Results for "Windhoek+|+55+>+70"
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Avis sur itinéraire en Namibie de trois semaines en 4x4 en juillet/août 2012? English translation pending
Bonjour à tous,
Plantons le décor: nous sommes un couple et avons décidé de partir pour un peu plus de 3 semaines en Namibie. Les billets sont réservés: départ le 17/07 de Francfort, retour le 08/08 en soirée avec Air Namibia.
Par facilité, nous avons décidé de passer par tourmaline pour effectuer la location du 4X4 et des logements.
Voici l'itinéraire prévu (déjà modifié par rapport à celui que tourmaline conseillait):
18.7 : Windhoek Londiningi B&B 19.7 : Etosha national park Namutomi 20.7 : Etosha Halali 21.7 : Etosha Okaukuejo 22.7 : Kamanjab Rustig Toko Lodge 23.7 : Kaokoland Khowarib Campsite 24.7 : Purros community camp 25.7 : Purros community camp 26.7 : Twyfelfontein Aabadi Camp 27.7 : Brandberg White lady Lodge 28.7 : Swakopmund Fischreiher guesthouse (pour 3 nuits) 29.7 : Swakopmund Sandwich Harbour Tour 30.7 : Swakopmund Seal & Dolphin Tour 31.7 : Sesriem 01.8 : Sesriem 02.8 : Camping Ranch Koiimasis ou Namib guest farm 03.8 : Klein Aus Vista 04.8 : Klein Aus Vista et visite de Kolmanskoppe et Lüderitz 05.8 : Fish River Canon Roadhouse 06.8 : Fish River Canon Roadhouse 07.8 : Mariental Teufelskrallen Tented Lodge 08.8 : Départ
A la base, il était prévu que nous allions aux "Epupa falls" mais cela nous ferait passer 1 journée sur la route pour une journée sur place et re-journée de route, on a préféré aller à Purros à la place, pensez-vous que c'est une bonne idée? Pensez-vous que nous ayons besoin d'un gps ou une carte détaillée est-elle suffisante? Et le téléphone satellite? Que pensez-vous de l'itinéraire? Ce qui nous intéresse le plus ce sont les paysages et les animaux. Nous sommes mitigés sur la découverte des Himbas, pas envie de jouer les touristes "voyeuristes" qui paradent avec leur appareil photo dernier cri mais certains récits donnent quand même envie de découvrir leur culture. Les logements prévus vous semblent-ils corrects? Est-ce que l'itinéraire n'est pas trop chargé (on n'a pas envie de faire tout au pas de course, c'est les vacances)?
Merci de vos réponses et suggestions, à part les billets d'avion rien n'est encore réservé donc toute modification est encore possible.
Plantons le décor: nous sommes un couple et avons décidé de partir pour un peu plus de 3 semaines en Namibie. Les billets sont réservés: départ le 17/07 de Francfort, retour le 08/08 en soirée avec Air Namibia.
Par facilité, nous avons décidé de passer par tourmaline pour effectuer la location du 4X4 et des logements.
Voici l'itinéraire prévu (déjà modifié par rapport à celui que tourmaline conseillait):
18.7 : Windhoek Londiningi B&B 19.7 : Etosha national park Namutomi 20.7 : Etosha Halali 21.7 : Etosha Okaukuejo 22.7 : Kamanjab Rustig Toko Lodge 23.7 : Kaokoland Khowarib Campsite 24.7 : Purros community camp 25.7 : Purros community camp 26.7 : Twyfelfontein Aabadi Camp 27.7 : Brandberg White lady Lodge 28.7 : Swakopmund Fischreiher guesthouse (pour 3 nuits) 29.7 : Swakopmund Sandwich Harbour Tour 30.7 : Swakopmund Seal & Dolphin Tour 31.7 : Sesriem 01.8 : Sesriem 02.8 : Camping Ranch Koiimasis ou Namib guest farm 03.8 : Klein Aus Vista 04.8 : Klein Aus Vista et visite de Kolmanskoppe et Lüderitz 05.8 : Fish River Canon Roadhouse 06.8 : Fish River Canon Roadhouse 07.8 : Mariental Teufelskrallen Tented Lodge 08.8 : Départ
A la base, il était prévu que nous allions aux "Epupa falls" mais cela nous ferait passer 1 journée sur la route pour une journée sur place et re-journée de route, on a préféré aller à Purros à la place, pensez-vous que c'est une bonne idée? Pensez-vous que nous ayons besoin d'un gps ou une carte détaillée est-elle suffisante? Et le téléphone satellite? Que pensez-vous de l'itinéraire? Ce qui nous intéresse le plus ce sont les paysages et les animaux. Nous sommes mitigés sur la découverte des Himbas, pas envie de jouer les touristes "voyeuristes" qui paradent avec leur appareil photo dernier cri mais certains récits donnent quand même envie de découvrir leur culture. Les logements prévus vous semblent-ils corrects? Est-ce que l'itinéraire n'est pas trop chargé (on n'a pas envie de faire tout au pas de course, c'est les vacances)?
Merci de vos réponses et suggestions, à part les billets d'avion rien n'est encore réservé donc toute modification est encore possible.
Retour en Namibie, août 2011: English translation pending
Sa préparation a été longue, un peu distendue, mais ça y est : mon carnet de voyage est achevé. Le voici ...
Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...
09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.
10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.
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2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...
La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.
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Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...
09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.
10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.
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2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...

La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.
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Retour d'un séjour en Namibie du 28 août au 15 septembre 2011 English translation pending
Les vacances sont terminées.
A mon tour d’apporter ma contribution car la lecture des divers carnets m’a été bien utile pour préparer notre voyage.
Je mettrais plutôt l’accent sur le Côté pratique, …nombre d’entre vous ont tellement bien décrit le pays …
Tout d’abord afin que chacun puisse se situer par rapport à nos choix :
Nous sommes un couple de 52 et 55 ans, voyageant depuis une quinzaine d’années,
Les enfants sont autonomes, et depuis 3 ans nous avons pu largement augmenter nos durées de séjour.
Nous ne faisons pas de camping, ne sommes pas propriétaires d’un 4X4, pas de connaissances en mécanique….
Mr aime conduire, c’est lui qui est au volant en permanence.
Nous ne maitrisons pas parfaitement l’anglais, mais arrivons à nous débrouiller,
Nous avons d’ailleurs fait énormément de progrès ces deux dernières années….l’immersion est très efficace.
La Namibie était notre 5ème self drive après l’Islande, l’Afrique du sud, Québec (classique) et la Gaspésie (auparavant, partant moins longtemps, nous prenions plutôt un point de chute et circulions autour (Grèce, Espagne, crête etc.…)
Le circuit accompagné = non merci. !!! (Bien que nous en ayons fait quelques un, ce n’est vraiment pas notre tasse de thé, nous évitons donc un max) Paradoxalement, nous sommes également fan des croisières. Mais c’est un autre sujet.
Le budget vacances, une fois déterminé la destination et les indispensables payés, reste un peu élastique, afin de n’avoir rien à regretter.
Nous voici donc partis en NAMIBIE pour 19 jours,
Pourquoi la Namibie ? Nous avons l’année dernière fait un voyage en Afrique du Sud , (Le CAP, Port Elisabeth, Upington, Kalahari sud africain, sud de la Namibie avec Fish river canyon et Lüderitz) et retour cap town.
Cette incursion en Namibie a bien évidemment été le déclencheur.
Voici notre périple :
Départ le 27/08
Toulouse – Frankfurt/- Frankfurt -Windhoek par AIR NAMIBIA depuis Frankfurt
Arrivée WINDHOEK à 5h 10 LE 28/08
1ere nuit à WINDHOEK- PENSION LONDININGI
29/09 – Départ pour SESREIM – nuit au DESERT CAMP
30/08 – SESREIM et SOSSUSVLEI – nuit au DESERT CAMP
31/08- DEPART POUR WALVIS BAY – nuit au COURTYARD HOTEL
01/09 WALVIS BAY – courtyard hotel
02/09 WALVIS BAY - courtyard hotel
03/09 départ pour le SPITZKOPE – nuit à AMEIB RANCH
04/09 Départ pour le BRANDBERG – nuit au BRANDBERG WHITE LADY LODGE
05/09 nuit au PALMWAG LODGE
06/09 départ en direction d’EPUPA avec une nuit au CAMP AUSSICHT
07/09 et 08/09 EPUPA – 2 nuits à EPUPA CAMP
09/09 départ en direction d’ETOSHA avec une nuit au TOKO LODGE (initialement choisi hobatere, fermé depuis)
10/09 ETOSHA nuit à OKAUKUEJO
11/09 ETOSHA nuit à HALALI
12/09 ETOSHA nuit à NAMUTONI
13/09 Départ pour le parc WATERBERG nuit à WATERBERG PLATEAU PARK
14/09 stop à OKAHANDJA nuit au OKAHANDJA COUNTRY HOTEL
15/09 WINDHOEK – départ à 20 HEURES par AIR NAMIBIA.
Certains verront très certainement que le 1er et les 2 derniers jours auraient pu être plus denses, mais nous sommes des gens du SUD, nous prenons notre temps….c’est les vacances…
Je n’aime guère réserver les hébergements à l’avance, mais j’ai dû m’y résoudre pour la plus grande partie, j’avais toutefois laissé libre, les 31/08-01/09-02/09 ainsi que le 14/09, car nous avions pu constater l’année dernière que dans les villes, (enfin ville….) il y a toujours de la place dans les hôtels.
Tous les autres hébergements ont été réservés par le biais de MADIZA TOURS, mais selon mes propres choix. D’une part afin d’éviter de donner mon numéro de carte bleue à tout va, et d’autre part pour l’intérêt d’avoir un correspondant sur place en cas de problème
Bon contact et réponses rapides, aucun problèmes avec les réservations tout était parfait.
Par ailleurs, je confirme qu’il ne revient pas plus cher de réserver par le biais d’une agence locale.
Pour le véhicule, nous avions loué un 4X4 TOYOTA HILUX Double CAB équipe camping
Pourquoi équipé camping ? nous ne faisons pas de camping… tout d’abord au cas ou nous ne trouvions pas d’hébergements sur les 4 nuits non réservées, et d’autre part en cas de pépin qui nous empêche d’arriver avant la nuit à l’ hébergement suivant, par ailleurs, prix moins élevé et consommation moindre que le 4X4 non équipés mais plus luxueux….
Véhicule loué chez ODISSEY CAR HIRE , que je recommande particulièrement, véhicule en excellent état, , pneus neuf, 2 roues de secours, compresseur, etc… Nous n’avons même pas eu une crevaison.
Nous avons parcouru 4600 KM – le gaz oil est à un peu moins de 1 NS le Litre donc grosso modo entre 450 et 500 NS au total, (je n’ai pas tenu le compte exact, mais le véhicule consommait 10L au 100KM la plupart du temps)
Concernant les hébergements j’avais fait un mix, afin de sortir un prix moyen qui ne soit pas délirant.
Cela allait de 600 NS la nuit à 2510 NS la nuit (EPUPA)
Pour un total de 24.437 NS - 18 nuits - (7 nuits étaient en demi pension, touts les autres en BB)
Une mention spéciale pour LONDINIGI à WINDHOEK, outre l’accueil extra, le rapport qualité prix est exceptionnel.
Nous avons été surpris car les hébergements n’étaient pas complets, loin de là, même à PALMWAG, et encore plus à EPUPA, ou la première nuit nous étions 3 couples et la 2ème seulement 2 couples (pour 8 tentes) alors que lors de la réservation en janvier dernier, nous étions en liste d’attente…
Ceci posé,
La suite à venir étape par étape
A mon tour d’apporter ma contribution car la lecture des divers carnets m’a été bien utile pour préparer notre voyage.
Je mettrais plutôt l’accent sur le Côté pratique, …nombre d’entre vous ont tellement bien décrit le pays …
Tout d’abord afin que chacun puisse se situer par rapport à nos choix :
Nous sommes un couple de 52 et 55 ans, voyageant depuis une quinzaine d’années,
Les enfants sont autonomes, et depuis 3 ans nous avons pu largement augmenter nos durées de séjour.
Nous ne faisons pas de camping, ne sommes pas propriétaires d’un 4X4, pas de connaissances en mécanique….
Mr aime conduire, c’est lui qui est au volant en permanence.
Nous ne maitrisons pas parfaitement l’anglais, mais arrivons à nous débrouiller,
Nous avons d’ailleurs fait énormément de progrès ces deux dernières années….l’immersion est très efficace.
La Namibie était notre 5ème self drive après l’Islande, l’Afrique du sud, Québec (classique) et la Gaspésie (auparavant, partant moins longtemps, nous prenions plutôt un point de chute et circulions autour (Grèce, Espagne, crête etc.…)
Le circuit accompagné = non merci. !!! (Bien que nous en ayons fait quelques un, ce n’est vraiment pas notre tasse de thé, nous évitons donc un max) Paradoxalement, nous sommes également fan des croisières. Mais c’est un autre sujet.
Le budget vacances, une fois déterminé la destination et les indispensables payés, reste un peu élastique, afin de n’avoir rien à regretter.
Nous voici donc partis en NAMIBIE pour 19 jours,
Pourquoi la Namibie ? Nous avons l’année dernière fait un voyage en Afrique du Sud , (Le CAP, Port Elisabeth, Upington, Kalahari sud africain, sud de la Namibie avec Fish river canyon et Lüderitz) et retour cap town.
Cette incursion en Namibie a bien évidemment été le déclencheur.
Voici notre périple :
Départ le 27/08
Toulouse – Frankfurt/- Frankfurt -Windhoek par AIR NAMIBIA depuis Frankfurt
Arrivée WINDHOEK à 5h 10 LE 28/08
1ere nuit à WINDHOEK- PENSION LONDININGI
29/09 – Départ pour SESREIM – nuit au DESERT CAMP
30/08 – SESREIM et SOSSUSVLEI – nuit au DESERT CAMP
31/08- DEPART POUR WALVIS BAY – nuit au COURTYARD HOTEL
01/09 WALVIS BAY – courtyard hotel
02/09 WALVIS BAY - courtyard hotel
03/09 départ pour le SPITZKOPE – nuit à AMEIB RANCH
04/09 Départ pour le BRANDBERG – nuit au BRANDBERG WHITE LADY LODGE
05/09 nuit au PALMWAG LODGE
06/09 départ en direction d’EPUPA avec une nuit au CAMP AUSSICHT
07/09 et 08/09 EPUPA – 2 nuits à EPUPA CAMP
09/09 départ en direction d’ETOSHA avec une nuit au TOKO LODGE (initialement choisi hobatere, fermé depuis)
10/09 ETOSHA nuit à OKAUKUEJO
11/09 ETOSHA nuit à HALALI
12/09 ETOSHA nuit à NAMUTONI
13/09 Départ pour le parc WATERBERG nuit à WATERBERG PLATEAU PARK
14/09 stop à OKAHANDJA nuit au OKAHANDJA COUNTRY HOTEL
15/09 WINDHOEK – départ à 20 HEURES par AIR NAMIBIA.
Certains verront très certainement que le 1er et les 2 derniers jours auraient pu être plus denses, mais nous sommes des gens du SUD, nous prenons notre temps….c’est les vacances…
Je n’aime guère réserver les hébergements à l’avance, mais j’ai dû m’y résoudre pour la plus grande partie, j’avais toutefois laissé libre, les 31/08-01/09-02/09 ainsi que le 14/09, car nous avions pu constater l’année dernière que dans les villes, (enfin ville….) il y a toujours de la place dans les hôtels.
Tous les autres hébergements ont été réservés par le biais de MADIZA TOURS, mais selon mes propres choix. D’une part afin d’éviter de donner mon numéro de carte bleue à tout va, et d’autre part pour l’intérêt d’avoir un correspondant sur place en cas de problème
Bon contact et réponses rapides, aucun problèmes avec les réservations tout était parfait.
Par ailleurs, je confirme qu’il ne revient pas plus cher de réserver par le biais d’une agence locale.
Pour le véhicule, nous avions loué un 4X4 TOYOTA HILUX Double CAB équipe camping
Pourquoi équipé camping ? nous ne faisons pas de camping… tout d’abord au cas ou nous ne trouvions pas d’hébergements sur les 4 nuits non réservées, et d’autre part en cas de pépin qui nous empêche d’arriver avant la nuit à l’ hébergement suivant, par ailleurs, prix moins élevé et consommation moindre que le 4X4 non équipés mais plus luxueux….
Véhicule loué chez ODISSEY CAR HIRE , que je recommande particulièrement, véhicule en excellent état, , pneus neuf, 2 roues de secours, compresseur, etc… Nous n’avons même pas eu une crevaison.
Nous avons parcouru 4600 KM – le gaz oil est à un peu moins de 1 NS le Litre donc grosso modo entre 450 et 500 NS au total, (je n’ai pas tenu le compte exact, mais le véhicule consommait 10L au 100KM la plupart du temps)
Concernant les hébergements j’avais fait un mix, afin de sortir un prix moyen qui ne soit pas délirant.
Cela allait de 600 NS la nuit à 2510 NS la nuit (EPUPA)
Pour un total de 24.437 NS - 18 nuits - (7 nuits étaient en demi pension, touts les autres en BB)
Une mention spéciale pour LONDINIGI à WINDHOEK, outre l’accueil extra, le rapport qualité prix est exceptionnel.
Nous avons été surpris car les hébergements n’étaient pas complets, loin de là, même à PALMWAG, et encore plus à EPUPA, ou la première nuit nous étions 3 couples et la 2ème seulement 2 couples (pour 8 tentes) alors que lors de la réservation en janvier dernier, nous étions en liste d’attente…
Ceci posé,
La suite à venir étape par étape
Circuit combiné Namibie-Botswana: votre avis? English translation pending
Bonjour,
je commence à m'intéresser à un voyage en Namibie.
A la lecture des posts, il semble être nécessaire de réserver longtemps à l'avance (de l'ordre d'une année ?)
D'autant que de faire une petite extension au Botswana me tente bien.
J'aurai sûrement une foule de renseignements à collecter avant, les participants à ce forum n'en sont pas avares, et je les remercie par avance du temps qu'ils y passeront
Dans un premier temps, il y a l'établissement du circuit et des points d'intérêts.
Le premier frein: c'est le budget... qui va définir la durée, je pars sur 3 bonnes semaines
J'ai vu ce circuit chez un T.O. (bien noté par les forumistes):
Windhoek / Amani lodge
Sesriem / désert Homestead
Sossuvlei / désert Namib lodge
Walvis Bay / Lagon lodge
Walvis Bay / Lagon lodge
Brandberg / White Lady lodge
Damaraland / Grootberg lodge
Damaraland / Grootberg lodge
Etosha / Okaukuego
Etosha / Namutoni
Rundu / Hakusembe river lodge
Kasane / Chobe Safari lodge
Chobe / chobe safari lodge
Chobe / chobe safari lodge
Victoria falls / chobe safari lodge
Nata / Nata lodge
Maun / Crocodile Camp
Delta de l'Okakavango / Crocodile Camp
Ghanzi / Dque Qare game
Windhoek / Londiningi / guesthouse
Quelques activités sont prévues, on en reparlera, dans un premier temps, j'aimerai connaître vos avis de spécialistes et vos suggestions. A quelle époque vaut-il mieux le faire ? (j'envisageai sept/ oct) Quel type de véhicule ? Ce voyage sera le dernier "grand voyage" que nous ferons, c'est pourquoi je voudrai essayer de le réaliser au mieux.
Cordialement
Quelques activités sont prévues, on en reparlera, dans un premier temps, j'aimerai connaître vos avis de spécialistes et vos suggestions. A quelle époque vaut-il mieux le faire ? (j'envisageai sept/ oct) Quel type de véhicule ? Ce voyage sera le dernier "grand voyage" que nous ferons, c'est pourquoi je voudrai essayer de le réaliser au mieux.
Cordialement
Projet d'un mois en Namibie et au Botswana en septembre 2009 English translation pending
Bonjour,
Après de nombreux mois de lectures assidues du forum, de potassage de guides, de consultations diverses, j'ai fini par acoucher d'un projet que je souhaite maintenant soumettre à la sagacité du forum. Nous partons à 2 en amoureux, je compte louer un 4x4 genre hilux simple cabine.
Les "?" marquent des hésitations sur les lieux de dodo ou autres. Les km sont mis à la louche.
Jour 0 : Paris -> Londres Jour 1 : arrivée Windhoek, Windhoek Longiningi B&B Jour 2 : Windhoek -> Mariental 260 km, Camp. Kalahari Anib Lodge Jour 3 : Mariental -> Keetmanshoop 230 km, Camp. Quivertree Forest Restcamp Jour 4 : Keetmanshoop -> Fish River Canyon 250 km, ? Jour 5 : Fish River Canyon -> Namtib Biosphere reserve (Nord Aus), Camping Jour 6 : Namtib Biosphere Reserve ->Tok Tokkie 140 km, nuit désert Jour 7 : Journée trail Jour 8 : 3ème jour trail/ -> Sesriem 110km, Camp. Sesriem Campsite Jour 9 : Sossusvlei 200km, Camp. Sesriem Campsite Jour 10 : Sesriem -> Walvis Bay/Swakopmund 250km, Welwitschia drive ?, fruits de mer ?, ? Jour 11 : Walvis Bay/Swakopmund -> Spitzkope 160 km, Cape Cross ?, D1918 ? Jour 12 : Spizkope -> région Twyfelfontein 240 km, ? Jour 13 : région Twyfelfontein -> région Kamanjab 250 km, Rustig Toko ?, Cheetah Farm Kamanjab ? Jour 14 : région Kamanjab -> Etosha 200km, Camp. Okaukuejo Jour 15 : Etosha / Okaukuejo -> Halali 100km, Camp. Halali Jour 16 : Etosha / Halali -> Namutoni 100km, Camp. Namutoni Jour 17 : Etosha / Namutoni -> Grootfontein/ Roys's C. 220km, Camp. ou dur a Roy's Camp. Jour 18 : Grootfontein/ Roy's C. ->Divindu 460km, Camp. N'Gépi ? Jour 19 : mokoro et réserve Mahango, Camp. N'Gépi ? Jour 20 : N'Gépi -> Kasane 450 km, Chobe River Lodge ? Jour 21 : Kasane, Croisière sur le Chobe Jour 22 : Kasane, Départ pour la Zambie/ Chutes Victoria (taxi ou transport collectif), ? Jour 23 : petit déjeuner en haut des chutes ?, Retour à Kasane, Chobe river lodge ? Jour 24 : Kasane -> Ihaha camp. Jour 25 : Ihaha Camp. ->Savuti Jour 26 : Savuti -> Kwhai, Mboma Camp. ? Jour 27 : 1) Kwhai, Mboma Camp. -> 3rd bridge ou 2) trip mokoro sur avec nuit sur ile depuis Mboma Camp. Jour 28 : 1) 3rd bridge -> Maun ou 2) Kwhai/ Mboma Camp. -> Maun Jour 29 : Maun-> Windhoek, Longiningi B&B, fondue Bushmen le soir ? Jour 30 : Windhoek -> Paris
Je suis preneurs de tous les commentaires que vous pourrez avoir, en particulier s'il y a des manques criants et cruciaux, des redondances ou des longueurs, des choses un peu trop ambitieuses... Par avance merci, et merci aussi à ceux qui m'ont déjà aidé et aider à décider de certaines grandes lignes de ce voyage !
Amicalement,
Après de nombreux mois de lectures assidues du forum, de potassage de guides, de consultations diverses, j'ai fini par acoucher d'un projet que je souhaite maintenant soumettre à la sagacité du forum. Nous partons à 2 en amoureux, je compte louer un 4x4 genre hilux simple cabine.
Les "?" marquent des hésitations sur les lieux de dodo ou autres. Les km sont mis à la louche.
Jour 0 : Paris -> Londres Jour 1 : arrivée Windhoek, Windhoek Longiningi B&B Jour 2 : Windhoek -> Mariental 260 km, Camp. Kalahari Anib Lodge Jour 3 : Mariental -> Keetmanshoop 230 km, Camp. Quivertree Forest Restcamp Jour 4 : Keetmanshoop -> Fish River Canyon 250 km, ? Jour 5 : Fish River Canyon -> Namtib Biosphere reserve (Nord Aus), Camping Jour 6 : Namtib Biosphere Reserve ->Tok Tokkie 140 km, nuit désert Jour 7 : Journée trail Jour 8 : 3ème jour trail/ -> Sesriem 110km, Camp. Sesriem Campsite Jour 9 : Sossusvlei 200km, Camp. Sesriem Campsite Jour 10 : Sesriem -> Walvis Bay/Swakopmund 250km, Welwitschia drive ?, fruits de mer ?, ? Jour 11 : Walvis Bay/Swakopmund -> Spitzkope 160 km, Cape Cross ?, D1918 ? Jour 12 : Spizkope -> région Twyfelfontein 240 km, ? Jour 13 : région Twyfelfontein -> région Kamanjab 250 km, Rustig Toko ?, Cheetah Farm Kamanjab ? Jour 14 : région Kamanjab -> Etosha 200km, Camp. Okaukuejo Jour 15 : Etosha / Okaukuejo -> Halali 100km, Camp. Halali Jour 16 : Etosha / Halali -> Namutoni 100km, Camp. Namutoni Jour 17 : Etosha / Namutoni -> Grootfontein/ Roys's C. 220km, Camp. ou dur a Roy's Camp. Jour 18 : Grootfontein/ Roy's C. ->Divindu 460km, Camp. N'Gépi ? Jour 19 : mokoro et réserve Mahango, Camp. N'Gépi ? Jour 20 : N'Gépi -> Kasane 450 km, Chobe River Lodge ? Jour 21 : Kasane, Croisière sur le Chobe Jour 22 : Kasane, Départ pour la Zambie/ Chutes Victoria (taxi ou transport collectif), ? Jour 23 : petit déjeuner en haut des chutes ?, Retour à Kasane, Chobe river lodge ? Jour 24 : Kasane -> Ihaha camp. Jour 25 : Ihaha Camp. ->Savuti Jour 26 : Savuti -> Kwhai, Mboma Camp. ? Jour 27 : 1) Kwhai, Mboma Camp. -> 3rd bridge ou 2) trip mokoro sur avec nuit sur ile depuis Mboma Camp. Jour 28 : 1) 3rd bridge -> Maun ou 2) Kwhai/ Mboma Camp. -> Maun Jour 29 : Maun-> Windhoek, Longiningi B&B, fondue Bushmen le soir ? Jour 30 : Windhoek -> Paris
Je suis preneurs de tous les commentaires que vous pourrez avoir, en particulier s'il y a des manques criants et cruciaux, des redondances ou des longueurs, des choses un peu trop ambitieuses... Par avance merci, et merci aussi à ceux qui m'ont déjà aidé et aider à décider de certaines grandes lignes de ce voyage !
Amicalement,
La Namibie (et environs) des piafous English translation pending
Bonjour à tous,
Je n'avais pas encore partagé sur Voyage Forum un de nos safaris à orientation piafoulogique. (Piafoulogique, car beaucoup de nos safaris, comme beaucoup dans nos safaris, sont orientés vers la gent ailée, même si perso myself pour ma part je ne crache pas sur un lycaon ou un guépard ou...)
C'est donc avec un plaisir que j'espère vous faire partager que je vais vous montrer quelques-unes des photos d'oiseaux que nous avons faites en Namibie, ma blonde et moi. J'ai adopté une présentation par ordre alphabétique, une sorte de catalogue succinct des emplumés namibiens. Succinct car nous n'avons de photos (montrables ou à peu près) que de 139 espèces namibiennes (plus 24 au Botswana et Zimbabwe), même pas le quart de l'avifaune namibienne (687 espèces d'après Avibase). Et aussi 34 espèces de mammifères, dont il ne sera pas question ici (à 4 ou 5 photos près dans le pavé ci-dessous).

Amitiés à tous et bises aux autres
BL
PS : pour ceux qui seraient intéressés par des détails sur notre voyage, je les renvoie à notre carnet de voyage sur Wilipi. Nous avons voyagé "pépère" avec un guide-chauffeur (l'excellent Olivier), avec un circuit organisé (par Namvic) qui nous a conduits de Windhoek à Victoria Falls.

PS' : et pour ceux qui se demandent "mais pourquoi tant d'ailes", j'ai essayé de répondre à la question finalo-fondamentale "Et les piafous dans tout ça ?" dans une page de safari-tanzanie.net "Photographier des oiseaux en safari ... Pourquoi ? Où ? Lesquels ? Comment ?"
PS '' : et enfin d'enfin, l'index des espèces namibiennes (et assimilées) photographiées
Je n'avais pas encore partagé sur Voyage Forum un de nos safaris à orientation piafoulogique. (Piafoulogique, car beaucoup de nos safaris, comme beaucoup dans nos safaris, sont orientés vers la gent ailée, même si perso myself pour ma part je ne crache pas sur un lycaon ou un guépard ou...)
C'est donc avec un plaisir que j'espère vous faire partager que je vais vous montrer quelques-unes des photos d'oiseaux que nous avons faites en Namibie, ma blonde et moi. J'ai adopté une présentation par ordre alphabétique, une sorte de catalogue succinct des emplumés namibiens. Succinct car nous n'avons de photos (montrables ou à peu près) que de 139 espèces namibiennes (plus 24 au Botswana et Zimbabwe), même pas le quart de l'avifaune namibienne (687 espèces d'après Avibase). Et aussi 34 espèces de mammifères, dont il ne sera pas question ici (à 4 ou 5 photos près dans le pavé ci-dessous).

Amitiés à tous et bises aux autres
BL
PS : pour ceux qui seraient intéressés par des détails sur notre voyage, je les renvoie à notre carnet de voyage sur Wilipi. Nous avons voyagé "pépère" avec un guide-chauffeur (l'excellent Olivier), avec un circuit organisé (par Namvic) qui nous a conduits de Windhoek à Victoria Falls.

PS' : et pour ceux qui se demandent "mais pourquoi tant d'ailes", j'ai essayé de répondre à la question finalo-fondamentale "Et les piafous dans tout ça ?" dans une page de safari-tanzanie.net "Photographier des oiseaux en safari ... Pourquoi ? Où ? Lesquels ? Comment ?"
PS '' : et enfin d'enfin, l'index des espèces namibiennes (et assimilées) photographiées
Vingt quatre jours en Namibie (premier voyage africain) English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
après plusieurs années de réflexion et d'hésitation, de voyages magnifiques en Asie ou en Amérique, nous nous sommes enfin décidés pour le continent africain et la Namibie. Ce pays nous fait rêver de longue date déjà et voilà maintenant plusieurs mois que nous avons booké nos billets et nos premiers lodges. Comme il s'agit d'un tout premier voyage, aussi bien en Afrique qu'en Namibie, nous resterons assez classique. Je sais que les forums regorgent d'informations sur ce beau pays, mais je voulais simplement partager notre itinéraire avec vous et nous sommes preneurs d'informations concernant les "MUST DO" et "MUST SEE".
Nous voyagerons avec un 4x4 Double Cab avec deux tentes sur le toit, même si nous passerons la plupart de nos nuitées en lodges et seulement 4 ou 5 nuits en campsite/camping.
Voici donc l'itinéraire :
Samedi 25.08 : Arrivée vers 15:00 à Windhoek Airport. On récupère le 4x4, irons faire quelques achats et dormirons sur Windhoek. Nous avons réfléchi longuement si nous enchaînions directement sur le trajet pour rejoindre le Kalahari mais après 3 avions et plus de 20 heures de vadrouille, ce n'était peut-être pas raisonnable (vol FRA-CDG + CDG-JNB + JNB-WDH). La nuitée à Windhoek n'est pas encore bookée , un endroit sympa à nous conseiller avec parking pour garer le 4x4 ?
Dimanche 26.08 : Départ pour Marienthal et rejoindre Hoachanas ou nous logerons au Kalahari Auob Camp Luxury Tent. Vaut-il mieux prendre la C15 ou prendre la 81 ? Il faut visiblement 2:45 de route, donc nous aurons encore une grosse bonne partie de l'après-midi sur place. Balade dans les dunes du Kalahari, observation des oiseaux, et le ciel étoilé une fois la nuit installée. D'autres idèes ?
Lundi 27.08: Direction Keetmanshoop dans la matinée, 350km et 3:30 de route (si on se fit à Google Maps). Nous voulons aller voir cette fameuse Quivertree Forest. Nous logerons au Quiver Inn Guesthouse. D'autres choses à faire dans les parages ?
Mardi 28.08: Direction Fish River Canyon (150km et 2:00 de route) où nous passerons 2 nuits au Gondwana Canyon Village. Au programme: Quelques balades, Canyon Drive et coucher de soleil sur la Canyon. Randos ou suggestions? Je sais qu'il est interdit de descendre en solo dans le canyon, suite à un récent grave accident. Les randos organisées se font sur 3 à 5 jours, donc impossible pour nous. Possibilité aussi de rejoindre Ais Richtersveld Transfrontier Park pour kayak ou rafting, mais aussi les sources chaudes de Ai Ais Hot Springs. Et biensûr, photos au lever et coucher de soleil indispensable.
Mercredi 29.08: Fish River - 2ème jour
Jeudi 30.08: Direction Aus (290 km et 3:20 de route) avec nos 2 premières nuitées en camping au Klein Aus Vista Desert Horse Camping. Ces deux jours seront consacrés à Aus, Lüderitz, Tirasberge, chevaux sauvage, je pense qu'il y a de quoi faire et voir dans cette région.
Vendredi 31.08 : 2ème jour sur Aus
Samedi 01.09: Direction Sesriem et les dunes (près de 5:00 de route et 350 à 380 km). Nous passerons 2 nuitées au Sossusvlei Lodge. Quelle route nous conseillez-vous ? Ces 2 jours seront consacrés aux dunes bien évidemment et au Namib-Naukluft Parc. Preneurs d'idées... et je sais qu'il y a pas mal d'activités de proposées alors que choisir ?
Dimanche 02.09: Sesriem - 2ème jour. Tour en Ballon à l’aube.
Lundi 03.09 : Direction Solitaire (83 km et 1:10 de route). Une nuitée au Solitaire Desert Farm Camping. Sur place: rando, guepards, VTT.
Mardi 04.09 : Direction Swakopmund (260 km et 3:20 de route) via la C14 puis C28 pour halte à Bloodkoppie puis Moon Land Valley et la Welwitschia Plaines. Nuitée au Namib Guesthouse de Swakopmund.
Mercredi 05.09 : Direction Spitzkoppe (180 km et 2:30 de route via la B2). Nuitée au Campsite de Spitzkoppe.Natural Bridge, Lever et coucher de soleil, balades, peintures rupestres des Bushmens. D’autres choses à ne pas manquer ?
Jeudi 06.09 : Direction Brandberg (130 km et 2:00 de route). Nuitée au Brandberg White Lady Lodge. Elephant drive, randos, fresques. Quelques tips ?
Vendredi 07.09 : Direction Grootberg. Passage par Twyvelfontein. (250 km et 4:00 de route). Randos, Grootberg mount. Palmwag Concession.
Samedi 08.09 : 2ème jour sur Grootberg.
Dimanche 09.09 : Nous allons rejoindre Outjo et Sasa Safari Camp ou nous passerons une nuit. Un stop est prévu sur la route à Vingerklip.
Lundi 10.09 : Trajet (280 km et 4:00 de route) pour rallier notre lodge dans Etosha. Le Etosha Aoba Lodge. Nous passerons 2 nuitées dans Etosha. Bien évidemment, le programme est évident : animaux, animaux et animaux…
Mardi 11.09 : 2ème jour dans Etosha
Mercredi 12.09 : Nous partons pour Waterberg (315 km et 4:00 de route) où nous passerons une nuitée au Waterberg Wilderness Campsite. Rhino drive - rhino tracking, rando.
Jeudi 13.09 : Direction Döbra (290 km et 3:00 de route) ou nous passerons 2 nuitées pour nous reposer, au Immanuel Lodge. Au programme, farniente, piscine et peut-être encore quelques randonnées dans les parages.
Vendredi 14.09 : 2ème jour au Immanuel Lodge
Samedi 15.09 : Nous repartons sur Windhoek où nous rendrons le véhicule. Après-midi shopping et visite.
Dimanche 16.09 : 2ème et dernier jour sur la capitale consacré à la ville et aux derniers achats et souvenirs. Quelques suggestions ?
Lundi 17.09 : Jour du départ pour rejoindre l’Europe via JNB et CDG. Arrivée à Francfort le mardi 18.09 au matin.
Nous sommes preneurs de conseils, recommandations, suggestions, etc etc… Merci amis voyageurs !
après plusieurs années de réflexion et d'hésitation, de voyages magnifiques en Asie ou en Amérique, nous nous sommes enfin décidés pour le continent africain et la Namibie. Ce pays nous fait rêver de longue date déjà et voilà maintenant plusieurs mois que nous avons booké nos billets et nos premiers lodges. Comme il s'agit d'un tout premier voyage, aussi bien en Afrique qu'en Namibie, nous resterons assez classique. Je sais que les forums regorgent d'informations sur ce beau pays, mais je voulais simplement partager notre itinéraire avec vous et nous sommes preneurs d'informations concernant les "MUST DO" et "MUST SEE".
Nous voyagerons avec un 4x4 Double Cab avec deux tentes sur le toit, même si nous passerons la plupart de nos nuitées en lodges et seulement 4 ou 5 nuits en campsite/camping.
Voici donc l'itinéraire :
Samedi 25.08 : Arrivée vers 15:00 à Windhoek Airport. On récupère le 4x4, irons faire quelques achats et dormirons sur Windhoek. Nous avons réfléchi longuement si nous enchaînions directement sur le trajet pour rejoindre le Kalahari mais après 3 avions et plus de 20 heures de vadrouille, ce n'était peut-être pas raisonnable (vol FRA-CDG + CDG-JNB + JNB-WDH). La nuitée à Windhoek n'est pas encore bookée , un endroit sympa à nous conseiller avec parking pour garer le 4x4 ?
Dimanche 26.08 : Départ pour Marienthal et rejoindre Hoachanas ou nous logerons au Kalahari Auob Camp Luxury Tent. Vaut-il mieux prendre la C15 ou prendre la 81 ? Il faut visiblement 2:45 de route, donc nous aurons encore une grosse bonne partie de l'après-midi sur place. Balade dans les dunes du Kalahari, observation des oiseaux, et le ciel étoilé une fois la nuit installée. D'autres idèes ?
Lundi 27.08: Direction Keetmanshoop dans la matinée, 350km et 3:30 de route (si on se fit à Google Maps). Nous voulons aller voir cette fameuse Quivertree Forest. Nous logerons au Quiver Inn Guesthouse. D'autres choses à faire dans les parages ?
Mardi 28.08: Direction Fish River Canyon (150km et 2:00 de route) où nous passerons 2 nuits au Gondwana Canyon Village. Au programme: Quelques balades, Canyon Drive et coucher de soleil sur la Canyon. Randos ou suggestions? Je sais qu'il est interdit de descendre en solo dans le canyon, suite à un récent grave accident. Les randos organisées se font sur 3 à 5 jours, donc impossible pour nous. Possibilité aussi de rejoindre Ais Richtersveld Transfrontier Park pour kayak ou rafting, mais aussi les sources chaudes de Ai Ais Hot Springs. Et biensûr, photos au lever et coucher de soleil indispensable.
Mercredi 29.08: Fish River - 2ème jour
Jeudi 30.08: Direction Aus (290 km et 3:20 de route) avec nos 2 premières nuitées en camping au Klein Aus Vista Desert Horse Camping. Ces deux jours seront consacrés à Aus, Lüderitz, Tirasberge, chevaux sauvage, je pense qu'il y a de quoi faire et voir dans cette région.
Vendredi 31.08 : 2ème jour sur Aus
Samedi 01.09: Direction Sesriem et les dunes (près de 5:00 de route et 350 à 380 km). Nous passerons 2 nuitées au Sossusvlei Lodge. Quelle route nous conseillez-vous ? Ces 2 jours seront consacrés aux dunes bien évidemment et au Namib-Naukluft Parc. Preneurs d'idées... et je sais qu'il y a pas mal d'activités de proposées alors que choisir ?
Dimanche 02.09: Sesriem - 2ème jour. Tour en Ballon à l’aube.
Lundi 03.09 : Direction Solitaire (83 km et 1:10 de route). Une nuitée au Solitaire Desert Farm Camping. Sur place: rando, guepards, VTT.
Mardi 04.09 : Direction Swakopmund (260 km et 3:20 de route) via la C14 puis C28 pour halte à Bloodkoppie puis Moon Land Valley et la Welwitschia Plaines. Nuitée au Namib Guesthouse de Swakopmund.
Mercredi 05.09 : Direction Spitzkoppe (180 km et 2:30 de route via la B2). Nuitée au Campsite de Spitzkoppe.Natural Bridge, Lever et coucher de soleil, balades, peintures rupestres des Bushmens. D’autres choses à ne pas manquer ?
Jeudi 06.09 : Direction Brandberg (130 km et 2:00 de route). Nuitée au Brandberg White Lady Lodge. Elephant drive, randos, fresques. Quelques tips ?
Vendredi 07.09 : Direction Grootberg. Passage par Twyvelfontein. (250 km et 4:00 de route). Randos, Grootberg mount. Palmwag Concession.
Samedi 08.09 : 2ème jour sur Grootberg.
Dimanche 09.09 : Nous allons rejoindre Outjo et Sasa Safari Camp ou nous passerons une nuit. Un stop est prévu sur la route à Vingerklip.
Lundi 10.09 : Trajet (280 km et 4:00 de route) pour rallier notre lodge dans Etosha. Le Etosha Aoba Lodge. Nous passerons 2 nuitées dans Etosha. Bien évidemment, le programme est évident : animaux, animaux et animaux…
Mardi 11.09 : 2ème jour dans Etosha
Mercredi 12.09 : Nous partons pour Waterberg (315 km et 4:00 de route) où nous passerons une nuitée au Waterberg Wilderness Campsite. Rhino drive - rhino tracking, rando.
Jeudi 13.09 : Direction Döbra (290 km et 3:00 de route) ou nous passerons 2 nuitées pour nous reposer, au Immanuel Lodge. Au programme, farniente, piscine et peut-être encore quelques randonnées dans les parages.
Vendredi 14.09 : 2ème jour au Immanuel Lodge
Samedi 15.09 : Nous repartons sur Windhoek où nous rendrons le véhicule. Après-midi shopping et visite.
Dimanche 16.09 : 2ème et dernier jour sur la capitale consacré à la ville et aux derniers achats et souvenirs. Quelques suggestions ?
Lundi 17.09 : Jour du départ pour rejoindre l’Europe via JNB et CDG. Arrivée à Francfort le mardi 18.09 au matin.
Nous sommes preneurs de conseils, recommandations, suggestions, etc etc… Merci amis voyageurs !
Baleines, manchots, lions, éléphants... Cape Town et la Namibie English translation pending
Bonjour à tous,
Après notre magnifique voyage en juin-juillet 2016, nous avions qu’une envie, revenir en Afrique Australe.🙂 Nous voulions découvrir la région de Cape Town et son fameux Cap de Bonne-Espérance. Mes parents ayant envie de nous accompagner, il a fallu adapter l’itinéraire prévu. Mes parents ne pouvant marcher pendant des heures, nous avons enlevé le Cederberg de notre itinéraire. Ils souhaitaient ardemment voir des animaux, surtout des éléphants, nous avons donc décidé d’intégrer le Kruger ou Etosha. Le choix a été vite fait, la Namibie nous manquait tant.
Nous sommes de nouveau passés par Tourmaline pour les réservations des voitures, Lodges et Guest Houses. Comme en 2016, ils ont été très réactifs et de bon conseil. Les réservations ont été faites une année à l’avance, mais il fallait déjà inverser certaines étapes et adapter le trajet. En effet, De Hoop était complet à nos dates, pareil pour le Cliff Lodge. En Namibie, il était tout simplement impossible d’avoir deux nuits de suite à Okaukuejo.
Nous avons acheté les billets d’avion au mois de novembre. Pour l’aller, un vol direct de Zurich à Cape Town avec Edelweiss et pour le retour un vol de Windhoek à Zurich avec SSA et Swiss, via Johannesburg. Un peu plus tard, nous avons réservé le vol de Cape Town à Windhoek avec Air Namibia.
Notre itinéraire :
05.10. Départ 06.10. Cape Town, Fullham Lodge 07.10. Cape Town, Fullham Lodge 08.10. Cape Town, Fullham Lodge 09.10. Cape Town, Fullham Lodge 10.10. De Hoop, De Hoop Collection 11.10. De Kelders, Cliff Lodge 12.10. De Kelders, Cliff Lodge 13.10. Stellenbosch, L’Avenir Country Lodge 14.10. Windhoek, Windhoek Gardens Guest House 15.10. Etosha, Okaukuejo 16.10. Etosha, Halali 17.10. Etosha, Okaukuejo 18.10. Etosha, Onguma Bush Camp 19.10. Okonjima, Okonjima Bush Camp Chalets 20.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 21.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 22.10. Départ
Un grand merci à toutes les personnes qui ont écrit les nombreux carnets que j’ai lus lors de la préparation du voyage. Merci à Michel pour le conseil de monter sur le Lions Head.🙂
Après notre magnifique voyage en juin-juillet 2016, nous avions qu’une envie, revenir en Afrique Australe.🙂 Nous voulions découvrir la région de Cape Town et son fameux Cap de Bonne-Espérance. Mes parents ayant envie de nous accompagner, il a fallu adapter l’itinéraire prévu. Mes parents ne pouvant marcher pendant des heures, nous avons enlevé le Cederberg de notre itinéraire. Ils souhaitaient ardemment voir des animaux, surtout des éléphants, nous avons donc décidé d’intégrer le Kruger ou Etosha. Le choix a été vite fait, la Namibie nous manquait tant.
Nous sommes de nouveau passés par Tourmaline pour les réservations des voitures, Lodges et Guest Houses. Comme en 2016, ils ont été très réactifs et de bon conseil. Les réservations ont été faites une année à l’avance, mais il fallait déjà inverser certaines étapes et adapter le trajet. En effet, De Hoop était complet à nos dates, pareil pour le Cliff Lodge. En Namibie, il était tout simplement impossible d’avoir deux nuits de suite à Okaukuejo.
Nous avons acheté les billets d’avion au mois de novembre. Pour l’aller, un vol direct de Zurich à Cape Town avec Edelweiss et pour le retour un vol de Windhoek à Zurich avec SSA et Swiss, via Johannesburg. Un peu plus tard, nous avons réservé le vol de Cape Town à Windhoek avec Air Namibia.
Notre itinéraire :
05.10. Départ 06.10. Cape Town, Fullham Lodge 07.10. Cape Town, Fullham Lodge 08.10. Cape Town, Fullham Lodge 09.10. Cape Town, Fullham Lodge 10.10. De Hoop, De Hoop Collection 11.10. De Kelders, Cliff Lodge 12.10. De Kelders, Cliff Lodge 13.10. Stellenbosch, L’Avenir Country Lodge 14.10. Windhoek, Windhoek Gardens Guest House 15.10. Etosha, Okaukuejo 16.10. Etosha, Halali 17.10. Etosha, Okaukuejo 18.10. Etosha, Onguma Bush Camp 19.10. Okonjima, Okonjima Bush Camp Chalets 20.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 21.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 22.10. Départ
Un grand merci à toutes les personnes qui ont écrit les nombreux carnets que j’ai lus lors de la préparation du voyage. Merci à Michel pour le conseil de monter sur le Lions Head.🙂
Voyage de 3 semaines en Namibie en septembre 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en pleine préparation de notre futur voyage d'environ 3 semaines en Namibie qui aura lieu en septembre 2016, et aurais besoin de vos avis sur notre itinéraire (très difficile à construire car il y a tellement de choses à découvrir...)
Tout d'abord, petite présentation... Nous sommes un couple d'une trentaine d'années vivant en France et ce sera notre premier voyage sur le continent africain. Nous aimons la marche à pied, et attendons de ce voyage de découvrir tous les nombreux animaux possibles, les paysages époustouflants... Nous ne voulons pas forcément faire d'activités organisées, et préférons être autonomes. De plus, nous voyagerons avec un budget un peu serré...
Pour notre façon de voyager, nous louerons une petite berline (polo vivo) et aurons une tente au sol. Nous prévoyons donc l'essentiel de nos nuits en camping et quelques unes en dur pour se requinquer...
Voici l'itinéraire en "gros" : nous avons déjà réserver les nuits à Sesriem et Etosha.
Windhoek Mariental Quivertree forest ? Fish River canyon ? (sachant que nous ne ferons pas la grande rando sur 5 jours et que ça rajoute pas mal de route) Luderitz Sossusleiv/Sesriem (2 nuits dont 1 dans le parc) Kuiseb canyon ? Swakopmund ? (sachant que nous ne sommes pas intéressés par les sports nautiques) Brandberg Palmwag (2nuits) Etosha (4jours dont 1 nuit à OLifantstrus et 2 à Okaukuejo) Waterberg (2 nuits) Okonjima Windhoek
Que pensez-vous de cet itinéraire en 3 semaines ? Sachant qu'on voudrait privilégier les endroits où il est possible de randonner... Nous ne savons pas trop s'il y a besoin de tout réserver : vu que ce sera la saison haute, faut-il anticiper ? Tout est-il accessible en berline dans notre circuit ?
J'ai lu que les températures pouvaient être très froides la nuit à certains endroits de la Namibie au mois de septembre, est-ce tenable en tente quand-même (en s'équipant bien sûr) ?
Nous aurions beaucoup aimé faire une escapade à cheval : certains d'entre vous ont-ils eu ce type d'expérience ?
Et enfin, nous avons un dilemme pour le soir de notre arrivée... Notre avion arrive vers 21h à Windhoek... Du coup, nous dormirons à Windhoek (Cardboard Backpackers ou CHameleon backpackers) mais y aura-t-il des navettes encore à cette heure-ci car nous ne pourrons louer la voiture qu'à partir du lendemain.... D'ailleurs, les tarifs de location de voiture sont moins chers à l'aéroport mais cela vaut-il le coup de retourner à l'aéroport le lendemain ?
Merci beaucoup à tous !
Je suis en pleine préparation de notre futur voyage d'environ 3 semaines en Namibie qui aura lieu en septembre 2016, et aurais besoin de vos avis sur notre itinéraire (très difficile à construire car il y a tellement de choses à découvrir...)
Tout d'abord, petite présentation... Nous sommes un couple d'une trentaine d'années vivant en France et ce sera notre premier voyage sur le continent africain. Nous aimons la marche à pied, et attendons de ce voyage de découvrir tous les nombreux animaux possibles, les paysages époustouflants... Nous ne voulons pas forcément faire d'activités organisées, et préférons être autonomes. De plus, nous voyagerons avec un budget un peu serré...
Pour notre façon de voyager, nous louerons une petite berline (polo vivo) et aurons une tente au sol. Nous prévoyons donc l'essentiel de nos nuits en camping et quelques unes en dur pour se requinquer...
Voici l'itinéraire en "gros" : nous avons déjà réserver les nuits à Sesriem et Etosha.
Windhoek Mariental Quivertree forest ? Fish River canyon ? (sachant que nous ne ferons pas la grande rando sur 5 jours et que ça rajoute pas mal de route) Luderitz Sossusleiv/Sesriem (2 nuits dont 1 dans le parc) Kuiseb canyon ? Swakopmund ? (sachant que nous ne sommes pas intéressés par les sports nautiques) Brandberg Palmwag (2nuits) Etosha (4jours dont 1 nuit à OLifantstrus et 2 à Okaukuejo) Waterberg (2 nuits) Okonjima Windhoek
Que pensez-vous de cet itinéraire en 3 semaines ? Sachant qu'on voudrait privilégier les endroits où il est possible de randonner... Nous ne savons pas trop s'il y a besoin de tout réserver : vu que ce sera la saison haute, faut-il anticiper ? Tout est-il accessible en berline dans notre circuit ?
J'ai lu que les températures pouvaient être très froides la nuit à certains endroits de la Namibie au mois de septembre, est-ce tenable en tente quand-même (en s'équipant bien sûr) ?
Nous aurions beaucoup aimé faire une escapade à cheval : certains d'entre vous ont-ils eu ce type d'expérience ?
Et enfin, nous avons un dilemme pour le soir de notre arrivée... Notre avion arrive vers 21h à Windhoek... Du coup, nous dormirons à Windhoek (Cardboard Backpackers ou CHameleon backpackers) mais y aura-t-il des navettes encore à cette heure-ci car nous ne pourrons louer la voiture qu'à partir du lendemain.... D'ailleurs, les tarifs de location de voiture sont moins chers à l'aéroport mais cela vaut-il le coup de retourner à l'aéroport le lendemain ?
Merci beaucoup à tous !
La Namibie sans parler anglais ou presque English translation pending
Bonjour à tous.
Nous souhaitons aller en Namibie en Aout 2017 (idéalement ) et nous ne voulons pas faire un voyage en groupe .Le hic est que notre anglais est très très basique et nous hésitons à nous lancer seuls sur les pistes .Nous avons fait faire des devis aux agences locales et il s'avére que le budget pour un voyage avec guide privé est hors de portée pour nous .
1) Sans être des baroudeurs , nous avons l'habitude de voyager par nous même .
2)Nous n'avons jamais conduit de 4x4.
3)Nous avons 55 ans et en assez bonne santé .
4)Nous pensons tout de même réserver campings et véhicule par une agence locale francophone
5) Pensez vous qu'il soit inconscient de tenter le coup.
Votre ressenti suite à vos expériences .
Merci par avance aux contributeurs .
Armindo .
Namibie en mai/juin 2016, Nord ou Sud? English translation pending
Bonjour
Je commence à préparer un voyage de 3 semaines en Namibie pour le printemps (mai ou juin, pas encore choisi) et je vais devoir faire un choix d'itinéraire.
Pour un premier et peut-être seul voyage en Namibie, que me conseillez-vous ? plutôt nord ou sud en sachant que ma priorité c'est de voir des animaux . Il y a t'il des lieux ou l'on peut faire un peu de randonnée en Namibie, monter sur des belles dunes ? Par ailleurs, nous sommes 2 et pensons camper A cette période, il y a t'il du monde et est-on obligé de réserver certains campings à l'avance ? Un sac de couchage température confort 0 -5 degré est-il suffisant avec bien sûr les vêtements thermiques et polaires en plus ?
Nous habitons en montagne et avons un 4X4 mais nous recherchons pas à conduire absolument un 4X4 pendant nos vacances ni à faire absolument de la piste. Aussi, j'aimerais savoir si avec un véhicule classique on peut voir l'essentiel de la Namibie compte tenu que notre voyage ne dure que 3 semaines. Et surtout, avec un véhicule classique, peut-on aller dans les endroits ou l'on voit les animaux ?
Tous vos conseils sont les bienvenus.
Je commence à préparer un voyage de 3 semaines en Namibie pour le printemps (mai ou juin, pas encore choisi) et je vais devoir faire un choix d'itinéraire.
Pour un premier et peut-être seul voyage en Namibie, que me conseillez-vous ? plutôt nord ou sud en sachant que ma priorité c'est de voir des animaux . Il y a t'il des lieux ou l'on peut faire un peu de randonnée en Namibie, monter sur des belles dunes ? Par ailleurs, nous sommes 2 et pensons camper A cette période, il y a t'il du monde et est-on obligé de réserver certains campings à l'avance ? Un sac de couchage température confort 0 -5 degré est-il suffisant avec bien sûr les vêtements thermiques et polaires en plus ?
Nous habitons en montagne et avons un 4X4 mais nous recherchons pas à conduire absolument un 4X4 pendant nos vacances ni à faire absolument de la piste. Aussi, j'aimerais savoir si avec un véhicule classique on peut voir l'essentiel de la Namibie compte tenu que notre voyage ne dure que 3 semaines. Et surtout, avec un véhicule classique, peut-on aller dans les endroits ou l'on voit les animaux ?
Tous vos conseils sont les bienvenus.
Impressions de Namibie, Botswana et Zimbabwe English translation pending
Bonsoir,
Nous voici rentrés de 4 magnifiques semaines en NAMIBIE, BOTSWANA et ZWIMBABWE.
Tout s'est bien passé mis à part le retour hier matin en train de Francfort à Bruxelles où mon mari s'est fait volé le sac à dos qui contenait, entre autre, un appareil photo CANON 700d, un zoom 55/250, un grand angle, une tablette et son téléphone portable, sans compte des lunettes de vue et divers chargeurs et batteries.
Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.
Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .
Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !
Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).
L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.
La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.

Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.
Ci-dessus : Zebra crossing
La nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable

Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.
Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :
1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...

2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.
3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !

Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...

Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...
So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.

Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.
Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.

Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.
Les paysages
La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)
Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...

Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)

Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)

D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)


Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....

Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,

journée combiné catamaran + sandwich harbour,
(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)
rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),
(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)
Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...
En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.
Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.
Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...

Celui-ci nous attend l'année prochaine :

Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.
Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .
Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !
Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).
L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.
La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.

Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.
Ci-dessus : Zebra crossingLa nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable

Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.
Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :
1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...

2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.

3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !

Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...

Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...
So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.

Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.
Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.

Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.
Les paysages
La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)
Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...

Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)

Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)

D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)


Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....

Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,

journée combiné catamaran + sandwich harbour,
(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),
(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...
En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.
Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.
Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...

Celui-ci nous attend l'année prochaine :

Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Du KTP au Kaokoland English translation pending

Du KTP au Kaokoland, notre troisième séjour en Afrique Australe avec 4 enfants.
1) Trajet partie Afrique du Sud
2) Trajet partie NamibieQuand nous avons préparé ce voyage, nous avions deux objectifs : visiter le Kgalagadi transfontier park et aller dans le Kaokoland. Notre principal problème, certains s'en souviennent ici, était de trouver un véhicule adapté à notre famille... et trouver le mode d'hébergement idéal. Nous avons fini par nous décider pour deux 4x4 avec tentes de toit et alternance de camping et de logements en dur. En effet, avec 4 enfants, il nous fallait trois tentes, nous avons vite exclu la remorque pour cause de difficultés de conduite, il n'y a pas de camping-car 4x4 pour 6, les rares voitures 4x4 pour 6 personnes ne permettaient pas de ranger toutes nos affaires et surtout obligeaient à avoir une tente au sol... formellement refusé par les enfants et moi-même ! Pour nous sentir à l'aise dans le sable, nous avons effectué un stage 4x4 en région parisienne au mois de juin.
Nous avons construit notre circuit avec départ de Johannesburg, pour lequel nous avons un vol direct depuis Saint Denis deux fois par semaine, et dépôt de la voiture à Windhoek au retour.
Le 25 septembre, A 6h, le taxi est là. Notre avion survole la Réunion cette fois ci.
3) Vue de la RéunionA Johannesburg, nous patientons très longtemps à la douane... puis nous trouvons notre taxi, prenons un peu d'argent au distributeur, une carte de téléphone et nous voilà partis pour le nord de la ville, chez notre joueur Bushtrackers où nous avons loué un Hilux et un Land Cruiser.
4) Le land-cruiser de Raf
5)Mon hiluxNous recevons un accueil chaleureux avec boissons et biscuits et pendant deux heures, nous remplissons les papiers et découvrons les véhicules, leur contenu, le montage des tentes, etc...
Frigos, table, chaises, tout pour cuisiner et caisses vides pour ranger les aliments, draps, serviettes, oreillers, couvertures, couettes dans les gros sacs verts, tout est là.
6)L'intérieur d'un coffre
7) L'autre coffreNous quittons le loueur avant 14h en direction de l'ouest. Je ne suis pas très rassurée au volant de cette grosse Toyota, avec la conduite à gauche. Heureusement, nous ne nous aventurons pas en centre ville et de quatre voies en quatre voies, nous trouvons facilement la route N14. Nous décidons de nous arrêter à Ventersdorp, pour avoir le temps de faire quelques courses et également parce que les loueurs étaient assez pessimistes concernant la qualité des hébergements au delà de cette ville.
La première guest house où nous nous rendons est complète, le personnel nous conseille Mosaïc, un BandB dans une ferme en dehors de la ville.
8) La piscine du B n' BNous y sommes seuls et vraiment bien, nous profitons de la grande piscine. On mange en ville au resto nommé Pompéï qui a brûlé il y a quelques années et en a gardé des traces.
Le 26 septembre, après le petit déjeuner et une discussion avec notre hôte, ancien pharmacien, nous prenons la route à 8h30 pour Witsand, un lieu de dunes de sable blanc au milieu du Kalahari. Dans la région de la mine de fer de Khumani, un énorme nuage rouge envahit tout, même les glissières de sécurité sont rouges de poussière. La route n'est pas folichonne, le paysage est moyen et les villes pas terribles. Heureusement, les 70 derniers km de piste sont plus jolis. A 16h30, nous arrivons à Witsand Kalahari Nature Reserve où nous prenons possession d'un beau chalet en pierre.
9)Le chalet n°5 à WitsandNous allons nous promener dans les dunes blondes.
10) Les dunes de Witsand
11) Les dunes de WitsandPuis nous faisons 5km de voiture et escaladons les roaring sands, des dunes qui "rugissent" dans certaines conditions climatiques (que nous n'aurons pas).
12)roaring sandsNous profitons d'un magnifique coucher de soleil depuis les dunes.
13) roaring sands
14) roaring sands
15)Le paysage alentour
16) roaring sands
17) roaring sandsAu retour, nous croisons une quantité incroyable de lapins dans la lumière des phares.
Nous mangeons dans le chalet qui est très bien équipé.
18)Bonne nuit...Bientôt un visa unique pour la Zambie et le Zimbabwe English translation pending
Afin de favoriser le tourisme, les deux pays envisageraient la mise en place d'un visa commun.
Lire la suite...
Itinéraire 1 mois en Namibie et au Botswana en camping-car avec enfants English translation pending
Bonsoir,
Après avoir reccueilli pas mal d'informations sur ce forum et ailleurs (infos pour lesquelles je remercie tous ceux qui m'ont renseignée), mon projet d'itinéraire pour l'été 2014, du 28 juillet au 30 août, voyage en camping-car classique (déjà loué) en famille, avec 2 enfants de 8 et 10 ans.
Vos avis, commentaires, critiques seront biensûr bienvenus, pour améliorer/optimiser. Sachant qu'on a pas mal d'expérience en camping-car, qu'on veut rester flexibles et que la dévise du voyage est "less is more", c'est à dire ne pas speeder et profiter des lieux visités, ne pas finir les vacances fatigués. Il y a des commentaires/questions pour certaines étapes, vos commentaire seront très appréciés.
Alors voilà:
J1 - lundi 28.07: arrivée à Windhoek tôt le matin depuis Francfort avec Air Namibia; récupération du ccar chez Bobo campers; courses; route vers Roboth (117km), nuit au Lake Oanob resort
J2 - mardi 29.07: route de Reboth à Sesriem, installation au Sesriem Campsite (déjà réservé), coucher de soleil Dune Elim
J3 - mercredi 30.07: matinée à Sossusvlei, apm Sesriem Canyon, nuit Sesriem Campsite
J4 - jeudi 31.07 : (facultatif: Oliver Trail si enfants motivés), piste pour Solitaire, nuit Solitaire bivouac ou Solitaire Country Lodge
J5 - vendredi 1.08 : de Solitaire à Walvis bay via Kuiseb Pass, observation flamants roses à Walvis Bay, nuit Walvis Bay ou Swakopmund Alte Brüke
J6 - samedi 2.08 : tour rapide à Swakopmund et courses (les villes nous intéressent peu et nous ne comptons pas faire l'excursion avec Mola-Mola), puis route Swakopmund - Spitzkoppe, camping Spitzkoppe
J7 – dimanche 3.8 : balade Spitzkoppe le matin (Bushman’s paradise, guidée ou pas), puis piste Switzkoppe – Brandberg, nuit au camping du White Lady
J8 – lundi 4.8 : balade guidée Brandberg, puis piste vers Twyvelfontein. Nuit bivouac sauvage ou Aba-Huab Campsite.
Eventuellement journée supplémentaire dans la vallée de l’Ugab, nuit au camping du Ugab Terrace Lodge ; Vingerklip Lodge n’a pas de camping je crois
J9 – mardi 5.8 : visite peintures rupestres Twyfelfontein et Living Museum of the Damara (ou pas), puis route pour Outjo. Nuit vers Etosha avant Andersson Gate, camping du Toshari Lodge ou Etosha Safari Campsite
J10 mercredi 6.8 : jour de battement (à utiliser avant, à Walvis Bay, au Spitzkoppe ou à Ugab Terrace lodge si envie) ou journée supplémantaire à Etosha (ouest)
J11 jeudi 7.8 : journée autour de Okaukuejo, Etosha. Nuit campsite Okaukuejo ou en dehors du parc (pas de dispo quand nous avons réservé le reste, mais nous ne désespérons pas de trouver quand même)
J12 vendredi 8.8 : Etosha, nuit Halali Rest Camp (déjà réservé)
J13 samedi 9.8 Etosha, nuit Namutoni Rest Camp (déjà réservé)
J14 dimanche 10.8 : Etosha – pistes au nord de Namutoni, puis sortie du parc l’après-midi par Von Lindequist Gate, nuit Sachsenheim Guestfarm
J15 lundi 11.8 : arrêt lac Otjikoto ; Tsumeb (courses, Tsumeb Mining Museum). Route vers Grootfontein puis Rundu (étape longue!), nuit Rundu Hakusembe River Lodge ou Sarasungu River Lodge ou Kaisosi River Lodge
J16 mardi 12.8 : repos au lodge à Rundu, balade bateau sur la rivière
J17 mercredi 13.8 : route de Rundu à Divundu/Bagani, installation au camping du Nunda Lodge à Bagani ou Mahangu Safari Lodge, près de l’entrée du PN - est-ce accessible en ccar???) éventuellement tour en barque sur la rivière
J18, jeudi 14.8: Mahango Game Reserve : Scenic Loop Drive (piste est qui longe l’Okawango), puis passage frontière Botswana, nuit Shakawe River Lodge
J19, vendredi 15.8 : Tsodillo Hills par nos propre moyens ou en excursion puis bateau régulier Sepupa-Seronga et retour ou balade bateau privé( ?) dans le Panhandle, nuit Sepupa ou Etsha (il n'y a apparemment aucun camping qui nous est accessible, pensez-vous que c'est dangereux de rester garés dans la rue et dormir dans le ccar dans un de ces villages ? (en Amérique du Sud nous ne faisions tout le temps!)
J20, samedi 16.8 : route vers Maun. Nuit Maun Audi Camp ou Crocodile Camp
J21, dimanche17.8 : excursion bateau dans le delta de l’Okawango ou game drive en 4x4 à la journée dans Moremi depuis Maun (voir ce qui est possible car bcp d’activités n’acceptement pas les enfants de moins de 12 ans! - est-ce que la résa préalable de ces activités est impérative?), nuit Maun
J22, lundi 18.8 : route Maun – Nata, nuit Nata Lodge ou Elephant Sands, un bush camp plus sauvage, à 51 km nord de Nata (accès en ccar?)
J23, mardi 19.8 : route Nata- Kasane, nuit camping du Chobe Safari Lodge ou du Senyati (je ne compte par réserver à l'avance - erreur?)
J24, mercredi 20.8 : excursions 4x4 et bateau à Chobe Riverfront (2x3h) ; nuit Chobe Safari Lodge
J25, jeudi 21.8 : excursion Victoria Falls, nuit Senyati
J26, vendredi 22.8 & J27, samedi 23.8 : si possible, safari 2j/1n avec agence dans Chobe, avec nuit en rest camp avec tentes fournies pas eux (compter que budget? Peut-on organiser ça en last minute à l'arrivée à Kasane? car je trouve le contact avec les agences à distance TRES difficile)
Si on ne fait pas le Safari de 2 jours à Chobe, on peut faire 1 jour de repos à Senyati puis repartir en Namibie un jour plus tôt.
J28, dimanche 24.8 : route Kasane – passage frontière Namibie - Katima Mulino – Kongola – nuit Namushasha River Lodge ou Camp Kwando
J29, lundi 25.8 : excursion depuis Namushasha en 4x4 dans le PN Mudumu, Lizauli Trad Village, puis route vers Divundu, nuit Nunda Lodge à Bagani
J30, mardi 26.8 : Route Divundu – Rundu – Roy’s Rest Camp 55 km avant Grootfontein (nuit) - (étape longue!)
J31, mercredi 27.8 : route Grootfontein – Otavi – Otjivwarongo, visite Crocodile Farm Otjivwarongo si pas déjà fait, nuit entre Otjiwarongo et Waterberg au Weaver’s Rock Guest Farm
J32, jeudi 28 : excursion au PN Waterberg (rando de 2h sur place), retour et nuit Weaver’s Rock Guest Farm
J33, vendredi 29.8 : route vers Windhoek, nuit Trans Kalahari Inn
J34, samedi 30.8 : remise du camping-car, journée à Windhoek, transfert à l’aéroport et nuit dans l’avion pour Francfort
Désolée c'est un peu long :)
A vos comentaires!
Merci
Corina
Après avoir reccueilli pas mal d'informations sur ce forum et ailleurs (infos pour lesquelles je remercie tous ceux qui m'ont renseignée), mon projet d'itinéraire pour l'été 2014, du 28 juillet au 30 août, voyage en camping-car classique (déjà loué) en famille, avec 2 enfants de 8 et 10 ans.
Vos avis, commentaires, critiques seront biensûr bienvenus, pour améliorer/optimiser. Sachant qu'on a pas mal d'expérience en camping-car, qu'on veut rester flexibles et que la dévise du voyage est "less is more", c'est à dire ne pas speeder et profiter des lieux visités, ne pas finir les vacances fatigués. Il y a des commentaires/questions pour certaines étapes, vos commentaire seront très appréciés.
Alors voilà:
J1 - lundi 28.07: arrivée à Windhoek tôt le matin depuis Francfort avec Air Namibia; récupération du ccar chez Bobo campers; courses; route vers Roboth (117km), nuit au Lake Oanob resort
J2 - mardi 29.07: route de Reboth à Sesriem, installation au Sesriem Campsite (déjà réservé), coucher de soleil Dune Elim
J3 - mercredi 30.07: matinée à Sossusvlei, apm Sesriem Canyon, nuit Sesriem Campsite
J4 - jeudi 31.07 : (facultatif: Oliver Trail si enfants motivés), piste pour Solitaire, nuit Solitaire bivouac ou Solitaire Country Lodge
J5 - vendredi 1.08 : de Solitaire à Walvis bay via Kuiseb Pass, observation flamants roses à Walvis Bay, nuit Walvis Bay ou Swakopmund Alte Brüke
J6 - samedi 2.08 : tour rapide à Swakopmund et courses (les villes nous intéressent peu et nous ne comptons pas faire l'excursion avec Mola-Mola), puis route Swakopmund - Spitzkoppe, camping Spitzkoppe
J7 – dimanche 3.8 : balade Spitzkoppe le matin (Bushman’s paradise, guidée ou pas), puis piste Switzkoppe – Brandberg, nuit au camping du White Lady
J8 – lundi 4.8 : balade guidée Brandberg, puis piste vers Twyvelfontein. Nuit bivouac sauvage ou Aba-Huab Campsite.
Eventuellement journée supplémentaire dans la vallée de l’Ugab, nuit au camping du Ugab Terrace Lodge ; Vingerklip Lodge n’a pas de camping je crois
J9 – mardi 5.8 : visite peintures rupestres Twyfelfontein et Living Museum of the Damara (ou pas), puis route pour Outjo. Nuit vers Etosha avant Andersson Gate, camping du Toshari Lodge ou Etosha Safari Campsite
J10 mercredi 6.8 : jour de battement (à utiliser avant, à Walvis Bay, au Spitzkoppe ou à Ugab Terrace lodge si envie) ou journée supplémantaire à Etosha (ouest)
J11 jeudi 7.8 : journée autour de Okaukuejo, Etosha. Nuit campsite Okaukuejo ou en dehors du parc (pas de dispo quand nous avons réservé le reste, mais nous ne désespérons pas de trouver quand même)
J12 vendredi 8.8 : Etosha, nuit Halali Rest Camp (déjà réservé)
J13 samedi 9.8 Etosha, nuit Namutoni Rest Camp (déjà réservé)
J14 dimanche 10.8 : Etosha – pistes au nord de Namutoni, puis sortie du parc l’après-midi par Von Lindequist Gate, nuit Sachsenheim Guestfarm
J15 lundi 11.8 : arrêt lac Otjikoto ; Tsumeb (courses, Tsumeb Mining Museum). Route vers Grootfontein puis Rundu (étape longue!), nuit Rundu Hakusembe River Lodge ou Sarasungu River Lodge ou Kaisosi River Lodge
J16 mardi 12.8 : repos au lodge à Rundu, balade bateau sur la rivière
J17 mercredi 13.8 : route de Rundu à Divundu/Bagani, installation au camping du Nunda Lodge à Bagani ou Mahangu Safari Lodge, près de l’entrée du PN - est-ce accessible en ccar???) éventuellement tour en barque sur la rivière
J18, jeudi 14.8: Mahango Game Reserve : Scenic Loop Drive (piste est qui longe l’Okawango), puis passage frontière Botswana, nuit Shakawe River Lodge
J19, vendredi 15.8 : Tsodillo Hills par nos propre moyens ou en excursion puis bateau régulier Sepupa-Seronga et retour ou balade bateau privé( ?) dans le Panhandle, nuit Sepupa ou Etsha (il n'y a apparemment aucun camping qui nous est accessible, pensez-vous que c'est dangereux de rester garés dans la rue et dormir dans le ccar dans un de ces villages ? (en Amérique du Sud nous ne faisions tout le temps!)
J20, samedi 16.8 : route vers Maun. Nuit Maun Audi Camp ou Crocodile Camp
J21, dimanche17.8 : excursion bateau dans le delta de l’Okawango ou game drive en 4x4 à la journée dans Moremi depuis Maun (voir ce qui est possible car bcp d’activités n’acceptement pas les enfants de moins de 12 ans! - est-ce que la résa préalable de ces activités est impérative?), nuit Maun
J22, lundi 18.8 : route Maun – Nata, nuit Nata Lodge ou Elephant Sands, un bush camp plus sauvage, à 51 km nord de Nata (accès en ccar?)
J23, mardi 19.8 : route Nata- Kasane, nuit camping du Chobe Safari Lodge ou du Senyati (je ne compte par réserver à l'avance - erreur?)
J24, mercredi 20.8 : excursions 4x4 et bateau à Chobe Riverfront (2x3h) ; nuit Chobe Safari Lodge
J25, jeudi 21.8 : excursion Victoria Falls, nuit Senyati
J26, vendredi 22.8 & J27, samedi 23.8 : si possible, safari 2j/1n avec agence dans Chobe, avec nuit en rest camp avec tentes fournies pas eux (compter que budget? Peut-on organiser ça en last minute à l'arrivée à Kasane? car je trouve le contact avec les agences à distance TRES difficile)
Si on ne fait pas le Safari de 2 jours à Chobe, on peut faire 1 jour de repos à Senyati puis repartir en Namibie un jour plus tôt.
J28, dimanche 24.8 : route Kasane – passage frontière Namibie - Katima Mulino – Kongola – nuit Namushasha River Lodge ou Camp Kwando
J29, lundi 25.8 : excursion depuis Namushasha en 4x4 dans le PN Mudumu, Lizauli Trad Village, puis route vers Divundu, nuit Nunda Lodge à Bagani
J30, mardi 26.8 : Route Divundu – Rundu – Roy’s Rest Camp 55 km avant Grootfontein (nuit) - (étape longue!)
J31, mercredi 27.8 : route Grootfontein – Otavi – Otjivwarongo, visite Crocodile Farm Otjivwarongo si pas déjà fait, nuit entre Otjiwarongo et Waterberg au Weaver’s Rock Guest Farm
J32, jeudi 28 : excursion au PN Waterberg (rando de 2h sur place), retour et nuit Weaver’s Rock Guest Farm
J33, vendredi 29.8 : route vers Windhoek, nuit Trans Kalahari Inn
J34, samedi 30.8 : remise du camping-car, journée à Windhoek, transfert à l’aéroport et nuit dans l’avion pour Francfort
Désolée c'est un peu long :)
A vos comentaires!
Merci
Corina
Namibie, Botswana, Victoria Falls: retour d'expérience pour la préparation English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir largement profité de ce forum pour préparer notre voyage, voici une modeste contribution relatant notre parcours estival de 29 jours en Namibie, Botswana et chutes Victoria. Ce message sera plutôt accès conseils pratiques de préparation, en insistant sur les points qui nous ont posé le plus problème. Je laisse à d'autres le plaisir de décrire les belles choses que l'on peut voir dans la région.
Il s'agit évidemment d'un avis personnel et pas de la vérité absolue. C'est juste "notre" vérité.
1) Type de voyage Pour résumer, nous sommes un couple de trentenaires d'une grande ville de Province. Nous avons loué un 4x4 pour la durée du séjour et avons presque exclusivement campé. Nous avons organisé seuls notre parcours. Nous sommes partis 31 jours pour 29 jours/28 nuits sur place et ce au mois d'août.
2) Le parcours Un parcours assez classique qui comprend la Namibie (à l'exclusion du sud), le nord du Botswana (Panhandle, Moremi, Chobe) pour finir aux chutes Victoria. A noter que nous avons atterri à Windhoek (Namibie) mais avons choisi de repartir depuis Kasane (Botswana) afin de passer plus de temps sur place.
Pour situer un peu le type de voyage, les étapes les plus aventureuses ont été pour nous le parcours Puros-Opuwo par Orupembe et la traversée de Moremi et Chobe en passant par Savuti.
1 départ de France 2 Windhoek / Chameleon backpackers (300 N$) 3 Sesriem / camping NWR (260 N$) 4 Sesriem / camping NWR (260 N$) 5 Mirabib /camping NWR (170 N$) 6 Swakopmund / Lodge Desert Sky (430 N$) 7 Spitzkoppe / camping communautaire Spitzkoppe restcamp (350 N$) 8 Brandberg / Brandberg White Lady Lodge (185 N$) 9 Twyfelfontein / Aba-Huab community campsite (170 N$) 10 Warmquelle / camping Ongongo (140 N$) 11 Puros / camping communautaire (200 N$) 12 Puros / camping communautaire (200 N$) 13 Opuwo / camping du Opuwo Country Hotel (190 N$) 14 Epupa Falls / Epupa Falls Community Campsite (200 N$) 15 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 16 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 17 Parc d'Etosha / camping NWR Okaukuejo (420 N$) 18 Parc d'Etosha / camping NWR Halali (400 N$) 19 Parc d'Etosha / camping NWR Namutoni (420 N$) 20 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 21 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 22 Etsha 13 / Guma Lagoon (248 Pulas) 23 Maun / camping du Sedia hotel (100 Pulas) 24 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 25 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 26 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 27 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 28 Victoria Falls / Victoria falls restcamp & lodges (32 US$) 29 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 30 nuit dans l'avion 31 arrivée en France
3) La location du véhicule Pour un voyage en Namibie/Botswana en mode camping, la location du véhicule est évidemment un sujet à ne pas négliger.
4x4 ou pas ? Nous avons loué un 4x4. En Namibie, il n'a été indispensable que du côté de Puros (lit de la rivière/canyon) et pour le trajet Puros-Opuwo en passant par Orupembe. Les "gravel roads" sont en général très bonnes mais un 4x4 reste à mon avis plus confortable et permet de rouler un peu plus vite. Si vous devez aller au Botswana, il n'y a pas trop à hésiter : un 4x4 est indispensable pour les parcs de Moremi et Chobe.
Double cabine ou simple cabine ? Là sans hésiter : double cabine (2 places avant, 3 places arrière + coffre) et non pas simple cabine (2 places avant seulement + coffre), et ce même à deux. La partie "coffre" du 4x4 n'est pas étanche et se remplit de kilos de sable à chaque étape. Accéder aux affaires dans le coffre est également peu pratique puisqu'il faut descendre du véhicule, ouvrir le coffre et en général faire de l'escalade pour attraper le sac qui a glissé tout au fond ! Un double cabine offre un espace protégé du sable et accessible en permanence pour y mettre appareils photo, bouteilles d'eau, pic-nic, pull, affaires de cuisine etc. Honnêtement la différence de prix ne justifie pas de s'embêter avec un simple cabine.
Tente sur le toit ou pas ? Pour des raisons d'économie, nous avons fait le choix de partir avec notre propre matériel de camping et donc notre propre tente "classique" se montant sur le sol. Tous les loueurs de 4x4 pourront vous proposer de louer un véhicule entièrement équipé "camping" avec notamment des tentes installées sur le toit. Les loueurs vous proposeront également en général des tentes classiques si vous le souhaitez. Les tentes sur le toit ne sont pas du tout indispensables pour se protéger des animaux et ce même au Botswana où les campings ne sont pas clôturés. Les animaux n'attaquent pas les tentes. Les campings sont d'ailleurs remplis de familles sud-africaines expérimentées qui ont des tentes classiques. En Namibie, les campings sont clôturés. A notre avis, les tentes sur le toit sont peu pratiques : pas très grandes, promiscuité si vous avez 2 tentes sur un même véhicule, voiture immobilisée quand les tentes sont dépliées, fermetures-éclair qui se grippent à cause du sable.
Quel équipement de camping ? Par économie, nous avons fait le choix d'emporter l'essentiel de notre matériel et de louer ce que ne nous ne pouvions pas transporter. Nous avons loué 1 table et 2 chaises qui se sont avérées très utiles : la plupart des emplacements de campings n'ont rien où s'asseoir et c'est bien pratique pour ne pas passer la soirée dans la poussière. Nous avons également loué un réchaud, un grill (indispensable : la Namibie/Botswana sont des terres de barbecue) et des matelas en mousse pour adoucir nos nuits. Il est aussi possible de louer un frigo qui se branche sur la batterie de la voiture. Nous ne l'avons pas fait mais cela nous aurait permis de manger bien plus de viande et de produits frais entre deux ravitaillements tous les 4/5 jours. Si c'est important pour vous, prenez-le.
Quel loueur ? Après avoir consulté pas mal d'agences, nous avons décidé de louer auprès de l'agence "Aloe Car Hire", et ce pour son tarif très compétitif. Nous n'avons eu aucun problème : bonne communication avant l'arrivée, le véhicule était propre, récent (62000 km en début de location) et en très bon état. Bref, nous pouvons vous les recommander.
Toutes les agences nous proposaient les mêmes véhicules et en particulier le "4x4 Toyota Hilux 2.5 Diesel Double cab". Il faut quand même savoir que si le véhicule de base est le même, sa "préparation" pour la piste/camping peut être différente. Chez notre loueur (pas cher), la préparation était minimale : il y avait juste une cabine arrière pour recouvrir le coffre, un compresseur était fourni et la deuxième roue de secours était directement posée dans le coffre. Le cric fourni était le cric de base du véhicule. Sur les loueurs plus chers, vous pouvez espérez mieux. Nous avons notamment été impressionné par le niveau d'équipement des véhicule du loueur (cher) "KEA" : parebuffle, snorkel (entrée d'air haute), réservoir d'essence additionnel, 2ème roue de secours fixée à l'extérieur et n'occupant pas de la place dans le coffre, grand cric, pelle et plaques de désensablement, jerrycans métalliques de carburant, réservoir de gaz du réchaud fixé à l'extérieur etc. Bref, ne croyez pas que tous les véhicules se valent même si la base est la même. Si vous êtes connaisseur et avez besoin d'un matériel précis, renseignez-vous bien. Pour notre parcours comprenant quelques sections de 4x4, aventureuses pour un européen citadin mais en fait pas très techniques ou engagées, le véhicule de base convenait parfaitement. Autre point sur les loueurs, de plus en plus de loueurs installent des "traceurs GPS" dans leur véhicule. C'est par exemple le cas du loueur "Advanced car hire". Ces traceurs leur permettent de suivre le véhicule à distance (position/vitesse) et donc de s'assurer que vous respectez bien leurs consignes de location. Aloe Car Hire n'avait pas de traceur. Pour nous, cela a été un plus. Cela ne veut pas dire que l'on voulait faire n'importe quoi avec le véhicule mais je trouve désagréable de se dire qu'au moindre écart, on peut recevoir un coup de fil du loueur...
Assurance réduction de franchise ? Nous n'avons pas pris de réduction de franchise auprès du loueur. Un mot sur les assurances voiture comprises dans les cartes de crédit. La carte Visa Premier ne couvre pas les 4x4. La Mastercard Gold ne couvre pas l'usage "tout-terrain" du véhicule, reste à savoir comment seraient considérées les pistes non goudronnées en cas d'accident. L'American Express Gold couvre bien les 4x4 sans exclusion mais le réseau American Express est peu développé en Namibie et il est difficile de payer sa location avec. Pour être vraiment couvert facilement, il faut une carte très haut de gamme : Visa Platinium par exemple. Un autre mot sur les exclusions à l'assurance du loueur. Les petites lignes du contrat excluent souvent les cas suivants : accident seul, accident avec un animal, accident la nuit, accident hors-piste, dégâts au dessous du véhicule (tout-terrain pas très bien maîtrisé) etc. En cas d'accident, on a vite fait de devoir payer pas mal à mon avis. Au final, nous avons souscrit une assurance rachat de franchise auprès du courtier français "Assurlocauto" (99 €). Autant que nous l'avons compris, les 4x4 sont couverts même hors routes goudronnées. Mais le bas de caisse et les pneus sont exclus.
Assurance pneus et bris de glace ? Nous avons choisi de prendre une assurance pneus et bris de glace, éléments qui ne sont jamais couverts par l'assurance de base du loueur. Au final, nous n'avons pas crevé et n'avons eu aucun bris de glace. Avec le recul, je crois que nous ne prendrions pas à nouveau cette assurance, et pas seulement parce que nous avons eu de la chance cette fois. Compte tenu de la durée de notre location (29 jours), le montant de l'assurance était élevé : 344 € (4350 N$). Nous avons appris sur place qu'un pneu neuf coûtait moins de 100 € (1300 N$). Pour une longue durée de location, cela doit être rarement rentable.
4) La navigation et les cartes Si vous ne devez emmenez qu'une seule chose, c'est un GPS avec la carte "Tracks4Africa", achetable sur Internet. Nous avons ajouté sans problème cette carte à notre GPS Garmin. C'est une référence dans la région : vous y trouverez absolument toutes les routes ou pistes utiles aussi petites soit-elles. Vous trouverez aussi tous les campings, hôtels, stations service, supermarchés etc. Bref, nous avons passé un mois sans aucun problème de navigation grâce à cette carte. Autre point remarquable : le temps de parcours est toujours très juste. Nous avons toujours été à +-10% du temps indiqué et ce à la fois pour des routes parcourues à 120km/h ou des pistes difficiles à 15km/h.
Si vous êtes vraiment allergique au GPS, il est quand même parfaitement possible de se débrouiller sans à l'exception peut-être du coeur du parc Moremi et Chobe Sud au Botswana. Mais globalement, un GPS est quand même très rassurant : il arrive de rouler des heures sans croiser personne et il est vraiment rassurant de savoir que l'on n'est pas perdus et que l'on arrivera bien avant la nuit.
Tracks4Africa existe aussi en version papier mais le niveau de détail est évidemment beaucoup moins bon. Nous n'avons jamais sorti les cartes papier mais il reste prudent d'avoir une solution de secours en cas de panne du GPS.
5) Le budget A deux, pour 29 jours / 28 nuits sur place, le budget total a été de 8150 €. Je donne une décomposition plus fine ci-dessous pour que chacun puisse se faire une idée.
Quelques remarques sur ce budget : - les billets d'avions sont évidemment un poste important. Nous avons fait le choix d'atterrir à Windhoek et de revenir depuis Kasane (Botswana) pour s'éviter de faire la longue route du retour et passer plus de temps sur place. Un billet aller/retour sur Windhoek est un peu moins cher, - si l'on repart de Windhoek, on économise également les frais d'abandon du véhicule à Kasane (474 € pour nous). Il faut alors compter 1,5 jour de route pour rentrer et 100 € de carburant, - les campings sont facturés par personne et non pas par emplacement. Les prix donnés correspondent à deux adultes, - niveau visites/activités, on peut faire un peu moins (pas de tour en avion sur le Delta de l'Okavango ou de tour en kayac à Walvis Bay) mais aussi beaucoup beaucoup plus : 4x4 dans les dunes à Walvis Bay, tour en hélicoptère aux chutes Victoria etc.
Dans l'ensemble, la Namibie et plus encore le Botswana restent des destinations coûteuses même en mode "routard" et exclusivement camping. Coût global du voyage (2 personnes / 29 jours et 28 nuits sur place) 8 142 €
Vols internationaux + bus aéroport 3 050 €
Voiture 3 160 € - location de voiture (29 jours) Toyota Hilux Diesel 2.5 Double Cab (63200 km). Franchise 32000 N$. 1 604 € - assurance pneus et vitres (29 jours) 344 € - frais d'abandon à Kasane du véhicule 474 € - assurance rachat de franchise "Assurlocauto" 99 € - carburant : 6355 km parcourus/consommation moyenne 8.5-9.5 L/100km, 11/12 dans sable profond. Environ 0,95 € du litre. 541 € - taxes entrée Botswana du véhicule + 1 réentrée depuis le Zimbabwe (140 Pulas + 40 Pulas) 16 € - taxes entrée véhicule au Zimbabwe (105 US$) 82 €
Hébergement 668 € - hôtel (2 nuits) 58 € soit 29 € par nuit et par chambre double - camping (26 nuits) 518 €, soit 10 € par nuit et par personne - location équipement "minimal" de camping : 1 table, 2 chaises, 2 matelas (29 jours) 92 €
Alimentation 364 € - pas de restau, uniquement nourriture supermarché
Entrées site / activités 703 € - permis parc de Sesriem (2 jours) 27 € - tour de kayak 1/2 journée à Walvis Bay (550 N$ p.p) 87 € - guide Spitzkoppe (1h) 12 € - guide Brandberg (2h30) 22 € - guide (1 journée) Puros (600 N$ + 100 N$ de pourboire) 55 € - entrée village Himba à côté de Puros (30 N$ p.p) 5 € - permis parc d'Etosha (4 jours) 54 € - permis réserve de Mahango (1 jour) 7 € - tour en bâteau de 2h dans le Panhandle à Shakawe (Drotsky's cabins) 52 € - "scenic flight" d'1h sur le Delta de l'Okavango depuis Maun avec la compagnie Mack Air (2200 Pulas + taxes 60 Pulas p.p) 208 € - permis parc de Moremi ou Chobe (5 jours / 2*120 p.p +50 voiture=290 Pulas par jour) 130 € - entrée chutes Victoria (1 jour / 30 US$ p.p) 45 €
Divers 198 € - visas Zimbabwe 47 € - divers (téléphone, cartes postales, petits souvenirs etc.) 150 €
2) Faut-il réserver ? et si oui quand réserver ? Nous avons préparé l'essentiel de notre voyage mi-mars pour un voyage se déroulant au mois d'août, soit 4 mois et demi avant. A cette date là : - un loueur de voiture sur deux n'avait plus le véhicule que nous souhaitions (4x4 Toyoto Hilux Double cab) disponible. Nous avons pu trouver sans trop de difficulté compte tenu du nombre de loueurs possibles (au moins une trentaine) mais j'imagine qu'il ne fallait pas trop tarder quand même surtout pour les loueurs pas chers, - nous avons pu réserver toutes nos nuits de camping dans les différents campings du NWR (parc de Sesriem et parc d'Etosha) aux dates souhaitées. Cela dit, nous avons souhaité réserver une nuit de plus mi-avril et c'était plein donc attention à ne pas s'y prendre trop tard pour réserver ces campings NWR d'autant plus qu'il est bien plus sympa de camper dans les parcs plutôt qu'à l'extérieur, - tous les campings bien situés à l'intérieur du parc de Moremi et de Chobe étaient pleins. En fait, renseignements pris, il faut réserver 1 an à l'avance (sans exagérer) pour espérer avoir une place dans ces campings bien situés de Moremi (Third Bridge et Xakanaxa) et Chobe (Savuti et Ihaha). Nous avons quand même pu visiter ces parcs mais il aurait été plus confortable de pouvoir dormir vraiment sur place donc si vous faites partie de ceux qui sont capables de programmer vos vacances un an à l'avance, n'hésitez pas à réserver très tôt. Il y a très peu de places disponibles.
Nous avons également réservé le tour en avion au dessus du Delta de l'Okavango un mois avant le départ. Si vous arrivez le jour même ou la veille, je pense que vous ne pourrez pas choisir l'horaire qui vous convient le mieux, typiquement lever ou coucher du soleil. Je conseillerais d'appeler quelques semaines à l'avance surtout qu'il n'y avait aucune avance à verser.
Pour le reste, nous n'avons rien réservé et nous sommes présentés directement aux campings. Nous n'avons jamais eu de problème.
Voilà pour ce premier compte-rendu. Evidemment, si vous avez des questions, je serais heureux de pouvoir y répondre pour aider d'autres à profiter au mieux de cette magnifique région.
Après avoir largement profité de ce forum pour préparer notre voyage, voici une modeste contribution relatant notre parcours estival de 29 jours en Namibie, Botswana et chutes Victoria. Ce message sera plutôt accès conseils pratiques de préparation, en insistant sur les points qui nous ont posé le plus problème. Je laisse à d'autres le plaisir de décrire les belles choses que l'on peut voir dans la région.
Il s'agit évidemment d'un avis personnel et pas de la vérité absolue. C'est juste "notre" vérité.
1) Type de voyage Pour résumer, nous sommes un couple de trentenaires d'une grande ville de Province. Nous avons loué un 4x4 pour la durée du séjour et avons presque exclusivement campé. Nous avons organisé seuls notre parcours. Nous sommes partis 31 jours pour 29 jours/28 nuits sur place et ce au mois d'août.
2) Le parcours Un parcours assez classique qui comprend la Namibie (à l'exclusion du sud), le nord du Botswana (Panhandle, Moremi, Chobe) pour finir aux chutes Victoria. A noter que nous avons atterri à Windhoek (Namibie) mais avons choisi de repartir depuis Kasane (Botswana) afin de passer plus de temps sur place.
Pour situer un peu le type de voyage, les étapes les plus aventureuses ont été pour nous le parcours Puros-Opuwo par Orupembe et la traversée de Moremi et Chobe en passant par Savuti.
1 départ de France 2 Windhoek / Chameleon backpackers (300 N$) 3 Sesriem / camping NWR (260 N$) 4 Sesriem / camping NWR (260 N$) 5 Mirabib /camping NWR (170 N$) 6 Swakopmund / Lodge Desert Sky (430 N$) 7 Spitzkoppe / camping communautaire Spitzkoppe restcamp (350 N$) 8 Brandberg / Brandberg White Lady Lodge (185 N$) 9 Twyfelfontein / Aba-Huab community campsite (170 N$) 10 Warmquelle / camping Ongongo (140 N$) 11 Puros / camping communautaire (200 N$) 12 Puros / camping communautaire (200 N$) 13 Opuwo / camping du Opuwo Country Hotel (190 N$) 14 Epupa Falls / Epupa Falls Community Campsite (200 N$) 15 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 16 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 17 Parc d'Etosha / camping NWR Okaukuejo (420 N$) 18 Parc d'Etosha / camping NWR Halali (400 N$) 19 Parc d'Etosha / camping NWR Namutoni (420 N$) 20 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 21 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 22 Etsha 13 / Guma Lagoon (248 Pulas) 23 Maun / camping du Sedia hotel (100 Pulas) 24 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 25 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 26 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 27 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 28 Victoria Falls / Victoria falls restcamp & lodges (32 US$) 29 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 30 nuit dans l'avion 31 arrivée en France
3) La location du véhicule Pour un voyage en Namibie/Botswana en mode camping, la location du véhicule est évidemment un sujet à ne pas négliger.
4x4 ou pas ? Nous avons loué un 4x4. En Namibie, il n'a été indispensable que du côté de Puros (lit de la rivière/canyon) et pour le trajet Puros-Opuwo en passant par Orupembe. Les "gravel roads" sont en général très bonnes mais un 4x4 reste à mon avis plus confortable et permet de rouler un peu plus vite. Si vous devez aller au Botswana, il n'y a pas trop à hésiter : un 4x4 est indispensable pour les parcs de Moremi et Chobe.
Double cabine ou simple cabine ? Là sans hésiter : double cabine (2 places avant, 3 places arrière + coffre) et non pas simple cabine (2 places avant seulement + coffre), et ce même à deux. La partie "coffre" du 4x4 n'est pas étanche et se remplit de kilos de sable à chaque étape. Accéder aux affaires dans le coffre est également peu pratique puisqu'il faut descendre du véhicule, ouvrir le coffre et en général faire de l'escalade pour attraper le sac qui a glissé tout au fond ! Un double cabine offre un espace protégé du sable et accessible en permanence pour y mettre appareils photo, bouteilles d'eau, pic-nic, pull, affaires de cuisine etc. Honnêtement la différence de prix ne justifie pas de s'embêter avec un simple cabine.
Tente sur le toit ou pas ? Pour des raisons d'économie, nous avons fait le choix de partir avec notre propre matériel de camping et donc notre propre tente "classique" se montant sur le sol. Tous les loueurs de 4x4 pourront vous proposer de louer un véhicule entièrement équipé "camping" avec notamment des tentes installées sur le toit. Les loueurs vous proposeront également en général des tentes classiques si vous le souhaitez. Les tentes sur le toit ne sont pas du tout indispensables pour se protéger des animaux et ce même au Botswana où les campings ne sont pas clôturés. Les animaux n'attaquent pas les tentes. Les campings sont d'ailleurs remplis de familles sud-africaines expérimentées qui ont des tentes classiques. En Namibie, les campings sont clôturés. A notre avis, les tentes sur le toit sont peu pratiques : pas très grandes, promiscuité si vous avez 2 tentes sur un même véhicule, voiture immobilisée quand les tentes sont dépliées, fermetures-éclair qui se grippent à cause du sable.
Quel équipement de camping ? Par économie, nous avons fait le choix d'emporter l'essentiel de notre matériel et de louer ce que ne nous ne pouvions pas transporter. Nous avons loué 1 table et 2 chaises qui se sont avérées très utiles : la plupart des emplacements de campings n'ont rien où s'asseoir et c'est bien pratique pour ne pas passer la soirée dans la poussière. Nous avons également loué un réchaud, un grill (indispensable : la Namibie/Botswana sont des terres de barbecue) et des matelas en mousse pour adoucir nos nuits. Il est aussi possible de louer un frigo qui se branche sur la batterie de la voiture. Nous ne l'avons pas fait mais cela nous aurait permis de manger bien plus de viande et de produits frais entre deux ravitaillements tous les 4/5 jours. Si c'est important pour vous, prenez-le.
Quel loueur ? Après avoir consulté pas mal d'agences, nous avons décidé de louer auprès de l'agence "Aloe Car Hire", et ce pour son tarif très compétitif. Nous n'avons eu aucun problème : bonne communication avant l'arrivée, le véhicule était propre, récent (62000 km en début de location) et en très bon état. Bref, nous pouvons vous les recommander.
Toutes les agences nous proposaient les mêmes véhicules et en particulier le "4x4 Toyota Hilux 2.5 Diesel Double cab". Il faut quand même savoir que si le véhicule de base est le même, sa "préparation" pour la piste/camping peut être différente. Chez notre loueur (pas cher), la préparation était minimale : il y avait juste une cabine arrière pour recouvrir le coffre, un compresseur était fourni et la deuxième roue de secours était directement posée dans le coffre. Le cric fourni était le cric de base du véhicule. Sur les loueurs plus chers, vous pouvez espérez mieux. Nous avons notamment été impressionné par le niveau d'équipement des véhicule du loueur (cher) "KEA" : parebuffle, snorkel (entrée d'air haute), réservoir d'essence additionnel, 2ème roue de secours fixée à l'extérieur et n'occupant pas de la place dans le coffre, grand cric, pelle et plaques de désensablement, jerrycans métalliques de carburant, réservoir de gaz du réchaud fixé à l'extérieur etc. Bref, ne croyez pas que tous les véhicules se valent même si la base est la même. Si vous êtes connaisseur et avez besoin d'un matériel précis, renseignez-vous bien. Pour notre parcours comprenant quelques sections de 4x4, aventureuses pour un européen citadin mais en fait pas très techniques ou engagées, le véhicule de base convenait parfaitement. Autre point sur les loueurs, de plus en plus de loueurs installent des "traceurs GPS" dans leur véhicule. C'est par exemple le cas du loueur "Advanced car hire". Ces traceurs leur permettent de suivre le véhicule à distance (position/vitesse) et donc de s'assurer que vous respectez bien leurs consignes de location. Aloe Car Hire n'avait pas de traceur. Pour nous, cela a été un plus. Cela ne veut pas dire que l'on voulait faire n'importe quoi avec le véhicule mais je trouve désagréable de se dire qu'au moindre écart, on peut recevoir un coup de fil du loueur...
Assurance réduction de franchise ? Nous n'avons pas pris de réduction de franchise auprès du loueur. Un mot sur les assurances voiture comprises dans les cartes de crédit. La carte Visa Premier ne couvre pas les 4x4. La Mastercard Gold ne couvre pas l'usage "tout-terrain" du véhicule, reste à savoir comment seraient considérées les pistes non goudronnées en cas d'accident. L'American Express Gold couvre bien les 4x4 sans exclusion mais le réseau American Express est peu développé en Namibie et il est difficile de payer sa location avec. Pour être vraiment couvert facilement, il faut une carte très haut de gamme : Visa Platinium par exemple. Un autre mot sur les exclusions à l'assurance du loueur. Les petites lignes du contrat excluent souvent les cas suivants : accident seul, accident avec un animal, accident la nuit, accident hors-piste, dégâts au dessous du véhicule (tout-terrain pas très bien maîtrisé) etc. En cas d'accident, on a vite fait de devoir payer pas mal à mon avis. Au final, nous avons souscrit une assurance rachat de franchise auprès du courtier français "Assurlocauto" (99 €). Autant que nous l'avons compris, les 4x4 sont couverts même hors routes goudronnées. Mais le bas de caisse et les pneus sont exclus.
Assurance pneus et bris de glace ? Nous avons choisi de prendre une assurance pneus et bris de glace, éléments qui ne sont jamais couverts par l'assurance de base du loueur. Au final, nous n'avons pas crevé et n'avons eu aucun bris de glace. Avec le recul, je crois que nous ne prendrions pas à nouveau cette assurance, et pas seulement parce que nous avons eu de la chance cette fois. Compte tenu de la durée de notre location (29 jours), le montant de l'assurance était élevé : 344 € (4350 N$). Nous avons appris sur place qu'un pneu neuf coûtait moins de 100 € (1300 N$). Pour une longue durée de location, cela doit être rarement rentable.
4) La navigation et les cartes Si vous ne devez emmenez qu'une seule chose, c'est un GPS avec la carte "Tracks4Africa", achetable sur Internet. Nous avons ajouté sans problème cette carte à notre GPS Garmin. C'est une référence dans la région : vous y trouverez absolument toutes les routes ou pistes utiles aussi petites soit-elles. Vous trouverez aussi tous les campings, hôtels, stations service, supermarchés etc. Bref, nous avons passé un mois sans aucun problème de navigation grâce à cette carte. Autre point remarquable : le temps de parcours est toujours très juste. Nous avons toujours été à +-10% du temps indiqué et ce à la fois pour des routes parcourues à 120km/h ou des pistes difficiles à 15km/h.
Si vous êtes vraiment allergique au GPS, il est quand même parfaitement possible de se débrouiller sans à l'exception peut-être du coeur du parc Moremi et Chobe Sud au Botswana. Mais globalement, un GPS est quand même très rassurant : il arrive de rouler des heures sans croiser personne et il est vraiment rassurant de savoir que l'on n'est pas perdus et que l'on arrivera bien avant la nuit.
Tracks4Africa existe aussi en version papier mais le niveau de détail est évidemment beaucoup moins bon. Nous n'avons jamais sorti les cartes papier mais il reste prudent d'avoir une solution de secours en cas de panne du GPS.
5) Le budget A deux, pour 29 jours / 28 nuits sur place, le budget total a été de 8150 €. Je donne une décomposition plus fine ci-dessous pour que chacun puisse se faire une idée.
Quelques remarques sur ce budget : - les billets d'avions sont évidemment un poste important. Nous avons fait le choix d'atterrir à Windhoek et de revenir depuis Kasane (Botswana) pour s'éviter de faire la longue route du retour et passer plus de temps sur place. Un billet aller/retour sur Windhoek est un peu moins cher, - si l'on repart de Windhoek, on économise également les frais d'abandon du véhicule à Kasane (474 € pour nous). Il faut alors compter 1,5 jour de route pour rentrer et 100 € de carburant, - les campings sont facturés par personne et non pas par emplacement. Les prix donnés correspondent à deux adultes, - niveau visites/activités, on peut faire un peu moins (pas de tour en avion sur le Delta de l'Okavango ou de tour en kayac à Walvis Bay) mais aussi beaucoup beaucoup plus : 4x4 dans les dunes à Walvis Bay, tour en hélicoptère aux chutes Victoria etc.
Dans l'ensemble, la Namibie et plus encore le Botswana restent des destinations coûteuses même en mode "routard" et exclusivement camping. Coût global du voyage (2 personnes / 29 jours et 28 nuits sur place) 8 142 €
Vols internationaux + bus aéroport 3 050 €
Voiture 3 160 € - location de voiture (29 jours) Toyota Hilux Diesel 2.5 Double Cab (63200 km). Franchise 32000 N$. 1 604 € - assurance pneus et vitres (29 jours) 344 € - frais d'abandon à Kasane du véhicule 474 € - assurance rachat de franchise "Assurlocauto" 99 € - carburant : 6355 km parcourus/consommation moyenne 8.5-9.5 L/100km, 11/12 dans sable profond. Environ 0,95 € du litre. 541 € - taxes entrée Botswana du véhicule + 1 réentrée depuis le Zimbabwe (140 Pulas + 40 Pulas) 16 € - taxes entrée véhicule au Zimbabwe (105 US$) 82 €
Hébergement 668 € - hôtel (2 nuits) 58 € soit 29 € par nuit et par chambre double - camping (26 nuits) 518 €, soit 10 € par nuit et par personne - location équipement "minimal" de camping : 1 table, 2 chaises, 2 matelas (29 jours) 92 €
Alimentation 364 € - pas de restau, uniquement nourriture supermarché
Entrées site / activités 703 € - permis parc de Sesriem (2 jours) 27 € - tour de kayak 1/2 journée à Walvis Bay (550 N$ p.p) 87 € - guide Spitzkoppe (1h) 12 € - guide Brandberg (2h30) 22 € - guide (1 journée) Puros (600 N$ + 100 N$ de pourboire) 55 € - entrée village Himba à côté de Puros (30 N$ p.p) 5 € - permis parc d'Etosha (4 jours) 54 € - permis réserve de Mahango (1 jour) 7 € - tour en bâteau de 2h dans le Panhandle à Shakawe (Drotsky's cabins) 52 € - "scenic flight" d'1h sur le Delta de l'Okavango depuis Maun avec la compagnie Mack Air (2200 Pulas + taxes 60 Pulas p.p) 208 € - permis parc de Moremi ou Chobe (5 jours / 2*120 p.p +50 voiture=290 Pulas par jour) 130 € - entrée chutes Victoria (1 jour / 30 US$ p.p) 45 €
Divers 198 € - visas Zimbabwe 47 € - divers (téléphone, cartes postales, petits souvenirs etc.) 150 €
2) Faut-il réserver ? et si oui quand réserver ? Nous avons préparé l'essentiel de notre voyage mi-mars pour un voyage se déroulant au mois d'août, soit 4 mois et demi avant. A cette date là : - un loueur de voiture sur deux n'avait plus le véhicule que nous souhaitions (4x4 Toyoto Hilux Double cab) disponible. Nous avons pu trouver sans trop de difficulté compte tenu du nombre de loueurs possibles (au moins une trentaine) mais j'imagine qu'il ne fallait pas trop tarder quand même surtout pour les loueurs pas chers, - nous avons pu réserver toutes nos nuits de camping dans les différents campings du NWR (parc de Sesriem et parc d'Etosha) aux dates souhaitées. Cela dit, nous avons souhaité réserver une nuit de plus mi-avril et c'était plein donc attention à ne pas s'y prendre trop tard pour réserver ces campings NWR d'autant plus qu'il est bien plus sympa de camper dans les parcs plutôt qu'à l'extérieur, - tous les campings bien situés à l'intérieur du parc de Moremi et de Chobe étaient pleins. En fait, renseignements pris, il faut réserver 1 an à l'avance (sans exagérer) pour espérer avoir une place dans ces campings bien situés de Moremi (Third Bridge et Xakanaxa) et Chobe (Savuti et Ihaha). Nous avons quand même pu visiter ces parcs mais il aurait été plus confortable de pouvoir dormir vraiment sur place donc si vous faites partie de ceux qui sont capables de programmer vos vacances un an à l'avance, n'hésitez pas à réserver très tôt. Il y a très peu de places disponibles.
Nous avons également réservé le tour en avion au dessus du Delta de l'Okavango un mois avant le départ. Si vous arrivez le jour même ou la veille, je pense que vous ne pourrez pas choisir l'horaire qui vous convient le mieux, typiquement lever ou coucher du soleil. Je conseillerais d'appeler quelques semaines à l'avance surtout qu'il n'y avait aucune avance à verser.
Pour le reste, nous n'avons rien réservé et nous sommes présentés directement aux campings. Nous n'avons jamais eu de problème.
Voilà pour ce premier compte-rendu. Evidemment, si vous avez des questions, je serais heureux de pouvoir y répondre pour aider d'autres à profiter au mieux de cette magnifique région.
Côte Est africaine du Cap au Caire à moto English translation pending
Bonjour,
Avec 2 amis nous comptons remonter l'Afrique par la cote est, du Cap au Caire, puis jusqu'en France entre Janvier et Mars 2011 (j'avais déjà posté à ce sujet). A part les 2 anglais de LWD (et plus récemment les sisteronnais) , il est finalement assez difficile de trouver des infos sur ce parcours.
Nous nous posons encore plusieurs questions
D'abord sur la route à prendre : - Pour la partie sud : via Namibie, Botswana et Zambie ou via le Mozambique. - Pour la partie nord : via Jordanie, Syrie et Turquie ou via Lybie et Tunisie.
Ensuite sur le meilleur moyen d'envoyer des motos et sur les procédures et taxes douanières en Afrique du sud.
Si certains d'entre vous ont des retours à nous faire, merci d'avance.
Polo
Avec 2 amis nous comptons remonter l'Afrique par la cote est, du Cap au Caire, puis jusqu'en France entre Janvier et Mars 2011 (j'avais déjà posté à ce sujet). A part les 2 anglais de LWD (et plus récemment les sisteronnais) , il est finalement assez difficile de trouver des infos sur ce parcours.
Nous nous posons encore plusieurs questions
D'abord sur la route à prendre : - Pour la partie sud : via Namibie, Botswana et Zambie ou via le Mozambique. - Pour la partie nord : via Jordanie, Syrie et Turquie ou via Lybie et Tunisie.
Ensuite sur le meilleur moyen d'envoyer des motos et sur les procédures et taxes douanières en Afrique du sud.
Si certains d'entre vous ont des retours à nous faire, merci d'avance.
Polo
Premier voyage de trois semaines en Namibie English translation pending
Bonjour à tous.
Le continent Africain nous ne connaissons pas. nous avons parcouru l'Ouest américain à trois reprises, et en dehors dessentiers battus.
En projet, pour l'été 2007 (dates à définir) nous envisageons de voyager en Namibie 3 semaines à 3 personnes.
Quelques questions en préambule:
Il y a 2 opérateurs qui reviennent régulièrement et dont les voyageurs semblent satisfaits, c'est Tourmaline et Namikala qui organisent à la carte des itinéraires. Apparemment les voyageurs sont satisfaits de leurs prestations.
Le projet est sur 3 semaines de visiter "l'ensemble" de la Namibie, Chobe au Bostwana et les chutes Victoria.... un détour en pays Himba me plairait bien aussi. Tout cela est-il utopique?
Habituellement je m'occupe de preparer les vacances seul et organise tout depuis la maison mais l'aventure avec l'un ou l'autre me tente aussi, ne connaissant pas la région. Pensez-vous, qu'il est plus prudent de faire appel à un voyagiste ou bien, avec du temps, Peut-on facilement tout réserver soi-même. Faut-il d'ailleurs toujours réserver ou bien peut-on arriver à un camping sans réservations?
On voudrait faire un mixte de camping (aménagés) et de lodges.
Il y a de nombreux exemples de carnets de voyages mais j'avoue que les parcours sont parfois flous, ne connaissant pas la géographie des lieux, suivre les voyageurs sur une carte routière est fastidieux. 😕
Voici une première ébauche de voyage
1 - Windhoek 2 - Désert du Kalahari 3 - Canyon de Fish river 4 - Aus 5 - 6 - Désert du Namib (2 jours) 7- Swakopmund 8- La cote des Squelettes 9- Damaraland 10- 11 - Etosha (2 jours) 12 - Rundu 13 - Parc de Mahango 14 - Région Kongola 15 - 16 Chobe (2jours) 17- 18 Victoria falls (2jours) 19 - Katima Mulilo 20 - Rundu (grosse journée de route) 21- Région de Otjiwarongo 22- Windhoek
Vous êtes perspicaces... Il n'y a pas de passage en pays Himba... 🏴☠️. J'y tiens pourtant. Que dois-je supprimer? Le canyon de Fish river?
Merci de m'avoir lu, j'attends vos conseils.
FreD.
En projet, pour l'été 2007 (dates à définir) nous envisageons de voyager en Namibie 3 semaines à 3 personnes.
Quelques questions en préambule:
Il y a 2 opérateurs qui reviennent régulièrement et dont les voyageurs semblent satisfaits, c'est Tourmaline et Namikala qui organisent à la carte des itinéraires. Apparemment les voyageurs sont satisfaits de leurs prestations.
Le projet est sur 3 semaines de visiter "l'ensemble" de la Namibie, Chobe au Bostwana et les chutes Victoria.... un détour en pays Himba me plairait bien aussi. Tout cela est-il utopique?
Habituellement je m'occupe de preparer les vacances seul et organise tout depuis la maison mais l'aventure avec l'un ou l'autre me tente aussi, ne connaissant pas la région. Pensez-vous, qu'il est plus prudent de faire appel à un voyagiste ou bien, avec du temps, Peut-on facilement tout réserver soi-même. Faut-il d'ailleurs toujours réserver ou bien peut-on arriver à un camping sans réservations?
On voudrait faire un mixte de camping (aménagés) et de lodges.
Il y a de nombreux exemples de carnets de voyages mais j'avoue que les parcours sont parfois flous, ne connaissant pas la géographie des lieux, suivre les voyageurs sur une carte routière est fastidieux. 😕
Voici une première ébauche de voyage
1 - Windhoek 2 - Désert du Kalahari 3 - Canyon de Fish river 4 - Aus 5 - 6 - Désert du Namib (2 jours) 7- Swakopmund 8- La cote des Squelettes 9- Damaraland 10- 11 - Etosha (2 jours) 12 - Rundu 13 - Parc de Mahango 14 - Région Kongola 15 - 16 Chobe (2jours) 17- 18 Victoria falls (2jours) 19 - Katima Mulilo 20 - Rundu (grosse journée de route) 21- Région de Otjiwarongo 22- Windhoek
Vous êtes perspicaces... Il n'y a pas de passage en pays Himba... 🏴☠️. J'y tiens pourtant. Que dois-je supprimer? Le canyon de Fish river?
Merci de m'avoir lu, j'attends vos conseils.
FreD.
Circuit en Namibie et au Botswana en août 2010 English translation pending
Pour commencer : un grand, un immense que dis je, merci à la communauté pour tous ces récits et conseils qui m'ont beaucoup aidé.
J'espère être un jour capable d'écrire un récit aussi humoristique et vibrant que les votres.
Donc, nous (2 adultes + 2 enfants de 9 et 12 ans) préparons notre voyage en Namibie et au Botswana en Aout 2010.
Il s'agira d'un voyage en camping en tentes sur le toit d'un 4x4.
Pourriez vous me donner votre avis quant à l'équilibre général du séjour ?
Un des points importants est que nous souhaiterions éviter de passer trop de temps en voiture. Ce qui veut dire : soit des étapes pas trop longues, soit un peu de temps dans un endroit donné après une étape logue. Ca, c'est histoire de tirer profit des erreurs passées dans le sud ouest des Etats Unis.
J1 : arrivée le matin vers 10h00 à Windhoek ; récupération de la voiture ; puis nuit sur place ou, si c’est faisable, un peu plus loin (camp Gecko ?)
J2 : Sesriem
J3 : Sesriem
J4 : route pour Walvis bay et nuit à Walvis bay
J5 : Walvis bay, mythique excursion Mola Mola, nuit à Walvis bay ou à Swakopmund
J6 : journée et nuit à Swakopmund (forte pression de la collectivité pour passer une journée dans ce lieu « décallé »)
J7 : Spitzkoppe
J8 : Twyfeltfontain
J9 : Kamanjab, ferme des guépards
J10 : Etosha Okaukuejo
J11 : Etosha Halali
J12 : Roy’s camp, histoire de couper la longue route vers Caprivi
J13 : passage au Botswana, nuit à Drotsky’s cabin (ça pourrait être aussi Ngepi camp, et alors, pas de passage au Botswana)
J14 : Drotsky’s cabin
J15 : retour en Namibie, Mahengo réserve, visite du Lizauli Vilage, nuit dans un camp à proximité
J16 : Kasane
J17 : Kasane, game drive dans le Chobe (section river front)
J18 : Victoria falls
J19 : retour à Kasane
J20 : Savuti (réservé)
J21 : Moremi – Khwai (réservé)
J22 : Moremi – Third Bridge (ballade en mokoro)
J23 : Moremi – Third Bridge (réservé)
J24 : Maun, survol du delta
J25 : nuit à Ganzhi – trailblazer camp
J26 : journée au trailblazer camp (Ganzhi) pour activités avec les San (tracking, walking safari), histoire de ne pas saturer la famille de conduite sur cette longue route du retour
J27 : longue route, nuit à Windhoek
J28 : journée « tampon » (on sait jamais) à Windhoek, nuit à Windhoek
J29 : retour…
Merci d’avance de vos conseils
J1 : arrivée le matin vers 10h00 à Windhoek ; récupération de la voiture ; puis nuit sur place ou, si c’est faisable, un peu plus loin (camp Gecko ?)
J2 : Sesriem
J3 : Sesriem
J4 : route pour Walvis bay et nuit à Walvis bay
J5 : Walvis bay, mythique excursion Mola Mola, nuit à Walvis bay ou à Swakopmund
J6 : journée et nuit à Swakopmund (forte pression de la collectivité pour passer une journée dans ce lieu « décallé »)
J7 : Spitzkoppe
J8 : Twyfeltfontain
J9 : Kamanjab, ferme des guépards
J10 : Etosha Okaukuejo
J11 : Etosha Halali
J12 : Roy’s camp, histoire de couper la longue route vers Caprivi
J13 : passage au Botswana, nuit à Drotsky’s cabin (ça pourrait être aussi Ngepi camp, et alors, pas de passage au Botswana)
J14 : Drotsky’s cabin
J15 : retour en Namibie, Mahengo réserve, visite du Lizauli Vilage, nuit dans un camp à proximité
J16 : Kasane
J17 : Kasane, game drive dans le Chobe (section river front)
J18 : Victoria falls
J19 : retour à Kasane
J20 : Savuti (réservé)
J21 : Moremi – Khwai (réservé)
J22 : Moremi – Third Bridge (ballade en mokoro)
J23 : Moremi – Third Bridge (réservé)
J24 : Maun, survol du delta
J25 : nuit à Ganzhi – trailblazer camp
J26 : journée au trailblazer camp (Ganzhi) pour activités avec les San (tracking, walking safari), histoire de ne pas saturer la famille de conduite sur cette longue route du retour
J27 : longue route, nuit à Windhoek
J28 : journée « tampon » (on sait jamais) à Windhoek, nuit à Windhoek
J29 : retour…
Merci d’avance de vos conseils
Avis sur itinéraire et logement pour dix-huit jours en Namibie? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi partons en Namibie du samedi 21 novembre au lundi 7 décembre soit 15 nuits sur place. Nous avons déjà les billets d'avion et il reste le plus dur faire l'itinéraire. A priori, on dormira en lodge ou bungalow donc pas de 4x4 avec tente sur le toit.
Voici mon ébauche d'itinéraire et j'aurais besoin de vos conseils sur un certain nombre de points.
Ma première demande concerne le jour 3, notre premier vrai jour en Namibie. Nous avons le Tok Tokkie Trail le jour 4 et on ne sait pas trop quoi faire le jour 3: cela vaut-il le coup d'aller dans le désert du Kalahari ou il vaut mieux faire directement Sesriem (prévu en jour 5)?
Ma deuxième demande concerne les jours 8 à 12: on aimerait faire le damaraland mais on arrive pas à faire quelque chose de logique, de cohérent... On est tenté de faire Epupa Falls, mais je pense que ce sera trop court si on veut pas faire le damaraland en courant. Qu'en pensez-vous? Quelles suggestions pour ces quelques jours?
Ma troisième demande concerne le dernier jour: a-t-on intérêt à raccourcir les jours 8 à 12 pour gagner une nuit pour faire Gross Barmen (journée détente) le dernier jour?
Ma dernière question est plus généraliste: connaissez-vous des loges moins chers que ceux sélectionnés?
Je suis également preneuse de conseils sur le reste de l'itinéraire. Je vous remercie d'avance de vos conseils
Jour 1 – 21 nov : vol Strasbourg – Johannesburgh. Départ à 18h50. Nuit dans l’avion. Jour 2 – 22 nov : Johannesburgh - Windhoek . Arrivée à 16h20. Récupérer la voiture de location + faire quelques courses. Nuit à Londiningni Guest House – B&B = N$630
Jour 3 – 23 nov : Windhoek – Bagatelle Kalahari game ranch. 270km. 3h.
Départ dans la matinée pour être au Bagatelle Kalahari ranch dans l’après midi et faire une des activités proposés (sundowner drive/game viewing…) = N$ 195*2 = N$ 390. Nuit à Bagatelle Kalahari game ranch – DB&B = N$800 * 2 =N$ 1 600 (garden court room – la moins chère// pour être dans les dunes : N$ 1 200pp). Option moins chère mais 55 chambres et pas dans les dunes: DB&B Kalahari Anib Lodge = N$ 740 * 2 = N$1 440.
Jour 4 – 24 nov: Bagatelle Kalahari game ranch – ferme Tok Tokkie trail. . env. 2h30 de route.
Départ dans la matinée pour être à la ferme à 13h au plus tard pour le trail. Tok Tokkie trail = N$2400 * 2 = N$4 800.
Jour 5 – 25 nov : Tok Tokkie trail.
Tok Tokkie trail = N$2400 * 2 = N$4 800.
Jour 6 – 26 nov : Tok Tokkie trail – Sesriem. env. 2h de route.
Arrivée du Tok Tokkie trail en fin de matinée. Route vers Sesriem. Coucher de soleil sur la dune Elim è nuit dans le parc. Nuit en DB&B Sossus Dune Lodge = N$ 1 800 * 2 = N$ 3 600
Jour 7 – 27 nov : Sesriem – Walvis Bay. 360 km. 6h.
Lever du soleil dans les dunes (si on a le courage de se lever !!) : Dead Vlei puis Sossusvlein puis dune 45. Route vers Walvis Bay. Nuit au B&B Free Air Guesthouse = N$ 750
Jour 8 – 28 nov:
Jour 9 - 29 nov :
Jour 10 – 30 nov :
Jour 11 – 1er déc :
Jour 12 – 2 déc:
Jour 13 – 3 déc: Etosha – Okaukuejo.
Nuit à Okaukejo Restcamp en B&B waterhole chalet 2 bed = 750N$ * 2 = 1 500 N$
Jour 14 – 4 déc : Etosha – Halali.
Nuit à Halali Restcamp en B&B bush chalet 2 bed = 750N$ * 2 = 1 500 N$
Jour 15 – 5 déc : Etosha – Namutoni.
Nuit à Namutoni Restcamp en DB&B Double room 2 bed = 900N$ * 2 = 1 800 N$
Jour 16 – 6 déc : Etosha – Windhoek. 5h30.
Route vers Windhoek. Arrêt au marché de okahandja
Jour 17 – 7 déc : Windhoek – Johannesburgh
Jour 18 – 8 déc : Johannesburgh - Strasbourg
Eventuellement passer 1 nuit à Gross Barmen au lieu de faire la route direct Etosha- Windhoek.
Mon mari et moi partons en Namibie du samedi 21 novembre au lundi 7 décembre soit 15 nuits sur place. Nous avons déjà les billets d'avion et il reste le plus dur faire l'itinéraire. A priori, on dormira en lodge ou bungalow donc pas de 4x4 avec tente sur le toit.
Voici mon ébauche d'itinéraire et j'aurais besoin de vos conseils sur un certain nombre de points.
Ma première demande concerne le jour 3, notre premier vrai jour en Namibie. Nous avons le Tok Tokkie Trail le jour 4 et on ne sait pas trop quoi faire le jour 3: cela vaut-il le coup d'aller dans le désert du Kalahari ou il vaut mieux faire directement Sesriem (prévu en jour 5)?
Ma deuxième demande concerne les jours 8 à 12: on aimerait faire le damaraland mais on arrive pas à faire quelque chose de logique, de cohérent... On est tenté de faire Epupa Falls, mais je pense que ce sera trop court si on veut pas faire le damaraland en courant. Qu'en pensez-vous? Quelles suggestions pour ces quelques jours?
Ma troisième demande concerne le dernier jour: a-t-on intérêt à raccourcir les jours 8 à 12 pour gagner une nuit pour faire Gross Barmen (journée détente) le dernier jour?
Ma dernière question est plus généraliste: connaissez-vous des loges moins chers que ceux sélectionnés?
Je suis également preneuse de conseils sur le reste de l'itinéraire. Je vous remercie d'avance de vos conseils
Jour 1 – 21 nov : vol Strasbourg – Johannesburgh. Départ à 18h50. Nuit dans l’avion. Jour 2 – 22 nov : Johannesburgh - Windhoek . Arrivée à 16h20. Récupérer la voiture de location + faire quelques courses. Nuit à Londiningni Guest House – B&B = N$630
Jour 3 – 23 nov : Windhoek – Bagatelle Kalahari game ranch. 270km. 3h.
Départ dans la matinée pour être au Bagatelle Kalahari ranch dans l’après midi et faire une des activités proposés (sundowner drive/game viewing…) = N$ 195*2 = N$ 390. Nuit à Bagatelle Kalahari game ranch – DB&B = N$800 * 2 =N$ 1 600 (garden court room – la moins chère// pour être dans les dunes : N$ 1 200pp). Option moins chère mais 55 chambres et pas dans les dunes: DB&B Kalahari Anib Lodge = N$ 740 * 2 = N$1 440.
Jour 4 – 24 nov: Bagatelle Kalahari game ranch – ferme Tok Tokkie trail. . env. 2h30 de route.
Départ dans la matinée pour être à la ferme à 13h au plus tard pour le trail. Tok Tokkie trail = N$2400 * 2 = N$4 800.
Jour 5 – 25 nov : Tok Tokkie trail.
Tok Tokkie trail = N$2400 * 2 = N$4 800.
Jour 6 – 26 nov : Tok Tokkie trail – Sesriem. env. 2h de route.
Arrivée du Tok Tokkie trail en fin de matinée. Route vers Sesriem. Coucher de soleil sur la dune Elim è nuit dans le parc. Nuit en DB&B Sossus Dune Lodge = N$ 1 800 * 2 = N$ 3 600
Jour 7 – 27 nov : Sesriem – Walvis Bay. 360 km. 6h.
Lever du soleil dans les dunes (si on a le courage de se lever !!) : Dead Vlei puis Sossusvlein puis dune 45. Route vers Walvis Bay. Nuit au B&B Free Air Guesthouse = N$ 750
Jour 8 – 28 nov:
Jour 9 - 29 nov :
Jour 10 – 30 nov :
Jour 11 – 1er déc :
Jour 12 – 2 déc:
Jour 13 – 3 déc: Etosha – Okaukuejo.
Nuit à Okaukejo Restcamp en B&B waterhole chalet 2 bed = 750N$ * 2 = 1 500 N$
Jour 14 – 4 déc : Etosha – Halali.
Nuit à Halali Restcamp en B&B bush chalet 2 bed = 750N$ * 2 = 1 500 N$
Jour 15 – 5 déc : Etosha – Namutoni.
Nuit à Namutoni Restcamp en DB&B Double room 2 bed = 900N$ * 2 = 1 800 N$
Jour 16 – 6 déc : Etosha – Windhoek. 5h30.
Route vers Windhoek. Arrêt au marché de okahandja
Jour 17 – 7 déc : Windhoek – Johannesburgh
Jour 18 – 8 déc : Johannesburgh - Strasbourg
Eventuellement passer 1 nuit à Gross Barmen au lieu de faire la route direct Etosha- Windhoek.
Un mois en Namibie: récit! English translation pending
De retour de Namibie (+ Chobe et Vic Falls) après un magnifique voyage d’un mois dans des conditions très confortables (en lodges), je vous envoie modestement un petit compte rendu de cette expédition magnifique. La Namibie est une destination onéreuse mais ce furent sans doute les plus belles vacances de notre vie, nous avons tout aimé : les paysages, les gens, les animaux… Bref, tout, en général, était extraordinaire. Et puis, il y a un truc génial, en Namibie, l’hiver : certes, il fait parfois froid le matin et le soir (mais en lodge, tout va bien) mais le soleil est présent chaque jour dans un ciel bleu cobalt sans aucun nuage et ça, c’est le bonheur ! Par ailleurs, les routes sont parfois longues (je conseille absolument à ceux qui visitent le pays en lodges de se poser deux nuits plutôt qu’une dès que possible pour ne pas conduire tous les jours) mais elles sont belles. En conduisant à deux conducteurs et en partant à chaque fois tôt le matin (vers 8 H) pour ne pas passer trop de temps dans la voiture, les trajets nous ont globalement paru faciles et agréables (bon, malgré deux crevaisons…).
Voici, de façon rapide, notre récit de voyage et impressions : que ceux qui ont des questions n’hésitent pas !
Jour 1 : Vol Paris-Johannesburg puis Johannesburg-Windhoek, formalités d’arrivée, récupération de notre 4/4 de location… Puis Olive Grove Hotel pour une nuit.
Très joli boutique hôtel sur les hauteurs de Windhoek : chambre dépouillée et chic dans les tons gris/beige, petit spa, restauration délicieuse… Tout commence sous les meilleurs auspices !
Jour 2 : On a passé une grosse demi-journée à Windhoek à explorer un peu le centre ville (petit tour autour du parlement, de l’église principale, de la rue piétonne, du namibian craft center…) car ça nous paraissait bizarre d’explorer un pays sans voir ne serait-ce qu’un peu sa capitale. Mais il faut reconnaître que l’intérêt de Windhoek n’est pas démesuré. Puis route vers le Bagatelle Kalahari Game Ranch, dans les environs de Mariental pour deux nuits. Dès cette première route (la B1, pourtant goudronnée et pas encore typique des fameuses pistes, gravel roads, de Namibie), nous avons trouvé les paysages magnifiques. On s’est arrêtés pour pique niquer près d’un joli lac (Oanob) à 7 km de la route, qui nous a pris en tout environ 4 H.
Jour 3 : journée de détente à Bagatelle Kalahari Game Ranch. On a beaucoup aimé cet endroit en tant que première étape : ambiance du lodge très conviviale, avec une belle salle commune, de magnifiques chalets (ça vaut le coup de se payer un Dune chalet sur les dunes rouges du Kalahari, au sommet de la dune, plutôt qu’un chalet dans la vallée). Dans le Kalahari, le sable est d’un rouge encore plus intense qu’ailleurs, c’est superbe. On a randonné dans le bush et sur les dunes au milieu de nos premiers springboks, autruches, oryxs et on a fait deux game drives avec le lodge, l’une dans leur jolie réserve privée attenante au lodge avec pas mal d’animaux et l’autre à la rencontre des guépards qu’ils sauvent et réhabilitent dans un très grand enclos avant de les relâcher dans la nature en partenariat avec une fondation de conservation de l’espèce (c’était chouette car on n’a pas revu de guépards lors de la suite du séjour). A savoir : dans le Kalahari, il fait froid (on n’a pu enlever qu’un tout petit peu la polaire au plus chaud de la journée)… On a eu bcp plus chaud pendant le reste du séjour.
Jours 4/5/6 : route vers la base de Tok Tokkie Trails (environ 4 H) puis trek (3 jours/2 nuits) avec Tok Tokkie en petit groupe (deux touristes allemands + le guide + nous deux). Expérience extraordinaire, inoubliable : trek dans les paysages somptueux d’une immense réserve privée, la Namib Rand nature, aux paysages époustouflants. Le soir, on rejoint un campement quasi luxueux avec cuisinier, table dressée avec nappe en plein bush et même toilettes et douche en pleine nature ! On est tous seuls, c’est immense, on dort dehors à la belle étoile dans des lits de camps avec énormes couettes coupe-vent, la température est descendue à moins 7 la première nuit (les lits et le bout de nos bonnets étaient recouverts de glace !) mais sous la couette, on n’a pas eu froid. La rando est magnifique, les paysages à couper le souffle, au plus près de la nature et avec des animaux qu’on n’a pas revus ailleurs ensuite (comme les renards blancs du désert).
Jour 6, après-midi : route vers Sesriem (environ 2 H 30) et le Sossus Dune Lodge pour deux nuits. Lodge somptueux, le seul à être situé dans l’enceinte du parc national (donc, pas besoin d’attendre l’ouverture des portes !). Chalets immenses, superbement décorés, très bon accueil, restauration excellente. En fin de journée, coucher de soleil sur la Dune Elim.
Jour 7 : Comme on n’avait pas besoin d’attendre l’ouverture des portes, on est parti à l’aube, à 5 h du matin, du lodge, avec un pack petit déjeuner. Mais ce jour là, il y avait une tempête de sable, et un énorme brouillard, on ne voyait pas à un mètre et personne de pouvait descendre de sa voiture et encore moins gravir une dune, véridique ! On a du repartir vers l’entrée. On a donc visité le canyon de Sesriem, abrité du vent, puis on est repartis l’après midi jusqu’au bout du parc car heureusement, les conditions météo dantesques s’étaient apaisées. Ne pas rater Dead Vlei (ça n’est pas super bien indiqué) et ne pas hésiter à dégonfler les roues de son 4/4 pour ne pas s’ensabler.
Jour 7, matin : ascension de la dune 45 gratifiante mais difficile car le vent s’était de nouveau levé et soufflait très fort. Puis, route vers Solitaire. Arrêt au « Bagdad café » de Solitaire pour se dégourdir les jambes et déguster le fameux Apfel Strudel, puis, après avoir passé pas mal de temps sur la route à aider des touristes belges qui avaient crevé et n’avaient pas de bon cric, une super étape : Kuangu Kuangu. Sur l’immense territoire d’une ferme d’hôtes (Barchan Dune Retreat), il s’agit d’une sorte de cabane de luxe design adossée à la montagne avec une seule chambre et salle de bains extérieure, on est donc tous seuls, c’est romantique en diable. On a randonné, fait une chouette game drive (avec nos premiers zèbres du désert) avec le proprio de la ferme d’hôtes, caressé les suricates semi apprivoisées du domaine… C’était top.
Jour 8 : départ tardif de Kuangu Kuangu (pour une fois !) route Solitaire-Swakopmund via la Welwitchia Drive (ça rallonge la route, qui prend du coup environ 5/6 H en tout, mais les paysages sont à tomber par terre, on a beaucoup aimé). Arrivée pour le coucher du soleil à Swakopmund pour 3 nuits. Dîner dans un chouette resto de fruits de mer sur la baie, le Tug. Chouette boutique hôtel coloré et bien situé : la Villa Margherita.
Jour 9 : matin, balade dans Swakopmund, visite de la ville, achat d’artisanat… Bain de pied dans la mer (trop froide pour se mouiller en entier !)
J’avais lu des commentaires mitigés sur Swakopmund, eh bien, nous, on a beaucoup aimé cette petite cité balnéaire au milieu de palmiers (c’est différent du reste de la Namibie, ça change, c’est sympa), d’autant qu’on y a eu deux jours de plein soleil.
Après-midi : Tommy Desert living tour : on nous avait beaucoup vanté cette excursion dans les dunes près de Swakopmund à la recherche des petites bêtes du désert comme les caméléons avec un chouette guide, Tommy, mais ce jour là, ledit Tommy était malade, donc on ne l’a pas rencontré. Et, manque de chance, ses « remplaçants », d’autres guides, n’ont pas déniché beaucoup de bébêtes. Mais bon, ça arrive, et les paysages étaient splendides…
Jour 10 : journée d’excursion avec Mola Mola à partir de Walvis Bay… C’était fantastique : le matin, croisière au large dans un petit bateau avec pélicans, otaries qui grimpent même sur le bateau, et… Dauphins ! Puis tour à Sandwich Harbour, paysages somptueux où les dunes rencontrent la mer, déjeuner d’huîtres au bord de l’eau et volatiles par dizaines. Après, on a fait une petite balade dans Walvis Bay (flamands roses sur la jetée), on est allés voir le coucher de soleil sur la dune 7 à quelques km de Walvis et on a dîné, très bien, au Raft, le restaurant jumeau du Tug de Swakop.
Jour 11 : route pour Twyvelfontein. Notre agence nous avait indiqué 5 H de route et en fait il y a moins (plutôt 4 H). Du coup, par peur d’avoir trop de route, on a fait direct Swakopmund-Twyvelfontein et si on avait su, comme on avait deux nuits à Twyvel, on aurait fait un détour par les phoques de Cape Cross ou la peinture de la White lady du Brandberg car il faut savoir que les sites de Twyvelfontein se visitent très vite (les visites des peintures rupestres de Twyvelfontein et de la forêt pétrifiée sont plutôt intéressantes mais obligatoirement guidées et ne durent pas plus de 45 min chacune.) Notre lodge, le Doro Nawas, était une splendeur, là encore : chalets immenses, magnifiquement décorés, lodge principal en hauteur sur la montagne, le tout très luxueux mais en même temps, décontracté et sympathique.
Jour 12 : le matin, éléphant tracking avec le lodge et nous avons eu beaucoup de chance car les éléphants étaient là et ô combien là, il y en avait plus d’une vingtaine et ils ont passé la journée autour du lodge. L’après midi, on a farnienté à la piscine de Doro Nawas (elle était assez chaude pour s’y baigner) car on avait visité tous les sites du coin et il y a eu un grand moment de ravissement pour les touristes (et de panique pour le staff du lodge) car un éléphant s’est approché tout près d’un des chalets sur lequel donnait la piscine (quel spectacle, il était presque sur le balcon du chalet) mais en a endommagé les panneaux solaires !
Jour 13 : route pas très longue (2 H) pour Grootberg Lodge, dans les environs de Palmwag. Génial. Lodge construit à pic d’un cratère (l’un des paysages les plus époustouflants du périple). Plus simple qu’à Doro Nawas par exemple, mais chalets très mignons et personnel namibien très gentil, souriant et décontracté. Malheureusement, nous n’y dormions qu’une seule nuit, on n’a pas donc pu faire le rhino tracking qu’ils proposent et qui dure une journée entière, mais en arrivant sur place assez tôt, nous avons tout de même pu passer pas mal de temps à discuter avec le jeune staff namibien du lodge, très sympa, faire une longue balade autour du cratère à partir du lodge (ils ont un sentier balisé) ainsi qu’une longue rando à cheval (accessible aux débutants) avec un guide adorable. Rencontrer les oryxs, springboks… à dos de cheval plutôt qu’en voiture, pour changer, c’était très chouette.
Jour 14 : route vers Opuwo : 4 H 30 en revenant sur nos pas depuis Grootberg vers Palmwag puis Seisfontein-Opuwo.
On s’est arrêtés rapidement à Seisfontein et avant ça, à la source naturelle du campsite de Warmquelle, ça fait un détour assez long (prévoir 2 H en tout avec baignade) mais c’est un chouette souvenir de s’être baignés tous seuls dans cette eau verte, cristalline et délicieusement tiède. Mais il faut savoir qu’ensuite, la route Seisfontein-Opuwo est difficile : elle grimpe, est remplie de grosses pierres, c’est très fatigant. Si vous logez à Grootberg, que vous montez ensuite sur Opuwo et que vous ne tenez pas particulièrement à vous baigner dans la source de Warmquelle, je conseille dans ce cas de prendre plutôt la route Grootberg-Kamanjab-Opuwo, certes moins « scénique » mais goudronnée donc beaucoup plus rapide, ce qui permet d’arriver plus tôt à Opuwo pour profiter de ce coin à l’atmosphère très dépaysante. Nous, on est arrivés un peu tard à Opuwo et on a un peu regretté de ne pas avoir davantage de temps pour flâner dans cette petite ville en soit plutôt moche mais donc nous avons beaucoup aimé l’ambiance et le mélange étonnant des populations (héréros, himbas…) tant dans la rue principale qu’au supermarché. L’Opuwo Country Hôtel est très bien : belle vue, très belle salle commune, superbe piscine à débordement (dont nous n’avons pas eu le temps de profiter, on a préféré se balader en ville), chambre plus banale avec deux lits twins éloignés l’un de l’autre (demander une luxury room) mais tout à fait confortable.
Jour 15 : très belle route Opuwo-Epupa Falls : 2 H 30 seulement car la piste est très belle, très roulante. Epupa Falls, on a adoré. Le site est bucolique, très reposant. Les chutes sont magnifiques (ne surtout pas se contenter de la chute principale mais randonner sur le sentier à gauche des chutes et monter au coucher du soleil au sommet de la colline qui les surplombe toutes). On a dormi à l’Epupa Falls Camp, le lodge le plus sophistiqué du coin, tout au bout. C’est assez cher compte tenu du fait que les tentes restent relativement simples mais elles sont très mignonnes, joliment décorées, avec un coin salle de bains en dur, la situation de ces tentes et des tables du restaurant en bord de la rivière, avec nappes et bougies, est idyllique. C’est une super adresse et une super étape.
Jour 16 : journée sur place à Epupa. On a fait du rafting, qui s’apparente plutôt à une balade sur l’eau (qui est calme, il n’y a pas de rapides) mais les paysages sont superbes et il y a plein de crocodiles. Avec le lodge, on a fait aussi la visite d’un village himba. Bon, on a hésité et tous comptes fait, ça s’est bien passé. Au début, c’était assez artificiel car il s’agissait du village himba le plus proche des chutes, donc les habitants ont l’habitude de recevoir des visites, ils sont un peu blasés. Mais on a pris notre temps, on a essayé de communiquer par gestes avec les gens, on a joué avec les enfants, fait la ronde avec eux (plutôt que de se contenter de les mitrailler de photos) et peu à peu, l’atmosphère s’est réchauffée. Nous avons ensuite eu des échanges encore plus sympathiques avec d’autres himbas que nous avons rencontrés par nous-mêmes dans des villages non visités par les lodges et avec qui on est entrés en contact en offrant du sucre, du thé, de la farine, etc… Achetés au supermarché d’Opuwo. Les gens étaient surtout très contents car on avait un 4/4 avec un immense coffre recouvert et on a donc pu prendre en stop des himbas qui étaient ravis de profiter de notre moyen de transport. Beaucoup de sourires er de rires…
Jour 17 : en redescendant d’Epupa, étape d’une nuit à Hobatere Lodge, avant Kamanjab. L’étape est sympa mais il faut savoir que le lodge est situé à 20 km de piste de la route et que la game drive qu’il propose n’offre pas grand-chose à voir en matière d’animaux. Cela dit, les chambres sont agréables, le dîner est bon, le proprio présent et attentionné… Mais on s’est demandés si on n’aurait pas du partir très tôt le matin et tracer directement jusqu’à notre étape suivante, Okonjima, où nous n’avions qu’une nuit et où on aurait bien aimé en passer deux.
Jour 18 : route Hobatere lodge-Okonjima/Africat fondation
Okonjima, c’est une splendeur. Le plus beau lodge de notre séjour. On logeait au Bush Camp. Ca coûte une fortune, mais les chalets sont fantastiques, ouverts sur la nature, c’est somptueux. Sur place, on a fait une rando sur un de leurs sentiers balisés, on a fait le soir une chouette balade pour aller voir les porc épics et surtout, on a fait l’après-midi un inoubliable leopard tracking. Compte tenu du fait que les léopards sont difficiles à observer ailleurs, Okonjima est un must. Malheureusement, on n’a pas pu voir les guépards tôt le lendemain car on n’avait qu’une nuit sur place et on voulait arriver tôt dans Etosha mais je conseille à ceux qui le peuvent de passer absolument deux nuits plutôt qu’une dans cet endroit, afin de profiter de toutes les activités proposées.
Jour 19/20/21 : route Okonjima-Etosha via les plaisantes villes d’Otjiwarongo et Outjo. Puis, Etosha. On a à la fois adoré parce qu’on est de grands fans d’animaux et qu’on y a donc vécu des moments inoubliables et en même temps, on a préféré le Kruger d’Afrique du sud (visité quelques années auparavant) ou Chobe, par exemple, car on aime bien conduire et rencontrer les animaux au hasard au fil des pistes plutôt que les attendre aux points d’eaux avec d’autres voitures. Or, à Etosha, on a eu l’impression de ne pas voir grand-chose sur les routes entre les points d’eau. Les modalités de visite sont différentes… C’est moins, « spontané ». Ceci étant dit, on a vu beaucoup d’animaux et parmi les moments les plus forts, des lions de près dans les points d’eau des environs d’Okaukuejo et un léopard au point d’eau Halali le soir. Ne pas rater les points d’eau éclairés le soir d’Okaukuejo et Halali, avec entre autres plusieurs rhinos.
Côté hébergement, on a passé une nuit à Okaukuejo (bush chalet) et une nuit à Halali (double room) avant de sortir d’Etosha pour la 3ème nuit. Les hébergements du NWR nous ont très agréablement surpris : c’est décoré simplement, mais propre, nickel, très confortable.
On a passé la 3ème nuit à Onguma Bush Camp, juste à la sortie d’Etosha : c’est le plus simple des différents lodges de la réserve privée d’Onguma mais c’est déjà très très bien.
Jour 22 : Route porte est d’Etosha/Rundu et étape au lodge Hakusembe.
Notre agence nous ayant indiqué Etosha-Rundu 6 H, puis Rundu-Divundu 3 H, on a fait étape à Rundu. Mais en fait, Etosha-Rundu ne prend que 4 H et Rundu-Divundu, 2 H. Donc, je conseille de zapper Rundu pour passer plutôt deux nuits dans les environ de Divundu, et s’y poser. D’autant que les attraits de la région de Divundu nous ont semblé similaires à ceux de Rundu , à Divundu il y a même les hippos en plus. Cela dit, Hakusembe est un lodge mignon, fleuri, très joli, nous avions le honeymoon chalet flottant sur l’eau (très romantique) et on a fait une chouette croisière au champagne sur la rivière (guide adorable et plein de crocos).
Jour 23 : route Rundu/Divundu, donc, et Divava Lodge.
Globalement, la bande de Caprivi, on a beaucoup aimé. Même si c’est pauvre. On voit des gens, des villages, du bétail, on peut s’arrêter acheter de l’artisanat, discuter avec les gens, les prendre en stop. C’est une Namibie différente des somptueux paysages de désert et c’est à voir aussi.
Le Divava Lodge est très beau, avec des chambres immenses et design, une belle piscine et un très agréable spa qui surplombe la rivière. Le lodge propose une chouette balade sur la rivière l’après midi ou le matin, au choix, avec beaucoup d’hippopotames et un petit arrêt aux mignonnes Popa Falls.
Nous avons aussi visité par nous-mêmes la petite réserve de Mahango qui nous a beaucoup plu, avec des baobabs, des buffles, des hippos, des rapaces, et les très belles antilopes Roan et antilopes des sables (noires) qu’on ne voit pas dans le reste de la Namibie.
Jour 24 : en quittant Divava Lodge, nous avons visité la réserve de Buffalo. Je ne sais pas si c’est son nom officiel mais il s’agit d’un parc pas du tout connu dont l’accès se trouve au lieu dit Buffalo, quelques km après Divundu. Il faut savoir que le plan, sommaire, distribué à l’entrée du parc, est très mal dessiné, et que les pistes y sont, à certains endroits, difficiles car vraiment très sablonneuses. On s’est ensablés plusieurs fois et on s’est fait quelques frayeurs. Mais l’endroit, absolument désert, est fantastique, avec là aussi des éléphants, buffles, rapaces, antilopes, hippos… Et quasi aucun touriste !
Nuit à Kongola au Mazambala Lodge qui nous a un peu déçus : l’accès est bucolique, par bateau, le restaurant, sur pilotis, agréable, le proprio très sympa, mais les bungalows sont sommaires et fatigués.
Jour 25 : route vers Kasane et visite de Chobe. Notre lodge, le Waterlily, conseillé par notre agence, ne nous a pas plu : c’est très moyen, pas joli, surfacturé. On a pris nos repas au Chobe Safari Lodge et au Chobe Marina, hôtels de grosse capacité mais très confortables.
Jour 26 : Chobe…
En revanche, Chobe, c’est inoubliable. Que ce soit la balade en bateau sur la rivière (à faire absolument l’après midi et sur un petit bateau, pas sur un gros, pour voir des dizaines d’oiseaux et les énormes troupeaux d’éléphants) ou les game drives dans le parc avec là aussi, éléphants, lions… Il faut savoir que les game drives organisés par les lodges de Kasane sont très bien (de toutes façons il y a tant d’animaux à Chobe qu’on ne peut pas être déçu) mais que c’est très business (jeeps les unes derrière les autres) et que, contrairement à ce que nous avait dit notre loueur (qui nous avait conseillé d’abandonner la voiture dès le premier jour à Kasane), Chobe se visite tout à fait par soi même : certes, le plan des pistes est mal dessiné, mais les pistes ne sont pas trop sablonneuses.
Jour 27 : route vers Vic Falls et Ilala Lodge pour deux nuits. L’Ilala Lodge est magnifique : architecture coloniale, personnel adorable, super restauration. Le peuple zimbabween a beaucoup de mérites, compte tenu des difficultés qui le frappent, et on a été contents d’avoir logé à Vic Falls. Mais quel que soit le côté où on loge, il faut absolument visiter les deux côtés des chutes : le côté zimbabwen, plus impressionnant, mais aussi le côté zambien, qui fournit des sensations différentes. On va facilement de l’un à l’autre à pied en franchissant le pont en une demi-heure environ. Tout ça coûte cher (il faut repayer un visa zambien, les entrées des chutes des deux côtés), mais ça vaut le coup. En revanche, on a repayé 30 dollars par personne pour voir le soir le « rayon de lune » (les soirs de pleine lune) sur les chutes et c’est un peu l’arnaque, on ne voit pas grand-chose, un pâle halo sur les chutes dans le noir, bof.
Jour 28 : Rafting inoubliable d’une demi journée (en juillet, les rapides sont trop dangereux pour être faits en entier sur la journée) et balade dans Vic Falls avec « high tea » au Vic Falls Hôtel.
Jour 29 : juste avant de reprendre l’avion Vic Falls-Johannesburg, on s’est offert une dernière activité nommée le Lion Encounter. Le principe, c’est que pour repeupler les réserves de lions, dont le nombre décroit, une fondation récupère les animaux blessés et élève aussi des petits, ils font de la reproduction. Les jeunes lions sont ensuite élevés dans des enclos, peu à peu éloignés des hommes, puis relâchés dans la nature. Mais au premier stade, lorsqu’ils sont encore jeunes, on les laisse approcher par les touristes qui peuvent marcher avec eux dans le bush, et même, craintivement, les caresser et se faire photographier avec eux. La contribution (généreuse) des touristes finance la fondation. Bon, j’espère que tout ça est vrai, et j’avoue que l’atmosphère était très, trop business. Mais cela dit, voir de tout près les lions, les approcher, marcher avec eux dans le bush, c’était incroyable.
Voilà… On rentre avec des souvenirs plein la tête… Et déjà, l’envie d’y retourner !
Elodie
Un mois en Namibie - juillet 2009 English translation pending
Petit compte rendu d’un voyage en Namibie – juillet 2009
Pour situer : 5 personnes, dont 4 d’une même famille + un ami Le père, qui jouera chauffeur et banquier pour le mois + responsable grillade sur feu de bois La mère, qui cuisinera, dégotera des éléphants … qui s’avèreront être des girafes ^^ La fille, 20 ans, qui sera la co-pilote, ayant auparavant organisé le voyage (et qui écrit en ce moment ce carnet de voyage J) Le fils, 18 ans, nommé monteur de tente et ramasseur de bois, ainsi que œil de lynx pour répérer les animaux L’ami du fils, 18 ans, qui sera également nommé monteur de tente, aide-vaisselle, … et bien d’autres
D’un point de vue chiffre : 5 personnes pour une 4*4 Nissan 28 jours de location de voiture 5200 km parcouru 737 L d’essence pour 5262 N$ 0 crevaison 0 pare brise cassé 27 nuits sur place pour 15395 N$ pour 5 personnes 18 camping différents 3 hotels différents 2 ‘game drive’ pour 4075 N$ pour 5 personnes 4375 N$ pour 7 restos pour 5 personnes 9800 N$ de courses bouffe pour 5 personnes 3050 N$ pour les entrées des parcs/réserves pour 5 personnes
D’un point de vue pratique : · Voiture Nissan 4*4 équipée camping, louée vers février (ou mars ??) chez Camping car Hire, après avoir checké les prix chez d’autres loueurs. Le prix total de la location revenait à N$ 27203.50 + les frais du deuxième chauffeur Voiture vraiment nickel (y compris les pneus) et avec à peine 20 000km au compteur. Nous n’avons eu aucun soucis, ni crevaison, ni problème de moteur, ni … rien en fait J Le ‘kit camping’ est nickel. Cela va des essuies vaisselles, à l’ouvre-boite, au pèle-patate, aux éponges, savons, allumettes, bouteille de gaz, corde, pinces à linge …. Il ne manquait rien ! Les tentes de toit (je n’y ai pas dormi, j’avais la tente de sol, vu qu’on était 5) sont faciles à monter/démonter. Les matelas sont apparemment assez durs. Question sac de couchage, nous avions pris les nôtres. Cette agence est donc vraiment à conseiller !
· Nuits
o Windhoek – 30 juin 2009 – réservé à l’avance Pension Uhland Une double pour 550 N$ et une triple pour 670 N$. Chambres très propres, petit déj inclus. !! Nous nous sommes fait agresser au couteau par 2 personnes à 20m de l’hotel. Notre voyage aurait très bien pu s’arrêter ici. On a toujours du mal a comprendre les circonstances et l’avis de la boss de l’hotel « Very very safe place, you can walk to a restaurant situated at 200m from here. Very very safe ». J’ouvrirai p-e un post plus tard pour expliquer « en détails » cette soirée…
o Mariental – 1 juillet Anib lodge Camping pour 125 N$ par personne. ! Il y a seulement 4 emplacements, nous avons eu par chance le dernier. Superbe situation. Bloc avec douche chaude, toilette et évier pour vaisselle à chaque emplacement.
o Keetmanshop – 2 juillet Quivertree forest rest camp Camping pour 75 N$ par personne. Juste à l’entrée de la quivertree forest (45N$ par personne), et à 5km du Giant’s playground (compris dans l’entrée de 45N$). Camping le long de la route. Très peu de monde notre nuit. Beaucoup de bloc de douches (eau chaude). Accueil très moyen. Mais bonne situation ! Surtout pour le magnifique coucher de soleil dans la forêt de Kokerboom !
o Fish River Canyon – 3 et 4 juillet Hobas camp Camping pour 55 N$ par personne/nuit Situé à une dizaine de km du point de vue principal du canyon. Accueil vraiment sympathique. Première nuit avec le passage du Renault Trucks – Cape to cape, donc un peu bruyante. Deuxième nuit avec le passage d’une chorale ‘en tournée’. Très chouette moment ! Sanitaires propres avec eau chaude par moment, emplacements bien ombragés !
o Lüderitz – 5 juillet Shark Island Camping pour 50 N$ par personne. Au bord de l’eau, donc très très humide, mais vraiment belle vue !
o Aus – 6 juillet Namib Garage Le Klein-Aus Vista était complet, on s’est donc rabattu sur ce ‘camping’ situé en face de la pompe à essence (et beaucoup de passage la nuit). Petit camping sans charme (ni vue… ni rien), mais parfait pour dépanner !
o Sesriem – 7 et 8 juillet – réservé à l’avance Sesriem camp site Camping pour 210N$ par personne/nuit Situé au mieux pour le lever du soleil sur les dunes. Chacals trainant dans le camping :) Superbe vue, sanitaires assez propres. Petit magasin avec quelques boites de conserves, à boire, du pain et quelques souvenirs.
o ‘Naukluft’ – 9 juillet Hauchabfontein Camping Camping pour 100N$ par personne. Très chouette emplacement avec superbe vue sur les ‘montagnes’ environnantes. Douches, eau chaude, très soignées (bougies etc) à certains moments de la journée. A conseiller !
o ‘Gamsberg Pass’ – 10 juillet Hakos Guestfarm Camping pour 80 N$ par personne. Situé au bout d’une piste de 7km bien caillouteuse. Belle vue, mais énorme brouillard le matin. Nuit bien froide ! Sanitaires ‘bloc-de-béton-sans-électricité-ni-eau-chaude’.
o Swakopmund – 11 et 12 juillet Villa Wiese Backpacker
Double pour 385 N$ et chambre triple pour 480 N$. Endroit très sympa. Dispose d’un bar ouvert jusque 22h (ou 23h ?!). Petit dej inclus. Possède un parking gardé pouvant acceuillir quelques voitures.
o Spitzkoppe – 13 juillet Spitzkoppe rest camp Camping pour 45 N$ par personne. Superbes emplacements au pied du Spitzkoppe. Camp très très basique (pas d’eau, pas de douches, ….) mais superbe pour le coucher de soleil !
o Twyfelfontein – 14 juillet Aba Huab camp site Camping pour 60 N$ par personne. C’était un camping géré par une communauté, mais il a été racheté par un particulier. Le long de la rivière (assechée… avec des éléphants !). Douches ‘dans les arbres’ vraiment bien faites ! A quelques km des organ pipes et des gravures rupestres. Petit bar à l’entrée. A conseiller !
o Palmwag – 15 juillet Palmwag Lodge Camping pour 100 N$ par personne. Il y a peu d’emplacements, et nous avons eu la chance d’avoir le dernier ‘Overflow’. On peut disposer de toutes les facilités du lodges, dont la piscine. Le camping en soit n’a rien d’extraordinaire (bien que très bien équipé), mais c’est pratique pour faire un game-drive !
o Warmquelle – 16 juillet Ongongo Camp site Camping pour 70 N$ par personne. Situé au bout d’une piste accidentée et d’un passage dans une rivière assez surprenant. Non faisable sans 4*4… surtout pour le retour ou il faut remonter ‘à pic’. Des sud-af présents la même nuit que nous ont aidé des slovènes qui s’étaient aventurés trop loin sans 4*4 ! Petit bassin avec cascade juste à côté du camping très chouette pour une petite baignade. Chauves-souris sous les rochers du bassin :) ! pas facile facile pour trouver un emplacement plat pour des tentes de sols !
o Opuwo – 17 juillet Opuwo country lodge Camping pour 75 N$ par personne. Emplacements assez petits. Belle vue sur la vallée. On peut profiter de toutes les facilités du lodge (y compris la piscine à débordement …. À 15°c… dur dur !). Sanitaires propres et eau chaude par moment. ! Nuits bruyantes car on entends les habitants d’opuwo et de la musique toute la nuit.
o Epupa – 18 et 19 juillet … je ne me souviens plus du nom, mais c’est le premier qu’on voit en arrivant aux chutes. Camping pour 60 N$ par personne. Superbe situation sous les palmiers, et au bord de la rivière ! On peut observer des singes et des crocos sur la rive opposée/dans la rivière ! Douche nickel, et avec eau chaude. Petit bar à disposition avec très belle vue !
o Opuwo – 20 juillet Opuwo country lodge Voir précédemment
o Kamanjab – 21 juillet Kamanjab rest camp & game park Camping pour 65 N$ par personne. Grands emplacements. Possibilité de se déplacer avec son propre véhicule dans la propriété et d’observer giraffes, kudus, springboks, … Douches chaudes, sanitaires propres. Seul inconvénient : des mouchettes à ne plus savoir qu’en faire, qui vous tournent autours jusqu’à la tombée de la nuit.
o Etosha – Okaukuejo – 22 juillet – réservé à l’avance Okaukuejo rest camp. Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par pers. Sans doute le meilleur des 3 camps d’étosha. Emplacement bien délimité. Superbe point d’eau pour le soir. Sanitaires avec eau chaude très bien. Piscine (froide), bar, resto, …. Il y a beaucoup de chacals qui rodent la nuits :)
o Etosha – Halali – 23 et 24 juillet – réservé à l’avance Halali rest camp Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par personne. Sans doute le moins sympathique des 3 camps. Les emplacements sont poussiereux, petits, …. Les blocs sanitaires sont nombreux et moyennement entretenu comparé aux précédents. Point d’eau plus distant qu’à Okaukuejo, mais sympa. Piscine (froide), bar, resto, …
o Etosha – Namutoni – 25 juillet – réservé à l’avance Namutoni rest camp Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par personne. Emplacement sur du gazon, très grand. Sanitaires nickel. Piscine (froide), bar, resto, …
o Windhoek – 26 juillet – réservé au cours du voyage Pension Steiner. Double pour 685 N$ et triple pour 815 N$, petit dej inclus. Vu la soirée passée à Uhland le premier soir, on a préféré changer d’hotel pour le retour. Accueil plus chaleureux. Bonnes indications sur la sécurité. Chambres très propres.
· Equipement à prendre
On était 5, on avait donc prévu des sangles afin d’attacher un kit-bag (pour la tente de sol) sur le toit de la voiture. C’est pratique, et cela laisse plus de place pour les bagages/la bouffe.
Pour le froid, on a fabriqué des sacs à viande en polaire en utilisant des petites couvertures. Et ce fut bien utile, car certaines nuits sont très froides !
Et sinon, équipement habituel comme lampe frontale, tong pour les douches ‘douteuses’, de quoi écrire (pour les carnets de voyages :)), ….
D’un point de vue …. Littéraire :)
J1 – Arrivée Windhoek Après plus de 24h, 3 vols (Bruxelles-Londres-Jo’burg-Windhoek), nous voilà arrivés. Le ‘chauffeur’ de Camping Car Hire nous attends et «Nous voilà parti pour de nouvelles aventures ». Sur la route vers la ville, il voit des Kudus… Evidemment, avec nos yeux de novices, nous n’arriveront pas à les distinguer ! Une petite demi-heure plus tard, nous sommes chez le loueur. Explications concernant l’assurance (nous n’avons pas racheté la franchise, et vu que nous partons pour un mois, prendre une assurance pneus et vitre reviendrait à payer l’équivalent d’un pneu neuf…. Croisons les doigts pour qu’il ne nous arrive rien !), le matos de camping, les tentes de toit, le mode 4*4 et nous voilà parti ! Arrêt au Pick & Pay du coin pour faire les premières courses. C’est vraiment grand, et puis fourni ! Ensuite, direction Uhland, situé juste à l’extérieur du centre. On s’installe, organisons la voiture de manière la plus pratique, et direction resto la marmitte sur les conseils de la boss. Excellent mafe de poulet ! Sur le chemin du retour (« very very safe » dixit la boss), nous aurons notre première vraie « aventure »… Un homme nous attaque au couteau à 20m de l’entrée de l’hotel. Je pourrais écrire un roman par rapport à cette soirée qui nous laissera vraiment perplexe quant à l’honnêteté des propriétaires de l’hotel…. Un post sera p-e créé plus tard à ce sujet. Soit, pas de blessés au final (et on ne comprends toujours pas comment le couteau qui a troué le pull n’a pas fait plus de dégats que quelques égratinures… ), mais des jumelles, un appareil photo, des lunettes de soleil et d’autres petits choses en moins. On espère que cette aventure ne nous ‘pourrira’ pas le reste du voyage, car si c’est pour vivre un mois sous le stresss…. Ça risque d’être difficile ! On s’endort difficilement, en ayant hâte de quitter cette ville.
J2 – De Windhoek à Mariental Debout vers 7h pour un petit dej avant de partir sur la B1 en direction du sud. On décide d’annuler notre nuit réservée dans ce même hotel pour le dernier jour du voyage, les souvenirs ne sont pas très bons ici. 8h30, départ pour Mariental. Sur la route, pas vraiment d’animaux (on a du mal à savoir dans quel ordre de grandeur chercher). On croisera toutefois une ordre de babouins. On préfère quand même les voir ici qu’à l’intérieur du camping :D Arrivés au camping, on préfère profiter de notre première soirée que de faire le game drive proposé par le lodge. On a encore un mois pour voir des animaux, autant monter notre tente et faire notre premier repas à l’aise :)

J3 – de Mariental à Keetmanshoop La nuit fut froide, et on ne regrette vraiment pas nos sac-à-viande en polaire ni nos sous-pull pour dormir ! La route pour Keetmanshoop est plutôt courte. Après avoir pic-niqué au camping, nous nous dirigeons vers la Giant’s Playground. La lumière est vraiment belle, et je n’imaginais pas cela aussi grand. Le coucher de soleil sur la forêt de kokerboom à côté de notre campement est superbe !

J4 – De Keetmanshoop au Fish River Canyon Deuxième courses du séjour. On a quand même du mal à trouver des fruits et légumes en bon état dans le supermarché. On fera donc des boites de conserves… pendant presque toutes les vacances ! A quelques km de Keetmanshoop, on quitte la B1 pour rouler sur nos premières gravel road. La moyenne baisse, et ayant lu les conseils de sécurité un peu partout, nous ne roulons pas plus vite qu’à du 80km/h. La route est vraiment belle, surtout la dernière partie. On y verra nos premières autruches (quelle excitation !), oryx (de loin), springboks, … qu’est ce qu’on en a revé ! Arrivée au camp en début d’après midi, on décide de n’aller visiter le fish river canyon que le lendemain matin. La soirée sera plus bruyante que les précédentes, un groupe d’une 60aine de personnes participants au Renault Trucks- Cape to Cape ayant investi le camping.
J5 – Fish river Canyon Lever ‘quand-on-se-réveille-mais-malgré-tout-pas-très-tard-vu-le-potin-des-voisins’, et direction le fish river canyon en personne. N’ayant jamais vu le grand canyon (contrairement au padre), je suis vraiment vraiment impressionnée ! On ira au 3 points de vue, et nous marcherons le long pour jouir de vues encore différentes.
Après midi relax au camping… On est en vacances ! Le soir, petit retour au point de vue principal du canyon, mais la lumière (ou plutôt le soleil) n’est pas situé idéalement. Ce matin, cela donnait beaucoup mieux ! Soirée au camping, à griller un ‘texan steak’ de 2kg. Les hommes seront ravis, nous on n’est pas si fan de viande, mais faut avouer qu’elle est plutôt bonne J Cela sera accompagné d’épis de maïs grillés. J’adore !
J6 – Du fish river canyon à Aus (ou plus…) La route n’est pas de tout repos ajd (surtout qu’il n’y a qu’un chauffeur officiel. La maman n’aimant pas conduire à gauche, et moi n’ayant pas les 23 ans obligatoires pour l’assurance…). Le début de la gravel road est toujours aussi beau. Et vu qu’on est parti plus tôt, plus d’animaux ! On montera au Hartmann’s viewpoint pour avoir une très belle vue d’ensemble.

Arrivé à Aus, on constate que le camping Klein-Aus vista est plein, et que l’autre camping n’est quand même pas très joyeux pour passer une après midi+une nuit+une autre nuit. On décide donc de continuer pour faire les 125 km qui nous séparent de Lüderitz. Et quelle route ! Vraiment magnifique. En s’approchant de Lüderitz, le paysage devient lunaire. Et au loin, le début du désert du Namib et ses grandes dunes. On campera au bord du bord de la mer, sur la shark island. Ce n’est pas l’idéal question temps/vent/température/… mais quelle belle situation !


J7 – De Lüderitz à Aus Aujourdhui, on visite Kolmanskop (un peu de culture ne fait jamais de mal). A 9h30 nous y sommes. La visite me semble longue, et la guide n’est pas du plus sympathique. Je m’attendais à mieux, mais c’est néanmoins intéressant de savoir le pourquoi du comment de cette ville ‘engloutie’ par le sable !

Après cela, petit tour par la péninsule pour observer flamands roses, otaries (ou phoques ?), …. Le paysage est lunaire, pas archi passionnant, mais impressionnant !

Courses dans le Spar de la ville. On rempli le caddy pour les 4 jours à venir…. Tout en étant à côté d’habitants achetant 2 tomates ou 1 demi pain. On est quand même mal à l’aise … La route vers Aus se fera en fin d’après midi. La lumière est encore plus belle qu’à l’aller ! Et sur le chemin, quelle surprise, nous croiserons un couple d’autruches et une 20aine d’autruchons. Re-excitation :)

La nuit se fera au Namib Garage, avec un défilé de voiture à la pompe à essence.
J8 – De Aus à Sesriem Le réveil matinal pour une route qui promet d’être longue (et à 5 dans la voiture (avec les deux gaillards de 18ans qui font presque 1m90…) pas confort confort tout le temps !). J’adore vraiment cette route !

D’abord de la savane et des plateaux, puis plus montagneux puis des lignes droites à n’en plus finir (avec des panneaux de girafes (que nous ne verrons pas)). Arrivé au camping, petit couac dans les dates, on est sensé arriver demain. Heureusement on aura notre place en ‘Overflow’ et donc on pourra acceder aux dunes en même temps que les autres campeurs ! La vue du camp est magnifique ! Savane, montagnes d’un côté, dunes de sable rouge de l’autre… Premier chacal. Un peu effrayant au début, puis on s’habitue à ces cris et ces yeux luisants dans la nuit.
J9 – Sesriem Réveil archi matinal, pour pouvoir voir le lever du soleil sur les dunes. Pour faire comme tout le monde…. On monte la dune 45. On a beau ne pas être arrivé les premiers (les fous du volants qui font du 120 à l’heure…), on rattrape vite les premiers et profitons du lever de soleil assez loin sur la crête. Quelle lumière. Les dunes qui rougissent petit à petit. Superbe !


Et quel bonheur ensuite de redescendre en courant ! Ensuite, direction dead vlei. Arrivé au ‘parking’, c’est l’interrogation : Allons-nous tenter les 4km seuls ? Au final oui, on n’a quand même pas loué une 4*4 pour rien ! Les mains du père-chauffeur, n’ayant jamais conduit dans ses conditions auparavant, se font un peu plus … moite ! Mais ça passera ! Non sans un peu de doute quand à la bonne piste, mais nous y arriverons sans ensablement ! Direction Dead Vlei donc.

Il n’y a pas encore trop de monde et on peut profiter de la fraicheur du matin. Je décide de grimper une dune, un peu au hasard, et surtout, à pic, sans suivre la crête. Au bout de 25 minutes d’effort intense (1 pas en avant, 2 pas en arrière !), j’y arrive. La vue est vraiment magique !


On distingue à peine les gens se baladant sur le vlei ! Il est temps de redescendre, la petite famille s’impatiente en bas (et la température monte !). Nous n’irons pas jusque Sossusvlei, par manque de courage dans cette chaleur. Retour au camp, et après-midi détente, après avoir déplacé le camp sur notre ‘vrai’ emplacement. Vers 16h, on décide de partir vers la dune Elim.

C’est un peu une course contre la montre qui commence lorsque nous commençons l’’assenssion’ car nous sommes parti un peu tard. Nous arriverons au sommet 2-3 minutes avant que le soleil ne passe de l’autre côté de l’horizon. Ouf ! Deuxième nuit à Sesriem, avec en berceuse, les cris des chacals :)
J10 – De Sesriem au ‘Naukluft’ Réveil ‘quand-on-se-réveille’. Pour une famille de dormeur en vacances, quoi de mieux ? Vers 8h30, tout le monde est debout, et une tempète de sable vient perturber le déjeuner. On pense à ceux qui sont sur les dunes en ce moment… Heureusement pour nous, c’était hier ! Un peu flou quant à ce qu’on va faire avant Swakop qui est prévu dans 2 nuits. Après un coup de fil à NWR pour savoir ce qu’il en est de leur camping, on se résout à aller dormir autre part. On finira dans un camping à 80 km de Sesriem. La vue est vraiment belle !

Et en prime, une rivière à quelques 10aine de metres. L’eau est froide donc nous ne nous y baignerons pas. Après-midi détente. Le soir, le propriétaire du lodge vient allumer des bougies vers le chemin des douches en bambous. Chouette ambiance !
J11 – Du ‘Naukluft’ au Gamsberg Pass On avait prévu une deuxième nuit dans la région du Naukluft, mais on décide finalement d’aller vers le Gamsberg pass. La route est plutôt longue, et moins droite qu’auparavant. Camping au bout de 7 (ou 10 ?) km de piste très caillouteuse. Nous aurons droit à un magnifique coucher de soleil sur les petites montagnes environnantes !

J12 – Du Gamsberg pass à Swakopmund Le réveil est dur. Un épais brouillard nous empèche de voir plus loin que 2-3m. On a du mal à se réchauffer, malgré le feu du matin ! Vite vite quitter ce camping. La route est longue, mais belle et changeante. Moins de collines au fur et à mesure qu’on avance, pour laisser place à cette savane jaune que j’aime tant voir. Oryxs, Springboks, Kudus, autruches… un défilé ! On décide de passer par Walvis Bay pour réserver une matinée en bateau pour le lendemain. Malheureusement, il n’y a personne aux bureau de Levo, et nous ‘conclurons’ l’affaire par téléphone. Arrivé à Swakop, nous trouvons notre hotel réserver quelques jours plus tôt par téléphone. Cosy, coloré, tout ce qu’il nous faut après une nuit très humide. On se balade en ville. On se croirait… je ne sais pas trop où, mais pas en Afrique. En Allemagne peut-être ? On n’est toujours pas 100% à l’aise dans les rues, mais ça s’améliore petit à petit. Cette ville est étrange. On est samedi après-midi, tout est fermé, désert même. Quand on longe la mer, et qu’on arrive vers le phare, il y a un peu plus de monde. Les noirs sur le trottoir, les blancs aux terrasses. Cette différence archi présente en Namibie me déplait vraiment. La Namibie est indépendante depuis 1992 (si je ne me trompe pas), et pourtant, on a l’impression que tout est géré par des blancs. Je pourrais écrire un roman sur cette impression. Peut-être un futur post. Il faut dire que je suis sans doute plus sensible à cette différence que la majorité des gens, étant avec un homme noir (et bien bien noir J comparé à la vraie blanche de peau que je suis) depuis 3 ans. Passons, c’est juste que ça a sans doute été un des points les plus négatifs de mon séjour, vivre cette différence. Le soir, passage dans notre premier resto du sejour. Le lighthouse je-ne-sais-plus-quoi. Là encore, le boss est blanc, les serveurs sont noirs. Mais passons j’ai dit. Dodo pas trop tard, car demain matin, ‘croisière’ en mer au départ de Walvis Bay.
J13 – Swakopmund et Walvis Bay Réveil tôt, petit déj, et nous voilà parti. Le père ne nous accompagnera pas, ayant été victime du mal de mer à Madagascar et ayant vidé son estomac sur les plongeurs, il préfèrera ne pas nous imposer cela à nouveau J Le départ est vraiment magique. Une dizaine de pélicans nous suivent, si proche que leurs ailes touchent presque le bateau. C’est vraiment superbe !


Ensuite ce sera des dauphins que nous verrons près de la plage, puis le dos d’une baleine qui joue un peu à cache cache. Suivi des dauphins qui précèdent le bateau qui file à toute vitesse. C’est une première pour nous les dauphins, et quel plaisir de voir ça ! Et pour terminer en beauté, un phoque (ou otarie ??) monte sur le bateau. Vraiment belle matinée en mer ! Et même les huitres qu’on craignait un peu question « sécurité estomac » se sont avérées délicieuse, et n’ont fait qu’un aller simple J L’après midi sera calme à Swakop… Dommage qu’on soit dimanche et que tout soit fermé !
J14 – De Swakopmund au Spitzkoppe

Petit détour par Cape cross au programme. Après avoir passé l’entrée (40N$/pers), on roule quelques centaines et mètres, et on y est. Des otaries. Partout, vraiment partout ! On les sent, on les entend, on les voit. Légère impression d’overdose.

On fait un tour, on observe quelques individus plus précisément. Et 30minutes plus tard, nous partons. C’est impressionnant, ça vaut le détour, mais on en a vite fait le tour. Et l’odeur n’aide pas à vouloir rester :) Cap sur le Spitzkoppe donc. A plus de 80 km du but, on l’aperçoit déjà. C’est dingue comme l’air est ‘transparent’. On voit si loin ! Début d’après-midi, nous y sommes. On choisit notre emplacement, en essayant de penser à la course du soleil, et c’est parti pour une petite ascension. Cet endroit est vraiment superbe. Et le coucher de soleil encore plus. J’avais eu pas mal de questions de la part de la famille du style : Mais il y a quoi au Spitzkoppe ? Et finalement, ils ont l’air plutôt enchanté.


Le camping est archi basic, pas d’eau, pas d’électricité. Mais quel silence. Quel ciel. Le bonheur !
J15 – Du Spitzkoppe à Twijfelfontein Aujourd’hui, cap sur le camping communautaire tant vanté par nos amis venu en Namibie 2 ans plus tôt. Sur la route, nous ‘longeons’ le Brandberg. Petit arrêt essence à Uis, quelques sandwich, et c’est reparti. Après une route qui passe plutôt vite, nous sommes au camping. Celui-ci n’est plus communautaire, il s’est fait racheté par une compagnie. Nous prenons un emplacement au bord de la rivière asséchée. Après renseignements à l’acceuil du camping, on apprend que les éléphants ne sont plus venus par ici depuis 4 jours… Dommage. On file donc vers les organes pipes… qui ne nous enchanteront pas plus que ça. Oui, c’est joli, mais sans grand plus. Petit tour vers les gravures rupestres. Se dire qu’elles sont là depuis entre 2000 et 6000ans, c’est quand même assez fou. La faune ne semble pas avoir beaucoup changé en autant de temps. On peut distinguer sur les gravures des girafes, des lions, et même un animal marin. De retour au camping, on décide de remonter le lit de la rivière. Ca serait dommage de la rater s’ils ne sont qu’à quelques km. C’est sablonneux. Deuxième justification de la 4*4 :)
On se fixe une limite de 5km, car on n’avance pas vite. Et on est vite au milieu de nulle part ici. Les km passent, les crottes d’éléphants sont bien présentes, ainsi que les traces (énormes pattes !), mais pas de pachydermes à l’horizon. Arrivé à nos 5km, le fils décide qu’il va quand même aller voir à pied un rien plus loin. Et là, juste là, l’éléphant.
Notre premier. Plutôt loin, mais quelle excitation ! Il semble nous voir, et se rapproche doucement. Il y a quand même un peu de stress. On est dans un lit de rivière, plein de sable, dans lequel on ne roule pas plus vite que du 20km/h, et au pire, on peut même sensabler. Donc ce n’est pas trop le moment de faire les malins J On le laisse encore un peu s’approcher et puis on décide d’être sage et de repartir. On fêtera ça avec une Windhoek au bar du camping ! La préparation du dîner se fera dans une mini tempête de sable. Et on mangera un délicieux poulet grillé sur feu de bois par le padre. La douche est dans les arbres, ça donne vraiment bien !
J16 – De twijfelfontain à Palmwag On hésitait à aller directement sur Warmquelle/Sesfontein, on a décidé que s’il y avait de la place au lodge de Palmwag, on s’y arrêterait pour la nuit afin de profiter du premier game drive du séjour. Après avoir passé la barrière vétérinaire sans encombre (malgré une tentative de nous vendre des noix, nous n’avons pas ‘cédé’ quand l’homme nous a demandé « what’s your name ? »), nous voilà au lodge de palmwag. Il reste une dernière place en Overflow, mais plus de place pour le game drive de l’après midi… Nous irons donc avec celui du lendemain matin. La fin de journée se passe calmement (et chaudement ! Première fois qu’on a si chaud. Cela fait du bien J) au bord de la piscine à écrire des cartes postales, jouer au whist, … Le coucher de soleil, avec les palmiers du lodges, est vraiment sublime ! Qu’on est bien ici…


Le soir, les garçons cuisinent. Ce sera le deuxième énorme steak du séjour, accompagné de riz, comme d’habitude :).
J17 – De Palmwag à Warmquelle Le réveil est matinal. Le game drive comment vers 7h du matin, et il faut remballer tout le camp + déjeuner. Dans la 4*4 qui nous emmène, nous serons juste 6 : le guide et nous 5. On aperçoit assez vite nos premières girafes ! Génial ! Ensuite, nos premiers zèbres.

Et comme à l’habitude, des springboks, kudus, …. Au bout de quelques temps, le guide nous dégotte 2 hyènes. Il a l’air aussi content que nous. Il s’obstine à se rapprocher encore et encore. On finira à 2m d’elles.


Il parait que c’est plutôt rare de les voir de si près, car ce sont des animaux assez craintifs vis-à-vis de l’homme. Elles nous tourneront autour pendant quelques minutes, et il faut dire que le stress était quand même là. Le tour continue… On espère toujours les éléphants, mais nous ne les verrons finalement pas. Beau premier game drive, malgré le vent. Retour au lodge, on récupère la voiture, et direction Warmquelle. Au bout d’une heure, on s’arrête pour pic-nicquer. On ne s’éloigne pas trop de la voiture, ne sait-on jamais qu’un animal de grosse taille soit dans les parages. On reprend la route, et quelques centaines de mètres plus loin, la mère aperçoit des éléphants…. Qui seront, vérification faite à la jumelle, des girafes :) Le fils dit à moitié en rigolant qu’il s’approcherait bien d’elles pour les voir de plus près. Et après inspection à la jumelle…. On découvre deux guépards pas très loin des girafes ! Heureusement que personne n’est sorti de la voiture pour observer les girafes de plus près ! On les observe pendant une dizaine de minutes avant qu’ils ne déguerpissent. Waw ! Une heure plus tard, après avoir descendu le chemin à pic qui mène au camping, nous y sommes. Petite baignade bien sympathique dans le bassin d’eau (en compagnie de chauves-souris :)).

Très chouette journée !
J18 – De Warmquelle à Opuwo Après avoir été observer les Sud-af qui aident une 2*4 trop aventureuse sur ce chemin à pic menant au camping, nous partons pour Opuwo. Petit détour par Sesfontein afin de remplir le réservoir. Cette ville est d’un poussiéreux ! C’est impressionnant. Il est indiqué qu’il a environ 7500 habitants ici. On se demande bien où ils sont tous passés. La route est plutôt longue, et dans les montées, la moyenne tombe ! Arrivé à Opuwo, on se met à la recherche du camping communautaire. On suit les flèches, qui nous emmènent dans un drôle de quartier. On ne trouvera pas ce camping. P-e a-t-il disparu depuis l’écriture du guide… On se rabat donc sur le camping du lodge surplombant la vallée. Le prix est tout à fait raisonnable, et on peut même profiter de la piscine à débordement (froide) ! On fait nos courses au supermarché. C’est assez surprenant comme ville. Himbas, Hereros, blancs, …. Tout se mélange. Cette ville est vraiment étrange, mais je m’y sens beaucoup mieux que dans ces villes aux aspects ‘allemands’ comme Lüderitz ou Swakop… On y fait le plein de bouffe pour les 2 jours d’Epupa. De retour à l’hotel, on s’essaiera à la piscine. Juste le temps de faire quelques photos :) La nuit sera bruyante, on entend les ‘boites de nuits’ de la ville jusqu’au camping situé sur la colline.
J19 – D’Opuwo à Epupa La route sera bien meilleure que prévue. Tout est faisable sans 4*4, malgré quelques passages caillouteux. Arrivés à destination, à nouveau aucune trace du camping communautaire… On ira donc dans celui situé le plus près des chutes. La vue est vraiment belle. Des palmiers, quelques singes dans les arbres d’en face, le bruit des chutes (et parfois de la pompe du camp….), ce ciel toujours bleu…. Le pied !
L’après midi, balade vers les chutes. On a beau partir du camping vers 15h30, il fait encore très chaud !

Les baobabs s’insinuent entre les chutes et la roche. Ce n’est p-e pas Victoria falls (… qu’on ne verra pas cette fois ci), mais c’est vraiment beau ! On continue plus loin sur le chemin, et arrivons sur un banc de sable. Là, sur la rive d’en face, un beau croco. Et dire que ma tente est à quelques mètres de la rivière…. :) En rentrant au camping, on verra un magnifique iguane d’un petit mètre de long. A première vue, avant de savoir que ce n’était pas un bébé croco vu furtivement, il nous causera quelques ‘frayeurs’. Le soir c’est la grande discussion : rester une deuxième nuit à Epupa, ou filer vers Opuwo, sachant qu’on a encore 3 nuits avant de rejoindre Etosha (réservé depuis la Belgique). On décidera qu’on est en vacances, et qu’il faut profiter du temps qu’on a : On reste ici une nuit de plus. En parlant avec pas mal de touristes, on a bien l’impression qu’on fait la Namibie de manière la plus relax !
J20 – Epupa Journée calme. Cartes, baignade dans la rivière, achat de 2-3 souvenirs, bouquinage, petite balade en amont de la rivière. C’est ça aussi les vacances ! Et le chauffeur attitré ne se plaindra pas de ne pas prendre le volant pendant un jour ! On décidera de ne pas aller voir de village Himba. Visiter un village comme on visite un zoo, ou presque… Non, très peu pour nous. C’est peut-être une mauvaise façon de voir la chose. Je ne doute pas que si le village est un vrai village, et que si le guide est vraiment passionné par ce qu’il raconte, ça peut être intéressant… Mais nous n’avons pas envie de nous retrouver dans un pseudo village, où les gens n’attendent que de l’argent en se faisant prendre en photo, etc…
J21 – D’Epupa à Opuwo On a donc décidé de passer une nuit à Opuwo, et une autres dans les environs de Kamanjab avant de rejoindre Etosha pour les 4 nuits réservées. La route se fait assez rapidement. Arrivés au camping, on reprend le même emplacement. Petit tour en ville pour les news sur internet. Ce soir, c’est buffet du lodge. Trois semaines qu’on ne mange pas grand-chose d’autre que les 3-4 types de boites de conserves… on commence un peu à saturer. Premier ‘gouttage’ de kudu, et c’est vraiment bon ! Et comme dessert… du pudding encore chaud. On ne pouvait pas rêver mieux :) La nuit sera tout aussi bruyante que celle passée ici il y a 3 jours. Et dire qu’on pensait qu’ils faisaient la fête car on était vendredi. Apparemment le lundi est un jour festif également :)
J22 – D’Opuwo à Kamanjab La route est belle, et en longeant la partie ouest du parc d’étosha, on voit (de près cette fois ci) plusieurs girafes le long de la route ! Kamanjab n’est pas vraiment une ville, plutôt un ensemble de quelques barraques, une pompe à essence et un supermarché. Le père se fait vendre 3 noix gravées de nos noms… Le camping se trouve à 3 km de là, sur un terrain privé, qui ‘héberge’ girafes, kudus, springbok. Avant de partir à la découverte des animaux, on pic-nicque au milieu de milliers de mouchettes. Cela ne va pas être facile de tenir jusqu’à ce soir avec elles ^^ On mange super vite et c’est parti pour un tour en voiture dans la propriété. Effectivement, on verra 7 girafes, et quelques kudus/springbok.

Au retour, partie de carte dans la ‘salle resto’, pour éviter un maximum les satanées mouchettes !
J23 – De Kamanjab à Etosha (Okaukuejo) Nos dernières gravel road ! Arrivé à Etosha, nous filons au point d’eau après avoir mangé : un éléphant en part et il y a des zèbres et des springbok. C’est vraiment chouette ce point à côté du camping !

On décide de partir visiter d’autre points d’eau. Okondeka, plus au nord, nous permettra de voir springbok, zebre, gnou, giraffe, oryx… Et en quittant, un groupe de girafes traverse la route.

Quel beau début de séjour à Etosha ! On part pour Olifantsbad, réputé pour … ses éléphants. Sur le chemin, un individu broute patiemment devant une groupe de 5 voitures. Il n’est même pas à 2m de la route. Après bien un quart d’heure à l’observer (c’est ‘bizarre’, il a une balise autour du cou…), nous passerons doucement devant lui afin de continuer notre route. A Olifantsbad, nous ne verrons rien… Le soir, on campe au point d’eau. A tour de rôle, on va grignoter qqch à la voiture, on fait de la soupe (en sachet of course… ), …. On est paré pour rester au point d’eau un bon bout de temps.

Ce sera un vrai défilé. Tout d’abord les rhino (ils finiront au nombre de 6 ! dont un petit), ce sont nos premiers. Re-re-re-re-excitation :) Puis il y aura 2 éléphants, une huitaine de girafes… et pendant quelques minutes, la venue de 2 lions ! C’est vraiment incroyable ce point d’eau !

On y restera encore pas mal de temps. Les lions feront fuir les girafes, les lions partiront, les girafes reviendront. Quelques antilopes tenteront une percée parmis les rhinos… C’est magnifique !
J24 – Etosha (d’Okaukuejo à Halali) Réveil peinard. Aujourd’hui, on aimerait tant voir un troupeau d’éléphant… On se dirige donc vers Olifantsbad, en passant par Gembsbokvlakte (rien de chez rien !). A l’arrivée, pas un éléphant. On se dirige donc vers le point d’eau Aus… et là rien non plus. Pas découragés pour autant, nous reprenons la route pour Olifantsbad, ils finiront bien par montrer le bout de leur nez ces éléphants ! Mais non, toujours rien…. On fait une pause au coin toilette/picnic… Et 15 min plus tard, en repassant à Olifantsbad : 24 éléphants ! 24 ! Des grands, moyens, petits, dans l’eau, autour de l’eau… Des zèbres, des phacochères, des antilopes. Super !

Quelques minutes plus tard, 14 autres éléphants décident de faire leur apparition ! 38 donc. On n’en espérait pas tant !

C’est vraiment impressionnant. Et dans les nouveaux arrivants, il a y vraiment un tout petit éléphant !
Au bout d’une heure, et le départ de quelques éléphants, nous levons le camp. On en a pris plein les yeux ! On se rend donc à Halali. L’emplacement est coincé entre 3 autres, tout est poussiereux, …. On regrette déjà Okaukuejo. Le trou d’eau du camping est un peu plus loin, et nos différentes tentatives d’observer des animaux sont vaines. Le soir, nous apercevrons quand même quelques rhinos ! Et le padre, plus patient (on était là depuis bien 2h….) verra des hyènes.
J25 – Etosha (Halali) Aujourd’hui, cap sur le pan. On veut voir ça de plus près ! Question animaux, ça ne sera pas très particulier, mais c’est quand même toujours beau à voir !

Le soir, des rhinos pendant un bon bout de temps …. Et un léopard ! Que seul le padre, encore et toujours plus patient, verra.
J26 – Etosha (d’Halali à Namutoni) Dernier jour dans Etosha, car demain la route pour Windhoek sera longue. On décide d’aller ‘directement’ vers le camp, mais en s’arrêtant bien sur si des animaux sont sur la route ou dans les alentours. Au bout de quelques temps, on voit 2 éléphants sur le bord de la route. Ils mangent calmement. On s’arrête, bien décidé à attendre qu’ils traversent la route :) Au bout de quelques minutes c’est chose faite (et pas sans une once de stress dans la voiture, lorsque l’éléphant s’agite brutalement à quelques mètres de nous !). Quel beau spectacle !
Le deuxième passe… et c’est reparti vers Namutoni. Quelques centaines de mètres plus tard, le fils demande au père-chauffeur de s’arrêter. Il croit avoir aperçu un rhino (ou du moins une masse grisâtre y ressemblant) à quelques dizaines (centaines ?!) de mètres. Confirmation aux jumelles, c’est bien ça. On recule de quelques mètres pour mieux l’observer. Il se dirige dans notre direction. L’excitation monte ! Un rhino de jour, ça serait vraiment fou qu’il traverse devant nous ! Il s’approche, s’approche, on fait signe à une voiture de s’arrêter. Il est derrière les feuillages, mais on peut bien le distinguer. Il se rapproche encore. La tension dans la voiture monte, c’est que c’est gros un rhino ! Et un coup de corne doit sans doute faire pas mal de dégât. Quelques minutes plus tard, il se décide à traverser. On retient notre respiration dans la voiture, c’est fou ! Les vitres sont ouvertes, c’est un peu flippant.


Le rhino s’arrêtera au milieu de la route, nous regardera (toisera même :)), le stress est à son comble. Va-t-il bien continuer son chemin ? Il finira au bout de quelques secondes (qui sont passées relativement lentement !) par continuer son chemin. Waw ! Waw ! Impressionnant de voir un rhino de si près, on n’osait même pas en rêver :) Ca y est, on peut dire que notre journée est réussie ! Go pour le camp, qui s’avèrera être mieux qu’Halali. Les emplacements sont pourvus d’herbe (diminution de la poussière J), les sanitaires nickels, …
Petit tour au point d’eau pour notre dernier coucher de soleil dans ce parc. Superbe ! Des girafes dans le soleil rougissant.


La soirée se passera au buffet du camp. Ca ne vaut pas celui d’Opuwo, mais qu’est ce que c’est bon après un mois de boites de conserves :)
J27 – D’Etosha à Windhoek Lever bien matinal, car 500km de route nous attendent aujourd’hui. Et c’est pas qu’on n’aime pas arriver de nuit en ville… mais bon :) Petit tour par les points d’eau aux alentours, pour essayer de voir nos derniers animaux. Ce ne sera pas concluant. Mais bon, ne rallons pas, on a vu des merveilles pendant ces 4 jours à Etosha ! Les 500 km seront fort fort longs. On s’arrêtera à côté d’une charrette tirée par des ânes, avec un couple de vieux namibiens et un enfant, afin de leur donner le reste de nos victuailles : 2kg de riz, des pâtes, 5-6 boites de conserves, des kelloggs, … ils ont vraiment l’air content :) Arrivés à Windhoek, nous allons à la Pension Steiner. La dame est charmante, nous indique un resto (et un taxi ‘hors de prix’, mais bon, on ne joue plus avec la sécurité ….). Dernière soirée à Windhoek. Voyage superbe question nature ! Et hate d’être à Bruxelles, car penser à ces prochaines 30h d’avions….
Les + Tout ou presque :) La nature et sa diversité Le silence Les vues des campings Les quelques bonnes grillades
Les – Pas grand chose en fait, si ce n’est l’agression du début qui nous a mis par la suite mal à l’aise dans pratiquement toutes les villes. Et aussi cette énorme différence entre noirs/blancs qui me gène énormément.
En tout cas, c’est un voyage qu’on n’oubliera pas ! On l’a fait plutôt relax (5200km en 27 jours) comparé à certains tour operator (on a entendu un touriste dire 4800km en 14jours !), et franchement, on ne le regrette pas du tout. On aurait pu faire plus de km, mais ce sont quand même des vacances. Il faut profiter du temps. Si c’est pour arriver à la tombée de la nuit tous les jours… c’est dommage !
Si vous avez des commentaires/questions…. :)
Bon voyage à ceux qui sont en partance !
Pour situer : 5 personnes, dont 4 d’une même famille + un ami Le père, qui jouera chauffeur et banquier pour le mois + responsable grillade sur feu de bois La mère, qui cuisinera, dégotera des éléphants … qui s’avèreront être des girafes ^^ La fille, 20 ans, qui sera la co-pilote, ayant auparavant organisé le voyage (et qui écrit en ce moment ce carnet de voyage J) Le fils, 18 ans, nommé monteur de tente et ramasseur de bois, ainsi que œil de lynx pour répérer les animaux L’ami du fils, 18 ans, qui sera également nommé monteur de tente, aide-vaisselle, … et bien d’autres
D’un point de vue chiffre : 5 personnes pour une 4*4 Nissan 28 jours de location de voiture 5200 km parcouru 737 L d’essence pour 5262 N$ 0 crevaison 0 pare brise cassé 27 nuits sur place pour 15395 N$ pour 5 personnes 18 camping différents 3 hotels différents 2 ‘game drive’ pour 4075 N$ pour 5 personnes 4375 N$ pour 7 restos pour 5 personnes 9800 N$ de courses bouffe pour 5 personnes 3050 N$ pour les entrées des parcs/réserves pour 5 personnes
D’un point de vue pratique : · Voiture Nissan 4*4 équipée camping, louée vers février (ou mars ??) chez Camping car Hire, après avoir checké les prix chez d’autres loueurs. Le prix total de la location revenait à N$ 27203.50 + les frais du deuxième chauffeur Voiture vraiment nickel (y compris les pneus) et avec à peine 20 000km au compteur. Nous n’avons eu aucun soucis, ni crevaison, ni problème de moteur, ni … rien en fait J Le ‘kit camping’ est nickel. Cela va des essuies vaisselles, à l’ouvre-boite, au pèle-patate, aux éponges, savons, allumettes, bouteille de gaz, corde, pinces à linge …. Il ne manquait rien ! Les tentes de toit (je n’y ai pas dormi, j’avais la tente de sol, vu qu’on était 5) sont faciles à monter/démonter. Les matelas sont apparemment assez durs. Question sac de couchage, nous avions pris les nôtres. Cette agence est donc vraiment à conseiller !
· Nuits
o Windhoek – 30 juin 2009 – réservé à l’avance Pension Uhland Une double pour 550 N$ et une triple pour 670 N$. Chambres très propres, petit déj inclus. !! Nous nous sommes fait agresser au couteau par 2 personnes à 20m de l’hotel. Notre voyage aurait très bien pu s’arrêter ici. On a toujours du mal a comprendre les circonstances et l’avis de la boss de l’hotel « Very very safe place, you can walk to a restaurant situated at 200m from here. Very very safe ». J’ouvrirai p-e un post plus tard pour expliquer « en détails » cette soirée…
o Mariental – 1 juillet Anib lodge Camping pour 125 N$ par personne. ! Il y a seulement 4 emplacements, nous avons eu par chance le dernier. Superbe situation. Bloc avec douche chaude, toilette et évier pour vaisselle à chaque emplacement.
o Keetmanshop – 2 juillet Quivertree forest rest camp Camping pour 75 N$ par personne. Juste à l’entrée de la quivertree forest (45N$ par personne), et à 5km du Giant’s playground (compris dans l’entrée de 45N$). Camping le long de la route. Très peu de monde notre nuit. Beaucoup de bloc de douches (eau chaude). Accueil très moyen. Mais bonne situation ! Surtout pour le magnifique coucher de soleil dans la forêt de Kokerboom !
o Fish River Canyon – 3 et 4 juillet Hobas camp Camping pour 55 N$ par personne/nuit Situé à une dizaine de km du point de vue principal du canyon. Accueil vraiment sympathique. Première nuit avec le passage du Renault Trucks – Cape to cape, donc un peu bruyante. Deuxième nuit avec le passage d’une chorale ‘en tournée’. Très chouette moment ! Sanitaires propres avec eau chaude par moment, emplacements bien ombragés !
o Lüderitz – 5 juillet Shark Island Camping pour 50 N$ par personne. Au bord de l’eau, donc très très humide, mais vraiment belle vue !
o Aus – 6 juillet Namib Garage Le Klein-Aus Vista était complet, on s’est donc rabattu sur ce ‘camping’ situé en face de la pompe à essence (et beaucoup de passage la nuit). Petit camping sans charme (ni vue… ni rien), mais parfait pour dépanner !
o Sesriem – 7 et 8 juillet – réservé à l’avance Sesriem camp site Camping pour 210N$ par personne/nuit Situé au mieux pour le lever du soleil sur les dunes. Chacals trainant dans le camping :) Superbe vue, sanitaires assez propres. Petit magasin avec quelques boites de conserves, à boire, du pain et quelques souvenirs.
o ‘Naukluft’ – 9 juillet Hauchabfontein Camping Camping pour 100N$ par personne. Très chouette emplacement avec superbe vue sur les ‘montagnes’ environnantes. Douches, eau chaude, très soignées (bougies etc) à certains moments de la journée. A conseiller !
o ‘Gamsberg Pass’ – 10 juillet Hakos Guestfarm Camping pour 80 N$ par personne. Situé au bout d’une piste de 7km bien caillouteuse. Belle vue, mais énorme brouillard le matin. Nuit bien froide ! Sanitaires ‘bloc-de-béton-sans-électricité-ni-eau-chaude’.
o Swakopmund – 11 et 12 juillet Villa Wiese Backpacker
Double pour 385 N$ et chambre triple pour 480 N$. Endroit très sympa. Dispose d’un bar ouvert jusque 22h (ou 23h ?!). Petit dej inclus. Possède un parking gardé pouvant acceuillir quelques voitures.
o Spitzkoppe – 13 juillet Spitzkoppe rest camp Camping pour 45 N$ par personne. Superbes emplacements au pied du Spitzkoppe. Camp très très basique (pas d’eau, pas de douches, ….) mais superbe pour le coucher de soleil !
o Twyfelfontein – 14 juillet Aba Huab camp site Camping pour 60 N$ par personne. C’était un camping géré par une communauté, mais il a été racheté par un particulier. Le long de la rivière (assechée… avec des éléphants !). Douches ‘dans les arbres’ vraiment bien faites ! A quelques km des organ pipes et des gravures rupestres. Petit bar à l’entrée. A conseiller !
o Palmwag – 15 juillet Palmwag Lodge Camping pour 100 N$ par personne. Il y a peu d’emplacements, et nous avons eu la chance d’avoir le dernier ‘Overflow’. On peut disposer de toutes les facilités du lodges, dont la piscine. Le camping en soit n’a rien d’extraordinaire (bien que très bien équipé), mais c’est pratique pour faire un game-drive !
o Warmquelle – 16 juillet Ongongo Camp site Camping pour 70 N$ par personne. Situé au bout d’une piste accidentée et d’un passage dans une rivière assez surprenant. Non faisable sans 4*4… surtout pour le retour ou il faut remonter ‘à pic’. Des sud-af présents la même nuit que nous ont aidé des slovènes qui s’étaient aventurés trop loin sans 4*4 ! Petit bassin avec cascade juste à côté du camping très chouette pour une petite baignade. Chauves-souris sous les rochers du bassin :) ! pas facile facile pour trouver un emplacement plat pour des tentes de sols !
o Opuwo – 17 juillet Opuwo country lodge Camping pour 75 N$ par personne. Emplacements assez petits. Belle vue sur la vallée. On peut profiter de toutes les facilités du lodge (y compris la piscine à débordement …. À 15°c… dur dur !). Sanitaires propres et eau chaude par moment. ! Nuits bruyantes car on entends les habitants d’opuwo et de la musique toute la nuit.
o Epupa – 18 et 19 juillet … je ne me souviens plus du nom, mais c’est le premier qu’on voit en arrivant aux chutes. Camping pour 60 N$ par personne. Superbe situation sous les palmiers, et au bord de la rivière ! On peut observer des singes et des crocos sur la rive opposée/dans la rivière ! Douche nickel, et avec eau chaude. Petit bar à disposition avec très belle vue !
o Opuwo – 20 juillet Opuwo country lodge Voir précédemment
o Kamanjab – 21 juillet Kamanjab rest camp & game park Camping pour 65 N$ par personne. Grands emplacements. Possibilité de se déplacer avec son propre véhicule dans la propriété et d’observer giraffes, kudus, springboks, … Douches chaudes, sanitaires propres. Seul inconvénient : des mouchettes à ne plus savoir qu’en faire, qui vous tournent autours jusqu’à la tombée de la nuit.
o Etosha – Okaukuejo – 22 juillet – réservé à l’avance Okaukuejo rest camp. Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par pers. Sans doute le meilleur des 3 camps d’étosha. Emplacement bien délimité. Superbe point d’eau pour le soir. Sanitaires avec eau chaude très bien. Piscine (froide), bar, resto, …. Il y a beaucoup de chacals qui rodent la nuits :)
o Etosha – Halali – 23 et 24 juillet – réservé à l’avance Halali rest camp Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par personne. Sans doute le moins sympathique des 3 camps. Les emplacements sont poussiereux, petits, …. Les blocs sanitaires sont nombreux et moyennement entretenu comparé aux précédents. Point d’eau plus distant qu’à Okaukuejo, mais sympa. Piscine (froide), bar, resto, …
o Etosha – Namutoni – 25 juillet – réservé à l’avance Namutoni rest camp Le camping à 5 revient à 140 N$ par nuit par personne. Emplacement sur du gazon, très grand. Sanitaires nickel. Piscine (froide), bar, resto, …
o Windhoek – 26 juillet – réservé au cours du voyage Pension Steiner. Double pour 685 N$ et triple pour 815 N$, petit dej inclus. Vu la soirée passée à Uhland le premier soir, on a préféré changer d’hotel pour le retour. Accueil plus chaleureux. Bonnes indications sur la sécurité. Chambres très propres.
· Equipement à prendre
On était 5, on avait donc prévu des sangles afin d’attacher un kit-bag (pour la tente de sol) sur le toit de la voiture. C’est pratique, et cela laisse plus de place pour les bagages/la bouffe.
Pour le froid, on a fabriqué des sacs à viande en polaire en utilisant des petites couvertures. Et ce fut bien utile, car certaines nuits sont très froides !
Et sinon, équipement habituel comme lampe frontale, tong pour les douches ‘douteuses’, de quoi écrire (pour les carnets de voyages :)), ….
D’un point de vue …. Littéraire :)
J1 – Arrivée Windhoek Après plus de 24h, 3 vols (Bruxelles-Londres-Jo’burg-Windhoek), nous voilà arrivés. Le ‘chauffeur’ de Camping Car Hire nous attends et «Nous voilà parti pour de nouvelles aventures ». Sur la route vers la ville, il voit des Kudus… Evidemment, avec nos yeux de novices, nous n’arriveront pas à les distinguer ! Une petite demi-heure plus tard, nous sommes chez le loueur. Explications concernant l’assurance (nous n’avons pas racheté la franchise, et vu que nous partons pour un mois, prendre une assurance pneus et vitre reviendrait à payer l’équivalent d’un pneu neuf…. Croisons les doigts pour qu’il ne nous arrive rien !), le matos de camping, les tentes de toit, le mode 4*4 et nous voilà parti ! Arrêt au Pick & Pay du coin pour faire les premières courses. C’est vraiment grand, et puis fourni ! Ensuite, direction Uhland, situé juste à l’extérieur du centre. On s’installe, organisons la voiture de manière la plus pratique, et direction resto la marmitte sur les conseils de la boss. Excellent mafe de poulet ! Sur le chemin du retour (« very very safe » dixit la boss), nous aurons notre première vraie « aventure »… Un homme nous attaque au couteau à 20m de l’entrée de l’hotel. Je pourrais écrire un roman par rapport à cette soirée qui nous laissera vraiment perplexe quant à l’honnêteté des propriétaires de l’hotel…. Un post sera p-e créé plus tard à ce sujet. Soit, pas de blessés au final (et on ne comprends toujours pas comment le couteau qui a troué le pull n’a pas fait plus de dégats que quelques égratinures… ), mais des jumelles, un appareil photo, des lunettes de soleil et d’autres petits choses en moins. On espère que cette aventure ne nous ‘pourrira’ pas le reste du voyage, car si c’est pour vivre un mois sous le stresss…. Ça risque d’être difficile ! On s’endort difficilement, en ayant hâte de quitter cette ville.
J2 – De Windhoek à Mariental Debout vers 7h pour un petit dej avant de partir sur la B1 en direction du sud. On décide d’annuler notre nuit réservée dans ce même hotel pour le dernier jour du voyage, les souvenirs ne sont pas très bons ici. 8h30, départ pour Mariental. Sur la route, pas vraiment d’animaux (on a du mal à savoir dans quel ordre de grandeur chercher). On croisera toutefois une ordre de babouins. On préfère quand même les voir ici qu’à l’intérieur du camping :D Arrivés au camping, on préfère profiter de notre première soirée que de faire le game drive proposé par le lodge. On a encore un mois pour voir des animaux, autant monter notre tente et faire notre premier repas à l’aise :)

J3 – de Mariental à Keetmanshoop La nuit fut froide, et on ne regrette vraiment pas nos sac-à-viande en polaire ni nos sous-pull pour dormir ! La route pour Keetmanshoop est plutôt courte. Après avoir pic-niqué au camping, nous nous dirigeons vers la Giant’s Playground. La lumière est vraiment belle, et je n’imaginais pas cela aussi grand. Le coucher de soleil sur la forêt de kokerboom à côté de notre campement est superbe !


J4 – De Keetmanshoop au Fish River Canyon Deuxième courses du séjour. On a quand même du mal à trouver des fruits et légumes en bon état dans le supermarché. On fera donc des boites de conserves… pendant presque toutes les vacances ! A quelques km de Keetmanshoop, on quitte la B1 pour rouler sur nos premières gravel road. La moyenne baisse, et ayant lu les conseils de sécurité un peu partout, nous ne roulons pas plus vite qu’à du 80km/h. La route est vraiment belle, surtout la dernière partie. On y verra nos premières autruches (quelle excitation !), oryx (de loin), springboks, … qu’est ce qu’on en a revé ! Arrivée au camp en début d’après midi, on décide de n’aller visiter le fish river canyon que le lendemain matin. La soirée sera plus bruyante que les précédentes, un groupe d’une 60aine de personnes participants au Renault Trucks- Cape to Cape ayant investi le camping.
J5 – Fish river Canyon Lever ‘quand-on-se-réveille-mais-malgré-tout-pas-très-tard-vu-le-potin-des-voisins’, et direction le fish river canyon en personne. N’ayant jamais vu le grand canyon (contrairement au padre), je suis vraiment vraiment impressionnée ! On ira au 3 points de vue, et nous marcherons le long pour jouir de vues encore différentes.

Après midi relax au camping… On est en vacances ! Le soir, petit retour au point de vue principal du canyon, mais la lumière (ou plutôt le soleil) n’est pas situé idéalement. Ce matin, cela donnait beaucoup mieux ! Soirée au camping, à griller un ‘texan steak’ de 2kg. Les hommes seront ravis, nous on n’est pas si fan de viande, mais faut avouer qu’elle est plutôt bonne J Cela sera accompagné d’épis de maïs grillés. J’adore !
J6 – Du fish river canyon à Aus (ou plus…) La route n’est pas de tout repos ajd (surtout qu’il n’y a qu’un chauffeur officiel. La maman n’aimant pas conduire à gauche, et moi n’ayant pas les 23 ans obligatoires pour l’assurance…). Le début de la gravel road est toujours aussi beau. Et vu qu’on est parti plus tôt, plus d’animaux ! On montera au Hartmann’s viewpoint pour avoir une très belle vue d’ensemble.


Arrivé à Aus, on constate que le camping Klein-Aus vista est plein, et que l’autre camping n’est quand même pas très joyeux pour passer une après midi+une nuit+une autre nuit. On décide donc de continuer pour faire les 125 km qui nous séparent de Lüderitz. Et quelle route ! Vraiment magnifique. En s’approchant de Lüderitz, le paysage devient lunaire. Et au loin, le début du désert du Namib et ses grandes dunes. On campera au bord du bord de la mer, sur la shark island. Ce n’est pas l’idéal question temps/vent/température/… mais quelle belle situation !


J7 – De Lüderitz à Aus Aujourdhui, on visite Kolmanskop (un peu de culture ne fait jamais de mal). A 9h30 nous y sommes. La visite me semble longue, et la guide n’est pas du plus sympathique. Je m’attendais à mieux, mais c’est néanmoins intéressant de savoir le pourquoi du comment de cette ville ‘engloutie’ par le sable !

Après cela, petit tour par la péninsule pour observer flamands roses, otaries (ou phoques ?), …. Le paysage est lunaire, pas archi passionnant, mais impressionnant !

Courses dans le Spar de la ville. On rempli le caddy pour les 4 jours à venir…. Tout en étant à côté d’habitants achetant 2 tomates ou 1 demi pain. On est quand même mal à l’aise … La route vers Aus se fera en fin d’après midi. La lumière est encore plus belle qu’à l’aller ! Et sur le chemin, quelle surprise, nous croiserons un couple d’autruches et une 20aine d’autruchons. Re-excitation :)


La nuit se fera au Namib Garage, avec un défilé de voiture à la pompe à essence.
J8 – De Aus à Sesriem Le réveil matinal pour une route qui promet d’être longue (et à 5 dans la voiture (avec les deux gaillards de 18ans qui font presque 1m90…) pas confort confort tout le temps !). J’adore vraiment cette route !

D’abord de la savane et des plateaux, puis plus montagneux puis des lignes droites à n’en plus finir (avec des panneaux de girafes (que nous ne verrons pas)). Arrivé au camping, petit couac dans les dates, on est sensé arriver demain. Heureusement on aura notre place en ‘Overflow’ et donc on pourra acceder aux dunes en même temps que les autres campeurs ! La vue du camp est magnifique ! Savane, montagnes d’un côté, dunes de sable rouge de l’autre… Premier chacal. Un peu effrayant au début, puis on s’habitue à ces cris et ces yeux luisants dans la nuit.
J9 – Sesriem Réveil archi matinal, pour pouvoir voir le lever du soleil sur les dunes. Pour faire comme tout le monde…. On monte la dune 45. On a beau ne pas être arrivé les premiers (les fous du volants qui font du 120 à l’heure…), on rattrape vite les premiers et profitons du lever de soleil assez loin sur la crête. Quelle lumière. Les dunes qui rougissent petit à petit. Superbe !


Et quel bonheur ensuite de redescendre en courant ! Ensuite, direction dead vlei. Arrivé au ‘parking’, c’est l’interrogation : Allons-nous tenter les 4km seuls ? Au final oui, on n’a quand même pas loué une 4*4 pour rien ! Les mains du père-chauffeur, n’ayant jamais conduit dans ses conditions auparavant, se font un peu plus … moite ! Mais ça passera ! Non sans un peu de doute quand à la bonne piste, mais nous y arriverons sans ensablement ! Direction Dead Vlei donc.

Il n’y a pas encore trop de monde et on peut profiter de la fraicheur du matin. Je décide de grimper une dune, un peu au hasard, et surtout, à pic, sans suivre la crête. Au bout de 25 minutes d’effort intense (1 pas en avant, 2 pas en arrière !), j’y arrive. La vue est vraiment magique !


On distingue à peine les gens se baladant sur le vlei ! Il est temps de redescendre, la petite famille s’impatiente en bas (et la température monte !). Nous n’irons pas jusque Sossusvlei, par manque de courage dans cette chaleur. Retour au camp, et après-midi détente, après avoir déplacé le camp sur notre ‘vrai’ emplacement. Vers 16h, on décide de partir vers la dune Elim.

C’est un peu une course contre la montre qui commence lorsque nous commençons l’’assenssion’ car nous sommes parti un peu tard. Nous arriverons au sommet 2-3 minutes avant que le soleil ne passe de l’autre côté de l’horizon. Ouf ! Deuxième nuit à Sesriem, avec en berceuse, les cris des chacals :)
J10 – De Sesriem au ‘Naukluft’ Réveil ‘quand-on-se-réveille’. Pour une famille de dormeur en vacances, quoi de mieux ? Vers 8h30, tout le monde est debout, et une tempète de sable vient perturber le déjeuner. On pense à ceux qui sont sur les dunes en ce moment… Heureusement pour nous, c’était hier ! Un peu flou quant à ce qu’on va faire avant Swakop qui est prévu dans 2 nuits. Après un coup de fil à NWR pour savoir ce qu’il en est de leur camping, on se résout à aller dormir autre part. On finira dans un camping à 80 km de Sesriem. La vue est vraiment belle !

Et en prime, une rivière à quelques 10aine de metres. L’eau est froide donc nous ne nous y baignerons pas. Après-midi détente. Le soir, le propriétaire du lodge vient allumer des bougies vers le chemin des douches en bambous. Chouette ambiance !
J11 – Du ‘Naukluft’ au Gamsberg Pass On avait prévu une deuxième nuit dans la région du Naukluft, mais on décide finalement d’aller vers le Gamsberg pass. La route est plutôt longue, et moins droite qu’auparavant. Camping au bout de 7 (ou 10 ?) km de piste très caillouteuse. Nous aurons droit à un magnifique coucher de soleil sur les petites montagnes environnantes !

J12 – Du Gamsberg pass à Swakopmund Le réveil est dur. Un épais brouillard nous empèche de voir plus loin que 2-3m. On a du mal à se réchauffer, malgré le feu du matin ! Vite vite quitter ce camping. La route est longue, mais belle et changeante. Moins de collines au fur et à mesure qu’on avance, pour laisser place à cette savane jaune que j’aime tant voir. Oryxs, Springboks, Kudus, autruches… un défilé ! On décide de passer par Walvis Bay pour réserver une matinée en bateau pour le lendemain. Malheureusement, il n’y a personne aux bureau de Levo, et nous ‘conclurons’ l’affaire par téléphone. Arrivé à Swakop, nous trouvons notre hotel réserver quelques jours plus tôt par téléphone. Cosy, coloré, tout ce qu’il nous faut après une nuit très humide. On se balade en ville. On se croirait… je ne sais pas trop où, mais pas en Afrique. En Allemagne peut-être ? On n’est toujours pas 100% à l’aise dans les rues, mais ça s’améliore petit à petit. Cette ville est étrange. On est samedi après-midi, tout est fermé, désert même. Quand on longe la mer, et qu’on arrive vers le phare, il y a un peu plus de monde. Les noirs sur le trottoir, les blancs aux terrasses. Cette différence archi présente en Namibie me déplait vraiment. La Namibie est indépendante depuis 1992 (si je ne me trompe pas), et pourtant, on a l’impression que tout est géré par des blancs. Je pourrais écrire un roman sur cette impression. Peut-être un futur post. Il faut dire que je suis sans doute plus sensible à cette différence que la majorité des gens, étant avec un homme noir (et bien bien noir J comparé à la vraie blanche de peau que je suis) depuis 3 ans. Passons, c’est juste que ça a sans doute été un des points les plus négatifs de mon séjour, vivre cette différence. Le soir, passage dans notre premier resto du sejour. Le lighthouse je-ne-sais-plus-quoi. Là encore, le boss est blanc, les serveurs sont noirs. Mais passons j’ai dit. Dodo pas trop tard, car demain matin, ‘croisière’ en mer au départ de Walvis Bay.
J13 – Swakopmund et Walvis Bay Réveil tôt, petit déj, et nous voilà parti. Le père ne nous accompagnera pas, ayant été victime du mal de mer à Madagascar et ayant vidé son estomac sur les plongeurs, il préfèrera ne pas nous imposer cela à nouveau J Le départ est vraiment magique. Une dizaine de pélicans nous suivent, si proche que leurs ailes touchent presque le bateau. C’est vraiment superbe !


Ensuite ce sera des dauphins que nous verrons près de la plage, puis le dos d’une baleine qui joue un peu à cache cache. Suivi des dauphins qui précèdent le bateau qui file à toute vitesse. C’est une première pour nous les dauphins, et quel plaisir de voir ça ! Et pour terminer en beauté, un phoque (ou otarie ??) monte sur le bateau. Vraiment belle matinée en mer ! Et même les huitres qu’on craignait un peu question « sécurité estomac » se sont avérées délicieuse, et n’ont fait qu’un aller simple J L’après midi sera calme à Swakop… Dommage qu’on soit dimanche et que tout soit fermé !
J14 – De Swakopmund au Spitzkoppe

Petit détour par Cape cross au programme. Après avoir passé l’entrée (40N$/pers), on roule quelques centaines et mètres, et on y est. Des otaries. Partout, vraiment partout ! On les sent, on les entend, on les voit. Légère impression d’overdose.

On fait un tour, on observe quelques individus plus précisément. Et 30minutes plus tard, nous partons. C’est impressionnant, ça vaut le détour, mais on en a vite fait le tour. Et l’odeur n’aide pas à vouloir rester :) Cap sur le Spitzkoppe donc. A plus de 80 km du but, on l’aperçoit déjà. C’est dingue comme l’air est ‘transparent’. On voit si loin ! Début d’après-midi, nous y sommes. On choisit notre emplacement, en essayant de penser à la course du soleil, et c’est parti pour une petite ascension. Cet endroit est vraiment superbe. Et le coucher de soleil encore plus. J’avais eu pas mal de questions de la part de la famille du style : Mais il y a quoi au Spitzkoppe ? Et finalement, ils ont l’air plutôt enchanté.



Le camping est archi basic, pas d’eau, pas d’électricité. Mais quel silence. Quel ciel. Le bonheur !
J15 – Du Spitzkoppe à Twijfelfontein Aujourd’hui, cap sur le camping communautaire tant vanté par nos amis venu en Namibie 2 ans plus tôt. Sur la route, nous ‘longeons’ le Brandberg. Petit arrêt essence à Uis, quelques sandwich, et c’est reparti. Après une route qui passe plutôt vite, nous sommes au camping. Celui-ci n’est plus communautaire, il s’est fait racheté par une compagnie. Nous prenons un emplacement au bord de la rivière asséchée. Après renseignements à l’acceuil du camping, on apprend que les éléphants ne sont plus venus par ici depuis 4 jours… Dommage. On file donc vers les organes pipes… qui ne nous enchanteront pas plus que ça. Oui, c’est joli, mais sans grand plus. Petit tour vers les gravures rupestres. Se dire qu’elles sont là depuis entre 2000 et 6000ans, c’est quand même assez fou. La faune ne semble pas avoir beaucoup changé en autant de temps. On peut distinguer sur les gravures des girafes, des lions, et même un animal marin. De retour au camping, on décide de remonter le lit de la rivière. Ca serait dommage de la rater s’ils ne sont qu’à quelques km. C’est sablonneux. Deuxième justification de la 4*4 :)
On se fixe une limite de 5km, car on n’avance pas vite. Et on est vite au milieu de nulle part ici. Les km passent, les crottes d’éléphants sont bien présentes, ainsi que les traces (énormes pattes !), mais pas de pachydermes à l’horizon. Arrivé à nos 5km, le fils décide qu’il va quand même aller voir à pied un rien plus loin. Et là, juste là, l’éléphant.

Notre premier. Plutôt loin, mais quelle excitation ! Il semble nous voir, et se rapproche doucement. Il y a quand même un peu de stress. On est dans un lit de rivière, plein de sable, dans lequel on ne roule pas plus vite que du 20km/h, et au pire, on peut même sensabler. Donc ce n’est pas trop le moment de faire les malins J On le laisse encore un peu s’approcher et puis on décide d’être sage et de repartir. On fêtera ça avec une Windhoek au bar du camping ! La préparation du dîner se fera dans une mini tempête de sable. Et on mangera un délicieux poulet grillé sur feu de bois par le padre. La douche est dans les arbres, ça donne vraiment bien !
J16 – De twijfelfontain à Palmwag On hésitait à aller directement sur Warmquelle/Sesfontein, on a décidé que s’il y avait de la place au lodge de Palmwag, on s’y arrêterait pour la nuit afin de profiter du premier game drive du séjour. Après avoir passé la barrière vétérinaire sans encombre (malgré une tentative de nous vendre des noix, nous n’avons pas ‘cédé’ quand l’homme nous a demandé « what’s your name ? »), nous voilà au lodge de palmwag. Il reste une dernière place en Overflow, mais plus de place pour le game drive de l’après midi… Nous irons donc avec celui du lendemain matin. La fin de journée se passe calmement (et chaudement ! Première fois qu’on a si chaud. Cela fait du bien J) au bord de la piscine à écrire des cartes postales, jouer au whist, … Le coucher de soleil, avec les palmiers du lodges, est vraiment sublime ! Qu’on est bien ici…


Le soir, les garçons cuisinent. Ce sera le deuxième énorme steak du séjour, accompagné de riz, comme d’habitude :).
J17 – De Palmwag à Warmquelle Le réveil est matinal. Le game drive comment vers 7h du matin, et il faut remballer tout le camp + déjeuner. Dans la 4*4 qui nous emmène, nous serons juste 6 : le guide et nous 5. On aperçoit assez vite nos premières girafes ! Génial ! Ensuite, nos premiers zèbres.

Et comme à l’habitude, des springboks, kudus, …. Au bout de quelques temps, le guide nous dégotte 2 hyènes. Il a l’air aussi content que nous. Il s’obstine à se rapprocher encore et encore. On finira à 2m d’elles.


Il parait que c’est plutôt rare de les voir de si près, car ce sont des animaux assez craintifs vis-à-vis de l’homme. Elles nous tourneront autour pendant quelques minutes, et il faut dire que le stress était quand même là. Le tour continue… On espère toujours les éléphants, mais nous ne les verrons finalement pas. Beau premier game drive, malgré le vent. Retour au lodge, on récupère la voiture, et direction Warmquelle. Au bout d’une heure, on s’arrête pour pic-nicquer. On ne s’éloigne pas trop de la voiture, ne sait-on jamais qu’un animal de grosse taille soit dans les parages. On reprend la route, et quelques centaines de mètres plus loin, la mère aperçoit des éléphants…. Qui seront, vérification faite à la jumelle, des girafes :) Le fils dit à moitié en rigolant qu’il s’approcherait bien d’elles pour les voir de plus près. Et après inspection à la jumelle…. On découvre deux guépards pas très loin des girafes ! Heureusement que personne n’est sorti de la voiture pour observer les girafes de plus près ! On les observe pendant une dizaine de minutes avant qu’ils ne déguerpissent. Waw ! Une heure plus tard, après avoir descendu le chemin à pic qui mène au camping, nous y sommes. Petite baignade bien sympathique dans le bassin d’eau (en compagnie de chauves-souris :)).

Très chouette journée !
J18 – De Warmquelle à Opuwo Après avoir été observer les Sud-af qui aident une 2*4 trop aventureuse sur ce chemin à pic menant au camping, nous partons pour Opuwo. Petit détour par Sesfontein afin de remplir le réservoir. Cette ville est d’un poussiéreux ! C’est impressionnant. Il est indiqué qu’il a environ 7500 habitants ici. On se demande bien où ils sont tous passés. La route est plutôt longue, et dans les montées, la moyenne tombe ! Arrivé à Opuwo, on se met à la recherche du camping communautaire. On suit les flèches, qui nous emmènent dans un drôle de quartier. On ne trouvera pas ce camping. P-e a-t-il disparu depuis l’écriture du guide… On se rabat donc sur le camping du lodge surplombant la vallée. Le prix est tout à fait raisonnable, et on peut même profiter de la piscine à débordement (froide) ! On fait nos courses au supermarché. C’est assez surprenant comme ville. Himbas, Hereros, blancs, …. Tout se mélange. Cette ville est vraiment étrange, mais je m’y sens beaucoup mieux que dans ces villes aux aspects ‘allemands’ comme Lüderitz ou Swakop… On y fait le plein de bouffe pour les 2 jours d’Epupa. De retour à l’hotel, on s’essaiera à la piscine. Juste le temps de faire quelques photos :) La nuit sera bruyante, on entend les ‘boites de nuits’ de la ville jusqu’au camping situé sur la colline.
J19 – D’Opuwo à Epupa La route sera bien meilleure que prévue. Tout est faisable sans 4*4, malgré quelques passages caillouteux. Arrivés à destination, à nouveau aucune trace du camping communautaire… On ira donc dans celui situé le plus près des chutes. La vue est vraiment belle. Des palmiers, quelques singes dans les arbres d’en face, le bruit des chutes (et parfois de la pompe du camp….), ce ciel toujours bleu…. Le pied !

L’après midi, balade vers les chutes. On a beau partir du camping vers 15h30, il fait encore très chaud !

Les baobabs s’insinuent entre les chutes et la roche. Ce n’est p-e pas Victoria falls (… qu’on ne verra pas cette fois ci), mais c’est vraiment beau ! On continue plus loin sur le chemin, et arrivons sur un banc de sable. Là, sur la rive d’en face, un beau croco. Et dire que ma tente est à quelques mètres de la rivière…. :) En rentrant au camping, on verra un magnifique iguane d’un petit mètre de long. A première vue, avant de savoir que ce n’était pas un bébé croco vu furtivement, il nous causera quelques ‘frayeurs’. Le soir c’est la grande discussion : rester une deuxième nuit à Epupa, ou filer vers Opuwo, sachant qu’on a encore 3 nuits avant de rejoindre Etosha (réservé depuis la Belgique). On décidera qu’on est en vacances, et qu’il faut profiter du temps qu’on a : On reste ici une nuit de plus. En parlant avec pas mal de touristes, on a bien l’impression qu’on fait la Namibie de manière la plus relax !
J20 – Epupa Journée calme. Cartes, baignade dans la rivière, achat de 2-3 souvenirs, bouquinage, petite balade en amont de la rivière. C’est ça aussi les vacances ! Et le chauffeur attitré ne se plaindra pas de ne pas prendre le volant pendant un jour ! On décidera de ne pas aller voir de village Himba. Visiter un village comme on visite un zoo, ou presque… Non, très peu pour nous. C’est peut-être une mauvaise façon de voir la chose. Je ne doute pas que si le village est un vrai village, et que si le guide est vraiment passionné par ce qu’il raconte, ça peut être intéressant… Mais nous n’avons pas envie de nous retrouver dans un pseudo village, où les gens n’attendent que de l’argent en se faisant prendre en photo, etc…
J21 – D’Epupa à Opuwo On a donc décidé de passer une nuit à Opuwo, et une autres dans les environs de Kamanjab avant de rejoindre Etosha pour les 4 nuits réservées. La route se fait assez rapidement. Arrivés au camping, on reprend le même emplacement. Petit tour en ville pour les news sur internet. Ce soir, c’est buffet du lodge. Trois semaines qu’on ne mange pas grand-chose d’autre que les 3-4 types de boites de conserves… on commence un peu à saturer. Premier ‘gouttage’ de kudu, et c’est vraiment bon ! Et comme dessert… du pudding encore chaud. On ne pouvait pas rêver mieux :) La nuit sera tout aussi bruyante que celle passée ici il y a 3 jours. Et dire qu’on pensait qu’ils faisaient la fête car on était vendredi. Apparemment le lundi est un jour festif également :)
J22 – D’Opuwo à Kamanjab La route est belle, et en longeant la partie ouest du parc d’étosha, on voit (de près cette fois ci) plusieurs girafes le long de la route ! Kamanjab n’est pas vraiment une ville, plutôt un ensemble de quelques barraques, une pompe à essence et un supermarché. Le père se fait vendre 3 noix gravées de nos noms… Le camping se trouve à 3 km de là, sur un terrain privé, qui ‘héberge’ girafes, kudus, springbok. Avant de partir à la découverte des animaux, on pic-nicque au milieu de milliers de mouchettes. Cela ne va pas être facile de tenir jusqu’à ce soir avec elles ^^ On mange super vite et c’est parti pour un tour en voiture dans la propriété. Effectivement, on verra 7 girafes, et quelques kudus/springbok.

Au retour, partie de carte dans la ‘salle resto’, pour éviter un maximum les satanées mouchettes !
J23 – De Kamanjab à Etosha (Okaukuejo) Nos dernières gravel road ! Arrivé à Etosha, nous filons au point d’eau après avoir mangé : un éléphant en part et il y a des zèbres et des springbok. C’est vraiment chouette ce point à côté du camping !

On décide de partir visiter d’autre points d’eau. Okondeka, plus au nord, nous permettra de voir springbok, zebre, gnou, giraffe, oryx… Et en quittant, un groupe de girafes traverse la route.

Quel beau début de séjour à Etosha ! On part pour Olifantsbad, réputé pour … ses éléphants. Sur le chemin, un individu broute patiemment devant une groupe de 5 voitures. Il n’est même pas à 2m de la route. Après bien un quart d’heure à l’observer (c’est ‘bizarre’, il a une balise autour du cou…), nous passerons doucement devant lui afin de continuer notre route. A Olifantsbad, nous ne verrons rien… Le soir, on campe au point d’eau. A tour de rôle, on va grignoter qqch à la voiture, on fait de la soupe (en sachet of course… ), …. On est paré pour rester au point d’eau un bon bout de temps.

Ce sera un vrai défilé. Tout d’abord les rhino (ils finiront au nombre de 6 ! dont un petit), ce sont nos premiers. Re-re-re-re-excitation :) Puis il y aura 2 éléphants, une huitaine de girafes… et pendant quelques minutes, la venue de 2 lions ! C’est vraiment incroyable ce point d’eau !

On y restera encore pas mal de temps. Les lions feront fuir les girafes, les lions partiront, les girafes reviendront. Quelques antilopes tenteront une percée parmis les rhinos… C’est magnifique !
J24 – Etosha (d’Okaukuejo à Halali) Réveil peinard. Aujourd’hui, on aimerait tant voir un troupeau d’éléphant… On se dirige donc vers Olifantsbad, en passant par Gembsbokvlakte (rien de chez rien !). A l’arrivée, pas un éléphant. On se dirige donc vers le point d’eau Aus… et là rien non plus. Pas découragés pour autant, nous reprenons la route pour Olifantsbad, ils finiront bien par montrer le bout de leur nez ces éléphants ! Mais non, toujours rien…. On fait une pause au coin toilette/picnic… Et 15 min plus tard, en repassant à Olifantsbad : 24 éléphants ! 24 ! Des grands, moyens, petits, dans l’eau, autour de l’eau… Des zèbres, des phacochères, des antilopes. Super !

Quelques minutes plus tard, 14 autres éléphants décident de faire leur apparition ! 38 donc. On n’en espérait pas tant !

C’est vraiment impressionnant. Et dans les nouveaux arrivants, il a y vraiment un tout petit éléphant !

Au bout d’une heure, et le départ de quelques éléphants, nous levons le camp. On en a pris plein les yeux ! On se rend donc à Halali. L’emplacement est coincé entre 3 autres, tout est poussiereux, …. On regrette déjà Okaukuejo. Le trou d’eau du camping est un peu plus loin, et nos différentes tentatives d’observer des animaux sont vaines. Le soir, nous apercevrons quand même quelques rhinos ! Et le padre, plus patient (on était là depuis bien 2h….) verra des hyènes.
J25 – Etosha (Halali) Aujourd’hui, cap sur le pan. On veut voir ça de plus près ! Question animaux, ça ne sera pas très particulier, mais c’est quand même toujours beau à voir !

Le soir, des rhinos pendant un bon bout de temps …. Et un léopard ! Que seul le padre, encore et toujours plus patient, verra.
J26 – Etosha (d’Halali à Namutoni) Dernier jour dans Etosha, car demain la route pour Windhoek sera longue. On décide d’aller ‘directement’ vers le camp, mais en s’arrêtant bien sur si des animaux sont sur la route ou dans les alentours. Au bout de quelques temps, on voit 2 éléphants sur le bord de la route. Ils mangent calmement. On s’arrête, bien décidé à attendre qu’ils traversent la route :) Au bout de quelques minutes c’est chose faite (et pas sans une once de stress dans la voiture, lorsque l’éléphant s’agite brutalement à quelques mètres de nous !). Quel beau spectacle !

Le deuxième passe… et c’est reparti vers Namutoni. Quelques centaines de mètres plus tard, le fils demande au père-chauffeur de s’arrêter. Il croit avoir aperçu un rhino (ou du moins une masse grisâtre y ressemblant) à quelques dizaines (centaines ?!) de mètres. Confirmation aux jumelles, c’est bien ça. On recule de quelques mètres pour mieux l’observer. Il se dirige dans notre direction. L’excitation monte ! Un rhino de jour, ça serait vraiment fou qu’il traverse devant nous ! Il s’approche, s’approche, on fait signe à une voiture de s’arrêter. Il est derrière les feuillages, mais on peut bien le distinguer. Il se rapproche encore. La tension dans la voiture monte, c’est que c’est gros un rhino ! Et un coup de corne doit sans doute faire pas mal de dégât. Quelques minutes plus tard, il se décide à traverser. On retient notre respiration dans la voiture, c’est fou ! Les vitres sont ouvertes, c’est un peu flippant.


Le rhino s’arrêtera au milieu de la route, nous regardera (toisera même :)), le stress est à son comble. Va-t-il bien continuer son chemin ? Il finira au bout de quelques secondes (qui sont passées relativement lentement !) par continuer son chemin. Waw ! Waw ! Impressionnant de voir un rhino de si près, on n’osait même pas en rêver :) Ca y est, on peut dire que notre journée est réussie ! Go pour le camp, qui s’avèrera être mieux qu’Halali. Les emplacements sont pourvus d’herbe (diminution de la poussière J), les sanitaires nickels, …
Petit tour au point d’eau pour notre dernier coucher de soleil dans ce parc. Superbe ! Des girafes dans le soleil rougissant.


La soirée se passera au buffet du camp. Ca ne vaut pas celui d’Opuwo, mais qu’est ce que c’est bon après un mois de boites de conserves :)
J27 – D’Etosha à Windhoek Lever bien matinal, car 500km de route nous attendent aujourd’hui. Et c’est pas qu’on n’aime pas arriver de nuit en ville… mais bon :) Petit tour par les points d’eau aux alentours, pour essayer de voir nos derniers animaux. Ce ne sera pas concluant. Mais bon, ne rallons pas, on a vu des merveilles pendant ces 4 jours à Etosha ! Les 500 km seront fort fort longs. On s’arrêtera à côté d’une charrette tirée par des ânes, avec un couple de vieux namibiens et un enfant, afin de leur donner le reste de nos victuailles : 2kg de riz, des pâtes, 5-6 boites de conserves, des kelloggs, … ils ont vraiment l’air content :) Arrivés à Windhoek, nous allons à la Pension Steiner. La dame est charmante, nous indique un resto (et un taxi ‘hors de prix’, mais bon, on ne joue plus avec la sécurité ….). Dernière soirée à Windhoek. Voyage superbe question nature ! Et hate d’être à Bruxelles, car penser à ces prochaines 30h d’avions….
Les + Tout ou presque :) La nature et sa diversité Le silence Les vues des campings Les quelques bonnes grillades
Les – Pas grand chose en fait, si ce n’est l’agression du début qui nous a mis par la suite mal à l’aise dans pratiquement toutes les villes. Et aussi cette énorme différence entre noirs/blancs qui me gène énormément.
En tout cas, c’est un voyage qu’on n’oubliera pas ! On l’a fait plutôt relax (5200km en 27 jours) comparé à certains tour operator (on a entendu un touriste dire 4800km en 14jours !), et franchement, on ne le regrette pas du tout. On aurait pu faire plus de km, mais ce sont quand même des vacances. Il faut profiter du temps. Si c’est pour arriver à la tombée de la nuit tous les jours… c’est dommage !
Si vous avez des commentaires/questions…. :)
Bon voyage à ceux qui sont en partance !
Itinéraire d'un mois Namibie-Botswana: paysages, population, animaux, balades? English translation pending
Bonjour,
Après de nombreuses heures à lire tous les forums et carnets de voyage ( un vrai régal d'ailleurs), à mon tour je sollicite vos suggestions sur le circuit que j'ai essayé de faire au mieux mais il ya encore des corrections à apporter. Départ prévu le 01/11 pour 1 mois ( et oui, il est temps !!!) ; on compte faire appel à un TO local ( Tourmaline, cardboard box travel shop...par exemple) pour nous résever le 4x4 équipé 1 tente sur toit et qq sites. Je compte sur vous, pour nous aider au mieux à préparer notre départ prochain dans les meilleures conditions possible . Le but: en prendre plein les yeux ( paysages, population, animaux, ballades..) sans revenir complètement exténués quand même§😛 Voici ( et en détail 😉 ) le fameux programme qui attend les corrections.
J: Départ de Nice via Lisbonne pour Johannesbourg : nuit dans l’avion J1 : Windhoek via Johannesbourg, arrivée à13h : formalités de récupération du 4x4 et départ pour Mariental. Nuit au Anib lodge J2 : rando, sundowndrive et nuit au Anib lodge J3 : Direction Fish River Canyon Guestfarm au camps de Koelkrans et drive pour le soleil couchant J4 : découverte canyon et nuit à Hobas au ranch Koîmasis (camps) J5 : Direction Sesriem : rando Waterkloof trail et nuit au Zebra river lodge J6 : Camps Sesriem : Canyon, Dune 45, sossuvlei, deadvlei et soleil couchant sur dune Elim Diner Sossus lodge et nuit au camps Sesriem J7 : Départ pour les tsaris au Grootberg lodge pour une track éléphants J8 : Direction Walvis bay en passant par Solitaire et Cape cross Nuit au Lagoon lodge et diner au Raft J9 : Combiné croisière Pelican + 4x4 Sandwich Nuit au Lagoon lodge J10 : survol des dunes du Namib en hélico + ballade Welwitshias mirabillis Nuit à Swakopmund J11 : route pour Bandberg en passant par le Spiztkoppe + track éléphants en visitant village Ugab Nuit au camps du White lady lodge ou du Ugab Camp J12 : route vers Twylfontain et nuit au camps Mowani ou Aba Huab camps J13 : direction Warmquelle ( via Cheetah farm kamanjab) Nuit au Ongongo Camps J14 : route vers Opuwo ; visite village Himbas et nuit en bungalow du Kunene restcamp ( ou Oreness camp) J15 : route pour Etosha- Okaukuejo camps J16 : Etosha - halalli : safari J17 : Etosha – N amutoni : safari J18 : direction Grootfontain ou Rundu : nuit au camps Roy’scamp ou N’kwazi camps J19 : Bagani : game drive en 4x4 et nuit au N‘Goabaca ou N’Gepicamp J20 : game drive en mokoro et nuit au N’Gepicamp J21 : direction Kongola, visite village ou nature drive Nuit au camps Kwando J22 : Botswana à Kasane : chobe cruise jusqu’ au soleil couchant Nuit au Kubu safari J23 : Zambie par Kazungula: (on laisse le 4x4 au camps de Kubu ) taxi jusqu’à la frontière, passage bac, re-taxi jusqu’au lodge à Livingstone au Zambezi waterfront ; visite des chutes J24 : peut être survol en Ulm ( ou hélico) et retour Botswana Kasane pour récupérer 4x4 à Chobe et nuit au camps Ihaha J25 : Savuti : game drive dans par et nuit au camps J26 : survol du delta okavongo et route pour Maun Nuit au Crocodile camps J27 : route pour Okahondja et nuit au Grossbarmen J28 : retour Windhoek : formalités 4x4 et départ avion 13h45 direction Johannebourg ; nuit à Johannesbourg J29 : envol pour France
Merci par avance à tous pour votre aide à venir, merci merci merci
Après de nombreuses heures à lire tous les forums et carnets de voyage ( un vrai régal d'ailleurs), à mon tour je sollicite vos suggestions sur le circuit que j'ai essayé de faire au mieux mais il ya encore des corrections à apporter. Départ prévu le 01/11 pour 1 mois ( et oui, il est temps !!!) ; on compte faire appel à un TO local ( Tourmaline, cardboard box travel shop...par exemple) pour nous résever le 4x4 équipé 1 tente sur toit et qq sites. Je compte sur vous, pour nous aider au mieux à préparer notre départ prochain dans les meilleures conditions possible . Le but: en prendre plein les yeux ( paysages, population, animaux, ballades..) sans revenir complètement exténués quand même§😛 Voici ( et en détail 😉 ) le fameux programme qui attend les corrections.
J: Départ de Nice via Lisbonne pour Johannesbourg : nuit dans l’avion J1 : Windhoek via Johannesbourg, arrivée à13h : formalités de récupération du 4x4 et départ pour Mariental. Nuit au Anib lodge J2 : rando, sundowndrive et nuit au Anib lodge J3 : Direction Fish River Canyon Guestfarm au camps de Koelkrans et drive pour le soleil couchant J4 : découverte canyon et nuit à Hobas au ranch Koîmasis (camps) J5 : Direction Sesriem : rando Waterkloof trail et nuit au Zebra river lodge J6 : Camps Sesriem : Canyon, Dune 45, sossuvlei, deadvlei et soleil couchant sur dune Elim Diner Sossus lodge et nuit au camps Sesriem J7 : Départ pour les tsaris au Grootberg lodge pour une track éléphants J8 : Direction Walvis bay en passant par Solitaire et Cape cross Nuit au Lagoon lodge et diner au Raft J9 : Combiné croisière Pelican + 4x4 Sandwich Nuit au Lagoon lodge J10 : survol des dunes du Namib en hélico + ballade Welwitshias mirabillis Nuit à Swakopmund J11 : route pour Bandberg en passant par le Spiztkoppe + track éléphants en visitant village Ugab Nuit au camps du White lady lodge ou du Ugab Camp J12 : route vers Twylfontain et nuit au camps Mowani ou Aba Huab camps J13 : direction Warmquelle ( via Cheetah farm kamanjab) Nuit au Ongongo Camps J14 : route vers Opuwo ; visite village Himbas et nuit en bungalow du Kunene restcamp ( ou Oreness camp) J15 : route pour Etosha- Okaukuejo camps J16 : Etosha - halalli : safari J17 : Etosha – N amutoni : safari J18 : direction Grootfontain ou Rundu : nuit au camps Roy’scamp ou N’kwazi camps J19 : Bagani : game drive en 4x4 et nuit au N‘Goabaca ou N’Gepicamp J20 : game drive en mokoro et nuit au N’Gepicamp J21 : direction Kongola, visite village ou nature drive Nuit au camps Kwando J22 : Botswana à Kasane : chobe cruise jusqu’ au soleil couchant Nuit au Kubu safari J23 : Zambie par Kazungula: (on laisse le 4x4 au camps de Kubu ) taxi jusqu’à la frontière, passage bac, re-taxi jusqu’au lodge à Livingstone au Zambezi waterfront ; visite des chutes J24 : peut être survol en Ulm ( ou hélico) et retour Botswana Kasane pour récupérer 4x4 à Chobe et nuit au camps Ihaha J25 : Savuti : game drive dans par et nuit au camps J26 : survol du delta okavongo et route pour Maun Nuit au Crocodile camps J27 : route pour Okahondja et nuit au Grossbarmen J28 : retour Windhoek : formalités 4x4 et départ avion 13h45 direction Johannebourg ; nuit à Johannesbourg J29 : envol pour France
Merci par avance à tous pour votre aide à venir, merci merci merci
Meilleurs tarifs avion France-Namibie English translation pending
Bonjour
Nous projetons de partir à trois avec 1 enfant de 3 ans en Namibie cet été (au départ de Paris) : quel serait la meilleure combine pour nos billets d'avion : en partant de Londres, de Paris, de Frankfort ?
Quelle est la compagnie la plus compétitive ?
En direct avec les compagnies ou par une agence en particulier (sur certaines destinations cela peut-être plus avantageux) ?
Merci d'avance
Nous projetons de partir à trois avec 1 enfant de 3 ans en Namibie cet été (au départ de Paris) : quel serait la meilleure combine pour nos billets d'avion : en partant de Londres, de Paris, de Frankfort ?
Quelle est la compagnie la plus compétitive ?
En direct avec les compagnies ou par une agence en particulier (sur certaines destinations cela peut-être plus avantageux) ?
Merci d'avance
Lufthansa: Court Case and Refund
Hi,
Lufthansa is really pushing it:
Cancellation of two flights with no rebooking options offered, even though rebooking is possible on the same dates with comparable travel times. Yet Lufthansa claims no rebooking is possible;
To get a refund for a flight canceled by the airline (well after the Covid crisis), you have to take legal action! A refund request was properly submitted, but Lufthansa hasn’t responded.
Lufthansa’s lawyer admitted in court that the refund request is valid and that the airline is willing to refund. But over a year later, the refund still hasn’t been issued! Clearly, Lufthansa prefers to wait for a court ruling, which is a sure thing given their own lawyer’s statement;
After a phone call initiated by the passenger, rebooking was agreed upon by both parties—only for Lufthansa to cancel it immediately without offering any alternative rebooking.
In a follow-up call initiated by the passenger, Lufthansa proposed a rebooking with a travel time of 31 hours instead of 21, even though faster rebooking options with comparable travel times exist.
The proposed 31-hour rebooking includes a nighttime layover of over 12 hours with no hotel or transportation coverage;
For the first rebooking that both parties agreed on (but Lufthansa immediately canceled), they refused to cover ground transportation from the arrival airport to the originally planned airport;
Refusal of other "prompt" rebooking options, even though they were available and proposed by the passenger;
Ongoing legal case: https://retardimportantavion.wordpress.com/2024/10/23/lufthansa-championne-du-refus-des-droits-des-passagers/ 2 Best regards,

Cancellation of two flights with no rebooking options offered, even though rebooking is possible on the same dates with comparable travel times. Yet Lufthansa claims no rebooking is possible;
To get a refund for a flight canceled by the airline (well after the Covid crisis), you have to take legal action! A refund request was properly submitted, but Lufthansa hasn’t responded.
Lufthansa’s lawyer admitted in court that the refund request is valid and that the airline is willing to refund. But over a year later, the refund still hasn’t been issued! Clearly, Lufthansa prefers to wait for a court ruling, which is a sure thing given their own lawyer’s statement;
After a phone call initiated by the passenger, rebooking was agreed upon by both parties—only for Lufthansa to cancel it immediately without offering any alternative rebooking.
In a follow-up call initiated by the passenger, Lufthansa proposed a rebooking with a travel time of 31 hours instead of 21, even though faster rebooking options with comparable travel times exist.
The proposed 31-hour rebooking includes a nighttime layover of over 12 hours with no hotel or transportation coverage;
For the first rebooking that both parties agreed on (but Lufthansa immediately canceled), they refused to cover ground transportation from the arrival airport to the originally planned airport;
Refusal of other "prompt" rebooking options, even though they were available and proposed by the passenger;
Ongoing legal case: https://retardimportantavion.wordpress.com/2024/10/23/lufthansa-championne-du-refus-des-droits-des-passagers/ 2 Best regards,

Namibie août 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Alors à mon tour d'apporter ma petite contribution à ce forum qui m'a largement aidé pour préparer ce voyage.
Je suis rentrée il y a 15 jours et le retour à la réalité de la vie quotidienne est difficile... Alors qu'elle bonheur de se replonger dans ce voyage en essayant de le faire partager!
Tout a commencé en Août 2012: une carte postale dans la boîte aux lettres. Jusque là, rien d'anormal. Sauf que cette carte postale vient de Namibie... Mais au fait, c'est où la Namibie? C'est un pays qui se visite sans risques? Qu'est-ce qu'il y a à voir là bas? ... Plein de questions qui m'ont amenées à faire des recherches, à atterrir sur ce forum, à lire de magnifiques récits, à voir des photos splendides et voilà les billets d'avion réservés en novembre 2012. Alors un grand merci à ces amis sans qui nous n'aurions jamais eu l'idée de partir dans ce pays et faites attention quand vous recevez une carte postale: vous ne savez jamais où cela peut vous conduire ;-)
Nous avons fais le choix de partir en 4*4 (réservé par l'intermédiaire de Madiza Tours) et de dormir en campings (plutôt un choix budgétaire!).
Nous partons en couple. Nous avons la chance d'être tous les deux passionnés de voyages hors des sentiers battus et hors la foule des touristes, et nous n'avons pas été déçus de ce côté là! Pour ceux qui veulent se reposer pendant leur vacances, je leur déconseille cette destination car c'est une destination où il faut être plutôt du matin (environ 6h tous les matins) pour pouvoir vraiment en profiter et il faut faire beaucoup de kilomètres en voiture. Nous sommes rentrés vraiment crevés mais c'est un pays tellement beau que vous oublié votre fatigue . Nous sommes partis 2 semaines en Namibie et nous avons ensuite passé 1 semaine à la mer pour terminer tranquillement les vacances.
Voici une petite liste de matériels que j'ai vraiment trouvé pratique d'avoir là bas: - lampe frontale (indispensable car il fait nuit à 17h45) - un petit flacon de liquide vaisselle écologique (acheté à Décat). C'est un produit que l'on a trouvé génial car il est petit donc pas lourd à transporter et il fait en même temps shampoing, liquide vaisselle et lessive et il ne mousse pas. - couteau suisse -labello (au bout de 4h après notre arrivée, nous avions déjà nos lèvres sèches) - sac isotherme pour bouteille d'eau (car la journée les températures peuvent monter jusqu'à 35 degrés) - taies d'oreiller (pour protéger les oreillers qui sont fournis avec la voiture) - un convertisseur qui se branche sur l'allume-cigare pour recharger les appareils photos et caméscope (très pratique et facile d'utilisation) - couverture de survie (qui peut servir à beaucoup de choses) - sacs à viande (commandé sur le site du vieux campeur) pour mettre à l'intérieur des sacs de couchage fournis avec la voiture. Cela nous a bien aidé pour gagner en températures la nuit car les duvets fournis par le loueur n'étaient vraiment pas épais. Nous avons même dû racheter un autre sac de couchage car nous avions vraiment trop froid (il a même fait 0° la première nuit et il y avait de la gelée au réveil!) - sacs poubelles pour protéger tous les sacs de la poussière qui rentre dans le coffre.
Matériels emportés: - GO PRO - Appareil photo étanche FUJIFILM FINEPIX XP60 (très pratique et image plutôt pas mal) - Appareil Reflex CANON 450D avec 2 objectifs utilisés: 18-55 et 70-300 Nous avons aussi emmené un trépied et une télécommande pour se prendre nous même en photos. Je dois dire que l'on s'est bien amusé avec ça! - un caméscope SONY CX220.
Quelques chiffres: - 3100 kms - 1 crevaison - 2600 photos - 180 vidéos - une moyenne de 2 litres d'eau par personne et par jour (uniquement pour boire!) car l'air est vraiment très sec - un léopard - des dizaines d'éléphants - des centaines de zèbres - des centaines d'otaries - deux lions et deux lionnes - aucun crocodile...
Le circuit: Etape 1: Windhoek- Sesriem Etape 2- Sesriem- Swakopmund Etape 3: journée à Swakopmund Etape 4: Swakopmund- Spitzkoppe Etape 5: Spitzkoppe- Aabadi Mountain Camp Etape 6: Aabadi Mountain Camp- Palmwag Etape 7: Palmwag- Opuwo Etape 8: Opuwo- Epupa Etape 9: Journée à Epupa Etape 10: Epupa- Kunene River Lodge Etape 11: Kunene River Lodge- Namutoni Etape 12: Namutoni- Halali Etape 13: Halali- Okaukuejo Etape 14: Okaukuejo- Waterberg Etape 15: Waterberg- Windhoek
ETAPE 1: WINDHOEK- SESRIEM
Nous avons fais PARIS-FRANCFORT avec Air France et FRANCFORT-WINDHOEK avec Air Namibia. Le voyage s'est très bien passé sauf le réveil à 3H30 (2h avant l'atterrissage) un peu difficile. Sortie de l'aéroport à 6h30. Premiers ennuis: impossible de retirer de l'argent au distributeur de l'aéroport, pourtant nous avons une carte VISA (les cartes MASTERCARD posent plus de problèmes). Nous partons donc chez le loueur de 4*4 sans argent! Après 40 minutes de voiture, nous arrivons dans une zone industrielle où est situé notre loueur. Nous trouvons alors un nouveau distributeur mais là encore notre carte ne fonctionne pas! Le stresse commence à monter, surtout que la voiture nous est confiée sans essence. Nous passons 2h chez le loueur, le temps de faire les papiers, faire l'état des lieux du matériel de camping et un briefing sur le fonctionnement du véhicule. Nous partons pour le supermarché le plus proche dans l'espoir d'obtenir de l'argent! Par chance, nous trouvons un distributeur où notre carte fonctionne enfin... Soulagés, nous faisons les courses très rapidement pour tenir 2-3 jours. Nous ferons les grosses courses à SWAKOPMUND. Sur les parkings des supermarchés, il y a toujours une personne qui surveille les voitures. Il est de pratique courante de leur donner entre 2 et 5 NS selon la durée. Nous faisons ensuite le plein de la voiture (140 litres). La première facture est donc assez élevée... Attention, vous devez régler l’essence en liquide et non pas en carte. Il est déjà 11h. Nous nous dépêchons de prendre la route, direction Sesriem car nous devons être arrivés avant le coucher du soleil (soit 17h30). Au bout d'une heure, nous quittons le goudron pour commencer la piste.

Et là, les ennuis continuent: le voyant de la batterie s'allume. Nous voulons appeler le loueur mais nous ne captons pas. Nous décidons alors de faire demi-tour et d'aller dans une station-service que nous avons aperçue quelques kilomètres auparavant. Manque de chance, nous sommes dimanche après-midi et le seul pompiste qui est présent ne s'y connait en rien en mécanique. Nous arrivons à joindre le loueur qui nous dit de reprendre notre chemin comme ça. Nous voilà donc reparti inquiet avec toujours le voyant allumé. Nous croisons les doigts pour ne pas tomber en panne sur la piste! Nous avons en plus perdu 1H avec cette histoire. Nous roulons donc sans nous arrêter car les délais vont être difficiles à tenir. Au bout d'une heure, le voyant s’éteint tous seul, comme il est arrivé. Nous voyons le temps passer et il nous reste encore beaucoup de chemin à faire. Nous roulons à 60km (limite de vitesse sur piste) mais nous nous rendons compte que nous ne serons jamais à Sesriem avant le coucher du soleil. Nous décidons alors d’accélérer (même si je le déconseille fortement...). Il y a une autre voiture devant nous qui doit être dans le même cas que nous et qui roule vraiment vite. Nous devons ralentir car avec le nuage de poussières, il est impossible d'avancer. Malheureusement, ne ne pouvons pas profiter des paysages à ce moment là. Notre seule préoccupation est d'avoir un camping pour ce soir!

Après une première journée aussi mouvementée, nous avons enfin soufflés quand nous sommes arrivés à la porte du parc. Nous sommes allés rapidement à la réception et comme le soleil n'était pas encore complètement couché, nous sommes partis à Elim Dune. Nous étions trop pressés de monter sur notre première dune. Les couleurs étaient magnifiques...


La nuit commence alors à tomber. Nous retourner au camping pour installer notre campement. Nous sommes tellement fatigués que nous n'avons pas le courage de faire du feu. Nous préparons un simple plat de pâtes (original...). Nous montons la tente dans la nuit. Pour le premier montage, ce n'est pas très pratique mais la tente est vraiment facile à installer. Il n'est que 19h et nous sommes frigorifiés par le froid. La différence de températures avec la journée est impressionnante. Je mange même avec des gants, blouson et capuche et pourtant je ne suis pas frileuse! Nous nous couchons vers 22h, le temps d'organiser le coffre de la voiture et de faire un point sur l'étape du lendemain. Nous sommes sur les rotules et le lendemain s'annonce aussi une longue journée avec un réveil à 4h15...
ETAPE 2: SESRIEM- SWAKOPMUND
A partir de 4h, le camping commence à s'éveiller. Nous nous levons à 4h15. Nous avons eu froid toute la nuit. Les duvets fournis avec la voiture ne sont pas assez épais. Nous n'avons pas le temps de prendre un petit-déjeuner. Nous le prendrons plus tard dans les dunes. Le premier démontage de la tente est un peu long. Il y a même de la gelée ce matin. Je suis bien contente d'avoir pensé à emmener des gants! Nous voilà enfin prêt devant les portes du parc en attendant leur ouverture à 5h35, mais nous ne sommes pas les premiers!

C'est parti pour 45 km de route jusqu'à la fameuse dune 45. La lumière fait doucement son apparition...
Nous nous dépêchons d'arriver à la Dune 45 avant que le soleil ne soit levé.

A notre arrivée, quelques groupes ont déjà commencé l’ascension de la dune. Nous attaquons doucement la montée. Ca fait mal aux jambes mais le spectacle est magique... L'ascension de la Dune en même temps que la levée du soleil restera un moment inoubliable.


Nous avons de la change car les groupes arrivés avant nous partent très rapidement et nous avons la dune pour nous tout seul!

Nous passons un long moment seuls assis sur la dune, juste pour contempler le paysage en silence. Un magnifique moment...
Il est temps de redescendre de la dune pour aller à DeadVlei. Nous allons directement au parking 4*4 sans prendre la navette. La conduite n'est pas facile. Il y a des voitures ensablées. Nous, nous passons sans problèmes, sans même avoir dégonflé au préalable les pneus.

Arrivée à DeadVlei, nous décidons de faire la montée sur la Dune en suivant des personnes en allant directement sur la gauche. Nous aurons mis presque 30 minutes pour y arriver. Malheureusement, quand nous arrivons en haut de la dune, nous nous rendons compte qu'il ne s'agit pas de DeaudVlein mais de Big Daddy.

Malheureusement, il est déjà 10h du matin. Nous nous rendons compte que nous n'aurons pas le temps d'aller à DeadVlei car nous devons avons encore beaucoup de route à faire aujourd'hui (environ 7h de route donc il n'y a pas de temps à perdre pour arriver avant le coucher du soleil). Nous retournons alors à la voiture et décidons de prendre la route pour Swakopmund. La route sera désertique toute la journée avec très peu de voitures rencontrées.

Alors à mon tour d'apporter ma petite contribution à ce forum qui m'a largement aidé pour préparer ce voyage.
Je suis rentrée il y a 15 jours et le retour à la réalité de la vie quotidienne est difficile... Alors qu'elle bonheur de se replonger dans ce voyage en essayant de le faire partager!
Tout a commencé en Août 2012: une carte postale dans la boîte aux lettres. Jusque là, rien d'anormal. Sauf que cette carte postale vient de Namibie... Mais au fait, c'est où la Namibie? C'est un pays qui se visite sans risques? Qu'est-ce qu'il y a à voir là bas? ... Plein de questions qui m'ont amenées à faire des recherches, à atterrir sur ce forum, à lire de magnifiques récits, à voir des photos splendides et voilà les billets d'avion réservés en novembre 2012. Alors un grand merci à ces amis sans qui nous n'aurions jamais eu l'idée de partir dans ce pays et faites attention quand vous recevez une carte postale: vous ne savez jamais où cela peut vous conduire ;-)
Nous avons fais le choix de partir en 4*4 (réservé par l'intermédiaire de Madiza Tours) et de dormir en campings (plutôt un choix budgétaire!).
Nous partons en couple. Nous avons la chance d'être tous les deux passionnés de voyages hors des sentiers battus et hors la foule des touristes, et nous n'avons pas été déçus de ce côté là! Pour ceux qui veulent se reposer pendant leur vacances, je leur déconseille cette destination car c'est une destination où il faut être plutôt du matin (environ 6h tous les matins) pour pouvoir vraiment en profiter et il faut faire beaucoup de kilomètres en voiture. Nous sommes rentrés vraiment crevés mais c'est un pays tellement beau que vous oublié votre fatigue . Nous sommes partis 2 semaines en Namibie et nous avons ensuite passé 1 semaine à la mer pour terminer tranquillement les vacances.
Voici une petite liste de matériels que j'ai vraiment trouvé pratique d'avoir là bas: - lampe frontale (indispensable car il fait nuit à 17h45) - un petit flacon de liquide vaisselle écologique (acheté à Décat). C'est un produit que l'on a trouvé génial car il est petit donc pas lourd à transporter et il fait en même temps shampoing, liquide vaisselle et lessive et il ne mousse pas. - couteau suisse -labello (au bout de 4h après notre arrivée, nous avions déjà nos lèvres sèches) - sac isotherme pour bouteille d'eau (car la journée les températures peuvent monter jusqu'à 35 degrés) - taies d'oreiller (pour protéger les oreillers qui sont fournis avec la voiture) - un convertisseur qui se branche sur l'allume-cigare pour recharger les appareils photos et caméscope (très pratique et facile d'utilisation) - couverture de survie (qui peut servir à beaucoup de choses) - sacs à viande (commandé sur le site du vieux campeur) pour mettre à l'intérieur des sacs de couchage fournis avec la voiture. Cela nous a bien aidé pour gagner en températures la nuit car les duvets fournis par le loueur n'étaient vraiment pas épais. Nous avons même dû racheter un autre sac de couchage car nous avions vraiment trop froid (il a même fait 0° la première nuit et il y avait de la gelée au réveil!) - sacs poubelles pour protéger tous les sacs de la poussière qui rentre dans le coffre.
Matériels emportés: - GO PRO - Appareil photo étanche FUJIFILM FINEPIX XP60 (très pratique et image plutôt pas mal) - Appareil Reflex CANON 450D avec 2 objectifs utilisés: 18-55 et 70-300 Nous avons aussi emmené un trépied et une télécommande pour se prendre nous même en photos. Je dois dire que l'on s'est bien amusé avec ça! - un caméscope SONY CX220.
Quelques chiffres: - 3100 kms - 1 crevaison - 2600 photos - 180 vidéos - une moyenne de 2 litres d'eau par personne et par jour (uniquement pour boire!) car l'air est vraiment très sec - un léopard - des dizaines d'éléphants - des centaines de zèbres - des centaines d'otaries - deux lions et deux lionnes - aucun crocodile...
Le circuit: Etape 1: Windhoek- Sesriem Etape 2- Sesriem- Swakopmund Etape 3: journée à Swakopmund Etape 4: Swakopmund- Spitzkoppe Etape 5: Spitzkoppe- Aabadi Mountain Camp Etape 6: Aabadi Mountain Camp- Palmwag Etape 7: Palmwag- Opuwo Etape 8: Opuwo- Epupa Etape 9: Journée à Epupa Etape 10: Epupa- Kunene River Lodge Etape 11: Kunene River Lodge- Namutoni Etape 12: Namutoni- Halali Etape 13: Halali- Okaukuejo Etape 14: Okaukuejo- Waterberg Etape 15: Waterberg- Windhoek
ETAPE 1: WINDHOEK- SESRIEM
Nous avons fais PARIS-FRANCFORT avec Air France et FRANCFORT-WINDHOEK avec Air Namibia. Le voyage s'est très bien passé sauf le réveil à 3H30 (2h avant l'atterrissage) un peu difficile. Sortie de l'aéroport à 6h30. Premiers ennuis: impossible de retirer de l'argent au distributeur de l'aéroport, pourtant nous avons une carte VISA (les cartes MASTERCARD posent plus de problèmes). Nous partons donc chez le loueur de 4*4 sans argent! Après 40 minutes de voiture, nous arrivons dans une zone industrielle où est situé notre loueur. Nous trouvons alors un nouveau distributeur mais là encore notre carte ne fonctionne pas! Le stresse commence à monter, surtout que la voiture nous est confiée sans essence. Nous passons 2h chez le loueur, le temps de faire les papiers, faire l'état des lieux du matériel de camping et un briefing sur le fonctionnement du véhicule. Nous partons pour le supermarché le plus proche dans l'espoir d'obtenir de l'argent! Par chance, nous trouvons un distributeur où notre carte fonctionne enfin... Soulagés, nous faisons les courses très rapidement pour tenir 2-3 jours. Nous ferons les grosses courses à SWAKOPMUND. Sur les parkings des supermarchés, il y a toujours une personne qui surveille les voitures. Il est de pratique courante de leur donner entre 2 et 5 NS selon la durée. Nous faisons ensuite le plein de la voiture (140 litres). La première facture est donc assez élevée... Attention, vous devez régler l’essence en liquide et non pas en carte. Il est déjà 11h. Nous nous dépêchons de prendre la route, direction Sesriem car nous devons être arrivés avant le coucher du soleil (soit 17h30). Au bout d'une heure, nous quittons le goudron pour commencer la piste.

Et là, les ennuis continuent: le voyant de la batterie s'allume. Nous voulons appeler le loueur mais nous ne captons pas. Nous décidons alors de faire demi-tour et d'aller dans une station-service que nous avons aperçue quelques kilomètres auparavant. Manque de chance, nous sommes dimanche après-midi et le seul pompiste qui est présent ne s'y connait en rien en mécanique. Nous arrivons à joindre le loueur qui nous dit de reprendre notre chemin comme ça. Nous voilà donc reparti inquiet avec toujours le voyant allumé. Nous croisons les doigts pour ne pas tomber en panne sur la piste! Nous avons en plus perdu 1H avec cette histoire. Nous roulons donc sans nous arrêter car les délais vont être difficiles à tenir. Au bout d'une heure, le voyant s’éteint tous seul, comme il est arrivé. Nous voyons le temps passer et il nous reste encore beaucoup de chemin à faire. Nous roulons à 60km (limite de vitesse sur piste) mais nous nous rendons compte que nous ne serons jamais à Sesriem avant le coucher du soleil. Nous décidons alors d’accélérer (même si je le déconseille fortement...). Il y a une autre voiture devant nous qui doit être dans le même cas que nous et qui roule vraiment vite. Nous devons ralentir car avec le nuage de poussières, il est impossible d'avancer. Malheureusement, ne ne pouvons pas profiter des paysages à ce moment là. Notre seule préoccupation est d'avoir un camping pour ce soir!

Après une première journée aussi mouvementée, nous avons enfin soufflés quand nous sommes arrivés à la porte du parc. Nous sommes allés rapidement à la réception et comme le soleil n'était pas encore complètement couché, nous sommes partis à Elim Dune. Nous étions trop pressés de monter sur notre première dune. Les couleurs étaient magnifiques...


La nuit commence alors à tomber. Nous retourner au camping pour installer notre campement. Nous sommes tellement fatigués que nous n'avons pas le courage de faire du feu. Nous préparons un simple plat de pâtes (original...). Nous montons la tente dans la nuit. Pour le premier montage, ce n'est pas très pratique mais la tente est vraiment facile à installer. Il n'est que 19h et nous sommes frigorifiés par le froid. La différence de températures avec la journée est impressionnante. Je mange même avec des gants, blouson et capuche et pourtant je ne suis pas frileuse! Nous nous couchons vers 22h, le temps d'organiser le coffre de la voiture et de faire un point sur l'étape du lendemain. Nous sommes sur les rotules et le lendemain s'annonce aussi une longue journée avec un réveil à 4h15...
ETAPE 2: SESRIEM- SWAKOPMUND
A partir de 4h, le camping commence à s'éveiller. Nous nous levons à 4h15. Nous avons eu froid toute la nuit. Les duvets fournis avec la voiture ne sont pas assez épais. Nous n'avons pas le temps de prendre un petit-déjeuner. Nous le prendrons plus tard dans les dunes. Le premier démontage de la tente est un peu long. Il y a même de la gelée ce matin. Je suis bien contente d'avoir pensé à emmener des gants! Nous voilà enfin prêt devant les portes du parc en attendant leur ouverture à 5h35, mais nous ne sommes pas les premiers!

C'est parti pour 45 km de route jusqu'à la fameuse dune 45. La lumière fait doucement son apparition...
Nous nous dépêchons d'arriver à la Dune 45 avant que le soleil ne soit levé.
A notre arrivée, quelques groupes ont déjà commencé l’ascension de la dune. Nous attaquons doucement la montée. Ca fait mal aux jambes mais le spectacle est magique... L'ascension de la Dune en même temps que la levée du soleil restera un moment inoubliable.


Nous avons de la change car les groupes arrivés avant nous partent très rapidement et nous avons la dune pour nous tout seul!


Nous passons un long moment seuls assis sur la dune, juste pour contempler le paysage en silence. Un magnifique moment...

Il est temps de redescendre de la dune pour aller à DeadVlei. Nous allons directement au parking 4*4 sans prendre la navette. La conduite n'est pas facile. Il y a des voitures ensablées. Nous, nous passons sans problèmes, sans même avoir dégonflé au préalable les pneus.


Arrivée à DeadVlei, nous décidons de faire la montée sur la Dune en suivant des personnes en allant directement sur la gauche. Nous aurons mis presque 30 minutes pour y arriver. Malheureusement, quand nous arrivons en haut de la dune, nous nous rendons compte qu'il ne s'agit pas de DeaudVlein mais de Big Daddy.


Malheureusement, il est déjà 10h du matin. Nous nous rendons compte que nous n'aurons pas le temps d'aller à DeadVlei car nous devons avons encore beaucoup de route à faire aujourd'hui (environ 7h de route donc il n'y a pas de temps à perdre pour arriver avant le coucher du soleil). Nous retournons alors à la voiture et décidons de prendre la route pour Swakopmund. La route sera désertique toute la journée avec très peu de voitures rencontrées.


Namibie août 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Alors à mon tour d'apporter ma petite contribution à ce forum qui m'a largement aidé pour préparer ce voyage.
Je suis rentrée il y a 15 jours et le retour à la réalité de la vie quotidienne est difficile... Alors qu'elle bonheur de se replonger dans ce voyage en essayant de le faire partager!
Tout a commencé en Août 2012: une carte postale dans la boîte aux lettres. Jusque là, rien d'anormal. Sauf que cette carte postale vient de Namibie... Mais au fait, c'est où la Namibie? C'est un pays qui se visite sans risques? Qu'est-ce qu'il y a à voir là bas? ... Plein de questions qui m'ont amenées à faire des recherches, à atterrir sur ce forum, à lire de magnifiques récits, à voir des photos splendides et voilà les billets d'avion réservés en novembre 2012. Alors un grand merci à ces amis sans qui nous n'aurions jamais eu l'idée de partir dans ce pays et faites attention quand vous recevez une carte postale: vous ne savez jamais où cela peut vous conduire ;-)
Nous avons fais le choix de partir en 4*4 (réservé par l'intermédiaire de Madiza Tours) et de dormir en campings (plutôt un choix budgétaire!).
Nous partons en couple. Nous avons la chance d'être tous les deux passionnés de voyages hors des sentiers battus et hors la foule des touristes, et nous n'avons pas été déçus de ce côté là! Pour ceux qui veulent se reposer pendant leur vacances, je leur déconseille cette destination car c'est une destination où il faut être plutôt du matin (environ 6h tous les matins) pour pouvoir vraiment en profiter et il faut faire beaucoup de kilomètres en voiture. Nous sommes rentrés vraiment crevés mais c'est un pays tellement beau que vous oublié votre fatigue . Nous sommes partis 2 semaines en Namibie et nous avons ensuite passé 1 semaine à la mer pour terminer tranquillement les vacances.
Voici une petite liste de matériels que j'ai vraiment trouvé pratique d'avoir là bas: - lampe frontale (indispensable car il fait nuit à 17h45) - un petit flacon de liquide vaisselle écologique (acheté à Décat). C'est un produit que l'on a trouvé génial car il est petit donc pas lourd à transporter et il fait en même temps shampoing, liquide vaisselle et lessive et il ne mousse pas. - couteau suisse -labello (au bout de 4h après notre arrivée, nous avions déjà nos lèvres sèches) - sac isotherme pour bouteille d'eau (car la journée les températures peuvent monter jusqu'à 35 degrés) - taies d'oreiller (pour protéger les oreillers qui sont fournis avec la voiture) - un convertisseur qui se branche sur l'allume-cigare pour recharger les appareils photos et caméscope (très pratique et facile d'utilisation) - couverture de survie (qui peut servir à beaucoup de choses) - sacs à viande (commandé sur le site du vieux campeur) pour mettre à l'intérieur des sacs de couchage fournis avec la voiture. Cela nous a bien aidé pour gagner en températures la nuit car les duvets fournis par le loueur n'étaient vraiment pas épais. Nous avons même dû racheter un autre sac de couchage car nous avions vraiment trop froid (il a même fait 0° la première nuit et il y avait de la gelée au réveil!) - sacs poubelles pour protéger tous les sacs de la poussière qui rentre dans le coffre.
Matériels emportés: - GO PRO - Appareil photo étanche FUJIFILM FINEPIX XP60 (très pratique et image plutôt pas mal) - Appareil Reflex CANON 450D avec 2 objectifs utilisés: 18-55 et 70-300 Nous avons aussi emmené un trépied et une télécommande pour se prendre nous même en photos. Je dois dire que l'on s'est bien amusé avec ça! - un caméscope SONY CX220.
Quelques chiffres: - 3100 kms - 1 crevaison - 2600 photos - 180 vidéos - une moyenne de 2 litres d'eau par personne et par jour (uniquement pour boire!) car l'air est vraiment très sec - un léopard - des dizaines d'éléphants - des centaines de zèbres - des centaines d'otaries - deux lions et deux lionnes - aucun crocodile...
Le circuit: Etape 1: Windhoek- Sesriem Etape 2- Sesriem- Swakopmund Etape 3: journée à Swakopmund Etape 4: Swakopmund- Spitzkoppe Etape 5: Spitzkoppe- Aabadi Mountain Camp Etape 6: Aabadi Mountain Camp- Palmwag Etape 7: Palmwag- Opuwo Etape 8: Opuwo- Epupa Etape 9: Journée à Epupa Etape 10: Epupa- Kunene River Lodge Etape 11: Kunene River Lodge- Namutoni Etape 12: Namutoni- Halali Etape 13: Halali- Okaukuejo Etape 14: Okaukuejo- Waterberg Etape 15: Waterberg- Windhoek
Alors à mon tour d'apporter ma petite contribution à ce forum qui m'a largement aidé pour préparer ce voyage.
Je suis rentrée il y a 15 jours et le retour à la réalité de la vie quotidienne est difficile... Alors qu'elle bonheur de se replonger dans ce voyage en essayant de le faire partager!
Tout a commencé en Août 2012: une carte postale dans la boîte aux lettres. Jusque là, rien d'anormal. Sauf que cette carte postale vient de Namibie... Mais au fait, c'est où la Namibie? C'est un pays qui se visite sans risques? Qu'est-ce qu'il y a à voir là bas? ... Plein de questions qui m'ont amenées à faire des recherches, à atterrir sur ce forum, à lire de magnifiques récits, à voir des photos splendides et voilà les billets d'avion réservés en novembre 2012. Alors un grand merci à ces amis sans qui nous n'aurions jamais eu l'idée de partir dans ce pays et faites attention quand vous recevez une carte postale: vous ne savez jamais où cela peut vous conduire ;-)
Nous avons fais le choix de partir en 4*4 (réservé par l'intermédiaire de Madiza Tours) et de dormir en campings (plutôt un choix budgétaire!).
Nous partons en couple. Nous avons la chance d'être tous les deux passionnés de voyages hors des sentiers battus et hors la foule des touristes, et nous n'avons pas été déçus de ce côté là! Pour ceux qui veulent se reposer pendant leur vacances, je leur déconseille cette destination car c'est une destination où il faut être plutôt du matin (environ 6h tous les matins) pour pouvoir vraiment en profiter et il faut faire beaucoup de kilomètres en voiture. Nous sommes rentrés vraiment crevés mais c'est un pays tellement beau que vous oublié votre fatigue . Nous sommes partis 2 semaines en Namibie et nous avons ensuite passé 1 semaine à la mer pour terminer tranquillement les vacances.
Voici une petite liste de matériels que j'ai vraiment trouvé pratique d'avoir là bas: - lampe frontale (indispensable car il fait nuit à 17h45) - un petit flacon de liquide vaisselle écologique (acheté à Décat). C'est un produit que l'on a trouvé génial car il est petit donc pas lourd à transporter et il fait en même temps shampoing, liquide vaisselle et lessive et il ne mousse pas. - couteau suisse -labello (au bout de 4h après notre arrivée, nous avions déjà nos lèvres sèches) - sac isotherme pour bouteille d'eau (car la journée les températures peuvent monter jusqu'à 35 degrés) - taies d'oreiller (pour protéger les oreillers qui sont fournis avec la voiture) - un convertisseur qui se branche sur l'allume-cigare pour recharger les appareils photos et caméscope (très pratique et facile d'utilisation) - couverture de survie (qui peut servir à beaucoup de choses) - sacs à viande (commandé sur le site du vieux campeur) pour mettre à l'intérieur des sacs de couchage fournis avec la voiture. Cela nous a bien aidé pour gagner en températures la nuit car les duvets fournis par le loueur n'étaient vraiment pas épais. Nous avons même dû racheter un autre sac de couchage car nous avions vraiment trop froid (il a même fait 0° la première nuit et il y avait de la gelée au réveil!) - sacs poubelles pour protéger tous les sacs de la poussière qui rentre dans le coffre.
Matériels emportés: - GO PRO - Appareil photo étanche FUJIFILM FINEPIX XP60 (très pratique et image plutôt pas mal) - Appareil Reflex CANON 450D avec 2 objectifs utilisés: 18-55 et 70-300 Nous avons aussi emmené un trépied et une télécommande pour se prendre nous même en photos. Je dois dire que l'on s'est bien amusé avec ça! - un caméscope SONY CX220.
Quelques chiffres: - 3100 kms - 1 crevaison - 2600 photos - 180 vidéos - une moyenne de 2 litres d'eau par personne et par jour (uniquement pour boire!) car l'air est vraiment très sec - un léopard - des dizaines d'éléphants - des centaines de zèbres - des centaines d'otaries - deux lions et deux lionnes - aucun crocodile...
Le circuit: Etape 1: Windhoek- Sesriem Etape 2- Sesriem- Swakopmund Etape 3: journée à Swakopmund Etape 4: Swakopmund- Spitzkoppe Etape 5: Spitzkoppe- Aabadi Mountain Camp Etape 6: Aabadi Mountain Camp- Palmwag Etape 7: Palmwag- Opuwo Etape 8: Opuwo- Epupa Etape 9: Journée à Epupa Etape 10: Epupa- Kunene River Lodge Etape 11: Kunene River Lodge- Namutoni Etape 12: Namutoni- Halali Etape 13: Halali- Okaukuejo Etape 14: Okaukuejo- Waterberg Etape 15: Waterberg- Windhoek
Une boucle (presque!) classique en Namibie English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage en Namibie... une boucle (presque !) classique de 20 jours en novembre 2012.
Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :
http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/
Bonne découverte et à + !
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Présentation
De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.
J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.
C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.
Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !
C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.
A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.
Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.
Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes
J1 : Samedi 3 novembre 2012
Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.
Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.
Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.
Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint
De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.
J2 : Dimanche 4 novembre 2012
Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.
Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !
Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.
Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.
Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !
Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.
Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.
Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.
Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !
C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !
La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.
Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.
Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.
Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.
Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !
Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?
Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.
Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.
Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).
Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.
18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.
Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…
… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !
Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !
Nids de républicains sociaux au premier plan
De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail
J3 : Lundi 5 novembre 2012
Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !
Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.
9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.
Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.
Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.
Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !
Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.
Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.
Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.
On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.
Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !
Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.
16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.
Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.
Du plateau nous dominons une mer de canyons !
Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".
L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !
Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.
Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !
En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !
J4 : Mardi 6 novembre 2012
Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.
Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?
Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.
Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.
"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "
Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !
A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.
La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !
Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !
Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.
Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.
Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).
C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.
Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.
Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !
C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.
Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.
Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.
Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.
Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.
Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.
Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.
Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !
Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !
La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !
Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !
Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.
En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.
Arbre à carquois
De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45
J5 : Mercredi 7 novembre 2012
Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !
Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.
Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)
En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.
Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.
A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.
Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.
Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.
Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.
Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.
On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).
Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !
La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.
Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.
L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.
Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !
A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.
Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.
Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".
Il suffit en fait de suivre les traces de pas !
En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !
Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !
Il y a matière à faire plaisir au photographe !
Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.
Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.
Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !
Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !
Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !
Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.
Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !
Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !
Dead Vlei
Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim
J6 : Jeudi 8 novembre 2012
Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.
A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.
La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.
Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.
On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.
Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.
Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.
Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.
Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).
A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.
Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)
Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.
En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.
Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.
Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.
Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.
Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !
Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !
Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.
La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…
… puis à crapahuter sur la dune Elim.
Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.
Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".
Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…
… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !
Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !
Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !
Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.
Vue depuis la dune Elim
Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail
J7 : Vendredi 9 novembre 2012
Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.
Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.
C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !
En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.
Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.
Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).
Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.
Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !
Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).
Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.
Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.
Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…
… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.
Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.
Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.
Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.
La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !
Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !
Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.
Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !
Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !
Lion's Rock
Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses
J8 : Samedi 10 novembre 2012
Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !
Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.
Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.
Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.
Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.
La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.
Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !
Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.
Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.
Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.
Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.
Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.
Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !
Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.
Un panneau en annonce d'ailleurs !
Des oryx ? Mais ouiiiii !
Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)
Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.
Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.
Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.
Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !
Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !
Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.
Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.
Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !
D'autres évoquant des trous de gruyère !
Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).
A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !
Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.
Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.
Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.
Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.
La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.
A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.
Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !
Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !
Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !
Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !
En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !
Rock Arch
De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries
J9 : Dimanche 11 novembre 2012
En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.
En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.
Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.
Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.
Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !
Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !
Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.
Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.
A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.
En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.
De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.
Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.
Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.
Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !
Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.
C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon
Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !
Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !
Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !
Flamants roses à Swakopmund
Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe
J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15
Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.
Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.
A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.
Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.
Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.
Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.
D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.
Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.
La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.
Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"
Mais qu'est-ce qui se trame ?
Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.
Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !
Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !
Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".
Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.
Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.
Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.
Rock Bridge dans la grisaille !
Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !
Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.
Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !
Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?
Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !
Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !
Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.
19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !
Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !
Arche au Spitzkoppe
Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise
J 11 : Mardi 13 novembre 2012
Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !
Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.
Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.
C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.
A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?
L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.
"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).
Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.
Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.
La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.
Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"
Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.
La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !
Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.
Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.
Un dernier coup d'œil au cours de la descente !
A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.
Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?
Attention à boule ;-) Voici les quilles !
L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.
La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !
Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".
La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.
Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !
Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)
Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !
Butter Tree au Spitzkoppe
Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages
J12 : Mercredi 14 novembre 2012
6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.
7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !
Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?
Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).
A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.
Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.
Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.
Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.
Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.
Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.
Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.
La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.
Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.
Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.
Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !
Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !
Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !
Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.
Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !
D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !
Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !
A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.
La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.
Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.
Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !
Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.
Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.
Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.
Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.
Chouette, voilà déjà des girafes !
Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !
Il ne manque plus que les éléphants !
Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !
Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !
Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.
En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.
La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.
Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !
Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.
La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !
Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !
A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !
Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !
Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !
Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".
L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !
Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.
Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!
De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes
J13 : Jeudi 15 novembre 2012
Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !
Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.
La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.
En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.
A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?
Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !
Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !
Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.
En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.
Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !
Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.
Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.
C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.
Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.
Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !
La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.
Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !
C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !
Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).
On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?
Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.
Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !
Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.
Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !
Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !
Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !
Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.
Burnt Mountain
Safari dans la concession de Palmwag
J14 : vendredi 16 novembre 2012
Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.
La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).
Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.
C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.
A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.
Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !
Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.
Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.
Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.
Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.
Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.
En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !
Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.
En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !
Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.
Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.
Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.
Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.
En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.
Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.
Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.
Palmwag
Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo
J15 : Samedi 17 novembre 2012
Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !
Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.
Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.
De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.
Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.
Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !
Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.
C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !
Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.
Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.
Sur le trajet vers Okondeka…
Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !
Et tant pis si la piste est bloquée !
Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?
Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)
Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !
Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.
A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.
A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.
L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.
On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.
Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.
18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.
Allons voir ce qui s'y passe !
Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !
Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).
Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !
Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.
C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !
Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.
Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.
Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.
Alors ?
Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !
Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !
Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?
Lions à Odondeka
Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !
J 16 : Dimanche 18 novembre 2012
6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.
Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.
Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !
Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !
Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.
A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…
Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.
Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.
Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.
Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !
Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.
Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.
Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?
En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.
Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !
Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.
Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.
La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.
Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.
D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !
Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.
Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.
La suite de la soirée sera encore plus magique.
Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.
Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.
C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.
Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !
Rhinocéros au point d'eau de Halali
Etosha Est : encore des animaux !
J17 : Lundi 19 novembre 2012
Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.
Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.
Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.
Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.
Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.
Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !
Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.
A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.
Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.
Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.
A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !
Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.
Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !
Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.
Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.
Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.
Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !
Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.
Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !
Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.
Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.
Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.
Gnou bleu
Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail
J18 : Mardi 20 novembre 2012
Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.
On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !
Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?
Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.
Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.
Hum, à moins queue ;-)
Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.
Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.
Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.
A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.
Les acacias sont en fleurs.
La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.
Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.
Arrivée à destination vers 13 h 30.
Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.
L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.
Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.
La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.
Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.
Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.
Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.
Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.
Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.
C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.
Termitière géante au Waterberg
De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track
J19 : Mercredi 21 novembre 2012
A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.
Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.
A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.
Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.
Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?
Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.
Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.
Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.
Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.
Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "r��serve naturelle"… attention danger !
Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…
L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.
Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.
Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.
On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.
En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.
Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).
Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.
Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.
Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !
Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.
Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !
J20 : Jeudi 22 novembre 2012
5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.
Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !
6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.
Direction, la partie "Nature Reserve" !
Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.
A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.
L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?
Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.
Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.
Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.
Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !
Puis elle daigne un regard ! Superbe !
Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)
… avant de croiser sa route ! Impressionnante !
Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.
C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.
Léopard à Okonjima
Epilogue
Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.
Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.
Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !
Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.
Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.
Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.
S'il fallait néanmoins désigner…
Nos coups de cœur !
- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !
- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.
- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !
Quelques mots sur les hébergements
De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.
Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.
Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/
Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm
Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/
Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm
Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".
Feuille de Mopane
Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :
http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/
Bonne découverte et à + !
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Présentation De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.
J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.
C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.
Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !
C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.
A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.
Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.
Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes
J1 : Samedi 3 novembre 2012
Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.
Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.
Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.
Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint
De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.
J2 : Dimanche 4 novembre 2012
Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.
Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !
Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.
Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.
Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !
Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.
Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.
Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.
Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !
C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !
La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.
Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.
Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.
Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.
Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !
Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?
Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.
Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.
Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).
Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.
18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.
Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…
… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !
Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !
Nids de républicains sociaux au premier plan

De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail
J3 : Lundi 5 novembre 2012
Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !
Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.
9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.
Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.
Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.
Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !
Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.
Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.
Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.
On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.
Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !
Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.
16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.
Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.
Du plateau nous dominons une mer de canyons !
Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".
L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !
Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.
Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !
En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !
J4 : Mardi 6 novembre 2012
Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.
Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?
Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.
Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.
"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "
Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !
A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.
La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !
Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !
Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.
Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.
Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).
C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.
Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.
Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !
C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.
Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.
Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.
Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.
Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.
Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.
Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.
Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !
Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !
La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !
Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !
Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.
En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.
Arbre à carquois

De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45
J5 : Mercredi 7 novembre 2012
Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !
Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.
Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)
En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.
Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.
A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.
Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.
Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.
Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.
Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.
On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).
Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !
La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.
Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.
L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.
Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !
A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.
Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.
Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".
Il suffit en fait de suivre les traces de pas !
En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !
Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !
Il y a matière à faire plaisir au photographe !
Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.
Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.
Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !
Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !
Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !
Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.
Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !
Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !
Dead Vlei

Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim
J6 : Jeudi 8 novembre 2012
Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.
A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.
La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.
Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.
On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.
Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.
Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.
Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.
Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).
A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.
Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)
Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.
En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.
Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.
Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.
Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.
Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !
Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !
Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.
La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…
… puis à crapahuter sur la dune Elim.
Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.
Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".
Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…
… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !
Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !
Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !
Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.
Vue depuis la dune Elim

Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail
J7 : Vendredi 9 novembre 2012
Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.
Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.
C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !
En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.
Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.
Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).
Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.
Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !
Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).
Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.
Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.
Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…
… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.
Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.
Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.
Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.
La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !
Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !
Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.
Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !
Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !
Lion's Rock

Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses
J8 : Samedi 10 novembre 2012
Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !
Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.
Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.
Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.
Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.
La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.
Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !
Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.
Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.
Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.
Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.
Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.
Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !
Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.
Un panneau en annonce d'ailleurs !
Des oryx ? Mais ouiiiii !
Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)
Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.
Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.
Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.
Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !
Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !
Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.
Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.
Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !
D'autres évoquant des trous de gruyère !
Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).
A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !
Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.
Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.
Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.
Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.
La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.
A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.
Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !
Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !
Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !
Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !
En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !
Rock Arch

De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries
J9 : Dimanche 11 novembre 2012
En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.
En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.
Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.
Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.
Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !
Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !
Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.
Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.
A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.
En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.
De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.
Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.
Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.
Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !
Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.
C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon
Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !
Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !
Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !
Flamants roses à Swakopmund

Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe
J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15
Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.
Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.
A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.
Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.
Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.
Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.
D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.
Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.
La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.
Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"
Mais qu'est-ce qui se trame ?
Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.
Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !
Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !
Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".
Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.
Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.
Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.
Rock Bridge dans la grisaille !
Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !
Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.
Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !
Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?
Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !
Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !
Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.
19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !
Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !
Arche au Spitzkoppe

Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise
J 11 : Mardi 13 novembre 2012
Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !
Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.
Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.
C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.
A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?
L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.
"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).
Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.
Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.
La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.
Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"
Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.
La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !
Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.
Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.
Un dernier coup d'œil au cours de la descente !
A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.
Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?
Attention à boule ;-) Voici les quilles !
L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.
La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !
Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".
La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.
Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !
Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)
Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !
Butter Tree au Spitzkoppe

Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages
J12 : Mercredi 14 novembre 2012
6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.
7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !
Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?
Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).
A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.
Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.
Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.
Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.
Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.
Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.
Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.
La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.
Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.
Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.
Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !
Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !
Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !
Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.
Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !
D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !
Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !
A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.
La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.
Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.
Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !
Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.
Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.
Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.
Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.
Chouette, voilà déjà des girafes !
Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !
Il ne manque plus que les éléphants !
Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !
Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !
Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.
En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.
La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.
Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !
Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.
La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !
Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !
A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !
Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !
Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !
Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".
L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !
Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.
Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!

De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes
J13 : Jeudi 15 novembre 2012
Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !
Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.
La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.
En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.
A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?
Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !
Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !
Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.
En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.
Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !
Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.
Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.
C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.
Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.
Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !
La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.
Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !
C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !
Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).
On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?
Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.
Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !
Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.
Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !
Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !
Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !
Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.
Burnt Mountain

Safari dans la concession de Palmwag
J14 : vendredi 16 novembre 2012
Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.
La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).
Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.
C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.
A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.
Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !
Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.
Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.
Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.
Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.
Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.
En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !
Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.
En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !
Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.
Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.
Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.
Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.
En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.
Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.
Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.
Palmwag

Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo
J15 : Samedi 17 novembre 2012
Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !
Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.
Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.
De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.
Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.
Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !
Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.
C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !
Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.
Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.
Sur le trajet vers Okondeka…
Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !
Et tant pis si la piste est bloquée !
Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?
Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)
Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !
Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.
A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.
A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.
L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.
On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.
Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.
18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.
Allons voir ce qui s'y passe !
Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !
Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).
Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !
Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.
C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !
Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.
Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.
Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.
Alors ?
Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !
Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !
Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?
Lions à Odondeka

Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !
J 16 : Dimanche 18 novembre 2012
6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.
Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.
Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !
Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !
Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.
A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…
Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.
Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.
Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.
Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !
Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.
Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.
Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?
En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.
Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !
Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.
Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.
La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.
Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.
D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !
Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.
Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.
La suite de la soirée sera encore plus magique.
Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.
Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.
C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.
Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !
Rhinocéros au point d'eau de Halali

Etosha Est : encore des animaux !
J17 : Lundi 19 novembre 2012
Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.
Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.
Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.
Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.
Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.
Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !
Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.
A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.
Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.
Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.
A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !
Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.
Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !
Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.
Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.
Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.
Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !
Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.
Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !
Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.
Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.
Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.
Gnou bleu

Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail
J18 : Mardi 20 novembre 2012
Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.
On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !
Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?
Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.
Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.
Hum, à moins queue ;-)
Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.
Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.
Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.
A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.
Les acacias sont en fleurs.
La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.
Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.
Arrivée à destination vers 13 h 30.
Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.
L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.
Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.
La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.
Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.
Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.
Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.
Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.
Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.
C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.
Termitière géante au Waterberg

De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track
J19 : Mercredi 21 novembre 2012
A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.
Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.
A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.
Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.
Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?
Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.
Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.
Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.
Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.
Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "r��serve naturelle"… attention danger !
Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…
L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.
Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.
Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.
On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.
En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.
Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).
Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.
Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.
Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !
Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.
Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !
J20 : Jeudi 22 novembre 2012
5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.
Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !
6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.
Direction, la partie "Nature Reserve" !
Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.
A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.
L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?
Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.
Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.
Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.
Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !
Puis elle daigne un regard ! Superbe !
Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)
… avant de croiser sa route ! Impressionnante !
Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.
C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.
Léopard à Okonjima

Epilogue
Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.
Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.
Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !
Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.
Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.
Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.
S'il fallait néanmoins désigner…
Nos coups de cœur !
- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !
- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.
- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !
Quelques mots sur les hébergements
De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.
Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.
Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/
Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm
Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/
Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm
Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".
Feuille de Mopane

Namibie en 4x4 pour débutant? English translation pending
Bonjour,
nous partons en Namibie au mois d'août, pour 3 semaines. Nous sommes passionnés d'ornithologie, et avons choisi (presque ... pas tout à fait finalisé) notre itinéraire en fonction des sites riches en oiseaux.
Nous avons opté (mais pas encore réservé) pour une location de 4x4 avec une tente sur le toit, et pensons dormir dans les campings des réserves et autres parcs.
Le premier problème que je me pose, c'est que je n'ai jamais conduit de 4x4 ...
Vous qui avez de l'expérience (!), auriez-vous un conseil à me donner ?
Puis-je me lancer comme ça ? faire quelques heures de conduite dans une auto-école ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Pour info, je vais avoir 55 ans, mon mari ne conduit pas
Cordialement
Geneviève
Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010) English translation pending
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
1
Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
2
Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
4
Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
6
La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
9

Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45

On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei

Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei

Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub

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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
33
Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani

L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
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On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei
Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei
Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub
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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain
Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche
67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani
L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge
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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛