Results for "contrôle+|+55"
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De Marrakech à Casablanca English translation pending
Bonjour,
Nous arrivons à marrakech le 21 septembre pour 1 semaine et nous voudrions visiter casablanca. Pouvez-vous m'indiquer le meilleur moyen pour nous y rendre et comment trouver un guide sur place ?
Merci de vos réponses.
Situation en Mauritanie en août 2009? English translation pending
bonjour a tous
apres les news qui se sont passées recemment sur le territoire.Qu'en est t il sur place?
Comment est l'acceuil des gens pour les etrangers occidentaux?
Ceux qui sont sur place comment vivez vous ces dernieres semaines?
merci pour l'info
bon week end 😉
apres les news qui se sont passées recemment sur le territoire.Qu'en est t il sur place?
Comment est l'acceuil des gens pour les etrangers occidentaux?
Ceux qui sont sur place comment vivez vous ces dernieres semaines?
merci pour l'info
bon week end 😉
Les 3000 euros pour le work holiday visa en Australie English translation pending
Bonjour,
Je compte partir en autralie debut novembre, et pour cela j'auraiq voulu avoir des renseingments sur le whv, ce qui me pose surtout probleme c'est de pouvoir justifier les 3000 euros sur le compte.
Est-ce vraiment obligatoire? Je veux dire par là, est-il quand même possible de partir sans avoir cette somme? Est-ce que tout le monde se fait controler? Et en cas de controle, si je ne les ai pas, que ce passe-t-il?
Est-ce que certaines personnes partent sans avoir les 3000 euros?
Merci d'avance pour vos réponses,
quentin
Je compte partir en autralie debut novembre, et pour cela j'auraiq voulu avoir des renseingments sur le whv, ce qui me pose surtout probleme c'est de pouvoir justifier les 3000 euros sur le compte.
Est-ce vraiment obligatoire? Je veux dire par là, est-il quand même possible de partir sans avoir cette somme? Est-ce que tout le monde se fait controler? Et en cas de controle, si je ne les ai pas, que ce passe-t-il?
Est-ce que certaines personnes partent sans avoir les 3000 euros?
Merci d'avance pour vos réponses,
quentin
Refaire sa vie au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Beaucoup de posts demandant des renseignements pour venir vivre et travailler au Vietnam. Je ne vais pas reprendre l'ensemble de tout ce que les uns et les autres ont pu répondre, mais je voudrais souligner quelques points importants, qui me semblent indispensables à connaître, si l'on ne veut pas que le rêve devienne cauchemar.
Trouver du travail : Le Vietnam pratique la préférence nationale. Des articles récents dans la presse indiquent que le contrôle des sociétés et entreprises qui emploient des travailleurs étrangers est renforcé. On ne peut employer un étranger que si son savoir-faire ou sa qualification n'existe pas au Vietnam. Et çà devient de plus en plus difficile de ne pas trouver les compétences sur place, compte-tenu de l'amélioration des niveaux de qualifications et d'études dans le pays. En réalité, à moins d'avoir un contrat temporaire avec une société étrangère ou d'oeuvrer dans l'humanitaire, la meilleure façon de trouver du travail, c'est de créer sa propre société, et si possible en joint-venture avec un vietnamien.D'où la nécessité d'avoir déjà un capital pour investir et voir venir...
Vivre au Vietnam: Il y a deux façons de vivre au Vietnam : soit côtoyer les vietnamiens et vivre entre expats, soit vivre avec les vietnamiens. Dans le premier cas, on peut vivre sans parler le vietnamien, ni intégrer la culture locale : la choucroute et les spaghettis bolognaise ont le même goût partout, et les communautarisme se suffit à lui-même. Dans le second cas, il est indispensable d'apprendre à parler, lire et écrire le vietnamien, le plus couramment possible, et d'accepter d'intégrer la culture du pays et ses codes sociaux, pour s'y intégrer le mieux possible et y être accepté comme un ami, à défaut de concitoyen. De toute façon, il me semble que vouloir vivre au Vietnam ne peut être le résultat d'une décision subite, mais au contraire, l'issue d'une maturation, après avoir visité le pays plusieurs fois, et surtout y avoir vécu quelques mois, notamment pendant les périodes climatiques les plus pénibles. Sans faire de pub pour quiconque, je vous encourage à lire sur le Courrier du Vietnam du Dimanche, consultable par Internet, les tranches de vie d'un expat qui raconte la vie quotidienne au Vietnam. Cà permet de se faire déjà quelques idées sur certains aspects surprenants de la vie ici, quand on est occidental. Entre celui des photos sur papier glacé des catalogues, celui des émissions et reportages télé, celui de quelques privilégiés qui roulent en 4x4, celui des villes, celui des campagnes, le Vietnam offre tant de visages qu'il est parfois bien difficile d'y retrouver celui de ses rêves ! De toute façon, je souhaite sincèrement bienvenue et bonne chance à tous ceux que tente l'aventure. Nhaqué
Beaucoup de posts demandant des renseignements pour venir vivre et travailler au Vietnam. Je ne vais pas reprendre l'ensemble de tout ce que les uns et les autres ont pu répondre, mais je voudrais souligner quelques points importants, qui me semblent indispensables à connaître, si l'on ne veut pas que le rêve devienne cauchemar.
Trouver du travail : Le Vietnam pratique la préférence nationale. Des articles récents dans la presse indiquent que le contrôle des sociétés et entreprises qui emploient des travailleurs étrangers est renforcé. On ne peut employer un étranger que si son savoir-faire ou sa qualification n'existe pas au Vietnam. Et çà devient de plus en plus difficile de ne pas trouver les compétences sur place, compte-tenu de l'amélioration des niveaux de qualifications et d'études dans le pays. En réalité, à moins d'avoir un contrat temporaire avec une société étrangère ou d'oeuvrer dans l'humanitaire, la meilleure façon de trouver du travail, c'est de créer sa propre société, et si possible en joint-venture avec un vietnamien.D'où la nécessité d'avoir déjà un capital pour investir et voir venir...
Vivre au Vietnam: Il y a deux façons de vivre au Vietnam : soit côtoyer les vietnamiens et vivre entre expats, soit vivre avec les vietnamiens. Dans le premier cas, on peut vivre sans parler le vietnamien, ni intégrer la culture locale : la choucroute et les spaghettis bolognaise ont le même goût partout, et les communautarisme se suffit à lui-même. Dans le second cas, il est indispensable d'apprendre à parler, lire et écrire le vietnamien, le plus couramment possible, et d'accepter d'intégrer la culture du pays et ses codes sociaux, pour s'y intégrer le mieux possible et y être accepté comme un ami, à défaut de concitoyen. De toute façon, il me semble que vouloir vivre au Vietnam ne peut être le résultat d'une décision subite, mais au contraire, l'issue d'une maturation, après avoir visité le pays plusieurs fois, et surtout y avoir vécu quelques mois, notamment pendant les périodes climatiques les plus pénibles. Sans faire de pub pour quiconque, je vous encourage à lire sur le Courrier du Vietnam du Dimanche, consultable par Internet, les tranches de vie d'un expat qui raconte la vie quotidienne au Vietnam. Cà permet de se faire déjà quelques idées sur certains aspects surprenants de la vie ici, quand on est occidental. Entre celui des photos sur papier glacé des catalogues, celui des émissions et reportages télé, celui de quelques privilégiés qui roulent en 4x4, celui des villes, celui des campagnes, le Vietnam offre tant de visages qu'il est parfois bien difficile d'y retrouver celui de ses rêves ! De toute façon, je souhaite sincèrement bienvenue et bonne chance à tous ceux que tente l'aventure. Nhaqué
Quarantaine en croisière due à la grippe H1N1? English translation pending
Bonjour à tous,
je me poses plusieurs questions peu étre un peut bete sur cette maladie planétaire.
En effet, déjà 2 cas détecté dans les précedents moi un à Livourne et l'autre à Marseille.
A chaque fois, il y a eu une mise en quarantaire des navires.
Est ce que les compagnies ont mis des mouens en oeuvres pour anticiper les problèmes ? (comme par exemple en chine à la descente de l'avion, tous les passagers voient leur température controlée)
Que faire lors d'une mise en quarantaine ?
Certes la compagnie n'est pas responsable mais dans le cadre d'une pandémie, que faire ?
La compagnie doit assurer a sécurité des clients à bord, peut-on se retourner contre elle ?
Merci par avance pour vos réponses
je me poses plusieurs questions peu étre un peut bete sur cette maladie planétaire.
En effet, déjà 2 cas détecté dans les précedents moi un à Livourne et l'autre à Marseille.
A chaque fois, il y a eu une mise en quarantaire des navires.
Est ce que les compagnies ont mis des mouens en oeuvres pour anticiper les problèmes ? (comme par exemple en chine à la descente de l'avion, tous les passagers voient leur température controlée)
Que faire lors d'une mise en quarantaine ?
Certes la compagnie n'est pas responsable mais dans le cadre d'une pandémie, que faire ?
La compagnie doit assurer a sécurité des clients à bord, peut-on se retourner contre elle ?
Merci par avance pour vos réponses
Bagages autorisés en soute avec EasyJet? (vol Biarritz-Paris) English translation pending
Salut,
Nous partons avec mon amie avec la compagnie EasyJet départ Biarritz arrivée Paris la semaine prochaine, et nous aimerions savoir les objets autorisés en soute. Il est précisé sur le site d'EasyJet
"Vous ne devez pas inclure dans vos bagages à enregistrer des articles fragiles ou périssables, de l'argent, des bijoux, des métaux précieux, de l'argenterie, des ordinateurs, des appareils électroniques, des papiers importants, des titres de placement ou autres documents de valeur, des documents professionnels, des passeports et autres documents d’identification ou échantillons. Conditions de transport d’articles 9.1(c)."
Qu'entendent ils par ordinateurs, car nous aimerions y mettre nos 2 pc portable, avec 1 disque dur, mon pocket pc, puis les chargeurs. Tout ça est il autorisé ou non? Et dans ce cas, pouvons nous les prendre avec nous en bagages à main?
Merci d'avance :)
XtiBasque
Nous partons avec mon amie avec la compagnie EasyJet départ Biarritz arrivée Paris la semaine prochaine, et nous aimerions savoir les objets autorisés en soute. Il est précisé sur le site d'EasyJet
"Vous ne devez pas inclure dans vos bagages à enregistrer des articles fragiles ou périssables, de l'argent, des bijoux, des métaux précieux, de l'argenterie, des ordinateurs, des appareils électroniques, des papiers importants, des titres de placement ou autres documents de valeur, des documents professionnels, des passeports et autres documents d’identification ou échantillons. Conditions de transport d’articles 9.1(c)."
Qu'entendent ils par ordinateurs, car nous aimerions y mettre nos 2 pc portable, avec 1 disque dur, mon pocket pc, puis les chargeurs. Tout ça est il autorisé ou non? Et dans ce cas, pouvons nous les prendre avec nous en bagages à main?
Merci d'avance :)
XtiBasque
Assurance pour circuler en Afrique de l'Ouest? English translation pending
Bonjour à tous,
Je dois me rendre prochainement au Mali avec mon véhicule, je sais que mon assurance ne me couvre qu'au Maroc, pas en Mauritanie, pas au Mali.
Je n'ai pas une totale confiance quant aux assurances proposées aux frontières.
Existe-t-il une compagnie Européenne qui propose cette couverture en Afrique de l'ouest avec une assistance ?
Merci d'avance et bonne journée
Existe-t-il une compagnie Européenne qui propose cette couverture en Afrique de l'ouest avec une assistance ?
Merci d'avance et bonne journée
Principe de la barrière sanitaire en Namibie? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Qui pourrait m'expliquer quel est le principe de cette barrière sanitaire en Namibie ?
J'ai lu qu'il faut avoir acheté des fruits gravés comme une sorte de péage pour franchir ces passages. Qu'en est-il? Doit-on juste éviter de transporter de la nourriture dans les frigos? Dans les 2 sens ou bien frigo vide juste du Nord vers le Sud?
Merci beaucoup.
Qui pourrait m'expliquer quel est le principe de cette barrière sanitaire en Namibie ?
J'ai lu qu'il faut avoir acheté des fruits gravés comme une sorte de péage pour franchir ces passages. Qu'en est-il? Doit-on juste éviter de transporter de la nourriture dans les frigos? Dans les 2 sens ou bien frigo vide juste du Nord vers le Sud?
Merci beaucoup.
Départ vers le Bénélux en voiture, perte de carte d'identité English translation pending
Bonjour,
je compte partir avec ma chérie faire un tour en Belgique, au Luxembourg et en Hollande en voiture.
Malheureusement, ma copine a perdu sa carte d'identité nationale, et ne possède par conséquent plus de pièce d'identité... tandis que moi j'ai mon passeport, ma carte d'identité et mon permis..
Ça remet donc bien en cause nos projets !
Voilà donc je me demande si une déclaration de perte suffirait à satisfaire les autorités en cas de contrôle ?
Merci d'avance,
je suis ouvert à toute autre idée par ailleurs
Voilà donc je me demande si une déclaration de perte suffirait à satisfaire les autorités en cas de contrôle ?
Merci d'avance,
je suis ouvert à toute autre idée par ailleurs
Russie: date sur la carte d'immigration, dépassée English translation pending
Bonjour,
Je travaille actuellement quelques temps en Russie, et, comme il est plus rapide et plus simple d'obtenir un VISA de travail "simple entree" de quelques jours aupres de l'ambassade pour rentrer sur le territoire Russe, j'ai opte pour cette solution et fait refaire mon visa une fois en Russie pour une duree plus longue. Par contre le probleme se pose pour la carte d'immigration que l'on nous demande de remplir avant de sortir de l'avion. Car bien evidemment il y faut inscrire la date d'arrivee sur le territoire ainsi que la date de depart qui doivent bien sur correspondent aux dates indiquees sur le VISA et dont la concordance est controlee par la douane a l'aeroport a l'arrivee et a au retour, d'ou l'imossibilite de mettre une autre date.
Donc pour resumer j'ai maintenant une carte d'immigration avec une date deja depassee et un visa refait valable encore quelques temps.
Que risque t'il de se passer a mon retour quand les services de douanes se rendront compte de cette non concordance?
Sujet sur lequel a mon avis seulement quelques personnes pourront me repondrent, mais bon on ne sait jamais, j'ai espoir !
Je travaille actuellement quelques temps en Russie, et, comme il est plus rapide et plus simple d'obtenir un VISA de travail "simple entree" de quelques jours aupres de l'ambassade pour rentrer sur le territoire Russe, j'ai opte pour cette solution et fait refaire mon visa une fois en Russie pour une duree plus longue. Par contre le probleme se pose pour la carte d'immigration que l'on nous demande de remplir avant de sortir de l'avion. Car bien evidemment il y faut inscrire la date d'arrivee sur le territoire ainsi que la date de depart qui doivent bien sur correspondent aux dates indiquees sur le VISA et dont la concordance est controlee par la douane a l'aeroport a l'arrivee et a au retour, d'ou l'imossibilite de mettre une autre date.
Donc pour resumer j'ai maintenant une carte d'immigration avec une date deja depassee et un visa refait valable encore quelques temps.
Que risque t'il de se passer a mon retour quand les services de douanes se rendront compte de cette non concordance?
Sujet sur lequel a mon avis seulement quelques personnes pourront me repondrent, mais bon on ne sait jamais, j'ai espoir !
Voler avec SriLankan Airlines? English translation pending
Bonjour,
J'ai trouvé un vol à trés bon prix, Delhi-Paris avec escale à Colombo. Je voudrais connaitre vos avis sur la compagnie aérienne Srilankan airlines. Merci d'avance. Virginie
J'ai trouvé un vol à trés bon prix, Delhi-Paris avec escale à Colombo. Je voudrais connaitre vos avis sur la compagnie aérienne Srilankan airlines. Merci d'avance. Virginie
Vos informations récentes sur le Turkménistan? English translation pending
hello
je sais que ce pays n'attire pas les foules vu le nombre de messages sur le forum
mais si quelqu'un à des news récentes je suis preneur.
merci
Stéphane
Stéphane
Tunisie: faut-il déclarer un gardien de villa à la police? English translation pending
Bonjour à tous, avec deux compatriotes (suisses), dont une femme âgée, nous avons loué un petit hameau de 3 maisons, dans la campagne tunisienne. Afin de na pas laisser les maisons inoccupées, nous y avons donc logé 2 gardiens. Des amis me disent que nous devrions aller nous présenter à la police locale pour les déclarer, et ainsi officialiser les choses, ceci afin de leur éviter des ennuis, ainsi qu'à nous. Quelques lecteurs auraient-ils l'amabilité de me renseigner, merci d'avance.
Transport de cendres vers le Népal English translation pending
Bonjour
Mon fils (19 ans) et moi partons bientôt pour le Népal afin d'exaucer les dernières volontés de mon mari, décédé il y a plus de 4 ans. En effet, il désirai que ces cendres soient répandues dans le Gange. Seulement, beaucoup de questions se bousculent ... Mais la principale est : comment faire tout cela en toute légalité ? Concernant la préfecture, tout est OK. En revanche, ce qui est plus que surprenant, c'est qu'en appelant l'ambassade du Népal, on me répond qu'il n'y a besoin d'aucune formalité (pas même un certificat de décès), que l'on peut venir avec l'urne et qu'il y aura aucun problème. Cependant, par exemple, en cas de contrôle aérien ou autre, je crains d'avoir des soucis. A côté de ça, nous pensions démarrer notre voyage (d'un mois), en Inde. Concernant les cendres, l'ambassade de l'Inde demande énormément de paperasses et surtout le passeport du décédé, que je n'ai évidemment pas. Nous n'avons donc pas le choix, nous irons directement à Katmandou et poursuivrons notre voyage en Inde. Amis voyageurs, peut-être avez-vous vécu un transport de cendres au Népal ou du moins entendu parler, vous me seriez d'une grande aide ? Peut-être même, qu'il y a actuellement des voyageurs au Népal et qui pourraient donc se renseigner sur place. A vous tous, un grand merci à l'avance, pour n'importe lequel des renseignements que vous pourriez m'indiquer.
Mon fils (19 ans) et moi partons bientôt pour le Népal afin d'exaucer les dernières volontés de mon mari, décédé il y a plus de 4 ans. En effet, il désirai que ces cendres soient répandues dans le Gange. Seulement, beaucoup de questions se bousculent ... Mais la principale est : comment faire tout cela en toute légalité ? Concernant la préfecture, tout est OK. En revanche, ce qui est plus que surprenant, c'est qu'en appelant l'ambassade du Népal, on me répond qu'il n'y a besoin d'aucune formalité (pas même un certificat de décès), que l'on peut venir avec l'urne et qu'il y aura aucun problème. Cependant, par exemple, en cas de contrôle aérien ou autre, je crains d'avoir des soucis. A côté de ça, nous pensions démarrer notre voyage (d'un mois), en Inde. Concernant les cendres, l'ambassade de l'Inde demande énormément de paperasses et surtout le passeport du décédé, que je n'ai évidemment pas. Nous n'avons donc pas le choix, nous irons directement à Katmandou et poursuivrons notre voyage en Inde. Amis voyageurs, peut-être avez-vous vécu un transport de cendres au Népal ou du moins entendu parler, vous me seriez d'une grande aide ? Peut-être même, qu'il y a actuellement des voyageurs au Népal et qui pourraient donc se renseigner sur place. A vous tous, un grand merci à l'avance, pour n'importe lequel des renseignements que vous pourriez m'indiquer.
Votre opinion sur les taxis brousse en Afrique de l'Ouest? English translation pending
bonjour à tous
Question qui s'adresse aux routards occidentaux endurcis qui ont parcouru cette zone :
Quel est à votre avis le(s) pays d'Afrique de l'Ouest le(s) plus commode(s) pour recourir aux taxis brousses locaux en tant que voyageur individuel c'est-à-dire : - sans avoir trop à se batailler sur des tarifs etablis à la tete du client - sans etre importuné reguliérement par les controles routiers et racketté par les flics aux barrages - sans etre entassé pire que des sardines dans des vehicules mal entrenus et conduits par des kamikazes . - etc.
Les pays qui eventuellement m'interesseraient le plus : Togo, Benin, Burkina, Ghana et eventuellement Senegal , Gambie
Merci d'avance à ceux qui me repondront Jean
Quel est à votre avis le(s) pays d'Afrique de l'Ouest le(s) plus commode(s) pour recourir aux taxis brousses locaux en tant que voyageur individuel c'est-à-dire : - sans avoir trop à se batailler sur des tarifs etablis à la tete du client - sans etre importuné reguliérement par les controles routiers et racketté par les flics aux barrages - sans etre entassé pire que des sardines dans des vehicules mal entrenus et conduits par des kamikazes . - etc.
Les pays qui eventuellement m'interesseraient le plus : Togo, Benin, Burkina, Ghana et eventuellement Senegal , Gambie
Merci d'avance à ceux qui me repondront Jean
Fermeture du site de Pétra en cas de pluie importante (Jordanie) English translation pending
Bonjour,
Ce novembre en Jordanie... ce devrait être bien...
Ceci dit, je me suis laissé dire qu'en cas de pluie importante, ils fermaient le site de Pétra à la visite pour pallier les risques d'inondations.
Et que novembre est humide...
Cette mésaventure est-elle arrivée à quelqu'un ?
Cette mésaventure est-elle arrivée à quelqu'un ?
Les parcs nationaux des Etats-Unis avec des enfants (Junior Rangers) English translation pending
Un petit conseil pour ceux qui ont des enfants (jusqu'a 13ans ~) et un peu de temps pour visiter les parcs nationaux. C'est ludique est instructif ...en arrivant, aller dans le "visitor center" et demander le livret du "junior ranger" (payant 1$ a Zion !). Il y a pleins de jeux sur le theme du parc et en fonction de l'age (en anglais mais avec l'aide d'un adulte c'est faisable), quand l'enfant fait controler son livret il recoit un badge et prete serment de proteger le parc. Pas besoin de tout faire et ma fille faisait parfois les reponses en francais que je traduisais devant le ranger. Seul hic il faut faire attention aux heures d'ouverture des Visitors Centers (17h Death Valley, 18h00 plus souvent parfois 20h (Bryce)).
Pas besoin de participer a une activite pour les Junior Rangers, il suffit de leur expliquer que l'enfant ne parle pas anglais.
Vol France-Italie: nourriture en cabine d'avion autorisée? English translation pending
Bonjour,
Je pars en avion dans peu de temps et j'aimerais connaître les produits interdits précis dans l'avion.
J'ai obtenu quelques informations sur le site http://www.aviation-civile.gouv.fr/html/oservice/surete_test.htm
A priori, je peux emmenner avec moi, une baguette de pain ? viande? pâté croute? foie gras?
car dans la soute ça va tout s'écraser....
je vous remercie par avance si vous avez des liens sur lesquels je peux avoir des précisions ou des forums je ne sais pas.
a+
ludo.
Je pars en avion dans peu de temps et j'aimerais connaître les produits interdits précis dans l'avion.
J'ai obtenu quelques informations sur le site http://www.aviation-civile.gouv.fr/html/oservice/surete_test.htm
A priori, je peux emmenner avec moi, une baguette de pain ? viande? pâté croute? foie gras?
car dans la soute ça va tout s'écraser....
je vous remercie par avance si vous avez des liens sur lesquels je peux avoir des précisions ou des forums je ne sais pas.
a+
ludo.
Voyage à Amsterdam avec un passeport périmé? English translation pending
Bonjour, je part dans 3 jours à Amsterdam, aux Pays-Bas avec des amis.
Malheureusement, je me suis rendu compte que mon passeport n'est plus valide depuis le 1/07/09 (passeport enfant tandis que je suis majeur depuis le 03/12/08).
A noter que j'ai également perdu ma carte nationnale d'identité qui est en ce moment en cours de fabrication et que je n'aurai donc pas pour mon départ de Lundi.
Est-ce possible de voyager avec mon passeport périmé sans que, en cas de contrôle part la douane, on m'indique de faire marche arrière?
Merci.
Malheureusement, je me suis rendu compte que mon passeport n'est plus valide depuis le 1/07/09 (passeport enfant tandis que je suis majeur depuis le 03/12/08).
A noter que j'ai également perdu ma carte nationnale d'identité qui est en ce moment en cours de fabrication et que je n'aurai donc pas pour mon départ de Lundi.
Est-ce possible de voyager avec mon passeport périmé sans que, en cas de contrôle part la douane, on m'indique de faire marche arrière?
Merci.
Incursion au Danemark en camping-car avec une carte identité périmée? English translation pending
nous partons dimanche pour la Hollande, puis on doit faire une incursion au Danemark. En faisant des recherches pour savoir si les papiers des chiens étaient OK, je me suis rendue compte que ma CI n'était plus valide depuis 3 ans 🙁. Il est bien entendu trop tard pour obtenir une nouvelle CI ..... on ne peux pas repousser le voyage car nous participons à un stage canin en Hollande donc on va partir comme ça en croisant les doigts et en espérant ne pas être contrôlés. Mais j'ai vu que la CI n'était pas obligatoire, je vais prendre mon permis et aussi mon livret de famille. Est-ce que vous croyez que ça peux tenir la route ? Si je suis contrôlée qu'est-ce que je risque à part "retour frontière" ?
Vivre aux Philippines: idées d'affaires? English translation pending
Bonjour tout le monde
je cherche des conseils car je desire m'établir aux philippines, le plu srapidemment possible. Avez-vous des idées de business possible là-bas???
merci d, avance
Niko
je cherche des conseils car je desire m'établir aux philippines, le plu srapidemment possible. Avez-vous des idées de business possible là-bas???
merci d, avance
Niko
Improvisation Nomade (4) Turquie English translation pending
Un train pour Istanbul.
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Partir de l'Indonésie pour l'Australie sans prendre l'avion? English translation pending
Hello a tous
Je compte passer trois semaines de vacances en indonesie et passer la quatrieme semaine en Australie avant de prendre un vol pour rejoindre l'Afrique du Sud ou je reside.
J'aimerai savoir quel autre moyen de transport en dehors de l'avion je peut utiliser pour passer de l'indonesie en australie. Le bateau peut etre? Je peut sejourner en australie sans un visa au prealable mias cela depand aussi de la nature du controle a l'entree. quel jenrre de controle vais-je renconter si j'arrive en australie par bateau?
Merci pour toutes vos reponses
Problème de nom sur des billets de train Eurostar English translation pending
je vous expose mon problème.
je dois partir à Londres avec une amie début aout, j'ai commandé les billets eurostar pour nous deux sur le site voyage-sncf.com, il ne m'a jamais été demandé les noms des voyageurs et pourtant il y a mon nom (nom de facturation) sur les deux billets (dans un petit encadré en haut a droite du billet en face de "billets reservation" ) j'ai lu sur certains site que le nom sur le billets et celui sur le papier d'identité était controlé et que si il n'était pas le même celà pouvait poser problème mais j'ai aussi lu que c'était juste un nom de réservation et que ça n'avait rien à voir avec le nom du voyageurs..
si il y a donc des habitués de l'eurostar, pouvez vous tentez de répondre à ma question
(j'essai d'appeler le service client de voyage-sncf qui ne répond pas pour le moment)
je vous remercie de vos réponses et j'espère que vous pourrez me rassurer un peu car ce serait quand même dommage pour mon amie de devoir rester sur le quai de la gare du Nord..
je dois partir à Londres avec une amie début aout, j'ai commandé les billets eurostar pour nous deux sur le site voyage-sncf.com, il ne m'a jamais été demandé les noms des voyageurs et pourtant il y a mon nom (nom de facturation) sur les deux billets (dans un petit encadré en haut a droite du billet en face de "billets reservation" ) j'ai lu sur certains site que le nom sur le billets et celui sur le papier d'identité était controlé et que si il n'était pas le même celà pouvait poser problème mais j'ai aussi lu que c'était juste un nom de réservation et que ça n'avait rien à voir avec le nom du voyageurs..
si il y a donc des habitués de l'eurostar, pouvez vous tentez de répondre à ma question
(j'essai d'appeler le service client de voyage-sncf qui ne répond pas pour le moment)
je vous remercie de vos réponses et j'espère que vous pourrez me rassurer un peu car ce serait quand même dommage pour mon amie de devoir rester sur le quai de la gare du Nord..
Vol vers le Togo: répulsif spray en cabine? English translation pending
Bonjour à tous !
Je vais d'ici peu partir en voyage humanitaire au Togo. Je me suis préparée comme il fallait enfin selon moi mais j'ai une ptite question pour vous.
Dans l'avion, savez vous si je prendre dans ma cabine de l'insect ecran en spray ? J'ai mille info contradictoires et je ne sais plus qui croire.
Merci les voyageurs!😛😛
Sortir du territoire marocain avec un véhicule English translation pending
Bonjour, en tant qu'Europeen (passeport), je souhaiterais quitter le Maroc quelques jours vers l'Europe (aller chercher quelques affaires) avec un vehicule immatricule au Maroc au nom d'une amie. Quid des possibilites/formalites ? Merci
Aeroflot: transit à Moscou pour la Mongolie English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Mongolie en septembre avec Aeroflot...En fait il s'agit de mon premier voyage si loin de mon petit chez moi...J'ai pris les billets d'avion il y a déjà quelques mois et je commence à flipper un peu. J'ai vu que le transit à Moscou pouvait être très long et n'étant pas un habitué des voyages en avion, je n'avais pas du tout pensé à contrôler ça!!! Est-ce que ça va me poser problème sachant que mes horaires sont les suivants :
A l'allé : arrivée à Moscou à 17h20 et départ pour Ulan Bataar à 20h20
Au retour : arrivée à Moscou à 10h15 et départ pour Paris à 12h30
Merci de me rassurer (ou au pire de me renseigner)... Fabien
Merci de me rassurer (ou au pire de me renseigner)... Fabien
Coût de l'envoi de camion par bateau à Madagascar? English translation pending
Bonjour.
Je projette de monter une entreprise de transport de marchandise a madagascar.
je voudrai savoir combien ca couterait a peu près d'envoyer un camion semi-remorque
sur le pont d'un navire au depart d'un port francais(le havre ou toulon ou autre)
Si vous avez des renseignements, merci de m'en informer.
merci d'avance
La Colombie, un pays que nous avons adoré! English translation pending
Nous vous recommandons la Colombie.
Nous venoms d'y passer 1, 5 mois et nous avons adore!! ce pays, malgres ces problemes, est loin de tous les cliches que nous lui attribuons : cocaine, farcs...La diversite de la nature est impressionante, la chaleur des gens extraordinaire...
pour en savoir plus (nos impressions et le detail de notre voyage) rendez vous sur notre blog : http://gegevivi.uniterre.com
bon viaje a todos! gege et vivi
Nous venoms d'y passer 1, 5 mois et nous avons adore!! ce pays, malgres ces problemes, est loin de tous les cliches que nous lui attribuons : cocaine, farcs...La diversite de la nature est impressionante, la chaleur des gens extraordinaire...
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bon viaje a todos! gege et vivi
Trransporter un trépied dans l'avion? English translation pending
Bonjour !
Je me demandai.. peut-on transporter un trépied (pour appareil photo) dans l'avion ?
ce dit trépied, sera attaché à mon sac à dos..
Merci
salutations