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Nord Vietnam et une escapade à Angkor English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes des apprentis voyageurs. Après avoir sillonné l'Ouest Américain et l'Afrique Australe nous nous orientons vers l'Asie.
J'ai l'habitude de venir partager mes idées et prendre conseil auprès de vous en contrepartie j'ai coutume de vous faire partager notre voyage.
Voici nos impressions. Pour voir et lire le carnet complet au jour le jour assorti de nombreuses photos vous pouvez vous rendre sur le blog de ce voyage iciPréambule
Pour ce voyage, nous avons opté pour un mode différent, ce sera circuit privatif avec chauffeur et guide. En effet, on ne peut pas rouler au Vietnam et les transports en commun façon routard ça n’est pas trop notre « trip ».
Par ailleurs, lors du choix de la destination, je me suis rendu compte que les déçus du Vietnam ont souvent visité le pays en individuel et à l’inverse les satisfaits l’ont fait à travers une agence. Ceci dit, c’est un peu normal, si on veut rentrer en contact avec les minorités il faut un « interprète », surtout que nous parlons peu l’Anglais et les ethnies pas du tout.
A mon avis, l’élément déterminant est le ou la guide : déjà on doit se « supporter » pendant plus de 2 semaines et de sa compétence dépend la réussite du voyage.
J’ai fait de nombreuses recherches sur les forums et choisi une guide qui avait accompagné des connaissances de Voyage Forum (merci Cendryon). Le mari de la guide est Français et officie dans l’humanitaire. C’est avec lui que nous avons composé l’itinéraire et échangé par mails. Une fois le circuit établi, le tout fut confié à une agence qui emploie régulièrement son épouse (Vietland Discovery).
Cerise sur le gâteau, il nous accompagnera également, on aura ainsi l’impression de découvrir le pays avec des amis.
Itinéraire Nous nous sommes concentré sur le Nord Vietnam: Hanoï - Ha Giang - Meo Vac - Dong Van - Ha Giang - Vu Linh (2 nuits) - Hanoï (2 nuits) - Tam Coc (baie d'Halong terrestre 3 nuits) - Baie D'Halong (2 nuits sur une jonque)
En "extra" après ce circuit nous irons découvrir Angkor (au Cambodge) pendant 3 jours
Sur une carte ça donne ça:
Agrandir le plan
Impressions générales
J’en profite pour donner quelques renseignements « pratiques » sur le Vietnam (« objectif » comme toujours avec moi !).
La circulation routière, par exemple, elle répond à quelques règles simples
- La priorité va du plus gros véhicule au plus petit, donc d’abord le camion passe, ensuite le bus, puis la voiture, puis le scooter, puis le vélo … et le piéton se démerde là dedans.
- Un Vietnamien ne fera JAMAIS marche arrière, même s’il voit que ça ne passe pas, aucune anticipation du genre « je profite d’un renfoncement pour me garer afin que la voiture en face puisse passer », non j’avance, elle aussi … et après on se démerde pour que ça passe tout de même.
- Ils ne roulent pas très vite et ne s’énervent pas, en fait c’est grâce à ça qu’il n’y a que très peu d’accidents et qu’au final on y arrive … sauf avec les bus car ils essayent d’arriver les premiers afin de pouvoir « ramasser » les clients avant leurs collègues (Hien nous a parlé d’une quarantaine de morts par jour avec les bus).
Sollicitation touristique :
Dans l’extrême Nord où nous sommes : aucune ! Pas une fois on nous a abordés dans la rue ou tentés de nous attirer dans une échoppe.
D’ailleurs s’ils étaient là à guetter le touriste ils attendraient longtemps … y en a pas ou presque pas. A Ha Giang nous avons croisé 2 autres petits groupes (3, 4 personnes) dont un en moto que nous reverrons plus tard, à Meo Vac, au marché aucun et à celui de Dong Van un couple en scooter, à Pan Hou à nouveau le groupe de motards. Il n'y a en fait de sollicitation que dans les endroits très touristiques et là il suffit de refuser AVEC LE SOURIRE et ça s'arrêtera là.
Sinon la pression policière y est très faible, on n’en voit pratiquement pas, voire même pas du tout. En revanche la corruption y est presque « institutionnalisée ». En fait dès que vous demandez quelque chose à quelqu’un il faut donner une enveloppe, par exemple s’il vous faut une attestation de logement de votre propriétaire il vous fera payer, si vous devez vous faire faire un papier, il faut donner une enveloppe, pareil pour le médecin, pareil pour tout.
En fait si vous demandez « qu’est-ce qui est obligatoire ? » ou « que dit la loi ? » on vous répond « en principe …. ». Tout est « en principe » !, après on peut discuter.
Guide ou pas guide, pour ce qu’on connait jusqu’à maintenant, donc le Nord :
Il y a très peu de Vietnamiens qui parlent Anglais, déjà qu’ils ne parlent pas tous Viet alors !.
A titre d’exemple, à Cu Long, tout à fait au nord du Vietnam nous avons revu le couple en scooter, ils étaient assis sur les marches de la boutique où on vend les tickets pour monter à la Tour du Drapeau. Mais à part monter à la Tour, ils n’ont rien pu faire. A côté nous buvions le thé, parlions avec les Vietnamiens (aucun ne savait l’anglais).
En fait seul on ne sait même pas quoi voir et où le voir. Il n’y a pas d’infos, pas de carte et en plus ça change tout le temps. Seuls on ne peut guère que contempler le paysage de la route « principale », qui au demeurant est impressionnant.
Même se nourrir est un problème, il n’y a presque que des gargotes locales, peu engageantes, alors laquelle choisir ?. En plus quoi y manger ?, en effet pas de carte, que de la cuisson minute si on est capable de leur expliquer ce qu’on veut.
Côté nourriture, on a de la chance, notre guide y attache de l’importance, elle essaye de nous faire tout découvrir (sauf le chien) et varie les plats.
Quand aux prix … ils sont libres ! Autant dire qu’ils varient beaucoup, touristes ou locaux, mais pas seulement, ils dépendent de la période dans le mois et de la proximité de la fête du Têt, si c’est un week end, si c’est jour de marché, de la saison … et de l’humeur.
Dernier point et non des moindre, s’il vous arrive quelque chose, un accident routier par exemple, seul ça prend tout de suite des proportions catastrophiques, pas de soins, impossible de communiquer.
Bref, vous l’aurez compris, pour nous visiter cette zone, en premier voyage, est fortement recommandé accompagné.
Comment se passe une « rencontre » avec un autochtone (membre d’une minorité) :
- Il y a principalement deux types d’habitations, celles qui sont au sol (H’Mong, Dao, …) et celles sur pilotis (Tay).
Celles qui sont au sol sont en torchis, toit de chaume ou de tôle type Eternit, elles ont peu d’ouvertures et sont donc sombres.
Celles sur pilotis sont en bois avec toit en végétaux séchés, elles ont des « fenêtres » sur presque toute la périphérie et sont donc très claires, de plus comme elles sont sur pilotis elles sont moins humides.
Revenons-en à la visite : si elles sont au sol on peut, en général rentrer en chaussures, mais si elles sont sur pilotis on laisse obligatoirement les chaussures au pied de l’escalier. Au dessus de l’entrée les talismans pour repousser les mauvais esprits, maladies et autres méchancetés.
L’organisation intérieure, en revanche, est similaire.
C’est en fait une seule grande pièce, en face de l’entrée l’autel des ancêtres et c’est dans cette zone que vous serez reçu. A droite ou à gauche le foyer pour faire la cuisine, puis d’un côté la chambre des jeunes mariés isolée par un rideau et de l’autre … ben tous les autres membres de la famille.
On a souvent été reçu par les épouses, belle fille, belle mère et par une tripotée d’enfants.
Vous êtes invités à vous asseoir et la guide entame la conversation en traduisant ce que la personne raconte et nos propres questions.
Les sujets principaux tournent autour de l’âge des différents membres du nombre d’enfants, des traditions liés au mariage ou à la composition familiale (qui a « hérité » de la belle-mère), si la jeune fille a fait des études, la composition du village et des chamanes.
Tout cela se passe autour d’un thé … sauf si le mari ou le beau père arrive entre temps, là ça se complique, la bouteille d’alcool de riz ou de maïs apparaît et il faut trinquer puis boire cul sec un petit verre d’eau de vie … enfin je dis un verre … c’est plutôt un « certain » nombre de verres, il faut donc ruser, car ça n’est pas bien vu de refuser, et quand enfin après avoir bien bataillé vous avez pu vous contenter de 2 verres voilà un autre homme qui rentre (fils, père ou beau père) et il faut recommencer !!!.
Le Vietnam essaye de sauvegarder le mieux possible l’identité de ses 54 ethnies minoritaires, ils ont par exemple le droit d’avoir plus d’enfants que les autres, ils sont payés pour envoyer les enfants à l’école, …
Personnellement je n’ai pas vu d’argent, en revanche la guide offre toujours quelque chose : fruits, jouets, fournitures scolaires, produits d’hygiène, …
Et notre guide à nous, me demanderez-vous ?
Elle est guide assermenté. Pour être guide ils doivent avoir un diplôme de langue et suivre une formation spécifique, ils peuvent être guide local ou général et doivent renouveler régulièrement leur carte. Elle est passionnée par les ethnies, elle aime beaucoup entrer en contact avec eux.
C’est une Vietnamienne convaincu et qui ne rigole pas avec « oncle Hô », elle a aussi su répondre à toutes les questions de Valérie concernant le nom de tous les fruits, légumes et plantes qu’on a vu. Le fait que Valérie puisse échanger avec elle nous a permis de mieux connaitre la vie des Vietnamiens et Vietnamiennes.
La présence de Jean-Pierre était un réel plus, d’autant plus qu’on s’est découvert des « références professionnelles » communes. Il apporte aussi la vision d’un européen vivant au Vietnam et comme il est plutôt objectif c’est intéressant.
Nous pensons que c’est la meilleure formule pour découvrir vraiment ce pays (du moins le nord), ses habitants, ses coutumes.
Au niveau tourisme à part les « spots majeurs » ( Baie d’Ha Long, Hanoï, Tam Coc, Mai Chau et Sapa) le Nord Vietnam n’est pas encore très structuré.
Les sollicitations diverses se concentrent également que sur ces points, dans le reste du pays vous ne serez pas accostés.
Visiter le Vietnam en mode routard ne vous permet pas facilement d’aller ailleurs que dans ces mêmes zones touristiques et ce serait bien dommage de ne pas voir le reste.
Le corollaire à ce faible nombre de touristes « en dehors des sentiers battus » fait que l’hôtellerie y est assez spartiate, la nourriture plus simple et pas occidentale (même au petit déjeuner), l’hygiène n’y est pas au niveau des standards européens et les transports longs, fatigants et chaotiques.
Nos coups de cœur :
Junior :
- les Vietnamiennes qui sont vraiment très belles (presque toutes !, avec une mention spéciale pour la Lolo Noire de Dong Van et la serveuse du Pan Hou)
- le Nord et la route qui nous a amené à Pan Hou (il y avait des rizières vraiment magnifiques)
- les journées en moto … on aurait été étonné du contraire
- en Hébergement chez Loan à Ninh Binh et chez Boï (nom auquel il a rajouté un « Jean »)
- l’alcool de riz !!! (censuré)
- le massage qui a suivi le bain de « tisanes »
Madame:
- également l’extrême nord (Dong Van et Méo Vac)
- la ballade d’une journée à partir de Pan Hou et le bain de « tisanes »
- la visite du village Tai à Ha Giang (également dans le nord)
- la cuisine en général (notamment à Méo Vac où nous n’aurions jamais osé rentrer seuls et le merveilleux café qui a suivi, avis partagé par Théo)
- la qualité de l’accueil aussi bien pour boire un thé, que pour partager un repas ou dormir, comme chez Boï. C’est vraiment un peuple souriant.
Moi :
- l’extrême nord aussi, les paysages vertigineux et néanmoins façonnés par l’homme
- les rizières en terrasse
- la cohabitation du style néo-communiste (bâtiments monumentaux, grands panneaux de propagandes, etc…) et de la vie « traditionnelle ».
Surtout dans l’extrême nord où on a l’impression d’être au bout du monde, il faut dire qu’on était à un jet de pierre de la Chine avec laquelle le Vietnam à des relations tendues.
- Le sourire des Vietnamiens (iennes), leur joie de vivre et leur côté entreprenant.
- La découverte des ethnies « colorées » avec toutes leurs coutumes … et je peux vous dire qu’il y a un paquet de « génies » qu’il ne faut pas contrarier (Hien en connait un rayon là-dessus !).
- La cuisine Vietnamienne, excellente - La randonnée à Pan Hou qui nous a permis de marcher « dans le décor » et découvrir les ethnies en même temps.
Cordialement Max
Par ailleurs, lors du choix de la destination, je me suis rendu compte que les déçus du Vietnam ont souvent visité le pays en individuel et à l’inverse les satisfaits l’ont fait à travers une agence. Ceci dit, c’est un peu normal, si on veut rentrer en contact avec les minorités il faut un « interprète », surtout que nous parlons peu l’Anglais et les ethnies pas du tout.
A mon avis, l’élément déterminant est le ou la guide : déjà on doit se « supporter » pendant plus de 2 semaines et de sa compétence dépend la réussite du voyage.
J’ai fait de nombreuses recherches sur les forums et choisi une guide qui avait accompagné des connaissances de Voyage Forum (merci Cendryon). Le mari de la guide est Français et officie dans l’humanitaire. C’est avec lui que nous avons composé l’itinéraire et échangé par mails. Une fois le circuit établi, le tout fut confié à une agence qui emploie régulièrement son épouse (Vietland Discovery).
Cerise sur le gâteau, il nous accompagnera également, on aura ainsi l’impression de découvrir le pays avec des amis.
Itinéraire Nous nous sommes concentré sur le Nord Vietnam: Hanoï - Ha Giang - Meo Vac - Dong Van - Ha Giang - Vu Linh (2 nuits) - Hanoï (2 nuits) - Tam Coc (baie d'Halong terrestre 3 nuits) - Baie D'Halong (2 nuits sur une jonque)
En "extra" après ce circuit nous irons découvrir Angkor (au Cambodge) pendant 3 jours
Sur une carte ça donne ça:
Agrandir le plan
Impressions générales
J’en profite pour donner quelques renseignements « pratiques » sur le Vietnam (« objectif » comme toujours avec moi !).
La circulation routière, par exemple, elle répond à quelques règles simples
- La priorité va du plus gros véhicule au plus petit, donc d’abord le camion passe, ensuite le bus, puis la voiture, puis le scooter, puis le vélo … et le piéton se démerde là dedans.
- Un Vietnamien ne fera JAMAIS marche arrière, même s’il voit que ça ne passe pas, aucune anticipation du genre « je profite d’un renfoncement pour me garer afin que la voiture en face puisse passer », non j’avance, elle aussi … et après on se démerde pour que ça passe tout de même.
- Ils ne roulent pas très vite et ne s’énervent pas, en fait c’est grâce à ça qu’il n’y a que très peu d’accidents et qu’au final on y arrive … sauf avec les bus car ils essayent d’arriver les premiers afin de pouvoir « ramasser » les clients avant leurs collègues (Hien nous a parlé d’une quarantaine de morts par jour avec les bus).
Sollicitation touristique :
Dans l’extrême Nord où nous sommes : aucune ! Pas une fois on nous a abordés dans la rue ou tentés de nous attirer dans une échoppe.
D’ailleurs s’ils étaient là à guetter le touriste ils attendraient longtemps … y en a pas ou presque pas. A Ha Giang nous avons croisé 2 autres petits groupes (3, 4 personnes) dont un en moto que nous reverrons plus tard, à Meo Vac, au marché aucun et à celui de Dong Van un couple en scooter, à Pan Hou à nouveau le groupe de motards. Il n'y a en fait de sollicitation que dans les endroits très touristiques et là il suffit de refuser AVEC LE SOURIRE et ça s'arrêtera là.
Sinon la pression policière y est très faible, on n’en voit pratiquement pas, voire même pas du tout. En revanche la corruption y est presque « institutionnalisée ». En fait dès que vous demandez quelque chose à quelqu’un il faut donner une enveloppe, par exemple s’il vous faut une attestation de logement de votre propriétaire il vous fera payer, si vous devez vous faire faire un papier, il faut donner une enveloppe, pareil pour le médecin, pareil pour tout.
En fait si vous demandez « qu’est-ce qui est obligatoire ? » ou « que dit la loi ? » on vous répond « en principe …. ». Tout est « en principe » !, après on peut discuter.
Guide ou pas guide, pour ce qu’on connait jusqu’à maintenant, donc le Nord :
Il y a très peu de Vietnamiens qui parlent Anglais, déjà qu’ils ne parlent pas tous Viet alors !.
A titre d’exemple, à Cu Long, tout à fait au nord du Vietnam nous avons revu le couple en scooter, ils étaient assis sur les marches de la boutique où on vend les tickets pour monter à la Tour du Drapeau. Mais à part monter à la Tour, ils n’ont rien pu faire. A côté nous buvions le thé, parlions avec les Vietnamiens (aucun ne savait l’anglais).
En fait seul on ne sait même pas quoi voir et où le voir. Il n’y a pas d’infos, pas de carte et en plus ça change tout le temps. Seuls on ne peut guère que contempler le paysage de la route « principale », qui au demeurant est impressionnant.
Même se nourrir est un problème, il n’y a presque que des gargotes locales, peu engageantes, alors laquelle choisir ?. En plus quoi y manger ?, en effet pas de carte, que de la cuisson minute si on est capable de leur expliquer ce qu’on veut.
Côté nourriture, on a de la chance, notre guide y attache de l’importance, elle essaye de nous faire tout découvrir (sauf le chien) et varie les plats.
Quand aux prix … ils sont libres ! Autant dire qu’ils varient beaucoup, touristes ou locaux, mais pas seulement, ils dépendent de la période dans le mois et de la proximité de la fête du Têt, si c’est un week end, si c’est jour de marché, de la saison … et de l’humeur.
Dernier point et non des moindre, s’il vous arrive quelque chose, un accident routier par exemple, seul ça prend tout de suite des proportions catastrophiques, pas de soins, impossible de communiquer.
Bref, vous l’aurez compris, pour nous visiter cette zone, en premier voyage, est fortement recommandé accompagné.
Comment se passe une « rencontre » avec un autochtone (membre d’une minorité) :
- Il y a principalement deux types d’habitations, celles qui sont au sol (H’Mong, Dao, …) et celles sur pilotis (Tay).
Celles qui sont au sol sont en torchis, toit de chaume ou de tôle type Eternit, elles ont peu d’ouvertures et sont donc sombres.
Celles sur pilotis sont en bois avec toit en végétaux séchés, elles ont des « fenêtres » sur presque toute la périphérie et sont donc très claires, de plus comme elles sont sur pilotis elles sont moins humides.
Revenons-en à la visite : si elles sont au sol on peut, en général rentrer en chaussures, mais si elles sont sur pilotis on laisse obligatoirement les chaussures au pied de l’escalier. Au dessus de l’entrée les talismans pour repousser les mauvais esprits, maladies et autres méchancetés.
L’organisation intérieure, en revanche, est similaire.
C’est en fait une seule grande pièce, en face de l’entrée l’autel des ancêtres et c’est dans cette zone que vous serez reçu. A droite ou à gauche le foyer pour faire la cuisine, puis d’un côté la chambre des jeunes mariés isolée par un rideau et de l’autre … ben tous les autres membres de la famille.
On a souvent été reçu par les épouses, belle fille, belle mère et par une tripotée d’enfants.
Vous êtes invités à vous asseoir et la guide entame la conversation en traduisant ce que la personne raconte et nos propres questions.
Les sujets principaux tournent autour de l’âge des différents membres du nombre d’enfants, des traditions liés au mariage ou à la composition familiale (qui a « hérité » de la belle-mère), si la jeune fille a fait des études, la composition du village et des chamanes.
Tout cela se passe autour d’un thé … sauf si le mari ou le beau père arrive entre temps, là ça se complique, la bouteille d’alcool de riz ou de maïs apparaît et il faut trinquer puis boire cul sec un petit verre d’eau de vie … enfin je dis un verre … c’est plutôt un « certain » nombre de verres, il faut donc ruser, car ça n’est pas bien vu de refuser, et quand enfin après avoir bien bataillé vous avez pu vous contenter de 2 verres voilà un autre homme qui rentre (fils, père ou beau père) et il faut recommencer !!!.
Le Vietnam essaye de sauvegarder le mieux possible l’identité de ses 54 ethnies minoritaires, ils ont par exemple le droit d’avoir plus d’enfants que les autres, ils sont payés pour envoyer les enfants à l’école, …
Personnellement je n’ai pas vu d’argent, en revanche la guide offre toujours quelque chose : fruits, jouets, fournitures scolaires, produits d’hygiène, …
Et notre guide à nous, me demanderez-vous ?
Elle est guide assermenté. Pour être guide ils doivent avoir un diplôme de langue et suivre une formation spécifique, ils peuvent être guide local ou général et doivent renouveler régulièrement leur carte. Elle est passionnée par les ethnies, elle aime beaucoup entrer en contact avec eux.
C’est une Vietnamienne convaincu et qui ne rigole pas avec « oncle Hô », elle a aussi su répondre à toutes les questions de Valérie concernant le nom de tous les fruits, légumes et plantes qu’on a vu. Le fait que Valérie puisse échanger avec elle nous a permis de mieux connaitre la vie des Vietnamiens et Vietnamiennes.
La présence de Jean-Pierre était un réel plus, d’autant plus qu’on s’est découvert des « références professionnelles » communes. Il apporte aussi la vision d’un européen vivant au Vietnam et comme il est plutôt objectif c’est intéressant.
Nous pensons que c’est la meilleure formule pour découvrir vraiment ce pays (du moins le nord), ses habitants, ses coutumes.
Au niveau tourisme à part les « spots majeurs » ( Baie d’Ha Long, Hanoï, Tam Coc, Mai Chau et Sapa) le Nord Vietnam n’est pas encore très structuré.
Les sollicitations diverses se concentrent également que sur ces points, dans le reste du pays vous ne serez pas accostés.
Visiter le Vietnam en mode routard ne vous permet pas facilement d’aller ailleurs que dans ces mêmes zones touristiques et ce serait bien dommage de ne pas voir le reste.
Le corollaire à ce faible nombre de touristes « en dehors des sentiers battus » fait que l’hôtellerie y est assez spartiate, la nourriture plus simple et pas occidentale (même au petit déjeuner), l’hygiène n’y est pas au niveau des standards européens et les transports longs, fatigants et chaotiques.
Nos coups de cœur :
Junior :
- les Vietnamiennes qui sont vraiment très belles (presque toutes !, avec une mention spéciale pour la Lolo Noire de Dong Van et la serveuse du Pan Hou)
- le Nord et la route qui nous a amené à Pan Hou (il y avait des rizières vraiment magnifiques)
- les journées en moto … on aurait été étonné du contraire
- en Hébergement chez Loan à Ninh Binh et chez Boï (nom auquel il a rajouté un « Jean »)
- l’alcool de riz !!! (censuré)
- le massage qui a suivi le bain de « tisanes »
Madame:
- également l’extrême nord (Dong Van et Méo Vac)
- la ballade d’une journée à partir de Pan Hou et le bain de « tisanes »
- la visite du village Tai à Ha Giang (également dans le nord)
- la cuisine en général (notamment à Méo Vac où nous n’aurions jamais osé rentrer seuls et le merveilleux café qui a suivi, avis partagé par Théo)
- la qualité de l’accueil aussi bien pour boire un thé, que pour partager un repas ou dormir, comme chez Boï. C’est vraiment un peuple souriant.
Moi :
- l’extrême nord aussi, les paysages vertigineux et néanmoins façonnés par l’homme
- les rizières en terrasse
- la cohabitation du style néo-communiste (bâtiments monumentaux, grands panneaux de propagandes, etc…) et de la vie « traditionnelle ».
Surtout dans l’extrême nord où on a l’impression d’être au bout du monde, il faut dire qu’on était à un jet de pierre de la Chine avec laquelle le Vietnam à des relations tendues.
- Le sourire des Vietnamiens (iennes), leur joie de vivre et leur côté entreprenant.
- La découverte des ethnies « colorées » avec toutes leurs coutumes … et je peux vous dire qu’il y a un paquet de « génies » qu’il ne faut pas contrarier (Hien en connait un rayon là-dessus !).
- La cuisine Vietnamienne, excellente - La randonnée à Pan Hou qui nous a permis de marcher « dans le décor » et découvrir les ethnies en même temps.
Cordialement Max
3 semaines en famille en Aôut au pays des gens qui sourient et des trains qui partent à l'heure.. English translation pending
Cette année , pas de paysage hallucinant, pas de faune exotique , pas de "rendez-vous en terre inconnue " : mieux : 3 semaines à 5 (avec nos 3 "grands ados" ) sur une autre planète , un univers parallèle ... : LE JAPON !
ITINERAIRE RAPIDE : pour un premier voyage, les circuits "classiques" comportent en gros une semaine à Tokyo et environs , et une semaine à Kyoto , ce que nous avons fait ; ça se complique quand on a la chance de disposer de quelques jours supplémentaires : après quelques interrogations liées essentiellement à la météo en Aôut , on a décidé d'intercaler (après Hiroshima-Miyajima ) , en louant une voiture, quelques jours sur Kyushu (Kumamoto-Aso) afin de voir un peu de "nature" ( nous sommes également fans de volcans ..) , et on a bien fait (pas de typhon ! ) ; autre "input" du programme : essayer de "profiter" des différentes fêtes , cérémonies, feux d'artifice ... qui ponctuent le mois d'Aôut au Japon ; au final le résultat fut donc :
J1 (30 juillet) : départ - J2 -->J7 : Tokyo (dont un jour à Nikko ) ; J8 (6 aout) : Hiroshima (cérémonie) ->Miyajima ; J9 : Kumamoto - J10-J11 : Aso - J12 : Kumamoto - J13 (11 aout) :Miyajima (fireworks) - J14 -> J18 : Kyoto (dont un jour à Nara (14 )pour la cérémonie des lanternes , et le 16 à Kyoto pour les feux de Daimonji ) - J19 (17 Aout) : départ TRANSPORTS : VOL : Turkish Airlines départ Genève ( donc escale courte (2-3h à Istanbul ) avec arrivée Tokyo et retour par Osaka ; tarif : 800 Eur ( vol pris en Avril ) ; Turkish a un service à bord très correct ( ciné +repas) ; Emirates propose également le panachage Tokyo /Osaka , avec un service encore supérieur , mais pour nos dates le tarif était plus élevé et le stop à Dubai plus long , d'où la préférence Turkish TRAIN /JR Pass : en fonction de notre itinéraire, JR pass une semaine activé au départ de Tokyo (J8 ) et se terminant J14 ( Kyoto + AR pour une soirée Osaka ) ; shinkansen réservés sur place la veille ( tokyo ->hiroshima , hiroshima ->kumamoto ) ... ou pas ( hiroshima ->kyoto ) : vu le nombre de trains , pas de problème pour trouver des places même durant la semaine de vacances (Obon ) des Japonais ; on est resté sans voix devant l'efficacité du personnel JR pour délivrer les pass , les billets , les réservations et répondre efficacement aux questions des "touristes" et on a apprécié le confort (place , clim , propreté ) des Shinkansen , sans parler évidemment du respect des horaires ... et on ne peut s'empêcher de comparer avec notre SNCF .... METRO/TRAIN : à Tokyo , prendre des cartes Suica qui évitent de perdre trop de temps à acheter des tickets et sont utilisables sur tous les réseaux (on a également pu les utiliser à Kyoto (lignes JR et métro )) VOITURE : utilisée pour 3 jours départ/retour Kumamoto ( afin de se déplacer facilement dans le secteur du mont Aso ) ; traduction du permis de conduire effectuée auparavant (on me l'a demandée lors de la prise du véhicule) - agence de loc/véhicule : Nissan Cube (histoire d'avoir un véhicule au look vraiment Japonais ! ) ; volume un peu limite pour 5 adultes avec bagages , mais ça passe pour 3 jours ; la conduite à gauche n'est pas un problème , la vitesse moyenne des conducteurs japonais est faible donc être modeste quant aux distances à parcourir chaque jour ... . GPS indispensable fourni à la loc (voix en anglais , cartes exclusivement en Japonais ) - bien penser à partir avec les numéros de téléphone des hôtels /sites prévus puisque le GPS ne fonctionne qu'avec ces infos ( précision du GPS m' a semblé excellente vs modèles "occidentaux ") ; à ceux qui hésitent à louer une voiture au Japon : en dehors des villes , faites le : ça vous permettra d'atteindre des secteurs sans "occidentaux " et comme tout au Japon , ça se fait très facilement !
DIVERS : GUIDES PAPIER : j'avais emmené le guide Voir aux illustrations toujours utiles et le LP récent "essentiel du Japon" (le LP classique est un gros pavé un peu lourd à transporter) ; sur place , plans , guides dispos un peu partout qui évitent donc de trop s'alourdir ( une loupe peut s'avérer parfois utile vu le niveau de détail des plans nippons... ! ) ; INTERNET : pouvoir se connecter localement pour par exemple consulter les horaires de transport (train , avion ...)sur le site :http://www.hyperdia.com/en/ est un plus ; mais pas toujours évident de trouver des spots wifi hors les hotels ( nécessité d'avoir un code dans les starbucks par ex : on sent que ce n'est pas "fait pour les touristes étrangers" ..) CLIMAT : évidemment Aôut n'est pas la période idéale, mais pas le choix ... ; chaleur supportable à Tokyo ( avec des pauses "clim" dès que c'est possible dans les magasins, le métro ....et vending machines tous les 100m ! ) , un peu plus pénible à Kyoto (38C dès le matin , c'est limite) ; les quelques jours sur Kyushu ont en fait été les plus supportables (altitude mont Aso = 1500m ) alors que sur les forums on nous promettait typhons , pluies diluviennes ... ; on a sans doute eu de la chance, car durant 3 semaines soleil et zéro goutte de pluie .... SANTE -SECURITE -HYGIENE-PROPRETE ... : ????????????????? (on comprend mieux après 3 semaines sur place combien les Japonais peuvent être désorientés lorsqu'ils viennent par exemple visiter notre beau pays , le métro , .... ) - évidemment , ne pas rater le rayon "Toto " dans un grand magasin ! ARGENT : viser un peu partout les magasins 7 Eleven dont les ATM acceptent les cartes visa européennes pour retirer du liquide ; sinon cartes visa et amex très souvent acceptées
HEBERGEMENT (j'ai laissé des avis plus détaillés sur tripadvisor ) : TOKYO : Cerulean Tower : "top Hotel " à Shibuya - le tarif est habituellement rédhibitoire , surtout à 5 .... mais il y avait une promo à -50 % en mars ... ; c'est donc la première fois ou j'ai réservé un hotel avant le billet d'avion ! ; sachant que , comme généralement au Japon , il y a possibilité d'annuler jusque quasiment la veille , j'ai pu ensuite " ajuster les dates exactes une fois le billet d'avion acheté ; les chambres sont magnifiques et spacieuses ( mini 20e étage ->vue sur Tokyo ), la situation top à 2 pas du "crossing" de Shibuya , le bar en haut de la tour façon Park Hyatt dans "lost in translation" un must (même si on n'y dort pas !) , et le service est , comment dire ... japonais ! KYOTO : Matsubaya Inn : Bien "coté" à juste raison sur les forums et sur tripadvisor : excellente situation à 10' à pied de la gare (donc très pratique puisque la majorité des sites à Kyoto se visitent avec bus/train départ gare ) , chambres (futons) très propres , wifi ... (mais ce n'est pas un "vrai" ryokan type celui testé à Aso ci-dessous ) MIYAJIMA : Nakaya B&B : 3 chambres impeccables , en plein centre du village ; à un tarif très compétitif pour Miyajima ; (la propriétaire parle un Anglais parfait ; allez y de ma part ! ) http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g1022438-d2413888-Reviews-Nakaya_B_B-Hatsukaichi_Hiroshima_Prefecture_Chugoku.html KUMAMOTO : Toyoko Inn : business hotel classique : tarif imbattable, tout le confort nécessaire , mais chambre très petite (maxi 2 /chambre) ; à 50 m de la gare , elle même à 50 m de la location de voiture -> très pratique ! ASO : Sozankyo Ryokan : "vrai " Ryokan à essayer au moins une nuit lors d'un séjour au Japon , pour avoir le plaisir de pratiquer l'onsen ("privé" et "public" cohabitent dans ce ryokan) , de se balader en yukata , de tester un "vrai" repas japonais ( menu long comme le bras, saveurs inconnues , poisson au petit déj ...) et d'apprécier le service nippon à son meilleur !
RESTAURANTS : un des points "forts" d'un séjour au Japon .... ; on a donc testé un peu de tout au niveau nourriture , ambiance ... . voici notre sélection (critiques sur tripadvisor pour plus de détails ... ) TOKYO :
Genki Sushi (shibuya ) : la description : http://localglobalworld.blogspot.fr/2012/10/genki-sushi-shibuya-tokyo.html
http://www.youtube.com/watch?v=f-UwaIriMdI
donc , plus fort que le tapis roulant de sushis , le sushi sur navette automatique qui s'arrête devant votre place ... ; rapide , efficace (japonais ...) , et en plus bon marché
Christon Cafe (shinjuku ) : déco kitch "religieuse chrétienne " évidemment inimaginable en Occident ; cuisine correcte
Ninja Restaurant (Akasaka) : resto à thème (donc Ninja) assez connu : décor "ninja" , serveurs " ninja" , menu japonais ( une dizaine de plats) très correct mais un peu cher
Robot Restaurant ( Shinjuku-kabuchiko ) : là on entre dans l'indescriptible : on n 'y vient pas pour le repas (lunch box banale) mais pour le spectacle dans la salle : à prendre au x ième degré , et pour (un peu ) comprendre ce qu'est le Japon "moderne" ( et par exemple enchainer le lendemain par un diner traditionnel dans un ryokan pour bien saisir le contraste ... ) ; pour l'anecdote le clip du groupe muse "panic station " a été pour partie tourné dans ce resto (http://www.youtube.com/watch?v=6uBK5kvakD8
HIROSHIMA : okonomi mura : " village des okonomiyakis" : dans un building, une quinzaine de restos identiques consacrés à la spécialité locale ( qu'on trouve heureusement aussi ailleurs au japon ! ) : l'okonomiyaki ! : pas cher, consistant ( ce qui n'est pas toujours le cas des "portions japonaises " un peu légères pour les estomacs occidentaux , donc plat bien apprécié de nos ados ! ) MIYAJIMA : tenter les huitres chaudes ....
JOUR APRES JOUR ....
J1 ->J6 : TOKYO
J1 : arrivée Narita vers 10h ; en logeant au Cerulean , le plus simple pour s'y rendre avec les bagages est de prendre un "limousine bus" qui amène directement à Shibuya ; après midi : visite à pied de Shibuya ( crossing , hachiko, building 109 , magasin tokyu hands , premiers pachinkos .... ) ; le quartier des "love hotels " (dogenzaka) très kitsch est à voir, et idem , il faut trouver les miniscules bars qui se trouvent en bordure de la ligne yamanote vers le nord )
J2 : Asakusa , Senso-Ji --> à pied jusque Ueno via kappabashi -dori ( quartier des ustensiles de cuisine mais pas trouvé les "usines" ou sont fabriqués les plats artificiels ; help !!!) - visite "rapide" du parc d'Ueno (tosho -gu , étang avec pédalos canards ...) --> à pied vers marché d'Ameyoko --> à pied vers Akihabara ... pause+test dans les nombreux "game center" ...
soirée à Shinjuku (kabuchiko , golden gai .... : ne pas rater le temple hanazone "caché " qui se trouve à proximité du golden gai )
J3 : Nikko ! ( vendredi, donc on a sciemment évité la cohue du we ) ... . à la classique question "que faire à proximité de Tokyo sur un jour" , j'avais donc opté pour Nikko ( histoire de prendre (un peu ... ) le frais et de voir des temples et un environnement un peu différents ) , et rejeté les autres sites Hakone ( peu de chance de voir le fuji en été ) et Kamakura ( vu qu'on allait ensuite à Nara-Kyoto ) ; comme on a quitté Tokyo pas très tot le matin , nous n'avons pas eu le temps de monter jusqu'aux lacs de chuzenji ( trajet en bus assez long et bus pas très fréquents) ; Sans JR pass activé , le meilleur plan pour se rendre à Nikko est d'aller à la gare d'Asakusa (tobu line) et de prendre le pass adhoc (plusieurs formules , mais comme dab, on vous expliquera au bureau ! )
Le soir , ça vaut la peine de repasser au senso -ji à Asakusa , puisque tout est "illuminé " et qu'il y a beaucoup moins de touristes (boutiques de l'allée fermées)
J4 : Ryogoku : pas de tournoi de Sumo en Aout (et le musée du sumo est fermé le Samedi ) , mais on avait bien l'intention avec nos ados de "visiter" une écurie ... ; j'avais noté l'adresse de "kokonoe beya" dans le secteur, et on a tenté le coup en sonnant à l'entrée vers 8H30 .... en insistant "un peu" , on nous a laissé entrer, et on a pu assister à la fin de l'entrainement (arriver plus tôt aurait été meilleur) : super expérience , impressionnant et à mon avis incontournable si on veut vraiment voir tous les aspects du Japon ... . Ensuite : musée Edo (dans le même quartier ) : les maquettes en particulier sont magnifiques ( avec évidemment le gout du détail propre aux Japonais ...) , puis retour Asakusa pour croisière sur la Sumida - Shinjuku (quartier moderne -> montée à la mairie de Tokyo )
J5 (dimanche ) : métro jusque Harajuku , puis : parc Yoyogi (pour voir les rockers à l'entrée du parc) - Meiji Jingu (pour voir les cérémonies de mariage) - Pont Harajuku ( pour voir les cosplayers , mais absents ce dimanche, sans doute à cause du festival à Nagoya au même moment nous a t on indiqué ! ) - Harajuku ( takeshita dori) - Omote sando avec arrêt obligatoire chez kiddyland pour les jouets et à l'oriental Bazaar pour les "souvenirs de bonne facture" - retour à pied Shibuya via les ruelles ...
J6 : Akasaka (temple hie jinja avec très belle allée de toris rouge , pour ceux qui n'iront pas à Fushimi Inari à Kyoto) -> Ginza ( juste pour se faire le magasin de jouets Hakuhinkan , à mon avis plus "riche " que kiddyland )) --> Odaiba : musée des sciences (miraikan : pas mal , mais on reste un peu sur sa faim pour la partie "robots" (alors qu'on parle sans cesse du Japon "pays des robots" .... ) , puis parc avec statue de la liberté pour la vue sur la baie, centre commercial "diver city " pour la statue taille réelle du robot gundam (18m ...) , , et Toyota megaweb pour les voitures pokemon ... FIN DU SEJOUR A TOKYO !!!!! : en 4.5 jours "intra muros" , on parvient donc à voir pas mal de choses bien différentes, en combinant marche , métro, voire bateau , en switchant en permanence entre le Japon ancien et actuel , sans overdose de temples ou de musées , et sans risquer à un seul moment l'ennui tant le "spectacle" est autant dans la rue que dans les points à "visiter" ; vue le "confort" du métro (clim, propreté etc ...) et les vendings machines à profusion , on n' a pas trop souffert de la chaleur et pu s'enfiler ce copieux programme sans overdose ni lassitude de nous 5 !
J7 (6 Aout) : départ Tokyo ( JR pass validé et résas effectuées la veille) - arrivée HIROSHIMA vers 14h : okonomi mura puis --> parc +musée de la Bombe
Volontairement, j'avais calé le programme pour étre à Hiroshima le jour anniversaire afin d'assister à l'émouvante cérémonie des lanternes
http://www.youtube.com/watch?v=lD9Imb3u8OU ; no comment .....
le soir , après la cérémonie , train +ferry (inclus dans le JR pass ) ->miyajima ( vers 21h , ferry et rues de Miyajima vides ...)
(ça se fait donc sur la journée , sans forcément devoir dormir à Hiroshima avant d'aller à Miyajima) -le Tori est éclairé jusque 23h ...
J8 : MIYAJIMA :
le matin , mont Misen ( AR en téléphérique, lui aussi avec clim , ventilateurs ... à la japonaise , car chaleur vraiment trop forte pour faire toute la ballade à pied) ;
vue assez dégagée sur la mer intérieure en haut, et temples sur le chemin pas mal ... donc ça vaut la peine d'y monter !
apres -midi : retour Hiroshima -> Shinkansen jusque Kumamoto (sans résa préalable)
J9 : KUMAMOTO - ASO : prise de la voiture de loc ("évidemment" on est au Japon, j'étais attendu ....), puis environ 2h de route jusque Aso ; montée au bord du cratère principal (on y est allé directement sans attendre , car pas "d'interdiction à cause des fumées toxiques ce jour-là ) - la vue est spectaculaire, même si , quand on y est passé, le lac volcanique était un peu dans la brume et pas de la couleur bleue outremer souvent visible sur les photos .. . pas un seul "occidental" aux alentours comme d'ailleurs durant les 3 jours passés dans cette région . le musée du volcan est intéressant également
J10 : ASO - BEPPU : une petite route de montagne spectaculaire permet de monter "droit " de Aso jusqu'au bord de la caldeira (demander le plan au sozankyo ) et de profiter des meilleurs points de vue sur l'ensemble du volcan ; ensuite trajet -> Hita -> Yufuin ->beppu -> retour Aso ; on a fait un stop à Yufuin : longue rue piétonne "touristique " intéressante surtout par le fait que nous étions les seuls non -japonais , mais le "folk art village" décrit dans le guide voir ne vaut pas tripette ... . A Beppu , visite au pas de course des enfers ( les 7 situés dans le même secteur avec le bassin bleu , le rouge .... ) : pas mal , mais pas incontournable et attention àux horaires de fermeture ( 17h , donc pas 17H05 ! )
J11 : ASO - TAKACHIHO-KUMAMOTO : le temple d'Aso est à voir (et comme dab pas envahi par les touristes ) ; ensuite direction la gorge de Takachiho (orgues basaltiques) - inutile d'espérer faire le petit tour en bateau au fond de la gorge : 3h d'attente ce jour-là .... (enfin plutôt entre 2H30 et 2H45 comme indiqué sur les panneaux mis à jour quasiment en temps réel ! ) ; tout le secteur (tour du mont Aso ) et le retour vers Kumamoto sont agréables a parcourir en voiture : routes peu fréquentées , mais ne pas espérer dépasser le 50 km/h de moyenne (les dépassements , l'usage du klaxon, les accélarations brusques ....etc étant bien entendu des pratiques complètement inusitées au Japon , mais on s'y fait ! ) ; pour compléter ce mini trip volcanique , on aurait aimé descendre par exemple jusque Yagoshima ( juste avant l'eruption du sakurajima ...) , ou pousser vers Nagasaki via le Unzen , mais il aurait fallu 2/3 jours de plus...
J12 (11 aout ) : KUMAMOTO -MIYAJIMA : le matin , visite du chateau : celui de Himeji étant en travaux, celui de Kumamoto , moins "fréquenté" fait très bien l'affaire si on veut avoir une bon exemple de chateau Japonais ( magnifiques salles "reconstruites" , plusieurs "tours" , énormes remparts , ...) ; après -midi shinkansen -> hiroshima ->miyajima ; la raison d'un second passage à Miyajima était la possibilité d'assister au feu d'artifice qui draine une foule énorme .. . :
http://gyozafox.wordpress.com/2010/08/15/sacred-fireworks/ ; vaut vraiment le déplacement , non seulement pour les "fireworks " eux -memes ( le combo feu + tori est très recherché .... ) mais également pour "l'atmosphère " de fête , les familles en yukatas , les trains et ferries bondés .... ) - on a eu le privilège de pouvoir encore dormir sur l'ile une fois la foule repartie ..
J13 : MIYAJIMA ->KYOTO ->OSAKA ->KYOTO
le matin , visite du sanctuaire Utsukushima , puis du Daisho-in : parmi les nombreux temples vus et à voir ensuiteà Kyoto , celui-ci , bouddhique , sort vraiment du lot , et il ne faut surtout quitter miyajima sans faire le détour (est sur le chemin du mont misen , pour les courageux ...) ; après midi : Hiroshima ->Kyoto , puis soirée à Osaka (pour profiter du dernier jour de notre JR pass ) - l'atmosphère de Dotonbori le soir "vaut le détour" et pas redondante avec par exemple shibuya-shinjuku à Tokyo .... entre le calme d'Aso et les soirées à Kyoto , ce petit intermède urbain à Osaka , avec une dose de pachinkos, game center ... fut bien apprécié par nos ados !
J14 : KYOTO :
circuit classique à pied à Higashiyama : Kyomizu dera -Yasaka- parc Maruyama- Chion in .... puis Gion Potoncho .... . ; un peu "pénible" sous la chaleur pas le choix ! J15 : KYOTO -NARA
matin : la suite classique : temple d'or - Ryoan Ji pour le jardin zen ... nb : plutot que de revenir en bus, on a pris les "petites lignes de train locales " départ près du Ryoan-Ji , pas plus long que le bus malgré les changements et beaucoup plus agréable (pas de touristes ...) ;
après midi : Nara
le but était de rester le soir pour la cérémonie des lanternes au sanctuaire Kasuga : c'est magnifique, mais le plus spectaculaire fut sans doute la vision de la tête du bouddah apparaissaissant par la fenètre d'habitude fermée du Todai-ji ; des milliers de japonais étaient venus voir ce spectacle ( Todai ji exceptionnellement ouvert et éclairé après 19h et entrée gratuite) et , à mon avis , ca justifie qu'on organise son séjour à Kyoto autour de cet événement ( davantage que daimonji bon fire le surlendemain à Kyoto )
J16 : KYOTO -ARASHIYAMA
on continue dans le classique : le matin temple d'argent -> chemin des philosophes (faire un petit détour pour voir le honen-in ) ; la vision des jardiniers qui enlévent les minuscules mauvaises herbes dans les jardins zen ( récolte journalière : maxi un bac ? ) est surréaliste .. -> nanzen ji
après midi : Arashiyama : la bambouseraie est à voir , mais en revanche le pont togetsu -kyo ne nous a pas vraiment impressionné ... ; en fait on venait principalement pour assister à la pêche aux cormorans (visible uniquement de juillet à septembre) : c'est évidemment "touristique" , mais quand même intéressant et permet de voir autre chose que des temples lors d'un séjour à Kyoto (et pas de touristes occidentaux ...) ; attention , les bateaux étaient pleins quand on l'a fait, mais on peut prendre les billets dès 18h ( séances à 19h et 20h ) .... ; pas tenté la descente en "raft japonais" proposée dans le secteur , car ne m'avait pas semblé vraiment "sportif" (des avis contraires ? )
J17 (16 Aout ) : KYOTO
matin : Fushimi Inari : magnifiques allées de toris rouge .... on n'est pas monté jusqu'en haut de la colline vu la chaleur , et ça ne semblait pas indispensable...
après midi : studios cinématographiques Toei (idem, histoire de voir autre chose que des temples ...) : entrée assez chère (et la plupart des attractions avec supplément ) , et niveau "moyen" (donc en résumé à notre avis , évitable surtout si on cherche à comparer avec des sites/parcs style "universal studios " aux USA )
le soir : Daimonji (kanji en feux sur les collines) ; l'OT de Kyoto fournit la liste détaillée des différents feux et des emplacements d'où les voir ; pour notre part , vers le pont Marutamachi (mais on ne voit que 2 feux ) ; attention , les feux ne sont visibles qu'environ 15' vers 20h donc nécessité d'etre au bon endroit tout de suite ! à choisir, cérémonie à Nara plus impressionnante
J18 :KYOTO
matin : temple To Ji ( proche de la gare , belle pagode)
après midi : marché Nishiki ( on ne se lasse pas des étals de poisson , des légumes emballés à l'unité ...) + galeries couvertes Teramachi
limousine bus -> Aéroport Osaka ... FIN !
CONCLUSION : les tops :
- pêle mêle les "poncifs " japonais qui se vérifient sur place : propreté, sécurité, organisation , ponctualité, pragmatisme , amabilité , sourire , sens du service ...
- le spectacle continuel dans la rue dû au décalage complet vs nos "standards" (avec le petit plus : les enseignes en "franponais" un peu partout ...)
- la nourriture (expériences culinaires, choix , tarifs ...) ,
- le peu de temps perdu dans les transports , les attentes diverses ... vu que tout est "fluide " ( donc notre programme a été "avalé " sans problème)
- les différents festivals , cérémonies .... auxquelles on a pu assister
- l'exotisme du en particulier à la "rareté " voire l'absence de touristes non-japonais
-destination à mon avis à privilégier (en famille ) avec des ados plutôt qu'avec des enfants ( sinon , une grande partie des "poncifs " ci-dessus risque de leur échapper ce qui serait dommage ) les bémols (pas de flops ! ) :
- climat pas idéal , mais c'était prévu et ne nous a pas "freiné " (on a cependant eu de la chance : pas de pluie, pas de typhon .. et ... zéro secousse sismique ressentie ) - paysages , nature , animaux : rien d'extraordinaire, mais on le savait avant d'y aller (idem évidemment pour le balnéaire , puisque okinawa pas au programme ) !
commentaires , réactions ...attendus avec impatience !
ITINERAIRE RAPIDE : pour un premier voyage, les circuits "classiques" comportent en gros une semaine à Tokyo et environs , et une semaine à Kyoto , ce que nous avons fait ; ça se complique quand on a la chance de disposer de quelques jours supplémentaires : après quelques interrogations liées essentiellement à la météo en Aôut , on a décidé d'intercaler (après Hiroshima-Miyajima ) , en louant une voiture, quelques jours sur Kyushu (Kumamoto-Aso) afin de voir un peu de "nature" ( nous sommes également fans de volcans ..) , et on a bien fait (pas de typhon ! ) ; autre "input" du programme : essayer de "profiter" des différentes fêtes , cérémonies, feux d'artifice ... qui ponctuent le mois d'Aôut au Japon ; au final le résultat fut donc :
J1 (30 juillet) : départ - J2 -->J7 : Tokyo (dont un jour à Nikko ) ; J8 (6 aout) : Hiroshima (cérémonie) ->Miyajima ; J9 : Kumamoto - J10-J11 : Aso - J12 : Kumamoto - J13 (11 aout) :Miyajima (fireworks) - J14 -> J18 : Kyoto (dont un jour à Nara (14 )pour la cérémonie des lanternes , et le 16 à Kyoto pour les feux de Daimonji ) - J19 (17 Aout) : départ TRANSPORTS : VOL : Turkish Airlines départ Genève ( donc escale courte (2-3h à Istanbul ) avec arrivée Tokyo et retour par Osaka ; tarif : 800 Eur ( vol pris en Avril ) ; Turkish a un service à bord très correct ( ciné +repas) ; Emirates propose également le panachage Tokyo /Osaka , avec un service encore supérieur , mais pour nos dates le tarif était plus élevé et le stop à Dubai plus long , d'où la préférence Turkish TRAIN /JR Pass : en fonction de notre itinéraire, JR pass une semaine activé au départ de Tokyo (J8 ) et se terminant J14 ( Kyoto + AR pour une soirée Osaka ) ; shinkansen réservés sur place la veille ( tokyo ->hiroshima , hiroshima ->kumamoto ) ... ou pas ( hiroshima ->kyoto ) : vu le nombre de trains , pas de problème pour trouver des places même durant la semaine de vacances (Obon ) des Japonais ; on est resté sans voix devant l'efficacité du personnel JR pour délivrer les pass , les billets , les réservations et répondre efficacement aux questions des "touristes" et on a apprécié le confort (place , clim , propreté ) des Shinkansen , sans parler évidemment du respect des horaires ... et on ne peut s'empêcher de comparer avec notre SNCF .... METRO/TRAIN : à Tokyo , prendre des cartes Suica qui évitent de perdre trop de temps à acheter des tickets et sont utilisables sur tous les réseaux (on a également pu les utiliser à Kyoto (lignes JR et métro )) VOITURE : utilisée pour 3 jours départ/retour Kumamoto ( afin de se déplacer facilement dans le secteur du mont Aso ) ; traduction du permis de conduire effectuée auparavant (on me l'a demandée lors de la prise du véhicule) - agence de loc/véhicule : Nissan Cube (histoire d'avoir un véhicule au look vraiment Japonais ! ) ; volume un peu limite pour 5 adultes avec bagages , mais ça passe pour 3 jours ; la conduite à gauche n'est pas un problème , la vitesse moyenne des conducteurs japonais est faible donc être modeste quant aux distances à parcourir chaque jour ... . GPS indispensable fourni à la loc (voix en anglais , cartes exclusivement en Japonais ) - bien penser à partir avec les numéros de téléphone des hôtels /sites prévus puisque le GPS ne fonctionne qu'avec ces infos ( précision du GPS m' a semblé excellente vs modèles "occidentaux ") ; à ceux qui hésitent à louer une voiture au Japon : en dehors des villes , faites le : ça vous permettra d'atteindre des secteurs sans "occidentaux " et comme tout au Japon , ça se fait très facilement !
DIVERS : GUIDES PAPIER : j'avais emmené le guide Voir aux illustrations toujours utiles et le LP récent "essentiel du Japon" (le LP classique est un gros pavé un peu lourd à transporter) ; sur place , plans , guides dispos un peu partout qui évitent donc de trop s'alourdir ( une loupe peut s'avérer parfois utile vu le niveau de détail des plans nippons... ! ) ; INTERNET : pouvoir se connecter localement pour par exemple consulter les horaires de transport (train , avion ...)sur le site :http://www.hyperdia.com/en/ est un plus ; mais pas toujours évident de trouver des spots wifi hors les hotels ( nécessité d'avoir un code dans les starbucks par ex : on sent que ce n'est pas "fait pour les touristes étrangers" ..) CLIMAT : évidemment Aôut n'est pas la période idéale, mais pas le choix ... ; chaleur supportable à Tokyo ( avec des pauses "clim" dès que c'est possible dans les magasins, le métro ....et vending machines tous les 100m ! ) , un peu plus pénible à Kyoto (38C dès le matin , c'est limite) ; les quelques jours sur Kyushu ont en fait été les plus supportables (altitude mont Aso = 1500m ) alors que sur les forums on nous promettait typhons , pluies diluviennes ... ; on a sans doute eu de la chance, car durant 3 semaines soleil et zéro goutte de pluie .... SANTE -SECURITE -HYGIENE-PROPRETE ... : ????????????????? (on comprend mieux après 3 semaines sur place combien les Japonais peuvent être désorientés lorsqu'ils viennent par exemple visiter notre beau pays , le métro , .... ) - évidemment , ne pas rater le rayon "Toto " dans un grand magasin ! ARGENT : viser un peu partout les magasins 7 Eleven dont les ATM acceptent les cartes visa européennes pour retirer du liquide ; sinon cartes visa et amex très souvent acceptées
HEBERGEMENT (j'ai laissé des avis plus détaillés sur tripadvisor ) : TOKYO : Cerulean Tower : "top Hotel " à Shibuya - le tarif est habituellement rédhibitoire , surtout à 5 .... mais il y avait une promo à -50 % en mars ... ; c'est donc la première fois ou j'ai réservé un hotel avant le billet d'avion ! ; sachant que , comme généralement au Japon , il y a possibilité d'annuler jusque quasiment la veille , j'ai pu ensuite " ajuster les dates exactes une fois le billet d'avion acheté ; les chambres sont magnifiques et spacieuses ( mini 20e étage ->vue sur Tokyo ), la situation top à 2 pas du "crossing" de Shibuya , le bar en haut de la tour façon Park Hyatt dans "lost in translation" un must (même si on n'y dort pas !) , et le service est , comment dire ... japonais ! KYOTO : Matsubaya Inn : Bien "coté" à juste raison sur les forums et sur tripadvisor : excellente situation à 10' à pied de la gare (donc très pratique puisque la majorité des sites à Kyoto se visitent avec bus/train départ gare ) , chambres (futons) très propres , wifi ... (mais ce n'est pas un "vrai" ryokan type celui testé à Aso ci-dessous ) MIYAJIMA : Nakaya B&B : 3 chambres impeccables , en plein centre du village ; à un tarif très compétitif pour Miyajima ; (la propriétaire parle un Anglais parfait ; allez y de ma part ! ) http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g1022438-d2413888-Reviews-Nakaya_B_B-Hatsukaichi_Hiroshima_Prefecture_Chugoku.html KUMAMOTO : Toyoko Inn : business hotel classique : tarif imbattable, tout le confort nécessaire , mais chambre très petite (maxi 2 /chambre) ; à 50 m de la gare , elle même à 50 m de la location de voiture -> très pratique ! ASO : Sozankyo Ryokan : "vrai " Ryokan à essayer au moins une nuit lors d'un séjour au Japon , pour avoir le plaisir de pratiquer l'onsen ("privé" et "public" cohabitent dans ce ryokan) , de se balader en yukata , de tester un "vrai" repas japonais ( menu long comme le bras, saveurs inconnues , poisson au petit déj ...) et d'apprécier le service nippon à son meilleur !
RESTAURANTS : un des points "forts" d'un séjour au Japon .... ; on a donc testé un peu de tout au niveau nourriture , ambiance ... . voici notre sélection (critiques sur tripadvisor pour plus de détails ... ) TOKYO :
Genki Sushi (shibuya ) : la description : http://localglobalworld.blogspot.fr/2012/10/genki-sushi-shibuya-tokyo.html
http://www.youtube.com/watch?v=f-UwaIriMdI
donc , plus fort que le tapis roulant de sushis , le sushi sur navette automatique qui s'arrête devant votre place ... ; rapide , efficace (japonais ...) , et en plus bon marché
Christon Cafe (shinjuku ) : déco kitch "religieuse chrétienne " évidemment inimaginable en Occident ; cuisine correcte
Ninja Restaurant (Akasaka) : resto à thème (donc Ninja) assez connu : décor "ninja" , serveurs " ninja" , menu japonais ( une dizaine de plats) très correct mais un peu cher
Robot Restaurant ( Shinjuku-kabuchiko ) : là on entre dans l'indescriptible : on n 'y vient pas pour le repas (lunch box banale) mais pour le spectacle dans la salle : à prendre au x ième degré , et pour (un peu ) comprendre ce qu'est le Japon "moderne" ( et par exemple enchainer le lendemain par un diner traditionnel dans un ryokan pour bien saisir le contraste ... ) ; pour l'anecdote le clip du groupe muse "panic station " a été pour partie tourné dans ce resto (http://www.youtube.com/watch?v=6uBK5kvakD8
HIROSHIMA : okonomi mura : " village des okonomiyakis" : dans un building, une quinzaine de restos identiques consacrés à la spécialité locale ( qu'on trouve heureusement aussi ailleurs au japon ! ) : l'okonomiyaki ! : pas cher, consistant ( ce qui n'est pas toujours le cas des "portions japonaises " un peu légères pour les estomacs occidentaux , donc plat bien apprécié de nos ados ! ) MIYAJIMA : tenter les huitres chaudes ....
JOUR APRES JOUR ....
J1 ->J6 : TOKYO
J1 : arrivée Narita vers 10h ; en logeant au Cerulean , le plus simple pour s'y rendre avec les bagages est de prendre un "limousine bus" qui amène directement à Shibuya ; après midi : visite à pied de Shibuya ( crossing , hachiko, building 109 , magasin tokyu hands , premiers pachinkos .... ) ; le quartier des "love hotels " (dogenzaka) très kitsch est à voir, et idem , il faut trouver les miniscules bars qui se trouvent en bordure de la ligne yamanote vers le nord )
J2 : Asakusa , Senso-Ji --> à pied jusque Ueno via kappabashi -dori ( quartier des ustensiles de cuisine mais pas trouvé les "usines" ou sont fabriqués les plats artificiels ; help !!!) - visite "rapide" du parc d'Ueno (tosho -gu , étang avec pédalos canards ...) --> à pied vers marché d'Ameyoko --> à pied vers Akihabara ... pause+test dans les nombreux "game center" ...
soirée à Shinjuku (kabuchiko , golden gai .... : ne pas rater le temple hanazone "caché " qui se trouve à proximité du golden gai )
J3 : Nikko ! ( vendredi, donc on a sciemment évité la cohue du we ) ... . à la classique question "que faire à proximité de Tokyo sur un jour" , j'avais donc opté pour Nikko ( histoire de prendre (un peu ... ) le frais et de voir des temples et un environnement un peu différents ) , et rejeté les autres sites Hakone ( peu de chance de voir le fuji en été ) et Kamakura ( vu qu'on allait ensuite à Nara-Kyoto ) ; comme on a quitté Tokyo pas très tot le matin , nous n'avons pas eu le temps de monter jusqu'aux lacs de chuzenji ( trajet en bus assez long et bus pas très fréquents) ; Sans JR pass activé , le meilleur plan pour se rendre à Nikko est d'aller à la gare d'Asakusa (tobu line) et de prendre le pass adhoc (plusieurs formules , mais comme dab, on vous expliquera au bureau ! )
Le soir , ça vaut la peine de repasser au senso -ji à Asakusa , puisque tout est "illuminé " et qu'il y a beaucoup moins de touristes (boutiques de l'allée fermées)
J4 : Ryogoku : pas de tournoi de Sumo en Aout (et le musée du sumo est fermé le Samedi ) , mais on avait bien l'intention avec nos ados de "visiter" une écurie ... ; j'avais noté l'adresse de "kokonoe beya" dans le secteur, et on a tenté le coup en sonnant à l'entrée vers 8H30 .... en insistant "un peu" , on nous a laissé entrer, et on a pu assister à la fin de l'entrainement (arriver plus tôt aurait été meilleur) : super expérience , impressionnant et à mon avis incontournable si on veut vraiment voir tous les aspects du Japon ... . Ensuite : musée Edo (dans le même quartier ) : les maquettes en particulier sont magnifiques ( avec évidemment le gout du détail propre aux Japonais ...) , puis retour Asakusa pour croisière sur la Sumida - Shinjuku (quartier moderne -> montée à la mairie de Tokyo )
J5 (dimanche ) : métro jusque Harajuku , puis : parc Yoyogi (pour voir les rockers à l'entrée du parc) - Meiji Jingu (pour voir les cérémonies de mariage) - Pont Harajuku ( pour voir les cosplayers , mais absents ce dimanche, sans doute à cause du festival à Nagoya au même moment nous a t on indiqué ! ) - Harajuku ( takeshita dori) - Omote sando avec arrêt obligatoire chez kiddyland pour les jouets et à l'oriental Bazaar pour les "souvenirs de bonne facture" - retour à pied Shibuya via les ruelles ...
J6 : Akasaka (temple hie jinja avec très belle allée de toris rouge , pour ceux qui n'iront pas à Fushimi Inari à Kyoto) -> Ginza ( juste pour se faire le magasin de jouets Hakuhinkan , à mon avis plus "riche " que kiddyland )) --> Odaiba : musée des sciences (miraikan : pas mal , mais on reste un peu sur sa faim pour la partie "robots" (alors qu'on parle sans cesse du Japon "pays des robots" .... ) , puis parc avec statue de la liberté pour la vue sur la baie, centre commercial "diver city " pour la statue taille réelle du robot gundam (18m ...) , , et Toyota megaweb pour les voitures pokemon ... FIN DU SEJOUR A TOKYO !!!!! : en 4.5 jours "intra muros" , on parvient donc à voir pas mal de choses bien différentes, en combinant marche , métro, voire bateau , en switchant en permanence entre le Japon ancien et actuel , sans overdose de temples ou de musées , et sans risquer à un seul moment l'ennui tant le "spectacle" est autant dans la rue que dans les points à "visiter" ; vue le "confort" du métro (clim, propreté etc ...) et les vendings machines à profusion , on n' a pas trop souffert de la chaleur et pu s'enfiler ce copieux programme sans overdose ni lassitude de nous 5 !
J7 (6 Aout) : départ Tokyo ( JR pass validé et résas effectuées la veille) - arrivée HIROSHIMA vers 14h : okonomi mura puis --> parc +musée de la Bombe
Volontairement, j'avais calé le programme pour étre à Hiroshima le jour anniversaire afin d'assister à l'émouvante cérémonie des lanternes
http://www.youtube.com/watch?v=lD9Imb3u8OU ; no comment .....
le soir , après la cérémonie , train +ferry (inclus dans le JR pass ) ->miyajima ( vers 21h , ferry et rues de Miyajima vides ...)
(ça se fait donc sur la journée , sans forcément devoir dormir à Hiroshima avant d'aller à Miyajima) -le Tori est éclairé jusque 23h ...
J8 : MIYAJIMA :
le matin , mont Misen ( AR en téléphérique, lui aussi avec clim , ventilateurs ... à la japonaise , car chaleur vraiment trop forte pour faire toute la ballade à pied) ;
vue assez dégagée sur la mer intérieure en haut, et temples sur le chemin pas mal ... donc ça vaut la peine d'y monter !
apres -midi : retour Hiroshima -> Shinkansen jusque Kumamoto (sans résa préalable)
J9 : KUMAMOTO - ASO : prise de la voiture de loc ("évidemment" on est au Japon, j'étais attendu ....), puis environ 2h de route jusque Aso ; montée au bord du cratère principal (on y est allé directement sans attendre , car pas "d'interdiction à cause des fumées toxiques ce jour-là ) - la vue est spectaculaire, même si , quand on y est passé, le lac volcanique était un peu dans la brume et pas de la couleur bleue outremer souvent visible sur les photos .. . pas un seul "occidental" aux alentours comme d'ailleurs durant les 3 jours passés dans cette région . le musée du volcan est intéressant également
J10 : ASO - BEPPU : une petite route de montagne spectaculaire permet de monter "droit " de Aso jusqu'au bord de la caldeira (demander le plan au sozankyo ) et de profiter des meilleurs points de vue sur l'ensemble du volcan ; ensuite trajet -> Hita -> Yufuin ->beppu -> retour Aso ; on a fait un stop à Yufuin : longue rue piétonne "touristique " intéressante surtout par le fait que nous étions les seuls non -japonais , mais le "folk art village" décrit dans le guide voir ne vaut pas tripette ... . A Beppu , visite au pas de course des enfers ( les 7 situés dans le même secteur avec le bassin bleu , le rouge .... ) : pas mal , mais pas incontournable et attention àux horaires de fermeture ( 17h , donc pas 17H05 ! )
J11 : ASO - TAKACHIHO-KUMAMOTO : le temple d'Aso est à voir (et comme dab pas envahi par les touristes ) ; ensuite direction la gorge de Takachiho (orgues basaltiques) - inutile d'espérer faire le petit tour en bateau au fond de la gorge : 3h d'attente ce jour-là .... (enfin plutôt entre 2H30 et 2H45 comme indiqué sur les panneaux mis à jour quasiment en temps réel ! ) ; tout le secteur (tour du mont Aso ) et le retour vers Kumamoto sont agréables a parcourir en voiture : routes peu fréquentées , mais ne pas espérer dépasser le 50 km/h de moyenne (les dépassements , l'usage du klaxon, les accélarations brusques ....etc étant bien entendu des pratiques complètement inusitées au Japon , mais on s'y fait ! ) ; pour compléter ce mini trip volcanique , on aurait aimé descendre par exemple jusque Yagoshima ( juste avant l'eruption du sakurajima ...) , ou pousser vers Nagasaki via le Unzen , mais il aurait fallu 2/3 jours de plus...
J12 (11 aout ) : KUMAMOTO -MIYAJIMA : le matin , visite du chateau : celui de Himeji étant en travaux, celui de Kumamoto , moins "fréquenté" fait très bien l'affaire si on veut avoir une bon exemple de chateau Japonais ( magnifiques salles "reconstruites" , plusieurs "tours" , énormes remparts , ...) ; après -midi shinkansen -> hiroshima ->miyajima ; la raison d'un second passage à Miyajima était la possibilité d'assister au feu d'artifice qui draine une foule énorme .. . :
http://gyozafox.wordpress.com/2010/08/15/sacred-fireworks/ ; vaut vraiment le déplacement , non seulement pour les "fireworks " eux -memes ( le combo feu + tori est très recherché .... ) mais également pour "l'atmosphère " de fête , les familles en yukatas , les trains et ferries bondés .... ) - on a eu le privilège de pouvoir encore dormir sur l'ile une fois la foule repartie ..
J13 : MIYAJIMA ->KYOTO ->OSAKA ->KYOTO
le matin , visite du sanctuaire Utsukushima , puis du Daisho-in : parmi les nombreux temples vus et à voir ensuiteà Kyoto , celui-ci , bouddhique , sort vraiment du lot , et il ne faut surtout quitter miyajima sans faire le détour (est sur le chemin du mont misen , pour les courageux ...) ; après midi : Hiroshima ->Kyoto , puis soirée à Osaka (pour profiter du dernier jour de notre JR pass ) - l'atmosphère de Dotonbori le soir "vaut le détour" et pas redondante avec par exemple shibuya-shinjuku à Tokyo .... entre le calme d'Aso et les soirées à Kyoto , ce petit intermède urbain à Osaka , avec une dose de pachinkos, game center ... fut bien apprécié par nos ados !
J14 : KYOTO :
circuit classique à pied à Higashiyama : Kyomizu dera -Yasaka- parc Maruyama- Chion in .... puis Gion Potoncho .... . ; un peu "pénible" sous la chaleur pas le choix ! J15 : KYOTO -NARA
matin : la suite classique : temple d'or - Ryoan Ji pour le jardin zen ... nb : plutot que de revenir en bus, on a pris les "petites lignes de train locales " départ près du Ryoan-Ji , pas plus long que le bus malgré les changements et beaucoup plus agréable (pas de touristes ...) ;
après midi : Nara
le but était de rester le soir pour la cérémonie des lanternes au sanctuaire Kasuga : c'est magnifique, mais le plus spectaculaire fut sans doute la vision de la tête du bouddah apparaissaissant par la fenètre d'habitude fermée du Todai-ji ; des milliers de japonais étaient venus voir ce spectacle ( Todai ji exceptionnellement ouvert et éclairé après 19h et entrée gratuite) et , à mon avis , ca justifie qu'on organise son séjour à Kyoto autour de cet événement ( davantage que daimonji bon fire le surlendemain à Kyoto )
J16 : KYOTO -ARASHIYAMA
on continue dans le classique : le matin temple d'argent -> chemin des philosophes (faire un petit détour pour voir le honen-in ) ; la vision des jardiniers qui enlévent les minuscules mauvaises herbes dans les jardins zen ( récolte journalière : maxi un bac ? ) est surréaliste .. -> nanzen ji
après midi : Arashiyama : la bambouseraie est à voir , mais en revanche le pont togetsu -kyo ne nous a pas vraiment impressionné ... ; en fait on venait principalement pour assister à la pêche aux cormorans (visible uniquement de juillet à septembre) : c'est évidemment "touristique" , mais quand même intéressant et permet de voir autre chose que des temples lors d'un séjour à Kyoto (et pas de touristes occidentaux ...) ; attention , les bateaux étaient pleins quand on l'a fait, mais on peut prendre les billets dès 18h ( séances à 19h et 20h ) .... ; pas tenté la descente en "raft japonais" proposée dans le secteur , car ne m'avait pas semblé vraiment "sportif" (des avis contraires ? )
J17 (16 Aout ) : KYOTO
matin : Fushimi Inari : magnifiques allées de toris rouge .... on n'est pas monté jusqu'en haut de la colline vu la chaleur , et ça ne semblait pas indispensable...
après midi : studios cinématographiques Toei (idem, histoire de voir autre chose que des temples ...) : entrée assez chère (et la plupart des attractions avec supplément ) , et niveau "moyen" (donc en résumé à notre avis , évitable surtout si on cherche à comparer avec des sites/parcs style "universal studios " aux USA )
le soir : Daimonji (kanji en feux sur les collines) ; l'OT de Kyoto fournit la liste détaillée des différents feux et des emplacements d'où les voir ; pour notre part , vers le pont Marutamachi (mais on ne voit que 2 feux ) ; attention , les feux ne sont visibles qu'environ 15' vers 20h donc nécessité d'etre au bon endroit tout de suite ! à choisir, cérémonie à Nara plus impressionnante
J18 :KYOTO
matin : temple To Ji ( proche de la gare , belle pagode)
après midi : marché Nishiki ( on ne se lasse pas des étals de poisson , des légumes emballés à l'unité ...) + galeries couvertes Teramachi
limousine bus -> Aéroport Osaka ... FIN !
CONCLUSION : les tops :
- pêle mêle les "poncifs " japonais qui se vérifient sur place : propreté, sécurité, organisation , ponctualité, pragmatisme , amabilité , sourire , sens du service ...
- le spectacle continuel dans la rue dû au décalage complet vs nos "standards" (avec le petit plus : les enseignes en "franponais" un peu partout ...)
- la nourriture (expériences culinaires, choix , tarifs ...) ,
- le peu de temps perdu dans les transports , les attentes diverses ... vu que tout est "fluide " ( donc notre programme a été "avalé " sans problème)
- les différents festivals , cérémonies .... auxquelles on a pu assister
- l'exotisme du en particulier à la "rareté " voire l'absence de touristes non-japonais
-destination à mon avis à privilégier (en famille ) avec des ados plutôt qu'avec des enfants ( sinon , une grande partie des "poncifs " ci-dessus risque de leur échapper ce qui serait dommage ) les bémols (pas de flops ! ) :
- climat pas idéal , mais c'était prévu et ne nous a pas "freiné " (on a cependant eu de la chance : pas de pluie, pas de typhon .. et ... zéro secousse sismique ressentie ) - paysages , nature , animaux : rien d'extraordinaire, mais on le savait avant d'y aller (idem évidemment pour le balnéaire , puisque okinawa pas au programme ) !
commentaires , réactions ...attendus avec impatience !
Trois semaines au Japon: voir Hiroshima et/ou Nagasaki English translation pending
Bonjour,
Je voudrais partir au Japon au mois d'octobre pendant 3 semaines. J'ai acheté un guide et je suis en train de regarder un éventuel parcours. Je n'ai pas encore pris mon billet, j’attends de valider le parcours mais le prix du billet est aux alentours de 750euros (avec escale).
Je me pose donc la question, ou aller pendant cette période (octobre) et surtout, pour un 1er séjour, que faire sachant que je veux bien un peu de ville mais je suis surtout intéressée par le côté traditionnel et la nature. je vais donc avoir 20 jours sur place.
- Tokyo (4j) - Kyoto (5j) - Hiroshima ou Nagasaki : vu les avis, je me pose la question sur l’intérêt de Nagasaki... - ? - Retour Tokyo (2j) à priori pour repartir, sauf si je peux partir du sud
Merci pour vos avis
Je voudrais partir au Japon au mois d'octobre pendant 3 semaines. J'ai acheté un guide et je suis en train de regarder un éventuel parcours. Je n'ai pas encore pris mon billet, j’attends de valider le parcours mais le prix du billet est aux alentours de 750euros (avec escale).
Je me pose donc la question, ou aller pendant cette période (octobre) et surtout, pour un 1er séjour, que faire sachant que je veux bien un peu de ville mais je suis surtout intéressée par le côté traditionnel et la nature. je vais donc avoir 20 jours sur place.
- Tokyo (4j) - Kyoto (5j) - Hiroshima ou Nagasaki : vu les avis, je me pose la question sur l’intérêt de Nagasaki... - ? - Retour Tokyo (2j) à priori pour repartir, sauf si je peux partir du sud
Merci pour vos avis
Itinéraire d'un second voyage au Japon English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare actuellement un 2ème voyage d'1 mois au Japon.
Le premier suivait cet itinéraire :
- Tôkyô - Kyôto - Kagoshima/Sakurajima/Ibusuki - Miyazaki - Ôsaka - Morioka - Tôno - Aomori/Osorezan - Tôkyô - Kawasaki - Yokohama - Tôkyô
J'avais pris un JR-Pass 3 semaines. Et j'ai fait effectivement pas mal de train, mais tout s'est formidablement bien déroulé.
Bref, que pensez-vous de ce prochain itinéraire :
- Tôkyô (2j) - Hiraizumi (2j) - Yamadera/Tendô (2j) (- Morioka pour acheter quelques senbei ou éventuellement refaire l'Aki Matsuri) - Tôkyô (1j pour le transfert dans le Kansai) - Ôsaka (2j) - Uji (2j) - Péninsule de Kii (Shirahama, Kumano, Ise) (3j) - Kôya-san (1j) - Kagoshima/Ibusuki/Sakurajima/Péninsule d'Ôsumi(4j) (J'adore cette région donc j'y retourne) - Yakushima (2j) - Miyazaki/Udo-jinja (2j) - Fukuoka/Kunisaki (2j) - Tôkyô/ Péninsule d'Izu (4j)
Je compte bien évidemment tout faire en train (sauf Yakushima ou je louerai une voiture). Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des remarques, des conseils ? J'aurais bien ajouté des petites villes comme Tsuruga, Fukui, Matsue....mais je ne sais pas encore...
Je prépare actuellement un 2ème voyage d'1 mois au Japon.
Le premier suivait cet itinéraire :
- Tôkyô - Kyôto - Kagoshima/Sakurajima/Ibusuki - Miyazaki - Ôsaka - Morioka - Tôno - Aomori/Osorezan - Tôkyô - Kawasaki - Yokohama - Tôkyô
J'avais pris un JR-Pass 3 semaines. Et j'ai fait effectivement pas mal de train, mais tout s'est formidablement bien déroulé.
Bref, que pensez-vous de ce prochain itinéraire :
- Tôkyô (2j) - Hiraizumi (2j) - Yamadera/Tendô (2j) (- Morioka pour acheter quelques senbei ou éventuellement refaire l'Aki Matsuri) - Tôkyô (1j pour le transfert dans le Kansai) - Ôsaka (2j) - Uji (2j) - Péninsule de Kii (Shirahama, Kumano, Ise) (3j) - Kôya-san (1j) - Kagoshima/Ibusuki/Sakurajima/Péninsule d'Ôsumi(4j) (J'adore cette région donc j'y retourne) - Yakushima (2j) - Miyazaki/Udo-jinja (2j) - Fukuoka/Kunisaki (2j) - Tôkyô/ Péninsule d'Izu (4j)
Je compte bien évidemment tout faire en train (sauf Yakushima ou je louerai une voiture). Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des remarques, des conseils ? J'aurais bien ajouté des petites villes comme Tsuruga, Fukui, Matsue....mais je ne sais pas encore...
Comment faire pour aller au Japon pour un Algérien? English translation pending
Ohayo gozaimasu ^_^!!
Je suis Algérien , et j'ai l'intention d'aller au japon lorsque j'aurais mon BAC (si dieu veux ^^ ).et j'ai l'intention d'y aller seul. avant de poster sur le forum j'ai fait plusieurs recherche sur le net, j'ai aussi visiter le site de l'ambassade du japon, mais en vain. ça ne répond a mes question. car mes question se porte plus sur les démarches administratifs (comment se déroule-t-il?? ).et comment faire si on a pas de Lettre D'invitation (Shohei Riyusho)?? Alors si une personne et déjà aller au japon de l’Algérie.et qu'il veuille bien répondre a mes question ça me seras d'une grande aide ^_^
merci d'avance.
Je suis Algérien , et j'ai l'intention d'aller au japon lorsque j'aurais mon BAC (si dieu veux ^^ ).et j'ai l'intention d'y aller seul. avant de poster sur le forum j'ai fait plusieurs recherche sur le net, j'ai aussi visiter le site de l'ambassade du japon, mais en vain. ça ne répond a mes question. car mes question se porte plus sur les démarches administratifs (comment se déroule-t-il?? ).et comment faire si on a pas de Lettre D'invitation (Shohei Riyusho)?? Alors si une personne et déjà aller au japon de l’Algérie.et qu'il veuille bien répondre a mes question ça me seras d'une grande aide ^_^
merci d'avance.
Retour de Birmanie sans aucune réservation d'hôtel English translation pending
Bonjour à tous,
Nous rentrons de Birmanie avec ma copine, nous y avons passé 2 semaines et nous n'avions rien réservé, mais absolument rien.
Je dois avouer que j’étais un peu inquiet au vu des différents avis, mais au final on toujours trouvé une chambre soit le jour même, soit en appelant 1 ou 2 jours avant.
Nous avons quasiment toujours payé 30$, la seule fois ou nous avons un peu plus galéré c’était à NYAUNGSHWE, nous arrivions d'un trek de 3 jours, les premiers hôtels que j'ai appelé étaient tous complets, le 4eme hôtel me propose une chambre à 60$, on l'a prise mais c’était presque du luxe. Le lendemain nous avons trouvé facilement un autre hôtel à 30$ la nuit.
Par contre il vaut mieux arriver sur place le matin pour chercher, je répète ce que tout le monde dit mais les Birmans sont extrêmement gentils, souriants, accueillants et rigolos.
Voila bon voyage a tous
Nous rentrons de Birmanie avec ma copine, nous y avons passé 2 semaines et nous n'avions rien réservé, mais absolument rien.
Je dois avouer que j’étais un peu inquiet au vu des différents avis, mais au final on toujours trouvé une chambre soit le jour même, soit en appelant 1 ou 2 jours avant.
Nous avons quasiment toujours payé 30$, la seule fois ou nous avons un peu plus galéré c’était à NYAUNGSHWE, nous arrivions d'un trek de 3 jours, les premiers hôtels que j'ai appelé étaient tous complets, le 4eme hôtel me propose une chambre à 60$, on l'a prise mais c’était presque du luxe. Le lendemain nous avons trouvé facilement un autre hôtel à 30$ la nuit.
Par contre il vaut mieux arriver sur place le matin pour chercher, je répète ce que tout le monde dit mais les Birmans sont extrêmement gentils, souriants, accueillants et rigolos.
Voila bon voyage a tous
Translating a French driver's license for car rental in Japan
Hello,
Thinking this might be useful for VF members who, like me, want to get their French driver’s license translated for a car rental in Japan, here’s the email I received this morning from the consular authorities in Tokyo:
Dear Sir,
You can obtain the translation from the Japan Automobile Federation (JAF). Address: 2-2-17 Shiba, Minato-ku, Tokyo 105-8562 Phone: 81-3-6833-9100 Email: kchosa@jaf.or.jp Website: http://www.jaf.or.jp/e/trans_f.htm (To find their office in Sapporo: http://www.jaf.or.jp/e/list_translation.htm)
Information about driver’s licenses is available on our website: http://www.ambafrance-jp.org/spip.php?article781&var_recherche=driver’s%20license The consular section can no longer provide driver’s license translation services.
Best regards,
Consular Section
So, according to this message, no more mail-in translations through the consular authorities.
Sayonara.
Thinking this might be useful for VF members who, like me, want to get their French driver’s license translated for a car rental in Japan, here’s the email I received this morning from the consular authorities in Tokyo:
Dear Sir,
You can obtain the translation from the Japan Automobile Federation (JAF). Address: 2-2-17 Shiba, Minato-ku, Tokyo 105-8562 Phone: 81-3-6833-9100 Email: kchosa@jaf.or.jp Website: http://www.jaf.or.jp/e/trans_f.htm (To find their office in Sapporo: http://www.jaf.or.jp/e/list_translation.htm)
Information about driver’s licenses is available on our website: http://www.ambafrance-jp.org/spip.php?article781&var_recherche=driver’s%20license The consular section can no longer provide driver’s license translation services.
Best regards,
Consular Section
So, according to this message, no more mail-in translations through the consular authorities.
Sayonara.
Grande hésitation voyage: Japon ou Thaïlande? English translation pending
Bonjour, j'ai déjà voyagé quelques fois mais cette fois ci j'hésite vraiment entre ces deux pays.
Je partirai entre début Janvier et Mi Février, les prix des billets d'avion depuis ma ville sont encore raisonnables.
Cela fait 1 an que je rêve litéralement jour et nuit d'aller au Japon. Si cette fois si je partirais, ce serait pour environ 2 semaines principalement à Tokyo et autour.
Mais depuis que je sais que je vais faire un voyage, l'idée de la Thailande m'a aussi bien plus.
Ce ne serait pas le même type de voyage, en gros voici, de mon point de vue, la comparaison des deux destinations:
(1)Japon - (2)Thailande
1 J'ai toujours rêvé d'y aller 2 Cela fait que quelque semaines que j'envisage d'y aller
1 Principalement visite d'une grande métropole (beaucoup de marche, peu de repos) 2 Visite d'une métropole "exotique" et vacances de rêve au bord de la mer
1 0° à 10° tout au plus 2 autour des 30°
1 Impression de déjà connaitre le Japon et toutes ses traditions par coeur (aucune surprises) 2 Découverte et aventure d'un pays dont je ne connais rien
1 Même budget que la thailande pour beaucoup moins de prestations 2 Même budget que le Japon pour 5 fois plus que le Japon
1 Content d'aller au Japon mais frustré de ne pas passer de vraies vacances (mer, soleil) 2 Content de passer de super vacances de rêves mais très frustré de louper le japon
Pouvez-vous me conseiller basé sur mes impressions ou alors me donner un choix logique pour les périodes sélectionnées? Je suis vraiment perdu. Bon je ne vais pas me plaindre de voyager, mais c'est dur de faire un tel choix!
Merci d'avance.
Je partirai entre début Janvier et Mi Février, les prix des billets d'avion depuis ma ville sont encore raisonnables.
Cela fait 1 an que je rêve litéralement jour et nuit d'aller au Japon. Si cette fois si je partirais, ce serait pour environ 2 semaines principalement à Tokyo et autour.
Mais depuis que je sais que je vais faire un voyage, l'idée de la Thailande m'a aussi bien plus.
Ce ne serait pas le même type de voyage, en gros voici, de mon point de vue, la comparaison des deux destinations:
(1)Japon - (2)Thailande
1 J'ai toujours rêvé d'y aller 2 Cela fait que quelque semaines que j'envisage d'y aller
1 Principalement visite d'une grande métropole (beaucoup de marche, peu de repos) 2 Visite d'une métropole "exotique" et vacances de rêve au bord de la mer
1 0° à 10° tout au plus 2 autour des 30°
1 Impression de déjà connaitre le Japon et toutes ses traditions par coeur (aucune surprises) 2 Découverte et aventure d'un pays dont je ne connais rien
1 Même budget que la thailande pour beaucoup moins de prestations 2 Même budget que le Japon pour 5 fois plus que le Japon
1 Content d'aller au Japon mais frustré de ne pas passer de vraies vacances (mer, soleil) 2 Content de passer de super vacances de rêves mais très frustré de louper le japon
Pouvez-vous me conseiller basé sur mes impressions ou alors me donner un choix logique pour les périodes sélectionnées? Je suis vraiment perdu. Bon je ne vais pas me plaindre de voyager, mais c'est dur de faire un tel choix!
Merci d'avance.
Un choix difficile: Inde, Maldives, Hong Kong...? English translation pending
Bonjour,
j'ai lu beaucoup de msg avant de poster celui-ci, je sais qu'il y a donc pas mal de sujets similaires, mais certains sont anciens donc je me permet de le poster.
Voilà, j'ai pas mal voyagé avant d'avoir mon fils, il a maintenant 3 ans et je voudrais partir avec lui (et le papa). Je me torture l'esprit sur le choix de la destination, en sachant que je n'aurais que 10 jours de vacances et que je suis obligé de partir à la période de noël-jour de l'an. Donc je recherche un pays où la saison sera agréable, pas trop "dangereux" pour un enfant au niveau sanitaire, et dépaysant. (en sachant que je voudrait plutot partir en Asie) J'avais pensé à plusieurs pays : l'Inde enfin le Kérala, qui serait ma destination de prédilection, mais j'ai peur pour mon des maladies transmises par les moustiques (pas trop envie qu'il prenne en traitement anti-palu) et les vaccins, faire ou pas faire? J'ai aussi pensé aux Maldives, pour le coup je sais que je ne risque pas grand chose mais j'ai peur de m'ennuyer... juste aller à la plage... Et à Hong Kong, ville plutot sure, mais c'est une très grande ville et je recherchais un peu verdure... Voilà, je sais que ces destinations sont très différentes.... et si vous avez d'autres idées de pays à visiter avec un enfant de 3 ans je suis preneuse, et je vous remercie par avance pour votre partage d'expérience!
j'ai lu beaucoup de msg avant de poster celui-ci, je sais qu'il y a donc pas mal de sujets similaires, mais certains sont anciens donc je me permet de le poster.
Voilà, j'ai pas mal voyagé avant d'avoir mon fils, il a maintenant 3 ans et je voudrais partir avec lui (et le papa). Je me torture l'esprit sur le choix de la destination, en sachant que je n'aurais que 10 jours de vacances et que je suis obligé de partir à la période de noël-jour de l'an. Donc je recherche un pays où la saison sera agréable, pas trop "dangereux" pour un enfant au niveau sanitaire, et dépaysant. (en sachant que je voudrait plutot partir en Asie) J'avais pensé à plusieurs pays : l'Inde enfin le Kérala, qui serait ma destination de prédilection, mais j'ai peur pour mon des maladies transmises par les moustiques (pas trop envie qu'il prenne en traitement anti-palu) et les vaccins, faire ou pas faire? J'ai aussi pensé aux Maldives, pour le coup je sais que je ne risque pas grand chose mais j'ai peur de m'ennuyer... juste aller à la plage... Et à Hong Kong, ville plutot sure, mais c'est une très grande ville et je recherchais un peu verdure... Voilà, je sais que ces destinations sont très différentes.... et si vous avez d'autres idées de pays à visiter avec un enfant de 3 ans je suis preneuse, et je vous remercie par avance pour votre partage d'expérience!
Air Tahiti Nui et tourisme polynésien English translation pending
Excellent article de la TRIBUNE qui analyse finement la situation d'ATN et du tourisme polynésien intimement liés :
Lancée cette semaine, en haute saison touristique, la grève des stewards et hôtesses de la compagnie aérienne Air Tahiti Nui, bloquant près de 1000 passagers traduit les difficultés de cette compagnie condamnée à poursuivre son plan de réduction de coûts, mais aussi celles du tourisme en Polynésie française, premier secteur d'activité. La compagnie prévoit de réduire le nombre de personnels navigants commerciaux (PNC) à bord des avions en les faisant passer de 10 à 9 en raison de la reconfiguration des cabines et la suppression de la première classe. Les syndicats protestent alors que " 35 PNC ont déjà quitté l'entreprise en départ volontaire », a déclaré à l'AFP Pierre Tetohu, représentant syndical du SYNACO, syndicat majoritaire chez les PNC d'Air Tahiti Nui. La direction voudrait également supprimer le treizième mois pour réduire ses coûts. La compagnie est touchée par la cherté du prix du baril et vit sur un marché qui s'effrite d'années en années. Le nombre de visiteurs en Polynésie française est en effet passé de 233.326, en 2000, à 162.776, en 2011, soit le niveau de fréquentation des années 80. Accor ferme le Sofitel Tahiti Maeva Beach Les hôtels ferment les uns après les autres. Mardi, Accor a annoncé la fermeture le 30 novembre prochain du Sofitel Tahiti Maeva Beach, l'un des hôtels les plus prestigieux de l'archipel, après 40 ans d'activité. L'établissement cumule des pertes d'environ 20 millions d'euros. Cent cinq emplois vont être supprimés. Accor envisage des reclassements dans d'autres hôtels de Polynésie. Il s'agit de la onzième fermeture d'hôtel en 5 ans, selon le service du tourisme de la Polynésie française, sans compter les changements d'enseignes, alors que six hôtels ont ouvert sur la même période. Le Club Med a fermé son établissement de Moorea il y a quelques années, celui de Bora Bora en 2009. Le Bora Bora Lagoon Resort a fait de même en septembre 2010, le Hilton Tahiti aussi quelques mois plus tôt, le Mandarin en juin 2011, et le Royal Papeete récemment. « Tous les hôtels devraient fermer si on était raisonnables. Les pertes sont abysalles (...) structurellement, il y a un vrai problème », a expliqué à Reuters Joël Allain, un investisseur local présent dans les hôtels des îles à travers la chaîne des « Pearl ». Les tarifs d'Air Tahiti Nui pointés du doigt par les hôteliers
Pour les hôteliers, les raisons de cet effondrement sont imputables aux tarifs trop élevés pratiqués par Air Tahiti Nui depuis son partenariat avec Air France, et par les grèves à répétition de son personnel et de celui de Air Tahiti et de celui de l'aéroport. « Actuellement, on est hors marché. Notre billet international est trop cher et notre billet inter-îles aussi », estime Franck Guillot, président de la Fédération de l'hôtellerie indépendante. Air Tahiti Nui a perdu 8,7 millions d'euros en 2011 L'accusation est classique. Partout dans le monde, les hôteliers tapent sur les compagnies aériennes quand la fréquentation chute. Pour autant, il est difficile de suspecter Air Tahiti Nui de pratiquer des tarifs élevés pour engranger les profits. La compagnie est en sérieuses difficultés depuis des années. En 2011, elle a perdu 8,7 millions d'euros malgré une hausse de son chiffre d'affaires de 4%, à 238,8 millions. Les recettes ne compensent pas les coûts (dont ceux du carburant qui ont bondi de 20 millions, soit une hausse de 40%). Sur des vols aussi longs que ceux en vigueur entre l'Europe et la Polynésie, les charges sont extrêmement élevées. Les résultats auraient été bien pire sans la baisse de coûts de 5 millions d'euros réalisés depuis 2010.
Lancée cette semaine, en haute saison touristique, la grève des stewards et hôtesses de la compagnie aérienne Air Tahiti Nui, bloquant près de 1000 passagers traduit les difficultés de cette compagnie condamnée à poursuivre son plan de réduction de coûts, mais aussi celles du tourisme en Polynésie française, premier secteur d'activité. La compagnie prévoit de réduire le nombre de personnels navigants commerciaux (PNC) à bord des avions en les faisant passer de 10 à 9 en raison de la reconfiguration des cabines et la suppression de la première classe. Les syndicats protestent alors que " 35 PNC ont déjà quitté l'entreprise en départ volontaire », a déclaré à l'AFP Pierre Tetohu, représentant syndical du SYNACO, syndicat majoritaire chez les PNC d'Air Tahiti Nui. La direction voudrait également supprimer le treizième mois pour réduire ses coûts. La compagnie est touchée par la cherté du prix du baril et vit sur un marché qui s'effrite d'années en années. Le nombre de visiteurs en Polynésie française est en effet passé de 233.326, en 2000, à 162.776, en 2011, soit le niveau de fréquentation des années 80. Accor ferme le Sofitel Tahiti Maeva Beach Les hôtels ferment les uns après les autres. Mardi, Accor a annoncé la fermeture le 30 novembre prochain du Sofitel Tahiti Maeva Beach, l'un des hôtels les plus prestigieux de l'archipel, après 40 ans d'activité. L'établissement cumule des pertes d'environ 20 millions d'euros. Cent cinq emplois vont être supprimés. Accor envisage des reclassements dans d'autres hôtels de Polynésie. Il s'agit de la onzième fermeture d'hôtel en 5 ans, selon le service du tourisme de la Polynésie française, sans compter les changements d'enseignes, alors que six hôtels ont ouvert sur la même période. Le Club Med a fermé son établissement de Moorea il y a quelques années, celui de Bora Bora en 2009. Le Bora Bora Lagoon Resort a fait de même en septembre 2010, le Hilton Tahiti aussi quelques mois plus tôt, le Mandarin en juin 2011, et le Royal Papeete récemment. « Tous les hôtels devraient fermer si on était raisonnables. Les pertes sont abysalles (...) structurellement, il y a un vrai problème », a expliqué à Reuters Joël Allain, un investisseur local présent dans les hôtels des îles à travers la chaîne des « Pearl ». Les tarifs d'Air Tahiti Nui pointés du doigt par les hôteliers
Pour les hôteliers, les raisons de cet effondrement sont imputables aux tarifs trop élevés pratiqués par Air Tahiti Nui depuis son partenariat avec Air France, et par les grèves à répétition de son personnel et de celui de Air Tahiti et de celui de l'aéroport. « Actuellement, on est hors marché. Notre billet international est trop cher et notre billet inter-îles aussi », estime Franck Guillot, président de la Fédération de l'hôtellerie indépendante. Air Tahiti Nui a perdu 8,7 millions d'euros en 2011 L'accusation est classique. Partout dans le monde, les hôteliers tapent sur les compagnies aériennes quand la fréquentation chute. Pour autant, il est difficile de suspecter Air Tahiti Nui de pratiquer des tarifs élevés pour engranger les profits. La compagnie est en sérieuses difficultés depuis des années. En 2011, elle a perdu 8,7 millions d'euros malgré une hausse de son chiffre d'affaires de 4%, à 238,8 millions. Les recettes ne compensent pas les coûts (dont ceux du carburant qui ont bondi de 20 millions, soit une hausse de 40%). Sur des vols aussi longs que ceux en vigueur entre l'Europe et la Polynésie, les charges sont extrêmement élevées. Les résultats auraient été bien pire sans la baisse de coûts de 5 millions d'euros réalisés depuis 2010.
Le cours du yen influence-t-il votre projet de voyage au Japon? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurais voulu savoir si certains repoussaient leur projet de voyage au Japon vu la parité euro/yen largement défavorable aux Européens.
Pour rappel, aujourd'hui (17/07/12), un euro vaut 96,50 yens (au plus bas depuis 10 ans)
Il y a quatre ans, un euro valait 170,00 yens; il a donc perdu près de 50% sur cette période (et donc les frais sur place sont de moitié plus élevés).
La durée moyenne d'un séjour touristique au Japon étant comprises entre deux et trois semaines, économisez-vous principalement: - sur les souvenirs - les hotels - la durée de votre séjour - ou repoussez-vous votre voyage pour le moment?
Merci pour vos réponses, Jean-Marc
J'aurais voulu savoir si certains repoussaient leur projet de voyage au Japon vu la parité euro/yen largement défavorable aux Européens.
Pour rappel, aujourd'hui (17/07/12), un euro vaut 96,50 yens (au plus bas depuis 10 ans)
Il y a quatre ans, un euro valait 170,00 yens; il a donc perdu près de 50% sur cette période (et donc les frais sur place sont de moitié plus élevés).
La durée moyenne d'un séjour touristique au Japon étant comprises entre deux et trois semaines, économisez-vous principalement: - sur les souvenirs - les hotels - la durée de votre séjour - ou repoussez-vous votre voyage pour le moment?
Merci pour vos réponses, Jean-Marc
Japon: différence entre ryokan et minshuku? English translation pending
salut
pour mes vacances au japon pdt 2 semaines, je n'arrive à voir la différence entre ryokan et minshuku.
quand le lis les guides, il disent qu'il faut au moins passer une nuit dans un ryoka ou un minshuku pour connaitre la vie japonaise. Ca veut dire que pour les autres nuits, il faut aller dans un business hotel ou en auberge de jeunesse? ca se fait de passer 5jours dans le meme ryokan ou minshuku dans tokyo ou kyoto ou bien est-ce trop cher?
je cherche aussi à pouvoir faire la cuisine moi-meme de temps en temps pour eviter d'aller au resto tous les soirs car je n'ai pas un super gros budget non plus?
avez vous ryokan ou minshuku à conseiller dans tokyo et kyoto? y a une un ste officiel en anglais pour les resas? je trouve plusieurs sites en japonais, mais j'ai peur des arnaques...
pour mes vacances au japon pdt 2 semaines, je n'arrive à voir la différence entre ryokan et minshuku.
quand le lis les guides, il disent qu'il faut au moins passer une nuit dans un ryoka ou un minshuku pour connaitre la vie japonaise. Ca veut dire que pour les autres nuits, il faut aller dans un business hotel ou en auberge de jeunesse? ca se fait de passer 5jours dans le meme ryokan ou minshuku dans tokyo ou kyoto ou bien est-ce trop cher?
je cherche aussi à pouvoir faire la cuisine moi-meme de temps en temps pour eviter d'aller au resto tous les soirs car je n'ai pas un super gros budget non plus?
avez vous ryokan ou minshuku à conseiller dans tokyo et kyoto? y a une un ste officiel en anglais pour les resas? je trouve plusieurs sites en japonais, mais j'ai peur des arnaques...
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
Bonjour,
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Planification d'un voyage de quatre semaines au Japon English translation pending
Bonjour,
Préparant notre premier voyage au Japon avec un ami, nous avons prévu de visiter Honshu, Kyushu et Hokkaido, dans quelques jours : entre le 17 mars et le 14 avril, et nous souhaiterions avoir vos avis sur le planning que nous avons prévu :
J1 : Arivée en début d'après midi à l'aéroport d'Osaka
2 nuits à Osaka
J2 : Osaka
7 nuits à Kyoto :
J3, J4, J5 : Kyoto J6 : Kanazawa J7 : Takayama J8 : Nara J9 : Himeiji
5 nuits à Fukuoka :
J10: Fukuoka J11: Nagazaki J12: Journée Rando sur Kyushu J13: Beppu J14: Hiroshima et Miyajima
J15: Journée train ! De Fukuoka vers Osaka le matin puis train de nuit d'Osaka vers Sapporo
4 nuits à Sapporo :
J16: Sapporo J17: Otaru et Yoichi J18: Asahikawa et Asahidake J19: Lac Toya et Lac Shikotsuko J20: Sapporo puis train de nuit pour Tokyo
6 nuits à Tokyo :
J21, J22: Tokyo J23: Kamakura J24: Nikko J25: Hakone J26: île Ooshima
dernière nuit à Osaka:
J27: retour à Osaka J28: retour en France
Pour résumer, nous avons surtout planifié les nuits d'hôtel, à l'exception des 2 nuits en train de nuit afin de rester assez souple concernant les visites des villes aux alentours avec le JR pass. Si vous pensez que nous passons à coté d'un lieu qui vaut le détour, n'hésitez pas à nous le proposer, bref tous commentaires sont bienvenus.
Merci 😉
Marco
Préparant notre premier voyage au Japon avec un ami, nous avons prévu de visiter Honshu, Kyushu et Hokkaido, dans quelques jours : entre le 17 mars et le 14 avril, et nous souhaiterions avoir vos avis sur le planning que nous avons prévu :
J1 : Arivée en début d'après midi à l'aéroport d'Osaka
2 nuits à Osaka
J2 : Osaka
7 nuits à Kyoto :
J3, J4, J5 : Kyoto J6 : Kanazawa J7 : Takayama J8 : Nara J9 : Himeiji
5 nuits à Fukuoka :
J10: Fukuoka J11: Nagazaki J12: Journée Rando sur Kyushu J13: Beppu J14: Hiroshima et Miyajima
J15: Journée train ! De Fukuoka vers Osaka le matin puis train de nuit d'Osaka vers Sapporo
4 nuits à Sapporo :
J16: Sapporo J17: Otaru et Yoichi J18: Asahikawa et Asahidake J19: Lac Toya et Lac Shikotsuko J20: Sapporo puis train de nuit pour Tokyo
6 nuits à Tokyo :
J21, J22: Tokyo J23: Kamakura J24: Nikko J25: Hakone J26: île Ooshima
dernière nuit à Osaka:
J27: retour à Osaka J28: retour en France
Pour résumer, nous avons surtout planifié les nuits d'hôtel, à l'exception des 2 nuits en train de nuit afin de rester assez souple concernant les visites des villes aux alentours avec le JR pass. Si vous pensez que nous passons à coté d'un lieu qui vaut le détour, n'hésitez pas à nous le proposer, bref tous commentaires sont bienvenus.
Merci 😉
Marco
Birmanie 2012: les prix explosent! English translation pending
Depuis le début de l'année, les prix s'envolent en Birmanie. C'était à prévoir, car les touristes affluent en masse tout à coup, persuadés que la démocratie est enfin au rendez-vous ...
Malheureusement, en raison de la situation économique désastreuse de ce pays, les infrastructures ont de la peine à suivre. Il n'y a pas suffisamment de voitures pour satisfaire la demande, les hôtels sont pleins malgré une augmentation massive des tarifs depuis le 1er février 2012. A titre d'exemple, une chambre à 23$ en 2011 est à 62$ aujourd'hui. A Chaung Tha, le bungalow au prix de 22$ passe quant à lui à 59$.
Malheureusement, en raison de la situation économique désastreuse de ce pays, les infrastructures ont de la peine à suivre. Il n'y a pas suffisamment de voitures pour satisfaire la demande, les hôtels sont pleins malgré une augmentation massive des tarifs depuis le 1er février 2012. A titre d'exemple, une chambre à 23$ en 2011 est à 62$ aujourd'hui. A Chaung Tha, le bungalow au prix de 22$ passe quant à lui à 59$.
Préparation pour un premier voyage au Japon English translation pending
Tous d'abord bonjour à tous !!
Nous allons nous marié en 2014 (il y a encore du temps) et nous voudrions faire notre voyage de noce au japon mais pas en voyage organiser.
C'est pourquoi je vous sollicite, nous voudrions découvrir une grande partie du japon mais aussi profiter des attractions peu commune par chez nous. Comme de dormir dans une capsule ou un ryokan, pouvoir faire un bain dans un onsen... Nous baigner vraiment dans la culture.
Je sais qu'il est conseiller de prendre un japan rail pass avant de partir pour pouvoir prendre le train à moindre coût.
J'avais pensez comme ville à visiter : Sapporo Hakodate Aomori Morioka Sendai Sado-ga-shima Niigata Nagano Matsumoto Tokyo Nagoya Nara Kyoto Hiroshima Fukuoka Nagasaki Kumamoto Naze Yoron Naha Ishigaki-jima
Qu'en pensez-vous ?? Si vous avez d'autres idées d'itinéraires n'hésiter pas je suis preneuse.
Je vous remercie par avance
Nous allons nous marié en 2014 (il y a encore du temps) et nous voudrions faire notre voyage de noce au japon mais pas en voyage organiser.
C'est pourquoi je vous sollicite, nous voudrions découvrir une grande partie du japon mais aussi profiter des attractions peu commune par chez nous. Comme de dormir dans une capsule ou un ryokan, pouvoir faire un bain dans un onsen... Nous baigner vraiment dans la culture.
Je sais qu'il est conseiller de prendre un japan rail pass avant de partir pour pouvoir prendre le train à moindre coût.
J'avais pensez comme ville à visiter : Sapporo Hakodate Aomori Morioka Sendai Sado-ga-shima Niigata Nagano Matsumoto Tokyo Nagoya Nara Kyoto Hiroshima Fukuoka Nagasaki Kumamoto Naze Yoron Naha Ishigaki-jima
Qu'en pensez-vous ?? Si vous avez d'autres idées d'itinéraires n'hésiter pas je suis preneuse.
Je vous remercie par avance
Birmanie, juillet-août 2011: carnet de voyage English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
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- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
- -
- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
Périple d'un mois au Japon: vos avis! English translation pending
Bonjour,
En septembre prochain, on part au Japon au moins pour un mois pour notre voyage de noces.
Après réflexion et de nombreuses recherches, voici notre premier jet de notre périple :
Arrivée de Tokyo
1-7 : Tokyo (dont Kamakura et Hakone)
AVEC JR 21 JOURS 8 Tokyo-Takayama 9 Takayama 10 Takayama-Shirakawago-Takayama 11 Takayama – Okayama 12 Okayama
13 Okayama – Kurashiki -Okayama 14 Okayama-Takamatsu
15 Takamatsu –Kotohira - Takamatsu 16 Takamatsu - Hiroshima
17 Hiroshima-Miyajima-Hiroshima 18 Hiroshima-Yufuin
19 Yufuin 20 Yufuin - Kagoshima 21 Kagoshima
22 Kagoshima – Sakurajima - Kagoshima
23 Kagoshima – Ibusuki - Kagoshima 24ème Jour Kagoshima-Kumamoto 25ème Jour Kumamoto 26ème Jour Kumamoto-Kyoto
27-32 : Kyoto (dont Nara)
Départ d’Osaka
Qu’en pensez-vous ?
Plusieurs interrogations :
1/ Pour notre halte « onsen », on a pensé à Yufuin plutôt que Beppu, un bon choix ?
2/ Il nous reste 2 jours à inclure dans notre JR 21 jours. On voudrait que cela soit facile d’accès (en train), proche des villes que l’on visite. On aime la nature et découvrir les endroits pas trop touristiques. Qu’est-ce que vous nous conseillez?
En septembre prochain, on part au Japon au moins pour un mois pour notre voyage de noces.
Après réflexion et de nombreuses recherches, voici notre premier jet de notre périple :
Arrivée de Tokyo
1-7 : Tokyo (dont Kamakura et Hakone)
AVEC JR 21 JOURS 8 Tokyo-Takayama 9 Takayama 10 Takayama-Shirakawago-Takayama 11 Takayama – Okayama 12 Okayama
13 Okayama – Kurashiki -Okayama 14 Okayama-Takamatsu
15 Takamatsu –Kotohira - Takamatsu 16 Takamatsu - Hiroshima
17 Hiroshima-Miyajima-Hiroshima 18 Hiroshima-Yufuin
19 Yufuin 20 Yufuin - Kagoshima 21 Kagoshima
22 Kagoshima – Sakurajima - Kagoshima
23 Kagoshima – Ibusuki - Kagoshima 24ème Jour Kagoshima-Kumamoto 25ème Jour Kumamoto 26ème Jour Kumamoto-Kyoto
27-32 : Kyoto (dont Nara)
Départ d’Osaka
Qu’en pensez-vous ?
Plusieurs interrogations :
1/ Pour notre halte « onsen », on a pensé à Yufuin plutôt que Beppu, un bon choix ?
2/ Il nous reste 2 jours à inclure dans notre JR 21 jours. On voudrait que cela soit facile d’accès (en train), proche des villes que l’on visite. On aime la nature et découvrir les endroits pas trop touristiques. Qu’est-ce que vous nous conseillez?
Préparation de notre prochaine croisière Transatlantique brésilienne sur le Costa Pacifica English translation pending
Bonjour à tous,
plus que 3 semaines avant le départ, et je commence à me penser aux préparatifs.
Hier en récapitulant le programme de cette croisière, nous avons noté que nous allions passer 7 jours en Europe donc temps frais ou froid, 5 jours de navigation et 7 jours au Brésil, temps chaud et humide.
Et comme le retour se fait en avion et qu'il n'est pas question d'emporter trop de chose, j'ai besoin des conseils de tous ceux qui ont déjà fait une transat à cette époque.
Merci d'avance
Comment bien préparer mon premier voyage au Japon à 20 ans? English translation pending
Bonjour tout le monde!
Voilà depuis tout petit j'ai toujours rêvé d'aller au Japon et ca y est j'me suis décidé et j'irais l'année prochaine, étant en vacance à partir du mois de juillet jusqu'à fin aout et voulant partir au moins 2-3 semaine quel mois me conseillerez-vous? En partant 3 semaine un budget de 3500euro (hors billet) serais suffisant? pour ce qui est du logement est-ce difficile d'en trouvé une fois sur place ? à prix plutôt bon marché de même pour la nouriture( si vous avez des petites adresse ou je pourais logé pas très chere ca m'arrangerais) vous savez si y'a des endroit ou je pourrais déposé mes bagages car je compte y aller sans faire de circuit que propose les agences de voyage. Si vous avez des info plutôt sympathique lors de votre voyage au Japon j'suis preneur j'aimerais m'y préparer
Voilà depuis tout petit j'ai toujours rêvé d'aller au Japon et ca y est j'me suis décidé et j'irais l'année prochaine, étant en vacance à partir du mois de juillet jusqu'à fin aout et voulant partir au moins 2-3 semaine quel mois me conseillerez-vous? En partant 3 semaine un budget de 3500euro (hors billet) serais suffisant? pour ce qui est du logement est-ce difficile d'en trouvé une fois sur place ? à prix plutôt bon marché de même pour la nouriture( si vous avez des petites adresse ou je pourais logé pas très chere ca m'arrangerais) vous savez si y'a des endroit ou je pourrais déposé mes bagages car je compte y aller sans faire de circuit que propose les agences de voyage. Si vous avez des info plutôt sympathique lors de votre voyage au Japon j'suis preneur j'aimerais m'y préparer
Circuit de dix-sept jours au Japon en octobre English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons pour 17 jours au Japon en octobre et j'aurais aimé avoir votre avis sur notre itinéraire.
J1-J4: Tokyo J5-J7: Matsumoto-Takayama J8-J11: Kyoto J12-J15: Péninsule d'Izu J16: Tokyo J17: Départ
L'arrivée et le départ de Tokyo sont obligatoires car nous avons déjà pris nos billets d'avion. C'est notre voyage de noce et l'on voudrait se faire un beau ryokan avec onsen pour 2 nuits (on aimerait bien plus mais question budget ça va coincer...). On hésite entre Takayama et la Péninsule d'Izu, qu'en pensez vous? La péninsule d'Izu vaut-elle vraiment le coup? ou voudrait-il mieux lui préférer la péninsule de Noto ou Ise ?
Merci d'avance! Gallys
Nous partons pour 17 jours au Japon en octobre et j'aurais aimé avoir votre avis sur notre itinéraire.
J1-J4: Tokyo J5-J7: Matsumoto-Takayama J8-J11: Kyoto J12-J15: Péninsule d'Izu J16: Tokyo J17: Départ
L'arrivée et le départ de Tokyo sont obligatoires car nous avons déjà pris nos billets d'avion. C'est notre voyage de noce et l'on voudrait se faire un beau ryokan avec onsen pour 2 nuits (on aimerait bien plus mais question budget ça va coincer...). On hésite entre Takayama et la Péninsule d'Izu, qu'en pensez vous? La péninsule d'Izu vaut-elle vraiment le coup? ou voudrait-il mieux lui préférer la péninsule de Noto ou Ise ?
Merci d'avance! Gallys
Voyage de noce au Japon fin octobre 2011 English translation pending
Bonjour à tous et à toutes!
Je sollicite votre aide afin de préparer notre voyage de noce qui aura lieu du 15 octobre au 30 octobre 2011.
Notre destination : Le Japon !! 😊
Nous n'en sommes qu'au tout début de nos recherches et j'avoue être un peu perdue. J'espère recevoir de bon conseils via cette communauté de grand voyageurs!
Tout d'abord voici le programme tel que nous l'avons pensé dans un premier temps. C'est un programme extrêmement incomplet...
J'espère ne pas recevoir trop de critiques négatives (notamment pour les visites de parc d'attractions, je sais que certains peuvent trouver stupide d'aller au Japon pour faire des parcs d'attractions, mais ces derniers font partie de notre rêve) et je suis toute ouïe pour n'importe quelles critiques constructives ;)
Jour 1 : Avion Nantes/Osaka Départ le samedi 15 octobre à 11h25, arrivée le dimanche 16 octobre à 08h25 - -> Nous pensons passer par AirFrance, nous ne voulons pas d'escales (ou alors une qui ne rallonge pas trop la durée de voyage, nous avons vu des vols de plus de 22h avec les escales et comment dire...non merci!) et nos recherchent nous dirigent toujours vers AirFrance. D'après nos calculs nous en aurions pour 2210€ l'aller/retour. Je trouve ça relativement cher...Auriez-vous des conseils à ce sujet ?
Jour 2: Découverte d'Osaka Train pour se rendre à Osaka centre Déposer les valises à l'hôtel Visite du Château d'Osaka Nuit à l'hôtel - -> Reste à trouver un hôtel pas cher...Nous espérons (naïvement?) trouver des hôtels à environ 50€ à 60€ la nuit en lit deux places. Je suis d'ailleurs à la recherche de sites de réservation de chambre d'hôtel qui peuvent nous aider dans nos recherches ( actuellement, l'essentiel de mes sources viennent du site asiarooms). - -> J'espère que pour une première journée, la simple visite du Château d'Osaka ne sera pas trop éprouvante. Comme nous arrivons tôt le matin, je me dis que nous avons toute la journée pour cette visite et pour flâner dans les rue d'Osaka. Je recherche un bon restaurant pour faire notre premier vrai repas japonais et marquer le coup, auriez-vous quelques bonnes adresses ?
Jour 2 : Universal Studio Japan Universal Studio Japan toute la journée Nuit à l'hôtel - -> Nous souhaitons rester dans le même hôtel que la nuit précédente pour éviter de trimbaler nos valises. - -> Je ne connais pas du tout ce parc. Si quelqu'un a déjà eu l'occasion d'y aller je ne suis pas contre quelques conseils (attractions les plus intéressantes, temps de visite nécessaire ou conseillé, restaurants conseillés etc...) - -> Selon le planning, nous passerons peut-être une troisième journée à Osaka mais j'avoue je pas encore savoir quoi visiter d'incontournable.
Jour 3 : Départ pour Kyoto Train pour Kyoto Déposer les valises à l'hôtel Visite du Kiyomizu-dera Visite du Fushimi-Inari Nuit à l'hôtel - -> Nous pensions loger au Tour Club Kyoto. Certains d'entres vous ont-ils des retours au sujet de cet hôtel ? - -> Y a-t-il des endroits atypiques aux alentours des deux lieux de visites que nous comptons faire ce jour? - -> Me conseillez vous un restaurant en particulier ?
Jour 4 : Découverte de Kyoto nord Visite du Pavillon d'Or Visite du Ryoanji Visite du Ninnaji Nuit à l'hôtel - -> Nous espérons ne pas être trop gourmand pour cette grande journée de visite. J'ai tendance à mal estimer le temps de visite, n'hésitez pas à me donner vos avis, autres lieux à visiter dans le coin que nous pouvons amplement glisser dans le timing ou au contraire, lieux à enlever de notre journée.
Jour 5: Dernier jour à Kyoto Visite du Pavillon d'Argent Ballade le long du Chemin de la Philosophie Nuit à l'hôtel - -> Bon, j'avoue que pour ce 3ème jour à Kyoto, je suis un peu perdue, je ne sais plus quoi visiter, j'ai peur que trop de temples tuent le temple...Si vous avez des suggestions...
A partir de là, le programme n'est absolument pas défini. Je préfère bien valider nos premiers jours sur Osaka et Kyoto avant de continuer. Néanmoins, en gros cela donnerait:
Jour 6: Départ pour Tokyo et visite toute la journée Jour 7 et 8 : Tokyo et alentours Jour 9 et 10 : Dineyland Tokyo + DisneySea (nuit à l'hôtel sur place) Jour 11, 12,13 et 14 : Tokyo et alentours Jour 15: Retour en Avion. Départ Tokyo à 21h55, arrivée à Nantes le lundi 31 octobre à 10h40. Et heureusement le mardi est férié pour nous remettre de nos émotions 😛
Je me dis que ça fait quand même beaucoup de jours sur Tokyo et alentours mais il parait qu'il y a tellement de choses à voir que ce n'est pas de trop!
Voilà pour mon ébauche de notre voyage de noce.
Sachez que je n'ai pas encore étudié le sujet à fond, à vrai dire je suis à 7 semaines de l'heureux évènement alors j'ai beaucoup d’autres choses à penser.
Et justement, j'ai pensé qu'un peu d'aide dans ce domaine ne serait pas superflue 😏
Je vous remercie tous et toutes par avance!!!
Clélia.
Je sollicite votre aide afin de préparer notre voyage de noce qui aura lieu du 15 octobre au 30 octobre 2011.
Notre destination : Le Japon !! 😊
Nous n'en sommes qu'au tout début de nos recherches et j'avoue être un peu perdue. J'espère recevoir de bon conseils via cette communauté de grand voyageurs!
Tout d'abord voici le programme tel que nous l'avons pensé dans un premier temps. C'est un programme extrêmement incomplet...
J'espère ne pas recevoir trop de critiques négatives (notamment pour les visites de parc d'attractions, je sais que certains peuvent trouver stupide d'aller au Japon pour faire des parcs d'attractions, mais ces derniers font partie de notre rêve) et je suis toute ouïe pour n'importe quelles critiques constructives ;)
Jour 1 : Avion Nantes/Osaka Départ le samedi 15 octobre à 11h25, arrivée le dimanche 16 octobre à 08h25 - -> Nous pensons passer par AirFrance, nous ne voulons pas d'escales (ou alors une qui ne rallonge pas trop la durée de voyage, nous avons vu des vols de plus de 22h avec les escales et comment dire...non merci!) et nos recherchent nous dirigent toujours vers AirFrance. D'après nos calculs nous en aurions pour 2210€ l'aller/retour. Je trouve ça relativement cher...Auriez-vous des conseils à ce sujet ?
Jour 2: Découverte d'Osaka Train pour se rendre à Osaka centre Déposer les valises à l'hôtel Visite du Château d'Osaka Nuit à l'hôtel - -> Reste à trouver un hôtel pas cher...Nous espérons (naïvement?) trouver des hôtels à environ 50€ à 60€ la nuit en lit deux places. Je suis d'ailleurs à la recherche de sites de réservation de chambre d'hôtel qui peuvent nous aider dans nos recherches ( actuellement, l'essentiel de mes sources viennent du site asiarooms). - -> J'espère que pour une première journée, la simple visite du Château d'Osaka ne sera pas trop éprouvante. Comme nous arrivons tôt le matin, je me dis que nous avons toute la journée pour cette visite et pour flâner dans les rue d'Osaka. Je recherche un bon restaurant pour faire notre premier vrai repas japonais et marquer le coup, auriez-vous quelques bonnes adresses ?
Jour 2 : Universal Studio Japan Universal Studio Japan toute la journée Nuit à l'hôtel - -> Nous souhaitons rester dans le même hôtel que la nuit précédente pour éviter de trimbaler nos valises. - -> Je ne connais pas du tout ce parc. Si quelqu'un a déjà eu l'occasion d'y aller je ne suis pas contre quelques conseils (attractions les plus intéressantes, temps de visite nécessaire ou conseillé, restaurants conseillés etc...) - -> Selon le planning, nous passerons peut-être une troisième journée à Osaka mais j'avoue je pas encore savoir quoi visiter d'incontournable.
Jour 3 : Départ pour Kyoto Train pour Kyoto Déposer les valises à l'hôtel Visite du Kiyomizu-dera Visite du Fushimi-Inari Nuit à l'hôtel - -> Nous pensions loger au Tour Club Kyoto. Certains d'entres vous ont-ils des retours au sujet de cet hôtel ? - -> Y a-t-il des endroits atypiques aux alentours des deux lieux de visites que nous comptons faire ce jour? - -> Me conseillez vous un restaurant en particulier ?
Jour 4 : Découverte de Kyoto nord Visite du Pavillon d'Or Visite du Ryoanji Visite du Ninnaji Nuit à l'hôtel - -> Nous espérons ne pas être trop gourmand pour cette grande journée de visite. J'ai tendance à mal estimer le temps de visite, n'hésitez pas à me donner vos avis, autres lieux à visiter dans le coin que nous pouvons amplement glisser dans le timing ou au contraire, lieux à enlever de notre journée.
Jour 5: Dernier jour à Kyoto Visite du Pavillon d'Argent Ballade le long du Chemin de la Philosophie Nuit à l'hôtel - -> Bon, j'avoue que pour ce 3ème jour à Kyoto, je suis un peu perdue, je ne sais plus quoi visiter, j'ai peur que trop de temples tuent le temple...Si vous avez des suggestions...
A partir de là, le programme n'est absolument pas défini. Je préfère bien valider nos premiers jours sur Osaka et Kyoto avant de continuer. Néanmoins, en gros cela donnerait:
Jour 6: Départ pour Tokyo et visite toute la journée Jour 7 et 8 : Tokyo et alentours Jour 9 et 10 : Dineyland Tokyo + DisneySea (nuit à l'hôtel sur place) Jour 11, 12,13 et 14 : Tokyo et alentours Jour 15: Retour en Avion. Départ Tokyo à 21h55, arrivée à Nantes le lundi 31 octobre à 10h40. Et heureusement le mardi est férié pour nous remettre de nos émotions 😛
Je me dis que ça fait quand même beaucoup de jours sur Tokyo et alentours mais il parait qu'il y a tellement de choses à voir que ce n'est pas de trop!
Voilà pour mon ébauche de notre voyage de noce.
Sachez que je n'ai pas encore étudié le sujet à fond, à vrai dire je suis à 7 semaines de l'heureux évènement alors j'ai beaucoup d’autres choses à penser.
Et justement, j'ai pensé qu'un peu d'aide dans ce domaine ne serait pas superflue 😏
Je vous remercie tous et toutes par avance!!!
Clélia.
Voyages maintenus au Japon English translation pending
Salut à tous 🙂
En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !
Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.
Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.
http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon
Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !
Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.
Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.
http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon
Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
On the way to Tokyo (mai 2010) English translation pending
Ça faisait des années que j'en rêvais, comme d'un lointain inaccessible, et le temps passant, et d'autres voyages se présentant, le lointain restait un fantasme de "plus tard".
Et je suis parti au Japon, enfin. J'ai organisé tout ce que je pouvais, j'ai projeté des possibles, essayé de donner un sens, une direction, un axe à mon itinérance. Je partirais deux semaines, avec un stop à Hong Kong au retour pour continuer une vieille histoire.
Je voulais aussi mettre en pratique l'hypothèse que pour tenter de comprendre un pays, il faudrait peut-être l'entreprendre par sa périphérie plutôt que par son centre. Même une île a des frontières, des horizons, des proximités. Là j'aimais l'idée de faire de Tokyo un point de mire, et commencer ma semi-errance plus au sud, sur l'île de Kyushu, par la ville de Fukuoka, dont je ne connaissais pas même l'existence quelques mois auparavant.
Mon parcours serait une idée vague de bains chauds, de plaisirs de bouche et de photographie circonstancielle. Bains chauds parce que l'île est volcanique, trouée de sources d'eaux chaudes auxquelles on prête selon leur composition toutes sortes de vertus, et dont la pratique du bain est une onction toute locale pour apprécier le goût de la vie. Les "onsen", ces bains d'eau chaude naturels, sont intérieurs ou extérieurs et leur situation même invite parfois à une réflexion paisible sur le paysage. Ça me plaisait bien. "Manger" serait un thème de voyage en soi pour parcourir le monde, mais sur ce chapitre, est-il bien nécessaire de décrire à quel point le Japon mérite un voyage à lui seul?
Dans l'avion, entre les films et les plateaux repas, je me demandais à quoi ça ressemblerait, ce pays, et surtout à quoi ça ressemblerait d'y passer ce peu de temps devant moi, une si bien nommée parenthèse au milieu de tout ce qui remplit la vie. Je me demandais aussi d'où venait cette nécessité d"y aller". En emmenant un appareil photo, cette question devenait absolument incontournable. Qu'est-ce qui mérite tant qu'on impressionne de la pellicule, qu'on remplisse des cartes mémoire et qu'on empile des gigaoctets de pixels? Pour montrer quoi? Pour dire quoi? C'est là que ça devient bien. Plus on y pense en fait, plus ça permet d'évacuer toute notion utilitariste de l'existence: le temps qu'on s'accorde est finalement juste un peu de volonté, d'envie face à la Nécessité, c'est un luxe qui vaudrait peut-être même que la vie soit vécue, presque une condition humaine. Là, dans cet avion, je veux oublier que notre mémoire est saturée des images commentées des médias, je veux penser que mes photographies vont raconter des instants sans importance, sans enjeu, mais qui me permettront de construire ma propre mémoire du monde, une mémoire que je veux aussi partager un peu avec vous.
La notion même de voyage deviendrait elle aussi trop identifiable, trop séduisante, alors que je me sens comme un promeneur, qui marche et qui regarde.
En arrivant à Fukuoka, j'ai eu une sensation étrange. Tout ou presque me paraissait familier. J'essaie de me représenter la chose. On est dans la deuxième ou troisième économie du monde, dans un pays reconstruit et paterné par les États-Unis. Même si le pays traverse une crise existentielle amorcée depuis longtemps, le dévotion au travail reste la valeur clé de la société japonaise. Disciplinés, les japonais ont un sens aigu de la courtoisie et de la bienséance. Constats de base, clichés authentiques... Je marche donc dans des rues bordées d'immeubles modernes de taille respectable, sur des trottoirs parfaitement propres et entretenus. Le ronron de la circulation et la sobriété sonore de la foule clairsemée sont ponctués par les rengaines doucereuses et automatiques des passages piétons. Pas d'éclat de voix, pas de klaxon, pas de mob qui pétarade, mais une chansonnette à chaque feu rouge ou une voix prévenante et mécanique à l'embouchure d'un escalator. Tout semble paisible sous le soleil filtré du mois de mai. Un temple shinto, un parc, l'urbanisme rationnel invitent à se conformer à ce ralenti envoûtant. Ça s'agite à la tombée de la nuit. Les bars de nuit et autres simili bordels ouvrent leurs portes, les cuisines de rue s'animent, et les salarymen terminent leur journée de travail en éclusant quelques sakés et autres shochu (eau-de-vie). Je socialise moi aussi avec des employés de Fujifilm autour de quelques brochettes et le shochu aidant, je rentre fin saoûl à la guest house.
Le lendemain débute ma lente remontée vers Tokyo, via Beppu, station thermale de la côte est, puis bateau pour l'île de Shikoku, à travers les villes de Matsuyama et Takamatsu, et enfin Kyoto et Tokyo. Mon obsession du bain chaud se terminerait donc par un bain de foule, à Shinjuku ou Shibuya, deux "hotspots" tokyoïtes. J'ai choisi le trajet plutôt que le séjour, avancer plutôt que rayonner. C'est un petit regret, provisoire, que de n'avoir pas pu explorer les campagnes, mais la géographie accidentée du Japon demande du temps si l'on veut quitter la ville.
Marchant et regardant partout, je cherche inconsciemment ce qui mérite de s'attarder, en me demandant ce qui m'intéresse, au fond. Puis les jours se succédant, je me demande ce qui est vraiment récurrent, ce qui peut s'observer dans ses variantes, dans ses spécificités. Difficile de lutter contre ses penchants naturels... J'ai besoin d'analyser, de juger, de classer, de mettre en perspective, pour avoir l'impression de comprendre quelque chose. Heureusement, la photographie requiert des décisions instinctives, immédiates: concentrer toutes ces intuitions intellectuelles dans le moment T du clic-clac de l'obturateur. J'adore. La photographie est exactement là: à la fois en-deça, et au-delà de ce qu'on voit.
Je vous épargnerai la poésie ordinaire du voyage, avec ses petits bonheurs et ses langueurs monotones. Quelques petites choses cela dit...
Un truc qui m'a intrigué dès le premier jour, ce sont les "pachinko" et les salles de jeu. Les pachinko sont des machines à sous déguisées, dont le business est tenu essentiellement par les yakusas (comme un certain nombre de business d'ailleurs). On introduit des billes dans une machine, et par un tour de passe-passe mécanique on en récupère ou pas. Je suis pas très doué dans ce domaine, donc je ne comprend absolument rien au fonctionnement de ce truc. Bref, à un moment on peut se retrouver avec un panier rempli de billes et échanger ses billes contre des lots. Les jeux d'argent étant interdits, les joueurs se rendent dans une boutique à proximité où on échange ces lots contre de l'argent. Ça par contre, c'est légal, pas bête non? Les salles de jeu en général peuvent avoir des pachinko, ou pas, mais il y a des jeux de tout et n'importe quoi. Des pinces avec des lots pour les écolières (des peluches et du pop corn par exemple) au rez-de-chausée, et dans les étages des jeux moins innocents avec nymphettes de manga en fond d'écran. Des jeux style tiercé, des shootings d'aliens avec des flingues en plastique, des jeux pour faire de la guitare, pour faire du tambour, des jeux qui se jouent avec des cartes de super-héros... C'est à la fois fascinant et parfaitement incompréhensible pour moi. Le son hallucinatoire, envahissant et ahurissant qui caractérise ce genre d'endroit achève le tableau. La salle de jeu est une véritable institution: j'ai vu une maman venir jouer avec son petit garçon, un papa avec son bébé, mais aussi un petit couple d'adolescents. C'est le défouloir quoi... Le Japon, patrie du jeu électronique, ce n'est pas la facette la moins évidente ce ce pays hi-tech.
La cohabitation entre les game centers complètement électrisants et abrutissants d'un côté, et la quiétude zen de la culture du bain ou du jardin de l'autre, ça m'a bien bluffé. Le bain chaud, c'est une quête sans fin. Du trou d'eau chaude quelque part dans la nature au bain public, le bain privatif ou le bain collectif sur le toit des hôtels, je ne m'attendais pas à cette attention particulière pour les délices aqueux. Hommes et femmes séparés, tout nu, on se lave et se relave, dans le bain chaud, sous la douche, re-dans le bain, en extérieur, en intérieur, si possible dans la nature... La boue chaude (à Beppu!), ça c'est très bon aussi, ça enveloppe le corps, pendant que les vapeurs de soufre font un peu planer. Certains dingues du onsen (le bain chaud) font des cartes des meilleurs coins sur Google, mais après y avoir goûté, je les comprend d'autant plus. En essayant de trouver quelque chose d'équivalent en France, je sens bien ce décalage culturel dans notre beau pays. Les villes thermales sont dans l'ensemble plutôt tristouilles, le thermalisme et les soin du corps étant généralement associés à la maladie. Du coup, le bain est forcément thérapeutique et se doit d'être administré sous forme de cure... Dommage! Pourquoi ne pas voir dans le bain une relation plus organique entre le corps et les éléments, sans avoir besoin d'y associer une justification médicale? D'autant que si on associe le bain chaud et les subtiles variations d'un paysage champêtre qui nous fait face, c'est un peu l'extase, un petit vagabondage express pour le cerveau... Dissoudre ses préoccupations impératives dans l'élément originel, tout simplement. Ça finit par me manquer, je dois dire... Quant aux jardins, je suis pas expert, mais j'ai eu une espèce de prise de conscience, de se dire que n'importe quel paysagiste sérieux se devait de faire un tour au Japon au moins une fois dans sa vie. J'y vois à l'œuvre la précision et la délicatesse japonaise, jusque dans les détails les plus modestes, une petite haie en bambou tressé, trois fois rien... Et une attention particulière pour le point de vue évidemment: une petite volée de marche pour atteindre un promontoire et tout est là, dans une reconstitution fantasmée du paysage, pour l'oeil.
Hors du jardin et du bain, j'ai beaucoup marché dans les villes. On est très loin du tumulte des voisins asiatiques ici. Je dois dire que c'est quand même très relaxant, bien qu'un peu étrange parfois. Au fur et à mesure du voyage, j'ai développé mon "survival kit" japonais. Contrairement à ce qu'on entend souvent, voyager au Japon n'est pas si onéreux, en tout cas pas plus qu'en France, voire souvent moins selon les endroits. Si on parle de l'hébergement, la différence majeure est la propreté irréprochable d'une chambre ou d'une salle de bain. Dans mon modus operandi logistique figuraient entre autre les repérages des points de départ et d'arrivée, gares, ports, arrêts de bus, mais aussi les points d'approvisionnement. J'ai un peu traîné dans les "shopping malls", les gros supermarchés, qui sont aussi un poste d'observation intéressant, pour voir les gens, pour voir ce qu'on y vend. J'y ai notamment découvert qu'une heure avant la fermeture, quotidiennement, les prix des plats préparés sont baissés de 20% à 50%, de quoi me faire quelques extras. Et un certain nombre de gens viennent à cette heure là en connaissance de cause, régulièrement j'imagine. Plus le shopping mall est grand, plus intéressante sera la variété des plats, toujours frais du jour. Le shopping mall a une autre caractéristique intéressante: il a souvent plusieurs étages, avec parfois un parking tout en haut, qui permet de voir la ville en perspective, selon des axes inhabituels.
En progressant vers Tokyo, je devais peu à peu abandonner mes impressions provinciales du Japon, jusqu'à cette capitale de la conurbation, la Mégapole. Tokyo nécessite évidemment bien plus que les quelques jours que j'ai pu y passer, mais c'était une vraie première fois. Après des heures de trek urbain, un petit tour en vélo dans un quartier excentré et un shopping carabiné (y a de la tentation!), mon dernier soir à Tokyo se ferait autour d'une petite cantine mobile, équipée d'un petit bar. La cuisinière envoie des SMS à quelques contacts et donne rendez-vous à un coin de rue discret pour ne pas attirer l'attention. Elle nous propose 2-3 plats, sort un petit cubi et c'est parti! Les amis du quartier passent manger un morceau, boire un coup. C'est doux, c'est simple, c'est fraternel.
Le lendemain, je prends l'avion pour Hong Kong, après une douche dans une salle de bain de l'aéroport (un très bon concept!). Je pense avoir choisi le bon côté de l'avion, mais on ne sait jamais... Puis tout à coup, je le vois enfin: Fuji San. Ce bon vieux Fuji-Yama que les brumes entre Kyoto et Tokyo m'avaient caché en train. Pincement au coeur. Je veux revenir, un jour.
En attendant, mon voyage se poursuit vers Hong Kong où je reviens encore, et où revenir m'est toujours apparu comme une nécessité. Je regarde mes deux appareils photo, un petit (mais costaud!) numérique Panasonic, et un bon vieux Contax G2 (argentique) et je repense à une de ces prises de conscience qui surgit parfois au détour de rien. Les technologies industrielles et l'ingénierie japonaise sont prééminentes, en particulier dans le métier qui me fait vivre, mais aussi au-delà bien sûr. Devant les États-Unis, devant l'Allemagne, devant la France... Ces machines qui créent les images qui impriment notre cerveau sont toutes conçues ici, chez Sony, chez Canon, chez Nikon, chez Panasonic, chez JVC, chez Olympus, chez Fuji, chez Casio, chez Epson, chez Pentax et d'autres et d'autres..
Mat
Et je suis parti au Japon, enfin. J'ai organisé tout ce que je pouvais, j'ai projeté des possibles, essayé de donner un sens, une direction, un axe à mon itinérance. Je partirais deux semaines, avec un stop à Hong Kong au retour pour continuer une vieille histoire.
Je voulais aussi mettre en pratique l'hypothèse que pour tenter de comprendre un pays, il faudrait peut-être l'entreprendre par sa périphérie plutôt que par son centre. Même une île a des frontières, des horizons, des proximités. Là j'aimais l'idée de faire de Tokyo un point de mire, et commencer ma semi-errance plus au sud, sur l'île de Kyushu, par la ville de Fukuoka, dont je ne connaissais pas même l'existence quelques mois auparavant.
Mon parcours serait une idée vague de bains chauds, de plaisirs de bouche et de photographie circonstancielle. Bains chauds parce que l'île est volcanique, trouée de sources d'eaux chaudes auxquelles on prête selon leur composition toutes sortes de vertus, et dont la pratique du bain est une onction toute locale pour apprécier le goût de la vie. Les "onsen", ces bains d'eau chaude naturels, sont intérieurs ou extérieurs et leur situation même invite parfois à une réflexion paisible sur le paysage. Ça me plaisait bien. "Manger" serait un thème de voyage en soi pour parcourir le monde, mais sur ce chapitre, est-il bien nécessaire de décrire à quel point le Japon mérite un voyage à lui seul?
Dans l'avion, entre les films et les plateaux repas, je me demandais à quoi ça ressemblerait, ce pays, et surtout à quoi ça ressemblerait d'y passer ce peu de temps devant moi, une si bien nommée parenthèse au milieu de tout ce qui remplit la vie. Je me demandais aussi d'où venait cette nécessité d"y aller". En emmenant un appareil photo, cette question devenait absolument incontournable. Qu'est-ce qui mérite tant qu'on impressionne de la pellicule, qu'on remplisse des cartes mémoire et qu'on empile des gigaoctets de pixels? Pour montrer quoi? Pour dire quoi? C'est là que ça devient bien. Plus on y pense en fait, plus ça permet d'évacuer toute notion utilitariste de l'existence: le temps qu'on s'accorde est finalement juste un peu de volonté, d'envie face à la Nécessité, c'est un luxe qui vaudrait peut-être même que la vie soit vécue, presque une condition humaine. Là, dans cet avion, je veux oublier que notre mémoire est saturée des images commentées des médias, je veux penser que mes photographies vont raconter des instants sans importance, sans enjeu, mais qui me permettront de construire ma propre mémoire du monde, une mémoire que je veux aussi partager un peu avec vous.
La notion même de voyage deviendrait elle aussi trop identifiable, trop séduisante, alors que je me sens comme un promeneur, qui marche et qui regarde.
En arrivant à Fukuoka, j'ai eu une sensation étrange. Tout ou presque me paraissait familier. J'essaie de me représenter la chose. On est dans la deuxième ou troisième économie du monde, dans un pays reconstruit et paterné par les États-Unis. Même si le pays traverse une crise existentielle amorcée depuis longtemps, le dévotion au travail reste la valeur clé de la société japonaise. Disciplinés, les japonais ont un sens aigu de la courtoisie et de la bienséance. Constats de base, clichés authentiques... Je marche donc dans des rues bordées d'immeubles modernes de taille respectable, sur des trottoirs parfaitement propres et entretenus. Le ronron de la circulation et la sobriété sonore de la foule clairsemée sont ponctués par les rengaines doucereuses et automatiques des passages piétons. Pas d'éclat de voix, pas de klaxon, pas de mob qui pétarade, mais une chansonnette à chaque feu rouge ou une voix prévenante et mécanique à l'embouchure d'un escalator. Tout semble paisible sous le soleil filtré du mois de mai. Un temple shinto, un parc, l'urbanisme rationnel invitent à se conformer à ce ralenti envoûtant. Ça s'agite à la tombée de la nuit. Les bars de nuit et autres simili bordels ouvrent leurs portes, les cuisines de rue s'animent, et les salarymen terminent leur journée de travail en éclusant quelques sakés et autres shochu (eau-de-vie). Je socialise moi aussi avec des employés de Fujifilm autour de quelques brochettes et le shochu aidant, je rentre fin saoûl à la guest house.
Le lendemain débute ma lente remontée vers Tokyo, via Beppu, station thermale de la côte est, puis bateau pour l'île de Shikoku, à travers les villes de Matsuyama et Takamatsu, et enfin Kyoto et Tokyo. Mon obsession du bain chaud se terminerait donc par un bain de foule, à Shinjuku ou Shibuya, deux "hotspots" tokyoïtes. J'ai choisi le trajet plutôt que le séjour, avancer plutôt que rayonner. C'est un petit regret, provisoire, que de n'avoir pas pu explorer les campagnes, mais la géographie accidentée du Japon demande du temps si l'on veut quitter la ville.
Marchant et regardant partout, je cherche inconsciemment ce qui mérite de s'attarder, en me demandant ce qui m'intéresse, au fond. Puis les jours se succédant, je me demande ce qui est vraiment récurrent, ce qui peut s'observer dans ses variantes, dans ses spécificités. Difficile de lutter contre ses penchants naturels... J'ai besoin d'analyser, de juger, de classer, de mettre en perspective, pour avoir l'impression de comprendre quelque chose. Heureusement, la photographie requiert des décisions instinctives, immédiates: concentrer toutes ces intuitions intellectuelles dans le moment T du clic-clac de l'obturateur. J'adore. La photographie est exactement là: à la fois en-deça, et au-delà de ce qu'on voit.
Je vous épargnerai la poésie ordinaire du voyage, avec ses petits bonheurs et ses langueurs monotones. Quelques petites choses cela dit...
Un truc qui m'a intrigué dès le premier jour, ce sont les "pachinko" et les salles de jeu. Les pachinko sont des machines à sous déguisées, dont le business est tenu essentiellement par les yakusas (comme un certain nombre de business d'ailleurs). On introduit des billes dans une machine, et par un tour de passe-passe mécanique on en récupère ou pas. Je suis pas très doué dans ce domaine, donc je ne comprend absolument rien au fonctionnement de ce truc. Bref, à un moment on peut se retrouver avec un panier rempli de billes et échanger ses billes contre des lots. Les jeux d'argent étant interdits, les joueurs se rendent dans une boutique à proximité où on échange ces lots contre de l'argent. Ça par contre, c'est légal, pas bête non? Les salles de jeu en général peuvent avoir des pachinko, ou pas, mais il y a des jeux de tout et n'importe quoi. Des pinces avec des lots pour les écolières (des peluches et du pop corn par exemple) au rez-de-chausée, et dans les étages des jeux moins innocents avec nymphettes de manga en fond d'écran. Des jeux style tiercé, des shootings d'aliens avec des flingues en plastique, des jeux pour faire de la guitare, pour faire du tambour, des jeux qui se jouent avec des cartes de super-héros... C'est à la fois fascinant et parfaitement incompréhensible pour moi. Le son hallucinatoire, envahissant et ahurissant qui caractérise ce genre d'endroit achève le tableau. La salle de jeu est une véritable institution: j'ai vu une maman venir jouer avec son petit garçon, un papa avec son bébé, mais aussi un petit couple d'adolescents. C'est le défouloir quoi... Le Japon, patrie du jeu électronique, ce n'est pas la facette la moins évidente ce ce pays hi-tech.
La cohabitation entre les game centers complètement électrisants et abrutissants d'un côté, et la quiétude zen de la culture du bain ou du jardin de l'autre, ça m'a bien bluffé. Le bain chaud, c'est une quête sans fin. Du trou d'eau chaude quelque part dans la nature au bain public, le bain privatif ou le bain collectif sur le toit des hôtels, je ne m'attendais pas à cette attention particulière pour les délices aqueux. Hommes et femmes séparés, tout nu, on se lave et se relave, dans le bain chaud, sous la douche, re-dans le bain, en extérieur, en intérieur, si possible dans la nature... La boue chaude (à Beppu!), ça c'est très bon aussi, ça enveloppe le corps, pendant que les vapeurs de soufre font un peu planer. Certains dingues du onsen (le bain chaud) font des cartes des meilleurs coins sur Google, mais après y avoir goûté, je les comprend d'autant plus. En essayant de trouver quelque chose d'équivalent en France, je sens bien ce décalage culturel dans notre beau pays. Les villes thermales sont dans l'ensemble plutôt tristouilles, le thermalisme et les soin du corps étant généralement associés à la maladie. Du coup, le bain est forcément thérapeutique et se doit d'être administré sous forme de cure... Dommage! Pourquoi ne pas voir dans le bain une relation plus organique entre le corps et les éléments, sans avoir besoin d'y associer une justification médicale? D'autant que si on associe le bain chaud et les subtiles variations d'un paysage champêtre qui nous fait face, c'est un peu l'extase, un petit vagabondage express pour le cerveau... Dissoudre ses préoccupations impératives dans l'élément originel, tout simplement. Ça finit par me manquer, je dois dire... Quant aux jardins, je suis pas expert, mais j'ai eu une espèce de prise de conscience, de se dire que n'importe quel paysagiste sérieux se devait de faire un tour au Japon au moins une fois dans sa vie. J'y vois à l'œuvre la précision et la délicatesse japonaise, jusque dans les détails les plus modestes, une petite haie en bambou tressé, trois fois rien... Et une attention particulière pour le point de vue évidemment: une petite volée de marche pour atteindre un promontoire et tout est là, dans une reconstitution fantasmée du paysage, pour l'oeil.
Hors du jardin et du bain, j'ai beaucoup marché dans les villes. On est très loin du tumulte des voisins asiatiques ici. Je dois dire que c'est quand même très relaxant, bien qu'un peu étrange parfois. Au fur et à mesure du voyage, j'ai développé mon "survival kit" japonais. Contrairement à ce qu'on entend souvent, voyager au Japon n'est pas si onéreux, en tout cas pas plus qu'en France, voire souvent moins selon les endroits. Si on parle de l'hébergement, la différence majeure est la propreté irréprochable d'une chambre ou d'une salle de bain. Dans mon modus operandi logistique figuraient entre autre les repérages des points de départ et d'arrivée, gares, ports, arrêts de bus, mais aussi les points d'approvisionnement. J'ai un peu traîné dans les "shopping malls", les gros supermarchés, qui sont aussi un poste d'observation intéressant, pour voir les gens, pour voir ce qu'on y vend. J'y ai notamment découvert qu'une heure avant la fermeture, quotidiennement, les prix des plats préparés sont baissés de 20% à 50%, de quoi me faire quelques extras. Et un certain nombre de gens viennent à cette heure là en connaissance de cause, régulièrement j'imagine. Plus le shopping mall est grand, plus intéressante sera la variété des plats, toujours frais du jour. Le shopping mall a une autre caractéristique intéressante: il a souvent plusieurs étages, avec parfois un parking tout en haut, qui permet de voir la ville en perspective, selon des axes inhabituels.
En progressant vers Tokyo, je devais peu à peu abandonner mes impressions provinciales du Japon, jusqu'à cette capitale de la conurbation, la Mégapole. Tokyo nécessite évidemment bien plus que les quelques jours que j'ai pu y passer, mais c'était une vraie première fois. Après des heures de trek urbain, un petit tour en vélo dans un quartier excentré et un shopping carabiné (y a de la tentation!), mon dernier soir à Tokyo se ferait autour d'une petite cantine mobile, équipée d'un petit bar. La cuisinière envoie des SMS à quelques contacts et donne rendez-vous à un coin de rue discret pour ne pas attirer l'attention. Elle nous propose 2-3 plats, sort un petit cubi et c'est parti! Les amis du quartier passent manger un morceau, boire un coup. C'est doux, c'est simple, c'est fraternel.
Le lendemain, je prends l'avion pour Hong Kong, après une douche dans une salle de bain de l'aéroport (un très bon concept!). Je pense avoir choisi le bon côté de l'avion, mais on ne sait jamais... Puis tout à coup, je le vois enfin: Fuji San. Ce bon vieux Fuji-Yama que les brumes entre Kyoto et Tokyo m'avaient caché en train. Pincement au coeur. Je veux revenir, un jour.
En attendant, mon voyage se poursuit vers Hong Kong où je reviens encore, et où revenir m'est toujours apparu comme une nécessité. Je regarde mes deux appareils photo, un petit (mais costaud!) numérique Panasonic, et un bon vieux Contax G2 (argentique) et je repense à une de ces prises de conscience qui surgit parfois au détour de rien. Les technologies industrielles et l'ingénierie japonaise sont prééminentes, en particulier dans le métier qui me fait vivre, mais aussi au-delà bien sûr. Devant les États-Unis, devant l'Allemagne, devant la France... Ces machines qui créent les images qui impriment notre cerveau sont toutes conçues ici, chez Sony, chez Canon, chez Nikon, chez Panasonic, chez JVC, chez Olympus, chez Fuji, chez Casio, chez Epson, chez Pentax et d'autres et d'autres..
Mat
Y aura-t-il encore de futurs voyages au Japon? English translation pending
Bonjour,
Après 2 superbes voyages au Japon (Kyushu et Hokkaido), je souhaitais repartir au Japon ! J'avais envisagé de visiter le nord de Honshu, en septembre-octobre 2011. Je m'apprétais à acheter mon billet d'avion...... Lorsque qu'arriva les nouvelles effroyables !!! Gravissimes !!!
A présent, je me pose des questions et je crains que le Japon soit rayé de la carte pour de nombreuses années... J'imagine ne plus jamais pouvoir retourner au Japon.
C'est l'inconnu total et la situation ne fait qu'empirer !
Qu'en pensez-vous ???
Après 2 superbes voyages au Japon (Kyushu et Hokkaido), je souhaitais repartir au Japon ! J'avais envisagé de visiter le nord de Honshu, en septembre-octobre 2011. Je m'apprétais à acheter mon billet d'avion...... Lorsque qu'arriva les nouvelles effroyables !!! Gravissimes !!!
A présent, je me pose des questions et je crains que le Japon soit rayé de la carte pour de nombreuses années... J'imagine ne plus jamais pouvoir retourner au Japon.
C'est l'inconnu total et la situation ne fait qu'empirer !
Qu'en pensez-vous ???
Tremblement de terre au Japon (11 mars 2011) English translation pending
Bonjour à tous
J'ai crée ce post car partant au Japon dans 2 semaines, je suis un peu concerné.
Un tremblement de terre (8.9 de magnitude) vient de toucher le Japon au large de Sendaï. Tokyo a été touchée mais dans une moindre mesure. C'est surtout la région de Sendaï qui a été dévastée (tsunami de 10 m notamment).
Je voudrais avoir les remarques de personnes sur le départ ou sur place pour avoir un max d'info sur l'évolution des évènements (annulations de vols, de trains, dégâts, possibilité de visiter Tokyo...) dans les prochains jours / semaines.
La presse a toujours tendance à en rajouter, alors je leur fait limite confiance.
J'ai crée ce post car partant au Japon dans 2 semaines, je suis un peu concerné.
Un tremblement de terre (8.9 de magnitude) vient de toucher le Japon au large de Sendaï. Tokyo a été touchée mais dans une moindre mesure. C'est surtout la région de Sendaï qui a été dévastée (tsunami de 10 m notamment).
Je voudrais avoir les remarques de personnes sur le départ ou sur place pour avoir un max d'info sur l'évolution des évènements (annulations de vols, de trains, dégâts, possibilité de visiter Tokyo...) dans les prochains jours / semaines.
La presse a toujours tendance à en rajouter, alors je leur fait limite confiance.
Itinéraire de quatre semaines au Japon (juillet 2011) English translation pending
Bonjour,
Comme tout ceux qui partent au Japon, j'aimerais vous présenter l'itinéraire que j'ai prévu afin que vous puissiez éventuellement critiquer celui-ci. Sachez que je partirai seul avec la compagnie British Airways et avec une escale à Heathrow (billet déjà réserver).
28 juin: Paris > Narita (Arrivée J+1) 29 juin: Narita > Tokyo 30 juin: Tokyo 01 juillet: Tokyo 02 juillet: Tokyo 03 juillet: Tokyo 04 juillet: Tokyo 05 juillet: Tokyo > Kawaguchi-ko 06 juillet: Kawaguchi-ko (jour d'activation du JR Pass 21 jours, qui sera valable jusqu'à la fin du séjour) 07 juillet: Kawaguchi-ko > Tsumago/Magome 08 juillet: Tsumago/Magome 09 juillet: Tsumago/Magome > Takayama 10 juillet: Takayama 11 juillet: Takayama > Kyoto 12 juillet: Kyoto 13 juillet: Kyoto 14 juillet: Kyoto 15 juillet: Kyoto 16 juillet: Kyoto 17 juillet: Kyoto 18 juillet: Kyoto > Matsushima (Via Tokyo et Sendai) 19 juillet: Matsushima 20 juillet: Matsushima > Sapporo (Via Sendai et Hachinohe) 21 juillet: Sapporo > Wakkanai (Via Asahikawa) 22 juillet: Wakkanai (Rishiri ou Rebun) 23 juillet: Wakkanai > Biei (Via Asahikawa) 24 juillet: Biei 25 juillet: Biei > Sapporo > Train de nuit à destination de Tokyo 26 juillet: Tokyo (arrivée au matin) > Narita 27 juillet: Narita > Départ pour Paris
Je n'ai pas écrit les éventuelles escales à la journée depuis Tokyo et Kyoto car cela se décidera plutôt sur place au gré des envies 🙂.
Bien que j'attende vos avis généraux, j'ai quand mêmes quelques questions précises:
- Vous avez sûrement remarqué que j'ai prévue de partir de Kyoto le lendemain de Gion Matsuri, est-ce que ce lundi 18 juillet sera un gros jour de départ depuis Kyoto et sera t-il donc aisé de quitter la ville ? - Est-ce que j'ai intérêt à réserver un ryokan dès maintenant pour le passage à Kyoto, ou ai-je encore le temps ? et pour Tokyo ? - Est-ce mieux en terme de météo et d'organisation de faire: Tokyo > "entre Tokyo et Kyoto" > Kyoto > Hokkaido (comme sur l'itinéraire présenté) ou Tokyo > Hokkaido > Kyoto > "entre Tokyo et Kyoto" ? - Et enfin, est-ce qu'il y a un économiste optimiste qui peut me dire si le cours du Yen risque d'aller à la hausse dans les mois à venir ? 😛
Merci bien par avance !
Baptiste.
Comme tout ceux qui partent au Japon, j'aimerais vous présenter l'itinéraire que j'ai prévu afin que vous puissiez éventuellement critiquer celui-ci. Sachez que je partirai seul avec la compagnie British Airways et avec une escale à Heathrow (billet déjà réserver).
28 juin: Paris > Narita (Arrivée J+1) 29 juin: Narita > Tokyo 30 juin: Tokyo 01 juillet: Tokyo 02 juillet: Tokyo 03 juillet: Tokyo 04 juillet: Tokyo 05 juillet: Tokyo > Kawaguchi-ko 06 juillet: Kawaguchi-ko (jour d'activation du JR Pass 21 jours, qui sera valable jusqu'à la fin du séjour) 07 juillet: Kawaguchi-ko > Tsumago/Magome 08 juillet: Tsumago/Magome 09 juillet: Tsumago/Magome > Takayama 10 juillet: Takayama 11 juillet: Takayama > Kyoto 12 juillet: Kyoto 13 juillet: Kyoto 14 juillet: Kyoto 15 juillet: Kyoto 16 juillet: Kyoto 17 juillet: Kyoto 18 juillet: Kyoto > Matsushima (Via Tokyo et Sendai) 19 juillet: Matsushima 20 juillet: Matsushima > Sapporo (Via Sendai et Hachinohe) 21 juillet: Sapporo > Wakkanai (Via Asahikawa) 22 juillet: Wakkanai (Rishiri ou Rebun) 23 juillet: Wakkanai > Biei (Via Asahikawa) 24 juillet: Biei 25 juillet: Biei > Sapporo > Train de nuit à destination de Tokyo 26 juillet: Tokyo (arrivée au matin) > Narita 27 juillet: Narita > Départ pour Paris
Je n'ai pas écrit les éventuelles escales à la journée depuis Tokyo et Kyoto car cela se décidera plutôt sur place au gré des envies 🙂.
Bien que j'attende vos avis généraux, j'ai quand mêmes quelques questions précises:
- Vous avez sûrement remarqué que j'ai prévue de partir de Kyoto le lendemain de Gion Matsuri, est-ce que ce lundi 18 juillet sera un gros jour de départ depuis Kyoto et sera t-il donc aisé de quitter la ville ? - Est-ce que j'ai intérêt à réserver un ryokan dès maintenant pour le passage à Kyoto, ou ai-je encore le temps ? et pour Tokyo ? - Est-ce mieux en terme de météo et d'organisation de faire: Tokyo > "entre Tokyo et Kyoto" > Kyoto > Hokkaido (comme sur l'itinéraire présenté) ou Tokyo > Hokkaido > Kyoto > "entre Tokyo et Kyoto" ? - Et enfin, est-ce qu'il y a un économiste optimiste qui peut me dire si le cours du Yen risque d'aller à la hausse dans les mois à venir ? 😛
Merci bien par avance !
Baptiste.
Myanmar: budget pour deux-trois semaines? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Myanmar du 12 au 31 Janvier 2011. Je vais effectuer le "big 4": Yangoon - trek Kalaw-Inle - Bagan - Mandalay - Yangoon.
J'ai prevu 700 dollars pour ce sejour. Quelqu'un peut-il me dire si cela est suffisant, sachant que je prendrai toujours le bus?
D apres ce que j'ai pu lire dans d'autres posts, cela me semble etre assez mais j'aimerais etre sur...
Merci Marc
Je pars au Myanmar du 12 au 31 Janvier 2011. Je vais effectuer le "big 4": Yangoon - trek Kalaw-Inle - Bagan - Mandalay - Yangoon.
J'ai prevu 700 dollars pour ce sejour. Quelqu'un peut-il me dire si cela est suffisant, sachant que je prendrai toujours le bus?
D apres ce que j'ai pu lire dans d'autres posts, cela me semble etre assez mais j'aimerais etre sur...
Merci Marc
Film "Oncle Boonmee" (Palme d'Or 2010) English translation pending
je sors perplexe de la projection du très attendu (ou très décrié, au choix) dernier né d'apichatpong weerasethakul : oncle boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures. palme d'or à cannes cette année, à vrai dire à la surprise générale, aussi bien du côté des critiques que des "simples" spectateurs, cet oncle semblait diviser tant par son fond (y en a-t-il seulement un ?) que par sa forme.
d'ordinaire, le cinéma asiatique m'émeut plutôt (et ce bien qu'il soit difficile de comparer des films aussi disparates que yi-yi, in the mood for love, john john, memories of murder, millenium mambo, l'odeur de la papaye verte ou les gens de la rizière) par sa finesse, son acuité, sa lumière etc., mais là, les bras m'en tombent.
à part deux ou trois scènes effectivement jolies, comme celle du repas où apparaît le fantôme de la femme de boonmee, ou celles montrant ces singes bizarres aux yeux rouges, j'ai trouvé (très personnellement) qu'il n'y avait rien, ou presque, à retirer de ce film. je me suis complètement laissée tromper par la bande-annonce, autrement plus rythmée et poétique que le film qu'elle résume, et quand on pense que tim burton y a vu "un rêve étrange et beau", j'en suis à me demander s'il n'avait pas pris des champis à l'oeil avec gaspar noé avant la projection presse. oui, "soudain le vide". c'est à peu près ce que j'ai ressenti.
pour ceux qui l'ont vu, qu'en avez-vous pensé ? en lisant les réactions des spectateurs sur internet (soit outrées, soit positivement extatiques face à ce chef-d'oeuvre), j'en viens à me dire que je n'ai décidément rien compris au cinéma (en général) si je ne suis pas parvenue à apprécier toute la magie contenue dans cet oncle boonmee. sans doute devais-je être une mouche dans une vie antérieure... 😕
d'ordinaire, le cinéma asiatique m'émeut plutôt (et ce bien qu'il soit difficile de comparer des films aussi disparates que yi-yi, in the mood for love, john john, memories of murder, millenium mambo, l'odeur de la papaye verte ou les gens de la rizière) par sa finesse, son acuité, sa lumière etc., mais là, les bras m'en tombent.
à part deux ou trois scènes effectivement jolies, comme celle du repas où apparaît le fantôme de la femme de boonmee, ou celles montrant ces singes bizarres aux yeux rouges, j'ai trouvé (très personnellement) qu'il n'y avait rien, ou presque, à retirer de ce film. je me suis complètement laissée tromper par la bande-annonce, autrement plus rythmée et poétique que le film qu'elle résume, et quand on pense que tim burton y a vu "un rêve étrange et beau", j'en suis à me demander s'il n'avait pas pris des champis à l'oeil avec gaspar noé avant la projection presse. oui, "soudain le vide". c'est à peu près ce que j'ai ressenti.
pour ceux qui l'ont vu, qu'en avez-vous pensé ? en lisant les réactions des spectateurs sur internet (soit outrées, soit positivement extatiques face à ce chef-d'oeuvre), j'en viens à me dire que je n'ai décidément rien compris au cinéma (en général) si je ne suis pas parvenue à apprécier toute la magie contenue dans cet oncle boonmee. sans doute devais-je être une mouche dans une vie antérieure... 😕
Birmanie: dans quel sens effectuer l'itinéraire classique en trois semaines? English translation pending
Bonjour,
Je m’apprête à effectuer un périple de 3 semaines fin août / début septembre.
Pour l’instant, mon programme serait le suivant : Arrivée à Yangon (1 à 2 jrs)Départ pour Mandalay en avionMandalay/Amarapura / Sagaing / Inwa (au vu des commentaires laissés sur le forum, est-ce que le monastère en teck vaut le déplacement en calèche type Place des Tertres ? probablement…) / Mingun (environ 5 jours)Descente en bateau vers Bagan (est-ce praticable fin août ?)Visite de Bagan (3 jrs)Bus pour Kalaw (pas trop dur ? J’aurais bien pris le train mais ça a l’air… facétieux)Trek sur Kalaw : j’ai cru comprendre qu’il fallait éviter la Sam’s Family, histoire de partager un peu les maigres dollars que nous amenons.Le trek en 2 jours vers Inle est-il si touristique ? Vaut-il mieux privilégier un trek aux alentours de Kalaw puis prendre un bus/pickup pour Inle ?Inle (3 à 4 jours)Retour sur Yangon en avion ou en bus. J’ai lu dans un des nombreux blogs de voyage que le bus de nuit passait par la nouvelle capitale et que c’était dément de voir les délires architecturaux de la junte…
Vaut-il mieux effectuer ce programme dans ce sens, ou alors : Yangon / Inle / Kalaw / Bagan / Mandalay et environs / Yangon ? ou dans un autre ordre d’ailleurs…
Si jamais il me restait un peu de temps, je tenterai bien une échappée vers Hsipaw en train pour passer le viaduc (entre autre) ou alors aller du côté de Mawlamyine si ce n’est pas détrempé par la mousson.
Concernant l’hébergement à Yangon, louer une chambre à la motherland semble bien pratique (avec le taxi qui vient nous chercher directement à l’aéroport), mais étant donné qu’ils sont en 1re place du LP et du Routard, est-ce qu’ils ne drainent pas quasiment tous les touristes ?
Merci de vos conseils éclairés et pour la lecture de tous vos blogs de voyage…
Je m’apprête à effectuer un périple de 3 semaines fin août / début septembre.
Pour l’instant, mon programme serait le suivant : Arrivée à Yangon (1 à 2 jrs)Départ pour Mandalay en avionMandalay/Amarapura / Sagaing / Inwa (au vu des commentaires laissés sur le forum, est-ce que le monastère en teck vaut le déplacement en calèche type Place des Tertres ? probablement…) / Mingun (environ 5 jours)Descente en bateau vers Bagan (est-ce praticable fin août ?)Visite de Bagan (3 jrs)Bus pour Kalaw (pas trop dur ? J’aurais bien pris le train mais ça a l’air… facétieux)Trek sur Kalaw : j’ai cru comprendre qu’il fallait éviter la Sam’s Family, histoire de partager un peu les maigres dollars que nous amenons.Le trek en 2 jours vers Inle est-il si touristique ? Vaut-il mieux privilégier un trek aux alentours de Kalaw puis prendre un bus/pickup pour Inle ?Inle (3 à 4 jours)Retour sur Yangon en avion ou en bus. J’ai lu dans un des nombreux blogs de voyage que le bus de nuit passait par la nouvelle capitale et que c’était dément de voir les délires architecturaux de la junte…
Vaut-il mieux effectuer ce programme dans ce sens, ou alors : Yangon / Inle / Kalaw / Bagan / Mandalay et environs / Yangon ? ou dans un autre ordre d’ailleurs…
Si jamais il me restait un peu de temps, je tenterai bien une échappée vers Hsipaw en train pour passer le viaduc (entre autre) ou alors aller du côté de Mawlamyine si ce n’est pas détrempé par la mousson.
Concernant l’hébergement à Yangon, louer une chambre à la motherland semble bien pratique (avec le taxi qui vient nous chercher directement à l’aéroport), mais étant donné qu’ils sont en 1re place du LP et du Routard, est-ce qu’ils ne drainent pas quasiment tous les touristes ?
Merci de vos conseils éclairés et pour la lecture de tous vos blogs de voyage…