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Visiter le Kawah Ijen depuis Bali ou après le Bromo? English translation pending
by Gouzi31 · 2010-09-27 · 27 replies
Bonjour,

Nous partons 3 semaines fin octobre / début novembre en Indonésie. Comme nous avons la bougeotte nous allons passer par Java, Lombok puis Bali. Nous pensons faire dans cet ordre car notre vol aller atterrit à Jakarta et notre vol retour décolle de Denpasar.

A Java nous allons visiter Yogyakarta et ses environs puis nous souhaitons aller jusqu'au Bromo. Les Tours classiques prooposent de faire à la suite Bromo puis Kawah Ijen, nous pensions plutot après le Bromo filer sur Surabaya afin de prendre un avion pour Lombok. Un peu plus tard durant notre voyage nous serons à l'ouest de Bali pour plonger à Menjangan. Du coup on pensait faire le Kawah Ijen depuis l'Ouest de Bali.

Du coup, nous nous posons plusieurs questions : - en faisant l'excursion du Bromo du matin vers quelle heure peut on être sur Surabaya (je crois que le vol pour Lombok est aux alentours de 18h est ce possible) ? - si nous louons une voiture sur Bali est il possible de la mettre sur le Ferry pour aller jusqu'au Kawah Ijen ? quel est le prix, quelles sont les erreurs à éviter ?

Merci d'avance pour votre retour
Comment accorder un kamel n'goni ou n'goni? (instrument malien) English translation pending
by Sistacarol · 2009-07-26 · 8 replies
Hi !

Cet instrument est originaire du vieil empire mandingue. Instrument a 8 cordes joue tel que sa soeur la kora (sauf que celle ci a beaucoup plus de cordes).

Bref, l annee derniere, lors de mon passage a Bamako, Mali, j ai pu pratiquer un peu cet instru et en acheter un.

Petit probleme : A mon retour, cet instru s est totalement desaccorde. Impossible pour moi de trouver les bonnes notes. Difficile pour moi aussi de trouver des infos sur Internet.

Quelqu un peut il me filer une aide a ce niveau ?

J aurai pu demander conseils a des maliens/ivoiriens/burkinabes exiles mais habitant en England, pas facile non plus de trouver ce type de personnes (il y a plus de nigeriens, ghaneens, que de mandingues...)

Un grand merci a vous pour votre aide !
Livre: "Kuyatè, la force du serment" (Mali) English translation pending
by Hery · 2009-06-27 · 9 replies
« On dirait qu’une faculté qui nous semblait inaliénable, la mieux assurée de toutes venait de nous faire défaut : la faculté d’échanger nos expériences. » (Walter Benjamin, Le Narrateur)

Drissa Diakité : Kuyatè, La Force du Serment. Aux origines du griot mandingue. L’Harmattan, Paris / La Sahélienne, Bamako. 2009.

Kuyatè, la force du serment repose opportunément la problématique de la tradition orale comme source de l’histoire africaine. Au moment où les fétichistes de l’écriture reviennent à la charge, arguant que le passé lointain de l’Afrique est absent du fait de la non-existence de document écrit (sic), Kuyatè, la force du serment apporte la magistrale démonstration que la parole ancienne est en pays mandingue un merveilleux réservoir de connaissances historiques, de savoir-faire et de savoir-être.

Le titre Kuyatè réfère aux griots (jeli, en bamana), ces détenteurs par excellence de la mémoire historique chez les peuples mandingues ; les Kuyatè (Kouyaté) sont les tout premiers à exercer la jeliya, « fonction de griots » : dans la plupart des versions de l’épopée de Soundiata, le jeune héros est en compagnie de son jeli qui recevra plus tard le patronyme de Kuyatè. L’histoire suggère que de tous les temps, les sociétés Mande on eu des jeli. Drissa Diakité nous donne à lire un récit captivant relatant les principaux événements qui ont conduit à l’avènement de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Il met en scène plusieurs figures historiques : Soundiata Keïta, Soumaworo Kanté, l’adversaire de et vaincu par Soundiata, Tiramagan Traoré, l’un des généraux de Soundjata, Fakoli Kourouma, Kamadian Kamara, etc. et porte un éclairage nouveau sur le rôle des grands clans constitutifs du Manden.

Avec force, Kuyatè retrace en quelque sorte la genèse des héros fondateurs de l’empire du Mali au XIIIe siècle. Au cours des siècles qui suivirent, d’autres personnalités emblématiques poursuivront cette grande aventure humaine jusqu’au-delà des limites du continent africain.

A recommander vivement à tous ceux et celles qui s’intéressent à l’aire culturelle Mande en général, ainsi qu’au Mali et son histoire glorieuse en spécial.

Drissa DIAKITÉ est historien, professeur à l’ÉNSup de Bamako de 1982 à 1996, ancien doyen de la faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Bamako. Il a publié de nombreux travaux consacrés à l’histoire de l’Afrique et du Mali (dont une contribution pour l’ouvrage actuel, Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, réponse au révoltant discours politique du Président français, tenu à l’Université Cheikh-Anta-Diop/Dakar, à l’occasion de sa première visite officielle en Afrique).
Hôtels pour Lee Vining et Mammoth Lakes en Californie? English translation pending
by McCandless · 2008-09-09 · 36 replies
Bonjour les amis !

Je reviens à la charge. Je suis toujours en pleine préparation pour mon futur voyage qui se déroulera en juin prochain. Pour mes 3 nuits à Sf c'est reglé (enfin le programme est établit ) Hotel Buena Vista Motor Inn ou l'hôtel Best Western Grosvenor ( si quelqu'un à une expérience je suis preneur). Après SF, direction Yosémite. La aussi j'ai mon idée de programme, 2 nuits soit à El Portal soit à Mariposa (la aussi si quelqu'un à un hotel qu'il a bien apprécié et qui à un bon rapport qualité/prix et qui en plus est bien situé, je suis super preneur!). Je compte passer la Tioga Road le deuxième jour, mais pour aller où?! Là est ma question. Sachant que je n'ai pas trop trop envi de faire El Portal ou au pire Yosemite Village (selon la nuit) - Furnace Creek. Je pense que c'est un peu long d'une traite, non ? Donc après recherche et lecture de pas mal de post du forum, j'hesite. Je suis tenté de m'arreter une nuit à Lee Vining. Mais est-ce que cela vaut vraiment la peine ? Bel endroit ? Et je serais aussi tenté de pousser jusqu'à Mammoth Lakes ou j'ai pu lire pas mal d'avis positifs.

Vous en pensez quoi ? Comme je sais qu'il y a pas mal de connaisseurs j'en profite.

Merci beaucoup.
Transcription de mariage à l'Ambassade de France d'Ankara English translation pending
by Ezom · 2007-08-31 · 906 replies
bonjour,

je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
Surpopulation et consommation d'énergie English translation pending
by Elsie · 2007-06-20 · 53 replies
Je pourrais aussi intituler ce poste : consequence de mon voyage aus Etats-Unis sur ma vision de voir le monde!! J'ai passe maintenant plusieurs mois, et suis toujours, dans la ville de Seattle : un port mondial donc une ville grandement implique dans les problemes internationaux, egalement tres liberaliste. Il m'a ete facile de receuillir de l'information sur ce qui se passe ici, de voir ce qui se passe dans les Etats plus conservatrices (comme l'Olkahoma ou j'ai passe un mois pres d'une base militaire). Entendre l'opinion des gens et lire sur differentes questions.

En gros, le monde fait face en ce moment meme a deux enormes problemes inter-relies : la surpopulation de la plantete (presentement autour de 6.5 billions, en continuelle augmentation) et les ressources energitiques (entre autre petrole et eau potable), qui elles, diminuent. Il est clair que dans les generations a venir, les ressources energitiques n'arriveront plus a satisfairent une societe hyper-consommatrice comme celle dans laquelle nous vivont. Beaucoup croient meme que NOTRE generation se vera oblige de changer sa maniere de consommer du au manque de ressources. Le "peak oil" et donc le declin des ressources petroliere est prevu d'ici 4 ans.

Troisieme gros probleme, le gouvernement (des etats-unis) ne veut pas voir a long terme. La seule et unique chose qui interesse le gouv. et ses administrateurs, c'est l'argent. Alors il investi toute son argent dans le court-terme pour s'enrichir, la guerre en Iraq en est le parfait exemple. Aucun effort et aucune somme d'argent considerables ne sont implantes dans la recherche sur les ressources viables et ecologiques.

Consequence a long terme : troisieme guerre mondiale ou les u.s. tenteront de s'approprier les ressources energitiques de la planete entiere (petrole et eau) et bien entendu, mega-crash economique.

Et ce qui est le plus interessant dans toute cette histoire, c'est la propagande mediatique qui essait de nous faire croire qu'il n'y a aucun probleme!! Que la guerre en Iraq est une guerre anti-terroriste et non une guerre de petrole!! Et des millions d'idiots croient encore a cette theorie!!! Que le rechauffement de la planete n'arrivera pas vraiment. On continu de nous gaver de pub pro-consommation. PERSONNE ne parle du sujet tres tabou de la surpopulation, mais bien sur dans (je ne sais pas, 30, 50, 100ans) les grandes puissances mondiale vont bombarder le 1/3 de la planete, tuer des millions voir billions de personnes pour pouvoir continuer de consommer les ressources comme bon leur semble.

Je m'adersse ici a des voyageurs qui voient le monde, et qui s'interesse a sa decouverte et son devellopement. Je serais curieuse de voir le point de vue de gens ailleurs dans le monde sur la question. Est-ce que la propagande mediatique est la meme en France??? Est-ce qu'ailleurs les gens voient plus clairement qu'ici ou l'inconscience est-elle d'ordre mondiale???
Cours de turc à Paris English translation pending
by Sylda · 2006-05-21 · 48 replies
Bonjour,

nous sommes un groupe de 6 personnes interressé par des cours de conversation en turc, sur Paris en soirée ( 20 H - 21 H 30 ) une fois par semaine à partir d' Octobre 2006. Nous avons suivis trois ans de cours qui nous ont permis d' acquérir les principales notions de grammaire mais ces cours sont trés scolaires et nous manquons de pratique pour progresser. Nous cherchons donc quelqu' un capable d' animer une conversation sur des sujets simples et pratique de la vie courante, ou bien sur la Turquie et la culture turque, et toute à la fois de faire ponctuellement une petite mise au point grammaticale.

Merci d' avance pour vos réponses.

A bientôt.

Sylvie.
Cent autres devinettes bambara, partie 1 (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2013-10-04 · 3 replies
Cent autres devinettes bambara

(pour Anusara)

Bonjour Anusara,

un grand merci pour ta réponse (dans une autre discussion) qui fait plaisir. Et encore de bonnes nouvelles du Mali, magnifique !

Voici cent autres devinettes bambara (pas encore présentées sur ce forum) :

1 : Fa fila ani den fila bè du kelen kònò, n’i y’u jate, u bè bèn mògò saba ma. – O ye mòkè, fa ani mòden ye.

Deux pères et deux enfants vivent dans la même concession. Quand tu les as comptés, ça fait trois personnes. – Le grand-père, le père et le petit-fils (ou : la petite-fille).

2 : N kònòna n kòfè. – Dèsèkili don.

Je suis enceinte par derrière. – C’est le mollet.

(note : ici, kònò "ventre" a un emploi verbal, ce qui est très très rare, et veut dire "être enceinte" . Dans cette devinette-ci, on compare la forme arrondie d’un mollet avec le ventre d’une femme enceinte. Donc, au sens figuré, le mollet est en cloque mais son ventre est en arrière tandis que le ventre de la femme enceinte est à l’avant. C’est l’idée ici.)

3 : Don o don, musokòrònin bè taa laharaka la. – Jurufilen don.

Jour par jour, la petite vieille femme se rend chez un habitant de l’autre monde. – C’est la puisette.

(note : ici, la petite vieille femme recherchée est la puisette, c.à.d. le récipient en caoutchouc noir & la corde pour sortir de l’eau d’un puits. Lahara, emprunté à l’arabe, veut dire "l’au-dela", c’est ici le fond du puits, et le suffixe dérivatif nominal -ka veut dire "habitant de ..." , donc "l’habitant de l’au-dela" ou le "défunt". Et jour par jour, les femmes laissent descendre la puisette au fond du puits pour puiser de l’eau.)

4 : Musodennin dònkètò ye kònò ta. – O ye jènè ye.

La jeune fille en dansant est tombée enceinte. – C’est la quenouille/le fuseau (pour filer).

(note : pour filer le coton, les femmes se servent de toutes petites quenouilles : à mésure que le fil s’enroule, la quenouille prend de l’épaisseur, et s’arrondit. Et cela est produit par un jeu rapide des mains, qui est comparé ici à une danse. Linguistique : ici, "tomber/devenir enceinte", en bambara ka kònò ta, est relaté litt. par "produire un ventre".)

5 : N taara dugu kònò, n taara a sòrò musow bè ka denkunsigijan bamu. – O ye kabaforo ye.

Je suis parti dans un village, je suis parti trouver cela, les femmes portent sur leur dos des enfants aux cheveux longs. – C’est le champ de maïs.

(note : bonne comparaison entre la foule des femmes qui portent des enfants sur le dos et le champ de maïs. Comme les épis de maïs sont portés et protégés par des feuilles, ainsi les enfants sur le dos de la mère. La "barbe" du maïs devient ici "les cheveux longs". Il n’est pas rare de voir, dans la vie courante, des fillettes s’amuser avec des poupées, qui ne sont rien d’autre que des épis de maïs, et qu’elles portent sur le dos à la manière d’une maman. Linguistique : denkunsigijan se compose de den-kun-sigi-jan < enfant-tête-poil-long.)

6 : Dugu bèè kunsigi jè. – O ye kòòriforo ye.

Toute sa terre, son sol a des cheveux blonds. – C’est le champ de coton.

7 : Sokòfècèfinba. – O ye bo ye.

Le grand homme noir derrière la maison. – C’est l’excrément.

(note : l’excrément fait partie de ces choses qu’on fait habituellement derrière la maison. Linguistique : sokòfècèfinba se compose de so-kòfè-cè-fin-ba < maison-derrière-homme-noir-suff.dér.augm.)

8 : Su fè, n tun bè so kònò n ye a ye tile kèra fila ye kòlòn kònò. – O ye kalo ni dolo ye.

La nuit, j’étais à la maison et j’ai vu que le soleil s’était doublé dans le puits. – C’est la lune et les étoiles.

(note : quand on regarde dans le puits, on voit le reflet des astres. On dirait que le soleil s’est divisé en deux.)

9 : N tora dugu kònò ka n terikè saya mèn kungo kònò. – O ye sisi ye.

Je suis resté dans mon village et j’ai appris la mort de mon ami en brousse. – C’est la fumée.

(en savane, même si l’on reste au village, on aperçoit au loin la fumée des feux de brousse.)

10 : N ye sobilenman san ka a bila so kònò, yanni ka dugu jò a kèra jèman ye. – O ye bugurijè ye.

J’ai acheté un cheval rouge et l’ai laissé à la maison, avant que le jour ne se lève, il est devenu blanc. – C’est le cendre.

(note : la braise rouge que l’on laisse le soir dans le foyer blanchit durant la nuit.)

11 : N taara n bèènkèso, n taara a sòrò n bèènkèsokaw o bè sèmè kogo la. – O ye kolonkaladen ye.

Je suis parti chez mon oncle maternel, et j’ai trouvé que les gens sont appuyés contre le mur. – Ce sont les pilons.

(note : en général, on ne laisse pas les pilons traîner par terre, mais on les adosse contre le mur.)

12 : Dègèkun kelen, a ye baji duuru. – O ye kalo ye.

Une seule boule de dègè a troublé l’eau du fleuve. – C’est la lune.

(note : le dègè est une nourriture à base de mil, pilé non tamisé, légèrement passé à la vapeur, étendu d’eau ou de lait, et qu’on mange sous forme de boules. Ici la lune est comparée à une telle boule blanche et le ciel à l’eau d’un fleuve.)

13 : Fèn dò bè n bolo, ni n ye a kè ji kònò buguri bè bò. – O ye safinè ye.

J’ai une chose quand je la mets dans l’eau de la poussière en sort. – C’est le savon.

(note : les bulles de savon !)

14 : Fèn dò bè yen a bè malamala i bè fò ko sanu bari mògò si tè farinya ka maga a la. – O ye sa ye.

Une chose est là-bas elle brille, tu dirais de l’or mais personne n’ose la toucher. – C’est le serpent.

15 : N taara n biranna na, n ye foli kè salen ye namuna. – O ye furajalen ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, j’ai fait les salutations un mort m’a répondu. – C’est la feuille sèche.

(note : un bon nombre de devinettes commençent par "Je suis parti dans ma belle-famille". La réponse, pour chacune d’elles, représente symboliquement une qualité des beaux-parents. De toute évidence, il s’agit de relations particulières qui lient quelqu’un à ses beaux-parents.)

16 : Ni n ka misigòrè donna o layòrò, kelen bè yen ni a donna u bèè bè bò. – O ye tigatolilen ye.

Quand mon troupeau de vaches rentre dans le parc une est là-bas, quand elle entre, toutes sortent. – C’est l’arachide pourrie.

(linguistique : tigatolilen se compose de tiga-toli-len < arachide-pourrir-part.ac.)

17 : N taara n biranna na, u ye dalan di n ma n wulitò n kòlila ka a wuli. – O ye dugukolo ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une natte, en me levant, je ne suis pas arrivé à la lever. – C’est la terre.

18 : Sogo bè jiri kari a tè sa. – O ye ji ye.

Un animal casse l’arbre il ne meurt pas. – C’est l’eau.

(note : durant les tornades, l’eau ne cesse d’envahir les arbres ... souvent ces derniers résistent.)

19 : Jidaga fila bè nyògòn kòrò dò ji tè don dò la. – O ye nyèji ye.

Deux récipients sont près l’un de l’autre, l’eau de l’un ne rentre pas dans l’autre. – Ce sont les larmes.

20 : Misibilen bè misifin lanòn. – O ye tasuma ani daga ye.

Une vache rouge lèche une vache noire. – C’est le feu et la marmite.

21 : Cènin tè bèrè ye a tògòramuru ka ca. – O ye nèrèjiri ye.

Le petit homme ne vaut pas grand chose ses couteaux de hanche sont nombreux. – C’est le nèrè.

(note : le nèrè est un arbre dont les fruits forment de grandes gousses en forme de couteau allongé.)

22 : Falatònin, a lamònna cè la. – O ye nen ye.

L’orphélin a été élevé parmi les méchants. – C’est la langue.

(note : les méchants ici sont les dents. Il s’agit ici probablement d’une allusion à la situation difficile de l’orphélin dans la société.)

23 : An facè ye so san ka a bila dugu kònò mògò o mògò bè tèmèn. – O ye bo ye.

Notre père a acheté un cheval et l’a laissé au village quiconque passe laisse de l’herbe pour lui. – C’est l’excrément.

(note : il est des activités auxquelles personne ne peut se dérober ; on est bien obligé de passer par là !)

24 : Fèn dò bè dugu kònò hali faama yèrè tè se ka maga a la. – O ye nyamanton ye.

Il y a une chose dans le village même le chef ne peut y toucher. – C’est le tas d’ordures.

(note : le tas d’ordures, dans la société traditionnelle, est un lieu à forte symbolique ; il est en lien avec la fécondité.)

25 : N tagatò n bèènkèso saya kumana n ye. – O ye furabulujalan ye.

En partant chez om oncle maternel, la mort m’a parlé. – C’est la feuille sèche.

(note : ce sont les feuilles sèches qui craquent sous les pas ; ce bruit est comparé au langage d’un mort.)

26 : Fènnyuman dò bè kungo la nka a tè tòmò. – O ye sa ye.

Une belle chose est dans la brousse mais on ne la ramasse pas. – C’est le serpent.

27 : La o la, a bè lògò ci, su fè, yanni ka to a ka yèrè ja, a bè taa la bonda ra. – Jele don.

Toujours elle casse le bois, la nuit, au lieu de se chauffer elle-même, elle part se coucher à la porte de la case. – C’est la hache.

(note : n’est-il pas paradoxe que celui qui casse du bois ne mérite pas de se chauffer avec ce bois ?!)

28 : Fènnin fila bè yen, ka taa nyògòn fè sògòmada fo wulada, u tè maga nyògòn na. – O ye misiganw ye.

Deux petites choses sont là-bas, elles partent ensemble du matin au soir, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes des vaches.

29 : La bè la bè sògòma, u tè a fò : i ni sògòma ! – O ye nyèden ye.

Jamais le matin ils ne disent bonjour ! – Ce sont les yeux.

30 : Tuma o tuma a bè gese dan nka a tè fini don. – O ye ntalenntalen ye.

Toujours elle tisse du fil mais elle ne met pas d’habit. – C’est l’araignée.

31 : Baarakèla tan bè n fè u bè ko bèè kè ni n ye. – O ye bolokònidennin ye.

J’ai dix travailleurs ils font tout avec moi. – Ce sont les doigts.

(note : liaison étroite de la main et de l’homme.)

32 : Jiri dò bè yen a tè den kè tile fè fo su fè. – O ye kalo ni dolo ye.

Il y a un arbre qui ne donne pas de fruit le jour mais la nuit. – C’est la lune et les étoiles.

(note : la relation de la lune aux étoiles est vue comme une relation de filiation ; comme l’arbre produit des fruits, la lune produit des étoiles.)

33 : Kulusijan jenina ka to jalaba ra. – O ye kungo ni siradennin ye.

Le grand pantalon a brûlé sans la ceinture. – C’est la brousse et le sentier.

(note : la brousse est comparée à un grand pantalon qui brûle lors des "feux de brousse" et le sentier qui parcourt la brousse est comparé à une ceinture que le feu ne peut atteindre.)

34 : Sogo binna, dugumògòw bè a bèè tigè la tigèyòrò tè yen. – O ye ji ye.

Le gibier est tombé, les gens du village sont en train de le couper il n’y a pas d’endroit pour couper. – C’est l’eau.

(note : comme le gibier est partagé entre les gens du village, selon des modalités bien précises, ainsi l’eau est la chose de tout le monde, on se la partage mais on ne peut y trouver de trace de "coupure" !)

35 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, da tè a la. – O ye syèkili ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case elle n’avait pas de porte. – C’est l’œuf.

(note : donner une case à quelqu’un, c’est le recevoir dans le circuit des relations.)

36 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma da bè san fè. – O ye marifa ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case la porte était en haut. – C’est le fusil.

(note : quand on pose son fusil, on le met souvent debout, de sorte que le canon est dirigé vers le haut.)

37 : Cè dò ani a muso jòra sira kan, sabanan bè yen, a ma o ye. – O ye muso kònòma ni cè kelen ye.

Un homme et sa femme sont debout sur la route il y a un troisième on ne le voit pas. – C’est la femme enceinte et un homme.

38 : Kòngò, a ye mògòw faga. – O ye nugumaya ye.

La faim, elle a tué des gens. – C’est l’excès de nourriture.

39 : Muso bè n bolo, a tè na fo ni a sunògòra. – O ye suko ye.

J’ai une femme, elle ne vient que lorsque je dors. – C’est le rêve.

40 : N taara n biranna na, u ye dalan da n nyè kò ni nyè tè a ra. – O ye jufa ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont couché une natte devant moi, elle n’a pas de devant ni de derrière. – C’est la pagaie.

41 : N taara n biranna na, u ye galamafadègè di n ma ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une louche pleine de dègè, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.

(linguistique : galamafadègè se compose de galama-fa-dègè < louche-remplir-dègè. Galama est la louche ou le cuiller malien, fabriqué à partir du fruit coupé en deux du calebassier, Lagenaria siceraria. Tout le monde le connaît.)

42 : N ye n ka so boli ka a boli, ka a boli, a boli kojugu a ye kònò ta. – O ye gese ye.

J’ai fait courir mon cheval et l’ai fait courir beaucoup, il a pris du ventre. – C’est le fil de chaîne.

43 : Ne ye n ka so siri sirada la, bèè tèmèntò u bè bin fili a kòrò. – O ye jiridennen ye.

J’ai attaché mon cheval au bord de la route, les passants ont jeté de l’herbe sous lui. – C’est l’arbre fruitier.

44 : N ye n ka muru ci ji kan, a da karila, n ye a ci fara kan, a da ma kari. – O ye ji ani syèsi ye.

J’ai frappé mon couteau sur l’eau, son tranchant a cassé, je l’ai frappé sur une pierre, son tranchant n’a pas cassé. – C’est l’eau et la plume de poule.

(note : en effet, si on frotte une plume de poule sur une pierre, elle garde sa forme ; mais si on la met dans l’eau, elle perd son contour habituel. Par son apparence, la plume est comparée à un couteau.)

45 : Don o don, u bè taa nyògòn fè, u tè maga nyògòn na. – O ye binyè ye.

Jour par jour, elles partent ensemble, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes.

46 : N taara a biranna na, n ye u bè sòrò jòlen senkònòninkunba kan. – O ye kon ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, je les ai tous trouvés debout sur le gros orteil. – C’est la porte.

47 : N taara n biranna na, u ye kini di n ma, ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné du riz, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.

(note : les devinettes 41 et 47 ont la même réponse, et le même contexte)

48 : Warabilen bè jiri sanfè, nka a bè tulon kè a ku la dugu ma. – Tile don.

Le singe est en haut de l’arbre et sa queue joue sur le sol. – C’est le soleil.

49 : Da fila bè tugu nyògòn fè, u bè yèlèn nyògòn fè. – O ye nyèwolo fila ye.

Les deux portes se ferment en même temps, elles s’ouvrent en même temps. – Ce sont les paupières.

(linguistique : nyèwolo se compose de nyè-wolo < œil-naître.)

50 : N ye n ka sonin boli ka a boli, n segintòla ma a sennò ye. – Jikankurun don.

J’ai fait galoper mon petit cheval, au retour plus une seule trace. – C’est la pirogue (sur l’eau).

(linguistique : jikankurun se compose de ji-kan-kurun < eau-sur-pirogue.)

(à suivre)

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