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Entre Portugal et Espagne, quel pays est-il le plus abordable? (conditions économiques actuelles) English translation pending
Bonjour à tous!
Nous prévoyons un séjour de deux semaines en juin au Portugal ou en Espagne cet été (2012) !
Nous aurions aimé faire les deux bien sur, mais comme on ne veut pas courir, qu'on souhaite tout de même profiter de notre séjour, et qu'on prend bien note de vos bons conseils sur le forum, nous serons raisonnable et devrons faire un choix!
Alors la question se pose étant donné que notre budget est assez limité...quel pays est-il le plus abordable dans les conditions économiques actuelles? Et combien doit-on prévoir (environ) par jour (transports, hébergement, nourriture niveau économique-moyen..) dans les deux pays? Et tant qu'à y être... y'a t-il un pays plus approprié pour moi qui sera à 20 semaines de grossesse? Nous envisageons donc un voyage détente-plages-paysage-bon temps avant l'arrivée de bébé!
Merci beaucoup de nous aider!!
Nous prévoyons un séjour de deux semaines en juin au Portugal ou en Espagne cet été (2012) !
Nous aurions aimé faire les deux bien sur, mais comme on ne veut pas courir, qu'on souhaite tout de même profiter de notre séjour, et qu'on prend bien note de vos bons conseils sur le forum, nous serons raisonnable et devrons faire un choix!
Alors la question se pose étant donné que notre budget est assez limité...quel pays est-il le plus abordable dans les conditions économiques actuelles? Et combien doit-on prévoir (environ) par jour (transports, hébergement, nourriture niveau économique-moyen..) dans les deux pays? Et tant qu'à y être... y'a t-il un pays plus approprié pour moi qui sera à 20 semaines de grossesse? Nous envisageons donc un voyage détente-plages-paysage-bon temps avant l'arrivée de bébé!
Merci beaucoup de nous aider!!
Visites des parcs nationaux au Québec avec un bébé de 18 mois English translation pending
Bonjour,
Nous partirons 3 semaines au Quebec en juin prochain. Je suis en train de réfléchir à notre itinéraire et je me trouve un certain nombre de questions sur les parcs, notamment ceux de la région de Charlevoix (parc Jacques Quartiers, Grands Jardins, Hautes Gorges)
Les paysages paraissent splendides mais pourrons-nous réellement en profiter avec un bébé ? Y'a t-il des sentiers intéressants pour des très courtes distances (2h maxi) ? Quels sont les plus adaptés pour des non randonneurs avec bébé ? Y'a t-il des parcs où nous risquons plus de cotoyer les moustiques que d'autres ?
Merci d'avance pour votre aide,
Walitila
Nous partirons 3 semaines au Quebec en juin prochain. Je suis en train de réfléchir à notre itinéraire et je me trouve un certain nombre de questions sur les parcs, notamment ceux de la région de Charlevoix (parc Jacques Quartiers, Grands Jardins, Hautes Gorges)
Les paysages paraissent splendides mais pourrons-nous réellement en profiter avec un bébé ? Y'a t-il des sentiers intéressants pour des très courtes distances (2h maxi) ? Quels sont les plus adaptés pour des non randonneurs avec bébé ? Y'a t-il des parcs où nous risquons plus de cotoyer les moustiques que d'autres ?
Merci d'avance pour votre aide,
Walitila
Avis sur itinéraire de deux semaines en Turquie? English translation pending
bonjour,
nous sommes un jeune couple qui partirons 2 semaines (eh oui....seulement....) en Turquie en juillet prochain (eh oui.....blindé de monde et très chaud......). ;)
J'aimerais connaître vos opinions sur l'itinéraire que nous préconisons (pour l'instant). Notre objectif: la variété! Ville, village, culture, site archéologique, paysages côtiers, plages et criques, excursion en bateau, randonnées, montagnes, nature etc. (rien de moins! ;))
Nous souhaitons faire 2 ou 3 jours à Istanbul... Ensuite, direction côtes égéenne et méditerranéenne. (par avion) On souhaite concentrer notre périple entre Izmir et Antalya environ... La cappadoce sera pour une prochaine fois! :)
Nous cherchons principalement 3 points de chutes pour ensuite pouvoir partir à la découverte des environs (nous utiliserons les bus et les dolmus), mais toujours dans l'optique de faire nos ballades en une journée pour ainsi revenir dormir à chaque soir à notre point de chute en question.
Par exemple:
point de chute: finike à visiter: Jour 1: olympos/chimère Jour 2: l'île de kekova Jour 3: Xanthos/Patara/Létôon/Pinara (lesquels devrions-nous faire en 1 journée?)
point de chute: Gocek à visiter: Jour 5: dalyan Jour 6: gorges de saklikent Jour 7: excursion en bateau "les 12 îles"
point de chute: ???? (m'aider svp) à visiter: Jour 9: Selcuk/Éphèse Jour 10: Nous hésitons! (et j'avoue qu'ils sont tous assez éloignés les uns des autres...) Devrions-nous visiter Datça (pour sa vieille ville qui semble bien charmante), Le Parc national de Dilek (pour une ballade en nature sauvage....mais est-ce réellement possible en haute saison?), Alaçati/Cesme (trop touristique?) ou bien Pamukkale (très touristique, à peine possible de se baigner, très loin, mais une curiosité naturelle hors du commun...)? Que me conseillez-vous entre ces 4 destinations?...
J'attends vos commentaires avec impatience et surtout, si jamais sur cette route vous avez un endroit à me conseiller que j'aurais oublié, qui n'est pas dans notre itinéraire et qui vaut vraiment le détour, faites m'en part! :)
Merci d'avance...
nous sommes un jeune couple qui partirons 2 semaines (eh oui....seulement....) en Turquie en juillet prochain (eh oui.....blindé de monde et très chaud......). ;)
J'aimerais connaître vos opinions sur l'itinéraire que nous préconisons (pour l'instant). Notre objectif: la variété! Ville, village, culture, site archéologique, paysages côtiers, plages et criques, excursion en bateau, randonnées, montagnes, nature etc. (rien de moins! ;))
Nous souhaitons faire 2 ou 3 jours à Istanbul... Ensuite, direction côtes égéenne et méditerranéenne. (par avion) On souhaite concentrer notre périple entre Izmir et Antalya environ... La cappadoce sera pour une prochaine fois! :)
Nous cherchons principalement 3 points de chutes pour ensuite pouvoir partir à la découverte des environs (nous utiliserons les bus et les dolmus), mais toujours dans l'optique de faire nos ballades en une journée pour ainsi revenir dormir à chaque soir à notre point de chute en question.
Par exemple:
point de chute: finike à visiter: Jour 1: olympos/chimère Jour 2: l'île de kekova Jour 3: Xanthos/Patara/Létôon/Pinara (lesquels devrions-nous faire en 1 journée?)
point de chute: Gocek à visiter: Jour 5: dalyan Jour 6: gorges de saklikent Jour 7: excursion en bateau "les 12 îles"
point de chute: ???? (m'aider svp) à visiter: Jour 9: Selcuk/Éphèse Jour 10: Nous hésitons! (et j'avoue qu'ils sont tous assez éloignés les uns des autres...) Devrions-nous visiter Datça (pour sa vieille ville qui semble bien charmante), Le Parc national de Dilek (pour une ballade en nature sauvage....mais est-ce réellement possible en haute saison?), Alaçati/Cesme (trop touristique?) ou bien Pamukkale (très touristique, à peine possible de se baigner, très loin, mais une curiosité naturelle hors du commun...)? Que me conseillez-vous entre ces 4 destinations?...
J'attends vos commentaires avec impatience et surtout, si jamais sur cette route vous avez un endroit à me conseiller que j'aurais oublié, qui n'est pas dans notre itinéraire et qui vaut vraiment le détour, faites m'en part! :)
Merci d'avance...
Circuit de douze jours au Québec, qu'en pensez-vous? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je prépare actuellement un séjour de 12 jours au Québec début septembre avec ma compagne (oui, on s'y prend à la dernière minute.. 😉)... On a les billets d'avion, l'hôtel à Montréal à l'arrivée et au départ, maintenant que pensez-vous de cet itinéraire mixte ville / nature ?
J1 : Arrivée à Montréal J2 : Parc National de la Mauricie, camping dans le parc J3 : Lac St-Jean, camping au Val-Jabert (d'autres suggestions ?) J4 : Départ pour le Parc National du Saguenay et son fjord avec un arrêt à La Baie, camping à Baie-Eternité J5 : Tadoussac, nuit au camping Mer et Monde aux Bergeronnes J6 : Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, camping dans le parc J7 : Québec (arrêt en route à Baie-St-Paul, aux chutes Montmorency et au canyon St-Anne) J8 : Québec J9 : Montreal J10 : Montreal J11 : Montreal J12 : Départ
De manière générale, sachant que nous sommes les 3 derniers jours à Montréal est-il plus intéressant de faire la boucle dans ce sens ou dans l'autre ?
Autre chose, vaut-il mieux enlever le passage au lac st-jean / zoo st-félicien pour par exemple réaliser une boucle Québec - Parc Hautes Gorges - Tadoussac - Saguenay - Parc Grands Jardins - Québec plus "détaillée" ?
J'attends vos avis avec impatience 🙂
F.J
Je prépare actuellement un séjour de 12 jours au Québec début septembre avec ma compagne (oui, on s'y prend à la dernière minute.. 😉)... On a les billets d'avion, l'hôtel à Montréal à l'arrivée et au départ, maintenant que pensez-vous de cet itinéraire mixte ville / nature ?
J1 : Arrivée à Montréal J2 : Parc National de la Mauricie, camping dans le parc J3 : Lac St-Jean, camping au Val-Jabert (d'autres suggestions ?) J4 : Départ pour le Parc National du Saguenay et son fjord avec un arrêt à La Baie, camping à Baie-Eternité J5 : Tadoussac, nuit au camping Mer et Monde aux Bergeronnes J6 : Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, camping dans le parc J7 : Québec (arrêt en route à Baie-St-Paul, aux chutes Montmorency et au canyon St-Anne) J8 : Québec J9 : Montreal J10 : Montreal J11 : Montreal J12 : Départ
De manière générale, sachant que nous sommes les 3 derniers jours à Montréal est-il plus intéressant de faire la boucle dans ce sens ou dans l'autre ?
Autre chose, vaut-il mieux enlever le passage au lac st-jean / zoo st-félicien pour par exemple réaliser une boucle Québec - Parc Hautes Gorges - Tadoussac - Saguenay - Parc Grands Jardins - Québec plus "détaillée" ?
J'attends vos avis avec impatience 🙂
F.J
Infos 2 semaines et demie Bornéo (côté Malaisie) + Perhentian Islands (Besar) - août/septembre 2010 English translation pending
Salut à tous !
Mieux vaut tard que jamais…à mon tour d’apporter ma petite pierre à l’édifice, dans la mesure où je m’étais principalement aidée de ce site (+tripadvisor+LP) pour organiser mon voyage, du 14 août au 5 septembre 2010.
Thématique : nature et vacances actives (et sportives !).
Notre itinéraire : 1) Paris-Singapour 2) Singapour - Kuching 3) Kuching (Semmengoh) 4) Kuching (Bako) 5) Kuching - Miri - Miri (annulation vol !) 6) Miri – Mulu NP (canopy walk, Deer Cave, Long Cave, Bat exodus) 7) Mulu (Wind Cave, Clearwater Cave) 8) Mulu - Camp 5 (Pinnacles) 9) Mulu Camp 5 - Piste des chasseurs de tête - Longhouse à Rumah Bala Lesong 10) Longhouse à Rumah Bala Lesong – Limbang – Miri 11) Miri – Kota Kinabalu (Monsopiad) 12) Kota Kinabalu – Kinabalu NP 13) Kinabalu NP (Laban Rata) – Ascension Mont Kinabalu 14) Mont Kinabalu – Ranau - Ladang Teh Sabah (Sabah Tea Garden) 15) Ladang Teh Sabah – Ranau - Kota Kinabalu 16) Kota Kinabalu – Kuala Lumpur – Kota Bahru 17) Kota Bahru – Kuala Besut – Perhentian Islands (Besar) 18) Besar (Abdul’s Chalet) 19) Besar 20) Besar – Kuala Besut – Kota Bahru – Kuala Lumpur – Singapour 21) Singapour 22) Singapour - Paris
Conseil préalable : réservez vos hébergements dans les parcs nationaux (Bako, Mulu, Kinabalu) et aux Perhentians dès que possible, tout comme vos billets de vols internes, pour bénéficier des meilleurs tarifs. Choisir la Maswings (filiale de Malaysia Airlines à Bornéo) plutôt qu'Air Asia quand c'est possible. Attention : si vous voulez changer vos billets, ça vous coûtera très cher (pour nous coût = rachat de billets plus chers) !
HEBERGEMENTS : 1) Singapour - Beach Hotel (14/08/2010) www.beachhotel.com.sg - 130 SGD la chambre deluxe (lit king size) avec clim, sans petit déj. (tripadvisor). 95 Beach Road, Singapour 189699, tel (+65) 6336 7712 Métro : Bugis, à 35 mn en métro de l’aéroport. Très bien situé. Traverser le centre commercial pour y aller. Chambre correcte mais décevante par rapport aux photos du site internet. Plein de restos en bas de l’hôtel. Les ch double du Sleepy Sam’s (43€ sdb partagée) www.sleepysams.com conseillé dans le LP (quartier Arab street) étaient complètes (mais places en dortoir). 55 Bussorah Street, Singapour 199471, tel (+65) 9277 4988 (bed@sleepysams.com)
2) Kuching - Kuching Waterfront Lodge (15/08/2010) : www.kuchingwaterfrontlodge.com (tripadvisor) Ch double + clim + douche + wc : 120 Rm. Chambre bien. Petit déj assez quelconque (toasts, thé, petites bananes). Gérant très gentil, très souriant et très attentionné (son salarié ( ?) le jeune : plutôt tout l’inverse). Internet. Bonne adresse.
3) Miri : ParkCity Everly Hotel (18/08/2010) payé par la Maswings suite à annulation de vol (intempéries à Mulu) Jalan Temenggong Datuk Oyong Lawai 98000, Miri Sarawak Tel: (+60) 85 440 288. Catégorie supérieure dans le LP. Grande chambre avec belle vue, sdb un peu défraîchie. Fer à repasser. Certains détails impardonnables pour un hôtel de ce standing : tache sur le drap, plein de cheveux sur la terrasse, poubelle de sdb limite vermoulue. Piscine agréable. Salle de sport. Bon buffet à volonté.
4) Mulu NP (20-21/08/2010) a) Plus de place à 25 Rm en dortoir 🙁, donc chambre en longhouse n°2 avec clim + douche chaude pour 4 pour nous 2 seulement. Correct mais cher (180 Rm) pour ce que c’est (National Park oblige). A savoir : plusieurs maisons avec dortoirs à 35 Rm avec ventilo juste avant l’entrée du parc (mais y-avait-il de la place ?) b) Camp 5 : (nous avons réservé le 02/08) 30 Rm/ pers. dortoir rustique (moustiquaire 1 pers louée 10 Rm/nuit) : 1 rangée de chaque côté, surélevée à hauteur d’un lit avec 5 matelas de part et d’autre. Pas de porte et murs qui ne vont pas jusqu’en haut. Toit en tôle ondulée. Sanitaires avec papier toilette (mais en prévoir) et douches (froides) corrects. Beaucoup de moustiques à la tombée de la nuit. Eau bouillie à disposition (Prévoir micropur quand même). Pas de réseau avec le tél portable.
5) Miri – Dillenia Guest House – notre coup de cœur de notre séjour (tripadvisor). dillenia.guesthouse@gmail.com http://www.tripadvisor.fr/...se-Miri_Sarawak.html 90 Rm – « Honeymoon room » avec clim. Douche et sanitaires communs d’une propreté impeccable, avec savon, vrai shampoing à disposition, sèche cheveux. Internet libre accès (2 postes). Petit déj excellent en libre service toute la journée, nombreux fruits frais, thés, confitures aux choix. Mme Lee est adorable. 5 Rm le kilo pour faire laver le linge. Petit bémol : l’appel à la prière de la mosquée toute proche à 5h du mat…la chambre n’ayant pas de vraies fenêtres (panneaux de verre inclinés) Achetez ici vos chaussettes anti-sangsues !!! Nous n’en avons jamais retrouvé après…+ courses pour Mulu NP. Resto Ming Café (LP) : bof. Resto Apollo Sea Food (65 Rm pour 2 avec bière) : bon.
6) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (tripadvisor) (24/08/2010) www.lavenderlodge.com Bien situé (à 5 mn du marché, à 5 mn à pied de la gare routière pour Kinabalu NP), tenu par 2 philippines. No.6, Jalan Laiman Diki, Kg. Air, 88804 Kota Kinabalu, Sabah, Malaisie tel : +6088-217119 lavend07@streamyx.com 75 Rm. Ch n°205 avec fenêtre, clim, ventilo, lavabo + wc privés. Très bien. Douche à l’extérieur juste à côté de la porte. Très bon accueil et petit déj très bien (fruits frais).
7) Kundasang – Kinabalu Pine Resort (tripadvisor) 170 Rm ch double réservée par internet. www.kinabalupineresort.com Restaurant correct. Assez bon accueil mais notre chambre réservée avec vue sur la montagne n’est pas prête quand nous arrivons et nous sommes transférés dans une autre chambre sans vue et plutôt sombre. Sdb à rafraîchir sérieusement (travaux en cours). Sèche-cheveux, thé, café et bouilloire dans la chambre appréciables. A 5 mn à pied de Kundasang (15 mn des Headquarters du parc) sur la route de Ranau. Shuttle service de l’hôtel jusqu’aux Headquarters : 44 Rm / taxi Kundasang – Headquarters : 15 Rm Je conseillerais plutôt le Puncak Borneo Resort pour lequel j’avais hésité. Plus proche des Headquarters du parc.
8) Sabah Tea Garden – Longhouse n°2 (27/08/2010) 115 Rm la chambre 2 lits. Sanitaires et douches communes. Très spartiate et cher pour ce que c’est (voir les photos du site internet qui sont conformes à la réalité). Resto correct ; prix très raisonnables.
9) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (28/08/2010) Ch familiale (1 lit double + 1 lit superposé) n°401. Douches moins bien que la 1ère nuit. Resto : Melacca Restaurant en bas de la Lavender Lodge (et conseillé par eux) : vraiment bof (37,5Rm pour 2). Resto indien Kohinoor (LP) : cadre très agréable (au bord de l’eau) : très bon resto, assez cher (98 Rm pour 2).
10) Kota Bahru - KB Packbackers (LP) (à éviter) (29/08/2010) Seul hébergement que je n’avais pas regardé et réservé qq heures avant d’arriver. Dans le LP, le 2nd backpacker n’existe plus. 28 Rm Ch sans fenêtre près des sanitaires avec les odeurs qui vont avec. Sanitaires très sales, parfois pas éclairés (c’est dur de changer une ampoule ?) et insalubres. Il faut croire que pour 28 Rm, on n’a pas droit à un minimum de propreté. En revanche, bon plan pour aller à Kuala Besut avec ce backpacker : mini van 10 Rm/pers (+ prévente billets de bateau Kuala Besut-Perhentian au prix normal de 70 Rm AR/pers.) Marché de bouffe nocturne (conseillé par mec du Backpacker) : top Resto indien conseillé par le LP (20 Rm pour 2) : bon mais vraisemblablement à l’origine des seules légères indispositions intestinales de mon séjour...🤪
11) Besar – Abdul’s Chalet (30/08/2010) Beachfront chalet with Deluxe sea view : 190 Rm. Après l’horreur du backpackers de Kota Bahru, le top du top 😇(le top du prix aussi lol). Cher mais vaut vraiment le coup. Super plage (coraux à qq mètres) avec très peu de gens, super vue. Tel : 019 912 73 03 (?) voir dans LP. Réserver dès que possible (nous avons réservé le 11/08). Il faudra rappeler 1 semaine avant pour confirmer la réservation. Resto vraiment pas top 😕 en revanche (se limiter au petit déj)+ service = attente 45-50 mn à chaque fois si vous prenez exactement le même type de plat malais/occidental (sinon vous verrez votre ami dîner et finir son plat et vice-versa). Remarque/ timing valable également au resto du Tuna Beach.
TRANSPORTS (quelques exemples) : Taxi aéroport Kuching – centre ville : 26 Rm Taxi Aéroport Miri (Air Asia) – centre ville : 30 Rm Taxi Aéroport Miri (Maswings) – centre ville : 22 Rm Taxi partagé Kota Kinabalu – Kinabalu NP Headquarters : 20 Rm/pers (16 Rm/pers si voiture à 6 places) Taxi Kundasang – Kinabalu NP Headquarters : 15 Rm Taxi partagé Ranau – Kota Kinabalu : 40 Rm/pers
Quelques impressions/récits :
a) Kuching (14/08/2010) : Nous avons été déçus par la ville car arrivés trop tard pour le grand marché du dimanche (dommage ça avait l’air super), mais peut-être aurions-nous dû visiter le musée + aller sur la rive opposée du fleuve. Ville d’un ennui mortel le dimanche (tout est fermé !) et pas d’un grand intérêt les autres jours non plus, prévoyez de bien remplir vos journées avec les activités aux alentours. Achetez ici vos souvenirs si vous en voulez, vous ne retrouverez plus autant de choix ni des prix aussi intéressants ailleurs. Conseil aux trekkeurs : les kek lapi (gâteaux multicolores) vendus 10 Rm sur Main Bazaar sont parfais pour les treks (quoique un peu lourds à porter), achetez-en plusieurs pour Mulu et le Mont Kinabalu !
En revanche, point fort de la ville = supers restos, où nous nous sommes fait plaisir : - Hawkers Food Court (LP) pour le midi : 5 Rm rice & curry (pas très copieux mais à ce prix, vous pouvez en prendre 2) - Top Spot Food (LP) : nombreux touristes, bonne cuisine (88 Rm en prenant des plats assez chers) - See Good Food (LP) : resto excellent (le meilleur de notre séjour) : goûter la langouste sauce au poivre conseillée dans le LP, les midin (fougères) relevées à l’ail, les ambols (couteaux) (trop bons), mais surtout les sayur manis (légumes), les meilleurs de tout notre séjour ! Eviter le spicy fish préparé avec des morceaux de poissons bas de gamme. Addition salée pour la Malaisie (2 langoustes, ambols, midin, riz blanc, 1-2 noix de coco fraîches + 1 bière = 110 Rm) mais excellent resto. Autre soir 3 plats+ riz+boissons = 85 Rm. Quasiment aucun touriste bizarrement.
NB : à Kuching, pas de bureau Maswings en centre-ville (LP pas à jour). Vous devrez aller au bureau de l'aéroport si vous voulez changer vos billets. Nous n'avons pas réussi à suivre le bon plan pour y aller en bus (LP) et avons dû prendre 1 taxi.
b) Semmengoh (16/08/2010) : 😇 Super. Une douzaine d’orang-outans avec femelles et petits, certains à quelques mètres seulement, car ils venaient chercher les bananes que leur tendaient les gardes. Pour y aller : Le jeune du Kuching Waterfront Lodge nous proposait 35 Rm/pers l’excursion. Mais nous avons pris le bus STC qui est passé à 7h20 devant notre hôtel Kuching Waterfront Lodge à la demande du gérant, et avons acheté au gérant le daily pass de bus soit 4 Rm AR/pers (moins cher qu’1 AR acheté dans le bus). A l’arrivée, suivre la route depuis l’entrée du parc 15 mn pour arriver à l’entrée de Semmengoh. Droit d’entrée Semmengoh : 3 Rm/pers. Heure de distribution de la nourriture aux orang-outans du matin : 9h.
c) Bako National Park (17/08/2010) : Nous avons été déçus 😐, car nous l’avons fait en grande partie sous la pluie, mais beaux paysages. Nous voulions y dormir une nuit mais c’était complet (le nouveau bâtiment avec couchages était sur le point d’être fini). Finalement on était content de pas rester ! Belle végétation variée. Nombreux nasiques et macaques (attention, agressifs !). Pour info, la photo du rocher (Sea Stack) que l’on voit partout est prise depuis un bateau. Nous avons fait Telek Paku (1h l’aller en principe, jolie plage), la plage située après Telek Paku (jolie) puis la small loop trail (rando en boucle de 3h30) mais aucun des points de vue n’était dégagé (la végétation a bien poussé depuis la construction des plateformes), paysages pas extraordinaires et aucune vue sur la mer. Sans doute vaut-il mieux faire une plus petite balade avec un guide pour des explications, ou des petits trajets en bateau. Vous pouvez acheter un repas froid (15 Rm pour 2, boîtes fournies) à la cafétéria de l’île en arrivant. Entrée du parc : 10 Rm/pers Bateau : 18 Rm/pers AR. Notre boatman nous a dit qu’en raison de la marée, il ne pouvait venir nous chercher qu’à 13h30 ou 16h30 uniquement. Carte du parc avec le tracé des randos : 1,50 Rm
Pour y aller : Bus Kuching Express rouge à 7h15 (1er à 6h30) à l’arrêt de bus sur la place située derrière le Tourist Center au nord, côté rivière. (3 Rm/pers l’aller). Attention : climatisation glaciale, surtout au retour ! Arrivée sur l’île après le bus+bateau vers 9h.
d) Mulu National Park (19/08/2010) : A votre arrivée, enregistrez-vous tout de suite à l’accueil, qui organisera vos visites et votre séjour. Canopy walk (30 Rm) à 13h l’après-midi : sans grand intérêt. Y aller tôt le matin (7h) si vous voulez voir des animaux. Guide (Jenny) super. Musée du café Mulu très intéressant. Le Café Mulu propose des lunch packs.
e) Pinnacles (21/08/2010): (documents explicatifs sur le trek et les tarifs - enquiries@mulupark.com) Nous avons pu partager un guide (400 Rm) réservé par un couple qui faisait aussi les Pinnacles, ce qui nous a réduit un peu le coût très élevé (1.035 Rm pour 2 pour les Pinnacles + piste des chasseurs de tête), nous n’avons pas payé les frais du guide des Pinnacles pour le retour vu que nous avons poursuivi par la piste des chasseurs de têtes (peut se faire sans guide, le parc ne s'occupant pas de la réservation de guide pour cette partie-là). Nous avons eu pour les Pinnacles un super guide très expérimenté (Philip), qui était l’un des premiers à travailler au parc et a beaucoup aidé à son aménagement, mais il est désormais en free lance et pas loin de la retraite. Seuls les gens faisant partie des groupes des 2 guides les plus expérimentés sont montés au sommet. D’après Philip, les Pinnacles est le trek le plus difficile techniquement à Mulu (il nous a dit qu’après ça, le Mont Kinabalu ce serait les doigts dans le nez lol) Comme conseillé sur ce forum, faites vos courses à Miri (bien prévoir le nombre de repas, pas comme nous !) car peu de choix et cher à Mulu (+petits insectes dans les sacs de riz, ça fait des protéines en plus 😛), prévoir des sachets de thé/autre boisson chaude + achetez aussi vos chaussettes anti-sangsues à Miri (20 Rm (?) à Dillenia Guest house) car bizarrement aucune en vente à Mulu, là où on en a besoin 😮! (mais par chance 😇 et contrairement à plusieurs trekkeurs, nous n’en avons pas eu – grâce au répulsif anti-moustiques sur le pantalon et aux chaussures montantes en gore-tex ?). Prévoir 8h aller-retour (pauses incluses). Le guide vous fait un briefing la veille. Départ 6h30. Environ 1.000 m de dénivelé. Arrivée au sommet pour nous vers 10h (?) (ascension en 3h pauses exclues) où nous avons aperçu les fameux Pinnacles 😇 entre deux nuages avant qu’ils ne disparaissent. 3 L d’eau/pers dont la moitié peut être laissée à mi-chemin de la montée (mini Pinnacle) ou à la 1ère échelle. Il faut peu boire. Prévoir large en vivres de course. On peut prévoir 1 petit parapluie (utile, même le guide en avait un !) La plupart des personnes abandonnent dans les 40 premières minutes (beaucoup d’abandons !) car ils n'ont aucune expérience de marche (un malais faisait l'ascension en survêtement en polyester...dans la jungle où il fait chaud et très humide, vous imaginez ?) mais si vous avez déjà fait un peu de rando en montagne, pas de problème technique. En revanche la chaleur du début et surtout l'humidité très importante sont plus difficiles à gérer. Il faut prendre son rythme et faire des petits pas réguliers. Une fois un peu en altitude, ça va mieux côté chaleur. Descente éprouvante. Conseil aux trekkeurs : Prévoir des gants (ex : gants de cyclistes) pour la descente, très utiles ! (rochers de calcaires très acérés)
f) Piste des chasseurs de têtes (Headhunters’ trail) (22/08/2010) (détails à enquiries@mulupark.com) : Jungle très belle mais chemin souvent inondé donc marche assez longue : nous avons dû retirer nos chaussures 2-3 fois (pas rassurés à l’idée de marcher pieds nus dans l’eau dans la jungle mais bon), ou sinon faire comme les locaux, portez des Adidas Kampung (chaussures en caoutchouc) à 5-7 Rm. Pas vu d’animaux mais partis trop tard (8h20) ? Marche environ 4h (détours pour chemin inondé) pour rejoindre le bateau. Environ 1h (durée qui varie selon le niveau de la rivière) de bateau pour rejoindre la longhouse : super 😇. Longhouse – Limbang : 2h (bateau + mini-van) Van privatisé (on ne nous a pas laissé le choix) de Medamit pour retour aéroport Limbang (1h de route environ) : 80 Rm (60 Rm pour Limbang + 20 Rm pour l’aéroport)
Si vous voulez faire la piste des chasseurs de tête (= ne pas faire de boucle avec retour à Mulu) (voir le message sur VF de Gaulois59), il n’y a pas de véritable consigne à l’aéroport de Miri (bagages derrière un comptoir, laissés sans surveillance la nuit), mais vous pouvez laisser vos affaires au cargo service de Miri en arrivant à l’aéroport qui les enverra directement à Limbang pour la fin de votre trek (service top !). Cargo service aéroport Miri : prendre à droite en sortant de l’aéroport, traverser là où sont garés les taxis en continuant de longer. Le cargo service est quelques dizaines de mètres plus loin (longer le grillage). Un conseil : faites la répartition de vos affaires de vos 2 sacs (celui qui part à Limbang/celui que vous prenez pour Mulu) dans l’aéroport (clim) plutôt que dans le cargo service où pas de clim et peu de place. Pour 2 personnes : prévoir 2 sacs de 45 L pour le trek Pinnacles+chasseurs de tête ou 1 sac 30 L + 1 sac 50 L Coût cargo service : 47 Rm pour 25 kgs.
g) Longhouse Rumah Bala Lesong (22/08/2010) : Nous sommes restés dans une longhouse moderne (bois+béton) iban dans un village le long du fleuve au lieu d’aller directement à Limbang, ce qui est possible. Par rapport à notre expérience, je déconseille de faire étape dans une longhouse avant de retourner sur Limbang car le guide qui parlait anglais (Robyn) nous a lâchés dès notre arrivée, du coup aucun contact avec les locaux à part de grands sourires (et un « get out of my house » d’un gamin qui ne nous a pas vraiment amusés). Je me suis dit qu’on se rattraperait sur la bouffe authentique mais c’était fade 😐(pourtant la même chose que ce que mangeaient nos hôtes). 50 Rm/pers pour la bouffe et le logement à la Longhouse.
h) Kota Kinabalu (22/08/2010) : Nous avons bien aimé cette ville, mais ne pas y rester plus de 2 j. Le marché (bouffe) est super 😇. Le marché d'artisanat philippin : bof.
Pas mal de centres commerciaux. Avant le ponton pour les îles Manukan et autres, boutique de vêtements et articles de trek et de sport (attention ce sont des contrefaçons) pas mal pour acheter des choses en vue du Mont Kinabalu ou des t-shirts pour faire du snorkeling. Vous pouvez aussi aller dans des petites îles d’un petit coup de bateau. Attention : la laverie Sarusan a fait rétrécir nos vêtements ! 😠 la plaie !
i) Monsopiad Cultural Village (24/08/2010) : Cher pour ce que c’est (65 Rm/pers avec toilettes dans un état vraiment pas top vu le droit d’entrée), le lieu est bof (+plein de moustiques), mais la guide (Norma) était super, ce qui a compensé. Pour y aller : taxi : 120 Rm AR via l'hôtel (30 mn de route).
En transports en communs : 15 mn de marche du Lavender Lodge jusqu’à la gare routière indiquée par la Lavender Lodge. Prendre un bus pour Donggongan (1,70 Rm/pers - 30 mn) puis de là, soit un autre bus s’il y en a, soit un taxi (15 Rm pour nous non négociés - 10 mn). Pour le retour, héler un mini van du petit abri situé sur la route (à 20 m gauche en sortant de Monsopiad) : 4,6 Rm (pour 2), puis bus de Donggongan à KK (4 Rm).
j) Mont Kinabalu (26-27/08/2010) : Réserver impérativement dès que possible votre hébergement à Laban Rata (nous avons réservé le 19/07). Vous devrez payer à distance d’avance (492 Rm soit environ 119,50€/pers) par CB ou virement (comprend 1 nuit Laban Rata, 1 dîner, 2 petits déj (2h du mat et 7h30-10h30 du mat), 1 lunch pack montée + 1 lunch à l’arrivée en bas, 1 climbing permit, 1 assurance). Prendre le transfert en van jusqu’à Timpohon Gate (16,50 Rm/pers AR), ça vaut le coup. Consigne bagages : 10 Rm/bagage pour laisser votre gros sac aux Headquarters. Droit d’entrée Mont Kinabalu NP : 15 Rm/pers Tarif du guide : 85 Rm
Nous avons mis 3h30 pour la montée de Timpohon Gate (1866m d’altitude) à Laban Rata (3272 m), avec un bon rythme et très peu d’arrêts. Les marches inégales sont assez fatigantes car contrairement aux Pinnacles, vous ne pouvez pas choisir de faire des petits pas réguliers ! A un moment notre guide (Edwin, un jeune un peu bedonnant - l'excès de Tiger beer ? lol 😛) était loin derrière ! Il ne nous a pas servi à grand chose, parlant très peu anglais malgré ma demande d’un guide anglophone. Nous avons eu très chaud la nuit à Laban Rata car notre dortoir n°1 (2x2 lits superposés) était au-dessus des cuisines ! Mais je crois que c’est une exception. Sanitaires et douches neufs et très propres (luxueux pour tous ceux qui ont déjà dormi dans des refuges en France, enfin vu le prix du trek, c’est la moindre des choses). En revanche aucune douche chaude et dortoirs non chauffés à Laban Rata car problème d’électricité (pas eu droit à une réduction de prix correspondante !). Pour l’ascension au sommet (4.098 m), vous aurez le choix entre 2h30 et 3h comme départ. Ne marchez pas trop vite car vous arriverez trop tôt au sommet et vous aurez froid (je n’ai pas regretté d’avoir monté mes 2 polaires, ma gore-tex, mon bonnet et mes gants). Nous sommes partis à 2h30 en marchant très lentement pour ne pas arriver à 5h au sommet et attendre 1h dans le froid (lever soleil 6h (?) environ). Mais nous sommes quand même arrivés dans les premiers avec une bonne place. Attente 30 mn environ. Les pakistanais (?) qui ont doublé sur le chemin pour arriver les premiers au sommet en bousculant presque les gens même dans les passages avec corde étaient en survêt polyester et claquaient des dents : on a crû qu'on allait les laisser sur place lol Vue magnifique 😇 jusqu’à KK. Descente à Laban Rata : arrivée à 7h45 pour 2nd petit déj. 3h de descente éprouvante 🙁 Laban-Rata - Timpohon Gate.
😠 😠😠 Coup de gueule contre les chauffeurs de taxi situés au niveau de la route, en bas des Headquarters du Kinabalu Parc (à l'extérieur du parc) : Ils nous ont proposé 80-85 Rm la course pour Sabah Tea Garden, prétextant que les transports publics étaient plus chers. Nous avons refusé car je connaissais les prix (LP). Du coup, alors que des mini-vans/bus pour Sandakan/taxis partagés étaient prêts à nous emmener à Ranau pour une somme modique, ils ont fait signe dans notre dos aux chauffeurs pour qu’ils refusent de nous prendre, à trois reprises. Cette anecdote nous a été d’autant plus désagréable 😠 que nous étions fatigués du trek et avions hâte de nous poser. Finalement, nous nous sommes littéralement jetés sur un mini-van avant qu’ils ne leur fassent à nouveau signe et nous avons pu aller à Ranau pour 5 Rm par personne. De Ranau, nous avons pris un autre mini-van (payé 15 Rm/pers soit trois fois plus cher que le prix normal mais nous en avions ras-le-bol) qui nous a déposé à Sabah Tea Garden.
k) Sabah Tea Garden (28/08/2010) : A 40 mn de Kundasang environ, à 18 km de Ranau, à 15 mn de Poring Hot Springs. Cadre et vue magnifique (mais très tôt le matin uniquement) sur le Mont Kinabalu. Visite de l’usine de thé intéressante (45 mn max - 10 Rm/pers). Les appeler pour confirmer votre arrivée sinon il risque de n’y avoir personne pour vous accueillir (nous étions les seuls visiteurs) ! Guide très gentil (nous a ramené gracieusement en voiture jusqu'à la route principale).
l) Perhentian Islands (Besar) (30/08/2010) : Abdul’s Chalet : super plage avec coraux à quelques mètres (ne pas mettre de palmes !). Sur l'île, sortie snorkeling en bateau (3-4h) : 80 Rm/ pers. (Petani Beach House complet http://www.perhentian-beach.com/)
J’ai moins aimé : - la quasi absence de contacts avec les locaux (ramadan ?), à l’exception d’un groupe de jeunes très sympas de KL au Camp 5 - l’attitude des chauffeurs de taxis au Sabah
J’ai beaucoup aimé : - le Bat exodus (envol de milliers de chauve-souris des grottes à la tombée de la nuit) à Mulu - faire partie des rares à être monté aux Pinnacles ce jour-là 😛
J’ai adoré : - l’ascension au Mont Kinabalu, la végétation et la vue magnifiques 😇
- notre guide Philip pour les Pinnacles (je n’ai pas ses coordonnées mais le parc de Mulu doit pouvoir vous les donner, lors de notre visite, il pensait prendre sa retraite dans 5 ans) - les Perhentian : le snorkeling et Abdul’s Chalet sur Besar 😇, - la bouffe 😇
Au final, des vacances très chères pour l’Asie, car les options trek dans des parcs nationaux sont les plus onéreuses mais…ça vaut le coup ! Vous pouvez bien sûr pas mal minimiser le coût de l'hébergement en choisissant des dortoirs dans les villes.
Voilà !
Mieux vaut tard que jamais…à mon tour d’apporter ma petite pierre à l’édifice, dans la mesure où je m’étais principalement aidée de ce site (+tripadvisor+LP) pour organiser mon voyage, du 14 août au 5 septembre 2010.
Thématique : nature et vacances actives (et sportives !).
Notre itinéraire : 1) Paris-Singapour 2) Singapour - Kuching 3) Kuching (Semmengoh) 4) Kuching (Bako) 5) Kuching - Miri - Miri (annulation vol !) 6) Miri – Mulu NP (canopy walk, Deer Cave, Long Cave, Bat exodus) 7) Mulu (Wind Cave, Clearwater Cave) 8) Mulu - Camp 5 (Pinnacles) 9) Mulu Camp 5 - Piste des chasseurs de tête - Longhouse à Rumah Bala Lesong 10) Longhouse à Rumah Bala Lesong – Limbang – Miri 11) Miri – Kota Kinabalu (Monsopiad) 12) Kota Kinabalu – Kinabalu NP 13) Kinabalu NP (Laban Rata) – Ascension Mont Kinabalu 14) Mont Kinabalu – Ranau - Ladang Teh Sabah (Sabah Tea Garden) 15) Ladang Teh Sabah – Ranau - Kota Kinabalu 16) Kota Kinabalu – Kuala Lumpur – Kota Bahru 17) Kota Bahru – Kuala Besut – Perhentian Islands (Besar) 18) Besar (Abdul’s Chalet) 19) Besar 20) Besar – Kuala Besut – Kota Bahru – Kuala Lumpur – Singapour 21) Singapour 22) Singapour - Paris
Conseil préalable : réservez vos hébergements dans les parcs nationaux (Bako, Mulu, Kinabalu) et aux Perhentians dès que possible, tout comme vos billets de vols internes, pour bénéficier des meilleurs tarifs. Choisir la Maswings (filiale de Malaysia Airlines à Bornéo) plutôt qu'Air Asia quand c'est possible. Attention : si vous voulez changer vos billets, ça vous coûtera très cher (pour nous coût = rachat de billets plus chers) !
HEBERGEMENTS : 1) Singapour - Beach Hotel (14/08/2010) www.beachhotel.com.sg - 130 SGD la chambre deluxe (lit king size) avec clim, sans petit déj. (tripadvisor). 95 Beach Road, Singapour 189699, tel (+65) 6336 7712 Métro : Bugis, à 35 mn en métro de l’aéroport. Très bien situé. Traverser le centre commercial pour y aller. Chambre correcte mais décevante par rapport aux photos du site internet. Plein de restos en bas de l’hôtel. Les ch double du Sleepy Sam’s (43€ sdb partagée) www.sleepysams.com conseillé dans le LP (quartier Arab street) étaient complètes (mais places en dortoir). 55 Bussorah Street, Singapour 199471, tel (+65) 9277 4988 (bed@sleepysams.com)
2) Kuching - Kuching Waterfront Lodge (15/08/2010) : www.kuchingwaterfrontlodge.com (tripadvisor) Ch double + clim + douche + wc : 120 Rm. Chambre bien. Petit déj assez quelconque (toasts, thé, petites bananes). Gérant très gentil, très souriant et très attentionné (son salarié ( ?) le jeune : plutôt tout l’inverse). Internet. Bonne adresse.
3) Miri : ParkCity Everly Hotel (18/08/2010) payé par la Maswings suite à annulation de vol (intempéries à Mulu) Jalan Temenggong Datuk Oyong Lawai 98000, Miri Sarawak Tel: (+60) 85 440 288. Catégorie supérieure dans le LP. Grande chambre avec belle vue, sdb un peu défraîchie. Fer à repasser. Certains détails impardonnables pour un hôtel de ce standing : tache sur le drap, plein de cheveux sur la terrasse, poubelle de sdb limite vermoulue. Piscine agréable. Salle de sport. Bon buffet à volonté.
4) Mulu NP (20-21/08/2010) a) Plus de place à 25 Rm en dortoir 🙁, donc chambre en longhouse n°2 avec clim + douche chaude pour 4 pour nous 2 seulement. Correct mais cher (180 Rm) pour ce que c’est (National Park oblige). A savoir : plusieurs maisons avec dortoirs à 35 Rm avec ventilo juste avant l’entrée du parc (mais y-avait-il de la place ?) b) Camp 5 : (nous avons réservé le 02/08) 30 Rm/ pers. dortoir rustique (moustiquaire 1 pers louée 10 Rm/nuit) : 1 rangée de chaque côté, surélevée à hauteur d’un lit avec 5 matelas de part et d’autre. Pas de porte et murs qui ne vont pas jusqu’en haut. Toit en tôle ondulée. Sanitaires avec papier toilette (mais en prévoir) et douches (froides) corrects. Beaucoup de moustiques à la tombée de la nuit. Eau bouillie à disposition (Prévoir micropur quand même). Pas de réseau avec le tél portable.
5) Miri – Dillenia Guest House – notre coup de cœur de notre séjour (tripadvisor). dillenia.guesthouse@gmail.com http://www.tripadvisor.fr/...se-Miri_Sarawak.html 90 Rm – « Honeymoon room » avec clim. Douche et sanitaires communs d’une propreté impeccable, avec savon, vrai shampoing à disposition, sèche cheveux. Internet libre accès (2 postes). Petit déj excellent en libre service toute la journée, nombreux fruits frais, thés, confitures aux choix. Mme Lee est adorable. 5 Rm le kilo pour faire laver le linge. Petit bémol : l’appel à la prière de la mosquée toute proche à 5h du mat…la chambre n’ayant pas de vraies fenêtres (panneaux de verre inclinés) Achetez ici vos chaussettes anti-sangsues !!! Nous n’en avons jamais retrouvé après…+ courses pour Mulu NP. Resto Ming Café (LP) : bof. Resto Apollo Sea Food (65 Rm pour 2 avec bière) : bon.
6) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (tripadvisor) (24/08/2010) www.lavenderlodge.com Bien situé (à 5 mn du marché, à 5 mn à pied de la gare routière pour Kinabalu NP), tenu par 2 philippines. No.6, Jalan Laiman Diki, Kg. Air, 88804 Kota Kinabalu, Sabah, Malaisie tel : +6088-217119 lavend07@streamyx.com 75 Rm. Ch n°205 avec fenêtre, clim, ventilo, lavabo + wc privés. Très bien. Douche à l’extérieur juste à côté de la porte. Très bon accueil et petit déj très bien (fruits frais).
7) Kundasang – Kinabalu Pine Resort (tripadvisor) 170 Rm ch double réservée par internet. www.kinabalupineresort.com Restaurant correct. Assez bon accueil mais notre chambre réservée avec vue sur la montagne n’est pas prête quand nous arrivons et nous sommes transférés dans une autre chambre sans vue et plutôt sombre. Sdb à rafraîchir sérieusement (travaux en cours). Sèche-cheveux, thé, café et bouilloire dans la chambre appréciables. A 5 mn à pied de Kundasang (15 mn des Headquarters du parc) sur la route de Ranau. Shuttle service de l’hôtel jusqu’aux Headquarters : 44 Rm / taxi Kundasang – Headquarters : 15 Rm Je conseillerais plutôt le Puncak Borneo Resort pour lequel j’avais hésité. Plus proche des Headquarters du parc.
8) Sabah Tea Garden – Longhouse n°2 (27/08/2010) 115 Rm la chambre 2 lits. Sanitaires et douches communes. Très spartiate et cher pour ce que c’est (voir les photos du site internet qui sont conformes à la réalité). Resto correct ; prix très raisonnables.
9) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (28/08/2010) Ch familiale (1 lit double + 1 lit superposé) n°401. Douches moins bien que la 1ère nuit. Resto : Melacca Restaurant en bas de la Lavender Lodge (et conseillé par eux) : vraiment bof (37,5Rm pour 2). Resto indien Kohinoor (LP) : cadre très agréable (au bord de l’eau) : très bon resto, assez cher (98 Rm pour 2).
10) Kota Bahru - KB Packbackers (LP) (à éviter) (29/08/2010) Seul hébergement que je n’avais pas regardé et réservé qq heures avant d’arriver. Dans le LP, le 2nd backpacker n’existe plus. 28 Rm Ch sans fenêtre près des sanitaires avec les odeurs qui vont avec. Sanitaires très sales, parfois pas éclairés (c’est dur de changer une ampoule ?) et insalubres. Il faut croire que pour 28 Rm, on n’a pas droit à un minimum de propreté. En revanche, bon plan pour aller à Kuala Besut avec ce backpacker : mini van 10 Rm/pers (+ prévente billets de bateau Kuala Besut-Perhentian au prix normal de 70 Rm AR/pers.) Marché de bouffe nocturne (conseillé par mec du Backpacker) : top Resto indien conseillé par le LP (20 Rm pour 2) : bon mais vraisemblablement à l’origine des seules légères indispositions intestinales de mon séjour...🤪
11) Besar – Abdul’s Chalet (30/08/2010) Beachfront chalet with Deluxe sea view : 190 Rm. Après l’horreur du backpackers de Kota Bahru, le top du top 😇(le top du prix aussi lol). Cher mais vaut vraiment le coup. Super plage (coraux à qq mètres) avec très peu de gens, super vue. Tel : 019 912 73 03 (?) voir dans LP. Réserver dès que possible (nous avons réservé le 11/08). Il faudra rappeler 1 semaine avant pour confirmer la réservation. Resto vraiment pas top 😕 en revanche (se limiter au petit déj)+ service = attente 45-50 mn à chaque fois si vous prenez exactement le même type de plat malais/occidental (sinon vous verrez votre ami dîner et finir son plat et vice-versa). Remarque/ timing valable également au resto du Tuna Beach.
TRANSPORTS (quelques exemples) : Taxi aéroport Kuching – centre ville : 26 Rm Taxi Aéroport Miri (Air Asia) – centre ville : 30 Rm Taxi Aéroport Miri (Maswings) – centre ville : 22 Rm Taxi partagé Kota Kinabalu – Kinabalu NP Headquarters : 20 Rm/pers (16 Rm/pers si voiture à 6 places) Taxi Kundasang – Kinabalu NP Headquarters : 15 Rm Taxi partagé Ranau – Kota Kinabalu : 40 Rm/pers
Quelques impressions/récits :
a) Kuching (14/08/2010) : Nous avons été déçus par la ville car arrivés trop tard pour le grand marché du dimanche (dommage ça avait l’air super), mais peut-être aurions-nous dû visiter le musée + aller sur la rive opposée du fleuve. Ville d’un ennui mortel le dimanche (tout est fermé !) et pas d’un grand intérêt les autres jours non plus, prévoyez de bien remplir vos journées avec les activités aux alentours. Achetez ici vos souvenirs si vous en voulez, vous ne retrouverez plus autant de choix ni des prix aussi intéressants ailleurs. Conseil aux trekkeurs : les kek lapi (gâteaux multicolores) vendus 10 Rm sur Main Bazaar sont parfais pour les treks (quoique un peu lourds à porter), achetez-en plusieurs pour Mulu et le Mont Kinabalu !
En revanche, point fort de la ville = supers restos, où nous nous sommes fait plaisir : - Hawkers Food Court (LP) pour le midi : 5 Rm rice & curry (pas très copieux mais à ce prix, vous pouvez en prendre 2) - Top Spot Food (LP) : nombreux touristes, bonne cuisine (88 Rm en prenant des plats assez chers) - See Good Food (LP) : resto excellent (le meilleur de notre séjour) : goûter la langouste sauce au poivre conseillée dans le LP, les midin (fougères) relevées à l’ail, les ambols (couteaux) (trop bons), mais surtout les sayur manis (légumes), les meilleurs de tout notre séjour ! Eviter le spicy fish préparé avec des morceaux de poissons bas de gamme. Addition salée pour la Malaisie (2 langoustes, ambols, midin, riz blanc, 1-2 noix de coco fraîches + 1 bière = 110 Rm) mais excellent resto. Autre soir 3 plats+ riz+boissons = 85 Rm. Quasiment aucun touriste bizarrement.
NB : à Kuching, pas de bureau Maswings en centre-ville (LP pas à jour). Vous devrez aller au bureau de l'aéroport si vous voulez changer vos billets. Nous n'avons pas réussi à suivre le bon plan pour y aller en bus (LP) et avons dû prendre 1 taxi.
b) Semmengoh (16/08/2010) : 😇 Super. Une douzaine d’orang-outans avec femelles et petits, certains à quelques mètres seulement, car ils venaient chercher les bananes que leur tendaient les gardes. Pour y aller : Le jeune du Kuching Waterfront Lodge nous proposait 35 Rm/pers l’excursion. Mais nous avons pris le bus STC qui est passé à 7h20 devant notre hôtel Kuching Waterfront Lodge à la demande du gérant, et avons acheté au gérant le daily pass de bus soit 4 Rm AR/pers (moins cher qu’1 AR acheté dans le bus). A l’arrivée, suivre la route depuis l’entrée du parc 15 mn pour arriver à l’entrée de Semmengoh. Droit d’entrée Semmengoh : 3 Rm/pers. Heure de distribution de la nourriture aux orang-outans du matin : 9h.
c) Bako National Park (17/08/2010) : Nous avons été déçus 😐, car nous l’avons fait en grande partie sous la pluie, mais beaux paysages. Nous voulions y dormir une nuit mais c’était complet (le nouveau bâtiment avec couchages était sur le point d’être fini). Finalement on était content de pas rester ! Belle végétation variée. Nombreux nasiques et macaques (attention, agressifs !). Pour info, la photo du rocher (Sea Stack) que l’on voit partout est prise depuis un bateau. Nous avons fait Telek Paku (1h l’aller en principe, jolie plage), la plage située après Telek Paku (jolie) puis la small loop trail (rando en boucle de 3h30) mais aucun des points de vue n’était dégagé (la végétation a bien poussé depuis la construction des plateformes), paysages pas extraordinaires et aucune vue sur la mer. Sans doute vaut-il mieux faire une plus petite balade avec un guide pour des explications, ou des petits trajets en bateau. Vous pouvez acheter un repas froid (15 Rm pour 2, boîtes fournies) à la cafétéria de l’île en arrivant. Entrée du parc : 10 Rm/pers Bateau : 18 Rm/pers AR. Notre boatman nous a dit qu’en raison de la marée, il ne pouvait venir nous chercher qu’à 13h30 ou 16h30 uniquement. Carte du parc avec le tracé des randos : 1,50 Rm
Pour y aller : Bus Kuching Express rouge à 7h15 (1er à 6h30) à l’arrêt de bus sur la place située derrière le Tourist Center au nord, côté rivière. (3 Rm/pers l’aller). Attention : climatisation glaciale, surtout au retour ! Arrivée sur l’île après le bus+bateau vers 9h.
d) Mulu National Park (19/08/2010) : A votre arrivée, enregistrez-vous tout de suite à l’accueil, qui organisera vos visites et votre séjour. Canopy walk (30 Rm) à 13h l’après-midi : sans grand intérêt. Y aller tôt le matin (7h) si vous voulez voir des animaux. Guide (Jenny) super. Musée du café Mulu très intéressant. Le Café Mulu propose des lunch packs.
e) Pinnacles (21/08/2010): (documents explicatifs sur le trek et les tarifs - enquiries@mulupark.com) Nous avons pu partager un guide (400 Rm) réservé par un couple qui faisait aussi les Pinnacles, ce qui nous a réduit un peu le coût très élevé (1.035 Rm pour 2 pour les Pinnacles + piste des chasseurs de tête), nous n’avons pas payé les frais du guide des Pinnacles pour le retour vu que nous avons poursuivi par la piste des chasseurs de têtes (peut se faire sans guide, le parc ne s'occupant pas de la réservation de guide pour cette partie-là). Nous avons eu pour les Pinnacles un super guide très expérimenté (Philip), qui était l’un des premiers à travailler au parc et a beaucoup aidé à son aménagement, mais il est désormais en free lance et pas loin de la retraite. Seuls les gens faisant partie des groupes des 2 guides les plus expérimentés sont montés au sommet. D’après Philip, les Pinnacles est le trek le plus difficile techniquement à Mulu (il nous a dit qu’après ça, le Mont Kinabalu ce serait les doigts dans le nez lol) Comme conseillé sur ce forum, faites vos courses à Miri (bien prévoir le nombre de repas, pas comme nous !) car peu de choix et cher à Mulu (+petits insectes dans les sacs de riz, ça fait des protéines en plus 😛), prévoir des sachets de thé/autre boisson chaude + achetez aussi vos chaussettes anti-sangsues à Miri (20 Rm (?) à Dillenia Guest house) car bizarrement aucune en vente à Mulu, là où on en a besoin 😮! (mais par chance 😇 et contrairement à plusieurs trekkeurs, nous n’en avons pas eu – grâce au répulsif anti-moustiques sur le pantalon et aux chaussures montantes en gore-tex ?). Prévoir 8h aller-retour (pauses incluses). Le guide vous fait un briefing la veille. Départ 6h30. Environ 1.000 m de dénivelé. Arrivée au sommet pour nous vers 10h (?) (ascension en 3h pauses exclues) où nous avons aperçu les fameux Pinnacles 😇 entre deux nuages avant qu’ils ne disparaissent. 3 L d’eau/pers dont la moitié peut être laissée à mi-chemin de la montée (mini Pinnacle) ou à la 1ère échelle. Il faut peu boire. Prévoir large en vivres de course. On peut prévoir 1 petit parapluie (utile, même le guide en avait un !) La plupart des personnes abandonnent dans les 40 premières minutes (beaucoup d’abandons !) car ils n'ont aucune expérience de marche (un malais faisait l'ascension en survêtement en polyester...dans la jungle où il fait chaud et très humide, vous imaginez ?) mais si vous avez déjà fait un peu de rando en montagne, pas de problème technique. En revanche la chaleur du début et surtout l'humidité très importante sont plus difficiles à gérer. Il faut prendre son rythme et faire des petits pas réguliers. Une fois un peu en altitude, ça va mieux côté chaleur. Descente éprouvante. Conseil aux trekkeurs : Prévoir des gants (ex : gants de cyclistes) pour la descente, très utiles ! (rochers de calcaires très acérés)
f) Piste des chasseurs de têtes (Headhunters’ trail) (22/08/2010) (détails à enquiries@mulupark.com) : Jungle très belle mais chemin souvent inondé donc marche assez longue : nous avons dû retirer nos chaussures 2-3 fois (pas rassurés à l’idée de marcher pieds nus dans l’eau dans la jungle mais bon), ou sinon faire comme les locaux, portez des Adidas Kampung (chaussures en caoutchouc) à 5-7 Rm. Pas vu d’animaux mais partis trop tard (8h20) ? Marche environ 4h (détours pour chemin inondé) pour rejoindre le bateau. Environ 1h (durée qui varie selon le niveau de la rivière) de bateau pour rejoindre la longhouse : super 😇. Longhouse – Limbang : 2h (bateau + mini-van) Van privatisé (on ne nous a pas laissé le choix) de Medamit pour retour aéroport Limbang (1h de route environ) : 80 Rm (60 Rm pour Limbang + 20 Rm pour l’aéroport)
Si vous voulez faire la piste des chasseurs de tête (= ne pas faire de boucle avec retour à Mulu) (voir le message sur VF de Gaulois59), il n’y a pas de véritable consigne à l’aéroport de Miri (bagages derrière un comptoir, laissés sans surveillance la nuit), mais vous pouvez laisser vos affaires au cargo service de Miri en arrivant à l’aéroport qui les enverra directement à Limbang pour la fin de votre trek (service top !). Cargo service aéroport Miri : prendre à droite en sortant de l’aéroport, traverser là où sont garés les taxis en continuant de longer. Le cargo service est quelques dizaines de mètres plus loin (longer le grillage). Un conseil : faites la répartition de vos affaires de vos 2 sacs (celui qui part à Limbang/celui que vous prenez pour Mulu) dans l’aéroport (clim) plutôt que dans le cargo service où pas de clim et peu de place. Pour 2 personnes : prévoir 2 sacs de 45 L pour le trek Pinnacles+chasseurs de tête ou 1 sac 30 L + 1 sac 50 L Coût cargo service : 47 Rm pour 25 kgs.
g) Longhouse Rumah Bala Lesong (22/08/2010) : Nous sommes restés dans une longhouse moderne (bois+béton) iban dans un village le long du fleuve au lieu d’aller directement à Limbang, ce qui est possible. Par rapport à notre expérience, je déconseille de faire étape dans une longhouse avant de retourner sur Limbang car le guide qui parlait anglais (Robyn) nous a lâchés dès notre arrivée, du coup aucun contact avec les locaux à part de grands sourires (et un « get out of my house » d’un gamin qui ne nous a pas vraiment amusés). Je me suis dit qu’on se rattraperait sur la bouffe authentique mais c’était fade 😐(pourtant la même chose que ce que mangeaient nos hôtes). 50 Rm/pers pour la bouffe et le logement à la Longhouse.
h) Kota Kinabalu (22/08/2010) : Nous avons bien aimé cette ville, mais ne pas y rester plus de 2 j. Le marché (bouffe) est super 😇. Le marché d'artisanat philippin : bof.
Pas mal de centres commerciaux. Avant le ponton pour les îles Manukan et autres, boutique de vêtements et articles de trek et de sport (attention ce sont des contrefaçons) pas mal pour acheter des choses en vue du Mont Kinabalu ou des t-shirts pour faire du snorkeling. Vous pouvez aussi aller dans des petites îles d’un petit coup de bateau. Attention : la laverie Sarusan a fait rétrécir nos vêtements ! 😠 la plaie !
i) Monsopiad Cultural Village (24/08/2010) : Cher pour ce que c’est (65 Rm/pers avec toilettes dans un état vraiment pas top vu le droit d’entrée), le lieu est bof (+plein de moustiques), mais la guide (Norma) était super, ce qui a compensé. Pour y aller : taxi : 120 Rm AR via l'hôtel (30 mn de route).
En transports en communs : 15 mn de marche du Lavender Lodge jusqu’à la gare routière indiquée par la Lavender Lodge. Prendre un bus pour Donggongan (1,70 Rm/pers - 30 mn) puis de là, soit un autre bus s’il y en a, soit un taxi (15 Rm pour nous non négociés - 10 mn). Pour le retour, héler un mini van du petit abri situé sur la route (à 20 m gauche en sortant de Monsopiad) : 4,6 Rm (pour 2), puis bus de Donggongan à KK (4 Rm).
j) Mont Kinabalu (26-27/08/2010) : Réserver impérativement dès que possible votre hébergement à Laban Rata (nous avons réservé le 19/07). Vous devrez payer à distance d’avance (492 Rm soit environ 119,50€/pers) par CB ou virement (comprend 1 nuit Laban Rata, 1 dîner, 2 petits déj (2h du mat et 7h30-10h30 du mat), 1 lunch pack montée + 1 lunch à l’arrivée en bas, 1 climbing permit, 1 assurance). Prendre le transfert en van jusqu’à Timpohon Gate (16,50 Rm/pers AR), ça vaut le coup. Consigne bagages : 10 Rm/bagage pour laisser votre gros sac aux Headquarters. Droit d’entrée Mont Kinabalu NP : 15 Rm/pers Tarif du guide : 85 Rm
Nous avons mis 3h30 pour la montée de Timpohon Gate (1866m d’altitude) à Laban Rata (3272 m), avec un bon rythme et très peu d’arrêts. Les marches inégales sont assez fatigantes car contrairement aux Pinnacles, vous ne pouvez pas choisir de faire des petits pas réguliers ! A un moment notre guide (Edwin, un jeune un peu bedonnant - l'excès de Tiger beer ? lol 😛) était loin derrière ! Il ne nous a pas servi à grand chose, parlant très peu anglais malgré ma demande d’un guide anglophone. Nous avons eu très chaud la nuit à Laban Rata car notre dortoir n°1 (2x2 lits superposés) était au-dessus des cuisines ! Mais je crois que c’est une exception. Sanitaires et douches neufs et très propres (luxueux pour tous ceux qui ont déjà dormi dans des refuges en France, enfin vu le prix du trek, c’est la moindre des choses). En revanche aucune douche chaude et dortoirs non chauffés à Laban Rata car problème d’électricité (pas eu droit à une réduction de prix correspondante !). Pour l’ascension au sommet (4.098 m), vous aurez le choix entre 2h30 et 3h comme départ. Ne marchez pas trop vite car vous arriverez trop tôt au sommet et vous aurez froid (je n’ai pas regretté d’avoir monté mes 2 polaires, ma gore-tex, mon bonnet et mes gants). Nous sommes partis à 2h30 en marchant très lentement pour ne pas arriver à 5h au sommet et attendre 1h dans le froid (lever soleil 6h (?) environ). Mais nous sommes quand même arrivés dans les premiers avec une bonne place. Attente 30 mn environ. Les pakistanais (?) qui ont doublé sur le chemin pour arriver les premiers au sommet en bousculant presque les gens même dans les passages avec corde étaient en survêt polyester et claquaient des dents : on a crû qu'on allait les laisser sur place lol Vue magnifique 😇 jusqu’à KK. Descente à Laban Rata : arrivée à 7h45 pour 2nd petit déj. 3h de descente éprouvante 🙁 Laban-Rata - Timpohon Gate.
😠 😠😠 Coup de gueule contre les chauffeurs de taxi situés au niveau de la route, en bas des Headquarters du Kinabalu Parc (à l'extérieur du parc) : Ils nous ont proposé 80-85 Rm la course pour Sabah Tea Garden, prétextant que les transports publics étaient plus chers. Nous avons refusé car je connaissais les prix (LP). Du coup, alors que des mini-vans/bus pour Sandakan/taxis partagés étaient prêts à nous emmener à Ranau pour une somme modique, ils ont fait signe dans notre dos aux chauffeurs pour qu’ils refusent de nous prendre, à trois reprises. Cette anecdote nous a été d’autant plus désagréable 😠 que nous étions fatigués du trek et avions hâte de nous poser. Finalement, nous nous sommes littéralement jetés sur un mini-van avant qu’ils ne leur fassent à nouveau signe et nous avons pu aller à Ranau pour 5 Rm par personne. De Ranau, nous avons pris un autre mini-van (payé 15 Rm/pers soit trois fois plus cher que le prix normal mais nous en avions ras-le-bol) qui nous a déposé à Sabah Tea Garden.
k) Sabah Tea Garden (28/08/2010) : A 40 mn de Kundasang environ, à 18 km de Ranau, à 15 mn de Poring Hot Springs. Cadre et vue magnifique (mais très tôt le matin uniquement) sur le Mont Kinabalu. Visite de l’usine de thé intéressante (45 mn max - 10 Rm/pers). Les appeler pour confirmer votre arrivée sinon il risque de n’y avoir personne pour vous accueillir (nous étions les seuls visiteurs) ! Guide très gentil (nous a ramené gracieusement en voiture jusqu'à la route principale).
l) Perhentian Islands (Besar) (30/08/2010) : Abdul’s Chalet : super plage avec coraux à quelques mètres (ne pas mettre de palmes !). Sur l'île, sortie snorkeling en bateau (3-4h) : 80 Rm/ pers. (Petani Beach House complet http://www.perhentian-beach.com/)
J’ai moins aimé : - la quasi absence de contacts avec les locaux (ramadan ?), à l’exception d’un groupe de jeunes très sympas de KL au Camp 5 - l’attitude des chauffeurs de taxis au Sabah
J’ai beaucoup aimé : - le Bat exodus (envol de milliers de chauve-souris des grottes à la tombée de la nuit) à Mulu - faire partie des rares à être monté aux Pinnacles ce jour-là 😛
J’ai adoré : - l’ascension au Mont Kinabalu, la végétation et la vue magnifiques 😇
- notre guide Philip pour les Pinnacles (je n’ai pas ses coordonnées mais le parc de Mulu doit pouvoir vous les donner, lors de notre visite, il pensait prendre sa retraite dans 5 ans) - les Perhentian : le snorkeling et Abdul’s Chalet sur Besar 😇, - la bouffe 😇
Au final, des vacances très chères pour l’Asie, car les options trek dans des parcs nationaux sont les plus onéreuses mais…ça vaut le coup ! Vous pouvez bien sûr pas mal minimiser le coût de l'hébergement en choisissant des dortoirs dans les villes.
Voilà !
Trois à quatre jours pour visiter le Maine English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir des suggestions de choses a faire et a voir dans le coin de Bar harbour. Nous y resterons 3 à 4 jours, que me suggerer vous de visiter ? J'aime la nature, les beaux endroits, la ville. Pour me loger (auberge ou hôtels)... merci
J'aimerais avoir des suggestions de choses a faire et a voir dans le coin de Bar harbour. Nous y resterons 3 à 4 jours, que me suggerer vous de visiter ? J'aime la nature, les beaux endroits, la ville. Pour me loger (auberge ou hôtels)... merci
Anniversaire de mariage en Nouvelle-Calédonie: période et durée? English translation pending
Bonjour
Pour anniversaire de mariage nous envisageons un séjour de 3 semaines en octobre ou novembre La Nouvelle Calédonie fait partie des options Habituellement nous utilisons la voiture de location et comme logement les hôtels ou parfois les 'maisons d'hôtes' Centres d'intérêts : nature - un peu de rando - culture - plages - contacts et séjours 'authentiques' qui font vraiment découvrir un pays
Le circuit n'est pas du tout établi sinon se partager entre le 'caillou' et au moins une des îles Loyauté.
Nous savons que le budget est assez élevé
Nous sommes preneurs d'avis et de conseils
Pour indication et situer nos goûts, les séjours précédents similaires dans l' hémisphère Sud étaient : Chili avec Ile de Pâques (avons adoré) - Australie - Afrique du Sud Sinon : Mexique - USA - Canada et fan des Antilles
Pour anniversaire de mariage nous envisageons un séjour de 3 semaines en octobre ou novembre La Nouvelle Calédonie fait partie des options Habituellement nous utilisons la voiture de location et comme logement les hôtels ou parfois les 'maisons d'hôtes' Centres d'intérêts : nature - un peu de rando - culture - plages - contacts et séjours 'authentiques' qui font vraiment découvrir un pays
Le circuit n'est pas du tout établi sinon se partager entre le 'caillou' et au moins une des îles Loyauté.
Nous savons que le budget est assez élevé
Nous sommes preneurs d'avis et de conseils
Pour indication et situer nos goûts, les séjours précédents similaires dans l' hémisphère Sud étaient : Chili avec Ile de Pâques (avons adoré) - Australie - Afrique du Sud Sinon : Mexique - USA - Canada et fan des Antilles
Comment choisir entre la Gaspésie et le Nord de Montréal? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous partons avec ma petite ami au Quebec pour 2 semaines. J ai pour le moment prévu:
4-5 jours dans le parc de la Jacques Cartier et le long du saguenay 2-3 jours vers tadoussac ou je retrouve des amis
Mes questions se posent sur la suite du voyage, j hésite a traverser le Saint Laurent pour aller en Gaspesie sachant que nous y passerions 4-5 jours Max. Cela vs semble t il suffisant? On m a en effet dit que les Laurentides ou d autres parcs valaient la peine sans faire tant de distance en si peu de temps. Si vous me recommandez la Gaspesie, ou aller ? Sachant que nous sommes a la recherche de nature et de sensations fortes. Merci bcp de votre aide
Nous partons avec ma petite ami au Quebec pour 2 semaines. J ai pour le moment prévu:
4-5 jours dans le parc de la Jacques Cartier et le long du saguenay 2-3 jours vers tadoussac ou je retrouve des amis
Mes questions se posent sur la suite du voyage, j hésite a traverser le Saint Laurent pour aller en Gaspesie sachant que nous y passerions 4-5 jours Max. Cela vs semble t il suffisant? On m a en effet dit que les Laurentides ou d autres parcs valaient la peine sans faire tant de distance en si peu de temps. Si vous me recommandez la Gaspesie, ou aller ? Sachant que nous sommes a la recherche de nature et de sensations fortes. Merci bcp de votre aide
Séjour de dix jour à Göttingen en mai 2011: endroits à visiter? (Allemagne) English translation pending
Bonjour a tous,
je pars pour 10 jours a la mi Mai pour Goettingen et ses environs (Thüringen et Sachsen-Anhalt) et je suis surtout interesse par les paysages, la nature et le cote culturel de ces endroits, est ce que vous avez des endroits a me conseiller ?
merci d'avance mes amis voyageurs !!!
je pars pour 10 jours a la mi Mai pour Goettingen et ses environs (Thüringen et Sachsen-Anhalt) et je suis surtout interesse par les paysages, la nature et le cote culturel de ces endroits, est ce que vous avez des endroits a me conseiller ?
merci d'avance mes amis voyageurs !!!
Hôtel Riu Oliva Beach Fuerteventura English translation pending
Bonjour,
Voici notre avis sur le complexe oliva beach resort de la chaîne Riu hotels à Fuerteventura (Canaries) car nous n'avons jamais eu d'avis objectif avant d'y aller et nous aurions aimé en trouver d'ailleurs sur cet hotel et sur d'autres. Il est situé au nord de l'île à côté d'une ville inintéressante, nommée Corralejo, où l'on peut juste dépenser ses euros en habits et prendre le ferry pour Lanzarote. Il est situé au coeur d'un parc naturel faits de dunes de sable et de paysages assez incroyables quoique, sommes toutes, assez répétitifs ! Les POINTS NEGATIFS : Les locaux sont vraiment vétustes et en mauvais état. Les portes grincent, les matelas sont vieux, on en sent les ressorts, les lits doubles sont rares dans les bungalows, en couple on dort dans deux petits lits rapprochés. Les murs sont fissurés, la peinture se barre, les TV sont antiques et il y a des fourmis microscopiques absolument partout. Le bâtiment principal est très bruyant jusqu'à 01 H du matin et il gâche le paysage car il est imposant et laid. Les piscines prétenduement chauffées ne le sont que par le soleil, donc pour les départs en hiver, ne comptez que sur une eau à 18 degrés.
Les POINTS POSITIFS : Si vous êtes en famille, que vous spécifiez vouloir dormir en bungalow ( de ttes façons avec nouvelles frontieres, c'est automatique) et que vous ne vous intéressez pas au luxe du 5 étoiles = Bienvenue au paradis ! Pelouse verte, jardin d'enfants, mini-club pour les 3-6 puis 6-12 puis 12-16 où les animateurs sont belges ou français comme les enfants (en période de vacances scolaires) et s'occupent très très bien des enfants et même si vous le demandez ils les prennent en charge au cours des repas. Demandez à être en rez de jardin et vous aurez un jardin en plus de la terrasse ! En all-inclusive, les buffets sont délicieux, l'alcool de bonne qualité (surtout pas le vin en cubi ! seule ombre !), les boissons sont des marques : coca, fanta, baccardi, smirnoff, ... La plage hallucinante vous plaira bcp. L'autre riu du nom de "3 islas " à côté se laisse visiter avec le bracelet de votre hotel et il est vraiment luxueux, peut-être 4 étoiles ?! Le personnel est super accueillant et souriant et compétent. En bungalow, vous aurez une chambre et deux lits dans le séjour avec un frigo ( tjs pratique pour ramener des victuailles pour la nuit et éviter de nourir les minis-fourmis !). Vous évitez la foule de ce côté-ci du complexe.
Nos CONCLUSIONS : Idéales pour les familles sans prétentions qui veulent profiter d'elles-mêmes. A déconseiller aux amateurs de luxe et de rencontres sentimentales.
Voilà bon séjour !
PS : Si vous voulez des photos, essayez de nous contacter, je vous les enverrai.
Voici notre avis sur le complexe oliva beach resort de la chaîne Riu hotels à Fuerteventura (Canaries) car nous n'avons jamais eu d'avis objectif avant d'y aller et nous aurions aimé en trouver d'ailleurs sur cet hotel et sur d'autres. Il est situé au nord de l'île à côté d'une ville inintéressante, nommée Corralejo, où l'on peut juste dépenser ses euros en habits et prendre le ferry pour Lanzarote. Il est situé au coeur d'un parc naturel faits de dunes de sable et de paysages assez incroyables quoique, sommes toutes, assez répétitifs ! Les POINTS NEGATIFS : Les locaux sont vraiment vétustes et en mauvais état. Les portes grincent, les matelas sont vieux, on en sent les ressorts, les lits doubles sont rares dans les bungalows, en couple on dort dans deux petits lits rapprochés. Les murs sont fissurés, la peinture se barre, les TV sont antiques et il y a des fourmis microscopiques absolument partout. Le bâtiment principal est très bruyant jusqu'à 01 H du matin et il gâche le paysage car il est imposant et laid. Les piscines prétenduement chauffées ne le sont que par le soleil, donc pour les départs en hiver, ne comptez que sur une eau à 18 degrés.
Les POINTS POSITIFS : Si vous êtes en famille, que vous spécifiez vouloir dormir en bungalow ( de ttes façons avec nouvelles frontieres, c'est automatique) et que vous ne vous intéressez pas au luxe du 5 étoiles = Bienvenue au paradis ! Pelouse verte, jardin d'enfants, mini-club pour les 3-6 puis 6-12 puis 12-16 où les animateurs sont belges ou français comme les enfants (en période de vacances scolaires) et s'occupent très très bien des enfants et même si vous le demandez ils les prennent en charge au cours des repas. Demandez à être en rez de jardin et vous aurez un jardin en plus de la terrasse ! En all-inclusive, les buffets sont délicieux, l'alcool de bonne qualité (surtout pas le vin en cubi ! seule ombre !), les boissons sont des marques : coca, fanta, baccardi, smirnoff, ... La plage hallucinante vous plaira bcp. L'autre riu du nom de "3 islas " à côté se laisse visiter avec le bracelet de votre hotel et il est vraiment luxueux, peut-être 4 étoiles ?! Le personnel est super accueillant et souriant et compétent. En bungalow, vous aurez une chambre et deux lits dans le séjour avec un frigo ( tjs pratique pour ramener des victuailles pour la nuit et éviter de nourir les minis-fourmis !). Vous évitez la foule de ce côté-ci du complexe.
Nos CONCLUSIONS : Idéales pour les familles sans prétentions qui veulent profiter d'elles-mêmes. A déconseiller aux amateurs de luxe et de rencontres sentimentales.
Voilà bon séjour !
PS : Si vous voulez des photos, essayez de nous contacter, je vous les enverrai.
Trois semaines en Indonésie: quel itinéraire choisir? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons 3 semaines en août en Indonésie (arrivée et départ Jakarta), et j'aimerais avoir vos avis sur les itinéraires possibles, car ce pays est immense.
Tout d'abord, pour vous situer nos envies, nous sommes plus paysages et merveilles de la nature que grandes villes. On aime aussi randonner (mais léger, pas le trek), et on aimerait voir des volcans, des rizières, des temples et des animaux. Quelques heures de détente sur la plage aussi, mais pas trop longtemps.
Bien sûr Bali fait partie des incontournables, mais nous ne voulons pas y passer 3 semaines. Personnellement je rêve d'aller aux Célèbes (on aurait adoré aller à Bornéo mais avec seulement 3 semaines... il faut faire un choix).
Du coup on hésite entre deux options, et j'aimerais avoir des avis éclairés pour savoir si c'est faisable, sans trop courir, et si c'est le meilleur choix sachant ce que l'on aimerait voir.
Option 1 : on traverse Java avec 3 ou 4 arrêts (notamment Bogor, Pangandaran, Jogjakarta/Borodur, Parc National de Baluran ou celui de Meru Betiri. Tout ça en 8-10 jours, puis 5 jours à Bali, et une semaine pour faire le nord des Célèbes, et retour à Jakarta.
Option 2 : on zappe Java et on va direct vers Bali et Lombok, pour y passer 8-10 jours, puis les Célèbes, puis retour à Jakarta avec quelques jours vers Bogor.
Qu'en pensez-vous ?
Ce qui me fait un peu peur, c'est les transports à Java : il va falloir alterner bus, trains... Voitures avec chauffeur pour les endroits isolés ? D'habitude on loue une voiture, mais là c'est déconseillé. Et comme je ne parle pas un mot des dialectes locaux, que je ne suis pas sûre de trouver des personnes anglophones à Java et qu'en plus ce sera en plein ramadan, j'ai un peu peur qu'on galère...
Merci de vos conseils 🙂
Nous partons 3 semaines en août en Indonésie (arrivée et départ Jakarta), et j'aimerais avoir vos avis sur les itinéraires possibles, car ce pays est immense.
Tout d'abord, pour vous situer nos envies, nous sommes plus paysages et merveilles de la nature que grandes villes. On aime aussi randonner (mais léger, pas le trek), et on aimerait voir des volcans, des rizières, des temples et des animaux. Quelques heures de détente sur la plage aussi, mais pas trop longtemps.
Bien sûr Bali fait partie des incontournables, mais nous ne voulons pas y passer 3 semaines. Personnellement je rêve d'aller aux Célèbes (on aurait adoré aller à Bornéo mais avec seulement 3 semaines... il faut faire un choix).
Du coup on hésite entre deux options, et j'aimerais avoir des avis éclairés pour savoir si c'est faisable, sans trop courir, et si c'est le meilleur choix sachant ce que l'on aimerait voir.
Option 1 : on traverse Java avec 3 ou 4 arrêts (notamment Bogor, Pangandaran, Jogjakarta/Borodur, Parc National de Baluran ou celui de Meru Betiri. Tout ça en 8-10 jours, puis 5 jours à Bali, et une semaine pour faire le nord des Célèbes, et retour à Jakarta.
Option 2 : on zappe Java et on va direct vers Bali et Lombok, pour y passer 8-10 jours, puis les Célèbes, puis retour à Jakarta avec quelques jours vers Bogor.
Qu'en pensez-vous ?
Ce qui me fait un peu peur, c'est les transports à Java : il va falloir alterner bus, trains... Voitures avec chauffeur pour les endroits isolés ? D'habitude on loue une voiture, mais là c'est déconseillé. Et comme je ne parle pas un mot des dialectes locaux, que je ne suis pas sûre de trouver des personnes anglophones à Java et qu'en plus ce sera en plein ramadan, j'ai un peu peur qu'on galère...
Merci de vos conseils 🙂
Excursions à l'île Maurice avec un bébé de un an et demi? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à l'ile maurice au mois de juillet Aout, nous y restons 1 ou 2 semaine. Nous avons un bébé de 1an et demi.
Est ce que vous pouvez me dire qu'elles sont les excusions à voir avec 1 bébé? Est ce que louer une voiture est nécessaire? Comment organise t-on nos excursions à moindre prix?
Est que quelqu'un à déjà fait les fonds sous marins avec Blue Safari et combien cela couterai pour 4 adultes et 1 bébé?
Merci pour vos réponses.😎
Nous partons à l'ile maurice au mois de juillet Aout, nous y restons 1 ou 2 semaine. Nous avons un bébé de 1an et demi.
Est ce que vous pouvez me dire qu'elles sont les excusions à voir avec 1 bébé? Est ce que louer une voiture est nécessaire? Comment organise t-on nos excursions à moindre prix?
Est que quelqu'un à déjà fait les fonds sous marins avec Blue Safari et combien cela couterai pour 4 adultes et 1 bébé?
Merci pour vos réponses.😎
Voyage en Afrique de l'Ouest English translation pending
A chacun son aventure
Tout voyage est une aventure, une entreprise plus ou moins hasardeuse, tout au moins une rupture avec ses habitudes, son quotidien. Tout voyage en Afrique est une Aventure, c’est un projet où la part de l’imprévu est toujours très grande. Voyager sur ce continent, ce n’est pas seulement se rendre d’un point à un autre en utilisant un ou différents modes de transport. Voyager, ce n’est pas seulement prendre son billet, se présenter à l’heure prévue pour partir, lire un bon livre pendant le trajet et arriver à destination frais et dispos pour commencer de nouvelles découvertes. Non, voyager en Afrique, c’est dès l’achat de son titre de transport se lancer dans une aventure dont on ne sait jamais très bien à l’avance où elle vous mènera. C’est non seulement une aventure du fait des bouleversements, des changements de dernière minute, des évènements favorables ou contraires, c’est aussi et surtout une aventure humaine. C’est partir à la rencontre des gens, de personnages et c’est enfin se rencontrer soi-même, apprendre à mieux se connaître, à éprouver sa patience, sa capacité à se sortir de situations inédites, à improviser. C’est en tout cas être bousculé au sens propre comme au sens figuré. Préparatifs ou le voyage en théorie
08 Mai 1999, il est 16h30 à Dalaba, bourgade au cœur du Fouta Djalon en Guinée et rien ne laisse présager les grandes décisions que nous allons prendre et qui vont bouleverser nos vies, …, quoique ! ? Attablés autour d’une « Skol », ou peut-être bien de plusieurs, dans le restaurant le « Silence », quartier Sily, je me trouve en face de Aliou, mon ami togolais, propriétaire dudit restaurant. A cette heure là, une petite bière bien fraîche, comme on dit « ça passe ». Bon, c’est vrai les bières ne sont en fait pas très fraîches, le courant étant encore rare à cette époque de l’année à Dalaba, mais peu importe, on en est plus vraiment à ça près. D’ailleurs, avec bière fraîche ou non, notre discussion s’auto abreuve de nos déboires respectifs. Il faut dire que l’on forme à nous deux une fine équipe. Aliou est menacé de prison suite à un conflit commercial avec un concurrent guinéen, qui a pris une ampleur à peine croyable. Il est en fait accusé d’avoir détourné une partie de la clientèle de l’hôtel du Fouta. L’affaire est remontée jusqu’au Préfet et au Palais de Justice. Il a même été mis en garde à vue pour quelques heures. Bref il ne fait pas bon être étranger à Dalaba en cas de conflit avec un ressortissant guinéen. Quant à moi, j’ai été poussé à démissionner de mon poste de responsable de l’Office de Tourisme. Je suis par ailleurs poursuivi par le percepteur local suite aux accusations de mes anciens collègues et accusé d’avoir détourné de l’argent du projet que j’ai largement financé sur fonds propres. Je me sui entendu dire plus d’une fois : « tu n’es pas d’ici, si tu n’es pas content il faut rentrer chez toi ». Bref l’ambiance est vraiment lourde. Quelques jours auparavant, nous nous étions déjà retrouvés et nous avions envisagé de changer d’air, de quitter Dalaba pour quelque temps, son air devenant vraiment irrespirable pour nous. Aujourd’hui, l’idée a mûri et est devenue projet : nous quitterons Dalaba la première quinzaine de juillet pour un voyage à travers l’Afrique de l’ouest dont l’objectif ultime sera d’atteindre Vogan au Togo, village natal de Aliou. Nous envisageons même de nous installer dans ce pays ou un pays limitrophe, si des opportunités existent. Nous portons un toast à notre voyage en le ponctuant comme il se doit d’un « inch Allah » convaincu. Y’a plus qu’à !
De retour chez moi, mon premier réflexe est de consulter le guide du routard sur l’Afrique noire pour mieux visionner le trajet à suivre, connaître les frontières que nous aurons à traverser et envisager les différents parcours et modes de transport possibles. Premier constat : Vogan c’est vraiment pas la porte à coté. Plus de 2000 kilomètres à travers quatre pays : Guinée, Cote d’Ivoire, Ghana, Togo. Enfin peu importe tant qu’à partir, autant voir le maximum du vaste monde.
Deuxième constat, il va falloir se préparer un peu, … beaucoup ! avant de se lancer dans ce qui s’annonce déjà comme une sacrée aventure.
C’est dans cette optique que deux jours plus tard, nous nous retrouvons de nouveau. Cette fois-ci, nous sommes quatre pour discuter un peu plus en avant des modalités pratiques de notre voyage. Mme Aliou et Oumou, mon amie se sont jointes à nous. Elles aussi seront de l’aventure. Un premier dilemme se pose à nous : la deuxième semaine de juillet, la saison des pluies est déjà bien avancée en Guinée et dans la sous-région. Peut-on alors envisager de passer par la route en empruntant un taxi pour traverser la Guinée du Nord au Sud et entrer en Côte d’Ivoire, sachant que les pistes risquent d’être difficiles ou est-il plus prudent d’envisager un voyage par la route jusqu’à Conakry, de prendre l’avion Conakry-Abidjan pour éviter les mauvaises pistes du sud guinéen et de l’ouest ivoirien, même si le coût du voyage serait alors beaucoup plus élevé. Bison futé n’ayant pas encore traversé la mer et Buffle rusé n’ayant pas encore vu le jour sous les tropiques, la seule solution est de se référer aux expériences passées des uns et aux témoignages des autres pour se faire une idée des risques encourus. Bref rien de très sur mais en l’occurrence des témoignages pas très engageants recueillis par Mr et Mme Aliou, du style : « entre truc et la frontière c’est bon, mais après quelques kilomètres c’est l’enfer. Des trous partout, plein de flotte. En plus il y a plein de camions qui creusent la piste et qui parfois la bloquent en s’embourbant. Mais enfin avec un bon taxi, sous entendu un bon véhicule et un bon chauffeur, ça passe jusqu’à « machin ». Si, si je vous assure ! Inch Allah ! ». Sur la base de ces récits, le choix concernant le mode de transport sur ce tronçon de notre voyage est donc reporté à plus tard, mais l’idée d se renseigner plus précisément sur les vols Conakry – Abidjan est, elle, acquise. Pour ce qui concerne, le parcours entre Abidjan et Lomé, pas de problème : la compagnie de bus « STIF » assure des liaisons régulières entre ces deux villes à des tarifs abordables. Adopté sans discussion. Là les témoignages sont vraiment convaincants. Le seul petit détail dont on se mordra les doigts plus tard, c’est que les infos datent un peu.
Autre aspect pratique qui nous préoccupe pour ce voyage, c’est bien sur les passeports, visas et laissez-passer nécessaires aux uns et aux autres pour pouvoir traverser les frontières sans trop de soucis notamment financiers. Décision est donc prise de se rendre tous ensemble à Conakry pour régler ce problème au début du mois de juin. Ce sera aussi l’occasion de prendre tous les renseignements concernant les vols vers Abidjan.
10 Juin 99, nous voici à Conakry, comme prévu trois semaines plus tôt. Nos premières démarches nous amènent chez un parent de Aliou qui doit nous servir d’intermédiaire avec le Consul du Togo à Conakry pour avoir les laissez-passer pour Aliou et sa femme et un visa pour moi, d’ailleurs non nécessaire d’après un document sur le Togo fourni par notre intermédiaire. Faut pas chercher à comprendre ! Nous lançons malgré tout le processus moyennant bien sur quelques billets de 5.000 FG et des photos d’identité. Rendez-vous est pris début juillet pour récupérer tous ces documents. Pour Oumou, pas besoin de visa. Il lui suffit d’avoir un passeport de la CEDEAO pour entrer dans tous les pays que nous aurons à visiter. Reste plus qu’à se procurer ce passeport, ce qui à priori ne semble pas évident surtout connaissant l’administration locale. Et là surprise ! Oumou nous parle d’un de ses oncles qui peut lui procurer ce document rapidement. Un peu incrédules, nous partons le rencontrer pour lui présenter notre projet. Après les présentations d’usage, nous exposons le but de notre visite. Sans hésitation, il nous donne rendez-vous pour le lendemain dans un bureau de l’administration. Il connaît quelqu’un qui devrait pouvoir nous aider. A l’heure dite, nous nous retrouvons comme prévu. Après quelques démarches dont entre autre l’achat d’un certificat médical, sans visite, à l’hôpital, quelques prises de contact dans différents bureaux de la capitale, nous voilà au ministère de l’intérieur accompagné d’un cadre de la dite administration. Après avoir remis la somme et les papiers demandés ainsi que deux photos, à notre bon samaritain, nous le voyons disparaître dans un bureau. Moins d’une heure plus tard, il ressort avec un passeport de la CDEAO au nom de Oumou. Je dois dire que je suis complètement bluffé. Mais ce n’est qu’une confirmation de plus de l’importance des relations et de la capacité de pouvoir les mobiliser au moment voulu ! Après moult remerciements à l’oncle, nous nous séparons en promettant de venir le voir à notre retour pour lui raconter nos aventures. Il ne nous reste plus qu’à nous renseigner sur les vols vers Abidjan. Direction l’avenue de la République où se concentre l’ensemble des agences des compagnies aériennes présentes en Guinée. Après avoir pris des renseignements dans les agences d’Air Ivoire, d’Air Afrique et Air Guinée, il apparaît qu’Air Ivoire propose les tarifs les plus attractifs. Ne pouvant ni réserver, ni payer les billets à l’avance, nous remettons à notre prochain voyage à Conakry la conclusion de nos démarches.
Ayant fait le tour des problèmes que nous étions venus traiter �� Conakry, nous décidons de repartir vers Dalaba.
La saison des pluies est maintenant bien installée. A Dalaba, c’est synonyme de froid et d’humidité persistante. On peut passer des journées entières dans le brouillard sans voir le soleil et la température peut baisser jusqu’à 10 ou 12°C. Un pull s’impose alors notamment en début ou fin de journée. De plus l’humidité est tellement présente que rien ne sèche et bien au contraire tout à tendance à moisir. Il faut profiter du moindre rayon de soleil. Les petits fourneaux sont bien utiles dans les maisons pour assécher l’atmosphère. Bref c’est une période de l’année pas très réjouissante.
Dans cette ambiance quelque peu déprimante, un mois se passe, agrémenté de rencontres au « Silence » où nous échafaudons des projets d’avenir, hors de Guinée. Pour moi, c’est devenu un mal nécessaire et pour Aliou la pression ne se relâchant pas, l’idée de quitter définitivement la Guinée se fait de plus en plus précise.
Enfin l’heure de prendre la route a sonné. Je décide donc de revendre tout ce que je peux et c’est vraiment rageant quand je pense au temps qu’il m’a fallu pour acquérir tout ça. Je solde l’essentiel : moto, vélos, groupe électrogène et je donne l’autre partie dont mon lecteur radio-cassette, l’antenne parabolique que j’ai acheté pour l’installer à l’hôtel reste en place. Je ramasse les quelques affaires qui me restent et qui tiennent dans un sac et une valise non compris mon ordinateur portable qui a sa propre sacoche. Nous prenons la route en cette première semaine de juillet pensant bien ne plus remettre les pieds à Dalaba. Le destin en décidera autrement.
A l’arrivée à Conakry, après un voyage sans histoire, nous nous arrêtons comme à chaque passage au kilomètre 36. D’ailleurs on n’a pas le choix. Mais là surprise, après un premier contrôle de nos papiers d’identité, un deuxième homme en uniforme se présente. Il veut à son tour contrôler nos pièces arguant qu’il fait partie de la brigade de lutte contre le trafic de drogue. Devant notre peu d’empressement à lui présenter nos papiers, il s’impatiente. Il veut maintenant fouiller tous les bagages. Début de discussions interminables où chacun reste sur ses positions. L’homme en tenue ne veut pas lâcher prise surtout qu’un « blanc » en l’occurrence moi, est impliqué. L’occasion est trop belle de gagner le « prix des cigarettes », voire plus. Finalement nous descendons nos bagages à main et les sacs du coffre (les valises sur la galerie resteront en place) pour la fouille qui se fait dans un petit bureau sombre où règne un « chef », qui s’y croit vraiment. Mon tour arrive, l’agent chargé de la fouille relève ses manches et me présente ses bras, l’air de dire vous voyez je n’ai pas de petits sachets de poudre à glisser subrepticement dans votre sac. Il fouille le sac et en retire mon vieil opinel qu’il tend à son chef. Devant mes interrogations, le chef me dit calmement et avec tout son sérieux : « avec les troubles dans les pays voisins et l ‘entrée de rebelles en Guinée, il est devenu interdit de circuler avec des armes blanches. Votre couteau est confisqué ». J’essaye de protester mollement mais je sais que ça ne sert pas à grand chose. Là encore, un billet me permettrait certainement de récupérer mon « arme blanche », mais comme elle n’a pas beaucoup de valeur je préfère en rester là. Diouma, mon collègue de travail qui a fait la route avec nous, est resté dans le bureau pour négocier. Il est très attaché à son couteau suisse, qu’il a reçu en cadeau. Après 3, 4 minutes de discussions, il ressort avec son couteau. 5.000 FG lui ont permis d’avoir un passe-droit pour circuler avec son « arme blanche », tout au moins de le récupérer. Au final je retiendrais de cette expérience une règle essentielle à ne jamais oublier : un homme en tenue a toujours raison, même quand il a tord et mieux vaut le respecter, même si lui oublie bien souvent le respect de son propre uniforme. Mais là n’est pas le problème. Le système est bien en place et vouloir le mettre en cause surtout pour un étranger est non seulement utopique mais risqué voire dangereux. Bref, l’incident clos après environ 1 heure d’attente et de discussion, nous reprenons enfin la route pour le centre ville de Conakry. Nous retournons au « Tanois », petit hôtel tenu par un Ivoirien, situé dans un quartier calme proche de l’aéroport (Matoto, près de la station Mobil). C’est en fait une maison de particulier qui a été réaménagée en hotel-restaurant. Pas le grand luxe, mais enfin le minimum de confort et de propreté pour un prix raisonnable. Et puis on y mange de très bons poissons braisés avec aloko et athiéké. Bien sur il faut être un peu patient, car le plus souvent les produits pour préparer le repas demandé sont achetés sur le marché voisin selon la commande passé. Il est donc assez prudent de s’y prendre un peu à l ‘avance. Après une nuit paisible, nous nous rendons à Air Guinée. Suite à différentes démarches et prises de contact réalisées par Mme Aliou, il semble qu’Air Guinée propose des tarifs vraiment très intéressants. Le fait de connaître un agent ou tout au moins d’être recommandé auprès de lui a déclenché une baisse assez sensible des tarifs. Pourquoi, comment, à qui cela profite-t-il ? Cela restera quelque peu mystérieux et un peu inquiétant : jusqu’à notre départ effectif, je me poserai la question de savoir si on aura bien une place. Mais pour le moins la gestion de cette compagnie ne semble pas vraiment répondre aux critères de la bonne gestion couramment acceptés. Il suffit pour s’en convaincre de rentrer dans le bureau de la responsable d’agence : malgré un toc-toc d’usage avant d’entrer, nous la trouvons allongée pour ne pas dire vautrée sur une banquette de son bureau en train de faire la causette avec une autre personne et elle ne daigne pas faire le moindre mouvement pour nous saluer. Le bureau est par ailleurs vierge de tout dossier, document, matériel informatique : étonnant ! Finalement après une attente assez courte, nous payons nos billets en liquide, l’argent étant encaissé directement par l’agent, dans une sacoche qu’il promène en permanence avec lui. Surprenant, mais bon l’essentiel pour nous est d’avoir nos billets à un tarif raisonnable et surtout de partir le plus vite possible. Notre départ est prévu un jeudi midi.
Il ne nous reste plus qu’à récupérer nos laisser-passer et visas pour le Togo qui sont censés, nous permettre de traverser Cote d’Ivoire et Ghana pour arriver au Togo. A un détail prêt, cela se vérifiera ! Quand nous arrivons, tout est prêt. Nous récupérons nos papiers. Pour ce qui me concerne, c’est une feuille à en-tête du consulat du Togo, demandant aux autorités sur place de me faciliter l’obtention d’un visa pour séjourner dans ce pays. Pas grand chose à voir avec un visa ou un laisser-passer, mais en l’occurrence je laisse passer sans faire-part de mes doutes quant à la validité de ce papier pour traverser Cote d’Ivoire et Ghana. Quelle erreur !
Nous sommes donc enfin prêts pour la grande aventure.
Entre temps, Aliou et sa femme Claudine se sont fait toute une scène à base de jalousie, de problème d’argent et j’en passe et des meilleurs. Bref, elle ne partira pas avec nous.
Le voyage : de la théorie à la pratique
Deux jours plus tard pour nous trois, c’est le départ. Rendez-vous à l’aéroport avec notre bienfaiteur de l’agence Air Guinée qui nous aide à faire passer nos kilos en trop à la douane. Mais il faudra quand même en payer quelques-uns uns car le dépassement est vraiment trop important. On s’exécute et bien sur sans facture et en liquide … L’embarquement se passe bien avec très peu de retard, de même que le décollage. Au programme un peu plus d’une heure de vol dans un avion qui a justement quelques heures de vol au compteur. L’équipement intérieur est vraiment délabré et c’est à vrai dire un peu angoissant. A la grâce de Dieu. Durant ce vol, un feuilleté fourré et chaud nous est servi emballé dans un papier alu. Pas de fioriture, mais à vrai dire ma préoccupation reste centrée sur notre arrivée. D’ailleurs va-t-on arriver ? Si l’on voulait prendre un équivalent terrestre de notre avion, il correspondrait à une de ces vieilles 404 sans age qui roule vaille que vaille sur les routes de Guinée.
1ère étape : Abidjan Et bien oui, on est arrivé sans encombres. Débarqués dans une chaleur étouffante, nous nous dirigeons à pied vers l’aérogare où nous attend l’épreuve du passage de la douane. Il faut bien dire qu’à ce moment précis, j’ai l‘estomac qui fait des nœuds et je me demande à quelle sauce je vais être « mangé » par les douaniers ivoiriens. Après le traditionnel remplissage des formulaires et une longue attente, me voilà au niveau du box des douanes. L’heure de vérité est arrivée. Je tends alors mon passeport et je déplie mon beau papier aux couleurs du Togo. La sentence est immédiate : « mais ce papier n’est pas valable, Monsieur, pour rentrer en Cote d’Ivoire ! » Ce qui devait arriver s’est effectivement produit. Merci le consul du Togo à Conakry qui a au passage encaissé quelques milliers de FG. Je me sens vraiment très petit et tout con. J’essaye fébrilement de discuter et de dire ma bonne foi. Mais rien n’y fait ! Je me vois mal reprendre le prochain avion en sens inverse surtout que Aliou et Oumou sont passés sans problème et qu’ils ont été écartés de moi. Je me décide donc à poser la question fatidique : « qu’est-ce qu’on fait ? ». Le douanier très tranquillement me dit alors : « on va s’arranger, mettez-vous de coté en attendant que tout le monde passe ». Je m’exécute en me demandant combien cela va me coûter. Le dernier voyageur passe. L’heure des négociations est donc venue. Je sais que ma marge de manœuvre n’est vraiment pas large, mais aussi qu’il ne faut pas que je me laisse bouffer tout cru. Le douanier sans détours et d’ailleurs pourquoi en faire, me demande 50.000 francs CFA pour fermer les yeux. Au jeu des annonces, je réponds que je peux payer 20.000 CFA. La balle est dans son camp et lui relance en réclamant 40.000 minimum, à prendre ou à laisser. Je termine en jurant que je ne peux payer plus de 30.000 CFA, qu’il accepte finalement. Il faut dire qu’avec cette somme, il a bien gagné sa journée. La négociation étant terminée, il faut payer. Et alors là, panique. J’ai tellement bien caché mes billets de CFA, qu’il me faut plusieurs minutes pour sortir la bonne liasse, qui comble de malchance est agrafée. L’opération qui demandait discrétion et rapidité, s’éternise donc et attire l’attention du douanier occupant le box voisin. Il n’est pas dupe et a très bien vu notre petit manège. A peine ai-je tendu les 30.000 CFA à mon interlocuteur, le voilà qui m’interpelle en ces termes : « il faut me faire avorter ! ». Moi qui croyait en avoir fini, je vois soudain l’engrenage dans lequel je suis pris et l’angoisse m’étreint de nouveau. Je bafouille alors quelques mots d’excuses , arguant que vraiment je ne peux plus cracher au bassinet et là heureusement, mon premier interlocuteur intervient pour dire à son collègue de laisser. Il faut dire, mais ça je m’en rendrai compte plus tard, qu’il avait très bien gagné sa journée. En effet croyant lui tendre 30 000 CFA , je lui avais en fait remis 60 000 Francs CFA. L’habitude des coupures de 5 000 FG m’avait induit en erreur. Pensant avoir en main six billets de 5 000, j’avais six billets de 10 000. Au final, je me sors donc de cette délicate sans trop de dommages à la différence de mon portefeuille. Nous n’en sommes qu’au tout début de notre périple, et il s’annonce déjà sous les meilleurs auspices … ! D’autant qu’à cet instant précis, j’ai certes passé la douane, mais je n’ai toujours aucun visa, ni papier m’autorisant à être dans ce pays. Je suis clandestin en Côte d’Ivoire. Sensation bizarre, où l’on se sent soudain vulnérable, à la merci d’un contrôle policier pouvant avoir de plus ou moins graves conséquences. Je ne suis pas très à l’aise dans mes baskets, même si je sais par ailleurs que tout peut se négocier.
Après avoir enfin retrouvé mes camarades qui ont déjà récupéré nos bagages, nous sortons enfin de l ‘aéroport. Après la discussion d’usage avec un chauffeur de taxi pour nous amener en ville et trouver un hôtel (« combien pour nous amener à l’hôtel ?»), nous prenons la route d’Abidjan et plus particulièrement du quartier « Deux plateaux ». L’une des rares occasions qui nous permet de découvrir la ville d’Abidjan avec ses grandes avenues, ses buildings, ses feux rouges qui fonctionnent (incroyable). Bref, une grande capitale africaine moderne. Plus d’une heure d’attente dans les embouteillages et quelques recherches plus tard, notre chauffeur nous dépose dans un petit hôtel « les Rosiers », simple, pas trop cher et tout à fait correct. Enfin du repos, de la tranquillité ! Après un repas, poulet grillé avec sauce, banane plantain et atiéké préparé par des nigériens sur le bord de la route (tout à fait excellent), nous pouvons nous laisser bercer par la nuit ivoirienne. Le lendemain en début de matinée, en route pour « STIF », la société de bus qui nous a été si vivement recommandée depuis la Guinée. Les bureaux de la société se situent dans un quartier chaud d’Abidjan, Adjamé, à proximité d’un marché, là où les braquages et vols à mains armées sont fréquents paraît-il. Notre chauffeur de taxi nous conseille de ne pas trop prolonger notre visite au-delà du nécessaire. Dès notre arrivée sur place, nous prenons les renseignements utiles à la suite de notre voyage. Une chose est sure, il me faudra me procurer un visa pour traverser le Ghana. Nous sommes vendredi matin et un bus doit partir le lendemain pour Lomé. Autant dire qu’il nous reste peu de temps pour l’obtenir. Ca tombe bien, nous ne comptions pas nous attarder dans le coin. Notre taxi ayant patienté (nous sommes de bons clients !?!), nous prenons la direction de l’ambassade du Ghana. Après quelques recherches, nous trouvons l’ambassade dans laquelle nous entrons pour exposer notre problème. Heureusement Aliou est là. Il n’hésite pas à forcer carrément la situation d’autant que nous avons rencontré sur place un togolais en charge d’établir les dossiers pour les visas. Finalement, un visa normalement délivré en 48 heures contre une somme de 4.000 CFA, nous l’obtenons en 4 heures de temps contre une somme de 7.000 CFA et grâce à un petit tour de passe-passe (un dossier anti-daté de 48 heures). Qui a dit que l’efficacité était absente d’Afrique ? Dans notre malheur, nous avons en fin de compte de la chance. Une dernière soirée à Abidjan, une dernière nuit, samedi est là et nous sommes fin prêts pour partir. Oui mais voilà, STIF ne semble pas être dans les mêmes rails que nous. Après l’achat de nos billets, une heure, deux heures, quatre heures passent. La pagaille augmente, mais toujours aucun signe de mise en route et d’autant moins que notre bus n’est toujours pas arrivé. Devant la pagaille ambiante et l’absence d’informations fiables, plusieurs passagers potentiels demandent à être remboursés et quittent la gare routière. Après plus de six heures, un bus arrive enfin. La ruée est à la hauteur de l’attente : démesurée. Pourtant l’information étant inexistante, personne ne sait exactement quelle doit être sa destination. Seuls les initiés semblent y comprendre quelque chose et tirent leur épingle du jeu, que nous ne trouvons vraiment pas drôle du tout. Le bus se remplit après une foire d’empoigne sans nom et part nous laissant sur le carreau. C’est là toute notre chance, il semble que son terminus était Accra au Ghana. L’épisode STIF continue donc et l’attente aussi. La nuit tombe et toujours aucune certitude quand à notre départ. La fatigue s’accumule et l’angoisse monte surtout que certains voyageurs quittent la gare routière en nous conseillant de faire de même : « vous savez ici ce n’est pas sur la nuit, les bandes armées rodent, plusieurs fois la gare a été attaquée ». Ambiance ! Mon ordinateur, mon argent de poche, qui représente quand même l’équivalent de 25.000 francs français ce jour là, en frémissent encore. Quant à moi, je ne fais pas le fier. Nous décidons finalement après une heure d’attente vaine de retourner à l’hôtel que nous avons quitté le matin pour passer le reste de la nuit. Prudence, prudence. Aliou lui préfère rester à la gare au cas où la situation se décanterait. Epuisés de cette journée à rebondissements, nous nous retrouvons donc à hôtel « les rosiers » espérant bien passer une nuit tranquille en attendant de nous replonger dans la pagaille. Oui mais voilà, à peine deux heures après nous être couchés, Aliou débarque d’un taxi pour nous ramener à la gare voiture, soit disant qu’on ne sait jamais le départ pourrait bien avoir lieu plus rapidement que prévu. Nous revoilà donc de nouveau en route vers la gare STIF, complètement dans les brumes d’un sommeil interrompu un peu rapidement et allégé de 10.000 CFA pour une nuit de deux heures ! A la gare STIF, rien n’a changé. Les voyageurs en attente sont installés pour dormir, tant bien que mal sur les bancs en bois et par terre. Il ne nous reste pas beaucoup de place pour nous poser, tout juste de quoi nous asseoir. Mais enfin on en n’est plus à cela prêt. L’attente reprend donc et toujours pas de bus en vue., ni de personnel STIF . Par contre le ciel ivoirien nous a réservé une petite surprise. Il se met en effet à pleuvoir et de plus en plus fort. Une pluie comme on en voit souvent en cette saison sous les latitudes tropicales. Heureusement nous sommes à l’abri, du moins c’est ce que nous pensons, jusqu’au moment où à l’extérieure nous voyons le niveau d’eau monter dangereusement. Après plusieurs minutes de déluge, l’eau commence à s’engouffrer dans la gare voiture, malgré les louables efforts des gardiens censés nous protéger contre les bandits et qui se retrouvent à écoper le « navire en perdition ». L’eau, plus que douteuse, chasse donc les dormeurs installés à même le sol et tout le monde se retrouve debout sur les bancs essayant de protéger bagages et autres colis. L’eau monte inexorablement et la pluie de continuer à tomber. Nous commençons sérieusement à envisager le pire et notamment à redouter de bientôt ne plus pouvoir rester au sec. Ce ne serait que la suite logique des événements de ces derniers jours !? Ambiance de catastrophe. Les éléments sont plus forts. Rien ne semble pouvoir arrêter la pluie. Mais non, notre pessimisme est finalement démenti par le ciel. La pluie cesse et la montée des eaux avec. Elle n’aura atteint que 15/20 cm de hauteur dans la gare. L’évacuation de l’eau et le nettoyage (boue et déchets divers) peuvent commencer dans la bonne humeur retrouvée, enfin presque. Cet épisode aura eu au moins un avantage, ils nous aura occupé et fait un peu oublier cette attente qui s’éternise. Jusqu’aux premières lueurs du jour, nous ne verrons aucun employé de STIF, mis à part nos compagnons d’infortune, les gardiens.
Est toujours récompensé qui sait attendre. Telle pourrait être la conclusion de cette épreuve pour les plus philosophes. Pour ma part ce serait plutôt du genre : « et bien, p… c’est pas trop tôt, quelle bande d’enf… ces gens de STIF ». Bref. Un bus est enfin entré dans le parc quasiment 24 heures après notre arrivée. L’info est toujours aussi floue quant à sa destination et à l’heure de son départ, mais « ce ne peut être que le nôtre ». Arrive aussi notre hôtesse STIF qui doit nous accompagner tout au long de notre voyage vers le Togo. Elle nous confirme que le bus en gare est bien le nôtre et c’est déjà pas si mal. Le départ est imminent ! enfin presque. Il faudra quand même attendre encore que les bagages soient chargés, que le chauffeur soit présent pour que, à notre tour, nous commencions à embarquer. Et là surprise. Ce qui, tout au moins je le pensais (quel naïf) devait se passer dans le calme et l’ordre se transforme de nouveau en foire d’empoigne. STIF au travers de ses employés se distingue de nouveau par son incompétence en matière d’organisation. Pourtant les billets sont nominatifs, et il eut été si simple d’appeler les passagers les uns après les autres. Solution beaucoup trop simple semble-t-il. Nos amis de STIF nous regardent donc nous bousculer en nous encourageant même à plus d’ardeur. « Si vous voulez monter, il va falloir pousser » me dit un des gardiens de la nuit qui se tient à la porte du bus. Etant entouré de femmes et d’enfants, j’ai quelques scrupules, mais qui s’effacent assez vite sous la pression physique des uns et des autres. Heureusement Aliou, qui lui n’a pas hésité une seconde, est monté depuis longtemps et quand nous pénétrons enfin dans le véhicule, il nous a réservé deux places. Quelques passagers restent sur le carreau ; visiblement le surbooking est une pratique courante ici aussi. Il faut dire qu’au vu des conditions avant et pendant l’embarquement, les désistements doivent être nombreux. L’essentiel pour nous, c’est que l’épreuve est enfin terminée, le voyage peut se poursuivre. Nous prenons la route de la frontière ghanéenne à travers une forêt dense. Tout se passe très bien tout au long du trajet, y compris aux différents barrages dressés par des hommes en tenue en pleine forêt au milieu de nulle part. A la frontière du Ghana, l’arrêt est un peu plus long. Vérification d’usage des passeports, mais aussi des carnets de vaccination (avec ou sans tout le monde doit payer sauf les blancs), et fouille des bagages en soute. Rien de vraiment extraordinaire donc. Nous traversons le pays sans problème et sans arrêt jusqu’à Accra. Les villes ghanéennes sont comme beaucoup de villes africaines, mais se distinguent par le hérissement d’antennes de télévision qui émergent au dessus des toits des maisons. Pourquoi de façon si systématique et caractéristique, cela reste un mystère pour nous. A Accra nous faisons un arrêt à la gare STIF, où nous retrouvons un bus parti 36 heures avant nous qui est tombé en panne. Les passagers sont donc resté bloqués là deux nuits dans des conditions pour le moins sommaires. Chacun semble prendre son mal en patience. Ainsi vont les voyages en Afrique de l’ouest.
Après environ 8 heures de route à un rythme soutenu, nous approchons de la frontière togolaise. Il faut dire que notre chauffeur n’a pas fait dans la dentelle. Malgré le mauvais état de certaines routes, il n’a à aucun moment relâché la pression sur l’accélérateur faisant le yoyo sur son siège monté sur ressorts. Malheureusement, nous n’avions pas les mêmes fauteuils ! Malgré tout, notre hôtesse de choc nous fait part de son inquiétude de ne pas arriver à temps pour pouvoir passer les douanes. Gloups ! Nous nous voyons déjà en train de bivouaquer au bord de la route avec nos copains les moustiques. Et c’est bien sur, à ce moment là que la panne survient. Dans le dernier village ghanéen avant la frontière, notre chauffeur s’arrête préoccupé. Les freins ne répondent plus normalement. Arrêt au bord de la route, tous les passagers descendent inquiets de cet incident. Le chauffeur sort deux ou trois outils qui constituent sa seule panoplie pour réparer. Il se glisse alors sous le bus et commence à opérer au niveau des freins arrière. Une odeur de caoutchouc brûlé s’échappe de cette partie du bus. Oh, oh, pas normal ça ! Nous prenons une fois de plus notre mal en patience en commençant à envisager avec un peu d’appréhension une nuit dans des conditions délicates !? Après 15, 20 minutes, l’issue semble en vue. Et effectivement 30 minutes après notre arrêt, nous regagnons tous notre place et reprenons la route. Direction la frontière. Enfin elle est en vue et miracle ! elle est encore ouverte. Soulagement général. Après les formalités douanières, sans problèmes particuliers, nous voilà à Lomé Togo.
2ème étape : Lomé La chasse au taxi s’ouvre alors, pour nous suivre à la gare STIF et nous emmener en ville. De nombreux taxi-moto se pressent autour de nous pour nous proposer leur service ne voyant pas nos bagages à nos cotés. S’il pouvait, ils nous tireraient sur leur selle pour nous accompagner là où nous n’allons pas. Tout cela reste cependant très bon enfant. Pendant notre attente, nous observons tout ce qui se passe autour de nous et notamment les « changeurs de monnaie ». Aliou nous explique comment ils arnaquent leur client en pliant en deux les billets dans les liasses. Ils comptent ainsi deux fois le même billet. Détail bon à connaître ! Après quelques minutes, Aliou a réussi à négocier avec un taximan qui est prêt à nous accompagner. Arrivés à la gare STIF, nous sommes vraiment pressés de récupérer nos bagages et d’en finir avec cette compagnie qui nous aura, comme on dit « fatigué ». Mais nos amis de STIF en ont décidé autrement. Ils nous font poireauter plusieurs dizaines de minutes avant de se décider à ouvrir les soutes. La tension monte, mais tout le monde est tellement fatigué que rien de grave ne se passe. Nous récupérons finalement nos affaires et les chargeons jusqu’à la gueule dans la taxi qui nous a malgré tout attendu. En route pour le centre de Lomé, à la recherche d’un hôtel. Aliou ayant quitté le pays depuis plus de dix ans déjà, nous nous en remettons aux connaissances de notre chauffeur. Nous recherchons un hôtel pas trop cher, mais avec un confort minimum. La fatigue aidant et la nuit étant tombée depuis un bon moment déjà, nous choisissons l’un des premiers établissements auquel le chauffeur nous a accompagné. La nuit est à 10.000 CFA avec climatisation, douche et télévision. Les chambres sont mal foutues et très exiges (quand on allume la clim située juste au-dessus de la tête du lit, on a l’impression d’être entouré d’un régiment de ronfleurs enrhumés) , mais enfin pour une nuit peu importe. Dernière épreuve de la journée, trouver à manger. Nous désignons Aliou pour relever le défi. Sa quête à l’extérieur de l’hôtel ne dure pas longtemps : il revient avec un plat de riz accompagné d’un mélange de légumes peu appétissant. Notre faim s’en trouve soudain fortement diminuée. Nous nous couchons donc le ventre quasi vide et saoulés de fatigue. Le lendemain nous nous rendons au ministère de l’intérieur où je dois faire prolonger mon visa. Nous trouvons difficilement le lieu qui est en fait situé à coté de l’ancienne primature à l’abandon. Les bureaux sont, comme dans beaucoup d’administration d’Afrique, mal équipés (seulement quelques tables et chaises et d’antiques machines à écrire mécanique), mal organisés et beaucoup de personnel qui n’a pas l’air surchargé de boulot. Après quelques hésitations pour trouver le bon bureau, nous arrivons enfin à avoir les renseignements sur les pièces à fournir pour l’obtention du précieux sésame. Il faut des photos d’identité, le passeport, remplir plusieurs fiches et bien sur encore payer. Ce n’est que la troisième fois que l’on me demande de l’argent pour entrer et rester au Togo ?! Malgré les protestations de Aliou qui essaye d’expliquer mon cas et les démarches que nous avons déjà menées, nous devons nous plier aux règles établies. D’ailleurs, la personne que nous avons en face de nous ne semble pas disposée à discuter et se montre même assez cassante. Comme dira Aliou en sortant : « de toute manière ce gars est du Nord (du pays), la région du Président et moi du Sud, on ne peut pas se comprendre ». Nous repartons donc faire les photos, que je n’avais pas prévu, pensant naïvement que le papier délivré par le consul du Togo à Conakry faciliterait la procédure ici. Un aller-retour chez le photographe plus tard, nous arrivons juste à temps avant la fermeture des bureaux. Notre interlocuteur prend quand même mes papiers, tout en me faisant bien comprendre qu’il me fait une faveur car l’heure est dépassée. Peu importe finalement, l’essentiel étant d’avoir des papiers en règle. Nous devons revenir 3 jours plus tard.
En attendant, nous décidons de partir directement pour Vogan, le village natal de Aliou. Après quelques coups de téléphone à certains de ses parents, nous voilà donc de nouveau sur la route en taxi. Nous couvrons la distance qui nous sépare de Vogan sans encombres avec bien sûr quelques arrêts aux différents points de contrôle policier où il s’agit d’expliquer ce que nous venons faire par-là.
3ème étape : Vogan A l’arrivée à Vogan, comme nous en avons pris l’habitude maintenant, nous nous mettons à la recherche de notre logement pour les jours à venir. Après une visite à la maison d’accueil de la Mairie où il n’y a qu’une chambre de libre, nous nous rendons dans un petit hôtel qui nous plait d’emblée : il est propre, calme avec le confort minimum (douche, WC, ventilateur) et possibilité de manger sur place, et tout cela pour un prix raisonnable (6.000 CFA la nuit). Affaire conclue. Il est temps pour nous d’aller rendre visite à la famille de Aliou. L’heure des grandes retrouvailles à sonner. Le fils aventurier qui a quitté son pays depuis plus d’une décennie, revient au village. Il n’a certes pas fait fortune, mais il est tout de même en bonne santé. Nous pénétrons dans la concession familiale après quelques hésitations de la part de Aliou pour reconnaître les lieux. Nous traversons un dédale de bâtisses en terre séchée avant d’entrer dans une petite cour entourée de cases : c’est là que nous rencontrons d’abord des jeunes sœurs de Aliou, puis son frère et enfin sa mère. Les retrouvailles se font dans la joie et la retenue.
On a un peu l’impression que sa mère a du mal à croire ce qu’elle voit et à reconnaître son fils. Il faut dire que physiquement il a bien changé. Il a très nettement prospéré durant son séjour comme l’atteste d’anciennes photos. Pour Aliou, on sent que ses retrouvailles sont un peu pénibles. Revoir sa famille, sa mère, son père, ses frères, sœurs et les nombreux jeunes enfants des uns et des autres qui vivent dans des conditions difficiles sans avoir la possibilité de les aider comme il le souhaiterait, le met visiblement mal à l’aise. Mais que faire ? Après les présentations d’usage, on nous fait asseoir sur des fauteuils sortis d’une des cases. L’échange est un peu difficile car mis à part son jeune frère qui a fait les bancs comme on dit ici pour désigner un élève, personne ne parle couramment français et encore moins poular. De plus toute la maisonnée est surprise par notre arrivée inopinée. Les enfants se rassemblent autour de nous curieux de voir ces étrangers et surtout ce blanc, sans doute le premier à venir s’asseoir parmi eux. Le dialogue se fait donc plus à travers des regards et des mimiques que par des paroles. Après quelques minutes durant lesquelles Aliou a pu échanger des nouvelles avec ses parents, nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain pour partager un repas et nous dirigeons alors vers la ville. En quittant la concession, nous remarquons de multiples traces de sacrifices (fiente de volailles, monticules en terre, ….) qui sont autant de témoins des pratiques vaudou, très courantes dans cette région. Nous croiserons des personnes circulant quasiment nues en ville et des traces de sacrifices en pleine rue, preuve que toute la ville est imprégnée du vaudou. C’est à la fois intriguant et un peu inquiétant. Nous profitons de cette balade pour rendre visite à un vieil ami de Aliou avec lequel il a fait les 400 coups étant jeune. Nous le retrouvons chez lui dans une concession un peu à l’écart du centre ville. Il travaille au « syndicat » qui gère la gare voiture (gare d’où partent tous les taxis et minibus). Cette rencontre est bien sur l’occasion pour les deux vieux amis de se remémorer le passé, pour Aliou d’avoir des nouvelles des uns et des autres, de ses « ex » et de se raconter leur vie durant ces dix dernières années. Au travers de son parcours et de son expérience, nous comprenons mieux la difficulté de vivre à Vogan et trouvons aussi des explications à la morosité qui semble envelopper et peser sur tout le village. Nous nous quittons finalement après être allés boire un coup dans un bar-dancing tristounet, tout en nous donnant rendez-vous au lendemain pour déguster un porcelet grillé, une des spécialités culinaires locales. Après une bonne nuit et une journée juste agrémentée d’une balade dans la ville et d’un repas dans la famille de Aliou, nous nous retrouvons donc le soir à notre hôtel autour du fameux porcelet grillé préparé par l’ami de Aliou. Nous sommes une dizaine, Aliou ayant invité quelques uns de ses amis avec leur copine. Nous passons une soirée agréable sur la terrasse de l’hôtel, même si c’est un peu difficile pour moi et Oumou d’être totalement à l’aise parmi ces vieux amis qui se retrouvent et qui bien souvent parlent dans leur langue. Après deux jours passés à Vogan, il nous tarde de quitter cet endroit vraiment déprimant. Le retour sur Lomé se passe sans trop de problèmes, mis à part un ralentissement du à l’effondrement de la route sous l’effet d’une forte et brutale montée d’une rivière la jouxtant. Nous sommes invités à descendre du taxi, qui passe au ralenti sur le bout d’asphalte encore en place en priant pour que l’eau n’emporte pas tout à ce moment là. La chance est avec nous. Nous traversons à notre tour et remontons en voiture pour la fin du trajet.
4ème étape : Lomé bis Arrivé à Lomé, nous mettons à contribution notre chauffeur du jour pour nous trouver un nouvel hôtel. Il semble bine connaître la ville et nous conduit directement vers un petit hôtel tenu par un couple de français, tout proche du bord de mer dans une ruelle très calme. Nous adoptons aussitôt l’endroit, d’autant plus aisément que le patron nous fait un prix sur le tarif des chambres (6.000 Cfa la nuit par chambre).
Nous occupons avec Oumou une chambre dans une maison située juste à côté de l’hôtel, grande chambre avec ventilateur, une salle de bain à part avec une douche (eau froide uniquement), ce qui est largement suffisant étant donné la température extérieure douce pour le pays mais malgré tout raisonnable (environ 30°). Aliou quant à lui est dans une petite chambre à l’étage de l’hôtel avec douche. Nous nous installons donc et profitons de la fin d’après midi pour découvrir un peu le quartier qui s’avère être assez résidentiel avec dans l’ensemble des baraques occupées par des étrangers. Nous allons faire un tour jusqu’à la plage qui est à 100 mètres de l’hôtel. La mer est superbe, par contre la plage à cet endroit n’est vraiment pas très propre et semble peu entretenue. Il faut dire que la mer est paraît-il très dangereuse et qu’il est impossible de s’y baigner, les superbes rouleaux écumeux en sont un signe. Les gens qui veulent profiter du bord de mer et de l’eau vont plus loin sur la côte. La plage est donc occupée par quelques squatters sous des abris de fortune, par de jeunes fouteux ou par des pêcheurs au filet. Pas de touristes avec serviette et crème solaire et donc peu d’intérêt à nettoyer la plage.
Tout en longeant le bord de mer, nous observons les familles de pêcheurs qui opèrent depuis le rivage. Leur pratique est vraiment très intéressante à suivre. La pêche démarre par l’amarrage d’une extrémité du filet à un cocotier de la plage et par la mise à l’eau d’une pirogue qui doit emmener le filet à quelques encablures du rivage. Cette opération assez dangereuse, du fait des forts courants et des rouleaux impressionnants qui s’abattent avec force et fracas sur le sable, peut être assez longue. Une fois la barrière écumeuse franchie, la pirogue décrit un arc de cercle le plus large possible en mer avant de revenir sur le rivage pour déposer la deuxième extrémité du filet formant ainsi une nasse prenant au piège les poissons tout au moins est-ce le but recherché. A partir de ce moment là, ce sont les hommes à terre qui prennent le relais. Ils s’emparent du cordage ramené à terre par la pirogue et commencent à le haler vers la plage. Cette phase de la pêche demande une importante main d’œuvre composée le plus souvent des membres d’une même famille. Elle nécessite du temps, de la force et de la coordination. En effet, il faut que les 15 ou 20 haleurs voire plus tirent en même temps pour que le résultat soit probant. Souvent les chants rythment ce travail, les femmes restant à côté dans l’espoir de la pêche miraculeuse. De toute manière miraculeuse ou pas, ce sont elles qui s’occuperont du tri des poissons et de la vente sur le marché. Finalement la fin de journée approchant nous nous mettons à la recherche d’un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous référant au guide du routard, nous nous dirigeons vers le « fifty-fifty ». Nous découvrons un petit resto installé à même le trottoir, avec de grandes tables et des bancs sur lesquels on s’installe en fonction de la place. Une jeune femme vient alors prendre votre commande pour la nourriture suivie d’une autre pour les boissons (chacune son business). Athiéké, khôn, brochettes, poissons, salades de crudités/pâtes, … sont au menu. Rien d’extraordinaire, mais la nourriture est correcte et le service généralement rapide. De plus, le repas est régulièrement agrémenté par de jeunes artistes qui viennent proposer leur animation : le chanteur solitaire avec juste deux morceaux de bois pour rythmer son chant (Moustique, moustique si tu me piques , …), le groupe de ghanéens qui jouent du reggae avec force djimbé, marakass, … et dont le leader fait des tours de passe-passe, … Un coin sympa où il y a toujours du monde. Malheureusement les animations ne se renouvellent pas beaucoup. Alors au bout de trois ou quatre fois, ça devient un peu saoûlant. Nous revenons assez tôt à l’hôtel et entamons donc une partie de cartes sur la terrasse de l’hôtel avant d’aller nous coucher. Cela nous donne l’occasion d’un peu mieux connaître la clientèle de l’établissement. Elle est essentiellement composée de coopérants étrangers qui trouvent là une cuisine européenne (le cuisinier est d’ailleurs français ), une ambiance familiale et la possibilité de venir taper le carton. Un bon nombre de ces clients sont visiblement des habitués et des vieux briscards de l’Afrique accompagnés comme il se doit de jeunes et jolies « autochtones ». En discutant un peu avec le patron de l’hôtel, nous apprenons qu’il a eu l’occasion de venir en Guinée quelques années plus tôt pour récupérer un véhicule. Cette expérience lui a laissé un souvenir plutôt mitigé voire carrément négatif, notamment à cause des problèmes administratifs qu’il a rencontrés et des nombreux pots de vin qu’il a dû verser. Cette impression peu favorable sur la Guin2e nous sera confirmée quelques jours plus tard au Burkina Faso. La Guinée est semble-t-il considéré comme un pays à part, peu attractif pour des personnes ayant vécues dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Il faudra certainement encore de nombreuses années avant que ces a priori négatifs soient effacés, même s’il est vrai que la Guinée a déjà commencé à évoluer depuis la mort de Sékou Touré. Mais que de chemin à parcourir encore pour changer les mentalités.
Le lendemain matin, nous nous rendons au ministère pour récupérer mon visa, ce qui se fait sans difficultés, puis nous nous mettons à la recherche de l’office de tourisme qui est mentionné sur le Routard. Après de vaines recherches (il semble s’être volatilisé de même que les touristes !), nous reprenons la direction de l’hôtel , où nous devons retrouver l’un des frères de Aliou qui vit à Lomé. En route, nous croisons des groupes de motocyclistes euphoriques qui laissent éclater leur joie. Nous comprenons assez rapidement grâce à Aliou la cause de cette liesse populaire : on annonce le retour tant attendu de Gilchrist Olympio dans la capitale togolaise (il est l’un des plus farouches opposants de régime et s’est expatrié au Ghana suite à une tentative d’assassinat dont il a réchappé par miracle) pour participer à une table ronde pouvoir-opposition. L’effervescence monte dans la capitale. En nous rapprochant de l’hôtel, nous constatons qu’une grande foule se dirige vers la frontière toute proche pour accueillir l’opposant. Parallèlement se met en place un quadrillage policier très strict du quartier. Nous décidons donc de rester à l’hôtel en attendant de voir ce qui va se passer. Finalement après plusieurs heures d’incertitudes, on apprend que Mr Olympio a renoncé à rentrer à Lomé car il n’a pu obtenir toutes les garanties qu’il souhaitait pour sa sécurité. Le reflux de la foule se fait dans le calme et sans incidents, et la chappe de plomb qui nous semble peser sur la ville depuis notre arrivée, retombe.
Entre-temps nous avons retrouvé le jeune frère de Aliou qui est professeur dans un lycée privé protestant. Il est venu avec sa fiancé, qui est commerçante. Elle vend des fripes au marché. Ils sont tous deux très croyants et semblent très engagés dans leur église, une des nombreuses présentes dans ce pays.. Aliou profite de l’occasion pour demander à sa future belle sœur de bien vouloir nous préparer nos repas de midi. Elle accepte très volontiers, mais avait-elle vraiment le choix. Comme nous dira plus tard Aliou : « elle ne pouvait pas me refuser en tant que future femme de mon frère ! » Et oui, ainsi vont les mentalités qui ont beaucoup de mal à évoluer pour ce qui est de la considération des femmes dans ces sociétés. Dire merci serait quasiment une injure enfin du point de vue de Aliou tout au moins. Rendez-vous est pris pour le lendemain midi. Je dois dire que je suis un peu gêné notamment du fait qu’elle habite à l’autre bout de la ville et que pour nous préparer ces repas elle va devoir laisser sa table au marché. Mais je suis assez mal placé pour dire ce que j’en pense, même s’il est vrai c’est moi qui donne l’argent pour acheter le nécessaire. Aliou de toute manière ne me demande pas mon avis. Nous avons opté pour de grosses crevettes roses avec du riz pour le lendemain. L’après-midi, nous allons nous promener dans le quartier des artisans et du marché. Nous y découvrons un artisanat assez varié, venant pour beaucoup ou tout au moins originaire d’autres pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina, Mali, Sénégal, …).
Nous trouvons des colliers de perles, des sculptures et autres objets en bois (awalés), de nombreux djimbés, des objets en cuir et en argent dont les spécialistes sont les touaregs, des batiks venant du Burkina. Cette promenade est l’occasion de discuter un peu avec les artisans ou tout au moins les vendeurs d’artisanat, notamment un peul sénégalais avec lequel Oumou échange quelques mots de poular. Nous n’achetons rien mais promettons de revenir un autre jour en amenant les exemplaires de tissus guinéens. Nous poursuivons notre balade dans le grand marché de Lomé. Nous retrouvons cette ambiance toujours aussi animée des grands marchés africains avec une profusion de produits bien souvent de qualité médiocre mais à des prix défiants toute concurrence et notamment de pâles copies de produits de luxe étrangers (copie de Lacoste, jeans, montres de toutes marques, …). Merci les Chinois ! Quant à la foule compacte et bruyante, elle est bien présente et un peu oppressante. Nous décidons finalement de rentrer vers l’hôtel en empruntant un mode de locomotion très usité ici : le mototaxi. Nous cherchons donc trois motos pour nous ramener. L’attente n’est pas longue et nous enfourchons donc chacun une moto, direction le Galion. Ce mode de transport est plutôt sympa, même si pas toujours très rassurant selon le chauffeur et la circulation. Il faut bien dire que parfois, on serre les fesses !
Le soir, nous décidons de rester à l’hôtel et de prendre un repas « à la française ». Le choix de la carte de l’hôtel est assez varié pour des prix certes un peu élevé mais enfin, au diable l’avarice. Nous ne regrettons pas ce petit repas ponctué par une vraie glace à la vanille et au chocolat. Nous finissons cette soirée par une longue partie de cartes durant laquelle Aliou nous annonce qu’il doit repartir le lendemain vers Vogan pour quelques jours et nous demande de l’accompagner. Il faut bien dire que nous ne sommes pas très chauds après notre premier séjour. Il partira donc seul. Il retourne dans son village avec un objectif bien précis : celui de se procurer une protection pour pouvoir revenir à Dalaba sans crainte et prêt à affronter d’éventuels ennemis. Il est très important pour lui de ne pas revenir comme cela en Guinée, sans une protection contre ses adversaires et un moyen de les écarter, définitivement s’il le faut. Nous ne saurons jamais exactement en quoi consiste cette protection sauf qu’il doit aller le chercher dans le village natal de sa mère dans les environs de Vogan et qu’il lui faudra plusieurs jours pour l’obtenir. Devant sa détermination, je dois dire que je suis assez impressionné même si pas très convaincu de l’efficacité d’une telle démarche. Mais ce n’est pas le plus important. Pour lui cette démarche est quasiment une question de vie ou de mort, elle doit lui permettre de montrer à ses ennemis qui est Aliou, la supériorité des ressortissants de Vogan. Même si on n’en a pas encore vraiment discuté dans les détails à ce moment là, l’idée de revenir tous ensemble vers la Guinée est acquis depuis plusieurs jours. Nos grands projets de nous installer au Togo pour travailler et nous lancer dans une nouvelle aventure sont déjà oubliés. Il faut dire que les signes positifs pouvant nous inciter à pousser plus loin dans cette voie sont quasi inexistants. Oumou et moi, nous profiterons donc des deux jours à venir pour mettre au point notre voyage de retour. Dès le lendemain, nous allons au centre ville pour acheter le guide du routard Afrique Noire, que nous avons bien du mal à trouver d’ailleurs. Nous cherchons également l’ambassade du Burkina-Faso et du Mali pour connaître les démarches à suivre pour obtenir des visas pour moi afin de pouvoir traverser ces pays dans notre voyage retour. En effet nous envisageons de prendre la route du Burkina en nous arrêtant à Ouagadougou, de poursuivre vers le Mali et de rentrer en Guinée par le nord-est. Nous apprenons alors que le Burkina est représenté à Lomé par la France. Quant au Mali, il n’a plus de représentant officiel ici. Nous engageons donc les démarches au consulat de France. J’obtiens sans problème mon visa en 24 heures. Pour le visa Mali, nous ne pourrons l’obtenir qu’à Ouagadougou. Nous sommes donc quasiment prêts pour partir en direction du Nord vers le Burkina. Aliou doit, dès son retour du village, se renseigner sur les bus à destination de Ouaga. Nous mettons à profit le temps qu’il nous este en attendant le retour de Aliou, pour retourner au marché voir ce que l’on appelle ici les « plaqués » (bijoux en plaqué or, venant du Bénin voisin). Les prix sont très intéressants comparativement à Conakry et nous envisageons donc d’en acheter pour les revendre en Guinée, notamment Aliou qui à ce point du voyage est d éjà à sec financièrement. Nous traversons aussi le marché des féticheurs : un vrai capharnaüm où se mêlent gris-gris de toutes sortes, têtes de singes, peaux diverses et variées, poudres « magiques », … A vrai dire on n’a pas vraiment envie de s’attarder dans cet endroit pourtant tout à fait typique. Nous profitons de cette visite sur le marché pour essayer de trouver des amateurs pour nos tissus « made in Guinée ». Mais les commerçants sont peu intéressés par nos bandes de tissus d’un seul tenant , qui ne sont même pas cousues en pagne. Et puis nous sommes au pays des mama benz, alors les tissus ici on connaît. Nos échantillons n’ayant rien d’extraordinaires par rapport à ce qu’on peut trouver sur place, si ce n’est l’originalité de leur couleur et des motifs, nous ne trouvons pas d’amateurs. On nous conseille seulement de les faire coudre en pagnes pour augmenter nos chances de les vendre. Ce que nous faisons sur place dans le marché des féticheurs où nous trouvons grâce à notre « guide » un tailleur.
Malgré tous nos efforts, nous ne trouverons pas d’amateurs pour nos échantillons d’artisanat guinéen que nous ramènerons jusqu’à Dalaba. On ne s’improvise pas commerçant ! Nous repassons voir les vendeurs d’artisanat pour acheter quelques objets (une broche en argent, un awélé, des colliers et boucles d’oreilles en terre cuite, …) pour faire des cadeaux à notre retour. Chez le vendeur sénégalais, nous réussissons en fin de compte à échanger un de nos tissus contre l’awélé. En voilà un au moins qui ne repartira pas au pays. Mais que ce fut dur ! Durant notre visite du marché, nous découvrons un petit restau tenu par des guinéens et notamment une femme peule qui en est la patronne. L’occasion est trop belle. Nous nous arrêtons pour manger une sauce arachide avec du poisson. Les plats sont corrects et à des prix raisonnables. 24 heures plus tard , Aliou revient de son village où il n’a pu obtenir que partiellement les protections qu’il recherchait. Il lui aurait fallu rester plus longtemps sur place pour avoir la « panoplie » complète. Il semble déçu mais prêt à repartir à Dalaba pour se réinstaller, confiant malgré tout dans ses nouvelles protections. Concernant notre voyage de retour, il a obtenu les informations que nous recherchions pour les cars partant vers le Burkina. La gare est située à proximité du domicile du frère de Aliou. Les départs ont lieu chaque jour tout au moins officiellement . Nous décidons de ne pas prolonger notre séjour à Lomé et de prendre si possible la route dès le lendemain avec l’idée d’atteindre le plus rapidement possible Ouagadougou. Malheureusement, nous n’avons pas le temps et surtout les moyens de nous arrêter pour visiter un peu le Togo, qui présente pourtant une certaine diversité géographique et quelques sites intéressants. Ce sera pour une autre fois !?! Le lendemain, fin prêts, nous partons vers la gare voiture avec tout notre chargement, qui s’est cependant un peu réduit, Aliou ayant laissé pas mal d’affaies à sa famille. C’est surtout moi qui suis un peu « chargé » avec ma valise, mon sac de voyage, mon ordinateur portable, et surtout l’équivalent de 15.000 francs français sous différentes formes (chèques voyage, dollars, francs CFA et francs français) qui vont peser très lourd dans mes poches durant les étapes entre le Togo et le Burkina et entre le Mali et la Guinée. Arrivés à la gare voiture, nous prenons nos billets, confiants dans notre départ rapide, et nous nous installons sur des bancs dans l’attente que l’on nous appelle pour le départ. Nous déchantons assez rapidement. La valse des mini-bus et autres cars est permanente, mais malheureusement celui qui doit nous emmener ne se présente toujours pas. Et bien sûr, il est impossible d’avoir des renseignements précis. Il faut dire que le principe reste toujours le même : tant que le bus n’est pas plein, pas de départ ! A ce jeu là, l’attente peut s’avérer assez longue. En fait tout se passe comme d’habitude !Rien de très surprenant , mais c’est vrai que c’est un peu usant à force. Nous passons donc la journée dans l’attente d’un hypothétique départ, nous demandant même si nous n’allons pas passer la nuit sur place. Notre bus est semble-t-il arrivé depuis le milieu de l’après-midi. C’est en tout cas l’information qui circule. Enfin après plus de 8 heures d’attente, le chargement des bagages commence et l’espoir renaît. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Sans trop savoir pourquoi, l’attente se prolonge. Certainement que la compagnie espère des clients de dernière minute. Nous partons finalement à la nuit tombée. Le car est dans un état correct, mais pas très confortable pour passer la nuit. En fait c’est un vieux bus de transport en commun de ville. Il est donc notamment impossible d’appuyer sa tête pour éventuellement dormir, sauf sur une barre de fer. On fait plus confortable. Mais bon l’essentiel au stade où nous en sommes est de partir et peu importe dans quel état nous arriverons. Toute la nuit nous roulons vers le Nord en direction de la frontière avec le Burkina. Malheureusement nous ne profitons donc pas des paysages togolais, notamment vers le Nord beaucoup plus accidenté qu’au Sud. Arrivé à la frontière, au petit matin, nous devons tous descendre du bus pour les formalités de passage de la frontière. Une grosse pluie s’abat sur nous juste à ce moment là, histoire de nous réveiller ou plutôt de nous éviter de somnoler. Une de ces grosses pluie bien dense qui vous trempe en quelques secondes mais qui ne dure pas. Au poste de douane, tout se passe bien avec comme bien souvent quelques passagers rackettés pour défaut de carnet de vaccination. Et oui ce carnet jaune est une aubaine pour tous les douaniers aux frontières : il leur procure des revenus complémentaires faciles ! Comme quoi, on ne soupçonne pas toujours les conséquences de mesures à priori positives mais inadaptée aux réalités locales. Quant à moi, j’ai toujours quelques palpitations à l’idée qu’un douanier trop zélé découvre mon ordinateur et me demande des papiers de passage en douane. A vrai dire je n’en ai aucun qui soit en règle ayant fait rentré l’ordinateur en Guinée sans aucune déclaration. Cela pourrait me créer quelques problèmes et surtout quelques billets ! Mais c’est la quatrième frontière que nous traversons et jusque là pas de douanier trop zélé ! A la sortie des bureaux de la douane, surprise ! le bus a traversé la frontière sans nous attendre et il se trouve à plus de 500 mètres. Sympa, alors que la pluie redouble de violence. Le voyageur est vraiment traité à peine mieux qu’une marchandise dans ce genre de compagnie. Le client roi ! Ca veut dire quoi d’abord ? Il faut dire aussi que le prix du transport est peu élevé. Ceci explique sans doute en partie cela. Mais quand même ! Nous attendons donc une peu que la pluie veuille bien se calmer avant de nous lancer à la poursuite de notre véhicule en pataugeant allégrement dans les flaques de boue latéritique. De nouveau à bord, un peu humide et après avoir acheté quelques bricoles pour manger, nous poursuivons la route, direction le poste frontière burkinabé. C’es dans cette portion du trajet que nous entendons parler avec une certaine angoisse des coupeurs de route qui dévalisent les voyageurs. Ils profitent souvent de la proximité des frontières pour réaliser leur méfait et pouvoir plus facilement échapper aux poursuites enfin très hypothétiques poursuites. Parmi les passagers, se trouvent notamment plusieurs femmes commerçantes qui ont l’habitude de faire ce parcours entre Togo et Burkina. Elles évoquent les mésaventures d’autres voyageurs qui ont eu à croiser la route de bandits sur la route et qui ont tout perdu lors de ces malencontreuses rencontres. Mais disent-elles, ils, les coupeurs de route, s’attaquent plus volontiers à une autre compagnie de transport plus « luxueuse », qui est plus fréquentée par les commerçantes ; sous entendu avec notre compagnie les risques sont moins grands. Il n’en reste pas moins que ces histoires font monter la tension d’un cran dans le bus. Pour ce qui me concerne , je dois dire que je ne me sens vraiment pas très à l’aise avec mon ordinateur portable sur les genoux et ma ceinture ventrale pleine de devises. Je me surprends à regarder beaucoup plus fréquemment à l’extérieur du bus comme si j’allais ainsi écarter toute mauvaise rencontre. Bref ! il fallait bien rajouter un peu de piment à ce voyage un peu trop tranquille, pépère. Nous poursuivons malgré tout notre route vers Ouaga que nous atteignons à la nuit tombée sous une averse. Rien d’étonnant nous sommes en pleine saison des pluies.
5ème étape : Ouagadougou Comme nous en avons maintenant l’habitude , il s’agit pour nous de trouver un hôtel pour passer la nuit. La consultation du guide du routard, nous a permis d’avoir quelques adresses. Reste à aller voir sur place. Nous trouvons assez facilement un taxi et commençons notre tournée des « grands hôtels » de Ouagadougou. Les 2 ou 3 premiers que nous visitons sont vraiment pas très attirants, notamment un qui ressemble plus à un bouge qu’à autre chose.
Finalement fatigués et le taximan perdant patience, nous choisissons un hôtel, l’hôtel Belle vue, un peu au-dessus de nos moyens en se disant que le lendemain nous aurons tout loisir de trouver un endroit plus adapté à nos moyens et à nos souhaits. Nous passons une nuit sans histoire, enfin presque. Toute la soirée et jusqu’à une heure assez avancée de la nuit nous profitons du poste de télévision qui est allumé dans le hall d’entrée, le son au maximum. Suivre un film grâce à sa bande son uniquement ce n’est vraiment pas terrible. Enfin au petit matin, sans même prendre un petit déjeuner nous quittons l’hôtel laissant nos bagages sur place pour partir à la recherche d’un autre lieu de villégiature. Nous trouvons un taxi pour nous emmener dans les quartiers Nord de la ville. D’après le guide du routard, plusieurs bonnes adresses y sont regroupées. Nous commençons par le « Pavillon vert ».
L’hôtel est charmant et très animé. On entre dans un grand patio avec terrasse, kiosque d’artisanat et beaucoup de verdure. La première impression est vraiment sympa. Malheureusement nous déchantons très vite : l’hôtel est plein, pas même une chambre pour trois. Les gérants nous orientent alors vers un établissement tout proche tenu par un Suisse : « Le Dapoore ». Nous y trouvons une chambre pour nous trois, l’une des dernières, avec une douche. L’endroit est moins convivial que le « Pavillon vert », mais il est propre et calme, avec un restaurant couvert d’un toit en paille qui nous rappelle les cases du Fouta. Nous repartons donc vers le centre ville pour récupérer nos bagages et découvrir un peu la capitale du Burkina-Faso. La ville est très sympa avec de grandes avenues bordées d’arbres, de grands carrefours occupés de fontaine hors service. La plupart des maisons sont construites sur un niveau. Les routes sont le domaine des deux roues ou presque. Une vraie ville sahélienne qui a bien des égards me fait penser à N’Djamena. De retour dans les quartiers Nord, nous nous installons dans notre chambre du Dapoore. Nous profitons de la fin d’après midi pour marcher un peu dans le quartier et chercher un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous découvrons notamment un petit restau tenu par des togolais dans lequel nous mangeons un poulet yassa. Le lendemain, le programme est chargé : nous devons tout d’abord trouver un moyen de nous rendre à Bamako. Plusieurs sociétés de bus existent dont certaines sont référencées dans le guide du routard. Le problème est d’arriver à trouver celle qui voyage sur Bamako et surtout le jour et l’heure (enfin au moins approximative !) du départ. La première où nous nous rendons n’a pas de départ prévu dans les jours à venir. On nous renvoie vers une autre société. Mais quant à savoir comment la trouver en ville, dur, dur. Finalement avec beaucoup de patience et un peu de chance nous trouvons un taxi pour nous amener à bon port. Après prise de renseignements dans la cour auprès de différentes personnes, on nous annonce un départ pour le lendemain matin à 6 heure. Parfait, c’est tout à fait ce qu’il nous faut, mais pas de vente de billets à l’avance. Dans l’enceinte du parc, de nombreuses personnes sont installées comme pour un bivouac à même le sol avec tous leurs bagages et cela nous inquiète un peu, mais enfin cela n’a rien de très exceptionnel. Nous repartons donc relativement confiant, rendez-vous est pris pour le lendemain matin vers 5 h 30. Le problème du transport réglé, reste celui de mon visa pour le Mali. Heureusement nous avons l’adresse et le numéro de téléphone de l’ambassade sur le guide du routard (que ferions nous sans lui !?). Nous prenons donc d’abord des renseignements par téléphone pour connaître les modalités de délivrance des visas de transit. Et là bonne surprise, on nous informe que le visa peut être délivré dans les deux heures après le dépôt du dossier. Incrédule, nous nous rendons à l’ambassade. Nous y trouvons un groupe de touristes américains qui attendent leur visa. Moyennant un formulaire à remplir, 20.000 CFA et 2 photos, on me délivre en à peine deux heures de temps un visa en bonne et due forme. Comme quoi avec un peu de volonté politique motivée par un intérêt économique bien compris, l’organisation suit. Soulagés de nous être sorti rapidement de ces différentes démarches, nous nous réjouissons de pouvoir aller faire tranquillement le tour du marché central, du centre artisanal de Ouaga. Notre premier arrêt nous permet d’apprécier la grande diversité et la qualité de l’artisanat local. Le centre artisanal est un modèle du genre avec une boutique principale où est vendue la palette des différents produits réalisés dans les ateliers situés juste à côté. On peut donc apprécier à la fois les produits et les techniques de fabrication, discuter avec les artisans au travail. Une visite très enrichissante pour nous touristes et très instructive quant à l’approche du client/visiteur. On mesure mieux tout le travail qui est à faire à Dalaba. Nous traversons tout d’abord la boutique, très bien achalandée pour trouver quelques souvenirs, mais aussi des idées d’objets qui pourraient être réalisés à Dalaba avec les techniques locales. Nous achetons notamment des petites broches faites en calebasse, des pendentifs « djimbé ». Nous passons ensuite dans les différents ateliers : les sculpteurs, les artisans du bronze, les fabricants de balafons et de djimbés, les artistes du batik, etc. Auprès de ces derniers, nous nous attardons un peu plus pour avoir des détails sur le processus de fabrication et nous leur achetons deux « toiles » , non sans avoir, bien sûr, négocié le prix. Nous repartons enchanté par notre visite. Autour du centre de nombreuses échoppes proposent toute sorte de produits artisanaux. Les commerçants nous hèlent gentiment pour nous vendre qui un sac en tissu, qui un djimbé, etc. Nous finissons par acheter quelques cartes peintes à la main avant de repartir en direction du marché central. Au marché, nous cherchons d’abord le secteur des tissus, car nous ne désespérons pas de trouver un acquéreur pour nos tissus « made in Guinée ». Nous arpentons les allées, sans très bien savoir comment nous orienter. Mais peu importe, nous découvrons un marché bien organisé où il est agréable de se promener. Nous n’arrivons pas à placer notre marchandise, mais nous trouvons des ensembles baye fall assez sympas. Finalement la fatigue et la faim nous poussent hors du marché. Y’a un temps pour tout ! Nous regagnons notre quartier nord et notre « petit chalet savoyard ». Après une sieste bien méritée, nous profitons de la fin de journée et d’une température extérieure plus clémente pour aller nous promener à pied dans le quartier. Nous retournons au Pavillon vert pour boire un coca frais. Nous profitons de l’occasion pour proposer aux employées du bar restaurant les plaqués or achetés à Lomé. Pour une fois, nous trouvons des clientes intéressées. Malheureusement, elles ne peuvent payer cash. Nos rêves de bonnes affaires s’envolent donc. Quant à moi, j’ai repéré un batik qui orne le devant du kiosque de produits artisanaux et je m’approche du vendeur pour engager la négociation. A vrai dire je suis prêt à payer le prix qu’il veut mais l’habitude aidant j’essaye de gagner quelques CFA. J’emporte la partie pour 9.000 CFA, très content de mon achat. De retour au restau de notre hôtel, nous nous offrons un petit extra en dînant sur place. Notre dernier vrai repas sur le sol burkinabé. Le lendemain, nous reprenons la route. Nous prenons donc rendez-vous avec un taximan pour 5 heure du matin, pas très sûr de le voir respecter son engagement. Quelques heures plus tard, sur le pied de guerre, nous sortons du Dapoore. Surprise le taxi nous attend. Nous embarquons, avec quelques difficultés pour entrer tous nos bagages et nous-même, direction la gare routière. Sur place, pas de départ en vue et pas d’informations très précises. Nous prenons malgré tout un petit déjeuner sur le bord de la route dans la poussière et les gaz d’échappement en attendant de voir. Au menu lait concentré sucré dilué dans de l’eau avec café, pain baguette caoutchouc et mayonnaise pour les amateurs. « Le pain sec c’est bon, merci !» Après ces agapes, nous nous remettons en quête d’informations. Après avoir interrogé diverses personnes, il nous faut nous rendre à l’évidence : pas de départ pour Bamako aujourd’hui. Cependant on nous indique une autre compagnie susceptible de voyager le jour même. Il nous faut nous rendre dans un autre quartier de Ouaga assez distant pour vérifier cette hypothèse. Et c’est reparti : il nous faut trouver un taxi qui connaisse le lieu et qui puisse charger tous nos bagages et nous-mêmes, négocier le prix et espérer … Quelques embouteillages plus tard, nous arrivons sur une autre gare routière ou en tout cas ce qui en tient lieu. Renseignement pris, un départ est imminent … ou presque. Nous payons nos billets et patientons sur un vieux banc en bois carrément bancal et surtout sous un soleil qui commence à taper sérieusement. Cette attente nous permet d’observer des réparateurs de deux roues qui ont leur atelier juste à côté : le système D au service de la mécanique. Enfin le départ est annoncé et notre bus avancé. Désillusion, ce n’est pas le beau bus qui trônait à l’entrée du parc mais un vieux car en fin de vie qui pétarade et crache de gros nuages noirs. De toute façon, comme qui dirait, nous n’avons pas le choix.
La route de Ouaga à Bobo-Dioulasso est certes goudronnée, mais elle est également parsemée de nids de poule. Dans un quatre-quatre bien amorti avec un chauffeur attentif et prudent, ça ne pose pas trop de problèmes. Mais prenez un vieux car, bondé, muni d’amortisseurs sans doute d’origine (mais peut-être étaient-ils en option sur ce modèle ?), mettez au volant un « Fangio » revu et corrigé mode Burkinabé genre je fonce et advienne ce que Dieu décidera ; et vous pourrez imaginer la promenade de santé ?!? Nos appels répétés à l’adresse du chauffeur pour le faire ralentir ou tout au moins pour qu’il prenne en pitié nos dos n’aura eu aucun effet.
6ème étape : Bobo-Dioulasso Nous arrivons donc à Bobo-Dioulasso complètement fourbus, mais contents d’être arrivés entiers Quoique. Au départ de Ouaga, nous avions acheté des billets Ouaga-Bamako. Nous pensions donc légitimement poursuivre notre route vers la frontière malienne, après une petite pause réparatrice. L’après-midi étant déjà bien avancée, ils nous semblaient important de ne pas trop traîner pour passer la frontière avant la nuit. La pause se prolongeant, nous essayons d’avoir des informations sur la suite de notre voyage. Quand repart-on ? Pourra-t-on passer au Mali aujourd’hui ? Nous obtenons des demies réponses peu satisfaisantes, mais il faut bien s’en contenter. Finalement, un mini bus vient nous prendre à la gare et nous emmène quelques kilomètres plus loin sur une grande artère de Bobo. Notre chauffeur s’arrête sous quelques manguiers et nous invite à descendre. Un banc en bois, modèle de base largement répandu dans la sous-région, d’un confort plus que sommaire nous est proposé pour nous reposer et patienter en attendant un éventuel départ. L’attente commence. Les heures passent. Nous passons du banc à une natte qui nous a été gentiment installée à proximité. Le soleil se couche. Toujours aucun signe d’un départ prochain. Il paraît que nous attendons un (ou deux, selon ! ) passager pour pouvoir partir. En fait le chauffeur ne veut pas prendre la route tant que son minibus n’est pas rempli. Et quand je dis rempli, c’est rempli ! 11 passagers plus le chauffeur et les bagages pour un véhicule prévu pour 7 à 8 personnes avec un confort correct. Oublié donc le confort. Les sardines sont battues !?! L’attente devenant vraiment longue et les moustiques de plus en plus nombreux, nous nous abritons dans un bus garé à proximité et essayons tant bien que mal de dormir plié en quatre sur deux fauteuils. Malheureusement les moustiques eux n’ont pas décidé d’aller se coucher et ils nous « divertissent » de leur ronde de nuit. Une fois de plus c’est quand on ne l’attend plus vraiment que le départ est annoncé. Il fait nuit noire et les derniers passagers ont surgi soudain de nulle part. Mystère. Le temps de tous nous « encastrer » dans le véhicule et nous voilà sur la route, direction la frontière. Nous nous engageons rapidement sur une piste en pleine brousse. Tout au moins le devine-t-on car la nuit est très sombre. Après quelques heures de voyage sans soucis, nous nous arrêtons au beau milieu de la brousse. Un peu inquiets, nous ne comprenons pas très bien ce qui se passe. A quelques mètres devant nous, une barrière en bois et une casemate, à peine éclairée par une lampe à pétrole où somnole le douanier en chef, nous indique que nous sommes arrivés au poste de douane. Chaque passager est contrôlé et doit s’acquitter d’un « droit de passage » déguisé. En fait le chef de poste réclame à chacun 1000 CFA pour cause de non-vaccination contre la fièvre jaune, carnet de vaccination en règle ou pas. Le règne de l’arbitraire et de l’argent. Pour ce qui me concerne, touriste étranger en voyage au Mali, je suis exonéré de cette taxe. Il semble que la sensibilisation par rapport aux touristes ait porté au moins partiellement ses fruits En attendant, une de nos passagères visiblement anglophone et sans papier, qui est restée dissimulée au fond du bus, réussit à passer la frontière certes un peu inquiète d’être découverte, mais finalement sans ennuis. Nous filons droit sur Sikasso que nous atteignons après 6h30 de voyage. Nous débarquons dans une gare voiture et encore une foi nous comprenons que nous allons devoir changer de véhicule. Nous mettons à profit ce nouvel intermède pour prendre un petit déjeuner dans un café à ciel ouvert, tenu par un Guinéen. Café, lait concentré sucré, eau pour la boisson, pain et mayonnaise ou margarine pour la nourriture. Décidément, ce sera pain nature merci. Entre temps un bus grand luxe est arrivé et le départ pour Bamako semble vouloir s’organiser assez rapidement. Et effectivement après un délai raisonnable pour le chargement des bagages et des passagers appelés les uns après les autres (comme quoi l’organisation est juste une question de volonté), nous prenons la route de Bamako. 6 heures de route sans problème durant lesquelles nous suivons un film sur l’écran télé installé à l’avant du bus. Et oui incroyable, il fonctionne. L’arrivée à Bamako se fait sous une grosse pluie d’orage.
7ème étape : Bamako, ses faubourgs Nous apercevons la ville depuis une hauteur. Nous n’en verrons pas plus. Nous prenons aussitôt arrivé la direction de la gare voiture pour la Guinée. Notre taxi nous dépose à l’extérieur de la gare car elle est noyée sous l’eau et inaccessible pour une petite voiture.
Nous trouvons malgré tout assez rapidement un véhicule qui doit partir pour la frontière guinéenne. C’est ce qu’on appelle un « bâché », c’est à dire un véhicule avec une cabine de 3 ou 4 places et une benne arrière aménagée sommairement avec des bancs et couverte d’une bâche où l’on entasse comme du bétail entre quinze et vingt personnes. Les bagages et autres animaux (poules, moutons, etc.) sont amarrés sur la bâche.
Le scénario habituel se répète une nouvelle fois : on va bientôt partir, il nous manque juste un passager pour être au complet, etc., etc. . La fin de journée approchant à grands pas, nos futurs compagnons de route s’inquiètent un peu. Il semble que la route ne soit pas très sure et que les coupeurs de route, encore eux, affectionnent particulièrement ce tronçon. Parmi eux, un jeune d’une vingtaine d’années en rajoute même et finit par vraiment nous inquiéter. Il ne nous reste plus qu’à espérer un départ rapide ou le report du départ au lendemain. Mais la chance nous sourit, enfin si l’on peut dire. Nous sommes au complet et le départ s’organise un peu avant la tombée de la nuit. Nous nous installons tant bien que mal dans la benne en essayant de garder des places le plus possible à l’air libre, vers l’arrière du véhicule. Le plus délicat dans l’opération est d’arriver à se caler les uns par rapport aux autres car nous avons tous un vis-à-vis avec lequel il faut s’entendre pour placer ses genoux. Une fois tous montés à bord plus personne ne peut bouger. Et en fait, comme nous le constaterons plus loin sur la piste, ça n’est pas plus mal ainsi. Le véhicule s’ébranle finalement. Ca relève du miracle vu la surcharge, mais bon ainsi va le transport en commun dans la région : A la grâce de Dieu !
Nous nous engageons sur une piste très accidentée, en pleine brousse. Très rapidement on a l’impression d’être loin de tout et de s’en aller vers nulle part. Cette impression devient vraiment oppressante quand la nuit tombe, noire, brutale. Je me rappelle alors les paroles échangées avant le départ et une nouvelle fois je sers un peu plus contre moi mon ordinateur et ma ceinture ventrale pleine de devises. Le voyage se poursuit cependant au rythme des secousses plus ou moins fortes selon les trous rencontrés, des averses et orages, des arrêts improvisés pour le confort des passagers. On essaye de fermer les yeux en espérant que le sommeil viendra et fera paraître le temps moins long. Mais peine perdue vu les conditions. Prendre notre mal en patience, telle est la bonne devise pour ce trajet. Après 6 heures de piste, nous arrivons à la frontière avec la Guinée.
8ème étape : Kourémalé, frontière Mali-Guinée Nous sommes à Kourémalé, tout au moins le devine-t-on car il fait très sombre et ce n’est pas les quelques rares lampes tempêtes allumées de-ci delà qui nous permettraient d’y voir quelque chose. Les douaniers nous demandent de déposer nos passeports au poste et de venir les rechercher le lendemain matin, une fois qu’ils auront été visés et tamponnés par le chef de poste, qui dort pour le moment. Nous passons donc la barrière frontière et entrons en Guinée. Nous nous préoccupons immédiatement de trouver un endroit pour dormir. Dans ce noir, nous ne sommes pas très optimistes sur nos chances de trouver un lit, mais Aliou fait comme d’habitude en la matière des merveilles. Il nous dégote un « hôtel 4 étoiles ». Nous nous retrouvons pour cause d’économie (un quatre étoiles, c’est pas donné !?!) tous les trois dans une chambre de 6 m² environ avec pour seul mobilier un lit double avec matelas en paille, une bougie et une chaise. Ah j’oubliais un drap recouvre le matelas, quand même. Nous sommes bien contents que l’obscurité ne nous permette pas de voir son état. Et puis, nous sommes vraiment tous les trois épuisés. Nous prenons donc place sur ce lit, tout habillé, en nous mettant dans le sens de la largeur, les jambes pendant dans le vide. La fatigue fait accepter tout et n’importe quoi. Après quelques heures de sommeil, enfin si l’on peut dire, nous nous levons alors que le jour pointe à peine le bout de son nez. Il fait frais et d’autant plus que nous sommes en pleine saison des pluies. Nous nous dirigeons chacun notre tour vers la « salle de bain » tout confort : trois murs en terre plus une tôle et bassine d’eau froide. A 6 heures du matin, réveil garanti. Fin prêts, nous décidons de laisser nos affaires à l’hôtel et d’aller chercher nos passeports ainsi que de quoi remplir nos estomacs. Nous tombons au poste frontière sur un douanier très zélé. Il trouve suspect le document que Aliou lui présente. C’est un laisser-passé établi sur papier à en-tête du consulat du Togo qui est valable pour l’aller retour entre la Guinée et le Togo. Suite à toutes les frontières que nous avons traversées, il est par ailleurs couvert de tampons. Mais non pour l’agent guinéen, il n’est pas valable. Les explications/négociations commencent. Mais Aliou ne lâche pas le morceau et il récupère carte d’identité et laisser-passer sans rien donner. Nous pouvons enfin aller manger. Nous en profitons pour prendre des renseignements pour la suite du voyage vers Siguiri. Nous trouvons des taxis en attente et réservons donc trois places. Le temps d’aller chercher nos affaires à l’hôtel et de régler la note, nous sommes de retour à la gare voiture, où comme toujours le voyage commence par une longue attente. Nous comprenons assez rapidement que pour une fois, la cause de ce retard est indépendante de la volonté du chauffeur ou des passagers. En fait, la route est coupée à la sortie du village par une brusque montée des eaux de la rivière. Le passage des voitures est impossible, tout au moins nous semble-t-il. Les quelques piétons qui s’aventurent dans la rivière ont l’eau qui leur monte jusqu’à l’entrejambe voir jusqu’à la taille. Sur l’autre rive des véhicules arrivent en provenance de Siguiri. Les taxis font descendre leurs passagers avec tous leurs bagages et font demi-tour. L’idéal pour nous serait que l’un d’eux veuillent bien nous attendre pour repartir vers Siguiri. Il suffirait pour cela que nous traversions tous à pied avec nos bagages. Mais les taxis en attente à Kourémalé ne sont pas trop d’accord de perdre leur clientèle, même s’ils voient bien que la situation est bloquée. Notre chauffeur, plus téméraire que les autres ou peut-être parce que sa voiture ne craint pas grand chose, se décide à tenter la traversée des flots. Il organise le déchargement complet de sa 504 familiale, puis il prépare le moteur à une immersion totale : il bouche tous les orifices avec des chiffons, sans oublier le pot d’échappement et le réservoir d’essence. Rapidement la voiture amphibie est prête. Entre temps un quatre-quatre rehaussé avec pot d’échappement au dessus de la cabine a tenté la traversée. Le chauffeur a renoncé voyant l’eau pénétrer dans la cabine par le bas des portes. Notre pilote tout terrain ne se décourage pas pour autant. La traversée se prépare avec le recrutement des pousseurs qui doivent accompagner la voiture dans la rivière pour éviter qu ‘elle ne soit emportée par le courant . Quant à nous, nous sommes invités à traverser à pied. Des jeunes du village se proposent pour faire traverser nos bagages ainsi que les personnes qui le souhaitent contre rémunération. Toute occasion est bonne à saisir dans ce coin perdu, loin de tout. Nous acceptons de bon cœur pour ce qui est des bagages. Aliou et moi-même préférons traverser sur nos propres pieds. Nous enlevons chaussures, chaussettes et pantalon et nous apprêtons à entrer dans l’eau. Oumou, elle est beaucoup moins pressée de se lancer. Mais elle hésite encore entre nous suivre et grimper sur les épaules d’un des passeurs improvisés. Les deux solutions présentent des risques pour elle : d’un coté, elle a très peur de l’eau et du courant, de l’autre l’éventualité d’une chute du haut des épaules de sa « monture » ne la rassure pas trop. Cruel dilemme ! Finalement nous ayant vu traverser devant elle, elle choisit la solution du porteur. La première étape est alors de grimper sur les épaules de son aide. L’opération se passe tant bien que mal avec l’aide d’un troisième acolyte. La traversée peut alors commencer. L’avancée est lente du fait du niveau de l’eau et du courant qui est quand même assez fort. Aussi, quasiment au milieu du cours d’eau, notre jeune porteur a une soudaine inspiration, qui pourrait bien lui permettre de gagner un peu plus : il s’arrête prétextant une trop grande fatigue et déclare vouloir transférer Oumou sur le dos d’un de ses amis pour finir la traversée. Evidemment aussitôt Oumou se met à hurler et lui propose d’augmenter son « salaire » s’il l’amène à bon port. Le stratagème a marché et notre passeur de reprendre la traversée comme si de rien n’était. De nouveau réuni tous les trois avec les autres passagers, nous assistons depuis l’autre rive à la traversée de notre taxi. Elle se fait sans souci majeur même si le capot du moteur émerge à peine de l’eau. Enfin au sec, il s’agit maintenant de vider l’eau qui est à l’intérieur; cette opération se fait « automatiquement » grâce aux trous que la rouille a percés dans la caisse. Pour ce qui est du moteur, l’opération est un peu plus longue. Ses premiers soubresauts sont assez peu encourageants, mais ça ne décourage pas notre chauffeur. Finalement, après un temps d’attente pour l’ « essorage » plus quelques coups de marteau et tours de tournevis, le doux ronronnement du moteur de notre 504 parvient à nos oreilles. Tout est possible, tout est réalisable ! Le départ est proche. Aussitôt les bagages chargés, nous prenons place sur les banquettes détrempées. Mais peu importe, car l’essentiel pour nous est de poursuivre la route, direction : Siguiri.
9ème étape : Vers Mamou et Dalaba La piste est correcte mais sans plus. Il faut dire qu’en saison des pluies toutes les pistes souffrent et de nombreux nids de poule se forment. Un peu plus de deux heures plus tard, nous atteignons Siguiri sans soucis particuliers, le fondement humide. Direction la gare voiture pour trouver le véhicule qui nous amènera jusqu’à Mamou. La fin du voyage approche et nous sommes maintenant tous les trois pressés d’arriver entier à destination. Nous passons quasiment tout l’après-midi à la gare voiture dans l’attente du départ. Nous en profitons pour manger quelques bricoles dont des beignets avec une sauce pimentée. Ce n’est qu’en fin de journée que le départ se dessine. Nous prenons place dans une 505 familiale qui à l’air plutôt correcte. Quelques kilomètres après notre départ, nous nous arrêtons pour prendre deux passagers supplémentaires, la femme et l’enfant du chauffeur qui viennent prendre place à l’avant. Ce qui porte à 5 les passagers avant. La conduite dans ces conditions relève de l’exploit et de l’inconscience portée au-delà de l’imaginable. Mais que dire, que faire ? Nous qui sommes déjà entassés à l’arrière, sans possibilité de bouger, nous n’espérons qu’une chose c’est arriver le plus vite possible et indemne autant que faire se peut. Le voyage se poursuit donc. Allah Akbar ! Soudain un violent orage nous surprend sur la route. Un épais rideau de pluie s’abat sur nous, le ciel est d’un noir d’encre. Rapidement les bas cotés sont transformés en lacs éphémères, mais impressionnants. On voit de l’eau partout et on se demande si l’on roule ou si l’on flotte. Notre chauffeur lui ne semble pas plus perturbé que cela. La visibilité est réduite à quelques mètres et cela d’autant plus que ses essuies-glaces ont une efficacité très relative. Mais il poursuit sa route imperturbable sans lever le pied de l’accélérateur. Le silence est lourd ; tout le monde semble faire des prières pour que l’on reste sur la route, sans rencontrer d’autres véhicules. Après quelques kilomètres dans cette ambiance oppressante enfin la pluie tombe moins fort à l’extérieure. Par contre à l’intérieur, nous sommes soumis à un déluge de gouttelettes, tout au moins certains passagers installés aux mauvaises places ?! Le chauffeur ne s’en émeut pas plus que cela et file toujours plus vite en direction de Mamou. Il fait nuit maintenant. Pour ce qui me concerne cela accroît mon inquiétude car les routes guinéennes de jour ne sont déjà pas très sures, mais alors de nuit ?! avec les voitures dont les « yeux » partent dans tous les sens, voire borgnes ou carrément aveugles. Les croisements entre véhicules sont toujours un moment d’angoisse intense. « Pourvu que ça passe ! ». Quelques kilomètres avant Mamou, nous tombons sur un barrage de militaires, signalé juste par quelques lampes tempête. Autrement dit il n’est vraiment pas très visible. Une corde est tendue en travers de la route sensée arrêter tous les véhicules. Plus dangereux qu’autre chose. Des hommes en tenue contrôlent le chauffeur, son véhicule et les passagers à la lampe torche. Ces barrages sont présents sur toutes les routes de l’intérieure du pays. Officiellement pour éviter l’intrusion de rebelles et accessoirement pour faire de réel contrôle. Mais en fait ils sont surtout un bon moyen pour les hommes en kaki de se faire de l’argent sur le dos des voyageurs et des chauffeurs de taxi. Tout est prétexte pour vous faire payer. C’est d’autant plus facile que chauffeurs et passagers n’ont bien souvent pas tous leur papier. C’est bien sur le cas pour notre chauffeur. Nous sommes donc bloqués au barrage et les discussions s’éternisent. Aliou, notre « avocat » de service essaye d’amadouer les militaires, mais rien à faire. Il faut dire que les chauffeurs de Haute-Guinée ont mauvaise réputation auprès des hommes en tenue car ils leur tiennent tête. La preuve nous en est donné d’ailleurs durant notre halte. Alors que les discussions vont bon train et que nous sommes au bord de la route, un taxi arrive au barrage sans même ralentir et arrache la corde, qui part comme un élastique sur le coté de la route où nous sommes garés. Heureusement notre véhicule est un peu en retrait et la corde part dans le vide. Mais cet incident jette un froid. On est passé très prêt d’un accident. Très rapidement cependant on en revient à notre situation et les palabres, interminables, reprennent. Finalement après un compromis dont nous ne connaîtrons pas tous les éléments, nous sommes autorisés à reprendre la route, direction Mamou centre. Nous atteignons la gare voiture de Mamou alors que l’aube s’annonce tout doucement. La boucle est quasiment bouclée, il ne nous reste plus qu’à trouver un chauffeur pour nous conduire sur les 50 kilomètres nous séparant encore de Dalaba. Par chance nous trouvons un jeune chauffeur de Dalaba qui souhaite rentrer chez lui après un voyage sur Conakry. Nous nous entendons pour partir rapidement sans attendre d’autres passagers.
Nous rentrons à Dalaba au petit matin du 06 Aout 1999, après un périple de plusieurs milliers de kilomètres à travers l’Afrique de l’ouest : un grand voyage avec tous les ingrédients pour en faire une belle Aventure. Inoubliable !
Tout voyage est une aventure, une entreprise plus ou moins hasardeuse, tout au moins une rupture avec ses habitudes, son quotidien. Tout voyage en Afrique est une Aventure, c’est un projet où la part de l’imprévu est toujours très grande. Voyager sur ce continent, ce n’est pas seulement se rendre d’un point à un autre en utilisant un ou différents modes de transport. Voyager, ce n’est pas seulement prendre son billet, se présenter à l’heure prévue pour partir, lire un bon livre pendant le trajet et arriver à destination frais et dispos pour commencer de nouvelles découvertes. Non, voyager en Afrique, c’est dès l’achat de son titre de transport se lancer dans une aventure dont on ne sait jamais très bien à l’avance où elle vous mènera. C’est non seulement une aventure du fait des bouleversements, des changements de dernière minute, des évènements favorables ou contraires, c’est aussi et surtout une aventure humaine. C’est partir à la rencontre des gens, de personnages et c’est enfin se rencontrer soi-même, apprendre à mieux se connaître, à éprouver sa patience, sa capacité à se sortir de situations inédites, à improviser. C’est en tout cas être bousculé au sens propre comme au sens figuré. Préparatifs ou le voyage en théorie
08 Mai 1999, il est 16h30 à Dalaba, bourgade au cœur du Fouta Djalon en Guinée et rien ne laisse présager les grandes décisions que nous allons prendre et qui vont bouleverser nos vies, …, quoique ! ? Attablés autour d’une « Skol », ou peut-être bien de plusieurs, dans le restaurant le « Silence », quartier Sily, je me trouve en face de Aliou, mon ami togolais, propriétaire dudit restaurant. A cette heure là, une petite bière bien fraîche, comme on dit « ça passe ». Bon, c’est vrai les bières ne sont en fait pas très fraîches, le courant étant encore rare à cette époque de l’année à Dalaba, mais peu importe, on en est plus vraiment à ça près. D’ailleurs, avec bière fraîche ou non, notre discussion s’auto abreuve de nos déboires respectifs. Il faut dire que l’on forme à nous deux une fine équipe. Aliou est menacé de prison suite à un conflit commercial avec un concurrent guinéen, qui a pris une ampleur à peine croyable. Il est en fait accusé d’avoir détourné une partie de la clientèle de l’hôtel du Fouta. L’affaire est remontée jusqu’au Préfet et au Palais de Justice. Il a même été mis en garde à vue pour quelques heures. Bref il ne fait pas bon être étranger à Dalaba en cas de conflit avec un ressortissant guinéen. Quant à moi, j’ai été poussé à démissionner de mon poste de responsable de l’Office de Tourisme. Je suis par ailleurs poursuivi par le percepteur local suite aux accusations de mes anciens collègues et accusé d’avoir détourné de l’argent du projet que j’ai largement financé sur fonds propres. Je me sui entendu dire plus d’une fois : « tu n’es pas d’ici, si tu n’es pas content il faut rentrer chez toi ». Bref l’ambiance est vraiment lourde. Quelques jours auparavant, nous nous étions déjà retrouvés et nous avions envisagé de changer d’air, de quitter Dalaba pour quelque temps, son air devenant vraiment irrespirable pour nous. Aujourd’hui, l’idée a mûri et est devenue projet : nous quitterons Dalaba la première quinzaine de juillet pour un voyage à travers l’Afrique de l’ouest dont l’objectif ultime sera d’atteindre Vogan au Togo, village natal de Aliou. Nous envisageons même de nous installer dans ce pays ou un pays limitrophe, si des opportunités existent. Nous portons un toast à notre voyage en le ponctuant comme il se doit d’un « inch Allah » convaincu. Y’a plus qu’à !
De retour chez moi, mon premier réflexe est de consulter le guide du routard sur l’Afrique noire pour mieux visionner le trajet à suivre, connaître les frontières que nous aurons à traverser et envisager les différents parcours et modes de transport possibles. Premier constat : Vogan c’est vraiment pas la porte à coté. Plus de 2000 kilomètres à travers quatre pays : Guinée, Cote d’Ivoire, Ghana, Togo. Enfin peu importe tant qu’à partir, autant voir le maximum du vaste monde.
Deuxième constat, il va falloir se préparer un peu, … beaucoup ! avant de se lancer dans ce qui s’annonce déjà comme une sacrée aventure.
C’est dans cette optique que deux jours plus tard, nous nous retrouvons de nouveau. Cette fois-ci, nous sommes quatre pour discuter un peu plus en avant des modalités pratiques de notre voyage. Mme Aliou et Oumou, mon amie se sont jointes à nous. Elles aussi seront de l’aventure. Un premier dilemme se pose à nous : la deuxième semaine de juillet, la saison des pluies est déjà bien avancée en Guinée et dans la sous-région. Peut-on alors envisager de passer par la route en empruntant un taxi pour traverser la Guinée du Nord au Sud et entrer en Côte d’Ivoire, sachant que les pistes risquent d’être difficiles ou est-il plus prudent d’envisager un voyage par la route jusqu’à Conakry, de prendre l’avion Conakry-Abidjan pour éviter les mauvaises pistes du sud guinéen et de l’ouest ivoirien, même si le coût du voyage serait alors beaucoup plus élevé. Bison futé n’ayant pas encore traversé la mer et Buffle rusé n’ayant pas encore vu le jour sous les tropiques, la seule solution est de se référer aux expériences passées des uns et aux témoignages des autres pour se faire une idée des risques encourus. Bref rien de très sur mais en l’occurrence des témoignages pas très engageants recueillis par Mr et Mme Aliou, du style : « entre truc et la frontière c’est bon, mais après quelques kilomètres c’est l’enfer. Des trous partout, plein de flotte. En plus il y a plein de camions qui creusent la piste et qui parfois la bloquent en s’embourbant. Mais enfin avec un bon taxi, sous entendu un bon véhicule et un bon chauffeur, ça passe jusqu’à « machin ». Si, si je vous assure ! Inch Allah ! ». Sur la base de ces récits, le choix concernant le mode de transport sur ce tronçon de notre voyage est donc reporté à plus tard, mais l’idée d se renseigner plus précisément sur les vols Conakry – Abidjan est, elle, acquise. Pour ce qui concerne, le parcours entre Abidjan et Lomé, pas de problème : la compagnie de bus « STIF » assure des liaisons régulières entre ces deux villes à des tarifs abordables. Adopté sans discussion. Là les témoignages sont vraiment convaincants. Le seul petit détail dont on se mordra les doigts plus tard, c’est que les infos datent un peu.
Autre aspect pratique qui nous préoccupe pour ce voyage, c’est bien sur les passeports, visas et laissez-passer nécessaires aux uns et aux autres pour pouvoir traverser les frontières sans trop de soucis notamment financiers. Décision est donc prise de se rendre tous ensemble à Conakry pour régler ce problème au début du mois de juin. Ce sera aussi l’occasion de prendre tous les renseignements concernant les vols vers Abidjan.
10 Juin 99, nous voici à Conakry, comme prévu trois semaines plus tôt. Nos premières démarches nous amènent chez un parent de Aliou qui doit nous servir d’intermédiaire avec le Consul du Togo à Conakry pour avoir les laissez-passer pour Aliou et sa femme et un visa pour moi, d’ailleurs non nécessaire d’après un document sur le Togo fourni par notre intermédiaire. Faut pas chercher à comprendre ! Nous lançons malgré tout le processus moyennant bien sur quelques billets de 5.000 FG et des photos d’identité. Rendez-vous est pris début juillet pour récupérer tous ces documents. Pour Oumou, pas besoin de visa. Il lui suffit d’avoir un passeport de la CEDEAO pour entrer dans tous les pays que nous aurons à visiter. Reste plus qu’à se procurer ce passeport, ce qui à priori ne semble pas évident surtout connaissant l’administration locale. Et là surprise ! Oumou nous parle d’un de ses oncles qui peut lui procurer ce document rapidement. Un peu incrédules, nous partons le rencontrer pour lui présenter notre projet. Après les présentations d’usage, nous exposons le but de notre visite. Sans hésitation, il nous donne rendez-vous pour le lendemain dans un bureau de l’administration. Il connaît quelqu’un qui devrait pouvoir nous aider. A l’heure dite, nous nous retrouvons comme prévu. Après quelques démarches dont entre autre l’achat d’un certificat médical, sans visite, à l’hôpital, quelques prises de contact dans différents bureaux de la capitale, nous voilà au ministère de l’intérieur accompagné d’un cadre de la dite administration. Après avoir remis la somme et les papiers demandés ainsi que deux photos, à notre bon samaritain, nous le voyons disparaître dans un bureau. Moins d’une heure plus tard, il ressort avec un passeport de la CDEAO au nom de Oumou. Je dois dire que je suis complètement bluffé. Mais ce n’est qu’une confirmation de plus de l’importance des relations et de la capacité de pouvoir les mobiliser au moment voulu ! Après moult remerciements à l’oncle, nous nous séparons en promettant de venir le voir à notre retour pour lui raconter nos aventures. Il ne nous reste plus qu’à nous renseigner sur les vols vers Abidjan. Direction l’avenue de la République où se concentre l’ensemble des agences des compagnies aériennes présentes en Guinée. Après avoir pris des renseignements dans les agences d’Air Ivoire, d’Air Afrique et Air Guinée, il apparaît qu’Air Ivoire propose les tarifs les plus attractifs. Ne pouvant ni réserver, ni payer les billets à l’avance, nous remettons à notre prochain voyage à Conakry la conclusion de nos démarches.
Ayant fait le tour des problèmes que nous étions venus traiter �� Conakry, nous décidons de repartir vers Dalaba.
La saison des pluies est maintenant bien installée. A Dalaba, c’est synonyme de froid et d’humidité persistante. On peut passer des journées entières dans le brouillard sans voir le soleil et la température peut baisser jusqu’à 10 ou 12°C. Un pull s’impose alors notamment en début ou fin de journée. De plus l’humidité est tellement présente que rien ne sèche et bien au contraire tout à tendance à moisir. Il faut profiter du moindre rayon de soleil. Les petits fourneaux sont bien utiles dans les maisons pour assécher l’atmosphère. Bref c’est une période de l’année pas très réjouissante.
Dans cette ambiance quelque peu déprimante, un mois se passe, agrémenté de rencontres au « Silence » où nous échafaudons des projets d’avenir, hors de Guinée. Pour moi, c’est devenu un mal nécessaire et pour Aliou la pression ne se relâchant pas, l’idée de quitter définitivement la Guinée se fait de plus en plus précise.
Enfin l’heure de prendre la route a sonné. Je décide donc de revendre tout ce que je peux et c’est vraiment rageant quand je pense au temps qu’il m’a fallu pour acquérir tout ça. Je solde l’essentiel : moto, vélos, groupe électrogène et je donne l’autre partie dont mon lecteur radio-cassette, l’antenne parabolique que j’ai acheté pour l’installer à l’hôtel reste en place. Je ramasse les quelques affaires qui me restent et qui tiennent dans un sac et une valise non compris mon ordinateur portable qui a sa propre sacoche. Nous prenons la route en cette première semaine de juillet pensant bien ne plus remettre les pieds à Dalaba. Le destin en décidera autrement.
A l’arrivée à Conakry, après un voyage sans histoire, nous nous arrêtons comme à chaque passage au kilomètre 36. D’ailleurs on n’a pas le choix. Mais là surprise, après un premier contrôle de nos papiers d’identité, un deuxième homme en uniforme se présente. Il veut à son tour contrôler nos pièces arguant qu’il fait partie de la brigade de lutte contre le trafic de drogue. Devant notre peu d’empressement à lui présenter nos papiers, il s’impatiente. Il veut maintenant fouiller tous les bagages. Début de discussions interminables où chacun reste sur ses positions. L’homme en tenue ne veut pas lâcher prise surtout qu’un « blanc » en l’occurrence moi, est impliqué. L’occasion est trop belle de gagner le « prix des cigarettes », voire plus. Finalement nous descendons nos bagages à main et les sacs du coffre (les valises sur la galerie resteront en place) pour la fouille qui se fait dans un petit bureau sombre où règne un « chef », qui s’y croit vraiment. Mon tour arrive, l’agent chargé de la fouille relève ses manches et me présente ses bras, l’air de dire vous voyez je n’ai pas de petits sachets de poudre à glisser subrepticement dans votre sac. Il fouille le sac et en retire mon vieil opinel qu’il tend à son chef. Devant mes interrogations, le chef me dit calmement et avec tout son sérieux : « avec les troubles dans les pays voisins et l ‘entrée de rebelles en Guinée, il est devenu interdit de circuler avec des armes blanches. Votre couteau est confisqué ». J’essaye de protester mollement mais je sais que ça ne sert pas à grand chose. Là encore, un billet me permettrait certainement de récupérer mon « arme blanche », mais comme elle n’a pas beaucoup de valeur je préfère en rester là. Diouma, mon collègue de travail qui a fait la route avec nous, est resté dans le bureau pour négocier. Il est très attaché à son couteau suisse, qu’il a reçu en cadeau. Après 3, 4 minutes de discussions, il ressort avec son couteau. 5.000 FG lui ont permis d’avoir un passe-droit pour circuler avec son « arme blanche », tout au moins de le récupérer. Au final je retiendrais de cette expérience une règle essentielle à ne jamais oublier : un homme en tenue a toujours raison, même quand il a tord et mieux vaut le respecter, même si lui oublie bien souvent le respect de son propre uniforme. Mais là n’est pas le problème. Le système est bien en place et vouloir le mettre en cause surtout pour un étranger est non seulement utopique mais risqué voire dangereux. Bref, l’incident clos après environ 1 heure d’attente et de discussion, nous reprenons enfin la route pour le centre ville de Conakry. Nous retournons au « Tanois », petit hôtel tenu par un Ivoirien, situé dans un quartier calme proche de l’aéroport (Matoto, près de la station Mobil). C’est en fait une maison de particulier qui a été réaménagée en hotel-restaurant. Pas le grand luxe, mais enfin le minimum de confort et de propreté pour un prix raisonnable. Et puis on y mange de très bons poissons braisés avec aloko et athiéké. Bien sur il faut être un peu patient, car le plus souvent les produits pour préparer le repas demandé sont achetés sur le marché voisin selon la commande passé. Il est donc assez prudent de s’y prendre un peu à l ‘avance. Après une nuit paisible, nous nous rendons à Air Guinée. Suite à différentes démarches et prises de contact réalisées par Mme Aliou, il semble qu’Air Guinée propose des tarifs vraiment très intéressants. Le fait de connaître un agent ou tout au moins d’être recommandé auprès de lui a déclenché une baisse assez sensible des tarifs. Pourquoi, comment, à qui cela profite-t-il ? Cela restera quelque peu mystérieux et un peu inquiétant : jusqu’à notre départ effectif, je me poserai la question de savoir si on aura bien une place. Mais pour le moins la gestion de cette compagnie ne semble pas vraiment répondre aux critères de la bonne gestion couramment acceptés. Il suffit pour s’en convaincre de rentrer dans le bureau de la responsable d’agence : malgré un toc-toc d’usage avant d’entrer, nous la trouvons allongée pour ne pas dire vautrée sur une banquette de son bureau en train de faire la causette avec une autre personne et elle ne daigne pas faire le moindre mouvement pour nous saluer. Le bureau est par ailleurs vierge de tout dossier, document, matériel informatique : étonnant ! Finalement après une attente assez courte, nous payons nos billets en liquide, l’argent étant encaissé directement par l’agent, dans une sacoche qu’il promène en permanence avec lui. Surprenant, mais bon l’essentiel pour nous est d’avoir nos billets à un tarif raisonnable et surtout de partir le plus vite possible. Notre départ est prévu un jeudi midi.
Il ne nous reste plus qu’à récupérer nos laisser-passer et visas pour le Togo qui sont censés, nous permettre de traverser Cote d’Ivoire et Ghana pour arriver au Togo. A un détail prêt, cela se vérifiera ! Quand nous arrivons, tout est prêt. Nous récupérons nos papiers. Pour ce qui me concerne, c’est une feuille à en-tête du consulat du Togo, demandant aux autorités sur place de me faciliter l’obtention d’un visa pour séjourner dans ce pays. Pas grand chose à voir avec un visa ou un laisser-passer, mais en l’occurrence je laisse passer sans faire-part de mes doutes quant à la validité de ce papier pour traverser Cote d’Ivoire et Ghana. Quelle erreur !
Nous sommes donc enfin prêts pour la grande aventure.
Entre temps, Aliou et sa femme Claudine se sont fait toute une scène à base de jalousie, de problème d’argent et j’en passe et des meilleurs. Bref, elle ne partira pas avec nous.
Le voyage : de la théorie à la pratique
Deux jours plus tard pour nous trois, c’est le départ. Rendez-vous à l’aéroport avec notre bienfaiteur de l’agence Air Guinée qui nous aide à faire passer nos kilos en trop à la douane. Mais il faudra quand même en payer quelques-uns uns car le dépassement est vraiment trop important. On s’exécute et bien sur sans facture et en liquide … L’embarquement se passe bien avec très peu de retard, de même que le décollage. Au programme un peu plus d’une heure de vol dans un avion qui a justement quelques heures de vol au compteur. L’équipement intérieur est vraiment délabré et c’est à vrai dire un peu angoissant. A la grâce de Dieu. Durant ce vol, un feuilleté fourré et chaud nous est servi emballé dans un papier alu. Pas de fioriture, mais à vrai dire ma préoccupation reste centrée sur notre arrivée. D’ailleurs va-t-on arriver ? Si l’on voulait prendre un équivalent terrestre de notre avion, il correspondrait à une de ces vieilles 404 sans age qui roule vaille que vaille sur les routes de Guinée.
1ère étape : Abidjan Et bien oui, on est arrivé sans encombres. Débarqués dans une chaleur étouffante, nous nous dirigeons à pied vers l’aérogare où nous attend l’épreuve du passage de la douane. Il faut bien dire qu’à ce moment précis, j’ai l‘estomac qui fait des nœuds et je me demande à quelle sauce je vais être « mangé » par les douaniers ivoiriens. Après le traditionnel remplissage des formulaires et une longue attente, me voilà au niveau du box des douanes. L’heure de vérité est arrivée. Je tends alors mon passeport et je déplie mon beau papier aux couleurs du Togo. La sentence est immédiate : « mais ce papier n’est pas valable, Monsieur, pour rentrer en Cote d’Ivoire ! » Ce qui devait arriver s’est effectivement produit. Merci le consul du Togo à Conakry qui a au passage encaissé quelques milliers de FG. Je me sens vraiment très petit et tout con. J’essaye fébrilement de discuter et de dire ma bonne foi. Mais rien n’y fait ! Je me vois mal reprendre le prochain avion en sens inverse surtout que Aliou et Oumou sont passés sans problème et qu’ils ont été écartés de moi. Je me décide donc à poser la question fatidique : « qu’est-ce qu’on fait ? ». Le douanier très tranquillement me dit alors : « on va s’arranger, mettez-vous de coté en attendant que tout le monde passe ». Je m’exécute en me demandant combien cela va me coûter. Le dernier voyageur passe. L’heure des négociations est donc venue. Je sais que ma marge de manœuvre n’est vraiment pas large, mais aussi qu’il ne faut pas que je me laisse bouffer tout cru. Le douanier sans détours et d’ailleurs pourquoi en faire, me demande 50.000 francs CFA pour fermer les yeux. Au jeu des annonces, je réponds que je peux payer 20.000 CFA. La balle est dans son camp et lui relance en réclamant 40.000 minimum, à prendre ou à laisser. Je termine en jurant que je ne peux payer plus de 30.000 CFA, qu’il accepte finalement. Il faut dire qu’avec cette somme, il a bien gagné sa journée. La négociation étant terminée, il faut payer. Et alors là, panique. J’ai tellement bien caché mes billets de CFA, qu’il me faut plusieurs minutes pour sortir la bonne liasse, qui comble de malchance est agrafée. L’opération qui demandait discrétion et rapidité, s’éternise donc et attire l’attention du douanier occupant le box voisin. Il n’est pas dupe et a très bien vu notre petit manège. A peine ai-je tendu les 30.000 CFA à mon interlocuteur, le voilà qui m’interpelle en ces termes : « il faut me faire avorter ! ». Moi qui croyait en avoir fini, je vois soudain l’engrenage dans lequel je suis pris et l’angoisse m’étreint de nouveau. Je bafouille alors quelques mots d’excuses , arguant que vraiment je ne peux plus cracher au bassinet et là heureusement, mon premier interlocuteur intervient pour dire à son collègue de laisser. Il faut dire, mais ça je m’en rendrai compte plus tard, qu’il avait très bien gagné sa journée. En effet croyant lui tendre 30 000 CFA , je lui avais en fait remis 60 000 Francs CFA. L’habitude des coupures de 5 000 FG m’avait induit en erreur. Pensant avoir en main six billets de 5 000, j’avais six billets de 10 000. Au final, je me sors donc de cette délicate sans trop de dommages à la différence de mon portefeuille. Nous n’en sommes qu’au tout début de notre périple, et il s’annonce déjà sous les meilleurs auspices … ! D’autant qu’à cet instant précis, j’ai certes passé la douane, mais je n’ai toujours aucun visa, ni papier m’autorisant à être dans ce pays. Je suis clandestin en Côte d’Ivoire. Sensation bizarre, où l’on se sent soudain vulnérable, à la merci d’un contrôle policier pouvant avoir de plus ou moins graves conséquences. Je ne suis pas très à l’aise dans mes baskets, même si je sais par ailleurs que tout peut se négocier.
Après avoir enfin retrouvé mes camarades qui ont déjà récupéré nos bagages, nous sortons enfin de l ‘aéroport. Après la discussion d’usage avec un chauffeur de taxi pour nous amener en ville et trouver un hôtel (« combien pour nous amener à l’hôtel ?»), nous prenons la route d’Abidjan et plus particulièrement du quartier « Deux plateaux ». L’une des rares occasions qui nous permet de découvrir la ville d’Abidjan avec ses grandes avenues, ses buildings, ses feux rouges qui fonctionnent (incroyable). Bref, une grande capitale africaine moderne. Plus d’une heure d’attente dans les embouteillages et quelques recherches plus tard, notre chauffeur nous dépose dans un petit hôtel « les Rosiers », simple, pas trop cher et tout à fait correct. Enfin du repos, de la tranquillité ! Après un repas, poulet grillé avec sauce, banane plantain et atiéké préparé par des nigériens sur le bord de la route (tout à fait excellent), nous pouvons nous laisser bercer par la nuit ivoirienne. Le lendemain en début de matinée, en route pour « STIF », la société de bus qui nous a été si vivement recommandée depuis la Guinée. Les bureaux de la société se situent dans un quartier chaud d’Abidjan, Adjamé, à proximité d’un marché, là où les braquages et vols à mains armées sont fréquents paraît-il. Notre chauffeur de taxi nous conseille de ne pas trop prolonger notre visite au-delà du nécessaire. Dès notre arrivée sur place, nous prenons les renseignements utiles à la suite de notre voyage. Une chose est sure, il me faudra me procurer un visa pour traverser le Ghana. Nous sommes vendredi matin et un bus doit partir le lendemain pour Lomé. Autant dire qu’il nous reste peu de temps pour l’obtenir. Ca tombe bien, nous ne comptions pas nous attarder dans le coin. Notre taxi ayant patienté (nous sommes de bons clients !?!), nous prenons la direction de l’ambassade du Ghana. Après quelques recherches, nous trouvons l’ambassade dans laquelle nous entrons pour exposer notre problème. Heureusement Aliou est là. Il n’hésite pas à forcer carrément la situation d’autant que nous avons rencontré sur place un togolais en charge d’établir les dossiers pour les visas. Finalement, un visa normalement délivré en 48 heures contre une somme de 4.000 CFA, nous l’obtenons en 4 heures de temps contre une somme de 7.000 CFA et grâce à un petit tour de passe-passe (un dossier anti-daté de 48 heures). Qui a dit que l’efficacité était absente d’Afrique ? Dans notre malheur, nous avons en fin de compte de la chance. Une dernière soirée à Abidjan, une dernière nuit, samedi est là et nous sommes fin prêts pour partir. Oui mais voilà, STIF ne semble pas être dans les mêmes rails que nous. Après l’achat de nos billets, une heure, deux heures, quatre heures passent. La pagaille augmente, mais toujours aucun signe de mise en route et d’autant moins que notre bus n’est toujours pas arrivé. Devant la pagaille ambiante et l’absence d’informations fiables, plusieurs passagers potentiels demandent à être remboursés et quittent la gare routière. Après plus de six heures, un bus arrive enfin. La ruée est à la hauteur de l’attente : démesurée. Pourtant l’information étant inexistante, personne ne sait exactement quelle doit être sa destination. Seuls les initiés semblent y comprendre quelque chose et tirent leur épingle du jeu, que nous ne trouvons vraiment pas drôle du tout. Le bus se remplit après une foire d’empoigne sans nom et part nous laissant sur le carreau. C’est là toute notre chance, il semble que son terminus était Accra au Ghana. L’épisode STIF continue donc et l’attente aussi. La nuit tombe et toujours aucune certitude quand à notre départ. La fatigue s’accumule et l’angoisse monte surtout que certains voyageurs quittent la gare routière en nous conseillant de faire de même : « vous savez ici ce n’est pas sur la nuit, les bandes armées rodent, plusieurs fois la gare a été attaquée ». Ambiance ! Mon ordinateur, mon argent de poche, qui représente quand même l’équivalent de 25.000 francs français ce jour là, en frémissent encore. Quant à moi, je ne fais pas le fier. Nous décidons finalement après une heure d’attente vaine de retourner à l’hôtel que nous avons quitté le matin pour passer le reste de la nuit. Prudence, prudence. Aliou lui préfère rester à la gare au cas où la situation se décanterait. Epuisés de cette journée à rebondissements, nous nous retrouvons donc à hôtel « les rosiers » espérant bien passer une nuit tranquille en attendant de nous replonger dans la pagaille. Oui mais voilà, à peine deux heures après nous être couchés, Aliou débarque d’un taxi pour nous ramener à la gare voiture, soit disant qu’on ne sait jamais le départ pourrait bien avoir lieu plus rapidement que prévu. Nous revoilà donc de nouveau en route vers la gare STIF, complètement dans les brumes d’un sommeil interrompu un peu rapidement et allégé de 10.000 CFA pour une nuit de deux heures ! A la gare STIF, rien n’a changé. Les voyageurs en attente sont installés pour dormir, tant bien que mal sur les bancs en bois et par terre. Il ne nous reste pas beaucoup de place pour nous poser, tout juste de quoi nous asseoir. Mais enfin on en n’est plus à cela prêt. L’attente reprend donc et toujours pas de bus en vue., ni de personnel STIF . Par contre le ciel ivoirien nous a réservé une petite surprise. Il se met en effet à pleuvoir et de plus en plus fort. Une pluie comme on en voit souvent en cette saison sous les latitudes tropicales. Heureusement nous sommes à l’abri, du moins c’est ce que nous pensons, jusqu’au moment où à l’extérieure nous voyons le niveau d’eau monter dangereusement. Après plusieurs minutes de déluge, l’eau commence à s’engouffrer dans la gare voiture, malgré les louables efforts des gardiens censés nous protéger contre les bandits et qui se retrouvent à écoper le « navire en perdition ». L’eau, plus que douteuse, chasse donc les dormeurs installés à même le sol et tout le monde se retrouve debout sur les bancs essayant de protéger bagages et autres colis. L’eau monte inexorablement et la pluie de continuer à tomber. Nous commençons sérieusement à envisager le pire et notamment à redouter de bientôt ne plus pouvoir rester au sec. Ce ne serait que la suite logique des événements de ces derniers jours !? Ambiance de catastrophe. Les éléments sont plus forts. Rien ne semble pouvoir arrêter la pluie. Mais non, notre pessimisme est finalement démenti par le ciel. La pluie cesse et la montée des eaux avec. Elle n’aura atteint que 15/20 cm de hauteur dans la gare. L’évacuation de l’eau et le nettoyage (boue et déchets divers) peuvent commencer dans la bonne humeur retrouvée, enfin presque. Cet épisode aura eu au moins un avantage, ils nous aura occupé et fait un peu oublier cette attente qui s’éternise. Jusqu’aux premières lueurs du jour, nous ne verrons aucun employé de STIF, mis à part nos compagnons d’infortune, les gardiens.
Est toujours récompensé qui sait attendre. Telle pourrait être la conclusion de cette épreuve pour les plus philosophes. Pour ma part ce serait plutôt du genre : « et bien, p… c’est pas trop tôt, quelle bande d’enf… ces gens de STIF ». Bref. Un bus est enfin entré dans le parc quasiment 24 heures après notre arrivée. L’info est toujours aussi floue quant à sa destination et à l’heure de son départ, mais « ce ne peut être que le nôtre ». Arrive aussi notre hôtesse STIF qui doit nous accompagner tout au long de notre voyage vers le Togo. Elle nous confirme que le bus en gare est bien le nôtre et c’est déjà pas si mal. Le départ est imminent ! enfin presque. Il faudra quand même attendre encore que les bagages soient chargés, que le chauffeur soit présent pour que, à notre tour, nous commencions à embarquer. Et là surprise. Ce qui, tout au moins je le pensais (quel naïf) devait se passer dans le calme et l’ordre se transforme de nouveau en foire d’empoigne. STIF au travers de ses employés se distingue de nouveau par son incompétence en matière d’organisation. Pourtant les billets sont nominatifs, et il eut été si simple d’appeler les passagers les uns après les autres. Solution beaucoup trop simple semble-t-il. Nos amis de STIF nous regardent donc nous bousculer en nous encourageant même à plus d’ardeur. « Si vous voulez monter, il va falloir pousser » me dit un des gardiens de la nuit qui se tient à la porte du bus. Etant entouré de femmes et d’enfants, j’ai quelques scrupules, mais qui s’effacent assez vite sous la pression physique des uns et des autres. Heureusement Aliou, qui lui n’a pas hésité une seconde, est monté depuis longtemps et quand nous pénétrons enfin dans le véhicule, il nous a réservé deux places. Quelques passagers restent sur le carreau ; visiblement le surbooking est une pratique courante ici aussi. Il faut dire qu’au vu des conditions avant et pendant l’embarquement, les désistements doivent être nombreux. L’essentiel pour nous, c’est que l’épreuve est enfin terminée, le voyage peut se poursuivre. Nous prenons la route de la frontière ghanéenne à travers une forêt dense. Tout se passe très bien tout au long du trajet, y compris aux différents barrages dressés par des hommes en tenue en pleine forêt au milieu de nulle part. A la frontière du Ghana, l’arrêt est un peu plus long. Vérification d’usage des passeports, mais aussi des carnets de vaccination (avec ou sans tout le monde doit payer sauf les blancs), et fouille des bagages en soute. Rien de vraiment extraordinaire donc. Nous traversons le pays sans problème et sans arrêt jusqu’à Accra. Les villes ghanéennes sont comme beaucoup de villes africaines, mais se distinguent par le hérissement d’antennes de télévision qui émergent au dessus des toits des maisons. Pourquoi de façon si systématique et caractéristique, cela reste un mystère pour nous. A Accra nous faisons un arrêt à la gare STIF, où nous retrouvons un bus parti 36 heures avant nous qui est tombé en panne. Les passagers sont donc resté bloqués là deux nuits dans des conditions pour le moins sommaires. Chacun semble prendre son mal en patience. Ainsi vont les voyages en Afrique de l’ouest.
Après environ 8 heures de route à un rythme soutenu, nous approchons de la frontière togolaise. Il faut dire que notre chauffeur n’a pas fait dans la dentelle. Malgré le mauvais état de certaines routes, il n’a à aucun moment relâché la pression sur l’accélérateur faisant le yoyo sur son siège monté sur ressorts. Malheureusement, nous n’avions pas les mêmes fauteuils ! Malgré tout, notre hôtesse de choc nous fait part de son inquiétude de ne pas arriver à temps pour pouvoir passer les douanes. Gloups ! Nous nous voyons déjà en train de bivouaquer au bord de la route avec nos copains les moustiques. Et c’est bien sur, à ce moment là que la panne survient. Dans le dernier village ghanéen avant la frontière, notre chauffeur s’arrête préoccupé. Les freins ne répondent plus normalement. Arrêt au bord de la route, tous les passagers descendent inquiets de cet incident. Le chauffeur sort deux ou trois outils qui constituent sa seule panoplie pour réparer. Il se glisse alors sous le bus et commence à opérer au niveau des freins arrière. Une odeur de caoutchouc brûlé s’échappe de cette partie du bus. Oh, oh, pas normal ça ! Nous prenons une fois de plus notre mal en patience en commençant à envisager avec un peu d’appréhension une nuit dans des conditions délicates !? Après 15, 20 minutes, l’issue semble en vue. Et effectivement 30 minutes après notre arrêt, nous regagnons tous notre place et reprenons la route. Direction la frontière. Enfin elle est en vue et miracle ! elle est encore ouverte. Soulagement général. Après les formalités douanières, sans problèmes particuliers, nous voilà à Lomé Togo.
2ème étape : Lomé La chasse au taxi s’ouvre alors, pour nous suivre à la gare STIF et nous emmener en ville. De nombreux taxi-moto se pressent autour de nous pour nous proposer leur service ne voyant pas nos bagages à nos cotés. S’il pouvait, ils nous tireraient sur leur selle pour nous accompagner là où nous n’allons pas. Tout cela reste cependant très bon enfant. Pendant notre attente, nous observons tout ce qui se passe autour de nous et notamment les « changeurs de monnaie ». Aliou nous explique comment ils arnaquent leur client en pliant en deux les billets dans les liasses. Ils comptent ainsi deux fois le même billet. Détail bon à connaître ! Après quelques minutes, Aliou a réussi à négocier avec un taximan qui est prêt à nous accompagner. Arrivés à la gare STIF, nous sommes vraiment pressés de récupérer nos bagages et d’en finir avec cette compagnie qui nous aura, comme on dit « fatigué ». Mais nos amis de STIF en ont décidé autrement. Ils nous font poireauter plusieurs dizaines de minutes avant de se décider à ouvrir les soutes. La tension monte, mais tout le monde est tellement fatigué que rien de grave ne se passe. Nous récupérons finalement nos affaires et les chargeons jusqu’à la gueule dans la taxi qui nous a malgré tout attendu. En route pour le centre de Lomé, à la recherche d’un hôtel. Aliou ayant quitté le pays depuis plus de dix ans déjà, nous nous en remettons aux connaissances de notre chauffeur. Nous recherchons un hôtel pas trop cher, mais avec un confort minimum. La fatigue aidant et la nuit étant tombée depuis un bon moment déjà, nous choisissons l’un des premiers établissements auquel le chauffeur nous a accompagné. La nuit est à 10.000 CFA avec climatisation, douche et télévision. Les chambres sont mal foutues et très exiges (quand on allume la clim située juste au-dessus de la tête du lit, on a l’impression d’être entouré d’un régiment de ronfleurs enrhumés) , mais enfin pour une nuit peu importe. Dernière épreuve de la journée, trouver à manger. Nous désignons Aliou pour relever le défi. Sa quête à l’extérieur de l’hôtel ne dure pas longtemps : il revient avec un plat de riz accompagné d’un mélange de légumes peu appétissant. Notre faim s’en trouve soudain fortement diminuée. Nous nous couchons donc le ventre quasi vide et saoulés de fatigue. Le lendemain nous nous rendons au ministère de l’intérieur où je dois faire prolonger mon visa. Nous trouvons difficilement le lieu qui est en fait situé à coté de l’ancienne primature à l’abandon. Les bureaux sont, comme dans beaucoup d’administration d’Afrique, mal équipés (seulement quelques tables et chaises et d’antiques machines à écrire mécanique), mal organisés et beaucoup de personnel qui n’a pas l’air surchargé de boulot. Après quelques hésitations pour trouver le bon bureau, nous arrivons enfin à avoir les renseignements sur les pièces à fournir pour l’obtention du précieux sésame. Il faut des photos d’identité, le passeport, remplir plusieurs fiches et bien sur encore payer. Ce n’est que la troisième fois que l’on me demande de l’argent pour entrer et rester au Togo ?! Malgré les protestations de Aliou qui essaye d’expliquer mon cas et les démarches que nous avons déjà menées, nous devons nous plier aux règles établies. D’ailleurs, la personne que nous avons en face de nous ne semble pas disposée à discuter et se montre même assez cassante. Comme dira Aliou en sortant : « de toute manière ce gars est du Nord (du pays), la région du Président et moi du Sud, on ne peut pas se comprendre ». Nous repartons donc faire les photos, que je n’avais pas prévu, pensant naïvement que le papier délivré par le consul du Togo à Conakry faciliterait la procédure ici. Un aller-retour chez le photographe plus tard, nous arrivons juste à temps avant la fermeture des bureaux. Notre interlocuteur prend quand même mes papiers, tout en me faisant bien comprendre qu’il me fait une faveur car l’heure est dépassée. Peu importe finalement, l’essentiel étant d’avoir des papiers en règle. Nous devons revenir 3 jours plus tard.
En attendant, nous décidons de partir directement pour Vogan, le village natal de Aliou. Après quelques coups de téléphone à certains de ses parents, nous voilà donc de nouveau sur la route en taxi. Nous couvrons la distance qui nous sépare de Vogan sans encombres avec bien sûr quelques arrêts aux différents points de contrôle policier où il s’agit d’expliquer ce que nous venons faire par-là.
3ème étape : Vogan A l’arrivée à Vogan, comme nous en avons pris l’habitude maintenant, nous nous mettons à la recherche de notre logement pour les jours à venir. Après une visite à la maison d’accueil de la Mairie où il n’y a qu’une chambre de libre, nous nous rendons dans un petit hôtel qui nous plait d’emblée : il est propre, calme avec le confort minimum (douche, WC, ventilateur) et possibilité de manger sur place, et tout cela pour un prix raisonnable (6.000 CFA la nuit). Affaire conclue. Il est temps pour nous d’aller rendre visite à la famille de Aliou. L’heure des grandes retrouvailles à sonner. Le fils aventurier qui a quitté son pays depuis plus d’une décennie, revient au village. Il n’a certes pas fait fortune, mais il est tout de même en bonne santé. Nous pénétrons dans la concession familiale après quelques hésitations de la part de Aliou pour reconnaître les lieux. Nous traversons un dédale de bâtisses en terre séchée avant d’entrer dans une petite cour entourée de cases : c’est là que nous rencontrons d’abord des jeunes sœurs de Aliou, puis son frère et enfin sa mère. Les retrouvailles se font dans la joie et la retenue.
On a un peu l’impression que sa mère a du mal à croire ce qu’elle voit et à reconnaître son fils. Il faut dire que physiquement il a bien changé. Il a très nettement prospéré durant son séjour comme l’atteste d’anciennes photos. Pour Aliou, on sent que ses retrouvailles sont un peu pénibles. Revoir sa famille, sa mère, son père, ses frères, sœurs et les nombreux jeunes enfants des uns et des autres qui vivent dans des conditions difficiles sans avoir la possibilité de les aider comme il le souhaiterait, le met visiblement mal à l’aise. Mais que faire ? Après les présentations d’usage, on nous fait asseoir sur des fauteuils sortis d’une des cases. L’échange est un peu difficile car mis à part son jeune frère qui a fait les bancs comme on dit ici pour désigner un élève, personne ne parle couramment français et encore moins poular. De plus toute la maisonnée est surprise par notre arrivée inopinée. Les enfants se rassemblent autour de nous curieux de voir ces étrangers et surtout ce blanc, sans doute le premier à venir s’asseoir parmi eux. Le dialogue se fait donc plus à travers des regards et des mimiques que par des paroles. Après quelques minutes durant lesquelles Aliou a pu échanger des nouvelles avec ses parents, nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain pour partager un repas et nous dirigeons alors vers la ville. En quittant la concession, nous remarquons de multiples traces de sacrifices (fiente de volailles, monticules en terre, ….) qui sont autant de témoins des pratiques vaudou, très courantes dans cette région. Nous croiserons des personnes circulant quasiment nues en ville et des traces de sacrifices en pleine rue, preuve que toute la ville est imprégnée du vaudou. C’est à la fois intriguant et un peu inquiétant. Nous profitons de cette balade pour rendre visite à un vieil ami de Aliou avec lequel il a fait les 400 coups étant jeune. Nous le retrouvons chez lui dans une concession un peu à l’écart du centre ville. Il travaille au « syndicat » qui gère la gare voiture (gare d’où partent tous les taxis et minibus). Cette rencontre est bien sur l’occasion pour les deux vieux amis de se remémorer le passé, pour Aliou d’avoir des nouvelles des uns et des autres, de ses « ex » et de se raconter leur vie durant ces dix dernières années. Au travers de son parcours et de son expérience, nous comprenons mieux la difficulté de vivre à Vogan et trouvons aussi des explications à la morosité qui semble envelopper et peser sur tout le village. Nous nous quittons finalement après être allés boire un coup dans un bar-dancing tristounet, tout en nous donnant rendez-vous au lendemain pour déguster un porcelet grillé, une des spécialités culinaires locales. Après une bonne nuit et une journée juste agrémentée d’une balade dans la ville et d’un repas dans la famille de Aliou, nous nous retrouvons donc le soir à notre hôtel autour du fameux porcelet grillé préparé par l’ami de Aliou. Nous sommes une dizaine, Aliou ayant invité quelques uns de ses amis avec leur copine. Nous passons une soirée agréable sur la terrasse de l’hôtel, même si c’est un peu difficile pour moi et Oumou d’être totalement à l’aise parmi ces vieux amis qui se retrouvent et qui bien souvent parlent dans leur langue. Après deux jours passés à Vogan, il nous tarde de quitter cet endroit vraiment déprimant. Le retour sur Lomé se passe sans trop de problèmes, mis à part un ralentissement du à l’effondrement de la route sous l’effet d’une forte et brutale montée d’une rivière la jouxtant. Nous sommes invités à descendre du taxi, qui passe au ralenti sur le bout d’asphalte encore en place en priant pour que l’eau n’emporte pas tout à ce moment là. La chance est avec nous. Nous traversons à notre tour et remontons en voiture pour la fin du trajet.
4ème étape : Lomé bis Arrivé à Lomé, nous mettons à contribution notre chauffeur du jour pour nous trouver un nouvel hôtel. Il semble bine connaître la ville et nous conduit directement vers un petit hôtel tenu par un couple de français, tout proche du bord de mer dans une ruelle très calme. Nous adoptons aussitôt l’endroit, d’autant plus aisément que le patron nous fait un prix sur le tarif des chambres (6.000 Cfa la nuit par chambre).
Nous occupons avec Oumou une chambre dans une maison située juste à côté de l’hôtel, grande chambre avec ventilateur, une salle de bain à part avec une douche (eau froide uniquement), ce qui est largement suffisant étant donné la température extérieure douce pour le pays mais malgré tout raisonnable (environ 30°). Aliou quant à lui est dans une petite chambre à l’étage de l’hôtel avec douche. Nous nous installons donc et profitons de la fin d’après midi pour découvrir un peu le quartier qui s’avère être assez résidentiel avec dans l’ensemble des baraques occupées par des étrangers. Nous allons faire un tour jusqu’à la plage qui est à 100 mètres de l’hôtel. La mer est superbe, par contre la plage à cet endroit n’est vraiment pas très propre et semble peu entretenue. Il faut dire que la mer est paraît-il très dangereuse et qu’il est impossible de s’y baigner, les superbes rouleaux écumeux en sont un signe. Les gens qui veulent profiter du bord de mer et de l’eau vont plus loin sur la côte. La plage est donc occupée par quelques squatters sous des abris de fortune, par de jeunes fouteux ou par des pêcheurs au filet. Pas de touristes avec serviette et crème solaire et donc peu d’intérêt à nettoyer la plage.
Tout en longeant le bord de mer, nous observons les familles de pêcheurs qui opèrent depuis le rivage. Leur pratique est vraiment très intéressante à suivre. La pêche démarre par l’amarrage d’une extrémité du filet à un cocotier de la plage et par la mise à l’eau d’une pirogue qui doit emmener le filet à quelques encablures du rivage. Cette opération assez dangereuse, du fait des forts courants et des rouleaux impressionnants qui s’abattent avec force et fracas sur le sable, peut être assez longue. Une fois la barrière écumeuse franchie, la pirogue décrit un arc de cercle le plus large possible en mer avant de revenir sur le rivage pour déposer la deuxième extrémité du filet formant ainsi une nasse prenant au piège les poissons tout au moins est-ce le but recherché. A partir de ce moment là, ce sont les hommes à terre qui prennent le relais. Ils s’emparent du cordage ramené à terre par la pirogue et commencent à le haler vers la plage. Cette phase de la pêche demande une importante main d’œuvre composée le plus souvent des membres d’une même famille. Elle nécessite du temps, de la force et de la coordination. En effet, il faut que les 15 ou 20 haleurs voire plus tirent en même temps pour que le résultat soit probant. Souvent les chants rythment ce travail, les femmes restant à côté dans l’espoir de la pêche miraculeuse. De toute manière miraculeuse ou pas, ce sont elles qui s’occuperont du tri des poissons et de la vente sur le marché. Finalement la fin de journée approchant nous nous mettons à la recherche d’un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous référant au guide du routard, nous nous dirigeons vers le « fifty-fifty ». Nous découvrons un petit resto installé à même le trottoir, avec de grandes tables et des bancs sur lesquels on s’installe en fonction de la place. Une jeune femme vient alors prendre votre commande pour la nourriture suivie d’une autre pour les boissons (chacune son business). Athiéké, khôn, brochettes, poissons, salades de crudités/pâtes, … sont au menu. Rien d’extraordinaire, mais la nourriture est correcte et le service généralement rapide. De plus, le repas est régulièrement agrémenté par de jeunes artistes qui viennent proposer leur animation : le chanteur solitaire avec juste deux morceaux de bois pour rythmer son chant (Moustique, moustique si tu me piques , …), le groupe de ghanéens qui jouent du reggae avec force djimbé, marakass, … et dont le leader fait des tours de passe-passe, … Un coin sympa où il y a toujours du monde. Malheureusement les animations ne se renouvellent pas beaucoup. Alors au bout de trois ou quatre fois, ça devient un peu saoûlant. Nous revenons assez tôt à l’hôtel et entamons donc une partie de cartes sur la terrasse de l’hôtel avant d’aller nous coucher. Cela nous donne l’occasion d’un peu mieux connaître la clientèle de l’établissement. Elle est essentiellement composée de coopérants étrangers qui trouvent là une cuisine européenne (le cuisinier est d’ailleurs français ), une ambiance familiale et la possibilité de venir taper le carton. Un bon nombre de ces clients sont visiblement des habitués et des vieux briscards de l’Afrique accompagnés comme il se doit de jeunes et jolies « autochtones ». En discutant un peu avec le patron de l’hôtel, nous apprenons qu’il a eu l’occasion de venir en Guinée quelques années plus tôt pour récupérer un véhicule. Cette expérience lui a laissé un souvenir plutôt mitigé voire carrément négatif, notamment à cause des problèmes administratifs qu’il a rencontrés et des nombreux pots de vin qu’il a dû verser. Cette impression peu favorable sur la Guin2e nous sera confirmée quelques jours plus tard au Burkina Faso. La Guinée est semble-t-il considéré comme un pays à part, peu attractif pour des personnes ayant vécues dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Il faudra certainement encore de nombreuses années avant que ces a priori négatifs soient effacés, même s’il est vrai que la Guinée a déjà commencé à évoluer depuis la mort de Sékou Touré. Mais que de chemin à parcourir encore pour changer les mentalités.
Le lendemain matin, nous nous rendons au ministère pour récupérer mon visa, ce qui se fait sans difficultés, puis nous nous mettons à la recherche de l’office de tourisme qui est mentionné sur le Routard. Après de vaines recherches (il semble s’être volatilisé de même que les touristes !), nous reprenons la direction de l’hôtel , où nous devons retrouver l’un des frères de Aliou qui vit à Lomé. En route, nous croisons des groupes de motocyclistes euphoriques qui laissent éclater leur joie. Nous comprenons assez rapidement grâce à Aliou la cause de cette liesse populaire : on annonce le retour tant attendu de Gilchrist Olympio dans la capitale togolaise (il est l’un des plus farouches opposants de régime et s’est expatrié au Ghana suite à une tentative d’assassinat dont il a réchappé par miracle) pour participer à une table ronde pouvoir-opposition. L’effervescence monte dans la capitale. En nous rapprochant de l’hôtel, nous constatons qu’une grande foule se dirige vers la frontière toute proche pour accueillir l’opposant. Parallèlement se met en place un quadrillage policier très strict du quartier. Nous décidons donc de rester à l’hôtel en attendant de voir ce qui va se passer. Finalement après plusieurs heures d’incertitudes, on apprend que Mr Olympio a renoncé à rentrer à Lomé car il n’a pu obtenir toutes les garanties qu’il souhaitait pour sa sécurité. Le reflux de la foule se fait dans le calme et sans incidents, et la chappe de plomb qui nous semble peser sur la ville depuis notre arrivée, retombe.
Entre-temps nous avons retrouvé le jeune frère de Aliou qui est professeur dans un lycée privé protestant. Il est venu avec sa fiancé, qui est commerçante. Elle vend des fripes au marché. Ils sont tous deux très croyants et semblent très engagés dans leur église, une des nombreuses présentes dans ce pays.. Aliou profite de l’occasion pour demander à sa future belle sœur de bien vouloir nous préparer nos repas de midi. Elle accepte très volontiers, mais avait-elle vraiment le choix. Comme nous dira plus tard Aliou : « elle ne pouvait pas me refuser en tant que future femme de mon frère ! » Et oui, ainsi vont les mentalités qui ont beaucoup de mal à évoluer pour ce qui est de la considération des femmes dans ces sociétés. Dire merci serait quasiment une injure enfin du point de vue de Aliou tout au moins. Rendez-vous est pris pour le lendemain midi. Je dois dire que je suis un peu gêné notamment du fait qu’elle habite à l’autre bout de la ville et que pour nous préparer ces repas elle va devoir laisser sa table au marché. Mais je suis assez mal placé pour dire ce que j’en pense, même s’il est vrai c’est moi qui donne l’argent pour acheter le nécessaire. Aliou de toute manière ne me demande pas mon avis. Nous avons opté pour de grosses crevettes roses avec du riz pour le lendemain. L’après-midi, nous allons nous promener dans le quartier des artisans et du marché. Nous y découvrons un artisanat assez varié, venant pour beaucoup ou tout au moins originaire d’autres pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina, Mali, Sénégal, …).
Nous trouvons des colliers de perles, des sculptures et autres objets en bois (awalés), de nombreux djimbés, des objets en cuir et en argent dont les spécialistes sont les touaregs, des batiks venant du Burkina. Cette promenade est l’occasion de discuter un peu avec les artisans ou tout au moins les vendeurs d’artisanat, notamment un peul sénégalais avec lequel Oumou échange quelques mots de poular. Nous n’achetons rien mais promettons de revenir un autre jour en amenant les exemplaires de tissus guinéens. Nous poursuivons notre balade dans le grand marché de Lomé. Nous retrouvons cette ambiance toujours aussi animée des grands marchés africains avec une profusion de produits bien souvent de qualité médiocre mais à des prix défiants toute concurrence et notamment de pâles copies de produits de luxe étrangers (copie de Lacoste, jeans, montres de toutes marques, …). Merci les Chinois ! Quant à la foule compacte et bruyante, elle est bien présente et un peu oppressante. Nous décidons finalement de rentrer vers l’hôtel en empruntant un mode de locomotion très usité ici : le mototaxi. Nous cherchons donc trois motos pour nous ramener. L’attente n’est pas longue et nous enfourchons donc chacun une moto, direction le Galion. Ce mode de transport est plutôt sympa, même si pas toujours très rassurant selon le chauffeur et la circulation. Il faut bien dire que parfois, on serre les fesses !
Le soir, nous décidons de rester à l’hôtel et de prendre un repas « à la française ». Le choix de la carte de l’hôtel est assez varié pour des prix certes un peu élevé mais enfin, au diable l’avarice. Nous ne regrettons pas ce petit repas ponctué par une vraie glace à la vanille et au chocolat. Nous finissons cette soirée par une longue partie de cartes durant laquelle Aliou nous annonce qu’il doit repartir le lendemain vers Vogan pour quelques jours et nous demande de l’accompagner. Il faut bien dire que nous ne sommes pas très chauds après notre premier séjour. Il partira donc seul. Il retourne dans son village avec un objectif bien précis : celui de se procurer une protection pour pouvoir revenir à Dalaba sans crainte et prêt à affronter d’éventuels ennemis. Il est très important pour lui de ne pas revenir comme cela en Guinée, sans une protection contre ses adversaires et un moyen de les écarter, définitivement s’il le faut. Nous ne saurons jamais exactement en quoi consiste cette protection sauf qu’il doit aller le chercher dans le village natal de sa mère dans les environs de Vogan et qu’il lui faudra plusieurs jours pour l’obtenir. Devant sa détermination, je dois dire que je suis assez impressionné même si pas très convaincu de l’efficacité d’une telle démarche. Mais ce n’est pas le plus important. Pour lui cette démarche est quasiment une question de vie ou de mort, elle doit lui permettre de montrer à ses ennemis qui est Aliou, la supériorité des ressortissants de Vogan. Même si on n’en a pas encore vraiment discuté dans les détails à ce moment là, l’idée de revenir tous ensemble vers la Guinée est acquis depuis plusieurs jours. Nos grands projets de nous installer au Togo pour travailler et nous lancer dans une nouvelle aventure sont déjà oubliés. Il faut dire que les signes positifs pouvant nous inciter à pousser plus loin dans cette voie sont quasi inexistants. Oumou et moi, nous profiterons donc des deux jours à venir pour mettre au point notre voyage de retour. Dès le lendemain, nous allons au centre ville pour acheter le guide du routard Afrique Noire, que nous avons bien du mal à trouver d’ailleurs. Nous cherchons également l’ambassade du Burkina-Faso et du Mali pour connaître les démarches à suivre pour obtenir des visas pour moi afin de pouvoir traverser ces pays dans notre voyage retour. En effet nous envisageons de prendre la route du Burkina en nous arrêtant à Ouagadougou, de poursuivre vers le Mali et de rentrer en Guinée par le nord-est. Nous apprenons alors que le Burkina est représenté à Lomé par la France. Quant au Mali, il n’a plus de représentant officiel ici. Nous engageons donc les démarches au consulat de France. J’obtiens sans problème mon visa en 24 heures. Pour le visa Mali, nous ne pourrons l’obtenir qu’à Ouagadougou. Nous sommes donc quasiment prêts pour partir en direction du Nord vers le Burkina. Aliou doit, dès son retour du village, se renseigner sur les bus à destination de Ouaga. Nous mettons à profit le temps qu’il nous este en attendant le retour de Aliou, pour retourner au marché voir ce que l’on appelle ici les « plaqués » (bijoux en plaqué or, venant du Bénin voisin). Les prix sont très intéressants comparativement à Conakry et nous envisageons donc d’en acheter pour les revendre en Guinée, notamment Aliou qui à ce point du voyage est d éjà à sec financièrement. Nous traversons aussi le marché des féticheurs : un vrai capharnaüm où se mêlent gris-gris de toutes sortes, têtes de singes, peaux diverses et variées, poudres « magiques », … A vrai dire on n’a pas vraiment envie de s’attarder dans cet endroit pourtant tout à fait typique. Nous profitons de cette visite sur le marché pour essayer de trouver des amateurs pour nos tissus « made in Guinée ». Mais les commerçants sont peu intéressés par nos bandes de tissus d’un seul tenant , qui ne sont même pas cousues en pagne. Et puis nous sommes au pays des mama benz, alors les tissus ici on connaît. Nos échantillons n’ayant rien d’extraordinaires par rapport à ce qu’on peut trouver sur place, si ce n’est l’originalité de leur couleur et des motifs, nous ne trouvons pas d’amateurs. On nous conseille seulement de les faire coudre en pagnes pour augmenter nos chances de les vendre. Ce que nous faisons sur place dans le marché des féticheurs où nous trouvons grâce à notre « guide » un tailleur.
Malgré tous nos efforts, nous ne trouverons pas d’amateurs pour nos échantillons d’artisanat guinéen que nous ramènerons jusqu’à Dalaba. On ne s’improvise pas commerçant ! Nous repassons voir les vendeurs d’artisanat pour acheter quelques objets (une broche en argent, un awélé, des colliers et boucles d’oreilles en terre cuite, …) pour faire des cadeaux à notre retour. Chez le vendeur sénégalais, nous réussissons en fin de compte à échanger un de nos tissus contre l’awélé. En voilà un au moins qui ne repartira pas au pays. Mais que ce fut dur ! Durant notre visite du marché, nous découvrons un petit restau tenu par des guinéens et notamment une femme peule qui en est la patronne. L’occasion est trop belle. Nous nous arrêtons pour manger une sauce arachide avec du poisson. Les plats sont corrects et à des prix raisonnables. 24 heures plus tard , Aliou revient de son village où il n’a pu obtenir que partiellement les protections qu’il recherchait. Il lui aurait fallu rester plus longtemps sur place pour avoir la « panoplie » complète. Il semble déçu mais prêt à repartir à Dalaba pour se réinstaller, confiant malgré tout dans ses nouvelles protections. Concernant notre voyage de retour, il a obtenu les informations que nous recherchions pour les cars partant vers le Burkina. La gare est située à proximité du domicile du frère de Aliou. Les départs ont lieu chaque jour tout au moins officiellement . Nous décidons de ne pas prolonger notre séjour à Lomé et de prendre si possible la route dès le lendemain avec l’idée d’atteindre le plus rapidement possible Ouagadougou. Malheureusement, nous n’avons pas le temps et surtout les moyens de nous arrêter pour visiter un peu le Togo, qui présente pourtant une certaine diversité géographique et quelques sites intéressants. Ce sera pour une autre fois !?! Le lendemain, fin prêts, nous partons vers la gare voiture avec tout notre chargement, qui s’est cependant un peu réduit, Aliou ayant laissé pas mal d’affaies à sa famille. C’est surtout moi qui suis un peu « chargé » avec ma valise, mon sac de voyage, mon ordinateur portable, et surtout l’équivalent de 15.000 francs français sous différentes formes (chèques voyage, dollars, francs CFA et francs français) qui vont peser très lourd dans mes poches durant les étapes entre le Togo et le Burkina et entre le Mali et la Guinée. Arrivés à la gare voiture, nous prenons nos billets, confiants dans notre départ rapide, et nous nous installons sur des bancs dans l’attente que l’on nous appelle pour le départ. Nous déchantons assez rapidement. La valse des mini-bus et autres cars est permanente, mais malheureusement celui qui doit nous emmener ne se présente toujours pas. Et bien sûr, il est impossible d’avoir des renseignements précis. Il faut dire que le principe reste toujours le même : tant que le bus n’est pas plein, pas de départ ! A ce jeu là, l’attente peut s’avérer assez longue. En fait tout se passe comme d’habitude !Rien de très surprenant , mais c’est vrai que c’est un peu usant à force. Nous passons donc la journée dans l’attente d’un hypothétique départ, nous demandant même si nous n’allons pas passer la nuit sur place. Notre bus est semble-t-il arrivé depuis le milieu de l’après-midi. C’est en tout cas l’information qui circule. Enfin après plus de 8 heures d’attente, le chargement des bagages commence et l’espoir renaît. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Sans trop savoir pourquoi, l’attente se prolonge. Certainement que la compagnie espère des clients de dernière minute. Nous partons finalement à la nuit tombée. Le car est dans un état correct, mais pas très confortable pour passer la nuit. En fait c’est un vieux bus de transport en commun de ville. Il est donc notamment impossible d’appuyer sa tête pour éventuellement dormir, sauf sur une barre de fer. On fait plus confortable. Mais bon l’essentiel au stade où nous en sommes est de partir et peu importe dans quel état nous arriverons. Toute la nuit nous roulons vers le Nord en direction de la frontière avec le Burkina. Malheureusement nous ne profitons donc pas des paysages togolais, notamment vers le Nord beaucoup plus accidenté qu’au Sud. Arrivé à la frontière, au petit matin, nous devons tous descendre du bus pour les formalités de passage de la frontière. Une grosse pluie s’abat sur nous juste à ce moment là, histoire de nous réveiller ou plutôt de nous éviter de somnoler. Une de ces grosses pluie bien dense qui vous trempe en quelques secondes mais qui ne dure pas. Au poste de douane, tout se passe bien avec comme bien souvent quelques passagers rackettés pour défaut de carnet de vaccination. Et oui ce carnet jaune est une aubaine pour tous les douaniers aux frontières : il leur procure des revenus complémentaires faciles ! Comme quoi, on ne soupçonne pas toujours les conséquences de mesures à priori positives mais inadaptée aux réalités locales. Quant à moi, j’ai toujours quelques palpitations à l’idée qu’un douanier trop zélé découvre mon ordinateur et me demande des papiers de passage en douane. A vrai dire je n’en ai aucun qui soit en règle ayant fait rentré l’ordinateur en Guinée sans aucune déclaration. Cela pourrait me créer quelques problèmes et surtout quelques billets ! Mais c’est la quatrième frontière que nous traversons et jusque là pas de douanier trop zélé ! A la sortie des bureaux de la douane, surprise ! le bus a traversé la frontière sans nous attendre et il se trouve à plus de 500 mètres. Sympa, alors que la pluie redouble de violence. Le voyageur est vraiment traité à peine mieux qu’une marchandise dans ce genre de compagnie. Le client roi ! Ca veut dire quoi d’abord ? Il faut dire aussi que le prix du transport est peu élevé. Ceci explique sans doute en partie cela. Mais quand même ! Nous attendons donc une peu que la pluie veuille bien se calmer avant de nous lancer à la poursuite de notre véhicule en pataugeant allégrement dans les flaques de boue latéritique. De nouveau à bord, un peu humide et après avoir acheté quelques bricoles pour manger, nous poursuivons la route, direction le poste frontière burkinabé. C’es dans cette portion du trajet que nous entendons parler avec une certaine angoisse des coupeurs de route qui dévalisent les voyageurs. Ils profitent souvent de la proximité des frontières pour réaliser leur méfait et pouvoir plus facilement échapper aux poursuites enfin très hypothétiques poursuites. Parmi les passagers, se trouvent notamment plusieurs femmes commerçantes qui ont l’habitude de faire ce parcours entre Togo et Burkina. Elles évoquent les mésaventures d’autres voyageurs qui ont eu à croiser la route de bandits sur la route et qui ont tout perdu lors de ces malencontreuses rencontres. Mais disent-elles, ils, les coupeurs de route, s’attaquent plus volontiers à une autre compagnie de transport plus « luxueuse », qui est plus fréquentée par les commerçantes ; sous entendu avec notre compagnie les risques sont moins grands. Il n’en reste pas moins que ces histoires font monter la tension d’un cran dans le bus. Pour ce qui me concerne , je dois dire que je ne me sens vraiment pas très à l’aise avec mon ordinateur portable sur les genoux et ma ceinture ventrale pleine de devises. Je me surprends à regarder beaucoup plus fréquemment à l’extérieur du bus comme si j’allais ainsi écarter toute mauvaise rencontre. Bref ! il fallait bien rajouter un peu de piment à ce voyage un peu trop tranquille, pépère. Nous poursuivons malgré tout notre route vers Ouaga que nous atteignons à la nuit tombée sous une averse. Rien d’étonnant nous sommes en pleine saison des pluies.
5ème étape : Ouagadougou Comme nous en avons maintenant l’habitude , il s’agit pour nous de trouver un hôtel pour passer la nuit. La consultation du guide du routard, nous a permis d’avoir quelques adresses. Reste à aller voir sur place. Nous trouvons assez facilement un taxi et commençons notre tournée des « grands hôtels » de Ouagadougou. Les 2 ou 3 premiers que nous visitons sont vraiment pas très attirants, notamment un qui ressemble plus à un bouge qu’à autre chose.
Finalement fatigués et le taximan perdant patience, nous choisissons un hôtel, l’hôtel Belle vue, un peu au-dessus de nos moyens en se disant que le lendemain nous aurons tout loisir de trouver un endroit plus adapté à nos moyens et à nos souhaits. Nous passons une nuit sans histoire, enfin presque. Toute la soirée et jusqu’à une heure assez avancée de la nuit nous profitons du poste de télévision qui est allumé dans le hall d’entrée, le son au maximum. Suivre un film grâce à sa bande son uniquement ce n’est vraiment pas terrible. Enfin au petit matin, sans même prendre un petit déjeuner nous quittons l’hôtel laissant nos bagages sur place pour partir à la recherche d’un autre lieu de villégiature. Nous trouvons un taxi pour nous emmener dans les quartiers Nord de la ville. D’après le guide du routard, plusieurs bonnes adresses y sont regroupées. Nous commençons par le « Pavillon vert ».
L’hôtel est charmant et très animé. On entre dans un grand patio avec terrasse, kiosque d’artisanat et beaucoup de verdure. La première impression est vraiment sympa. Malheureusement nous déchantons très vite : l’hôtel est plein, pas même une chambre pour trois. Les gérants nous orientent alors vers un établissement tout proche tenu par un Suisse : « Le Dapoore ». Nous y trouvons une chambre pour nous trois, l’une des dernières, avec une douche. L’endroit est moins convivial que le « Pavillon vert », mais il est propre et calme, avec un restaurant couvert d’un toit en paille qui nous rappelle les cases du Fouta. Nous repartons donc vers le centre ville pour récupérer nos bagages et découvrir un peu la capitale du Burkina-Faso. La ville est très sympa avec de grandes avenues bordées d’arbres, de grands carrefours occupés de fontaine hors service. La plupart des maisons sont construites sur un niveau. Les routes sont le domaine des deux roues ou presque. Une vraie ville sahélienne qui a bien des égards me fait penser à N’Djamena. De retour dans les quartiers Nord, nous nous installons dans notre chambre du Dapoore. Nous profitons de la fin d’après midi pour marcher un peu dans le quartier et chercher un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous découvrons notamment un petit restau tenu par des togolais dans lequel nous mangeons un poulet yassa. Le lendemain, le programme est chargé : nous devons tout d’abord trouver un moyen de nous rendre à Bamako. Plusieurs sociétés de bus existent dont certaines sont référencées dans le guide du routard. Le problème est d’arriver à trouver celle qui voyage sur Bamako et surtout le jour et l’heure (enfin au moins approximative !) du départ. La première où nous nous rendons n’a pas de départ prévu dans les jours à venir. On nous renvoie vers une autre société. Mais quant à savoir comment la trouver en ville, dur, dur. Finalement avec beaucoup de patience et un peu de chance nous trouvons un taxi pour nous amener à bon port. Après prise de renseignements dans la cour auprès de différentes personnes, on nous annonce un départ pour le lendemain matin à 6 heure. Parfait, c’est tout à fait ce qu’il nous faut, mais pas de vente de billets à l’avance. Dans l’enceinte du parc, de nombreuses personnes sont installées comme pour un bivouac à même le sol avec tous leurs bagages et cela nous inquiète un peu, mais enfin cela n’a rien de très exceptionnel. Nous repartons donc relativement confiant, rendez-vous est pris pour le lendemain matin vers 5 h 30. Le problème du transport réglé, reste celui de mon visa pour le Mali. Heureusement nous avons l’adresse et le numéro de téléphone de l’ambassade sur le guide du routard (que ferions nous sans lui !?). Nous prenons donc d’abord des renseignements par téléphone pour connaître les modalités de délivrance des visas de transit. Et là bonne surprise, on nous informe que le visa peut être délivré dans les deux heures après le dépôt du dossier. Incrédule, nous nous rendons à l’ambassade. Nous y trouvons un groupe de touristes américains qui attendent leur visa. Moyennant un formulaire à remplir, 20.000 CFA et 2 photos, on me délivre en à peine deux heures de temps un visa en bonne et due forme. Comme quoi avec un peu de volonté politique motivée par un intérêt économique bien compris, l’organisation suit. Soulagés de nous être sorti rapidement de ces différentes démarches, nous nous réjouissons de pouvoir aller faire tranquillement le tour du marché central, du centre artisanal de Ouaga. Notre premier arrêt nous permet d’apprécier la grande diversité et la qualité de l’artisanat local. Le centre artisanal est un modèle du genre avec une boutique principale où est vendue la palette des différents produits réalisés dans les ateliers situés juste à côté. On peut donc apprécier à la fois les produits et les techniques de fabrication, discuter avec les artisans au travail. Une visite très enrichissante pour nous touristes et très instructive quant à l’approche du client/visiteur. On mesure mieux tout le travail qui est à faire à Dalaba. Nous traversons tout d’abord la boutique, très bien achalandée pour trouver quelques souvenirs, mais aussi des idées d’objets qui pourraient être réalisés à Dalaba avec les techniques locales. Nous achetons notamment des petites broches faites en calebasse, des pendentifs « djimbé ». Nous passons ensuite dans les différents ateliers : les sculpteurs, les artisans du bronze, les fabricants de balafons et de djimbés, les artistes du batik, etc. Auprès de ces derniers, nous nous attardons un peu plus pour avoir des détails sur le processus de fabrication et nous leur achetons deux « toiles » , non sans avoir, bien sûr, négocié le prix. Nous repartons enchanté par notre visite. Autour du centre de nombreuses échoppes proposent toute sorte de produits artisanaux. Les commerçants nous hèlent gentiment pour nous vendre qui un sac en tissu, qui un djimbé, etc. Nous finissons par acheter quelques cartes peintes à la main avant de repartir en direction du marché central. Au marché, nous cherchons d’abord le secteur des tissus, car nous ne désespérons pas de trouver un acquéreur pour nos tissus « made in Guinée ». Nous arpentons les allées, sans très bien savoir comment nous orienter. Mais peu importe, nous découvrons un marché bien organisé où il est agréable de se promener. Nous n’arrivons pas à placer notre marchandise, mais nous trouvons des ensembles baye fall assez sympas. Finalement la fatigue et la faim nous poussent hors du marché. Y’a un temps pour tout ! Nous regagnons notre quartier nord et notre « petit chalet savoyard ». Après une sieste bien méritée, nous profitons de la fin de journée et d’une température extérieure plus clémente pour aller nous promener à pied dans le quartier. Nous retournons au Pavillon vert pour boire un coca frais. Nous profitons de l’occasion pour proposer aux employées du bar restaurant les plaqués or achetés à Lomé. Pour une fois, nous trouvons des clientes intéressées. Malheureusement, elles ne peuvent payer cash. Nos rêves de bonnes affaires s’envolent donc. Quant à moi, j’ai repéré un batik qui orne le devant du kiosque de produits artisanaux et je m’approche du vendeur pour engager la négociation. A vrai dire je suis prêt à payer le prix qu’il veut mais l’habitude aidant j’essaye de gagner quelques CFA. J’emporte la partie pour 9.000 CFA, très content de mon achat. De retour au restau de notre hôtel, nous nous offrons un petit extra en dînant sur place. Notre dernier vrai repas sur le sol burkinabé. Le lendemain, nous reprenons la route. Nous prenons donc rendez-vous avec un taximan pour 5 heure du matin, pas très sûr de le voir respecter son engagement. Quelques heures plus tard, sur le pied de guerre, nous sortons du Dapoore. Surprise le taxi nous attend. Nous embarquons, avec quelques difficultés pour entrer tous nos bagages et nous-même, direction la gare routière. Sur place, pas de départ en vue et pas d’informations très précises. Nous prenons malgré tout un petit déjeuner sur le bord de la route dans la poussière et les gaz d’échappement en attendant de voir. Au menu lait concentré sucré dilué dans de l’eau avec café, pain baguette caoutchouc et mayonnaise pour les amateurs. « Le pain sec c’est bon, merci !» Après ces agapes, nous nous remettons en quête d’informations. Après avoir interrogé diverses personnes, il nous faut nous rendre à l’évidence : pas de départ pour Bamako aujourd’hui. Cependant on nous indique une autre compagnie susceptible de voyager le jour même. Il nous faut nous rendre dans un autre quartier de Ouaga assez distant pour vérifier cette hypothèse. Et c’est reparti : il nous faut trouver un taxi qui connaisse le lieu et qui puisse charger tous nos bagages et nous-mêmes, négocier le prix et espérer … Quelques embouteillages plus tard, nous arrivons sur une autre gare routière ou en tout cas ce qui en tient lieu. Renseignement pris, un départ est imminent … ou presque. Nous payons nos billets et patientons sur un vieux banc en bois carrément bancal et surtout sous un soleil qui commence à taper sérieusement. Cette attente nous permet d’observer des réparateurs de deux roues qui ont leur atelier juste à côté : le système D au service de la mécanique. Enfin le départ est annoncé et notre bus avancé. Désillusion, ce n’est pas le beau bus qui trônait à l’entrée du parc mais un vieux car en fin de vie qui pétarade et crache de gros nuages noirs. De toute façon, comme qui dirait, nous n’avons pas le choix.
La route de Ouaga à Bobo-Dioulasso est certes goudronnée, mais elle est également parsemée de nids de poule. Dans un quatre-quatre bien amorti avec un chauffeur attentif et prudent, ça ne pose pas trop de problèmes. Mais prenez un vieux car, bondé, muni d’amortisseurs sans doute d’origine (mais peut-être étaient-ils en option sur ce modèle ?), mettez au volant un « Fangio » revu et corrigé mode Burkinabé genre je fonce et advienne ce que Dieu décidera ; et vous pourrez imaginer la promenade de santé ?!? Nos appels répétés à l’adresse du chauffeur pour le faire ralentir ou tout au moins pour qu’il prenne en pitié nos dos n’aura eu aucun effet.
6ème étape : Bobo-Dioulasso Nous arrivons donc à Bobo-Dioulasso complètement fourbus, mais contents d’être arrivés entiers Quoique. Au départ de Ouaga, nous avions acheté des billets Ouaga-Bamako. Nous pensions donc légitimement poursuivre notre route vers la frontière malienne, après une petite pause réparatrice. L’après-midi étant déjà bien avancée, ils nous semblaient important de ne pas trop traîner pour passer la frontière avant la nuit. La pause se prolongeant, nous essayons d’avoir des informations sur la suite de notre voyage. Quand repart-on ? Pourra-t-on passer au Mali aujourd’hui ? Nous obtenons des demies réponses peu satisfaisantes, mais il faut bien s’en contenter. Finalement, un mini bus vient nous prendre à la gare et nous emmène quelques kilomètres plus loin sur une grande artère de Bobo. Notre chauffeur s’arrête sous quelques manguiers et nous invite à descendre. Un banc en bois, modèle de base largement répandu dans la sous-région, d’un confort plus que sommaire nous est proposé pour nous reposer et patienter en attendant un éventuel départ. L’attente commence. Les heures passent. Nous passons du banc à une natte qui nous a été gentiment installée à proximité. Le soleil se couche. Toujours aucun signe d’un départ prochain. Il paraît que nous attendons un (ou deux, selon ! ) passager pour pouvoir partir. En fait le chauffeur ne veut pas prendre la route tant que son minibus n’est pas rempli. Et quand je dis rempli, c’est rempli ! 11 passagers plus le chauffeur et les bagages pour un véhicule prévu pour 7 à 8 personnes avec un confort correct. Oublié donc le confort. Les sardines sont battues !?! L’attente devenant vraiment longue et les moustiques de plus en plus nombreux, nous nous abritons dans un bus garé à proximité et essayons tant bien que mal de dormir plié en quatre sur deux fauteuils. Malheureusement les moustiques eux n’ont pas décidé d’aller se coucher et ils nous « divertissent » de leur ronde de nuit. Une fois de plus c’est quand on ne l’attend plus vraiment que le départ est annoncé. Il fait nuit noire et les derniers passagers ont surgi soudain de nulle part. Mystère. Le temps de tous nous « encastrer » dans le véhicule et nous voilà sur la route, direction la frontière. Nous nous engageons rapidement sur une piste en pleine brousse. Tout au moins le devine-t-on car la nuit est très sombre. Après quelques heures de voyage sans soucis, nous nous arrêtons au beau milieu de la brousse. Un peu inquiets, nous ne comprenons pas très bien ce qui se passe. A quelques mètres devant nous, une barrière en bois et une casemate, à peine éclairée par une lampe à pétrole où somnole le douanier en chef, nous indique que nous sommes arrivés au poste de douane. Chaque passager est contrôlé et doit s’acquitter d’un « droit de passage » déguisé. En fait le chef de poste réclame à chacun 1000 CFA pour cause de non-vaccination contre la fièvre jaune, carnet de vaccination en règle ou pas. Le règne de l’arbitraire et de l’argent. Pour ce qui me concerne, touriste étranger en voyage au Mali, je suis exonéré de cette taxe. Il semble que la sensibilisation par rapport aux touristes ait porté au moins partiellement ses fruits En attendant, une de nos passagères visiblement anglophone et sans papier, qui est restée dissimulée au fond du bus, réussit à passer la frontière certes un peu inquiète d’être découverte, mais finalement sans ennuis. Nous filons droit sur Sikasso que nous atteignons après 6h30 de voyage. Nous débarquons dans une gare voiture et encore une foi nous comprenons que nous allons devoir changer de véhicule. Nous mettons à profit ce nouvel intermède pour prendre un petit déjeuner dans un café à ciel ouvert, tenu par un Guinéen. Café, lait concentré sucré, eau pour la boisson, pain et mayonnaise ou margarine pour la nourriture. Décidément, ce sera pain nature merci. Entre temps un bus grand luxe est arrivé et le départ pour Bamako semble vouloir s’organiser assez rapidement. Et effectivement après un délai raisonnable pour le chargement des bagages et des passagers appelés les uns après les autres (comme quoi l’organisation est juste une question de volonté), nous prenons la route de Bamako. 6 heures de route sans problème durant lesquelles nous suivons un film sur l’écran télé installé à l’avant du bus. Et oui incroyable, il fonctionne. L’arrivée à Bamako se fait sous une grosse pluie d’orage.
7ème étape : Bamako, ses faubourgs Nous apercevons la ville depuis une hauteur. Nous n’en verrons pas plus. Nous prenons aussitôt arrivé la direction de la gare voiture pour la Guinée. Notre taxi nous dépose à l’extérieur de la gare car elle est noyée sous l’eau et inaccessible pour une petite voiture.
Nous trouvons malgré tout assez rapidement un véhicule qui doit partir pour la frontière guinéenne. C’est ce qu’on appelle un « bâché », c’est à dire un véhicule avec une cabine de 3 ou 4 places et une benne arrière aménagée sommairement avec des bancs et couverte d’une bâche où l’on entasse comme du bétail entre quinze et vingt personnes. Les bagages et autres animaux (poules, moutons, etc.) sont amarrés sur la bâche.
Le scénario habituel se répète une nouvelle fois : on va bientôt partir, il nous manque juste un passager pour être au complet, etc., etc. . La fin de journée approchant à grands pas, nos futurs compagnons de route s’inquiètent un peu. Il semble que la route ne soit pas très sure et que les coupeurs de route, encore eux, affectionnent particulièrement ce tronçon. Parmi eux, un jeune d’une vingtaine d’années en rajoute même et finit par vraiment nous inquiéter. Il ne nous reste plus qu’à espérer un départ rapide ou le report du départ au lendemain. Mais la chance nous sourit, enfin si l’on peut dire. Nous sommes au complet et le départ s’organise un peu avant la tombée de la nuit. Nous nous installons tant bien que mal dans la benne en essayant de garder des places le plus possible à l’air libre, vers l’arrière du véhicule. Le plus délicat dans l’opération est d’arriver à se caler les uns par rapport aux autres car nous avons tous un vis-à-vis avec lequel il faut s’entendre pour placer ses genoux. Une fois tous montés à bord plus personne ne peut bouger. Et en fait, comme nous le constaterons plus loin sur la piste, ça n’est pas plus mal ainsi. Le véhicule s’ébranle finalement. Ca relève du miracle vu la surcharge, mais bon ainsi va le transport en commun dans la région : A la grâce de Dieu !
Nous nous engageons sur une piste très accidentée, en pleine brousse. Très rapidement on a l’impression d’être loin de tout et de s’en aller vers nulle part. Cette impression devient vraiment oppressante quand la nuit tombe, noire, brutale. Je me rappelle alors les paroles échangées avant le départ et une nouvelle fois je sers un peu plus contre moi mon ordinateur et ma ceinture ventrale pleine de devises. Le voyage se poursuit cependant au rythme des secousses plus ou moins fortes selon les trous rencontrés, des averses et orages, des arrêts improvisés pour le confort des passagers. On essaye de fermer les yeux en espérant que le sommeil viendra et fera paraître le temps moins long. Mais peine perdue vu les conditions. Prendre notre mal en patience, telle est la bonne devise pour ce trajet. Après 6 heures de piste, nous arrivons à la frontière avec la Guinée.
8ème étape : Kourémalé, frontière Mali-Guinée Nous sommes à Kourémalé, tout au moins le devine-t-on car il fait très sombre et ce n’est pas les quelques rares lampes tempêtes allumées de-ci delà qui nous permettraient d’y voir quelque chose. Les douaniers nous demandent de déposer nos passeports au poste et de venir les rechercher le lendemain matin, une fois qu’ils auront été visés et tamponnés par le chef de poste, qui dort pour le moment. Nous passons donc la barrière frontière et entrons en Guinée. Nous nous préoccupons immédiatement de trouver un endroit pour dormir. Dans ce noir, nous ne sommes pas très optimistes sur nos chances de trouver un lit, mais Aliou fait comme d’habitude en la matière des merveilles. Il nous dégote un « hôtel 4 étoiles ». Nous nous retrouvons pour cause d’économie (un quatre étoiles, c’est pas donné !?!) tous les trois dans une chambre de 6 m² environ avec pour seul mobilier un lit double avec matelas en paille, une bougie et une chaise. Ah j’oubliais un drap recouvre le matelas, quand même. Nous sommes bien contents que l’obscurité ne nous permette pas de voir son état. Et puis, nous sommes vraiment tous les trois épuisés. Nous prenons donc place sur ce lit, tout habillé, en nous mettant dans le sens de la largeur, les jambes pendant dans le vide. La fatigue fait accepter tout et n’importe quoi. Après quelques heures de sommeil, enfin si l’on peut dire, nous nous levons alors que le jour pointe à peine le bout de son nez. Il fait frais et d’autant plus que nous sommes en pleine saison des pluies. Nous nous dirigeons chacun notre tour vers la « salle de bain » tout confort : trois murs en terre plus une tôle et bassine d’eau froide. A 6 heures du matin, réveil garanti. Fin prêts, nous décidons de laisser nos affaires à l’hôtel et d’aller chercher nos passeports ainsi que de quoi remplir nos estomacs. Nous tombons au poste frontière sur un douanier très zélé. Il trouve suspect le document que Aliou lui présente. C’est un laisser-passé établi sur papier à en-tête du consulat du Togo qui est valable pour l’aller retour entre la Guinée et le Togo. Suite à toutes les frontières que nous avons traversées, il est par ailleurs couvert de tampons. Mais non pour l’agent guinéen, il n’est pas valable. Les explications/négociations commencent. Mais Aliou ne lâche pas le morceau et il récupère carte d’identité et laisser-passer sans rien donner. Nous pouvons enfin aller manger. Nous en profitons pour prendre des renseignements pour la suite du voyage vers Siguiri. Nous trouvons des taxis en attente et réservons donc trois places. Le temps d’aller chercher nos affaires à l’hôtel et de régler la note, nous sommes de retour à la gare voiture, où comme toujours le voyage commence par une longue attente. Nous comprenons assez rapidement que pour une fois, la cause de ce retard est indépendante de la volonté du chauffeur ou des passagers. En fait, la route est coupée à la sortie du village par une brusque montée des eaux de la rivière. Le passage des voitures est impossible, tout au moins nous semble-t-il. Les quelques piétons qui s’aventurent dans la rivière ont l’eau qui leur monte jusqu’à l’entrejambe voir jusqu’à la taille. Sur l’autre rive des véhicules arrivent en provenance de Siguiri. Les taxis font descendre leurs passagers avec tous leurs bagages et font demi-tour. L’idéal pour nous serait que l’un d’eux veuillent bien nous attendre pour repartir vers Siguiri. Il suffirait pour cela que nous traversions tous à pied avec nos bagages. Mais les taxis en attente à Kourémalé ne sont pas trop d’accord de perdre leur clientèle, même s’ils voient bien que la situation est bloquée. Notre chauffeur, plus téméraire que les autres ou peut-être parce que sa voiture ne craint pas grand chose, se décide à tenter la traversée des flots. Il organise le déchargement complet de sa 504 familiale, puis il prépare le moteur à une immersion totale : il bouche tous les orifices avec des chiffons, sans oublier le pot d’échappement et le réservoir d’essence. Rapidement la voiture amphibie est prête. Entre temps un quatre-quatre rehaussé avec pot d’échappement au dessus de la cabine a tenté la traversée. Le chauffeur a renoncé voyant l’eau pénétrer dans la cabine par le bas des portes. Notre pilote tout terrain ne se décourage pas pour autant. La traversée se prépare avec le recrutement des pousseurs qui doivent accompagner la voiture dans la rivière pour éviter qu ‘elle ne soit emportée par le courant . Quant à nous, nous sommes invités à traverser à pied. Des jeunes du village se proposent pour faire traverser nos bagages ainsi que les personnes qui le souhaitent contre rémunération. Toute occasion est bonne à saisir dans ce coin perdu, loin de tout. Nous acceptons de bon cœur pour ce qui est des bagages. Aliou et moi-même préférons traverser sur nos propres pieds. Nous enlevons chaussures, chaussettes et pantalon et nous apprêtons à entrer dans l’eau. Oumou, elle est beaucoup moins pressée de se lancer. Mais elle hésite encore entre nous suivre et grimper sur les épaules d’un des passeurs improvisés. Les deux solutions présentent des risques pour elle : d’un coté, elle a très peur de l’eau et du courant, de l’autre l’éventualité d’une chute du haut des épaules de sa « monture » ne la rassure pas trop. Cruel dilemme ! Finalement nous ayant vu traverser devant elle, elle choisit la solution du porteur. La première étape est alors de grimper sur les épaules de son aide. L’opération se passe tant bien que mal avec l’aide d’un troisième acolyte. La traversée peut alors commencer. L’avancée est lente du fait du niveau de l’eau et du courant qui est quand même assez fort. Aussi, quasiment au milieu du cours d’eau, notre jeune porteur a une soudaine inspiration, qui pourrait bien lui permettre de gagner un peu plus : il s’arrête prétextant une trop grande fatigue et déclare vouloir transférer Oumou sur le dos d’un de ses amis pour finir la traversée. Evidemment aussitôt Oumou se met à hurler et lui propose d’augmenter son « salaire » s’il l’amène à bon port. Le stratagème a marché et notre passeur de reprendre la traversée comme si de rien n’était. De nouveau réuni tous les trois avec les autres passagers, nous assistons depuis l’autre rive à la traversée de notre taxi. Elle se fait sans souci majeur même si le capot du moteur émerge à peine de l’eau. Enfin au sec, il s’agit maintenant de vider l’eau qui est à l’intérieur; cette opération se fait « automatiquement » grâce aux trous que la rouille a percés dans la caisse. Pour ce qui est du moteur, l’opération est un peu plus longue. Ses premiers soubresauts sont assez peu encourageants, mais ça ne décourage pas notre chauffeur. Finalement, après un temps d’attente pour l’ « essorage » plus quelques coups de marteau et tours de tournevis, le doux ronronnement du moteur de notre 504 parvient à nos oreilles. Tout est possible, tout est réalisable ! Le départ est proche. Aussitôt les bagages chargés, nous prenons place sur les banquettes détrempées. Mais peu importe, car l’essentiel pour nous est de poursuivre la route, direction : Siguiri.
9ème étape : Vers Mamou et Dalaba La piste est correcte mais sans plus. Il faut dire qu’en saison des pluies toutes les pistes souffrent et de nombreux nids de poule se forment. Un peu plus de deux heures plus tard, nous atteignons Siguiri sans soucis particuliers, le fondement humide. Direction la gare voiture pour trouver le véhicule qui nous amènera jusqu’à Mamou. La fin du voyage approche et nous sommes maintenant tous les trois pressés d’arriver entier à destination. Nous passons quasiment tout l’après-midi à la gare voiture dans l’attente du départ. Nous en profitons pour manger quelques bricoles dont des beignets avec une sauce pimentée. Ce n’est qu’en fin de journée que le départ se dessine. Nous prenons place dans une 505 familiale qui à l’air plutôt correcte. Quelques kilomètres après notre départ, nous nous arrêtons pour prendre deux passagers supplémentaires, la femme et l’enfant du chauffeur qui viennent prendre place à l’avant. Ce qui porte à 5 les passagers avant. La conduite dans ces conditions relève de l’exploit et de l’inconscience portée au-delà de l’imaginable. Mais que dire, que faire ? Nous qui sommes déjà entassés à l’arrière, sans possibilité de bouger, nous n’espérons qu’une chose c’est arriver le plus vite possible et indemne autant que faire se peut. Le voyage se poursuit donc. Allah Akbar ! Soudain un violent orage nous surprend sur la route. Un épais rideau de pluie s’abat sur nous, le ciel est d’un noir d’encre. Rapidement les bas cotés sont transformés en lacs éphémères, mais impressionnants. On voit de l’eau partout et on se demande si l’on roule ou si l’on flotte. Notre chauffeur lui ne semble pas plus perturbé que cela. La visibilité est réduite à quelques mètres et cela d’autant plus que ses essuies-glaces ont une efficacité très relative. Mais il poursuit sa route imperturbable sans lever le pied de l’accélérateur. Le silence est lourd ; tout le monde semble faire des prières pour que l’on reste sur la route, sans rencontrer d’autres véhicules. Après quelques kilomètres dans cette ambiance oppressante enfin la pluie tombe moins fort à l’extérieure. Par contre à l’intérieur, nous sommes soumis à un déluge de gouttelettes, tout au moins certains passagers installés aux mauvaises places ?! Le chauffeur ne s’en émeut pas plus que cela et file toujours plus vite en direction de Mamou. Il fait nuit maintenant. Pour ce qui me concerne cela accroît mon inquiétude car les routes guinéennes de jour ne sont déjà pas très sures, mais alors de nuit ?! avec les voitures dont les « yeux » partent dans tous les sens, voire borgnes ou carrément aveugles. Les croisements entre véhicules sont toujours un moment d’angoisse intense. « Pourvu que ça passe ! ». Quelques kilomètres avant Mamou, nous tombons sur un barrage de militaires, signalé juste par quelques lampes tempête. Autrement dit il n’est vraiment pas très visible. Une corde est tendue en travers de la route sensée arrêter tous les véhicules. Plus dangereux qu’autre chose. Des hommes en tenue contrôlent le chauffeur, son véhicule et les passagers à la lampe torche. Ces barrages sont présents sur toutes les routes de l’intérieure du pays. Officiellement pour éviter l’intrusion de rebelles et accessoirement pour faire de réel contrôle. Mais en fait ils sont surtout un bon moyen pour les hommes en kaki de se faire de l’argent sur le dos des voyageurs et des chauffeurs de taxi. Tout est prétexte pour vous faire payer. C’est d’autant plus facile que chauffeurs et passagers n’ont bien souvent pas tous leur papier. C’est bien sur le cas pour notre chauffeur. Nous sommes donc bloqués au barrage et les discussions s’éternisent. Aliou, notre « avocat » de service essaye d’amadouer les militaires, mais rien à faire. Il faut dire que les chauffeurs de Haute-Guinée ont mauvaise réputation auprès des hommes en tenue car ils leur tiennent tête. La preuve nous en est donné d’ailleurs durant notre halte. Alors que les discussions vont bon train et que nous sommes au bord de la route, un taxi arrive au barrage sans même ralentir et arrache la corde, qui part comme un élastique sur le coté de la route où nous sommes garés. Heureusement notre véhicule est un peu en retrait et la corde part dans le vide. Mais cet incident jette un froid. On est passé très prêt d’un accident. Très rapidement cependant on en revient à notre situation et les palabres, interminables, reprennent. Finalement après un compromis dont nous ne connaîtrons pas tous les éléments, nous sommes autorisés à reprendre la route, direction Mamou centre. Nous atteignons la gare voiture de Mamou alors que l’aube s’annonce tout doucement. La boucle est quasiment bouclée, il ne nous reste plus qu’à trouver un chauffeur pour nous conduire sur les 50 kilomètres nous séparant encore de Dalaba. Par chance nous trouvons un jeune chauffeur de Dalaba qui souhaite rentrer chez lui après un voyage sur Conakry. Nous nous entendons pour partir rapidement sans attendre d’autres passagers.
Nous rentrons à Dalaba au petit matin du 06 Aout 1999, après un périple de plusieurs milliers de kilomètres à travers l’Afrique de l’ouest : un grand voyage avec tous les ingrédients pour en faire une belle Aventure. Inoubliable !
Voyage de noces en mars 2011 aux Seychelles: climat, algues, sandflies? English translation pending
Bonjour à tous,
nous avons décidé de partir 14 jours aux Seychelles les 2 dernieres semaines de mars (ou mi mars) pour notre voyage de noces. Il s'agit là de notre 1er voyage pour cette destination. J'ai lu beaucoup de post sur ce forum et dans le lonely et petit futé.
Je prévois le voyage comme ceci : 4 nuits à Mahé 5 nuits à Praslin (avec excursion sur l'ilot st Pierre et ilot Coco) 5 nuits à La Digue Que pensez vous de cette répartition? (pour vous donnez nos goûts, nous aimons la nature, l'isolement, les plages magnifiques et la découverte, je suis une fan de photographie également et mon mari aime le snorkeling)
J'avais d'autres petites questions : Fin mars est elle une bonne période? Pour cette période, quelles plages risquent d'être remplies d'algues? Comment prévenir des piqures de sandflies? connaissez vous de bons Repulsifs?
Merci d'avance pour votre aide 😉 Jen
Je prévois le voyage comme ceci : 4 nuits à Mahé 5 nuits à Praslin (avec excursion sur l'ilot st Pierre et ilot Coco) 5 nuits à La Digue Que pensez vous de cette répartition? (pour vous donnez nos goûts, nous aimons la nature, l'isolement, les plages magnifiques et la découverte, je suis une fan de photographie également et mon mari aime le snorkeling)
J'avais d'autres petites questions : Fin mars est elle une bonne période? Pour cette période, quelles plages risquent d'être remplies d'algues? Comment prévenir des piqures de sandflies? connaissez vous de bons Repulsifs?
Merci d'avance pour votre aide 😉 Jen
Avis sur itinéraire Mexique - Guatemala - Belize? English translation pending
Bonjour !
J'ai préparé un itinéraire de 3 semaines où nous comptons parcourir le Mexique (Ycatan - Chiapas), le Guatemala (Atitlan, Flores - Tikal) et un petit bout du Belize à partir de mi-novembre. Je sais que c'est assez chargé comme programme et je me tâte encore pour quelques éléments. Mes questions sont en gras dans le programme ci-dessous mais je suis preneuse aussi d'un avis général, d'infos ou expériences diverses dans les endroits indiqués dans l'itinéraire ou de trucs à ne pas rater que j'aurais oublié !
En tout cas, merci d'avance !!!
Jour 1 (vendredi) : Bxl => Philadelphie - Arrivée début PM Visite Philadelphie PM Nuit à Philadelphie
Jour 2 (samedi) : Visite Philadelphie AM Philadelphie => Cancun PM Nuit à Cancun
Jour 3 (dimanche) : Cancun => Chichen Itza AM Visite ruines Chichen Iza => Mérida Nuit à Mérida
Jour 4 (lundi) : Visite Mérida => est-ce que ça vaut la peine d'y passer une journée ? Nuit à Mérida
Jour 5 (mardi) : Mérida => Uxmal Visite ruines Uxmal => Campeche Nuit à Campeche
Jour 6 (mercredi) : Visite Campeche Campeche => Palenque (bus de nuit)
Jour 7 (jeudi) : Arrivée très tôt Visite ruines de Palenque Nuit à Palenque
Jour 8 (vendredi) : Excursion Agua Azul => est-ce que ça vaut la peine d'y passer une journée ? Ou est-ce mieux de le coupler avec les ruines de Palenque ? Bcp d'agence propose la journée complète : ruines de Palenque - Agua Azul. Nuit à Palenque
Jour 9 (samedi) : Palenque => San Cristobal de Las Casas Visite San Cristobal PM Nuit à San Cristobal
Jour 10 (dimanche) : Visite San Cristobal ou Excursion canon del Sumidero => Quel est le mieux ? Combien de temps faut-il prévoir pour visiter San Cristobal ? Nuit à San Cristobal
Jour 11 (lundi) : San Cristobal => Panajachel Nuit à Panajachel
Jour 12 (mardi) : Visite Panajachel, lac Atitlan et environs Nuit à Panajachel
Jour 13 (mercredi) : Excursion volcan aux alentours de Panajachel? Ou est-ce mieux d'en faire un près d'Antigua ? Nuit à Panajachel
Jour 14 (jeudi) : Panajachel => Antigua Visite Antigua (jour de marché) Nuit à Antigua
Jour 15 (vendredi) : Antigua => Flores Nuit à Flores ou El Remate ? Qu'est-ce qui est le mieux ?
Jour 16 (samedi) : Visite Tikal Nuit à Flores ou El Remate ?
Jour 17 (dimanche) : Flores / El Remate => Belize City => Caye Caulkner Nuit à Caye Caulkner
Jour 18 (lundi) : Caye Caulkner : plage et snorkeling Nuit à Caye Caulkner
Jour 19 (mardi) : Caye Caulkner : plage et snorkeling => 2 jours à Caye Caulkner : est-ce trop ? Nuit à Caye Caulkner
Jour 20 (mercredi) : Caye Caulkner => Belize City => Chetumal => Tulum Nuit à Tulum
Jour 21 (jeudi) : Visite des ruines Plage / repos Nuit à Tulum
Jour 22 (vendredi) : Plage / repos / snorkeling AM Tulum => cancun PM Nuit à Cancun
Jour 23 (samedi) : Cancun => Bruxelles
Jour 24 (dimanche) : Arrivée à Bruxelles
J'ai préparé un itinéraire de 3 semaines où nous comptons parcourir le Mexique (Ycatan - Chiapas), le Guatemala (Atitlan, Flores - Tikal) et un petit bout du Belize à partir de mi-novembre. Je sais que c'est assez chargé comme programme et je me tâte encore pour quelques éléments. Mes questions sont en gras dans le programme ci-dessous mais je suis preneuse aussi d'un avis général, d'infos ou expériences diverses dans les endroits indiqués dans l'itinéraire ou de trucs à ne pas rater que j'aurais oublié !
En tout cas, merci d'avance !!!
Jour 1 (vendredi) : Bxl => Philadelphie - Arrivée début PM Visite Philadelphie PM Nuit à Philadelphie
Jour 2 (samedi) : Visite Philadelphie AM Philadelphie => Cancun PM Nuit à Cancun
Jour 3 (dimanche) : Cancun => Chichen Itza AM Visite ruines Chichen Iza => Mérida Nuit à Mérida
Jour 4 (lundi) : Visite Mérida => est-ce que ça vaut la peine d'y passer une journée ? Nuit à Mérida
Jour 5 (mardi) : Mérida => Uxmal Visite ruines Uxmal => Campeche Nuit à Campeche
Jour 6 (mercredi) : Visite Campeche Campeche => Palenque (bus de nuit)
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Jour 8 (vendredi) : Excursion Agua Azul => est-ce que ça vaut la peine d'y passer une journée ? Ou est-ce mieux de le coupler avec les ruines de Palenque ? Bcp d'agence propose la journée complète : ruines de Palenque - Agua Azul. Nuit à Palenque
Jour 9 (samedi) : Palenque => San Cristobal de Las Casas Visite San Cristobal PM Nuit à San Cristobal
Jour 10 (dimanche) : Visite San Cristobal ou Excursion canon del Sumidero => Quel est le mieux ? Combien de temps faut-il prévoir pour visiter San Cristobal ? Nuit à San Cristobal
Jour 11 (lundi) : San Cristobal => Panajachel Nuit à Panajachel
Jour 12 (mardi) : Visite Panajachel, lac Atitlan et environs Nuit à Panajachel
Jour 13 (mercredi) : Excursion volcan aux alentours de Panajachel? Ou est-ce mieux d'en faire un près d'Antigua ? Nuit à Panajachel
Jour 14 (jeudi) : Panajachel => Antigua Visite Antigua (jour de marché) Nuit à Antigua
Jour 15 (vendredi) : Antigua => Flores Nuit à Flores ou El Remate ? Qu'est-ce qui est le mieux ?
Jour 16 (samedi) : Visite Tikal Nuit à Flores ou El Remate ?
Jour 17 (dimanche) : Flores / El Remate => Belize City => Caye Caulkner Nuit à Caye Caulkner
Jour 18 (lundi) : Caye Caulkner : plage et snorkeling Nuit à Caye Caulkner
Jour 19 (mardi) : Caye Caulkner : plage et snorkeling => 2 jours à Caye Caulkner : est-ce trop ? Nuit à Caye Caulkner
Jour 20 (mercredi) : Caye Caulkner => Belize City => Chetumal => Tulum Nuit à Tulum
Jour 21 (jeudi) : Visite des ruines Plage / repos Nuit à Tulum
Jour 22 (vendredi) : Plage / repos / snorkeling AM Tulum => cancun PM Nuit à Cancun
Jour 23 (samedi) : Cancun => Bruxelles
Jour 24 (dimanche) : Arrivée à Bruxelles
Gunung Palung, ouest du Kalimantan? (Indonésie) English translation pending
bonjour à tous,
nous partons le 12/08/10 à bornéo kalimantan; et après avoir épluché tous le forum en long et en large (au passage merci à tous ceux qui nous font voyager...) nous avions pensé aller au parc de tanjung putting à pankalanbun mais au vue des prix pratiqués (2nuits/pour 600euros hors voyage pour y arriver : cela nous a paru finalement ridicule et presque indécent). nous optons donc pour une semaine au kalimantan ouest et plus précisément dans le parc de gunung palung (plus sauvage). nous avons eu un contact avec Nasalis tour qui fait partie du parc et attendons encore des news pour l'organisation du trek avec eux, leur devise est de développer un écotourisme et de préserver un maximum la nature en associant les populations à la conservation de l'envoronnement.
par contre nous n'avons rien trouvé sur l'ouest du kalimantan, d'un côté nous sommes ravis car cela peut signifier que cet endroit est encore préservé (à nous de continuer en ce sens😕) ... apparemment cette partie du kalimantan est peu connue, quelques uns pourraient t ils nous donner quelques précisions sur les us et coutumes, sur les habitants, sur les vols pontianak - tarakan ou tanjung selor, sur le parc, la faune et la flore? pour faire plus court toutes infos ou anecdotes ou récits sont les bienvenues.
ensuite nous comptons suivre les traces de Yann à dérawan et sangalaki où peut-être aurons nous la chance d'apercevoir des raies mantas...🙂
merci beaucoup à tous ceux qui auront le temps et l'envie de répondre à cette discussion, de notre côté nous ne manquerons pas de relater nos aventures à notre retour fin août. selamat jalan😉
nous partons le 12/08/10 à bornéo kalimantan; et après avoir épluché tous le forum en long et en large (au passage merci à tous ceux qui nous font voyager...) nous avions pensé aller au parc de tanjung putting à pankalanbun mais au vue des prix pratiqués (2nuits/pour 600euros hors voyage pour y arriver : cela nous a paru finalement ridicule et presque indécent). nous optons donc pour une semaine au kalimantan ouest et plus précisément dans le parc de gunung palung (plus sauvage). nous avons eu un contact avec Nasalis tour qui fait partie du parc et attendons encore des news pour l'organisation du trek avec eux, leur devise est de développer un écotourisme et de préserver un maximum la nature en associant les populations à la conservation de l'envoronnement.
par contre nous n'avons rien trouvé sur l'ouest du kalimantan, d'un côté nous sommes ravis car cela peut signifier que cet endroit est encore préservé (à nous de continuer en ce sens😕) ... apparemment cette partie du kalimantan est peu connue, quelques uns pourraient t ils nous donner quelques précisions sur les us et coutumes, sur les habitants, sur les vols pontianak - tarakan ou tanjung selor, sur le parc, la faune et la flore? pour faire plus court toutes infos ou anecdotes ou récits sont les bienvenues.
ensuite nous comptons suivre les traces de Yann à dérawan et sangalaki où peut-être aurons nous la chance d'apercevoir des raies mantas...🙂
merci beaucoup à tous ceux qui auront le temps et l'envie de répondre à cette discussion, de notre côté nous ne manquerons pas de relater nos aventures à notre retour fin août. selamat jalan😉
Sept jours à Hanoï: Parcs de Cat Ba et Cuc Phuong et région de Sapa English translation pending
Bonjour à tous ,
je serai à Hanoï début novembre . Je ne connais pas du tout le Vietnam et j'envisage de rester ( séjour court ! ) 3 jours à Hanoï même , puis de " rayonner " autour les jours restants. Hormis l'incontournable baie d'Along ( nuées de touristes ? ) , je souhaiterais vos impressions sur :
- -> parc national de cat ba . - -> parc national cuc phuong - -> région du sapa .
et/ou autres destinations faisables dans la journée qui puissent allier Nature et architecture.
Autre conseil ; ce type d'excursion " à la journée " se réserve-t-elle à l'avance ou une fois sur place ?
Merci d'avance pour vos réponses . Frunny 🙂
je serai à Hanoï début novembre . Je ne connais pas du tout le Vietnam et j'envisage de rester ( séjour court ! ) 3 jours à Hanoï même , puis de " rayonner " autour les jours restants. Hormis l'incontournable baie d'Along ( nuées de touristes ? ) , je souhaiterais vos impressions sur :
- -> parc national de cat ba . - -> parc national cuc phuong - -> région du sapa .
et/ou autres destinations faisables dans la journée qui puissent allier Nature et architecture.
Autre conseil ; ce type d'excursion " à la journée " se réserve-t-elle à l'avance ou une fois sur place ?
Merci d'avance pour vos réponses . Frunny 🙂
Cuba: casas particulares, visites et autobus? English translation pending
Bonjour,
J'ai quelques questions au sujet de la logistique de certains coins moins accesibles, d'autant plus que nous planifions d'y aller en bicycle et la relâche scolaire.
- D'ou pourrions-nous partir ou organiser un tour de la Peninsule (parc) de Zappata ?
- Si nous voulons aller a Las Terrazas, est-ce que le bus de Viazul nous déposerait près (Viazul pour les bicycles) ?
- Combien à l'avance doit-on réserver les casas particulares (celles qui sont chaudement recommandées par les guides de voyage et autres) ?
Merci
J'ai quelques questions au sujet de la logistique de certains coins moins accesibles, d'autant plus que nous planifions d'y aller en bicycle et la relâche scolaire.
- D'ou pourrions-nous partir ou organiser un tour de la Peninsule (parc) de Zappata ?
- Si nous voulons aller a Las Terrazas, est-ce que le bus de Viazul nous déposerait près (Viazul pour les bicycles) ?
- Combien à l'avance doit-on réserver les casas particulares (celles qui sont chaudement recommandées par les guides de voyage et autres) ?
Merci
Découverte: charmante petite ville de Kamphaeng Phet (Thaïlande) English translation pending
J ai quitte Bangkok hier matin pour aller retrouver un peu plus de serenite en province . Les histoires des rouges ou des militaires ras le bol .
Taxi Suhumvit -terminal Mo Chit = 100 baths + 45 baths peage highway Bus Aircon a 2 etages depart a 7h25 a destination de Chiengmai .Il s arrete aux gares routieres de Nakhon Sawan et Kamphaeng Phet = 210 baths Arrivee a gare routiere de KP vers 13h45 ( Tout est quasiment ecrit en thai , personne ne vient vous harceler ) songthaew pour aller a l hotel Phet =20 baths ( les locaux m ont aide pour prendre le bon songthaew , population tres gentille ) Hotel ch AC sdb , TV5 et petit dej = 800 baths Hotel situe au centre ville pres des marches , en face d un super marche Lotus et l incontournable Seven eleven . Personnel de l Hotel et commercants sont tous adorables . Les Rives de la riviere Ping sont accessibles en 10 mn a pied . Les rives ont ete amenagees avec des marches , un ilot avec plage de sable est situe au milieu de la riviere qui me semble beaucoup plus large que la Chao phraya vers le wat arun .
Ce matin visite du parc archeologique . Acces 150 baths L hotel m a deniche un tuk tuk , visite de deux heures pour 300 baths.
Bon j avouerai que les vestiges ne valent pas ceux d Ayuttayah, Sukhotai ou Phimai mais j ai vraiment apprecie le coin : la route sillonnant le parc passe au milieu des arbres et traverse meme des bosquets . Tout est bien entretenu . Flamboyants, frangipaniers, lauriers et bougainvilliers sont en fleurs et quelques taches safran de jeunes bonzes hantent les ruines . Le calme , la fraicheur des frondaisons , le chant des oiseaux pour vous seul . Rares touristes thais presents , pas d etals de boutiques en vue . Etonnant ces oiseaux apercus avec tete , ailes et queue noire et le restant du corps de couleur fauve
les sites qui m ont plus : - le wat Phra Keaw surtout avec le bouddah couche et deux autres personnages - le wat Phta tat qui rapeele un peu Ayuttayah - le wat Chang rawp , dommage que les trompes des elephants soient quasiment toutes disparues .
Finalement une bonne petite etape et ici tout le monde se fiche pas mal de la politique qui secoue la capitale . Ici c est Smiling Thailand
cdlt Jean
Taxi Suhumvit -terminal Mo Chit = 100 baths + 45 baths peage highway Bus Aircon a 2 etages depart a 7h25 a destination de Chiengmai .Il s arrete aux gares routieres de Nakhon Sawan et Kamphaeng Phet = 210 baths Arrivee a gare routiere de KP vers 13h45 ( Tout est quasiment ecrit en thai , personne ne vient vous harceler ) songthaew pour aller a l hotel Phet =20 baths ( les locaux m ont aide pour prendre le bon songthaew , population tres gentille ) Hotel ch AC sdb , TV5 et petit dej = 800 baths Hotel situe au centre ville pres des marches , en face d un super marche Lotus et l incontournable Seven eleven . Personnel de l Hotel et commercants sont tous adorables . Les Rives de la riviere Ping sont accessibles en 10 mn a pied . Les rives ont ete amenagees avec des marches , un ilot avec plage de sable est situe au milieu de la riviere qui me semble beaucoup plus large que la Chao phraya vers le wat arun .
Ce matin visite du parc archeologique . Acces 150 baths L hotel m a deniche un tuk tuk , visite de deux heures pour 300 baths.
Bon j avouerai que les vestiges ne valent pas ceux d Ayuttayah, Sukhotai ou Phimai mais j ai vraiment apprecie le coin : la route sillonnant le parc passe au milieu des arbres et traverse meme des bosquets . Tout est bien entretenu . Flamboyants, frangipaniers, lauriers et bougainvilliers sont en fleurs et quelques taches safran de jeunes bonzes hantent les ruines . Le calme , la fraicheur des frondaisons , le chant des oiseaux pour vous seul . Rares touristes thais presents , pas d etals de boutiques en vue . Etonnant ces oiseaux apercus avec tete , ailes et queue noire et le restant du corps de couleur fauve
les sites qui m ont plus : - le wat Phra Keaw surtout avec le bouddah couche et deux autres personnages - le wat Phta tat qui rapeele un peu Ayuttayah - le wat Chang rawp , dommage que les trompes des elephants soient quasiment toutes disparues .
Finalement une bonne petite etape et ici tout le monde se fiche pas mal de la politique qui secoue la capitale . Ici c est Smiling Thailand
cdlt Jean
Visite de Ciudad Bolívar au Vénézuela: ça vaut le coup? English translation pending
Bonjour,
je pars normalement bientot au Venezuela et j'arrive donc à Caracas, puis je pars vers Isla Margarita ou je fais un passage rapide pour y voir un ami.
Ensuite soit pars à l'est direction Ciudad Bolivar, soit je pars à l'est pour visiter (l'essentiel) Coro - Puerto La Cruz - Maracaibo - Merida - etc...
En fait je souhaiterai eviter de revenir sur mes pieds c'est pourquoi je ne sais pas si je laisse tomber Ciudad Bolivar ou si ce n'est a ne pas rater
Ma 1ère question est : qu'y a t il à visiter qui vaille le coup entre Caracas et Ciudad Bolivar ? (plein de choses j'imagine mais j'ai peu d'infos)
2ème question : Ciudad Bolivar vaut le déplacement ? Je crois que ce n'est pas seulement la ville en elle meme qui est interessante mais c'est également un point de départ pour treck et excursions n'est ce pas ?
Je suis preneur de toutes infos, conseils, idées sur les itinéraires ou trajet ainsi que les lieux à ne pas louper.
En vous remerciant de votre aide
je pars normalement bientot au Venezuela et j'arrive donc à Caracas, puis je pars vers Isla Margarita ou je fais un passage rapide pour y voir un ami.
Ensuite soit pars à l'est direction Ciudad Bolivar, soit je pars à l'est pour visiter (l'essentiel) Coro - Puerto La Cruz - Maracaibo - Merida - etc...
En fait je souhaiterai eviter de revenir sur mes pieds c'est pourquoi je ne sais pas si je laisse tomber Ciudad Bolivar ou si ce n'est a ne pas rater
Ma 1ère question est : qu'y a t il à visiter qui vaille le coup entre Caracas et Ciudad Bolivar ? (plein de choses j'imagine mais j'ai peu d'infos)
2ème question : Ciudad Bolivar vaut le déplacement ? Je crois que ce n'est pas seulement la ville en elle meme qui est interessante mais c'est également un point de départ pour treck et excursions n'est ce pas ?
Je suis preneur de toutes infos, conseils, idées sur les itinéraires ou trajet ainsi que les lieux à ne pas louper.
En vous remerciant de votre aide
Circuit de trois semaines en Équateur au mois de novembre English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 6 adultes le 25 nov pour 3 semaines le départ se fera de Guayaquil, tout comme le retour
Nous aimons particulièrement la nature, paysages et nous délaissons un peu le culturel, sans doute un petit tour en Amazonie
Quels sont les trucs à ne pas manquer ( nous ne ferons pas les Galapagos )
Merci de vos réponses
Merci de vos réponses
Quize jours en Pologne en avril... English translation pending
Bonjour à tous,
Quel circuit me proposeriez vous pour cette quinzaine polonaise, sachant que je souhaite y découvrir la vie dans les campagnes...
A vos claviers et merci d'avance.
Quel circuit me proposeriez vous pour cette quinzaine polonaise, sachant que je souhaite y découvrir la vie dans les campagnes...
A vos claviers et merci d'avance.
Voyager Madagascar cet été avec un enfant? English translation pending
apres avoir vu samedi soir Echapées belles sur Madagascar nous avons ete seduit.
voila j'ai quelques questions a vous poser
est ce une destination chere ?comparé a l'Asie
17 ou 18 jours sur place le circuit ideale nous avons un fils de 12 ans nous aimerions voir les Lemuriens nous aimons la nature les marches et la mer pour finir le voyage.
Notre budget serait de 80 a 100 euros par jour tout compris hotel repas escursions transport est ce suffisant? nous sommes 3
la periode juillet.
est ce un pays sur pour voyager avec un enfant
Merci
Chine
Circuit de trois semaines au Canada avec deux enfants l'été prochain English translation pending
Bonsoir,
Avec l'aide de votre forum, voici le circuit que j'envisage (voiture, 2 enfants de 13 et 15 ans, nous randonnons beaucoup d'habitude) :
Vancouver Port Hardy Le Passage Intérieur Prince Rupert
Stewart
Smithers
Prince George Parc National de Jasper Lac Louise Parc National de Banff Calgary
Cela vaut-il le coup de rallonger vers Waterton et Glacier park, ou cela fait-il assez de km ? Ou vaut-il mieux descendre vers Waterton et Glacier et laisser tomber Stewart vers le nord ?
Je n'ai pas encore regardé l'aspect logement, que me conseillez vous ?
Merci pour vos retours,
Cordialement. 🙂
Vancouver Port Hardy Le Passage Intérieur Prince Rupert
Stewart
Smithers
Prince George Parc National de Jasper Lac Louise Parc National de Banff Calgary
Cela vaut-il le coup de rallonger vers Waterton et Glacier park, ou cela fait-il assez de km ? Ou vaut-il mieux descendre vers Waterton et Glacier et laisser tomber Stewart vers le nord ?
Je n'ai pas encore regardé l'aspect logement, que me conseillez vous ?
Merci pour vos retours,
Cordialement. 🙂
Saguenay Lac st Jean en janvier: hébergement, activités? English translation pending
Bonjour!!
Nous aimerions partir dans la région saguenay lac st jean début janvier afin de profiter des activités hivernales quebecquoises : traineau a chien, ski, skidoo, raquettes...
Nous avions pensé à un hébergement à ST david de Falardeau ou dans le parc national des monts valins. Avez-vous quelque chose à nous conseiller? Nous ne voulons pas rester à Chicoutimi ou autres villes, nous désirerions etre en nature même pour l'hebergement. Nous préférerions quelque chose du type hotel, gite ou pourvoirie avec possibilité de prendre au moins le petit déjeuner sur place.
D'autre part est-il possible de ne voir pour les différentes activités seulement une fois sur place? Faut-il réserver longtemps à l'avance ou bien peut-on réserver une fois sur place selon la météo et les envies du jour?
Merci pour vos réponses, conseils...
Marie
Nous aimerions partir dans la région saguenay lac st jean début janvier afin de profiter des activités hivernales quebecquoises : traineau a chien, ski, skidoo, raquettes...
Nous avions pensé à un hébergement à ST david de Falardeau ou dans le parc national des monts valins. Avez-vous quelque chose à nous conseiller? Nous ne voulons pas rester à Chicoutimi ou autres villes, nous désirerions etre en nature même pour l'hebergement. Nous préférerions quelque chose du type hotel, gite ou pourvoirie avec possibilité de prendre au moins le petit déjeuner sur place.
D'autre part est-il possible de ne voir pour les différentes activités seulement une fois sur place? Faut-il réserver longtemps à l'avance ou bien peut-on réserver une fois sur place selon la météo et les envies du jour?
Merci pour vos réponses, conseils...
Marie
Photos des éléments: l'eau, la terre, l'air et le feu English translation pending
un sujet qui me trotte dans la tête depuis quelque temps qui par des éléments que l'on rencontre un peu partout dans le monde et à différents moments de l'année, cela peut-être l'occasion de rapporter un événement vécu ou tout simplement un ressentiment ou une création, sujet très ouvert je pense😉
je commence par le feu avec un incendie dans le parc Krugger,
à vos dossiers d'archives😮😮😮


Itinéraire de huit jours en Andalousie English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens demander conseil à tous ceux qui connaissent, de près ou de loin, cette région qui semble si riche... Le soucis, c'est que l'on s'y prend au dernier moment... 🤪
Nous arriverons à Séville samedi midi et prenons une voiture à l'aéroport vers 13h. Ensuite c'est le gros point d'interrogation... En faisant des recherches et en lisant notamment beaucoup de choses sur ce forum, nous avons pris une carte et avons pointé les endroits qui semblaient intéressants. Voici donc un planning de ce que cela donnerait, nous vous remercions d'avance de nous dire ce que vous en pensez et de ne pas hésiter à apporter votre expérience, vos anecdotes, conseils sur les lieux à visiter, restos, hotels... Petites précisions Hotels : qqch de propre, calme avec possibilité parking sur site ou à proximité, si possible proche centre ville, où on parle anglais si possible (nous ne parlons pas un mot d'espagnol...)
Jour 1 : arrivée à Séville à 13h - Départ pour Cordoue par la voie rapide => arrivée vers 14h30 - visites : Alcazar de Los Reyes, Mezquita, Juderia - Avez-vous des hôtels, auberge (de jeunesse) à nous conseiller ? où manger qqch de typique ?
Jour 2 : - Départ pour les villes de Baeza et Ubeda et visites : il semble que le déplacement en vaille la peine, mais quelle route emprunter pour s'y rendre et combien de temps faut-il ? - Direction Grenade par voie rapide - un hotel, une auberge (de jeunesse), des restos à nous conseiller ?
Jour 3 : - ballade dans la ville, achat du pass Bono Turistico - visites l'après-midi - 2è nuit à Grenade
Jour 4 : - Visite de l'Alhambra le matin/midi - ballades dans la ville - 3è nuit à Grenade ou départ sur la côte pour la nuit ?
Jour 5 et 6 A partir d'ici, le but est d'arriver à Séville le jour 6 au soir, afin d'y passer 48h Que faire, sachant que nous sommes intéressés par : - le parc de la Sierra Nevada - un passage par Malaga - la route des villages blancs de Ronda à Jimena de la Frontera - un passage à Gibraltar, Tarifa, Cadiz
Jour 7 : - ballade dans Séville - nuit à Séville
Jour 8 : - ballade dans Séville - retour en France
Autre point : où peut-on voir un spectacle de Flamenco un soir ?
Merci à tous pour votre aide !
Antoine
Je viens demander conseil à tous ceux qui connaissent, de près ou de loin, cette région qui semble si riche... Le soucis, c'est que l'on s'y prend au dernier moment... 🤪
Nous arriverons à Séville samedi midi et prenons une voiture à l'aéroport vers 13h. Ensuite c'est le gros point d'interrogation... En faisant des recherches et en lisant notamment beaucoup de choses sur ce forum, nous avons pris une carte et avons pointé les endroits qui semblaient intéressants. Voici donc un planning de ce que cela donnerait, nous vous remercions d'avance de nous dire ce que vous en pensez et de ne pas hésiter à apporter votre expérience, vos anecdotes, conseils sur les lieux à visiter, restos, hotels... Petites précisions Hotels : qqch de propre, calme avec possibilité parking sur site ou à proximité, si possible proche centre ville, où on parle anglais si possible (nous ne parlons pas un mot d'espagnol...)
Jour 1 : arrivée à Séville à 13h - Départ pour Cordoue par la voie rapide => arrivée vers 14h30 - visites : Alcazar de Los Reyes, Mezquita, Juderia - Avez-vous des hôtels, auberge (de jeunesse) à nous conseiller ? où manger qqch de typique ?
Jour 2 : - Départ pour les villes de Baeza et Ubeda et visites : il semble que le déplacement en vaille la peine, mais quelle route emprunter pour s'y rendre et combien de temps faut-il ? - Direction Grenade par voie rapide - un hotel, une auberge (de jeunesse), des restos à nous conseiller ?
Jour 3 : - ballade dans la ville, achat du pass Bono Turistico - visites l'après-midi - 2è nuit à Grenade
Jour 4 : - Visite de l'Alhambra le matin/midi - ballades dans la ville - 3è nuit à Grenade ou départ sur la côte pour la nuit ?
Jour 5 et 6 A partir d'ici, le but est d'arriver à Séville le jour 6 au soir, afin d'y passer 48h Que faire, sachant que nous sommes intéressés par : - le parc de la Sierra Nevada - un passage par Malaga - la route des villages blancs de Ronda à Jimena de la Frontera - un passage à Gibraltar, Tarifa, Cadiz
Jour 7 : - ballade dans Séville - nuit à Séville
Jour 8 : - ballade dans Séville - retour en France
Autre point : où peut-on voir un spectacle de Flamenco un soir ?
Merci à tous pour votre aide !
Antoine
Chine: Huang Shan attrape touristes English translation pending
Salut a tous
Biensur cet avis n engage que nous mais nous venons de nous rendre sur le site de huang shan et nous avons assez vite dechante: L acces a la montagne jaune est super cher, dans les 25 euros, bref bien plus cher que la muraille ou cite interdite!! Nous nous attendions a une rando nature et tranquille, et nous nous sommes retrouves plonges au milieu de veritables bains de foule, avec par moments carrement des embouteillages humains!! En haut on n a presque rien vu puisque tt est entoure de nuage ou brume. On a passe plusieurs heures a monter et a descendre des marches en pleine cohue. Par contre, nous avons profite des paysages sensationnels qu offre le huang shan par le seul biais du telepherique, et pr la modique somme de 8 euros par personne et par aller!! Bref nous ressortons de la avec la sensation de s etre embarques dans un veritable attrappe nigaud et attrape touriste!!
Biensur cet avis n engage que nous mais nous venons de nous rendre sur le site de huang shan et nous avons assez vite dechante: L acces a la montagne jaune est super cher, dans les 25 euros, bref bien plus cher que la muraille ou cite interdite!! Nous nous attendions a une rando nature et tranquille, et nous nous sommes retrouves plonges au milieu de veritables bains de foule, avec par moments carrement des embouteillages humains!! En haut on n a presque rien vu puisque tt est entoure de nuage ou brume. On a passe plusieurs heures a monter et a descendre des marches en pleine cohue. Par contre, nous avons profite des paysages sensationnels qu offre le huang shan par le seul biais du telepherique, et pr la modique somme de 8 euros par personne et par aller!! Bref nous ressortons de la avec la sensation de s etre embarques dans un veritable attrappe nigaud et attrape touriste!!
Voyage d'un mois en sac à dos au Costa Rica du 25 juin au 25 juillet English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Nous recherchons des conseils de lieux, périples, auberges ou chambres chez l'habitant (nous parlons espagnol), randonnées (à la journée ou de quelques jours), bonnes et belles plages, etc. pas trop chers bien évidemment !
Nous désirons faire de l'accro-branche et des ascensions de volcans.
Nous voulons faire un bon petit tour pour voir les différents aspects du Costa Rica sans pour autant aller dans les endroits trop touristiques ou trop bondés (la foule de touristes en groupe avec appareils photos, c'est pas notre truc). Nous cherchons des plans plus nature, sportif et intimiste.
Nous souhaiterions savoir quel budget il faut compter au vu de notre style (vivre selon les coutumes locales et pas forcément au standard européen).
Nous ne souhaitons pas louer de voiture mais nous déplacer et nous débrouiller avec les moyens locaux (bus notamment).
Merci de vos conseils et bons plans sur le sujet.
Nous recherchons des conseils de lieux, périples, auberges ou chambres chez l'habitant (nous parlons espagnol), randonnées (à la journée ou de quelques jours), bonnes et belles plages, etc. pas trop chers bien évidemment !
Nous désirons faire de l'accro-branche et des ascensions de volcans.
Nous voulons faire un bon petit tour pour voir les différents aspects du Costa Rica sans pour autant aller dans les endroits trop touristiques ou trop bondés (la foule de touristes en groupe avec appareils photos, c'est pas notre truc). Nous cherchons des plans plus nature, sportif et intimiste.
Nous souhaiterions savoir quel budget il faut compter au vu de notre style (vivre selon les coutumes locales et pas forcément au standard européen).
Nous ne souhaitons pas louer de voiture mais nous déplacer et nous débrouiller avec les moyens locaux (bus notamment).
Merci de vos conseils et bons plans sur le sujet.
Quels sont vos parcs naturels préférés dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir votre avis : quels sont les parcs naturels que vous avez préférés dans l'Ouest des Etats Unis ? et pourquoi ?
J'aimerais avoir votre avis : quels sont les parcs naturels que vous avez préférés dans l'Ouest des Etats Unis ? et pourquoi ?