Results for "Part-Dieu+|+127"
182054 results found.
Billet d'avion à petit prix pour l'Algérie English translation pending
Bonjour, Belge d'origine Algerienne ( 29 ans ), cela fait plus de 12 ans que je ne suis pas allé en vacances là bas.... déçu par la mentalité de beaucoup de gens, qui pensent que les " immigrés " sont tous millionnaires, par le manque d'hygiene à certains endroits, et d'autre chose...
mais bon, aprés tous ce temps bcp de gens me disent que le pays a changer, ( on a une maison a Bejaia ), et j'aimerais aller y jeter un oeil,
mais je constate que les prix des billets sont dementiels, quand un marocain paie 50 ou 60 euro pour aller a casa, je vois que nous, nous devons payer 400, 500 euros voir meme plus ! pour le meme trajet ....
je trouve que c'est du racket et je n'ai pas envie de depenser autant d'argent, pensez vous qu'un jour ces prix seront un peux plus raisonnable ou y a t'il des agences qui font des prix cassés pour remplir l'avion ? ( ce qui doit etre rare j'en convient )
mais bon, aprés tous ce temps bcp de gens me disent que le pays a changer, ( on a une maison a Bejaia ), et j'aimerais aller y jeter un oeil,
mais je constate que les prix des billets sont dementiels, quand un marocain paie 50 ou 60 euro pour aller a casa, je vois que nous, nous devons payer 400, 500 euros voir meme plus ! pour le meme trajet ....
je trouve que c'est du racket et je n'ai pas envie de depenser autant d'argent, pensez vous qu'un jour ces prix seront un peux plus raisonnable ou y a t'il des agences qui font des prix cassés pour remplir l'avion ? ( ce qui doit etre rare j'en convient )
Voyager seule en Algérie English translation pending
Bonjour à tous !
Je prévois un voyage en Algérie pour début juillet, pour une durée de 15 jours. C'est la premiere fois que je vais voyager seule, et c'est vrai que ca fait un peu peur.
je vais voir mon copain, que j'ai rencontré sur le net, il y a 1 ans. Une belle histoire d'amour a commencer, et on souhaite se retrouver.
Voila, si vous etes dans le même cas que moi, et que vous souhaiter partir avec quelqu'un répondé moi :)
Merci
Je prévois un voyage en Algérie pour début juillet, pour une durée de 15 jours. C'est la premiere fois que je vais voyager seule, et c'est vrai que ca fait un peu peur.
je vais voir mon copain, que j'ai rencontré sur le net, il y a 1 ans. Une belle histoire d'amour a commencer, et on souhaite se retrouver.
Voila, si vous etes dans le même cas que moi, et que vous souhaiter partir avec quelqu'un répondé moi :)
Merci
Mariage au Maroc: rôle que joue Nantes dans la transcription? English translation pending
Bonjour,
Je suis francaise et je me suis mariée au Maroc avec un marocain le 08/02/07
J'ai déposé ma demande de transcription le 06/03/07 et j'attend toujours mon livret de famille..
Qui peut me dire le role que joue Nantes dans la transcription ?
Est ce que tous les dossiers vont a Nantes avant établissement du livret de famille par le consulat ?
Bon courage à tous
Je suis francaise et je me suis mariée au Maroc avec un marocain le 08/02/07
J'ai déposé ma demande de transcription le 06/03/07 et j'attend toujours mon livret de famille..
Qui peut me dire le role que joue Nantes dans la transcription ?
Est ce que tous les dossiers vont a Nantes avant établissement du livret de famille par le consulat ?
Bon courage à tous
Sacoches de chez Lidl English translation pending
Bonjour,
J'ai acheté les fameuses sacoches Lidl au prix très avantageux et à la qualité semble-t-il plus qu'acceptable. Je suis parti une semaine visiter la Brenne récemment, bien chargée, elles ont bien tenu le coup tout comme le système de fixation. Néanmoins, je n'ai pas subi la pluie. Ma question était de savoir si certains acquéreurs des dites sacoches les avaient utilisées sous l'eau, et si effectivement elles étaient bien étanches. Merci d'avance.
Olivier
J'ai acheté les fameuses sacoches Lidl au prix très avantageux et à la qualité semble-t-il plus qu'acceptable. Je suis parti une semaine visiter la Brenne récemment, bien chargée, elles ont bien tenu le coup tout comme le système de fixation. Néanmoins, je n'ai pas subi la pluie. Ma question était de savoir si certains acquéreurs des dites sacoches les avaient utilisées sous l'eau, et si effectivement elles étaient bien étanches. Merci d'avance.
Olivier
Où est le meilleur Thali indien de Paris? English translation pending
Avez-vous l' adresse d’un excellent Thali du sud de l’inde, le fameux ‘meals’ des petits hôtels du tamil nadu, à Paris ?
Je me fous un peu de la propreté🤪, je rêve d’un(e) sublime sambar, avec ses petits oignons, ses chilis..MMMHH !!! 😇
J’ai recherché des adresses dans le forum et je me suis aperçu qu’elles faisaient (peu être?) un peu date, sachant que la qualité évolue vite.
Merci d’avance !!🙂
Je me fous un peu de la propreté🤪, je rêve d’un(e) sublime sambar, avec ses petits oignons, ses chilis..MMMHH !!! 😇
J’ai recherché des adresses dans le forum et je me suis aperçu qu’elles faisaient (peu être?) un peu date, sachant que la qualité évolue vite.
Merci d’avance !!🙂
Trajet et formalités pour Alger-Mali en voiture? English translation pending
bonjour a tous je recherche des informations pour descendre au depart d'algerjusqu'au mali par la route avec une simple voiture....
pourriez vous me conseiller au niveau securite, itineraire, douanes et controles.....
je vous remercie d'avance fred
pourriez vous me conseiller au niveau securite, itineraire, douanes et controles.....
je vous remercie d'avance fred
Dissidents au Vietnam English translation pending
Juste pour info !
Dans le Vietnam du nord, je trouvais sur place que l'on sentait bien la présence du parti unique... même l'adhésion à l'OMC ne semble pas faire changer les choses, à suivre...
M
VIETNAM • Pas question de laisser les dissidents s’exprimer ( Courrier international, 20/04/2007) Depuis un an, les autorités de Hanoi se sont montrées plutôt clémentes envers les mouvements démocratiques. Mais, une fois acquise l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce, la chasse aux opposants a vite repris.
Le dissident Nguyen Van Ly
AFP C’est la plus importante répression engagée contre la dissidence politique au Vietnam depuis plus de vingt ans, disent les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Le harcèlement et le nombre croissant de détentions sont en train de vider de sa substance le mouvement pour les réformes démocratiques, balbutiant mais audacieux, qui bénéficie du soutien tacite de Washington. En février, la police a arrêté le prêtre catholique dissident Nguyen Van Ly. Il est accusé d’avoir tenté de nuire au gouvernement en mettant sur pied une organisation politique indépendante. Ly est l’un des membres fondateurs du Bloc 8406, un mouvement lancé en avril 2006, qui réclame plus de démocratie et de droits civiques. Lui et deux autres membres du Bloc 8406 n’ont eu droit qu’à l’assistance d’un avocat commis d’office lors de leur procès, fin mars.
La police interpelle les opposants à tour de bras
Le 6 mars, la police a jeté en prison deux avocats spécialisés dans les droits de l’homme, Nguyen Van Dai et Le Thi Cong Nhan, accusés de propagande antigouvernementale. Début mars, les autorités ont également interpellé Dang Thang Tien, porte-parole du Parti pour le progrès du Vietnam, l’une des formations d’opposition qui ont vu le jour depuis un an. Le 3 février, l’ingénieur et militant prodémocratie Bach Ngoc Duong a été arrêté, battu et même étranglé durant les interrogatoires, selon les milieux dissidents. Tous encourent des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à vingt ans s’ils sont reconnus coupables de conspiration contre l’Etat. Ces actions musclées surviennent au lendemain de l’adhésion du Vietnam à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont le pays est devenu officiellement membre le 11 janvier. De toute évidence, les nouveaux dirigeants communistes qui ont pris la relève l’année dernière n’ont aucunement l’intention d’associer des changements politiques à leur impressionnant programme de réformes économiques. En outre, la répression de plus en plus brutale représente un camouflet diplomatique pour les Etats-Unis, qui ont joué un rôle déterminant dans l’admission à l’OMC tant convoitée par Hanoi. Le soutien apporté par Washington à la candidature vietnamienne était conditionné à l’amélioration de la situation des droits de l’homme. Durant les négociations de l’année dernière, il a été convenu que le gouvernement vietnamien libérerait une poignée de prisonniers politiques célèbres, désignés par Washington. Mais il a emprisonné au même moment des dizaines d’autres militants démocrates, de journalistes, de cyberdissidents et d’activistes chrétiens. Cela n’a pas empêché le gouvernement de George W. Bush, soucieux avant tout des relations commerciales, de retirer le Vietnam de sa liste des “pays particulièrement préoccupants” en matière de liberté religieuse. Une fois acquise son adhésion à l’OMC, Hanoi a ouvertement rompu le contrat diplomatique. Les organisations en faveur de la démocratie représentent en effet une menace certaine pour le pouvoir exclusif qu’exerce le Parti communiste . Le vice-ministre de la Sécurité, le général Nguyen Van Huong, a ainsi expliqué à un diplomate américain en poste à Hanoi qu’il était “illégal” pour des citoyens vietnamiens de former des partis politiques et que certaines organisations politiques récentes visaient à “renverser” le gouvernement. Justifiant la répression, il a avancé l’argument juridique selon lequel, en vertu de l’actuelle Constitution, le Vietnam est doté d’un régime à parti unique. A l’évidence, le PC craint qu’une nouvelle prise de conscience politique ne vienne compliquer son programme de réformes économiques fondé sur l’investissement étranger. Début 2006, une série de grèves pour de meilleures conditions de travail et des hausses de salaires a secoué les usines à capitaux étrangers, en particulier dans le Sud. Face à cette agitation, le gouvernement a cédé aux revendications en augmentant le salaire minimum de 40 %, une première depuis 1999. Hanoi n’apprécie guère l’appui tacite et sélectif de Washington apporté à diverses associations d’exilés vietnamiens aux Etats-Unis, notamment des groupes clandestins connus pour leur soutien logistique au Bloc 8406 et à d’autres organisations locales accusées par les autorités vietnamiennes de comploter contre l’Etat. Ces mouvements sont souvent généreusement financés et dirigés par des enfants très instruits de familles vietnamiennes qui avaient fui le pays après la prise de pouvoir par les communistes, en 1975. En avril 2006, le Bloc 8406 a osé promulguer publiquement son “Manifeste pour la liberté et la démocratie au Vietnam”, qui réclame une transition politique vers une démocratie pluraliste et retranscrit une section de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 : “Tous les hommes naissent égaux… avec certains droits inaliénables, parmi lesquels le droit de vivre, la liberté et la recherche du bonheur.” La publication du document a coïncidé avec la tenue du Xe Congrès national du Parti communiste. Depuis, il a recueilli des dizaines de milliers de signatures dans tout le pays : des noms et des adresses que les dissidents en exil craignent de voir désormais figurer sur la liste noire du gouvernement. Shawn W. Crispin
Le dissident Nguyen Van Ly
AFP C’est la plus importante répression engagée contre la dissidence politique au Vietnam depuis plus de vingt ans, disent les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Le harcèlement et le nombre croissant de détentions sont en train de vider de sa substance le mouvement pour les réformes démocratiques, balbutiant mais audacieux, qui bénéficie du soutien tacite de Washington. En février, la police a arrêté le prêtre catholique dissident Nguyen Van Ly. Il est accusé d’avoir tenté de nuire au gouvernement en mettant sur pied une organisation politique indépendante. Ly est l’un des membres fondateurs du Bloc 8406, un mouvement lancé en avril 2006, qui réclame plus de démocratie et de droits civiques. Lui et deux autres membres du Bloc 8406 n’ont eu droit qu’à l’assistance d’un avocat commis d’office lors de leur procès, fin mars. La police interpelle les opposants à tour de bras
Le 6 mars, la police a jeté en prison deux avocats spécialisés dans les droits de l’homme, Nguyen Van Dai et Le Thi Cong Nhan, accusés de propagande antigouvernementale. Début mars, les autorités ont également interpellé Dang Thang Tien, porte-parole du Parti pour le progrès du Vietnam, l’une des formations d’opposition qui ont vu le jour depuis un an. Le 3 février, l’ingénieur et militant prodémocratie Bach Ngoc Duong a été arrêté, battu et même étranglé durant les interrogatoires, selon les milieux dissidents. Tous encourent des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à vingt ans s’ils sont reconnus coupables de conspiration contre l’Etat. Ces actions musclées surviennent au lendemain de l’adhésion du Vietnam à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont le pays est devenu officiellement membre le 11 janvier. De toute évidence, les nouveaux dirigeants communistes qui ont pris la relève l’année dernière n’ont aucunement l’intention d’associer des changements politiques à leur impressionnant programme de réformes économiques. En outre, la répression de plus en plus brutale représente un camouflet diplomatique pour les Etats-Unis, qui ont joué un rôle déterminant dans l’admission à l’OMC tant convoitée par Hanoi. Le soutien apporté par Washington à la candidature vietnamienne était conditionné à l’amélioration de la situation des droits de l’homme. Durant les négociations de l’année dernière, il a été convenu que le gouvernement vietnamien libérerait une poignée de prisonniers politiques célèbres, désignés par Washington. Mais il a emprisonné au même moment des dizaines d’autres militants démocrates, de journalistes, de cyberdissidents et d’activistes chrétiens. Cela n’a pas empêché le gouvernement de George W. Bush, soucieux avant tout des relations commerciales, de retirer le Vietnam de sa liste des “pays particulièrement préoccupants” en matière de liberté religieuse. Une fois acquise son adhésion à l’OMC, Hanoi a ouvertement rompu le contrat diplomatique. Les organisations en faveur de la démocratie représentent en effet une menace certaine pour le pouvoir exclusif qu’exerce le Parti communiste . Le vice-ministre de la Sécurité, le général Nguyen Van Huong, a ainsi expliqué à un diplomate américain en poste à Hanoi qu’il était “illégal” pour des citoyens vietnamiens de former des partis politiques et que certaines organisations politiques récentes visaient à “renverser” le gouvernement. Justifiant la répression, il a avancé l’argument juridique selon lequel, en vertu de l’actuelle Constitution, le Vietnam est doté d’un régime à parti unique. A l’évidence, le PC craint qu’une nouvelle prise de conscience politique ne vienne compliquer son programme de réformes économiques fondé sur l’investissement étranger. Début 2006, une série de grèves pour de meilleures conditions de travail et des hausses de salaires a secoué les usines à capitaux étrangers, en particulier dans le Sud. Face à cette agitation, le gouvernement a cédé aux revendications en augmentant le salaire minimum de 40 %, une première depuis 1999. Hanoi n’apprécie guère l’appui tacite et sélectif de Washington apporté à diverses associations d’exilés vietnamiens aux Etats-Unis, notamment des groupes clandestins connus pour leur soutien logistique au Bloc 8406 et à d’autres organisations locales accusées par les autorités vietnamiennes de comploter contre l’Etat. Ces mouvements sont souvent généreusement financés et dirigés par des enfants très instruits de familles vietnamiennes qui avaient fui le pays après la prise de pouvoir par les communistes, en 1975. En avril 2006, le Bloc 8406 a osé promulguer publiquement son “Manifeste pour la liberté et la démocratie au Vietnam”, qui réclame une transition politique vers une démocratie pluraliste et retranscrit une section de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 : “Tous les hommes naissent égaux… avec certains droits inaliénables, parmi lesquels le droit de vivre, la liberté et la recherche du bonheur.” La publication du document a coïncidé avec la tenue du Xe Congrès national du Parti communiste. Depuis, il a recueilli des dizaines de milliers de signatures dans tout le pays : des noms et des adresses que les dissidents en exil craignent de voir désormais figurer sur la liste noire du gouvernement. Shawn W. Crispin
Faire venir un turc en France pour un mariage English translation pending
bjr!!!
je suis d'origine turque et j'ai mon fiancé qui se trouve la bas, cela va faire 3ans que nous sommes ensemble et nous comptons nous marier l'année prochaine car nous attendons la fin de mes études mais ce quime tracasse un peu c'est qu'après avoir attendu aussi longtemps j'ai bien peur que le fair evenir ici va etre tres dur depuis la loi de sarkosy qui est en vigeur depuis janvier. Une connaissance qui a ce meme probleme m'a dit que c'était tres long, qui lui demandait 36 fiches de paye (je suis encore etudiante j'ai quand meme le droit de me marier non?), qu'il faut un appartement (les attente sont tres longues comment faire)...enfi bref je suis assez stressé a ce sujet ce n'est deja pas facile d'attendre 4ans alors plus j'ose meme pas imaginer alors si quelqu'u a des renseignements a ce sujet auriez vous l gentillesse de méclairer..de plus j'ai 2 amies qui se sont marier il y a 2ans, elles étaien, t turques mais avaient acquis la natioalité française donc elles m'ont dit que cété tres tres rapide mais je crains le pire pour moi...vu ce qu'il se dit...😕
je suis d'origine turque et j'ai mon fiancé qui se trouve la bas, cela va faire 3ans que nous sommes ensemble et nous comptons nous marier l'année prochaine car nous attendons la fin de mes études mais ce quime tracasse un peu c'est qu'après avoir attendu aussi longtemps j'ai bien peur que le fair evenir ici va etre tres dur depuis la loi de sarkosy qui est en vigeur depuis janvier. Une connaissance qui a ce meme probleme m'a dit que c'était tres long, qui lui demandait 36 fiches de paye (je suis encore etudiante j'ai quand meme le droit de me marier non?), qu'il faut un appartement (les attente sont tres longues comment faire)...enfi bref je suis assez stressé a ce sujet ce n'est deja pas facile d'attendre 4ans alors plus j'ose meme pas imaginer alors si quelqu'u a des renseignements a ce sujet auriez vous l gentillesse de méclairer..de plus j'ai 2 amies qui se sont marier il y a 2ans, elles étaien, t turques mais avaient acquis la natioalité française donc elles m'ont dit que cété tres tres rapide mais je crains le pire pour moi...vu ce qu'il se dit...😕
L'Inde en solitaire en juillet août English translation pending
Salut à toutes et tous 🙂
Cet été je devais partir avec un ami un moi en Inde. Cependant celui-ci ne peut plus. J'ai donc décidé d'y aller seul, mais je doute un peu. Cela est il risqué? De plus j'ai anglais très très rudimentaire, vais-je réussir à me débrouiller quand même? Les gens sont vraiment si aceillant qu'on le dit? Quels conseils me donnez-vous, les zones à éviter, les choses à ne pas faire...
Merci Julien.
Merci Julien.
Les T-shirts Ben Laden en Thaïlande English translation pending
Il y a quelques jours, sur le night market de Phitsanulok, j'ai croise un jeune gars qui n'avait pas l'air bien mechant, l'oreille collee a son GSM. Il portait un T shirt noir a l'effigie de Ben Laden...
Je ne sais pas si on en vend toujours sur les trottoirs de Bangkok, probablement que oui... Je ne comprends pas bien la demarche. Est-ce que les Thais font vraiment feu de tout bois, au point de faire du business sur le dos de l'ennemi public numero 1 ?
Il y a pas mal d'annees, j'avais vu en Birmanie un gars (birman donc) arborant un T shirt a l'effigie de la grande dame en jaune. Je l'avais vu comme un acte politique... et courageux vu l'atmosphere ambiante...
Que faut-il penser des gens qui vendent ces T shirts, les achetent ou les portent...
Pardonnez-leur car ils ne savent ce qu'ils font ??
Il y a pas mal d'annees, j'avais vu en Birmanie un gars (birman donc) arborant un T shirt a l'effigie de la grande dame en jaune. Je l'avais vu comme un acte politique... et courageux vu l'atmosphere ambiante...
Que faut-il penser des gens qui vendent ces T shirts, les achetent ou les portent...
Pardonnez-leur car ils ne savent ce qu'ils font ??
Thaïlande: c'est touchant English translation pending
Je suis a Bangkok, et la grosse majorite des thais porte des polos ou tee shirts jaunes en hommage au roi, je ne sais pas encore si c est son anniversaire ou celui de son couronnement, mais cette marque de respect et d amour me touche beaucoup, voila c est assez rare pour etre souligne, non un peuple reconnaissant, respect!
Les élections françaises vues d'ailleurs English translation pending
bonjour😉,
Je suis curieux de savoir comment les médias du monde entier parle t'il des éléctions présidentielles.
Vous qui étes de par et autre sur le globe ALORS????
ps: Pas d'opinion cela tournerai vinaigre.😛 Merci
ps: Pas d'opinion cela tournerai vinaigre.😛 Merci
Thaïlande: Suisse condamné à 10 ans English translation pending
Mon compatriote a été condamné à 10 ans...
L'accusé, installé en Thaïlande depuis une dizaine d'années, avait été arrêté début décembre dans la ville de Chiang Mai alors que le royaume célébrait le 79e anniversaire de Bhumibol, le plus ancien monarque en exercice dans le monde, qui est immensément révéré par ses sujets. Le ressortissant suisse, marié à une Thaïlandaise, avait été vu dans un état d'ébriété en train d'asperger avec de la peinture noire des portraits du souverain, dont l'image est protégée par des lois extrêmement sévères. Il faisait l'objet de cinq accusations graves de lèse-majesté et encourait des peines totalisant 75 ans de prison. Il a été condamné à vingt ans de prison mais, comme il a avoué, sa peine a été réduite de moitié. L'avocat, nommé par le tribunal pour défendre l'accusé, ne s'est pas présenté jeudi et l'accusé n'a rien dit, ni en pénétrant ni en quittant l'enceinte de la cour. Il a la possibilité de faire appel. Lors d'une audience le 12 mars, le Suisse avait plaidé coupable mais les débats qui avaient duré trois heures s'étaient déroulés à huis clos en raison du caractère "sensible" de l'affaire. Le roi Bhumibol, connu aussi sous le nom de Rama IX, est un monarque constitutionnel qui n'a théoriquement aucun pouvoir. Mais, dans les faits, il exerce une autorité morale et une influence considérable sur ses sujets.
Selon un média de mon pays de ce jour
L'accusé, installé en Thaïlande depuis une dizaine d'années, avait été arrêté début décembre dans la ville de Chiang Mai alors que le royaume célébrait le 79e anniversaire de Bhumibol, le plus ancien monarque en exercice dans le monde, qui est immensément révéré par ses sujets. Le ressortissant suisse, marié à une Thaïlandaise, avait été vu dans un état d'ébriété en train d'asperger avec de la peinture noire des portraits du souverain, dont l'image est protégée par des lois extrêmement sévères. Il faisait l'objet de cinq accusations graves de lèse-majesté et encourait des peines totalisant 75 ans de prison. Il a été condamné à vingt ans de prison mais, comme il a avoué, sa peine a été réduite de moitié. L'avocat, nommé par le tribunal pour défendre l'accusé, ne s'est pas présenté jeudi et l'accusé n'a rien dit, ni en pénétrant ni en quittant l'enceinte de la cour. Il a la possibilité de faire appel. Lors d'une audience le 12 mars, le Suisse avait plaidé coupable mais les débats qui avaient duré trois heures s'étaient déroulés à huis clos en raison du caractère "sensible" de l'affaire. Le roi Bhumibol, connu aussi sous le nom de Rama IX, est un monarque constitutionnel qui n'a théoriquement aucun pouvoir. Mais, dans les faits, il exerce une autorité morale et une influence considérable sur ses sujets.
Selon un média de mon pays de ce jour
Train New York - San Francisco: voici des conseils English translation pending
Ce message n'est pas une demande de conseils ! Je veux seulement partager mon expérience et donner quelques conseils à ceux qui en cherchent pour ce trajet.
J'ai relié New York à San Francisco en train en mars 2007 en "Coach class" (siège, pas couchette!). Pour moi le voyage a été magique et absolument bouleversant. Par choix personnel j'ai préféré le train aux bus Greyhound (trop étroits et inconfortables à mon goût), pour un prix relativement raisonnable ($154, aller simple).
Que prendre avec soi ? une couverture ou un grand manteau : vraiment agréable pour dormir. Les sièges sont larges et inclinables, et on en a souvent deux (les trains ne sont pas vraiment pleins...). Après quelques essais on finit en général par trouver une position pour dormir et passer la nuit d'une traite. Le roulement du train berce et on s'y habitue, au point que quand on descend on a une sorte de mal de terre de se retrouver immobile ! une écharpe ou quelque chose pour se couvrir : les Américains ont la manie de la clim et parfois cela peut être vraiment désagréable. des choses à manger et à grignoter. L'idéal: biscuits, barres de céréales, fruits secs. On a souvent envie de grignoter au cours des trois (quatre parfois) jours de voyage. N'hésitez pas à prendre pas mal de nourriture, cela file vite ! Il y a une voiture restaurant (il faut réserver une place quand l'hotesse prend les réservations) avec des plats entre $8 et $50. Sinon, il y a une voiture "bar", avec des snacks (peanuts, chips, etc.), quelques sandwiches (cheeseburger environ $5, 50, autres autour de $5), des boissons (bières et alcools $5). Il y a des robinets avec de l'eau disponible, souvent avec un drôle de goût mais potable ! de la lecture, un stylo et un carnet, un appareil photo (voire une caméra), quelques jeux, journaux, magazines.
A savoir : les gens qui prennent le train sont souvent très intéressants. Soit ils voyagent en train pour des raisons financières (mais en fait l'avion n'est pas vraiment plus cher), soit ce sont des gens qui ont du temps et qui veulent vivre le grand voyage. Dans tous les cas ils ont des histoires souvent passionnantes. Je ne suis pas bavard et je ne parle pas facilement, mais dans le train l'ambiance est très particulière au bout d'un moment, et après 24h ou 48h ensemble il devient très naturel de parler aux autres voyageurs et d'écouter leurs histoires. N'hésitez pas ! les trains Amtrak sont souvent en retard et connaissent des problèmes. Le réseau est immense, ce qui augmente la probabilité d'un problème technique, mais en outre les trains de marchandises ont souvent la priorité. Mon train Chicago-San Francisco (le California Zephyr) a eu 13h de retard à l'arrivée, mais c'était un peu exceptionnel (un pont a pris feu vers Sacramento et nous a obligé à faire un détour interminable). Ne soyez pas pressé et n'ayez pas un planning trop rigide ! Après trois jours de voyage, 5 ou 10h de retard ne vous semblent pas grand chose. pour les fumeurs, les trains sont entièrement non-fumeurs mais certains arrêts sont plus longs (environ 15mn) et ils sont annoncés à l'avance. Ces arrêts-là se trouvent environ toutes les 6h, y compris la nuit. le "conductor" (controleur) distribue des petits oreillers au cours du voyage. Il y en a tout le temps en trop, alors n'hésitez pas à prendre 3 ou 4. la voiture "View Lounge" (au dessus du "bar") est un endroit formidable pour voir le paysage (sièges parallèles à la voie, grandes fenêtres panoramiques). vous pouvez en général laisser vos affaires sur votre siège sans craindre que quelqu'un ne vienne les prendre. si vous souhaitez changer de siège pour quelque raison que ce soit, prenez avec vous le petit ticket que le controlleur a glissé au dessus de votre siège, et sur lequel il a inscrit votre destination finale. les toilettes sont petites mais propres. Pour se changer ou faire une toilette le matin, cherchez les toilettes plus larges ("lounge" pour les femmes, "dressing room" pour les hommes) : vous aurez plus de place pour bouger et vous déshabiller. sur le trajet Est-Ouest, essayez de prendre un siège A GAUCHE ! Entre New York et Albany c'est de ce côté que se trouve l'Hudson River, absolument magnifique. Plus tard entre Denver et la côte Ouest c'est aussi là qu'il y a les plus belles vues - en général. ayez avec vous une carte du pays, si possible avec les reliefs et la ligne de train. Imprimez et ayez avec vous le "Route Guide" de Amtrak, qui liste tous les arrêts et les lieux importants, avec des explications et des commentaires (site officiel de Amtrak). Pour le California Zephyr (Chicago-San Francisco) essayez de trouver l'ANCIENNE version (chercher sur google), beaucoup plus complète que celle qui est sur le site (ce qui est étrange !). Si vous allez jusqu'à San Francisco, prenez bien un billet jusqu'à une des "stations" Amtrak DANS San Francisco. Le train s'arrête à Emeryville, près de la ville, puis un bus Amtrak vous dépose à un des six arrêts dans San Francisco-même. Regardez sur une carte quel arrêt est le plus proche de votre logement. Les arrêts "Ferry Building" ou "San Francisco Shopping Center" (près de Union Square) sont vraiment dans le centre. Conseil très personnel : (re)lisez On the Road de Kerouac pendant que vous êtes dans le train. L'enthousiasme de Dean Moriarty et les visions épiques de Sal Paradise donnent une saveur particulière à votre grande traversée vers l'Ouest. Niveaux chansons, prenez ce que vous aimez, mais si vous le pouvez je vous conseille l'extraordinaire "Railroad Man" de EELS. Magique en soit, mais totalement incroyable une fois dans le train, lancé à travers l'Amérique... ;) A San Francisco, l'auberge Amsterdam Hostel est vraiment TRES sympathique (et économique). Je suis tombé sur une auberge Hostelling International à Fort Mason (magnifique parc au bord de la baie, au nord de la ville), et cela avait l'air vraiment très sympa. Je me suis promis d'essayer d'y loger lors d'un prochain voyage. A San Francisco toujours, cherchez les escaliers cachés ! Il y des passages un peu secrets qui passent au milieu de jardins fabuleux... Regardez par exemple les Filbert Steps, dans le prolongement de Filbert Street, en descendant de Telegraph Hill (Coit Tower) vers l'Est. Absolument magiques et enchanteurs.
Donnez moi vos avis et conseils pour d'autres voyages aux Etats-Unis (ou Canada ?) ! Je suis curieux de connaître vos expériences. Bon dieu, je sais déjà que ce voyage en solitaire aura été l'un des plus grands de ma vie.
Enjoy ;)
J'ai relié New York à San Francisco en train en mars 2007 en "Coach class" (siège, pas couchette!). Pour moi le voyage a été magique et absolument bouleversant. Par choix personnel j'ai préféré le train aux bus Greyhound (trop étroits et inconfortables à mon goût), pour un prix relativement raisonnable ($154, aller simple).
Que prendre avec soi ? une couverture ou un grand manteau : vraiment agréable pour dormir. Les sièges sont larges et inclinables, et on en a souvent deux (les trains ne sont pas vraiment pleins...). Après quelques essais on finit en général par trouver une position pour dormir et passer la nuit d'une traite. Le roulement du train berce et on s'y habitue, au point que quand on descend on a une sorte de mal de terre de se retrouver immobile ! une écharpe ou quelque chose pour se couvrir : les Américains ont la manie de la clim et parfois cela peut être vraiment désagréable. des choses à manger et à grignoter. L'idéal: biscuits, barres de céréales, fruits secs. On a souvent envie de grignoter au cours des trois (quatre parfois) jours de voyage. N'hésitez pas à prendre pas mal de nourriture, cela file vite ! Il y a une voiture restaurant (il faut réserver une place quand l'hotesse prend les réservations) avec des plats entre $8 et $50. Sinon, il y a une voiture "bar", avec des snacks (peanuts, chips, etc.), quelques sandwiches (cheeseburger environ $5, 50, autres autour de $5), des boissons (bières et alcools $5). Il y a des robinets avec de l'eau disponible, souvent avec un drôle de goût mais potable ! de la lecture, un stylo et un carnet, un appareil photo (voire une caméra), quelques jeux, journaux, magazines.
A savoir : les gens qui prennent le train sont souvent très intéressants. Soit ils voyagent en train pour des raisons financières (mais en fait l'avion n'est pas vraiment plus cher), soit ce sont des gens qui ont du temps et qui veulent vivre le grand voyage. Dans tous les cas ils ont des histoires souvent passionnantes. Je ne suis pas bavard et je ne parle pas facilement, mais dans le train l'ambiance est très particulière au bout d'un moment, et après 24h ou 48h ensemble il devient très naturel de parler aux autres voyageurs et d'écouter leurs histoires. N'hésitez pas ! les trains Amtrak sont souvent en retard et connaissent des problèmes. Le réseau est immense, ce qui augmente la probabilité d'un problème technique, mais en outre les trains de marchandises ont souvent la priorité. Mon train Chicago-San Francisco (le California Zephyr) a eu 13h de retard à l'arrivée, mais c'était un peu exceptionnel (un pont a pris feu vers Sacramento et nous a obligé à faire un détour interminable). Ne soyez pas pressé et n'ayez pas un planning trop rigide ! Après trois jours de voyage, 5 ou 10h de retard ne vous semblent pas grand chose. pour les fumeurs, les trains sont entièrement non-fumeurs mais certains arrêts sont plus longs (environ 15mn) et ils sont annoncés à l'avance. Ces arrêts-là se trouvent environ toutes les 6h, y compris la nuit. le "conductor" (controleur) distribue des petits oreillers au cours du voyage. Il y en a tout le temps en trop, alors n'hésitez pas à prendre 3 ou 4. la voiture "View Lounge" (au dessus du "bar") est un endroit formidable pour voir le paysage (sièges parallèles à la voie, grandes fenêtres panoramiques). vous pouvez en général laisser vos affaires sur votre siège sans craindre que quelqu'un ne vienne les prendre. si vous souhaitez changer de siège pour quelque raison que ce soit, prenez avec vous le petit ticket que le controlleur a glissé au dessus de votre siège, et sur lequel il a inscrit votre destination finale. les toilettes sont petites mais propres. Pour se changer ou faire une toilette le matin, cherchez les toilettes plus larges ("lounge" pour les femmes, "dressing room" pour les hommes) : vous aurez plus de place pour bouger et vous déshabiller. sur le trajet Est-Ouest, essayez de prendre un siège A GAUCHE ! Entre New York et Albany c'est de ce côté que se trouve l'Hudson River, absolument magnifique. Plus tard entre Denver et la côte Ouest c'est aussi là qu'il y a les plus belles vues - en général. ayez avec vous une carte du pays, si possible avec les reliefs et la ligne de train. Imprimez et ayez avec vous le "Route Guide" de Amtrak, qui liste tous les arrêts et les lieux importants, avec des explications et des commentaires (site officiel de Amtrak). Pour le California Zephyr (Chicago-San Francisco) essayez de trouver l'ANCIENNE version (chercher sur google), beaucoup plus complète que celle qui est sur le site (ce qui est étrange !). Si vous allez jusqu'à San Francisco, prenez bien un billet jusqu'à une des "stations" Amtrak DANS San Francisco. Le train s'arrête à Emeryville, près de la ville, puis un bus Amtrak vous dépose à un des six arrêts dans San Francisco-même. Regardez sur une carte quel arrêt est le plus proche de votre logement. Les arrêts "Ferry Building" ou "San Francisco Shopping Center" (près de Union Square) sont vraiment dans le centre. Conseil très personnel : (re)lisez On the Road de Kerouac pendant que vous êtes dans le train. L'enthousiasme de Dean Moriarty et les visions épiques de Sal Paradise donnent une saveur particulière à votre grande traversée vers l'Ouest. Niveaux chansons, prenez ce que vous aimez, mais si vous le pouvez je vous conseille l'extraordinaire "Railroad Man" de EELS. Magique en soit, mais totalement incroyable une fois dans le train, lancé à travers l'Amérique... ;) A San Francisco, l'auberge Amsterdam Hostel est vraiment TRES sympathique (et économique). Je suis tombé sur une auberge Hostelling International à Fort Mason (magnifique parc au bord de la baie, au nord de la ville), et cela avait l'air vraiment très sympa. Je me suis promis d'essayer d'y loger lors d'un prochain voyage. A San Francisco toujours, cherchez les escaliers cachés ! Il y des passages un peu secrets qui passent au milieu de jardins fabuleux... Regardez par exemple les Filbert Steps, dans le prolongement de Filbert Street, en descendant de Telegraph Hill (Coit Tower) vers l'Est. Absolument magiques et enchanteurs.
Donnez moi vos avis et conseils pour d'autres voyages aux Etats-Unis (ou Canada ?) ! Je suis curieux de connaître vos expériences. Bon dieu, je sais déjà que ce voyage en solitaire aura été l'un des plus grands de ma vie.
Enjoy ;)
Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres English translation pending
Rentré voici deux semaines d’un petit voyage en Syrie et au Liban, je replonge ce soir dans le ciel bleu qui ne m’a presque pas quitté pendant 3 semaines. L’occasion de raconter quelques rencontres, quelques villes, quelques routes... Espérons que cela fera venir le printemps, on peut toujours rêver!
PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU

Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts, dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.
Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...
C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.
Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.
Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.
Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!
Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.
L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.
Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?
Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!
Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.

PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU
Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts, dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.
Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...
C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.
Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.
Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.
Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!
Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.
L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.
Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?
Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!
Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.
Choix entre deux circuits en Egypte (départ 31 mars) English translation pending
Bonjour,
J'ai vu sur le site vivacances, ces 2 circuits, est ce que certains d'entre vous peuvent me donner leur avis s'il l'ont déjà fait ou selon vous lequel est le mieux, les deux sont au meme prix.
Merci
CIRCUIT 1
EGYPTE - le caire 799 EUROS 08 JOURS / 07 NUITS - Ramsès "à la carte" 5* Circuit original : 2 nuits au Caire + 1 nuit en train + 1 nuit à Assouan + 3 nuits de croisière sur un bateau 5* Vols+hotel 5+croisiere 5+train PARIS-LE CAIRE ET LOUXOR-PARIS
Programme L'ESSENTIEL EN 7 NUITS : LE COMBINE CROISIERE SUR LE NIL ET SEJOUR AU CAIRE POUR SATISFAIRE VOS ENVIES DE DECOUVERTE EN TOUTE LIBERTE ET A VOTRE RYTHME !
JOUR 1 : FRANCE/LE CAIRE Convocation à l'aéroport et envol pour Le Caire. Collation servie à bord. Accueil et transfert à l'hôtel. Collecte des frais de visas obligatoires et des frais de service (58 euros par personne à régler en espèces et en euros). Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 2 : LE CAIRE Petit-déjeuner à l'hôtel. En option avec supplément : départ pour la visite du plateau de Guizeh où admirer les fameuses pyramides de Cheops, Chephren et Mykerinos, l'une des sept merveilles du monde. En option : découverte du grand sphinx au corps de lion et à tête d'homme, incarnant le roi Chephren et veillant l'entrée de la sépulture royale. Déjeuner au pied des Pyramides (en supplément). Après-midi libre. En option : visite du site de Sakkarah, haut lieu de l'archéologie française en Egypte, où se dresse la plus vieille pyramide antique ! Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 3 : LE CAIRE/ASSOUAN Petit-déjeuner à l'hôtel. En option avec supplément : visite du Musée National des Antiquités Egyptiennes : admirez les collections de sarcophages, statues, sphinx, mobiliers, arts décoratifs et bijoux, avec le fameux trésor de la tombe de Toutankhamon. Déjeuner libre (en supplément). En option : visite dans l'après-midi de l'ancien caravansérail créé au XVe siècle par le Khan El Khalili, sans doute le quartier commerçant le plus pittoresque du Caire. Egalement en option : visite du quartier copte du Caire, notamment des églises de Saint Serge et de Sainte Barbara, le couvent de Saint Georges, puis l'église suspendue dédiée à Sainte Marie. Retour à l'hôtel : restitution des chambres. Transfert à la gare ferroviaire du Caire vers 18h : départ en train vers 20h à destination d'Assouan. Dîner et nuit dans le train en wagon-lit.
JOUR 4 : ASSOUAN Petit-déjeuner dans le train. Arrivée en matinée à Assouan, porte d'entrée de la Nubie en Haute Egypte érigée en contrebas de la première cataracte du Nil. Accueil à la gare et transfert à l'hôtel. En option : départ en car climatisé aux Petit et Haut Barrages d'Assouan régulant les crues du Nil et produisant de l'énergie hydro-électrique. Arrêts photos : le second barrage est de loin le plus impressionnant avec ses 111m de hauteur, ses 4km de longueur et, surtout, son panorama spectaculaire sur l'immense lac Nasser. En cours de route, découvrez l'artisanat local avec la visite d'une fabrique de papyrus et d'une bijouterie (prestation assurée selon le nombre de participants). Egalement en option : visite des temples de l'île de Philae, ancien lieu de culte dédié à la déesse Isis. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : ASSOUAN/KOM OMBO Petit-déjeuner buffet à l'hôtel. Matinée libre consacrée à la découverte de la ville d'Assouan, en calèche ou à pied, avec, par exemple, la visite des collections du musée de Nubie (entrée en supplément) dont les collections présentent de l'Antiquité à nos jours les arts nubiens sauvés de la montée des eaux du lac Nasser pendant la construction du haut barrage, ou encore le souk typique et populaire où trouver tissus, épices, cuirs et pipe à narguilé... Ou en option : visite du temple d'Abou Simbel érigé à la gloire de Ramsès II et sa femme Néfertari (en option : environ 85 euros par personne). Excursion à Abou Simbel : après avoir été convoyé à travers le désert en partant au petit matin, découvrez le temple sans conteste le plus impressionnant du pays. Sauvé de la montée des eaux lors de l'érection du barrage d'Assouan, le temple d'Abou Simbel fut démonté et reconstruit à l'identique 110m plus haut, en 1965 ! A noter : transfert en convoi à travers le désert en partant au petit matin et retour par la même route. Restitution des chambres, embarquement à bord de votre bateau de croisière, puis déjeuner à bord. Après-midi libre à bord pendant la navigation vers Kom Ombo. Arrivée à Kom Ombo à l'heure du thé, servi à bord selon la tradition. En option : visite du temple de Kom Ombo situé à quelques 10mn à pied. Isolé sur un promontoire en bord de Nil, ce temple est un bel exemple de syncrétisme gréco-égyptien à l'époque romaine, dont les deux sanctuaires honorent les dieux Sobek et Haroeris. Retour à bord du bateau pour y dîner. Navigation nocturne jusqu'à Edfou. Nuit à Edfou.
JOUR 6 : EDFOU/ESNA/LOUXOR Petit-déjeuner buffet à bord. En option : visite du temple d'Horus à Edfou, l'un des sites les mieux conservés de toute l'Egypte ancienne, bel exemple d'art ptolémaïque de la période gréco-romaine. Retour à bord pour y déjeuner. Poursuite de la navigation jusqu'à l'écluse d'Esna, franchie vers 16h peu après la pause thé traditionnel. Continuation et arrivée à Louxor. Dîner et nuit à bord.
JOUR 7 : LOUXOR Petit-déjeuner buffet à bord. En option : départ pour la découverte de la rive gauche du Nil et la Nécropole de Thèbes, où furent inhumés les pharaons de la XVIIIe à la XXe dynastie pendant près de 5 siècles ; visite d'un tombeau dans la Vallée des Nobles, puis du temple funéraire d'Hatshepsout construit à même la montagne. En cours de route : arrêt à une fabrique de tailleurs de pierre (onyx, albâtre, turquoise), puis pause photo aux célèbres Colosses de Memnon (2 géants de 18m qui gardaient autrefois la porte du Temple d'Aménophis III). En option : visite de la Vallée des Rois, où l'on remonte les canyons étroits de la vallée cernés de falaises arides et désolées, aux roches ocres et rouges, jusqu'aux contreforts d'une montagne en forme de pyramide : ici et là s'ouvrent les portes de larges escaliers menant en profondeur aux tombes peintes de fresques colorées et de hiéroglyphes sacrés, avec dans certaines salles des sarcophages en pierre et des statues de divinités. Retour à bord du bateau pour y déjeuner. Après-midi libre. Ou en option : visite des temples de Karnak, dont la salle hypostyle de 184 colonnes hautes, massives et finement décorées de hiéroglyphes, est à jamais célèbre depuis le tournage d'une scène fameuse du film "Mort sur le Nil", et de Louxor, connu pour ses statues pharaoniques, sa vaste place bordée de colonnades, la longue allée de sphinx et le haut obélisque, dont le double se dresse place de la Concorde à Paris ! Dîner et nuit à bord.
JOUR 8 : LOUXOR/FRANCE Petit-déjeuner buffet. Restitution des cabines avant 10h (selon disponibilité, mise à disposition de cabines de courtoisie pour les vols de soirée). Suggestion : si vos horaires de vol retour vous laissent du temps libre, profitez-en pour faire du shopping en ville. Transfert jusqu'à l'aéroport, puis envol pour la France.
CIRCUIT 2 EGYPTE - le caire 799 EUROS 08 JOURS / 07 NUITS - D'Alexandrie aux rives du Nil ! Combiné Le Caire - Alexandrie et croisière sur le Nil ! Vols+hotel 5+croisiere 5+train PARIS-LE CAIRE ET LOUXOR-PARIS Programme L'ESSENTIEL en 7 NUITS du CAIRE à ALEXANDRIE, PARTEZ ENSUITE POUR UNE CROISIERE SUR LE NIL D'ASSOUAN à LOUXOR !
JOUR 1 : FRANCE/LE CAIRE Convocation à l'aéroport et envol pour Le Caire. Collation servie à bord. Accueil et transfert à l'hôtel. Collecte des frais de visas obligatoires et des frais de service (48 euros par personne à régler en espèces et en euros). Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 2 : LE CAIRE Petit-déjeuner à l'hôtel. En option avec supplément (déjeuner inclus): départ pour la visite du plateau de Guizeh et les fameuses pyramides de Khephren, Mykérinos et Kheops, l'une des sept merveilles du monde. En option avec supplément : découverte du grand sphinx au corps de lion et à tête d'homme, incarnant le roi Chephren et veillant l'entrée de la sépulture royale. Déjeuner au pied des Pyramides (en supplément). Après-midi libre. En option avec supplément : visite du musée National Egyptien et le spectacle son et lumière au pied du Sphinx. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 3 : LE CAIRE/ALEXANDRIE/ASSOUAN Très tôt le matin départ en car climatisé vers Alexandrie (environ 3 heures de route), petit déjeuner en pique-nique, arrivée à Alexandrie. En option avec supplément : visite des catacombes, du musée d'Alexandrie et arrêt photos devant la citadelle de Quait Bay. Déjeuner dans un restaurant typique puis transfert à la gare vers 16h00. Départ en train pour Le Caire. Changement à la gare du Caire et départ en train wagon-lit à destination d'Assouan. Dîner et nuit en train en wagon-lit.
JOUR 4 : ASSOUAN Petit-déjeuner dans le train. Arrivée vers 08h30 à Assouan, porte d'entrée de la Nubie en Haute Egypte érigée en contrebas de la première cataracte du Nil. Accueil à la gare et transfert à l'hôtel. En option avec supplément : départ en car climatisé jusqu'aux Petit et Haut Barrages d'Assouan régulant les crues du Nil. Arrêt photos devant ces réalisations "pharaoniques" et leur panorama spectaculaire sur l'immense lac Nasser. Egalement en option : visite des temples de l'île de Philae, ancien lieu de culte dédié à la déesse Isis, soeur et épouse d'Osiris, mère d'Horus. Déjeuner. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : ASSOUAN/KOM OMBO Petit-déjeuner buffet à l'hôtel. Petit-déjeuner buffet. Matinée libre ou excursion optionnelle à Abou Simbel (environ 85 euros par personne) : en partant au petit matin après avoir été convoyé à travers le désert en bus climatisé, découvrez au bord du Lac Nasser le chef d'oeuvre architectural et majesteux temple d'Abou Simbel...éblouissant ! Restitution des chambres, embarquement à bord de votre bateau de croisière, puis déjeuner à bord. Après-midi libre à bord pendant la navigation vers Kom Ombo. Arrivée à Kom Ombo à l'heure du thé, servi à bord selon la tradition. En option et avec supplément : visite du temple de Kom Ombo situé au bord du Nil à quelques 10mn à pied, l'édifice a la particularité d'être double, le seul de son genre en Egypte, dédié à Sobek, le Dieu Crocodile et à Horus, le Dieu Faucon. Retour à bord du bateau pour y dîner. Navigation nocturne jusqu'à Edfou. Nuit à Edfou.
JOUR 6 : EDFOU/ESNA/LOUXOR Petit-déjeuner buffet à bord. En option avec supplément : départ en caléche pour la visite du temple d'Horus à Edfou, l'un des sites les mieux conservés de toute l'Egypte ancienne, bel exemple d'art ptolémaïque de la période gréco-romaine. Retour en calèche à bord pour y déjeuner. Poursuite de la navigation jusqu'à l'écluse d'Esna, franchie vers 16h peu après la pause thé traditionnelle. Continuation et arrivée à Louxor. Dîner et nuit à bord.
JOUR 7 : LOUXOR Petit-déjeuner buffet à bord. Matinée libre ou en option avec supplément : départ pour la Rive gauche du Nil avec visite de la Vallée des Rois, du temple d'Hatshepsout puis pause photo aux célèbres Colosses de Memnon. Déjeuner buffet sur le bateau. Après-midi libre ou en option et avec supplément : partez au soleil couchant visiter le temple de Louxor au bord du Nil et son allée de Sphinx qui se dressent majestueusement en face de la Rive Ouest : enchanteur...! Dîner et nuit à bord.
JOUR 8 : LOUXOR/FRANCE Petit-déjeuner buffet. Restitution des cabines avant 10h (selon disponibilité, mise à disposition de cabines de courtoisie pour les vols en soirée). Suggestion : si vos horaires de vol retour vous laissent du temps libre, profitez-en pour faire du shopping. Transfert jusqu'à l'aéroport, puis envol pour la France.
VITE c'est pour un départ samedi prochain
Merci
J'ai vu sur le site vivacances, ces 2 circuits, est ce que certains d'entre vous peuvent me donner leur avis s'il l'ont déjà fait ou selon vous lequel est le mieux, les deux sont au meme prix.
Merci
CIRCUIT 1
EGYPTE - le caire 799 EUROS 08 JOURS / 07 NUITS - Ramsès "à la carte" 5* Circuit original : 2 nuits au Caire + 1 nuit en train + 1 nuit à Assouan + 3 nuits de croisière sur un bateau 5* Vols+hotel 5+croisiere 5+train PARIS-LE CAIRE ET LOUXOR-PARIS
Programme L'ESSENTIEL EN 7 NUITS : LE COMBINE CROISIERE SUR LE NIL ET SEJOUR AU CAIRE POUR SATISFAIRE VOS ENVIES DE DECOUVERTE EN TOUTE LIBERTE ET A VOTRE RYTHME !
JOUR 1 : FRANCE/LE CAIRE Convocation à l'aéroport et envol pour Le Caire. Collation servie à bord. Accueil et transfert à l'hôtel. Collecte des frais de visas obligatoires et des frais de service (58 euros par personne à régler en espèces et en euros). Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 2 : LE CAIRE Petit-déjeuner à l'hôtel. En option avec supplément : départ pour la visite du plateau de Guizeh où admirer les fameuses pyramides de Cheops, Chephren et Mykerinos, l'une des sept merveilles du monde. En option : découverte du grand sphinx au corps de lion et à tête d'homme, incarnant le roi Chephren et veillant l'entrée de la sépulture royale. Déjeuner au pied des Pyramides (en supplément). Après-midi libre. En option : visite du site de Sakkarah, haut lieu de l'archéologie française en Egypte, où se dresse la plus vieille pyramide antique ! Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 3 : LE CAIRE/ASSOUAN Petit-déjeuner à l'hôtel. En option avec supplément : visite du Musée National des Antiquités Egyptiennes : admirez les collections de sarcophages, statues, sphinx, mobiliers, arts décoratifs et bijoux, avec le fameux trésor de la tombe de Toutankhamon. Déjeuner libre (en supplément). En option : visite dans l'après-midi de l'ancien caravansérail créé au XVe siècle par le Khan El Khalili, sans doute le quartier commerçant le plus pittoresque du Caire. Egalement en option : visite du quartier copte du Caire, notamment des églises de Saint Serge et de Sainte Barbara, le couvent de Saint Georges, puis l'église suspendue dédiée à Sainte Marie. Retour à l'hôtel : restitution des chambres. Transfert à la gare ferroviaire du Caire vers 18h : départ en train vers 20h à destination d'Assouan. Dîner et nuit dans le train en wagon-lit.
JOUR 4 : ASSOUAN Petit-déjeuner dans le train. Arrivée en matinée à Assouan, porte d'entrée de la Nubie en Haute Egypte érigée en contrebas de la première cataracte du Nil. Accueil à la gare et transfert à l'hôtel. En option : départ en car climatisé aux Petit et Haut Barrages d'Assouan régulant les crues du Nil et produisant de l'énergie hydro-électrique. Arrêts photos : le second barrage est de loin le plus impressionnant avec ses 111m de hauteur, ses 4km de longueur et, surtout, son panorama spectaculaire sur l'immense lac Nasser. En cours de route, découvrez l'artisanat local avec la visite d'une fabrique de papyrus et d'une bijouterie (prestation assurée selon le nombre de participants). Egalement en option : visite des temples de l'île de Philae, ancien lieu de culte dédié à la déesse Isis. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : ASSOUAN/KOM OMBO Petit-déjeuner buffet à l'hôtel. Matinée libre consacrée à la découverte de la ville d'Assouan, en calèche ou à pied, avec, par exemple, la visite des collections du musée de Nubie (entrée en supplément) dont les collections présentent de l'Antiquité à nos jours les arts nubiens sauvés de la montée des eaux du lac Nasser pendant la construction du haut barrage, ou encore le souk typique et populaire où trouver tissus, épices, cuirs et pipe à narguilé... Ou en option : visite du temple d'Abou Simbel érigé à la gloire de Ramsès II et sa femme Néfertari (en option : environ 85 euros par personne). Excursion à Abou Simbel : après avoir été convoyé à travers le désert en partant au petit matin, découvrez le temple sans conteste le plus impressionnant du pays. Sauvé de la montée des eaux lors de l'érection du barrage d'Assouan, le temple d'Abou Simbel fut démonté et reconstruit à l'identique 110m plus haut, en 1965 ! A noter : transfert en convoi à travers le désert en partant au petit matin et retour par la même route. Restitution des chambres, embarquement à bord de votre bateau de croisière, puis déjeuner à bord. Après-midi libre à bord pendant la navigation vers Kom Ombo. Arrivée à Kom Ombo à l'heure du thé, servi à bord selon la tradition. En option : visite du temple de Kom Ombo situé à quelques 10mn à pied. Isolé sur un promontoire en bord de Nil, ce temple est un bel exemple de syncrétisme gréco-égyptien à l'époque romaine, dont les deux sanctuaires honorent les dieux Sobek et Haroeris. Retour à bord du bateau pour y dîner. Navigation nocturne jusqu'à Edfou. Nuit à Edfou.
JOUR 6 : EDFOU/ESNA/LOUXOR Petit-déjeuner buffet à bord. En option : visite du temple d'Horus à Edfou, l'un des sites les mieux conservés de toute l'Egypte ancienne, bel exemple d'art ptolémaïque de la période gréco-romaine. Retour à bord pour y déjeuner. Poursuite de la navigation jusqu'à l'écluse d'Esna, franchie vers 16h peu après la pause thé traditionnel. Continuation et arrivée à Louxor. Dîner et nuit à bord.
JOUR 7 : LOUXOR Petit-déjeuner buffet à bord. En option : départ pour la découverte de la rive gauche du Nil et la Nécropole de Thèbes, où furent inhumés les pharaons de la XVIIIe à la XXe dynastie pendant près de 5 siècles ; visite d'un tombeau dans la Vallée des Nobles, puis du temple funéraire d'Hatshepsout construit à même la montagne. En cours de route : arrêt à une fabrique de tailleurs de pierre (onyx, albâtre, turquoise), puis pause photo aux célèbres Colosses de Memnon (2 géants de 18m qui gardaient autrefois la porte du Temple d'Aménophis III). En option : visite de la Vallée des Rois, où l'on remonte les canyons étroits de la vallée cernés de falaises arides et désolées, aux roches ocres et rouges, jusqu'aux contreforts d'une montagne en forme de pyramide : ici et là s'ouvrent les portes de larges escaliers menant en profondeur aux tombes peintes de fresques colorées et de hiéroglyphes sacrés, avec dans certaines salles des sarcophages en pierre et des statues de divinités. Retour à bord du bateau pour y déjeuner. Après-midi libre. Ou en option : visite des temples de Karnak, dont la salle hypostyle de 184 colonnes hautes, massives et finement décorées de hiéroglyphes, est à jamais célèbre depuis le tournage d'une scène fameuse du film "Mort sur le Nil", et de Louxor, connu pour ses statues pharaoniques, sa vaste place bordée de colonnades, la longue allée de sphinx et le haut obélisque, dont le double se dresse place de la Concorde à Paris ! Dîner et nuit à bord.
JOUR 8 : LOUXOR/FRANCE Petit-déjeuner buffet. Restitution des cabines avant 10h (selon disponibilité, mise à disposition de cabines de courtoisie pour les vols de soirée). Suggestion : si vos horaires de vol retour vous laissent du temps libre, profitez-en pour faire du shopping en ville. Transfert jusqu'à l'aéroport, puis envol pour la France.
CIRCUIT 2 EGYPTE - le caire 799 EUROS 08 JOURS / 07 NUITS - D'Alexandrie aux rives du Nil ! Combiné Le Caire - Alexandrie et croisière sur le Nil ! Vols+hotel 5+croisiere 5+train PARIS-LE CAIRE ET LOUXOR-PARIS Programme L'ESSENTIEL en 7 NUITS du CAIRE à ALEXANDRIE, PARTEZ ENSUITE POUR UNE CROISIERE SUR LE NIL D'ASSOUAN à LOUXOR !
JOUR 1 : FRANCE/LE CAIRE Convocation à l'aéroport et envol pour Le Caire. Collation servie à bord. Accueil et transfert à l'hôtel. Collecte des frais de visas obligatoires et des frais de service (48 euros par personne à régler en espèces et en euros). Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 2 : LE CAIRE Petit-déjeuner à l'hôtel. En option avec supplément (déjeuner inclus): départ pour la visite du plateau de Guizeh et les fameuses pyramides de Khephren, Mykérinos et Kheops, l'une des sept merveilles du monde. En option avec supplément : découverte du grand sphinx au corps de lion et à tête d'homme, incarnant le roi Chephren et veillant l'entrée de la sépulture royale. Déjeuner au pied des Pyramides (en supplément). Après-midi libre. En option avec supplément : visite du musée National Egyptien et le spectacle son et lumière au pied du Sphinx. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 3 : LE CAIRE/ALEXANDRIE/ASSOUAN Très tôt le matin départ en car climatisé vers Alexandrie (environ 3 heures de route), petit déjeuner en pique-nique, arrivée à Alexandrie. En option avec supplément : visite des catacombes, du musée d'Alexandrie et arrêt photos devant la citadelle de Quait Bay. Déjeuner dans un restaurant typique puis transfert à la gare vers 16h00. Départ en train pour Le Caire. Changement à la gare du Caire et départ en train wagon-lit à destination d'Assouan. Dîner et nuit en train en wagon-lit.
JOUR 4 : ASSOUAN Petit-déjeuner dans le train. Arrivée vers 08h30 à Assouan, porte d'entrée de la Nubie en Haute Egypte érigée en contrebas de la première cataracte du Nil. Accueil à la gare et transfert à l'hôtel. En option avec supplément : départ en car climatisé jusqu'aux Petit et Haut Barrages d'Assouan régulant les crues du Nil. Arrêt photos devant ces réalisations "pharaoniques" et leur panorama spectaculaire sur l'immense lac Nasser. Egalement en option : visite des temples de l'île de Philae, ancien lieu de culte dédié à la déesse Isis, soeur et épouse d'Osiris, mère d'Horus. Déjeuner. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : ASSOUAN/KOM OMBO Petit-déjeuner buffet à l'hôtel. Petit-déjeuner buffet. Matinée libre ou excursion optionnelle à Abou Simbel (environ 85 euros par personne) : en partant au petit matin après avoir été convoyé à travers le désert en bus climatisé, découvrez au bord du Lac Nasser le chef d'oeuvre architectural et majesteux temple d'Abou Simbel...éblouissant ! Restitution des chambres, embarquement à bord de votre bateau de croisière, puis déjeuner à bord. Après-midi libre à bord pendant la navigation vers Kom Ombo. Arrivée à Kom Ombo à l'heure du thé, servi à bord selon la tradition. En option et avec supplément : visite du temple de Kom Ombo situé au bord du Nil à quelques 10mn à pied, l'édifice a la particularité d'être double, le seul de son genre en Egypte, dédié à Sobek, le Dieu Crocodile et à Horus, le Dieu Faucon. Retour à bord du bateau pour y dîner. Navigation nocturne jusqu'à Edfou. Nuit à Edfou.
JOUR 6 : EDFOU/ESNA/LOUXOR Petit-déjeuner buffet à bord. En option avec supplément : départ en caléche pour la visite du temple d'Horus à Edfou, l'un des sites les mieux conservés de toute l'Egypte ancienne, bel exemple d'art ptolémaïque de la période gréco-romaine. Retour en calèche à bord pour y déjeuner. Poursuite de la navigation jusqu'à l'écluse d'Esna, franchie vers 16h peu après la pause thé traditionnelle. Continuation et arrivée à Louxor. Dîner et nuit à bord.
JOUR 7 : LOUXOR Petit-déjeuner buffet à bord. Matinée libre ou en option avec supplément : départ pour la Rive gauche du Nil avec visite de la Vallée des Rois, du temple d'Hatshepsout puis pause photo aux célèbres Colosses de Memnon. Déjeuner buffet sur le bateau. Après-midi libre ou en option et avec supplément : partez au soleil couchant visiter le temple de Louxor au bord du Nil et son allée de Sphinx qui se dressent majestueusement en face de la Rive Ouest : enchanteur...! Dîner et nuit à bord.
JOUR 8 : LOUXOR/FRANCE Petit-déjeuner buffet. Restitution des cabines avant 10h (selon disponibilité, mise à disposition de cabines de courtoisie pour les vols en soirée). Suggestion : si vos horaires de vol retour vous laissent du temps libre, profitez-en pour faire du shopping. Transfert jusqu'à l'aéroport, puis envol pour la France.
VITE c'est pour un départ samedi prochain
Merci
A380 Vol LH 8940: photos English translation pending





Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Auroville: comment on s'y installe? English translation pending
malgre mes qqs voyages à l'Inde du Sud je n'ai jamais compris comment les gens s'installent à Auroville. Le temps de "secte" appartenant au passé, la nouvelle generation est apparement en train d'y changer beaucoup de choses (c'esty ce qu'on m'a dit...).
Faut-il avoir un visa special pour vivre la-bas ? Louer ou acheter une maison, c'est cher ? Y a t-il des condtions speciales a remplir (contribution financiere, etre sero-negatif, tatoué, ou je sais pas quoi) ?
Quel est status des habitants d'Auroville, peuvent-ils acheter de terrain ?
merci pour tous vos renseignements
Meilleur moyen de transport aéroport de Tokyo-centre ville English translation pending
bonjour,
je viens de parler a une amie et elle m'A dit que le transport pour se rendre a tokyo a partir de l'aéroport coute très cher en taxi.. +/- 200$ u.s.. + meme tarif pour le retour
je ne sais pas si l'information est exact.. pouvez vous confirmer avec moi svp...
sinon quel est le meilleur myen de transport par rapport qualité / prix / temps. pour se rendre a tokyo..
merci.
Vivre notre retraite en Tunisie English translation pending
j'ai parcourue le forum, et je viens de lire les messages échangés avec une dame de Paris qui souhaite allez s'installer là bas avec mari et fille et y travailler... ouffff!!!! cela donne a réfléchir...tout au moins pour moi!
je connais la tunisie ( un peu) pour y avoir séjournée 3 mois d'été pendant plusieurs années, avec mes enfants, mes parents y étaient coopérants, mais il y a très longtemps.j"y ai connu aussi des tunisiens dans des villages reculés, je peux vous dire que le retour en France ce faisait dans la tristesse nous en avons garder de bons souvenirs, bien sur! ce n'est pas le paradi sur terre, je me souviens encore les prénoms des petites enfants qui jouaient avec les miens, et.... comme j'aimerais les retrouver, savoir ce qu'ils sont devenue ! maintenant, a 54 ans, et oui le temps passe, je souhaite partir vivre là bas avec mon compagnon et son fils, qui eux ne connaissent pas, enfin si, son fils ( 14 ans y est allez plusieurs fois en vacance) donc! nous ne cherchons pas de travail, mon copain a une preretraite de DCN ( l'arsenal de Brest) il a le même age que moi. ici nous avons du mal financièrement, et en plus de ça, moi je ne peux plus supporter le climat breton ( excusez moi s'il y en a qui me lisent) ma santé reclame le soleil, la lumière et la tranquillité.pour la scolarité de Benoît pas de problème, c'est en route avec le collège de Sousse, j'ai eu une reponse hier ( vive internet). financièrement, nous nous en sortirons mieux, nous ne sommes pas des gens exigeants, nous ne sortons pas vraiment, si, pour faire de la randonnée, nous sommes assez nature. moi se qui me cause soucis(ohhhh! pas bon pour la santé ça) c'est trouver un logement, dans les 500 dt maxi, je regarde les annonces sur le net, mais y a pas l'air d'avoir beaucoup de location de maison. ensuite, (encore soucis), c'est la meilleure façon de si prendre pour vivre là bas, avec notre voiture, mais faut pas non plus que cela nous coute une fortune! comment si prendre, je ne sais plus? et puis, c'est les formalités, si je savais, tout bien, sure se qu'il faut faire, je dormirai mieux, mais là, c'est sérieusement le flou, et ... j'angoisse! bon... pour les passeports, c'est en route, ( et c'est un budget...) a voir aussi la traversée avec la voiture, 3 personne et la tite chienne par le bateau, j'ai trouvée par marseille, mais impossible d'avoir les tarifs par la compagnie tunisienne. oooohhhh làlà! aidez moi ! svp! je suis déja très fatiguée, et c'est pas finit ! avec toute mon amitié, et a bientôt j'espère. maman alsa ( ghislaine)
je connais la tunisie ( un peu) pour y avoir séjournée 3 mois d'été pendant plusieurs années, avec mes enfants, mes parents y étaient coopérants, mais il y a très longtemps.j"y ai connu aussi des tunisiens dans des villages reculés, je peux vous dire que le retour en France ce faisait dans la tristesse nous en avons garder de bons souvenirs, bien sur! ce n'est pas le paradi sur terre, je me souviens encore les prénoms des petites enfants qui jouaient avec les miens, et.... comme j'aimerais les retrouver, savoir ce qu'ils sont devenue ! maintenant, a 54 ans, et oui le temps passe, je souhaite partir vivre là bas avec mon compagnon et son fils, qui eux ne connaissent pas, enfin si, son fils ( 14 ans y est allez plusieurs fois en vacance) donc! nous ne cherchons pas de travail, mon copain a une preretraite de DCN ( l'arsenal de Brest) il a le même age que moi. ici nous avons du mal financièrement, et en plus de ça, moi je ne peux plus supporter le climat breton ( excusez moi s'il y en a qui me lisent) ma santé reclame le soleil, la lumière et la tranquillité.pour la scolarité de Benoît pas de problème, c'est en route avec le collège de Sousse, j'ai eu une reponse hier ( vive internet). financièrement, nous nous en sortirons mieux, nous ne sommes pas des gens exigeants, nous ne sortons pas vraiment, si, pour faire de la randonnée, nous sommes assez nature. moi se qui me cause soucis(ohhhh! pas bon pour la santé ça) c'est trouver un logement, dans les 500 dt maxi, je regarde les annonces sur le net, mais y a pas l'air d'avoir beaucoup de location de maison. ensuite, (encore soucis), c'est la meilleure façon de si prendre pour vivre là bas, avec notre voiture, mais faut pas non plus que cela nous coute une fortune! comment si prendre, je ne sais plus? et puis, c'est les formalités, si je savais, tout bien, sure se qu'il faut faire, je dormirai mieux, mais là, c'est sérieusement le flou, et ... j'angoisse! bon... pour les passeports, c'est en route, ( et c'est un budget...) a voir aussi la traversée avec la voiture, 3 personne et la tite chienne par le bateau, j'ai trouvée par marseille, mais impossible d'avoir les tarifs par la compagnie tunisienne. oooohhhh làlà! aidez moi ! svp! je suis déja très fatiguée, et c'est pas finit ! avec toute mon amitié, et a bientôt j'espère. maman alsa ( ghislaine)
Mission humanitaire au Pakistan English translation pending
17 novembre 05
L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.
Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).
Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !
Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.
La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.
On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).
On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.
17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.
On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous
18 novembre
Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!
Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.
Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.
En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)
Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?
Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.
Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.
19 novembre
Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.
Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!
Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.
Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?
Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !
20 Novembre
Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.
Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).
Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.
Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air
21 novembre
Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).
Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).
Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!
Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.
En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).
En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.
22 Novembre
Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !
Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday
Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.
Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations
23 novembre
Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).
Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.
Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).
26 Novembre
Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).
Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !
Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.
Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.
Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.
Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.
Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.
27 Novembre
Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !
Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires. Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!
28 Novembre
Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !
Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !
Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).
On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.
Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?
Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).
Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!
29 Novembre
Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !
Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….
En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !
D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!
Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !
Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.
L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !
30 Novembre
On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !
Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.
Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !
Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)
Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.
Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.
Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.
1er Décembre
Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».
J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.
L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!
Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).
On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??
Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !
2 décembre
Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.
On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.
Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.
On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !
Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.
La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).
3 décembre
Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).
Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !
Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….
Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.
Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.
ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.
Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !
4 décembre
Aujourd’hui c’est journée repos!
La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).
Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.
Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.
Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.
L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.
Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?
Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.
Que la force soit avec vous !
C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.
Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).
Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !
Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.
La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.
On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).
On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.
17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.
On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous
18 novembre
Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!
Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.
Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.
En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)
Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?
Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.
Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.
19 novembre
Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.
Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!
Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.
Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?
Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !
20 Novembre
Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.
Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).
Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.
Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air
21 novembre
Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).
Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).
Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!
Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.
En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).
En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.
22 Novembre
Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !
Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday
Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.
Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations
23 novembre
Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).
Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.
Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).
26 Novembre
Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).
Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !
Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.
Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.
Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.
Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.
Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.
27 Novembre
Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !
Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires. Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!
28 Novembre
Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !
Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !
Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).
On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.
Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?
Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).
Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!
29 Novembre
Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !
Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….
En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !
D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!
Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !
Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.
L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !
30 Novembre
On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !
Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.
Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !
Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)
Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.
Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.
Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.
1er Décembre
Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».
J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.
L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!
Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).
On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??
Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !
2 décembre
Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.
On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.
Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.
On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !
Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.
La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).
3 décembre
Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).
Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !
Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….
Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.
Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.
ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.
Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !
4 décembre
Aujourd’hui c’est journée repos!
La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).
Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.
Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.
Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.
L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.
Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?
Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.
Que la force soit avec vous !
C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
Politesse et savoir-vivre en Thaïlande English translation pending
bonjour à tous,
je tiens à apprendre à mes enfants le respect et la politesse. partout où nous sommes allés, ils savaient qq mots de politesse dans la langue du pays.
pour la thailande, ça me semble compliqué, j'ai lu sur le petit futé des trucs sur le wai mais j'ai pas tout compris : quand doit - on s'incliner ? les enfants doivent - ils le faire ? envers qui ? et jusqu'à quel âge est on considéré comme un enfant en thailande ? 😕
j'ai lu qq posts sur la façon de manger, ne pas montrer avec le pied ... est-ce qu'il ya d'autres trucs de savoir-vivre à connaitre avant de partir ?
merci.
Italiens et échantillons à Nice English translation pending
Tandis que je me promenais à pieds tout à l'heure dans le centre de Nice, une voiture s'est arrêtée à ma hauteur, son conducteur, ayant un plan à la main, ayant apparemment besoin de demander son chemin à un connaisseur des lieux.
Parli italiano, me demanda-t-il? Non, mais pas grave, on pourrait se débrouiller en anglais ou en français.
Me montrant son plan, il me dit qu'il était allé à l'Acropolis (au palais des expositions) et qu'il devait maintenant aller à Paris. J'ai donc supposé qu'il allait me demander comment rejoindre l'autoroute. Et pourtant, il commença à me dire qu'il lui restait des échantillons, blablabla. Je me suis alors rappelé avoir été ainsi abordé à de nombreuses reprises lorsque je vivais à Nice, il y a pas mal d'années. Ca sentait donc l'arnaque. Je lui ai donc dit que je n'étais pas intéressé par l'achat de ses échantillons, ce qui l'a étonné: vous n'êtes pas intéressé par les beaux vêtements italiens? non, j'ai tout ce qu'il me faut en Chine ah, vous vivez là-bas? au revoir
Pour autant que je m'en souvienne, leur tactique consiste à vous appâter avec de soi-disant "restes" d'expositions dont ils doivent se débarrasser, évidemment à n'importe quel prix. Le passant sera donc alléché et demandera à voir la précieuse marchandise. Au final, je suppose que le passant s'en sortira avec quelques centaines d'euros en moins et des vêtements en plus qui n'ont certainement pas cette valeur.
Parli italiano, me demanda-t-il? Non, mais pas grave, on pourrait se débrouiller en anglais ou en français.
Me montrant son plan, il me dit qu'il était allé à l'Acropolis (au palais des expositions) et qu'il devait maintenant aller à Paris. J'ai donc supposé qu'il allait me demander comment rejoindre l'autoroute. Et pourtant, il commença à me dire qu'il lui restait des échantillons, blablabla. Je me suis alors rappelé avoir été ainsi abordé à de nombreuses reprises lorsque je vivais à Nice, il y a pas mal d'années. Ca sentait donc l'arnaque. Je lui ai donc dit que je n'étais pas intéressé par l'achat de ses échantillons, ce qui l'a étonné: vous n'êtes pas intéressé par les beaux vêtements italiens? non, j'ai tout ce qu'il me faut en Chine ah, vous vivez là-bas? au revoir
Pour autant que je m'en souvienne, leur tactique consiste à vous appâter avec de soi-disant "restes" d'expositions dont ils doivent se débarrasser, évidemment à n'importe quel prix. Le passant sera donc alléché et demandera à voir la précieuse marchandise. Au final, je suppose que le passant s'en sortira avec quelques centaines d'euros en moins et des vêtements en plus qui n'ont certainement pas cette valeur.
Roumanie: "foire aux filles" sur le Muntele Gaina? English translation pending
Bonjour
je prévois 1 séjour dans les Monts Apuseni cet été, et je voudrais aller à la manifestation locale "la foire aux filles" sur le Muntele Gaina.
Quelqu'un connait-il ? Est ce que ca vaut le coup ? Avez-vous la date précise ?
merci à tous et bons rêves !
FIFI
je prévois 1 séjour dans les Monts Apuseni cet été, et je voudrais aller à la manifestation locale "la foire aux filles" sur le Muntele Gaina.
Quelqu'un connait-il ? Est ce que ca vaut le coup ? Avez-vous la date précise ?
merci à tous et bons rêves !
FIFI
De l'usage du cannabis dans le monde English translation pending
La discussion sur la loi concernant l’usage de la cigarette a soulevé des passions et l’un des contributeurs a évoqué le sujet de la légalisation du cannabis qui en ferait autant.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
Soignez la qualité de vos photos English translation pending
Je suis un amateur de belles photos de voyages et je suis de plus en plus énervé, outré, scandalisé, effaré, suffoqué et révolté... (rayez les mentions inutiles) de voir avec quelle facilité beaucoup de VFistes vident l'intégralité des cartes mémoires de leurs appareils photos dans "Voyage Forum", la plupart du temps sans se préoccuper d'un minimum de qualité acceptable pour un cliché qui va être quand même accessible à des milliers de personnes.
J'ai souvent renoncé à visionner toutes les photos de certains forums car il fallait en regarder 50 avant d'en voir une intéressante (et c'est très dommage pour son auteur, qui se retrouve noyé dans la masse)
Je ne réclame pas la perfection (car je serais obligé de m'auto-censurer instantanément) et je sais que ce forum n'est pas un rendez-vous de professionnels de la photo, mais un minimum de tri me paraitrait indispensable ! Pas de photos floues...car des photos floues sur le Net ce n'est pas sérieux ! 😄😄 Pas de photos "illisibles" car trop sombres, trop claires ou très mal cadrées Pas de photos pour lesquelles le sujet ne présente pas vraiment d'intérêt...
J'ai pour principe qu'en voyage, quand on tire vingt photos, si on en a une présentable "en public", c'est que l'on est déjà un bon photographe !
Alors, faites un tout petit petit effort de sélection, et pensez que quand vous invitez des amis, vous ne leur servez pas les restes de la veille. Quand vous voulez mettre deux photos, n'en mettez plus qu'une et si possible la meilleure / Merci d'avance
P.S : Je suis sûr qu'après une tirade comme celle-ci, je vais passer définitivement pour un vieux grincheux ! 🤪
Je ne réclame pas la perfection (car je serais obligé de m'auto-censurer instantanément) et je sais que ce forum n'est pas un rendez-vous de professionnels de la photo, mais un minimum de tri me paraitrait indispensable ! Pas de photos floues...car des photos floues sur le Net ce n'est pas sérieux ! 😄😄 Pas de photos "illisibles" car trop sombres, trop claires ou très mal cadrées Pas de photos pour lesquelles le sujet ne présente pas vraiment d'intérêt...
J'ai pour principe qu'en voyage, quand on tire vingt photos, si on en a une présentable "en public", c'est que l'on est déjà un bon photographe !
Alors, faites un tout petit petit effort de sélection, et pensez que quand vous invitez des amis, vous ne leur servez pas les restes de la veille. Quand vous voulez mettre deux photos, n'en mettez plus qu'une et si possible la meilleure / Merci d'avance
P.S : Je suis sûr qu'après une tirade comme celle-ci, je vais passer définitivement pour un vieux grincheux ! 🤪
Thaïlande: importer des bouddhas pour les vendre English translation pending
salut a tous
comme je vais faire les marches cet ete avec de la marchandise thai, je voulais en partie miser sur "bouddha super star" avec un stand digne de ce nom.
mais, grosse deception, on viens de m'expliquer qu'il faut une licence pour exporter tout ce qui est statues et tetes, meme si ce sont de simples moulages. par contre les image de bouddha ne serait pas interdites (tableaux, luminaires...)
genre il faudrait payer 500b de plus pour une minuscule statue.
ca tue mon business, desuite
est-ce bien vrai ?
je trouve ca legerement aberrant etat donne que ce ne sont pas des antiquites mais des productions industrielles massives, il n'y a donc pas pillage de tresors. mais bon j'y peux rien et cependant je respecte.
Comment se comporter avec une Thaïe à table? English translation pending
On apporte les plats, elle n'a pas encore pris sa cueillere et sa fourchette que vous etes deja en train d'entamer votre plat ! Bon, elle commence, et tout de suite vous remarquez ses gestes surs, sa facon de pousser le riz dans la cueillere, de porter sa cueillere vers sa bouche, d'une maniere si racee que cela diminue aussitot votre envie de continuer a manger ! D'un leger mouvement de la tete, elle ecarte quelques meches de cheveux de jais qui ont glisse sur ses yeux, puis recommence ses gestes, d'une lenteur savamment calculee. Bon sang ! Vous vous dites que vous pourriez tres bien l'amener a dejeuner chez une comtesse, meme qu'elle lui ferait honte a la comtesse ! Votre fascination devient si obsedante, que vous laissez votre fourchette et votre cueillere sur la table, de peur de perturber l'agencement d'un tableau que vous ne soupconniez pas !
Alors, vous mettez vos coudes sur la table, vous croisez les doigts de vos mains, vous posez votre menton desssus, et vous admirez ! Vous mangerez plus tard, en attendant, nourrissez vous d'elegance et de classe !
Mutation en Guadeloupe English translation pending
😉 Bonjour
Mon mari ma fille et moi arrivons en guadeloupe (Sainte rose) en Juillet 2007.
Nous sommes impatients d'y être. Quelqu'un pourrait m'en dire plus sur cette ville. Et ou sont logés les gendarmes merci