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Thaïlande: visiter les îles et faire de la plongée fin août? English translation pending
by Kalani · 2009-03-12 · 12 replies
Bonjour à tous,

Avec ma copine, nous souhaiterions partir 2 semaines en Thailande. Nous sommes essentiellement attirés par les activités aquatiques et la nature : plages de reve, super paysages, plongée etc... Malheuresement, on est contraint de partir en Aout (du 15 au 30). Je sais que ce n'est pas la bonne periode pour la thailande en général mais en ce qui concerne les iles, je n'ai pas trouvé de details.

Grosso modo, voici les endroits que nous voudrions visité (l'ordre est encore à definir): Bangkok : 2-3j Koh Surin : 2j Koh Similan : 2j Une ile moins deserte que les 2 citées plus haut (je pensais à koh phi phi) : 1 semaine (ma copine voudrait passer son niveau 1 de plongée)

Nos questions sont donc: Ces endroits sont ils recommandés en cette periode? Que pensez vous du choix des endroits à visiter? Est ce la bonne periode pour la plongée (j'aimerai voir des animaux impressionants : requins, raies mantas etc...) ?

Enfin, n'hesitez pas à nous faire toutes vos remarques

Merci d'avance pour votre aide.
Printemps en Corse: fin avril, mai ou juin? English translation pending
by Ribou · 2009-03-11 · 12 replies
Voilà, amoureuse de la Corse, je rêverais d'y découvrir cette année le maquis tout en fleurs!Au nord au Sud, peu importe! Alors, fin Avril, est-ce trop tôt?plûtot Mai?ou Juin? Infos et commentaires bienvenus.Merci
Informations pour les futurs voyageurs au Cambodge English translation pending
by Cmichel · 2009-03-05 · 6 replies
salut a tous

quelques infos fraiches sur le cambodge ou la temperature n'est guere fraiche en ce momet fevrier-mars, plus de 35 °

siem reap : coté hebergement, sur les conseils de maddy, vers la riviere, on etait au home sweet home, mais apparemment pas mal d'autres gh, sympa, clean et autour des 6-8$ dans les rues proches cote resto les khmer kitchen sont biens et pas chers petit momet surrealiste dans la zone des resto-bars touristes, une serveuse s'entetait a parler en anglais a une amie khmere. on avait beau lui dire, rien a faire, le reflexe... belle visite du temple de beng mealea, non restauré, on passe sur des passerelles. environ 140 km a/r, pour 25-30$. bonne nouvelle si les pass pour angkhor ont assouplis leur systeme, mais c'est vrai qu'il y a moins de monde et permettre de souffler entre les temples en profitant des alentours est une bonne chose et evitera la course a rentabiliser le pass 6$ pp-siem reap avec bus sorya visite a la foret (plus guere) immergée et au village de kompong phluk. l'occasion de voir en saison d'eaux basses, tous les travaux de remplacements des pilotis et d'entretien . les derniers km pour rejoindre en moto les bateaux sont assez sportifs ceci dit pour tout ce qui est ballade, traversée du lac et autour, rien ne vaut la saison des hautes eaux, en fevrier, les helices raclent deja beaucoup,

sihanoukville : pas toujours une grande passion pour ce que cela est en train de devenir, mais bon, l'eau est chaude sejour en bungalow dans bamboo island . tres agreable, un bateau vous y emmene env 1h30, petit arret plongée, petit dej et repas pour 15$. nuit bungalow 15$ aussi . profitez en vite, une partie vient d'etre demoli pour laisser la place a un groupe chinois qui veut construire un resto de l'autre cote de l'ile, autres bungalows, ambiance plus "cool", musique : vanina, feu de camp... sur le chemin, entres les deux, les maisons des habitants, qui se demandent a quelle sauce, "ils vont etre manger" deux autres iles, ont des bungalows : koh rug samloen et koh ta khiev (en face de bamboo) . malgre sont nom, c'est pas russe, (pas encore), ceux ci ont acheté l'ile en face de sh et y construisent un pont. on imagine l'ambiance romantique qui va y regner... au milieu des chantiers qui se montent partout, des campements ou des familles s'abritent sous des baches bleues. l'hopital de sh, lui n 'a toujours pas eu l'honneur d'un leger rafraichissement.

si vous restez plusieurs jours, pensez peut etre a louer un cyclo, la circulation est beaucoup plus tranquille qu'a pp pour les tuk tuk et moto dop, ne vous gachez pas la tete avec le marchandage . prenez le comme un jeu, ou, au final tous le monde sera content ne pensez pas sans arret vous faire arnaquer ou que les cambodgiens n'en veulent qu'a votre argent. les gars essayent de gagner leur croute et tentent le coup de bien gonfler les prix. prenez cela avec le sourire, faites baisser gentiment et fermement ex pour sh, pour un petit tour, on est passé de 15$ a 5 $. souvent on partage des fruits ensemble, on fait un petit detour si cela les arrange, on rentre juste avant que des bus arrivent (et des clients) et cela devient souvent des tres bons copains qui vous feront decouvrir des coins sympas. s'il y en a quelques uns qui depassent les bornes, la plupart sont des types sympas, qui aiment blaguer et que je respecte beaucoup .

pour les bus pp-sh env :5-6 $, et avec gst : 3, 5$ le retour bonne adresse agence pour ballades... : ocean travel sur tola street (a cote de gst guest house), vers ochheuteal beach, le gars connait bien ce qu'il propose, c'est par son biais, que l'on a etait au parc national de ream (env 20$ )

tres belle journée, on vous amene au parc et vous partez en bateau decouvrir la mangrove, pour arriver sur une tres belle plage d'un village de pecheur, petite marche dans la foret, retour pour le repas, retour en bateau avec arret pour une tour d'observation au dessus des arbres. le guide du parc parle anglais et c'est interessant, instructif et bonne ambiance le parc propose pas mal d'autres decouvertes. la liaison maritime sh -koh kong est retablie, et fonctionne tous les 2 jours : 20-24$. pour ceux qui aiment bien le coté mer, c'est une tres bonne nouvelle.

kompong chhnang, a 80 km au nord de pp.allez au bord du lac avec son village flottant et son marché en bois qui reste un moment tres fort. il y a de la poussiere, des odeurs, le poisson arrive a flot. des voitures sans vitres pour enfourner cela et foncer vers pp. on peut en bateau longer le village flottant env : 7$ on peut aller aussi voir des fabricants de poteries dans les environs, si votre chauffeur veut vous emmener sur les pistes. coté resto, evitez le metheap, recommandé par le gdr, c'est mauvais et d'une tristesse..... vaut bien mieux manger a une des gargottes de marché. par contre le sokha hotel est vraiment bien pour se loger . env 7$ pour la chambre avec frigo. le gars de l'acceuil nous faisait decouvrir des fruits et chaleureux bus depuis pp env 3 $ avec sorya, pour le retour, faut aller les arreter au bord de route

kompong cham un chauffeur de moto qui se perd dans la campagne et sur les pistes en essayant de nous amener a un mariage, et on parcours longtemps ces pistes . tres grande pauvreté, regard souvent fermé des enfants traversée d'une plantation d'hevea. on reviendra pour revoir tout cela depuis pp, pas mal de bus avec sorya, pour le retour, faut essayer d'en arreter un au passage, sinon, taxi collectif : env 3 $

j'ai pas trop parlé de l'ile de la soie, mais on y est toujours aussi bien et salut amical a ceux et celles que j'y ai croisés coté info pratique pour y aller depuis pp : moto dop env 2- 3$, tuk-tuk :env 7$
Malaisie trois semaines en mai English translation pending
by Jeanpopol · 2009-02-24 · 18 replies
Bonjour à tous,

Avez vous des conseils à propos de la malaisie. On voyage avec ma copine 3 semaines en mai labas.

On aimerait faire un itinéraire orienté nature + plongée. Pensez vous que Bornéo soit envisageable? Est-ce une destination chère? Est-ce qu'il faut être un plongeur expérimenté ou débutant suffit? Par rapport à la malaisie continental, vaut t'il mieux s'attarder labas ou simplement 1 semaine suffit?

Merci!
Recherche location de maison en Espagne English translation pending
by Tasse · 2009-02-19 · 7 replies
voila je voudrais louer une maison en espagne mais je ne veux pas trop loin car nous partons en vacances en voiture mais je ne connais pas les noms des villes ou aller . quelqu'un pourrait m'aider pour me dire certains noms de villes en espagne . je ne veux pas faire 2000 km car 2 enfants en bas age et un chien d'ou je ne peux pas prendre l'avion . merci pour vos reponses
Avis sur carnet de route de dix-sept jours au Cambodge en avril English translation pending
by Herminou · 2009-02-18 · 7 replies
Bonjour à tous,

Nouveau sur ce site, je pars au mois d'avril (avec ma compagne) pour 17 jours au Cambodge. Nous avons acheté guide du routard + lonely planet, lu beaucoup de posts sur ce forum.

J1 - Arrivée à Phom Pehn (fin d’après midi) J2 - Phom Pehn (visite palais royal, pagode, marchés...). J3 - Départ pour Siem Reap (Transport Phom Pehn-Siem reap en car) J4 - Siem Reap Visite temples (avec guide) J5 - Siem Reap Visite temples (avec guide) J6 - Siem Reap Balade quad + balade cheval J7 - Siem Reap Divers / visite Tonlé-sap J8 - Passage de Siem reap à Battambang par bateau (intéressant et faisable à cette période ????) J9 - Battambang (visite des alentours, , , bamboo-train…) J10 - Retour vers Phom Pehn (Transport en car) J11 – Phom Pehn (visite du Tuol Sleng + île de la soie) J12 – Départ pour Kampot ou kep (Transport en car ou autre ????) J13 – Kampot ou kep- Montée sur Bokor, location de moto ou en pick-up J14 – Kampot ou kep – ile aux lapins J15 - Kampot ou kep - non programmé J16 - Kampot ou kep – non programme J17 – Départ pour Phom Pehn

Voilà mon petit carnet de route pour nos vacances. N’hésitez pas à soumettre vos idées, vos critiques, , , je suis PRENEUR !!!!!

A bientôt

Nicolas
Cambodge: Ratanakiri ou Kep en juillet? English translation pending
by Chanju · 2009-02-17 · 18 replies
Bonjour,

Nous partons en juillet pour 3 semaines au Cambodge avec un couple d'ami : nous sommes 4 adultes et 6 enfants d'ou notre volonté de réserver nos hotels avant de partir et donc de déterminer notre parcours!

D'ou nos questions: Après Siem Reap, nous envisageons d'aller dans le Ratanakiri en faisant une halte à Kratie pour voir les dauphins; mais nous n'arrivons pas à avoir d'info précise sur l'état de la route et la durée du trajet à cette période: on sait qu'il y a une partie de piste jusqu'à Banlung, mais peut-on le faire en juillet? Est ce envisageable au niveau durée de trajet avec des enfants? sur place, doit on s'attendre à n'avoir que de la pluie?; peut-on faire le retour Banlung/Phnom Penh dans la journée avec le bus? Est-il préférable d'envisager seulement Kratie et ensuite d'aller sur Kep : pas de problème de route, mais qu'en est-t-il de la pluie à cette période?

Merci pour vos infos et conseils
Séjour à Madagascar: quelles villes et régions les plus intéressantes à visiter? English translation pending
by Flandrin · 2009-02-17 · 18 replies
Je compte visiter mada sur 1 mois ou 2 hiver 2009. quelqu'un peut t'il me dire quelles villes et quelles régions sont les plus intéressante a visiter et est t'il facile de trouvé des hébergements et a quelle prix . je suis jeunne retraitè de 57 ans et je part seul si quelqu'un et interessée par mon projet il me contact Patrick

tizon27@orange.fr
Livre de contes et légendes sur la Corse? English translation pending
by Elixir1840 · 2009-02-13 · 9 replies
Je planifie un voyage en Corse du 12 juin au 4 juillet 2009 avec mes 2 enfants de 10 et 11 ans ... Est-ce que vous connaissez un livre sur Les contes et légendes Corse qui pourrait être adapté pour leurs ages...

Merci
Cherche une communauté dans la jungle en Guyane pour y rester deux mois English translation pending
by Phildar60 · 2009-02-10 · 17 replies
Bonjour tout le monde, je recherche une communauté ou un endroit très bon marche pour rester a peu près 2 mois dans la jungle, j ai entendu parler du village de SAUL, qu'en pensez vous?

Bref, connaissez vous un bon plan pour ce que j'ai envie de faire? Je n'ai pas envie de faire ça en solo donc si je peux rejoindre des gens qui comme moi ont envie de vivre quelques temps dans la foret ça m'intéresse.

Merci d'avance pour vos réponses les amis!
Ferry entre Java et Sumatra: prix et durée de la traversée? English translation pending
by Fifillepapou · 2009-02-02 · 9 replies
Bonsoir à tous, 😉

malgré mes recherches sur VF, je ne trouve pas d'indication sur les ferries entre Java et Sumatra, je voulais savoir le prix de la traversée, la durée aussi, merci de me renseigner si quelqu'un connait, bonne nuit à tous😏😄
Dans quel ordre visiter les temples d'Angkor? English translation pending
by Piratesse · 2009-01-28 · 13 replies
je vais passer trois jours sur le site d'Angkor. quels conseils me donnez-vous? quels temples visiter? le tour en éléphant ou en hélico est-il intéressant? quel moyens de transports privilégié? faut-il absolument rentrer dormir à Siem reap chaque soir? merci d'avance.
Endroit précis pour passer quelques jours à Madagascar avec les enfants? English translation pending
by Mamanturbo · 2009-01-27 · 20 replies
Bonjour à tous et bonne année, je vous souhaite que 2009 soit remplie de voyage.

Je serais à la Réunion fin juillet et pour 4 semaines avec mes 2 filles (9 et 6 ans) et mon mari. Je voudrais en profiter pour aller passer quelques jours (10 à 15 jours) à Madagascar. J'ai du mal à me décider pour un endroit précis, je pense plutôt au nord du pays ou à Noisy Be ou Nosy Boraha. Nous aimons les voyages simples mais en toutes sécurités. Je lis tellement de choses sur le climat social et politique à Mada que cela m'inquiète. Est-il judicieux d'envisager un tel voyage cet été avec des enfants ? J'aimerai profiter de belles plages, visiter une réserve si possible, découvrir la faune et la flore et profiter des spécialités gastronomiques. J'aime bien louer quelque chose sur place, est ce que l'on trouve facilement ? Connaissez-vous les vaccins nécessaires pour notre protection sanitaire ? Savez-vous à quel climat je dois m'attendre si je pars début aout ? Avez vous une idée du budget à prévoir pour cette escapade ? Merci d'avance à tous ceux qui auront des réponses. J'espère vous lire bientôt.
Destination pour séjour de deux semaines en août en Amérique du Sud? English translation pending
by Jujubees · 2009-01-26 · 5 replies
Bonjour,

Avec mon amie nous avons envie de découvrir l'Amérique du Sud cet été mais on n'arrive pas à se décider sur la destination. On a conseillé la région du lac Titicaca puis déconseillé à cause de l'attitude des locaux vis à vis des touristes, le Guatémala mais c'est la saison des pluies, etc. En gros on cherche une destination très nature mais avec un beau patrimoine, si possible des rencontres sympa avec la population locale et le tout à la roots mais sans problème pour deux filles. Si vous avez des avis, conseils, expériences, n'hésitez pas !!! Merci beaucoup 🙂
Votre top 5 des choses à voir ou qui vous ont déçues au Guatemala? English translation pending
by IzzabelleM · 2009-01-18 · 11 replies
bonjour

j'aimerais savoir selon vous le top 5 des choses à voir (ou des trucs à faire) au Guatemala

ainsi que le top 5 des choses qui vous ont décus au Guatemala

merci!
Deux Marseillais à Rio English translation pending
by Stef2Mars · 2009-01-17 · 41 replies
« Deux Marseillais à Rio »

Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…

Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…

Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...

Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…

Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…

Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…

Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…

Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…

Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…

Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».

« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».

Tout est dit…

* * * * *
Idées de circuits à vélo en Alsace, en famille? English translation pending
by Prybyla · 2009-01-17 · 4 replies
Bonjour,

Je cherche des idées de circuit en Alsace pour quelques jours (pour les beaux jours). On avait pensé à Strasbourg-Bâle en suivant le Rhin. Est-ce qu'il existe un livre sur ce thème? (du genre de celui sur le canal du Midi, balade que j'ai faite en 2002) Nous sommes deux adultes et une petite fille qui aura 2 ans au printemps. Des conseils? des suggestions?

Merci

Flo
Voyage de trois mois en Amérique du Sud: Argentine-Bolivie-Pérou English translation pending
by Arwqs · 2009-01-16 · 5 replies
Bonjour,

Tout d'abord désolée de commencer une nième conversation sur ce genre de sujet, j'ai beaucoup lu ceux postés par les autres, mais je me perds dans cette masse de conseils et d'itinéraires qui me conviennent pas forcément...

Ce que je sais pour l'instant c'est que je veux faire un voyage en bus-sac à dos, faire un bon tour en Argentine et remonter le long des Andes : J'avais d'abord pensé aller jusqu'en Equateur, puis m'envoler pour les Antilles et passer une vingtaine de jours là bas ; avec Air France j'avais un billet Paris-Buenos Aires La Havane-Paris pour 1030 €. Mais les déplacements dans les Antilles ça a l'air compliqué et cher. Sinon je peux prolonger le long des Andes jusqu’en Colombie et au Venezuela – mais comment on va de l’Equateur en Colombie sans passer par les FARC ? Ou bien, évidemment, je peux m’en tenir aux premiers pays cités : Argentine, Bolivie, Pérou, voire Equateur.

Sachant que je peux rallonger les trois mois, mais il faut que je le sache avant pour prendre mon billet ; que je serai seule donc je ne veux pas prendre de risques superflux ; que je veux pouvoir m’arrêter un peu aux endroits qui me plaisent, et en contrepartie je ne tiens pas à faire un chapelet exhaustif de sites touristiques immanquables, tant pis si j’en loupe

D’autre part, j’aimerais bien aller à la rencontre de peuples andins (pas tous bien sûr J, mais pourquoi pas rester une semaine dans un coin particulier et apprendre le tissage par exemple ?) : quelqu’un sait comment on peut s’y prendre ? J’ai déjà des plans, mais je ne suis pas contre qq conseils…

Tout cela est un peu confus j'en conviens. C’est pourquoi je demande des avis !

Je résume mes questions en qq points : Itinéraire (le long des Andes, m’arrêter en Equateur ? / prolonger vers colombie et venezuela ? / prendre l’avion à quito et finir dans les Antilles ?) Billet d’avion (ville d’arrivée, ville de départ ??) Guide touristique (en français ou espagnol). Voyage en solo : combien de temps on tient sans se lasser ? le long des Andes, est-ce que j’en aurai pas rapidement marre ? Voyage seule : y a-t-il des endroits à éviter ? (traverser la frontière équateur-colombie en bus après un peu de bateau : super itinéraire ou endroit le plus dangeureux du monde ?)

Merci…
Organisme sur l'aide aux animaux maltraités au Vietnam? English translation pending
by Animfree · 2009-01-14 · 3 replies
bonjour à tous je recherche toute info sur les asso ou organisme qui viendraient en aide aux animaux maltraité aux vietnam . J aimerais pouvoir correspondre avec toute personne ayant eu une experience dans ce genre de structure quel que soit le pays.
Malaisie - Bornéo - Bali... English translation pending
by Liliwater · 2009-01-14 · 56 replies
Bonjour à tous,

Nous envisageons de partir début juillet à début août en Malaisie et plus particulièrement à Bornéo.

Nous n'avons jamais abordé ces îles et ne savons même pas comment débuter la construction de notre voyage.

Quelques questions apparaissent... Peux t-on attérir à Kuala Lumpur et prendre un avion low cost pour Bornéo ? et à Bornéo, pouvons-nous trouver un guide pour vister la forêt et avec un peu de chance, voir la population quelle qu'elle soit...

Y a t-il des ouvrages utiles pour ce voyage à part de guide du routard ?

Je lis vos messages mais j'ai encore plein d'interrogations ?

Nous pensons passer 3 jours à Kuala Lumpur puis partir ensuite pour Bornéo et y passer envrion 15 jours pour revenir peut être sur Bali au lieu de Kuala Lumpur et y psser 3 jours... est-ce réalisable ?

Quels sont vos conseils ?

Merci à tout ceux qui voudront bien répondre.

Lili
Organiser un voyage de noce au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Eirhylien · 2009-01-11 · 10 replies
Bonjour,

Mon fiancé et moi-même tentons d'organiser un voyage en Bolivie et au Pérou pour le mois d'Aout et nous ramons un peu. En effet, nous connaissons très peu de choses sur ces magnifiques pays et nous avons bien besoin de conseils. Pour l'instant, nous prévoyons de partir 2 semaines, mais nous pouvons agrandir cette période si elle s'avère trop courte.

Nous comptons prendre un vol sec et prévoir des hotels dans les étapes qui nous intéressent. Pour l'instant, nous pensons atterrir à La Paz mais nous ne savons pas trop combien de temps il vaut mieux y rester. Comme on arrive en début de journée, on se disait qu'on pouvait visiter pendant l'après midi, y passer une nuit et une 2ème journée. Est-ce suffisant? Y a t il beaucoup de choses à voir dans cette capitale? On se demandait aussi si ce n'était pas trop dur pour l'organisme de commencer notre séjour dans une ville aussi haute.

Deuxième question : nous cherchons à visiter un peu la forêt amazonienne et on se demandait quel endroit se trouve le plus proche de la Paz étant donné qu'après on se déplace vers le Pérou.

Ensuite, nous comptons aller à Copacabana vers le lac titicaca et également passer quelques jours au Machu Pichu (cuzco).

Ce ne sont que les prémices de l'itinéraire. Quels autres lieux vous semblent incontournables dans cette zone? Pensez vous que nous situons mal la zone à découvrir et que nous manquons ainsi des lieux incontournables (ex : sud de la bolivie)? Dans quel ordre vaut-il mieux faire les visites que nous avons citées et combien de jours prévoir pour chacune?

Bref, on a bien besoin de conseils. Merci d'avance.
Hôtel Sandos Select Club (Sandos Caracol) pour le 10 février English translation pending
by Wedge · 2009-01-10 · 18 replies
Bonjour à vous,

Enfin, voici pour moi le temps de découvrir le Mexique et la Riviera Maya. En effet, je serai au Sandos Select Club (Sansos Caracol) du 10 au 17 février 2009.

S'il y a parmi vous des personnes qui peuvent me donner des conseils sur cet hôtel, des activités à faire, ou à ne pas faire. Des infos pertinentes qui pouraient être agréable de savoir avant d'y être, bref, tout ce que vous croyez qui pourait être bon a savoir, alors n'hésitez pas et écrivez moi une réponse, ce serait bien apprécié.

Même si vous n'êtes jamais allé a cet hôtel, mais que vous connaissaz bien Playa del Carmen et la région, écrivez moi aussi. Le Sandos Select étant juste à coté de Playa del Carmen.

Merci pour votre aide

Wedge
Colombie: je m'envole pour Bogota dans cinq jours et... English translation pending
by Audrey35 · 2009-01-03 · 29 replies
Bonjour ! Je pars vendredi prochain pour la Colombie... un mois de voyage avec mon copain puis, normalement ! si tout va bien, j'ai prévu comme a mon habitude de passer un mois a voyager seule... Seulement !!! finalement il est difficile de ne pas finir par etre gagnée par la parano ambiante concernant ce pays... J'ai décidé de partir la bas apres avoir rencontré pendant mes voyages en amerique du sud des personnes qui en revenait et qui disaient que les gens etaient vraiment super sympas. Depuis, j'en entend tellement que je fini par avoir l'impression que mon trip ne va vraiment pas ressembler a des vacances du tout puisqu'il fat se méfier de tout et de tous !! bouh.... Y a t'il qq'un qq part pour me redire des choses un peu agreables sur la Colombie ??!!!!!!! J'aimerais reussir a decouvrir un peu de foret.... possible ca ?!!!?? Ayuda !!!!! Besitos ! Audrey
Légende et réalité sur la sécurité en Colombie English translation pending
by Hollystar · 2008-12-31 · 14 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterai voyager en Colombie plus précisement à Bogota prochainement pour y rejoindre mon amie qui est colombienne et qui bien sur vit là-bas.

Evidement, je voyage seul et elle vient me chercher à l'aeroport.

Or, ma question est la suivante: les légendes que l'on entend comme le fait que certains malfrats cacheraient de la drogues dans le sac des touristes pour leur faire passer la frontière au retour, ou encore qu'ils scrutent les europeeins de manière à leur voler leur passeport pour les modifier/falsifier, ou même encore leur voler un rein (pourquoi pas aller à fond dans la folie), sont elle vraiment fondées ou simplement sont elles des histoires que les médias utiliseraient quand ils n'ont rien a dire histoire de pourrire un peu plus la réputation de beau pays comme la colombie et effrayer de gentils touristes ?

Merci d'avance à ceux qui vont me répondre.
Que voir à Nancy, Strasbourg, Stuttgart, Munich et Prague? English translation pending
by Iguaone · 2008-12-28 · 9 replies
Bonjour,

Nous nous apprêtons, ma fiancée et ma moi, à partir pour un voyage à travers l'Europe nous emmenant à Cracovie en Pologne, d'où je suis originaire.

Souhaitant ponctuer notre trajet de visite de sites touristiques intéressants, je recherche des informations sur l'essentiel à voir dans les 5 villes-étapes de notre voyage + des bons plans restaurants, hôtels, spectacles, musées et sorties en tout genre...

Voici notre itinéraire au départ de Paris le 2 janvier:

Nancy : 2 jours sur place + 1 nuit place stanislas, art nouveau .... hotel reservé

Strasbourg : 2, 5 jours et 2 nuits, cathédrale, petite-france, c'est trop tard pour le marché de Noel? hotel reservé

Stuttgart : 2 jours, quoi faire?? hotel réservé

Munich : 2.5 jours, quoi faire (connaissez-vous un bon hôtel?)

Prague : son architecture, ses ponts... (un hotel à me conseiller?)
Trajet de Belém à Cuzco en bateau, bus, avion ou autre English translation pending
by Jardineur · 2008-12-27 · 9 replies
Bonjour à tous !

je finalise la préparation de mon tour du monde (départ dans une semaine !) et le gros point noir de mon trajet se situe en Amazonie. Au départ, je voulais faire Natal - Manaus - Cuzco en bus/bâteau mais cela est super long, vraiment très long !!!

Donc, je suis en train de revoir mon itinéraire et je recherche des gens ayant fait dernièrement un trajet similaire en Amazonie. Pour info, j'y serai en mars.

trajet : Bélem - Santarem - Cuzco

Pour Bélem - Santarem : 2/3 jours de bâteau donc pas de problème. Est-il possible de faire des excursions dans l'Amazonie depuis Santarém ?

Ensuite, je voudrais aller à Cuzco assez rapidement (je n'ai pas trouvé de billet d'avion direct). Donc plusieurs hypothèes : Santarem - Manaus : en bâteau (3/4 jours) ou en avion puis Manaus - Porto Vehlo en avion (est-il possible de faire ce trajet en bus ?) puis Porto Vehlo - Rio Branco en avion ou en bus. Est ce que quelqu'un a une meilleure suggestion ? Le mieux pour moi serait de faire Santarem - Porto vehlo mais il n'y a pas l'air d'avoir de vol direct et encore moins de bus...

Enfin, est ce que quelqu'un connait un moyen de rejoindre Cuzco depuis Rio Branco sans passer par la Bolivie ? (bus, petit avion...). est ce possible déjà ?!

Je ne suis pas sûr d'avoir été super clair ! Enfin si quelqu'un a compris et surtout, a des tuyaux, je suis hyper preneur !

Merci d'avance

MiK
Récit de voyage et conseils sur la côte est de Madagascar English translation pending
by Bicou253 · 2008-12-27 · 24 replies
Bonjour à tous! Je viens d'effectuer un trajet inoubliable à Madagascar: la remontée de la côte Est depuis Tamatave jusqu'à Maroantsetra. Tous les guides de voyage déconseillent ce trajet en raison de sa difficulté. J'ai donc voulu vérifier moi même, et je n'ai pas été déçu bien au contraire! Je souhaite donc partager mon expérience afin que d'autres puissent tenter cette aventure unique.

Cette route est l'occasion de "s'imprégner" du pays, et de découvrir des paysages intacts, car rares sont les "vazaha" qui passent, et les villages traversés sont sublimes. Avant tout, il faut être en forme, sans problèmes de santé, résistant au soleil et.. avoir du temps! c'est vraiment physique. Le trajet en lui même peut prendre de 4 a 6 jours, en fonction de la météo, des controles routiers, des périodes de récolte (litchis, girofle (bah oui ya plus ou moins de 4*4 qui passent du coup) et de l'état des passerelles en bois! Il faut savoir que l'ancienne nationale 5 qui longe la côte n'est plus qu'une piste défoncée qui escalade les montagnes ou qui passe meme sur les plages!

Je vais décrire rapidement les étapes du trajet avec quelques conseils utiles :

Le trajet Tamatave / Sonierana-Ivongo dure 3 heures en taxi brousse réservé. Je ne m'étends pas sur cette portion car elle est plutôt touristique donc assez connue. C'est d'ailleurs a Sonierana / Ivongo que la route goudronnée s'arrête et que l'aventure commence! J'ai donc commencé par faire du stop sur le quai en attendant le bac, en finissant par trouver un 4*4 transportant des sacs de girofle. Les malgaches proposent toujours de monter devant dans l’habitacle mais cest vraiment plus sympa de grimper à l’arriere (parfois bâché mais pas toujours) car on voit les paysages sublimes et ya de l’air (attention au soleil prévoir crème & chapeau). De plus, entassé comme des sardines avec les malgaches, l’ambiance est garantie ! Bref arrivée dans la soirée dans un petit village en bord de mer, à mi-chemin entre Sonierana et Mananara. nuit chez l’habitant au hasard des rencontres (mais j’ai vu aussi de petits hôtels familiaux le long de la piste).

Le lendemain, stop sur la piste direction Mananara, attention 3 ou 4 voitures par jour, alors ne pas les louper vu que certaines sont déjà pleines ! Un conseil :faire une pause ou plus au village de Sahasoa, on peut partir voir les récifs coralliens avec un guide, ainsi que la réserve Mananara Nord très peu fréquentée dont certains circuits partent de Sahasoa (se renseigner au bureau du parc pour trouver un guide).

Trajet d’une journée + moitié de la nuit à cause d’une roue crevée. A Mananara, la réserve de l’île Aye aye est assez décevante et surtout toute petite (3ha), c’est plus un zoo qu’autre chose meme si les lémuriens sont en semi-liberté.

Pour la portion Mananara / Maroantsetra, on peut prendre un bateau de pêcheurs qui met 10 heures (se pointer très tôt sur le port) mais cest réservé à ceux qui ne craignent pas le soleil.. Perso j’ai opté pour la route, et contrairement à ce que disent les guides de voyage, il ya tous les jours des 4*4, il suffit de se pointer tôt le matin sur la place centrale, on trouve toujours une place ici où là. Trajet d’une journée, certes moins impressionnant que la veille, mais avec autant de bacs a traverser dont certains encore en radeau de bambous !! Ambiance assurée

Arrivée tard a Maroantsetra, les derniers km sont vraiment pénibles avec la fatigue accumulée et les fesses douloureuses. Voila ce périple inoubliable dont certaines parties méritent d’être effectuées à pied ou meme en VTT, ça permet de plus rencontrer les habitants et surtout de s’arrêter où on veut, sur les innombrables plages vierges ou au milieu des immenses rizières..

Pour terminer, même les « stop » vous demanderont de payer, vu que le carburant est très cher. A titre d’exemple : j’ai déboursé 40000 Ar pour Sonierana / Mananara et 30000 Ar pour Mananara / Maroantsetra, mais sans négocier, alors ça peut sûrement être baissé !

Maroantsetra est, comme chacun sait, le camp de base des expéditions en forêt. (péninsule de Masoala, parc national de Marojejy, Nosy mangabe…) Un immense parc est en passe d’ouvrir officiellement ses portes : Makira qui s’étend entre Mananara et Marojejy sur 400000 hectares avec de nombreuses espèces de lémuriens, on peut déjà le visiter en se renseignant sur
http://www.wcs.org/globalconservation/Africa/madagascar/makira Ou aux bureaux de l’ANGAP.

A signaler également une belle forêt en bord de mer récemment protégée très proche de Maroantsetra (1h de pirogue, bon compromis pour ceux qui n’ont pas bcp de temps). La forêt de Farankaraina : se renseigner auprès de l’ONG Antongil Conservation (au centre ville). En plus les guides sont super sympa..

Voilà si mon expérience peut aider certains, tant mieux !! Veloma ! Emeric
Hébergement sur l'île de Karabane (Sénégal) English translation pending
by Isandre · 2008-12-15 · 19 replies
Bonsoir !

Je prépare mon second voyage au Sénégal et ce sera la Casamance. J'ai trouvé sur le site presque toutes les infos souhaitées. Cependant, une petite précision me manque. Je souhaite passer 2 nuits peut-être 3 sur l'île de karabane. J'ai trouvé un hébergement conseillé (par JIPI je crois...que je remercie au passage pour toutes les infos utiles). Il s'agissait de Guy et Christine. J'ai recherché et trouvé une prénommée Christine au campement Badji Kunda. Est ce le bon lieu, la bonne personne ?? Merci de me confirmer.
Trek du Corcovado "Le Trésor Vert": tour opérateurs? (Costa Rica) English translation pending
by Popsy34 · 2008-12-14 · 7 replies
Bonjour, J'ai besoin d'infos concernant ce circuit que j'envisage de faire trés bientôt, à défaut de trouver un coèquipier à mes dates de voyage. Je ne recherche pas un voyage à but sportif, mais trés orienté observation faune comme Terdav semble le spécifier; quitte à un baver un peu... Qu'en est t'il réellement de l'observation des animaux et du niveau de difficulté? Ainsi que des clients Terdav, je ne suis pas quelqu'un de "branché" et craint un peu de faire fausse note! Sinon si vous connaissez des TO CR orientés 100% observation de la faune ou des volcans vos infos seront les bienvenues .
Itinéraire à Bali, Java en un mois et demi? English translation pending
by Philou222 · 2008-12-03 · 4 replies
Salut à tous, Je quitte l'europe pour l'indonésie le 02 aout 2009 et je reviens le 13 septembre 2009. J'arrive à Denpasar et je quitte de Djakarta. Je voyage avec les locaux et tente de m'éloigner des sentiers battus un maximum. J'aimerais connaitre un itinéraire qui me permet de vivre mon voyage de cette façon. J'aimerais découvrir les incontournables temples, faire un saut dans la jungle observer des volcans et me remplir les yeux de choses merveilleuses, faire des rencontres fascinantes et obtenir des clichés de qualité (j'aime beaucoup la photo). Ma compagne me suit jusqu'au 24 aout où elle reprend l'avion. Moi je redémarre de Djakarta pour une boucle et finit le périple le 13 aout. J'aimerais également poursuivre avec un compagnon de voyage si c'était possible. Je cherche donc tout ce qui peut s'avérer intéressant comme conseils, les adresses utiles, les endroits particuliers etc... En vous remerciant d'avance Philou

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