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Retour de l'Ouest américain: un grand merci et conseil sur PV à Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Je rentre d'un circuit dans l'ouest américain qui a été fabuleux et c'est en grande partie grace à vous et l'aide de vos précieux conseils. J'ai une dernière question, nous avons eu un PV à la sortie de Las Végas .. excès de vitesse (dépassement de 20 miles de la vitesse autorisée et oui ces longues routes droites sur lesquelles on se croit seul au monde ...) J'ai lu dans le guide du routard que l'on pouvait régler par CB en téléphonant depuis la France ? quelle est la meilleure solution ? Merci
Je rentre d'un circuit dans l'ouest américain qui a été fabuleux et c'est en grande partie grace à vous et l'aide de vos précieux conseils. J'ai une dernière question, nous avons eu un PV à la sortie de Las Végas .. excès de vitesse (dépassement de 20 miles de la vitesse autorisée et oui ces longues routes droites sur lesquelles on se croit seul au monde ...) J'ai lu dans le guide du routard que l'on pouvait régler par CB en téléphonant depuis la France ? quelle est la meilleure solution ? Merci
Question à propos du National Park pass (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour,
j'ai reçu mon pass pour pour septembre, et l'on me dit qu'il n'est valable que pour les membres de ma famille "immédiate" et non pour mes amis qui sont avec moi dans la voiture. pourriez vous me le confirmer ?
j'ai reçu mon pass pour pour septembre, et l'on me dit qu'il n'est valable que pour les membres de ma famille "immédiate" et non pour mes amis qui sont avec moi dans la voiture. pourriez vous me le confirmer ?
Itinéraire de douze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour
Nous partons mon ami et moi pour un circuit de 12 jours par nos propre moyens
voici notre circuit:
Los angeles: 2 jours san francisco: 2 jours yosémite: 2 jours death valley: 1 jour las vegas: 1 jour monument valley: 1 jour grand canyon: 1 jour retour sur LA
que pensez vous de ce circuit en terme de temps et de distance? réalisable en 12 jours? je ne connais pas du tout les USA donc votre retour et conseils sont les bienvenus, merci pour vos suggestions 😉 ps: nous avons loué une voiture
merci karine
Los angeles: 2 jours san francisco: 2 jours yosémite: 2 jours death valley: 1 jour las vegas: 1 jour monument valley: 1 jour grand canyon: 1 jour retour sur LA
que pensez vous de ce circuit en terme de temps et de distance? réalisable en 12 jours? je ne connais pas du tout les USA donc votre retour et conseils sont les bienvenus, merci pour vos suggestions 😉 ps: nous avons loué une voiture
merci karine
Que faire en arrivant à Denver? (États-Unis) English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
J'ai acheté nos billets pour fin septembre et dix sept jours d'octobre chez BA. Nous arriverons sur place à Denver à 18h30. Question : Selon vos expériences, est il, compte tenu de la fatigue du voyage, en arrivant, mieux de prendre une chambre à l'aéroport et louer la voiture le lendemain matin ou louer la voiture et aller dormir hors de la zone de l'aéroport ou en ville. Chaque formule a ses avantages/inconvénients c'est pour cela que j'aimerais bien avoir votre ressenti, vos conseils et éventuelles adresses
PS : De Denver, nous partirons vers le Parc National des Rocheuses ou vers Green River pour y dormir et attaquer soit Capitol Reef ou ARches. De toute façon, nous y passerons, entre autres, dans un sens ou dans l'autre du périple.
Mci bcp du tempspassé à me répondre.
J'ai acheté nos billets pour fin septembre et dix sept jours d'octobre chez BA. Nous arriverons sur place à Denver à 18h30. Question : Selon vos expériences, est il, compte tenu de la fatigue du voyage, en arrivant, mieux de prendre une chambre à l'aéroport et louer la voiture le lendemain matin ou louer la voiture et aller dormir hors de la zone de l'aéroport ou en ville. Chaque formule a ses avantages/inconvénients c'est pour cela que j'aimerais bien avoir votre ressenti, vos conseils et éventuelles adresses
PS : De Denver, nous partirons vers le Parc National des Rocheuses ou vers Green River pour y dormir et attaquer soit Capitol Reef ou ARches. De toute façon, nous y passerons, entre autres, dans un sens ou dans l'autre du périple.
Mci bcp du tempspassé à me répondre.
Carte maestro aux Etats-Unis et Canada English translation pending
Ma fille, 17 ans part cet été, 5 mois aux USA ( avec le programme wep) . On me dit que la carte maestro est acceptée aux USA . Elle pourra retirer de l'argent sans frais et payer avec sa carte de banque . Attention il ne s'agit pas de la carte de crédit master card . Elle sera dans l'état de Washington.
Pouvez-vous me faire part de votre expérience à ce sujet .
Merci;
Line
Motel à Las Vegas? English translation pending
Bonjour,
Je pars à Las Vegas au mois de septembre et je suis à la recherche d'un motel proche du Strip. J'ai lu que le motel 6 situé sur la Tropicana avenue était bien selon les témoignages. Est-ce que quelqu'un connaîtrait le Travelodge Las Vegas South Strip. Il a l'air pas mal du tout mais j'aimerai avoir des avis de personnes ayant séjournés dans ce motel. Voila si vous avez d'autres adresses je suis preneuse. Enfin je voudrais savoir comment avez-vous procéder pour la réservation, soit directement sur le site des motels ou alors par le biais d'autres sites.
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement,
ps : quel temps fait il au mois de septembre à LV ?
Je pars à Las Vegas au mois de septembre et je suis à la recherche d'un motel proche du Strip. J'ai lu que le motel 6 situé sur la Tropicana avenue était bien selon les témoignages. Est-ce que quelqu'un connaîtrait le Travelodge Las Vegas South Strip. Il a l'air pas mal du tout mais j'aimerai avoir des avis de personnes ayant séjournés dans ce motel. Voila si vous avez d'autres adresses je suis preneuse. Enfin je voudrais savoir comment avez-vous procéder pour la réservation, soit directement sur le site des motels ou alors par le biais d'autres sites.
Merci d'avance pour vos réponses.
Cordialement,
ps : quel temps fait il au mois de septembre à LV ?
Ouest américain: dormir dans la voiture et dans les parcs? English translation pending
Bonjour,
nous sommes deux et avons loué une voiture type ford freestar pr effectuer un circuit dans l'ouest américain... nous pensons dormir dans la voiture : est-ce autorisé par les lois américaines et si oui, est-ce risqué? par ailleurs, nous avons l'intention d'emmener une tente en vue de camper dans les parcs du yosémite et de yellowstone : est-ce autorisé et dangereux de dormir en dehors d'un camping???
merci d'avance pour les réponses
nous sommes deux et avons loué une voiture type ford freestar pr effectuer un circuit dans l'ouest américain... nous pensons dormir dans la voiture : est-ce autorisé par les lois américaines et si oui, est-ce risqué? par ailleurs, nous avons l'intention d'emmener une tente en vue de camper dans les parcs du yosémite et de yellowstone : est-ce autorisé et dangereux de dormir en dehors d'un camping???
merci d'avance pour les réponses
Trop jeune pour louer une voiture aux Etats-Unis? English translation pending
Salut à tous, voilà un souci, j'ai 24ans (et demi!!!!!!!!!) et pour louer une voiture, c'est compliqué...la plupart des agences consultées proposent la location pour les 25ans et plus (avis, hertz) ou alors il faut payer un lourd supplement (autoevasion).. Aberrant..Connaissez vous une agence qui propose des locations à partir de 24 ans parce que là, ca sent le pétrin...
Trois semaines entre Las Vegas et Yellowstone avec des enfants English translation pending
Bonjour!
Nous sommes une famille avec 4 enfants entre 12 et 4 ans et nous prévoyons de partir en camping car de Las Vegas, gd Cayon, Lac Powell, Monument Valley, Bryce, Yellow stone, Grand Teton.
Comment faut il réserver les campings😐?
Les températures sont elles surmontables avec des jeunes enfants😊?
Combien de jours dans chaque endroit😕?
Merci pour tous les bons conseils!
anne claire et patrick
Nouvel itinéraire de 44 jours dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour!
Tout d'abord merci au site de Thierry, une vrai mine d'or!!
Voici mon nouvel itinéraire qui, je pense, commence à tenir la route... Qu'en pensez vous? 1 Las Vegas 2 Las Vegas 3 Death Valley 4 Sequoia 5 King's Canyon 6 Yosemite 7 Yosemite 8 San Fransisco 9 San Fransisco 10 San Fransisco 11 Monterey 12 Santa brabara 13 Los Angeles 14 Los Angeles 15 Joshua tree 16 Havasu Lake 17 route 66, sellgman 18 Grand canyon 19 Grand canyon 20 Sedona 21 Sedona 22 Petrified forest painted desert 23 Chelly Monument Valley 24 Canyonland 25 Arches 26 Arches 27 Flaming george 28 Yellowstone 29 Yellowstone 30 Yellowstone 31 Yellowstone 32 Yellowstone 33 Teton 34 Salt Lake City 35 Capitol Reef 36 Capitol Reef 37 Bryce canyon 38 Bryce canyon 39 Page 40 Zion 41 Zion 42 Las Vegas
Je garde 2 jours les surprises et envies du moment. Est ce que Page vaut le détour? Ai-je à regretter de ne pas passer au Lac Powell (sachant que je ne peux pas me permettre la location d'un bateau...).
Je reste ouverte à toutes vos remarques... Merci pour votre aide précieuse!😛
Voici mon nouvel itinéraire qui, je pense, commence à tenir la route... Qu'en pensez vous? 1 Las Vegas 2 Las Vegas 3 Death Valley 4 Sequoia 5 King's Canyon 6 Yosemite 7 Yosemite 8 San Fransisco 9 San Fransisco 10 San Fransisco 11 Monterey 12 Santa brabara 13 Los Angeles 14 Los Angeles 15 Joshua tree 16 Havasu Lake 17 route 66, sellgman 18 Grand canyon 19 Grand canyon 20 Sedona 21 Sedona 22 Petrified forest painted desert 23 Chelly Monument Valley 24 Canyonland 25 Arches 26 Arches 27 Flaming george 28 Yellowstone 29 Yellowstone 30 Yellowstone 31 Yellowstone 32 Yellowstone 33 Teton 34 Salt Lake City 35 Capitol Reef 36 Capitol Reef 37 Bryce canyon 38 Bryce canyon 39 Page 40 Zion 41 Zion 42 Las Vegas
Je garde 2 jours les surprises et envies du moment. Est ce que Page vaut le détour? Ai-je à regretter de ne pas passer au Lac Powell (sachant que je ne peux pas me permettre la location d'un bateau...).
Je reste ouverte à toutes vos remarques... Merci pour votre aide précieuse!😛
Retour de dix jours en avril dans l'Ouest américain (2007) English translation pending
Apres avoir bien profite des conseils des uns et des autres pour organiser mon sejour d’avril, en voici donc le CR rapide en espérant qu’il puisse à son tour etre utile aux futurs visiteurs de l’ouest americain :
Nous : 5 dont 3 ados (12-12-14) -dates : 3 au 12 avril (soit 9 nuits sur place) -AR paris -Los angeles - location de voiture via autoescape -alamo (dodge minivan 3 rangées - avec gps ) ; hotels tous reserves via internet avant de partir ( aucun souci)
J1 : arrivée à LA 19h - prise voiture -->hotel orchid suits à hollywood (merci le gps!) ; principal atout = situation au coeur d’hollywood +parking ;chambres ok sans plus (piscine exterieure que nous n’avons utilisée) J2 : visite universal studio (tickets pris sur internet avant de partir) ; pas trop de monde donc tout est faisable en 1 jour ; le combiné attractions +visite des studios a bien plu à tous ; le soir visite "classique" hollywood bd ; nuit idem orchid suit J3 : route vers williams avec arret à oatman ; village western bien sympa et la route 66 apres oatman est à voir ; c'est la seule journee ou on a fait quasiment que de la route, mais pas vraiment le choix entre LA et grandcanyon ; nuit au motel 6 : pas cher, grandes chambres, piscine couverte ->ok ; diner texmex au "pancho macgillicudis" TB ; petit dej au "oldsmokys pancake" idem TB ; williams = petite ville sympa à 1h du grand canyon donc pas uniquement "usine a touristes" J4 : visite du grand canyon : navette ->hermit’s rest à l’ouest + voiture jusque desert view point à l’est ; le systeme navette + petites balades est vraiment bien ; evidemment pas le temps de descendre dans le canyon ; survol en helico envisagé mais plus de place le jour meme et en plus à 5 le prix est vraiment exorbitant ; pas possible de visiter le meme jour la plate forme en verre skywalk, car ce n’est pas du tout dans le meme secteur que le south rim ! -nuit idem williams -Repas +petit dej le lendemain au pine country (a voir les enormes tartes !) J5 : route vers monument valley - au passage visite de sunset crater (pres de flagstaff) : balade sympa + wupatki monument ; arrivee vers monument valley avant 16h30 permettant de faire la visite en voiture (compter 2h30 pour faire la piste tranquillement ) ; paysages vraiment magnifiques et finalement pas la grande foule quand nous y étions ; visite rapide du goulding lodge - nuit à mexican hat lodge avec juste avant la nuit vue sur goosenecks (idem à voir et proche de mexicanhat ); mexican hat lodge : chambres simples mais ok avec bien sur le fameux bbq ! J6 : route vers bryce canyon avec en chemin : antelope canyon + page (lake powell+horse shoe bend) + coral pink sand dunes Antelope est incontournable ( meme si ce jour-la soleil voilé, donc pas d’interet a y etre avant midi comme recommandé ; le lower canyon est vraiment à faire car quasi personne et aussi beau si ce n’est plus que le upper ; à page, ne pas rater la vue sur le colorado "horse shoe bend "(acces en 30 ‘ à pied) ; n’avons fait que passer le long du lake powell ; coral pink -= petit detour pas indispensable, mais paysage pas mal ; nuit au ruby’s inn à l’entree de bryce ; comme indiqué enorme complexe "usine a touristes", mais chambres et situation à l’entree du parc ok ; le "supermarket " de l’hotel est à voir !; durant la nuit, il a neigé .... J7 : visite de bryce --> nuit a springdale (pionneerlodge) Bryce est vraiment magnifique et les balades à faire avec le peu de temps imparti tres agreables: on a enchaine comme preconise "navajo loop" et "queen’s garden" dans la matinee ; ensuite on peut aller en voiture jusqu’au bout de la route du parc en s’arretant aux differents points de vue ; apres la visite du parc, dejeuner à panguitch, puis route (spectaculaire) vers zion -springdale via le tunnel de mount carmel ; springdale est une petite ville touristique bien sympa ; diner TB au resto mexicain en face du best western J8 : visite de zion --> nuit a Las Vegas (excalibur) Zion est moins spectaculaire que bryce (paysages plus classiques ), tout du moins pour ce qu’on peut voir en une journee : avons enchaine emerald pools trails + riverside walk ;comme toujours organisation pour la visite des parcs (parkings+navettes ) tip -top et qui laisse songeur quand on compare avec la france ... Hotel excalibur : choisi en fonction du budget qu’on voulait y mettre (donc gamme moyenne pour las vegas) ; tout a fait correct ; le soir evidemment une partie du strip à pied à partir de l’excalibur (mgm, ny ny, bellagio ...) J9 : "visite" de las vegas (buffet du louxor ) + tour des hotels -casinos ; am : outlet pour se "reapprovisionner " en discount nike-quicksilver ... .prix vraiment interessants ; le soir spectacle de david copperfield au mgm J10 : restitution voiture a l’aeroport de las vegas --> vol LV-LA puis on enchaine sur LA ->Paris et c’est fini !
Quelques commentaires generaux :meme si on a fait beaucoup de km en peu de jours, ca se fait finalement assez bien car routes rectilignes et assez desertes (sauf la sortie de LA) permettant de tenir une moyenne correcte -aucun souci "logistique " notamment par ce que l’on sent, par exemple, dans les parcs que tout est pense pour le visiteurce n'est pas une surprise, mais voyage assez onereux surout quand on compare à des destinations type thailande ....climat et periode ok (pas trop de monde, pas trop chaud, ....)dans le peu de temps qu’on avait, je n’ai pas de regret vs le circuit effectue (pas de temps mort, pas d’etape infaisable, et on n’ a pas eu l’impression de faire un circuit à la japonaise ! ) ; volontairement j’avais shunte toute la californie, death valley, sequoia, san francisco et pour un premier voyage avec des enfants on s’est concentre sur les sites à priori les plus spectaculaires et on n’ a pas été décus ; en plus du forum (+tripadivisor pour le choix des hotels), j’ai utilisé les routard "californie" et "parcs nationaux" + le michelin "sud ouest americain " : j’ai trouve les 2 utiles et une fois n’est pas coutume assez bien faits -:
Vos commentaires et questions sont maintenant les bienvenus !!!
Nous : 5 dont 3 ados (12-12-14) -dates : 3 au 12 avril (soit 9 nuits sur place) -AR paris -Los angeles - location de voiture via autoescape -alamo (dodge minivan 3 rangées - avec gps ) ; hotels tous reserves via internet avant de partir ( aucun souci)
J1 : arrivée à LA 19h - prise voiture -->hotel orchid suits à hollywood (merci le gps!) ; principal atout = situation au coeur d’hollywood +parking ;chambres ok sans plus (piscine exterieure que nous n’avons utilisée) J2 : visite universal studio (tickets pris sur internet avant de partir) ; pas trop de monde donc tout est faisable en 1 jour ; le combiné attractions +visite des studios a bien plu à tous ; le soir visite "classique" hollywood bd ; nuit idem orchid suit J3 : route vers williams avec arret à oatman ; village western bien sympa et la route 66 apres oatman est à voir ; c'est la seule journee ou on a fait quasiment que de la route, mais pas vraiment le choix entre LA et grandcanyon ; nuit au motel 6 : pas cher, grandes chambres, piscine couverte ->ok ; diner texmex au "pancho macgillicudis" TB ; petit dej au "oldsmokys pancake" idem TB ; williams = petite ville sympa à 1h du grand canyon donc pas uniquement "usine a touristes" J4 : visite du grand canyon : navette ->hermit’s rest à l’ouest + voiture jusque desert view point à l’est ; le systeme navette + petites balades est vraiment bien ; evidemment pas le temps de descendre dans le canyon ; survol en helico envisagé mais plus de place le jour meme et en plus à 5 le prix est vraiment exorbitant ; pas possible de visiter le meme jour la plate forme en verre skywalk, car ce n’est pas du tout dans le meme secteur que le south rim ! -nuit idem williams -Repas +petit dej le lendemain au pine country (a voir les enormes tartes !) J5 : route vers monument valley - au passage visite de sunset crater (pres de flagstaff) : balade sympa + wupatki monument ; arrivee vers monument valley avant 16h30 permettant de faire la visite en voiture (compter 2h30 pour faire la piste tranquillement ) ; paysages vraiment magnifiques et finalement pas la grande foule quand nous y étions ; visite rapide du goulding lodge - nuit à mexican hat lodge avec juste avant la nuit vue sur goosenecks (idem à voir et proche de mexicanhat ); mexican hat lodge : chambres simples mais ok avec bien sur le fameux bbq ! J6 : route vers bryce canyon avec en chemin : antelope canyon + page (lake powell+horse shoe bend) + coral pink sand dunes Antelope est incontournable ( meme si ce jour-la soleil voilé, donc pas d’interet a y etre avant midi comme recommandé ; le lower canyon est vraiment à faire car quasi personne et aussi beau si ce n’est plus que le upper ; à page, ne pas rater la vue sur le colorado "horse shoe bend "(acces en 30 ‘ à pied) ; n’avons fait que passer le long du lake powell ; coral pink -= petit detour pas indispensable, mais paysage pas mal ; nuit au ruby’s inn à l’entree de bryce ; comme indiqué enorme complexe "usine a touristes", mais chambres et situation à l’entree du parc ok ; le "supermarket " de l’hotel est à voir !; durant la nuit, il a neigé .... J7 : visite de bryce --> nuit a springdale (pionneerlodge) Bryce est vraiment magnifique et les balades à faire avec le peu de temps imparti tres agreables: on a enchaine comme preconise "navajo loop" et "queen’s garden" dans la matinee ; ensuite on peut aller en voiture jusqu’au bout de la route du parc en s’arretant aux differents points de vue ; apres la visite du parc, dejeuner à panguitch, puis route (spectaculaire) vers zion -springdale via le tunnel de mount carmel ; springdale est une petite ville touristique bien sympa ; diner TB au resto mexicain en face du best western J8 : visite de zion --> nuit a Las Vegas (excalibur) Zion est moins spectaculaire que bryce (paysages plus classiques ), tout du moins pour ce qu’on peut voir en une journee : avons enchaine emerald pools trails + riverside walk ;comme toujours organisation pour la visite des parcs (parkings+navettes ) tip -top et qui laisse songeur quand on compare avec la france ... Hotel excalibur : choisi en fonction du budget qu’on voulait y mettre (donc gamme moyenne pour las vegas) ; tout a fait correct ; le soir evidemment une partie du strip à pied à partir de l’excalibur (mgm, ny ny, bellagio ...) J9 : "visite" de las vegas (buffet du louxor ) + tour des hotels -casinos ; am : outlet pour se "reapprovisionner " en discount nike-quicksilver ... .prix vraiment interessants ; le soir spectacle de david copperfield au mgm J10 : restitution voiture a l’aeroport de las vegas --> vol LV-LA puis on enchaine sur LA ->Paris et c’est fini !
Quelques commentaires generaux :meme si on a fait beaucoup de km en peu de jours, ca se fait finalement assez bien car routes rectilignes et assez desertes (sauf la sortie de LA) permettant de tenir une moyenne correcte -aucun souci "logistique " notamment par ce que l’on sent, par exemple, dans les parcs que tout est pense pour le visiteurce n'est pas une surprise, mais voyage assez onereux surout quand on compare à des destinations type thailande ....climat et periode ok (pas trop de monde, pas trop chaud, ....)dans le peu de temps qu’on avait, je n’ai pas de regret vs le circuit effectue (pas de temps mort, pas d’etape infaisable, et on n’ a pas eu l’impression de faire un circuit à la japonaise ! ) ; volontairement j’avais shunte toute la californie, death valley, sequoia, san francisco et pour un premier voyage avec des enfants on s’est concentre sur les sites à priori les plus spectaculaires et on n’ a pas été décus ; en plus du forum (+tripadivisor pour le choix des hotels), j’ai utilisé les routard "californie" et "parcs nationaux" + le michelin "sud ouest americain " : j’ai trouve les 2 utiles et une fois n’est pas coutume assez bien faits -:
Vos commentaires et questions sont maintenant les bienvenus !!!
Avis sur circuit sur la côte ouest des Etats-Unis English translation pending
Voici mon itinéraire dans l’ouest américain du 27/08/07 au 15/09/07 😏
J’ai mis entre parenthèses les visites du jour…
J’attends vos critiques avec impatience 😉🤪
Merci
J1 = LYON -> LOS ANGELES (arrivée prévue à 14h40) J2 = LOS ANGELES (Universal Studio) J3 = LOS ANGELES (Hollywood etc…) J4 = LOS ANGELES (Six Flags Magic Mountains) J5 = LOS ANGELES -> PHOENIX (Joshua Tree) J6 = PHOENIX -> FLAGSTAFF (Sedona, Meteor crater) J7 = FLAGSTAFF -> TUBA CITY (Wupatki NM, Grand Canyon) J8 = TUBA CITY -> MEXICAN HAT (Canyon de Chelly, Monument Valley, Mexican hat, Gooseneck) J9 = MEXICAN HAT -> KANAB (Antelope Canyon, Lake Powell) J10 = KANAB -> CEDAR CITY (Bryce Canyon) J11 = CEDAR CITY -> LAS VEGAS J12 = LAS VEGAS J13 = LAS VEGAS -> BIG PINE (Death Valley) J14 = BIG PINE -> YOSEMITE J15 = YOSEMITE -> SAN FRANSISCO J16 = SAN FRANSISCO (Alcatraz) J17 = SAN FRANSISCO (Twin peaks, Golden Gate…) J18 = SAN FRANSISCO -> LOS ANGELES (On the road all day long !) J19 = LOS ANGELES (Knott’s Berry Farm) J20 = LOS ANGELES -> LYON (Départ le soir)
J1 = LYON -> LOS ANGELES (arrivée prévue à 14h40) J2 = LOS ANGELES (Universal Studio) J3 = LOS ANGELES (Hollywood etc…) J4 = LOS ANGELES (Six Flags Magic Mountains) J5 = LOS ANGELES -> PHOENIX (Joshua Tree) J6 = PHOENIX -> FLAGSTAFF (Sedona, Meteor crater) J7 = FLAGSTAFF -> TUBA CITY (Wupatki NM, Grand Canyon) J8 = TUBA CITY -> MEXICAN HAT (Canyon de Chelly, Monument Valley, Mexican hat, Gooseneck) J9 = MEXICAN HAT -> KANAB (Antelope Canyon, Lake Powell) J10 = KANAB -> CEDAR CITY (Bryce Canyon) J11 = CEDAR CITY -> LAS VEGAS J12 = LAS VEGAS J13 = LAS VEGAS -> BIG PINE (Death Valley) J14 = BIG PINE -> YOSEMITE J15 = YOSEMITE -> SAN FRANSISCO J16 = SAN FRANSISCO (Alcatraz) J17 = SAN FRANSISCO (Twin peaks, Golden Gate…) J18 = SAN FRANSISCO -> LOS ANGELES (On the road all day long !) J19 = LOS ANGELES (Knott’s Berry Farm) J20 = LOS ANGELES -> LYON (Départ le soir)
Randonnée dans les parcs de l'ouest des États-Unis: préparation du sac English translation pending
Notre départ approche et nous songeons à la préparation du sac. Nous allons prendre toutes sortes de vêtements pour avoir suffisamment chaud à San Francisco mais pas trop à Las Vegas.
Ma question, très terre-à-terre, concerne les chaussures !
Nous avons prévu de faire des randonnées dans les parcs : Grand Canyon, Canyonlands, Capitol Reef, Bryce, Zion, randos de quelques heures maximum. Ce sera entre le 17 mai et le 27 mai.
Nous hésitons alors à emporter : soit des chaussures de rando, soit des sandalettes de rando (vous savez, ces trucs pas très beaux mais tellement appréciables pour avoir les orteils à l'air tout en étant assez bien chaussé pour les rando quand il fait très chaud)
Comme notre sac à dos n'est pas extensible, et que plus c'est lourd, plus c'est dur à porter, il faut faire un choix.
Comment sont les sentiers de rando dans ces parcs ? Trop accidentés pour porter des sandalettes ? Il ne fera finalement pas suffisamment chauds pour en avoir l'utilité ?
Merci d'avance pour vos réponses
Ma question, très terre-à-terre, concerne les chaussures !
Nous avons prévu de faire des randonnées dans les parcs : Grand Canyon, Canyonlands, Capitol Reef, Bryce, Zion, randos de quelques heures maximum. Ce sera entre le 17 mai et le 27 mai.
Nous hésitons alors à emporter : soit des chaussures de rando, soit des sandalettes de rando (vous savez, ces trucs pas très beaux mais tellement appréciables pour avoir les orteils à l'air tout en étant assez bien chaussé pour les rando quand il fait très chaud)
Comme notre sac à dos n'est pas extensible, et que plus c'est lourd, plus c'est dur à porter, il faut faire un choix.
Comment sont les sentiers de rando dans ces parcs ? Trop accidentés pour porter des sandalettes ? Il ne fera finalement pas suffisamment chauds pour en avoir l'utilité ?
Merci d'avance pour vos réponses
Circuit en Californie au mois de juillet avec deux enfants English translation pending
Hello chers Voyageurs,
Après quelques (longues) soirées, notre ébauche de circuit est enfin prête ! Nous aimerions le soumettre à vos expertises et expériences afin de déterminer si p.ex. certains lieux ou curiosités majeurs ont été oubliés, les séjours ou transits trop longs ou trop courts, etc.
Avant de vous présenter l'itinéraire, quelques points importants Nous sommes 2 adultes et 2 enfants (10 et 4 ans) En juillet, 24 jours (hors arrivée et départ) Aller vers San Francisco, Retour depuis Las Vegas Nous ne désirons pas faire un « marathon », mais prendre le temps de découvrir les lieux et se relaxer. De plus, comme nous avons des enfants relativement petits, nous ne voulons pas faire de trop long trajets journaliers en voiture et devons penser à des visites et attractions adaptées. Bon, je me lance dans le périple San Francisco San Francisco San Francisco Yosemite Yosemite Mono Lake, Bodie Monterey (ou avant ?) San Simeon Santa Barbara Los Angeles Los Angeles Los Angeles Los Angeles San Diego San Diego Lake Havasu (ou Phoenix ?) Grand Canyon (Rive Sud) Grand Canyon Grand Canyon Bryce Canyon Las Vegas Las VegasNos interrogations Itinéraire "intelligent" ? Ajouter les 2 jours restants pour quoi (nouveau site ou alonger séjour existant) ? Lieu d'arrêt conseillé entre Mono Lake et Monterey ? San Diego -> LV via Lake Havasu ou Phoenix (on a choisi Lake Havasu car cela nous semblait moins chaud / plus sympa avec les enfants de rester près du Colorado) ?A vos mémoires 😉 et merci d'avance !
Après quelques (longues) soirées, notre ébauche de circuit est enfin prête ! Nous aimerions le soumettre à vos expertises et expériences afin de déterminer si p.ex. certains lieux ou curiosités majeurs ont été oubliés, les séjours ou transits trop longs ou trop courts, etc.
Avant de vous présenter l'itinéraire, quelques points importants Nous sommes 2 adultes et 2 enfants (10 et 4 ans) En juillet, 24 jours (hors arrivée et départ) Aller vers San Francisco, Retour depuis Las Vegas Nous ne désirons pas faire un « marathon », mais prendre le temps de découvrir les lieux et se relaxer. De plus, comme nous avons des enfants relativement petits, nous ne voulons pas faire de trop long trajets journaliers en voiture et devons penser à des visites et attractions adaptées. Bon, je me lance dans le périple San Francisco San Francisco San Francisco Yosemite Yosemite Mono Lake, Bodie Monterey (ou avant ?) San Simeon Santa Barbara Los Angeles Los Angeles Los Angeles Los Angeles San Diego San Diego Lake Havasu (ou Phoenix ?) Grand Canyon (Rive Sud) Grand Canyon Grand Canyon Bryce Canyon Las Vegas Las VegasNos interrogations Itinéraire "intelligent" ? Ajouter les 2 jours restants pour quoi (nouveau site ou alonger séjour existant) ? Lieu d'arrêt conseillé entre Mono Lake et Monterey ? San Diego -> LV via Lake Havasu ou Phoenix (on a choisi Lake Havasu car cela nous semblait moins chaud / plus sympa avec les enfants de rester près du Colorado) ?A vos mémoires 😉 et merci d'avance !
Fiabilité des centrales de réservation d'hôtels? English translation pending
Bonjour à tous,
Voila réservant souvent les Hotels par les sites officiels de ces derniers ou par une agence spécialisé, je me demandais si certaines centrales de réservations tel que hotels.com, expedia.fr, venere.com, perfectespcape.com . . . Etc sont fiable et moins cher ?
Car en cas de problemes tel que le surbooking ou réservation non effective, cela semble le parcour du combatant ...
Par contre les sites officiels des hotels semblent plus sécurisant et il y a trés peu voire jamais de mauvaises surprises ...*
Sinon concernant les sites en question du dessus tel que Hotels.com et les autres, sont ils tous professionels et fiable ? ou vaut il mieux passer directement par les hotels meme pour un cout un peu plus élevé chose que je priviligie encore ....
De plus il semble préférable d 'utiliser des centrales etrangere pour bénéficier du taux avantageux du $ par rapport à l € ! car les agences ou les sites tel que voyage sncf ou expedia.fr font une conversion 1 = 1 !!!🤪
Et que signifie le Prevailing Rate (taux regnant ?) qui est moins cher que les autres ...
Merci de vos réponses ...
Voila réservant souvent les Hotels par les sites officiels de ces derniers ou par une agence spécialisé, je me demandais si certaines centrales de réservations tel que hotels.com, expedia.fr, venere.com, perfectespcape.com . . . Etc sont fiable et moins cher ?
Car en cas de problemes tel que le surbooking ou réservation non effective, cela semble le parcour du combatant ...
Par contre les sites officiels des hotels semblent plus sécurisant et il y a trés peu voire jamais de mauvaises surprises ...*
Sinon concernant les sites en question du dessus tel que Hotels.com et les autres, sont ils tous professionels et fiable ? ou vaut il mieux passer directement par les hotels meme pour un cout un peu plus élevé chose que je priviligie encore ....
De plus il semble préférable d 'utiliser des centrales etrangere pour bénéficier du taux avantageux du $ par rapport à l € ! car les agences ou les sites tel que voyage sncf ou expedia.fr font une conversion 1 = 1 !!!🤪
Et que signifie le Prevailing Rate (taux regnant ?) qui est moins cher que les autres ...
Merci de vos réponses ...
RV campground dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
bonjour
à ceux qui ont fait les USA en camping-car
y-a-til un camping pour RV agreable proche de l'aeroport de Los Angeles?
et à San Diego?
est-il possible de se garer sur la cote entre san Diego et Long Beach pour profiter un peu des plages mi-août? est-ce que ça vaut le coup de remonter jusqu'à Malibu (je dois rentre le RV quartier Gardena) merci pour vos conseils
est-il possible de se garer sur la cote entre san Diego et Long Beach pour profiter un peu des plages mi-août? est-ce que ça vaut le coup de remonter jusqu'à Malibu (je dois rentre le RV quartier Gardena) merci pour vos conseils
Seule dans l'Ouest Américain en mai/juin 2007 English translation pending
Bonjour!
Je pars en sac à dos dans l'ouest américain le 21 mai à Las Vegas. Je souhaite orienter mon voyage vers les parc nationaux, la nature avant tout. Mais je pars seule... Avez vous des informations à me transmettre? Est ce "dangereux" de camper seule dans ces coins? Pensez vous qu'il soit mieux que je loue une voiture ou que je prenne le bus? Y a t-il des personnes qui partent seules à la même époque que moi?
Toutes vos remarques seront les bienvenues... Merci à vous!
Je pars en sac à dos dans l'ouest américain le 21 mai à Las Vegas. Je souhaite orienter mon voyage vers les parc nationaux, la nature avant tout. Mais je pars seule... Avez vous des informations à me transmettre? Est ce "dangereux" de camper seule dans ces coins? Pensez vous qu'il soit mieux que je loue une voiture ou que je prenne le bus? Y a t-il des personnes qui partent seules à la même époque que moi?
Toutes vos remarques seront les bienvenues... Merci à vous!
Avis sur itinéraire de quinze jours dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
On a un petit plan, disons... "Mission Etats Unis en quinze jours" à 4 personnes. 
Cela dis, je crois qu'on ne se rend pas compte de l'ampleur de la chose et des temps de trajet sachant que l'on souhaite passer 3 jours à New York et faire ensuite la conquête de l'Ouest...
En gros, ça donnerait:
Jour 1: Départ France, arrivée NY Jour 2 et 3: NY Jour 4: NY + vol interne à Las Vegas Jour 5: Las Vegas Jour 6: LOCATION VOITURE: Départ Grand Canyon par le Sud et passage par la Route 66 Jour 7, 8, 9, 10: Grand Canyon contournement par le Sud puis remontée par l'Est, et Grand Canyon par Le Nord Jour 11: Retour Las Vegas. Départ en BUS pour San Fransisco Jour 12, 13, 14: Arrivée San Fransisco Jour 15: retour en France
Je voudrais avoir votre avis pour savoir si on passe à coté de quelque chose (EX: Vallée de la Mort ???), sachant que l'on souhaite absolument faire NY. On aurait voulu faire aussi Chicago et le Michigan, les parcs nationaux (YellowStone), Miami, LA... 🏴☠️
Bref, notre programme n'est pas du tout fixé et des conseils sont les bienvenus !!!😉
Merci d'avance pour vos réponses.

Cela dis, je crois qu'on ne se rend pas compte de l'ampleur de la chose et des temps de trajet sachant que l'on souhaite passer 3 jours à New York et faire ensuite la conquête de l'Ouest...
En gros, ça donnerait:
Jour 1: Départ France, arrivée NY Jour 2 et 3: NY Jour 4: NY + vol interne à Las Vegas Jour 5: Las Vegas Jour 6: LOCATION VOITURE: Départ Grand Canyon par le Sud et passage par la Route 66 Jour 7, 8, 9, 10: Grand Canyon contournement par le Sud puis remontée par l'Est, et Grand Canyon par Le Nord Jour 11: Retour Las Vegas. Départ en BUS pour San Fransisco Jour 12, 13, 14: Arrivée San Fransisco Jour 15: retour en France
Je voudrais avoir votre avis pour savoir si on passe à coté de quelque chose (EX: Vallée de la Mort ???), sachant que l'on souhaite absolument faire NY. On aurait voulu faire aussi Chicago et le Michigan, les parcs nationaux (YellowStone), Miami, LA... 🏴☠️
Bref, notre programme n'est pas du tout fixé et des conseils sont les bienvenus !!!😉
Merci d'avance pour vos réponses.
Avis sur notre boucle dans l'Ouest des Etats-Unis English translation pending
Cher Grands Gourous du voyage,
Comme tous les néophites de ce site, je vous ai beaucoup lus avant de pondre notre circuit (j'espère que ça se voit !)... que je soumets à votre immense sagesse😏. Mes contraintes: nous sommes 4 (ma femme et moi avec deux garçons de 16 et 11 ans) nous ne voulons pas trop courir (j'ai la moyenne la plus faible du monde en km/j: 172!😎). on adore les parcs: ma femme et les grands préfèrent le style parcs d'attraction et moi le style parc naturel🤪. Je cherche désespérément l'équilibre, pour ma santé mentale pendant le séjour🏴☠️... nous voulons aussi passer dans des coins inintéressants pour tâter de l'ouest profond et sans maquillage on veut (le beurre, l'argent du beurre...) absolument passer à San Diego, LA (vite), Las Vegas mais ne pas trop rouler😐. on veut passer plusieurs jours à SF et San Diego on veut voir des avions et des porte avions, acheter des tas de trucs américains, manger des hamburgers dans des booths, mettre "riders on the storm" sur la route dans le désert, voir le grand canyon au coucher du soleil, serrer la main de Clint Eastwood, caresser un phoque, passer dans un sequoia.... Bref, j'ai assassiné Yosemite et Death Valley pour pouvoir résoudre cette quadrature du cercle. L'idéal aurait été de prendre un billet arrivée L Vegas et retour SF...mais c'est trop tard😕. J'ai aussi tordu le cou au camping car dont nous rêvions (pôvre, pas beaucoup de fans sur le site...) trop lent et cher. Il reste donc la substantifique moelle de mes cogitations fébriles dans la belle liste ci dessous avec tous les renseignements qui vous permettront de vous lâcher (merci d'avance de me faire du mal !)
J1 : Toulouse>>San francisco : Arrivée 13h05 le 2 Juillet. Recherche hotel et récupération J2 : San francisco>>Three Rivers (Kings Canyon)/ 426km/ 4h20/ Récup Voiture et route avant 10h. Visite Sequoia et Kings Canyon/ Lodge Kings Canyon J3 : Three Rivers (Kings Canyon)>>Edwards/ 301km/ 3h10/ Rando, visite parc Kings puis en fin de journée départ vers Edwards / Motel Edwards J4 : Edwards>>Las Vegas / 333km/ 3h10/ Visite base Edwards de 10h à 11h30 puis route vers Vegas/ Hotel Casino à Vegas J5 : Las Vegas>>Bryce Canyon)/ 422km/ 4h10/ Départ vers Bryce Canyon dans l'après midi/ lodge Bryce Canyon J6 : Bryce Canyon/ Rando, visite parc/ lodge Bryce Canyon J7 : Bryce Canyon>>North Rim (Gd Canyon)/ 258km/ 3h20/ Visite, ballades/ lodge Gd Canyon J8 : North Rim (Gd Canyon)>>Page/ 194km/ 2h40 Antelope Canyon et ballades/ Motel Page J9 : Page>>Kayenta (Monument Valley)/ 160km/ 2h10/ Visite de monument valley à cheval/ Motel Monument Valley J10 : Kayenta (Monument Valley)>>Needles/ 576km/ 5h40/ arrêt Flagstaff, route 66…/ Motel Needles J11 : Needles>>San Diego/512km/ 5h/ Route 66, Bagdad Café!, arrivée soirée San Diego et Visite vieille ville/ Hotel San Diego J12 : San Diego/ Visite San Diego Seaworld/ Hotel San Diego J13 : San Diego/ Visite San Diego, Balboa Parc, Legoland/ Hotel San Diego J14 : San Diego/ Visite Nimitz, flotte et plage/ Hotel San Diego J15/ San Diego>>Los Angeles/ 194km/ 2h/ Visite LA après midi et restau dodo/ Hotel Universal J16 : Los Angeles>>Santa Barbara / 152km/ 1h40/ Visite Universal matin et départ am pour Santa Barbara, .Plage/ Motel Santa Barbara J17 : Santa Barbara/ Plage et plongée/ Motel Santa Barbara J18 : Santa Barbara>>San Luis Obispo/ 170km/ 1h45/ Route côtière le soir, tranquille, avec stops/ Motel San Luis Obispo J19 : San Luis Obispo>>Carmel/ 243km/ 2h30/ Visite, glandouille/ Motel Carmel ou Monterey J20 : Carmel>>San Francisco/ 192km/ 2h10/ Départ matin, ballade SF après midi/ Hotel SF J21 : San Francisco/ Ballades ext SF: Napa, Muir woods…/ Hotel SF J22 : San Francisco/ Ballades dans SF/ Hotel SF J23 : San Francisco/ Ballades dans SF/ Hotel SF J24 : San Francisco/ Départ 15h10 TOTAUX : 4131km et 19h45 de route
PS: pour le 4 juillet, nous serons entre Kings Canyon et Edwards; pas terrible pour le feu d'artifice…
Merci d'avance pour vos commentaires éclairés 😊!
Comme tous les néophites de ce site, je vous ai beaucoup lus avant de pondre notre circuit (j'espère que ça se voit !)... que je soumets à votre immense sagesse😏. Mes contraintes: nous sommes 4 (ma femme et moi avec deux garçons de 16 et 11 ans) nous ne voulons pas trop courir (j'ai la moyenne la plus faible du monde en km/j: 172!😎). on adore les parcs: ma femme et les grands préfèrent le style parcs d'attraction et moi le style parc naturel🤪. Je cherche désespérément l'équilibre, pour ma santé mentale pendant le séjour🏴☠️... nous voulons aussi passer dans des coins inintéressants pour tâter de l'ouest profond et sans maquillage on veut (le beurre, l'argent du beurre...) absolument passer à San Diego, LA (vite), Las Vegas mais ne pas trop rouler😐. on veut passer plusieurs jours à SF et San Diego on veut voir des avions et des porte avions, acheter des tas de trucs américains, manger des hamburgers dans des booths, mettre "riders on the storm" sur la route dans le désert, voir le grand canyon au coucher du soleil, serrer la main de Clint Eastwood, caresser un phoque, passer dans un sequoia.... Bref, j'ai assassiné Yosemite et Death Valley pour pouvoir résoudre cette quadrature du cercle. L'idéal aurait été de prendre un billet arrivée L Vegas et retour SF...mais c'est trop tard😕. J'ai aussi tordu le cou au camping car dont nous rêvions (pôvre, pas beaucoup de fans sur le site...) trop lent et cher. Il reste donc la substantifique moelle de mes cogitations fébriles dans la belle liste ci dessous avec tous les renseignements qui vous permettront de vous lâcher (merci d'avance de me faire du mal !)
J1 : Toulouse>>San francisco : Arrivée 13h05 le 2 Juillet. Recherche hotel et récupération J2 : San francisco>>Three Rivers (Kings Canyon)/ 426km/ 4h20/ Récup Voiture et route avant 10h. Visite Sequoia et Kings Canyon/ Lodge Kings Canyon J3 : Three Rivers (Kings Canyon)>>Edwards/ 301km/ 3h10/ Rando, visite parc Kings puis en fin de journée départ vers Edwards / Motel Edwards J4 : Edwards>>Las Vegas / 333km/ 3h10/ Visite base Edwards de 10h à 11h30 puis route vers Vegas/ Hotel Casino à Vegas J5 : Las Vegas>>Bryce Canyon)/ 422km/ 4h10/ Départ vers Bryce Canyon dans l'après midi/ lodge Bryce Canyon J6 : Bryce Canyon/ Rando, visite parc/ lodge Bryce Canyon J7 : Bryce Canyon>>North Rim (Gd Canyon)/ 258km/ 3h20/ Visite, ballades/ lodge Gd Canyon J8 : North Rim (Gd Canyon)>>Page/ 194km/ 2h40 Antelope Canyon et ballades/ Motel Page J9 : Page>>Kayenta (Monument Valley)/ 160km/ 2h10/ Visite de monument valley à cheval/ Motel Monument Valley J10 : Kayenta (Monument Valley)>>Needles/ 576km/ 5h40/ arrêt Flagstaff, route 66…/ Motel Needles J11 : Needles>>San Diego/512km/ 5h/ Route 66, Bagdad Café!, arrivée soirée San Diego et Visite vieille ville/ Hotel San Diego J12 : San Diego/ Visite San Diego Seaworld/ Hotel San Diego J13 : San Diego/ Visite San Diego, Balboa Parc, Legoland/ Hotel San Diego J14 : San Diego/ Visite Nimitz, flotte et plage/ Hotel San Diego J15/ San Diego>>Los Angeles/ 194km/ 2h/ Visite LA après midi et restau dodo/ Hotel Universal J16 : Los Angeles>>Santa Barbara / 152km/ 1h40/ Visite Universal matin et départ am pour Santa Barbara, .Plage/ Motel Santa Barbara J17 : Santa Barbara/ Plage et plongée/ Motel Santa Barbara J18 : Santa Barbara>>San Luis Obispo/ 170km/ 1h45/ Route côtière le soir, tranquille, avec stops/ Motel San Luis Obispo J19 : San Luis Obispo>>Carmel/ 243km/ 2h30/ Visite, glandouille/ Motel Carmel ou Monterey J20 : Carmel>>San Francisco/ 192km/ 2h10/ Départ matin, ballade SF après midi/ Hotel SF J21 : San Francisco/ Ballades ext SF: Napa, Muir woods…/ Hotel SF J22 : San Francisco/ Ballades dans SF/ Hotel SF J23 : San Francisco/ Ballades dans SF/ Hotel SF J24 : San Francisco/ Départ 15h10 TOTAUX : 4131km et 19h45 de route
PS: pour le 4 juillet, nous serons entre Kings Canyon et Edwards; pas terrible pour le feu d'artifice…
Merci d'avance pour vos commentaires éclairés 😊!
Piste de Cathedral Valley (Capitol Reef Park) Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Lors de notre voyage dans l'ouest américain du 20 juillet au 16 août 2007, nous serons à Torrey du 26 au 28 juillet. Nous voudrions faire la piste de Cathedral Valley. Ce parcours est-il faisable en une journée ? Je sais qu'on peut y camper, mais nous avons déjà réservé nos deux nuits d'hôtel à Torrey. Combien de temps faut-il pour faire ce parcours tranquillement ? Y-a-t'il des endroits à découvrir à pied ? Faut-il y rester pour le coucher du soleil (ou y être pour le lever du soleil) ?
Nous serons un 4x4 et avons un GPS. Nous recherchons des endroits peu fréquentés et adorons nous lever tôt !
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Christine.
Lors de notre voyage dans l'ouest américain du 20 juillet au 16 août 2007, nous serons à Torrey du 26 au 28 juillet. Nous voudrions faire la piste de Cathedral Valley. Ce parcours est-il faisable en une journée ? Je sais qu'on peut y camper, mais nous avons déjà réservé nos deux nuits d'hôtel à Torrey. Combien de temps faut-il pour faire ce parcours tranquillement ? Y-a-t'il des endroits à découvrir à pied ? Faut-il y rester pour le coucher du soleil (ou y être pour le lever du soleil) ?
Nous serons un 4x4 et avons un GPS. Nous recherchons des endroits peu fréquentés et adorons nous lever tôt !
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
Christine.
Location de voiture aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Après avoir lu les posts à ce sujet, j'ai encore une question : faut il réserver le plus rapidement possible ou attendre le dernier moment (départ prévu en juin)
exemple ci-dessous pour 16 jours los angeles:
Holiday pour une intermediaire = 433 € - autoescape midzize = 469 € (+2, 5% de taxe locale) - caflatour (alamo) midzize = 421 €
les prix peuvent il évoluer à la baisse en dernière minute ??
pensez vous egalement qu'une Midzize est valable pour 2 personnes (2 chauffeurs) mais 2 grosses valises.
pensez vous egalement qu'une Midzize est valable pour 2 personnes (2 chauffeurs) mais 2 grosses valises.
Circuit "sur les routes de l'ouest" américain English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 1 er juillet au 15 juillet 2007 aux états unis. Nous partons avec vacances transat, c'est un circuit organisé " sur les routes de l'ouest". J'ai plusieurs questions : 1/ Si quelqu'un à fait ce circuit, pouvez vous me dire ce que vous en avez pensé ? 2/ Y a t-il des personnes qui partent à cette période faire ce circuit précisement ? 3/ Si quelqu'un à fait ce circuit avec un enfant ( 9/10 ans), si ce n'était pas trop long pour l'enfant ? 4/ Si vous avez un avis sur le circuit que nous allons effectuer ??
Notre circuit se déroule comme suit : France - Los angeles Los angeles Los angeles - Mission san juen - Capistrano - san diego San diego - Parc de Joshua tree - Laughlin Laughlin - Grand canyon - Flagstaff Flagstaff - Monument Valley - Page page - Bryce canyon Bryce canyon - Zion - St george - Las Vegas Las vegas - Vallée de la mort - Bakersfield Bakersfield - Parc de Yosemite - Modesto Modesto - San Francisco San Francisco - Monterey - Carmel -Lompoc Lompoc - Solvang - Santa barbara - Los Angeles Los angeles - france.
Merci pour vos réponses.
Fanny
Nous partons du 1 er juillet au 15 juillet 2007 aux états unis. Nous partons avec vacances transat, c'est un circuit organisé " sur les routes de l'ouest". J'ai plusieurs questions : 1/ Si quelqu'un à fait ce circuit, pouvez vous me dire ce que vous en avez pensé ? 2/ Y a t-il des personnes qui partent à cette période faire ce circuit précisement ? 3/ Si quelqu'un à fait ce circuit avec un enfant ( 9/10 ans), si ce n'était pas trop long pour l'enfant ? 4/ Si vous avez un avis sur le circuit que nous allons effectuer ??
Notre circuit se déroule comme suit : France - Los angeles Los angeles Los angeles - Mission san juen - Capistrano - san diego San diego - Parc de Joshua tree - Laughlin Laughlin - Grand canyon - Flagstaff Flagstaff - Monument Valley - Page page - Bryce canyon Bryce canyon - Zion - St george - Las Vegas Las vegas - Vallée de la mort - Bakersfield Bakersfield - Parc de Yosemite - Modesto Modesto - San Francisco San Francisco - Monterey - Carmel -Lompoc Lompoc - Solvang - Santa barbara - Los Angeles Los angeles - france.
Merci pour vos réponses.
Fanny
Guide de voyage pour circuit dans l'Ouest des Etats-Unis? English translation pending
Bonjour, j'ai l'intention de partir deux à trois semaines faire un circuit dans l'ouest des Etats unis. Je commence à me renseigner à droite à gauche, à lire beaucoup de choses sur le net et particuliérement sur ce forum!!! une vraie mine de renseignements... mais j'aimerai quand meme "lire" un ou deux guides ... d'après vous qu'est ce qui est le mieux?? j'ai vu qu'il y avait un routard, un guide bleu, mais il y en a peut etre d'autres... j'attends vos conseils avec impatience!!!
D'avance merci!!
Sophie
Circuit de 15 jours dans le sud-ouest américain English translation pending
Bonjour, un ami et moi désirons partir du 15 au 29 avril 2007 aux USA. Nous désirons finir notre séjour par trois jours à Scottsdale.
Voici mon idée de circuit :
15 avril : Bruxelles-Londres-Phoenix 16 avril : Phoenix-Sedona-Grand Canyon 17 avril : Grand Canyon-Page 18 avril : Page-Zion 19 avril : Zion-Las Vegas 20 avril : Las Vegas-Death Valley 21 avril : Death Valley- L.A. 22 avril : L.A. area 23 avril : L.A. area 24 avril : L.A.-San Diego 25 avril : San Diego area 26 avril : Sand Diego-Yuma-Phoenix 27 avril : Scottsdale 28 avril : Scottsdale 29 avril : Phoenix-Londres-Bruxelles
Ce circuit vous semble-t-il réaliste point de vue des distances et du temps au différents endroits ? Passeriez-vous autant de temps à L.A. ou resteriez vous ailleurs ?
merci pour vos réponses ! 😉
chfeudpail
P.S: http://chfeudpail.over-blog.com
Voici mon idée de circuit :
15 avril : Bruxelles-Londres-Phoenix 16 avril : Phoenix-Sedona-Grand Canyon 17 avril : Grand Canyon-Page 18 avril : Page-Zion 19 avril : Zion-Las Vegas 20 avril : Las Vegas-Death Valley 21 avril : Death Valley- L.A. 22 avril : L.A. area 23 avril : L.A. area 24 avril : L.A.-San Diego 25 avril : San Diego area 26 avril : Sand Diego-Yuma-Phoenix 27 avril : Scottsdale 28 avril : Scottsdale 29 avril : Phoenix-Londres-Bruxelles
Ce circuit vous semble-t-il réaliste point de vue des distances et du temps au différents endroits ? Passeriez-vous autant de temps à L.A. ou resteriez vous ailleurs ?
merci pour vos réponses ! 😉
chfeudpail
P.S: http://chfeudpail.over-blog.com
Circuit Yellowstone-Grand Canyon English translation pending
Nous sommes 2 adultes et 2 enfants. A priori, nous recherchons un circuit en voyage organisé pour août sur 15 jours maxi alliant Yellowstone et le Grand Canyon. Connaissez-vous des TO qui proposent quelque chose dans le genre ? Pourquoi circuit en voyage organisé parce que nos ados aimeraient rencontere d'autres ados...
Pour notre part, nous avons déjà fait les grands parcs Zion, Bryce, Sequoia, Gd Canyon sans les enfants mais nous pourrions revoir certains lieux sans problème. mais nous ne connaissons pas du tout Yellowstone. Pour cette raison, nous avons du mal à nous figurer ce qu'il faut aller voir
Des soucis de santé ne me permettent pas de crapahuter dans les canyons et pour nous ce serait plutôt visites cool, points de vue...
Autre solution, nous louons une voiture et organisons nous-même le circuit. Quelqu'un peut-il nous conseiller un itinéraire pour faire ce voyage ? Combien de jours à Yellowstone faut-il prévoir ? Où est-il préférable de loger ? 1 ou plusieurs lieux différents ? Quoi voir à Yellowstone sans marcher plus d'une demi-heure (c'est le maxi) ? Et Grand Teton, c'est uniquement pour les randonneurs ? Est-ce qu'il faut forcément marcher ? Pouvez-vous m'aider, c'est vraiment le début de mes recherches ? Merci d'avance A bientôt
Pour notre part, nous avons déjà fait les grands parcs Zion, Bryce, Sequoia, Gd Canyon sans les enfants mais nous pourrions revoir certains lieux sans problème. mais nous ne connaissons pas du tout Yellowstone. Pour cette raison, nous avons du mal à nous figurer ce qu'il faut aller voir
Des soucis de santé ne me permettent pas de crapahuter dans les canyons et pour nous ce serait plutôt visites cool, points de vue...
Autre solution, nous louons une voiture et organisons nous-même le circuit. Quelqu'un peut-il nous conseiller un itinéraire pour faire ce voyage ? Combien de jours à Yellowstone faut-il prévoir ? Où est-il préférable de loger ? 1 ou plusieurs lieux différents ? Quoi voir à Yellowstone sans marcher plus d'une demi-heure (c'est le maxi) ? Et Grand Teton, c'est uniquement pour les randonneurs ? Est-ce qu'il faut forcément marcher ? Pouvez-vous m'aider, c'est vraiment le début de mes recherches ? Merci d'avance A bientôt
Etats-Unis: carnet de voyage dans l'ouest sauvage effectué en juin 2006: première partie English translation pending
VOYAGE SOUTHWEST USA 2006: PREMIERE PARTIE
Il est vrai que je ne suis pas vraiment fan des carnets de voyage (mon site www.ouestusa.fr n’en comporte d’ailleurs pas en tant que tel) mais les multiples exemples récents et réussis sur le forum m’ont poussé à tenter aussi l’expérience sur le dernier trip de juin 2006 qui fut un mix entre sites connus (entrevus en coup de vent en 1999 et 2000) et de wilderness. Je remercie en premier lieu ma femme Lysiane qui n’a pas trop râlé malgré les 700km de pistes plus ou moins cassantes et les quelques journées marathon sous le caniard du southwest. Enfin, je remercie Philippe (Sedonax) qui m’a donné quelques tuyaux et qui m’a accompagné durant ce voyage au travers de l’excellent ouvrage ‘Photographing the Southwest UTAH’ auxquel il a contribué. Vous retrouverez bien entendu toutes les photos, videos, cartes détaillées, conseils et moteur de recherche personnalisé sur les endroits évoqués dans ce carnet de route sur www.ouestusa.fr
Jour1 : Paris -> Phoenix Vol AF et Continental sans histoire. A Phoenix j’ai pris le temps de bien choisir mon 4X4 sur parc en prenant celui qui avait la plus grande garde au sol et qui était un véritable 4WD et non AWD. Mon choix s’est porté sur le Nissan X Terra (équivalent Pathfinder en Europe)
Jour2 : Grand Canyon South Rim(nuit au Bright Angel Lodge)
Comme à notre habitude, le peu de sommeil la première nuit nous pousse à partir vers 6h30 pour nous rendre au supercenter Walmart le plus proche pour faire le premier ravitaillement dont l’indispensable glacière king size. Puis route vers la rive sud du GC dont nous n’avions eu qu’un bref aperçu lors de notre voyage de stakhanovistes en 1999. Pour le premier jour, il vaut mieux commencer soft vu les effets du décalage + altitude + chaleur et ce fut donc la Hermit rest road à pied le long de la corniche à partir du Bright Angel Lodge.

Pour ceux qui ne désire pas se taper du dénivelé, c’est l’idéal pour deux raisons on longue la rim qui dessert tous les points de vue lorsque vous en avez marre, vous pouvez reprendre la navette La mise en jambe ne sera pas de trop pour le morceau de choix du lendemain à savoir hermit rest to dripping spring
Jour 3 : Grand Canyon south rim
Je laisse Lysiane se reposer mais pour moi, lever vers 4h30 pour aller voir le lever de soleil à Mather Point. Je m’y attendais un peu mais je suis un peu déçu car trop de monde (l’intimité dans le grand canyon Ce n’est pas aux points de vue que vous la trouverez mais il y a une exception….) et la profondeur du canyon génère trop d’ombres.

Retour au lodge et départ pour Hermit Rest vers 8h00. La navette nous mène au bout de la Hermit Rest road où se trouve le départ de la randonnée ‘Hermit Rest to Dripping Spring’. La chaleur est torride et nous ne le saurons que plus tard mais nous sommes partis trop tôt car les 430m de dénivelé seront terribles à remonter en début d’après midi. Au bout de 2h30 environ on arrive à destination sous l’alcôve où nous attend la source d’eau salutaire et où nous pique niquerons (j’apporte toujours avec moi la glacière souple dans le sac à dos).

Si les points de vue ne sont pas synonymes de solitude, ce n’est pas le cas de cette rando où ne nous croiserons pas grand monde bien que les paysages soit grandioses. On se remet en route au bout de 1h30 et là grave erreur car en partant en début d’après midi la remontée est terrible vu le manque d’ombre, la chaleur et le dénivelé. Heureusement comme souvent dans le southwest, un peu de vent vient vous rafraîchir justement quand vous avez trop chaud (c’est bien foutu la nature….). Ce sera donc pauses fréquentes (coup de chaud pour Lysiane), économie d’eau et les deux sacs à dos pour moi pour soulager Lysiane dans sa progression. Au bout de 2h30 on arrive enfin à Hermit rest house où le coca cola frais sera un véritable bonheur.
Je suis allé pour ma part ensuite à Shoshone point qui est le seul point de vue non indiqué et vierge de touristes (eh oui c’est possible) enfin c’est ce que je croyais car 100m avant le point de vue je commence à voir bon nombre de voitures de part et d’autre de la piste (2miles A/R à pied) bien qu’interdite aux véhicules mais à l’arrivée je comprend -> c’est un dîner de mariage au bord de la rim.

Franchement cela à plus de gueule qu’un mariage à Vegas (j’ai toujours l’image de la marié en robe blanche sur le strip avec la bouteille de Corona à la main…)
Enfin pour conclure la journée, coucher de soleil à Yavapai Point certainement le plus beau pour la fin de journée

Jour 4 : Grand Canyon -> Page (nuits chez Bashful Bob)
As usual, lever matinal pour démarrer South Kaibab trail à 8h maxi. Deuxième descente dans le canyon mais nous nous arrêterons à Cedar Ridge (2h A/R) ce qui donne déjà un bon aperçu.


La descente au fond et A/R dans la journée sera pour une prochaine fois et certainement pas en plein été. Après quelques points de vue, on prend la desert view road vers l’est avec pique nique en route au milieu des pins dans un endroit bien tranquille. Après 2 bonnes heures de routes, nous arrivons à Navajo Bridge et quelques miles plus loin au trailhead (si on peut appeler cela trailhead puisque rien n’est indiqué) de Cathedral wash. La rando est très sympa mais la chaleur est torride avec en plus un vent chaud qui rend le parcours pénible, surtout pour Lysiane qui ne m’accompagnera pas au fond du canyon, là où c’est le plus photogénique.

Je n’irais pas moi-même jusqu’au Colorado. Cela donnera un prétexte pour revenir une prochaine fois. Arrivée à Page en fin d’AM chez notre pôte Bob Whombacher propriétaire de Bashful bob motel, pour moi l’endroit le plus sympa et kitch de la ville. Cela promet un BBQ bien arrosé avec Bob durant le séjour
Jour5 : Coyote Buttes North + Old Paria Movie Set
Nous attaquons là deux journées spéciales puisque consacrées au Top du wilderness dans le southwest, je veux parler de Vermillion Cliffs National Monument avec Coyote Buttes North le premier jour et Coyote Buttes South le lendemain. Ce sera notre troisième incursion dans CBN (4ème en comptant la fois où on s’est paumé en 2003 et où on a rencontré Philippe (Sedonax) sans le savoir, deux ans avant de se rencontrer de nouveaux par l’intermédiaire de mon site web) mais la première consacré aux environs de The wave et pas seulement à cet icône du southwest (pas toujours exploitée à bon escient d’ailleurs comme le montre la couverture ridicule d’un atlas routier USA2006…). Départ à 7h et comme d’habitude dans CBN, la journée sera mémorable avec 7h d’exploration avec :
The Wave


second Wave

Sand Cove et The Animal

The Animal, découvert par mon pôte Philippe, lieu de notre pique nique du jour. On arrivera à la voiture à sec d’eau (6.5l) mais comblé de bonheur. J’ai tout de même une inquiétude pour le lendemain dans CBS car le temps est couvert.
Sur le chemin du retour, détour par Old Paria Movie Set.

On ne le sait pas encore mais un incendie criminel détruira quelques semaines plus tard ces décors de cinéma qui avait déjà été reconstruit une fois suite à des inondations.
Jour 6 : Coyote Buttes South
Je n’avais pas prévu initialement de faire une incursion dans Coyote Buttes south, car je ne voulais pas courir le risque d’ensablement avec mon propre véhicule de location, mais quelques jours avant veille le départ de France, Philippe a retrouvé le nom de l’outfitter dont il avait entendu parlé, je l’ai contacté et plusieurs mails et un coup de fil plus tard on convenait d’un rendez vous au parking de Wire pass pour aller passer la journée dans Coyote Buttes South avec Cottonwood section en début d’après midi et Paw Hole en toute fin de journée. Je me suis donc fait conduire par Wally (retraité dont le plus grand plaisir est de faire découvrir CBN, CBS ou White Pocket) dans cet endroit extraordinaire où nous avons exploré ensemble Cottonwood section




puis moi seul dans Paw Hole.

Pour qui aime les endroits sauvages, CBS est un must et espérons que son accès restera difficile car l’extrème fragilité de la roche en certains endroits ne résisterai pas à une augmentation importante de la fréquentation. La qualité des photos ne fut pas à la hauteur de l’endroit car le temps s’est vite couvert en début d’après midi avec en plus des nuages de fumée noires de feux de foret dans la région de Flagstaff qui affecteront notre trip en fin de parcours
De retour à page, la soirée fut très sympa avec un BBQ partagé avec Bob et un pote à lui, vendeur de sandwich, de passage une fois par semaine au motel. On a parlé de tout et de rien, descendu quelques bières (Bob terminant au vin blanc dans sa canette de bière….) et Bob était tout fier de nous faire la démo de son système d’enceinte sans fil qui lui permet de voir son émission télé animalière favorite tout en sifflant des bières dehors… Au cas où vous l’auriez pas compris, Bob est un bon vivant et j’espère qu’il sera encore présent quelques années à la tête de son motel (il a tout de même 78 ans)
Jour 7 : Page -> Tropic (Wahweap Hoodoos, Yellow Rock, Cottonwood road, Bryce Canyon)
J’avais initialement prévu qu’on se lève très tôt pour être au moment optimal dans les White Ghosts mais vu la couverture nuageuse, nul besoin de se presser et nous partirons vers 9H (quelle grasse matinée !!!). La piste qui mène à l’accès Nord des Wahweap hoodoos n’est pas trop cassante mais le ciel ne laisse rien présager de bon et j’espère que la pluie attendra un peu car cela peut devenir vite impraticable. Dans ce genre d’endroits, on est toujours émerveillé de voir au détour d’un chemin apparaître ces formations rocheuses si particulières alors que le reste de l’environnement est banal. Ces Hoodoos sont vraiment unique et je peste contre le ciel qui me prive de belles photos (Quoique)
Au moment de quitter les lieux cependant je vois une éclaircie se profiler à l’horizon et nous resterons encore une bonne demie heure pour découvrir l’endroit sous un tout autre visage

Retour sur la Cottonwood Road, le temps est de plus en plus couvert et la pluie fait son apparition de temps en temps -> La rando vers Yellow Rock risque de ne pas être très agréable. Après le pique nique à la jonction avec la brigham plain road, pour la seule fois du voyage, je laisse Lysiane dans son transat pliable et me dirige seul vers Yellow Rock (je ne voulais pas que la montée et la descente dans le loose rock soit une cause de divorce !!!). Il est clair que la montée avec sa pente à 100% est sportive mais moins casse gueule qu’à la descente.

Le temps est pourri, il commence à pleuvoir quelques gouttes mais contre toute attente, les photos ne seront pas si mal car au moins les couleurs ne seront pas écrasées par le soleil !!! J’y reviendrais mais par temps ensoleillé et en passant plus de temps sur place.


La fin de la Cottonwood Road sera pluvieuse avec les orages qui pointèrent le bout de leur nez.

Après un rapide check sur les prévisions heurées sur le site web de weather channel (je consulte souvent le site), nous voyons que le ciel devrait se dégager en toute fin d’AM sur Bryce. Nous décidâmes alors après un peu de repos de tenter une incursion dans Bryce à Sunset Point et là c’est le jackpot -> Le ciel fut fabuleux (comme souvent après l’orage) et j’y ferais mes meilleures photos dans Bryce.

Jour 8 : Bryce Canyon + mossy cave + red canyon + Devils garden
C’est la quatrième fois que l’on vient à Bryce Canyon et à chaque fois le plaisir d’y randonner est immense car peu de parc permettent une telle immersion au cœur des créations de dame nature.

Dans l’amphithéatre, nous avons expérimenté toutes les randos et dans ces cas là il y a une astuce -> les faire dans l’autre sens car cela permet souvent de découvrir le paysage sous un autre jour. Nous ferons donc Navajo + Peekaboo + Queen’s garden


mais en partant cette fois ci de Sunrise Point.


Un petit en cas pris au snack près de Sunrise point et nous voilà partis vers Red Canyon pour deux petites randos : pink ledge et photo trail qui donnent quelques vues très sympa du parc.

Ce n’était pas prévu au programme mais il est tôt et de toute façon il ne faut pas être à Devils Garden avant la toute fin de journée.
En route vers Escalante, stop à Mossy Cave, rando très sympa et sans difficulté qui mène à une grotte et une jolie cascade au milieu des pink cliffs.

L’après midi est déjà bien entamée lorsqu’on se dirige vers Escalante. Un peu de repos au motel et fin d’une journée bien remplie à Devils Garden déjà vu en 2004 mais sous un temps pluvieux. Inutile de dire que cela a une autre gueule sous un soleil de fin de journée.

C’est la fin d’une journée bien remplie mais ce n’est que le préambule aux deux journées marathons qui s’annoncent et pour lesquelles il est impératif que le ciel soit clément -> nous serons gâté avec trois jours sans nuages (même si j’aurais apprécié quelques cumulo nimbus sur les photos)
Jour 9 : Hole in the Rock Road (Peekaboo gulch + Broken Bow Arch + Sunset arch)
Les deux voire trois jours qui se profilent s’annoncent long et difficiles mais exaltant. Nous commencerons par la Hole In the rock road avec un programme ambitieux dont je doute moi même de la faisabilité mais comme souvent en se levant tôt on rentre au chausse pied. Nous sommes donc partis aux environs de 7h30 pour être au trailhead de Peekaboo gulch vers 8h30. Après la descente au fond du canyon, petite incursion dans Dry fork of coyote gulch qui est très photogénique en ce début de matinée.
15 minutes de marche aller permette d’en avoir un bon apperçu. Nous attaquons alors le premier centre d’intérêt majeur de la journée : Peekaboo gulch dont l’exploration est quelque peu acrobatique et que je ne considère pas pour ma part comme un must.

L’exploration sera courte et l’escapade aura duré 2h environ en tout. Direction Willow gulch trailhead pour aller voir Broken Bow Arch. Pour une fois, le pique nique sera rapide au cul de la voiture. La rando est très agréable et très sauvage avec une végétation souvent dense dès que l’on longe le ruisseau. A partir de ce moment, Nous ne rencontrerons plus âme qui vive en randonnée jusque 3 jours plus tard…. Au bout de 1h30, L’arche se découvre majestueuse et massive et nous regrettons de ne pas avoir pique niquer sous la falaise sur le côté de l’arche car l’endroit à l’ombre est très sympa -> ce sera pour la prochaine fois.

Sur le chemin du retour je pousse Lysiane à choisir un chemin glissant et se sera la chute dans l’eau ce qui ne l’a fait pas vraiment rire au contraire de moi. Vu la température qui règne sur la roche, les vêtements seront secs en quelques minutes seulement. Il est environ 17h lorsqu’on arrive au parking du water tank pour partir vers Sunset Arch. Avec une bonne vue, on aperçoit à l’œil nu l’arche posée au loin. Je fixe le cap au GPS et en route en coupant au plus court dans les petites dunes de sable.

Il faut compter 1h30 env A/R sachant que le retour est en faut plat et qu’en cette fin de journée bien remplie on en a un peu plein les bottes. Les 36 miles de pistes jusqu’à l’US12 seront expédiés en 46 minutes….
Le repos sera bien mérité avant le gros morceau du lendemain que j’attends avec impatience
Jour 10 : Upper Muley Twist Canyon (nuit chez Joy's B&B)
Lors de notre voyage de 2004, j’avais été impressionné par le Waterpocket Fold, gigantesque pliure dans la croute terrestre, et m’était juré de faire la randonnée de Upper Muley twist canyon qui offre les plus belles vues sur le Waterpocket fold. De plus, cela me donnera l’occasion de visiter un site que Philippe n’a pas fait (eh oui, il en reste) En ce début de journée je crains deux paramètres : la chaleur car il n’y a pas un poil d’ombre dans le canyon et la température en été y est très elevée l’état des 2, 5 miles de piste qui mènent au trailhead car en 2004 j’avais rebroussé chemin car trop cassante. La parcourir à pied rallongerait trop la durée pour que la rando soit faisable dans la journée
Après long canyon dans la Burr Trail road et l’entrée dans Capitol reef


mes craintes sur la piste s’envoleront. C’est très cassant mais praticable. Par contre la chaleur est bien là et en partant du trailhead, je n’imagine pas faire la rando dans sa totalité mais nous partons quand même avec 6 litres d’eau + boisson énergisante au cas où. Après 45 minutes de wash, on passe devant les deux premières arches dont Saddle arch, de loin la plus belle.

Nous quittâmes alors le wash pour monter sur la rim du canyon avec halte au milieu de la montée pour le pique nique. Une fois sur la RIM, on ne quittera plus la vision du Waterpocket Fold pendant près de 3 miles et on en prend plein les yeux.

Au bout de rim, début de la descente qui sera très pénible car le chemin est tortueux et cassant. La progression sera lente jusqu’à atteindre le wash.

Cela fait 5 heures passées que l’on est parti, la fatigue commence à se faire sentir, les réserves d’eau sont bien entamées mais il reste encore 2h de marche dans le wash sans grand intérêt. C’est pourquoi il est préférable de commencer par le wash et donc faire la rando dans le sens inverse du notre. Au bout de 7h on arrive enfin à la voiture et réserves d’eau à sec juste avant d’arriver…. Mais la journée n’est pas terminée car il faut encore parcourir environ 40 miles de piste qui seront parcourus au pas de course sur la Nottom road.
On arrivera en toute fin d’après midi chez joy, mamy veuve de 82 ans qui tient sont bed and breakfast à Hanksville. L’endroit est cosy et kitsch (comme souvent chez les américains). On a partagé avec Joy le dernier match de la finale NBA où pour une fois je supporte l’est contre l’ouest défendu par Joy (le jour où je supporterai une équipe du Texas n’est pas encore arrivé…)
Jour 11 : Horse Shoe canyon
Après un petit dej pantagruélique et avoir signé le guest book, nous disons au revoir à notre hôte d’un soir qui me conseille de renoncer à Horse shoe canyon en raison de la chaleur. C’est vrai que la journée s’annonce encore torride mais on verra bien sur place et c’est la seule rando au programme de la journée donc on devrait s’en tirer. Après environ 30 miles de piste sans grande difficulté on arrive au trailhead, seuls comme d’habitude, de ce canyon situé dans The Maze, la partie la plus inhospitalière et difficile d’accès de Canyonlands. Une fois arrivés dans le fond du canyon, la partie la plus pénible de la rando commence puisque la totalité du parcours s’effectue dans le sable et sans ombre. Avant de découvrir la Great Galery, on découvre sur le chemin trois panels de petroglyphs dont le premier est le plus joli. 2H30 après le départ, arrivée devant la Great Galery qui porte bien son nom avec des petroglyphs hauts de plus de 2m dont certains ressemblent à des fantômes.

Ce ne sont pas les plus beau petroglyphs que j’ai vu mais il faut voir cet endroit une fois. Cerise sur le gâteau, quelques arbres offrent de l’ombre juste en face de la galerie. On pique niquera donc en face de ces personnages qui nous contemplent.

Le retour au plus chaud de la journée sera pénible mais je m’attendais à pire. Sur la route qui mène à Moab, nous ferons halte à l’aéroport de Canyonlands pour convaincre lysiane de faire un survol de Canyonlands et Monument valley avec moi. Au départ pas très chaude pour ce trip elle sera totalement rassurée après avoir vu le pilote et nous prenons donc rendez vous pour le surlendemain à 7H30. Arrivée à Moab (5ème séjour), notre endroit fétiche, chez Dave et Kay, baroudeurs infatigables qui vivent plus souvent dans leur stage coach que dans leur maison. Ce sont des amis de Philippe, et quand je l'ai accompagné lors de notre trip de septembre 2005 ils nous avaient prété leur maison en leur absence. Cette année, avec Lysiane nous avons pu faire leur connaissance et entrer dans le cercle de leur amis. Ils nous ont même laissé leur maison pour rester dans le camping car (qui il faut bien le dire est une maison sur roues). L’hospitalité américaine n’est pas un vain mot, c’est une réalité !
FIN DE LA PREMIERE PARTIE: TO BE CONTINUED VERY SOON....
Il est vrai que je ne suis pas vraiment fan des carnets de voyage (mon site www.ouestusa.fr n’en comporte d’ailleurs pas en tant que tel) mais les multiples exemples récents et réussis sur le forum m’ont poussé à tenter aussi l’expérience sur le dernier trip de juin 2006 qui fut un mix entre sites connus (entrevus en coup de vent en 1999 et 2000) et de wilderness. Je remercie en premier lieu ma femme Lysiane qui n’a pas trop râlé malgré les 700km de pistes plus ou moins cassantes et les quelques journées marathon sous le caniard du southwest. Enfin, je remercie Philippe (Sedonax) qui m’a donné quelques tuyaux et qui m’a accompagné durant ce voyage au travers de l’excellent ouvrage ‘Photographing the Southwest UTAH’ auxquel il a contribué. Vous retrouverez bien entendu toutes les photos, videos, cartes détaillées, conseils et moteur de recherche personnalisé sur les endroits évoqués dans ce carnet de route sur www.ouestusa.fr
Jour1 : Paris -> Phoenix Vol AF et Continental sans histoire. A Phoenix j’ai pris le temps de bien choisir mon 4X4 sur parc en prenant celui qui avait la plus grande garde au sol et qui était un véritable 4WD et non AWD. Mon choix s’est porté sur le Nissan X Terra (équivalent Pathfinder en Europe)
Jour2 : Grand Canyon South Rim(nuit au Bright Angel Lodge)
Comme à notre habitude, le peu de sommeil la première nuit nous pousse à partir vers 6h30 pour nous rendre au supercenter Walmart le plus proche pour faire le premier ravitaillement dont l’indispensable glacière king size. Puis route vers la rive sud du GC dont nous n’avions eu qu’un bref aperçu lors de notre voyage de stakhanovistes en 1999. Pour le premier jour, il vaut mieux commencer soft vu les effets du décalage + altitude + chaleur et ce fut donc la Hermit rest road à pied le long de la corniche à partir du Bright Angel Lodge.

Pour ceux qui ne désire pas se taper du dénivelé, c’est l’idéal pour deux raisons on longue la rim qui dessert tous les points de vue lorsque vous en avez marre, vous pouvez reprendre la navette La mise en jambe ne sera pas de trop pour le morceau de choix du lendemain à savoir hermit rest to dripping spring
Jour 3 : Grand Canyon south rim
Je laisse Lysiane se reposer mais pour moi, lever vers 4h30 pour aller voir le lever de soleil à Mather Point. Je m’y attendais un peu mais je suis un peu déçu car trop de monde (l’intimité dans le grand canyon Ce n’est pas aux points de vue que vous la trouverez mais il y a une exception….) et la profondeur du canyon génère trop d’ombres.

Retour au lodge et départ pour Hermit Rest vers 8h00. La navette nous mène au bout de la Hermit Rest road où se trouve le départ de la randonnée ‘Hermit Rest to Dripping Spring’. La chaleur est torride et nous ne le saurons que plus tard mais nous sommes partis trop tôt car les 430m de dénivelé seront terribles à remonter en début d’après midi. Au bout de 2h30 environ on arrive à destination sous l’alcôve où nous attend la source d’eau salutaire et où nous pique niquerons (j’apporte toujours avec moi la glacière souple dans le sac à dos).

Si les points de vue ne sont pas synonymes de solitude, ce n’est pas le cas de cette rando où ne nous croiserons pas grand monde bien que les paysages soit grandioses. On se remet en route au bout de 1h30 et là grave erreur car en partant en début d’après midi la remontée est terrible vu le manque d’ombre, la chaleur et le dénivelé. Heureusement comme souvent dans le southwest, un peu de vent vient vous rafraîchir justement quand vous avez trop chaud (c’est bien foutu la nature….). Ce sera donc pauses fréquentes (coup de chaud pour Lysiane), économie d’eau et les deux sacs à dos pour moi pour soulager Lysiane dans sa progression. Au bout de 2h30 on arrive enfin à Hermit rest house où le coca cola frais sera un véritable bonheur.
Je suis allé pour ma part ensuite à Shoshone point qui est le seul point de vue non indiqué et vierge de touristes (eh oui c’est possible) enfin c’est ce que je croyais car 100m avant le point de vue je commence à voir bon nombre de voitures de part et d’autre de la piste (2miles A/R à pied) bien qu’interdite aux véhicules mais à l’arrivée je comprend -> c’est un dîner de mariage au bord de la rim.

Franchement cela à plus de gueule qu’un mariage à Vegas (j’ai toujours l’image de la marié en robe blanche sur le strip avec la bouteille de Corona à la main…)
Enfin pour conclure la journée, coucher de soleil à Yavapai Point certainement le plus beau pour la fin de journée

Jour 4 : Grand Canyon -> Page (nuits chez Bashful Bob)
As usual, lever matinal pour démarrer South Kaibab trail à 8h maxi. Deuxième descente dans le canyon mais nous nous arrêterons à Cedar Ridge (2h A/R) ce qui donne déjà un bon aperçu.


La descente au fond et A/R dans la journée sera pour une prochaine fois et certainement pas en plein été. Après quelques points de vue, on prend la desert view road vers l’est avec pique nique en route au milieu des pins dans un endroit bien tranquille. Après 2 bonnes heures de routes, nous arrivons à Navajo Bridge et quelques miles plus loin au trailhead (si on peut appeler cela trailhead puisque rien n’est indiqué) de Cathedral wash. La rando est très sympa mais la chaleur est torride avec en plus un vent chaud qui rend le parcours pénible, surtout pour Lysiane qui ne m’accompagnera pas au fond du canyon, là où c’est le plus photogénique.

Je n’irais pas moi-même jusqu’au Colorado. Cela donnera un prétexte pour revenir une prochaine fois. Arrivée à Page en fin d’AM chez notre pôte Bob Whombacher propriétaire de Bashful bob motel, pour moi l’endroit le plus sympa et kitch de la ville. Cela promet un BBQ bien arrosé avec Bob durant le séjour
Jour5 : Coyote Buttes North + Old Paria Movie Set
Nous attaquons là deux journées spéciales puisque consacrées au Top du wilderness dans le southwest, je veux parler de Vermillion Cliffs National Monument avec Coyote Buttes North le premier jour et Coyote Buttes South le lendemain. Ce sera notre troisième incursion dans CBN (4ème en comptant la fois où on s’est paumé en 2003 et où on a rencontré Philippe (Sedonax) sans le savoir, deux ans avant de se rencontrer de nouveaux par l’intermédiaire de mon site web) mais la première consacré aux environs de The wave et pas seulement à cet icône du southwest (pas toujours exploitée à bon escient d’ailleurs comme le montre la couverture ridicule d’un atlas routier USA2006…). Départ à 7h et comme d’habitude dans CBN, la journée sera mémorable avec 7h d’exploration avec :
The Wave


second Wave

Sand Cove et The Animal

The Animal, découvert par mon pôte Philippe, lieu de notre pique nique du jour. On arrivera à la voiture à sec d’eau (6.5l) mais comblé de bonheur. J’ai tout de même une inquiétude pour le lendemain dans CBS car le temps est couvert.
Sur le chemin du retour, détour par Old Paria Movie Set.

On ne le sait pas encore mais un incendie criminel détruira quelques semaines plus tard ces décors de cinéma qui avait déjà été reconstruit une fois suite à des inondations.
Jour 6 : Coyote Buttes South
Je n’avais pas prévu initialement de faire une incursion dans Coyote Buttes south, car je ne voulais pas courir le risque d’ensablement avec mon propre véhicule de location, mais quelques jours avant veille le départ de France, Philippe a retrouvé le nom de l’outfitter dont il avait entendu parlé, je l’ai contacté et plusieurs mails et un coup de fil plus tard on convenait d’un rendez vous au parking de Wire pass pour aller passer la journée dans Coyote Buttes South avec Cottonwood section en début d’après midi et Paw Hole en toute fin de journée. Je me suis donc fait conduire par Wally (retraité dont le plus grand plaisir est de faire découvrir CBN, CBS ou White Pocket) dans cet endroit extraordinaire où nous avons exploré ensemble Cottonwood section




puis moi seul dans Paw Hole.

Pour qui aime les endroits sauvages, CBS est un must et espérons que son accès restera difficile car l’extrème fragilité de la roche en certains endroits ne résisterai pas à une augmentation importante de la fréquentation. La qualité des photos ne fut pas à la hauteur de l’endroit car le temps s’est vite couvert en début d’après midi avec en plus des nuages de fumée noires de feux de foret dans la région de Flagstaff qui affecteront notre trip en fin de parcours
De retour à page, la soirée fut très sympa avec un BBQ partagé avec Bob et un pote à lui, vendeur de sandwich, de passage une fois par semaine au motel. On a parlé de tout et de rien, descendu quelques bières (Bob terminant au vin blanc dans sa canette de bière….) et Bob était tout fier de nous faire la démo de son système d’enceinte sans fil qui lui permet de voir son émission télé animalière favorite tout en sifflant des bières dehors… Au cas où vous l’auriez pas compris, Bob est un bon vivant et j’espère qu’il sera encore présent quelques années à la tête de son motel (il a tout de même 78 ans)
Jour 7 : Page -> Tropic (Wahweap Hoodoos, Yellow Rock, Cottonwood road, Bryce Canyon)
J’avais initialement prévu qu’on se lève très tôt pour être au moment optimal dans les White Ghosts mais vu la couverture nuageuse, nul besoin de se presser et nous partirons vers 9H (quelle grasse matinée !!!). La piste qui mène à l’accès Nord des Wahweap hoodoos n’est pas trop cassante mais le ciel ne laisse rien présager de bon et j’espère que la pluie attendra un peu car cela peut devenir vite impraticable. Dans ce genre d’endroits, on est toujours émerveillé de voir au détour d’un chemin apparaître ces formations rocheuses si particulières alors que le reste de l’environnement est banal. Ces Hoodoos sont vraiment unique et je peste contre le ciel qui me prive de belles photos (Quoique)
Au moment de quitter les lieux cependant je vois une éclaircie se profiler à l’horizon et nous resterons encore une bonne demie heure pour découvrir l’endroit sous un tout autre visage

Retour sur la Cottonwood Road, le temps est de plus en plus couvert et la pluie fait son apparition de temps en temps -> La rando vers Yellow Rock risque de ne pas être très agréable. Après le pique nique à la jonction avec la brigham plain road, pour la seule fois du voyage, je laisse Lysiane dans son transat pliable et me dirige seul vers Yellow Rock (je ne voulais pas que la montée et la descente dans le loose rock soit une cause de divorce !!!). Il est clair que la montée avec sa pente à 100% est sportive mais moins casse gueule qu’à la descente.

Le temps est pourri, il commence à pleuvoir quelques gouttes mais contre toute attente, les photos ne seront pas si mal car au moins les couleurs ne seront pas écrasées par le soleil !!! J’y reviendrais mais par temps ensoleillé et en passant plus de temps sur place.


La fin de la Cottonwood Road sera pluvieuse avec les orages qui pointèrent le bout de leur nez.

Après un rapide check sur les prévisions heurées sur le site web de weather channel (je consulte souvent le site), nous voyons que le ciel devrait se dégager en toute fin d’AM sur Bryce. Nous décidâmes alors après un peu de repos de tenter une incursion dans Bryce à Sunset Point et là c’est le jackpot -> Le ciel fut fabuleux (comme souvent après l’orage) et j’y ferais mes meilleures photos dans Bryce.

Jour 8 : Bryce Canyon + mossy cave + red canyon + Devils garden
C’est la quatrième fois que l’on vient à Bryce Canyon et à chaque fois le plaisir d’y randonner est immense car peu de parc permettent une telle immersion au cœur des créations de dame nature.

Dans l’amphithéatre, nous avons expérimenté toutes les randos et dans ces cas là il y a une astuce -> les faire dans l’autre sens car cela permet souvent de découvrir le paysage sous un autre jour. Nous ferons donc Navajo + Peekaboo + Queen’s garden



mais en partant cette fois ci de Sunrise Point.


Un petit en cas pris au snack près de Sunrise point et nous voilà partis vers Red Canyon pour deux petites randos : pink ledge et photo trail qui donnent quelques vues très sympa du parc.

Ce n’était pas prévu au programme mais il est tôt et de toute façon il ne faut pas être à Devils Garden avant la toute fin de journée.
En route vers Escalante, stop à Mossy Cave, rando très sympa et sans difficulté qui mène à une grotte et une jolie cascade au milieu des pink cliffs.

L’après midi est déjà bien entamée lorsqu’on se dirige vers Escalante. Un peu de repos au motel et fin d’une journée bien remplie à Devils Garden déjà vu en 2004 mais sous un temps pluvieux. Inutile de dire que cela a une autre gueule sous un soleil de fin de journée.

C’est la fin d’une journée bien remplie mais ce n’est que le préambule aux deux journées marathons qui s’annoncent et pour lesquelles il est impératif que le ciel soit clément -> nous serons gâté avec trois jours sans nuages (même si j’aurais apprécié quelques cumulo nimbus sur les photos)
Jour 9 : Hole in the Rock Road (Peekaboo gulch + Broken Bow Arch + Sunset arch)
Les deux voire trois jours qui se profilent s’annoncent long et difficiles mais exaltant. Nous commencerons par la Hole In the rock road avec un programme ambitieux dont je doute moi même de la faisabilité mais comme souvent en se levant tôt on rentre au chausse pied. Nous sommes donc partis aux environs de 7h30 pour être au trailhead de Peekaboo gulch vers 8h30. Après la descente au fond du canyon, petite incursion dans Dry fork of coyote gulch qui est très photogénique en ce début de matinée.
15 minutes de marche aller permette d’en avoir un bon apperçu. Nous attaquons alors le premier centre d’intérêt majeur de la journée : Peekaboo gulch dont l’exploration est quelque peu acrobatique et que je ne considère pas pour ma part comme un must.

L’exploration sera courte et l’escapade aura duré 2h environ en tout. Direction Willow gulch trailhead pour aller voir Broken Bow Arch. Pour une fois, le pique nique sera rapide au cul de la voiture. La rando est très agréable et très sauvage avec une végétation souvent dense dès que l’on longe le ruisseau. A partir de ce moment, Nous ne rencontrerons plus âme qui vive en randonnée jusque 3 jours plus tard…. Au bout de 1h30, L’arche se découvre majestueuse et massive et nous regrettons de ne pas avoir pique niquer sous la falaise sur le côté de l’arche car l’endroit à l’ombre est très sympa -> ce sera pour la prochaine fois.

Sur le chemin du retour je pousse Lysiane à choisir un chemin glissant et se sera la chute dans l’eau ce qui ne l’a fait pas vraiment rire au contraire de moi. Vu la température qui règne sur la roche, les vêtements seront secs en quelques minutes seulement. Il est environ 17h lorsqu’on arrive au parking du water tank pour partir vers Sunset Arch. Avec une bonne vue, on aperçoit à l’œil nu l’arche posée au loin. Je fixe le cap au GPS et en route en coupant au plus court dans les petites dunes de sable.

Il faut compter 1h30 env A/R sachant que le retour est en faut plat et qu’en cette fin de journée bien remplie on en a un peu plein les bottes. Les 36 miles de pistes jusqu’à l’US12 seront expédiés en 46 minutes….
Le repos sera bien mérité avant le gros morceau du lendemain que j’attends avec impatience
Jour 10 : Upper Muley Twist Canyon (nuit chez Joy's B&B)
Lors de notre voyage de 2004, j’avais été impressionné par le Waterpocket Fold, gigantesque pliure dans la croute terrestre, et m’était juré de faire la randonnée de Upper Muley twist canyon qui offre les plus belles vues sur le Waterpocket fold. De plus, cela me donnera l’occasion de visiter un site que Philippe n’a pas fait (eh oui, il en reste) En ce début de journée je crains deux paramètres : la chaleur car il n’y a pas un poil d’ombre dans le canyon et la température en été y est très elevée l’état des 2, 5 miles de piste qui mènent au trailhead car en 2004 j’avais rebroussé chemin car trop cassante. La parcourir à pied rallongerait trop la durée pour que la rando soit faisable dans la journée
Après long canyon dans la Burr Trail road et l’entrée dans Capitol reef


mes craintes sur la piste s’envoleront. C’est très cassant mais praticable. Par contre la chaleur est bien là et en partant du trailhead, je n’imagine pas faire la rando dans sa totalité mais nous partons quand même avec 6 litres d’eau + boisson énergisante au cas où. Après 45 minutes de wash, on passe devant les deux premières arches dont Saddle arch, de loin la plus belle.

Nous quittâmes alors le wash pour monter sur la rim du canyon avec halte au milieu de la montée pour le pique nique. Une fois sur la RIM, on ne quittera plus la vision du Waterpocket Fold pendant près de 3 miles et on en prend plein les yeux.

Au bout de rim, début de la descente qui sera très pénible car le chemin est tortueux et cassant. La progression sera lente jusqu’à atteindre le wash.

Cela fait 5 heures passées que l’on est parti, la fatigue commence à se faire sentir, les réserves d’eau sont bien entamées mais il reste encore 2h de marche dans le wash sans grand intérêt. C’est pourquoi il est préférable de commencer par le wash et donc faire la rando dans le sens inverse du notre. Au bout de 7h on arrive enfin à la voiture et réserves d’eau à sec juste avant d’arriver…. Mais la journée n’est pas terminée car il faut encore parcourir environ 40 miles de piste qui seront parcourus au pas de course sur la Nottom road.
On arrivera en toute fin d’après midi chez joy, mamy veuve de 82 ans qui tient sont bed and breakfast à Hanksville. L’endroit est cosy et kitsch (comme souvent chez les américains). On a partagé avec Joy le dernier match de la finale NBA où pour une fois je supporte l’est contre l’ouest défendu par Joy (le jour où je supporterai une équipe du Texas n’est pas encore arrivé…)
Jour 11 : Horse Shoe canyon
Après un petit dej pantagruélique et avoir signé le guest book, nous disons au revoir à notre hôte d’un soir qui me conseille de renoncer à Horse shoe canyon en raison de la chaleur. C’est vrai que la journée s’annonce encore torride mais on verra bien sur place et c’est la seule rando au programme de la journée donc on devrait s’en tirer. Après environ 30 miles de piste sans grande difficulté on arrive au trailhead, seuls comme d’habitude, de ce canyon situé dans The Maze, la partie la plus inhospitalière et difficile d’accès de Canyonlands. Une fois arrivés dans le fond du canyon, la partie la plus pénible de la rando commence puisque la totalité du parcours s’effectue dans le sable et sans ombre. Avant de découvrir la Great Galery, on découvre sur le chemin trois panels de petroglyphs dont le premier est le plus joli. 2H30 après le départ, arrivée devant la Great Galery qui porte bien son nom avec des petroglyphs hauts de plus de 2m dont certains ressemblent à des fantômes.

Ce ne sont pas les plus beau petroglyphs que j’ai vu mais il faut voir cet endroit une fois. Cerise sur le gâteau, quelques arbres offrent de l’ombre juste en face de la galerie. On pique niquera donc en face de ces personnages qui nous contemplent.

Le retour au plus chaud de la journée sera pénible mais je m’attendais à pire. Sur la route qui mène à Moab, nous ferons halte à l’aéroport de Canyonlands pour convaincre lysiane de faire un survol de Canyonlands et Monument valley avec moi. Au départ pas très chaude pour ce trip elle sera totalement rassurée après avoir vu le pilote et nous prenons donc rendez vous pour le surlendemain à 7H30. Arrivée à Moab (5ème séjour), notre endroit fétiche, chez Dave et Kay, baroudeurs infatigables qui vivent plus souvent dans leur stage coach que dans leur maison. Ce sont des amis de Philippe, et quand je l'ai accompagné lors de notre trip de septembre 2005 ils nous avaient prété leur maison en leur absence. Cette année, avec Lysiane nous avons pu faire leur connaissance et entrer dans le cercle de leur amis. Ils nous ont même laissé leur maison pour rester dans le camping car (qui il faut bien le dire est une maison sur roues). L’hospitalité américaine n’est pas un vain mot, c’est une réalité !
FIN DE LA PREMIERE PARTIE: TO BE CONTINUED VERY SOON....
Camping sauvage aux Etats-Unis English translation pending
Est-il possible de faire du camping sauvage en camping-car aux etats-unis.
Que risque t'on à s'arrêter au milieu du desert pour passer la nuit?
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
Pour retourner à la partie 1
http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes
Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.
Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.
Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de Moab
Nous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »


- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !
Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.
Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.




Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes




- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
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Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de MoabNous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »

- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.



Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes



- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
Visite de Taos Pueblo au Nouveau-Mexique (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour,
J' aurais aimé connaître quelles ont été vos impressions générales ainsi que les sentiments que vous avez éprouvés lors de votre visite de Taos Pueblo afin que je puisse décider si je dois inclure cette visite dans notre circuit.
Merci d' avance pour toutes vos réponses et vos conseils.🙂
doni
J' aurais aimé connaître quelles ont été vos impressions générales ainsi que les sentiments que vous avez éprouvés lors de votre visite de Taos Pueblo afin que je puisse décider si je dois inclure cette visite dans notre circuit.
Merci d' avance pour toutes vos réponses et vos conseils.🙂
doni
Avis sur itinéraire de quinze jours dans l'Ouest américain en juillet 2007 English translation pending
Bonjour tout le monde!
Bon voilà, l'argent est mis de coté, le parcours se précise! maintenant il me faut votre avis! J'ai essayé de faire un trajet à peu pres cohérent par rapport aux nombres de kilométres...
J1:arrivée à Los angeles: on récupère la voiture de location et l'apres midi on visite la ville (pour l'hotel, peut on se loger vers le parc disney ou ça fait trop loin??) J2: visite des parcs de L.A J3: le matin : voir les derniers trucs à visiter à LA (à moins qu'à votre avis, le tour sera deja fait???). et dans l'après midi départ pour Las Vegas (hotel: l'excalibur) J4: Journée balade à las vegas J5: Départ pour le Grand canyon et viste du parc l'apres midi - hotel: maswik lodge - (ça fait peut etre un peu court) J6: Départ pour Monument valley et visite du parc (coucher de soleil) - hotel San Juann inn- J7: Départ pour Page: Visite d'antelope canyon - hotel : Holiday Inn Express Page-Lake Powell j8: Retour sur las vegas: apres midi et nuit la-bas J9: Départ pour Bodie, et apres la visite, route vers Yosemite (si vous connaissez un hotel sympa et pas trop cher....) J10: Journée dans le parc (là aussi, c'est peute etre un peu rapide) J11: Départ pour San francisco (une journée de route! et là aussi aucune idée d'hotel) J12: visite de la ville J13: idem J14: route vers monterey et carmel (nuit au Motel 6 Monterey ou au Del Monte Beach Inn) J15: retour à l'aeroport de san francisco et retout en France!
Je me demandais si je pouvais pas m'arreter au lake tahoe apres yosemite! est ce que ça en vaut la peine! J'aurai aussi aimé aller jusqu'a Bryce Canyon, à ce moment là on irait pas au lake tahoe! C'est sûr cela va faire beaucoup de route, mais bon on a rien sans rien.....
Voilà j'attend vos commentaires! dites moi si les quelques hotels sont bien ou si vous en connaissez d'autres! Merci d'avance
Bon voilà, l'argent est mis de coté, le parcours se précise! maintenant il me faut votre avis! J'ai essayé de faire un trajet à peu pres cohérent par rapport aux nombres de kilométres...
J1:arrivée à Los angeles: on récupère la voiture de location et l'apres midi on visite la ville (pour l'hotel, peut on se loger vers le parc disney ou ça fait trop loin??) J2: visite des parcs de L.A J3: le matin : voir les derniers trucs à visiter à LA (à moins qu'à votre avis, le tour sera deja fait???). et dans l'après midi départ pour Las Vegas (hotel: l'excalibur) J4: Journée balade à las vegas J5: Départ pour le Grand canyon et viste du parc l'apres midi - hotel: maswik lodge - (ça fait peut etre un peu court) J6: Départ pour Monument valley et visite du parc (coucher de soleil) - hotel San Juann inn- J7: Départ pour Page: Visite d'antelope canyon - hotel : Holiday Inn Express Page-Lake Powell j8: Retour sur las vegas: apres midi et nuit la-bas J9: Départ pour Bodie, et apres la visite, route vers Yosemite (si vous connaissez un hotel sympa et pas trop cher....) J10: Journée dans le parc (là aussi, c'est peute etre un peu rapide) J11: Départ pour San francisco (une journée de route! et là aussi aucune idée d'hotel) J12: visite de la ville J13: idem J14: route vers monterey et carmel (nuit au Motel 6 Monterey ou au Del Monte Beach Inn) J15: retour à l'aeroport de san francisco et retout en France!
Je me demandais si je pouvais pas m'arreter au lake tahoe apres yosemite! est ce que ça en vaut la peine! J'aurai aussi aimé aller jusqu'a Bryce Canyon, à ce moment là on irait pas au lake tahoe! C'est sûr cela va faire beaucoup de route, mais bon on a rien sans rien.....
Voilà j'attend vos commentaires! dites moi si les quelques hotels sont bien ou si vous en connaissez d'autres! Merci d'avance