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Éthiopie: compte rendu et informations English translation pending
Après le Kenya, l’Ethiopie. Fin avril – début mai 2007
Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,
Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.
Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.
Visa pour le Soudan.
Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.
Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.
Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !
Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.
Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.
Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.
1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.
Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?
2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.
Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.
Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.
3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...
Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.
Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.
4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.
Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?
Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.
5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.
Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.
6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.
Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.
Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.
Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.
7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.
Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.
Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.
8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.
9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.
10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.
11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.
Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.
12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.
Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.
13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.
L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.
Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…
Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.
Le voyage se poursuit par le Soudan.
Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,
Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.
Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.
Visa pour le Soudan.
Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.
Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.
Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !
Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.
Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.
Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.
1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.
Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?
2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.
Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.
Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.
3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...
Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.
Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.
4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.
Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?
Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.
5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.
Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.
6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.
Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.
Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.
Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.
7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.
Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.
Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.
8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.
9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.
10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.
11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.
Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.
12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.
Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.
13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.
L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.
Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…
Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.
Le voyage se poursuit par le Soudan.
Train Djibouti- Diré-Dawa en Ethiopie English translation pending
Je vais prochainement à Djibouti. J'envisage de faire un saut en Ethiopie.
J'ai vu qu'il y avait un train Djibouti- Diré Dawa. Quelqu'un l' a-t-il pris récemment ?
Est ce qu'il y a des problèmes pour passer la frontière ?
Merci d'avance.
Safari au Kenya fin janvier English translation pending
bonjour à tous,
j'aimerais que les gens qui reviennent actuellement du kenya puissent nous parler de ce qu'ils ont vécu sur place en tant que touristes.
avez vous rencontré des problèmes d'approvisionnement (carburant, nourriture........) ou d'insécurité concernant les différents déplacements au sein du pays et particulièrement celui qui vous ramenait à l'aéroport.
nous devons partir fin janvier pour un safari au kenya et devons dormir une nuit à Nairobi au "Wildebeest Camp" (kibera road).
quelqu'un connait il l'endroit et qu'en pensez vous ??.
MERCI pour toutes vos réponses.
Philippe
j'aimerais que les gens qui reviennent actuellement du kenya puissent nous parler de ce qu'ils ont vécu sur place en tant que touristes.
avez vous rencontré des problèmes d'approvisionnement (carburant, nourriture........) ou d'insécurité concernant les différents déplacements au sein du pays et particulièrement celui qui vous ramenait à l'aéroport.
nous devons partir fin janvier pour un safari au kenya et devons dormir une nuit à Nairobi au "Wildebeest Camp" (kibera road).
quelqu'un connait il l'endroit et qu'en pensez vous ??.
MERCI pour toutes vos réponses.
Philippe
Circuits en Éthiopie en 4x4: prêt à répondre English translation pending
Bonjour,
Si certains d'entre vous se posent des questions sur des itinéraires possibles en Ethiopie, je suis prêt à répondre.
Je connais un peu ce pays où je vais depuis 7 ans. J'en suis à mon 20me. séjour.
Sans être expert, je mets volontiers mon expérience à la disposition de tous.
@+
Vol pas cher pour l'Afrique du Sud? English translation pending
bonjour a tous,
avez vous une compagnie aerienne a me conseiller pour des billets pas chers Paris => AFS en fait nous allons effectuer du 22/02/08 au 08/03/08: Paris => Durban Nelspruit => Paris Je regarde sur la SAA mais je ne trouve rien a moins de 2480€ pour 2 en AR merci pour tout
avez vous une compagnie aerienne a me conseiller pour des billets pas chers Paris => AFS en fait nous allons effectuer du 22/02/08 au 08/03/08: Paris => Durban Nelspruit => Paris Je regarde sur la SAA mais je ne trouve rien a moins de 2480€ pour 2 en AR merci pour tout
Vols intérieurs en Éthiopie English translation pending
bonjour,
ça y est cette fois je l'ai mon billet pour l'ethiopie, comme on part à 2 dans même pas un mois je cherche des renseignements pour m'aider a organiser le séjour.
les vols intérieurs coutent ils chers ? peut on les réserver sur place? et entre quelles villes sont ils interessants, on hésite encore entre le nord et le sud bien que je sois trés tentée par aller voir le danakil, si le budget suit...
pour se loger trouve t on aisement des hotels si on circule en bus local?et a quel prix? est ce nécessaire de prendre un duvet, je ne rends pas compte s'il fait froid la nuit?
voilà bcp de questions
merci de votre aide
[pegué] Compagnie aérienne pour l'Ethiopie? English translation pending
Demande a Alan il est encore bronzé 😎
http://voyageforum.com/v.f?username=Alan;
http://voyageforum.com/v.f?username=Alan;
Escale en Éthiopie avant l'Afrique du Sud: fièvre jaune? English translation pending
nous partons dans trois jours pour trois semaines en afrique du sud, dans les parcs, le traitement malaria c'est ok, mais le hic c'est l'escale
nous partons de PARIS, nous faisons une escale en ethiopie d'une heure trente avant de repartir en Afrique du Sud via un autre avion Sommes nous obligés d'etre en traitement pour la fievre jaune(délai d'incubation 10 jours)car nous restons en zone internationnale La douane peut elle nous rejeter a l'arrivée si nous avons pas ce traitement, car nous venons d'une zone a risque merci a vous
nous partons de PARIS, nous faisons une escale en ethiopie d'une heure trente avant de repartir en Afrique du Sud via un autre avion Sommes nous obligés d'etre en traitement pour la fievre jaune(délai d'incubation 10 jours)car nous restons en zone internationnale La douane peut elle nous rejeter a l'arrivée si nous avons pas ce traitement, car nous venons d'une zone a risque merci a vous
Trajet pour trois semaines dans le sud de l'Ethiopie? (15 novembre -7 décembre 2007) English translation pending
Bonjour, une question a tous les amoureux de l' Ethiopie : quel serait votre circuit dans le sud si vous disposiez de 3 semaines (moins 5 jours pour aller marcher dans le Bale ) ? Merci d' avance !
L'excitation du voyageur... English translation pending
Deux jours au jus ..... et pourtant je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit .... il faut dire que l'ami chris06 décolle ce matin lui et celà me procure déjà l'ivresse du départ ..... veinard .... !
Pas fatigué .... je ressasse dans ma tête ce voyage qui arrive, et surtout je vois l'ami chris qui doit lui être super énervé .....
5h10 .... je lui envoie un texto ..... " Aussi excité que toi ... quasiment pas dormi ..... on y est camarade, on vit pour celà, alors savoure ces moments .... ils sont précieux .... " ..... Le temps de me retourner deux ou trois fois dans le lit, et de voir que ma compagne lassée a quitté le lit " commun " pour la chambre d'ami, elle devait être énervée de m'entendre me retourner sans cesse ..... 😉 et je reçois une réponse ..... " merci Alan T'as raison c'est le GRAND jour ! et J-2 pour toi YEAAAAHHHHH " .... Ah ben il est en forme le chris ..... 🙂
Il faut dire que celà fait trois ans que je ne suis pas reparti ainsi sur la route ...... oui le Cambodge et la Thailande, mais des pays que je connais que trop bien et du tourisme facile avec ma compagne ..... là c'est autrechose, une terre nouvelle, le sac et la route avec ses imprévus et surtout partager une aventure avec un pote ....... c'est pour celà que je ressens de nouveau cette excitation ..... Ethiopie, Addis Abeba, Harare, Lalibella, le Tigré, les sources du Nil ..... çà sonne bien quand même et c'est promesse de frissons nouveaux ......
8h45 .... à l'instant un texto .... " on vient d'atterir à FF Vol superbe TB temps " ....... Réponse " Petit café au mozart ..... ? " ..... " Yes .... " ...... Celà a l'air de rien, presque banal mais tellement bon pour ceux qui sont en route pour leur destination, et dieu que j'aimerais déjà partager ce café avec lui à Francfort .......
Je rêve un peu ....... 😇 mais je suis au boulot encore aujourd'hui .... alors les clients ont vite fait de me remettre les pieds sur terre .... mais j'y suis pas et mon sourire béat ( et un peu béta sûrement ..... 🤪) doit traduire le fait que je suis déjà en partance .....
Je l'ai eu au téléphone à 6h30 ...... cool, il avait bien dormi par contre lui .... 🤪 il avait fait sa nuit blanche deux jours avant l'animal, je pense qu'on l'a fait tous avant de partir en voyage ..... le check in s'est bien passé, on a même des facilités pour les bagages car on s'embarque avec des colis humanitaires et le chris fidèle à sa réputation d'organisateur né avait déjà été à l'aéroport les jours précédents voir le chef d'escale pour avoir la possibilité de prendre au dessus du poids autorisé ...... avec le costume de capitaine des pompiers celà l'avait fait et pas de souci ...... total 32 kgs dans le nez, ce sera même tarif pour moi dans deux jours .....
Bon, il me reste deux jours pour préparer le sac ..... demain je ne bosse pas et Lundi ma douce me posera à l'aéroport vesr 6h30 pour m'embarquer vers ce pays, îlot de christianisme dans un océan musulman ..... " musée de peuples " qui nous mettent en face de nos origines et nous font poser maintes questions .......
C'était pour partager ma joie .... mon excitation de partir et sûrement vous avez aussi les mêmes émotions communicatives à partager, alors si vous en avez envie .......
Je vous retrouve vers le 18/20 Octobre .... à bientôt les amis .....
Pas fatigué .... je ressasse dans ma tête ce voyage qui arrive, et surtout je vois l'ami chris qui doit lui être super énervé .....
5h10 .... je lui envoie un texto ..... " Aussi excité que toi ... quasiment pas dormi ..... on y est camarade, on vit pour celà, alors savoure ces moments .... ils sont précieux .... " ..... Le temps de me retourner deux ou trois fois dans le lit, et de voir que ma compagne lassée a quitté le lit " commun " pour la chambre d'ami, elle devait être énervée de m'entendre me retourner sans cesse ..... 😉 et je reçois une réponse ..... " merci Alan T'as raison c'est le GRAND jour ! et J-2 pour toi YEAAAAHHHHH " .... Ah ben il est en forme le chris ..... 🙂
Il faut dire que celà fait trois ans que je ne suis pas reparti ainsi sur la route ...... oui le Cambodge et la Thailande, mais des pays que je connais que trop bien et du tourisme facile avec ma compagne ..... là c'est autrechose, une terre nouvelle, le sac et la route avec ses imprévus et surtout partager une aventure avec un pote ....... c'est pour celà que je ressens de nouveau cette excitation ..... Ethiopie, Addis Abeba, Harare, Lalibella, le Tigré, les sources du Nil ..... çà sonne bien quand même et c'est promesse de frissons nouveaux ......
8h45 .... à l'instant un texto .... " on vient d'atterir à FF Vol superbe TB temps " ....... Réponse " Petit café au mozart ..... ? " ..... " Yes .... " ...... Celà a l'air de rien, presque banal mais tellement bon pour ceux qui sont en route pour leur destination, et dieu que j'aimerais déjà partager ce café avec lui à Francfort .......
Je rêve un peu ....... 😇 mais je suis au boulot encore aujourd'hui .... alors les clients ont vite fait de me remettre les pieds sur terre .... mais j'y suis pas et mon sourire béat ( et un peu béta sûrement ..... 🤪) doit traduire le fait que je suis déjà en partance .....
Je l'ai eu au téléphone à 6h30 ...... cool, il avait bien dormi par contre lui .... 🤪 il avait fait sa nuit blanche deux jours avant l'animal, je pense qu'on l'a fait tous avant de partir en voyage ..... le check in s'est bien passé, on a même des facilités pour les bagages car on s'embarque avec des colis humanitaires et le chris fidèle à sa réputation d'organisateur né avait déjà été à l'aéroport les jours précédents voir le chef d'escale pour avoir la possibilité de prendre au dessus du poids autorisé ...... avec le costume de capitaine des pompiers celà l'avait fait et pas de souci ...... total 32 kgs dans le nez, ce sera même tarif pour moi dans deux jours .....
Bon, il me reste deux jours pour préparer le sac ..... demain je ne bosse pas et Lundi ma douce me posera à l'aéroport vesr 6h30 pour m'embarquer vers ce pays, îlot de christianisme dans un océan musulman ..... " musée de peuples " qui nous mettent en face de nos origines et nous font poser maintes questions .......
C'était pour partager ma joie .... mon excitation de partir et sûrement vous avez aussi les mêmes émotions communicatives à partager, alors si vous en avez envie .......
Je vous retrouve vers le 18/20 Octobre .... à bientôt les amis .....
Formalités d'entrée en Ethiopie English translation pending
Toubab, on voudrait savoir quels sont les formalite d'entree en Ethiopy, si on a besoin d'un visa🙁 ou s'il est delivre a l'aeroport. Quels sont les possiblites d'achat de moto a Adis Abeba? et les prix? s'il est possible d'importer sa moto? on voudrait y etre autour de decembre avec nos motos pretes a descendre jusqu'en Afrique du Sud ... et ksa roule Ciao Merci Congoman
Cherche carte de la région du Danakil en Éthiopie English translation pending
Bonjour à tous
En novembre prochain j'ai l'intention de partir faire un trek à pied dans le Danakil et je recherche une carte de cette région, ou une carte routière du Nord de l'Ethiopie
Est-ce que quelqu'un connait une adresse où je pourrai en trouver une?
Merci d'avance
Merci d'avance
Vol pas (trop) cher vers la Zambie ou le Zimbabwe? English translation pending
Bonjour,
je recherche des idées pour des vols pas (trop) chers vers la Zambie ou Le Zimbabwe.
Si quelqu'un pouvait me donner quelques idées, ce serait génial! PArce que jusque là mes recherches ne sont pas fructueuses....
De plus, je recherche quelqu'un de là-bas qui pourrait m'aider à organiser et que mon séjour là-bas se déroule bien!
Mercii
Tom
De plus, je recherche quelqu'un de là-bas qui pourrait m'aider à organiser et que mon séjour là-bas se déroule bien!
Mercii
Tom
Carnet sur l'Éthiopie English translation pending
Juste un petit mot pour signaler que ma page perso a changé d'adresse :
http://home.tele2.fr/ethiopie
Pour ceux qui iraient pour la première fois, je signale que je suis tout disposé (dans la limite de mes connaissances) à répondre aux questions concernant ce beau pays. 😊 J'y vais à peu près 2 fois par an depuis presque 7 ans et je dois en être à mon 17me. séjour de 2 mois. 😏
Salut à tous. 😉
http://home.tele2.fr/ethiopie
Pour ceux qui iraient pour la première fois, je signale que je suis tout disposé (dans la limite de mes connaissances) à répondre aux questions concernant ce beau pays. 😊 J'y vais à peu près 2 fois par an depuis presque 7 ans et je dois en être à mon 17me. séjour de 2 mois. 😏
Salut à tous. 😉
Apprendre l'anglais en Ethiopie ou au Kenya English translation pending
Bjr,
Je dispose de peu de moyens et suis à la recherche d'une famille d'accueil ou toutes autres structures d'acceuil à petits prix, en Ethiopie ou kenya, pour mon apprentissage de l'anglais. J'en ai pour un mois à partir du mois de juin 2007.
Vol vers Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement à Niamey et pour quelques mois en Afrique : Mali - Niger - Bénin - Togo - Burkina - Sénégal - Mauritanie - Maroc, je recherche une possibilité de faire un aller-retour vers Madagascar.
Quelqu'un peut-il me renseigner sur les possibilités de vols au départ d'un de ces pays traversés?
Merci d'avance.
Thierry
Actuellement à Niamey et pour quelques mois en Afrique : Mali - Niger - Bénin - Togo - Burkina - Sénégal - Mauritanie - Maroc, je recherche une possibilité de faire un aller-retour vers Madagascar.
Quelqu'un peut-il me renseigner sur les possibilités de vols au départ d'un de ces pays traversés?
Merci d'avance.
Thierry
Visa éthiopien à la frontière Soudan-Éthiopie? English translation pending
Salut,
Pourriez vous me dire s il est possible, et facile, d obtenir le visa ethiopien a la frontiere terrestre Soudan-Ethiopie en venant du Soudan?
faut il une lettre de recommandation de mon ambassade? photos?
Merci
Tour organisé au Yemen, Djibouti et Ethiopie English translation pending
devant me rendre a djibouti, et vu le prix des vols secs, je suis sur le point de prendre un sejour UCPA sur le yemen. mon idee partir qqs semaines avant la date du trek au yemen et me rendre de saana a djibouti par bus/bateau puis revenir pour le trek.
des commentaires sur le trajet saana/ djibouti ? notamment la duree, eventuellement les difficultes du trajet ?
sur l'ucpa en particulier ?
le planning serait 15 jan - 4 fev djibouti, 5 - 17 fev circuit yemen
sur la premiere periode, on aimerait faire une escapade en ethiopie (vers le nord, gondar ...) :
y'a t'il des circuits qui partent de djibouti ou vaut il mieux aller vers addis ?
est il facile d'y trouver 4x4 et guide, y'a t'il bcp de voyageurs pour eventuellement monter un groupe ?
je lis des tarifs de l'ordre de 100 dollars par jour : ca me semble beaucoup. ceux sont reellement les tarifs ?
merci a tous ceux qui apporteront qqs elements de reponse ! et bonne route a tous 😉
PS: si des personnes se trouvent dans la region a la meme periode et pourraient etre interesses, notamment pour l'ethiopie, welcome !!!!
merci a tous ceux qui apporteront qqs elements de reponse ! et bonne route a tous 😉
PS: si des personnes se trouvent dans la region a la meme periode et pourraient etre interesses, notamment pour l'ethiopie, welcome !!!!
Chauffeur en Ethiopie du Sud English translation pending
Bonjour
Nous partons en ethiopie du SUD du 08 au 26 decembre. Nous faisons une escale de 3 jours sur LALIBELA (deja fait lors de notre premier voyage dans le nord). Nous aimerions avoir des avis de chauffeurs pour le sud et le cout pour 10 jours environ tout compris ou que le chauffeur et voiture. Tous commentaires infos prix etc.. conseils sont bienvenues. Un grand merci par avance a vous tous. 😎😊
Nous partons en ethiopie du SUD du 08 au 26 decembre. Nous faisons une escale de 3 jours sur LALIBELA (deja fait lors de notre premier voyage dans le nord). Nous aimerions avoir des avis de chauffeurs pour le sud et le cout pour 10 jours environ tout compris ou que le chauffeur et voiture. Tous commentaires infos prix etc.. conseils sont bienvenues. Un grand merci par avance a vous tous. 😎😊
Bujumbura (Burundi) via l'Éthiopie avec enfants English translation pending
j'aimerais savoir des personnes qui ont été à bujumbura via Ethipie.Est-ce le voyage est pratique pour une maman qui a des enfants? C'est long et facile?Qu'est-ce je dois prévoir ? MERCI pour les réponses😏
Mesures anti-palu pour un enfant de huit ans dans le sud de l'Ethiopie? English translation pending
Bonjour.
Avec ma compagne et notre petiot Jérémie, 8 ans, nous partons 3-4 mois fin 2006 en Ethiopie, en particulier dans le sud (vallée de l'Omo) pour rencontrer les gens...
Comment nous protéger contre le palu et la mouche tsé-tsé, en particulier Jérémie, 8 ans?
Merci... et belles rencontres!
Visa pour Djibouti à la frontière éthiopienne? English translation pending
Salut
Actuellement au Caire, je dois rejoindre Djibouti pour travailler pour l'ADR (qui fais un appel aux bénévols dans les forums d'humanitaire)
Je descends par le Soudan et l'Ethiopie mais ici au Caire, l'ambassade de Djibouti est un peu longue pour délivrer les visas et il me manque une lettre de confirmation de ma mission que je dois recevoir par fax
Or il faut que je parte au plus vite
Sauriez vous s'il est possible d'obtenir un visa temporaire à la frontière Ethiopie/Djibouti ? J'entrerai dans le pays par le train : Addis Abeba-Djibouti
Merci d'avance
Ethiopie: sur le toit de l'Afrique English translation pending
ETHIOPIE : SUR LE TOIT DE L'AFRIQUE
Un épais brouillard emmitoufle la métropole italienne, nous sommes en janvier et les plaines lombardes en cette saison aiment bien se vêtir de cette ouate laiteuse. Abyssinie que tu es loin encore car nous devons transiter par la capitale anglo saxonne avant de poser le pied, nos pieds sur les traces de tes illustres prédécesseurs. Et il pleut sur Addis Abebba ! Mais Yemane, notre chauffeur, est là fidèle au cœur de la nuit et prendra en main la situation en nous conduisant dans un hôtel de son choix où nous nous endormirons sans même en savoir le nom! Le lendemain, encore un peu fatigué par ce voyage au long cours nous ferons une rapide visite de cette capitale de bric et de broc qui tente par un semblant d'organisation de discipliner ses petites maisons en quartiers populaires. Les gens déambulent tranquillement dans les rues, vaquant à leurs occupations et seul le bruit de quelques véhicules (nous sommes un dimanche) trouble la quiétude des vieux quartiers italiens. A vrai dire il ne subsiste guère grand chose de cette époque coloniale que l'un de nous, italien, aimerait bien retrouver… Noyés par les vapeurs d'essence qui nous piquent le nez et les yeux c'est un interminable filon de véhicules poussifs qui tente désespérément de rentrer dans la ville que nous croisons avant que les tentacules des derniers quartiers ne laisse la place à la campagne éthiopienne émaillée de jolies cases en pierres ou en torchis aux toits de chaume noirs. Une incessante foule blanche que l'on aperçoit du bas de la ville monte et descend les rues à la quasi verticale de Lalibella se pressant aux différentes cérémonies d'un pas toujours soutenu que nous avons du mal à suivre. Car Lalibella, la copte, est en fête !!! C'est la Timkat, l'épiphanie copte où l'on célèbre le Christ avec grande ferveur. Les cantiques des prêtres ont pris possession de la ville, chaque rite est ponctué par cette mélopée lente et douce qui comme un swing berce la foule. Ici pas de débordement ou de cris, on partage la joie de la naissance du Christ en regardant les prêtres chanter et danser. Une atmosphère de paix, une grande plénitude ont envahit la ville du roi Lalibella en cette veille de la Timkat. Des pèlerins dorment à même le sol enveloppés dans de grands draps blancs à l'endroit ou se dérouleront les rites du baptême, veillant ainsi sur tous les livres religieux des églises environnantes réunis pour l'occasion sous une même tente, alors que dans une autre les prêtres chanteront toute la nuit accompagnant leurs danses de la lancinante musique des tambours et des sistres et c'est baigné de lumière et béni que nous quitterons Lalibella. Nous roulons cahin cahan sur la route mussolienne, 1800 kilomètres d'Addis Abebba à Asmara construite par les italiens à la fin des années trente. Que penserait donc Mussolini si au lieu de son armée glorieuse il voyait défiler ce bataillon de caravanes d'ânes croulant sous leurs lourdes charges, ce flot ininterrompu de paysans et d'enfants qui d'un pas rapide et régulier se pressent vers les petits marchés ruraux et les écoles? De l'occupation italienne il ne reste presque plus que ce long ruban de bitume où marchent inlassablement des millions d'éthiopiens… car il marche l'éthiopien comme si sa vie en dépendait! Mais où donc peut-il bien aller? Il marche de son pas docile et chaloupé, presque toujours pieds nus, parfois de méchantes chaussures accrochées à son bâton de pèlerin indispensable et fidèle ami de l'abyssinien. Il ne se déplace jamais sans lui, ils ne font qu'un tellement ils sont indissociables, plus qu'une aide c'est lui qui logé sur les épaules va caractériser les diverses ethnies qui ainsi marchent vers leur destin. Par nuées, grappes, groupes, les hommes, les femmes, les enfants tous avancent, tous se dirigent droit devant parfois très lourdement chargés, parfois accompagnés de leurs troupeaux; comme un long défilé humain qui, sans bruit, comme des réfugiés, cherche sa place sur cette terre. Mais d'où viennent-il, ont-ils un objectif précis? on se le demande à les voir ainsi déboucher de partout, de derrière les arbres, les amas de pierres, les montagnes. Partout où se posent les yeux des pauvres hères apparaissent. Ils dévalent les pentes raides pour économiser des kilomètres coupant par ci, coupant par là essayant ainsi de rejoindre au plus vite leur destination. Mais où vont-ils donc ainsi pas après pas ? au marché ? à l'école? dans les champs? nul ne semble le savoir ni s'en soucier pourtant leur longue marche a bien en soi une finalité : celle d'arriver a un jour meilleur. En attendant ils foulent la terre noire comme la couleur des fronts en sueur qui la retournent espérant que leur longue quête vers le bonheur sera brève. Mais dans ce pays si démuni chaque pas semble l'éloigner de ce but et l'éthiopien continuera, encore longtemps, à marcher de sa longue foulée vers son destin sur le toit de l'Afrique…
Un épais brouillard emmitoufle la métropole italienne, nous sommes en janvier et les plaines lombardes en cette saison aiment bien se vêtir de cette ouate laiteuse. Abyssinie que tu es loin encore car nous devons transiter par la capitale anglo saxonne avant de poser le pied, nos pieds sur les traces de tes illustres prédécesseurs. Et il pleut sur Addis Abebba ! Mais Yemane, notre chauffeur, est là fidèle au cœur de la nuit et prendra en main la situation en nous conduisant dans un hôtel de son choix où nous nous endormirons sans même en savoir le nom! Le lendemain, encore un peu fatigué par ce voyage au long cours nous ferons une rapide visite de cette capitale de bric et de broc qui tente par un semblant d'organisation de discipliner ses petites maisons en quartiers populaires. Les gens déambulent tranquillement dans les rues, vaquant à leurs occupations et seul le bruit de quelques véhicules (nous sommes un dimanche) trouble la quiétude des vieux quartiers italiens. A vrai dire il ne subsiste guère grand chose de cette époque coloniale que l'un de nous, italien, aimerait bien retrouver… Noyés par les vapeurs d'essence qui nous piquent le nez et les yeux c'est un interminable filon de véhicules poussifs qui tente désespérément de rentrer dans la ville que nous croisons avant que les tentacules des derniers quartiers ne laisse la place à la campagne éthiopienne émaillée de jolies cases en pierres ou en torchis aux toits de chaume noirs. Une incessante foule blanche que l'on aperçoit du bas de la ville monte et descend les rues à la quasi verticale de Lalibella se pressant aux différentes cérémonies d'un pas toujours soutenu que nous avons du mal à suivre. Car Lalibella, la copte, est en fête !!! C'est la Timkat, l'épiphanie copte où l'on célèbre le Christ avec grande ferveur. Les cantiques des prêtres ont pris possession de la ville, chaque rite est ponctué par cette mélopée lente et douce qui comme un swing berce la foule. Ici pas de débordement ou de cris, on partage la joie de la naissance du Christ en regardant les prêtres chanter et danser. Une atmosphère de paix, une grande plénitude ont envahit la ville du roi Lalibella en cette veille de la Timkat. Des pèlerins dorment à même le sol enveloppés dans de grands draps blancs à l'endroit ou se dérouleront les rites du baptême, veillant ainsi sur tous les livres religieux des églises environnantes réunis pour l'occasion sous une même tente, alors que dans une autre les prêtres chanteront toute la nuit accompagnant leurs danses de la lancinante musique des tambours et des sistres et c'est baigné de lumière et béni que nous quitterons Lalibella. Nous roulons cahin cahan sur la route mussolienne, 1800 kilomètres d'Addis Abebba à Asmara construite par les italiens à la fin des années trente. Que penserait donc Mussolini si au lieu de son armée glorieuse il voyait défiler ce bataillon de caravanes d'ânes croulant sous leurs lourdes charges, ce flot ininterrompu de paysans et d'enfants qui d'un pas rapide et régulier se pressent vers les petits marchés ruraux et les écoles? De l'occupation italienne il ne reste presque plus que ce long ruban de bitume où marchent inlassablement des millions d'éthiopiens… car il marche l'éthiopien comme si sa vie en dépendait! Mais où donc peut-il bien aller? Il marche de son pas docile et chaloupé, presque toujours pieds nus, parfois de méchantes chaussures accrochées à son bâton de pèlerin indispensable et fidèle ami de l'abyssinien. Il ne se déplace jamais sans lui, ils ne font qu'un tellement ils sont indissociables, plus qu'une aide c'est lui qui logé sur les épaules va caractériser les diverses ethnies qui ainsi marchent vers leur destin. Par nuées, grappes, groupes, les hommes, les femmes, les enfants tous avancent, tous se dirigent droit devant parfois très lourdement chargés, parfois accompagnés de leurs troupeaux; comme un long défilé humain qui, sans bruit, comme des réfugiés, cherche sa place sur cette terre. Mais d'où viennent-il, ont-ils un objectif précis? on se le demande à les voir ainsi déboucher de partout, de derrière les arbres, les amas de pierres, les montagnes. Partout où se posent les yeux des pauvres hères apparaissent. Ils dévalent les pentes raides pour économiser des kilomètres coupant par ci, coupant par là essayant ainsi de rejoindre au plus vite leur destination. Mais où vont-ils donc ainsi pas après pas ? au marché ? à l'école? dans les champs? nul ne semble le savoir ni s'en soucier pourtant leur longue marche a bien en soi une finalité : celle d'arriver a un jour meilleur. En attendant ils foulent la terre noire comme la couleur des fronts en sueur qui la retournent espérant que leur longue quête vers le bonheur sera brève. Mais dans ce pays si démuni chaque pas semble l'éloigner de ce but et l'éthiopien continuera, encore longtemps, à marcher de sa longue foulée vers son destin sur le toit de l'Afrique…
Donne informations sur l'Ethiopie English translation pending
🙂 de retour de ce pays.. a disposition fiche pratique sur ce pays... me contacter au besoin
bon voyage
bon voyage
Adresses pour parrainer une petite éthiopienne? English translation pending
Je voudrais parrainer une petite ethiopienne, avez-vous des adresses sérieuses? merci
Vols pour l'Ethiopie et logement English translation pending
Voila, on est deux a vouloir partir en Ethiopie... est ce que certain d'entre vous y sont deja aller? si oui j'aimerais savoir qu'elle plan vous avez utiliser pour le vols? sinon on recherche si possible une offre pour etre dans un Hotel (pour avoir un point de chutte si jamais et pour avoir des offres sur le billets d'avion...) est ce que vous pouvez nous conseillez?
Merci d'avance
Merci d'avance
Super prix sur les vols pour le Rwanda! English translation pending
Hello,
Je pars tous les 3-4 ans au Rwanda visiter la famille. Et les vols en direction de Kigali sont de + en + chers, je ne pensais pas partir cette année...Et là je viens d'acheter des billets pour toute la famille, j'ai trouvé un vol Genève-Kigali avec KLM via Nairobi et Bujumbura à 1375 frs suisses (env. 880, - euros). Départ 18.12.06 retour 5.01.07. Bien sûr encore d'autres dates disponibles. Alors j'en fais profiter les gens qui veulent passer Noël au Rwanda. Le seul hic est que le vol part de Genève et j'ai trouvé ce tarif sur le site ebookers.ch (n'existe que sur le site suisse de ebooker).Bizzarement ce tarif ne se trouve même pas sur le site officiel de KLM...Bref. les intéressés jetez un oeil !
Je pars tous les 3-4 ans au Rwanda visiter la famille. Et les vols en direction de Kigali sont de + en + chers, je ne pensais pas partir cette année...Et là je viens d'acheter des billets pour toute la famille, j'ai trouvé un vol Genève-Kigali avec KLM via Nairobi et Bujumbura à 1375 frs suisses (env. 880, - euros). Départ 18.12.06 retour 5.01.07. Bien sûr encore d'autres dates disponibles. Alors j'en fais profiter les gens qui veulent passer Noël au Rwanda. Le seul hic est que le vol part de Genève et j'ai trouvé ce tarif sur le site ebookers.ch (n'existe que sur le site suisse de ebooker).Bizzarement ce tarif ne se trouve même pas sur le site officiel de KLM...Bref. les intéressés jetez un oeil !
Liaisons aériennes inter Afrique English translation pending
bonjour,
qui pourrait me renseigner sur les liaisons aeriennes inter afriqe bon marché. Je souhaite relier l'afrique de l'ouest (mali, burkina niger) à la tanzanie, voire madagascar ou plus haut... ou si quelqu'un connait un site qui peut faciliter des recherches pour vols internationaux... merci d'avance
qui pourrait me renseigner sur les liaisons aeriennes inter afriqe bon marché. Je souhaite relier l'afrique de l'ouest (mali, burkina niger) à la tanzanie, voire madagascar ou plus haut... ou si quelqu'un connait un site qui peut faciliter des recherches pour vols internationaux... merci d'avance
Transport pour Ethiopie-Kenya-Ouganda English translation pending
slt a tous
bon voila j aimerai partir au mois d avril en ethiopie, et ensuite si possible aller jusqu en ouganda en passent par le kenya.
qlq un a t il deja effectue ce voyage et si oui, aurait il des infos a me donner sur l organisation d un tel voyage, je suis plutot routard que tout organise, mais a savoir si au niveau transport c est pas trop l enfer .merci a tous d avance
Chanteuse éthiopienne English translation pending
Bonjour,
je suid allée en Afrique de l'ouest voila peu de temps et la bas une chanteuse éthiopienne est assez écouté. amlheureusement impossible de me souvenir de son nom. je me souviens qu'elle est brune et que dans les clips de ses chansons la manière de danser est assez étrange (sautillement, haussement d'épaules...).
si quelqu'un peut me renseigner.
karine