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Costa Concordia: l'enquête English translation pending
J'ai pensé qu'il serait bien de créer un fil consacré exclusivement aux derniers développements de l’enquête concernant le naufrage du Costa Concordia dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012 :
Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.
Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur. Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.
Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite». Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.
Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus? Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.
Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
Vers 21h30 dans la nuit du 12 au 13 Janvier 2012, l’imposant bateau de croisière Costa Concordia a heurté un rocher, au large de l’île de Giglio, dans le sud-est de la Toscane. Selon le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, le rocher s’est «encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes». Le navire s’est peu à peu couché à près de 90 degrés.
Le commandant du bateau - qui a été arrêté et placé en détention - avait dans un premier temps assuré que l’accident s’est déroulé à 300 mètres du rivage. En vérité, le Costa Concordia se trouvait à seulement 150 mètres de la côte, selon les premiers éléments tirés de la boîte noire. Une distance «incroyablement proche», a commenté le procureur. Le navire aurait voulu se livrer à la tradition de l’inchino , une sorte de grande parade destinée à saluer les habitants du rivage, et se serait trop approché de la côte. Mais selon le journal italien Corriere della serra, le commandant aurait surtout voulu faire plaisir au chef des serveurs du bateau, originaire de l'île de Giglio. L'homme serait monté sur le pont, et aurait alors vu l'île s'approcher dangereusement. «Attention, aurait-il soufflé au commandant, nous sommes très près du rivage.» Trop tard.
Francesco Schettino, 52 ans, a été incarcéré dimanche, accusé notamment d’homicides et d’abandon du navire. Il lui est reproché une mauvaise gestion dans la navigation de son bateau, puis dans l’évacuation des passagers. Selon le procureur de Grosseto, non seulement la route qu’il a choisie «n’était pas la bonne» mais en plus, «il s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio». La compagnie a également incriminé son commandant: «Il semble que (…) ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere, qui sont en ligne avec les standards internationaux», a-t-elle indiqué dans un communiqué. «L'entreprise ne peut cautionner un tel comportement», a renchéri ce lundi midi Pier Liugi Foschi, le PDG de Costa Croisières, affirmant qu'il se «dissossiait de cette conduite». Autre reproche: le commandant a abandonné son navire très rapidement. Selon des témoins, il se trouvait sur terre ferme vers 23h40 – soit environ deux heures après le choc entre son bateau et le rocher – alors les derniers passagers n’ont été secourus que vers 6h, le lendemain matin. Les garde-côtes lui auraient pourtant demandé à plusieurs reprises de remonter à bord pendant les opérations d’évacuation. L’équipage n’a donné l’alerte qu’une heure après l’accident, assurant précédemment à la capitainerie du port qu’il ne s’agissait que d’un problème électrique et que la situation était sous contrôle. Le personnel a également mis du temps à décider de sortir les chaloupes - certaines d’ailleurs n’ont pu être descendues en raison de la trop grande inclination du bateau. La panique a progressivement gagné les personnes à bord, certaines évoquant des «scènes d’apocalypse»: bousculades pour monter à bord des chaloupes, vols de gilets de sauvetage, sauts dans le vide… «Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale», s’est plaint auprès de Sud-Ouest un rescapé, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre Costa Croisières.
Le bilan s’élève à l’heure actuelle à six morts. Deux Français figurent parmi les victimes: un retraité de 72 ans, originaire de la région de Toulouse, et un retraité venant de La Rochelle. Les autres personnes décédées sont un membre d’équipage péruvien, un Italien de 86 ans, un Espagnol de 68 ans. Un sixième corps a été retrouvé ce lundi matin dans l’épave du paquebot, mais sa nationalité n’a pas été encore dévoilée. Et les disparus? Une quinzaine de personnes sont portées disparues. Il s’agit de quatre Français, quatre Italiens, deux Américains, ainsi qu’une personne et des membres d’équipage, dont la nationalité n’a pas été dévoilée. Par ailleurs, quatre Français ne sont pas encore localisés et font l’objet de vérifications, sans toutefois être portés disparus.
Malgré quelques incertitudes possibles , ce résumé nous permet d'avoir un point de départ assez complet pour entamer la suite du topic et nous tenir au courant des futurs développements de l’enquête.
A Baler: le Bignay, une alternative au vin rouge (Philippines) English translation pending
De passage à Baler, j'ai gouté au vin de fruit de Bignay ou Wineberry
de façon étonnante, ce vin était plus pres d'un vin de raisin que d'un vin de fruit
rouge tres foncé, charpenté comme un vin de soleil, agréable, surprenant
je l'ai trouvé très intéressant
cela m'a semblé une bonne alternative au vin rouge, surtout quand il est cher ou introuvable ou...mauvais, je vous le livre:
Wineberry BIGNAY Aurora red 2008 9,5 degres 750mml
pour la modeste somme de 150-180php selon la mise en bouteille
disponible au magasin de produits artisanaux pres du nouveau market, pasalubong center.
confectionné à partir des fruits d'un laurier ( Antidesma bonius L.) avec un nom comme ça c'est obligatoirement ''bon''
A Siquijor, il existe aussi un vin de fruit, mais resté introuvable lors de mon dernier passage.
A signaler un hébergement á Baler, directement sur la plage, qques chambres basiques, propres, wc et douche fonctionnelles (ce qui n'est pas tjrs le cas), wifi, cuisine inventive élaborée par Marco... pour la somme de 800 php breakfastt included, negociable: vrai café, cereales, lait frais, fruits, bons petits pans de sal... un petit hic, le owner qui se dit mexicano a le gosier un peu en pente. Comme chez soi: Littles girls surfer Lodge sur Sabang beach.
B
A signaler un hébergement á Baler, directement sur la plage, qques chambres basiques, propres, wc et douche fonctionnelles (ce qui n'est pas tjrs le cas), wifi, cuisine inventive élaborée par Marco... pour la somme de 800 php breakfastt included, negociable: vrai café, cereales, lait frais, fruits, bons petits pans de sal... un petit hic, le owner qui se dit mexicano a le gosier un peu en pente. Comme chez soi: Littles girls surfer Lodge sur Sabang beach.
B
Blanc à Manille: se faire solliciter en tout temps (Philippines) English translation pending
Dsl, pas trop inspiré pour le titre du topics, vu que j'ai juste 2 petites questions différentes l'une de l'autre ...
Je suis donc à manille en ce moment même.
Alors je l'avais lu, mais c'est vrai que je suis quazi le seul blanc dans les rue qui de plus est de 31 ans.
Mon premier pb est que je suis tout le temps sollicité, Sir Sir Sir, qu'au bout d'un moment j'en arrive a en être exaspéré. J'ai un peu l'impression d'être un (pigeon/porte monnaie) monté sur patte !
Hier je vais "visiter" IntraMuros, entre les prostitué (enfin je crois), les taxi, les trucs (tricycle avec cabine), les mendiants, les enfants, les calèches, les vendeurs en tout genre, alors autant que je peux comprendre que leur (survie en dépend), mais putain entendre 50 fois "Sir Sir" tous les 1/4 d'heure ça à le dont à force de m'exaspérer,
Il y'en à 3 l'un à coté de l'autre, vous dites non aux 1ier pendant 5min, pas grave vous avez le droit aux 2 autres qui ont pourtant tout entendu, c'est reparti et rebelote jusqu'au prochain coin de rue ! ... surtout qu'ils insistent et vous suivent, particulièrement si vous répondez poliment !
A la fin, j'en arrivé à changer de rue dès que j'en voyais 1 ou 2 au loin.
Alors je me pose aussi quelques questions sur mon attitude.
Les enfants dans la rue qui vous tendent une main, et vous suive sur 500m, il y en a un hier je n'ai rien donné il a fini par me pousser :) avant d’arrêter enfin de me suivre.
Question 1 : Que faites vous ? vous donnez ? ne donnez pas ? de temps en temps ? et si oui combien ?
Je dis cela parce qu'il suffit d'en donner à un pour que les autres derrières rappliquent ! ou bout d'un moment ça peut revenir cher.
- -
Ensuite alors pour le coup, d'habitude en France, je n'ai pas l'habitude de donner de pourboire, j'ai toujours été contre cette pratique, donner à un barman un "pour boire" c'est un peu pour moi comme amener de l'eau à la fontaine (dsl pour ceux que cela choque)
Avant hier je mangé dans un restaurant café, la serveuse (un peu en mini jupe), viens me parler quel age as tu, et blabla, je reste poli je répond, j'entame la conversation, je vois un billard américain (je n'y ai jamais joué), elle me dit je peux t'apprendre, je joue 1 partie avec elle. (oui apparemment ici les serveuses joue aussi billard, peut être parce qu’il y n'avais pas trop de monde) puis me donne la note (partie de billard incluse), je paie, no pb ...
Puis elle me dit - Tip (je ne parle pas trop bien l'anglais et ici j'ai l'impression qu'il y a plusieurs accent, certain que je comprend mieux d'autre)
Bon tip je ne savais pas ce que c'était, je dis : - What's Tip ? - La serveuse : Money ! - Moi : Why money ?, i just paid - La serveuse : for Jeepney, i finished my service, go to home ...
(x_x)
Franchement sur le coup, je me dit qu'elle est gonflé celle-là, je paie mon repas, elle est payé par le bar/restaurant pour me servir et à la fin elle veut que je lui paie le "taxi" pour rentrer chez elle !
Du coup je décide de ne rien lui donner !
En rentrant je regarde pour la traduction de "Tip" !, puis je vois qu'il est dit (sur le net) qu'aux philippines il faut pour chaque services donner un pourboire (20p minimum)
Pour chaque services 20p ... ça peut ça aussi faire beaucoup en fin de journée ...
Aujourd'hui curieusement on ne m'a rien demander ...
Alors je me demande au final si ce n'est pas, à la tête du client, et apparent j'ai une bonne tête (de pigeon blanc) ici.
Question 2 : Vous faites quoi vous ?, vous donner à chaque fois, pour le moindre service ? et combien ?
Petite Anecdote : Hier je vais dans un bar, je vais aux toilettes, en sortant un mec me donne une serviette chaude pour m'essuyer les mains, même si je n'en ai pas besoin, je me dis "tiens ok c'est sympa", je sors le gars me rattrape "Money Money ... chez pas quoi", je vois un mec derrière qui lui donne 20p, je fais pareil, ok mais la serviette je ne l'avais pas demandée moi.
Ici tout est prétexte à ..., et même si je peux comprendre pourquoi, cet aspect Forcing/Mercantile peut à force gâcher le plaisir ! Je trouve cela assez impoli/lourd, et d'un manque de respect pour "ma" personne ...
Voila, un petit témoignage, non sujet à discussion ni à attaque, ce n'est que mon expérience et je la partage. Néanmoins vos réponses à mes questions pourront peut-être aussi m'aider de mon coté lors de mon séjour (je ne dis pas que je fait tout parfaitement)
Merci
Je suis donc à manille en ce moment même.
Alors je l'avais lu, mais c'est vrai que je suis quazi le seul blanc dans les rue qui de plus est de 31 ans.
Mon premier pb est que je suis tout le temps sollicité, Sir Sir Sir, qu'au bout d'un moment j'en arrive a en être exaspéré. J'ai un peu l'impression d'être un (pigeon/porte monnaie) monté sur patte !
Hier je vais "visiter" IntraMuros, entre les prostitué (enfin je crois), les taxi, les trucs (tricycle avec cabine), les mendiants, les enfants, les calèches, les vendeurs en tout genre, alors autant que je peux comprendre que leur (survie en dépend), mais putain entendre 50 fois "Sir Sir" tous les 1/4 d'heure ça à le dont à force de m'exaspérer,
Il y'en à 3 l'un à coté de l'autre, vous dites non aux 1ier pendant 5min, pas grave vous avez le droit aux 2 autres qui ont pourtant tout entendu, c'est reparti et rebelote jusqu'au prochain coin de rue ! ... surtout qu'ils insistent et vous suivent, particulièrement si vous répondez poliment !
A la fin, j'en arrivé à changer de rue dès que j'en voyais 1 ou 2 au loin.
Alors je me pose aussi quelques questions sur mon attitude.
Les enfants dans la rue qui vous tendent une main, et vous suive sur 500m, il y en a un hier je n'ai rien donné il a fini par me pousser :) avant d’arrêter enfin de me suivre.
Question 1 : Que faites vous ? vous donnez ? ne donnez pas ? de temps en temps ? et si oui combien ?
Je dis cela parce qu'il suffit d'en donner à un pour que les autres derrières rappliquent ! ou bout d'un moment ça peut revenir cher.
- -
Ensuite alors pour le coup, d'habitude en France, je n'ai pas l'habitude de donner de pourboire, j'ai toujours été contre cette pratique, donner à un barman un "pour boire" c'est un peu pour moi comme amener de l'eau à la fontaine (dsl pour ceux que cela choque)
Avant hier je mangé dans un restaurant café, la serveuse (un peu en mini jupe), viens me parler quel age as tu, et blabla, je reste poli je répond, j'entame la conversation, je vois un billard américain (je n'y ai jamais joué), elle me dit je peux t'apprendre, je joue 1 partie avec elle. (oui apparemment ici les serveuses joue aussi billard, peut être parce qu’il y n'avais pas trop de monde) puis me donne la note (partie de billard incluse), je paie, no pb ...
Puis elle me dit - Tip (je ne parle pas trop bien l'anglais et ici j'ai l'impression qu'il y a plusieurs accent, certain que je comprend mieux d'autre)
Bon tip je ne savais pas ce que c'était, je dis : - What's Tip ? - La serveuse : Money ! - Moi : Why money ?, i just paid - La serveuse : for Jeepney, i finished my service, go to home ...
(x_x)
Franchement sur le coup, je me dit qu'elle est gonflé celle-là, je paie mon repas, elle est payé par le bar/restaurant pour me servir et à la fin elle veut que je lui paie le "taxi" pour rentrer chez elle !
Du coup je décide de ne rien lui donner !
En rentrant je regarde pour la traduction de "Tip" !, puis je vois qu'il est dit (sur le net) qu'aux philippines il faut pour chaque services donner un pourboire (20p minimum)
Pour chaque services 20p ... ça peut ça aussi faire beaucoup en fin de journée ...
Aujourd'hui curieusement on ne m'a rien demander ...
Alors je me demande au final si ce n'est pas, à la tête du client, et apparent j'ai une bonne tête (de pigeon blanc) ici.
Question 2 : Vous faites quoi vous ?, vous donner à chaque fois, pour le moindre service ? et combien ?
Petite Anecdote : Hier je vais dans un bar, je vais aux toilettes, en sortant un mec me donne une serviette chaude pour m'essuyer les mains, même si je n'en ai pas besoin, je me dis "tiens ok c'est sympa", je sors le gars me rattrape "Money Money ... chez pas quoi", je vois un mec derrière qui lui donne 20p, je fais pareil, ok mais la serviette je ne l'avais pas demandée moi.
Ici tout est prétexte à ..., et même si je peux comprendre pourquoi, cet aspect Forcing/Mercantile peut à force gâcher le plaisir ! Je trouve cela assez impoli/lourd, et d'un manque de respect pour "ma" personne ...
Voila, un petit témoignage, non sujet à discussion ni à attaque, ce n'est que mon expérience et je la partage. Néanmoins vos réponses à mes questions pourront peut-être aussi m'aider de mon coté lors de mon séjour (je ne dis pas que je fait tout parfaitement)
Merci
Réveillon du 31 décembre à Tamanrasset (Algérie) English translation pending
Bonjour à tous,
j'envisageai de passer mon réveillon du 31 décembre avec des amis dans le désert. Une cousine m'a parlé de tamanrasset en me disant que pas mal de touristes y allaient pour feter la nouvelle année... Est ce que quelqu'un a deja passé un 31 dans le désert en Algerie ?! Vos conseils sont les bienvenues ;) je mobilise mes reseaux un peu partout : FB, forum, etc ;)
j'envisageai de passer mon réveillon du 31 décembre avec des amis dans le désert. Une cousine m'a parlé de tamanrasset en me disant que pas mal de touristes y allaient pour feter la nouvelle année... Est ce que quelqu'un a deja passé un 31 dans le désert en Algerie ?! Vos conseils sont les bienvenues ;) je mobilise mes reseaux un peu partout : FB, forum, etc ;)
Infos pratiques – trois semaines au Sri Lanka – fin août/mi septembre 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Je remercie tous les contributeurs du forum dont les messages m’ont aidée à préparer notre voyage. Voici mon compte-rendu d’infos pratiques de nos 3 semaines au Sri Lanka fin août–mi-septembre 2011.
Notre itinéraire :
J1 : arrivée à Colombo à 8h45 –> train à Gampaha pour Anuradhapura (nuit à Anuradhapura) J2 : Anuradhapura +++ (nuit à Anuradhapura) J3 : Mihintale +++ –> Minneryia +++ (nuit à Sigiriya) J4 : Sigiriya +++ –> Polonnaruwa + (nuit à Dambulla) J5 : Dambulla + –> Kandy J6 : Kandy (Jardin botanique ++ –> les 3 temples proches du jardin botanique + : Gadaladenyia, Lankatilake, Embekka –> spectacle des danses traditionnelles + –> Temple de la Dent +++) J7 : Kandy –> Hatton –> Dalhousie J8 : Adam’s Peak + –> Dalhousie –> Haputale J9 : Haputale (paysages +++) (Lipton’s Seat + –> chutes de Diyaluma +) (nuit à Haputale) J10 : Horton Plains ++ (World’s End) -> Haputale –> Temple de Dowa -> Ella (nuit à Ella) J11 : Ella (fabrique de thé de Uva Halpewaththa – massage +) J12 : Ella (Ella’s Rock ++) / Bandarawella J13 : Ella –> Buduruwagala + –> Tangalle (nuit à Tangalle) J14 : Tangalle +++ (nuit à Tangalle) –> Rekawa+++ J15 : Tangalle –> Unawatuna + (nuit à Unawatuna) J16 : Galle ++ –> Unawatuna (nuit à Unawatuna) J17 : Unawatuna –> Mirissa (nuit à Mirissa) J18 : Mirissa +++ J19 : Mirissa J20 : Mirissa –> Matara –> Colombo -> Negombo
Budget total pour 3 semaines (vol non compris) : 600 euros/pers (4 pers). Le fait d’être 4 a permis de bien amortir en particulier les frais de transport (taxis).
Cours du change : 1€ = 157 Rps. Tous les prix indiqués ont été négociés sauf indication contraire.
Remarque : Notre parcours a été très actif pour les 2 premières semaines et beaucoup plus cool la 3ème car nous devions retrouver des amis, raison pour laquelle les trajets n’ont pas pu être très optimisés pour la côte sud/sud ouest.
Conseil préliminaire : achetez dès que possible au Sri Lanka (et surtout pas en France où c’est hors de prix) les diffuseurs anti-moustiques (accessoire absolument indispensable, dans les supermarchés ou petites boutiques) à brancher dans les prises (140 Rps soit moins d’1€) + 1 adaptateur (85-100 Rps) pour vos appareils.
Réservation : au fil du séjour sauf pour Anuradhapura réservé de France. Pour pouvoir notamment négocier, je recommande de ne pas réserver en basse saison (mieux vaut visiter les chambres et comparer). Nous avons pris des chambres pour 4 ou 2 chambres doubles.
Guides : forums essentiellement : voyageforum et virtualtourist (forum en anglais), LP.
Hébergement : les "Guest houses" où nous sommes descendus :
Anuradhapura : Sri Lak View + (LP) (Je ne recommande pas vraiment) Tél : +94 25 222 1593. Accueil bof. Internet inclus gratuit. Aucune vue sur le lac. Adresse sans plus, très basique, mais correcte. 1 ch triple n° 8 : 1.800 Rps (non négocié) : sent l’humidité, douche froide pas terrible. Louée 1.400 Rps (non négocié) en ch double. Ch double n° 7 : 1.400 Rps (non négocié) sans petit déj, douche chaude ok, pas d’humidité mais fenêtre sdb cassée (mais heureusement pas dérangés par les moustiques). Petit déj (300 Rps) 3 fruits frais. Dîners (500 Rps) excellents.
J’avais hésité avec Lake Wave mais un mauvais commentaire sur tripadvisor m’en avait dissuadée. Je ne sais pas si c’est vrai, mais un rabatteur du Lake Wave m’a dit qu’il existait 2 établissements portant ce nom, 1 vers la gare routière, et 1 juste à côté de Sri Lak View ; il proposait 1 ch pour 4 pour 1.500 Rps (non visité).
Sigiriya : Lakmini Lodge ++ (Je recommande) Tél : +94 717098128 / + 94 662286113 – e-mail : lakminilodge@gmail.com / lakminilodge@hotmail.com. 1 chambre pour 4 propre et confortable, douche chaude avec fan : 3.700 Rps pr 4 avec petit déj. Gérant très gentil. Petit déj : 2 fruits frais + pancakes + hoppers. Insister pour le prendre dans la cabane en bois sur pilotis avec la vue sur le rocher (le gérant nous a vendu ça et après a voulu nous servir d’office le petit déj dans l’espèce de réfectoire sans charme du rdc !). Dîner très bon.
Déjeuner : dans un boui-boui du village de Sigiriya (très bon)
Nous avons visité : Eco Tourist Lodge : 2.500 Rps la double tout confort (prix proposé sans négociation). Environnement de la guest house peu attrayant + beaucoup de moustiques.
Dambulla : Samman’s Guest House (Je déconseille) Nous sommes arrivés relativement tard et avons mal inspecté les lieux. 1 ch double à 1.200 Rps eau froide + fan (sdb très limite) infestée de moustiques. Pour les âmes sensibles : petite grenouille dans le bac à chasse d’eau (ouvert) et un petit crapaud dans le coin de la chambre lol. 1 ch double à 800 Rps eau froide + sdb insalubre (pas de fan donc impossible d’y dormir). Vraisemblablement les chambres à l’étage sont beaucoup mieux mais elles étaient complètes. Petit déj : 2 fruits frais. Avantage : très proche du Rock Temple. Dîner : aller en ville prendre un khottu dans un lieu typiquement sri lankais.
Nous avons visité : Renuka’s guest house à Dambulla (Je recommande) Dom : 0662284127 - Mob : 077 5016 298 Renuka est une professeur d’anglais mariée à un allemand. Maison à la campagne à quelques minutes en tuk-tuk du centre-ville. Cadre calme et agréable. Chambre double neuve avec belle sdb et terrasse. Déjeuner excellent. Cette guest house est sur le point d’ouvrir. 1 seule chambre double pour l’instant et 3 doubles à terme (annexe en construction).
Kandy : Shangri-La ++ (Je recommande) Propriétaires parlant français. Bon accueil. Bon rapport qualité-prix pour les chambres : 1 chambre pour 4 bien décorée et propre 3.500 Rps la ch pour 4 avec petit déj (2 nuits) eau chaude et fan + vu 1 chambre double avec beaucoup de charme (qui donne sur cour). Tel : 08 22 22 218 Mob : 077 98 28 084 ; nandana@shangrilanka.com Petit déj 3 fruits frais + brioche. Dîner non testé. Dîner : restaurant (plutôt indien, assez cher) : Captain Table Devon +++. Centre ville. Excellent et vraisemblablement un des meilleurs de la ville. Déjeuner : Garden club en bas sur la route près de la GH : rice & curry à emporter (150 Rps) : bof.
Dalhousie : White House + (LP) (Je recommande mais attention) Tél : 077 791 2009. Excellent accueil. 2 ch double (eau chaude) + petit déj + dîner à 2.500 Rps (2 nuits). Bon petit déj et dîner. Attention aux extras et à l’arnaque : nous nous sommes retrouvés avec une facture quasiment du double prévu car ils nous ont servi des desserts « luxueux » (salade de fruits avec glace) sans nous prévenir que ce type de dessert n’était pas inclus dans le prix négocié (nous avons refusé de payer) + nous ont facturé des sandwichs (petits et très mauvais) à un prix exorbitant ->> un conseil d’ordre général : demander le prix de TOUT avant de commander ! Dommage pour cette note très négative de dernière minute qui est venue ternir de façon très détestable notre appréciation de cette guest house que nous avons beaucoup aimée par ailleurs…
Haputale : Sri Lak View Holiday Inn +++ (LP) mon coup de cœur du séjour Tél : +94 57 226 8125. 2.000 Rps double sans petit déj (2 nuits). Internet inclus gratuit. 2 chambres dans le bâtiment principal : Ch 3 (douche chaude pas terrible mais beaucoup de charme) + ch 6 proche de l’accueil (douche chaude moderne top). Terrasse avec vue splendide. Bon petit déj. Dîner non testé.
Dîner : resto Royal Top Inn près de la gare : cadre et accueil bof mais bonne cuisine.
Nous avons visité : Amarasinghe (LP) : grandes chambres doubles très propres et claires proposées à 2.500 Rps sans petit déj. Tél : +94 57 226 81 75 Mob : 0777 763 397. Mais aucune vue. Raccourci en 5 mn à pied pour rejoindre la ville selon le gérant (trajet + long par la route). Aucun client quand nous avons visité.
Ella : Rock View Guest House ++ (LP) (Je recommande) Tél :+94 57 222 8561. Internet inclus gratuit. Nous avions une grande ch de 4+eau chaude dans le bâtiment principal (2.500 Rps). Puis une seconde ch de 4 beaucoup plus confortable (standing plus élevé) dans une petite maison annexe, très grande+eau chaude (3.000 Rps ?). La terrasse avec vue sur Ella Rock est très agréable et constitue le point fort de cette adresse. Rice & curry excellent (mais plutôt cher plus de 500 Rps). Petit déj au Curd Café (LP) : à éviter : mouches et vapeurs d’essence des bus qui s’arrêtent juste devant. Le prendre plutôt à Rock View où il est quasiment au même prix avec un cadre idyllique ! Dîner : resto Dream Café (LP) : nous avons pris des plats « occidentaux » : pas mal. Cadre très agréable.
Nous avons visité : Surya Inn juste en contrebas (même famille). Chambres grandes et propres proposées à 2.500 Rps (?) mais environnement sombre, plus proche de la route et bruyant. Aucun client quand nous avons visité. Prix proposé quasi similaire à Rock View.
Tangalle : Ganesh Garden +++ (LP) second coup de cœur (Je recommande) Tél : +94 47 224 2529. Mobile: +94 777 612 181. www.ganeshgarden.com.e-mail : ganeshgarden@yahoo.com. Wi-fi inclus gratuit. Ch doubles dans bungalows à divers prix (de 2.000 Rps à 40$). Notre double : 2.500 Rps eau froide + fan. Manager très sympa. Petit déj ok. Resto cher et pas exceptionnel. Point négatif de la GH : son isolement par rapport à la ville (tuk tuk obligatoire, proposé par la GH aux prix usuels). Calme. Cadre idyllique avec hamacs et cocotiers.
Unawatuna : Village Inn (LP) (Je déconseille) Tél : +94 91 222 5375. 1 ch double à 800 Rps eau froide + fan sans petit déj (non négocié). Pas très propre. Sdb vraiment pas terrible. Terrasse devant les chambres en hauteur. Petit déj ok.
Unawatuna : Prilax Inn +++ (en face du Rock Café ex Hard Rock Café) (Je recommande) 2.200 Rps chambre triple immense, sdb luxe, eau chaude + fan. Vide quand nous sommes restés. Terrasses devant les chambres très agréables. Petit déj : Rock Café vue sur la mer – Sunil’s Garden (cher mais cadre dans le jardin vraiment top avec des colibris) Dîner : Rock Restaurant très bon rapport qualité/prix, prix très raisonnables.
Mirissa : Central Beach Inn ++ (Je recommande) Gamme de prix à partir de 800 Rps. 1 ch double en bungalow à 1.200 Rps (eau froide+fan) sans petit déj, ou 1.500 Rps pour 1 double un peu mieux (plus grande, lits plus confort). Pas mal de charme pour le cadre et accès direct à la plage. Petit déj : service long ! Déjeuner : service interminable ! Resto : petit déj, déjeuner et dîner : sur la plage un peu plus loin à gauche, le top !
Nous avons visité : Paradise Beach Club : l’hôtel à touristes par excellence avec la petite piscine bondée qui va avec. Rapport qualité/prix des chambres pas terrible pour double dans bungalow à 2.500 Rps. (Ch pas top et sans charme). Sinon beau cadre et direct sur la plage.
Palm Villa (LP) : Tél : +94 41 225 0022. Belles chambres doubles proposées à 3.000 Rps sans petit déj ; le gérant a refusé de négocier alors que la GH était quasi vide et à moitié en travaux !
Negombo : Hôtel Silver Sands ++ (Je recommande) Tél : +94 31 222 2880. e-mail : silversands@sltnet.lk. Grande ch double eau chaude + fan à 2.200 Rps (non négocié) – vue sur le toit assez moche. Petit déj : bof. 4 toasts/pers uniquement et les toasts supplémentaires vous seront facturés 120 Rps ! 1 jus de fruits frais + fruits : bananes uniquement
Transports : Taxis : Compter en principe 60-75 Rps/km pour 1 aller simple – 40-45 Rps/km pour 1 aller-retour (source = Virtualtourist) Taxi aéroport – Gampaha : 2.000 Rps (agences de taxis dans l’aéroport) 2 jours de van Anuradhapura-Mihintale-Sigiriya-Polonnaruwa-Dambulla : 6.000 Rps/jour (nous avons finalement payé 7.500 Rps car contents) (Van trouvé via notre guide Chandra qui a dû avoir 1 commission) Notre chauffeur (parle anglais) : Mahesh Samanala (Walkers Tourist Guest House à Anuradhapura) – email : 83samanala@gmail.com - Tél : +94 25 222 2100 – Mob : +94 77728 6297 Jeep pour le safari Minneriya (avec aller-retour Sigiriya) : 5.000 Rps : Priyankara Jeep Safari (n°65, Kalapura, Sigiriya) : tel : 077 4287422 / 071 3766901 Tuk-tuk Kandy jardin botanique : 400 Rps (aller) Tuk-tuk Kandy (visite des 3 temples) : 1.500 Rps (compter 3 heures) Van Hatton-Dalhousie : 1.500 Rps (peu négocié) (1h) Van Dalhousie – Hatton - Haputale (125 km) : 6.700 Rps (4-5h de route épuisante avec des travaux) Van aller-retour Haputale – Horton Plains (aller=1h30) : 3.500 Rps Tuk-tuk Haputale – Ella avec arrêt à Bandarawella et au temple de Dowa : 1.000 Rps (peu négocié) Tuk-Tuk Ella – fabrique de thé Uva Halpewaththa : 800 Rps AR Bus Ella-Bandarawella : 25 Rps/pers environ – 30 mn (dernier bus de Bandarawella à Ella à 19h) Tuk-tuk à la journée Haputale (Lipton’s Seat – Dambatenna factory – Diyulama Falls) : 2.000 Rps/tuk tuk (peu négocié). Van Ella-Tangalle : 5.500 Rps pour un van simple sans AC / 6.000 Rps pour un van très confort + AC (6.500 Rps pour le détour par Buduruwagala négocié après l’accord initial) Notre chauffeur (ok mais pas très souriant) : Sisira Weerasinghe (Ella) : tél : 057-2228857 – Mob : 072-4099284 e-mail : sisimalietours@yahoo.com Tuk-tuk Unawatuna – Galle : 300 Rps Tuk-tuk Unawatuna – Mirissa : 1.300 Rps avec arrêts Location de vélos à Mirissa (maison en face de Mother’s GH) : 200 Rps/pers/5h +++ Bus intercity Matara-Colombo : 300 Rps/pers (4h30)
Tuk-tuk Negombo-aéroport : 600 Rps. Excursions/autres : Pass culturel : 5.550 Rps/pers.
Anuradhapura : non compris dans le pass : Sri Maha Bodhi (200 Rps), Rock View Temple (bof) : 200 Rps. « Chandra » : Guide avec licence : visite en anglais d’Anuradhapura (environ 5h) en voiture avec AC : 3.500 Rps (non négociés) – R.P. Chandradasa Tél : 025-2223882 Mob : 072-2925997 e-mail : c.chandradasa@yahoo.com A savoir : bon guide mais il n’hésitera pas à vous lâcher en dernière minute s’il a l’opportunité de gagner plus d’argent avec d’autres clients.
Mihintale : 200 ou 300 Rps/pers.
Minneriya (droit d’entrée pour 4 pers et 1 jeep) : 8.915 Rps
Polonnaruwa : guide avec licence trouvé sur le site (3 mots d'anglais, pas de grandes explications) : 1.500 Rps (non négociés) pour environ 3 h
Kandy : Jardin botanique : 1.100 Rps/ pers (825 Rps étudiant). 3 temples (Gadaladenyia, Lankatilake, Embekka ) près de Kandy : 200 ou 300 Rps/temple – compter 2h30-3h aller-retour à Kandy compris Spectacle de danses traditionnelles : 500 Rps/pers. (1h30)
Horton Plains (droit d’entrée pr 4 pers et 1 van + le chauffeur + 12% de taxes) : 8.983 Rps/4 pers (droit d’entrée voiture : 295 Rps)
Massage ayurvédique Ella au centre conseillé dans le LP : 3.750 Rps/pers (à savoir : herbal bath non dispo)
Rekawa : 1.000 Rps remboursés si pas de tortue
Khottu à emporter sur la main road à Mirissa : 160 Rps 1 kg de petites bananes : 70 Rps 1 bouteille d’arack : de 750 à 980 Rps selon la bouteille Mes coups de cœur :
Anuradhapura : Sri Maha Bodhi (l’arbre sacré) ; visite en voiture climatisée (trop dur le vélo avec 35°C !), avec le meilleur guide que nous ayons trouvé sur place durant notre séjour (Chandra, conseillé par la GH, voir coordonnées ci-dessus), qui malheureusement n’est pas très fiable car il nous a planté en dernière minute par la suite…
Mihintale : site et vue magnifiques. Attention aux macaques voleurs de mangues !
Minneriya : à faire plutôt le soir, où nous avons vu des centaines d’éléphants+troupeau de buffles. Très belle lumière
Sigiriya : à faire le matin le plus tôt possible et avant 9h heure d’affluence. 30-45 mn de montée. Vue magnifique depuis le sommet
Kandy : Temple de la Dent lors de la puja du soir
Haputale : pour la vue du Sri Lak View Holiday Inn et les paysages des plantations de thé aux alentours
Tangalle : le paradis en terme de cadre. Plage splendide et déserte (baignade – mais pas possible de nager - exclusivement devant les Green Cabanas depuis le Ganesh Garden)
Rekawa : la ponte de la tortue géante qui retourne ensuite à la mer : exceptionnel !
Mirissa : pour ses apéros et dîners sur la plage avec musique : le top ! + le vélo le long de la côte et vers le port.
Quelques commentaires/suggestions :
Le temps : très beau dans le nord, 1 averse à Ella et Haputale et quelques averses dans le sud ouest qui ne nous ont jamais vraiment gênés.
Le train : notre trajet de 5h (transformé en 6h30, ce qui est courant) au sortir de l’aéroport nous a épuisés et vaccinés…Nous avons fait aussi 2h debout entre Peradeniya et Hatton. Si vous le pouvez, essayez de limiter ce mode de transport à des trajets très courts.
Attention, le 16/09 nous n’avons pas pu prendre le train de Matara à Colombo car la ligne était coupée en raison de travaux entre Galle et Aluthgama ! A priori trains possibles à partir de Galle uniquement pour retourner à Colombo à cette période.
Le bus : même commentaire que pour le train…très éprouvant, sauf pour les intercity climatisés tout confort.
Polonnaruwa : à faire vraiment en dehors des heures les plus chaudes
Dambulla : 2 personnes ont adoré, les 2 autres : bof…
Kandy : compter 2 j.
Adam’s Peak : à faire pour l’effort physique ! (2h30 de montée pour nous) Pas la bonne saison donc nous n’avons rien vu au sommet (nuages) mais par chance nous avions vu le sommet la veille depuis la GH. Attention à ne pas s’éloigner du sentier (sangsues).
Horton Plains : les commentaires du forum sont justes : un peu cher pour ce que c’est.
Ella : nous avons été déçus globalement, tout y est plus cher et plein de touristes ! Il n’y a rien à faire au village même. Compter 2 j max selon moi. Massage ayurvédique : à faire (l’huile chaude sur le front appréciée des filles mais pas trop des mecs) Fabrique de thé d’Uve Halpewaththa : effectuée à la va-vite par un employé sur place et décevante.
Unawatuna : sympa. Compter 1 j max.
Galle : beaucoup de charme et désertée par les touristes à cette période de l’année.
Turtle Hatchery : (projet privé) sur la route de Mirissa (400 Rps) : très décevant. Visiter comme le conseille le guide uniquement Rekawa et/ou Kosgoda.
Mirissa : Compter 2 j. Snorkeling non testé en sortie organisée mais aucun corail et eau trouble pour ce qu’on a vu. Louer un vélo pour aller se balader vers le port ou dans l’arrière pays.
Colombo : Je n’ai pas du tout aimé. Ville très polluée et shopping décevant pour nous. Compter ½ journée max selon moi. House of Fashion : peu de marques (ex : robes Desigual à 10€, quelques bas Esprit, pantalons homme Burberry), et mode « sri lankaise » en général Odel : prix quasi européens, les quelques marques sont chères sauf rares exceptions. Mode plus « occidentale » Main Bazaar : t-shirts et polos de contrefaçon (Lacoste, Billabong, Quicksilver, Ralph Lauren).
A votre disposition pour toute question !
Je remercie tous les contributeurs du forum dont les messages m’ont aidée à préparer notre voyage. Voici mon compte-rendu d’infos pratiques de nos 3 semaines au Sri Lanka fin août–mi-septembre 2011.
Notre itinéraire :
J1 : arrivée à Colombo à 8h45 –> train à Gampaha pour Anuradhapura (nuit à Anuradhapura) J2 : Anuradhapura +++ (nuit à Anuradhapura) J3 : Mihintale +++ –> Minneryia +++ (nuit à Sigiriya) J4 : Sigiriya +++ –> Polonnaruwa + (nuit à Dambulla) J5 : Dambulla + –> Kandy J6 : Kandy (Jardin botanique ++ –> les 3 temples proches du jardin botanique + : Gadaladenyia, Lankatilake, Embekka –> spectacle des danses traditionnelles + –> Temple de la Dent +++) J7 : Kandy –> Hatton –> Dalhousie J8 : Adam’s Peak + –> Dalhousie –> Haputale J9 : Haputale (paysages +++) (Lipton’s Seat + –> chutes de Diyaluma +) (nuit à Haputale) J10 : Horton Plains ++ (World’s End) -> Haputale –> Temple de Dowa -> Ella (nuit à Ella) J11 : Ella (fabrique de thé de Uva Halpewaththa – massage +) J12 : Ella (Ella’s Rock ++) / Bandarawella J13 : Ella –> Buduruwagala + –> Tangalle (nuit à Tangalle) J14 : Tangalle +++ (nuit à Tangalle) –> Rekawa+++ J15 : Tangalle –> Unawatuna + (nuit à Unawatuna) J16 : Galle ++ –> Unawatuna (nuit à Unawatuna) J17 : Unawatuna –> Mirissa (nuit à Mirissa) J18 : Mirissa +++ J19 : Mirissa J20 : Mirissa –> Matara –> Colombo -> Negombo
Budget total pour 3 semaines (vol non compris) : 600 euros/pers (4 pers). Le fait d’être 4 a permis de bien amortir en particulier les frais de transport (taxis).
Cours du change : 1€ = 157 Rps. Tous les prix indiqués ont été négociés sauf indication contraire.
Remarque : Notre parcours a été très actif pour les 2 premières semaines et beaucoup plus cool la 3ème car nous devions retrouver des amis, raison pour laquelle les trajets n’ont pas pu être très optimisés pour la côte sud/sud ouest.
Conseil préliminaire : achetez dès que possible au Sri Lanka (et surtout pas en France où c’est hors de prix) les diffuseurs anti-moustiques (accessoire absolument indispensable, dans les supermarchés ou petites boutiques) à brancher dans les prises (140 Rps soit moins d’1€) + 1 adaptateur (85-100 Rps) pour vos appareils.
Réservation : au fil du séjour sauf pour Anuradhapura réservé de France. Pour pouvoir notamment négocier, je recommande de ne pas réserver en basse saison (mieux vaut visiter les chambres et comparer). Nous avons pris des chambres pour 4 ou 2 chambres doubles.
Guides : forums essentiellement : voyageforum et virtualtourist (forum en anglais), LP.
Hébergement : les "Guest houses" où nous sommes descendus :
Anuradhapura : Sri Lak View + (LP) (Je ne recommande pas vraiment) Tél : +94 25 222 1593. Accueil bof. Internet inclus gratuit. Aucune vue sur le lac. Adresse sans plus, très basique, mais correcte. 1 ch triple n° 8 : 1.800 Rps (non négocié) : sent l’humidité, douche froide pas terrible. Louée 1.400 Rps (non négocié) en ch double. Ch double n° 7 : 1.400 Rps (non négocié) sans petit déj, douche chaude ok, pas d’humidité mais fenêtre sdb cassée (mais heureusement pas dérangés par les moustiques). Petit déj (300 Rps) 3 fruits frais. Dîners (500 Rps) excellents.
J’avais hésité avec Lake Wave mais un mauvais commentaire sur tripadvisor m’en avait dissuadée. Je ne sais pas si c’est vrai, mais un rabatteur du Lake Wave m’a dit qu’il existait 2 établissements portant ce nom, 1 vers la gare routière, et 1 juste à côté de Sri Lak View ; il proposait 1 ch pour 4 pour 1.500 Rps (non visité).
Sigiriya : Lakmini Lodge ++ (Je recommande) Tél : +94 717098128 / + 94 662286113 – e-mail : lakminilodge@gmail.com / lakminilodge@hotmail.com. 1 chambre pour 4 propre et confortable, douche chaude avec fan : 3.700 Rps pr 4 avec petit déj. Gérant très gentil. Petit déj : 2 fruits frais + pancakes + hoppers. Insister pour le prendre dans la cabane en bois sur pilotis avec la vue sur le rocher (le gérant nous a vendu ça et après a voulu nous servir d’office le petit déj dans l’espèce de réfectoire sans charme du rdc !). Dîner très bon.
Déjeuner : dans un boui-boui du village de Sigiriya (très bon)
Nous avons visité : Eco Tourist Lodge : 2.500 Rps la double tout confort (prix proposé sans négociation). Environnement de la guest house peu attrayant + beaucoup de moustiques.
Dambulla : Samman’s Guest House (Je déconseille) Nous sommes arrivés relativement tard et avons mal inspecté les lieux. 1 ch double à 1.200 Rps eau froide + fan (sdb très limite) infestée de moustiques. Pour les âmes sensibles : petite grenouille dans le bac à chasse d’eau (ouvert) et un petit crapaud dans le coin de la chambre lol. 1 ch double à 800 Rps eau froide + sdb insalubre (pas de fan donc impossible d’y dormir). Vraisemblablement les chambres à l’étage sont beaucoup mieux mais elles étaient complètes. Petit déj : 2 fruits frais. Avantage : très proche du Rock Temple. Dîner : aller en ville prendre un khottu dans un lieu typiquement sri lankais.
Nous avons visité : Renuka’s guest house à Dambulla (Je recommande) Dom : 0662284127 - Mob : 077 5016 298 Renuka est une professeur d’anglais mariée à un allemand. Maison à la campagne à quelques minutes en tuk-tuk du centre-ville. Cadre calme et agréable. Chambre double neuve avec belle sdb et terrasse. Déjeuner excellent. Cette guest house est sur le point d’ouvrir. 1 seule chambre double pour l’instant et 3 doubles à terme (annexe en construction).
Kandy : Shangri-La ++ (Je recommande) Propriétaires parlant français. Bon accueil. Bon rapport qualité-prix pour les chambres : 1 chambre pour 4 bien décorée et propre 3.500 Rps la ch pour 4 avec petit déj (2 nuits) eau chaude et fan + vu 1 chambre double avec beaucoup de charme (qui donne sur cour). Tel : 08 22 22 218 Mob : 077 98 28 084 ; nandana@shangrilanka.com Petit déj 3 fruits frais + brioche. Dîner non testé. Dîner : restaurant (plutôt indien, assez cher) : Captain Table Devon +++. Centre ville. Excellent et vraisemblablement un des meilleurs de la ville. Déjeuner : Garden club en bas sur la route près de la GH : rice & curry à emporter (150 Rps) : bof.
Dalhousie : White House + (LP) (Je recommande mais attention) Tél : 077 791 2009. Excellent accueil. 2 ch double (eau chaude) + petit déj + dîner à 2.500 Rps (2 nuits). Bon petit déj et dîner. Attention aux extras et à l’arnaque : nous nous sommes retrouvés avec une facture quasiment du double prévu car ils nous ont servi des desserts « luxueux » (salade de fruits avec glace) sans nous prévenir que ce type de dessert n’était pas inclus dans le prix négocié (nous avons refusé de payer) + nous ont facturé des sandwichs (petits et très mauvais) à un prix exorbitant ->> un conseil d’ordre général : demander le prix de TOUT avant de commander ! Dommage pour cette note très négative de dernière minute qui est venue ternir de façon très détestable notre appréciation de cette guest house que nous avons beaucoup aimée par ailleurs…
Haputale : Sri Lak View Holiday Inn +++ (LP) mon coup de cœur du séjour Tél : +94 57 226 8125. 2.000 Rps double sans petit déj (2 nuits). Internet inclus gratuit. 2 chambres dans le bâtiment principal : Ch 3 (douche chaude pas terrible mais beaucoup de charme) + ch 6 proche de l’accueil (douche chaude moderne top). Terrasse avec vue splendide. Bon petit déj. Dîner non testé.
Dîner : resto Royal Top Inn près de la gare : cadre et accueil bof mais bonne cuisine.
Nous avons visité : Amarasinghe (LP) : grandes chambres doubles très propres et claires proposées à 2.500 Rps sans petit déj. Tél : +94 57 226 81 75 Mob : 0777 763 397. Mais aucune vue. Raccourci en 5 mn à pied pour rejoindre la ville selon le gérant (trajet + long par la route). Aucun client quand nous avons visité.
Ella : Rock View Guest House ++ (LP) (Je recommande) Tél :+94 57 222 8561. Internet inclus gratuit. Nous avions une grande ch de 4+eau chaude dans le bâtiment principal (2.500 Rps). Puis une seconde ch de 4 beaucoup plus confortable (standing plus élevé) dans une petite maison annexe, très grande+eau chaude (3.000 Rps ?). La terrasse avec vue sur Ella Rock est très agréable et constitue le point fort de cette adresse. Rice & curry excellent (mais plutôt cher plus de 500 Rps). Petit déj au Curd Café (LP) : à éviter : mouches et vapeurs d’essence des bus qui s’arrêtent juste devant. Le prendre plutôt à Rock View où il est quasiment au même prix avec un cadre idyllique ! Dîner : resto Dream Café (LP) : nous avons pris des plats « occidentaux » : pas mal. Cadre très agréable.
Nous avons visité : Surya Inn juste en contrebas (même famille). Chambres grandes et propres proposées à 2.500 Rps (?) mais environnement sombre, plus proche de la route et bruyant. Aucun client quand nous avons visité. Prix proposé quasi similaire à Rock View.
Tangalle : Ganesh Garden +++ (LP) second coup de cœur (Je recommande) Tél : +94 47 224 2529. Mobile: +94 777 612 181. www.ganeshgarden.com.e-mail : ganeshgarden@yahoo.com. Wi-fi inclus gratuit. Ch doubles dans bungalows à divers prix (de 2.000 Rps à 40$). Notre double : 2.500 Rps eau froide + fan. Manager très sympa. Petit déj ok. Resto cher et pas exceptionnel. Point négatif de la GH : son isolement par rapport à la ville (tuk tuk obligatoire, proposé par la GH aux prix usuels). Calme. Cadre idyllique avec hamacs et cocotiers.
Unawatuna : Village Inn (LP) (Je déconseille) Tél : +94 91 222 5375. 1 ch double à 800 Rps eau froide + fan sans petit déj (non négocié). Pas très propre. Sdb vraiment pas terrible. Terrasse devant les chambres en hauteur. Petit déj ok.
Unawatuna : Prilax Inn +++ (en face du Rock Café ex Hard Rock Café) (Je recommande) 2.200 Rps chambre triple immense, sdb luxe, eau chaude + fan. Vide quand nous sommes restés. Terrasses devant les chambres très agréables. Petit déj : Rock Café vue sur la mer – Sunil’s Garden (cher mais cadre dans le jardin vraiment top avec des colibris) Dîner : Rock Restaurant très bon rapport qualité/prix, prix très raisonnables.
Mirissa : Central Beach Inn ++ (Je recommande) Gamme de prix à partir de 800 Rps. 1 ch double en bungalow à 1.200 Rps (eau froide+fan) sans petit déj, ou 1.500 Rps pour 1 double un peu mieux (plus grande, lits plus confort). Pas mal de charme pour le cadre et accès direct à la plage. Petit déj : service long ! Déjeuner : service interminable ! Resto : petit déj, déjeuner et dîner : sur la plage un peu plus loin à gauche, le top !
Nous avons visité : Paradise Beach Club : l’hôtel à touristes par excellence avec la petite piscine bondée qui va avec. Rapport qualité/prix des chambres pas terrible pour double dans bungalow à 2.500 Rps. (Ch pas top et sans charme). Sinon beau cadre et direct sur la plage.
Palm Villa (LP) : Tél : +94 41 225 0022. Belles chambres doubles proposées à 3.000 Rps sans petit déj ; le gérant a refusé de négocier alors que la GH était quasi vide et à moitié en travaux !
Negombo : Hôtel Silver Sands ++ (Je recommande) Tél : +94 31 222 2880. e-mail : silversands@sltnet.lk. Grande ch double eau chaude + fan à 2.200 Rps (non négocié) – vue sur le toit assez moche. Petit déj : bof. 4 toasts/pers uniquement et les toasts supplémentaires vous seront facturés 120 Rps ! 1 jus de fruits frais + fruits : bananes uniquement
Transports : Taxis : Compter en principe 60-75 Rps/km pour 1 aller simple – 40-45 Rps/km pour 1 aller-retour (source = Virtualtourist) Taxi aéroport – Gampaha : 2.000 Rps (agences de taxis dans l’aéroport) 2 jours de van Anuradhapura-Mihintale-Sigiriya-Polonnaruwa-Dambulla : 6.000 Rps/jour (nous avons finalement payé 7.500 Rps car contents) (Van trouvé via notre guide Chandra qui a dû avoir 1 commission) Notre chauffeur (parle anglais) : Mahesh Samanala (Walkers Tourist Guest House à Anuradhapura) – email : 83samanala@gmail.com - Tél : +94 25 222 2100 – Mob : +94 77728 6297 Jeep pour le safari Minneriya (avec aller-retour Sigiriya) : 5.000 Rps : Priyankara Jeep Safari (n°65, Kalapura, Sigiriya) : tel : 077 4287422 / 071 3766901 Tuk-tuk Kandy jardin botanique : 400 Rps (aller) Tuk-tuk Kandy (visite des 3 temples) : 1.500 Rps (compter 3 heures) Van Hatton-Dalhousie : 1.500 Rps (peu négocié) (1h) Van Dalhousie – Hatton - Haputale (125 km) : 6.700 Rps (4-5h de route épuisante avec des travaux) Van aller-retour Haputale – Horton Plains (aller=1h30) : 3.500 Rps Tuk-tuk Haputale – Ella avec arrêt à Bandarawella et au temple de Dowa : 1.000 Rps (peu négocié) Tuk-Tuk Ella – fabrique de thé Uva Halpewaththa : 800 Rps AR Bus Ella-Bandarawella : 25 Rps/pers environ – 30 mn (dernier bus de Bandarawella à Ella à 19h) Tuk-tuk à la journée Haputale (Lipton’s Seat – Dambatenna factory – Diyulama Falls) : 2.000 Rps/tuk tuk (peu négocié). Van Ella-Tangalle : 5.500 Rps pour un van simple sans AC / 6.000 Rps pour un van très confort + AC (6.500 Rps pour le détour par Buduruwagala négocié après l’accord initial) Notre chauffeur (ok mais pas très souriant) : Sisira Weerasinghe (Ella) : tél : 057-2228857 – Mob : 072-4099284 e-mail : sisimalietours@yahoo.com Tuk-tuk Unawatuna – Galle : 300 Rps Tuk-tuk Unawatuna – Mirissa : 1.300 Rps avec arrêts Location de vélos à Mirissa (maison en face de Mother’s GH) : 200 Rps/pers/5h +++ Bus intercity Matara-Colombo : 300 Rps/pers (4h30)
Tuk-tuk Negombo-aéroport : 600 Rps. Excursions/autres : Pass culturel : 5.550 Rps/pers.
Anuradhapura : non compris dans le pass : Sri Maha Bodhi (200 Rps), Rock View Temple (bof) : 200 Rps. « Chandra » : Guide avec licence : visite en anglais d’Anuradhapura (environ 5h) en voiture avec AC : 3.500 Rps (non négociés) – R.P. Chandradasa Tél : 025-2223882 Mob : 072-2925997 e-mail : c.chandradasa@yahoo.com A savoir : bon guide mais il n’hésitera pas à vous lâcher en dernière minute s’il a l’opportunité de gagner plus d’argent avec d’autres clients.
Mihintale : 200 ou 300 Rps/pers.
Minneriya (droit d’entrée pour 4 pers et 1 jeep) : 8.915 Rps
Polonnaruwa : guide avec licence trouvé sur le site (3 mots d'anglais, pas de grandes explications) : 1.500 Rps (non négociés) pour environ 3 h
Kandy : Jardin botanique : 1.100 Rps/ pers (825 Rps étudiant). 3 temples (Gadaladenyia, Lankatilake, Embekka ) près de Kandy : 200 ou 300 Rps/temple – compter 2h30-3h aller-retour à Kandy compris Spectacle de danses traditionnelles : 500 Rps/pers. (1h30)
Horton Plains (droit d’entrée pr 4 pers et 1 van + le chauffeur + 12% de taxes) : 8.983 Rps/4 pers (droit d’entrée voiture : 295 Rps)
Massage ayurvédique Ella au centre conseillé dans le LP : 3.750 Rps/pers (à savoir : herbal bath non dispo)
Rekawa : 1.000 Rps remboursés si pas de tortue
Khottu à emporter sur la main road à Mirissa : 160 Rps 1 kg de petites bananes : 70 Rps 1 bouteille d’arack : de 750 à 980 Rps selon la bouteille Mes coups de cœur :
Anuradhapura : Sri Maha Bodhi (l’arbre sacré) ; visite en voiture climatisée (trop dur le vélo avec 35°C !), avec le meilleur guide que nous ayons trouvé sur place durant notre séjour (Chandra, conseillé par la GH, voir coordonnées ci-dessus), qui malheureusement n’est pas très fiable car il nous a planté en dernière minute par la suite…
Mihintale : site et vue magnifiques. Attention aux macaques voleurs de mangues !
Minneriya : à faire plutôt le soir, où nous avons vu des centaines d’éléphants+troupeau de buffles. Très belle lumière
Sigiriya : à faire le matin le plus tôt possible et avant 9h heure d’affluence. 30-45 mn de montée. Vue magnifique depuis le sommet
Kandy : Temple de la Dent lors de la puja du soir
Haputale : pour la vue du Sri Lak View Holiday Inn et les paysages des plantations de thé aux alentours
Tangalle : le paradis en terme de cadre. Plage splendide et déserte (baignade – mais pas possible de nager - exclusivement devant les Green Cabanas depuis le Ganesh Garden)
Rekawa : la ponte de la tortue géante qui retourne ensuite à la mer : exceptionnel !
Mirissa : pour ses apéros et dîners sur la plage avec musique : le top ! + le vélo le long de la côte et vers le port.
Quelques commentaires/suggestions :
Le temps : très beau dans le nord, 1 averse à Ella et Haputale et quelques averses dans le sud ouest qui ne nous ont jamais vraiment gênés.
Le train : notre trajet de 5h (transformé en 6h30, ce qui est courant) au sortir de l’aéroport nous a épuisés et vaccinés…Nous avons fait aussi 2h debout entre Peradeniya et Hatton. Si vous le pouvez, essayez de limiter ce mode de transport à des trajets très courts.
Attention, le 16/09 nous n’avons pas pu prendre le train de Matara à Colombo car la ligne était coupée en raison de travaux entre Galle et Aluthgama ! A priori trains possibles à partir de Galle uniquement pour retourner à Colombo à cette période.
Le bus : même commentaire que pour le train…très éprouvant, sauf pour les intercity climatisés tout confort.
Polonnaruwa : à faire vraiment en dehors des heures les plus chaudes
Dambulla : 2 personnes ont adoré, les 2 autres : bof…
Kandy : compter 2 j.
Adam’s Peak : à faire pour l’effort physique ! (2h30 de montée pour nous) Pas la bonne saison donc nous n’avons rien vu au sommet (nuages) mais par chance nous avions vu le sommet la veille depuis la GH. Attention à ne pas s’éloigner du sentier (sangsues).
Horton Plains : les commentaires du forum sont justes : un peu cher pour ce que c’est.
Ella : nous avons été déçus globalement, tout y est plus cher et plein de touristes ! Il n’y a rien à faire au village même. Compter 2 j max selon moi. Massage ayurvédique : à faire (l’huile chaude sur le front appréciée des filles mais pas trop des mecs) Fabrique de thé d’Uve Halpewaththa : effectuée à la va-vite par un employé sur place et décevante.
Unawatuna : sympa. Compter 1 j max.
Galle : beaucoup de charme et désertée par les touristes à cette période de l’année.
Turtle Hatchery : (projet privé) sur la route de Mirissa (400 Rps) : très décevant. Visiter comme le conseille le guide uniquement Rekawa et/ou Kosgoda.
Mirissa : Compter 2 j. Snorkeling non testé en sortie organisée mais aucun corail et eau trouble pour ce qu’on a vu. Louer un vélo pour aller se balader vers le port ou dans l’arrière pays.
Colombo : Je n’ai pas du tout aimé. Ville très polluée et shopping décevant pour nous. Compter ½ journée max selon moi. House of Fashion : peu de marques (ex : robes Desigual à 10€, quelques bas Esprit, pantalons homme Burberry), et mode « sri lankaise » en général Odel : prix quasi européens, les quelques marques sont chères sauf rares exceptions. Mode plus « occidentale » Main Bazaar : t-shirts et polos de contrefaçon (Lacoste, Billabong, Quicksilver, Ralph Lauren).
A votre disposition pour toute question !
Retour d'une semaine en famille en camping-car autour de Darwin en août 2011 English translation pending
dans le cadre d'un voyage en famille de 3 semaines au mois d'aout (Indonésie + Australie ) , nous avons au départ de Darwin accompli la boucle "classique" kakadu-nitmiluk-lichtfield ; compte rendu rapide ci-dessous :
- vol : jetstar au départ de Bali (possible également avec Air Asia ) ; le vol est relativement court ( 2h30 ) et bon marché (< 300 eur AR ) ; en combinaison avec avec un vol vers l'Asie du sud -est (pour nous, kuala lumpur) , plus économique qu'un vol international vers l'Australie + vol intérieur vers Darwin ; de plus Aout est la "bonne saison pour le top end " ( 30 ° C + sec ) et c'est donc une alternative "facile" et courte vs les séjours classiques 100% Australie ;
-déplacement/ hébergement : motorhome ! : à 5 , choix évident en Australie (hotels rares et chers) ! - parmi les nombreuses possibilités , le choix s'est porté sur un camping - car MAUI ( platinum lake) - tarif promo en réservant assez tot ( donc idem tarifs britz-appolo ) pour une marque positionnée plutot haut de gamme ; pour ceux qui hésitent avant de se lancer ( longueur >7 m , conduite à gauche .... ) quelques conseils utiles via le site de vazyvite : http://www.vazyvite.com/html/australie/australie_camping.htm , qui décrit également très bien le circuit que nous avons plus ou moins suivi ; la "prise en main " (agence maui darwin ) se passe tout en douceur ( vidéo avant de prendre le véhicule , accueil par du personnel ...francais puisque -dixit maui -'apparemment 50% des clients sont français .. !) donc vraiment aucune inquiétude à avoir ; pour info (question classique pour l'australie) , je m'étais par précaution fait faire un permis international avant de partir, mais maui ne me l'a pas demandé ( confirmé par la francaise qui nous a accueilli à l'agence)
- campings : le circuit ayant été bien défini à l'avance, j'avais volontairement réservé des emplacements "powered site" avant le départ ( sauf a nitmiluk ou il est impossible de pré-réserver ) ; contrairement à mes "craintes" , les campings n'étaient jamais pleins ( bien qu'aout soit la haute saison ) , donc ca me parait faisable et sans gros risque pour ceux qui le souhaitent de décider au jour le jour du point de chute suivant ... ; les campings choisis ( liste ci-dessous) sont tous bien équipés ( resto possible, mais tarifs australiens élevés ; BBQ en " libre-service" - souvent piscine - sanitaires très propres - wifi (payant) - petit supermarché ) ; le safari camp (lichtfield) est d'un niveau inférieur aux autres de la liste ( sanitaires pas top ) - wallabies " à demeure " dans le nitmiluk caravan park
- circuit : (environ 1400 km ; routes désertes .... ) J1 (22H30 ) : arrivée à Darwin - nuit au best western ( proche de l'aéroport - navette gratuite ) J2 : récupération du camping-car --> jumping crocodiles (adelaide river) --> kakadu ( jabiru : kakadu lodge) J3 : ubirr --> nourlangie (sites aborigènes ) --> cooinda (gagudju lodge) J4 : yellow river cruise ( cooinda) --> edith falls (nitmiluk ) -->Katherine ( big 4 - low level) J5 : Katherine gorge (Nitmiluk) --> nitmiluk caravan park J6 : lichtfield park ( termite mounts -florence falls - wanggi falls ) - lichtfield safari camp J7 : -->darwin ; restitution camping car - Vol --> bali ( 19h30)
- activités : J2 : "jumping crocodile cruise" : évidemment touristique , mais à faire absolument si vous voulez croiser brutus ... ( http://www.ntnews.com.au/article/2011/07/14/247011_ntnews.html ) J3 : les (petites et faciles) balades sur les rocher d'ubirr et nourlangie sont incontournables ( attention : droit d'entrée 25$ pour le parc de kakadu obligatoire) ; ne pas rater la ballade au coucher de soleil au anbangbang billabong (nourlangie) tout est bien décrit (entre autres) sur le site du parc: http://www.environment.gov.au/parks/publications/kakadu/pubs/visitor-guide.pdf comme on n'avait pas de 4*4, les jimjim falls nous étaient bien entendu "interdites" ; mais ce n'est pas une raison "suffisante" pour zapper kakadu ! - ( les excursions pour les jimjim falls depart jabiru sont à des tarifs prohibitifs : 185 $ /journée ) J4 : la croisière sur la yellow river est également un "must" (crocos, foultitude d'oiseaux ...) - la faire de préférence au lever du soleil et réserver à l'avance car c'est la plus prisée ( - tarif élevé ( 97$ ) , mais ca vaut quand même le coup ...) ; sur la route de katherine , arret impératif aux "edith falls" : la (petite ) rando (leylinn walk - edith falls loop) est magnifique (baignade super ) J5 : faire absolument la remontée des gorges en canoe ; en un jour (en démarrant vers 11h-retour limite 16h30 ) , on peut sans problème remonter jusqu' au bout de la troisième gorge ; j'avais par précaution réservé-payé les canoés avant le départ, mais apparemment sur place il y avait de la dispo ... J6 : s'arréter aux termitières "magnétiques" - les florence falls , wangi falls sont facilement accessibles, mais on a préféré dans la série cascades les edith falls , et globalement lichfield est (pour ce qu'on a vu ) moins intéressant que kakadu
Meme si les paysages de ce parcours et des parcs traversés ne sont pas "hautement spectaculaires" (quasi plat ... ) , cette "petite" boucle est vraiment à faire de par "l'ambiance " ( beaucoup plus désert que l'ouest américain par exemple) , la faune et les paysages spécifiques rencontrés , et également "l'australian way of life" dans les quelques (rares ) bourgades traversées - en une semaine , pas le temps de "se lasser" , et bonne "introduction " au continent australien
Questions éventuelles bienvenues !
- vol : jetstar au départ de Bali (possible également avec Air Asia ) ; le vol est relativement court ( 2h30 ) et bon marché (< 300 eur AR ) ; en combinaison avec avec un vol vers l'Asie du sud -est (pour nous, kuala lumpur) , plus économique qu'un vol international vers l'Australie + vol intérieur vers Darwin ; de plus Aout est la "bonne saison pour le top end " ( 30 ° C + sec ) et c'est donc une alternative "facile" et courte vs les séjours classiques 100% Australie ;
-déplacement/ hébergement : motorhome ! : à 5 , choix évident en Australie (hotels rares et chers) ! - parmi les nombreuses possibilités , le choix s'est porté sur un camping - car MAUI ( platinum lake) - tarif promo en réservant assez tot ( donc idem tarifs britz-appolo ) pour une marque positionnée plutot haut de gamme ; pour ceux qui hésitent avant de se lancer ( longueur >7 m , conduite à gauche .... ) quelques conseils utiles via le site de vazyvite : http://www.vazyvite.com/html/australie/australie_camping.htm , qui décrit également très bien le circuit que nous avons plus ou moins suivi ; la "prise en main " (agence maui darwin ) se passe tout en douceur ( vidéo avant de prendre le véhicule , accueil par du personnel ...francais puisque -dixit maui -'apparemment 50% des clients sont français .. !) donc vraiment aucune inquiétude à avoir ; pour info (question classique pour l'australie) , je m'étais par précaution fait faire un permis international avant de partir, mais maui ne me l'a pas demandé ( confirmé par la francaise qui nous a accueilli à l'agence)
- campings : le circuit ayant été bien défini à l'avance, j'avais volontairement réservé des emplacements "powered site" avant le départ ( sauf a nitmiluk ou il est impossible de pré-réserver ) ; contrairement à mes "craintes" , les campings n'étaient jamais pleins ( bien qu'aout soit la haute saison ) , donc ca me parait faisable et sans gros risque pour ceux qui le souhaitent de décider au jour le jour du point de chute suivant ... ; les campings choisis ( liste ci-dessous) sont tous bien équipés ( resto possible, mais tarifs australiens élevés ; BBQ en " libre-service" - souvent piscine - sanitaires très propres - wifi (payant) - petit supermarché ) ; le safari camp (lichtfield) est d'un niveau inférieur aux autres de la liste ( sanitaires pas top ) - wallabies " à demeure " dans le nitmiluk caravan park
- circuit : (environ 1400 km ; routes désertes .... ) J1 (22H30 ) : arrivée à Darwin - nuit au best western ( proche de l'aéroport - navette gratuite ) J2 : récupération du camping-car --> jumping crocodiles (adelaide river) --> kakadu ( jabiru : kakadu lodge) J3 : ubirr --> nourlangie (sites aborigènes ) --> cooinda (gagudju lodge) J4 : yellow river cruise ( cooinda) --> edith falls (nitmiluk ) -->Katherine ( big 4 - low level) J5 : Katherine gorge (Nitmiluk) --> nitmiluk caravan park J6 : lichtfield park ( termite mounts -florence falls - wanggi falls ) - lichtfield safari camp J7 : -->darwin ; restitution camping car - Vol --> bali ( 19h30)
- activités : J2 : "jumping crocodile cruise" : évidemment touristique , mais à faire absolument si vous voulez croiser brutus ... ( http://www.ntnews.com.au/article/2011/07/14/247011_ntnews.html ) J3 : les (petites et faciles) balades sur les rocher d'ubirr et nourlangie sont incontournables ( attention : droit d'entrée 25$ pour le parc de kakadu obligatoire) ; ne pas rater la ballade au coucher de soleil au anbangbang billabong (nourlangie) tout est bien décrit (entre autres) sur le site du parc: http://www.environment.gov.au/parks/publications/kakadu/pubs/visitor-guide.pdf comme on n'avait pas de 4*4, les jimjim falls nous étaient bien entendu "interdites" ; mais ce n'est pas une raison "suffisante" pour zapper kakadu ! - ( les excursions pour les jimjim falls depart jabiru sont à des tarifs prohibitifs : 185 $ /journée ) J4 : la croisière sur la yellow river est également un "must" (crocos, foultitude d'oiseaux ...) - la faire de préférence au lever du soleil et réserver à l'avance car c'est la plus prisée ( - tarif élevé ( 97$ ) , mais ca vaut quand même le coup ...) ; sur la route de katherine , arret impératif aux "edith falls" : la (petite ) rando (leylinn walk - edith falls loop) est magnifique (baignade super ) J5 : faire absolument la remontée des gorges en canoe ; en un jour (en démarrant vers 11h-retour limite 16h30 ) , on peut sans problème remonter jusqu' au bout de la troisième gorge ; j'avais par précaution réservé-payé les canoés avant le départ, mais apparemment sur place il y avait de la dispo ... J6 : s'arréter aux termitières "magnétiques" - les florence falls , wangi falls sont facilement accessibles, mais on a préféré dans la série cascades les edith falls , et globalement lichfield est (pour ce qu'on a vu ) moins intéressant que kakadu
Meme si les paysages de ce parcours et des parcs traversés ne sont pas "hautement spectaculaires" (quasi plat ... ) , cette "petite" boucle est vraiment à faire de par "l'ambiance " ( beaucoup plus désert que l'ouest américain par exemple) , la faune et les paysages spécifiques rencontrés , et également "l'australian way of life" dans les quelques (rares ) bourgades traversées - en une semaine , pas le temps de "se lasser" , et bonne "introduction " au continent australien
Questions éventuelles bienvenues !
De retour de la croisière "Terres de glaces" Costa Deliziosa (30 juillet-19 août 2011) English translation pending
Bonjour à tous,
Rentrés samedi soir, nous avions prévu de passer un peu de temps à Amsterdam à l'aller et au retour pour ne pas être stressés par d'éventuels retards ou grêves, je vais commencer à vous raconter cette croisière exceptionnelle, tant par l'itinéraire -Norvège, Islande, Groenland, Iles Féroe, Ecosse, que par sa durée 3 semaines.
Tout d'abord un coucou aux membres VF rencontrés sur le bateau, j'espère que vous êtes tous bien rentrés, si vous voulez m'aider à faire ce compte rendu ce sera avec grand plaisir que nous pourrons mêler nos souvenirs et ressentis.
Tout d'abord quelques impressions générales:
La principale à mon sens: nous avons eu un temps exceptionnel, le soleil nous a suivi pendant tout notre périple, et si certaines journées en mer ont été très brumeuses dès que nous entrions dans un fjord comme par miracle la brume se dissipait et le soleil était là (sauf à Nuuk où il a fallu attendre le début de l'après midi pour avoir du soleil).
Le bateau était complet, cependant tout était calme, il y avait bien moins d'enfants que pour des croisières au soleil, et ceux présents que nous avons vu lors des excursions étaient heureux d'être dans le froid et très intéressés par ce qu'ils voyaient.
Je pensais qu'il y aurait beaucoup d'Allemands, de Français de Hollandais, en fait il y avait principalement des Italiens, nous n'étions que 350 francophones donc environ 10% des passagers. J'ajouterai que la moyenne d'age était assez élevée pour un mois d'aout. La destination et le fait que ce soit la seule et dernière croisière de ce type explique peut-être cela.
Je continuerai dans la journée, mais si vous avez déjà des question n'hésitez pas
Où, quand et comment assister à un Pow wow? (États-Unis) English translation pending
Hi
Pour ce sujet que je viens d'ajouter au parcs peu connu ou rarement évoqués, je voudrais ajouter de brèves séquences vidéos dans mon carnet de voyage
Est-ce possible et comment Bern
Pour ce sujet que je viens d'ajouter au parcs peu connu ou rarement évoqués, je voudrais ajouter de brèves séquences vidéos dans mon carnet de voyage
Est-ce possible et comment Bern
Visite du parc de Khao Yai en Isan (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
j'ai besoin d'un peu d'aide pour organiser une visite cet été (les 18 et 19 aout) dans le parc de Khao Yai. Nous avons une voiture de location et nous avons déjà réservé une nuit dans un hotel à l'extérieur du parc mais pas trop loin. Comment ça se passe pour un safari de nuit et une visite du parc avec un guide ? Si nous étions dans une des GH bien connues, on passerait par elles, mais ce ne sera pas le cas. Y a-t-il des visites organisées par et avec les gardes du parc ? Les greenleaf ou Khao Yai garden lodge acceptent-ils de balader une famille qui ne dort pas chez eux ?
Nous serons 10 (4 adultes + 6 enfants de 10 à 16 ans) et j'aimerais mieux savoir comment on doit s'y prendre pour éviter de se casser le nez.
Merci à tous ceux qui pourront me donner des infos sur ce points.
Virginie
Virginie
Trente et un jours en Namibie, Botswana et Chutes Victoria (septembre-octobre 2009) English translation pending
Maintenant, ça y est, nous sommes revenus depuis quelques semaines (zut, quelques mois…, zut, plus que ça...). Mais il est temps de se replonger dans ce qu’on peut déjà appeler des « souvenirs » de notre périple.
Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !
1) notre itinéraire :
Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris
2) l’avant préparation
J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».
J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.
Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.
Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin
3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».
Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.
Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.
Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.
Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).
4) la saison
Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).
Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).
Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…
5) Etape par étape
Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B
Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !
Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.
Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.
J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)
Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.
On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.
Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.
J6 : Namib Naukluft campsite
Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !
Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !
Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.
Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.
J7 : Sesriem campsite
On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.
Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.
Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.
J8 : Sesriem campsite
C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...
L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.
Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.
Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)
Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.
On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.
Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...
J9 : Swakopmund, Pension Rapmund
Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).
Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.
Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !
A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.
Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.
J10 : Spitzkoppe campsite
Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.
Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.
Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.
Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...
Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !
J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)
Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.
J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)
Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.
La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...
Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.
Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.
Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.
J12 : Purros community campsite
Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...
La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?
En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.
Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.
On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...
On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...
J13 : Purros community campsite
Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !
J14 : Palmwag lodge
Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.
Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...
Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.
Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).
J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)
Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.
Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !
Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.
Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.
Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.
J16 : Halali campsite (Etosha)
La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.
Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.
J17: Namutoni campsite (Etosha)
Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.
Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.
Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.
Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.
Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.
Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.
J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)
Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !
Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.
Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).
Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).
J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.
Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.
Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.
Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !
J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.
L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.
Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...
J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)
Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...
Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.
Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.
Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.
Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...
Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...
J21 : Maramba River lodge (Livingstone)
Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.
J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.
Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...
Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...
On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.
La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.
Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).
Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.
J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)
Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.
Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...
Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.
Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.
A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...
J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)
Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.
Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.
Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...
Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.
Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !
Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !
Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.
J24: Planet Baobab campsite
Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.
La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.
Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !
J25 : Audi Camp campsite (Maun)
En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !
Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.
Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !
J26 : Third bridge campsite (Moremi)
Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.
Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.
Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).
De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.
La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...
J27 : Audi Camp campsite (Maun)
Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...
Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).
Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...
Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...
J28 : Audi Camp campsite (Maun)
Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...
Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.
Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.
Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.
La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?
J29 : Zelda Guest Farm campsite
Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.
Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...
Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.
Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.
Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.
La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...
J30 : Londiningi B&B (Windhoek)
Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).
Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...
J31 : vol vers Francfort puis Paris
On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.
Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...
Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !
1) notre itinéraire :
Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris
2) l’avant préparation
J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».
J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.
Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.
Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin
3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».
Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.
Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.
Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.
Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).
4) la saison
Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).
Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).
Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…
5) Etape par étape
Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B
Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !
Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.
Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.
J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)
Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.
On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.
Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.
J6 : Namib Naukluft campsite
Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !
Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !
Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.
Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.
J7 : Sesriem campsite
On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.
Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.
Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.
J8 : Sesriem campsite
C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...
L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.
Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.
Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)
Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.
On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.
Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...
J9 : Swakopmund, Pension Rapmund
Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).
Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.
Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !
A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.
Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.
J10 : Spitzkoppe campsite
Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.
Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.
Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.
Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...
Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !
J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)
Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.
J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)
Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.
La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...
Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.
Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.
Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.
J12 : Purros community campsite
Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...
La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?
En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.
Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.
On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...
On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...
J13 : Purros community campsite
Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !
J14 : Palmwag lodge
Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.
Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...
Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.
Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).
J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)
Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.
Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !
Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.
Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.
Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.
J16 : Halali campsite (Etosha)
La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.
Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.
J17: Namutoni campsite (Etosha)
Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.
Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.
Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.
Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.
Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.
Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.
J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)
Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !
Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.
Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).
Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).
J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.
Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.
Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.
Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !
J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.
L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.
Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...
J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)
Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...
Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.
Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.
Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.
Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...
Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...
J21 : Maramba River lodge (Livingstone)
Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.
J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.
Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...
Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...
On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.
La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.
Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).
Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.
J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)
Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.
Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...
Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.
Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.
A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...
J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)
Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.
Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.
Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...
Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.
Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !
Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !
Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.
J24: Planet Baobab campsite
Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.
La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.
Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !
J25 : Audi Camp campsite (Maun)
En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !
Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.
Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !
J26 : Third bridge campsite (Moremi)
Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.
Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.
Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).
De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.
La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...
J27 : Audi Camp campsite (Maun)
Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...
Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).
Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...
Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...
J28 : Audi Camp campsite (Maun)
Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...
Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.
Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.
Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.
La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?
J29 : Zelda Guest Farm campsite
Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.
Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...
Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.
Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.
Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.
La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...
J30 : Londiningi B&B (Windhoek)
Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).
Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...
J31 : vol vers Francfort puis Paris
On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.
Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...
Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Choisir entre deux villes du Laos: Tha Khaet ou Savannakhet? English translation pending
bonjour tout le monde 🙂
pour mon prochain voyage , j hesite encore entre 2 villes du centre du laos...
c est thae khaet ou savannakhet ...
c est surtout , l un des 02 endroits ou je doit me decider de passer la frontiere avec la thailande , dans le sens thailande vers le centre du laos , pour ensuite continuer vers le sud du laos...ect..
respectivement il y a nakhon phanom ( thailande ) et thae kaet ( laos )
ou mukdahan ( thailande ) et savannakhet...
j aimerais avoir votre avis sur le passage le ++++ interressant , par rapport aux villages correspondant a chacun de ces 2 endroits , celui qui et le plus sympa a visiter , aussi bien cote thailande que cote laos..
esque le centre du laos , vaut le coup ??
pour info j ai deja fait le sud du laos , merci 😎
dans l attente de votre aide , merci.. a ++ tard..
Trois semaines en Chine à l'automne English translation pending
Je suis en train de prévoir un prochain voyage en Chine cet automne.
J'en suis au stade où je défriche un peu avant même de réserver le billet d'avion.
Il s'agit pour moi d'un première découverte du pays et j'ai bien conscience que je n'en découvrirai qu'une petite partie. J'ai d'abord pensé à un périple Pékin, Xian, Shanghai avec des arrêts au milieu qu'il me reste à définir : un peu de nature, mais plutôt plus de civilisation (mélange de moderne et d'histoire). Je suis ouverte à tous les conseils sur ce point parce que j'ai du mal à me faire une idée précise : Pingyao, Suzhou sûrement, mais qu'en est-il pour Hangzhou, Luoyang, Longmen, Dengfeng, Shaolin (pas vraiment une grande fan des arts martiaux, mais pourquoi pas), Tongli, Datong, Mont Wutai...Peut-être d'autres suggestions ?
Guilin est un peu plus loin, mais semble valoir le déplacement. POurquoi pas même repartir de Hong Kong, mais sachant qu'on veut vraiment passer par Shanghai et profiter de plusieurs jours dans chaque grande ville, cela me paraît un peu court en trois semaines...
Merci à vous pour vos conseils éclairés.
Il s'agit pour moi d'un première découverte du pays et j'ai bien conscience que je n'en découvrirai qu'une petite partie. J'ai d'abord pensé à un périple Pékin, Xian, Shanghai avec des arrêts au milieu qu'il me reste à définir : un peu de nature, mais plutôt plus de civilisation (mélange de moderne et d'histoire). Je suis ouverte à tous les conseils sur ce point parce que j'ai du mal à me faire une idée précise : Pingyao, Suzhou sûrement, mais qu'en est-il pour Hangzhou, Luoyang, Longmen, Dengfeng, Shaolin (pas vraiment une grande fan des arts martiaux, mais pourquoi pas), Tongli, Datong, Mont Wutai...Peut-être d'autres suggestions ?
Guilin est un peu plus loin, mais semble valoir le déplacement. POurquoi pas même repartir de Hong Kong, mais sachant qu'on veut vraiment passer par Shanghai et profiter de plusieurs jours dans chaque grande ville, cela me paraît un peu court en trois semaines...
Merci à vous pour vos conseils éclairés.
Retour du Laos en 2011: informations pratiques English translation pending
Suite à environ un mois passé au Laos en mars 2011, voici quelques informations pratiques qui pourront servir aux voyageurs visitant ce pays.
Argent :
Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.
Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips
Carnet de route :
Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI
Climat :
En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.
Comment s'y rendre :
Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:
vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.
vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.
train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.
si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).
sinon par voie terrestre avec les pays voisins.
Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.
Connexion internet :
La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.
Coups de coeur :
L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante
Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.
Coups de gueule :
Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.
Cuisine :
Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.
Hébergement :
Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.
Lessive :
Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.
Massage :
On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.
Moustiques :
Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.
Routes :
Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.
Sécurité :
Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.
Transports :
Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.
Tourista :
Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Argent :
Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.
Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips
Carnet de route :
Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI
Climat :
En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.
Comment s'y rendre :
Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:
vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.
vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.
train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.
si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).
sinon par voie terrestre avec les pays voisins.
Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.
Connexion internet :
La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.
Coups de coeur :
L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante
Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.
Coups de gueule :
Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.
Cuisine :
Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.
Hébergement :
Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.
Lessive :
Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.
Massage :
On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.
Moustiques :
Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.
Routes :
Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.
Sécurité :
Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.
Transports :
Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.
Tourista :
Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Deux semaines en Grèce avec des enfants de 3 et 4 ans English translation pending
Bonjour, je suis déjà en train d'organiser mes vacances d'été et nous voudrions partir 2 semaines fin aout debut septembre en Grèce.
Nous sommes ouverts à tout, car nous ne connaissons rien la bas! L'idée c'est un peu de plage, un peu de visites, 4 ou 5 endroits en 15 jours en arrivant probablement à Athènes et en louant une voiture sur place. Donc ce que je recherche surtout ce sont des noms de petits villages sympas sur le continent ou dans des iles, où on peut trouver de chouettes hotels dans des lieux pas trop trop touristiques mais à proximité de sites à visiter...En fait ce qui est compliqué c'est que les enfants n'ont plus l'age d'aller en poussette mais ne sont pas hyper motivés pour faire de grandes visites à pied non plus 😛
Des idées????
Merci beaucoup, je vais bien éplucher le forum en attendant vos réponses 🙂
Des idées????
Merci beaucoup, je vais bien éplucher le forum en attendant vos réponses 🙂
Où loger pendant notre séjour au Québec et au Canada? English translation pending
Bonjour,
j'organise notre voyage qui au Québec et en Ontario et les étapes couchages me compliquent un peu la tâche... dur dur de choisir !!😕
voici mon blog pour voir notre itinéraire :
http://bemlineaucanada.centerblog.net/
en résume nous coucherons :4 nuits à Montréal (auberge de jeunesse HI)3 nuit à Québec(auberge de jeunesse HI)1 nuit à Tadoussac ( ou dans le coin... je ne sais pas du tout quoi faire dans ce coin là car dans le fjord , tout a l'air beau... on pencherait pour un B&B)1 nuit aux alentours du parc de la mauricie ( j'avoue avoir eu un coup de coeur pour le Gîte de la St Lawrence à St Alexis les Monts!)1 nuit à Mont tremblant (j'ai repéré une auberge HI au cas où les B&B soient hors budget mais le Roupillon a l'air sympa..)2 nuits dans le parc algonquin (ou aux environs)3 nuits à Toronto (auberge de jeunesse HI)1 nuit à niagara lake ( j'ai repéré Glenmohr guesthouse qui donne sur la rivière , ou alors un hôtel qui donne sur les chutes .. c'est cliché mais bon... j'ai vu l'Embassy. Là où je ne sais pas quoi faire c'est : faut il mieux dormir à Niagara Falls ou à Niagara on the lake?)1 nuit à Ottawa ( alors là l'auberge de jeunesse HI c'est une ancienne prison alors non merci !! d'autres idées??😄)1 nuit à montréal avant le retour en avion Je vous avoue qu'un peu d'aide et quelques conseils seront les bienvenus !! MERCIIIIII 😉
Bonne journée !
en résume nous coucherons :4 nuits à Montréal (auberge de jeunesse HI)3 nuit à Québec(auberge de jeunesse HI)1 nuit à Tadoussac ( ou dans le coin... je ne sais pas du tout quoi faire dans ce coin là car dans le fjord , tout a l'air beau... on pencherait pour un B&B)1 nuit aux alentours du parc de la mauricie ( j'avoue avoir eu un coup de coeur pour le Gîte de la St Lawrence à St Alexis les Monts!)1 nuit à Mont tremblant (j'ai repéré une auberge HI au cas où les B&B soient hors budget mais le Roupillon a l'air sympa..)2 nuits dans le parc algonquin (ou aux environs)3 nuits à Toronto (auberge de jeunesse HI)1 nuit à niagara lake ( j'ai repéré Glenmohr guesthouse qui donne sur la rivière , ou alors un hôtel qui donne sur les chutes .. c'est cliché mais bon... j'ai vu l'Embassy. Là où je ne sais pas quoi faire c'est : faut il mieux dormir à Niagara Falls ou à Niagara on the lake?)1 nuit à Ottawa ( alors là l'auberge de jeunesse HI c'est une ancienne prison alors non merci !! d'autres idées??😄)1 nuit à montréal avant le retour en avion Je vous avoue qu'un peu d'aide et quelques conseils seront les bienvenus !! MERCIIIIII 😉
Bonne journée !
Partir vers la Norvège en voiture personnelle: ferries? English translation pending
bonjour,
je pense me rendre en Norvege cet été et vu le prix des locations de voiture dans ce pays nous choisissons l'option partir de Lyon avec notre voiture
Mais j'ai du mal a trouver les prix des péages des ponts du Danemark au sud de la Suède pour savoir si il vaut mieux prendre un ferry de Kiel via Goteborg ou Oslo; ou faire la traversée par les iles de Odense et Copenhague ?
Ou peut être avez vous une autre solution ?
merci
Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 2 English translation pending
la première partie est là: http://voyageforum.com/v.f?post=3855088;search_string=namibie%20botswana%20big%205%20small;14 Aout 2010 (J17) : Etosha (Okaukuejo) - Etosha (Halali NWR Campsite)
On se réveil avec le soleil : c’était une erreur, on a un peu foiré l’affaire, on aurait du être parti à cette heure. Petit déjeuner rapide (ça veut dire rusks trempé dans le café ou le lait jusqu’à ce que la texture permette de les croquer sans perdre une dent) puis tour des points d’eau. Au feeling, détour par Gemsbokvlakte juste comme ça, parce que c’est sur le chemin. Au bord du point d’eau, il ya une bonne demi-douzaine de voitures arrêtées, dont quelques voitures de safari, ça doit pas être pour regarder un moineau se désaltérer. Ben nooooon… En effet, quatre lionnes se désaltèrent en jouant dans l’eau, en se mordillant, en sautant. Inutile de dire qu’elles on fait le vide autour d’elle. Après un certain temps, elles partent dans les herbes hautes et se dirigent vers des girafes, elles se divisent de façon à encercler une des girafes : raté, la girafe les a vu (faut dire que de ce côté là, elle est avantagée) et se rapproche de ses congénères. Tranquilles, les lionnes continuent à se disperser à la recherche d’une proie. On finit par les perdre de vue. Direction Olifantsbad, réputé pour sa richesse : un vrai désert, décevant. Nous nous dirigeons alors vers notre second camping Halali, tout en passant par un maximum de points d’eau et de vues sur le pan (Aius, Odongab, Sueda, Salvadora, Rietfontain). Ca et là, nous croiserons des oryxs, Kudus et springboks et notre premier éléphant, qui, solitaire, traversera la route devant nous.
Le camping d’Halali est tout simplement moche. Après un pique nique, c’est la douche et l’installation du camp. Certains s’adonnent à la sieste, d’autres, comme Rebecca et moi, se disent : il-faut-quand-même-aller-voir-au-point-d’eau-s’il-n’y-rien-parce-que-ce-serait-trop-bête-qu’il-y-ait-plein-de-bestiaux-et-qu’on-les-rate-par-paresse. Nous voilà en route. Honnêtement, pas grand chose au point d’eau : on peut aller faire la sieste. Maaaaaaaais, au loin, il y a des taches grises qui ressemblent à des éléphants : on va pas faire la sieste. Au bout d’une demi-heure, trois éléphants arrivent au bord de l’eau et commencent à boire, puis quatre, puis cinq, puis six… puis vingt-sept. Oui, oui, à l’apogée de cette baignade-hydration publique, il y aura vingt-sept éléphants de tous âges. Après le boire, c’est le bain façon Babar. Voilà ces éléphants qui s’aspergent joyeusement d’eau et de boue. Vers 15h00, départ pour le game drive de l’après midi (ça y’est, on est devenu des pros, on dit plus ballade-en-bagnole-à-la-recherche-de-bestiaux) qui nous mène vers Goas et Noniams. Nous assistons silencieux à l’apéro de quelques gracieuses girafes.
Le soir, nous réitérons l’expérience de l’apéro dinatoire au point d’eau. Décidément, on est abonnés aux rhinos : il y aura jusqu’à quatre rhinos ce soir là. Puis plus rien, une hyène passe fissa. Puis 2 chacals. Puis c’est la calme plat. On va se coucher.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali
15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik Drive
Arrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »
Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eau
Quelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi �� garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même
20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour Moremi
Deux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?
Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen
21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi près
Retour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous
22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…
Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour
23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépard
S’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaise
Enfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile

Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h30
26 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants
27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible
28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik DriveArrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eauQuelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi �� garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour MoremiDeux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi prèsRetour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépardS’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaiseEnfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile
Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h3026 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
De retour de l'Argentine: mes quelques conseils English translation pending
Bonjour à tous,
lors de la préparation de mon voyage j'utilise énormement ce forum et donc comme d'habitude au retour, je restitue les infos avec un petit recit de voyage.
A votre disposition pour toutes les questions.
Si vous voulez voir quelques photos : www.flickr.com/photos/silvia-fabarro
Un mot pour résumer le ressenti de ce voyage : ESPACE !!!!
Participants : Alberto et Silvia
Période : Du 14 Octobre au 1 Novembre
Météo : Soleil de printemps. Quelques journée plus froide. Chaud vers Iguazu. Froid plus qu’acceptable en Patagonie. 1 jour de pluie
Dépense totale 2400 euros par personne
Vols Aerolineas Argentinas Trouvé sur EDreams. Vol Air Europa de Paris à Madrid Vol Aerolineas Argentinas de Madrid à Buenos Aires Prix 810 Euros pax Vol intérieur : Aérolineas Argentinas de El Calafate à Buenos Aires Prix 190 Euros pax
Total dépense pour vols : 1000 €
Les vols AirEuropa ne permettent pas de faire le check in à l’avance sur le web. Donc prévoir d’arriver tôt à l’aéroport. Très dur de trouver 2 places côte à côte. Le vol long courrier de AA est un ‘vieux’ 747. Si on ne pense pas que c’est le ‘vieux’ 747, on y vole très bien et on a plein d’espace pour les jambes. J’ai réussi à dormir à l’allée comme au retour et si j’ai réussi … tout le monde peut le faire ! Garanti !
Taux d’échange 1 euro = 5 Pesos
Notre parcours : Buenos AiresEn bus de nuit, Andesmar (15hr du Retiro) jusqu'à Puerto MadrynValdezEn bus de nuit de 21hr vers Rio Gallegos et ensuite il y a un bus de Taqsa ou Marga à 18hr pour El Calafate (4 heures)El Calafate (Perito Moreno et Lago Argentino)Bus Chalten travel 3 hr pour El Chalten. Il y en a un à 8hr et un à 18hrEl ChaltenBus 3 hr pour El Calafate + vol intérieur pour BA + Bus de nuit à 19 via BarilocheIguazuBus 6 heures. Il y a toutes les demi heuresPosadaBus de nuit à 21hr pour Buenos AiresBuenos AiresHotels :
Buenos Aires : Hotel Frossard 166 Tucuman (dans le Microcentro) Très bonne position. A 2 pas de Plaça de Mayo et de tout le reste. On peut aller à pied à la gare routière du Retiro. On était tellement fatigués qu’on n’a pas trop cherché mais il y a mieux. Prix 230 (en cash) avec le pti déj. Le petit déj n’est pas trop mal mais c’est RIEN par rapport aux petits déjeuners qu’on a hors de BA.
Valdez (Puerto Pyramides) : Hotel Paradise Bon. Très propre et chaud. Salle de bain , eau chaude, super douche. Prix 380 avec petit déj (SUPER).
El Calafate : Hosteria Kalken Bon. C’est le plus proche de la gare routière … guess what ? Il y a avait ‘the’ déluge quand on est arrivé ce soir la à 22hr donc …. On n’a pas trop exploré les environs ! L’hotel est très bien mais si on tourne un peu on trouve des petits hotel très sympa. Chauffage : il faut râler pour l’avoir ! Prix 350 avec petit déj (SUPER TOP).
El Chalten : Hotel La Aldea Bon. Chauffage TOP. Prix 250 avec petit déj (SUPER).
Iguazu : Hotel La Sorgente Très sympa avec patio et jardin avec piscine. Le restaurant de l’hotel (LA TOSCANA) est très très très bon ! Prix 330 avec petit déj (SUPER).
Restaurants :
Buenos Aires : Pizzeria GUERRIN (Corrientes 1368) Très bon et à bon marché
Puerto Madryn : Del golfo. Bon.
Puerto Pyramides : Nous avons diné à l’hotel. Bon.
El Calafate : My Viejo : TOP !
El Chalten : La Cervezeria : SYMPA, pas cher et TRES BON !
Iguazu : La Toscana : TRES BON !
Transports :
BUS : Andesmar : très bien mais pas sur tous les trajets. Sur le trajet de Puerto mdryn à El Calafate … 4 hr de reatd, diner servi à 2hr du matin (nous avions déjà diné ça va sans dire, donc on nous a reveillé). Bref .. je déconseille cette compagnie sur ce trajet.
Via Bariloche : TOP !
Vol intérieur : voir ci-dessus
Voiture : Loué à Puerto Madryn avec PIXEL. C’est très bien et en plus ils ont le bureau juste à la sortie du BUS ! mieux que ça ? reservas@pixelrentacar.com.ar
Détail : 14 Octobre Départ de Paris à 16 :40 ! !!! Et hop !
15 Octobre Nous arrivons à Buenos Aires le matin à 5 :30. Très rapide le passage à la douane. On sort de l’aéroport et on prends le bus public (86) vers le centre ville. Le bus est très lent. Ok c’est pas cher, mais nous avons mis 2hr et demi pour arriver à Plaza de Mayo. Bon il était tellement tôt que ça va .. ! Attention, si vous voulez prendre le bus public il faut avoir les pièces car il y a une machine dans le bus où il faut insérer les petites pièces. Prix du bus 2 pesos.
Arrivés au centre on est mort des froid. Mais il est où le printemps ? Nous ne le savons pas encore mais à partir de demain le soleil sera au rdv ! ouff ! On cherche un hotel mais nous sommes très fatigués donc on s’arrête un peu vite peut être, à l’hôtel FROSSARD (Tucuman 166). Journée passé à flâner dans le centre de Buenos Aires où il est convenable de changer les Euros car on y trouve le change le meilleur du pays.
16 Octobre Ohhh ! là c’est le vrai printemps ! Le ciel est bleu, les arbres sont en fleurs et nous sommes heureux ! Visite à la Recoleta et aux jardins. Merveilleux. Ensuite nous nous sommes baladés à côté du Puerto Madero. Très sympa ce quartier moderne avec plein d’endroits où grignoter ou manger.
A 15 :00 départ de la gare du Retiro pour Puerto Madryn. Compagnie ANDESMAR. Nous allons très vite sortir de la ville et nous pouvons enfin admirer LA PAMPA. L’horizon est loin, on a l’impression de ne l’avoir jamais vu aussi loin à droite come à gauche il y a juste du vert et des vaches. Quel bonheur. Une heure passe. Nous regardons la pampa qui passe rapide sous nos yeux. Deux heures passent, nous regardons encore la pampa et nous allons remplir nos yeux avec ces beaux couleurs. Cinq heures passent … le nuit passe … le lendemain matin arrive, nous nous réveillons et … on regarde encore la pampa dehors de nos vitres ! J
17 Octobre On arrive vers 9hr du matin à Puerto Madryn et on va de suite chercher la voiture déjà réservé via Internet. Une WW GOL. Oui vous avez bien lu, il n’ya pas de F. pas grave nous ne sommes à un F près, non ? On part direction … LES BALEINES !!!
Nous sommes tous excités à l’idée de vois ces animaux de si près. La journée a bcp de vent et à vrai dire on fatigue à marcher !
On s’arrête en cours de route à El Doradillo, sur la route pour Puerto Piramides et là … on les voit !!! De la plage !!! On a des jumelles et ça nous aide à les voir encore mieux. On resterait là toute la journée ! Le vent nous empêche de rester trop longtemps sur la plage comme ça … on les regarde de la voiture !!! Non mais … on est bien des fainéants ! ehehe ! ou plutôt des frileux !
Bref on repart et on arrive à Puerto Pyramides où on trouve un logement pour la nuit et on participe à une excursion sur un bateau pour voir de PRES les baleines. On choisit l’agence BOTTAZZI. Elles sont toutes un peu pareil. Nous allons mettre un gros anorak un peu ridicule et hop c’est parti ; Le vent n’a pas cessé et ce n’est pas facile du tout de prendre des photo ou même de rester debout sur le bateau. Mais ceci ne nous arrête pas ! On est tellement contents et on voit notre première baleine. Géant. Mais attention … le guide vient tout juste de nous dire que celle qu’on voit n’est pas ‘une vraie baleine’ mais juste le petit de la baleine … la maman est … derrière : Ouhla. Quelle émotion. On les voit ensemble et c’est une des émotions plus grandes de notre vie. Magnifique.
Le tour en bateau dure enivrons 1 heure et demi qui passe, hélas, tellement vite ! Au port on décide de prendre quelque chose de chaud, histoire d’avoir une excuse pour revoir de suite les 450 photos qu’on a pris ! J On repart en voiture pour aller à Punta Pyramides, un point panoramique à 5km du village où on admire les lions de mer. C’est beau. Naturel. Très émouvant. Je ne sais pas expliquer l’émotion qui nous submerge. Dans l’eau les baleines, sur les rocher les lion de mer. Le vent est vraiment trop fort et après avoir perdu l’étui des jumelle… emporté par le vent…on décide de rentrer au village et prendre une bonne doche chaude avant diner.
18 Octobre Le vent s’est calmé ce matin et le ciel est bleu. Il y a 25 degrés et nous ne pouvons espérer mieux. Nous partons après un très bon petit déjeuner, pour l’exploration de l’ile. Première étape : PUTNA DELGADA. On nous avait déconseillé d’y aller, car ils nous dit que c’était désormais privé. Mais nous avons très bien fait de ne pas écouter les conseils ! Nous avons pu admirer, dans un silence naturel, une groupe d’éléphant de mer sur la plage à quelques mètre en bas de la falaise où nous nous trouvions. Nous avons vu le mâle dominant combattre contre tous les autre mâles. On va dire qu’il avait du ‘mal’ ! En effet ces animaux ont un nombre considérable de femelles et les mâles non dominants sont nombreux, de plus ils ne sont pas à l’aise sur la plage et leur mouvements sont lents !
Donc ils passent leur vie à combattre et à s’accoupler avec leurs femelles.. enfin celles qui restent dans l’harem ! On reste un bon moment à contempler ce spectacle de la nature. Nous sommes tous seuls. Et ceci est un privilège unique.
On repart vers Caleta Valdez où nous allons voir encore d’autres éléphants de mer et les pingouins ! Ils sont trop mignons ces petits manchots qui viennent tout en haut pour y pondre leurs œufs. C’est très beau tout ça et j’ai remarqué avec beaucoup de joie un grand respect de la part des touristes qui observaient tous un religieux silence afin d’écouter la nature.
Dernière étape de notre périple à Valdez Punta Norte, dans l’espoir de voir les Orques. Rien, elles ne sont pas la. Mais ceci n’est pas grave, nous avons vu encore des éléphants de mer et une série innombrables d’autres animaux les uns plus intéressants des autres.
On revient à Puerto Madryn en repassant encore une fois faire un coucou aux baleines à el Doradillo et puis on restitue la voiture et on attends le bus. Le bus est en retard de 4 heures et du coup on va diner ‘en ville’. Très bon diner à base de poisson. A vrai dire en argentine nous avons bien mangé partout, au nord comme au sud !
19 Octobre Journée de voyage. C’était prévu mais à cause du retard du bus cette journée de voyage a été encore plus … une journée de voyage !
Pendant le halte à Rio Gallegos nous achetons les billets des autres nuits en bus avec la compagnie Via Bariloche car nous sommes assez fâchés contre Andesmar ! Nous arrivons enfin sous le déluge à El Calafate. Le premier hôtel qu’on trouve est le notre !
20 Octobre Réveil de très bonne heure pour aller réserver l’excursion au Perito Moreno. On aurait du la réserver hier mais … le retard du bus a provoqué une série des retard dans les correspondances et voila qu’on n’a pas pu s’assurer une place (NB : l’agence Hyelo y Aventure semble être la seule qui propose le trekking sur le glacier et n’accepte pas de réservation téléphonique ou via internet).
Hyelo y Aventura ouvre à 7hr. Nous y arrivons à 7 :15, un couple est devant nous et … ils réservent les 2 dernières place de la journée !!!! Nous sommes en train de repartir de l’agence avec beaucoup de tristesse pour ce plan changé mais … la dame de l’agence nous rappelle. Une personne vient d’appeler pour annuler. 2 place se sont libérées, nous pouvons enfin participer à l’excursion !!! Fous de joie nous allons tout de suite réserver l’excursion sur le Lago Argentino pour le lendemain chez Fernandez Campbell, juste quelques pâté de maison après Hyelo y Aventura. Ensuite on retourne à hôtel pour s’habiller pour la visite au glacier et c’est parti !
On arrive, on le voit de loin et nous sommes tous excités. Le spectacle est des plus beaux malgré la petite neige qui tombe du ciel. Nous allons passer 2 heures sur les passerelles en regardant ce glacier à couper le souffle. Entre temps les nuages partent et un soleil timide nous laisse prendre quelque photos, notre plus beau souvenir ! Je n’arrive pas à expliquer l’émotion que nous éprouvons en regardant ce glacier. En effet dire ‘voir’ n’est pas suffisant. Le Perito moreno on le voit et on l’entend ! C’est un glacier ‘qui avance’, il se forme dans l’arrière pays et puis il avance lentement vers le lac où il déverse ses grands morceaux de glace. Donc de temps en temps, tous les 5/10 minutes, on entend des ‘coups de tonnerre’ et si on a de la chance on peut aussi assister à la rupture de ces glaçons qui tombent dans le lac. Et à ce propos … nous étions en train d’observer une formation de l’hauteur d’environs 30 mètre, bleutée, magnifique mais quelques peu … instable. Et puis soudainement, devant nos yeux, dans un bruit immense cette arcade de glace se décolle de sa falaise et tombe ans le lac. A ce moment là, nous n’avions plus de mots pour exprimer notre joie et notre émotion. Quelle chance !!!
L’heure est arrivée de repartir des passerelles pour aller faire notre ballade avec les crampons sur le glacier ! Après une petite peur initiale, nous nous découvrons des pros de la ballade sur les glaciers ! Super ! Et en plus, à l’émotion d’être ‘dans’ le spectacle on y rajoute de super photos !
Très belle journée, une des plus belles et intenses de tout le voyage.
21 Octobre Le bus de l’agence vient nous chercher pour nous emmener au port où on va monter dans une embarcation qui nous fera faire le tour du lac Argentino et d’où on va pouvoir observer des icebergs (à ne plus ne finir), le glacier Upsala (de loin hélas), d’autres glacier, le Spegazzini, et enfin de nouveau le Perito Moreno qui est de loin de plus beau de tous.
La journée est très agréable avec un beau soleil et plein d’iceberg à photographier, des condors, des glacier berf il y a de tout pour se remplir les yeux et puis en rêver une fois chez nous !
22 Octobre Départ à 8hr pour El Chalten. Petit voyage de 3hr mais qui est fort agréable car on y voit des paysages magnifiques. Avant d’arriver au village les bus s’arrêtent, tous, chez les guardians du parc national qui vous expliqent les règles de bonne conduite en montagne et surtout ils vous expliquent qu’ils ne font pas payer l’entrée au parc (à différence du côté sud à El Calafate où chaque jours on doit payer 75 pesos par personne) car ils comptent sur les touristes pour le mantenir en des bonnes conditions. Et je dois dire que c’est vraiment parfait. Ils vous donnent aussi des cartes avec tous les chemins des randos. Parfait, non ?
Arrivés à destination on se rends compte tout de suite qu’ici le vent est une ‘présence’. Il ne quitte jamais. Son souffle, parfois fort est une certitude comme les montagne qui entourent le petit village. On part tout de suite pour une petite randonnée, pour nous mettre en jambe pour le lendemain. On va voir la chute ‘El Chorillo del Salto’ et 2 points panoramiques ‘Las Aquilas’ et ‘Los Condores’. Le chemin est très simple mais comme c’est déjà l’après midi nous n’avons pas trop de temps pour essayer es treks pour importants. Néanmoins cette promenade est fort sympa et outre la chute nous avons pu voir un nombre incalculable de condors, une aigle posé sur une branche très près, d’autres oiseux, des lièvres bref … une promenade très riche. Satisfait on va reposer avec le vent qui fait presque trembler les murs de notre chambre !
23 Octobre On est des trekkeurs, on y croit fort comme la pierre ! On part donc pour le ‘Sendero FITZ ROY’. Rien de moins ! Le chemin monte tout de suite mais une fois terminé la monté on marche longtemps sur la côté et c’est vraiment super. Nous avons beaucoup de chance car la journée est limpide et on peut admirer le Fitz Roy en toute sa splendeur au fur et à mesure qu’on avance. Nous arrivns en haut mais on ne peut pas continuer jusqu’à la lagune car il y a trop de neige et donc on rentre doucement vers le village. Il faut dire que nous avons marché en tout 22 km et que cela est très bien ! Les paysages et les vues sont superbes et nous sommes très satisfait de notre journée. Au retour, étape obligée, la Cervezeria sur la route principale du village.
24 Octobre On ne peut pas avoir 2 journées limpides de suite et du coup aujourd’hui les nuages couvrent la vue du Cerro Torre, destination de notre randonnée. Nous partons du village et marchons le long de ce chemin très bien signalé et facile. Arrivons vers midi à la Laguna où on mange et puis on redescends. En tout nous allons marcher 25 km (car nous avons fait une …. Déviation !). Le soir nous sommes très fatigués et après une petite halte à notre Cervezeria préférée hop nous sommes dans le bus qui nous ramène à El Calafate d’où le lendemain on s’envolera vers BA.
25 Octobre Bye Bye Patagonia, à midi trente l’avion nous ramène 3000 km plus au nord, à Buenos Aires, et le soir, après une belle promenade, le bus nous ramènera encore plus au nord … à Puerto Iguazu. C’était une très bonne idée de prendre le bus du soir comme ça nous avons profité une demie journée de cette belle ville et de son soleil printanier.
26 Octobre Le paysage a changé ! C’est le moins qu’on puisse dire . La terre est rouge, les maisons sont baisse, il fait très chaud, le ciel est bleu. A midi on descend du bus, nous laissons les bagages à la gare routière et cherchons un hotel. Nous trouvons un petit hotel avec une belle piscine, Hotel La sogente, où nous passons l’après midi pour nous réchauffer les os après tant de vent, glacier etc.
27 Octobre Départ très tôt le matin pour aller aux Chutes d’Iguazu. Il y a des bus qui partent tous les 20 minutes. Nous avons décidé de visiter les chûtes d’abord du côté argentin. Pas de raisons particulière pour ce choix. Le côté argentin est plus long à visiter que celui brésilien et on reste dans le parc toute la journée. On ne s’ennuie pas du tout. Il y a des chemin qui permettent de visiter les chutes sous tous les angles. Nous commençons la visite par la ‘Garganta del diablo’ où nous rendons à pieds en marchant à côté des rails du petit train. Cela nous permet de voir une quantité d’animaux outre que de profiter du parc. La sensation qu’on arrive à quelque chose d’important est bien forte. Le bruits, le petit brouillard des gouttelettes d’eau sont annonceurs de ce qu’on va admirer. Les prémices ne mentent pas. Le spectacle, une fois arrivés sur la passerelle et pourvu de réussir à garder les yeux ouverts malgré la ‘douche’ est impressionnant. Le saut est de 85 mètres mais on ne voit pas la fin ! La puissance de l’eau est tellement forte qu’on se sent très petits face à cette immensité. On admire ce spectacle puis on s’éloigne, puis on y revient. C’est tout simplement magnifique. Les papillons se posent sur nos bras, nos épaules pour boire car nous sommes humides (ou trempés). C’est le paradis ! Le reste de la journée on parcourt le reste des chemins dans le par et on admire une quantité immense de chutes. Ce parc semble infini ! On a plusieurs passerelle qui permettent d’aller en bas des chutes, on y ressort trempés mais la sensation en vaut la peine. Retour en soirée à lhôytel pour profiter un peu de la piscine avant de diner ! Quelle journée magnifique !
28 Octobre Aujourd’hui nous allons au Brésil ! Ehh oui. Nous allons prendre un petit bus public (et non pas le Crucero del Norte qu’on nous propose) et on va à la frontière. Le bus ne s’arrête pas à la frontière ! Nous rentrons en Brésil comme des clandestins. Cette chose nous amuse beaucoup, on est peut être des irresponsables mais en fin des comptes ce n’est pas notre faute mais la faute au bus ! Pas vrai ? Arrivés à Foz, nous prenons un bus (Circulaire C) pour aller voir le barrage d’Itaipu. Il faut réserver et cela se fait très facilement par mail. C’est une visite très intéressante et on comprends très bien le fonctionnement et la construction du plus puissant barrage du monde (après celui de la Chine). 50% du Paraguay et 50% Brésilien, ce barrage couvre le 100% du besoin en l’énergie du Paraguay et le 25%du Brésil. Juste pour vous donner une idée. Sorti du complexe du barrage nous allons prendre 2bus pour aller aux chutes. Très beau spectacle de ce côté aussi. On y voit les chutes d’une façon plus panoramique et une fois au fond du chemin on se retrouve à peu près dans la ‘garganta del diablo’ mais en bas ! Super sensation ! On est une autre fois trempés mais vu la température qui règne dans le parc cela ne nous dérange guère !
29 Octobre Il est temps pour nous de s’approcher du retour et on prends un bus direction Posada pour aller voir les ruines de S. Ignazio. Mais la météo aujourd’hui ne nous accompagne pas et il y a un vrai déluge ! Nous descendons du bus comme prévu et nous nous retrouvons sur la route nationale, chargés comme des mules sous le déluge. Pas possible d’aller comme prévu aux ruines, il pleut vraiment trop. Nous allons nous abriter dans un restaurant en face de l’arrêt du bus (il faut dire que nous sommes au milieu de nulle part, le village est à 1 km à l’intérieur) et là on trouve plein de monde qui mange et qui danse. Nous sommes un peu stupéfaits d’y trouver tant de monde car c’est vendredi midi ! Nous allons attendre la fin de la pluie en regardant ces gens amusées, qui dansent. Vers 14hr tout le monde repart en bus (des bus privés). Nous avons demandé et cela n’était pas une fête privé mais au contraire cela se passe tous les vendredi midi. Bien bizarre. La pluie n’a pas l’air de cesser et du coup on décide de laisser tomber St. Ignazio et d’aller directement à Posada puis attendre le lendemain. On prend le 1er bus pour Posada et une fois dans la ville on cherche où dormir. Entretemps la pluie s’arrête et nous pouvons faire une belle promenade en ville et voir le Rio Paranà (15 fois la Seine) et le Paraguay juste en face.
30 Octobre Aujourd’hui nous allons en Paraguay. Le bus pour s’y rendre passe tout près de notre hôtel et on le prend au vol ! En effet après la course pour l’attraper on découvre qu’il passe tous les 6 minutes ! Le bus nous dépose à la frontière où cette fois on doit mettre le tampon sur le passeport. Ensuite nous prenons le bus suivant pour arriver dans le centre ville. Une fois dans le centre ville nous prenons le bus pour les ruines de Trinidad. Il fait chaud et c’est très agréable la promenade qui nous permet de visiter les ruines. Avec un guide qui nous explique c’est mieux et cela nous permet de comprendre beaucoup mieux ce qu’on a visité. Retournons à Posada e une longue promenade le long du Rio Paranà en ce dimanche après midi de printemps, très chaud et ensoleillé nous permet de voir les familles et les jaunes qui se promènent en buvant leur mate. Immanquable le mate ! Une nouvelle nuit en bus nous attend.
31 Octobre Arrivés à Buenos Aires on laisse les bagages chez Manuel Tienda Leon (tout près de la gare routière) car de là on partira pour l’aéroport. Nous avons toute la journée devant nous et nous décidons d’aller visiter le quartier de LA Boca. Et on y va à pieds ! Il fait beau, il est encore tôt et cela nous permet de découvrir un peu plus la ville. La Boca est très coloré et sympa mais un peu trop touristique à notre gout. Nous y passons une heure à faire des photos et puis on rentre et on va visiter la casa Rosada avant de repartir pour le vol vers l’Europe.
A votre disposition pour toutes les questions.
Si vous voulez voir quelques photos : www.flickr.com/photos/silvia-fabarro
Un mot pour résumer le ressenti de ce voyage : ESPACE !!!!
Participants : Alberto et Silvia
Période : Du 14 Octobre au 1 Novembre
Météo : Soleil de printemps. Quelques journée plus froide. Chaud vers Iguazu. Froid plus qu’acceptable en Patagonie. 1 jour de pluie
Dépense totale 2400 euros par personne
Vols Aerolineas Argentinas Trouvé sur EDreams. Vol Air Europa de Paris à Madrid Vol Aerolineas Argentinas de Madrid à Buenos Aires Prix 810 Euros pax Vol intérieur : Aérolineas Argentinas de El Calafate à Buenos Aires Prix 190 Euros pax
Total dépense pour vols : 1000 €
Les vols AirEuropa ne permettent pas de faire le check in à l’avance sur le web. Donc prévoir d’arriver tôt à l’aéroport. Très dur de trouver 2 places côte à côte. Le vol long courrier de AA est un ‘vieux’ 747. Si on ne pense pas que c’est le ‘vieux’ 747, on y vole très bien et on a plein d’espace pour les jambes. J’ai réussi à dormir à l’allée comme au retour et si j’ai réussi … tout le monde peut le faire ! Garanti !
Taux d’échange 1 euro = 5 Pesos
Notre parcours : Buenos AiresEn bus de nuit, Andesmar (15hr du Retiro) jusqu'à Puerto MadrynValdezEn bus de nuit de 21hr vers Rio Gallegos et ensuite il y a un bus de Taqsa ou Marga à 18hr pour El Calafate (4 heures)El Calafate (Perito Moreno et Lago Argentino)Bus Chalten travel 3 hr pour El Chalten. Il y en a un à 8hr et un à 18hrEl ChaltenBus 3 hr pour El Calafate + vol intérieur pour BA + Bus de nuit à 19 via BarilocheIguazuBus 6 heures. Il y a toutes les demi heuresPosadaBus de nuit à 21hr pour Buenos AiresBuenos AiresHotels :
Buenos Aires : Hotel Frossard 166 Tucuman (dans le Microcentro) Très bonne position. A 2 pas de Plaça de Mayo et de tout le reste. On peut aller à pied à la gare routière du Retiro. On était tellement fatigués qu’on n’a pas trop cherché mais il y a mieux. Prix 230 (en cash) avec le pti déj. Le petit déj n’est pas trop mal mais c’est RIEN par rapport aux petits déjeuners qu’on a hors de BA.
Valdez (Puerto Pyramides) : Hotel Paradise Bon. Très propre et chaud. Salle de bain , eau chaude, super douche. Prix 380 avec petit déj (SUPER).
El Calafate : Hosteria Kalken Bon. C’est le plus proche de la gare routière … guess what ? Il y a avait ‘the’ déluge quand on est arrivé ce soir la à 22hr donc …. On n’a pas trop exploré les environs ! L’hotel est très bien mais si on tourne un peu on trouve des petits hotel très sympa. Chauffage : il faut râler pour l’avoir ! Prix 350 avec petit déj (SUPER TOP).
El Chalten : Hotel La Aldea Bon. Chauffage TOP. Prix 250 avec petit déj (SUPER).
Iguazu : Hotel La Sorgente Très sympa avec patio et jardin avec piscine. Le restaurant de l’hotel (LA TOSCANA) est très très très bon ! Prix 330 avec petit déj (SUPER).
Restaurants :
Buenos Aires : Pizzeria GUERRIN (Corrientes 1368) Très bon et à bon marché
Puerto Madryn : Del golfo. Bon.
Puerto Pyramides : Nous avons diné à l’hotel. Bon.
El Calafate : My Viejo : TOP !
El Chalten : La Cervezeria : SYMPA, pas cher et TRES BON !
Iguazu : La Toscana : TRES BON !
Transports :
BUS : Andesmar : très bien mais pas sur tous les trajets. Sur le trajet de Puerto mdryn à El Calafate … 4 hr de reatd, diner servi à 2hr du matin (nous avions déjà diné ça va sans dire, donc on nous a reveillé). Bref .. je déconseille cette compagnie sur ce trajet.
Via Bariloche : TOP !
Vol intérieur : voir ci-dessus
Voiture : Loué à Puerto Madryn avec PIXEL. C’est très bien et en plus ils ont le bureau juste à la sortie du BUS ! mieux que ça ? reservas@pixelrentacar.com.ar
Détail : 14 Octobre Départ de Paris à 16 :40 ! !!! Et hop !
15 Octobre Nous arrivons à Buenos Aires le matin à 5 :30. Très rapide le passage à la douane. On sort de l’aéroport et on prends le bus public (86) vers le centre ville. Le bus est très lent. Ok c’est pas cher, mais nous avons mis 2hr et demi pour arriver à Plaza de Mayo. Bon il était tellement tôt que ça va .. ! Attention, si vous voulez prendre le bus public il faut avoir les pièces car il y a une machine dans le bus où il faut insérer les petites pièces. Prix du bus 2 pesos.
Arrivés au centre on est mort des froid. Mais il est où le printemps ? Nous ne le savons pas encore mais à partir de demain le soleil sera au rdv ! ouff ! On cherche un hotel mais nous sommes très fatigués donc on s’arrête un peu vite peut être, à l’hôtel FROSSARD (Tucuman 166). Journée passé à flâner dans le centre de Buenos Aires où il est convenable de changer les Euros car on y trouve le change le meilleur du pays.
16 Octobre Ohhh ! là c’est le vrai printemps ! Le ciel est bleu, les arbres sont en fleurs et nous sommes heureux ! Visite à la Recoleta et aux jardins. Merveilleux. Ensuite nous nous sommes baladés à côté du Puerto Madero. Très sympa ce quartier moderne avec plein d’endroits où grignoter ou manger.
A 15 :00 départ de la gare du Retiro pour Puerto Madryn. Compagnie ANDESMAR. Nous allons très vite sortir de la ville et nous pouvons enfin admirer LA PAMPA. L’horizon est loin, on a l’impression de ne l’avoir jamais vu aussi loin à droite come à gauche il y a juste du vert et des vaches. Quel bonheur. Une heure passe. Nous regardons la pampa qui passe rapide sous nos yeux. Deux heures passent, nous regardons encore la pampa et nous allons remplir nos yeux avec ces beaux couleurs. Cinq heures passent … le nuit passe … le lendemain matin arrive, nous nous réveillons et … on regarde encore la pampa dehors de nos vitres ! J
17 Octobre On arrive vers 9hr du matin à Puerto Madryn et on va de suite chercher la voiture déjà réservé via Internet. Une WW GOL. Oui vous avez bien lu, il n’ya pas de F. pas grave nous ne sommes à un F près, non ? On part direction … LES BALEINES !!!
Nous sommes tous excités à l’idée de vois ces animaux de si près. La journée a bcp de vent et à vrai dire on fatigue à marcher !
On s’arrête en cours de route à El Doradillo, sur la route pour Puerto Piramides et là … on les voit !!! De la plage !!! On a des jumelles et ça nous aide à les voir encore mieux. On resterait là toute la journée ! Le vent nous empêche de rester trop longtemps sur la plage comme ça … on les regarde de la voiture !!! Non mais … on est bien des fainéants ! ehehe ! ou plutôt des frileux !
Bref on repart et on arrive à Puerto Pyramides où on trouve un logement pour la nuit et on participe à une excursion sur un bateau pour voir de PRES les baleines. On choisit l’agence BOTTAZZI. Elles sont toutes un peu pareil. Nous allons mettre un gros anorak un peu ridicule et hop c’est parti ; Le vent n’a pas cessé et ce n’est pas facile du tout de prendre des photo ou même de rester debout sur le bateau. Mais ceci ne nous arrête pas ! On est tellement contents et on voit notre première baleine. Géant. Mais attention … le guide vient tout juste de nous dire que celle qu’on voit n’est pas ‘une vraie baleine’ mais juste le petit de la baleine … la maman est … derrière : Ouhla. Quelle émotion. On les voit ensemble et c’est une des émotions plus grandes de notre vie. Magnifique.
Le tour en bateau dure enivrons 1 heure et demi qui passe, hélas, tellement vite ! Au port on décide de prendre quelque chose de chaud, histoire d’avoir une excuse pour revoir de suite les 450 photos qu’on a pris ! J On repart en voiture pour aller à Punta Pyramides, un point panoramique à 5km du village où on admire les lions de mer. C’est beau. Naturel. Très émouvant. Je ne sais pas expliquer l’émotion qui nous submerge. Dans l’eau les baleines, sur les rocher les lion de mer. Le vent est vraiment trop fort et après avoir perdu l’étui des jumelle… emporté par le vent…on décide de rentrer au village et prendre une bonne doche chaude avant diner.
18 Octobre Le vent s’est calmé ce matin et le ciel est bleu. Il y a 25 degrés et nous ne pouvons espérer mieux. Nous partons après un très bon petit déjeuner, pour l’exploration de l’ile. Première étape : PUTNA DELGADA. On nous avait déconseillé d’y aller, car ils nous dit que c’était désormais privé. Mais nous avons très bien fait de ne pas écouter les conseils ! Nous avons pu admirer, dans un silence naturel, une groupe d’éléphant de mer sur la plage à quelques mètre en bas de la falaise où nous nous trouvions. Nous avons vu le mâle dominant combattre contre tous les autre mâles. On va dire qu’il avait du ‘mal’ ! En effet ces animaux ont un nombre considérable de femelles et les mâles non dominants sont nombreux, de plus ils ne sont pas à l’aise sur la plage et leur mouvements sont lents !
Donc ils passent leur vie à combattre et à s’accoupler avec leurs femelles.. enfin celles qui restent dans l’harem ! On reste un bon moment à contempler ce spectacle de la nature. Nous sommes tous seuls. Et ceci est un privilège unique.
On repart vers Caleta Valdez où nous allons voir encore d’autres éléphants de mer et les pingouins ! Ils sont trop mignons ces petits manchots qui viennent tout en haut pour y pondre leurs œufs. C’est très beau tout ça et j’ai remarqué avec beaucoup de joie un grand respect de la part des touristes qui observaient tous un religieux silence afin d’écouter la nature.
Dernière étape de notre périple à Valdez Punta Norte, dans l’espoir de voir les Orques. Rien, elles ne sont pas la. Mais ceci n’est pas grave, nous avons vu encore des éléphants de mer et une série innombrables d’autres animaux les uns plus intéressants des autres.
On revient à Puerto Madryn en repassant encore une fois faire un coucou aux baleines à el Doradillo et puis on restitue la voiture et on attends le bus. Le bus est en retard de 4 heures et du coup on va diner ‘en ville’. Très bon diner à base de poisson. A vrai dire en argentine nous avons bien mangé partout, au nord comme au sud !
19 Octobre Journée de voyage. C’était prévu mais à cause du retard du bus cette journée de voyage a été encore plus … une journée de voyage !
Pendant le halte à Rio Gallegos nous achetons les billets des autres nuits en bus avec la compagnie Via Bariloche car nous sommes assez fâchés contre Andesmar ! Nous arrivons enfin sous le déluge à El Calafate. Le premier hôtel qu’on trouve est le notre !
20 Octobre Réveil de très bonne heure pour aller réserver l’excursion au Perito Moreno. On aurait du la réserver hier mais … le retard du bus a provoqué une série des retard dans les correspondances et voila qu’on n’a pas pu s’assurer une place (NB : l’agence Hyelo y Aventure semble être la seule qui propose le trekking sur le glacier et n’accepte pas de réservation téléphonique ou via internet).
Hyelo y Aventura ouvre à 7hr. Nous y arrivons à 7 :15, un couple est devant nous et … ils réservent les 2 dernières place de la journée !!!! Nous sommes en train de repartir de l’agence avec beaucoup de tristesse pour ce plan changé mais … la dame de l’agence nous rappelle. Une personne vient d’appeler pour annuler. 2 place se sont libérées, nous pouvons enfin participer à l’excursion !!! Fous de joie nous allons tout de suite réserver l’excursion sur le Lago Argentino pour le lendemain chez Fernandez Campbell, juste quelques pâté de maison après Hyelo y Aventura. Ensuite on retourne à hôtel pour s’habiller pour la visite au glacier et c’est parti !
On arrive, on le voit de loin et nous sommes tous excités. Le spectacle est des plus beaux malgré la petite neige qui tombe du ciel. Nous allons passer 2 heures sur les passerelles en regardant ce glacier à couper le souffle. Entre temps les nuages partent et un soleil timide nous laisse prendre quelque photos, notre plus beau souvenir ! Je n’arrive pas à expliquer l’émotion que nous éprouvons en regardant ce glacier. En effet dire ‘voir’ n’est pas suffisant. Le Perito moreno on le voit et on l’entend ! C’est un glacier ‘qui avance’, il se forme dans l’arrière pays et puis il avance lentement vers le lac où il déverse ses grands morceaux de glace. Donc de temps en temps, tous les 5/10 minutes, on entend des ‘coups de tonnerre’ et si on a de la chance on peut aussi assister à la rupture de ces glaçons qui tombent dans le lac. Et à ce propos … nous étions en train d’observer une formation de l’hauteur d’environs 30 mètre, bleutée, magnifique mais quelques peu … instable. Et puis soudainement, devant nos yeux, dans un bruit immense cette arcade de glace se décolle de sa falaise et tombe ans le lac. A ce moment là, nous n’avions plus de mots pour exprimer notre joie et notre émotion. Quelle chance !!!
L’heure est arrivée de repartir des passerelles pour aller faire notre ballade avec les crampons sur le glacier ! Après une petite peur initiale, nous nous découvrons des pros de la ballade sur les glaciers ! Super ! Et en plus, à l’émotion d’être ‘dans’ le spectacle on y rajoute de super photos !
Très belle journée, une des plus belles et intenses de tout le voyage.
21 Octobre Le bus de l’agence vient nous chercher pour nous emmener au port où on va monter dans une embarcation qui nous fera faire le tour du lac Argentino et d’où on va pouvoir observer des icebergs (à ne plus ne finir), le glacier Upsala (de loin hélas), d’autres glacier, le Spegazzini, et enfin de nouveau le Perito Moreno qui est de loin de plus beau de tous.
La journée est très agréable avec un beau soleil et plein d’iceberg à photographier, des condors, des glacier berf il y a de tout pour se remplir les yeux et puis en rêver une fois chez nous !
22 Octobre Départ à 8hr pour El Chalten. Petit voyage de 3hr mais qui est fort agréable car on y voit des paysages magnifiques. Avant d’arriver au village les bus s’arrêtent, tous, chez les guardians du parc national qui vous expliqent les règles de bonne conduite en montagne et surtout ils vous expliquent qu’ils ne font pas payer l’entrée au parc (à différence du côté sud à El Calafate où chaque jours on doit payer 75 pesos par personne) car ils comptent sur les touristes pour le mantenir en des bonnes conditions. Et je dois dire que c’est vraiment parfait. Ils vous donnent aussi des cartes avec tous les chemins des randos. Parfait, non ?
Arrivés à destination on se rends compte tout de suite qu’ici le vent est une ‘présence’. Il ne quitte jamais. Son souffle, parfois fort est une certitude comme les montagne qui entourent le petit village. On part tout de suite pour une petite randonnée, pour nous mettre en jambe pour le lendemain. On va voir la chute ‘El Chorillo del Salto’ et 2 points panoramiques ‘Las Aquilas’ et ‘Los Condores’. Le chemin est très simple mais comme c’est déjà l’après midi nous n’avons pas trop de temps pour essayer es treks pour importants. Néanmoins cette promenade est fort sympa et outre la chute nous avons pu voir un nombre incalculable de condors, une aigle posé sur une branche très près, d’autres oiseux, des lièvres bref … une promenade très riche. Satisfait on va reposer avec le vent qui fait presque trembler les murs de notre chambre !
23 Octobre On est des trekkeurs, on y croit fort comme la pierre ! On part donc pour le ‘Sendero FITZ ROY’. Rien de moins ! Le chemin monte tout de suite mais une fois terminé la monté on marche longtemps sur la côté et c’est vraiment super. Nous avons beaucoup de chance car la journée est limpide et on peut admirer le Fitz Roy en toute sa splendeur au fur et à mesure qu’on avance. Nous arrivns en haut mais on ne peut pas continuer jusqu’à la lagune car il y a trop de neige et donc on rentre doucement vers le village. Il faut dire que nous avons marché en tout 22 km et que cela est très bien ! Les paysages et les vues sont superbes et nous sommes très satisfait de notre journée. Au retour, étape obligée, la Cervezeria sur la route principale du village.
24 Octobre On ne peut pas avoir 2 journées limpides de suite et du coup aujourd’hui les nuages couvrent la vue du Cerro Torre, destination de notre randonnée. Nous partons du village et marchons le long de ce chemin très bien signalé et facile. Arrivons vers midi à la Laguna où on mange et puis on redescends. En tout nous allons marcher 25 km (car nous avons fait une …. Déviation !). Le soir nous sommes très fatigués et après une petite halte à notre Cervezeria préférée hop nous sommes dans le bus qui nous ramène à El Calafate d’où le lendemain on s’envolera vers BA.
25 Octobre Bye Bye Patagonia, à midi trente l’avion nous ramène 3000 km plus au nord, à Buenos Aires, et le soir, après une belle promenade, le bus nous ramènera encore plus au nord … à Puerto Iguazu. C’était une très bonne idée de prendre le bus du soir comme ça nous avons profité une demie journée de cette belle ville et de son soleil printanier.
26 Octobre Le paysage a changé ! C’est le moins qu’on puisse dire . La terre est rouge, les maisons sont baisse, il fait très chaud, le ciel est bleu. A midi on descend du bus, nous laissons les bagages à la gare routière et cherchons un hotel. Nous trouvons un petit hotel avec une belle piscine, Hotel La sogente, où nous passons l’après midi pour nous réchauffer les os après tant de vent, glacier etc.
27 Octobre Départ très tôt le matin pour aller aux Chutes d’Iguazu. Il y a des bus qui partent tous les 20 minutes. Nous avons décidé de visiter les chûtes d’abord du côté argentin. Pas de raisons particulière pour ce choix. Le côté argentin est plus long à visiter que celui brésilien et on reste dans le parc toute la journée. On ne s’ennuie pas du tout. Il y a des chemin qui permettent de visiter les chutes sous tous les angles. Nous commençons la visite par la ‘Garganta del diablo’ où nous rendons à pieds en marchant à côté des rails du petit train. Cela nous permet de voir une quantité d’animaux outre que de profiter du parc. La sensation qu’on arrive à quelque chose d’important est bien forte. Le bruits, le petit brouillard des gouttelettes d’eau sont annonceurs de ce qu’on va admirer. Les prémices ne mentent pas. Le spectacle, une fois arrivés sur la passerelle et pourvu de réussir à garder les yeux ouverts malgré la ‘douche’ est impressionnant. Le saut est de 85 mètres mais on ne voit pas la fin ! La puissance de l’eau est tellement forte qu’on se sent très petits face à cette immensité. On admire ce spectacle puis on s’éloigne, puis on y revient. C’est tout simplement magnifique. Les papillons se posent sur nos bras, nos épaules pour boire car nous sommes humides (ou trempés). C’est le paradis ! Le reste de la journée on parcourt le reste des chemins dans le par et on admire une quantité immense de chutes. Ce parc semble infini ! On a plusieurs passerelle qui permettent d’aller en bas des chutes, on y ressort trempés mais la sensation en vaut la peine. Retour en soirée à lhôytel pour profiter un peu de la piscine avant de diner ! Quelle journée magnifique !
28 Octobre Aujourd’hui nous allons au Brésil ! Ehh oui. Nous allons prendre un petit bus public (et non pas le Crucero del Norte qu’on nous propose) et on va à la frontière. Le bus ne s’arrête pas à la frontière ! Nous rentrons en Brésil comme des clandestins. Cette chose nous amuse beaucoup, on est peut être des irresponsables mais en fin des comptes ce n’est pas notre faute mais la faute au bus ! Pas vrai ? Arrivés à Foz, nous prenons un bus (Circulaire C) pour aller voir le barrage d’Itaipu. Il faut réserver et cela se fait très facilement par mail. C’est une visite très intéressante et on comprends très bien le fonctionnement et la construction du plus puissant barrage du monde (après celui de la Chine). 50% du Paraguay et 50% Brésilien, ce barrage couvre le 100% du besoin en l’énergie du Paraguay et le 25%du Brésil. Juste pour vous donner une idée. Sorti du complexe du barrage nous allons prendre 2bus pour aller aux chutes. Très beau spectacle de ce côté aussi. On y voit les chutes d’une façon plus panoramique et une fois au fond du chemin on se retrouve à peu près dans la ‘garganta del diablo’ mais en bas ! Super sensation ! On est une autre fois trempés mais vu la température qui règne dans le parc cela ne nous dérange guère !
29 Octobre Il est temps pour nous de s’approcher du retour et on prends un bus direction Posada pour aller voir les ruines de S. Ignazio. Mais la météo aujourd’hui ne nous accompagne pas et il y a un vrai déluge ! Nous descendons du bus comme prévu et nous nous retrouvons sur la route nationale, chargés comme des mules sous le déluge. Pas possible d’aller comme prévu aux ruines, il pleut vraiment trop. Nous allons nous abriter dans un restaurant en face de l’arrêt du bus (il faut dire que nous sommes au milieu de nulle part, le village est à 1 km à l’intérieur) et là on trouve plein de monde qui mange et qui danse. Nous sommes un peu stupéfaits d’y trouver tant de monde car c’est vendredi midi ! Nous allons attendre la fin de la pluie en regardant ces gens amusées, qui dansent. Vers 14hr tout le monde repart en bus (des bus privés). Nous avons demandé et cela n’était pas une fête privé mais au contraire cela se passe tous les vendredi midi. Bien bizarre. La pluie n’a pas l’air de cesser et du coup on décide de laisser tomber St. Ignazio et d’aller directement à Posada puis attendre le lendemain. On prend le 1er bus pour Posada et une fois dans la ville on cherche où dormir. Entretemps la pluie s’arrête et nous pouvons faire une belle promenade en ville et voir le Rio Paranà (15 fois la Seine) et le Paraguay juste en face.
30 Octobre Aujourd’hui nous allons en Paraguay. Le bus pour s’y rendre passe tout près de notre hôtel et on le prend au vol ! En effet après la course pour l’attraper on découvre qu’il passe tous les 6 minutes ! Le bus nous dépose à la frontière où cette fois on doit mettre le tampon sur le passeport. Ensuite nous prenons le bus suivant pour arriver dans le centre ville. Une fois dans le centre ville nous prenons le bus pour les ruines de Trinidad. Il fait chaud et c’est très agréable la promenade qui nous permet de visiter les ruines. Avec un guide qui nous explique c’est mieux et cela nous permet de comprendre beaucoup mieux ce qu’on a visité. Retournons à Posada e une longue promenade le long du Rio Paranà en ce dimanche après midi de printemps, très chaud et ensoleillé nous permet de voir les familles et les jaunes qui se promènent en buvant leur mate. Immanquable le mate ! Une nouvelle nuit en bus nous attend.
31 Octobre Arrivés à Buenos Aires on laisse les bagages chez Manuel Tienda Leon (tout près de la gare routière) car de là on partira pour l’aéroport. Nous avons toute la journée devant nous et nous décidons d’aller visiter le quartier de LA Boca. Et on y va à pieds ! Il fait beau, il est encore tôt et cela nous permet de découvrir un peu plus la ville. La Boca est très coloré et sympa mais un peu trop touristique à notre gout. Nous y passons une heure à faire des photos et puis on rentre et on va visiter la casa Rosada avant de repartir pour le vol vers l’Europe.
Ouest USA: Erosion Fusion Passion (2ème Partie) English translation pending
Vous l'avez rêvé... vous l'avez demandé... tant pis pour vous !
Bali - Balo... Chapi – Chapo... Chapeau l'artiste; Je vais essayer de faire aussi bien !! (Patrick)
Le 16 juin

Aujourd'hui … Destination mythique de l'Ouest : The Wave... Gagnée pour la 3 ème fois consécutive par Laurence: ce qui défie toutes les lois de la statistique. Je ne vais pas m'en plaindre.
Nous allons chercher les permis à la station of Paria.
D'emblée, je suis surpris par l'atmosphère de recueillement et de silence qui règne dans cette pièce malgré un nombre important de personnes... Il faut dire que nous sommes à 5 mn du fameux tirage au sort et de l'obtention du fameux sésame...
Permis in the pocket, nous prenons la piste qui mène au parking et trailhead de «The Wave»
GPS en état de marche..Eau...Nourriture (fruits pour moi et cochonneries diverses pour Laurence)
Le trail, un mélange de sable et de slickrock ne nous paraît pas difficile, l'entraînement à Escalante paye, et puis la destination vaut bien cette marche si pénible soit-elle (amen)
Laurence ouvre la marche, elle connait ..comme si elle était dans son propre jardin...
La fameuse fissure en point de mire... droit dessus. Nous sommes seuls comme d'habitude.
Au bout de 1h30 heure de promenade, nous arrivons à... (peut-on encore trouver des qualificatifs à ce lieu)
… un bijou protégé par un écrin pour le moins aussi fabuleux... Un endroit qui défie toute imagination inventée par Dame Nature.




3 personnes sur le lieu... aucun souci pour prendre les photos... nous prenons notre temps.. cet endroit l'impose et nous l'impose... j'imagine la joie et le dilemme des premiers explorateurs (fallait-il garder ce point secret ?)
Nous prenons la direction de Second Wave... remarquable à ne pas manquer...

Nous essayons la «Sedonax way» pour atteindre Melody Arch sur le plateau. Impossible d'accéder, la voie nous paraît bien trop difficile... et avouons-le nous manquons d'expérience en escalade... Qu'importe ... plan B ... Nous décidons de redescendre vers le wash en direction de Boneyard et contournement de la vague... 150m de descente vers des roches multicolores...

un régal pour les yeux.. Nouvelle discussion, nous décidons de suivre le petit canyon un sympathique endroit sableux.

(Attention, pour les non sportifs, il y a un muret de 2m de haut, construit par je ne sais qui, à sauter) puis nous contournons «The wave» et poursuivons vers les «Teepees» pour aller admirer le fameux «Big Mac»
une randonnée entièrement dans le sable ! Et une grimpette en direction du plateau... vent et soleil nous accompagnent.


La Melody Arch doit-être dans le coin mais raisonnablement nous n'aurons pas le temps de chercher plus..Il faut songer à entrer. 6H de crapahutage commencent à avoir raison de nous. Il nous reste les 1h30 de retour...
Sur le chemin, nous rattrapons 2 jeunes randonneurs.
Sur le parking, ils nous demandent si nous pouvons les ramener au départ de la piste. Ils avaient laissé leur voiture là bas... ce que nous manquons pas de faire avec plaisir... solidarité du Wilderness oblige...
Ils nous apprennent qu'ils ont fait toute la piste à l'aller, à pied, pas trouvé de voiture !!!
Je comprends alors que nous les ayons rattrapés facilement... Ils ont toute mon admiration de spartiate.
Le surlendemain, une situation prouve leur sage décision, car une berline était bien plantée dans le sable à 20m de l'endroit où leur voiture était stationnée. Preuve qu'il ne faut pas faire n'importe quoi dans le wilderness!
Le 17 juin
BEE PLANT Cleome serrulata & COMMON SUNFLOWER Helianthus annuus & PHLOX longifolia
Edmaïer’s Secret.. Un endroit encore assez méconnu, mais pour combien de temps encore.
De nouveau sur la piste de House Rock Valley Road où nous rejoignons le wash.
1h de randonnée dans le sable sans aucune difficulté particulière.
Nous atteignons le point stratégique dit «les chenilles»


Nous grimpons le flanc du RIM et déjà nous apercevons ce qui fait la particularité de ce lieu... Une trame de pointes façonnées par le vent, un mélange de sable et de roches. Ce rempart de sarisses semble défendre cette place intemporelle.
Mais ce ne sont que des remparts de dentelles fragiles. Nous retrouvons cette architecture disséminée le long du rim. Nous faisons attention à ne pas les briser en faisant de larges détours pour éviter de marcher dessus.
Nous crapahutons et nous avons en ligne de mire la fameuse fissure de «The Wave». C’était hier déjà!!






A l’aller comme au retour, je suis à la recherche du secret, mais impossible de le trouver. Des Teepees, des hoodoos aux roches noircies se dévoilent... Ce lieu vaut que l’on s’y attarde.
Pour moi, le secret d’Edmaîer restera un mystère !!!
(Laurence) : en fait, Patrick a cherché pendant ces 4H ( j’exagère un peu ! ) un lieu photographié par Philippe et repart d' Edmaîer’s avec une touche d’amertume; quant à moi je ne cherchais rien en particulier donc heureuse comme à l'accoutumée…
Le retour se fait par le même chemin où l’on rencontre enfin une personne... Elle nous interpelle : aurait-elle besoin d’aide ? En fait, non !! Nous continuons notre chemin, une progression toute tranquille.
Parking : nous reprenons nos forces en nous restaurant, bientôt rejoints par le randonneur. Un chercheur de pétroglyphs, tout content de les avoir trouvés autour du wash et canyon adjacent. Amateurs de pétroglyphs… Cherchez !!! Il y en a dans le coin !! Ne cherchez plus, Sedonax a sûrement les coordonnées !!
Nous reprenons la piste jusqu’au parking de «The Wave» direction Wire Pass et Buckskin Gulch… petite randonnée d’1/2h pour accéder au slot canyon. Nous pénétrons dans l’antre, une petite dénivellation à franchir (facile et amusant)... hein ! qui m'a traité de gosse ! ... On a connu pire avec Crack Canyon et Peek-A-Boo Canyon !
Ce slot canyon est agréable à parcourir, nous arrivons au confluent avec cette vaste alcôve où des pétroglyphs se mélangent avec des noms plus récents.. Dommage, que ces vestiges archéologiques ne soient pas respectés comme il se doit..

Nous continuons un peu... 12 miles (mais non ! c’est la longueur total du canyon Je vous ai fait peur hein !! ) … quelques centaines de mètres et c’est le retour.
A l’avenir, je voudrais bien le parcourir sur une plus longue distance.
Comme il nous restait quelques forces (surtout Laurence), moi j'étais épuiiiisééé !!! une petite visite chez nos amis les Toadstools Hoodoos


Le 18 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalis
Une rude mais belle journée nous attend.. CBS et White Pocket.
Rendez-vous sur le parking de Outpost of Paria avec Steeve notre guide.
Steeve et Susan, le couple sympa d'outfitters propriétaire du Bed & Breakfast «Outpost of Paria» n'est plus à présenter, du moins sur ce forum...
La piste très sablonneuse qui mène à CBS/White Pocket nécessite un vrai 4*4.
Le trail est à l'image de la piste... du sable et encore du sable.
Steeve, un solide texan marche d'un bon pas : histoire peut-être de tester le «bétail». D'instinct, je lui colle à la roue (mais là, pas de roue de chariot)... Alors, je lui file au train (mais le train ne siffle pas, même pas 3 fois)... De guerre lasse, je lui colle aux basques (mais pas de Basques à l'horizon)... Je le suis pas à pas, et sa respiration m'indique qu'il n'ira pas plus vite...bonne nouvelle.
...resteront la chaleur et la soif à gérer... Mais ça, maintenant, nous savons le faire.
Au fait, et Laurence? … Laurence, tranquillement en arrière, occupée à photographier ses « feufleurs »... Elle va avoir un sacré bouquet à force d'en photographier.
CBS se dévoile... Dame Nature s'est déchainée sur ce lieu.. Des sentinelles de roc aux contours ciselés, striés, des gardes aux nervures dessinées par des millénaires de vent, de pluies et d'orages se dressent impassibles.
Nous déambulons au milieu de ces roches tourmentées, multicolores. Le sol , un mélange de slickrock et de sable participe également par ses couleurs pastels, à la magie du lieu. Epoustoufflant !!!
Sous un soleil de plomb, s'offre à nous, un chef d'œuvre de sculptures et de couleurs ouvert sur un horizon sans limite.
…Pour moi, le plus bel endroit de l'ouest américain...




La 3ème vague..

The Frog..



plus un petit trésor archéologique caché par Steeve (une flèche d'indien, une vraie !!!) Des souvenirs d'enfance remontent..du temps où l'on jouait aux indiens et aux cow-boy et pas derrière une console.
Puis, nous retournons au parking. A l'abri du soleil, protection bien maigre fournie par quelques arbres, nous nous restaurons de sandwichs «typical» américains... made in Susan... je bois même un coca.. ça faisait au moins 20 ans que je n'avais pas bu de coca... j'en avais oublié le goût... ça pique !! hein ! qui m'a traité de sale gosse !! donc, à dans 20 ans le prochain coca.
Comptez une bonne heure pour accéder à White Pocket...
Une colline d'un blanc presque immaculée se détache de l'horizon. C'est un contraste étonnant avec CBS et ses débauches de couleurs.

Mais au fur et à mesure que nous progressons dans la chaleur de l'après midi augmentée par la réverbération du lieu, des coulures aux couleurs chatoyantes jaune, orange, rouge et brun font leur apparition.. White pocket cachait bien son jeu.

Nous marchons au milieu de ce qui semble être l'atelier d'un maître pâtissier qui aurait laissé ses œuvres fondre au soleil.. un régal pour nos sens.. et nos sens régalés par cette pépite naturelle au milieu de nulle part.


Une journée sublime, où la fatigue n'aura pas de prise. Cela tombe bien, car nous avons RDV ce soir à Page au Ken's Old West, avec UTAFAN et ses amis : forumers que nous ne connaissons pas.. et MADSEB que je connais pour avoir savourer quelques pichets à Moabrewery en 2009 et 4x4 sur Top of the world!!
Une journée mémorable et une soirée toute autant !!!
Le 19 juin :
LUPINE Lupinus pusillus & MAIDENHAIR SUD FERN Adiantum capillus-veneris & PHLOX Phlox longifolia
Nous allons nous laisser traîner... pour une fois en 19 jours.
Départ prévu à la Marina à 7 h30. Autant dire que la levée du corps est pénible après la soirée au Ken’s Old West où nous avons fait presque la fermeture.. Merci à Utafan et sa bande sans oublier Madseb et sa petite famille.
Nous sommes en retard sur le timing.. Ca bouchonne déjà à l’entrée de Glen Canyon National Recreation Area
Bon à savoir, le pass « National Park » est valide pour rentrer à la Marina. Autrement, il faut payer uniquement en ca$h... normal, il faut payer en liquide pour le lac !
Heureusement que je connaissais les lieux, je n’ai pas à chercher le point de RDV qui est Marina Resort Hotel. C’est juste, mais le bateau nous attendait.. ouf !!!
Nous voilà sur « la baignoire » en direction de Rainbow bridge. 2h de traversée..
Plus de 100 m de profondeur qui cachent à tout jamais quelques vestiges archéologiques. Bien que son niveau ait baissé, la trace blanche de calcite en témoigne, le lac Powel demeure immense avec son dédale de canyons noyés.
Autrefois, ce dédale avait servi à sauver une famille de Navajos de la déportation organisée par Kit Carson.
Accostage et accès par pontons flottants, un aménagement typiquement à l’américaine nous mène à un petit sentier de randonnée. Autant dire que nous ne sommes pas seuls au monde. Ça nous change !!
Le Rainbow Bridge se dresse entre les deux rives tel un arc-en-ciel de roc, imposant majestueux. Je comprends que cet endroit soit sacré pour les indiens: aucun Navajo d’ailleurs ne passe en dessous.

55 mn pour apprécier, c’est peu ! Suffisant pour le touriste Lamda, mais l’accès est limité par la loi de la réserve. Nous ne pouvons pas vadrouiller aux alentours. Dommage !!! et frustrant.. mais respectons la loi tribale... puis c’est le retour vers Page.
Le lac s’est animé, jets boat et jets ski s’amusent à traverser notre sillage histoire d’avoir des sensations. Accostage au ponton de la Marina à 12h30.
Rainbow Bridge reste tout de même un endroit à visiter pour ceux qui s’arrêtent à Page.
Nous avons du temps: nous profitons de ce moment de répit pour faire le ravitaillement, lessive et nous restaurer.
Puis nous fonçons en direction d’Alstrom Point. Sur la route , nous faisons halte à Hanging Garden, un petit trail qui mène à un mur de végétation d’un vert prononcé abrité sous une alcôve. Ce lieu est à la fois particulier, rafraîchissant et sympa.

Direction Big Water.. après quelques hésitations, nous trouvons la piste, très roulante à ses débuts au milieu d’un paysage lunaire, mais à certains endroits sur la fin, elle se perd sur le slickrock, nous obligeant à des petites recherches.


Ici, le vent est maître des lieux, nous décidons de ne pas aller jusqu’au bout, et nous réfugier dans un endroit protégé, dominant le lac.
Des a-pics de roches rouges tombant sur le bleu du lac et la bande blanche omniprésente les séparant, renforcent la magnificence du lieu.

Bientôt, les eaux s’endorment, les lumières s’allument sur les bateaux amarrés dans les criques. Le lac devient paisible au coucher de soleil, plus rien ne vient troubler sa surface. Nous profitons des ces instants propices aux rêves… et à la rêverie…


Laurence souligne :
Patrick étant très peu loquace côté expression sensation; j’ose vous préciser avant de me réfugier dans un sommeil profond, le spectacle est d’un haut niveau, les couleurs contrastées bleu et colorado (oui ! celle-ci existe) /blanc cassé sont merveilleusement belles et inattendues. Grands moments aussi, inoubliables !
Le 20 juin
Vers Coal Mine
PHLOX Phlox longifolia

Debout pour assister aux premières lueurs de l'aube sur le lac, tout est paisible... Le soleil ne tarde pas à darder ses rayons, les eaux et les roches reprennent progressivement leurs couleurs diurnes. Il reste encore des lieux et des moments de calme dans ce monde... instants privilégiés... instants magiques.

Dans quelque temps tout va s'animer et reprendre vie.
Petit déjeuner frugal..toilette minimaliste , tout est rangé dans le 4*4... un dernier regard porté sur ce site magnifique. Let's go !
Direction Page et en route pour Coal Mine Canyon, cette journée ne devrait pas poser de difficulté particulière... Highway et pistes d'accès faciles.
En effet, nous atteignons sans problème grâce à son éolienne facilement repérable de la route, le 1er point de vue de ce canyon.
Quelques tables, quelques bancs, ce site est manifestement aménagé. Pour qui ? Vu que l'accès est simplement toléré et que randonner au fond du canyon est interdit pour qui n'est pas Navajo.
Ceci dit, le site ne manque de charme, et le canyon révèle ses trésors... des couleurs blanches, rouges et noires, des rochers déchirés des pitons aiguisés... au loin, nous devinons un Hole in the rock.
Nous déambulons le long du rim dans la limite de ce qui est autorisé... quoique nous ne voyons pas de limites dessinées.


Il est temps de rechercher le 2ième point de vue, nous essayons de repérer la «Gate» qui correspond au point GPS... Point de porte au point GPS !! mal-en-point !! est-ce le point final ?... Non point. Nous repérons un accès qui semble correspondre. Allez! Franco ! Franchissement!
Au passage, je remarque des cadenas, Tiens ! c'est inhabituel.. mais bon, nous continuons sur la piste....au fur et à mesure de notre progression, nous distinguons bien être un ranch, et des personnes y travaillant... Aucun doute possible, la piste y mène tout droit. Il m'est difficile de faire demi tour, et Laurence n'y tient pas particulièrement...
J'évalue rapidement la situation:
- Nous sommes en plein Navajoland. - Forte chance que cela soit une propriété Navajo dans laquelle nous allons débarquer sans y être invités! - Pas d'armes fatales: genre Galettes Saint Michel ! (Méthode éprouvée par Sedonax !!) - On nous «invitera» certainement à déguerpir. Je n'ose imaginer par quel moyen !
Voilà, nous apercevons moutons et chevaux... toute la panoplie d'un ranch et naturellement... Navajo !!!
Un sacré bonhomme bien portant, pas souriant.. un Navajo pure souche. Très tranquille; il s'approche (pas d'arme; c'est toujours cela de pris, au pire l'option coups de botte dans la portière)
A voir nos visages un peu contrits; très calme, il entame la conversation.Tout indiquant... que nous sommes dans sa propriété... forcément et très honnêtement, nous lui disons que nous en sommes désolés. Il devine que nous cherchons Coal Mine Canyon et indique la direction... Mais nous fait savoir, que nous pouvons admirer Coal Mine de chez lui, au bord du rim.
Avons-nous nous bien entendu, bien compris avec notre anglais un peu sommaire (enfin surtout moi)??? Pas de problème pour lui, il nous y invite!
Nous marchons encore surpris, au bord de la falaise et au milieu des crottes de moutons, puis nous décidons de ne pas abuser de l'hospitalité quelque peu impromptue de notre Hôte.
Nous reprenons la voiture.
D'un geste calme, il nous fait signe d'arrêter. Aie !!! Ça va être le moment de payer !! Il nous demande si nous avons du papier, un stylo. Laurence lui tend son carnet de voyage et tout de go, il dessine les accès pour Coal Mine et … tout de go... nous donne son nom car il est sur Facebook... et pas Nous... Nous éclatons de rire et après une bonne poignée de mains !! Promis, on se contacte par delà l'océan.
Imaginez la situation: nous sommes en Arizona.. en plein milieu de Navajoland et pénétrant dans une propriété privée sans y être invités et tranquillement ce Navajo nous donne l'occasion de nous faire partager ses idées , sa façon de voir le monde... bref : d'échanger.
Une situation cocasse, avec une dimension humaine, en toute simplicité et humilité, riche en émotion. Peut-être avons nous eu de la chance !!
Ironie du sort, malgré ses indications, nous n'avons pas trouvé la piste qui mène au second point de vue.
Mais peu importe, nous avons gagné un ami commun Laurence et moi sur Facebook où nous nous sommes inscrits depuis !!!!!
Donc ami (es) forumeurs, si vous débarquez un jour chez lui, dîtes lui que vous venez de la part de Laurence et Patrick «the lost frenchies» et lost, vous aussi par la même occasion!...Ca devrait bien se passer !!!
Aparté

Aujourd'hui, direction Red and White Canyon.
Par respect pour la tribu propriètaire de ce terrain, nous ne dévoilerons aucune indication
Le secret du lieu s'étiole au fil du temps, pour ne devenir bientôt plus qu'un secret de polichinel.
Nous jettons de la poudre de perlimpimpin pour encore garder le secret intact.
Une piste d'un accès aisée. Le canyon se dessine très vite à l'horizon et nous reconnaissons sa caractéristique spécifique qui donne à cet endroit son aspect unique.
Si à CBS et CBN, la nature a su montrer sa folie créatrice, Red & White est sans aucun doute, l'oeuvre conjointe d'un architecte et d'un décorateur.
Des strates bien définies, aux couleurs bien séparées, nous distinguons des figures, des formes, des fusions de roches. Des stries et des zébrures ornent des rocs qui s'entrelacent.




Nous repèrons « the Sedonax Castle » où une tour a chuté, le temps a fait son oeuvre et le propriètaire ne fait pas beaucoup d'entretien !


Fusion et entrelacs
Conscients d'être encore des privilégiés, nous adorons déambuler tout en discrétion sur le terrain plat du wash.. un lieu magique, digne de Merlin l'enchanteur et des chevaliers de la table ronde...
Magique ! Assurément.... mais...pour encore combien de temps ?
21 juin
PRINCE PLUME Stanleya pinnata
Plus particulièrement aujourd’hui, Laurence a une pensée pour sa fille qui passe le BAC de français.
Nous, nous plongeons dans l’immense bac à sable qu’on ne présente plus. Ce lieu représente «THE MYTHE» du Far-West : Monument Valley. Connu et reconnu de par le monde.
Tout a été dit et redit. Tout a été photographié et re-photographié, filmé et re-filmé depuis John Ford.
Mais nous aimons toujours autant ces paysages… Souvenirs de notre enfance vus au travers des écrans de cinéma et de télévision.
Monument Valley dans la brume !

La classique Piste Valley Drive: - Three Sisters - Totem Pole - Artist’s Point - John Ford Point



Nous envisageons de rejoindre la HWY 160 par la piste 6440. Une piste très roulante au moins au début.
De très belles vues sur Monument Valley et de Gypsum Creek. La piste se rétrécit au fur et à mesure et nous sommes bloqués par des sablons. Impossible d’aller plus loin. Nous décidons de faire demi-tour et nous reprenons la route classique.
Nous passons la frontière de l’état de l’Arizona, et roulons au travers de bourgs pauvres et tristes. Nous traversons une tempête de sable… Appelé un «grain» dans le langage marin... Nous traversons alors un «Grain de sable» !!!
Nous arrivons vers 18h30 à Chinle… Check in et en avant pour Rim South de Chelly et sa petite ballade du dimanche vers les ruines impressionnantes de White House (1h30). Il y a du monde sur la piste.
Je m’amuse des efforts déployés par certains et certaines pour remonter et je suis en admiration pour d’autres qui grimpent au pas de course.

Puis nous fonçons sur la vue imprenable de Spider Rock. Sous le coucher de soleil, il ressemble à un obélisque coiffé d’un pyramidion de rayons lumineux orange.

Ce canyon est vraiment imposant, dommage que nous ne puissions pas le parcourir seuls.


Le 22 juin
DESERT PLANTS
Nous prenons la rim North et stoppons à Antelope House Overlook dans le Del Muerto. Ce canyon est profond, immense et bien vert dans le fond.

Dommage que nous ne puissions pas l’aborder d’une autre façon et vadrouiller à notre guise.
Nous continuons notre route par Lukachukaï- Shiprock-Farmington en passant par le col ?? dont on n'a pas retrouvé le nom. Laurence est ravie, retrouvant ses paysages préférés (montagne, sapins, … la verdure)
En direction de Farmington... Shiprock

RDV à Farmington avec Lindy, la manager du Kokopelli B&B . On se convient d’un second RDV le soir vers 19h. Je ne sais pas pourquoi ? Je le comprendrais plus tard.
Nous profitons pour foncer vers Ah Shi Sle Pah. Le GPS est nécessaire pour trouver la dernière piste.
Sur le parking, rien ne se dévoile à nos yeux, il va falloir descendre en se faufilant dans des dépressions (des mini ravins) pour accéder au wash. La progression est aisée, sans aucune difficulté, c’est plaisant même...
Nous atteignons le wash et déjà nous apercevons les Hoodoos de couleur grisâtre, des piliers de cendre chapeautés d’une pierre blanche. Le silence règne. Nous sommes seuls, malgré un couple qui nous avait rejoint sur le parking.



Nous nous promenons le long du wash à la recherche des Hoodoos jaunes. Nous déambulons au hasard de ces formations... enchantés… Encore un lieu particulier du wilderness... des terres grisâtes séparées par une couche de cendre. Des Hoodoos de toutes les tailles, de toutes les formes, du bois pétrifié… un bonheur... un de plus !
Yellow Hoodoos


Round Rocks

A l'ombre des géants !

Assurément, Ah Shi Sle Pah est un ravissement de plus… Un lieu, vers lequel nous retournerons volontiers.
Sur le retour, une petite visite à Angel Peak.. sans plus…. Kokopelli Cave nous attend !! surtout Lindy la manager du Kokopelly Cave.
Lizzard & Tamias & Kokopelli
Il n’est pas dans la tradition de montrer en images les hôtels dans les carnets de voyage. Mais ce Bed & Breakfast est classé en 3ième position parmi les 10 endroits les plus particuliers dans le monde. Un endroit insolite, paisible. Vous êtes seuls au monde.
Il est un excellent souvenir pour nous deux.
Imaginez : un véritable appartement, une grotte creusée de main d’homme, à flanc de falaise à 100m de hauteur.
Imaginez: un énorme pilier au milieu de la grotte qui sert à la fois de soutien et de séparation des pièces ; chambre sur vue, cuisine, salon, salle de bain avec jacuzzi (s'il vous plait), kiva. Le tout équipé à l’américaine, il ne manque rien. Même les animaux sauvages des parages (écureuils, rings tail) ont leur nourriture entreposée dans leur frigo perso. Les propriétaires avaient vécu là auparavant.
Joliment décoré avec délicatesse et finesse par la maîtresse des lieux et ses filles, reprenant le thème du Kokopelli. Des Kokopelli partout ….
Donc RDV à 19h chez Lindy… Une personne assez frêle, énergique qui respire la joie de vie et la décontraction, (ce qui ne l’empêche pas de contrôler l’exactitude de ma CB ) et aussi… très bavarde... oui très très bavarde !
Moi, qui préfère l’action aux parlottes, je suis servi... très vite je décroche (mon anglais est plus que limité). Laurence semble suivre (normal, elles sont entre femmes !)
Lindy m’envoie vanne sur vanne, et malheur je ne peux répliquer.. je suis désarmé…Argh
Après une bonne heure de discutaille, elle nous fournit des Talky Walky, et nous voilà partis (enfin !) chacun dans sa voiture vers Kokopelli’s Cave.
Nous comprenons l’utilité de ce matériel, Lindy tout en conduisant commente les lieux traversés.
Arrivés sur le lieu retiré, autant dire que le 4x4 est conseillé et GPS devient indispensable si vous voulez retrouver ce lieu enchanteur.
Et c’est reparti pour un tour… le tour du propriétaire avec commentaires et vannes à profusion..
Bref, si vous êtes pressés ou fatigués, ne réservez pas !
Enfin, des mots que je comprends.. Lindy pour souhaiter la bienvenue, nous offre une bouteille de vin rouge : le choix .. Merlot ou Cabernet... au hasard... Merlot..
Lindy me tend la bouteille demandée et m’offre également la seconde... voici le style du personnage.
Ce n’est pas Lindy mais Super Lindy et son show bien rôdé! Une charmante personne rigolote sympathique que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Il est à peu près 21h30 lorsque nous goûtons enfin le calme du lieu…. !!!!
2h30 mn de check-in... record à battre !!





Kokopelli
Pour les curieux et surtout les curieuses !: Qui est, ... ce Kokopelli ?
Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des Etats Unis, il a plus de 3000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazi, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertilisateur (il a d’ailleurs aussi comme autres noms "le Casanova Anasazi" ou "Cassanova of the Cliff Dwellers" car il est parfois représenté avec un attribut mâle d’une taille exagérée). Kokopelli possède la sagesse de l’âge. Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du « Four corners », Néanmoins des peintures rupestres le représentant ont été trouvées au Canada et au Pérou.
Dans certains mythes, la bosse de Kokopelli contient des graines, des plantes, des bébés, des mocassins et des couvertures, des sacs de chansons, des objets sacrés ou médicinaux, le tout étant destiné à être offert aux personnes qu'il souhaite séduire ou contenter. Tout en semant les graines cachées au creux de sa bosse, il chante et il joue de la flûte. Il insuffle, ainsi, dans les semences, le souffle de la vie. Il est le bienvenu pendant la saison des plantations de maïs et il est recherché par les épouses stériles. Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans la brise de printemps, apportant la chaleur après le froid d'hiver. Il incarne donc aussi la pureté et le spirituel de la musique. Selon cette légende, Kokopelli apporte la bonne fortune et la prospérité à celui qui écoute ses chansons. Sa flûte annonce sa venue et à son départ la récolte est abondante et toutes les femmes sont enceintes. (Laurence a dormi dans un endroit avec plein de Kokopelli... mince alors) Dans d’autres enfin, il possède un phallus proéminent voire détachable qui flotte en aval et qui, non détecté, imbibe les demoiselles se baignant dans le fleuve. C’était un grand honneur pour une femme de l’avoir comme « compagnon d’un temps de rêve » lors de sa venue dans un village. Kokopelli est donc une divinité positive, adorée des indiens, Son nom est composé de « KOKO » pour le bois et « Pilau » pour la bosse en langue Navajo et se prononce kô kô pel´ lê. Une autre étymologie en langue Zuni rapproche « Koko » de Dieu et « Pelli » du nom d’une mouche voleuse de dessert qui porte aussi une bosse et une trompe nasale proéminente. Il porte aussi d’autres noms tels que « Kokopilau », « Kokopele », « Kokopetiyot » et "Olowlowishkya".
Je laisse les femmes rêver du Kokopelli et le voyage continue........
Bali - Balo... Chapi – Chapo... Chapeau l'artiste; Je vais essayer de faire aussi bien !! (Patrick)
Le 16 juin

Aujourd'hui … Destination mythique de l'Ouest : The Wave... Gagnée pour la 3 ème fois consécutive par Laurence: ce qui défie toutes les lois de la statistique. Je ne vais pas m'en plaindre.
Nous allons chercher les permis à la station of Paria.
D'emblée, je suis surpris par l'atmosphère de recueillement et de silence qui règne dans cette pièce malgré un nombre important de personnes... Il faut dire que nous sommes à 5 mn du fameux tirage au sort et de l'obtention du fameux sésame...
Permis in the pocket, nous prenons la piste qui mène au parking et trailhead de «The Wave»
GPS en état de marche..Eau...Nourriture (fruits pour moi et cochonneries diverses pour Laurence)
Le trail, un mélange de sable et de slickrock ne nous paraît pas difficile, l'entraînement à Escalante paye, et puis la destination vaut bien cette marche si pénible soit-elle (amen)
Laurence ouvre la marche, elle connait ..comme si elle était dans son propre jardin...
La fameuse fissure en point de mire... droit dessus. Nous sommes seuls comme d'habitude.
Au bout de 1h30 heure de promenade, nous arrivons à... (peut-on encore trouver des qualificatifs à ce lieu)
… un bijou protégé par un écrin pour le moins aussi fabuleux... Un endroit qui défie toute imagination inventée par Dame Nature.




3 personnes sur le lieu... aucun souci pour prendre les photos... nous prenons notre temps.. cet endroit l'impose et nous l'impose... j'imagine la joie et le dilemme des premiers explorateurs (fallait-il garder ce point secret ?)
Nous prenons la direction de Second Wave... remarquable à ne pas manquer...

Nous essayons la «Sedonax way» pour atteindre Melody Arch sur le plateau. Impossible d'accéder, la voie nous paraît bien trop difficile... et avouons-le nous manquons d'expérience en escalade... Qu'importe ... plan B ... Nous décidons de redescendre vers le wash en direction de Boneyard et contournement de la vague... 150m de descente vers des roches multicolores...

un régal pour les yeux.. Nouvelle discussion, nous décidons de suivre le petit canyon un sympathique endroit sableux.

(Attention, pour les non sportifs, il y a un muret de 2m de haut, construit par je ne sais qui, à sauter) puis nous contournons «The wave» et poursuivons vers les «Teepees» pour aller admirer le fameux «Big Mac»
une randonnée entièrement dans le sable ! Et une grimpette en direction du plateau... vent et soleil nous accompagnent.

La Melody Arch doit-être dans le coin mais raisonnablement nous n'aurons pas le temps de chercher plus..Il faut songer à entrer. 6H de crapahutage commencent à avoir raison de nous. Il nous reste les 1h30 de retour...
Sur le chemin, nous rattrapons 2 jeunes randonneurs.
Sur le parking, ils nous demandent si nous pouvons les ramener au départ de la piste. Ils avaient laissé leur voiture là bas... ce que nous manquons pas de faire avec plaisir... solidarité du Wilderness oblige...
Ils nous apprennent qu'ils ont fait toute la piste à l'aller, à pied, pas trouvé de voiture !!!
Je comprends alors que nous les ayons rattrapés facilement... Ils ont toute mon admiration de spartiate.
Le surlendemain, une situation prouve leur sage décision, car une berline était bien plantée dans le sable à 20m de l'endroit où leur voiture était stationnée. Preuve qu'il ne faut pas faire n'importe quoi dans le wilderness!
Le 17 juin
BEE PLANT Cleome serrulata & COMMON SUNFLOWER Helianthus annuus & PHLOX longifoliaEdmaïer’s Secret.. Un endroit encore assez méconnu, mais pour combien de temps encore.
De nouveau sur la piste de House Rock Valley Road où nous rejoignons le wash.
1h de randonnée dans le sable sans aucune difficulté particulière.
Nous atteignons le point stratégique dit «les chenilles»


Nous grimpons le flanc du RIM et déjà nous apercevons ce qui fait la particularité de ce lieu... Une trame de pointes façonnées par le vent, un mélange de sable et de roches. Ce rempart de sarisses semble défendre cette place intemporelle.
Mais ce ne sont que des remparts de dentelles fragiles. Nous retrouvons cette architecture disséminée le long du rim. Nous faisons attention à ne pas les briser en faisant de larges détours pour éviter de marcher dessus.
Nous crapahutons et nous avons en ligne de mire la fameuse fissure de «The Wave». C’était hier déjà!!






A l’aller comme au retour, je suis à la recherche du secret, mais impossible de le trouver. Des Teepees, des hoodoos aux roches noircies se dévoilent... Ce lieu vaut que l’on s’y attarde.
Pour moi, le secret d’Edmaîer restera un mystère !!!
(Laurence) : en fait, Patrick a cherché pendant ces 4H ( j’exagère un peu ! ) un lieu photographié par Philippe et repart d' Edmaîer’s avec une touche d’amertume; quant à moi je ne cherchais rien en particulier donc heureuse comme à l'accoutumée…
Le retour se fait par le même chemin où l’on rencontre enfin une personne... Elle nous interpelle : aurait-elle besoin d’aide ? En fait, non !! Nous continuons notre chemin, une progression toute tranquille.
Parking : nous reprenons nos forces en nous restaurant, bientôt rejoints par le randonneur. Un chercheur de pétroglyphs, tout content de les avoir trouvés autour du wash et canyon adjacent. Amateurs de pétroglyphs… Cherchez !!! Il y en a dans le coin !! Ne cherchez plus, Sedonax a sûrement les coordonnées !!
Nous reprenons la piste jusqu’au parking de «The Wave» direction Wire Pass et Buckskin Gulch… petite randonnée d’1/2h pour accéder au slot canyon. Nous pénétrons dans l’antre, une petite dénivellation à franchir (facile et amusant)... hein ! qui m'a traité de gosse ! ... On a connu pire avec Crack Canyon et Peek-A-Boo Canyon !
Ce slot canyon est agréable à parcourir, nous arrivons au confluent avec cette vaste alcôve où des pétroglyphs se mélangent avec des noms plus récents.. Dommage, que ces vestiges archéologiques ne soient pas respectés comme il se doit..

Nous continuons un peu... 12 miles (mais non ! c’est la longueur total du canyon Je vous ai fait peur hein !! ) … quelques centaines de mètres et c’est le retour.
A l’avenir, je voudrais bien le parcourir sur une plus longue distance.
Comme il nous restait quelques forces (surtout Laurence), moi j'étais épuiiiisééé !!! une petite visite chez nos amis les Toadstools Hoodoos


Le 18 Juin
SPIDERWORT Tradescantia occidentalisUne rude mais belle journée nous attend.. CBS et White Pocket.
Rendez-vous sur le parking de Outpost of Paria avec Steeve notre guide.
Steeve et Susan, le couple sympa d'outfitters propriétaire du Bed & Breakfast «Outpost of Paria» n'est plus à présenter, du moins sur ce forum...
La piste très sablonneuse qui mène à CBS/White Pocket nécessite un vrai 4*4.
Le trail est à l'image de la piste... du sable et encore du sable.
Steeve, un solide texan marche d'un bon pas : histoire peut-être de tester le «bétail». D'instinct, je lui colle à la roue (mais là, pas de roue de chariot)... Alors, je lui file au train (mais le train ne siffle pas, même pas 3 fois)... De guerre lasse, je lui colle aux basques (mais pas de Basques à l'horizon)... Je le suis pas à pas, et sa respiration m'indique qu'il n'ira pas plus vite...bonne nouvelle.
...resteront la chaleur et la soif à gérer... Mais ça, maintenant, nous savons le faire.
Au fait, et Laurence? … Laurence, tranquillement en arrière, occupée à photographier ses « feufleurs »... Elle va avoir un sacré bouquet à force d'en photographier.
CBS se dévoile... Dame Nature s'est déchainée sur ce lieu.. Des sentinelles de roc aux contours ciselés, striés, des gardes aux nervures dessinées par des millénaires de vent, de pluies et d'orages se dressent impassibles.
Nous déambulons au milieu de ces roches tourmentées, multicolores. Le sol , un mélange de slickrock et de sable participe également par ses couleurs pastels, à la magie du lieu. Epoustoufflant !!!
Sous un soleil de plomb, s'offre à nous, un chef d'œuvre de sculptures et de couleurs ouvert sur un horizon sans limite.
…Pour moi, le plus bel endroit de l'ouest américain...




La 3ème vague..

The Frog..



plus un petit trésor archéologique caché par Steeve (une flèche d'indien, une vraie !!!) Des souvenirs d'enfance remontent..du temps où l'on jouait aux indiens et aux cow-boy et pas derrière une console.
Puis, nous retournons au parking. A l'abri du soleil, protection bien maigre fournie par quelques arbres, nous nous restaurons de sandwichs «typical» américains... made in Susan... je bois même un coca.. ça faisait au moins 20 ans que je n'avais pas bu de coca... j'en avais oublié le goût... ça pique !! hein ! qui m'a traité de sale gosse !! donc, à dans 20 ans le prochain coca.
Comptez une bonne heure pour accéder à White Pocket...
Une colline d'un blanc presque immaculée se détache de l'horizon. C'est un contraste étonnant avec CBS et ses débauches de couleurs.

Mais au fur et à mesure que nous progressons dans la chaleur de l'après midi augmentée par la réverbération du lieu, des coulures aux couleurs chatoyantes jaune, orange, rouge et brun font leur apparition.. White pocket cachait bien son jeu.

Nous marchons au milieu de ce qui semble être l'atelier d'un maître pâtissier qui aurait laissé ses œuvres fondre au soleil.. un régal pour nos sens.. et nos sens régalés par cette pépite naturelle au milieu de nulle part.


Une journée sublime, où la fatigue n'aura pas de prise. Cela tombe bien, car nous avons RDV ce soir à Page au Ken's Old West, avec UTAFAN et ses amis : forumers que nous ne connaissons pas.. et MADSEB que je connais pour avoir savourer quelques pichets à Moabrewery en 2009 et 4x4 sur Top of the world!!
Une journée mémorable et une soirée toute autant !!!
Le 19 juin :
LUPINE Lupinus pusillus & MAIDENHAIR SUD FERN Adiantum capillus-veneris & PHLOX Phlox longifoliaNous allons nous laisser traîner... pour une fois en 19 jours.
Départ prévu à la Marina à 7 h30. Autant dire que la levée du corps est pénible après la soirée au Ken’s Old West où nous avons fait presque la fermeture.. Merci à Utafan et sa bande sans oublier Madseb et sa petite famille.
Nous sommes en retard sur le timing.. Ca bouchonne déjà à l’entrée de Glen Canyon National Recreation Area
Bon à savoir, le pass « National Park » est valide pour rentrer à la Marina. Autrement, il faut payer uniquement en ca$h... normal, il faut payer en liquide pour le lac !
Heureusement que je connaissais les lieux, je n’ai pas à chercher le point de RDV qui est Marina Resort Hotel. C’est juste, mais le bateau nous attendait.. ouf !!!
Nous voilà sur « la baignoire » en direction de Rainbow bridge. 2h de traversée..
Plus de 100 m de profondeur qui cachent à tout jamais quelques vestiges archéologiques. Bien que son niveau ait baissé, la trace blanche de calcite en témoigne, le lac Powel demeure immense avec son dédale de canyons noyés.
Autrefois, ce dédale avait servi à sauver une famille de Navajos de la déportation organisée par Kit Carson.
Accostage et accès par pontons flottants, un aménagement typiquement à l’américaine nous mène à un petit sentier de randonnée. Autant dire que nous ne sommes pas seuls au monde. Ça nous change !!
Le Rainbow Bridge se dresse entre les deux rives tel un arc-en-ciel de roc, imposant majestueux. Je comprends que cet endroit soit sacré pour les indiens: aucun Navajo d’ailleurs ne passe en dessous.

55 mn pour apprécier, c’est peu ! Suffisant pour le touriste Lamda, mais l’accès est limité par la loi de la réserve. Nous ne pouvons pas vadrouiller aux alentours. Dommage !!! et frustrant.. mais respectons la loi tribale... puis c’est le retour vers Page.
Le lac s’est animé, jets boat et jets ski s’amusent à traverser notre sillage histoire d’avoir des sensations. Accostage au ponton de la Marina à 12h30.
Rainbow Bridge reste tout de même un endroit à visiter pour ceux qui s’arrêtent à Page.
Nous avons du temps: nous profitons de ce moment de répit pour faire le ravitaillement, lessive et nous restaurer.
Puis nous fonçons en direction d’Alstrom Point. Sur la route , nous faisons halte à Hanging Garden, un petit trail qui mène à un mur de végétation d’un vert prononcé abrité sous une alcôve. Ce lieu est à la fois particulier, rafraîchissant et sympa.

Direction Big Water.. après quelques hésitations, nous trouvons la piste, très roulante à ses débuts au milieu d’un paysage lunaire, mais à certains endroits sur la fin, elle se perd sur le slickrock, nous obligeant à des petites recherches.


Ici, le vent est maître des lieux, nous décidons de ne pas aller jusqu’au bout, et nous réfugier dans un endroit protégé, dominant le lac.
Des a-pics de roches rouges tombant sur le bleu du lac et la bande blanche omniprésente les séparant, renforcent la magnificence du lieu.

Bientôt, les eaux s’endorment, les lumières s’allument sur les bateaux amarrés dans les criques. Le lac devient paisible au coucher de soleil, plus rien ne vient troubler sa surface. Nous profitons des ces instants propices aux rêves… et à la rêverie…


Laurence souligne :
Patrick étant très peu loquace côté expression sensation; j’ose vous préciser avant de me réfugier dans un sommeil profond, le spectacle est d’un haut niveau, les couleurs contrastées bleu et colorado (oui ! celle-ci existe) /blanc cassé sont merveilleusement belles et inattendues. Grands moments aussi, inoubliables !
Le 20 juin
Vers Coal Mine
PHLOX Phlox longifolia 
Debout pour assister aux premières lueurs de l'aube sur le lac, tout est paisible... Le soleil ne tarde pas à darder ses rayons, les eaux et les roches reprennent progressivement leurs couleurs diurnes. Il reste encore des lieux et des moments de calme dans ce monde... instants privilégiés... instants magiques.

Dans quelque temps tout va s'animer et reprendre vie.
Petit déjeuner frugal..toilette minimaliste , tout est rangé dans le 4*4... un dernier regard porté sur ce site magnifique. Let's go !
Direction Page et en route pour Coal Mine Canyon, cette journée ne devrait pas poser de difficulté particulière... Highway et pistes d'accès faciles.
En effet, nous atteignons sans problème grâce à son éolienne facilement repérable de la route, le 1er point de vue de ce canyon.
Quelques tables, quelques bancs, ce site est manifestement aménagé. Pour qui ? Vu que l'accès est simplement toléré et que randonner au fond du canyon est interdit pour qui n'est pas Navajo.
Ceci dit, le site ne manque de charme, et le canyon révèle ses trésors... des couleurs blanches, rouges et noires, des rochers déchirés des pitons aiguisés... au loin, nous devinons un Hole in the rock.
Nous déambulons le long du rim dans la limite de ce qui est autorisé... quoique nous ne voyons pas de limites dessinées.


Il est temps de rechercher le 2ième point de vue, nous essayons de repérer la «Gate» qui correspond au point GPS... Point de porte au point GPS !! mal-en-point !! est-ce le point final ?... Non point. Nous repérons un accès qui semble correspondre. Allez! Franco ! Franchissement!
Au passage, je remarque des cadenas, Tiens ! c'est inhabituel.. mais bon, nous continuons sur la piste....au fur et à mesure de notre progression, nous distinguons bien être un ranch, et des personnes y travaillant... Aucun doute possible, la piste y mène tout droit. Il m'est difficile de faire demi tour, et Laurence n'y tient pas particulièrement...
J'évalue rapidement la situation:
- Nous sommes en plein Navajoland. - Forte chance que cela soit une propriété Navajo dans laquelle nous allons débarquer sans y être invités! - Pas d'armes fatales: genre Galettes Saint Michel ! (Méthode éprouvée par Sedonax !!) - On nous «invitera» certainement à déguerpir. Je n'ose imaginer par quel moyen !
Voilà, nous apercevons moutons et chevaux... toute la panoplie d'un ranch et naturellement... Navajo !!!
Un sacré bonhomme bien portant, pas souriant.. un Navajo pure souche. Très tranquille; il s'approche (pas d'arme; c'est toujours cela de pris, au pire l'option coups de botte dans la portière)
A voir nos visages un peu contrits; très calme, il entame la conversation.Tout indiquant... que nous sommes dans sa propriété... forcément et très honnêtement, nous lui disons que nous en sommes désolés. Il devine que nous cherchons Coal Mine Canyon et indique la direction... Mais nous fait savoir, que nous pouvons admirer Coal Mine de chez lui, au bord du rim.
Avons-nous nous bien entendu, bien compris avec notre anglais un peu sommaire (enfin surtout moi)??? Pas de problème pour lui, il nous y invite!
Nous marchons encore surpris, au bord de la falaise et au milieu des crottes de moutons, puis nous décidons de ne pas abuser de l'hospitalité quelque peu impromptue de notre Hôte.
Nous reprenons la voiture.
D'un geste calme, il nous fait signe d'arrêter. Aie !!! Ça va être le moment de payer !! Il nous demande si nous avons du papier, un stylo. Laurence lui tend son carnet de voyage et tout de go, il dessine les accès pour Coal Mine et … tout de go... nous donne son nom car il est sur Facebook... et pas Nous... Nous éclatons de rire et après une bonne poignée de mains !! Promis, on se contacte par delà l'océan.
Imaginez la situation: nous sommes en Arizona.. en plein milieu de Navajoland et pénétrant dans une propriété privée sans y être invités et tranquillement ce Navajo nous donne l'occasion de nous faire partager ses idées , sa façon de voir le monde... bref : d'échanger.
Une situation cocasse, avec une dimension humaine, en toute simplicité et humilité, riche en émotion. Peut-être avons nous eu de la chance !!
Ironie du sort, malgré ses indications, nous n'avons pas trouvé la piste qui mène au second point de vue.
Mais peu importe, nous avons gagné un ami commun Laurence et moi sur Facebook où nous nous sommes inscrits depuis !!!!!
Donc ami (es) forumeurs, si vous débarquez un jour chez lui, dîtes lui que vous venez de la part de Laurence et Patrick «the lost frenchies» et lost, vous aussi par la même occasion!...Ca devrait bien se passer !!!
Aparté

Aujourd'hui, direction Red and White Canyon.
Par respect pour la tribu propriètaire de ce terrain, nous ne dévoilerons aucune indication
Le secret du lieu s'étiole au fil du temps, pour ne devenir bientôt plus qu'un secret de polichinel.
Nous jettons de la poudre de perlimpimpin pour encore garder le secret intact.
Une piste d'un accès aisée. Le canyon se dessine très vite à l'horizon et nous reconnaissons sa caractéristique spécifique qui donne à cet endroit son aspect unique.
Si à CBS et CBN, la nature a su montrer sa folie créatrice, Red & White est sans aucun doute, l'oeuvre conjointe d'un architecte et d'un décorateur.
Des strates bien définies, aux couleurs bien séparées, nous distinguons des figures, des formes, des fusions de roches. Des stries et des zébrures ornent des rocs qui s'entrelacent.




Nous repèrons « the Sedonax Castle » où une tour a chuté, le temps a fait son oeuvre et le propriètaire ne fait pas beaucoup d'entretien !


Fusion et entrelacsConscients d'être encore des privilégiés, nous adorons déambuler tout en discrétion sur le terrain plat du wash.. un lieu magique, digne de Merlin l'enchanteur et des chevaliers de la table ronde...
Magique ! Assurément.... mais...pour encore combien de temps ?
21 juin
PRINCE PLUME Stanleya pinnataPlus particulièrement aujourd’hui, Laurence a une pensée pour sa fille qui passe le BAC de français.
Nous, nous plongeons dans l’immense bac à sable qu’on ne présente plus. Ce lieu représente «THE MYTHE» du Far-West : Monument Valley. Connu et reconnu de par le monde.
Tout a été dit et redit. Tout a été photographié et re-photographié, filmé et re-filmé depuis John Ford.
Mais nous aimons toujours autant ces paysages… Souvenirs de notre enfance vus au travers des écrans de cinéma et de télévision.
Monument Valley dans la brume !

La classique Piste Valley Drive: - Three Sisters - Totem Pole - Artist’s Point - John Ford Point



Nous envisageons de rejoindre la HWY 160 par la piste 6440. Une piste très roulante au moins au début.
De très belles vues sur Monument Valley et de Gypsum Creek. La piste se rétrécit au fur et à mesure et nous sommes bloqués par des sablons. Impossible d’aller plus loin. Nous décidons de faire demi-tour et nous reprenons la route classique.
Nous passons la frontière de l’état de l’Arizona, et roulons au travers de bourgs pauvres et tristes. Nous traversons une tempête de sable… Appelé un «grain» dans le langage marin... Nous traversons alors un «Grain de sable» !!!
Nous arrivons vers 18h30 à Chinle… Check in et en avant pour Rim South de Chelly et sa petite ballade du dimanche vers les ruines impressionnantes de White House (1h30). Il y a du monde sur la piste.
Je m’amuse des efforts déployés par certains et certaines pour remonter et je suis en admiration pour d’autres qui grimpent au pas de course.

Puis nous fonçons sur la vue imprenable de Spider Rock. Sous le coucher de soleil, il ressemble à un obélisque coiffé d’un pyramidion de rayons lumineux orange.

Ce canyon est vraiment imposant, dommage que nous ne puissions pas le parcourir seuls.


Le 22 juin
DESERT PLANTSNous prenons la rim North et stoppons à Antelope House Overlook dans le Del Muerto. Ce canyon est profond, immense et bien vert dans le fond.

Dommage que nous ne puissions pas l’aborder d’une autre façon et vadrouiller à notre guise.
Nous continuons notre route par Lukachukaï- Shiprock-Farmington en passant par le col ?? dont on n'a pas retrouvé le nom. Laurence est ravie, retrouvant ses paysages préférés (montagne, sapins, … la verdure)
En direction de Farmington... Shiprock

RDV à Farmington avec Lindy, la manager du Kokopelli B&B . On se convient d’un second RDV le soir vers 19h. Je ne sais pas pourquoi ? Je le comprendrais plus tard.
Nous profitons pour foncer vers Ah Shi Sle Pah. Le GPS est nécessaire pour trouver la dernière piste.
Sur le parking, rien ne se dévoile à nos yeux, il va falloir descendre en se faufilant dans des dépressions (des mini ravins) pour accéder au wash. La progression est aisée, sans aucune difficulté, c’est plaisant même...
Nous atteignons le wash et déjà nous apercevons les Hoodoos de couleur grisâtre, des piliers de cendre chapeautés d’une pierre blanche. Le silence règne. Nous sommes seuls, malgré un couple qui nous avait rejoint sur le parking.



Nous nous promenons le long du wash à la recherche des Hoodoos jaunes. Nous déambulons au hasard de ces formations... enchantés… Encore un lieu particulier du wilderness... des terres grisâtes séparées par une couche de cendre. Des Hoodoos de toutes les tailles, de toutes les formes, du bois pétrifié… un bonheur... un de plus !
Yellow Hoodoos


Round Rocks

A l'ombre des géants !

Assurément, Ah Shi Sle Pah est un ravissement de plus… Un lieu, vers lequel nous retournerons volontiers.
Sur le retour, une petite visite à Angel Peak.. sans plus…. Kokopelli Cave nous attend !! surtout Lindy la manager du Kokopelly Cave.
Lizzard & Tamias & KokopelliIl n’est pas dans la tradition de montrer en images les hôtels dans les carnets de voyage. Mais ce Bed & Breakfast est classé en 3ième position parmi les 10 endroits les plus particuliers dans le monde. Un endroit insolite, paisible. Vous êtes seuls au monde.
Il est un excellent souvenir pour nous deux.
Imaginez : un véritable appartement, une grotte creusée de main d’homme, à flanc de falaise à 100m de hauteur.
Imaginez: un énorme pilier au milieu de la grotte qui sert à la fois de soutien et de séparation des pièces ; chambre sur vue, cuisine, salon, salle de bain avec jacuzzi (s'il vous plait), kiva. Le tout équipé à l’américaine, il ne manque rien. Même les animaux sauvages des parages (écureuils, rings tail) ont leur nourriture entreposée dans leur frigo perso. Les propriétaires avaient vécu là auparavant.
Joliment décoré avec délicatesse et finesse par la maîtresse des lieux et ses filles, reprenant le thème du Kokopelli. Des Kokopelli partout ….
Donc RDV à 19h chez Lindy… Une personne assez frêle, énergique qui respire la joie de vie et la décontraction, (ce qui ne l’empêche pas de contrôler l’exactitude de ma CB ) et aussi… très bavarde... oui très très bavarde !
Moi, qui préfère l’action aux parlottes, je suis servi... très vite je décroche (mon anglais est plus que limité). Laurence semble suivre (normal, elles sont entre femmes !)
Lindy m’envoie vanne sur vanne, et malheur je ne peux répliquer.. je suis désarmé…Argh
Après une bonne heure de discutaille, elle nous fournit des Talky Walky, et nous voilà partis (enfin !) chacun dans sa voiture vers Kokopelli’s Cave.
Nous comprenons l’utilité de ce matériel, Lindy tout en conduisant commente les lieux traversés.
Arrivés sur le lieu retiré, autant dire que le 4x4 est conseillé et GPS devient indispensable si vous voulez retrouver ce lieu enchanteur.
Et c’est reparti pour un tour… le tour du propriétaire avec commentaires et vannes à profusion..
Bref, si vous êtes pressés ou fatigués, ne réservez pas !
Enfin, des mots que je comprends.. Lindy pour souhaiter la bienvenue, nous offre une bouteille de vin rouge : le choix .. Merlot ou Cabernet... au hasard... Merlot..
Lindy me tend la bouteille demandée et m’offre également la seconde... voici le style du personnage.
Ce n’est pas Lindy mais Super Lindy et son show bien rôdé! Une charmante personne rigolote sympathique que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Il est à peu près 21h30 lorsque nous goûtons enfin le calme du lieu…. !!!!
2h30 mn de check-in... record à battre !!





KokopelliPour les curieux et surtout les curieuses !: Qui est, ... ce Kokopelli ?
Kokopelli est un personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, issu des anciennes croyances amérindiennes du Sud-Ouest des Etats Unis, il a plus de 3000 ans. Kokopelli était une image de la mythologie des Indiens Anasazi, symbole de fertilité, de joie, de fête, de longue vie. C’est aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un voyageur de commerce, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un fertilisateur (il a d’ailleurs aussi comme autres noms "le Casanova Anasazi" ou "Cassanova of the Cliff Dwellers" car il est parfois représenté avec un attribut mâle d’une taille exagérée). Kokopelli possède la sagesse de l’âge. Ce voyageur joyeux a une leçon pour chacun. Sa plus grande leçon semble être de nous montrer que nous ne devrions pas prendre la vie trop au sérieux. Il est plus particulièrement présent dans le pays du « Four corners », Néanmoins des peintures rupestres le représentant ont été trouvées au Canada et au Pérou.
Dans certains mythes, la bosse de Kokopelli contient des graines, des plantes, des bébés, des mocassins et des couvertures, des sacs de chansons, des objets sacrés ou médicinaux, le tout étant destiné à être offert aux personnes qu'il souhaite séduire ou contenter. Tout en semant les graines cachées au creux de sa bosse, il chante et il joue de la flûte. Il insuffle, ainsi, dans les semences, le souffle de la vie. Il est le bienvenu pendant la saison des plantations de maïs et il est recherché par les épouses stériles. Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans la brise de printemps, apportant la chaleur après le froid d'hiver. Il incarne donc aussi la pureté et le spirituel de la musique. Selon cette légende, Kokopelli apporte la bonne fortune et la prospérité à celui qui écoute ses chansons. Sa flûte annonce sa venue et à son départ la récolte est abondante et toutes les femmes sont enceintes. (Laurence a dormi dans un endroit avec plein de Kokopelli... mince alors) Dans d’autres enfin, il possède un phallus proéminent voire détachable qui flotte en aval et qui, non détecté, imbibe les demoiselles se baignant dans le fleuve. C’était un grand honneur pour une femme de l’avoir comme « compagnon d’un temps de rêve » lors de sa venue dans un village. Kokopelli est donc une divinité positive, adorée des indiens, Son nom est composé de « KOKO » pour le bois et « Pilau » pour la bosse en langue Navajo et se prononce kô kô pel´ lê. Une autre étymologie en langue Zuni rapproche « Koko » de Dieu et « Pelli » du nom d’une mouche voleuse de dessert qui porte aussi une bosse et une trompe nasale proéminente. Il porte aussi d’autres noms tels que « Kokopilau », « Kokopele », « Kokopetiyot » et "Olowlowishkya".
Je laisse les femmes rêver du Kokopelli et le voyage continue........
Retour de dix-huit jours en Birmanie: quelques impressions English translation pending
Je reviens de 7 semaines en Asie dont 18 jours superbes en Birmanie. Je n'ai ni le temps ni l'envie de rédiger un compte-rendu détaillé de mon séjour au Myanmar mais comme quasiment tout le monde, j'en reviens ravi et enchanté. La gentillesse des habitants est tout simplement incroyable, les commerçants sont dans l'ensemble très honnêtes : il y a bien sûr quelques filous qui vont essayer de vous arnaquer de quelques dollars mais bon, c'est pareil n'importe où ailleurs, y compris chez nous et il faut garder à l'esprit que c'est un pays dans lequel les habitants sont livrés à eux-mêmes et où beaucoup vivent dans une extrême pauvreté avec 1 dollar par jour, voire moins.
Je vais me contenter de livrer quelques impressions et quelques avis sur des hôtels et guesthouses en espérant que cela serve aux autres voyageurs qui se rendront dans ce superbe pays.
Yangon -A part les grands classiques comme la Shwedagon, la Botataung ou la Sule Paya (cette dernière pas franchement indispensable à mon humble avis), ne manquez pas le très beau bouddha couché du Chaukhtatgyi Paya et profitez-en pour aller au Ngahtatgyi Paya à proximité pour y admirer le splendide bouddha assis.
- Se balader et manger un morceau à Chinatown (à l'ouest de la Sule Paya, ne pas hésiter à s'aventurer assez loin vers l'ouest et dans les petites rues) vaut aussi le coup. Très vivant (comme tous les Chinatown partout ailleurs) et très bonne nourriture. Je me rappelle avec délectation de dim sum succulents à 500 kyat les 3.
- Si vous avez le temps (environ 3 heures), faites le city tour en train (le plus facile est de partir de la gare centrale, demandez au guichet et on vous indiquera comment faire. Par contre, prévoyez des dollars et n'oubliez pas votre passeport : pour les touristes, il n'est pas possible de payer le billet de train en kyat, il faut avoir 2$ et présenter son passeport). Prendre le train circulaire est un très bon moyen de voir un peu comment les gens vivent au quotidien et c'est assez déprimant : insalubrité, pauvreté généralisée. Un vrai scandale quand on sait que le pays abonde en ressources naturelles.
- L'excursion d'une journée ou une demi-journée vers Bago vaut le coup. 4$ le billet de train (mêmes modalités que pour le city tour : paiement uniquement en USD et passeport demandé). Jolis temples à voir sur place. Là-bas, un birman rencontré dans le train m'a invité chez lui et m'a servi de guide avec son scooter pour me montrer quelques temples avant d'aller au travail.
- Logement à Yangon : j'ai testé pour vous 3 guesthouses.Garden GH : sur Mahabandoola Road juste en face de la Sule Paya. Superbe vue sur la Sule, chambre modique (5$ avec sdb/wc communs et 6$ avec douche/wc privés avec aircon) mais sans fenêtre. Rien de bien fantastique à part la position : dur de faire plus central mais vraiment pas terrible surtout qu'il y a l'Okinawa juste à côté (voir ci-dessous). Motherland Inn 2 : quelle déception ! Victime du syndrome Lonely Planet comme bien d'autres, j'y ai passé une nuit. C'est assez loin de la description dithyrambique du LP : les prix ont doublé depuis le passage des rédacteurs du LP, la simple sans aircon, douche et wc communs est à 10$, 12$ avec aircon. Les doubles commencent à 15$. Et pourtant ça ne désemplit pas. Ils n'avaient plus qu'une chambre sans aircon lors de mon passage. Je l'ai prise et me suis retrouvé dans une chambre de 8 m² avec une vue sur la rue peu intéressante. Le soir où j'y étais, c'était plein de backpackers bruyants et buveurs de bière, on se serait cru à Khao San Road, quelle horreur ! Le personnel est très sympa mais le rapport qualité/prix est mauvais : chambre médiocre, emplacement peu pratique (20 minutes à pied de la Sule Paya). La seule bonne raison que je vois d'y dormir est de profiter du transfert gratuit à l'aéroport tous les matins à 6h30. A part ça, je ne vois pas. Pour info, la course centre-ville/aéroport est de 6 ou 7$, un taxi peu honnête a tenté de me demander 15$, j'ai ri et j'ai passé mon chemin.Okinawa GH : mon gros coup de coeur ! A moins de 200 mètres de la Sule Paya et de la Garden GH, c'est une petite GH avec une douzaine de chambres. Ambiance backpacker sympa, on discute facilement avec les autres voyageurs, c'est très convivial. Cadre chaleureux, plancher en bois dans la chambre décorée avec gout (voir photo attachée), tout ça pour 8$ la single avec aircon mais wc et douche communs. Moins cher, plus sympa, plus jolie et mieux située que le Motherland Inn 2. Si je dois retourner à Yangon, je retournerai à l'Okinawa.-Bus de nuit vers Mandalay : 10.500 kyat, billet acheté en face de la gare centrale, devant le stade Aung San. Trajet assez confortable. On passe notamment par la capitale, Nay Py Daw où l'on peut avoir un aperçu de la mégalomanie du régime : rues et rond-points gigantesques, mais tout est désert.
Mandalay -Ville qui pour moi vaut davantage le coup pour les excursions autour (Sagaing, Mingun, Amarapura, U Bein bridge) que pour la ville elle-même. Cela dit, la très belle Mahamuni Paya et Mandalay Hill valent largement le coup d'oeil.
- Je suis allé voir les Moustache Brothers et avoue en être ressorti un peu perplexe. Je m'attendais à un spectacle plus satirique et subversif que ça : en fait la seule allusion politique est quand Lu Maw parle des "oreilles du KGB". Si vous ne parlez pas bien anglais, vous n'allez pas comprendre grand-chose, le "comique" résidant dans quelques blagues et jeux de mots en anglais. J'ai en fait l'impression qu'ils capitalisent beaucoup sur leurs problèmes avec la junte (il est vrai que Par Par Lay est allé en prison 3 fois etc. comme le rappelle Lu Maw à multiples reprises) pour attirer du monde et se faire de l'argent. Je n'ai pas aimé le fait qu'ils nous fourrent presque sous le nez leurs tee-shirts à vendre à la fin du spectacle. Mon guide m'a dit que les Moustache gagnaient très bien leur vie (ils ne vivent pas sur les lieux, ils ont une belle maison) et qu'ils s'étaient "arrangé" avec le gouvernement pour faire leur show en paix. 8.000 kyat de "donation" pour le spectacle, 5.000 ou 6.000 kyat le tee-shirt.
- Côté logement, je suis descendu à l'ET Hotel. Tout à fait correct. 10$ la single avec a/c et wc/douche. Emplacement central, personnel sympa et disponible. Une valeur sûre. A l'extérieur, vous trouverez Mr Soe Soe (prononcer sou-sou), un conducteur de trishaw qui parle un anglais étonnamment bon, voire même excellent et peut vous servir de guide. Je me suis attaché ses services et n'ai pas été déçu. Je préfère vous dire cependant qu'il risque de vous demander de l'argent (normal, la vie est dure là-bas, il doit bien nourrir sa famille), libre à vous d'accepter ou non de lui en donner. Je lui ai promis de mettre sa photo sur le net, vous la trouverez en attachement.
Monywa -Un peu hors des sentiers battus, ville qui vaut le coup, ne serait-ce que pour voir la Thanboddhay Paya et le spectaculaire Bodhi Tataung avec son bouddha de plus de 100 mètres. Un birman rencontré dans le bus m'a proposé de m'accompagner visiter ces deux lieux. Plutôt prospère (grossiste), il m'a présenté à sa famille et à confié les rênes de son commerce à sa femme le temps de me servir de guide bénévole à la Thanboddhay et au Bodhi Tataung.
- J'ai passé une nuit au Monywa Hotel. Chambre agréable avec télé, wc/sdb, niveau 2/3 étoiles à 15$ la nuit.
Pakokku -J'y ai dormi une nuit avant de prendre le ferry pour Bagan. Petite ville qui accueille peu de touristes. Les habitants ont été adorables avec moi. Apprenant par le propriétaire d'un restaurant (et du tea shop en face) dans la rue principale que j'étais franco-vietnamien, le chef de la communauté bouddhiste est allé chercher un DVD tourné au Vietnam montrant les moines de Pakokku invités par la sangha vietnamienne à Da Nang. Je me suis retrouvé chez le propriétaire du restaurant à regarder le DVD en compagnie de plusieurs autres habitants de la ville. Ils ont même ouvert l'une des pagodes le soir exprès pour moi afin de me montrer une belle pièce de bois sculpté. L'un des habitants m'a raccompagné à ma guesthouse après m'avoir invité à boire un verre chez lui pour discuter.
- J'ai logé à la Mya Yatanar Inn tenu par un vieux couple birman qui parle un excellent anglais. C'est une GH au confort qui fera pâlir certains (douche "à l'ancienne", on puise de l'eau dans un récipient et on se la verse dessus) mais vraiment chaleureuse. J'étais le seul guest étranger cette nuit-là. Les propriétaires sont vraiment attachants, ils donnent notamment des cours d'anglais à leurs heures perdues aux jeunes des environs. 5$ la nuit.
Bagan -Evitez de faire du vélo vers midi, c'est l'enfer : j'ai littéralement cuit là-bas 😊. Attention aussi en faisant du vélo sur les chemins, il y a beaucoup de sable et si vous ne faites pas attention, et bien boum par terre.
- Côté nourriture, mention au restaurant A Little Taste of Bagan au début de Restaurant Row. J'y ai mangé un délicieux curry pour 5000 Kyat. Les 2 ou 3 autres restaurants suivants sur la même rue sont pas mal non plus. Par contre, je n'ai pas trop aimé ce qu'on m'a servi au Pyi Wa, le restaurant à côté du zedi illuminé la nuit. Nourriture pas terrible, 30 minutes d'attente pour un plat. Bof.
- J'ai passé 4 nuits au May Kha Lar à Nyaung U. Valeur sûre. 10$ la single avec a/c, wc/douche. Rien d'exceptionnel mais très correct. Ils louent des vélos pour 1500 Kyat la journée.
Inle - 4 nuits à la Teakwood GH. Impression mitigée. Belle GH en teak comme le nom l'indique. Chambre sans aircon (pas indispensable, il fait frais à côté du lac) mais avec ventilateur, wc/double à 10$ la nuit. Par contre, le service laisse à désirer : la corbeille à PQ n'avait pas été vidée quand je suis arrivé, le lavabo était sale et jamais nettoyé malgré mes demandes. J'ai laissé ma lessive, ils ont mis 4 jours à la faire contre 1 jour à l'ET à Mandalay et au May Kah Lar. La propriétaire, d'abord charmante le premier jour s'est montrée ensuite déplaisante car nous n'avons pas acheté son tour du lac à 18.000 Kyat : j'étais en compagnie de jeunes vietnamiens au budget serré rencontrés dans le bus Bagan-Inle et qui ont préféré qu'on aille négocier directement sur la jetée où nous avons effectivement obtenu un tour à 12.000 Kyat. Le mari de la propriétaire est par contre un homme gentil et cultivé. Bref, beau cadre, mais service pas terrible et GH tenue par une pure businesswoman comme le mentionne justement le Lonely.
Voilà, bon voyage à tous en Birmanie ! 😎
Je vais me contenter de livrer quelques impressions et quelques avis sur des hôtels et guesthouses en espérant que cela serve aux autres voyageurs qui se rendront dans ce superbe pays.
Yangon -A part les grands classiques comme la Shwedagon, la Botataung ou la Sule Paya (cette dernière pas franchement indispensable à mon humble avis), ne manquez pas le très beau bouddha couché du Chaukhtatgyi Paya et profitez-en pour aller au Ngahtatgyi Paya à proximité pour y admirer le splendide bouddha assis.
- Se balader et manger un morceau à Chinatown (à l'ouest de la Sule Paya, ne pas hésiter à s'aventurer assez loin vers l'ouest et dans les petites rues) vaut aussi le coup. Très vivant (comme tous les Chinatown partout ailleurs) et très bonne nourriture. Je me rappelle avec délectation de dim sum succulents à 500 kyat les 3.
- Si vous avez le temps (environ 3 heures), faites le city tour en train (le plus facile est de partir de la gare centrale, demandez au guichet et on vous indiquera comment faire. Par contre, prévoyez des dollars et n'oubliez pas votre passeport : pour les touristes, il n'est pas possible de payer le billet de train en kyat, il faut avoir 2$ et présenter son passeport). Prendre le train circulaire est un très bon moyen de voir un peu comment les gens vivent au quotidien et c'est assez déprimant : insalubrité, pauvreté généralisée. Un vrai scandale quand on sait que le pays abonde en ressources naturelles.
- L'excursion d'une journée ou une demi-journée vers Bago vaut le coup. 4$ le billet de train (mêmes modalités que pour le city tour : paiement uniquement en USD et passeport demandé). Jolis temples à voir sur place. Là-bas, un birman rencontré dans le train m'a invité chez lui et m'a servi de guide avec son scooter pour me montrer quelques temples avant d'aller au travail.
- Logement à Yangon : j'ai testé pour vous 3 guesthouses.Garden GH : sur Mahabandoola Road juste en face de la Sule Paya. Superbe vue sur la Sule, chambre modique (5$ avec sdb/wc communs et 6$ avec douche/wc privés avec aircon) mais sans fenêtre. Rien de bien fantastique à part la position : dur de faire plus central mais vraiment pas terrible surtout qu'il y a l'Okinawa juste à côté (voir ci-dessous). Motherland Inn 2 : quelle déception ! Victime du syndrome Lonely Planet comme bien d'autres, j'y ai passé une nuit. C'est assez loin de la description dithyrambique du LP : les prix ont doublé depuis le passage des rédacteurs du LP, la simple sans aircon, douche et wc communs est à 10$, 12$ avec aircon. Les doubles commencent à 15$. Et pourtant ça ne désemplit pas. Ils n'avaient plus qu'une chambre sans aircon lors de mon passage. Je l'ai prise et me suis retrouvé dans une chambre de 8 m² avec une vue sur la rue peu intéressante. Le soir où j'y étais, c'était plein de backpackers bruyants et buveurs de bière, on se serait cru à Khao San Road, quelle horreur ! Le personnel est très sympa mais le rapport qualité/prix est mauvais : chambre médiocre, emplacement peu pratique (20 minutes à pied de la Sule Paya). La seule bonne raison que je vois d'y dormir est de profiter du transfert gratuit à l'aéroport tous les matins à 6h30. A part ça, je ne vois pas. Pour info, la course centre-ville/aéroport est de 6 ou 7$, un taxi peu honnête a tenté de me demander 15$, j'ai ri et j'ai passé mon chemin.Okinawa GH : mon gros coup de coeur ! A moins de 200 mètres de la Sule Paya et de la Garden GH, c'est une petite GH avec une douzaine de chambres. Ambiance backpacker sympa, on discute facilement avec les autres voyageurs, c'est très convivial. Cadre chaleureux, plancher en bois dans la chambre décorée avec gout (voir photo attachée), tout ça pour 8$ la single avec aircon mais wc et douche communs. Moins cher, plus sympa, plus jolie et mieux située que le Motherland Inn 2. Si je dois retourner à Yangon, je retournerai à l'Okinawa.-Bus de nuit vers Mandalay : 10.500 kyat, billet acheté en face de la gare centrale, devant le stade Aung San. Trajet assez confortable. On passe notamment par la capitale, Nay Py Daw où l'on peut avoir un aperçu de la mégalomanie du régime : rues et rond-points gigantesques, mais tout est désert.
Mandalay -Ville qui pour moi vaut davantage le coup pour les excursions autour (Sagaing, Mingun, Amarapura, U Bein bridge) que pour la ville elle-même. Cela dit, la très belle Mahamuni Paya et Mandalay Hill valent largement le coup d'oeil.
- Je suis allé voir les Moustache Brothers et avoue en être ressorti un peu perplexe. Je m'attendais à un spectacle plus satirique et subversif que ça : en fait la seule allusion politique est quand Lu Maw parle des "oreilles du KGB". Si vous ne parlez pas bien anglais, vous n'allez pas comprendre grand-chose, le "comique" résidant dans quelques blagues et jeux de mots en anglais. J'ai en fait l'impression qu'ils capitalisent beaucoup sur leurs problèmes avec la junte (il est vrai que Par Par Lay est allé en prison 3 fois etc. comme le rappelle Lu Maw à multiples reprises) pour attirer du monde et se faire de l'argent. Je n'ai pas aimé le fait qu'ils nous fourrent presque sous le nez leurs tee-shirts à vendre à la fin du spectacle. Mon guide m'a dit que les Moustache gagnaient très bien leur vie (ils ne vivent pas sur les lieux, ils ont une belle maison) et qu'ils s'étaient "arrangé" avec le gouvernement pour faire leur show en paix. 8.000 kyat de "donation" pour le spectacle, 5.000 ou 6.000 kyat le tee-shirt.
- Côté logement, je suis descendu à l'ET Hotel. Tout à fait correct. 10$ la single avec a/c et wc/douche. Emplacement central, personnel sympa et disponible. Une valeur sûre. A l'extérieur, vous trouverez Mr Soe Soe (prononcer sou-sou), un conducteur de trishaw qui parle un anglais étonnamment bon, voire même excellent et peut vous servir de guide. Je me suis attaché ses services et n'ai pas été déçu. Je préfère vous dire cependant qu'il risque de vous demander de l'argent (normal, la vie est dure là-bas, il doit bien nourrir sa famille), libre à vous d'accepter ou non de lui en donner. Je lui ai promis de mettre sa photo sur le net, vous la trouverez en attachement.
Monywa -Un peu hors des sentiers battus, ville qui vaut le coup, ne serait-ce que pour voir la Thanboddhay Paya et le spectaculaire Bodhi Tataung avec son bouddha de plus de 100 mètres. Un birman rencontré dans le bus m'a proposé de m'accompagner visiter ces deux lieux. Plutôt prospère (grossiste), il m'a présenté à sa famille et à confié les rênes de son commerce à sa femme le temps de me servir de guide bénévole à la Thanboddhay et au Bodhi Tataung.
- J'ai passé une nuit au Monywa Hotel. Chambre agréable avec télé, wc/sdb, niveau 2/3 étoiles à 15$ la nuit.
Pakokku -J'y ai dormi une nuit avant de prendre le ferry pour Bagan. Petite ville qui accueille peu de touristes. Les habitants ont été adorables avec moi. Apprenant par le propriétaire d'un restaurant (et du tea shop en face) dans la rue principale que j'étais franco-vietnamien, le chef de la communauté bouddhiste est allé chercher un DVD tourné au Vietnam montrant les moines de Pakokku invités par la sangha vietnamienne à Da Nang. Je me suis retrouvé chez le propriétaire du restaurant à regarder le DVD en compagnie de plusieurs autres habitants de la ville. Ils ont même ouvert l'une des pagodes le soir exprès pour moi afin de me montrer une belle pièce de bois sculpté. L'un des habitants m'a raccompagné à ma guesthouse après m'avoir invité à boire un verre chez lui pour discuter.
- J'ai logé à la Mya Yatanar Inn tenu par un vieux couple birman qui parle un excellent anglais. C'est une GH au confort qui fera pâlir certains (douche "à l'ancienne", on puise de l'eau dans un récipient et on se la verse dessus) mais vraiment chaleureuse. J'étais le seul guest étranger cette nuit-là. Les propriétaires sont vraiment attachants, ils donnent notamment des cours d'anglais à leurs heures perdues aux jeunes des environs. 5$ la nuit.
Bagan -Evitez de faire du vélo vers midi, c'est l'enfer : j'ai littéralement cuit là-bas 😊. Attention aussi en faisant du vélo sur les chemins, il y a beaucoup de sable et si vous ne faites pas attention, et bien boum par terre.
- Côté nourriture, mention au restaurant A Little Taste of Bagan au début de Restaurant Row. J'y ai mangé un délicieux curry pour 5000 Kyat. Les 2 ou 3 autres restaurants suivants sur la même rue sont pas mal non plus. Par contre, je n'ai pas trop aimé ce qu'on m'a servi au Pyi Wa, le restaurant à côté du zedi illuminé la nuit. Nourriture pas terrible, 30 minutes d'attente pour un plat. Bof.
- J'ai passé 4 nuits au May Kha Lar à Nyaung U. Valeur sûre. 10$ la single avec a/c, wc/douche. Rien d'exceptionnel mais très correct. Ils louent des vélos pour 1500 Kyat la journée.
Inle - 4 nuits à la Teakwood GH. Impression mitigée. Belle GH en teak comme le nom l'indique. Chambre sans aircon (pas indispensable, il fait frais à côté du lac) mais avec ventilateur, wc/double à 10$ la nuit. Par contre, le service laisse à désirer : la corbeille à PQ n'avait pas été vidée quand je suis arrivé, le lavabo était sale et jamais nettoyé malgré mes demandes. J'ai laissé ma lessive, ils ont mis 4 jours à la faire contre 1 jour à l'ET à Mandalay et au May Kah Lar. La propriétaire, d'abord charmante le premier jour s'est montrée ensuite déplaisante car nous n'avons pas acheté son tour du lac à 18.000 Kyat : j'étais en compagnie de jeunes vietnamiens au budget serré rencontrés dans le bus Bagan-Inle et qui ont préféré qu'on aille négocier directement sur la jetée où nous avons effectivement obtenu un tour à 12.000 Kyat. Le mari de la propriétaire est par contre un homme gentil et cultivé. Bref, beau cadre, mais service pas terrible et GH tenue par une pure businesswoman comme le mentionne justement le Lonely.
Voilà, bon voyage à tous en Birmanie ! 😎
Visites pour une semaine en Côte d'Azur au mois de septembre? English translation pending
Bonjour!🙂
Nous allons une semaine à Nice au début de septembre. Nous n'avons pas l'intention de louer de voiture. Comme nous serons une semaine dans la région, nous nous demandons comment planifier notre semaine pour les visites. Un jour ou deux à nIce, puis le reste pour les alentours. Question de distance, qu'est-ce qu'on pourrait faire en un jour en train ou en bus? Est-ce faisable de se rendre à Cannes? à Menton? à Monaco? Cap Ferrat? Eze Village? Puis de revenir à NIce chaque soir puisque notre hôtel est là.
Donnez-nous des idées pour rentabiliser notre semaine.
Merci bcp
Nous allons une semaine à Nice au début de septembre. Nous n'avons pas l'intention de louer de voiture. Comme nous serons une semaine dans la région, nous nous demandons comment planifier notre semaine pour les visites. Un jour ou deux à nIce, puis le reste pour les alentours. Question de distance, qu'est-ce qu'on pourrait faire en un jour en train ou en bus? Est-ce faisable de se rendre à Cannes? à Menton? à Monaco? Cap Ferrat? Eze Village? Puis de revenir à NIce chaque soir puisque notre hôtel est là.
Donnez-nous des idées pour rentabiliser notre semaine.
Merci bcp
Itinéraire de douze en Irlande au mois d'octobre English translation pending
Bonjour, je suis à préparer un autotour en Irlande.
se sera en octobre, en couple avec une location de voiture. c'est encore une ébauche alors tous les commentaires sont bienvenus.
jour 1 visite de Dublin jour 2 visite de Dublin jour 3 visite de Galway. nuit à Clifden jour 4 Sky Road. nuit à Clifden jour 5 Connemara. nuit à Clifden jour 6 Falaise de Moher. nuit à Lahinch ou Ennis. jour 7 visite de Limerick. nuit à Killarney jour 7 Péninsule de Dingle. nuit à Killarney jour 8 Anneau de Kerry. nuit à Killarney jour 9 visite de Cork. nuit à Cork jour 10 visite de Casher. nuit à Kilkenny jour 11 visite de Wicklow. nuit à Dublin jour 12 retour
Ne connaissant pas l'état des routes, il est difficile de savoir si c'est trop ambitieux. Je vous remercie beaucoup de votre aide.
se sera en octobre, en couple avec une location de voiture. c'est encore une ébauche alors tous les commentaires sont bienvenus.
jour 1 visite de Dublin jour 2 visite de Dublin jour 3 visite de Galway. nuit à Clifden jour 4 Sky Road. nuit à Clifden jour 5 Connemara. nuit à Clifden jour 6 Falaise de Moher. nuit à Lahinch ou Ennis. jour 7 visite de Limerick. nuit à Killarney jour 7 Péninsule de Dingle. nuit à Killarney jour 8 Anneau de Kerry. nuit à Killarney jour 9 visite de Cork. nuit à Cork jour 10 visite de Casher. nuit à Kilkenny jour 11 visite de Wicklow. nuit à Dublin jour 12 retour
Ne connaissant pas l'état des routes, il est difficile de savoir si c'est trop ambitieux. Je vous remercie beaucoup de votre aide.
Cheminer entre Porto Douro et Minho Verde (Portugal) English translation pending
quand la canicule frôle les 37° et que les alizés portugais vous narguent, rien de tel que de prendre un vol low-coast à Andrezieux-Bouthéon(aéroport de Saint Etienne) et d'attérrir deux heures plus tard dans l'estuaire du Douro et la patrie de Magellan...
Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...
Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...
Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...
Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...
Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...
Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...
Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...
Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...
Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...
Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...
Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...
Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...
Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...
Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...
Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...
Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...
Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Guadaloupe: où aller barboter avec ma petite fille en toute sécurité? English translation pending
Bonjour a tous, nous partons dans une semaine pour 18 jours en gwada, notre point de chute: Bouillante.
Et donc ma question, pouvez vous m'indiquer une ou des plages dans les environs, pour barboter avec ma petite fille qui ne sait pas nager, flotter oui🙂 couler aussi🤪.
BREF, vous l'aurez compris nous sommes biensur du genre prudent, et nous aimerions pouvoir la laisser sous surveillance patauger sur une plage ou elle pourrait aller dans l'eau en pente douce, j'ai un trés mauvais souvenir d'une plage en apparence calme et peu profonde sauf que 3 metres aprés le bord nous n'avions plus pieds.
Voili voilou JE SUIS PRENEUSE DE TOUT LES BONS PLANS
Un grand merci a tous
Ps biensur il y a Ste anne et nous irons aussi mais pas tout les jours.
Voili voilou JE SUIS PRENEUSE DE TOUT LES BONS PLANS
Un grand merci a tous
Ps biensur il y a Ste anne et nous irons aussi mais pas tout les jours.
Choix de vie English translation pending
Bonjour à tous
Nous sommes en face de choix de vie important, qui devraient conditionnés nos voyages. Mon doudou, artisan ébéniste, a fait de l'intérim cet automne. Vu le salaire qu'il a eu tout l'automne, qui nous permet de partir 7 semaines au Népal (départ dans 15 jours), on se demande si on va pas se "professionaliser" en intérim, ce qui de toute façon n'est pas plus précaire qu'un statut d'artisan. Ma question est : est que des personnes de voyage forum ont fait ce choix, comment faites vous pour partir 1 fois/an voir deux ou plus pour certains. Tous vos conseils et astuces pour sortir du système seront les bienvenus merci les kikis d'Autrans
Nous sommes en face de choix de vie important, qui devraient conditionnés nos voyages. Mon doudou, artisan ébéniste, a fait de l'intérim cet automne. Vu le salaire qu'il a eu tout l'automne, qui nous permet de partir 7 semaines au Népal (départ dans 15 jours), on se demande si on va pas se "professionaliser" en intérim, ce qui de toute façon n'est pas plus précaire qu'un statut d'artisan. Ma question est : est que des personnes de voyage forum ont fait ce choix, comment faites vous pour partir 1 fois/an voir deux ou plus pour certains. Tous vos conseils et astuces pour sortir du système seront les bienvenus merci les kikis d'Autrans
Retour de l'hôtel Iberostar Laguna Azul du 24 février au 5 mars English translation pending
Holà chicas y chicos! Je suis de retour de Varadero, où nous avons passé une belle semaine au Ibérostar Laguna Azul. Je vais tenter de vous fournir le plus de détails possibles mais ne vous gênez pas de me poser des questions.
Cie aérienne: Sunwing, départ de Québec avec courte escale à Ottawa... du moins on le croyait. L'arrêt de 40 minutes a duré plus de 2 heures car ils ont embarqué les passagers, changé un pneu et passé l'avion au dégivrage en raison de la neige qui tombait. Nous sommes arrivés à Varadero avec 2 heures de retard. Une chance que la bouffe et le petit verre de champagne étaient bons dans l'avion!🙂 Nous avons changé notre $ à l'aéroport.
Réception: Enregistrement rapide. On nous donne 2 cartes-clés et 2 cartes pour les serviettes. On doit donner cette dernière à la Cabane des serviettes et la dernière journée redemander la carte en donnant nos serviettes et on la remet à la Réception en partant. Pas de carte remise? 10 CUC par personne exigé. La cadeca (banque) est également à la Réception, à la droite du même comptoir. Le taux était comparable que celui à l'aéroport. Les fiches hebdo météo ainsi que les cartables des départs de tous les agences de voyage s'y trouvent également à la Réception. En face de la Réception au fond de la pièce est un petit corridor où on retrouvait la boutique de cigares, un Cigarbar, une table de billiards et --muy importante-- le bureau des Relationes publicas où vous devez faire la file pour réserver vos restos à-la-carte. Ça ouvre à 9h pour faire vos réservations pour la semaine. Les gens aux Guest Relations font du mieux qu'ils peuvent, mais pas évident de réserver des places pour 1000+ personnes dans les 4 petits restos qui ne peuvent accueillir beaucoup de personnes à la fois en 2 services. Il y a parfois des gens qui ne se pointent pas à l'heure réservée, sans avertir (des innocents!), donc vous aurez p-être des chances d'avoir une table si vous vous pointez...
Chambres: Nous avons eu une trrrès belle chambre: la 16415 (chambre 15, 4e étage, pavillon 16) attenant le Lobby. Grande et propre, lit King, belle salle de bains, très belle vue du site, avec la mer au loin. On a même pu regarder un peu les Olympiques sur le poste canadien CTV. Go Canada! 😏 Seul bémol était le coffre-fort (gratuit) qui est vraiment mal placé au fond de la garde-robe et difficile d'accès sans jouer avec les portes coulissantes de celle-ci. Il y avait 2 robes de chambre blanches dans la salle de bains, et une belle bouteille de rum offerte par une amie comme accueil. Wahhh-hooo c'est parti! 😎
Restos: Le Buffet est situé sous le lobby qui surplombe le site et la salle est très grande et bruyante lorsque plein. Par contre, il y a une petite salle peinte en bleu pâle près du comptoir des omelettes qui est plus tranquille. Nous avons mangé là toute la semaine. Que dire du Buffet... il y avait de tout mais... pas grande variété d'une journée à l'autre. Les fins de semaine, il a des "plats spéciaux" comme du saumon fumé, du rôti, de la dinde... Et OUBLIEZ le bon café! Allez au Lobby bar ou au Ranch Grill. Restos à la carte: Je les liste en ordre de préférence: Romantico, Japonais, Italien, Ranch Grill. Ce dernier est ouvert 24h pour déjeuners, diners - style buffet. Le soir il devient un steakhouse. Fait important concernant ce resto: de par son emplacement entre la plage et la grosse piscine, il est populaire le midi. Il y même une section extérieure près de la plage pour les lunchs rapides tels hamburgers, frites et al. Aussi, le Ranch Grill est ouvert pour vos capuccinos et espressos le matin, car le Lobby Bar ouvre seulement à 9h (ce que je trouve inacceptable) pour offrir les bons cafés. Les restos à la carte sont tous situés dans un corridor attenant le buffet en direction du Théatre, de la Discothèque et des terrains de tennis.
Site: Très beau, un 5/5 en termes de beauté. Le site est grand, propre, et la végétation est bien entretenue, bien qu'elle soit encore jeune. Il y a une grosse piscine au centre du site avec un gros rocher au milieu et une cascade d'eau. Sur le rocher est un gros jacuzzi pour 15 personnes. Il y a 2 autres piscines, une sur chaque côté extérieur du resort (plus petites mais plus tranquilles). Il y a 2 cabanes pour les serviettes (seulement une était ouverte pendant notre séjour... et l'hôtel était presque plein). Le bar de la piscine est située de façon à recevoir les derniers rayons de soleil de la journée 😎 . Le bar du Ranch est ouvert aussi, plus près de la plage, et il y a un bar sur la plage même, au bout de l'allée centrale menant à la mer. Il y a 3 sentiers pour se rendre à la mer, dont un pas encore terminé à droite, donc pas accessible. Il y a un "kiddies club" pour les tout-petits en face de l'entrée au Ranch et à proximité de la grosse piscine. On ne s'est pas baigné à la piscine (comme 98% des gens) car il faisait trop froid et les piscines, comme vous le savez, ne sont pas chauffées. Seuls quelques braves! Les chaises autour des piscines peuvent être munies de coussins (faut le demander aux monsieurs qui s'en chargent).
Plage: Magnifique, encore un 5/5, même si le sable est retravaillé mécaniquement là où sont les chaises. En masse de chaises, de palapas et de place pour tout le monde. Coussins non disponibles pour les chaises qui sont dures sur les fesses à la longue! 😛 Il y a aussi des monsieurs pour vous organiser vos chaises. La plage est longue et belle. Le vent soufflait très très fort pendant notre séjour alors nous n'avons eu qu'une journée pour se baigner. Snif snif 🙁 Cela dit, ça nous a pas empêché de marcher de longues heures sur la playa. Quelques vendeurs d'artisanat s'y trouvent, ainsi que quelques itinérants polis qui vous quêtent des vêtements ou ce que voudrez bien leur donner...
Activités: Il y a les sports nautiques habituels à la plage. Il y a de l'animation avant le diner à la plage et à la piscine (stretching, yoga, workout, leçons de danse, et al.). L'équipe d'animation est jeune et je dirais qu'ils manquent un peu d'expérience pour "gérer" un si gros site. Mais ils travaillent fort quand même! 😉 Il y une table de ping pong dans la cabane à serviettes et une autre dans le lobby et aussi certains soirs, des jeux de fléchettes. Il y a une table de pool près du CigarBar. Il y a plusieurs excursions (catamaran, visites à La Havane, nager avec dauphins, safari, etc.) mais je ne peux commenter car je ne les ai pas faites. Il y a 3 terrains de tennis près du Théatre, et un beau gym et un spa (massages) se retrouvent au 5e étage au dessus du lobby. J'ai fait du tai chi un matin dans une grand piece ronde ouverte surplombant le site. Un endroit très propice pour la pratique du yoga également, avec de la musique douce de méditation pour accompagner.
En soirée: Le lobby est grand et spacieux. Il y a des fauteuils et divans en face de la Réception et une mezzanine à quelques marches plus bas avec encore une autre aire conviviale et accueillante. Par temps chaud ça doit être merveilleux, car les grandes portes de cette aire mènent à la terrace qui donne une très belle vue du site. En soirée, une pianiste vient égayer le Lobby, suivi de différents groupes musicaux, un différent chaque soir. Ils sont tous très bons. Pour les gens qui ne veulent pas aller "veiller" au Théatre ou à la Disco (comme nous, lève-tôt), c'était parfait pour prendre un dringgg en bonne compagnie!🙂 Je ne peux commenter sur la qualité des spectacles ou la Disco, mais on m'a dit que les shows étaient de bonne qualité.
J'ajoute ici que nous étions à l'hôtel pendant la 2e semaine des Olympiques et sous l'insistence de plusieurs Canadiens, la direction de l'hôtel a accepté de placer une grosse télé dans la Disco pour permettre aux amateurs de regarder LE match Cda/É-U en finale. Nous étions à l'extérieur de la ville pendant la soirée, mais on nous a dit qu'il y avait plusieurs centaines de personnes, de toutes les nationalités, présentes pour le visionnement dans un atmosphère bien arrosé, tséveudire! Go Canada! 🙂 Je pense que c'était un beau geste de la part de l'hôtel. C'était une soirée magique!
Donc...pour conclure, un beau voyage, malgré la présence de vents froids et l'absence de la chaleur...
Points forts: la beauté du site, la plage, le service en général, pas de moustiques (y faisait trop frette! 😛) Bémols: Position du coffre-fort dans la chambre, pas de bon café au Lobby Bar avant 9h du matin, les coussins des fauteuils et des divans du Lobby qui commencent déjà à s'assoupir, et les chaises sans coussins à la plage. Je pense aussi qu'ils manquent de personnel, car plusieurs d'entre eux travaillent de 9 à 9 et ce, 6 jours par semaine (un travailleur fatigué est un travailleur non productif...à mon avis). Plusieurs employés paraissaient débordés. Ma cote: 4.5 sur 5 😎 et oui, j'y retournerais! Hasta luego!
Cie aérienne: Sunwing, départ de Québec avec courte escale à Ottawa... du moins on le croyait. L'arrêt de 40 minutes a duré plus de 2 heures car ils ont embarqué les passagers, changé un pneu et passé l'avion au dégivrage en raison de la neige qui tombait. Nous sommes arrivés à Varadero avec 2 heures de retard. Une chance que la bouffe et le petit verre de champagne étaient bons dans l'avion!🙂 Nous avons changé notre $ à l'aéroport.
Réception: Enregistrement rapide. On nous donne 2 cartes-clés et 2 cartes pour les serviettes. On doit donner cette dernière à la Cabane des serviettes et la dernière journée redemander la carte en donnant nos serviettes et on la remet à la Réception en partant. Pas de carte remise? 10 CUC par personne exigé. La cadeca (banque) est également à la Réception, à la droite du même comptoir. Le taux était comparable que celui à l'aéroport. Les fiches hebdo météo ainsi que les cartables des départs de tous les agences de voyage s'y trouvent également à la Réception. En face de la Réception au fond de la pièce est un petit corridor où on retrouvait la boutique de cigares, un Cigarbar, une table de billiards et --muy importante-- le bureau des Relationes publicas où vous devez faire la file pour réserver vos restos à-la-carte. Ça ouvre à 9h pour faire vos réservations pour la semaine. Les gens aux Guest Relations font du mieux qu'ils peuvent, mais pas évident de réserver des places pour 1000+ personnes dans les 4 petits restos qui ne peuvent accueillir beaucoup de personnes à la fois en 2 services. Il y a parfois des gens qui ne se pointent pas à l'heure réservée, sans avertir (des innocents!), donc vous aurez p-être des chances d'avoir une table si vous vous pointez...
Chambres: Nous avons eu une trrrès belle chambre: la 16415 (chambre 15, 4e étage, pavillon 16) attenant le Lobby. Grande et propre, lit King, belle salle de bains, très belle vue du site, avec la mer au loin. On a même pu regarder un peu les Olympiques sur le poste canadien CTV. Go Canada! 😏 Seul bémol était le coffre-fort (gratuit) qui est vraiment mal placé au fond de la garde-robe et difficile d'accès sans jouer avec les portes coulissantes de celle-ci. Il y avait 2 robes de chambre blanches dans la salle de bains, et une belle bouteille de rum offerte par une amie comme accueil. Wahhh-hooo c'est parti! 😎
Restos: Le Buffet est situé sous le lobby qui surplombe le site et la salle est très grande et bruyante lorsque plein. Par contre, il y a une petite salle peinte en bleu pâle près du comptoir des omelettes qui est plus tranquille. Nous avons mangé là toute la semaine. Que dire du Buffet... il y avait de tout mais... pas grande variété d'une journée à l'autre. Les fins de semaine, il a des "plats spéciaux" comme du saumon fumé, du rôti, de la dinde... Et OUBLIEZ le bon café! Allez au Lobby bar ou au Ranch Grill. Restos à la carte: Je les liste en ordre de préférence: Romantico, Japonais, Italien, Ranch Grill. Ce dernier est ouvert 24h pour déjeuners, diners - style buffet. Le soir il devient un steakhouse. Fait important concernant ce resto: de par son emplacement entre la plage et la grosse piscine, il est populaire le midi. Il y même une section extérieure près de la plage pour les lunchs rapides tels hamburgers, frites et al. Aussi, le Ranch Grill est ouvert pour vos capuccinos et espressos le matin, car le Lobby Bar ouvre seulement à 9h (ce que je trouve inacceptable) pour offrir les bons cafés. Les restos à la carte sont tous situés dans un corridor attenant le buffet en direction du Théatre, de la Discothèque et des terrains de tennis.
Site: Très beau, un 5/5 en termes de beauté. Le site est grand, propre, et la végétation est bien entretenue, bien qu'elle soit encore jeune. Il y a une grosse piscine au centre du site avec un gros rocher au milieu et une cascade d'eau. Sur le rocher est un gros jacuzzi pour 15 personnes. Il y a 2 autres piscines, une sur chaque côté extérieur du resort (plus petites mais plus tranquilles). Il y a 2 cabanes pour les serviettes (seulement une était ouverte pendant notre séjour... et l'hôtel était presque plein). Le bar de la piscine est située de façon à recevoir les derniers rayons de soleil de la journée 😎 . Le bar du Ranch est ouvert aussi, plus près de la plage, et il y a un bar sur la plage même, au bout de l'allée centrale menant à la mer. Il y a 3 sentiers pour se rendre à la mer, dont un pas encore terminé à droite, donc pas accessible. Il y a un "kiddies club" pour les tout-petits en face de l'entrée au Ranch et à proximité de la grosse piscine. On ne s'est pas baigné à la piscine (comme 98% des gens) car il faisait trop froid et les piscines, comme vous le savez, ne sont pas chauffées. Seuls quelques braves! Les chaises autour des piscines peuvent être munies de coussins (faut le demander aux monsieurs qui s'en chargent).
Plage: Magnifique, encore un 5/5, même si le sable est retravaillé mécaniquement là où sont les chaises. En masse de chaises, de palapas et de place pour tout le monde. Coussins non disponibles pour les chaises qui sont dures sur les fesses à la longue! 😛 Il y a aussi des monsieurs pour vous organiser vos chaises. La plage est longue et belle. Le vent soufflait très très fort pendant notre séjour alors nous n'avons eu qu'une journée pour se baigner. Snif snif 🙁 Cela dit, ça nous a pas empêché de marcher de longues heures sur la playa. Quelques vendeurs d'artisanat s'y trouvent, ainsi que quelques itinérants polis qui vous quêtent des vêtements ou ce que voudrez bien leur donner...
Activités: Il y a les sports nautiques habituels à la plage. Il y a de l'animation avant le diner à la plage et à la piscine (stretching, yoga, workout, leçons de danse, et al.). L'équipe d'animation est jeune et je dirais qu'ils manquent un peu d'expérience pour "gérer" un si gros site. Mais ils travaillent fort quand même! 😉 Il y une table de ping pong dans la cabane à serviettes et une autre dans le lobby et aussi certains soirs, des jeux de fléchettes. Il y a une table de pool près du CigarBar. Il y a plusieurs excursions (catamaran, visites à La Havane, nager avec dauphins, safari, etc.) mais je ne peux commenter car je ne les ai pas faites. Il y a 3 terrains de tennis près du Théatre, et un beau gym et un spa (massages) se retrouvent au 5e étage au dessus du lobby. J'ai fait du tai chi un matin dans une grand piece ronde ouverte surplombant le site. Un endroit très propice pour la pratique du yoga également, avec de la musique douce de méditation pour accompagner.
En soirée: Le lobby est grand et spacieux. Il y a des fauteuils et divans en face de la Réception et une mezzanine à quelques marches plus bas avec encore une autre aire conviviale et accueillante. Par temps chaud ça doit être merveilleux, car les grandes portes de cette aire mènent à la terrace qui donne une très belle vue du site. En soirée, une pianiste vient égayer le Lobby, suivi de différents groupes musicaux, un différent chaque soir. Ils sont tous très bons. Pour les gens qui ne veulent pas aller "veiller" au Théatre ou à la Disco (comme nous, lève-tôt), c'était parfait pour prendre un dringgg en bonne compagnie!🙂 Je ne peux commenter sur la qualité des spectacles ou la Disco, mais on m'a dit que les shows étaient de bonne qualité.
J'ajoute ici que nous étions à l'hôtel pendant la 2e semaine des Olympiques et sous l'insistence de plusieurs Canadiens, la direction de l'hôtel a accepté de placer une grosse télé dans la Disco pour permettre aux amateurs de regarder LE match Cda/É-U en finale. Nous étions à l'extérieur de la ville pendant la soirée, mais on nous a dit qu'il y avait plusieurs centaines de personnes, de toutes les nationalités, présentes pour le visionnement dans un atmosphère bien arrosé, tséveudire! Go Canada! 🙂 Je pense que c'était un beau geste de la part de l'hôtel. C'était une soirée magique!
Donc...pour conclure, un beau voyage, malgré la présence de vents froids et l'absence de la chaleur...
Points forts: la beauté du site, la plage, le service en général, pas de moustiques (y faisait trop frette! 😛) Bémols: Position du coffre-fort dans la chambre, pas de bon café au Lobby Bar avant 9h du matin, les coussins des fauteuils et des divans du Lobby qui commencent déjà à s'assoupir, et les chaises sans coussins à la plage. Je pense aussi qu'ils manquent de personnel, car plusieurs d'entre eux travaillent de 9 à 9 et ce, 6 jours par semaine (un travailleur fatigué est un travailleur non productif...à mon avis). Plusieurs employés paraissaient débordés. Ma cote: 4.5 sur 5 😎 et oui, j'y retournerais! Hasta luego!
Cinque Terre ou La Spezia? (Italie) English translation pending
Il me reste 4 nuits à mon itinéraire en Italie.Je veux les passer dans le coin des cinque terres....j'hésite entre la Spezia ou Monterosso(ou un autre des villages des cinq terres???)...Je sais que La Spezia n'est pas directement dans les cinq terres, quel est l'avantage d'y séjourner...y-a-t-il une plage de sable à la Spezia? je sais qu'à Monterosso il y en a....Y a-t-il quelqu'un qui connait l'h^otel La Spiaggia à Monterosse ou l'hôtel Firenze E Continental à la Spagia.Merci à tous!!!
Jordanie: Wadi Rum, que pensez-vous de ce trek? English translation pending
Bonjour à tous,
je suis en pleine recherche de parcours dans le wadi rum, prévu avril 2010.
On serait un couple + filles de 8 et 11 ans, et on pense passer 3 jours + 3 nuits (donc on repartirait le jour 4 au petit matin après une dernière nuit dans le désert).
Notre objectif est de voir quelques facettes variées de ce désert, en privilégiant la marche, et bien sur quelques "scramblings" pour prendre de la hauteur. Eviter la foule serait un plus certain, meme si bon, on ne sera pas seul à cette haute période.
On a l'habitude de marcher dans nos Pyrénées, et tout le monde a le pied relativement sur, et pas sujet au vertige.
JOUR 1 - -- Départ à pied de Rum Village. Option 1, on traverse le Rakabat Canyon pour rejoindre la vallée parallèle, ou option 2, on coutourne par le sud pour éviter le canyon. Ce canyon me donne envie (fraicheur relative, passages étroits et parois hautes au dessus de nos tetes). J'ai juste un doute avec nos filles, il y aurait des passages un peu élevés et exposés. Vos avis ?
Ensuite, on va casser la croute de midi vers An feshiyeh (le coin des dunes rouges et inscriptions nabateennes que nous pourront squeezer selon le monde). Apres repas et repos aux heures chaudes, direction a pied vers Wadak bridge et le camp en passant dans la vallée Um Zerga (alors là, je ne vois pas où est cette vallée et cette arche). Mais le camp est un peu à l'est du Jbel Qaber Amra (la chaine elle meme a l'est du Jebel Khazhali). On prevoit de manger au camp, mais d'aller poser nos duvets à l'écart, sous les étoiles.
JOUR 2 - -- A pieds toujours, direction Burdah Arch. Bon, pour le moment, pas prévu d'y monter, à cause du monde à cet endroit, et du coté sécure moyen avec les enfants. Mais on pourra la voir et monter ptet un peu pour changer d'angles. On mangera dans le coin, avant de partir direction l'arche Um Fruth, plus petite, que nous grimperons, histoire de. Ensuite, retour au camp à pieds.
JOUR3 - -- Jeep plein sud, pour le massif Khash, pour monter sur le plateau et rejoindre le sommet Khash. Après midi jeep + ballades du cote de Um Umgur valley (la non plus je vois pas tres bien où ca se trouve encore).
On aurait pu aller sur le plus haut sommet jordanien de l'Adaami. Mais un peu loin en jeep. La vue depuis le Khash devrait deja etre tres sympa.
Nuit dans le desert encore, pour retour au village le matin, puis direction Akaba.
Que pensez-vous de ce plan ? Les timings ? Difficile de se rendre compte des temps de marche via Google Earth ;-) J'aurais bien été jeter un oeil dans l'une des faille du massif de Khazali aussi (surtout si on ne fait pas Rajabat CAnyon), ou alors le canyon Barrah, ce qui obligerait a prendre une jeep le premier jour car un peu a l'ecart de ce qu'on a prevu). Mais bon, faudrait sinon rester 4 jours, et on veut passer du temps dans Petra et Dana ou Wadi Mujib...
L'agence nous propose ce programme pour 490 JD pour les 3 nuits et les 3 jours à nous 4 (1/2 tarif pour les enfants), ce qui me parait honnete, sans etre bon marché non plus bien sur.
MErci pour vos avis.
JOUR 1 - -- Départ à pied de Rum Village. Option 1, on traverse le Rakabat Canyon pour rejoindre la vallée parallèle, ou option 2, on coutourne par le sud pour éviter le canyon. Ce canyon me donne envie (fraicheur relative, passages étroits et parois hautes au dessus de nos tetes). J'ai juste un doute avec nos filles, il y aurait des passages un peu élevés et exposés. Vos avis ?
Ensuite, on va casser la croute de midi vers An feshiyeh (le coin des dunes rouges et inscriptions nabateennes que nous pourront squeezer selon le monde). Apres repas et repos aux heures chaudes, direction a pied vers Wadak bridge et le camp en passant dans la vallée Um Zerga (alors là, je ne vois pas où est cette vallée et cette arche). Mais le camp est un peu à l'est du Jbel Qaber Amra (la chaine elle meme a l'est du Jebel Khazhali). On prevoit de manger au camp, mais d'aller poser nos duvets à l'écart, sous les étoiles.
JOUR 2 - -- A pieds toujours, direction Burdah Arch. Bon, pour le moment, pas prévu d'y monter, à cause du monde à cet endroit, et du coté sécure moyen avec les enfants. Mais on pourra la voir et monter ptet un peu pour changer d'angles. On mangera dans le coin, avant de partir direction l'arche Um Fruth, plus petite, que nous grimperons, histoire de. Ensuite, retour au camp à pieds.
JOUR3 - -- Jeep plein sud, pour le massif Khash, pour monter sur le plateau et rejoindre le sommet Khash. Après midi jeep + ballades du cote de Um Umgur valley (la non plus je vois pas tres bien où ca se trouve encore).
On aurait pu aller sur le plus haut sommet jordanien de l'Adaami. Mais un peu loin en jeep. La vue depuis le Khash devrait deja etre tres sympa.
Nuit dans le desert encore, pour retour au village le matin, puis direction Akaba.
Que pensez-vous de ce plan ? Les timings ? Difficile de se rendre compte des temps de marche via Google Earth ;-) J'aurais bien été jeter un oeil dans l'une des faille du massif de Khazali aussi (surtout si on ne fait pas Rajabat CAnyon), ou alors le canyon Barrah, ce qui obligerait a prendre une jeep le premier jour car un peu a l'ecart de ce qu'on a prevu). Mais bon, faudrait sinon rester 4 jours, et on veut passer du temps dans Petra et Dana ou Wadi Mujib...
L'agence nous propose ce programme pour 490 JD pour les 3 nuits et les 3 jours à nous 4 (1/2 tarif pour les enfants), ce qui me parait honnete, sans etre bon marché non plus bien sur.
MErci pour vos avis.
Hôtel Grand Bahia Principe Coba English translation pending
Bonjour, j`aimerais savoir si les coffres fort sont a cles ou a codes?nous partons le 18fevrier en Royal Golden je prends tout les commentaires merci d`avance 😎Bye bye (encore 10 dodos😉)
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
(puisque vous m'avez demandé plus de texte, c'est chose faite ...et avec les photos....bonne lecture !!!)
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote Brice, en papouasie , à Sentani près de Jayapura.
Les visages ont changé, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidité de la noix de bétel.
Les papous sont de petites tailles même si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java.
Nous partons demain faire un aller-retour sur Jayapura y réserver un vol pour Wamena et récupérer notre laisser passer indispensable(surat jalan) pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturé en humidité, la température avoisine les 35°, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Bon...il est temps pour nous de nous rendre a Wamena....ce que nous effectuons avec un petit vol d'une heure et demi. A Wamena, comme dans le reste des villes de papua, les indonésiens rapportés de java et d'ailleurs dû a la politique de sédentarisation du gouvernement contribuent aux changements de mode de vie des papous. Ainsi la ville est a la croisée des civilisations....Pendant que des papous pantalons-baskets arborent fièrement un t.shirt troué de thierry henry ou ronaldo importé de jakarta, d'autres d'un autre temps, arrivant tout droit de la jungle munis de leurs coupe-coupe, se distinguent avec un très léger étui pénien!!!
Tout est contraste......les maisons bétonnées aux toits tolés cotoient les huttes paillées traditionnelles en campagne, alors qu'en ville, ...l'eglise flirte gentillement avec la mosquée.
En l'espace de 2 minutes, on peut tout aussi bien s'imaginer dans une bourgade quelconque d'indonésie, ou plonger tout droit dans le néolithique.
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem et chez les korowais, et visitons aussi quelques villages Dani.Ces derniers ont mis un pied et demi dans notre civilisation , seuls les vieux papous perpetuent les traditions avec bien sur aujourd'hui, la notion de l'argent en plus.....Ils sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.


Nous acquérons l'autorisation de territoire (surat jalan) sans aucun problème auprès de la police locale. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec Brice est en cours......mais d'ou sortent ils !!!! Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaire pour alléger notre sac et nos épaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a Santani, elles nous épargnent aussi de payer une surtaxe a l'aéroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz, en plus du lyophilisé rapporté de france, qui s'avèrent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs. Nous prévoyons aussi duvet, couverture de survie, cape de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.



L 'excitation monte....on ne sait du tout ce qui nous attend...... Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, présente partout, traverse les tôles. Les sièges sont déchiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisièmes generations....... Aujourd'hui, on s'est entassés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors Brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arrière comme je pouvais.

On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauge, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front attachée par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa......

......Et a notre arrivée dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères.
Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!!

Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquant leur vie, doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!!
Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!!
C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de Pong.
L'enfer vert allait parler....
Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte ne mentionne la topographie du coin.
Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses.
Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines.
Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux.
Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut être fatale.
la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passons une jambe a travers.
bref, c'est un mélange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante.
Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate .
Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus.
Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol, de feuilles et d'une bâche, pour limiter la remontée de l'humidité.
Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote pour le soir et le lendemain midi....riz sardines, pates et produits lyophilises.
Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!!
Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides.
Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste.
Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien.
Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??...
Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales.
Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!!
La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena.
A Wamena justement, nous arrivons.....errintes!!!
Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!!

Nous nous sommes jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour réaliser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De bonnes egratinures a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, Brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....pénurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!!

durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Lors de notre deuxième pourparler, il finit par prendre une douche dans notre chambre et nous laisse son slip a sécher !!!
Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille, enfin je pense..... Je préfère cela car je peux marcher en botte sans problème. Nous arrivons a Dekai avec notre guide qui a essayé de nous faire payer sa surtaxe de poids a l'aéroport en s'eclipsant au bon moment.Mais raté, on ne lâche rien alors Pelnus une fois revenu, se met a bouder et finit par payer.A notre arrivée a Dekai, nous decouvrons notre piece de vie chez un pote du guide.Un lino pourri posé sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus épais qu'une planche de balza.
Je vais d'ailleurs malencontreusement casser un pan de mur!!C'est le grand départ pour le trek, tout est prêt....sauf pelnus qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir).
Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récupérer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee.Pendant ce temps, pelnus dort.....quel pacha!!!! puis il boude !!!!
Le lendemain matin au départ.....
Bon, cher guide....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Alors il boude.....longtemps !!!!!!
Effectivement.....il y a un problème, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus qui sautent dans la benne du camion qui nous conduit au point de départ du trek .
Le camion fait un simple demi tour et stop....et vient le grand moment ou pelnus en seigneur pointe du doigt dans une direction et lance....dekai, ...c'est par là !!! On se met tous a rire, ..le pauvre , il a pas vu le demi tour du camion!!! Alors on comprend qu'il est pas né avec une boussole dans le cerveau.ça craint brice pour la jungle, non?? OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après une heure de marche, pelnus nous demande si nous possédons des coupe-coupe....et bien non, c'est a toi de prévoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en détiennent!!! on hallucine!!!!

Nous nous arrétons pour manger....pendant 3H, rien que ça !!!.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnus, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la vallée....c'est dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les critères papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors, il boude...et quant il boude, tu peux toujours causer..., c'est peine perdue !!!!! Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans son accord , nous prenons la décision de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discrètement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? c'est vrai qu'ils ont des pieds larges et ecrasés avec les doigts de pieds tres écartés, ...mais quand même!!! Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! Il se permet même de se faire masser par ses porteurs ou se faire porter son savon a la rivière de temps en temps.
L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam sans oublier de passer a la police locale pour le fameux surat jalan .









.....et là, .... nous assistons a une scène surréaliste en arrivant a MABOUL le lendemain: Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les locaux curieux et en nombre, nous entourent....... Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tension est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent ...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!

Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut après quelques heures de marche.




On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irrégulier de la tree-house laisse entrevoir la végétation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pièces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!





Les korowais sont au premier abord craintifs, communiquent ensuite en souriant et une fois rassurés, prennent plaisir a nous inviter dans leur demeure, et nous expliquer grâce a un second guide indonésien-papou, leur façon de vivre. Les femmes seins nus portent un pagne, tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replié en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coincés entre 2 pâtes de sagou, genre sandwich!!!

Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!

aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!!



La journée commence par l'abattage d'un sagoutier a l'aide d'une hâche en pierre.Un serpent, marre d'être secoué, tombe soudainement du haut du palmier.Alors les femmes, , en poussant des cris, se jettent dans la boue pour retrouver la pauvre bête.A mains nus, elles finissent par cueillirent l'animal qui finira..... dans nos petits estomacs. Une fois le sagoutier tombé, les hommes choisissent le meilleur tronçon et les femmes broient ensuite la pulpe a l'aide d'un outil de leur invention.Cette phase est très physique et nécessite au moins 2H de temps. Ensuite, grâce a des techniques ancéstrales, ils fabriquent a l'aide de feuilles, tiges, et branches, un long bac incurvé , avec un filtre a son commencement.Ils mélangent ensuite la pulpe de sagou a l'eau, puis versent le contenu dans ce grand recipient.Le filtre ne laisse passer que l'eau blanchâtre qui finira par déposer une pâte blanche très compacte.....LE SAGOU !!
Les hommes fabriquent pendant ce temps des pièges ingénieux pour la chasse au casoar et cochon sauvage et pour la pêche. (photos préparation sagou+peche en attente du retour de brice).Nous amorçons une bataille de pulpes de sagou et les korowais ne tardent pas a se prendre au jeu. Nous partageons un grand moment de joie et de fou rire, oui...quel bon moment, on ne peut même plus les arreter !!! Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et une fille de 8 ans a notre réveil a 5h du matin, fume des bangs !!!!!!!!!!
Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou-rires alimentent nos appetits. Nous avons dormi cette nuit dans une tree-house de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache. Le plancher laissait apparaitre la végétation 10 mètres plus bas et la cabane bougeait a chaque deplacement.....mais ce fût une belle experience, et sans cafards ni moustiques pour une fois!!!!!
De temps en temps, de beaux chants aigus nous arrivent aux oreilles, puis nous découvrons des papous presque nus, arcs et fleches en bandoulière sortir de la jungle. C'est toujours un moment très fort, ou deux mondes, deux civilisations avec 4000 ans d'écart se rencontrent, se dévisagent !!! Nous déconvrons dans une tree-house une femme victime de la gangrène, rongée a une jambe et portant dans ses bras un bébé.Par l'intermédiaire du guide, j'explique a son mari que si sa femme ne va pas a l'hôpital, elle mourra....Mais ici, on ne va pas a l'hosto!!!!
Vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants durant cette semaine fût une experience exceptionnelle.
Merci a vous, korowais, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations.
Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons rencontré de simples gens qui ont su nous faire apprecier leur style de vie grâce a une extrème générosité et gentillesse.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lâche la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! C'est notre guide qui a racheté la bête pour la ramener en ville, finir sa vie dans une cage.Bravo pour un guide!!!! Il a de plus, ramené un arc et des fleches que nous avons dû négocier a sa place......on peut se demander qui sont les touristes et qui est le guide!!!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois.



Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoes voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons d'apercevoir une cabane ou passer la nuit.Ce sera chose faite mais pas sans mal....le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne démarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur Dekai.... Ce dimanche , la messe se déroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe écossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une épingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter Dekai pour rejoindre Wamena puis Jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour Wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prévus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ça se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! Les papous sédentarisés ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts et font donc la queue au guichet de l'aéroport puis s'eclipsent une fois arrivés en face du fonctionnaire.... alors je leur demande s' ils prennent l'avion et me répondent que non, bon...et bien excusez moi mais vous devez quitter la queue!!!!! Dans les warums( petits restos), ils viennent, s'assoient, ne parlent pas, observent....mais ne commandent rien et.... soudainement, s'en vont sans raisons comme celles qui les ont amené là !!!! Surprenant aussi d'observer les papous a la tâche qui n'ont absolument aucune notion du travail pour la plupart. Pour simple exemple, rouler une brouette quasiment vide sur une planche est un calvaire et de ridicules trous ou cailloux sont un obstacle insurmontable.Incroyable....n'ayant connu que la jungle avant, ce monde est finallement nouveau pour eux. On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age.Durant ce séjour, a l'exception de wamena, nous avons dû nous passer de lits , salles de bain, chaises ou tables et.....de toilettes!!! Brice a dû mettre parfois beaucoup de temps aux " jungle toilet" car il devait soit se coltiner un papou sur sa route ou devait changer de coin après avoir été repéré.....!!!! Le fossé c'est pas mal, ...mais après des pluies diluviennes, ....tu cherches plûtot vers les bananiers!!! "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter de retour a wamena, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques et Ambon.......


Nous partons demain faire un aller-retour sur Jayapura y réserver un vol pour Wamena et récupérer notre laisser passer indispensable(surat jalan) pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturé en humidité, la température avoisine les 35°, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Bon...il est temps pour nous de nous rendre a Wamena....ce que nous effectuons avec un petit vol d'une heure et demi. A Wamena, comme dans le reste des villes de papua, les indonésiens rapportés de java et d'ailleurs dû a la politique de sédentarisation du gouvernement contribuent aux changements de mode de vie des papous. Ainsi la ville est a la croisée des civilisations....Pendant que des papous pantalons-baskets arborent fièrement un t.shirt troué de thierry henry ou ronaldo importé de jakarta, d'autres d'un autre temps, arrivant tout droit de la jungle munis de leurs coupe-coupe, se distinguent avec un très léger étui pénien!!!
Tout est contraste......les maisons bétonnées aux toits tolés cotoient les huttes paillées traditionnelles en campagne, alors qu'en ville, ...l'eglise flirte gentillement avec la mosquée.
En l'espace de 2 minutes, on peut tout aussi bien s'imaginer dans une bourgade quelconque d'indonésie, ou plonger tout droit dans le néolithique.
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem et chez les korowais, et visitons aussi quelques villages Dani.Ces derniers ont mis un pied et demi dans notre civilisation , seuls les vieux papous perpetuent les traditions avec bien sur aujourd'hui, la notion de l'argent en plus.....Ils sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.



Nous acquérons l'autorisation de territoire (surat jalan) sans aucun problème auprès de la police locale. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec Brice est en cours......mais d'ou sortent ils !!!! Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaire pour alléger notre sac et nos épaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a Santani, elles nous épargnent aussi de payer une surtaxe a l'aéroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz, en plus du lyophilisé rapporté de france, qui s'avèrent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs. Nous prévoyons aussi duvet, couverture de survie, cape de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.




L 'excitation monte....on ne sait du tout ce qui nous attend...... Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, présente partout, traverse les tôles. Les sièges sont déchiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisièmes generations....... Aujourd'hui, on s'est entassés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors Brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arrière comme je pouvais.


On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauge, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front attachée par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa......


......Et a notre arrivée dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères.
Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!!


Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquant leur vie, doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!!
Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!!
C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de Pong.
L'enfer vert allait parler....
Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte ne mentionne la topographie du coin.
Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses.
Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines.
Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux.
Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut être fatale.
la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passons une jambe a travers.
bref, c'est un mélange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante.
Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate .
Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus.
Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol, de feuilles et d'une bâche, pour limiter la remontée de l'humidité.
Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote pour le soir et le lendemain midi....riz sardines, pates et produits lyophilises.
Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!!
Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides.
Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste.
Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien.
Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??...
Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales.
Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!!
La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena.
A Wamena justement, nous arrivons.....errintes!!!
Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!!

Nous nous sommes jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour réaliser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De bonnes egratinures a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, Brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....pénurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!!


durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Lors de notre deuxième pourparler, il finit par prendre une douche dans notre chambre et nous laisse son slip a sécher !!!
Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille, enfin je pense..... Je préfère cela car je peux marcher en botte sans problème. Nous arrivons a Dekai avec notre guide qui a essayé de nous faire payer sa surtaxe de poids a l'aéroport en s'eclipsant au bon moment.Mais raté, on ne lâche rien alors Pelnus une fois revenu, se met a bouder et finit par payer.A notre arrivée a Dekai, nous decouvrons notre piece de vie chez un pote du guide.Un lino pourri posé sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus épais qu'une planche de balza.
Je vais d'ailleurs malencontreusement casser un pan de mur!!C'est le grand départ pour le trek, tout est prêt....sauf pelnus qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir).
Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récupérer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee.Pendant ce temps, pelnus dort.....quel pacha!!!! puis il boude !!!!
Le lendemain matin au départ.....
Bon, cher guide....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Alors il boude.....longtemps !!!!!!
Effectivement.....il y a un problème, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus qui sautent dans la benne du camion qui nous conduit au point de départ du trek .
Le camion fait un simple demi tour et stop....et vient le grand moment ou pelnus en seigneur pointe du doigt dans une direction et lance....dekai, ...c'est par là !!! On se met tous a rire, ..le pauvre , il a pas vu le demi tour du camion!!! Alors on comprend qu'il est pas né avec une boussole dans le cerveau.ça craint brice pour la jungle, non?? OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après une heure de marche, pelnus nous demande si nous possédons des coupe-coupe....et bien non, c'est a toi de prévoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en détiennent!!! on hallucine!!!!


Nous nous arrétons pour manger....pendant 3H, rien que ça !!!.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnus, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la vallée....c'est dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les critères papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors, il boude...et quant il boude, tu peux toujours causer..., c'est peine perdue !!!!! Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans son accord , nous prenons la décision de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discrètement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? c'est vrai qu'ils ont des pieds larges et ecrasés avec les doigts de pieds tres écartés, ...mais quand même!!! Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! Il se permet même de se faire masser par ses porteurs ou se faire porter son savon a la rivière de temps en temps.
L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam sans oublier de passer a la police locale pour le fameux surat jalan .










.....et là, .... nous assistons a une scène surréaliste en arrivant a MABOUL le lendemain: Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les locaux curieux et en nombre, nous entourent....... Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tension est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent ...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!


Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut après quelques heures de marche.





On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irrégulier de la tree-house laisse entrevoir la végétation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pièces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!






Les korowais sont au premier abord craintifs, communiquent ensuite en souriant et une fois rassurés, prennent plaisir a nous inviter dans leur demeure, et nous expliquer grâce a un second guide indonésien-papou, leur façon de vivre. Les femmes seins nus portent un pagne, tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replié en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coincés entre 2 pâtes de sagou, genre sandwich!!!


Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!


aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!!




La journée commence par l'abattage d'un sagoutier a l'aide d'une hâche en pierre.Un serpent, marre d'être secoué, tombe soudainement du haut du palmier.Alors les femmes, , en poussant des cris, se jettent dans la boue pour retrouver la pauvre bête.A mains nus, elles finissent par cueillirent l'animal qui finira..... dans nos petits estomacs. Une fois le sagoutier tombé, les hommes choisissent le meilleur tronçon et les femmes broient ensuite la pulpe a l'aide d'un outil de leur invention.Cette phase est très physique et nécessite au moins 2H de temps. Ensuite, grâce a des techniques ancéstrales, ils fabriquent a l'aide de feuilles, tiges, et branches, un long bac incurvé , avec un filtre a son commencement.Ils mélangent ensuite la pulpe de sagou a l'eau, puis versent le contenu dans ce grand recipient.Le filtre ne laisse passer que l'eau blanchâtre qui finira par déposer une pâte blanche très compacte.....LE SAGOU !!
Les hommes fabriquent pendant ce temps des pièges ingénieux pour la chasse au casoar et cochon sauvage et pour la pêche. (photos préparation sagou+peche en attente du retour de brice).Nous amorçons une bataille de pulpes de sagou et les korowais ne tardent pas a se prendre au jeu. Nous partageons un grand moment de joie et de fou rire, oui...quel bon moment, on ne peut même plus les arreter !!! Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et une fille de 8 ans a notre réveil a 5h du matin, fume des bangs !!!!!!!!!!

Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou-rires alimentent nos appetits. Nous avons dormi cette nuit dans une tree-house de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache. Le plancher laissait apparaitre la végétation 10 mètres plus bas et la cabane bougeait a chaque deplacement.....mais ce fût une belle experience, et sans cafards ni moustiques pour une fois!!!!!
De temps en temps, de beaux chants aigus nous arrivent aux oreilles, puis nous découvrons des papous presque nus, arcs et fleches en bandoulière sortir de la jungle. C'est toujours un moment très fort, ou deux mondes, deux civilisations avec 4000 ans d'écart se rencontrent, se dévisagent !!! Nous déconvrons dans une tree-house une femme victime de la gangrène, rongée a une jambe et portant dans ses bras un bébé.Par l'intermédiaire du guide, j'explique a son mari que si sa femme ne va pas a l'hôpital, elle mourra....Mais ici, on ne va pas a l'hosto!!!!
Vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants durant cette semaine fût une experience exceptionnelle.
Merci a vous, korowais, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations.
Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons rencontré de simples gens qui ont su nous faire apprecier leur style de vie grâce a une extrème générosité et gentillesse.Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lâche la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! C'est notre guide qui a racheté la bête pour la ramener en ville, finir sa vie dans une cage.Bravo pour un guide!!!! Il a de plus, ramené un arc et des fleches que nous avons dû négocier a sa place......on peut se demander qui sont les touristes et qui est le guide!!!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois.




Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoes voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons d'apercevoir une cabane ou passer la nuit.Ce sera chose faite mais pas sans mal....le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne démarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur Dekai.... Ce dimanche , la messe se déroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe écossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une épingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter Dekai pour rejoindre Wamena puis Jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour Wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prévus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ça se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! Les papous sédentarisés ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts et font donc la queue au guichet de l'aéroport puis s'eclipsent une fois arrivés en face du fonctionnaire.... alors je leur demande s' ils prennent l'avion et me répondent que non, bon...et bien excusez moi mais vous devez quitter la queue!!!!! Dans les warums( petits restos), ils viennent, s'assoient, ne parlent pas, observent....mais ne commandent rien et.... soudainement, s'en vont sans raisons comme celles qui les ont amené là !!!! Surprenant aussi d'observer les papous a la tâche qui n'ont absolument aucune notion du travail pour la plupart. Pour simple exemple, rouler une brouette quasiment vide sur une planche est un calvaire et de ridicules trous ou cailloux sont un obstacle insurmontable.Incroyable....n'ayant connu que la jungle avant, ce monde est finallement nouveau pour eux. On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age.Durant ce séjour, a l'exception de wamena, nous avons dû nous passer de lits , salles de bain, chaises ou tables et.....de toilettes!!! Brice a dû mettre parfois beaucoup de temps aux " jungle toilet" car il devait soit se coltiner un papou sur sa route ou devait changer de coin après avoir été repéré.....!!!! Le fossé c'est pas mal, ...mais après des pluies diluviennes, ....tu cherches plûtot vers les bananiers!!! "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter de retour a wamena, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques et Ambon.......

