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Circuit d'une semaine en Inde du Nord English translation pending
by Liillou · 2011-01-31 · 7 replies
Bonjour,

je viens aux infos... nous souhaitons partir en Inde en novembre pour notre voyage de noce... Nous allons faire une virée d'une semaine dans le nord pour visiter et 1 sem de balnéaire sur Goa pour le repos. 😎😎

Je viens aux infos pour visiter le Nord, notamment les endroits principaux c'est-à-dire delhi (nous y attérissons) - Agra - Jaipur - Varanasi, les endroits principaux... est-ce mieux de prévoir un circuit depuis ici sans le vol ou est-il facile de l'arranger sur place pour un prix meilleur marché??? Que nous conseillez-vous???

Ai besoin de votre aide..... 🤪🤪🤪🤪🤪

Merci

Népal dans un billet tour du monde? English translation pending
by Hollywoodz · 2011-01-01 · 9 replies
Bonjour,

Ayant pour projet de réaliser un tour du monde d'ici quelques temps, j'ai définit un itinéraire qui me ferait passer dans l'ordre par les Etats Unis, plusieurs îles du Pacifique, la Nouvelle Zélande, l'Australie, le Japon, la Chine, le Thailande et la Malaisie avant de rentrer en France. Je souhaiterais profiter de mon passage en Asie pour visiter le Népal et pourquoi pas l'Inde si c'est moins cher de passer par là pour rejoindre Kathmandu. Seulement je ne sais pas si je dois inclure ces destinations directement dans mon billet tour du monde ou plutôt prendre des vols intérieurs afin de ralier ces 2 pays sachant que je pourrais décoller de Bangkok ou Kuala Lampur.

Financièrement parlant, est il plus intéressant:

- De prendre un vol intérieur (aller retour) pour Kathamdu au départ de Bangkok ou de Kuala Lampur? - De prendre un vol intérieur pour New Delhi au départ de Bangkok ou de Kuala Lampur et faire l'aller retour Inde-Népal par mes propres moyens? - Inclure le vol pour Kathmandu dans le billet tour du monde? - Inclure le vol pour Delhi dans le billet tour du monde et faire l'aller retour Inde-Népal par mes propres moyens?

Merci à ceux qui pourront m'apporter quelques éléments de réponse 😊
Itinéraire en Inde du Nord dès le 17 novembre? English translation pending
by Anoulinde · 2010-10-14 · 3 replies
bonjour je pars le 17novembre2010 en inde du nord, je suis deja allé a agra, benares, pushkar, udaipur, jaipur, jodhpur, mt abu, avez vous des propositions a me faire sur des coins sympas...pas trop touristique, oui j'en suis une mais bon... autre question suis je dans les temps pour commander le visa sur vsf, et quel est le montant du cheque pour3, combien d'enveloppes? merci de vos réponses
Quelle ville choisir en Inde pour faire de la photo? English translation pending
by Martmtl · 2010-09-05 · 12 replies
Bonjour Je compte aller un inde pour 1 semaine en novembre, j'aimerais faire des portraits et photos typique de l'Inde. Devrais-je choisir Mumbai ou Delhi ? Merci
Quel itinéraire choisir pour quatre semaines en Inde en juillet avec des enfants (10 et 12 ans)? English translation pending
by Safaari13 · 2010-06-25 · 7 replies
Bonjour

le voyage que je prépare est pour juillet 2011. Je souhaite partir seule avec mes filles de 10 et 12 ans en Inde pour 4 semaines en juillet mais je ne sais pas quelle région privilégiée.

j'aimerai bien évidemment que mes filles découvrent le taj Mahal et Varanasi mais pour le reste je suis indécise. je pense que le plus judicieux serait de rester dans le nord du pays. avez-vous des conseils de villes, sites, temples à ne pas rater et tous bons conseils pour voyager sans risques avec des enfants. d'avance merci
Quel sac à dos pour cinq semaines en Inde? English translation pending
by Perlesafran · 2010-03-07 · 21 replies
Bonjour,

Ce sera la première fois que je pars en routard en inde 5 semaines pour faire la vallée du gange de delhi à varanasi puis direction darjeeling et le sikkim. Je n'arrive pas trop à savoir si je dois prendre un sac à dos de 50, 60, 70l ? Comment voyagez vous habituellement ? Auriez-vous quelques conseils à partager avec moi ? ... afin de préparer au mieux mon voyage.

Merci par avance à tous,
Etude sur la musique indienne English translation pending
by Myritra · 2010-01-25 · 19 replies
Bonjour,

J'envisage de me rendre cet été en Inde du Sud (juillet et août) afin d'y mener une étude sur la musique indienne. Je compte me rendre dans le Karnataka, le Kerala, le Tamil Nadu. Mais je suis aussi tentée de remonter vers Varanasi, car on dit qu'elle est très intéressante pour ce qui concerne la musique.

Je m'intéresse à toutes les musiques : carnatique, hindoustanie (là, je pense plutôt au nord), chants dévotionnels, etc. Je voudrais étudier le rapport entre musique et sacré, mais aussi les différentes fonctions de la musique : spiritualité, guérison, émotions... Je voudrais donc approfondir ma connaissance de la musique indienne, des instruments... Je compte réaliser quelques enregistrements, vidéos, si j'en ai la possibilité, afin de faire partager cette culture musicale. Auriez-vous des pistes à me suggérer ? Des lieux incontournables en ce qui concerne la musique ? Des contacts qui pourraient m'être utiles pour mener à bien mon projet ?

Merci beaucoup à vous ! 😉
Visites pour dix jours en Inde du Nord? English translation pending
by Adrival · 2009-10-20 · 14 replies
Bonjours, avec ma cherie, on part a la fin de l`anneé en inde juste 10 jours, et on voudrais savoir qu'es ce qu'on ne dois pas rater. Par exemple on ne voudrais pas aller jusqu`à benares, juste pour voir des gens se baigner, et mourir, etc, est qu'il y a qqch à voir a part ça? Ou, on pourrais faire juste c qu'ils appellent le triangle d`or Delhi, Agra, Jaipur, Samode? Parait il que Jaisalmer est trés beau, C mieux de partir direcetement la bas et après faire les visites au retour? Merci d`avance a tous ceux qui pourrons nous aider avec tous rensegniements, on ne veux pas trop courrir non plus.
Voyage d'une quinzaine de jours dans le Madhya Pradesh (Inde) English translation pending
by Atila · 2009-09-15 · 17 replies
Bonsoir à tous!

Je prévois un séjour d'une quinzaine de jours en Inde (4 ème séjour après le Rajasthan +Bénares; le Karnataka et le Tamil Naddu) cet hiver et mon choix s'est arrêté sur le Madhya Pradesh. Pour l'instant, mon itinéraire se présente ainsi :

Arrivée Delhi 1 nuit Agra 1 nuit Gwalior 1 nuit Orchha 2 nuits Khajuraho 2 nuits Le parc de Bandhavgarh 3 nuits Jabalpur 1 nuit Bhopal 2 nuits

Tout cela en voiture avec chauffeur .

J'aurais aimé des précisions sur vos endroits préférés et connaître vos bonnes adresses (Catégorie bon confort) . Je serais particulièrement intéressée par vos impressions sur le parc (J'ai déjà vu des tigres, mais c'était au Zoo de Mysore.....)

Sinon, toutes les fois où je suis allée en Inde, c'était l'été donc la grosse chaleur !!! J'ai donc du mal à imaginer ce pays en Hiver... Gros blousons, jeans et pull ou une polaire et des vêtements assez légers ???

Merci pour vos infos
Cachemire et Rajasthan du 10 octobre au 5 novembre 2009 English translation pending
by Tintinmar · 2009-08-06 · 2 replies
Bonjour à tous ! Nouvellement inscrit sur le forum, j'y ai pourtant passé de longues heures à lire tous les conseils et témoignages que vous avez partagés...à tous merci beaucoup. Depuis 3 ans que mon amie et moi en rêvons, nous avons enfin les moyens de partir et avons acheté nos billets la semaine dernière pour partir 25 jours au départ de Delhi, du 10 octobre au 05 novembre. Nous voulions faire une grande boucle en partant d'abord au Rajasthan puis au Cachemire et enfin finir par la vallée du Gange et Varanasi. Mais aprés mûre reflection ce trajet en 25 jours ressemblerai plus à un marathon qu'à un voyage de decouverte. non?🤪 Nous avons donc decidé de supprimer l'étape Varanasi, et ainsi profiter un plus du Rajasthan et du Cachemire. D'aprés vous, quel est le meilleur "sens" pour faire ce voyage, le nord puis le sud pour être le moins embêté possible par la mousson ?(Nous ne partons pas aux meilleures périodes mais nous n'avons pas le choix des dates....) Nous ne voulons pas trop "prevoir" notre voyage mais il semble d'aprés toutes vos expériences qu'il y ai certaines villes ou régions qu'il ne faille absolument pas manquer (Jaisalmer, Bikaner, Jodhpur, Srinagar, etc....) alors nous sommes prêt à entendre tous vos conseils et suggestions !! Merci à tous et à trés bientôt !!🙂
Cherche hôtels pas chers à Kolkata (Inde) English translation pending
by Jeff40 · 2009-06-02 · 6 replies
Bonjour, Je serai à CALCUTTA en octobre prochain et je suis à la recherche d'un, (ou des), Hôtel correct à prix correct pour mon budget, soit aux alentours de 15€. Si possible avec fenêtre et pas sur la rue....dans le quartier de Sudder Street. J'ai bien consulté le "Routard", mais le vécu est tout aussi important. Par avance merci.

Jeff40
Avis sur circuit en Inde English translation pending
by Virginiea · 2009-01-23 · 4 replies
Bonjour

Je pars au mois de Juillet en Inde pour une durée d'environ 3 semaines. Ca sera mon 1er voyage en Inde. Je suis en train d'étudier les possibilité de circuit a faire sachant que le voyage se fait dans le but d'assister au mariage d'une amie. Le mariage aura lieu a Kanpur. Je pense y passer une semaine environ. Et si possible visiter un peu les alentours. J'aurais aussi aimé aller a Benares, qui apparement n'est pas si loin que ca.

J'avais pensé aux villes suivantes : Bénarès Agra Jaipur Jodphur et New Delhi (aéroport d'arrivée et de départ je pense).

Je préférerais utiliser des moyens de transports tel que le train pour essayer de voyager un maximum de nuit, histoire de ne pas trop "perdre" mes journées en transport. Pensez vous que cela soit faisable? 🤪

MErci d'avance! 😊
Toutes les fêtes en Inde? English translation pending
by Musahappy · 2009-01-14 · 5 replies
Bonjour, Y a-t-il quelque part une page web récapitulant toutes les fêtes en Inde ?
Situation tendue au Rajasthan? (Inde) English translation pending
by Janojano · 2008-06-22 · 17 replies
salut,

avez des news suite à l'attentat de jaipur? c'est toujours chaud ou pas ?

merci jano
Voyage en Inde du Nord au mois d'août 2008 English translation pending
by Rainbow2366 · 2008-04-19 · 9 replies
Bonjour tout le monde, Je suis actuellement en train d'organiser mon voyage en Inde du nord, prévu du 6 au 27 août 2008. Je m'aide pour cela du guide du routard et du lonely planet, mais il me reste quelques questions sur lesquelles ces livres n'ont pas pu m'éclairer. Mon itinéraire est le suivant: Delhi-Pushkar-Jaipur-Fatehpur sikri-Agra-Bharatpur-Khajuraho-Varanasi-Delhi. J'ai prévu de couvrir la plupart des trajets en train, mais j'avais quelques hésitations: Quel est selon vous le meilleur moyen pour couvrir le trajet Delhi-Pushkar? Prendre le Shatabdi express ( mais alors il faudrait passer par Jaipur, ce qui n'est pas trop logique avec l'ordre de mon itinéraire) ou prendre une voiture avec chauffeur? Ensuite j'hésite à prendre des vols intérieurs pour les trajets Khajuraho-Varanasi et Varanasi-Delhi...Cela en vaut-il la peine ou mieux vaut prendre le train? Les vols intérieurs sont ils sûrs en Inde? (perte de bagages, ect) Sinon encore une dernière question, pensez-vous que ça vaut la peine d'aller à Bharatpur (au parc Keolado) en août avec la mousson?

Voila, merci d'avance de vos réponses! Marion
Trajet et budget pour un mois en Inde/Népal? English translation pending
by Pascale31 · 2007-11-13 · 19 replies
Bonjour à tous, Namaste,

Voilà j'ai un mois pour faire un petit voyage sympa en février, j'ai dans l'idée de partir dans le nord de l'Inde puis le Népal ou Inde du sud puis autre? Mon projet de volontariat étant annulé!! quel trajet le plus cool serait le mieux en un mois? Et pouvez-vous me dire combien ça me coûterait plus ou moins pour un mois, en allant dans des guesthouses, train, bus, donc bon marché mais propre!!🤪 Merci beaucoup
Conseils pour la côte ouest de l'Inde English translation pending
by Camlila · 2007-05-01 · 5 replies
Bonjour à tous!

nous souhaitons mon ami et moi visiter une partie du rajasthan puis aller sur la cote ouest . Que conseillez vous ? Quel coin est joli pour voir la mer, la côte, sans aller trop dans le sud . connaissez vous la région du gujarat ? ou bien dans le coin de benares, sur la côte près du népal ? Qu'en dites vous ? merci de vos conseils camille
Stage de musique en Inde English translation pending
by Pixe · 2006-08-06 · 3 replies
Bonjour à tous !! Je cherche depuis qq temps déjà des informations concernant des stages de musique en Inde. Je suis violoniste (altiste) et j'aimerai partir étudier la musique carnatique. Je suis déjà allé en Inde pendant 5 mois mais j'avoue qu'à l'époque je n'y avais pas pensé et je n'ai donc aucune info solide. Par ailleurs, je reste ouvert aux autres cultures et si qq'un avait des tuyaux pour d'autres pays alors je suis preneur ... j'ai envie de faire un voyage ou je puisse en revenir en ayant construit qqch, l'Inde est un pays grandiose et c'est pour cela que j'avais opté pour la musique carnatique mais je ne doute pas que toutes les cultures ont des secrets à dévoiler !!! Alors, please, help me ...

OM SHANTI
L'Inde du Nord en août 2006 English translation pending
by Jojospire · 2006-07-12 · 10 replies
bonjour à tous!je pars en inde du nord au mois d'aout et j'aimerais suivre la vallée du gange, me diriger vers varanasi, aller àpatna et bodgaya.auriez vous quelques impressions, sensations à partager sur ces destinations?avez vous des lieux à me conseiller, des sites naturels à ne pas manquer?merci pour votre aide🙂
Quelle ville au Rajasthan après Delhi? English translation pending
by VivremonMoi · 2005-01-28 · 12 replies
Hello,

Je part pour Dheli le 19 Avril, et je me demandai si quelqu'un pouvais me conseiller une ville comme première destination (aprés Dheli) dans laquelle je puisse être tranquille aprés la foule de Dehli. Je pense plutot me diriger vers le Rajastan...

Et si quelqu'un part dans cette période...pourquoi se voir là-bas!

merci

A+
Séjour à Bhopal et Rajasthan (Inde) English translation pending
by Sanfourra · 2004-02-06 · 2 replies
Je pars en Inde la semaine prochaine et je vais rester un mois! Du 13 février au 14 mars 2004!

En fait je vais rester 2 semaines à Bhopal et ce dans le cadre de mes études d'architecture! Donc avec les profs et les étudiants! Par la suite on reste deux semaines pour faire un peu de tourisme, et on a décidé de faire le tour du Rajasthan!

Bref j'aimerai bien savoir si il y a vraiment des endroits à ne pas rater, des choses à voir absolument! Et si par hasard il y aurait des francophones qui pendant cette période sont dans ces régions là, ça serai super de se voir!

Bise

Sonia
Circuit découvertes "incontournables" en Inde English translation pending
by Laurent3 · 2017-07-04 · 5 replies
Bonjour,

Je dispose d'un mois et demi pour visiter l'Inde en décembre 2017 et janvier 2018. Ne connaissant absolument pas ce pays ( hormis à travers des lectures ), pouvez vous me conseiller sur les " incontournables ", sachant très bien d'un mois et demi ne suffira pas à tout découvrir. Merci de vos conseils.

Laurent
Deuxième voyage en Inde: itinéraire English translation pending
by Cmz · 2016-04-04 · 1 reply
Bonjour,

Nous sommes un couple d'une trentaine d'années qui envisage un 2ème voyage en Inde d'environ 4 semaines pour juillet ou septembre 2016. Lors de notre premier séjour, nous avions suivi un circuit classique (Delhi, Agra, le Rajasthan) avec un détour à Amritsar pour voir le Temple d'Or.

pour ce deuxième voyage, nous sommes plus ou moins sûrs de vouloir visiter Kolkata, Benarès, Khajuraho, ce qui nous occuperait 2 bonnes semaines en prenant un peu notre temps.

Pour le reste, j'hésite entre Srinagar et Ladakh ou le Sikkim (histoire de souffler) ou encore le Sud (un grand classique qui ne finit pas de m'emballer, je ne sais pas pourquoi...).

Le Sikkim me paraît plus accessible (et sans doute plus logique par rapport à notre itinéraire) mais peut-être moins riche en patrimoine que le Ladakh. Est-ce que je me trompe?

Nous sommes plus attirés par la culture et les sites religieux que par la randonnée ou les stations de montagne.

Pour ce qui est du Ladakh, j'avoue être un peu intimidée par l'altitude...Quelle est la difficulté réelle d'un périple culturel dans ces région si on est en bonne santé mais pas particulièrement sportif?

Et petite question par rapport à Srinagar : Il paraît que le tourisme de masses indien s'y est développé mais peut-on visiter la ville plus ou moins tranquillement sans être constamment sollicité? Et côté sécurité, on peut aller dans les jardins et marchés plus éloignés du centre ou ça commence à craindre dès que l'on sort de la partie touristique?

Merci d'avance :)
Échappée belle en Inde - 2012 English translation pending
by Yzaure · 2015-10-26 · 9 replies
"Le meilleur qu'on puisse ramener du voyage, c'est soi-même, sain et sauf."(proverbe persan) L’Inde a nourri mon imaginaire. Adolescente, j’ai lu “l’homme qui voulu être roi” de Rudyard Kipling en me forgeant l’idée que l’inde est le pays où la folie des hommes peut s’exprimer. Premiers jours d’octobre 2012, riche d’un billet Bruxelles/Delhi, Chennaï/Bruxelles et munie du précieux visa, je doute encore de mon envie de partir. Noyée sous l’avalanche des recommandations et influencée par ces voyageurs qui ont “fait” l’Inde, je n’ai pas d’itinéraire. Je pars le mois prochain, c’est certain. Mais quelle route emprunter ? Varanasi, Darjeeling, Agra, Mysore …. Tous ces lieux m’attirent et me repoussent. Mon entourage me regarde comme une espèce rare : “tu pars seule ? tu n’as pas froid aux yeux !” A près de cinquante ans, je ne suis pourtant pas téméraire, un peu perdue sans doute, avec pour seule envie : foutre le camp. Renouer avec ces poussées d’adrénaline qui me rappellent que je ne suis pas morte. Mon quotidien m’ennuie. Ma vie ne me captive pas et mes amours sont incertaines. Partout dans la ville, des affiches électorales défigurent les lieux publics mais la continuité annoncée des politiques stériles ne me tient pas en haleine. Où aller ? Une seule certitude : ne rien emporter de ce qui me leste au quotidien. Réapprendre à utiliser mes cinq sens, les affuter à une réalité différente. En serais-je capable ? Ne vais-je pas prendre anticipativement un vol de retour, sidérée par cette Inde que j’appelle à découvrir ? Vais-je me cloîtrer dans une chambre d’hôtel, n’acceptant pour toute nourriture que celle qui me rappelle mon pays d’origine ? Quelques jours encore et je saurai à quoi m’en tenir ! Quelqu'un m’a dit, on ne revient jamais intact d’un voyage en Inde et c’est probablement ce qui m’y précipite. Comme une mise en abyme de moi-même…. Goûter aux silences. Ceux de l’homme que j’aime et qui me fuit, le silence des nuits blanches. Réapprendre à vivre dans une réalité décalée, plus consistante. Renouer avec le goût des choses après cette longue traversée au bout de mes certitudes… La folie, c’est ce présent : tu m’aimes mais tu me quittes et tu n’en finis pas de revenir, comme si cette trahison, cette infidélité, t’avais emporté bien plus loin que de l’autre côté du monde dont il ne faut plus quatre vingt-un jour pour faire le tour. 14 novembre 2012 Une grève générale paralyse Bruxelles. Xavier m’accompagne à l’aéroport mais la circulation nous empêche d’avancer. Après quelques moments d’anxiété, nous arriverons bien à temps. Je viens d’embarquer. Je me suis rappelée du temps où tu étais présent dans toutes les circonstances importantes de ma vie... celui ou tu n’aurais pas manqué de me dire : que tout se passe bien ! Une prière ?, un souhait ?, une formule que tu répètes par habitude ? Le froid de novembre m’a glacée jusqu’au sang. Ton absence me crucifie. Pourtant, qui sommes-nous encore l’un pour l’autre ? Le vol sera rythmé par la valse des plateaux repas que l’on nous sert à intervalle régulier dans le but de calmer l’angoisse ou l’impatience, c’est selon… Même pas peur. Il y a dans la fuite en avant quelque chose de jouissif, une espèce d’hyper oxygénation du cerveau qui rend euphorique. Pourvu que ça dure…. Je voyage léger. Le strict nécessaire ne pèse pas lourd dans mon sac à dos. Mon bagage est vide, ma tête est vide. J’efface l’ardoise afin de pouvoir y écrire une un nouveau début à notre histoire, ailleurs. Avec une fin heureuse cette fois. Comme dans les contes, ça commence par : « il était une fois »… Dans une dizaine d’heures, à l’issue d’un vol interminable et d’une escale de deux heures à Abu Dhabi, je foulerai enfin le sol du sous-continent indien. A l’arrivée, rien n’est prévu. Place à l’improvisation ! Ne pas penser surtout. Mettre un pied devant l’autre. Aller de l’avant. Et dire qu’hier encore tu me disais : « sois prudente ». La prudence, elle, tu ne t’en es jamais départi. New Delhi 4h du matin. L’aéroport est étrangement vide et les quelques personnes présentes semblent bouger au ralenti. J’hésite : vais-je sortir affronter la foule du dehors ou attendre en sécurité que le jour se lève. Finalement je me décide à sortir. Pour mon premier voyage en Inde, ce que j’ai lu à propos de New Delhi m’a convaincue d’en reporter la visite à plus tard. Je me rends au terminal des vols intérieurs direction Vârânasî. Pourtant, à cet instant précis, je me sens fatiguée et j’ai terriblement envie de stopper là. Nous sommes au milieu de la nuit. Il règne une chaleur moite. Ma méconnaissance de l’anglais et les difficultés que je pressens à me faire comprendre me nouent les tripes. J’ai les jambes qui tremblent. En fait tout mon corps tremble. Le contrecoup sans doute. Je suis seule. Je ne connais personne. Je repère une table derrière laquelle deux hommes dispensent les tickets pour la navette qui relie les deux aéroports. Ils me réclament mon passeport et mes tickets d’avion. Remarquant qu’il me reste de longues heures avant le départ de mon prochain vol, ils essaient de me dissuader de me rendre à l’aéroport des vols domestiques, prétextant le manque de confort et l’absence de sièges. Perplexe et n’ayant pas d’autre choix : impossible de rebrousser chemin ; je décide néanmoins de partir. Une fois à l’aéroport, mes craintes s’apaisent. Quelques heures à tuer. Le temps ici n’est pas un problème. Je suis à l’orée du chemin. La route se déroule devant moi. Un pas après l’autre. Il faut juste que je m’acclimate au milieu ambiant.

Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.

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Voyage Inde spirituelle English translation pending
by Bluesrambler · 2015-06-21 · 11 replies
bonjours, je cherche un voyage en inde, mais c'est un vaste pays et je connais pas les spécificité des régions, pour ma part je cherche un circuit avec le coté inde spirituelle l’occasion de voir des sadhu... si vous avez des connaissances ou déjà fait cette expérience merci d'avance
Voyage de 3 semaines en Inde (octobre) English translation pending
by AgatheW · 2015-03-05 · 5 replies
Bonjour, Je pars 3 semaine en Inde en octobre prochain. J'ai décidé de prendre un vol sec Blagnac / Delhi afin de pouvoir être autonome sur place et bouger dans différents endroits. Je pense rester deux ou trois nuits à Delhi les premiers jours. J'ai choisi ce pays car la culture, la nature et la plage (Goa) sont réunies. Merci de me raconter vos expériences, ce qui est à faire et au contraire à éviter. Les hôtels, les moyens de transports à utiliser de préférence, les villes en particulier etc. Merci par avance :)
Météo sur l'Inde du Nord au mois d'août English translation pending
by Jeffvoyage01 · 2014-05-07 · 7 replies
Bonjour à tous, Je serai en Inde du 1er au 25 août et j'aimerais savoir si, par votre vécu, certains(es) y sont déjà allés(ées) dans cette période. Je sais que la mousson varie d'une année à l'autre, alors nous ne pouvons pas prévoir les intempéries, mais est-ce vraiment une mauvaise idée d'y aller au cours de cette période? Je fais plutôt allusion au niveau «sécurité», car j'ai lu plusieurs articles/témoignages soit disant qu'il était dangereux d'aller en Inde du Nord au mois d'août (sauf Rajasthan) étant donné les fortes pluies, les glissements de terrain, les inondations, etc. L'an passé, il y a eu plus de 10 000 morts durant la période des moussons et je considère ce fait. En gros, mon itinéraire sera le suivant: (l'ordre est un peu mêlé) Delhi-Agra-Gwalior-Orcha-Ramnagar-Varanasi-Lucknow-Bodhgaya-Rishikesh-Mussoorie-Delhi Selon vous, mon voyage sera-t-il bien faisable durant le mois d'août? Merci de m'informer et de témoigner de votre expérience si vous y êtes déjà allés durant cette période :)
Inde du Nord juillet 2014 English translation pending
by Llunaviatjer · 2014-03-24 · 25 replies
Bonjour Apres avoir visiter le sud de l'Inde pendant trois mois en 2012, cette été nous avons pris nos billets pour l'inde du nord , disposant que d'un mois je me decide a préparer un peu le séjour, je voulais avoir des conseils , des retours sur ce que j'ai aimeriez bien faire , voire si il i a des gens qui l'ont faite et que puissent me dire si il est posible de faire sa en ci peu temps.. étant donner que on arrive le 13 juillet a Delhi et que on rentre le 8 aout aussi depuis Delhi, mes priorités sérient voire le taj mahal, visiter Varanasi, puis nous voudrions aller au Ladakh, Manali, Leh... alores je sais pas trop si on commece plus tôt par visiter le taj, passer ensuite a Varanasi, puis de la soit prendre le train en remonter vers le nord, sois prendre direct l'avion a leh, mais sa coute hassez cher de varanasi, puis on louperais la route qui parais est a faire .. puis je crois avoir lue que en Juillet il i a quelque chose a Leh, le dalai lama je crois apparemment ce chaud pour trouver un logement, cette info est certaine?

si il a des gens qui on fait un parcours similaire et qui puissent me dire si il est faisable de faire sa, je suis prenante des conseils que vos pourriez me donner, ... pour le taj mahal, il est posible de aller a la journée depuis delhi ou de une autre ville? pas envie de loger sur place, puis on veux juste le visiter un journée et perdre le moins temps posible, nos priorités sont varanasi puis le ladakh... Sinon pour le trains j'ai jamais réserver a l'avance mais en 2012 on avais du mal avec les trains sur place, pour faire de longs trajets comme pour aller a varanasi, je veux pas me retrouver en 3eme pour la nuit, alors je me tate a réserver ou pas, pensez vous que une fois a delh¡i on rehaussira avoir une couchette en 1ere ou en 2eme? quelqu'un a deja pris le taxi pour faire Agra -Varanasi? avec ci peux temps je crois il va falloir que je m'organise un peu ... si vous avez une adresse de une guest pas trop chère sur delhi je suis prenante aussi merci d'avance a tous ce qui voudront bien me répondre namaste!
Itinéraire pour trois semaines en Inde? English translation pending
by Carmenlala · 2013-05-31 · 11 replies
Salut je suis Carmen je pars le 1er octobre 2013 faire un tour du monde avec 4 amis. Nous commençons par l'Inde et j'aurais aimé avoir quelques conseils.Nous arrivons à Delhi le 2 oct du coup et nous restons en Inde 3 semaines .Nous devons à la fin de ces 3 semaines rejoindre Katmandou au Népal. Quel itinéraire me conseillez vous? Merci d'avance🙂
Ville à visiter absolument au Rajasthan? English translation pending
by Vladtrotter · 2013-03-20 · 21 replies
Bonjour,

Je compte partir en Inde un mois en mai. Après plusieurs semaines de recherche, je pense être fixé sur les villes a visiter. Je compte explorer le Rajasthan pendant une 15aine de jours, et ne pas faire trop de villes à la fois. Donc voici ma sélection dans l'ordre de visite. Jodhpur(arrivée en avion de Delhi) Jaisalmer Bikaner ( à coté de Bikaner, pour le temple des rats) Pushkar Jaipur(départ en avion pour Delhi et Varanasi).

Jaipur est mon point de retour, je ne souhaite pas forcément la visiter.

Je m'adresse à vous (voyageurs d'expérience :) ), pour me dire ou je dois passer le plus de temps, quelles villes privilégier, quelles villes à balayer .

Merci

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