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Etudier à l'étranger: choisir entre Buenos Aires, Mar del Plata y Montevideo? English translation pending
by Laetiti36 · 2010-11-03 · 7 replies
Bonjour à tous

Étudiante en France, je dois bientôt faire mes choix pour passer une année à l'étranger l'an prochain. J'hésite surtout entre Buenos Aires, Montevideo et Mar del Plata. Pouvez vous me faire partager vos expériences sur ces villes ? Notamment la question de la vie étudiante, culturelle (Montevideo ? Mar del Plata ?), associative mais aussi de la qualité de vie (Montevideo n'est elle pas plus agréable que la géante Buenos Aires ?), de l'accès à la nature (est il facile de sortir de BA ou Monte pour trouver un peu de campagne, de voyager ?)... Voilà, quelques questions en vrac...si vous avez d'autres idées.

Merci

Laëtitia
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
by Zitounet · 2010-10-17 · 40 replies
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.

Première partie, de San Francisco à Kalispell



Lundi 23 Août – Droit vers la faille

Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.



En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.

Pensionnaires de Bolinas Lagoon

Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.

Point Reyes Beach overlook

Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.

Mardi 24 – Drive Thrue Trees

Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.

6h00 à Tomale Bay

Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.



Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.



Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.

Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.

Shrine Drive Thrue Tree

Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.

Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers

Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.

Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.

Le Pacifique vu de la Coastal Drive

Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.

Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux

A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.

Jeudi 26 – Les tubes de lave

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.



Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.



L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.









Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.



Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..

Vendredi 27 – Les cratères bleus

Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.



L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.

Sentinel Rok

Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption



Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument. Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.

Paulina et East lakes vus de Paulina Peack

En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.

Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)

Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).

Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.





Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !



Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés. C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants. Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille. Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.



Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.



En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !

Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage. Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.

Ancien glacier de Nisqually

Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.

Lundi 30 – La forêt des vampires

Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.



Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.

Ruby Beach

Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.



Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.

Roosevelt Elk

Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.

Mardi 31 – Météo conforme

Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie. Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route. Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls

Madison Falls

Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.

Météo habituelle

Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.

Embarquement à Kingston

Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?

Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.



Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.

Diablo Lake

Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.



Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.

Jeudi 2 – Du Washington au Montana

La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.

Grand Coulée Dam

A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.

De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon



Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !

Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.



Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.

McDonald Creek

Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.

The Loop

Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.

En bateau sur le St Mary Lake

La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.

Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc. Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.

Garden Wall

Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste

Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.

Two Medicine lake

En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.

Many Glacier Lake

Grinnell

Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.

Camas Road

Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.

Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009

Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns. Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes. Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus. On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone. Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.



L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.

Coucher de soleil près de Canyon Village Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants

Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin. Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.

Vapeurs sur le Grand Prismatic

Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …



Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.

Salle d'attente du Old Faithfull

Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.

Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.

Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.

Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête

Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.

Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !

Les Gagnants !

Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.

Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,

les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.

Taureau volant

La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.

Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé

Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.



L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center. La route, vue du Visitor Center

Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.

La plage de Bridger Bay

Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.

La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.

Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !

Jeudi 9 – sur les bords de la Green River

Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile. Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite. Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park. Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.

Steamboat Rock

Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.

Petroglyphes au poinçon ?

Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.

Castel Park Overlook

Harding Hole Overlook

La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.



Vendredi 10 – Le petit grand ?

Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.

Pas grand chose d'autre à voir !

Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain. Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.

Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.

Little Grand Canyon

Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !

Buckhorn Wash Pictograph

Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.

Samedi 11 – On the Shafer Trail again

Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009. Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.

Mesa Arch



A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.

Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.



Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.

Ici, la piste a été réparée

Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.



Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.

Ici, ça passe encore bien !



Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.

En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :



Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre

En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.

House on Fire

Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.

Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),

Sipapu Bridge

Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.

Owachomo Bridge

Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.

La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom. Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado. A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.

Le Colorado à Hite Crossing Bridge

Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.

Little Egypt

Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.

Little Egypt

En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey

Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian

Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.

Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.

Temple of the Sun

Temple of the Moon

Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.



Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.

Traces de volcan Temples of ???

A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.

Upper overlook

Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.

Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.

Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.

Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood

La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.

Méandre de la 12

Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.

La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.

Aujourd'hui, ça passe

Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.

Grosvenor Arch.

De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter. Rares voitures rencontrées Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.

Un des plus beau point de la cotoonwood

Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.

Rocher dans le canyon

Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.

Cottonwood au bord de la Cottonwood

Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici. A commencer par le grand John

Mercredi 15 – Intrusion en Arizona

L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.

L'entré du North Rim

Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.

Bright Angel Point

Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.

South Rim en feux

Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.

Point Imperial

Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.

Angel Window Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.

le Colorado à Unkar Delta

Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.

En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).

Jeudi 16 – Pipe Springs

Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs. Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.

La cour intérieure

Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.



A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.

Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.

Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage

La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.

Final de Love

Retour sur le Strip :

Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée



Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.



Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.

Twenty Mule Team Canyon

Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.

Artists Palette

De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.

Badwater Basin

Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.

Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.

Coucher de soleil à Furnace Creek Inn

Samedi 18 – le champ de course des pierres

Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.

Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.

Notre Jeep Colorado

Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.

La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.

Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)

Teakettle Junction

Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …





Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.

En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local. Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant. La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.

Juste après Red Pass

Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.

Notre seule rencontre !

Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.

Dans le Titus Canyon

Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!

Dimanche 19 – Les collines à western

En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.

Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada

Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.

Mobius Arch

Eye of Alabama

Indian Family

Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade. Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers. Les Alabama Hills, vues d'en haut

Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.

Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.

C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.

Mono Lake La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.

Bodie

Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.



Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)

Parfois assez bringuebalant

Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne. Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus. Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.

Mardi 21 – Le parc en feu

Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest. La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.

Le Général du King Canyon

S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.

La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord

Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.

Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière

L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.



Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.

Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre

Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320). Le Géneral de Sequoia NP

L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts. Plusieurs minutes de rencontre inatendue

Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia. Mercredi 22 – repos

Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.



Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.

La piscine du Best Western Crystal Palace

Jeudi 23 – Good bye America

La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.

Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Retour de croisière sur le MSC Fantasia (26 septembre au 3 octobre 2010) English translation pending
by Alexandre867 · 2010-10-03 · 192 replies
Bonjour,

Nous voila de retour du MSC Fantasia, nous avons tenu un journal de bord comme souvenir au premier à bord comme d'habitude et plus nous avancions dans la croisière plus cela devenait un journal pour de future réclamation. Même en essayant de rester positif cela est très difficile car je plein les passagers qui ont payé plein pot !

Embarquement : nous sommes arrivée à 9h15 pour déposer les bagages et la voiture, à notre arrivée au port après avoir passé le passage du garde, un bagagiste récupère les bagages, vérifie la présence des étiquettes, il nous indique que le check-in s’ouvre à 10h et il nous indique où se trouve les Messieurs pour la voiture, à peine fini et comme il ne voit pas dans l'immédiat venir un pourboire, il demande si nous avons envie de lui donner un pourboire !

On se rend au bout du pont pour la voiture et 2 messieurs vérifient la réservation. Nous sommes sur sa liste mais avons réservé et payé à un autre parking que MSC nous a remis, le site de MSC indiquant lors de la réservation que le parking « officiel » était complet !

Il nous explique alors l’endroit du parking réservé et pré-payé qui se trouve à 700 mètres, on va au parking mais personne n’est là.

On téléphone et le monsieur qui fait les navettes dit qu’il arrive, c’est vrai il arrive 5 minutes plus tard, notre nom se trouve sur une feuille au dos, la réservation est bien faite ainsi que le paiement, le monsieur nous ramène au port devant l’embarquement.

On va attendre dans une salle au sous-sol, endroit froid, une hôtesse nous reçoit mais on a l’impression de la déranger, d’autres passagers attendent, à 10h15 on vient nous chercher pour le check-in express, on remonte pour se rendre dans la salle de check-in, une hôtesse nous donne le numéro 1, elle nous indique pour un comptoir.

À l’enregistrement, un employé avec un gallon nous demande le carnet et les passeports ainsi que la carte de crédit, il nous prend en photo, nous donne la carte pour la cabine, on passe une autre salle ou se trouve la présentation du mini club enfant, le spa et les excursions, il y a un service de jus d’orange et d’eau gazeuse, peu de temps après l’appelle numéro 1, on passe la machine pour rayon X, on continue a avancer, mais plus personne pour nous indiquer ce qu’on doit faire, alors on attend… un monsieur vient vers nous, nous demande les passeports mais ne les ouvrent pas et on redescend, passons un petit couloir et prenons 1 passerelle à escaliers très raide (vaut mieux ne pas avoir de la peine à marcher), donnons la carte d’embarquement, la sécurité vérifie s’il y a la photo enregistrée et nous sommes dans le bateau.

Après le check-in il nous est proposé des actions SPA.

Entrée illimitée à 49€ et brushing à 19€.

On prend 2 entrées illimitées et un brushing mais on a oublié de nous dire :

Dans le Spa il n’y a pas de jacuzzi et le solarium est en supplément !

Le coiffage n’est pas possible les jours de Gala !!

A 11h30, nous sommes dans le bateau, un monsieur nous indique de monter au pont 11 où se trouve la cabine, on trouve encore assez facilement la cabine. Nous rentrons dans la cabine, la cabine est prête, il y a un plateau avec de la vaisselle utilisée des anciens passagers, peu de temps après un steward vient pour le récupérer, s’excuse, nous dit que l’autre steward a oublié.

On découvre sur le lit le journal de bord et les excursions sont en anglais, le mini bar est ouvert, 2 peignoirs non repassés (donnent l’impression d’être utilisés et non changés), la salle de bain est propre, lit est fait avec couverture (à l’ancienne).

On va demander à la réception pour demander le changement de service, en effet ont avait réservé au second service (mentionné sur la feuille shek-in express 2ème service), mais reçu au 1er service, on demande aussi pour le journal de bord en français et demandons que les documents en cabine soient en français.

On va au bard à côté de l’embarquement (bar velvet vert), une serveuse sympa nous donne une feuille bleue avec les différents forfaits proposés, on prend un forfait pour 14 bouteilles d’eau à 23 euros et un forfait Peter Pan pour boissons sans alcool sans alcool à 25euros.

On va pour manger au restaurant, mais un serveur nous indique qu’il faut aller au buffet de bienvenue mais nous dit pas ou et quel pont, il nous indique aussi pour changer d’heure de service, mais on ne comprend pas ou cela se trouve, on retourne à la réception et nous montre l’endroit à droite, on trouve le red velvet pour changer de service, il y a aucun passager, le maitre d’hôtel parle le français et il change de suite au second service mais pas de table à 2, il y a une liste d’attente…

Changement de service toutefois rapide et agréable.

On va au buffet pour manger au pont 14, on regarde les différents buffets, il y a beaucoup de monde au même endroit.

Le buffet est censé être un buffet de bienvenue, or nous trouvons que des salades ordinaires, maïs, tomates, verte, carottes, lentilles, il faut chercher pour trouver de la charcuterie et elle n’est pas appétissantes cubes de jambon cuit et salami voir sec/fatigué, c’est tout !

Pas un morceau de saumon ou de jambon cru, ni salades un peu exotiques.

Il y a des pizzas de forme carrée, des steaks hachés et une sorte de rôti ou jambon cuit.

Minouche mange de la pizza (bonne) et un hamburger (froid) des frites chaude mais que je venais de prendre à la sortie de la friteuse.

Alexandre prend plusieurs sortes de salade, vitello tonato, maïs, roquette, tomates, salade de pâte et champignons, rôti de porc, ragout de porc et spaghetti al`arabiatta (bon).

Nous allons visiter la suite du bateau au pont 14 après le buffet, on découvre des jacuzzis et une galerie supérieure avec endroit fumeur pour Minouche.

Nous retournons à la cabine et à 13h les bagages arrivent. A 14h05, les valises sont rangées

A 17h15, après le départ, nous effectueront l’exercice de sauvetage, on se rend au pont 7

On va faire un tour au SPA pour prendre le pass pour toute la durée de la croisière et un monsieur remet à Minouche un pass sur papier, un philippin nous présente le spa, on va ce changer et se rend dans la pièce silence, on découvre qu’il n’y a pas de jacuzzi, que la salle silence se trouve dans le passage pour aller au sauna.

Très grande déception, car il n’y a pas de jaccuzzi et que l’accès au solarium n’est pas compris. Cela même si le pass pour toute la croisière nous a coûté 49€/personne.

On se rend tout derrière voir la piscine réservée aux adultes qui était déjà fermée à 18h, la piscine derrière secouait pas mal.

On va boire un apéro dans la place de St Giorgio, on commande un virgin strawberry daïkiri (bon) et un virgin pina colada (bon).

Le forfait wifi coute 60€ pour 4 heures, 30 minutes 10€, 1h = 20€

On retourne à la cabine pour ce changer et se préparer pour le repas du soir.

On va au restaurant à la table 926 au second service, en arrivant un maître d’hôtel donne ma carte à un serveur qui nous amène à la table, nous avons une table à 6.

Surprise, la carte des mets est un catalogue avec toutes les langues à chaque page.

Ça donne l’impression et ça se confirmera) que les menus sont les mêmes chaque semaine donc peu, très peu renouvelés.

On commande

Entrée froide : jambon cru et melon (translucide), feuilleté de légumes et sauce blanche (pas assez chaud, mais bon)

Entrée chaude : spaghetti sauce tomate (bon)

Plat de résistance : cuissot de veau, pomme de terre sautée, carottes, brocolis (bon mais pas assez chaud)

Dessert : glace vanille arrivée presque fondue, parfait aux deux chocolats (pas assez frais, froid, mais bon).

Conclusion : Aucune originalité qu’on pourrait attendre à trouver lors d’une croisière.

Les tables sont installées de sortes que le serveur ne peut accéder à 3 personnes sur 6 et nous passe les couverts entre nous et nous devons lui tendre les assiettes lors de la fin de chaque plat !

On va boire un expresso longo au cigar lounge, il y a beaucoup de monde.

Après manger allons jouer au casino, fumeur des deux côtés. Beaucoup de monde, peu de personnel qui surveille (réparent, enfants, etc..)

Allons voir au 14ème étage voir s’il y a un buffet le soir, mais pas de possibilité de manger après le repas du soir !

Il faut aimer le repas du soir et manger suffisamment, ou attendre les buffets de minuit très parcimonieux servis dans les salons

Retour en cabine, le lit est fait, mais pas de décoration fait en linge et pas de chocolats, recouche ordinaire.

Le nom du/de la cabinier(ière) n’est pas mentionné, manque de mise en valeur du personnel.

Evaluation : linge très effiloché, pièce rouillée qui tient le rideau de douche, le tuyau de douche très abimé

Photos 1: notre cabine 11041

Photos 2: le plateau resté dans la cabine des précédents passagers

Photos 3: salle de bains/douche Photos 4: feuilleté de légumes et sauce blanche

Photos 5: quiche aux courgettes

Photos 6: rideau de douche tenue avec pièce rouillée Photos 7: tuyau de douche rongé Photos 8: la place devant l'embarquement à Genes

Photos 9: le rez de chaussée de la salle d'embarquement

On est désolé pour les pro MSC mais ceci n'est que le début dum journal, la suite viendra...
Savoir vivre English translation pending
by Vietalier · 2010-09-06 · 187 replies
Entendu de multiples fois lors de mes voyages au Viet Nam :  " Respectez l'autre... Et vous vous repecterez vous-même ! Je dédie ceci à bien des voyageurs français que j'ai vu - HÉLAS !!! - se comporter commes de véritables rustauds, et le qualificatif reste faible, tant le spectacle fut " ad nauseam " ; quant à la trace laissée... je ne vous explique même pas ! Cordialissimes amitiés voyageuses de Vietalier.

PS : un hochement de la tête pour dire bonjour, des mains jointes devant le visage pour remercier ; tout ceci est bien simple et ouvre bien des portes, même à celles et ceux qui ne parlent pas la langue du Pays qui les accueille. PENSEZ-Y.
Souhaite découvrir la Thaïlande non touristique English translation pending
by Kujila · 2010-08-20 · 157 replies
Je compte aller, pour la première fois, en Thaïlande début 2011.

N'étant pas accro des endroits trop fréquentés par les touristes, je cherche plutôt à découvrir les lieux encore préservés de ce pays... Où faut-il aller pour cela ? Au sud ? Au Nord ? Vers l'Ouest ? Vers l'Est ? Vers la mer ? Dans les montagnes ?

Adepte des grandes villes, je compte aussi rester quelques jours à Bangkok. Est-ce une ville sympa ?

Merci d'avance pour vos réponses 😉 !
Faire la boucle Hanoï - Sapa - Bac Ha - Dien Bien Phu - Hanoï avec une agence, un chauffeur ou seul? English translation pending
by Williama · 2010-05-14 · 38 replies
Bonjour honorables routards🙁

J'aimerai faire la boucle ci-dessus. Quelle est selon vous la meilleure option : s'en remettre à une agence à Hanoï? prendre contact avec un chauffeur indépendant fiable et prendre son temps? se démerder seul? Par avance merci pour vos conseils.
Apprendre quelques mots pour visiter les pays d'Europe de l'Est? English translation pending
by Madestinee · 2010-03-12 · 45 replies
JE VAIS EN VOYAGE AU MOIS DE SEPT.ET J AIMRAIS APPRENDRE QUELQUES MOTS COMME BONJOUR , MERCI ..OU SONT LES TOILETTES VOUS VOYEZ .😉..L UTILE A L AGRÉABLE😏 ...JE VAIS EN POLOGNE AUTRICHE, HONGRIE, RÉPUPLIQUE TCHEQUE...MERCI
Film ou livre sur l'Afrique? English translation pending
by Sysy1111 · 2010-01-29 · 45 replies
Bonjour!Je m`interesse beaucoup a l`Afrique, que se soit les gens, l`histoire des pays, les coutumes...J`aimerais trouvé des films ou des livres que je pourrais me procurer au Québec et qui parlent de ce continent que j`aimerais bien visiter un jour.toute vos suggestions seront appréciées.

Yves
Partir vivre, travailler et étudier en Angleterre dès le mois de juin 2010 English translation pending
by Mymyn34 · 2010-01-20 · 18 replies
salut! j'ai 21 ans , une de mes amie et moi souhaitons partir en angleterre, (si possible à londres) pour ameliorer notre anglais.nous sommes actuellement en 2 annee de fac de lettres.à la base on voulait y aller pour étudier seulement notre niveau d'anglais ne nous permet pas d'obtenir le tofel pour pouvoir être accepter dans une université anglaise.( donc la solution ERASMUS n'est pas possible pour nous)on à donc pensé aller en angleterre à partir de juin 2010( nous suvrons sans doute nos cours par l'ensegnement à distance afin de valider notre 3 année) pour un an afin de trouver un travail , un appart , (si possible coloc avec d'autres anglais et francais)afin d'augmenter notre niveau en anglais.je voudrais avoir des experiences bonnes oou mauvaise de gens parti au royaume uni, avec des bons plan contact arnac à eviter petits conseils(même ceux qui vous semble aller de soi)je me suis renseignée et j ai vu pleins de sites qui proposent de te trouver un appat & un job avez vous deja testez? si y a n a qui sont dans ma situation on pourrait discuter & echanger nos infos et pourquoi pas se voir une fois en angleterre.pouvez vous me donner des indication sur les salaires, le prix des loyer;de la nourriture;des transport;quels sont les organisme à connaitre, les demarche à faire pour les assurances enfin tout ce que vous savez quoi!merci d 'avance! ps: je suis boursiére donc à partir de spetembre2010 j'aurais 430 euros de bourse assuré tout les mois)
Itinéraire sur quinze jours au Vietnam fin décembre-début janvier: vos conseils? English translation pending
by Cr4zii · 2009-12-03 · 6 replies
🙂 Bonjour la communauté 🙂

Ma femme et moi nous nous sommes offert un séjour chez Nouvelles Frontières de 15 jours au Vietnam.

Nous allons parcourir ce pays du Nord au Sud, voici le descriptif de notre séjour :

1er Jour : départ de Paris.

2e Jour : Hanoï. Arrivée à Hanoï, véritable musée d’architecture coloniale aux abords du Fleuve Rouge. Accueil à l’aéroport, puis visite de l’extérieur du mausolée de Hô Chi Minh dont l’architecture s’inspire d’une maison commune traditionnelle. L’ancienne résidence sur pilotis de l’Oncle Ho, et la Pagode au pilier unique. Tour en cyclo-pousse dans le quartier des 36 guildes, l’un des plus vieux et des plus animés de Hanoï et balade au marché. Dîner musical.

3e Jour : Hanoï-Baie d’Halong (180 km-3h30). Croisière en jonque traditionnelle à travers la Baie d’Halong, paysage de 3000 îles émergeant au cœur du golfe du Tonkin et qui s’étendent sur plus de 1500 km2. Déjeuner de fruits de mer sur les eaux de la «8e merveille du monde» entourées d’immenses formations calcaires. Escale pour découvrir les grottes naturelles et apercevoir les villages de pêcheurs.

4e Jour : Halong-Haiphong-Hoa Lu (250 km- 5h30). Haiphong, le plus grand port du Nord Vietnam, est devenue la troisième ville du Vietnam. La pagode Du Hang édifiée au 10e siècle et la maison communale de Hang Kenh, réputée pour ses sculptures sur bois. Visite de la pagode Pho Minh et sa tour de 21 m en forme de lotus à Nam Dinh et de la cathédrale Phat Diem, haut centre du catholicisme du nord Vietnam, unique par sa taille et son architecture sino-vietnamienne qui évoque à la fois une pagode et un palais impérial. Initiation culinaire et dîner dégustation.

5e Jour : Hoa Lu-Hanoï (150 km-3h). Promenade en vélo vers la grotte de Bich Dong. Balade en barque au milieu des rizières, de grottes naturelles et de pitons calcaires. Les temples des dynasties des rois Dinh et Le. Dîner de spécialité : le chaca de poisson, une vraie tradition au Nord Vietnam. A proximité du Lac Hoan Kiem, spectacle au théâtre de marionnettes sur l’eau, animation unique au monde de figurines sculptées.

6e Jour : Hanoï-Hué (13h train de nuit). Le musée d’Ethnologie qui rassemble une impressionnante collection d’oeuvres d’art et d’objets de la vie courante représentant les 54 ethnies du Vietnam. Le temple de Jade, au milieu du lac Hoan Kiem, la pagode Tran Quoc, la plus ancienne de Hanoi, le temple de la Littérature, consacré au culte de Confucius et la Pagode taoïste de Quan Thanh. Balade le long du lac de l’Epée Restituée. Artisanat : les sculpteurs sur bois à Dong Ky. Train de nuit couchettes.

7e Jour : Hué. Arrivée à la gare de Hué, ancienne capitale impériale du Vietnam et capitale culturelle classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1993. La cité impériale de Hué, construite par la dynastie des Nguyen. Artisanat : les chapeaux coniques et les bâtons d’encens. Exposition des œuvres de l’artiste de génie Diem Phung Thi. Croisière sur la rivière des Parfums jusqu’à la pagode de la Dame Céleste. Le tombeau de l’Empereur Tu Duc. Tour en cyclo-pousse au marché. Spécialité régionale : le dîner royal costumé et ses danses traditionnelles.

8e Jour : Hué-Hoi An (150 km-4h). Passage du col des Nuages et visite du musée à Danang, abritant la plus belle collection de sculptures Cham au monde. Hoi An, ville portuaire classée au patrimoine mondial de l’Unesco : véritable ville-musée, un mélange d’architectures chinoise, japonaise et vietnamienne. Les anciennes maisons en bois, le pont japonais, la maison communale Phuoc Kien. Artisanat : les lanternes et les filatures de soie. Balade en bateau sur la rivière Thu Bon pour observer le travail des pêcheurs. Initiation à la cuisine vietnamienne et dîner dégustation.

9e Jour : Hoi An-Pleiku (1h10 de vol). Envol pour Pleiku, la région des Hauts plateaux et ses nombreux villages d’ethnies minoritaires. Rencontre avec les ethnies majoritaires de la région dans les villages des Jarai connus pour leurs instruments de musique. Puis le lac ovale de Bien Hô entouré de pins verts. Balade au grand marché de Pleiku où l’on trouve du thé et du café provenant des plantations environnantes.

10e Jour : Pleiku-Ban Me Thuot (220 km-5h). Route pour Banmethuot. Rencontre au village de minorités ethniques proches du Lac Lak au cœur d’une région volcanique. Balade à dos d’éléphant prés du lac pour découvrir le village authentique Mnong de Mlieng : les maisons sur pilotis avec leur toit en roseau et les murs en bambou. Traversée en pirogue dans une végétation luxuriante. Dîner spectacle de musique traditionnelle Cong-Chieng.

11e Jour : Ban Me Thuot-Dalat (200 km- 5h). Arrêt dans une plantation de thé avant de rejoindre Dalat, la station climatique la plus réputée du Vietnam, au milieu des montagnes, la ville bénéficie d’une véritable atmosphère européenne, lacs artificiels, jardins fleuris et cascades dans un climat très doux. La ville de Dalat servait de refuge aux colons français contre la chaleur tropicale de Saïgon. Le marché des fleurs et une promenade autour du lac artificiel de Xuan Huong, construit à l’initiative des colons français. Le jardin botanique et la résidence de l’empereur Bao Dai. Balade en train à crémaillère jusqu’au village Trai Mat et la pagode Linh Phuoc.

12e Jour : Dalat-Hô Chi Minh (320 km-8h). Visite de la pagode du lac Tuyen Lam, du village Coho du Coq dont les habitants sont spécialisés dans le tissage de la soie. Des paysages de plantations d’hévéas et de caféiers jusqu’à la ville typique de Bao Loc en route vers Saigon, ancienne capitale de la Cochinchine, aujourd’hui la nouvelle capitale économique rebaptisée Hô Chi Minh Ville en l’honneur de l’oncle Hô, héros national et libérateur du Vietnam.

13e Jour : Hô Chi Minh-Mytho-Hô Chi Minh (220 km-5h). Croisière sur la rivière Tiên à la découverte des petits îlots environnants. Artisanat : la fabrication de bonbons à la noix de coco. Le village de Quoi Son avec sa dégustation de thé au miel et de fruits. Embarquement à bord de petit sampan sur les arroyos typiques des bras du fleuve Mékong. Déjeuner de spécialité: le poisson Oreille d’Eléphant. Au retour à Hô Chi Minh, visite du musée de la guerre et la poste centrale, un chef-d’oeuvre de l’architecture coloniale signé Gustave Eiffel. La cathédrale Notre Dame de style néo-roman, l’hôtel de ville, les anciens quartiers coloniaux et l’extérieur du palais de la Réunification. Dîner croisière sur la rivière Saigon ou dîner spectacle.

14e Jour : Hô Chi Minh-Paris (10 km-30 mn). Le quartier chinois de Cholon et le marché Binh Tay, le plus animé de la ville. Le temple Thien Hau et ses figurines en céramique qui ornent la cour intérieure, la pagode de l’Empereur de Jade, la plus impressionnante de la ville avec ses vapeurs d’encens et sa pléthore de divinités et de héros légendaires au milieu des panneaux dorés de caractères chinois. Artisanat : la fabrication de la laque. Transfert à l’aéroport pour le vol de retour.

Nous vous sollicitons afin de nous aider à préparer au mieux ce séjour :

Quels vêtements nous conseillez-vous ?

Avez-vous une astuce pour supporter 15h d'avion ?

ai-je besoin d'un adaptateur pour les prises électriques (recharger mon appareil numérique) ?

Quels sont les objets à amener ?

Les pourboires > fonctionnement et pratiques ?

Cadeaux > y-a-t-il des petits objets à offrir ? (stylo ou autre facile à emporter) ou vaut-il mieux donner des pourboires ?

Coutume local à respecter (en dehors de ne pas toucher la tête des enfants) ?

est-ce une bonne idée d'emmener des appareils high tech (portable type iphone, mp3 ipod, notebook) ?

Avez-vous des conseils à nous donner ?

Merci par avance de vos réponses !
Informations récentes sur la grippe AH1N1 en Inde? English translation pending
by Loic09 · 2009-08-19 · 53 replies
Quelqu'un a t'il des informations particulieres sur la grippe en Inde ou je me rend en Octobre/Novembre.Il semble que l'Inde ne soit pas encore touchee, et prenne des precautions vis a vis des personnes venant des pays infectes, tel la France.... Merci de vos reponses
Vivre ma retraite au Maroc English translation pending
by Papou74 · 2009-08-14 · 66 replies
Bonjour, Mon idée est de venir passer le restant de ma retraite au Maroc. Mon épouse et moi-même, avons déjà vécu au Maroc lorsque nous étions jeunes: Casa et Ouezzan Ma retraite trop faible pour vivre en France nous pousse à venir dans le beau pays de notre enfance ou parait-il nous pourrions vivre décemment ou normalement avec 1050 € /mois.😕 Nous voudrions avoir un ou deux contacts de personnes expatriées ( ou natifs ) pour bien préparer et organiser en connaissance de causes notre future vie Marocaine. Nous ne cherchons pas les endroits festifs mais plutôt calmes avec un logement décent, normal, environ 70/80 m2 situé en littoral (+/- 3km )océanique ou Méditerranéen. Nous pourrons éventuellement nous déplacer une à deux semaines pour faire connaissance et voir les possibilités de vie offertes dans la région.

Merci d'avance pour votre obligeance.

Sylvie et Jean Pierre
Madagascar: condition de vie et de travail à Fénérive Est et Tamatave? English translation pending
by Aurelio82 · 2009-07-28 · 15 replies
Ola les amis

Je pense partir un an à Fenoarivo (Fénérive EST) d'ici peu dans le cadre d'une mission VIE. Je voudrais en savoir plus sur cette région notamment concernant les conditions de vie et de travail à Fenerive. Pas mal d'infos sur le forum à propos de Tamatave, mais peu sur Fenerive (remarquez c'est normal vu la différence d'importance des 2 villes). A propos peut on parler de ville ou plutôt de village pour Fenerive !?

Existe t'il des possibilités de location, ou quelles sont les conditions de logements ? Est ce que 500 € par mois suffisent pour bien vivre (bon je recevrais une indémnité largement supérieure mais je préfère économiser et faire des extras ballade et sorties de temps en temps ) ? J'ai vécu 1 an et 1/2 dans une grande ville de 3 millions d'habitans au Nordeste du Brésil avec 500 euros par mois (étudiant), et vu le développement et le coût de la vie au Brésil - d'ailleurs mon plus gros poste dépense, outre le loyer et les communications, était les sorties / fêtes / ciné le weekend 😉- je pense qu'avec ce même budet je m'en sortirais largement mieux à Madagascar (le coût de la vie ne doit être très élevé !?)😄 D'ailleurs comment fait on pour retirer de l'argent, il ne doit pas y avoir des banques avec des DAB acceptant les VISA à tous les coins de rue ? Peut être a Tamatave ? Ne restant qu'un an, je ne pense pas que ça vaille la peine d'ouvrir en compte en banque !?

Bon je vous épargnerez le volet sécurité, à moins qu'une révolution se pointe ou que ça fasse comme en Côte d'Ivoire, je pense qu'il faut faire gaffe le soir dans la rue et attention à ses affaires en général (après ce qui m'est arrivé au Brésil🏴‍☠️ , je pense être préparé à toutes les situations ou au moins me sentir plus en sécurité à Mada lol). Je pense que l'un des plus gros problèmes de toute manière soit les moustiques non 😏? A ce propos faut il prévoir un traitement palu et ses pilules de nivaquine (ou autre) tous les jours ?

Quel est le climat sur place ? Tropical humide je pense, existe t'il une saison plus fraiche où l'on soit obligé de se couvrir ? Y'a t'il possibilité de s'acheter des vêtements de brousse ?

Enfin comment sont les relations avec les gens à la fois d'un point de vue professionnel mais aussi dans la vie de tous les jours ? Lie t'on facilement des liens avec eux ? A propos existe-t-il une communauté d'étrangers à fénérive ?

Bon ça fait déjà un long message, mais comme vous pouvez le voir je ne connais rien à Madagascar, ma seule référence en pays en voie de développement est le Brésil (pas mal développé quand même, surtout dans les grandes villes, on trouve les mêmes occupations et services qu'en Europe) et même si j'ai de la famille en Afrique et y ai déjà vécu, je n'y suis pas retourné depuis 20 ans lol 😛Voilà, pour le reste je verrai sur place, il faut bien laisser un peu de suspense, c'est ce qui rend plus agréable les découvertes et l'aventure 🙂.

Merci bien Tchau tchau
Voyage chez les Haal Pulaar au Fouta Toro - Sénégal English translation pending
by DavidDaouda · 2009-07-27 · 10 replies
" Se taire et écouter la voix de l'Afrique "

" Choisis la bonne piste ! Si tu choisis la brousse, ne te plains pas des épines "...

Ce proverbe Peul, teinté de réalisme, prend tout son sens dans le contexte de la région dont je vais vous parler maintenant. Après quelques voyages sur le Continent Noir, la découverte des villes et des villages, j’ai rencontré le sourire des enfants, la beauté des femmes et la noblesse des hommes, la vie m'a emmené sur une piste (serait-ce la bonne ?) que je ne me lasse pas de parcourir malgré les épines qui la parsème. Mes pieds ont foulé le sol d'une Terre emprunt de mystères et de secrets, une Terre où dit-on, les sorcières, les génies, les maîtres des eaux et de la brousse, après avoir tant parcouru le monde à la recherche d'un lieu paisible, se sont finalement arrêtés. Et c'est parmi les Haal Pulaar "ceux qui parlent Pulaar" qu'ils décidèrent de faire Vivre leur magie. Cette Terre, c'est le Foûta Tôro, appelée aussi Fouta Sénégalais. S'étendant de Dagana au Nord jusqu'à Bakel à l'Est, en passant par Podor et Matam, c'est toute l'Histoire et la Culture d'un Peuple fascinant qui nous fait face. Les yeux rivés vers l'horizon en direction du fleuve, et c'est la Mauritanie. Un peu plus bas, ce sera le Mali. Le Foûta est un carrefour, un "carrefour des cultures" pour reprendre l'expression d'Oumar Bâ (c.f. Le Foûta Torô, au carrefour des cultures, éditions l'Harmattan) où cohabite une multitude de Peuples et de croyances. Mais attention, que l'on vienne empiéter sur son territoire, dénigrer sa culture et ses croyances, et ce Fouta noble et fière se lèvera tel un seul homme pour défendre ses valeurs.

Descendant de la haute noblesse Egyptienne, ces pasteurs Peuls, les Fulbés comme ils s'appellent eux-mêmes, ont migré à travers toute l'Afrique Subsaharienne au gré des vents et des pâturages, toujours fidèle à leurs troupeaux de vaches. Et c'est au Fouta Toro que leurs vaches trouvèrent les meilleurs pâturages. Bien plus tard, ils repartiront vers l'Est et cette fois ils n'oublieront pas de disséminer leur culture et leur langue à travers une 20aine de pays sur toute la bande Sahélienne. Ainsi, il n'y a pas que le Fouta Toro qui porte cet étrange nom de "Fouta", on trouve ses frères: le Fouta Jallon en Guinée et le Fouta Macina au Mali. Une origine mystérieuse donc, qui selon les traditions orales des Peuls nous renvoie au fabuleux pays de Heli et Yoyo où il y a très, très longtemps, avant leur dispersion à travers l'Afrique, les Peuls auraient vécu heureux, comblés de toutes les richesses et protégés de tout mal, même de la mort. Par la suite, leur mauvaise conduite et leur ingratitude auraient provoqué le courroux divin. Guéno (le Dieu suprême, l'Eternel) décida de les châtier et suscita à cet effet une terrible et maléfique créature, Njeddo Dewal la grande sorcière, dont les sortilèges feront tomber sur les malheureux habitants de Heli et Yoyo des calamités si épouvantables que, pour y échapper, ils devront fuir à travers le monde.

Mais revenons au territoire qui nous intéresse. Le Sénégal est l'un des premiers pays en Afrique à s'être ouvert au tourisme, les plages de la Petite Côte, la Casamance, le Siné-Saloum ou plus au Nord la tranquillité de la ville de Saint-Louis, sont connus de la plupart des toubabs (blancs). Mais celui qui s'aventure sur la route de la Vallée du Fleuve Sénégal après Saint-Louis risque de découvrir un Sénégal dont il n'a jamais entendu parler. Même les Sénégalais vous diront, l'air surpris et à la fois admiratif, " mais que vas-tu faire là-bas ? ". Le Fouta, c'est le règne de l'authenticité, de la simplicité et de la spiritualité. De petits villages qui bordent le goudron ou des hameaux que vous apercevez au loin en vous demandant qui peut encore vivre là-bas. De magnifiques "Tibas" (habitations traditionnelles Peuls en banco et toit de paille) flirtant discrètement avec les maisons en ciment. Les bergers conduisant leurs immenses troupeaux de vaches et de moutons avec plus de facilité que vous ne conduisez votre voiture. Les enfants qui vous regardent l'air surpris, se demandant eux aussi qui peut venir leur rendre visite jusqu'ici. C'est le quotidien d'un voyage sur la route du fleuve dans cette région aride et désertique durant la saison sèche mais dont la verdure renaît durant la saison des pluies, comme pour vous signifier que la vie n'est qu'un éternel recommencement.

Souvenez-vous, " ne te plains pas des épines ". Ici, ce n'est pas les maladies qui vous arrêteront, ni le manque d'eau ou de nourriture, non ! Les épines du Fouta ce sont ces routes à peine goudronnées si bien qu'il est préférable de rouler sur le bas-côté, ce sont aussi ces vaches, ces ânes et ces moutons qui traversent et s'immobilisent au milieu de la route vous obligeant à utiliser votre klaxon, que dire encore de la monotonie de son paysage qui vous donnera l'envie de faire un petit somme en attendant d'arriver à destination. Mais, c'est aussi et surtout son soleil écrasant. Un soleil si Puissant que vous ne remercierez jamais assez les quelques vendeurs de glaces venant du Mali pour amener la fraîcheur dans les petits villages du Fouta. Tout le monde est le bienvenu au Fouta, sauf celui qui ne supporte pas la chaleur... et ce soleil saura vous rendre le voyage difficile histoire de tester vos facultés d'adaptation. Lorsque vous rencontrerez tous ces éléments au Sénégal, c'est signe que vous êtes allés plus loin que le simple touriste et que vous êtes arrivés au Fouta.

Ne vous attendez pas à voir une Afrique que les clichés ont dénaturé. Ici, c'est bel et bien la brousse, mais ce sont les Baobabs qui en sont les propriétaires et qui vous transmettront leur savoir ancestral à l'occasion. Enracinés dans une terre qu'ils connaissent depuis des millénaires, ces arbres courageux sont les rois de la brousse. Qu'il pleuve ou qu'il vente, que le soleil les étouffe ou qu'une tempête s'abatte sur eux, ils ne cillent point et affrontent la vie avec sérénité, de grandes leçons pour les hommes que nous sommes. Le véritable maître de la brousse (JomLadde en Pulaar), le lion, est parti vers d'autres contrées laissant place à quelques rares hyènes et chacals, même si les anciens du Fouta se souviennent dans leur jeunesse en avoir vu quelques spécimens...

Ne vous attendez pas non plus à voir l'Afrique télévisée. Ici, pas de tam-tams, ni de masques, ni de danses euphoriques à la limite de la transe. C'est la Vie dans sa plus pure simplicité qui a pris possession de la région.

Ne vous attendez pas.... d'ailleurs, ne vous attendez à rien de particulier, vous pourrez passer dans cette région et ne rien voir du tout car en vérité, et il faut le dire, il n'y a rien à voir ni à faire. A l'image de ce que Martin Luther King disait " Tout ce que nous voyons n'est qu'une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas ". Ce Fouta recèle des mystères insondables aux Hommes, aussi bien que les voies de Dieu sont impénétrables. C'est au Fouta que des questions ne trouvent pas de réponses, et que des réponses n'ont pas de questions. Les Foutankés (habitants du Fouta) vous le disent , des forces invisibles existent et agissent, des forces que même l'oeil ne peut nommer mais que l'Homme peut découvrir et s'approprier s'il est attentif. Le vent, les tempêtes de sable, la pluie, le soleil, un arbre, un animal, un enfant. Tout est signes et langages et communiquent à chaque instant. " Se taire et écouter la voix de l'Afrique " me répétait un Griot Haal Pulaar, " Ramène ça chez toi, l'occident en a besoin" ... " Se taire et écouter la voix de l'Afrique ".

Le Fouta, terre des marabouts, est un haut lieu spirituel et ses habitants de fervents religieux. En longeant la route du fleuve, vous serez surpris par le nombre incalculable de mosquées, parfois deux par villages, les anciennes en banco côtoyant les plus modernes aux couleurs de l'Arabie Saoudite. Ceux qui connaissent le Mali sont peut-être déjà allés à Djenné visiter sa grande mosquée en banco, la plus ancienne d'Afrique de l'Ouest. Mais qui sait que c'est au Fouta, dans le petit village de Séno Palel, que se trouve la deuxième plus ancienne mosquée, fièrement gardée par la noble famille DAFF ? En effet, c'est au Fouta Toro que l'Islam Noir est né. Les Peuls et les Toucouleurs sont les premiers à se convertir à l'Islam à partir du XIème siècle et à propager la Foi Musulmane dans toute l'Afrique de l'Ouest. C'est un Islam pur et saint. Ici, on ne connait pas les Mourides ni les Baye Fall, et on ne boit pas le célèbre café Touba cher aux Mourides. Non, ici, c'est la confrérie Tidjane qui a déposé ses marques, représentée par le grand chef religieux et conquérant El Hadj Omar Tall.

Ndioum, Podor, Matam, Kanel, Bakel. Tant de villes qui ne laissent pas leurs visiteurs indifférents. Vestiges de grands royaumes Peuls, témoins de l'arrivée des troupes coloniales et fomenteuses de révoltes contre les envahisseurs étrangers, ces villes résistent inlassablement aux aléas du temps. Serait-ce cette histoire d'Amour avec ce fleuve qui les a vu naître qui les fait rester immobile et indifférente face à la conquête de la modernité ? Possible.. Tiraillée entre deux rives, deux pays, c'est finalement vers le Sénégal, dont il a pris le nom, que son Coeur a chaviré. Les thioubalos (les pêcheurs) l'affirment, le maître des eaux (JomMayo) est ici chez lui, et personne n'a jamais réussi à le dompter. Il donne la boisson et la nourriture et à la nuit tombée, lors des veillées, on le remercie en chantant le Pekan à sa gloire.

Mais c'est au fin fond du Fouta, pratiquement à sa frontière la plus au Sud, à une 20aine de kilomètres de Bakel, qu'un petit village a conquis mon Coeur. Un village comme il en existe des milliers, voire même des dizaines de milliers sur le continent Noir. Une école, un puits, une mosquée, des poules, des vaches et des moutons, des enfants toujours aussi souriants, des femmes sublimes dans leur grand boubou, les hommes occupés à jouer aux cartes à l'ombre du baobab... bref, un village somme toute assez banal. Mais " Ne juge pas un arbre à son écorce " dit l'adage. Un village vieux de 400 ans disent les documents de la région, 6000 ans leur répondent les villageois ! Quoi qu'il en soit, de nombreuses pages d'Histoire sont à écrire sur le village de Gaoudé Boffé. Oui, Gaoudé Boffé, c'est bien son nom ! Le Gawdi est un arbre épineux de la famille des acacias que l'on trouve dans les zones désertiques et qui produit des petits fruits utilisés dans les teintures. Boffé, on traduirait cela par "quelqu'un qui ne peut pas marcher" mais quel est le lien ? Mystère. Ce village, c'est 650 habitants, tous éleveurs et cultivateurs. Les Daff, les Bocoum, les Niane, les Ndiandé, les Kam, les Njine sont leur Yettode (Nom de famille, patronyme), celui des Diawando, la classe des Nobles. Mais en réalité, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, c'est la même famille. Qu'un évènement se passe dans le village, et tout le monde est au courant dans les minutes qui suivent, et les nouvelles s'étendent rapidement dans les villages alentours. D'ailleurs, il y a une place dans le village, le domaine réservé des hommes, que l'on appelle la BBC, et pour cause ! Le village n'a pas de facteurs pour recevoir les nouvelles, juste quelques télévisions et radios fonctionnant à "temps partiel", pour être au courant des dernières nouvelles c'est donc à la BBC qu'il faut se rendre. On apprendra qu'un tel est sorti discrètement la nuit dernière pour rejoindre une telle, qu'une demande en mariage s'est soldée par un refus des parents ou que telle personne n'a pas fait ses prières le jour du vendredi.

C'est la vie d'un petit village Africain qui défile devant nous. Au petit matin, réveillé par le soleil toujours aussi éclatant, le chant du coq et les bruits lointains des femmes déjà affairées à puiser l'eau du puits, c'est le signe d'une nouvelle journée qui démarre. D'ailleurs ce puits, parlons-en. Un peu à l'écart du village, c'est pourtant la place centrale et le domaine privilégié des femmes et même des petites filles. Un mélange de couleurs et d'odeurs nous envahit lorsque l'on s'approche. Les "gardiennes du puits" se retrouvent ici, vêtues de leurs plus beaux accoutrements, chacune rivalisant avec l'autre pour se distinguer. Ce sont de véritables joutes de paroles auxquelles les femmes s'adonnent de bon coeur. On échange des recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde au féminin. Mais un intrus se glisse discrètement dans ce monde féminin, le puiseur d'eau qui se charge de porter et vendre les bidons d'eau dans les familles, non seulement c'est un homme et en plus il est Malien ! c'est sûrement pour ça qu'on l'accepte, avec lui pas de soucis, les ragots peuvent rester au fond du puits. On peut aussi entendre fredonner des chants si vieux que personne n'en connait l'origine:

Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau

Mais nous sommes Alarba (Jeudi) et c'est un jour spécial pour tout le village. Un jour que tout le monde attend avec impatience et que personne ne louperait, le jour du marché. Jamais ce lieu n'a mérité aussi son nom qu'ici, "marché". 5 Kms pour certains, 10 pour d'autres, bien souvent plus, c'est à pied ou en charrette que l'on s'y rend avec l'impatience d'humer de nouvelles odeurs. Bissap, gingembre, menthe, poissons séchés, mangues, le tout mélangés avec quelques cubes maggi, c'est le nez et le panier bien rempli que l'on rentre chez soi. Le marché de Boundy, c'est là que l'on rencontre toute l'Afrique de l'ouest et son panel de langues. Un véritable défilé ! La Mauritanie, la Guinée et le Mali défilent en tête côtoyant jalousement le pays d'accueil, le Sénégal. On parle Pulaar, Bambara, Maure, Soninké, teinté d'un peu d'Arabe. Alors on tente, on essaye "No'mbada?", "Igakéné?", et on attend les réactions pour savoir en quelle langue s'adresser. Mais le soleil frappe fort maintenant et la chaleur nous demande de rentrer, parti à 9h il est déjà 15h et on nous attend pour le repas, peut-être même pour le thé...

Il n'y a pas grand chose à faire en cette période, les travaux des champs ne sont pas encore commencés. Et que quelqu'un s'aventure à partir couper du bois en brousse et le soleil le rappellera bien vite à l'ordre. Discuter et boire le thé fait partie du quotidien en cette saison sèche. Malgré tout, les journées sont toujours ponctuées de quelques animations comme pour briser la routine. Un concert à quelques kilomètres là où l'électricité ne fait pas défaut, un tournoi de luttes traditionnelles, les fêtes religieuses, les baptêmes, les mariages, la circoncision, l'accueil des étrangers, l'inauguration d'un bâtiment, et c'est l'occasion pour tous les villageois de se retrouver en laissant de côté leurs éternelles querelles de familles.

Le village de Gaoudé Boffé a un frère jumeau 1 km plus loin, c'est Gaoudé Wambabé, si proche et pourtant si différent. Les Wambabé (bambado au singulier) sont la classe des Griots. A l'origine, une vache. Les Peuls surveillaient la vache avec leur fameux bâton de berger, et les forgerons sculptèrent une calebasse pour en récolter le lait. Le Bambado eu l'idée de récupérer la calebasse et la peau de la vache puis l'a ajouté au bâton de berger et c'est une guitare qu'ils ont fabriquée. Cette guitare, c'est leur fierté et leur honneur, et rien ne pourrait les en séparer. A peine mettez-vous le pied chez une famille Bambado, et c'est la guitare qu'il vous joue avec cette mélodie envoûtante propre à l'Afrique traditionnelle. Les enfants du village prennent plaisir à vous raconter des contes et des légendes qu'ils connaissent sur le bout des doigts et qu'ils ont appris de leurs parents, qui eux-mêmes ont appris de leurs parents, et ainsi de suite. Les Wambabe sont un peuple curieux qui conservent intact la tradition orale Africaine et les généalogies des grandes familles du Fouta. Conscient de leur culture ancestrale et de leur place au sein de celle-ci, l'apprentissage fait partie de leur quotidien, chaque phrase prononcée fait l'objet de la plus grande attention, surtout chez les plus petits. On dit même qu'à l'école de Gaoudé Boffé qui regroupe les enfants des deux villages, les enfants des Wambabe seraient plus attentifs et auraient des meilleures notes...

A Gaoudé Boffé, on m'avait parlé d'une femme, une vieille femme qui vit à Gaoudé Wambabé et que je devais impérativement aller voir. Dans la région, tout le monde la considère comme sa Maman avec un mélange de crainte et de respect pour ses pouvoirs magiques. A peine entré dans sa petite bâtisse et l'on comprend tout l'intérêt de venir la visiter. Ce petit bout de femme, une vraie Mama à l'Africaine, est une guérisseuse traditionnelle. Quelques poudres et des fétiches pour amener des Bénédictions sur son hôte de passage, et c'est avec la protection de Dieu que l'on repart. Son véritable Pouvoir, c'est le Savoir. Cette femme est éduquée et connait beaucoup de choses de par ses voyages, et son Coeur est tout simplement bon. Je rends hommage à ma Grand-mère Wambabé dont je porte jusqu'à aujourd'hui ce fétiche qu'elle m'a transmis et qui me guide dans le labyrinthe de la Vie.

Il y aurait tant de choses à dire et à décrire sur ces deux villages, mais il est temps d'achever ces quelques lignes au risque de vous en dévoiler trop. Carnet de notes, récit de voyages, fresques poétiques, peu importe le terme employé, le Fouta fait appel à de nouveaux sens, à l'imagination de chacun. L'imagination de ceux qui osent pénétrer sur son territoire et l'imagination de ceux qui l'habitent. C'est ainsi que cette région a su préserver son Peuple et ses traditions à travers le temps.

Alors si au détour d'une route ou plutôt d'un sentier, vous apercevez un Homme blanc au Coeur noir, vêtu d'un Boubou aux couleurs Sénégalaises et armé du bâton des bergers Peuls, venez le saluer, et peut-être tomberez-vous sur moi.

Pour terminer, je laisserais la Parole à un Ancien, au hasard d'une rencontre, qui me laissa ce Message " Celui qui peut Vivre au Fouta, parmi les Haal Pulaar, peut Vivre partout dans le monde."

Par David - Daouda - Juillet 2009
Continental Airlines: fiable pour aller aux États-Unis? English translation pending
by Rapturecaf · 2009-07-23 · 92 replies
Bonjour je voudrais savoir si la compagnie aérienne Continental Airlines est fiable, je prévois d'aller aux USA avec cette compagnie.
Retour de trois mois à Madagascar (janvier-mars 2009) English translation pending
by Jasrymn · 2009-06-14 · 15 replies
Retour de Mada

Un peu décallé car le voyage de 3 mois a eu lieu de Janvier à Mars. Mais une partie de moi vit encore avec les critères de temps valable sur la grande île, d’où le retard. C’était mon deuxième voyage , l’an dernier nous avions sillonné le pays avec une vieille 4L que l’on avait acheté avec un copain. Cette année, autre façon de voyager : en solo et moyens de locomotions locaux. Mon itinéraire : - Arrivée Nosy Bé avec la Corsair. Quelques jours sur l’île et coup de cœur pour Nosy Komba, petit îlot à la végétation luxuriante, sans routes, sans voitures… - Bateau puis taxi brousse pour Tana, deux jours de voyage. - Quelques jours à Tana et visite des collines sacrées alentour. Je pars à Vatomandry le jour de l’ultimatum de Tgv contre Ra8 sans imaginer quelle serait la suite. - Une semaine à Vatomandry , petite ville tranquille et agréable pour profiter de la mer et manger du poisson. - Taxi brousse pour Manoro dans l’idée de trouver un bateau allant sur Mananjary par le canal des Pangalanes. Je trouve un chaland transportant riz et sel, 5 jours de navigation cool, allongé sur les sacs à rêver et regarder les paysages et villages magnifiques et parfois à pousser le bateau quand le canal est ensablé. Le soir on couchait chez l’habitant, à midi la femme du patron nous faisait la popote. - Quelques jours à Mananjary puis Manakara. Je suis surpris de voir un jour tous les gens courir avec plein de bouteilles d’huile dans les bras. J’apprends plus tard qu’ils ont dévalisé les entrepôts du président. Puis train pour Fianar. Départ à 7h le matin, arrivée à 2h du mat le lendemain pour faire je crois 200 kms. Il faut dire que le train était anormalement chargé et la vieille loco n’a pas pu monter la côte. Les roues et l’embrayage patinaient dans les rampes si bien que le chauffeur a fini par dételer les wagons voyageurs situés à la fin du train et amener les marchandises à Fiana avant de venir nous rechercher! Malgré les aléas et la promiscuité de la seconde classe que j’avais délibérément choisi pour être prés des gens et dans leurs conditions, ce voyage est un must que je recommande à tous. - A Fianar l’ambiance est tendue, grève générale, commerces fermés, militaires partout. Beaucoup de voyageurs de rencontre disent qu’il faut quitter le pays pendant qu’il est temps, risque de guerre civile, plus d’avions. Je prefere rester, en évitant les grandes villes et en me mettant au vert dans la brousse. - Je fais 4 jours de randonnée à pied dans le massif de l’Andringintra, plus haut sommet de l’île accessible (2658m). Pour rejoindre le départ nous prenons une vieille 404 bachée, à 25 dedans sans compter les poules! Voyage épique et paysages superbes le long de rizières et des villages traditionnels, ascension du pic Boby, sur lequel nous prenons les reste d’un cyclone avec des vents de 150 km/h. Impressionnant, ainsi que la nuit dans le refuge à 2000 metres d’altitude ou nous ne dormons pas de la nuit tellement il fait froid et où nous nous réchauffons autour d’un grand feu. - Je continue la route vers le sud en taxi brousse. Tuléar. Un mois et demi de voyage. La situation est toujours insurrectionnelle, couvre feu le soir (très théorique en province). Tana étant toujours à éviter et ne voulant pas refaire la même route je prefere prendre mon temps, je trouve une pirogue vézo à Manguily (Ifaty) qui peut m’emmener à Morondava. Environ 6 jours de voyage prévus, nous en mettrons 9. Mais là encore que du rêve. Sur les eaux turquoise du lagon, à manger des langoustes, tortues de mer et moult poissons, en couchant sur la plage autour d’un feu, à plonger dans les coraux avec un simple tuba… - Nous faisons halte à Bélo sur mer, qui vient d’etre ravagé par un cyclone, dans l’église à moitié détruite, sans toit, les gens continuent à prier et aller à la messe comme si de rien n’était. - Morondava, plus un touriste, les hotels au trois quarts fermés, c’est la crise… la célèbre allée des baobabs , magique au couché de soleil. - Reprise du taxi brousse pour Antsirabé et sa fraîcheur après un mois de chaleur et soleil extrême (mais ou est-elle donc cette saison des pluies que certains redoutent? Pour Janvier et Fevrier, j’ai tenu mes comptes, ça donne 45 jours de soleil, 6 jours de pluie, et 8 jours variables.) - Une petite anecdote à Antsirabé pour montrer dans quel climat la population vit les événements: je déambule dans un marché, tout à coup sans raison apparente je vois les gens courir partout, les vendeurs ramasser à la va-vite leurs affaires, je ne sais pas ce qu’il faut faire ni quelle conduite tenir, puis tout ce calme. En fait j’apprends plus tard que c’est l’éclatement d’un pneu de pousse pousse qui créa ce mouvement de panique! - Apres une journée de VTT assez physique pour le sympathique lac Tritriva puis quelques jours de fraîcheur et de temps pluvieux (eh, oui tout arrive!) j’ai à nouveau envie de soleil et comme mon avion doit repartir en principe de Nosy Bé je décide de repartir sur le Nord pour Diégo. Deux nouvelles journées de taxi brousse, il reste toujours un écueil sur cette route vers Port Bérgé, j’ai d’ailleurs une amie qui y est restée en rade une journée entiere à attendre que la piste sèche, mais pour moi ça a été, juste pousser un peu. - A Diégo , la ville est très calme, pas d’évenements. Je pars à Ramena, je fais à pied la très agréable randonnées des 3 baies, et encore un peu de bateau. C’est là que j’apprends la destitution du président. Je serais arrivé sur l’île au début des problèmes et j’ai l’impression de repartir à la fin, même si ça semble ne pas etre encore fini. Au cours des conversations avec les gazy, je n’ai jamais eu un avis favorable sur l‘ancien, puisse le nouveau ne pas rentrer dans les mêmes travers. - Je repars prendre mon avion à Nosybé, celui-ci n’existe plus, et la Corsair m’emmene à Tana puis à la Réunion pour retrouver la France. Je ne fais pas de bilan, vous imaginez qu’il est positif à 100 pour 100. Mon budget pour 3 mois sur place a été de 2000euros, soit 700 par mois. Sans me priver, avec quelques bons restos de temps en temps, des rencontres, des sorties, des souvenirs mémorables, sans jamais aucun sentiment d’insécurité ni d’agressivité, même en ces temps troublés.
Visites à faire entre Phoenix et Holbrook? English translation pending
by Lefouduroy · 2009-05-06 · 11 replies
Bonjour, Je suis en préparation d'un circuit voiture dans le Nouveau Mexique et Arizona avec pour finir une escapade à Las Vegas.

Je débarquerais à Phoénix et ensuite direction Tucson pour une boucle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour arriver au bout de 10 jours à Holbrook.

Voici mes questions : Selon vous, dois-je poursuivre jusqu'à Phoenix et ensuite direction Las Vegas, ou je me dirige directement de Holbrook et étape intermédiare à Flagstaff avant d'aller à Las Vegas ?

Y a-t-il des choses intéressantes à voir entre Phoenix et Holbrook ?

Merci d'avance pour votre aide herve
Ségou au Mali, une étape intéressante? English translation pending
by Thierry8334 · 2009-05-05 · 29 replies
Bonjour, Dans le cadre d'un circuit "classique" à partir de Bamako en direction de l'est du Pays, Ségou est souvent proposée en étape par les guides... Est-ce une étape vraiment intéressante à découvrir ?
Nord du Vietnam en 4x4: une bonne adresse English translation pending
by Larsay · 2009-03-30 · 12 replies
MINH, MON CHAUFFEUR DE JEEP AU VIETNAM DU NORD

De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent infernales, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait 3 voyages de 15 jours-3 semaines avec Minh, sur des routes impossibles et des itinéraires complètement hors des sentiers battus. PAS un problème ! Minh est devenu mon ami et, comme en plus j’adore rendre service, voilà le topo :

MINH

MINH est une de ces personnes qui possèdent une classe innée et impose le respect. Ancien camionneur de la Piste Ho Chi Minh, puis chauffeur de camion pour une grande compagnie de travaux publics, il connait le Nord Vietnam comme sa poche: hôtels, restaus, sites à visiter, etc. Il est également très prudent, ponctuel, et attentif au moindre souhait de ses passagers. De plus, contrairement à la plupart des autres chauffeurs qui ne pensent qu’à une chose : arriver à l’hôtel le plus tôt possible pour retrouver la petite amie locale ou les copains pour jouer aux cartes, il n’hésite pas à faire des détours pour vous montrer des endroits ignorés des guides ; en fait, il tire beaucoup de fierté à le faire.

En résumé, Je n'ai JAMAIS eu un seul petit pb avec lui. Seul inconvénient: un tout petit peu de français, mais assez d'anglais pour se faire comprendre si on parle lentement.

ATTENTION: ce n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh (celui-là, c'est comme Jeanne d'Arc, il a couché partout!).

VOITURE

4x4 Mitsubishi impeccable. Clim, lecteur de CD (amenez vos CD, la musique viet de Minh, ça va bien un moment…), maximum 6 passagers (1 pax devant + 3 derrière + 2 sur 2e banquette arrière).

PRIX

La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence. Tout dépend de l'itinéraire et des difficultés de la route (Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, il fait pas payer le même prix que Hanoi-Tam Coc). Compter 60 dollars par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Mai Chau, Babe, etc.) et $80-100 dépendant de l’itinéraire pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoi-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires). Ne pas oublier que l’essence a augmenté de 40% en 2008.

Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux

MARCHE A SUIVRE

Minh ne parle pas assez anglais pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire sur jaybeebacon@gmail.com. S'il me parait OK, je questionne Minh sur le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que lq moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fait des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je questionne MINH.

PAIEMENT

Minh demande des dollars ou euros le jour du départ pour couvrir ses frais (disons 1/3) et le solde au retour. Si vs raccourcissez, pas de remboursement, car il ne peut pas trouver en 1 ou 2 j quelqu'un pour couvrir le manque à gagner. Si vs rallongez un peu l’itinéraire, il vs demande de payer l'essence; si vs rallongez à la journée, c'est au prorata.

Ci-après trois messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh : 1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi. 2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit) > Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc... Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!

Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!

3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !

PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert francais-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.

PS2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter entre $35 et 40 par jour.
Carnet de galère et bohème English translation pending
by DeCléricy · 2009-03-14 · 12 replies
Au départ 23B pue d’la gueule et plus tard il ronfle.

Rangée 23, siège A. Monsieur Hublot c’est moi. Missié allure bizness c’est 23B. Un peu gras du ceinturon, veston, chemise orpheline d’une cravate, mallette sous le siège avant, Blackberry à l’oreille gauche, sorte de ghetto-blaster des temps modernes (la radiocassette d’alors. Celle des kids du Bronx et d’Harlem trimballée à fond la caisse sur l’épaule). Le titille un peu et lui parlotte beaucoup à son joujou! Il susurre d’une voix anglaise à l’accent de l’Ouest canadien. S’agit probablement d’une maîtresse laissée à Montréal; trop de ‘’sweatheart’’ et de ‘’darling’’ dans la conversation pour être sa femme. Se donnent rendez-vous dans une quinzaine, lui promet d’aller faire du ski à Tremblant dès son retour. ‘’I love you honey. I’ll call you back from Vancouver’’. C’est ça mec! Tant qu’à y être, demande-lui de te tricoter un foulard en attendant!

À voir la moue qu’elle fait en se pinçant le nez, Madame 23C, une dame d’un certain âge sinon d’un âge certain, a remarqué la même chose que moi; 23B exhale pas bon, mais alors pas bon du tout! Nous découvrîmes conjointement et forcément à la même altitude de croisière qu’en plus il ronfle comme un tracteur! Ah la vache! C’est qu’il ronfle à double sens le salaud! En inspirant et expirant!

Quoi faire? Porter plainte chez Air Canada, sortir l’artillerie lourde et en finir une fois pour toutes? Lui piquer son Blackberry? (Facile. T’appuies sur ‘’redial’’; ‘’Eh darling! You talk to him otherwise no skiing at Tremblant anymore. Understand?). Dieu que je suis patient! Au lieu d’éliminer un anglo ou d’interrompre une tricoteuse, j’entrepris la lecture de Martin Eden de Jack London et commandai un scotch sur glace. Un malheur n’arrivant jamais seul, ma dulcinée d’hôtesse, dont mon coeur battait la chamade à la moindre apparition, y avait déposé cinq glaçons! De quoi ruiner un scotch en le noyant! Vite fait j’en retire trois. Y’a 23B qui n’a pas bronché d’un ronfle, j’ai trois cubes dans la main droite, un verre dans la gauche et Jack London sur les genoux. Miss Airbus 320 a disparu. Je fais quoi là?... Une idée comme ça; entre deux cycles de ronflements hop, discrètement je glisse vous savez quoi dans la poche gauche du veston de vous savez qui. Tiens le con! Deux glaçons pour l’hygiène personnelle et un pour la bienséance.

Sartre avait raison; l’Enfer c’est les autres!

DeCléricy Entre Montréal et Vancouver.

Une aurore cambodgienne.

L’orage s’installa peu avant 23 heures. Découpant l’horizon et la base des nuages, la météo prit au flash stroboscopique des clichés de la baie de Kompong Som durant quelques heures sans pluie. Au lointain, le tonnerre roula ses tambours presque inaudibles. Il plu des cordes. L’averse cessa avant l’aube.

Ce n’est plus tout à fait la nuit ni encore l’aurore promise. C’est une heure indolente enrobée de moiteur silencieuse. Le prélude d’un jour à naître, le prologue d’une œuvre à peine entamé. Déjà se dessinent les silhouettes des îles déposées sur la baie. Tantôt opaque, l’horizon marin s’occupe maintenant à devenir ciel. Il fait gris-bleu aux cieux, anthracite sur l’onde. Une frange timide et rosée apparaît à l’est et s’éteignent une à une des étoiles au son d’un premier coq vite rejoint par ses congénères. La brise apporte quelques frissons aux bananiers, bougainvilliers jaquiers, palmiers et transportent quelques notes toutes neuves d’oiseaux. Des parfums floraux naissent dans l’air. Deux étoiles retardataires succombent, incendiées par un soleil nouveau-né aux couleurs chair de mangue.

Bientôt 5 h 45 et l’aurore brûle ses dernières cendres. J’allai me coucher vers 7 heures parmi les échos des premiers coups de marteau d’un chantier hôtelier au loin et laissai mijoter Sihanoukville dans la clameur et la fougue d’un jour désormais installé.

Encore mille et une aurores semblables et j’aurai vécu heureux.

DeCléricySihanoukville.
Rencontres insolites avec des grizzlys, des chercheurs d’or et autres dans l’Ouest nord-américain English translation pending
by Kashtin · 2009-02-20 · 10 replies
Je reçois régulièrement des histoires incroyables de Cochize, qui a passé une bonne partie de son activité professionnelle à parcourir et étudier l’Amérique du Nord en tant que géologue, dont près de quatre années (cumulées) sous la tente, et comme je trouve que ce serait bien d’élargir la discussion à d'autres membres, je lui ai proposé d'ouvrir un nouveau post.

D'ailleurs, si certains ont fait des rencontres insolites au coin d'un bois, au bord d'un lac ou le long d'un torrent aurifère... à vos claviers!

Comme il me semble plus normal que ce post appartienne en titre à Cochize, puisqu'il y raconte ses histoires, et qu'il puisse intervenir dessus à tout moment, je lui ai proposé d'ouvrir son propre sujet, ce qu'il a finalement accepté. Vous le trouverez ici:

http://voyageforum.com/...dans_ouest_D2416415/

Je laisse malgré tout la trace de ses quatre premières histoires:

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…"
Bangkok, Vientiane et Isan English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-02-08 · 111 replies
Cela fait quelques temps que je pèse le pour et le contre de commettre sur le forum certaines de mes aventures. Vont-elles intéresser quelqu’ un ? Ne vont-elles pas choquer certains et ne vais-je pas m' exposer aux furies qui semblent sévir assez fréquemment sur VF ? Aurai-je bien le temps d’ écrire mes récits et d’ organiser quelques photos pour les illustrer, et de poursuivre les commentaires que, j’ espère, je recevrai ? Je suis après tout plutôt très occupé ! Mais en fin de compte, j’ ai décidé de me lancer, et donc je vais commencer le narratif d’ un petit périple, il n’ y a pas trop longtemps de ça, de Bangkok à Vientiane, puis en Isaan avant de retourner à Bangkok. Ce premier chapitre n’est pas accompagné de photos, mais je promets d’ en fournir par la suite, si il y a du répondant positif ! Et si je touche un terrain vraiment réceptif, je penserai alors à continuer par d’ autres récits.

Alors voilà….

Après avoir passé une semaine entre Zhanjiang et Guangzhou, dans le Guangdong, j’ avais pris le train pour quitter la Chine en direction de Hong Kong, puis redescendre vers Singapour, et enfin remonter vers Bangkok. Y et moi sommes simplement heureux de nous retrouver et nous passons une première soirée bien tranquille.

Le lendemain, nous prenons l’ avion de Nok Air de Don Meuang à Udon Thani. C’ est un petit saut de puce de moins d’ une heure, mais qui nous ammène rapidement à portée de bus de Vientiane, notre but. Vu d’ en haut, Udon semble être assez plaisant, entouré de verdure (nous sommes début août, et c’ est la saison des pluies) et ne donne pas l’ impression d’ être une de ces énormes agglomérations chaotiques comme on en voit tant en Asie. À l’ aéroport, nous faisons connaissance avec un couple Franco – Laotien (lui/elle). La femme semble savoir comment aller jusqu’à Vientiane. Nous aurions mieux fait de ne pas l’ écouter, car il semblait bien y avoir un transport disponible pour Vientiane à la sortie-même de l’ aéroport, pour quelques 300 baht (6 euros) par personne ce qui n’ était pas la mer à boire ! Ça aurait été plus simple, parce qu’ une fois arrivés à la gare routière d’ Udon (ça nous a donné l’ occasion de vérifier le caractère bien provincial d’ Udon en passant), il s’ avère que les bus pour Vientiane sont surchargés. Nous pourrions bien en prendre un, sur le point de partir, mais il faudrait alors rester debout, non merci ! Et le bus suivant ne part que 4 heures plus tard ! Nous prenons donc un taxi pour la frontière, à quelques 45 minutes de route. Mais le Français en fait une scène, gesticulant et vociférant en plein milieu de la gare routière. Il en veut à sa pauvre femme d’ avoir essayé une combine qui ne marche pas. Une fois de plus, on constate que trop souvent les Français sont mauvais coucheurs, qu’ ils ne sont pas cools et qu’ ils ne savent pas se contrôler. Quelles mauvaises manières, surtout en Thailande où une des qualités les plus appréciées est de savoir garder son calme ! Cela ne fait ni une, ni deux, Y préfère prendre le siège avant dans le taxi pour se distancer des pestiférations qui continuent ! « Et le conducteur ne sait pas conduire ! Et il va s’ arrêter pour bavarder avec tous ses copains ! Et les Thais/Laotiens n’ ont aucune sens des réalités ! » Etc…. C’ est d’un gênant… Arrivés à la frontière, au Friendship Bridge qui franchit le Mékhong, juste à la hauteur de Nong Khai, Y a quelques désagréments avec ses papiers. Tout d’ abord, la police Thaie déclare qu’ elle n’ avait pas obtenu de tampon d’ entrée en Thailande, à son retour de Singapour quelques semaines auparavant. Il lui faut remplir quelques papiers avant qu’ on corrige cela dans son passeport. Mais une fois arrivée au côté Laotien, un saut en bus plus loin, on lui refuse l’ entrée car … la police Thaie ne lui a pas mis un tampon de sortie du territoire Thai !!! Il lui faut donc reprendre le bus pour retourner au poste Thai, pour réparer cette nouvelle erreur, puis revenir, ce qui nous coûte une petite heure. L’ attendant, au poste Lao, je m’ attendais au pire, je me demandais si elle allait revenir le jour-même et je commençais à imaginer tout un tas de scénarios peu plaisants …. passer la nuit aux postes frontière, Y du côté Thai et moi du côté Lao, par exemple… Mais finalement nous arrivons quand-même bien, un taxi plus tard, à Vientiane, et au Guest House que nous avons réservé. Le soir, nous allons dans une maison voisine pour un massage réparateur, puis nous mangeons au restaurant Sombun (« Parfait »), dehors dans le jardin. Nous sommes à quelques pas de la fontaine, au bout de l’ esplanade qui s’ étend devant la version locale de l’ Arc de Triomphe. Je trouve ça assez bon et authentique (en fait aucune différence avec la nourriture thaie), mais Y je crois n’ est pas convaincue. En tout cas, c’ est sympathique et le service agréable.

Ceci n’ est donc qu’ une entrée en matière. S’ il y a des réponses, je prie de me pardonner le temps qu’ il me faudra pour continuer, car je ne peux pas tous les jours me consacrer pour des heures entières à VF. Alors patience donc !

🙂🏴‍☠️😛😎
Où dormir pas cher pour quatre jours à Sydney? English translation pending
by 974 · 2009-01-09 · 25 replies
🙂bjr, ce forum il est vraiment chouette, on a tjrs les reponses qu'on veut! bien, nous sommes une famille de 9 personnes dont 3 enfts, nous nous rendrons en nz pour environs 3 semaines, fin decembre 09, mais nous souhaitons nous arreter 3 voir 4 nuits a sydney c ad etre la bas pour le reveillon et profiter du spectacle de lumiere avt de partir en nz parmi vous tous bien nombre d'entre vous a deja eu cette experience, je souhaiterai savoir quoi voir pendt cet atterissage rapide et surtout ou nous loger merci a tous de nous aider a construire notre projet😉
Retour du Melia Cayo Santa Maria (7-14 décembre 2008) English translation pending
by Vide · 2008-12-16 · 50 replies
🙁 Bonjour, voici un bref résumé de mon séjour à santa Maria.... La plage, tout le monde s'énerve pour rien, vraiment à Punta Cana de beaucoup supérieur, plage étroite, beaucoup de vague. Nourriture, et bien, pas mal..vraiment meilleur que je pensais. température, pour le temps parfait, 5 jours sur 6 de beau ( on oublie arrivé et départ). Les Cubains..... et bien ceux qui aiment Cuba ont pas voyagé souvent, mieux servi dans les bas fonds de Montréal que là-bas, air bête, aucun service, demande de renseignement= zéro, franchement allez au mexique ou a RD et la vous verrez la qualité. Donc, CUBA JAMAIS PLUS ET ARRETEZ DE LES ENCOURAGEZ ..
Le rêve américain.. Après 4 voyages le rêve est toujours présent! English translation pending
by Tokala · 2008-12-11 · 11 replies
Le Rêve Américain… Ca veut dire beaucoup, et pas grand-chose à la fois… Pour mois c'était plutôt un rêve d'enfant, l'envie d'aller aux Etats-Unis… Pourquoi ? Je n'en sais rien ! Peut-etre parceque mon père partait souvent aux USA et rapportait de délicieux cookies achetés à New-York ?

Toujours est-il que quand en classe de première j'ai eu la possibilité de m'inscrire pour un échange entre mon lycée en banlieue parisienne et un lycée dans la banlieue de Chicago, je n'ai pas hésité une seconde ! Par chance, mes parents étaient d'accord. Pendant 2 semaines, une lycéene américaine à donc partagée ma vie de lycéenne française, et 2 semaines plus tard, je l'ai rejoinds à La Grange Park, pres de Chicago. Deux semaines qui m'ont marquées pour la vie puisque d'une part je suis toujours amie avec ma correspondante, et d'autre part c'est grace à ce voyage que je me suis mise à réellement parler anglais (et oui, quand on a pas le choix, on se lance malgré les fautes, et c'est comme ça qu'on progresse !) Je n'ai que des bons souvenirs de ce séjour, les soirées entre lycéens, la boite de nuit pour mineurs (!!), les visites de Chicago, le repas de Pâques en famille, le match de base-ball que j'ai vu avec le grand frère de ma corres et sa copine (les White Sox contre les Cubs, les 2 équipes de Chicago lors d'un match amical, Micheal Jordan faisait d'aiilleurs parti des White Sox à l'époque !), les cours au lycée (différents et surtout pas du même niveau que les cours suivis en France, sauf pour les cours de langue, au moins la-bas ils suivaient vraiment un cours de "langue vivante" en cours de français, quasiment pas d'écrit mais beaucoup de participation orale), les visites de Chicago, les gratte-ciel, la Sears Tower (impressionnant la vue depuis le 86eme étage !!) Bref une super expérience, le retour en France fut un peu dur, je n'avais qu'une envie, rester avec le groupe très soudé de français et d'américains qui s'était formé la bas !

Du coup, lorsque l'année d'après, en terminale, la prof qui était partie avec nous à Chicago me propose de partir en Californie, je n'hésites pas non plus ! Ce sera mon cadeau pour le bac (j'avais interet à l'avoir !) et pour mes 18 ans de la part de mes parents et grands-parents. Cette fois ci les conditions sont différentes : la prof en question était aussi accompagnatrice pour l'organisme EF et a donc fait de la pub pour cet organisme auprès des élèves du lycée. Nous sommes donc partie à une 20aine de jeunes français (entre 14 et 20 ans), dont 3 de mon lycée. Les 3 premières semaines nous étions placés en "immersion totale" en familles d'accueil à Manteca. Ces 3 semaines furent vraiment magiques ! Ma famille d'accueil (les 2 parents assez jeunes, Tyler de 8 ans et Michelle de 5 ans) recevait tous les étés des jeunes d'un peu partout dans le monde (une japonnaise l'été précédent, une allemande l'été d'après...) et était donc très ouverte sur le monde. J'ai passé des moments très forts avec eux, surtout lors de la dernière semaine lorsque nous sommes parti camper "en famille" à Cherry Lake Campground, pres du Yosemite NP. J'ai donc découvert pour la 1ère fois le Yosemite NP, El Capitan, Bridalveil Fall… Des paysages magnifiques ! Le camping en pleine nature était super, un matin en me reveillant j'ai apperçu des traces de gros chat autour de la tente… En effet, un puma était venu roder pendant la nuit !

Quitter ma "famille" fut donc dur… Mais il restait encore une semaine de vacances pendant laquelle le groupe de français s'est recomposé pour visiter la Californie. Au programme : visite de San Francisco (Golden Gate Bridge, balade en bateau dans la baie, Fisherman's Wharf, … On a même fait un tour de nuit en limousine !), Monterey (pour voir l'université, autre chose que Nanterre !, et l'aquarium), puis toute la route pour descendre jusqu'à Los Angeles (Strip Boulevard), San Diego, Disneyland, Universal Studio, et une petite excursion au Méxique à Tijuana. C'est spécial Tijuana, pas le Mexique dont je revais, pas le Méxique que j'ai découvert plus tard… Un lieu ou les américains viennent, le temps dune journée, dépenser leur argent…

Plusieurs années passent… plusieurs années pendant lesquelles je me dit que j'ai envie de retourner aux USA, découvrir New-York, New Orleans… Et puis au printemps 2001, un ami propose de passer 10 jours en Californie en septembre ! Il connait bien la région, et organise tout, nous ne faisons que suivre ! Nous partons donc à 5, avec une voiture de location, au départ de San Francisco ! C'est agréable, plusieurs années plus tard, de revoir les mêmes lieux ! Surtout avec un vrai appareil photo cette fois-ci (le reflex c'est quand même vachement mieux !) C'est agréable de retourner manger un clam chowder dans le même resto ! C'est agréable de se sentir chez soi aussi loin de son pays ! Nous partons ensuite camper plusieurs jours au cœur du Yosemite NP. La encore je redécouvre des paysages connus, mais le fait de camper dans le park est magique ! Se reveiller le matin au lever du soleil, admirer le park encore endormi dans la brume, seul quelques animaux (daims, coyottes…) se laissent apercevoir lorsqu'ils vont boire à la rivière… Quelques jours et plusieurs randonnées plus tard, nous quittons Yosemite NP en direction de la ville fantôme Bodie. En chemin nous nous arrêtons au domaine de Beaulieu déguster quelques vins californie vraiment très très bons ! Bodie est vraiment à voir. C'est une ville fantome comme on peut l'imaginer, la vie à l'air de s'être arrété d'un seul coup, mais la ville est toujours la, témoin du passé… En reprenant l'avion à San Francisco pour rentrer à Paris après 10 jours je me dis "Californie, je reviendrai !"

L'annèe suivante, alors que je comptais passer 2 semaines de vacances reposantes en Crète, l'amie avec qui je comptais partir me montre une photo du Grand Canyon prise par un de ses collègue qui revenait tout juste d'un voyage dans l'ouest américain… Du coup, changement de destination, achat du Routard et du Guide NEOS de Michelin, et nous voici à 4 à Roissy direction Las Vegas via une escale à San Francisco pour 2 semaines de vacances ! Première vision de Las Vegas, de nuit, en arrivant en avion… Cette île de lumière au milieu du desert à quelque chose de vraiment de vraiment magique, c'est un peu irréel ! Mais le lendemain nous ne nous attardons pas à Las Vegas, nous prenons la route de bon matin après une bonne nuit de repos, direction le Grand Canyon ! Nous y resterons plusieurs jours afin d'avoir le temps de le survoler en avion (c'est notre première vision du Grand Canyon ! Malgré un petit déjeuner refusant de rester dans mon estomac pendant le vol, c'est une expérience vraiment géniale !), de faire plusieurs balades en emportant un pique-nique (déjeuner seuls face au Grand Canyon, sans autres touristes, c'est vraiment agréable !) et d'admirer plusieurs couchers de soleils (ce coup ci avec plein de touristes, mais c'est quand même super beau ! Nous continuons direction direction Page et le Lac Powel ou nous passons une journée pour visiter Antelope Canyon. D'abord Upper, avec un groupe, mais qui a un côté très mystique si on laisse partir le groupe pour profiter du site sans personne, puis Lower, tous seuls, expérience vraiment sympa de s'enfoncer comme ça sous terre dans ce décors naturel magnifique ! En fin de journée nous nous prommenons sur les rives du Lac Powell, magnifique couché de soleil ! Le lendemain, route vers Monument Valley, où nous avons l'impression d'évoluer dans un décors de cinéma ! Après la visite, nous déjeunons au Hat Rock Café, ou nous trouvons de sympathiques t-shirts pour un ami fan du Hard Rock Café ;o) Mesa Verde… J'avais insisté pour qu'on y fasse un détour, personne n'a été déçu ! Culturellement, le site est super intéressant, car la visite guidée explique pas mal de choses sur les Anasazis, les indiens qui vivaient la. Visuellement, c'est vraiment impressionnant, ces habitations creusées dans la roche à flanc de canyon ! La balade "Petroglyph trail" que nous avons fait dans l'après-midi, nous emmène tranquillement à travers la foret (et ça fait du bien de voir un peu de verdure quand on est dans cette région!) jusqu'à des pétroglyphes, dessins gravés dans la pierre. Ils ne sont pas très grands, mais la balade est vraiment sympa. Nous reprenons la route direction Moab où nous passerons plusieurs jours pour visiter Arches NP (magnifique le soir pour voir le spectacle du soleil qui se couche dans l'arche de pierre, et magnifique en journée également) et Canyonland NP, grande balade dans la nature (au syndicat d'initiative de Moab, on nous a indiqué plusieurs balades sympa à faire dans les parcs). La vue à Dead Horse Point vaut le coup aussi, mais la vue qu'on avait au bout du chemin que nous avons suivi à Canyonland… Franchement on aurait cru être arrivés au bout du monde, c'était grandiose ! Dernière grande journée de route, mais longue celle-ci, puisque nous rentrons directement à Las Vegas sans avoir le temps de nous arrêter à Zion ni à Bryce… Quand je dis qu'il faut y retourner aux Etats-Unis ! Arrivés le soir à Las Vegas, nous trouvons un Best Western avec petit dej inclus (très important ;o) ) et après une bonne nuit nous passons une journée complète à Las Vegas, à visiter les casinos, admirer les spectacles devants les grands hôtels… et le soir nous initier au blackjack ! Mes 5 dollars se sont bien multipliés pour finalement revenir à leur point de départ… Je n'aurai rien gagné, mais rien perdu non plus, et je me suis bien amusée ! Pour la dernière journée, nous allons chercher la chaleur dans la Vallée de la Mort. Paysage impressionnant, un désert très particulier que j'aimerai beaucoup revoir, et pas seulement en journée (un lever ou coucher de soleil dans Death Valley, ça doit valoir le coup d'être vu !) Retour ensuite à Paris, après 15 jours d'émerveillement, et une envie, y retourner !

Voila, 6 ans après, l'envie de retourner aux Etats-Unis est toujours présente. J'aimerai découvrir New-York, New Orleans, mais aussi aller vers le Mont St Helen du côté de Seattle, rendre visite à un ami et découvrir sa région qu'il me montre souvent en photo, et puis aussi et surtout, retourner en Californie, y emmener mon mari qui ne connait pas, lui faire découvrir ces magnifiques paysages qui me font toujours rêver...

* ********* EDIT Quelques messages plus bas vous trouverez les carnets de voyage au jour le jour de mes 3 séjours dans l'ouest américain. * *********
Cherche à savoir tout sur l'Éthiopie English translation pending
by Risso83 · 2008-12-04 · 22 replies
Bonjour j'ai récemment appris que l'Ethiopie était un pays passionnant sur de nombreux tant culturel qu'environnemental!

Et sincérement je serais vraiment interessé pour visiter ce pays. Biensûr c'est qu'à l'Etat de projet mais j'aimerais des renseignements: Est-il possible de louer une voiture (un 4x4 et quel est le prix moyen) et quel est l'etat des routes dans le pays?Y'a t'ils des hotels valables (propres surtt) et des bushcamps dans les parcs nationaux?Il n'y aurait aucunes tensions raciales dans le pays (je suis allé en Afrique du Sud donc...), qqun peu confirmer?L'Est est à eviter à cause des tensions en Somalie qqun peut confirmer?J'aimerais visiter les montagnes avec les geladas, la Dépression danakil en particulier, le centre, le Nord et le Sud ne sont pas trop déconseillés, qqun peut confirmer?Combien coûte un vol dans ce pays en moyenne (en partance de Nice ou de Paris à la rigueur) et y'a t'il des compagnie fiable?

Si qqun à fait un blog sur ce pays, ça m'intéresserait bien aussi...😉

Merci

+++
Les photos c'est pas fini English translation pending
by Chinois · 2008-10-29 · 504 replies
on continue .... 😛.

dans quel célèbre ensemble religieux cette photo a - t -elle été prise ?

😮 c'est... très classique...
Vos trois destinations préférées au Vietnam? English translation pending
by Mmedupont · 2008-10-04 · 16 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir vos 3 destinations préféré au vietnam de Hanoi a nha trang. nous partons 3 semaines le 2 janvier . Nous sommes allé en thaillande l'an dernier et avons adoré....mais comme vous dites si bien, on a un peu trop couru a notre gout.

C'est pourquoi 3 destinations pour 17 jours nous plairait. Nous gouts sont tres simple. Pas trop de temples, les plus importants seulement. pas de plage.. nous aimons surtout la nature, le paysage et les gens. Nous n'avons pas peur du froid.(étant habitué!!!) et voyagerons en avion local...en passant est il possible de réservé l'avion directement de l aéroport?
Relier Haïphong à Nin Binh sans passer par Hanoï? (Vietnam) English translation pending
by Chrisddddd · 2008-09-18 · 9 replies
Bonsoir,

Est-il possible de relier Haiphong à Nin Binh sans passer par Hanoi? Avez-vous un coup de coeur pour un hotel à Nin Binh?

Merci

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