Results for "Dijon+ou+Beaune+ou+Bourgogne+|+127"
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Durée du trajet de Fès à Marrakech? English translation pending
bonjour à tous, je voudrais faire la route entre Fès et Marrakech, en passant par le moyen atlas (Nationale 8). je me demande quel est la durée du trajet entre ces deux villes, sachant que j' envisage une ou deux étapes au milieu (ifrane? azrou?).
merci !
Séjour familial au moindre coût à Londres fin octobre English translation pending
Bonjour,
J'envisage un séjour de quelques jours à Londres fin Octobre. Nous sommes 2 adultes + 3 enfants de 3, 11, et 13 ans, et partons de Dijon.
L'idée est de faire un tour des principales choses à voir à Londres, au moindre coût. Ce qui n'est jamais simple quand on part à 5, forcément.
Le trajet
Petite préférence pour la voiture, ça semble la solution la moins coûteuse. Ferry (quelle ligne?) ou Eurotunnel, avez-vous des conseils ?
Les enfants n'ayant jamais pris de "gros" bateau, j'étais bien parti pour le ferry, mais pas facile de s'y retrouver entre les différentes compagnies et trajets.
L'hébergement
Là on cherche clairement du côté d'un meublé pour pouvoir y manger et éviter le restaurant tous les jours midi et soir. On est plutôt satisfait des résidences type Maeva, Pierre & Vacances... en France. Y a t'il moyen de trouver des services similaires autour de Londres, à moins de 100 € par nuit pour 5 ?
Merci d'avance
J'envisage un séjour de quelques jours à Londres fin Octobre. Nous sommes 2 adultes + 3 enfants de 3, 11, et 13 ans, et partons de Dijon.
L'idée est de faire un tour des principales choses à voir à Londres, au moindre coût. Ce qui n'est jamais simple quand on part à 5, forcément.
Le trajet
Petite préférence pour la voiture, ça semble la solution la moins coûteuse. Ferry (quelle ligne?) ou Eurotunnel, avez-vous des conseils ?
Les enfants n'ayant jamais pris de "gros" bateau, j'étais bien parti pour le ferry, mais pas facile de s'y retrouver entre les différentes compagnies et trajets.
L'hébergement
Là on cherche clairement du côté d'un meublé pour pouvoir y manger et éviter le restaurant tous les jours midi et soir. On est plutôt satisfait des résidences type Maeva, Pierre & Vacances... en France. Y a t'il moyen de trouver des services similaires autour de Londres, à moins de 100 € par nuit pour 5 ?
Merci d'avance
"Grande" traversée de la France en juin 2010 du Nord au Sud à pied... English translation pending
Salut à tous et à toutes!!!!😉
je fais depuis pal mal de temps des randos à pied en Belgique, en France, des randos d'un jour, d'une semaine, d'un mois, etc. La semaine prochaine je vais en faire une à vélo (ma première) de deux ou trois semaines.................. en Belgique!!!!!!😕
Mais je compte en faire une "grande" -en France- pour mi-juin prochain (juste après l'année de scolarité qui commence vraiment à me faire perdre patience🤪). Je compte traverser la France du nord:(Valenciennes) jusqu'au sud: (Marseille)........ Il y a 900km mais j'en compte 1100 avec les détours prévisibles et les grandes villes à ne surtout pas manquer.......... J'aimerais marcher 20 à 25km/jour??????, 6/7??????. En comptant les escales, les imprévus, les intempéries, les détours, etc j'arrive à une rando qui va durée jusque fin août///début septembre........ (+/-80 jours). Je passe par Reims, Dijon, Lyon, Valence, Avignon???, Grenoble, Paris?????, etc pour arriver à Marseille!!!!!!!! là je repart en train😎😎............
Pour le matos, j'ai déjà beaucoup!!!!! Mon budget sera comblé par des travaux pendant l'année scolaire et quelque économies que j'ai déjà. Pour l'argent, je mets une partie en banque. je vais tracer mon itinéraire et repérer les hébergements, campings, églises, etc
je poste ce message bien à l'avance pour avoir le maximum de conseils possibles, d'itinéraires envisageables, etc.............. Ce serait vraiment cool 😉😉😉!!!!!!!
Alabama..........Song.........
je fais depuis pal mal de temps des randos à pied en Belgique, en France, des randos d'un jour, d'une semaine, d'un mois, etc. La semaine prochaine je vais en faire une à vélo (ma première) de deux ou trois semaines.................. en Belgique!!!!!!😕
Mais je compte en faire une "grande" -en France- pour mi-juin prochain (juste après l'année de scolarité qui commence vraiment à me faire perdre patience🤪). Je compte traverser la France du nord:(Valenciennes) jusqu'au sud: (Marseille)........ Il y a 900km mais j'en compte 1100 avec les détours prévisibles et les grandes villes à ne surtout pas manquer.......... J'aimerais marcher 20 à 25km/jour??????, 6/7??????. En comptant les escales, les imprévus, les intempéries, les détours, etc j'arrive à une rando qui va durée jusque fin août///début septembre........ (+/-80 jours). Je passe par Reims, Dijon, Lyon, Valence, Avignon???, Grenoble, Paris?????, etc pour arriver à Marseille!!!!!!!! là je repart en train😎😎............
Pour le matos, j'ai déjà beaucoup!!!!! Mon budget sera comblé par des travaux pendant l'année scolaire et quelque économies que j'ai déjà. Pour l'argent, je mets une partie en banque. je vais tracer mon itinéraire et repérer les hébergements, campings, églises, etc
je poste ce message bien à l'avance pour avoir le maximum de conseils possibles, d'itinéraires envisageables, etc.............. Ce serait vraiment cool 😉😉😉!!!!!!!
Alabama..........Song.........
Itinéraire Paris-Zurich: arrêt entre Paris et Colmar et Leman et Paris? English translation pending
bonjour, en août, je partirai de Paris pour me rendre à Zurich. Je prévois arrêter 2 nuits à colmar mais j'aimerais aussi faire une ou 2 autres nuits entre Paris et Colmar. quel endroit me conseillez-vous s.v.p.
et à mon retour vers Paris, je pars de la région de Léman pour dormir une nuit entre Léman et Paris. Je prévoyais Dijon. Est-ce une bonne idée?
merci!
et à mon retour vers Paris, je pars de la région de Léman pour dormir une nuit entre Léman et Paris. Je prévoyais Dijon. Est-ce une bonne idée?
merci!
Premier petit voyage à vélo: partir de Sens et suivre le Canal de Bourgogne English translation pending
Cela fait peu de temps que nous faisons du velo.Notre projet, partir de SENS (89) et suivre le canal de Bourgogne Pouvez nous donner quelques conseils😊 merci d`avance
Distance et temps de trajet entre différentes villes de France? English translation pending
Bonjour,
nous serons en France du 28 juin au 20 juillet et nous nous déplacerons en voiture lors de ce voyage. Nous pensons nous déplacer par les routes nationales ou secondaires et le moins possible par les autoroutes. Nous aimerions connaître le temps estimé pour se déplacer entre différentes villes ou villages. Donc, pouvez-vous nous aider à estimer la durée des déplacements entre différentes villes et villages par les routes nationales ou secondaires:
1. Entre St-Jean-pied-de-port et Carcassonne(comme cette distance semble assez grande, pouvez-vous aussi nous dire combien de temps cela nous prendrait par l'autoroute).
2. Entre Carcassonne et Aix-en-provence.
3. Entre Aix-en-provence et Marseille.
4. Entre Cassis et Lavandou.
5. Entre St-Tropez et Nice.
6. Entre Nice et Monaco.
7. Entre Grasse et Grenoble (comme cette distance semble assez grande, pouvez-vous aussi nous dire combien de temps cela nous prendrait par l'autoroute).
8. Entre Grenoble et Chamonix.
9. Entre Chamonix et Lyon.
10. Entre Lyon et Dijon.
11. Entre Dijon et Épernay.
12. Entre Épernay et Beauvais.
13. Entre Dieppe et Mont St-Michel (comme cette distance semble assez grande, pouvez-vous aussi nous dire combien de temps cela nous prendrait par l'autoroute).
14. Entre Mont St-Michel et Tours (comme cette distance semble assez grande, pouvez-vous aussi nous dire combien de temps cela nous prendrait par l'autoroute).
15. Entre Tours et Bordeaux (comme cette distance semble assez grande, pouvez-vous aussi nous dire combien de temps cela nous prendrait par l'autoroute).
16. Entre Bordeaux et St-Jean-pied de port (comme cette distance semble assez grande, pouvez-vous aussi nous dire combien de temps cela nous prendrait par l'autoroute).
Si vous avez des suggestions ou commentaires à nous faire, ils sont les bienvenus.
Merci!
Si vous avez des suggestions ou commentaires à nous faire, ils sont les bienvenus.
Merci!
Périple Saint-Brevin-les-Pins - mer Noire à vélo en 2010 English translation pending
projet pour 2010 ; qui peut faire part de son expérience ? merci : combien de temps ? comment revenir avec son vélo en train ou en bus ?
Nécessité de réserver le parking à l'aéroport Roissy? English translation pending
Bonjour tous le monde, bon dimanche!!
Je pars (si tout vas bien, car beaucoup de paramètres aléatoires, boulot, études etc...) du 15 au 25/26 (décalage horaire) juin à Vegas, et je vais certainement devoir laisser ma voiture à Roissy (130€ pour les 11 jours) Pensez vous qu'il soit nécessaire de réserver pour cette période, en dehors des vacances scolaires. Ou puis-je me pointer à l'improviste et trouver une place libre, entre le parking Parking Longue Durée (Pr et Px) ou une réservation au dernier moment (6heures avant) au Parking Vacances
Car la réservation au Parking Vacances l'annulation pour récupérer 100% de la réservation on doit annuler 14 jours avant!
Je pars (si tout vas bien, car beaucoup de paramètres aléatoires, boulot, études etc...) du 15 au 25/26 (décalage horaire) juin à Vegas, et je vais certainement devoir laisser ma voiture à Roissy (130€ pour les 11 jours) Pensez vous qu'il soit nécessaire de réserver pour cette période, en dehors des vacances scolaires. Ou puis-je me pointer à l'improviste et trouver une place libre, entre le parking Parking Longue Durée (Pr et Px) ou une réservation au dernier moment (6heures avant) au Parking Vacances
Car la réservation au Parking Vacances l'annulation pour récupérer 100% de la réservation on doit annuler 14 jours avant!
Candidature pour un stage à Dubaï English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement étudiante en 1ère année de BTS Assistant de Manager à Dijon, dans le cadre de mes études je dois réaliser un stage de 7 semaines à l'étranger. J'ai choisi Dubaï comme destination car je possède le logement sur place.
Les dates du stage sont du 6 mai au 30 juin 2009, je peut effectuer mon stage dans toutes sortes d'entreprises, toutes activités confondues et mon rôle consiste à assister le manager.
Pourriez-vous m'indiquer des pistes d'entreprises dans lesquels je pourrai effectuer mon stage?
Cordialement
Pauline.
Premier voyage à vélo (France) English translation pending
Bonjour a tous.
Je me présente, donc je suis étudiant et cette été avec ma copine nous avons prevues de se lancer dans l'avanture a vélo. nous pensons que cela serait une tres riche experience. Nous avons prevues de partir de grenoble et d'arriver a Dijon. Nous voulions avoir quelques conseils sur les itinéraires ainsi que toutes les précautions a prendre. Existe t il des moyens de se loger assez facilement et pour pas chere sur notre route (camping pour vélo) ?
merci de votre réponse
Cordialement. Julien
Je me présente, donc je suis étudiant et cette été avec ma copine nous avons prevues de se lancer dans l'avanture a vélo. nous pensons que cela serait une tres riche experience. Nous avons prevues de partir de grenoble et d'arriver a Dijon. Nous voulions avoir quelques conseils sur les itinéraires ainsi que toutes les précautions a prendre. Existe t il des moyens de se loger assez facilement et pour pas chere sur notre route (camping pour vélo) ?
merci de votre réponse
Cordialement. Julien
Travailler aux Émirats Arabes Unis English translation pending
Bonjour a tous,
je souhaite m'installer aux EAU pour y travailler avec mon conjoint, mais j'ai cru comprendre que la première des choses était de trouver l'employeur. Mon conjoint est diplomé en plongée sous marine et c'est un métier assez particuliers. Est ce que vous connaitriez des liens, sites ou autres qui me permettrait d'avoir acces a des annonces dans ce domaine. De plus je suis diplomé éducatrice spécialisée, idem pour ce domaine.
Merci par avance à toutes et à tous
a+
je souhaite m'installer aux EAU pour y travailler avec mon conjoint, mais j'ai cru comprendre que la première des choses était de trouver l'employeur. Mon conjoint est diplomé en plongée sous marine et c'est un métier assez particuliers. Est ce que vous connaitriez des liens, sites ou autres qui me permettrait d'avoir acces a des annonces dans ce domaine. De plus je suis diplomé éducatrice spécialisée, idem pour ce domaine.
Merci par avance à toutes et à tous
a+
Budget pour l'Ouest américain: 1300 euros pour trois semaines suffisant? English translation pending
Bonjour !!
Je projette cet été de partir dans l'ouest americain pour faire la boucle habituelle qui va de Los Angeles à San francisco.
Etant encore étudiant je ne dispose que de 1300 euros à depenser sur place pour 3 semaines. Nous serons 4 et louerons une voiture durant ce voyage.
Ce budget vous semble t 'il correct ou pas réalisable ?
Je projette cet été de partir dans l'ouest americain pour faire la boucle habituelle qui va de Los Angeles à San francisco.
Etant encore étudiant je ne dispose que de 1300 euros à depenser sur place pour 3 semaines. Nous serons 4 et louerons une voiture durant ce voyage.
Ce budget vous semble t 'il correct ou pas réalisable ?
Voyage au coeur de cette France qui dépayse English translation pending
Photos en fin de texte
Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Recherche stage de huit semaines à Los Angeles English translation pending
Bonjour,
Je m'apelle Clémence, je suis actuellement étudiante en première année BTS Assistant Manager en France plus précisemment à Dijon, et je dois effectuer un stage de fin d'année a l'étranger. Je recherche un stage d'une durée de 8 semaine se déroulant du 4 mai au 2 juillet 2009, dans une entreprise à Los Angeles, peut importe son domaine d'activité. Auriez-vous des pistes conçernant ma demande?
Bien Cordialement
Je m'apelle Clémence, je suis actuellement étudiante en première année BTS Assistant Manager en France plus précisemment à Dijon, et je dois effectuer un stage de fin d'année a l'étranger. Je recherche un stage d'une durée de 8 semaine se déroulant du 4 mai au 2 juillet 2009, dans une entreprise à Los Angeles, peut importe son domaine d'activité. Auriez-vous des pistes conçernant ma demande?
Bien Cordialement
Itinéraire le long de la Meuse English translation pending
Salut à tous,
Je compte me rendre à Lyon cet été et j'aimerai qu'une partie de mon itinéraire suive la Meuse. Est-ce que quelqu'un pourrais-me dire jusqu'où est-elle pratiquable en vélo? Je compte partir de Namur (Belgique). Je sais qu'on peut arriver sans problème jusque Charleville-Mézières, mais pour la suite je n'ai trouvé aucune information.
Autrement, avez-vous d'autres idées d'itinéraire entre Charleville-Mézières et Lyon. J'aimerai éviter au maximum les routes fortement fréquentées. (comme beaucoup de gens 😉). Je compte limité mon parcours à 8 jours maximum.
Merci d'avance!
Chouffe
Je compte me rendre à Lyon cet été et j'aimerai qu'une partie de mon itinéraire suive la Meuse. Est-ce que quelqu'un pourrais-me dire jusqu'où est-elle pratiquable en vélo? Je compte partir de Namur (Belgique). Je sais qu'on peut arriver sans problème jusque Charleville-Mézières, mais pour la suite je n'ai trouvé aucune information.
Autrement, avez-vous d'autres idées d'itinéraire entre Charleville-Mézières et Lyon. J'aimerai éviter au maximum les routes fortement fréquentées. (comme beaucoup de gens 😉). Je compte limité mon parcours à 8 jours maximum.
Merci d'avance!
Chouffe
Trouver une colocation à Sydney pour un an English translation pending
Salut, j'ai 33 ans et je vais partir travailler sur Sydney dans qques mois, je sais que la colloc là-bas est chose courante, et je cherche à trouver des sites repertoriant les colloc dispo ou futur dispo pour prendre contact et pouvoir choisir en fonction du prix, de l'age de/des futurs colloc (meme tranche d'age que moi si possible) de l'emplacement dans la ville, de la chambre dans laquelle je serai ...etc
Connaissez vous des bons plans ? ça me stress un peu de devoir faire ça sur place car j'aurai déjà de multiple choses à gerer, donc si je peux déjà regler le coté "hebergement" se sera top.
un grand MERCI pour votre aide !
Delph.
un grand MERCI pour votre aide !
Delph.
Voyage en patins à roulettes? English translation pending
Bonjour!
Après quelques hésitations, j'écris ce message sur le forum et non par MP auprès d'un membre qui pratique le roller car mes questions peuvent intéresser d'autres personnes. Je voudrais avoir des renseignements sur les voyages en roller car ça y est, je me lance! Avec un ami, je compte faire Dijon -> Conjux (lac du Bourget près d'Aix les bains) avec un vélo et un roller en échangeant au cours de la journée.
Comme c'est un tout nouveau type de voyage pour moi, plusieurs questions me viennent : quelle distance journalière ? en vélo, une 100aine mais en roller raisonnablement? des rollers classiques sont suffisants ou il faut des roues pneumatiques etc.? l'état des routes? Faut il privilégier les grosses départementales ou les petites routes sont praticables? y a t-il des équipements particuliers à emmener qui soit spécifiques de la rando roller?
Voilà! j'espère que quelqu'un pourra m'éclairer (apache!!) ! Merci d'avance et bon dimanche!
Après quelques hésitations, j'écris ce message sur le forum et non par MP auprès d'un membre qui pratique le roller car mes questions peuvent intéresser d'autres personnes. Je voudrais avoir des renseignements sur les voyages en roller car ça y est, je me lance! Avec un ami, je compte faire Dijon -> Conjux (lac du Bourget près d'Aix les bains) avec un vélo et un roller en échangeant au cours de la journée.
Comme c'est un tout nouveau type de voyage pour moi, plusieurs questions me viennent : quelle distance journalière ? en vélo, une 100aine mais en roller raisonnablement? des rollers classiques sont suffisants ou il faut des roues pneumatiques etc.? l'état des routes? Faut il privilégier les grosses départementales ou les petites routes sont praticables? y a t-il des équipements particuliers à emmener qui soit spécifiques de la rando roller?
Voilà! j'espère que quelqu'un pourra m'éclairer (apache!!) ! Merci d'avance et bon dimanche!
Canal du Nivernais à vélo: dans quel sens? English translation pending
bonjour à tous, 😉 dans 15 jours je compte faire le canal du nivernais à vélo, avec ma petite famille (dont 2 enfants de 9 et 12 ans); quelqu'un pourrait me dire si on doit le faire dans le sens Decize - Auxerre ou bien auxerre - decize, laquelle de ces 2 villes est la plus haute ? dans quel sens on profitera du dénivelé à chaque écluse ?
venant des vosges, on laissera la voiture à Dijon et de là on rejoindra en train soit Decize, soit Auxerre
merci pour vos expérience
Franck 🙂
Canal de Bourgogne à vélo et retour en TER? English translation pending
Bonjour,
Après quelques hésitations entre Saint Dizier Lac du Der Saint Dizier et Le canal de Bourgogne je crois que nous allons faire notre périple de 4 jours le long du Canal de Bourgogne.
Au départ de Migennes jusqu'à Venarey les Laumes (12 km après Montbart).
Je connais plus ou moins mes étapes, qui sont en fonction des tarifs des campings.
Par contre, je compte faire le retour au véhicule en TER. Je connais les horaires mais quelqu'un a déjà utilisé cette ligne, Dijon Laroche-Migennes.
Nul part, n'est indiqué le logo vélo. C'est à dire que je ne sais pas si on peut prendre les vélos.
En effet, ce n'est évident dans tous les TER.
Une année, dans le Dol Rennes cela a été limite de se faire recaler par le contrôleur .(Nous étions déjà dedans et la fermeture des portes automatiques était annoncée hi.. hi.. mais merci quand même à la SNCF pour le service, pas pour les prix)
Alors si quelqu'un à une info pour cette ligne je suis preneur.
Merci
Au départ de Migennes jusqu'à Venarey les Laumes (12 km après Montbart).
Je connais plus ou moins mes étapes, qui sont en fonction des tarifs des campings.
Par contre, je compte faire le retour au véhicule en TER. Je connais les horaires mais quelqu'un a déjà utilisé cette ligne, Dijon Laroche-Migennes.
Nul part, n'est indiqué le logo vélo. C'est à dire que je ne sais pas si on peut prendre les vélos.
En effet, ce n'est évident dans tous les TER.
Une année, dans le Dol Rennes cela a été limite de se faire recaler par le contrôleur .(Nous étions déjà dedans et la fermeture des portes automatiques était annoncée hi.. hi.. mais merci quand même à la SNCF pour le service, pas pour les prix)
Alors si quelqu'un à une info pour cette ligne je suis preneur.
Merci
Voyage du nord de la France vers les Alpes à vélo English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avec des amis partir en voyage, partir du Nord/Pas de Calais (Cambrai ou Valenciennes) vers les Alpes Française.
Nous aimerions passer un maximum par les routes de campagne, tout en passant se réapprovisionner en eau et en nourriture en ville quand il y aura nécessité, et nous dormirons bien sûr sous la tente 🙂. Seulement voilà, nous n'avons jamais fait de trajet aussi long à vélo uniquement, et on ne s'y connait donc pas tellement, j'aurais donc voulu savoir si parmi les habitués de ce type de long voyage, certains auraient des bons conseils à donner ? 🤪
Je pense principalement à comment choisir où poser la tente, pour éviter de se retrouver sur un terrain appartenant a quelqu'un et avoir une mauvaise surprise 😉.
Après, sur une traversée de la France dans ce sens, y aurait il des endroits particulièrement intéressants à traverser, où au contraire surtout à éviter ? (Exemple stupide, traversée de Paris en Vélo avec les sacs très lourds sur le dos 😎).
Voilà, merci si vous avez lu jusque ici et j'espère que vous pourrez m'éclairer un petit peu 🙂
Bonne soirée !
Benjamin
Benjamin
Itinéraire le plus court en voiture Paris-Gênes? (Italie) English translation pending
Bonjour a tous je suis jamais partie en italie et ne sait absolument pas comment m'y rendre en voiture et aussi je ne connais pas le chemin le plus court pour arriver a GENES
Pouvez vous me dire si vous plait sur quel frontiére dois je me diriger la suisse ou l'italie directement et comment ca se passe au passage de frontiéres avec l'italie ou suisse (quels documents il faut etc....)
D'avance je vous en remercie
Cordialement
Association l'Arche pour un stage au Québec English translation pending
Bonjour,
Etudiante en éducation spécialisée prochainement diplômée, j'aimerais faire un stage l'an prochain à l'Arche au Québec (Montréal ou à Québec), et je cherche des gens qui pourraient me parler un petit peu de l'association, le travail, le quotidien...
L'association est connue pour ces valeurs religieuses seulement je suis non-croyante, cela peut-il poser problème?
Merci pour vos réponses, Iris
Etudiante en éducation spécialisée prochainement diplômée, j'aimerais faire un stage l'an prochain à l'Arche au Québec (Montréal ou à Québec), et je cherche des gens qui pourraient me parler un petit peu de l'association, le travail, le quotidien...
L'association est connue pour ces valeurs religieuses seulement je suis non-croyante, cela peut-il poser problème?
Merci pour vos réponses, Iris
Les photos, les photos....(suite) English translation pending
Salut tout le monde,
aller une facile pour commencer ce topic
bon alors c'est ou???
A+
aller une facile pour commencer ce topic
bon alors c'est ou???

A+
Installation à Bali English translation pending
Bonjour,
Après un séjour à Singapour, Java et Bali,
j'envisage de m'installer à Bali, et ouvrir des
chambres d'hôtes pour français.
Merci pour vos conseils et contacts sur place.
Cordialement
Bertrand (de Dijon)
Chemin de Saint-Jaques-de-Compostelle: hébergement et manger en chemin sur le nord de France English translation pending
Bonjour!
Je voudrais marcher le chemin de Saint-Jacques en 2008. J’habite a Cologne (Allemagne) et prends le chemin de Trier (Treves), Schengen, Metz, Dijon à Le Puy en Velay. Je demande vous pour aider moi. Je cherche des auberges, hotels et l’autre places pour dormir et manger en France et en Luxembourg (Schengen à Le Puy).
Est-ce que il y’a un livre guide ou brochure pour l’herbergement pour le chemin?
Excusez-moi, je ne parle pas le Francais bien.
Ingrid
Je voudrais marcher le chemin de Saint-Jacques en 2008. J’habite a Cologne (Allemagne) et prends le chemin de Trier (Treves), Schengen, Metz, Dijon à Le Puy en Velay. Je demande vous pour aider moi. Je cherche des auberges, hotels et l’autre places pour dormir et manger en France et en Luxembourg (Schengen à Le Puy).
Est-ce que il y’a un livre guide ou brochure pour l’herbergement pour le chemin?
Excusez-moi, je ne parle pas le Francais bien.

Ingrid
Compagnies d'autocars inter-cités en France English translation pending
Bonjour,
Je suis un Québécois et je pars en France pour la fin du mois de juin. La seule chose qu'il me reste à m'informer est sur l'existence de compagnies d'autocars qui font des liaisons entre les grandes villes françaises. (Par exemple: Paris-Dijon, Dijon-Lyon, etc...) Après de nombreuses recherches infructueuses sur Internet, je quémande votre aide mes chers amis Français ou autres personnes ayant déjà voyagé en France de bien vouloir me donner des renseignements sur les déplacements en Autobus.
Merci beaucoup! Hypophyse, la glande voyageuse
Je suis un Québécois et je pars en France pour la fin du mois de juin. La seule chose qu'il me reste à m'informer est sur l'existence de compagnies d'autocars qui font des liaisons entre les grandes villes françaises. (Par exemple: Paris-Dijon, Dijon-Lyon, etc...) Après de nombreuses recherches infructueuses sur Internet, je quémande votre aide mes chers amis Français ou autres personnes ayant déjà voyagé en France de bien vouloir me donner des renseignements sur les déplacements en Autobus.
Merci beaucoup! Hypophyse, la glande voyageuse
Partir étudier en Angleterre English translation pending
Bonjour
je suis actuellement en terminale et j'aimerai aprés mon bac, ou alors au pire dans 2 ans, aprés mon BTS, partir 1 année en Angleterre, dans l'unique but de parler ( enfin ) l'anglais.
J'aimerai aller la-bas, tout en restant dans le cadre scolaire ( donc aller la bas, mais pour etudier ), donc je me pose plusieurs questions : comment puis je integrer cette année en Angleterre a mon cursus scolaire ? si je vasi las bas, je vais dans quelle école ? ( car je peux pas suivre les cours que je devrais suivre normalement en france, vu que je parle mal anglais ) y a t il des associtaitons ( je cherche un voyage avec famille d'acceuil, je précise ) qui proposent ce genre de chose ? il faut obligatoirement passer des concours ? ( car mon niveau d'anglais est dira t-on....moyen ) les prix sont de quel ordre ? c'est vraiment si cher qu'on le dit ?
petite précision : je cherche a partir entre 6 mois et 1 ans, des stages intensifs d'anglais pendant 15 jours ne m'interesse pas.
Voila ;)
merci ++
je suis actuellement en terminale et j'aimerai aprés mon bac, ou alors au pire dans 2 ans, aprés mon BTS, partir 1 année en Angleterre, dans l'unique but de parler ( enfin ) l'anglais.
J'aimerai aller la-bas, tout en restant dans le cadre scolaire ( donc aller la bas, mais pour etudier ), donc je me pose plusieurs questions : comment puis je integrer cette année en Angleterre a mon cursus scolaire ? si je vasi las bas, je vais dans quelle école ? ( car je peux pas suivre les cours que je devrais suivre normalement en france, vu que je parle mal anglais ) y a t il des associtaitons ( je cherche un voyage avec famille d'acceuil, je précise ) qui proposent ce genre de chose ? il faut obligatoirement passer des concours ? ( car mon niveau d'anglais est dira t-on....moyen ) les prix sont de quel ordre ? c'est vraiment si cher qu'on le dit ?
petite précision : je cherche a partir entre 6 mois et 1 ans, des stages intensifs d'anglais pendant 15 jours ne m'interesse pas.
Voila ;)
merci ++
Premier voyage en Europe (France-Italie-Grèce) English translation pending
Salut, moi et ma copine venont du québec. Nous prévoyons faire un premier voyage cet été. Nous avons choisis les billets d'avion, et nous serons en voyage du 5 juillet au 7 août 2006.
Voici l'itinéraire que nous avons prévu:
Arrivé à Paris (on ne sait pas si on devrait visiter paris en arrivant ou en partant.
Paris-Colmar en train (ma copine a de la famille la bas)
Colmar - Venise en train, avec transfert a dijon-ville.
Venise - florence - train
Florence - rome - train
Rome - pompeï - je n'ai pas trouvé de train qui se dirige a pompeï, quelqu'un peut me dire comment s'y rendre?
apres cela, pompeï jusqu'a brindsini pour prendre un traversier jusqu'a athenes.
Athenes - santorini - mykonos,
et pour revenir, un avion de athenes à Nice ( parenté dans ce coin)
et finalement train de nice-paris.
J'aimerais avoir toutes l'information possible sur ces villes, le coût de la vie, les auberges de jeunesse, les choses à ne pas manquer, les trucs et astuces de voyages que vous posséder.
J'aimerais aussi savoir comment les traversiers fonctionnent pour aller en grèce et pour aller sur les îles.
Combien de temps dans chaque ville devrions-nous rester.
Est-ce qu'il y a des places de camping vraiment moins cher que des auberges de jeunesse...
Je vous remercie pour toutes vos informations, elles nous seront très utiles...
Sacs étanches pour appareils photos numériques en plongée English translation pending
Vu les prix des caissons étanches pour appareils photos numériques, je me suis renseigné sur les sacs étanches type AQUAPAK ou EWA-Marine.
Avez-vous déjà utilisé ce type de produit ? Arnaque ??? ou pas.
Les photos sont-elles de bonne qualités ?
Merci.
Avez-vous déjà utilisé ce type de produit ? Arnaque ??? ou pas.
Les photos sont-elles de bonne qualités ?
Merci.
Les îles de la Thaïlande English translation pending
Bonjour, quelqu'un a-t-il des infos sur Kho Ngai(ou koh Hai) et sur Kho Libong, j'hésite entre les deux. Je connais déjà kho muk et kho Lipe et j'ai adoré. Je loge dans des bungalows autour de 500 bath et j'aime le snorkelling, les endroits tranquilles mais pas le désert non plus !pour vous donner une idée de mes gouts. merci à tous.