte pour une arrivée prévue à 10h30. Ce n’est pas encore un bouchon au niveau du rocher mais la circulation est déjà dense à l’approche. Au retour, le trafic est extrêmement chargé et les comportements touristico-idiots se multiplient (équipement inadéquat, coupage des routes à travers champs, ralentissements dus aux selfies intempestifs. Ne pas utiliser votre téléphone en conduisant, que la sécurité routière vous dit !).

Pas un coin où amener sa traban
Sur le fond, la rando, 12 km et 700 mètres de dénivelée, est très chouette avec de belles vues sur le fjord et Lysebotn en particulier au début de la 3ème montée et tout au bout.

Le Lysefjord
Le caillou est flippant et spectaculaire tout comme la plateforme juste à côté. Une queue au bord d'un à pic de 1000 mètres se forme pour monter dessus (même pas en rêve, je fais un truc pareil).
Le mythe
La réalité
Il est loisible d’explorer les environs du Kjeragbolten pour profiter d’un peu de la tranquillité des avancées rocheuses spectaculaires et des vues majestueuses sur le fjord. Bref ça claque grave.
Le Lysefjord n'a pas bougéOn redescend à Lysebotn pour prendre un ferry réservé à l’avance. Et quand on voit le « ferry » arriver, on se dit que la réservation était une bonne idée. Rentrée en marche arrière et tassage de voitures dans un espace réduit pour notre mini-croisière sur le Lysefjord. Très bien la mini-croisière qui permet de s’apercevoir de la hauteur des falaises entourant le Kjeragbolten et d’apercevoir le Preikestolen où nous n’irons pas.

Le Kjeragbolten vu d'en bas. Les 1000 mètres de vide y sont bien
La croisière s'amuseLe camping du soir se trouve à Hjelmeland et est ingénieusement intitulé Hjelmeland camping. Celui-ci fait dans l’original puisque nous avons planté notre tente dans le parc arboré d’une sorte de manoir qui sert de dortoir. Une chouette vue, une cuisine bien équipée et assez d’espace pour ne pas se marcher dessus (en principe, avec les Norvégiens, on ne sait jamais, ils pourraient parquer votre tente ou votre van à 50 cm du voisin), voilà pour les avantages. Pour les inconvénients, les sanitaires sont peu nombreux, peu pratiques et se salissent vite (forcément).
On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore... English translation pending
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
Toadstool hoodoos English translation pending
Bonjour,
Je suis revenues des States le dimanche, le mercredi, Trump annonçait la fermeture des frontières aux Européens. J'ai eu une profonde respiration en entendant la nouvelle!!!
Je ne raconterai pas tout mon voyage... J'aime autant le chemin qui conduit aux sites que les sites eux-mêmes.
J'ai eu un vrai coup de cœur pour pleins de sites dont j'ai profité dans le south west, mais ce qui m'a surtout marqué, c'est le fait que souvent, sur les carnets, on a parfois l'impression (à tort d'ailleurs) qu'un site c'est juste une succession de choses importantes à voir dont il faut faire la liste et puis c'est tout.
Je vais donc vous faire découvrir toadstool à ma façon, j'aimerais vous faire découvrir les différentes étapes de ma découverte de ce park gratuit..
Voici tout d'abord ce qu'on découvre de la route: des montagnes chocolatées. Le parking placé devant à notre arrivée ne comporte qu'une voiture noire en fin de matinée.
Puis sur le parking, ou se trouve la voiture noire, on voit le panneau qui vous rassure sur le nom du park
Il y a aussi un panneau qui vous informe sur ce qu'est un toadstool, c'est à-dire un champignon vénéneux, mais si vous allez sur place vous le verrez. Vous aurez toutes les infos sur la formation des toadstools, et aussi sur le fait que le chemin allé simple fait 0,8 miles et aller retour fait 1,6 miles. Je n'ai pas très bien compris l'intérêt de la distance aller simple et me suis demandée s'il y avait des gens qui comptaient rester la-bas définitivement??? 🤪
Ce panneau vous informe aussi du fait qu'en été il peut y faire terriblement chaud, et qu'il vaut mieux vous munir de litres d'eau, d'un chapeau..... A notre arrivée début mars, la température extérieure est de 15°C, le soleil éclaire juste ce qu'il faut, une petite bouteille d'eau pour chacun de nous est amplement suffisante, et de chapeau que nenni!
08 miles aller simple....Mais en fait, vous marcherez beaucoup plus que ça, car une fois sur le site il y aura tellement de coins qui vous attireront que vous y passerez facilement plus de 2 heures si vous vous donnez la peine d'aller découvrir les recoins qui sont derrière le site principal. Et surtout si vous vous donnez la peine de farfouiller un peu. C'est un vrai jeu de chasse au trésor auquel nous nous sommes livrés.
Donc une fois que nous avons complété le registre inséré dans une boite métallique noire qui permet aux rangers de savoir qui chercher s'il vous prenait l'envie d'y rester définitivement, et qu'ensuite nous avons franchi la barrière en barbelés qui laisse entrer les humains qui peuvent se faufiler, mais pas les bovins et les ovins qui ne pourraient pas tordre leur abdomen pour suivre le grillage, vous découvrez de plus près les massifs chocolatés.
Puis vous découvrez que vous avez le choix de marcher dans des washs (ce sont des lits de rivière à sec)

Les massifs chocolatés sont parfois ornés de chantilly, et parfois, le sentier semble sortir du wash pour venir s'incruster entre les mamelons. C'est ce que montre le petit poteau planté sur la droite. C'est une sorte de cairn civilisé, quoi.

Le sentier peut parfois devenir un peu étroit, et si vous n'êtes pas à l'aise, il vaut mieux retourner dans le wash.
Parfois, c'est carrément acrobatique. Je me suis bien aidée de mes bâtons de marche.

Parfois ce poteau soi disant indicateur m'a laissé perplexe. Tout droit semble-t-il dire... oui mais où est le tout droit en question?
Inutile de dire que s'il a plu les jours qui précèdent votre passage, ou s'il a neigé, alors c'est une vraie pataugeoire dans laquelle vous évoluez. De simples sandales comme j'ai vu des gens en porter, ou même les chaussures de randonnée peuvent conduire à des chutes rocambolesques, ou causer des blessures sérieuses... Nous avons eu la chance en fin d'hiver d'être à une période sèche.
Et puis, il arrive que vous vous trouviez devant une ouverture comme celle là. Et à ce moment précis, plus aucun poteau, sinon ce ne serait pas marrant. Vous sauriez où aller, ce qui n'est manifestement pas le but. Alors, vous suivez votre instinct. Plutôt à droite? Plutôt à gauche? non? au centre alors?
Et bien j'n'en sais rien. J'ai pris une direction au hasard, (ça fonctionne parfois) et j'ai atterri en face de ça.

Sur ma gauche se trouvait le fameux chameau qui est sur toutes les photos de photographes professionnels, d'ailleurs sur place, il y en avait un qui ne s'intéressait qu'à ce mastodonte. C'est comme s'il était hermétique à toute la magie du reste.
D'ailleurs, il s'est plein à mon mari du mauvais balisage des pistes qui lui avait fait perdre du temps. Il n'est resté qu'autour du chameau, le prenant sous toutes ses coutures, avec différents éclairages. Bon, comme ça, c'est un truc de vrai photographe et que je n'en suis pas, vous n'aurez donc pas la super photo avec le super éclairage qui fait rêver. Au lieu de ça, je suis partie sur la droite par rapport au chameau à la recherche d'un spot de hoodoos blancs, dont j'avais découvert l'existence sur un carnet. J'ai trouvé que ce mélange de blanc et de rouge était très beau.
Vraiment très photogénique.
J'ai fait la connaissance du sphinx dont on a coupé le nez

Puis j'ai continué à me diriger vers les massifs blancs qui sont sur la droite, curieuse de tout voir.
Je me suis retrouvée devant une paroi verticale que j'ai dû escalader, pour finalement, me retrouvée au milieu d'une alcove sans issue (enfin pour moi qui ne suis nullement cascadeuse). J'ai donc redescendu ma paroi verticale, et suis retournée sur mes pas.

En revenant, je me suis retrouvée face à ce joli E.T. de Spielberg.
Puis après avoir laissé le chameau toujours sur ma gauche, je me suis retrouvée devant cette cour en rouge et blanc, avec quelques champignons qui émergeaient. Le tout entouré d'une paroi de colonnes blanches. C'est du plus bel effet.
Le chameau au loin dans son environnement en rouge et blanc, a, je trouve, beaucoup plus d'assurance, surtout sous un ciel nuageux.
Il est une star parmi les autres, et ce personnage de Star wars ne me démentira pas.

Je suis revenues des States le dimanche, le mercredi, Trump annonçait la fermeture des frontières aux Européens. J'ai eu une profonde respiration en entendant la nouvelle!!!
Je ne raconterai pas tout mon voyage... J'aime autant le chemin qui conduit aux sites que les sites eux-mêmes.
J'ai eu un vrai coup de cœur pour pleins de sites dont j'ai profité dans le south west, mais ce qui m'a surtout marqué, c'est le fait que souvent, sur les carnets, on a parfois l'impression (à tort d'ailleurs) qu'un site c'est juste une succession de choses importantes à voir dont il faut faire la liste et puis c'est tout.
Je vais donc vous faire découvrir toadstool à ma façon, j'aimerais vous faire découvrir les différentes étapes de ma découverte de ce park gratuit..
Voici tout d'abord ce qu'on découvre de la route: des montagnes chocolatées. Le parking placé devant à notre arrivée ne comporte qu'une voiture noire en fin de matinée.

Puis sur le parking, ou se trouve la voiture noire, on voit le panneau qui vous rassure sur le nom du park

Il y a aussi un panneau qui vous informe sur ce qu'est un toadstool, c'est à-dire un champignon vénéneux, mais si vous allez sur place vous le verrez. Vous aurez toutes les infos sur la formation des toadstools, et aussi sur le fait que le chemin allé simple fait 0,8 miles et aller retour fait 1,6 miles. Je n'ai pas très bien compris l'intérêt de la distance aller simple et me suis demandée s'il y avait des gens qui comptaient rester la-bas définitivement??? 🤪
Ce panneau vous informe aussi du fait qu'en été il peut y faire terriblement chaud, et qu'il vaut mieux vous munir de litres d'eau, d'un chapeau..... A notre arrivée début mars, la température extérieure est de 15°C, le soleil éclaire juste ce qu'il faut, une petite bouteille d'eau pour chacun de nous est amplement suffisante, et de chapeau que nenni!
08 miles aller simple....Mais en fait, vous marcherez beaucoup plus que ça, car une fois sur le site il y aura tellement de coins qui vous attireront que vous y passerez facilement plus de 2 heures si vous vous donnez la peine d'aller découvrir les recoins qui sont derrière le site principal. Et surtout si vous vous donnez la peine de farfouiller un peu. C'est un vrai jeu de chasse au trésor auquel nous nous sommes livrés.
Donc une fois que nous avons complété le registre inséré dans une boite métallique noire qui permet aux rangers de savoir qui chercher s'il vous prenait l'envie d'y rester définitivement, et qu'ensuite nous avons franchi la barrière en barbelés qui laisse entrer les humains qui peuvent se faufiler, mais pas les bovins et les ovins qui ne pourraient pas tordre leur abdomen pour suivre le grillage, vous découvrez de plus près les massifs chocolatés.
Puis vous découvrez que vous avez le choix de marcher dans des washs (ce sont des lits de rivière à sec)

Les massifs chocolatés sont parfois ornés de chantilly, et parfois, le sentier semble sortir du wash pour venir s'incruster entre les mamelons. C'est ce que montre le petit poteau planté sur la droite. C'est une sorte de cairn civilisé, quoi.

Le sentier peut parfois devenir un peu étroit, et si vous n'êtes pas à l'aise, il vaut mieux retourner dans le wash.

Parfois, c'est carrément acrobatique. Je me suis bien aidée de mes bâtons de marche.

Parfois ce poteau soi disant indicateur m'a laissé perplexe. Tout droit semble-t-il dire... oui mais où est le tout droit en question?

Inutile de dire que s'il a plu les jours qui précèdent votre passage, ou s'il a neigé, alors c'est une vraie pataugeoire dans laquelle vous évoluez. De simples sandales comme j'ai vu des gens en porter, ou même les chaussures de randonnée peuvent conduire à des chutes rocambolesques, ou causer des blessures sérieuses... Nous avons eu la chance en fin d'hiver d'être à une période sèche.

Et puis, il arrive que vous vous trouviez devant une ouverture comme celle là. Et à ce moment précis, plus aucun poteau, sinon ce ne serait pas marrant. Vous sauriez où aller, ce qui n'est manifestement pas le but. Alors, vous suivez votre instinct. Plutôt à droite? Plutôt à gauche? non? au centre alors?

Et bien j'n'en sais rien. J'ai pris une direction au hasard, (ça fonctionne parfois) et j'ai atterri en face de ça.

Sur ma gauche se trouvait le fameux chameau qui est sur toutes les photos de photographes professionnels, d'ailleurs sur place, il y en avait un qui ne s'intéressait qu'à ce mastodonte. C'est comme s'il était hermétique à toute la magie du reste.

D'ailleurs, il s'est plein à mon mari du mauvais balisage des pistes qui lui avait fait perdre du temps. Il n'est resté qu'autour du chameau, le prenant sous toutes ses coutures, avec différents éclairages. Bon, comme ça, c'est un truc de vrai photographe et que je n'en suis pas, vous n'aurez donc pas la super photo avec le super éclairage qui fait rêver. Au lieu de ça, je suis partie sur la droite par rapport au chameau à la recherche d'un spot de hoodoos blancs, dont j'avais découvert l'existence sur un carnet. J'ai trouvé que ce mélange de blanc et de rouge était très beau.

Vraiment très photogénique.

J'ai fait la connaissance du sphinx dont on a coupé le nez

Puis j'ai continué à me diriger vers les massifs blancs qui sont sur la droite, curieuse de tout voir.

Je me suis retrouvée devant une paroi verticale que j'ai dû escalader, pour finalement, me retrouvée au milieu d'une alcove sans issue (enfin pour moi qui ne suis nullement cascadeuse). J'ai donc redescendu ma paroi verticale, et suis retournée sur mes pas.

En revenant, je me suis retrouvée face à ce joli E.T. de Spielberg.

Puis après avoir laissé le chameau toujours sur ma gauche, je me suis retrouvée devant cette cour en rouge et blanc, avec quelques champignons qui émergeaient. Le tout entouré d'une paroi de colonnes blanches. C'est du plus bel effet.

Le chameau au loin dans son environnement en rouge et blanc, a, je trouve, beaucoup plus d'assurance, surtout sous un ciel nuageux.

Il est une star parmi les autres, et ce personnage de Star wars ne me démentira pas.

Review of a Costa Smeralda cruise from March 1 to 8, 2020
Hello,
Here’s my review of a pleasant cruise on the Costa Smeralda with a very classic itinerary on a ship that’s anything but!
I’ll share my observations and thoughts with minimal commentary to avoid "judgment," so it’ll be factual—something everyone can "adapt" to their own tastes.
A special thought goes out to those currently on board who won’t be able to disembark at the Italian ports, as well as to all those disappointed by cruises canceled up to April 3, some of whom had already faced a cancellation at the end of last year due to the ship’s delivery delay of over 2 months. I also had to deal with a postponement and had to fight with Costa, eventually getting a round-trip ticket to keep the exceptional conditions I’d managed to secure!!!
To make this easier to read, I’ll split it into two parts: text and photos. First up: What we enjoyed:
The LNG-powered engines, which are more eco-friendly. The availability of antibacterial gel in front of elevators on every deck, as well as in various spots around the ship, plus numerous handwashing stations at the entrance of all restaurants, with staff gently reminding forgetful guests. The staff’s consistently great kindness and helpfulness. No mall-like atmosphere, thanks to the smart layout and quality of the shops and bars. The quality of the meals and the speed of service. The well-organized reception area with ticketing and a comfortable waiting lounge. The outdoor decks were very pleasant, even though it wasn’t very warm. Smooth embarkation (including in Marseille) and disembarkation. Numerous bars and spots with or without music, both indoors and outdoors. The many automatic door systems that open just by waving your hand. Our extended cabin (I’d chosen it), which made up for the narrower width. There are indeed fewer shelves and drawers, but the closet is large. By bringing (as always) plenty of dry-cleaning-style hangers and storing life jackets under the beds, we had more than enough space for two. Finally, a sliding door to access the balcony! An electrical outlet under the bedside table and USB ports on the desk. The bathroom layout with a nice shower and plenty of shelves. The spa staff’s quick response in removing someone who thought they "owned" a lounge bed. The pleasant presentation of the daily newsletter, which didn’t look like an obituary notice like those on the Mediterranea in January. The ship’s decor—though that’s subjective, so take it with a grain of salt.
Have a great day!
https://photos.app.goo.gl/Vvuv1WSKGQ69Ac9i9
A special thought goes out to those currently on board who won’t be able to disembark at the Italian ports, as well as to all those disappointed by cruises canceled up to April 3, some of whom had already faced a cancellation at the end of last year due to the ship’s delivery delay of over 2 months. I also had to deal with a postponement and had to fight with Costa, eventually getting a round-trip ticket to keep the exceptional conditions I’d managed to secure!!!
To make this easier to read, I’ll split it into two parts: text and photos. First up: What we enjoyed:
The LNG-powered engines, which are more eco-friendly. The availability of antibacterial gel in front of elevators on every deck, as well as in various spots around the ship, plus numerous handwashing stations at the entrance of all restaurants, with staff gently reminding forgetful guests. The staff’s consistently great kindness and helpfulness. No mall-like atmosphere, thanks to the smart layout and quality of the shops and bars. The quality of the meals and the speed of service. The well-organized reception area with ticketing and a comfortable waiting lounge. The outdoor decks were very pleasant, even though it wasn’t very warm. Smooth embarkation (including in Marseille) and disembarkation. Numerous bars and spots with or without music, both indoors and outdoors. The many automatic door systems that open just by waving your hand. Our extended cabin (I’d chosen it), which made up for the narrower width. There are indeed fewer shelves and drawers, but the closet is large. By bringing (as always) plenty of dry-cleaning-style hangers and storing life jackets under the beds, we had more than enough space for two. Finally, a sliding door to access the balcony! An electrical outlet under the bedside table and USB ports on the desk. The bathroom layout with a nice shower and plenty of shelves. The spa staff’s quick response in removing someone who thought they "owned" a lounge bed. The pleasant presentation of the daily newsletter, which didn’t look like an obituary notice like those on the Mediterranea in January. The ship’s decor—though that’s subjective, so take it with a grain of salt.
Have a great day!
https://photos.app.goo.gl/Vvuv1WSKGQ69Ac9i9
Visas pour l'Inde suspendus pour les ressortissants de France, Espagne et Allemagne English translation pending
Tout est dans le titre...Je suis 🏴☠️ !
la mauvaise nouvelle ici
Self-drive in southwestern Uganda, February 2020
Since I used this forum a lot to prepare our trip, here’s a little feedback from our 15-day self-drive adventure in southwestern Uganda.
For those who have questions, don’t hesitate! I’ll do my best to answer them 😉
We’d already traveled quite a bit in South Africa and once in Namibia, always self-driving. When the idea of visiting Uganda came up, we debated—especially me 😛—whether to go solo or with a guide. My husband quickly convinced me to do it self-drive, so I started planning and organizing the trip accordingly. We began preparations and bookings in June 2019 for a trip scheduled during the first two weeks of February 2020. We deliberately chose to explore just a small part of Uganda and take our time. We traveled as a group of four, with our oldest son and his partner.
Here’s our itinerary: - February 1: Departure from Brussels, arrival and overnight in Entebbe - February 2: Drive to Lake Mburo and overnight there - February 3: Drive to Lake Bunyonyi and overnight there - February 4: Boat ride on the lake, then departure for Kisoro. Overnight there - February 5: Trek in Mount Mgahinga National Park for the youngsters. Overnight in Kisoro - February 6: Drive to Bwindi Impenetrable Forest. Overnight in Rushaga - February 7: Gorilla tracking in Rushaga. Overnight in Rushaga - February 8: Drive to Queen Elizabeth National Park – Southern sector – Overnight on the park’s edge - February 9: Morning in the southern sector of the park, then crossing to the northern part – Short safari in the late afternoon – Overnight by the Kazinga Channel - February 10: Safari and boat cruise – Second night on site - February 11: Drive to Kibale Forest – Overnight there - February 12: Chimpanzee tracking in the morning – Bigodi swamps in the afternoon – Second night there - February 13: Scenic drive to see the crater lakes + walk at Lake Nkuruba Nature Reserve – Third night there - February 14: Return to Entebbe - February 15: Morning boat ride in the Mabamba swamps – Afternoon by Lake Victoria and midnight flight to Brussels. That’s the broad outline of our trip.
We fell in love with this country: the people, the kids shouting "muzungu," the colors, the landscapes, the wildlife... But we were also saddened by the poverty in some villages and the child labor, especially in "quarries."
I’ll try to post a day-by-day account if it interests anyone.

We’d already traveled quite a bit in South Africa and once in Namibia, always self-driving. When the idea of visiting Uganda came up, we debated—especially me 😛—whether to go solo or with a guide. My husband quickly convinced me to do it self-drive, so I started planning and organizing the trip accordingly. We began preparations and bookings in June 2019 for a trip scheduled during the first two weeks of February 2020. We deliberately chose to explore just a small part of Uganda and take our time. We traveled as a group of four, with our oldest son and his partner.
Here’s our itinerary: - February 1: Departure from Brussels, arrival and overnight in Entebbe - February 2: Drive to Lake Mburo and overnight there - February 3: Drive to Lake Bunyonyi and overnight there - February 4: Boat ride on the lake, then departure for Kisoro. Overnight there - February 5: Trek in Mount Mgahinga National Park for the youngsters. Overnight in Kisoro - February 6: Drive to Bwindi Impenetrable Forest. Overnight in Rushaga - February 7: Gorilla tracking in Rushaga. Overnight in Rushaga - February 8: Drive to Queen Elizabeth National Park – Southern sector – Overnight on the park’s edge - February 9: Morning in the southern sector of the park, then crossing to the northern part – Short safari in the late afternoon – Overnight by the Kazinga Channel - February 10: Safari and boat cruise – Second night on site - February 11: Drive to Kibale Forest – Overnight there - February 12: Chimpanzee tracking in the morning – Bigodi swamps in the afternoon – Second night there - February 13: Scenic drive to see the crater lakes + walk at Lake Nkuruba Nature Reserve – Third night there - February 14: Return to Entebbe - February 15: Morning boat ride in the Mabamba swamps – Afternoon by Lake Victoria and midnight flight to Brussels. That’s the broad outline of our trip.
We fell in love with this country: the people, the kids shouting "muzungu," the colors, the landscapes, the wildlife... But we were also saddened by the poverty in some villages and the child labor, especially in "quarries."
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Généralités sur le nord de la Thaïlande à vélo English translation pending
Bonjour,
Je profite d'une pause (et d'un ordinateur) à Chiang Mai en attendant mon vol de retour pour vous livrer quelques réflexions sur le voyage à vélo de près de 2 mois que je viens d'effectuer exclusivement dans la nord de la Thailande.
2600 kms effectués sans jamais utiliser d'autre moyen de transport que le vélo sauf pour me rendre à l'aéroport. Cela peut paraitre peu mais, vu les dénivelés, pour moi, ça fait déjà pas mal.
Le sujet ayant déjà été abondamment traité, je vais en rester à des généralités qui pourront peut-être servir à d'autres pour préparer un périple en vélo dans cette région.
L'entrée en Thailande Je suis arrivé à Chiang Mai en avion en provenance de Paris par Thai Airways (vol Paris - Bangkok puis Bangkok - Chiang Mai). Le forfait bagage était de 30 kgs, incluant les équipements sportifs comme le vélo. Donc pas de supplément pour le vélo. Le prix du billet AR était de 630 €.
Le parcours J'ai bien sur effectué la fameuse boucle de Mae Hong Son (Mae Hong Son loop en anglais). Tout a déjà été dit sur le sujet. Je renvoie à l'excellent compte rendu détaillé, comportant les dénivelés, d'un jeune cycliste australien : https://www.cyclingabout.com/guide-cycling-the-mae-hong-son-loop/ Cela étant dit, je n'ai pas de parcours précis à proposer. Tout est faisable. Pour préparer mes étapes (le plus souvent au jour le jour) et m'orienter, J'ai utilisé sur mon smartphone Maps Me et Osmand. L'avantage d'Osmand est qu'il affiche le détail des dénivelés du trajet choisi. On sait donc à quoi s'attendre quasiment au mètre près. Il faut bien évidemment se méfier des parcours "vélo" calculés par ces logiciels. Pour m'amuser, j'ai suivi 2 fois les parcours proposés. Une 1ere fois, je me suis retrouvé sur un sentier en pleine jungle qui ne débouchait nulle part. Ce qui m'a fait faire un détour de 40 kilomètres. Une autre fois, Maps Me et Osmand m'ont envoyé faire une trentaine de kilomètres sur une 4 voies...
Les dénivelés On rencontre régulièrement des pentes à 20%, voire plus. Pour donner un ordre de grandeur, le col du Lautaret depuis Le Clapier, c'est 8% maximum. Le col du Galibier depuis Saint Michel de Maurienne, c'est 10,5% maximum. Vu le poids de mon équipage (plus ou moins 35 kgs pour le vélo et les bagages), j'ai régulièrement posé le pied à terre pour pousser la machine parce que soit je m'épuisais à pédaler pour aller à peine plus vite qu'en marchant, soit je zigzaguais dangereusement, soit je n'y arrivais tout simplement pas.
Les routes La Thailande dispose d'un réseau de routes secondaires de plus en plus important. A quelques exceptions près, je n'ai emprunté que des routes goudronnées. Le revêtement de la majorité des routes que j'ai empruntées était en excellent état.
La circulation et les dangers de la route C'est variable. Dans les zones escarpées, l'essentiel de mon voyage, les automobilistes étaient en général précautionneux avec les cyclistes. Je n'y ai été que très rarement frôlé. En revanche, en plaine ou dans les villes, c'est la loi habituelle de la jungle thaïlandaise. Il faut toujours considérer qu'en vélo, on n'a jamais la priorité. J'ai tout de même l'impression qu'au fil des années, le nombre de cyclistes sportifs thaïlandais augmentant, les automobilistes commencent à prendre l'habitude de partager la route. Mais ce n'est qu'une impression. En attendant, il faut éviter les embrouilles. Tout doit se régler par un sourire. Les thaïlandais sont susceptibles et gros consommateurs d'amphétamines. Et donc, vu le nombre d'armes en circulation, on ne sait jamais ...
La météo J'ai pédalé de janvier à début mars. Les temépratures se situaient entre 10 et 17 °C le matin pour monter à 30 °C et plus à partir de 11h/midi. D'où l'intérêt de partir au levé du jour, soit vers 7 h. Depuis fin février, d'une vingtaine de dégrès le matin, on passe à plus de 35°C l'après midi. Ce qui devient pénible. Ayant déjà pédalé en Thaïlande, je pense qu'il est préférable d'y voyager en vélo jusqu'à mi février au plus tard.
Le ravitaillement On trouve plus ou moins régulièrement des échoppes où acheter de l'eau et de la nourriture. Par précaution, je suis toujours parti avec 2 ou 3 litres d'eau. Les bouteilles d'eau purifiée de 1,5 litre coûtent une quinzaine de bahts, soit 30 cts d'euros. En Thaïlande, l'eau et les glaçons servis dans les restaurants, même les gargotes, sont potables. En revanche, l'eau du robinet est à prohiber.
L'hébergement J'ai toujours trouvé des logements en dur grace à Maps Me et Google Map (il y a la wifi partout). Je n'ai jamais réservé. Pour les amateurs, il est possible de camper dans les parcs nationaux. Quelques rares hébergeurs privés proposent également cette faculté. Quant au bivouac, qui ne fait pas parti des us et coutumes locales, je signale juste qu'il est impossible sur certaines portions en raison de la pente et la densité de la végétation qui la recouvre.
Le budget L'hébergement a absorbé l'essentiel de mon budget. Pour une chambre double avec salle de bain, j'ai dépensé en moyenne entre 400 et 600 bahts par nuit, soit entre 11 et 18 €. Je n'ai que très rarement eu de remise parce que je voyageais seul. Donc, en voyageant à deux, on dépense la même chose. Pour les repas, un plat au restaurant coute en moyenne entre 1 et 3 €. Dans les villes comme Chiang Mai, c'est plus cher.
Les magasins de vélo Il y en a un peu partout. De quoi se dépanner. J'ai juste eu besoin d'acheter une chambre à air (130 bahts, soit 3/4 €). Pour avoir une idée du niveau de développement de la Thailande, je précise que beaucoup de magasins vendent des vélos de route identiques à ceux qu'on trouve en Europe (cadre carbone, dérailleur shimano 105 et autres).
Conclusion Le voyage à vélo dans le nord de la Thailande est très physique. En raison des dénivelés, voyager léger est l'idéal. Soit en laissant le plus de bagages possible à un endroit et en rayonnant autour. Ce que je n'ai hélas jamais fait. Soit carrément en mode bikepacking.
Je profite d'une pause (et d'un ordinateur) à Chiang Mai en attendant mon vol de retour pour vous livrer quelques réflexions sur le voyage à vélo de près de 2 mois que je viens d'effectuer exclusivement dans la nord de la Thailande.
2600 kms effectués sans jamais utiliser d'autre moyen de transport que le vélo sauf pour me rendre à l'aéroport. Cela peut paraitre peu mais, vu les dénivelés, pour moi, ça fait déjà pas mal.
Le sujet ayant déjà été abondamment traité, je vais en rester à des généralités qui pourront peut-être servir à d'autres pour préparer un périple en vélo dans cette région.
L'entrée en Thailande Je suis arrivé à Chiang Mai en avion en provenance de Paris par Thai Airways (vol Paris - Bangkok puis Bangkok - Chiang Mai). Le forfait bagage était de 30 kgs, incluant les équipements sportifs comme le vélo. Donc pas de supplément pour le vélo. Le prix du billet AR était de 630 €.
Le parcours J'ai bien sur effectué la fameuse boucle de Mae Hong Son (Mae Hong Son loop en anglais). Tout a déjà été dit sur le sujet. Je renvoie à l'excellent compte rendu détaillé, comportant les dénivelés, d'un jeune cycliste australien : https://www.cyclingabout.com/guide-cycling-the-mae-hong-son-loop/ Cela étant dit, je n'ai pas de parcours précis à proposer. Tout est faisable. Pour préparer mes étapes (le plus souvent au jour le jour) et m'orienter, J'ai utilisé sur mon smartphone Maps Me et Osmand. L'avantage d'Osmand est qu'il affiche le détail des dénivelés du trajet choisi. On sait donc à quoi s'attendre quasiment au mètre près. Il faut bien évidemment se méfier des parcours "vélo" calculés par ces logiciels. Pour m'amuser, j'ai suivi 2 fois les parcours proposés. Une 1ere fois, je me suis retrouvé sur un sentier en pleine jungle qui ne débouchait nulle part. Ce qui m'a fait faire un détour de 40 kilomètres. Une autre fois, Maps Me et Osmand m'ont envoyé faire une trentaine de kilomètres sur une 4 voies...
Les dénivelés On rencontre régulièrement des pentes à 20%, voire plus. Pour donner un ordre de grandeur, le col du Lautaret depuis Le Clapier, c'est 8% maximum. Le col du Galibier depuis Saint Michel de Maurienne, c'est 10,5% maximum. Vu le poids de mon équipage (plus ou moins 35 kgs pour le vélo et les bagages), j'ai régulièrement posé le pied à terre pour pousser la machine parce que soit je m'épuisais à pédaler pour aller à peine plus vite qu'en marchant, soit je zigzaguais dangereusement, soit je n'y arrivais tout simplement pas.
Les routes La Thailande dispose d'un réseau de routes secondaires de plus en plus important. A quelques exceptions près, je n'ai emprunté que des routes goudronnées. Le revêtement de la majorité des routes que j'ai empruntées était en excellent état.
La circulation et les dangers de la route C'est variable. Dans les zones escarpées, l'essentiel de mon voyage, les automobilistes étaient en général précautionneux avec les cyclistes. Je n'y ai été que très rarement frôlé. En revanche, en plaine ou dans les villes, c'est la loi habituelle de la jungle thaïlandaise. Il faut toujours considérer qu'en vélo, on n'a jamais la priorité. J'ai tout de même l'impression qu'au fil des années, le nombre de cyclistes sportifs thaïlandais augmentant, les automobilistes commencent à prendre l'habitude de partager la route. Mais ce n'est qu'une impression. En attendant, il faut éviter les embrouilles. Tout doit se régler par un sourire. Les thaïlandais sont susceptibles et gros consommateurs d'amphétamines. Et donc, vu le nombre d'armes en circulation, on ne sait jamais ...
La météo J'ai pédalé de janvier à début mars. Les temépratures se situaient entre 10 et 17 °C le matin pour monter à 30 °C et plus à partir de 11h/midi. D'où l'intérêt de partir au levé du jour, soit vers 7 h. Depuis fin février, d'une vingtaine de dégrès le matin, on passe à plus de 35°C l'après midi. Ce qui devient pénible. Ayant déjà pédalé en Thaïlande, je pense qu'il est préférable d'y voyager en vélo jusqu'à mi février au plus tard.
Le ravitaillement On trouve plus ou moins régulièrement des échoppes où acheter de l'eau et de la nourriture. Par précaution, je suis toujours parti avec 2 ou 3 litres d'eau. Les bouteilles d'eau purifiée de 1,5 litre coûtent une quinzaine de bahts, soit 30 cts d'euros. En Thaïlande, l'eau et les glaçons servis dans les restaurants, même les gargotes, sont potables. En revanche, l'eau du robinet est à prohiber.
L'hébergement J'ai toujours trouvé des logements en dur grace à Maps Me et Google Map (il y a la wifi partout). Je n'ai jamais réservé. Pour les amateurs, il est possible de camper dans les parcs nationaux. Quelques rares hébergeurs privés proposent également cette faculté. Quant au bivouac, qui ne fait pas parti des us et coutumes locales, je signale juste qu'il est impossible sur certaines portions en raison de la pente et la densité de la végétation qui la recouvre.
Le budget L'hébergement a absorbé l'essentiel de mon budget. Pour une chambre double avec salle de bain, j'ai dépensé en moyenne entre 400 et 600 bahts par nuit, soit entre 11 et 18 €. Je n'ai que très rarement eu de remise parce que je voyageais seul. Donc, en voyageant à deux, on dépense la même chose. Pour les repas, un plat au restaurant coute en moyenne entre 1 et 3 €. Dans les villes comme Chiang Mai, c'est plus cher.
Les magasins de vélo Il y en a un peu partout. De quoi se dépanner. J'ai juste eu besoin d'acheter une chambre à air (130 bahts, soit 3/4 €). Pour avoir une idée du niveau de développement de la Thailande, je précise que beaucoup de magasins vendent des vélos de route identiques à ceux qu'on trouve en Europe (cadre carbone, dérailleur shimano 105 et autres).
Conclusion Le voyage à vélo dans le nord de la Thailande est très physique. En raison des dénivelés, voyager léger est l'idéal. Soit en laissant le plus de bagages possible à un endroit et en rayonnant autour. Ce que je n'ai hélas jamais fait. Soit carrément en mode bikepacking.
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Trop courte escapade en Birmanie English translation pending
Bonjour à tous,
Une disponibilité de 15 jours et un bon tarif sur Qatar, il n’en fallait pas plus pour nous décider à faire une petite escapade en Birmanie. Décision prise dans un temps très court (mi octobre pour un départ le 27/10). L’idée trottait dans nos têtes suite à la lecture de carnets sur ce forum, en particulier celui de Fabhyène : « La Birmanie comme nous l’avions rêvée ». J’ai pris contact avec l’agence qui avait organisé son voyage à savoir Adorable Manmyar, ainsi qu’avec une autre proposée par Evanéos. La aussi notre choix à été rapide, la seconde agence étant rapidement écartée en raison du prix et du manque de choix dans les hébergements proposés. Je me propose de vous faire un petit résumé, sans prétention littéraire ni photographique (clichés en provenance d’une tablette), de notre voyage. Je me contenterai d’être factuel et de donner quelques indications sur les visites, hôtels, restaurants, prix.
Les préparatifs et le circuit : Après obtention des visas nous (couple de 68 et 65 ans) avons retenu les vols internationaux (27 octobre au 10 novembre) auprès de Qatar (560 € par pax) avec une courte escale à Doha. Au final bonne compagnie, choix des sièges et menus à l’avance, avions neufs (A380, A319, A350), très bon service à bord.
Nos échanges avec l’agence ont permis d’affiner notre itinéraire très classique au demeurant mais satisfaisant pour un premier contact avec ce pays. Il comportait les étapes suivantes :
Jour 1 : Arrivée à Yangon le 28 octobre à 5h30 Jour 2 : vol Yangon - Heho pour rejoindre le lac Inlé Jour 3 : Lac Inlé Jour 4 : Envol pour Mandalay Jour 5 : Mandalay Jour 6 : Croisière de 10 h sur l’Irrawaddy pour rejoindre Bagan Jour 7 à jour 9 : Bagan et ses environs Jour 10 : vol pour Ngapali en passant par Heho Jour 11 et 12 : séjour balnéaire à Ngapali Jour 13 : retour par avion sur Yangon Jour 14 : vol retour vers Paris.
Pour l’hébergement l’agence proposait 6 niveaux d’hébergements avec un choix entre 2 hôtels dans chaque catégorie. Nous avons retenu la moins onéreuse et nous n’avons eu que des hôtels satisfaisants voir excellents pour certains : - Shwe Yee à Yangon (B) - La maison Birmane à Inlé (TB++) - Victoria Palace à Mandalay (B) - Villa Bagan à Bagan (TB) - Yoma Sherry lodge à Ngapali (TB+++). Il faut noter que dans tous ces hôtels nous avons bénéficié d’une literie de qualité.
Jour 1 Matinée Yangon
A la descente de l’avion une guide et un chauffeur nous attendent. Après avoir changé un peu d’argent, nous roulons en direction du centre ville. Malgré l’heure matinale (6 h) la chaleur est déjà présente. Un premier étonnement : la conduite à droite avec le volant à droite. La guide nous explique que la junte avait décidé de rompre avec les us de la domination anglaise en changeant le nom du pays (Manmyar à la place de Birmanie) et le sens de circulation. Mais les véhicules ayant le volant à droite étant moins chers que ceux possédant un volant à gauche les habitants ont en majorité retenu cette option. Cependant on commence à voir quelques volants à gauche. Etant donné que la chambre d’hôtel n’est pas disponible avant 14 h nous décidons de faire tout de suite les visites prévues dans cette journée en commençant par Shwedagon. Le gros avantage c’est qu’à cette heure il n’y a pas foule. De plus, pour notre plus grand plaisir, le soleil éclaire de mille feux les ors du temple et c’est tout simplement époustouflant. La légende raconte que la pagode a été érigée pour enfermer 8 cheveux de Bouddha donné par ce dernier aux premières personnes qui l’on nourrit au sortir de son temps de jeun et de méditation. Ainsi elle aurait 2500 ans. Mais rien n’est moins sur ! Les archéologues la datent du VI ième siècle de notre ère. Sur l’esplanade de marbre blanc, le stupa central s’élève à 98 m et est couvert de 20000 plaques d’or. Au total on estime qu’elle serait recouverte de 40 tonnes d’or. Le stupa est visible de tous points de la ville. Son sommet est surmonté d’une ombrelle entourée de 1400 clochettes en or et argent et d’une girouette sertie de milliers de pierres précieuses, d’un globe en or et d’un diamant de 76 carats. On peut voir les détails de ces pièces sur des photographies dans un musée adjacent. L’or et les pierres sont des dons des fidèles. Tout autour on trouve une soixantaine de stupas et sanctuaires offerts par les familles riches pour obtenir des « mérites »…. Toujours dans le même but, les moins fortunés offrent de leur temps pour nettoyer les statues, le parvis. C’est ainsi que l’on peut voir des bataillons de bénévoles balayant l’esplanade ou nettoyer les statues. Huit oratoires symbolisant les jours de la semaine (le mercredi étant divisé en deux) sont disséminés sur le parvis. Chacun a un animal et une planète dédiés. Ils permettent aux croyants de venir se recueillir devant celle correspondant au jour de leur naissance et d’y verser de l’eau pour se purifier. Autre élément remarquable la cloche de Singu (16 t). Elle fût volée par les Anglais qui voulurent l’emporter mais elle tomba dans la rivière et ils ne purent la remonter. Les Birmans obtinrent le droit de la conserver s’ils parvenaient à la récupérer. C’est ce qu’ils firent. Nous nous étonnons de voir des gens prier alors que d’autres mangent, papotent ou se font photographier. En fait contrairement à nos églises les pagodes sont tout à la fois des lieux de culte et des lieux de vie où les locaux viennent pour prier mais également pour passer un moment en famille ou en couple. Les fidèles peuvent y manger, discuter, se prendre en photo. Le mélange entre vie quotidienne et vie spirituelle confère à la Shwedagon pagode une atmosphère particulière. Bien qu’il nous reste mille choses à découvrir nous quittons ce lieu spectaculaire et impressionnant.
















Une disponibilité de 15 jours et un bon tarif sur Qatar, il n’en fallait pas plus pour nous décider à faire une petite escapade en Birmanie. Décision prise dans un temps très court (mi octobre pour un départ le 27/10). L’idée trottait dans nos têtes suite à la lecture de carnets sur ce forum, en particulier celui de Fabhyène : « La Birmanie comme nous l’avions rêvée ». J’ai pris contact avec l’agence qui avait organisé son voyage à savoir Adorable Manmyar, ainsi qu’avec une autre proposée par Evanéos. La aussi notre choix à été rapide, la seconde agence étant rapidement écartée en raison du prix et du manque de choix dans les hébergements proposés. Je me propose de vous faire un petit résumé, sans prétention littéraire ni photographique (clichés en provenance d’une tablette), de notre voyage. Je me contenterai d’être factuel et de donner quelques indications sur les visites, hôtels, restaurants, prix.
Les préparatifs et le circuit : Après obtention des visas nous (couple de 68 et 65 ans) avons retenu les vols internationaux (27 octobre au 10 novembre) auprès de Qatar (560 € par pax) avec une courte escale à Doha. Au final bonne compagnie, choix des sièges et menus à l’avance, avions neufs (A380, A319, A350), très bon service à bord.
Nos échanges avec l’agence ont permis d’affiner notre itinéraire très classique au demeurant mais satisfaisant pour un premier contact avec ce pays. Il comportait les étapes suivantes :
Jour 1 : Arrivée à Yangon le 28 octobre à 5h30 Jour 2 : vol Yangon - Heho pour rejoindre le lac Inlé Jour 3 : Lac Inlé Jour 4 : Envol pour Mandalay Jour 5 : Mandalay Jour 6 : Croisière de 10 h sur l’Irrawaddy pour rejoindre Bagan Jour 7 à jour 9 : Bagan et ses environs Jour 10 : vol pour Ngapali en passant par Heho Jour 11 et 12 : séjour balnéaire à Ngapali Jour 13 : retour par avion sur Yangon Jour 14 : vol retour vers Paris.
Pour l’hébergement l’agence proposait 6 niveaux d’hébergements avec un choix entre 2 hôtels dans chaque catégorie. Nous avons retenu la moins onéreuse et nous n’avons eu que des hôtels satisfaisants voir excellents pour certains : - Shwe Yee à Yangon (B) - La maison Birmane à Inlé (TB++) - Victoria Palace à Mandalay (B) - Villa Bagan à Bagan (TB) - Yoma Sherry lodge à Ngapali (TB+++). Il faut noter que dans tous ces hôtels nous avons bénéficié d’une literie de qualité.
Jour 1 Matinée Yangon
A la descente de l’avion une guide et un chauffeur nous attendent. Après avoir changé un peu d’argent, nous roulons en direction du centre ville. Malgré l’heure matinale (6 h) la chaleur est déjà présente. Un premier étonnement : la conduite à droite avec le volant à droite. La guide nous explique que la junte avait décidé de rompre avec les us de la domination anglaise en changeant le nom du pays (Manmyar à la place de Birmanie) et le sens de circulation. Mais les véhicules ayant le volant à droite étant moins chers que ceux possédant un volant à gauche les habitants ont en majorité retenu cette option. Cependant on commence à voir quelques volants à gauche. Etant donné que la chambre d’hôtel n’est pas disponible avant 14 h nous décidons de faire tout de suite les visites prévues dans cette journée en commençant par Shwedagon. Le gros avantage c’est qu’à cette heure il n’y a pas foule. De plus, pour notre plus grand plaisir, le soleil éclaire de mille feux les ors du temple et c’est tout simplement époustouflant. La légende raconte que la pagode a été érigée pour enfermer 8 cheveux de Bouddha donné par ce dernier aux premières personnes qui l’on nourrit au sortir de son temps de jeun et de méditation. Ainsi elle aurait 2500 ans. Mais rien n’est moins sur ! Les archéologues la datent du VI ième siècle de notre ère. Sur l’esplanade de marbre blanc, le stupa central s’élève à 98 m et est couvert de 20000 plaques d’or. Au total on estime qu’elle serait recouverte de 40 tonnes d’or. Le stupa est visible de tous points de la ville. Son sommet est surmonté d’une ombrelle entourée de 1400 clochettes en or et argent et d’une girouette sertie de milliers de pierres précieuses, d’un globe en or et d’un diamant de 76 carats. On peut voir les détails de ces pièces sur des photographies dans un musée adjacent. L’or et les pierres sont des dons des fidèles. Tout autour on trouve une soixantaine de stupas et sanctuaires offerts par les familles riches pour obtenir des « mérites »…. Toujours dans le même but, les moins fortunés offrent de leur temps pour nettoyer les statues, le parvis. C’est ainsi que l’on peut voir des bataillons de bénévoles balayant l’esplanade ou nettoyer les statues. Huit oratoires symbolisant les jours de la semaine (le mercredi étant divisé en deux) sont disséminés sur le parvis. Chacun a un animal et une planète dédiés. Ils permettent aux croyants de venir se recueillir devant celle correspondant au jour de leur naissance et d’y verser de l’eau pour se purifier. Autre élément remarquable la cloche de Singu (16 t). Elle fût volée par les Anglais qui voulurent l’emporter mais elle tomba dans la rivière et ils ne purent la remonter. Les Birmans obtinrent le droit de la conserver s’ils parvenaient à la récupérer. C’est ce qu’ils firent. Nous nous étonnons de voir des gens prier alors que d’autres mangent, papotent ou se font photographier. En fait contrairement à nos églises les pagodes sont tout à la fois des lieux de culte et des lieux de vie où les locaux viennent pour prier mais également pour passer un moment en famille ou en couple. Les fidèles peuvent y manger, discuter, se prendre en photo. Le mélange entre vie quotidienne et vie spirituelle confère à la Shwedagon pagode une atmosphère particulière. Bien qu’il nous reste mille choses à découvrir nous quittons ce lieu spectaculaire et impressionnant.
















Discussion autour du concours du mois de mars 2020: Seul(e) au monde ou la solitude English translation pending
Bonjour 😉
C'est ici - et uniquement ici - qu'on discute à propos de la thématique du mois : Seul(e) au monde - concours photo du mois de Mars 2020
C'est ici - et uniquement ici - qu'on discute à propos de la thématique du mois : Seul(e) au monde - concours photo du mois de Mars 2020
Voyage solo-rando de 4 semaines dans l'Ouest des États-Unis English translation pending
En guise de préambule
Voici un nouveau carnet - un énième, me diriez-vous mais c'est mon premier, soyez indulgent svp. 🙂 - qui décrit mon voyage à l’Ouest des Etats-Unis en solo en été 2018 et qui ne sera probablement pas un carnet comme les autres car je l’écris tout d’abord et principalement pour mes enfants qui n’ont pas pu y participer. Je me suis dit que leur parler de tout ça serait trop long et à un moment donné ils en auront assez tandis qu’un carnet peut se lire quand on veut. J’aurais pu l’écrire et leur donner en direct sans passer par le site mais je pense que les enfants d’aujourd’hui liront avec davantage d’intérêt quelque chose publié sur un site que sous fichier Word comme ils lisent plus volontiers les blogs que des romans, pourtant mille fois plus intéressants. Ce carnet aura donc beaucoup de sentiments personnels, du ressenti qui n’intéressera peut-être pas les gens qui cherchent avant tout de l’info pratique. Je vais tout de même tacher d’y mettre quelque renseignements de ce genre dans la mesure qu’il me paraîtrait important d’expliquer certaines choses ou les choix que j’ai fait ou pas. Évidemment toutes mes réflexions et analyses sont des avis personnels et ne seront sans doute pas entièrement partagés par tout le monde.😉 Et juste la dernière chose avant d'entrer dans le vif du sujet: le voyage était fait il y a un an et demi, certaines choses se sont effacés du disque dur (ou mou, c'est à voir) de mon cerveau mais je vais essayer de retracer l'essentiel en espérant que cela servira à quelqu'un sur ce forum et à mes enfants de mieux connaitre leur père.
La genèse
Après avoir fait un premier voyage à l’Ouest des US en famille qui comportait tous les lieux classiques visités habituellement et qui était une grande réussite au niveau de la diversité des lieux vus 😇 mais un peu moins au niveau des intensités des balades 🙁 j’ai voulu approfondir l’expérience et sortir des sentiers battus. Il m’a vite apparu que pour des diverses raisons il ne serait pas possible de le faire en famille. 🙁 Ma femme que je remercie infiniment m’a permis de partir tout seul pendant un mois prenant sur elle les enfants. Sans son soutien ce voyage n’aurait pas été possible.
Les préparatifs
Un voyage solo hors les sentiers battus – relativement bien sûr - demande plus de préparatifs qu’un voyage classique ou plutôt il demande de le préparer différemment. J’ai passé donc beaucoup de temps pendant plusieurs mois avant le départ à établir mon circuit, chercher les informations, créer des itinéraires. J’expliquerai plus tard mon avis sur ce travail fastidieux. Comme à toute la personne qui cherche à faire un voyage à l’Ouest des US une question s’est posée à moi si je dois faire une boucle ou arriver dans un endroit et repartir d’un autre. Les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients – laisser la voiture dans une autre agence que celle où elle a été prise va augmenter la facture de 200-400$ (sauf en Californie), l’arrivée et le départ des différents aéroports peut aussi coûter plus cher bien que j’ai entendu des avis contraires. Mais cela vous permet de ne pas revenir sur vos pas en passant par les endroits qui ne seront pas spécialement intéressants au retour, vous économiserez donc du temps. En faisant une boucle on roule presque toujours un peu trop juste parce qu’il faut revenir.
Le problème éternel est également qu’il faut s’y prendre assez tôt à l’avance pour bénéficier des billets et de la location voiture pas trop chers et généralement sauf être super bien organisé et avoir commencé les préparatifs très en amont (ce qui n’était pas mon cas), au moment d’achat de billets le circuit n’est pas entièrement établi. Généralement on ne conseille pas prendre les billets avant de faire le planning (voir les commandements de Pong 😉, bien faits). Je ne suis pas de cette avis : il est parfaitement possible d’avoir une trame de circuit plus ou moins bien faite et de prendre les billets, ensuite il suffit juste d’avoir beaucoup d’options à sa disposition et de ne pas essayer de mettre tout ce qu’on a envie de voir car cela ne marchera pas. Et c’est ça, le plus difficile ! :-) 🙂
Bref comme vous avez compris, mon circuit était loin d’être fini au moment de recherche et d’achat de billet. J’avais plus ou moins une bonne idée des régions ou des lieux que je voulais visiter mais je n’avais pas de planning exact.
Le départ était prévu pour le mois d’août, j’ai pris mes billets en mars. Les recherches étaient fastidieuses : il me fallait me décider sur le lieu d’arrivée et du départ et sur la location de voiture. Finalement tous facteurs pesés mon choix s’est porté sur la boucle à partir de Denver (la première fois on a fait la boucle à partir de Las Vegas). J’ai longuement hésité sur les vols mais en mars les prix des meilleurs vols avec les horaires potables étaient déjà prohibitifs, je me suis donc décidé à faire des vols avec des longues escales pour passer la nuit à Montréal en aller et à Vancouver au retour. Je donnerai mon avis là dessus plus tard.
Etant donné que j’envisageais de faire beaucoup de pistes j’ai choisi une SUV en espérant avoir un vrai 4x4 au moment de location sur place. Comme j’ai pensé dormir parfois dans la voiture je n’ai pas pris le plus petit modèle. Par ailleurs je me suis fixé comme objectif faire –ou essayer de faire – un voyage vraiment près de la nature, dormir le maximum dans les campings, il me fallait donc avoir un peu de place dans la voiture pour mettre tout le matériel.
Une fois les billets pris j’ai commençais vraiment à construire mon circuit ayant déjà une idée bien précise d’endroits que je voulais absolument visiter. Comme dit plus haut je me suis fixé l’objectif de ne pas dormir dans les hôtels/motels mais de m’arrêter dans les campings. Or en commençant construire mon circuit et en regardant les campings dans les endroits où je voulais dormir il m’est vite apparu que soit les bons campings étaient déjà pleins soit les autres n’étaient pas terribles et de surcroit assez chers juste pour mettre une tente (30-35$ la nuit sans douche en tenant compte de frais de résa que Recreation.gouv ou autres site vous sucrent au passage). J’ai réservé donc les deux premières nuits et ensuite me suis dit que payer aussi cher sans avoir la douche juste pour dormir dans les endroits probablement moyennement sympathiques n’était sans doute pas le meilleur choix et que j’allais essayer de trouver autre chose. Je donnerai mon avis sur ce choix pour chaque jour de voyage.
Ensuite ont commencé les vrais mois de préparation car je ne voulais pas perdre du temps sur place, être tributaire du temps, donc il fallait des plans B, comme tout le monde je voulais faire le max des choses, bref vers la fin du mois de juin j’étais carrément épuisè par mes recherches d’info, des endroits, des itinéraires au point que je n’absorbais plus l’info, j’ai frôlé l’indigestion...
Etant donné que je voulais visiter les endroits où je ne risquais pas voir beaucoup de monde et dans les conditions climatiques assez difficiles (chaleur) j’ai décide d’acheter un navigateur de randonnée. Mon choix après un certain temps de recherches s’est porté sur Etrex 30x pour sa robustesse, son poids, son côté pratique pour la randonnée et son prix (200€ tout de même). J’étais très surpris par le caractère très peu pratique de cet appareil, qui demande à s’habituer à sa manière de fonctionner et ne pas du tout user friendly. Ayant été habitué à la maniabilité des téléphones portables j’ai trouvé cet appareil d’un autre age, et je me demande comment on arrive à vendre aujourd’hui au prix fort ces machins si peu pratique. Cela me rappelait les bons vieux modems de l’époque préADSL qui ramaient pas possible... Par ailleurs il s’est trouvé très énergivore et il fallait constamment penser à avoir les piles supplémentaires sous peine de se trouver avec l’appareil mort. Cela dit je ne regrette pas mon achat car il m’a servi à plusieurs reprises pour me repérer au milieu de nulle part et je pense que sans lui j’aurai pu vraiment m’y perdre ou tout simplement et moins tragiquement de ne pas trouver ce que je cherchais.
Enfin en parlant de préparatifs je ne peux ne pas mentionner les ressources inestimables que j’ai trouvé sur ce forum et sur les sites de ces membres, que je remercie, notamment Thierry (wavemaster), dont le site reste une référence par son exhaustivité des lieux à visiter mais qu’il faut souvent compléter par le recoupement d’info d’ordre pratique, Julien (ju45) qui donne dans ses carnets pas mal d’info justement pratiques – la distance, le temps, l’appréciation – et qui met beaucoup de belles photos ce qui est très appréciables pour se faire une idée, Yves (mycovtt) dont les nombreux carnets et les aventures ainsi que des magnifiques photos m’ont beaucoup inspiré, Pierre (pong) pour ces récits instructifs et les photos, Jean Philippe (orionide) pour ses sites très bein faits, Michèle et Jean-Michel dont les magnifiques photos sont une source inépuisable d’envies et beaucoup d’autres dont j’ai parcouru assidument les carnets.
Je voudrais remercier plus particulièrement Patrice (jdakota), Olivier (oliv2019), Valérie (veileen) et Guillaume (Marati) dont les carnets super détaillés et les photos magnifiques m’ont directement inspiré et qui ont eu la gentillesse et la patience de me donner leurs tracés de GPS et leurs conseils et encouragements. Ce carnet est autant l’hommage à leur gentillesse et le sens de partage.
Et juste le dernier mot pour expliquer ce qui va suivre : je suis arrivé aux US dans l’état de fatigue très avancé, l’année était très dure et le manque de sommeil cumulé tel que parfois je dormais debout dans le métro. Cela explique certaines choses que vous allez trouver dans ce carnet.
Et pour comprendre vraiment le manque de belles photos dans ce carnet il faut savoir que pour moi marcher vitedans ces beaux endroits est un plaisir plus grand que de les voir, ce qui doit me faire rater énormément de choses que je n’ai pas le temps d’apercevoir et/ou de contempler. C’est sans doute bête mais c’est comme ça, j’aime bien marcher et marcher vite. Un Forest Gump, quoi... 😉 😊
La genèse
Après avoir fait un premier voyage à l’Ouest des US en famille qui comportait tous les lieux classiques visités habituellement et qui était une grande réussite au niveau de la diversité des lieux vus 😇 mais un peu moins au niveau des intensités des balades 🙁 j’ai voulu approfondir l’expérience et sortir des sentiers battus. Il m’a vite apparu que pour des diverses raisons il ne serait pas possible de le faire en famille. 🙁 Ma femme que je remercie infiniment m’a permis de partir tout seul pendant un mois prenant sur elle les enfants. Sans son soutien ce voyage n’aurait pas été possible.
Les préparatifs
Un voyage solo hors les sentiers battus – relativement bien sûr - demande plus de préparatifs qu’un voyage classique ou plutôt il demande de le préparer différemment. J’ai passé donc beaucoup de temps pendant plusieurs mois avant le départ à établir mon circuit, chercher les informations, créer des itinéraires. J’expliquerai plus tard mon avis sur ce travail fastidieux. Comme à toute la personne qui cherche à faire un voyage à l’Ouest des US une question s’est posée à moi si je dois faire une boucle ou arriver dans un endroit et repartir d’un autre. Les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients – laisser la voiture dans une autre agence que celle où elle a été prise va augmenter la facture de 200-400$ (sauf en Californie), l’arrivée et le départ des différents aéroports peut aussi coûter plus cher bien que j’ai entendu des avis contraires. Mais cela vous permet de ne pas revenir sur vos pas en passant par les endroits qui ne seront pas spécialement intéressants au retour, vous économiserez donc du temps. En faisant une boucle on roule presque toujours un peu trop juste parce qu’il faut revenir.
Le problème éternel est également qu’il faut s’y prendre assez tôt à l’avance pour bénéficier des billets et de la location voiture pas trop chers et généralement sauf être super bien organisé et avoir commencé les préparatifs très en amont (ce qui n’était pas mon cas), au moment d’achat de billets le circuit n’est pas entièrement établi. Généralement on ne conseille pas prendre les billets avant de faire le planning (voir les commandements de Pong 😉, bien faits). Je ne suis pas de cette avis : il est parfaitement possible d’avoir une trame de circuit plus ou moins bien faite et de prendre les billets, ensuite il suffit juste d’avoir beaucoup d’options à sa disposition et de ne pas essayer de mettre tout ce qu’on a envie de voir car cela ne marchera pas. Et c’est ça, le plus difficile ! :-) 🙂
Bref comme vous avez compris, mon circuit était loin d’être fini au moment de recherche et d’achat de billet. J’avais plus ou moins une bonne idée des régions ou des lieux que je voulais visiter mais je n’avais pas de planning exact.
Le départ était prévu pour le mois d’août, j’ai pris mes billets en mars. Les recherches étaient fastidieuses : il me fallait me décider sur le lieu d’arrivée et du départ et sur la location de voiture. Finalement tous facteurs pesés mon choix s’est porté sur la boucle à partir de Denver (la première fois on a fait la boucle à partir de Las Vegas). J’ai longuement hésité sur les vols mais en mars les prix des meilleurs vols avec les horaires potables étaient déjà prohibitifs, je me suis donc décidé à faire des vols avec des longues escales pour passer la nuit à Montréal en aller et à Vancouver au retour. Je donnerai mon avis là dessus plus tard.
Etant donné que j’envisageais de faire beaucoup de pistes j’ai choisi une SUV en espérant avoir un vrai 4x4 au moment de location sur place. Comme j’ai pensé dormir parfois dans la voiture je n’ai pas pris le plus petit modèle. Par ailleurs je me suis fixé comme objectif faire –ou essayer de faire – un voyage vraiment près de la nature, dormir le maximum dans les campings, il me fallait donc avoir un peu de place dans la voiture pour mettre tout le matériel.
Une fois les billets pris j’ai commençais vraiment à construire mon circuit ayant déjà une idée bien précise d’endroits que je voulais absolument visiter. Comme dit plus haut je me suis fixé l’objectif de ne pas dormir dans les hôtels/motels mais de m’arrêter dans les campings. Or en commençant construire mon circuit et en regardant les campings dans les endroits où je voulais dormir il m’est vite apparu que soit les bons campings étaient déjà pleins soit les autres n’étaient pas terribles et de surcroit assez chers juste pour mettre une tente (30-35$ la nuit sans douche en tenant compte de frais de résa que Recreation.gouv ou autres site vous sucrent au passage). J’ai réservé donc les deux premières nuits et ensuite me suis dit que payer aussi cher sans avoir la douche juste pour dormir dans les endroits probablement moyennement sympathiques n’était sans doute pas le meilleur choix et que j’allais essayer de trouver autre chose. Je donnerai mon avis sur ce choix pour chaque jour de voyage.
Ensuite ont commencé les vrais mois de préparation car je ne voulais pas perdre du temps sur place, être tributaire du temps, donc il fallait des plans B, comme tout le monde je voulais faire le max des choses, bref vers la fin du mois de juin j’étais carrément épuisè par mes recherches d’info, des endroits, des itinéraires au point que je n’absorbais plus l’info, j’ai frôlé l’indigestion...
Etant donné que je voulais visiter les endroits où je ne risquais pas voir beaucoup de monde et dans les conditions climatiques assez difficiles (chaleur) j’ai décide d’acheter un navigateur de randonnée. Mon choix après un certain temps de recherches s’est porté sur Etrex 30x pour sa robustesse, son poids, son côté pratique pour la randonnée et son prix (200€ tout de même). J’étais très surpris par le caractère très peu pratique de cet appareil, qui demande à s’habituer à sa manière de fonctionner et ne pas du tout user friendly. Ayant été habitué à la maniabilité des téléphones portables j’ai trouvé cet appareil d’un autre age, et je me demande comment on arrive à vendre aujourd’hui au prix fort ces machins si peu pratique. Cela me rappelait les bons vieux modems de l’époque préADSL qui ramaient pas possible... Par ailleurs il s’est trouvé très énergivore et il fallait constamment penser à avoir les piles supplémentaires sous peine de se trouver avec l’appareil mort. Cela dit je ne regrette pas mon achat car il m’a servi à plusieurs reprises pour me repérer au milieu de nulle part et je pense que sans lui j’aurai pu vraiment m’y perdre ou tout simplement et moins tragiquement de ne pas trouver ce que je cherchais.
Enfin en parlant de préparatifs je ne peux ne pas mentionner les ressources inestimables que j’ai trouvé sur ce forum et sur les sites de ces membres, que je remercie, notamment Thierry (wavemaster), dont le site reste une référence par son exhaustivité des lieux à visiter mais qu’il faut souvent compléter par le recoupement d’info d’ordre pratique, Julien (ju45) qui donne dans ses carnets pas mal d’info justement pratiques – la distance, le temps, l’appréciation – et qui met beaucoup de belles photos ce qui est très appréciables pour se faire une idée, Yves (mycovtt) dont les nombreux carnets et les aventures ainsi que des magnifiques photos m’ont beaucoup inspiré, Pierre (pong) pour ces récits instructifs et les photos, Jean Philippe (orionide) pour ses sites très bein faits, Michèle et Jean-Michel dont les magnifiques photos sont une source inépuisable d’envies et beaucoup d’autres dont j’ai parcouru assidument les carnets.
Je voudrais remercier plus particulièrement Patrice (jdakota), Olivier (oliv2019), Valérie (veileen) et Guillaume (Marati) dont les carnets super détaillés et les photos magnifiques m’ont directement inspiré et qui ont eu la gentillesse et la patience de me donner leurs tracés de GPS et leurs conseils et encouragements. Ce carnet est autant l’hommage à leur gentillesse et le sens de partage.
Et juste le dernier mot pour expliquer ce qui va suivre : je suis arrivé aux US dans l’état de fatigue très avancé, l’année était très dure et le manque de sommeil cumulé tel que parfois je dormais debout dans le métro. Cela explique certaines choses que vous allez trouver dans ce carnet.
Et pour comprendre vraiment le manque de belles photos dans ce carnet il faut savoir que pour moi marcher vitedans ces beaux endroits est un plaisir plus grand que de les voir, ce qui doit me faire rater énormément de choses que je n’ai pas le temps d’apercevoir et/ou de contempler. C’est sans doute bête mais c’est comme ça, j’aime bien marcher et marcher vite. Un Forest Gump, quoi... 😉 😊
Nord de l'Ethiopie: entre émerveillement et déception... English translation pending
Nous voici fraichement rentrés d’un voyage de 15 jours en Ethiopie. J’avais lu des carnets avant de partir(ceux de Max et de Michant en particulier, d’autres également et tous agrémentés de belles photos), je vais donc en rédiger un qui ne sera sans doute pas très original, mais vous y trouverez mes impressions , quelques détails d’ordre plus pratique et bien sûr des photos.
Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce pays. Nous n’avons pas une grande connaissance de l’Afrique ayant surtout voyagé en Asie et sur le continent Américain. Mais nous nous sommes quand même rendus au Kenya, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe. C’est important de le préciser car nous avons souvent comparé notre ressenti en Ethiopie par rapport à ce qu’on avait vécu dans ces autres pays d’Afrique. J’ai personnellement trouvé le voyage en Ethiopie plus difficile. On dit souvent que l’Inde ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste. C’est un peu la même chose au sujet de l’Ethiopie. On en revient pas indemne. Pour ma part, il y a eu des moments où j’ai adoré ce voyage et d’autres où j’avais du mal à supporter certaines choses.
Avant de partir, je pensais que les impressions négatives des uns et des autres étaient exagérées. Je les ai trouvé justifiées par la suite même si nous sommes tous d’accord au final pour dire que le voyage vaut largement le détour. Les paysages sont souvent magnifiques et le patrimoine culturel est bien présent.
Nous sommes passés par une agence locale de Lalibela qui s’est occupée de nous réserver un 4X4 avec chauffeur. Sinon, nous nous sommes « débrouillés » sur place. L’agence nous avait aussi réservé un circuit de 2 jours/1 nuit dans le Danakyl et un trek d’une journée au dessus de Lalibela. Nous n’avons pas rencontré beaucoup de voyageurs ayant choisi cette option. Beaucoup étaient en groupe et se déplaçaient donc avec le minibus de l’agence. Les voyageurs en individuel suivaient un programme qu’ils avaient totalement réservé auprès d’une agence et avaient un guide durant toute la durée de leur séjour. A la réflexion, cela peut être une bonne option quand on ne veut pas se prendre la tête avec les négociations sans fin concernant les guides sur place, les scouts etc…Au moins, cela évite d’avoir conscience de l’énormité des sommes demandées parfois pour visiter une église ou autre… J’y reviendrai ...
Retour d'une semaine à Singapour février 2020 English translation pending
Bonjour,
je tente ma deuxième expérience de carnet de voyage, après celui d'il y a quelques semaines à mon retour de Malte, que vous pouvez retrouver dans la rubrique Malte de VoyageForum.
Je voyage beaucoup (je déteste quand la routine dérange ma vie😉), mais quasiment jamais avec Air France. La fois précédente c'était pour aller au Pérou en 2013. Cette fois-ci, pour Singapour. J'ai pris mes billets mi décembre, deux mois à l'avance seulement, sur un coup de tête. Du coup ils étaient chers, avec toutes les compagnies. La moins chère bizarrement, c'était Air France. Hum... Air France, pendant les vacances scolaires et avec le mouvement de grèves débuté en décembre, je cherche vraiment les problèmes... mais j'ai pris nos billets quand même, très optimiste pour une fois !
Jours 1 et 2
Notre vol est donc prévu pour ce soir à 20h50. On se fait déposer rapidement à CDG, on passe au parafe sans la moindre attente, puis le contrôle bagages (on n'a que des bagages cabine). Tiens d'ailleurs, Air France fait payer les bagages en soute comme une low cost ? fait payer pour choisir son siège ? fait payer pour un repas sans viande ? Eh beh, que de changements pour moi qui ne voyage qu'avec des compagnies qui ne pratiquent aucun supplément pour ça !! Bref, on se retrouve en salle d'embarquement où on sera parmi les tout derniers à embarquer car on est en queue d'avion. Plantons le décor pour les lecteurs du futur : on est en pleine épidémie de coronavirus avec, au moment de notre départ, environ 1 700 morts en Chine, une cinquantaine de cas à Singapour. Les voyageurs qui ont mis les pieds en Chine au cours des deux dernières semaines ne sont pas autorisés à embarquer. J'avais pris les deux seules places cote à cote proposées sans supplément lors de l'enregistrement en ligne pile 30h avant le vol. Près d'un hublot, comme toujours. On s'installe et c'est parti pour 12h45 de vol dont au moins 8h à dormir.
Arrivés à Singapour sous un ciel bien sombre alors qu'il faisait bien beau au dessus de Phuket. On a le choix entre le passage à l'immigration C ou D. On va au C, et on y est seuls. Première fois que je vois ça ! on est les deux seules personnes. On remplit le formulaire, on passe le contrôle, puis on change un peu d'argent et on s'en va prendre la navette pour le terminal 3. De là, on achète deux tickets standard et on prend le MRT pour deux stations, changement pour poursuivre sur la ligne verte, deuxième changement pour la ligne bleue, et un dernier pour la violette. En sortant du métro, il pleut des cordes, l'orage a éclaté. On attend deux minutes et c'est fini.
On a choisi un petit hotel tout simple dans le quartier Little India, juste à coté de Mustafa Center. C'est simple, mais déjà au dessus de mes standards du sud-est asiatique : climatisation, articles de toilette, chaussons, coffre fort, tv, bouilloire, café/thé, frigo. Et une fenêtre aussi, ça augmente le prix de la chambre ! D'habitude, on prend fan + salle de bain privative, c'est tout. Du coup, c'est beaucoup plus cher que d'habitude aussi, 58 € par nuit contre 12/15 € dans d'autres pays du coin. Mais on est à Singapour ! Check in rapide et on ressort faire un tour dans le quartier. La nuit est tombée. C'est très vivant, plein de boutiques, de restos, beaucoup de monde dans les rues. On compare les cours du change mais ils sont tous à 1,51 $ pour 1 €. A l'aéroport on a changé à 1,49 $, pas de grande différence. Par contre c'est étonnant de voir qu'ils changent quasiment à la valeur réelle et sans commission.
On se pose dans un food court pour un bon repas à petit prix, l'équivalent de 7 € pour deux.

Puis on poursuit notre visite de nuit du quartier. On tombe sur un distributeur automatique de saumon lol😏, mais on n'en achète pas pour ce soir !! En revenant vers l'hotel, on fait nos premiers achats au Mustafa Center : fonds de teint à 3 $, baumes du tigre à 4 $ le grand pot (on en consomme beaucoup tout au long de l'année)... Et la fatigue nous prend, surtout en voyant l'immensité du centre Mustafa... on décide de rentrer et de revenir faire un étage du centre chaque jour à la recherche de bonnes affaires.
Pas d'autres photos pour ce soir, mais on va se rattraper les jours suivants !
je tente ma deuxième expérience de carnet de voyage, après celui d'il y a quelques semaines à mon retour de Malte, que vous pouvez retrouver dans la rubrique Malte de VoyageForum.
Je voyage beaucoup (je déteste quand la routine dérange ma vie😉), mais quasiment jamais avec Air France. La fois précédente c'était pour aller au Pérou en 2013. Cette fois-ci, pour Singapour. J'ai pris mes billets mi décembre, deux mois à l'avance seulement, sur un coup de tête. Du coup ils étaient chers, avec toutes les compagnies. La moins chère bizarrement, c'était Air France. Hum... Air France, pendant les vacances scolaires et avec le mouvement de grèves débuté en décembre, je cherche vraiment les problèmes... mais j'ai pris nos billets quand même, très optimiste pour une fois !
Jours 1 et 2
Notre vol est donc prévu pour ce soir à 20h50. On se fait déposer rapidement à CDG, on passe au parafe sans la moindre attente, puis le contrôle bagages (on n'a que des bagages cabine). Tiens d'ailleurs, Air France fait payer les bagages en soute comme une low cost ? fait payer pour choisir son siège ? fait payer pour un repas sans viande ? Eh beh, que de changements pour moi qui ne voyage qu'avec des compagnies qui ne pratiquent aucun supplément pour ça !! Bref, on se retrouve en salle d'embarquement où on sera parmi les tout derniers à embarquer car on est en queue d'avion. Plantons le décor pour les lecteurs du futur : on est en pleine épidémie de coronavirus avec, au moment de notre départ, environ 1 700 morts en Chine, une cinquantaine de cas à Singapour. Les voyageurs qui ont mis les pieds en Chine au cours des deux dernières semaines ne sont pas autorisés à embarquer. J'avais pris les deux seules places cote à cote proposées sans supplément lors de l'enregistrement en ligne pile 30h avant le vol. Près d'un hublot, comme toujours. On s'installe et c'est parti pour 12h45 de vol dont au moins 8h à dormir.
Arrivés à Singapour sous un ciel bien sombre alors qu'il faisait bien beau au dessus de Phuket. On a le choix entre le passage à l'immigration C ou D. On va au C, et on y est seuls. Première fois que je vois ça ! on est les deux seules personnes. On remplit le formulaire, on passe le contrôle, puis on change un peu d'argent et on s'en va prendre la navette pour le terminal 3. De là, on achète deux tickets standard et on prend le MRT pour deux stations, changement pour poursuivre sur la ligne verte, deuxième changement pour la ligne bleue, et un dernier pour la violette. En sortant du métro, il pleut des cordes, l'orage a éclaté. On attend deux minutes et c'est fini.
On a choisi un petit hotel tout simple dans le quartier Little India, juste à coté de Mustafa Center. C'est simple, mais déjà au dessus de mes standards du sud-est asiatique : climatisation, articles de toilette, chaussons, coffre fort, tv, bouilloire, café/thé, frigo. Et une fenêtre aussi, ça augmente le prix de la chambre ! D'habitude, on prend fan + salle de bain privative, c'est tout. Du coup, c'est beaucoup plus cher que d'habitude aussi, 58 € par nuit contre 12/15 € dans d'autres pays du coin. Mais on est à Singapour ! Check in rapide et on ressort faire un tour dans le quartier. La nuit est tombée. C'est très vivant, plein de boutiques, de restos, beaucoup de monde dans les rues. On compare les cours du change mais ils sont tous à 1,51 $ pour 1 €. A l'aéroport on a changé à 1,49 $, pas de grande différence. Par contre c'est étonnant de voir qu'ils changent quasiment à la valeur réelle et sans commission.
On se pose dans un food court pour un bon repas à petit prix, l'équivalent de 7 € pour deux.

Puis on poursuit notre visite de nuit du quartier. On tombe sur un distributeur automatique de saumon lol😏, mais on n'en achète pas pour ce soir !! En revenant vers l'hotel, on fait nos premiers achats au Mustafa Center : fonds de teint à 3 $, baumes du tigre à 4 $ le grand pot (on en consomme beaucoup tout au long de l'année)... Et la fatigue nous prend, surtout en voyant l'immensité du centre Mustafa... on décide de rentrer et de revenir faire un étage du centre chaque jour à la recherche de bonnes affaires.
Pas d'autres photos pour ce soir, mais on va se rattraper les jours suivants !
Traverser les Alpes à vélo en partant d'Avignon jusqu'à Turin en avril English translation pending
Bonjour a tous.
J'ai pour projet d'aller a Turin en vélo en partant d'Avignon en Avril, de la je pense aller sur Gap ou Embrun et monter jusqu'à Briançon, mais pour traverser les Alpes j'ai aucune idée des itinéraires conseillés, je suis assez limité dans le temps ( 6 jours ) donc je ne voudrai pas m'attarder, le plus rapide sera le mieux.
Je suis ouvert a vos conseils quel qu’il soit.
Merci d'avance.
J'ai pour projet d'aller a Turin en vélo en partant d'Avignon en Avril, de la je pense aller sur Gap ou Embrun et monter jusqu'à Briançon, mais pour traverser les Alpes j'ai aucune idée des itinéraires conseillés, je suis assez limité dans le temps ( 6 jours ) donc je ne voudrai pas m'attarder, le plus rapide sera le mieux.
Je suis ouvert a vos conseils quel qu’il soit.
Merci d'avance.
Le long de la frontière ouest américano-canadienne et un détour par Hawaï English translation pending
Après un voyage en solo l'année dernière dans l'ouest américain, en cet été 2019, c'est le nord ouest américain et le sud ouest canadien qui ont retenu mon attention. Et j'ai cette année embarqué mon neveu de 10 ans.
J'adore les animaux sauvages, la mer et les volcans et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce voyage est tourné sur tout cela. Les nuits et repas sont du low cost: camping et hostels pour la majorité. Après ces courtes présentations, place au carnet.
Vendredi 5 juillet: départ de Londres pour Seattle
Le vol se fait sans encombre avec British airway, nous arrivons à Seattle vers 13h mais ne sortirons de l'aéroport que 4 heures plus tard. Le passage à la douane était hyper encombré et un veritable enfer. Nous récupérons la voiture, pas du tout le SUV prévu, elle ressemblait plutôt à une sorte des break, pour ce que j'y connais mais je crois que le cauchemar de la douane ne m'a pas donné envie de protesté , juste de quitter le plus vite possible l'aéroport.
Nous avons perdu toute l'après-midi et il ne me reste que peut de temps pour amener la surprise que je réservais à mon neveu c'est à dire la visite du magasin Funko pop à Davenport car c'est un collectionneur. Mais je suis optimiste , ça va le faire.
On a que une demi-heure avant la fermeture mais voir sa surprise et son sourire valait le détour.

Le paradis des amateurs de pop vinyl. Puis retour vers Seattle avec arrêt au wallmart pour les courses essentielles et on découvre notre hostel dans Seattle. Samedi 6 juillet: Parc Olympique Forcément, le réveil est matinal, donc après un rapide petit-déjeuner, nous prenons la route vers la presqu'île qui abrite le Parc National Olympique. C'est une chaîne de montagnes qui fait face à Seattle. pour s'y rendre, nous embarquons dans un ferry qui nous fait faire la traversée mais le temps est très couvert. En passant par le Visiter center, j'apprends que le camping où nous devons passé la nuit est fermé car la route qui y mène est inondée, tant pis, on verra plus tard. ce qui me préoccupe, c'est la météo qui risque de nous empêcher d'apercevoir la chaîne olympique. Il faut pour cela monter prendre une route très montante qui nous amène à un point de vue face à la chaîne. mon seule espoir c'est de passer au-dessus des ses nuages de pluie. Nous commençons la montée, il pleut à torrent et effectivement nous arrivons dans les nuages. et passons au-dessus, sauf qu'il y a une 2ème couche au-dessus et nous ne verrons donc pas grand chose. On aura essayer/ Ma philosophie est simple, je n'ai pas fait tous ces km pour renoncer si près donc quoi qu'il arrive, je tente toujours ma chance.
On aura au moins trouver la neige. En plein juillet, cela fait toujours bizarre.
Nous reprenons la route direction l'ouest de la presqu"île pour aller voir la côte sauvage et les forêts humides.
On s'arrête à un Subway pour le déjeuner, c'est pas trop mon truc mais bon. Et allons visiter la fore
êt humide de Hoh, gros bouchon pour y arriver, pourquoi ??? mais c'est très beau mais forcément trop peuplé , c'est un peu à la queue leleu mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance dans cette forêt d'arbres verdoyants et toutes ces lianes.


Nous allons ensuite à Ruby Beach découvrir la côte Pacifique et c'est juste splendide: les vaques qui viennent s'écraser sur les rochers, ces rochers qui sortent de la mer et cette dernière qui ramène les bois flottés qui viennent à leur tour jonchés la plage. Quel spectacle ! On reste un moment à contempler cela.

Mais le soleil disparait petit à petit et nous n'avons rien de prévu pour la nuit, il faut repartir pour Port Angeles , il y a 2h de route où nous trouvons un motel. Port Angeles, c'est plutôt moche et terne comme ville. Heureusement nous n'y resterons pas.


Le paradis des amateurs de pop vinyl. Puis retour vers Seattle avec arrêt au wallmart pour les courses essentielles et on découvre notre hostel dans Seattle. Samedi 6 juillet: Parc Olympique Forcément, le réveil est matinal, donc après un rapide petit-déjeuner, nous prenons la route vers la presqu'île qui abrite le Parc National Olympique. C'est une chaîne de montagnes qui fait face à Seattle. pour s'y rendre, nous embarquons dans un ferry qui nous fait faire la traversée mais le temps est très couvert. En passant par le Visiter center, j'apprends que le camping où nous devons passé la nuit est fermé car la route qui y mène est inondée, tant pis, on verra plus tard. ce qui me préoccupe, c'est la météo qui risque de nous empêcher d'apercevoir la chaîne olympique. Il faut pour cela monter prendre une route très montante qui nous amène à un point de vue face à la chaîne. mon seule espoir c'est de passer au-dessus des ses nuages de pluie. Nous commençons la montée, il pleut à torrent et effectivement nous arrivons dans les nuages. et passons au-dessus, sauf qu'il y a une 2ème couche au-dessus et nous ne verrons donc pas grand chose. On aura essayer/ Ma philosophie est simple, je n'ai pas fait tous ces km pour renoncer si près donc quoi qu'il arrive, je tente toujours ma chance.
On aura au moins trouver la neige. En plein juillet, cela fait toujours bizarre.
Nous reprenons la route direction l'ouest de la presqu"île pour aller voir la côte sauvage et les forêts humides.
On s'arrête à un Subway pour le déjeuner, c'est pas trop mon truc mais bon. Et allons visiter la fore
êt humide de Hoh, gros bouchon pour y arriver, pourquoi ??? mais c'est très beau mais forcément trop peuplé , c'est un peu à la queue leleu mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance dans cette forêt d'arbres verdoyants et toutes ces lianes.

Nous allons ensuite à Ruby Beach découvrir la côte Pacifique et c'est juste splendide: les vaques qui viennent s'écraser sur les rochers, ces rochers qui sortent de la mer et cette dernière qui ramène les bois flottés qui viennent à leur tour jonchés la plage. Quel spectacle ! On reste un moment à contempler cela.

Mais le soleil disparait petit à petit et nous n'avons rien de prévu pour la nuit, il faut repartir pour Port Angeles , il y a 2h de route où nous trouvons un motel. Port Angeles, c'est plutôt moche et terne comme ville. Heureusement nous n'y resterons pas.
Séjour au Chili et l'île de Pâques du 20 novembre au 14 décembre 2019 English translation pending
Beaucoup de personnes m’ont aidé à établir mon planning et je me suis bien servie de l’expérience de voyageurs, donc voici ma modeste contribution qui est plutôt d’ordre pratique. Je tiens à préciser que l’écriture n’est pas mon fort, que je ne suis pas randonneuse et que je ne suis pas non plus une contemplative dans le sens : je ne reste pas 3h00 durant à admirer un paysage !
Beaucoup de photos, ça va être très difficile de faire le tri pour mon diaporama. J’ai mis 20 photos, c’est tout ce qu’autorise le « Carnet de voyage », j’ai essayé de mettre des photos que l’on ne voit pas souvent. Si vous voulez d’autres endroits, je rajouterai des photos.
Ne sachant pas si nous étions sensibles au mal d’altitude, 3 j avant de partir et tout le temps que nous étions en altitude, nous avons pris en homéopathie Coca 9CH 3 g/3 fois/jour et 5CH à Putre (nous avions en plus du Diamox, au cas où), nous sommes montés à 4500 m et tout s’est bien passé.
Après avoir garé notre voiture grâce à Onepark près de l’aéroport de Roissy, nous avons pris le vol direct Air France pour Santiago. Je déplore les restrictions de personnel au sol : il faut tout faire nous-même : édition carte d’embarquement, édition des étiquettes pour les bagages, les coller, les peser, les scanner et le passage de l’immigration.
21/11/2019 - Paris à Santiago à Calama à San Pedro d’Atacama Nous sommes partis et arrivés avec 20 mn de retard car à Paris il a fallu dégivrer les ailes d’avion. A Santiago, notre avion pour Calama a 1h00 de retard. Aller par Skyairlines. Prise de la voiture de location chez Europcar : nous sommes passés par « le Routard ». On avait loué une 4x2, on a été surclassé avec une 4x4 toute neuve. Très belle route jusqu’à SPA. On a trouvé notre hôtel grâce à Maps me, c’est très difficile de s’y retrouver dans SPA, on a un peu tourné…. Nuit à Hostal Pablito 2
22/11/2019 – SPA Petite précision : moi bretonne, au Chili, on n’a eu que du beurre salé, je n’ai donc pas utilisé la salière au petit-déjeuner ! Il y a une station essence toute neuve ouverte 24/24 7j/7 à la sortie de SPA route de Toconao. Pour notre premier jour, nous resterons à la même altitude pour l’acclimatation. Il n’y a vraiment pas beaucoup d’indication sur les routes. Donc, nous avons fait pour ce premier jour : - Beaucoup de route pour trouver la laguna Baltinache que nous n’avons finalement pas trouvée….gag ! En cours de route on a visité Toconao…où j’ai trébuché en arrière et me suis raccroché à….un cactus…pas glop du tout. A la sortie de SPA, route de Calama, sur la droite : - Vallée de la mort : de l’entrée jusqu’au parking on passe entre de hautes falaises et puis cette immense dune de sable, on se sent tout petit. Reprendre la route de Calama, direction Vallée de la Lune, continuer direction Toconao et bien regarder les panneaux : - Vallée de la lune, très belle, mais les premiers points de vue et les cavernes de sel fermés ainsi qu’au-delà des Très Maria. On a donc fait demi-tour et repris la route de Calama pour accéder au Mirador de Ckari (Pierre de coyotte). On n’est pas resté pour le coucher du soleil, il faisait 35°C et on était crevé. La veille, en arrivant, on en avait eu un aperçu car la route, en venant de Calama, longe la vallée de la lune.
23/11/2019 – SPA Partis tôt comme toujours : - Laguna Cejar et Piedra et oh surprise : - Laguna Baltinache…enfin ! depuis hier qu’on la cherchait !

et dans la foulée : - Ojos del Salar - Laguna Tebenquiche qui est magnifique !

l’après-midi : - Vallée Arc en Ciel (de Arcoiris) : à SPA, prendre la route pour Calama, à 35 km à droite (panneaux), belle route goudronnée, juste avant le petit pont prendre la piste à gauche, c’est très beau visuellement, en photo un peu moins. Il y a des petits canyons que l’on peut remonter à pied en se prenant pour Indiana Jones. Si vous voulez voir les pétroglyphes, qui ne sont pas terrible, il faut s’arrêter à la maison un peu avant le petit pont. Si vous avez du temps, passer le pont et monter jusqu’au village de Rio Grande, très joli et coquet.
24/11/2019 – SPA Nous partons donc très tôt : 7h30 pour les lagunes altiplaniques. Direction Toconao, Socaire, très belle route. - Lagunes Miscanti et Menique - Après Socaire, prendre la piste à gauche, il y a des panneaux et gare à toi si tu te gares à un endroit où un guide à l’habitude de se garer à côté du gîte ! Revenir à la grande route et prendre à gauche : - Les Pierres Rouges ou Salar de Talar ou Agua Calliente (al. 4300 m) –. On en a pris plein les mirettes

Encore un peu plus loin sur la route : - Laguna Tuyajto. L’après-midi, sur la route du retour, bien regarder les panneaux sur la droite, et prendre à droite : - Désert d’Atacama, c’est vraiment un désert de sel où on roule dessus, on dirait de la neige

et en plein milieu de ce desert, nous arrivons à la : - Laguna Chaxa, magnifique avec tous ses flamants et autres oiseaux et les couleurs de la lagune… (il y a des tables pour pique-niquer à l’ombre : 37°C).

25/11/2019 – SPA - Les Geysers del Tatio Nous sommes partis à 4h00 avec notre petit-déjeuner préparé par notre hostal. 1h30 de route en très mauvais état (alt. 4350 m). -5°C ça caille ! Prévoyez gants, écharpe, bonnet et couvrez-vous comme l’oignon (plusieurs couches). Nous sommes les premiers à rentrer sur le site. On va sur le parking tout au fond et on attend que le soleil se lève et que les geysers se mettent en marche. Joli spectacle (même quand on a vu Yellowstone avant !). On quitte le site à 8h00 Très jolis paysages en descendant que l’on n’a pas vu à l’aller vu qu’il faisait nuit. - le Bofedal de Putana - Sur la route, bucolique à souhait avec un cours d’eau, des oiseaux et puis un très beau point de vue aménagé. On a vu aussi beaucoup de vigognes. On reprend la route et puis on a pris une piste sur la gauche où un panneau indiquait « route en mauvais état ». Effectivement, mais des paysages grandioses, seuls au monde, on en a pris plein les yeux, les couleurs, les paysages, magnifiques. Cette route nous amène jusqu’aux : - Thermes de Puritana On ne s’est même pas arrêté car je n’avais pas pris les maillots pensant ne pas avoir le temps. Un peu plus loin, toujours sur la même route : - Canyon de Guatin – Déçue, je pensais qu’il y avait plus de cactus. Au niveau des habitations prendre à droite, pour descendre dans le canyon et la charmante petite rivière. Suivre la route et remonter vers de beaux points de vue. Le tout sous un beau ciel bleu et 37°C. Le soir, nous avons dîné chez CKAPIN, dans la rue principale, très bon, prix raisonnable et accueil chaleureux. Nous avons fait toutes nos excursions par nous-mêmes, sans problèmes, souvent sur de belles routes. Nous comptions prendre une excursion pour le Salar de Tara, mais celui-ci était toujours fermé. Il n’y a pas beaucoup de panneaux, on s’est demandé si ce n’était pas fait exprès, mais c’est dans beaucoup d’endroits au Chili.
26/11/2019 – SPA à Iquique Départ à 7h00. Route vers Iquique via Calama. Route droite désertique. Arrêts à : - Pétroglyphes Pintendos. Impressionnant, sous un soleil d’enfer. Un site regroupant plus de 400 figures couvrant les versants de plusieurs collines. Nous étions seuls et probablement les seuls visiteurs du jour. Pique-nique sur place en compagnie des lézards.

- Humberstone : l’ancienne usine de salpêtre et ville fantôme abandonnée en 1960. Intéressant mais sans plus. Descente impressionnante vers Iquique dominée par une dune de sable

et il y a des panneaux de regroupement en cas de tsunami…pas rassurant. Iquique très sale, taguée, pas accueillante. Nuit à l’hôtel Casa Norte.
27/11/2019 – Iquique à Arica Route vers Arica par de beaux paysages désertiques où rien ne pousse

avec parfois quelques oasis au fond, là où coule une rivière…. Arrêts pour : - Gigante de Atacama, petroglyphe géant : bof ! - Statues de Caleta camarones,

- Petroglyphe Coca-Cola ! Petit tour dans Arica avec arrêt à la Cathédrale, les plages et le port de pêche avec les phoques, les pélicans et….les chats qui se partagent les restes de poissons jetés par les pêcheurs.


Nous avons acheté 2 bidons de 20 L de fuel pour aller à Putre le lendemain. La ville est pas mal. Beau temps avec beaucoup de vent. Nuit à l’hôtel « Le petit clos » tenu par un français.
28/11/2019 – Arica à Putre Nous partons tard à 9h30 car petit-déjeuner servi tard à 8h30 ! Arrêt de 1h00 sur la route à cause des travaux. Arrêt au : - Muséo Arqueologico San Miguel de Azapa pour voir les momies. Beaucoup de camions. Nous sommes arrivés à 15h00 Petit tour du village, mignon, mais il n’y a pas grand chose à voir. Population indienne. Nous avons mangé au resto de l’hôtel. De la vigogne, très bon, très bien présenté. Pour finir et pour goûter un maté de coca. Beau coucher de soleil. J’ai un peu mal à la tête, nous passons au Coca 5CH, 5 g. Nuit à l’hôtel « La Paloma »
29/11/201/ - Putre à Salar de Surire à Putre Nous partons à 8h30, 6°C et il fait beau. Enormément de camions sur la route du à l’exploitation du sel du Salar. - Traversée du village d’Ancuta, - Arrêt au village de Guallatire, tout mignon, avec des toits de chaume, même l’église. Quand on arrive, droit sur l’exploitation, grosse déception, le salar est complètement défigué. Mais bon, après avoir laissé l’exploitation derrière nous, nous voyons le salar dans toute sa splendeur.

Peu de gens viennent jusqu’ici, nous avons seulement croisé 2 autres couples. Nous avons vu beaucoup d’animaux : flamants roses, nandu avec ses petits, vignognes, oiseaux… On a photographié la route avant d’arriver et le Salar sous toutes ses coutures ainsi que les : - Thermes de Polloqueres

On a voulu prendre une autre piste pour le retour et on s’est retrouvé…..en Bolivie…on n’a jamais vu de frontière, bref, on s’est empressé de faire demi-tour en remerciant les 2 femmes d’une estancia qui nous avaient renseigné et qui étaient aussi étonnées que nous. Heureusement que l’on n’a pas rencontré de Carabineros. Finalement, on a fait tout le tour du salar. Beau temps mais le vent est froid : 18°C. Très contents de notre visite, c’est magnifique. On a vidé nos 2 jerrycans dans le réservoir de la voiture et nous avons échangé à l’hôtel les 2 jerrycans vides contre le remplissage de notre bidon d’eau. Nous avons de nouveau mangé au resto de l’hôtel, aussi bon et bien présenté qu’hier et comme hier, ils ont fait un feu dans la cheminée, très sympa. Nuit à l’hôtel « La Paloma »
30/11/2019 – Putre à Parc Lauca à Arica Lever à 7h00, il fait froid dans la chambre : 16°C. Départ à 8h30. On a fait : - Bofetal de Parinacota, - Village de Parinacota, - Lagune de Cotacotani, - Lagos (lac) Chungara (alt 4500 m ) et le volcan Parinacota qui le surplombe.


On a été jusqu’à la frontière Bolivienne où attendait une longue file de camions. Nous sommes repartis pour Arica à 12h30 On a vu de beaux paysages, mais moins de choses qu’au Salar de Surire, on était souvent loin des animaux et sur la route très peu de points de vue aménagés et difficile de s’arrêter à cause des camions. Au lit à 21h30. Nuit à l’hôtel Lynch à Arica
01/12/2019 – Arica à Santiago à Punta Arenas à Puerto Natales Journée voyage. On voulait absolument voir les glaciers et à quoi ressemblait la Patagonie. Départ de l’hôtel à 4h30. On a rendu la voiture de location en mettant les clés dans la boîte à lettre de l’agence car celle-ci n’ouvre qu’à 7h00. Par la suite, il n’y a eu aucun problème. Avion pour Santiago à 7h41, arrivée 10h10 puis avion pour Punta Arenas à 14h50, avec arrêt à Puerto Monti, arrivée à 19h20. J’avais pris des billets avec Latam Airlines car les horaires correspondaient et s’il y avait du retard, c’est plus facile de faire une réclamation. Vu le prix du billet (cher) : on n’a eu le droit qu’à un verre d’eau à chaque fois, sinon c’était payant ! Voiture de location avec « Adel Rent a car et Turismo » et route vers Puerto Natales où on arrive de nuit à 23h30 et sous la pluie. Nuit à l’hôtel « El Sendero »
02/12/2019 – Punta Arenas à Puerto Natales Courte nuit car nous avons rendez-vous 7h00 à l’agence « Turismo 21 de Mayo ». Là, nous avons été pris en charge par Mélanie pour une excursion sur la journée : - bus jusqu’au bateau - Remontée du fjord Ultima Esperanza en catamaran avec arrêt sous le glacier Balmaceda et d’une cascade - jusqu’au glacier Serrano où nous descendons pour nous rendre à pied le long du glacier et où nous pouvons admirer au passage les glaçons qui descendent la rivière, - Déjeuner dans une hosteria - Remontée du Rio Serrano en zodiac - Montée à pied jusqu’à un beau point de vue - re-zodiac qui nous a déposé dans le parc de l’hôtel Grey vers 16h00 Nous étions plusieurs personnes, mais au fur et à mesure, en fonction de ce que les gens avaient réservés, le groupe diminuait. A partir de là, nous n’étions plus que nous 2. Nous sommes montés dans un mini-bus avec 3 jeunes qui nous accompagnaient donc toujours Mélanie, un chauffeur et un naturaliste. Nous avons fait le tour des différents points de vue du parc Torres del Paine et vu plein d’animaux. C’était très sympa mais très fatiguant. Nous sommes rentrés à 23h00 avec des images plein la tête et éblouis. Couchés à 23h30. Temps un peu couvert le matin, mais beau soleil l’après-midi.
Les Torres del Paine avec les glaçons qui descendent la rivière Grey
Le glacier Serrano où nous sommes allés à pied jusque sur le côté du glacier.
03/12/2019 – Puerto Natales Visite de Puerto Natales et départ pour le Parc Torres del Paine pour finir les quelques points de vue que l’on n’a pas vu hier. Nous avons vu beaucoup d’animaux : des nandoux, des cygnes à tête noire, canards, vigognes, lapin et renard. Au retour, on a pris un jeune auto-stoppeur argentin très sympathique. Le soir, on a très bien mangé au Cangrejo Rojo (recommandé par le routard) un peu cher mais on s’est régalé ! Encore une belle journée sous un soleil éclatant.
Des nandoux.
Nuit à l’hôtel El Sendero
04/12/2019 – Puerto Natales à Punta Arenas à Santiago Le temps est couvert ce matin. Nous rendons la voiture à Punta Arenas où il pleut. Nous avons eu de la chance d’avoir 2 jours de beau temps. Arrivée à Santiago à 19h00. A la sortie de l’aéroport, il n’y a qu’à traverser la route pour rentrer à l’hôtel. Cher mais bien et surtout pratique. On a mangé au resto de l’hôtel. Nuit à l’Holyday Inn
05/12/2019 – Santiago à Ile de Pâques Lever à 3h00 car nous prenons le vol de 6h30. Panique à l’aéroport, le papier que l’on remplissait à la main avant le départ, doit se faire, depuis le 01/12, obligatoirement par ordinateur ! J’avais essayé avant de partir et ça ne marchait pas. Et si tu n’as pas ce papier, tu ne pars pas ! Au comptoir Latam, ils n’en ont rien à faire et nous ont dit carrément de nous démerder ! On a finalement pu le faire sur l’ordi. du Service Information de l’aéroport avec l’aide d’un jeune Suisse pour la traduction car uniquement en espagnol avec pour chacun : nom du père, de la mère…., tu n’as pas à l’imprimer, ça arrive directement sur l’ordinateur de la police des frontières quand tu passes à l’immigration. Petit-déjeuner dans l’avion et débarquement sur le tarmac de l’aéroport de Rapa Nui sous la pluie ! Nous achetons le pass pour les visites au petit kiosque avant la récupération des bagages sur la gauche. Nous avons loué une voiture chez « Océanic Rapu Nui » qui nous attend avec un collier de fleurs. L’après-midi, nous avons fait le sud de l’île à partir de notre location : - le site d’Orongo, - le cratère de Ranco Kau - l’ïle de l’homme oiseau - le village cérémoniel. Les sites sont tout le long de la route. Puis nous sommes revenus vers Hanga Roa : le petit port avec ses bâteaux de pêche et ses téméraires surfeurs car le récif et les rochers ne sont pas loin. Nous avons mangé un bon céviche à « la Taverne du pêcheur » avec vue sur le port. On est crevés, coucher à 21h30 ! Nuit « Chez Jérôme » un français très sympathique. Nous avons une chambre à l’étage avec un balcon et vue sur la mer
06/12/2019 – Ile de Pâques Nous nous réveillons à 7h00 : grosse averse. Bon petit-déjeuner et nous partons pour nos visites à 9h30, direction le sud et le sud/est et le temps se met au beau : - Carrière + cratère de Rano Raraku, - Moais de Tongariki,

- Plage d’Anakena et ses moais Sur l’île, les chevaux et les vaches sont en liberté mais le soir, ils rentrent chez eux. Nous avons réservé par l’intermédiaire de notre logeur un dîner-spectacle pour ce soir : dîner excellent et spectacle époustouflant et rythmé avec la présence de la meilleure danseuse de l’année de Tahiti. Nous étions enchantés.
07/12/2019 – Ile de Pâques Nous partons pour la côte ouest : - le 2ème port de pêche, - le cimetière de l’île, - le muséo - Tahai (moai) - Ahu Akivi Nous avons acheté au supermarché 500 gr de cerises locales pour 2 € : excellentes. Resto à « Haka Honu » (recommandé par le routard). Très bon mais un peu trop copieux pour moi. Service très aimable avec une belle vue.
08/12/2019 – Ile de Pâques Petit tour sur le port pour voir les tortues et la procession des communiants avec le prêtre qui portait une coiffe polynésienne. Direction la plage d’Anakena, je voulais me baigner dans l’océan pacifique, mais moi j’aime la mer calme et là de très grosses vagues, donc juste pour la photo. Resto le même qu’hier et toujours aussi bon.
09/12/2019 – Ile de Pâques Temps couvert ce matin. Petit tour jusqu’au port et nous poussons jusqu’à Tongariki pour revoir les 15 moais, mais sans soleil, le site est bien triste. Nous avons rendu notre voiture.
10/12/2019 – Ile de Pâques à Santiago Notre logeur nous amène à l’aéroport. Enormément de voyageurs, file d’attente pour passer les valises, chez Latam, pour rentrer dans la salle d’embarquement, l’aéroport est bondé ! Depuis l’avion, l’île semble vraiment un « petit caillou » perdu au milieu de l’océan. L’île est très propre et tous les habitants font en sorte qu’elle le reste. A Santiago nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel. Nuit au Happy House Hostal
11/12/2019 – Santiago à Valparaiso Nous avons réservé une visite en français avec Valp’Otop. Nous sommes partis à 7h30 pour prendre le métro pour rejoindre la station de bus. L’hostal nous a prêté une carte vierge afin de mettre de l’agent dessus pour le métro. Puis 1h30 de bus pour rejoindre notre guide qui nous attend au Bus Terminal de Valpo : - Port de pêche avec les phoques, - Promenade en bateau dans la baie, car je voulais voir la ville de la mer, - Visite des collines avec le funiculaire, très belles fresques dont la vue est gâchée par de nombreux tags politiques mais jamais sur la fresque elle-même. C’est très coloré, de petites ruelles, de beaux points de vue. J’ai beaucoup aimé. Retour à Santiago le soir par le même chemin. On est vannés.

12/12/2019 – Santiago Nouvelle visite de programmée avec Valp’Otop. Notre guide est venu nous chercher à l’hôtel. Nous avons visité Santiago par une chaleur torride : 32°C. Nous avons pris le funiculaire, le téléphérique et le métro. Pas trop de monuments. 10 km à pied. On a vu ce qu’il y avait à voir sans chercher notre chemin avec un guide sympa. Le soir, resto « Ocean Pacific » très bon et la déco « bateau » superbe.
13/12/2019 – Santiago à Paris Taxi puis vol direct Air France
Conclusion : Vu les évènements se passant au Chili avant notre départ. Tout s’est bien passé : juste 2 manifestations pacifiques à SPA et à Puerto Natales le soir et nous avons respiré un peu de gaz lacrymogène resté au sol et soulevé par le vent à Valparaiso. Peu de chars anti-émeutes à Santiago. Nous avons tout fait par nous-mêmes à SPA où les routes sont en bon état et les pistes praticables. Attention quand même aux rues à sens unique dans les villes, parfois non indiquées et cependant connues des locaux. Conseil : Jeter un œil sur le code de la route Chilien et ses quelques particularités (arrêts aux feux, priorités, sens uniques…) qui pourront vous éviter quelques sueurs froides. Nous avons vu des paysages magnifiques et grandioses, beaucoup d’animaux et d’oiseaux avec des impressions de « seuls au monde » en nous disant « que la terre est belle ». Pourquoi en prenons-nous si peu soin ?
Ne sachant pas si nous étions sensibles au mal d’altitude, 3 j avant de partir et tout le temps que nous étions en altitude, nous avons pris en homéopathie Coca 9CH 3 g/3 fois/jour et 5CH à Putre (nous avions en plus du Diamox, au cas où), nous sommes montés à 4500 m et tout s’est bien passé.
Après avoir garé notre voiture grâce à Onepark près de l’aéroport de Roissy, nous avons pris le vol direct Air France pour Santiago. Je déplore les restrictions de personnel au sol : il faut tout faire nous-même : édition carte d’embarquement, édition des étiquettes pour les bagages, les coller, les peser, les scanner et le passage de l’immigration.
21/11/2019 - Paris à Santiago à Calama à San Pedro d’Atacama Nous sommes partis et arrivés avec 20 mn de retard car à Paris il a fallu dégivrer les ailes d’avion. A Santiago, notre avion pour Calama a 1h00 de retard. Aller par Skyairlines. Prise de la voiture de location chez Europcar : nous sommes passés par « le Routard ». On avait loué une 4x2, on a été surclassé avec une 4x4 toute neuve. Très belle route jusqu’à SPA. On a trouvé notre hôtel grâce à Maps me, c’est très difficile de s’y retrouver dans SPA, on a un peu tourné…. Nuit à Hostal Pablito 2
22/11/2019 – SPA Petite précision : moi bretonne, au Chili, on n’a eu que du beurre salé, je n’ai donc pas utilisé la salière au petit-déjeuner ! Il y a une station essence toute neuve ouverte 24/24 7j/7 à la sortie de SPA route de Toconao. Pour notre premier jour, nous resterons à la même altitude pour l’acclimatation. Il n’y a vraiment pas beaucoup d’indication sur les routes. Donc, nous avons fait pour ce premier jour : - Beaucoup de route pour trouver la laguna Baltinache que nous n’avons finalement pas trouvée….gag ! En cours de route on a visité Toconao…où j’ai trébuché en arrière et me suis raccroché à….un cactus…pas glop du tout. A la sortie de SPA, route de Calama, sur la droite : - Vallée de la mort : de l’entrée jusqu’au parking on passe entre de hautes falaises et puis cette immense dune de sable, on se sent tout petit. Reprendre la route de Calama, direction Vallée de la Lune, continuer direction Toconao et bien regarder les panneaux : - Vallée de la lune, très belle, mais les premiers points de vue et les cavernes de sel fermés ainsi qu’au-delà des Très Maria. On a donc fait demi-tour et repris la route de Calama pour accéder au Mirador de Ckari (Pierre de coyotte). On n’est pas resté pour le coucher du soleil, il faisait 35°C et on était crevé. La veille, en arrivant, on en avait eu un aperçu car la route, en venant de Calama, longe la vallée de la lune.
23/11/2019 – SPA Partis tôt comme toujours : - Laguna Cejar et Piedra et oh surprise : - Laguna Baltinache…enfin ! depuis hier qu’on la cherchait !

et dans la foulée : - Ojos del Salar - Laguna Tebenquiche qui est magnifique !

l’après-midi : - Vallée Arc en Ciel (de Arcoiris) : à SPA, prendre la route pour Calama, à 35 km à droite (panneaux), belle route goudronnée, juste avant le petit pont prendre la piste à gauche, c’est très beau visuellement, en photo un peu moins. Il y a des petits canyons que l’on peut remonter à pied en se prenant pour Indiana Jones. Si vous voulez voir les pétroglyphes, qui ne sont pas terrible, il faut s’arrêter à la maison un peu avant le petit pont. Si vous avez du temps, passer le pont et monter jusqu’au village de Rio Grande, très joli et coquet.
24/11/2019 – SPA Nous partons donc très tôt : 7h30 pour les lagunes altiplaniques. Direction Toconao, Socaire, très belle route. - Lagunes Miscanti et Menique - Après Socaire, prendre la piste à gauche, il y a des panneaux et gare à toi si tu te gares à un endroit où un guide à l’habitude de se garer à côté du gîte ! Revenir à la grande route et prendre à gauche : - Les Pierres Rouges ou Salar de Talar ou Agua Calliente (al. 4300 m) –. On en a pris plein les mirettes

Encore un peu plus loin sur la route : - Laguna Tuyajto. L’après-midi, sur la route du retour, bien regarder les panneaux sur la droite, et prendre à droite : - Désert d’Atacama, c’est vraiment un désert de sel où on roule dessus, on dirait de la neige

et en plein milieu de ce desert, nous arrivons à la : - Laguna Chaxa, magnifique avec tous ses flamants et autres oiseaux et les couleurs de la lagune… (il y a des tables pour pique-niquer à l’ombre : 37°C).

25/11/2019 – SPA - Les Geysers del Tatio Nous sommes partis à 4h00 avec notre petit-déjeuner préparé par notre hostal. 1h30 de route en très mauvais état (alt. 4350 m). -5°C ça caille ! Prévoyez gants, écharpe, bonnet et couvrez-vous comme l’oignon (plusieurs couches). Nous sommes les premiers à rentrer sur le site. On va sur le parking tout au fond et on attend que le soleil se lève et que les geysers se mettent en marche. Joli spectacle (même quand on a vu Yellowstone avant !). On quitte le site à 8h00 Très jolis paysages en descendant que l’on n’a pas vu à l’aller vu qu’il faisait nuit. - le Bofedal de Putana - Sur la route, bucolique à souhait avec un cours d’eau, des oiseaux et puis un très beau point de vue aménagé. On a vu aussi beaucoup de vigognes. On reprend la route et puis on a pris une piste sur la gauche où un panneau indiquait « route en mauvais état ». Effectivement, mais des paysages grandioses, seuls au monde, on en a pris plein les yeux, les couleurs, les paysages, magnifiques. Cette route nous amène jusqu’aux : - Thermes de Puritana On ne s’est même pas arrêté car je n’avais pas pris les maillots pensant ne pas avoir le temps. Un peu plus loin, toujours sur la même route : - Canyon de Guatin – Déçue, je pensais qu’il y avait plus de cactus. Au niveau des habitations prendre à droite, pour descendre dans le canyon et la charmante petite rivière. Suivre la route et remonter vers de beaux points de vue. Le tout sous un beau ciel bleu et 37°C. Le soir, nous avons dîné chez CKAPIN, dans la rue principale, très bon, prix raisonnable et accueil chaleureux. Nous avons fait toutes nos excursions par nous-mêmes, sans problèmes, souvent sur de belles routes. Nous comptions prendre une excursion pour le Salar de Tara, mais celui-ci était toujours fermé. Il n’y a pas beaucoup de panneaux, on s’est demandé si ce n’était pas fait exprès, mais c’est dans beaucoup d’endroits au Chili.
26/11/2019 – SPA à Iquique Départ à 7h00. Route vers Iquique via Calama. Route droite désertique. Arrêts à : - Pétroglyphes Pintendos. Impressionnant, sous un soleil d’enfer. Un site regroupant plus de 400 figures couvrant les versants de plusieurs collines. Nous étions seuls et probablement les seuls visiteurs du jour. Pique-nique sur place en compagnie des lézards.

- Humberstone : l’ancienne usine de salpêtre et ville fantôme abandonnée en 1960. Intéressant mais sans plus. Descente impressionnante vers Iquique dominée par une dune de sable

et il y a des panneaux de regroupement en cas de tsunami…pas rassurant. Iquique très sale, taguée, pas accueillante. Nuit à l’hôtel Casa Norte.
27/11/2019 – Iquique à Arica Route vers Arica par de beaux paysages désertiques où rien ne pousse

avec parfois quelques oasis au fond, là où coule une rivière…. Arrêts pour : - Gigante de Atacama, petroglyphe géant : bof ! - Statues de Caleta camarones,

- Petroglyphe Coca-Cola ! Petit tour dans Arica avec arrêt à la Cathédrale, les plages et le port de pêche avec les phoques, les pélicans et….les chats qui se partagent les restes de poissons jetés par les pêcheurs.


Nous avons acheté 2 bidons de 20 L de fuel pour aller à Putre le lendemain. La ville est pas mal. Beau temps avec beaucoup de vent. Nuit à l’hôtel « Le petit clos » tenu par un français.
28/11/2019 – Arica à Putre Nous partons tard à 9h30 car petit-déjeuner servi tard à 8h30 ! Arrêt de 1h00 sur la route à cause des travaux. Arrêt au : - Muséo Arqueologico San Miguel de Azapa pour voir les momies. Beaucoup de camions. Nous sommes arrivés à 15h00 Petit tour du village, mignon, mais il n’y a pas grand chose à voir. Population indienne. Nous avons mangé au resto de l’hôtel. De la vigogne, très bon, très bien présenté. Pour finir et pour goûter un maté de coca. Beau coucher de soleil. J’ai un peu mal à la tête, nous passons au Coca 5CH, 5 g. Nuit à l’hôtel « La Paloma »
29/11/201/ - Putre à Salar de Surire à Putre Nous partons à 8h30, 6°C et il fait beau. Enormément de camions sur la route du à l’exploitation du sel du Salar. - Traversée du village d’Ancuta, - Arrêt au village de Guallatire, tout mignon, avec des toits de chaume, même l’église. Quand on arrive, droit sur l’exploitation, grosse déception, le salar est complètement défigué. Mais bon, après avoir laissé l’exploitation derrière nous, nous voyons le salar dans toute sa splendeur.

Peu de gens viennent jusqu’ici, nous avons seulement croisé 2 autres couples. Nous avons vu beaucoup d’animaux : flamants roses, nandu avec ses petits, vignognes, oiseaux… On a photographié la route avant d’arriver et le Salar sous toutes ses coutures ainsi que les : - Thermes de Polloqueres

On a voulu prendre une autre piste pour le retour et on s’est retrouvé…..en Bolivie…on n’a jamais vu de frontière, bref, on s’est empressé de faire demi-tour en remerciant les 2 femmes d’une estancia qui nous avaient renseigné et qui étaient aussi étonnées que nous. Heureusement que l’on n’a pas rencontré de Carabineros. Finalement, on a fait tout le tour du salar. Beau temps mais le vent est froid : 18°C. Très contents de notre visite, c’est magnifique. On a vidé nos 2 jerrycans dans le réservoir de la voiture et nous avons échangé à l’hôtel les 2 jerrycans vides contre le remplissage de notre bidon d’eau. Nous avons de nouveau mangé au resto de l’hôtel, aussi bon et bien présenté qu’hier et comme hier, ils ont fait un feu dans la cheminée, très sympa. Nuit à l’hôtel « La Paloma »
30/11/2019 – Putre à Parc Lauca à Arica Lever à 7h00, il fait froid dans la chambre : 16°C. Départ à 8h30. On a fait : - Bofetal de Parinacota, - Village de Parinacota, - Lagune de Cotacotani, - Lagos (lac) Chungara (alt 4500 m ) et le volcan Parinacota qui le surplombe.


On a été jusqu’à la frontière Bolivienne où attendait une longue file de camions. Nous sommes repartis pour Arica à 12h30 On a vu de beaux paysages, mais moins de choses qu’au Salar de Surire, on était souvent loin des animaux et sur la route très peu de points de vue aménagés et difficile de s’arrêter à cause des camions. Au lit à 21h30. Nuit à l’hôtel Lynch à Arica
01/12/2019 – Arica à Santiago à Punta Arenas à Puerto Natales Journée voyage. On voulait absolument voir les glaciers et à quoi ressemblait la Patagonie. Départ de l’hôtel à 4h30. On a rendu la voiture de location en mettant les clés dans la boîte à lettre de l’agence car celle-ci n’ouvre qu’à 7h00. Par la suite, il n’y a eu aucun problème. Avion pour Santiago à 7h41, arrivée 10h10 puis avion pour Punta Arenas à 14h50, avec arrêt à Puerto Monti, arrivée à 19h20. J’avais pris des billets avec Latam Airlines car les horaires correspondaient et s’il y avait du retard, c’est plus facile de faire une réclamation. Vu le prix du billet (cher) : on n’a eu le droit qu’à un verre d’eau à chaque fois, sinon c’était payant ! Voiture de location avec « Adel Rent a car et Turismo » et route vers Puerto Natales où on arrive de nuit à 23h30 et sous la pluie. Nuit à l’hôtel « El Sendero »
02/12/2019 – Punta Arenas à Puerto Natales Courte nuit car nous avons rendez-vous 7h00 à l’agence « Turismo 21 de Mayo ». Là, nous avons été pris en charge par Mélanie pour une excursion sur la journée : - bus jusqu’au bateau - Remontée du fjord Ultima Esperanza en catamaran avec arrêt sous le glacier Balmaceda et d’une cascade - jusqu’au glacier Serrano où nous descendons pour nous rendre à pied le long du glacier et où nous pouvons admirer au passage les glaçons qui descendent la rivière, - Déjeuner dans une hosteria - Remontée du Rio Serrano en zodiac - Montée à pied jusqu’à un beau point de vue - re-zodiac qui nous a déposé dans le parc de l’hôtel Grey vers 16h00 Nous étions plusieurs personnes, mais au fur et à mesure, en fonction de ce que les gens avaient réservés, le groupe diminuait. A partir de là, nous n’étions plus que nous 2. Nous sommes montés dans un mini-bus avec 3 jeunes qui nous accompagnaient donc toujours Mélanie, un chauffeur et un naturaliste. Nous avons fait le tour des différents points de vue du parc Torres del Paine et vu plein d’animaux. C’était très sympa mais très fatiguant. Nous sommes rentrés à 23h00 avec des images plein la tête et éblouis. Couchés à 23h30. Temps un peu couvert le matin, mais beau soleil l’après-midi.
Les Torres del Paine avec les glaçons qui descendent la rivière Grey
Le glacier Serrano où nous sommes allés à pied jusque sur le côté du glacier.03/12/2019 – Puerto Natales Visite de Puerto Natales et départ pour le Parc Torres del Paine pour finir les quelques points de vue que l’on n’a pas vu hier. Nous avons vu beaucoup d’animaux : des nandoux, des cygnes à tête noire, canards, vigognes, lapin et renard. Au retour, on a pris un jeune auto-stoppeur argentin très sympathique. Le soir, on a très bien mangé au Cangrejo Rojo (recommandé par le routard) un peu cher mais on s’est régalé ! Encore une belle journée sous un soleil éclatant.
Des nandoux.Nuit à l’hôtel El Sendero
04/12/2019 – Puerto Natales à Punta Arenas à Santiago Le temps est couvert ce matin. Nous rendons la voiture à Punta Arenas où il pleut. Nous avons eu de la chance d’avoir 2 jours de beau temps. Arrivée à Santiago à 19h00. A la sortie de l’aéroport, il n’y a qu’à traverser la route pour rentrer à l’hôtel. Cher mais bien et surtout pratique. On a mangé au resto de l’hôtel. Nuit à l’Holyday Inn
05/12/2019 – Santiago à Ile de Pâques Lever à 3h00 car nous prenons le vol de 6h30. Panique à l’aéroport, le papier que l’on remplissait à la main avant le départ, doit se faire, depuis le 01/12, obligatoirement par ordinateur ! J’avais essayé avant de partir et ça ne marchait pas. Et si tu n’as pas ce papier, tu ne pars pas ! Au comptoir Latam, ils n’en ont rien à faire et nous ont dit carrément de nous démerder ! On a finalement pu le faire sur l’ordi. du Service Information de l’aéroport avec l’aide d’un jeune Suisse pour la traduction car uniquement en espagnol avec pour chacun : nom du père, de la mère…., tu n’as pas à l’imprimer, ça arrive directement sur l’ordinateur de la police des frontières quand tu passes à l’immigration. Petit-déjeuner dans l’avion et débarquement sur le tarmac de l’aéroport de Rapa Nui sous la pluie ! Nous achetons le pass pour les visites au petit kiosque avant la récupération des bagages sur la gauche. Nous avons loué une voiture chez « Océanic Rapu Nui » qui nous attend avec un collier de fleurs. L’après-midi, nous avons fait le sud de l’île à partir de notre location : - le site d’Orongo, - le cratère de Ranco Kau - l’ïle de l’homme oiseau - le village cérémoniel. Les sites sont tout le long de la route. Puis nous sommes revenus vers Hanga Roa : le petit port avec ses bâteaux de pêche et ses téméraires surfeurs car le récif et les rochers ne sont pas loin. Nous avons mangé un bon céviche à « la Taverne du pêcheur » avec vue sur le port. On est crevés, coucher à 21h30 ! Nuit « Chez Jérôme » un français très sympathique. Nous avons une chambre à l’étage avec un balcon et vue sur la mer
06/12/2019 – Ile de Pâques Nous nous réveillons à 7h00 : grosse averse. Bon petit-déjeuner et nous partons pour nos visites à 9h30, direction le sud et le sud/est et le temps se met au beau : - Carrière + cratère de Rano Raraku, - Moais de Tongariki,

- Plage d’Anakena et ses moais Sur l’île, les chevaux et les vaches sont en liberté mais le soir, ils rentrent chez eux. Nous avons réservé par l’intermédiaire de notre logeur un dîner-spectacle pour ce soir : dîner excellent et spectacle époustouflant et rythmé avec la présence de la meilleure danseuse de l’année de Tahiti. Nous étions enchantés.
07/12/2019 – Ile de Pâques Nous partons pour la côte ouest : - le 2ème port de pêche, - le cimetière de l’île, - le muséo - Tahai (moai) - Ahu Akivi Nous avons acheté au supermarché 500 gr de cerises locales pour 2 € : excellentes. Resto à « Haka Honu » (recommandé par le routard). Très bon mais un peu trop copieux pour moi. Service très aimable avec une belle vue.
08/12/2019 – Ile de Pâques Petit tour sur le port pour voir les tortues et la procession des communiants avec le prêtre qui portait une coiffe polynésienne. Direction la plage d’Anakena, je voulais me baigner dans l’océan pacifique, mais moi j’aime la mer calme et là de très grosses vagues, donc juste pour la photo. Resto le même qu’hier et toujours aussi bon.
09/12/2019 – Ile de Pâques Temps couvert ce matin. Petit tour jusqu’au port et nous poussons jusqu’à Tongariki pour revoir les 15 moais, mais sans soleil, le site est bien triste. Nous avons rendu notre voiture.
10/12/2019 – Ile de Pâques à Santiago Notre logeur nous amène à l’aéroport. Enormément de voyageurs, file d’attente pour passer les valises, chez Latam, pour rentrer dans la salle d’embarquement, l’aéroport est bondé ! Depuis l’avion, l’île semble vraiment un « petit caillou » perdu au milieu de l’océan. L’île est très propre et tous les habitants font en sorte qu’elle le reste. A Santiago nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel. Nuit au Happy House Hostal
11/12/2019 – Santiago à Valparaiso Nous avons réservé une visite en français avec Valp’Otop. Nous sommes partis à 7h30 pour prendre le métro pour rejoindre la station de bus. L’hostal nous a prêté une carte vierge afin de mettre de l’agent dessus pour le métro. Puis 1h30 de bus pour rejoindre notre guide qui nous attend au Bus Terminal de Valpo : - Port de pêche avec les phoques, - Promenade en bateau dans la baie, car je voulais voir la ville de la mer, - Visite des collines avec le funiculaire, très belles fresques dont la vue est gâchée par de nombreux tags politiques mais jamais sur la fresque elle-même. C’est très coloré, de petites ruelles, de beaux points de vue. J’ai beaucoup aimé. Retour à Santiago le soir par le même chemin. On est vannés.

12/12/2019 – Santiago Nouvelle visite de programmée avec Valp’Otop. Notre guide est venu nous chercher à l’hôtel. Nous avons visité Santiago par une chaleur torride : 32°C. Nous avons pris le funiculaire, le téléphérique et le métro. Pas trop de monuments. 10 km à pied. On a vu ce qu’il y avait à voir sans chercher notre chemin avec un guide sympa. Le soir, resto « Ocean Pacific » très bon et la déco « bateau » superbe.
13/12/2019 – Santiago à Paris Taxi puis vol direct Air France
Conclusion : Vu les évènements se passant au Chili avant notre départ. Tout s’est bien passé : juste 2 manifestations pacifiques à SPA et à Puerto Natales le soir et nous avons respiré un peu de gaz lacrymogène resté au sol et soulevé par le vent à Valparaiso. Peu de chars anti-émeutes à Santiago. Nous avons tout fait par nous-mêmes à SPA où les routes sont en bon état et les pistes praticables. Attention quand même aux rues à sens unique dans les villes, parfois non indiquées et cependant connues des locaux. Conseil : Jeter un œil sur le code de la route Chilien et ses quelques particularités (arrêts aux feux, priorités, sens uniques…) qui pourront vous éviter quelques sueurs froides. Nous avons vu des paysages magnifiques et grandioses, beaucoup d’animaux et d’oiseaux avec des impressions de « seuls au monde » en nous disant « que la terre est belle ». Pourquoi en prenons-nous si peu soin ?
Voyage du West Bengal à Varanasi en passant par Bodhgaya English translation pending
Atteints par le virus "Inde" depuis notre premier voyage en 2013 , (seulement😮 ! ), nous y revoilà pour un 8° séjour ( du 14 au 28 janvier 2020).
Cette fois-ci notre périple nous amènera de Calcutta à Varanasi en passant par des petits villages du Westbengal et par Bodhgaya..
Nous prendrons ensuite notre vol de retour de Delhi à Nice .
Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!
Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !


Vue du balcon de l'hôtel

Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!
Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !


Vue du balcon de l'hôtel
Le camping-car en Namibie c'est bien English translation pending
bonjour,
juste un petit post et retour d'expérience sur la possibilité de voyager en camping car en Namibie. Lors de la préparation de notre voyage je n'avais rien trouvé de satisfaisant sur ce forum. Dire donc: oui c'est possible ! Et avec des enfants cela est même souhaitable. Parcourir la Namibie cela implique de rouler, souvent longtemps, plus longtemps que prévu vu l'état des routes, la beauté des paysages et la recherche des animaux sauvages. L'espace a disposition dans le camping car est alors le bienvenu. Par ailleurs la hauteur, le nombre de fenêtres sont des atouts bien appréciés lors de la visite du parc Etosha mais aussi en d'autres circonstances. Reste les inconvénients : la poussière qui s'infiltre dans le véhicule ( prévoir de grands sacs poubelles pour enfermer vos affaires) et oblige a un ménage complet a chaque étape(problème que rencontrent aussi les 4x4) et les vibrations qui vous font parfois croire que le véhicule va se fendre en deux... Nous avons vécu deux crevaisons et un ensablement. J'en profite pour signaler que nous avons reçu alors l'aide précieuse d'un sud africain voyageant avec son propre véhicule et connaissant le terrain qui a su nous sortir de là. Les autres touristes équipés de 4x4 flambant neuf étaient bien en peine pour nous aider, s'agaçant plutôt que nous obstruions le passage, les retardant sur leurs parcours et programme bien huilé... Certes les 4x4 roulent plus vite...Mais a quoi bon...
juste un petit post et retour d'expérience sur la possibilité de voyager en camping car en Namibie. Lors de la préparation de notre voyage je n'avais rien trouvé de satisfaisant sur ce forum. Dire donc: oui c'est possible ! Et avec des enfants cela est même souhaitable. Parcourir la Namibie cela implique de rouler, souvent longtemps, plus longtemps que prévu vu l'état des routes, la beauté des paysages et la recherche des animaux sauvages. L'espace a disposition dans le camping car est alors le bienvenu. Par ailleurs la hauteur, le nombre de fenêtres sont des atouts bien appréciés lors de la visite du parc Etosha mais aussi en d'autres circonstances. Reste les inconvénients : la poussière qui s'infiltre dans le véhicule ( prévoir de grands sacs poubelles pour enfermer vos affaires) et oblige a un ménage complet a chaque étape(problème que rencontrent aussi les 4x4) et les vibrations qui vous font parfois croire que le véhicule va se fendre en deux... Nous avons vécu deux crevaisons et un ensablement. J'en profite pour signaler que nous avons reçu alors l'aide précieuse d'un sud africain voyageant avec son propre véhicule et connaissant le terrain qui a su nous sortir de là. Les autres touristes équipés de 4x4 flambant neuf étaient bien en peine pour nous aider, s'agaçant plutôt que nous obstruions le passage, les retardant sur leurs parcours et programme bien huilé... Certes les 4x4 roulent plus vite...Mais a quoi bon...
Deux semaines en Afrique du Sud English translation pending
Après plusieurs voyages en Amérique et en Asie, il nous fallait découvrir le continent Africain.
Sécurité, problèmes sanitaires, infrastructures…Nous voulions choisir un pays adapté pour cette première découverte… Nous avons donc opté pour l’Afrique du Sud. Billets trouvés pour un périple Luxembourg- Johannesburg / Cape Town- Luxembourg pour 650 euros, il nous fallait maintenant construire un itinéraire adapté et raisonnable.
Nous sommes arrivés à Joburg avec mon épouse le dimanche 19 janvier à 10h20. Les formalités d’entrée dans le pays passées, nous avons rapidement récupéré nos bagages et nous nous sommes dirigés chez Avis pour récupérer notre petite I20.
A 11h30 nous nous élancions sur l’autoroute en direction de la région du Pilanesberg.
Fatigués et pas habitués à rouler à gauche nous avions prévus une petite halte au Lion’s and Safari park, juste histoire de ne pas enchaîner trop de kilomètres d’un coup. Après une heure de route, un peu stressante, nous arrivons au parc.
Le prix pour le self drive est de 225 rand par personne. Cet endroit pourrait être divisé en deux parties, la première avec les félins dans des grands enclos et la seconde avec des herbivores qui ont beaucoup plus d’espace. Nous traversons ces différents espaces dans notre voiture avec une certaines proximité des animaux. En deux heures de visite nous avons ainsi pu nous familiariser avec les lions, les girafes, les zèbres, les phacochères..Ect.


Nous reprenons alors la route vers la région du Pilanesberg et sur le chemin nous faisons halte dans un grand supermarché SPAR afin d'y acheter de l’eau et surtout un adaptateur électrique que nous trouvons à 18 Rand contre 200 à l’aéroport.
A 17h nous pouvons enfin poser nos valises au kingdom resort, pour un plouf dans la piscine, un dîner et une bonne nuit de sommeil. Lundi matin, nous décidons d’aller faire un tour au crocodile sanctuary de Sun City. L’endroit se visite en 1 heure environ. Des passerelles bien réalisées nous permettent de voir ces animaux au plus près…pas comme j’aurais voulu le faire dans la nature.
Fin de la visite et direction le parc du Pilanesberg maintenant. Nous y accédons par la Manyane Gate , tout au nord. Il faut remplir quelques documents à l’entrée et bien sûr s’acquitter du droit d’entrée pour les 3 jours où nous séjournerons sur place. Dès l’entrée nous voyons beaucoup de zèbres et de gnous. Notre lodge est la aha ivory tree logde. Il est assez standing avec une belle piscine, une pension complète de qualité et deux game drives par jour (5h30-8h30 et 16h30-19h30). Entre ces game drives et nos sorties perso, nous avons eu la chance de croiser pas mal d’animaux, lions, guépards, éléphants, hypo, rino, girafe…..ect. En résumé pour les big five il nous manque le buffle !!! En fait le pilanesberg était un peu une option de repli, ma femme n’avait pas envie de prendre un traitement anti palu pour le kruger vu que nous étions en saison humide.



Après ces trois merveilleux jours, nous reprenons la route vers l’aéroport international JNB que nous rejoignons en environ 2h30. La restitution de la voiture se fait très bien et 5 minutes après nous sommes dans l’aérogare du terminal B pour un vol en direction de Port Elizabeth. Notre vol avec british, nous est revenu à 107 euros pour deux et nous avons le plaisir de découvrir qu’il y a une petite collation dans l’avion. Nous nous posons à 17h15 à PLZ. Le temps de désembarquer, nos bagages sont déjà sur le tapis roulant…ouaw efficace ! Du coup nous sommes dans notre Sandero de chez avis moins de trente minute après avoir atterri. Nous avons logé à proximité de l’aéroport et avons dîner au restaurant Bocadillo on first. Je vous le conseille, bon et pas cher.
Le lendemain matin, nous quittons notre guest house pour le parc ADDO. Les avis que j’avais lu sur ce parc étaient assez mitigés…du coup je ne sais pas trop ou nous allons mettre les pieds. Nous arrivons par Colchester à la Matyholweni Gate, le prix est de 328 rand par personne. Mais cela les vaut largement nous avons pu observer des antilopes, des zèbres, des buffles ( big five validés) des phacochères et des éléphants… beaucoup d’éléphants et de vraiment très près. Finalement je suis content d’avoir visité cet endroit ou nous sommes restés de 10h à 16h30.

Comme nous étions dans le coin on en a profité pour faire un tour aux dunes d’Alexandria. L’accès n’est pas très bien indiqué, il faut passer derrière le supermarché qui se situe au bout de la ville au travers d’une route assez défoncée et se rendre à une guitoune pour payer l’accès (40 rands). Malheureusement la barrière ferme à 19h, nous avons dû nous balader à la va vite et c’est bien dommage car l’endroit est magnifique.

Après une bonne nuit de sommeil au Elephants foot print lodge, nous nous lançons sur la route de Tsitsikimma. En chemin nous faisons une petite halte à Jeffrey’s Bay, pour une petite balade sur la dolphin beach et surtout pour ses outlets (quicksilver, bilabong…)
Nous arrivons à Tsitsikimma en tout début d’après midi et nous entamons directement le waterfalls trail. Pour info le départ se fait au niveau des océanettes donc il vaut mieux se garer dans ce coin que sur le parking principale. La balade est réputée difficile et est annoncée comme prenant 3 h pour 3 km…et bien c’est relativement vrai. En effet une bonne partie du chemin se fait sur les rochers, ça peut être assez casse-cou pour les non sportifs, les jeunes enfants…

La balade qui mène au pont suspendu est assez sympa. Les pont en eux même valent le détour.
Nous avions décidé de ne pas dormir au parc et sur le coup je l’ai bien regretté. Nous avions réservé à 30 min de là, la VILLA VILLEKULA. Dès qu’on est arrivé sur la propriété nos regrets se sont envolés. L’endroit est superbe, avec ces deux ânes, le petit étang, et notre chambre est géniale. Nous avons pris le repas sur place….délicieux… bref notre coup de cœur au niveau hébergement.
Nous avons évidemment passé une excellente nuit dans cet endroit et après un petit déjeuner copieux et également délicieux, nous allons faire un petit tour à birds of even.
C’est comme je l’avais lu, grand, très grand au point qu’on oublie le fait qu’on se trouve dans une volière. On a réussi à voir pas mal d’oiseaux d’assez près pendant nos 1h30 de visite.
Notre prochaine étape c’est Keurboomstrand beach, juste avant plettenberg. Ce matin là il y avait une compétition de pèche sur la longe plage, une cinquantaine de pêcheurs pour sortir le plus gros requin. Un d’ entre eux nous a confié que cinq squales avaient déjà été sorti de l’eau dont un de 130 kG. On ne se baignerai pas !

Le GR nous conseille de déjeuner au lookout deck à l’entrée de Plett… c’est effectivement un resto agréable qui surplombe cette belle longe plage. Bien rassasiés, nous remettons en voiture pour la Robberg nature réserve. Le droit d’entrée est de 50 rd par personne. La réserve est composées de 3 sentiers de rando. Nous prenons le sentier B qui est annoncé comme prenant 2H. Cette randonnée nous a offerts de jolis points de vue sur la mer, sur des colonies de lions de mers et sur une superbe plage déserte.

Pour le soir nous avons choisi un hébergement en sortie de la ville sur la route de Knysna, le T niqua. C’est un haras aménagé en guest house. Encore une petite pépite… chambre hyper spacieuse, chouette cadre avec tous les chevaux, bon repas le soir et bon petit dej aussi d’ailleurs. Dommage que le temps maussade nous nous ait pas permis de faire une balade à cheval sur les falaises.
Nous sommes dimanche, un dimanche gris mais sans pluie. Notre destination du jour Knysna et ses alentours. Cette ville me rappelle un mauvais souvenir...mais si , vous vous en souvenez c'était en 2010...une histoire de bus. Bref...
Nous commençons par prendre de la hauteur sur the heads. Il s'agit de falaises qui surplombent la ville et sa lagune. La vue est vraiment très sympa.

Comme nous sommes dimanche matin, la ville est assez calme. On file direction Brenton on the sea. Cette ville est de l'autre côté de la lagune, côté mer. Elle est en hauteur et nous offre un autre point de vue sur knysna.
B.O.T.S a pour intérêt sa très grande plage , agréable pour une belle balade. Elle s'étend jusqu'à buffle's bay. Petite ville où nous mangerons une bonne pizza en admirant le surfeurs affronter les vagues.

On poursuit toujours en direction de l'ouest. Pour ne pas faire toute la route jusqu'à la région des vignobles en une seule fois nous faisons étape pour la nuit à Groot Back River. Une sorte de petit village au bord d'une plage assez sympa. Le seul hic, TOUS les restos sont fermés le dimanche soir !!
Départ à 8h le lendemain, google map nous annonce 4 heures de route pour rejoindre Franschhoek. Pause petit dej oblige, on fait un stop à mi chemin à Swellendam pour un breakfast chez Old Gaol juste en face d'un magnifique église. La ville possède de nombreux bâtiments de style cap dutch.

Les derniers km avant Franschhoek se font sur une route de lacets offrant un panorama sublime sur la ville.

Enfin nous y arrivons. Le basse Provence guest house. C'est coquet et confortable au milieu d'un vignoble. Nous profitons de la dégustation de vins proposé par l'hôtel du même groupe situé juste à côté. On est bien là, il fait beau les vignes sont belles...

Le soir , nous dînons chez Reuben's. L'ambiance du resto est très chic...c'est idéal pour les 40 ans de ma femme. Les plats sont très raffinés, copieux et tout simplement succulents.
J'ai bien aimé Franschhoek, on centre villle son ambiance, sa taille humaine.Totalement différente de Stellenbosch que nous avons visité le lendemain matin. Perso, je n'ai pas du tout aimé. Pas de charme ( POUR MOI). Sur la route avant stellebosch on a fait une balade à cheval à Boschendal. C’était sympa !
A Stellenbosch on prend un petit repas avec des amis que nous avons rejoint le temps du lunch et on file ensuite vers Simon's town.
Autre ambiance, on retrouve l'océan et ses....pingouins. IL faut payer 160RD d'accès pour aller sur la plage de Foxy beach. Attention on ne marche pas sur la plage, elle est réservée, on se déplace sur une plate-forme en bois. Mais on est au plus près de animaux, c'est un moment spécial. IL y a un autre point d'accès à la réserve à Boulder beach, nettement moins de manchots, mais moins de touristes également les deux entrées sont distantes de quelques centaines de mètres l'une de l'autre. Nous resterons passer la nuit à Simon's Town.

Mercredi matin, route vers la péninsule. Le prix du parc est assez élevé je trouve : 320 rd la tête. J'avais un peu peur au départ car des nuages gris s'accrochaient à la pointe des falaises, gâchant un peu le paysages. Mais après avoir fait une petite balade depuis le visitor centrer, le ciel est redevenu tout bleu nous permettant de profiter à fond du cape point et de son phare perché accessible en seulement 10 minutes de marches. De la haut , la vue est très chouette...

On s'en met plein les yeux et on redescend doucement pour en profiter à tous les niveaux.
IL y a un resto à côté du parking la vue est chouette mais on a pas envie de perdre trop de temps alors on va au point vente juste à côté il y des salades, des sandwichs et des petites pizzas. Et au final, il y a des tables et des chaises pour manger avec la même vue qu'au resto à côté. On entame ensuite la rando jusqu'au cap de bonne espérance. C'est bien indiqué juste derrière les toilettes. Le temps de rando est indiqué 1h30 et ca correspond. Pendant cette marche on passe au dessus de DIAS Beach, elle est magnifique, un escalier en bois permet d'y descendre. On arrive au panneau du cap of good Hope. IL y a pas mal de gens. Tout le monde veut sa photo avec le panneau. Ça me fait pensait au Las Vegas sign...

On aura vu pas mal d'animaux dans le parc, autruches, tortues , antilopes, otarie et babouins.

Fin de journée, on se dirige vers notre dernière étape, Hout Bay en passant pas Chapman's peak.
On avait pas envie de dormir au Cap, on ne le regrettera pas. On va passer deux nuits très sympa à Frog's Hill GH... Hout bay, c'est une ville assez chic avec un petite plage. Il y a de bons resto et elle se situe à environ 20 minutes du cap et de sa table mountain.
Justement pour notre avant dernier jour, on met le cap vers cette fameuse montagne. Il fait beau et le ciel est super. On arrive à 10h su site et là c'est le drame, plus de 2h de queue pour pouvoir monter dans le téléphérique. Bref..on on prend notre mal en patience et on attend. Une fois en haut, casera sans regret, quelle vue.

On se promène au sommet pendant une grosse heure. A notre retour en bas...il n'y plus personne !!!!
Petit tour à signal hill qui est plus basse mais plus prêt de la ville pour un panorama différent. On passera le reste de notre journée à nous balader à Camps bay, banlieue du cap s'il l'on peut dire. Un peu le Miami d'Afrique du sud.
Notre dernière journée sera consacrée à la visite de la ville du cap et des différents quartiers avant de prendre notre vol retour vers notre vie normale...
Nous sommes arrivés à Joburg avec mon épouse le dimanche 19 janvier à 10h20. Les formalités d’entrée dans le pays passées, nous avons rapidement récupéré nos bagages et nous nous sommes dirigés chez Avis pour récupérer notre petite I20.
A 11h30 nous nous élancions sur l’autoroute en direction de la région du Pilanesberg.
Fatigués et pas habitués à rouler à gauche nous avions prévus une petite halte au Lion’s and Safari park, juste histoire de ne pas enchaîner trop de kilomètres d’un coup. Après une heure de route, un peu stressante, nous arrivons au parc.
Le prix pour le self drive est de 225 rand par personne. Cet endroit pourrait être divisé en deux parties, la première avec les félins dans des grands enclos et la seconde avec des herbivores qui ont beaucoup plus d’espace. Nous traversons ces différents espaces dans notre voiture avec une certaines proximité des animaux. En deux heures de visite nous avons ainsi pu nous familiariser avec les lions, les girafes, les zèbres, les phacochères..Ect.


Nous reprenons alors la route vers la région du Pilanesberg et sur le chemin nous faisons halte dans un grand supermarché SPAR afin d'y acheter de l’eau et surtout un adaptateur électrique que nous trouvons à 18 Rand contre 200 à l’aéroport.
A 17h nous pouvons enfin poser nos valises au kingdom resort, pour un plouf dans la piscine, un dîner et une bonne nuit de sommeil. Lundi matin, nous décidons d’aller faire un tour au crocodile sanctuary de Sun City. L’endroit se visite en 1 heure environ. Des passerelles bien réalisées nous permettent de voir ces animaux au plus près…pas comme j’aurais voulu le faire dans la nature.
Fin de la visite et direction le parc du Pilanesberg maintenant. Nous y accédons par la Manyane Gate , tout au nord. Il faut remplir quelques documents à l’entrée et bien sûr s’acquitter du droit d’entrée pour les 3 jours où nous séjournerons sur place. Dès l’entrée nous voyons beaucoup de zèbres et de gnous. Notre lodge est la aha ivory tree logde. Il est assez standing avec une belle piscine, une pension complète de qualité et deux game drives par jour (5h30-8h30 et 16h30-19h30). Entre ces game drives et nos sorties perso, nous avons eu la chance de croiser pas mal d’animaux, lions, guépards, éléphants, hypo, rino, girafe…..ect. En résumé pour les big five il nous manque le buffle !!! En fait le pilanesberg était un peu une option de repli, ma femme n’avait pas envie de prendre un traitement anti palu pour le kruger vu que nous étions en saison humide.



Après ces trois merveilleux jours, nous reprenons la route vers l’aéroport international JNB que nous rejoignons en environ 2h30. La restitution de la voiture se fait très bien et 5 minutes après nous sommes dans l’aérogare du terminal B pour un vol en direction de Port Elizabeth. Notre vol avec british, nous est revenu à 107 euros pour deux et nous avons le plaisir de découvrir qu’il y a une petite collation dans l’avion. Nous nous posons à 17h15 à PLZ. Le temps de désembarquer, nos bagages sont déjà sur le tapis roulant…ouaw efficace ! Du coup nous sommes dans notre Sandero de chez avis moins de trente minute après avoir atterri. Nous avons logé à proximité de l’aéroport et avons dîner au restaurant Bocadillo on first. Je vous le conseille, bon et pas cher.
Le lendemain matin, nous quittons notre guest house pour le parc ADDO. Les avis que j’avais lu sur ce parc étaient assez mitigés…du coup je ne sais pas trop ou nous allons mettre les pieds. Nous arrivons par Colchester à la Matyholweni Gate, le prix est de 328 rand par personne. Mais cela les vaut largement nous avons pu observer des antilopes, des zèbres, des buffles ( big five validés) des phacochères et des éléphants… beaucoup d’éléphants et de vraiment très près. Finalement je suis content d’avoir visité cet endroit ou nous sommes restés de 10h à 16h30.

Comme nous étions dans le coin on en a profité pour faire un tour aux dunes d’Alexandria. L’accès n’est pas très bien indiqué, il faut passer derrière le supermarché qui se situe au bout de la ville au travers d’une route assez défoncée et se rendre à une guitoune pour payer l’accès (40 rands). Malheureusement la barrière ferme à 19h, nous avons dû nous balader à la va vite et c’est bien dommage car l’endroit est magnifique.

Après une bonne nuit de sommeil au Elephants foot print lodge, nous nous lançons sur la route de Tsitsikimma. En chemin nous faisons une petite halte à Jeffrey’s Bay, pour une petite balade sur la dolphin beach et surtout pour ses outlets (quicksilver, bilabong…)
Nous arrivons à Tsitsikimma en tout début d’après midi et nous entamons directement le waterfalls trail. Pour info le départ se fait au niveau des océanettes donc il vaut mieux se garer dans ce coin que sur le parking principale. La balade est réputée difficile et est annoncée comme prenant 3 h pour 3 km…et bien c’est relativement vrai. En effet une bonne partie du chemin se fait sur les rochers, ça peut être assez casse-cou pour les non sportifs, les jeunes enfants…

La balade qui mène au pont suspendu est assez sympa. Les pont en eux même valent le détour.
Nous avions décidé de ne pas dormir au parc et sur le coup je l’ai bien regretté. Nous avions réservé à 30 min de là, la VILLA VILLEKULA. Dès qu’on est arrivé sur la propriété nos regrets se sont envolés. L’endroit est superbe, avec ces deux ânes, le petit étang, et notre chambre est géniale. Nous avons pris le repas sur place….délicieux… bref notre coup de cœur au niveau hébergement.
Nous avons évidemment passé une excellente nuit dans cet endroit et après un petit déjeuner copieux et également délicieux, nous allons faire un petit tour à birds of even.
C’est comme je l’avais lu, grand, très grand au point qu’on oublie le fait qu’on se trouve dans une volière. On a réussi à voir pas mal d’oiseaux d’assez près pendant nos 1h30 de visite.
Notre prochaine étape c’est Keurboomstrand beach, juste avant plettenberg. Ce matin là il y avait une compétition de pèche sur la longe plage, une cinquantaine de pêcheurs pour sortir le plus gros requin. Un d’ entre eux nous a confié que cinq squales avaient déjà été sorti de l’eau dont un de 130 kG. On ne se baignerai pas !

Le GR nous conseille de déjeuner au lookout deck à l’entrée de Plett… c’est effectivement un resto agréable qui surplombe cette belle longe plage. Bien rassasiés, nous remettons en voiture pour la Robberg nature réserve. Le droit d’entrée est de 50 rd par personne. La réserve est composées de 3 sentiers de rando. Nous prenons le sentier B qui est annoncé comme prenant 2H. Cette randonnée nous a offerts de jolis points de vue sur la mer, sur des colonies de lions de mers et sur une superbe plage déserte.

Pour le soir nous avons choisi un hébergement en sortie de la ville sur la route de Knysna, le T niqua. C’est un haras aménagé en guest house. Encore une petite pépite… chambre hyper spacieuse, chouette cadre avec tous les chevaux, bon repas le soir et bon petit dej aussi d’ailleurs. Dommage que le temps maussade nous nous ait pas permis de faire une balade à cheval sur les falaises.
Nous sommes dimanche, un dimanche gris mais sans pluie. Notre destination du jour Knysna et ses alentours. Cette ville me rappelle un mauvais souvenir...mais si , vous vous en souvenez c'était en 2010...une histoire de bus. Bref...
Nous commençons par prendre de la hauteur sur the heads. Il s'agit de falaises qui surplombent la ville et sa lagune. La vue est vraiment très sympa.

Comme nous sommes dimanche matin, la ville est assez calme. On file direction Brenton on the sea. Cette ville est de l'autre côté de la lagune, côté mer. Elle est en hauteur et nous offre un autre point de vue sur knysna.
B.O.T.S a pour intérêt sa très grande plage , agréable pour une belle balade. Elle s'étend jusqu'à buffle's bay. Petite ville où nous mangerons une bonne pizza en admirant le surfeurs affronter les vagues.

On poursuit toujours en direction de l'ouest. Pour ne pas faire toute la route jusqu'à la région des vignobles en une seule fois nous faisons étape pour la nuit à Groot Back River. Une sorte de petit village au bord d'une plage assez sympa. Le seul hic, TOUS les restos sont fermés le dimanche soir !!
Départ à 8h le lendemain, google map nous annonce 4 heures de route pour rejoindre Franschhoek. Pause petit dej oblige, on fait un stop à mi chemin à Swellendam pour un breakfast chez Old Gaol juste en face d'un magnifique église. La ville possède de nombreux bâtiments de style cap dutch.

Les derniers km avant Franschhoek se font sur une route de lacets offrant un panorama sublime sur la ville.

Enfin nous y arrivons. Le basse Provence guest house. C'est coquet et confortable au milieu d'un vignoble. Nous profitons de la dégustation de vins proposé par l'hôtel du même groupe situé juste à côté. On est bien là, il fait beau les vignes sont belles...

Le soir , nous dînons chez Reuben's. L'ambiance du resto est très chic...c'est idéal pour les 40 ans de ma femme. Les plats sont très raffinés, copieux et tout simplement succulents.
J'ai bien aimé Franschhoek, on centre villle son ambiance, sa taille humaine.Totalement différente de Stellenbosch que nous avons visité le lendemain matin. Perso, je n'ai pas du tout aimé. Pas de charme ( POUR MOI). Sur la route avant stellebosch on a fait une balade à cheval à Boschendal. C’était sympa !
A Stellenbosch on prend un petit repas avec des amis que nous avons rejoint le temps du lunch et on file ensuite vers Simon's town.
Autre ambiance, on retrouve l'océan et ses....pingouins. IL faut payer 160RD d'accès pour aller sur la plage de Foxy beach. Attention on ne marche pas sur la plage, elle est réservée, on se déplace sur une plate-forme en bois. Mais on est au plus près de animaux, c'est un moment spécial. IL y a un autre point d'accès à la réserve à Boulder beach, nettement moins de manchots, mais moins de touristes également les deux entrées sont distantes de quelques centaines de mètres l'une de l'autre. Nous resterons passer la nuit à Simon's Town.

Mercredi matin, route vers la péninsule. Le prix du parc est assez élevé je trouve : 320 rd la tête. J'avais un peu peur au départ car des nuages gris s'accrochaient à la pointe des falaises, gâchant un peu le paysages. Mais après avoir fait une petite balade depuis le visitor centrer, le ciel est redevenu tout bleu nous permettant de profiter à fond du cape point et de son phare perché accessible en seulement 10 minutes de marches. De la haut , la vue est très chouette...

On s'en met plein les yeux et on redescend doucement pour en profiter à tous les niveaux.
IL y a un resto à côté du parking la vue est chouette mais on a pas envie de perdre trop de temps alors on va au point vente juste à côté il y des salades, des sandwichs et des petites pizzas. Et au final, il y a des tables et des chaises pour manger avec la même vue qu'au resto à côté. On entame ensuite la rando jusqu'au cap de bonne espérance. C'est bien indiqué juste derrière les toilettes. Le temps de rando est indiqué 1h30 et ca correspond. Pendant cette marche on passe au dessus de DIAS Beach, elle est magnifique, un escalier en bois permet d'y descendre. On arrive au panneau du cap of good Hope. IL y a pas mal de gens. Tout le monde veut sa photo avec le panneau. Ça me fait pensait au Las Vegas sign...

On aura vu pas mal d'animaux dans le parc, autruches, tortues , antilopes, otarie et babouins.

Fin de journée, on se dirige vers notre dernière étape, Hout Bay en passant pas Chapman's peak.
On avait pas envie de dormir au Cap, on ne le regrettera pas. On va passer deux nuits très sympa à Frog's Hill GH... Hout bay, c'est une ville assez chic avec un petite plage. Il y a de bons resto et elle se situe à environ 20 minutes du cap et de sa table mountain.
Justement pour notre avant dernier jour, on met le cap vers cette fameuse montagne. Il fait beau et le ciel est super. On arrive à 10h su site et là c'est le drame, plus de 2h de queue pour pouvoir monter dans le téléphérique. Bref..on on prend notre mal en patience et on attend. Une fois en haut, casera sans regret, quelle vue.

On se promène au sommet pendant une grosse heure. A notre retour en bas...il n'y plus personne !!!!
Petit tour à signal hill qui est plus basse mais plus prêt de la ville pour un panorama différent. On passera le reste de notre journée à nous balader à Camps bay, banlieue du cap s'il l'on peut dire. Un peu le Miami d'Afrique du sud.
Notre dernière journée sera consacrée à la visite de la ville du cap et des différents quartiers avant de prendre notre vol retour vers notre vie normale...
Colombie du 18 octobre au 11 novembre 2019 English translation pending
COLOMBIEitinéraire de 24 jours en Colombie, du 18 octobre au 11 novembre 2019.
BOGOTA 2 jours - LA MACARENA 4 jours - MEDELLIN et GUATAPE 3 jours - SALENTO 3 jours - CALI 2 jours - POPAYAN 2 jours - SAN AGUSTIN 3 jours - TATACOA 3 jours - BOGOTA 1 jour -
Il faut bien l'avouer, j'ai hésité à partir en Colombie. Un peu parce que je ne suis toujours pas très au point en espagnol (en fait, je suis proche du niveau zéro) et que je n'ai pas beaucoup progressé depuis l'an dernier au Guatemala. Un peu aussi à cause du ramdam que tout le monde fait autour de la sécurité dans le pays et particulièrement à Bogota. Cela s'est un peu calmé depuis la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et les FARC mais maintenant que cet accord a été révoqué et que la population veut que ceux qui l'ont terrorisée pendant des années soient punis, il y a comme une incertitude sur l'avenir politique du pays, et donc sa stabilité. Néanmoins, la situation sécuritaire n'est pas aussi dégradée que dans le passé, et le tourisme reprend sérieusement du poil de la bête. Donc, revenons à nos moutons : je veux voir le Caño Cristales, cette rivière aux eaux cristallines dans laquelle s’épanouissent des plantes aux couleurs flamboyantes sur un fond de roches multicolores et de sable jaune. Ca fait des années maintenant que je regarde des reportages sur ce site incroyable, et à chaque fois, je me dis qu'un jour, j'irai là-bas… même si c'est un pari risqué, car à la saison des pluies, période de floraison des plantes aquatiques à l’origine du phénomène, on peut ne rien voir du tout si le ciel reste nuageux. Le spectacle a besoin que le soleil darde ses rayons magiques dans la rivière… Maintenant, le reste du programme reste aussi à déterminer : le nord du pays, ou le sud ? 3 semaines me paraissent un peu juste pour parcourir ce territoire grand comme deux fois la France. Je veux prendre mon temps, m'installer à l'auberge comme si j'allais y rester toute ma vie, me balader sans avoir une longue liste de choses à faire ou à voir dans un créneau horaire limité, goûter tranquillement aux lieux que je découvre, en ajoutant, pourquoi pas, un café, une bière ou une glace. J’ai donc le choix entre le nord et la beauté de petites villes coloniales, les caraïbes, la ciudad perdida et Carthagène des indes ou bien le sud avec le café de Salento, la sulfureuse Medellin, les statues pré-colombiennes de San Agustin et le désert de la Tatacoa ? J'ai comme l'impression que le sud est moins visité... top là, ce sera le sud, là où le temps dure longtemps, dit la chanson…
Le 18 octobre, vol Air Europa pour Madrid, puis Bogota. Il est environ 18h quand je débarque à Bogota, et le passage devant les guichets de la police des frontières se fait très rapidement. Pas de photo, pas d'empreinte, pas de formulaire interminable dans une langue mystérieuse (l'espagnol). Ensuite, recherche désespérée d'un distributeur de billets dans l'aéroport, pour payer le taxi mais puisque je ne trouve rien, je me décide à changer 50 euros, et je verrai plus tard en ville pour retirer vraiment des sous. Direction l'hôtel que j'ai reservé sur internet et j'irai ensuite faire un tour pour dîner. Ce sera tout pour aujourd'hui. C’est le matin et je pars à la découverte du quartier, La Candelaria. Tout y semble tranquille, les petites rues pavées sont pentues et bordées de jolies maisons colorées. Parfois, des odeurs de croissants chauds et de café s’échappent de petites échoppes où s’entasse toute une population d’ouvriers et d’habitués. Beaucoup de street-art et de fresques murales s’affichent un peu partout, sur les portes ou sur les façades des maisons et des immeubles Du coup, ça agrémente beaucoup mes déambulations à la découverte de la ville. Bien-sûr, je ne me suis pas aventuré dans les quartiers chauds, je suis resté sagement dans le centre sécurisé. J’ai poussé jusqu’au grand marché central mais guère plus loin. Un tour à Zipaquira pour visiter la cathédrale de sel, à bord d’un train touristique depuis la gare de la Sabena, puis un saut en téléphérique sur le Cerro de Monserrate qui domine la ville, plus un musée ou deux, ainsi finit ma découverte de Bogota.
A La Macarena, tout change. L’arrivée à bord d’un petit avion de 20 places sur une piste herbeuse quasiment en pleine ville me met dans l’ambiance « bout du monde » qui m’attend . Cette bourgade perdue dans une vaste zone de prairies et de forêts, au bord du rio Guayabero, est la tranquillité même. Ce n’est peut-être qu’une apparence trompeuse, car de nombreux militaires armés sillonnent les quelques rues commerçantes, mais enfin, comparée à Bogota, on s’y sent libre et sans appréhension. Cela dit, la région, libérée depuis peu de l’occupation des FARC est maintenant en effervescence à cause de la déforestation et de l’accaparement des terres de groupes qui voient ici l’opportunité facile d’un enrichissement ou d’une nouvelle vie. Les journaux et la télé en parlent, mais la population vaque à ses occupations et rien ne transparaît. Dès l’arrivée et votre sortie de l’avion, vous êtes pris en charge par votre guide qui constitue votre groupe, vous conduit à votre hôtel et au centre d’information sur la rivière. Après le déjeuner en compagnie de mes équipiers avec lesquels je fais connaissance, on rassemble quelques affaires, une serviette et un maillot de bain, et on rejoint le bord du rio Guayabero. De là, une pirogue nous conduit sur l’autre rive, au départ du chemin de El Mirador, qui grimpe bien et se poursuit par la découverte du Cañolito, un des bras du Caño Cristales. Voici donc ces fleurs incroyables, c'est beau, c'est stupéfiant. Il fait super chaud, l’atmosphère est humide, le soleil est de plomb. Néanmoins, le ciel se couvre progressivement de nuages noirs et notre baignade dans une petite dépression rocheuse de la rivière se termine sous la pluie. La rentrée en pirogue à la Macarena se fait à la nuit tombée, le soleil se couchant tôt sous ces latitudes tropicales. Le reste du séjour à Caño Cristales va se dérouler toujours de ma même manière : on prend une pirogue, on se fait déposer quelque part sur le parcours de la rivière, et on la longe en marchant sur une rive ou l’autre. La pluie est parfois au rendez-vous, normal à cette saison, mais quand le soleil revient, le spectacle est toujours saisissant. Le quatrième et dernier jour, on part sur une zone beaucoup moins intéressante, quoique jolie, le Caño Pierras. Franchement, j’aurais préféré retourner sur le Cañolito, par exemple, mais la répartition des touristes sur les sites obéit à une règle. Si je dois y retourner un jour, je préciserai que je ne veux consacrer mon temps qu’à la rivière aux couleurs et pas à des endroits d’un intérêt moyen choisis pour faire patienter les touristes en attendant l’heure du départ. Justement, le départ de mon avion pour Bogota est prévu à 15h. Mais comme des pluies diluviennes s’abattent sur la Macarena, notre petit avion de 20 place reste cloué au sol en attendant une accalmie. Vers 16h30, une fenêtre météo lui permet enfin de décoller. A l’heure ou il atterrit à Bogota, je suis censé me trouver à l’embarquement de mon vol pour Medellin. Et le terminal n’est pas à la porte d’à côté, il faut prendre un bus. Bref, prendre une marge de 2 heures lorsqu’on vient de La Macarena, ce n’est pas suffisant. Heureusement pour moi, mon vol a été annulé et je suis reporté sur le vol de 22h. Ca me convient tout à fait, j’ai fait une résa dans une petite AJ, le Grand Hostel Medellin, et je n’aurai qu’à prendre un taxi à l’arrivée pour m’y rendre. Bon, à Medellin, ce qui a surtout marqué mon séjour, c’est bien sûr la comuna 13. Au départ, j’ai rejoint la sortie du métro San Javier et je me suis joint à un groupe d’une vingtaine de personnes. La visite sera en anglais, je suis le seul Frenchie. A mon avis, le guide nous abreuve de trop d’explications par rapport au temps consacré à la découverte du quartier. Donc, Lorsque la sortie prend fin vers 13h et que le guide ramène tout le monde au métro, je m’échappe pour faire ma propre visite de la comuna 13. Au petit resto où je m’arrête le temps d’une averse, pour me restaurer, on s’inquiète de me savoir seul et on me conseille d’être sur mes gardes. J’ai erré plus de 2 heures dans les ruelles ou les escaliers du quartier, en m’arrêtant souvent pour photographier les magnifiques fresques ultra-colorées, et je n’ai rencontré aucun problème tout en restant très vigilant, bien sûr. Medellin, c’est aussi la ville de Botero, et un petit tour sur la place qui porte son nom, où s’alignent une bonne vingtaine de ses statues s’impose. Au petit matin, la place est tranquille, bien éclairée et très photogénique. Le quartier, lui, est plutôt sale et mal fréquenté. Le lendemain, dans le bus qui m’emmène à Guatapé, mes piètres notions d’espagnol ne découragent pas un groupe de jeunes colombiens sympathiques d’engager une conversation avec moi, pauvre voyageur esseulé venu d’un pays pour eux fort exotique. Ils connaissent nos gilets jaunes, ils font le parallèle avec le soulèvement des étudiants au chili. Guatapé, enfin ! Ce village est dans toutes les émissions de voyage et dans tous les livres consacrés à la Colombie. Ses fresques sculptées sur des maisons multicolores ont fait sa réputation et les Colombiens y viennent nombreux en visite, un peu comme nous on va au mont Saint-Michel. Il y a des tas de choses à faire ici, avec la proximité du lac. Baignades, promenades en bateau, excursions à cheval, etc. J’ai préféré me promener dans les rues en admirant les jolies maisons aux joyeuses couleurs. Les bas reliefs racontent un peu la vie de ceux qui vivent à l’intérieur, celle du chien curieux qui surveille la rue, du cultivateur et sa nombreuse progéniture ou du musicien et son saxophone. Le parque central, où les familles et les vieux colombiens à chapeau de cow-boys viennent boire un café, est aussi un incontournable d’une visite à Guatapé. C’est d’ailleurs la première fois que je bois des cafés si tard dans la journée, mais c’est ce que font les locaux, alors je me suis mis au diapason. Et je dois avouer que je n’ai pas moins bien dormi que d’habitude. Faut dire que j’étais bien crevé de ma journée, en partie à cause de ma grimpée sur le pain de sucre local, le Peñon de Guatapé. Un rocher de 220 mètres de haut, dont on atteint le sommet après une bonne grosse volée de marches. Pour gagner Salento, dans la région du café, je dois retourner à Medellin, en partant de très bonne heure. La route est longue jusque là-bas, j’ai donc de quoi boire et grignoter dans le bus. Il fait quasiment nuit quand j’atteins Salento mais j’ai pris la précaution, comme souvent, de réserver une chambre, que j’ai choisie dans une plantation de café à la sortie de la ville, la finca don Eduardo. Après une journée passée dans le bus, j’ai un peu envie de me dégourdir les guiboles, même si la nuit est tombée. Salento est une ville faite pour la promenade après la tombée du jour. Les lumières des lampadaires éclairent les maisons à l’architecture coloniale et les bars, les restaurants, les épiceries sont ouverts. L’ambiance de la grande rue est joyeuse et animée, avec quelques établissements plus attractifs, tel le grand billard entièrement ouvert sur la rue, où les colombiens se pressent car c’est un jeu qu’ils adorent et qu’on voit dans toutes les villes. Dehors, les vieux s’assoient sur les bancs publics et papotent gentiment, les jeunes vont tout droit au bout de la rue, au club branché et son concert en plein air. Le matin de très bonne heure, je suis le premier sur le parque central pour le départ de la première billie, cette jeep qui sert de taxi collectif pour aller au parc de la vallée de la cocora. Il n’est pas 7h30 et je suis au départ du chemin. C’est un parcours de 13kms en boucle, vraiment facile à suivre, il n’y a aucun besoin d’engager un guide. Partout dans ce paysage de collines verdoyantes, on admire les fameux cocotiers de plus de 60m de haut. Tout en haut du chemin, on atteint la ferme des colibris, où l’on peut se restaurer. En redescendant, on longe la jolie rivière qui coule dans une gorge boisée et vous ramène au point de départ. Sur le parking, les jeeps billies retournent sur SALENTO au rythme des arrivées des randonneurs. CALI et sa mauvaise réputation. Le cartel de Medellin a été démantelé, celui de Cali continue de prospérer, lui. L’image de cette grande agglomération de plus de 2 millions d’habitants souffre de cette étiquette de « ville de la drogue » et de sa délinquance. J’ai pourtant choisi de m’y arrêter, car bien que je ne sois pas spécialement amateur de salsa, la danse à laquelle on voue un véritable culte ici, et qui redore un peu son blason, je suis curieux de connaître sa vie, sa physionomie, son atmosphère. A la maison violette, je me sens chez moi, l’accueil est gentil et le quartier, installé sur une des collines de la ville, est constellé de petits bars et de restos sympas. A CALI succède POPAYAN la blanche, la belle cité historique. J’ai bien failli ne pas y arriver, car l’assassinat par les FARC d’une députée indigène et de quatre de ses gardes du corps fait souffler un vent de révolte dans la région. Comme en 2016, les populations indigènes ont menacé de couper la panaméricaine à toute circulation, en représaille à l’inaction du gouvernement devant ces crimes qui se répètent. Mais maintenant que j’y suis, je savoure l’atmosphère de ses rues en damier, de ses petits commerces, de ses églises somptueuses. La ville est un régal pour le photographe amateur que je suis. Le temps est parfois pluvieux, le fond de l’air est frais et je suis souvent réfugié sous les arcades, dans un bar ou un resto lorsque s’abattent les violentes averses qui transforment les rues en marécages.
La ville est aussi le point de départ pour un petit tour à Silvia, le village des Guambianos. Le jour de marché est le mardi, et il est réputé dans toute la région. Comme on est dimanche, je ne le verrai pas, mais je vais quand même y aller jeter un coup d’oeil. Par chance, c’est jour de fête, le parque central est couvert de stands de nourriture et de tissus, les guambianos costumés se baladent tranquillement et bavardent en attendant le spectacle qui doit se tenir sur la grande scène installée sur le côté de la place. Hélas, de méchants nuages noirs s’amoncellent au-dessus de nos têtes, et la pluie s’abat soudain avec violence sur Silvia. Tout le monde coure se mettre aux abris (la plupart dans l’immense église) et moi, je me retrouve coincé dans une entrée de garage avec deux gambianos sympas en costume traditionnel, qui ne prennent pas la situation au tragique. Mais le violent orage s’est transformé en pluie continue, la fête tourne à la débandade, les commerçants remballent leurs étals, les bus se remplissent et chacun rentre chez soi. La route, ou plutôt la piste de Popayan à San Agustin est carrément épouvantable. Des ornières de boue, des croisements au centimètre en font le pire itinéraire que j’ai pu emprunter jusqu’ici. Quasiment 5 heures pour rejoindre San Agustin, le mauvais temps était un peu de la partie. San Agustin, c’est d’abord un site archéologique très mystérieux. On y a réuni là de grandes statues découvertes dans la région, témoins d’une civilisation dont on ne connaît même pas le nom. On sait si peu de choses du peuple qui vénérait ces statues que tout le monde y va de sa petite théorie perso et qu’au final, ce qu’il faut en conclure, c’est qu’on ne sait rien du tout. Le musée du site est vraiment à visiter, car on y trouve notamment de vieilles photos prises lors de la découverte des différentes statues. Dans le coin de San Agustin, il y a pas mal de jolies balades à faire, comme aller admirer la Chaquira, une statue située en bordure d’une gorge impressionnante. Il y a aussi El Estrecho, l’endroit où le tumultueux Rio Magdalena se resserre pour passer dans un goulet étroit de seulement 2 mètres. Mon voyage se termine bientôt, et je vais terminer avec le magnifique désert de la Tatacoa. À Villa vieja, il n’y a pas grand-chose à voir, mais cette petite bourgade est une étape obligée pour prendre un transport jusqu’au désert. J’y passe une nuit, dans un petit hôtel basique (mais avec piscine) pour embrayer demain matin à l’aube sur un rickshaw qui m’emènera là-bas. Le soleil vient de se lever et je suis déjà dans les dunes rouges du désert de la Tatacoa. Pendant deux journées, mais seulement le matin de très bonne heure (6h-10h) et en fin d’après-midi, j’arpente sans guide ce territoire qui n’est pas si immense que ça. Mon petit hôtel, le Tranquilidad, est au bord de la piste du désert rouge et 300 mètres plus loin, il y a une piscine publique qui me permet d’attendre tranquillement la fin des heures chaudes. Le désert gris, à quelques kms de là, vaut le coup d’oeil, mais il est moins photogénique, faut bien l’avouer. Surtout si on ne le découvre qu’après 10h ou avant 16h30. A Villa vieja, le dimanche, il n’y a pas de bus régulier pour gagner Neiva. Mais sur le Parque central, tôt le matin, des taxis collectifs font le même office. Et à Neiva, à la gare routière, aucun problème pour trouver le bus de Bogota, l’ultime étape de mon voyage.
Maintenant, parlons gros sous :
Ma plus maousse dépense, c’est évidemment Caño Cristales. J’ai réservé sur internet avec Cristales Aventura Tours, 4 jours sur place, tout compris, pour 600 euros. Pour ce prix, vous avez le vol de Bogota à La Macarena (A/R), l’hôtel qui n’est pas grand luxe, juste une chambre individuelle avec douche, la nourriture et les transports en pirogue ou en 4x4. Bref, tout est compris, vous n’avez rien à payer sur place, sauf la petite bière du soir si vous aimez vous détendre.
Pour le reste du pays, vous serez surpris des prix vraiment très raisonnables :
L’hébergement : j’ai rarement dépensé plus de 50 000 pesos (14 euros), sauf quand j’ai vraiment été coincé et que j’ai du allonger jusqu’à 100 000 pesos. Je ne peux recommander tous mes hébergements, mais j’ai bien aimé celui de Salento, à la Finca Don Eduardo, de San Agustin, à la Casa de François ou mon petit hôtel Tranquilidad au désert de la Tatacoa, pourtant très très basique.
Les transports : tout dépend de la distance, évidemment, mais de toute façon cela ne côute pas très cher. Par exemple, l’avion entre Bogota et Medellin m’a coûté 43 euros. Le taxi de l’aéroport de Medellin à la ville (25 km, et à 23h30, donc c’est plus cher) 80 000 pesos (21 euros). Le bus Medellin-Guatape 15000 pesos (4 euros). Un TukTuk de Villa Vieja au désert de la Tatacoa (8km) coûte environ 15000 Pesos (4 euros) aussi. Donc globalement, pas de grosses dépenses sur le poste transports.
Voilà, si j'ai oublié quelque-chose, laissez moi un message, je vous répondrai si j'ai la réponse.
Et n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil à ma galerie sur FLICKR en recherchant mon pseudo « Kalzennyg », album Colombie.
Bon voyage à tous !
Croisière Océan Indien sur le Mediterranea janvier 2020 English translation pending
Bonjour,
voici le premier compte rendu concernant notre récente croisière en océan indien. D’autres suivront pour les différentes escales. Il concerne le Costa Mediterranea qui part pour la Chine mi 2021 hélas… C’est un petit bateau que nous apprécions car il est convivial et fait des itinéraires beaucoup plus intéressants…. Nous avons aimé :
Le circuit même si à l'unanimité notre groupe a préféré l'Asie. La gentillesse du personnel et des populations locales. L'ambiance à bord et les nombreux lieux avec musique, 7 quand même, dont en général 3 ou 4 en même temps, voire plus en soirée, où l'on peut bénéficier de musiques variées. On est loin de trouver ça sur certains gros bateaux récents comme les Meraviglia, Bellissima, Grandiosa de MSC par exemple. Les repas qui se sont améliorés après des premiers jours moyens.... Les escales longues. Les embarquements et débarquements très fluides. Les conférences intéressantes avant chaque escale. Le SPA (sauna hammam) gratuit. Pas de pression à l’achat ni pour les photos. Dépannage rapide et efficace pour les incidents en cabine.
Nous avons regretté :
1 seule pizza offerte (Costa Club) pour 2 semaines maintenant, et plus de beurre sur les tables. Je sais, les remarques vont pleuvoir concernant ces réflexions que l’on va qualifier de mesquinerie, MAIS ça fait partie hélas des petites mais réelles baisses de prestations depuis des années !!! L’obligation de quasi systématiquement quémander pour avoir pour 8 personnes 1 verre de cacahuètes à l’apéritif, Le nouveau Diario monochrome, tristounet qui ne comporte plus les informations intéressantes comme la météo et les distances parcourues, Les viennoiseries systématiquement surgelées. Plus de table dans la cabine. Le manque de renouvellement des spectacles, même si certains sont améliorés, 10 sur 14 assurés par la troupe du bateau. Un grand bravo pour la dynamique troupe folklorique de Maurice. La climatisation très fraiche, c’est une constante. Tout comme hélas les horaires mal commodes pour la cafétéria, avec entre autre la fermeture à 20 h 30 y compris pour les 3 soirs où nous étions à quai en escale ! Sur 4 compagnies essayées, je n’ai vu ça que chez Costa !!
La sonorisation très élevée 85 à 95 décibels avec des pointes dépassant les 100, au théâtre et dans certains bars/salons, voire photo ! Pour information, les décibels ne se mesurent pas en échelle arithmétique mais logarithmique, et 3 décibels en plus suffisent à doubler le bruit ressenti
Prochaine publication : île de la Réunion.
https://photos.app.goo.gl/cqKMbnZB3XNVEuLw9
voici le premier compte rendu concernant notre récente croisière en océan indien. D’autres suivront pour les différentes escales. Il concerne le Costa Mediterranea qui part pour la Chine mi 2021 hélas… C’est un petit bateau que nous apprécions car il est convivial et fait des itinéraires beaucoup plus intéressants…. Nous avons aimé :
Le circuit même si à l'unanimité notre groupe a préféré l'Asie. La gentillesse du personnel et des populations locales. L'ambiance à bord et les nombreux lieux avec musique, 7 quand même, dont en général 3 ou 4 en même temps, voire plus en soirée, où l'on peut bénéficier de musiques variées. On est loin de trouver ça sur certains gros bateaux récents comme les Meraviglia, Bellissima, Grandiosa de MSC par exemple. Les repas qui se sont améliorés après des premiers jours moyens.... Les escales longues. Les embarquements et débarquements très fluides. Les conférences intéressantes avant chaque escale. Le SPA (sauna hammam) gratuit. Pas de pression à l’achat ni pour les photos. Dépannage rapide et efficace pour les incidents en cabine.
Nous avons regretté :
1 seule pizza offerte (Costa Club) pour 2 semaines maintenant, et plus de beurre sur les tables. Je sais, les remarques vont pleuvoir concernant ces réflexions que l’on va qualifier de mesquinerie, MAIS ça fait partie hélas des petites mais réelles baisses de prestations depuis des années !!! L’obligation de quasi systématiquement quémander pour avoir pour 8 personnes 1 verre de cacahuètes à l’apéritif, Le nouveau Diario monochrome, tristounet qui ne comporte plus les informations intéressantes comme la météo et les distances parcourues, Les viennoiseries systématiquement surgelées. Plus de table dans la cabine. Le manque de renouvellement des spectacles, même si certains sont améliorés, 10 sur 14 assurés par la troupe du bateau. Un grand bravo pour la dynamique troupe folklorique de Maurice. La climatisation très fraiche, c’est une constante. Tout comme hélas les horaires mal commodes pour la cafétéria, avec entre autre la fermeture à 20 h 30 y compris pour les 3 soirs où nous étions à quai en escale ! Sur 4 compagnies essayées, je n’ai vu ça que chez Costa !!
La sonorisation très élevée 85 à 95 décibels avec des pointes dépassant les 100, au théâtre et dans certains bars/salons, voire photo ! Pour information, les décibels ne se mesurent pas en échelle arithmétique mais logarithmique, et 3 décibels en plus suffisent à doubler le bruit ressenti
Prochaine publication : île de la Réunion.
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Trois générations, 23 jours, 11 états, western happiness English translation pending
J’ai longtemps hésité à écrire ce carnet, au retour de ce merveilleux voyage, en Juillet, il m’a semblé que plusieurs autres carnets parlaient plus ou moins des mêmes lieux , et d’autres ont suivi les mois suivants, je les ai lu et continue à les lire avec beaucoup de Plaisir (encore merci bibouns51, marcalamar, marati et les autres, trop nombreux pour que je les cite tous), ils me rappellent ces endroits superbes et ces 3 semaines d’émerveillements.
Mais en décembre, mon père, le seul participant masculin à ce beau voyage, nous a quitté . Et en y réfléchissant, j’ai eu envie de raconter ce dernier road trip tous ensemble , pour moi c’est un rappel de bons souvenirs, et j’espère que pour certains ça donnera encore un autre exemple, les voyages à 3 générations n’étant pas si fréquents dans les carnets. Voyager avec les grands-parents et les enfants ados, ça force chacun à faire des concessions, à s’adapter au rythme et aux envies des uns et des autres…
C’était déjà le 6ème voyage dans l’Ouest pour moi, en une vingtaine d’année, et 3ème en trois ans:
En 2017, un trip à 9 avec un couple d’amis, ma soeur et nos 5 enfants, de San Francisco à Las Vegas en passant par les parcs les plus fréquemment visités (Grand Canyon, Bryce, …) sans passer par Los Angeles (https://voyageforum.com/v.f?post=8264822;#8264822 ).
En 2018, toute seule sans enfants, à la découverte du Yellowstone puis de Valley of fire, Cedar breaks et Snow Canyon entre autres (https://voyageforum.com/v.f?post=9100875;#9100875 )
Et 2019, l’objet de ce carnet, avec mes parents, mes deux filles de 14 et 16 ans et ma niece de 17 ans. Il y a eu plusieurs versions de l’itinéraire, j’avais fait une liste de nombreux endroits possibles et chacun a donné son classement. J’ai pris les lieux qui avaient le plus de voix de préférence et j’ai essayé de tous les mettre dans un itinéraire bien chargé mais je pense assez équilibré. Les incontournables étaient pour moi Yellowstone et Monument Valley que je voulais absolument leur faire découvrir à tous. Et pour les enfants, Universal Studios à Los Angeles et un nouveau passage à Las Vegas qu’elles avaient adoré deux ans plus tôt. Pour mes parents, le Mont Rushmore leur faisait envie. Le résultat a été un road trip de 23 jours, avec 2 vols intérieurs, 11 états traversés, 11 parcs nationaux, des lieux marqués par l’histoire indienne…on a beaucoup ri, un peu marché, et si souvent été éblouis.
Alors, après ce long préambule, comme on dit dans New-York Unité spéciale; voilà leur histoire . 😊
Comme nous avions un vol le 25 Juin au matin, un direct CDG-Los Angeles, on a décidé de rejoindre Paris en TGV le 24 au soir, pour dormir près de l’aéroport. Le 25, frais et dispos, nous voilà à l’aéroport. Pas de bagages à enregistrer, nous avons tous voyagé avec une valise cabine et un sac à dos. On monte bien à temps dans l’A380, et on attend le décollage…et on attend…et on attend…on nous parle d’un petit souci technique, on attend toujours…au bout d’un moment, on nous dit qu’on va nous faire sortir, que du personnel au sol nous prépare une salle climatisée (oui, il fait plutôt chaud ces jours-ci) pour nous recevoir en attendant de nous trouver un autre avion… Quand enfin on peut sortir, pas vraiment de salle climatisée mais du personnel qui nous traite un peu comme du bétail pour nous faire sortir au plus vite et nous dit de récupérer nos bagages (youpie, on n’en a pas à récupérer) et d’aller au comptoir air France où on va nous trouver un prochain vol. Mais c’est pas possible, on a nos places pour Universal demain nous! Au comptoir, on arrive dans les premiers, n’ayant pas de bagages à récupérer (mais ayant dû parcourir CDG de long en large) et là commence la recherche d’une solution pour nous 6. Première proposition: attendre minuit (on est 11h du matin à peu près là)pour prendre un vol ver Mexico, y attendre 8h puis avoir enfin un vol vers Los Angeles. Notre refus est clair, tant qu’à arriver demain, autant partir demain matin, au moins on aura une nuit de repos d’ici là. On finit par nous trouver un vol le lendemain matin, avec une escale à Detroit et arrivée en fin d’après-midi à Los Angeles. Bon, bein on fera avec…vous nous trouvez un hotel pour cette nuit? Euh…"on n’en trouve pas directement mais trouvez vous même et on vous remboursera…"je comprends qu’ils n’aient pas trouvé, il m’a fallu 2h pour finalement trouver des chambres à Chantilly, il n’y avait rien de libre plus près (les environs de l’aéroport étaient surbookés et on était six donc besoin de minimum 2 chambres). Franchement, la gestion de la situation par Air France ne nous a pas du tout impressionnés. Heureusement qu’ils ont fini par nous rembourser l’hotel et nous dédommager pour le vol 2 mois plus tard, une fois la plainte enregistrée et traitée sur leur site.
J’ai profité de l’après-midi et la soirée à l’hotel pour appeler Universal, et là, super service, ils ont accepté de changer la date des billets sans problème en apprenant la situation. J’ai aussi appelé pour changer la date de location de la voiture (prevue au depart pour 48h, on l’aura finalement prise juste 24h) et ça a été sans souci.
Le lendemain, 26 Juin, on retourne à l’aéroport avec une petite apprehension, mais tout se passe bien, premier vol ok, étape à Détroit rapide pour le passage à la douane et deuxième vol très bien également. A l’arrivée à Los Angeles, pour rejoindre notre hotel près de Universal, on fait un petit arrêt à Griffith Park, voir le signe Hollywood à la tombée du jour,

et après une pizza près de l’hotel, on s’effondre dans nos lits. Hotel : BLVD hotel and spa, très correct, jolie chambre, pas de petit déjeuner, bien situé (on peut aller à Universal à pieds).
Mais en décembre, mon père, le seul participant masculin à ce beau voyage, nous a quitté . Et en y réfléchissant, j’ai eu envie de raconter ce dernier road trip tous ensemble , pour moi c’est un rappel de bons souvenirs, et j’espère que pour certains ça donnera encore un autre exemple, les voyages à 3 générations n’étant pas si fréquents dans les carnets. Voyager avec les grands-parents et les enfants ados, ça force chacun à faire des concessions, à s’adapter au rythme et aux envies des uns et des autres…
C’était déjà le 6ème voyage dans l’Ouest pour moi, en une vingtaine d’année, et 3ème en trois ans:
En 2017, un trip à 9 avec un couple d’amis, ma soeur et nos 5 enfants, de San Francisco à Las Vegas en passant par les parcs les plus fréquemment visités (Grand Canyon, Bryce, …) sans passer par Los Angeles (https://voyageforum.com/v.f?post=8264822;#8264822 ).
En 2018, toute seule sans enfants, à la découverte du Yellowstone puis de Valley of fire, Cedar breaks et Snow Canyon entre autres (https://voyageforum.com/v.f?post=9100875;#9100875 )
Et 2019, l’objet de ce carnet, avec mes parents, mes deux filles de 14 et 16 ans et ma niece de 17 ans. Il y a eu plusieurs versions de l’itinéraire, j’avais fait une liste de nombreux endroits possibles et chacun a donné son classement. J’ai pris les lieux qui avaient le plus de voix de préférence et j’ai essayé de tous les mettre dans un itinéraire bien chargé mais je pense assez équilibré. Les incontournables étaient pour moi Yellowstone et Monument Valley que je voulais absolument leur faire découvrir à tous. Et pour les enfants, Universal Studios à Los Angeles et un nouveau passage à Las Vegas qu’elles avaient adoré deux ans plus tôt. Pour mes parents, le Mont Rushmore leur faisait envie. Le résultat a été un road trip de 23 jours, avec 2 vols intérieurs, 11 états traversés, 11 parcs nationaux, des lieux marqués par l’histoire indienne…on a beaucoup ri, un peu marché, et si souvent été éblouis.
Alors, après ce long préambule, comme on dit dans New-York Unité spéciale; voilà leur histoire . 😊
Comme nous avions un vol le 25 Juin au matin, un direct CDG-Los Angeles, on a décidé de rejoindre Paris en TGV le 24 au soir, pour dormir près de l’aéroport. Le 25, frais et dispos, nous voilà à l’aéroport. Pas de bagages à enregistrer, nous avons tous voyagé avec une valise cabine et un sac à dos. On monte bien à temps dans l’A380, et on attend le décollage…et on attend…et on attend…on nous parle d’un petit souci technique, on attend toujours…au bout d’un moment, on nous dit qu’on va nous faire sortir, que du personnel au sol nous prépare une salle climatisée (oui, il fait plutôt chaud ces jours-ci) pour nous recevoir en attendant de nous trouver un autre avion… Quand enfin on peut sortir, pas vraiment de salle climatisée mais du personnel qui nous traite un peu comme du bétail pour nous faire sortir au plus vite et nous dit de récupérer nos bagages (youpie, on n’en a pas à récupérer) et d’aller au comptoir air France où on va nous trouver un prochain vol. Mais c’est pas possible, on a nos places pour Universal demain nous! Au comptoir, on arrive dans les premiers, n’ayant pas de bagages à récupérer (mais ayant dû parcourir CDG de long en large) et là commence la recherche d’une solution pour nous 6. Première proposition: attendre minuit (on est 11h du matin à peu près là)pour prendre un vol ver Mexico, y attendre 8h puis avoir enfin un vol vers Los Angeles. Notre refus est clair, tant qu’à arriver demain, autant partir demain matin, au moins on aura une nuit de repos d’ici là. On finit par nous trouver un vol le lendemain matin, avec une escale à Detroit et arrivée en fin d’après-midi à Los Angeles. Bon, bein on fera avec…vous nous trouvez un hotel pour cette nuit? Euh…"on n’en trouve pas directement mais trouvez vous même et on vous remboursera…"je comprends qu’ils n’aient pas trouvé, il m’a fallu 2h pour finalement trouver des chambres à Chantilly, il n’y avait rien de libre plus près (les environs de l’aéroport étaient surbookés et on était six donc besoin de minimum 2 chambres). Franchement, la gestion de la situation par Air France ne nous a pas du tout impressionnés. Heureusement qu’ils ont fini par nous rembourser l’hotel et nous dédommager pour le vol 2 mois plus tard, une fois la plainte enregistrée et traitée sur leur site.
J’ai profité de l’après-midi et la soirée à l’hotel pour appeler Universal, et là, super service, ils ont accepté de changer la date des billets sans problème en apprenant la situation. J’ai aussi appelé pour changer la date de location de la voiture (prevue au depart pour 48h, on l’aura finalement prise juste 24h) et ça a été sans souci.
Le lendemain, 26 Juin, on retourne à l’aéroport avec une petite apprehension, mais tout se passe bien, premier vol ok, étape à Détroit rapide pour le passage à la douane et deuxième vol très bien également. A l’arrivée à Los Angeles, pour rejoindre notre hotel près de Universal, on fait un petit arrêt à Griffith Park, voir le signe Hollywood à la tombée du jour,

et après une pizza près de l’hotel, on s’effondre dans nos lits. Hotel : BLVD hotel and spa, très correct, jolie chambre, pas de petit déjeuner, bien situé (on peut aller à Universal à pieds).
De Portland à Chicago, le nord par les parcs nationaux en Harley English translation pending
Hello,
après bien des années me revoilà sur le forum, il s'agit cette fois de mon dernier voyage aux USA, fin août et début septembre 2019 au travers une partie du nord du pays. Bonne lecture.
Il en aura fallu du temps, 6 ans depuis le dernier séjour aux US, pour pouvoir rassembler de nouveau quelques personnes ayant le temps et le cash nécessaire à la réalisation de ce trip depuis trop longtemps en attente. Je partirai donc avec ma copine en passagère et à nouveau le frangin comme compagnon de route.
Ainsi début 2019 les préparatifs commencèrent, réservation des motos, des ElectraGlides pour cette fois, histoire d’avoir suffisamment d’espace bagages pour 2 personnes. A nouveau réservé chez EG en passant par Cooldrive. Réservation des vols Zürich – Portland avec courte escale à Vancouver sur Air Canada pour l’aller et Chicago – Zürich avec Swiss pour le retour. Reste environ 200 jours à patienter avant le grand départ, durant lesquels on actualise notre ESTA, établissons un plan de guerre concernant le matériel à prendre et réservons l’hôtel à l’arrivée à Portland ainsi que les hébergements sur Yellowstone, attrait touristique oblige.
Et finalement arrive le grand jour, départ de Zürich aéroport à 10h05 direction Vancouver (Canada) où l’on se pose à 11h30 après 10h25 de vol avec Air Canada. Très bon vol, avion récent très bien équipé et personnel agréable. Après une escale de 2h où l’on passe directement la douane US dans l’aéroport de Vancouver on reprend un petit bimoteur pour 1h14 de vol. Magnifique survol des Monts Rainier, St Helens et Hood, majestueuses montagnes s’élevant au dessus des forêts nord-américaines avant l’atterrissage à Portland (OR) à 14h44. Plus de douane à passer du coup reste à prendre le train pour rejoindre le centre et le Park Lane Suites & Inn où l’on logera les 2 prochaines nuits. Hôtel placé à mi-chemin entre le centre et le jardin japonais, avec places de parc. Wifi peu fonctionnel dans l’annexe mais ok dans le lobby. Confort standard. Ensuite tranquille, quelques bières en terrasse et repas du soir friture à l’arrache avant une nuit difficile, décalage horaire oblige…
JOUR 1 : Nous voici au premier jour à proprement dit et il s’annonce chargé ! On se lève tôt et descente en ville pour un petit déj au Starbucks puis passage à l’Oregon State Office afin de se munir du précieux « America The Beautiful annual pass » qui vous donne accès pour la modique somme de 80$ à tous les monuments, parcs, forêts nationaux pour 2 motos / 4 personnes (Yellowstone est par exemple déjà 35$ et nous allons en faire un certain nombre). Suite de quoi on saute dans un Uber pour aller récupérer nos destriers pour les 3 prochaines semaines. Après quelques formalités et signatures d’usage, d’avoir convaincu le vieux râleur sexiste de l’agence d’inscrire ma chérie comme 2e conducteur et d’avoir compris comment fonctionnait la connexion Bluetooth parce qu’un bon roadtrip se fait avec une bonne playlist, nous voilà parti pour nos premiers tours de roues. Le soleil est bien présent et la température agréable, de quoi présager une excellente journée. Après un bout d’Interstate histoire de traverser la ville sans se faire ch*** on prend la WA14, magnifique route qui longe la Columbia River au bord de l’eau, jusqu’au Hood River Bridge qui est un pont à péage. Nous traversons pour tirer plein sud direction le Mont Hood. Le paysage change rapidement alors que la rivière fait place aux vignes et vergers, il y a l’embarras du choix pour une halte dégustation de vin ou cidre. Petit à petit les vergers s’éclipsent au profit de la forêt à mesure que l’on monte en direction de la montagne. La route est agréable de même que la température qui se rafraîchit avec l’altitude, on s’arrête manger dans un petit chalet au pied d’une station de ski avant de reprendre la US26 pour Portland et ses 35°C. Passage à l’hôtel afin d’enfiler des vêtements plus légers puis visite du magnifique Japanese Garden, de ses jardins zen, étangs et chutes d’eau. Pour le repas du soir je conseille vivement le North 45 Pub sur la 21st Avenue pour déguster de magnifiques plats de moules locales servies avec une baguette rustique dans le patio avec une bière et une bouteille de rouge. On a toujours testé les bières et vins locaux autant que disponibles. On essaie d’éloigner la fatigue le plus longtemps possible pour combattre se fichu décalage horaire avant de goûter à un repos bien mérité.



Il en aura fallu du temps, 6 ans depuis le dernier séjour aux US, pour pouvoir rassembler de nouveau quelques personnes ayant le temps et le cash nécessaire à la réalisation de ce trip depuis trop longtemps en attente. Je partirai donc avec ma copine en passagère et à nouveau le frangin comme compagnon de route.
Ainsi début 2019 les préparatifs commencèrent, réservation des motos, des ElectraGlides pour cette fois, histoire d’avoir suffisamment d’espace bagages pour 2 personnes. A nouveau réservé chez EG en passant par Cooldrive. Réservation des vols Zürich – Portland avec courte escale à Vancouver sur Air Canada pour l’aller et Chicago – Zürich avec Swiss pour le retour. Reste environ 200 jours à patienter avant le grand départ, durant lesquels on actualise notre ESTA, établissons un plan de guerre concernant le matériel à prendre et réservons l’hôtel à l’arrivée à Portland ainsi que les hébergements sur Yellowstone, attrait touristique oblige.
Et finalement arrive le grand jour, départ de Zürich aéroport à 10h05 direction Vancouver (Canada) où l’on se pose à 11h30 après 10h25 de vol avec Air Canada. Très bon vol, avion récent très bien équipé et personnel agréable. Après une escale de 2h où l’on passe directement la douane US dans l’aéroport de Vancouver on reprend un petit bimoteur pour 1h14 de vol. Magnifique survol des Monts Rainier, St Helens et Hood, majestueuses montagnes s’élevant au dessus des forêts nord-américaines avant l’atterrissage à Portland (OR) à 14h44. Plus de douane à passer du coup reste à prendre le train pour rejoindre le centre et le Park Lane Suites & Inn où l’on logera les 2 prochaines nuits. Hôtel placé à mi-chemin entre le centre et le jardin japonais, avec places de parc. Wifi peu fonctionnel dans l’annexe mais ok dans le lobby. Confort standard. Ensuite tranquille, quelques bières en terrasse et repas du soir friture à l’arrache avant une nuit difficile, décalage horaire oblige…
JOUR 1 : Nous voici au premier jour à proprement dit et il s’annonce chargé ! On se lève tôt et descente en ville pour un petit déj au Starbucks puis passage à l’Oregon State Office afin de se munir du précieux « America The Beautiful annual pass » qui vous donne accès pour la modique somme de 80$ à tous les monuments, parcs, forêts nationaux pour 2 motos / 4 personnes (Yellowstone est par exemple déjà 35$ et nous allons en faire un certain nombre). Suite de quoi on saute dans un Uber pour aller récupérer nos destriers pour les 3 prochaines semaines. Après quelques formalités et signatures d’usage, d’avoir convaincu le vieux râleur sexiste de l’agence d’inscrire ma chérie comme 2e conducteur et d’avoir compris comment fonctionnait la connexion Bluetooth parce qu’un bon roadtrip se fait avec une bonne playlist, nous voilà parti pour nos premiers tours de roues. Le soleil est bien présent et la température agréable, de quoi présager une excellente journée. Après un bout d’Interstate histoire de traverser la ville sans se faire ch*** on prend la WA14, magnifique route qui longe la Columbia River au bord de l’eau, jusqu’au Hood River Bridge qui est un pont à péage. Nous traversons pour tirer plein sud direction le Mont Hood. Le paysage change rapidement alors que la rivière fait place aux vignes et vergers, il y a l’embarras du choix pour une halte dégustation de vin ou cidre. Petit à petit les vergers s’éclipsent au profit de la forêt à mesure que l’on monte en direction de la montagne. La route est agréable de même que la température qui se rafraîchit avec l’altitude, on s’arrête manger dans un petit chalet au pied d’une station de ski avant de reprendre la US26 pour Portland et ses 35°C. Passage à l’hôtel afin d’enfiler des vêtements plus légers puis visite du magnifique Japanese Garden, de ses jardins zen, étangs et chutes d’eau. Pour le repas du soir je conseille vivement le North 45 Pub sur la 21st Avenue pour déguster de magnifiques plats de moules locales servies avec une baguette rustique dans le patio avec une bière et une bouteille de rouge. On a toujours testé les bières et vins locaux autant que disponibles. On essaie d’éloigner la fatigue le plus longtemps possible pour combattre se fichu décalage horaire avant de goûter à un repos bien mérité.



Itinéraire Chicago - les Grands Lacs - chutes du Niagara English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons 3 semaines en Juillet aux ETATS UNIS
Nous sommes partis plusieurs fois dans cet immense pays, nous partons visiter Chicago, les grands lacs et pourquoi pas les chutes du Niagara.
J'ai déjà acheté les billets d'avions France-Chicago/Chicago-France.
J'aimerais connaître votre avis sur les 2 circuits ci-dessous
Je n'arrive pas à me décider. Ou m'orienter sur Chicago et la régions des grands ou partir vers Detroit, les chutes du Niagara et remonter vers les lacs. Je sais (en ayant potasser le forum )que la route de Chicago à Détroit est monotone. J'ai vu aussi que la douane entre les USA et le Canada peut être longue. J'ai vu aussi que pour la location de la voiture il faut s'orienter sur les compagnies connues pour avoir le droit de traverser la frontières. Mais, est ce un bon choix de rester sur la région des grands lacs ??? Nous aimons la nature et moins les villes.
Qu'en penses-vous ? merci par avance
CIRCUIT 1 CHICAGO/TORONTO/NIAGARA
Jour 1 France / CHICAGO Jour 2 CHICAGO Jour 3 CHICAGO Jour 4 CHICAGO-INDIANA DUNES (80 km) Jour 5 INDIANA DUNES-DETROIT (400 km) Jour 6 DETROIT (visite du musée Ford) Jour 7 DETROIT-NIAGARA Jour 8 Chutes du NIAGARA Jour 9 NIAGARA-TORONTO (200 km) Jour 10 TORONTO visite de la ville Jour 11 TORONTO-PENINSULE DE BRUCE à TOBERMORY (300km) Jour 12 PENINSULE DE BRUCE Jour 13 : PENINSULE DE BRUCE-ILE DE MANITOULIN en FERRY Jour 14 ILE DE MANITOULIN Jour 15 : ILE DE MANITOULIN-SAULT SAINTE MARINE (350 km) Jour 16 : SAULT SAINTE MARIE-MUNISING (200 km) Jour 17 : VISITE DU PARC PICTURED ROCKS NATIONAL LAKESHORE Jour 18 MUNISING-COMTE DE DOOR à EPHRAIM (350km) Jour 19 COMTE DE DOOR- MILWAUKEE (250 km) Jour 20 MILWAUKEE visite de la ville Jour 21 MILWAUKEE-CHICAGO (150 km) VOL en soirée
CIRCUIT 2 CHICAGO ET LES GRANDS LACS
Jour 1: FRANCE-CHICAGO Jour 2 CHICAGO Jour 3 CHICAGO Jour 4 CHICAGO-MILWAUKEE (150 km) Récupérer la voiture de location Jour 5 MIWAUKEE visite de la ville Jour 6 MILWAUKEE-EPHRAIM (3h de route) Jour 7 EPHRAIM Cave Point County Park et Peninsula State Park Peninsula State Park : Visiter le parc à vélo. Belle piste cyclable à travers la forêt en Bord de lac. Halte au phare Eagle Bluff par le Sunset Bike tour en une heure environ Jour 8 EPHRAIM-MARQUETTE (5h de route) Jour 9 PARC PICTURED ROCKS NATIONAL LAKESHORE Dormir à DULUTH Jour 10 DULUTH-GRAND MARAIS (2h de route) Jour 11 GRAND MARAIS-TERACE BAY (3h) Jour 12 TERACE BAY-SAULT SAINTE MARIE 500 km en 2 jours Jour 13 SAULT SAINTE MARIE-SAINT IGNACE (80 km) Jour 14 SAINT IGNACE-MAKINAC ISLAND Ferry Jour 16 MACKINAC ISLAND Jour17 MACKINAC ISLAND-TRAVERSE CITY ferry retour Jour 18 Sleeping Bear Dunes National Park Jour 19 TRAVERSE CITY-SAUGATUCK (3h30) Jour 20 WARREN DUNES STATE PARK Jour 21 WARREN DUNES-CHICAGO (1h30) VOL EN SOIREE
Je n'arrive pas à me décider. Ou m'orienter sur Chicago et la régions des grands ou partir vers Detroit, les chutes du Niagara et remonter vers les lacs. Je sais (en ayant potasser le forum )que la route de Chicago à Détroit est monotone. J'ai vu aussi que la douane entre les USA et le Canada peut être longue. J'ai vu aussi que pour la location de la voiture il faut s'orienter sur les compagnies connues pour avoir le droit de traverser la frontières. Mais, est ce un bon choix de rester sur la région des grands lacs ??? Nous aimons la nature et moins les villes.
Qu'en penses-vous ? merci par avance
CIRCUIT 1 CHICAGO/TORONTO/NIAGARA
Jour 1 France / CHICAGO Jour 2 CHICAGO Jour 3 CHICAGO Jour 4 CHICAGO-INDIANA DUNES (80 km) Jour 5 INDIANA DUNES-DETROIT (400 km) Jour 6 DETROIT (visite du musée Ford) Jour 7 DETROIT-NIAGARA Jour 8 Chutes du NIAGARA Jour 9 NIAGARA-TORONTO (200 km) Jour 10 TORONTO visite de la ville Jour 11 TORONTO-PENINSULE DE BRUCE à TOBERMORY (300km) Jour 12 PENINSULE DE BRUCE Jour 13 : PENINSULE DE BRUCE-ILE DE MANITOULIN en FERRY Jour 14 ILE DE MANITOULIN Jour 15 : ILE DE MANITOULIN-SAULT SAINTE MARINE (350 km) Jour 16 : SAULT SAINTE MARIE-MUNISING (200 km) Jour 17 : VISITE DU PARC PICTURED ROCKS NATIONAL LAKESHORE Jour 18 MUNISING-COMTE DE DOOR à EPHRAIM (350km) Jour 19 COMTE DE DOOR- MILWAUKEE (250 km) Jour 20 MILWAUKEE visite de la ville Jour 21 MILWAUKEE-CHICAGO (150 km) VOL en soirée
CIRCUIT 2 CHICAGO ET LES GRANDS LACS
Jour 1: FRANCE-CHICAGO Jour 2 CHICAGO Jour 3 CHICAGO Jour 4 CHICAGO-MILWAUKEE (150 km) Récupérer la voiture de location Jour 5 MIWAUKEE visite de la ville Jour 6 MILWAUKEE-EPHRAIM (3h de route) Jour 7 EPHRAIM Cave Point County Park et Peninsula State Park Peninsula State Park : Visiter le parc à vélo. Belle piste cyclable à travers la forêt en Bord de lac. Halte au phare Eagle Bluff par le Sunset Bike tour en une heure environ Jour 8 EPHRAIM-MARQUETTE (5h de route) Jour 9 PARC PICTURED ROCKS NATIONAL LAKESHORE Dormir à DULUTH Jour 10 DULUTH-GRAND MARAIS (2h de route) Jour 11 GRAND MARAIS-TERACE BAY (3h) Jour 12 TERACE BAY-SAULT SAINTE MARIE 500 km en 2 jours Jour 13 SAULT SAINTE MARIE-SAINT IGNACE (80 km) Jour 14 SAINT IGNACE-MAKINAC ISLAND Ferry Jour 16 MACKINAC ISLAND Jour17 MACKINAC ISLAND-TRAVERSE CITY ferry retour Jour 18 Sleeping Bear Dunes National Park Jour 19 TRAVERSE CITY-SAUGATUCK (3h30) Jour 20 WARREN DUNES STATE PARK Jour 21 WARREN DUNES-CHICAGO (1h30) VOL EN SOIREE
Itinéraire pour visiter Rome et les incontournables de la Croatie English translation pending
Moi et ma sœur planifions partir une quinzaine de jours au mois de mai pour visiter Rome et les incontournables de la Croatie. Nous aimerions avoir votre avis sur notre itinéraire. Nous recherchons une certaine diversité.
Nous désirons limiter le nombre d’hébergements et profiter pleinement des endroits visités sans courir. Cela dit, nous sommes conscientes que nous ne pourrons pas tout voir. Nous voulons nécessairement nous déplacer en transport en commun. Voici donc ce que l’on envisage :
3 nuits à Rome J1 à J3 – visite de Rome J4 – Visite de Rome + vol pour Dubrovnik – arrivée en fin pm
3 nuits à Dubrovnik J5 – Visite de Dubrovnik J6 – Visite de Trsteno J7 – Promenade dans Dubrovnik, puis Ferry en fin pm pour Korcula
2 nuits à Korcula J8 – Visite à pied de Korcula J9 – Location de vélo pour se promener sur l’Ile, puis Ferry pour Split en fin de journée
2 nuits à Split J10 – Visite de Split J11 – Bus pour les Lacs Plitvice en avant midi et promenade dans le parc
1 nuit aux Lacs Plitvice J12 – Visite du parc et bus pour Zagreb en fin de journée
4 nuits à Zagreb J13 – Visite de Zagreb J14 – Bus aller-retour pour les grottes Postojna et le château de Predjama en Slovénie J15 – Visite de Zagreb J16 – Retour au Québec via Charles de Gaule
Questions :
Est-ce que Split vaut la peine ? Si oui, est-ce que Trogir est suffisamment différent pour que ca mérite une visite ? Si Split ne vaut pas la peine, est-ce que je devrais plutôt ajouter une journée à Zagreb ou ailleurs ? Est-ce que je devrais privilégier Kvar plutôt que Korcula pour y faire du vélo ?
Il est à noter que l’on pourrait toujours ajouter 1 à 2 journées à notre programme s’il le faut.
Je vous remercie à l’avance !
Nous désirons limiter le nombre d’hébergements et profiter pleinement des endroits visités sans courir. Cela dit, nous sommes conscientes que nous ne pourrons pas tout voir. Nous voulons nécessairement nous déplacer en transport en commun. Voici donc ce que l’on envisage :
3 nuits à Rome J1 à J3 – visite de Rome J4 – Visite de Rome + vol pour Dubrovnik – arrivée en fin pm
3 nuits à Dubrovnik J5 – Visite de Dubrovnik J6 – Visite de Trsteno J7 – Promenade dans Dubrovnik, puis Ferry en fin pm pour Korcula
2 nuits à Korcula J8 – Visite à pied de Korcula J9 – Location de vélo pour se promener sur l’Ile, puis Ferry pour Split en fin de journée
2 nuits à Split J10 – Visite de Split J11 – Bus pour les Lacs Plitvice en avant midi et promenade dans le parc
1 nuit aux Lacs Plitvice J12 – Visite du parc et bus pour Zagreb en fin de journée
4 nuits à Zagreb J13 – Visite de Zagreb J14 – Bus aller-retour pour les grottes Postojna et le château de Predjama en Slovénie J15 – Visite de Zagreb J16 – Retour au Québec via Charles de Gaule
Questions :
Est-ce que Split vaut la peine ? Si oui, est-ce que Trogir est suffisamment différent pour que ca mérite une visite ? Si Split ne vaut pas la peine, est-ce que je devrais plutôt ajouter une journée à Zagreb ou ailleurs ? Est-ce que je devrais privilégier Kvar plutôt que Korcula pour y faire du vélo ?
Il est à noter que l’on pourrait toujours ajouter 1 à 2 journées à notre programme s’il le faut.
Je vous remercie à l’avance !
La Corée nous a enchantés English translation pending
Depuis le temps que je dis que je dois faire ce carnet de voyage !! Le temps passe.
Allez, un peu de courage que diable!
Nous sommes partis à 6 entre le 31 juillet et le 24 août 2019.
Pourquoi diantre la Corée du sud ? J'ai un mari nageur qui fait les championnats du monde de natation master et .. comme vous l'aurez deviné, ils avaient lieu en Corée et plus précisément à Gwangju. Nous sommes donc partis à deux couples (deux maris nageurs) et avec un de nos enfants chacun.
Nous avons fait un grand circuit circulaire de Séoul à Séoul. Nous avions loué une voiture depuis la France.
Pour cela, et sur les conseils de la fille d'une amie qui vit là-bas, nous sommes passés par le site lotte rentacar. Je n'étais pas très emballée car il faut laisser les coordonnées de son passeport mais franchement, la location s'est merveilleusement bien passée et nous avons même eu une belle surprise au moment de prendre la voiture ainsi qu'à la fin. J'y reviendrai.
Nous avons également réservé un pocket wifi que nous avons pu retirer à notre arrivée à l'aéroport de Séoul.
Côté logement, nous avons un peu tout testé : l'auberge de jeunesse (possibilité d'avoir des chambres privées avec salles de bain très propres et dans lesquelles nous avons eu les lits les plus confortables du séjour), les hanoks très classes ou plus modestes (et on sent bien la différence d'épaisseur de futon ! Dos sensibles s'abstenir) et un hôtel plus international.
Pour ce qui en est des repas, nous y sommes souvent allés au pif et nous n'avons jamais eu de mauvaise surprise. Ah, une chose à retenir : s'il y a du rouge dans le plat c'est que ça pique ! Je reviendrai sur les repas au fur et à mesure de mon récit.
On trouve de l'eau partout dans les temples. L'eau est parfaitement potable. Et c'est très agréable en été quand il fait très chaud.
Les paiements : les CB internationales fonctionnent la plupart du temps. Sinon, possibilité de retirer de l'argent dans les distributeurs ou au guichet de certaines grandes banques. Nous n'avons pas eu de souci.
Le temps : chaud chaud chaud. La pluie ? Pas tant que ça au final mais nous avons peut-être eu de la chance. Par contre, quand il pleut, il pleut bien !
L'avantage, c'est que comme il fait chaud on sèche vite.
Allez c'est parti. Samedi 31 juillet
Après un voyage d'un peu plus de 10h au départ de Roissy, nous sommes arrivés à l'aéroport international de Séoul. Rien de particulier pour le passage de la douane. Ensuite, il faut avouer que nous avons un peu galéré pour trouver dans l'aéroport le lieu pour retirer notre pocket wifi puis la voiture de location. Mais nous y sommes arrivés dnas un temps assez raisonnable. Nous avions réservé une Kia Carnival. Elle est vendue pour 9 personnes mais franchement, les 3 dernières doivent être des enfants ! Nous avons eu peur un instant que les bagages ne rentrent pas alors nous avons un peu joué au tangram😛 ... Première bonne surprise du voyage, le prix que nous avons payé était bien inférieur à celui qui m'avait été indiqué sur le devis en ligne ! En partant de l'aéroport nous avons eu droit à une magnifique pluie battante
Et à une suite interminable de bouchons ...
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous ne sommes pas arrivés en fin de journée mais bien au petit matin. Et là sur la route il devait être autour de 10h du matin....
Notre premier logement se trouvait à Sokcho.
Entre le GPS de la voiture programmé en anglais par l'agence de location avant de nous confier la voiture et l'application NAVER sur le téléphone (pas de google maps en Corée du Sud), nous avons trouvé le bon chemin pour nous rendre à Chuncheon. Le but était d'y arriver pour manger à midi. Heureusement pour nous, la pluie a cessé en cours de route, les bouchons ont disparu et le paysage est devenu plus vert.

Pourquoi nous arrêter à Chunchéon ? Nous avions repéré une rue où on sert une spécialité de poulet pimenté : le dagkgalbi. Impossible de rater la rue

Le poulet est servi au barbecue avec des légumes. Nous avons pu choisir 3 assaisonnements différents de poulet. Un seul était trèèèèès épicé. Les restaurateurs se sont montrés adorables pour nous expliquer comment manger tout ça.
Nous avons voulu faire un petit tour dans la ville, mais nous n'avons trouvé qu'un petit temple.
Nous avons repris la route pour Sokcho, mais très vite nous avons du nous arrêter car nous avons été rattrapés par le décalage horaire. Gros coup de barre général. Nous nous sommes arrêtés en pleine campagne pour dormir une bonne heure.
Nous sommes arrivés en fin d'après-midi à Sokcho. Le temps de vider la voiture, nous installer dans nos chambres, nous ne sommes partis dîner que vers 19h. Ouille errreur car à cette heure là beaucoup de restaurants ferment.
Nous en avons dégoté un petit qui servait des plats de nouilles. Parfait nous sommes nous dit !
Sauf que les nouilles sont servies froides, et même très froides car on trouve dans le bol des morceaux de glace.

Il a fallu rajouter du sucre, du viandox froid (ça en avait le goût en tous cas😛), du lait de riz (pas facile de déterminer exactement ce que c'était) et un peu de vinaigre. Alors le rouge ça pique, le truc blanc c'est un demi oeuf dur, le gris ce sont des pates et le reste de la pomme effilée et ??? On va dire que ce n'était pas mauvais mais très spicy ouille ouille ouille. On m'appelait lèvres de feu à la fin du repas !!!! 20h passées, il fait nuit noire. Nous avons quand même voulu marcher un peu dans les rues vers le port. Beaucoup de néons
Et de jolis petits temples

Ce soir là nous n'avons pas eu de mal à nous endormir ...
Allez c'est parti. Samedi 31 juillet
Après un voyage d'un peu plus de 10h au départ de Roissy, nous sommes arrivés à l'aéroport international de Séoul. Rien de particulier pour le passage de la douane. Ensuite, il faut avouer que nous avons un peu galéré pour trouver dans l'aéroport le lieu pour retirer notre pocket wifi puis la voiture de location. Mais nous y sommes arrivés dnas un temps assez raisonnable. Nous avions réservé une Kia Carnival. Elle est vendue pour 9 personnes mais franchement, les 3 dernières doivent être des enfants ! Nous avons eu peur un instant que les bagages ne rentrent pas alors nous avons un peu joué au tangram😛 ... Première bonne surprise du voyage, le prix que nous avons payé était bien inférieur à celui qui m'avait été indiqué sur le devis en ligne ! En partant de l'aéroport nous avons eu droit à une magnifique pluie battante
Et à une suite interminable de bouchons ...
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous ne sommes pas arrivés en fin de journée mais bien au petit matin. Et là sur la route il devait être autour de 10h du matin....
Notre premier logement se trouvait à Sokcho.
Entre le GPS de la voiture programmé en anglais par l'agence de location avant de nous confier la voiture et l'application NAVER sur le téléphone (pas de google maps en Corée du Sud), nous avons trouvé le bon chemin pour nous rendre à Chuncheon. Le but était d'y arriver pour manger à midi. Heureusement pour nous, la pluie a cessé en cours de route, les bouchons ont disparu et le paysage est devenu plus vert.
Pourquoi nous arrêter à Chunchéon ? Nous avions repéré une rue où on sert une spécialité de poulet pimenté : le dagkgalbi. Impossible de rater la rue

Le poulet est servi au barbecue avec des légumes. Nous avons pu choisir 3 assaisonnements différents de poulet. Un seul était trèèèèès épicé. Les restaurateurs se sont montrés adorables pour nous expliquer comment manger tout ça.
Nous avons voulu faire un petit tour dans la ville, mais nous n'avons trouvé qu'un petit temple.
Nous avons repris la route pour Sokcho, mais très vite nous avons du nous arrêter car nous avons été rattrapés par le décalage horaire. Gros coup de barre général. Nous nous sommes arrêtés en pleine campagne pour dormir une bonne heure.
Nous sommes arrivés en fin d'après-midi à Sokcho. Le temps de vider la voiture, nous installer dans nos chambres, nous ne sommes partis dîner que vers 19h. Ouille errreur car à cette heure là beaucoup de restaurants ferment.
Nous en avons dégoté un petit qui servait des plats de nouilles. Parfait nous sommes nous dit !
Sauf que les nouilles sont servies froides, et même très froides car on trouve dans le bol des morceaux de glace.
Il a fallu rajouter du sucre, du viandox froid (ça en avait le goût en tous cas😛), du lait de riz (pas facile de déterminer exactement ce que c'était) et un peu de vinaigre. Alors le rouge ça pique, le truc blanc c'est un demi oeuf dur, le gris ce sont des pates et le reste de la pomme effilée et ??? On va dire que ce n'était pas mauvais mais très spicy ouille ouille ouille. On m'appelait lèvres de feu à la fin du repas !!!! 20h passées, il fait nuit noire. Nous avons quand même voulu marcher un peu dans les rues vers le port. Beaucoup de néons
Et de jolis petits temples

Ce soir là nous n'avons pas eu de mal à nous endormir ...20 jours en Birmanie en septembre 2019 English translation pending
En 2016 un membre du forum m’avait soufflé l’idée d’aller en Birmanie, j’avais finalement bouclé mes valises pour le Rajasthan. Trois années plus tard, l’envie de découvrir le pays aux milles pagodes était toujours dans un coin de ma tête et je me décide à prendre des billets pour 20 jours au mois de septembre 2019. Une décision que je ne regretterais pas ! 🙂
J’ai suivi un itinéraire assez classique pour la Birmanie, mais ai tout de même envie de le raconter ici, peut-être que cela en intéressera certains. 😉
30 août 2019 Décollage à 8h50 de Charles de Gaulle vers Doha. Mon premier vol dans un A380, quel bel avion ! Arrivée 6h30 plus tard, 4h d’escale et direction Rangoun en vol de nuit.
31 août 2019 J’atterris à 6h15 et doit enchaîner avec un vol pour Mandalay à 7h. En débarquant, une hôtesse m’attend pancarte à la main, et m’explique que l’enregistrement de mon bagage n’a pas fonctionné et qu’il faut donc que je le récupère et l’enregistre. Elle m’accompagnera avec un grand sourire tout le long du processus et je parviendrais à attraper mon dernier vol dans les temps. Une première approche de la gentillesse birmane ! Vol intérieur d’1h10 avec Myanmar Airways, on me sert le petit déjeuner et j’aperçois des premières pagodes depuis le hublot. Je suis la seule occidentale du vol et influencée par mon expérience indienne je m’attends à être prise d’assaut par les chauffeurs de taxis. Que nenni, pas un ne vient vers moi. Je me dirige alors vers un bus d’un autre âge qui semble être ce que le Routard appelle un « share taxi ». Le chauffeur m’annonce 4000 kyats et me demande le nom de mon auberge, alors qu’il lâche les trois autres voyageurs birmans à la station de bus de Mandalay, il aura la gentillesse de me déposer devant l’auberge. En arrivant vers 10h15 à Kaung Hostel on me propose d’aller déjà dans mon dortoir pourtant réservé pour le soir. Dans le dortoir de 4 lits, seul un autre lit est occupé par une jeune birmane qui tente de communiquer en anglais, je comprends qu’elle vient de l’état Kayin et achève un voyage de deux mois en Birmanie. Une douche plus tard, je décide de faire une sieste n’ayant pas beaucoup dormi dans l’avion. Vers midi je sors direction un petit resto de rue conseillé par le Routard nommé Lashio Lay. On y sert un buffet shan, il ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable mais de mémoire très correct et peu cher. Alors qu’il pleuviotait dans la matinée, il fait désormais grand soleil et je décide d’aller visiter le coin de la colline de Mandalay. Je m’y dirige à pied, pensant pouvoir passer par le parc du palais royal, mais seule la porte-est est ouverte aux touristes, je suis à l’ouest. Tant pis, je continue quand même mon trajet à pied, pour mieux m’imprégner de la ville. Cinq kilomètres plus tard, j’arrive à ma première pagode, la pagode Kyauktawgyi. Atmosphère intéressante, un bouddha assez kitch.

En sortant, je me laisse surprendre par une grosse averse, le long de la route se trouve un abri où se sont réfugiés des Birmans, je les rejoints, ils me font tous des grands sourires et rigolent de la pluie. Le temps finit par devenir plus clément et je reprends ma route vers le monastère Shwe Nandaw, un édifice en teck remarquable !


A quelques pas se trouve le monastère Atumashi, sans grand intérêt architectural, mais il est intéressant de voir les birmans s’y retrouver pour discuter. J’enchaîne avec la pagode Kuthodaw, plus grand livre ouvert au monde avec le canon bouddhique gravé sur 729 stèles de marbre, abritées par des stûpas, quel boulot ! Une balade agréable.

Je me rends ensuite au pied de la colline pour entamer l’ascension, quelques chauffeurs de trishaw et de scooter m’abordent, je leur réponds que je préfère y aller à pied, ils ne tentent pas de négocier et m’indiquent gentiment l’endroit où se trouve l’escalier sud. Je ne croise pas grand monde durant cette montée. Arrivée à un premier pallier, je profite d’une vue dégagée et un jeune moine d’une petite vingtaine d’année vient me parler. Il me montre les principaux lieux de la ville, son école d’informatique, et on discute une dizaine de minutes. Par naïveté, je n’aurais pas imaginé avant cette rencontre qu’un moine viennent me faire la discussion ainsi.

Je poursuis la montée, et arrive finalement en haut, il y a un peu plus de monde. Je profite de la vue, de la lumière de fin de journée, et redescend.



En arrivant en bas, la nuit finit de tomber, je prends un trishaw pour me rendre dans un restau indien conseillé par le routard, Marie-Min. Assez décevant, clairement une adresse pour touriste, et cuisine mal exécutée. Je retourne à l’auberge de jeunesse, fatiguée, mais heureuse de ma première journée en Birmanie.
30 août 2019 Décollage à 8h50 de Charles de Gaulle vers Doha. Mon premier vol dans un A380, quel bel avion ! Arrivée 6h30 plus tard, 4h d’escale et direction Rangoun en vol de nuit.
31 août 2019 J’atterris à 6h15 et doit enchaîner avec un vol pour Mandalay à 7h. En débarquant, une hôtesse m’attend pancarte à la main, et m’explique que l’enregistrement de mon bagage n’a pas fonctionné et qu’il faut donc que je le récupère et l’enregistre. Elle m’accompagnera avec un grand sourire tout le long du processus et je parviendrais à attraper mon dernier vol dans les temps. Une première approche de la gentillesse birmane ! Vol intérieur d’1h10 avec Myanmar Airways, on me sert le petit déjeuner et j’aperçois des premières pagodes depuis le hublot. Je suis la seule occidentale du vol et influencée par mon expérience indienne je m’attends à être prise d’assaut par les chauffeurs de taxis. Que nenni, pas un ne vient vers moi. Je me dirige alors vers un bus d’un autre âge qui semble être ce que le Routard appelle un « share taxi ». Le chauffeur m’annonce 4000 kyats et me demande le nom de mon auberge, alors qu’il lâche les trois autres voyageurs birmans à la station de bus de Mandalay, il aura la gentillesse de me déposer devant l’auberge. En arrivant vers 10h15 à Kaung Hostel on me propose d’aller déjà dans mon dortoir pourtant réservé pour le soir. Dans le dortoir de 4 lits, seul un autre lit est occupé par une jeune birmane qui tente de communiquer en anglais, je comprends qu’elle vient de l’état Kayin et achève un voyage de deux mois en Birmanie. Une douche plus tard, je décide de faire une sieste n’ayant pas beaucoup dormi dans l’avion. Vers midi je sors direction un petit resto de rue conseillé par le Routard nommé Lashio Lay. On y sert un buffet shan, il ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable mais de mémoire très correct et peu cher. Alors qu’il pleuviotait dans la matinée, il fait désormais grand soleil et je décide d’aller visiter le coin de la colline de Mandalay. Je m’y dirige à pied, pensant pouvoir passer par le parc du palais royal, mais seule la porte-est est ouverte aux touristes, je suis à l’ouest. Tant pis, je continue quand même mon trajet à pied, pour mieux m’imprégner de la ville. Cinq kilomètres plus tard, j’arrive à ma première pagode, la pagode Kyauktawgyi. Atmosphère intéressante, un bouddha assez kitch.

En sortant, je me laisse surprendre par une grosse averse, le long de la route se trouve un abri où se sont réfugiés des Birmans, je les rejoints, ils me font tous des grands sourires et rigolent de la pluie. Le temps finit par devenir plus clément et je reprends ma route vers le monastère Shwe Nandaw, un édifice en teck remarquable !


A quelques pas se trouve le monastère Atumashi, sans grand intérêt architectural, mais il est intéressant de voir les birmans s’y retrouver pour discuter. J’enchaîne avec la pagode Kuthodaw, plus grand livre ouvert au monde avec le canon bouddhique gravé sur 729 stèles de marbre, abritées par des stûpas, quel boulot ! Une balade agréable.

Je me rends ensuite au pied de la colline pour entamer l’ascension, quelques chauffeurs de trishaw et de scooter m’abordent, je leur réponds que je préfère y aller à pied, ils ne tentent pas de négocier et m’indiquent gentiment l’endroit où se trouve l’escalier sud. Je ne croise pas grand monde durant cette montée. Arrivée à un premier pallier, je profite d’une vue dégagée et un jeune moine d’une petite vingtaine d’année vient me parler. Il me montre les principaux lieux de la ville, son école d’informatique, et on discute une dizaine de minutes. Par naïveté, je n’aurais pas imaginé avant cette rencontre qu’un moine viennent me faire la discussion ainsi.

Je poursuis la montée, et arrive finalement en haut, il y a un peu plus de monde. Je profite de la vue, de la lumière de fin de journée, et redescend.



En arrivant en bas, la nuit finit de tomber, je prends un trishaw pour me rendre dans un restau indien conseillé par le routard, Marie-Min. Assez décevant, clairement une adresse pour touriste, et cuisine mal exécutée. Je retourne à l’auberge de jeunesse, fatiguée, mais heureuse de ma première journée en Birmanie.
In the Land of Mountain Gorillas: The Story of an "Epic" Trip
Passionate about travel, animals (furry, feathered, scaly), and my partner’s love for photography, it was in 2014, after encountering orangutans in Gunung Leuser National Park in Sumatra, that I felt the urge to see other great apes in their natural habitat and in the wild. For my 40th birthday, I dreamed of only one thing... seeing gorillas. I still had four years to wait and four years to save up.
At the time, I had only heard of the Virunga Mountains, particularly the part in Rwanda. To be honest, Uganda had never really struck me as a destination I’d ever set foot in, and the DRC, for security reasons, didn’t particularly appeal to me.
But then, one day, I heard that Rwanda was going to increase the price of gorilla permits to USD 1,500 per person. Ouch... that seemed way overpriced, especially since we were going as a couple and I really wanted to see them twice. $6,000 for two days... Okay, it’s for my 40th birthday, but still...
At the end of 2017, I started looking more closely into our trip planned for December 2018. A stroke of luck in my schedule meant my former English teacher sent me a link to an article she’d written for her travel agency about her encounter with gorillas in Uganda. Hmm, Uganda? It was the first time I’d read about the country. Why not?
I scoured various forums in French and English and re-discovered voyageforum.com. And most importantly, I came across Ticapi’s travel journal, which I devoured in one evening, and a few months later, Muriel18’s, whose release I eagerly awaited. Wow!!! Not only can you see gorillas in Uganda, but also chimpanzees and the shoebill, not to mention the savannah and the chance to go on more classic safaris.
All that’s left is to convince my better half that Uganda is a safe country...
Usually, and now more than ever, we prefer independent travel and self-drive trips in particular. But given the proximity to the DRC border, the potentially impassable roads after rain, and rental cars that aren’t always in the best condition, we hired a guide for two weeks in December 2018. The months passed, and the excitement grew.
Three weeks before departure, I fell ill after a work trip to Asia. Darn! This time, I didn’t waste any time—I quickly saw a doctor and got rid of that virus. That was the plan! Flu or malaria? (I’d been to the Amazon six months earlier.) The doctor didn’t know; the cough only appeared a few days later. We did blood tests two days in a row to rule out malaria. So it was the flu or... pneumonia :-( ...?
The X-rays spoke for themselves—it was pneumonia, and it was already quite advanced. No big deal, I still had two weeks to recover! I religiously took my antibiotics, downed loads of vitamin C, but nothing worked—the antibiotics didn’t seem to be doing anything. I was coughing so hard I thought my lungs would come up, I was short of breath, exhausted. I’d dreamed of this trip for so long... it seemed unthinkable not to go. Five days before departure, my doctor hospitalized me—the pneumonia had worsened, and my blood oxygen levels were dangerously low. I was in tears but still in denial about what was happening to me. Besides, I’d still taken my anti-malarial, because I was determined to leave.
I spent the first day in the emergency room on oxygen 24/7. The germ causing my pneumonia was unknown to the infectious disease and pulmonary specialists. They tried a combination of antibiotics. No big deal, in four days, I’d be leaving. I harassed the doctor, who must have thought I was crazy, to find out when I could be discharged—"because, you see, doctor, I have a flight to Uganda on Saturday." On Thursday, the doctor was firm: I’d still be hospitalized on Saturday... deep down, I knew it but didn’t want to admit it. My partner handled canceling the flights, contacted our travel insurance (thankfully we had some), and I wrote to our guide (who, in the meantime, had become our tour operator) who could hardly believe it. And neither could I! We told ourselves it was just postponed and that we’d take this long-awaited trip at the end of 2019!
March 2019, the tour operator reached out to us: "Didn’t you say you wanted to go to Uganda this year? You’d better hurry and book the gorilla permits before they run out."
Oh yes, we wanted to see the gorillas. But we hesitated about rebooking. I still hoped to do this trip as a self-drive. The thing is, this year, we managed to take three weeks off, and we also wanted to spend a week in Rwanda. My partner still didn’t feel comfortable driving there. Yet, he’s driven all over the world. I respected his feelings, especially since he’s the only one who drives.
Anyway, we went back and forth but neither of us really said what we were thinking: "What if we used someone else to organize our trip?" In the end, we went with him again, made a first deposit for four gorilla permits (two days each) (not the best idea we’ve ever had), and looked into adding Rwanda to our itinerary. We’d have a guide/driver for the whole trip with mid-range accommodations.
After several back-and-forths, the itinerary was supposed to look something like this. To be honest, I got fed up after a while.
Day 1: Arrival in Kigali in the evening Day 2: Transfer from Kigali to Akagera NP Day 3: Safari in Akagera NP Day 4: Akagera NP and night in Nyagatare Day 5: Transfer from Nyagatare to Nyungwe Forest Day 6: Nyungwe Day 7: Nyungwe Day 8: Transfer from Nyungwe to Lake Kivu, Rubavu/Gisenyi Day 9: Transfer from Rubavu/Gisenyi to Kisoro/Uganda via the Cyanika border Day 10: Gorilla tracking in Mgahinga NP Day 11: Golden Monkey tracking in Mgahinga NP, night at Lake Mutanda Day 12: Gorilla tracking in Bwindi, Ruhija (later changed to Rushaga) Day 13: Queen Elizabeth NP, Ishasha sector in the morning and Kazinga Channel in the afternoon Day 14: No clear answer on activities for that day. After three attempts, I gave up. I shouldn’t have... Day 15: Chimpanzee tracking in Kyambura Gorge, night at Lake Nkuruba Day 16: Lake Nkuruba, morning activities around the lake and Bigodi Swamps in the afternoon Day 17: Transfer from Lake Nkuruba to Murchison Falls Day 18: Murchison Falls Day 19: Murchison Falls Day 20: Transfer from Murchison Falls via Ziwa Rhino Sanctuary, night in Entebbe Day 21: Entebbe – Mabamba Swamps Day 22: Mabamba Swamps in the morning, Botanical Garden in Entebbe in the afternoon, and transfer to the airport for the overnight return flight.
In April, he asked us for a substantial deposit for the accommodations and some park activities, as one of his colleagues was doing the same tour in May and it would be good if he could secure the already-made reservations by paying the bill.
A week before departure, just like in 2018, we paid the remaining balance of the agreed amount. Three days later, since I hadn’t heard from him (the TO is based in Germany), I sent him a message to confirm he’d received the payment.
My partner joked, "And that’s when he tells us he closed the account we sent the money to." I forced a laugh... and even more so when the TO asked me which account I’d sent the balance to... "Uh, the same one as before." And then he told me he’d closed that account and maybe should’ve mentioned it earlier... uh, you think?! And of course, he needed the money sent again quickly. "Well, buddy, you’ll have to wait until I get it back!!!
It was already late, and my bank had been closed for hours. The next morning, first thing, I called my bank and explained the situation.
"Unfortunately, we can’t do anything for you; you’ll have to wait for the money to be returned." "But how long will that take?" "A few days or weeks, depending on the banks, and you should expect transfer fees."
Brilliant! :-(
After nearly 10 years of traveling almost exclusively without traditional travel agencies, had we just been scammed? I went back to the forums to reread posts about this TO from other travelers. They were all positive; no one mentioned a scam.
The next day, I searched online for the contact details of his bank in Germany. I wrote to the generic email address in English, explaining that I’d made a transfer without knowing that this gentleman had closed his bank account. The employee replied in impeccable English that the bank only responded to emails written in German. Grrr! I used a well-known translator since my German is, let’s say, rusty, and resent my email in German. The same agent replied in German that unfortunately, they couldn’t do anything for me—that if the account had been closed, an automatic rule would return the money to the sender... period, end of story!
Well, our money is lost somewhere in the "cloud," or so we hope! Wait and see!
No news from our TO, and we didn’t reach out either—we were too annoyed by the whole situation.
At the time, I had only heard of the Virunga Mountains, particularly the part in Rwanda. To be honest, Uganda had never really struck me as a destination I’d ever set foot in, and the DRC, for security reasons, didn’t particularly appeal to me.
But then, one day, I heard that Rwanda was going to increase the price of gorilla permits to USD 1,500 per person. Ouch... that seemed way overpriced, especially since we were going as a couple and I really wanted to see them twice. $6,000 for two days... Okay, it’s for my 40th birthday, but still...
At the end of 2017, I started looking more closely into our trip planned for December 2018. A stroke of luck in my schedule meant my former English teacher sent me a link to an article she’d written for her travel agency about her encounter with gorillas in Uganda. Hmm, Uganda? It was the first time I’d read about the country. Why not?
I scoured various forums in French and English and re-discovered voyageforum.com. And most importantly, I came across Ticapi’s travel journal, which I devoured in one evening, and a few months later, Muriel18’s, whose release I eagerly awaited. Wow!!! Not only can you see gorillas in Uganda, but also chimpanzees and the shoebill, not to mention the savannah and the chance to go on more classic safaris.
All that’s left is to convince my better half that Uganda is a safe country...
Usually, and now more than ever, we prefer independent travel and self-drive trips in particular. But given the proximity to the DRC border, the potentially impassable roads after rain, and rental cars that aren’t always in the best condition, we hired a guide for two weeks in December 2018. The months passed, and the excitement grew.
Three weeks before departure, I fell ill after a work trip to Asia. Darn! This time, I didn’t waste any time—I quickly saw a doctor and got rid of that virus. That was the plan! Flu or malaria? (I’d been to the Amazon six months earlier.) The doctor didn’t know; the cough only appeared a few days later. We did blood tests two days in a row to rule out malaria. So it was the flu or... pneumonia :-( ...?
The X-rays spoke for themselves—it was pneumonia, and it was already quite advanced. No big deal, I still had two weeks to recover! I religiously took my antibiotics, downed loads of vitamin C, but nothing worked—the antibiotics didn’t seem to be doing anything. I was coughing so hard I thought my lungs would come up, I was short of breath, exhausted. I’d dreamed of this trip for so long... it seemed unthinkable not to go. Five days before departure, my doctor hospitalized me—the pneumonia had worsened, and my blood oxygen levels were dangerously low. I was in tears but still in denial about what was happening to me. Besides, I’d still taken my anti-malarial, because I was determined to leave.
I spent the first day in the emergency room on oxygen 24/7. The germ causing my pneumonia was unknown to the infectious disease and pulmonary specialists. They tried a combination of antibiotics. No big deal, in four days, I’d be leaving. I harassed the doctor, who must have thought I was crazy, to find out when I could be discharged—"because, you see, doctor, I have a flight to Uganda on Saturday." On Thursday, the doctor was firm: I’d still be hospitalized on Saturday... deep down, I knew it but didn’t want to admit it. My partner handled canceling the flights, contacted our travel insurance (thankfully we had some), and I wrote to our guide (who, in the meantime, had become our tour operator) who could hardly believe it. And neither could I! We told ourselves it was just postponed and that we’d take this long-awaited trip at the end of 2019!
March 2019, the tour operator reached out to us: "Didn’t you say you wanted to go to Uganda this year? You’d better hurry and book the gorilla permits before they run out."
Oh yes, we wanted to see the gorillas. But we hesitated about rebooking. I still hoped to do this trip as a self-drive. The thing is, this year, we managed to take three weeks off, and we also wanted to spend a week in Rwanda. My partner still didn’t feel comfortable driving there. Yet, he’s driven all over the world. I respected his feelings, especially since he’s the only one who drives.
Anyway, we went back and forth but neither of us really said what we were thinking: "What if we used someone else to organize our trip?" In the end, we went with him again, made a first deposit for four gorilla permits (two days each) (not the best idea we’ve ever had), and looked into adding Rwanda to our itinerary. We’d have a guide/driver for the whole trip with mid-range accommodations.
After several back-and-forths, the itinerary was supposed to look something like this. To be honest, I got fed up after a while.
Day 1: Arrival in Kigali in the evening Day 2: Transfer from Kigali to Akagera NP Day 3: Safari in Akagera NP Day 4: Akagera NP and night in Nyagatare Day 5: Transfer from Nyagatare to Nyungwe Forest Day 6: Nyungwe Day 7: Nyungwe Day 8: Transfer from Nyungwe to Lake Kivu, Rubavu/Gisenyi Day 9: Transfer from Rubavu/Gisenyi to Kisoro/Uganda via the Cyanika border Day 10: Gorilla tracking in Mgahinga NP Day 11: Golden Monkey tracking in Mgahinga NP, night at Lake Mutanda Day 12: Gorilla tracking in Bwindi, Ruhija (later changed to Rushaga) Day 13: Queen Elizabeth NP, Ishasha sector in the morning and Kazinga Channel in the afternoon Day 14: No clear answer on activities for that day. After three attempts, I gave up. I shouldn’t have... Day 15: Chimpanzee tracking in Kyambura Gorge, night at Lake Nkuruba Day 16: Lake Nkuruba, morning activities around the lake and Bigodi Swamps in the afternoon Day 17: Transfer from Lake Nkuruba to Murchison Falls Day 18: Murchison Falls Day 19: Murchison Falls Day 20: Transfer from Murchison Falls via Ziwa Rhino Sanctuary, night in Entebbe Day 21: Entebbe – Mabamba Swamps Day 22: Mabamba Swamps in the morning, Botanical Garden in Entebbe in the afternoon, and transfer to the airport for the overnight return flight.
In April, he asked us for a substantial deposit for the accommodations and some park activities, as one of his colleagues was doing the same tour in May and it would be good if he could secure the already-made reservations by paying the bill.
A week before departure, just like in 2018, we paid the remaining balance of the agreed amount. Three days later, since I hadn’t heard from him (the TO is based in Germany), I sent him a message to confirm he’d received the payment.
My partner joked, "And that’s when he tells us he closed the account we sent the money to." I forced a laugh... and even more so when the TO asked me which account I’d sent the balance to... "Uh, the same one as before." And then he told me he’d closed that account and maybe should’ve mentioned it earlier... uh, you think?! And of course, he needed the money sent again quickly. "Well, buddy, you’ll have to wait until I get it back!!!
It was already late, and my bank had been closed for hours. The next morning, first thing, I called my bank and explained the situation.
"Unfortunately, we can’t do anything for you; you’ll have to wait for the money to be returned." "But how long will that take?" "A few days or weeks, depending on the banks, and you should expect transfer fees."
Brilliant! :-(
After nearly 10 years of traveling almost exclusively without traditional travel agencies, had we just been scammed? I went back to the forums to reread posts about this TO from other travelers. They were all positive; no one mentioned a scam.
The next day, I searched online for the contact details of his bank in Germany. I wrote to the generic email address in English, explaining that I’d made a transfer without knowing that this gentleman had closed his bank account. The employee replied in impeccable English that the bank only responded to emails written in German. Grrr! I used a well-known translator since my German is, let’s say, rusty, and resent my email in German. The same agent replied in German that unfortunately, they couldn’t do anything for me—that if the account had been closed, an automatic rule would return the money to the sender... period, end of story!
Well, our money is lost somewhere in the "cloud," or so we hope! Wait and see!
No news from our TO, and we didn’t reach out either—we were too annoyed by the whole situation.