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Temples et Tamouls (janvier 2009) English translation pending
C'était le bon moment pour (re)partir.
En plein mois de janvier, l'air est doux au Tamil Nadu, dans le sud de l'Inde, sur la côte est, golfe du Bengale.
Ce que j'aime dans l'arrivée tardive, c'est que ça prolonge encore un peu le mystère de la terra incognita. Quand on ouvre les yeux après quelques heures ultimes de sommeil, c'est comme si on arrivait vraiment à ce moment là, quand la brise de mer agite la cime des palmiers et que le soleil éblouit tout.
Deux semaines en vue avec mon père pour compagnon de route, une voiture avec chauffeur pendant dix jours, les rizières et les cocotiers comme horizon.
C'est une première pour moi, cette idée de chauffeur, et je n'ai vraiment pas été déçu. C'est simple, souple, et permet de profiter pleinement du voyage, surtout quand on part sur une courte durée. Après mon initiation indienne au Kerala, je voulais revenir pour voir les temples dravidiens du Tamil Nadu et comprendre un peu mieux la mythologie hindoue, si présente dans la vie quotidienne.
De mon passage au Kerala, j'avais le souvenir d'un mélange constant entre chaos et harmonie. On pourrait décliner entre archaïque et séculier, entre moderne et traditionnel, car l'alpha et l'omega coexistent en permanence et s'équilibrent ici. Nous avons donc visité de nombreux temples, sur le parcours classique Mahabalipuram/Pondichery/Chidambaram/Kumbakonam/Thanjavur/Rameshwaram/Madurai/Trichy/Chennai. Outre les splendeurs artistiques de ces vieilles pierres, qui comportent de très nombreuses sculptures monolithes d'un raffinement époustouflant, c'est la vie dans les temples qui nous a marqué. Les voyageurs étrangers sont comme des électrons libres dans un circuit ouvert où les hindous de partout viennent visiter ou prier et rendre hommage aux divinités. Dans ces entrelacs d'enceintes, de piliers, d'alcôves, de cours, de bassins, les brahmanes, la caste "cléricale" (mais pas seulement!), officient toute la journée pour les visiteurs. Véritables "techniciens" du temple, ils opèrent les cérémonies (sans prêche), distribuent poudres et récitations religieuses, (r)amassent les offrandes, et nous on n'en perd pas une miette. J'essaie de m'y retrouver dans la pléthore d'incarnations et d'avatars de Vishnou et Lakshmi ou de Shiva et de Parvathi, mais y en a vraiment beaucoup, représentés peints et sculptés depuis des siècles et des siècles, dans du granit, du stuc, du bronze...
C'est ça qui est vraiment marrant : le temple existe dans la rue, et la rue vit aussi à l'intérieur du temple. Près de Madurai, on a vu les familles venir passer la journée au temple. Les étals des marchands sont à l'entrée, avec à boire et à manger, et tout ce qu'il faut pour les offrandes (les paniers "fleurs, bananes, noix de coco"!). On rentre pieds nus dans l'enceinte et c'est le grand pique-nique! Les singes et les chiens mangent les restes et les enfants sont comme au zoo, avec les vaches et parfois un éléphant qui prend les pièces et "bénit" du bout de la trompe la tête des dévots. On a vu aussi une fois le "baptême" d'un nouveau modèle de scooter, donné au temple par le concessionnaire. La puja (cérémonie) en bonne et due forme est opérée par un brahmane qui assure le représentant de la marque des bonnes ventes futures, tandis que le scooter du temple sera vendu pour le bénéfice de la communauté. Parallèlement, dans la rue, les représentations religieuses sont partout, dans ses formes les plus variées, richement ornées ou simples et belles dans leur patine accumulée. C'est un peu ça finalement l'Inde: le pays de la patine! À voir le métal des trains ou des camions multicolores, à voir le granit des statues recouvert quotidiennement de poudre ou de ghee (beurre clarifié), à voir les murs recouverts plusieurs fois d'affiches dépenaillées, la matière a presque une âme...
À part à Trichy, où les gens étaient globalement assez blasés, voire un peu "fermés", on s'est plutôt bien marré avec les Tamouls. Comme souvent, un sourire et ce petit dodelinement typique de la tête forcent la sympathie.
C'était un peu sportif de changer d'endroit presque tous les jours, ou tous les deux jours, mais chaque journée nous réservait son lot d'inattendu et d'émerveillement. Une fois réglées les questions d'hébergement, on découvrait la ville avec un mélange de curiosité et de points de repères. Mes deux coups de coeur, pour des raisons différentes, seraient Pondichery et Rameshwaram. À Pondichery, par un concours de circonstances, nous nous sommes retrouvé quasi chez l'habitant, en plein quartier français. Tout seuls sur un étage dans une grande chambre nickel, avec la terrasse sur le toit, la lune pleine et luisante, c'était assez idéal! L'atmosphère de Pondichery est très tranquille, comme une petite ville, avec ses spots incontournables : le Ganesha temple avec son éléphant, le parc de la place du gouverneur, le front de mer, le marché Goubert si vivant, et le quartier français, très clean si on se réfère à la rue indienne de base, très indien en même temps si on se promène la nuit aux abords de la maternité (inratable, c'est là qu'on trouve des échoppes ouvertes jusqu'à pas d'heure). Je me verrais bien volontiers passer quelques temps dans le coin.
Rameshwaram, c'est tout autre chose. C'est le genre d'étape qui finit par sauter quand on planifie un voyage: un peu à l'écart du trajet, qui nécessite deux grosses demies-journées de route... Et pourtant, quel endroit étonnant. En route, nous faisons un stop à Devipattinam, où des brahmanes opèrent des pujas dans un petit ghat (bassin) construit dans la mer, ou plutôt au bout d'une espèce de ponton en dur. D'après le driver, les mariages tardifs viennent trouver ici la prévention brahmanique d'un succès dans le couple, explication possiblement corroborée par un banyan attenant chargé d'ex-votos, étoffes accrochées aux branches ou petits carrés de bois avec une effigie de poupée (symbole d'un bébé). Toujours selon le driver, les mariages tardifs (c'est moi qui appelle ça comme ça) concernent en premier lieu des femmes qui se marieraient à l'approche de la trentaine! Aller à Rameshwaram, c'est emprunter le pont Indira Gandhi, qui relie l'île et le continent. Jusqu'à la construction de ce pont, seule la ligne ferroviaire, ligne droite surplombant la mer, permettait d'accéder à l'île sans bateau. La ligne est toujours là, en service, et son pont basculant planté dans l'eau est un grand moment visuel de la poésie technico-industrielle. À la tombée de la nuit, les milliers de pèlerins qui affluent de l'Inde entière se pressent sur les rambardes pour admirer le spectacle: les vagues puissantes, le rivage idyllique, les bateaux de pêcheurs et cette voie ferroviaire hallucinante. Rameshwaram vit autour du temple, qui a la particularité d'être à la fois dédié à Vishnou, ou plutôt Ram, un de ses nombreux avatars, et à Shiva (normalement, c'est soit l'un soit l'autre, sachant qu'en règle générale, c'est "Shiva first"). C'est un des hauts lieux de pèlerinage hindou. Une fois à l'intérieur du temple, passée la file d'attente qui déborde hors de l'enceinte, les pèlerins font le tour des 22 bassins où ils sont aspergés d'eau sacrée, particularité de ce temple. La plage, située à une centaine de mètres de là, est un véritable rêve éveillé. Je m'en veux presque de ne pas être plus disert sur toutes les significations religieuses qui mériteraient des explications, mais à vrai dire, ça remplit déjà des livres entiers et des milliers de pages web! En tout cas, ici plus qu'ailleurs, la vie autour du temple ressemble à une fourmilière: des flots de pèlerins se déversent tous les jours, les cars garés sur les bas-côtés créent des embouteillages, les vendeurs de tchaï, de beignets et de galettes diverses nourrissent tout ce monde, et il n'est pas rare d'entendre parler anglais entre Indiens. Eh oui, avec 250 langues la langue véhiculaire est bien souvent l'anglais. Plus loin sur l'île, il y a le village de Danushkodi, rayé de la carte par un cyclone en 1964. En face c'est le Sri Lanka, à une trentaine de kilomètres en suivant les bancs de sable, qui selon la légende auraient permis à Rama d'accéder à l'île pour délivrer son épouse Sita des griffes du démon Ravana. J'adore cette histoire.
Je n'oublie pas les autres villes, parfois presque semblables, mais tellement différentes les unes des autres finalement. Je n'oublie pas le temple de Gangakondacholapuram, un des plus anciens et des mieux conservés, je pense au festival de musique de Tiruvayaru, et l'ambiance de foire joyeuse qui animait le village. Je repense aussi aux sublimes pâtisseries dénichées à Kumbakonam, les meilleures qu'on ait trouvées.
Pour finir encore quelques images. La bouche rouge et les chicots des amateurs de noix de bétel, hommes et femmes. Les parures brillantes et dorées des femmes indiennes, les colliers de jasmin dans leurs cheveux. Le geste sûr et volontaire du cuistot frappant les parothas (des galettes épaisses) pour leur donner cet aspect légèrement délité, à Rameshwaram. Le lingam d'éther (que par définition on ne peut que "percevoir") dans le temple de Shiva en "danseur cosmique" (Nataraja) à Chidambaram, quand nous étions torse nu en pleine puja. Une séance de cinéma mémorable à Chennai, entre film de kung-fu et comédie musicale, le public à bloc.
En un mot comme en cent (et peut-être sûrement plus), je suis rentré dans le club ô combien populaire des amateurs de l'Inde. Comment faire autrement?
Mat
Deux semaines en vue avec mon père pour compagnon de route, une voiture avec chauffeur pendant dix jours, les rizières et les cocotiers comme horizon.
C'est une première pour moi, cette idée de chauffeur, et je n'ai vraiment pas été déçu. C'est simple, souple, et permet de profiter pleinement du voyage, surtout quand on part sur une courte durée. Après mon initiation indienne au Kerala, je voulais revenir pour voir les temples dravidiens du Tamil Nadu et comprendre un peu mieux la mythologie hindoue, si présente dans la vie quotidienne.
De mon passage au Kerala, j'avais le souvenir d'un mélange constant entre chaos et harmonie. On pourrait décliner entre archaïque et séculier, entre moderne et traditionnel, car l'alpha et l'omega coexistent en permanence et s'équilibrent ici. Nous avons donc visité de nombreux temples, sur le parcours classique Mahabalipuram/Pondichery/Chidambaram/Kumbakonam/Thanjavur/Rameshwaram/Madurai/Trichy/Chennai. Outre les splendeurs artistiques de ces vieilles pierres, qui comportent de très nombreuses sculptures monolithes d'un raffinement époustouflant, c'est la vie dans les temples qui nous a marqué. Les voyageurs étrangers sont comme des électrons libres dans un circuit ouvert où les hindous de partout viennent visiter ou prier et rendre hommage aux divinités. Dans ces entrelacs d'enceintes, de piliers, d'alcôves, de cours, de bassins, les brahmanes, la caste "cléricale" (mais pas seulement!), officient toute la journée pour les visiteurs. Véritables "techniciens" du temple, ils opèrent les cérémonies (sans prêche), distribuent poudres et récitations religieuses, (r)amassent les offrandes, et nous on n'en perd pas une miette. J'essaie de m'y retrouver dans la pléthore d'incarnations et d'avatars de Vishnou et Lakshmi ou de Shiva et de Parvathi, mais y en a vraiment beaucoup, représentés peints et sculptés depuis des siècles et des siècles, dans du granit, du stuc, du bronze...
C'est ça qui est vraiment marrant : le temple existe dans la rue, et la rue vit aussi à l'intérieur du temple. Près de Madurai, on a vu les familles venir passer la journée au temple. Les étals des marchands sont à l'entrée, avec à boire et à manger, et tout ce qu'il faut pour les offrandes (les paniers "fleurs, bananes, noix de coco"!). On rentre pieds nus dans l'enceinte et c'est le grand pique-nique! Les singes et les chiens mangent les restes et les enfants sont comme au zoo, avec les vaches et parfois un éléphant qui prend les pièces et "bénit" du bout de la trompe la tête des dévots. On a vu aussi une fois le "baptême" d'un nouveau modèle de scooter, donné au temple par le concessionnaire. La puja (cérémonie) en bonne et due forme est opérée par un brahmane qui assure le représentant de la marque des bonnes ventes futures, tandis que le scooter du temple sera vendu pour le bénéfice de la communauté. Parallèlement, dans la rue, les représentations religieuses sont partout, dans ses formes les plus variées, richement ornées ou simples et belles dans leur patine accumulée. C'est un peu ça finalement l'Inde: le pays de la patine! À voir le métal des trains ou des camions multicolores, à voir le granit des statues recouvert quotidiennement de poudre ou de ghee (beurre clarifié), à voir les murs recouverts plusieurs fois d'affiches dépenaillées, la matière a presque une âme...
À part à Trichy, où les gens étaient globalement assez blasés, voire un peu "fermés", on s'est plutôt bien marré avec les Tamouls. Comme souvent, un sourire et ce petit dodelinement typique de la tête forcent la sympathie.
C'était un peu sportif de changer d'endroit presque tous les jours, ou tous les deux jours, mais chaque journée nous réservait son lot d'inattendu et d'émerveillement. Une fois réglées les questions d'hébergement, on découvrait la ville avec un mélange de curiosité et de points de repères. Mes deux coups de coeur, pour des raisons différentes, seraient Pondichery et Rameshwaram. À Pondichery, par un concours de circonstances, nous nous sommes retrouvé quasi chez l'habitant, en plein quartier français. Tout seuls sur un étage dans une grande chambre nickel, avec la terrasse sur le toit, la lune pleine et luisante, c'était assez idéal! L'atmosphère de Pondichery est très tranquille, comme une petite ville, avec ses spots incontournables : le Ganesha temple avec son éléphant, le parc de la place du gouverneur, le front de mer, le marché Goubert si vivant, et le quartier français, très clean si on se réfère à la rue indienne de base, très indien en même temps si on se promène la nuit aux abords de la maternité (inratable, c'est là qu'on trouve des échoppes ouvertes jusqu'à pas d'heure). Je me verrais bien volontiers passer quelques temps dans le coin.
Rameshwaram, c'est tout autre chose. C'est le genre d'étape qui finit par sauter quand on planifie un voyage: un peu à l'écart du trajet, qui nécessite deux grosses demies-journées de route... Et pourtant, quel endroit étonnant. En route, nous faisons un stop à Devipattinam, où des brahmanes opèrent des pujas dans un petit ghat (bassin) construit dans la mer, ou plutôt au bout d'une espèce de ponton en dur. D'après le driver, les mariages tardifs viennent trouver ici la prévention brahmanique d'un succès dans le couple, explication possiblement corroborée par un banyan attenant chargé d'ex-votos, étoffes accrochées aux branches ou petits carrés de bois avec une effigie de poupée (symbole d'un bébé). Toujours selon le driver, les mariages tardifs (c'est moi qui appelle ça comme ça) concernent en premier lieu des femmes qui se marieraient à l'approche de la trentaine! Aller à Rameshwaram, c'est emprunter le pont Indira Gandhi, qui relie l'île et le continent. Jusqu'à la construction de ce pont, seule la ligne ferroviaire, ligne droite surplombant la mer, permettait d'accéder à l'île sans bateau. La ligne est toujours là, en service, et son pont basculant planté dans l'eau est un grand moment visuel de la poésie technico-industrielle. À la tombée de la nuit, les milliers de pèlerins qui affluent de l'Inde entière se pressent sur les rambardes pour admirer le spectacle: les vagues puissantes, le rivage idyllique, les bateaux de pêcheurs et cette voie ferroviaire hallucinante. Rameshwaram vit autour du temple, qui a la particularité d'être à la fois dédié à Vishnou, ou plutôt Ram, un de ses nombreux avatars, et à Shiva (normalement, c'est soit l'un soit l'autre, sachant qu'en règle générale, c'est "Shiva first"). C'est un des hauts lieux de pèlerinage hindou. Une fois à l'intérieur du temple, passée la file d'attente qui déborde hors de l'enceinte, les pèlerins font le tour des 22 bassins où ils sont aspergés d'eau sacrée, particularité de ce temple. La plage, située à une centaine de mètres de là, est un véritable rêve éveillé. Je m'en veux presque de ne pas être plus disert sur toutes les significations religieuses qui mériteraient des explications, mais à vrai dire, ça remplit déjà des livres entiers et des milliers de pages web! En tout cas, ici plus qu'ailleurs, la vie autour du temple ressemble à une fourmilière: des flots de pèlerins se déversent tous les jours, les cars garés sur les bas-côtés créent des embouteillages, les vendeurs de tchaï, de beignets et de galettes diverses nourrissent tout ce monde, et il n'est pas rare d'entendre parler anglais entre Indiens. Eh oui, avec 250 langues la langue véhiculaire est bien souvent l'anglais. Plus loin sur l'île, il y a le village de Danushkodi, rayé de la carte par un cyclone en 1964. En face c'est le Sri Lanka, à une trentaine de kilomètres en suivant les bancs de sable, qui selon la légende auraient permis à Rama d'accéder à l'île pour délivrer son épouse Sita des griffes du démon Ravana. J'adore cette histoire.
Je n'oublie pas les autres villes, parfois presque semblables, mais tellement différentes les unes des autres finalement. Je n'oublie pas le temple de Gangakondacholapuram, un des plus anciens et des mieux conservés, je pense au festival de musique de Tiruvayaru, et l'ambiance de foire joyeuse qui animait le village. Je repense aussi aux sublimes pâtisseries dénichées à Kumbakonam, les meilleures qu'on ait trouvées.
Pour finir encore quelques images. La bouche rouge et les chicots des amateurs de noix de bétel, hommes et femmes. Les parures brillantes et dorées des femmes indiennes, les colliers de jasmin dans leurs cheveux. Le geste sûr et volontaire du cuistot frappant les parothas (des galettes épaisses) pour leur donner cet aspect légèrement délité, à Rameshwaram. Le lingam d'éther (que par définition on ne peut que "percevoir") dans le temple de Shiva en "danseur cosmique" (Nataraja) à Chidambaram, quand nous étions torse nu en pleine puja. Une séance de cinéma mémorable à Chennai, entre film de kung-fu et comédie musicale, le public à bloc.
En un mot comme en cent (et peut-être sûrement plus), je suis rentré dans le club ô combien populaire des amateurs de l'Inde. Comment faire autrement?
Mat
Vietnam: Sapa/Bac Ha vus par Larsay English translation pending
J’ai bien écrit « vus par Larsay », donc « subjectifs » ; par conséquent, ce poste invite uniquement les commentaires courtois ! 😏
SAPA
Pour embêter mon ami Fabworld, 😏 je suis allé passer 5 jours à Sapa, et n’ai pas regretté une minute.
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant ; hélas, j’ai également remarqué que les râleurs mal élevés étaient souvent des français, ce qui ne m’étonne plus depuis longtemps : en 11 jours entre Sapa et Bac Ha, j’en ai rencontré ma dose ! 😠
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste (contrairement à ce qu’affirment tous les râleurs, qui sont d’ailleurs hélas beaucoup plus nombreux à écrire dans le Forum que les « bien-contents ! »). Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi («30 000 dong).
- Mes 3 amis guides (2 français et un suisse) de Sapatrek. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin ! Donc, pour le trekking, je recommande Sapatrek, de la même façon que je ne le ferais pas si quelque chose clochait !
Ils ne sont pas encore équipés pour des treks de 4-5 jours et plus, qui demandent un service logistique relativement important. M. Vu Van Huy de Trekking Adventure, avec lequel j’ai longuement bavardé, vous organise ça sans problème : cafeofsmiles@gmail/com – (84) 203 872 037 ; il parle anglais impec.
Ce que j’ai moins aimé
- La gueule rébarbative des vendeuses du marché, qui ne sont pas des H’mongs mais des Viets. Elles ne se plaisent visiblement pas à Sapa. Personnellement, je serais enchanté qu’elles retournent dans leur Delta ! Allez du marché couvert où elles sévissent au marché en plein air H’mong/Dao de la place de l’église, et vous me direz qui sont adorables et qui sont tout le contraire. J’ai d’ailleurs remarqué, a Sapa comme à Bac Ha, que la grande majorité des Viets sont suprêmement méprisants avec les locaux, qu’ils considèrent visiblement comme des sauvages habillés de nippes bizarres (j’ai assisté à Sapa aussi bien qu’à Bac Ha à de nombreuses scènes que mes contradicteurs ne pourront certainement pas nier). Un grand nombre ne sont pas beaucoup plus polis avec les touristes !
- Le bordel à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange !!!!!!!! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées 🤪 , donc bien prendre ses précautions avant .
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
Pour ceux qui veulent louer une moto, M. Hai, très sympathique et parlant un anglais impec, diplômé de l’école de tourisme de Hanoï, et propriétaire du 2e restaurant à gauche de l’hôtel Thien Hai sur la place de la gare, loue des motos 125cc (Honda, Yamaha, Minsk) pour $10 par jour. Très sympa, ils vous gardent vos excès de bagages, vs offre une douche, ne vous fait pas payer l’Internet, et on n’y mange pas mal du tout pour pas cher. 0912 6600 030. Comme je suis gentil, si vous voulez louer une moto, vous me contactez et je vous le fais de Hanoï (tout de même plus sûr que de France).
Si vous devez coucher à Lao Cai, le Thien Hai, juste à droite de la gare, est fastueux, mais 450 000 dong pour une supérieure et 890 000 pour une grande suite. Sinon, tous les hôtels autour de la gare se ressemblent (le Terminus est OK). Il paraît qu’ils servent surtout d’hôtels de passe aux Viets locaux, les bars qu’il faut pour ces demoiselles se trouvant à la sortie de Lao Cai en allant sur Sapa. Vous ne pourrez pas dire que je ne vérifie pas tout (sauf les demoiselles) !!!!!
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage !
- Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours. Pour faire une fois plaisir à mon ami Fabworld, j’ai loué une moto. C’est lui qui a raison et j’ai eu tort (pour une fois ! 😏) : se balader en moto dans les montagnes, c’est unique !
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044), élégant si on en juge par le lobby de faux marbre blanc : chambres à 160 000/200 000 et 300 000 ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtraient comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Sao Mai, longtemps le seul hôtel de Bac ha, est très bien. Dormir dans l’aile originelle 1, avec de grandes chambres à $20 ; il y a 2 autres ailes, l’une avec des chambres aux fenêtres opaques –une sale habitude au Vietnam, car ni vue ni lumière ($25) - et une toute neuve, complètement impersonnelle (($35). Internet, location de moto ($7), restaurant triste.
Le Sao Mai organise des treks super de 1, 2 et 3 jours où je suis allé en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ($20) ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine ($45) et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau - $50).
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant).
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Nge, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac Ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrit le LP et le Routard, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
La plaie intégrale de Bac Ha 😠😕🏴☠️
Hélas, il y en a une, et de taille ! Les Viets ont trouvé le moyen d’installer sur la petite colline dominant la ville un haut-parleur qui gueule pendant 1 heure de 7h à 8h, 12h à 13, et 18h à 19h. Comme la ville est dans une cuvette, ça résonne tous azimuths. Même les locaux râlent, mais il n’y a rien à faire !
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27km jusqu’à Coc Ly.
VOILA !
SAPA
Pour embêter mon ami Fabworld, 😏 je suis allé passer 5 jours à Sapa, et n’ai pas regretté une minute.
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant ; hélas, j’ai également remarqué que les râleurs mal élevés étaient souvent des français, ce qui ne m’étonne plus depuis longtemps : en 11 jours entre Sapa et Bac Ha, j’en ai rencontré ma dose ! 😠
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste (contrairement à ce qu’affirment tous les râleurs, qui sont d’ailleurs hélas beaucoup plus nombreux à écrire dans le Forum que les « bien-contents ! »). Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi («30 000 dong).
- Mes 3 amis guides (2 français et un suisse) de Sapatrek. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin ! Donc, pour le trekking, je recommande Sapatrek, de la même façon que je ne le ferais pas si quelque chose clochait !
Ils ne sont pas encore équipés pour des treks de 4-5 jours et plus, qui demandent un service logistique relativement important. M. Vu Van Huy de Trekking Adventure, avec lequel j’ai longuement bavardé, vous organise ça sans problème : cafeofsmiles@gmail/com – (84) 203 872 037 ; il parle anglais impec.
Ce que j’ai moins aimé
- La gueule rébarbative des vendeuses du marché, qui ne sont pas des H’mongs mais des Viets. Elles ne se plaisent visiblement pas à Sapa. Personnellement, je serais enchanté qu’elles retournent dans leur Delta ! Allez du marché couvert où elles sévissent au marché en plein air H’mong/Dao de la place de l’église, et vous me direz qui sont adorables et qui sont tout le contraire. J’ai d’ailleurs remarqué, a Sapa comme à Bac Ha, que la grande majorité des Viets sont suprêmement méprisants avec les locaux, qu’ils considèrent visiblement comme des sauvages habillés de nippes bizarres (j’ai assisté à Sapa aussi bien qu’à Bac Ha à de nombreuses scènes que mes contradicteurs ne pourront certainement pas nier). Un grand nombre ne sont pas beaucoup plus polis avec les touristes !
- Le bordel à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange !!!!!!!! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées 🤪 , donc bien prendre ses précautions avant .
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
Pour ceux qui veulent louer une moto, M. Hai, très sympathique et parlant un anglais impec, diplômé de l’école de tourisme de Hanoï, et propriétaire du 2e restaurant à gauche de l’hôtel Thien Hai sur la place de la gare, loue des motos 125cc (Honda, Yamaha, Minsk) pour $10 par jour. Très sympa, ils vous gardent vos excès de bagages, vs offre une douche, ne vous fait pas payer l’Internet, et on n’y mange pas mal du tout pour pas cher. 0912 6600 030. Comme je suis gentil, si vous voulez louer une moto, vous me contactez et je vous le fais de Hanoï (tout de même plus sûr que de France).
Si vous devez coucher à Lao Cai, le Thien Hai, juste à droite de la gare, est fastueux, mais 450 000 dong pour une supérieure et 890 000 pour une grande suite. Sinon, tous les hôtels autour de la gare se ressemblent (le Terminus est OK). Il paraît qu’ils servent surtout d’hôtels de passe aux Viets locaux, les bars qu’il faut pour ces demoiselles se trouvant à la sortie de Lao Cai en allant sur Sapa. Vous ne pourrez pas dire que je ne vérifie pas tout (sauf les demoiselles) !!!!!
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage !
- Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours. Pour faire une fois plaisir à mon ami Fabworld, j’ai loué une moto. C’est lui qui a raison et j’ai eu tort (pour une fois ! 😏) : se balader en moto dans les montagnes, c’est unique !
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044), élégant si on en juge par le lobby de faux marbre blanc : chambres à 160 000/200 000 et 300 000 ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtraient comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Sao Mai, longtemps le seul hôtel de Bac ha, est très bien. Dormir dans l’aile originelle 1, avec de grandes chambres à $20 ; il y a 2 autres ailes, l’une avec des chambres aux fenêtres opaques –une sale habitude au Vietnam, car ni vue ni lumière ($25) - et une toute neuve, complètement impersonnelle (($35). Internet, location de moto ($7), restaurant triste.
Le Sao Mai organise des treks super de 1, 2 et 3 jours où je suis allé en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ($20) ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine ($45) et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau - $50).
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant).
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Nge, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac Ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrit le LP et le Routard, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
La plaie intégrale de Bac Ha 😠😕🏴☠️
Hélas, il y en a une, et de taille ! Les Viets ont trouvé le moyen d’installer sur la petite colline dominant la ville un haut-parleur qui gueule pendant 1 heure de 7h à 8h, 12h à 13, et 18h à 19h. Comme la ville est dans une cuvette, ça résonne tous azimuths. Même les locaux râlent, mais il n’y a rien à faire !
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27km jusqu’à Coc Ly.
VOILA !
Informations sur Sanbanks et le sud de l'Ontario English translation pending
Bonjour, mes amies de 16-17 ans et moi habitons au Québec, à environ 1h de Montréal et nous voudrions, cette été, faire quelque chose de l'fun ensemble avant de commencer nos études! Alors, nous avions pensées à pleins de choses mais ce qui a l'air le plus intéressant et le plus réaliste est d'aller dans le sud de l'Ontario, où il y a de belles plages! Mais nous ne connaissons pas vraiment le coins et les autres forum ne nous ont pas beaucoup aidé. Donc, nous avons entendu parler de Sandbanks, Presqu'ile, Quinte Isle, et d'autres endroits, mais ce n'étais pas très clair. Nous aimerions savoir où nous devrions aller si nous voulons être près de la plage, juste sur un terrain de camping pour dormir dans des tentes, où il y a des gens d'envrion notre âge et où il y le plus de party d'habitude....😛 Et aussi, nous aimerions savoir quand est-ce que nous devrions louer le terrain, car il parrait que c'est dur d'en avoir un de libre, aussi si nous pouvons prendre de l'alcool ou c'est interdit pour nous, de l'alcool venu du Québec bien sur, puisque nous serons que des mineurs. Et aussi si c'est dangereux de faire du camping dans des tentes, juste entre adolescentes..... Merci de répondre à mes nombreuses questions et si vous avez des suggestions, merci de m'en faire part 🙂
Courriels de voyage: Ouganda - traversée du lac Victoria - Tanzanie - Kenya English translation pending
Bonjour à tous,
Voici quelques emails de voyages que j'ai tenu lorsque j'ai réalisé lors d'un deuxième voyage en Afrique de l'est, en Juillete
Je les poste maintenant car je peux me rendre compte que certains ont des questions sur ce pays et peut etre peuvent ils contenir quelques informations Utiles.
PS: Comme pour le précédent il n'y pas eu de relecture pour les fautes d'orthographes, car j'ai eu la flemme apres de le faire.. J'ai après continuer mon voyage vers les iles zanzibar et le Kenya tout en transport en commun mais ceci n'est pas encore ecrit. Peut etre un jour !
En vous souhaitant une très bonne lecture
Cher tous,
Une semaine déjà bien remplie et le temps passe si vite sur le continent africain.
Me voila de nouveau en Afrique subsaharienne pour un mois et demi. Pour ceux qui ne savent pas mon programme est relativement chargé. Trois semaines de stages dans une NGO danoise en Ouganda A fort Portal (Est du Pays). Après un périple de dix jours ou plus avec mon sac à dos ou j’ai bien l’intention de descendre en Tanzanie jusqu'à l’océan indien pour revenir au Kenya A Nairobi.
J’ai atterrie il y a maintenant un peu plus d’une semaine à Nairobi au Kenya, le jour de mon anniversaire. Avoir 23ans, c’est bien, mais avoir la chance de pouvoir fêter cela à l’étranger en voyageant c’est encore mieux.
Pas besoin d’être un expert pour voir en arrivant à Nairobi que le Kenya est une des économies les plus développé de l’Afrique sub-saharienne. Rien qu’en arrivant à l’aéroport, le fait de ne pas se sentir le seul muzungu aide.
Ici c’est le tourisme qui est le flambeau de l’économie du pays. Le Kenya vous avez déjà du le voir souvent : les safaris de rêves, les documentaires animaliers, le peuple massai, les paysages au soleil couchant que l’on aperçoit à bord d’une montgolfière c’est ca. Par conséquent le pays bénéficie d’une forte croissance depuis un certain nombre d’année. Nairobi pour être honnête m’a vraiment surpris. Le centre de la ville pourrait ressembler aux allures d’une capitale européenne d’un pays de L’est. Des routes relativement bien entretenue, un trafic organisée, des buildings pour le business, des trottoirs larges, pas de mendiants dans le centre ou très peu, et une population avec un très bon anglais et assez cosmopolite.
En sortant du centre, on retrouve les différents aspects que j’avais pu voir à Kampala, pauvreté, routes non bitumés, rues remplies de monde à toute heure de la journée, trafic encombrée, etc...
Le cout de la vie à Nairobi est extrêmement cher comparé à L’Ouganda. Par exemple pour avoir un repas il faut compter aux environs des 3 euros minimum, en Ouganda moins d’un euros suffit.
J'ai pu aller me rapprocher le dernier jour de la partie bidonville à l'exterieur du centre, qu'on cache à la vue des touristes qui m'a fais revenir sur mes premieres impressions.
Nairobi est considéré comme une des capitales les plus dangereuses au monde, cependant je n’ai vraiment pas eu l’impression d’être menacé. Malgré tout prudent, nous avons suivis les instructions recommandées qui sont de ne pas sortir sans taxis à la nuit tombé.
Nous ne sommes pas restés longtemps à Nairobi, deux jours seulement, le temps de découvrir le capital et avoir un bref aperçu du Kenya, il nous faut déjà repartir pour l’Ouganda.
13 heures en Bus pour faire le trajet Nairobi – Kampala de nuit, tout cela pour 20 euros. Dommage que nous ne puissions pas observer les paysages, car c’est une bonne partie du pays que nous traversons et puis pratiquement toute la « rift valley », berceau de l’humanité comme on le dit. Mais le voyage est éprouvant, bus à l’africaine et voyage à l’africaine. A trois heures du matin on nous demande de changer de bus pour aller dans un autre plus rempli et un peu moins spacieux.
Pendant les différentes pauses que nous avons faites et plus on s’éloignait de la capital, on peut comprendre que une bonne partie de la population ne bénéficie pas forcement de l’essor économique du pays. L’extrême pauvreté est bien la, hélas. Image marquante, un homme ayant d’une vingtaine d’années, essayant tant bien que mal de se protéger de la nuit glaciale, dors sur un immense tas d’ordures, ou un feu à proximité consume petit à petit les déchets.
Après la frontière passée, le jour commence à se lever et je reconnais les caractéristiques de l’Ouganda. Beaucoup plus pauvre hélas que le Kenya. Arrivé à Kampala, je retrouve ce que j’ai quitté 6 mois plus tôt : la grouillante et fiévreuse capitale.
Ici pas vraiment de choses n’a changé de manière positive depuis mon départ. Le cout de la vie a augmenté. Pour moi les choses sont un peu moins cher car l’euro à pris plus de valeurs.
Notre escale à Kampala est que de quelques heures ou nous devons reprendre un bus pour allez jusqu'à fort portal, à l’ouest du pays.
Cette fois-ci, nous retrouvons les méthodes « ougandaises » : attendre des heures sous le soleil tapant, puis il faut batailler pour avoir une place assise, le sac à dos sur les genoux, les moins chanceux seront debout dans l’allée pendant 4 heures, les enfants s’empilent sur un même siège, et bien sur l’on parle souvent en rigolant et en dialecte local des deux muzungu assis. Extenué après 24 heures de voyage sans dormir, nous tout de mêmes fiers d’avoir réussi le challenge.
Fort Portal est une ville beaucoup plus apaisé que Kampala. Etant sur Place depuis maintenant 9 mois Alexa, a pu se faire des amis et les gens ici se connaissent entre eux rapidement. Ainsi il est enfin agréable de bénéficier des services de la vie quotidienne sans avoir collé l’étiquette de blanc et donc payer le prix fort. Bien sur il y a toujours l’effet muzungu que les enfants dans la rue se retournent, on vient nous voir, on paye un peu plus que d’habitude mais cette sensation est moins permanent et surtout moins horripilante.
Dans la semaine nous rencontrons Morence, un homme ougandais d’une quarantaine d’année, qui s’occupe d’un centre à une quinzaine de kilomètres d’ici et nous demande vivement de venir le voir pour déjeuner avec lui le week-end et découvrir son centre.
Arrivé sur place le dimanche, nous voyons l’importance de la présence de gens comme Morence dans le pays. Morence crée son centre il y a maintenant 20 ans.
Il gère un orphelinat d’une 50 d’enfants et en même temps deux écoles, un primaire, une secondaire. Les enfants de l’orphelinat ont la chance de pouvoir aller à l’école que Morence gère.
Morence résume son projet en deux mots : « quality and education ». Lui et sa femme veulent pouvoir donner aux enfants qu’ils accueillent la notion de responsabilité et en même temps leurs donner la meilleur éducation possible. Et c’est chose faite, les enfants ont le meilleur anglais africain que j’ai pu entendre depuis mon arrivée ici même à l’âge de 7 ans et ils sont surtout impliqués et très contents de voir des visiteurs.
Actuellement 2 jeunes volontaires canadiens aident Morence dans le centre en donnant des cours à l’école, formant à l’utilisation des ordinateurs, distrayant les enfants, épaulant Morence sur son Nouveau projet d’Eco tourisme dans son centre.
Nul ne peut être critique vis-à-vis d’une telle volonté.
Ce que Morence cherche ? Pas forcement des fonds, mais surtout des volontaires, c’est pour ca qu’il voulait qu’on vienne, car il sait une que c’est comme cela que marche le réseau. Pour Morence, ” there is too much to do “pour lui tout seul. Alors c’est promis on en parlera autour de nous, après tout on en a tous connue des gens qui voulait partir pendant quelques semaines ou quelque mois s’immerger dans un projet à l’étranger.
Pour l’instant c’est tout, mon implication dans mon Organisation commence demain et j’ai hâte d’y être.
Je vous écrirais encore sans doute, si vous avez le cœur à me lire ;-)
Bon baisers de fort portal en Ouganda,
Anselme
Cher tous,
Cela fait maintenant un petit bout de temps que je n’ai pas repris ces emails de voyage, mais voyez-vous il fait bon vivre ici en Ouganda, et le temps est un facteur ou l’on délaisse de l’importance par moment et lorsque qu’on se rend compte que ce dernier évolue trop vite il est trop tard pour regretter.
Je viens donc de passer trois semaines à fort portal à l’ouest de l’Ouganda. J’ai travaillé pendant ce temps dans l’information center de la région. Les centres d’informations servent à relayer l’information utile pour la population et principalement pour l’agriculture et le business. Le centre d’informations permet donc de fournir gratuitement sur consultation toutes les informations, tels les prix à fixer pour les produits alimentaires agricoles. Pour se financer, le centre propose un cyber coffee et des cours d’informatiques payants. Mon rôle a été d’apporter mon œil d’occidental et mes différentes connaissances en informatiques et business. J’ai donc formé le staff du centre a de nouvelles compétences informatiques, donner des cours aux étudiants et essayer de développer de nouvelles pistes pour rentabiliser le centre. En effet, le problème comme beaucoup d NGO en Afrique est le fait qu’elles soient entièrement subventionnée par différents organisations internationales ou bien ambassades des puissances occidentales. Cependant ces Ngo locales s’habitue rapidement aux « donorship » et ont bien du mal à devenir indépendantes financièrement, ce qui serait dans l’absolue l’idéal. Je vous épargnerais les nombreuses discussions qui permettent de décrypter le processus de développement en Afrique, et qui me rend après avoir travaillé dans un tel contexte bien pessimiste.
Ces trois semaines ont été tout de même, de vrais moments de plaisir. L’avantage de rester un moment au même endroit et de pouvoir observer que notre regard sur ce monde la change. Nos premières impressions de touriste occidentales, s’effacent face aux liens que nous pouvons tisser avec nos collègues locaux. Le temps nous permet de découvrir en profondeur cette belle région d’Ouganda que l’on nomme « Kabarole ». Ainsi, j’ai pu louer une moto pendant une journée et aller rider dans la belle foret de kibale, la ou les touristes ne s’arrêtent jamais. Au milieu des chimpanzés que nous n’avons pas vue, mais des singes était bel et bien présent
J’ai également rencontré des personnes qui m’ont immergé dans la culture et les problématiques quotidiennes. Joyce, une femme de 52 ans, fait partie du milieu aisé de fort portal. De profession infermière et ayant un mari docteur, ses revenues lui permettrait de vivre aisément. Propriétaire de plusieurs terrains et maison (dont celle d’Alexa). Joyce a 5 enfants qui ont tous pu aller à l’université. Les plus âgés sont mariés. Mais Joyce est une femme qui a appris à travailler dur pour en arriver la, et à le cœur bon. Originaire d’un village à une vingtaine de kilomètres, Joyce essaye d’aider du mieux qu’elle peut sa communauté. Ainsi elle a recueille des enfants qui n’avait pas la chance de pouvoir réussir. Outre ses propres enfants, elle accueil cinq autres cinq enfants qu’elles hébergent comme si c’était les siens net fais du mieux qu’elle peut pour financer les frais de scolarité. Gladys par exemple a neuf ans. On apprit récemment qu’elle avait été violée. Bernard a perdu ses deux parents morts du virus du sida.
Il ya également Edouard dit Eddy dont Joyce est si fière qui va maintenant va bientôt terminer ses études d’aides aux malades mentaux.
Joyce fais du mieux qu’elle peut pour soulever les fonds nécessaires pour financer tout cela qui représente une somme astronomique bien au dessus de ses simples revenus. Ainsi un matin Bernard vient me voir à neuf heures en me disant que l’école ne veut pas le laisser passer l’examen car il faut payer les frais de scolarité mensuelles qui s’élèvent à 20000 soit 7 euros. Joyce est déjà partie travailler et me promet que ce soir le problème sera réglé mais qu’il aurait besoin d’une avance pour au moins passer son examen.
Avant de partir Joyce a insisté pour que nous puissions découvrir son village. Apres 45 minutes de voiture pour une vingtaine de kilomètres nous voila au milieu de ces belles montagnes de Ruwenzori.
Nous sommes dans la vallée, ici certains enfants pour la première fois des muzungu, et donc on se passe vite le mot. Certains courent jusqu'à l’école la plus proche pour prévenir leurs camarades. Et Joyce nous explique l’histoire de la région qui est bien triste, vingt an auparavant, le rebelles sont venues par ici, pillant et violant de nombreuses femmes. Depuis le virus du sida s’est rependue. De plus comme tout village en Ouganda, la pauvreté est plus visible qu’ailleurs. Joyce a cependant essayer de mettre en place plusieurs projets et ne manque pas d’imagination. Ses terrains elle les fait exploiter par les gens de son village, elle a mis en place par exemple des groupes de microcrédits. Ainsi chaque semaine des groupes de 5 femmes se retrouvent. Chacune doit apporter 3000 shillings (environ 1 euro) ce qui représente une somme considérable, le somme totale est reversé à l’une d’entre elle, la bénéficiaire change de semaines en semaines.
En se promenant plus loin dans les montagnes, rencontre d’autres femmes et se permet de prendre vingt minutes pour leur expliquer l’importance d’envoyer leurs enfants à l’école.
Bref Joyce est une femme pleine de vie, très active, et lorsque l’on demande d’où vient toute cette énergie, en fervente chrétienne, elle répond « god give it to me ! ».
Ces quelques lignes ne doivent pas attirer le misérabilisme sur la situation. Il n’y pas que de la pauvreté en Ouganda. Ainsi lorsque que l’on marche dans fort portal, vous ne devrez pas imaginer l’extrême pauvreté à tous les coins de rues. L’Ouganda est un pays très vert ce qui lui permet d’éviter l’épidémie de la faim. Comme dans touts nations, il y a différentes classes de vie, pauvre aisée, très aisée et bien sur les intermédiaires. Cependant la pauvrenté est plus visible et plus rependue que sur notre continent
Mais voila maintenant après trois semaines de découverte l’heure est pour moi de repartir « to hit the road ». Je confesse mon impatience de reprendre la route, pas pour l’Europe, non pas encore, heureusement j’ai encore un peu de temps avant de retrouver le vieux continent.
Non demain je pars pour la Tanzanie, l’idée étant de descendre jusqu'à l’océan indien, puis de remonter lentement vers Nairobi. Cette fois je pars seul, Alexa elle doit rester travailler, mais je ne me fais pas soucies, sur ce trajets, les compagnons de routes sont nombreux.
Alors je vous ecrirais des que je pourrais, je dois avant cela traverser le lac victoria et rejoindre dar es salam
A bientot Anselme
Cher tous,
Ces 48 dernières heures ont été à la fois éprouvantes mais en même temps sensationnelles.
Avant de partir de l’Ouganda, je n’avais pas vraiment prêté attention que le périple que je voulais faire pour rejoindre dar es Salam n’est pas vraiment souvent emprunté par des occidentaux. Tout d’abord traverser le lac victoria n’est pas une chose très pratique. Généralement les touristes passent via Nairobi pour rejoindre la cité donnant sur l’océan Indien.
Au départ de Kampala j’ai donc pris un bus qui m’a conduit jusqu'à Bukoba, ville proche de la frontière Ouganda Tanzanie en passant par l’ouest de l’Ouganda. Périple auquel je commence à être habitué dans les bus africains : véhicules bondés, nombreux arrêts et musique africaine en boucle pendant 7 heures. Arrive a Bukoba, je dois prendre un ferry reliant Bukoba à Mwanza, au nord de la tanzanie. Le ferry est le seul moyen pour relier les deux régions. Il est donc très employé par la population. Trois classes sont disponibles, première avec des cabines de deux personnes ou l’on peut se doucher à l’intérieur, seconde, la même chose en plus étroit et troisième classe qui elle est plus rudimentaire. En effet la cale a été aménage avec des bancs en bois artisanaux. En troisième donc, on ne voit pas la lumière de jour, et on n’a pas le droit de monter sur les pontons pour ne pas déranger les secondes et premières classes. Pour idée il y a environ 800 personnes qui peuvent s’empiler dans la troisième classe.
Arrivée tardive Bukoba, j’apprends que il n’y a plus de première et deuxième classes disponibles. Apres une journée en bus. L’idée de la troisième classe m’effraie surtout en voyant l’intérieur. En effet mon voyage en bus m’a épuisée. Mais si il faut le faire il faut le faire ! Cependant un ingénieur ougandais que j’ai rencontré dans le bus, me dit de ne pas m’inquiété car lui aussi cherchait une place en première et que nous trouverons sur le bateau. Une fois monté sur le bateau, je comprends vite le stratagème. L’équipage du bateau qui va manœuvrer ce dernier pendant tout la nuit, vend leurs propres cabines, une sorte de corruption pas vraiment méchante. Mais il faut payer le prix fort 15000 tsh par lit ce qui équivaut aux prix du billet. Je me retrouve donc dans une cabine d’équipage de 6 lits ayant un lit pour moi, l’autre partie a été achetée par une famille africaine d’une dizaine de personnes. Il est donc amusant pour moi de me coucher juste à coté de deux enfant sur le même lit et de me réveiller à 5 heures du matin avec en face de moi deux bouilles de chérubins les yeux écarquillés comme si il n’avait jamais vue un muzungu dormir. ?
C’est sensation bizarre et une chose que je ne pourrais décrire, car malheureusement je n’ai pas la plume d’un écrivain, mais pouvoir admirer le lever de soleil sur le lac victoria est d’une beauté rare.
Nous finirons par nous approcher de Mwanza, aux aurores. Mwanza ville étrange qui repose en partie sur des rochers avec des habitations ou l’on se demande comment font elle pour tenir et comme on ils font pour les construites aux milieux de ses rochers.
Mon but était de prendre le train traversant toute la Tanzanie pour rejoindre dar es Salam, seulement en arrivant à la gare, on me dit qu’il n’y pas de train aujourd’hui et que le prochain est pour jeudi. Même en réfléchissant deux fois, je ne peux pas me permettre d’attendre, tout d’abord Mwanza n’est une cité si intéressante que cela, en une après-midi on en a fait le tour et attendre deux jours me font perdre deux jours sur les 10 précieux jours de voyage. Je dois trouver une autre solution. A vrai dire il n’y en a pas beaucoup d’autre. Le bus est l’unique moyen de rejoindre dar es Salam, seulement les bus partent à 6 heures de matin, il faut donc que j’attende le jour suivant. Je passe donc ma journée à visiter la ville et essayer de récupérer quelques heures de sommeil tant bien que mal, malgré un réveil à 5 heures du matin.
En montant dans le bus, je me suis dit que j’avais du choisir au hasard une des meilleurs compagnies, le bus est en très bon état, contrairement aux autres et le staff accueillant. Ceci ne durera que jusqu’ »au moment ou la conducteur à commencer à conduire, ou j’ai compris que les 18 heures de bus qui m’attendait seront les 18 heures ou j’aurais le plus peur pour ma vie, tellement le conducteur conduisait vite, comme si il avait au volant un 4x4.
18 heures d’émerveillement en traversant tout le pays, j’ai pu voir le soleil se lever et se coucher sur les plaines de savane de Tanzanie. Contrairement à l’Ouganda, la Tanzanie est un pays de plaines et de savanes, arides à l’intérieur du pays. C’est quelque chose que l’on comprend qu’âpres y être allé, mais je ne me lasserais jamais de voir ces visages sur les routes, ces femmes africaine en tuniques aux couleurs vives et si belle avec le contraste de leur peau, portant toute sortes de choses sur la tête et la plupart du temps avec un bébé en bandoulière dans le dos. Il y également ses sourires, et ses rires échangés entre les habitants. Ces pays la ne sont peut être pas les rois du PIB, mais en tout cas ils sont les rois du bonheur intérieur entre les habitants. Depuis mon arrivé sur le continent Je n’ai vue aucune africain piquer des crises de nerfs, je n’ai vue aucun africain me dire que sa vie était misérable, il y a toujours eu de l’espoir la ou je suis allée, il y a toujours des sourires et cette volonté hédoniste d’affronter une vie au jour le jour sans vraiment se préoccuper de l’avenir de manière rationalisée.
Puis vers une heure de l’après midi, l’accident que je redoutais temps arriva. Notre bus allant trop vite est rentré dans un camion au moment ou nous étions sur une piste peu praticable. Toute la partie avant « passage »r s’est contracté, la vitre du cockpit a brisé en éclats. Apres le choc, heureusement il n’y avait qu’une personne du staff à l’avant en train de parler au conducteur. Ce dernier s’est retrouvé la jambe coincé. Il a fallu l’enlever et puis stopper le sang de cette fracture ouverte. J’ai réussi tant bien que mal à faire un garrot stoppant ainsi l’hémorragie. Heureusement il y a avait une voiture derrière qui a pu emmener le malheureux en larmes à l’hôpital.
Après il a fallu évacuer le bus et attendre un autre. Heureusement, deux bus de la même compagnie sont partie le matin même de Mwanza. Des que le deuxième eu rejoint le lieu de l’accident, nous sommes encastré à 70 personnes dans un bus qui est censé en contenir 48. S’ensuivent trois heures de routes jusqu'à Dodoma, debout dans l’allée, épuisée par l’adrénaline et la chaleur.
Se fut vers 22 heures que j’arrive enfin à dar es Salam. Epuisé mon seul but est de trouver un hôtel, chose que je trouve facilement ou je tombe directement dans les bras de Morphée complètement extenué.
C’est un autre sentiment ultra agréable que de se réveiller dans une ville qu’on ne connait pas qui donne sur l’océan indien. Dar es Salam est une ville comme je les aime, grouillante, perturbante et vivante. Contrairement à Kampala, je trouve dar es Salam très internationalisé. L’état des routes est bon, de nombreux buildings pour le commerce et une population hétéroclite avec de nombreux indiens.
L’après midi je me dirige vers les plages un peu excentrées et c’est pour le première fois de ma vie que je découvrele plages de sables fins avec une eau d’un bleu azur, des bateaux de pécheurs aux voiles en toile plus qu’artisanales et les cocotiers sur la rives abritant les touristes de temps en temps alpagués par les enfants des rues qui ramassent des coquillages pour les revendre le soir dans la ville.
Demain je pars pour zanzibar, je vous tiendrais au c courant,
Bon baisers apaisés de dar es Salam,
Anselme
Voici quelques emails de voyages que j'ai tenu lorsque j'ai réalisé lors d'un deuxième voyage en Afrique de l'est, en Juillete
Je les poste maintenant car je peux me rendre compte que certains ont des questions sur ce pays et peut etre peuvent ils contenir quelques informations Utiles.
PS: Comme pour le précédent il n'y pas eu de relecture pour les fautes d'orthographes, car j'ai eu la flemme apres de le faire.. J'ai après continuer mon voyage vers les iles zanzibar et le Kenya tout en transport en commun mais ceci n'est pas encore ecrit. Peut etre un jour !
En vous souhaitant une très bonne lecture
Cher tous,
Une semaine déjà bien remplie et le temps passe si vite sur le continent africain.
Me voila de nouveau en Afrique subsaharienne pour un mois et demi. Pour ceux qui ne savent pas mon programme est relativement chargé. Trois semaines de stages dans une NGO danoise en Ouganda A fort Portal (Est du Pays). Après un périple de dix jours ou plus avec mon sac à dos ou j’ai bien l’intention de descendre en Tanzanie jusqu'à l’océan indien pour revenir au Kenya A Nairobi.
J’ai atterrie il y a maintenant un peu plus d’une semaine à Nairobi au Kenya, le jour de mon anniversaire. Avoir 23ans, c’est bien, mais avoir la chance de pouvoir fêter cela à l’étranger en voyageant c’est encore mieux.
Pas besoin d’être un expert pour voir en arrivant à Nairobi que le Kenya est une des économies les plus développé de l’Afrique sub-saharienne. Rien qu’en arrivant à l’aéroport, le fait de ne pas se sentir le seul muzungu aide.
Ici c’est le tourisme qui est le flambeau de l’économie du pays. Le Kenya vous avez déjà du le voir souvent : les safaris de rêves, les documentaires animaliers, le peuple massai, les paysages au soleil couchant que l’on aperçoit à bord d’une montgolfière c’est ca. Par conséquent le pays bénéficie d’une forte croissance depuis un certain nombre d’année. Nairobi pour être honnête m’a vraiment surpris. Le centre de la ville pourrait ressembler aux allures d’une capitale européenne d’un pays de L’est. Des routes relativement bien entretenue, un trafic organisée, des buildings pour le business, des trottoirs larges, pas de mendiants dans le centre ou très peu, et une population avec un très bon anglais et assez cosmopolite.
En sortant du centre, on retrouve les différents aspects que j’avais pu voir à Kampala, pauvreté, routes non bitumés, rues remplies de monde à toute heure de la journée, trafic encombrée, etc...
Le cout de la vie à Nairobi est extrêmement cher comparé à L’Ouganda. Par exemple pour avoir un repas il faut compter aux environs des 3 euros minimum, en Ouganda moins d’un euros suffit.
J'ai pu aller me rapprocher le dernier jour de la partie bidonville à l'exterieur du centre, qu'on cache à la vue des touristes qui m'a fais revenir sur mes premieres impressions.
Nairobi est considéré comme une des capitales les plus dangereuses au monde, cependant je n’ai vraiment pas eu l’impression d’être menacé. Malgré tout prudent, nous avons suivis les instructions recommandées qui sont de ne pas sortir sans taxis à la nuit tombé.
Nous ne sommes pas restés longtemps à Nairobi, deux jours seulement, le temps de découvrir le capital et avoir un bref aperçu du Kenya, il nous faut déjà repartir pour l’Ouganda.
13 heures en Bus pour faire le trajet Nairobi – Kampala de nuit, tout cela pour 20 euros. Dommage que nous ne puissions pas observer les paysages, car c’est une bonne partie du pays que nous traversons et puis pratiquement toute la « rift valley », berceau de l’humanité comme on le dit. Mais le voyage est éprouvant, bus à l’africaine et voyage à l’africaine. A trois heures du matin on nous demande de changer de bus pour aller dans un autre plus rempli et un peu moins spacieux.
Pendant les différentes pauses que nous avons faites et plus on s’éloignait de la capital, on peut comprendre que une bonne partie de la population ne bénéficie pas forcement de l’essor économique du pays. L’extrême pauvreté est bien la, hélas. Image marquante, un homme ayant d’une vingtaine d’années, essayant tant bien que mal de se protéger de la nuit glaciale, dors sur un immense tas d’ordures, ou un feu à proximité consume petit à petit les déchets.
Après la frontière passée, le jour commence à se lever et je reconnais les caractéristiques de l’Ouganda. Beaucoup plus pauvre hélas que le Kenya. Arrivé à Kampala, je retrouve ce que j’ai quitté 6 mois plus tôt : la grouillante et fiévreuse capitale.
Ici pas vraiment de choses n’a changé de manière positive depuis mon départ. Le cout de la vie a augmenté. Pour moi les choses sont un peu moins cher car l’euro à pris plus de valeurs.
Notre escale à Kampala est que de quelques heures ou nous devons reprendre un bus pour allez jusqu'à fort portal, à l’ouest du pays.
Cette fois-ci, nous retrouvons les méthodes « ougandaises » : attendre des heures sous le soleil tapant, puis il faut batailler pour avoir une place assise, le sac à dos sur les genoux, les moins chanceux seront debout dans l’allée pendant 4 heures, les enfants s’empilent sur un même siège, et bien sur l’on parle souvent en rigolant et en dialecte local des deux muzungu assis. Extenué après 24 heures de voyage sans dormir, nous tout de mêmes fiers d’avoir réussi le challenge.
Fort Portal est une ville beaucoup plus apaisé que Kampala. Etant sur Place depuis maintenant 9 mois Alexa, a pu se faire des amis et les gens ici se connaissent entre eux rapidement. Ainsi il est enfin agréable de bénéficier des services de la vie quotidienne sans avoir collé l’étiquette de blanc et donc payer le prix fort. Bien sur il y a toujours l’effet muzungu que les enfants dans la rue se retournent, on vient nous voir, on paye un peu plus que d’habitude mais cette sensation est moins permanent et surtout moins horripilante.
Dans la semaine nous rencontrons Morence, un homme ougandais d’une quarantaine d’année, qui s’occupe d’un centre à une quinzaine de kilomètres d’ici et nous demande vivement de venir le voir pour déjeuner avec lui le week-end et découvrir son centre.
Arrivé sur place le dimanche, nous voyons l’importance de la présence de gens comme Morence dans le pays. Morence crée son centre il y a maintenant 20 ans.
Il gère un orphelinat d’une 50 d’enfants et en même temps deux écoles, un primaire, une secondaire. Les enfants de l’orphelinat ont la chance de pouvoir aller à l’école que Morence gère.
Morence résume son projet en deux mots : « quality and education ». Lui et sa femme veulent pouvoir donner aux enfants qu’ils accueillent la notion de responsabilité et en même temps leurs donner la meilleur éducation possible. Et c’est chose faite, les enfants ont le meilleur anglais africain que j’ai pu entendre depuis mon arrivée ici même à l’âge de 7 ans et ils sont surtout impliqués et très contents de voir des visiteurs.
Actuellement 2 jeunes volontaires canadiens aident Morence dans le centre en donnant des cours à l’école, formant à l’utilisation des ordinateurs, distrayant les enfants, épaulant Morence sur son Nouveau projet d’Eco tourisme dans son centre.
Nul ne peut être critique vis-à-vis d’une telle volonté.
Ce que Morence cherche ? Pas forcement des fonds, mais surtout des volontaires, c’est pour ca qu’il voulait qu’on vienne, car il sait une que c’est comme cela que marche le réseau. Pour Morence, ” there is too much to do “pour lui tout seul. Alors c’est promis on en parlera autour de nous, après tout on en a tous connue des gens qui voulait partir pendant quelques semaines ou quelque mois s’immerger dans un projet à l’étranger.
Pour l’instant c’est tout, mon implication dans mon Organisation commence demain et j’ai hâte d’y être.
Je vous écrirais encore sans doute, si vous avez le cœur à me lire ;-)
Bon baisers de fort portal en Ouganda,
Anselme
Cher tous,
Cela fait maintenant un petit bout de temps que je n’ai pas repris ces emails de voyage, mais voyez-vous il fait bon vivre ici en Ouganda, et le temps est un facteur ou l’on délaisse de l’importance par moment et lorsque qu’on se rend compte que ce dernier évolue trop vite il est trop tard pour regretter.
Je viens donc de passer trois semaines à fort portal à l’ouest de l’Ouganda. J’ai travaillé pendant ce temps dans l’information center de la région. Les centres d’informations servent à relayer l’information utile pour la population et principalement pour l’agriculture et le business. Le centre d’informations permet donc de fournir gratuitement sur consultation toutes les informations, tels les prix à fixer pour les produits alimentaires agricoles. Pour se financer, le centre propose un cyber coffee et des cours d’informatiques payants. Mon rôle a été d’apporter mon œil d’occidental et mes différentes connaissances en informatiques et business. J’ai donc formé le staff du centre a de nouvelles compétences informatiques, donner des cours aux étudiants et essayer de développer de nouvelles pistes pour rentabiliser le centre. En effet, le problème comme beaucoup d NGO en Afrique est le fait qu’elles soient entièrement subventionnée par différents organisations internationales ou bien ambassades des puissances occidentales. Cependant ces Ngo locales s’habitue rapidement aux « donorship » et ont bien du mal à devenir indépendantes financièrement, ce qui serait dans l’absolue l’idéal. Je vous épargnerais les nombreuses discussions qui permettent de décrypter le processus de développement en Afrique, et qui me rend après avoir travaillé dans un tel contexte bien pessimiste.
Ces trois semaines ont été tout de même, de vrais moments de plaisir. L’avantage de rester un moment au même endroit et de pouvoir observer que notre regard sur ce monde la change. Nos premières impressions de touriste occidentales, s’effacent face aux liens que nous pouvons tisser avec nos collègues locaux. Le temps nous permet de découvrir en profondeur cette belle région d’Ouganda que l’on nomme « Kabarole ». Ainsi, j’ai pu louer une moto pendant une journée et aller rider dans la belle foret de kibale, la ou les touristes ne s’arrêtent jamais. Au milieu des chimpanzés que nous n’avons pas vue, mais des singes était bel et bien présent
J’ai également rencontré des personnes qui m’ont immergé dans la culture et les problématiques quotidiennes. Joyce, une femme de 52 ans, fait partie du milieu aisé de fort portal. De profession infermière et ayant un mari docteur, ses revenues lui permettrait de vivre aisément. Propriétaire de plusieurs terrains et maison (dont celle d’Alexa). Joyce a 5 enfants qui ont tous pu aller à l’université. Les plus âgés sont mariés. Mais Joyce est une femme qui a appris à travailler dur pour en arriver la, et à le cœur bon. Originaire d’un village à une vingtaine de kilomètres, Joyce essaye d’aider du mieux qu’elle peut sa communauté. Ainsi elle a recueille des enfants qui n’avait pas la chance de pouvoir réussir. Outre ses propres enfants, elle accueil cinq autres cinq enfants qu’elles hébergent comme si c’était les siens net fais du mieux qu’elle peut pour financer les frais de scolarité. Gladys par exemple a neuf ans. On apprit récemment qu’elle avait été violée. Bernard a perdu ses deux parents morts du virus du sida.
Il ya également Edouard dit Eddy dont Joyce est si fière qui va maintenant va bientôt terminer ses études d’aides aux malades mentaux.
Joyce fais du mieux qu’elle peut pour soulever les fonds nécessaires pour financer tout cela qui représente une somme astronomique bien au dessus de ses simples revenus. Ainsi un matin Bernard vient me voir à neuf heures en me disant que l’école ne veut pas le laisser passer l’examen car il faut payer les frais de scolarité mensuelles qui s’élèvent à 20000 soit 7 euros. Joyce est déjà partie travailler et me promet que ce soir le problème sera réglé mais qu’il aurait besoin d’une avance pour au moins passer son examen.
Avant de partir Joyce a insisté pour que nous puissions découvrir son village. Apres 45 minutes de voiture pour une vingtaine de kilomètres nous voila au milieu de ces belles montagnes de Ruwenzori.
Nous sommes dans la vallée, ici certains enfants pour la première fois des muzungu, et donc on se passe vite le mot. Certains courent jusqu'à l’école la plus proche pour prévenir leurs camarades. Et Joyce nous explique l’histoire de la région qui est bien triste, vingt an auparavant, le rebelles sont venues par ici, pillant et violant de nombreuses femmes. Depuis le virus du sida s’est rependue. De plus comme tout village en Ouganda, la pauvreté est plus visible qu’ailleurs. Joyce a cependant essayer de mettre en place plusieurs projets et ne manque pas d’imagination. Ses terrains elle les fait exploiter par les gens de son village, elle a mis en place par exemple des groupes de microcrédits. Ainsi chaque semaine des groupes de 5 femmes se retrouvent. Chacune doit apporter 3000 shillings (environ 1 euro) ce qui représente une somme considérable, le somme totale est reversé à l’une d’entre elle, la bénéficiaire change de semaines en semaines.
En se promenant plus loin dans les montagnes, rencontre d’autres femmes et se permet de prendre vingt minutes pour leur expliquer l’importance d’envoyer leurs enfants à l’école.
Bref Joyce est une femme pleine de vie, très active, et lorsque l’on demande d’où vient toute cette énergie, en fervente chrétienne, elle répond « god give it to me ! ».
Ces quelques lignes ne doivent pas attirer le misérabilisme sur la situation. Il n’y pas que de la pauvreté en Ouganda. Ainsi lorsque que l’on marche dans fort portal, vous ne devrez pas imaginer l’extrême pauvreté à tous les coins de rues. L’Ouganda est un pays très vert ce qui lui permet d’éviter l’épidémie de la faim. Comme dans touts nations, il y a différentes classes de vie, pauvre aisée, très aisée et bien sur les intermédiaires. Cependant la pauvrenté est plus visible et plus rependue que sur notre continent
Mais voila maintenant après trois semaines de découverte l’heure est pour moi de repartir « to hit the road ». Je confesse mon impatience de reprendre la route, pas pour l’Europe, non pas encore, heureusement j’ai encore un peu de temps avant de retrouver le vieux continent.
Non demain je pars pour la Tanzanie, l’idée étant de descendre jusqu'à l’océan indien, puis de remonter lentement vers Nairobi. Cette fois je pars seul, Alexa elle doit rester travailler, mais je ne me fais pas soucies, sur ce trajets, les compagnons de routes sont nombreux.
Alors je vous ecrirais des que je pourrais, je dois avant cela traverser le lac victoria et rejoindre dar es salam
A bientot Anselme
Cher tous,
Ces 48 dernières heures ont été à la fois éprouvantes mais en même temps sensationnelles.
Avant de partir de l’Ouganda, je n’avais pas vraiment prêté attention que le périple que je voulais faire pour rejoindre dar es Salam n’est pas vraiment souvent emprunté par des occidentaux. Tout d’abord traverser le lac victoria n’est pas une chose très pratique. Généralement les touristes passent via Nairobi pour rejoindre la cité donnant sur l’océan Indien.
Au départ de Kampala j’ai donc pris un bus qui m’a conduit jusqu'à Bukoba, ville proche de la frontière Ouganda Tanzanie en passant par l’ouest de l’Ouganda. Périple auquel je commence à être habitué dans les bus africains : véhicules bondés, nombreux arrêts et musique africaine en boucle pendant 7 heures. Arrive a Bukoba, je dois prendre un ferry reliant Bukoba à Mwanza, au nord de la tanzanie. Le ferry est le seul moyen pour relier les deux régions. Il est donc très employé par la population. Trois classes sont disponibles, première avec des cabines de deux personnes ou l’on peut se doucher à l’intérieur, seconde, la même chose en plus étroit et troisième classe qui elle est plus rudimentaire. En effet la cale a été aménage avec des bancs en bois artisanaux. En troisième donc, on ne voit pas la lumière de jour, et on n’a pas le droit de monter sur les pontons pour ne pas déranger les secondes et premières classes. Pour idée il y a environ 800 personnes qui peuvent s’empiler dans la troisième classe.
Arrivée tardive Bukoba, j’apprends que il n’y a plus de première et deuxième classes disponibles. Apres une journée en bus. L’idée de la troisième classe m’effraie surtout en voyant l’intérieur. En effet mon voyage en bus m’a épuisée. Mais si il faut le faire il faut le faire ! Cependant un ingénieur ougandais que j’ai rencontré dans le bus, me dit de ne pas m’inquiété car lui aussi cherchait une place en première et que nous trouverons sur le bateau. Une fois monté sur le bateau, je comprends vite le stratagème. L’équipage du bateau qui va manœuvrer ce dernier pendant tout la nuit, vend leurs propres cabines, une sorte de corruption pas vraiment méchante. Mais il faut payer le prix fort 15000 tsh par lit ce qui équivaut aux prix du billet. Je me retrouve donc dans une cabine d’équipage de 6 lits ayant un lit pour moi, l’autre partie a été achetée par une famille africaine d’une dizaine de personnes. Il est donc amusant pour moi de me coucher juste à coté de deux enfant sur le même lit et de me réveiller à 5 heures du matin avec en face de moi deux bouilles de chérubins les yeux écarquillés comme si il n’avait jamais vue un muzungu dormir. ?
C’est sensation bizarre et une chose que je ne pourrais décrire, car malheureusement je n’ai pas la plume d’un écrivain, mais pouvoir admirer le lever de soleil sur le lac victoria est d’une beauté rare.
Nous finirons par nous approcher de Mwanza, aux aurores. Mwanza ville étrange qui repose en partie sur des rochers avec des habitations ou l’on se demande comment font elle pour tenir et comme on ils font pour les construites aux milieux de ses rochers.
Mon but était de prendre le train traversant toute la Tanzanie pour rejoindre dar es Salam, seulement en arrivant à la gare, on me dit qu’il n’y pas de train aujourd’hui et que le prochain est pour jeudi. Même en réfléchissant deux fois, je ne peux pas me permettre d’attendre, tout d’abord Mwanza n’est une cité si intéressante que cela, en une après-midi on en a fait le tour et attendre deux jours me font perdre deux jours sur les 10 précieux jours de voyage. Je dois trouver une autre solution. A vrai dire il n’y en a pas beaucoup d’autre. Le bus est l’unique moyen de rejoindre dar es Salam, seulement les bus partent à 6 heures de matin, il faut donc que j’attende le jour suivant. Je passe donc ma journée à visiter la ville et essayer de récupérer quelques heures de sommeil tant bien que mal, malgré un réveil à 5 heures du matin.
En montant dans le bus, je me suis dit que j’avais du choisir au hasard une des meilleurs compagnies, le bus est en très bon état, contrairement aux autres et le staff accueillant. Ceci ne durera que jusqu’ »au moment ou la conducteur à commencer à conduire, ou j’ai compris que les 18 heures de bus qui m’attendait seront les 18 heures ou j’aurais le plus peur pour ma vie, tellement le conducteur conduisait vite, comme si il avait au volant un 4x4.
18 heures d’émerveillement en traversant tout le pays, j’ai pu voir le soleil se lever et se coucher sur les plaines de savane de Tanzanie. Contrairement à l’Ouganda, la Tanzanie est un pays de plaines et de savanes, arides à l’intérieur du pays. C’est quelque chose que l’on comprend qu’âpres y être allé, mais je ne me lasserais jamais de voir ces visages sur les routes, ces femmes africaine en tuniques aux couleurs vives et si belle avec le contraste de leur peau, portant toute sortes de choses sur la tête et la plupart du temps avec un bébé en bandoulière dans le dos. Il y également ses sourires, et ses rires échangés entre les habitants. Ces pays la ne sont peut être pas les rois du PIB, mais en tout cas ils sont les rois du bonheur intérieur entre les habitants. Depuis mon arrivé sur le continent Je n’ai vue aucune africain piquer des crises de nerfs, je n’ai vue aucun africain me dire que sa vie était misérable, il y a toujours eu de l’espoir la ou je suis allée, il y a toujours des sourires et cette volonté hédoniste d’affronter une vie au jour le jour sans vraiment se préoccuper de l’avenir de manière rationalisée.
Puis vers une heure de l’après midi, l’accident que je redoutais temps arriva. Notre bus allant trop vite est rentré dans un camion au moment ou nous étions sur une piste peu praticable. Toute la partie avant « passage »r s’est contracté, la vitre du cockpit a brisé en éclats. Apres le choc, heureusement il n’y avait qu’une personne du staff à l’avant en train de parler au conducteur. Ce dernier s’est retrouvé la jambe coincé. Il a fallu l’enlever et puis stopper le sang de cette fracture ouverte. J’ai réussi tant bien que mal à faire un garrot stoppant ainsi l’hémorragie. Heureusement il y a avait une voiture derrière qui a pu emmener le malheureux en larmes à l’hôpital.
Après il a fallu évacuer le bus et attendre un autre. Heureusement, deux bus de la même compagnie sont partie le matin même de Mwanza. Des que le deuxième eu rejoint le lieu de l’accident, nous sommes encastré à 70 personnes dans un bus qui est censé en contenir 48. S’ensuivent trois heures de routes jusqu'à Dodoma, debout dans l’allée, épuisée par l’adrénaline et la chaleur.
Se fut vers 22 heures que j’arrive enfin à dar es Salam. Epuisé mon seul but est de trouver un hôtel, chose que je trouve facilement ou je tombe directement dans les bras de Morphée complètement extenué.
C’est un autre sentiment ultra agréable que de se réveiller dans une ville qu’on ne connait pas qui donne sur l’océan indien. Dar es Salam est une ville comme je les aime, grouillante, perturbante et vivante. Contrairement à Kampala, je trouve dar es Salam très internationalisé. L’état des routes est bon, de nombreux buildings pour le commerce et une population hétéroclite avec de nombreux indiens.
L’après midi je me dirige vers les plages un peu excentrées et c’est pour le première fois de ma vie que je découvrele plages de sables fins avec une eau d’un bleu azur, des bateaux de pécheurs aux voiles en toile plus qu’artisanales et les cocotiers sur la rives abritant les touristes de temps en temps alpagués par les enfants des rues qui ramassent des coquillages pour les revendre le soir dans la ville.
Demain je pars pour zanzibar, je vous tiendrais au c courant,
Bon baisers apaisés de dar es Salam,
Anselme
Aux habitués: où aller en tout-inclus au Mexique? English translation pending
Couple jeune trentaine cherche hôtel in et très propre avec ++ restaurants à la carte, qualité supérieure de la plage (sable où l'on peut marcher pieds nus!), soirées chaudes et divertissement sur place... on veut se reposer, mais quand même avoir l'occasion de fêter un peu!! ;) Bref, on cherche un endroit CONVIVIAL et accommodant. Nous prévoyons partir fin février.
Mes diverses recherches sur le web me mêlent de plus en plus...!! :S
La destination n'étant pas encore décidée (on est très ouverts!), que me conseillez-vous le plus entre : - Riviera Maya : Barcelo Maya Beach? Grand Palladium Colonial? Catalonia Playa Maroma? Royal Playa del Carmen? - Cancun : Great Parnassus Resort & Spa? - Punta Cana, RD : Palladium Palace? Majestic Colonial?
Ou avez-vous d'autres endroits qui sont mieux selon vous??
Puisque je suis très mêlée, mille mercis d'avance pour vos réponses!! :))))
Mes diverses recherches sur le web me mêlent de plus en plus...!! :S
La destination n'étant pas encore décidée (on est très ouverts!), que me conseillez-vous le plus entre : - Riviera Maya : Barcelo Maya Beach? Grand Palladium Colonial? Catalonia Playa Maroma? Royal Playa del Carmen? - Cancun : Great Parnassus Resort & Spa? - Punta Cana, RD : Palladium Palace? Majestic Colonial?
Ou avez-vous d'autres endroits qui sont mieux selon vous??
Puisque je suis très mêlée, mille mercis d'avance pour vos réponses!! :))))
Escapade à Huang Shan avec une agence de voyage chinoise English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de m'organiser à partir de Shanghai une escapade à HuangShan (Montagnes jaunes). Je suis en contact avec une agence de voyage chinoise qui s'appelle China highlights qui me fait une bonne proposition mais à 650 € (avec voyage en avion). J'ai deux questions :
- Peut-on faire l'escapade à HuangShan seul sans assistance locale chinoise (guide - voiture) ?
- Quelqu'un a-t-il déjà utilisé l'agence China highlights ? Peut-on lui faire confiance?
J'ai une certain habitude des voyages en Chine mais prinicpalement dans les grandes villes.
Merci de vos réponses.
G le chinois
Hôtel Viva Wyndham Maya à Riviera Maya English translation pending
Bonjour, est-ce qu'il y a quelqu'un qui est déjà allé à l'Hotel Viva Wyndham Maya à Riviera Maya?? Si oui, avez vous des commentaires à me donner.
Merci
Merci
Pourquoi toujours retourner à Cuba? English translation pending
Je me rends à Cuba chaque année... Depuis des années..
Et chaque fois je me dis que je n'y reviendrai plus.. Les raisons sont nombreuses...
- Une nourriture globalement mauvaise et un service indigent pour un prix trop élevé. - Un trajet Aéroport>>>Centre ville qui ne cesse d'augmenter (25 cuc) et la mauvaise volonté des chauffeurs à prendre plusieurs passagers pour des destinations pourtant proches... - Une habitude de plus en plus ancrée à prendre les touristes pour des imbéciles sur pattes qui deviennent rapidement une cible potentielle avec les pesos qu'ils transportent. - Une capacité extraordinaire à mentir effrontément pour obtenir un petit rien. - De plus en plus de personnes (y compris des jeunes) qui sollicitent un peso dans la rue tout en continuant à lécher nonchalamment leur glace fondante. - Un prix de location de voitures totalement prohibitif... - Des jeunes machos qui sont prêts à vous vendre leur frère ou leur soeur pourvu qu'ils y trouvent un intérêt financier. - Des jeunes femmes ou filles qui vous trouvent extraordinairement intéressants pour le peu que vous consentiez à les "aider" financièrement.. - Une police qui ferait pâlir d'envie notre Sarko national, continuellement à l'affût d'un début d'échange avec un touriste. - Des prix qui vont varier de 1 à 20 si vous êtes étranger. - Des moyens de transports plutot trés couteux dés lors qu'il n'y a plus de bus. - Le prix des "casa particulares" en constante hausse notamment à la Habana Vieja.
......Je pourrais continuer la liste mais basta..!!!
Bref tout ce qui fait que l'on se dit quotidiennement qu'avec ce même bel argent, on aurait eu une superbe chambre au Myanmar, une nourriture exquise en Thailande, d'innombrables sourires au Laos, et un excellent service à Pnom Pehn..
Alors pourquoi y retourner...? Maso ???
A vrai dire, Cuba est incomparable. La chose est entendue et le dire est une banalité. Il régne dans cette île un mélange de musique , de rhum, de sensualité tellement palpable que l'on peut se laisser envoûter sans y prendre garde.. Si on ajoute à cela l'architecture "merveilleusement délabrée" de La Havane, quelques petits restos ( 1 ou 2 pas plus..) où on peut quand même bien manger sans se faire éreinter, la gouaille des cubains , leur mauvais goût pour le clinquant et les tatouages.. (partagé avec les anglais il est vrai...!)...on peut être ravi. Si vous savez passer une heure ou deux, assis à la minuscule terrasse du CASTILLO de FARNE rue Montserate, ( à 2 pas du trop connu et bien trop cher FLORIDITA ) à étudier les passants avec une bonhomie rigolarde et surtout d'excellents Daïquiri, vous voyez les choses différemment. Si de surcroît vous aimez les cigares...!
C'est bien peu me rétorquerez -vous..! " - Quand on vient à Cuba quand même"..!!!
Eh oui..! Si vous préférez vous faire griller à Varadero, c'est trop peu pour vous sans nul doute. Vous ne verrez qu'un bout de mer limpide et l'intérieur de votre chapeau. Mais c'est bien fait pour vous. Il est évident que vous ne méritez pas cette île.
Bien sûr il y a les autres.. C'est à eux que je m'adresse. Ceux qui veulent connaître, découvrir, apprendre... Santiago et sa vénérée "Casa de la Troba", Holguin et ses parcs, Pinar del Rio et ses environs, Camaguey et ses rue pittoresques... Cayo quelquechose...Et les autres petits coins que je ne vous dévoilerait que sous la torture.
Mais en fait, voyez -vous, et ce aprés de nombreux séjours, le matin, il m'arrive de détester Cuba et tout ce qui s'en rapporte et avoir un plaisir non feint à y être l'aprés-midi ou le soir. Humeur changeante? Sans doute.. Mais Cuba est un endroit tellement "contrasté.." C'est écrit dans les guides..!!! Est-il anormal dés lors d'avoir un avis toujours changeant..?
Une chose est sure. N'y allez pas pour la nourriture, le service offert où les paysages merveilleux. Je connais d'autres endroits bien plus appropriés pour ça sur cette planète.
Mais si vous aimez le mouvement, la danse, l'excellente musique, un brin de folie extravertie, et le Daïquiri... essayez de découvrir Cuba. Attention..! C'est une vieille dame. Elle ne se laisse pas séduire facilement...Elle en a déjà tellement vu..! Mais si vous lui plaisez, elle vous fera découvrir ses secrets qui malgré tous les agacements quotidiens vous donneront envie d'y retourner. Vous pourrez alors l'enlacer et qui sait... lui murmurer doucement des mots d'amour.
Et chaque fois je me dis que je n'y reviendrai plus.. Les raisons sont nombreuses...
- Une nourriture globalement mauvaise et un service indigent pour un prix trop élevé. - Un trajet Aéroport>>>Centre ville qui ne cesse d'augmenter (25 cuc) et la mauvaise volonté des chauffeurs à prendre plusieurs passagers pour des destinations pourtant proches... - Une habitude de plus en plus ancrée à prendre les touristes pour des imbéciles sur pattes qui deviennent rapidement une cible potentielle avec les pesos qu'ils transportent. - Une capacité extraordinaire à mentir effrontément pour obtenir un petit rien. - De plus en plus de personnes (y compris des jeunes) qui sollicitent un peso dans la rue tout en continuant à lécher nonchalamment leur glace fondante. - Un prix de location de voitures totalement prohibitif... - Des jeunes machos qui sont prêts à vous vendre leur frère ou leur soeur pourvu qu'ils y trouvent un intérêt financier. - Des jeunes femmes ou filles qui vous trouvent extraordinairement intéressants pour le peu que vous consentiez à les "aider" financièrement.. - Une police qui ferait pâlir d'envie notre Sarko national, continuellement à l'affût d'un début d'échange avec un touriste. - Des prix qui vont varier de 1 à 20 si vous êtes étranger. - Des moyens de transports plutot trés couteux dés lors qu'il n'y a plus de bus. - Le prix des "casa particulares" en constante hausse notamment à la Habana Vieja.
......Je pourrais continuer la liste mais basta..!!!
Bref tout ce qui fait que l'on se dit quotidiennement qu'avec ce même bel argent, on aurait eu une superbe chambre au Myanmar, une nourriture exquise en Thailande, d'innombrables sourires au Laos, et un excellent service à Pnom Pehn..
Alors pourquoi y retourner...? Maso ???
A vrai dire, Cuba est incomparable. La chose est entendue et le dire est une banalité. Il régne dans cette île un mélange de musique , de rhum, de sensualité tellement palpable que l'on peut se laisser envoûter sans y prendre garde.. Si on ajoute à cela l'architecture "merveilleusement délabrée" de La Havane, quelques petits restos ( 1 ou 2 pas plus..) où on peut quand même bien manger sans se faire éreinter, la gouaille des cubains , leur mauvais goût pour le clinquant et les tatouages.. (partagé avec les anglais il est vrai...!)...on peut être ravi. Si vous savez passer une heure ou deux, assis à la minuscule terrasse du CASTILLO de FARNE rue Montserate, ( à 2 pas du trop connu et bien trop cher FLORIDITA ) à étudier les passants avec une bonhomie rigolarde et surtout d'excellents Daïquiri, vous voyez les choses différemment. Si de surcroît vous aimez les cigares...!
C'est bien peu me rétorquerez -vous..! " - Quand on vient à Cuba quand même"..!!!
Eh oui..! Si vous préférez vous faire griller à Varadero, c'est trop peu pour vous sans nul doute. Vous ne verrez qu'un bout de mer limpide et l'intérieur de votre chapeau. Mais c'est bien fait pour vous. Il est évident que vous ne méritez pas cette île.
Bien sûr il y a les autres.. C'est à eux que je m'adresse. Ceux qui veulent connaître, découvrir, apprendre... Santiago et sa vénérée "Casa de la Troba", Holguin et ses parcs, Pinar del Rio et ses environs, Camaguey et ses rue pittoresques... Cayo quelquechose...Et les autres petits coins que je ne vous dévoilerait que sous la torture.
Mais en fait, voyez -vous, et ce aprés de nombreux séjours, le matin, il m'arrive de détester Cuba et tout ce qui s'en rapporte et avoir un plaisir non feint à y être l'aprés-midi ou le soir. Humeur changeante? Sans doute.. Mais Cuba est un endroit tellement "contrasté.." C'est écrit dans les guides..!!! Est-il anormal dés lors d'avoir un avis toujours changeant..?
Une chose est sure. N'y allez pas pour la nourriture, le service offert où les paysages merveilleux. Je connais d'autres endroits bien plus appropriés pour ça sur cette planète.
Mais si vous aimez le mouvement, la danse, l'excellente musique, un brin de folie extravertie, et le Daïquiri... essayez de découvrir Cuba. Attention..! C'est une vieille dame. Elle ne se laisse pas séduire facilement...Elle en a déjà tellement vu..! Mais si vous lui plaisez, elle vous fera découvrir ses secrets qui malgré tous les agacements quotidiens vous donneront envie d'y retourner. Vous pourrez alors l'enlacer et qui sait... lui murmurer doucement des mots d'amour.
Compte rendu d'une croisière transatlantique sur le Costa Mediterranea par Marigot English translation pending
Tout un chacun qui a fait cette croisière a certainement un avis différent sur les atouts ou les lacunes de l'organisation, du bateau, des escales etc......
Voici le mien qui ne reflète donc que mon resenti personnel.
Organisation d'avant croisière:
J'avais choisi Azur Croisières pour l'organisation de ce voyage et je dois dire que je n'ai qu'à me féliciter de ce choix. Mes contacts, Thibaud et Sandra ont vraiment accompli un remarquable boulot. Je souhaitais obtenir une cabine au pont 8 (le pont supérieur pour les cabines), ils me l'ont chaudement déconseillé, j'expliquerai la raison par après. Tous les documents me sont parvenus par internet 10 jours avant le départ et tout ce que j'avais choisi comme options y était repris.
Organisation avant embarquement:
Nous avions choisi de prendre la navette Costa à l'aéroport de Nice. Là un peu de pagaille, rien de grave, le chauffeur du car nous disant d'embarquer dans son bus, l'hôtesse Costa nous demandant d'intégrer le suivant. Nous avons bien entendu obtempéré aux injonctions du chauffeur du bus, cela nous permettait d'arriver plus tôt à Savone. A la sortie du bus, nos bagages (sauf ceux à main) ont été pris en charge. A Savone une partie de notre groupe a reçu l'ordre d'embarquement 24. Nous avons donc attendu une grosse 1/2h afin que l'on appelle ce groupe 24. Là, bien entendu, photo traditionnelle devant un gouvernail factice au logo du Costa Mediterranea. Puis contrôle de police (oui il parait qu'il y en avait un) 2 uniformes qui discutaient ensemble nous ont fait signe de passer sans même nous regarder. Accès à la passerelle d'embarquement.
Embarquement:
Premier contrôle au bas de la passerelle passeport, document d'ambarquement. Second contrôle à l'entrée du bâteau, passeport, photo et prise de température (aH1N1) par système infrarouge. Troisième contrôle, scanning des bagages à main, confiscation des bouteilles d'alcool (entamées et non entamées) et autres (non entamées). Nous voici donc lâchés dans cet énorme bateau à la décoration plus que "surprenante". Recherche d'un ascenseur pour nous amener pont 6 babord. Après multe détours dans les coursives du pont 6 nous arrivons à notre cabine où, nos bagages nous attendaient, nos cartes Costa, notre carte d'assignation de table pour le dîner et ler today du jour de l'embarquement.
Début de la croisière:
Le bateau appareillait à 18h, dans le today du jour on nous signalait le premier exercice d'évacuation du bateau pour 17h45 nous nous y sommes donc rendus, arnachés comme il se doit. Jusqu'à Funchal nous avons effectué le trajet en compagnie du Costa Fortuna qui effectuait, lui aussi, la traversée transatlantique pour rejoindre son port d'attache saisonnier "Fort Lauderdale". A l'arrivée, on nous a prié, avec insistance, de faire coupler notre carte de crédit avec la carte Costa pour plus de facilité. Ce que nous avons fait à des bornes extrêment pratiques. Puis douche, bien méritée après voyage et exercice. Changement de vêtements pour tenue correcte au dîner. Le restaurant Degli Argentieri se situe, sur 2 étages, à l'arrière du bateau. Nous avions une table idéalement située à l'étage supérieur du restaurant à une fenêtre. Comme le service choisi était à 21h15, il est entendu que la nuit était tombée depuis longtemps et nous n'y voyions rien. Nous avons donc découvert notre chef de rang ( Bernard Rodriguez, un indien comme son nom ne l'indique pas si vous ne savez pas qu'il vient de Goa ancien comptoir portuguais en Inde) et Satish (indien lui aussi, notre serveur). Tous deux absolument exceptionnels, franchement. Tous les soirs nous avions 3 verres à table (verre à vin blanc, verre à vin rouge et verre à eau) alors que toutes les autres tables avaient 2 verres (verre à vin et verre à eau), le premier soir nous leur avions dit que cela nous gênait de prendre vin blanc et vin rouge dans le même verre. Nous avions pris le forfait "By the Glass" et nous avons compris pourquoi ce forfait doit impérativement se réserver par l'intermédiaire de votre agence de voyage, car un code X1 est imprimé sur votre carte Costa. Ce forfait est fort intéressant car il vous permet aux 2 services majeurs (déjeuner et dîner) d'obtenir toutes les boissons (vins, biere, eaux, sodas, soft drinks) à volonté et ce, pour 12€ par jour et par personne (pourboires inclus). Nos préposés à la table, Bernard et Satish donc, essayaient absolument de nous parler en français alors que toute la table parlant anglais, nous insistions pour leur faiciliter la tâche. Pas une erreur dans la prise de commande, par un erreur dans le service des plats, la bonne personne a toujours reçu le bon plat, toujours un mot gentil et toujours le sourire. Pendant le dîner nous avons longé les côtes de la Baie des Anges, spectacle féérique.
Je termine ici ce premier compte-rendu je continuerai prochainement. Pour Friquette, pour la poursuite du CR je fais quoi ? Je reprends à chaque ajoute les épisodes précédents ou je ne fais que continuer sans rien reprendre ?
Organisation d'avant croisière:
J'avais choisi Azur Croisières pour l'organisation de ce voyage et je dois dire que je n'ai qu'à me féliciter de ce choix. Mes contacts, Thibaud et Sandra ont vraiment accompli un remarquable boulot. Je souhaitais obtenir une cabine au pont 8 (le pont supérieur pour les cabines), ils me l'ont chaudement déconseillé, j'expliquerai la raison par après. Tous les documents me sont parvenus par internet 10 jours avant le départ et tout ce que j'avais choisi comme options y était repris.
Organisation avant embarquement:
Nous avions choisi de prendre la navette Costa à l'aéroport de Nice. Là un peu de pagaille, rien de grave, le chauffeur du car nous disant d'embarquer dans son bus, l'hôtesse Costa nous demandant d'intégrer le suivant. Nous avons bien entendu obtempéré aux injonctions du chauffeur du bus, cela nous permettait d'arriver plus tôt à Savone. A la sortie du bus, nos bagages (sauf ceux à main) ont été pris en charge. A Savone une partie de notre groupe a reçu l'ordre d'embarquement 24. Nous avons donc attendu une grosse 1/2h afin que l'on appelle ce groupe 24. Là, bien entendu, photo traditionnelle devant un gouvernail factice au logo du Costa Mediterranea. Puis contrôle de police (oui il parait qu'il y en avait un) 2 uniformes qui discutaient ensemble nous ont fait signe de passer sans même nous regarder. Accès à la passerelle d'embarquement.
Embarquement:
Premier contrôle au bas de la passerelle passeport, document d'ambarquement. Second contrôle à l'entrée du bâteau, passeport, photo et prise de température (aH1N1) par système infrarouge. Troisième contrôle, scanning des bagages à main, confiscation des bouteilles d'alcool (entamées et non entamées) et autres (non entamées). Nous voici donc lâchés dans cet énorme bateau à la décoration plus que "surprenante". Recherche d'un ascenseur pour nous amener pont 6 babord. Après multe détours dans les coursives du pont 6 nous arrivons à notre cabine où, nos bagages nous attendaient, nos cartes Costa, notre carte d'assignation de table pour le dîner et ler today du jour de l'embarquement.
Début de la croisière:
Le bateau appareillait à 18h, dans le today du jour on nous signalait le premier exercice d'évacuation du bateau pour 17h45 nous nous y sommes donc rendus, arnachés comme il se doit. Jusqu'à Funchal nous avons effectué le trajet en compagnie du Costa Fortuna qui effectuait, lui aussi, la traversée transatlantique pour rejoindre son port d'attache saisonnier "Fort Lauderdale". A l'arrivée, on nous a prié, avec insistance, de faire coupler notre carte de crédit avec la carte Costa pour plus de facilité. Ce que nous avons fait à des bornes extrêment pratiques. Puis douche, bien méritée après voyage et exercice. Changement de vêtements pour tenue correcte au dîner. Le restaurant Degli Argentieri se situe, sur 2 étages, à l'arrière du bateau. Nous avions une table idéalement située à l'étage supérieur du restaurant à une fenêtre. Comme le service choisi était à 21h15, il est entendu que la nuit était tombée depuis longtemps et nous n'y voyions rien. Nous avons donc découvert notre chef de rang ( Bernard Rodriguez, un indien comme son nom ne l'indique pas si vous ne savez pas qu'il vient de Goa ancien comptoir portuguais en Inde) et Satish (indien lui aussi, notre serveur). Tous deux absolument exceptionnels, franchement. Tous les soirs nous avions 3 verres à table (verre à vin blanc, verre à vin rouge et verre à eau) alors que toutes les autres tables avaient 2 verres (verre à vin et verre à eau), le premier soir nous leur avions dit que cela nous gênait de prendre vin blanc et vin rouge dans le même verre. Nous avions pris le forfait "By the Glass" et nous avons compris pourquoi ce forfait doit impérativement se réserver par l'intermédiaire de votre agence de voyage, car un code X1 est imprimé sur votre carte Costa. Ce forfait est fort intéressant car il vous permet aux 2 services majeurs (déjeuner et dîner) d'obtenir toutes les boissons (vins, biere, eaux, sodas, soft drinks) à volonté et ce, pour 12€ par jour et par personne (pourboires inclus). Nos préposés à la table, Bernard et Satish donc, essayaient absolument de nous parler en français alors que toute la table parlant anglais, nous insistions pour leur faiciliter la tâche. Pas une erreur dans la prise de commande, par un erreur dans le service des plats, la bonne personne a toujours reçu le bon plat, toujours un mot gentil et toujours le sourire. Pendant le dîner nous avons longé les côtes de la Baie des Anges, spectacle féérique.
Je termine ici ce premier compte-rendu je continuerai prochainement. Pour Friquette, pour la poursuite du CR je fais quoi ? Je reprends à chaque ajoute les épisodes précédents ou je ne fais que continuer sans rien reprendre ?
Ouest américain: vos rencontres entre VFistes? English translation pending
Au hasard de vos voyages dans l'Ouest, vers Mexican hat, Jackson Hole ou Santa Fe, racontez nous vos rencontres insolites entre Francais et plus particulierement entre forumeurs du VF...
Possibilité sur l'achat d'un terrain aux Philippines? English translation pending
un petit bonjour qui pourrait me guider sur des conseils car j ai l intention d acheter un terrain aux philippines avec mon ami laquelle je ne suis pas encore marié est d origine des philippines , faut il attendre d etre marié ou peut on ensemble faire l acquisition c est dans le but de creer des chambres d hotes au bord de la plage !merci pour tous les conseils et demarches d avance😉
Retour de voyage au Pérou (5 au 21 août 2009) English translation pending
Bonjour,
je viens d'effectuer un voyage au Pérou (sud) avec ma famille. Vu le temps pris pour organiser, j'ai pensé que cela pourrait intéresser de futurs voyageurs.
Contexte :
- 1er contact avec le Pérou
- dates : 5 août au 21 août 2009
- 2 adultes + 2 garçons (19 et 14 ans)
- Etapes : Lima (2), Paracas (1) Nazca (1) Arequipa(3) Puno/Taquile (3) Cuzco (3) Vallée Sacrée (1) Aguas Calientes (1)
- Hôtels charme ou moyen de gamme, trajet en bus, train ou avion
- Pas d’agence sauf sur place pour le lac titicaca
Budget pour 4 pour 14j : 1000€ par personne hors transport Paris Lima et hors achats:
- hôtels : 1030€,
- bus : 170€,
- train: 890€,
- avion intérieur: 460€,
- visites : 530€
- repas : 830€
Retour sur les Etapes :
D’une manière générale, nous avons trouvé les péruviens très aimables et aidant, content de rencontrer des touristes, pas du tout accrocheur (sauf à Cuzco) encore moins agressifs. Je n’ai pas senti qu’ils profitaient de la situation. A titre d’exemple à l’arrivée à Arequipa en pleine nuit dans le froid glacial à 4 avec 4 valises, le chauffeur de taxi nous a demandé 4 soles (1€) pour faire les quelques km entre la gare routière et notre hôtel, autant dire qu’il ne profite pas de la situation ! Les gens sont très attentionnés dans les restaurants, les transports, les lieux de visites. Ils font des efforts pour vous comprendre (mon self-learned espagnol doit contenir 50 mots, dont les ¾ mal prononcés le reste se fait avec les mains).
Les distances entre les points d’intérêts sont longues, ce qui donne des trajets, principalement en bus, assez long. J’avais cherché à louer une voiture pour tout le trajet entre Lima et Arequipa mais le prix exorbitant pour laisser la voiture dans une ville différente du retrait (Arequipa vs Lima) m’a fait renoncé à cette solution – je ne le regrette pas.
Le logement et l’alimentation sont bien moins chers qu’en Europe. Ainsi nous avons rencontré deux jeunes routards économes qui se logeaient dans des hôtels propres avec eau chaude et sanitaires privatifs pour moins de 40s/ par jour (10€) la double et se restauraient pour 10€ par jour (un repas complet est à 7s/ dans les picantallas, les pains individuels à 8 pains pour 1s/, l’eau à 1s/ les 500ml, les 4 bananes pour 1s/). Une famille comme nous tournait à environ 100 € la nuit pour 4 en hôtel de charme et se restaurait pour 70€ par jour avec un vrai resto par jour. Les bus et taxi sont très abordables (compter entre 3 et 5s/ dans les villes, un peu plus à Lima). Le vrai poste de cout, ce sont les visites, notamment à Cuzco et dans la vallée sacrée, là on atteint des niveaux qui dépassent les prix européens.
BUS : Les bus sont une véritable institution, il y a de nombreuses compagnies et différentes classes. Nous avons fait 4 trajets en classe « executive » avec 4 compagnies différentes (Soyuz, Cruz del Sur, Ormeno, Julsa). Elles fonctionnent toutes sur le même principe :
- réservation à l’avance (la veille à minima en période touristique) et placement (le billet indique le n° de place). Vous pouvez choisir le siège. La réservation se fait soit directement à la compagnie (en gare routière ou bureaux en ville), soit en agence de voyage.
- le jour du départ, rdv à la gare routière de la compagnie 15mn en avance. chargement des bagages, et embarquement. Bien garder les billets à disposition car certaines compagnies contrôlent 4 ou 5 fois sur le trajet
- confort plus que correct, idem pour la propreté
- à l’intérieur projection de films récents (anges et démons, blood diamond, ..), le plus souvent en anglais sous titré espagnol (mais avec Soyuz c’était en espagnol et nous avons demandé les sous titres en français), le son est diffusé au dessus du siège et pas moyen de le baisser donc vous en profitez que vous le vouliez ou non.
- hôtesse à bord qui fourni eau, couvertures, repas (bas de gamme) le cas échéant
- toilettes (propreté très moyenne)
- sur les bus à 2 étages, le bas a des sièges type fauteuil, il n’y a que quelques places, vous ressentez les vibrations et entendez les passagers du hauts quand ils se baladent ainsi que les bagages de la soute, le haut a des sièges confortables avec de la place pour les jambes, et une vue en cinémascope sur la route pour ceux qui sont sur les premiers sièges.
- les bagages sont mis en soute. Ils agrafent un billet avec n° unique sur chaque bagage et vous donnent le reçu. Ceci étant, à l’arrivée, seul Julsa a contrôlé que je prenais les bagages correspondant à mon reçu. Pour les sacs que vous gardez avec vous en cabine, tous recommandent une vigilance maximum car c’est là que les vols sont les plus nombreux.
- Côté sécurité, Cruz Del Sur affirme que ses conducteurs ne conduisent pas plus de 4h et passent un test d’alcoolémie avant de prendre le volant
- Côté fiabilité, nous avons été déçu par Ormeno sur le Nazca – Arequipa (départ retardé de 45mn à Nazca, arrivée avec plus de 2h de retard à Arequipa – sur un trajet de 10h, c’est dur !)
- Le budget est relativement modeste :
o Soyuz : Lima – Pisco (3h30) : 25 s/ par personne en executive
o Cruz del Sur : Paracas – Nazca (3h30) : 35 s/ par personne en executive
o Ormeno : Nazca – Arequipa (10h) : 70 s/ par personne en executive
o Julsa : Arequipa – Puno ( 5h) : 40 s/ par personne en executive
- Au niveau de la qualité, le bilan familial est 1 : Cruz del Sur, 2 : Soyuz, 3 : Ormeno, 4 : Julsa.
TRAIN : comme la plupart des touristes qui se rendent au Machu Picchu, nous nous sommes faits plumés par Pérurail qui a l’unique concession de train sur Cuzco – Aguas Calientes : Nous avons testé le « backpacker » à l’aller et le « vistadome » au retour. Le backpacker est en fait un une classe qui indique que le train circule de nuit, qui ne permet pas de voir le paysage. De ce fait le tarif est moindre (30$ /personne dans notre cas). A noter un très faible éclairage, pour lire ou pour jouer, autant avoir sa lampe torche. Au retour nous avons pris le vistadome. C’est le même train, simplement il circule le jour et vous profitez, si vous êtes placés du bon coté et (fenêtre), de la jolie vue sur le cours d’eau (Urubamba) que longe le train. La le tarif est plus élevé (60$/ personne) mais pour ce prix la vous avez le droit à un sandwich + verre d’Inca Cola, et un défilé de mode (les 3 jeunes qui représentent le seul personnel à bord, enlèvent dans les toilettes leur habit de steward pour revêtir des vêtements en Alpaga qu’ils proposent à la vente – c’est top kitch !).
Nous avons aussi pris le « Andean Explorer » entre Puno et Cuzco. Un vieux rêve d’Orient Express était passé par là et nous nous sommes lancés dans cette dépense hors du commun par rapport au reste du voyage (220$ par personne). Ce train n’a que 2 voitures de passagers. Les voitures sont habillées de bois et de jolies nappes. Les passagers bénéficient d’un wagon bar et d’un wagon ouvert qui permet d’admirer les paysages d’une manière exceptionnelle. Inclus dans le prix du billet : un pisco sour proposé autour de 11h du matin, un déjeuner (très moyen, qualité douteuse – mon épouse a été malade – verre de vin) et un thé accompagné de 2 mini mini sandwiches et d’une mini mini pâtisserie servi avant l’arrivée. Autant dire que le charme de ce trajet provient 1/ du paysage que révèle pleinement le dernier wagon 2/ de l’aspect intérieur années 30 avec les voitures passagers habillées de bois (y/c les toilettes !). En revanche, Perurail tue facilement le rêve en 1/ diffusant de la musique techno ou dance, à volume assez élevé dans l’ensemble des wagons 2/ proposant des activités ou show très kitch à plusieurs moments du voyage (démonstration du barman, défilé de « mode », musiciens péruviens), 3/ en fournissant un déjeuner très basique (soupe, blanc de poulet ou lasagnes de légumes, mousse de fruits, café américain, vin bas de gamme) 4/ en faisant preuve d’une vrai volonté de plumer le touriste un peu plus (un expresso au lieu du café américain à la fin du repas = supplément, prix du bar sans commune mesure avec les prix pratiqués à Lima, Cuzco ou Arequipa). On peut noter que dans notre cas, seule une des 2 voitures était occupée, l’autre était vide ce qui a limité l’affluence de passagers dans le très apprécié wagon ouvert. Le système de réservation ne prend pas en compte le plan de la voiture, résultat : des familles ou des couples dispersés qui doivent ensuite négocier avec d’autres passagers pour se retrouver ensemble. Un seul stop permet de descendre du train : La Raya – ou gare la plus haute du monde, immortalisée dans le Grand Bleu de Luc Besson. Au final, nous avons bien profité de ce trajet en passant une grande partie du trajet dans le wagon ouvert à regarder le paysage évoluer mais nous trouvons que PeruRail n’est pas à la hauteur et que le billet est bien cher pour le service fourni.
AVION : Nous avons pris LAN pour aller de Cuzco à Lima. L’ensemble était très pro, de la réservation à la livraison des bagages. Enregistrement rapide, bonne restauration à bord en éco, bagages livrés rapidement. En revanche sur Lima – Paris via Amsterdam avec Air France KLM, la compagnie leader a égaré nos 4 bagages, nous a fait poireauter à CDG pendant 4h avec un service client minable. Finalement nous avons récupéré nos bagages le lendemain à 20h. C’est quand même un comble de faire le tour du Pérou en bus, train, avion sans rien égarer et se faire perdre ses bagages par Air France KLM sur un transfert archi courant.
HOTELS : en général nous recherchons le charme plus que le luxe, à un prix raisonnable qui peut paraitre dispendieux pours les plus jeunes ou les routards, ou économe pour les inconditionnels du luxe. En préalable, je dois préciser un point qui peut se révéler important pour ceux qui comme moi sont sensibles au bruit : les péruviens conduisent « au klaxon ». Ils annoncent leur arrivée (à un carrefour, près d’un cycliste, ..) de manière sonore et ce à toute heure du jour ou de la nuit. Résultat, si votre chambre est exposée sur une rue, il y a de grande chance que ces bruits permanents vous dérangent car les doubles vitrages n’existent pas. De même les hôtels dont les chambres sont organisées autour d’un patio font subir à chacun les bruits du patio aller/venues, téléphone, ..). Ceci étant dit, voici notre appréciation des hôtels dans lesquels nous avons séjournés.
- Lima : B&B « Second Home Peru » : le meilleur souvenir hôtelier de notre voyage. C’est la demeure de Victor Delfin, artiste péruvien réputé, âgé de plus de 80 ans. La maison, en haut d’une falaise avec vue sur mer en plein Barranco est superbe, parsemée de peintures, de sculptures et d’objets en tout genre de M. Delfin, elle a un grand charme, une âme qui ne peut pas laisser indifférent. En prime, vous pouvez demander à visiter l’atelier de l’artiste, qui continue jour après jour à peindre, sculpter, créer. Un homme charmant et un atelier qui respire la création. Nous avions cru venir ici pour nous loger, en fait ce fut notre meilleure expérience à Lima.
L’océan est omniprésent et vous réveille le matin du bruit des vagues agitées. Le petit dej (pain, beurre, confiture maison jus de fruit frais, papaye et boisson chaude) est servi sur une table commune dans la cuisine ancienne attenant à la maison avec un four à bois qui réchauffe.
Prix : 85 $ la chambre double vue océan et terrasse, ptit dej inclue
Niveau de satisfaction : 5 sur 5
- Paracas : Un hôtel triste, bruyant mais propre. Conseillé par notre taxi. Aucun intérêt. Trop cher pour la qualité. Les klaxons des voitures sous les fenêtres, les aboiements des chiens errant vous empêcheront de dormir.
Prix : 70S/ (=23$) la chambre double, ptit dej non inclus
Niveau de satisfaction : 2 sur 5
- Nazca : Hôtel « Oro Viejo » : chambre quadruple spacieuse, simple et propre, belle déco des parties communes avec des objets du passé, piscine, super petit dej américain. Un seul vrai défaut : le coq voisin qui commence à chanter à 4h du mat.
Prix : 73$ la chambre quadruple, petits dej inclus.
Niveau de satisfaction : 4 sur 5
- Arequipa : boutique hôtel « Casa Arequipa » : petite chambre quadruple assez classe avec une très bonne literie. Un petit dej royal servi sur une terrasse ensoleillée (le meilleur du séjour). Un GROS défaut : toutes les chambres donnent sur le grand hall de réception qui sert de cage de résonnance. Résultat des bruits constant des gens qui entrent et sortent et discutent, du téléphone, de la sonnerie de l’entrée, et ce à toute heure du jour et de la nuit. Comme la plupart des chambres donnent sur une des deux rues passagères dont la maison fait le coin, on bénéficie aussi des klaxons des voitures.
Prix : 85$ la chambre quadruple, petit dej inclus
Niveau de satisfaction : 4 sur 5
- Puno : Hôtel « Mosoq Inn » : chambre quadruple très spacieuse dans un hôtel récent, moderne, bien agencé dont les plus grandes chambres donnent sur une rue passagère. Personnel vraiment attentionné, aux petits soins. Petit dej quelconque en buffet.
Prix : 70$ la chambre quadruple, petit dej inclus
Niveau de satisfaction : 4 sur 5.
- Amantani : chez l’habitant (Elizabeth) : l’usine à touristes. Pour 25 S/ par personne la nuit sur/sous des couvertures dans un local frigo, vous avez aussi 1 soupe de légume pour le dej, 1 soupe de légume pour le diner et un sandwich œuf pour le ptit dej. 0 hygiène, 0 sympathie, 0 attention, 0 communication. Une mécanique huilée qui enchaine chaque jour le logement chez l’habitant pour des centaines de touristes qui se rendent sur Amantani. A faire sans illusions car vous n’êtes qu’un numéro. En revanche, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h. Reste l’aller-retour sur les îles en roseau à 25 minutes de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en une demi-journée et ça perd du coup tout son charme.
Prix : 25$ la nuit pour 4
Niveau de satisfaction : 2 sur 5 mais ya pas mieux !)
- Aguas Calientes : Hôtel « las terrasas », chambre quadruple, trouvée à 20h30 après être arrivé à Aguas Calientes, et avoir visité différentes chambres de différents hôtels. La chambre donnait sur le cours d’eau. Petit déjeuner simple (pain, beurre, café/thé) à 5h00 du matin avant de partir au Machu Picchu
Prix : 40$ la nuit pour 4 avec petit dej.
Niveau de satisfaction : 3 sur 5
- Ollantaytambo : B&B « El Albergue » à Ollantaytambo. 2 belles chambres doubles (n°1 et 2) au premier étage dont une avec une belle vue sur la montagne. bonne literie, bon petit déjeuner avec pancake ou œufs, meubles en bois, parquet, joli jardin. Pisco Sour offert à l’arrivée. Possibilité de bien diner. Le train n’est pas dérangeant. Beaucoup de charme pour ce B&B qui est plutôt un petit hôtel, directement implanté dans la gare d’Ollantaytambo.
Prix : 74$ la chambre double (soit 148$ pour 4) petit déjeuner inclus
Niveau de satisfaction : 5 sur 5
- Cuzco : Hôtel « Los Ninos 1 ». Un hôtel particulier situé dans une vieille demeure avec un beau patio central, des chambres simples mais très propres. L’Hôtel s’inscrit dans le cadre d’une association d’aide aux enfants, les bénéfices de l’hôtel sont reversés à cette association (cf. leur site http://www.ninoshotel.com). Là encore le principal défaut concerne le bruit car le patio central véhicule les bruits de la réception, le téléphone, la sonnerie de porte d’accès et le va et vient des occupants. Sans côté les rues attenantes.
Les étapes :
J1 : arrivée Lima dans l’après midi, balade et diner à Barranco
J2 : Lima. Visite dans le centre historique, Miraflores, Parque del amor, falaises, Barranco.
J3 : Lima – Pisco/Paracas: balade sur le port, coucher tôt
J4 : Iles Ballestas à 8h depuis Paracas, puis bus pour Nazca, survol des lignes et diner à Nazca
J5 : Balade dans Nazca, marché puis visite du cimetière de Chauchilla, départ pour Arequipa à 15h30 (arrivée 1h du mat)
J6 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de Santa Catalina, shopping
J7 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de San Francisco.
J8 : départ pour Puno – arrivée à Puno en fin de journée, balade dans la ville, réservation séjour Amantani/Taquilé
J9 : départ à 8h pour Amantani via agence avec d’autres touristes. Stop sur les iles Uros après 30mn de navigation puis départ pour Amantani (3h de navigation), arrivée à Amantani à 15h00, dispatch dans les familles, balade sur Amantani, diner aux bougies
J10 : réveil tôt, balade sur Amantani puis départ pour Taquile à seulement 1h de navigation. Balade sur Taquile, déjeuner sur Taquile puis départ pour Puno (3h) et arrivée vers 16h à Puno. Balade dans Puno.
J11 : train « Andean Explorer » à 8h pour Cuzco. Stop à la Raya, déjeuner dans le train, thé dans le train et arrivée à 18h à Cuzco. Balade nocturne dans Cuzco. Réservation de taxi pour la Vallée Sacrée
J12 : départ à 8h en Taxi : visite de Sacsayhuamá, Kenko, Pisac, Ollantaytambo. Départ en train pour Aguas Calientes à 18h50 et arrivée à 20h30.
J13 : Visite du Machu Picchu – bus à 5h30, arrivée sur site à 6h, longue visite avec de grandes poses (contemplation, jeux, repos). Départ vers 15h et retour à Aguas Calientes. Train à 16h50 pour Ollantaytambo.
J14 : départ à 8h en Taxi pour les salineras de Maras, puis Moray, Chinchero et arrivée à Cuzco à 13h30. Balade dans le Cuzco historique, visite de la cathédrale, balade nocturne à San Blas.
J15 : Visite de Cuzco et shopping
J16 : Balade matinale dans Cuzco, petit dej gargantuesque chez Heidi Sanja, et départ en taxi pour l’aéroport pour vol à 12h50 Cuzco Lima, à Lima vol pour Amsterdam à 18h, à Amsterdam vol pour Paris à 14h10.
Lima : ville triste, recouverte d’une brume qui cache le soleil notamment en aout. Peu de choses intéressantes à voir. La place d’armes est banale dans son style (rien à voir avec les places d’armes d’Espagne, de la Havane, d’Arequipa ou de Cuzco). Miraflores est sans intérêt. Le jardin de l’amour est à voir, avec des bancs recouverts de céramique (à la Gaudi comme à Barcelone) et une belle statue d’amoureux de Victor Delfin, le tout plongeant sur la mer avec vue sur les falaises environnantes. La balade le long des falaises est agréable et abouti à un petit centre commercial avec vue sur l’océan. Enfin Barranco dégage une ambiance plaisante, notamment le soir, on peut s’y promener et y diner. En synthèse une journée à Lima est amplement suffisante pour visiter une ville qui manque de charme en aout avec cette brume envahissante.
Pisco : ville désolée, complètement ravagée par le tremblement de terre de 2007. La ville se redresse peu à peu mais c’est vraiment, en 2009, encore une désolation (rues trouées et impraticables, habitations en ruines, ..). Aucun intérêt touristique.
Paracas : petit port tranquille avec un certain charme. L’intérêt principal vient des iles Ballestas, dites « Galápagos du pauvre ». On y va en 2h aller/retour (35 s/ par personne) en sortie bateau organisée par les agences de voyage locales – départ à 8h pour toutes les agences. On n’y débarque pas mais on observe quantité d’oiseaux (par milliers), d’otaries (par dizaines), de manchots (par dizaines) depuis l’embarcation. Sur le trajet, vue sur le candélabre de 200m de long tracé dans la montagne par on ne sait pas qui (les indiens, les colons, les militaires, les extra terrestres ?!). L’agence Zarcillos est fiable, a sa propre embarcadère, ses propres bateaux et est par ailleurs officiellement représentant de Cruz del Sur à Paracas. Le bus pour Ica / Nazca part à 10h30 donc il est possible, comme nous l’avons fait de faire la sortie aux iles Ballestas et de prendre le bus au retour pour Ica / Nazca à 10h30. Certains restent aussi l’après midi pour faire le tour de la réserve de Paracas.
Paracas revêt donc un intérêt limité qui selon nous ne justifie pas la nuit. Idéalement, il faudrait pouvoir y arriver tôt le matin, partir pour les iles Ballestas, déjeuner sur le port et repartir ensuite pour Ica/Nazca.
Nazca : la ville est sympa, sa place d’arme jouit d’une bonne animation, le marché est assez pittoresque et, bien sur, toute l’activité touristique tourne autour des fameuses lignes de Nazca. A peine arrivés à 14h00 depuis Paracas, nous avons survolé les lignes en 35mn chrono avec Aeroparacas pour 59$ par personne. Ca va vite et ça secoue car l’avion penche vraiment pour faire les virages et approcher les lignes. 35 mn c’est bien suffisant. Le pilote, entre 45 et 55 ans nous est apparu très pro et sans hésitation. Vous n’êtes pas obligés de passer par une agence et vous pouvez vous rendre directement à l’aéroport. Même en plein mois d’aout il n’y a pas foule et vous pouvez comparer sur place entre les différentes compagnies. Attention suite à l’accident de 2008 et à différents atterrissages forcés, deux compagnies, Aéorica et Aerocondor ont reçu des avertissements. L’organisation de l’aviation civile internationale (OACI), après mission d’inspection de l’aérodrome de Nazca au mois de mai 2008, a émis un certain nombre de recommandations qui peuvent être consultées (en espagnol) sur le lien suivant . Nous avons aussi visité le cimetière de Chauchilla en plein désert à 15Km de Nazca . De vraies momies, en situation, sur un site bien préservé pour 7$ par personne (taxi, guide et visite). Enfin, nous avons profité du marché du dimanche, très étendu et pittoresque. Le marché le plus authentique que nous ayons visité au cours de ce voyage car absolument pas destiné aux touristes. Au final Nazca a été un stop intéressant que nous ne regrettons pas.
Arequipa : que de charme dans cette ville qui aborde le tourisme avec soin et discrétion. Ne loupez sous aucun prétexte le couvent de Santa Catalina et prévoir d’y passer au moins trois heures (vous pouvez d’ailleurs déjeuner à la cafétéria du couvent en plein cœur du site, c’est très bon et très frais). Pour le reste la plazza de armas est splendide et la ville se parcourt dans tous les sens à pied. En haut de la ville, vous pourrez aussi visiter en toute tranquillité, (peu de monde va jusque là) le couvent de San Francisco, son cloitre et sa très belle bibliothèque (ouverte que 15mn par heure – horaires à consulter avant d’y aller). Un point spécial concernant les achats. C’est à Arequipa que sont implantées les principales sociétés de couture spécialisées dans les vêtements en Alpaga. Vous y trouverez donc des boutiques de fabricants proposant des produits de grande qualité à des prix soldés que vous ne retrouverez plus ensuite ni à Cuzco, ni à Lima à ces prix là. Ces boutiques sont concentrées dans les deux cloîtres de la Compania. Une mention spéciale à Alpaca 911, société de couture locale qui édite la célèbre marque Kuna que vous retrouverez partout dans le pays et dans les aéroports péruviens, ici à des prix parfois incroyables.
Puno : La ville de Puno a en soit très peu d’attraits touristiques et son intérêt, hormis celui d’être le point de départ de toutes les excursions sur le lac titicaca, réside dans l’authenticité de ce que peut être une ville péruvienne de taille moyenne aujourd’hui (idem Nazca) : plazza de armas où les générations se rassemblent, marché couvert... Ceci étant, elle ne justifie pas qu’on lui consacre une journée entière. Les touristes remplissent la ville en fin d’après-midi au retour de leurs excursions sur les îles Amantani, Taquile et Uros. Pour aller sur ces îles, le plus simple est de passer par une agence prévoyant la prise en charge sur deux jours avec départ tôt le matin, stop sur les îles Uros (roseaux), visite et nuit sur l’île d’Amantani (logement, repas du midi, du soir et petit déjeuner inclus), visite de Taquile (repas du midi non inclus) le lendemain pour un retour vers 15-16h. Tout cela demeure très impersonnel (cf. logements). Nous avons choisi l’agence Inkatours qui a organisé le tour pour 70 NS par personne, le guide faisant preuve de beaucoup de professionnalisme. Bref, une machine bien huilée dont on espère qu’elle profite à tout le monde. En même temps, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour en bateau sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h sans compter la visite. Au regard du temps passé dans les bus pour relier les villes entre elles, c’est un peu dommage de s’infliger une nouvelle journée de transport. Reste l’aller-retour sur les îles Uros à 25 minutes en bateau de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en moins d’une demi-journée et autant le dire, ça peut se révéler assez frustrant car on ne s’aventure pas très loin dans la partie péruvienne du lac.
Cuzco : ici le tourisme est roi. La ville est splendide avec son envoutante plazza des armas, sa cathédrale et les deux églises attenantes (toutes les trois sont TRES richement décorées et se visitent ensemble – près de 20$ le billet), ses anciens murs Incas et ses maisons coloniales. A noter le quartier San Blas, à 5 mn à pied de la plazza de armas et son petit côté bohème. Cuzco a cependant un TRES gros défaut, elle réuni ce qu’il y a de pire dans le tourisme de masse : des boutiques de bibelots bas de gamme en tout genre qui envahissent les rues, des rabatteurs, des vendeurs de rue qui passent leur temps à vous solliciter avec beaucoup d’insistance (jusqu’à 30 sollicitations à l’heure) pour vendre des objets que vous trouvez partout, pour proposer des massages, pour se faire prendre en photo moyennant argent, pour vous proposer un restaurant…). A la fin cela devient très très p��nible. Toutes les visites d’églises sont payantes à des prix prohibitifs.
Vallée Sacrée : Cuzco est aussi le départ de la vallée sacrée qui regroupe des sites archéologiques principalement inca (les plus beaux sont Sacsayhuamán, Pisac et Ollantaytambo) des marchés quasi exclusivement touristiques (Pisac et Chinchero), de beaux villages (Ollantaytambo et Chincero), de superbes paysages de vallée avec les paysans dans les champs et les charrues à bœufs, et les fameuses Salineras de Maras. Autant le dire tout de suite, les prix des visites sont prohibitifs et n’ont plus rien à voir avec ceux indiqués dans les guides (augmentation de plus 200% en 2009 par rapport au prix indiqué par le guide du routard 2008/2009 !). Les sites archéologiques et Chinchero (le village) se visitent avec le bolleto touristico. Attention cependant : soit vous achetez le bolleto « integral » valable 10j pour 130 S/ (soit 32€) par personne et vous pouvez visiter Sacsayhuamán, Pisac, Ollantaytambo, Chinchero et quelques autres de moindre intérêt selon moi (Muray, Kenko, ..), soit vous prenez le billet à la journée (70 S/, 17€) et vous n’avez accès qu’au site dans lequel vous achetez le billet et les quelques sites autour (ex : Sacsayhuamán + Kenko + Pisac mais pas Ollantaytambo ni Chinchero !). Les étudiants (avec carte ISIC) et moins de 16 ans payent moitié prix. Les salineras de Maras (à ne manquer sous aucun prétexte) ne sont pas inclues et l’entrée se paye 5 S/ (soit 1, 25€) par personne. Etant donné les distances, il est difficile de faire tous les sites en une journée. Concernant les marchés de Pisac et Chinchero, ce sont des marchés touristiques avec des vendeurs d’objets artisanaux de qualité plus ou moins bonne. Nous avons regretté de faire Pisac un jour de marché. Du coup on ne voit pas la belle place qui est recouverte des boutiques en toiles des marchants. Chinchero est dans doute le plus beau village visité lors de notre voyage et l’église est superbe. Attention pour entrer dans le village, il faut le bolleto.
Si c’était à refaire, je ne ferai pas Sacsayhuamán, Kenko, Pisac qui sont tous trois des sites archéologiques Incas certes superbes. Avec Machu Picchu, Ollantaytambo, Moray et Chinchero, notre famille aurait déjà eu sa dose de plongée dans le monde Inca par la visite de ruines et pouvait se passer de Pisac (même si c’est le second en terme d’importance après Machu Picchu) et des autres. Après coup mon itinéraire préféré aurait été de faire Cuzco – Chinchero – Moray – Salineras de Maras – Ollantaytambo avec un bolleto à la journée pris à Chinchero.
Machu Picchu : autant le dire, le Machu Picchu se mérite. Il faut du temps pour y arriver et un budget conséquent. Je parle ici de l’accès principal. Vous trouverez sur des forums un itinéraire permettant de ne pas passer par Perurail mais cela m’a paru trop hasardeux pour notre famille. Donc le premier point consiste à se rendre à Aguas Calientes, dernier village – exclusivement touristique et de passage – avant le Machu Picchu. Pour s’y rendre nous avons pris le train à Ollantaytambo (cf. point sur le train plus haut dans le compte rendu). Là c’est entre 30$ et 60$ en fonction de l’heure, pour les étrangers. Il y a plusieurs trains dans la journée. Ensuite il faut trouver une nuit à Aguas Calientes. Les hôtels sont nombreux et standardisés, nous avons visités des chambres sur place (aucun problème pour loger 4 personnes en plein mois d’aout) et comparé les prix avant de choisir. Ensuite il faut prendre le bus (17$ par personne aller/retour) ou y aller à pied et se tuer dans une ascension de plusieurs heures). Si vous visitez tôt le Machu Picchu, le premier bus est à 5h30 mais les premiers visiteurs sont à l’arrêt de bus dès 4h du mat ! A 5h30, il y a déjà plusieurs centaines de personnes à la queuleuleu. L’attente n’est cependant pas très longue car les bus s’enchainent sans horaires précis, dès qu’un bus est rempli il part et il y en a des dizaines. Vous pouvez acheter les billets dès 5h sur place. 3 raisons principales pour se lever tôt : 1/ profiter de la lumière du matin (pas le lever de soleil car le soleil est levé depuis au moins une heure quand il surgit des montagnes et envahie le site vers 7h), 2/ voir le site avec peu de gens (mais quand même quelques centaines) et prendre la photo du point le plus haut avec un site quasi vide, et surtout, pour ceux qui sont intéressés, 3/ courir au Wayna Picchu, qui ne peut accueillir que 400 visiteurs en même temps (à l’entrée une décharge est à signer car l’ascension comporte des risques) – nous ne l’avons pas fait. Sinon on peut facilement arriver en début de matinée et rester jusqu’à la fermeture à 17h (quand nous sommes partis vers 15h, le site se vidait). L’entrée du Machu Picchu est à 130 s/ (32€) et 70 s/ pour les étudiants (carte ISIC) et les moins de 16 ans. Le billet peut s’acheter la veille jusque 22h à Aguas Calientes. La visite du Machu Picchu c’est donc environ 360 s/ de train + 30 s/ d’hôtel + 130s/ de visite + 70 s/ de bus soit 590 s/ (200€) par personne hors boissons et repas (à l’entrée du site c’est très cher). Enfin si vous désirez bien comprendre sur place, ajoutez les prestations d’un guide (car rien n’est indiqué), nous nous sommes contenté de nos guides papiers (routard, ulysse, gallimard) et c’était suffisant d’autant que bien des théories circulent sur le lieu et les guides (humains comme papier) se contredisent ! Sur place le site est splendide, alterne les zones ensoleillées et ombragées ce qui permet de faire des poses (certains font même la sieste) et d’y passer une grosse partie de la journée. L’ascension au point le plus haut n’est pas très dure et la vue est mythique. Une dizaine de lamas se promène sur le site. Si c’était à refaire : je referai exactement pareil malgré le coût prohibitif. Enfin il faut noter que nous avons entendu un guide indiquer qu’à partir de 2011, une partie du site pourrait être fermée à cause des nuisances créées par l’affluence de gens, info ou intox ?
Voilà, j’espère que ce message vous sera été utile, auquel cas je serais sensible à un message témoignant que je n’ai pas écrit tout cela pour rien.
De même si vous avez des questions supplémentaires, n’hésitez pas à me contacter.
Bon voyage.
je viens d'effectuer un voyage au Pérou (sud) avec ma famille. Vu le temps pris pour organiser, j'ai pensé que cela pourrait intéresser de futurs voyageurs.
Contexte :
- 1er contact avec le Pérou
- dates : 5 août au 21 août 2009
- 2 adultes + 2 garçons (19 et 14 ans)
- Etapes : Lima (2), Paracas (1) Nazca (1) Arequipa(3) Puno/Taquile (3) Cuzco (3) Vallée Sacrée (1) Aguas Calientes (1)
- Hôtels charme ou moyen de gamme, trajet en bus, train ou avion
- Pas d’agence sauf sur place pour le lac titicaca
Budget pour 4 pour 14j : 1000€ par personne hors transport Paris Lima et hors achats:
- hôtels : 1030€,
- bus : 170€,
- train: 890€,
- avion intérieur: 460€,
- visites : 530€
- repas : 830€
Retour sur les Etapes :
D’une manière générale, nous avons trouvé les péruviens très aimables et aidant, content de rencontrer des touristes, pas du tout accrocheur (sauf à Cuzco) encore moins agressifs. Je n’ai pas senti qu’ils profitaient de la situation. A titre d’exemple à l’arrivée à Arequipa en pleine nuit dans le froid glacial à 4 avec 4 valises, le chauffeur de taxi nous a demandé 4 soles (1€) pour faire les quelques km entre la gare routière et notre hôtel, autant dire qu’il ne profite pas de la situation ! Les gens sont très attentionnés dans les restaurants, les transports, les lieux de visites. Ils font des efforts pour vous comprendre (mon self-learned espagnol doit contenir 50 mots, dont les ¾ mal prononcés le reste se fait avec les mains).
Les distances entre les points d’intérêts sont longues, ce qui donne des trajets, principalement en bus, assez long. J’avais cherché à louer une voiture pour tout le trajet entre Lima et Arequipa mais le prix exorbitant pour laisser la voiture dans une ville différente du retrait (Arequipa vs Lima) m’a fait renoncé à cette solution – je ne le regrette pas.
Le logement et l’alimentation sont bien moins chers qu’en Europe. Ainsi nous avons rencontré deux jeunes routards économes qui se logeaient dans des hôtels propres avec eau chaude et sanitaires privatifs pour moins de 40s/ par jour (10€) la double et se restauraient pour 10€ par jour (un repas complet est à 7s/ dans les picantallas, les pains individuels à 8 pains pour 1s/, l’eau à 1s/ les 500ml, les 4 bananes pour 1s/). Une famille comme nous tournait à environ 100 € la nuit pour 4 en hôtel de charme et se restaurait pour 70€ par jour avec un vrai resto par jour. Les bus et taxi sont très abordables (compter entre 3 et 5s/ dans les villes, un peu plus à Lima). Le vrai poste de cout, ce sont les visites, notamment à Cuzco et dans la vallée sacrée, là on atteint des niveaux qui dépassent les prix européens.
BUS : Les bus sont une véritable institution, il y a de nombreuses compagnies et différentes classes. Nous avons fait 4 trajets en classe « executive » avec 4 compagnies différentes (Soyuz, Cruz del Sur, Ormeno, Julsa). Elles fonctionnent toutes sur le même principe :
- réservation à l’avance (la veille à minima en période touristique) et placement (le billet indique le n° de place). Vous pouvez choisir le siège. La réservation se fait soit directement à la compagnie (en gare routière ou bureaux en ville), soit en agence de voyage.
- le jour du départ, rdv à la gare routière de la compagnie 15mn en avance. chargement des bagages, et embarquement. Bien garder les billets à disposition car certaines compagnies contrôlent 4 ou 5 fois sur le trajet
- confort plus que correct, idem pour la propreté
- à l’intérieur projection de films récents (anges et démons, blood diamond, ..), le plus souvent en anglais sous titré espagnol (mais avec Soyuz c’était en espagnol et nous avons demandé les sous titres en français), le son est diffusé au dessus du siège et pas moyen de le baisser donc vous en profitez que vous le vouliez ou non.
- hôtesse à bord qui fourni eau, couvertures, repas (bas de gamme) le cas échéant
- toilettes (propreté très moyenne)
- sur les bus à 2 étages, le bas a des sièges type fauteuil, il n’y a que quelques places, vous ressentez les vibrations et entendez les passagers du hauts quand ils se baladent ainsi que les bagages de la soute, le haut a des sièges confortables avec de la place pour les jambes, et une vue en cinémascope sur la route pour ceux qui sont sur les premiers sièges.
- les bagages sont mis en soute. Ils agrafent un billet avec n° unique sur chaque bagage et vous donnent le reçu. Ceci étant, à l’arrivée, seul Julsa a contrôlé que je prenais les bagages correspondant à mon reçu. Pour les sacs que vous gardez avec vous en cabine, tous recommandent une vigilance maximum car c’est là que les vols sont les plus nombreux.
- Côté sécurité, Cruz Del Sur affirme que ses conducteurs ne conduisent pas plus de 4h et passent un test d’alcoolémie avant de prendre le volant
- Côté fiabilité, nous avons été déçu par Ormeno sur le Nazca – Arequipa (départ retardé de 45mn à Nazca, arrivée avec plus de 2h de retard à Arequipa – sur un trajet de 10h, c’est dur !)
- Le budget est relativement modeste :
o Soyuz : Lima – Pisco (3h30) : 25 s/ par personne en executive
o Cruz del Sur : Paracas – Nazca (3h30) : 35 s/ par personne en executive
o Ormeno : Nazca – Arequipa (10h) : 70 s/ par personne en executive
o Julsa : Arequipa – Puno ( 5h) : 40 s/ par personne en executive
- Au niveau de la qualité, le bilan familial est 1 : Cruz del Sur, 2 : Soyuz, 3 : Ormeno, 4 : Julsa.
TRAIN : comme la plupart des touristes qui se rendent au Machu Picchu, nous nous sommes faits plumés par Pérurail qui a l’unique concession de train sur Cuzco – Aguas Calientes : Nous avons testé le « backpacker » à l’aller et le « vistadome » au retour. Le backpacker est en fait un une classe qui indique que le train circule de nuit, qui ne permet pas de voir le paysage. De ce fait le tarif est moindre (30$ /personne dans notre cas). A noter un très faible éclairage, pour lire ou pour jouer, autant avoir sa lampe torche. Au retour nous avons pris le vistadome. C’est le même train, simplement il circule le jour et vous profitez, si vous êtes placés du bon coté et (fenêtre), de la jolie vue sur le cours d’eau (Urubamba) que longe le train. La le tarif est plus élevé (60$/ personne) mais pour ce prix la vous avez le droit à un sandwich + verre d’Inca Cola, et un défilé de mode (les 3 jeunes qui représentent le seul personnel à bord, enlèvent dans les toilettes leur habit de steward pour revêtir des vêtements en Alpaga qu’ils proposent à la vente – c’est top kitch !).
Nous avons aussi pris le « Andean Explorer » entre Puno et Cuzco. Un vieux rêve d’Orient Express était passé par là et nous nous sommes lancés dans cette dépense hors du commun par rapport au reste du voyage (220$ par personne). Ce train n’a que 2 voitures de passagers. Les voitures sont habillées de bois et de jolies nappes. Les passagers bénéficient d’un wagon bar et d’un wagon ouvert qui permet d’admirer les paysages d’une manière exceptionnelle. Inclus dans le prix du billet : un pisco sour proposé autour de 11h du matin, un déjeuner (très moyen, qualité douteuse – mon épouse a été malade – verre de vin) et un thé accompagné de 2 mini mini sandwiches et d’une mini mini pâtisserie servi avant l’arrivée. Autant dire que le charme de ce trajet provient 1/ du paysage que révèle pleinement le dernier wagon 2/ de l’aspect intérieur années 30 avec les voitures passagers habillées de bois (y/c les toilettes !). En revanche, Perurail tue facilement le rêve en 1/ diffusant de la musique techno ou dance, à volume assez élevé dans l’ensemble des wagons 2/ proposant des activités ou show très kitch à plusieurs moments du voyage (démonstration du barman, défilé de « mode », musiciens péruviens), 3/ en fournissant un déjeuner très basique (soupe, blanc de poulet ou lasagnes de légumes, mousse de fruits, café américain, vin bas de gamme) 4/ en faisant preuve d’une vrai volonté de plumer le touriste un peu plus (un expresso au lieu du café américain à la fin du repas = supplément, prix du bar sans commune mesure avec les prix pratiqués à Lima, Cuzco ou Arequipa). On peut noter que dans notre cas, seule une des 2 voitures était occupée, l’autre était vide ce qui a limité l’affluence de passagers dans le très apprécié wagon ouvert. Le système de réservation ne prend pas en compte le plan de la voiture, résultat : des familles ou des couples dispersés qui doivent ensuite négocier avec d’autres passagers pour se retrouver ensemble. Un seul stop permet de descendre du train : La Raya – ou gare la plus haute du monde, immortalisée dans le Grand Bleu de Luc Besson. Au final, nous avons bien profité de ce trajet en passant une grande partie du trajet dans le wagon ouvert à regarder le paysage évoluer mais nous trouvons que PeruRail n’est pas à la hauteur et que le billet est bien cher pour le service fourni.
AVION : Nous avons pris LAN pour aller de Cuzco à Lima. L’ensemble était très pro, de la réservation à la livraison des bagages. Enregistrement rapide, bonne restauration à bord en éco, bagages livrés rapidement. En revanche sur Lima – Paris via Amsterdam avec Air France KLM, la compagnie leader a égaré nos 4 bagages, nous a fait poireauter à CDG pendant 4h avec un service client minable. Finalement nous avons récupéré nos bagages le lendemain à 20h. C’est quand même un comble de faire le tour du Pérou en bus, train, avion sans rien égarer et se faire perdre ses bagages par Air France KLM sur un transfert archi courant.
HOTELS : en général nous recherchons le charme plus que le luxe, à un prix raisonnable qui peut paraitre dispendieux pours les plus jeunes ou les routards, ou économe pour les inconditionnels du luxe. En préalable, je dois préciser un point qui peut se révéler important pour ceux qui comme moi sont sensibles au bruit : les péruviens conduisent « au klaxon ». Ils annoncent leur arrivée (à un carrefour, près d’un cycliste, ..) de manière sonore et ce à toute heure du jour ou de la nuit. Résultat, si votre chambre est exposée sur une rue, il y a de grande chance que ces bruits permanents vous dérangent car les doubles vitrages n’existent pas. De même les hôtels dont les chambres sont organisées autour d’un patio font subir à chacun les bruits du patio aller/venues, téléphone, ..). Ceci étant dit, voici notre appréciation des hôtels dans lesquels nous avons séjournés.
- Lima : B&B « Second Home Peru » : le meilleur souvenir hôtelier de notre voyage. C’est la demeure de Victor Delfin, artiste péruvien réputé, âgé de plus de 80 ans. La maison, en haut d’une falaise avec vue sur mer en plein Barranco est superbe, parsemée de peintures, de sculptures et d’objets en tout genre de M. Delfin, elle a un grand charme, une âme qui ne peut pas laisser indifférent. En prime, vous pouvez demander à visiter l’atelier de l’artiste, qui continue jour après jour à peindre, sculpter, créer. Un homme charmant et un atelier qui respire la création. Nous avions cru venir ici pour nous loger, en fait ce fut notre meilleure expérience à Lima.
L’océan est omniprésent et vous réveille le matin du bruit des vagues agitées. Le petit dej (pain, beurre, confiture maison jus de fruit frais, papaye et boisson chaude) est servi sur une table commune dans la cuisine ancienne attenant à la maison avec un four à bois qui réchauffe.
Prix : 85 $ la chambre double vue océan et terrasse, ptit dej inclue
Niveau de satisfaction : 5 sur 5
- Paracas : Un hôtel triste, bruyant mais propre. Conseillé par notre taxi. Aucun intérêt. Trop cher pour la qualité. Les klaxons des voitures sous les fenêtres, les aboiements des chiens errant vous empêcheront de dormir.
Prix : 70S/ (=23$) la chambre double, ptit dej non inclus
Niveau de satisfaction : 2 sur 5
- Nazca : Hôtel « Oro Viejo » : chambre quadruple spacieuse, simple et propre, belle déco des parties communes avec des objets du passé, piscine, super petit dej américain. Un seul vrai défaut : le coq voisin qui commence à chanter à 4h du mat.
Prix : 73$ la chambre quadruple, petits dej inclus.
Niveau de satisfaction : 4 sur 5
- Arequipa : boutique hôtel « Casa Arequipa » : petite chambre quadruple assez classe avec une très bonne literie. Un petit dej royal servi sur une terrasse ensoleillée (le meilleur du séjour). Un GROS défaut : toutes les chambres donnent sur le grand hall de réception qui sert de cage de résonnance. Résultat des bruits constant des gens qui entrent et sortent et discutent, du téléphone, de la sonnerie de l’entrée, et ce à toute heure du jour et de la nuit. Comme la plupart des chambres donnent sur une des deux rues passagères dont la maison fait le coin, on bénéficie aussi des klaxons des voitures.
Prix : 85$ la chambre quadruple, petit dej inclus
Niveau de satisfaction : 4 sur 5
- Puno : Hôtel « Mosoq Inn » : chambre quadruple très spacieuse dans un hôtel récent, moderne, bien agencé dont les plus grandes chambres donnent sur une rue passagère. Personnel vraiment attentionné, aux petits soins. Petit dej quelconque en buffet.
Prix : 70$ la chambre quadruple, petit dej inclus
Niveau de satisfaction : 4 sur 5.
- Amantani : chez l’habitant (Elizabeth) : l’usine à touristes. Pour 25 S/ par personne la nuit sur/sous des couvertures dans un local frigo, vous avez aussi 1 soupe de légume pour le dej, 1 soupe de légume pour le diner et un sandwich œuf pour le ptit dej. 0 hygiène, 0 sympathie, 0 attention, 0 communication. Une mécanique huilée qui enchaine chaque jour le logement chez l’habitant pour des centaines de touristes qui se rendent sur Amantani. A faire sans illusions car vous n’êtes qu’un numéro. En revanche, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h. Reste l’aller-retour sur les îles en roseau à 25 minutes de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en une demi-journée et ça perd du coup tout son charme.
Prix : 25$ la nuit pour 4
Niveau de satisfaction : 2 sur 5 mais ya pas mieux !)
- Aguas Calientes : Hôtel « las terrasas », chambre quadruple, trouvée à 20h30 après être arrivé à Aguas Calientes, et avoir visité différentes chambres de différents hôtels. La chambre donnait sur le cours d’eau. Petit déjeuner simple (pain, beurre, café/thé) à 5h00 du matin avant de partir au Machu Picchu
Prix : 40$ la nuit pour 4 avec petit dej.
Niveau de satisfaction : 3 sur 5
- Ollantaytambo : B&B « El Albergue » à Ollantaytambo. 2 belles chambres doubles (n°1 et 2) au premier étage dont une avec une belle vue sur la montagne. bonne literie, bon petit déjeuner avec pancake ou œufs, meubles en bois, parquet, joli jardin. Pisco Sour offert à l’arrivée. Possibilité de bien diner. Le train n’est pas dérangeant. Beaucoup de charme pour ce B&B qui est plutôt un petit hôtel, directement implanté dans la gare d’Ollantaytambo.
Prix : 74$ la chambre double (soit 148$ pour 4) petit déjeuner inclus
Niveau de satisfaction : 5 sur 5
- Cuzco : Hôtel « Los Ninos 1 ». Un hôtel particulier situé dans une vieille demeure avec un beau patio central, des chambres simples mais très propres. L’Hôtel s’inscrit dans le cadre d’une association d’aide aux enfants, les bénéfices de l’hôtel sont reversés à cette association (cf. leur site http://www.ninoshotel.com). Là encore le principal défaut concerne le bruit car le patio central véhicule les bruits de la réception, le téléphone, la sonnerie de porte d’accès et le va et vient des occupants. Sans côté les rues attenantes.
Les étapes :
J1 : arrivée Lima dans l’après midi, balade et diner à Barranco
J2 : Lima. Visite dans le centre historique, Miraflores, Parque del amor, falaises, Barranco.
J3 : Lima – Pisco/Paracas: balade sur le port, coucher tôt
J4 : Iles Ballestas à 8h depuis Paracas, puis bus pour Nazca, survol des lignes et diner à Nazca
J5 : Balade dans Nazca, marché puis visite du cimetière de Chauchilla, départ pour Arequipa à 15h30 (arrivée 1h du mat)
J6 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de Santa Catalina, shopping
J7 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de San Francisco.
J8 : départ pour Puno – arrivée à Puno en fin de journée, balade dans la ville, réservation séjour Amantani/Taquilé
J9 : départ à 8h pour Amantani via agence avec d’autres touristes. Stop sur les iles Uros après 30mn de navigation puis départ pour Amantani (3h de navigation), arrivée à Amantani à 15h00, dispatch dans les familles, balade sur Amantani, diner aux bougies
J10 : réveil tôt, balade sur Amantani puis départ pour Taquile à seulement 1h de navigation. Balade sur Taquile, déjeuner sur Taquile puis départ pour Puno (3h) et arrivée vers 16h à Puno. Balade dans Puno.
J11 : train « Andean Explorer » à 8h pour Cuzco. Stop à la Raya, déjeuner dans le train, thé dans le train et arrivée à 18h à Cuzco. Balade nocturne dans Cuzco. Réservation de taxi pour la Vallée Sacrée
J12 : départ à 8h en Taxi : visite de Sacsayhuamá, Kenko, Pisac, Ollantaytambo. Départ en train pour Aguas Calientes à 18h50 et arrivée à 20h30.
J13 : Visite du Machu Picchu – bus à 5h30, arrivée sur site à 6h, longue visite avec de grandes poses (contemplation, jeux, repos). Départ vers 15h et retour à Aguas Calientes. Train à 16h50 pour Ollantaytambo.
J14 : départ à 8h en Taxi pour les salineras de Maras, puis Moray, Chinchero et arrivée à Cuzco à 13h30. Balade dans le Cuzco historique, visite de la cathédrale, balade nocturne à San Blas.
J15 : Visite de Cuzco et shopping
J16 : Balade matinale dans Cuzco, petit dej gargantuesque chez Heidi Sanja, et départ en taxi pour l’aéroport pour vol à 12h50 Cuzco Lima, à Lima vol pour Amsterdam à 18h, à Amsterdam vol pour Paris à 14h10.
Lima : ville triste, recouverte d’une brume qui cache le soleil notamment en aout. Peu de choses intéressantes à voir. La place d’armes est banale dans son style (rien à voir avec les places d’armes d’Espagne, de la Havane, d’Arequipa ou de Cuzco). Miraflores est sans intérêt. Le jardin de l’amour est à voir, avec des bancs recouverts de céramique (à la Gaudi comme à Barcelone) et une belle statue d’amoureux de Victor Delfin, le tout plongeant sur la mer avec vue sur les falaises environnantes. La balade le long des falaises est agréable et abouti à un petit centre commercial avec vue sur l’océan. Enfin Barranco dégage une ambiance plaisante, notamment le soir, on peut s’y promener et y diner. En synthèse une journée à Lima est amplement suffisante pour visiter une ville qui manque de charme en aout avec cette brume envahissante.
Pisco : ville désolée, complètement ravagée par le tremblement de terre de 2007. La ville se redresse peu à peu mais c’est vraiment, en 2009, encore une désolation (rues trouées et impraticables, habitations en ruines, ..). Aucun intérêt touristique.
Paracas : petit port tranquille avec un certain charme. L’intérêt principal vient des iles Ballestas, dites « Galápagos du pauvre ». On y va en 2h aller/retour (35 s/ par personne) en sortie bateau organisée par les agences de voyage locales – départ à 8h pour toutes les agences. On n’y débarque pas mais on observe quantité d’oiseaux (par milliers), d’otaries (par dizaines), de manchots (par dizaines) depuis l’embarcation. Sur le trajet, vue sur le candélabre de 200m de long tracé dans la montagne par on ne sait pas qui (les indiens, les colons, les militaires, les extra terrestres ?!). L’agence Zarcillos est fiable, a sa propre embarcadère, ses propres bateaux et est par ailleurs officiellement représentant de Cruz del Sur à Paracas. Le bus pour Ica / Nazca part à 10h30 donc il est possible, comme nous l’avons fait de faire la sortie aux iles Ballestas et de prendre le bus au retour pour Ica / Nazca à 10h30. Certains restent aussi l’après midi pour faire le tour de la réserve de Paracas.
Paracas revêt donc un intérêt limité qui selon nous ne justifie pas la nuit. Idéalement, il faudrait pouvoir y arriver tôt le matin, partir pour les iles Ballestas, déjeuner sur le port et repartir ensuite pour Ica/Nazca.
Nazca : la ville est sympa, sa place d’arme jouit d’une bonne animation, le marché est assez pittoresque et, bien sur, toute l’activité touristique tourne autour des fameuses lignes de Nazca. A peine arrivés à 14h00 depuis Paracas, nous avons survolé les lignes en 35mn chrono avec Aeroparacas pour 59$ par personne. Ca va vite et ça secoue car l’avion penche vraiment pour faire les virages et approcher les lignes. 35 mn c’est bien suffisant. Le pilote, entre 45 et 55 ans nous est apparu très pro et sans hésitation. Vous n’êtes pas obligés de passer par une agence et vous pouvez vous rendre directement à l’aéroport. Même en plein mois d’aout il n’y a pas foule et vous pouvez comparer sur place entre les différentes compagnies. Attention suite à l’accident de 2008 et à différents atterrissages forcés, deux compagnies, Aéorica et Aerocondor ont reçu des avertissements. L’organisation de l’aviation civile internationale (OACI), après mission d’inspection de l’aérodrome de Nazca au mois de mai 2008, a émis un certain nombre de recommandations qui peuvent être consultées (en espagnol) sur le lien suivant . Nous avons aussi visité le cimetière de Chauchilla en plein désert à 15Km de Nazca . De vraies momies, en situation, sur un site bien préservé pour 7$ par personne (taxi, guide et visite). Enfin, nous avons profité du marché du dimanche, très étendu et pittoresque. Le marché le plus authentique que nous ayons visité au cours de ce voyage car absolument pas destiné aux touristes. Au final Nazca a été un stop intéressant que nous ne regrettons pas.
Arequipa : que de charme dans cette ville qui aborde le tourisme avec soin et discrétion. Ne loupez sous aucun prétexte le couvent de Santa Catalina et prévoir d’y passer au moins trois heures (vous pouvez d’ailleurs déjeuner à la cafétéria du couvent en plein cœur du site, c’est très bon et très frais). Pour le reste la plazza de armas est splendide et la ville se parcourt dans tous les sens à pied. En haut de la ville, vous pourrez aussi visiter en toute tranquillité, (peu de monde va jusque là) le couvent de San Francisco, son cloitre et sa très belle bibliothèque (ouverte que 15mn par heure – horaires à consulter avant d’y aller). Un point spécial concernant les achats. C’est à Arequipa que sont implantées les principales sociétés de couture spécialisées dans les vêtements en Alpaga. Vous y trouverez donc des boutiques de fabricants proposant des produits de grande qualité à des prix soldés que vous ne retrouverez plus ensuite ni à Cuzco, ni à Lima à ces prix là. Ces boutiques sont concentrées dans les deux cloîtres de la Compania. Une mention spéciale à Alpaca 911, société de couture locale qui édite la célèbre marque Kuna que vous retrouverez partout dans le pays et dans les aéroports péruviens, ici à des prix parfois incroyables.
Puno : La ville de Puno a en soit très peu d’attraits touristiques et son intérêt, hormis celui d’être le point de départ de toutes les excursions sur le lac titicaca, réside dans l’authenticité de ce que peut être une ville péruvienne de taille moyenne aujourd’hui (idem Nazca) : plazza de armas où les générations se rassemblent, marché couvert... Ceci étant, elle ne justifie pas qu’on lui consacre une journée entière. Les touristes remplissent la ville en fin d’après-midi au retour de leurs excursions sur les îles Amantani, Taquile et Uros. Pour aller sur ces îles, le plus simple est de passer par une agence prévoyant la prise en charge sur deux jours avec départ tôt le matin, stop sur les îles Uros (roseaux), visite et nuit sur l’île d’Amantani (logement, repas du midi, du soir et petit déjeuner inclus), visite de Taquile (repas du midi non inclus) le lendemain pour un retour vers 15-16h. Tout cela demeure très impersonnel (cf. logements). Nous avons choisi l’agence Inkatours qui a organisé le tour pour 70 NS par personne, le guide faisant preuve de beaucoup de professionnalisme. Bref, une machine bien huilée dont on espère qu’elle profite à tout le monde. En même temps, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour en bateau sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h sans compter la visite. Au regard du temps passé dans les bus pour relier les villes entre elles, c’est un peu dommage de s’infliger une nouvelle journée de transport. Reste l’aller-retour sur les îles Uros à 25 minutes en bateau de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en moins d’une demi-journée et autant le dire, ça peut se révéler assez frustrant car on ne s’aventure pas très loin dans la partie péruvienne du lac.
Cuzco : ici le tourisme est roi. La ville est splendide avec son envoutante plazza des armas, sa cathédrale et les deux églises attenantes (toutes les trois sont TRES richement décorées et se visitent ensemble – près de 20$ le billet), ses anciens murs Incas et ses maisons coloniales. A noter le quartier San Blas, à 5 mn à pied de la plazza de armas et son petit côté bohème. Cuzco a cependant un TRES gros défaut, elle réuni ce qu’il y a de pire dans le tourisme de masse : des boutiques de bibelots bas de gamme en tout genre qui envahissent les rues, des rabatteurs, des vendeurs de rue qui passent leur temps à vous solliciter avec beaucoup d’insistance (jusqu’à 30 sollicitations à l’heure) pour vendre des objets que vous trouvez partout, pour proposer des massages, pour se faire prendre en photo moyennant argent, pour vous proposer un restaurant…). A la fin cela devient très très p��nible. Toutes les visites d’églises sont payantes à des prix prohibitifs.
Vallée Sacrée : Cuzco est aussi le départ de la vallée sacrée qui regroupe des sites archéologiques principalement inca (les plus beaux sont Sacsayhuamán, Pisac et Ollantaytambo) des marchés quasi exclusivement touristiques (Pisac et Chinchero), de beaux villages (Ollantaytambo et Chincero), de superbes paysages de vallée avec les paysans dans les champs et les charrues à bœufs, et les fameuses Salineras de Maras. Autant le dire tout de suite, les prix des visites sont prohibitifs et n’ont plus rien à voir avec ceux indiqués dans les guides (augmentation de plus 200% en 2009 par rapport au prix indiqué par le guide du routard 2008/2009 !). Les sites archéologiques et Chinchero (le village) se visitent avec le bolleto touristico. Attention cependant : soit vous achetez le bolleto « integral » valable 10j pour 130 S/ (soit 32€) par personne et vous pouvez visiter Sacsayhuamán, Pisac, Ollantaytambo, Chinchero et quelques autres de moindre intérêt selon moi (Muray, Kenko, ..), soit vous prenez le billet à la journée (70 S/, 17€) et vous n’avez accès qu’au site dans lequel vous achetez le billet et les quelques sites autour (ex : Sacsayhuamán + Kenko + Pisac mais pas Ollantaytambo ni Chinchero !). Les étudiants (avec carte ISIC) et moins de 16 ans payent moitié prix. Les salineras de Maras (à ne manquer sous aucun prétexte) ne sont pas inclues et l’entrée se paye 5 S/ (soit 1, 25€) par personne. Etant donné les distances, il est difficile de faire tous les sites en une journée. Concernant les marchés de Pisac et Chinchero, ce sont des marchés touristiques avec des vendeurs d’objets artisanaux de qualité plus ou moins bonne. Nous avons regretté de faire Pisac un jour de marché. Du coup on ne voit pas la belle place qui est recouverte des boutiques en toiles des marchants. Chinchero est dans doute le plus beau village visité lors de notre voyage et l’église est superbe. Attention pour entrer dans le village, il faut le bolleto.
Si c’était à refaire, je ne ferai pas Sacsayhuamán, Kenko, Pisac qui sont tous trois des sites archéologiques Incas certes superbes. Avec Machu Picchu, Ollantaytambo, Moray et Chinchero, notre famille aurait déjà eu sa dose de plongée dans le monde Inca par la visite de ruines et pouvait se passer de Pisac (même si c’est le second en terme d’importance après Machu Picchu) et des autres. Après coup mon itinéraire préféré aurait été de faire Cuzco – Chinchero – Moray – Salineras de Maras – Ollantaytambo avec un bolleto à la journée pris à Chinchero.
Machu Picchu : autant le dire, le Machu Picchu se mérite. Il faut du temps pour y arriver et un budget conséquent. Je parle ici de l’accès principal. Vous trouverez sur des forums un itinéraire permettant de ne pas passer par Perurail mais cela m’a paru trop hasardeux pour notre famille. Donc le premier point consiste à se rendre à Aguas Calientes, dernier village – exclusivement touristique et de passage – avant le Machu Picchu. Pour s’y rendre nous avons pris le train à Ollantaytambo (cf. point sur le train plus haut dans le compte rendu). Là c’est entre 30$ et 60$ en fonction de l’heure, pour les étrangers. Il y a plusieurs trains dans la journée. Ensuite il faut trouver une nuit à Aguas Calientes. Les hôtels sont nombreux et standardisés, nous avons visités des chambres sur place (aucun problème pour loger 4 personnes en plein mois d’aout) et comparé les prix avant de choisir. Ensuite il faut prendre le bus (17$ par personne aller/retour) ou y aller à pied et se tuer dans une ascension de plusieurs heures). Si vous visitez tôt le Machu Picchu, le premier bus est à 5h30 mais les premiers visiteurs sont à l’arrêt de bus dès 4h du mat ! A 5h30, il y a déjà plusieurs centaines de personnes à la queuleuleu. L’attente n’est cependant pas très longue car les bus s’enchainent sans horaires précis, dès qu’un bus est rempli il part et il y en a des dizaines. Vous pouvez acheter les billets dès 5h sur place. 3 raisons principales pour se lever tôt : 1/ profiter de la lumière du matin (pas le lever de soleil car le soleil est levé depuis au moins une heure quand il surgit des montagnes et envahie le site vers 7h), 2/ voir le site avec peu de gens (mais quand même quelques centaines) et prendre la photo du point le plus haut avec un site quasi vide, et surtout, pour ceux qui sont intéressés, 3/ courir au Wayna Picchu, qui ne peut accueillir que 400 visiteurs en même temps (à l’entrée une décharge est à signer car l’ascension comporte des risques) – nous ne l’avons pas fait. Sinon on peut facilement arriver en début de matinée et rester jusqu’à la fermeture à 17h (quand nous sommes partis vers 15h, le site se vidait). L’entrée du Machu Picchu est à 130 s/ (32€) et 70 s/ pour les étudiants (carte ISIC) et les moins de 16 ans. Le billet peut s’acheter la veille jusque 22h à Aguas Calientes. La visite du Machu Picchu c’est donc environ 360 s/ de train + 30 s/ d’hôtel + 130s/ de visite + 70 s/ de bus soit 590 s/ (200€) par personne hors boissons et repas (à l’entrée du site c’est très cher). Enfin si vous désirez bien comprendre sur place, ajoutez les prestations d’un guide (car rien n’est indiqué), nous nous sommes contenté de nos guides papiers (routard, ulysse, gallimard) et c’était suffisant d’autant que bien des théories circulent sur le lieu et les guides (humains comme papier) se contredisent ! Sur place le site est splendide, alterne les zones ensoleillées et ombragées ce qui permet de faire des poses (certains font même la sieste) et d’y passer une grosse partie de la journée. L’ascension au point le plus haut n’est pas très dure et la vue est mythique. Une dizaine de lamas se promène sur le site. Si c’était à refaire : je referai exactement pareil malgré le coût prohibitif. Enfin il faut noter que nous avons entendu un guide indiquer qu’à partir de 2011, une partie du site pourrait être fermée à cause des nuisances créées par l’affluence de gens, info ou intox ?
Voilà, j’espère que ce message vous sera été utile, auquel cas je serais sensible à un message témoignant que je n’ai pas écrit tout cela pour rien.
De même si vous avez des questions supplémentaires, n’hésitez pas à me contacter.
Bon voyage.
Croisière Buenos Aires - Valparaíso sur le Celebrity Infinity le 3 janvier English translation pending
Bonjour à tous,
Y aura-t-il des francophones sur la croisière avec Célébrity "Infinity" en Amérique du sud départ le 3 janvier de Buenos Aires à Valparaiso. Nous avons réservé une table de 6 à 10 personnes au 2ème service pour le dîner au restaurant.
Une agence m'a dit qu'il y aurait un groupe de 60 personnes pour cette coisière . Pouvez-vous me le confirmer ?
Merci à vous
Y aura-t-il des francophones sur la croisière avec Célébrity "Infinity" en Amérique du sud départ le 3 janvier de Buenos Aires à Valparaiso. Nous avons réservé une table de 6 à 10 personnes au 2ème service pour le dîner au restaurant.
Une agence m'a dit qu'il y aurait un groupe de 60 personnes pour cette coisière . Pouvez-vous me le confirmer ?
Merci à vous
Itinéraire de vingt jours dans le grand-ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous projetons un voyage de 20 jours dans le grand-ouest américains du 18/04 au 07/05/2010 nous seront 2 adultes et 2 enfants de 8 et 6 ans.
Nous avons reservé une voiture (type 4x4)
Voici notre itinéraire approximatif:
Nous notons ici les etapes où nous passerons la nuit:
- 18/04 San francisco airport (arrivée vers 20h) - 19/04 Yosémite park - 20/04 environs de Groveland - 21/04 environs de Bishop( après avoir fait le tour du yosémite et etre passés par Bodie, la tioga pass étant sans doute fermée) - 22/04 Death Valley - 23/04 Las Vegas - 24/04 Las Vegas - 25/04 Kanab - 26/04 Page (aprés un passage à bryce canyon) - 27/04 Monument Valley - 28/04 Grand canyon - 29/04 Flagstaff - 30/04 Barstow(en suivant la route 66) - 01/05 San Diego - 02/05 Los Angeles - 03/05 Los Angeles - 04/05 Environs de San Luis Obispo(pour longer la côte jusqu'à san francisco) - 05/05 San Francisco - 06/05 San Francisco - 07/05 San Francisco airport( départ pour la france le 8/05 en début de matinée)
Nous n'avons réservé que les 1ères et derniere nuits d'hôtel. Pour le reste, nous voulons rester "libres" en ne reservant pas à l'avance.Est-ce judicieux? Hors saison il ne devrait pas être trop dur de trouver un hebergement? QUESTIONS: - Que pensez-vous de cet itinéraire? N'est-ce pas trop chargé pour 20 jours? Hormis le jour d'arrivée et de départ (st francisco les billets sont déjà achetés) nous sommes prêts à changer une voir plusieurs étapes de ce périple. - Est-ce que ça vaut le coup d'aller à Yosémite et Bodie à cette saison là? Nous avons lu dans le guide du routard qu'il pourrait y avoir encore de la neige en avril et que certaines routes seraient eventuellement fermées! - Qui a-t-il de vraiment sympa à faire avec des enfants? Voilà, donc si vous avez des conseils et/ou suggestions, nous sommes preneurs. Merci! Dernière remarque: Si l'on zappe yosémite, nous passerons au moins au séquoai park, on ne veut pas rater ces arbres légendaires!
- 18/04 San francisco airport (arrivée vers 20h) - 19/04 Yosémite park - 20/04 environs de Groveland - 21/04 environs de Bishop( après avoir fait le tour du yosémite et etre passés par Bodie, la tioga pass étant sans doute fermée) - 22/04 Death Valley - 23/04 Las Vegas - 24/04 Las Vegas - 25/04 Kanab - 26/04 Page (aprés un passage à bryce canyon) - 27/04 Monument Valley - 28/04 Grand canyon - 29/04 Flagstaff - 30/04 Barstow(en suivant la route 66) - 01/05 San Diego - 02/05 Los Angeles - 03/05 Los Angeles - 04/05 Environs de San Luis Obispo(pour longer la côte jusqu'à san francisco) - 05/05 San Francisco - 06/05 San Francisco - 07/05 San Francisco airport( départ pour la france le 8/05 en début de matinée)
Nous n'avons réservé que les 1ères et derniere nuits d'hôtel. Pour le reste, nous voulons rester "libres" en ne reservant pas à l'avance.Est-ce judicieux? Hors saison il ne devrait pas être trop dur de trouver un hebergement? QUESTIONS: - Que pensez-vous de cet itinéraire? N'est-ce pas trop chargé pour 20 jours? Hormis le jour d'arrivée et de départ (st francisco les billets sont déjà achetés) nous sommes prêts à changer une voir plusieurs étapes de ce périple. - Est-ce que ça vaut le coup d'aller à Yosémite et Bodie à cette saison là? Nous avons lu dans le guide du routard qu'il pourrait y avoir encore de la neige en avril et que certaines routes seraient eventuellement fermées! - Qui a-t-il de vraiment sympa à faire avec des enfants? Voilà, donc si vous avez des conseils et/ou suggestions, nous sommes preneurs. Merci! Dernière remarque: Si l'on zappe yosémite, nous passerons au moins au séquoai park, on ne veut pas rater ces arbres légendaires!
Anecdotes (cocasses) de voyages English translation pending
Bonjour à toutes et tous, j'espère que ce post aura du succès et qu'il trouvera des voyageurs voulant bien nous raconter leurs aventures ou mésaventures mais toujours souriantes, tendres, incroyables.... en deux mots des anecdotes cocasses et positives...
Je vais commencer par une aventure "tendre" qui m'est arrivée dans un orphelinat au sud de Hanoï. Une amie de Marseille m'avait demandé d'apporter quelques affaires à une jeune fille qu'elle marraine (mais qu'elle n'a jamais vue) par l'intermédiaire d'une association.
Je suis accompagné par un vieil homme parlant français (monsieur X), le contact de l'assos... je vous passe les détails de l'arrivée officielle et du protocole avec directrice, comptable et membre du gouvernement...
On va chercher la jeune fille (12ans) que j'appellerai ici, Hoa... je vois arriver une demoiselle toute intimidée de la présence de tant d'adultes inconnus... je la salue et lui offre les cadeaux de sa marraine, elle en est rouge de plaisir et les larmes aux yeux, c'est idiot mais je ne suis pas loin de les avoir aussi... je la prends dans mes bras et la sers contre moi, monsieur X fait des photos... je dépose un baiser sur la joue de Hoa ce qui la gêne terriblement, je lui dis que c'est de la part de sa marraine, elle en est contente c'est sûr mais gênée quand même.
Monsieur X me dit qu'au Vietnam les gens ne s'embrassent pas ou très peu. Je regarde Hoa et lui dis que si elle vient en France il faudra qu'elle s'habitue car dans mon pays tout le monde s'embrasse.... cette idée ne l'enchante guère çà se voit dans ses yeux mais à l'idée de venir en France son regard brille....
Voilà mon anecdote, elle n'est pas extraordinaire mais celà a été un moment fort de mon voyage... J'y retourne bientôt, j'ai d'autres cadeaux pour Hoa de la part de sa marraine.
A bientôt de vous lire René
Voilà mon anecdote, elle n'est pas extraordinaire mais celà a été un moment fort de mon voyage... J'y retourne bientôt, j'ai d'autres cadeaux pour Hoa de la part de sa marraine.
A bientôt de vous lire René
Hôtel Jungle Aqua Park à Hurghada English translation pending
Bonjour,
On souhaiterait partir au Jungle Aquapark à Hurghada (2 adultes et 1 enfant de 2 1/2 ans). Est-ce que quelqu'un pourrait nous communiquer des renseignements sur cet hôtel ?
Merci
Nos "fabuleux" voyages English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai commencé à rassembler dans un site nos carnets de voyage publiés jusque là sur VF.
Ils n'y sont pas encore tous, j'en ai pour le moment intégré trois dont un inédit que je vous invite à découvrir :
- GALAPAGOS...à la rencontre des requins-baleines !
Pour accéder à la page d'accueil du site, c'est ici :
- http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
Bonne découverte !
Krikri et Hervé
J'ai commencé à rassembler dans un site nos carnets de voyage publiés jusque là sur VF.
Ils n'y sont pas encore tous, j'en ai pour le moment intégré trois dont un inédit que je vous invite à découvrir :
- GALAPAGOS...à la rencontre des requins-baleines !
Pour accéder à la page d'accueil du site, c'est ici :
- http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
Bonne découverte !
Krikri et Hervé
Retour de l'auberge de jeunesse "Downtown" à San Francisco pour une fille seule English translation pending
Je suis partie seule pr 10 jours à SF . J'avais énormément d'appréhensions quant à tout ce que j'avais lu sur l'emplacement de l'hôtel et du fait qu'il était dans un endroit un peu malfamé.Je tiens à rassurer toutes les filles qui partent seules. N'AYEZ CRAINTE ! 🙂 Cette auberge est le meilleur deal que j'ai trouvé et je ne me suis sentie à aucun moment en insécurité. L'auberge est impeccable, très bien située car a proximité des transports, des attractions principale de la ville, l'accueil (surtout celui réservé par les filles car les garçons sont désagréables au possible) toujours disponible pour un renseignement, le petit déjeuner inclus est copieux, une cuisine est mise à disposition, quelques activités sont proposées. Je ne vous mentirai pas en disant que les rues sont super safe le soir, il y a bien toujours quelques personnes qui traînent leurs guêtres mais ils font la manche et passent leur chemin aussitôt que vous leur dîtes non. Et surtout de part sa situation, il y a toujours énormément de passage devant l'hôtel donc pas de souci. Bref pour ma part je le recommande vivement à qui veut voyager pas trop cher à SF et ne craint pas les jeunes. Je crois que si vous savez que vous partez dormir en dortoir vous ne vous attendez pas non plus à un confort digne d'un 5 étoiles et alors tout se passe pour le mieux
Prix de l'entrée pour Universal Studios à Los Angeles? English translation pending
Bonjour
Combien coute un ticket pour Universal à Los Angeles directement sur place?
Merci
Combien coute un ticket pour Universal à Los Angeles directement sur place?
Merci
Improvisation Nomade (8) Inde du Nord English translation pending
L’or du cordon
Delhi.
Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.
Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.
Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !
Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.
Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.
Les neiges de l’Himalaya…
Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…
Bénarès
Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.
Un peu plus de sable
Orchha. Andhra Pradesh.
Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.
Namaste, Inde, le 23 février 2005
Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho
Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.
Rajasthan
Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.
De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri
Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.
Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...
Arjun family
Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit pass��e en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.
Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.
Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.
Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !
Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.
Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.
Les neiges de l’Himalaya…
Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…
Bénarès
Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.
Un peu plus de sable
Orchha. Andhra Pradesh.
Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.
Namaste, Inde, le 23 février 2005
Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho
Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.
Rajasthan
Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.
De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri
Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.
Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...
Arjun family
Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit pass��e en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.
Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Une vie Gay en Inde? English translation pending
Bonjour a tous
Ma question , peux surprendre...y a t-il 1 vie Gay en Inde et comment cela est-il vécu? la religion, les castes et la société? avez vous des infos...les grandes villes ont elles des bars , boîtes, des disco?1 sujet tabou...Merci pour vos réponses et belles ballades sur notre Terre, Merci
Trajet/transport Luang Prabang/Sainyabuli/Pak Lai/Vientiane? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il déjà fait le trajet Luang Prabang/Sainyabuli/Pak Lai/Vientiane ?
Je cherche toute information à ce sujet, le but étant de faire un bout en bateau lent entre Sanyabul ou Pak Lai à Vientiane, avec une idée des temps de transport et l'intérêt de faire cet itinéraire
Est-ce que Pak Lai/Vientiane en vedette rapide, çà craint ?
Merci à l'avance de votre aide
Véronique
Réservation d'une chambre à Cuba seulement à partir de Montréal? English translation pending
Je retourne à Cuba en novembre probablement. Je partirai seule et j'irai rejoindre mon copain. Je voudrais qu'il habite avec moi dans ma chambre et réservé pour lui à partir de Montréal. Je me demandais si c'est possible étant donné que moi je paye avion hotel et que lui seulement hotel.
Si oui comment faire?
J'aimerais bien partir vers un autre petit coin de Cuba avec soit les Cayos ou autres
Merci
Plage de l'hôtel Melia Las Dunas? English translation pending
Est-ce que quelqu'un revient du MLD récemment ?
J'ai entendu dire que la plage au MLD se faisait "gruger" par la mer ? est-ce vrai ? (commentaires datant de mai 2009)
Il paraît même que dans certaines sections de la plage, il faut même marcher dans l'eau et que des palapas sont tombés ....
Vos commentaires svp seraient appréciés... Nous avons réservé pour la 1ère semaine d'août et pour nous la plage est super importante !
merci à l'avance,
Gagou25
J'ai entendu dire que la plage au MLD se faisait "gruger" par la mer ? est-ce vrai ? (commentaires datant de mai 2009)
Il paraît même que dans certaines sections de la plage, il faut même marcher dans l'eau et que des palapas sont tombés ....
Vos commentaires svp seraient appréciés... Nous avons réservé pour la 1ère semaine d'août et pour nous la plage est super importante !
merci à l'avance,
Gagou25
Le tourisme aux Philippines English translation pending
En faisant le tour de ce forum, (seulement en Asie du Sud-est, je précise), je me suis aperçu que le nombre de discussions sur les Philippines était un des plus faibles ! (982 exactement à ce jour). Non pas que ces discussions ne soient pas de qualité. !
La palme revient à la Thaïlande avec 18640 discussions, loin, très loin devant le Vietnam(3906) puis l'Indonésie (3854), le Cambodge (2726), la Malaisie (2161), le Laos (1662), la Birmanie ..!(1324) et enfin les Philippines....!
Ces discussions ont toutes débutées au printemps 2003.
Et l'on peut constater (mais c'est une lapalissade) qu'elles sont directement proportionnelles aux nombres de voyageurs allant dans ces beaux pays.
Tout le monde sait que la France est au 1er rang mondial (bientôt la Chine va lui piquer cette place!); mais savez-vous que les Philippines se classe au 50ème rang avec 3 millions de touristes ? (chiffre 2007), loin derrière la Thaïlande (18ème avec 14, 5 millions) et la Malaisie (11ème avec 21 millions) et l'Indonésie (37ème avec 5, 5 millions)
Exception avec le Laos (76ème avec 842000 touristes) donc bien moins que les Philippines mais plus de discussions… !?
Conclusions, moins de discussions = moins de touristes. … ??
Faut’ il s’en plaindre ?, je ne crois pas. Les philippines restent donc pour l’instant préservées du tourisme de masse.
Mais la tendance est en train de changer, vu l’exaspération des touristes bloqués à l’aéroport de Bangkok.
A propos, sur les 3 millions de visiteurs, 59% viennent d’Asie de l’Est et du Pacifique…et seulement 300.000 viennent d’Europe….et sur ces 300 milles, exactement 19.273 viennent de France. ..en constante augmentation depuis 2004. (les Allemands sont 3 fois plus nombreux !)
Bref, si je fais un ratio idiot, cela fait moins de 3 français par île…hihi.. !
Donc, ne vous privez pas, venez visiter les Philippines, et vous serez conquis par la gentillesse et le sourire permanent de la population. 😉 Au passage, merci à tous les forumeurs qui alimentent ces rubriques et merci à voyageforum.
Bref, si je fais un ratio idiot, cela fait moins de 3 français par île…hihi.. !
Donc, ne vous privez pas, venez visiter les Philippines, et vous serez conquis par la gentillesse et le sourire permanent de la population. 😉 Au passage, merci à tous les forumeurs qui alimentent ces rubriques et merci à voyageforum.
Avis sur circuit de quinze jours sur la côte ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour tout le monde, ma conjointe et moi même envisagons un circuit amricain pour la cote ouest, nous souhaitons partir pour fevrier 2009.
Pour info
Nous souhaitons partir 15 jours max. Budget 4000€ Cela sera notre premier voyage. Et nous ne sommes pas des bilingues incroyable.
Nous avons trouvé ceci : http://www.promovacances.com/offre/circuit-etats-unis/los-angeles/circuit-l--ouest-plus-authentique-avec-extension-santa-barbara-2009/id, 84340/?departureDate=24%2F05%2F2009&departureDateRange=15
J'aimerais avoir vos avis, vos conseil pour reussir notre premier voyage qui est en passant un "rêve"
MERCI
Pour info
Nous souhaitons partir 15 jours max. Budget 4000€ Cela sera notre premier voyage. Et nous ne sommes pas des bilingues incroyable.
Nous avons trouvé ceci : http://www.promovacances.com/offre/circuit-etats-unis/los-angeles/circuit-l--ouest-plus-authentique-avec-extension-santa-barbara-2009/id, 84340/?departureDate=24%2F05%2F2009&departureDateRange=15
J'aimerais avoir vos avis, vos conseil pour reussir notre premier voyage qui est en passant un "rêve"
MERCI
Entrées fréquentes à Cuba: problèmes aux douanes English translation pending
Bonjour à tous,
Comme plusieurs d'entre-vous, j'ai un amoureux à Cuba et nous allons nous marier au mois de novembre. Nous nous sommes rencontrer en février 2008 et depuis je suis allée le voir plusieurs fois (en fait 3 fois). J'arrive tout juste (1ere semaine de mai) et j'y retourne encore pour deux semaines en juillet.
La dernière fois, en mai, quand je suis passée aux douanes cubaines en arrivant, moi et mes copines (qui voyagent toujours avec moi) nous sommes fait posé beaucoup de question. Pourquoi nous venions si souvent, si nous avions des "boyfriends" et tout le palala...Le tout était posé sur un ton insistant et plus ou moins agréable. À moi directement, heureusement, ils ne m'ont pas demandé si j'avais un "boyfriend" alors je n'ai pas eu à mentir.
Ma question est la suivant...Comme mon "novio" travaille dans un hôtel militaire (Gaviota) et qu'il perdra son emploi sitôt que nous serons mariés où que son employeur entendra parlé qu'il va se marier devrais-je mentir ???
Aider-moi, je ne sais pas quoi répondre à leurs questions et je ne voudrais pas mettre mon copain dans l'embarras.
Merci beaucoup de votre aide ! :)
Comme plusieurs d'entre-vous, j'ai un amoureux à Cuba et nous allons nous marier au mois de novembre. Nous nous sommes rencontrer en février 2008 et depuis je suis allée le voir plusieurs fois (en fait 3 fois). J'arrive tout juste (1ere semaine de mai) et j'y retourne encore pour deux semaines en juillet.
La dernière fois, en mai, quand je suis passée aux douanes cubaines en arrivant, moi et mes copines (qui voyagent toujours avec moi) nous sommes fait posé beaucoup de question. Pourquoi nous venions si souvent, si nous avions des "boyfriends" et tout le palala...Le tout était posé sur un ton insistant et plus ou moins agréable. À moi directement, heureusement, ils ne m'ont pas demandé si j'avais un "boyfriend" alors je n'ai pas eu à mentir.
Ma question est la suivant...Comme mon "novio" travaille dans un hôtel militaire (Gaviota) et qu'il perdra son emploi sitôt que nous serons mariés où que son employeur entendra parlé qu'il va se marier devrais-je mentir ???
Aider-moi, je ne sais pas quoi répondre à leurs questions et je ne voudrais pas mettre mon copain dans l'embarras.
Merci beaucoup de votre aide ! :)
Se promener à Varadero avec un ami cubain English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais savoir qu'est-ce qu'il en était de se promener à varadero, ou qu'importe la ville, avec son ami cubain. Je lis pas mal de messages sur les casa particulars, invitation d'un cubain dans un hôtel, etc, mais je voulais connaître les risques pour un cubain à ce niveau.
Je suis allé à Varadero en avril, et il est arrivé qu'un cubain se fasse embarquer par la policia pour avoir eu le malheur d'être assis à la même table qu'une touriste à la Calle 62, ou bien de danser avec elle.
Quelqu'un serait-il assez gentil pourme renseigner?
Merci!😉
Je voulais savoir qu'est-ce qu'il en était de se promener à varadero, ou qu'importe la ville, avec son ami cubain. Je lis pas mal de messages sur les casa particulars, invitation d'un cubain dans un hôtel, etc, mais je voulais connaître les risques pour un cubain à ce niveau.
Je suis allé à Varadero en avril, et il est arrivé qu'un cubain se fasse embarquer par la policia pour avoir eu le malheur d'être assis à la même table qu'une touriste à la Calle 62, ou bien de danser avec elle.
Quelqu'un serait-il assez gentil pourme renseigner?
Merci!😉
Racisme en Espagne English translation pending
Bonjour,
je viens de passer une semaine en Espagne. Ma soeur fait son second semestre à Elche et j'en ai profité avec une copine pour lui rendre visite. On n'a jamais été autant regardé de notre vie. Ah, j'ai oublié de préciser, je suis d'origine marocaine. Donc je suis mate de peau.
A chaque fois qu'on rentrait dans un musée, les personnes de l'accueil nous regardaient étonnées, du genre ah des maghrébins visitent des musées, ils savent ce que c'est. A Elche, on part visiter les bains arabes, la personne de l'accueil nous demande de quel pays on vient, on leur dit la France, elle fait genre de ne pas avoir entendu et nous repose la question, on lui redit la France. C'est apres qu'on comprend qu'à l'interieur des bains arabes, il y a une voix qui explique la fonction de chaque pièce des bains. La voix s'exprimait en francais.
On resort des bains et la personne de l'accueil nous dit: "J'espère que je ne me suis pas trompé, j'ai mis du francais".
Dans la rue, tout le monde nous scrute.
On se disait peut etre que c'est elche qui est comme ca, meme les espagnols disent de cette ville que les gens qui y vivent sont snobes. On décide de partir a granada pour visiter Alhambra, les gens nous scrutent mais moins qu'à elche. On rentre à l'Alhambra, maintenant ce ne sont pas les espagnols qui nous scrutent mais les touristes étrangers. On arrive à l'entrée des jardins, il faut redonner son ticket et le gars de la sécurité murmure "Vous etes des marocains, des musulmans".
Qu'est ce que ca peut lui faire? Bon sang!!!
A chaque fois qu'on demande un renseignement, ils sont obligé de faire allusion a notre origine. On cherche une boulangerie:" il y a une boulangerie marocaine la bas", On veut acheter une carte téléphonique, le gars du bureau de tabac nous dit "J'en vend pas, mais celui d'a coté il en vend, c'est un marocain"
On rentre dans une marroquinerie, la vendeuse nous dit" il y a une marocaine qui travaille ici mais elle est pas la". On s'en fout. Je n'ai jamais autant entendu le mot marroqui de toute ma vie.
Le jour de notre départ, c'est le pompon, on se fait insulté par un homme et une femme de ménage à la gare d'alicante. On fait appel a un policier qui était sur place, il s'en fout.
Je ne sais pas si vous avez vécu une experience similaire, mais je ne la souhaite à personne, se faire montrer du doigt tout le temps comme si on était des monstres, c'est insupportable. Honte à l'Espagne
Est ce que c'est arrivé à certains d'entres vous ce genre de truc?
Que pensez-vous de Pondicherry? English translation pending
Bonjour,
J'ai fureté sur ce forum, à la recherche de tout ce qui était écrit sur Pondi. J'ai trouvé différents avis, parfois contradictoires. Entre ceux qui en gardent un excellent souvenir et ceux qui pensent que cette ville ne révèle pas vraiment l'Inde... Qu'en pensez-vous ?
Par ailleurs le climat est-il aussi éprouvant que le disent certains, particulièrement en mai-juin. Il paraît que c'est une période où tous les expats quittent la ville en raison des fortes chaleurs. Que même les indiens ont du mal a supporter et en attrapent la migraine... Les expats qui restent ils vivent comment ? Terrés dans une maison avec la clim ? Les indiens qui n'ont pas de clim. ? La vie ne s'arrête quand même pas !
Merci
J'ai fureté sur ce forum, à la recherche de tout ce qui était écrit sur Pondi. J'ai trouvé différents avis, parfois contradictoires. Entre ceux qui en gardent un excellent souvenir et ceux qui pensent que cette ville ne révèle pas vraiment l'Inde... Qu'en pensez-vous ?
Par ailleurs le climat est-il aussi éprouvant que le disent certains, particulièrement en mai-juin. Il paraît que c'est une période où tous les expats quittent la ville en raison des fortes chaleurs. Que même les indiens ont du mal a supporter et en attrapent la migraine... Les expats qui restent ils vivent comment ? Terrés dans une maison avec la clim ? Les indiens qui n'ont pas de clim. ? La vie ne s'arrête quand même pas !
Merci