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Hôtel Odyssée à Zarzis English translation pending
🤪Avant de partir , j'avais regardé les critiques de cet hotel qui étaient plutôt bonnes , j'ai été bien déçue ...
l'hôtel est magnifique , situé dans une palmeraie (il a été construit autour des palmiers , c'était une condition du proprio de la palmeraie), mais visiblement le directeur n'a aucune notion de ce qu'est le all inclusive !!! Résultat : carte de boissons médiocre , peu de choix, coca coupé a l'eau sans bulle , chaud, jus de fruits en bouteilles tièdes bien souvent épuisés , "cocktails" servis dans un rince doigt avec impossibilité d'avoir un grand verre, gobelets en plastiques et j'en passe ...Contrairement aux hotels all in celui ci n'utilise pas le système des bracelets mais une carte !!! ex : pour obtenir une crepe il faut d'abord faire la queue a la caisse , qui vous donne un papier et ensuite refaire la queue aux crepes ..pour peu que vous désiriez une boisson il faut encore faire la queue ailleurs au bar... Les serveurs du bar de la piscine sont de loin les plus feignants et les plus désagréables, ils adorent parler en arabe devant vous entre eux quand vous manifestez votre impatience (Trois quart d'heure d'attente pour une bouteille d'eau parfois)
La fameuse carte est parfois insuffsante pour règler les consommations , ainsi il n'est pas rare de se voir refuser une commande de 4 crepes pour une famille avec deux enfants , ils disent que le quota est dépassé...ils demandent une carte supplémentaire ...mais depuis quand le all in est il limité ???
Pour ceux et celles qui ont fréquenté la République Dominicaine, la comparaison est rude , le service est nettement moins bien et de plus l'hotel ne mérite pas ses 4 **** !
Les chambres sont belles , mais le ménage est fait a la va vite (toiles d'araignées au dos des portes pendant les 15 jours ou nous avons été là ) , un cafard énorme un soir au pied de mon lit , et même le dernier soir des draps qui sentaient le moisi !
Autre chose : en plein mois d'aout l'hotel est complet , il a fait parfois jusqu'a 45 degres , donc , seule solution pour avoir une place a l'ombre, se lever a 5h30 du matin pour aller poser sa serviette sur un transat , et encore a cette heure la on est pas les premiers !
De plus, les maitre nageurs et animateurs de la plage font rentrer leurs copains dans l'hotel par la plage , parfois des groupes entiers de tunisiens arrivent et s'installent sur les serviettes délivrées par l'hotel des pauvres touristes qui sont allés déjeuner ou autre , et quand ceux ci reviennent la place est squattée ! sans parler des lunettes de soleil , jouets d'enfants etc qui "disparaissent" ....et du monde supplémentaire dans la piscine qui est déja bien pleine !
Le seul restaurant acceptant le all inclusive comporte une terrasse abritée et un resto intérieur qui n'a même pas la climatisation , on dégouline de chaleur ou qu'on soit ...
Si vous aimez les jus de fruits au petit déjeuner il faudra vous en passer , la seule chose disponible étant des distributeurs de boissons sucrées et flottardes genre Tang ou Banga dégueu , si vous voulez un jus d'orange pressé vous devez débourser 2, 50 dinards
Les beignets qu'on vous propose l'apres midi a la piscine pour la somme de 2 dinards sont aussi au resto le matin mais attention ceux la sont salés , et dispo pendant une heure seulement
Il y a deux services le soir, un a 7 heures et l'autre a 8 h 30
La nourriture est grasse et peu variée , a la fin on ne savait plus quoi manger, c'est toujours la même chose ...leurs patisseries sont excellentes en revanche
Si vous graissez la patte d'un serveur en terrasse il vous gardera votre table pendant toute la duree du sejour, avec un seau a champagne rempli de glace et de vos boissons preferees , ca c'est cool :)
Les serveurs du resto et du bar du haut sont tres sympas , le personnel en général l'est aussi (sauf le bar de la piscine)
Les autres restos sont payants .
Il y a quatre piscines , une grande très belle mais peu profonde (super pour les enfants ) une thermale a la couleur verte /marron ca depend des jours , une couverte d'eau douce mais tres javellisée et une autre au centre de soins , dans la grande piscine la aussi l'hygiène laisse a désirer , parfois l'eau est trouble et il flotte beaucoup de PQ en suspension (beurrrkk)
Les animations sont catastrophiques !!! Potache et vulgaire , manque total d'imagination , pas de recherche dans les pseudos spectacles , de 20h30 a 21h 30 tous les soirs c'est la danse des enfants, avec chaque soir les mêmes musiques , 15 jours dse "danse des canards" je frole l'overdose !!
attention aux vendeurs de ballades en chameau et promenades en bateau qui gravitent autour de la piscine, ils vous proposent des virées en mer ou a dos de chameau , book photo a l'appui, mais la prestation est la aussi loin des promesses qu'ils vous font, ex la ballade a cheval est supposée se faire sur la plage mais comme par hasard maintenant ils disent que vous n'avez plus le droit donc vous faites du canasson le long d'une route aller retour et voila , pour ce qui est de la visite du "chateau du scorpion "oubliez c'est carrément nul, vous êtes sur un bateau en plein soleil toute la journee et vous "visitez" une minuscule ruine sans interet apres avoir longé la "voie romaine" qui relie Djerba a la terre en bateau, la ou tous les egouts se déversent ...tout ca pour 23 euros
Nous sommes , comme beaucoup de touristes avec qui nous avons discuté la bas, très déçus de cet hotel , qui a tout pour lui mais qui s'est mis au All in pour faire comme les autres , résultat la prestation est très décevante et nuira a cet hotel , nous avons rencontré des gens qui viennent la depuis longtemps et qui ne reviendront plus car la qualité a parait il serieusement baissé. En tous cas je n'y mettrai plus les pieds !
Nous sommes , comme beaucoup de touristes avec qui nous avons discuté la bas, très déçus de cet hotel , qui a tout pour lui mais qui s'est mis au All in pour faire comme les autres , résultat la prestation est très décevante et nuira a cet hotel , nous avons rencontré des gens qui viennent la depuis longtemps et qui ne reviendront plus car la qualité a parait il serieusement baissé. En tous cas je n'y mettrai plus les pieds !
Adaptateur spécial nécessaire pour un voyage au Japon? English translation pending
Bonjour, je voudrai une information: En fait je pars au Japon Lundi, et je vais prendre mon portable (pour les photos, vidéo, appel, sms) et un lisseur pour cheveux, donc je voudrai savoir si il faut un adaptateur spécial? Ou alors peut on en acheter un n'importe lequel? Par exemple ceux de l'aéroport etc.
MErci pour vos réponses ^^
MErci pour vos réponses ^^
L’ambassade de France cautionne la double tarification en Thaïlande English translation pending
L’événement de clôture de La Fête 2009 est l’exposition "Dvâravatî - aux sources du bouddhisme en Thaïlande" exposition déjà présentée à Paris au Musée Guimet, qui est l’initiateur et le maître d’œuvre de ce projet inédit. C’est la première fois qu’aura lieu en Thaïlande une exposition d'une telle envergure autour de cette civilisation méconnue et répétons-le, exposition initié et organisé par un musée français.
L’Ambassade de France en Thaïlande, désireuse d’intégrer ce bel exemple de coopération Franco-thaïe dans le cadre de La Fête 2009, a obtenu que l’exposition soit présentée à Bangkok après le Musée Guimet.
Et bien sur, les Thaïlandais, toujours égale a eux-mêmes pratique la double tarification. Un prix pour les Thaïs et le double du prix pour les étrangers alors que ce projet a été réaliser par des étrangers.
Comment l’ambassade peut-elle tolérer cette preuve de discrimination sans s’insurger ? L’ambassade de France cautionne-t-elle la double tarification ? Peut-être devrait-elle suggérer d’en faire autant en France ?
La question n’est pas la somme demandé mais de pratiquer des prix discriminant. Dans le cas du musée on passe du simple au double mais dans d’autres cas ca va jusqu'à dix fois le prix. De plus, ce projet étant une initiative étrangère, comment peuvent-ils pratiquer une double tarrification et surtout comment l’ambassade de France, représentante du pays des droits de l’homme dont l’un des principes est « l’égalité », peut elle tolérer ca ?
Source : http://www.lepetitjournal.com/content/view/45771/1013/
L’Ambassade de France en Thaïlande, désireuse d’intégrer ce bel exemple de coopération Franco-thaïe dans le cadre de La Fête 2009, a obtenu que l’exposition soit présentée à Bangkok après le Musée Guimet.
Et bien sur, les Thaïlandais, toujours égale a eux-mêmes pratique la double tarification. Un prix pour les Thaïs et le double du prix pour les étrangers alors que ce projet a été réaliser par des étrangers.
Comment l’ambassade peut-elle tolérer cette preuve de discrimination sans s’insurger ? L’ambassade de France cautionne-t-elle la double tarification ? Peut-être devrait-elle suggérer d’en faire autant en France ?
La question n’est pas la somme demandé mais de pratiquer des prix discriminant. Dans le cas du musée on passe du simple au double mais dans d’autres cas ca va jusqu'à dix fois le prix. De plus, ce projet étant une initiative étrangère, comment peuvent-ils pratiquer une double tarrification et surtout comment l’ambassade de France, représentante du pays des droits de l’homme dont l’un des principes est « l’égalité », peut elle tolérer ca ?
Source : http://www.lepetitjournal.com/content/view/45771/1013/
C'est comment la Fête des eaux au Cambodge? English translation pending
Je suis déjà partie 3 fois au Cambodge.. mais cette fois-ci j'arriverai une semaine avant la fête des eaux à Phnom Penh.
Si vous avez des témoignages sur la Fête des eaux à Sihanoukville, Phnom Penh ou Siem Reap. Que se passe t il exactement? J'ai uniquement entendu parlé d'activités nautiques sur le Tonlé Sap.. Es ce aussi festif que Songkran Day en Thailande??
Je serais super intéressée d'avoir des infos, pour savoir si je reste à PP ou direction Shville.
Merci d'avance pour vos réponses!
Si vous avez des témoignages sur la Fête des eaux à Sihanoukville, Phnom Penh ou Siem Reap. Que se passe t il exactement? J'ai uniquement entendu parlé d'activités nautiques sur le Tonlé Sap.. Es ce aussi festif que Songkran Day en Thailande??
Je serais super intéressée d'avoir des infos, pour savoir si je reste à PP ou direction Shville.
Merci d'avance pour vos réponses!
Quelle randonnée faire en Suisse la première semaine d'octobre? English translation pending
Bonjour !
J'aimerais partir en rando en Suisse (alpes ou en plaine) la première semaine d'octobre (~3 à 6 jours). Cependant, vu la saison un peu tardive, je ne sais pas lequel faire?
A noter que je ne suis pas une grande sportive ...
Avez-vous des idées ou des suggestions à me faire?
Merci d'avance 🙂
J'aimerais partir en rando en Suisse (alpes ou en plaine) la première semaine d'octobre (~3 à 6 jours). Cependant, vu la saison un peu tardive, je ne sais pas lequel faire?
A noter que je ne suis pas une grande sportive ...
Avez-vous des idées ou des suggestions à me faire?
Merci d'avance 🙂
Arnaques sur remise de monnaie en Thaïlande English translation pending
Ca se fait un peu partout à ce que j'en lis sur d'autres forums.
Exemple au moment de payer votre bin (facture) dans un beer bar (en passant vérifier l'exactitude de la facture - ils ajoutent parfois un ou 2 trucs que vous avez pas bu) vous donner un billet de mille bath alors que la facture est de 300 et on vous rend que 200baths en disant qu'il s'agisait d'un billet de 500
Ca peut se produire dans un station de bus également à ce que j'en ai lu. N'oubliez jamais qu'ils nous prennent tous nous les farengs pour des guichet ATM!
Pour ma part j'avais une facture de 120 baths - 3 bières au moment de payer je donne 520 baths - et j'attends environ 5 minutes et je vais voir ce qui se passe on me doit 400 baths - s'ensuit une discussion avec la mamasan qui me dit que j'ai payé avec 120 baths.
Mon cul salope! que je lui répond- faites pas ça certaines peuvent deviner ou savoir ce que ca veut dire.
Donc lorsque vous remettez plus que nécessaire - au moment de donner votre argent - confirmer avec la serveuse que vous lui remettez bien un billet de 500 ou 1000 et que vous désirez la monnaie en conséquence - ne laissez pas s'accumuler la facture ou mieux payez chaque verre à la fois. Perso c'est ce que je faisait par la suite de cette histoire
Exemple au moment de payer votre bin (facture) dans un beer bar (en passant vérifier l'exactitude de la facture - ils ajoutent parfois un ou 2 trucs que vous avez pas bu) vous donner un billet de mille bath alors que la facture est de 300 et on vous rend que 200baths en disant qu'il s'agisait d'un billet de 500
Ca peut se produire dans un station de bus également à ce que j'en ai lu. N'oubliez jamais qu'ils nous prennent tous nous les farengs pour des guichet ATM!
Pour ma part j'avais une facture de 120 baths - 3 bières au moment de payer je donne 520 baths - et j'attends environ 5 minutes et je vais voir ce qui se passe on me doit 400 baths - s'ensuit une discussion avec la mamasan qui me dit que j'ai payé avec 120 baths.
Mon cul salope! que je lui répond- faites pas ça certaines peuvent deviner ou savoir ce que ca veut dire.
Donc lorsque vous remettez plus que nécessaire - au moment de donner votre argent - confirmer avec la serveuse que vous lui remettez bien un billet de 500 ou 1000 et que vous désirez la monnaie en conséquence - ne laissez pas s'accumuler la facture ou mieux payez chaque verre à la fois. Perso c'est ce que je faisait par la suite de cette histoire
Ramener en France du Vietnam/Thaïlande alcool avec serpent/scorpion dedans, bouddhas? English translation pending
salut a tous , actuellement au vietnam ,
j aimerais savoir si je peut ramener des petites bouteilles d alcool avec un serpent ou scorpion dedans ? dans le guide du r... c est fortement deconseiller ... qu en pensez vous ?
et egalement les buddha en thailande , c est autoriser ou pas ? je crois qu il y a une taille ...
si vous pouvez m aider , merci😏
j aimerais savoir si je peut ramener des petites bouteilles d alcool avec un serpent ou scorpion dedans ? dans le guide du r... c est fortement deconseiller ... qu en pensez vous ?
et egalement les buddha en thailande , c est autoriser ou pas ? je crois qu il y a une taille ...
si vous pouvez m aider , merci😏
Circuit de la Méditerranée à la Cappadoce en Turquie English translation pending
bonjour
j'aimerais savoir si quelqu'un a fait ce circuit. Je pense le faire au mois de mars. .... vous en pensez quoi????? je vous remercie de vos réponses
j'aimerais savoir si quelqu'un a fait ce circuit. Je pense le faire au mois de mars. .... vous en pensez quoi????? je vous remercie de vos réponses
Questions pratiques sur le camping dans les parcs de l'Ouest américain English translation pending
Bonour,
je prépare un voyage dans les parcs de l'ouest et j'ai quelques questions pratiques concernant le camping sachant que nous souhaitons louer un van ou minibus (on est 5 personnes):
- est-ce facile de trouver du matériel de cuisson (genre bouteille de gaz) dans les magasins ou directement en location chez les loueurs de véhicule - si on doit acheter le matériel, ou peut-on l'abandonner en partant (je suppose qu'on ne peut pas le mettre dans une poubelle ordinaire) - est-ce que les loueurs proposent des véhicules avec frigo intégré
Je précise qu'on ne veut pas louer un camping car (trop gros) Je suppose également qu'on a pas le droit de prendre l'avion avec tout ce matos (bouteille de gaz interdite en avion) sinon je l'achèterait en France bien sur...
Merci de votre aide
je prépare un voyage dans les parcs de l'ouest et j'ai quelques questions pratiques concernant le camping sachant que nous souhaitons louer un van ou minibus (on est 5 personnes):
- est-ce facile de trouver du matériel de cuisson (genre bouteille de gaz) dans les magasins ou directement en location chez les loueurs de véhicule - si on doit acheter le matériel, ou peut-on l'abandonner en partant (je suppose qu'on ne peut pas le mettre dans une poubelle ordinaire) - est-ce que les loueurs proposent des véhicules avec frigo intégré
Je précise qu'on ne veut pas louer un camping car (trop gros) Je suppose également qu'on a pas le droit de prendre l'avion avec tout ce matos (bouteille de gaz interdite en avion) sinon je l'achèterait en France bien sur...
Merci de votre aide
Dates pour le marché flottant de Tha Kha? (Thaïlande) English translation pending
Le marché de Tha Kha ne se déroulant que certains jours selon le calendrier lunaire, j'ai trouvé sur le net ces infos pour le mois d'Octobre: October; 1 , 6 , 11 , 16 , 20 , 25 , 30
Sur d'autres sites j'ai ces informations contradictoires:
- Open: 06:00 - 12:00 (weekends only) - Open: 08.00am-11.30am. - This is a rendezvous of vendor boats at Tambon Tha Kha, 10 kms. from the town along Route NO. 325 and 5 kms. along an access road. The floating market takes place on the 2nd, 7th, and 12th days of both the waxing and waning moon of the Thai lunar month, and also operates on every Saturday and Sunday from 7.00 a.m. till noon.
Bref j'ai plein d'informations contradictoires. La première information pour les dates du mois d'Octobre (ce qui m'interesse) proviennent d'un site Thaï totalement écrit en Thaï VOIR ICI. Pour la date qui m'intéresse le 16 Octobre je vois que c'est un Vendredi, alors qu'un site m'indique que ce marché ne se déroule que le week end et un autre indique qu'il se déroule tout les Samedi et Dimanche malgré qu'auparavant il indique que le marché se déroule certain jours selon le calendrier lunaire.
Qu'en est il réellement pour les dates de ce marché pour le mois D'Octobre? Si la date du 16 Octobre est bonne, ce marché se déroulera t'il le Samedi 17 et le Dimanche 18 Octobre?
Merci pour vos infos
Sur d'autres sites j'ai ces informations contradictoires:
- Open: 06:00 - 12:00 (weekends only) - Open: 08.00am-11.30am. - This is a rendezvous of vendor boats at Tambon Tha Kha, 10 kms. from the town along Route NO. 325 and 5 kms. along an access road. The floating market takes place on the 2nd, 7th, and 12th days of both the waxing and waning moon of the Thai lunar month, and also operates on every Saturday and Sunday from 7.00 a.m. till noon.
Bref j'ai plein d'informations contradictoires. La première information pour les dates du mois d'Octobre (ce qui m'interesse) proviennent d'un site Thaï totalement écrit en Thaï VOIR ICI. Pour la date qui m'intéresse le 16 Octobre je vois que c'est un Vendredi, alors qu'un site m'indique que ce marché ne se déroule que le week end et un autre indique qu'il se déroule tout les Samedi et Dimanche malgré qu'auparavant il indique que le marché se déroule certain jours selon le calendrier lunaire.
Qu'en est il réellement pour les dates de ce marché pour le mois D'Octobre? Si la date du 16 Octobre est bonne, ce marché se déroulera t'il le Samedi 17 et le Dimanche 18 Octobre?
Merci pour vos infos
À la recherche d'un hôtel à Amsterdam English translation pending
Salut à tous !!
Je suis compte patir a Amsterdam avec ma femme dans la semaine du 6 au 13 septembre ! peu importe quand, justement est ce qu'il y a des jours ou les prix avions / train / hotel sont plus interresant ?
La duree de mon sejours sera de 3 a 4 jours maxi !
Je souhaite trouver un hotel au centre ville mais calme !!
A la meme occasion je suis a l'affut des bons plans sur Amsterdam (visites, restos, sorties...) donc si vous avez des conseils je prends.
@ ++ et merci de vos conseils :)
Je suis compte patir a Amsterdam avec ma femme dans la semaine du 6 au 13 septembre ! peu importe quand, justement est ce qu'il y a des jours ou les prix avions / train / hotel sont plus interresant ?
La duree de mon sejours sera de 3 a 4 jours maxi !
Je souhaite trouver un hotel au centre ville mais calme !!
A la meme occasion je suis a l'affut des bons plans sur Amsterdam (visites, restos, sorties...) donc si vous avez des conseils je prends.
@ ++ et merci de vos conseils :)
Quels souvenirs rapporter du Mexique? English translation pending
Bonjour à tous, pour ceux qui connaissent le mexique, que doit-on rapporter comme souvenir ( artisanat, cuir etc) et boisson.. ( ex téquila, quels prix payer etc). Pour les excursions, meme profil.
Merci
Merci
Itinéraire de quatorze jours au Laos English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Voila mon ami et moi partons faire un petit tour en Asie (Inde, Malaisie, Thailande, Cambodge, Laos, Vietnam, Bali, Hong Kong et Australie) et tout ça sur 4 mois! je sais bien que ca peut paraitre court et frustrant pour certains mais c'est comme ca, ca nous permettra aussi de revenir plus longtemps, plus tard... j'aurais besoin de vos lumières pour l'itinéraire au Laos...voila ce que j'envisage: Arrivée du Cambodge (trajet Phnom Penh-Paksé possible autre qu'en avion?) ou faire le visa? - sinon j'ai lu qu'on pouvait faire directment phnom penh Don khong, savez vous comment? (nous voudrions faire les îles Don Khon et Don det) - remonter Paksé-Vientiane - Vientiane-Luang Prabang - Luang Prabang- Luang namtha - Luang Namtha-Muang Sing (en scooter??) - Muang-Sing retour a Luang Namtha - puis direction Dien Bien au Vietnam
J'attend impatiemment vos avis et conseils....
Merci d'avance!
Voila mon ami et moi partons faire un petit tour en Asie (Inde, Malaisie, Thailande, Cambodge, Laos, Vietnam, Bali, Hong Kong et Australie) et tout ça sur 4 mois! je sais bien que ca peut paraitre court et frustrant pour certains mais c'est comme ca, ca nous permettra aussi de revenir plus longtemps, plus tard... j'aurais besoin de vos lumières pour l'itinéraire au Laos...voila ce que j'envisage: Arrivée du Cambodge (trajet Phnom Penh-Paksé possible autre qu'en avion?) ou faire le visa? - sinon j'ai lu qu'on pouvait faire directment phnom penh Don khong, savez vous comment? (nous voudrions faire les îles Don Khon et Don det) - remonter Paksé-Vientiane - Vientiane-Luang Prabang - Luang Prabang- Luang namtha - Luang Namtha-Muang Sing (en scooter??) - Muang-Sing retour a Luang Namtha - puis direction Dien Bien au Vietnam
J'attend impatiemment vos avis et conseils....
Merci d'avance!
À quoi pourrait ressembler un voyage de deux semaines au Japon? English translation pending
Bonjour à tous.
Je commence déjà à penser au voyage que je pourrais faire l'été prochain (environ deux semaines).
Ça fait 3 étés de suite maintenant que je me rend en Europe, et ces derniers temps, j'ai comme eu un "flash"...pourquoi pas le Japon?
Le Japon m'a toujours un peu attiré, mais je n'avais jamais pensé m'y rendre. Alors qu'il y a qques années, l'Europe me semblait être "L'autre bout du monde" et "inaccessible"...imaginez le Japon!
J'ai peut-être les clichés en tête, mais le Japon me semble être un pays "magique"...et J'ai toujours trouvé que les Japonais avaient l'air d'être des gens super sympa.
J'ai fait une courte recherche pour m'apercevoir qu'un billet d'avion Montréal - Tokyo n'était pas plus cher qu'un billet Montréal - Paris par exemple. et que côté hébergement, c'est tout de même raisonnable...alors pourquoi ne pas partir?
Seulement...je ne connais absoluement rien du Japon! Avec l'important décalage horaire, est-ce que deux semaines seraient trop courtes?
Sinon, à quoi pourrait ressembler un voyage de deux semaines au Japon? Une idée d'itinéraire serait apprécié. Ou du moins me citer les principales villes à visiter de façon à m'aider à me faire une idée.
Est-ce facile de voyager en train au Japon?
Merci
Je commence déjà à penser au voyage que je pourrais faire l'été prochain (environ deux semaines).
Ça fait 3 étés de suite maintenant que je me rend en Europe, et ces derniers temps, j'ai comme eu un "flash"...pourquoi pas le Japon?
Le Japon m'a toujours un peu attiré, mais je n'avais jamais pensé m'y rendre. Alors qu'il y a qques années, l'Europe me semblait être "L'autre bout du monde" et "inaccessible"...imaginez le Japon!
J'ai peut-être les clichés en tête, mais le Japon me semble être un pays "magique"...et J'ai toujours trouvé que les Japonais avaient l'air d'être des gens super sympa.
J'ai fait une courte recherche pour m'apercevoir qu'un billet d'avion Montréal - Tokyo n'était pas plus cher qu'un billet Montréal - Paris par exemple. et que côté hébergement, c'est tout de même raisonnable...alors pourquoi ne pas partir?
Seulement...je ne connais absoluement rien du Japon! Avec l'important décalage horaire, est-ce que deux semaines seraient trop courtes?
Sinon, à quoi pourrait ressembler un voyage de deux semaines au Japon? Une idée d'itinéraire serait apprécié. Ou du moins me citer les principales villes à visiter de façon à m'aider à me faire une idée.
Est-ce facile de voyager en train au Japon?
Merci
Laisser le vélo dehors en Australie? English translation pending
Bonjour à tous
je vais partir en décembre pour 3 mois de vélo en nouvelle Zélande. je suis vttiste invétéré et je vais partir avec un vélo plutôt haut de gamme, affin de pouvoir profiter des chemins de la bas à fond. et là je me demande s'il est vraiment judicieux de prendre une tente à grande abside capable d'accueillir le vélo.
Bien sur elle à des avantages: - vélo caché des regards envieux - possibilité de réparer, cuisiner à l’abri (ca peut servir au sud de la NZ où il pleut 5m par ans...)
Mais aussi des inconvénients: - plus lourd - plus compliqué et long à monter - plus cher - pas forcement une bonne tenue au vent
du coup, je me dit qu'une tente plus petite pourrait suffire (je voyage seul) et je l'accompagne d'une bâche servant à cacher le vélo ou faire un abris plus large pour bricoler... Vous allez me dire que j'ai tout les éléments pour choisir, mais je ne sais pas (vu que c'est mon premier voyage) quels sont les points les plus importants. Et c'est la que votre avis, vos expériences m'intéressent, alors lâchez vous! Merci §; {D
Bien sur elle à des avantages: - vélo caché des regards envieux - possibilité de réparer, cuisiner à l’abri (ca peut servir au sud de la NZ où il pleut 5m par ans...)
Mais aussi des inconvénients: - plus lourd - plus compliqué et long à monter - plus cher - pas forcement une bonne tenue au vent
du coup, je me dit qu'une tente plus petite pourrait suffire (je voyage seul) et je l'accompagne d'une bâche servant à cacher le vélo ou faire un abris plus large pour bricoler... Vous allez me dire que j'ai tout les éléments pour choisir, mais je ne sais pas (vu que c'est mon premier voyage) quels sont les points les plus importants. Et c'est la que votre avis, vos expériences m'intéressent, alors lâchez vous! Merci §; {D
Achat d'appareil photo en Thaïlande et remboursement de la VAT? English translation pending
Bonsoir tous,
nous nous rendons bientot en Asie du sud-est (thailande, laos, cambodge, vietnam, indo) dans la poursuite de notre tour.
On avait un appareil photo mais qui nous lache lamentablement (ecran inutilisable) et l urgence de trouver un remplacant se fait sentir!!
On a jete notre devolu sur un Canon 40d (si on en trouve un...) ou un Nikon D90. Affaire de gout...
Plusieurs questions: - Savez vous si est facile d en trouver dans ces pays? Pas des contrefacons, quoique que ce genre d appareil est a mon avis pas evident a copier. - A quels prix ? - niveau garantie il m a semble trouve quelque part qu elle etait malheureusement limitee au continent (donc pas pour nous residents en France, au niveau des objectifs elle serait peut etre internationale, pas sur), qu en est il? - nous passons rapidement par Sydney et HongKong avant, est il plus facile d en trouver la bas? Meme question pour la garantie. - derniere, au niveau du remboursement de la TVA/VAT, comment cela se passe-t-il? J ai les infos pour la Thailande avec le formulaire PP10.
Par avance merci, continuez de voyager, et bonnes vacances.
Plusieurs questions: - Savez vous si est facile d en trouver dans ces pays? Pas des contrefacons, quoique que ce genre d appareil est a mon avis pas evident a copier. - A quels prix ? - niveau garantie il m a semble trouve quelque part qu elle etait malheureusement limitee au continent (donc pas pour nous residents en France, au niveau des objectifs elle serait peut etre internationale, pas sur), qu en est il? - nous passons rapidement par Sydney et HongKong avant, est il plus facile d en trouver la bas? Meme question pour la garantie. - derniere, au niveau du remboursement de la TVA/VAT, comment cela se passe-t-il? J ai les infos pour la Thailande avec le formulaire PP10.
Par avance merci, continuez de voyager, et bonnes vacances.
Longue escale à Dubaï avec Emirates English translation pending
Bonjour
Lors de mon dernier voyage de CDG à Colombo et retour avec Emirates en classe éco (2008), j'ai eu une longue escale à Dubai; alors que je m'attendais à passer la nuit dans l'aéroport bling bling, j'ai regardé les conditions de transport sur le site Emirates et voici ci-dessous, ce que l'on y trouve... j'ai pu en profiter aprés un simple mail à l'agence EK France. Navette de l'aéroport à l'hôtel Millenium (excellent confort !) + 1 bon pour un snack et boisson à l'arrivée à l'hôtel, 1 bon pour le repas du soir, buffet bien garni, 1 bon pour le breakfast, là aussi buffet à volonté et retour à l'aéroport avec la navette. Tout cela est gratuit si vous réunissez les conditions. Les coupons vous sont remis au comptoir Emirates CDG le jour du départ; demande à faire par mail AVANT le départ. ............................................................ Afin de satisfaire notre clientèle et lorsque l'itinéraire exige une escale prolongée à Dubaï, Emirates prend en charge les frais de logement, de repas et de transport au sol. Ce service est proposé:Aux passagers de la classe économique Si la classe de réservation pour l'ensemble du voyage aller ou retour est N, M, E, W ou Y. Si la durée de la correspondance jusqu'au premier vol disponible est supérieure à 8 heures et inférieure à 24 heures.Aux passagers de Première classe et de classe Affaires Si la classe de réservation pour l'ensemble du voyage aller ou retour est D, C, J, Z, A ou F. Si la durée de la correspondance jusqu'au premier vol disponible est supérieure à 6 heures et inférieure à 24 heures.Pour mon prochain voyage, comment savoir à l'avance dans quelle classe éco bénéficiant des conditions (N, M, E, W ou Y ) est le billet ? Sachant que lors d'une réservation en ligne sur leur site, cette indication n'est pas fournie... sauf une fois le vol payé, à la dernière ligne du E-ticket. Me trompe-je ? Et une fois le paiement effectué, pas possible de revenir en arrière et alors, dodo à l'aéroport bling bling !
PS: je ne sais pas si ces conditions sont valables pour un achat via une agence autre que Emirates (comme Last minute, Opodo, etc.).
Lors de mon dernier voyage de CDG à Colombo et retour avec Emirates en classe éco (2008), j'ai eu une longue escale à Dubai; alors que je m'attendais à passer la nuit dans l'aéroport bling bling, j'ai regardé les conditions de transport sur le site Emirates et voici ci-dessous, ce que l'on y trouve... j'ai pu en profiter aprés un simple mail à l'agence EK France. Navette de l'aéroport à l'hôtel Millenium (excellent confort !) + 1 bon pour un snack et boisson à l'arrivée à l'hôtel, 1 bon pour le repas du soir, buffet bien garni, 1 bon pour le breakfast, là aussi buffet à volonté et retour à l'aéroport avec la navette. Tout cela est gratuit si vous réunissez les conditions. Les coupons vous sont remis au comptoir Emirates CDG le jour du départ; demande à faire par mail AVANT le départ. ............................................................ Afin de satisfaire notre clientèle et lorsque l'itinéraire exige une escale prolongée à Dubaï, Emirates prend en charge les frais de logement, de repas et de transport au sol. Ce service est proposé:Aux passagers de la classe économique Si la classe de réservation pour l'ensemble du voyage aller ou retour est N, M, E, W ou Y. Si la durée de la correspondance jusqu'au premier vol disponible est supérieure à 8 heures et inférieure à 24 heures.Aux passagers de Première classe et de classe Affaires Si la classe de réservation pour l'ensemble du voyage aller ou retour est D, C, J, Z, A ou F. Si la durée de la correspondance jusqu'au premier vol disponible est supérieure à 6 heures et inférieure à 24 heures.Pour mon prochain voyage, comment savoir à l'avance dans quelle classe éco bénéficiant des conditions (N, M, E, W ou Y ) est le billet ? Sachant que lors d'une réservation en ligne sur leur site, cette indication n'est pas fournie... sauf une fois le vol payé, à la dernière ligne du E-ticket. Me trompe-je ? Et une fois le paiement effectué, pas possible de revenir en arrière et alors, dodo à l'aéroport bling bling !
PS: je ne sais pas si ces conditions sont valables pour un achat via une agence autre que Emirates (comme Last minute, Opodo, etc.).
Transports au Rajasthan? English translation pending
helo,
petite ballade de 26 jours mi octobre - mi novembre au rajasthan...dehli-agra-jaipur-pushkar-udaipur-jodhpur-jaisalmer-dehli...circuit assez classique je pense... pour ce premier voyage en inde..nos 26 jours nous laissent du temps pour y aller tranquilos, voir improviser...alors question sur les transports: bus ou train ?? resa ou pas resa...et si resa faut il le faire de france ou sur place ??? me rend pas du tout compte du niveau et de l'affluence dans les transports en inde...
si vous pouvez m'eclairer un peu merci kenavo ...m'envais essayer de valider mes visas sur le net...🤪
petite ballade de 26 jours mi octobre - mi novembre au rajasthan...dehli-agra-jaipur-pushkar-udaipur-jodhpur-jaisalmer-dehli...circuit assez classique je pense... pour ce premier voyage en inde..nos 26 jours nous laissent du temps pour y aller tranquilos, voir improviser...alors question sur les transports: bus ou train ?? resa ou pas resa...et si resa faut il le faire de france ou sur place ??? me rend pas du tout compte du niveau et de l'affluence dans les transports en inde...
si vous pouvez m'eclairer un peu merci kenavo ...m'envais essayer de valider mes visas sur le net...🤪
Maroc en camping-car: bonbonnes? English translation pending
J'ai 2 bonbonnes de gaz couplées dans le camping car, c'est du propane.Dans les récits de voyage, on mentionne le "remplissage "de bonbonnes.Vais-je trouver facilement ce genre de bonbonnes à Agadir, ainsi que le détendeur appropiré les miennes ne conviendront certainement pas, elles s'échangent et ne se remplissent pas.Pour le trajet Belgique, France et Espagne, je dois garder les miennes.Merci de votre bonne attention
Chine: trois jours a Yangshuo (+ rizières de Longji) English translation pending
Bonjour,
Je vis actuellement a Shenzhen et ce week-end j'ai prevu d'aller a visiter Yuangshuo, ainsi que les rizieres de Longji. Je pars vendredi soir en prenant le bus de nuit et repars lundi soir aussi en bus de nuit, ce qui me fais 3 jours complets sur place.
Voila dans le desordre ce que je pense faire en 3 jours mais je ne sais pas trop si cela est faisable et comment organiser cela:
- promenade en radeau sur la riviere Li en partant de Xingping - balade en velo ou en scooter dans Yangshuo (d'ailleurs ou aller precisement?) - grottes de Longmen - rizieres de Longji (une journee complete j'imagine).
Comment m'organiser pour arriver a faire tout cela? Est-il possible de faire l'aller-retour Yangshuo-Longji-Yangshuo dans la journee?
Par ailleurs j'ai quelques question subsidiaires: - Peut-on trouver un hotel pour 200RMB (voir moins?) par nuit pour une chambre double? (nous sommes en fait 2) - Le spectacle de son et lumieres Liu San Jie est-il vraiment a faire un soir? car 188RMB c'est quand meme cher...
Sinon, si vous avez de meilleurs idees concernant les activites que je compte faire n'hesiez pas a m'en faire part.
Merci par avance pour vos conseils,
Damien
Je vis actuellement a Shenzhen et ce week-end j'ai prevu d'aller a visiter Yuangshuo, ainsi que les rizieres de Longji. Je pars vendredi soir en prenant le bus de nuit et repars lundi soir aussi en bus de nuit, ce qui me fais 3 jours complets sur place.
Voila dans le desordre ce que je pense faire en 3 jours mais je ne sais pas trop si cela est faisable et comment organiser cela:
- promenade en radeau sur la riviere Li en partant de Xingping - balade en velo ou en scooter dans Yangshuo (d'ailleurs ou aller precisement?) - grottes de Longmen - rizieres de Longji (une journee complete j'imagine).
Comment m'organiser pour arriver a faire tout cela? Est-il possible de faire l'aller-retour Yangshuo-Longji-Yangshuo dans la journee?
Par ailleurs j'ai quelques question subsidiaires: - Peut-on trouver un hotel pour 200RMB (voir moins?) par nuit pour une chambre double? (nous sommes en fait 2) - Le spectacle de son et lumieres Liu San Jie est-il vraiment a faire un soir? car 188RMB c'est quand meme cher...
Sinon, si vous avez de meilleurs idees concernant les activites que je compte faire n'hesiez pas a m'en faire part.
Merci par avance pour vos conseils,
Damien
Camescope et appareil photo numérique dans les souks? English translation pending
Bonjour à tous!
Y a il problème à filmer dans les souks? (A part qu'il sera bien évident qu'on est touriste....!! 😊)
Est-ce que c'est banal et habituel de voir quelqu'un se promener avec une petite caméra vidéo ou le habitants penseront que je suis riche et perdue?! 😉 Non mais, ... plus de risque à se faire Voler?, Harceler?? Dévisager? ...
Je sais pas moi! Je m'informe!! Faut-il demander une permission? ET pour les photo? Faut payer à tous les coup quelqu'un pour prendre une photo? "Excuser, puis-je photographier votre étagère avec des épices dessus?" ...
Merci!!🙂
Y a il problème à filmer dans les souks? (A part qu'il sera bien évident qu'on est touriste....!! 😊)
Est-ce que c'est banal et habituel de voir quelqu'un se promener avec une petite caméra vidéo ou le habitants penseront que je suis riche et perdue?! 😉 Non mais, ... plus de risque à se faire Voler?, Harceler?? Dévisager? ...
Je sais pas moi! Je m'informe!! Faut-il demander une permission? ET pour les photo? Faut payer à tous les coup quelqu'un pour prendre une photo? "Excuser, puis-je photographier votre étagère avec des épices dessus?" ...
Merci!!🙂
Hôtel Dreams La Romana, Oasis Canoa ou Iberostar Hacienda Dominicus? English translation pending
Bonjour tout le monde, ma petite femme et moi voulons partir en république dominicaine au début du mois de décembre. J'aurais aimé savoir si il valait mieux partir 15 jours à l'oasis Canoa ou une seule semaine au Dreams la romana ou bien une semaine à l'iberostar hacienda dominicus.
Par avance merci.
Que voir en deux jours à Osaka? English translation pending
Bonsoir,
Premier séjour au Japon, Osaka précisément, pour deux jours sur place. 10 et 11/08/2009. En ce très court séjour que voir ? (pas de musée S.V.P.) je suis plus paysage, curiosités, avide de rencontres avec locaux...Kyoto à voir ? et quoi ? Où manger traditionnellement ? à Osaka. Dormir pas de problème, c'est réservé.
Merci pour vos réponses aussi complètes que possible.
Cordialement.
Premier séjour au Japon, Osaka précisément, pour deux jours sur place. 10 et 11/08/2009. En ce très court séjour que voir ? (pas de musée S.V.P.) je suis plus paysage, curiosités, avide de rencontres avec locaux...Kyoto à voir ? et quoi ? Où manger traditionnellement ? à Osaka. Dormir pas de problème, c'est réservé.
Merci pour vos réponses aussi complètes que possible.
Cordialement.
Complexe Dar Djerba? English translation pending
Bjr,
Je viens de réserver en dernière minute un séjour complexe dar djerba sans précision sur l'hotel parmi les 4, pourriez-vous me donner vos différents avis sur ce complexe, car d'après les commentaires, ce n'est vraiment pas terrible et j'angoisse un peu (dommage pour des vacances que l'on attend toute l'année). Merci
Location de voitures en Amérique du Nord English translation pending
Toujours en pleine organisation de mon voyage du 2 au 19 septembre, je suis entrain de prospection pour la voiture de loc. Niveau catégorie, je me suis tourné vers un mid size SUV de type Chevrolet Equinox (mais dans l'espoir d'obtenir un Ford Edge).
Nous ne sommes que 2 mais nous privilégions le confort et l'espace pour les bagages et les achats à venir.
J'ai donc fai le tour de tous les loueurs les plus connus (autoescape, elocationdevoitures, hertz, etc....) et les tarifs flirtent avec les 500 euros , pour meme les dépaser des fois. Et puis j'ai trouvé locationdevoiture.fr. Chez eux, les midsize SUV (de type chevrolet equinox) est facturé 400 euros tout rond, avec assurance tous risques et couverture responsabilité civile jusqu'à 1 million de $. La location se fait avec DriveFTI et Alamo.
La différence est énorme, où est l'arnaque? Est-ce trop beau pour etre vrai?
J'ai donc fai le tour de tous les loueurs les plus connus (autoescape, elocationdevoitures, hertz, etc....) et les tarifs flirtent avec les 500 euros , pour meme les dépaser des fois. Et puis j'ai trouvé locationdevoiture.fr. Chez eux, les midsize SUV (de type chevrolet equinox) est facturé 400 euros tout rond, avec assurance tous risques et couverture responsabilité civile jusqu'à 1 million de $. La location se fait avec DriveFTI et Alamo.
La différence est énorme, où est l'arnaque? Est-ce trop beau pour etre vrai?
Trouver des cartouches de butane au Québec? English translation pending
Bonjour,
Je pars faire du camping en Septembre, et je voudrais savoir s'il est possible de trouver des cartouches de Butane 190g (modèle 880) ?
Un modèle http://www.castorama.fr/store/cartouche-percable-butane-190-g-PPRDm521403.htm
Merci
Merci
Découvrir la scène "underground" de Bangkok English translation pending
salut,
nous venons en thailand pour la première fois rejoindre une copine qui va s'installer à BKK. Nous arrivons à BKK le 1 aout 2009.
Nous sommes un couple de petit jeune urbain et nous adorons la Ville. nous vivons à paris, on sort beaucoup, on aime faire des truc qui sortent de l'ordinaire et découvrir des trucs insolites, trash, romantique, UNDERGROUND, classique ..... souvent liés à la musique à l'art, ou au sport.
rencontrer ces nouveaux lieu et ces nouveaux gens c'est notre kiff.
si vous aimez les arts de rue, la boxe thai, les bars heavymetal thailandais, la philo, le skate à bangkok, l'art comtemporain ............................................on est preneur.
on arrive de birmanie le 9 ou le 10 par mai sai, chiang RAi, la région frontralière avec le laos et apres quelques jours a bkk on descends vers la mer d'andaman et les îles de la côtes andaman c mon papi sur la photo!!!!!!!
a bientôt.
on arrive de birmanie le 9 ou le 10 par mai sai, chiang RAi, la région frontralière avec le laos et apres quelques jours a bkk on descends vers la mer d'andaman et les îles de la côtes andaman c mon papi sur la photo!!!!!!!
a bientôt.
Faire du stop et du camping-sauvage en Italie? English translation pending
Bonjour,
je souhaiterais avoir quelques infos concernant le stop et le camping sauvage en Italie. En effet nous partons à 6 étudiants pour 2 semaines en aout avec un budget réduit et une organisation plus qu'aléatoire. Par conséquent j'aurais voulu savoir quelles régions étaient les plus intéressantes pour notre type de voyage.
Qu'en est il de la police dans le nord, dans le sud ?
Dans quelles régions l'accueil est il plus chaleureux ?
Florence n'est elle pas une ville surchargée en aout ?
Merci beaucoup
Merci beaucoup
Nong Khai-Udon Thani en neuf heures de bus, qui dit mieux? English translation pending
Recit d un calvaire...
Alors voila hier matin je partais de ma super chambre de l esan-guesthouse de nong khai, j arrive a la gare routiere et comme d habitude c est rabatteurs sur rabatteurs que j envoie bouler, et une fois a l interieur de la gare l un d entre eux me demande ou je vais, je dis "chiang khan" tout en cherchant du regard le guichet d information, mais le type me dit "ah chiang khan here here": c etait une table guichet comme il y en a partout dans les gares routieres, et a cote du car donc je me dis c est bon.
J achete mon ticket, 110 baths, on part a 13h30 et tout le long du trajet un des types du bus fait le rabatteur, petit a petit le car est rempli majoritairement de femmes et de vieux et je suis la seule farang.
Comme on traverse des coins paumes et que je ne lis pas le thai je ne sais pas par quel chemin on passe, et un moment donne je vois un panneau "udon thani"...alors je me dis mince on passe par le sud ? ca faisait un bon detour mais bon soit, j entame ma petite sieste. Quand je reouvre les yeux je vois la "statue" d un dinosaure qu il me semble avoir vu quand j arrivais de pak chong...on etait a KHON KHAEN !!
Alors la panique a bord, je vais voir le chauffeur carte a la main, on est ou moi je vous ai dit que j allais a chiang khan blabla...Lui "yes yes dont worry"...
Et la j insiste, je demande quand est ce qu on arrive, il m ecrit sur un papier "17h30"...oui sauf que c etait l heure a laquelle on repartait !
Quand le car repart j en ai vraiment ras le bol je redemande a celui qui faisait le rabatteur de me confirmer l heure d arrivee pour chiang khan, et toujours avec son sourire en coin il me dit "yeah yeah 50 min"...
Passees 50 min une mere de famille arrete pas de gueuler apres ce mec, et j ai comme l impression qu elle le traite de menteur et qu elle lui demande ou on nous emmene...ou peut-etre que je me suis entendue penser.
On etait au milieu de nulle part donc moi aussi je m enerve et j arrete pas de dire "chiang khan when ???"...et le rabatteur de dire "ah chiang khan chiang khan"...
Bam il me met hors du bus a une station et se casse. Je me retrouve entouree de mecs bourres, il est 19h et completement a bout je demande a une collegienne de me montrer ou on est sur ma carte. Elle me fait comprendre qu on est dans un trou paume pas loin de...Nong Khai !! Alors la je suis atteree, et un bus est sur le point de partir, les gens de la station me disent de courir prendre ce bus la, parce qu il va a chiang khan...donc je saute dedans.
Une fois a l interieur le mec me demande ou je vais, je lui dis "chiang khan" en lui montrant ma map, mais il ne comprend rien du tout (???)...
Un passager sort sa carte en thai, je reconnais chiang khan grace au mekong, et la "ah chiang khan !" il me dit un truc en thai et me montre sur la carte, la bordure du cambodge ! Moi "no no no" Lui " udon thani ok?" Moi "oh no not udon thani" !
Bon je prends mon mal en patience...je precise que depuis le debut je n ai n y eu l occasion de manger ni de boire a part des fruits qu une vendeuse a apporte dans le car mais c est tout. Je me dis qu il y a encore moyen de prendre un dernier bus pour chiang khan a udon et que ce soir j aurais deja tout oublie quand je serais devant le mekong...jusqu a ce qu horrifiee je vois sous mes yeux...le dinosaure de khon khaen !! Aaah Moi pas comprendre ! Bref le type du car me voyant sur les rotules et liquefiee, me cherche un bus pour chiang khan mais le prochain n est pas avant 4h du mat. Il me dit que lui repart a udon thani donc que ca me rapprochera, et que je peux rester chez lui. Je lui dis ok pour udon mais pas ok pour rester chez lui (faut pas charrier non plus) et voila, arrivee 22h et des poussieres sur udon, telle une loque. J ai fonce dans le premier hotel a la sortie de la gare routiere, un vrai taudis j ai eu l impression d etre en taule et de dormir sur du parpaing...et les puces m ont bouffee toute la nuit ! En fin de compte je suis repartie ce matin udon-loei-chiang khan avec traversee de paysages magnifiques.
Ce qu au final je comprends pas, c est pourquoi m avoir trimballee comme ca dans ces bus ? On m aurait file un ticket pour un car qui existe pas, fait payer triple ou meme vole mon sac j aurais compris le piege...Mais la, pour 110 baths ? A la limite j aurai pu leur filer si c etait le prix a payer pour echapper a ce calvaire ! Ou peut-etre que c est un signe: je DOIS visiter dinosaurland a Khon Khaen ! D une facon generale je trouve depuis le debut, que les hommes thais sont assez durs. J ai eu l occasion de voyager seule pas mal de fois auparavant, notamment en Chine, et globalement j ai toujours eu l impression que les gens faisaient plus attention et que quelque part j etais tellement une cible facile que ca me mettait a l abris des ennuis. En revanche, je trouve que les thailandaises quelque soit leur age sont d une extreme gentillesse.
Voila voila, un peu long mais je voulais vous faire partager mon periple car j imagine que je ne suis pas la seule a qui c est arrive, ou alors j ai vraiment la poisse.
Lou
Bon je prends mon mal en patience...je precise que depuis le debut je n ai n y eu l occasion de manger ni de boire a part des fruits qu une vendeuse a apporte dans le car mais c est tout. Je me dis qu il y a encore moyen de prendre un dernier bus pour chiang khan a udon et que ce soir j aurais deja tout oublie quand je serais devant le mekong...jusqu a ce qu horrifiee je vois sous mes yeux...le dinosaure de khon khaen !! Aaah Moi pas comprendre ! Bref le type du car me voyant sur les rotules et liquefiee, me cherche un bus pour chiang khan mais le prochain n est pas avant 4h du mat. Il me dit que lui repart a udon thani donc que ca me rapprochera, et que je peux rester chez lui. Je lui dis ok pour udon mais pas ok pour rester chez lui (faut pas charrier non plus) et voila, arrivee 22h et des poussieres sur udon, telle une loque. J ai fonce dans le premier hotel a la sortie de la gare routiere, un vrai taudis j ai eu l impression d etre en taule et de dormir sur du parpaing...et les puces m ont bouffee toute la nuit ! En fin de compte je suis repartie ce matin udon-loei-chiang khan avec traversee de paysages magnifiques.
Ce qu au final je comprends pas, c est pourquoi m avoir trimballee comme ca dans ces bus ? On m aurait file un ticket pour un car qui existe pas, fait payer triple ou meme vole mon sac j aurais compris le piege...Mais la, pour 110 baths ? A la limite j aurai pu leur filer si c etait le prix a payer pour echapper a ce calvaire ! Ou peut-etre que c est un signe: je DOIS visiter dinosaurland a Khon Khaen ! D une facon generale je trouve depuis le debut, que les hommes thais sont assez durs. J ai eu l occasion de voyager seule pas mal de fois auparavant, notamment en Chine, et globalement j ai toujours eu l impression que les gens faisaient plus attention et que quelque part j etais tellement une cible facile que ca me mettait a l abris des ennuis. En revanche, je trouve que les thailandaises quelque soit leur age sont d une extreme gentillesse.
Voila voila, un peu long mais je voulais vous faire partager mon periple car j imagine que je ne suis pas la seule a qui c est arrive, ou alors j ai vraiment la poisse.
Lou
Improvisation Nomade (4) Turquie English translation pending
Un train pour Istanbul.
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?