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Reportage sur les enfants boxeurs (Muay Thai) à Bangkok English translation pending
Bonjour,
Je dois me rendre à Bangkok d'ici quelques semaines et je prépare un reportage sur les enfants boxeurs
J'aimerais pouvoir me rendre dans un centre d'entrainement de muay thai pour enfants et assister à un match
si quelqu'un a des informations, merci d'avance !
Avis sur itinéraire de deux semaines en voiture au Québec en août English translation pending
Nous sommes 4 nanas entre 52 et 65 ans qui desiront nous rendre au Québec la 2° quinaine du mois d'aout 2009.Nous aurions souhaiter arriver à Montreal, voir les chutes du Niagara, visiter la partie au Nord du St Laurent, Quebec et la partie au sud du St Laurent.
Pensez-vous que ce soit realisable en voiture? Et quels sont les lieux à visiter absolument? Quelle est la façon la plus économique pour se loger?
Merci a qui pourra nous donner de bons tuyaux!!
Majod
Train Rome-La Spezia English translation pending
Bonjour,
je vais arriver à Rome et voudrais prendre le train jusqu'à la Spezia dans le but de commencer la visite de la Toscane par les Cinques Terres. J'arrive à Rome le 11 sept 08. Savez-vous s'il est préférable de réserver le train avant d'arriver à Rome, ou si sur place il n'y a pas de problème? Ca coute combien d'Euro? ca dure combien de temps? Je suis aller sur le site de Trainitalia, mais tout est en italien et je ne comprends pas tout. Est-ce qu'il y a une "passe de train" pour l'italie pour les touristes (ou pour tout le monde) qu'on paye une seule fois pour usage multiple? Y a t'il un site internet où l'on voit le réseau de train en Italie?? Le prix et les heures? J'en demande beaucoup... mais j'aime être bien informée!! et j'ai toujours eu de bonnes réponses sur le forum.
Bon été à tous!!
Nathalie
je vais arriver à Rome et voudrais prendre le train jusqu'à la Spezia dans le but de commencer la visite de la Toscane par les Cinques Terres. J'arrive à Rome le 11 sept 08. Savez-vous s'il est préférable de réserver le train avant d'arriver à Rome, ou si sur place il n'y a pas de problème? Ca coute combien d'Euro? ca dure combien de temps? Je suis aller sur le site de Trainitalia, mais tout est en italien et je ne comprends pas tout. Est-ce qu'il y a une "passe de train" pour l'italie pour les touristes (ou pour tout le monde) qu'on paye une seule fois pour usage multiple? Y a t'il un site internet où l'on voit le réseau de train en Italie?? Le prix et les heures? J'en demande beaucoup... mais j'aime être bien informée!! et j'ai toujours eu de bonnes réponses sur le forum.
Bon été à tous!!
Nathalie
Japan Airlines: problème du billet "un an classe N" English translation pending
ATTENTION: nous cherchons des gens a qui cette situation est arrivée et qui peuvent peut-etre nous aider !
Bonjour,
Nous sommes présentement en Asie du Sud-Est. Nous avons acheté un billet "un an : classe N" avec Japan Airlines l'an dernier Montreal-Bangkok. L'agence de voyage "vacances TaiPan" de Montréal nous avait dis que nous pouvions appeler Japan Airlines durant le voyage afin de booker notre retour.
La nous avons un TRES GROS probleme puisque nous avons effectivement rappeler Japan Airlines au milieu du mois de mars pour confirmer un vol pour le mois de juillet 2008. Selon eux, il n'y a AUCUNE disponibilité du 23 mai au 8 septembre pour le retour !!! QUOIIII!
Nous sommes plusieurs mois a l'avance et il n'y a rien a faire a part patienter puisqu'ils nous ont mis sur une liste d'attente. Pour l'instant, le retour est prevu pour le 9 septembre, mais nous ne pouvons revenir a cette date la, il nous faut trouver un appartement cet ete et les cours a l'universite commence le 1er septembre !!!!
Nous sommes allés voir les disponibilités sur leur site Internet, et il y a plusieurs dispo sur notre vol mais dans d'autres type de classe (dont d'autre classe économique, affaire, etc) !! Alors nous leur avons dis que nous pouvions payer la différence pour une autre classe et rien a faire, il dise que ce n'est pas transférable ni échangeable !
Ca fait maintenant 3 semaines que nous sommes sur une liste d'attente et que l'on regarde leur dispo sur Internet, et toujours rien. Ils nous donnent pas de nouvelles et nous avons l'impression qu'il nous cache quelque chose puisqu'il y a plein de disponibilité dans la classe N avant le 23 mai et apres le 8 septembre... Pourtant on ne leur demande pas la lune, nous avons tout le mois de juillet et aout comme flexibilité!
Y en a-t-il d'autres a qui cette situation est arrivée ??? Y en a-t-il qui savent ce que cela peut etre ??
Nous sommes un peu désespérés et cela gache en quelques sorte le voyage puisque c'est un stress constant !
Karine et Paul
Damn Japan airlines !!😠
Bonjour,
Nous sommes présentement en Asie du Sud-Est. Nous avons acheté un billet "un an : classe N" avec Japan Airlines l'an dernier Montreal-Bangkok. L'agence de voyage "vacances TaiPan" de Montréal nous avait dis que nous pouvions appeler Japan Airlines durant le voyage afin de booker notre retour.
La nous avons un TRES GROS probleme puisque nous avons effectivement rappeler Japan Airlines au milieu du mois de mars pour confirmer un vol pour le mois de juillet 2008. Selon eux, il n'y a AUCUNE disponibilité du 23 mai au 8 septembre pour le retour !!! QUOIIII!
Nous sommes plusieurs mois a l'avance et il n'y a rien a faire a part patienter puisqu'ils nous ont mis sur une liste d'attente. Pour l'instant, le retour est prevu pour le 9 septembre, mais nous ne pouvons revenir a cette date la, il nous faut trouver un appartement cet ete et les cours a l'universite commence le 1er septembre !!!!
Nous sommes allés voir les disponibilités sur leur site Internet, et il y a plusieurs dispo sur notre vol mais dans d'autres type de classe (dont d'autre classe économique, affaire, etc) !! Alors nous leur avons dis que nous pouvions payer la différence pour une autre classe et rien a faire, il dise que ce n'est pas transférable ni échangeable !
Ca fait maintenant 3 semaines que nous sommes sur une liste d'attente et que l'on regarde leur dispo sur Internet, et toujours rien. Ils nous donnent pas de nouvelles et nous avons l'impression qu'il nous cache quelque chose puisqu'il y a plein de disponibilité dans la classe N avant le 23 mai et apres le 8 septembre... Pourtant on ne leur demande pas la lune, nous avons tout le mois de juillet et aout comme flexibilité!
Y en a-t-il d'autres a qui cette situation est arrivée ??? Y en a-t-il qui savent ce que cela peut etre ??
Nous sommes un peu désespérés et cela gache en quelques sorte le voyage puisque c'est un stress constant !
Karine et Paul
Damn Japan airlines !!😠
Ah l'Afrique! Namibie - Botswana en famille (Partie 2) English translation pending
Ah, l’Afrique ! suite et fin

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.




En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »

Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blanc
Des sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.
En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarché
A l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,

crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha
Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.



Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!

Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!
Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.
Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34
Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/

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Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.



En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »
Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blancDes sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.

En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarchéA l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,
crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.


Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!
Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34

Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Arnaques à Yogjakarta en Indonésie English translation pending
Bon, les arnaques en Indonésie sont souvent assez grosses et prévisibles, mais certains guides de Yogja sont beaucoup plus fins que leurs compatriotes provinciaux. Vous marchez dans la rue. Un type vraiment sympa (et bon sang que les gens sont sympas à Yogja, c'est impressionnant!) vous aborde. Il vous demande si vous allez au Kraton, si vous voulez voir du Batik etc... Comme vous flairez l'embrouille vous restez évasifs, froids et continuez à marcher. Mais le type n'en démord pas. Vous faites semblant de ne pas comprendre l'Indonésien ni même l'anglais... mais il parle un très bon français! Difficile de s'en défaire. Le bonhomme vous colle et si vous vous dirigez vers un endroit touristique il vous accompagne sans vous demander votre avis. Vous pouvez prétendre ce que vous voulez il n'arrête pas son baratin. Vous bifurquez vers une rue adjacente et semblez vous éloigner du kraton, il s'inquiète, vide son sac parce qu'il sent bien que vous lui filez entre les doigts: "Je ne suis pas guide, je travaille au kraton, etc... venez voir, à 50 mètres de là, il y a une expo sur le sultan, c'est gratuit, même moi je ne vous demande rien". L'expo est juste une série de photos dans une galerie de batiks dans laquelle vous êtes invités à faire quelques achats... Bon. Je me demande ce qui arrive au type qui se laisse naïvement accompagner au marché aux oiseaux etc... MEFIANCE donc.
Autre coup classique: le type sympa qui vous met en garde contre les vendeurs de batik des alentours du kraton. Il connaît lui une expo à quelques pas d'ici, une expo qui propose du VRAI batik... mais il n'est pas sûr qu'on puisse acheter... d'autre part, cette expo ferme ses portes aujourd'hui!!! Il faut vraiment y aller au plus vite! Sur place, l'expo est tenue par des étudiants en art et leurs profs qui n'ont de cesse de critiquer les faux batiks que l'on propose aux touristes. Eux ne sont pas de vulgaires commerçants mais des artistes qui acceptent pourtant le paiement en carte bleue et perdent un peu de leur retenue quand ils sentent qu'ils ont flairé un pigeon!!! Aujourd'hui encore je me demande si ce sont vraiment des arnaqueurs, si leurs prix sont prohibitifs à ce point, mais... prenez le temps de réfléchir et de comparer les prix!
Enfin, vous allez au spectacle de théâtre d'ombres au musée près du keraton. Comme vous êtes en avance, les cyclo-pousses vous déposent à l'arrière du musée. Coup de bol l'artiste qui conçoit les marionnettes est ici et il a exceptionnellement sorti des marionnettes (superbes il est vrai!) du musée. Il doit les ranger le lendemain, donc, si jamais vous voulez les acheter c'est tout de suite! En plus il veut rentrer chez lui dès que le spectacle commence. Bon, le type nous a collé toute la soirée. Honnêtement, j'ai comparé les prix avec ceux du SARINAH à Jakarta, ses marionnettes n'étaient pas si chères vu la qualité, mais le procédé et surtout son attitude incite à la méfiance!
Conclusion: Pas non plus de quoi fouetter un chat. Yogja mérite bien un ou deux jours. Mais ces quelques personnes que l'honnêté n'étouffe pas pourraient bien vous laisser un souvenir amer!!
Autre coup classique: le type sympa qui vous met en garde contre les vendeurs de batik des alentours du kraton. Il connaît lui une expo à quelques pas d'ici, une expo qui propose du VRAI batik... mais il n'est pas sûr qu'on puisse acheter... d'autre part, cette expo ferme ses portes aujourd'hui!!! Il faut vraiment y aller au plus vite! Sur place, l'expo est tenue par des étudiants en art et leurs profs qui n'ont de cesse de critiquer les faux batiks que l'on propose aux touristes. Eux ne sont pas de vulgaires commerçants mais des artistes qui acceptent pourtant le paiement en carte bleue et perdent un peu de leur retenue quand ils sentent qu'ils ont flairé un pigeon!!! Aujourd'hui encore je me demande si ce sont vraiment des arnaqueurs, si leurs prix sont prohibitifs à ce point, mais... prenez le temps de réfléchir et de comparer les prix!
Enfin, vous allez au spectacle de théâtre d'ombres au musée près du keraton. Comme vous êtes en avance, les cyclo-pousses vous déposent à l'arrière du musée. Coup de bol l'artiste qui conçoit les marionnettes est ici et il a exceptionnellement sorti des marionnettes (superbes il est vrai!) du musée. Il doit les ranger le lendemain, donc, si jamais vous voulez les acheter c'est tout de suite! En plus il veut rentrer chez lui dès que le spectacle commence. Bon, le type nous a collé toute la soirée. Honnêtement, j'ai comparé les prix avec ceux du SARINAH à Jakarta, ses marionnettes n'étaient pas si chères vu la qualité, mais le procédé et surtout son attitude incite à la méfiance!
Conclusion: Pas non plus de quoi fouetter un chat. Yogja mérite bien un ou deux jours. Mais ces quelques personnes que l'honnêté n'étouffe pas pourraient bien vous laisser un souvenir amer!!
Choisir un dérailleur? English translation pending
Bonjour à tous,
voilà, je cherche à monter un vélo de randonnée et donc je suis entrain de faire quelques emplettes sur le net. Je bloque sur le dérailleur avant car je ne sais pas quoi choisir ...
à l'arrière j'ai une cassette LX 9 vitesses 11-34 et devant j'aurais un pédalier LX ou XT 22-32-44.
En regardant les choix de dérailleurs, je vois des tailles du genre 28.6 - 34.9, etc ... Ca représente quoi ?
Pour celui ci,
http://www.chainreactioncycles.com/Models.aspx?ModelID=12580
il y a aussi une capacité de 22 dents. Ca correspond à quoi ? la différence entre le nombre de dents du petit et du grand plateau ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide et je suis à l'écoute du moindre conseil ;)
Rémy
voilà, je cherche à monter un vélo de randonnée et donc je suis entrain de faire quelques emplettes sur le net. Je bloque sur le dérailleur avant car je ne sais pas quoi choisir ...
à l'arrière j'ai une cassette LX 9 vitesses 11-34 et devant j'aurais un pédalier LX ou XT 22-32-44.
En regardant les choix de dérailleurs, je vois des tailles du genre 28.6 - 34.9, etc ... Ca représente quoi ?
Pour celui ci,
http://www.chainreactioncycles.com/Models.aspx?ModelID=12580
il y a aussi une capacité de 22 dents. Ca correspond à quoi ? la différence entre le nombre de dents du petit et du grand plateau ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide et je suis à l'écoute du moindre conseil ;)
Rémy
Vendre ses photos de voyage pour gagner quelques sous? English translation pending
Bonjour!
Voila, j'habilte le sud de la France et je pars bientot pour la bretagne en vélo. A votre avis, est ce qu'il est possible que je puisse vendre mes photos de voyage (Islande, Japon) en cours de route en me posant de temps a temps dans les centre villes ou sur les marchés ou autre?
Possible ou pas a votre avis? Question prix, je demanderai aux gens de me donner ce qu'ils veulent!
Merci pour vos réponse 🙂
jerome
Voila, j'habilte le sud de la France et je pars bientot pour la bretagne en vélo. A votre avis, est ce qu'il est possible que je puisse vendre mes photos de voyage (Islande, Japon) en cours de route en me posant de temps a temps dans les centre villes ou sur les marchés ou autre?
Possible ou pas a votre avis? Question prix, je demanderai aux gens de me donner ce qu'ils veulent!
Merci pour vos réponse 🙂
jerome
Les Canadiens sont-ils bilingues? English translation pending
Bonjour 😉
Nous aimerions partir cet été à Toronto et à Niagara.
Nous ne parlons pas très bien l'Anglais, est ce que quelqu'un sait si cela nous posera des problèmes pour communiquer? En Ontario, les Canadiens parlent ils aussi le Français?
Merci pour vos futures réponses Nanette2b 😏
Merci pour vos futures réponses Nanette2b 😏
Où écouter de la Bossa Nova à Rio? English translation pending
Bonjour,
Je serai à Rio dans quelque temps, et j'aimerais savoir si vous connaissez, là-bas, des endroits, bars ou autres, où l'on peut écouter de la Bossa Nova ? (concerts par exemple)
Je dis Rio parce que je m'imagine que la bossa nova c'est plutôt à Rio que dans le Nordeste... ?
Si vous avez également des adresses où écouter de la musique brésilienne en général, hors bossa nova, ça m'intéresse aussi.
Obrigado d'avance 🙂
Je serai à Rio dans quelque temps, et j'aimerais savoir si vous connaissez, là-bas, des endroits, bars ou autres, où l'on peut écouter de la Bossa Nova ? (concerts par exemple)
Je dis Rio parce que je m'imagine que la bossa nova c'est plutôt à Rio que dans le Nordeste... ?
Si vous avez également des adresses où écouter de la musique brésilienne en général, hors bossa nova, ça m'intéresse aussi.
Obrigado d'avance 🙂
Itinéraire pour l'Ouest américain en juin-juillet 2007 English translation pending
Bonjour tout le monde!
Mon copain et moi avons décidé de faire un voyage aux Etats-Unis l'année prochaine. Comme il n'est pas trop du genre 'organisateur' et que moi j'adore ça, je me suis plongée dans les bouquins et internet et j'ai essayé d'établir notre voyage de rêve. 🙂
Je suis déjà allée 12 jours dans l'Ouest en 1996 mais mon copain n'y est jamais allé. J'ai donc essayé de combiner des incontournables (San Francisco, Las Vegas, Grand Canyon, Bryce, LA, etc.) avec des sites que je n'ai pas encore vus et que je crève d'envie d'aller voir (Nouveau Mexique, côte pacifique).
Bref, voici l'initinéraire de 22 jours (donc 20 jours complets) que je nous ai concocté. J'aimerais avoir votre avis sur quelques questions que je me pose encore: Est-ce que Santa Fe vaut vraiment le détour ou est-ce que je me fais des illusions? Est-ce que la route Las Vegas-Los Angeles est faisable (lire: agréable) en 1 jour ou vaut-il mieux faire étape quelque part? Si oui, où? Si on rajoute une étape entre LV et LA, je pense supprimer l'étape Santa Barbara (jour 17) Est-ce qu'une excursion en journée à Death Valley est faisable si on loge à Las Vegas?
Pour info: nous espérons partir vers la mi-juin, mais rien n'est définitif.
Enfin, si mon itinéraire vous semble illogique ou si j'ai oublé quelque chose, n'hésitez pas.
1- Bruxelles – Albuquerque (New Mexico) – escale à Atlanta ou à Chicago Arrivée en début de soirée: location voiture + balade dans old town Logement à Albuquerque
2- Santa Fe: visite ville + peut-être rodeo (festival rodeo se tient vers cette période) Logement à Santa Fe
3- Visite des environs de Santa Fe (pueblos + Chimayó) Soirée et logement à Santa Fe
4- Route 66: Acoma Sky City – Gallup Logement à Gallup
5- Route 66: Petrified Forest – Flagstaff Soirée et logement à Flagstaff
6- Visite des environs de Flagstaff: Sunset Crater, Wupatki NM Soirée et logement à Flagstaff
7- Williams – Grand Canyon (South Rim) Logement au Grand Canyon
8- Monument Valley Logement à Kayenta
9- Navajo Village – Lake Powell Soirée et logement à Page
10- Visite Antelope Canyon, randonnée ou bateau (ou éventuellement rafting) Logement à Page
11- Bryce Canyon Logement à Cedar City – voir Cedar Breaks Monument
12- Las Vegas
13- Journée: Hoover Dam et environs Soirée et logement à Las Vegas
14- Journée: Death Valley Soirée et logement à Las Vegas
15- Los Angeles
16- Los Angeles
17- Santa Barbara Logement à Santa Barbara
18- La Purísima Mission - Solvang – Hearst Castle Logement à San Simeon
19- Big Sur – Carmel – Monterey Logement à Carmel ou Monterey
20- San Francisco
21- San Francisco
22- San Francisco - Bruxelles
Bref, voici l'initinéraire de 22 jours (donc 20 jours complets) que je nous ai concocté. J'aimerais avoir votre avis sur quelques questions que je me pose encore: Est-ce que Santa Fe vaut vraiment le détour ou est-ce que je me fais des illusions? Est-ce que la route Las Vegas-Los Angeles est faisable (lire: agréable) en 1 jour ou vaut-il mieux faire étape quelque part? Si oui, où? Si on rajoute une étape entre LV et LA, je pense supprimer l'étape Santa Barbara (jour 17) Est-ce qu'une excursion en journée à Death Valley est faisable si on loge à Las Vegas?
Pour info: nous espérons partir vers la mi-juin, mais rien n'est définitif.
Enfin, si mon itinéraire vous semble illogique ou si j'ai oublé quelque chose, n'hésitez pas.
1- Bruxelles – Albuquerque (New Mexico) – escale à Atlanta ou à Chicago Arrivée en début de soirée: location voiture + balade dans old town Logement à Albuquerque
2- Santa Fe: visite ville + peut-être rodeo (festival rodeo se tient vers cette période) Logement à Santa Fe
3- Visite des environs de Santa Fe (pueblos + Chimayó) Soirée et logement à Santa Fe
4- Route 66: Acoma Sky City – Gallup Logement à Gallup
5- Route 66: Petrified Forest – Flagstaff Soirée et logement à Flagstaff
6- Visite des environs de Flagstaff: Sunset Crater, Wupatki NM Soirée et logement à Flagstaff
7- Williams – Grand Canyon (South Rim) Logement au Grand Canyon
8- Monument Valley Logement à Kayenta
9- Navajo Village – Lake Powell Soirée et logement à Page
10- Visite Antelope Canyon, randonnée ou bateau (ou éventuellement rafting) Logement à Page
11- Bryce Canyon Logement à Cedar City – voir Cedar Breaks Monument
12- Las Vegas
13- Journée: Hoover Dam et environs Soirée et logement à Las Vegas
14- Journée: Death Valley Soirée et logement à Las Vegas
15- Los Angeles
16- Los Angeles
17- Santa Barbara Logement à Santa Barbara
18- La Purísima Mission - Solvang – Hearst Castle Logement à San Simeon
19- Big Sur – Carmel – Monterey Logement à Carmel ou Monterey
20- San Francisco
21- San Francisco
22- San Francisco - Bruxelles
Achat de souvenirs à Bali English translation pending
Bonjour,
Nous nous rendons à Bali en Novembre et nous aimerions profiter de conseils pour l'achat des classiques souvenirs. J'ai vu qu'il y avait un grand marché à Denpassar. Quoi en penser?
Ubud semble un centre artisanal très prisé mais est-ce que les tarifs n'en souffrent pas?
Enfin toutes les infos sur ce magnifique sujet!!!
Cordialement
Stéphane
Parcours à Madagascar en janvier avec deux enfants English translation pending
je cherche un itineraire pour 3 semaines a mada, les enfants ont 8 et 6 ans ;
on arivera surement sur tana mais on descendra surement vers le sud ;que me conseillez vous pour les deplacements ?avez vous des adresses sympas ou des curiosites qui pourraient les interesser ?
merci d'avance!
Une journée de visites à Genève en Suisse English translation pending
je vais passer un jour à Genève et je souhaiterai visiter le maximum de choses, quelqu'un peut il me donner des tutaux sur les transports, restos, musée, sites etc... merci d'avance.
Recherche musique de relaxation English translation pending
😛 salut a tous,
je suis actuellement à la recherche de musique relaxation zen a travers, les cultures et civilisations. Dans le cadre de mon nouveau projet, je souhaite etudier l'art et la communication du toucher, a travers les cultures du monde, afin de d'enrichir mes connaissances et compétences en tant que praticienne de masseges; Merci a tous pour votre aide a trè biento Léna
je suis actuellement à la recherche de musique relaxation zen a travers, les cultures et civilisations. Dans le cadre de mon nouveau projet, je souhaite etudier l'art et la communication du toucher, a travers les cultures du monde, afin de d'enrichir mes connaissances et compétences en tant que praticienne de masseges; Merci a tous pour votre aide a trè biento Léna
Destination qui vaut le détour depuis Prague? English translation pending
Bonjour!
Voilà, je projette de partir une petite semaine à Prague, et j'aimerais passer quelques jours à savourer les charmes de cette ville, puis profiter d'un train ou bus de nuit pour visiter 1 ou 2 jours une autre grande ville : Cracovie, Bratislava, Budapest, ou autre ?
Qu'est-ce-qui est faisable en train de nuit, et qui à votre avis vaut vraiment le détour ?
un grand merci à ceux qui pourront me conseiller !
Visa algérien English translation pending
bonjour a tous !!
Allo nous ârtons pour le maroc, l'algérie et la tunésie en mai ! nous avons besoin d'un visa pour l'algérie car nous sommes de supers canadiennes... Pour ce faire devons obtenir une lettre d'invitation d'un resident algérien pour certifié que nous avons un logement et une connaissance la bas . Nous avons seulement besoin d'une lettre ( avec certification par la mairie ) et non d'un logis pendant un mois !
nous avons besoin d'aide car nous devons acheter nos billets dans un mois maximum. merci
eva et claudia...
Allo nous ârtons pour le maroc, l'algérie et la tunésie en mai ! nous avons besoin d'un visa pour l'algérie car nous sommes de supers canadiennes... Pour ce faire devons obtenir une lettre d'invitation d'un resident algérien pour certifié que nous avons un logement et une connaissance la bas . Nous avons seulement besoin d'une lettre ( avec certification par la mairie ) et non d'un logis pendant un mois !
nous avons besoin d'aide car nous devons acheter nos billets dans un mois maximum. merci
eva et claudia...
Nice Acte VII - Samedi 3 décembre 2005 English translation pending
A la demande de VILCANOTA .... 😉, et vu que mon humeur s'est retrouvé beaucoup plus joyeuse aprés la rencontre de Marseille, trop bien ......, j'officialise une nouvelle rencontre sur Nice le Samedi 3 décembre ......
Pour à nouveau échanger dans le calme, et également s'amuser un peu, je vais faire " classique " comme en décembre 2004, prévoir une rencontre en début d'aprés midi avec un RDV à l'hôtel le Petit Palais où on se trouve bien pour pouvoir discuter de notre passion en toute décontraction, libre à certains membres de se retrouver en petits comités pour déjeuner auparavant ..... on prévoiera un petit goûter quand même, et puis une sortie au restau le soir, certainement de nouveau à la cigale orientale qui avait ravi bon nombre d'entre nous ......
Et le Dimanche, nous tenterons de mettre quelquechose sur pied afin de pouvoir continuer la rencontre sur tout le week end .....
Avis à ceux qui ont des idées, à ceux qui peuvent héberger des membres, le Petit Palais mettra des chambres à disposition suivant un tarif avantageux pour les membres, mais plus sympa d'être hébergé chez les membres locaux...... Yann, je t'attend avec ta famille à la maison comme promis et si ta petite femme peut se libérer .....
Ce serait sympa que des belges, des canadiens, des parisiens, des lyonnais, et surtout des marseillais, etc ..... soient présents ........
A bientôt de vous rencontrer .....
Pour à nouveau échanger dans le calme, et également s'amuser un peu, je vais faire " classique " comme en décembre 2004, prévoir une rencontre en début d'aprés midi avec un RDV à l'hôtel le Petit Palais où on se trouve bien pour pouvoir discuter de notre passion en toute décontraction, libre à certains membres de se retrouver en petits comités pour déjeuner auparavant ..... on prévoiera un petit goûter quand même, et puis une sortie au restau le soir, certainement de nouveau à la cigale orientale qui avait ravi bon nombre d'entre nous ......
Et le Dimanche, nous tenterons de mettre quelquechose sur pied afin de pouvoir continuer la rencontre sur tout le week end .....
Avis à ceux qui ont des idées, à ceux qui peuvent héberger des membres, le Petit Palais mettra des chambres à disposition suivant un tarif avantageux pour les membres, mais plus sympa d'être hébergé chez les membres locaux...... Yann, je t'attend avec ta famille à la maison comme promis et si ta petite femme peut se libérer .....
Ce serait sympa que des belges, des canadiens, des parisiens, des lyonnais, et surtout des marseillais, etc ..... soient présents ........
A bientôt de vous rencontrer .....
Shopping à Bangkok English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous partons trois semaines en thailande et nous terminons notre périple par Bangkok... J'ai lu plein de trucs mais je cherche quelques bonnes adresses pour ramener des objets de déco et autres... Comme nous ne restons que deux jours là bas, j'aurai bien aimé qques conseils... Et éventuellement, que qqun me dise si oui ou non le mieux est de trouver un hotel à Kao San...
Merci 😉
Nous partons trois semaines en thailande et nous terminons notre périple par Bangkok... J'ai lu plein de trucs mais je cherche quelques bonnes adresses pour ramener des objets de déco et autres... Comme nous ne restons que deux jours là bas, j'aurai bien aimé qques conseils... Et éventuellement, que qqun me dise si oui ou non le mieux est de trouver un hotel à Kao San...
Merci 😉
Festival Europalia Russie en Belgique (4 oct 2005-21 fév 2006) English translation pending
Voici qui devrait intéresser quelques Vfistes (événements à Bruxelles et Anvers) :
Le festival Europalia 2005 mettra la Russie à l'honneur du 4 octobre 2005 au 21 février 2006. Pierre le Grand, Malevitch, Fabergé, Dostoïevski, Tolstoï ou encore Pouchkine sont autant de personnages marquants de l'histoire culturelle russe que le public pourra (re)découvrir lors des quelque 20 expositions, 150 concerts, 15 pièces de théâtre, 3 spectacles de danse ou nombreux films présentés à l'occasion de la vingtième édition de l'événement. "La Russie n'a jamais connu pareil événement culturel. Un festival aussi varié, aussi global et aussi important n'a jamais eu lieu", a souligné lundi Mikhaïl Shvydkoï, directeur de l'Agence fédérale pour la culture et la cinématographie, lors d'une conférence de presse. Europalia.russia rassemblera 22 expositions présentées dans diverses villes du royaume: "La Russie à l'avant-garde (1900-1935)", qui présente plusieurs disciplines artistiques (arts plastiques, architecture, théâtre, design, photographie, cinéma...) marquées par l'avant-garde en Russie (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 6 octobre 2005 - 22 janvier 2006). "Du tsar à l'empereur", qui rassemble tant des chefs-d'oeuvre provenant des grands musées russes que des oeuvres inédites issues de collections provinciales pour illustrer l'évolution d'une Russie féodale et orthodoxe vers un état puissant, immense et ouvert sur l'Europe (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 11 octobre 2005 - 22 janvier 2006). "Le Transsibérien": Des objets, des goûts, des bruits, des couleurs et des parfums évoqueront l'histoire et l'interminable parcours du train, ainsi que les paysages, les ethnies et les traditions qu'il traverse (Musées royaux d'Art et d'Histoire (MRAH), Bruxelles, 15 octobre 2005 - 26 février 2006). D'autres expositions seront dédiées au Réalisme soviétique (Musée d'Art Wallon, Liège), au Symbolisme russe (Musée d'Ixelles), aux objets de Fabergé (Espace ING, Bruxelles), à la construction des 7 tours staliniennes de Moscou (Botanique, Bruxelles), aux Huns (MRAH, Bruxelles), ou à l'art contemporain russe ("Angels of History", MuHKA, Anvers). Le programme musical, qui rassemble quelque 150 concerts, offre un panorama quasi complet de l'ensemble de la musique russe, de la culture populaire et des chants liturgiques orthodoxes jusqu'à l'avant-garde et les styles plus contemporains comme le folk, le jazz et l'underground. La musique ancienne sur instruments d'époque, qui est en train de prendre un grand essor en Russie, figure également au programme. Les grands orchestres seront représentés par les deux principales formations du pays: les ensembles du Thétre de Mariinsky de Saint-Pétersbourg sous la baguette de Valery Gergiev, et le jeune Orchestre National de Russie dirigé par Mikhaïl Pletnev. Le public sera également invité à entendre Youri Bachmet, Nikolaï Lougansky, Viktor Popov, Alexandre Roudine et d'autres grands maîtres. Le programme d'europalia.russia s'attarde également sur les arts de la scène en accueillant plusieurs grands metteurs en scène: Piotr Fomenko, Lev Dodine, Anatoli Vassiliev, Declan Donnellan et Yevgueni Grichkovets. Les spectacles de théâtre de marionnettes des troupes Tyen, Skazka et Potudan seront également présentés. Olga Pona et Tatiana Boganova présenteront de la danse contemporaine tandis que les danseurs étoiles du Théâtre Bolchoï clôtureront eux le festival à La Monnaie. Les cinéphiles seront eux comblés par des rétrospectives (Musée du cinéma, Bruxelles et Filmmuseum, Anvers), des films d'animation russes (Anima 2006) ou des rencontres avec des cinéastes.
Le festival Europalia 2005 mettra la Russie à l'honneur du 4 octobre 2005 au 21 février 2006. Pierre le Grand, Malevitch, Fabergé, Dostoïevski, Tolstoï ou encore Pouchkine sont autant de personnages marquants de l'histoire culturelle russe que le public pourra (re)découvrir lors des quelque 20 expositions, 150 concerts, 15 pièces de théâtre, 3 spectacles de danse ou nombreux films présentés à l'occasion de la vingtième édition de l'événement. "La Russie n'a jamais connu pareil événement culturel. Un festival aussi varié, aussi global et aussi important n'a jamais eu lieu", a souligné lundi Mikhaïl Shvydkoï, directeur de l'Agence fédérale pour la culture et la cinématographie, lors d'une conférence de presse. Europalia.russia rassemblera 22 expositions présentées dans diverses villes du royaume: "La Russie à l'avant-garde (1900-1935)", qui présente plusieurs disciplines artistiques (arts plastiques, architecture, théâtre, design, photographie, cinéma...) marquées par l'avant-garde en Russie (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 6 octobre 2005 - 22 janvier 2006). "Du tsar à l'empereur", qui rassemble tant des chefs-d'oeuvre provenant des grands musées russes que des oeuvres inédites issues de collections provinciales pour illustrer l'évolution d'une Russie féodale et orthodoxe vers un état puissant, immense et ouvert sur l'Europe (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 11 octobre 2005 - 22 janvier 2006). "Le Transsibérien": Des objets, des goûts, des bruits, des couleurs et des parfums évoqueront l'histoire et l'interminable parcours du train, ainsi que les paysages, les ethnies et les traditions qu'il traverse (Musées royaux d'Art et d'Histoire (MRAH), Bruxelles, 15 octobre 2005 - 26 février 2006). D'autres expositions seront dédiées au Réalisme soviétique (Musée d'Art Wallon, Liège), au Symbolisme russe (Musée d'Ixelles), aux objets de Fabergé (Espace ING, Bruxelles), à la construction des 7 tours staliniennes de Moscou (Botanique, Bruxelles), aux Huns (MRAH, Bruxelles), ou à l'art contemporain russe ("Angels of History", MuHKA, Anvers). Le programme musical, qui rassemble quelque 150 concerts, offre un panorama quasi complet de l'ensemble de la musique russe, de la culture populaire et des chants liturgiques orthodoxes jusqu'à l'avant-garde et les styles plus contemporains comme le folk, le jazz et l'underground. La musique ancienne sur instruments d'époque, qui est en train de prendre un grand essor en Russie, figure également au programme. Les grands orchestres seront représentés par les deux principales formations du pays: les ensembles du Thétre de Mariinsky de Saint-Pétersbourg sous la baguette de Valery Gergiev, et le jeune Orchestre National de Russie dirigé par Mikhaïl Pletnev. Le public sera également invité à entendre Youri Bachmet, Nikolaï Lougansky, Viktor Popov, Alexandre Roudine et d'autres grands maîtres. Le programme d'europalia.russia s'attarde également sur les arts de la scène en accueillant plusieurs grands metteurs en scène: Piotr Fomenko, Lev Dodine, Anatoli Vassiliev, Declan Donnellan et Yevgueni Grichkovets. Les spectacles de théâtre de marionnettes des troupes Tyen, Skazka et Potudan seront également présentés. Olga Pona et Tatiana Boganova présenteront de la danse contemporaine tandis que les danseurs étoiles du Théâtre Bolchoï clôtureront eux le festival à La Monnaie. Les cinéphiles seront eux comblés par des rétrospectives (Musée du cinéma, Bruxelles et Filmmuseum, Anvers), des films d'animation russes (Anima 2006) ou des rencontres avec des cinéastes.
Festival d'Asie centrale à Paris English translation pending
Dans le journal russe est sortie une annonce, je l’ai traduis :
Le FESTIVAL « La variété des cultures et le dialogue en Asie centrale : Kazakhstan, Kirghizistan, Mongolie, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan ».
Dans le programme :
L'exposition de l'art et des artisans nationaux des pays de l'Asie centrale.
24 mai -1 juin
« La route du soie ». La musique et les danses des pays de l’Asie centrale.
Mardi, 24 mai, à 18.30
Le défilé des modes «L'héritage de l'Asie centrale hier et aujourd'hui»
Mardi, 24 mai, à 20.30
La soirée du cinéma Kirghiz.
Mercredi, 25 mai, à 18.00
La musique et les danses des pays de l’Asie centrale, le défilé des modes.
(La même programme que à 24 mai)
Mercredi, 25 mai, à 20.00
Dispute « L’Asie centrale : le carrefour des cultures et les civilisations »
Jeudi, 26 mai, 10.00 -18.00
La soirée du cinéma Tadjik.
Jeudi, 26 mai, à 19.00
La soirée du cinéma Ouzbèk.
Vendredi, 27 mai, à 19.00
La soirée du cinéma Kazakh.
Lundi, 30 mai, à 19.00
La soirée du cinéma Mongol.
Mardi, 31 mai, à 19.00
La soirée du cinéma Turkmène.
Mercredi, 1 juin, à 19.00
L'entrée pour l'exposition gratuite.
L'entrée pour d’autres activités gratuites en fonction des places libres.
Les places à réserver par tél. : 01.45.68.05.15.
Maison de l’UNESCO
7, place de Fontenoy
75007 Paris
Métro : « Ségur », « Cambronne ».
Le FESTIVAL « La variété des cultures et le dialogue en Asie centrale : Kazakhstan, Kirghizistan, Mongolie, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan ».
Dans le programme :
L'exposition de l'art et des artisans nationaux des pays de l'Asie centrale.
24 mai -1 juin
« La route du soie ». La musique et les danses des pays de l’Asie centrale.
Mardi, 24 mai, à 18.30
Le défilé des modes «L'héritage de l'Asie centrale hier et aujourd'hui»
Mardi, 24 mai, à 20.30
La soirée du cinéma Kirghiz.
Mercredi, 25 mai, à 18.00
La musique et les danses des pays de l’Asie centrale, le défilé des modes.
(La même programme que à 24 mai)
Mercredi, 25 mai, à 20.00
Dispute « L’Asie centrale : le carrefour des cultures et les civilisations »
Jeudi, 26 mai, 10.00 -18.00
La soirée du cinéma Tadjik.
Jeudi, 26 mai, à 19.00
La soirée du cinéma Ouzbèk.
Vendredi, 27 mai, à 19.00
La soirée du cinéma Kazakh.
Lundi, 30 mai, à 19.00
La soirée du cinéma Mongol.
Mardi, 31 mai, à 19.00
La soirée du cinéma Turkmène.
Mercredi, 1 juin, à 19.00
L'entrée pour l'exposition gratuite.
L'entrée pour d’autres activités gratuites en fonction des places libres.
Les places à réserver par tél. : 01.45.68.05.15.
Maison de l’UNESCO
7, place de Fontenoy
75007 Paris
Métro : « Ségur », « Cambronne ».
Plats argentins English translation pending
Bonjour!
Nous sommes en Argentine et sommes tombes amoureux des 2 specialites nationales: le mate: est-il possible d en trouver en France? la dulce de leche: quelqu un a - t-il la recette?
Merci!
Nous sommes en Argentine et sommes tombes amoureux des 2 specialites nationales: le mate: est-il possible d en trouver en France? la dulce de leche: quelqu un a - t-il la recette?
Merci!
Recettes de desserts tibétains English translation pending
😎Hello a tous!
hier je suis allee dans un resto parisien et j'ai adore le dessert appelé: BHAKTSA MARKHOU fait avec de la farine sucre fromage de chevre frai et la fameuse farine d'orge grillee!!
je cherche cette recette desesperement et surtou où acheter de la tsampa cette fameuse et introuvable farine d'orge grillee alors surtout si vous pouviez me guider sur la voie de la gourmandise n'hesitez pas foncez! 🙂
hier je suis allee dans un resto parisien et j'ai adore le dessert appelé: BHAKTSA MARKHOU fait avec de la farine sucre fromage de chevre frai et la fameuse farine d'orge grillee!!
je cherche cette recette desesperement et surtou où acheter de la tsampa cette fameuse et introuvable farine d'orge grillee alors surtout si vous pouviez me guider sur la voie de la gourmandise n'hesitez pas foncez! 🙂
C'est parti!!!! English translation pending
Ca y est, le projet Geantropie commence vraiment. Et par la même mon grand voyage, rêvé depuis tant d'années. Après des mois de démarches personnelles puis administratives, je me suis envolé hier matin pour ma nouvelle vie, pour Mexico. Vous pourrez lire mes aventures géantropiques sur mon site (http://geantropie.free.fr, rubrique "En direct d'Amérique Latine"). Parfois, lorsque les aventures qui m'arriveront vaudront vraiment le coup, ou seront intéressantes mais sans rapport direct avec la Géantropie, je les relaterai ici, dans cette discussion. A suivre, donc.
Je souhaite à tous de réaliser ses rêves comme je viens de le faire hier.
Adelante!
Loopkin, le géantrope.
Je souhaite à tous de réaliser ses rêves comme je viens de le faire hier.
Adelante!
Loopkin, le géantrope.
Monter une boutique France-Inde? English translation pending
Bonjour,
Je reviens de plusieurs voyages notamment en inde du sud et j’aimerais réaliser un projet.
Celui de commercialiser sous forme de commerce équitable des produits provenant de produits étrangers plus spécialement d’Inde
Mes contacts sur place sont déjà nombreux et j’ai une idée des sites ou il est probable d’acheter.
Cependant, il me manque des informations sur la facon de les rapatrier en métropole, les différents moyens, le cout, les frais que cela engendre.
Et existe il déjà des entreprises qui commercialise des produits étrangers et chez qui l’on peut s’approvisionner pour du réassort courant ??
Quelles sont elles?
Comment les trouver?
Les connaissez vous?
Je suis également friand des bonnes adresses ou des lieux intéressants qui vous ont semblé porter un intérêt pour l’achat.
Pour le moment, je fais un travail de collecte d’informations, n’hésitez donc pas à me livrer tous les renseignements que vous semblez intéressants même minimes.
Par ailleurs si vous souhaitez discutez avec moi de ce projet, je suis intéresser de partager les expériences, les impressions et les bons filons à connaître pour développer cette activité.
Merci de me contacter à cette adresse :
planprojet@yahoo.fr
Erwan
28 ans
La Rochelle
Je reviens de plusieurs voyages notamment en inde du sud et j’aimerais réaliser un projet.
Celui de commercialiser sous forme de commerce équitable des produits provenant de produits étrangers plus spécialement d’Inde
Mes contacts sur place sont déjà nombreux et j’ai une idée des sites ou il est probable d’acheter.
Cependant, il me manque des informations sur la facon de les rapatrier en métropole, les différents moyens, le cout, les frais que cela engendre.
Et existe il déjà des entreprises qui commercialise des produits étrangers et chez qui l’on peut s’approvisionner pour du réassort courant ??
Quelles sont elles?
Comment les trouver?
Les connaissez vous?
Je suis également friand des bonnes adresses ou des lieux intéressants qui vous ont semblé porter un intérêt pour l’achat.
Pour le moment, je fais un travail de collecte d’informations, n’hésitez donc pas à me livrer tous les renseignements que vous semblez intéressants même minimes.
Par ailleurs si vous souhaitez discutez avec moi de ce projet, je suis intéresser de partager les expériences, les impressions et les bons filons à connaître pour développer cette activité.
Merci de me contacter à cette adresse :
planprojet@yahoo.fr
Erwan
28 ans
La Rochelle
Remembering Bowie
Tenth anniversary of the death of a multifaceted icon
The death of David Bowie marked the end of a remarkable career that saw popular music intertwine with fashion, cinema, and avant-garde art. It reminds us that the 1970s were defined by extraordinary experimentation and innovation. The iconic British musician made the world more colorful through his stage personas and their looks, and his music also underwent many changes over time. Rocker, punk, dandy, glam, man or woman—David Bowie was one of the most influential musicians of his generation for nearly half a century. Last January 10th marked the 10th anniversary of his death, just 48 hours after his 69th birthday and the release of the twilight album Blackstar.
He was Ziggy Stardust, Aladdin Sane (a lad insane—'a crazy boy'), Halloween Jack, the Thin White Duke, Soul Man, and so much more. David Bowie (1947–2016) created numerous personas that came to life on stage. There was a character for every musical phase and period of his life. Yet, his best-known name remained BOWIE. Those who listen to him today don’t just think of his eccentric outfits but also of the intelligent and witty personality behind them (see many concert videos below).
David Bowie was born in Brixton on January 8, 1947, as David Robert Jones. He spent his childhood and adolescence with his parents in London. Bowie discovered jazz and rock 'n' roll, learned to play the saxophone and guitar, and was particularly fascinated by Little Richard (1932–2020), the rock 'n' roll pioneer, especially because of his androgynous style.
Before launching his solo career, he played and sang in various bands. In 1967, David Bowie released his first album, which had little success. Was his musical career not meant to take off? Bowie then began working as an actor. In 1975, he landed the lead role in The Man Who Fell to Earth. Later, he played Pontius Pilate in The Last Temptation of Christ (Scorsese). But his musical efforts also paid off. A few years earlier, Bowie had already achieved his first musical success with the song Space Oddity. The singer owed this not only to the song itself but also to his unusual and extravagant outfits and looks during concerts. This led to the creation of the Ziggy Stardust stage persona in 1972, which he embodied in his landmark work The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Just a year later, the era of the alien rock star ended with the tour’s conclusion, followed by Aladdin Sane, and so on. The game of shifting identities became his trademark in the 1970s: David Bowie was as playful with his stage personas as he was bold in his musical experiments. From music hall, hippie folk, glam rock to electronic music, soul, funk, pop, disco, and jazz—he explored many genres, each time adding his personal touch. "His voice ranging from a caress to a scream, in many nuances, hinting at a form of drama in expression." (Le Monde, Jan. 11, 2016) Admittedly, he wasn’t particularly innovative; he adopted and refined musical languages created by others. His originality lay rather in how he placed questions of identity and visual masquerade at the heart of popular culture, achieving a fusion of music, art, and visual spectacle that, in retrospect, has been called "postmodernism."
At the time, Bowie was living in Los Angeles and had lost himself in the drug scene. Motivated to escape his addiction, he moved in with his friend Iggy Pop into an apartment in West Berlin and devoted himself entirely to music. That’s where the albums Heroes and Low (my personal favorites) were born. Later, he recorded Lodger (with Brian Eno), often considered part of the Berlin Trilogy (though mistakenly). I’d venture to say his time in Berlin was perhaps the most fruitful phase of his musical career.
In the early 1990s, David Bowie settled in New York. Musically, he continued to evolve. By the 1980s, he had abandoned his avant-garde experiments. With the album Let's Dance, he transformed into a pop star: this album represented another style shift, embracing 1980s pop. It included some of his most successful singles, like Modern Love, China Girl, and Let's Dance, but Bowie himself was uncomfortable with the compromises he’d made. This also marked the decline of his creative originality.
After several albums away from the mainstream and a decade after his last release, Bowie made a comeback in 2013 with The Next Day. His 2016 album Blackstar was an even bigger success. Recorded with jazz musicians, the album showed that Bowie still had a desire to reinvent himself, in that theatrical way that was one of his hallmarks—when he could have settled for comfortable pop songs. Bowie reached the top of the U.S. charts for the first time and also dominated the British, German, Austrian, and Swiss charts. What the public didn’t know at the time was that David Bowie was battling cancer. The illness was only revealed after his death, two days after the album’s release.
Side note: May 22, 1983, will forever be etched in my memory—the David Bowie concert at Munich’s Olympiahalle as part of his Serious Moonlight Tour...
hgb
2 videos:
In this 2002 Berlin concert, David Bowie delivers a mesmerizing performance of Heroes. This song holds a special place in the hearts of fans worldwide. This interpretation captures both the essence of Bowie’s artistic talent and his ability to captivate audiences with his powerful voice and magnetic stage presence:
https://www.youtube.com/watch?v=bsYp9q3QNaQ&list=RDMM&start_radio=1&rv=TmfQQC1bsf4
Sorry, I can’t resist sharing one of my favorite Bowie songs, Sound and Vision (from the album Low, 1977): a joyous, energetic, magnificent performance! It just doesn't get any better than this!! (@goldenlass9488)
https://www.youtube.com/watch?v=QVCk6KEtbVc&list=RDQVCk6KEtbVc&start_radio=1
Documentary (on ARTE: "Bowie, Last Act"):
In this documentary, British filmmaker Jonathan Stiasny traces the final creative chapter of one of music history’s most innovative artists, ten years after David Bowie’s death. "Bowie, Last Act" shows the artist of the century as we rarely saw him: vulnerable, funny, and absolutely uncompromising:
https://www.arte.tv/en/videos/128078-000-A/david-bowie-last-act/
The death of David Bowie marked the end of a remarkable career that saw popular music intertwine with fashion, cinema, and avant-garde art. It reminds us that the 1970s were defined by extraordinary experimentation and innovation. The iconic British musician made the world more colorful through his stage personas and their looks, and his music also underwent many changes over time. Rocker, punk, dandy, glam, man or woman—David Bowie was one of the most influential musicians of his generation for nearly half a century. Last January 10th marked the 10th anniversary of his death, just 48 hours after his 69th birthday and the release of the twilight album Blackstar.
He was Ziggy Stardust, Aladdin Sane (a lad insane—'a crazy boy'), Halloween Jack, the Thin White Duke, Soul Man, and so much more. David Bowie (1947–2016) created numerous personas that came to life on stage. There was a character for every musical phase and period of his life. Yet, his best-known name remained BOWIE. Those who listen to him today don’t just think of his eccentric outfits but also of the intelligent and witty personality behind them (see many concert videos below).
David Bowie was born in Brixton on January 8, 1947, as David Robert Jones. He spent his childhood and adolescence with his parents in London. Bowie discovered jazz and rock 'n' roll, learned to play the saxophone and guitar, and was particularly fascinated by Little Richard (1932–2020), the rock 'n' roll pioneer, especially because of his androgynous style.
Before launching his solo career, he played and sang in various bands. In 1967, David Bowie released his first album, which had little success. Was his musical career not meant to take off? Bowie then began working as an actor. In 1975, he landed the lead role in The Man Who Fell to Earth. Later, he played Pontius Pilate in The Last Temptation of Christ (Scorsese). But his musical efforts also paid off. A few years earlier, Bowie had already achieved his first musical success with the song Space Oddity. The singer owed this not only to the song itself but also to his unusual and extravagant outfits and looks during concerts. This led to the creation of the Ziggy Stardust stage persona in 1972, which he embodied in his landmark work The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Just a year later, the era of the alien rock star ended with the tour’s conclusion, followed by Aladdin Sane, and so on. The game of shifting identities became his trademark in the 1970s: David Bowie was as playful with his stage personas as he was bold in his musical experiments. From music hall, hippie folk, glam rock to electronic music, soul, funk, pop, disco, and jazz—he explored many genres, each time adding his personal touch. "His voice ranging from a caress to a scream, in many nuances, hinting at a form of drama in expression." (Le Monde, Jan. 11, 2016) Admittedly, he wasn’t particularly innovative; he adopted and refined musical languages created by others. His originality lay rather in how he placed questions of identity and visual masquerade at the heart of popular culture, achieving a fusion of music, art, and visual spectacle that, in retrospect, has been called "postmodernism."
At the time, Bowie was living in Los Angeles and had lost himself in the drug scene. Motivated to escape his addiction, he moved in with his friend Iggy Pop into an apartment in West Berlin and devoted himself entirely to music. That’s where the albums Heroes and Low (my personal favorites) were born. Later, he recorded Lodger (with Brian Eno), often considered part of the Berlin Trilogy (though mistakenly). I’d venture to say his time in Berlin was perhaps the most fruitful phase of his musical career.
In the early 1990s, David Bowie settled in New York. Musically, he continued to evolve. By the 1980s, he had abandoned his avant-garde experiments. With the album Let's Dance, he transformed into a pop star: this album represented another style shift, embracing 1980s pop. It included some of his most successful singles, like Modern Love, China Girl, and Let's Dance, but Bowie himself was uncomfortable with the compromises he’d made. This also marked the decline of his creative originality.
After several albums away from the mainstream and a decade after his last release, Bowie made a comeback in 2013 with The Next Day. His 2016 album Blackstar was an even bigger success. Recorded with jazz musicians, the album showed that Bowie still had a desire to reinvent himself, in that theatrical way that was one of his hallmarks—when he could have settled for comfortable pop songs. Bowie reached the top of the U.S. charts for the first time and also dominated the British, German, Austrian, and Swiss charts. What the public didn’t know at the time was that David Bowie was battling cancer. The illness was only revealed after his death, two days after the album’s release.
Side note: May 22, 1983, will forever be etched in my memory—the David Bowie concert at Munich’s Olympiahalle as part of his Serious Moonlight Tour...
hgb
2 videos:
In this 2002 Berlin concert, David Bowie delivers a mesmerizing performance of Heroes. This song holds a special place in the hearts of fans worldwide. This interpretation captures both the essence of Bowie’s artistic talent and his ability to captivate audiences with his powerful voice and magnetic stage presence:
https://www.youtube.com/watch?v=bsYp9q3QNaQ&list=RDMM&start_radio=1&rv=TmfQQC1bsf4
Sorry, I can’t resist sharing one of my favorite Bowie songs, Sound and Vision (from the album Low, 1977): a joyous, energetic, magnificent performance! It just doesn't get any better than this!! (@goldenlass9488)
https://www.youtube.com/watch?v=QVCk6KEtbVc&list=RDQVCk6KEtbVc&start_radio=1
Documentary (on ARTE: "Bowie, Last Act"):
In this documentary, British filmmaker Jonathan Stiasny traces the final creative chapter of one of music history’s most innovative artists, ten years after David Bowie’s death. "Bowie, Last Act" shows the artist of the century as we rarely saw him: vulnerable, funny, and absolutely uncompromising:
https://www.arte.tv/en/videos/128078-000-A/david-bowie-last-act/
De Goa à Jaipur en 6 semaines cet hiver 2020 English translation pending
Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines.
En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal.
Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi.
La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive.
Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.
Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Boucle Denver - Colorado - Nouveau-Mexique - Arizona English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous soumets notre prochain projet de road trip afin d'avoir vos conseils sur d'éventuelles incohérences et/ou omissions. Nous avons déjà fait 3 road trip aux USA : - l'Ouest "classique" (Boucle San Francisco-Los Angeles en allant jusqu'à Moab, Page .... été 2016). - Texas - Louisiane - Floride (de San Antonio à Miami .... été 2017). - Boucle depuis Montréal - Maine - New York - Pennsylvanie - Niagara - Toronto (eté 2018). Dates du voyage : du 17 juillet au 12 août 2020 (billets déjà réservés). Couple avec une ado de 15 ans. Nous aimons rouler, mais également faire de petites randos (1h à 2h max). Pour les villes, nous aimons les "Murals", les musées ou visites "décalés". Impératif : 1 journée complète + la parade aux Cheyenne Frontiers Days (hôtel déjà réservé pour 2 nuits). Arches, Grand Canyon, Monument Valey déjà vus .... Et on garde Yellostone pour un prochain road trip.
Voici le projet : J1- Arrivée et nuit à Denver J2 - Denver J3 - Denver - Cheyenne J4 - Cheyenne Frontier Days J5 - Cheyenne - Colorado Springs : Garden of the Gods J6 - Colorado Springs - Alamosa : Pikes Peak J7 - Alamosa - Taos : Great Sand Dunes, Rancho de Taos J8 - Taos - Santa Fe : Taos Pueblo. A Santa Fe, visite de 2 musées (Museum of International Folk Art et Museum of Indian Arts & Cluture) J9 - Santa Fe : Bandelier NM et visite du Meow Wolf Museum J10 - Santa Fe - Albuquerque : Kasha-Katuwe Tent Rocks NM, Turquoise trail, Albuquerque Old Town J11 - Albuquerque : Sortie en Montgolfière, Petroglyph NM, Route 66 J12 - Albuquerque - Alamogordo : White Sands NM J13 - Alamogordo - Bisbee : Coper Queen Mine Tour J14 - Bisbee - Tucson : Tombstone, Kartchner Caverns SP, Saguaro NP J15 - Tucson : Mission San Xavier Del Bac, Old Tucson Studios J16 - Tucson - Phoenix : Outlets, Heard Museum J17 - Phoenix : Apache Trail J18 - Phoenix - Sedona : Red Rock scenic byway, Bell Rock, La Chapelle de Holly Cross, Airport Viewpoint J19 - Sedona : Slide Rock SP, Red Rock SP (rando en Jeep ?) ou West Fork Call of the Canyon ? J20 - Sedona - Holbrook : Oak Creek Canyon scenic drive, Walnut Canyon NM, Meteor Crater J21 - Holbrook - Chinle : Petrified Forest NP et Painted Desert J22 - Chinle - Gallup : MN Canyon Chelly (rando à cheval ?) J23 - Gallup - Cortez : Route 66, Fours Corners Monument J24 - Cortez - Durango : Mesa Verde NP J25 - Durango - Montrose : Historic Dowtown Durango, San Juan Skyway, Silverton, Box Canyon Park J26 - Montrose - Edwards : Black Canyon of the Gunnisson NP, Colorado NP ou retour via Grand Mesa Forest ? J27 - Edwards - Denver : Visite Coors Brewing Companie. Vol dans la soirée.
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, le Nouveau Mexique n'est pas le plus visité et j'ai pioché les infos à droite et à gauche dans les différents carnets de voyage. A Durango : nous ne souhaitons pas prendre le train jusqu'à Silverton pour une durée de 3h30, trop long à notre goût. nous avons déjà pris le train pour monter au Mont Washington, ce n'est pas notre truc. J'ai essayé de placer la visite de certains parc en fonction de la chaleur ou pour la meilleure luminosité pour les photos (tôt le matin par exemple ou en fin de journée). La plus longue étape est au jour 13 avec 500 kms environ. J'hésite sur le jour 26 pour la remontée sur Denver à passer par Colorado NP après Black Gunnisson. Ce sera en fin de voyage, serait-il plus judicieux de passer par Grand Mesa Forest pour changer de paysage ?
Merci d'avance pour vos remarques et conseils.
Je vous soumets notre prochain projet de road trip afin d'avoir vos conseils sur d'éventuelles incohérences et/ou omissions. Nous avons déjà fait 3 road trip aux USA : - l'Ouest "classique" (Boucle San Francisco-Los Angeles en allant jusqu'à Moab, Page .... été 2016). - Texas - Louisiane - Floride (de San Antonio à Miami .... été 2017). - Boucle depuis Montréal - Maine - New York - Pennsylvanie - Niagara - Toronto (eté 2018). Dates du voyage : du 17 juillet au 12 août 2020 (billets déjà réservés). Couple avec une ado de 15 ans. Nous aimons rouler, mais également faire de petites randos (1h à 2h max). Pour les villes, nous aimons les "Murals", les musées ou visites "décalés". Impératif : 1 journée complète + la parade aux Cheyenne Frontiers Days (hôtel déjà réservé pour 2 nuits). Arches, Grand Canyon, Monument Valey déjà vus .... Et on garde Yellostone pour un prochain road trip.
Voici le projet : J1- Arrivée et nuit à Denver J2 - Denver J3 - Denver - Cheyenne J4 - Cheyenne Frontier Days J5 - Cheyenne - Colorado Springs : Garden of the Gods J6 - Colorado Springs - Alamosa : Pikes Peak J7 - Alamosa - Taos : Great Sand Dunes, Rancho de Taos J8 - Taos - Santa Fe : Taos Pueblo. A Santa Fe, visite de 2 musées (Museum of International Folk Art et Museum of Indian Arts & Cluture) J9 - Santa Fe : Bandelier NM et visite du Meow Wolf Museum J10 - Santa Fe - Albuquerque : Kasha-Katuwe Tent Rocks NM, Turquoise trail, Albuquerque Old Town J11 - Albuquerque : Sortie en Montgolfière, Petroglyph NM, Route 66 J12 - Albuquerque - Alamogordo : White Sands NM J13 - Alamogordo - Bisbee : Coper Queen Mine Tour J14 - Bisbee - Tucson : Tombstone, Kartchner Caverns SP, Saguaro NP J15 - Tucson : Mission San Xavier Del Bac, Old Tucson Studios J16 - Tucson - Phoenix : Outlets, Heard Museum J17 - Phoenix : Apache Trail J18 - Phoenix - Sedona : Red Rock scenic byway, Bell Rock, La Chapelle de Holly Cross, Airport Viewpoint J19 - Sedona : Slide Rock SP, Red Rock SP (rando en Jeep ?) ou West Fork Call of the Canyon ? J20 - Sedona - Holbrook : Oak Creek Canyon scenic drive, Walnut Canyon NM, Meteor Crater J21 - Holbrook - Chinle : Petrified Forest NP et Painted Desert J22 - Chinle - Gallup : MN Canyon Chelly (rando à cheval ?) J23 - Gallup - Cortez : Route 66, Fours Corners Monument J24 - Cortez - Durango : Mesa Verde NP J25 - Durango - Montrose : Historic Dowtown Durango, San Juan Skyway, Silverton, Box Canyon Park J26 - Montrose - Edwards : Black Canyon of the Gunnisson NP, Colorado NP ou retour via Grand Mesa Forest ? J27 - Edwards - Denver : Visite Coors Brewing Companie. Vol dans la soirée.
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, le Nouveau Mexique n'est pas le plus visité et j'ai pioché les infos à droite et à gauche dans les différents carnets de voyage. A Durango : nous ne souhaitons pas prendre le train jusqu'à Silverton pour une durée de 3h30, trop long à notre goût. nous avons déjà pris le train pour monter au Mont Washington, ce n'est pas notre truc. J'ai essayé de placer la visite de certains parc en fonction de la chaleur ou pour la meilleure luminosité pour les photos (tôt le matin par exemple ou en fin de journée). La plus longue étape est au jour 13 avec 500 kms environ. J'hésite sur le jour 26 pour la remontée sur Denver à passer par Colorado NP après Black Gunnisson. Ce sera en fin de voyage, serait-il plus judicieux de passer par Grand Mesa Forest pour changer de paysage ?
Merci d'avance pour vos remarques et conseils.
Cartes de crédit acceptées en Tunisie English translation pending
bonjour jaimerais savoir si on peut payer avec une americain express dans les magazins comme carrefour merci et a quelle heure quil ouvre pendant le ramadan. jarrive en tunisie a la fin du ramadan, merci
Mauvais planning pour l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir prochainement aux USA , je n'ai pas encore pris mes billets d'avion et je ne le ferais surement que 2-3 semaines à l'avance.. Je n'utiliserais pas de voiture, seulement l'avion + Car pour bouger
J'ai commencé à me faire un petit planning mais cela me semble un peu court pour tout visité, dite moi ce que vous en pensez :
San Francisco Jour 1 : Prison Alcatraz Le pier 39 + Fisherman's wharf Lombard street Arrêt photos aux painted ladies Promenade Du Financial District au Ferry Building
Jour 2 : Yosemite Park
Jour 3 : Baker’s Beach Golden gate bridge Palace of fine art Jardin japonais du Golden gate park Balade Street art et shopping entre Mission et Castro
Las vegas Jour 1 : Visite de la strip Jour 2 : Grand canyon
Los angeles Jour 1 : Hollywood sign + boulevard étoiles Beverly hills + The grove Jour 2 : Venice beach + Santa Monica + UCLA + tatouage Observatory au coucher du soleil
Le planning est un peu fait à l'arrache je vous l'accorde. C'est juste une idée. Pensez-vous que j'aurais besoin de rajouter + de temps dans une des villes?
J'ai également une question : Je vais booker les hotels à l'avance surement via b0oking, en général il est écrit que les taxes sont incluses mais j'ai peur qu'en arrivant à l'accueil on me demande de payer des taxes en +. Est-ce possible? Merci beaucoup pour votre temps!
San Francisco Jour 1 : Prison Alcatraz Le pier 39 + Fisherman's wharf Lombard street Arrêt photos aux painted ladies Promenade Du Financial District au Ferry Building
Jour 2 : Yosemite Park
Jour 3 : Baker’s Beach Golden gate bridge Palace of fine art Jardin japonais du Golden gate park Balade Street art et shopping entre Mission et Castro
Las vegas Jour 1 : Visite de la strip Jour 2 : Grand canyon
Los angeles Jour 1 : Hollywood sign + boulevard étoiles Beverly hills + The grove Jour 2 : Venice beach + Santa Monica + UCLA + tatouage Observatory au coucher du soleil
Le planning est un peu fait à l'arrache je vous l'accorde. C'est juste une idée. Pensez-vous que j'aurais besoin de rajouter + de temps dans une des villes?
J'ai également une question : Je vais booker les hotels à l'avance surement via b0oking, en général il est écrit que les taxes sont incluses mais j'ai peur qu'en arrivant à l'accueil on me demande de payer des taxes en +. Est-ce possible? Merci beaucoup pour votre temps!