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Une éclipse solaire "monstre" va plonger l'Asie dans le noir (21 juillet 2009) English translation pending
NEW DELHI (AFP)
- La plus longue éclipse solaire totale du XXIe siècle va plonger mercredi dans le noir la Chine et l'Inde, les deux pays les plus peuplés de la planète, où ce phénomène céleste éveille l'enthousiasme.
Pour l'astrophysicien américain Fred Espenak, c'est une éclipse de Soleil "monstre" que pourront potentiellement observer deux milliards de Terriens. Un record dans l'histoire de l'humanité.
Le 22 juillet à partir de 00H53 GMT, 06H23 en Inde, la nuit retombera peu de temps après le lever du jour sur l'Etat du Gujarat (ouest), puis à l'intérieur d'un corridor de 15.000 kilomètres de long sur 200 km de large, traversant l'Inde, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, la Chine et jusqu'aux îles méridionales japonaises Ryukyu.
"C'est la plus longue (éclipse) du siècle. Aucun d'entre nous ne vivra assez longtemps pour en voir une autre comme celle-là", s'enthousiasme Federico Borgmeyer, directeur de l'agence de voyage allemande spécialisée Eclipse City et qui s'est rendu pour l'occasion à Shanghaï (Est de la Chine).
Le Soleil sera complètement masqué par la Lune pendant six minutes et 39 secondes dans une zone peu habitée du Pacifique, un record de durée qui ne sera pas battu avant l'année 2132. L'obscurité durera moins longtemps en Inde (trois à quatre minutes) et sur la mégapole Shanghaï (environ cinq minutes).
La sixième éclipse totale du siècle a dopé l'activité commerciale et touristique en Extrême Orient, la région géographique idéale pour profiter du phénomène astronomique.
Le Parc de la Sculpture de Shanghaï, le meilleur poste d'observation de la ville, a annoncé avoir vendu 2.000 billets d'entrée pour le 22 juillet, avec lunettes spéciales et tee-shirts commémoratifs. Les hôtels sont réservés depuis des mois par des milliers de Chinois, Japonais, Américains et Européens.
En Inde, l'agence Cox and Kings a affrété un Boeing 737-700 qui décollera de New Delhi avant l'aube, "interceptera" l'éclipse totale à une altitude de 41.000 pieds (12.500 mètres) et volera plein Est jusqu'à l'Etat du Bihar.
Les 21 sièges de l'avion côté Soleil levant se sont vendus pour 1.200 euros.
Par ailleurs, 1, 5 million de pèlerins hindous sont attendus dans la ville sainte de Kurukshetra, dans le nord de l'Inde, pour se baigner pendant l'éclipse dans des eaux purifiées devant contribuer à la libération de l'âme.
En Inde et en Chine, les contes et mythologies évoquent les éclipses comme l'annonce d'heureux présages, mais aussi de néfastes augures.
Celle de mercredi est "un moment très dangereux dans l'Univers", prévient Raj Kumar Sharma, un astrologue de Bombay. "Si le Soleil, le maître des étoiles, est malade, alors il va se passer quelque chose de grave dans le monde", prédit-il.
Des Indiennes enceintes qui avaient programmé une césarienne mercredi ont repoussé l'intervention, confie Shivani Sachdev Gour, gynécologue de l'hôpital Fortis de New Delhi.
Dans la Chine impériale, les éclipses étaient annonciatrices de catastrophes naturelles ou de la mort d'un empereur. Ces croyances et superstitions n'ont pas disparu.
Astronomes et météorologues craignent surtout que les nuages de la mousson au-dessus du sous-continent indien ne gâchent le spectacle.
Si la météo est bonne, une fois le disque solaire caché, l'éclat de la couronne solaire sera visible. On verra même peut-être des protubérances ou jets de gaz incandescents projetés à des centaines de milliers de kilomètres du Soleil.
Mais si le ciel est couvert, la baisse des températures et la brusque obscurité seront les seules manifestations tangibles de l'éclipse.
Pour l'astrophysicien américain Fred Espenak, c'est une éclipse de Soleil "monstre" que pourront potentiellement observer deux milliards de Terriens. Un record dans l'histoire de l'humanité.
Le 22 juillet à partir de 00H53 GMT, 06H23 en Inde, la nuit retombera peu de temps après le lever du jour sur l'Etat du Gujarat (ouest), puis à l'intérieur d'un corridor de 15.000 kilomètres de long sur 200 km de large, traversant l'Inde, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, la Chine et jusqu'aux îles méridionales japonaises Ryukyu.
"C'est la plus longue (éclipse) du siècle. Aucun d'entre nous ne vivra assez longtemps pour en voir une autre comme celle-là", s'enthousiasme Federico Borgmeyer, directeur de l'agence de voyage allemande spécialisée Eclipse City et qui s'est rendu pour l'occasion à Shanghaï (Est de la Chine).
Le Soleil sera complètement masqué par la Lune pendant six minutes et 39 secondes dans une zone peu habitée du Pacifique, un record de durée qui ne sera pas battu avant l'année 2132. L'obscurité durera moins longtemps en Inde (trois à quatre minutes) et sur la mégapole Shanghaï (environ cinq minutes).
La sixième éclipse totale du siècle a dopé l'activité commerciale et touristique en Extrême Orient, la région géographique idéale pour profiter du phénomène astronomique.
Le Parc de la Sculpture de Shanghaï, le meilleur poste d'observation de la ville, a annoncé avoir vendu 2.000 billets d'entrée pour le 22 juillet, avec lunettes spéciales et tee-shirts commémoratifs. Les hôtels sont réservés depuis des mois par des milliers de Chinois, Japonais, Américains et Européens.
En Inde, l'agence Cox and Kings a affrété un Boeing 737-700 qui décollera de New Delhi avant l'aube, "interceptera" l'éclipse totale à une altitude de 41.000 pieds (12.500 mètres) et volera plein Est jusqu'à l'Etat du Bihar.
Les 21 sièges de l'avion côté Soleil levant se sont vendus pour 1.200 euros.
Par ailleurs, 1, 5 million de pèlerins hindous sont attendus dans la ville sainte de Kurukshetra, dans le nord de l'Inde, pour se baigner pendant l'éclipse dans des eaux purifiées devant contribuer à la libération de l'âme.
En Inde et en Chine, les contes et mythologies évoquent les éclipses comme l'annonce d'heureux présages, mais aussi de néfastes augures.
Celle de mercredi est "un moment très dangereux dans l'Univers", prévient Raj Kumar Sharma, un astrologue de Bombay. "Si le Soleil, le maître des étoiles, est malade, alors il va se passer quelque chose de grave dans le monde", prédit-il.
Des Indiennes enceintes qui avaient programmé une césarienne mercredi ont repoussé l'intervention, confie Shivani Sachdev Gour, gynécologue de l'hôpital Fortis de New Delhi.
Dans la Chine impériale, les éclipses étaient annonciatrices de catastrophes naturelles ou de la mort d'un empereur. Ces croyances et superstitions n'ont pas disparu.
Astronomes et météorologues craignent surtout que les nuages de la mousson au-dessus du sous-continent indien ne gâchent le spectacle.
Si la météo est bonne, une fois le disque solaire caché, l'éclat de la couronne solaire sera visible. On verra même peut-être des protubérances ou jets de gaz incandescents projetés à des centaines de milliers de kilomètres du Soleil.
Mais si le ciel est couvert, la baisse des températures et la brusque obscurité seront les seules manifestations tangibles de l'éclipse.
Vols Tokyo - Miyakojima - Ishigaki - Osaka English translation pending
hello
on arrive le 23 juin à Narita et nous aimerions nous rendre le 24 juin en avion à Myako jima pour une semaine ensuite Myako jima -Ishigaki en avion pour une semaine et pour finir Ishigaki-Osaka
j'ai vu qu'il y a plusieurs compagnies qui déservent ces iles lesquelles vaut-il mieux prendre?ou des compagnies à éviter?
est-il préférable de booker le trajet complet avant le départ quitte à etre moins libres
bref si des personnes ont déjà fait cet itinéraire votre aide me sera précieuse
merci d'avance à tous
Danilo
Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est English translation pending
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Risque de Tsunami dans les prochains mois en Indonésie? English translation pending
bonjour tt le monde!!!
je voulais juste savoir moi qui suis un peu peureuse😊 est ce qu'il y a vraiment un fort risque de tsunami ces prochains mois en indonesie?? pce que normalement j'y serai en septembre et du coup je me pose la question si je dois changer mes plans pour aller autre part de plus sur... mais vraiment ca serai en cas d'extreme danger... qu'est ce que vous en pensez??
merci!!
je voulais juste savoir moi qui suis un peu peureuse😊 est ce qu'il y a vraiment un fort risque de tsunami ces prochains mois en indonesie?? pce que normalement j'y serai en septembre et du coup je me pose la question si je dois changer mes plans pour aller autre part de plus sur... mais vraiment ca serai en cas d'extreme danger... qu'est ce que vous en pensez??
merci!!
Hokkaido fin octobre: endroits à visiter? English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 8 j sur l'ile de Hokkaido fin octobre avec un ami et nous comptons louer une voiture pour nous déplacer. Je voudrai savoir quels endroits visiter, en particuliers quels parcs à cette période.
Nous sommes des bons marcheurs.
Je sais que c'est une saison propice à voir les ours dans le parc de Shiretoko, mais j'ai lu des messages conseillant de visiter l'ile de Rishiri.
Merci pour vos réponses.
Je vais passer 8 j sur l'ile de Hokkaido fin octobre avec un ami et nous comptons louer une voiture pour nous déplacer. Je voudrai savoir quels endroits visiter, en particuliers quels parcs à cette période.
Nous sommes des bons marcheurs.
Je sais que c'est une saison propice à voir les ours dans le parc de Shiretoko, mais j'ai lu des messages conseillant de visiter l'ile de Rishiri.
Merci pour vos réponses.
Itinéraire d'une dizaine de jours à Okinawa English translation pending
Bonjour
J'ai prévu de partir 3 semaines et demi au Japon cet été, et de passer une dizaine de jours sur les îles Ryuku. J'ai eu beaucoup de mal à me décider pour l'itinéraire et j'aimerais avoir vos conseils, en particulier pour savoir combien de temps rester sur les différents îles. Je prévois aussi de faire les déplacements sur place en bus et à vélo, est ce possible?
Départ en avion de Kumamoto
4-5 jours sur l'île d'Okinawa: visite de Naha, grotte de Gyokusendo, île d'Ie, île de Zamami-jima
2 jours sur l'île de Kume (en partant de Naha en bateau)
3-4 jours sur les îles Ishigaki en faisant les trajets en bateau, de nuit, au départ de Naha, dont 2 jours sur l'île d'Iriomote
Retour de nuit, toujours en bateau, à Naha, puis retour en avion à Tokyo.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour tous les conseils et avis ^^
J'ai prévu de partir 3 semaines et demi au Japon cet été, et de passer une dizaine de jours sur les îles Ryuku. J'ai eu beaucoup de mal à me décider pour l'itinéraire et j'aimerais avoir vos conseils, en particulier pour savoir combien de temps rester sur les différents îles. Je prévois aussi de faire les déplacements sur place en bus et à vélo, est ce possible?
Départ en avion de Kumamoto
4-5 jours sur l'île d'Okinawa: visite de Naha, grotte de Gyokusendo, île d'Ie, île de Zamami-jima
2 jours sur l'île de Kume (en partant de Naha en bateau)
3-4 jours sur les îles Ishigaki en faisant les trajets en bateau, de nuit, au départ de Naha, dont 2 jours sur l'île d'Iriomote
Retour de nuit, toujours en bateau, à Naha, puis retour en avion à Tokyo.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour tous les conseils et avis ^^